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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 13 février 1982
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1982-02-13, Collections de BAnQ.

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ft -’rT) VI01 DUCE PPE Présente “LA ChATtE SUR UN raa * TOIT BRÛLANT» W de TENNESSEE WILLIAMS cAd THÉÂTRE PORT-ROYAL r™ Du 19 février au 27 mars eignements: 842-2112 f Vol.LXXIII — No 36 Ciel variable.Maximum -8 (détail en page 14) Montréal, samedi 13 février 1982 (Hauterive, Baie-Comeau.Sept-lles 45 cents) 35 CENTS culture & société Catien Lapointe Non seulement il vient de publier en quelques mois quatre ou cinq livres importants mais aussi il anime depuis dix ans à Trois-Rivières Les Écrits des Forges, une maison d’édition devenue un des foyers les plus dynamiques de la littérature québécoise.Jean Royer a rencontré Gatien Lapointe et Claude Beausoleil parle de l’aventure éditoriale des Écrits des Forges.Page 19 Jean-Jacques Annaud Bien sûr, tout le monde parle de son film, La Guerre du feu.Mais lui, qu’en dit-il, ce réalisateur assez fou pour demander à Anthony Burgess d’inventer un langage pour l’homme de néenderthal?Pourquoi cette aventure d’une épopée violente et spectaculaire qui voudrait refaire la mémoire de nos ancêtres?Nathalie Petrowski a rencontré Annaud et tente de savoir ce qui se cache derrière ce front.Page 19 Editorial Plusieurs dirigeants et militants du Parti québécois songent à faire le plongeon sur la scène fédérale à la prochaine élection générale au Canada.En éditorial, Jean-Claude Leclerc analyse la situation et donne sa réponse à la question: Faut-il un parti québécois à Ottawa?Page 16 Hydro-Québec devant un choix En révisant considérablement à la baisse ses prévisions de demande d’électricité, Hydro-Québec pourra renoncer à investir $100 milliards sans compromettre l'approvisionnement de la province.Page 11 La campagne de Trudeau en faveur des contrôles bien reçue à Toronto par Michel Vaste! TORONTO — Les grands barons de l’industrie et de la finance ont encouragé hier le chef du gouvernement canadien à poursuivre sa croisade en faveur d’un contrôle des salaires et des prix.Après avoir essuyé un échec la semaine dernière avec les chefs des gouvernements provinciaux, M.Pierre Trudeau a transporté sa croisade hier dans la capitale ontarienne.De la Chambre des communes hier matin à une rencontre privée de 75 minutes avec uné vingtaine des hommes d’affaires les plus puissants du pays, en passant par une brève conférence de presse, le message du premier ministre a été le même: «pas de création d’emplois sans une relance des investissements privés; pas d’augmentation des investissements sans une baisse des taux d’intérêt; pas d’assouplissement des taux d’intérêt sans un fléchissement des taux d’inflation; et pas de baisse du taux d'inflation sans une diminution des coûts, c’est-à-dirè des salaires et des prix.» Mais, a encore indiqué le premier ministre, c’est aux provinces à faire le premier pas.«Les prix sont sous la juridiction des provinces et, pour les contrôler, il faut que les provinces le fassent ou bien 3u’elles demandent au gouvernement fé-éral de reoucrir à des pouvoirs d’urgence.Je n’ai rien senti de tel la semaine dernière à la conférence fédérale provinciale sur l’économie», a encore déploré le chef du gouvernement.La semaine dernière en effet, les provinces ont levé le nez sur un plan de contrôle des salaires dans le secteur public, plan qui aurait, espère M.Trudeau, montré l’exemple au secteur privé.M.Trudeau s’en est dit d’autant plus déçu que «moi, dit-il, j’avais un plan».Ce plan, il s’en est longuement expliqué depuis.Il s’agit d’abord de geler pour un an les salaires des fonctionnaires gagnant plus de $50,000 par année et de permettre en même temps à ceux qui sont au bas de l’échelle des salaires, moins de $15,600, une augmentation égale au taux d'inflation.Entre les deux, certaines augmentations seraient permises qui iraient de l’équivalent du taux d'inflation pour ceux qui gagnent environ $16,000 à un gel total au fur et à mesure qu’on se rapproche du maximum de $50,000 par année.À leur sortie de leur entretien avec le chef du gouvernement deux hommes d’affaires, le président de la Fédération des entreprises indépendantes et celui du Better Business Bureau de Toronto ont tous deux indiqué que «plusieurs de nos collègues ont aimé l’idée de M.Trudeau et meme quatre ou cinq d’entre eux ont suggéré un gel temporaire, de six à neuf mois, de tous les prix et salaires.» M.Trudeau a cependant semblé peu intéressé à aller aussi loin, préférant prêcher pour des contrôles volontaires, comme il le fit en 1975 avant de se résigner à créer la Commission de contrôle des prix et des salaires, présidée par M.Jean-Luc Pepin.Le premier ministre a semblé rejeter pour l’instant le blâme de l’inaction sur les provinces mais il a oublié de dire que son ministre des Finances a déjà étudié un plan d’intervention unlatéral.Par le biais d’une taxe conjoncturelle en effet, projet que M.MacEachen a sérieusement étudié l’été dernier, le fisc fédéral peut surtaxer les augmentations de revenus supérieures à un certain plafond et ainsi décourager l’escalade des salaires.La campagne d’hier a étrangement rappelé celle de 1975 mais M.Trudeau a prétendu qu’on n’en est pas encore rendu là.«Les contrôles sont venus en 1975, a-t-il répondu à une question du DEVOIR, à la suite d’un voeu très fort exprimé par les provinces et sommant en quelque sorte le gouvernement fédéral de prendre des initiatives énergiques dans le domaine du contrôle de rinflation.La réunion de la semaine dernière n’a rien produit de tel», a-t-il déploré.Il semble bien toutefois que M.Trudeau ait commencé hier une vaste campagne de sensibilisation de l’opinion publique à la lutte contre l’inflation, et il a commencé à collectionner des appuis importants à sa politique de contrôles.La rencontre d’hier fait suite à sa volonté exprimée au cours de la conférence des premiers ministres de «renouveler les efforts de son gouvernement de consulter les chefs d’entreprises, les dirigeants syndicaux et d’autres personnes».Le groupe sélectionné par les ministres les plus influents du cabinet et le bureau du premier ministre lui-même était imposant: il s'agissait en effet des présidents-directeurs-généraux des plus grandes maisons de courtage comme Wood Gundy, Nesbitt Thompson, Pittfield McKav.Lepage Realties, et de grands barons de l’industrie comme les présidents de Stelco, de Carling, du groupe Oshawa, d’Inco, de Noranda, etc.On assurait hier dans l’entourage de M.Trudeau qu’il y aura d’autres rencontres du genre dans d’autres villes du pays et on semble actuellement négocier activement une rencontre avec des leaders syndicaux du pays.On n’est pas trop sûr que le CTC comme tel y participera et on Voir page 18: Campagne Terre-Neuve porte en Cour d’appel le différend sur les richesses offshore par Claude Turcotte OTTAWA — Les relations plus ou moins heureuses du gouvernement fédéral avec celui de Terre-Neuve ont franchi une nouvelle étape hier quand le premier ministre de la province, M.Brian Peckford, a annoncé, à la suite d’intensives réunions de son cabinet, que son gouvernement avait décidé de faire trancher la question de la pro-priété des ressources situées au large des côtes par la Cour d’appel de la province.Du côté du gouvernement fédéral, les réactions ont été rapides.Le premier ministre, M.Pierre Trudeau, s’est dit «étonné et incrédule» en apprenant la nouvelle.Le ministre de l’Énergie, des Mines et des Ressour- ces, M.Marc Lalonde, a aussitôt convoqué une conférence de presse pour déclarer que la décision de Terre-Neuve était «prématurée»; il a réitéré une offre de poursuivre les négociations, comme l’avait suggéré egalement M.Trudeau en matinée a la Chambre des communes.M.Peckford a fait de même d’ailleurs.Au cours de l’après-midi, alors que M.Peckford s’apprêtait à livrer un message à la population terre-neuvienne, M.Trudeau a transmis dans un long télex la réponse du gouvernement fédéral aux représentations très fermes faites par M.Peckford plus tôt cette semaine.«Il me faut mentionner que, dès le début des présentes négociations, les Voir page 18: Terre-Neuve Air Canada garde le contrôle de Nordair par Marie-Agnès Theilier Même s’il rêve toujours de voir une fusion entre Nordair et Quebecair, le ministre des Transports du Canada, M.Jean Luc Pepin, a décidé de permettre à Air Canada de garder la propriété de Nordair.Après trois ans de tergiversations, Ottawa est donc revenu en arrière en permettant à Air Canada de conserver la propriété de ce transporteur régional aérien acheté en 1978 pour $24 millions.Le ministre des Transports, d’alors, M.Otto Lang, avait déclaré qu’Air Canada devrait revendre Nordair au secteur privé dans l’année qui suivait.Quebecair voit s’éloigner davantage l’espoir d’une fusion avec Nordair, qui l’aiderait à rentabiliser ses opérations: en 1981, Quebecair a enregistré une perte d’environ $6 millions.Selon un membre du cabinet de M.Pepin, la fusion Nordair-Quebecair n’est pas exclue mais elle devra se faire selon le modèle qui a avorté l’été dernier.Nordair avait fait une offre d’achat le 17 juillet dernier.Le gouvernement fédéral souhaitait alors que le contrôle du transporteur aérien régional aille à 40% à des intérêts québécois à 40% à des intérêts ontariens et à 20% à Air Canada.Le gouvernement du Québec contrait cette offre d’achat et renflouait Quebecair en investissant $15 millions sous forme d’actions privilégiées non votantes.La lettre de M.Pépin n’a pas encore été rendue publique par Air Canada mais on sait que le ministre y évoque «deux options réalistes pour l’avenir de Nordair».¦ que Nordaire demeure pour toujours aux mains d’Air Canada; ¦ ou que le transport aérien dans la région Centre du Canada soit rationalisé Voir page 18: Air Canada •' JK * En débarquant hier à Lagos pour son deuxième pèlerinage en Afrique, le pape Jean-Paul II, selon son habitude, a baisé le sol nigérian avant de saluer le président Shehu Shagari.Il a été accueilli par une foule nombreuse et a accordé sa bénédiction à une fillette.(Photolaser AP) Le pape gagne le coeur des Africains LAGOS (AFP) — Neuf mois après l’attentat qui a failli lui coûter la vie, Jean-Paul II a entrepris hier à Lagos, capitale du Nigeria, son deuxième pèlerinage africain en moins de deux ans.Dès son arrivée, le pape a trouvé les mots et les gestes qui convenaient pour assurer le succès de ce nouveau pèlerinage tant auprès des autorités civiles qu auprès des catholiques nigérians.Selon son habitude désormais ancrée, à sa descente d’avion, il a baisé le sol nigérian avant de saluer le président Shenu Shagari et d’écouter les hymnes nationaux.Mais c’est surtout dans le discours qu’il a prononcé hier soir au palais présidentiel que Jean-Paul II a gagné, cette fois encore, le coeur des Africains.«J’ai la conviction, a-t-il dit, que toute l’Afrique, lorsqu’il lui sera permis de prendre en main son propre destin, sans etre soumise aux ingérences et pressions des pouvoirs ou groupes extérieurs, non seulement étonnera le monde par ses réalisations, mais pourra partager sa sagesse, son sens de la vie, son respect pour Dieu, avec tous les autres continents et les autres nations».S’adressant ensuite directement au président nigérian, il a poursuivi: «Je tiens à rendre hommage a l’apport unique de la nation nigériane, tout d’abord envers le continent africain.Vous vous posez en défenseur de la liberté politique et du droit des peuples à l’autodétermination.Vous n’épargnez aucun effort pour aider à faire disparaître toute discrimination (.).Vous avez offert votre aide aux pays qui en ont le plus besoin et vous vous etes fait le champion des relations fraternelles et de la collaboration entre pays africains.On compte sur le Nigeria pour ouvrir la voie à une politique de magnani-Voir page 18: Pape Le congrès de la réparation s’attaque aussi à la gestion des finances publiques par Pierre O’Neill Le congrès spécial du Parti québécois s’ouvre ce matin au Centre Robillard de Montréal sous le signe de la soumission au chef plébiscité puis s'attaquera à la crise des finances publiques en s'assurant que les remèdes proposes ne mettent pas en péril la philosophie social-démocrate du parti.Les orientations du congrès désavoué de décembre dernier, la menace de démission du président, M.René Lévesque, et la mise en marche du référendum interne avaient sérieusement miné le moral des péquistes et menacé l’unité du parti.Déjà, hier, soir, à huis clos, la réunion spéciale du conseil national a permis aux quelque 300 représentants des comtés et régions de régler les comptes, aux inconditionnel Lévesquistes de semoncer les dissidents, les radicaux, «les agents provocateurs» du congrès de décembre.Dès sa première séance, ce matin, le congrès de la réparation traduira dans l'adoption d’une resolution-synthèse l’appui massif que les militants de la base ont témoigné à leur chef en votant OUI dans une proportion de 95% à la question du référendum.Pour rester en place, M.Lévesque avait exigé que soient renversées les décisions du congrès de décembre concernant la redéfinition de l’option fondamentale du parti.Tout indique que les délégués adopteront, sans heurt, le texte préparé par l’exécutif national sur la base des trois principes suivants: BERLIN-OUEST (AFP) - Pour «é-chapper à la dictature militaire» et par crainte d’être limogé, un pilote de la compagnie aérienne polonaise LOT a déroute nier le vol intérieur Varsovie-Wroclaw qu’il effectuait pour se réfugier à Berlin-Ouest avec sa femme, ses deux enfants et un couple ami avec un bébé de ¦ que l’accession à la souveraineté se fasse par voies démocratiques dont l’élément-clé est l’indispensable accord de la majorité des Québécois ¦ que le programme du parti, tout en éliminant le lien obligatoire entre les deux, continue d’assortir la souveraineté d’une offre concrète d’association écono- quatorze mois.Le co-pilote de l'appareil et un passager, âgé de 19 ans, ont profité de l'occasion pour également passer à l’Ouest.Selon des précisions fournies en fin de journée par les enquêteurs, le commandant de nord a ordonné, trente minutes après le décollage de son appareil, — un mique au reste du Canada ; ¦ que le parti réaffirme son respect et son ouverture à l’endroit de la minorité et reconnaisse le droit des anglophones à leurs institutions, établissements essentiels.Le congrès de décembre fut marqué Voir page 18: Congrès Antonov-24 — à son co-pilote de changer de camp et de se diriger vers Berlin-Ouest.Un peu plus tard, il avertissait les passagers qu'un atterrissage à Wroclaw n'était pas possible et qu’il devait se poser sur un autre terrain.Le pilote a fait croire ensuite à la tour Voir page 18: Pilote Un pilote polonais «détourne» son avion sur Berlin-Ouest Je mi mnm'.T*/’*' à> MÉMOIRE JOS-PHYDIME MICHAUD KAMOURASKA, par Marc-Fernand Archambault Un homme de quatre-vingts ans parle et son petit-fils l’écoute.Une parole qui fait revivre un espace, un pays, des hommes et des femmes, leur travail, leurs rêves et leurs espoirs.La description sans complaisance d’une société écrasée par l’obsession de se survivre, qui y parvient envers et contre tout.Volume de 260 pages, en vente dans toutes les librairies à $12.95 Boréal EXPRESS < 2 ¦ Le Devoir, samedi 13 février 1982 L’affaire LaSalle Coke: Québec intente son premier procès pour crise écologique par André Tardif La compagnie American Iron and Metal (1969) Ltd et un individu non identifié impliqués dans 1’ «affaire LaSalle Coke» feront l’objet, le 24 février, du premier procès pour crime écologique au Québec.Annoncée hier par M.Marcel Léger, ministre de l’Environnement, cette poursuite au criminel, déposée à la Cour des sessions de la paix de Montréal par le procureur général du Québec, fait suite au déversement, au cours des années 1978 et 1979, de près de W.Morin demeure incarcéré (par Bernard Morrier) — Pour la troisième fois depuis son arrestation le printemps dernier, le Lavalloîs Wilfrid Morin, âgé de 49 ans, s’est vu refuser hier un cautionnement par le juge Denis-R.Lanctôt, de la Cour des sessions de la paix.À l’accusé, qui a subi son procès sous trois chefs d’accusation reliés au vol de près de $2 millions, perpétré le 26 mars 1981 aux dépens de la compagnie Alliance Sécurité Blindée, le juge Lanctôt a ex pliqué qu’il ne voyait toujours aucun motif valable de lui rendre sa liberté, malgré les arguments de son avocat, Me Sydney Leithman.Le 3 février, le procureur de la Couronne, Me Christian Charbonneau, avait annoncé la fin de sa preuve dans cette affaire mais Me Leithman avait aussitôt répliqué qu’il n’était pas en mesure de présenter sa défense, en raison de certains ennuis de mécanographie au Palais de justice.Il avait sollicité un cautionnement pour Morin, faisant notamment valoir que l’accusé n’avait pas à souffrir de tels problèmes techniques.1V4 million de gallons d'hydrocarbures sur les terrains de la charbonnerie LaSalle Coke, à Ville LaSalle.Ces terrains, situés rue Saint-Patrick, avaient été achetés par Gaz Métropolitain en 1978, et American Iron and Metal avait été chargée de nettoyer le site conformément aux règles admises, y compris les réservoirs.C’est à la suite d’une longue enquête menée conjointement par la Sûreté du Québec et le ministère de l’Environnement que les accusations ont finalement pu être portées.Celles-ci font état de trois méfaits: 1) avoir volontairement détérioré un bien privé; b) avoir rendu ce bien dangereux, inutile, inopérant ou inefficace; c) en avoir empêché, interrompu ou gêné l’emploi, la jouissance ou l’exploitation legitime.Rendu public l’été dernier, le déversement était cependant connu de M.Léger, qui a alors expliqué qu’il mavait pas voulu en parler plus tôt de crainte de nuire à l’enquête policière en faisant fuir des témoins apparemment nombreux.L’amende maximale à laquelle es* exposée American Iron and Metal, si elle est reconnue coupable des méfaits qu’on lui reproche, est illimitée.Quant a l’individu poursuivi, il encourt une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans.Le ministre Léger a par ailleurs annoncé oue: ¦ la région de Mercier, et dus particulièrement la municipalité de Sainte-Martine, au sud-ouest de la métropole, doivent envisager dès maintenant, avec l’aide technique du ministère, une nouvelle source d’approvisionnement en eau potable, le taux de contamination des eaux souterrai- nes, où elles s’alimentent, ayant atteint un seuil critique.(La contamination provient du déversement, entre 1968 et 1972, de 45 millions de litres de déchets liquides dans une lagune de Mercier; des travaux de décontamination y ont depuis été entrepris.) ¦ des audiences publiques auront lieu sur l'arrosage aérien des forêts québécoises contre la tordeuse de bourgeons d’épinette, à cause des problèmes qu'il cause et des questions qu’il soulève.M.Léger a d’autre part demandé au ministère de l’Énergie et des Ressources de lui soumettre un programme détaillé d’arrosage portant sur plusieurs années.¦ le Conseil des ministres vient d’adopter des normes plus sévères pour les lieux d’enfouissement sanitaire de déchets solides.Le règlement établira des normes précises quant au traitement des eaux de lixiviation, limitera à six le nombre de lieux d’enfouissement sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal (qui en compte quatre actuellement), et rendra obligatoire la tenue d’un registre par les exploitants de lieux d'élimination de déchets.Lamarre réplique à Léonard Montréal doit rester le chef defile del’île Klein: double malentendu Le maire de Calgary, M.Ralph Klein, était attendu à Québec hier par une joyeuse délégation, Bonhomme Carnaval en tête.Ces bonnes gens ont été penauds de constater que leur invité n’était pas à bord de l'avion: il était arrivé trois heures plus tôt que prévu.M.Klein, à Mon* tréal, a répété que ses propos sur les «indésirables» à Calgary avaient été mal interprétés, mais a fait remarquer que de très nombreux «assistés sociaux» et «chômeurs» arrivaient à Calgary en croyant y trouver L'Eldorado.(Photolaser CP) par Alain Duhamel Les propos du ministre des Affaires municipales sur le rôle et l’importance de la Communauté urbaine de Montréal n’ébranlent pas la volonté de l’administration montréalaise à l’égard du leadership qu’elle entend conserver dans l’île de Montréal et dans le pays.«La Ville de Montréal veut demeurer cette ville centrale qui a donné un leadership sur le plan économique, sur le plan social et sur le plan culturel.Montréal doit garder son rôle de leader», a affirmé hier M.Yvon Lamarre, président du comité exécutif, au cours d’un déjeuner-causerie à une assemblée de l’Association des architectes en pratique privée du Québec (AAPPQ).L'administration municipale estime que le projet de réforme de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) déposé par le ministre des Affaires municipales, M.Jac- 3ues Léonard, réduit la Ville e Montréal à la taille d’une ville parmi d'autres et lui re- tire donc son titre et son rôle de métropole.Lorsque M.Lamarre, ou encore le maire Jean Drapeau, parle de la métropole, il désigne la ville de Montréal.Dans les textes et les propos du ministre des Affaires municipales, comme du reste des autres ministres du gouvernement québécois, la métropole désigne plus l’île de Montréal que la ville elle-même.La Communauté est le centre d’une vaste région économique appelée le Grand Montréal dont le coeur est la ville de Montréal.Ces distinctions peuvent paraître pointilleuses mais elles se trouvent au coeur même d’un différend entre Québec et Montréal dont les origines sont beaucoup plus anciennes que les hommes qui doivent en débattre aujourd’hui.Le dépeuplement de Montréal, la ville et l’île, préoccupe aussi M.Lamarre qui conserve, cependant, l’espoir de l’enrayer par l’opération 10,000 logements et par les programmes de mise en valeur de la ville traditionnelle.«Il v a un retour à la ville», af- Les contrats signés en 1981 par les plus gros employeurs prévoient 12.2% de hausse par Paule des Rivières Les 102 principales conventions collectives signées au Canada au cours du quatrième trimestre de 1981 prévoient des hausses annuelles moyennes de 12.8%.Ce chiffre se compare avantageusement avec la moyenne de l’ensemble de l’année 1981.Les syndiqués canadiens couverts par l’une ou l’autre des 479 conventions recensées pendant cette année ont obtenu des hausses moyennes de 12.2%.Le taux d inflation pour 1981 a été de 12.5%, Travail Canada, qui a rendu Ïmblic cette semaine son re-evé des conventions collectives canadiennes représentant plus de 500 travailleurs, autant dans les secteurs public que privé mais excluant la construction, n'a cependant publié aucune donnée, même préliminaire, sur l’année 1982 Il es* donc hasardeux d'annonce une poursuite de la progression ae la courbe, au moment où les gouvernements provinciaux et fédéral crient a l’étouffement.L'année qui vient n'en demeure pas moins exceptionnellement chargée puisque 444 contrats expireront, plus de la moitié affectant 1.1 mil- et guérin 1 éditeur édite lion de personnes, dont les 300,000 des secteurs public et parapublic.En 1981, et ce autant pour le dernier trimestre que pour toute l’année, les syndiqués du secteur public ont fait meilleure figure, avec des hausses annuelles moyennes de 13%, comparativement à 11.5% pour le secteur privé.Il appert aussi que les employés des gouvernements provinciaux ont devancé leurs collègues attachés à la fonction publique fédérale.Le Québec vient en toute fin de liste avec des hausses moyennes annuelles de 10.9%, La Colombie-Britannique présente un taux d'augmentation salariale moyen de 14.2%, les provinces des Prairies et celles des Maritimes 13.2% l'Ontario 11.2%.Les statistiques générales du ministère fédéral du Travail ne font pas la distinction entre les hausses incluant une clause d'indexation et celles n'en prévoyant aucune Ainsi, la moyenne de 12.2% pour 1981 vaut pour l’un ou l’autre cas.On sait cependant que deux tiers des conventions collectives signées en 1981 ne contenaient aucune clause d'indexation.On sait aussi que les hausses moyennes n'incluant pas la clause d'indexation étaient de 9 8% et celles l'incorporant au pourcentage d’augmentation ae 13.4%.À Travail Canada, on estime que le Québec est «un peu plus indexé» que les autres provinces, ce qui expliquerait en partie le faible taux d’augmentation salariale moyenne de 1981: dans certains cas des clauses d’indexation viennent s’y ajouter.Au Québec toujours, les chiffres indiquent que le secteur privé s’est bien tiré d’affaire si on le compare au secteur public, puisque le taux moyen d’augmentation a été de '10.8%.Ces chiffres sont sujets à caution, cependant, notamment au Quebec où les entreprises de moins de 500 employés sont très nombreuses, et donc exclues de l’étude.De plus, les taux rapportés ne reflètent que le montant minimum négocié.Ils ne s’accompagnent pour le moment d’aucun montant d’argent.La durée moyenne de la convention collective signée au cours de l’année 1981 est de 22 mois; de 26 mois pour le Québec.Pour le secteur privé québécois, elle est de 29 mois en moyenne, un peu plus lorsque les clauses d’indexation sont prévues.Cela vaut pour l’ensemble du pays où la durée de la convention est souvent plus courte lorsqu'il n’y a pas de clause d’indexation.Pour le quatrième trimestre de 1981, 35 des conventions signées seront en vigueur un an, 52 expireront apres deux ans et 15 après trois ans.Les conventions d'un an contiennent des hausses sala- Greffier coupable de vol à Verdun par Bernard Morrier mars prochain la Coi Yoga Colatta Maher 23cmx 14.5 cm 288 p.- 6,95$ C’est le 22 qu'un greffier de la Cour mu nicipale de Verdun, Pierre Roussin, connaîtra sa sentence, après avoir été reconnu coupable hier, devant le juge André Duranleau de la Cour des sessions de la paix, d’avoir volé à sa municipalité une somme de $40,484.Selon les faits mis en reuve, un policier-huissier, Paul Campeau, avait comme fonction, entre mai 1975 et décembre 1976, de faire payer les amendes et les frais aux citoyens déclarés fautifs par la Cour municipale.Les montants ainsi récoltés étaient ensuite mis dans une enveloppe et portés au bureau de M.Roussin à l’hôtel de ville.Toutefois, à une occasion, M.Campeau dut plutôt porter une enveloppe à la résidence de Roussin «C’est, a-t-il expliqué, qu'ayant travaillé assez tard un soir, je ne voulais pas garder l'argent de la municipalité chez moi, d'autant plus que plusieurs enveloppes contenaient entre $1.500 et $2,000.» M.Campeau déclare avoir téléphoné alors à Roussin qui lui aurait demandé à ce moment de ne pas aller porter ces montants à l’hôtel de ville et plutôt de les lui apporter, en lui disant qu’il s’occuperait du reste.Cette attitude a commencé à éveiller les soupçons de M Campeau et il n’en fallut pas plus pour qu'une enquête policière, dont le dénouement a été connu hier, soit déclen-, chée.Tragédie ferroviaire Un homme âgé de 44 ans a perdu la vie et un autre a été gr M La présente étude concerne le hatha yoga qui est d'abord un yoga physique par lequel on atteint le mental.Il mène è la découverte de sol à travers le corps, Cet ouvrage est un guide pratique indiquant des techniques simples de respiration, détente, concentration, méditation, et démontrant principalement les phases progressives d'une asana ainsi que les bienfaits qui sont rattachés è son exécution.En vente dans les librairies: 4500 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél.: (514) 849-1112 Station Métro-Longueull Longuaull, Québec Tél : (514) 077-6525 108 est, rue Sainte-Catherine Montréal, Québec Tél.: (514) 861-5647 4440 rueSalnt-Oems Montréal.Québec Tél : (514) 843-6241 ontréal-Nord, lorsqu'un camion a été happé par un train de voyageurs de via Rail Un porte-parole policier a expliqué que les victimes avaient dû etre dégagées de la carcasse de leur véhicule par les pompiers, qui ont également eu à maîtriser un debut d’incendie.Energies ^Renouvelables
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