Le devoir, 4 mars 1982, jeudi 4 mars 1982
MS CE la météo: ensoleillé suivi d’un ennua-gement avec vents modérés.Neige débutant en fin de journée.Maximum -8.Aperçu pour vendredi: pluie ou neige suivi d’un dégagement (détail en page 12) ( Vol.LXXIII — No 52 Montréal, jeudi 4 mars 1982 (Hauterive.Baie-Comeau, Sept-lles 45 c«nt«) 35 CENTS L’OSM Un prix bien mérité Charles Dutoit aime ses musiciens, les nôtres aussi, ceux de l’Orchestre symphonique de Montréal.Il en parle avec abondance, respect et amitié.On le dit impitoyable avec eux.Il les a forcés d traverser la rue, les frontières et les océans.Grâce aux disques, l’OSM est maintenant présente aux quatre coins au monde et avec lui une certaine image de cette ville et du Québec.Le grand prix de l’Académie Charles-Cros pour l’enregistrement de la suite «Daphnis et Chloé» de Ravel consacre l’OSM, considéré par plusieurs comme l’un des grands ensembles symphoniques de ce continent.Il consacre aussi des années de travail fécondé par le souci de l’excellence et celui de la démocratisation de la culture.J.-L.R.Éditorial Mi-cahier de doléances et mi-programme d’urgence, les propositions déposées par le Québec à la conférence des premiers ministres sur l’économie se sont enlisées dans les marécages de la politique partisane.Cependant, cette crise est réelle et les gouvernements ont l’obligation d’agir.L’éditorial de Jean-Louis Roy.Paga 16 Des femmes témoignent Les conséquences de la crise sur les femmes se font sentir durement.Marie, 33 ans, en instance de divorce et qui a une petite fille de 4 ans, nous en parle: «Habilleuse, je n’ai pas eu de contrat important depuis un an.je vis au jour le jour, à la cent près.» Page3 Le monde ¦ La junte polonaise offre l’exil aux membres de Solidarité.Page 4 ¦ Begin gagne la première manche contre les colons du Sinai.Page 4 ¦ Des membres du Congrès pressent Reagan d’opter pour la négociation au Salvador.Page 5 Le PNB: 3% en 81 En 1981, le taux de croissance ajusté de l’économie canadienne a été de trois pour cent, mais la totalité de cette croissance a été inscrite dans le premier semestre, note Statistique Canada.Les données sur le PNB confirment d’autre part que les six derniers mois de l’année se sont écoulés sous le signe de la récession.Page9 Chaussure: réunion capitale Les manufacturiers canadiens de chaussures tenteront aujourd’hui de faire comprendre au gouvernement l’importance de revenir sur sa décision de ne pas contingenter l’importation de chaussures de cuir.Paged *; la maison des artistes 226 boul.das laursntldas laval, présente du 3 au 6 mars 1982.JEAN-PIERRE FERLAND Réservations 669-3866 Admission $12,00 Le «débrayage» des conservateurs continue de paralyser la Chambre OTTAWA (d’après CP) — Les députés conservateurs ont refusé hier encore de se présenter au vote sur la motion d’a-iournement proposé mardi à 16 h 20, et v leur absence des Communes paralyse les travaux de la Chambre tandis que les cloches invitant les députés au vote sonnent sans interruption, au grand agacement du personnel.Rien n’indiçiue que l’opposition conservatrice est prête à modifier sa stratégie et l’impasse pourrait durer plusieurs jours, croit-on.Le leader des conservateurs aux Communes, M.Erik Nielsen, et le leader du gouvernement, M.Guy Pinard, se sont accusés réciproquement de fausser le processus démocratique, et chacun à insisté pour faire valoir qu’il appartient à l’autre de céder le premier.Le chef du NPD, M.Ed Broadbent, estime pour sa part que ce différend «est ridicule et tragique pour les Canadiens», au moment où les députés devraient plutôt se pencher sur les questions énergétiques et la création d’emplois.Les députés conservateurs ont réussi à paralyser les travaux des Communes en exerçant leur prérogative, officieuse mais traditionnelle, de bloquer un vote d’ajournement, tactique qui a pour effet d’empêcher la reprise des débats sur tout autre sujet.Le chef de l’opposition officielle, M.Voir page 18: Débrayage Les photographes n’ont pu obtenir la permission de photographier la Chambre des communes et les fauteuils inoccupés des conservateurs La présidente de la Chambre, Mme Jeanne Sauvé, leur a permis cependant de photographier les députés libéraux qui s'affairent en Chambre tandis que les cloches invitant les députés au vote sonnent sans arrêt depuis 16 h 20 mardi.(Photolaser CP) Pourquoi punir les Montréalais?demande Drapeau ¦ Délaissant pour un moment son fauteuil roulant, le premier ministre Menahem Begin se lève pour accueillir le président français François Mitterrand, qui entreprenait hier une visite officielle en Israël.Il s’agit de la première visite d’un chef d’État européen dans l’État hébreu depuis 19*®' (Photolaser AP) par Alain Duhamel QUÉBEC — Puisque les élus montréalais à la Communauté urbaine de Montréal n’ont jamais abusé de leur majorité, le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, ne s'explique pas pourquoi le gouvernement québécois les punit et les humilie dans son projet de loi 46.«Au moment où on veut passer une autre loi pour créer une nouvelle communauté, on ne nous a pas encore dit en quoi les élus de Montréal, siégeant comme représentants d’un million de leurs concitoyens s’étaient mal conduits au point d’être punis publiquement, comme si nous n avions pas respecté le serment d’office oue nous prêtons comme membres de la communauté urbaine autant que comme conseiller municipal ou maire de la Ville de Montréal», a dit hier M.Drapeau.Le maire de Montréal a témoigné toute la journée en présence d’une quarantaine de conseillers municipaux de Montréal devant la commission parlementaire des Affaires municipales enargée d'entendre les mémoires sur le projet de loi 46.La Ville de Montréal maintient depuis le début du processus de réforme de la CUM qu’il convient plus d’en améliorer le fonctionnement et l’efficacité que de lui substituer une nouvelle administration métropolitaine.Or, le projet de loi 46 institue une nouvelle communauté urbaine.La Ville de Montréal rejette dans son ensemble ce projet et s’attaque particulièrement à la parité proposée dans la composition du comité exécutif.La situation de Montréal dans le Québec et son rôle particulier, sur un plan national comme sur un plan international devrait inciter à ne pas traiter la ville comme une autre.Ce serait autrement, croit M.Drapeau, «un acte de légèreté» Les événements ont d’ailleurs bien servi le maire de Montréal puisque, profitant des succès de l’Orchestre symphonique de Montréal, M.Drapeau a commencé son témoignage en remettant au ministre des Affaires municipales, M.Jacques Léonard, un exemplaire du disque qui a valu à l’OSM le prix Charles-Cros.«Montréal ne peut pas continuer de jouer son rôle de grande métropole mondiale, si, dans ce Parlement du Québec, une loi est adoptée qui diminue l’importance de Montréal», a dit M.Drapeau.Tout au cours de son témoignage, le maire de Montréal a tenté de démontrer que, depuis 12 ans, la CUM avait accompli sa mission dans le cadre de sa loi ac-Volr page 18: Montréalaia Begin explique sa politique palestinienne à Mitterrand JERUSALEM (d’après Reuter et AFP) — Le président François Mitterrand a entamé hier sa visite officielle en Israël en laidant pour un «renouveau irréversi-le» dans les relations bilatérales et en exprimant l’espoir de voir progresser la recherche de la paix au Proche-Orient.Et d’emblée, cette visite a été dominée ar la question palestinienne.Prenant à ras le corps un problème qui demeure un point de profond désaccord entre les deux pays.le premier ministre Menahem Begin a débuté ces entretiens avec le chef de l'Etat français par une véritable et illustration de sa politique.Visiblement, M.Begin a tenu à expliquer son point de vue au président français avant que celui-ci ne prononce son important discours aujourd’hui à la Knesset.C’est aussi dans l’attente de ce discours que, du côté français, on se garde de tout commentaire, soulignant que la visite de M.Mitterrand ne fait que commencer et que sa position dépendra des explications israéliennes.Le porte-parole israélien a indiqué hier que M.Begin avait décidé d’aborder immédiatement avec son interlocuteur cet épineux problème palestinien qui, a-t-il dit, suscite des «malentendus entre les deux pays».Il a donc estimé qu'il était bon d aborder franchement la question et de tenter de dégager au cours de cette visite des possibilités de convergence.La rencontre a eu lieu en milieu d’après-midi dans le bureau du premier ministre.Elle a été qualifiée «d’amicale» par les Israéliens, et de «directe et amicale par les Français».Le propos essentiel de M.Begin a été de démontrer à M.Mitterrand «les dangers réels, stratégiques et autres» pour l'Etat hébreu de l'installation d’une entité politique palestinienne en Cisjordanie.A l'appui de ces arguments il a convoqué le chef de sa sécurité militaire, le gé- Volr page 18: Begin Aux victimes d’amiantose La CSST aurait versé en trop $20 millions par Pierre O’Neill Les largesses de la Commission de la santé et de la sécurité au travail auraient permis aux victimes d’amiantose et de silicose d’encaisser en trop plus de $20 millions d’indemnités.Les sociétés d’exploitation des mines d’amiante exigent aujourd’hui que ces sommes leur soient remboursées et elles menacent la Commission d’avoir recours aux tribunaux pour les recouvrer.D’ici là, ces sociétés refuse- ront de payer les indemnités «réclamées illégalement».La Johns-Manville Canada, Les Mines d'Amiante Bell, Carey Canada et Lac d'Amiante du Québec, toutes quatre membres de l’Association des mines d’amiante du Québec, accusent la Commission de la santé et de la sécurité au travail, de «fausser» l’application de la loi, de faire fi d’un jugement rendu en 1976 par la Cour d'appel du Québec et d’avoir accordé à tfes cen-Voir page 18: CSST Montréal, un «paradis fiscal» pour les banques?par André Bouthillier Le gouvernement fédéral étudie une proposition du Comité de promotion économique de Montréal (COPEM) visant à transformer la métropole en une sorte de paradis fiscal capable d’attirer des activités bancaires internationales.Le projet, qui s'inspire surtout des expériences de Singapour et de New York, consiste à accorder des avantages fiscaux aux banques d’ici et aux filiales canadiennes de banques étrangères pour les transactions (prêts, dépôts et opérations de change) en monnaies étrangères effectuées avec des non-résidents du pays.Ces opérations seraient alors effectuées dans des succursales distinctes («centres bancaires internationaux») des institutions financières conventionnelles.Selon le COPEM (regroupement de la Chambre de commerce de Montréal et du Montreal Board of Trade), la création de cette activité inexistante au pays pourrait permettre à Montréal de rattraper le retard qu’elle accuse par rapport a Toronto dans la course aux banques étrangères.Depuis que la nouvelle loi sur les banques adoptée en 1980 autorise les banques étrangères à transiger au pays, seulement quatre des 47 filiales de ces institutions légalement constituées à ce jour ont choisi Montréal comme site de leur siège social canadien.Toronto en a séduites 5).Sept Génie " pour Les Plouffe TORONTO (PC) - Malgré sept trophées Génie, le film de Gilles Carie «Les Plouffe» a raté la plupart des grands honneurs, hier soir a Toronto, lors de la 3e remise annuelle des Génie, les prix décernés par l'Académie canadienne du cinéma.C’est «Ticket to Heaven» qui a été jugé le meilleur film de Vannée.L’adaptation pour l’écran du roman de Roger Lemelin a valu à ce .Voir pogo 18: Los Ploufto Bel et bien battue dans la course aux sièges sociaux, Montréal doit maintenant concentrer ses efforts sur les succursales que ces filiales ont déjà commencé à ouvrir un peu partout à travers le pays.Avant le 1er juillet, un total de 60 banques étrangères seront présentes au Canada.En outre, une telle mesure aiderait à «rapatrier au Canada, et plus précisément à Montréal, une proportion importante des activités de change en devises étrangères avec des non-résidents effectuées par les banques canadiennes par l’entremise de leur filiale «offshore», explique le COPEM.Le mémoire du COPEM, dont LE DEVOIR a obtenu copie, a été soumis aux autorités fédérales, le 8 décembre, avec la plus grande discrétion afin de ne pas éveiller la curiosité ni l’intérêt des autres villes importantes du pays.D’ici à quelques semaines, une présentation officielle de la proposition sera faite au gouvernement québécois.Un porte-parole du ministre d’Etat aux Finances M.Pierre Buissières, a déclaré hier au DEVOIR que le mémoire était toujours à l’étude, trois mois après son dépôt.«Il nécessite des études très complexes et nous ne pourrons donner une réponse avant plusieurs autres semaines» a-t-il dit.Ce projet, affirme le COPEM dans sa demande, aurait de nombreuses retombées sur l’économie de Montréal en plus de n’occasionner aucun coût pour les gouvernements, «puisque, de toute façon, Voir page 18: Banquaa Restaurant Mufa/i yÂtoicAaïd f|iill.idns el fruits île mer de (jr.Ttide réputation - s.irté dq léCeption 881 de Maisonneuve, Est.tété 527-122} t \ i y Le Devoir, leudi 4 mars 1982 Fonds d’urgence: péquistes et libéraux d’accord sur la participation d’Ottawa mais non sur la politique monétaire par Gilles Lesage QUÉBEC — Le gouvernement et l’opposition libérale se sont opposés hier sur les termes d'une motion portant sur la création d'un fonds d'urgence destiné à aider prioritairement les PME québécoises et à soutenir la création directe d'emplois.Telle qu'acceptée par la majorité ministérielle (64 voix pour.35 contre) à l’Assemblée nationale.hier après-midi, la motion demande au gouvernement fédéral ide modifier sa politique monétaire pour donner priorité a la lutte contre le chômage, et d’accepter de participer financièrement au fonds d’urgence proposé par le Québec à la récente conférence des premiers ministres sur l’économie.Les libéraux ont présenté un amendement (33 pour, 54 contre) qui se contentait d’appuyer la création d’un fonds d'urgence et demandait à Ottawa d’y apr-ticiper, sans plus.Dans la foulée du ministre d'Etat au Développement économique, M.Bernard Landry, ministres et députés péquistes •nt fait valoir que la politique monétaire pratiquée par Ottawa était la cause principale des difficultés de l'économie québécoise, et que le gouvernement fédéral refusait de collaborer à des mesures d’urgence et immédiates qui soulageraient les PME Tout en reconnaissant la part de responsabilité fédérale, les libéraux estiment que le gouvernement péquiste se traîne les pieds et s’intéresse plus à entretenir des querelles partisanes qu’à collaborer avec le gouvernement central en toute honnêteté.Le gouvernement a déploré de ne pouvoir faire l’unanimité à l’Assemblée nationale «pour inciter les vrais responsables de la crise à agir c’est-à-dire ceux qui possèdent en ce pays le pouvoir économique véritable».Tour à tour, ministres et députés péquistes ont dénoncé la politique monétaire «diabolique».«La Banque du Canada est un tortionnaire de l’économie québécoise», a lancé M.Landry.Le ministre a réitéré que le Québec mettra sur pied un fonds d’urgence, mais «qui ne fera pas de miracles», parce que le Québec ne possède pas les pouvoirs économiques déterminants.Pour sa part, M.Claude Ryan souhaite aussi qu'Ottawa participe à un fonds d’urgence: «Le gouvernement fédéral a des responsabilités précises en matière d’économie.Il a des responsabilités encore plus immédiates en face de la situation de chômage que nous connaissons présentement.» Le chef libéral estime aussi que le Québec est mieux placé que le gouverne- ment fédéral pour combattre le chômage.Quant au député libéral de Notre-Dame-de-Grâce M Reed Scowen.il s'en est pris à la tactique inacceptable des fédéraux, qui ont émis un communiqué annonçant le refus d’Ottawa avant même la rencontre avec les ministres québécois, lundi dernier.Le ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Rodrigue Biron a accusé Ottawa «d'irresponsabilité totale», le blâmant d’avoir détruit l'économie des PME du Québec.Ciaccia insiste pour une enquête publique sur la Société d’habitation par Gilles Lesage QUEBEC — L’opposition libérale demande à nouveau une enquête publique sur la Société d'habitation du Quebec (SHQ), mais le gouvernement n’est pas encore convaincu de sa nécessité.C'est ce qui ressort d'un échange à l'Assemblée nationale, hier, au lendemain de la publication du rapport de la SHQ elle-même sur le dossier dit des réparations majeures.L’opposition y voit une preuve qu elle avait raison «de ne pas lâcher et de persister dans sa démarche et ses questions sur la SHQ».Mais le rapport de nature administrative ne traite pas de la responsabilité gouvernementale ou du rôle de certaines personnes, notamment dans une affaire de tentative de pot-de-vin.Le ministre de la Justice se contente de répéter qu’aucqn acte criminel n’a été décelé par la Sûreté du Québec.Quant aux présumées malversations, le rapport de la SQ est entre les mains d’un procureur de la couronne.Le député libéral de Mont-loyal, M.John Ciaccia, qualifie de «patinage artistique» les réponses de M.Bédard.Ce dernier réplique que l’enquête est complète mais qu’il ne peut en dévoiler la teneur.«S’il fallait rendre publics les rapports de police dans toutes les enquetes, dit-il, vous commettriez des injustices incroyables.» Quant au premier ministre, il attend la conclusion de l’analyse du procureur de la couronne avant de décider s’il y aura enquête publique.«A ce moment-là.dit M.Lévesque, on aura tous les éléments et on verra s’il y a lieu d’aller plus loin dans des enquêtes, mais non p’as pour faire plaisir au député de Mont-Royal ou pour continuer à fabriquer des potins ou des rumeurs.Si ça paraît indiqué, oui » Le ministre de la Justice reprend que tous, policiers, procureur de la Couronne et sous-ministre aux affaires criminelles, concluent dans le même sens, à savoir qu’aucun acte criminel n’a été commis.Et, selon M.Bédard, l’opposition devrait se satisfaire de cette assurance* Construction: le règlement fonctionne bien, dit Marois L’escalade des coûts ne doit pas affecter la qualité du traitement des eaux (AQTE) par Clément Trudel QUEBEC — Devant l’escalade des coûts affectant les projets d’assainissement des eaux — par exemple, une augmentation de 113% du eoiit prévu à Val-David — il ne faudrait pas que le gouvernement québécois cède à la tentation facile de réduire la qualité du traitement de ces eaux usées.C’est la mise en garde qu'a faite hier le président de l'Association québécoise des tech-niquer de l’eau (AQTE) M.J -Léo Rancourt, au moment d’inaugurer le 19e congrès annuel de l’association.Selon le directeur général de l’AQTE, le grief fait aux responsables des programmes ne vaut que pour les dossiers dits de la «phase I», dont l’estimation initiale était de $215 millions.Or, le dépassement fut de 75% en moyenne sur ce bloc de projets.Le pdg de la Société québécoise d'assainissement des eaux (SQAE).M.Pierre Desjardins.devait plus tard reconnaître la justesse de ces calculs.L’organisme parapublic, qui fait présentement affaire avec 40 municipalités, a réalisé depuis le début de ses activités «qu’il n'est pas facile de faire un heureux mariage entre les objectifs environnementaux et les objectifs de contrôle des coûts» La pratique de la SQAE, a dit M Desjardins.l'autorise à croire, toutefois, que si on lui confiait l’ensemble des emprunts contractés par les municipalités au cours de 30 ans, pour l’assainissement des eaux, les contribuables québécois pourraient réaliser une économie d’un milliard de dollars.Autre son de cloche entendu au début de ce congrès qui se déroule au Château Frontenac jusqu’à demain soir: le directeur de la recherche de STOP (Society to Overcome Pollution), M.Bruce Walker, croit que la consultation a fait défaut, tant à la Communauté urbaine de Montréal qu’au comité d'étude Canada-Québec sur le fleuve Saint-Laurent.M.Walker en arrive à suggérer la mise sur pied d'une loterie (Loto-égout) pour financer les projets indispensables à la qualité de l'environnement.De divers horizons, les délégués à ce congrès de T AQTE entendent des invitations à exiger des redevances aux auteurs de pollution.«C’est le pollueur qui paie», dit notamment M Walker, tandis que le directeur général de l’AQTE se demande pourquoi divers projets de loi sur les redevances imposées aux pollueurs ont difficilement gagné l’étape de lois.M.Walker a en outre reproché au Québec de ne pas signaler clairement que le gouvernement fédéral avait contribué 19% du coût de l’usine d’épuration des eaux de la région montréalaise: au titulaire fédéral du portefeuille de l’Environnement, M.John Roberts, STOP reproche de «ne rien faire pour protéger nos rivières hautement polluées par nos effluents municipaux».Quant à l’AQTE.elle tient à identifier le «malaise» où se trouverait le ministère québécois de l’Environnement du fait que l’évaluation faite des travaux à réaliser a péché par irréalisme, ou par un optimisme mal placé, dès 1979.Heureusement, ajoutent les porte-parole de l’AQTE.que la phase II du programme se déroule suivant des «montants plus réalistes».L'Association pense que ses critiques ne devraient pas servir de caution aux détracteurs des projets d’assainissement; elle se démarque des suggestions visant à réduire les crédits que le Québec a déjà engagés dans cette veine où.bien au contraire, l’AQTE suggère d’accélérer le rythme des réalisations, mais «pas à n’importe quel prix».Aujourd'hui, Ce congrès donne lieu à un panel et a diverses communications sur le phénomène des pluies acides.Outre la présence du ministre, M.Marcel Léger, on y attend des délégués du Vermont, de New York et du Nouveau-Brunswick.QUEBEC (Le Devoir) - Le règlement de placement des travailleurs de la construction a atteint ses objectifs, reconnaissant les vrais travailleurs et leur permettant d’avoir un salaire moyen décent.C’est ce qu’a soutenu hier le ministre du Travail et de la Main-d’oeuvre, M.Pierre Marois, en réponse à une motion de l’opposition qui exige du gouvernement «qu’il assume ses responsabilités face à la situation dramatique qui prévaut.dans l’industrie de la construction au Québec».Le député libéral de Mégantic-Compton, M.Fabien Bélanger, avait dénoncé le règlement de la construction.«Comment concevoir, qu'avec l'argent des Québécois, a demandé M.Boulanger, nous formions des jeunes travailleurs de divers métiers de la construction qui, après avoir terminé leur cours, se voient refuser l’accès aux chantiers de construction arce qu’ils n’ont pas travaillé nombre d’heuies?» Le ministre, M.Marois, admet qu’il faille améliorer le règlement de la construction, mais il l’estime excellent dans l’ensemble.Ainsi.!a moyenne d’heures travaillées par un salarié est passée de 931 en 1976, à 1.008 en 1978.et à 1,026 heures l'an dernier.Il estime que les taux d’intérêt excessifs sont la principale cause du marasme dans la construction, et que la responsabilité en incombe à Ottawa Quant au député libéral de Jean-Talon, M.Jean-Claude Rivest, il a évoqué le cas de 32,000 travailleurs de la construction qui vont être déclassifiés par l’Office de construction du Québec (OCQ).Pour sa part, le député pé-quiste de Joliette-Montcalm, M.Guy Chevrette, juge que l’OCQ est complètement inef- ficace en ne faisant pas respecter la «priorité régionale» dans le placement des travailleurs, surtout au gazoduc.De plus, il a hâte que les ministères concernés s'entendent sur le contingentement de la main-d’oeuvre dans le secteur des options professionnelles.Le débat reprendra mercredi prochain.Aucun document sur la Fête nationale n’a été volé en janvier (Bédard) ü‘ QUEBEC (PC) - Aucun objet ou document n'a disparu lors d’un vol effectué fin janvier aux locaux de la Corporation de la Fête nationale, au 339 rue Saint-Paul à Montréal.Telle est l’assurance donnée hier par le ministre de la Justice.M.Marc-André Bédard, en réponse à des questions soulevées par le député libéral de Laprairie, M.Jean-Pierre Saintonge.M.Saintonge s’était inquiété de ce vol commis pendant la dernière fin de semaine de janvier 1982, craignant la disparition de documents pertinents à l'enquête que mene actuellement dans ce dossier l'ex-vérificateur général du Québec, M.Gérard Larose.Selon M.Bédard, l'enquête de la police de la Communauté urbaine de Montréal au sujet de ce vol n'a permis la découverte d’aucun indice qui puisse mettre la police sur la piste des cambrioleurs.L'enquête policière n’est pas terminée par contre au sujet d'un vol de $2,000 au local du Comité de la Fête nationale du quartier Maisonneuve, le 25 juin 1981.Une plainte avait été déposée le lendemain du vol par des membres du Comité.Enfin, M.Bédard a confirmé qu’aucune plainte officielle n’avait été déposée à la suite de la disparition de matériel valant $1,800 du Comité organisateur de la Fête dans le quartier Saint-Jacques, en juin 1981.guérin l’éditeur qui édite Le rhume, le toux, le mal de gorge peuvent être réduits si vous employez un des humidificateurs le plus scientifiquement avancé sur ce continent.Pour plus de renseigne ments S.V.P.appelez: SWISSCA INC.620 CATHCART TÉL.: 866-9237 HUMIDIFICATEUR La police de la CUM plaide Les informateurs ont droit à l’anonymat Guide du généalogiste A la recherche de nos ancêtres Jeanne Grégoire 22 cm x 14.5 cm - 104 p 4,25$ par Michel C.Auger OTTAWA (PC)-L’identité d'un informateur de police est un renseignement privilégié qui ne peut être divulgué que pour permettre d'innocenter un accusé, a soutenu hier devant la Cour suprême du Canada Me Paul Normandin, représentant un policier de la Communauté urbaine de Montréal (CUM).La Cour suprême est appelée à statuer sur le droit d’une enquête provinciale de modifier le principe de la confidentialité des sources policières.L'a cause découle d'une audience de la Commission d'enquête sur les activités policières en territoire québécois en novembre 1979, audience au cours de laquelle le sergent-détective Emile Bisaillon avait été enjoint par le commissaire Jean Keable de divulguer l’identité d’un de ses in- En vente dans toutes les librairies formateurs.Le commissaire avait, quelques instants plus tôt, identifié un témoin récalcitrant, M.François Séguin, comme informateur ae police dont le «contrôleur» policier était M.Bisaillon Ce dernier avait refusé de répondre aux questions de M.Keable et ses procureurs avaient alors demandé à la Cour supérieure d’émettre un bref d’évocation, empêchant la commission de le questionner sur l'identité de ses informateurs.Le Service de la police de la CUM demandait également une injonction qui aurait forcé la commission à ne plus divulguer d’informations relatives aux informateurs.Le bref d’évocation et l’injonction ont été refusés par le juge en chef Jules Deschesnes de la Cour supérieure du Québec, décision qui devait être confirmée par la Cour d'appel du Québec en octobre 1980.Mais Me Normandin soutient — s'appuyant sur l’opinion dissidente du juge Amé-dée Monet de la Cour d’appel — que le privilège de la Couronne.qui permet aux policiers de ne pas divulguer leurs sources d’information, est absolu, qu’il est reconnu par le «common law» et que ce principe s’applique au Québec.LE NOUVEAU COMPTE GLOBAL COMMERCE DES CHÈQUES SANS FRAIS* ET UN INTÉRÊT QUOTIDIEN Elevé- 1» méImps .» L'étude de la généalogie a connu depuis quelques années un développement assez considérable au sein de la population Canadienne-Française Cependant, malgré le travail de vulgarisation opéré dans ce domaine par divers organismes, il se trouve encore bon nombre de personnes qui ne savent comment s'y prendre pour retrouver la trace de leurs ancêtres et composer ensuite un arbre, ou un tableau généalogique C'est atln de répondre à ces questions, et de venir en aide non seulement é ceux qui désirent En vente dans les librairies: dresser la généalogie de leur famille, mais aussi à tous ceux qui s'intéressent de quelque Façon à ce genre d'étude, que ce recueil de directives méthodologiques a été composé 4560 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél : (514)849-1112 Station Métro -Longueuil Longueull.Québec Tél : (514) 677-6525 168 est, rue Sainte-Catherine Montréal.Québec Tél: (514) 861-5647 4440 rue Samt-Oenis Montréal.Québec Tél (514) 843-6241 J&i^l )Si .-***£¦&; "'ïMi-s: AVEC LE NOUVEAU COMPTE GLOBAL, VOUS FAITES D’UNE PIERRE DEUX COUPS.COMME COMPTE DE CHÈQUES: il vous rapporte un intérêt annuel de 3%.calculé quotidiennement et versé mensuellement, et vous permet de tirer des chèques sans frais, si votre solde minimum mensuel est de $200 ou plus COMME COMPTE D’ÉPARGNE ET COMPTE DE CHÈQUES: vous depose: dans votre compte Global l'argent habituellement déposé dans le compte de chèques et dans le compte d’épargne Ainsi, si votre solde en fin de journée est de $2000 ou plus, vous touchere: un intérêt quotidien élevé, versé mensuellement, sur la totalité de vos fonds, et, bien sûr, vous poutre: tirer un nombre illimité de chèques sans frais, si votre solde minimum mensuel n'est pas inférieur à $200 Le nouveau compte Global Commerce est doublement avantageux Il vous offre des chèques sans frais et vous permet de faire fructifier votre argent à un taux d’intérêt quotidien élevé.•CHÈQUES SANS FRAIS.Si le sok le minimum de votre compte est d'au moins $200 au cours d'un mois civil complet, les frais habituels ne s'appliqueront pas aux chèques et retraits faits à votre compte durant ce mois Pour faciliter vos comptes, vos chèques personnalisés sont numérotés et inscrits sur votre relevé •INTÉRÊT QUOTIDIEN ÉLEVÉ, VERSÉ MENSUELLEMENT, pour vous permettre de faire fructifier votre argent au maximum POUR CHAQUF JOLJRNÊE OÜ LE SOLDE FINAL DE VOTRE COMPTE EST D'AU MOINS $2000, VOUS RECEVEZ UN INTÉRÊT QUOTIDIEN ÉLEVÉ.VERSÉ MENSUELLEMENT Vous touche: donc un intérêt élevé sur la totalité de vos fonds Si votre solde quotidien est inférieur à $2 000.vous bénéficie: tout de même d un taux d intérêt annuel de 3% calculé quotidiennement et versé mensuellement.C’est garanti.Alors, quel que soit le montant de votre solde d une journée à l'autre, vous touchez de l’intérêt chaque jour sur chaque dollar LE COMPTE GLOBAL COMMERCE.Ouvre:-en un dès aujourd'hui La plupart de nos succursales l’offrent déjà N’hésite: pas à vous renseigner à la succursale la plus proche Le compte Global Commerce, voilà une autre excellente raison de devenir client de la Banque de Commerce La Banque de Commerce, ça porte fruit! BANQUE DE COMMERCE CANADIENNE IMPÉRIALE } Le Devoir, jeudi 4 mars 1982 ¦ 3 en bref.a Au procès de Marie-Andrée Leclerc: fin de la preuve BENARES, Inde (AP) — La poursuite a terminé sa preuve hier au procès de Charles Sobhraj et de Marie-Andrée Leclerc, accusés du meurtre de l'Israélien Allen Aren Jacobs.Sobjraj, 38 ans, originaire du Vietnam, est passible de la peine de mort.Marie-Andrée Leclerc, 35 ans, de Lévis au Québec, est accusée de complicité.Elle est passible de 10 ans de travaux forcés.M.Jacobs a été empoisonné au phosphite de zinc, en 1976, et ses chèques de voyage ont été encaissés.Selon la police, Sobhraj aurait recouru à la supercherie et aux drogues pour tuer et voler des touristes dans le sud-est de l’Asie, au Népal et en Inde.Bénarès, où se déroule le procès, est le centre intellectuel de l'hindouisme, à 700 kilomètres de New Delhi.Le procès a commencé le 16 novembre.Sobhraj conduit sa propre défense, contre-interrogeant les témoins de la poursuite.Marie-Andrée Leclerc est en liberté sous cautionnement et demeure dans un couvent catholique.¦ Un mandat d’amener contre Mme Kissinger NEWARK, J.J.(AP) — Un mandat d'amener a été lancé contre Mme Nancy Kissinger, épouse de l’ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger, en raison de l'absence de cette dernière à un procès où elle avait à répondre de tentative d'étouffement sur une autre femme, a rapporté le quotidien Star-Ledger hier.D’après le Star-Ledger, le juge local Robert Brennan a lance un mandat d’amener pour voies de fait contre Mme Kissinger après la plainte de Mme Ellen Kaplan, de New York, qui accuse l’épouse de l’ancien secrétaire d’Etat de l’avoir violemment agrippée à l’aéroport international de Newark.L'incident a eu lieu le 7 février dernier vers 16 h alors que M.Henri Kissinger et son épouse s’apprêtaient à prendre un avion pour Boston où M.Kissinger devait subir une intervention chirurgicale à coeur ouvert, ont précisé les autorités de l’aéroport.Mme Ellen Kaplan et M.Thomas Simpson, tous deux membres d'une organisation pronucléaire, la «Fusion Energy Foundation» se tenaient à une table où étaient exposées diverses brochures de propagande.D’après les documents en possession du tribunal, Mme Kaplan et M.Simpson ont reconnu les Kissinger et M.Simpson s’est alors approché de l’ancien secrétaire d’Etat pour lui demander son avis sur une lettre parue dans un journal l’accusant d'avoir retardé le départ des troupes américaines du Vietnam.D’après Mme Kaplan, M.Kissinger aurait alors répondu par quelques mots tout en continuant à marcher.Mme Kaplan s’est alors levée, a suivi le couple et a posé une question à M.Kissinger à propos d’une rumeur sur sa vie privée.Mrpe Kissinger, d’après le tribunal, aurait alors «blessée Mme Ellen Kaplan en l'agrippant par la gorge et en essayant do l’étouffer», poursuit le quotidien.¦ Les policiers de Québec refusent de la boucler ?' le QUÉBEC (PC) — Les policiers de la ville de Québec ne orteront pas la ceinture de sécurité et ce même si la loi es y oblige à compter du 1er avril, soutient le président du Syndicat des policiers municipaux, M.Jacques Du-mais.«C’est officiel, c’est non.Et je me charge de faire la tournée de nos membres pour les convaincre de refuser de s’attacher», a-t-il déclaré au cours d’un entretien, précisant que les policiers défieront la loi s'il le faut et utiliseront des moyens de pression pour faire valoir leurs vues.Selon M.Dumais, la ceinture de sécurité peut constituer une entrave au travail des policiers, qui doivent souvent sortir à toute vitesse de leur voiture et peut même représenter un danger pour leur vie quand il y a un prisonnier sur la banquette arrière.¦ Rail: les négociations sont sur la bonne voie Un différend entre le Canadien Pacifique et Via Rail, qui bloquait virtuellement la négociation collective dans l industrie du rail depuis vendredi, a été aplani hier.Les négociations peuvent maintenant se porter sur les trois points qui empêchent d’atteindre un reglement: les salaires, la protection contre la hausse du coût de la vie, et la caisse de retraite.C’est ce qu’a affirmé un négociateur patronal.Jusqu'à ce jour, le Canadien National et le Canadien Pacifique n’ont présenté qu'une seule proposition salariale: 16% sur deux ans.Les syndicats, pour leur part, ont demandé une augmentation de 20% pour la première année du nouveau contrat de travail.Les quelques 88,000 employés du secteur du rail travaillent sans nouvelle convention collective depuis le premier janvier.Réflexion et échanges sur le 8 mars (1) Les conséquences de la crise sur les femmes par Renée Rowan Le 8 mars, journée internationale des femmes, est pour plusieurs une occasion privilégiée de réflexion et d'échanges.Cette année, l’intersyndical composé de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ).du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQh'de la Fédération québécoise des infirmières et infirmiers (FQII).de la Fédération des syndicats provinciaux des infirmières et infirmiers du Québec.(FSPIIQ), et du Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec (SFPQ), appuyé par une trentaine de groupes qui défendent les droits des femmes, ont choisi comme thème «Les femmes n’ont pas les moyens de reculer» .même en temps de crise économique.Marie Le Comité de condition féminine CSN a publié, pour l'occasion, un document portant sur les conséquences de la crise sur les femmes.«Si l'on considère comme point de départ que les femmes vivent dans une situation d'inégalité, peut-on y lire, comment une crise comme celle que nous vivons, aussi grave et possiblement sans précédent, peut affecter la condition économique et sociale de l'ensemble des femmes dans notre société?» Au cours de cette série de cinq témoignages de femmes, on tentera de mettre en lumière les conséquences de la crise sur la condition des femmes, autant celle des travailleuses que celle des ménagères.Rappelant que la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) regroupe environ 100,000 femmes, le secrétaire général, M.Fernand Daoust, a noté hier, au cours d’une conférence de presse, que ces travailleuses se retrouvent dans les secteurs les plus durement touchés par la crise: les industries du textile et du vêtement, les petites industries manufacturières, le commerce, les services.«Les effets de la crise se font sentir de bien des façons pour les travailleuses, a-t-il ajouté: le chômage est plus élevé chez les femmes que chez les hommes (12.7% comparativement à 11.6% en décembre dernier au Québec); elles sont souvent les premières mises à pied parce qu elles se retrouvent dans les emplois les moins qualifiés; le travail à domicile se généralise dans une industrie comme le vêtement ; le travail à temps partiel devient le lot de la majorité dans le secteur du commerce.En période de crise, les inégalités ont tendance à s'accentuer, notre riposte doit consister à raffermir notre réflexion et notre lutte pour une véritable égalité.» «Je vis au jour le jour, à la cent près.» M ARIE, 33 ans, en instance de divorce, a une ¦ petite fille de quatre ans.Elle est présentement en chômage.«J’ai travaillé comme habilleuse à Radio-Canada et sur des plateaux de tournage pour des compagnies cinématographiques.Depuis un an.je n’ai pas eu de contrat important, sauf de petites choses à droite et à gauche, comme des contrats de couture qui me permettent à peine de tenir la tète au-dessus de l’eau.Il n’y a pas de travail dans ce secteur.Il y a eu une grosse production à Radio-Canada il y a quelque temps: j’ai essayé d’y obtenir un emploi, mais on a préféré utiliser du personnel permanent plutôt que d’engager des techniciennes ou techniciens de l'extérieur qui ont en plus une expérience cinématographique.«Dans un endroit où je suis allée chercher du travail, la directrice du personnel m’a dit qu elle se rend compte qu'on est en temps de crise parce qu’il y a beaucoup de gens trop qualifiés pour le travail qu’ils postulent ou qui présentent leur candidature pour un emploi qui n’est pas nécessairement dans leur domaine.«Quand j’ai travaillé sur des plateaux, j'ai fait plusieurs Films.Les heures étaient très longues, souvent jusqu'à 15 heures par jour, mais c’était très payant.Je n’ai pas brûlé mon argent.J'avais une réserve qui n’était pas énorme, mais qui m’a permis de tenir le coup jusqu’à maintenant.et j’ai eu de la chance.Quand mon compte en banque tombe autour de $100, on dirait que je finis toujours par décrocher un petit contrat qui me donne $400 à $500, ce qui est presque une fortune pour moi.Je vis au jour le jour, à la cent près.Je ne cherche pas comment dépenser $1, je cherche comment l’économiser.«Je reçois présentement $25 par semaine de pension alimentaire pour ma fille.Je ne veux rien pour moi : mes difficultés financières, je suis prête à les assumer, mais pour ma fille, c’est autre chose.«J’ai retiré des prestations d'assurance-chômage jusqu’en octobre dernier.Maintenant je n’ai plus droit à rien.On m’a suggéré de me «mettre sur le bien-être social», mais il n’en est pas question, absolument pas.Il y a d’autres moyens pour m’en sortir.«Depuis le mois de janvier, je suis des cours de secrétariat que je compte terminer en mai.C’est plus «straight» comme travail, c’est vrai, mais il y a plus de chance que je me trouve un emploi que comme habilleuse.et parce que c’est du 9 à 5, je serai plus présenté auprès de ma fille et ça.c’est important.Ça ne fait pas partie de la personnalité d’une femme que d’être dactylo.il y a bien d’autres choses qui comptent.«Comment je fais pour arriver?Il n’y a pas de miracle.La crise est dure, très dure.Il y a longtemps que je gratte mes fonds de tiroir et j’ai appris à étirer, à tout étirer le plus possible.La crise, je la vis d’une façon très concrète.J’habite dans un quartier populaire où mon loyer coûte $175 par mois Pour m’aider, mon frère est venu habiter avec moi et jusqu’en janvier, nous avons partagé les frais du loyer.Depuis que je suis des cours de secrétariat et jusqu’à ce que je me retrouve un emploi régulier, il en assume toute la charge, ce qui m'aide beaucoup.Je paie les frais de chauffage, le gaz,-l'électricité, le téléphone.«Le gros de mon argent va sur l’alimentation, où là encore j’ai appris à allonger la viande, à en manger moins, mais je ne coupe pas sur l'essentiel.La santé, c’est trop important.«Je fais ma couture et celle de ma fille.J’achète des coupons, des balances de stock.Je ne suis pas à la mode, je suis seulement habillée chaudement.Ma coquetterie est en veilleuse.«Il n'est pas question d'aller au cinéma, ni au théâtre ni de manger au restaurant.Ça coûte trop cher.Je lis beaucoup, des livres qu’on me prête mais aussi des livres que j’avais mis de côté et que je ressors des boules à mite.J’écoute beaucoup de musique à la radio et occasionnellement je regarde la télévision, surtout Radio-Québec.À Noël, j’ai reçu un beau cadeau, une passe pour le Centre d’éduca- tion physique et de sport de l’Université de Montréal (CEPSUM) où je vais avec ma fille.Mes parents habitent la campagne.J’y vais quand quelqu un m'y amène ou que mon frère me prête son auto.«Même si je traverse des moments très difficiles, je garde un bon moral.J’ai eu une enfance pauvre, mais heureuse, ce qui m’a aidée.Il y a quelque part en dedans de moi de grandes ressources et i’ai ma fille qui est saine, équilibrée, toute correcte.«Je reste optimiste et j’ai confiance de me trouver du travail.Je veux gagner des «piastres», payer mes dettes (mes parents m’ont passé de l’argent que je veux leur rembourser, mon frère aussi); je veux payer mes frais de divorce.Il est temps que mon cours finisse et que je me retrouve un emploi régulier.» (À suivre) Un jour de prison et $1,000 d’amende pour mariage feint par Bernard Morrier Égyptien de 37 ans, loua Kamal Tantawi, Un Mahmouc qui s’est reconnu coupable de «mariage feint», selon l’expression du Code criminel, a été condamné à une journée de prison et à $1.000 d’amende par le juge André Ouellette, de la Cour des sessions de la J paix.Dans ce dossier, le procureur de la Couronne, Me Hélène Morin, a expliqué que Tantawi, qui vivait au Canada depuis 10 ans.entretenait une correspondance avec une amie en Égypte, Lila.et que le 1er février 1981, à sa demande, celle-ci était venue le retrouver au Québec.Le 14 février suivant, soit le jour de la Saint-Valentin, lors d’une cérémonie improvisée dans un domicile privé, Tantawi célébrait lui-même le mariage et déclarait Lila son épouse.Le mariage fut con- ABONNEZ-VOUS 844-3361 sommé le meme soir et, au bout de quelques semaines, la jeune femme était enceinte.Peu après la naissance de l’enfant, l'épouse, voyant la mésentente s'installée dans le couple, avait manifesté son intention de retourner au Caire.À cet effet, elle s’était adressée aux autorités de l’Immigration canadienne.Trouvant étrange l’histoire de la jeune femme, les enquêteurs avaient décidé de fouiller à fond le dossier pour découvrir qu’aucun lien légal ou religieux unissait le couple.D’ou les accusations portées contre Tantawi.Le procureur de ce dernier, Me Laurent Bélanger, a affirmé que l’entente était revenue entre l’accusé de son «épouse et qu’on devait comprendre que la situation ambiguë dans laquelle le couple se trouvait avait été «rétablie».Ce qui explique la clémence du juge Ouellette, un mariage feint étant passible de cinq ans d’emprisonnement.Un hovercraft que le mouvement Greenpeace voulait utiliser pour déranger les chasseurs de phoques dans le golfe du Saint-Laurent a été endommagé par des vandales dans le port de Halifax Patrick Moore, de Greenpeace, examine la jupe de l’hydroglisseur qui a été tailladée à coups de couteau Une hélice de l'appareil a également été détruite.(Photolaser CP) $8,600 pour évasion fiscale IL FAUT LIRE La compagnie les Aciers Leblanc et Vézina, du boulevard Saint-Michel à Montréal de même que son principal actionnaire.M.Serge Vézina, de Saint-Hilaire, ont été condamnés hier à $8.600 d’amende, par le juge Cyrille Morand, de la Cour des sessions de la paix, après avoir été reconnus coupables d'évasion fiscale.L’actionnaire et sa compagnie étaient accusés d'avoir caché des revenus totalisant $79,787.entre les années 1975 et 1977, privant ainsi le gouvernement fédéral d'un montant de $19,574 en impôts.L’amende imposée équivaut à environ 44% des montants dûs en impôts.Outre d’acquitter ce montant.M.Vézina et sa compagnie devraient également rembourser les sommes dues au gouvernement fédéral.plus les intérêts s’y rattachant B.M.dans la OEUVRES ROMANESQUES Cette édition comprend « La Nausée », « Le Mur», « Les Chemins de la liberté» (L’Âge de raison, Le Sursis, La Mort dans l’âme, Drôle d'amitié) et, en appendice, « Dépaysement», « La Mort dans l'âme: fragment de journal » et « La Dernière Chance ».Elle révèle près de 300 pages inédites, notamment des passages de « La Nausée » écartés lors de la première publication, une nouvelle, « Dépaysement», qui n’avait pas été reprise par Sartre dans « Le Mur» et, tout particulièrement, de nombreuses pages du roman qui devait achever et couronner « Les Chemins de la liberté », oeuvre que Sartre n’a jamais terminée.Gallimard, $49.95 ENCAN PAR CATALOGUE— QUATRE SÉANCES N’OUBLIEZ PAS LES DATES Vente mardi 9 mars 1982 à 19h30 précises Oeuvres majeures de peintres canadiens et européens.Vente mercredi 10 mars 1982 à 19h30 précises Session générale comprenant du mobilier, de l'argenterie, de la porcelaine, du cristal, des antiquités et objets de collection.Vente jeudi 11 mars 1982 à 19h30 précises Oeuvres majeures de peintres canadiens et européens (suite) Vente samedi 13 mars 1982 à 13h30 précises Session générale comprenant des collections importantes d'armes blanches, de figurines en porcelaine de Royal Doulton.de tapis, de bijoux, d'argenterie, de porcelaines, d'ivoires, d'antiquités, etc.EXPOSITION PRÉLIMINAIRE Débutant le vendredi 5 mars 1982 jusqu'au lundi 8 mars 1982.Tous les jours de lOhOO à 18h00 Vendredi et lundi soirs seulement jusqu'à 22h00 STATIONNEMENT GRATUIT A L’ARRIÉRE le/TREfORf D’ART ¦TflREV’S 146.chemin Bote», bureou 303, Ville Mont-Royal, P Q.H3S 1 A4 1 ITtl 4Ta COLLOQUE JURIDIQUE 1982 Droits et libertés de le personne 5 et 6 mars 1982 VENDREDI, le 5 mars 13:30 LA CHARTE CANADIENNE DES DROITS: que faut-il en attendre?Animateur: M.Louis Martin, journaliste Invités: M.Claude Morin, ex-ministre des affaires intergouvemementales du Québec M Walters.Tarnopolsky, directeur de l’Institut des droits de la personne de l’Université d'Ottawa SAMEDI, le 6 mars 09:00 L'ACTIVITÉ POLICIÈRE: protection ou violation des droits des citoyens?Invités: Me Yves Ouellette.Mme Nicole Trudeau Bérard, Mme Céline Payette.M Roger Boucher.Me Serge Ménard LE STATUT DES RÉFUGIÉS POLITIQUES AU CANADA Invités: M John Humphrey.M Lucien Dubois, Mme Louise Gagné.M.Raymond Terrillon, Me Juanita Westmoreland 14:00 LE DROIT DU PUBLIC A L'INFORMATION: OBSCUR ET LIMITÉ Invités: Mme Raymonde Provencher, M.Rodolphe Morissette.M.André Payette, M.Jean-Claude Devirieux, M Baillargeon LES PROGRAMMES D'ACCÈS A L ÉGALITÉ: DISCRIMINATION INVERSÉE OU ACTION RÉPARATRICE?Invités: Mme Pauline Marois, M.Pierre Jetté, Mme Ginette Dusseault, Me Pierre Comtois Université de Montréal, 3200 Jean Brillant, amphis F et G INSCRIPTION SUR PLACE.FRAIS D’INSCRIPTION: $6.00 (incluant la dinar).Pour plus d'informations: Marc Benoit, 672-6503 É A 4 ¦ Le Devoir, jeudi 4 mars 1982 La junte offre l’exil aux membres de Solidarité VARSOVIE (d’après AP, AF P et Reuter) — Les autorités polonaises de la loi martiale ont offert hier des passeports de sortie aux militants internés de Solidarité et à leurs familles désireux de quitter le pays, a rapporté l'agence PAP.Citant un communiqué du bureau des passeports, oui dépend du ministère de l'Intérieur, l’agence indique que les cas individuels seront examinés conformément à la réglementation, et laisse entendre 3ue les passeports ne seront élivrés que pour la sortie du pays et ce, a compter du 15 mars.Le général VVojceicj Jaru-zelski avait évoqué la possibi- lité de tels visas de sortie durant un discours au parlement en janvier.«Les personnes internées, qui se trouvent dans les centres d’isolement, et oui sont désireuses de quitter la Pologne de façon permanente, de même que leurs familles, peuvent déposer une demande aux autorités délivrant les passeports», déclare le communiqué.L’expression «centre d’isolement» pourrait s’appliquer également à M.Lech Walesa, qui se trouve en résidence surveillée dans la banlieue de Varsovie depuis la déclaration de la loi martiale.La possibilité est offerte à ceux qui n’ont pas été jugés ou emprisonnes pour violation des décrets de la loi martiale.Selon les chiffres officiels, plus de 4,000 détenus sont concernés par cette mesure.D’autre part, l’état d’exception en vigueur en Pologne a pesé de tout son poids sur l’atmosphère du match de football Dynamo, Tbilissi — Le-gia, Varsovie, qui s’est déroulé hier soir dans la capitale polonaise, dans le cadre des matchs aller des quarts de finale de la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe.De mémoire de supporter de Legia, on n’avait jamais vu autant d’uniformes et de treillis militaires dans les tribunes et les gradins du stade, situé un peu à l’écart du centre- ville, sur les bords de la Vis-tule.Près de la moitié des quelque 25,000 spectateurs qui suivirent la rencontre étaient des soldats, dont beaucoup assistaient pour la première fois de leur vie à un match de football.Des policiers militaires casqués et armés de matraque scrutaient scrupuleusement le comportement des jeunes «fans» de Legia dont quelques-uns ont été, sans ménagement, explusés du stade pour avoir manifesté leur enthousiasme de façon trop bruyante.• D’autre part, un impressionnant service d’ordre avait quadrillé le quartier et les abords imméaiats du stade.Les contrôles étaient très sévères.Sacs et serviettes étaient inspectés minutieusement.Des camions, pleins de miliciens en tenue de combat, étaient stationnés à certains croisements.Une voiture radio, toutes antennes dehors, avait établi ses quartiers tout près de l'ambassade de France, qui se trouve sur le chemin conduisant au stade.Une multitude de miliciens, dont beaucoup portaient la «kalachnikov» en bandoulière, arpentaient toutes les voies donnant accès au stade.Dans le stade même, les forces de l’ordre et les militaires avaient été disposés de manière à ne laisser subsister que Sinai: Begin gagne la première manche N; YAMIT, Sinaï (AF'P) - Le gouvernement Begin a remporté hier une victoire sur le terrain contre le «Maoz» (mouvement contre le retrait du Sinaï).L’armée israélienne a en effet fait évacuer à l’aube, sans effusion de sang, une partie des implantations de colons autour de Yamit, la ville construite par les Israéliens au nord du Sinaï à partir de 1968, et que ses habitants refusent de quitter, malgré les accords israélo-égyptiens qui prévoient la restitution de ce secteur au Caire, le 25 avril.La crise de Yamit s’était ouverte à la fin de la semaine dernière, attisée par le Te-hiya, parti d’extreme-droite, qui se fait le champion du Maoz.Pour se renforcer sur leurs positions, les habitants de Yamit avaient tenté de faire venir des milliers de partisans, mais l’armée les avait devancés en barrant les routes.Le premier ministre, M.Menahem Begin, était pour sa part dénoncé comme fauteur de guerre civile par une partie de l’extrême-droite, qui déposait une motion de censure contre lui à la Knesseth Mais mardi soir, il sortait aisément vainqueur de cette empoignade parlementaire et donnait l’ordre de faire évacuer la région de Yamit, les habitants de la ville elle-même ayant jusqu’à la fin du mois pour partir librement.Hier matin, 500 soldats sans armes ont envahi l’implantation de Hatzer Adar, dépendant du Moshav (ferme coopérative) de Priel, près de Yamit.Les implantations de ce type, simples camps sommaires, ont été créées en réaction contre les accords de Camp David, et leurs habitants sont considérés comme «non-résidents» de la zone.Les quelque 60 réfractaires présents à Hatzer Adar avaient reçu communication de la stratégie définie dans la nuit par l’état-major du Maoz réuni à la synagogue de Yamit: «Des juifs ne tirent pas sur des juifs».La résistance a donc été passive, et les doldats n’ont eu que la peine de transporter dans des autobus — parfois sans douceur — quelque 60 personnes qui se faisaient aussi lourdes et inertes que possibles.Peu après six heures tout était terminé, et tandis que les autobus emportaient leurs cargaisons de prisonniers dans le secteur de Bqer Sheba, au sud d’Israël, où ils devaient être bientôt libérés, M Yuval Neeman, député du Tehiya, venait haranguer les soldats pour leur prê- cher — en vain — la «désobéissance civique».Dans la matinée d’autres implantations du même ordre devaient également être évacuées manu militari.Ce sera le tour, dans les prochains jours, du Moshav de Priel puis, en dernier lieu, de la ville de Yamit.Forte de cinq à six mille habitants, elle abrite en sus une centaine de familles de «non-résidents».Là aussi, maintenant, on est décidé à ne pas tirer sur l’armée, mais à adopter des méthodes de défense passive.«La ville est l’une des plus belles réussites d’Israël, déclare Avi Farhan, dirigeant local du Maoz.On devait même faire un port sur la côte.Renoncer à cette ville, ce serait renoncer au sionisme, tuer Theodore Herzl une seconde fois».M.Begin, pour sa part, est bien décidé à accepter cette seconde mort du fondateur de l’organisation sioniste mondiale afin de préserver la paix avec l’Fgypte.Et il semble qu’il puisse désormais faire évacuer Yamit sans risque de crise politique, et sans effusion de sang: selon un sondage réalisé fin février, 75% des Israéliens estiment que l’évacuation du Sinaï à la date prévue du 25 avril est inévitable.yo«.e-O^e Va^0 3777.SS-Sv—'* ^V'eoa O®** pefias A** èa' "350.>ue GWtotd êa' 2682 5OA6 Won’ A,èa)-No'd A* a*'"?de 1 ce»1'®50 ï 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