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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 7 novembre 1981
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1981-11-07, Collections de BAnQ.

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( Vol.LXXII — No 204 Dégagement graduel.Maximum 6 (détail an page 38) Montréal, samedi 7 novembre 1981 Maria Chapdelaine 200 éditions différentes mais une seule.illustrée par Clarence Gagnon Coédition Art Global/Libre Expression (Hauterive, Baie-Comeau.Sept-lles40canta) 35 CENTS culture & société Andrée Chédid Née au Caire et de lignée libanaise, Andrée Chédid fait cependant partie de la littérature française depuis 1946.Elle vient de publier son huitième roman, Les Marches de sable, qui a pour cadre des guerres de religion du début de l’ère chrétienne mais toujours d’actualité.Jean Royer a rencontré l’écrivain et Mario Pelletier a lu son livre.Page 21 André Ragé Les théâtres peuvent-ils survivre à leurs fondateurs?C’est la question qui hante André Pagé au moment où il va prendre la succession de Jean Gascon et Jean-Louis Roux à la barre du Théâtre du Nouveau Monde.C’est la première fois qu’une grande compagnie montréalaise de théâtre se confie à une deuxième génération.Robert Lévesque a rencontré le nouveau directeur du TNM.Page 35 fA\iig^Wiyjiiaa '.ïftc fi Comme sur un nuage En février dernier, il battait le record mondial de vitesse à 380 km/h, mais depuis deux mois il est en service sur son emprise ferroviaire toute neuve entre Paris et Lyon et, s’il est le train le plus rapide au monde, le TGV français est aussi une réalisation conçue commercialement sur une base d’utilisation maximale.Guy Deshaies vient de faire l'aller-retour Paris-Lyon à bord du TGV.Page?Éditorial Jean-Pierre Proulx se demande quel compromis est possible entre le Québec et le gouvernement fédéral en matière de langue d’enseignement.Pour l’instant, il n’en voit guère et croit qu’il faut plutôt limiter les dégâts.M.Trudeau pourrait le faire en amendant l’article 23 de son projet pour y introduire la «clause Canada».Page 18 Les droits linguistiques des minorités Chrétien préférerait conclure une entente à l’amiable avec le Québec par Claude Turcotte OTTAWA — Le gouvernement fédéral, qui s’est réuni pendant une heure hier matin, n’a pris aucune décision en ce qm concerne l’application des droits linguistiques pour les minorités de langue officielle, c’est-à-dire les anglophones au Québec et les francophones ailleurs.En attendant d’avoir à répondre à la question, le gouvernement canadien par l intermédiaire du ministre de la Justice, M.Jean Chrétien, prie le gouvernement du Québec d’accepter de négocier «sur les mots et non sur le principe», à parti; de la «clause Canada», si cela lui plait, une formule qui pourrait lui convenir.M.Chrétien a même offert de se rendre à Québec, pour participer à des pourparlers, qui, selon toute vraisemblance, devraient avoir lieu avant le rapatriement, puisqu’après il se pourrait que l’article 23 de la Charte des droits soit imposé au Québec.Mais à ce sujet, les nombreuses déclarations faites hier et avant-hier à Ottawa sont souvent ambiguës et parfois même contradictoires.Ainsi, hier matin, M.Chrétien déclare à propos de l’application de ses droits au Québec comme ailleurs que «éventuellement, il y aura cette égalité, mais je ne sais pas quand et comment ce sera fait».Le ministre venait tout juste d'indiquer qu’il attendait une réaction de Québec.Puis il a ajouté: «Nous voulons procéder rapidement».Il y a eu aussi le ministre d'Etat, M.Serge Joyal, qui a déclaré au DEVOIR: «Il est convenu qu'on se donne du temps pour une acceptation volontaire et non une imposition», en parlant, bien sûr, du gouvernement de M.René Lévesque.À la Canadian Press qui lui demandait s’il était possible, immédiatement après le rapatriement, qu’il y ait une situation où les droits linguistiques s'appliqueraient dans neuf provinces et pas au Québec, M.Joyal a répondu: «Non, il n’y Voir page 20: Chrétien Le gouvernement Lévesque se donne une semaine de réflexion avant de «réagir» LA Nvjït FATtZ>\ Que, lLub m K La réaction des Amérindiens inquiète Ottawa davantage que celle du Québec par Jean-Claude Picard QUÉBEC — Même s’il se sent trahi, abandonné, et que plusieurs pourraient avoir envie d’agir vite et de frapper fort, le gouvernement de M.René Lévesque ne posera aucun geste hâtif en réaction à l’accord constitutionnel intervenu jeudi entre le gouvernement fédéral et ceux des neuf provinces anglophones du pays.LE DEVOIR a en effet appris hier que le conseil des ministres avait décidé de reporter à la semaine prochaine toute discussion approfondie sur les grandes orientations à prendre pour résister concrètement à cet accord que le Québec a refusé de signer.Certes, le conseil des ministres, qui s’est réuni pendant plusieurs heures mer après-midi, a longuement discuté du dossier constitutionnel et a pris connaissance de plusieurs hypothèses qui lui sont maintenant offertes.Mais, selon les informations du DEVOIR, il n’a rien décidé de majeur.Au contraire, les ministres sont convenus de s’accorder une semaine de réflexion avant d’examiner plus à fond les «grandes décisions» qui pourraient être prises.Si bien que lundi, lors de la lecture du message inaugural qui ouvrira la session parlementaire, M.Lévesque se contentera, semble-t-il, de faire rapport à l’Assemblée nationale du déroulement de la conférence constitutionnelle, de présenter son analyse de la situation et d’indiquer quelques mesures à court terme.Au nombre de ces mesures, ou pourrait retrouver un nouvel appel à la Cour suprême — pour vérifier si les conventions constitutionnelles exigent le respect de la dualité canadienne — et l’annonce d’un certain nombre de démarches auprès du gouvernement britannique afin de bloquer la résolution constitutionnelle fédérale.Il se pourrait également que le premier ministre québécois annonce que son gouvernement se montrera désormais beaucoup plus «sélectif» quant à sa participation aux conférences fédérales-provinciales.Hier matin, le caucus des députés péquistes aurait majoritairement exigé que le Québec boycotte désormais toutes ces conférences, sauf celles concernant les questions financières, et notamment celle où se discute le renouvellement des accords fiscaux.Hier après-midi, cependant, on indiquait, au ministère des Affaires intergouvemementales, que cette idée n’était guère «subtile» et qu’il y aurait moyen de fonctionner de manière sélective, sans se lancer dans un boycott systématique.Cette prudence du gouvernement Lévesque n'est guère surprenante si on considère que, depuis 1976, l’équipe péquiste a toujours cherché à gagner du temps après chaque coup dur et s’est méfiée des gestes trop hâtifs.Qu'on se souvienne, par exemple, de ce qui s’est passé après le référendum du mois de mai 1980.À cette époque, de nombreux militants ainsi que plusieurs députés désiraient en finir au plus tôt et avaient suggéré à M.Lévesque de déclencher sur-le-champ des élections générales.Le premier ministre s’en garda bien et retarda toute l’affaire au printemps 1981, avec lé résultat que l’on sait.Or, il semblerait qu’hier, il a adopté la même atttitude devant ses députés et ses ministères, se contentant d’écouter ce que chacun avait à dire et indiquant qu’il fallait d’abord et avant tout réfléchir à l’ensemble de la situation.D’autant plus que le gouvernement se doit maintenant de présenter un discours inaugural qui réponde aux attentes économiques des citoyens, qu’il est aux prises avec quelques scandales internes qu’il faudra bien nettoyer un jour ou l’autre et que le temps n’est peut-etre pas très propice aux grandes manoeuvres électorales ou référendaires.Si bien qu’au cours des dernières heures, M.Lévesque s’est davantage Voir page 20: Gouvernement par Michel Vaste! OTTAWA — Les membres du Parlement fédéral se sont montrés hier bien plus inquiets de la réaction des Amérindiens que de celle des Québécois à l’accord constitutionnel intervenu jeudi.LE DEVOIR a en effet appris qu’un co- mité tripartite — libéraux, conservateurs et néo-démocrates — a été constitué à la hâte pour exercer des pressions sur le gouvernement fédéral afin de rétablir, dans la résolution constitutionnelle, l’enchâssement des droits des autochtones.En revanche, aucun groupe semblable ne s’est constitué pour amener le gouvernement fédéral à entamer des négociations avec le Québec.Le NPD en particulier, risque une division de quatre à cinq membres sur la question des autochtones.Le député de Colombie-Britannique, M.Sven Robinson, a déjà affirmé son opposition à une telle entente qui exclut les Amérindiens.De même, M.Peter Itti-nuar (Territoires-du-Nord-Ouest) et le nouveau député de Spadina, M.Daniel Heap, sont au nombre des dissidents.Le clan de la Saskatchewan, opposé à la politique de M.Ed Broadbent, se rallie maintenant et ne voit pas de raison de s’offen-Voir page 20: Réaction Les pays nordiques ne croient plus à la propagande pacifiste de Moscou STOCKHOLM (d’après AFP et Reuter) — Le sous-marin soviétique Whisky 137, auteur d’un incident international qui a réduit à néant, selon les observateurs suédois, la propagande pacifiste de l’URSS, a quitté nier les eaux suédoises pour regagner Kaliningrad.Son équipage de 56 hommes, qui n’a pas été poursuivi malgré une violation «grave» de la souveraineté et de la neutralité suédoises, a emmené dans son sillage les radiations d’uranium- 238 provenant de torpilles à cônes nucléaires dont le bâtiment est très probablement muni.Mais le Whisky 137 a laissé derrière lui une série de problèmes internationaux et nationaux suscités par son échouage, le 27 octobre dernier, dans une zone militaire interdite suédoise.Il a d’abord détérioré les relations suédo-soviétiques probablement pour longtemps.Simultanément, il a soulevé la question des intentions réelles de l'URSS tant envers ses voisins, neutres notamment, que dans la Baltique que les Soviétiques souhaitent officiellement voir devenir une «mer de paix».Pourquoi appuyer l’idée d’une zone nordique militairement dénucléarisée et envoyer un submersible pouvant disposer d’armes nucléaires dans les eaux d’un pays ayant toujours affirmé vouloir défendre fermement sa neutralité entre les blocs, s’interroge-t-on dans les milieux informés de Stockholm.De leur côté, la Norvège et le Danemark ont annoncé hier à la suite de la Suède que leurs ambassadeurs à Moscou boycotteraient aujourd’hui le traditionnel défilé militaire sur la Place Rouge à l’occasion de l’anniversaire de la révolution de 1917.Ceci pour protester contre l’incident du sous-marin Whisky 137.Un porte-parole de l’ambassade danoise a indiqué que la présence de l’ambassadeur ne serait pas «conve-Voir page 20: Pays UN ALBUM D’ART REMARQUABLE les Éditions internationales Alain Stanké , 2127, rue Guy, Montreal H3H 2 * >< A A > j B Le Devoir, samedi 7 novembre 1981 Nous n’avons pas cherché à isoler le Québec, dit Davis par Patricia Dumas correspondance particulière TORONTO — Les premiers ministres provinciaux et le premier ministre Trudeau n ont pas cherché à isoler la population du Québec des récentes discussions constitutionnelles, a déclaré hier le premier ministre William Davis, de retour à la législature ontarienne «Je le sais parce que j'étais assis avec eux et j’écoutais, a-t-il affirmé.J’espère seulement qu’à un moment donné nous pourrons rallier la province de Québec à cette nouvelle relation, à cette entente, parce que c’est important pour l'avenir du pays.» Les partis de l’opposition à Queen s Park ont réservé hier un accueil glorieux au premier ministre à son retour de la conférence constitutionnelle.Ils l’ont loué pour son rôle d’intermédiaire qui a permis à l'Ontario «de reprendre sa place historique» de leader des provinces dans les rela- tions avec le gouvernement fédéral.Ils ont toutefois déploré, chacun à sa manière, l’isolement du Québec.M.Davis, rayonnant de satisfaction, a expliqué les grandes lignes des compromis avancés ou acceptés par sa province mais a tenu à souligner son «inquiétude» devant la décision du premier ministre du Québec, au nom de son gouvernement, de ne pas signer l’accord.«Son opposition, sa répugnance ou sa décision de ne pas le signer était basée sur la section concernant la mobilité et sur celui sur l’équivalence fiscale, a expliqué M.Davis.Je le regrette, mais je l’ai dit publiquement et je veux le répéter, je crois que chacun des premiers ministres provinciaux du pays et le premier ministre de ce pays, étaient voués à trouver des moyens de faire clairement comprendre qu’il n’y avait pas de tentative d’isoler la population du Québec de ces discussions.» M.Davis a expliqué qu’il avait appuyé la décision de retrancher de la formule d’amendement les compensations fiscales pour les provinces qui désiraient se désaffilier parce que, le cas échéant, rien n’empechait le gouvernement fédéral de venir directement en aide à la population de la province qui se désaffilie.Il a rappelé que le principe de la mobilité avait été avancé par l’Ontario et il «regrette que le premier ministre du Québec n’ait pas accepté cette section de l’entente parce que je crois que nous aurions pu formuler le libellé pour répondre à certaines craintes du premier ministre de cette grande province tout en conservant le principe».Le leader de l'opposition officielle, le libéral, Stuart Smith, est «inquiet de ce qui va se produire maintenant au Québec.Le peuple du Québec va de nouveau se retrouver entre deux feux».Il a demandé à l’Ontario d’élargir ses services à sa minorité francophone en acceptant d’adopter une loi-cadre qui reconnaîtrait les droits des fran- cophones aux services dans leur langue.M.Donald MacDonald, ancien leader du NPD, parlant au nom de son leader, a chaleureusement loué M.Davis pour avoir rétabli l’Ontario dans son rôle historique d’intermédiaire entre le Québec et le Canada anglais et a demandé à M.Davis de continuer son rôle de conciliation avec «vigueur» pour résoudre «le problème du Québec».«Le séparatisme de l’Ouest est peut-être mort, a-t-il ajouté, mais nous sommes revenus au point de départ avec le Québec et le problème d’établir une relation fonctionnelle avec elle.» M.MacDonald a proposé entre autres que l’Ontario accepte l’application de l’article 133 et a souligné qu’ «il ne faut pas sous-estimei qui est réellement en contact avec le peuple du Québec.Ce n’est pas moi qui dirai que Lévesque ne l’est pas.Nous avons un travail immense à faire pour plaire au coeur et à l’esprit du peuple de la province de Québec.» Les Québécois comprendront à la longue, espère Bennett par Daniel Raunet correspondance particulière VANCOUVER - Dès son retour de la conférence constitutionnelle d’Ottawa, le président de la conférence des premiers ministres provinciaux, M.Bill Bennett, a tenu à minimiser l’importance de la dissidence du Québec «Je sais ce que les Colombiens-Britanniques ressentiraient, a déclaré M.Bennett, si leur gouvernement était laissé à l’écart Je sais donc qu’il y aura des difficul- tés à court terme.» Mais pour l’avenir, le chef du gouvernement de Victoria «espère que la manière dont fonctionne ce pays prouvera, sinon à M.Lévesque, du moins à la population du Québec, que ce qui s’est passé ne portera pas préjudice à leur position dans le pays.» Dans le même esprit, M.Bennett estime qu’il y a eu accord total entre M.Trudeau et ses dix collègues provinciaux, sauf sur deux points auxquels M.Lévesque n'a pas pu souscrire.En ce qui concerne sa province, M.Bennett s’est félicité 1 Re par l’Ontario et le Québec.«La formule d’amendement, a déclaré le premier ministre provincial, accorde un rôle égal a la Colombie -Britannique au sein du Canada».Pourtant, pour un homme dont la position de départ était que le gouvernement fédéral devait être une émanation des provinces et non l’inverse, M.Bennett a été obligé d’admettre qu’il n’avait pas réussi à imposer profondément sa marque sur le compromis constitutionnel de jeudi.Le reflet d’une oppression nationale, proteste la CSN L’accord qui aura permis aux dix gouvernements d’isoler le Quebec en matière constitutionnelle «n’est que le reflet d’une oppression nationale dont les manifestations pour les classes populaires vont s’accentuer».Tel est, pour la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le sens profond du dernier round constitutionnel, un exercice que cette centrale perçoit comme une opération destinée à concrétiser de plus en plus visiblement l’état de sujétion politique et économique du Québec «Le Québec, lit-on dans la déclaration officielle de la CSN, se retrouve isolé, ni plus ni moins dans la même situa tion qu’au sortir de la conférence de Victoria mais, cette Le procès de Sobhraj et Leclerc le 16 NEW DELHI (AP) - Le procès du Français Charles Sobrhai, chef présumé d’un trafic de stupéfiants, et de sa compagne québécoise, Marie-Andrée Leclerc, a été reporté au 16 novembre, a décidé vendredi le juge Sharma.à Bé-narès, en Inde.Charles Sobrhaj.37 ans, et Marie-Andrée Leclerc, 35 ans, ont été arrêtés par la police indienne en 1976.Ils sont accu- sés d'avoir drogué et tué un citoyen israélien en 1976 dans la ville de Bénarès, à 700 km au sud-est de New Delhi.La police indienne pense que le couple est responsable d’au moins une douzaine de morts au Népal, en Thaïlande.en Inde et à Singapour.Elle les accuse également de s'être liés avec des jeunes couples pour les droguer et les voler.fois-ci, sans les garanties qui avaient empêché Ottawa et le front commun des provinces anglaises d’avoir lors des conférences constitutionnelles précédentes».Pour la CSN, le gouvernement québécois doit «démocratiser le débat constitutionnel en rendant publics tous les documents et le contenu des débats qui ont été menés par les premiers ministres derrière des portes closes, semblables à celles des conseils d’administration de compagnies».Cette même centrale juge «significatif» le fait que les minorités autochtones, francophones hors Québec, les travailleurs, les femmes et la population québécoise se retrouvent aujourd'hui soudés dans le camp de l’opposition au «complot» fédéral."Quand la Charte des droits négociés ne tient pas compte des véritables droits des minorités ou des opprimés, il ne faut pas s'étonner que ceux-ci refusent d'y adhérer», conclut la déclaration syndicale.MOBILITE DES CADRES EN PÉRIODE DE DÉCROISSANCE tyfà MARD117 NOVEMBRE 1981 - 9 h à 17 h En période de difficultés économiques et au moment où le gouvernement du Québec annonce des mesures visant à restreindre le nombre d’employés de l’État, le cadre se pose des questions et a peut-être tendance à s’accrocher à son emploi.Comment les entreprises privées, les organismes publics et para-publics peuvent-ils favoriser la mobilité de leurs cadres?Conférence Situation économique actuelle et mobilité des cadres Conférence Facteurs de résistance face à la mobilité des cadres Déjeuner-causerie Expérience et prospective de la fonction managériale au sein du gouvernement du Québec Table ronde Avantages, contraintes, possibilités et problèmes relatifs à la mobilité des cadres Jean-Yves Dupéré.président Association des cadres supérieurs du Gouvernement du Québec Gabriel Landry, directeur général Les Industries Couture André Saumier.conseiller principal Richardson du Canada Claude Bédard, président Sorès inc.Denise Leblanc-Bantey.ministre de la Fonction publique Paule Leduc, secrétaire générale associée (développement culturel) Conseil exécutif du Gouvernement du Québec Robert Plamondon.chef divison-naire adjoint (perfectionnement des cadres) Bell Canada Frais d’inscription: 80 $ Pour tout renseignement supplémentaire, s'adresser à Michel-M.Bonneau ou Camille Léger (418) 656-4417 (418)626-3830 Le chef créditiste attribue son attitude à un désir de conciliation de sa part, et il se pourrait également qu’il ait été effraye par la possibilité d’un référendum constitutionnel qu’il aurait le plus grand mal à remporter dans sa propre province.Quoi qu’il en soit, M.Bennett n’a pas renoncé à son idée d’une réforme du Sénat qui doterait les provinces d’un important droit de regard dans les activités du gouvernement fédéral et il espere avoir l’occasion de relancer le débat dans le cadre d’amendements constitutionnels ultérieurs.Enfin, au sujet des garanties linguistiques accordées à la minorité, M.Bennett a déclaré qu’en ce qui concernait sa province, leur inclusion dans la Charte des droits n’aurait aucune conséquence pratique.«Ce que nous faisons déjà a été constitutionnalisé,» a-t-il dit.La Colombie-britannique estime donc avoir rempli tous ses devoirs dans le domaine grâce a son «programme cadre de français».Ce programme, obligatoire dans toute commission scolaire où 10 familles en font la demande, consiste en l’ouverture de classes en français dans une vingtaine d’écoles élémentaires anglophones.Environ 750 enfants ont été inscrits cette année dans des classes de ce genre.Æ Un millier d’amis et d’admirateurs se sont rendus hier, sous la pluie, aux obsèques de Mme Thérèse Casgrain, qui se sont transformées en véritables funérailles d’État avec la présence de nombreux dignitaires.(Photo Jacques Grenier) Des funérailles d’État pour Thérèse Casgrain par Marie Laurier La pluie abondante qui tombait sur Montréal hier matin n’a pas empêché une foule de plus de 1,000 personnes d’envahir l’église Saint-Léon de West-mount pour assister aux obsèques de Mme Thérèse Casgrain, decédée mardi à l’âge de 85 ans.Ce qui devait être une cérémonie à caractère privé, à la demande de sa famille, qui s’est faite discrète et profondément recueillie, s’est transformée en de véritables funérailles d’État avec l’arrivée des nombreuses personnalités de la scène politique représentant tous les paliers de gouvernement fédéral, provincial et municipal, de même que des notables de la société canadienne, québécoise et montréalaise.Mgr Léo Blais, curé de la paroisse et président de la concélébration de la messe funèbre, a accueilli tour à tour Mme Ed Schreyer et le gouverneur général du Canada, ce dernier ancien chef du NPD au Manitoba, un parti dans lequel Mme Thérèse Casgrain a milité, le lieutenant-gouverneur du Québec et Mme Jean-Pierre Côté, le président du Sénat, M.Jean Marchand, la présidente de la Chambre des communes, Mme Jeanne Sauvé, la sénatrice Renaude Lapointe, la représentante du Québec, Mme la ministre Denise Leblanc-Bantey et son époux, le maire de Montréal et Mme Jean Drapeau, le chef du PLQ et Mme Madeleine Ryan.Tous ont pris place dans la nef du temple ainsi qu’un impressionnant cortege d’hommes et de femmes connus ayant tous une raison particulière de rendre un ultime hommage à celle qui a su incarner admirablement et si dignement l’émancipation féminine.Toutes les associations, tous les organismes et mouvements sociaux dans lesquels Mme Casgrain a oeuvré sans relâche, étaient également représentés en force.Et c’est Mme Jeanne Sauvé, toute de noir vêtue et dont l'élégance rappelait bien celle de l’ancienne sénatrice Casgrain.qui a prononcé l’éloge funèbre de celle qu elle considère avoir été 3 Des milliards en jeu pour la mousse d’urée-formol Québec aidera financièrement le plaignant d’une cause-type par Gilles Provost ; Le gouvernement du Qué-; bec a décidé d’assumer intégralement le coût d’établissement de la preuve judiciaire dans une cause-type qui impliquera une victime de la mousse isolante d’urée-formol iMIUF), a révélé hier l’agence Presse Canadienne, sous la signature de Donald Roy.«Si cette nouvelle est confir-jnée, elle aurait une grande importance», a commenté Mme Nicole Lamer, porte-parole de la Fédération des comités de victimes de la tnousse d’urée.En effet, la préparation d’une preuve valable dans un dossier aussi complexe peut coûter une somme considérable, bien au-delà de la capacité de payer de n’importe quelle victime individuelle.Il est évident que les multinationales impliquées choisi- Pour une première fois au Québec, l’immense majorité des infirmières et infirmiers syndiqués vivra la prochaine ronde de négociation sous une même bannière.En effet, après plusieurs mois de préparation, le regroupement des trois grandes fédérations, qui représentent au total 30,000 travailleurs de la santé, a été annoncé officiellement hier.Il s’agit de la Fédération des infirmières et infirmiers unis (FIIU) présidée par Mme Hélène Wavroch, la Fédération des syndicats professionnels ront les meilleurs avocats et recruteront des experts dans le monde entier pour ne pas être prises en défaut.Selon la jurisprudence qui sera créée, l'affaire pourrait valoir plusieurs milliards de dollars pour les fabricants de MIUF.et le gouvernement du Canada.La direction du dossier a été confié à la Commission des services juridiques, qui a confié l'affaire à ses meilleurs juristes dans l’espoir de préparer la voie à tous les autres avocats qui auront à plaider des causes similaires.L’Aide juridique, paraît-il, a déjà choisi quel cas elle présenterait, ainsi que la stratégie nécessaire pour que cette poursuite puisse être plaidée avant les autres.Les frais de la cause seraient assumés par l’Office de protection des consommateurs.des infirmières et infirmiers du Québec (FPIIQ) présidée par Mme Hélène Pelletier, et la Fédération québécoise des infirmières et infirmiers (FQII), présidée par Mme Ginette Gosselin.Les trois présidentes ont dénoncé hier les compressions budgétaires décrétées par le gouvernement Lévesque en disant qu’elles n’hésiteront pas à «passer à l’action» dès que les effets néfastes se feront sentir, et ce serait très bientôt.La décision de prendre en charge une cause-type fait partie du plan québécois d’aide aux victimes de la MIUF dont les détails doivent être divulgués officiellement jeudi prochain, à l’occasion d’une conférence de presse de M.Guy Tardif, ministre délégué à l’Habitation et à la Protection des consommateurs.Selon les informations qui ont filtré hier, ce plan comprendrait en outre trois autres volets: il y aurait d’abord une banque de logements gratuits destinés aux victimes les plus incommodées, si elles n’ont pas les moyens de payer un autre logement.Cette facette du plan serait confiée à la Société d’habitation du Québec (SHQ).Le volet proprement médical serait pour sa part confié plutôt aux 32 Départements de santé communautaire répartis dans l’ensemble du «Ces coupures, ont souligné les porte-parole du regroupement des forces infirmières, auront des effets sur la quantité et la qualité des services offerts, de même qu’elles modifient sensiblement nos conditions de travail.» De fait, ont-elles poursuivi, toutes les infirmières subissent les contre-coups des plans de redressement budgétaire, directement, par l’abolition pure et simple de postes, indirectement, par l’obligation d’assumer des tâches accrues.Québec.Ces organismes reliés aux principaux hôpitaux sont responsables de la santé publique sur leur territoire respectif.Il leur reviendrait donc par exemple de recruter des médecins vraiment compétents à l’égard des symptômes attribuables à la formaldéhyde et de diriger vers ces spécialistes les victimes qui le désirent.Enfin, le programme prévoirait en outre un groupe de spécialistes de la construction capables de conseiller les propriétaires qui ne savent comment faire face aux problèmes.C’est l’Office de protection des consommateurs qui serait chargé des contacts avec le public et de l’information sur les détails du programme d’aide, par l’intermédiaire de ses bureaux régionaux.Par ailleurs, le dossier de la MIUF s’est aussi enrichi hier de deux autres développe- A l’examen, l’austérité adoptée par les établissements provoquera vraisemblablement la mise à pied de 600 infirmières et infirmiers d’ici le mois de mars 1982, a-t-on rappelé.Plusieurs autres conséquences des compressions budgétaires ont aussi été signalées et les porte-parole du regroupement estiment de leur devoir de les rendres publiques aussitôt qu’elles seront connues ou vécues, tout en brandissant la menace de «passer à l’action» s’il le faut.ments importants: ¦ D’une part, la CECM a confirmé qu’une aile de l’école Chomedey-de-Maisonneuve, avenue Moreau, a bien été isolée avec de la MIUF.Cependant, elle soutient que les taux de formaldé-hide sont assez bas pour qu'aucune mesure spéciale ne soit requise, sinon une surveillance périodique du degré de contamination.¦ D’autre part, la fédération des comités de victimes de la MIUF a annoncé pour le sa-medi 14 novembre, à Montréal, une manifestation qui devrait regrouper plusieurs milliers de victimes irritées de l’inaction des gouvernements dans cette affaire, particulièrement au niveau fédéral.«Nous voulons démontrer publiquement que les victimes de la MIUF ne sont pas simplement une toute petite minorité, comme le laisse croire le gouvernement du Canada», a expliqué Mme Nicole Lamer au nom de la Fédération.La manifestation devrait partir du parc Jarry vers 13 h pour se rendre jusqu’aux bureaux de M.André Ouellet, ministre fédéral des Corporations et de la Consommation.En outre, la fédération a attiré l’attention des journalistes sur une entrevue récente qu’accordait au journal Le Courrier médical le directeur du Centre de toxicologie du Québec, le Dr Albert Nan-tel, Connu dans toute la province, ce dernier est extrêmement sévère à l’égard du danger que présente la MIUF.Dans le cadre du programme d’aide aux victimes dont on parlait plus haut, c’est le Dr Nantel qui est chargé de fournir aux Départements de santé communautaire l’expertise requise en toxicologie.Selon lui, le produit présente de graves dangers et les médecins peuvent établir un diagnostic avec beaucoup de sécurité s’ils sont attentifs.Thompson et Oberleitner à nouveau Pour la première fois au Québec, un front commun des infirmières Vol de banque, rue Ste-Catherine Un autre policier tué à bout portant Un poücier de la métropole a été abattu à bout portant hier après-midi, sur la rue Sainte-Catherine près de Berri, par un bandit qui venait de commettre un vol à main armée dans une banque.L’agent Emmanul Cloutier, âgé de 52 ans, devenait ainsi le deuxième policier à périr lors d’un hold-up dans la région montréalaise cette semaine.M.Cloutier patrouillait son secteur à ied lorsqu’il aurait apparemment croisé le andit, près d’une succursale de la Banque Nationale du Canada, sous la pluie et au moment où les trottoirs étaient encombrés de passants.Le policier, atteint de balles à l’estomac, est décédé sur la table d'opération à l’hôpital Saint-Luc, a précisé Mlle Line Danis, agent d'information au centre hospitalier.Une balle aurait sectionné une artère de l’un de ses poumons.Mlle Danis a ajouté que M.Cloutier était décédé moins d’une heure après son admission à l'urgence.Des témoins ont raconté que le bandit avait tiré à bout portant sur le policier.Selon certaines informations non confirmées, M.Cloutier n’aurait pas eu le temps de dégainer son arme.L’agresseur se serait ensuite dirigé vers le terminus d’autobus Voyageur, une rue au nord, où il se serait enfui dans le métro.Une section du métro a alors été fermée par la police, mais aucune arrestation n’aurait été faite.Une femme, qui avait conversé avec M.Cloutier quelques instants avant l’incident, a raconté que le policier lui avait dit qu’il n’avait aucune crainte d’être tiré par des voleurs parce qu'il ne patrouillait pas en voiture mais à pied.Mardi dernier, à la suite d’un hold-up de banque raté à Longueuil, deux policiers de cette municipalité ont été tirés à bout portant par trois bandits qui s’enfuyaient.L’agent Michel Vincent, 26 ans, est décédé sur le coup tandis que son collègue, l’agent Serge Gagnon, 25 ans, repose toujours dans un état critique à l’hôpital Charles-Lemoyne, de Greenfield Park.Un nomme et une femme ont été arrêtés à la suite de cette fusillade, et sont actuellement devant les tribunaux.Un troisième complice est toujours recherché.Raid au Cégep du Vieux-Montréal 5 étudiants inculpés pour trafic de drogue (par Bernard Morrier) — Cinq étudiants appréhendés jeudi, lors d’une descente policière au Cégep du Vieux-Montréal, ont comparu hier devant le juge Andre Chaloux, de la Cour des sessions de la paix, pour répondre à différentes accusations reliées au trafic de la drogue.Il s’agit de Bruno Bou-lianne, 28 ans, Nicolas Be-laïeff, Michel Dalpé et Marc Laporte, tçus trois âgés de 19 ans, et d’Élyse Plourde, âgée de 18 ans.Au total, 12 accusations de possession et de trafic de drogues, allant de la marijuana à la cocaïne, en passant par le < haschisch et le PCP, ont été portées contre le groupe.“ Tous ont choisi un procès devant juge et jury et leur enquête préliminaire a été fixée au 26 novembre.L’opération policière avait été menée avec l’aide d’un agent double de l’escouade des stupéfiants de la police de la CUM.L’officier-commandant de cette section, le capitaine-détective Henri Marchessault, a ainsi amorcé la vaste offensive qu’il entendait déployer dans les milieux scolaires, dans le but d’y enrayer le trafic de drogues.Par ailleurs, une femme de 35 ans, Lise Gauthier, arrêtée jeudi soir à la brasserie Saint -Laurent, au 1192 boulevard Saint-Laurent, a également comparu hier, devant le juge Chaloux, pour des accusations relatives au trafic de la drogue.Elle demeure incarcérée jusqu’à mardi, jour où aura lieu son enquête pour cautionnement.Au moment de son arrestation, elle avait en sa possession huit cubes de haschisch, 12 comprimés de PCP, 128 capsules de thénuate, 20 Séco-nal et 18 buvards imprégnés de LSD.accusés d’une fraude de $4 millions par Bernard Morrier Le juge Jacques Ducros, de la Cour supérieure, a décidé hier que Grant Thompson, un cadre de la Société d’expansion des exportations (une société d’Etat fédérale), et Peter Oberleitner, vice-résident de la compagnie tadler-Hurter, une firme ayant éprouvé de grandes difficultés financières, devront à nouveau répondre à deux accusations de fraude portant sur près de $4 millions, au sujet d’actes prétendument commis entre les 1er novembre 1973 et 1er janvier 1979.En janvier 1980, les deux hommes avaient dû répondre aux mêmes accusations, mais, en septembre 1980, ils avaient finalement été libérés dès leur enquête préliminaire.Toutefois, le procureur général du Québec décidait le 20 mai dernier, à Tissue d’une enquête policière plus approfondie, de porter les mêmes accusations contre les deux cadres.Dans les jours suivants ce- pendant, MM.Thompson et Oberletner demandaient à la Cour supérieure une ordonnance de prohibition adressée à tous les juges de la Cour des sessions de la paix, leur enjoignant de ne pas procéder à la tenue de l’enquête préliminaire résultant de la nouvelle mise en accusation, parce que cette procédure constituerait non seulement un abus de procédure mais serait vexatoire et contraire à l’intérêt de la justice.De plus, ils demandaient d’être purement et simplement libérés à nouveau des accusations auxquelles ils doivent répondre.Les procureurs des accusés, Mes Gérald Tremblay et Raphaël Schacter, avaient développé ces points devant le juge Ducros, tandis que le procureur de la Couronne, Me Suzanne Coupai, après avoir consulté la jurisprudence, avait soutenu que les accusés n’ont nullement établi que les accusations portées contre eux étaient abusives ou vexatoires.En se reposant les mêmes questions, le juge Ducros ne On a toujours du pain chaud sur la planche.Spécial de la fin de semaine: Gâteau Forêt Noire (7 à 8 personnes) $05° Lfl BOULflHQËRIE ET PATISSERIE BORDELAISE 3522, rue Masson (angle 14e avenue à Rosemont) 376-6582 Tous les jours de 8 h à 22 h croit pas que le comportement de la Couronne dans ce dossier, surtout à la lumière d’une enquête policière plus approfondie, constitue un procédé abusif ou oppressif ou cause un préjudice aux deux hommes, pas plus qu’il n’y voit un abus de procédure.Aussi est-il ordonné à MM.Thompson et Oberleitner de subir leur enquête préliminaire à la date convenue, soit le 18 janvier prochain.Les accusations émanent de l’implantation en Iran, entre 1973 et 1979, d’une entreprise de traitement de produits forestiers.Il était alors question de prêts censés favoriser l’exportation de marchandises et remploi de travailleurs canadiens à l’étranger.D’ailleurs, des paiements auraient été effectivement faits pour la mise en place de l’entreprise.Les accusations font état d’une série de fausses factures ayant obligé la Société d'ex-ansion des exportations à dé-ourser $3,679,375 à au moins 11 compagnies canadiennes.Lévesque a été trahi, commente «Le Monde» PARIS (PC) — Sous le titre «Crise au Canada, un rapatriement contesté», l’influent quotidien français Le Monde commente en première page, dans son édition de vendredi, l’entente constitutionnelle intervenue la veille à Ottawa.Le Monde affirme d’abord que «pour le premier ministre fédéral, c’est le couronnement d’une carrière exceptionnellement longue et fertile en rebondissements».Rappelant que le projet de M.Trudeau s’était heurté à maints obstacles, le quotidien ajoute que «l’arrogance intellectuelle qui — avec le désir de séduire et le goût d’étonner — caractérise la personnalité paradoxale du premier ministre fédéral n’avait pas, c’est le moins qu’on puisse dire, facilité les choses».Abordant la position du premier ministre québécois, M.René Lévesque, Le Monde estime que celui-ci «a été littéralement trahi par les sept premiers ministres anglophones, qui avaient fait mine jusqu’ici de s’allier avec lui».Citant ensuite un éditorial du quotidien montréalais LE DEVOIR, selon lequel l’entente de jeudi consacre la fin d’une conception du Canada ui faisait au consentement u Québec une condition indispensable à tout réaménagement du régime fédéral, Le Monde affirme que «pour la Îiremière fois de son histoire, e Québec devient donc une province comme les autres».ILGasgffireffti "-HERMÈS Élisabeth Marchaudon, libraire, vous donne rendez-vous, de 14h à 16h aujourd’hui avec André Major le 14 novembre avec Julie Stanton le 21 novembre avec Jeanne Bourrin le 28 novembre avec Léandre Bergeron le 5 décembre avec Victor-Lévy Beaulieu 1120 ouest, av.Laurier (entre Ouerbes et De l’Épée) Outremont, Montréal TéL: 274-3669 Pour vivre mieux ouvrez ALPHA SANTÉ ALPHA SANTÉ Dix volumes luxueusement reliés en simili-cuir beige décorés à l’or fin — 3200 pages — plus de dix mille illustrations en couleurs — des centaines de schémas, cartes et graphiques spécialement réalisés pour cette collection.Format 30 x 25 cm.PLAN DE L’OUVRAGE Volume 1 alimentation et santé Volume 2 activité physique et santé Volume 3 .a santé mentale VOlume 4 santé et environnement Volumes une vie sexuelle saine Au fil des pages, vous allez y découvrir ce qu'il faut savoir pour conserver ce bien précieux qu'est la santé Comment réagir aux agressions de la vie moderne: à la pollution, au bruit, à la dégradation de l'environnement.Comment lutter contre tous les maux du siècle: le manque d'exercice physique, une alimentation trop riche et souvent mal équilibrée, le surmenage intellectuel, les abus de toutes sortes Comment vivre en parfaite harmonie la vie du cou- p%.Volumes donner la vie Volume 7 la santé de nos enfants Volume 8 de l’adolescence au 3e âge Volumes les soins du corps Volume 10 médecine et santé Comment aider à l’épanouisserhent des enfants, a leur passage à l 'âge adulte.Comment ménager cette complexe et merveilleuse machine qu'est notre corps et connaître tous les soins à lui donner.Alpha Santé aborde de façon originale tous les grands thèmes qui intéressent la Santé dans son sens le plus large.Les meilleurs spécialistes y exposent de façon claire, pratique et illustrée ce qu’il faut connaître et ce que l'on doit faire pour vivre mieux.AVEC LA COLLABORATION DE L’Organisation Mondiale de la santé Les Encyclopédies populaires Inc., 1246, rue Saint-Denis, Montréal, Qué.H2X 3J6 — Tél.: 843-3361.Voulez-vous me faire parvenir, sans aucun engagement de ma part, le dépliant explicatif de l’Encyclopédie “ALPHA SANTÉ”.NOM.PRÉNOM .11.4.ADRESSE.VILLE.CODE POSTAL . Oustinov rappelle à l’Ouest la «puissance» de l’URSS MOSCOU (AFP) - Le maréchal Dimitri Oustinov, ministre soviétique de la Défense, a ouvert hier les festivités du 64éme anniversaire de la Révolution d’octobre par une sévère mise en garde aux États-Unis et une réaffirmation musclée de la «puissance considérable» de l’URSS.Dans un discours par ailleurs sans grande nouveauté, le maréchal Oustinov a fait le procès de la politique américaine, en accusant Washington de vouloir se placer en position de force et violer, «de ma- nière flagrante», l’équilibre des forces II a déclaré: «L’Union soviétique ne peut rester indifférente devant une telle perspective.Pas plus dans le passé qu'aujourd’hui, notre pays a permis et permettra âu'on lui tienne le langage du iktat».Surtout, devant son auditoire du palais des congrès au Kremlin, boudé par les ambassadeurs des principaux pays de l’Alliance atlantique, le maréchal Oustinov est revenu à plusieurs reprises sur la «capacité combative» de l’URSS, la «réelle puissance de ses forces armées» et la détermination du camp socialiste à défendre ses «réalisations historiques» Le ministre a été longuement applaudi quand, dénonçant la volonté de «l’impérialisme de la contre-révolution de liquider le socialisme en Pologne et de modifier la situation née de la 2ème Guerre mondiale», il s’est écrié: «C’est impossible».Dans le long réquisitoire dressé contre l’attitude des États-Unis — de la guerre non déclarée conre l’Afghanistan, à la résurgence du militarisme japonais et à l’aide militaire à la Chine, en passant par le soutien aux «regimes tyranniques» du Salvador et du Chili — le maréchal Oustinov a sérieusement mis en doute le désir des Américains de «négocier sérieusement» sur les euromissiles et énuméré la longue liste de leurs «dérobades».Qualifiant de «mensonge évident» l’intention prêtée à l’URSS de «porter le premier coup nucléaire» et exprimant l’espoir que «le réalisme poli- tique l’emporte sur les ambitions et l’aventurisme», le ministre de la Défense a implicitement flatté les mouvements pacifistes d’Europe occidentale, adjurant, «au nom des peuples des pays socialistes et capitalistes», que l’on modifie le cours actuel des événements.Au passage, il a exprimé l’espoir que la visite du président Leonid Brejnev à Bonn, fin novembre, «contribue à consolider la sécurité en Europe et dans le monde».Le ministre de la Défense a estimé par ailleurs que les forces de l’OTAN et du Pacte de Varsovie étaient approximativement égales, de même que les forces stratégiques de l’Union soviétique et des États-Unis, y compris les.armes de théâtre et les forces conventionnelles.Du point de vue soviétique, a-t-il ajouté, «notre force a un effet très bénéfique pour la paix dans le monde».Le maréchal Oustinov a évoqué sans optimisme les prochaines négociations soviéto-américaines sur la réduction des forces nucléaires de théâtre en Europe, prévues à Genève à la fin du mois.«Seul le temps pourra dire si les Américains ont l’intention de mener ces négociations avec sérieux», a-t-il dit.Les récentes déclarations du président Ronald Reagan annonçant de nouveaux programmes d'armements ne constituent pas «une ouverture politique indiquée» pour les pourparlers, a dit le maréchal.Il a réaffirmé que Moscou était prêt à réduire le nombre de ses SS-20 pointés sur l’Eu- rope en échange de l’abandon du projet de l’OTAN de déployer des missiles Pershing et Cruise en 1983.«Qui plus est, il serait possible d’arriver à un accord sur une réduction assez considérable des deux côtés», a-t-il ajouté.Ceci semble indiquer que le Kremlin ne serait prêt à réduire de façon substantielle ses stocks de missiles qu’à la condition de voir les États-Unis réduire également leurs systèmes de missiles de bataille en base avancée.Sud-Liban: le commandant Haddad donne sa démission TEL-AVIV (D’après AFP et Reuter) — Le commandant dissident libanais Saad Haddad, chef des milices chrétiennes du Sud-Liban, a annoncé hier sa démission sur les ondes de la «Voix de l’espoir», station de radio des chrétiens du Sud-Liban captée en Israël.Le commandant Haddad a désigné son successeur: Shar-bal Barakat, jeune officier sud-libanais formé à Beyrouth.La radio israélienne, qui a aussitôt annoncé cette information, a indiqué que la décision avait surpris les dirigeants israéliens qui, selon la radio, tentent maintenant de faire revenir le commandant Haddad sur sa décision .Le ministre de la Défense, M Ariel Sharon, et le chef d’état-major, le général Raphael Fy-tan, ont demandé hier soir au commandant Haddad, d’expliquer les raisons de sa démission.a annoncé la télévision israélienne.Toujours selon la télévision, on craint dans les milieux militaires israéliens un affaiblissement du Sud-Liban face aux feddayines à la suite de cette démission.Pin revanche, selon des sources des forces de l’ONU, citées par la télévision, un changement de commandement ne provoquera aucune modification de l’équilibre dans la région.Le commandant Haddad, quant à lui, a reporté à une date ultérieure la conférence de presse qu'il voulait donner hier soir pour expliquer sa décision Dans une déclaration à la radio israélienne, il a indiqué que sa décision avait été prise à la suite d’une grande fatigue et de problèmes internes.Mais il a démenti toute divergence avec les Israéliens.On estime, à Beyrouth, que des difficultés avec Israël sont peut-être à l’origine de la démission du commandant had-dad, qui contrôle un territoire de 800 km carrés au Sud-Liban, en bordure de la frontière nord d’israël.En effet, la presse libanaise et les correspondants de presse au Sud-Liban faisaient état depuis plusieurs jours de différends graves entre le commandant Haddad et les autorités militaires israéliennes au sujet de «rectifications» de frontières opérées unilatéralement par Israël, tout-à-fait à l’extrémité nord du «doigt de la Galilée», dans la région de Marjayoune.Ce «doigt» est tronqué à son extrémité par un petit triangle de territoire libanais s’enfonçant en Galilée, sur une largeur de trois kilomètres environ et une profondeur de deux.Selon les correspondants de presse, l’armée israélienne a tenté ces jours derniers de placer des barbelés en travers de ce saillant pour faire de la ligne brisée de la frontière à cet endroit une ligne droite et pour la rendre ainsi plus facilement défendable.Le commandant Haddad, toujours selon ces sources, a protesté à plusieurs reprises contre cette opération et aurait réussi à la faire cesser.Le commandant Haddad, que les Palestiniens et leurs alliés progressistes libanais clouent régulièrement au pi- lori comme «traître» et «vendu», est nationaliste à sa manière.Il s’estime investi de la mission de garder intacte au profit de l’État libanais la portion de territoire qu’il contrôle.Il a toujours affirmé que son alliance avec l’armée israélienne était contingente et n’avait pour but que de protéger le Sud-Liban de l’occupation palestinienne ou syrienne.II est donc explicable qu’il se soit opposé à l’amputation d’une parcelle de territoire libanais et qu’il ait préféré démissionner plutôt que de céder devant de nouvelles tentatives.Le commandant Haddad avait des ennuis de santé qui avaient nécessité son hospitalisation il y a quelque temps.Il y a environ deux ans, le commandant Haddad avait proclamé unilatéralement l’indépendance du «Liban libre», étroite bande de territoire libanais qui court le long de la frontière israélienne, déclarant qu’il ne reconnaissait plus l’autorité du gouvernement de Beyrouth.L’État ainsi «libéré» par le commandant Haddad n'a jamais été reconnu au niveau international.Il s’était engagé à lutter contre les soldats de la force arabe de dissuasion, (FAD) essentiellement composée de soldats syriens.La radio des milices chrétiennes a précisé que le commandant Haddad avait remercié le gouvernement israélien pour l’aide massive que celui-ci avait apporté aux milices.À plusieurs reprises égale- WASHINGTON (AFP) -Le département d’Ètat s'efforce de redéfinir une politique américaine des droits de 1 homme qui s’écarte du concept de la diplomatie discrète pour dénoncer également les violations des libertés individuelles dans les pays amis comme chez les adversaires des États-Unis, a-t-on indiqué hier de source officielle.Un mémorandum, rédigé par M William Clark, assistant du secrétaire d’État Alexander Haig, et approuvé par ce dernier, estime que les États-Unis ne pourront pas mener de politique étrangère crédible sans insister sur le respect des droits de l’homme.Sinon, souligne le rapport, «nous ne ferions que dorloter nos amis et critiquer rjos ennemis.» La première approche officielle du gouvernement Reagan avait été de distinguer pays totalitaires (comme l’URSS) et pays autoritaires (comme certains régimes d’Amérique latine) et de dénoncer publiquement les excès des premiers en n’exerçant que des pressions discretes pour les écarts des seconds.La candidature d'un farouche promoteur de cette politique, M.Ernest Lefever, au poste de secrétaire d’État adjoint pour les droits de l’homme, avait dû être retirée au mois de juin devant l’opposition du Sénat.En désignant vendredi dernier un nouveau candidat à la place de M.Lefever, M.Eliott Abrams, le président Reagan avait semble-t-il déjà modifié sa position.«Dans mon gouvernement, avait-il déclaré, les droits de l’homme sont importants dans tous les aspects de notre politique étrangère.Nous nous élèverons contre les ennemis de la liberté et nous essayerons d'aider ses défenseurs».Le mémorandum du département d’État, publié jeudi par le New York Times et authentifié depuis par plusieurs responsables de la diplomatie américaine, constate que le gouvernement «ne pourra jamais conserver un lai gere américains et à la défense de la liberté».«Nous devons continuer à tracer la distinction essentielle entre les nations libres et celles qui ne le sont pas, poursuit le rapport, ne pas le faire signifierait en définitive un échec dans nos efforts pour Libération conditionnelle Évolution et application (1899-1981) Probation : aide ou contrainte?Justice et public L’emprisonnement au Québec Revue Criminologie — Directeur : Denis Szabo Abonnement annuel (1982) Canada 12$ Institutions Pays étrangers 14$ Le numéro Revue Criminologie .i"~1 LES PRESSES ¦â, DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL limit ^6128.syce.«A», Montreal.Que.H3C 3J7 1 2910.bd Édouard Montpetit Montréal.Que.H3T 1J7 En litirairie ou chez l'éditeur ment, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) avait fait appel au cours des derniers mois à Israël pour apaiser l’officier sud-libanais et l’empêcher de réagir trop brutalement aux tentatives d’infiltrations des feddayines palestiniens.Les officiers israéliens avaient du aussi maintes fois aplanir des dissensions entre le commandant Haddad et la FINUL à laquelle les milices chrétiennes refusaient l'accès de certains secteurs.Les observateurs ajoutent à cela le fait que l’envoyé spécial du president Reagan, l’ambassadeur Philip Habib, doit revenir dans deux semaines dans la région pour y poursuivre et si possible conclure sa mission de pacificateur au Liban.Le commandant Saad Haddad, chef des milices chrétiennes du Sud-Liban, lors d’une conférence de presse en avril 1980.(Photolaser AP) Salvador: opérations militaires US en vue?La politique américaine des droits de l’homme en révision contenir un mouvement vers le neutralisme dans de nombreuses régions d’Occi-dent».Pratiquement, le mémorandum, qui doit encore être soumis a la Maison-Blanche, propose que les États-Unis s’opposent.au sein des banques internationales de développement, à l’octroi de prêts à des pays responsables d’atteintes aux libertés individuelles, ou encore refusent de livrer du matériel à leurs forces de police.«Au strict minimum, f»oursuit-il, nous devrons parer honnêtement des violations des droits de l’homme par nos amis et justifier toute décision (à leur endroit) dans lesquelles d’autres considérations (économiques, militaires etc.) sont déterminantes.» Cette politique, reconnaît le rapport, est coûteuse, parce Qu elle implique des «choix ifficiles qui peuvent affecter de façon négative certaines relations bilatérales», mais elle est indispensable.«Nous voulons démontrer, conclut-t-il, en agissant pour défendre la liberté et identifier ses ennemis, que la différence entre l'Est et l’Ouest est la distinction politique cruciale de notre temps WASHINGTON (AFP) -Les États-Unis veulent «faire quelque chose» pour le Salvador, mais il est improbable, selon des sources informées, qu’ils aillent jusqu'à des mesures militaires contre Cuba et le Nicaragua, accusés par Washington d’encourager la rébellion armée dans ce pays.Au département d'État, on s’efforçait hier de souligner que les récentes informations de presse affirmant que Washington envisageait sérieusement de lancer des opérations militaires contre Cuba et le Nicaragua étaient «trop alarmistes».«Tout le monde sait que le Pentagone et le département d’État élaborent périodiquement des options possibles pour faire face à telle ou telle situation, mais cela ne signifie pas qu’une certaine option sera nécessairement retenue», a déclaré en privé un responsable américain.Cette mise au point visait apparemment à apaiser les vives inquiétudes suscitées dans certains pays d’Amérique centrale et des Caraïbes par les dernières déclarations du secrétaire d'État Alexander Haig.Le refus de M Haig, hier dans le New York Times, de démentir que les États-Unis Mutinerie de détenus polonais VARSOVIE (AFP) - D’importantes forces de la milice et de l’armée quadrillaient encore hier soir les abords de la prison de Kamisnk près d’Olsztyn (nord-est du pays) où deux détenus ont été tués au cours d’une mutinerie qui a éclaté jeudi soir et n’a pu être maîtrisée qu’hier après-midi, a-t-on appris au MK7 (section Solidarité) d’OIsztyn Selon l'agence officielle PAP.les détenus ont été «exécutés» par leurs camarades.Toutefois, le MK7 a fait état d’informations «recueillies à l’extérieur» de la prison selon lesquelles les forces de l’ordre auraient ouvert le feu lors de leur intervention contre les mutins estimés à plus d’un millier.L’une des victimes, selon ces informations, pourrait avoir été tuée lors de cette fusillade.envisageaient des mesures militaires contre Cuba et le Nicaragua est davantage interprété par les observateurs comme un avertissement à ces pays, plutôt que comme une menace que Washington compte mettre à exécution.Selon cette interprétation, en laissant entendre par la voie de «fuites» à la presse que les États-Unis étudient une gamme d’options comprenant notamment le blocus du Nicaragua et de Cuba, et même des actions armées contre ces pays, le gouvernement américain a cherché surtout à inciter les dirigeants de La Havane et de Managua à la prudence.Un haut fonctionnaire du département d'État a d’ailleurs catégoriquement démenti les informations parues jeudi dans le New York Times selon lesquelles Washington aurait récemment eu des contacts discrets avec divers pays latino-américains en vue de la création d’une «force d’intervention» conjointe.Ce diplomate, qui a requis l’anonymat, a précisé à ce sujet que les seuls contacts entre le gouvernement américain et des pays d'Amérique latine avaient en fait été de simples consultations sur la crise au Salvador.L’impasse quasi-totale sur le plan militaire et la sérieuse dégradation de la situation économique au Salvador inquiètent en effet de plus en plus les dirigeants américains, qui s’interrogent sur les moyens concrets d’aider le gouvernement du président Jose Napoleon Duarte.Haig critique lord Carrington WASHINGTON, 9AFP) — Le gouvernement américain a exprimé son mécontentement au gouvernement britannique pour les critiques formulées contre le processus de paix de Camp David par lord Carrington, secrétaire au Foreign Office, lors de son voyage à Ryad, apprend-on de sources diplomatiques à Washington.Le secrétaire d’État, M.Alexander Haig, a demandé mercredi soir à sir Nicholas Henderson, ambassadeur de Grande-Bretagne à Washington, de porter son mécontentement à la connaissance du gouvernement de Londres, indique-t-on à la fois au département d’État et à l’ambassade britannique.Aucune de ces deux sources n’a toutefois confirmé que la démarche de M.Haig ait constitué, comme le rapporte le New York Times, une «protestation» formelle contre le soutien activement apporté par lord Carrington au plan de paix en huit points proposé par le prince Fahd d’Arabie Saoudite pour tenter de régler le conflit israélo-arabe.La démarche américaine contre les propos tenus par lord Carrington à Ryad.au nom des pays de la Communauté européenne, aurait été essentiellement motivée par le désir de rassurer Israël sur la fermeté de l’attachement de Washington au processus de Camp David.Le premier ministre israélien, M.Menahem Begin, à deux reprises aux cours des dernières 48 heures, a menace de s'opposer à la participation à la force multinationale du Sinai de tout pays qui remettrait en cause les accords de Camp David.Or la Grande Bretagne, avec la France, l’Italie et les Pays-Bas, vient d’accepter de fournir un contingent à cette force patronnée par les États-Unis.Aussi, l’annonce d’une participation européenne, à la force multinationale du Sinaï a été à nouveau retardée hier en raison des prises de position contraire de l’Arabie Saoudite et d'Israël sur la signification que devra prendre oet engagement, a-t-on appris à Paris dans les milieux diplomatiques.Le chef du gouvernement israélien a déclaré à Eilath, qu’Israël refusera catégoriquement la participation à la force de paix du Sinaï à qui remettrait en cause les accords de Camp David.Commentant la visite du secrétaire au Foreign Office en Ara bie Saoudite, le premier ministre israélien a affirmé que «les soldats britanniques pouvaient rester chez eux», si leur envoi était associé à une remise en cause des accords de Camp David ou s’il devait être lié à l’initiative européenne de Venise.Dans les milieu* politiques de Jérusalem, on craint que les pays européens n’utilisent leur participation à cette force pour oeuvrer dans l’esprit de l’initiative de Venise et du plan de paix saoudien.Le New York Times publiait hier la transcription de commentaires faits mercredi soir sur les propos de Lord Carrington par M.Haig, au cours d’une réunion privée avec une délégation de dirigeants juifs américains.«C’est une chose pour un type de s’asseoir sur la touche et de se livrer à de la théologie et de fixer des buts qui représentent la perfection en opposition à ce qui est bien et réalisable et pragmatiquement souhaitable, aurait dit M.Haig.C'en est une autre d’avoir la responsabilité de le faire.Nos amis européens se trouvent dans une position très confortable.Ils peuvent faire leurs propres observations sans avoir la responsabilité des conséquences.Il y a des conséquences indirectes.Elles sont très graves en Israël aujourd’hui».Londres et Dublin forment un «conseil anglo-irlandais» LONDRES (AFP) - Les premiers ministres britannique et irlandais ont décidé hier de donner un cadre institutionnel à la coopération entre leurs deux pays mais ils se sont gardés de prendre des initiatives spectaculaires pour l'avenir politique de l'Irlande du Nord.À Tissue de leurs entretiens au 10 Downing Street, qualifiés des deux côtés de «constructifs» et «amicaux», Mme Margaret Thatcher et M.Garret Fitzgerald ont annoncé la formation d’un «conseil intergouvememental anglo-irlandais» chargé de développer au niveau des ministres et des administrations les relations bilatérales.La thèse britannique a cependant prévalu puisque les deux chefs de gouvernement n'ont pris aucune mesure visant à contraindre des élus protestants d’Ulster à collaborer avec la république d’Irlande.Leur communiqué conjoint se contente en effèt de suggérer aux Parlements de Londres et de Dublin d’envisager la création d'un groupe mixte qui comprendrait des élus des deux assemblées, du Parlement européen et de l’Assemblée provinciale qui pourrait être rétablie dans 1 a-venir à Belfast.Mme Thatcher et M.Fitzgerald sont toutefois tombés d'accord pour reconnaître la nécessité de poursuivre leurs efforts en vue de la réconciliation entre les communautés catholique et protestante d'Ulster et entre les deux traditions qui s’opposent au nord et au sud de (a frontière.Au cours d'une conférence de presse tenue après les entretiens, Mme Thatcher s’est employée à rassurer la majorité protestante d’Ulster, qui.par la voix de son chef de file le plus intransigeant, le révérend Ian Paisley, a condamné hier la création du «conseil anglo-irlandais», me- nant selon lui à l’unité irlandaise «par la coulisse».Le premier ministre britannique a en effet brandi devant les journalistes la loi constitutionnelle nord-irlandaise de 1973 qui garantit le maintien de la province au sein du Royaume-Uni tant que la majorité des habitants de T Ulster n’en décideront pas autrement.Cette garantie constitutionnelle confère un droit de veto de fait de l’Irlande du Nord, en ce qui concerne tout changement du statut au million de protestants en Ulster face aux 500,000 catholiques vivant dans la province.M.Fitzgerald a déclaré de son côté à la presse qu ndr rue les décisions prises à Londres constituaient «un pas» sur le long chemin vers une solution à la tragédie nord-irlandaise.Par ailleurs, les deux premiers ministres ont décidé d’intensifier leur coopération en matière économique en poursuivant notamment leurs études en vue de rétablir la fourniture à la république d’Irlande d’électricité produite en Ulster, interrompue depuis le début des «troubles» à la suite de sabotages répétés.Londres et Dublin envisagent également la livraison à TUlster de gaz naturel produit par la république."Danse pour Célibataires” Club des diplômés “Graduates Club” Ambiance chaleureuse Holiday Inn 420 Sherbrooke oueet vendredM 3 novembre 1981 8:30 P.M.* 1:00 A.M.845-7713 ou 769-1579 UE DEVOIR Dans le DEVOIR du 19 novembre 1981, un cahier spécial sur un sujet d’actualité: «Les coopératives dans la crise économique» À fin de vous assurer d’obtenir les copies désirées de ce cahier spécial, téléphonez au 844-3361 ou remplissez c tupon et faites parvenir votre 0U rnanc*a*'P0Ste payable à Tore de: Le Devoir, case postale 6033 Montréal, P.Q.H3C 3C9 « Comandez avant le 19 jvembre1981 0.25 la copie Ci-inclus $.nombre de copies «Les Coopératives dans la crisa économique» Nom.Adresse « 1 Le Devoir, samedi 7 novembre 1981 M 5 Les élections à Québec: entre démolir et construire par Clément Trudel QUÉBEC — La capitale québécoise connaîra une semaine faste en politique^ la semaine prochaine.Il y a, bien sûr.la session qui s’ouvrira a l’ Assemblée nationale mais il faudra bien surveiller les débats politiques mettant aux prises les candidats aux élections municipales du 15 novembre.Le maire sortant, Jean Pelletier, du Progrès civique (PCQ), élu en 1977, sollicite un deuxième mandat.Il aura comme adversaire M.Pierre Racicot.du Rassemblement populaire (RP), et deux candidats indépendants, MM.René-Lucien La-pointe et Alexandre Roy.Les 115,000 votants auront aussi à choisir, parmi une cinquantaine de candidats, un maire et 21 conseillers, soit cinq de plus qu’il n’y en avait dans l’ancien conseil.Au cours d’une interview au DEVOIR, M.Pelletier, qui a succédé au maire Gilles Lamontagne en 1977, a dit avoir rempli son but de «consolidation» du régime précédent.Il mène campagne sur la «revitalisation du centre-ville» et pour un plan concret de sauvegarde et de mise en valeur du Vieux-Québec.M.Pelletier dit envisager avec sérénité les élections du 15 et, mis au courant de l’attaque du RP portant sur la détérioration constante du stock de logements depuis que règne le Progrès civique, il a cette répartie: «Ça me fait rire qu’ils ressuscitent l’histoire ancienne.Les démolitions, depuis 1977, vous pouvez les compter sur votre main, dans les cas où il aurait été trop coûteux de restaurer mais on oublie que le plus grand démolisseur, à Québec, c'est le gouvernement québécois.qui n’a pas à demander de permis pour faire ce qu’il veut, comme le percement du boulevard Saint-Cyrille, la mise en place de l’autoroute Dufferin, la démolition de ces maisons qui entouraient le complexe G et autres monuments de la colline parlementaire».Interrogé a son tour par LE DEVOIR.M.Pierre Racicot.président du Rassemblement populaire, est cinglant lorsqu'il juge la performance du PCQ quant à l'habitation : «On ne donne pas le mandat de construire sa maison à celui qui l'a démohe».De 1977 à 1981.déplore-t-il.l'administration Pelletier n’aurait utilisé que $6 millions des $12 millions prévus pour les divers types d'habitation.Le PCQ, accuse-t-il, est un parti de promoteurs de bureaux et de stationnements qui a laissé le Vieux-Québec se convertir en Disneyland.et a laissé péricliter le secteur commercial.M.Pelletier s’engage solennellement, à «dégraisser» le budget de la capitale: telles seraient du moins les instructions données à l’équipe qui prépare le prochain budget: «re-' mettre en cause tous les projets» et «les élus prendront les décisions qui s’imposent».Traditionnellement, on pouvait associer le Progrès civique de Québec à un groupe de partisans libéraux.Cette fois-ci, particulièrement dans les districts de l’ancienne banlieue; le Progrès civique est parfois aile cherche comme candidats des partisans avoués du PQ.Dans le district no 19, par exemple, M.Paul Roche-leau, du PCQ, était président du comité du Oui dans Vanier; il sera opposé à M.Gilles Gilbert, autre poteau du PQ, candidat du Rassemblement populaire.Les clivages nouveaux peuvent aviver l’intérêt dans ces coins où, d’ailleurs, la hausse brutale de l’évaluation domiciliaire (jusqu'à 30% dans Duberger) pourrait engendrer la résistance au régime en place, quels qu’en soient les porte-parole.M.Pelletier, en entrevue, laisse entendre que la capitale peut difficilement considérer qu’elle est maîtresse de sa propre maison: 40% du sol du Vieux-Québec est propriété fédérale et, dans l'arrondissement historique, le ministère des Affaires culturelles joue un rôle de premier ordre.Le maire se félicite de «l’excellente concertation» avec les deux paliers supérieurs de gouvernement mais exprime des besoins pour faire sortir la ville d’une situation où la marge de manoeuvre n'est pas large: que le gouvernement fédéral «paie sa taxe d'affaires» et devienne un contribuable comme les autres et ue le Québec qui a déjà fait des pas ans la bonne direction, consente à «payer ses taxes au même moment que les autres contribuables» ou verse des intérêts pour les délais encourus; et que le Québec complète un rajustement commencé il y a deux ans quant à l'imposition intégrale de l’assiette foncière de ses biens (Affaires sociales, et trois niveaux d’institutions d’enseignement).M.Racicot et le Rassemblement populaire, eux, misent sur l’attrait des «conseils de quartier» pour faire progresser leur pénétration des districts.Le porte a porte se fait systématiquement : les candidats quadrillent leur district et exposent les grandes lignes d’un programme qui promet un budget préparé à 1 aide de consultations publiques.Une administration «au grand jour», promet le RP, qui accuse l’administration sortante de manipuler l’information distillée aux citoyens, de «siphonner» quelques bonnes idées au programme du RP pour conforter une crédibilité chancelante.Ainsi les Sociétés de développement des artères commerciales, proposées par le PCQ, ne seraient qu’une idée du RP «vidée de sa substance», car le RP voudrait que le citoyen ait droit de regard et de décision, sans veto concédé aux commerçants.Quant aux deux autres candidats à la mairie, ils insistent sur des coupures budgétaires, M.René-Lucien La-pointe pense que l'on ne surveille pas assez rigoureusement les bars et les lieux publics où se ferait un trafic de drogue; il veut que la police soit davantage vigilante.Selon lui, l’argent consacré aux patrouilles qui fichent des tonnes de contraventions sur les pare-brise serait plus intelli- M.Jean Pelletier, maire sortant de Québec.(Photo Jacques Grenier) gemment utilisé pour des travaux de chômage, notamment.Assez curieusement, le conseil municipal de Québec, où ne siège qu'un conseiller du Rassemblement populaire, M.Pierre Mainguy, est appelé à siéger le 9 novembre, avec un ordre du jour chargé; un canal communautaire retransmet la séance.Trois débats, à diverses stations radiophoniques, sont prévus en cours de semaine, mettant en présence les quatre aspirants au titre de maire: l’un à CHRC (Point de vue, de 7 h à 9 h du matin) le mardi 10; un autre à CBV (Radio-Canada) à Présent, le 12 novembre (débat enregistré en présence du public au Palais Montcalm, à 20 h, mercredi; CKCV et l’animateur Camil Samson accueillent en direct les quatre candidats le vendredi 13 de midi à 14 h.A la télévision, le canal communautaire diffuse lundi un «carrefour-adaptation» où interviennent trois des candidats, le maire Pelletier ayant offert de déléguer, M.Jean-Paul Morency, conseiller sortant du Progrès civique, mieux au fait du dossier des handicapés.Quant aux autres télévisions: Radio-Canada, Radio-Québec et Télé-Capitale, elles ont travaillé sans succès à ce jour à réunir les politiciens suivant une formule mise de Tavant par M.Pelletier.Pour le métro et l’épuration des eaux, la CUM empruntera $270 millions par an par Alain Duhamel La Communauté urbaine de Montréal (CUM) devra emprunter $270 millions par année pour la poursuite des travaux du métro et du réseau d’épuration des eaux mais le fardeau du contribuable ne s’en ressentira pas tellement, a déclaré hier le président du comité exécutif, M.Pierre DesMarais II, devant le Cercle finance et placement du Qué-5 bec.«La part du Québec, a-t-il ajouté, augmentera substan-' bellement.» Le gouvernement du Québec contribue dans une proportion de 60% au financement des travaux du métro réalisés avant 1980 et 100% aux travaux réalisés depuis.Sa contribution au réseau d’épu- ration des eaux fluctue de 66% à 76% selon les travaux mis en chantier.En fait, depuis cinq ans, le service de la dette de la CUM s’est accru de 25% chaque année et atteint en 1982 la somme de $220.1 millions 36.5% du budget de la CUM.Pour le programme du métro et pour le programme d’épuration des eaux, la contribution du gouvernement québécois s’accroît, depuis cinq ans, d’environ 15% chaque année.Compte tenu des compressions budgétaires du gouvernement québécois, ne faut-il pas craindre un étalement des travaux sur un plus grand nombre d’années, voire une interruption de l’un ou l’autre programme?À cela, M.DesMarais répond que pareilles décisions comportent des effets graves sur la situation économique de la région montréalaise puisque les travaux du métro créeront jusqu’en 1987 l’équivalent en emplois de 18,000 personnes-année et les travaux du réseau d’épuration créeront jusqu’en 1988 l'équivalent en emplois de 13,000 personnes-année.À ce jour, la CUM a emprunté $995 millions pour le métro et l’épuration des eaux.Si on ajoute à cette somme les emprunts pour l’acquisition des parcs régionaux, les dettes de l’ex-corporation du Montréal-Métropolitain, la dette actuelle de la CUM dépasse le milliard de dollars dont un eu plus de la moitié est rem-oursable à taux d'intérêt fixes.Plus de 60% de ces sommes sont remboursables en devises américaines à une échéance moyenne de dix ans.Les variations dans la valeur du dollar canadien et la hausse des taux d’intérêt ont donc des répercussions immédiates sur le service annuel de la dette de la CUM.«L'excellente situation financière de la Communauté depuis sa création, a affirmé M.DesMarais, lui a permis de se tailler une place de choix sur les marches de capitaux internationaux et l’administration de la Communauté, qui est considérée comme compétente, lui a permis de maintenir un très bon crédit auprès de ces marchés.Cet état de fait permettra à la Communauté de s’approvisionner sur ces marches pour financer une partie de ses besoins.» M.DesMarais a profité de son passage devant cet auditoire pour tracer le bilan des efforts entrepris pour la création à Montreal d’un centre de finance et de commerce international.Il a pris la tête d’un comité d'hommes d’affaires chargé d'étudier le projet et de le tailler à la mesure des entreprises du Québec.Le projet se trouve, selon le président du comité exécutif, sur la bonne voie et reçoit la collaboration active de tous les niveaux de gouvernement.Le comité a identifié des besoins spécifiques, notamment en matière d’information, de formation et d’orientation générale pour les entreprises.«Le projet est sur la bonne voie et nous serons en mesure d’annoncer d’ici peu certaines de nos recommandations et des moyens mis en place afin que Montréal devienne un véritable pôle de développement international.» Rouyn-Noranda: l’air pur avant les emplois par André Tardif À une forte majorité de 76.4%, les répondants à un .sondage d'opinion mené dans la région de Rouvn-Noranda estiment qu’il faut lutter contre la pollution, même si , cela risque de diminuer le nombre d'emplois dispo-c nibles.De plus, au chapitre de Tin-formation, 55%) des répondants mettent en doute l’information véhiculée par les compagnies minières, tant au point de vue de Taccessibilité que de la fiabilité.Ces données ont été rendues publiques cette semaine à Rouyn-Noranda.par le Centre d’études universitaires de l'Ouest québécois à qui le ministère de l’Environnement du Québec et le Comité permanent sur l’environnement de Rouyn-Noranda avaient confié le mandat, Tan dernier, de réaliser une étude visant à vérifier les attitudes et les opinions des citoyens face aux I problèmes relies à la protec-; tion de l’environnement et ! aux différents moyens à mettre en oeuvre pour contrer les efforts de la pollution dans cette région minière.D’une population de plus de 23,000, 426 citoyens ont accepté de répondre, en présence d’un interviewer, a 41 questions et plusieurs sous-questions réparties en six sections.Considéré comme très sérieux par 93.4%) des personnes interrogées, le degre de pollution de la région — qui avait fait Tobjet au début de Tan dernier d’un rapport exhaustif de la part du défunt Bureau d’études sur les substances toxiques du Québec (BEST) — est perçu de telle façon que 42.7%) des répondants craignent pour la santé de leurs enfants et que 21.4%> des gens ont déjà songé à déménager ailleurs pour échapper à ce problème.C’est la qualité de Tair qui cause le plus d’inquiétude parmi la population.Si 40.9%> estime que cette qualité est généralement bonne, 70.2% est d’avis que la fumée émise par les cheminées de l’usine d'affinage de la multinatio- nale Mines Noranda Ltée, à Noranda, est dangereuse pour eux et l'environnement.La compagnie Mines Noranda, le principal employeur de la région, est en négociations avec Environnement Québec depuis plusieurs mois quant à la réduction de la quantité de soufre qu’elle emet dans l’atmosphère.Elle est d’ailleurs le principal pollueur du Québec dans ce domaine et le deuxième en importance au Canada, comme l'affirmait une récente étude gouvernementale sur l’origine des pluies acides et leurs effets sur le Québec et le nord-est des États-Unis.Le sondage révèle également que 77.3%) des répondants croient que les opérations de «smeltage» exposent automatiquement la population à des substances dont le niveau est inacceptable dans Tair.Le fait de respirer un air malsain constitue d'ailleurs le premier désagrément en importance pour 57.4%) des gens, et pour 64.8%), purifier Tair est un premier choix dans les priorités à établir.Norbert Bensaïd LA LUMIERE MEDICALE les illusions delà prévention Seuil Un médecin dénonce les abus du pouvoir médical La médecine se sert de l’idée magique de prévention pour assurer sa maîtrise sur notre vie.Elle exploite nos peurs.Pourtant, ni son savoir ni son pouvoir ne l’autorisent à nous dicter une vie dominée par un seul souci de survivre.C’est contre ce langage de la dépendance que Norbart Bensaïd tout en respectant les acquis de la médecine élôve une protestation documentée et passionnée.324 pages —$19.45 Seuil Comme deuxième priorité, 52.8%) de la population croit que c'est la détérioration des plans d'eau qui retient l’attention.bien avant la question de bruit et de laideur dans le paysage.D’ailleurs, l’étude du BËST avait noté que trois lacs de la région étaient devenus complètement abiotiques à cause de la pollution minière et que plusieurs autres étaient menaces.Au chapitre de l’information, dans une proportion de 62%) à 82.1%), la population de Rouyn-Noranda est d’avis que les données que possèdent les municipalités, le gouvernement provincial, les médias d’information et les comités de l'environnement, quant à la pollution de leur région, sont accessibles et fiables, mais qu’il en est autrement sur les données fournies par les compagnies minières.Seulement 22.3%> des répondants croient qu’il est préférable de ne pas trop parler de la pollution parce que cela pourrait nuire au développement de leur région.Au contraire, 75.5%; estiment qu’il est globalement avantageux de discuter publiquement et ouvertement des problèmes de pollution.76.4% croyant même qu’il faut le faire au risque de diminuer le nombre d’emplois disponibles.La responsabilité de protéger l’environnement de Rouvn-Noranda, fait voir le sondage, appartient d’abord aux industries (30.1%), au gouvernement du Québec (24.2%), aux individus (16.7%)) et aux municipalités (8.2%).Dans la même veine, 44.6% croit que c’est l’auteur des dommages qui doit payer pour réparer les pots cassés, 35.1% estime que c’est à la fois le pollueur et la collectivité, et 20.3%) pense que cette tâche incombe à la collectivité dans son ensemble par le biais des gouvernements.À ces gouvernements, considérés à 74.4%) comme compréhensifs vis-à-vis des pollueurs, on demande presque unanimement (95.4%) qu’ils soient sévères et même très sévères.B€LL€RIV€ RÉALISEZ VOS RÊVES 5, Ploce Bellerive Chomed«y, Lovai Tél 331 5512 ____, iLC* t L-ULi JLLiJ* • 788 appart*m*nti ipacivux •« luxueux de l'A A A'/i piè • Jusqu'à 3 terrasse! par appartement • Plusieurs salles de bains.SERVICES: • Transport petuit par I'owtsbes • Port à prquo-nrqvf ovs< 110 • Moçrnfiqwf promoneèt rivraino • Club d.l'opo Cor • Soboi 4s rouptron • flanlsni SPORTS: • Pilons ttlirèura a - -aèa-a.x.— • D»t ctvfh tamit • Un •nvtrwwwm foçQsnç, 1$ tki foiwiwsftn# • Porc d'omvMfiWf't wriofth • fort 4» ploiMficc «ijti ?Manitoba: une campagne terne dont l’issue va se jouer à Winnipeg par Francine Michaud correspondance particulière WINNIPEG - C’est à Winnipeg que se joueront les élections provinciales du 17 novembre au Manitoba.Une dizaine de sièges où les majorités étaient faibles aux élections de 1977 sont convoités par les conservateurs, au pouvoir, et les néo-démocrates.Pour reprendre le pouvoir perdu en 1977.le Nouveau Parti démocratique doit ravir sept circonscriptions aux conservateurs, une tâche énorme pour les troupes de M.Howard Cawley.Quatre partis politiques sont en lice mais seulement deux peuvent espérer former le Prochain gouvernement: le 'arti conservateur du premier ministre Sterling Lyon, au pouvoir depuis 1977 (les conservateurs détiennent présentement 32 sièges sur les 57 de l’Assemblée legislative au Manitoba), et le Nouveau Parti démocratique de M.Cawley.Le NPD, sous la direction d’Ed Schreyer, a détenu le pouvoir pendant huit ans avant de perdre devant M.Lyon en 1977.Le NPD.l’opposition officielle au Manitoba, possède actuellement 20 sièges.Les deux autres partis sont marginaux: le Parti libéral compte un seul député; et le Parti progressiste a été créé il y a six mois par trois députés néo-démocrates dissidents.Ces deux partis pourraient être balayés de la carte le 17 novembre.Chauue parti adopte une stratégie différente dans cette campagne.Le Parti conservateur mene une campagne professionnelle; plusieurs anciens journalistes occupent des postes clefs dans l’organisation; tout est donc calculé en fonction des médias.Le Parti conservateur a acheté plusieurs annonces dans les journaux, à la radio et à la télévision.Confiant de sa réélection, le premier ministre, M.Lyon, mène une campagne plutôt calme, voire terne.Il n a fait aucune promesse électorale jusqu’à maintenant.Fidèle à sa tradition, le Nouveau Parti démocratique mène une campagne beaucoup plus intense.Le parti Compte plusieurs bénévoles qui font du porte à porte tous les jours.Le NPD compte également sur l’appui du gouver- nement néo-démocrate de la Saskatchewan et sur les députés féêraux d'Ed Broadbent au Manitoba.M.Cawley est chef du parti depuis deux ans.Il a occupé plusieurs postes ministériels durant les régimes Schreyer.Il a succédé à M.Schreyer lorsque celui-ci a été nommé gouverneur général du Canada.Le problème principal de M.Cawley est l’image terne qu’il dégage.Il a de la difficulté à convaincre la population qu’il peut être un leader sérieux pour représenter la province.Il ne ménage pourtant pas ses efforts.M.Cawley est sur la route depuis le déclenchement des élections.Il a parcouru la moitié des circonscriptions de la province.Ses promesses électorales sont nombreuses: citons entre autres la création d’une société pétrolière manitobaine et le refinancement de la Société forestière du Manitoba.Le gouvernement Lyon fait campagne sur trois grands projets qui, s’ils se réalisent, relanceront l’économie stagnante de la province.Ce sont: la venue de T Alcan, l’exploitation d’un immense gisement de potasse et la 300 journées d’éternuement PERSHORE, Angleterre (AP) — La lycéenne anglaise Donna Griffiths, 12 ans, va fêter demain un curieux anniversaire: elle en sera en effet à son 300e jour d’éternuement continu.«Je me suis habituée», a-t-elle déclaré vendredi sur un ton résigné au journaliste de la BBC qui l’interviewait pour la télévision.Donna a attrapé un rhume en janvier dernier, et depuis lors elle a éternué quelque 850,000 fois.Mince consolation: elle a battu depuis belle lurette le record de l’éternuement toutes catégories, qui avait été établi en 1980 par une autre petite Anglaise, Patricia Reay.Patricia avait éternué pendant 19 jours, avant de se faire soigner dans une clinique française.«Nous avons tout essayé», a déclaré sa mère, Mme Susan Griffiths.«Piqûres, vaporisations, rien n’y fait.» construction d’un réseau hydro-électrique de l’Ouest.Ce dernier projet est évalué à $3 milliards.Il s’agit de l’installation d’une ligne de transmission entre les trois provinces des Prairies.Le Manitoba vendrait de l’électricité à TA1-berta et à la Saskatchewan pour les 35 prochaines années.Si les autres provinces donnent leur accord au projet, les gigantesques travaux sur le fleuve Nelson, dans le nord du Manitoba, reprendront bientôt.Le gouvernement fait miroiter la réalisation de ce projet depuis le début de la campagne.Récemment, le premier ministre M.Lyon convoquait la presse pour annoncer un accord imminent sur le réseau hydro-électrique.La nouvelle a été néanmoins démentie par le premier ministre de la Saskatchewan, M.Allan Blakeney.Le ton de la campagne s’est passablement envenimé depuis quelques jours entre les différents antagonistes.Ce sont les conservateurs qui en font les frais.Le ministre de l’Agriculture, M.Jim Downey, est soupçonné d’avoir profité de la venue possible de TAlcan pour acheter des terrains dans la région où la compagnie pourrait s’installer.M.Downey aurait acquis ces terrains après que l’Alcan eut entrepris une étude de faisabilité sur son projet.Le ministre nie cto allegations mais l’affaire a fait la manchette des journaux à plusieurs reprises.Un autre ministre, celui des Richesses naturelles, M.Harry Enns, s’est mis les pieds dans les plats en venant défendre son collègue.Il a injurié publiquement le reporter qui avait écrit l’article sur M.Downey.Un autre député conservateur, M.Len Domino, est empêtré dans l’affaire Wilson.M.Bob Wilson, ancien député conservateur, est en prison pour trafic de drogue.Les adversaires de M.Domino laissent entendre qu’il était très lié avec M Wilson.M.Domino qualifie de campagne de salissage ces accusations.Le Parti conservateur et le NPD présentent des candidats dans les 57 circonscriptions; le Parti libéral et le Parti progressiste en ont moins de 40 Pour la première fois, les circonscriptions urbaines sont supérieures en nombre aux comtés ruraux.GLENFIDDICH EST AU SCOTCH CE QUE LE NAPOLÉON EST AU COGNAC.Les connaisseurs savent reconnaître un scotch unique.Glenfiddich est le seul scotch < Pure, Malt» jouissant du privilège d’être mis en bouteille à la distillerie de William S.Grant dans les Highlands d’Ecosse, la région où l’on produit les meilleurs scotchs au monde.GLENFIDDICH .PURE MALT» La vieille fine des scotchs.¦h*.» ^ ¦ mM.¦ fftT ts»1 ) .K'' 6 ¦ Le Devoir, samedi 7 novembre 1981 REGARDS SUR LE MONDE Pourquoi Deng Xiao Ping se doit de composer avec les fidèles de Mao W AOÛT 1981.La direction de la propagande du Parti communiste chinois ordonne un coup d’arrêt à la «libéralisation bourgeoise» dans le domaine culturel et incite les artistes à créer des oeuvres «au service du socialisme et en accord avec le leadership du Parti communiste dans ie domaine des arts».Fin août.Le chef du même organisme prononce un discours qui fustige «les tendances erronnées» et «l'influence des idées occidentales» dans les oeuvres de création.Début septembre.Les correspondants étrangers postés en Chine se voient servir une mise en garde: désormais, il ne faut plus parler des dissidents politiques, pas plus que des publications clandestines, car ces sources «ne représentent pas le point de vue du gouvernement et du peuple chinois».Le 21 septembre.Un journaliste américain est officiellement réprimandé pour avoir publié un document d’un dissident relatif aux conditions de vie des prisonniers politiques dans les camps de travail chinois.Le 25 septembre.Hu Yao-bang, le nouveau président du Parti prononce un discours blâmant les intellectuels et les artistes chinois de créer des Oeuvres «négatives et sombres» qui «ne se conforment pas aux politiques du Parti.» Que se passe-t-il en Chine?Qu’expriment ces avertisse- par Vera Murray correspondance particulière ments?fl y a à peine deux mois, le Comité central du Parti, lors de sa session plénière, avait apparemment reconfirmé la position omnipuis-sante de l’homme fort du régime, Deng Ziaping, ainsi que la justesse de ses options libérales et pragmatiques.Ce dernier, à ce moment-là, fait aussi élire un de ses dauphins à la présidence du Parti.En fait, malgré sa victoire à la session plénière, la position de M.Deng est plus fragile qu’il n’y paraît a premiere vue.M.Deng a 76 ans.Il doit assurer sa succession et le respect de ses politiques après sa disparition.Pour ce faire, il doit obtenir l’appui, sinon la neutralité, des éléments nettement plus «gauchissants» dans le Parti et dans l’armée qui ne sont guère favorables à ses réformes économiques et à sa politique d’ouverture à l’endroit des États-Unis.Les éléments gauchissants, on les retrouve avant tout parmi les membres du Parti recrutés pendant la Révolution culturelle.Sur 38 millions de membres, environ la moitié se sont joints au Parti entre 1966 et 1976.Ces adhérents restent toujours très attachés à la mémoire de Mao Dzedong et aux principes du maoïsme.Pour remporter la victoire à la session plénière de juin, Deng avait du conclure une sorte d’alliance avec ces éléments dès le début de l’année: ils allaient le seconder dans la réalisation de ses réformes économiques, en échange de quoi ils auraient la main haute sur les domaines idéologique et culturel.Ce troc ne devait pas être très difficile à accepter pour Deng et ses suppor-teurs, dont le libéralisme culturel ne va pas très loin.Partisan d’une libéralisation dans la mesure où elle ne menace pas la position dirigeante du Parti communiste, Deng avait dû être surpris et mécontent des manifestations qui avaient suivi une certaine ouverture en 1979 et en 1980: beaucoup de jeunes Chinois s’étaient montrés fascinés par l’Occident et cyniques envers le régime, et plusieurs oeuvres littéraires critiquaient ouvertement le Parti.La reprise en main du début de 1981 s’est manifestée par une vague de ferveur idéologique.On a remis l’accent sur les cours de marxisme-léninisme et les discussions sur les politiques du Parti sont redevenues obligatoires.Les cadres du Parti et de l’armée ont recommencé à faire du travail manuel pendant les weekends.En même temps, une vague de répression s’est abattue sur les dissidents et sur les publications clandestines.De leur côté, les membres du Parti discutaient du document sur le rôle de Mae Dzedong qui devait être présenté à la session plénière du Comité central du Parti.Au total, les discussions ont duré quinze mois et le texte a dû être repris au moins sept fois.Le document final, adopté en juin, critique l’action de Mao durant les vingt dernières années de sa vie, particulièrement son rôle dans le lancement de la Révolution culturelle, mais il arrive tout de même à la conclusion que les mérites du Grand Timonier pesaient plus que ses erreurs.Dans cette optique, la cam- E «anti-étranger» et «anti-lisme bourgeois» des mois d’août et septembre prolonge celle du printemps.Et cela parce que Deng, en dépit de sa victoire à la session plénière, ne peut se passer du concours des éléments «maoï-sants» du Parti et de l’armée.Il doit préserver cette alliance au moins jusqu'au prochain congrès du Parti, qui élira le nouveau Comité central, Ce congrès devrait avoir lieu l’an prochain.M.Deng a la main haute sur la Présidence du Parti mais les membres du Comité central, élus avant son retour au pouvoir en 1977, ne lui sont pas majoritairement favorables.Il va de soi qu’à la longue, l’appui de cet organe vital du Parti est tout à fait essentiel pour Deng et ses partisans.Les coups d’arrêt à la libéralisation des deux derniers mois ne sont pas les seules concessions offertes par Deng aux nostalgiques de Mao dans le Parti et dans l’armée.Les manoeuvres militaires de la fin septembre, au nord de la Chine, auraient rassemblé 100,000 soldats, pour le plus grand déploiement militaire depuis 1949.Deng était là, en compagnie des plus hauts dirigeants du régime, pour rehausser le prestige de l’armée et affirmer aux yeux de tous l’unité entre le Parti et l’armée.Et il y a la question de Taiwan.Tout le monde en Chine souhaite la réunification de Taiwan et de la Chine.Depuis que Ronald Reagan a parlé de la possibilité de renouer les relations diplomatiques avec Taiwan, Deng a essuyé de vives critiques pour sa politique d’ouverture vis-à-vis des États-Unis.La proposition chinoise du début octobre voulait que la réunification avec Taiwan se fasse sans modifier le régime politique et économique de l’ile.Voilà qui est extrêmement habile.Même si Taiwan ne réagit d’aucune façon à la proposition, le gouvernement chinois pourra en tirer du capital politique: c’est lui, après tout, qui se sera montré «raisonnable» et «conciliant».Le succès final de M.Deng devra donc se composer de toute une série de grandes et petites victoires.La plus grande devra être la réussite de ses réformes économiques.Dans ce domaine, il paraît être sur la bonne voie.Dans les villes chinoises, un grand nombre de jeunes chômeurs ont trouvé de l’emploi dans des ateliers et restaurants coopératifs ou privés, ouverts depuis 1979.Le choix des produits de consommation est meilleur grâce à la priorité donnée à l'industrie légère, grâce aussi à la poussée de ces «marchés libres» où on peut acheter aux particuliers des légumes, des meubles, des vêtements, des produits de toutes sortes.Dans les campagnes chinoises, la vente du surplus des lopins privés et l’instauration d’un lien direct entre la productivité et la rémunération ont amélioré considérablement le niveau de vie de certains paysans.Mais du même coup, les réformes économiques ont engendré des inégalités et du ressentiment.Les paysans pauvres envient ceux qui se sont enrichis, les citadins envient les paysans, les employés des secteurs non-productifs — y inclus les cadres qui n’ont pas droit aux boni — envient ceux qui profitent des réformes.Dans un pays où l’égalité était pendant des années le mot-clé du discours maoïste, le problème est explosif.Tôt ou tard, M.Deng devra aussi donner satisfaction à ceux qui n’ont pas encore profité de ses politiques économiques.Sinon, à longue échéance, même un Comité central totalement acquis à sa personne et à ses idées ne pourra lui éviter de connaître l’échec.Le cas Jaruzelski ou la tentation militaire LA nomination du général Jaruzelski à la tete du parti polonais crée un précèdent dont la portée dé- flasse de loin les frontières de a Pologne.Même si tout ce qui se passe dans ce pays depuis plus d’un an est sans précédent dans le monde communiste et, pour le moment, non transposable ailleurs, la mutation intervenue n’en soulève pas moins d’importantes questions pour l’avenir des institutions dans les régimes concernés.Jusqu'à présent, la tradition était exactement inverse.C’était le parti triomphant qui s'appropriait l’armee, le «guide» suprême de ce parti et de la révolution qui cumulait avec ses fonctions à la tète de l’État celle de commandant en chef des forces armées et de ministre de la défense, sans oublier les étoiles du maréchal et les décorations du héros.Brejnev, Kim Il-sung, Ceaucescu et d’autres «stratèges géniaux» en sont, après Staline et à des degrés divers, les exemples vivants.À Varsovie, au contraire, c’est un militaire professionnel, non pas un faux général aux étoiles «politi- par Michel Tatu LE MONDE ques», qui s'installe à la tête du parti après avoir dirigé pendant huit mois — et c’était déjà une innovation — le gouvernement.Sans doute le général a-t-il été pendant quelque temps, dans les années 60, chef du département politique de l’armée, avant de devenir ministre de la défense.Mais cela ne donne pas pour autant un profil d apparatchik à ce descendant de hobereaux polonais, devenu communiste un peu par hasard à la faveur de la guerre et d'une résidence pas très volontaire en U R S S.De toute façon, on ne peut pas attendre d’un militaire professionnel les réflexes, habitudes et méthodes de pensée acquis après des années de carrière dans l’appareil, au service d une machine qui, par définition, ne conçoit de source du pouvoir ailleurs que dans le parti et ses «secrétaires».Même un Gomulka, sans parler d'un Gierek, avait ces réflexes.Et l'on cherche en vain dans tout le mouvement communiste le cas d'un parti au pouvoir où les mêmes secretaires se soient résolus à confier le pouvoir à quelqu’un qui ne serait pas sorti de leurs rangs.Sans suspecter la sincérité de l'engagement pris par le général Jaruzelski de sauvegarder les prérogatives du arti et le système politique érité du grand frère soviétique, il faut bien en conclure que la faillite de l'appareil se trouve ainsi confirmee sur le plan institutionnel, après l'avoir été sur les plans économique et politique.La prise en charge par l'armée ces derniers jours de tâches assumées auparavant par le parti sur le plan local n'a fait qu’accentuer la tendance.Mais l’événement attire aussi l’attention sur le phénomène militaire en pays communiste.plus exactement sur la double tentation à laquelle il peut donner lieu en cas de crise; celle des dirigeants poli- tiques, d’une part, qui peuvent être amenés à confier le pouvoir à la seule institution demeurée debout dans la tourmente, celle des militaires eux-mêmes, d’autre part, qui, à plus lointaine échéance encore, pourraient se trouver enclins à prendre les devants.Si le recours à l’armée apparaît comme une option commode, ce n’est pas seulement parce que celle-ci dispose, avec la police, de la force.Quand toutes les institutions s’effondrent (et il suffit de peu de chose en régime communiste pour faire basculer les institutions, parti compris, dans un jeu démocratique incompatible avec le maintien du système), l'armée est la seule à échapper à l’anarchie: réservée par ses structures iérarchiques, légitime en elle-même et par elle-même (elle n'a pas besoin, comme le parti, de justifier quotidiennement son existence par une idéologie de type incantatoire et le maniement d'une «langue de bois» aussi rigide que fragile), elle survit aux crises sans avoir à se transformer, sauf éventuellement à secouer l’excès de la tutelle exercée La neutralité finlandaise ELSINKI — «La Finlande aspire à demeurer à l’écart des conflits d’intérêts des grandes puissances.11 est de l’intérêt primordial de notre peuple de mener la politique étrangère de la Finlande de telle sorte qu elle ne puisse être dirigée contre l’URSS.La paix, la bonne entente ainsi que des rapports de voisinage confiants avec ce grand pays sont les directives premières de notre action politique».Ce passade du préambule du traité d'amitié finno-soviétique de 1948, ainsi que ces deux phrases prononcées uatre ans auparavant par le éfunt président Juho Kusti Paasikivi, alors premier ministre, motivent et expliquent la neutralité de la Finlande.Elle s’y est astreinte depuis la dernière guerre pour sauvegarder son indépendance devant les intérêts stratégiques soviétiques.On peut aussi dire que ces termes définissent la «finlandisation».formule peu appréciée à Helsinki On y consiaère en effet que l’expression est devenue en Occident synonyme d’une vassalité dont tous les Finlandais se défendent.jugeant plutôt qu’ils sont passés maîtres en équilibrisme international.Ces prises de position contiennent en tous cas l’essentiel de ce qu'il est convenu d’appeler la «doctrine Paasikivi-Kekkohen», du nom des deux présidents qui ont gouverné la Finlande depuis 1946.Ils l’ont fait en appliquant pour la première fois avec rigueur une neutralité politico-militaire dont leur pays s’était souvent réclamé auparavant sans être toutefois en mesure de la pratiquer avant 1944.Ancien fief suédois devenu grand duché tsariste, la Finlande a accédé à l’indépendance en par Jacques Colrat AGENCE FRANCE-PRESSE 1917 à la faveur de la révolu-tion russe d’Octobre.D’emblée, elle connut des débuts difficiles caractérisés par des frictions constantes avec la tout aussi jeune URSS (soutien finnois aux «Blancs» contre les bolchéviques, revendications sur la Carélie, rapprochement d'Helsinki avec les États baltes et surtout avec l'Allemagne) Le climat qui régna entre les deux pays jusqu'en 1939 peut se résumer comme suit : la Finlande a considéré que sa sécurité était menacée par l'URSS.Le Kremlin éprouva des suspicions analogues à l'égard de la Finlande «bourgeoise» qu'il jugeait susceptible de servir de base à des opérations menées contre lui par les Occidentaux, notamment l’Allemagne, même si Helsinki devait conclure un pacte de non-agression avec l’URSS en 1932, et adhérait en 1935 à la neutralité nordique Attaquée par l’URSS le 30 novembre 1939, la Finlande résiste jusqu'en mars 1940 Elle se plie alors au traité de paix de Moscou (12 mars) par lequel elle est amputée de la majeure partie de la Carélie, qui pour les Soviétiques représente le glacis occidental de Léningrad Les pressions diplomatiques et politiques de l'URSS qui suivirent amenèrent alors la Finlande à chercher un contrepoids du côté de l’Allemagne nazie, à laquelle elle accorda des facilites militaires.Tout en s'efforçant d’abord de rester neutre dans le conflit germano-soviétique.elle s'y trouva néanmoins entraînée de fin juin 1941 à septembre 1944, menant sa propre «guerre de continuation» (par rapport à 1939/40) sans être devenue formellement une alliée du 3eme Reich.Finalement, Helsinki, acculé à la ruine (90,000 morts sur 4 millions d'habitants) obtint un armistice séparé en s’engageant à chasser les troupes allemandes.Helsinki, qui fut avec Londres et Moscou une des rares capitales d’un pays européen belligérant à ne pas avoir été envahie, parvint alors à sauvegarder l'indépendance du pays Le prix, fixé par le traité de paix signé à Paris le 10 février 1947, fut sévère: 300 millions de dollars de réparations, pertes de territoires, dont au nord la région de Petsamo, seule ouverture sur l’océan glacial qui fit de l'URSS le mitoyen de la Norvège.puis de l’OTAN, enfin mise en pratique d'une neutralité rigoureuse avec une armée réduite à 45,000 hommes, et l'engagement de ne pas détenir d’armes nucléaires.Cette «vocation» est, elle, nettement exprimée dans le traité «d’amitié, de collaboration et d’assistance mutuelle» conclu pour 10 ans le 6 avril 1948, puis prorogé jusqu’en 1990 et dans l'élaboration du-uel les négociateurs finlan-ais parvinrent à tenir tète aux exigences de Staline Celui-ci avait en effet d'abord proposé une alliance pure et simple qui à longue échéance aurait fait de la Finlande un satellite.Selon ce document, la Finlande s’est engagée à ne pas se joindre à une coalition ou à une alliance dirigée contre l’URSS.Elle ne serait toutefois pas automatiquement entraînée dans un conflit.si Mouscou était l'objet d’une agression ne partant pas du territoire finlandais.Pour les dirigeants d’Helsinki, ce traité est donc davantage une garantie de neutralité qu’un pacte d’alliance et d’assistance mutuelle au sens strict du terme.Depuis, la neutralité et l’élimination de la méfiance soviétique ont fourni les lignes directrices de la politique appliquée d'abord par le président Paasikivi.de 1946 à 1956, puis, ensuite, par son successeur Urho Kekko-nen Dans la pratique, elle s’est traduite par une «navigation au plus près» qui a permis au pays, aux prix de sacrifices et de concessions, un décollage économique remarquable malgré le manque de matières premières La Finlande a su développer ses liens commerciaux et culturels avec l’Occident sans grever ses rapports avec le Comecon C’est ainsi que la Finlande, sortie exsangue de la guerre, a renoncé en 1947 à bénéficier du plan Marshall pour ne pas mécontenter Moscou Certains ont même estimé que ce refus de crédits destinés à préserver l’Europe du Communisme a peut être évité à la Finlande une intervention soviétique tout en l’aidant à s'acquérir la confiance de Moscou.En contrepartie.Helsinki a rejeté l’invitation de participer à la conférence de Varsovie de 1955 qui créa l'Alliance militaire socialiste.Membre du GATT depuis 1950, entrée a l'ONU en 1955, elle a su surmonter par la suite les réticences soviétiques et entrer au Conseil Nordique (1956), s'associer à l’AELE (1961), participer à l’OCDE (1969) et, enfin, passer avec la CEE (1973) des arrangements équilibrant ceux conclus avec le Comecon la même année.Par contre en politique internationale, hôte de la CSCE (1975) dont elle avait contribué à promouvoir la réunion, elle dispose d'une marge de manoeuvre beaucoup plus limitée.Elle est alignée sur l’URSS pour ce qui est de la coexistence pacifique, de la détente et du désarmement.Les propositions Kekkonen pour une zone nordique militairement dénudéarisée sont allées dans le sens de Moscou La Finlande n’a pas condamné les interventions en Tchécoslovaquie et en Afghanistan, et elle est dans la ligne de Moscou sur l’affaire palestinienne En matière d'information, Helsinki applique aussi une prudence extrême, voire l'autocensure Les événements de Pologne et d’Afghanistan sont «couverts» par la presse, mais celle-ci n’a soufflé mot des grèves d'Estonie ou des activités des dissidents soviétiques.Et la télévision a renoncé à diffuser une émission britannique intitulée «L'ours pour voisin».Le remplacement du président Kekkonen.qui avait su nouer des relations personnelles avec les dirigeants successifs du Kremlin à l’occasion de 5 visites officielles en URSS, va indubitablement poser à nouveau le problème du «maintien de la confiance» dans les rapports Helsinki/Moscou.Pourtant, les milieux dirigeants finlandais s’emploient déjà à assurer que la relève ne changera rien a la «ligne» suivie jusqu’ici.11 paraît en tous cas certain aux observateurs à Helsinki que le président Leonid Brejnev et le Kremlin n'ont pas aujourd'hui une position différente de celle definie par Nikita Khrouchtchev sur elle par le parti et ses commissaires politiques.Bien mieux, c’est elle qui recueille tout naturellement la partie «utile» de l’héritage idéologique du parti, les grandes valeurs nécessaires au maintien d’un régime autoritaire: le patriotisme, le besoin d’ordre, la continuité des alliances et d'un «socialisme» de toute manière «réalisé».La même tentation ne s’est pas présentée dans les crises précédentes de Tchécoslovaquie et de Hongrie, les interventions soviétiques ayant devancé cette étape ou l’ayant rendue sans objet.On ne peut donc que spéculer sur les scénarios possibles ailleurs, même et surtout si la crise survient dans le pays où une telle intervention extérieure est, par définition, exclue, c’est-a-dire en Union soviétique elle-même.Pourtant, cette spéculation n est pas inutile au moment où les septuagénaires du polit-buro parviennent très paisiblement — trop paisiblement, et au prix d’un immobilisme total au sommet de l’État et du parti — au terme du mandat «biologique» qu’ils se sont arrogé.Déjà, la militarisation croissante de l’économie soviétique depuis quinze ans, la concentration de ce qui reste de dynamisme dans le système vers l'expansion extérieure et le surarmement n'ont pas pu ne pas renforcer le poids des militaires dans les mécanismes de prise de décision (1).Depuis longtemps déjà, et à fortiori dans l'avenir, la solution d’aucune crise de succession n’est concevable sans l’assentiment tacite ou actif des militaires et de la police.Or tout indique que la succession des dirigeants actuels (non seulement celle de M.Brejnev, mais par exemple celle d'un Souslov, qui joue depuis près d un quart de siècle le rôle clé d'arbitre et de «faiseur de rois») sera plus rude que toutes celles que le pays a connues depuis la mort de Lénine: la vacance, dans un court laps de temps, de nombreux postes de première importance créera un appel d’air propice aux ambitions et aux compétitions parmi la génération de dirigeants moyens qui a attendu son tour plus que de raison.Or les problèmes causés par les tensions internes du système, par le poids de la course aux armements et des engagements extérieurs créent à cette compétition une toile de fond encore plus redoutable que par le passé.L’Union soviétique ne peut pas se permettre, même pendant quinze jours, le dixième des troubles que la Pologne connaît depuis plus d'un an.le maintien de l'empire en dépend.C’est bien pourquoi la solution militaire ne saurait être absente, là non plus, de l’équation.Elle risque d’apparaître non seulement comme le seul recours possible en cas de désunion des épigones, mais aussi comme une tentation si le maintien au pouvoir du parti et de son appareil devait signifier la perpétuation de l’immobilisme actuel.Après tout, si le parti soviétique est encore parfaitement capable d’assurer le maintien de l’ordre public et le fonctionnement de l'administration, il lui faut de plus en plus avouer son échec dans ce qui était, au départ, sa principale mission : assurer en théorie le «passage au communisme» — concrètement le progrès continu de l’économie et du niveau de vie, au point de «rattraper et dépasser» l’Occident capitaliste — fournir une image de plus en plus séduisante du «socialisme réel» et convertir le monde extérieur, y compris les sociétés développées, à la révolution communiste.Au lieu de cela, le parti freine toute réforme et tout renouvellement à l'intérieur, vide le pays de son élite culturelle et étend son influence à l'étranger beaucoup plus par sa présence militaire que par son idéologie.Tout se passe comme si, de l'élément révolutionnaire, tyrannique mais dynamique, qu'il était dans le passé, le parti était devenu une structure toujours tyrannique mais parasitaire, celle qui empêche le progrès.Ce blocage pourrait finir par constituer une tentation, notamment chez les militaires.Depuis les débuts de l’ère Brejnev et jusqu'à aujourd’hui.ceux-ci n'ont pas eu à se plaindre du parti, qui ne leur a pas refusé grand-chose.Il leur faudra bien découvrir néanmoins que l’immobilisme de l’appareil politique en place, son refus d’em treprendre tout réforme économique digne de ce nom, entrave le progrès de la production dont dépend l’effort militaire, y compris et surtout l’innovation technologique qui décidera en fin de compte de l’issue de la course aux armements relancée par M.Reagan.En outre, les militaires et les policiers sont fort conscients des tensions internes dans la société, bien au courant maintenant des problèmes de politique extérieure en raison même du rôle qu’on leur fait jouer à l'étranger.Contraints au modernisme par leur mission même, ils incarnent.face à un parti fossilisé, le dynamisme potentiel de la société.Sans doute, depuis les affaires Toukhatchevski en 1938 et Joukov en 1957, le parti a toujours veillé à écarter les moindre velléités de «bonapartisme».Nul doute qu’il restera tout aussi vigilant à l'avenir, aussi longtemps du moins qu'il parviendra, au sommet, à rester uni et que l'ordre ne sera pas menacé dans le pays.Mais si ces deux conditions cessaient d'être remplies un jour, par exemple à la faveur d'une crise de succession ou de graves désaccords sur la ligne à suivre, alors il faudra peut-être se souvenir du «cas Jaruzelski» et de l'espèce de «nuit du 4 août» à laquelle viennent de se livrer les apparatchiki polonais.Note: (1) Cornelius Castoriadis décrit dans son livre Devant la guerre (Fayard) les progrès de ce qu'il appelle la «stratocartie» GRATUIT 200 cartes affaires IMPRIMÉES “OR’ otxtk, awnai ae iuu$ ae factures accumulées (1 par client) NOUVEAU SERVICE de PHOTOCOMPOSITION fait pendant que vous attendez à prix réduit (circulaire 8V2 x 11-rég.25$ pour 15$) COPIEUR A LOUER 1 UUO tout inclue 1 000 cartes d’affairee 9,95$ 1 000 copies 84x11 9,95$ Service de dactylographie bilingue lettre a1*! 11: 53 Service de traduction Bnglal*/tr»nçal» \ frênçalt/ênglBlt ,nc,u• Travail fait pendant que vous attendez 84x11 COPIES PRIX VERSO 50 2,50 2,50 100 3,75 3,50 200 4,50 4.25 500 7,00 6,00 COPIE RAPIDE,», 'KST- 4 TRANSPORTS Le Devoir, samedi 7 novembre 1981 ¦ 7 Le TGV français: 260 km/h comme sur un nuage TANDIS que nous attendons nos trains LRC entre Québec, Montréal et Toronto, trains qui consommeront du pétrole et rouleront sur nos vieux rails, les Français peuvent, depuis deux mois, circuler en toute quiétude, à l’électricité et à 260 kilomètres à l’heure à bord des trains les plus rapides au monde, les TGV, qui mettent présentement, à raison de 13 relations par jour dans les deux sens, la ville de Lyon (426 kilomètres) à 2 h 40 de Paris.En 1983, lorsque l’emprise nouvelle sera complétée sur toute sa longueur, Lyon ne sera plus qu’a deux heures de Paris, Genève à 3 h 40, Marseille à 4 h 50 et Dijon à 1 h 40 pour ne mentionner que ces destinations sur un réseau plus complet.Comme les LRC, les TGV (Très Grande Vitesse) sont légers, rapides et confortables mais ils sont plus légers, plus rapides et plus confortables.Ce jeudi 22 octobre dernier le TGV 613 s’ébranle donc en gare de Paris-Lyon à 9 h 15 précises pour s'engager sur 174 kilomètres de voie ancienne avant de prendre ses rails à lui sur l’emprise nouvelle.Ce premier segment de voyage ressemble fort à une promenade sur notre LRC de Bombardier.Roulement doux sans mauvaises secousses, vitesse au-delà de 150 km/h, intérieurs tout neufs aux teintes sobres, fenêtres panoramiques.Mais il y a toujours le cliquetis des rails même si les deux voitures motrices qui encadrent les huit voitures-remorques s’alimentent non pas en fuel mais à même un courant continu de 1,500 volts qui nous fait tout de suite apprécier le silence des 8,500 chevaux à peine sollicités.Un peu plus d'une heure après le départ, précisément à Saint-Florentin-Vergigny, le TGV devient réellement lui-même.C’est l’ébahissement à bord.Il ne roule plus sur une voie ferrée mais comme sur un nuage sans turbulence.On entend le sifflement du vent très légèrement, il n’y a plus de cliquetis ni de secousses latérales et l’accélération est telle que le conducteur annonce calmement dans les hauts-parleurs: «Nous roulons maintenant à 220 km/h.» À ce moment les motrices s’alimentent sur le nouveau courant alternatif monophasé de 25,000 volts qui a permis au TGV français, le 26 février dernier, de s’accaparer du record mondial de vitesse sur rails en roulant à 380 km/h.Quelques minutes plus tard, le conducteur déclare non moins calmement mais avec peut-être une petite pointe de fierté: «Nous roulons maintenant à notre vitesse limite permise de 260 Km/h.» Le TGV fonce sur Lyon.Il est devenu une flèche orangée qui transperce le paysage paisible sans passage a niveau, sans tunnel, grimpant des pentes de 35 sur mille alors qu’aucun train classique ne peut faire mieux que 10 sur mille et tandis que les passagers au nombre maximum de 386 s'habituent à la vitesse tout comme d’ailleurs les charolaises qui ne lèvent même plus leurs gros yeux sur le bolide qui file dans leurs prés.C’est ici également que le TGV français prend ses distances, et a quelle vitesse, des Tokaido japonais, des HST anglais, des ER-200 russes, des Settebello italiens, des Metroliners américains et du Turbo canadien qui.malgré tout, est le plus rapide d’Amérique du Nord avec une vitesse de pointe de 225 km/h mais une moyenne commerciale de 119 km/h.Une de ses premières originalités, surtout pour les Français qui ont vu leur pays se lancer dans la construction du Concorde, avion extraordinaire mais déficitaire et réservé à une élite, est qu’il a été conçu sur une base commerciale.Comme le dit un des principaux artisans du programme TGV, M.Paul Avenas, le TGV n’est pas «un joujou de technicien» Il est en effet un train de masse, efficace, ponctuel et accessible à tous les usagers puisque les tarifs sont exactement les mêmes que ceux pratiqués par la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) sur les trains classiques.Cette conception commerciale du TGV en fait un produit de haute exploitation et conséquemment d’exportation de la technologie française dans les domaines du transport en commun moderne.Certains pays ne cachent d’ailleurs pas leur intérêt mais la rumeur voulant que le gouvernement de l’Alberta ait entamé des pourparlers au sujet de l’acquisition d’un TGV entre Calgary et Edmonton a été catégoriquement démentie par un porte-parole du sous-ministre des Transports chargé des transports ferroviaires, M.Clarence Roth.Mais, pour nous qui avons par Guy Deshaies été surtout gâtés par les retards et les deficits de certains grands projets comme les Jeux olympiques, l'originalité du TGV est aussi d’avoir été réalisé exactement selon les échéanciers prévus et à l’intérieur de l’enveloppe budgétaire.Or les délais, compte tenu de l’ampleur des travaux de construction d’une toute nouvelle voie sur un territoire solidement habité et des contraintes imposées par la nouveauté de plusieurs éléments de l’entreprise, ont été relativement courts si Ton songe que ce n’est qu’en 1974 que la décision poîil construire le TGV é [itique de était prise par le gouvernement français.Et ce n’est qu’en 1976 qu’on commençait la construction de la nouvelle voie ferrée qui s’étend aujourd’hui de Saint-Florentin a Lyon et qui a été mise en place à raison de 1,000 mètres par jour grâce à une voie ferrée auxiliaire de 10 kilomètres de longueur, transportable, et sur laquelle on déplaçait l’équipement.La grande nouveauté du TGV est bien cette ligne nouvelle qui coûtera $1.2 milliard comparativement aux $800 millions que coûteront les 87 rames de train dont 40 ont déjà été livrées par la compagnie française Alsthom-Atlantique.Jusqu’à présent 400 ouvrages d’art ont été nécessaires: ponts, viaducs et autres constructions le long de cette voie clôturée constituée de deux voies ferrées montées sur des traverses de béton et d’acier sous ballast et dont les rails de 60 kilogrammes au mètre ont été posés par longueurs de 36 metres et soudés a Talumothermie sur des semelles de caoutchouc.Le tracé a dû respecter l’environnement.On ne pouvait passer dans la cour de l’abbaye de Cluny, on a évité le vignoble de Chablis, on s’est tenu à l’écart du val de Lamartine.Ce dernier du reste, comme le suppose si justement Marcel Mougey dans La Vie du rail, aurait certainement pris avec joie le TGV pour se rendre à Macon et plus précisément à Milly, son Ûeu de vacances, lui qui déclarait à l’Assemblée nationale en juin 1844: «Pendant que l’Europe fait des chemins de fer, la France fait des systèmes et le pire des systèmes c’est d’en changer en toute circonstance.» Le val du soldat est très certainement plus modeste que ce val la-martinien protégé par le TGV mais quelle revanche étrange pour le poète apôtre du rail de voir passer aujourd’hui le dernier cri des trains en plein pays de Jocelyn.Mais les retours sur le passé sont plutôt mal inspirés lorsqu'il s'agit d’un train qui vient d’arracher, en deux mois, 35% de la clientèle d’Air Inter (transporteur aérien français) entre Paris et Lyon, qui prendra 40% de cette clientèle d’ici la fin de l’année et qui, en 1983, lorsque la voie sera complétée s’accaparera, selon les prévisions les plus conservatrices de 80% de la clientèle aérienne en offrant 10,000 places assises par jour à une vitesse supérieure à l’avion et pour une dépense d’énergie 10 fois inférieure par passager/ kilomètre.Le TGV s'alimente en électricité hydraulique et nucléaire produite par la France.Le système de tarification est en gros le même que les autres trains.Il y a un tiers des places en première classe et deux tiers en seconde ce qui correspond à la demande des usagers français.Outre les abonnements, cartes de voyage et autres réductions le tarif est fixe mais un supplément de 20% s'ajoute à certaines heures de pointe de manière à étaler ces pointes.Deux rames peuvent être mises ensemble pour un total de plus de 750 passagers par train mais chaque rame est indissociable avec ses huit remorques et ses deux motrices.Le confort est le même partout mais les voitures de première classe ont des rangées de trois sièges un peu plus larges (deux dm côte et un de l’autre) alors que les voitures de deuxième ont des rangées de deux sièges de chaque côté.En première classe, selon les heures où les repas sont servis ou non, il y a service à la place comme dans les avions mais moyennant un tarif fixe de 65 francs par repas ($13,50).Le prix du trajet aller-simple Paris-Lyon est de 167 FF ($36 75) en deuxième classe et 247 FF ($54 35) en première, Il y a, au milieu du train une voiture-bar.C’est en réalité moitié de la quatrième voi-On y sert au comptoir ture.On y________________r___ toutes les boissons ainsi que des plats-minutes chauds et froids mais c’est ce bar qui fait l’objet des critiques les plus fréquentes des usagers d’après une employée de la " -F chargée de faire —-.des sondages auprès de la clien-En réalité ce bar casse- tèle V a m 7* ¦ .*&V .>V ¦’‘V * * » '-sÆ1 ._ v, V * X' >.croûte qui sert tous les passagers de deuxième et ceux de première sur les trains où il n’y a pas de repas prévus pour ces derniers est trop petit et devient vite encombre.Il y a vente de sandwichs et de bois- sons aux places mais il semble que cela ne suffise pas à cette brave population à qui il faudra beaucoup plus qu’un TGV pour qu’elle renonce à se sustenter décemment et à se mouiller la luette en temps opportun.Tout cela se corrige facilement mais les autorités ferroviaires françaises rappellent encore une fois qu’il s’agit d’un train à vocation commerciale, conséquemment rentable avec les 17 millions de voyages qu’il effectuera pratiquement sans entretien d’ici trois ans.Pour le reste que dire des toilettes genre avion utilisables en gare, de la climatisation, des voyants lumineux qui renseignent sur la direction de la voiture-bar.de l’occupation des toilettes, etc., des sas silencieux et climatisés avec portes automatiques pour passer d’une voiture à l’autre à 260 km/h comme si de rien n’était sans le moindre courant d’air, des portières automatiques du train avec marche intégrée au niveau du 3uai, de l’éclairage individuel, es sièges inclinables, des coloris.de la sobriété générale, des teintes superbes du train lui-même orange, gris et blanc et de son nez caractéristique dont Taérodynamisme n'est pas sans rappeler celui d’une autoneige géante.Que dire de l’absence de tout signal lumineux le long d’une voie où le train passe si rapidement que le conducteur par mauvais temps ne verrait rien.C’est dans le poste de pilotage sur écran cathodique que les vitesses limites sont données ainsi que la position ou les dangers imprévus.Mais si la voie ferrée nouvelle est la base de cette vitesse qui permet d'ores et déjà de déclasser l’avion sur des distances allant jusqu’à 1,000 kilomètres le train lui-même présente l’originalité d’avoir des moteurs très bas, au niveau des bougies, abaissant d’autant plus le centre de gravité que le train est léger et diminuant l’effet pendulaire des secousses latérales.Au surplus les bogies chevauchent les voitures chaque essieu supportant 17 tonnes ce qui fait qu’il n’existe pas de siège au-dessus des roues.Mais ceux qui voudront se délier les jambes en bout de voiture où il y a les rangements de bagages et les portières d’accès se rendront compte que même là, au-dessus des roues qui tournent à 1,500 tours minutes, c’est pratiquement le même silence et la même douceur que dans le compartiment.Les réservations sont obligatoires parce que toutes les places du TGV sont assises.Il y a des distributrices automatiques de billets dans les gares à cette fin qui cessent de fonctionner trois minutes avant le départ.Bref, si vous prenez demain le Ocean Limited, le Supercontinental ou plus humblement le train pour Québec, dites-vous bien que vous êtes comme dans un musée avec les retards inévitables, les caisses de bois qui servent de marche de débarquement, les arrêts pour laisser passer les trains de fret sur Tunique voie, les contrôleurs aboyant des directives en anglais dans leurs walkie-talkies et un folklore qui nous fait vivre une époque encore plus lointaine des trains européens depuis que le TGV est là.Le bout dernier cri du Prêt partir d’fiir Canada Le soleil est au rayon des aubaines d’Air Canada.Miami à partir de 175$.Tampa à partir de 172$.C’est la grande offensive du Prêt-à-partir pour la Floride.Une occasion unique.A saisir au vol.Comme un ballon de plage.Courez! Plongez! Pataugez! Golfez! Faites des projets d’été.Fêtez Loulou.Chantez-lui la pomme sous un oranger.Découvrez Coconut Grave au petit matin.Amenez Pierrot dire bonjour à Mickey.Dévorez enfin ce best-seller.Prenez la mer.Allô! vous avez un barracuda au bout du fil.Le soleil vous aime, vous en rougissez déjà de plaisir.La Floride à ce prix-là, c’est un Prêt-à-partir irrésistible.Partez pour le week-end, partez pour un an, mais résen/ez au moins 14 jours à l’avance.Le Prêt-à-partir d’Air Canada vers la Floride: jusqu’à 2 fois par jour.En gros porteur L-1011.Et sans escale s’il vous plaît.Personne ne vous fait autant de place au soleil.fiillll §§§| .n ALLER-RETOUR DE MONTRÉAL Notre plus bas tarif sur Miami.Faites vite! Notre Prêt-à-partir “Miami 145$” a déjà remporté un tel succès qu’il ne reste plus de place disponible à ce tarif.A* Ces tarifs s’appliquent aux départs de jour, du dimanche au mercredi.Renseignez-vous sur nos autres tarifs avantageux auprès de votre agent de voyage ou au comptoir d’Air Canada.FLORIDE "Vous êtes à bout?On a ce qu’il vous faut".La Floride.Division du tourisme.Ces tarifs sont sujets à l’homologation gouvernementale.(A Le Prêt-4-partir est une marque de commerce d Air Canada Détenteur d un permis du Québec.V„ V 8 ¦ Le Devoir, samedi 7 novembre 1981 RELIGION Une Bible en français courant JEAN-CLAUDE Margot, coordonnateur de la Bible en français courant est actuellement à Montréal où il participe à un séminaire de traduction avec les trois traducteurs canadiens des livres deutérocanoniques — il s’agit des livres qui n’ap-artiennent pas à la Bible ébraïque et qui ne sont pas reconnus par les protestants: Judith.Tobie, Maccabées, Sagesse, Ecclésiastique et certaines parties d'Esther et de Daniel.Pasteur de tradition réformée de Suisse, M.Margot oeuvre à plein temps depuis 15 ans à l’Alliance biblique universelle.M.Margot a déclaré au DEVOIR que l'Alliance biblique universelle patronne 800 traductions de la Bible à travers le monde.Cet organisme est né après la guerre, vers 1947, d une fédération mondiale de sociétés bibliques nationales, dont le but était de coordonner l’activité de toutes ces sociétés Ce sont traditionnellement les confessions protestantes qui la soutiennent Depuis le concile Vatican II, a ajouté M.Margot, de plus en plus de traductions sont faites par des commissions mixtes composées de catholiques et de protestants.En 1958, l’Alliance a même pu conclure avec le secrétariat romain pour l'Unité un accord qui règle les principaux problèmes qui peuvent se poser dans une traduction commune.Il s'agit d’un document de neuf pages qui aborde les aspects techniques touchant les textes communs, le canon, l’exégèse, la langue, de même que les manières pratiques de procéder en fonction de la nature du projet (traduction ou révision), le niveau d’instruction et d’éducation ou le climat psychologique du groupe à qui la traduction est destinée.Les catholiques seront intéressés d’apprendre que la traduction de l’Alliance a retenu tous les livres reconnus par leur Église, selon une formule de compromis qui convient aux protestants.Les livres deutérocanoniques sont en effet regroupés dans une section à part t’es éditions portent, sur la page de titre, le nom de la société biblique éditrice, alors que l’imprimatur de l’autorité ecclésiastique catholique compétente se trouve au dos de cette page.M.Margot a révélé que la traduction du Nouveau Testament en français courant parue en 1971 se vend à 100,000 exemplaires chaque année au Québec.Comment expliquer ce succès?«À l’objectif visé par l’Alliance qui se préoc- par Denise Robillard cupe de publier des traductions de la Bible qui soient accessibles à l’homme d’aujourd’hui, dans un français actuel qui puisse être compris dans tous les pays francophones».Le niveau de langage adopté est un niveau de langage moyen, et on évite aussi bien la familiarité que la vulgarité.Le jargon théologique qui n’est compris que des experts n’a pas été retenu, car on vise un vaste public.Le passage de M.Margot à Montréal s’inscrit dans son travail de contact avec les traducteurs.Il a rencontré ici les trois catholiques chargés de traduire les livres deutérocanoniques pour la prochaine édition de l’Ancien Testament.Il s’agit des Pères Léandre Poirier, de Montréal, Irénée St-Arnaud, de Sorel et de M.Gabriel Ouellette, de Valleyfield.L’équipe de traducteurs compte autant de catholiques que de protestants.Cette traduction vient-elle concurrencer la TOB (traduction oecuménique de la Bible)?«Les deux versions ne font pas double emploi», a ré- ondu M.Margot qui a eoila- oré à la traduction de la TOB «Elles visent des objectifs différents.La version en français courant cherche à atteindre un vaste public, alors que la TOB constitue une bonne édition d’étude pour celui qui veut approfondir ses connaissances du texte biblique».La Bible en français courant est traduite à partir des textes originaux et on consulte également les versions existantes: TOB, Segond, etc.Contrairement à ce que pensent les gens, a précisé M.Margot, «il ne suffit pas d’écrire le plus clairement possible pour faire une bonne traduction».En réalité, cette traduction repose sur une série de recherches scientifiques sur les conditions de la traduction, sur le niveau de langue que l’on cherche à atteindre.La traduction est parfois en accord avec celle de la TOB, par exemple, mais il s’agit souvent d’un autre type de traduction.M.Margot a fait état des principes adoptées pour ces traductions.«Le plus important, c’est la construction de la phrase.On évite de faire des phrases non seulement trop longues, mais trop chargées d’informations.On a tendance à faire des phrases plus courtes, de construction assez simple, particulièrement en fonction de la lecture publique, pour que l’auditeur assimile mieux».Par exemple, on évite les inversions.Le deuxième principe a trait au vocabulaire.On utilise les mots dans le sens qu’ils ont aujourd'hui et non pas dans leur sens archaïque.À ce point de vue, a déclaré M.Margot, c’est le dictionnaire Robert qui rend le plus service, puisqu'il présente une classification des sens moderne et archaïque des mots.Autre principe d’une édition gui vise le monde entier, on évité les régionalismes.Une condition, a-t-il précisé, relativement facile a observer en raison du rayonnement de la littérature française et de l’utilisation de dictionnaires qui circulent partout dans le monde.Une situation, a fait remarquer M.Margot, qui’ne se présente pas pour d’autres langues comme l'anglais et l’espagnol; l’on doit reviser la traduction faite pour les Etats-Unis et l’Amerique latine avant de les mettre sur le marché en Angleterre et en Espagne.L’Alliance biblique universelle dispose de tout un réseau de collaborateurs à travers le monde, dont le rôle est de signaler les expressions qui font problème pour que l’on procède à la correction.Avant de procéder à une édition complète, on fait l’édition d'essai d’un livre.Quant au contrôle préalable, il se fait à un double niveau: d’abord au sein du comité de traduction, puis, auprès d'un cercle plus large de personnes qui ne sont pas nécessairement des théologiens.La première édition cpmplète de la Bible en langue française (sans les livres deutérocanoniques) est prévue pour 1982.Quant à celle qui inclura ces livres à la traduction desquels travaillent trois catholiques, elle devrait être disponible dans deux ou trois ans.En plus de ces traductions, l’Alliance fait un effort en vue de rejoindre de nouveaux lecteurs, les nouveaux alphabétisés de certains pays.À leur intention, on publié des brochures de présentation plus simple, reprenant certains récits de la Bible.Dans certains pays, les autorités sont même disposées à utiliser ces textes dans les écoles pour l’apprentissage de la lecture.Jean-Claude Margot.(Photo Jacques Grenier) mm* ici, là, ailleurs ¦ Où en est l’oecuménisme À l’occasion du 16e centenaire du premier concile de Constantinople, qui a eu lieu en 381, le Pere Jean-Marie R.Tillard, o.p.prononcera une conférence publique à Ottawa sur le thème: «Ou en est l’oecuménisme en 1981?» Le P.Tillard est conseiller du Secrétariat romain pour l’unité des chrétiens, vice-president de Foi et (Constitution et membre des commissions internationales anglicane-catholique et orthodoxe-catholique.Cette conférence sera prononcée demain, 8 novembre à 20 h, au 96 avenue Empress, à Ottawa.Renseignements: (613) 233-5696.¦ La promotion de la famille Pour la première fois, les évêques du Canada viennent de se doter d’un dossier complet de promotion de la famille destiné à la radio et à la télévision A partir du thème «La foi.ça se vit d’abord en famille», la Conférence des évêques du Canada entend promouvoir la croissance de la foi des couples et des familles Ce premier dossier offre des considérations générales sur le mariage et la famille Deux autres sont à venir et traiteront de questions aussi concrètes que la séparation, le divorce, les familles monoparentales, Le dossier actuellement mis à la dispositions des évêques et des agents de pastorale familiale comprend un message publicitaire pour la télévision, quatre pour la radio, une brochure populaire de 36 nages, des textes pour la publicité dans les journaux, trois affiches murales et trois dépliants La brochure, fort attrayante, est due à la plume de M.André Beauchamp Elle s'adresse à tous, jeunes et vieux, parle du mariage et de la famille en alliant la fantaisie au sérieux, veut rendre service aux familles en les aidant à garder confiance en elles-memes.Renseignements: Jacques Binet.90 ave.Parent, Ottawa, Ont.KIN 7B1.(613)236-9461 ¦ Concours Jeanne- Mance Pour la 4e année, les étudiants du secondaire IV et V sont invités à participer à un concours sur l’un des six fondateurs de l’Église en Nouvelle-France.Le personnage retenu cette année est Jeanne Mance, co-fondatrice de Ville-Marie et fondatrice de l’Hôtel-Dieu de Montréal.Le but de ce concours est de susciter un intérêt accru pour I histoire nationale, de sensibiliser à l’oeuvre de Jeanne Mance, de mettre en situation de réflexion à caractère historique, tout en encourageant le travail bien fait et l’usage du bon français Les professeurs d’histoire nationale qui souhaitent intéresser leurs étudiants à ce concours n’ont qu’à se procurer le document pédagogique à cet effet auprès du Comité des fondateurs de l’Église canadienne.5251, av Durocher, Outremont, 112V 3X9, tél (514) 270-2846 ou 389 8421 Les textes devront être remis avant le 1er mars 1982 Les gagnants seront sélectionnés par un jury qui proclamera leurs noms en mai 1982 Des prix sont prévus: $300.$100 et trois prix consistant en volumes ¦ Nomination épiscopalienne Le rév Brian Prideaux vient d’être nommé responsable national des relations oecuméniques pour l’Église épiscopale du Canada On a été attentif à désigner, pour ce oste.une personne qui soit ilingue Le nouveau responsable est actuellement recteur (curé) de l’église Saint-Martin à Otterburn Park C’est de Toronto qu’il exercera ses nouvelles fonctions à partir du 1er janvier prochain En plus des relations oecuméniques.le rév Prideaux verra à mettre sur pied et à encourager le dialogue avec les non chrétiens.Le nouveau responsable a fait état du nouveau climat qui existe dans les relations entre catholiques et épiscopaliens et il se dit enthousiaste à l’idée de vivre au plan national des relations oecuméniques qui soient aussi bonnes que celles qu’il a connues au niveau local.¦ Catholiques en France Selon un sondage réalisé pour l’hebdomadaire catholique Le Pèlerin, 79% des Français se disent catholiques.11 y a dix ans, la proportion était de 84' ;.De ce nombre, 26'’; se disent pratiquants (occasionnels); 13% vont à la messe tous les dimanches, 8' ; une ou deux fois par mois, 16', aux grandes fêtes.Par rapport à l'évolution de l’Église.31r; disent qu’elle est déroutante.38', s’y sentent à l’aise, alors que 26' ; jugent que l’Église est en retard sur son temps ¦ Les droits des minorités Un groupe de travail sur les relations entre anglophones et francophones de l’Église unie du Canada vient de prendre position sur les droits des minorités franco-ontarienne et anglo-québécoise A la suite de rencontres et de discussions avec des représentants de ces deux minorités — Conseil des minorités du Québec et Association canadienne-française de l’Ontario — le groupe a jugé opportun de lan-eer un défi aux membres de I Église pour qu’ils s’impliquent, à titre de citoyens, dans la recherche de solutions aux questions qui se posent, là où ils se trouvent.Dans une lettre au premier ministre Davis, le groupe demande que l’Ontario reconnaisse aux Franco-ontariens le droit de gérer leur propre système scolaire, d’avoir des conseils scolaires propres.et des facilités d’éducation post-secondaire «semblables a celles dont jouit la minorité anglophone au Québec» On se prononce également en faveur de I adoption
de

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