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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 31 octobre 1981
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1981-10-31, Collections de BAnQ.

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L'évérwement-théâtre de l’année tit-COq Tel.: 253-8974 de Gratlan Gêllnas ® théâtre deaue -peuetier ( Vol.LXXII — No198 Ensoleillé avec passages nuageux.Maximum 12 (détail an page 16) Montréal, samedi 31 octobre 1981 (Hauterive.Baie-Comeau.Sept-lles40canto) 25 CENTS Guy Tardif confirme sa démarche pour trouver un emploi à Latouche LE SCANDALE DE LA SHQ par Jean-Claude Picard QUÉBEC — Le ministre délégué à l’Habitation, M.Guy Tardif, a demandé, à l’automne 1980, à un de ses conseillers politiques, M.Jean Foisy, d’effectuer des démarches en vue de trouver un emploi à M.Yvan Latouche, un ex-employé contractuel de la Société d’habitation du Québec.M.Foisy, qui est maintenant adjoint au président de la Société nationale d'aménagement du territoire, a déclaré hier au DEVOIR, «qu’en exécutant cette démarche, il a, à l’insu de son ministre, mentionné à M.Ronald Perrault, un entrepreneur en construction, que $50,000 pourraient être ajoutés sur le tas pour M.Latouche.» M.Foisy a expliqué qu’il ne faisait alors que rapporter des propos tenus quelques heures plus tôt entre lui-même et M.Michel Lemieux, alors chef de cabinet de M.Tardif.M.Lemieux, que LÈ DEVOIR a également rejoint, nie toutefois catégoriquement avoir déjà parlé de cette affaire de $50,000 avec M.Foisy.Il confirme cependant avoir déjà discuté avec celui-ci de la possibilité de trouver un emploi à M.Latouche.M.Foisy a également précisé que.tout de suite après avoir fait cette suggestion à M.Perrault, il avait conclu que «l’affaire n’avait aucun sens».Selon lui, cette conversation entre M.Perrault et lui-même, qui est à l’origine de l’allégation de l’opposition libérale selon laquelle un pot-de-vin de $50,000 avait été offert à M.Latouche pour le faire taire, est «une parole malheureuse qu’il regrette profondément».Il explique en outre avoir fait part de tous ces événements aux policiers de la Sûreté du Québec, qui enquêtent sur cette affaire dépuis déjà plusieurs mois.Le rapport de cette enquête devrait d’ailleurs etre remis au cours des prochains jours au ministre de la Justice, M.Marc-André Bédard.Pour bien comprendre ce qui s’est passé dans cette affaire, sur laquelle LE DEVOIR mène une enquête approfondie depuis une quinzaine de jours, if convient de replacer dans son contexte chaque élément et chaque personnage de cette histoire qui défraie les manchettes depuis déjà plus d’un an.Au début de septembre 1980, M.Yvan Latouche vient d’être congédié par la Société d’habitation du Québec.Or, son contrat avec la SHQ, que LE DEVOIR a pu consulter, interdit, selon lui, pareil congédiement.De plus, M.Latouche, qui travaille depuis onze mois à la division des réparations majeures de la SHQ, a accumulé plusieurs documents compromettants relatifs aux irrégularités administratives que le patron de cette division, M.Luc Cyr, a commises.Depuis lors, le vérificateur-général du Quebec a confirmé, dans deux documents publics, l’essentiel des allégations de M.Latouche relatives à ces irrégularités.Tout au long de l’été 80.M.Latouche, qui a été prévenu qu’il va perdre son emploi, explique à un militant péquiste important, M.Claude Dumas, la gravité des renseignements qu’il a recueillis à la Voir page 20: Tardif r Brassens meurt à 60 ans ] Trudeau se dit prêt à briser une convention PARIS (d’après l’AFP, l’AP et Reuter) — Georges Brassens, un des plus grands poètes de la chanson française, héritier de la lignée des Villon et des Rabelais, est mort hier dans sa maison natale des environs de Sète, une semaine après avoir fêté son 60e anniversaire.On ne verra plus sur les scènes des music-halls sa silhouette maladroite, son imposante crinière devenue blanche et cette sombre moustache qui barrait son visage de vieux sage.Depuis longtemps, ce chanteur bon enfant qui entrait sur scène en tenant sa guitare comme une cognée avait apprivoisé le public qui s’etait pris à aimer ses manières bourrues.Même ses écarts de langage ne choquaient plus ses ennemis hériditaires, les bourgeois.Il souffrait depuis 20 ans de la maladie de la pierre et il avait dû être hospitalisé récemment pour une phlébite.Il était venu dans sa chère ville de Sète pour se reposer avant de faire sa rentrée à Bobino en 1982.Il sera enterré aujourd'hui dans la plus stricte intimité.«L’un des vrais poètes de ce temps vient de nous quitter», a affirmé hier le président de la République française, M.François Mitterrand, dans un télégramme adressé à la famille du chanteur.«Georges Brassens, poursuit M.Mitterrand, avait su porter haut l’alliance de la poésie de la musique et son oeuvre est déjà inscrite dans le patrimoine culturel français.Nous sommes tous profondément tristes ce soir avec ceux qui l’aimaient».Le ministre français de la Culture, M.Jack Lang, a déclaré pour sa part: «La mort de Georges Brassens touche tous les Français.Sa voix confidentielle était devenue, depuis plus de 30 ans.la voix intérieure de plusieurs générations.«Il avait réalisé une synthèse rare entre la poésie et la musique.Il chantait sans tabou, comme on pense au fort de soi-même.Le miracle est que Voir page 20: Brassens • A K V I* ' Georges Brassens 1921- 1981 par Claude Turcotte OTTAWA — Si le chef du gouvernement maintient l’attitude qu’il a adoptée hier en conférence de presse, c’est avec une main de fer dans un gant de velours qu’il se présentera lundi matin à «l’ultime» conférence fédérale-provinciale sur la constitution.Ultime, en effet, comme l’indiquait sa dernière lettre aux premiers ministres des provinces, puisqu’il compte bien, en cas d’échec, faire approuver par le Parlement son projet de resolution, avec ou sans amendements.En une demi-heure avec les journalistes, M.Pierre Elliott Trudeau, a commenté les aspects majeurs de sa démarche de réforme constitutionnelle, en débordant même sur des considérations politiques à propos de MM.René Lévesque et Claude Ryan et leur parti respectif.À 48 heures donc de cette conférence, M.Trudeau espère accroître ses appuis.«C’est le but même de la réunion», a-t-il dit, en prévenant qu’il ne veut pas commencer la semaine en mettant trop de pression.Mais, il n'est aucunement question pour lui de retirer sa résolution du Parlement, si jamais quelqu’un en faisait une condition pour poursuivre la discussion la semaine prochaine.«Vous savez, a déclaré le premier ministre, la résolution est aux Communes; il ne reste que deux jours de débats à traverser.Mais, ça alors, je recherche un accord fédéral-provincial depuis 1968 et je vais certainement le rechercher encore dans les premiers jours de la semaine prochaine».Cependant, M.Trudeau n’a aucunement l’intention de respecter la convention selon laquelle le gouvernement fédéral doit obtenir l’accord des provinces avant de demander à Westminster d’ap- Nos droits et libertés 2) Entre le souvenir et l'anticipation de l'échec LE Parlement fédéral a donné au Canada une déclaration des droits en 1960 II s’agissait d’une loi ordinaire.Elle n’avait aucun caractère de prépondérance sur les autres législations ni évidemment aucun caractère constitutionnel.Son adoption a été accueillie avec enthousiasme et ces espoirs se sont évanouis.Dans les faits, les tribunaux et notamment la Cour suprême, détenteurs de l’interprétation de ce texte, ont maintenu le statu quo au sujet des droits en invoquant l’intention du législateur de se conformer à la déclaration et faisant apparaître les failles et les omissions du texte.M.Alain Borovoy, le président de l'association canadienne des libertés civiles, affirmait en octobre 1980 que les cours de justice canadiennes ont toujours manifesté beaucoup de retenue pour assiirer la protection des droits et libertés.En fait, «je ne vois pas, ajoutait-il, quelle sera la par Jean-Louis Roy A quelques heures de la Conférence constitutionnelle, il apparaît de plus en plus évident que la réconciliation ou la consolidation des antagonismes dépendra du sort qui sera fait au projet de Charte canadienne des droits et libertés.Cet examen s'impose.Le rythme irréfléchi de l'entreprise et les conflits qu’il a suscités, ont fait glisser dans l'ombre les effets considérables de cette Charte dans les aspects les plus privilégiés de nos vies.différence dans l'attitude des juges même si les droits étaient enchâssés dans la constitution.» Pour sa part un juriste eminent, M.André Morel affirmait en octobre 1980 que «la déclaration n’a rien °ans .soc'été canadienne depuis 1960 d un point de vue réel.» Tel est le paradoxe de la situation actuelle.Le transfert du pouvoir des parle- ments aux tribunaux, consacré par l’inclusion d’une charte des droits dans la constitution, pourrait signifier le statu quo.voire le rétrécissement de nos droits.De plus, une charte «constitution-nalisée» serait un monument de plomb figé et pour longtemps.Comme société, nous perdrions les éléments de souplesse qui permettent en ce moment de ré- pondre de manière relativement rapide aux exigences de l’évolution constante et de modifier ou d'élargir en conséquence les mandats des organismes de protection des droits.Pour modifier une charte «constitu-tionnalisée», il faudra emprunter les voies étroites et pleines de risques de l’amendement constitutionnel.L’expérience navrante consécutive à la déclaration canadienne des droits, l’évaluation qu’en ont fait de nombreux experts et la rigidité de la situation juridique de la charte, fraction d’une constitution nouvelle, rendent impérieuse l'analyse de son contenu.Sa dimension actuelle, la précision ou l'imprécition des termes, leur caractère restrictif ou contraignant auront un impact considérable sur les travaux et les décisions des cours de justice qui s'y référeront, en plus de fixer les bornes du cadastre des Voir page 20: Droits porter des amendements à l’AANB.«Je dis que je suis prêt à briser une convention et à en payer le prix politiquement.Comme politicien je suis prêt à prendre ce risque», a lancé le premier ministre en expliquant un peu plus tard que ce risque pourrait être la perte du pouvoir par son parti ou la détérioration des relations féderales-provinciales.D’ailleurs, M.Trudeau a concédé au gouvernement britannique le même droit ou privilège de briser la convention de faire voter à Westminster tout ce que lui demande de faire le Parlement canadien.Londres le ferait alors également à ses risques, ce qui pourrait vouloir dire une Voir page 20: Trudeau Trudeau: l’attitude de Ryan me dépasse par Claude Turcotte OTTAWA — Le premier ministre, M.Trudeau, s’en est jiris hier à M Claude Ryan pour son appui à la motion du gouvernement du Québec à l’Assemblée nationale le 2 octobre.«Je pense qu'il a commis une erreur tactique.Je ne sais pas encore pourquoi il a appuyé le PQ au moment où nous disions «ayons une autre réunion».«Il aurait pu attendre et se dire: voyons, si le gouvernement fédéral est déraisonnable.peut-être que je vais appuyer le PQ: si le PQ est déraisonnable, peut-être je vais appuyer le gouvernement fédéral Mais pourquoi, dans les jours qui ont suivi le jugement de la Cour suprême, a-t-il eu à appuyer ses ennemis politiques, cela me dépasse».Le premier ministre canadien a poursuivi ainsi: «Je pense que les liberaux provinciaux et M.Ryan devront surveiller ce qui va se passer la semaine prochaine et s ils voient que M.Lévesque essaie de bonne foi de construire un meilleur Canada, ce sera le devoir de M.Ryan d’appuyer M.Lévesque, parce qu'il veut un meilleur Canada.Mais si le contraire arrive, j'espère qu’il nous donnera son appui».M.Trudeau, commentant d’autre part l'entrée hypothétique des péquistes sur la scène fédérale, a déclaré que cela pouvait avoir l’air d'une tactique pour qu'il reste lui, M.Trudeau, en politique jusqu’après les prochaines élections, «parce que je ne sais pas comment je pourrais quitter au moment où ils envoient des candidats ici».M.Trudeau a cependant ajouté qu’il ne prenait pas plus au sérieux l’entrée du Parti québécois sur la scène fédérale que «les déclarations des conservateurs qui, à la veille des élections, promettent toujours qu’ils gagneront 20 sièges au Québec».Voir pag* 20: Attituda LE DEVOIR à35cents A compter de lundi, le prix du DEVOIR sera porté A 35 cents et à compter du premier janvier 1982, le prix d’un abonnement annuel sera de $95.Nous n’échappona pas à la croissance des coûts qui ont été considérables depuis le dernier ajustement du prix en 1975.Nos lecteurs devraient d’ailleurs bénéficier de services améliorés et d’un journal encore plus complet grâce aux investissements que nous ferons dans le développement du DEVOIR.culture & société Jovette Marchessault Après le succès de La Saga des poules mouillées au TNM l’an dernier, voici que Jovette Marchessault revient au théâtre en écrivant pour Luce Guilbault une pièce sur l’écrivain français Violette Leduc, mise en scène par Pol Pelletier au Théâtre expérimental des femmes.Jean Royer a rencontré la dramaturge, qui est aussi peintre, sculpteur et romancière.Page 21 Odette Blouin-Cliche C’est un retour aux sources pour la comédienne qu’elle a été mais un défi pour l’administratrice qu’elle est devenue, que ce poste de la direction du théâtre au ministère des Affaires culturelles, qu’occupe Odette Blouin-Cliche.La fonctionnaire s’explique à Julie Stanton sur les vues de ministère, pendant que se préparent les États généraux du théâtre québécois.Page 34 Éditorial Il est bien que les évêques s’intéressent à la politique canadienne, écrit Jean-Pierre Proulx en éditorial, mais les catholiques souhaiteraient que chaque chrétien, dans chaque diocèse, sente qu’il appartient à la même Eglise que son évêque.Page 18 Des contraintes d’espace nous obligent à reporter à lundi le cinquième article de Michel Tatu (du Monde) sur «le Pacifisme en Europe».De même nos lecteurs pourront lire lundi, en page «des idées, la troisième partie de l’allocution de Léon Dion devant les militants du Parti québécois.i.VOUS AVEZ PEUR EN AVION?LISEZ.AFRA BOTTERI hôtesse de l’air (AIR CANADA) et CÉCILE GATEFF L'AVION SANS PEUR Stanké t 2 ¦ Le Devoir, samedi 31 octobre 1981 Fête nationale: les libéraux demandent en vain une enquête par Clément Trudel QUÉBEC — Les libéraux ont vainement tenté à plusieurs reprises hier en commission parlementaire de convaincre le ministre Lucien Lessard d’instituer une enquête publique et impartiale sur les «irrégularités» qui auraient été commises lors de l'organisation de la Fête nationale du Québec en 1981.Au Journal des débats du 1er octobre, on peut relire le premier René Lévesque qui évoque le rôle de «vendeur sous pression» qu’il eut à jouer le 10 juin au 22ième étage du siege de Hydro-Quebec, face a des hommes d’affaires auxquels on proposait de commanditer des chars de la Saint-Jean.M.Lévesque dit plus loin souhaiter un «nettoyage» et «des contrôles extrêmement sévères» dans le mode de fonctionnement du Comité d’organisation de la Fête nationale des Québécois.Ira-t-on jusqu’à une enquête publique, comme l’exigent les quelques députés libéraux qui talonnaient encore hier, à la Commission des engagements financiers le ministre responsable de la Fête nationale, M.Lessard?Les libéraux allèguent que M.Lévesque, quelques jours avant la Saint-Jean, faisait aux futurs commanditaires des «offres qu’ils ne pouvaient refuser».Des militants péquis-tes ont déjà réclamé qu une telle enquête se fasse mais en commission, hier, le ministre a rappelé les balises que lui et le premier ministre tracent dans ce dossier: 1) si des éléments de preuve son avancés menant à des situations où il y eut fraude ou soupçon de fraude ou de malversation, le vérificateur général sera prié d’enquêter dans la région de Montréal, sur laquelle des comptables indépendants préparent un rapport attendu dans trois sema-nines; 2) au Saguenay Lac Saint-Jean, l’ex-vérificateur Gérard Larose est mandaté pour enquêter1, avec pouvoirs de commissaire enquêteur et si M.Larose dans son rapport — en mars 1981 — indiquait des pratiques susceptibles de justifier des poursuites, le ministre de la Justice serait chargé de prendre les mesures appropriées, 3) une enquête globale et publique n’est pas dans l'air pour l'instant.On estime le déficit global des Fêtes nationales de 1981 à $850,000, M.Lessard fournira sous peu la liste des créanciers qui attendent toujours paiement dans ces multiples dossiers.M.Lessard a une manière toute duplessiste de rejouer le disque de ses explications: comme il existait 5 600 comités locaux et que dans chaque cas ces organisateurs étaient élus, ou ne saurait reprocher au ministre de ne pas intervenir parce qu’un tel se plaint que ses appels ne sont pas retournés: le ministre serait «irresponsable» de court-circuiter ainsi le processus normal d’une fête décentralisée qui a tout de même eu ses bons côtés: retour du défilé après 13 ans d’absence, présence de 500,000 personnes à la Fête du Port (avec le précédent désagréable d’une facture de police de $75,000) mais «au moment où je vous parle», ne cesse de repéter le ministre, il n’y a pas de points précis indiquant qu’il y eut fraudes ou malversations à Montréal.Or donc.Des faits mentionnés en commission hier, grâce à une attaque serrée et parfois cabotine de l’opposition libérale, il ressort que: ¦ Claude Lortie a touché une avance de $50,000 en vue de se consacrer à la cueillette de fonds pour la Saint-Jean; il n’a rien récolté et le ministre a donné instruction de récupérer cette avance, qu’il regrette; ¦ Yves Petit, Normand David et Michel Blouin, militants péquistes de Saint-Jacques, ont joué un rôle dans la préparation des fêtes de leur comté mais le porte-parole libéral, Max Polack, demande au ministre de vérifier si ces péquistes n’ont pas touché des deniers publics pour s’occuper en même temps d’activités politiques au profit du ministre Claude Charron; ces allégations ont déjà mis en branle une enquête du Bureau de financement des partis politiques; ¦ Deux enquêtes policières sont en cours où la police de la CUM essaie d’éclaircir un vol de $1 800 de matériaux au comité de la Fête de la St-Jean dans St-Jacques et un vol de $2,000 en argent au comité de Maisonneuve (la première de ces plaintes date du 25 juin, pour l’incident de Maisonneuve, la deuxième du 27 octobre) ; Maurice Cusson, de Communications 2000, a touché $78,000 de commissions mais il n’aurait «vendu» que trois chars allégoriques, quoique les contacts qu'il eut avec 12 autres commanditaires lui donnent droit à ses commissions; sans compter les ristournes touchées pour l’insertion de réclame dans le Journal souvenir ($61,000).Il fut également fait mention de lithographies d’une oeuvre de Michel Pellus, réalisées à New York et tirées à 300 exemplaires — il en reste 252 évalués à $112 l’unité.Le Comité d’organisation d’une brochure: Héros et héroïnes du Québec, projet abandonné en raison du coût trop élevé de sa réalisation; un agenda ou manuel d’organisation, tiré à 8000 exemplaires, a coûté $70,000 et il en reste 4000 qu’on dit pouvoir servir l’an prochain.Quand se font pressantes les uestions sur des vérifications e curriculum vitae de telle personne citée dans des articles de journaux ou par des députés de l’Opposition, le ministre rappelle qu’il ne se livrera pas a la chasse aux sor- M.Lucien Lessard cières ou à du mccarthyisme en condamnant sur de simples soupçons ou allégations.Le député de Brome-Missisquoi a invoqué, hier après-midi ses privilèges de parlementaire pour forcer le ministre Lessard à retirer des propos qui accusaient le députe Paradis (Pierre) d’avoir trompé la population, le 22 octobre, en affirmant qu’il n’y avait pas eu plainte à la police pour le vol survenu au comité de la Fête Nationale de Maisonneuve.En fait, M.Paradis avait signalé le vol au comité de Saint-Jacques, à propos duquel une plainte ne fut faite à la police de la CUM que le 27 octobre.L’engagement financier portant le numéro 800, dont doit répondre le ministre, était de $3.3 millions; ceux qui avaient à administrer les subventions recevaient un «manuel de gestion» fort complet dont les membres de la commission ont reçu copie mais il semble bien que cette précaution n’a pas joué dans tous les coins.Raquette: Québec devrait riposter par des élections référendaires anticipées par Pierre O’Neill Si le premier ministre Trudeau fait fi de l’opposition des provinces et poursuit son action unilatérale jusqu'à Londres, le gouvernement Lévesque devra alors tenir des élections anticipées et solliciter à nouveau des Québécois le mandat de réaliser la souveraineté.Telle est l’opinion émise par le député péquiste de Rosemont, M.Gilbert Paquette, qui estime que l’échec de la conférence constitutionnelle et l’aboutissement du coup de force fédéral créeraient une situation «d'urgence nationale» pour les Québécois.Au cours d’un entretien au DEVOIR, M.Paquette a déclaré que le Québec n’aurait pas d’autre choix que de riposter en prenant tous les moyens démocratiques disponibles pour empêcher d'être privé de ses droits et pouvoirs les plus fondamentaux.Il s'agirait donc d’élections référendaires à moyen terme, dans un délai que M.Paquette préfère pour l'instant de pas préciser.D’autres moyens lui semblent à la portée du gouvernement québécois: a) un référendum pour obtenir le consentement de la population sur le choix des moyens de pressions; b) une déclaration de l’Assemblée nationale exprimant le refus du Québec de se conformer à la nouvelle constitution canadienne; c) la mise sur pied d’une constituante formée de représentants de tous les milieux de la société, en vue de l’élaboration d'une constitution québécoise.Cette idée de déclencher des élections référendaires anticipées, M.Paquette la trouve et justifiable et rentable Cette situation d’urgence nationale lui apparaît évidente à partir du moment où il ne s’agit plus seulement d’un coup de force constitutionnel mais d’un plan d’attaque du fédéral pour reprendre en mains les ressources fiscales et les pouvoirs administratifs des provinces.Les militants de la région de Ville-Marie, au cours de leur congrès du week-end dernier, ont débattu une résolution qui allait sensiblement dans le même sens que la suggestion de M.Paquette en faveur d’élections référendaires anticipées.C’est grâce à l'appel lancé quelques heures plus tôt par M.Lévesque, que la résolution a pu être défaite, mais de justesse.Cette impatience des militants de la base à voir la souveraineté se réaliser s’est d’ailleurs manifestée dans plusieurs autres congrès régionaux.C’est un nouveau courant qui semble prendre de l'ampleur au sein du parti et qui se réflète dans les résolutions que le congrès de Montréal-Centre étudie au cours de la présente fin de semaine.L'association du comté de Rosemont, représenté à l’Assemblée nationale par M.Paquette, propose précisément de «demander au peuple québécois un mandat clair pour réaliser la souveraineté nationale dès la prochaine élection, à moins que des circonstances exceptionnelles l'exigent, lors d'une élection anticipée».Or, M.Paquette jouit d’une influence considerable sur les orientations politiques des militants de sa région et il pourrait probablement, avec raide de Mme Louise Hard et du Dr Marc Lavallée, panenir à convaincre le congrès du week-end à appuyer le texte de cette résolution.Candidat défait aux élections de 1973.M.Paquette a été élu pour la première fois en novembre 1976.Il s’est imposé dans les délibérations du caucus des députés et dans les débats du conseil national.Il a largement contribué à tous les débats de fond qui animent le PQ depuis son accession au pouvoir.Il a notamment participé aux travaux du Comité des Neuf, du Comité des Onze et du Comité de déroulement du 8e congrès.Entre les «nationaux et les «politiques», il s'identifie davantage aux «sociaux» du parti.À l’instar de son collègue Jacques Parizeau, le député de Rosemont est d’avis que la prochaine étape que le PQ doit franchir s’il veut que son action garde un sens, une signification, c’est l’accession à Ta souveraineté.Et cela pour quatre principales raisons: ¦ «un bon gouvernement pour le Québec, c’est un gouvernement souverain»; dit-il.Le gouvernement du PQ a tout fait ce qu’il pouvait à l’intérieur des juridictions provinciales vers l’objectif de la social-démocratie.Sans les pouvoirs additionnels d’un état souverain, il ne voit pas comment le PQ pourrait demander un nouveau mandat comme «bon gouvernement»; ¦ le PQ ne doit plus laisser subsister plus longtemps les «ambiguités», et le «vague» ; il doit couper court aux «subtilités stratégiques»; il lui faut consacrer la plus grande partie de son temps à promouvoir la souveraineté; ¦ au référendum, Trudeau a promis l’égalité des chances entre les deux communautés fondatrices ainsi qu’une réforme en profondeur du régime fédéral.Il va de soi, dit Gilbert Paquette, que le délai maximal pour livrer la marchandise, c’est la limite du présent mandat du gouvernement Lévesque, apres quoi une seule solution s'imposera : la souveraineté; ¦ pendant que le gouvernement Lévesque est aux prises avec des compressions budgétaires qui menacent de compromettre l’objectif de la social-démocratie, Gilbert Paquette voit le gouvernement Trudeau s’enricnir et effacer ses déficits à même l’entente intervenue avec l’Alberta sur les redevances de l’industrie pétrolière; ainsi, croit-il, le fédéral aura suffisamment de ressources financières pour occuper de nouveaux champs de juridiction provinciale et réduira le peuple québécois à l’état de minorité.Il en conclut que les prochaines ne devront pas dissocier les objectifs de social-démocratie et de souveraineté.Londres n’osera pas dire non (Chrétien) Le ministre fédéral de la Justice, M.Jean Chrétien, est convaincu que le gouvernement britannique n'osera pas rejeter la requête du gouvernement canadien, parce qu'il sait trop bien qu’un tel refus indisposerait le Canada et entraînerait une détérioration des relations entre les deux pays.Conférencier invité de l'As sociation canadienne des manufacturiers.hier à Montréal, M.Chrétien a longuement analysé les chances de la conférence constitutionnelle qui RECHERCHE débute lundi à Ottawa.Inter- rogés au cours de ce sondage rogé par les journalistes, il s’est ait confiant que les premiers ministres en viendront à une entente.Concernant les informations voulant qu'un nombre croissant de députés de Westminster soient opposés au projet de rapatriement unilatéral du gouvernement canadien, M.Chrétien a prévenu les parlementaires britanniques que la Grande-Bretagne n'a pas intérêt à bloquer les efforts du premier ministre Trudeau pour ramener la constitution au pays.«Le gouvernement britannique devra peser toutes les consequences d’un refus de la requête du gouvernement canadien».Mais cette hypothèse aisemblabb g< Cl Dossier: Le dépistage des cancers par Catherine Sceautres La mer Morte par Joël Gat et Mariana Stiller i L'arithmétique I aztèque B par Herbert R.Harvey et B Barbara Williams 1 Le réseau 1 immunitaire par Jacques Urbain m La reconnaissance 0^ des caractères raît invraisemblable à .Chrétien, qui fait valoir que le premier ministre Thatcher sait jusqu'à quel point ce débat est litigieux et qu elle ne voudrait sûrement pas que le Canada devienne un facteur de complications plutôt qu’un allié capable de l’aider à solutionner ses problèmes de politique internationale.«Mme Thatcher connaît l'importance du Canada pour la Grande-Bretagne et l’importance du Canada pour le Commonwealth.» Les remarques de M.Chrétien visaient les résultats d’un sondage effectué auprès des parlementaires britanniques et qui indique que la requête canadienne n’a pas l’appui de la majorité des députés.C’est le quotidien britannique The Guardian qui a publié les conclusions de cette enquête d’opinion auprès des memores de la Cnambre des communes.Les députés inter- croient qu’il serait préférable 3ue la requête canadienne soit éfaite et que le premier ministre Trudeau soit invité à reprendre sa réflexion et à poursuivre les négociations avec les provinces.Il est maintenant acquis que la reine Elizabeth fera référence au débat constitutionnel canadien dans son discours d’ouverture de la nouvelle session qui débutera la semaine prochaine au Partèment de Westminster.Un fonctionnaire du Foreign Office a néanmoins précisé que le discours du Trône n’engagera en rien le gouvernement britannique.Pour ce qui est des chances de réussite de la conférence des premiers ministres, M.Chrétien se dit convaincu que le premier ministre Trudeau fera preuve de «flexibilité» et recherchera un compromis.Invité à préciser les formes que cette flexibilité pourrait prendre, M.Chrétien a révélé que le fédéral est disposé à soumettre de nouvelles dispositions relativement à la formule d’amendement et à modifier la Charte des droits de manière à recueillir un consensus autour du chapitre sur les droits linguistiques.Qu’est-ce qui a fait que pes-sismiste lundi dernier, M.Chrétien était devenu hier optimiste.Il affirme à ce propos qu’il a eu au cours de la semaine des entretiens avec plusieurs procureurs généraux des provinces qui lui ont exprimé la détermination de leur, gouvernement a rechercher un terrain d’entente.par Philippe Coueignoux n" 126 $3.25 en vente dans les bonnes librairies et tabagies Draperies.Contemporaines et traditionnelles La plus grande spécialiste de draperies tissées à la main au Québec depuis 1949 Boutique l_ j—]rtiçcine Inc 165 est, rue St-Paul.Vieux-Montréal.861-769 Le «vécu» des évêques de langue française étonne leurs collègues par Denise Robillard H a longuement été question de politique au cours de l’assemblée plénière des évêques catholiques du Canada, qui s’est terminée hier.Pour la première fois dans son histoire, la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) a donné à ses 80 membres l’occasion de discuter ouvertement d’une question aussi explosive que celle, non pas de la vie politique prise objectivement, mais de leur vécu en tant que citoyens et évêques.Un exercice qui a été un choc pour un bon nombre d’évêques anglophones.Mgr Gérard Dionne, évêque de Sault-Ste-Marie, et originaire du Nouveau-Brunswick, a fait état de son itinéraire de francophone minoritaire à Ed-mundston, puis à Halifax où il a fait ses études théologiques, avant d’être nommé à Sault-Ste-Marie, à l’époque, pas si lointaine, où tous les évêques des Maritimes étaient Irlandais : «je vivais aux Maritimes ce que les Irlandais d’alors expérimentaient à Toronto, eux a cause de leur religion, moi à cause de ma langue et de ma foi.» Comment ce discours a-t-il été perçu?Mgr Dionne a déclaré au DEVOIR que ses confrères anglophones ont trouvé que c’était des choses «dures à entendre, mais digé-rables, parce qu’elles étaient dites avec humour et sans aigreur».D’autres évêques ont fait des évaluations semblables.C’est le cas, par exemple, de Mgr Rémi de Roo, de Victoria, qui estime que les réactions des anglophones ont été très positives: «certains ont été surpris de l’intensité et de la force de conviction des évêques francophones.» De l’avis de plusieurs, une des principales révélations de cette assemblée a été cette prise de parole franche et intrépide dont Mgr Bernard Hubert et Mgr Louis-Albert Vachon ont été les initiateurs, lorsqu’ils ont qualifié l’actuelle évolution politique du Québec de «mouvement irréversible».Ce que d’autres ont repris par la suite.Mgr de Roo estime qu’il est bon que ces choses aient été précisées.À son avis, cela a permis une prise de conscience nouvelle de la réalité des deux nations fondatrices et de la nécessité de travailler ensemble à un projet de société, dans le plus grand respect des différences.«Un défi et un appel» à prendre conscience que le projet de société de l’avenir doit se situer «au-delà des tensions actuelles».Mgr Dionne estime que Tin-tervention de Mgr Hubert a été déterminante: il a joué un rôle clé et permis de «libérer la parole».Quant à Mgr Vacnon, le nouvel évêque de Québec, il s’est affirmé «avec beaucoup de force, d’expression et d’idées».Une révélation pour l’ensemble de la CECC, a-t-il dit, et pour les évêques francophones, «une joie de l’entendre ainsi parler».Mgr Antoine Hacault, évêque de Saint-Boniface, au Manitoba, a, de son côté, reçu confirmation et réconfort touchant la légitimité des luttes menées traditionnellement par les minorités de sa région.Il en retire des convictions qui l’orienteront jusque dans 1 e-xercice de sa charge pastorale diocésaine.Par exemple, a-t-il dit, il comprend mieux la nécessité de fonder des paroisses anglaises ou françaises, plutôt que des paroisses mixtes qui ne satisferont personne.En définitive, l’exercice d’Ottawa aura été l’occasion, à son avis, de clarifier des concepts, et pour beaucoup d’évêques anglophones, l’opportunité de prendre conscience d’une réalité qui ne les a touchés jusqu’à présent que très peu.Surtout, a précisé Mgr Hacault, ceux qui n’ont pas eu, au cours de leur formation, l’occasion de vivre dans un milieu autre que le leur, que ce soit au Québec ou à Rome.Mgr Hacault estime que des initiatives concrètes sont prévisibles, comme des invitations faites à des évêques de l’ouest par des évêques du Québec, à vivre quelques jours dans leur diocèse pour un contact direct avec le milieu francophone.L’évêque de St-Boniface estime que «plusieurs évêques anglophones «Aujourd’hui nous demandons aux chrétiens et à tous les citoyens du Canada de lutter contre la prolifération des armes nucléaires.Nous vous invitons à manifester votre opposition et à la faire connaître aux autorités responsables.«Quant à nous, nous appuyons les initiatives de conversion des mentalités guerrières et de transformations sociales en faveur de la justice et de la paix et en particulier le travail accompli par Développement et Paix en ce domaine.» C’est en ces termes que les évêques catholiques du Canada viennent d’intervenir, en communion d’esprit avec les évêques américains, pour manifester leur opposition à l’escalade de la course aux armements, qui représente une menace de destruction nucléaire sont devenus assez amis d’évé-ues francophones au cours es échanges de cette semaine, pour que des démarches de cette sorte soient entreprises aussi bien entre laïcs et jeunes qu’entre évêques».Après avoir autant parlé de politique, on pouvait peut-être s'attendre à voir les évêques en venir à un consensus et à faire une déclaration en marge de la conférence qui s’amorce sur le débat constitutionnel.Mgr Hubert a déclaré, en conférence de presse, que «les évêques n’ont pas cherché de consensus», un consensus qui n’existe assurément pas «sur une manière unique» de s’exprimer sur le sujet.Si on n’est pas intervenu jusqu’à présent, a-t-il dit, «c’est à cause des jeux politiques, dans la crainte d’être perçus comme prenant une position subtile en faveur de l’une des thèses en présence».Pour bien faire comprendre la position actuelle des évêques, on a rappelé deux interventions faites, la première en 1967, à l’occasion du centenaire de la Confédération et l'autre, en 1972, en faveur du droit à l’autodétermination des peuples.Depuis, a ajouté Mgr Hubert, les évêques n’ont pas manqué de s’exprimer dans chacune de leurs regions.C’est le cas des évêques de l’Alberta, de la Colombie-Britannique, des provinces de l’Atlantique, du Québec et de l’Ontario.Chacune de ces interventions, a-t-il fait remarquer, a été faite en fonction de la population locale et compte tenu des milieux et des mentalités.totale pour le monde.«Tragique ironie», déclarent les évêques, que cette décision du gouvernement américain de procéder au déploiement de la bombe à neutrons le 9 août dernier, le jour du 36e anniversaire de la destruction de Nagasaki! Les évêques estiment que, loin d'augmenter notre securité, la décision américaine «relance les États-Unis et l’Union soviétique sur le chemin périlleux de la guerre froide».Les évêques sont d’avis que le gouvernement canadien «doit prendre ses responsabilités et faire l’impossible pour contrer les initiatives des États-Unis» et l’invitent à faire en sorte qu’on envisage «les conséquences morales et politiques engendrées par la production de telles armes».D.R Les Canadiens doivent dire non à la bombe à neutrons Aragon - Drieu La Rochelle -Gide - Sartre - Malraux -Mauriac - Paulhan - Eluard -Céline - Kœstler.font La Rive gauche HERBERT R.LCiïTM AN La Rive auche • # SEUIL 396 pages, $21.95 r D® 1î30 ?J950\à Paris- sur la rive gauche de la Seine, dans une demi-douzaine de cafés, deux ou trois lieux de réunion, quelques maisons d’édition et salles de rédaction, tous, ils vivaient, écrivaient, se retrouvaient.De Londres à New York, de Moscou à Barcelone, on guetta, au milieu des tragédies mondiales, leurs prises de position La "rive gauche” parut bien être la vraie capitale intellectuelle du monde. Le Devotr, samedi 31 octobre 1981 U 3- Les élections municipales restent ternes par Alain Duhamel Les campagnes électorales arrivent à leur conclusion demain dans près de 1,000 municipalités québécoises.Pour toutes celles qui ont 20,000 habitants ou plus, les campagnes électorales se sont déroulées dans un contexte nouveau défini par la réforme du pouvoir municipal.Les candidats des villes, petites et moyennes, de l’île de Montréal s’entendent au moins sur une observation : les nouvelles lois tendant à valoriser le pouvoir municipal et la démocratie municipale n’ont pas suscité un intérêt accru des électeurs pour la campagne électorale.«Les nouveaux quartiers (un élu par quartier seulement) mêlent les gens un peu», affirme le maire de Lachine, M.Guy Descary.Ses deux adversaires, M.Noël Saint-Germain et M.Jean-Guy Chartier, tous deux aguerris à des campagnes électorales, le premier comme ancien députe, le second comme ancien maire, ont une opinion semblable.Le maire de Verdun, M.Lucien Caron, et son adversaire, M._ William Gaudreau, sont du même avis.M.Gaudreau a constitué un parti politique, le Parti civique de Verdun, tandis que M.Caron a après avoir inscrit un parti politique sous le nom de «Action Verdun» l’été dernier, renoncé à s’en servir, ses candidats n’étant pas enthousiastes face à la perspective de devoir se sou- Télé-Médic ferme dans la colère À l’occasion de la fermeture définitive de Télé-Médic, ce soir à 18 h, les 58 techniciens syndiqués (CSD) qui seront alors mis à pied ont l’intention de manifester leur mécontentement à l’endroit du gouvernement du Québec, du premier ministre Lévesque en particulier, pour rupture de promesse.Accusant M.Lévesque de leur avoir faussement promis du travail lorsque le CRSSS prendrait la relève de Télé-Médic avec une centrale de médecine d’urgence à domicile, pour remplacer l’entreprise privée en faillite, le tuteur du syndicat, M.Roland Meunier, a révélé hier, en conférence de presse, qu’aucun autre organisme gouvernemental n’avait fait appel aux services des 58 nouveaux chômeurs.«Est-ce ça le cadeau de l’Halloween de M.Lévesque à nos techniciens?a-t-il demandé.Nous devons conclure au’il préfère les voir retirer es dollars de l’assurance-chômage au lieu de les mériter en pratiquant leur métier».M.Meunier a aussi dénoncé l’entente récemment conclue entre le CRSSS et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec.mettre à une forme quelconque de convention.Le Parti civique de Verdun, constitué en octobre dernier, a mis une quinzaine de jours à la préparation de son programme électoral et au recrutement de ses candidats.Dans les autres villes de la Communauté urbaine où il y a élections, il n’y a que deux partis politiques officiellement constitués.Il s’agit de l’Alliance municipale d’Anjou, qui a déjà son leader, M.Jean Corbeil, élu à la mairie et trois de ses candidats élus dans les quartiers; et du Renouveau municipal dans la ville de Montréal-Est où l'élection doit avoir lieu lundi.Partout ailleurs, les candidats à la mairie et au Conseil municipal préfèrent demeurer sous étiquette indépendante de crainte, semble-t-il, de devoir s’astreindre à une discipline de parti.En vérité, les lois qui gouve-nent le financement des partis politiques et les élections municipales intéressent plus les organisateurs d’élections, à qui il revient d’articuler les machines électorales, qu’elles ne suscitent de véritable renouveau d’intérêt chez les électeurs.La plupart des candidats ne s’attendent pas du reste à un taux de participation substantiellement plus élevé que celui des dernieres élections (aux environs de 50% dans des villes comme Verdun et Lachine).L’essentiel de l’effort de campagne consiste à faire du porte-à-porte et à assurer la présence du candidat sur certaines places publiques, et même a des funérailles; peu d’assemblées publiques parce que, affirment la plupart des candidats, les électeurs ne s’y rendent pas.Compte tenu des limites imposées aux dépenses électorales, il devient alors préférable d’investir dans des placards publicitaires et dans les pages des journaux locaux plutôt que de dépenser de l’argent dans la location d’une salle.Le reste de la campagne se fait par téléphone.Entre l’administration en recherche d’un nouveau mandat et l’opposition, constituée quelques semaines à peine avant la période électorale, il y a souvent peu de différence sur les thèmes (les taxes et les dépenses demeurent toujours trop élevées) et le même balbutiement sur les moyens de comprimer les dépenses et d’alléger le fardeau fiscal des contribuables.Partout, le niveau du débat ne s’élève guère au-dessus des clichés et le discours reste empreint d’insultes à l’égard de l’adversaire, surtout s il sollicite un renouvellement de mandat.En élections municipales, le thème d’une ville propre ne se rapporte pas à des problèmes de salubrité et d'hygiène publique.Les bureaux de scrutin ouvrent dimanche à 9 h et ferment à 18 h.Les électeurs doivent marquer leur vote par une croix laite avec un crayon à la mine de plomb.Toute autre façon de voter, acceptée aux élections québécoises, est réputée incorrecte aux élections municipales.Il n’y a pas que les bonbons qui font plaisir aux enfants le soir de l’Hallowe’en.Il y a aussi les petites boîtes de raisins secs, les arachides, les petits sacs de noix, etc.(Photo Jacques Grenier) L’Hallowe’en Attention aux petits monstres L’Hallowe’en, fête du plaisir, ramènera ce soir dans les rues de la métropole et autres municipalités du Québec des milliers d’enfants déguisés en petits monstres ou représentant différents personnages créés pour les bandes illustrées ou les dessins animés.S’ils se réjouissent bien sûr de voir les enfants s’amuser, au bénéfice surtout de TUNICEF qui s’associe à eux depuis plusieurs années maintenant, les organismes responsables de la sécurité des citoyens, entre autres la Sûreté du Québec, la Ligue de sécurité, l’Association parents-secours et les autres corps policiers du Québec, rappellent à la population certains conseils relatifs à la sécurité des enfants.Ainsi, les recommandations suivantes sont de rigueur: ¦ que les enfants portent un costume de couleur claire, de matière ininflammable, décoré avec du ruban réfléchissant ou de la peinture fluorescente; le costume devrait être plutôt court afin que les enfants ne trébuchent pas; ¦ si les entants portent un masque, les ouvertures des yeux devraient être assez grandes pour leur permettre de bien voir des deux côtés; ¦ les tout jeunes devraient être accompagnés d’une personne adulte, et les plus grands devraient faire leur sollicitation en groupe et non seuls; ¦ les enfants devraient traverser uniquement aux intersections et ne sonner aux portes que d’un côté de la rue à la fois; ¦ que tous les fruits et friandises recueillis soient vérifiés avant que les enfants ne les mangent; ¦ les enfants ne devraient pas accepter de randonnée ou de friandises d’un automobiliste inconnu, ou encore pénétrer à l’intérieur d’une maison dont les occupants sont des inconnus pour eux; ¦ il serait souhaitable de rappeler aux enfants qu’ils peuvent obtenir assistance là ou ils verront le symbole rouge et blanc de Parents-secours, affiché dans une fenêtre; ¦ les enfants devraient se munir d’une lampe de poche afin d’être facilement repérés par les automobilistes.Par ailleurs, les automobilistes sont invités à redoubler de vigilance, aujourd’hui pour parer à toute action imprudente sur leur parcours à cause des enfants qui y circuleront anormalement nombreux.Les organismes rappellent enfin que la sécurité sous toutes ses formes est une responsabilité commune, et que tous devraient avoir à coeur une Hallowe’en joyeuse partout et pour tous.COLLOQUE Télématique et Éducation Le lieu Le moment L’événement La formule Coût Avertissement Information : Université Concordia, 1455 Boulevard Maisonneuve ouest à Montréal.: Les 5, 6 et 7 novembre 1981.: Un rendez-vous pour les individus, les groupes, les associations et les institutions qui réfléchissent sur l’impact des technologies de pointe en éducation.: Une place publique d'idées et de matériel Des conférenciers Des invités Des ateliers, de la documentation Un débat, une assemblée, des propositions .: $20.00 (incluant le dîner du vendredi soir).: Des contenus aux contenants nous nous occupons de tout sauf de votre hébergement : Pour en savoir davantage, prière de communiquer avec nous aux Bureaux de la Télé-université à Montréal, aux numéros suivants: - À Montréal: (514) 935-7401.— De l’extérieur, sans frais: 1-800-361-4342.SOYEZ DES NÔTRES! Les omnipraticiens ouvrent les hostilités contre Québec par Marie Laurier Les négociations pour le renouvellement de l’entente entre le gouvernement et les 5,250 membres de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) ne sont pas encore déclenchées que déjà les moyens de pression s'organisent un peu partout.Le premier se manifestera le 4 novembre dans le sud de la région de TOutaouais: les médecins y fermeront leur cabinet de 9 h à 17 h pour tenir une journée d’étude.A Montréal, le 18 novembre, les 3,000 généralistes se désisteront des services médico-administratifs auxquels ils participent normalement.Des journées d’étude sont prévues aussi le 11 novembre dans le nord de TOutaouais, le lendemain dans la région Laurentides-Lanaudière, dans TEstrie, le 18 novembre, et d’autres s’ajouteront à la liste au fur et à mesure que les 18 associations régionales de la FMOQ en détermineront la date.Cette attitude belliqueuse était à prévoir puisque dès le mois de septembre, au congrès de la FMOQ, des économistes et des actuaires faisaient la preuve que les médecins ne sont pas des Crésus et que leur pouvoir d’achat s’est considérablement érodé depuis dix ans.Par la même occasion, Ton apprenait que le syndicat professionnel avait en caisse un «fonds de contestation» de $500,000 destiné à parer à toute éventualité et, selon les informations recueillies hier, une décision sera prise le 1er novembre pour le nourrir davantage.«Les médecins ont abandonné leurs hésitations et leur scrupule à contester et ils sont déterminés à obtenir ce qui leur revient de droit», a déclaré hier au DEVOIR M.Raymond Pronovost, directeur général adjoint de la FMOQ depuis trois ans et spécialiste en relations ouvrières.L’Etat est sans contredit la cible visée par les généralistes puisque parallèlement à ce mouvement de contestation, la FMOQ entreprend une opération de séduction auprès du grand public pour fui démontrer que «le médecin omnipraticien est le spécialiste de toute la personne».L’organisme publiera six dépliants d’un tirage d’un million chacun pour expliquer les multiples facettes et services de la profession médicale et cette information sera disponible dans les établissements de santé et de nombreux édifices publics.Par ailleurs, et la veille même du démantèlement de Télé-Médic, la FMOQ a conclu hier un accord de principe avec le Conseil régional de la santé et des services sociaux (CRSSS) du Montréal métropolitain quant à la participation des omnipraticiens au Centre de coordination des urgences de Montréal qui devrait naître officiellement ces prochaines semaines.L’accord prévoit que les médecins fourniront exclusivement des services professionnels auprès des patients.Leur intervention pourra se faire au domicile de l’appelant et, si besoin est, dans l’ambulance qui le transportera à Thôpital et qui aura été dépêchée par le CRSSS.Le médecin sera assisté du chauffeur-technicien et ce dernier aura reçu une formation de 160 heures pour faire ce travail.Cette façon de procéder sera de nature à éliminer le transport inutile de malades à~ un établissement hospitalier Sie l’expérience a dé-é que tous les cas dits «urgents» ne le sont pas nécessairement au point de justifier le transport ambulancier.Quant au débrayage des 23 médecins omnipraticiens anesthésistes dans les 11 hôpitaux de régions éloignées du ; Québec qui en est a sa troisième journée, il n’y a eu ’ aucune évolution puisque Ton attend les résultats de la rencontre prévue entre la FMOQ • et le MAS la semaine"' prochaine.Mais ce conflit a provoqué de vifs commentaires hier dé -la part de Mme Thérèse ' Lavoie-Roux, critique dû" Parti libéral du Québec en affaires sociales.«Il est plus que temps pour le gouvernement de prendre ses propres responsabilités et de s’engager concrètement vers une solu-' tion de tout le problème des effectifs médicaux dans les régions périphériques», a souligné le député de TAcadie à Québec, rappelant que c’est le ministre des Affaires sociales, M.Pierre-Marc Johnson, lui-' même qui a fait appel au sens des responsabilités des anesthésistes-omnipraticiens.L’Hôtel-Dieu réussit à sauver une mère de famille brûlée à 90% par Marie Laurier Grâce à une équipe médicale multidisciplinaire de THôtel-Dieu de Montréal, une «grande brûlée» à 90% a été sauvée, ce qui devrait hâter l'implantation d’une unité spécialisée pour soigner adéquatement ces malades et promise par le ministère des Affaires sociales depuis plus d’un an.L’Hôtel-Dieu a été désigné comme Tun des deux futurs centres supra-régionaux de soins aux grands brûlés — l’autre à Thôpital Saint-Sacrement de Québec — qui devrait pouvoir recevoir 12 à 14 blesses.Les plans et devis de cette unité sont prêts et les autorités de Thôpital attendent toujours le feu vert pour procéder à son aménagement au 7e étage du pavillon Le-Royer et au coût de $1.5 million.À Theure actuelle, Thôpital de la rue Saint-Urbain traite «six grands brûlés» — un record — dans des conditions extrêmement difficiles, héroïques même, à tel point que les autorités hésitaient hier à permettre la visite des lieux aux journalistes qui ont insisté.Mais cela n’a toutefois pas empêché la guérison «miraculeuse» d’une patiente de 32 ans qui, sans l’intervention des spécialistes — néphrologues, microbiologistes-immunologistes, chirurgiens-plasticiens — aurait été condamnée à mourir.Il a fallu, bien sûr, aussi la collaboration et le dévouement constant du personnel infirmier et soignant.«Cela tient du miracle, de la chance, de la santé exceptionnelle de cette dame et aussi de sa volonté de guérir, si nous avons réussi a la sauver», commentait hier le Dr Guy Lemieux, néphrologue, en nous expliquant en détail les différentes étapes de ces traitements délicats et problématiques.La patiente était brûlée à 90% de sa surface corporelle dont 60% au 2e degre et le reste au 3% degré.Selon le Dr Lemieux, le pronostic pour ces malades varie en fonction de l’étendue et de la gravité des brûlures.Ainsi, un patient brûlé à 50% au 2e et au 3e degrés, possède environ 60% de chance de survie.Ce n’est pas la première fois que l’équipe de THôtel-Dieu réussit des exploits dans le traitement des grands brûlés cjue les spécialistes raffinent depuis près de 15 ans.Ainsi, récemment, un patient brûlé à 75% au cours d’une explosion a été sauvé et Ton considérait alors cette guérison comme un précédent mais celle qui vient d’être réalisée Test davantage: on croit savoir qu’il s’agit la d’une pre- mière en Amérique du Nord sinon dans le monde entier.(Il semblerait qu’une guérison similaire ait été constatée en Chine).L’accident est survenu le 18 juin dernier au moment où la jeune femme s’est servie d’un liquide pour allumer les briquettes d’un barbecue.En quelques instants, elle était brûlée à 90% et il ne lui restait d’intacts que le cuir chevelu et une mince bande de chair à l’endroit séparant le dos de la partie inférieure du corps.Elle a été soignée pendant quatre jours dans un hôpital de sa région au mieux dans les circonstances pour être ensuite transportée à THôtel-Dieu.Toutes les étapes des traitements, de soins, de médication, d’alimentation, d’hydrothérapie, de greffes, etc.ont été rigoureusement suivies et observées et ce n’est qu’après 70 jours d’hospitalisation, soit le 1er septembre que Ton a considéré la patiente sauvée.Grâce à la chirurgie plastique, les brûlures de son visage n’ont pas laissé de séquelles, mais ses mains souffrent d’une rétractation de la peau dont les chirurgiens verront à corriger les effets.¦ La jeune femme, mère de quatre enfants, devra subir d’autres interventions chirur-* gicales et d’autres traitements pendant au moins un an, mais elle a pu regagner son foyer.Il ne lui reste qu’à se réadapter à une vie normale.«Le problème de la réhabili-, tation des grands brûlés que Ton réussit à sauver est microbiologiste - immunololo-giste.et Ton ne saurait négliger cet aspect qui serait très important dans le futur centre.» Le spécialiste rappelle le triste cas d’un patient traité avec succès pendant trois mois et qui, à sa sortie de Thôpital, se trouvait si abominable qu’il s’est suicidé.On a toujours du pain chaud sur la planche.Spécial de la fin de semaine: St-Honoré (8”) $650 Lfl DOULflHQERIE ET PÂTISSERIE BORDELAISE 3522, rue Masson (angle 14e avenue à Rosemont) 376-6582 Tous les jours de 8 h A 22 h GLENFÏDDICH EST AU SCOTCH CE QUE LE NAPOLÉON EST AU COGNAC.Les connaisseurs savent reconnaître un scotch unique.Glenfiddich est le seul scotch « Pure Malt» jouissant du privilège d’être mis en bouteille à la distillerie de William S.Grant dans les Highlands d’Ecosse, la région où l’on produit les meilleurs scotchs au monde.GLENFIDDICH • PURE MALT.La vieille fine des scotchs.i ?4 U Le Devoir, samedi 31 octobre 1981 r L’aéroport-école 3) Un choix infléchi par un vigoureux lobbying par Rodolphe Morisaette La décision du ministère de l’Éducation d’implanter son propre programme de formation des contrôleurs aériens au Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu aura fait suite à un lobbying absolument considérable.Dès qu’il fut clair que le ministre de l’Êaucation, M.Camille Laurin, se fut montré très favorable au projet soumis par la firme privée Avi International, dont ont traité les articles précédents, les pressions commencèrent à s’exercer de toutes parts.Au ministre fédérai du Transport, M.Laurin écrivait en effet le 5 janvier dernier: «Compte tenu de la nature et du sérieux de ce projet, notre ministère a donné son accord de principe à cette proposition pédagogique, etc.» Dès le 6 février, le Conseil des collèges se prononce contre le projet d’Avi, essentiellement parce que ce dernier ne prévoit pas «un mécanisme de contrôle de l’enseignement par un collège», et que, contrairement au cheminement normal des étudiants des collèges, le projet proposé concentre pendant la première année les cours communs et les cours complémentaires requis pour l’obtention d’un diplôme d’enseignement collégial, plutôt que de les étaler sur deux ans.Des malins ont noté que la présidente du Conseil, Mme Jeanne Blackburn, vient de la région de Chicoutimi et que cette dernière comptait, avec son député-parrain, M.Marc-André Bédard, ministre de la Justice, voir l'aéroport-école s’implanter à Saint-Honoré, avec l’école de pilotage qui y est rattachée au cégep local Pour Mme Blackburn, ce sont là de pures déductions; quant au ministre, il a mené jusqu’en septembre la bataille en faveur de Saint-Honoré, mais en vain.P?Ri La Direction générale de l’enseignement collégial (DGECj préare en mars le rapport dit « (Pierre) "uel», qui favorise aussi le site de Saint-Honoré, propose un règlement pédagogique et un cadre de programme permettant à un cégep — plutôt qu’à une firme privée — d’assurer la gestion du cours.L’Association des gens de l’air du Québec (AGAQ) s’en mêle d’emblée et plusieurs de ses membres se livrent ici à un grenouillage assez retentissant.À tel point, du reste, que les contrôleurs aériens, qui avaient créé ce mouvement de pression lors de la crise du bilinguisme dans les airs en 1976, vont consommer jeudi rochain leur désaffiliation d’avec ’AGAQ.( «Consommer», car il n’y en restait plus qu’une quarantaine de membres contrôleurs.) Sur la question de l'aéroport-éeole, en effet, l’AGAQ est profondément déchirée.Officiellement, elle a toujours tenu à rester neutre sur la question du site de l’aéroport-école.A l'intérieur cependant, on est fort divisé.D’une part, les contrôleurs qui font partie de l’AGAQ (les pilotes en forment la majorité des membres) rejettent le site de Saint-Honoré: ils préfèrent un grand centre, soit la région de Montreal ou celle de Québec.De plus, la majorité d’entre eux voient d’un bon oeil le projet d’Avi International, conçu par deux des leurs, MM.Pierre Beaudry et Louis Doucet, qui avaient été à l’origine de l’AGAQ en 1975.L’autre faction au sein de l’Association est représentée surtout par l’ex-président de celle-ci, M.Roger Demers, et par son ex-directeur général, M.Marcel Deschamps, tous deux employés du ministère des Transports du Québec.Ils préconisent, eux, à travers le lobbying que pratique le ministère qu’ils représentent et qui est directement impli- qué dans l’affaire, le site de Saint-Honoré: l’aéroport local est celui du gouvernement québécois et ils voudraient y relier l’école des contrôleurs et l’école existante de pilotage.En février, le ministère québécois des Transports, par le moyen d’une note de service conçue à fine épouvante (en deux jours) et connue sous le nom de «rapport (Pierre) Pourchelle», appuie d'emblée le rapport Ruel de la DGEC.Il va sans dire que des fonctionnaires de Trans-orts Québec veulent confier la ges-ion du programme à un cégep et y voir la présence du ministère fédéral du Transport la plus effacée possible.C’est dans le contexte de ces pressions que le ministre de l’Éducation forme un comité ad hoc, multipartite.au début de l’été pour étudier le problème du site, celui du type de programme et celui des modalités de la gestion de l’aéroport-école — une première mondiale en Toccurence.Fin juillet, le comité expose au ministre la problématique du site: le comité «incline.à préférer» le site de Saint-Jean, écrira le ministre plus tard, qui dira s’être «rallié.à l’opinion du comité».La formation sera donc donnée par le Cégep de Saint-Jean, qui a déjà commencé, du reste, à recruter des étudiants pour janvier.Entre-temps, l'AGAQ persiste dans son attitude de neutralité, pendant que des contrôleurs membres usent de stratagèmes pour l'amener à pencher du coté de leurs préférences.C’est ce contentieux qui a entraîné, il y a deux semaines, la démission du vice-président et du secrétaire général de l’AGAQ, MM.Pierre Ménard et Gaston Labonté, puis le mouvement de désaffiliation des contrôleurs.Le comité ad hoc se prononcera le 4 novembre sur les parties de son mandat autres que le site de l’aéroport-école.Au plan du programme, on sait d’ores et déjà qu’il préconisera un syllabus plus conforme à ceux qu’on retrouve en collège actuellement que ne l’était le projet d’Avi International.Contrairement à ce dernier aussi, il se restreindra, du moins pour commencer, à la seule formation en contrôle de la circulation aérienne.Le projet Avi visait, lui, une formation d’emblée polyvalente.L’étudiant y faisait l’apprentissage concomitant de plusieurs disciplines connexes, afin d’ajouter à la polyvalence du candidat: assistance-contrôle (le côté informatique de la tâche d’aiguillage), répartition aéronautique, technique de l’administration aeroportuaire, service d’information de vol et techniques météorologiques.Çuant au mode de gestion de l’aeroport-école et à la nature de l’accord fédéral-provincial qui doit intervenir à cet egard, le comité ad hoc précisera le rôle du ministère fédéral du Transport et le mandat de la future corporation à but non lucratif composée des instances régionales qui sera amenée à prendre fa responsabilité ultime ae l’établissement.Le ministre de 1 Éducation n’a pas encore mis fin à sa réflexion au sujet du mandat de la corporation et il n’est pas encore décidé si le fédéral se contentera de siéger au conseil d’administration de celle-là ou de participer directement, au sein de l’école, à la formation des futurs contrôleurs (voir LE DEVOIR de jeudi).Toutes ces discussions autour de l'aéroport-école ont, par mode d'incidence, fait naître un autre projet, qui intéresse singulièrement plusieurs des partenaires de celui de Saint-Jean: l’idée d’une «université de l'air».De ce projet qui fait déjà son petit bonhomme de chemin on parlera bientôt.—FIN— Un nouveau regroupement de commissions scolaires pour la région de Montréal?par Angèle Dagenais Après les divergences de vue qui se sont exprimées au cours du week-end dernier, la grande région de Montréal aura des raisons supplémentaires de se sentir exclue des prises de décision de la Fédération des commissions scolai- res catholiques du Québec.ISn effet, sur les sept membres qui composent le comité exécutif de la FDSCQ, un seul siège revient à un représentant d’une commission scolaire de Montréal, M.Jean-Guy Deschamps de la CECM.Les six autres membres sont Mme Estelle Gobeil, prési- dente (commission scolaire Sapinière), M.Lemieux, premier-vice président (c.s.Black Lake-Disraëli), M.Duchesne, deuxième vice-président (c.s.Chicoutimi), Mme Jeanne Lafrenière (c.s.Drummondville), M.Ghislain Maltais (c.s.Tadoussac) et M.Guy D’Anjou (Mont-Joli).y » î I ï i U ?Ç 4 » f COLLOQUE ANNUEL Aqsur LEÏTRAITEMENT DES .EAUX USÉES 16 et 17 novembre 1981 hôtel méridien montréal L’AQTE, Environnement Canada et la SQAE invitent tous les intervenants dans le domaine de la protection de l’environnement à participer à cet événement annuel.Pour toute information additionnelle veuillez appeler: Secrétariat de l’AQTE (514) 337-4446 l es places étant limitées il est recommandé de s’enregistrer au plus tôt Veuille/ utiliser la formule d'inscription et la poster immédiatement avec votre chèque fait au nom de l'AQTE • Colloque 1981 ?Membre 80$ ?Non membre 100$ Q Étudiant 2b$ Nom Poste Organisme Adresse Code postal Tél Poste/ à AQTE • Colloque 1981 6290, rue Pénnault.bureau 2 Montréal Québec H4K 1K5 & » LIMAI L’ORDRE DE JACQUES CARTER ÜUABLE PATENTE CHEZ LES CRIS DES TEES-PEES AUX BUNGALOWS "SYNDICAT» CORPOMUCTES ! f 7 co CO -Q co -4!)(il ou derive* pour obtenir plus de renseignements.U- premier rhobt à Ojiehet 1155, a».Turnbull Québec 525-4HH1 ^ 9 Ü y b a s Q S 9 b a Tl m d’accord sur l’élection du secrétaire-général de TONU, a été annulée.Les membres du Conseil de sécurité sont convenus de se revoir mardi, mais le délégué irlandais, M.Noël Dorr, a déclaré à la presse qu’il pourrait ne pas y avoir de réunion avant jeudi.Mme Jeane Kirkpatrick, qui dirige la délégation américaine à TONU, a déclaré que ni M.Kurt Waldheim, secrétaire-général sortant, ni son rival, M.Salim Ahmed Salim, ministre tanzanien des Affaires étrangères, ne se retireraient unilatéralement, mais qu’aucun nouveau candidat ne voulait se présenter tant qu’ils ne se seraient pas retirés.«Cela me semble être une impasse dans l’impasse», a dit Mme Kirkpatrick Élle a refusé de confirmer qu’elle avait opposé son veto à l'élection de M.Salim dans deux tours de scrutin sur six.Pour les quatre autres tours, M.Salim n’avait pas recueilli la majorité nécessaire à son élection.Les 15 membres du Conseil de sécurité se réunissent à huis clos pour la nomination du secrétaire-général et le scrutin est secret.La Chine n’a cependant pas caché qu elle souhaitait l’élection d'une personnalité du tiers-monde et qu’elle opposerait dès lors son veto à M.Waldheim Dans les milieux diplomatiques, on estime que l’Ouganda a voté par deux fois contre M.Waldheim, DES PRIX SPÉCIAUX • ' (M: ' Casavant accordera des remises de 20% sur tous les fauteuils, canapés causeuses et accessoires en montre dans ses trois magasins.Une occasion unique de renouveler votre intérieur de maison ou d’offrir un cadeau.• •4’ .< , ., Les quantités sont limitées.Exclusivement à la Maison Casavant • 206, rue Saint-Paul ouest, Montréal (514) 845-7118 * 900, rue Oirouard est, Saint-Hyacinthe (514) 773-1457 ou 866-8120 • 6, Côte de la Fabrique, Québec (418) 692-1272 Nos boutiques sont fermées le mercredi 6 ¦ Le Devoir, samedi 31 octobre 1981 REGARDS SUR LE MONDE 300,000 réfugiés salvadoriens LA VIRTUD (Honduras) — Maria Eugenia parait 45 ans même si elle en a à peine 34.Déjà six enfants, enceinte du septième Et une migraine qui ne lâche pas depuis un mois.Ses yeux rougis n'indiquent pas seulement la fatigue, le chagrin, mais surtout les excès du soleil.Elle a une conjonctivite aux deux yeux; le mal court à La Vir-tud.dans ce campement de réfugiés où sont entassés dans 200 tentes plus de 3,000 paysans salvadoriens.Au total, ils sont près de 10,000 réfugiés salvadoriens dans la région de La Virtud, 26,000 au Honduras.Antonio, ouvrier dans une centrale électrique du Salvador, est arrivé en septembre 1980 avec la première vague de réfugiés; en décembre, la situation paraissait s’être calmée; il est reparti, pour revenir le 18 mars avec le grand exode.Au départ du Salvador, ils étaient 7,000, la plupart des paysans misérables fuyant les bombardements qui s’étaient abattus sur leurs villages.À l'arrivée, à La Virtud, ils n’étaient plus que 4,000, raconte Maria Luîsa, 24 ans et déjà cinq enfants dont le cinquième vient de naître au campement.«Depuis cinq jours, on n’osait pas rentrer chez nous, dit-elle.On vivait caché dans des cavernes dans la montagne.Le 18 mars, on a mis toute la nuit à traverser le Rio Lempa (frontière naturelle entre une partie du Salvador et du Honduras).«Des enfants sont morts noyés, des vieillards sont morts de fatigue.On était partis sous les bombardements de l’armée salvadorienne; on est arrivé au Honduras accueillis par le feu de l’armée hondurienne.(Elle rit par pudeur et par timidité:) Notre seul crime, c’est d’étre pauvres et de souhaiter de meilleures conditions de vie.Chez nous, par Brigitte Morissette correspondance particulière Vivre un tourment quotidien on louait la terre, et quand c’était le temps des semences ou de la récolte, il fallait s’occuper des terres du propriétaire; il ne restait jamais de temps pour nous».La soeur de Maria Luisa travaillait comme bonne ($40 par mois) dans la ville de San Salvador et se trouvait dans son village de Cabanas, au moment du grand exode; elle n’a Êas eu le choix: elle a suivi, (ans son malheur, c’est l’un des rares réfugiés qui a eu la chance de trouver un emploi : elle travaille comme bonne chez les Françaises, trois jeunes femmes médecins venus au Honduras sous l’égide des Médecins sans frontières.Antonio, un bel homme grand et solide, se désespère de ne rien faire; et ne peut ainsi rester indéfiniment avec sa famille chez le maître d’école hondurien.Avant l’arrivée des réfugiés, La Virtud, petit village en pleine décadence, privé d’eau et d’électricité, avec ses chiens errants dans les rues en terre, n’avait pout tout divertissement que le papotage de ses habitants.Antonio voudrait partir, mais il ne peut pas.Les réfugiés sont maintenus sous un contrôle sévère par l’armée et A T.' «;¦ mk*.*«¦ wÊ': ^v:-.A' lir % ¦mA : ** » " vi'.ÿ ** Aw .Mm, sv: Am Photos BRIGITTE MORISSETTE les agents d’immigration honduriens.Pour circuler, il faut une carte d’identité spéciale, mais cette carte n’est pas facile à obtenir.Et pour franchir les quelques centaines de kilomètres qui séparent la capitale, Tegucigalpa, du Lempira, l’État où se trouvent le plus grand nombre de réfugies, il faut 17 heures de route dans des bus qui n’ont plus que les freins et le moteur, dont cinq ou six heures sur une piste empierrée qui serpente dans les montagnes.Il faut franchir cinq ou six barra- ges militaires, et à un arrêt, j’ai failli moi-même goûter aux sollicitudes militaires parce qu’on avait pris mon teint bronzé et mes cheveux sombres pour ceux d’une réfugiée salvadorienne! Pour tuer le temps au campement de La Virtud, les hommes ont commencé de tisser des hamacs qu’ils espèrent vendre, probablement aux observateurs des Nations unies ou aux journalistes qui n’ont cessé depuis trois mois de défiler, le plus souvent en avion, dans les camps de réfugiés, de La Virtud, Copan (réservé aux Guatémaltèques) ou Colomon-cagua! Le reste du temps, ils ratissent les collines avoisinantes au campement dans l’espoir de trouver un peu de bois pour faire cuire le maïs qui servira à faire les tortillas elles frijoles (fèves noires).Dans la co-habitation forcée entre Salvadoriens et Honduriens, la rareté du bois, unique source d’énergie, a été la cause la plus fréquente de friction.Malgré sa migraine et ses yeux douleureusement rougis, Maria Eugenia passe une partie de la journée sous le petit abri qui sert de cuisine.H y a eu ces derniers mois des problèmes d’approvisionnement; les camions qui montent chaque jour de San Mar-cos, la ville la plus proche, quatre heures de route, n’arrivaient pas toujours; et lorsqu’ils arrivaient, c’était avec des chargements de maïs à moitié pourri ou de frijoles si durs qu’il faut désespérément prolonger la cuisson.Alors avec la rareté du bois, on sacrifie l’hygiène qui exigerait de faire bouillir l’eau.«On a recensé beaucoup de cas de diarrhée et de parasitose intestinale, signale Dominique Doucin, Tune des six femmes médecins (deux Allemandes, trois Françaises et deux Honduriennes) rencontrées à La Virtud.Mais le plus dramatique, ce sont les cas de déshydratation chez les bébés» — des bébés qui ont Tair de changer de peau comme après une terrible insolation et dont quelques-uns sont encore hospitalisés dans le petit hôpital de fortune installé par les «Médecins sans frontières».Beaucoup d’enfants et de vieillards sont arrivés tellement sous-alimentés qu’il a fallu les nourrir au grain, comme des oiseaux.LE prix Nobel qui vient d’être décerné au Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies attire la compassion internationale vers un nouveau type de réfugiés.Il ne s'agit plus de vagues anticommunistes d’Asie ou d’Europe de l'Est, d’Africains fuyant la famine, mais de dizaines .de milliers de payans d’Amérique centrale fuyant une chasse sanglante au guérillero.«Au Salvador, être pauvres est un délit», m’ont dit unanimement les réfugiés que j’ai interrogés au Honduras le long de la frontière avec le Salvador.Des réfugiés qui sont pour la plupart des paysans dont le salaire quotidien pourrait être évalué à $0.50 par jour.Des paysans dont le travail ne valait rien et dont la vie, maintenant, ne vaut guère mieux Même situation au Guatemala où depuis quelques années déjà une répression sauvage s’est d’abord abattue sur les paysans du Quiché qui réclamaient, avec l'appui ae l’Église, un traitement moins moyenâgeux La conscience d'une exploitation séculaire de la part des propriétaires des grands lati-fundios est devenue une réalité dans les campagnes où vivent la majorité des Salvadoriens et des Guatémaltèques Mais le prétexte est-il suffisant pour alimenter la terreur anticommuniste?En deux ans, la guerre civile au Salvador a fait près de 30,000 morts; 300,000 Salvadoriens se sont réfugiés dans les pays voisins d’Amérique centrale.C’est ce qui a conduit à la formation d'un Front commun des organismes internationaux qui, depuis 1980, se sont portés au secours des réfugiés salvadoriens: Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies, Comité évangélique de développement et d'urgence nationale, Caritas, Église ménonite du Honduras et un groupe de médecins et d'étudiants de l’Université et du Ministère de la santé du Honduras.Le programme comporte la distribution quotidienne d’aliments — un organisme comme le Ceden a même loué des terres pour permettre aux réfugiés de cultiver quelques légumes, soins, médecine préventive, sécurité et habitat Les camps ont été Installés pour palier au plus pressé; mais ce n'est pas là la meilleure solution même s'ils per- 2 ) Pris entre deux feux DIX-HUIT heures.La nuit est déjà tombée sur le petit village de La Virtud ou médecins et coordonnateurs de Caritas et du Ceden (Le comité évangélique de développement et d’urgence nationale) s’apprêtent a passer à table Les coqs, toujours un peu déboussoles sous les tropiques, clament la fin du jour; les chiens errants aboient au ciel chargé d’orage.Alerte! tout le monde au camp, installé à un kilomètre du village, en contrebas.L’armée a arrêté dans un hameau cinq réfugiés et un coordonnateur de Caritas-Honduras.Ce dernier a été relâché, mais les réfugiés sont en prison; deux ont été passés à tabac.Au campement, une lueur sous Tune des tentes.C’est la chapelle remplie d’hommes et de femmes qui vont prier toute la nuit en l’honneur d’une curieuse fête qui n’apparaît pas au calendrier: le sang du Saint-Rédempteur! Étreints par l’angoisse, les réfugiés vont ainsi faire le guet dans le silence de la nuit, pendant que médecins et coordonnateurs vont finir la nuit étendus sous une tente sur des sacs de frijoles.Au petit matin, pourtant, tout va rentrer dans Tordre; il n’y a même plus de trace de T orage qui avait, comme chaque jour durant cette saison des pluies, transformé le camp en un véritable lac de boue.À leur arrivée au Honduras, les réfugiés salvadoriens du grand exode du 18 mars ont passé plusieurs semaines à la belle étoile, jusqu’à ce que les Nations Unies installent le 3) Le délit de pauvreté mettent aux gouvernements d'accueil, comme c’est le cas au Honduras, d'exercer un meilleur contrôle sur les réfugiés.«En octobre 1980, lorsque je suis arrivée à La Virtud, raconte Odile Veerpradt, venue avec les Médecins sans frontières, le campement n'existait pas.Les réfugiés vivaient chez l’habitant, dans les hameaux, où Ton a par la suite construit des cabanes près des maisons.Le campement n’est pas vraiment une solution, car depuis qu’on a installé le camp de La Virtud (3,000 réfugiés regroupés dans 200 tentes,), il y a beaucoup plus de , problèmes de santé causés par la promiscuité, les conditions d'hygiène plutôt déplorables.Dans les hameaux, les conditions d'hygiène et de santé se sont améliorées, et c’est ce qui explique que beaucoup de réfugies voudraient retourner y vivre.» Depuis quelque temps, une nouvelle angoisse étreint les 3,000 réfugies du camp de La Virtud Des rumeurs circulent voulant que le gouvernement hondurien déplace le camp à 50 km.dans les terres.Les réfugiés n'espèrent aucune amélioration de leur sort, avec ce déménagement, et même si le gouvernement hondurien promet de meilleures conditions de sécurité, les réfugiés s’inquiètent de l’inconnu, et surtout d’avoir à tout recommen- Des dollars US qui ne circuleront pas WASHINGTON (AFP) -Le Trésor américain a trouvé une recette d'équilibre budgétaire et de limitation de la masse monétaire sans douleur pour les contribuables: il a mis en vente de la monnaie fraîchement imprimée plus chère que sa valeur nominale, H s’agit de planches de billets non coupes.Une planche de 32 billets d’un dollar est vendue $38 par le Trésor.Les planches de 16 billets sont vendues $20.25.La mise en vente de planches de billets, qui n'avait pas eu lieu au Trésor depuis 1950, avait été réclamée par les numismates.Les collectionneurs se sont précipités cette semaine au département américain du Trésor pour bénéficier de cette vente organisée par TAmeri-can Numismatic Association.cer.D’autres rumeurs circulent voulant qu’on suspende les programmes d’aide aux réfugiés.Eux voudraient rentrer chez eux, dès que la situation se sera pacifiée dans les départements d’où ils viennent en majorité, Chalatenango, Cabanas et Morazan, les trois départements les plus meurtris par la répression et la guerre civile qui bouleversent le Salvador.Pendant que sur la scène internationale, on discute confortablement de la légitimité ou de la non-représentativité du Front démocratique révolutionnaire, le seul organisme représentant l’opposition armée et non armee, au Honduras la vague de réfugiés a plus que triplé en un an.Sont-ils politisés, sympathiques à la guerilla comme le soupçonnent les militaires honduriens et salvadoriens?L’un de ces observateurs étrangers que Ton peut rencontrer au camp de La Virtud m'a confié: «Ils ne parlent jamais de politique; ils sont extrêmement discrets quant à leurs sympathies; ce sont des campesinos, savent-ils même ce que c’est que la politique?Mais ce qui est sûr, c’est qu’ils connaissent leurs droits et sont prêts à lutter pour retrouver une maison, un lopin de terre et ne pas continuer de vivre pour un propriétaire qui les exploite comme les anciens maîtres d’esclaves.» Beaucoup de ces réfugiés ne retrouveront jamais leurs maisons.Elles ont été brûlées, sauvagement détruites, à Cabanas, Jésus, Morazan, Chalatenango par les militaires engagées dans la chasse au gauchiste et à la guerilla.camp de tentes.Près de 3,000 réfugiés entassés sous deux-cents tentes oranges qui boivent la chaleur comme des capteurs solaires ; 7,000 autres réfugiés sont dispersés dans les hameaux de la région, parfois jusqu’à trois familles sous un même toit.Le Honduras et le Salvador sont de vieux ennemis, et personne n’a oublié la guerre de 1968 qualifiée ironiquement de «guerre du football».«Il existe pourtant une étonannte solidarité, raconte une jeune Française, Chantal Tremoy, venue au Honduras faire son apprentissage de médecin».Le niveau de vie des Honduriens dans cette région de l’État du Lempira, frontière avec le Salvador, n’est pas plus reluisant que celui des Salvadoriens installés de l’autre côté du Rio Lempa.Tous des paysans misérables, un peu plus tout de même au Salvador qui n'a pas connu la grande réforme agraire pratiquée il y a une dizaine d'années au Honduras et où les militaires au pouvoir depuis près de 50 ans ne paraissent pas disposés, comme au Honduras qui se prépare aux élections du 29 novembre, à passer totalement le pouvoir aux civils.Napoléon Duarte est le seul civil dans la junte civilo-militaire au pouvoir au Salvador.Mais le Honduras, où la guerrilla, semble-t-il, en est encore à ses balbutiements, craint que Tincendie qui consume le Salvador ne soit communicatif.Entre paysans assujetties au pouvoir militaire Vi' \e ' o0! eV et à la misère, les frontières sont vite franchies cependant.Dans le petit hôpital de fortune installé dans Tune des maisons du village depuis Taffluence de réfugiés, une jeune Hondurienne accouche de son neuvième enfant.Tous ces médecins qui s’intéressent à son sort et discutent à savoir s’il faut accélérer l’accouchement, c’est un luxe (si luxe il y a dans les circonstances) qu’elle n’a jamais connu! Pour ne pas provoquer de frictions inutiles, les différents organismes internationaux qui s’occupent des milliers de réfugiés salvadoriens tout au long de la frontière de 150 km, séparant le Honduras et le Salvador, prennent aussi soin des Honduriens vivant dans la région, dispersés dans les aldeas, les hameaux perdus dans les montagnes.«Ce sont du reste les Honduriens qui ont été les premiers à accueillir les réfugiés salvadoriens, avant que les organismes internationaux s’en occupent.Et pourtant, le niveau de vie des deux communautés est le même, tout aussi précaire», dit Chantal Trémoy.«Durant la saison des pluies, la situation a empiré, signale une autre jeune infirmière française, Odile Veerpradt.On a vu apparaître toutes les maladies liées S l'humidité.Mais qu’est-ce qu’on peut faire?Leur donner à manger, un toit, un minimum de soins, et comprendre leur problème, comprendre surtout que la seule chose qu'ils veulent vraiment, c’est rentrer chez eux».m ^ , Université de Montréal Faculté des arts et des sciences Département de science politique Le Département de science politique et la Société québécoise de science politique vous invite à un débat “Québec: coupures budgétaires, fin de l’état social-démocrate?” Ce débat, qui portera sur la situation financière du Québec et des dépenses publiques, et les conséquences sur le consensus social et le rôle social et économique des états modernes, réunira M.Bernard Landry, ministre d'état au Développement économique M.Gérard Bergeron, politicologue, Université Laval M.André Blais, politicologue.Université de Montréal M.Claude Forget, député, critique financier du parti Libéral du Québec M.Raymond Laliberté, politicologue.Université Laval M.Marc Laurendeau animera cette rencontre qui aura lieu le mardi 3 novembre 1981 à 19:30 à la salle H-0245 Pavillon 3200.rue Jean-Brillant Université de Montréal Coût; adultes 3,50 $ étudiants 2,00 $ \ xef^ ^r!0/4 7% 7 Va — Va CostainLtd 1100 $8'% 8'% 8’% — % Courvan 2500 50 43 43 + 1 Craigmt 2600 210 200 200 Alcan monte à $25 Après la baisse de la veille, le marché a tenu le coup hier, six de ses onze secteurs ayant progressé L'indice composé a terminé la semaine sur une petite hausse de 0.85 point pour se hisser à 298 31 Le volume a augmenté, 580,963 actions ayant changé de mains au lieu de 529,340 le jour précédent Les pétroles montent de 5 56 à 548 01, les services publics de 1.71 à 218 09 et les industrielles de 0.81 à 314.92, tandis que les papetières reculaient de 6 49 à 175.29 et les bancaires de 1 06 à 345.28 Dome Pete, vedettes des valeurs industrielles, marquait un gain de 3-4 à $14 1-4.Au total, les pertes l’ont cependant emporté sur les gains par 62 à 45 et 38 valeurs étaient inchangées Northern Telecom a gagne 2 1-8 à $54 3-8, Alcan 7-8 à $24 7-8, Falconbridge Copper Corp.1-2 à $10 5-8, Dome Pete 3-8 à $14 1-4, Imperial Oil A 3-8 a $26 1-8.Bell 1-4 à $18 et Gulf 14 à $19 1-8 BP Canada a cédé 1 5-8 à $34 3-8, Dominion Textile 7-8 à $14 3-4, Kiena 1-2 à $17, Seagram Corp.1-4 à $64 1-2 et Dome Mines 1-8 à $20 1-2, alors que Steinberg A a conservé sa position à $30 1-2.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Ventes Haut Ba* 1 Perm Ch.Alcan 9277 $24% 24% 24%+ % Amcalnt 500 $19% 19% 19% - '% Asbestos 100 $36'% 36'% 36'%-1 BPCan 6400 $34'% 33% 34%-1% BqueMtl 4465 $24% 23% 24%+ % BankNS 700 $25% 25'/4 25%+ % BEpargn 1850 $12% 12 12%+ % BqueNat 8815 $9% 9% 9% BqRoyale 2129 $25% 25% 25% - '/4 BelICan 18713 $18 17% 18 + Va BombA 200 $12'% 12'% 12'%- '% BrConOil 5000 16 16 16 +1 .CIIT Inc 475 $7'/4 7 Va 7%+ Va Cad Frvw 1600 $11 11 11 -6 CdaCem 400 $10% 10% 10% - '% C lmp Bk 1050 $29 28'% 28'% — % ‘ClmpprB 700 $22% 22'4 22'/4 — % CP Ltd 4730 $38% 37'% 38%+1% C Tire A 2230 $33 33 33 + '% CarlOk 200 480 480 480 .Cassidys 1500 425 425 425 -5 Celanese 1060 $9'/4 9'/4 9'/4- % .Chrysler 600 485 475 475 -75 Cominco 125 $45 45 45 -3% .Comterm 7000 275 270 270 -5 ,C Bath A 3300 $17% 16% 17%+ % .DomeCda 5900 $6'/4 5% 6%+ % pomeMns 2300 $20'% 20'% 20'%- Va Dome Pet 46535 $14% 14 14'/4+ % .DomePrA 10000 $12'/4 12'/4 12'/4+ '% Pomtex 17504 $15% 14% 14% - % Pomtar 4275 $21% 21 V% 21% - /4 Vanta* Haut Ba* Farm Lochiel A 204 156 156 156 LochielB 16900 150 Lochiel9p 300 $7 Lumonics 1900 $13 124% 12%+ '% Lynx Can 7000 133 125 133 +11 4600 60 300 $11 200 $6 MSR Exp 41180 $124% 114% 114%- 4% MSZRes 4440 210 202 210 + 7 MSZResw zlO 36 36 36 MTSInter 2000 170 165 165 — 5 AAclanHX 902 $94% 9'% 94%+ '/% MclanHY 800 $94% 9'% 94%+ '/* MB Ltd 317700 $22 20 21'%- '% Mcmiln200 238 $18'/* 18'/e IS'/e- 4% Mcmiln208 3733 $154% 15'% 154%+ 4% Macques’ Maislin l MajstcW Malartic 5200 330 325 2000 36 1750 275 275 Mrtme El 1200 $13 Maritime 400 $18 172 $6 200 400 ; 200 $10 MarkWrk 900 460 Mascan 100 $7 MascanlO z40 $9 Mass Fer 13070 250 50 60 +10 11 11 + Vi 57/a 57/e — 4% Mas F A Mas F B Matchan Maynard Mc Adam McPhar Melcor Mentor 2476 $8'/a 2550 $84% 3000 46 1000 390 1300 30 2000 170 100 $15'/% 1600 $54% Mer la E 249354 $9'% 8'/a Merlandp 12500 $21', Meston 600 435 MexLP 305 250 Minrl Res 4600 183 Minorcop 275 $40 MitelCorp 21891 $377/e 36'% 37'%+1'/e MoffatA 300 $17'% 17'/% 17>/%- '/a Mol son A 301 $244% 244% 244%- 4% MonencoA 5200 $14 11 14 292 305 + 5 175 175 -15 i 5'% 5'% 325 325 36 36 + 1 275 275 ! 13'% 13'% 18 18 i 6% 6% - % 400 400 ! 10'% 10'% - % 450 450 -10 7 7 - Va ! 9% 9% 240 240 - 5 : 8 8 Ve 8 Va 8 Va + Va 43 46 + 6 390 390 30 30 + 2 170 170 + 20 15% 15% 5% 5% - Va 15% 15% - Va 8% 9 + % 20'% 20% + % 425 435 - 5 250 250 -25 178 178 + 1 40 40 + '% Ch Odyssey Okan Ap Omega Onaping '% Vanta* Haut Bas Farm.OcelotB 29450 $294% 28'% 284% 1700 440 425 440 100 $6 6 6 6050 $87/a 84% 84%+ '/a ._ 8000 $5'/a 490 5 Onyx Pete 700 $74% 7'% 7'%- '/4 OshawaA 7260 $12’% 124% 124%- '% PacCoper 5950 245 220 245 +17 PagePet 200 $184% 184% 184%+ 7/a PagurianA 4400 380 365 365 —10 Pgrn w 1066 58 58 58 +2 PalomaP 9700 470 465 470 +10 Pamour 308 $67/a 67/a 67/a — Va PanCanaA 500 $5'/a 5'/a 5'/a- Va PanCanaB 100 450 450 450 - 25 PanCentr 300 182 182 182 + 7 PanCanP 15662 $68 67 68 PangoGld 1500 45 Parlake 9500 72 Pembina .500 $8'% 45 68 8 45 - 5 72+3 Penn West 11300 103 100 103 8'%+ '% 5864 72 71 71 Mtl Trust Moore Morisn Mt Jamie 100 $21 Va 21 Va 217/a-4503 $354% 35'/a 354% 1200 235 235 235 2650 42 42 42 Murphy 1500 $22 21'% 21'% N B Cook 1100 355 340 355 +30 NBUMine 11200 430 420 420 + 5 NSRRes 18500 47 42 45 +2 Nat Bk Can 1695 $94% 94% 93/a NatBkcv NatPete NatTrust Neomar 890 $22’% 22'% 22'% 6500 94 91 91 - 200 $19 19 19 1442 210 200 210 Nearctic 21950 340 265 330 +60 N B Tel NBTel 1.85 132 $13 NKelore 13000 49 N ProvidD 2500 25 275 $157/a 154% 153/a- 13 48 25 13 49 25 + 4 N Que Ragl 100 330 330 330 +20 N YorkOil 5400 195 170 195 +10 NfldLPA 660 $18'% 174% 18'/%+ Va NfldTel 1708 $8'/a 8 8'/a NfldTe885 z50 $114% 114% 113/a Newnor NickOffset 3300 120 Nick Rim 2000 20 NomaA NomaB NorAcme 1500 155 Noranda 65325 $20 Nor8'% Norbaska 1000 47 Norcen NorcenB Norcn288 NCOils NorCt260p 100 $17 NorCt785p Nor Tel Northgat Northld Northstar Nthumber 2000 90 NWUtilp NovaAltA NovaGp NovaHp NovaJp Nova K p NowscoW Nu-Wst A 14270 $7 Nu-WstC Nu-WstBp Nu-Wst8p Numac Oakwood Obrien 12'% 12 12 - 1 120 118 120 + 8 20 20 20 + 2 470 470 470 480 480 480 155 150 150 + 5 $20 19% 19% — Va $82'% 81 82'% 47 47 47 + 1 $26% 26 26 $23'% 23'% 23'% $46% 46% 46% $23% 23% 23%+ Va $17 17 17 + Va $12'% 12'% 12'% $54% 52’% 54 + 1% $7% 7 Va 7%+ % 35'% 35'% 35'%+ Va 275 270 275 - 1 90 90 90 - 5 $32 32 32 + 2 $8% 8% 8'%+ Va $16% 16 16 $13% 13% 13% $35% 35 35%+ '% $22'% 22 Va 22% - Va $18% 18% 18% $7 6 Va 7 + % $5% 5'% 5’% $11% 11% 11% $12% 12 Va 12'% $30'% 30'% 30'% $18 18 18 - Va 180 165 180 + 15 Pen WA Pennant PJewIA PetroSun 5900 165 150 150 - 5 6100 130 127 127 + 6 600 $11 11 11 - '% Petrol 1800 $6 Va PeteRyltA 2500 205 205 205 -15 Petrotech 1200 430 425 425 - 5 PhillipsCb 1300 $18'% 17Va 18’% + !'% Phonix Oil 1200 $10'/% 9% 10Va + 4% PhnxOilw 300 315 315 315 +15 Pine Point 2800 $40'/a 394% 40 Place G Placer Poco Plysr840 1600 104 101 101 - 4 14 - '% Pominex 5000 40 PopShops 6100 28 11300 $144% 14 200 145 145 145 800 $24 24 24 40 40 25 25 PowrCorp 5950 $15% 15'% 15'%— '% PowC2.375 150 $24'% 24'% 24'% Precamb 8600 $5'% 5 5'%+ Va Provigo 100 $9'% 9'% 9'%— % QMGHIdg 3600 $8Va 8 8'/a+ Va QasarPet 1300 290 285 290 +5 QueSturg 3950 310 295 310 + 5 Que Tel 233 $16'% 16'% 16'%- '% Ram 900 $73% 7'% 7'%- Va Rambler 34625 270 250 270 +20 Rnchmn A 2300 490 485 485 - 5 Rnchmnp 200 $15% 15% 15% Ranger 72135 $10'% lO'/e 10%+ '% Rayrock 3800 390 380 380 RealCapA 500 325 325 325 Redpath 500 $134% 133% 134% Redstone 9700 70 60 68 +8 R Sth A 11700 $104% 103% 104% Reichhold 1160 $74% 7'% 73% 100 $10 100 $7 10 7 23 6'% 10 7 - Va 23 - Va 7 147 106 + 2 Reichlstp Reichl0'% ReitmanA 100 $23 Revelstk 300 $7 RevnPrpA 11,5 147 145 RevnPrpB 2299 106 106 RileysD 1000 152 152 152 -13 RioAlgom 8326 $35Va 35 35 - Va Rio580pr 165 $38'% 38'% 38'%- '% RioAlto 2000 205 200 205 +15 R Little 200 205 205 205 - 5 RogersA 76 5 $8'% 8% 8'%- Vf RogersB 4850 $84% 8'% 84%+ Va Roman 2850 $10'% 94% 94% - Va Ronyx Cor 500 $5% 5'% 5'%- % Rothman 200 $20 19'% 20 + '% RothmAp z25 $544% 544% 544% Rothm2p 100 $9 Va 9 Va 9'% Roxy Pet 6400 350 340 350 - 5 Royal Bnk 14599 $26 25% 253% + Va Ry Bk 1.88 15400 $14 RyTrscoA 2540 $14 R Te A p 200 $20 13 Va 13 Va + % 13Va 13Va- Va 20 20 -1 Ruprtlnd 1200 430 430 430 -20 St Fabien 17000 33 SandwellA 500 $10 32 10 32 Scarboro 3800 260 240 260 10 10 + '% 10 Sce7tre 8967 $10% 10 10 - '% Sceptrepr 100 $16'% 16'% 16'%+ '% Scintilore 16300 315 300 315 +15 Scot Paper 1900 $18’% 18% 18'%- % Scot York 1200 315 300 315 + 5 Scotts z5 $6'% 6'% 6'% Scurry R n zl30 $43 414% 43 Seagram 72591 $64% 64 64 — Va Seaward 39700 123 101 123 +23 SelkirkA Shawlnd ShelICan Shelter Sigma Silverton Silverwd A SSearsA SSearsB SklarM SkyeRes SobeysA 2500 4502 1300 5700 z5Q 2000 835 5300 Sobeys9p Sogepet Southm Spar Aero SparAerop Spar w Spooner StBrodcst Stand IA 300 Stanford 1100 Steep R 550 StelcoA 55970 StelcoCp 1300 StelcoDp 600 StrandOG 2700 Strhcona 3400 SudCont 17100 SulpetroB 3846 Sulivan z50 Sunbrst E Suncorpr Systmhs A Teck Cor A Teck Cor B 9602 Tectonic 6600 Tectonicw 2300 Temag 4500 TexCan 11520 ThdCGInv 347 ThdCGIp 150 ThomNA z 34 Tintina 1900 Toromont 1300 Tor Dm Bk 33588 TDBk 1.835 300 TDBkC 1000 Tor Sun 16598 TorstarB 200 Total Pet Total PAp TradersA TradersSp Tr 10'% TrCanRes 1 TrC R p TrnsMt TrnsWst TrAlt A TrAlta4 TrAlta4'% TrAlta2.36 TrAlta84% TrAlta 1.40 TrAltal2 TrCanPL TrP 4.50 p TrPIstp TrP 1st E Trpcfic 1 Tricentrol Trimac Trc 9.12 TrinityRes Turbo 3 Turbosp Turbo 10'% TwinRB UlsterPet 2 Ultramar UnicanS Unico A Unie w UnCarbid UnionGas UnAsbstos UCanso UKeno Un Reef P U Siscoe UnWburn UW OG VSServ VerstICIA VerstICIB VerstICorp Verstl wf2 Vestgron Villcentre 300 1000 4900 500 1000 z34 1000 1105 $15 15 15 90 89 90 + 5 $33 33 33 $6% 6% 6% — % $12% 12% 12% + % 120 120 120 + 5 75 75 75 - 2 $9% 9% 9% $11’% 11'% 11’% - % 360 325 335 -10 435 425 425 + 5 $30% 30% 30'% — Va $23% 23% 23% - Va $21'% 21’% 2l'% + Va $5% 5 5'% + '% 64 64 64 + 4 365 310 350 +65 $17'% 17% 17'% 290 290 290 28'% 28'% 28 Va -2'% $23% 23% 23% $9 8% 9 + % $10 Va 10 Va 10Va - Va $10% 10 10 Va - Va 255 240 255 +20 100 95 100 + 5 260 250 255 + 5 $30 29 29% + % $19 19 19 $22'% 22’% 22'% —1’% $20 Va 20'% 20 Va 125 125 125 $7% 7'% 7'% - Va $30 Va 29% 30 Va $13% 13% 13% + Va $20% 20% 20% — Va $8% 8% 8% $10 10 10 190 190 190 $13 Va 13'% 137% + % $25% 25'% 25% + % $8% 8% 8% + Va $14 14 14 $6% 6% 6% + Va 245 233 235 $12 12 12 $8% 8 8% - Va $18% 18 18% + % $16 15% 16 + Va $35% 35% 35% + % $40'% 40'% 40'% $17 17 17 $61 60 61 $16% 15 Ve 16% + Va $23'% 23’% 23'% + 1'% $19% 19% 19'% $40% 40% 40% - 3/4 $44'% 44 44 $42 41% 42 415 390 415 + 10 $11 11 11 + % $10 9 Va 9'% + % $18'% 18'% 18'% - 1 $13% 13% 13% + Ve 480 450 455 -20 480 475 475 -25 $15 14'% 15 295 295 295 - 5 265 257 264 + 9 $11 10'% 10% + Va 325 325 325 -25 $5 5 5 - Va 20 20 20 $16 16 16 + % $8 Va 8% 8% - Va $8 Va 8% 8 Va - Va $14% 14 14% — Va $18 17 17 - 2 28 28 28 + 1 $7 Va 7% 7 Va $)2 12 12 + 1 Va 90 90 90 - 5 $8% 8% 8% $13 12 Va 13 + Va $13 13 13 $10 97% 10 + Va $11 10 Ve 11 + Va 1000 $20% 20% 20% - Va 900 400 390 400 +10 Vulcan Ind 3550 $84% 8'% 8'%+ % Walker R 62542 $21'% 20Va 21 - % Walker9 205 $277/a 277/a 27Va- Va Walker7'% 3850 $20'% 20 20'%- Va Wardair 1850 $54% 5'% 5'%- Va Warren 10250 133 125 133 + 2 Wrintn 43200 103 100 100 - 1 Weldwod 2100 $20% 20'/8 20'% Wstburne 7300 $26'% 25% 254%+ Va WcoastPt 650 $173% 17'% 17%+ '% W Pet A p 140 $35 35 35 +14% WcoastT 6585 $11% 11'% 11%- Va Westfield 1100 130 125 125 - 5 Westfort 4500 165 160 165 Wesgroth 2700 175 170 175 Westmin 500 $7'% 7'% 7'%- Va Westminp 1300 $17 16’% 164%+ '% Westmntr 2400 175 175 175 + 5 Weston z35 $32% 32% 32% 3900 $10 10 10 - Va Wstnôpr 100 $48 48 48-4 500 $10 Va 10 Va 10'%- % WhimCrek 500 80 80 80 4384 $21% 21 21 - Va Whonok A.23727 $8% 8% 8% — Va 800 300 300 300 Wilanour z39 455 455 455 100 $6 Va 6’% 6'% Wilco 3000 36 34 36+4 1856 $8 Va 8% 8% Willroy 1300 $6% 6% 6% + Va 500 $18 18 18 + 1 Woodwd A 305 $13'% 13% 13% - % 200 $12 11 12 YkBear 3495 $5 Ve 5'% 5 Va + % 500 205 205 205 - 5 Y Rusel9% 650 $13 13 13 100 $12'% 12 Va 12'% Y Rusel 170 350 $10% 10 10 - % 670 $6 6 6 Zephyr 500 200 200 200 300 $6 6 6 Trust Units 600 $5 5 5 BBCRun 500 $12% 12% 12% 465 $8 Va 8% 8'%+ Va CPermun 500 $6 Va 6'% 6 Va — % 100 $8% 8% 8% — % C Realty u 1200 410 405 405 - 5 Plus 19.5 points Une déclaration de l'économiste Henry Kaufman, au lendemain d'une baisse sensible des taux d'intérêt hors banque à court terme et du taux d'intérêt de base bancaire, a déclenché une forte reprise hier à Wall Street.L'indice des industrielles a clôturé à 852.45 en hausse de 19.51 points.Quelque 58 millions d'actions ont été traitées.M.Kaufman a déclaré que la récession et l’accroissement plus lent que prévu de la masse monétaire semblaient devoir permettre à la Réserve fédérale de relâcher le crédit, ce qui ferait rapidement perdre deux points de pourcentage au «prime rate».Bien que M.Kaufman n’ait donné aucune indication que son opinion pessimiste de longue date et maintes fois réitérée au sujet des taux d'intérêt à long terme avait changé, un tel commentaire de sa part ne pouvait manquer de provoquer une réaction à la Bourse, ont estimé les courtiers.En clôture, le nombre des hausses dépasse celui des baisses: 1,205 contre 365 et 330 titres sont inchangés.Cities Service a gagné 4 3-8 à $48 3-8.Schlumberger a monté de 3-8 à $57 Honeywell a clôturé à $83 1-8 en hausse de 2 3-4.Western Union a cédé 7-8 à $31 3-4.United Technologie a perdu 3-4 à $45 American Brands a clôturé à $7 3-4 en baisse de 1-4 Parmi les valeurs canadiennes, Ashland Oil gagne 2 1-2 à $32 1-2, Canadian Pacific 1 1-8 à $32 1-8 et Alcan 3-4 à $20 1-4, Seagram Co perd 3-8 à $53 1-2.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vante* Haut Ba* F*rm.Ch.Ventes Haut Ba* Ferm.Ch ACF 11 100 37 36% 36%+ % DenMf 7 21 21% 21% 21 %- % AM Intl 889 5 4% 5 + % Dexter 9 5 24% 24 Va 24% .ASALtd 181 50% 50 50%+ % Digital 14 1248 98% 94% 98%+3% Alcan 5x874 20% 19% 20’/4+ % Disney 14 1070 53 si % 52%+1 % AlIgCp 8 110 45 43% 45 +1% Dr Pepp 9 709 13% 13% 13%— % Alg Int 8 100 33% 33 33%+ % Dome 417 17% 16% 17%+ % AliisCh 101317 15'% 15 15%— % Dorsey 6 54 16% d!6% 16% Alcoa 5 x1104 24% 23% 24%+ % Dow Ch 7 1898 25% 24% 25%+1 % Amax 10 2656 46 Va 42% 46%+4% Dravo 9 476 16% d15% 16 Va— % Am Hess 8 2210 25 22% 24%+2% Dresr 9 1240 34% 33% 34%+ % AmAir 26 2258 13% 12% 13%+ % duPont 8 4456 40% 37% 40%+2% ABrnd 6 140 38% 37% 37% — % EGG 17 140 38% 37% 38%+ % AmCan 9 729 35% 33% 35 %+2 % EasKod 8 2642 65 Va 63% 65%+1% ACyan 7 638 26% 26 26%+ % Eaton 10 302 31 30% 30% AmEIPw 8 1758 16% 16% 16%+ % ElPaso 10111 25% 24% 25 Am Exp 8 2021 45% 43% 45'/4 + l% EIMeMg 97 29 3% 3% 3% A Home 12 9350 u37>/% 35% 36%+ % Esmrk 9 33 52% 51% 52%+ % AmMot 340 2% 2% 2% Ethyl 5 76 23% 23% 23%+ % AmStd 5 228 28'% 28 28%+ % ExCel 6 34 23% 23 23%- % ATT 7 5798 59% 57% 59%+2 Exxon 4 6829 30% 30% 30% - % Ampin 15 533 51% 49 Va 51 +1% FMCCp 7 140 26% 25% 25V*— % Armco S 5 x1220 25% d24% 25%+ % Falrchd 3 204 13’% 12% 13 + % Arm Win 6x113 14% 14% 14%+ % Firestn 6 251 9% 9% 9%— % Asarco 14 710 26% d25% 26 - % Fluor CD 11 865 29 28 Va 28%+ % Atl Rich 8 x3022 48'a 46% 48%+1 % Ford 1649 16% 15% 16%+ % AvcoCp 5 381 21% 19% 21%+2 FoxPro 12 50 48% 47% 48%+ % Avnet 13 109 50% 49 50'/4 + 1% Fruehf 7 122 21% d21% 21 %- % Avon 8 772 33% 32% 32% Gn Dyn 9 1628 26% 24% 26%+1 % Bkr Int 13 1093 39% 38% 39%+ % GenEI 81632 54% 53% 54%+1 % BaxtT 16 555 62% 61% 62%+ % GnFood 6 381 31 30% 30%+ % Bec km 16 146 28% 27% 28%+ % G Inst 17 1308 u45% 42% 45%+3% Bel How 7 51 17% 16% 17%+ % GnMills 9 1021 37% 36% 37%+ % BelICan 55 15% 14% 15%+ % GnMot 146 6812 36% 35% 36%+ % Benfl Cp 7 304 20% 19% 20%+ % Gn Port 19 269 43% 42% 43 - % BethStl 4 1183 21 20% 20% GPU 19 471 5% 5% 5%+ % Black D 8 418 15% 14% 15' 4 GTE 8 2770 u33% 32% 33%+ % Boeing 5 3544 26% 25% 26 - % GnTire b 8 611 25% 24% 25%+ % Bois Cas 7 260 33 31% 32%+ % Ga Pac 10 x2426 18% 17% 18%+ % Borden 5x140 28 27 28 + % Gillette 10 1078 29% 28% 29 BorgW 7 61 48'% 47% 48%+ % GlobM 101329 22 Va 21% 22%+ % BosEd 5 70 23 22% 23 + % Goodrçh 5 199 19% 19 Va 19%+ % BristM 12 758 55% 54% 55%+ % Goodyr 9 929 17% 16% 17%+1 BritPt 3 158 23% 21% 23 +1 Gould 12 931 27 26% 27 + % Brnswk 8 952 21% 19% 21%+1% Gt AP 1650 4 3% 4 + % BucyEr 8 318 15 14% 15 Greyh 5 383 15% 15% 15%+ % Burl Ind 6 580 26% 26 26%+ % Gulf Oil 6 x2742 35% 35 35%+1 % Burrgh 8 2230 29% 28% 28%+ % Halbrtn 12 1256 57% 55% 57 +1% CBS 8 298 54 53 54 Hart SM 7 276 20% 20% 20% — % CPC 8 157 33% 33% 33%+ % Hecla 8 122 11% 11% 11% CSX 7 1246 55% 54% 55%+ % Heinz 7 469 27% 26% 27% Callahn 11 74 13% 13% 13%— % Hercul 7 229 20 Va 20% 20% Camp RL 112 15 14% 15 + % Heublin 7 462 32% 31 31%+ % CamSp 7 21 27% 26% 26% Hewl P 19 2798 45% 44% 45%+1% Cdn Pac 91 32% 31% 32%+1 % HiVolt 11 50 8% 8% 8%+ % CapCIt 13 740 76% 75 76%+2 Hldyln 8 821 28% 27% 28%+ % Carling 106 4% 3% 4 - % Homstk 18 466 43% d42% 42%— % Catrpf 7 386 50% 49% 50%+ % Honwll 7 775 83% 80% 83%+2% Celanse 6 146 56% 54% 56% + 2% Houslnt 7 391 14% 14% 14%+ % Chase 6 1730 54% 54 54% - % HuntCh 31 27 9% 9% 9%+ % ChrlsCft 26 14 32% 31% 32 + % IC Ind 5 221 32% 31% 32%+ % Chryslr 1189 4% 3% 4%+ % INACp 7 591 45% 44 45%+1 % Cltlcrp 7 22751 25% 23% 25%+1 % IU Int 4 106 13% 12% 13 + V* Cities Sv 12 4123 48% 44 48%+4% INCO 586 13% 12% 13%+ % Clark Eq 8 22 29% 29% 29% - % Ingr R 7 109 59% 59 59%+ % Clorox 6 545 10% 10% 10%+ % Infrlk 4 21 35% 35% 35%- % Coca Col 10 843 36% 36% 36%+ % IBM 9 8724 51% 49% 51%+2% ColgPal 8 1421 15% 15 15%+ % intFlav 13 331 20% 20% 20% Col Gas 6 174 29% 28% 29%+1 IntHarv 413 530 8% 8 8%+ % Col Pic 9 430 42% 39% 42%+2% Int Pap 6 1053 38% d37W 38%+ % CmbEn 9 194 36% 35% 36%+1 Int TT 5 2340 27% 26% 27 + % Comsat 11 SI 57 56% 57 + % ipcoCp 10 44 4% 4% 4% Con Ed 5 S21u32% 32 32%+ % itekCp 18 138 25% 24 25%+1 % CntICp 5 213 25% 25% 25%+ % jhn Man 101792 15 14% 15 + % CntIGrp 4 568 35% 34% 35 - % JoyMf 8 78 33% 33% 33%— % CtlData 9 1149 77% 74% 77 +2% K Mart 8 3682 17 16% 16%+ % Coopr 1 9 727 50% 48% 50 +1 Kellogg 9 115 22% 22% 22%+ % Copw Cp 7 15 43% 41% 43%+1% Kerr M 10 914 74% 71 74%+3% Crane 7 37 34% 34 34% + 1% Kroehlr 49 9% 9% 9%+ % CrnCk 7 280 26% 26% 26%+ % LTV 67t 31233 17% 16% 17 + % CrZell 10 914 26 25% 26 + % LTV pf 1 1 18% 18% 18%+1% CurtW 4 24 41% 41% 41% Lear Sg 7 228 34 33% 33% — % DartKft 7 501 48% 48 48%+ % Litton 8 491 58% 57% 58%+1% Data G 14 859 53% 52% 53H+3% Lockhd 91213 41% 40% 41%+ % Data T 152 7% 7 7H+ % Loews 5 48 87% 86% 87%+ % Deere 9 763 33% 32% 33%+1% Lubrtl 11 198 21% 21% 21%- % V«nf«* Haut Ba* Farm.Ch.LuckyS 6 527 12% 12% 12%+ % MCA Inc 8 283 40% 39% 39%+ Va Mar Oil 11 880 67 Va 65 67%+3% MrshM 12 253 35 Va 34% 35%+1 % MrshF 7 104 16 Va 15% 16 + Va MartM 7 292 36% 35% 36%+ % Masco 12 317 38 Va 37% 38%+ Va Massey 163 2 Va 2 2 Va MasCp 41 16% 16 Va 16%+ Va Maytag 9 13 25 24% 25 + Va McDnld 11 1495 70 68 Va 70 +2% McDn D 9 268 31% 30 Va 31%+1% McGrH 13 135 49% 48% 49%+1 % Mc Int 58 28 27Va 27 Va Merck 15 1920 79% 78 79%+1 % Merr Lyn 7 1190 37% 36% 36%+ % MGMFI 13 511 6% 6 Va 6% Mid Ros 7 30 18% 18 Va 18%— Va MMM 10 1353 49% 48% 49%+1 % Mitel 686 31 Va 30 Va 31%+ % Mobil 25 3465 26 Va 25% 26 - Va MoblH 54 3% 3 3Va+ Va Mohasc 11 160 12 Va 12% 12 Va Monsan 8 633 63 Va 62% 63%+ % Motrola 12 1842 70% 66% 70 +1% NCR 5 719 45 43% 44%+ % NL Ind 11 943 43% 42 43%+1% NabscB 8 726 29% 29 29%+ % NatDist 7 256 23 Va 23% 23%+ % NatGyp 7 285 19% 19 19%- % Nia MP 6 1242 11% 11% 11%+ % Norflk W 6x398 49 Va 48% 49%+ % Nor Tel 48 1099 45% 43% 45 +1 Nthgate 4 6 5 Va 5%— % Northrp 14 54 44 Va 44 Va 44% - Va NorSim 7 X2781 16% 15Ve 16 + Va Nucor 10 544 53 52 Va 53 - Va Occ Pet 3 1150 24% 23% 24%+ % OutbM 5 123 15% 15 15%+ Va PanAm 834 2 Va 2% 2%+ Ve PrkDrl 7 1029 20% 20% 20% Penney 6 265 28% 27% 28% Pennzol 10 3996 46 43% 45%+2% PepsiCo 11 444 37 Va 37% 37%+ % PerkEl 14 902 25Va 23% 25 +1% Pfizer 16 1245 45 Va 44% 45%+ % PhelpD 8 269 33 32% 33 + % Phibro 5 831 29 Va 27% 29%+1 % Phil Mr 10 1027 52 51 52 + % Phil Pet 6 x2702 41% 39% 41 Va+1% Pier 1 5 14 3% 3% 3% Pitney B 6 375 23 22% 23 + % Pittstn 46 813 26% 25 Va 26%+ % Polaroid 11 1096 21 Va 20 Va 2!%+1 ProctG 9 1349 u78Va 76% 78%+1 % QuakO 7 212 34% 34% 34%+ Va RCA 66 1509 17% 16 Va 17%+ Va Rais Pur 7 1395 11% 11% 11% Raymd 1 8 69 18% d!8 18%+ Va ReadB 9 793 26’/a 24 Va 26 +1 Va RelGp 6 48 85% 84% 85%+ % RepStl 2 202 24% 24% 24% Revlon 6 1385 30 29 Va 29%+ % RchVck 8 421 26% 25% 26%+ % RiegelT 5 16 22 21% 22 + Va Robins 10 266 11% 11% 11% Rockwl 8 862 31 Va 30% 30 Va RoylD 5 2033 34% 32% 34%+1% RyderS 9 408 33% 33% 33 Va SCM 5 425 24Va 23% 24%+ % Safeway 6 337 25 24% 24% St Reg P 6 381 31% 30% 31%+ % Sanders 16 203 42% 42% 42% SFelnt 14 7210 44 Va 44 44 Schr Plo 8x560 26% d25% 26 + % Schlmb 133129 57% 53% 57 Va+3% Scott P 6 303 16 Va 15 Va 16%+ % Seagrm 6 1978 53% 53% 53 Va— % SearleG 21 346 33 Va 32% 33%+ % Sears 8 2591 16% 16% 16%+ Va Sedco 17 3873 36% 31% 36%+5% Shell Oil 8 665 44 42% 43% +1% Singer 6 681 15 Va 14% 15%+1 Skyline 26 80 15% 15 15%+ Va SmithA 3 12 12% 12% 12% Sou Pac 6 173 38% 38 38%+ % Spartn 7 14 15% 15 15%+ % Sperry 6 753 32% 31% 32%+ % Squibb 12 2682 29 Va 28% 28Va- % StOilCI 6x1497 42% 41% 42%+1 % StOInd 8 x3645 51 48% 50%+2% StdOIIO 5 1190 43 Va 41% 43% +1 % Steego 8 14 3% 3% 3% Sterl Dg 11 1275 22% 21% 22%— % Steven J 291 15 Va 14% 15%+1% StorTe 18 5216 u39% 38% 39% +1% SunCo 7 767 39% 37% 39% +1% SunMn 98 10% 10% 10% Supr O 12 x3270 36% 34% 36%+ 2% Syntex 11 542 59% 57% 59%+IVa Taft Brd 10 17 30% 29% 30%+ Va Tchclr 4 166 14%d13% 13»%- % Teldyn 8 586 153% 149% 152%+3% Tenneco 6 4976 32% 30% 31%—1% Texaco 4 3476 32% 31% 32%+ % Tex Inst 15 687 82% 80% 82 +1% TxOGas 18 1460 36% 35% 36%+ % Textron 10 669 26 25% 25»%+ % Thlokl 10 47 30% 29% 30%+ % Timel 16 237 35% 35 35% Timkn 7 54 59 58% 59 + % TW Cp 11 264 17% 16% 17%+ »% TWCpf 2 3 14% 14% 14%+ % Transm 7 960 24% 24% 24%+ % UCamp 7 185 47% 47% 47%— % Un Carb 5x514 47% 46% 47%+1% US Gyps 7 73 33 31»% 33 +1% US Steel 2 x2333 28 26% 28 +1 UnTech 6 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Group Amer Grwth 9,99 Cdn Gt Enay 7 74 Cdn Sec Gth 10.96 Cdn Trusteed 3 5î Corp Invest 7.14 Corp Inv stk 4.20 Gwth Equity 5.20 Japon 5.30 nMMF19.07p!0.00 OptlonEquity4 77 Special 540 Bolton Tremblay Cda Cumul 11.95 Income Fund8 85 Internatnl 12,46 Pld Resourc 10 09 Taurus 16.66 Calvin Bullock Gr Acrolund 1.83 «dBanner Fd6.90 «dCIF 5.34 xdCIF IncomB.ÎI Central Group yCam Grwth 6.77 yCompound 9 55 yDIvIdend 9.96 VFund 4000 6,24 ylntl Energy 2.51 ylntl Gwth 6 94 ylntl Income 3 84 yNat Res Gth 6.33 yNorlhn Egy4 72 yRevenu Gth 4.03 yUnlvest 7,11 CSA Mgmt Gr Goldfund 4.16 Goldfund 4 61 Confed Group Dolphin Eqty 5 45 yDolphinMtgS 65 Cundlil Group ySecurlty 8.71 Value 7.36 Dynamic Group ynDyn Amer 6 34 ynDynFundlJ 45 ynDyn Incom4.80 Eaton Bay Group Commwth 6.17 Dividend 4 40 Growth 8.15 Income 3.11 Internatnl 8.30 Viking 8.84 Guaranty Truster ynlnvEquity12.39 ynlnvlncome3.26 ynMortgage 9.44 Guardian Group Enterprise 1.10 Grouped Inc 5 58 Gwth Fund 24.35 North Amer 6.82 Mutual Acu 5.55 STMny20.52p10 4! World Equity 6.61 Investors Group yBond 3 50 yDIvIdend 6 49 yGrowth 1269 ylnternotnl 997 yJapan 14.13 y Mortgage 4 24 yMutual 6.24 yProvIdt Stk 7 93 yRetlremnt 10.67 yJonesHewrd4 33 ManagedGwthS 30 Montreal Truster ynEqulty 20.90 ynlncome 5.72 ynlnternatl 11.31 ynMortgage 8.81 Principal Gr yCollective 12.76 yGrowth 6 10 yVenture 7.21 yBond 2.29 Prudential Gr Growth 8.26 Income 4.13 ySask Dev Fd 3 46 Scotialund Mlg.90 Sterling Group Equity 7,01 yMortgage 4 49 TempletonGthO 59 Trimark Group Trimark 5.11 Trimark Cdn 4 80 United Bond Share RoyFund 1064 RoyFnd Inc 4.37 Universal Group Equity 14.02 Income 3.27 American 5.71 Resource 5.82 Non-Members ynAltemlreFd5,76 Assoc Inv 8 46 Beaucanagx 6.02 Canagex Gr yHypotheq 9,19 yObligatns 7.33 yCapItal Gth 5.61 nCapstone 4 80 ynComCpMtg9.25 Co-op Trust Gr ynCo-opFndl4.11 ynLandmk 14.16 Desjardins Gr yActions 12.59 yHypotheq 3.79 ylnternotnl 10.87 yObligatns 3.23 yQuebec 6.13 nySpec 6.45 Dixon, Krog Gr Dixon, Krog 13.15 Heritage 4 33 Vanguard 14 58 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Western Gwth 5 64 « Le Devoir, samedi 31 octobre 1981 aujour lejour ¦ Chez nous.en Ontario La Chambre de commerce de Montréal se félicitait, hier, dans un communiqué, de la décision du ministre de l’Industrie et du Commerce du Québec de mettre sur pied un comité mixte sur la politique d'achat du gouvernement québécois.Assez curieusement, les deux représentants du monde des affaires montréalais sont les vice- Çrésidents de deux compagnies dont le siège social est à dronto, en Ontario: Northern Telecom et Canadian General Electric.¦ L’Hydro, Dave et Tom Malgré les intentions du gouvernement de puiser dans les profits d’Hydro-Québec, l’image de cette firme se vend bien aux États-Unis comme le montre une page publicitaire paraissant ce mois-ci dans le prestigieux mensuel Institutional Investors.En gros caractères, on peut lire «Hydro-Quebec trusted Dave and Tom» sous la photo de deux hommes devant le barrage de la Mani-couagan.La firme Chas.P.Young vante ainsi ses services d’impression de documents lors d’émissions d’obligations.L’entreprise aura beaucoup de travail au cours des prochaines années si Hydro-Quéoec réalise ses programmes d’emprunts de plusieurs milliards de dollars.¦ La loterie de Vancouver Une étude confidentielle vient de démontrer qu’un investisseur moyen n’a pratiquement aucune chance de gagner en achetant des titres à la Bourse de Vancouver.Le document donne les conclusions d’une étude réparties sur 13 ans jusqu’en 1977.Les compagnies minières n’ont reçu que 51.3% du produit des émissions; les courtiers ont touché 27%, les promoteurs.14% et les vendeurs de propriétés, 7.9%.Les seuls gagnants furent «les investisseurs sophistiqués, qui achètent les nouvelles actions pour les revendre assez rapidement».Ces statistiques intéresseront les avocats du financement minier à la Bourse de Montréal.À la loterie, l’acheteur du billet a au moins une chance de gagner.¦ Les rentes et l’ordinateur Un lecteur, M.Germain Poirier, de Archer and Associates, nous écrit pour préciser que la firme «Cotations d’annuités canadiennes» n’est pas la seule au Canada à établir des tableaux comparatifs des rentes mensuelles des compagnies d’assurances.L’article de notre supplément sur les assurances précisait l’originalité de ce service dans l’utilisation de l'ordinateur, alors que plusieurs courtiers obtiennent ces données à travers des contacts personnels et «manuels» avec les compagnies.La grande question: le client reçoit-t-il toutes les propositions des compagnies?¦ En raccourci Marshall Steel a ramené à 45% son objectif de prise de contrôles des actions de Drummond McCall dont la direction accuse Marshall de violer la loi.Selon les dirigeants de Drummond McCall, Marshall Steel aurait dû renvoyer les actions obtenues lors de la tentative infructueuse d’achat de 51% des actions.Les travailleurs de la Baie James verront le coût de leur ligne téléphonique grimper de $4.45 à $6.70, suite à une décision de la Régie des services publics.La Réserve fédérale américaine a ramene de 14% à 13% son taux d’escompte.Cette baisse est la première depuis septembre 1980.Domco paiera un dividende semestriel de 40 cents aux actionnaires inscrits aux livres le 15 janvier 1982.La Banque Nationale a émis des actions privilégiées de premier rang comportant un dividende cumulatif, dont le taux est égal à la moitié du taux préférentiel de la banque plus 2%.De nombreux investisseurs ne sont pas très heureux de voir les actions de Provigo tomber à $9.88 après les avoir achetées à $16.50 dans le cadre de Tépargne-actions.Le gouvernement français traduira en justice les dirigeants de Paribas qui ont vendu leur filiale suisse à un groupe d’investisseurs internationaux.La Nouvelle-Écosse a dit oui au principe du contrôle fédéral sur Thvdrocarbure «offshore».Cette décision ne plaira pas à Terre-Neuve qui réclame la totalité des revenus de cette région Le dollar grimpe de 3/10 de cent à 83.34 cents américains.York Lambton négocie avec un autre fabricant d’équipement électro-ménager «pour résoudre les difficultés financières» d’Admiral.Michel Nadeau J CABINET C.A.BILINGUE Intéressé par clientèle comptabilité et vérification de praticiens désirant se retirer ou abandonner la pratique publique.Possibilité d’achat, d’association ou d’arrangements successoraux.Toute information sera tenue confidentielle.Prière d’écrire à: Dossier no 1043 Le Devoir.C.P 6033.Montréal H3C 3C9 Sous le thème «Les coopératives dans la crise économique» le DEVOIR publiera son cahier spécial sur LES COOPÉRATIVES le 19 novembre prochain Pour tirés à part SERVICE I)C TIRAGE 844-3361 Publicité Francine Gingras 844-3361 D’ici 1986, la papeterie Reed investira $200 mi II ions à Québec QUÉBEC (PC) - La papeterie Reed investira près de $198.9 millions d'ici 1986 dans un vaste programme de modernisation de son usine du quartier Limoilou, à Québec.Les détails de ce projet ont été rendus publics, hier, par le chef de la direction de la compagnie, M.J.Peter Williams, et je vice-président à l’exploitation des pâtes et papiers, M.André Sarrasin, en présence du ministre de la Défense nationale du Canada, M.Gilles Lamontagne, et du ministre de l’Énergie et des Ressources du Québec, M.Yves Du-haime.Ce programme de modernisation, entrepris l’an dernier et échelonné sur une période de sept ans, doit permettre d’augmenter d'environ 20% la capacité globale de production de l’usine, tout en réduisant les coûts de production, la pollution et la consommation d’énergie.La papeterie Reed emploie 1,940 travailleurs permanents.Les gouvernements d’Ottawa et de Québec contribueront au projet en versant des subventions totalisant $15.8 millions dans le cadre de l’entente auxiliaire Canada-Québec sur la modernisation de l’industrie des pâtes et papiers.La contribution du ministère de l’Expansion économique régionale (MEER) s’élèvera à $8.8 millions et celle du ministère québécois de l'Energie et des Ressources â $6.9 millions.La papeterie Reed, une filiale à 100% de Reed International, de Londres, en Grande-Bretagne.produit annuellement 350,000 tonnes de papier journal.160,000 tonnes de pâtes chimiques, 35,000 tonnes de carton et 55,000 tonnes Je lignosulfonates, une liqueur résiduaire commercialisée sous le nom de Lignosol, et ayant des applications industrielles multiples.Grâce à son programme de modernisation, la compagnie compte doubler sa production de Lignosol et augmenter respectivement de 12% et 40% sa capacité de production de pa- Le prix des quotidiens à 50 cents dans un an?par Michel Nadeau Le prix des quotidiens montréalais atteindra 50 cents l’automne prochain, selon le président de Québécor, M.Pierre Péladeau.Lors de la prochaine hausse du prix du papier journal, les quotidiens de la métropole québécoise imiteront LE DEVOIR et majoreront le prix de leur produit à 35 cents, de l’avis de l’homme d’affaires montréalais.Commentant hier la baisse des actions de son entreprise au niveau de $12 par rapport à $20 le printemps dernier, M.Péladeau explique ce mouvement par une diminution générale sur le marché boursier.«Le tirage du Journal de Montréal se maintient à 330,000 exemplaires quotidiens.Il est évident qu’il ne pourra grimper indéfiniment.Il y a des limites.» M.Péla- deau se dit satisfait des recettes publicitaires qui sont à la hausse par rapport à celles de l’an dernier.Le p.-d.g.de Québécor doute cependant de l’affirmation de son vis-à-vis à La Presse, M.Roger Landry, qui soutient que le quotidien de la rue Saint-Jacques a atteint 215,000 exemplaires par jour durant la semaine.«Si ce chiffre était celui du nombre réel d’exemplajires vendus — et non celui du bon à tirer — nous aurions senti une diminution de notre tirage, ce qui n’a pas été le cas.» Le Journal de Montréal a enregistré une baisse de tirage au cours de l’été en raison de la grève au baseball.Les chiffres de l’Audit Bureau of Circulation donnent 323,000 pour le Journal de Montréal a la fin du mois de septembre dernier.Par ailleurs, Québécor an- L’avionnerie Robin doit fermer ses portes temporairement par André Bouthillier Première entreprise à fabriquer des avions légers au pays, la société franco-québécoise Avions Pierre Robin, de Lachute, se voit dans l’obligation de fermer ses portes durant quelques mois.Jugée très décevante depuis ses débuts, la production pourrait même ne pas reprendre si le manufacturier n’obtenait pas ses droits de vente aux États-Unis.«Sans cette certification américaine, nos espoirs de nous maintenir sur le marché deviennent très minces, car les acheteurs canadiens se font plutôt rares», a déclaré hier au DEVOIR M.Jacques Lécrivain, directeur général de la société, dont 48% du capital-actions de $1.2 million est détenu par la Société de développement industriel (SDI).Le reste est réparti entre des gens d’affaires de Lachute (13%) et Avions Robin de France (39%).Née en 1979 â la suite de négociations menées par les gouvernements canadien et québécois auprès de la maison-mère française, la première ayionnerie d’appareils volants légers du Canada n’a tout simplement pas donné les résultats escomptés.Sur les 62 unités qu’elle devait produire au cours de ses deux premières années (22 en 1980 et 40 en 1981), seulement dix sont sorties de l’usine.Et sur ce nombre, on n’a réussi qu’à en vendre six, soit trois au Canada, deux en Guadeloupe et une en Australie.En juillet dernier, l’entreprise réduisait de 12 à six le nombre de ses employés.Ceux-ci seront mis à pied à leur tour très prochainement.Selon M.Lécrivain, l’obtention du certificat de vente aux États-Unis permettrait au pe- tit fabricant de Lachute d’avoir un carnet annuel de commandes de 150 monomoteurs au cours des prochaines années.Car, a-t-il précisé, le modèle R-2160 (dix places) de Robin intéresse déjà grandement les Américains.Cet avion est vendu $42,000.«Jusqu’à ce jour, nous avons reçu 130 demandes d’information des États-Unis.Et si notre pénétration du marché américain est acceptée, je suis convaincu que les acheteurs canadiens suivront et frapperont à notre porte», a-t-il dit.De plus, Avions Robin attend l’autorisation de commercer en Australie, ce qui signifierait la livraison presque immédiate de cinq appareils.Des pourparlers ont d’autre part commencé avec les Mexicains.En général, M.Lécrivain n’a toutefois pas paru très optimiste.Le marché des avions légers aux Etats-Unis a baissé de moitié en 1981, passant de 16,000 à 8,000 unités vendues.La raison de cette chute est bien simple: comme les consommateurs de maisons et d’automobiles, les acheteurs d’avions légers doivent payer des frais d’intérêt élevés.Or, s’il y a reprise, les principaux fabricants américains, tels Cessna et Piper, feront une vive concurrence pour reprendre leur part du gateau.L’aide des gouvernements devra donc être accrue pour appuyer les efforts d’une industrie qui n’a pas encore pris son envol.À ce sujet, la SDI songe à augmenter sa participation dans l’entreprise, étant confiante que Avions Robin récompensera les efforts investis Du côté des subventions, l’avionnerie de Lachute a reçu $100,000 de la SDI et $60,000 du ministère de l’Expansion économique régionale du Canada.BCLLCRIVC RÉALISEZ VOS REVES 5, Ploce Bellenve Chomtdty, Lovai Tél 331 5512 f • 788 appartements spacieux et luxueux de 1 à 6Vj pièces.• Jusqu'à 3 terrasses par appartement.• Plusieurs salles de bains.SfRVICiS • Trentfnrt grofvtt par l'ovtsfcvi ••dUfivt» • Hn S pqMt wqwt ovt< 11Q • Mogoift^v# prœwfioét riveeUw • Ch* * l ift d'or • SeNM di rsnpteo SPORTS: • fttarw «itoriovr» • Phctm inltreon d» tmptmm.OVOC «ovnoi • Dm covrh dt ttwm foggrog, lo $hi dr rohdoooBo • Pert d'onwMflwe! p** «donh • POT* dt pfallOTKI N ipi noncera bientôt la nomination de M.André Gourd, avocat, au poste de «secrétaire administratif» du Journal de Montréal.M.Gourd devient ainsi l’adjoint du patron, M.Maurice Custeau.«Son travail consistera à jouer dans différents dossiers.Il n’est pas question, pour le moment, de remplacer M.Custeau», de dire M.Péladeau.M.Gourd fait partie de la célèbre famille abitibienne qui détient des intérêts dans le monde des médias de cette région.L’un, d’entre eux, M.Alain Gourd, a pris récemment les rênes de CJMS; un autre, Robert, est au comité des Communications à la Chambre des communes.Le doyen, M.Jean-Joffre Gourd, en plus de posséder Radio-Nord, qui dessert toute l’Abitibi, est intéressé dans un projet de télévision payante.M.Péladeau veut toujours prendre pied dans le domaine de l’électronique II attend présentement la décision du CRTC concernant la demande de transfert de permis de Cable TV au groupe de CFCF, de Montréal.Advenant un refus, M.Péladeau serait sur les rangs pour prendre le contrôle du réseau de câble bilingue de Montréal, Cablevision Nationale est également intéressée à étendre son territoire par cette éventuelle acquisition.pier journal et de cartonnage.Le ministre Duhaime a profité de l'annonce de cet investissement pour faire le point au sujet du programme global de modernisation des usines de pâtes et papiers, qui vise principalement à permettre à cette industrie de demeurer concurrentielle sur les marchés mondiaux.Selon lui, les résultats obtenus jusqu’à maintenant dépassent les objectifs initialement visés bien que certaines usines, qu’il n a pas identifiées, demeurent dans une position précaire.Le ministre a déclaré que $2.5 milliards auront été investis par les compagnies productrices dans le cadre de ce programme d’ici au printemps 1986.Ces investissements devraient permettre à l’industrie québécoise des pâtes de papiers d’augmenter sa production de 15% d’ici 1985 tout en réduisant les coûts de production en moyenne de $15 a $45 la tonne.Selon M.Duhaime.la capacité de production des usines québécoises augmentera de 3.6% par année au cours des cinq prochaines années, alors que le rythme d’augmentation de la capacité mondiale sera de 2.6%.La contribution des gouvernements provincial et fédéral à ce programme s'élève à $240 millions au total.Au chapitre de la pollution, la papeterie Reed procédera, d'une part, à l’installation d’équipement anti-pollution qui lui permettra de respecter les normes du ministère de l’Environnement du Québec en ce qui concerne les matières en suspension et de réduire les émissions d’anhydride sulfureux dans l’atmosphère.D’autre part, l’augmentation de la capacité de production de l’usine lignosol, permettra de hausser de 35% à 70% la récupération de la liqueur bisul-fitique résiduaire de l’usine de papier.Noranda glisse sous les $20 par Michel Nadeau Les actions des Mines Noranda ont fait un important pas en arrière, hier, reculant de 50 cents pour toucher $19.75, leur plus bas niveau des dernières années.En tombant sous la barre des $20, les titres de la puissante société minière et forestière glissaient à 50% du prix payé à la fin du mois dernier par Brascade Resources, soit $40 pour un total de 22.5 millions d’actions.Au début du mois de juillet, la maison Lévesque, Beau-bien recommandait le titre à $33.12 affirmant que, malgi* des années difficiles en 1981 et 1982, les profits dépasseraient en 1983 le niveau de l’an dernier ($4.06 par action).«Nous avions fait le pari d’une prise de contrôle.Nous avons perdu», de dire l’auteur de l’étude, M.Chris Bryan, précisant que les rumeurs de prise de contrôle ont «gonflé» le titre de $10, probablement de $26 à $36.La publication éventuelle de mauvais résultats poussent certains investisseurs à vendre.Il est possible que les actions de Noranda baissent jusqu'à $16 ou $17, selon M.Bryan.La filiale à 49.8% du groupe torontois, MacMillan Bloe-del a annoncé jeudi dernier une perte de $8.4 millions ou 60 cents par action au dernier trimestre.La compagnie de Vancouver a licencié plusieurs centaines d’employés afin de réduire ses coûts.Au premier semestre, les bénéfices de Noranda ont fondu de moitié par rapport aux six premiers mois de l'an dernier II est difficilement pensable que les gains atteignent les prévisions de $2.84 par action en 1981, lancée par M.Bryan au mois d’août.Le dividende trimestriel est actuellement de 35 cents.Au taux annuel de $1.40.l’action fournit présentement un rendement de 7.0%.M.N.Mobil se tourne vers Marathon Oil ANICA INTERNATIONALE LIMITÉE DIVIDENDE NO.278 AVIS EST PAR LES PRÉSENTES DONNÉ qu'un dividende de VINGT-CINQ CENTS (25‘) en fonds U S.par action sur les actions en circulation sans valeur au pair, de cette compagnie, a été déclaré pour le trimestre se terminant le 31 décembre 1981, payable le 31 décembre 1981, aux actionnaires inscrits à la fermeture des bureaux le 4 décembre 1981.Par ordre du conseil J.A.Davis Secrétaire Montréal, Québec le 26 octobre 1981 NEW YORK (AFP) - Mobil, seconde compagnie pétrolière américaine, a annoncé hier une offre de $3.4 milliards pour la prise de contrôle de Marathon Oil.Mobil a offert $85 par action pour le rachat de 40 millions d’actions de Marathon Oil, la 16e compagnie pétrolière américaine.Cette offre qui est conditionnelle à l’obtention de 30 millions d'actions d’ici le 1er décembre, permettrait à Mobil d’acquérir les deux tiers du capital de Marathon OU.Le restant serait obtenu par un échange d’actions ou un accord de fusion, a précisé Mo- bil.Mobil avait cherché cet été à prendre le contrôle de Conoco (9è compagnie pétrolière), qui a finalemement été rachetée par la firme chimique Du Pont.«Ce projet de rachat est en accord avec la politique constante de Mobil d’accroître ses réserves de pétrole et de gaz», a déclaré le président de la firme.M.Rawleigh Warner.Mobil- a annoncé qu’elle avait prévenu le département de la Justice et la Commission fédérale du commerce en estimant que la transaction n’était pas contraire à la réglementation anti-trust.1981 RÉGIME D’ÉPARGNE-ACTIONS DU QUÉBEC INVESTISSEURS, NE REMETTEZ PAS INVESTISSEZ ENCORE CETTE ANNÉE DANS LES COMPAGNIES QUÉBÉCOISES SUIVANTES ET DIMINUEZ VOS TAXES BANQUE DE MONTRÉAL • DOMINION TEXTILE ALCAN ALUMINIUM • BELL CANADA • D0MTAR BANQUE NATIONALE DU CANADA Pour de plus ample information quand, comment et quoi faire veuillez téléphoner à: (514) 861-9751 ou veuillez envoyer ce coupon à: R A Daly (SLCompagnie LIMITEE Suite 1220 1200 avenue McGill College Montréal, Québec H3B 4G7 Veuillez m'envoyer votre brochure sur les R.E.A.Q.plans d'achat d'actions additionnelles.NOM.ADRESSE.TÉLÉPHONE .1Ü« m G»' tès^e seO'°ade i FORGET CONTRACTEUR GENERAL LTEE.défenderesse Le 11 novembre 1981.à 10 heure» au lieu d'entrepaaage du gardien au No 8135 rue Ungelier «i la cité de St Uonard.district de Montréal seront vendus ?r autorité de Justice.les biens et effets de défenderesse saisis en cette cause, consi» tint en 1 photocopieur Xerox 880 II.1 dactylo SCM.et mobiuer et équipement de bureau Conditions ARGENT COMPTANT REJEAN CHAILLE.huissier.288-8988 Mon taéal, ce 28 octobre 1981 fVovince de Québec.District de Montréal.«DUR PROVINCIALE.No 50042-051458406 DIT FORD DU CANADA LIMITÉE, de^ »- LOUISE PILARESIK, dé^ e Le 11 novembre 1981, à 10 heures lomicile de la défenderesse au No 7058 me , en la cité de Montréal, district de I seront vendus par autorité de Jus-e.le» biens et effets de la défenderesse sai i en cette cause, consistant en 3 télévi-séurs.1 piano, 1 orgue, et mobilier de maison Conditions ARGENT COMPTANT REJEAN CHAILLE.huissier 2884988 Mon t$gi.ce II octobre 1981 m Canada, province de Québec, district de Montréal COUR PROVINCIALE No 50042 034005-794 GUY FREDERIC GKRVAIS & AL, partie demanderesse -vs- MARIE-LUCE DULAC, partie défenderesse Le 10/11/81 à 10 00 heures au 2, rue des Brises.DOMAINE DES HAUTS BOIS.Ste-Julie.district de MONTRÉAL, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de MARIE-LUCE DULAC.saisis en cette cause, consistant en: I système de son de marque Dual.1 TV portative de marque Admiral.I piano de marque Donald Ungelier Conditions ARGENT COMPTANT PIERRE PAUL DUCHARME.huissier, 28A-021I Inf Linteau.Villeneuve.Miller.Lortie, Poitevin.Giguère Montréal, ce 28éme jour d’octobre 1981 Canada, province de Québec, district de Montréal COUR PROVINCIALE.No 50042-028577-81 0 LES ENTREPRISES PUBLICAIRE LTÉE, partie demanderesse vs CENTRE DE PISCINES DE BROSSARD.partie défenderesse Le 11 11/81 à 11 00 heures au 1670 est, Pro-vencher.BROSSARD.district de MONTRÉAL, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de CENTRE DE PISCINES DE BROSSARD.saisis en cette cause, consistant en 1 piscine hors-terre de 15 pieds de diamètre, 8 filtreurs Conditions ARGENT COMPTANT CLAUDE B ANGER, huissier.2884211 Inl Linteau.Villeneuve.Miller.Lortie.Poitevin, Giguère Montréal, ce Tflième jour d'octobre 1981 Canada, province de Québec, district de Montréal COUR PROVINCIALE No 50042 045830404 SUCCESSION J H FORTIN, partie demanderesse, -vs- ARMAND 1) PALMA, partie défenderesse Le 11/11 81.à II 00 heures, au 2026.Cartier, app 4.MONTRÉAL, district de MONTRÉAL, se^ ront vendus par autorité de justice, les biens et effets de ARMAND D PALMA, saisis en cette cause, consistant en 1 TV portative couleur de marque Zenith.1 set de salon 2 morceaux, 1 stéréo AM-FM de marque Olympic Conditions ARGENT COMPTANT GASPARD GRANATA.huissier.288 0211 Inf Linteau.Villeneuve.Miller, Lortie.Poitevin.Giguère Montréal, ce 28ième jour d'octobre 1981 Canada, province de Québec, district de Montréal COUR PROVINCIALE No 50042 013187 81 5 LAMPES & CADEAUX QUALITÉ ZERBINI.partie demanderesse, -vs- HUGUETTE FORGET DASILVA, partie defenderes.se Le 11 11 81 A 11 30 heu res.au 4690 rue Ste-Catherine est, Montréal, district de MONTRÉAL, seront vendus par autorité de justice.les biens et effets de HUGUETTE FORGET DASILVA, saisis en cette cause, consistant en 1 caisse enre gistreuse de marque ALARIE, I réfrigérateur de marque NCE, 200 pantalons assortis Conditions ARGENT COMPTANT MICHEL LEMIEUX, huissier.2884211 Inf Linteau.Villeneuve, Miller.Lortie.Poitevin.Giguère Montréal, ce 28ème jour d'octobre 1981 Canada, province de Quebec, district de Montreal COUR SUPÉRIEURE.No 50045 011130-75-2 M MICHEL LAFLAMME.par tie demanderesse ~vs ENT ROGER PILON INC , partie défenderesse Le 12/11/81 à 10 30 heures, au 39 boul Val d'A jol.LORRAINE, district de TERREBONNE, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de ENT ROGER PILON INC saisis en cette cause, consistant en 1 calculatrice de marque Monroe.1 photocopieuse de marque Canon, 2 bureaux en bois Conditions ARGENT COMPTANT ROGER JOBIN.huissier.2884211 Inf Linteau.Villeneuve.Miller lx>rtif.Poitevin.Giguére Montreal, ce 28ème jour d octobre 1981 Canada.Province de Quebec.District de Ter-rebonne.Greffe de la Paix NO 700-27-007163-791 LA REINE Partie demanderesse «t ASPHALTE SALABERRY INC Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 12 novembre 1981 à 12 00 heures au boul Mgr Un-glois, à Valieyfleld.district do Beauharnois seront vendus par autorité de justice, les bien» et effet» de ASPHALTE SALABERRY INC Misis en l'eue cause, consistant en 1 coffre-fort de marque Nationale, 1 paymaster.7 filières en métal 4 tiroirs, l ordinateur TRS40 Radio Shack.2 bureaux en métal beige 4 Urolrs.1 bureau en metal beige 2 U-rolrs.1 bureau de secrétaire en L avec chaise, 1 dactylo électrique Olympia.1 calculatrice électronique Olympia Conditions PAIEMENT COMPTANT Renseignements NORMAND POISSANT, huissier DE L ÉTUDE Paquette.Rocheleau.Dion, Grenier 6 ass .huissiers ,n TONING GUERRA • FRANCESCO ROSI .¦ ••.PASQUA! INO DE SANTIS ANDREA CRISANTI • C»v«»»s GABRlElLA p< SCUCO , > ¦ i • ¦ ¦ Al f xANDRi \üN NORM AM .FHANCFSCOROSI DÈS VENDREDI 6 N0V.?CINÉMA RIVOLI > 3770 32 B Le Devoir, samedi 31 octobre 1981 CULTURE ET SOCIÉTÉ < i CLAUDE Jutra entouré de ses chats attendait pa-, tiemment dans sa mai-.son de la rue Laval.Dehors le -Carré Saint-Louis parcouru par les reflets dorés du soleil d’automne sur les feuilles frissonnantes était calme.Une •journée parmi tant d'autres dans la vie de Claude Jutra.-Réfugié dans la salle à manger f" our éviter de trébucher dans aspirateur tentaculaire de la femme de ménage, il essayait d’y voir clair dans ses idées.Revenu à Montréal de façon permanente depuis six mois déjà, il éprouvait néanmoins en ce matin fragile d'octobre, une certaine difficulté à s’y retrouver.L’heure trop matinale, le soleil trop éclatant l’emplissaient de mélancolie, -lui faisant déjà entrevoir le retour incontrôlable d’une dé-•pression.; La sonnette de la porte re-• tentit brusquement sans pour fautant le sortir de sa léthargie.•La journaliste entra, suivie de Iprès du photographe.Il fallut •monter dans une chambre au ^deuxième pour ne pas impor-•tuner la femme de ménage ^particulièrement irascible ce ¦matin.L’entrevue eut lieu dans une chambre d’amis, nue •et terne, garnie d’un lavabo comme seule pièce décorative.L’entrevue devait servir Ide prétexte à mousser un nouveau film canadien, Till death us do part, où Jutra avait renoué avec ses ancien-jies amours d’acteur.Le cinéaste avait accepté de se prefer à la promotion du film d’un autre par politesse mais aussi pour rebâtir sa propre •image.Non pas que son image ‘soit détruite, mais sa longue Gaude Jutra Entre Venracinement et Vexil par Nathalie Petrowski Photo JACQUES GRENIER * Ü absence du Québec et ses six réalisations canadiennes (4 pour la télévision et 2 pour le cinéma) avaient laissé croire aux Québécois qu’il était passé dans l’autre camp.Face à l’accusation, le cinéaste se débat mollement comme quelqu’un qui n’est pas coupable et qui ne ressent pas le besoin impératif de se justifier.«Les gens m’ont exilé, commence-t-il en flattant distraitement son chat.On m’a offert du travail au Canada anglais et j’ai accepté.Pour vivre et pour faire du cinéma.Il y a eu des années très maigres au Québec.Je dois dire aussi que j’étais déçu de la réaction du public québécois.J’ai souffert de ne pas avoir de contact avec ce public.Mon dernier film québé- cois Pour le meilleur et pour le pire n’a pas marché.Personne ne l’a poussé.Il faut dire aussi qu’après Mon oncle Antoine et Kamou-raska, je me sentais essoufflé.Chaque production m’a volé deux ans de ma vie.Je me sentais vraiment tout seul à me débattre avec mes scénarios.Il fallait toujours faire des pieds et des mains pour faire accepter les choses et puis finalement quand tout marchait, que le film se réalisait, il restait un gros trois semaines à l’affiche.Ça m’a déprimé, ie ne blâme personne.Après les belles années de faste, ce fut la dégringolade au Québec.Les Anglais m’ont sollicité, m’ont offert des scénarios intéressants, ce fut un soulagement.J’arrivais devant une production toute prête, je n’avais plus à me battre, je pouvais apporter des modifications selon mes goûts, mes besoins, mon esthétique.» Lorsque la journaliste lui fait remarquer que ses meilleurs FILMS sont néanmoins des films qu’il a réalisés au Québec, le cinéaste fait semblant de ne pas comprendre et entraîne la conversation sur une autre voie: «Je suis et reste profondément Québécois mais j’aime aussi le monde entier.C’est sûr qu’il faut être enraciné mais l’ouverture sur le monde est essentielle.Autrement on a tendance à se confiner à son petit monde, à être obsessif, exclusif.Si on examine le cinéma mondial, on s’aperçoit qu’il est animé par une énorme proportion d’exilés.À Hollywood, la moitié des cinéastes sont des transfuges d’autres pays, n y a évidemment le cas de cinémas nationaux comme le cinéma allemand ou italien mais on ne sait pas à quel point la coproduction joue un rôle déterminant.» Il faut donc comprendre à travers ses propos que Claude Jutra n’est pas du genre militant et qu’il ne croit pas à l’édification d’un cinéma national québécois.«Non, les sujets qui m’intéressent sont des sujets intimistes, des rapports entre deux ou trois personnes, des histoires d’amour.Mes préoccupations sont d’ordre psychologique, il n’y a aucune dimension symbolique dans mes films et s’il y en a, c’est inconscient.Dans Mon oncle Antoine par exemple, le petit garçon est un symbole mais je ne suis pas parti avec le symbole comme point de départ.Je me suis préoccupé des choses immédiates, le reste est venu naturellement.Il y a des choses qui doivent rester dans l’inconscient, de la minute 3u’on veut les rationaliser, ça étruit tout.Ici il y a beaucoup de cinéastes qui ne travaillent qu’avec des symboles.L’héroïne en général représente le Québec.Je ne suis pas contre mais ce n’est pas ma démarche.» Prenant pour acquis que l’expérience humaine doit servir de tissu et de trame à ses films, il n’arrive pas à expliquer pourquoi certaines expériences humaines sont plus marquantes que d’autres, pourquoi certains films sont plus réussis que d’autres.«L’autre jour j’ai lu un article troublant sur le fait que les artistes et les vedettes québécoises ne pouvaient avoir qu’un succès passager, compte tenu de certaines exceptions comme Vigneault, Leclerc ou Deschamps.Je ne dis pas ça pour me soustraire à la critique mais je crois que le milieu, le contexte a énormément d’incidence sur l’art.À une certaine époque à l’ONF, il y avait une conjoncture extraordinaire.L’exhubérance nationaliste stimulait tout le monde et nous poussait tous à être créateurs.Il y avait la ré- volution du cinéma direct et la structure de l’ONF était parfaitement adaptée à ce genre d’exploration.Tout était nouveau, beau, tout le monde était enthousiaste.Après cela la technique du cinema direct s’est répandue.Je simplifie un peu mais de la minute que tout le monde s’est mis à en faire, les défis ont changé.Et puis la cohésion de l’equipe ne pouvait durer éternellement.Ce fut comme une sorte de bombe atomique et après cela tout le monde est parti chacun de son côté.L’allégresse nationaliste est devenue autre chose.Avec le PQ au pouvoir, on n’était plus dans l’opposition, on était du côté du pouvoir, on se battait moins.Moi-même comme tout le monde, j’ai été emporté par la vague.Il y avait d’abord le bonheur de créer ensemble dans un contexte optimiste.Le public était là avec nous mais l’euphorie fut éphémère.Ce fut de la poudre aux yeux.Les gens étaient peut-être plus conscients du cinéma québécois mais statistiquement ça ne donnait pas grand-chose au guichet.» 11 y a quelque chose d eteint et de triste dans sa voix, une sorte d’indifférence aussi.«Comment voulez-vous qu’on se batte au cinéma quand on ne peut même plus faire de films.C’est ça le problème.Il faut toujours demander de l’argent et ceux qui en ont, des compagnies par exemple comme Esso, ne sont pas intéressés à encourager la cinématographie nationale québécoise.Alors il faut aller du côté du gouvernement et puis même après cela, les Québécois ne vont pas au cinéma.» Il a l’air profondément découragé.«Non je ne suis pas découragé mais je déprime souvent.C’est dur, c’est comme grimper des montagnes.C’est une question de survie continuelle pas juste financière mais pour demeurer soi et accomplir ce qu’on pense qu’on est là pour accomplir.C’est à recommencer à chaque fois, que l’on s’appelle Claude Jutra ou pas.» Le mot «accomplir» résonne encore entre les quatre murs vides de la chambre d’amis.Que veut-il au juste accomplir.«Je ne veux pas savoir la raison fondamentale pour laquelle je fais des films.Je préféré à la place décrire les petits plaisirs du cinéma.Les motivations profondes de mes personnages ne m’intéressent pas.Ça ne peut jamais être aussi clair, net et précis parce que tout ce qui est humain est tellement complexe.Le plaisir de faire des films est plus important que la raison pour laquelle je fais des films.Je fais des films parce que les rapports humains y sont merveilleux, privilégiés.Sur un plateau, on tient un monde artificiel, temporaire, c’est comme partir en croisière ou comme composer collectivement de la musique.Quant à dire quelque chose, j’espère désespérément dire quelque chose.Je ne sais pas très bien quoi et je ne veux pas le savoir.» L’entrevue tire à sa fin et pourtant le cinéaste est plus animé que jamais, comme s’il venait tout à coup de se produire dans sa tête endormie, un déclic de vie et d’espoir.«Je veux continuer à faire des films, c’est sûr, je veux parler de l’amour comme d'habitude.En ce moment je fais un film sur les amuseurs de rue, je travaille également avec Louis Saia et Claude Meunier, je ne sais pas trop où on s’en va.Comment dire?Kamou-raska, l’histoire d’une femme qui aime un homme au point de la détruire, c’était tout à fait dans mes cordes.Je prends des acquis, je les montre, je pose des questions.Il n’y a pas de solutions.Vivre, palpiter, les grands élans, le bonheur, la tristesse, la violence, la sérénité sont des états successifs, c’est cela que je suis intéressé à parcourir.Ceux qui veulent mettre sur film les dix commandements de Monseigneur Jésus Christ sont libres de le faire mais dans ma distribution d’oscars, il n’y aura pas d’oscars pour ces films-là, sauf pour les bonnes suggestions dans le cas des pèches de la chaire.Mais dire au monde quoi faire, c’est vraiment pas mon but.» faites honneur à votre GALERIE D’ART ! Donnez-lui une place dans le Devoir.* ¦* compétence robert campeau 844-3361 WF5®! ,» 4427 St-Denis 282-1756 présente les oeuvres de Leon or Fini ^ *r, son.Richard Dreyfusa, Quinn CuiJn mlngi CTV National News Pulse The Twelve Midnight Movie.' 'Sweet november” (Drame 1968) Av#.Sandy Dennis.Anthony Newley ¦> Theodors Blksl Sign off , ' 38 ¦ Le Devoir, samedi 31 octobre 1981 CARRIERES ET PROFESSIONS / Les postes sont offerts égslement aux hommes et aux femmes MAISON D’ÉDITION cherche ATTACHÉ(E) DE PRESSE — rédiger et dactylographier communiqués; tenir à jour les fichiers et constituer dossiers de presse; maintenir contact permanent avec journalistes; organiser conférences et lancements.— excellent français parlé et écrit; dynamisme; expérience dans l'édition souhaitée Salaire à discuter.Faire parvenir curriculum vitae à: Hélène Tendron C.P.400 Suce.Ahuntsic .Montréal, H3L 3N7 Université Laval PROFESSEUR DÉPARTEMENT D’ADMINISTRATION ET POLITIQUE SCOLAIRES Domaine: Politique et éducation aux trois cycles.Aspects politiques de l’analyse sociale et de l’administration de l'édu-tion.Fonctions: Enseignement aux trois cycles.Recherche et direction de thèses Fonctions connexes.Critères de sélection: Doctorat en sciences politiques (analyse politique ou administration publique) ou l’équivalent.Expérience de recherche ou d’enseignement considérée.Traitement et conditions de travail: Selon la convention collective en vigueur.Entrée en tonction: 1er janvier 1982 ou 1er juin 1982 Faire parvenir curriculum vitae et noms et adresses de trois répondants avant le 15 novembre 1981 à: Monsieur Marcel Robert Directeur Département d'administration et politique scolaires Faculté
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