Le devoir, 13 mars 1982, samedi 13 mars 1982
DUCE PPE Présente «LA CHATTE SUR UN œ] TOIT BRÛLANT»» dr TENNESSEE WILLIAMS cAd THÉÂTRE PORT-ROYAL ««, Du 19 février au 27 mars etgnemenls: 842-2112 f Vol.LXXIII — No 60 Pluvieux et venteux.Maximum 6 (détail en page 11) Montréal, samedi 13 mars 1982 (Hauterive.Baie-Comeau.Sept-lies 45 centa) 35 CENTS Pinard propose une formule de rentrée que l’opposition s’engage à étudier par Claude Turcotte OTTAWA — L’impasse à la Chambre des communes pourrait prendre fin la semaine prochaine, si M.Joe Clark et le caucus du Parti progressiste-conservateur endossent le quasi accord donné hier soir par M.Eric Nielsen à une proposition de M.Yvon Pinard.Au cours d’une conférence de presse en fin d’après-midi, le leader parlementaire du gouvernement a suggéré que le vote en suspens depuis le 2 mars ait effectivement lieu mercredi à 14 heures.Immédiatement après, les négociations entre les partis commenceraient sur la façon de scinder le désormais célèbre bill C-94 sur la sécurité énergétique.Le lendemain, alors que reprendrait le cours normal des travaux aux Communes, ce serait une journée d’opposition sur les subsides du gouvernement.Ceci permettrait aux leaders parlementaires de poursuivre leurs négociations jusqu’à vendredi midi, alors que devrait reprendre normalement le débat sur le bill C-94.Si nécessaire M.Yvon Pinard serait disposé à faire de vendredi une deuxième journée de l'opposition, ce qui pourrait donner trois jours de plus (vendredi et le week-end) pour mener les négociations à un dénouement satisfaisant.Mais pour amorcer tout ce processus, M.Pinard veut que le vote soit pris mercredi.«M.Nielsen sait bien que je ne peux pas céder sur ce point», a dît avec insistance le lea- der parlementaire du gouvernement.Quelques minutes plus tard, soit le temps suffisant pour entendre l'enregistrement des propos de son vis-à-vis libéral, M.Nielsen a déclaré: «Je veux voir d'abord la transcription écrite des propos de M.Pinard pour la communiquer à M.Clark et au caucus » «Entre temps il semble que M.Pinard a bougé de façon significative vers une proposition que je faisais mardi dernier», a-t-il dit.M.Nielsen a surtout retenu le fait que pour la première fois hier, M Pinard s’était formellement engagé à négocier la scission du bill C-94.A propos du vote, le député conservateur du Yukon n'a fait qu'un seul commentaire: «Il semble que M Pinard a décidé que nous allions voter mercredi à 14 heures».Toutefois, si les lueurs d’un règlement sont clairement apparues hier, il reste tout de même quelques étapes, déli-Voir page 18: Pinard Un nouveau sommet 1,119,000 chômeurs en février OTTAWA (d’après CP) — Dès la parution des données les plus récentes de Statistique Canada selon lesquelles le Canada comptait en février, 1,119,000 chômeurs, ce qui constitue le chiffre le plus important enregistré depuis 30 ans par l’organisme officiel, le gouvernement a été pressé par tous les milieux d’intervenir et de stimuler l’économie en favorisant les investissements de l’industrie privée.Les hommes politiques, les milieux d’affaires, les porte-parole du mouvement syndical ont réagi promptement aux chiffres indiquant que le Canada n’avait jamais, depuis qu’on compile les données sur le nombre de chômeurs en 1946, compté autant de sans-emploi.Les politiques du gouvernement ont été tenues responsables de cette situation malheureuse.Le budget du mois de novembre.notamment a eu comme résultat de minimiser les investissements en réduisant à la fois les profits et la confiance des investisseurs.Des critiques sévères ont également été adressées au ministre de l’Emploi, M.Lloyd Axworthy, qui a annoncé jeudi que $20 millions de plus que prévus seront consacrés à la création d’emplois d’été pour les étudiants.Il s’agit d’un montant mesquin, ont souligné les détracteurs de cette politique, d’un effort qui n’aidera aucunement les chômeurs actuels et qui fait plutôt poudre aux yeux et relations publiques pour le gouvernement.Les chiffres d’hier indiquent que les 1.119.000 chômeurs représentent une augmentation de 23,000 par rapport au relevé du mois précédent, et une hausse de 191.000 chômeurs par rapport au mois de février 1981.Le taux de chômage mensuel désaison-nalisé passe donc de 8.3% qu’il était en janvier à 8.6% en février; il atteignait 7.2% il y a un an.Ce taux de 8.6% rejoint le plafond atteint en décembre 1981, qui était le plus élevé jamais enregistré depuis 1946.La tendance indique une forte diminution dans le travail à temps plein, souligne Statistique Canada.Depuis les six derniers mois, c’est l’industrie manufac- Voir page 18: Chômeurs ¦ Le président Reagan surveille attentivement son homologue français, M.François Mitterrand, alors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche.À la suite d’un voyage-éclair de M.Mitterrand à Washington, les deux présidents se sont entretenus durant trois heures hier.Une rencontre «entre amis» et «d’une journée très productive», a déclaré le président Reagan après les entretiens.(Photolaser AP) Le PQ croit à son succès sur la scène fédérale par Pierre O’Neill L’idée de la participation du Parti uébécois aux prochaines élections fé-éraies est acquise, le succès de l’entreprise paraît assuré et le choix des candidats pourrait débuter dès l’automne.Coordonnateur des travaux du comité d’étude créé par l’exécutif national du PQ, M.Philippe Bernard a fait le point sur cette question au cours de l’entrevue qu’il accordait cette semaine au DEVOIR.Les consultations menées auprès des diverses instances du parti et du gouvernement permettent à M.Bernard d’affirmer que le projet a suscité une adhésion massive et que le processus de mise en marche sera sous peu déclenché.Jusqu’à tout récemment, seulement deux ministres étaient encore opposés à toute forme d’engagement au PQ sur la scène politique fédérale: Mme Denise Leblanc-Bantey et M.Raynald Fréchette.Au sein du caucus, le consensus se dégage également en faveur d’une mobilisation des troupes péquistes contre les libéraux fédéraux de M.Pierre Trudeau.À l’exécutif national, la partie est gagnée, sauf quelques exceptions dont Mme Monique Cloutier de la région de Québec.Parallèlement à ces consultations, les dirigeants péquistes se sont livrés à une méticuleuse évaluation des chances de réussite d’une telle entreprise.Depuis l’été dernier, ils ont procédé à {dusieurs sondages scientifiques sur es intentions de vote des Québécois francophones sur la scène politique fédérale.De la dernière enquête d’opinion publique qui date de la fin janvier, fl ressort clairement que les candidats du PQ effectueraient une impressionnante trouée dans la clientèle traditionnellement acquise aux libéraux fédéraux.Les réponses obtenues indiquent ue si des élections avaient eu lieu ans la dernière semaine de janvier, les candidats du PQ auraient recueilli 37% du vote, les libéraux fédéraux 25%, les conservateurs 8%, les néodémocrates 3%.Le pourcentage des indécis était alors de 23% des répondants.Mais les experts du PQ ont poussé plus loin l’exercice.À partir des résultats des élections fédérales et du référendum de 1980, ils ont tenté de traduire les intentions de vote exprimées en nombre de sièges.Cette savante opération de transposition a permis de conclure que les candidats au PQ auraient remporté la victoire dans les 21 comtés suivants: Mercier, Hochelaga-Maisonneuve, Laurier, Duvernay, Ste-Marie, Longueuil, Terrebonne, Ver-chères, Charlesbourg, Québec-Est, Montmorency, Louis-Hébert, Mani-couagan, Charlevoix, Chicoutimi, Jon-quière, Lac-St-Jean; Roberval, Abitibi, Rimouski et Levis.Selon M.Philippe Bernard, ces projections sont extrêmement réservées Voir page 18: PQ Mitterrand comprend mieux les objectifs de Reagan WASHINGTON (AFP) - Les présidents Ronald Reagan et François Mitterrand ont affirmé hier à l’issue de leurs entretiens qu’ils avaient mieux compris l’un et l’autre leurs positions respectives sur l’Amérique centrale et l’économie.Les deux chefs d’Etat ont passé en revue, au cours d’une rencontre-éclair à la Maison-Blanche, l’ensemble des ques- Reagan: la solution ou le problème?tions d’actualité, y compris les problèmes économiques, monétaires et financiers.En prenant congé de M.Reagan, le président français a souligné devant la presse que ce «tour d’actualité» était d ’autant plus justifié après ses rencontres récentes avec les dirigeants européens et israéliens, et en raison des événements en Europe, en Amérique latine et en Afri- que Outre la préparation des deux sommets du mois de juin en Europe (pays industrialisés à Versailles et Alliance atlantique à Bonn) la situation en Amérique centrale a donné lieu, comme l’a dit le président Reagan, à des discussions particulièrement «franches et étendues».Voir page 18: Mitterrand 1) Le «choc Volckcr» WASHINGTON - Les Européens l’ont appelé le «choc Volcker», du nom du président de la Federal Reserve américaine, Paul Volcker, et par opposition au «choc pétrolier» de 1979.Le dollar américain a réalisé, en 1981, une ascension vertigineuse: une réévaluation effective de plus de 30% par rapport à un panier de monnaies des dix principaux partenaires commerciaux des États-Unis entre les mois d’août 1980 et 1981 Le billet vert cotait, par exemple, 8.18 francs français au début du mois d’août, une réévaluation de 55% par rapport à novembre 1978: l’élection d’un president socialiste n’explique pas tout.par Michel Vastel Notre correspondant parlementaire à Ottawa a effectué récemment un séjour d'information à Washington où il a notamment rencontré des cadres supérieurs du Fonds monétaire international.Les sauts dans l’espace du dollar américain suivaient alors la courbe des taux d’intérêt qui bondissaient d’un seul coup, au cours de l’été dernier, à 20.5%, «un niveau injustifié» dit-on ouvertement à Ot- tawa, où on a décidé de suivre la vague pour éviter une véritable hémorragie des réserves de la Banque du Canada Pour l’Allemagne fédérale, qui maintenait ses taux d’intérêt à 12%, il fallait techniquement accepter une «dévaluation» du mark de plus de 8% pour compenser le rendement des capitaux spéculatifs Ces dévaluations des monnaies occidentales par rapport à la devise américaine augmentaient d’autant la facture pétrolière des gros importateurs au point que M.François Mitterrand, au dernier sommet d’Ottawa, se plaignait ouvertement du «troisième choc pétrolier» L’impact du «choc Volcker» a été tel en Voir page 18: Volcker culture & société » Jacques Laurent Il est sans doute le plus libre des romanciers français d’aujourd’hui, lui qui, comme Gary/Ajar, possède deux vies d’écrivain.Jacques Laurent, lauréat de l’Académie française, c’est aussi Cecil Saint-Laurent, l’auteur comblé de Caroline Chérie.Jean Royer a rencontré l’écrivain qui vient de publier un grand roman chez Grasset Page 19 Dada et Léger Toute une époque de la révolution culturelle du siècle revit à Montréal ces jours-ci.Au Quat’Sous Bar, on joue Coeur à gaz de Tristan Tzara, fondateur du dadaïsme.Et au Musée des Beaux-Arts, on propose une exposition d’oeuvres importantes de Fernand Léger.René Viau a vu l’exposition et Robert Lévesque, de son côté, présente la pièce de Tazara.Pages 19 et 28 Éditorial Le leader du gouvernement, M.Yvon Pinard, a annoncé hier une formule de reprise des travaux parlementaires qui doit être sérieusement étudiée par le caucus conservateur.Le Parlement doit reprendre ses activités.La formule de M.Pinard constitue une base de négociations acceptable.L’éditorial de Jean-Louis Roy.Page 16 Le monde ¦ Le Pacte de Varsovie entame des manoeuvres militaires en Pologne.Page 5 Guérilla sur la TV payante L’escalade continue entre Ottawa et Québec à propos de la réglementation de la télévision payante.Hier, les autorités provinciales ont dévoilé les règles strictes qu elles sont déterminées à imposer dans ce secteur névralgique des communications.Page 2 MARILYN FERGUSON LES ENFANTS DU VERSEAU pour un MARILYN FERGUSON INFANTS VERSEAU CALMÀNN l»(>x»ftMir««Fnmuraw - NOSTBAIWMUS HKn 1KIEN ET WSX’HLTl , LES LIVRES QUI MARCHENT FRANCE-AMERIQUEM i 2 ¦ Le Devoir, samedi 13 mars 1982 LaCSN ira au Grand sommet par Paule des Rivières La Confédération des syndicats nationaux (CSN) participera au «Grand sommet» 3u'organise le gouvernement u Québec les 5, 6 et 7 avril prochain.Même si certains des 200 délégués oui étaient appelés hier à prendre le vote sur cette question se sont vigoureusement opposés à ce que leur centrale s’assoie avec «ceux qui ont traîné les syndicats de la CTCUM dans la boue», une bonne majorité a entériné la recommandation de l'exécutif de la CSN.Cette centrale regroupe environ 200,000 membres partagés également entre deux secteurs, le public et le privé.Les cinq fédérations du secteur privé étaient en faveur de la narticipation au sommet et M.Yvon Leclerc, porte-parole de la Fédération du bâtiment et du bois, a résumé l’espoir de plusieurs en déclarant que le secteur privé pourrait possiblement obtenir quelques aménagements avantageux au cours du sommet.La centrale insistera surtout sur les mesures en cas de licenciements et fermetures d'usines, l’accès à la syndicalisation, la hausse du salaire minimum (présentement à $4) et le chômage.Dans le secteur public, seule des services publics ( Le vêtement masculin en mètre le vêtement masculin EN MÈTRE DESSINS jr DE PATRONS rlf POUR HOMME fédéral le 31 mars et le 1er avril Les opposants à la participation incluaient le Conseil central de Montréal (regroupant des syndiqués des deux secteurs de cette région), dont la vice-présidente, Mme Irène Ellenberger, s’est demandée hier ce que la centrale pouvait bien faire aux côtés de gens visent le discrédit de la qui es: N.Le Conseil central de Québec, celui des Laurentides et celui de l’Outaouais étaient aussi opposés à la présence de la CSN au sommet.Ce sommet réunira 131 personnes et une table ronde de 26 sièges, pour sept porte-parole du monde des affaires, sept des organisations de travailleurs.deux du monde municipal, un de l’Union des producteurs agricoles, deux de la coopération, deux des consommateurs et cinq du gouvernement.Les syndiqués qui ont plaidé en faveur de la participation estiment pour leur part que même «piegée», la tribune demeure intéressante.«La crédibilité, IOVI Kl \l 1121 24.2 TÊL.: (S14) 842-3481 locutoire, en dépit du fait qu’à cette date la session universitaire en cours actuellement sera terminée.En rendant sa décision, le juge Deslongehamps a noté que la résolution de TUQAM adoptée par le conseil d’administration réuni en assemblée régulière le 23 février et suspendant M.Mamfoud pour la session d’hiver 1982 était parfaitement légale.L’UQAM, en plus de suspendre M1.Mamfoud pour la session courante, avait jugé bon de le réadmettre à la nn de cette session seulement «sur déclaration solennelle de sa part qu’il ne portera aucun couteau ou arme offensive dans les locaux de l’université, mgtemps q sera étudiant à TUQAM».Dans sa requête, M.Mamfoud, qui est le frère du ministre des Affaires étrangères de la Mauritanie, soutient qu’il a toujours exprimé dans les cours de sciences politiques qu’il suivait ses idées et opinions politiques et idéologiques, qui ne «correspondaient pas toujours aux idées et opinions politiques des professeurs de l’université».Deux de ses professeurs, dispensant des cours sur TA-frioue et sur le conflit israélo-arabe, ont eu maille à partir avec M Mamfoud, et Tun d’eux a refusé de noter, corriger ou même de discuter d’un travail qu’il avait remis.28 cm x 21,5 cm -99 p.3,00$ ens.prof.Groupe d’étude de rêves / 844-7732 4560 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél : (514) 849-1112 Station Métrc-Longueuil Longueuil.Québec Tél : (514) 677-6525 168 est, rue Sainte-Catherine Montréal, Québec Tôt:(514)861-5647 4440 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél : (514) 843-6241 COLLOQUE Le théâtre régional au Québec et au Canada français 19-20 MARS 1982 Frais d'inscription: 6$ 2$ (étudiants) Renseignements: Département de français U.Q.T.R.Tél.: (819) 376-5220 «Ê Université du Québec à Trois-Rivières Pavillon Pierre-Boucher Local 1006 VENDREDI 19 MARS 1982 lOhOO Inscription: pavillon Pierre-Boucher Amphithéâtre 1006 11hOO Conférence d’ouverture: "Le théâtre de tournée et ses répercussions sur ie théâtre régional: acculturation et organisations régionales".Conférenciers: Hélène Desperrier Daniel Jean 14h00 Table ronde "La production du théâtre régional et sa problématique".Participants: Directeurs de troupes de théâtre venant de Moncton et de toutes les régions du Québec.16h30 Rencontre sur "Le théâtre des régions".20h30 Spectacle-participation SAMEDI 20 MARS 1982 9h00 Table ronde: "Le théâtre des régions: historicité et théâtralité".Participants: Chercheurs venant des universités de Moncton, de Toronto et de la plupart des universités québécoises.11h30 Atelier: "Les étudiant(e)s en théâtre face à la formation offerte dans les différentes écoles et à la situation du marché du travail." Animateur: Jean-Guy Sabourin 14h00 Assemblée générale de la Société d’Histoire du Théâtre du Québec.Parents! Voici les guides que vous a (tendiezpour votre fille et votre fils, rédigés par deux spécialistes de réputation internationale: Bernadette Delarge et le docteur Emm.Nourri des plus récentes recherches médicales et psychologiques.LA VIE ET l AMOUR met à la portée des filles et des garçons cct(e indispensable information sexuelle Développée avec clarté et doigté, celle-ci s’insère dans une perspective éducative d’amour et de progrès humain Il faut dès l’àgc le plus tendre initier à la vie sexuelle avec la même précision et la même simplicité qu’on apprend les sciences naturelles.mais la découverte des organes et fonctions de la sexualité ne doivent pas être dissociés de leur finalité l'épanouissement dans rechange Là se situe tout le problème de l’éducation EN VENTEDANS TOUTES LES LIBRAIRIES 144 pages chacun Achetables séparément $8.95 chacun EDITIONS leNOBD^IS Plus de 200 000 exemplaires vendus en France Traduits en anglais, espagnol, italien, japonais, néerlandais et portugais 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Québécois renouvelleront leur carte de membre — la cotisation annuelle est maintenant de $5, au lieu de $3.Selon le directeur de la campagne, M.Michel Leduc, député de Fabre, et le trésorier du parti, M.Jean-Pierre Nep-yeu, le PQ «ne roule pas sur l'or.» On en est à rattraper le déficit de $350.000 du dernier Les syndicats représentant les 20,000 employés d’ateliers des compagnies de chemin de fer ont rompu les négociations avec le Canadien National et le Canadien Pacifique et ont demandé au ministre fédéral du Travail, M.Charles Caccia, de nommer un conciliateur.Les dirigeants syndicaux ont rencontré tard jeudi soir les représentants patronaux et leur ont fait savoir qu’ils ne pouvaient pas accepter une proposition globale basée sur un accord de principe d’une exercice financier, ont-il expliqué hier à la presse, et la conjoncture économique porte les responsables à effectuer une ponction moindre chez ses membres et sympathisants.D’où un objectif inférieur de $500,000 à ce que le PQ avait recueilli l’an dernier.Le montant exact reste à confirmer aujourd’hui par le conseil national mais la tournée que vient d’effectuer M.Leduc dans les 13 régions du parti s’est déroulée avec le «préjugé» d’un objectif moins éleve qu’un 1981.Les dirigeants du parti soulignent que la toile de fond de la campagne comprend, à moyen terme, des élections durée de deux ans intervenu entre les chemins de fer et cinq syndicats représentant 45,000 employés sédentaires.Les leaders syndicaux ont protesté contre l’attitude de la partie patronale qui les a avisés que c’était à prendre ou à laisser, a commenté M.John Asprey, président du Conseil canadien des employés des ateliers de chemin de fer et travailleurs affiliés, coalition regroupant sept syndicats et représentant huit métiers.portant sur la souveraineté.D’où l’appel à la solidarité par un parti dont les porte-parole disent qu’il n'est pas ébranlé par le 8e comgrès.Sur les 122 comtés, M.Leduc reconnaît que deux ou trois organisations «font défaut» mais que l’ensemble des organisations de comtés sont «en meilleure forme» que l’an dernier, qu’elles ne sont pas menacées par une soi-disant démobilisation appréhendée.Lors du blitz du dimanche 4 avril, le PQ fera aussi appel à ceux qui, tout en ne possédant pas la carte de membre, voudraient contribuer à la caisse d’un parti gouvernemental «en ces moments difficiles où le Québec subit les assauts d’Ottawa sur les fronts constitutionnel aussi bien qu’économique.» Invité à faire le point sur les relations entre Québec et Terre-Neuve, M.René Lévesque, qui participait à la rencontre d’hier avec la presse, a affirmé que si le pire devait arriver et que le jugement de la Cour suprême de Terre-Neuve invalidant le contrat de Churchill Falls signé en 1969, était maintenu, la «vraie victime serait Terre-Neuve qui se couperait elle-même la gorge.» Le chef du gouvernement québécois a aussi confirmé qu’il ne serait pas de la fête qui se déroulera à Ottawa le jour où sera rapatriée la cons- titution.Pourquoi?«Ça tombe sous le sens», a-t-il dit laconiquement.M.Lévesque a par ailleurs marqué son irritation vis-à-vis d’un reportage télévisé jeudi soir à Radio-Canada, où la nouvelle portait sur les «gar-nottes» — ou bouts de chemins — tandis que, le même jour, les travaux dits sérieux, à l’Assemblée nationale, tou- chaient le Code de procédure civile, deux lois fiscales, le CRIQ ou Conseil de recherche industrielle, etc.De façon informelle, peu après, le premier ministre laissait meme entendre que le pouvoir québécois négociait des temps d’antenne «gratuits» pour exprimer ce qu’il a à dire «quand les journalistes ne font pas leur boulot!» QUÉBEC (CP) — La députée libérale de l’Acadie, Mme Thérèse Lavoie-Roux, a exigé hier la convocation d'une commission parlementaire pour faire la lumière sur les coupures budgétaires dans le secteur des affaires sociales.Porte-parole de son parti en matière d'affaires sociales, Mme Lavoie-Roux a soutenu ?|ue le gouvernement devrait aire publiquement le bilan des coupures du dernier exercice financier avant de songer à imposer de nouvelles coupures dans son prochain budget.«Il est important que le gouvernement nous explique comment il a établi ses critères de distribution à l’égard des différentes catégories d’établissements et au niveau des régions», a affirmé Mme Lavoie-Roux en conférence de presse.«Je pense, a-t-elle précisé, qu’il est de son devoir d’établir clairement et publiquement les paramétrés et les critères de ses choix et de les justifier auprès de la population qui aura à en subir les conséquences.» Rappelant que le premier ministre, M.René Levesque, avait lui-même reconnu que le dernier budget avait été adopté «en catastrophe», la députée de l'Acadie a affirmé que le gouvernement se devait egalement de consulter les intervenants du réseau de façon a établir des priorités et des orientations qui répondront vraiment aux besoins de la population.Selon elle, les dernières coupures ont été faites d'une façon «presque sauvage» et uniforme, avec des ultimatums de la part du MAS, sans tenir compte des besoins différents à l’intérieur d’établissements de même catégorie, des efforts de rationalisation antérieurs et du niveau des ressources au sein des différentes régions.«Ce que nous demandons, c’est de la véritable transparence», a-t-elle indiqué.Mme Lavoie-Roux estime en outre que la décision du gouvernement de faire porter sur les affaires sociales la part la plus importante des coupures budgétaires ne semble pas justifiée.Elle a également réfuté les affirmations du président du Conseil du Trésor, M.Yves Bérubé, voulant que les Québécois «roulent en Cadillac» quand il s’agit des services de santé.S’appuyant sur les résultats d’une enquête effectuée par Santé Canada, Mme Lavoie-Roux a soutenu que le Québec arrivait au dixième rang des provinces canadiennes en ce qui concerne le nombre de lits par 1,000 habitants dans les centres hospitaliers généraux.Selon cette étude, le Québec occuperait également la dernière place au Canada pour le nombre des jours d’hospitalisation par 1,000 habitants.Par ailleurs, alors que 76% de la population canadienne consulterait un médecin au moins une fois l’an, cette proportion ne serait que de 71% au Québec tandis qu’en Ontario, elle atteindrait 82%.La chambre à gaz pour Bonin LOS ANGELES (AP) -William Bonin.Tauteur de dix meurtres sadiques qui lui ont valu le surnom de «Freeway Killer», a été condamné hier a la chambre à gaz pour avoir torturé à mort 10 adolescents et garçonnets, dont les corps ont été retrouvés le long d'autoroutes californiennes.Le juge William Keene, de la Cour supérieure de la Californie.a dit que les crimes de Bonin étaient «10 meurtres sadiques, délibérés, cruels et malicieux».Un appel à la Cour suprême de la Californie est automatique dans les condamnations a la peine capitale.Les pourparlers sont rompus chez CN et CP AIR CANADA vous dépose à VOUS PERDU?Demandez notre brochure Skifari, consultez votre agent de 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¦ AKao t a i- o _ Y * J Détenteur d un permis du Québec Le Prèt-à-partir, Supernoliprix et Skitari sont des marques de commerce d’air Canada î 1 4 B Le Devoir, samedi 13 mars 1982 :a .t' *3^ € r îi jf -•it Ri 0 » le monde ¦ Échec du coup d’État PARAMARIBO (Reuter) — Le gouvernement prosocialiste du Surinam a annoncé hier qu’il avait écrasé la tentative de coup d’État menée jeudi par des militaires de droite.Le chef des rebelles, M.Wilfred Hawker, blessé au cours des combats, a été arrêté et a lancé à ses sympathisants un appel à la reddition diffusé par les autorités.Le colonel Daysi Bouterse, chef du gouvernement militaire, a déclare que les forces loyalistes contrôlaient la situation après une attaque de trente minutes lancée à l’aube contre la caserne de Paramaribo tenue par les insurgés.Les autorités estiment que le bilan des combats s’élève à quelques morts.Le couvre-feu a été instauré dans la capitale de l’ancienne colonie néerlandaise, indépendante depuis 1975.Durant la tentative de coup qualifiée de «sauvage et déraisonnable» par le colonel Bouterse, chacune des deux parties avaient réclamé, par des appels à la radio et la télévision, le soutien des 375,000 citoyens de Surinam.¦ Session spéciale de l’OEA WASHINGTON (AFP) — Le Venezuela a demandé hier la convocation pour lundi prochain d’une session extraordinaire du conseil de l’Organisation des États américains (OEA) consacrée aux manoeuvres navales de l’OTAN en cours dans le golfe du Mexique.Ces manoeuvres, baptisées «Safe Pass», ont été critiquées à Caracas par l’ambassadeur vénézuélien auprès de l’OEA, M.Hilarion Car-dozo, qui estime que la présence des forces de l’OTAN dans le golfe du Mexique va à l’encontre de l’objectif des pays de la région de faire des Caraïbes une zone de paix.Le ministère vénézuélien des Affaires étrangères étudie la possibilité d’une condamnation des manoeuvres, a-t-on affirmé de source diplomatique à Washington.Les manoeuvres de l’OTAN ont débuté lundi dernier dans le golfe du Mexique.Elles doivent se prolonger jusqu’au jeudi 18 mars pour s’achever à Norfolk, sur la côte atlantique des États-Unis, au sud-est de Washington.Une trentaine de navires américains, belges, britanniques, ouest-allemands, canadiens et néerlandais y participent., ¦ L’Afrique s’humilie BAMAKO, (Reuter) — Évoquant le problème posé par l’admission de la République arabe sahraouie démocratique à l’OUA, le président guinéen Ahmed Sékou Touré a affirmé hier à Bamako que «l’Afrique est en train de s’humilier».Arrivé en fin d’après-midi dans la capitale malienne pour une visite «d’amitié et de travail» de 48 heures, le chef de l’État guinéen a ajouté: «Le conseil des ministres de l’OUA n’a aucune autorité, aucune compétence ni politique, ni juridique pour se saisir d’un problème qui a été retiré de l’ordre du jour par un sommet des chefs d’État».Rappelant qu’un comité de mise en oeuvre de l’OUA sur le Sahara — dont son pays est membre — a été mis sur pied après le sommet de Nairobi, M.Sékou Touré a estimé que dès lors tout le monde était d’accord pour qu’il y ait un référendum.«L’essentiel est que ce référendum ait lieu et qu’il s'accomplisse dans des conditions de totale liberté et d’honnêteté», a-t-il déclaré.Selon lui, la question de l’admission de la RASD ne se posait plus, car, a-t-il dit, «c’est comme si on faisait le baptême de l’enfant avant sa conception».¦ 13,000 Druzes en grève MAJDEL SHAMS (Golan) (Reuter) — Des habitants druzes du Golan ont déclaré à des journalistes qu’ils refuseraient des cartes d’identité israéliennes.Les autorités israéliennes ont annoncé que les Druzes devraient accepter les papiers d’ici à la fin du mois.«Il ne s’agit plus de leur demander s’ils veulent les accepter: nous leur ordonnons de les prendres», a dit un haut-fonctionnaire israélien.Mais Ibraham Nazeh, un tailleur du bourg de Majdel Shams, a dit aux journalistes: «Nos hommes vont refuser: nous sommes syriens et nous voulons le rester».Les autorités israéliennes ont autorisé des correspondants étrangers à visiter les hauteurs pour la première fois depuis la proclamation de la loi martiale il y a trois semaines.Les 13,000 habitants du plateau se sont mis en grève il y a près d’un mois pour protester contre son annexion par Israël en décembre et l’arrestation de neuf dirigeants Druzes.¦ Vin français détruit SETE (AFP) — La spectaculaire opération de commando menée jeudi soir a Sete, dans le midi de la France, par des viticulteurs de cette région a sans doute abouti à la destruction de plus de soixante mille hectolitres de vin.français, l’équivalent de six millions de bouteilles d’un litre.Un porte-parole du comptoir agricole français, la coopérative propriétaire des chais dévastés, a en effet affirmé hier que le vin détruit provenait des vignes du midi de la France.Il a évalué les dégâts à 12 millions de francs.Cette action est l’une des plus spectaculaires organisées ces dernières années par les viticulteurs du Sud de la France.Les Français stupéfaits ont pu voir à la télévision des cataractes de vin rouge jaillir des cuves immenses, dans les hangars de la société coopérative.Les caméras ont pu filmer les membres du commando alors qu’ils faisaient sauter au plastic les vannes des cuves censées contenir du vin italien et attaquaient en même temps les parois à coups de hache.L’un des principaux actionnaires de la société est M.Jean-Baptiste Doumeng, «le milliardaire rouge», un homme d’affaires communiste spécialisé dans le commerce agro-alimentaire international.¦ Ce n’était pas Carlos MADRID (AFP) — L’homme arrêté jeudi à Mexico et soupçonné pendant un moment d'être le terroriste vénézuélien Illitch Ramirez Sanchez, dit «Carlos», est bien Justo Ortega Esquerro, a-t-on confirmé hier au ministère espagnol de l’intérieur La police mexicaine avait arrêté Ortega à l’aéroport de Mexico et trouvé sur lui trois pistolets, plusieurs passeports, des faux actes d'état-civil et des documents de propagande de l’organisation séparatiste basque ETA.Les policiers n’avaient d'abord pas exclu qu'il puisse s'agir de «Carlos», mais avaient finalement établi l’identité réelle de l’homme arrêté.Selon des sources au ministère de l’Intérieur espagnol, Ortega, membre présumé de l’ETA, a été arrêté en 1963 à San Sebastian pour progande en faveur de cette organisation ¦ Appel à la France NATIONS UNIES (Reuter) — Le Conseil de sécurité de l’ÜNU a décidé jeudi soir de demander à la France de fournir un bataillon d’infanterie à la force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) et à d’autres pays de renforcer leurs contingents.Mme Jeane Kirkpatrick, qui préside le Conseil, a informé par écrit M.Javier Perez de Cuellar, secrétaire général des Nations unies, que le Conseil avait approuvé ces mesures, suggérées par lui pour renforcer la FINUL Le renforcement d’unites de logistique et d ’entretien déjà existantes est également prévu.Le Conseil de sécurité avait décidé le mois dernier de porter de six à quelque 7,000 le nombre d’hommes de la force.La participation de la France consistait auparavant en une unité logistique de 700 hommes.L'Italie, la Norvège et la Suède ont également fourni des unités de logistique.Les bataillons d infanterie ont été envoyés par les îles Fidji, le Ghana, l'Irlande, le Népal, les Pays-Bas, le Nigeria, la Norvège et le Sénégal.La FINUL avait été crée en 1978 pour contrôler le retrait des troupes israéliennes du Sud-Liban et aider le gouvernement de Beyrouth à reprendre le contrôle de la région.LE DEVOIR POUR UN ABONNEMENT À DOMICILE 844-3361 QUÉBEC 5AVRIL ÉLECTIONS PARTIELLES Louis-Hébert/Saint-Laurent Révision des listes électorales du 15 mars au 20 mars PARCE QUE VOTRE NOM DOIT ÊTRE INSCRIT ET BIEN INSCRIT.Vous devez absolument être Inscrit sur la nouvelle liste électorale pour pouvoir exercer votre droit de vote à ce scrutin.Votre Directeur du scrutin vous fera parvenir la liste électorale de votre section de vote (poil).Vérifiez si votre nom est inscrit et bien inscrit.Si votre nom n’apparaît pas sur la liste électorale ou s'il est mal Inscrit, vous pouvez alors faire une demande d’inscription ou de correction lors de la révision des listes électorales qui se tiendra trois semaines avant les élections partielles du 5 avril.Cette révision aura lieu du 15 mars au 20 mars inclusivement.Pour être inscrit sur la liste électorale, vous devez posséder les qualités d’électeur.Peut être inscrite sur la liste électorale toute personne qui, le jour du scrutin, soit le 5 avril: 1.a 18 ans accomplis, 2.est de citoyenneté canadienne, 3.a son domicile au Québec depuis 1 an, 4.et n’est frappée d'aucune incapacité légale.Votre Inscription sur la liste électorale doit se faire seulement dans la section de vote où vous êtes domicilié le jour de l’émission du décret, soit le 18 février 1982.Ce n’est qu’à cet endroit que vous pourrez exercer votre droit de vote.TRAVAILLEURS, ETUDIANTS, PERSONNES HOSPITALISEES.Si vous ôtes un travailleur, un étudiant ou une personne hospitalisée qui avez quitté temporairement votre domicile et que vous résidiez le 18 février dans Saint-Laurent vous devez, pour pouvoir voter le S avril, vous inscrire dans la section de vote où vous résidez temporairement pour votre travail, vos études ou votre hospitalisation.Cette inscription doit se faire au moment de la révision des listes électorales.Vous n’avez qu’à vous rendre au bureau de dépôt le plus près de votre résidence temporaire dans Saint-Laurent, pendant la période de révision des listes électorales, du 15 mars au 80 mars 1988.Bureaux de dépôt Pour toute demande d’inscription, de radiation ou de correction.MONTRÉjAlL (partie) 12239, rue St-Évariste SAINT-LAURENT (partie) 1865, ch.Laval ¦ SAINT-LAURENT (partie) 3270, boul.Toupin MONTRÉAL (partie) 9294, boul.Qouin Ouest SAINT-IaAUHENT (partie) 3065, rue Marcel L Acadie Chomedey Robert-Baldwin Mont-Royal UOOl Jacques-Cartier DArcy-McGee SAINT-LAURENT (partie) 1330, boul.O’Brien SAINT-LAURENT (partie) Bureau du Directeur du scrutin André Béliveau 1600, rue de l’Église Tél.: 747-2426 747-2427 SAINT-LAURENT (partie) 990, rue Tait SAINT-LAURE NT (partie) 685, rue Gratton év Ce carré noir Identifie les bureaux de dépôt aussi accessibles aux handicapés.Cette circonscription comprend une partie des villes de Montréal et Saint-Laurent, le tout délimité comme suit: la rivière des Prairies incluant Hle aux Chats, l’autoroute des Laurentides, la limite des villes de Saint-Laurent et Montréal, la voie ferrée du Canadien National, le boulevard O’Brien, le boulevard Sainte-Croix, la limite de la ville de Saint-Laurent avec les villes de Mont-Royal, Montréal, Côte-Saint-Luc, Lachlne, Dorval, Dollard-des-Ormeaux et Plerrefonds et la limite des villes de Montréal et Plerrefonds.Pour plus de renseignements, composes SANS FRAIS: 1-800-463-4378.parce qu’un vote, çacompte RE Le Directeur général des élections AJl du Québec Pierre-F.Côté.C R. Le Devoir, samedi 13 mars 1982 » 5 La CSCE ajourne ses travaux pour huit mois MADRID (AFP) — L’ajournement de la conférence de Madrid, après plus de quatre semaines d’affrontements verbaux et de dialogue de sourds, a été décidé hier dans un climat de scepticisme profond sur l’avenir même du processus de la détente, que toutes les délégations veulent cependant préserver à tout prix.Les 35 pays participants (toute l’Europe moins l’Albanie, plus les Etats-Unis et le Canada) allaient se séparer jusqu’au 9 novembre prochain sans avoir ajouté «un mot, pas même une virgule», comme l'a affirmé le délégué belge, M.René Panis, au projet de document final présenté en décembre dernier par les pays neutres et non alignés sur lequel ils auraient dû travailler.Dès le début de cette phase, le 9 février dernier, les débats en seance plénière ont été dominés par la dénonciation de la situation en Pologne de la part des délégués occidentaux qui ont refusé par contre de prendre la parole au cours des réunions de rédaction.Après la proclamation de l’état de siège en Pologne, il était devenu impensable pour les Occidentaux de continuer à discuter des droits de l’homme et des principes d’Helsinki au moment même où, estiment-ils, ceux-ci sont bafoués ouvertement.Outre les autorités polonaises, l’Union soviétique qui, selon les Occidentaux, a «une responsabilité évidente» dans la situation en Pologne, comme l’a encore indiqué hier le représentant français, M.Guy de Commines, a été mise sur la sellette.Les pays de l’Est quant à eux ont condamné «l’attitude destructive et obstructio-niste des États-Unis et de ceux des pays de l’OTAN qui les secondent, selon les termes du délégué soviétique, M.Leonide Illyt-chev, en les accusant d’ingérence dans les affaires intérieures d’un pays.C’est bien malgré eux que les neutres et les non-alignés ont dû se résoudre à proposer un ajournement de la réunion.Après avoir condamné la proclamation de lfétat de siège en Pologne, ils estimaient en effet que les 35 pays auraient pu continuer à travailler sur le document final.Le ministre autrichien des Affaires étrangères, M.Willibald Pahr, a ainsi affirmé hier qu’il était «regrettable» que les 35 pays n’aient pas pu faire de progrès et qu’ils auraient du: «parler de l’avenir de la CSCE».Faisant allusion à la position des Occidentaux, M.Pahr a estimé que «ceux Iui ne sont pas disposés à parler de l’avenir e la CSCE sont eux aussi en contradiction avec l’acte final d’Helsinki».Les neutres et les non-alignés ont cepen- 3 -—- dant reconnu que le projet de document final aurait souffert à être discuté dans un climat de confrontation.Hier, les délégués occidentaux ont dressé un bilan modérément optimiste de cette phase qui, ont espéré certains, a pu exercer une influence sur la situation en Pologne.«Nous avons fait passer un message que l’Union soviétique ne peut pas ignorer, a estimé un membre de la délégation française devant les journalistes, à savoir que nous ne sommes pas prêts à oublier la Pologne».M.Illytchev a jugé, à la tribune que la phase qui prend fin a été celle «des occasions perdues», et a stigmatisé devant les journalistes «le discours démagogique» du délégué américain, M.Max Kampelman, qui avait énuméré encore une fois les violations des droits de l’homme en URSS et la répression en Pologne., C’est précisément de la situation en Pologne que va dépendre la reprise du dialogue en novembre prochain.Sans vouloir mettre de conditions précises à la reprise des travaux, les Occidentaux et certains neutres ont cependant indiqué à la presse que seule une évolution positive de cette situation permettrait de reprendre les travaux dans un climat favorable.Le Pacte de Varsovie entame des manoeuvres militaires en Pologne j° V; VARSOVIE (d’après Reuter et AFP) — Des manoeuvres militaires du Pacte de Varsovie commencent aujourd’hui en Pologne comme annoncé précédemment a rapporté nier soir l’agence officielle polonaise PAP.Des unités soviétiques, est-allemandes et polonaises participeront à ces exercices, qui interviennent au début du troisième mois du régime de la loi martiale.Les manoeuvres, baptisées «Amitié 82», se dérouleront dans le nord-ouest de la Pologne et seront dirigées par le général Eugeniusz Molczyk, vice-ministre polonais de la Défense et commandant ad-oint des forces du Pacte de arsovie.PAP qualifie ces manoeuvres d’ «exercices tactiques opérationnels alliés».Ce seront les premières à avoir lieu en Pologne depuis le coup de force militaire du 13 décembre dernier.Trois mois jour pour jour après la proclamation de l’état de siège, le général Wojciech Jaruzelski, qui détient tous les pouvoirs, n’est encore parvenu à trouver d’appui pour sa politique qu’au sein des groupes sociaux sur lesquels le régime a toujours pu compter quelles que soient les circonstances, constatent les observateurs occidentaux à Varsovie.Rarement, en fait, un dirigeant polonais aura été aussi isolé que le général Jaruzelski, malgré ses appels répétés à la création d’une plate-forme d’entente nationale largement ouverte.Dans l’entourage même du «numéro un» polonais.on ne cesse d’affirmer que l’état de siège n’a en rien modifié la nécessité d’une telle entente.Certes, la Diète polonaise, et, après elle, le comité central du Parti ouvrier unifié polonais (POUP), de même que les directions des deux formations politiques qui lui sont associées, le Parti paysan (ZSL) et le Parti démocratique (SD), ont approuvé après coup la proclamation de l’état de siège.Mais ce n’est qu’au prix d’un véritable coup de force au sein du présidium de l’association Fax que cette puissante organisation catholique s’est ralliée au régime militaire.De surcroît, cette décision n’a eu aucun effet sur l’attitude de l’épiscopat polonais, resté inébranlable sur le chapitre du respect des droits de l’homme.Quant aux artistes et aux intellectuels, ils pratiquent à l’égard du pouvoir un boycottage total, dont l’indigence des programmes de la télévision nationale fournit une illustration éclatante.À quelques rares exceptions près, qui se comptent sur les doigts de la main, aucun d’entre eux n’a encore accepté d’apporter sa caution morale à ce régime qui fait pourtant preuve de prudence dans sa politique culturelle.Cet échec psychologique du coup du 13 décembre, que la propagande officielle ne parvient pas à masquer, n’enlève Les arrestations d’opposants à Kolingba se poursuivent à Bangui BANGUI (AFP) - Les arrestations d’opposants, présumés ou non, au régime du général André Kolingba se poursuivent à Bangui, une semaine après la tentative de putsch, intervenue dans la nuit du 3 au 4 mars.Un fait parmi d’autres: jeudi en fin de journée, un camion de la gendarmerie centrafricaine rempli d’hommes armés s’est arrêté devant le principal hôtel de Bangui, le «Rock», à l’heure où l’affluence est grande dans le hall de l’établissement.Les militaires sont aussitôt montés dans la chambre d’un commerçant centrafricain domicilié en France qu’ils ont fouillé durant une vingtaine de minutes après avoir interpellé son occupant.Puis l’homme, connu, paraît-il, pour ses liens avec les milieux d’opposition, a été embarqué dans un camion.Selon une source sûre, une soixantaine de personnes ont été interpellées, interrogées et emprisonnées ces derniers jours à Bangui.La grande majorité d’entre elles appartient au Mouvement de libération du peuple LPC __ centrafricain (MLPC), désormais dissous et dont le chef, M.Ange Patasse, principal instigateur présume de la récente tentative de coup d’État, a trouvé refuge à l’ambassade de France en RCA.L’objectif des autorités centrafricaines est de démanteler au plus vite les «cellules» du MLPC qui pourraient fonctionner de nouveau dans la clandestinité.Apparemment, les arrestations sont très sélectives, d’où leur nombre relativement réduit, compte tenu de la tension qui a prévalu au cours de la semaine passée en RCA.En fait, le Comité militaire de redressement national (CMRN) dispose d’une liste précise d’opposants qu’il entend neutraliser.À l’aéroport de Bangui, les formalités d’embarquement sont devenues très longues.Les identités et les bagages sont sévèrement contrôlés.Ordre a été donné aux passagers de se présenter aux services de police deux heures avant le départ de l’avion.Une véritable «chasse à l’homme» se poursuit, d’autre part, contre les deux auteurs militaires du putsch avorté, les ex-généraux Mbaikoua et Bozize, respectivement ancien ministre de la Justice et de l’Information.Le premier, a-t-on appris de bonne source, a été repéré et encerclé dans un quartier de Bangui.On ajoute de même source que son arrestation ne devrait plus tarder.En revanche, l’ex-général Bozize, qualifié d’homme «le plus dangereux» par le Comité militaire, demeurerait introuvable.L’action répressive des autorités de la RCA ne suscite apparemment que peu de réprobation dans la population de Bangui.En l’absence de bilan officiel, on estime entre trois et douze morts, selon les sources, et à une trentaine de blessés le nombre des victimes consécutives au putsch manqué de la semaine dernière.Le bilan, estime-t-on générale- ment, aurait pu être plus meurtrier et on déclare dans l’entourage du chef de l’État, le général Kolingba, que ce dernier a donné à plusieurs reprises des consignes très strictes pour limiter au maximum l’effusion de sang.Hier, la détente était nettement perceptible à Bangui.Un signe qui ne trompe pas.la mesure de consigne des troupes françaises basées dans la capitale de la RCA, a été levée jeudi soir.La situation demeure fort tendue au Kosovo B€LL€RIV€ RÉALISEZ VOS RÊVES 5, Place Bellenve Chomedey, Laval Tel : 331-5512 • 788 appartements spacieux et luxueux de 1 à 6V?pièces.• Jusqu'à 3 terrasses par appartement.• Plusieurs salles de bains.SERVICES: • Trontpod gratuit par l'outobui SPORTS: • PiKiitt Mtefevrt * RkIm inttrevr* dt competition, • Part a prquo-mqvt avec B.B Q • Magnifique promenade nvoratrw • Sofiet de reception • Det courts de tennis • Un environnement 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BELGRADE (AFP) - La situation reste tendue au Kosovo, au lendemain de manifestations nationalistes qui ont marqué, en plusieurs endroits de cette province yougoslave à population essentiellement albanaise le premier anniversaire du début des troubles qui avaient culminé dans des emeutes sanglantes fin mars début avril.Il apparaissait hier matin que les manifestations, déclenchées simultanément dans cinq villes, ont.revêtu des proportions beaucoup plus importantes que ne l’avait laisse entendre le communiqué des officiels de Pristina, capitale de la province: des heurte se sont produite, faisant deux blessés a Podujevo tandis qu’à Pristina.la police a fait usage de gaz lacrymogènes et de matraques pour se défendre contre des jets de pierres.Commencées vers lOhOO gmt jeudi à Pristina, les manifestations se sont pourvûmes dans la soirée sur la promenade de la capitale où, selon la presse, des milliers de jeunes gens arborant pour la plupart des vêtements aux couleurs rouges et noires du drapeau albanais, le ketche (chapeau) traditionnel albanais et des badges à l'effigie d’Enver Ho- I Gouvernement du Québec Office de la langue française Examen d’agrément des réviseurs et des réviseures L'Office de la langue française tiendra une deuxième séance d’examen en vue de reconnaître des personnes aptes à assurer la qualité de la langue des manuels scolaires.La liste officielle des personnes qui auront réussi cet examen sera envoyée à tous les producteurs de matériel didactique qui en feront la demande.Critère d'admissibilité à l'examen Les candidats et candidates devront posséder un diplôme universitaire en traduction, en linguistique, en lettres françaises ou dans une discipline connexe.Une expérience pertinente en révision ou correction d'épreuves pourra compenser l’absence de diplôme dans l'un de ces domaines.Toute personne désireuse de s’inscrire à l’examen doit faire parvenir son curriculum vitae et une photocopie de ses diplômes, s’il y a lieu, à: Madame Anne-Marie Baudouin Office de la tangue française Service des linguistes-conseils 300, place Victoria Case postale 316 Montréal (Québec) H4Z 1G8 Date limite d'inscription: 18 avril 1982 (le cachet de la poste faisant foi) La séance d examen aura lieu à Montréal; si le nombre de personnes le justifie, il pourra y avoir une séance à Québec.Les personnes admises recevront une fiche d'inscription indiquant la date, l'heure et l'endroit de l’examen.Celles qui auront réussi recevront un certificat d’agrément.Pour tout autre renseignement, veuillez téléphoner à (514) 873-7201.xha, ont participé à «une marche silencieuse» ponctuée à intervalles réguliers de cris «E.Ho» (Enver Hoxha) suivis de sifflements.L’agitation dans les rues de Pristina a provoqué l’affolement de la population et de nombreux parente ont couru vers les écoles et les jardins d’enfante pour retirer leurs jeunes enfante.Vers midi locales, les établissements scolaires ont fermé leurs portes et, selon le quotidien Novosti, les lignes téléphoniques interurbaines au départ de Pristina ont été bloquées.Les reporters de la télévision de Belgrade ont affirmé avoir été empêchés par les autorités de filmer les incidente.À Podujevo, à une trentaine de kilomètres au nord de Pristina, où les affrontements avaient été les plus violente Tan dernier, le chef du parti de la ville et celui du syndicat, venus calmer les manifestante, «réunis en grand nombre» selon la presse, ont été molestés par ces derniers et la police est intervenue «énergiquement».À Suva Reka enfin, une centaine d’élèves sur les 700 que compte un établissement Aux Seychelles Des ministres de Pretoria dans le coup?d’enseignement secondaire se sont rassemblés dans la cour en scandant «Kosovo République», «Unité, Unité» et «Libérez nos camarades».L’école a été fermée pour une dizaine de jours.Deux autres villes, Obilic, voisine de Pristina, et Pec, dans le sud-ouest de la province, ont été le théâtre d’incidente similaires.Les autorités avaient exprimé leurs craintes de tels incidente à l'approche de cet anniversaire.À l’université de Pristina, de nombreux tracts appelant à marquer cette date circulaient depuis plusieurs semaines.«Attendez le printemps», proclamait l’un d’entre eux.Le préfet de police de Pristina avait affirmé au début du mois que des «émissaires nationalistes» sillonnaient la province afin «d’organiser des actions hostiles», fl avait annoncé alors que des «mesures particulières de sécurité» seraient prises dans les entreprises afin d’empêcher d'éventuelles manifestations.Les bleus de travail remarqués dans la foule des manifestante auraient été endossés, selon la presse, par des étudiante pour taire croire à la présence a’ouvriers dans leurs rangs.PIETERMARITZBURG (Afrique du Sud) (Reuter) — Plusieurs membres du gouvernement sud-africain étaient impliqués dans le coup d État manqué de novembre 1981 aux Seychelles, a déclaré hier un témoin à charge au procès des 43 «mercenaires» blancs en se référant aux propos tenus devant lui par un membre du commando au retour de Mahé.«Sept ou huit personnalités gouvernementales de haut rang sont impliquées» dans cette affaire, aurait déclaré ce mercenaire, Peter Duffy, de nationalité britannique, au co-.lonel Jacob Mouton, de la police sud-africaine.Témoin à charge au procès qui s’est ouvert mercredi à Pietermaritzburg, le colonel Mouton avait été chargé de négocier avec les mercenaires lorsque, leur mission ayant échoué sur l’aéroport de 3: Mahé-Pointe Larue, ils avaient détourné un avion d’Air India et l’avaient contraint à se poser sur l’aéroport de Durban.Selon le colonel Mouton, qui avait négocié avec les pirates après leur arrivée à Durban, Peter Duffy n’a pas révélé l'identité des ministres.Peter Duffy aurait également affirme que près de uinze membres du Régiment e reconnaissance, unité d'élite de l’armée sud-africaine, avaient participé à la tentative de putsch.L'armée sud-africaine soutient de son côté que les dix réservistes de ce régiment, aujourd'hui sur le banc des accusés, n’étaient pas en activité au moment des faite.Pour sa part, le gouvernement de Pretoria dément avoir été au courant du projet de renversement du gouvernement de gauche du président France-AÎoert René rien au succès militaire remporté par le général Jaruzelski contre «l’opposition»: la «résistance» ne se manifeste guère que sous la forme de publications clandestines, nombreuses il est vrai, mais dont il est difficile de mesurer l’audience, et le travail est, en apparence au moins, normal dans les entreprises.La «pacification» des usines, après seize mois d’agitation ouvrière, n'a toutefois pas eu les répercussions escomptées: la pénurie de matières premières — sauf pour le charbon dont l’extraction se fait à un rythme élevé —, les sanctions occidentales, le manque de liquidités interna- tionales, empêchent l'econo-mie de tourner à pleine capacité.La réforme des prix, qui s’est traduite par des hausses brutales, a contribué à remettre un peu d’ordre sur le marché intérieur, mais au prix de sacrifices qui pourraient avoir à brève échéance de graves conséquences sociales.Quant à la réorientation du commerce extérieur dans le sens d’une plus grande intégration avec le Começon, elle ne devrait faire sentir ses effets que graduellement.Dans ces conditions, estiment les observateurs occidentaux à Varsovie, le général Jaruzelski va devoir choisir entre un durcissement de l’état de siège, qui pourrait avoir de graves répercussions, et un assouplissement qui permettrait de renouer le dialogue avec les éléments «modères» de la société, restés jusqu’à présent sur la réserve.À cet égard, la situation reste telle que l’avait décrite le 19 février le porte-parole du gouvernement, M.Jerzy Urban, dans le quotidien Zycie Warszany: «Le 13 décembre, nous avons mis le lutin dans la bouteille.Si on la débouche maintenant, le lutin va sortir.Si nous le laissons à l’intérieur, la bouteille risque d’exploser».Climat chargé à la veille des cantonales PARIS (AFP) — La campagne pour les élections locales qui auront lieu demain en France a pris une dimension nationale avec un dur affrontement entre le pouvoir socialiste et le Parti gaulliste.La dureté des polémiques n’est pas sans rappeler le climat dans lequel s’étaient opposées la gauche et la droite lors du second tour de l’élection présidentielle de mai dernier, même si bien sûr les élections de demain ne sont pas de nature à modifier le pouvoir en France.Elles visent simplement à élire 2,000 «conseillers généraux» chargés de gérer les départements.Fait assez rare dans la politique française où Tinvective entre adversaires reste généralement sans suite judiciaire, les dirigeante du Parti gaulliste, et notamment son leader Jacques Chirac, ont décidé hier de porter plainte pour diffamation contre le ministre de l’Intérieur, M.Gaston Defferre.L'affaire est politico-policière.M.Defferre a accusé jeudi soir les trois principaux leaders du Rassemblement pour la République (RPR), MM.Chirac, Bernard Pons et Charles Pasqua, d’avoir été «les protecteurs, les amis et les complices de Marcel Francisci», un propriétaire de cercles de jeux abattu récemment a Paris.L’accusation est d’autant plus grave que Marcel Franscisi avait été accusé par les policiers américains d’être l’un des chefs, non inquiété, de la French Connection, la filière du trafic de drogue vers les États-Unis dans les années 70.Aucune preuve n’avait été avancée.M.Pasqua, l’un aes personnages les plus in- fluents de l’appareil du Parti gaulliste, a répliqué en estimant que les cercles de jeux rapportent effectivement beaucoup d’argent et qu’ils «intéressent des gens très liés avec les milieux politiques, notamment avant 58, comme depuis le 10 mai 1981», une façon implicite de viser certains socialistes.Hier, M.Defferre a laissé planer une autre menace.Il a indiqué, dans une interview à l’hebdomadaire socialisant Le Nouvel Observateur qu’il avait reçu «beaucoup de lettres d’hommes de droite» qui étaient intervenus l'année dernière pour que le cercle de jeux de Marcel Francisci reste ouvert.M.Defferre avait en effet décidé en juillet 81 de fermer ce cercle privé, l’un des plus importante de Paris.Quels sont ces «hommes de droite»?«Je le dirai le moment venu.Je veux me réserver quelques armes», a répondu M.Defferre.Sous une apparence de bonhommie méditerranéenne.M.Deferre est connu comme un homme énergique et autoritaire, «à poigne» même.Depuis plusieurs jours, les journaux d’opposition l’avaient mis en cause durement, aussi bien en tant que ministre de l’Intérieur que comme maire de Marseille, un poste qu il occupe depuis plus de trente ans.Sa réplique n’a donc pas surpris les observateurs.Élle correspond en outre à une attitude générale du gouvernement et du Parti socialiste.M.Lionel Jospin, leader du Parti socialiste, a dénoncé la «campagne de diffamation» de l’opposition qui crée selon lui un «climat anormal».DES PARENTS ET DES ADOLESCENTS A - i ¦ _ Un échange intime entre un père et ses adolescents qui devient l’occasion pour d’autres parents et d’autres jeunes d’engager la discussion sur des sujets tels que la liberté et la responsabilité, l’amour, l’amitié, la vie intérieure, la sexualité, l’autonomie, le travail, l’engagement social.GUY DURAND Choisi ta vie Lettre d un pere a ses adolescents En vente dans toutes les tibrairies f* 6 B Le Devoir, samedi 13 mars 1982 -14 DIMANCHE A 15 h, à la salle 1110 Mansfield de la cathédrale de Montréal, l'organisation humanitaire internationale «Help Lebanon — Aidez le Liban» présente une exposition sur la ville de Zahlé, meurtrie par la guerre.Pour Inf.: 337-7398.¦ L'Association de Saint-Denis du Parti conservateur tient un déjeuner-causerie au Hyatt Regency, 777 rue Université à 10 h 15.MM.David Crombie et Brian Mulroney y traiteront de la situation politique au Canada M.Marcel Masse préside.¦ Dans le cadre de ses activités, le Ca-fébrile organise une conférence-rencontre avec M.Serge Mongeau sur la santé.Rendez-vous à 19 h 30 au 1500 rue Aylwin.Pour inf.: 527-1115.¦ Soyez de la fête, à 20 h, à la garderie des Ateliers, 350 rue Boucher.La soirée au profit de la garderie préparée en collaboration avec le Comité des femmes des ateliers, accueillera Richard Ségin et Jim Corcoran.Pour inf.: 271-4084.¦ Le Musée d'art de Saint-Laurent, 615 boul.Sainte-Croix reçoit à 14 h 30, Solange Lessard, soprano, Louise-Marie Beauchamp, soprano et Marc-André Lamirande pianiste.Ils Interpréteront des oeuvres de Debussy, Brahms, Rossini et Offenbach.Pour inf.: 747-7367.¦ A la messe de 11 h à l'Oratoire de Saint-Joseph, les Petits Chanteurs du Mont-Royal, sous la direction de M.Gilbert Patenaude interpréteront la Messe «Missa Psalmodlca» de Schroeder et, à l'offertoire, le motet «Estote fortes in bello» de Vittoria.M.Raymond Daveluy sera à l’orgue.Pour Inf.: 733-8211.¦ La chorale mixte de l’église Notre-Dame, sous la direction de M.Marcel Laurencelle, Interprétera à la messe de 11 h le «Pater Noster» de Palestrina et à l'offertoire, «O Sacrum Convivium» de C.Berhabei.¦ L'Ecole d'arts plastiques du Centre Saidye-Bronfman présente «Painters Painting» un film d’Emillo de Antonio sur la vie et l'oeuvre de 14 artistes contemporains à New York de 1940 à 1970.Rendez-vous au théâtre du centre, 5170 chemin de la Côte Sainte-Catherine à 13 h.Entrée: $1.Pour Inf.: 739-2301.¦ L'Association des femmes de carrières et de professions de Ville-Marie vous invite à un brunch de 11 h 30 à 15 h, à l’hôtel de l'Institut, 3535 rue Saint-Denis.Entrée: $15.Pour Inf,: 273-3697.15- LUNDI De 20 h à 22 h, au Centre Leunis, 4100 avenue de Vendôme, a lieu une soirée d'information sur la méditation à partir de l'Évangile.Entrée libre.Pour inscription ou Information: 481-2781 ou 487-5399.¦ Dans le cadre du Festival du film japonais organisé par le consulat général du Japon à Montréal, le Centre d'études sur l'Asie de l'Est de l'U de M et le Centre culturel japonais canadien de Montréal, Il y aura présentation du film «Vivre,» en japonais avec sous-titres anglais.au Centre communautaire de l’U de M, 2332 boul.Édouard-Montpetit, 6e étage à 19 h 30.Entrée: $1.50.¦ Un colloque en économie ayant pour thème «Les relations de travail dans les secteurs public et parapubllc», est organisé par les étudiants de cinquième secondaire au Collège de l'Assomption, 270, boul.L'Ange-Gardien à l'Assomption.MM.Jacques Parizeau, ministre des Finances, Guy Blsaillon, député de Sainte-Marie, Jean-Claude Rivest, député de Jean-Talon et critique de l'opposition en matière de relations de travail et Fernand Daoust, secrétaire général de la FTQ y participeront.Pour inf.: 589-5621.¦ M Jean de Grandpré, président de Bell Canada sera le conférencier Invité du Cercle canadien de Montréal lors de son déjeuner-causerie qui aura lieu à midi à l'hôtel Mont-Royal, rue Peel.Pour inf.: 842-3310.¦ La revue «Relations», dans le cadre de ses lundis, vous convie à vous poser la question «Qui va payer le crise?» en compagnie de MM.Claude E.Forget, ancien ministre des Affaires sociales du Québec.Pierre Lefebvre du Centre de recherche Labrev, Michel Pelletier, professeur à l'UQAM et Marcel Pepin (junior), recherchiste pour la CSN, à compter de 19 h 30 à la Maison Bellar-mln, 25 ouest, Jarry.Pour Inf.: 387-2541.¦ Dans le cadre de la Semaine de sensibilisation au tiers-monde, le Service de pastorale de TU de M organise jusqu'au 19 mars, des kiosques d'information, diaporamas, films, conférence dans une perspective de Carême de partage.Pour Inf.: 343-6394.¦ La faculté de musique de LU de M propose «Musique pour haut-parleur», un concert consacré aux oeuvres de l'Associazione dl informatics Musicale Intaliana, à 20 h, en la salle 1020 du pavillon Marguerite-d'Youville.¦ A 19 h 30, à la Clinique des citoyens de Saint-Jacques se tiendra une soirée d'information sur le logement.Il y sera question des coupures sur les politiques gouvernementales en matière de logement et des conséquences de la hausse des loyers actuelles pour les locataires.Un représentant du Comité Logement Rosemont sera présent pour répondre aux questions.Rendez-vous au 4510 rue Cartier.Pour Inf.: 523-2109.¦ Ben Jauvln, chansonnier, présente au Café Campus, une soirée pour parler du monde des «Institutions pênltenclè-res».Elisabeth Chouvalidzé, Jean Rafa et Luc Bouchard participeront à la rencontre.Rendez-vous à 21 h 30 au 3315 Reine-Marie.Pour Inf.: 735-1259.Entrée: $1.¦ Le chef de l'opposition à l'Assemblée nationale, M.Claude Ryan, rencontrera à 15 h les étudiants de l'Université McGill au University Center, 3480 rue Mactavish, salle 301.—16 MARDI M.Jacques-Yvan Morin, ministre d'État aux Affaires Intergouvemementales et un représentant de firme française discuteront de «La technologie au service de l’entreprise québécoise» lors d'une conférence qui aura lieu à 18 h à l'École des Hautes Études commerciales, salle 3078, campus de l'U de M.¦ A la facu^é de musique de l'U de M, Il y aura concert en trio clarinette, alto et piano avec Anne Lauson, Pierre Luplen et Chantal Lavoie, à 20 h, en la salle 1020 du pavillon Marguerite-d'Youville.a Dans le cadre du mois de la nutrition, le CLSC Longueuil-Ouest organise une rencontre d'information sur les calories.Animée par une diététiste, la rencontre aura lieu à 13 h 30 au 201 oeust, Curé-Poirier, à Longueull.Il y aura une halte-garderie sur place.Pour Inf.: 651-9830, poste 61.Entrée libre.¦ «À quoi servent les mlni-ordlnateurs?», tel sera le thème abordé lors d'une séance d'information de la Chambre de commerce de Montréal qui aura lieu de 8 h 30 à midi à l'hôtel Sheraton Mont-Royal.Pour Inf.: 866-2861, poste 35.¦ Le YMCA, 1355 ouest, boul.Dorchester, offre aux femmes le programme Nouveau Départ à compter de ce mardi jusqu'au 22 avril prochain, les mardis et jeudis de 11 h 45 à 15 h 15.Pour inscription et Inf.: 866-9941, poste 35 et 37.¦ Le Service des activités culturelles de Saint-Laurent présente une ciné-conférence intitulée «Le Dieu Japon».M.Yves Mahuzier qui présente ce film dans le cadre des Grands Explorateurs, s'est attaché à découvrir ce pays passionnant avec son coeur.Rendez-vous à 20 h, en la salle Émlle-Legault, 613 boul.Sainte-Croix.Entrée: $4.50 pour adultes et $3.pour les étudiants et Age d’or.—*17- MERCREDI Dans le cadre de la Semaine du tiers-monde à l'U de M, sera présenté le film «L'Arme du blé» à midi 30 en la salle E-0325, du pavillon 3200, rue Jean-Brillant.¦ Les étudiants du département de physique de l'U de M présentent le film «AH that Jazz» en version française à midi 30 salle E-310 du pavillon principal.¦ La troupe de théâtre du département de sociologie de l'U de M présente la pièce «Les femmes aussi ont perdu la guerre» de Malaparte, à 20 h, au 6e étage du Centre communautaire.Ce spectacle sera également repris le samedi 20 au même endroit.¦ De 19 h 30 à 21 h 30, en la salle 2041 au pavillon Margüerite-d’YouvIlle, 2375 chemin de la Côte-Sainte-Catherlne, le Service de pastorale de l'U de M organise une «Table ouverte» sur «la solitude» avec Gaston Major de l'Association des déprimés anonymes et le psychologue Claude Pratte.Entrée libre.Pour Inf.343-6394.¦ Le Club Saint-Laurent Kiwanis de Montréal reçoit à sa tribune d’honneur, à midi 30, au Ritz Carlton de Montréal, le docteur Gold, de la Société canadienne du cancer.Le public est admis.Entrée: $15.Pour inf.: 845-1343.¦ Le comité Logement centre-sud invite les locataires du quartier à participer à une rencontre d'information sur les hausses de loyer.Rendez-vous à 13 h 30 au comité Logement centre-sud, 1311-A est, Sainte-Catherine (angle Panel).Pour inf.: 521-5992.¦ Kéroul, en collaboration avec l'Association technique du tourisme, présente une «Journée québécoise du tourisme» pour les personnes handicapées, de 8 h 30 à 17 h 30 au Sheraton, 1170 Drummond/Dorchester.Pour Inf.: 527-4186.¦ «Que peut-on faire pour rester actif quand on est retraite?» Telle est la question que l'on se posera lors d'une rencontre organisée par l’Association pour la défense des droits des retraités (AQDR), section Longueull, à 13 h, 201 ouest, Curé-Poirier.Pour Inf.: 677-2093.¦ A 20 h, se tiendra, à la Bibliothèque municipale de Brossard 3200 boul.La-plnlère (Centre commercial Brossard) une soirée rencontre portant sur la stérilisation de la personne déficiente mentale.Pour inf.: 656-5060.¦ Rose-Marie Arbour, professeur d'histoire de l'art à l'Université du Québec à Montréal, parlera d' «Art et féminisme» ê 20 h 30 en la petite salle du Centre culturel de l'Université de Sherbrooke.¦ La Société canadienne des relations publiques tient un séminaire sur le développement professionnel, à l’Intention des personnes oeuvrant dans le domaine des relations publiques, à l'hôtel Les Quatre-Saisons.Pour information: 842-7637.¦ La Maison internationale de la rive-sud offre, gratuitement à la population néo-québécoise de la rive-sud, les services de deux moniteurs compétents pour aider à rédiger les formulaires d'impôts.Le nombre de places étant limité à 10 personnes par séance, Il faut s'inscrire à l'avance.Il faut être d'origine ethnique et avoir un faible revenu.Pour inf.: 656-4723 ou 656-5275.¦ La deuxième conférence nationale sur la formation Infirmière se tient au centre des congrè de Winnipeg ¦ La Section locale Montréal/Dêcarle de l'Association des consommateurs du Québec invite toute personne Intéressée à une réunion qui aura lieu à l'UQAM, à compter de 20 h 15, en la Salle A-2885 du pavillon Hubert-Aquin, 400 est, rue Sainte-Catherine.Le thème de la soirée sera le chauffage d une maison.Pour inf.: 845-2746.¦ Une soirée de prière pour les vocations aura Heu au Grand Séminaire de Montréal.2065 ouest, rue Sherbrooke à 20 h.Pour Inf,: 935-1169.¦ Le CLSC Plerrefonds offre aux personnes de 45 ans et plus, résidant à l'Ile-BIzar, Plerrefonds, Roxboro et Sainte-Geneviève, une série de huit rencontres de pré-retralte.Les questions juridiques et financières, le logement, la santé, l’adaptation psychologique, le loisir et le rôle des retraités dans notre société sont au programme.La série comprend 8 rencontres qui auront Heu le mercredi soir à 19 h 30 à compter de ce soir, à l'Hôtel de Ville de Plerrefonds, 11,072 ouest boul.Gouln.Pour Inf.: 620-2074.¦ •L'égalité entre les sexes sur le Heu de travail», tel est le thème de la conférence parrainée par le bureau de la maln-d'oeuvre féminine du ministère du Travail qui a Heu â l'hôtel Inn of the Park à Toronto.¦ L'Association des pompiers de Montréal tient une clinique de sang â laquelle toute la population est cordialement Invitée.La clinique se tiendra en la salle de la Caisse d'économie des pompiers de Montréal.2600 est.boul.Saint-Joseph de 14 h A 20 h 30.¦ Le campus Loyola, dans le cadre de la série «Nouvelle Vague.et après», présente le film «Le Boucher» de Claude Chabrol à 19 h et à 20 h 45 «Providence» d’Alain Resnais.¦ A 20 h, dans le cadre des mercredis missionnaires^ Soeur Fleurette Lagacé donnera un exposé sur «Les défis de l'Église en Asie».Entrée libre.Rendez-vous au Hall Notre-Dame, 2505 ouest, boul.Gouin.¦ La Fondation culturelle 3e âge Jean-de-Brébeuf reçoit à 13 h 30 Me I ouis B.Raymond, s.j., qui parlera de«l'lnvasion des ordinateurs».Rendez-vous au pavillon Lalcmant, 5625 rue Decelles Pour inf.: 342-1624.¦ L’UQAM reçoit M.Jean Labonté, président de la Société du palais des congrès de Montréal qui parlera de «l’importance économique des congrès et les différentes méthodes de segmentation des marchés (congrès)», a midi 15, en la salle J-2930 du pavillon Judith-Jasmin, 1455 rue Saint-Denis.Entrée libre.¦ On fête le Café Campus autogéré pour son premier anniversaire.Plusieurs activités sont prévues pendant la journée.Pour inf.735-1259.¦ Une rencontre-échange du chapitre de Montréal de la Société québécoise pour enfants autistiques aura lieu à 20 h à l’amphithéâtre C de l'hôpital Sainte-Justine M Piere Drapeau, pédo-psychiâtre y traitera de la «compréhension de l’autisme et de la psychose infantile à partir du développement normal de l’enfant».Pour Inf.: 661-0369.-18- JEUDI Le Fonds MBA-Laval organise un colloque et un souper-bénéfice sur «Les perspectives d’avenir de l'économie» au Château Frontenac.Le colloque débutera à 14 h par une table-ronde.Pour inf.656-2572.L'École d'architecture de paysage de l'U de M organise une conférence publique sur le «Challenge to Tomorrow's Urban Design» qui aura lieu à 19 h 30 en la salle 169 de l’École d’architecture, 5620 avenue Darlington.a Le Ciné-Campus de TU de M met à l'affiche le film «Brubaker» à 19 h 30 et 21 h 45 au 6e étage du Centre communautaire.B La classe d’accompagnement de la faculté de musique de l’U de M, dirigée par Catherine Courvoisler, présente un concert à 20 h en la salle 1020 du pavillon Marguerite-d'Youville.a Le département de communication vous convie à une conférence intitulée «médias et contamination culturelle en Amérique latine» prononcée par M.Os-waldo Capriles, directeur de l’Instituto de la Investigaclones de la Communication de l'Université Centrale du Venezuela et président de l'Association de recherche de la communication de l’Amérique latine, à 16 h, salle A-415, pavillon Marie-Victorin de l'U de M, 90, rue Vincent d'Indy.a Les étudiants francophones juniors de mise en marché de la mode du Collège Lasalle annoncent CLIC, leur défilé de mode printemps 82 aux Galeries d’Anjou, Le public est cordialement invité ce jeudi à 19 h, ce vendredi à 19 h et ce samedi à 13 h à y assister.Pour inf.: 281-1919, poste 406.a La direction et les étudiants du Conservatoire LaSalle vous convient à 19 h 30 à assister à la projection du film de John Sturges «Le Vieil Homme et la Mer».Entrée libre.Rendez-vous au 3505 rue Durocher.Pour inf.: 288-4140.a De 19 h 30 à 21 h 30, au 500 ouest rue Fleury, la paroisse Saint-Benoît organise une rencontre pour approfondir la pensée de Teilhard de Chardin sur l’avenir de l'homme.Il y sera question du «Phénomène humain en évolution».L’approche biblique est assumée par l'abbé Gilles Lussier et la réflexion sociologique par l'économiste Gérard Bé-lair.Entrée libre: Pour Inf.: 387-4082.a Rhéaume Brisebois prononcera la conférence d'ouverture au Congrès biennal de l'Association des camps du Québec à l'hôtel Sheraton de Laval.Pour inf.: 374-4700, poste 447.B Le groupe d’information et de recherche sur le Proche-Orient vous invite à midi en la salle A3440 du pavillon Hubert-Aquin à une conférence de M.B.Tahon sur le thème «Les femmes algériennes».19- VENDREDI A l'Oratoire de Saint-Joseph auront Heu trois célébrations solennelles pour souligner la fête de Saint-Joseph.Pour inf.: 733-8211.B Jusqu'à dimanche 21 mars, à la paroisse Saint-Pascal-Baylon, 6560 chemin de la Côte-des-Neiges, une retraite de fin de semaine sera animée par l'équipe du Jourdain sur le thème: «Père, glorifie ton Nom».Pour information: 737-8364 après 18 h.a À la faculté de musique de l'Université de Montréal, il y aura concert public par l'ensemble d’instruments à vent dirigé par M.Pierre Rolland.Rendez-vous à 20 h en la salle 1020 du pavillon Marguerite-d'Youville.a «Au service des bêtes et des moins bêtes», une exposition scientifique d'envergure (plus de 15 kiosques) a Heu à la faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal, 3200 rue Sicotte à Saint-Hyaclrrthe jusqu'au dimanche 21.Le grand public est cordialement Invité et T'entrée est libre.La durée de la visite est de deux heures.Pour Inf.: 343-7705.a L'Achum (Association communautaire homosexuelle à l’U de M) organise une danse «gaie» pour hommes et femmes.C'est à compter de 21 h au grand salon de droit de l'U de M.Rendez-vous au 3200 Jean-Brillant, porte A-1.Entrée: $2.50.a «La loi sur les normes du travail: deux ans après», tel est le thème d'un colloque organisé par le Conseil du patronat du Québec en collaboration avec la Commission des normes du travail, et qui aura Heu à l'hôtel Bonaventure.Pour inf.: 288-5161.L'Association des inspecteurs municipaux de l'environnement du Québec (AIMEQ) tient son congrès à l'hôtel Parc Régent de Montréal.-20- SAMEDI L’ensemble claviers de la classe de Jean-Eudes Valllancourt de la faculté de musique do l'U de M donne un concert public è 20 h, en la salle 1020 du Pavillon Marguerite-d'Youville.a De 9 h à 16 h ce samedi et ce dimanche 21 de 9 h 15 à 16 h, en la Salle du Gesù, 1200 rue de Bleury, le père Jean L'Archevêque, s.j., animera un weekend biblique sur le thème: «Dieu est amour», présent dans les lettres de saint Jean.Participation: $6.Pour Inf • 871-1639 Victor Regalado doit rester au Canada Malgr* u libération temporaira obtenus le 11 mars (après 9 semaines de prison sans aucune accusation), LE RÉFUGIÉ POLITIQUE VICTO R REGALADO EST TOUJOURS MENACÉ D’EXPULSION DU CANADA.La bataille la plus importante reste encore è gagner obtenir pour le journaliste salvadorien le droit de rester de leçon permanente au Canada.Et c’est pourquoi les pressions de l’opinion publique, qui ont déjà obtenu plusieurs victoires importantes mais partielles (engagement du gouvernement è ne pas l’expulser vers le Salvador, libération pendant le reste des procédures, etc.) doivent non seulement se poursuivre mais s'intensifier au cours des prochaines semaines.L'enjeu ici dépasse largement le cas individuel de Victor Regalado.Il s’agit de la défense des droits fondamentaux, officiellement garantis dans nos Chartes des droits, mais qui sont complètement bafoués dans le cas des’réfugiés, des immigrants et même des citoyens canadiens dès qu'on invoque la fameuse «sécurité nationale»; droit è la présomption d’innocence, droit de connaître les accusations dont on est l'objet, droit è une défense pleine et entière, droit 4 la liberté pendant les procédures si on ne constitue pas un danger pour le public, etc.Pour défendre ces droits fondamentaux, voua pouvez participer è la campagne en laveur de Victor Regalado en faisant connaître votre opinion au Ministre de l’immigration M.Lloyd Axworthy, en signant la pétition de la Ligue des droits et libertés et en contribuant au financement de cette campagne.Toute demande d’information peut être adressée au Comité Victor Regalado, Ligue des droits et libertés, 1825 rue Champlain, Montréal H2L 2S9, tél.: (514) 527-8551.Toute contribution financière doit être faite è la «Ligue des droits et libertés - Fonds Victor Regalado», è la même adresse.Déjà des milliers de citoyens, de partout au Québec et au Canada, ont réclamé de diverses façons JUSTICE POUR VICTOR REGALADO.Un très grand nombre d’entre eux ont accepté de se porter garants de sa conduite au Canada.La grande majorité ont réclamé le retrait du certificat de sécurité et le droit pour lui de demeurer au Canada comme réfugié politique.Tous ont protesté vigoureusement contre l'absence d'accusations précises qui rend impossible toute défense pair M.Regalado.Voici une liste PARTIELLE (qui s’ajoute è celles déjà publiées les 20 et 27 février) des individus et des groupes qui nous ont communiqué leur appui jusqu'à présent: Les membres de la Tribune de la preese à Ottawa: Michel Guénard, André Pratte, Gilbert Bringué, Michel C.Auger, William Fox, Catherine Bergman, Michèle Tremblay, Luc Lavoie, Claude Papineau, Yvan Sinotte, Roland Gaudet, Michel Vaatel, Paul Racine, Maurice Godin, Michel Gratton, Giles Paquin, G ilbert Lavoie, Denis Lessard, Dénia Labrecque, Daniel Lesaard, James Bamber et Claude Turcotte; Caroline Pestieau, Directrice des études et recherches de l’Institut C.D.Howe; Guy Eburgeault, Doyen de la Faculté d’éducation permanente de l’Université de Montréal; Nick Auf der Maur, journaliste et conseiller municipal; les députés libéraux à l’Assemblée nationale: Herbert Marx (D’Arcy McGee), Thérèse Lavoie-Roux (L'Acadie), Reed Scowen (Notre-Dame de Grâces), Fernand Lalonde (Marguerite Bourgeois), Claude Dauphin (Marquette), et Jean-Pierre Saintonge (Laprairie); Jean-Denia Lavigne, préaident du NPD-Québec; Me Hélène Dumont, vice-doyenne de la Faculté de droit de l'Université de Montréal; André Tremblay, Françoia Chevrette, Claude Maaae, James Leavy et Sergé Ménard, professeurs à la Faculté de droit de l'Université de Montréal; Gilles Tremblay, compositeur et musicien;Mousseau, artiste; Robert Senay, avocat à la Commia-sion des droits de la personne du Québec; Jean-Guy Bisaonnette, vicaire général du diocèse de St-Jean; Jacques Racine, vice-doyen de la Faculté de théologie de l’Université Laval.La Fédération Professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ); La Fédération Nationale des communications (FNC CSN); Le Centre pour le journalisme d'enquête (CJE), La Centrale de renseignement du Québec (CEQ), Le syndicat des travailleurs de l'enseginement Cbaveau-Charlesbourg; Le Syndicat de l'enseignement de la région des Mille Iles; Le Syndicat des travail- leurs de renseignement Henri-Bourassa; Le Syndicat des travailleurs de renseignement région de Nicole!; Le Syndicat des enseignants de Le Royei ' ' .cat des professeurs du cegep de Sherbrooke; La Fét région de Montréal; Les Membres du personnel Ecole Polyvalente Georges Vanier; Action beth Handsley; Micbèle St Jacques; Daniel Provost; Paula Brana; Ardiss Mackie; Roberto Belli des Femmes; Coopérative d|Habitation Coinso; Centre International de Solidarité Ou- Iran; Stephen F .* -.inseignants de Le Royer; Le Conseil Québécois de la Paix; Le Syndi-_ ; de Sherbrooke; La Fédération des enseignants de Cegep (CEQ); La loge -Liberté- de l'ordre maçonnique mixte international; L’Organisatm populaire des droits sociaux n*-'—- ._ .Travail ,._ _________ ___________________ _______ ________________ vriêre (CIS0); Le Syndicat des travailleurs et travailleuses du Café Campus; Service Universe taire Canadien Outre-Mer (SUCO); Comité Justice sociale de la Conférence des Religieux du Can-dada (région de Québec); Développement et paix d'Ahuntsic; Le 8ême congrès du Parti Québécois; Confédération National Del Trabajo de Espana en El Exilio; Les Officiers et les membres de la loge Montcalm du Grand Orient de France â Montréal; Comité des droits humains de la Conférence des Evêques Catholiques du Canada; Association des juristes Québécois; Conseil d'administration de la Fédération des clubs coopératifs de consommation; Comité des Affaires Internationales et Culturelles du NPD-Québec; Comité Justice et Foi des Soeurs des Saints Coeurs de Jésus et Marie, Montréal Newspaper Guild; Société des Missions Étrangères; Syndicat Général des Employés de Bois de Boulogne; Les Pères Capucins de la Paroisse St-Vincent de Paul; McGill law Students Association.Claude Tardif: Ghislaine Laramée; Salvatore Mascia; Susan Bibeau; Anne Morin; Jean Charbonneau; André Grégoire; François Lalonde; Solange Therrien; Pierre Benoit; Claire Gauvin; Cécile Ghys; Clément Mercier; Clothilde Bertrand; Micheline Desmeules; Michael Langelier; Benoit Vachon; Denise Dallaire; Jacqueline Dugas; A.Mateux; Norma Freeman; Françoise Lamontagne; Alan Rlmmer; Lyse Hubert; WHI Dubitsky; Sylvie Arsenault.Denise Delorme; Gilles Bouchard; AN.Bygar; Marcel Garneau; Berthe Chaumont, L.Gauthier; A L.Rhéaume; Jean Guy Martin; Z.Blancal de Jule; Pierrette Debabis; Gilles Rondec; Guy Fortier; Françoise Oluis; Mathilde Evangelista; H.Hault; G.Simard; Viviane Fiedos; Pierre Tremblay; Laurent Fugère; Gilbert Voileau; Jacques Landryé André Corbeil; Lisette Brunelle; Christiane Coulombe; Roger Duranceau; Jean André Leblanc; Noëlle Pelletier; Roger Blanchette; Laurence Thouln Simard; Jacques Simard; J.D.Simard; Jean Lessard; Pierre Léveillé; Suzanne Desjardins; Danielle Reynolds; Roger J.Harper; Colette Proust; André Berthelet; Robert Ascah; Valier Bouchard; Céline Le Railleur; Raymond Boyer; Réjean Séguin; Gilles Rivest; Vernel Oison; Gilles Léveillé; Etienne Parent; Georges Pierre Corbeil; Rachel Meunier; Claude Filteau; Normand Campeau; Théodore G.Hamre; Palmer H.Hamre; Thérèse Lortie; Huguette Boutin; André Cousineau; Annette Vezeau; Donat Aubin; Lucille Plché; Hervé Alary; Janine Alary; Lina Gozzs; Thérèse Brunelle; Lucille Rousseau; Marguerite Mereault; Ginette Chaloux; J Claude Carrière; Lucie Forget; More Delish; Céline Carrier; Ronald Alary; Hubert Maisonneuve; Andrée Lamarche; Marjolaine Fllion; Hélène Beauchesne; Bill Roberts; Dominique Valllancourt; Sherna Choter; David Olivier; Jacques Jobin; Viviane Pépin; André Bélanger; Pierre Tremblay; Gilles Sirois; Jean Yves Gagné; Marc Rondeau; Jean Luc Dufort; Christopher Brady; Madeleine Terrien.Michelle Rochon; Andrée Simard; Luida Wiens; Scott Macdonnell; Christin 0 Meara; Suzanne De Foy; Marie Noelle Sice; Michel Mertens; Rolland Farot; Luce Tanguay; Valier Bouchard; Etienne Parent; Marie Smith; Juan Carlos Butera; Leon Leclalr; Léon Leclalr; Guy Fortier; J.G.Richer; Ronald Beaulne; Cécile Boudreau; Andrée Bergeron; Marie Brunelle; A Bouchard; Robert Beauregard Jocelyn Bluteau; François Adam; Jacinthe Michaud; Paul Ouellette; Marie de Serres; Nicol Tremblay; Fernand Lambert; Paul Mackey; Martin Rhainds; Lucille Rossignol; Pierre Charest; Jacques Bélanger.Jean Marc Tremblay; Gaétan Quelle! Charles Brlêre; Serge Marceau; Jacques Lauzon; Suzanne Plante; Andrée Lemieux; Jocelyne Lemoyne; Lise Coulombe; Maria Giguêre; Bernard Vallée; Odette Lemieux; Christine Daniel; Dominique Trudel; Lucie Nadeau; Lucie Le-boeuf; Diane Perreault; Pierrette Boivin; Murielle Grenier; Manon Brulotte; Raymonde Allaire; Jean Pierre Gaudet; Gaétane Gaumont; Réat Michon; Roger Brodeur; Carole Bordeleau; Daniel Leboeuf; François Chartier; Sylvie Beauregard; Nicole Campbelle, Josée Gagnon, Pierre Rieche Jeanne Gagné; Lise Bombardier; Claude Campbell; Serge Pelletier; Raymond Moquin Roger Duranceau; Normand Di Domenio; Robert Bélanger; Réjeanne Legault; Céline Legault; Stéphanne Legault; Louis Legault; Robert Arcand; Murielle Legault; Sylvie Legault; Alain Francoeur France Hamel; Yvan Gagnon; Linda Gagnon; Christian Pelletier; Sylvie David; Lise Breton; Sylvain Dallaire; Raymond Boily; Raynald Viger; Michel Paquerot; Jean Pierre Bataille; Louise Pelletier; Carole Farner; Carole Danaire; Carole Valllancourt; Richard Nault; Daniel Daoust; Alain Desjardins; Charles Bradette; Pierre Gauthier; Ginette Vincent; Patrick Lamontagne; Sylvain Per-rault; Lucille Thisdale; Céline Pellerin; Maryse Boucher; Michelle Paumier; Carole Cholette; Suzanne Mailhot; Johanne Beaudin; Isabelle Bouchard; Pierre Loiseau; Marthe Petit; Marthe Hur-teau; Bernard Côté; Jean-Claude Cloutier; Jean-Claude Lauzon; Lise Paoli; Evelyne Boulanger Nicole Roy; Aline Charbonneau Dagenals; G Ohayon; Elaine Breault, Chatagnier; Gilberte Oba-dia; Anne Bélanger; Joseph Zayed; Jacques Parent; Ricardo Zuniga; Robert-Georges Paradis; Rica Elkouby; André Racette; Angèle Edery; Germain Lalonde; Céline L Martin; Madeleine CSté Ste-Marie; Paulette Girard; Jacques Baronet; Marcel Routhier; Denise Hamel; Pierre Niedlispa-cher; M-Chrlstlne Barrette; Judith D.Valllancourt; Sylvie Geoffrion; Florian Ouellet; J.Bonnar-deaux; Rose-Marie Lalorest; Odette Gauthier; Hélène Berlioux; Francyne Poulin; Chantal Le- K; Sylvie Morneau; Johanne Lessard: Suzanne Lapierre; Marc Perreault; Marie Godin; Marie-t Perron: Martine Lavallée; Guy Bellavance; Hélène Robert Ménard; Francine Labranche Lauzon; Monique Lanthier; Diane Bonneau; Hélène Coiteux; Claudette Cournoyer; Gérard Blais; Ralph Ménard; Jean-Raymond Hall; Michel Vincent; Luc Dansereau; Jacques Guèvremont Bernard Tremblay; Pierre Edouard; Jeannine Drouin; Catherine Pilon: Marc-André Lamontagne; Mario Carrier; Louis Cotte; Johanne Faucher; Laurier Roberge; Christian Brouillard; Jacques Lapierre; Robert Gravel; Fabienne Fortier; Raymond Drapeau; Diane Bronson; Alain Pelletier; François Cyr; Tim Banasik; Peter Bleyer; Raymond Guardio; Leslie Myers; Françoise Vitye; André Beaulieu; Patricia Antonyshyn; Michel Bernard; Anne-Marie Gauthier; Michel Lamarche; Sil-vana Arania; Rodrigue St-Àrneault; Régent Fortier; Jean Mailloux; David Engle; Lise Alex-Joanne Gormley; David Robertson; Lynn Garlépy; Suzanne Gauthier; Andréa Quenol Diane Lucie Turcotte; René Cyr; Le Manh Hoa; Nasser Kansari; Claude Berthiaume; Marielle Gemme; Sylvie Corbeil; Benredda Abdel Hakln; Katy Le Rougetel; Jose Soto; Vahid Abtahi; Victor Allazo; Rafael Antonio Carrillo; Maria Villagran; Angela Eneima; Gildas Quentin; Renée Imbeault; Luis E Sojo; Julia Sanchez; Helena Pussyn; Marion Alfaro, Juan Mora; Carlos Mora.Lise April; Grant Sfraggett; John Kinloch; Michael Mason; Diane Beal; Dolorès Chen; Barbara McMullan, Arida Ismail; Saranti Maria: A Benjamin; Mietek Padowicz; Shoshy De Paz; Grace Rostiq; Antonio Pez-zulo; Shari Cooper; Lucio Vazquez; Elena Raimondu; Ingo Jobling; S.Thibodeau; Josée Beau-dry; Benjamin Fernandez; Janet Porter; Sabrina Mathews; Rosa Valdes; Michael Stecyk; Elisa- Sandiford; Wayne Hiltz; Steve Cabllio; Marie Thibodeau; Joan Mc Connel; Robert Gaudet; B, Hashemian; Rahjm Zand; Caroline Sarry; Chadi Majzoub; Robert James; Gary Elson; Frank Anania; Marie Henretta; John Sagi; Hardy Audate; Edgardo Montano; Gilles Boismenu Jacques Auger; Aminbakhsh Mehd; E I François; Louise Potvin; Farahdel Hamad; Ron Gauthier; Val Ross; Vakere Cotton; Karen Mc Cutchean; Barbara M.Kasinska; Paul Bair; Louis Len-kinsh; Jah Dukszta; Juluis Deutsch; Elaine Zlemba; John Morton; M.Currie; W.Hall; John Mc Creary; Béaîrice Mc Creary; E.Elliot; George Prasechi; Albert Chatki; C.A.Hambling; Annie Falk; R Savarie; Tony Della Vecchio; D Adams; Fred Horton; Lisa Dietrich; L.Squire; Rosanne Hill; Gordon Gerger; B.Horton; E.Horton; Jean Henaire; Normand Pinet; Claude Morin; Marcel Montreuil; Paulette Vigeault; Daniele Chaumont; Marcel Chabot; Jacques Laurendeau; Jacynthe Arpon; Alain Prisleau; Alain Blssonnette; Daniel Meilleur; Claire Lussier; Deborah Sutton; Anthony Dobrowolski; Robert Morris; Valérie Wong; Marie Josée Denis; David Goman; Denis Gilbert: Claudette Jobin; T.Dacuna; Janet Cruz; Victoria Cruz; Alexander Melara; Patricia Cruz; Jennifer Khong; Fiona Griffiths; André Morin; Viviane Deschamps; Denis Therien; François La-berge; Lyn Adamson; Jeff Stickney; Chris Moore; Jack East; Mike Thomas; W.Winn; D.Hunter; B.Me Donell; Ron Smith; Arthur Saani; Craig Hallett; J.Watson; E.H.Parker; Paul A.Marchant; Brenda Marchant; Dorothee E A.Shaw; Loretta M Savard; Léo Barry, Linda Demone, Jean Pierre Goetz; Daniel Me Cornee; Bob Anderson; Mickey Vos; Cathy Marshal: Susan Johnson; Robert Lai; Eric Diaz; K.Stuart Lambert; Donald Larsh; Jeremy Paterson; Kay Mitchell; Wayne Col-bro; S.E.Wilson; Garry Moos; Karl Butler; Audrey Giroldi; 0.Clark; Alex Surcherland; B.MacDonald; Louise Southgate; J.Dunn; Donna Strlckert; Roy Strlckert; Judy Liefschultz; Fran-cine Richer; Yves Boisvert; Marc Pilon; Francine Richer; Diane Pagé; Réal Chabot; Joseph Fa-cal; Jean-Claude Laporte; France Malo; Marie France Choquette; Monique Proulx; Pierre Bou-thillier; Yves Henry; Jean-François cdté; Alain Beauséjour; Louis Panaccio; Karl Pêladeau; Huguette Dêragon; Jeanette Des Roches; Sylvie Gariépy; Carole Pelletier; Lise Perron; Claude Beaudoin; Johanne Cdté; Johanne Langlois; Johanne Sauvé; Renée Charbonneau; Marc Richard; Michéle Vonderheyde; Nora Morris; Carmelle Guérin; B.Demets; Jacques Bilodeau; Suzanne Gingras; Serge Chagnon; Normand Martineau; André Bourgeois; Marie Andrée Parent; Lise Bérubé; Michel Fournier; Madeleine Azai; Jean Pierre Chamberland; Alex Winter; Adrien Philippe; Orner Desjardins; Monique Roulin; Georges Brunet; Hyacinthe Lehoux; Pierre Monette; Lise Rinfret-Ethier; Lise Gascon; Jacques Drouin; Robert Joli; Denise Therrien; Salvatore Fat-fizzo; Agathe Chicoine; Maurice Ladouceur; Yves Fortin; Brigitte Gagné; Louise Marier; Paul Dubé; Denise Beauchêne; Jean Marc Morin: Daniel Legur; M A Bernier; François Mallette; Benoît Mercy; Germaine Parieur; Jacqueline Hamel; Jean Pierre Pldhê; Raymond Bédard; Michele Genest; Ginette Legarê; Diane Choquette; Daisy Amaya; Pierre Des Ruisseaux; Christian Denis; Denis Laurence; Louise Lacroix; Pascal Laforêt; Suzanne Heap; Judith Laforest, Sahatare le-firno; Claude Mallette; André Legault; Johanne Daignault; Christiane Bourque; Yvon St-Pierre; Jean Yves Sédillot; Pierre Gélinas; Guy Dêsautels; Michelle Lefebvre; Conrad Lagne.Clément Groleau; Yvon Marchand; Louise Bachand; Mario Bibeau; Lisette Fontaine; Louise Dutemple; Claudette Proulx; Jean-François Goyette; Pierre Cossette; Nicole Landouar; Alain Vermette; Sam Bosky; Rose Simard; Vlcki Schmolka; Miguei Fernandes; Aitana Alberti; Gastao Florencio; Denise Trottier; Denis Rivest; Clément Farley; Rolande Parrot; Pierre Beaudoin; André De Leeuv; Yves Deschamps; Serge Demers; Véronique Donson; Pascale Grenier; Jean François Potvin; Guy Langlois; Myriam Bouchard; José Robinson; Geneviève Garant; AA St Laurent; C Texier; Francine Marie; Christophe Luneau; Micheline Breault Dubuc; Françoise Deroy Pineau; Silvia Belllort Locher; Nicole Rio; Michel Rio; Marie Stelnmetz: Jean X Steinmetz; Claire Goyer Harel; Guy La-pointe; Jacques Girard; Louyse Sigouin; Claire Laberge, Jacqueline Tremblay; Marie Sarrazin Canova; Denis Tesson; Françoise Tesson; Claude Thibaudeau; Carol Thibault; Marie Beemans, Dominique Faille; Paul Marcel; Pierre Marie: Jean Villeneuve; Elizabeth Morin, Monique Moraud, J Mallette; Guy Boulizon; G.W David; Pierre Barbés; L Castonguay; R Laberge; Marcel Renon; Jean Louis Gouverneau; Madeleine De Strycker; Danielle Husson; Danielle Husson; Monique Morval; Gilles Canova; C.Thibaudeau; Micheline Gauthier; France Saindon; Patricia Rodrigue Françoise Lemay Rochefort; Elisabeth Lemay Rochefort; Claude Bourque; Lucie Rochefort Sr Marie Paul Pelletier; Lise Perras; Louise Bégin; Louise Gélinas; Johanne Dumas.Lucie Bourdeau; Yves Desjardins; Brigitte Desjardins; Yolande Provencal; Helene Rochelort; Pierre Roche-fort; Danielle Coutu: Louise Pinssonneault; Pierre Cossette: Jeanine Descêteaux Louise Trun-cia; Bill Shabass; Jean Pierre Thomas.France Théoret.M C Dancette; Marie Helene Leclerc; C Vinette; J.Elie; C Fournier; C.Barrette; L Fredette; Christiane Gosselin; Edith Gaudet.Jean Ve-ronneau; Christian Chanpagne; Yvan O’Reilly; Paul Beaulieu; Jacques Dubois; Etienne St.Amour; Marie Lalancette; Francine Larivée; Maryse Pelletier; Miguel Fernandez.Claude Helene Tarrot: Jacques Thibault; Simone Sucha; Mireille Trottier; Rachel Gagné Meunier; Fernand De Lopez; Paule Drouin; France Boucher; Marthe Rivard; Catherine Potvin; Michel Capellas; Jean Guy Nadeau; Jean Paul Martinez; T Voouang: Françoise Perreault; Rachel Lalorest, Javier Garcia Mendez: Carlos Gomez; Michael Laughrea; Louis Forest: Elaine Soucy; Madeleine Eykel.Patricia Mc Inness; Isette Deliac; Céline Girard; Kate Bulman; Denis Fontaine; Sonia Marsan; Olga Macksimova; Jean Marc Forest; Jacques Forest; Louise Henrichon; Ginette Hetier; Michel Soucy; Yves Ethier; Yvan Gingras; Suzanne Desjardins; Dalil Maschino; Dalila Maschino; Maria Teresa Santilloz; Lise Bélanger; Irène Psarr s; Alain Lemaire; Jocelyne Dorion; Daniel Marchand; S.Rouillard; Josée Drouin; Edouard Crépeau; Kesler Mansonri: Michèle Boisseau; Marianne Lulik; Stlda Gallano; Françoise Fréchette; Laura Roux; Monique Lemoyne; Marie Josée Langeyin; André Jacob; Serge R.Cormet; Pascale Daudelin; Nicole Bertrand; Marie Josée Pierre Of,.»/!- Di/w-n rw: Wl kl j /> —n- -r-., '.v-ui • 111, r-xiiui b uauv/u, xjdi yç ri.v«Ji i HCl, r aoivoiç L/allUCIII I, llflvUIC OBI II dllU, mdllc JUoCC r lotrc i^« vC.S»i fi dï O iînde.Gou°er; P|erre„Tr0'nblay.Gilles Strols; Jean-Yves Gagné; François; Ginette Depelteau; Sylvie Touchette; Suzanne Gosselin; Marcel Jette; Ghislain Poirier; S».7ye*_e Brimelie; Réal Dubuc; Clajre Pa- Jean François Pomerleau; Gilles Bacon; Luce Contre; Esa Chausse; Yolande Touchette; Helene guette; André Paquette; Blanca Segura; Daniel Pellerin; France Roberge; Richard Drolet Carmen Jones; Guylalne Couture; Jacquesleboeuf; Hélène Filion; Yves Gagnon; Denise Desjardins; Paul Cosette; Claudette Lamy; Gaston Leblanc; Maurice Breton; Pierre Garon; Jean-Luc Cossette; Bruno Apel; Stéphane Clermont; Sylvie Couture; Thérèse Couture; Paul-André Baril; Jocelyn Jobin; Georges Tessier; Christine Coalller; Eric Brisebois; Jean Aucoln; Richard Gauthier; Rachel Monasresse; Marie-Claude Pilon; Steve Dubuc; Laurier Gagnon; Gilles Dugal; Pierre Dostie; Robert Dion; Christine Pilon; Annick Beauséjour; Geneviève Daudelin; René Lachapelle; Jean-François René; Jean Robitallle; Louise Laprise, Johanne Chilipps; Yves-Alain Savard Sylvie Laurence; Anne-Marie Chaput; Francis Gosselin; Marc Chevrier; René Laurin; Nicole Brunet; Luc Dupont; Philippe Gilbert; Mireille Dufour; Manon Pépin; Sylvain Morlssette; Vlvianne Vandal; Nancy Laplante; Louise Bérard; France Laflamme; Marie-France Bergeron; Pierrette Gesi-ger; Lyne Martin; Jacques Bazlnet; Christine Fréchette; Massam El Amrami; Nicole Raymond; Marc Pichette; Marc-André Berthiaume; Daniel Gauthier; Martin Munger; Denis Gauthier; Denis Paquin; Christian Charbonneau; Andrée Laprise; France Deschénes; Denis Lévesque; Nicholas Chapdeiaine; Thérèse Parisien; Réjean Boivin; Anne-Marie Cadleux; Jean-Charles Béguin; André Dugal; Nicole Gagnon; Robert Carrière; Michel Alexandre; Dominique Lalande; Violaine Pépin; Jean-Marc Deschénes; Francine Béllsle; Jean Brule; Luc Desjaies; François Proulx; Daniel Laroche; Bruno Marier; Yanez; F, Pêriard; C.Desjardins; J.Bureau; Carole Chouinard; Nicole Jettte; Lynda Malo; Joane Bisson; Bruno Dubois; Sylvie Savignac; Yolande Geadah; Lise St-Jean; Yvon Charbonneau; Pabice Vézina; Jacquelln Télémaque; Edouard Sloan; Claude Mi-chaud; Y Chouinard; Guy Roy; Marie Durand; Renée COté; Diane Chicoine; Jean-François Caron; Jacques Geoffroy; Bruno Gagnon; Michel Duchesne; Mlchei Clouthler; Mona Lamontagne; Yves Lallberté; J.Audet; France Fournier; Louise Frénette; Nicole Genet; Daniel Laurier; Michèle Cloutier; Gilles Samson; Paul Thibault; Luce Drouin; Robert Boivin; Normand Bissonnette; Dominique Michaud; Eric Notebaert: Yvon Tardy; Luc Macot; Michel Durand; Louise Langdeau; Chrlstlnae Servais; Gêrald McKenzie; Cécile Banjoul; René Bardoul; Mario Bardout; Marie Pin-tal; François Le Prévost; Gilberte Dubois; Frère Roger Béllsle; Benoit Vachon; Lucette Carpentier; Dominique Hudelot; Sandra Fairman; Pierre Halle; André Sêvigny: Christine Delaney; Pierrot Lambert; Hermin Te: ien; Catherine Hudelot: Francis Juanes; Sara Gooderham; Michel A, Shcmard; McMara Glbson; Honathan Davidson; Cathleen Farrel; Elise Moser; Mike Hammer, T Jennissen; Dong Janjj; Bulent Sonay; José Arroy; Paulette Blais; Aline Rintret; Marc Gourdeau; Inès Vuoneh; Gérard Gallienne; Jocelyne Bourbonnlêre; Ronald Dandenault; François Dufresne; Sylvain Leduc; Paul Terrien; Louiselle Ferron; Suzanne Moreau; Françoise flaymond-Jolette; Ginette Demers; Jacynthe Bélanger; Rénald Rltelie; Manon Dénommée, Denis Lemire; Micheline Charron; Sylvain Lalonde; Gaétan Lemire; Daniel Bourgeois; Germain GauJet; Diane Marleau; Jean-Pierre Hétu; Pauline Trépanler; Agathe Larouche; Denis Béllsle; Suzanne Moreau; Odette Caron; André Raymond; Donald Nolet; Lise April; Juan De Jeus; Sylvie Perron; Catherine Aaef-feh; James Cullingham; Jim Upton Linda Blanchet; Kay Riddell; Roy Carty: François Boudreau; Fri Sait; David Buchbinder; Allan M Vatcher; Lorraine Sulton; Jon Kingston; Steven Rioux; Sharon O Sillivan: Déborah Jewett; Dolorès Lima; Patrice Rltzel; Margaret Wally; Nancy Pocock; Robert Wright; Dany Wright; Irmgard King; Ruth Morris; Christine Lundy; J.Karsemeyr; Jully Burwell; A.Buttrick; Jim Thomson; Paul Thomson; Mary L.Heiberg; Kathleen Goldstrom; Lionel Willis; Iqbal Ahmad; Bill Emery; Joanne Narman, Phyllis Clarke; Jeannine Valliéres; Louis- gan; Helen Geagen; James Laffeau; Pearl Harper: Margherita H'owerDoug Draper' Peter faiv Josepj Goulet: Hélène Arsenault; Jean-Marc Gauthier; Yolande Beauchamps; Esther Champa- doni; RonBrydges; Gracia James; DaveSook; Patrick Sheridan; Chris Cushing Tim Waters Bill gne; Madeleine Pesant; Marclenne Proulx; Lucie Poirier; Fernande Gauthier; Christopher Cock- ru.™—.c.,.—- - .¦ - ’ " vlll; Brian Bowes; Robert Hack; Gluilano Cajota; Claudia Bono; Michel Izzi; Joseph R Potvin.Mi- Chabot; Marie France M.; Suzanne Chenier; Yolande Brasset; Claude Lamarche; Henri Pavort; Gilles Robert; Michel Valiquette; Debbie Anne Dowse; Louise Pauveite; Denys Duchêne; Michel Rivet; Paul Chenier; J Piché; Lucette M.; Louise P Coutu; Use Bastien; Gaston Vure; Francine Lemieux; Gloria Escomel; Jean Yves Morin; Jacques Frenette; Maryck Planet; Elizabeth Reney; Daniel Sultan; Rollande Bailleux: Marie Therese Legrand: T Vinois; Luc Bertrand; Anne Mane Dick; Jean Marc Robert; Robert Tremblay, André Garant, Martine Belisle; Bertrand Barron; Patrice Bérubé; Francisco Rebordosa; Ida May Enderson; Donna Mactary; Carol Earl; Bud Mac-tary; Alice Tremblay; Marie Gagnon; Lorraine Pagé; Helene Marois; Danielle Pinssonneault; Gilles Dusseault; Gilbert Plante; Jean Boulianne; Jacques Tremblay; Jocelyne Couture; Harold Crooby: Sean O'Donoyhne; E.Muckie; Hany Rapapart; John Conrad Jowes; Pierre Duhamel Sy-bille Rulf; Susanne Reed; Luana Parker; Agusiin Pietro; P Blais; S Trochim; Sandra Orellana.Yuri Velasquez; Joyce Napier; Nicole Lavoie; Fernando Hurra; Alejandro Salinas.Monique Lauzon; Lise Blais; F.Campbell; Veronica Amigo; Juan Antonio Yegi; Stuart Stilitz; Roland Jean Pierre; Georges Rodriguez; Jean Charles; Pauline Gravel; Carmen Vidal; Matcela Vidal Elena Valenzuela.Gino Valenzuela; Christian Jetté; Robert Laçasse.Mario R ; Danielle Frappier.Any Serois; Jorge L.Reyes; Noe Melara; R.Plnet; Jacques Poitras; Daniel Rose.Luis Gomez; Louise Boucher; Chantale Lewis; P.Alexander; Petroni Therose; Daniel Herron.Charles Gagnon G Chavetz; Eruerto Burtos: Jean Paul Langlois; Diane Rousseau.Sylvie Jacques.Richard P Wag-man; Robert Outras; Gilles Paquet; Félex Gramavo; David Wimhuvst; David Alper; Janet Con-tles; Janet Kask; Andrée Boucher; Isacsson; Clara Valverde; Teresa Penatiel; Manuel U Juan Concormos; Julio Toledo; Guillermo Gonzalez; Marisol Corvalan; Wilma Andrea Corvalan.Bet-tina Contreras; Nelson Corvalan; Jocelyne Drouin; M Vosquez; Jacques Beaudoin, Jean Claude C.; Peter Dauphin; Joan E.Vance; Kevin N.; Daniel J Barker; Geffrey R , Dolorès Vader Arlene Naveran; Julie Cands; Maroaret Fulford; Steve Fineberg; Kate E C.; Elizabeth Mc Guinnez Denis Tougas; Jacinthe Laliberté; Marie Claude Marcotte; Daniel Longpré; Christian Légarê; Roch Guertin; Louise Marcoux; Mireille Théroux; Marie Anne Rosseux; Gétanne Pigeon Jeanne Hubert; Jean Marie Bonnet; Jean Charest; Voelline Proulx; Guy Lalande; Francine Beaulieu M G Laniel; Monique Raly: Monique Léonard; Anne Marie Parent; Isabelle Richer; André Saint Julien Gisèle frigon; Pauline Michaud; G Jabbé; Benoît Rousseau, Richard Poulin, Gérald Coutu Micheline Bertrand; Claude Ginoras; Gaston COté; Gilles Bouchard; Louiselle Mc Nicholl, Gertrude Doyon; Lucille Letendresse.Mireille Poupart; Francine Belleau; L.Ouellette, Estelle Tremblay Gabrielle Dêsautels, Paulette Beaudry; Myrith Yassa; Marcel Lahaie; Nicole Dupré; J G Gagnon; Michel Lacroix; Francine Quintal.Nicole Tremblay; Blanche Roy; Jacques P ; Jocelyne Parent; Jean A.Roy; Carole Marleau; Louis Ménard; Marcel Gagné, Mariehe Thibodeau; Gilles Bourque; Denis Marleau; L.Ostiguy; Lyne Lament; Jacques R B, Denis Desjardins; Michel Beauchamp; Sylvain Leduc; Pauline Baril; Réjean Gadouas; Yolande Duva!; Nicole Guille, Arthur Bolduc; Gertrude Brunet; Suzanne Lamont; Pierre Dufresne; Marc Bachand.L Del Gotto H Del Gotto, F.Rosty; Fred Farrell; Gerry Senders; E Truits; Gladys Freetz; Eilein Vaysey Tom Vay-sey; Maggi Payne; ; ida M Greenaway; Barbara Montlni; Sandra Mintini, Lise Payne, K Beauf Mary Felice; Dave Wilson; Mark Meerhein; Mick Hallowell; R W Hawthorn; L Fauvell L Litera-vick; Fred Clark; Ellen Hoover; John Backer; Melvin L.Swart; Jim Welch, Rose Cookson Gloria Jersah, Barbara Mickenna; Sharon Paré, Jodd White; Irène Nault.Oliver Hodges Daniel Gea- chel A Shyzerd; Joseph Larson; Kevin Faubort; Aloysius Pwar; Magdi Boctor; Lucie Dolbec; Barbara Hutchison; Jim Pachelka; Connie Koutalas; Charles Woney; Costas Simednidis; Arstea Shannon; Sanjee Uppel; Tom Pedden; John Hennigan, Garry Jojhnson; Jack Mccormick.R McMaster; Erin Guiltinan; J W Weysey; L Ben; Isabel Munro; Lynn Haines; Julie Canon, T Forget Laplante; Raymong King; Gordon Keith; Ghislaine Choquette; Jacques Desmarais j P Morin; Henri Ronfleur; C Mercier; Sophie J ; Louise Mathieu; Martine Bérubé, Jean Pierre Teule.M d D'*'31;1»'“/'j'Memikos; Robért Jenkins; Lisette Canton; P Palmer; Darcy Claude L.André Malepart: Jehanne Carie; Francine Dion; Gaetanne Bélanger.Yvan Bruneau O NelI Ghrstlna Bey; Patrick Canon: Carohm McGill.Lyne Vendette; Jennifer Sullivan; Ken Roger Bertrand; Annick Bertrand: Roger Leclerc; Guislaine Thériault, Mireille Lanctèt Louise Morrison; Jim SeMenvein; Nick Pourcelet; Stéphane Morin.Patrice Schnader; Afshan Khan; N ; S Cortout; Gabriel Contant: F Soucy; Marie Claire Laforce; Jean Gobeil; Claude Monmer.Chris Trotter; R.Campbell; Maureen Kelly; Marilyn Biebrier; Lome Schaeffer; M Sodrigues Lome Jobin; Lynn Mayo.Jon Berman; R Couture; P Martin; Denis Parisien; Paul Smith; Chan tal La Rochelle; Pierre Courvllie; Jean Leduc; Sophie Le Guerrier; Mario Thibeault.Jacques Lefebvre; Sylvie Boutin, J.Telsner, Mario Lecompte: Myriam Tremblay; Mario Caron; Dominique Lalonde; Lyne Noël, Gilles Lemay; Richard Lemay; Josée Leduc; Charles Cadleux.Céline Mallette, Joanne McDermott; Stéphane Trudel; Francine Mallette; France Laberge; Françoise St-Onge.Sylvie Mitchell; Maryse Lelièvre.Mario L'Ecuyer; Andrée Dandurand.Robert Blanchette; Michèle Barrette; Lyne Goulet; Line Beauchamps; Normand Masse, Mario Bérubé; Pierre acqum.Vincent Gingras; Carole Machabee; Sylvie Dlllo, Pierre Gauthier; Mario Plante; Mona Pilon, Alain Roy.Manon Bookstall, Denis Chatigny; Daniel Gendron: Marielle Leboeuf; Benoit Lemieux, Plerre Gendron; Jacques Lecavalier; Christian Boyer; Syh Cadleux; Llette Laberge, Yvan Giguère: Mario Caron; Pierre Sauvé; Serge Séguin, Sylvain La- .Jigm___________________________________________________________ Pierre Gendron; Jacques Lecavalier; Christian Boyer; Sylvain Richer; Sylvie Chantelois; Sylvain Cadleux; Llette Laberge, Yvan Giguère: Mario Caron; Pierre Sauvé; Serge Séguin, Sylvain Lalonde, Myriam Taillefer.Colette Peladeau; Sylvie Besner.France Demers; Denise Larocque, Sophie Dufresne; Marie-Josée Théorêt; Maryse Montpetit.Josée Miron; Sylvie Meilleur Sylvie Goupil; Monique Duchesne; Maryse Trudel; Linda Hulmann; Lucie Leblanc, Sylvie Cantin; Lucie ." *.Montpetit; Lyne Mainville; Chantal Hébert; Nathalie Messier; Mi- ru; Mario Lafleur; Johanne Claude; Sylvain Hébert; Andrée Cha-rette; Louise Burgoyne, Marie-Josée Coulllard; Luc Rioux; Pierre Lachance.Marcel Lauzon.Na-flobertC " " ~ “ Pouliot; Colette Séguin; Noélla Montpetit; L’ cheline Emond; Marc Cousineau; Mario talie Lecompte.Anne-Marie Bélani (obert Campeau; Lee Bourassa: Roger Leblanc; Debbie Jolly; Danielle Demeule; tger.Gilles Hurtubise.Josée Schmidt; Michel Aller.Jacques Duguay.Paule La-prise; Guylalne Bergevin; Josée Hébert; Nicolas François; Nicole Pasqualetto; Martine St-Mlchel: J Claude Fluet; André Therrien; Louise Parent, Louise Rémlllard; Josée Leroux Pierre Lanctèt; Denise Latrellle; Line Claude; Une Legault; Gilbert Boyer; Luc Viau; Louise Beauchesne; Denise Clémenf, Clément Ouimet; Sylvain Pelletier, Denis Corbeil, Michel Beaudry, Mario Bougie.André Laroche; Jean-Luc Jutras; Mario Miron.Michel Brind’Amour, Carole Oaviau Hélène Bergevin; Laurette Boyer, Jacynthe Lepage; Sophie Beaulieu; Gilles Jalbert, Pierre-Paul Castonguay.Chantal Joly; Lucie Paulin; Nicole Hamelln; Francine Payant.Michel Charbonneau .* Martine Quenneville, Mario „ .- - -noh Latrellle; Serge Picard; Yves Fontaine; Brigitte Lessard.Jacques Oescehênes; Yvon Guimont; Sylvie Forton.Mario Poi- ; Sylvie Mongrain , V An- Donald Pelletier, Francine Perreault; Stéphane Harley; Luc Emond;.Mainville.Normand Tallleler; Serge Valllancourt; Simon Dallaire, Benon Latreille Serge Picard Yves Fontaine; Brigitte Lessard.Jacques Oescehênes; Yvon Guimont; S rler; Anne Lebrun; Linda Carrière; Chantal Bolduc; Sylvie Courchesne; _ grlgnon; Ronald Durand.Serge Parent; Danielle Breton; Joyce Hatch; Lyne Latulipe Yves Léger; Martine Fortier.Michel Morin; Michel Legault; R Jean; André Poirier.Michel Gougeon Michel Lavigne, Brigitte Masse.Joël Fonfelne.Manon Bourget; Annie Tremblay.Josée-Anne Mé-rette.Yves Berlault; Suzanne St-Laurent; Lynda Ray.Marie-Claude Legault.Martine André Pierre Dumas; Denis Normandln: Danielle Cazelals.Marthe Perron, Louise Lefebvre.Julie Latrellle; Line Duquette.Johanne Legault, Sylvie Taillefer; Pierre Laplante.André Tremblay Daniel Bergeron.Luc Bergeron; Sylvie Laberge.Alain Veins; Guylalne Legault; Daniel Gagné' Maryse Crie.Rachel Paiement; Pierre Lauzon; Johanne Lacombe; Francine Gendron; Sylvie La-combe.Michel Viau.Alain Dumouchel, Paul Lévesque, Clémence Préfontaine.Guylalne Giguêre Isabelle Séguin.André Fillon; Linda Paulin; Hélène Lafleur; Sylvain J Lebourdals, Alton Legault Bernard Dupuis; Jacques Grondin; Sandra Carrière: Jean Charpentier, Claudette Grenon Liliane Rochon; Sylvie Parent, Elise Provença'; Carolle Quenneville; Sylvie Bourassa.Fleurette Bros-solt, Suzy Renaud; Sylvie Trudel; Serge Houde; Sylvain Lalonde; Brigitte Bourbonnais; Johanne Sarault.Jacynthe Deschambault; Diane Gagné; Claude Gauthier.Valmy Harvey Benoit Allen Nancy Rooney.Jean-François Gagné.Denis Cusson.Marie Harley; Josée Gareau.Claude St-Pierre.Luc Payant; Christine Larocque: Benoit Lapierre; Louise Chartrand; Alain Trépanler.Réjean Cholette, Stéphane Mongeau; Jean-Pierre Maltais.Danielle Frappier; Linda Goneau Marr Langevln Joël Lessard.Pierre Aquin; André Poirier: Luc Bourdeau.Mireille Proulx; Josée Bar rette.Josée Ayola.Michel Garceau; Daniel WeH; Françoise Deschênes.Tony Shaker Marre Claude Barnabe, Anne De Vito; John Ellls; François Tcrdif; Gema Ponce; Teresa Del Pozo Viviane Leaune.Hélène Desrosiers; Leandre Duguay; Mario E Carrillo.Félex Gramajo.Jean Asse-lln.Monique Beaudoin; Yves Lauzon.Serge Sauvaoeau.Isabelle Gauvreau.Roger Simard.Pierre Gulllet.André Murray; Denis Raclcot, Monique Gulllet; Francine Girard; Jacques Fournier.Robert St Louis.Andrée Bolduc.Chantal Saurlol; Pierre Gingras.Michelle Lavigne.Micheline Bélanger.Daniel Alain Dagenals; Michel Slgouln; Joanne Douce); Andrée Cète; Françoise Le-beau.Hélène Bohemler; Anne-Marie Morel; Suzanne Gulllet: Josée Mette, D Doray Bolton; Luc Leblanc.Béatrice Vizkelety.Lise Adam; Murielle Adam; Carole Boucher Jocelyne Rochon; Claude Poulin; Danllo Qulroga.Tal Rene.Martin Richard; Brian O'Keefe, Jean David.Fred Sweet; Dlrkde Paster.Marie Smith; David Jones; Richard Bonin: Barbara Salomon De Frledberg; Claire Breton.Denis Lamale; Alain Forget: Rochelle Bruno: Manon Robldoux.Christian Oulatrlt.Pedro Rubin; L.Fortier; Monie Vigneault; Bernard Nadeau.Johanne Beaudry; Monique Dusseault, Eric Brunet; Marc Lessard; Jean Pierre Sénécal; Paule Siepmiavicz.Nancy D Kingsley Morla Egan.Nancy Morrlss; Rachel Martinez; Jana Hiennessey; Hillel Greenbaum.Vicky Dag-hlian; Andrew R Farrel; George Pahatheodorou; Christine Taschereau; G Ban Moisre Cheung Elizabeth London; Gregory M Cogan; Louise O’Neill; R Berenstein; Pamela J.Walker, Christine Usy; E Kattan; Mitchell Bernier: Michael F Methot: Diane Branzburg; James Lee, David Yerzy, Lisa Chendrett; Joe Dobos; David Kush; Charlonz Richmond; Grace Penmare; Robert J Keaton Claire Lanctèt; Maria Ambrose; Mark Welntra; John D Shingler.Kathleen Barclay Mike Hunt Jacques Chamberland; Jacques Boyer; Calvin Sandllort; Dorothy Kahn: Mary Bensud.Mary Renaud; Elizabeth Tomnsens; Allan Ballwais; Pierre Lissoir; D Deslandres Jacques Farmer Roula Catedjis; Jett Swartz; André Pretto; E Arzouian; Alfred Lemaître.Isabelle Cochelm Tatiana Ludwig; Eric Rosen.Collen Pike.Clarey Blair.Brian De Caire.Andrew Plan.M Childa A De Francesco; D.Ellisson, M Kelly; J O Ramsay; 0 Stublos; DovLitwin; SaraSauton L Chap-delaine, H.Eastman; Jerr Hadelon; John H.Thompson.Fiona Carrie; Jim MacKmnor Joanne Yamada; Katherine Fallon.Jean Kuo, Bruce Charad; Paulette Blais.Francine Morin, Dan Darri-gan; Francis M Coxz; Antonia Maughn; Taj Jamal A Muhammad; Lena Blondel Brenda C Hill Patricia Alexander.J M Gordon, William Harper; PL Reynolds; WJ Brooks.B Greinlaw Juanita Greinlaw; Mary GrelnlayO Savoie; Elana Galvin; M Cantillone.Audrey G Campbell Patricia Lawrence; John Bell; J Wells; R.Roman; Margaret Watson; Allan Wharton: Connie Stultz Andrew van Velzen; Caria Jacques; Molly Barker; Ann Bose; Erin Gatewood Javier Alvarez Piri Powell; Tati Perez.Syra Perez.Karl Brown; Soren Carlson; Judy Burwell.J Walker Carol Hop-ton; J.Gleason; A Homeleman; Yvan Demade, Gerry Kelly; Ann Bannister: L Mattanby Bill Axley; Susan Stollet; Lynn Robinson; Michael P Mervln; Judity Pengold.Nestor Fautein Wendy Boyd; Richard Swift; P Loney; Frank Baines; Heatles Bryans, N Sandoval Charles Nixon Joseph Garglno; Lese Robltaille; Claude LeBlond; Guy Cousineau: Laurie Glrouard Anne Game Al hahon, Adriana Numez; Sylvie Gagnos; Virginia Molina.Jocelyn Damphousse S de Rivera Nancy Chittlm; Sara Martinez; Ruth Nickel; David R Smith, Jaime Escanden J iturriaga I Nunez, Pierre Martial; Ceclle Prévost; Lyse Dugas; Serge Dugas.Serge Dugas.Maria Dalesio Johanne Sauvé.Renée Charbonneau.Marc Richard.Michel Vanderheyde, Noa Motos Carmelle Gauvin.B Demets; Lise Bérubé; Michel Fournier, Madeleine Azat.Jean-Pierre Chamberland Genevière Blard.Serge Chagnon, Normand Martineau.Alain Grisé; André Bourgon Marie-Andrée Parent; Sylvie Durand: Jeannine Grenier; Gaétane Gascon.Herb Mahood Jean-Claude Ravel; Lyle Gundrum; Madeleine Blanchet.Marie-Marthe Péloqum.Rose-Aimée Gosselin G Constantmeau; Jean-François Lafond, Yves Vaillancourt; Germain Tardif.Jean-Guv Cassaubon AnHrê Thluinrna FiianA Cè n i «%.né«ai ex i .1 .André Thlvierge; Diane St-Germaln; Réal Cliche, Serge Poulin; Jacques Letourneau Claire Vaillancourt; Hélène Lalonde, Richard Godue.Gaétane Charest.Lorraine Guay; L Langlais Mario Thivierge; Mario Fafard; Marc Carrier; Lionel Poulin; Sophie Moreau, Carlos Ditmeyer Francois Schiehekatte; Daniel Schlettekatte: (alla Dorln; Jacques Bélanger; Aline Dupont Schietekatte M SçMWtone: Pierre Schletekatt, M L Schietekatte; Roger Forget; Mario Martin; Denise Roblhard; Christian Tardlt; DeniseScotLPIerre Benoits; ManonCharlebois; Susann Prltippo Daniel Pariseau; Chantal Denis; Jacques Desjardins; Claire Montreuil; Jean Guillemets Serge Roland; Gaston Marceau; Réjean Baron, Christiane Dostie; P Contle; André Chagnon Sylvie Ga-8î°n; 7 Lady G Bounleau; Jean-Pierre Trudel; Josée Plaisan; André McNi- choll; J.M Hébert; Carole Roy; Josée Morrlssette; Pierre Cholette; André Lalande Richard Charbonneau; Paul Bêlait; Biaise Lafond; Marie McCarron; André Flset; Daniel Hudon Marcelle Goyet; Alain Heytens.Diane Roy; Jean-François Fontaine, Isabelle Dupuis; Madeleine Dussault „ .Diane Tsonos; Bernard Pageau Daniel Bellemare; Carole Larose; Yves Briand Natalie Boisseau lier; Linda Goneau, Marc Marie-Claude Telller; Gilles Raclcot; Normand Bibeau; Sylvie Roblllard André Mornssette LF son Asseraf; JeaMarc Therrien; Mlke Cohen; Johanne Mainville; J Camille Desjardins Woll Frenkel; Pierre Pratte, Normand Brouillard; Carole Laguy; Machael Beaudry Joel Thtaybule Jacques Desardlns; Francine Nadeau; Renée Clavel; Michel Menard; Nicole Paré; François Bourrassa, Nicole Pagé; Claire Roy; Ottavio Pina; Mylène Bouzigon, Michel Bezeau; Nicole Leclerc; Jacques David, Anne Sylvie Arteau, Robert Malo; Robert Blais, Josée Belzll Michel Rio-pel; Lorraine Poirier: Robert Picard: Francine Géllna Marie Carrier; André Laroche; Susan Heap.temaUmto- r uîSSÎÎ ^ T.rut,MU' Rental Corflveau; MarleChristlne Beaudry.Sy vana Morrler.J.Marchand; Jose-Luls Requena; Elise Longpré; Donald Berry Guy Gilaln Ariel le Elmoznlno; Carole Lebeul; Sylvain Hurtubise; Johanne Boudreau; Stéphanne Laporte MM,A[’r,*^arle WHson, Luc Charbonneau.Dominique Benoit; Marc Benoit; Louis uïïS^'tS;.uïîLaî“c(l“ei Angès Beaulieu.Louis Philippe Séguin; Lynn Lapierre; Stewart 1st-yanfty.TInajtadlIeqise Gagnon, Pasguale Artuso; Roch Claude; Jacinthe Boudreau; Normand Parisien, J Poirier; Luce-Marle Garand et DES CENTAINES D'AUTRES PERSONNES.Publié* par la Ligua das Droits *t Liberté *t la Fonds Victor Regalado REGARDS SUR LE MONDE Le Devoir, samedi 13 mars 1982 ¦ 7 Jeunesses du Liban : le repli conununautaire par Nicolas Beau LE MONDE BEYROUTH - «Bienvenue» : Sept ans de guerre n’ont pas eu raison de la légendaire hospitalité libanaise.A l’entrée de Helda, un village maronite au coeur du mont Liban, le refuge de la minorité chrétienne depuis toujours, la pancarte a échappé à la destruction; des maisons n’ont pas eu cette chance.Un jeune berger mène trois maigres vaches, insensible aux positions syriennes à quelques centaines de mètres ae là.La trêve des confiseurs, traditionnelle à Noël, s’est prolongée au début de l’année entre les milices chrétiennes phalangistes — «les Forces libanaises», — repliées dans une zone de 950 km2, et les troupes syriennes, qui occupent presque tout le reste du territoire libanais.C’est, autour d’un vieux poêle, l’attente interminable d’infiltrations éventuelles pour ces jeunes paysans combattants de seize à vingt ans — tous originaire du Koura, une plaine d’oliviers occupée par la Syrie à 40 km au nord, — tous décidés à ne rejoindre leurs familles qu’à la «libération totale du territoire».Dans leur chambrée, une guitare, sur leurs mitraillettes, une image de la Vierge et, dans leurs propos, un nationalisme à l’état brut: «Nous ne voulons, disent-ils, ni Palestiniens ni Syriens au Liban.Ce sont des étrangers».«Que Dieu vous bénisse! Dieu est avec la vérité».Une femme âgée, toute de noir vêtue, leur sert le café turc.Son petit-fils a été tué, il y a deux mois, en combattant.Le por- t- «I trait du «martyr» est accroché à côté de celui de «Béchir».Béchir ou encore cheikh Béchir Gemayel, le jeune commandant en chef des forces chrétiennes, unifiées depuis un an — et après de sanglants règlements de comptes — sous son autorité.«Il a toujours raison», disent-ils.Béchir est-il «fasciste», comme on le dit «dans les territoires occupés» — le reste du Liban à majorité musulmane et palestinienne?Le mot n’a pour eux guère de sens, pas plus que n’en ont les termes «communisme» ou «socialisme».Béchir s’est battu parmi eux «avec courage».Il a désormais une autorité absolue — «Cheik, disent-ils avant d’être Gemayel» ; chef de clan avant d’être le fils de son père, Pierre Gemayel, dirigeant du parti des Kataeb (phalangiste), l’ossature des Forces libanaises.Le fils l’a emporté sur le père, la jeunesse engagée dans ce petit Liban chrétien a contesté de façon radicale la primauté de la génération précédente.C’est elle, désormais, qui, forte de ses actions militaires contre les camps pales- tiniens de la Quarantaine et de Tell-el-Zaatar, s’est approprié le pouvoir dans cette zone est, où l’État libanais, pas plus qu’à l’ouest, n’a d’autorité réelle.Ils sont officiellement douze mille combattants, sûrs de leur «juste cause», montés contre cette grande bourgeoisie qui «a fait faillite à la tête de rÉtat et s’est réfugiée en Europe», déterminés a bâtir demain «un Liban nouveau», «un pays propre», «un État moderne», inspiré en partie >ar Israël, où ils ont parfois ef-ëctué des stages d’entraînement.S’ils se sont battus d'instinct en 1975, ces jeunes chrétiens, souvent issus des classes moyennes ou rurales, sont aujourd'hui portés par un projet politique.Pierre, vingt et un ans, est l’un d’eux.Fils d’un petit entrepreneur, il ne s’intéressait au début de la guerre qu'au baby-foot, à ses copains, à sa liberté naissante d'adolescent de quinze ans et aussi à ces camps scouts qui furent d’abord, dans tout le Liban, le seul entraînement militaire de ces combattants spontanés.S’il s’engage alors, c’est pour le frère admiré, le camarade de classe, tué dès avril 1975, ou pour les cadavres mutilés de ses voisins de quartier: «On m’a donné, raconte-t-il, un vieux fusil dont l’énorme recul me démantelait l’épaule à chaque fois.J’avais peur, i’a-vais froid, malgré les vieilles couvertures transformées en poncho.Je tremblais et j’avais envie de pleurer.Je me disais : je vais peut-être mourir, pourquoi tout cela m’arrive-t-il à moi?» Les amphétamines ont aidé les plus hésitants.Pierre partage aujourd’hui son temps entre ses etudes de gestion et les Forces libanaises, comme beaucoup de ces étudiants qui, entre deux examens, assurent une permanence sur la ligne de front, dans ce centre de Beyrouth dévasté par la guerre.«Vivre à genoux ou mourir debout, dit run, tel est notre choix».«On voulait nous jeter à la mer, confirme Béchir Gemayel, primum vivere».Avant tout, les Forces libanaises tentent, depuis un an, d’insuffler T «esprit civique libanais» à la jeunesse entière: la «Résistance» doit devenir un «mode de vie».Donc, entraînement militaire obligatoire pendant trois ans pour tous les elèves, malgré les protestations éphémères des écoles; «communautés civiles» pa- tronnées par des religieux pour apprendre dès l’âge de six ans I’ «amour du pays» et T «appartenance à la terre» ; comités populaires pour «assister» les municipalités; ou encore cette opération antidrogue qui, d’après un responsable des Forces libanaises, devant d’un coup, d’un seul, «enrayer le phénomène».La nature de l’opération est éclairée par ce médecin, directeur d’un hôpital psychiatrique de la région, qui ne reçoit plus aucun drogué: «Le meilleur sevrage, dit-il crûment, est encore la prison.» Mobilisation?Endoctrinement?Les plus jeunes, à l’évidence, sont pris en main et les autres sont assez largement réduits au silence II existe dans la zone chrétienne une jeunesse suffisamment apolitique pour troquer ces entorses aux libertés contre la «sécurité» indéniablement assurée par les forces phalangistes.«On est absorbés ici», affirme Zoé, une jeune architecte de Beyrouth-Ouest, pourtant hostile aux Phalanges.Les boîtes de nuit et les stations de ski sont plus fréquentées que jamais par une jeunesse dorée, soucieuse comme Peter (vingt-cinq ans), rentier de son état, d’ «en profiter dans l’incertitude du lendemain».Les terribles bombardements syriens en avril 1981 ont certainement contribué eux aussi à rendre crédible le projet phalangiste.Le projet se veut strictement national et libanais, encore que, d’après les Forces libanaise elles-mêmes, «la dynamique de liberté et de sécurité soit avant tout aujourd’hui chrétienne».«Les musulmans, affirme ce jeune membre de l’état-major, ne savent pas se battre.» Un vague sentiment d’appartenance a l’Orient ne saurait masquer les sentiments antimusulmans, sinon anti-arabes, de nombre de ces jeunes chrétiens: «Les Arabes, dit celui-ci, c’est le désert, la platitude et la couleur ocre partout.Nous, au Liban, on a été façonnes par la neige, la mer et la verdure.» «Moi, je ne peux pas vivre avec les musulmans», affirme cet étudiant engagé de l’université jésuite Saint-Joseph — des musulmans qu’il ne connaît plus depuis sept ans qu’il ne se rend filus dans l’autre zone, malgré es deux passages toujours ouverts.Cette defiance devient haine à propos des Palestiniens.«Ce sont des cochons et non des êtres humains», estime cette toute jeune fille, standardiste des Forces libanaises dans un couvent de la montagne, assise face à l’image d’un Christ couronné d’épines.Le retour à des valeurs proprement chrétiennes est souligné par le Père Antoine Kha-lifé.secrétaire général de l’université de Kaslik, le sanctuaire des maronites, dont les effectifs ont été multipliés par quatre depuis 1975.«Je n’ai jamais vu autant de jeunes dans les églises, dit-il, ravi.Ils partent au combat avec des reliques.» L’idée d’une confédération associant les deux «nations», la chrétienne et la musulmane, est, elle, largement défendue dans les milieux intellectuels proches du nouveau pouvoir.En tout état de cause, aucun de ces étudiants en droit de Saint-Joseph n’est prêt à renoncer ni aux garanties confessionnelles ni à un président de la République chrétien.À ce sentiment chrétien exacerbé répond, dans le reste du Liban, et surtout chez les jeunes musulmans les plus défavorisés, un évident repli communautaire.Musulmans avant Boat people: la trop longue attente de Galang par Gilles Berlin AGENCE FRANCE-PRESSE Djakarta - Pour les quatorze mille réfugiés vietnamiens et cambodgiens qui cohabitent sur l’île de Galang en Indonésie, à 1,200 km au nord-ouest de Djakarta, «le cauchemar est fini mais l’attente est trop longue».«Nous arrivons à la porte de la liberté mais nous ne sommes pas encore entrés», commente avec passion un jeune Vietnamien qui attend depuis sept mois d’etre accepté par les États-Unis.«De plus, le flux des réfugiés n’est pas fini, précise un officiel indonésien, et cette attente risque encore d’augmenter avec les milliers de boat- fieople qui vont arriver dans es îles au nord de l’Indonésie à partir de mars dès que la mer sera plus calme».Aujourd’hui, une grande partie des réfugiés vietnamiens qui fuient leur pays pour des raisons économiques et politiques (et souvent les deux), sont des pêcheurs, des paysans et parmi eux beaucoup de catholiques.Certains n’ont réussi à quitter le Sud-Vietnam qu’apres dix tentatives soit a cause d’une mer trop forte, soit du fait de la police locale.Ceux qui sont pris sont passibles, sans jugement, de une à cinq années de prison.Avant de s'embarquer sur des bateaux de sept à treize mètres, les candidats à l’émigration doivent acheter le silence de la police vietnamienne et régler leur passage au propriétaire du bateau (de 200 à 800 dollars).U fV Les cadres sont très surveillés et n’ont que très peu de contacts avec les pêcheurs, ce qui rend leur départ beaucoup plus difficile.Les catholiques qui représentent une importante minorité au Vietnam partent souvent ensemble et il n’est pas rare que le patron de l’embarcation prenne à son bord gratuitement des prêtres ou des séminaristes obligés de se cacher ou évadés (Tune prison.Le nombre des Vietnamiens d’origine chinoise est en nette régression, bien que pour faciliter leur départ certains Sud-Vietnamiens se fassent passer pour Chinois en changeant de nom.La traversée est très dure, particulièrement pour les très jeunes enfants.De nombreux meurent en cours de route.Il faut de trois à sept jours pour arriver aux îles indonésiennes des Anambas et des Natuna, situées à 900 km au sud de Ho Chi Minh ville, anciennement Saigon.Au moment de la mauvaise saison, d’octobre à février, un bateau sur deux coule avant d’arriver en Indonésie, estime-t-on à Galang.L’année dernière, un bateau désem- paré a erré pendant un mois et demi entre les côtes vietnamiennes et les Natuna avec cinquante-deux personnes à son bord.L’unique rescapé a dû manger de la chair humaine pendant une semaine pour survivre.Plus récemment, un navire appartenant à un organisme officiel vietnamien a été «détourné» par des émigrants qui ont gardé prisonniers les quatre membres d'équipage jusqu’à leur arrivée en Indonésie.Ces derniers sont retournés plus tard dans leur pays.Pour les boat-people qui ont choisi la route de la Malaisie ou de la Thaïlande le plus grand danger n’est pas la mer mais les pirates.T.B., une jeune Vietnamienne de 20 ans raconte: «A-près quelques heures de mer, nous avons rencontré plusieurs bateaux pirates thaïlandais avec à leur bord des Vietnamiennes capturées, nous avons été dévalisées et douze femmes et une enfant de neuf ans ont été violées.Nous somme restées cinq jours sur des bateaux.Puis nous avons été abandonnées sur une île appelée Ko Kra, d’autres pirates nous voyant ont alors abordé l’île.Dix jours plus tard, relâchées par les pirates, nous avons aperçu un bateau militaire qui nous a enfin emmenées en Thaïlande».De leur côté, les Cambodgiens de l’île de Galang évoquent avec angoisse les camps de réfugiés thaïlandais; particulièrement ceux situes à la frontière cambodgienne où la police et les unités paramilitaires thaïs font la loi.«Parfois, explique un jeune étudiant cambodgien rescapé des Khmers rouges, les gardes thaïs de notre camp tiraient sur les réfugiés qui tentaient d’y entrer».«J’ai vu, ajoute-t-il, un homme se faire abattre parce qu’il cherchait des herbes pour sa soupe».«Les Thaïlandais ont besoin de la résistance cambodgienne, nous précise un témoin (non-réfugié), ils veulent un tampon de réfugiés pour nourrir la résistance cambodgienne».150,000 réfugiés cambodgiens vivent dans des conditions très précaires dans la zone frontalière entre le Cambodge et la Thaïlande.Avant l’installation de Galang en 1979, les dizaines de milliers de boat-people étaient disséminés dans les îles indonésiennes.Leur ravitaillement a donné lieu à des trafics de toutes sortes que les témoins de l’époque (1975/1979) n’ont pas oubliés.Parfois des bateaux de réfugiés ravitaillés en carburants et en vivres tentaient de gagner l’Australie.Une trentaine auraient disparu ainsi.Pour faire face a cette situation, le gouvernement indonésien a accepté de prêter l’île de Galang (l’île des Duels) pour y établir sous le contrôle de l’armée et avec l’aide de la Croix-Rouge indonésienne (PMI) et du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) un vaste camp capable d’accueillir plus de 25,000 réfugiés.Aujourd’hui le HCR a installé deux camps sur cette île: Galang 1 pour le «premier asile» qui est réservé aux 6,500 Vietnamiens qui n'ont pas encore été acceptés par un pays.Le second camp, Galang 2, abrite 7,500 réfugiés qui ont déjà reçu leur «acceptation».Des Vietnamiens et des Cambodgiens (ces derniers venant des camps de Thaïlande surpeuplés et peu sûrs) cohabitent tant bien que mal à Galang 2.Dans le camp de premier asile, les Vietnamiens se montrent actifs mais aussi revendicatifs, affirme un médecin.La plupart de ceux qui veulent emigrer souhaitent aller aux États-Unis et se plaignent amèrement des délais de plus en plus longs, (15 à 18 mois) pour s’y rendre.Il semblerait qu’outre les nouvelles conditions posées par les autorités américaines (11 semaines de cours intensifs d’anglais, enseignement de la civilisation et tions à la vie «prepara-américaine»), une nouvelle politique de l'administration Reagan vis-à-vis des réfugiés du Sud-Est asiatique provoque le ralentissement des departs.Dans l’ensemble, si le fonctionnement du camp paraît satisfaisant il est dû à la bonne coordination entre les autori- Le processus démocratique piétine en Tunisie par Marc Delteil REUTER TUNIS — Deux ans après avoir été lancé par le premier ministre, M.Mohamed M’Zali, et près d'un an après avoir reçu l’aval formel du président Habib Bourguiba, le processus de démocratisation de la vie politique tunisienne piétine, estiment ses partisans.C’est à la faveur du sursaut d’unité nationale provoqué l'attaque de la ville de afsa par un commando d'opposants tunisiens entraînés en Libye, que le président Bourguiba avait nommé M.M'Zali a la tète du gouvernement où il avait entrepris de détendre le climat politique.Le processus de démocratisation ainsi engagé devait être solennellement confirmé par le chef de l'État en avril dernier lors d'un congrès du parti socialiste destourien (PSD), par Gafs parti unique, au cours duquel il avait annoncé qu'il ne voyait plus d’objection à l'émergence du pluralisme politique.Mais les élections législatives de novembre dernier, qui devaient couronner le processus en permettant l'election au Parlement de députés d’opposition, donnèrent au parti au pouvoir et à ses alliés syndicaux le contrôle sans partage des 136 sièges de la nouvelle Assemblée Aujourd'hui, une certaine morosité s'est installée dans la vie politique tunisienne L’opposition parle déjà de «fermeture de l’ouverture».Des hommes du passé reviennent sur le devant de la scène, et des critiques, parfois contradictoires.contre l’action du premier ministre commencent à fuser de toute part, y compris au sein du gouvernement.«Il n’y a pas de voie royale vers la démocratie», confie un haut fonctionnaire libéral.Un dirigeant en vue de l’op- fiosition note, quant à lui.que e mot «pluralisme» n’est plus que rarement prononcé dans les discours officiels et affiche son «scepticisme» quant à la poursuite du processus, malgré les assurances inverses données en privé par certains dirigeants actuels.L opposition et les libéraux ont relevé avec amertume ce 3u il est maintenant convenu appeler à Tunis le «discours de Gabés» dans lequel le premier ministre, en tournée dans le sud, a affirmé que l’État et le PSD ne faisaient qu’un.Allant encore plus loin, M.Mohamed Sayah, ministre et tenant de l’aile dure du parti, dont il a longuement été le directeur avant d’être écarté de ce poste à la faveur de la libéralisation.a déclaré le mois dernier que le parti était «seul dépositaire de la souveraineté nationale, et le recours dans tout ce qui intéresse le présent et l’avenir de la Tunisie».Au sein même du gouvernement, pourtant, certaines personnalités estiment que le PSD a perdu beaucoup de sa popularité, que ne saurait refléter ses résultats au scrutin de novembre dernier, qui a vu le principal parti d’opposition, le Mouvement des démocrates socialistes (MDS), faire une percée spectaculaire.Selon des estimations de l’administration, citées de source proche du gouvernement, le MDS pouvait prétendre à un score de 30 pour cent environ des suffrages à l’échelle nationale.N’ayant pas officiellement franchi le seuil de représentativité des 5 pour cent imposé par le président Bourguiba pour être officiellement reconnu, le parti de M.Ahmed Mestiri en est réduit à tenter de survivre dans une tolérance officielle à mi-chemin entre la reconnaissance et l’interdiction.M Zali avait laissé entendre avant le scrutin de novembre que le MDS pourrait se voir reconnaître après les élections même s’il ne franchissait pas ce seuil.Mais, plus de quatre mois plus tard, on déclare de source proche du MDS ne voir toujours rien venir.Bien que n’ayant pas non plus franchi le seuil des 5 pour cent, le parti communiste tunisien, dont l’interdiction vieille de 19 ans avait été levée avant les elections, paraît en meilleure posture puisqu’il peut mener ses activités au grand jour.Son chef, M.Mohamed Har-mel, a ainsi pu tenir récemment dans ses «fiefs» ouvriers du sud tunisien, dont Gafsa, une série de réunions qui ont connu une grande affluence, bien qu’elles aient été émaillées d'incidents.«La situation actuelle de tète-à-tête entre le PSD et le PC est porteuse de dangers dans la mesure où elle laisse au seul parti communiste le monopole des mécontents», estime un haut-fonctionnaire libéral.Selon lui; la peur de l’aile dure du régime vis-à-vis du mouvement intégriste islamique — décapité a la suite de l'arrestation de ses chefs et de leur condamnation à de lourdes peines de prison l’été dernier — s’est désormais déplacée vers le MDS maintenant considéré comme le véritable danger.«On veut malgré tout s’efforcer de rester optimiste», écrivait le mois dernier l’hebdomadaire «L’Avenir», organe du MDS en langue française, dans un long article consacré à l’évolution du processus démocratique.«L’ouverture, sitôt faite, a été condamnée.De quoi demain sera-t-il fait?Une lueur d’espoir reste encore au fond du coeur de ceux qui, et ils sont nombreux, Dieu merci, continuent à croire à l’avènement d’une démocratie authentique».Dans l’entourage de M.M'Zali, on reconnaît que l’action du premier ministre se heurte depuis le mois de novembre à des écueils, mais on se veut toujours aussi optimiste Le premier ministre n'a-t-il pas gagné un an de paix sociale après avoir frôlé une épreuve de force avec la puissante Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT)?Le président de la centrale, M.Habib Achour, a personnellement assuré que «cette année sera calme» après l’accord sur une augmentation générale des salaires, conclu le mois dernier par les partenaires sociaux au terme de «houleuses négociations».tés indonésiennes, le HCR, la Croix-Rouge et les diverses or-ganisations humanitaires (Save the children, chargé de l’enseignement de l'anglais) qui travaillent à Galang La Croix-Rouge indonésienne qui a établi un hôpital moderne sur l’île doit s’occuper en plus de la partie médicale, du planning familial et de la réadaptation des réfu- §iés.Il y a en effet de nom-reuses tentatives de suicide et dépressions à la suite de drames familiaux: séparation des familles, disparitions, décès.Récemment, plusieurs réfugiés sont morts et un autre restera aveugle après avoir bu le méthanol employé dans les lampes.L'administration intérieure des deux camps est confiée pour Galang 1 à un comité vietnamien et pour le second camp à un comité mixte vietnamo-cambodgien.Le second camp pose bien évidemment des problèmes de cohabitation; les incidents y sont fréquents.Car si chaque famille dispose d’une pièce et d’une cuisine, elle doit cohabiter avec une douzaine d’autres familles.Les disputes de voisinage dégénèrent parfois en querelles entre les deux communautés.Par ailleurs, la discipline que fait régner l’armée indonésienne est stricte (couvre-feu à dix heures, extinction des lumières, etc).Il semble que celle-ci soit aussi respectée par les militaires.Toutefois, les réfugiés se plaignent du manque de légumes frais et de la disparition de certaines lettres et mandats.Il semblerait que ces «disparitions» se produisent bien avant le centre de tri postal de Tanjung Pinang, la ville la plus proche de l’île de Galang.Les réfugiés, qui se sentent isolés et oubliés sur cette île, se montrent de plus en plus inquiets des délais de départ pour les États-Unis Cette attente forcée ainsi que les problèmes de leur réinsertion dans les pays qui acceptent un grand nombre de réfugiés (États-Unis, Canada, Australie, France, RFA) se reflètent à travers les lettres et les articles publiés par «Tu Do» (Liberté), le bi-mensuel de Galang édité en vietnamien, cambodgien et anglais, dont la rédaction est assurée par les réfugiés eux-mêmes.d’être Libanais, ces jeunes voient dans l’islam un point de ralliement.Leurs modèles sont à l’extérieur, Nasser et Khomeiny.Leur culture politique assez fruste repose sur une volonté d’ «égalité» et sui «la lutte contre l’impérialisme israélien,» auquel est plus ou moins assimile le camp phalangiste.Près de quatre-vingt mouvements armés, tous peu ou prou financés par l’étranger, répondent dans la jeunesse musulmane à un double besoin: le désir d’un refuge, dans cette période de troubles, sur une communauté ou un quartier, substitut à des clans éparpillés; la nécessité, toute économique, de trouver des moyens ae survie.La solde de 1 000 à 1 500 livres libanaises ( 1 200 à 1 800 francs) — contre 800 livres pour le salaire minimum — permet d’éviter à ces jeunes combattants l’exode vers la péninsule Arabique ou le chômage.Les armes sont devenues un métièr.L’appartenance à ces groupes armés permet en outre de rançonner le passant en toute impunité: combien de voitu res ont-elles été volées à Beyrouth-Ouest au nom de la lutte anti-impérialiste! «Je n’ai jamais volé, nous assure ce jeune militant des Nassé-riens indépendants (Morabi-toun), un mouvement qui doit à la guerre son succès, ses trois casernes et sa radio libre (soixante-dix salariés), située un étage au-dessous de leur mosquee.«Il y a huit jours, poursuit-il, j’ai vu deux personnes dépouiller un cadavre.Je les ai immédiatement abattues».Et d’affirmer fièrement qu’il ne sait ni lire ni écrire avant de se déshabiller pour montrer toutes les blessures reçues au cours des combats, autant de «trophées» qui lui valent l’admiration de ses camarades plus jeunes, secouristes du mouvement.Cette nouvelle génération de combattants qui roule en B.M.W.et en Mercédès dès l’âge de seize ans, qui tient le haut du pavé à Wamra, les mini Champs-Élysées de Beyrouth-Ouest, et fait du rodéo automobile impunément au coeur de la ville, suscite souvent le mépris de ceux qui se souviennent avec nostalgie de leur guerre romantique et désintéressée de 1975.«Cette guerre est devenue un souk» ; ce sont des affrontements de boutiques», affirment ces intellectuels désorientés par un conflit qu’ils ont cru être celui des pauvres contre les riches.«La situation n’est plus en noir et blanc», reconnaît l’un d’eux, amer Seul de toutes ces «boutiques» à présenter un projet cohérent, «le mouvement aes déshérités», «Amal», («l’Espoir»), connaît, chez les jeunes chiites, la communauté musulmane la plus nombreuse et la plus défavorisée, un succès grandissant: en témoignent sur les murs de Beyrouth les innombrables affiches de son fondateur, l’imam Moussa Sadr, disparu mystérieusement en Libye le 31 août 1978, ou encore le succès de ses positions, inspirées par la révolution islamique d’Iran dans les universités.Ce mouvement affronte durement, notamment au début de jah-vier à Beyrouth, le parti communiste, dont la clientèle pp-tentielle est presque la même «Nous sommes dans le droit chemin», affirme ce militait d’Amal, qui tient avec son père un petit magasin dans cette «ceinture de pauvret^» qui entoure Beyrouth.Le droit chemin?«Dieu», a-t-il pour toute réponse «Notée mouvement, affirme ce responsable d’Amal à l’universi(é de droit de Beyrouth (4,000 étudiants), est le prolongement historique des prophètes et de Mahomet.La solution pour le Liban serait de devenir un État gouverné par la loi islamique.» Comme en Iraij?«Comme en Iran, répond-il.N’avons-nous pas toujoufs été respectueux de toutes les minorités?» Sauf, reconnaît-il.de la minorité homosexuelle, jugée par lui «contre nature.» Une large fraction de la jeunesse libanaise, chrétienne ou musulmane, a retrouvé darts la guerre et la dévastation, et avec quel messianisme, ses origines communautaires et religieuses.Note (1) Depuis l’attentat contre l’ambassade d'Irak, certains combattants seraient payés jusqu'à 3,000 livres par mois dans des or-anisations proches du Baas ira-ien £ k Abat-jour français Haute Couture — Paris Des modélistes de France vous offrent leurs créations exclusives d’abat-jour doublés en soie, satin, taffetas, coton, dentelle, sur mesure.iOO coloris.Une fini!ion parfaite.Choix infini de galons.Perçages et montages électriques européens.Livraison rapide.• Réparations de lampes.Pour Couverture de notre atelier, nous tous offrons une superbe collection d’abat-jour et lampes montées avec une réduction de 50% LAMPES SATZLMA 5370 av.du Parc (près Laurier) Montréal: Tél.: 277-8010 Québec: Tél.: (418) 653-6240 8 B Le Devoir, samedi 13 mars 1982 RELIGION Persécution sélective en Amérique latine par Denise Robillard {{TE suis persuadé que si ' #i toute ‘ EBlise latino-v américaine (dans son sens plénier et non pas réduite à la seule hiérarchie) s’attaquait à l'injustice et à la violation des droits de l'homme avec toute la force de ses valeurs morales, et avec autant d'ardeur qu’elle l’a déjà fait contre l'herésie, il n'y aurait bientôt plus d’injustice socia-lej » Cette conviction, c’est celle du Père Juan Vives Suria, président de Funda Latin, la Fédération des familles des disparus en Amérique latine, un organisme oecuménique fondé à Caracas, au Venezuela en 1978.Il était l'un des conférenciers invités par Amnistie internationale lors du colloque international sur les disparitions qui s'est tenu à Montréal samedi dernier.Son témoignage s’ajoute à celui de beaucoup d’autres, pour affirmer le caractère irréversible de l’évolution en cours en Amérique latine et l’existence d’une persécution sélective contre ceux qui ont pris le parti d’accompagner le peuple dans son effort de libération.Depuis l’espace humain et politique qu’est le Venezuela, son pays, le P.Suria oeuvre à la promotion et à la défense des droits humains avec un Le Père Juan Vives Suria.(Photo Félix Gramajo) A -ïà J* , , grand nombre d’autres chrétiens.Le Venezuela, l’un des rares pays d'Amérique latine à n’avoir pas recours a une théorie politique de la répression pour assurer son pouvoir; aussi, des milliers de réfugiés y trouvent-ils asile.Aux questions que l’on se croit obligé de poser à un clerc latino-américain sur l’apparente tiédeur du pape, la retraite dans le conservatisme de CELAM (la Conférence des évêques latino-américains), la collusion de certains évêques avec le pouvoir et un silence que l’on a du mal à considérer comme innocent, le P.Suria apporte une réponse profon- dément émouvante: «Nous vivons un processus irréversible, dans le sillage de Vatican II, de Medellin et de Puebla, qui sont des documents officiels de CELAM.» A son avis, CELAM, comme toute institution humaine, connaît ses hauts et ses bas, et l’on conserve «l’espérance que l’Esprit-Saint n’a pas pris le parti de faire la sieste!» ET il poursuit: «Nous devons passer d’un christianisme abstrait à un christianisme historique et incarné, à l’exemple du Christ.Il ne suffit plus de porter un regard philosophique et théologique sur les malheurs de l’homme et sur sa regard phi- losophique et théologique sur les malheurs de l’homme et sur sa transcendance.» Il est urgent, mais difficile de mettre cela en pratique, dit-il, et c’est «quand la parabole du bon samaritain veut se faire histoire vivante» que les problèmes surgissent.«Nous disposons, nous chrétiens, de la force la plus grande; cette force, c’est l’eucharistie.» Le P.Suria poursuit avec une assurance qui en dit long sur la foi qui l’anime: «Ça n’a pas de sens de célébrer la mort eucharistique du Christ sur l’autel, alors que se produit la mort cruelle du Christ crucifié dans son peu- ple!» Dernièrement, a-t-il ajouté, on a déploré la mort de plusieurs prêtres: «Ce n’est pas une baïonnette à la main, mais alors qu’ils célébraient l’eucharistie qu’on les a abattus » «Leurs eucharisties sont demeurées inachevées — comme celle de Romero, l'archevêque de San Salvador.» Le P.Suria a vu, «des hosties d’une messe inachevée dispersées sur le sol, tachées du sang du peuple».Et il ajoute: «Dieu n est-il pas en train de nous faire comprendre que l’on avait fait de l’eucharistie une pièce de musée?Il réclame que Ton comprenne que le sang du peuple complete la passion, la mort et la .résurrection de Jésus: c’est là la grande force de la théologie de la libération!» «Ce n’est pas la haine, la rancune ou la vengeance qui nous animent, a répété avec insistance le P.Suria, mais l'amour de nos frères, de ce frère qu’il faut libérer de la misère, du chômage, de l’injustice, jusqu'à la libération totale dans le Christ.» Sans doute, reconnaît le P.Suria, T épiscopat dispose-t-il d’un très grand pouvoir, positif ou négatif, par sa parole ou par son silence.Pareille attitude, à son avis, reflète les contradictions que Ton constate dans le monde et dans l’Eglise.Une contradiction qui n’oppose pas la hiérarchie au peuple, précise-t-il, mais que Ton constate dans le monde et dans l’Eglise.Une contradiction qui n’oppose pas la hiérarchie au peuple, précise-t-il, mais que l’on Entre le pape et les jésuites, le dialogue paraît bien amorcé IL n’y a eu ni condamnation, ni reproche, ni mise en demeure, lors de la rencontre à Rome, le 27 février dernier, du pape Jean-Paul II avec les 86 supérieurs provinciaux de la Compagnie de Jésus, représentant quelque 26,000 jésuites répartis à travers le monde.C’est en toute sérénité que Ton a procédé à un exercice de dialogue, à la satisfaction de tous, semble-t-il.Si le pape a rappelé aux jésuites qu’il attend d'eux une disponibilité et une fidélité qui soient à la hauteur de la confiance qu’il veut avoir en eur, les supérieurs provinciaux ont souhaité, de leur côté, comme Ta déclaré au DEVOIR le P.Bernard Carrière, supérieur provincial de la province francophone du Canada à son retour de Rome «que le pape et les évêques soient, de leur côté, attentifs aux besoins et à la manière d’être des jésuites, que le dialogue ne soit pas à sens unique.» Il ressort des propos du P.Carrière que le contentieux avec Rome remonte à Paul VI et qu’il soit dû à l’existence de rapports et de dénonciations au sujet desquels les responsables de la Compagnie étaient mal informés et n’avaient pas eu l’occasion de s’expliquer.Jusqu’à tout récemment, a précisé le P.Carrière, ces dénonciations n’étaient pas communiquées aux responsables de la Compagnie et étaient traitées à son insu.On souhaite donc la mise en place de canaux de communication qui permettront aux conférences épiscopales de faire d’abord connaître leurs griefs aux autorités locales (au provincial).Si une affaire de- vait aller jusqu'à Rome, on souhaite que le général de la Compagnie puisse avoir Toc-casion de se faire entendre.Dans son allocution, un texte de 18 pages, le pape a rappelé, outre les exigences d’obéissance et de disponibilité, les services rendus par les jésuites au cours de leur histoire, pour le renouvellement de la vie chrétienne, l’éducation de la jeunesse — deux jésuites, Pierre Canisius et Robert Bellarmin sont les auteurs des premiers catéchismes pour les enfants — la formation du clergé et l’oeuvre missionnaire (le célèbre missionnaire de Chine Matteo Ricci était jésuite).En résumé, le pape s’attend à ce que les jésuites l’aident à «faire avancer toute l’Église sur la grande voie tracée par le Concile», en rappelant que c’est en communauté ecclé- siale et non à partir de critères personnels qu’il devait être vécu et interprété.Le geste du pape qui, on s'en souvient, avait désigné un représentant personnel en la personne du P.Dezza, pour diriger la Compagnie à la suite de la maladie du général, le P.Arrupe, le 7 août 1981, a certes «touché la fierté des jésuites» a déclaré le P.Carrière, mais on se l’explique d’autant mieux aujourd’hui qu’il a permis «un dialogue désormais possible et souhaité par le pape lui-même».Le P.Carrière est d’avis que la pierre d’achoppement a principalement consisté en «erreurs de stratégie», certains ayant voulu aller trop vite, et qu’il fallait peut-être accepter d’être «des fantassins plutôt que des cavaliers» pour ne pas cesser d’accompagner ceux avec qui les jésuites tra- vaillent, fidèles et évêques.Il a fait état d’une mode de communication qui existe entre membres de fa Compagnie, la «représentation», selon lequel, dans une relation d’autorité, chacun a la chance de s’expliquer ouvertement: «Je ne suis pas convaincu, et bien d’autres avec moi, que dans l’ensemble de l’Église, le dialogue soit aussi ouvert: là encore, on fait une erreur d’évaluation.En tentant de s’expliquer, certains ont été perçus comme des indociles.» Les jésuites se répartissent comme suit à travers le monde: Afrique: 1150; Amérique latine: 3800; États-Unis: 5750; Asie: 4500 (2800 en Inde seulement); Europe: 10,500; Océanie: 350; Canada: 800, dont 400 au Québec.C’est cette année qu’aura lieu la congrégation générale qui procédera à la désignation d’un successeur au P.Arrupe.ici, là, ailleurs.Comité inter- Eglises Un exécutif de cinq membres vient d'être élu pour composer un nouveau comité inter-Églises lors d’une récente reunion qui s’est tenue à Toronto.En font partie, Mgr Antoine Hacault, archevêque catholique de Saint-Boniface, au Manitoba, qui assumera la présidence, le Dr Lois Wilson, modératrice de l’Église unie du Canada, Mgr Allan Goodings, évêque anglican à Québec, le Dr Russell Legge, des disciples du Christ elle révérend Arie Van Eek, du Conseil des Églises chrétiennes réformées, Il revient à ce nouveau comité d’aider les Églises à maintenir et à intensifier les projets oecuméniques en cours et de faire le choix d'un projet majeur qui réponde à des besoins urgents et qui soit susceptible de susciter la collaboration de l’ensemble des Églises chrétiennes.Médiévisme et incroyance Au cours des prochaines semaines, RadioCanada propose, dans le cadre de l’émission télévisée «Rencontres», des entrevues avec deux femmes éprises du Moyen Âge Deux entrevues seront consacrées à Marie-Madeleine Davy (30 mars et 6 avril), cette médiéviste, maître de recherche au Centre national de recherches scientifiques de Paris, qui s'est passionnée pour les mystiques orientales et occidentales et qui considère que la vie intérieure seule compte.Les 16 et 23 mars, le spiritualiste Jean-François Six s'interroge sur la foi et l’incroyance.Il est le fondateur, avec des incroyants parmi lesquels on trouve Vladimir Jankélévitch, du mouvement d’action sociale «Brèche».À la télévisiot.de Radio-Canada, le mardi à 23 h 15.Carême oecuménique L’oecuménisme n’est pas u’une fjeur à la boutonniere es chrétiens des paroisses Notre-Dame-de-Grâces et de l’Église unie Saint-Jean à Montréal.À l’occasion du carême.un programme de quatre rencontres sur le thème «Personne ne veut mourir» est offert aux membres catholiques et protestants de ces deux communautés.L’animatrice de ces soirées d’échange est le pasteur Phyllis Smith, cooraon-natrice de la pastorale aux soins palliatifs de l’Université PRIÈRE AU ST-ESPRIT St-Esprit toi qui m'éclaircis tout, qui illumines tous les chemins pour que je puisse atteindre mon idéal, toi qui me donnes le don divin de pardonner et oublier le mal qu'on me fait et qui es avec moi dans tous les instants de ma vie, je veux pendant ce court dialogue te remercier pour tout et confirmer encore une fois que je ne veux pas me séparer de toi à jamais, même et malgré n'importe quelle illusion matérielle Je désire être avec toi dans la gloire éternelle Merci de ta miséricorde envers moi et les miens.(La personne devra dire cette prière pendant trois jours de suite Après les 3 jours, la grâce demandée sera obtenue même si elle pourrait paraître difficile Faire publier aussitôt que la grâce a été obtenue sans dire la demande, au bas mettre les initiales de la personne exaucée) J.C.N.McGill.En voici le calendrier: 17 mars: Présentation de Té-quipe de soins palliatifs de McGill avec la participation du Dr Marcel Boisvert et de la musiéothérapeute Suzanne Munro; 24 mars: Partage biblique sur la mort: pourquoi moi?et pourquoi maintenant?31 mars: «Le deuil» et une période de questions personnelles.À l’Église unie Saint-Jean, 110 est Sainte-Catherine, de 20 h à 22 h.Renseignements: (514) 481-0115 ou (514) 489-0155, Les droits humains C’est un impressionnant rapport d’activités que vient de remettre le Comité chrétien pour les droits humains en Amérique latine, en même temps qu’il sollicite la générosité du public pour recueillir les $45,000 nécessaires pour Tannée 82.Il faut savoir que ce Comité, mis sur pied en 1976, ne compte que 25 membres, des Chrétiens qui, au nom de leur foi et de leur désir de partager les luttes de leurs frères et soeurs latino-américaines, travaillent en étroite collaboration avec les comités chargés des droits humains et des réfugiés au sein du Conseil canadien des Églises.Quinze pays ont été aidés par des campagnes d’information ou d’appui.Le Salvador vient en tète de liste, avec le Chili, le Guatémala et le Honduras.L’action consiste en lettres, télégrammes, conférences de presse, entrevues à la radio ou à la télévision, grèves de la faim, célébrations de solidarité, aide à des réfugiés et à leurs familles, participation à des délégations, visites sur place, etc.Les groupes populaires de l’Église ici font aussi l’objet de leur appui, grâce à la collaboration établie avec des mouvements comme Développement et Paix, l’Entraide missionnaire, les mouvements d’Action catholique, l’assemblée.des évêques du Québec.Renseignements: 4725 rue Saint-Denis, app.1, Montréal H2J 2L5, tél.: (514) 845-0511.L’Église en Asie Dans le cadre d’une série de mercredis missionnaires, des exposés faits par des missionnaires sont offerts pour faire connaître les défis que doit relever l’Église dans diverses régions du monde.Le 17 mars prochain, soeur Fleurette La-gacé traitera des défis de CÊ-glise en Asie.Le 24 mars, on abordera la question des défis de l'Église en Afrique avec le Père Jean Paré et le 31 mars, ceux de l’Église en Océanie avec le P.Raoul Deshaies.À 20 h, au 2505 ouest, boul.Gouin, Montréal; tél.: (514) 334-1910.Entrée libre.meilleur au petit déjeuner, mais garde sa fraîcheur toute la journée * • SI 80% de» lecteur» du DEVOIR IKent leur |ourn«l le metln.un sondage r6v*le que 14% en pounulvent la iKlure l aprèe-mïdi et 40% le aolr.UE DEVOIR du matin jusqu’au soir Reservations : 849 8294 Apportez votre vin Le P’tit Machon CUISINE FRANÇAISE PIANO JAZZ Dim, à Mere.DINER D’AFFAIRES Midis : lun.à Ven, (3.95 à 795) 172 DULUTH EST MONTRÉAL trouve à tous les niveaux ; il y a des évêques, des prêtres et des laïcs qui refusent de s’inscrire dans un tel processus.La religion, comme la culture, a enfin déclaré le P.Suria, a parfois contribué à soumettre et à endormir le peuple, «mais elle peut aussi se convertir et servir à sa libération.Et c’est ce qui explique la persécution actuelle contre cette fraction de l’Eglise qui s’est engagée avec le pauvre dans une lutte ouverte pour la paix, pour la justice, pour la participation effective de tous».Depuis plus d’un an, LE DEVOIR a rencontré des témoins de cette persécution de l’Eglise.Leurs témoignages concordent, qu’il s’agisse du P.Luis Gurnaran du Guatemala (8 nov.1980), de Mgr Gonzaga Fernandes du Brésil (7 mars 1981), du P.Wglter Guerra du Salvador (28 mars 1981), du P.Raymond Gonzales du Mexique (14 sept.1981), de soeur Luz Beatriz Oviedo du Nicaragua (20 fév.1982) ou des comptes rendus de délégations des Eglises dans ces pays (23 jav.1982).Se faisant Techo de la profondeur de foi de ces peuples martyrs, le missionnaire Edouard Morin fait état, pour sa part, d’une «:rsécu-tion féroce contre les catéchè-tes ou délégués de la Parole» au Guatemala, où le seul fait de posséder une bible constitue un motif d’assassinat(l).Mais s’agit-il d’une persécution systématique?Des documents permettent de répondre que oui.Le Comité chrétien pour les droits humains en Amérique latine vient de publier un dossier accablant (2) sur le sujet.On y fait la démonstration de l’existence d’une stratégie conçue par les gouvernements militaires du Guatemala, du Honduras et du Salvador «pour contrer l’engagement de plus en plus grand de l’Église auprès de son peuple dans la construction d’une société plus fraternelle et plus juste».Pour ce qui est des preuves de cette persécution, des documents accablants existent: d’abord, une étude faite en 1969 par la Rand Corporation, de Santa Monica (Californie) à la demande du secrétariat d’État américain, intitulée «Latin-American Institutional Development: The Changing Catholic Church».On constate, dans ce rapport, que «la réalisation du role prophétique de critique moral indépendant (de TÉglise), place le poids prédominant du catholicisme du côté du changement social et de la liberté politique».Une semblable constatation est également faite dans le «Rockefeller Report on the Americas» paru en novembre 1969: on y souligne l’importance de la rupture qui est en train de se faire entre le pouvoir militaire et TÉglise.Un troisième rapport, «A New Inter-American Policy for the Eighties», était préparé en 1980 pour le Conseil pour la sécurité interaméricaine par le comité de Santa Fe, auquel ont travaillé L.Francis Bouchey, Roger W.Fontaine et David C.Jordan.La proposition 3 de ce rapport suggère: «La politique étrangère des États-Unis doit commencer à contrer (et non réagir contre) la théologie de la libération comme elle est utilisée en Amérique latine par le clergé de la théologie de la libération.» Un des 15 points d’un plan secret du gouvernement bolivien établi en 1975 est révélateur des correspondances qui existent entre ces sources: «Il ne faut pas attaquer TÉglise comme institution, et moins encore les évêques en leur totalité, mais bien le secteur le plus avancé de cette Église.Pour le gouvernement, le principal représentant de ce secteur est Mgr Manrique, archevêque de La Paz.Les attaques à son sujet doivent être de type personnel II faut le détacher de la hiérarchie comme telle et lui causer des ennuis avec le clergé national.» La stratégie sous-jacente à ce document secret a fait l’objet d’une analyse par le théologien Gonzalo Arroyo, dans la livraison de juillet 1975 de la revue Études.Enfin, pour ceux qui voudraient en savoir plus long sur l’évolution de CÉLAM liront avec intérêt l’analyse qu’en fait André LeBlanc, dans la livraison de septembre 1981 de la revue Relations, sous le titre: «Le CELAM de Helder Camara à Lopez Trujillo — Le rêve nasse» (p.243-253), Un fait demeure: le peuple patient et obstiné d’Amérique latine et ses prophètes sont animés d’une espérance à toute épreuve en l’irréversibilité du mouvement qui a été enclenché Pour lui.comme l’écrit Julia Esquivel, la menace de mort est une «menace de résurrection».NotM O) L'Eglise des catacombes.p.50; il faut lire tout le dossier de Vie ouvrière (no 158, décembre 1981) sur «l'Amérique centrale qui saigne»: 1201 rue Visitation, Montreal, H2L 3B5.•2) L'Eglise persécuté en Amérique centrale.Guatemala, El Salvador, Honduras, une nouvelle stratégie contre l'Église, février 1982, 42 p.4725, rue Saint-Denis, app 1, Montréal.H7J 2L5, tél (514)845-0511.Prix: *2 ises saineuis HERMES de la librairie Élisabeth Marchaudon, libraire vous donne rendez-vous aujourd’hui de14hà16h avec Jacques Laurent auteur de /es sous-ensembles flous publié aux Éditions Grasset 1120 ouest, av.Laurier (entre Querbes et De TEpée) Outremont, Montréal Tél.: 274-3669 Les entrevues faites à l'occasion des samedis de la ^ Librairie Hermès sont diffusées au réseau Intervision le lun.à 22 h, mardi à 2 h, le mer.à 8 h, le jeu.à 18 h, le sam.et dim., à 2 h et 22 h.UNIVERSITE CONCORDIA COLLEGE DES SCIENCES SERIE DE CONFERENCES PUBLIQUES LE FAIT DE L’EVOLUTION ET LA POLITIQUE DE LA CREATION -DE SCOPES A L’ARKANSAS par Stephen Jay Gould, Ph D Harvard University HEURE: 20h30 DATE: le jeudi 18 mars 1982 ENDROIT: Auditorium H-110 1455, boul.de Maisonneuve o.Renseignements complémentaires: 879-4160 La conférence aura lieu en anglais.CONFÉRENCE HAROLD NEWMAN LA SESSION DÉBUTE LA SEMAINE DU 22 MARS JOUR-INTENSIF du lundi au jeudi 9h - 12h 250$ ou 13h- 16h (84 hres) SOIR lundi et mercredi 18h - 21h 135$ ou mardi et jeudi (42 hres) FIN DE SEMAINE 9h - 16h 135$ samedi (42 hres) TEST DE CLASSEMENT: les 15, 16 et 17 mars 16 h 30-19 h 30 pour plus de renseignements, téléphonez-nous au 849-8393posfe 719-713 Çcl"Tc' UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL COLLOQUE SONDAGES ET DROITS DU PUBLIC 15-16-17 avril 1982 Organisé par le Comité des Sondages ACSALF/ SQSP (Association canadienne de sociologie et anthropologie de langue française et la société québécoise de science politique) 15 avril 1982 20 h., table ronde LA DÉMOCRATIE PAR SONDAGE?amphithéâtreJJ 2930 Francine Fournier, Alain Lancelot, Vincent Lemieux, Claude Morin.16 avril 1982 9 h., atelier.SONDAGES ET ÉLECTIONS amphithéâtre HA 2885 François-Pierre Gingras, Yvan Allaire, Pierre Drouil-ly, Daniel Latouche, Michel Lepage.14 h., atelier, LES SONDAGES DANS LA GESTION ADMINISTRATIVE amphithéâtre AM 050 Alain Massot, Léon Dion, Marcel Giner, Gilles Lesage.André Larocque, Michel Plourde.20 h conférence publique, LES SONDAGES: UN MEDIUM DE SIMULATION DE MASSE par Jean Baudrillard, amphithéâtre AM 050 17 avril 1982 9 h .atelier, LA PRATIQUE DES SONDAGES ET LES DROITS DU PUBLIC amphithéâtre AM 050 Denis Allaire, Sylvie Achim Beauchamp, Pierre Bouchard.Guy Trudel, Isabelle Lasvergnas-Grémy, Thérèse Sévigny, Claude Gauthier.14 h., atelier, LA PUBLICATION DES RÉSULTATS DE SONDAGE: RÉGLEMENTATION OU DÉONTOLOGIE?amphithéâtre AM 050 Benoît Gauthier, Jean Baillargeon, Jean Laponce.Alberto Ledoyen, Jacques Rivet, Michel Roy. Le Devoir, samedi 13 mars 1982 ¦ 9’ LES CONFERENCES ALCAN Luxembourg fait un échec à un projet de Taillibert ?* par Odile Hénault Montréalais, réjouissons-nous: la leçon apprise aux Jeux olympiques aura quand même porté fruit en un petit coin de cette terre.L’nistoire va comme suit.Au lendemain des Jeux.Roger Taillibert, grand architecte devant l'E-ternel (et devant notre maire), nullement complexé des déboires de son stade, récidivait au Luxembourg où le gouvernement lui confiait la conception du «Centre 300», monument jugé essentiel pour attirer la communauté européenne dans ce minuscule pays.Notre expert en folies des grandeurs se mettait à l’oeuvre et pondait pour l’occasion un gigantesque monstre à forme mi-oiseau, mi-robinet, pour la périphérie de l’une des plus charmantes capitales de l’Europe.Taillibert devait toutefois faire face à une telle force d’opposition que le projet fut abandonné, non sans qu’on ait dû cependant lui verser la modique somme d’un million et demi de dollars, à titre d’honoraires.Le principal acteur de cette riposte organisée s'appelait Leon Krier.Avec une campagne de presse superbement orchestrée et un contre-projet conçu de façon parallèle, Léon Krier et son équipe, parvinrent à convaincre les Luxembourgeois de l’inanité du projet Taillibert.Mardi dernier, le 9 mars, la compagnie Alcan invitait Krier à présenter ses idées, dans le cadre de sa huitième série de conférences sur l’architecture.«La vraie grandeur d’une ville provient de l’intelligence de son organisation spatiale et sociale, de ses espaces publics à l’échelle humaine, de la beauté de ses monuments, et enfin de la sagesse avec laquelle elle sait exploiter les richesses et les accidents de sa topographie, pour le plus grand bien de tous ses citoyens».Dans cette affirmation de Krier se regroupent tous les éléments d'importance primordiale lors de la formation des principales villes de l’Europe du Moyen Age.D’ailleurs, Krier est lui-même le produit de méthodes qui remontent loin à travers les siècles.Son éducation s’est faite auprès de l'architecte anglais James Stirling (1).chez qui il a travaillé pendant cinq ans après avoir abandonné, dès la première année, l'école d’architecture de Stuttgart.Ce type d'apprentissage auprès d'un maître.Krier le prône actuellement, non seulement pour l’architecture, mais aussi pour l’art et pour l’artisanat, «cette forme d'activité des plus nobles».En exposant quelques images de Luxembourg, sa ville natale, Krier se présente comme une sorte de dépositaire d’une mémoire collective que l’on peut retracer jusqu'au Moyen Age.«La ville est une invention aussi perfectionnée que la roue, affirme-t-il, et aujourd'hui, les urbanistes s’acharnent à réinventer la ville sans jamais arriver à d’aussi bons résultats (que ceux qui nous sont parvenus à travers les âges)».De là.Krier nous entraîne dans un discours sur la ville artisanale et sur la ville industrielle.Il compare la première à un être humain bien proportionné, à l'intelligence développée et aux mains habiles.tandis qu'il équivaut la seconde à un être dont la tête se serait à peine formée par rapport à ses muscles énormes.Cet être débile, synonyme de la ville industrielle, ne serait mû que par des idées de vengeance et de violence.Le passage de la ville artisanale a la ville industrielle se serait effectué à la suite d'un changement radical des fonc- 2% Il n'y a pas deux personnes qui ont exactement les mêmes problèmes quand il s'agit de vendre une automobile Seulement 2% de frais lors de vente inscrivez votre voiture sur nos listes et nous ferons le reste.Un vrai coup de pouce 933-6719 COLBORNE DIVISION COURTAGE lions de la ville, d'une restructuration interne.Et l’instrument de cette restructuration, c’est le zonage.Dans une ville comme Luxembourg, par exemple, le centre-ville a été graduellement délaissé par ses habitants pour faire place à des institutions encouragées par un plan de zonage «fonctionnel» implanté au début des années 60.Selon le conférencier, «ce sont les techniques de zonage fonctionnel qui ont constitue le plus radical instrument de destruction des villes européennes».Lorsqu'il parle de la démolition des villes allemandes, il attribue une plus grande responsabilité aux dessins des urbanistes qu'aux bombes des Alliés.La philosophie à laquelle Krier en arrive aujourd'hui découle d'une croyance irréfutable en les avantages d'une société artisanale, fonctionnant dans une ville de type artisanal, composée de petits quartiers où les habitants peuvent trouver, en moins de dix Comparaison, à la même échelle, du projet Taillibert (à droite) au centre-ville de Luxembourg avec sa cathédrale et ses ponts (à gauche).minutes de marche, toutes les fonctions sociales dont ils ont besoin quotidiennement.Krier veut recréer la «ville des petits déplacements» par opposition à la banlieue («lieu banni») où les habitants doivent constamment recourir à la voiture.Le frère du conférencier, avec qui il fait occasionnellement équipe, l’architecte Robert Krier, donnait lui aussi une conférence à Montréal, il y a deux semaines.Ironie du sort, il vient de terminer à Berlin un projet de logements supposément sociaux, mais qui a contribué au départ d’une population d’habitants turcs vivant auparavant dans ce quartier, à peu près à la manière dont rêve Leon Krier.La vie et les déplacements quotidiens de cette population turque ont été documentés de façon systématique par Toni Sachs Pfeiffer: cette photographe américaine, travaillant actuellement en Allemagne, observe minutieusement la vie des gens dans certains quartiers pour ensuite émettre des critères de design destinés aux urbanistes et aux architectes.Mme Pfeiffer était de passage à Montréal, l’automne dernier.Pour en revenir à Léon Krier, le plan d’ensemble qu'il a proposé lors de sa bataille contre le projet Taillibert, est des plus convaincants.Il crée, en périphérie de Luxembourg, les quartiers de l’Europe où les fonctions sont mixtes: travail, habitation et loisir se côtoient de sorte que les habitants n’ont plus à utiliser leur voiture tous les jours et que la nécessité d'une super-autoroute, utilisée deux fois par jour, disparaît entièrement.Cependant, lorsque Krier quitte la planification urbaine et s’aventure du côté de la forme bâtie, ses proposi- P son auditoire quelque peu sceptique.Le scepticisme s'accroît lorsque Krier prétend, d’une fiart.que l’on devrait fermer es écoles d’architecture et se contenter de former chaque année quatre ou cinq architectes par ville et, d’autre part, que les architectes ne devraient s’intéresser qu'aux «monuments et à la grande architecture».On décèle dans ces propos un élitisme de type totalement dictatorial et fort déplorable.En effet, la question du choix et de la direction des quelques architectes «é- lus» demeurera toujours extérieure à la qualité de l’architecture.À titre d’exemple, mentionnons la nomination récente de Roger Taillibert au poste d’architecte d’Etat, en France.Si le gouvernement de François Mitterrand, que Von aurait pu croire un peu plus perspicace dans le domaine de la protection des villes et de l’environnement, tombe dans ce genre d’erreurs, comment Krier peut-il prétendre qu’un enseignement purement élitiste puisse être bénéfique à la société?« Tout compte fait, l’argument le plus positif de l’exposé de mardi dernier, est encore l’idée d'une densification des villes et des quartiers.La méthode appliquée à Luxembourg pourrait, sans aucun doute, etre transposée, avec les variations qui s’imposent, à la ville de Montréal, pour le plus grand bénéfice de cette derniere.Mais rappelons tout de même à M.Krier qu'une grande proportion de l’activité qui s’est déroulée dans le domaine de l’architecture, Montréal, depuis une quirv-zaine d'années, a reposé entre' les mains d’un très petit non^ bre de firmes d’arcnitectes., > Ce n'est pas dans la limitation d'un champ d’activités que l’on trouve nécessaire-, ment la qualité Au contraire, c’est une société à l’esprit suffisamment démocratique qui permet à des individus tels ¦ que Léon Krier de s’exprimer, librement, d’obtenir des projets et de faire des adeptes.Si * la structure spatiale des cité* • anciennes a amplement fait la preuve qu’elle pouvait s’adap1-ter aux fonctions du 20e siècle la structure sociale du Moyert • Âge ne représente par contre nullement un idéal, pour la majorité d’entre nous.Note: (1) Michael Wilford, associé de James Stirling, présentera les travaux de cette firme d'architectes, , le mardi 30 mars,-dans le cadre dé la série de conférences Alcan sur l'architecture.* ‘ IP ''V j • r J l'ou rquoi ces gens sont-ils si en demande?Il y a des emplois au Canada.Mais ils restent vacants parce qu'il y a une pénurie de main-d'oeuvre qualifiée.La technologie se développe très rapidement dans certaines industries.Si le Canada veut rester dans la course sur le plan international, nous nous devons de faire face aux défis que pose le marché du travail.C'est pourquoi nous voulons informer nos jeunes des débouchés qui s'offrent au Canada dans les métiers spécialisés et les nouvelles technologies.s A Emploi et Immigration Canada, ' nous avons aidé des milliers de jeunes à découvrir des possibilités d'emploi insoupçonnées.Les programmes du gouvernement fédéral contribuent à développer les compétences de ces jeunes.Les fonds spéciaux accordés aux cégeps permettent aux Canadiens de recevoir une formation répondant aux priorités du marché du travail.Par ailleurs, presque tous les cours de formation professionnelle dispensés au Canada bénéficient, d'une manière ou d'une autre, d'un apport financier du gouvernement fédéral.Ainsi, pour maintenir un Canada toujours plus actif, nous aidons les gens à trouver l'emploi qui leur convient et les entreprises à obtenir la main-d'oeuvre qualifiée dont elles ont besoin.Pour plus de renseignements, demandez, la brochure «Sommes-nous prêts à changer?» en écrivant à: CHANGEMENTS, Ottawa, Ontario K!A 0J9 Pour un Canada actif.I# Emploi et Immigration Canada Lloyd Axworthy, Ministre Employment and Immigration Canada Lloyd Axworthy, Minister J1*1 Canada H ï 10 B Le Devoir, samedi 13 mars 1982 PORTRAIT Yvonne Lorrain Mitterrand, une femme majeure «Ma mère — écrit François Mitterrand dans son dernier livre L’Abeille et l'architecte — répétait que toute guerre était de religion.Elle n’avait pas lu Marx et se trompait peut-être.» Cela invitait à en savoir davantage sur cette femme née au siècle dernier.Geneviève Mitterrand Delachenal, sa fille, a bien voulu évoquer pour nos lecteurs le visage d'Yvonne Lorrain (1881-1936) épouse de Joseph Mitterrand, mère de huit enfants tous vivants, dont l’actuel président de la France.par Rolande Allard Lacerte MRS soeurs, mes frères et moi n’avons jamais eu l'impression d’avoir devant nous une femme en tutelle.une femme enfant.Moi, je vois très peu de différence entre ce qu'elle était, ce que je suis et ce que mes enfants sont, dit Geneviève Mitter-Jrand Delachenal en début d’entretien.• Ma mère était une femme libre.Je veux dire libre de ses choix.Le mot «émancipée» n’est pas celui qui convient.Elle était plutôt ce que j’ap-’ pelierais une femme majeure.Par opposition à une femme mineure.Majeure avec son , Dieu, son siècle, sa famille.Elle avait choisi librement de se marier, ce qu elle avait fait tardivement en raison d’accrocs de santé À neuf et ouinze ans, elle avait souffert de rhumatisme articulaire aigu, maladie qu’on ne savait pas soigner à ce moment-là et qui avait atteint son coeur.Elle a toujours eu des problèmes de santé mais c'était une femme rayonnante.Rayonnante par son pouvoir d’accueil, son sourire, son enthousiasme pour toutes les grandes causes.En dépit de son aspect physique peu robuste, elle était une femme forte.Profondément religieuse, animée d’une très grande foi.Pour ma mère, le Christ était une personne.Tous les matins, elle assistait à la messe et confiait à une de ses amies: «Je n’ai jamais assez de temps pour m’entretenir avec mon Dieu, pour prier à l'intention de tous ceux que j’aime».Cette femme a eu, plusieurs années avant sa mort à l’âge de 55 ans — des troubles cardiaques qui ne l’alitaient pas, sauf à l'occasion de trois thrombo-phlé-bites successives, mais elle avait toujours dû se soigner.Malgré tout, elle demeurait extraordinairement active.On aurait dit que ses huit enfants ne lui suffisaient pas.En plus de se consacrer a sa famille, elle était présidente des «Mères chrétiennes» et dans la petite ville où nous vivions, à Jarnac (oui, Jarnac, comme le coup, précise mon interlocutrice) elle était le soutien de nombreuses familles pauvres.A l’époque, il n’y avait — t pas allo- d’assistance de l’Etat, ni cations familiales, ni aide au logement, et certaines familles démunies se tournaient vers elle en lui faisant parve-, nir des petits billets: «Mes enfants vont partir en vacances, pourriez-vous leur fournir trois paires de souliers?Deux costumes?et maman disait: «Il faut bien qu’ils m’écrivent comme ça, autrement ils seraient trop humiliés de demander l’aumône.Et s’ils de- mandent trois paires de souliers, il faudra leur en envoyer davantage».Dotée, en dépit de sa maladie, d’une espece de vitalité, source de son rayonnement, elle avait beaucoup d’ascendant autant vis-à-vis les gens du milieu qui était le nôtre que vis-à-vis les femmes de la campagne qu’elle rencontrait au marché — même si nous avions du personnel, ma mère faisait souvent elle-même ses courses.Et lorsque, immobilisée, elle a été plusieurs mois entre la vie et la mort, les femmes venaient de la campagne, sonnaient à la porte et disaient à la femme de chambre: «Voilà des fleurs, des fruits pour Madame Mitterrand».C’était comme une amie pour tous et à Jarnac on l’appelait «La bonne madame Mitterrand».Elle n’était pas «paternaliste» mais accueillante.Elle avait beaucoup d’humour, était rieuse, optimiste, aimait les arts elle dessinait, récitait des vers et les livres.Le soir, elle nous initiait à la littérature.à la poésie.C’est par elle que j’ai connu Henri de Régnier.Elle a voulu nous enthousiasmer au mouvement de Déroulède.Elle aimait les écrivains régionaux, Jacques Chardonne en particulier, et fréquentait des membres de sa famille.Le frère de François Mauriac avait été un grand ami et nous avions, à la maison, tous les livres de Mauriac, depuis ses premiers poèmes Les Mains jointes et ses romans que ma mère jugeait «pessimistes et ne faisant pas suffisamment sentir la grâce qu’il y a dans la vie».Je me souviens même qu elle avait lu et nous avait lu avec un intérêt énorme une Histoire du Canada dont on lui avait fait cadeau.C’était une parution récente et j’ai oublié le nom de l’auteur.Elle rêvait de voyages.Elle avait visité l’Espagne en compagnie de son père et conservait un souvenir merveilleux d’un séjour en Algérie où elle avait été aider sa fille Colette qui était malade.Dans la petite ville de Jarnac, pays du cognac, région très ensoleillée, à la température douce, la vie était relativement facile.Nous avions une grande propriété que nous aimions beaucoup C’était, plus exactement, la propriété de mes grands parents et lorsque nous avons vendu cette demeure ancestrale à la mort de ma grand’mère, nous avons tous eu le coeur déchiré.Il était devenu difficile de garder une aussi grande propriété, mes frères étant tous très jeunes à l’époque et ma mère a tout de suite eu le désir d’acheter une propriété plus petite mais dans les environs.Elle n’en a pas eu la possibilité, elle est tombée malade.Elle s’est évanouie en 1934 et jusqu'à sa mort, deux Le Canada, c’est différent Geneviève Mitterrand Delachenal a six enfants et neuf petits-enfants (certains vivent à Montréal et à Boston).Elle est avocate, chargée des relations extérieures au sein d’une grande entreprise de presse parisienne, poste qu’elle occupe depuis la .mort de son mari.* Depuis l’accession de son frère François au siège présidentiel .français, elle est souvent sollicitée.On lui demande des entrevues, voire même de servir d'intermédiaire privilégiée auprès du pouvoir: «Il y en a qui font des demandes très importunes pour ne pas avoir à emprunter les canaux normaux.Il faut savoir refuser.Mes frères, mes soeurs et moi ne partageons ni le pouvoir ni ses responsabilités.Nous devons être très attentifs à ne pas gêner notre frère François, ni apporter des complications , aux lourdes tâches qui sont les siennes.» Réticente d’abord, elle a ensuite consenti à nous parler de sa ''mère: «Parce que, pour le Canada, c’est diffèrent.» C’est avec émotion et chaleur qu'elle a fait revivre cette femme forte qui a «exercé beaucoup d’influence sur tous les siens parce que compétente.Son sens des autres, son sens de '¦l’engagement et des responsabilités nous a tous profondément marqués.» Son père, Joseph Mitterrand, passionné de généalogie, a réussi à retrouver la filiation de la famille en remontant jusqu’à Pierre Mitterrand, bailli de Bourges en 1610.R.A.-L.au panthéon £ { Le panthéon journalistique du Canada français est peuplé en vaste majorité de pamphlétaires et d’éditorialistes.Dans une société guidée intellectuellement et moralement par un journal qui s'appelle Le Devoir, la notion de responsabilité sociale de la presse a trouvé un terrain particulièrement fertile, et c’est pourquoi elle s’y est affirmée plus vigoureusement qu'ailleurs.* JJ • Rapport de la Commission royale d'enqudte sur les quotidiens, Ottawa, juillet 1981, page 25 LE DEVOIR Tous les matins -% -¦ ans plus tard, elle n’a pas pu faire trois pas toute seule.Elle ne pouvait même plus trico- ter, elle ne pouvait et écrire.Très douée pour que lire l’écriture (elle aurait pu être écrivain), elle écrivait des lettres, on en a retrouvé plusieurs.Ses lettres étaient émouvantes, belles, aussi vivantes qu’elle pouvait Têtre.Personnellement, je n’ai pas de lettres puisque je suis la seule de la famille à ne l’avoir jamais quittée.La maison était ouverte à tous.Je me souviens que nous y recevions des collégiens noirs qui faisaient leurs études avec François et mes autres frères, près de Bordeaux.Pendant les vacances, nous invitions nos cousins et cousines qui habitaient Paris et Lille.Un jour de Pâques nous étions si nombreux qu’il avait fallu louer un mini autobus avec chauffeur pour aller faire des excursions dans la région.Si ma mère a effectivement pu dire une phrase comme celle que vous m’avez citée c’est qu’elle avait souffert de l’atmosphère de guerre de religion qui régnait en Charente.Notre région avait été une région forte du protestantisme et ma mère avait de nombreux amis protestants.Elle rêvait d’oecuménisme avant l’heure.Elle avait été malheureuse quand un prêtre catholique rétrograde avait interdit aux catholiques d’aller aux obsèques des protestants et d’assister à d’autres cérémonies religieuses du temple.J’ai toujours pensé que c’eut été une joie immense pour elle de voir tous les progrès de l’oecuménisme.Elle aurait aussi été enthousiasmée par Teilhard de Chardin qui lui aurait été proche par le cheminement de son esprit et de son âme.Quand elle est devenue complètement dépendante, ne pouvant plus faire un geste, elle a neanmoins garde une grande sérénité et une forme d’héroïsme.Mon père ayant demandé un professeur de Bordeaux en consultation, ce dernier après l’examen médical lui dit: «Elle peut vivre trois jours, trois semaines ou trois mois», il en a été si bouleversé qu’il a attendu un moment avant de monter à la chambre de la malade.Mon père était un homme réservé, peu démonstratif, mais il était très lié avec ma mère et cette dernière, qui connaissait bien toutes les expressions de son visage, n’a pas posé de questions.Elle savait.Elle a simplement dit: «Il faudrait savoir si ce professeur est protestant car j’ai noté qu’il n’a pas d’alliance, il est jeune encore et peut-être pourrait-il rencontrer les filles d’un médecin ami» (ce médecin qui avait des «filles à marier» appartenait à une vieille famille protestante).Vous voyez le courage de cette femme.Et elle n’a plus jamais reparlé de la visite de ce médecin.En toute conscience, en toute sérénité, elle a demandé F Extrême-Onction.six mois avant sa mort, et elle m’a dit (j’avais alors 14 ans).«Pour toi, tu vois, je pars trop tôt.Si un jour tu voulais entrer au couvent, essaie de rester auprès de ton père et de tes frères pendant qu’ils sont encore jeunes » C était touchant.J’écoutais et tout se gravait dans mon esprit.Elle disait encore: «Personne ne peut t’aimer plus que moi.» Voyez-vous, je souris d'un certain féminisme.Un féminisme tentant de nous faire croire que les femmes des générations qui nous ont précédées étaient dépendantes, mineures.Personnellement, je crois qu’il faut beaucoup plus d’imagination et d’intelligence, je ne dis pas de courage, pour mener une vie non professionnelle intéressante et ouverte au monde.Si elle a pressenti le destin prestigieux qui attendait ses fils?Affirmer qu’elle entrevoyait exactement leur voie serait trop dire, mais elle était persuadée que ses fils étaient très intelligents et que leurs capacités intellectuelles leur donneraient des responsabilités.Elle leur prodiguait beau- coup de conseils, insistant sur l’ouverture aux autres et la droiture dans la vie.Quand elle est morte, François faisait déjà des études de droit, lettres et sciences politiques.Il aurait pu être avocat, préparer ce qu’on appelait à ce moment-là les grands concours.Il avait pensé aux Affaires étrangères.Il aurait pu être historien, écrivain.Ma mère a dû pressentir qu’il allait être appelé à de grandes responsabilités.Je suis persuadée que mes frères et mes soeurs ont beaucoup des valeurs qui pour ma mère étaient essentielles.Ces valeurs sont restées en eux quelles que soient les apparences des vies qui peuvent être différentes; quel que soit l’extérieur des vies spirituelles sur lesquelles personne peut juger.Je suis persuadée que (malgré les apparences, sans du tout prendre la place de mon frère François qui est assez grand pour dire ce qu’il pense) l’on peut voir à travers ses livres, ses discours et ses paroles qu’il a une très profonde spiritualité qu’il adapte comme il l’entend.On peut juger cela à ses valeurs actuelles et à son sens certain des autres quelles que soient les opinions politiques où les uns peuvent se reconnaître ou ne pas se reconnaître.Canada Ü : mm V r i y / / Travaux publics Canada est l'une des forces motrices économiques de première importance au sein de l'industrie du bâtiment.En effet, nous avons investi régionalement plus de $400 millions au cours des 5 dernières années: les grands établissements postaux, le Complexe Guy Favreau, le Vieux Port de Québec, Gros-Cacouna, le Canal de Lachine, la piste d’essai à Blainville, le Vieux Port de Montréal etc.Que ce soit la construction d’un bureau de poste, l’aménagement de laboratoires ou la gestion d’immeubles, l’expertise et la vaste expérience de nos employés font que l’industrie du bâtiment n’a plus de secret pour nous.Grâce aux nombreux programmes mis de l’avant, Travaux publics Canada a réduit, depuis 1976, la consommation d’énergie dans les immeubles du gouvernement d’environ 40%.Nous bâtissons pour vous.Travaux publics Public Works Canada Canada Canada * s Le Devoir, samedi 13 mars 1982 ¦ 11 PUIS PUBUC3 - ——^^^^ : —^^^ î ^^ -; Ventes en justice Conditions et Renseignements 1 Les ventes judiciaires ont lieu aux adresses ci-dessous mentionnées.2 L'enchérisseur doit en payer le montant immédiatement et en argent comptant.3 II est préférable de téléphoner au bureau de l'officier instrumentant le matin de la vente en cas d'annulation.La Chambre des huissiers du Québec Canada, Province de Québec, District de Québec.COUR PROVINCIALE, No 20042-000923-815 PROC GEN.DE LA P Q.partie demanderesse -vs- ROBERT OUELLET, partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 24 mars 1982 à 10:30 heures au 3708 St-Laurent à Montréal, dit district seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de ROBERT OUELLET, saisis en cette cause, consistant en: 1 pastel encadré Héron pourpre.1 pastel encadré Touraco, 1 pastel encadré Casour, plusieurs autres pastels encadrés, 1 caméra 35 mm de marque Canon et acc., 1 appareil de poids et altères, et toutes pièces composantes, etc etc Conditions: PAIEMENT COMPTANT Renseignements: DENIS ST-LOUIS, huissier de l’Etude: Paquette, Rocheleau, Dion et Grenier ass., huissiers (tél.284-1007).Montréal, 10 mars 1982 Canada, Province de Québec.District de Québec.COUR PROVINCIALE.No 20042-004231419 PROC.GEN DE LA P Q .partie demanderesse -vs- AMOS DÉSIR, partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 24 mars 1982 à 11 00 heures au 1250 Everett #1 à Montréal.dit district seront vendus par autorité de Justice.les biens et effets de AMOS DÉSIR, saisis en cette cause, consistant en: 1 téléviseur couleur Solid States, tout transistor, environ 24" et acc., 1 vaissellier 6 portes.3 vitrées, en bois naturel, 1 ensemble de salle â dîner comprenant 1 table ovale en bois.6 chaises droites en tissu orange et bois.Conditions: PAIEMENT COMPTANT.Renseignements GILLES POIRIER, huissier de l’Etude: Paquette.Rocheleau, Dion et Grenier ass .huissiers, (tél.: 284-1007).Montréal.10 mars 1982.Canada.Province de Québec.District de Montréal.GREFFE DE LA PAIX.No 500-27402393419.LA REINE, partie demanderesse -vs- BOULANGERIE SEGATORE LTÉE .partie défenderesse.PRENEZ AVIS que le 24 mars 1982 à 10:00 heures, au 5625 Christophe-Colomb, à Montréal, dit district, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de BOULANGERIE SEGATORE LTÉE .saisis en cette cause, consistant en 1 filière en métal vert.4 tiroirs.1 filière en métal grise 4 tiroirs.1 bureau plat avec titoirs.1 chaise fauteuil rotative.2 chaises fauteuils sièges rembourrés.1 chaise fauteuil rotative 1 machine â chèque Paymaster.1 porte-documents en métal.1 bureau avec réfrigérateur 9 portes en bois.3 paires de draperies et poles.1 air climatisé et acc., 1 cadre sur mur représentant 3 bateaux.1 radio stéréo 2 haut-parleurs.Conditions.PAIEMENT COMPTANT Renseignements; GILLES POIRIER, huissier de l'Étude: Paquette.Rocheleau.Dion.Grenier et ass., huissiers (tél.: 284-1007).Montréal.10 mars 1982 Canada.Province de Québec.District de Montréal.GREFFE DE LA PAIX.No.500-27402392411 LA REINE, partie demande resse -vs- BOULANGERIE SEGATORE LTÉE .partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 24 mars 1982 à 10 00 heures au 5625 Christophe-Colomb, à Montréal, dit district, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de BOULANGERIE SEGATORE LTÉE., saisis en cette cause, consistant en.1 filière en métal vert.4 tiroirs.1 filière en métal grise 4 tiroirs.1 bureau plat avec vitre et tiroirs.1 bureau plat avec tiroirs.1 chaise fauteuil rotative.2 chaises fauteuils sièges rembourrés.1 chaise fauteuil rotative.1 machine à chèque Paymaster.1 porte document en métal.1 bureau avec réfrigérateur 9 portes en bois.3 paires de draperies et poles.1 air climatisé et acc., 1 cadre sur mur représentant 3 bateaux.1 radio stéréo 2 hauts-parleurs Conditions PAIEMENT COMPTANT Renseignements: GILLES POIRIER, huissier de l’Étude Paquette.Rocheleau.Dion.Grenier & ass.huissiers (tél : 284 1007).Montréal.10 mars 1982 Canada.Province de Québec.District de Ter-rebonne.GREFFE DE LA PAIX.No : 700-27401780-814.LA REINE, partie demanderesse -vs- MICHEL GAUVREAU.partie défenderesse.PRENEZ AVIS que le 24 mars 1982 à 10:30 heures, au 257 14e avenue, #2 à Lachine.district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de MICHEL GAUVREAU.saisis en cette cause, consistant en: 1 automobile Monte-Carlo, verte, légèrement endommagée, immatriculée 954M018 Québec 1981.Conditions: PAIEMENT COMPTANT.Renseignements: PAUL RENAUD, huissier de l'Étude.Paquette.Rocheleau.Dion.Grenier et ass .huissiers (tél.284-1007) Montréal.10 mars 1982 Canada.Province de Québec.District de Bedford.GREFFE DE LA PAIX.No 460-27-000746-817 LA REINE, partie demanderesse -vs PRODUCTIONS G P INC .partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 25 mars 1982 à 13:00 heures, au 3820 Boul Ste-Rose.Fabreville.Laval, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de PRODUCTIONS G P INC .saisis en cette cause, consistant en 1 bureau de secrétaire avec aile en arborite.blanc et orange 3 tiroirs.1 chaise de secrétaire pivotante en matériel orange.1 machine à écrire électrique Adler.1 bureau plat en bois.1 chaise d'exécutif en matériel brun.1 crédence en bois.1 chaise pivotante en matériel orange.1 filière 5 tiroirs.1 chaise en plastique orange Conditions: PAIEMENT COMPTANT Renseignements CHARLES PAQUETTE, huissier, de l'Étude Paquette.Rocheleau.Dion.Grenier 6 ass .huissiers (tél.284-1007) Montréal.10 mars 1982 Canada.Province de Québec.District de Montréal COUR SUPÉRIEURE No 50045-002752-80-4 ANDRÉ BOUTHILLIER.partie demanderesse -vs- FERBLANTERIE P D.C.LTÉE partie défenderesse ARACLIMAT INC., tierce-saisie Le 26 mars 1982 à 12 00 heures au 6944 Wilderton MONTRÉAL, district de MONTRÉAL, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de ARACLIMAT INC .saisis en cette cause, consistant en.1 table à dessin.1 climatiseur de marque GSW.1 dactylo de marque Remington Conditions ARGENT COMPTANT Inf ANDRÉ ROY.huissier.2884211 Linteau.Villeneuve.Miller.Lortie.Poitevin.Giguère Montréal, ce lOième jour de mars 1982 Canada.Province de Québec.District de Montréal.GREFFE DE LA PAIX.No 500-27406703415 LA REINE, partie demanderesse -vs- MARC CARRIER, partie défenderesse.PRENEZ AVIS que le 24 mars 1982 à 10:30 heures au 4375 Henri-Bourassa Est.app 305.Montréal-Nord, district de Montréal.seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de MARC CARRIER, saisis en cette cause, consistant en.1 bahut en bois vitré.1 chaise capitaine en cuirette brune.1 table vitrée.1 chaise.1 table de bois.1 stéréo meuble de marque Kalmar Conditions PAIEMENT COMPTANT Renseignements JACQUES FORTIER, huissier de l'Étude Paquette.Rocheleau.Dion.Grenier & ass.huissiers (tél 284-1007) Montréal.10 mars 1982 Canada.Province de Québec.District de Montréal.COUR SUPÉRIEURE.No 500-05-012581 813 SOUS-MINISTRE DU REVENU DU QUÉBEC .partie demanda resse -vs PIERRE VIENS."LES CRÉATIONS PIERRE VIENS " partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 24 mars 1982 à 10:00 heures au 2000 St-Martin.Chome-dey.Laval, district de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de PIERRE VIENS LES CRÉATIONS PIERRE VIENS", saisis en cette cause, consistant en 1 automobile de marque Buick 1976.station wagon série 4R35Y6X100234.immatriculée en 1981 950H879.grise.1 comptoir de réception en bois et tapis (double).1 banc en plastique rond noir (Kik Step ".1 banc en bois noir.5 chevalets décoratifs en bois.14 fixtures et lampes assorties & acc.plusieurs peintures encadrées et signées, équipement pour faire de la peinture, cadres, meubles de bureau, etc etc Conditions PAIEMENT COMPTANT Renseignements CHARLES PAQUETTE, huissier de l'Étude Paquette.Rocheleau, Dion.Grenier & ass.huissiers (tél 284-1007) Montréal.10 man 1982 Canada.Province de Québec.District de Montréal.No.: 5/8 376 140 $15'/a 197 90 $15'/a 779 35 $15'/a 513 $2'/4$15ft 226 175 $15ft 52 135 $15ft 240 75 $15'/a 14150 $15'/a 30 $2% $ 15ft 140 75 $44'/s 442150 $44 Vb 334 30 $44 Vs 284 $5'/a $44Ve 261 5 $44'/a 168 $5 $44% 114 $7ft$44% 52 $11 Va $44'/a 139 $15'/a $44% 76 $53/4 $44% 146 100 $29 97 $2'/a $29 239 35 $29 264 $4 $29 560 25 $29 551 $6'/4$29 683 20 $29 81 $11 $29 206 10 $29 8 $2% $29 3 $2% $29 235110 $29 87 $43/4 $29 74 70 $29 70 $6V»$29 7 $2*4 $29 7 $33/4 $29 16 $63/4 $29 177 35 $12% 86 $2'/4$12% 110 $5 $12% 98 150 $12% 243 75 $12% 84 $2% $12% 230 35 $12% 55185 40155 131 130 97 $3 213 65 319 85 164145 54 3207 35 191 2073 170 25 2481 15 20 1138 $4 20 4471 5 40 233195 69 75 148185 240 35 493 $2 182 80 19 2118 95 65 895 $2 83 2973 50 35 857 $3% $8% 3 71 155 $8% 5 358 75 $8% 29 315 $2% $8% 3 132 90 $8% 50 1145 150 $8% 22 537 $2 $8% 933 75 $8% 221 $3% $8% 402 50 $8% 55 $6'/4 $8% 53 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apprenant la nouvelle.Le directeur-gérant Bob Geary a déclaré que le départ de Scott allait permettre aux Alouettes de s’en tenir à un «budget plus réaliste».«James Scott nous coûtait cher et depuis l’arrivée de George Allen, nous avons convenu qu’il est possible de former une formation solide tout en se conformant aux budgets-types des autres équipes de la LCF», a expliqué Geary.¦ Szmldt perd son record MOSCOU (Reuter) — Le triple champion olympique, le Soviétique Vladimir Salnikov, en s’imposant sur 400 mètres en 3:49.57, hier à Moscou, est enfin parvenu à reprendre possession du record du monde de ta distance que le Canadien Peter Szmidt lui avait ravi il y a un peu moins de deux ans à Toronto.L’Allemand de l’Est Jorg Woithe a pour sa part amélioré son propre record d’Europe du 100 mètres nage libre en 49.95 secondes.¦ John McEnroe se blesse BRUXELLES (AFP) — L’Américain John McEnroe, qui a déclaré forfait hier pour les quarts-de-finale du tournoi de Bruxelles après s’être fait une double entorse à la cheville gauche, pourrait être contraint à une immobilisation de quatre à six semaines.McEnroe s’est blessé en tombant lors d’une séance d’entraînement avec son partenaire et compatriote Peter Fleming.Le joueur numéro un du tennis mondial avait auparavant défendu son principal rival, le Suédois Bjorn Borg, contraint en raison des reglements, à passer par les qualifications pour participer aux grands tournois de la saison, dont Wimbledon.«Si Bore doit passer par les qualifications, il n’y aura qu’un perdant, le tennis», a déclaré McEnroe.¦ Horst Bulau septième MITTERNDORF, Autriche (Reuter) — Le Finlandais Matti Nykaenen a remporté hier l’épreuve de saut à ski de Kulm Mittemdorf comptant pour la Coupe du monde Au cours de l’épreuve, Nykaenen et l’Autrichien Herbert Neuper ont battu le record du tremplin avec des sauts de 166 mètres.Horst Bulau d’Ottawa a terminé au septième rang des sauts de 138 et 128 mètres.Steve Collins de Thunder Bay s’est classé 26e avec des sauts de 128 et 107 mètres, et non Richards d’Oshawa a pris la 31e position avec des sauts de 104 et 107 mètres.¦ Première défaite d’AsselIn LIVIGNIO, Italie (PC) — La Suédoise Mara Berg a causé une surprise en remportant l'épreuve des sauts devant Marie-Claude Asselin, de Ste-Aoele, hier, à Livignio.Il s’agit de la première défaite d'Asselin en sept compétitions cette saison.Elle est néanmoins déjà assurée du titre en Coupe du monde de ski acrobatique.Chez les garçons, Jean-Marc Rozon de Sherbrooke a terminé deuxième en style libre derrière Mike Nemesvary d'Ottawa, un ancien membre de l’équipe canadienne, qui défend désormais les couleurs de la Grande-Bretagne.Yves Laroche, du Lac Beauport, a fini troisième, et Craig Clow, de Montréal, quatrième.¦ En deux mots Les Stinpcrt de Concordia ont causé une vive surprise en battant Tes Couqara de Regina 6-5 hier au Championnat national de hockey universitaire disputé à Moncton.Aujourd’hui, les Alglaa Blaus de l’Université de Moncton affrontent les Bluas de l’Université de Toronto.Yvas Bllodaau de Québec s'est classé 14e du 15 km junior de ski de fond remporté par l'Allemand de l’Est Uwa Ballman, hier à Falun.La Norvégienne Brit Pattarsan a remporté le 20 km des Jeux nordiques, les Canadiennes Shlrlay et Sharon Flrth terminant sixième et 13e respectivement.Le réseau américain ABC a obtenu les droits de retransmission du Grand Prix automobile de Detroit qui sera disputé le 6 juin prochain.Marla-Céclla Gros-Gaudaniar, victorieuse de la Coupe du monde de descente 1982, a remporté hier, à Tignes, la descente du championnat de France .Les Américains Jimmy Connors et Vltaa Garulaltia s'affronteront dans l'une des demi-finales du tournoi de tennis de Bruxelles.L'autre demi-finale opposera le jeune Suédois Mata Wllandar à l'Israélien Shlomo Gllckataln .Le Sud-Africain Johan Krlak, le Suisse Halnz Guanthardt et les Tchécoslovaques Tomaa Smld et Ivan Landl se sont qualifiés pour les demi-finales du tournoi de tennis de Munich.V._________________________________________________ Hostetler en met plein la vue aux Blue Jays Burris lance comme en septembre par Michel Lajeunesse de la Presse Canadienne WEST PALM BEACH (PC) — Les Expos de Montréal ont remporté une quatrième victoire dans la Ligue des pamplemousses, hier, en disposant de justesse des Blue Jays de Toronto par la marque de 4-3.Encore une fois, Ray Burris s’est le plus signalé pour les Expos, lui qui avait émerveillé dans le dernier mois de la campagne l’an dernier.Burns, qui a lancé trois manches parfaites à sa première sortie contre les Orioles de Baltimore, a poursuivi son excellent travail en limitant les Jays à un seul simple en uatre manches.Il a fait mor-re la poussière à trois frappeurs.«Encore une fois, Burris a été exceptionnel, a dit le gérant Jim Fanning après le match retardé de plus de deux heures en raison de l’état détrempé du terrain.Son contrôle, ses balles à effet, ses changements de vitesse, tout fonctionnait très bien.» Burris, qui dit devoir lancer de 20 à 25 manches au camp d’entraînement avant de retrouver sa forme, a pour sa part déclaré après le match que les lanceurs des Expos ne recevaient pas tout le crédit qui lui revenait.«On paraît surpris quand nos lanceurs font bien, de dire Burris.Je crois que nos lanceurs ne reçoivent pas tout le crédit qui leur revient.Nous avons le meilleur personnel de lanceurs de la Ligue nationale, chaque fois qu’un personnel de lanceurs conserve une trois ans.c’est formidable.«On dit toujours que la clé du baseball, ce sont les lanceurs.Mais on donne toujours tout le crédit aux frappeurs.Quand un lanceur se rend au monticule, il dépense plus d’énergie que tout autre joueur, même celui qui évolue pendant 150 matches par année.Un gars comme Bill Gullickson par exemple n'obtient pas toute la publicité qu’il mérite.Il a offert une performance exceptionnelle l’an dernier.» Chez les frappeurs, Dave Hostetler a donne le ton à l’attaque des Expos.Il a obtenu trois coups sûrs, dont un double contre le perdant Mark Bomback, en trois présences au marbre.On disait avant le match que les Expos avaient inséré le nom de Hostetler dans l’alignement pour bien le montrer aux Blue Jays, qui sont à la recherche d’un jeune premier-but.Hostetler leur en a mis plein la vue.Frank Taveras a lui aussi bien fait à son premier match à l’arrêt-court.Il a obtenu deux simples et a exécuté quelques bons jeux à la défensive.Bill Lee a lancé trois manches, accordant un point suite à deux coups sûrs.Dave Palmer est venu terminer le match, accordant deux points aux Jays suite à trois coups sûrs en huitième manche.Après deux coups sûrs un peu chanceux d’Aurelio Rodriguez et Gene Petralli et un but sur balles au frappeur suppléant Al Woods, Palmer a reçu la visite de l’instructeur des frappeurs Galen Cisco au monticule.bien», a mentionné Fanning.Palmer s’est en effet sorti de cette manche et il a terminé le match en force, réussissant deux retraits sur des prises en neuvième.«Sa courbe était exceptionnelle, a mentionné Fanning.Dans cette neuvième manche, c'était le Palmer d’autrefois.C’est tout un test qu’il a passé en lançant de cette façon.Son bras prend beaucoup de mieux.» Par ailleurs, Burris a mentionné que les Expos se devaient absolument de déni- WEST PALM BEACH (PC) — Dave Stieb veut quitter les Blue Jays de Toronto et il réclame un échange à grands cris II veut jouer avec une équipe qui aspire au championnat, que ce soit dans la ligue Américaine ou dans la ligue Nationale.Il s’est présenté à West Palm Beach hier avec ses coéquipiers mais les chances de le voir porter les couleurs des Expos cette année sont minimes.Les Mets de New York et les Yankees sont très intéressés en ses services, lui qui a remporté 11 victoires la saison dernière avec une équipe qui lui offrait très peu de soutien.George Steinbrenner, le propriétaire des Yankees, a même dit qu’il ne laisserait lâ- cher un frappeur de puissance gaucher.«À mon avis, c’est essentiel Nous avons besoin de ce frappeur gaucher et nous avons besoin d’un véritable quatrième frappeur.Nous n’avons pas eu de véritable quatrième frappeur depuis le départ d’Elûs Valentine.Ellis savait frapper en quatrième position.Il nous faut trouver un autre frappeur de sa trempe.À mon avis, c’est essentiel.Même si nous avons le meilleur personnel de lanceurs, nous ne pourrons tout faire seuls.» mais les Mets faire son acquisition.Selon les Expos, les Blue Jays demandent beaucoup trop pour leur as-lanceur droitier En décembre dernier, John McHale a offert Larry Parrish, Jerry White et Rowland Office en retour de Stieb.Les Blue Jays ont dit non.McHale ne semble plus intéressé à déposer à nouveau une pareille offre.«Je crois que les Blue Jays ne sont pas vraiment intéressés à négocier, dit McHale.Us exigent trop et ne veulent vraiment pas négocier.» Pat Gillick, le directeur du personnel des joueurs du Toronto, n’a pas caché qu’il exigeait beaucoup en retour de Stieb.uiujciiiiE iuieiK-uie a «je voulais simplement que comme chez les Expos depuis Galen s’assure que tout allait Chasse au cerf de Virginie à la réserve faunique de nie d'Ânticosti —Saison 1962 Dave Stieb veut quitter Toronto En 1982, le ministère du l.oisir, de la Chasse et de la Pêche offre aux chasseurs, différents modes de séjour à la réserve de l’île d Anticosti pour pratiquer la chasse au cerf de Virginie: 1.Séjour en pavillon — avec guide 2.Séjour en pavillon - sans guide 3.Séjour en chalet 4.Séjour en carré de tente 5.Séjour en camping sauvage (Baie de l’Ours) 6.Le ministère offre également un combiné de chasse au cerf de Virginie et de pêche au saumon aux pavillons Jupiter 12 et Jupiter 30, pour la période du 19 août au 31 août 1982.Modalités de transport applicables à tous les modes de séjour: — Le transport aller-retour à la réserve de l’île d’Anticosti est aux frais et à la responsabilité des chasseurs; — le transport terrestre aller-retour de Port-Menier au lieu du séjour de chasse est aux frais et à la responsabilité des chasseurs et sera assuré de Port-Menier par l’entreprise privée.Services: — Un magasin général et un dépanneur sont disponibles à Port-Menier Permis de chasse: — Le coût du permis de chasse au cerf de Virginie n est pas inclus dans le tarif du séjour.Ce permis est disponible seulement à Port-Menier ou à la Baie de l’Ours.1.Séjour en pavillon — avec guide • Pavillon MacDonald: maximum 10 chasseurs • Pavillon Vauréal: maximum 10 chasseurs • Pavillon Saumon: maximum 8 chasseurs • Pavillon Jupiter 24: maximum 10 chasseurs • Pavillon Jupiter 12: maximum 10 chasseurs • Pavillon Jupiter 30: maximum 10 chasseurs Saisons de chasse: — Pavillons.MacDonald, Vauréal, Saumon et Jupiter 24 du 19 août au 1er décembre, cependant durant la période du 19 août au 31 août, les chasseurs ne sont autorisés à abattre que le cerf de , Virginie mâle (loi du mâle).— Pavillons Jupiter 12 et Jupiter 30: du 1er septembre au 1er décembre Tarif par chasseur: 1 OOO $ résident du Québec 1 250 $ non-résident Ce tarif comprend; • cinq (5) jours à l’île, dont quatre (4) jours de chf sse • tous les repas et l’hébergement à Tîle • possibilité de deux (2) cerfs par chasseur • service d’un guide avec véhicule pour deux (2) chasseurs 2.Séjour en pavillon — sans guide • Pavillon Sainte-Marie: maximum 8 chasseurs • Pavillon La Loutre: maximum 12 chasseurs • Pavillon Carleton: maximum 10 chasseurs Saison de chasse: — du 19 août au 1er décembre, cependant durant la période du 19 août au 31 août, les chasseurs ne sont autorisés à abattre que le cerf de Virginie mâle (loi du mâle).Tarif par chasseur: 600 $ résident du Québec 750$ non-résident Ce tarif comprend: • cinq (5) jours â l’Ile, dont quatre (4) jours de chasse • tous les repas et l’hébergement à l’île • possibilité de deux (2) cerfs par chasseur • transport terrestre aller-retour du pavillon au territoire de chasse, si requis.3.Séjour en chalet • Chalets Geneviève, 5 unités maximum « 4 chasseurs par unité Saison de chasse: — du 19 août au 1er décembre, cependant durant la période du 19 août au 31 août, les chasseurs ne sont autorisés â abattre que le cerf de Virginie mâle (loi du mâle).Ce tarif comprend: • cinq (5) jours à l’île, dont quatre (4) jours de chasse • l’hébergement à l’île • possibilité de deux (2) cerfs par chasseur • transport terrestre aller-retour du chalet au territoire de chasse, si requis 4.Séjour en carré de tente (réservé aux résidents du Québec) • Lac Wickenden, 5 unités: maximum 4 chasseurs par unité • Secteur Natiscotec, 5 unités: maximum 4 chasseurs par unité Saison de chasse: — du 1er septembre au 1er décembre Tarif par chasseur: 200$ Ce tarif comprend: • cinq (5) jours à Tîle, dont quatre (4) jours de chasse • l’hébergement en carré de tente • poêle et bois de chauffage • possibilité de deux (2) cerfs par chasseur 5 Séjour en camping sauvage — Baie de I Ours (réservé aux résidents du Québec) Saison de chasse: — du 1er septembre au 1er décembre Choix de périodes: a) 1er au 30 septembre b) 1er au 31 octobre c) 1er au 30 novembre 125 chasseurs seront admis par période pour un séjour de cinq (5) ou dix (10) jours.Un groupe ne peut comprendre plus de quatre (4) chasseurs Tarif par chasseur: 75 $ pour un séjour de cinq (5) jours.150 $ pour un séjour de dix (10) jours.Ce tarif comprend: • possibilité de deux (2) cerfs par chasseur 6.Combiné chasse au cerf de Virginie et pêche au saumon • Pavillon Jupiter 12: maximum 10 personnes • Pavillon Jupiter 30: maximum 10 personnes Saison du combiné: — du 19 août au 31 août; durant cette période, les chasseurs ne sont autorisés à abattre que le cerf de Virginie mâle (loi du mâle).Tarif par chasseur-pêcheur: 1 200 $ résident du Québec 1 500 $ non-résident Ce tarif comprend:.• cinq (5) jours à l’île, dont quatre (4) jours de chasse et de pêche • tous les repas et l’hébergement à I île • possibilité de deux (2) cerfs par chasseur, et de pêche au saumon • service d’un guide avec véhicule pour deux (2) chasseurs-pêcheurs.Modalités de réservation pour tous les modes de séjour • inscription à un tirage au sort • frais d’inscription de 3 $ par formule d’inscription • la formule d’inscription disponible à la fin de février 1982 dans les bureaux régionaux du ministère, fournit les renseignements, règlements et modalités relatifs au tirage • lus inscriptions doivent parvenir au Service des renseignements et des réservations du ministère à Québec, avant le 27 mars 1982 • tout participant dont le nom a été retenu au tirage, est avisé, par écrit, du numéro qu i! a obtenu et les autres reçoivent un avis • les appels logés auprès des gagnants, pour choisir une réservation, débutent en fin dàvril • suite au choix des gagnants, les disponibilités restantes sont offertes au public, par téléphone, à compter du 17 mai 1982, à 9 heures.Numéros à composer, sans frais: Région de Québec 643-5349 Région de Montréal 873-5349 Ailleurs au Québec 1-800-462-5349 Extérieur du Québec ( frais dàppel ) 1 -418-643-5349 Tarif par chasseur: 375 $ résident du Québec 475 $ non-résident Gouvernement du Québec Ministère du Loisir, de la Chasse et de ia Pêche i A 16 ¦ Montréal, samedi 13 mars 1982' LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa Directeur: Rédacteurs en chef adjoints: Directeurs de l'information: Trésorier: Directeur de la publicité’ le 10 janvier 1910 Jean-Louis Roy Jean Francoeur, Lise Bissonnette, Pierre Loignon Bernard Larocoue Marcel Pavette Jean-Pierre Proulr.Gilbert Brunet La dérive du Parlement EN ces temps de crise, la croisière partisane des parlementaires fédéraux est un luxe dont ce pays n’a pas les moyens.Le Parlement doit reprendre ses activités.Les partis doivent s’abstraire de l'univers aseptisé dans lequel ils se sont construits des niches parallèles.Le parlementarisme des principes et des normes est stérile s’il ne se double pas d’une volonté et d’une aptitude à la négociation et au compromis.Le leader du gouvernement, M.Yvon Pinard, a annoncé hier une formule de reprise des travaux parlementaires qui doit être sérieusement étudiée par le caucus conservateur.Ce dernier aurait tort de jouer les durs et de faire basculer dans le néant une ouverture certes insuffisante mais non moins réelle.La formule du leader libéral constitue une base de négociation susceptible de mettre un terme à la dérive du Parlement canadien.M.Pinard s’est engagé à négocier avec les leaders des autres partis un accord sur Ta division du projet de loi visant la sécurité énergétique.Il a de plus assuré l’opposition d’un calendrier raisonnable, susceptible de satisfaire à ses exigences.Il n’a pas exclu que des sections de ce projet de loi soient référées à des comités parlementaires où des experts pourraient être appelés à témoigner.Cet ensemble de propositions sont cependant conditionnelles à la reprise des travaux de là Chambre.À moins de transformer la crise actuelle en une véri-.table rébellion des parlementaires du principal parti d’opposition, il faudra bien un jour régler par la négociation le différend profond qui a réduit le Parlement fédéral au silence depuis près de deux semaines, le temps est venu, de ramener les équipes politiques aux lieux divers et communs de leur responsabilité.La formule Pinard ne consacrerait pas la victoire absolue d’un camp sur l’autre.D’ailleurs, aucun mode de règlement véritable ne produira cette réduction contraire à l’esprit même du système parlementaire.À ceux qui pourraient craindre le piège, il faut rappeler que le gouvernement vit plus que jamais dans une maison de verre.Tout comportement sournois et irresponsable serait perçu par les citoyens comme une manipulation grotesque.Ce n’est pas l’opposition qui doit regagner la faveur de l’opinion publique mais bien l’équipe ministérielle.M.Pinard n’a pas les moyens politiques de tromper ses interlocuteurs du Parlement à moins qu'il ne consente en même temps à saper ce qui reste de crédibilité à ce gouvernement.Une nouvelle crise ayant pour effet de bloquer les travaux de la Chambre serait jugée très sévèrement par les citoyens.Ses causes feraient l’objet d’analyses très serrées.Il est donc invraisemblable que le leader du gouvernement s’improvise magicien et fasse disparaître demain ce qu’il a fait apparaître hier.M.Eric Neilson, leader des conservateurs doit ravaler son intransigeance.S’il a eu raison de disqualifier le bill omnibus sur la sécurité énergétique, il ne peut indéfiniment torpiller les ouvertures qui lui sont faites.On le comprendrait de rechercher quelques garanties supplémentaires.On le comprendrait de proposer quelques critères pour la négociation qui lui est proposée.Il ne saurait cependant forcer M.Pinard à parader devant lui et à lui faire acte de soumission.L’intransigeance du leader conservateur aura pour effet de dilapider rapidement la compréhension et l’appui que semblent avoir consenti à son parti un grand nombre de citoyens.Si l’opposition n’a pas la responsabilité de la politique de l Etat, elle a cependant l’obligation d’assurer avec le gouvernement l’efficacité et la productivité du Parlement.Briser ce pacte ou cette convention constitue un ris- 3ue considérable pour les institutions.Briser ce pacte éborde la simple contestation.Ce choix ne saurait devenir une autre tactique, une autre stratégie, une autre formule dans la panoplie des armes parlementaires.Les deux partis doivent négocier et le Parlement doit reprendre ses travaux dès la semaine prochaine.Ce qui a d’abord frappé dans cette crise sans précédent, c’est l’absence de leadership, d’un côté comme de l’autre de la Chambre.Aucun parlementaire, aucun §roupe de parlementaires, y compris la présidence, ne ispose d’une autorité suffisante pour axer à nouveau une route commune.Nos élus se sont tous agglomérés sous les parapluies partisans.Aucun d’entre eux n’a formulé de propositions pour restaurer l’efficacité du Parlement et garantir les droits de tous les parlementaires.Cette responsabilité est d’abord celle de la présidence de la Chambre.Cette crise aura de plus illustré la nécessité d’une réforme des institutions fédérales.La contestation actuelle vise la Chambre.D’autres contestations pourraient un jour bloquer le fonctionnement ou réduire la crédibilité de certaines autres institutions canadiennes.Il faudra bien un jour les ajuster aux exigences du pays complexe et diversifié qu’elles doivent représenter et servir.Jean-Louis ROY Un fonds de solidarité L’idée d’un «fonds de solidarité» permettant de donner du travail à bon nombre de chômeurs québécois fait son chemin dans tous les milieux.Une telle mesure ne serait pas une panacée, elle ne peut tenir lieu de politique économique.Elle ne saurait non plus être le seul outil dans la lutte que le gouvernement doit mener, pour sa part, contre les pertes d’emplois et les fermetures d'usines.Une telle caisse de développement ne donnerait pas automatiquement de bonnes idées quant aux programmes et aux projets à financer ou à subventionner.Elle n’est pas enfin l’assurance Su’il importe d’avoir contre le favori-sme et la mauvaise gestion des fonds publics.Mais dans son principe une telle idée est excellente.Devant l’ampleur prise par le chômage au Québec et la moindre marge de manoeuvre budgétaire laissée au gouvernement, le financement d’un fonds de solidarité n'est pas un mince problème.Le besoin est grand, et la ressource semble rare.À quelle source puiser pour alimenter une caisse qui ait des sommes substantielles, continues et raisonnablement assurées?L'ancien premier ministre, M.Robert Bourassa, proposait le 4 mars dernier de puiser à même les économies faites dans la masse salariale de l'Etat, où les fonctionnaires les mieux payés verraient leur traitement «gelé», ainsi qu’à même quelques surtaxes prudentes et bien dosées.Pour sa part, le Parti québécois considérerait de recommander au gouvernement Lévesque une taxe spéciale dont le produit serait versé à ce fonds de solidarité.Justement parce qu’il est crucial, le problème du financement d’un fonds de solidarité doit être mieux posé.Rien n'oblige à financer à une seule source une caisse semblable.De même, il serait imprudent d’en lier l'établissement aux résultats d’une bataille de principe sur le «gel» des salaires dans le secteur public ou sur le niveau de fiscalité tolérable au Québec dans la présente conjoncture.On ne peut non plus, pour donner du travail ici, créer du chômage là.Au reste, en période de crise, de resserrement budgetaire et de «solidarité», la simple équité exige que les sacrifices et les efforts soient largement et le plus justement répartis.Le gouvernement devrait donc envisager de faire appel à diverses sources de financement.Pour aider à dégager des fonds et à développer la confiance de ses éventuels partenaires financiers, le gouvernement québécois devrait donner dès l’abord l’assurance qu’il n’y aura as de contribution sans représentation, i les employés du secteur public sont invités à modérer leurs demandes salariales en faveur d’un tel fonds, ils devraient être associés à sa politique, ainsi qu'à son administration II en va de même des ministères et sociétés d'Etat qui contribueraient aussi à la caisse.Et pour continuer dans la même logique, le gouvernement fédéral devrait être invité à souscrire au fonds et à y déléguer des représentants.La solidarité en faveur des travailleuses et des travailleurs les plus mal pris commande en effet qu’une trêve intervienne, à ce niveau, entre l’Etat et ses syndiqués, entre le gouvernement québécois et le pouvoir central et qu’une pratique de concertation étroite prenne le pas sur les traditionnelles luttes de préséance et de crédit politique.La présence de représentants de chômeuses et de chômeurs au conseil d’administration du fonds, aux comités des politi-ues et de sélection des programmes et es projets apporterait sans doute à cet égard un précieux élément de réalisme et d’urgence.Si la lutte au chômage doit devenir une priorité sociale, il faudra en outre qu’elle prenne toute la visibilité qui s’impose, non seulement auprès des victimes du manque d'emplois, mais des donneurs d’ouvrage et du public en général.Les activités d'un tel fonds de solidarité devraient donc être publiques et, mieux encore, assurées d’une antenne spéciale à la radio et à la télévision.Car il y aura fort à faire pour em- flécher que le fonds, sa gestion, son uti-isation et son contrôle glissent peu à peu, comme les chômeuses et les chômeurs, dans la marginalité, voire l’oubli.Jean-Oaude LECLERC Le spleen dans l’aquarium M.Lévesque est à nouveau irrité par le travail de la presse parlementaire.La semaine dernière, se joignant au choeur de ses ministres offenses par le chroniqueur du Journal de Montréal, il avait qualifié Normand Girard d' «employé» du Parti libéral du Québec.Hier, a la faveur du lancement de la campagne de financement du Parti québécois, le premier ministre président a fait de l’humour noir sur le dos de Radio-Canada ; il lui reproche, dans son Télé-journal de jeudi, de n’avoir traité que des échanges entre députés et ministres concernant la voirie, laissant ainsi de côté des débats autrement plus sérieux et importants à ses yeux.Il se demande même si le gouvernement ne devrait pas acheter du temps d'antenne pour faire savoir au peuple de quoi il en retourne à l'Assemblée nationale.Je dois confesser à ma courte honte que j’avais trouvé amusant ce topo lé ger, qui démontrait bien que les députés ne s’intéressent pas qu'à la constitution, et qui permettait de constater que le députe de Hull, M.Gilles Rocheteau, est capable d'être déférent quand H s’agit de «routes à bicycles» pour son ¦ Propos d’actualité pouvoir en oubliant en route que ce qui fait une civilisation c'est la qualité de la communauté entre les êtres qui la composent.Il appartiendra peut-être aux féministes d aujourd'hui de prendre la relève de l’humanisme (terme paradoxalement d’origine masculine) ou, tout au moins, d’avoir le mérite de poser le problème.(Annie Goldmann, «La relève de l'humanisme», dans Le Monde du 9 mars 1962.) comté.Mais, à bien y penser, le reporter radio-canadien aurait pu faire preuve de plus de sérieux et privilégier un autre sujet traité jeudi : les propos lénifiants du Dr Camille Laurin au sujet de la réforme pédagogique; l’imbroglio du coût de l’essence dans les zones frontalières: l’indemnité de licenciement de $124,000 à l'ancien directeur du CR-SSS de la Mauricie; la patate chaude de Sid-bec.et le reste.Mais s’il avait agi ainsi, le premier ministre aurait pu l’accuser de manquer de gentillesse et de ne voir que des ombres dans un tableau lumineux à ses yeux.Pourtant, après trois semaines de débats parlementaires, force m’est d’avouer que je ne suis pas ébloui par ce que j’ai pu observer ae ma Tribune retrouvée.Cette reprise de session est encore jeune, certes, et l’Assemblée nationale ne rend pas justice à l'ensemble de l’action gouvernementale.Il n'en reste pas moins que l’usure du pouvoir se fait douloureusement sentir et, avec elle, une certaine fatigue, une espèce de morosité.L’on pensait que, ayant facilement gagné son référendum interne, M.Lévesque se retrouverait en pleine possession de ses moyens, alerte, sûr de lui, prêt pour un second souffle.Mais il y a eu l’affaire Charron, qui a porté un dur coup au moral des troupes péquistes, peut-être plus encore au chef lui-même, qui était en quelque sorte le père spirituel de son leader parlementaire M.Charron parti, l’on a l’impression que le PQ vient de perdre un autre symbole, après le référendum, après la bataille constitutionnelle.Le gouvernement cherche et se cherche, tirant sur tout « qui bouge, mais ratant à peu près toutes ses cibles.Et comme il arrive souvent en pareille circonstance, la tentation est grande de s’en prendre aux messagers Ça fait partie de ce qu’on appelle à Québec «le complexe du ounker», qui donne l’illusion aux détenteurs du pouvoir de posséder toute la vérité et de flairer des ennemis là où il n’y a, la plupart du temps, que des courroies de transmission somme toute gentilles.Par exemple, sous la ferule du gouvernement, tous les journalistes ont dit et écrit que cette session serait celle de l’économie.Après trois semaines, l’on attend encore une quelconque mesure ui redonnerait un peu de confiance, ans cette atmosphère d’urgence et de crise.Le gouvernement a bien cassé du sucre sur Te dos d’Ottawa, mais son plan de rechange, si modeste soit-il, tarde à venir.Les incendies se répandent dans le décor et les pompiers cherchent les boyaux d’arrosage! Caisses d’entraide économique, Société d’habitation du Québec, Fête nationale, autant de têtes de chapitre qui témoignent d’un certain désarroi.Mais il ne faut pas le dire trop fort, le premier ministre va me chapitrer.Dans l’aquarium de l’Assemblée nationale, où députés et journalistes nagent constamment en eaux troubles, le spleen de la fin d’un dur hiver se fait sentir.Et M.Lévesque cède à la fièvre du printemps Gilles LESAGE ¦ Propos d’actualité Pour établir un meilleur équilibre entre le nombre de suffrages recueillis et le nombre de sièges détenus par chaque parti politique dans les diverses régions et provinces, il y aurait lieu de modifier le mode actuel d’élection à la Chambre des communes par l’introduction d’un élément de proportionnalité qui compléterait le système actuel des circonscriptions d’un seul député élu à la majorité simple.La Commission de l’unité canadienne.IL va me falloir ravaler une partie de mes remarques agacées autour du «village imaginaire» des intellectuels d’ici, dont la neutralité étudiée me désespérait dans une chronique récemment consacrée à la nouvelle revue Politique.Le village s’anime, et si Politique veut tenir le coup, il lui faudra s’animer aussi.Voici que paraît, à peine quelques jours plus tard, une autre revue biennale qui marche sur les mêmes brisées, avec une belle audace.Elle s’appelle Conjoncture politique au Québec, et il faut en effet beaucoup d’audace pour se donner un titre aussi indigeste flanqué d’un beau sigle glacé, abstrait comme une dissertation.Cela se vent huit dollars cinquante, par les Éditions coopératives Albert Saint-Martin, et si je parle gros sous immédiatement, vous incitant même à les dépenser, c’est que le mode de financement de la revue est en soi une déclaration politique et un signe des temps: elle n’est subventionnée par personne.Dirigée par un «collectif» de six étudiants en maîtrise et au doctorat de l’UQAM et de l’Université de Montréal, elle leur a coûté le salaire de trois chargés de cours assumés en commun durant une session.Un au thentique feu sacré, donc, qui rompt avec une tradition d’assistance sociale à l’écriture dont l’ampleur, entre les réseaux de Québec et ceux d’Ottawa, explique sûrement en partie l’enlisement des dernières années.Pourtant, ces jeunes ne jouent pas aux héros.Ils ont voulu se faire un cadeau, nous expliquent-ils en préface, se donner un «nallon d’oxygène, instrument d’une production intellectuelle et du plaisir qui s’y rattache».Cela se lit tout de même moins aisément que Le Temps fou, avec son impertinence, son sain cynisme et ses intérêts plus éclatés.Il faut un minimum de recueillement, de temps, et «une chambre à soi», comme dirait Virginia Woolf, pour suivre ces gens très sérieux à travers une quinzaine de textes tissés serrés.Leur grande qualité de départ est de livrer Ta marchandise du titre: on colle à la conjoncture, de la crise péquiste au Nicaragua, en passant par le mouvement national acadien et la déconfessionnalisation lise bissonnette Un ballon d’oxygène scolaire.Mais, comme pour Politique, on se refuse la périodicité nécessaire à une polémique.«Ce sont des revues qui, dans le passé, ont permis d’orienter la renaissance du Quebec, il se pourrait que ce soient elles qui, à nouveau, permettent de nouvelles résistances», nous annonce-t-on fièrement en éditorial.Encore ne faudrait-il pas se condamner à l’oubli des bibliothèques de six mois en six mois.Nous voilà donc devant une génération intellectuelle qui repousse déjà la précédente dans les bureaux de sa sécurité d’emploi.Dans Politique, on faisait à un étudiant l’honneur de publier sa Lettre d Denis Monière, directeur de la revue, selon un procédé en usage chez les grands «patrons» intellectuels français.Ici les contributions des professeurs sont tolérées, mais nul ne décline ses qualités ou curriculum vitae.Le collectif de direction est réservé aux étudiants.C’est Parti pris devant Cité Libre, la langue un peu, beaucoup ampoulée hélas, par quinze ans de traversée d’un snobisme de la parole savante.On hégémonise, on autonomise et on maximalise bien généreusement, plus qu’il n’en faut à l’analyse.Les deux principaux éléments de «conjoncture» qui passent sous la loupe de ce premier numéro sont l’état du Parti québécois, et la gauche au Québec.Questions intimement liées au demeurant pour la plupart des auteurs, si bien que ces deux sections ne cessent de déborder l’une sur l’autre.Au risque de beaucoup trop simplifier, et de me faire taper sur les doigts, la grande obsession de ces analyses d’une gauche non-doctrinaire est 1 attraction populaire du Parti québécois, qu’on lui reproche presque comme un péché de trahison.Le PQ, d’ailleurs, est perçu comme un parti de gauche qui aurait petit à petit, et plus rapidement depuis la prise du pouvoir bien sûr, décidé de s’insérer bel et bien dans le grand jeu du capitalisme donc de se renier.Pour bien faire aujourd’hui, s’il voulait vraiment servir les masses qui le suivent, il devrait cesser de tenter d’être tout à tous (l’hégémonie justement), de contrôler le mouvement national et les mouvements sociaux au Québec, et laisser à la gauche un espace pour s’épanouir enfin Tout se passe comme si l’échec politique de la gauche québécoise lui venait moins de sa propre incapacité à déborder ses noyaux et sortir de ses divisions, que d’un mani-chéisme du Parti québécois et de son chef qui s’empressent de lui couper la tête dès qu’elle paraît.Je suis certainement injuste, car ce ne sont pas les critiques des pratiques de la gauche québécoise qui manquent dans ce numéro, ni les excellentes analyses des habiletés électoralistes du PQ.Mais l’amour-haine qu’entretient la gauche québécoise à l’égard du PQ nous fait souvent soupçonner que l’analyse politique le cède à l’expression de la frustration, devant un parti qui réussit si naturellement à ê-tre «populaire».Par quelle curieuse interprétation de l’histoire peut-on penser un instant qu’un parti fondé, dirigé, et totalement dominé par René Lévesque a jamais voulu être un parti de gauche?Il faudra bien reconnaître un jour qu’il y a moins de différence entre les options socio-économiques des libéraux de Robert Bourassa et celles des péquistes de M.Lévesque qu’il n’y a de très harmonieuse continuité, dans une sorte de modernisme capitaliste qui ne s’est jamais caché et qui fait l’affaire de la vaste majorité des Québécois.Tant que l’analyse ne verra dans cette moderation majoritaire qu’une calamité incongrue, et ne trouvera d’autres catégories pour l’exprimer que l’aliénation, l’oppression ou l’inconscience, elle se condamnera à se répéter, à s’enfermer ou à en vouloir secrètement au peuple qui y adhère.L’éditorial conclut sur une sorte de constat triste d’un gouvernement qui s’éloigne de sa «base militante» et se rapproche de sa «base électorale» qui, au surplus, a l’air de le suivre.Que voudrait-on qu’il fit?Il me semble que c’est la base militante qui, ici, devrait être mise sur la sellette, et rendre quelques comptes.On lui en demande d’ailleurs, mais très, très gentiment.La revue apportera un début de réponse à ceux qui s’interrogent sur le déclin du nationalisme au Québec.Il est si peu en déclin, du moins chez cette nouvelle génération d’analystes politiques qu’il tient du postulat automatique.On débat de la façon dont il est utilisé, mais jamais de sa vertu intrinsèque.On est né en sa compagnie et on ne pense même pas à le mettre en question D’aucuns trouveront là du paroissialisme déplorable.Ils devraient se donner le plaisir de lire Conjoncture.Le résultat, très rafraîchissant, est la disparition du folklore et des gémissements, et l’éclosion d’un espace pour penser autrement.Fin, heureuse, d'une hégémonie.¦ Khadaffi, faiseur de paix On aura tout vu.Au moment même où un bataillon fort de 500 soldats ly-biens armés de missiles anti-aériens sont arrivés au Liban du Sud pour prêter leur concours à l’OLP dans les futurs combats contre l’État d’Israël, le colonel Mouammar Khadaffi, à Vienne, joue au pacificateur universel urbi et orbi.Resplendissant dans son uniforme d’opérette, il prêche la paix et la compréhension dans la capitale autrichienne où, en 1975, son protégé Sanchez Carlos a réussi dans une attaque foudroyante contre le quartier-général de l’OPEP à faire prisonniers tous les ministres de pétrole des pays arabes.Cette visite à caractère officiel jette une lumière bizarre sur l’hypocrisie du colonel que les journaux autrichiens appellent «l’homme le plus dangereux du monde» et sur le défi du chancelier Kreisky au monde civilisé.Le jour même quand les États-Unis coupent leurs importations de pétrole lybien et interdisent les exportations du matériel technique, le chancelier Kreisky réfute les accusations américaines quant à la subvention des mouvements terroristes par le colonel Khadaffi.Il a donc fait les honneurs dûs à un chef d’état au ‘grand argentier de l'Internationale terroriste’ par, dit-il, «manque d’évidences».Le chancelier se veut neutraliste et, en tant que neutraliste se croit en droit de profiter du désarroi économique lybien en achetant (pour le revendre à profit) le pétrole de qualité supérieure de Cyrénaïque en échange des armes et munitions autrichiennes fabriquées à Linz.(Il n’y a pas longtemps, un scandale éclata au moment où la presse autrichienne eut vent des contrats d’armements signés avec le Chili et l’Argentine.Sous pression de la gauche européenne le gouvernement de Vienne a cessé les livraisons aux deux pays mentionnés.Pour le moment on n’entend pas des protestations contre la vente d'armement à la Lvbie).D'ailleurs, le Kremlin, grand fournisseur d’armements à Tripoli en a eu assez des atermoiements du colonel Khadaffi qui ne respecte pas aux termes les échéances convenues.Sans le lâcher tout à fait, les dirigeants du Kremlin passent la main au chancelier ‘neutre’ pour compléter l’arsenal lybien.Le colonel Khadaffi connaît une passe mauvaise à l’heure actuelle vu la perte du marché américain ce que re- Brésente 22% du total de ses exporta-ons.À cela il faut ajouter la chute des prix du pétrole sur le marché mondial.Le chancelier autrichein ouvre à M.Khadaffi les portes des usines de Steyr, de Voest et de Linz.Le prix ne compte pas puisqu’il s’agit d’une affaire de troc entre la Lybie et l’Autriche.Les armes de haute précision de l’Autriche neutre serviront aux soldats lybiens d’élite qui montent la garde aux frontières d’Israël de déclencher un feu nourri contre les habitants chrétiens et juifs de la région au mo- ment choisi par l’OLP.Si l’affaire est conclue, M.Kreisky sera content car les usines d’armement absorberont une bonne partie du chômage autrichien et la vie en rose reviendra dans la capitale de la république.Aux temps de Metternich, le Congrès dansait à Vienne.Aujourd'hui c’est la valse des milliards de dollars qui coiffe la vie dans la capitale de la culture et du bon goût.Avertis de la honte que la visite fait tomber sur l’Autriche, le gouverneur de la province de Salzburg a refusé de recevoir le colonel lybien.Un autre maire autrichien a suivi son exemple.Qu’à cela ne tient.Le colonel peut regarder le Schoenbrunn de la nauteur de l’hôtel Imperial comme jadis Hitler et saluer l’Europe au poing fermé.Et si, par hasard, une bombe éclatera à une synagogue de Vienne, de Paris ou d’Anvers et si d’autres enfants et femmes tomberont des victimes innocentes sous les balles des terroristes, le fauteur de trouble ne doit lus être cherché à Tripoli.La carte lanche servie par le chancelier autrichien, juif et socialiste par dessus le marche, lui servira au déguisement en apôtre de la paix sur la terre.Michel M.SOLOMON Montréal, 11 mars.¦ La vraie question Je voudrais répondre à l’article de Maurice Champagne-Gilbert paru le 25 février qui portait le titre «Le cas Charron: comprendre».Il me semble que M.Champa'gne-Gilbert n’a pas considéré certaines choses très importantes quant à la relation entre un délégué et les personnes qu’il représente.C’est vrai, comme M.Champagne-Gilbert l’a dit, qu’une vie politique est difficile.Il est aussi bien évident que les fonctionnaires de l’État subissent des pressions, des tensions et une lourde fatique, mais c’est justement la raison pour laquelle nous devons élire à ces postes, aes personnes qui peuvent résister aux tentations et qui n’ont pas les «faiblesses» des gens ordinaires.Toutefois avec ces risques, viennent le prestige, les responsabilités et le salaire.Nous leur donnons la responsabilité de faire nos lois, de dépenser notre argent et ainsi de contrôler et d’influencer beaucoup de choses de notre vie.Nous le faisons parce que nous pensons que ces hommes sont des hommes qui dans les crises, et autres situations difficiles, peuvent utiliser leur jugement pour prendre les bonnes décisions pour le bien-être de notre province ou de notre pays.C’est à cause de toutes ces raisons que nous jugeons d’une façon plus sévère les personnes que nous avons élevées à des postes de prestige; c’est surtout aussi parce que nous nous attendons à plus de leur part.M.Charron avait beaucoup de responsabilités; il était le leader parlementaire à l’Assemblée nationale; plus tôt il avait été le responsable de la Régie des installations olympiques et de ï’Office franco-québécois de la jeunesse.Il nous semble qu’il a fait du bon travail et il est triste de constater que son avenir ne pourra jamais être le même.Nous ne savons pas pourquoi M.Charron a posé ce geste et lui non plus ne le sait probablement pas; mais pendant un instant son jugement a été faussé et il a posé un acte que la société (nous) juge répréhensible.La question à savoir pourquoi Eaton l’a poursuivi est secondaire ici.La question la plus importante est celle que M.Charron doit résoudre maintenant: a-t-il encore la confiance des gens?C’est pour cette raison-là qu’à rpon avis, il doit démissionner de son siège de l’Assemblée nationale; il doit poser la question, d’abord au premier ministre Lévesque et au Parti Québécois, et finalement aux citoyens du comté de Saint-Jacques dans une élection.Ce seront ces gens-là qui devront avoir le dernier mot.Neil R.BRONSON Ottawa, 2 mars ¦ Le gouvernement doit tenir tête aux syndicats Bravo docteur Lazure pour ce projet de loi 15, discuté le 9 mars, dont le principe fait l’unanimité de l’Assemblée nationale! Mais pourquoi faudrait-il qu’un individu respectable et laborieux du troisième âge, soit quand même mis à la retraite forcée, s’il est syndiqué, si son échéance tombe d’ici quelques mois ou quelques années?C’est pourtant ce que prévoit l’article 11 du projet, concession semble-t-il, aux pressions syndicales.Pour les syndiqués, cet article prévoit la nécessité de négociations et d’une nouvelle convention de travail, retardant d’autant le moment d’appliquer le principe aux individus.C’est peut-être un «ètapisme» pour les syndicats, mais pas pour les individus qui seraient mis à la retraite forcée, irrévocable: une espèce de pouvoir de vie et de mort entre les mains des chefs syndicaux! Ces mêmes chefs syndicaux sont d’ailleurs prêts «à la guerre», si on leur ôte certaines prérogatives (réf.Dédé Desjardins à la Baie James, sur le chantier du gazoduc, violence récente, etc).Ils tiennent tête au gouvernement.Or le gouvernement n’est-il pas là pour protéger les droits individuels dans l’égalité des droits, même s’il faut pour cela tenir tête à certains chefs syndicaux?Pierre DEMERS Saint-Laurent, 9 mars LE DEVOIR est publié par l’Imprirneria Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l’Imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés à 9130 rué Boivln, Ville LaSalle.L’agence Presse Canadienne est autorisée A employer et è diffuser les Informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Edition quotidienne $95 00 par année: sis mois, $50.00; trois mois $28 00.A l’étranger: $105.00/par année; six mois: $55.00; trois mois: $30 00 Editions du samedi: $19 par année.Edition quotidienne, livrée A domicile par porteur: $2,10 par semaine.Tarif de l’abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONÉ: (44-3361 (lignes groupées).i 4 tKKÊÊIÊÊKÊÊBÊtBÊSIÊÊÊIÊÊÊÊKÊÊIÊÊÊÊBÊÊÊÊÊtSÊIIIÊÊBBMMMKÊÊÊÊIÊÊÊSKWÊtÊSBStSBW^9?TSÊBÊKIÊBIÊÊÊMBIÊÊÊIKIÊÊÊÊÊÊIÊÊBBBBBBÊÊMKBM£^BÊÊSOnBHis^Ba/r,-m *¦ * u Le Devoir, samedi 13 mars 1982 ¦17 Le bon sens à Funiversité Jacques Dufresne I LE mot crise vient du grec krinein, qui veut dire juger.Toute crise est une crise du jugement.On la reconnaît précisément à Ta multiplication des situations ou l’on est obligé de choisir entre des solutions paraissant également mauvaises.L’université étant le lieu où l'on forme le jugement, il est heureux, en ce sens qu elle soit la première frappée.C'est de toute façon de ce haut lieu que devraient venir les solutions pour l’ensemble de la société.Les universités ont la chance de pouvoir joindre l’exemple à la théorie A ce propos, le Conseil des universités vient de poser un geste significatif en adoptant un rapport portant sur la rationalisation de l’enseignement des spécialités médicales.Si les facultés de medecine donnent suite à ce geste, plusieurs programmes seront abolis, d'autres seront regroupés.Selon les auteurs du rapport, tous médecins, sauf un, et la plupart des professeurs dans une faculté, cette rationalisation devrait avoir pour effet d’améliorer l’enseignement.Des progrès semblables semblent avoir été accomplis dans le cas des programmes de nutrition, mais toutes les études de ce genre n’ont pas eu le même succès.Du coté des sciences politiques, ce fut la foire d’empoigne.Ceux qui nous enseignent l’art de gouverner auraient-ils de la difficulté à se gouverner eux-mêmes?Le Conseil des universités fait état «des difficultés rencontrées par le comité d’experts à obtenir l’information pertinente à l’élaboration d’une vision complète de l’enseignement et de la recherche en sciences politiques aux 2e et 3e cycles».Dans leur rapport, les experts se contentent de recommander, prudemment, que des efforts soient faits en vue d’instaurer des mécanismes de coordination.Les problèmes qui avaient amené le Conseil des universités à procéder à une étude de rationalisation en sciences politiques étaient pourtant sérieux.Au Québec, quatre universités (Laval, Montréal, UQAM, McGill) ont des programmes de deuxième et troisième cycle en sciences politiques.Le programme de l’UQAM est nouveau Depuis cinq ans, des trois programmes anciens de doctorat, sont sortis 16 diplômés, c’est à dire en moyenne 1 par année et par programme En Ontario, la moyenne au cours de la même période a été de 4.5 diplômés par année.Au Québec on a décerné 1 doctorat pour 11 maîtrises.1 pour 20 du coté francophone; en Ontario 1 pour 8 en 1972-73 et aux Etats-Unis 1 pour 5 en 1970.La première question qu’on doit se poser devant de tels chiffres est évidemment la suivante: n’y a-t-il pas trop de programmes de doctorat en sciences politiques au Québec?Mais revenons à l’exemple plus heureux des spécialités médicales.On notera que les coupures verticales, comme l’abolition de certains programmes, qui supposaient des jugements de valeur, ont été préférées à des coupures horizontales, irresponsables par definition, qui auraient consisté à appauvrir uniformément tous les programmes, bons ou mauvais.C’est là une question fondamentale.Les citoyens intéressés au destin des universités pourraient faire des pressions utiles et éclairées même s’ils ne disposaient que de ce seul critère: les coupures verticales sont, a priori, les meilleures.On a déjà dénoncé le petit jeu qui se joue entre les gouvernements et les universités.À Québec et à Ottawa on fait des coupes aveugles dans les subventions, sous prétexte qu’on doit respecter l’autonomie des universités.Ces dernières répliquent en menaçant de faire des coupes horizontales, de congédier par exemple tous les professeurs non permanents, abs- traction faite de leur compétence et de la valeur du département auquel ils appartiennent.De part et d’autre, on mise sur l’opinion publique pour l’emporter.Cette attitude est peut être normale de la part des gouvernements Elle est indigne d’une université.On ne peut demeurer recteur d’une université tout en étant sciemment complice d’une opération conduisant à la médiocrité.Plutôt que de se laisser réduire à une telle extrémité, il faut démissionner et poser par ce geste le problème fondamental: celui du pouvoir.Certains soutiennent qu’il est impossible de rendre opérationnels des jugements de valeur sur des professeurs, des programmes et des départements.Si telle est T’opinion dominante dans les universités, il faut le dire.Le public a le droit de savoir que l’exercice du jugement est impossible dans les lieux où on le forme.Dans de nombreuses institutions publiques du Québec, les administrateurs ont été poussés par les circonstances à accepter un réseau de mécanismes de participation et de négociation qui rend très difficile l’exercice de jugement.Les adjoints dont ils se sont entourés ont rehaussé leur prestige, non leur autorité.L’obésité bureaucratique est peut-être, comme l’autre.un phénomène de compensation.Pour obtenir un nouveau mandat, ces administrateurs ont d’autre part besoin d’appuis dans leur milieu.Ils n’ont donc pas intérêt à prendre le risque d’indisposer trop de gens.Et d’ailleurs ceux qui prennent ce risque ne sont pas du tout surs d’être soutenus par le gouvernement.On pourrait écrire un livre fort instructif avec les do- léances des administrateurs locaux ayant eu la naïveté de croire que leur courage serait reconnu en haut lieu.Une grève ou une contestation pouvait suffire à faire tourner le vent du pouvoir.Un observateur distant pourrait conclure que nous avons succombé à la tentation de croire que la norme pouvait rendre les juges et les jugements superflus.C’est là une tentation permanente de l’esprit humain.Tout législateur, tout administrateur, surtout dans une démocratie comme la nôtre, a rêvé un jour de lois et de règlements si justes et si précis, si uni-verseTs et si particuliers, qu’a la limite un ordinateur aurait pu gérer la société à partir d’eux.C’est l’une des formes du désir d’égalité.Les lois sont précisément faites pour protéger les citoyens contre l’arbitaire des chefs.Comment ne pas être tenté de pousser cette logique à sa limite?Cette tentation a été particulièrement forte au Québec depuis 20 ans.L’épaisseur de nos conventions collectives et de nos cahiers de règlement en est la preuve.Le plus grand des législateurs, Platon, avait mis ses contemporains en garde contre cette illusion.Dans le Politique, on trouve ces lignes d’une étonnante actualité: «Ce qui est le meilleur c’est non pas que la force appartienne aux lois, mais qu’elle appartienne à celui qui, avec le concours de la pensée sage, est un homme royal.Jamais une loi ne serait capable d’embrasser avec exactitude ce qui, pour tous à la fois, est le meilleur et le plus juste et de prescrire à tous ce qui vaut le mieux.Entre les hommes en effet.comme entre les actes, il y a des dis- semblances.sans compter que jamais, pour ainsi dire, aucune des choses humaines ne demeure en repos : ce qui ne permet pas à l’art, quel qu’il soit de formuler aucun principe dont la simplicité vaille en toute matière, sur tous les points sans acception et pour toute la durée dfis temps.» On notera qu’à défaut de juges et de jugements, la aémocratie aboutit généralement au contraire de la participation sott haitée.Le règlement s’avère tôt ou tara insuffisant.En l’absence de juges, c’âsl un groupe qui doit trancher, à la majorité.Or, la chose est logique, et bien connue, le nombre prend des nombres comme critères.Les jugements de valeur, quand on ose en assumer la responsabilité sont alors réduits à leur squelette quantitatif.Ils sont exangues.C’est ainsi qu’à force de vouloir tenir compte fqt-mellement de l’opinion de tous, on est forcé de négliger le jugement informel de chacun.Un chef ayant autorité et légitimité peut tenir compte de ces jugements informels.À l’université, cela rendrait lès coupures verticales possibles.?.• L arbitraire assumé est préférable à l’irresponsabilité déguisée en participation.L’électeur, quand il vote, porte un jugement de valeur.C’est ce pouvoir qujjil délègue aux administrateurs de la chose publique.Il faut veiller à ce que la démocratie dans les institutions de l’État ne contredisent pas la démocratie dans l’État.Si la crise que nous traversons a post-effet de nous familiariser avec ces évidences, nous aurons fait grâce à elle un pas décisif en direction de l’autonomie et cje l’indépendance.«Victor Regalado, ma décision est de vous libérer» Texte de la décision rendue jeudi par l'adjudicateur nommé par le ministère fédéral de l’Immigration pour entendre la cause de Victor Manuel Regalado Brito, jusque là tenu derrière les barreaux au centre de détention Parthenais.ALORS, Monsieur Regalado Brito, je vais maintenant rendre ma décision, suite à l’audience en libération tenur hier le 10 mars, 1982, selon les dispositions du sous-paragraphe 104(6) de la loi sur l’immigration.Au cours de cette audience, le représentant du ministre, M.Duval, a recommandé votre mise en liberté moyennant certaines conditions suite à certaines clarifications quant à l’interprétation que le département d’immigration donne a certains éléments clés de votre dossier II est soutenu que vous n’êtes plus considéré par les hautes autorités canadiennes en matière de sécurité nationale et de criminalité comme étant une menace pour le public au Canada.Avant d’entamer comme telle, mon appréciation des arguments soulevés par M.Duval, j’aimerais souligner mon accord avec certaines des propositions formulées par celui-ci.Ainsi je suis d’accord avec lui lorsqu’il fait valoir que l’allégation formulée contre vous, allégation qui a d’ailleurs occasionné une ordonnance d’expulsion contre vous, n’inclut pas nécessairement l'utilisation de la force ou de la violence en territoire canadien.Je dois d'autre part.ajouter qu’elle ne l'exclut pas non plus.J’abonde dans le même sens que M.Duval lorsqu’il affirme que la nation d’intérêt national et celle de danger pour le public ne sont pas nécessairement synonymes, l’intérêt national du Canada couvrant un champ beaucoup plus vaste que la simple notion de danger pour le public.Enfin, je suis d’accord avec lui, dans son interprétation du sous-paragraphe 104(7) de la loi, mais, cette conviction doit être basée sur la balance des probabilités.Ceci étant dit, il convient également de tempérer une autre des conclusions de M.Duval, conclusion à l’effet que je ne devrais pas tenir compte de l'attestation selon le sous-paragraphe 39( 1 > de la loi dans le cadre de cette audience.S’il est vrai que j’estime qu’un des buts de ce certificat est de protéger certaines sources de renseignements, il n’en demeure pas moins que le législateur a créé un lien certain entre la détention d’un individu et ledit certificat puisqu'à l’article 80 de la loi, il interdit à la commission d’appel sur l'immigration de mettre une personne en liberté si elle fait l’objet d’une attestation semblable.Il est donc heureux pour vous, monsieur Regalado, que le législateur n’ait pas inséré une telle disposition lors-u’il s’agit des pouvoirs d’un arbitre lors ‘une audience comme celle-ci.Ceci m’amène cependant à questionner ma juridiction.Sans ignorer le fait que depuis huit semaines, tous les arbitres ont maintenu juridiction dans votre cas; il n’en demeure pas moins que votre cas est maintenant entre les mains d’un tribunal supérieur, la commission d’appel sur l’immigration qui possède le pouvoir de statuer sur votre libération.Étant donné ce qui précède, ne serait-il pas adéquat de conclure que cette même commission possède juridiction exclusive d’évaluer les motifs de votre détention?Bien que cette question n’ait jamais été tranchée.jeprefère de mon coté adopter l’approche ae juridiction concurrente et conserver ainsi toute latitude pour en arriver à une décision quant à votre libération ou votre détention.Adopter l’autre approche impliquerait d’une part, perte de juridiction pour moi, et maintien automatique de votre détention, sans possibilité de révision.Donc, sans pour autant, nier que l’attestation selon l’article 39(1) vise a protéger des sources de renseignements, je me dois d’ajouter que tel n’est pas son seul Pour sortir de la crise Texte de la lettre d’invitation adressée par le premier ministre du Québec aux présidents de 15 organismes socio-économiques participant à la conférence au sommet du Québec LE Québec est aux prises ces années-ci, et plus particulièrement depuis quelques mois, avec des difficultés économiques qui prennent de plus en plus l’allure d’une véritable crise.Nul besoin de vous rappeler les effets concrets de cette crise qui affecte les conditions d’existence de tous les citoyens et ui place une multitude d’entreprises ans une situation très souvent critique, voire même désespérée.Le gouvernement n’y échappe pas non plus, l’état de ses finances l’obligeant à faire des prouesses pour maintenir un équilibre constamment menacé par l’inflation, les taux d’intérêt et la diminution des transferts fédéraux Or, nous sommes déterminés plus que jamais à sortir le Québec de cet état de crise, malgré nos moyens fort limités.Mais nous voulons que nos efforts, que les décisions que nous devrons prendre dans un avenir rapproché pour concrétiser ces efforts, que les projets que nous allons mettre en chantier puissent s’ap-uyer sur le consensus le plus large possi-le.sur une volonté commune de l’ensemble des citoyens et des groupes et organismes qui les représentent de participer de leur mieux à la solution de nos problèmes.C’est pourquoi, le gouvernement fait sienne l’idée d’organiser une conférence des agents socio-économiques qui se tiendra à Québec les 5, 6 et 7 avril prochain.J’ai donc le plaisir de vous inviter à y participer pour que nous puissions ensemble faire le point sur la situation et dégager des perspectives concrètes d’action Les consultations préliminaires que nous avons menées, de même que les prises de position d’une foule d'intervenants représentatifs, indiquent de façon assez claire une préoccupation commune à l’égard du chômage, des fermetures d’entreprises et de l'état de nos finances publiques.Bien sûr, les représentants des travailleurs sont plus précisément intéressés à discuter des licenciements collectifs, de l’accès des jeunes au marché du travail, de relations et des conditions de travail.Les employeurs, eux.sont au premier chef concernés par les questions d’investissement, de taux d’intérêt élevés, de restructuration industrielle, de fiscalité et de réglementation Quant à nous, du gouvernement, nos cibles prioritaires sont le chômage, le rôle que nous sommes appelés à jouer dans l’économie québécoise, le climat social et la protection des plus démunis.Nous proposons donc un ordre du jour qui permettra, je l’espère, à chacun d'entre nous, de faire état de ses préoccupations et d’indiquer la nature de l’effort qu'il entend faire pour remédier à la situation.Je dis bien «effort»parce que les hommes et les femmes du Québec attendent de nous beaucoup plus qu'un exposé des faits et que l'expression de revendications.si justifiées soient-elles.Ils veulent connaître nos intentions réelles et nos projets d'action.Ainsi, je propose que notre discussion s’articule en trois temps.Le soir du premier jour, les participants pourraient exprimer la façon dont ils perçoivent la crise actuelle.La deuxième journée serait consacrée à l'examen des efforts que les principaux responsables du développement économique et social représentés à la table de la conférence, envisagent de faire pour aider le Québec à sortir de la crise actuelle.Quant au gouvernement, je puis dire déjà que ses efforts porteront principalement sur un programme d’urgence économique et de creation d’emplois à court et à moyen terme, sur des mesures destinées à protéger les emplois menacés, et sur les conditions du maintien de l’équilibre des finances publiques.Par la suite, je souhaite que nos partenaires, tant syndicaux que patronaux, puissent indiquer eux aussi, en fonction bien sûr de leurs préoccupations particulières, de quelle manière ils entendent participer à l’effort de redressement.Le troisième jour servirait essentiellement à faire la synthèse de nos travaux et à en tirer les conclusions.Bien que le sommet de Québec se situera vraisemblablement dans le sillage de ceux que nous avons tenus à Pointe-au-Pic et à Montebello, il comporte pour nous tous des exigences et des défis plus grands que les deux autres.Il me semble en effet que nous n'avons pas le droit de rater l’occasion qui nous est offerte de travailler ensemble à la reprise économique et à la lutte au chômage.Il nous faut donc cultiver et nourrir comme jamais l’obsession de l'imagination.de la maturité et de la solidarité.J’espère vivement que vous accepterez de vous associer à cette démarche et, en attendant de vous accueillir à Québec au début du mois prochain, je vous prie d'accepter l’expression de ma plus haute considération CONSERVATOIRE LASSALLE COLLÈGE PRIVÉ RECONNU D’INTÉRÊT PUBLIC Diplôme d’études collégiales (D.E.C.) PROGRAMME COLLÉGIAL JOUR OU SOIR r-SPÉCIALISATION: • communication • théâtre télévision î Pour renseignements ou admission 288-4140 3505 RUE DUROCHER MONTRÉAL H2X 2E7 Permis no 749569 but.Ce certificat est d'une part, prépondérant dans le cadre d’une audience en libération comme celle-ci et vise aussi à confirmer sans contestation possible, votre appartenance à cette catégorie de personnes non admissibles au Canada, visée à l'alinéa 19(1) (f) de la loi.L’envisager autrement reviendrait à vous exonérer complètement et rendrait invalide l’ordonnance d'expulsion prononcée contre vous.Sur le fond.M, Duval propose que vous êtes toujours considéré comme une personne dont la présence au Canada serait contraire à l’intérêt national.Mais, dans un deuxième temps, il me confie que les deux ministres — qui ont de bonnes raisons de croire que, pendant votre séjour au Canada, vous travaillerez ou inciterez au renversement d’un gouvernement par la force, après évaluation attentive des renseignements secrets y concernant, renseignements qu'eux seuls connaissent — estiment que vous n’êtes pas une menace pour le public et agréent à votre libération sous différentes conditions.Cette position me semble vraiment paradoxale avec la nature même de l'allégation formulée contre vous.Une libération prononcée dans votre cas signifie à toutes fins pratiques, une permission implicite de travailler ou d'inciter au renversement d’un gouvernement par la force pendant que vous serez ici.Je vois, en effet, très mal comment cette situation ne pourrait pas se produire.Mais on m’affirme aujourd'hui, à la lumière des rapports secrets, que même si l’autorisation vous est donnée de travailler ou d’inciter au renversement d'un gouvernement par la force, vous nêtes plus un danger pour le public.Contrairement à ce que prétend M.Duval, une proposition aussi formelle et une position aussi claire à l’effet que vous n’êtes pas un danger pour le public, ne faisait pas partie des arguments de son confrère la semaine dernière.S’il est vrai que M.Lemay a demandé à M.Perron de vous libérer, il n’en demeure pas moins qu’il n’a jamais affirmé de façon aussi formelle que vous n’étiez pas un danger pour le public.De fait, M.Lemay a continué de prétendre que vous étiez une menace pour le public mais que les conditions qui vous seraient imposées amenuiseraient le risque que vous représentez Telle était l’essence de ses propos.C’est pourquoi je ne suis pas étonné de la réplique de mon confrère.M.Perron, ne pouvant évaluer la nature du danger que vous représentiez, était dans l’absolue impossibilité de se satisfaire que les conditions exprimées par M.Lemay suffiraient à éliminer le risgue et je dois vous avouer que dans les mêmes circonstances, ma réaction serait la même.Comme nouvel élément, M.Duval m’affirme sans ambages pour la première fois depuis huit semaines que vous n'ètes plus un danger pour le public.Il est évident qu’il s’agit-là.d’un sérieux raffermissement de position; mais je constate avec beaucoup de regret que ce nouveau pas est loin de rencontrer les attentes qu’avaient exprimées M.Perron lors de votre dernière audience J'ai vainement cru qu’à cette audience, le représentant du ministre m’aurait délivré des informations plus tangibles, des faits ou tout autre élément pouvant me permettre d’en arriver à une opinion non dépendante de celle de deux ministres.J’aurais notamment voulu savoir la cause de ce revirement de position soudain de ceux-ci alors que pendant plusieurs semaines un individu croupissait en prison.Pourquoi ne sont-ils pas intervenus avant aujourd’hui si ces raisons secrètes ne laissaient pas supposer que vous étiez un danger pour le public.J'aurais aimé le savoir et j’aurais aimé que vous le sachiez aussi.Or, il me semble que jamais réponse ne sera donnée à cette question.Alors, comme un ouvrier sans outil, il me faut donc, une fois de plus me contenter du strict minimum.On me demande d’en arriver à une opinion à partir d’une autre opinion.Or, quel poids puis-je accorder a cette opinion de deux ministres, des deux ministres en question?S’il est vrai que d'une part, que le solliciteur général du Canada est le ministre chargé de la sécurité au Canada et que les deux ministres sont les seuls en possession de toutes les informations vous concernant, il m’est bien difficile, en pareille matière de questionner leurs estimations.D’autre part, un revirement de position aussi soudain.le caractère sérieux de l’allégation portée contre vous et aussi le caractère subjectif d’une décision semblable, tous ces éléments sont définitivement de nature à porter préjudice à l’appréciation que je peux faire de leur opinion.Quoi qu'il en soit, considérant que, outre l’allégation formée contre vous, l’opinion de ces deux ministres est le seul élément pour le moins tangible de toute cette affaire, élément qui, selon la balance des probabilités, tempère de façon significative la portée de l'allégation elle-même comme motif de détention; considérait l’inconsistance de l’argumentation globale présentée par le departement d’immigration au cours des huit semaines d’audience que vous avez vécues; considérant qu'aujourd’hui, les représentations du département d’immigration se confondent sensiblement avec les arguments présentés par vos conseillers au cours des dernières semaines; considérant gue la liberté d’une personne est lé bien le plus précieux qu’il, qu'elle poS sède, et que nul ne peut en être privé saris motif raisonnable; considérant que le législateur me demande pour ordonner la détention d’un individu d’être convaincu selon la balance des probabilités, qu’il est un danger pour le public, sachez, M Regalado, qu’à l’issue de cette audience, je n'ai pas cette conviction; considérant, également le fait que le ministre vous a garanti de ne pas vous renvoyer au Salvaf dor où vous auriez des raisons de craindre’ pour votre sécurité, je suis également satisfait que, si libéré, vous ne vous déroberez pas à votre renvoi du Canada, adve-nant que votre appel à la commission’ d'appel sur l’immigration soit rejeté.En-conséquence, ma décision est de vous IL’ bérer de détention.D’autre part, M.Duval, étant donné la' gravité du motif pour lequel vous devez è-tre renvoyé du Canada et à cause de l'ordonnance d’expulsion prononcée contré' vous, fne demande de vous imposer dés-conditions pour le moins drastiques.Los' deux raisons qui m'ont été apportées par M.Duval, n’ont, à mon avis, rien à voir dans mon appréciation.Deux critères seuls prévalent lors d’une audition en libération; d’une part on m’affirme et jé' conclus que selon la balance des probabilités.vous n êtes pas un danger pour Le' public; ensuite, on m’indique qu'on esb satisfait que vous allez vous présenter pour votre renvoi du Canada, si requis de' le faire.Dans les circonstances, ie ne vois* pas la nécessité d’imposer de telles conditions.Ma décision n’est donc que d'imposer des conditions de contrôle habituel-'’ les.Aucune somme d’argent ou engage-, ment conditionnel de tiers n’est requis » Vous devrez vous présenter lorsque requis de le faire par un agent d’immigra-* tion pour toute fin relative à votre renvoi', du Canada Vous devrez immédiatement» aviser le département d’immigration dé' l’adresse ou vous demeurerez et touti changement d’adresse ultérieur.Enfin,t vous devrez vous conformer aux lois ca'J nadiennes.jp Le meilleur remède à la surconsommation demédicaments.c’est encore d'être bien informé ! Médicaments ou potions magiques?une étude-synthèse qui explore le phénomène de la surconsommation de médicarnents au Québec.un ouvrage qui propose des solutions de rechange à la "médicalisation» croissante de notre vie quotidienne Médicaments ou potions magiques?Conseil des Affaires sociales et de la Famille.1982, 96p En vente au prix de QCCj?dans les librairies de h* l Éditeur officiel du Québec ou par la poste à Ministère des Communications, Diffusion des publications 1283.bout Charest ouest.Québec GIN 2C9 Gouvernement du Québec Ministère des Communications "w » |1 18 B Le Devoir, samedi 13 mars 1982 Reagan: la solution ou le problème?/ Le «choc Volcker» Suit* de la première page Europe qu’on reconnaît modestement au Fonds monétaire international que la détermination de l'Administration américaine a fait plus que tous les discours du directeur général, M.Jacques de Larosière.«La force, c’est Reagan, admet-on candidement, citant l’exemple des «Français qui doivent faire des choses qu’ils n’auraient pas faites d’eux-memes».Un directeur exécutif du FMI constate en revanche qu’au Canada «on est moins loquace sur les politiques américaines: on comprend peut-être mieux les Etats-Unis que les Européens eux-memes».«Compréhension» ou non, le ministre canadien des Finances, M.Allan MacEa-chen, a quand même donné un coup de semonce à New York récemment: «li existe des pays importants — je pense tout particulièrement à l'Allemagne et au Japon — qui (nourrissent) une préoccupation bien compréhensible devant un nouveau fléchissement du mark et du yen par rapport au dollar américain, Le fié chissement semble dû (.) à la façon donl les taux de .change sont faussés par des taux d’intérêt extrêmement éleves, aussi bien en termes réels qu’en termes nomi naux, aux États-Unis.» La politique monétaire américaine — resserrement de la masse monétaire et donc de l’argent disponible — et les taux d’intérêt élevés qui s’en suivent, a tellement d’impact sur l’économie cana- dienne que l’ambassadeur du Canada à Washington vient de la mettre sur sa liste de dossiers prioritaires.Mais le Canada n’influencera pas l’attitude de la Maison-Blanche, ni celle de M.Paul Volcker, pas plus qirç l’ensemble des pays industrialisés qui en souffrent tout autant.Pour la première fois depuis la grande crise des années 30, le nombre de chômeurs dans les pays de l’OCDE atteindra les 28 millions en 1982 C’est beaucoup et cela ne risquepas de s’améliorer Le Congressional Budget Office prévoit que le taux de chômage aux Etats-Unis frôlera les 10% cette année.Le président Reagan ne manque pas d’appuis à sa politique monétaire Le Fonds monétaire d’abord, et toute la communauté financière internationale ont trouvé en lui un apôtre diablement efficace de la «désinflation».Toutefois, on reconnaît, même au FMI, que la Federal Reserve et la présidence elle-même ont un problème de crédibilité.Un directeur du FMI confiant récemment au DEVOIR que «le refus de Washington d’intervenir sur les marchés des changes choque beaucoup les Européens.Un peu plus de souplesse changerait beaucoup à l’attitude des Européens».Il est difficile cependant de prédire que ce géant de six pieds huit pouces M.Paul Volcker, 53 ans, qui affiche ses airs de simplicité en fumant des cigares à 20 cents, changera de manière sensible sa politique.La Federal Reserve américaine n’influence pas les marchés financiers aussi directement que la Banque du Ca- nada.De plus, pour M.Paul Volcker, comme pour M.Gérald Bowey au Canada, ou pour le directeur général du FMI à Washington, le gros arbre de l’inflation cache la forêt de chômeurs.Et ces bureaucrates ne se contenteront pas d’é-têter l'arbre, ils ne relâcheront leur pression sur les marchés financiers qu’après avoir tout arraché, jusqu’à la souche! Malgré tout, il faut placer la réévaluation du dollar américain dans une perspective historique.Comparés à leur valeur de 1970, donc avant ta première crise du pétrole, le dollar américain brut dévalué de 23% vers la fin de 1980, et le dollar canadien de 21% seulement tandis que le franc suisse se réévaluait de 89%, le mark allemand de 49.3%, le yen japonais de 24.7%, le shilling autrichien de 33% et le florin de 20%.D’autres monnaies faibles comme la lire italienne, la drachme grecque et l’escudo portugais dévaluaient de plus de 50%.La remontée spectaculaire de la devise américaine en 1981 n’a quand même pas renversé cette tendance nisto-rique.Ça n’est donc pas tellement la force du dollar américain qui a fait mal aux économies occidentales mais plutôt sa remontée aussi imprévisible que rapide.Dans cette tourmente des taux de change, le dollar canadien est une des monnaies occidentales qui s’est le mieux comportée.«Trop bien», selon quelques pays membres du Fonds monétaire international, qui trouvent que le dollar canadien est surévalué du seul fait que ses cours sont artificiellement maintenus parallèles à ceux du dollar américain.Mais à Ottawa, on réfute cette idée: «malgré les apparences et ce qu’on peut en penser ici, il y a encore des gens qui font confiance au potentiel économique du Canada», affirme un haut fonctionnaire des Finances.La Banque du Canada est effectivement intervenue tout au long de l’année dernière mais, dit-elle officiellement, pour éviter les fluctuations trop importantes et non pour soutenir le cours a un niveau artificiel.Le FMI semble d’autant plus se satisfaire de cette explication que malgré tout, la Banque du Canada a nettement laissé le dollar canadien glisser tranquillement à un niveau très proche des 80 cents américains.Il y a cependant un seuil psychologique qu’on évite à franchir, de crainte de provoquer un mouvement de panique.Bien des analystes jugent que le dollar canadien serait mieux à son aise autour de 77 cents américains mais on ignore quel mouvement, vite incontrôlable, provoquerait une telle dévaluation de 5 cents par rapport à la devise américaine.Au Fonds monétaire, on semble se satisfaire de la politique monétaire canadienne et on ne s’attend surtout pas à ce que le Canada ait recours aux contrôles.Outre que ce serait contraire à l’orthodoxie du FMI, on prétend que ce serait «impraticable».Le FMI donne donc à la Banque du Canada, comme à la Federal Reserve américaine, une très bonne note mais on n’en continue pas moins à surveil-veiller l’élève de près.C’est que le FMI redoute beaucoup une nouvelle flambée des taux d’intérêt aux États-Unis qui, considérée cette fois comme injustifiée par les Allemands et les Français, et peut-être même par les Canadiens, aviverait ce que M.MacEa-chen appelle «la tentation des remèdes temporaires».Or la Federal Reserve ne fixe pas ses taux d’intérêt en fonction de la performance de l'économie américaine par rapport à l’inflation.Même si l’indice ou coût de la vie a chuté aux environs de 8% aux Etats-Unis, les taux à court terme sont encore de 16%, soit une marge de huit points.«L’Allemagne et le Japon, dont le taux d’inflation est bien inférieur — de 4 à 4.5% — doivent maintenir des taux artificiellement élevés ou accepter une autre baisse de leur devise ou une hémorragie de leurs réserves».Ces deux pays verront quand même leur monnaie demeurer forte du fait que la balance courante des paiements affichera un suiplus.Le Japon notamment enregistrera un surplus incroyable de $17 milliards.En revanche, la Banque du Canada aura de plus en plus de mal à défendre son dollar alors que la balance des paiements se détériorera davantage.La balance commerciale tombera à $1.7 milliard cette année, de plus de $7 milliards qu eHe était en 1980.Et les paiements d’intérêts et de dividendes à l’étranger entraîneront un déficit du compte courant de plus de $10 milliards, ou 3.5% du PNB.Avec une telle hémorragie de capitaux, il faudra beaucoup cfinvestisse-ments étrangers dans des mégaprojets pour éviter une chute du dollar canadien en-dessous de la barre fatidique des 80 cents.Au mieux, les Canadiens continueront de vivre le restant de l’année avec des taux d’intérêt très élevés, même si, par miracle, ils devaient baisser de façon importante aux États-Unis.Le Fonds monétaire est familier avec le débat qui secoue la société canadienne à propos des politiques de la Banque du Canada.Une équipé du FMI a en effet effectué sa visite annuelle d’ «inspection» au Canada au moment de la conférence des premiers ministres où plusieurs provinces réclamaient une baisse des taux d’intérêt en échange d’une dévaluation du dollar canadien.Cette présence à Ottawa d’observatéurs étrangers importants pour la cote du Canada au FMI explique peut-être l’attitude ferme du gouvernement fédéral dans le débat.On continue à dire au ministère des Finances que ce débat de février, comme le ton du récent discours du Trône à Toronto, relèvent de «l’irresponsabilité».Les Canadiens sont aussi bien de se familiariser dès maintenant avec les secrets de la politique monétaire, parce que ce sera le sujet principal des débats au Sommet de Versailles en juin et surtout, l’assemblée annuelle du FMI à Toronto au début de septembre leur donnera une nouvelle fois l’occasion d’entendre le credo de l’organisme international.Et le FMI est mainfestement satisfait d'avoir trouvé, en M.Ronald Reagan, un chantre sinon convaincant, du moins assez obstiné pour réduire le monde industrialisé à la patience.Prochain article: Déficits, Washington n’inspire plus confiance.?Pinard cates peut-être, à franchir.En soirée, M.Nielsen devait informer son chef, M.Joe Clark, qui faisait campagne dans l’Ouest de revolution de la situation.Mais avant même de lui avoir parlé, M.Nielsen avait décidé de recommander formellement la convocation d’un caucus pour lundi.Il ne semble pas non plus faire de doute que M.Nielsen proposera à son parti d’accepter la proposition Pinard, qui à l’origine était a toutes fins utiles la sienne.M.Nielsen est même disposé à voir M.Pinard au cours du week-end au cas où ce dernier souhaiterait lui donner des informations additionnelles.Cependant, il est improbable que cela se produise, puisque M.Pinard, comme les autres liberaux, insistent toujours sur le respect du «principe de la suprématie du Parlement», qui doit s'exprimer pour l’instant par un vote.Évidemment la cloche continue toujours de sonner et en considérant le scénario le plus optimiste, il devrait en être ainsi jusqu’à mercredi à 14 heures.Le leader parlementaire néodémocrate, M.Ian Deans, n’était pas à Ottawa au moment de l’annonce de M.Pinard, mais il y a tout lieu de croire qu’ii aurait réagi comme M.Nielsen.D’ailleurs, plus tôt dans la journée, il avait envoyé une deuxième lettre en autant de jours à M.Pinard, lui rappelant la nécessité de convoquer une réunion.Hier il ajoutait que le public canadien commence à s’inquiéter «de ce qui semble ê-tre l'impotence du leadership parlementaire, leadership qui doit se refléter dans une capacité de se parler les uns les autres».Au moment de l’annonce de M Pinard plusieurs députés, particulièrement dans les rangs de l’opposition, avaient quitté Ottawa pour leur comté respectif.11 y a fort à parier que la très grande majorité d’entre eux seront de retour à Ottawa lundi ?Chômeurs turière qui a été le plus durement touchée par le chômage En février sont venus s’ajouter de nombreux travailleurs de la construction.Le président de l’Association canadienne des constructeurs, M Robert Nuth, signale à ce sujet que la construction est a la baisse dans le Canada tout entier, même dans les provinces de l’Ouest.Le durcissement du gouvernement à l’égard de l’industrie qui découle du budget du mois de novembre, les hauts taux d’intérêt, l’incertitude au sujet du projet Alsands et des autres grands programmes énergétiques sont des facteurs clés dans ce ralentissement, poursuit M.Nuth , Le nombre des chômeurs au Canada dépasse le million pour le deuxième mois de suite.Les effectifs ouvriers, composés des personnes au travail et de celles à la recherche d’un emploi, ont augmenté de 30.000 en février pour se chiffrer par 11.539.000 le mois dernier.En revanche, le nombre de personnes détenant un emploi a baissé de 162,000 pour atteindre 10,421,000, continuant ainsi le déclin amorcé il y a un an.Le taux de chômage désaisonnalisé a augmenté de 0.6% pour atteindre 7.2% pour les femmes âgees de plus de 24 ans.Chez les hommes du même groupe, le taux a augmenté de 0.1% pour se chiffrer par 5.8%.Chez les femmes de moins de 24 ans, le taux de chômage désaisonnalisé a baissé de 0.2% pour atteindre 13% tandis qu’il a augmenté de 0.2% chez les hommes de la même catégorie d’âge pour atteindre 16.8%.Dans les provinces, le taux de chômage désaisonnalisé a augmenté de 0.5% à Terre-Neuve, et est passé à 14.5%; dans l’ile-du-Prince-Édouard, il a augmenté de 0.1% pour passer à 11.6%; en Nouvelle-Écosse, il a augmenté de 1.2% pour atteindre 7.6%; au Québec, il a grimpé de 0.4% et se chiffre par 11.6%.En Ontario, la hausse du taux a été de 0.2%, pour un taux actuel de 7.6% et en Colombie-Britannique il a augmenté de 0.6% pour atteindre 8.8%, Le taux a baissé de 0.2% à 13% au Nouveau-Brunswick; de 0.1% à 6.4% au Manitoba; de 0.3% à 4.5% en Saskatchewan et de 0.1% à 4.5% en Alberta.Voici le taux de chômage enregistré dans les grandes villes canadiennes en février, avec entre parenthèses, le taux du mois de janvier.Saint-Jean, T.-N., 13.7% (11.7); Halifax, 12.5% (9.2); Saint-Jean, N.-B., 12 4% (12.1); Chicoutimi, 6.2% (11.7); Québec, 12.9% (11.9); Montréal, 11.4% (10 8)-Ottawa-Hull, 7.1% (6.3); Sudbury, Ont! 9.6% (9.0); Oshawa, Ont., 9.8% (14 9)-Toronto, 6.4% (6.1); Hamilton, 8.8% (8.5); St.Catharines-Niagara, Ont., 12 7% (15.6); London, Ont., 9.4% (6.5); Windsor, Ont., 7.6% (10.2); Kitchener-Waterloo, Ont., 9.5% (10.1); Thunder Bay, Ont., 12.5% (8.1) Winnipeg, 7.3% (7 1); Regina, 5.7% (4.3); Saskatoon, 8.0% (8.8); Calgary, 5.5% (5.4); Edmonton, 6.0% (6.4); Vancouver, 7.3% (6.3); Victoria, 11.4% (10.7), Mitterrand Le chef de l’exécutif américain a estimé que désormais M.Mitterrand «comprend mieux» les objectifs des États-Unis dans cette région De son côté, le président français notait que les points de vue s’étaient rapprochés sur «un point commun»; rechercher le moyen de renforcer les régimes démocratiques.Parlant toujours des problèmes d’Amérique centrale et des Caraïbes, M.Mitterrand a affirmé que le plan de développement récemment présenté par M.Reagan allait «dans le bon sens».En ce qui concerne les appréciations différentes des politiques économiques en Europe et aux États-Unis, les deux presidents n'ont pas vraiment fait état d’une convergence nouvelle dans leurs analyses.Ils ont seulement souligné l’un et 1 autre la nécessité d'harmoniser les objectifs économiques, financiers et commerciaux.«Il faut que nous nous aidions plutôt aue de nous gêner», a dit M.Mitterrand Quant à M.Reagan, il a noté «des progrès tangibles vers une meilleure compréhension», en ajoutant toutefois qu’il était impossible de résoudre «en un jour nos différends économiques».Sans autre commentaire, le président Reagan a indiqué que son homologue français, apparaissant comme le porte-parole des pays européens dans ce domaine.avait fait un «exposé vigoureux et exhaustif de ses vues» en matière commerciale et financière, faisant ainsi allusion au maintien de taux d'intérêt records aux Etats-Unis et d’un dollar élevé.Dans la perspective du sommet atlantique de Bonn en juin, les deux chefs d’Ê- A la Faculté de Musique de l'U de M, Il y aura récital de chant de Béatrice Baillargeon accompagnée au piano de Catherine Courvois, à 20 h, salle 1020, pavillon Marguerite-d'Youville.¦ Un stage de danse africaine sera donné par Yaya Diallo ce samedi et ce dimanche de 13 h à 18 h, au 3643, rue Saint-Laurent.Pour Inf.: 844-0612.¦ Le collectif masculin contre le sexisme invite tous les hommes intéressés à discuter de contraception masculine, de pornographie, de viol et de publicité sexiste à une rencontre Informelle au 350 est, rue Boucher, A 20 h.Entrée libre.Pour inf.: 523-2202.Il y aura garderie sur place.¦ L'Association pour l'avancement de la recherche en musique du Québec annonce la tenue d'un colloque sur l'état des archives musicales du Québec qui aura lieu de 9 h A 17 h en la salle A2860 du pavillon Hubert-Aquin de l'UQAM Pour In».: 274-6824.¦ Un stage d'exploration de la littérature pour les tout-petits sera offert de 6 h à 16 h 30 par la Fédération québécoise du loisir littéraire 1415 est.rue Jarry.Pour Inf.: 374-4700, poste 405 et ¦ Le CEDA (Comité d'éducation aux adultes de la Petite-Bourgogne St-Henrl) organise une campagne de financement et une soirée dansante aura heu A 20 h au 2515, rue Dellsle.Entrée: $3.Pour inf.: 932-1632.Le Comité Québec-Irlande tient une journée d'information sur l'Irlande au '°'5 ®8*.rue Ste-Catherine, de 13 h 30 « 21 n 15.¦ La chorale Elgar de Montréal donnera un concert sous la direction de M Louis Lavlgueur A 20 h 30 en l'église St-Albert-le-Grand, 2715, Cûte Ste-Catherlne.Le T» Deum de M.A.Charpentier y sera pour la première fols chanté A Montréal Entrée libre.¦ Pot Drum avec Yves Saurlol et Benoit Fortin donnera un spectacle A la Maison des Jeunes, 20, Pierre-Boucher A Boucherville, A 20 h 30.Pour Inf.: 655-3142.tat ont évoqué la nécessité de «représenter une force afin d’aboutir à la négociation» avec l’Union soviétique.La recherche de la paix, ont-ils estimé, passe par l’affirmation des droits des peuples, particulièrement ceux de l’Europe — une allusion à la Pologne.M.Reagan a parlé du besoin de «démontrer l’unité et l’esprit de résolution face à l’expansionnisme soviétique».Én ce qui concerne le Proche-Orient, M Mitterrand a rendu compte de ses impressions après sa visite en Israël la semaine dernière.Il a réaffirmé la nécessité d’un «respect des droits de tous les peuples de la région».M.Reagan a qualifié les entretiens à ce sujet «d’intéressants et d’exhaustifs».En résumé, M.Mitterrand a souligné qu’il fallait, en vertu de relations bilaterales faites «d’amitié et de franchise», «parler, discuter et marquer méthodiquement les points sur lesquels on peut avancer».Par ailleurs, le secrétaire d’État Alexander Haig a réaffirmé les objections du gouvernement américain à la vente d’armes françaises au Nicaragua, dans une declaration faite hier à l’issue d’une rencontre d’une heure avec le ministre français dès Relations extérieures, M.Claude Cheysson.Ces entretiens, qui se sont déroulés en marge de la rencontre à la Maison-Blanche entre les présidents François Mitterrand et Ronald Reagan, ont permis aux deux parties de procéder à «un échange de vues très positif et constructif» sur la situation en Amérique centrale a souligné M.Haig.«Il n’est un secret pour personne que cette vente (d’armes au Nicaragua) nous a préoccupés.Nous ne nous en sommes pas réjouis à l’époque où elle a été annoncée et nous ne nous en réjouissons pas aujourd’hui», a déclaré le secrétaire d’État.Selon M.Haig, les présidents Mitterrand et Reagan sont parvenus «à une convergence de vues sur les meilleurs moyens de faire face à la situation (en Amérique centrale), particulièrement en ce qui concerne ses aspects socio-economiques».Le chef de la diplomatie française a de son côté indiqué que les États-Unis et la France avaient parfois des «différences d'appréciation, car dans bien des cas, a-t-il dit, nos intérêts ne sont pas exactement indentiques.» Mais, a souligné M.Cheysson, les gouvernements français et américain «sont d’accord sur les questions fondamentales» Les États-Unis et la France «sont des amis», a-t-il ajouté.Evoquant d'autre part la récente visite du chef de l’État français en Israël, M.Cheysson a déclaré que «nous pensons que chaque peuple, chaque État, a le droit d’exister et de vivre en paix.» M.Haig s’est félicité d'avoir été informé par M.Cheysson de la visite «très réussie» que vient de faire le président Mitterrand en Israël.D’autre part, pour la troisième fois en Quinze jour, les efforts du département d’État pour prouver le soutien actif du Nicaragua à la guérilla au Salvador et le caractère répressif du régime sandiniste ont encore fait long feu, causant un vif embarras parmi les responsables américains.Le Nicaraguayen Orlando Tardencillas avait été amené hier au département d’Ê-tat devant les journalistes américains pour expliquer qu’il avait été envoyé au Salvador par les sandimistes pour aider la guérilla, comme il l’avait déclaré il y a un an.Mais au grand ahurissement des fonctionnaires américains qui l’encadraient le jeune Nicaraguayen a affirmé que ces declarations lui avaient été extorquées sous la torture par les autorités salvado-riennes, qu elles étaient totalement fausses et que c’était de son propre chef qu’il avait décidé de se joindre aux forces de la guérilla.Les responsables du département d’É-Ut, très gênés par l'affaire, se sont refusés à tout commentaire.Il est vrai que cette conférence de presse faisait partie d’une grande campagne lancée par le gouvernement américain pour pereuader le Congres et l’opinion publique que le Nicaragua est en passe de devenir un «nouveau Cuba» au coeur de l'Amérique centrale et de déstabiliser la région.Celte campagne, pour le moment, a été marquée par plusieurs échecs retentissants.Déjà, à la fin du mois de février, le se-crétaire d État Alexander Haig avait fait référencé a des photos publiées par l'hebdomadaire français Figaro Magazine, pour denoqcer l'attitude des Nicaraguayens à l’égard des Indiens Miskitos Quelques jours après, on apprenait que ces photos dataient de l’époque de So-moza et représentaient en fait des cadavres brûlés par les membres de la Croix-Rouge, par mesure d'hygiène.La semaine dernière, le secrétaire d'Etat affirmait avec satisfaction à une commission du Congrès qu'il détenait une preuve irréfutable de l’appui actif du Nicaragua à la guérilla salvadorienne.Cette preuve en chair et en os était un «militaire» nicaraguayen capturé dans les rangs de la guérilla par 1 armée régulière du Salvador, annonçait-il.Mais la preuve en question devait faus- ser compagnie à ses gardiens et se réfugier à l’ambassade du Mexique, à San Salvador.Les autorités mexicaines déclaraient alors qu’il ne s’agissait que d’un simple étudiant, et non d’un soldat nicaraguayen.Enfin le département d’État a publié récemment des photos d’installations militaires au Nicaragua, prises par les services de renseignement américains.Cependant, même si plusieurs anciens responsables américains se sont déclarés convaincus par ces documents de la militarisation du Nicaragua, une large partie de l’opinion publique et du Congrès est restée profondément sceptique.?PQ et la direction du parti est convaincue que des élections fédérales à la fin de janvier auraient sans doute permis aux candidats du PQ de remporter un nombre encore plus élevé de comtés.Quoi ou’il en soit, la décision de présenter des candidats aux prochaines élections fédérales sera prise à l’occasion d’une réunion que l’exécutif national tiendra à la mi-avril.Cela après avoir pris connaissance du rapport final préparé par un comité special de six membres, dont trois représentants favorables: MM.Philippe Bernard, Michel Leduc et Mme Nadia Assimo-poulos.Et de trois représentants défavorables: Mme Monique Cloutier, Me Claude Boucher et M.Guy Chevrette.Le rapport du comité formé par l’exécutif national du parti reflétera fidèlement ces deux tendances.Le comité évitera de prendre position et se contentera plutôt de présenter objectivement le pour et le contre d’une action électorale du PQ sur la scène politique fédérale.Les arguments favorables que privilégie le responsable du comité, M.Philippe Bernard, sont d'ordre politique, stratégique et conjoncturel: ¦ la présence de députés du PQ à la Chambre des communes empêcherait les libéraux de M.Trudeau de se targuer d’être les seuls représentants légitimes du Québec à Ottawa; ¦ le premier ministre Lévesque deviendrait le seul interlocuteur valable du Québec aux veux du reste du pays; ¦ l’élection d’une vingtaine de candidats du PQ permettrait probablement au Parti conservateur de prendre le pouvoir à Ottawa et le retour des liberaux fédéraux du Québec dans l’opposition assurerait «le nettoyage» du paysage politique en prévision des prochaines elections provinciacles; ¦ avec le rapatriement de la constitution, l’accession du Québec à la souveraineté devra nécessairement passer par Ottawa et des représentants du PQ à la Chambre des communes seraient les mieux placés pour négocier la transition; ¦ les députés du PQ à la Chambre des communes défendraient mieux les intérêts du Québec et auraient l’occasion de faire valoir les principes inscrits au programme du parti sur des dossiers de juridiction fédérale tels, la défense, les postes, le commerce extérieur, la monnaie et les politiques fiscales; ¦ l’ouverture d’un second front électoral pourrait être stimulante pour les militants péquistes et fournirait une tribune privilégiée à la promotion de la souveraineté.Les arguments défavorables sont essentiellement d’ordre d’application pratique: la difficulté d'habituer les militants du parti à fonctionner simultanément dans une structure unique mais sur deux cartes électorales différentes; le dédoublement d'énergies, de ressources humaines et financières; les difficultés de financement; le problème des rapports entre les ailes firovineiale et fédérale; la responsabi-ité des prises de {position des nouveaux députés du PQ à la Chambre des communes, la délégation d’autorité du chef-fondateur, M.René Lévesque; le risque qu’une stratégie parlementaire inappropriée des pequistes fédéraux ternisse l'image du gouvernement Lévesque.C’est sur une analyse exhaustive de toutes les données du dossier que l’exécutif national du PQ tranchera la question à sa réunion de la mi-avril, uans l’hypothèse d’une décision favorable, la direction du parti convoquera alors une réunion des membres du conseil national.Quel que soit le verdict des militants de la base, un certain nombre de principes apparaissent déià acquis: les candidats fédéraux se présenteront sous la bannière du «Parti québécois» et seront redevables à l’autorité du chef, M.Lévesque, et de l’exécutif national du PQ; les relations entre les péquistes fédéraux et provinciaux seront soumises au même protocole qui préside actuellement aux rapports entre le gouvernement, l’aile parlementaire provinciale et l’exécutif national; la stratégie parlementaire des péquistes de la Chambre des communes sera élaborée conjointement avec l’exécutif national du parti.Aussitôt que les militants des comtés, l’exécutif national et le conseil national auront donné le feu vert à l’entrée du parti sur la scène électorale fédérale, les dirigeants du PQ passeront aux autres étapes prioritaires: procé- der à l’enregistrement du nom du Parti québécois auprès du bureau du président des élections du Canada; amorcer le processus de recrutement et de choix des candidats et il en faut au moins 50 pour qu’un parti soit officiellement reconnu au niveau fédéral; élaborer et adopter un programme électoral fédéral; recueillir des fonds.Un garde de Parizeau impliqué dans un vol?Des accusations pourraient être portées dès le début de la semaine prochaine contre un des gardes du corps attachés au ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, a déclaré hier un porte-parole du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal.Selon le sergent Royal Léger du SPCUM, les résultats d’une enquête instituée par les policiers à la suite d’un vol à main armée commis le 21 février aux dépens d’une Montréalaise seront incessamment communiqués au procureur du ministère public.«Tout indique que des accusations seront portées», a ajouté le porte-parole.Le SPCUM a confirmé que deux enquêteurs du poste 33 avaient été dépêches à Québec pour y interroger l’homme, dont l’identite n’a pas été divulguée, sur les circonstances de l’incident.Après avoir été volée à la pointe du revolver par un automobiliste, sur la rue Sainte-Catherine, en plein centre-ville montréalais, une femme a porté plainte auprès des policiers de la CUM.C’est en relevant le numéro d’immatriculation du véhicule de son agresseur que la plaignante a permis aux policiers montréalais d’identifier le véhicule comme étant une limousine du gouvernement mise a la disposition du ministre des Finances.À Québec, le directeur du service des gardes du corps, au ministère de la Jus- tice, M.Jean-Roc Côté, a confirmé que l’homme a été suspendu de ses fonctions en attendant les résultats de l’enquête.Au cours d’une interview accordée à l’animateur Pierre Pascau, sur les ondes du réseau Télémédia, M.Côté a expliqué que l’individu était au service du gouvernement du Québec, en qualité de garde du corps et de chauffeur depuis 1973.Selon M.Côté, la conduite de l’homme a été impeccable pendant tout ce temps.L’agent de sécurité faisait partie de l’équipe chargée d’assurer la protection du ministre Parizeau dans ses déplacement depuis le mois d’août 1981, a indiqué M.Côté au cours de l’entrevue.Les gardes du corps sont des fonctionnaires détenant le titre d’agent de la paix et ayant reçu un entraînement spécialisé à l’Institut de police de Nicolet.Ils sont autorisés à porter des armes à feu.Les policiers montréalais ont par ailleurs expliqué le temps écoulé entre le moment de l’incident et l’aboutissement de l’enquête aux délais normaux qui surgissent lorsqu’on tente d'identifier un véhicule appartenant au gouvernement.«Le travail des enquêteurs a évolué normalement et ce délai n’est pas inhabituel», a expliqué le sergent Leger.Par ailleurs, un porte-parole ou cabinet du ministre Parizeau a déclaré ne pas être au courant de l’incident et expliqué que l’affaire relevait des services de sécurité.À New York demain Haig tentera de «vendre» le plan des Caraïbes WASHINGTON (AFP) - Le secrétaire d’Êtat Alexander Haig s’efforcera demain à New York de convaincre ses homologues mexicain, canadien, colombien et vénézuélien, de s’associer au plan américain d’aide aux pays des Caraïbes, destiné à améliorer la stabilité politique de la région par une assistance économique accrue, affirmait-on hier à Washington de sources diplomatiques.Au «groupe de Nassau», formé en juillet dernier à Nassau (Bahamas) par les États-Unis, le Canada, le Venezuela et le Mexique, pour étudier les problèmes de sécurité et de développement de la région des Caraïbes, vient se joindre la Colombie, pour cette seconde rencontre.À Tordre du jour, le plan américain d’aide aux pays du bassin des Caraïbes, présenté le 24 février dernier à Washington devant l’Organisation des États américains par le président Ronald Reagan.En marge de la réunion, M.Haig poursuivra la discussion engagée samedi dernier à N#w York avec le ministre mexicain des Affaires étrangères, M.Jorge Castaneda, sur la proposition de médiation dans les conflits en Amérique centrale, lancée à Managua par le président Lopez Portillo la veille du discours de M Reagan.Le plan américain comporte une série de mesures destinées à relever l’économie des 19 pays non communistes d’Amérique centrale et des Caraïbes (39 millions d’habitants).Pièce maîtresse du projet, la création pour douze ans d’une zone de libre-echange qui supprime les droits de douane pour tous les produits de ces pays, à 1 exception des textiles.Ce programme économique en cinq points apportera 350 millions de dollars de crédits nouveaux pour l’aide au secteur privé des six pays les plus pauvres.Le Salvador recevra a lui seul le tiers de cette somme.Sur le plan de l’aide militaire, le président Reagan avait annoncé qu’il demanderait au Congrès d’accepter de la porter à 60 millions de dollars, afin d’ «aider les pays amis à repousser ceux qui voudraient détruire leurs chances de progrès economique et social».«Nous ferons tout ce qui est prudent et nécessaire pour assurer la paix et la sécurité» de cette région, avait déclaré le président.Le plan prévoit également la signature de traités bilatéraux entre Washington et chaque bénéficiaire.Cette disposition permettra aux États-Unis d’exclure des pays tels que le Nicaragua et Grenade par exemple, au régime selon eux, «totalitaire».Le président Mexicain, M Jose Lopez Portillo, a estimé qu’une initiative cherchant à lutter contre l’instabilité politique par des moyens économiques était «appropriée».Cependant, dans une interview publiée hier par le New York Times, il a regrette que le plan Reagan soit «à ce point conditionné par des facteurs idéologiques et lié à des programmes d’armement».13 mars par la PC et l’AP 1979: Menahem Begin menare de < missionner de ses fonctions de prem ministre si le cabinet israélien refi d'approuver le traité de paix avec I' gypte; 1974: les pays arabes producteurs petrole lèvent leur embargo sur les vr tes de brut aux États-Unis; 1971: Paul Rose est condamné à réclusion perpétuelle pour l'enléveme et le meurtre du ministre du Travail ! Pierre Laporte; 1939: '.Allemagne lance un ultirr turn a la Tchécoslovaquie; 1920: Wolfgang Kapp tente un coi d Etat pro-monarchiste à Berlin 1881: le tsar Alexandre II de Rus-est assassiné Alexandre III lui succéd 1707: le Saint Empire entérine convention de Milan prévoyant le retr: des troupes françaises du nord de ITt lie.Il est né un 13 mars; Le composite autrichien Hugh Wolf (1860-1903). LE DEVOIR Montréal, samedi 13 mars 1982 CULTURL ET SOCIÉTÉ EN VENTE PARTOUT COSMOS OKI SWiV\ Éditions Sélect J acques Laurent Le roman de la réalité Photo Jacques Grenier JACQUES Laurent est sans doute le plus libre des romanciers français.Lui qui comme l'a tenté Romain Gary/Emile Ajar, possède deux vies d’écrivain.Lui qui, admirateur à la fois de Dumas père et de Stendhal, a voulu écrire des romans populaires pour gagner sa vie et, pour ne pas la perdre, des oeuvres de «pure littérature».Car Jacques Laurent n’est pas seulement le Prix-Goncourt 1971 pour Les Bêtises et le lauréat de l’Académie française qui vient de publier chez Grasset Les Sous-ensembles flous, un des grands romans de notre époque.Jacques Laurent, c’est aussi Cecil Saint-Laurent, l’auteur comblé de Caroline chérie.Né en 1919, entre guerre et paix, puis philosophe devenu soldat malgré lui en 1939, Jacques Laurent entre en littérature en 1948 avec une oeuvre qui annonce le roman nouveau: Les Corps tranquilles.Pour écrire librement son oeuvre littéraire, il se donne le plaisir des romans d’aventures sous le pseudonyme de Cecil Saint-Laurent.Parallèlement s’élabore l’oeuvre de Jacques Laurent, romancier, polémiste, essayiste, dont on peut retracer les chemins dans Roman du roman (Grasset, 1977).par Jean Royer Aujourd’hui, Jacques Laurent se retrouve parmi les vingts meilleurs écrivains de l’année en France avec Les Sous-ensembles flous, un roman d’amour et de solitude, un roman où se voit la mort au coeur de la vie.En effet, le personnage.Paul Bâche, atteint d’un cancer au coeur, ne sait pas qu’il va mourir au bout de son voyage autour du monde en compagnie de ses deux Parques.C’est la vie qui nourrit ce roman sur la mort.L’oeuvre est riche, qui joue sur tous les tableaux a la fois, qui foissonne de scènes et de conversations, de paroles et de personnages.L’oeuvre est forte de son érotisme, lié à la vie.et de sa réflexion, qui sourd face à la mort.Tantôt légère, tantôt grave, elle nous emporte dans son tourbillon irrésistible.On ne traverse pas indemne Les Sous-ensembles flous, Jacques Laurent n’avait pas publié de roman depuis dix ans.Après Les Bêtises, qui lui a valu le prix Concourt, Les Sous-ensembles flous a reçu un accueil très favorable de la critique française.Avec raison, d’ailleurs.Mais heureusement aussi, cette critique continue d’affirmer que Jacques Laurent n’est pas un romancier traditionnel.Justement de passage à Montréal cette semaine, l’écrivain m’a parlé de sa liberté.¦ «Il n’y a pas de définition du roman.Pas plus qu’il ne peut exister une définition de la poésie.Tout ce qu’on peut dire du roman c’est qu’il doit être le récit d’un événement ou d’un état d’esprit fictic qui prend certaines de ses racines dans la réalité.Le romancier, quand il invente un être humain ou une péripétie, reste attaché à la réalité.Il se borne à prêter une possibilité d’existence à un possible qui n'a pas été réalisé.Un peu comme Leibniz disait qu'à tout moment de l’histoire du monde c’est Dieu qui choisissait parmi tous les possibles qui avaient une chance de se réaliser! Madame Bovary n’a pas existé, elle aurait pu exister.Flaubert a pris, dans le champ de tous les possibles, un possible qui n’était pas devenu un réel et Ta transformé en un réel au niveau littéraire, qui est sans doute un autre niveau que celui de l’existence.Le roman rivalise avec la réalité.La meilleure preuve en est que nous finissons par mêler nos souvenirs de lectures et les souvenirs de notre vie.Le roman est en compétition avec la réalité.C’est pourquoi je pense que le romancier ne doit pas trop attirer l’attention sur lui.Il faut que le romancier sache s’effacer, un peu comme Dieu, puisqu’il est un démiurge».— D’autre part, comme vous l’avez déjà dit, c’est la confusion des genres qui est au fond du roman.— «Le roman est apte à tout traiter.On peut y faire de la philosophie ou de l’histoire, si on veut.Rien ne s’oppose à ce qu’un chapitre d’un roman soit un poème.Je ne vois rien des autres branches de la littérature qui ne puisse trouver sa place dans le roman.C’est d’ailleurs la vastitude de son champ et l’absence de ses obligations qui, au début, a déprécié le roman.Le roman a été mal vu aux XVIIe et XVIIIe siècles parce qu’il n’avait pas de règles.Il n’était pas obligé d’obéir, comme la tragédie, à une discipline.C’est Laclos, le premier, qui a fait remarquer que cela était au contraire une supériorité: car il était plus difficile de créer sans règle, en toute liberté, sans le soutien d’une structure pré-établie.Cette absence de règles, cette possibilité pour les romanciers d’être extrêmement différents les uns des autres a été essentielle à l’histoire du roman.Il n’y a pas de filiation, il n’y a pas de ère et de fils dans le roman.tendhal n’écrivait pas comme Balzac, ni Flaubert, Ni Proust, ni Giono.Le roman renaît avec chaque romancier.Consciemment ou non, chaque romancier a pour écrire une méthode qui n’appartient qu’à lui.Le roman est un genre qui renaît avec chaque grand romancier.Qui renaît dans son écriture, dans sa structure et dans ses thèmes fondamentaux d’inspiration.C’est ce qu’il y a de passionnant dans le roman.Je suis toujours obtimiste sur l’avenir du roman.Je pense que notre civilisation en a toujours besoin.On a toujours besoin de cette création imprévue, insolite, parallèle à la création réelle dans laquelle nous vivons».— Fous avez déjà écrit que la fonction du roman est de «nous faire les éternels apprentis du changement».Suite à la page 36 Fernand Léger Sur un air de jazz par René Viau IL y a quelqu’un, quelque part, qui a écrit que la leçon de Léger, ce n’est pas une leçon de peinture mais bien une leçon de «conduite».Il apprend à être simple.Pas d’affectation.Voilà tout.Léger a besoin de couleur comme de l’air qu’il respire.Peintre de la ville, de la machine, des rythmes, de l’âge du jazz, du concret, de la sensualité de la vie quotidienne, Léger c’est tout cela.Le formidable influx de la couleur, surtout les primaires, en plus.Les volumes définis avec vigueur et ingéniosité.La vie autour de soi.Léger avait réponse à tout.Le monde pour lui était franc.Devant une bonne étoile, son plus grand éloge était de dire: «C’est costaud».Figuratif, il n’a cessé pourtant de maugréer «Je peins des contrastes pas des sujets».Avec Leger, le vingtième siècle découvre la plénitude des formes.Ce chantre le célèbre.Pour certains, chez les peintres pionniers de cette première motié du siècle, Léger fait partie des «grands», avec Picasso et Matissè.«Tous les artistes portent l’empreinte de leur époque, écrivait Matisse en 1908, mais les grands artistes sont ceux en qui elle est marquée le plus profondément».Léger est de ceux-là.Ce peintre direct pourtant ne s'impose pas par quelques toiles et, à date, les occasions de se rendre compte de la portée de son art n’étaient pas légion.Il y a bien eu une exposition Leger au Musée d’art contemporain, mais cela fait pas mal de temps.Une visite à New York au Guggenheim ou au Musée d’art moderne, à Beaubourg ou mieux encore au Musée Fernand Léger à Biot près d’Antibes ou à Bâle en Suisse saurait convaincre les plus sceptiques.Seulement, ce ÉÈ» Êln?,; * n’est pas donné à tous.Réjouissons-nous, le Musée des beaux-arts a eu la main plus qu’heureuse en accueillant une exposition majeure des oeuvres de l’artiste français.On peut y voir, jusqu’au 18 avril, 75 tableaux importants de l’artiste dont quelques uns sont montrés pour la première fois au grand public.Organisée par la Albright-Knox Art Gallery de Buffalo où elle a séduit le public américain, l’exposition après sa seule présentation canadienne à Montréal s’en ira, en mai, du côté du Dallas Museum of Fine Arts.Pour la recevoir, les gens du musée montréalais ont fait les choses en grand et une kyrielle d’activités est organisée: jeux pour enfants, conférences, projections de films dont Ballet mécanique (1924) de l’artiste, visites commentées.Rue Sherbrooke, le printemps a les couleurs Léger Un audio-guide 3ui n’a rien d’assommant est isponible.Gabriel Arcand prete sa voix à celle de l'artiste dont de larges extraits des textes nous aident à entrer dans «l’ambiance Léger», une ambiance qui va tout à fait avec les flonflons du jazz 1920 que distillent entre deux phrases les écouteurs.Léger, c’est aussi le rythme et la sensualité, le tempo de l’oeil en symphonie dans des natures «mortes» où les bruits et mouvements de la ville et de la vie se font visibles Presque toujours sauf dans ses compositions murales et dans sa période «puriste», Léger restera fidèle au figuratif.Pour ce maître, l’art abstrait est «dangereux» et fait risquer l’appauvrissement, le dessèchement et la gratuité décorative.Seuls des créateurs comme Mondrian peuvent s’y maintenir.Humaniste, Léger préconise un «nouveau réalisme» qui n’a rien à voir avec la soumission à la nature et une quelconque propagande de sa manière qu’il nomme «le réalisme pictural», Léger écrit: «C’est l’ordonnance simultanée des trois grandes qualités plastiques.Les lignes, les formes et les couleurs.¦ Jeune peintre.Léger est happé par l’ombre de Cé- Suite à la page 36 '-\ Fantaisie québécoise par Noël Audet AUTOUR d'un arbre exceptionnellement rare, le ginkgo, d’origine orientale, et que l’auteur qualifie de «relique de l’époque des reptiles, des dinosaures et des temps révolus» (p.22), se déroulera une bien étrange fable qui met en scène aussi bien des philosophes.des savants, des musiciens du passé que les acteurs très contemporains de notre petit monde politique (1).Le prétexte qui donne une forme de vraisemblance au récit se trouve précisément être cet arbre magique, témoin de toute l’histoire humaine, capable donc de court-circuiter les époques et de mettre en contact n’importe quel esprit avec n’importe quel autre.La fantaisie est enclenchée et le Québec, appelé dérisoirement Quécan, paraîtra une très petite chose dans la bousculade des siècles.La trame romanesque se ramène à l'histoire du narrateur qui rencontre au pied du ginkgo l’archange Gabriel.lequel a pour mission de sauver le pavs en mariant le Prince de Quécan, ce qu’il ne peut faire sans le concours du narrateur.Et pour cause: la future épouse, nommée Giriki (de son code postal), ne sera qu’un effet de l’écriture, comme tous les êtres fictifs qui hantent la littérature.Ici toutefois, elle est donnée comme telle, ce qui ne l'empêchera pas de correspondre avec le narrateur qui tombe amoureux d'elle.Jean O’Neil s’embarrasse peu des liens logiques, et de fait la trame romanesque semble un objectif minimal dans son parcours imaginaire.En effet, toute l’écriture tourne plutôt autour d’une sorte d’arbre de la connaissance, le «ginkgo» de l’auteur.On voit défiler sous nos yeux des mathématiciens, de Newton à Einstein, des musiciens mêlés aux poètes, des personnages mythiques comme Poséidon, et Woody Allen en personne.le tout entrecoupé de réflexions élogieuses, de discussions avancées ou de critiques sèches a l’endroit de leurs théories ou de leurs oeuvres.On dirait un esprit en liberté qui prend du recul et s’amuse à faire flèche de tout bois pour esquisser une synthèse des connaissances et des comportements de la race humaine.Qu’on enjuge par quelques-uns des titres de chapitre: Entrent Rimbaud et Mozart/Entre Gôdel/La baie de Chesapeake ou le syndrome du vagin/Bébés et trous noirs Des perroquets, des explorateurs et des violons.On a ainsi droit à une longue réflexion sur le théorème de Gôdel, après que le narrateur eut pris soin de nous mettre dans notre tort si nous faisons mine de laisser tomber le livre: «Est-ce que cela semble trop compliqué pour un lecteur habitué au sexe et au meurtre?» (p.51).Mais on peut se demander ce que viennent faire ces théories dans un roman très fantaisiste.Elles ne me semblent pas qu’objets d’humour, puisqu’elles sont également traitées dans leur contenu même, et mises dans la balance au même titre que les êtres et les choses.Et pour abstraites qu’elles paraissent.les théories jouent leur rôle dans la fiction.Le théorème de Gôdel est interprété de la façon suivante: «Il s'agit de savoir s'il y a une adéquation de quelque sorte entre la perception que l'homme a de l'univers et la constitution même de l'univers», (p.52) Et un peu plus loin, un autre principe de physique vient éclairer le propos: «On ne peut mesurer la vitesse d’un mobile sans modifier sa trajectoire.» (p.55).Or il me semble que c’est là tout le problème de la fiction qui est posée sous les espèces d’une métaphore scientifique.Et le récit même de Jean O’Neil en sera l’illustration.C’est-à-dire que chaque fois qu’il touche à son récit (qui semblait aller de soi), il en modifie la trajectoire, et les nombreuses dérives ou digressions en témoignent.Il s'agit donc, tout au long du roman, du statut de la fiction et des rapports entre narrateur et personnages.Et l’humour dans tout cela?Il s’exerce surtout à l’endroit des personnages politiques de l’autre scène, dans une opération paradoxale qui ne se donne même Eas la peine de transposer.Sont-ils réels les Bourassa, évesque, Morin, Ryan.ou fictifs comme le Prince de Quécan’’ Grâce a ce mélange disparate, la vérité historique la plus banale, la défaite de Bourassa par exemple, devient douteuse, et l'imaginaire s'installe avec de plus en plus d’évidence, jusqu’à ce que l’on en tombe amoureux.Or c’est le ton désinvolte et l’humour qui empêchent in extremis le roman de sombrer dans la tirade philosophique ou historique De temps à autre une petite touche d’humour là où l’on ne T’attendait pas, comme par exemple dans une description oui s’annonçait plus traditionnelle: «L’air était fragile et doux, si je puis dire, comme une belle paire de seins» (p.21); ou p.25: «les bars et les cafés à la mode ont Suite à la page 36 Jean O'Neil: Giriki et le Prince de Quécan, Editions Libre Expression, 1982.216 pages.v_____________________________«_______________________________^ L’Interculturelle : briser le ghetto ON va manger des tamales dans un restaurant texicain du boulevard Saint-Laurent; des sardines grillées en essayant d’attraper la voix d'Ahmalia Rodriguez au travers des conversations animées du Vieux-Lisbonne; on se faufile à midi dans une foule chinoise qui envahit un restaurant sans enseigne de la rue Lagauchetière; on monte boire du Frascati rue Mozart dans un bar plein de photos du Duce et de vieux Italiens mélancoliques; on ramasse un lampion et on s’immisce dans une Pâques grecque en pleine rue Sherbrooke a minuit un soir d’avril; on va voir défiler une procession à la vierge de la Consola ta rue Dante; on achète ses bagels à cinq heures du matin rue Bernard., plus d’un Montréalais aime bien ces voyages à l’intérieur de sa ville.Mais peut-on se contenter d’être touriste chez soi?Montréal est une ville dont le cosmopolitisme est en voie de développement, et c'est à partir de cette réalité, rattrapée récemment par le gouvernement Lévesque qui a élargi par Robert Lévesque son ministère de l’Immigration à la reconnaissance des communautés culturelles, qu’est née, il y a environ un an, l’idée d’un évènement «interculturel» où seraient mises en présence les différentes cultures qui se développent (tant bien que mal) au Quebec et en particulier dans la métropole.Du 16 au 19 mars, à la Bibliothèque nationale et au Tritorium, Montréal sera le lieu de L'Inter culturelle, un événement sans précédent L’occasion sera belle, si l’événement remporte le succès espéré, de provoquer sur la place publique une prise de conscience qui risque de secouer un peu cette forme de colonialisme interne qui fait qu'un néo-Québécois.même s’il habite la maison d’à côté depuis deux générations, demeure souvent un «étranger» aux yeux de certains Québécois, et sa production culturelle, s’il s'agit d’un créateur, demeurant une «curiosité», quoique nourrie par sa vie à Montréal; une oeuvre qui ne peut pas faire partie de la production culturelle montréa- laise et éventuellement du patrimoine québécois.Denis Monière est l’un des organisateurs de ce «moment d'echanges et de vérité» auxquels sont convoqués et les créateurs des différentes communautés culturelles du Québec et les créateurs québécois francophones.Au nom de l’Union des écrivains québécois, dont il est le président, Monière travaille depuis un an, avec sa camarade Jocelyne Dazé, à l’élaboration de cette semaine.La Bibliothèque nationale a collaboré à la préparation de cette manifestation ui a reçu le soutien financier u ministère dirigé par Gérald Godin L idee de L’Intercultu-relle remonte, en fait, à une initiative d’un groupe d’Italo-Québécois qui, l’an dernier avaient invité deux poètes québécois à participer à une soirée de poesie italienne.Le contact avait été stimulant.À l’Union des écrivains (dont 10% de ses 300 membres sont néo-Québécois), on a dès lors pris la décisiort de favoriser le rapprochement des différentes cultures qui se développent à Montreal.Au congres de 1981, l’Union avait rendu la politesse aux Italo-Québécois en invitant quelques-uns de ses poètes à participer à ses débats.Depuis, l’Union des écrivains a mis tous ses efforts dans ce «dialogue à établir» entre les communautés culturelles, un dialogue par lequel, estime Denis Moniere, on tentera de «briser les structures de ghetto» qui enferment ces differentes cultures qui font de plus en plus la réalité de Montréal et partant du Québec.Ce dialogue, qu’on espère instituer de façon permanente par la création d'une publication commune et la répétition de cette semaine annuelle, devra servir à mettre en évidence à la fois les différences et les richesses des différentes voix culturelles, et aussi à établir jusqu’à quel point ces voix peuvent se questionner les unes les autres, se compléter, et finalement abandonner ce caractère de «vies culturelles cadenassées» qui empêche chacune de s’éapnouir et d’influencer les antres dans la mesure d’échanges normaux entre individus différents certes, mais qui partagent dans un même territoire un même vécu contemporain.Optimiste, Denis Monière, qui a fait le tour des idéologies au Québec, va très loin lorsqu’il évoque l'importance de cette première Interculturelle.Selon lui, cet évènement se devrait d'étre aussi important, aussi significatif, dans son champ d’action, que la fameuse Nuit de la poésie de 1970.Alors que l’événement du Gésu, où l’on entendit les voix de Gauvreau, de Lalonde, deChamberland, ouvrait la porte à cette reconnaissance nationale de la parole d’ici, forçant le besoin historique d’identité nationale (le Québec aux Québécois), l’évènement de L’Interculturelle, et surtout sa grande soirée du 19 mars qui sera animée par Michel Garneau.devrait être le détonateur de ce phénomène culturel pluraliste «qui risque d'être majeur au cours des années 80», c’est-à-dire l'ouverture du Québec francophone à toutes ses composantes culturelles et ethniques, une fois le Québec débarrassé de son carcan nationaliste qui dans bien des cas a créé une nerveuse xénophobie qui n'a plus de raison d’être «même si le non l’a emporté en mai 80».«On peut maintenant, et il le faut, aller voir ce qui se fait culturellement chez nous, être attentif aux différentes réalités de la vie au Québec», précise Monière, en expliquant que le Québec sort d’une lon- f;ue période où les Québécois rancophones, obnubilés par la nécessité de se regarder eux-mémes d'abord et avant tout, de se récupérer, ont refusé de tenir compte de la réalité pluraliste qui les entouraient.Le temps est maintenant à la renaissance et au respect des identités, à leur écouté.«On ne peut plus nier cette réalité de la diversité qui fait Montréal en particulier, et le Québec.Notre nous, quant à moi, est fait dé plusieurs apports culturels, et avec L'Interculturelle il y aura maintenant un lieu pour se parler de cette co-existence à travers nos créations.Disons qu'on va commencer par cet échangé d’oeuvres, par les métaphores, et qu'on pourra peut-être aborder à la suite de ce premier échange officiel (il existe mille échanges privés) la possibilité d’organiser des structures d’accueil culturelles qui permettront l'échange et la confrontation, c’est-a-dire le dynamisme culturel».Intégration sociale-assimilation culturelle?Ce n’est sûrement pas ce sort que recherchent les néo-Québécois qui ne réussissent pas à publier, à s’exprimer, et qui viendront en discuter à la Bibliothèque Nationale mardi prochain.Ce danger sera sans doute disséqué lors de ce débat animé par Andréanne La-fond.Moniere soutient que la meilleure façon d’éviter les ambiguïtés et de contourner cette dichotomie est d’en parler franchement «Le Quebec devient de plus en plus une société qui fût elle-même dès ses origines aux prises avec le spectre de l’assimilation dépersonnalisante, et c’est une société consciente de l’importance du respect de l’identité culturelle, un respect que les Québécois ont toujours revendiqué».L'Interculturelle se veut donc l’occasion d’élaborer une approche, un modus vivendi, qui permettra justement de rejeter cette équation colonialiste.Pour Monière, ce sera l’occasion enfin offerte de parler d’abord et avant tout d'un vécu contemporain dans une attitude débarassée des tics de l’histoire.La semaine s’ouvrira le lundi 15 mars à 17 heures par l’inauguration d’une exposition sur «les publications des communautés culturelles du Québec» dans les locaux de la Bibliothèque nationale sur Saint-Denis.Le mardi 16.un débat public, «Ecrire et éditer au Québec : le point de vue des communautés culturelles», aura lieu à 19 heures 30 au même endroit.Une dizaine d'écrivains et éditeurs des diverses ethnies de Montréal formeront un panel.Une lecture-spectacle de la pièce de Marco Micone, Gens du silence, une pièce de théâtre qui décrit les conditions de vie de la communauté italo-québécoise, aura lieu le mercredi 17 mars à 20 heures 30.Enfin, le vendredi 19 mars au Tritorium à 20 heures, aura lieu la grande soirée interculturelle animée par le poète Michel Garneau On y entendra en alternance poètes, musiciens, chanteurs québécois et néo-québécois.Paul Cham-berland suivra sur scène les poètes Fulvio Caccia et Antonio Ranellucci qui auront parlé de «l’italienneté québécoise» ; Serge Legagneur de la communauté haïtienne succédera à un musicien grec, Chara Spyratou Vitoratou; Robyn Sarah, anglo-montréalaise récitera des poésies avec Michel Beaulieu; Carmen John chantera ses chansons, trois Polonaises réciteront entre autres Milozs; Louisette Dussault, Raymond Lévesque Janou Saint-Denis, Michèle Lalonde alterneront avec Maurice Elmaleh de la communauté juive, Ricardo Pellegrin, d’origine afro-portugaise, Alberto Kurapel de la communauté latino-américaine.et plusieurs autres dans une des premières véritables soirées de solidarité interculturelle québécoise.I «T O 20 ¦ Le Devoir, samedi 13 mars 1982 CULTURE ET SOCIETE /littérature La vie littéraire par Jean Royer L'ECRIVAIN est certes le plus oublié des créateurs, pour ce qui est de son droit d’auteur, dans la société de mass-média.L’association des libraires est venue ces * jours-ci à la rescousse de l'é- crivain en réclamant un meil-.leur partage des subventions gouvernementales à l'édition qui tienne compte des prêts de ' livres dans les bibliothèques, par exemple.Le nouveau président de l’Association des libraires du Québec, M Jean-Claude Lapierre.a réclamé pour l’écrivain un droit d’auteur qui dépasse la seule vente de son livre.Ainsi, rappelle M.Lapierre, ;le salaire de l’écrivain est constitué d’une redevance s’échelonnant entre 10 et 18 pour ^cent.1 C’est le prix que le lecteur acheteur de bouquins doit débourser pour puiser dans les idées du créateur de livres.’«Les institutions publiques subventionnées payent ce droit d’auteur une seule fois, •lors de l’a.chat du volume, même si leur but est de le prê-'ter à plusieurs reprises.L’auteur reçoit ainsi sa commis-Ision sur un seul volume, alors que celui-ci peut avoir été utilisé par plusieurs centaines de personnes tout comme dans le cas de la photocopie, l’écrivain est ainsi privé d’une source vitale de revenu», de poursuivre le président de l’ALQ.- Le président de l’ALQ espère que le ministre va en pro- fiter pour établir un mode de rémunération plus équitable envers le pivot de l’industrie culturelle du livre qu’est l’écrivain.Lorsque son oeuvre est achetée par une institution gouvernementale.’ «Le nouveau ministre des Affaires culturelles du Québec, M.Clément Richard, présentement en tournée de consultations à travers la province, pourra sans doute se rendre compte des doléances justifiées des écrivains d’ici envers l’actuel mode de rémunération des commissions scolaires et des bibliothèques publiques», de dire M.Lapierre.L’écrivain fait figure de parent pauvre face aux autres créateurs culturels dans notre société.L’auteur d’une pièce de théâtre reçoit en effet de 10 à 12% du prix d’entrée des billets pour chaque représentation L’auteur d’un dramatique à Radio-Canada ou à Télé-Métropole reçoit 60% de son cachet original lorsque son oeuvre est montrée en reprise.L’auteur-compositeur en musique, en plus de recevoir des royautés lors de la vente de son disque ou de sa cassette, reçoit des redevances lorsque son oeuvre musicale est utilisée à profit par divers organismes.«À l’instar des autres créateurs culturels, les écrivains devraient être rémunérés selon la fréquence d’utilisation de leurs oeuvres dans le réseau des institutions publiques subventionnées.Un tel geste contribuerait à la formation d’un fonds d’auteurs d’au moins 10 dlrs millions par année».de dire M.Lapierre.¦ Ceux qui ont été déçus du discours de réception du prix Duvernay de la SSJB par Victor-Lévy Beaulieu, la semaine dernière, pourront se consoler en lisant le dossier que consacre à l’écrivain l’équipe de la revue Québec français.Autant notre chef VLB s’est vanté de n’être qu’un adolescent et un impuissant, en même temps qu’il en profitait pour attaquer tout le monde, lors de la remise du prix Duvernay l’autre soir, autant ce dossier des professeurs de français place VLB «au pouvoir des mots».¦ La gloire n’est pas toujours éphémère! Dylan Thomas vient d’entrer au Carré des poètes de l’Abbaye de Westminster, où il a pris place entre Byron et George Eliot, non loin de Shelley et Keats.Le poète gallois est mort il y a 28 ans.Au cours de la cérémonie, nous relate l'agence de presse Reuter, l’ancien président Jimmy Carter a rendu hommage à Dylan Thomas en disant que l’écrivain «était son poète préféré depuis 1953».Justement, des malins ont rappelé que le poète est mort, en 1953! C’était aux États-Unis que mourait à l’âge de 39 ans le poète irrévérencieux et tonitruant.Lors de l’intronisation au Carré des poètes britanniques de Dylan Thomas, un jeune admirateur a pris soin de son fantôme en déposant sur la stèle du poète une bouteille de whisky, la boisson préférée de Thomas, décorée d’un noeud de papillon rouf>e, attribut vestimentaire préféré du poète, et de jonquilles, fleur nationale galloise.¦ Les anthologies de la littérature québécoise continuent de se multiplier.En Roumanie, une anthologie de notre poésie, réunissant 45 poètes, de Alain Grandbois (né en 1900) jusqu'à François Charron (né en 1952), éditée l’an dernier et tirée à 10,000 exemplaires, a connu un grand succès et on parle déjà d’une réédition.L’anthologie est parue aux Editions Univers de Bucarest.Elle a été préparée, traduite et préfacée par Virgil Téodo-rescu et Petronela Negasanu.Les deux écrivains roumains ont été conseillés dans leur recherche par MM.Aurélien Boivin, professionnel de recherche au Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec et André Gaulin, professeur de littérature québécoise à l’Université Laval.¦ L’appareil universitaire du domaine culturel vient de nous donner un nouvel outil: Le Guide culturel du Québec, que vient enfin de publier le Boréal Express.Ce fort volume de 500 pages, dirigé par Lise Gauvin et Laurent Mailhot, veut nous donner toutes les informations sur la littérature, les arts, les sciences humaines, les cultures et les institutions culturelles du Québec.Pour vous donner une idée de l’outil, disons que l’index des noms cités recouvre pas moins de 20 pages.Et le nom le plus souvent cité est celui d’un des auteurs, M.Laurent Mailhot, que Ton rencontre au moins 24 fois sur le chemin de ce guide culturel! : po Courte Echelle nous informent de la préparation pour l’automne prochain de six nouveaux livres.Parmi les titres à paraître, on annonce un récit du journaliste Pierre Fo- Semaine d’échanges culturels Des écrivains, artistes et éditeurs de diverses communautés culturelles du Québec échangeront leurs points de vue sur les possibilités de création au Québec du 16 au 19 mars dans le cadre de la Semaine de Tinterculturelle organisée conjointement par la Bibliothèque nationale du Québec et l’Union des écrivains québécois avec l'aide du ministère des Communautés culturelles et de l’Immigration Des activités se dérouleront toute la semaine à la Biblio- thèque nationale et se termineront par un spectacle au Tritorium, au Cégep du Vieux-Montréal, précise un communiqué diffusé hier par le ministère.Il y aura notamment une exposition des publications des communautés culturelles du Québec du 15 mars au 30 avril à la salle de lecture de la Bibliothèque nationale et un débat public sur l’édition et l'écriture au Québec, animé par Andréanne Lafond.Neuf écrivains et éditeurs des diverses communautés culturelles par- ticiperont à ce débat le 16 mars à 19 h 30.Une lecture-spectacle de Gens du silence de Marco Mico, dans une mise en scène d’Alain Grégoire, aura lieu le mercredi 17 mars à 20 h 30 à la salle Saint-Sulpiee de la Bibliothèque nationale.Enfin la chanson, la danse, la musique, la poésie et le théâtre des communautés culturelles seront à l'honneur dans un spectacle animé par Michel Garneau et présenté au Tritorium du Cegep du Vieux-Montréal, le vendredi 19 mars à 20 h 00.Le spectacle est la seule activité où il y aura des frais d’entrée ($3).Radio-Québec présentera une heure avant chaque activité, sauf le vendredi, une sélection de ses émissions Planète.Il s’agit donc d'une semaine d’échanges et de rencontres littéraires et artistiques au cours de laquelle les participants «pourront prendre conscience du dynamisme culturel des différentes communautés québécoises», conclut le communiqué du ministère.20% 30% if: ^ • Bl 4 Dernière semaine profitez de notre grande vente jusqu’au 20 mars A LIBRAIRIE LEMÉAC 371 OUEST RUE LAURIER, MONTRÉAL 273-2841-2 (Métro Laurier autobus 51) • SCIENCES HUMAINES • LIVRES TECHNIQUES ET SCIENTIFIQUES • DICTIONNAIRES USUELS • LITTÉRATURE-ROMANS • ALBUMS ET LIVRES D’ART • LITTÉRATURE DE JEUNESSE • BANDES DESSINÉES ^ % 50% MEILLEURS TITRES ET NOUVEAUTÉS DE LA BIBLIOTHÈQUE ET ENCYCLOPÉDIE.^ ____ _ LA PLEIADE DISPONIBLES SUR LES COLLECTIONS DE POCHE: L.deP.- J’AI LU - FOLIO - IDÉES - Q.S.J?- G.F.- P.B.P.-10-18 CHAMPS - MARABOUT - MÉDIATIONS - PRESSES - POCKET - CLUB DES MASQUES - PETITE MASPÉRO - PRÉSENCE DU FUTUR - FLORALIES - POÈTES D’AUJOURD’HUI - PETITS CLASSIQUES LAROUSSE ET BORDAS - POINTS - ÉVOLUTION DE L’HUMANITÉ A L’EXCEPTION DES LIVRES CODÉS A, B, X-4, X-5, X-6.X-7 CES PRIX DE VENTE NE S’APPLIQUENT QUE POUR LA DURÉE DE LA VENTE ET POUR LES VOLUMES EN MAGASIN SEULEMENT.5lia, un texte de l’écrivain ean-Marie Poupart et un livre de Raymond Plante, bien connu pour ses émissions enfantines à Radio Canada.La Courte Echelle donnera également suite au bestiaire paru l’an dernier sous le nom de «Crapauds et autres animaux», avec des illustrateurs comme Girerd, Tibo, Gité et Marie Louise Gay.¦ Deux poètes acadiens, Diane Léger et Gérald Le-Blanc, prendront la parole au Québec en mars.La tournée est organisée en collaboration par l’Association des écrivains acadiens et l’Union des écrivains québécois.Les poètes donneront des récitals le 22 mars au café Chez Temporel à Québec, le lendemain à Trois-Rivières chez Catien Lapointe et le 24 mars à Place aux poètes animée par Janou Saint Denis à Montréal.¦ Samedi et dimanche prochain à 20 h 00, les 20 et 21 mars, à la galerie France-Morin, un spectacle intitulé «En guise de fête», mettra en scène des poèmes et chansons sur des textes de Anne Hébert.Roger Bellamare sera accompagné au piano par Jean Eudes Beaulieu.¦ La bibliothèque de Beacons-field reçoit, l’écrivain Jacques Godbout, mercredi le 24 mars à 20 h 00.¦ La Société des professeurs d’histoire du Québec annonce, dans son dernier bulletin de liaison, la tenue d'une Semaine de l’histoire, du 23 au 30 avril prochains.Pour renseignements: Lise Côté, attachée spéciale: (514)678-1095.¦ Parmi les émissions d’intérêt littéraire du réseau FM de Radio Canada, du 15 au 20 mars, mentionnons: Horizons, mercredi à 17 h 30, émission consacrée à Guy Là-fond, poète québécois.À Premières, vendredi à 19 h 00, on entendra «La Dame aux longs cheveux», un texte de Charlotte Savary.¦ Au sommaire des magazines.Spirale, no 23 place: «Lire au féminin», ainsi que Paul Chamberland, Renaud Longchamps, Madeleine Ouellette-Michalska.Le dernier numéro de Canadian Forum nous propose une traduction de la suite Femme sans fin de Gaston Miron déjà parue dans la revue Possibles.La revue Lire de Bernard Pivot et Hachette nous donne une entrevue avec la vedette montante de la littérature: Kenneth White, poète écossais qui fait maintenant carrière chez Grasset et se dirige lentement et sûrement vers les grands prix littéraires genre Concourt.On verra IMS»» L’Institut québécois de recherche sur la culture reprend cette année le concours Mémoire d’une époque.L’objet de ce concours est de recueillir des récits de vie.Il s’adresse à des équipes composées de deux membres: une personne âgée de 70 ans ou plus, désireuse de relater ses souvenirs au bénéfice des générations futures, et un intervieweur chargé de réaliser l’entrevue et de l’enregistrer sur cassette.Les prix seront décernés aux trois meilleurs témoignages avec des montants de $1,000, $800 et $500.Les candidats devront remplir le formulaire de participation et le retourner à l’institut québécois de recherche sur la culture avant le 30 avril 1982.Les récits enregistrés devront être postés au plus tard le 31 mai 1982.L’Institut de recherche sur la culture est situé au 93, rue Saint-Pierre, Québec GiK 4 A3.Marquez est menacé de mort BOGOTA (AFP) — L’écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez sera «fusillé» s’il revient dans son pays, a annoncé mercredi à Bogota le mouvement clandestin d extrême-droite «mort aux ravisseurs» (MAS).Constitué en 1981 par les 223 chefs de la mafia colombienne pour «exécuter» les auteurs d’enlèvements — politiques ou de droit commun.— le MAS a également revendiqué l’assassinat, mardi, de l’avocat du mouvement du 19 avril (M-19, extrême-gauche), Me Jorge Enrique Cipagauta Galvis.L’avocat, qui circulait a bord de son automobile dans le secteur nord-ouest de la capitale, a été mitraillé par deux inconnus à moto.Le MAS a menacé de tuer 12 autres personnes, dont Gabriel Garcia Marquez, l’ancien ministre des Affaires étrangères et président de la Commission colombienne des droits de l’homme.M.Alfredo Vusquez Carrizosa.et la journaliste Maria Ximena Duzun, libérée il y a une semaine après avoir été séquestrée durant 9 jours par le M-19.Une vingtaine de personnes ont déjà été assassinées par le MAS depuis sa création.Le ministre Jobert devient romancier PARIS, (AFP)-M.Michel Jobert.ministre d'Etat chargé du commerce extérieur au sein du gouvernement français, publie un roman, «La Rivière aux grenades», avec l’accord du Président de la république française, comme le règlement l’exige pour un ministre ou un fonctionnaire en activité.Ce roman est en même temps un livre de souvenirs.L’auteur de cette fresque de la vie marocaine évoque sa propre aventure familiale dans le Maroc de l’entre-deux guerres où il est né en 1921.et où il demeura longtemps dans l’exploitation agricole de ses parents, au bord de l’oued Krou- mane, la Rivière aux Grenades.«Ce roman, dit M.Jobert, c’est la vie que j'ai vécue au Maroc.Il est autobiographique dans la mesure où il relate ce que j’ai connu».Le livre s’ouvre le 8 novembre 1942, jour du débarquement américain, revient ensuite aux années 1877, puis saute en 1943, pour revenir au début de ce siècle.Mais il finit en cette année 1982.Les dons d’écrivain de M.Michel Jobert avaient été salués par la critique française lors de la parution de ses deux premiers livres de mémoires et d’un bref roman d’essence philosophique, «La Vie d’Hella Schuster».Roger Caillois Roger Caillois, Babel, précédé de Vocabulaire esthétique, Coll.Idées, Gallimard.pas voulu republier avant 1978 parce qu'il les trouvait un peu «candides» et d’une polémique de jeunesse, provoquée par son appartenance au surréalisme, Le Vocabulaire opposi-e f'art, démarche que Caillois a fini par résoudre dans ses derniè- esthétique explore l'op tion de ta nature et de res oeuvres où l’homme fait enfin partie de la nature, comme la pierre.Quant à Babel, le livre se veut une sociologie de la littérature, une remise en cause qui se fait pessimiste, jusqu’à devenir une sorte de traité des fins dernières de la littérature, publié en 1948 Heureusement que Roger Caillois a continué son chemin en littérature durant plus de trente ans plus tard, dépassant son esthétique de jeunesse.J.R.PoéS',E PoéSjE R>éSjE LUC RACINE L’enfant des mages 112 pages.9,95$ Comme le témoignage de la nuit.L’enfant était le lieu et le secret PAUL LARAQUE Ce qui demeure Dessins de Davertige.Lettre-postface dAndré Breton.74 pages.6,95$ SERGE LEGAGNEUR Textes en croix 148 pages.9,95$ «Une poésie riche de toutes les transgressions».André G.Bourassa Livres et auteurs Québécois JEAN-RICHARD LAFOREST Le divan des alternances 89 pages.9,95$ «Le sens du poème et les sens physiques se conjuguent et tendent à la formation du cercle archétypique».François Hébert Liberté ROLAND MORISSEAU La chanson de Roland 104 pages.9,95$ «Prose hachurée, réflexion à l’emporte-pièce où giclent les éclairs d’une lucidité déchirante».Livres et auteurs québécois ANTHONY PHELPS La bélière caraïbe 132 pages.9,95$ «La netteté du poème, sa force, l’économie des moyens désignent tout de suite un grand poète».Noël Audet Le Devoir j! En vente dans toutes les librairies j :j ou au Service des commandes, b.p.1477, suce.B, Montréal, NOUVELLE OPTIQUE - -¦•X, s"- ' • , X '"V-.- v UN TEMOIN DU XX* SIECLE William L.Shirer William L Shirer est Incontestablement l’un des grands témoins de notre temps.Tout se passe comme s’il avait eu la chance, en tant que Journaliste, d’être toujours au bon endroit au moment crucial.Auteur du best-seller mondial Troisième Reich (The Rise and Fall of the Third Reich), l’auteur nous propose cette fols une autre oeuvre de grande qualité Journalistique À la fois autobiographique et historique, cet ouvrage nous conduits dans les coulisses des nations et nous fait vivre les bouleversements annonciateurs de la seconde guerre mondiale.432 pages, 6” x 9” *1S.95 EN VENTE DANS TOUTES LES LIBRAIRIES EDITIONS LEkJOROdlS I-VOUS POtrVH COMMANDER 1 PAR LA POSTE Remplissez ce coupon, Jolgnez-y I votre chèque ou mandat et postez-j le à: LES ÉDITIONS LE NORDAIS, j secteur ’’livres" 3600, boul.du Tricentenaire Polnte-aux-Trembles, Qué.H1B5M8 Ajoutez $ 1,60 pour frais de port et de manutention ($17.46) UN TÉMOIN DU XX* SIÈCLE Ci-joint ° 0hè^8 de$_______ I ?mandat | ADRESSE CODE POSTAL iiide iilftHT Lise Gauvin et Laurent Mailhot Guide culturel du Québec Un guide qui s’adresse aussi bien aux étudiants et aux professeurs qu’au grand public.Il constitue à la fois une introduction générale et un premier bilan qui permet de mesurer le chemin parcouru.Volume de 536 pages, en vente dans toutes les librairies A $16.Boréal ÏXPRESS 4 r $ CULTURE ET SOCIETE / littérature • Le Devoir, samedi 13 mars 1982 ¦ 21 Gomme des jardins suspendus.par René Lapierre Reconnaissances.Roland Bourneuf.Québec.Éditions parallèles, 1981, 100 pages.JE ne sais pas pourquoi les quarante-trois petits récits de Reconnaissances, le dernier livre de Roland Bourneuf, me font penser à Babylone.Probablement à cause du mystère, du flottement lumineux et tranquille qui anime chacun des textes, chacune des pages, chacune des phrases du recueil.Sans doute aussi à cause de la mobilité particulière de cette écriture sobre, sûre, capable de jouer finement avec les images qu’elle produit, capable de prolonger indéfiniment le sens d’un texte ou de le retourner au contraire vers son point de départ, dans une circularité parfaite.Les récits de Bourneuf, on l’aura deviné, se rangent d'emblée dans le genre fantas- tique, dans ce fantastique moderne qui rend impartageables les réalités et les fictions, indécidables les significations dernières des textes; nous sommes très proches évidemment des Armes secrétes de Cortazar et des Fictions de Borges (et peut-être aussi du Désert des Tartares de Buzzati) pour lesquels Bour-heuf entretient visiblement une admiration très grande.Ici comme là les textes livrent leurs lecteurs à l’incertitude dans l’attente, le suspens d'un sens imminent qui plane mais ne se dépose jamais, ne s’affermit jamais dans une logique coutumière des significations.Comme des jardins suspendus, effectivement.Cela, assurément, exige beaucoup de celui qui lit, qui accompagne dans son ignorance du Sens et dans l’absence de Vérité son semblable, son ombre qui écrit.En lisant Reconnaissances vous entrez dans un monde où l’ordinaire et le familier cessent de régir le langage et ne font plus que le border délicatement, circuler silencieusement sous les mots que l’on entend et que l’on voit: ceux du texte.Fin de la contingence et du règne des objets; oubliez là votre tasse de café et vos lunettes, votre horaire de télévision, ce cahier du samedi.Ici le monde s'interrompt, niabi-tude du réel s’efface, le langage retrace avec ferveur un univers parallèle, un espace du recommencement.Nous allons tout voir, tout revoir avec des yeux neufs, émerveillés et inquiets: Dans les allées du cimetière voici que viennent .les veuves.Elles s’avancent, en regardant les tombes, avec un visage calme.Elles sont vêtues selon une mode passée, tout de noir, drapées dans de longs voiles qu’elles serrent sur leur poitrine.Il semble qu’elles nie marchent pas d la verticale mais un peu obliques, de sorte que leurs silhouettes forment avec les tombes un angle aigu comme si elles se déplaçaient le long d’un miroir incliné.À moins que, tout simplement, ce soient les monuments de marbre qui penchent.Et quand d aventure le familier affleure, quand le coutumier revient un moment se profiler sous le monde suspendu, dans le surplomb de l’un ou l’autre des récits, nous en éprouvons comme le(s) narrateur(s) une espèce de frémissement, l'émotion profonde d’une reconnaissance, justement: Je ne sais plus ce qu’a-lors je fis, ou ce qui se passa.Est-ce que je me mis d gesticuler, d essayer de repousser le métal, ou bien demeurai-je immobile, me laissant couler dans le noir?Mais je me souviens du sentier de forêt où je courais avec légèreté et sans bruit.De chaque côté, le fourré devait bruire dans l’obscurité et s’animer, et la lune qui m’éclairait par derrière plaçait sous mes pas des ombres, merveilleusement.Et plus loin: Au-dessus des collines vers lesquelles nous marchions, la nuit était illuminée par des constellations nouvelles qui ajoutaient leur éclat plus vif, leur scintillement plus rapide et plus proche d celles que je reconnaissais au fon du ciel.Et je n'aurais su dire si ma joie venait de cette nuit, de ce bruit d’insectes, de Le journal de Virginia Woolf par Nicole Campeau Virginia Woolf Journal.Éditions Stock, Paris, 1981, 405 pages.PARU en 1977 dans sa ver-, sion originale anglaise sous le titre The diary of Virginia Woolf, le Journal constitue le premier des cinq tomes à paraître et la dernière des oeuvres de l’écrivaine à être présentée au public.Il s’agit ici de la version intégrale du journal de Virginia Woolf qui intègre les textes dans lesquelles elle parle de son métier d’écrivain et qui avaient fait l’objet d’une publication spécifique: Le journal d'un écrivain.Le tome I contient les pages du journal écrites les premières semaines de 1915.puis d’août 1917 à la fin de 1918, les deux périodes étant séparées par le silence d’une crise de depression et de folie.Il ne s'agit pas ici d’un «journal de l’âme», mais plutôt, par fines touches, d’un rapport méticuleux de ses activités quotidiennes et de la description des êtres de son entourage et des événements qui la touchent.Observations brèves et ciselées, phrases cristallines qui coulent en miroitant sur les images de sa propre vie et de celle de son époque.On n'y retrouve pas un mot sur les terribles crises qui l’on déjà terrassée à plusieurs reprises, ni non plus sur l’angoisse qu’elle a du vivre alors que son premier roman La traversée des apparences tardait à être publié.Comme s’il y avait un parti-pris de taire ce qui la menaçait.En revanche, on retrouve dans chaque page de l’écriture de cette femme passionnée par la vie et qui 25 ans plus tard allait choisir de mettre fin à ses jours, cette soif d'appréhender le réel, de le contenir, d’en cerner les formes, les manifestations comme pour éviter que tout ne bascule dans le néant.».voyant la vie.alors que j’arpente les rues, comme un énorme bloc de matériau opaque.» Elle aborde ce journal comme s'il y allait de sa vie de tout consigner pour que tout soit acte de vivre.«Je suis accablée par toutes les choses que j’ai laissées passer sans en rien noter.» C’est le goût de vivre que ce journal transcrit.On y retrouve une Virginia vivant une existence en apparence dorée entre la délectation des livres, du thé au coin du feu, des lon- gues promenades à Londres ou à la campagne et de la fréquentation d’innombrables amis appartenant à la bourgeoisie intellectuelle de l’époque, le tout sur un fond de première guerre mondiale dont les vagues se rendent par échos jusque dans ses carnets.C’est l'époque de ses premières années de vie commune avec son mari Léonard Woolf, de ses débuts de critique littéraire pour le Times, et des débuts artisanaux de la Hogarth Press qu’elle a fondée avec Léonard.Journal, malgré ses silences, nous révèle une femme qui cultive l’intelligence comme une plante rare, une femme aussi mondaine, vaniteuse à ses heures et sachant manier un humour parfois cinglant, regardant évoluer les è-tres autour d'elle avec l’oeil implacable d’une perfectionniste qui ne pardonnerait pas au monde son imperfection.de réduction SUR TOUS NOS FORMAT DE POCHE agence du livre 1246 rue St-Denis - Montréal, Qué.H2X 3J6-Tel.: 844-6896 ces étoiles, ou de sentir que j’étais conduit.J’ai parlé tout à l’heure de Cortazar et de Borges comme des modèles, des inspirateurs en quelque sorte du texte de Bourneuf, mais ce n’était pas tout à fait juste.Plus on avance en effet dans la lecture de Reconnaissances, plus il apparaît (on s’en rend peut-être déjà compte à la lecture des extraits que je viens de citer) que les récits de Bourneuf présentent une force poétique, une profondeur, une volupté que la littérature fantastique moderne est rarement à même de produire.Je pèse des mots.On voit ici à j'oeuvre une sorte d'humilité intelligente et paisible, une respiration des images qui vous change de la modernité prétentieuse des «grands» qui publient à rythme forcé chez Gallimard ou chez Minuit (Exception faite toutefois de quelques récits — dans la deuxième partie du livre — qui me semblent mois bons (ou plus mécaniques) et du titre du livre, figé dans le scintillement un peu abstrait d'un titre de collection: mais il s’agit quand même là de détails assez petits, que seule accuse de toute façon l’impeccable tenue de tout le reste du recueil.) Bourneuf a pris le parti de la discrétion.Si ses textes ne se démarquent pas a priori du répertoire des modernes, ils s’en distinguent néanmoins peu à peu par la finesse extrême au dessin, de même que par la concentration, la condensation poétique.Cortazar et Borges, donc, mais aussi — entre autres — Rimbaud: Sur une hauteur il me sembla distinguer un château ayant grande allure dans sa couronne d’arbres et éclairé par le soleil, mais il s'effaçait déjà sous la fumée de cheminées d’usines.Une cathédrale en occupait la place mais sectionnée, comme tronquée de son portail et de ses tours.Je vis, couchée sur les ardoises d’un toit, la statue en fer rouillé d'un homme.Les textes de Reconnaissances sont brefs (ils tiennent pour la plupart sur une ou deux pages seulement) et pratiquent avec adresse et subtilité dans leur concision l’art de la durée, l’effet de LES PRESSES s UNIVERSITAIRES DE FRANCE long feu qui empêche les récits de se résoudre, de rentrer au bout du compte dans la logique convenue de ce qui peut finir, recevoir du langage son terme.Le dénouement ici n’éclate pas, ne brise pas le cours de l’histoire mais le retourne, 1 inverse et le laisse se prolonger pour ainsi dire à l’intérieur de vous.Ça passe, ça revient ; vous vous souvenez pratiquement déjà de ce que vous allez lire, de ce que vous lisez maintenant.Sans cesse les reconnaissances ont lieu, sans cesse le cours des récits se reprend et vous ramène au commencement, dans des chutes inattendues et belles où le monde — votre monde — n’entre plus que comme écho, comme souvenir: c’était donc là, vous ditez-vous avec lenteur, avec surprise.«Tout apparaît comme sur une vielle photographie, avec les noirs et les blancs fondus mais ranimés par une sourde phosphorescence.» Comme une émulsion de la mémoire.Et maintenant?Maintenant rien: ça ne finit pas, ça ne peut pas finir, évidemment.«Les hommes regagnaient leurs places sous les lumières.Les échangés de regards reprenaient avec les récits du passé, puisqu'il n’y avait rien et qu'il n’y aurait plus rien d’autre à faire.» Relisez bien.Le cahier du journal LE DEVOIR est dirigé par Jean Royer ¦ Nous rappelons à nos correspondants que les lettres adressées à .Culture et Société., doivent être signées et comporter, de manière lisible, les nom, adresse et numéro de téléphone de l'auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes._______________ Les livres qui questionnent le monde DROIT, LÉGISLATION ET LIBERTÉ I: Le mirage de la justice socfale F.A.Hayek Droit législation et liberté * yt Ml AtkîtOf Les trois volumes de Droit, législation et liberté Constituent une étude fondamentale des principes sur lesquels repose l'ordre politique d'une société libre.C'est une oeuvre riche et complexe qui n'a pu être écrite que grâce à la vaste érudition de son auteur.Le présent volume contient une analyse critique de quelques opinions extrêmement répandues.Le professeur Hayek examine les théories de J'utili-tarisme et du positivisme juridique avant de discuter du concept de «justice sociale».Ce dernier .forme un idéal dépourvu au tond de signification qui risque de nous entrainer.malgré nos bonnes intentions, dans des voies extrêmement dangereuses.Il est en réalité un résidu provenant de l'éthique tribale des anciennes sociétés fermées, totalement incompatible avec la liberté individuelle que promet la,«société ouverte».Coll.«Libre échange» 30.25$ » DISTRIBUTEUR EXCLUSIF AU CANADA les éditions françaises ç MH rue Ampere Bouchsrvillt .Quebtc J48 5W2 Tel 5410514 EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE I y > V \ *> I i< \ S I I A É wtôibm worn Arm Tytet TOUJOURS PARTIR Madam© Sawaka Ariyostù k fcT PMiJK i.t; rovaime înxowl Uuman LES 186 5 MARCHES >V •.AtWU W l (swlpswvaj !*>« resfwcsssis d’un peuple attaqué! Je nous connais des insolences référendaires qui ne nous ont jamais empêché de dormir.Et devant cette caméra je ne suis pas sur que les politiciens soient en meilleure posture que les autres.Il fallait aussi voir le confort et l’indifférence d’une crème artistiquo-journalistique le soir de la première du film, et les chuchotements polis d’une salle outre-montaise.Arcand a fabriqué un miroir et à constater la malheureuse actualité de Machiavel, je me sens soudainement des racines qui baignent autant dans les canaux de Venise que dans le St-Laurent.À force de tourner le dos à nos côtés ridicules, ils risquent de nous dépasser.Et pour dire comme «cte» gars: «quand l’humour s’en va la haine prend sa place.» Jean-Pierre GARIÉPY (li Samedi le 20 février 1982.Cahier Culture et Société.(2) Note au rédacteur: je n’ai pas les références.(3) «Maria Chapdelaine».«Le Frère André», etc.Vente MADRID, (AFP) - Des manuscrits portant la signature originale de l’écrivan espagnol Cervantes, des poètes Pablo Neruda et Alberti ainsi que la première édition des «fables choisies mises en vers» de La Fontaine illustrées par Oudry seront mis aux enenè-res le 26 mars prochain à la salle Duran de Madrid, a-t-on appris lundi.Parmi les manuscrits de Cervantes mis en vente figurent «Numancia».«Copias de Juan Panadero» et «Horas Muertas».Les fables de la fontaine illustrées de 275 dessins de Oudry auront un prix plancher de 450,000 pesetas (27,000 ff).elle n’est plus rien pour un homme.Le pouvoir est encore sur le bord des hommes.» Fini le sexisme?Michel, 50 ans: «Les femmes sont beaucoup plus fortes que les hommes.Je ne veux pas être dominé par exemple.» Où se situe ce bel idéal de l’égalité des chances?Josephine, 30 ans: «J’ai peur pour les enfants, mais peut-être vont-ils savoir mieux se défendre que moi.Les femmes élèvent souvent leurs fils pour ou’ils ne pensent qu’à eux.» Un peu d'espoir mais beaucoup de désillusion aussi.Lucien, 52 ans: «Je pense que les mouvements féministes ont fait beaucoup peur aux hommes.» Jugement réaliste peut-être mais en reviendront-ils un jour?Et pour finir cette litanie, ces deux témoignages des «doyens» du sondage: Madeleine, 60 ans: «Ce qu’il a d'enrageant, c'est que les ommes sont tous des tendres et qu’ils ne veulent pas le montrer avant d’avoir 60 ans, alors qu’il n’y a plus rien à perdre.C’est une partie du drame de la vie des femmes.» Une constatation d’une rare éloquence.Et Roger, 75 ans.rétorque: «Souvent, la femme voudrait être traitée en maîtresse et elle se conduit comme une intendante.Elle veut être cajo- lée.aimée, et l’homme, il passe par là ou il ferme sa gueule.» La voix de l'expé rience.À bon entendeur, salut ‘et encore une fois, foin des illusions: Oui, souligne Michèle Bazin qui se sent en quelque sorte «libérée» d’avoir posé ce modeste jalon dans une tentative de compréhension ou d’explication des relations entre les hommes et les femmes.Elle dédie son livre à ses deux filles de 10 et sept ans en souhaitant «qu’elles apprennent très tôt que la vie est un échange de services.» Espérons qu’il n'est pas trop tard et que ce sera demain la veille! «On pense volontiers à un conte philosophique, mâtiné de satire politique ou, tout aussi bien et pourquoi pas, puisque c’est le point de vue de l’auteur, à un «divertimento en ré mineur».Réginald MARTEL La Presse -27 février Jean O’Neil Giriki et le Prince de Quécan LiNNE Expp^ion Par l’auteur de Cap-aux-Qies qui se retrouve à Montréal aux prises 'avec les personnages les plus divers de notre comédie humaine et nationale.En vente dans toutes les librairies.DU NOUVEAU CHEZ VOTRE LIBRAIRE L* Cortège des Vainqueu Le Cortège des Vainqueurs Max Gallo 576 Pages 6,50$ Marco Naldi est entraîné dans "La Grande Guerre" et ce qui va suivre: le fascisme ei l'hitlérisme.Il compte parmi les vainqueurs mais, déchiré et lucide, il s'interroge sur le sens de la vie et de l'histoire L'erreur de l’occident Alexandre Soljénitsyne 228 Pages 4,00$ "À la veille d'une bataille planétaire entre le communisme mondial et le principe d'humanité, puisse tu moins l'occident discerner les ennemis de l'humamléde ses amis." AS.Residente privilégiée Résidente privilègiée Maria Casares 640 Pages 6,50$ Tout resurgit en ces pages où éclate son tempérament de (eu: Tentance.la guerre civile, l'apprentissage d'une nouvelle patrie, le Conservatoire, les premiers succès au théâtre, le cinéma, les rencontres exceptionnelles.- / NOt S \ / N’I WINS \ .I PLUS » -At ' tvots I; .' ’ \ MM«.riEI:I / Nous n’irons plus au bols Marguerite Gurgand 286 Pages 4,75$ Les enfants dispersés, Fannie et Pierre se retirent dans leur province natale, entre Poitou et Charente.Ce livre, c'est l'histoire de leur retour au village et c'est aussi la chanson pudique el tendre du temps qui passe.r.WÈm les (mis derniers Les trois derniers chagrins du Général de Gaulle (2 volumes) Anne et Pierre Rouanet Vol 1 380 Pages Vol.2 414 Pages 10,70$ De Gaulle s'élail vu "vieil homme ïamais las de guetter la lueur d'espérance" Il la guette au Québec, en mai 68, en un ultime rélérendum MOI Josephine > i Impératricec’’ ' Mol Joséphine Impératrice PaulGuth 576 Pages 6,50$ La séduction, la grâce, la rouerie, la féminité de Joséphine, et l’humour de Paul Guth.sa feinte naïveté, ses bonheurs d’écriture, quel savoureux mélange! André Bourin Viens là Viens la mort, on va danser Patrick Segal 220 Pages 4,00$ De son tour du monde qu’il a raconté dans L'HOMME QUI MARCHAIT DANS SA TÊTE Ségal a rapporté des photos il a un métier et il repart à la récolle de clichés splendides el de déceptions Patricia Highsmilh I L'empreinte du taux Patricia Highsmith 320 Pages 4,75$ À la suite de circonstances imprévisibles, un jeune romancier américain se retrouve seul en Tunisie pour tourner un tilm Il change au point de se demander sans angoisse s'il n'est pas devenu un assassin.DIFFUSION HACHETTE INTERNATIONAL CANADA INC Vï 26 ¦ Le Devoir, samedi 13 mars 1982 CULTURE ET SOCIÉTÉ /cinéma Trois films, trois disparitions par Richard Gay AU Chili, à l’époque du coup d’état militaire qui devait renverser le gouvernement Allende, un jeune journaliste américain, Charles Herman, disparaît.Sa femme et son père le recherchent désespérément.Ils se rendent compte finalement que les au- torités diplomatiques américaines ne jouent pas franc jeu et ne font pas toutes les démarches nécessaires, qu’en fait Charles a été exécute par la junte chilienne et que les représentants américains à Santiago y sont peut-être pour Sue chose.C’est que es Horman avait appris l’implication de Washington dans le coup d’état.L’histoire est vraie, souligne le cinéaste Costa-Gavras qui l'a racontée dans Missing, sa nouvelle réalisation Après la parenthèse qu’a constitué Clair de femme dans son oeuvre, Costa-Gavras revient donc au genre qui l’a rendu célèbre, cinéma politique mais aussi cinéma d’action, fiction inspirée de faits réels.En fait Missing est à mi-chemin entre Z et Etat de siège, a mi-chemin entre l’enquête et le coup d’état.L’impact dramatique du film est en effet le résultat de trois dimensions inhérentes à l’ensemble: tout d’abord le portrait d’un pays opprimé par les militaires où on entend sans arrêt des coups de fusils et des sirènes, où hélicoptères et camions sillonnent l'air et le sol.où l’individu est constamment traqué.Puis le portrait d’uné famille déboussolée et terriblement angoissée devant la disparition d’un des leurs que certaines autorités ne semblent pas vouloir retracer plus vite qu’il ne le faut.Enfin le conflit de mentalité entre un père conservateur et sa bru qu’il juge idéaliste et anti-américaine, conflit qui se résorbera à la fin devant l’évidence du sort qu’a connu le journaliste disparu.Une «Diva» irrésistible par Francine Laurendeau t’EST la troisième fois que je vois Diva et me .voici, pour la troisième fois, plongée dans le ravissement, captivée dès la première séquence.Droite, sculpturale, concentrée, la Diva noire interprète «Ebben! de apdro lontana», le grand air de La Wally, d’Alfredo Cata-laniii, opéra vériste et charmant disent les encyclopédies (et dont j’ignorais jusqu’à l’e-xfstence) Dans la salle, concentré lui aussi, mais surtout éperdu d’amour, un jeune homme enregistre le récital sur la Nagra dissimulée dans sa sacoche de postier.Pour le réécouter plus tard, tout seul dans sa chambre.Mais il ne sait pas que derrière lui, reconnaissables à leurs verres fumés, des méchants guettent.Et le pauvre Jules se verra bientôt propulsé au coeur d’une double aventure policière, avec trois équipes de poursuivants à ses trousses.Diva, de Jean-Jacques Bei-neix, est multiple, chatoyant, séduisant, et se singularise par sa recherche de l’insolite.C’est un film tout bleu: bleu métallique, bleu nuit parisienne, bleu gitanes L’appartement de Gorodish, immense et vide, qu’arpente inlassablement en patins à roulettes Alba la vietnamienne, est baigné d’une pénombre bleutée, de même que la chambre de la prostituée, ou cet entrepôt désaffecté, véritable cathédrale, Aussi en axant en partie l’évolution de son récit sur des témoignages illustrés par des retours en arrière, Costa-Gavras a réussi à conférer à son film une approche où la fiction cherche à reconstituer et à cerner le plus possible la réalité tragique d’un incident réel.Plusieurs scènes restent gravés dans notre esprit: la bourgeoisie en fête qui applaudit l’armée, les milliers de prisonniers politiques enfermés dans un stade, les morgues improvisées où s’entassent des centaines de corps, le diplomate américain qui affirme être là avant tout pour protéger les industries des Etats-Unis au Chili.Missinp est le premier film américain de Costa-Gavras, mais, si la production est américaine, ce long métrage tourné au Mexique n’en conserve pas moins la marque du réalisateur qui, par exemple, a su utiliser les comédiens Jack Lemmon et Sissy Spacek, d’une façon non-hollywoodienné, c’est-à-dire en privilégiant le récit et ses implications et non les vedettes que sont les interprètes.Enfin à l’heure où Amnistie Internationale tente d’alarmer le public quant aux disparitions de plus en plus nombreuses à travers le monde, à l’heure où l’empire militaire est de plus en plus sanglante dans de nombreux pays de l’A- mérique latine, Missing tombe à point.(Au cinéma Place du Canada).¦ Dans Un étrange voyage, le nouveau film d’Alain Cavalier qui nous a déjà donné La Chamade et Martin et Léa, un homme cherche sa mère qui serait tombé du train qui l’emmenait de Troyes à Paris.Ce voyage, tout à fait étrange en effet, pendant lequel un père et sa tille longent pendant plusieurs jours la voie ferrée permet d’approfondir l’attachement de l’homme pour sa mère et la relation trouble qui l’unit à sa fille.L’homme retrouvera-t-il sa mère?Il vous faudra voir le film pour le savoir.Je vous dirai simplement que la réponse est longue à venir.Entre temps, on a droit à un peu de psychologie, un peu d’humour, un peu de nature, un peu d’aventure, un peu de tendresse sur un mode maîtrisé dans sa simplicité.Alain Cavalier a conçu Un étrange voyage d partir d’un fait divers, un Japonais étant revenu en Europe chercher sa mère disparue au cours d’un voyage en train.Cavalier a demandé à Jean Rochefort et Camille de Casablanca d’interpréter les deux principaux rôles.Camille de Casablanca est en fait la fille d’Alain Cavalier.Non seulement se tire-t-elle bien d’af- Frédéric Andrei (à droite) dans «Diva» de Jean-Jacques Beineix.où Gorodish réglera ses comptes.Chaque lieu semble avoir été choisi pour son caractère d’étrangete.Plusieurs plans sont composés comme des tableaux.Au bord de la mer, on Eense aux surréalistes belges.e loft de Jules nous ramène à l’hyperréalisme américain.Car dans son premier long métrage, on a vraiment l’impression que Beineix a voulu tout mettre.La robe de Marilyn soulevée par une bouffée souterraine, le chat qui s'appelle ayatollah, le poinçonneur des Lilas, et une multitude de ratons laveurs.Mais Dieu merci, l’auteur ne se prend pas au sérieux, enfin pas trop.Le film ne tombera pas dans les ornières du en tête d’affiche Abel Gance.Rétrospective et exposition consacrées à cet innovateur génial du septième art que fut Abel Gance, décédé l'an dernier.Ce soir, son célèbre J’accuse.(Au Conservatoire d'art cinématographique jusqu'au 4 avril).¦ La Femme d’à cété.Bernard et Mathilde se sont aimés follement, séparés violemment et voilà que par hasard Ils se retrouvent.Avec Gérard Depardieu et l'inoubliable Fanny Ardant.D'une grande intensité émotionnelle que signe le Truffaut de l'amour-passion.(Au Dauphin).¦ Montenegro, une mère de famille qui s'ennuie auprès de son riche mari et de ses enfants rencontre une bande d'immigrés yougoslaves et découvre la vie, la liberté, la sensualité, l'aventure.Tourné avec humour, fantaisie, érotisme par un Dusan Makavejev en grande forme qui a su utiliser à merveille les talents de Susan Anspach.(Au Palace et Falrview).¦ The French Lieutenant's Woman.Un roman célèbre de Joh Fowles adapté par Harold Pinter, interprété par Meryll Streep et mis en scène par Karel Reisz.Intelligemment dans les trois cas.Esthétiquement superbel (Au Avenue).¦ Atlantic City.Une ville et ses personnages.Les deux se confondent dans leur effort de renouveau.Un portrait adroitement exécuté par Louis Malle.Avec Burt Lancaster et Susan Sarandon.En lice pour cinq Oscars.(En anglais au York et au Snowdon, en français au Parisien, Laval et Versailles).¦ Le Confort et l'Indifférence.De Denys Arcand, un film percutant à la Jonction de l'essai politique et du document dramatique.A partir de l'événement référendaire.(Au Clnéplex).La Guerre du feu.L'homme et le feu à l'époque de la préhistoire, tourné avec des moyens considérables par le cinéaste français Jean-Jacques Annaud.Cinéma quelque peu sensationnaliste.(Au cinéma Impérial).¦ Rade.La relation amoureuse entre les Américains John Reed et Louise Bryant à l'époque de la révolution russe en 1917.Avec Diane Keaton et Warren Beatty, qui, en plus, signe le scénario, la réalisation et la production.En lice pour 12 Oscars.(Aux Loews et Dorval).¦ Ragtime.D'après le roman d’E.L.Doctorow.La nouvelle réalisation de Milos Forman qui nous a déjà donné «One flew over the cuckoo's nest».On y retrouve James Cagney qui n'a pas Joué au cinéma depuis plus de vingt ans.Portrait d'une société décadente et raciste.Film soigné mais figél (Aux Square Westmount et La Cité).¦ Whose life Is It anyway?Un être terriblement handicapé peut-il exiger qu'on le débranche des appareils qui le tiennent artificiellement en vie si cette vie lui est devenue Insupportable?Avec Richard Dreyfuss, excellent dans son cynisme et son désespoir.(Au Loews).¦ C'est surtout pas ds l’amour: un film sur la pornographie.La haine de la femme Inhérente à la pornographie.Un document personnalisé tourné par Bonnie Klein et produit par l'ONF.(Au Clnéplex en français et en anglais).¦ Throe Brothers.A l'occasion du décès de leur mère, trois fils se retrouvent auprès de leur père.Ils discutent, rêvent, pleurent.Francesco Rosi en profite pour aborder les thèmes du terrorisme, de la délinquance et des revendications ouvrières.Film de conscience et d'espérance.(Au Loews).¦ Las Uns et les autres.Musique, danse, spectacle, mouvement, carambolage d'images plus étourdissantes les unes que les autres, tout pour que les Inconditionnels de Lelouch ne s'ennuient à aucun moment.(Au Parisien).¦ Raiders of the lost srk.La meilleure production américaine de l’été dernier réunissant les talents du producteur George Lucas («Stars Wars») et du réalisateur Steven Spielberg («Jaws»), (Aux Dorval, Van Horne et Palace).¦ En observation.La mort dans la froideur du milieu hospitalier.Une fiction très proche du document.Des Hollandais Marja Kok et Erik Van Zuylen.(Au Parallèle, jusqu'au 14 mars).¦ Vsevolod Poudovklns.Rétrospective consacrée à un des cinéastes tes plus méconnus du cinéma soviétique classique.(A la Cinémathèque jusqu'au 14 mars).¦ L'Allemagne de Weimar à Hitler.Une république qui meurt et un reich qui triomphe.Série de films présentés par Pierre Cadars, directeur de la Cinémathèque de Toulouse et spécialiste du cinéma nazi.(À la Cinémathèque québécoise du 16 au 21 mars).¦ Honduras au coeur des Amériques.Documentaire tourné par le Québécois Denis Fournier et produit par Louis Dussault, avec l'aide de SUCO, sur les conditions de misère du 3e pays le plus pauvre au monde.Exposition aussi.Au Parallèle du 15 au 21 mars).Richard GAY maniérisme ou de la prétention.Diva mélange avec bonheur des genres souvent contradictoires et arrive à être à la fois suspense, tendresse, mystère, musique, humour.Un cocktail spirituel et irrésistible.La caméra est d’une souplesse diabolique, les dialogues sont intelligents, les comédiens parfaits.L’élément sonore joue ici un rôle fondamental — je ne parle que de l’extrait d’opéra et de la musique de Vladimir Cosma — dans l’élaboration si fragile des atmosphère.Oui, Diva est un extraordinaire petit film.Brillant et drôle.Ly que, dirait Jules.^yn- J’espère seulement que l’avalanche de lauriers, j’allais dire l’excès d’honneur qu'il s’est mérité à la remise des césars (meilleure première oeuvre, meilleure musique, meilleure photo et meilleur son) ne jouera pas de mauvais tour à un jeune auteur.Le césar de la première oeuvre aurait été amplement suffisant, me semble-t-il, à forcer l’attention du public.Et le magistral Coup de torchon, de Bertrand Tavernier, grand oublié de ce palmarès, aurait peut-être alors récolté quelques très justes récompenses Mais ce n’est pas la faute à Jean-Jacques Beinex et il faut absolument voir sa Diva et son super:Jules qui, parfois, craque.À l’Elysée.Remarqué en 1980 à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, puis au Festival de Montréal, Les enfants du dimanche (ou Fuir pour vivre), du Hongrois Janos Rozsa, prend ces jours-ci l’affiche à l’Outremont.C’est l’histoire de Juli, pupille de l’Assistance et pensionnaire d'une maison de correction.Son rêve de chaque instant: fuir cet univers invivable.Fugues ou tentatives de suicide, on la rattrape toujours.Pour devenir apprentie fileuse, la jeune fille va réussir à enjôler (car elle possède beaucoup de charme) les sévères ouvrières modèles de la brigade de travail.Mais Juli n’a pas de chance et, justement a cause de son charme, se retrouvera une fois de plus derrière les grilles.Sans avoir la violence désespérée d’un Pixote, Les enfants du dimanche est un film sensible et attachant, interprété avec une grande justesse par des élèves de lycées.Il y a des moments émouvants, entre autres cette scène où les adolescentes ne peuvent retenir leurs larmes devant Les quatre cents coups.Juli nous est décrite comme une délinquante presque par nécessite, incapable de se résigner à vivre enfermée, et dont toutes les énergies sont tendues vers la chasse à la liberté et au bonheur.On songe malgré soi à Éloge de la fuite.d'Henri Laborit.Ce très joli film sera présenté en version originale, sous-titres français.Surveillez le programme de l'Outremont à partir du mercredi, 17 mars.LÜ' IIL/V DU CtëcPUfCULC présente EN PREMIÈRE /\V CO£t//?pZ* AMkKW?W fum m mh nu un/ Tut* mmm \,rpé* >/L tfKi */ erxrtAHt Tir**/ er At/QiAfMK Pv/tic : HEAUX £>//*/} /2>(,aa//£K tue C£/VCOPH frowr nz lov/f Pt/fMuirAveciwe w5.UC.a du 15 au 21 mars à 19 h 30 et 21 h 30 au CINÉMA PARALLÈLE 3682 St.Laurent Le tout nouveau film de COSTA-GAVRAS le film qui secoue Jj|H l’amérique , entière! >.POUR TOUS mm missing.JACK LEMMON • SISSY SPACEK an EDWARD LEWIS Production A COSTA-GAVRAS Film "MISSING" starring MELANIE MAYRON • JOHN SHEA Screenplay by COSTA-GAVRAS & DONALD STEWART Based on the book by THOMAS HAUSER Music by VANGEUS Executive Producers PETER GUBER and JON PETERS Produced by EDWARD and MILDRED LEWIS Directed by COSTA-GAVRAS Sam et Dim 1 45 • 4 20 • 7 00 - V 40 lun 6 Ven : 5:10 • 7 30 • 9:50 PLACE DU CANADA VIA CHATEAU CHAMPLAIN 86M595 faire dans ce premier rôle au cinéma mais son jeu, sa présence, sa moue aux lèvres sensuelles s’avère un des éléments les plus intéressants de ce film, produit par Danièle Delorme et Yves Robert, qui remportait en 1980 le Prix Louis Delluc qu’on a parfois surnommé le «Goncourt du cinéma».(Au complexe Desjardins).¦ Dans Tragedy of a ridiculous man, la dernière réalisation de Bernardo Bertolucci c’est un jeune homme qui disparait.En fait il a été enlevé par des terroristes et son père, propriétaire d’une grande fromagerie, devra verser une somme importante pour le retrouver vivant.Avec ce film interprété principalement par Ugo Tognazzi et Anouk Aimée, Bertolucci aborde à sa façon le problème du terrorisme en Italie.Ce qui l’intéresse ici c’est le point de vue du père, un homme riche, décadent et dépassé par les événements.Le regard est parfois ironique, parfois tendre, mais toujours un peu inconsistant.L'intellectuel de gauche qu’est Bernardo Bertolucci a de toute évidence beaucoup de difficulté à traiter de la question terroriste.Encore plus que Rosi dans Trois frères.En fait, par ses faiblesses mêmes, Tragedy of a ridiculous man témoigne avant tout du désarroi du réalisateur.On est loin de ces superbes réussites que sont Le Conformiste, Dernier tango d Paris et 1900.(Au cinéma de la Place Ville-Marie).Une véritable leçon de cinéma Un plaisir pour l’oeil et l’intélligence Quelle beauté! La mobilité de la caméra, la minutie de la mise en scène hypnotisent tout autant que les danseurs racés qui font vivre sur l'écran un drame d'amour et de sang _ Le devoir Un tilm de BCniAULT CARLOS SAURA POUR TOUS Noces «t de sang S T FRANÇAIS (BODASDE SANGRE) Chorégraphe im-Antonio Gade* iapre 16 DAUPHIN 2 BEAUBIEN PRES D'IBERVILLE 721-6060 a piece oe Federico Garcia Lorca SAM -DIM 115-2:50-4 30 6 10 - 7 45 9 20 LUN.X VEN 7:45 - 9 20 En PRIMEURdans sa VERSION INTEGRALE ^ Vous avez aime.\XS UNS vous adorerez.I>( )L 'K "Je considère ce film comme mon premier vrai film" Claude Lelouch avec Marthe Keller André Dussolier Gilbert Bécaud Charles Denner NB.Ct Fil MtSt PRCSENTf POUR l A PRtMltRf fOiSnaNSSA VtRSON INItGRALt CRER1AZIE ST-DENIS-CREMAZIE 388-4210 VENDREDI 7 00 9 30 SAM DIM 1 20 4 00 6 40 9 20 LUN A JEU 8 00 Un homme pénètre dans un monde insolite .ce qu’il découvre va changer sa vie pour toujours .AL PACINO 18 ANS I Aiiultps du .célèbre Vs' réalisateur '' de ¦< French connection » et de Exorciste" KARIM present» Enfin en version française “CRUISING” LACHASSE Un film IORJMAR produit par JERRY WEINTRAUB réalisé par WILLIAM FRIEDKIN avec PAUL SORVINO et KAREN ALLEN & BERRI I BERRI Ven dtedi 1 30 3 30 5 30 9 35 Sam ¦ DHn et R Lun à Jeu .___________ 1 30 3 30 5 30 7:35 j) 35 _________ CINT»t woo MXA It MUTIN MMW I ITtCATMItMt m DIS MERCIER }T| CàtHtliNI m i» 11S4ÎH ODE OR 1 LAUA.l | b tORGUEUU < KACI lONOUtUR ltt.M1l LAVAL Sam ¦ Dim 1 25 - 3 25 5 25 7 25 9 25 Lun A Ven 6 00 8 00 9 50 2e Hlm au* Mercier el Longueutl.77 Le Devoir, samedi 13 mars 1982 ¦ 27 CULTURE ET SOCIETE /cinéma Rapprocher écrivains et cinéastes LOUIS MALLE ATLANTIC CITY BURT LANCASTER • SUSAN SARANDON • MICHEL PlCCOLl ^ par Richard Gay «L! ITTÉRATURE et cinéma», tel était le 'thème de la soirée-débat tenue par l’Union des écrivains québécois mardi dernier au Café-théâtre Le Quartier Latin et qui regroupait devant une quarantaine de spectateurs-participants André Ricard, Jean-Paul Le Bourhis, Jacques Benoît, tous trois écrivains et scénaristes ainsi que le producteur-réalisateur Mark Blandford, le cinéaste-scénariste Clément Perron et l’écrivain-réalisateur Jacques Godbout.«Littérature et cinéma», voilà un thème très vaste qui peut englober une foule d’aspects différents et effectivement la soirée-débat a permis aux panélistes et aux participants d’effleurer un grand nombre de questions qui concernent directement notre cinéma, notre littérature et ceux qui s’y adonnent en tant que créateurs ou consommateurs.Malgré la diversité des aspects abordés, certains consensus se sont rapidement dégagés des différentes interventions, ceci à la grande surprise des panélistes eux-mêmes et en particulier de Mark Blandford qui croyait devoir être le seul du groupe à défendre certaines idées.Les consensus dégagés sont les suivants: survalorisation du rôle du réalisateur, manque de scénaristes, manque de producteurs véri- tables, utilité de porter de plus en plus à l’écran des romans ou des pièces québécoises qui ont connu un franc succès et nécessité de faire un cinéma qui rejoint le plus vaste public possible.Jean-Paul Le Bourhis, le premier à prendre la parole dans le débat animé par André Beaudet, a souligné qu’en ce moment la conjoncture se prêtait au rapprochement de la littérature et cinéma au Québec.Selon lui, le débat lui-même organisé par l’UNEQ témoignait de ce rapprochement de même que plusieurs films comme Les Plouffe, la série télévisée Les Fils de la liberté et des productions à venir telles que Pélagie-la-Charrçtte et Maria Chap-delaine.Jean-Paul Le Bourhis croit que l’association Francis Mankiewicz-Réjean Ducharme qui a donné Les Bons débarras et Les Beaux souvenirs a peut-être aidé à ce rapprochement.«On sent, a-t-il dit le désir des réalisateurs de se rapprocher du milieu littéraire et c’est réciproque».Jacques Godbout a cité à titre d’exemple le cinéma américain.«Plus de 80% des films américains sont adaptés de romans.Le cinéma transforme les oeuvres, épuise l’action des textes, emprunte des personnages».«Et, a fait remarquer Jacques Godbout, les écrivains américains et de d’autres nations écrivent leur récit un oeil sur le dactylographe, l’autre sur l’écran.Mais, a poursuivi Godbout.nos cinéastes se prennent volontiers pour des auteurs et préfèrent écrire eux-mêmes des scéna- rios qu’ils auront à tourner.D’une part, c’est mieux vu des gens du cinéma et d’autre part c’est rémunéré: ça fait toujours un salaire».Selon Jacques Godbout.«au Québec, les cinéastes font du cinéma pur et les écrivains de la littérature pure» et il constate que tout compte fait il y a fort peu d’oeuvres littéraires québécoises qui ont été portées à l’écran.«Le cinéma, a déclaré Jacques Godbout, a besoin de récits avec un début, un milieu et une fin».Et pour cette raison notre cinéma devrait, à son avis, puiser le plus possible chez nos conteurs, même s’il admet que dans notre littérature les histoires d’action susceptibles d’intéresser les cinéastes ne sont pas aussi nombreuses qu’on pourrait le souhaiter.Jacques Benoît, lui, a parlé surtout des différentes et des similitudes entre l’écriture romanesque et l’écriture cinématographique.«Les deux métiers, quand on exerce les deux, a-t-il affirmé, s’enrichissent mutuellement».Pour lui cependant, le scénario n’est qu’une étape qui n’a pas de valeur en soi mais seulement en fonction du film qu’on peut en tirer.La langue utilisée, dans la rédaction du scénario, doit avant tout être évocatrice de l’image.Et conséquemment Jacques Benoît a insisté sur le fait que si les romans successifs d’un auteur forment une oeuvre, le scénariste, lui, n’a pas d’oeuvre».«Il y a à peu près une douzaine de grands auteurs de cinéma à travers le monde; on est chanceux au Québec on en a au moins six».C’est en rap- Qui est Charles Gros?par Gilles Potvin L’ATTRIBUTION d’un Grand Prix du Disque par l’Académie Charles-Cros de Paris à l’Orchestre symphonique de Montréal et aux choeurs de l’OSM sous la baguette de Charles Dutoit pour leur enregistrement de Baphnis et Chloé, dans sa forme intégrale, sur étiquette Decca-London, a suscité la curiosité de plusieurs quant à l’identité de celui dont cette auguste académie a choisi le nom.Charles Gros (1842-1888) fut avant tout un poète mais aussi un philosophe et un homme de science qui oeuvra dans divers domaines comme la photographie en couleur et la reproduction des sons, deux secteurs dans lesquels il fut un véritable pionnier.Aussi tôt qu’en 1877, dans une communication remise sous pli cacheté à l’Académie de sciences et qui portait le titre «procédé d’enregistrement et de reproduction des phénomènes perçus par l’ouïe» il esquissait les principes de fonctionnement d’un appareil qu’il nommait «paléophone» et qui est à l’origine du phonographe d’aujourd’hui.«Mon procédé,» écrivait Charles Gros, «consiste à obtenir le tracé du va-et-vient d’une membrane vibrante et à se servir de ce tracé pour reproduire le même va-et-vient avec ses relations intrinsèques de durées et d’intensités, sur la même membrane ou sur une autre appropriée rendre les sons et bruits qui résultent de cette série de mouvements».En même temps que la communication de Charles Cross était lue en décembre 1877, un jeune inventeur américain, Thomas Alva Edison, avait commencé à appliquer cette théorie.En général, les historiens accordent à Charles Gros le mérite d’avoir eu le premier l’idée d’une «machine parlante» ou encore du «son mis en bouteille» et à Edison celui d’avoir été le premier à construire une telle machine et à lui avoir donné le nom de «phonographe».Constituée en 1948, l’Académie Charles-Cros se réunit chaque printemps à Paris.Ses membres sont recrutés exclusivement parmi les critiques spécialisés dans les diverses catégories de musique enregistrée: musique symphonique, instruments et orchestre, orchestre de chambre, musique de chambre, oeuvres lyriques, mélodies, jazz choeurs, chanson, documents, etc.Elle décerne des grands prix dans chacune de ces catégories.L’académie poursuit ses travaux en pleine indépendance dans le seul but de guider les amateurs et servir la cause du disque.Aujourd'hui, tous les pays du monde reconnaissent l’impartialité absolue de son jury et un Grand Prix du Disque apporte aux artistes aussi bien qu'aux compagnies qui les ont enregistrés un prestige considérable.L’OSM est le premier ensemble canadien a mériter un tel honneur.Dès 1951 cependant, Félix Leclerc recevait un tel prix pour sa chansons Moi, mes souliers sur 78 tours.En 1961, Pierrette Ala-rie et Léopold Simoneau obtenaient à leur tour un Grand Prix du Disque pour un microsillon consacré à des airs de concert et duos de Mozart avec l’Orchestre philharmonique d’Amsterdam sous la direction de Walter Goehr.En 1970, Pauline Julien et Gilles Vigneault se voyaient attribuer des grands prix, la première pour Suite québécoise et le second pour Du milieu du pont.D’autres Canadiens ont participé à divers titres à des enregistrement primés comme le pianiste John Newmark en 1952 pour Quatre chants sérieux de Brahms avec le célèbre contralto britannique Kathleen Ferrier.Poète, Charles Gros avait esquissé sa vision du phonographe dans les vers suivants: «Comme les traits dans les camées J’ai voulu que les voix aimées Soient un bien, qu’on garde à jamais.Le temps veut fuir, je le soumets.» pelant cette remarque ironique du cinéaste George Du-faux que Clément Perron a introduit pour sa part son propos.«Les rapports entre le cinema québécois, la littérature et les écrivains d’ici, a-t-il affirmé, ont été faussés dès l’apparition de nos premiers longs métrages de fiction qui consacrèrent la prépondérance absolue des réalisateurs sur tous les aspects de création qu’impliquent l’oeuvre cinématographique.Cette pratique trop longtemps exclusive du cinéma d’auteur a retardé d’au moins une sinon deux générations l’identification professionnelle et l’émergence du métier de scénariste dans notre cinéma! » Ce mythe du réalisateur capable de tout faire, selon Perron, a aussi fait que le réalisateur a pris toute la place dans ce couple pourtant essentiel du cinéma qu’est le couple réalisateur-producteur.Pour Clément Perron, notre cinéma ne peut plus se permettre en tout cas d'évacuer les scénaristes, les idéateurs.André Ricard a affirmé être venu au cinéma par le théâtre et il constate quant à lui une même démarche dans l’écriture théâtrale et l'écriture cinématographique.Il constate aussi avec bonheur que les gens du cinéma au Québec ont compris maintenant qu’un film doit être écrit avant d’être tourné, que le film doit tout d'abord etre articulé dans ses moindres détails.«Il faut, a-t-il dit, une bonne histoire, proprement racontée, avec des personnages plausibles».C’est là, selon lui.une condition essentielle pour rejoindre un vaste public.André Ricard a cependant admis que ce n’était pas là chose facile et que peu de nos romans racontent une histoire prenante susceptible d’intéresser au cinéma.«Au cinéma, a-t-il poursuivi, la dramatisation demande une concentration des effets».En terminant, André Ricard a insisté sur ce qui lui semble une priorité, soit créer un cinéma populaire et diversifié.Ce sont peut-être les remarques de Mark Blandford qui ont soulevé le plus d’intérêt.Pour lui, notre cinéma souffre d’un mythe: le cinéma n’est Eas un acte individuel c’est ien au contraire un acte collectif.Il a remarqué que tous les étudiants en cinéma veulent devenir réalisateurs parce que c’est ce qu’il y a de plus valorisant.«Or, a fait remarquer Blandford, de bons réalisateurs, c’est facile à trouver.Il y en a en masse, mais ils ne font rien, ils n'ont pas de travail.Ce que je ne trouve pas, a-t-il continue, ce sont des scénaristes.En trois ans, je n’ai trouvé que deux ou trois bons scénaristes.Le métier n’attire personne».Mark Blandford a aussi souligné le manque de producteurs véritables, des producteurs qui constituent une équipe et qui souvent sont les seuls à pouvoir résoudre les conflits entre le réalisateur et le scénariste: «La mythologie du réalisateur seul artiste de son oeuvre a prudemment éliminé du marché du travail un bon nombre de personnes qui ne veulent qu’être réalisateurs; les autres métiers n'attirent pas la part de talent dont ils ont besoin».Pour Mark Blandford, le film d’au- a DUSAN MAKAVEJEV «ni SUSAN ANSPACH teur avec un A majuscule a été néfaste pour notre cinéma.«Ce qui intéresse l’Auteur ce n’est pas tout de faire des films qui vont plaire mais de faire des films qui démontrent qu’il est un grand artiste et ça le public le sent toujours.Ça pue.Les oeuvres les plus intéressantes sont en fait les oeu-vres collectives.Les Plouffe, par exemple».On aura abordé bien d’autres questions dans cette soirée-débat: la nécessité, par exemple, pour les organismes qui subventionnent notre cinéma d’être plus sélectifs, la nécessité d’encourager l’excellence et le rôle important que peut jouer la télévision.«En réalité, a en effet déclaré Jacques Godbout, les rapports entre la littérature et l’audiovisuel dans notre société passe par l’électronique».Mais c’est peut-être Clément Perron qui devait poser la question la plus fondamentale quant à notre cinéma: «Qu’est-ce qu’on a à dire?» a-t-il en effet demandé.On peut penser que le rapprochement déjà amorcé entre nos écrivains et nos cinéastes pourra rendre à certains égards cette question moins dramatiquement pertinente.PARISIEN: 12.55, 3.00, 5.10, 7.15, 9.25, SAM DERNIER SPECTACLE 11 30.LAVAL: SAM.DIM.1.15, 3 15, 5.15,7.15, 9.15, SAM DERNIER SPECTACLE 11.15, SEM 7.15, 9 15, VERSAILLES: SAM DIM 1.15, 3.15, 5 15, 7.15, 9.15, 4I0SU CATHERINE 0 866 38S6 SEM.7.15.9.15 Le PARISIEN 3 LAVAL 4 VERSAILLES 2 m CENTRE LAVAI 688 77/6 PLACE VERSAIUES ]$}-7860 ••*»«< 7e SEMAINE “MONTENKuhu est bien trop amusant pour, être légal: c'est LE FILM DE L’ANNÉE !” PALACE 5: 1 20.3.10, 5.00, 7 00, 8 10.45, PALACE 6: 12.20, 2.10, 4.00, 698 STE CATHERINE 0.BS6 6991 McfilLl FAIRVIEW I TRANS CAN S 52 697 8095 - Toronto fîiobe A Mail 50.SAM DERNIER SPECTACLE 5,55, 7.50, 9 45, SAM DERNIER SPECTACLE 1145, FAIRVIEW: SAT SUN 12.45, 2 30.4 15.6 05 7 50.9 35.SEM 6 05.7.50.9.35."C’est un film superbe, tragique, angoissant.Catherine Deneuve et Patrick Dewaere sont sensationnels et méritent tous les prix, toutes les félicitations!' FRANCE SOIR "Téchiné émeut, intrigue, bouleverse.Peut-être parce qu’il sait filmer l’angoisse?Michel Mardore Le Nouvel Observateur POUR TOUS UN FILM D’ANDRE TECHINE Si ( NARlOt 1 l IIAIOGU SI )t ANLW îfcCMINE E K’.H I.FS TAUUAND musiqiil i’m»uji*[ jAhoc PARISIEN: 12.30, 2.15, 4.05, 6.00, 7.45, 9.35.___________________ SAM.DERNIER SPEC- 480SU CATHERINE 0 866 3856 TAÇLE: 11.25 Le PARISIEN 4 POUR TOUS | Didier FARRÉ présente UN FILM DE CLAUDE LELOUCH 120 comédiens — 10,000 figurants — 200 danseurs Laissez-passer non valables VESUNS ET Le PARISIEN 1 480STE CATHERINE 0 866 3856 1.00, 4.45, 8.30, SAMEDI DERNIER SPEC.11.55 PRIX DELLUC JEAN ROCHEFORT dans un film de POUR TOUS 1 ALAIN CAVALIER UN ETRANGE VOYAGE desjardins 2 288-3141 Contre les abus (Lettre adressée à Mme Andrée Ferretti) L’automne dernier les Éditions du Seuil utilisaient le passage suivant de Jacques Lacan pour publiciser son oeuvre: «On se dit que les gens heureux doivent etre quelque part.Eh bien, si vous ne vous otez pas cela de la tête, c’est que vous n’avez rien compris à la psychanalyse.Voilà ce que j’appelle prendre les choses au sérieux » Votre article du 27-2-82, «Le sexe dévorant» m’a fait grand plaisir parce qu’il refuse les simplifications et les généralisations hâtives.Je ne sais pas fri/U hymne à lu rie.Le Punit .tous | Marlène Jobert q risme de l’inconscient certains psychanalystes sont en train de tomber, mais je sais de plus en plus que cette manière de théoriser conduit à des abus qu’il nous faut signaler.Dans quelques années on s’apercevra.je suppose, que ce qu’ils ont dit sur la sexualité masculine est aussi contraignant et simpliste que ce qu’ils nous avaient laissé à penser sur la sexualité féminine.Si le seul risque que nous avons est de passer pour des naïfs, je préfère moi aussi être de ce coté.Merci beaucoup pour vos critiques.Marc CHABOT |Les Films Mutuels presententl UNE RIACTION EXTRAORDINAIRE ! Tout à coup, on se sent emporté doucement par une émotion d’une rare qualité.Le dernier Truffaut est une véritable splendeur.— Luc Perreault, LA PRESSE Une oeuvre intéressante, intelligente, meilleure que ‘‘Le dernier métro” — Manon Péclet, DIMANCHE MATIN Quelle habileté, quelle agilité dans ce récit serré, succinct, compact, intense, lyrique, tendu comme un fil sur lequel l'amour et la vie sont en suspens.— Richard Gay.LE DEVOIR Le plus habile et subtil cinéaste français de l’heure — Franco Nuovo, JOURNAL DE MTL.LA FEMME D CÔTE un film * FRANÇOIS TRUFFAUT avec GERARD DEPARDIEU et FANNY AKDANT Sam.et Dim.: 2:00 - 4:30 7:00 - 9:30 lun.à Ven : 7:00 - 9:30 le DAUPHIN 1 BEAUBIEN PRÉS D'IBERVILLE 721.6060 l'n film d( i anmek Bel Ion BASILAIRI 1 eU jMI Adu tes NOUS ETIONS UN SEUL HOMME «te Philippe vfiLois .strain® vers un amour BASILAIRE 1 788 3141 fou.McGill POUR rous 2001 UNIVERSITE COM dt MAISONNEUVE 849-4518 GAGNANT DE 4 PRIX ' GÉNIE'' r pour 12:10 Heaven REP SUPP SAMEDI A 11:45 «Ce qui dérange, c’est que le film de Bonme Klein montre la réalité au lieu de la laisser imaginer Micheline Carrier LE DEVOIR X l U MOIS! 12:20-2:00 3:40 - 5:20 7:00 - 8:40 10:20 REPRESENTATION SUPPLÉMENTAIRE SAMEDI A 11:58 UN EFFET PERCUTANT!.ON SORT DE CE FILM TROUBLÉ.MEURTRI MÊME.LE REGARD IMPLACABLE D'ARCAND DÉRANGE Richard Gay, LE DEVOIR n film de Deny* Artand sur le référendum du 20 mai I RHO au üuébec n REP SUPP T ï SAMEDI f 1:25 12 43 - 2:55 B:OS-7:1!9-«:28 XT LE FILM QU’AURAIT SOUHAITÉ MOLIÈRE les FOURBERIES de ^CAPIN MOLIÈRE POUR TOUS UN f ILA4 Dt ROGER COGGIO ROGER COGGIO / MICHEL GALABRU / JEAN-PIERRE DARRAS VICENTt COWT6S FANNY COTTENÇON CECIIÉ PAOll PIEBÜE FRANÇOIS PISTORIO MAURICE RISCH LâJraMÆfl ÉLVSÉE: SAM.1.00, 3.00, 5.00, 7.00, 9.00.35 MILTON B42 6053 SEM.7.00,9.00 RENF MALO PRESENTE UN GRAND MOMENT DE CINÉMA un film qu’on a envie de voir deux fois, tant il se passe de choses sur l’écran PARISCOPE i‘A î e lu •W cl ilT i»é S’* p b »3 , A .1 oATViwv loi.ni sons toi " Un film exceptionnel, des images parmi les plus étonnantes qu'on ait jamais vues sur un éeran.LE POINT Si on aime Diva, je suppose que c’est à la folie.LE MATIN Grandiose, lyrique, démesurée.la frénésie des scènes de poursuites et de violence.LE MONDE Incroyable mais vrai! Mérite le déplacement.LE QUOTIDIEN DE PARIS Un thriller extrêmement intelligent.PLAYBOY 4 V*»* Vss UN HLM DE JEAN JACQUES BEINEIX avec FREDERIC ANDREI et WILHELMENIA WIGGING FERNANDE Z PHOTOGRAPHIE DE PHILIPPE ROUSSELOT MUSIQUE DE VLADIMIR COSMA 7.P y À L’AFFICHE 35 MILTON 842 6053 ÉLYSÉE: SAM DIM.1,05,3.10.5.15, 7.25, 9.35.SEM 7 25, 9.35 y f ( i ii 28 ¦ Le Devoir, samedi 13 mars 1982 CULTURE ET SOCIETE / théâtre «Le coeur à gaz» : Quelques guerres plus tard par Robert Lévesque «E' 1LLE est charmante votre pièce mais on n’y comprend rien», dit le Nez.Le Sourcil répond: «Il n’y a rien, à comprendre tout est facile à faire et à prendre.Goulot de pensée d’ou sortira le fouet.Le fouet sera un myosotis le myosotis un encrier vivant.L’encrier habillera la poupée».Et l’Oreille, qui n’écoutait pas, lance: «Elle est charmante votre fille! ».Cette «pièce charmante à laquelle on ne comprend rien», c’est Le coeur d gaz, la pièce que Tristan Tzara, initiateur du dadaïsme, a écrit en 1921 pour véhiculer l’esprit dada, cette fureur agressive, cette «exaspération de l’esprit» qu’un groupe d’intellectuels européens fit exploser dans la brume guerrière de 14-18.Le coeur d gaz est un des textes les plus authentiquement dada, écrit juste avant que le mouvement s’assagisse (pour ainsi dire) chez les Surréalistes qui eux.trouvant dada trop desordonné (et Breton trouvant Tzara trop orthodoxe), s'attaquèrent sé rieusement à compter de 1925 à dépister le fonctionnement «réel» de la pensée derrière la raison.Dada avait été l’explosion à l’état pur où le langage vole en éclats: le Surréalisme sera l’exploration des décombres laissés par le dadaïsme: Le coeur d gaz, aussi théâtral qu'anti-théâtral, a longtemps fait scandale, même en 1966 lors d’une reprise en Belgique.Voilà une pièce qui n’est jamais entré au répertoire d’aucune compagnie.tout comme son auteur qui n’aura jamais été «domestiqué», selon le mot d’Hubert .loin dans la préface qu'il signa en 68 (cinq ans après la mort de Tzara) pour la réédition de L’homme approximatif, ce long poème ininterrompu qui est le chef-d'oeuvre de Tristan Tzara.Alors, qu’un groupe de comédiens (les productions Ubu) présente à Montréal en 1982 une mise en scène du Coeur d gaz et quelques autres textes dadaïstes de Picabia, Breton, Hugo Bail et autres, voilà en soi un évènement que tout esprit curieux ne devrait pas rater.Et qu’en plus cette soirée dada (j’y étais lundi) soit une réussite totale, enlevante, où rôde l’esprit explosif de Tzara, où surgit cette poésie issue de l'absurde dont Tzara est l'un des plus brillants illustrateurs, où se déferlent six comédiens dont le jeu éclate de santé, le rendez-vous devient un «must», diraient les Parisiens.La mise en «scène est de Denis Marleau.C’est au Quat’saouls bar jusqu’au 23 mars.1 ¦ DADA naquit d’une révolte qui était commune à toutes les adolescences, a écrit Tristant ARRIÈRE PRÉSENTE Victoire Photo Gabriel Lefebvre Tzara.En faisant glisser son coupe-papier entre les pages d’un Larousse, un soir de 1916 dans un café de Zurich, Tristan Tzara, qui avait déjà abandonné son nom de Samy Ro-senstoek, sa Roumanie natale et ses illusions dans la tourmente de la Grande Guerre, accrocha sur dada, mot-bruit, un mot français qui signifie cheval dans le langage enfantin, marotte dans le langage adulte et qui, pour lui et ses amis, allait être dorénavant le cri de ralliement contre toutes les formes de la culture établie qui avait mené le monde là où il était en 1916.Dans l’alcool ce soir de février.au cabaret Voltaire qu’Hugo Bail avait ouvert aux artistes, aux déserteurs, aux anarchistes, aux révolutionnaires russes, aux exilés (en terre internationale), sous les tableaux de Arp.Picasso, Kan-disky, on fêtait la naissance de DADA.«L’art est mort vive Dada! » La révolte adolescente, en 1916, quand on apprend qu’A-pollinaire a reçu un éclat d’obus à la tempe, quand on vous demande d’aller vous faire tuer dans une guerre absurde, quand l’angoisse recroqueville l'Europe, elle était nécessairement violente, entière, et celle de Tzara le fût de façon particulièrement aigue dans ce défi que lui et ses amis du cabaret Voltaire lancèrent alors à l’art lui-même, à l’écriture, à la poésie.Devant un monde dont l’ordre leur apparaissait inacceptable.les dadaïstes, à l'instar de Marcel Duchamp qui dessinait des moustaches à la Joconde et magasinait au Bazar de l'Hôtel de ville pour dénicher un porte-bouteilles qu’il allait exposer, se donnèrent comme leitmotiv «l’extrême désordre» qui passait par l’abandon volontaire et définitif des rationalisations de papas.Les auteurs de manuel de littérature, condescendants, nous présentèrent plus tard ces anarchistes de la littérature comme des presque voyous voulant «désagréger la vie de l’esprit».Ceux qui connurent Tzara, qui ont approfondi la partie de son oeuvre écrite entre 1916 et 1925 (la plus importante livraison da-daiste), l’ont plutôt fort justement rapproché d’un autre adolescent en révolte, Isidore Ducasse dit comte de Lautréamont, dont la poésie se voulait une revanche de l’irrationnel, l’exultation de forces obscures soudain libérées.Et Michel Leiris, qui fréquenta les Surréalistes, dira de Tzara: «A-lors que tant de poètes ont l’air de regarder le monde comme s’il n’était fait que pour eux, Tzara est si proche des choses que ses textes ont aisément l’allure d’un entrecroisement de soliloques qui jailliraient de toutes parts.L’on n’est plus sûr que ce soit le poète qui parle plutôt qu’une goutte de sang, un tronc d'arbre, une lampe élec- trique ou un caillou.» Ces oeuvres, comme le Coeur d gaz et les Aventures célestes de Monsieur Antipyrine, écrites pour provoquer, inspirées par la dissidence, où les intentions intellectuelles sont absentes, rejoignent automatiquement la plus vive des poésies où la vie soudain réduite à ses éléments est l’objet d’une désagrégation qui dégage des forces insoupçonnées par lesquelles le lecteur (ou spectateur), s’il le veut bien, peut se laisser emporter et y découvrir un plaisir aussi singulier qu'inattendu.Tzara est poète, et le comique qui surgit spontanément de son Coeur d gaz (vous allez vous tordre de rire au Quat’sous) est d’autant plus poésie qu’il est un comique sans objet, un comique pur.C’est Jean Cassou, préfaçant en 1947 un receuil de morceaux «tzaristes» choisis, qui évrivait si bellement que ce «comique» de Tzara était «une simple manifestation du plaisir de se promener parmi de drôles de ruines», «Nous ne nous reconnaissons aucune théorie», écrivait Tzara dans le premier des sept manifestes dada qu’il publiera à Paris.Il n’en acceptera non plus aucune en cours de dadaïsme, ce Tzara qui rompra avec André Breton lors du «Congrès de Paris» en 22 et qui préférera faire route seul et abandonner cet état d’explosion jailli en 1916 plutôt que d’en accepter sa transformation dialectique, sa récupération.Le désespoir ne peut se maintenir a l’état pur une fois passées la révolte et l’ivresse qui l’a provoqué.Le coeur d gaz est donc l'instantané de ce moment précis à vingt-cinq ans où ce Roumain (qui annonçait Tlonesco de La leçon) fait «table rase» du passé, de l’acquis, pour laisser libre cours à sa révolté dans une langue (plus qu'un langage) où l’on distingue, comme dans la musique, des mouvements, des charges, puis des dissonances, des sauts, des pirouettes atonales, une sym- fihonie cacophonique que seul e désespoir dirige.«Il faut accepter cette matière comme une matière musicale, disait Jean Cassou.dont nous n’avons à recevoir aucune communication conceptuelle, où nous n’avons à reconnaître aucun visage.» Dès lors, le contact s’établit.L’ordre du monde, aujourd’hui en 1982, est-il si acceptable que Ton ne puisse pas entendre et reconnaître la révolte de Tristan Tzara?Il faut souligner la pertinence de cette production du Coeur d gaz (déjà présentée au musée d’art contemporain dans le cadre de l’exposition Sonia Delaunay) qui, derrière l’intérêt documentaire qu’il y a à voir une pièce de Tzara, nous permets de revenir au dadaïsme et de réaliser que, quelques guerres plus tard, nous avons peut-être la même angoisse à partager avec ceux qui au dé-bùt de ce siècle avaient choisi, comme DADA, de «contempler l’incendie».Léa Marie Cantin: Le besoin de jouer par Hélène de Billy Qi UÉBEC - À l'âge de 1 treize ans, dans l’obscurité moite d'un sous-sol d’église, Léa Marie Cantin assiste à sa première pièce de théâtre.Devant elle, dans la tache de lumière occupée par la scène, le plus beau spectacle du monde: T’es pas tannée Jeanne d’Arc, crée et joué par une jeune troupe à UN SPECTACLE POUR ENFANTS (5 ANS ET PLUS) ET ADULTES LES SAMEDIS ET DIMANCHES 13.ET 14 MARS A 14 h Studio de l'Annexe de l'École Nationele de Théâtre 360 EST, RUE LAURIER.MONTRÉAL (MÉTRO LAURIER) Billet» $3.00 —467-4504 r inter culturelle le mardi 16 mars à 19 h 30.Débat public sur l'écriture et l'édition Bibliothèque National du Québec 1700, rue Saint-Denjs Ac compjgnee par «MACADAM» et les t‘) musiciens de ionhestre «MONTRÉAL POP MER.À SAM., DU 17 AU 20 MARS À 20H30 IHl ATRt MMSONNt l Vf Vu tout hiHel de ptu\ d» '» % > «ptutr un montent dr t,l\\ ¦ dit K U.SOV 12.50$ rl I SO 1 rn venir eut tnmplnirv Montreal Iruvl rl au« Kutthelv fla«r dev Art* GENS DU SILENCE Les Italiens de Montréal de Marco Micone Lecture/spectacle dirigée par Alain Grégoire présentée par l'Union des écrivains québécois dans le cadre de fimerculturelle Le mercredi 17 mars à 20 h 30 Salle Saint-Sulpice, Bibliothèque nationale du Québec Entrée libre Pour informations: 526-6653 Sicotte interprète le personnage principal dans le Ma- UNION des écrivains québécois r inter culturelle chansons, danse, musique et poésie des ciéuteurs des communautés culturelles québécoises une soiree animée par l Garneau ?ment unique 19 mars à tritrinum 255 est, rue Ontario, Montréal prix d’entrée 3$/pour informations 526-6653/réservations à compter du 8 mars spectacle rCulisé grâce il l.-i collaboration du ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles Photo Couturan l’imaginaire débridé, le Grand Cirque Ordinaire.Sur sa chaise bringuebalante, la petite fille absorbe le choc avec stupéfaction.Ainsi c’est cela, le théâtre, ce tableau grouillant aux allures de fête foraine qui vient tout bouleverser.Le choc est d’autant plus grand qu’aussi longtemps qu’elle s’en souvienne, la petite fille rêve des planches.En franchissant la porte de la salle paroissiale ce soir là, Marie Léa Cantin n’en doute plus: elle sera actrice ou rien du tout.Aujourd’hui, son partenaire à la scène s’appelle Gilbert Si-colte qui à l’époque de T’es pas tannée Jeanne d'Arc faisait la régie des spectacles du Grand Cirque.«Étrange n'est-ce pas?» constate Lea Marie Cantin qui croit au pouvoir occulte des coïncidences.F 1 dans le riage de Figaro de Beaumarchais mis en scène par Olivier Reichenbach Autour de lui, une vingtaine de comédiens de Quebec complète la distribution dans ce qui vraisemblablement sera la plus grosse production du Trident cette année, La première est prévue pour le 16 mars.Pour jouer le personnage de la eomptesse dans ce classique qui évoque le libertinage du XVIIIème siècle, Léa Marie Cantin se référé aux images des contes de fées.Parce qu’à l’instar de ses héroines légendaires, l’épouse de Figaro habite un château, passe son temps devant la glace et se nourrit d’un romantisme fiévreux.Mais elle est aussi l’épouse délaissée, explique la comédienne dans un sourire, un trait de caractère qu’elle partage avec Irène de Coup de Sang, une figure beaucoup plus sombre que Léa Marie Cantin a joué la saison dernière.C’est d’ailleurs en soulignant sa brillante performance dans ce drame ae Jean Daigle que le Trident lui accordait, en décembre dernier, le premier Prix Nieky-Roy, décerné à la meilleure recrue de la profession.À cette même occasion, le jury a tenu à rappeler sa bouleversante interprétation dans le Fassbinder (Les larmes amères de Petra VonKant) présenté au T.V.Q.à l’automne 1980.Ce personnage emmuré dans son silence, son premier au théâtre professionnel, Marie Léa Cantin lui accorde une importance capitale.Peut-être à cause de cette solitude que Marlène lui a permis d’exprimer.Sans doute à cause des conséquences qu’une telle expérience provoque inévitablement.Faculté de musique «Un rôle nous amène toujours à un autre, surtout si l’implication est profonde.Par une espèce de lien.Comme si rien n’arrivait jamais pour rien.Toute mon évolution parle dans ce sens là.Depuis le jour où j’ai voulu entrer dans une école de théâ-trè et où j’ai manqué mon coup.» Ça se passait au C.E.G.E.P.de Sainte Thérèse, il y a cinq ans.Conformément à ce qu'elle avait toujours souhaité, elle s’était inscrite à Toption théâtre.Mais une fois sur place, plus rien ne va comme prévu.Malgré la volonté, malgré le désir, l’esprit et le corps ne suivent plus.Au bout d’un moment, la direction la convoque.On lui conseille de plier bagages.Sur le coup, c’est l’effondrement.Mais deux jours plus tard, elle est au Conservatoire de Québec et sollicite une place pour Tannée suivante.«Ce renvoi, cette rebuffade, m’ont sort! de ma torpeur.J’ai réagi comme sous Teffet d'un coup de poing.Je ne pouvais pas laisser faire ça.Parce que pour moi, ce métier est un besoin.Une chose que je n’ai jamais décidée.La seule façon que je possède d’avancer, d’évoluer, » Quand Léa Marie Cantin parle théâtre, elle parle vie, elle parle acharnement.«Bien sûr que je suis ambitieuse, réplique-t-elle tranquillement à ma question.Bien sûr que j’éprouve cette hardiesse oui vient de la volonté de se dépasser.Mais ambition égale surtout travail sans lequel le talent n’existe pas.Or, il faut apprendre à organiser ses efforts, à trouver sa propre méthode.Au départ, je n’y arrivais pas.Maintenant quand je bloque sur certains passages, je sais qu’à force de ténacité je réussirai à les rendre.Ça ne peut pas faire autrement.Pour moi, le travail c’est la clé.» Elle revient constamment sur cette nécessité de bûcher, de piocher.Comme sur la confiance qu’il faut s’efforcer de préserver pour rester à Tabri du découragement et de la frustration Dans une sorte d'attitude sereine «qui fait que tu appèles les événements mais que tu ne les attends pas».Est-ce pour ne rien brusquer qu’elle se fait si discrète à propos de ses projets?Par prudence qu’elle répugné à nommer ses aspirations?Vaguement, elle mentionne le désir d’exprimer ses propres émotions en dehors de la voie tracée par les personnages de répertoire.En collaborant avec un auteur à l’élaboration d’une pièce, par exemple.Parce qu elle ne se croit pas écrivain et que le phénomène de la création collective lui paraît à bout de souffle.Mais autrement existe-t-il des textes qui lui font particulièrement envie?«J’aime beaucoup Garcia Lorca, commence-t-elle timidement C’est le genre de choses que le soir dans mon salon.» Elle hésite encore puis reprend en riant: «Je vais le dire franchement.Dans les moments où ça file plus ou moins, je me «poi-Suit» à la page 36 festival de musique contemporaine «.autour des claviers.» le mardi 16 mars 20 h E nsemble de percussion McGill premières: Winiarz, Kvistad, Lifchitz le mercredi 17 mars 17 h Carles Sanlos: 4 films (Recital Hall) 20 h E nsemble de musique contemporaine & solistes premières: Gellman, Curtis-Smith, Lanza le jeudi 18 mars 17 h f oncert: Electronic Music Studio (Recital Hall) premières: Antunes, Kirschner, Keane.L-Richter 20 h ( aries Santos: concert-spectacle le vendredi 19 mars 20 h Multiple Keyboards: 5 premières et 6 pianistes de Oliveira, Celona, Hambraeus, Brown.Beckwith ENTRÉE GRATUITE Salle de concert Pollack 555 Sherbrooke Ouest 392-8224, -4755 (sur semaine 9 h -17 h) Vthéâtre du rideau vert direction yvett* brind amour marcadas palomino ’ Dès le 18 mars le coeur sur la main Comédie de LOLEH BELLON PS* Mise en scène DANIÈLE J SUISSA YVETTE BRIND’AMOUR CATHERINE BÉGIN FRANÇOIS CARTIER .GISÈLE SCHMIDT BRUNO DOYON Décor et éclairages Costumes Robert Prévost # François Barbeau L_ _J 4664.rue St benis Lj ri Réservations de I2h a l 9h nm* LLLJ Métro Laurier, sortie Gilford 844 17514 LE MUSÉE DES BEAUX ARTS DE MONTRÉAL « ET TRADITIONS MUSICALES DU MONDE «»)) PRÉSENTENT WAYANG KU H T Théâtre d’ombres de Bali THE SHADOW PLAY THEATEP COMPANY 2 REPRÉSENTATIONS (en “kawi", anglais et français) samedi 20 mars 1982, 20 h 30 dimanche 21 mars 1982, 15 h Salle de l’Eglise Notre-Dame de la Salette 3535, Avenue du Parc (près de Milton) autobus 80 Billets: 9$.6$ (étudiants, âge d’or et Amis du Musée) 3$ (enfants de moins de 12 ans) En vente au Musée des beaux arts de Montréal 1379, rue Sherbrooke ouest mardi au dimanche inclusivement, 11 à 17 heures En ventedès maintenant! Renseignements: 285-1600 M S PROIM t I IONS KHiM SAHOUKIN I AHEI I I D E K’HEVI KRY PRÉSIMIM EN COI I ADORAI ION AVEC CARI SHI RG T ES ENFANTC .L/DE KENNEDY D UNI PIÈC E DI RODER I l*AI RICK I R ADI T11 DI l'AMÉRICAIN PAR MK HH RIVARD AVEC ANGÈLE COUTU GUY NADON HAN MASSON KATERINE MOUSSEAU ROBERT PAQUETTE ET MICHEL RIVARD MINI I N N( I NI MICHEL GARNEAU é / (S^bettg DÉCORS CIUV NEVEU ÉCLAIRAGES MI^HEI DIAUIIFI RÉGIE MICHM l F NORMANDIN A LA SALLE POLONAISE DU 9 MARS AU 4 AVRIL 1982 O INI RI I PRINt I AH IHl R RH 4( HI I ! I I N|)l Rf s| RVAtlONSKlI-IMn» DI 12 H A 19 H I Le Devoir, samedi 13 mars 1982 ¦ 29 » Le C©îR du 26 février au 23 mars 845-7277 Mise en scène Denis Merleau Distribution Cari Bécherd.Ray-nald Bouchard, Pierre Chagnon, Bernard Maney, Anne-Marie Rocher Carole Séguin, Michèle Daaponts.-Pour que le collage et le coq à lâne.fassent autant rire â croire qu’il y a de l’art quelque part - Suzanne Lamy Spirale juin 81 «Spectacle provocant, choquant, drôle, absurde, dada quoi ! Superbement interprété.- Francine Grimaldi Radio- Canada «C est drôle, sauvage, complètement désarçonnant et d’un profes-.sionnalisme qu on voit rarement.» Normand Cusson Clin d30eil oct.81 «Superbly directed by Denis Mar-lea u.» Hélen Dufy Art Magazine Toronto Sept 81 DEBUT présente SUSAN COTTRELL violoniste Au piano, Carmen Picard Mozart, Bach, Beethoven, Schumann SALLE POLLACK 555 ouest, rue Sherbrooke Prix des places: $4.00 Renseignements: 392-8224 ou 878-9680 ORCHESTRE ( DE CHAMBRE McGILL Saison 1982-83 2 THÉÂTRE izzxzzz.MAISONNEUVE LUNDI SOIR 20 h 30 8 CONCERTS “CONNAISSEURS 20 septembre 25 octobre 8 novembre » LYNN HARRELL CONCERT BACH MARISA ROBLES violoncelle Haydn - Boccherini 22 novembre uites.harpe Handel - Debussy -Mahler dimanche soir 5 décembre Salle Wilfrid-Pelletier ELLY AMELING soprano Bach - Vivaldi - Mozart Concert Consolidated Bathurst 24 Janvier Salle Wilfrid-Pelletier '.^maaiàJKr' ¦ rti NATHAN MILSTEIN violon CONCERT BEETHOVEN 14 mars JANINA FIALKOWSKA piano Mozart • Liszt Concert en hommage au Conseil des Arts du Canada JEAN-PIERRE RAMPAL »i>t« CONCERT VIVALDI ABONNEZ- VOUS MAINTENANT NE RISQUEZ PAS D’ÊTRE DÉÇU Renseignements: 935-4955 25 avril L'ENSEMBLE VOCAL TUDOR CONCERT MOZART Abonnement pour 8 concerts: $80.Nombre limité d’abonnements pour étudiants: $40 (sur présentation de ia carte d'étudiant jusqu'à 25 ans).Le prix des billets comprend une redevance de 75' par billet qui sera couverte par l'Orchestre de Chambre McGill.Nom.Adresse.Tél.: Veuillez Inclure une enveloppe de retour affranchie Orchestre de Chambre McGill, 1745, avenue Cedar, Montréal H3G 1A7.A nos abonnés: pour les mêmes sièges, renouvelez votre abonnement avant le 15 mai.IJtWÏWi Orchestre symphonique de Montréal Les Concerts Gala Charles Dutoit directeur artistique 16-17 mars à 20h SIMON RATTLE YEFIM BRONFMAN, piano Rachmaninov Concerto pour piano no 3 Symphonie no 2 Billets: de $8.00 à $15.00 Concerts commandités par CANADIEN NATIONAL En vente à la Place des Arts 842-2112.À partir de 19h00, 100 billets de dernière heure seront offerts au prix de $3.00, si disponibles.Concerts présentés à la Salle Wilfrid-Pelletier.La Régie de la Place des Arts nous a avisés qu'à compter du 1 octobre 1981, à l'achat d’un billet d’une valeur de plus de $5.00 s'ajoutera une redevance de $0.75 payable à la Place des Arts.INTÉGRATION DES ARTS À L’ARCHITECTURE Les créateurs et les créatrices en arts visuels de toutes les régions du Québec, désireux de réaliser l'oeuvre d'art qui s’intégrera au siège social de l’Office des personnes handicapées de Drummondville, sont invités à s'inscrire, s'ils ne l'ont pas déjà fait, à la banque régionale de renseignements du ministère des Affaires culturelles.Une somme de 9 645 $ est consacrée à la réalisation de cette oeuvre.CONDITIONS Remplir la formule disponible au bureau régional du Ministère et fournir dix diapositives de ses oeuvres en deux exemplaires.Date limite d’inscription Le vendredi 2 avril 1982 à 16 h 30 ENDROIT DE L’INSCRIPTION Ministère des Affaires culturelles Bureau régional de Montréal 222, boulevard Saint-Laurent Montréal (Québec) H2Y 2Y3 Tél.: 873-2255 Ministère des Affaires culturelles Direction des arts de l'environnement Secrétariat du programme de l’intégration des arts à l'architecture Orchestre symphonique de Montréal Directeur artistique: Charles Dutoit Le Messie Handel Concert spécial à L’ÉGLISE NOTRE-DAME 13-14 avril 1982 à 20 heures Chef d’orchestre: Franz-Paul Decker Solistes: ROSEMARIE LANDRY, soprano CATHERINE ROBBIN, mezzo-soprano RAIMUND HERINCX, baryton MARK DUBOIS, ténor CHOEURS DE L’OSM L’ENSEMBLE VOCAL TUDOR DE MONTRÉAL LE CHOEUR DE L’ÉGLISE ST.ANDREW ET ST.PAUL Direction des choeurs: WAYNE RIDDELL Billets: 14$, 10$, 6$ en vente aux comptoirs '(g^nOrtETRON* ( + 0,75$), Place des Arts r r Orchestre desJeunes du Québec Vendredi 26 mars 1982, 20 h Salle Redpath, 3459 McTavish Chet d'orchestre: FRANZ-PAUL DECKER Bach Extraits de l'Art de la fugue orchestration de Mario Duschenes Stravinsky Danses concertantes Brahms Sérénade no 1 en ré majeur, op.11 Commanditaire: Hydro-Québec Billets: $4.75 Guichets: Place des Arts jusqu'au 25 mars Salle Redpath le soir du concert Réservations: 282-9465 Du 10 mars au 24 avril 1982 Le Cirque noir Création de Roch Carrier En vedette: Monique Miller Mise en scène: Albert Miliaire Scénographie: Mérédith Caron Éclairages: Claude Accolas Trame sonore: Paul Marchand Une production de la Régie de la Place des Arts Lundi au jeudi, 20h30 Vendredi et samedi, 19h30 et 22 heures.Relâche le dimanche Billet- 6,25$ Une redevance de 0,75$ payable à la Place dss Arts s'ajoute au prix du billet Restaurant et bar La Place des Arts est membre de l’Association des Directeurs de Théâtre.’SSe » CAFE — GALERIE — THEATRE 816 est, rue ONTARIO (coin Saint-Hubert) RESERVATIONS 526-9396 «ManiillHuaMt écrit et |Mé.voilé *•«!»«.ciojbttportos.» oo spoctodo poor oéoltot joyon.» — Cécile Rodrigue, — Jean Royer, LE DEVOIR CBF BONJOUR lignes v i e on est heureux sans bon sens COMÉDIENS SYLVIE BEAUREGARD SUZANNE LÊVEILLÉ JACQUES PIPERNI MARIO RODRIGUE PRODUCTION OU THÉÂTRE DE LA NOUVELLE LUNE MISE EN SCÈNE: ODETTE GUIMOND 16 lévrier - 20 mare TEXTES DE PIERRE FILION *,**Nf* UNE PRÉSENTATION DE LA DISTILLERIE DE KUYPER LEONTYNE PRICE CHANTE MOZART.VERDI.PUCCINI, GERSHWIN AVEC L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL SOUS LA DIRECTION DE CHARLES DUTOIT UNE SOIRÉE DE GALA INOUBLIABLE AU PROFIT DE L'OSM ' : LE 30 MARS À 20 H.SALLE WILFRID-PELLETIER.PLACE DES ARTS.AUSSI AU PROGRAMME.DES OEUVRES DE RESPHIGI.Billets aux guichets de la PdA: 9$, 15$, et 25$.Billets à prix bénéfice en vente à l’OSM 60$ (incluant une réception après le concert).' Une partie des fonds recueillis Sur tout billet de plus de 5 $ sera versée au fonds de pension s'ajoute un montant de 0,75 $ des musiciens de l’OSM à titre de redevance à la PdA.drKuypor ÏAiVé] a m v.fc.vx.' '¦K GUV WTRfWERJE et URIVERSOl pré/entent «Si j’étais pas revenu on m’imposerait pas !» DU 2 MARS AU • 11 AVRIL DANS I N TOUT NOU VEAU SPECTACLE La Comédie Nationale 1450 est, Ste-Catherine RÉSERVATIONS: 523-1131 h .' - , 1 ¦ .• - • ¦îïini FRAIS DE, ¦ÉMi SERVICE - PRIX: I0$-I2.50S HEURES:- Mardi au >cndmli: 20h 00 Samedi: 17 h 00-21 h 00 Dimanche: 10 h 00 Billets en vente â tous Jes comptoirs fH KE I RON: 288-3651 « / * ri 30 U Le Devoir, samedi 13 mars 1982 CULTURE ET SOCIÉTÉ / musique / danse Pour la 49e saison de l’OSM par Gilies Potvin Encore sous le coup de l'euphorie provoquée par l'attribution du Grand Prix du Disque à «son» orchestre sÿmpnonique de Montréal pour l’enregistrement Decca-London ou ballet Daphnis et Chloé de Ravel, Charles Dutoit, à titre de directeur artistique, faisait connaître ces jours derniers les détails de la prochaine saison de l’OSM, la 49ième de son histoire et la cinquième de son mandat.Nonobstant un contexte économique peu favorable à de spectaculaires innovations, Dutoit a réussi à mettre sur pied une saison remarquable, Charles Dutoit en tous points conforme aux idées qu’il avait fait valoir dès son accession au poste de directeur artistique de la formation montréalaise.II s’agissait d’offrir à la clientèle toujours grandissante de l’OSM des programmes équilibrés, offrant un choix substantiel d’oeuvres nouvelles parallèlement au répertoire consacré dont aucun ensemble symphonique ne saurait se passer.Dans son ensemble, la structure de la saison 1982-83 demeurera inchangée par rapport aux précédentes.Il y aura trois grandes séries du soir, à double audition, les mardis et mercredis à 20 heures: 12 Grands concerts, 8 Concerts gala et 6 concerts Air Canada, tous à la salle Wilfrid-Pelletier.À ces trois séries s’ajouteront les Concerts Esso, au nombre de six, le dimanche après-midi, à 14 h 30.Tous les concerts du soir auront lieu à 20 heures.Comme il se doit, Charles Dutoit dirigera la majorité de ces 32 concerts, à savoir six dans la série des Grands concerts, cinq dans la série Gala, trois dans la série Air Canada et quatre dans la série Esso.Des chefs invités prendront la relève durant l’absence du directeur artistique, à savoir Zubin Mehta, Dennis Russell Davies, Jesus Lopez-Cobos, Franz-Paul Decker, Günther Herbig et David Zinman aux Grands concerts.Ce dernier, un nouveau venu, est directeur artistique de l’Orchestre philharmonique de Rochester.Aux Concerts Gala, trois chefs feront leurs débuts montréalais, à savoir M.Zinman ainsi que Herbert Blomstedt et Hiroshi Wagasugi.Les Concerts de la série Air Canada présenteront les Canadiens Uri Le printemps des Grands Ballets par Suzanne Asselin LES Grands Ballets Canadiens nous reviennent encore pour un autre printemps, trois fins de semaines consécutives à la Place des Arts.Les GBC, que l'on connaît maintenant pour être une compagnie mature (elle fêtera bientôt ses vingt-cinq ans), deviennent de plus en plus stimulants à voir puisque le nouveau répertoire est composé d’oeuvres contemporaines hétéroclites.En effet, ils présentent dix ballets, parmi lesquels trois premieres montréalaises et deux premières mondiales.Au chapitre des premières mondiales, les spectateurs retrouvent le chorégraphe attitré Brian Macdonald ainsi que le chorégraphe anglais, Ronald Hynd.Pour Macdonald, ce sera le «Concerto pour deux pianos et orchestre» du compositeur québécois Roger Matton.Macdonald qui, à part de monter des opéras aux Etats-Unis entre autres, trouve encore le temps de chorégraphier de nouvelles oeuvres et il se fait un devoir de choisir des compositeurs canadiens.Macdonald est d’abord et avant tout un musicien et cette forme d’art préside top-jours à la naissance de l'oeuvre dansée.«Je connaissais depuis au moins 15 ans cette piece de Matton et elle a cette qualité d’être très rythmique».La chorégraphie constitue une véritable fresque portant sur les conflits émotifs, d’un extrême à l’autre.«Avant j’avais, c’est vrai, une prédilection pour les ballets abstraits.Maintenant que je vieillis, je m'intéresse de plus en plus aux interactions entre les individus».Macdonald semble de plus en plus stimulé à travailler avec la nouvelle géné ration de danseurs des GBC.«Les danseurs ici sont très musicaux.Ce n’est pas le même cas avec d’autres gran- des compagnies canadiennes».Macdonald était avant beaucoup plus directif avec les danseurs qu’il ne l’est maintenant.«De plus en plus, je deviens réceptif à leur stimulation.Ce n'était pas la même chose avec l’ancienne génération de danseurs, mais nous vivons aussi dans une autre époque.» Macdonald est un chorégraphe qui admire Balanchine et il s’en inspire beaucoup.Comme lui, la musique est prépondérante et la danse vient s’y greffer pour former un tout homogène; il utilise bien peu de décors».Ce qui est important avant tout pour moi.c’est le danseur sur la scène.Je n’aime pas m’embarrasser d’accessoires qui masquent la danse».L’autre première mondiale est signée R Hynd.Scherzo est, paraît-il, «un ballet endiablé» que M.Hynd a réglé sur trois oeuvres de Dvoràk: «Nocturne pour orchestre à cordes, opus 40», «Danses slaves, opus 46 no.5» et le peu connu «Scherzo Capriccio».Le public montréalais connaît déjà M.Hynd dans Les Valses (1979) et plus récent Silver and the Circle of Messages.Les Valses que le chorégraphe définir comme étant comme «un flirt langoureux à bord d’un bateau de croisière» est un chassé-croisé entre adultes jouant au jeu de l’amour et du hasard et me fait penser un peu, à ce niveau, au célèbre «Jardin aux lilas» de Tudor.M.Desmond Heeley ui travaille depuis trente ans ans le domaine du théâtre principalement en Angleterre et en Amérique, et qui a également signé plusieurs productions du fameux Festival de Stratford, a conçu les costumes et les décors de Scherzo, Les GBC s’associent de plus en plus à de jeunes chorégraphes talentueux et James Ku-delka, premier danseur au GBC depuis 1981 est l’un de ceux-là Kudelka a fait ses classes au Ballet National et il a dansé dix ans avec cette compagnie avant de se joindre aux GBC.II a créé treize ballets pour le BNC et il vient de la semaine du Cead • • • • du dix au quinze mars 1982 Salle Fred-Barry 4353, rue Sainte-Catherine est, Montréal vendredi 12 mars à 20h30 L’écriture dramatique est-elle sexuée?• ; colloque samedi 13 mars à 9h30 ateliers préparatoires à l’Assemblée générale des membres du C.e.a.d.Ecole Nationale de Théâtre 5030, rue Saint-Denis, Montréal * • samedi 13 mars à 20h30 « Addolorata » , de Marco Micone lecture/spectacle dirigée par Marie Laberge dimanche 14 mars à 1 lh00 Assemblée générale des membres du C.e.a.d.lundi 15 mars à 20h30 « La Nauf des fous » de Jean-Marie Apostolidès lecture/spectacle dirigée par Gilbert Turp contribution « volontaire » suggérée: 2$ le Centre d’essai des auteurs dramatiques reservez: (514) 288-3384 compléter et sa première pièce, intitulée Genesis, pour les Grands.Ce ballet de 12 minutes a été présenté en primeur aux Midis de la Place des Arts (série sur la danse organisée par le service de l’Animation, tous les jeudis midi), la semaine dernière.On peut y voir ce qu'on veut bien car M Kudelka n’aime pas parler de la signification de ses ballets.Toute l’action de Genesis tient dans un carré formé par quatre chaises sur lesquelles évoluent quatre danseurs.Edward Hillyer au centre, mène le bal comme un dieu-le-père et le style de l’action fait penser à un patron et ses employés qu’il écrase comme des mouches.Les mouvements sont angulaires et Hillyer est parfait dans ce type de rôle où 11 personnifie un être dominateur, presque perfers.On se souviendra qu’il jouait un type de rôle semblable dans Le Mandarin merveilleux de Sparemblek (qui a d'ailleurs fait l’affiche des Beaux Dimanches en début d’année).Dans un autre ordre d’idées, mentionnons que Kudelka a été sélectionne par l’Ameri-can Ballet Theatre ’2’ pour produire une chorégraphie de 12 minutes qui s’intitule Passages (signifiant pour lui, la vie après la vie) et dont la première a eu lieu récemment à Tampa, Floride, Il a été choisi, ainsi que 5 autres candidats, parmi près de 100 jeu- nes chorégraphes qui, comme lui, avaient soumis une oeuvre sur vidéo.Linda Rabin travaillait à nouveau, avec un groupe de 18 danseurs, une oeuvre qui n’a été dansée que deux fois au Festival de Guelph.Tellurien est une pièce de 25 minutes qui vise à illustrer de par la qualité et le style de mouvements qu’emploie la chorégraphe montréalaise «les mouvements des forces magnétiques et énergétiques de la terre».Pour son oeuvre, Rabin a commandé une pièce musicale au compositeur torontois Phillip Werren.«J’ai d’abord commandé la musique a Werren avant de commencer à chorégraphier.Je lui ai expliqué que le son devrait stimuler le mouvement, être très énergique.Le résultat est une musique électronique qui force les danseurs à découvrir leur propre rythme.Ils ont dû apprendre a ‘ressentir’ le mouvement pour être en mesure de danser sur le même tempo.» Rabin, qui est considérée par les gens du milieu comme l’un des professeurs les plus intéressants à Montréal, possède une grande expérience pédagogique qui lui a permis de diriger adéquatement ces danseurs classiques dans une oeuvre nettement contemporaine.Sa chorégraphie est structurée en deux groupes principaux qui s’affrontent au niveau du style de mouvements, de la charge d’énergie utilisée, des couleurs (une opposition entre ciel et terre).Rabin s’est également amusée à jouer avec les forces centrifuge et centripète qui font partie de l’Univers.Elle ne part pas d’une position, comme le fait la danse classique, mais exige plutôt que le mouvement, qui se trhns-forme constamment, engendre la forme du corps dans l’espace.Elle procède donc à l’inverse.La dernière pièce qu’à présentée Rabin, O Parade!, était directement ins-irée des chants et danses fol-loriques du Japon où elle a fait un séjour de plusieurs mois.Les deux autres oeuvres, spécialement créées pour les GBC, remontent à 1974, Untitled et 1975, A Yesterday’s Day.En lever de rideau du premier programme, les GBC danseront la première montréalaise de l’oeuvre très évocatrice de José Limon, Il y a un moment (1956), sur la musique de Normand Dello Joio, «Meditations on Ecclesiastes».Le style de mouvements développé par M.Limon fait que son approche a été consacrée comme l’une des techniques de danse moderne importante.Son style est très aérien et certains auront pu voir, encore une fois, les danses de groupe ainsi que les variations de chacun des Claude Dubois au Forum LA rumeur voulant que Claude Dubois prépare sa rentrée sur scène au Forum de Montréal a été confirmée vendredi par le producteur de spectacles et président de Kebec Spec Guy Latra-verse.Celui-ci n’a pas voulu dévoiler tous les détails mais il a néanmoins déclaré qu’il ne s'agirait pas d’un spectacle solo traditionnel dans le genre de celui de Diane Dufresne.Selon M.Latraverse le spectacle aurait lieu dans le cadre d’un événement spécial au cours du printemps.Le projet d’un premier spectacle prévu pour le 24 avril au beau milieu des éliminatoires de hockey en compagnie du groupe rock Corbeau n’a pas été retenu.M.Latraverse prétend qu’il n’a jamais été question que Claude Dubois partage l’affiche avec Corbeau.La gérance du groupe affirme pour sa part que Vidée avait été lancee à un moment donné mais que Kebec Spec estimant que Dubois pourrait remplir le forum tout seul, n’avait pas donné suite au projet.Le chanteur populaire qui termine présentement sa cure de désintoxication au Portage, vient par ailleurs de participer pour le compte de Radio-Canada à un spécial d’une heure intitulée As-tu tou-jotis envie de m’entendre chanter et qui passera aux Beaux dimanches cette semaine.M.Dubois a également enregistré les premières pistes orchestrales de son prochain microsillon sur sa propre étiquette de disque Pingouin distribuée par Diskade.Il franchit présentement l’étape la plus cruciale de sa cure, celle de sa réintégration à sa vie sociale et à sa vie professionnelle, N.P.SHOWBIZ MONTRÉAL LIÉE présente RENÉE CLAUDE «moi, c’est Clémence que j’aime le mieux» 16 au 21 mars 20h30 ¦ Avec Clémence.Renée triomphe" CLAIRE CARON Journal de Montréal «Elle est belle et surprenante .irrésistible » FRANCINE GRIMALDI Radio-Canada «Il s'agit sans contredit d'un spectacle à voir-PIERRE BEAULIEU La Presse EN REPRISE TRANSIT de l’Hôtel Nelson, 425 Place Jacques-Cartier 861-5733 Réservations: 288-7631 \ PLW1STE \ EXCEiniOXSEL RADU LUPU “C’est avec un talent commele sien que les légendes sont forgées." Gramophone, Londres Lundi 15 mars 1982 Programme: MOZART SCHUBERT Sonate, K.310 Impromptus, opus 142 Sonate en ré majeur, opus 53 Cas récitals sont orésaniés par rOrctiaslra symphomqua ds Montréal é la Sana WiMrid Paiistiar da la Plaça das «ns é 20«auras Sur tout Pillai da plus da SS s aioula un monism da 0.751 é titra da rodavanca é la Plaça das Arts ¦mats: ISS, 12$, 10».71, an vanta sus gulcnats da la Plaça das «rts Mayer et Raffi Armenian ainsi que Eric Kunzel que certains considèrent comme le successeur d’Arthur Fiedler.Dans la série Esso, M.Decker assurera la direction de deux concerts, Charles Dutoit se chargeant des quatre autres.Encore cette année, Dutoit a voulu élargir le secteur des solistes en invitant plusieurs nouveaux noms aux côtés d’autres bien établis et que le public de l’OSM revoit toujours avec plaisir.La basse Martti Talvela, le mezzo-soprano Mariana Pau-nova, le trompettiste Maurice André et le violoniste Richard Roberts, le nouveau violon solo de l’OSM, feront leurs débuts dans la série des Grands concerts qui accueillera de nouveau les violonistes Kuyng-Wha Chung, Shlomo Mintz; les pianistes Ken Noda, Radu Lupu, Anton danseurs lors de la présentation du ballet aux Midis de la Place.Ce chorégraphe d’origine mexicaine a voulu redonner, au danseur mâle, une place ‘intelligente’ dans la danse.Il s’exprimait ainsi: «Un homme peut danser, dignement et majestueusement.Non pas minauder, piaffer, cabrioler ou se pavaner.Non! danser, comme la peinture de Michel-Ange danse, comme la musique de Bach danse.» Enfin, une troisième première montréalaise avec Othello que le chorégraphe américain John Butler a créé en 1978 pour les célébrations du 200e anniversaire de la Scala de Milan, avec Caria Fracci dans le rôle de Desdé-mone.Pour cette chorégraphie, Butler s’est inspiré de 1’ «Ouverture d’Othello» d’Anton Dvoràk.Plusieurs oeuvres de ce chorégraphe figurent au répertoire des GBC: Catulli Carmina (1967), présenté pour la première fois au Festival mondial de l’Expo 67, Villon (1972) Trip (1973).Après l’E-den (1978), Othello, présenté en première au Guelph Festival de 1981 et Dawns and Dusks.Pour célébrer donc un printemps nouveaux, les GBC dansent trois fins de semaine consécutives.Aujourd'hui, le programme est le suivant: Il y a un moment de Limon, Double Quatuor de Macdonald, Othello de Butler, Les Valses de Hynd.Les 18,19 et 20 mars, le deuxième programme célébrera le centenaire de Stravinsky (qui a beaucoup composé pour le ballet): L'Oiseau de feu de Béjart, Jeu de cartes de Macdonald et Capriccio de Balanchine, les trois ballets composés à partir des partitions du célèbre compositeur.Enfin, les 25, 26 et 27 mars, deux premières mondiales, Scherzo de Hynd et Concerto pour deux pianos et orchestre de Macdonald ainsi que Tellurien de Linda Rabin.Après cette série de spectacles, les GBC danseront au City Center de New York.Le programme n’est pas encore connu.Kuerti, Emil Gilels, Rudolph Serkin et Garrick Ohlsson.Les Concerts gala, pour leur part, accueilleront pour la première fois le ténor Ryland Davies, la basse John Paul Bogart, les pianiste Zoltan Koc-sis, Paul Stewart et Krystian Zimerman ainsi que le ténor James McCracken.Trois pianistes joueront pour la première fois avec l’OSM dans la série Air Canada: Pascal Devoyon, un jeune Français qui se classait deuxième ex-aequo avec André Laplante au Concours Tchaikovsky de 1978, Juliana Markova et le Québécois André Gagnon qui figurera aussi dans la série Esso.Les Canadiens André Laplante et Chia Chou ainsi que Horacio Gut-tierez, trois pianistes, reviendront dans la série Air Canada.La série des Concerts Esso accueillera plusieurs nouveaux venus dont les pianistes Barry Snyder et André Gagnon ainsi que les violonistes Peter Oundjian et Augustin Dumay en plus du concert traditionnel où figurent les gagnants du Concours OSM.Sans vouloir diminuer le prestige des grands solistes, ce sont finalement les programmes qui déterminent en premier lieu le degré de maturité d’un orchestre.À cet égard, Charles Dutoit n’a pas voulu être en reste sur les saisons précédentes et c’est avec fierté qu’il a annoncé plusieurs importantes «premières» à l’OSM, non seulement sous sa direction mais sous celle de chefs invités.Ainsi les noms de deux sommités, de la création musicale contemporaine figureront pour la première fois aux programmes de l’OSM.Dutoit dirigera Notations de Pierre Boulez et Jésus Lopez-Cobos Jubileum de Karlheinz Stockhausen, deux oeuvres relativement récentes de ces deux compositeurs dont le nom domine la scène musicale contemporaine.D’autres oeuvres importantes de notre époque que l’OSM abordera pour la première fois sont le Concerto pour violon de Schoenberg (Pierre Amoyal), la Symphonie en do de Stravinsky (Dutoit) et la Symphonie Lulu d’Alban Berg (Dutoit et Pauline Vaillancourt, soprano).Il est significatif que la programmation de 1982-83 ne contienne aucune symphonie de Brahms ou de Tchaikovsky et seulement deux de Beethoven.l’Héroïque et la Pastorale.Les amateurs de Richard Strauss, Bruckner et Mahler retrouveront cependant des oeuvres de ces trois maîtres du «gigantisme» orchestral (la Sinfonia domestica du premier), la Sumphonie no 4 du second et Ta Symphonie no 6 du troisième), Dutoit reprendra le Sacre du Printemps et dirigera d'autres oeuvres moins significatives d’Igor Stravinsky, Des nouveautés à l’OSM seront l’oratorio Les Saisons de Haydn que Montréal n’a pas entendu depuis 1965 alors que Wilfrid Pelletier fermait avec cette oeuvre le remar-uable chapitre des Festivals e Montréal inaugurés 30 ans plus tôt ainsi que la Symphonie Dante de Franz Liszt.Avec la basse Martti Talvela, d’importants extraits de Bo- ris Godounov seront présentés, sans doute dans la version originale ainsi qu’il l’a enregistrée et non dans celle de Rimsky-Korsakov).Charles Dutoit a inscrit un nombre imposant d’oeuvres canadiennes à ses programmes.De Gilles Tremblay, il dirigera en création montréalaise Cantique de durées, une oeuvre majeure de ce compositeur, laquelle fut créée au Domaine musical de Paris dès 1960, puis reprise à Toronto un peu plus tard mais encore jamais exécutée à Montréal.Cette oeuvre demande sept groupes d’instruments totalisant 50 exécutants, dont un certain nombre prennent place dans l’auditoire, Une autre création montréalaise sera le Mouvement symphonique No 4 de Roger Matton, la Chaconne de Harry Freedman et Frivolités canadiennes de Godfrey Ridout d’après des thèmes de Joseph Vézina, compositeur québécois qui fit entendre pour la première fois Vù Canada en 1980.Dutoit dirigera également la création de Fantasia, une commande de l’OSM au compositeur canadien Sydney Hodkinson.D’autres oeuvres canadiennes au programme de la saison sont Kaléidoscope de Pierre Mercure et Opening Night de Robert Turner.L’intérêt de Dutoit pour Haydn se manifestera d’une façon particulière dans la série des six concerts Esso alors qu’il dirigera à chaque concert une symphonie du no 82, en sol majeur, au no 87.en la majeur, faisant ainsi connaître à un public nouveau des oeuvres peu familières même aux auditoires d’habitués.Tout au long de la saison, plusieurs oeuvres peu familières sont inscrites aux programmes comme la cantate Alexandre Nevsky de Prokofiev (avec le mezzo-soprano montréalais Mariana Paunova du Metropolitan Opera), la Konzert musik de Hindemith que Markevitch fit autrefois connaître, la Symphonie no 4, «l’inextinguible» de Carl Nielsen, Mère l’Oye au complet de Ravel, la Fantaisie écossaise de Max Bruch (avec le violoniste Shlomo Mintz), le Concerto no 2 de Chostakovitch (avec le nouveau violon solo de l’OSM, Richard Roberts), le Concerto no 3 de Bartok (avec le pianiste Zoltan Kocsis), le Concerto pour flûte et harpe de Mozart (avec Timothy Hutchins et Dorothy Maseila), le deuxième acte de Samson et Dalida avec Jessye Norman, James McCracken et Louis Quilico, etc.Il s’agit en somme d’une saison aux facettes multiples, montrant à nouveau la largeur de vue qui sont celles de Charles Dutoit et dont il a fait preuve dès son arrivée à Montréal.Cette homme dynamique, affable mais ferme dans ses convictions et ses idées, a pris d’énormes risques avec l’OSM et il a joué gagnant sur la plupart des tableaux.Sa nouvelle saison, à l’aube du jubilé d'or de l'OSM, est une autre preuve de la bonne fortune qui a favorisé Montréal en le choisissant comme maître des destinés de son orchestre.Grand concert au profit de L’HÔPITAL DE MONTRÉAL POUR ENFANTS L’Orchestre civique des jeunes de Montréal et la chorale des jeunes de l’église St-Matthias interprètent le REQUIEM de FAURÉ le dimanche 28 mars 1982 à 15 h L’église St-Jean-Baptiste (coin des rues Henri-Julien et Rachel) Billets disponibles au magasin Eaton (centre-ville), au magasin Musique Internationale ainsi qu’à l’entrée.Prix d’entrée: $ 10 Adultes $ 6 Étudiants et l’Âge d’or Renseignements: 878-9680 1 \ M, CULTURE ET SOCIÉTÉ / arts visuels Le Devoir, samedi 13 mars 1982 ¦ 31 Agnès Martin : l’effet avalanche par René Viau AGNES Martin.Jusqu'au 14 mars, le Centre Sai-dye Bronfman nous présente la blancheur des monochromes méditatifs d'Agnes Martin.Née en Saskatchewan, l’artiste grandit à Vancouver et se fixe à New York dans le voisinage d'Ellsworth Kelly, de Reinhardt et peut-être aussi de Ryman.Elle y acquiert la renommée et ses oeuvres font partie des collections de musées prestigieux dont le Whitney Museum.En réaction contre les excès de l’expressionisme-abstrait américain.Agnes Martin utilisera le quadrillage d'une façon austère, élégante, «quasi-impersonnelle» dans des oeuvres très classiques qui „._squ ne sont pas pour autant dénuées de sens poétique.Bien au contraire.La référence avec le paysage reste prépondérante.Les titres de ses oeuvres datant des années soixante le confirment: The Beach, Desert, Night Sea.Après un silence de quelques années, Agnes Martin nous reviendra avec ces larges plages à l’acrylique et à la mine de plomb, ou nageant dans les blancs infinitésimaux, la «couleur» repose sur la densité des bandes horizontales qui en se dégageant sous le voile de la peinture créent des zones de stimulation.Ces douze tableaux «blancs» qui datent de 1979 sont accompagnés d’une série de trente sérigraphies intitulée On a clear day datant de 1973 utilisant le quadrillage.On peut ainsi participer au développement et à révolution de l’artiste d'une rigueur plus géométrique vers l’humeur brumeuse et rosée que recèle ses variations subtiles de blancs.C’est avec une très rare virtuosité que cette artiste compose avec des nuances inaperçues pour d’autres.Il se dégage de ses toiles une sorte d’espace ascensionnel créé par l'accumulation des lignes horizontales.Ici, tout est dans la retenue.À ces zones contrastent les percées blanches des espaces laissés libres où s'exhale une ardeur méditative.Ces toiles à la respiration silencieuse nous imprègnent littéralement.Leur pouvoir d’immersion est grandissant.On se sentira happé, pour peu que l’on se prête au jeu par cette alternance de pulsions s’adressant autant à l’intellect qu’au sens.Ce questionnement double étant pour Agnes Martin, la source ultime de l’art véritable.C’est donc une peinture très raffinée à effet d’entraînement dans laquelle on baigne ici.«Le travail des artistes est une investigation sur la réalité, écrit Agnes Martin, en poète, et vous allez vous en apercevoir par votre esprit, le vôtre et pas celui de quelqu'un d’autre».¦ Chris Knudsen.Jusqu’au 20 mars à la galerie Art 45 et jusqu’au 13 mars au galerie d’art de l’Université Concordia, on peut voir les oeuvres récentes de Chris Knudsen.Ce peintre montréalais fait en sorte que le processus d’élaboration devient un des matériau de l’oeuvre.C’est comme s’il voulait marquer d’un temps d’arrêt chaque étape du travail de peintre.Le support d’abord, en aggloméré, vissé, est dénoté.Il est souvent visible, recouvert de quadrillage ou alors ce sera la couche de fond en enduit blanc qui sera progressivement découverte.S’il fait voir les facettes de la «construction» de la toile, Knudsen manie aussi avec vigueur toute une poétique savante de l’opposition.Ses surfaces en aggloméré s'opposent au recouvrement de Plexiglas qui «encadre» le tableau Dans les toiles à deux volets, ceux-ci dialoguent et se combattent.L’un étant gestuel, l’autre rappelant le vocabu- laire géométrique: arc de cercle, grille.La couleur est distribuée selon cette parcimonie.Toujours, le blanc abonde, quelquefois en texture à mi-chemin entre une sorte de minimalisme et un expressionnisme qu’il tente de reconcilier L'exploration des tensions créées par les opposés se prolonge ici dans le dialectique entre le «fini» et le «non-fini» au coeur de cette peinture remarquable dont le sujet est la peinture elle-meme.À noter à la galerie de Concordia, une grande toile noire, qui fait la synthèse des propositions plastiques de Knudsen.Celui-ci, peu à peu, abandonne les oeuvres à deux volets pour des repartitions plus élaborées.¦ En bref.Toujours à Concordia, l’amateur pourra voir une intéressante présentation d’estampes anciennes de maîtres européens provenant des collections montréalaises.Cette idée de mise en valeur publique des oeuvres peu accessibles des collections privées n’est peut-être pas nou- velle mais rarement tentée chez nous.Pourquoi?Méfiance des collectionneurs, peu d’intérêt des musées.Allez-done savoir.Quoiqu’il en soit, l’initiative est louable.Tandis que le Musée d’art contemporain présente des vidéos de l’artiste torontois Torn Sherman jusqu'au 4 avril, la galerie Jolliet nous montre les toiles de Judit Reigl.Toiles enveloppantes et austères où la démarche de réduction de la peinture est tributaire d'une certaine élégance très «École de Paris».Une peinture bien conventionnelle qui se donne des airs de grandeur.Conventionnel aussi, Marcel Bellerive reste modeste.Sa bonne volonté produit un graphisme coloré et des effusions mièvres.Ses toiles à l’huile sont en montre à la galerie Treize jusqu’au 14 mars.Enfin, les amateurs de joaillerie — j’en suis un — iront faire un tour du côté du Centre des arts visuels qui nous fait voir une quinzaine de créateurs dans ce domaine où les matières nobles et riches se font parures.Le Canada à Berlin Cours de gravure à l’eau-forte 8 semaines — débutant le 31 mars $200.tout compris Renseignements et inscriptions ATELIER LIBRE DE RECHERCHES GRAPHIQUES 9 ouest, St-Paul, Vieux Montréal (entre 13h et 18h) tél.:844-3438 par René Viau .^^ANADA à Berlin», axÉ «Canada en route».traduit en allemand?Si le nom n’en est pas encore arrêté, il est toutefois assuré que la prestigieuse Akademie der Künste de Berlin hébergera une manifestation sans précédent portant sur les arts au Canada.Arts visuels, danse, vidéo, architecture, littérature et théâtre canadiens seront en vedette au musée berlinois du 5 décembre 1982 au 23 janvier 1983.À ce jour, il s’agit de la plus grande manifestation de ce type montée à l’étranger.C’est à l’Akademie der Künste qu’en revient l’initiative.Côté budget la manifestation sera co-produite par l’Akademie, de concert avec le ministère canadien des Affaires extérieures.Le Conseil des Arts du Canada a offert ses services et son expertise pour la mise sur pied et l’organisation de la manifestation du moins au Canada et une coordonnatrice Mêla Constan-tinidi est à l’oeuvre avec l’appui de nombreuses personnes ressources.De quels façons, les protagonistes de ce projet ambitieux vont-ils se séparer l’addition?«L’Akademie en absorbera une bonne part grâce à l’aide du gouvernement allemand mais on ne sait pas encore qui va payer pour quoi.Il est encore trop tôt pour donner des chiffres précis», de répondre Nele Her-tling une des responsables allemands du projet de passage à Montréal ces jours-ci dans une de ses nombreuses tournées d’éclaireur.Le choix des artistes invités surtout en littérature et en théâtre n’a pas été finalisé.«Pour le théâtre, cela va peut-être occasionné des problèmes, prévient Nele Hertling.Il y a une audience suffisante pour les productions en langue anglaise à Berlin mais à cause de la barrière de la langue, peu de spectateurs par comparaison sont attirés par le théâtre français.Nous songeons, autant que possible, à un théâtre plus visuel où l’accent sur le texte ne serait pas un handicap.En littérature, l’Akade-mie a développé une formule pour diffuser les auteurs étrangers.Des extraits sont traduits et commentés par des auteurs allemands.Quant au cinéma, des projections «ail- ¦Annoncée dans te 'Patrolt, Jean-Jacques Thibault présente.votre galerie d'art 5era (rien iervie J Louis-Pierre Bougie Vernissage demain, 14 mars 1982 fêoltert ûampeau Renseignemen ts : 844-9193 844-3361 DU LUNDI AU VENDREDI DE 12:00 A 19:00 Expositions ¦ Fernand Léger Jusqu'au 18 avril ¦ Fernand Léger graveur Jusqu'au 9 mai ¦ Monnaies anciennes: l'art grec et romain en miniature Jusqu'au 18 avril ¦ Rober Racine Jusqu'au 18 avril ¦ La calligraphie comme iconographie dans l'art islamique Jusqu'au 2 mai Conférence ¦ The Art of Fernand Léger in Retrospect: Man in the Machine Age Par Warren Sanderson Auditorium du Musée Dimanche 14 mars à 13h Concert ¦ Récital de guitare classique Par Jean Vallières Auditorium du Musée Billets: 5 $; Amis, troisième âge et étudiants, 3 $ Dimanche 14 mars à 15h Ateliers du samedi ¦ Deux ateliers de création pour enfants de 6 à 12 ans; Limite de 12 enfants par groupe Thème: Textures Réservations téléphoniques acceptées Billets: 1 $ À 11h et 13h30 À la Boutique du Musée ¦ Soldes incomparables Jusqu'au 14 mars, un rabais de 30% sur la quasi totalité de l'inventaire: gravures, reproductions, bijoux, objets d'art, disques, livres et catalogues ¦ Galerie de vente et location Renseignements: 285-1611 âpïbzf- VERNISSAGE LE LUNDI 15 MARS DE 16:00 A 21:00 SALLE PAPINEAU .iîeÎJ MAISON DE RADIO-CANADA 1400 EST, BOULEVARD DORCHESTER 285 3605 IL» 4427 rue St-Denis* 282-1756 Dans le cadre des activités du regroupement des Galeries du Haut St-Denis.GRAVURES ORIGINALES DE LEONOR FINI Choix de plus de 50 sujets (encadrés) du lundi au samedi de 11 h à 17 h ou sur rendez-vous O Musée des beaux-arts de Montréal 1379, rue Sherbrooke ouest Du mardi au dimanche, de 11 à 17h Autobus 24 ou métro Guy Renseignements: 285-1600 Cahiers des arts visuels au Québec 13 FEMME/ART_______________________ Textes, entre autres, de Rose-Marie Arbour, Azélie, Zee Artand, Louky Bersianik, Graham Cantieni.Oiane-Jooelyne Côte, Martin-Philippe Côté, Carmen Coulombe Huguette Desjar-dins-Faucher.Gisèle Deslarge.Lise Gauthier, Diane Guay, Danielle La-plante.Helène Ouvrard, Hélène Roy revue trimestrielle abonnement: 1 an 11,00$ C.P.1715 Succursale St-Laurent Montréal H4L 4Z3 canadiens «surtout documentaires» auront lieu.En musique, il y aura des violonneux et de la musique contemporaine.«Nous ne voulons pas être exhaustif ou panoramique, de souligner Nele Hertling.Nous sommes venus ici scruter l’activité artistique mais c’est un peu aussi notre vision de la culture qui se fait au Canada que nous présenterons».Si les Allemands ont regardé minutieusement l’activité artistique du pays, ce sont des conservateurs invités au Canada qui se chargent de chaque section avec leurs homologues allemands.Les conservateurs invités ont amené des propositions qui ont été discutées, parfois modifiées mais le choix final, le dernier mot appartient à l’Akademie.Dans chaque section, une vue d’auteur, très incisive de l’actualité artistique est offerte, complétée par une section plus générale avec des élé- ments historiques sans cependant prétendre à «tout» inclure.Des données d’ordre général sur le Canada permettront au visiteur allemand de se situer.Dans certains domaines, en architecture par exemple, on fera des comparaisons et des parallèles avec la situation en R F A.En arts visuels, il y aura des oeuvres de Joseph Légaré, Lucius O’Brien, Ozias Leduc, Morrice, Torn Thompson, Emily Carr, LeMoine FitzGerald.Goodridge Roberts, Paul-Émile Borduas choisies par Dennis Reid du Musée des beaux-arts de l’Ontario représentant l’histoire de l’art au Canada.On y verra aussi les oeuvres «in situ» d’artistes contemporains: Betty Goodwin de Montréal, John Massey de Toronto et Max Dean d’Ottawa.«Ces artistes feront chacun une oeuvre précise pour l’espace.Ce sera une oeuvre de grande dimension, d’expliquer Pierre Théberge, conservateurs en chef du Musée des beaux-arts qui a choisi ces artistes.«Ils se sont affirmés avec force jurant les années soixante-dix particulièrement dans le rapport avec le spectateur».Theberge répondait ainsi au mandat exprimé par les Allemands qui était celui de rendre compte d’artistes importants dans l’art des dix dernières années au Canada De ce côté-ci de l’Atlantique, George Baird et George Kapelos de Toronto se sont chargés de représenter les grandes lignes de l’architecture au Canada.Des vidéos ont été sélectionnés par Bruce Furguson, des performances par Peggy Dale.Les arts de la scène sont sous la coordination de Moira Johnson, Ar-texte s'occupera des périodiques culturels Forum prestigieux.L'Aka-demie der Künste de Berlin regroupe d’une façon quasi-encyclopédique dans sa programmation, tous les aspects de l’activité culturelle.Recrutés tant en R F A.qu’à L'étranger ses membres tels Joseph Beuys, Max Bill, Pierre Boulez, Samuel Beckett, Gunter Grass, Elias Canetti s’y rencontrent d'une façon régulière.L’institution s'efforce de présenter au public berlinois les tendances et les développements significatifs venant des autres pays.L’Akademie n'a consacrée toutefois qu’une seule exposition de! le sorte témoignant des arts de tous les domaines qui se font è l’échelle d’un pays, en 1968 sur la jeune génération britannique.Nous achetons peintures de qualité GALERIE DOMINION 1438 ouest.Sherbrooke 845 7471,845 7833 te plus grand choix de peintures et sculptures au Canada mar au ven de 9h à 17h30, sam 9h A I7h fermée dim et lun Grande exposition du 19 mars au 5 avril Galerie Bernard Desroches 1444 ouest, Sherbrooke, Montréal 842-8648 & Editeur et distributeur DE PLUS DE 1500 GRAVURES 1 ORIGINALES V NOUVEAU SERVICE D'ENCADREMENT! Tous les dimanches après-midi, démonstration de l impression d une gravure (technique de l eau forte) 9 rue St-Paul ouest, Vieux-Montréal tél.: 844-3438 entrée libre POWERHOUSE présente: LOUISE MERCILLE, "Parade une nuit blanche": installation, du 14 au 18 mars et performance le 18 mars à 21 h YOLANDE VILLEMAIRE, lecture le 19 mars à 20 h 30 MiKIE HAMILTON, "Mytho-maquillage "La Maya Fauve", film de Charles Binamé et diaperama, samedi le 20 mars de 11 h à 17 h.3738 St-Dominique 844-3489 gaiene FTôaéric paianay 1170 rue Victoria St-Lambert.Quê.(514)465-3337 (514)845-1590 Exposition des oeuvres récentes de Louis BELZILE jusqu’au 28 mars 1982 mar .mer , jeu.de 11 h 30 à 18 h.ven de 11 h 30 â 21 h, sam de 11 h â 18 h.dim de 13 h 6 17 h Fermé le lundi.Paul LIVERNOIS du 17 mars au 4 avril Vernissage le mercredi 17 mars à partir de 19 h Les Deux B 4872, rue St-Denis, Montréal, Qué H2J 2L6 Tél (514)284-2668 l'École Spirituelle de la Rose-Croix d'Or vous invite à une conférence dont le thème vera LF.MYSTÈRE DE LA ROSE ET DE LA CROIX LUNDI 15 MARS 1982 A 20 MEURES AU Cr.GFP MAISONNMlVt 3800 SMK HRROOKI I ST 35 AVENUE; 1224 Avenue Greene, Westmount (937-2747) — "Shoot the moon" Sam.dim 12 h 10; 14 h 20; 16 h 30; 18 h 50 Sem 18 h 50, 21 h 10 BEAVER; 5117 Avenue du Parc (844-1932) -"Serena" 12 h 15; 16 h 00; 19 h 40 "A climax of blue power 13 h 00, 16 h 40; 20 h 20 "Roadside service": Sam 14 h 40; 18 h 20; 21 h 50 Dim : 14 h 40,18 h 20.Sem 11 h 00, 14 h 40, 18 h 20 BERRl l; 1280 St-Denis (288-2115) - "La chasse" Sam dim et lun â jeu : 13 h 30; 15 h 30; 17 h 30; 19 h 35; 21 h 35 BERRl II; — "Le maître d'école": 13 h 25.15 h 30; 17 h 35; 19 h 40; 21 h 45 BERRl III; - "Caligula": 12 h 00; 15 h 00 18 h 00; 21 h 00 BERRl IV; — "On danse, on roule" 14 h 35, 18 h 05.21 h 40 "La perle noire": 13 h 00; 16 h 30; 20 h 05 BERRl V; — "Le prince de New York": 12 h 05; 15 h 05; 18 h 05; 21 h 05 BIJOU; 5030 Papineau (527-9131) — "Exercices érotiques" 12 h 35; 15 h 11; 17 h 47; 20 h 28 "L'irrésistible hfltesse" 13 h 51; 16 h 27; 19 h 03; 21 h 49 BONAVENTURE l; 1 Place Bonaverture (861-2725) — "Mme Claude II": Sam dim 13 h 30, 15 h 30; 17 h 30; 19 h 30; 21 h 30 Sem 17 h 30, 19 h 30.21 h 30 BONAVENTURE il; - "Cruising Sam dim 13 h 15; 15 h 15; 17 h 15; 19 h 15; 21 h 15 Sem 17 h 15, 19 h 15; 21 h 15 BROSSARD I; Mail Champlain, 6600 Boul Taschereau (465-5906) — "On danse, on roule" Sam dim 14 h 40; 18 h 10; 21 h 40 Sem 19 h 55 "La perle noire" Sam dim 13 h 05; 16 h 35; 20 h 05 Sem 18 h 20; 21 h 40 BROSSARD II - "On qolden pond Sam dim 13 h 15; 15 h 20, 17 h 20; 19 h 25; 21 h 30 Sem 19 h 25, 21 h 30 BROSSARD III — "Mme Claude II Sam.dim 13 h 00; 15 h 00, 17 h 00; 19 h 00; 21 h 00 Sem 19 h 00: 21 h 00 CHAMPLAIN l; 1815 est, Ste-Catherine (524-1685) - "Mme Claude" Il Sam dim : 13 h 30, 15 h 30; 17 h 30; 19 h 30; 21 h 30 Sem 17 h 30 19 h 30; 21 h 30 17 h 30; 19 h 30; 21 h 30 Champlain il Bolides hurlants": Sam dim 14 h 45, 18 h 15; 21 h 55 Sem : 19 h 45 "Pulsions Sam dim : 12 h 55; 16 h 30; 20 h 00 Sem 18 h 00; 21 h 30.CHATEAU l; 6956 St-Denis (271-1103) — "Ninja Force" 15 h 15; 18 h 30; 21 h 45 "L'argent de la banque" 13 h 30; 16 h 45; 20 h 00 CHATEAU II, — Massacre des morts vivants 14 h 40 18 h 10; 21 h 35 "Les crocs du diable" 12 h 45; 16 h 15; 19 h 45 CINÉMA DE MONTRÉAL; 1584 est, Mont Royal (521-7870) — Salle I — "Les frères Blues": 12 h 50; 17 h 05; 21 h 20 "Xanadu": 15 h 15.19 h 30 Salle II - "Rien que pour vos yeux" 14 h 25; 17 h 45; 21 h 40; "L'homme des cavernes": 12 h 10; 16 h 05; 20 h 00 CINÉMA de PARIS; 8% ouest, Ste-Catherine (861-2996) — "The amateur 13 h 00; 15 h 05; 17 h 15; 19 h 25; 21 h 35 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE; 1700 St-Denis (844-8734) — "Tempête sur l'Asie de Poudovkine (URSS 1928), sam 18 h 00 "Un simple incident" de Vsevolod Poudovkine (URSS 1932), sam 20 h 00 "Fanny" de Marc Allégret (France 1932), dirn 15 h 00 "La mère de V Poudovkine (URSS 1926), dim 18 h 00 "Le déserteur’ de V Poudovkine (URSS 1933), dim 20 h 00 CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE; 1455 Boul de Maisonneuve (879-4349) — Rétrospective Abel Gance — "La folie du docteur Tube (1916), "Les gaz mortels" (France 1916); Mater Dolorosa" (1917), sam 19 h 00 ' J'accuse" (1919), sam 21 h 00 Série pour enfants — "Mysterious island", dim 15 h 00 "Le droit à la vie" (1916); "La dixième symphonie" (1918), dim 19 h 00 "La roue" (1921-23).dim 21 h 00 CLAREMONT; 5038 ouest, Sherbrooke (486-7395) — "Night crossing" Sam dim : 13 h 15; 15 h 10; 17 h 05; 19 h 05; 21 h 10; Sem 19 h 05.21 h 10 CARRÉ ST-LOUIS, 3900 St-Denis (842 2361) — "Libertinage en famille" 11 n 30; 15 h 20; 19 h 15 "Priscilla adolescente précoce" 13 h 05; 17 h 00; 20 h 55 "Cocktail spécial" 14 h 25; 18 h 15; 22 h 10 COMPLEXE DESJARDINS I; Complexe Desjardins (288-3141) — "L’amour nue" 13 h 00; 15 h 05; 17 h 10; 19 h 15; 21 h 20 COMPLEXE DESJARDINS II; - Un étrange voyage": 13 h 00; 15 h 00; 17 h 00; 19 h 00 , 21 h 00 COMPLEXE DESJARDINS III; - "Exercices érotiques" 12 h 10; 14 h 35; 17 h 00; 19 h 25; 21 h 50 "L’irrésistible": 13 h 20, 15 h 45; 18 h 10; 20 h 35 COMPLEXE DESJARDINS IV; — "Nous étions un seul homme" 12 h 20; 14 h 10; 16 h 00; 17 h 50; 19 h 40; 21 h 30 CÛTE-DES-NEIGES I; 6800 Cflte-des-Neiges (735-5528) — "Evil under the sun" Sam dim 13 h 00; 15 h 10; 17h20; 19 h 30; 21 h 40 Sem : 19 h 10; 21 h 20 CÔTE-DES-NEIGES II; — "The amateur" Sam dim : 12 h 30; 14 h 40; 16 h 50; 19 h 00; 21 h 10 Sem : 19 h 00; 21 h 10 COMMODORE; 5780 ouest, Boul Gouin (334-8560) — "Les bas de soie noirs"' Sam 18 h 25; 21 h 30 Dim 14 h 50; 17 h 55; 21 h 00 Sem 21 h 00 "Le huissier Casimir séducteur" Sam 19 h 30; 22 h 35.Dim 12 h 55: 16 h 00; 19 h 00; 22 h 05 Sem 19 h 00; 22 h 05."A pleine bouche" Sam 20 h 35 Dim : 13 h 55; 17 h 00; 20 h 05 Sem 20 h 05 CRÉMAZIE; 8610 St-Denis (388-4210) -"Toute une vie" Sam dim 13 h 20; 16 h 00; 18 h 40; 21 h 20 Lun à jeu 20 h 00 CINÉ-PLEX l; 2001 Université suite 100 (849-4518) — "C'est surtout pas de l'amour".12 h 20, 14 h 00; 15 h 40; 17 h 20; 19 h 00; 20 h 40: 22 h 20 Sam représentation supp 23 h 50 CINÉ-PLEX il; - "Time bandits 12 h 35; 14 h 45, 16 h 55; 19 h 05; 21 h 15 Sam représentation supp 23 h 20 CINÉ-PLEX III; - "Not a love story 12 h 40: 14 h 32; 16 h 24; 18 h 16; 20 h 08, 22 h 00 Sam représentation supp 23 h 45 CINÉ-PLEX IV; - "Ticket to heaven 12 h 10; 14 h 03; 15 h 56; 17 h 49; 19 h 47; 21 h 50 Sam représentation supp 23 h 45 CINÉ-PLEX V; - "Neighbors": 12 h 35.14 h 25; 16 h 15; 18 h 05; 20 h 00; 21 h 50 Sam représentation supp 23 h 40 CINÉ-PLEX VI; - "Airplane "• 12 h 20; 14 h 05; 15 h 50:18 h 35, 22 h 05 Sam représentation supp 23 h 40 CINÉ-PLEX vil, — "The rocky horror picture show ": 12 h 30; 14 h 20; 16 h 15; 18 h 10; 20 h 00; 21 h 55 Sam représentation supp 23 h 40 CINÉ-PLEX VIII; - "Fame 12 h 10; 14 h 29, 16 h 48; 19 h 11; 21 h 35 CINÉ-PLEX IX; - "Le confort et l’indifférence" 12 h 45; 14 h 55; 17 h 05; 19 h 15; 21 h 25 Sam représentation supp : 23 h 25 dauphin l; 2396 est, Beaubien (721-6060) — "La femme d â côté": Sam dim 14 h 00; 16 h 30; 19 h 00; 21 h 30 Sem 19 h 00; 21 h 30 dauphin II; — "Les noces de sang Sam dim 13 h 15; 14 h 50; 16 h 30: 18 h 10; 19 h 45; 21 h 20 Sem 19 h 45; 21 h 20.DORVAL l; 260 Dorval, Dorval (631-8586) -"Clockwork orange": Sam.dim : 13 h 45; 16 h 15; 18 h 45; 21 h 20 Sem 18 h 45; 21 h 20 DORVAL il; — "Raiders of the lost ark Sam dim 13 h 00; 15 h 00; 17 h 00, 19 h 10; 21 h 20 Sem : 19 h 10; 21 h 20 DORVAL ill; - "Reds" Sam dim 14 h 00 20 h 00 Sem : 20 h 00 décarie SQUARE I; Centre Décarie Square.6855 Clanranald (341-3190) — "On golden pond" Sam dim.: 13 h 00; 15 h 00; 17 h 00, 19 h 00; 21h00 Sem 19 h 00; 21 h 00 DÉCARIE SQUARE II; — "Mme Claude H" • Sam dim : 13 h 30; 15 h 30; 17h30; 19 h 30; 21 h 30 Lun à jeu : 19 h 30; 21 h 30 ÉLYSÉE I; 35 Milton (842-6053) — "Diva Sem 19 h 25; 21 h 35.Sam dim 13 h 05; 15 h 10; 17 h 15; 19 h 25; 21 h 35 ÉLYSÉE il; — "Fourberies de Scapin" Sem 19 h 00; 21 h 00 Sam.dim 13 h 00; 15 h 00; 17 h 00; 19 h 00; 21 h 00 FAIRVIEW l; 7555 Transcanadienne, Pointe-Claire (679-8095) — "Montenegro Sam dim 12 h 45: 14 h 30; 16 h 15; 18 h 05; 19 h 50; 21 h 35 Sem : 18 h 05; 19 h 50; 21 h 35 FAIRVIEW il; — "Night crossing Sam dim 13 h 00; 15 h 00; 17 h 00; 19 h 00; 21 h 00 Sem.19 h 00; 21 h 00 GREENFIELD I; 519 Taschereau, Greenfield Park (671-6129) — "Ninja Force" Sam dim 15 h 05; 18 h 30; 21 h 55."L’argent de la banque Sam dim 13 h 15; 16 h 40; 20 h 05 Sem 18 h 30; 20 h 05 GREENFIELD II; - Riches et célèbres Sam dim.: 12 h 20; 16 h 50; 21 h 20 "Taureau sauvage" Sam dim 14 h 30; 19 h 00 Sem 19 h 00 (Programme double).GREENFIELD ni; — Massacre des morts vivants' Sam dim 14 h 15 18 h 00; 21 h 45 "Les crocs du diable" Sam dim : 12 h 15, 16 h 00 19 h 45 Sem 18 h 00; 19 h 45 IMPÉRIAL; 1430 Bleury (288-7102) — Quest for fire 12 h 00; 13 h 50 15 h 40: 17 h 30; 19 h 30; 21 h 30 Sam dernier spectacle: 23 h 25 JEAN-TALON; 4255 est, Jean-Talon (725-7000) — "Mme Claude II": Sam.dim.: 13 h 30; 15 h 30; 17 h 30: 19 h 30; 21 h 3Ô Sem : 19 h 30; 21 h 30 KENT l; 6100 ouest, Sherbrooke (489-9707) — "French lieutenant women": Sam.dim 12 h 30; 14 h 40; 17 h 00: 19 h 10; 21 h 20 Sem 19 h 10; 21 h 20 KENT II; — "Chariots of fire": Sam.dim 12 h 15; 14 h 30; 16 h 45; 19 h 00; 21 h 15 Sem : 19 h 00; 21 h 15 LA CITÉ l; 3575 Avenue du Parc (844-2829) — "Clockwork orange Sam dim.: 13 h 30, 16 h 00, 18 h 30; 21 h 10.Sem.18 h 30; 21 h 10 LA CITÉ II; — "French lieutenant women": Sam dim : 12 h 40: 14 h 50; 17 h 00; 19 h 10, 21 h 20.Sem : 19 h 10; 21 h 20 LA CITÉ III; — "Ragtime": Sam dim.: 12 h 40; 15 h 25; 18 h 15; 21 h 00 Sem.: 18 h 15; 21 h 00 LAVAL-ODÉON l; Centre 2000, 3195 ouest.Boul St-Martin, Chomedey (687-5207) — "La chasse": Sam dim : 13 h 25; 15 h 25; 17 h 25, 19 h 25; 21 h 25 Sem : 18 h 00; 20 h 00; 21 h 50 LAVAL-ODÉON il; — "Mme Claude II Sam dim 12 h 10; 14 h 10; 16 h 10; 18 h 10; 20 h 10; 22 h 00 Sem : 19 h 30; 21 h 15 LAVAL l; 1600 Le Corousier, Chomedey (688-7776) — "Ninja Force": Sam dim 14 h 30; 18 h 00; 21 h 25 "L’argent de la banque" Sam dim.: 12 h 35; 16 h 00; 19 h 30 Sem 18 h 00; 19 h 30 Sam : tfernier spectacle: 21 h 25 laval II; — "Riches et célèbres" Sam.dim 12 h 10; 16 h 40; 21 h 10."Taureau sauvage": Sam.dim : 14 h 15; 18 h 45.Sem : 18 h 45.(Programme double).Sam dernier spectacle: 21 h 10 laval III; — "La chèvre": Sam.dim : 12 h 20, 14 h 10; 16 h 05; 18 h 00; 19 h 55; 21 h 45 Sem.: 18 h 00; 19 h 55; 21 h 45 Sam dernier spectacle: 23 h 40 LAVAL IV; — "Atlantic city ': Sam dim : 13 h 15; 15 h 15; 17h15; 19 h 15; 21 h 15.Sem 19 h 15; 21 h 15 Sam.dernier spectacle: 23 h 15.laval V; — "Deux super-dingues": Sam.dim 14 h 45, 18 h 20; 21 h 55 "Corvette rouge": Sam.dim.: 12 h 50; 16 h 25; 20 h 00 Sem : 18 h 20; 20 h 00.Sam.dernier spectacle; 21 h 55.LOEWS l; 954 ouest.Ste-Catherine (861-7437) - Reds": 14 h 00; 20 h 00 LOEWS il;— Whose life is it anyway": 12 h 45, 15 h 00; 17 h 15; 19 h 30: 21 h 40 Samedi dernier spectacle: 23 h 50 LOEWS III; — "Chariots for fire": 12 h 00; 14 h 15; 16 h 35; 19 h 00; 21 h 15 Samedi dernier spectacle- 23 h 30 LOEWS IV; - "Arthur 13 h 30; 15 h 30; 17 h 30; 19 h 30: 21 h 30 Samedi dernier spectacle: 23 h 30 LOEWS V; - Three brothers" 12 h 55: 15 h 00; 17 h 05, 19 h 10; 21 h 15 Samedi dernier spectacle: 23 h 20 MASCOUCHE l; 3131 boul.de Mascouche, Place G P A.Mascouche (474-4141) — "Accroche-toi, j’arrive ": Sam dim : 13 h 00; 16 h 25: 19 h 50 Sem : 19 h 30 "Le maître d école'.Sam.dim.; 14 h 40, 18 h 05 21 h 35 Sem 21 h 15 MASCOUCHE il; — "San Antonio ne pense qu'â ça" Sam dim : 13 h 00; 16 h 20; 19 h 40 Sem : 19 h 30 "Madame Claude U" Sam dim : 14 h 35; 17 h 55; 21 h 20 Sem 21 h 05.MERCIER; 4260 est, Ste-Catherine (255-6224) — "La chasse" Sam dim : 14 h 55, 18 h 25; 21 h 55 Sem : 18 h 15; 21 h 45 "Les femmes enfants": Sam dim.13 h 10-16 h 40; 20 h 10 Sem : 20 h 05 MONTENACH I; 522 boul Sir Wilfrid Laurier.Beloeil (464-1541) — "Une robe noire pour un tueur" 19 h 00.Matinée sam.dim 13 h 15 "La femme d’à côté": 20 h 55.Matinée sam dim.: 15 h 15.MONTENACH II; - "Caligula" 19 h 15 sauf lun "Le coup du parapluie" et "L’inspecteur Buldozer" Matinée sam dim : 13 h 30 Ciné-Club "La porte du paradis": Lun 20 h 00 OUIMETOSCOPE l; 1204 est, Ste-Catherine (525-8600) — "Beau-père" de Bertrand Blier Sam : 19 h 15; 21 h 30.Dim.: 14 h 00; 16 h 15; 19 h 15; 21 h 30 (France 1981).OUIMETOSCOPE il; - “Tendres cousines" de David Hamilton (France RFA 1980), sam 19 h 00, 21 h 00 "Inspecteur La Bavure de Claude Zidi (France 1980), dim : 13 h 00; 15 h 00; 17 h 00; 19 h 00; 21 h 00.OUTREMONT; 1248 ouest, Bernard (277-4145) — "Des gens comme les autres": Sam : 19 h 00 "Taxi Zum Klo": Sam.: 21 h 30."Tintin et les oranges bleues": Dim.: 14 h 00."Cheech and Chong's nice dreams ", Dim 16 h 00 "Moi Christiane F 13 ans droguée prostituée" Dim.: 19 h 00 ’ Lili Mar-leen" Dim : 21 h 30 PALACE l; 698 ouest, Ste-Catherine (866-6991) — "Les aventures de l'arche perdue" 12 h 30; 14 h 40; 16 h 50, 19 h 05; 21 h 20.Sam dernier spectacle: 23 h 35 PALACE II; - "Coming at Ya": 13 h 20; 15 h 00, 16 h 40; 18 h 20: 20 h 00; 21 h 40.Sam.dernier spectacle: 23 h 25 PALACE III; — "Clockwork orange": 12 h 30; 15 h 00; 17 h 30; 20 h 00 Sam.dernier spectacle 22 h 30.PALACE IV; — "Clockwork orange": 13 h 30; J6 h 00: 18 h 30, 21 h 00 Sam dernier spectacle 23 h 30 PALACE V; — Montenegro 13 h 20; 15 h 10; 17 h 00; 19 h 00: 20 h 50 Sam dernier spectacle 22 h 45 PALACE VI; — Montenegro": 12 h 20: 14 h 10; 16 h 00; 17 h 55; 19 h 50; 21 h 45 Sam dernier spectacle 23 h 45 PARADIS l; 8215 Hochelaga '354-3110) — "L’amour infini" Sam dim.: 13 h 15; 17 h 30; 21 h 40 Sem 21 h 15 "Bon baiser d'Athènes Sam dim : 15 h 15; 19 h 30 Sem 19 h 10 paradis II; — "Invisible sur-homme": Sam dim 13 h 00; 17 h 15; 21 h 25 Sem : 19 h 00 "Les créatures des Koios": Sam dim.: 14 h 20; 18 h 35; 22 h 45 Sem 20 h 20."Crocodiles, les mâchoires de l'épouvante": Sam dim 15 h 40; 19 h 55 Sem : 21 h 40 paradis ill; — "Priscilla, adolescente précoce Sam dim 13 h 15,17 h 10; 21 h 10 Sem 19 h 15."Cocktail spécial": Sam dim 14 h 35, 18 h 35; 22 h 20 Sem 20 h 35 Roulettes" Sam dim : 15 h 30; 19 h 30 Sem : 21 h 30 PARALLÈLE; 3682 St-Laurent (843-4725) -"Climat" de Claude Pépin (Qué 1981); "En observation " de Marja Kok et Erik Van Zuylen (Hollande 1979), Sam dim.: 19 h 30; 21 h 30.PARISIEN l; 480 ouest, Ste-Catherine (866-3856) —"Les uns les autres": 13 h 00; 16 h 45; 20 h 30.Samedi dernier spectacle: 23 h 55 PARISIEN II; - "Riches et célèbres ".12 h 45; 15 h 00; 17 h 15; 19 h 30; 21 h 45.Samedi dernier spectacle 23 h 55.PARISIEN III; — "Atlantic city" 12 h 55; 15 h 00, 17 h 10; 19 h 15, 21 h 25 Samedi dernier spectacle: 23 h 30 parisien IV; — "Hôtel des Amériques' : 12 h 30;14 h 15,16 h 05;18 h 00;19 h 45;21 h 35 Samedi dernier spectacle: 23 h 25 PARISIEN V; - "La chèvre": 13 h 15; 15 h 05; 16 h 55; 19 h 15; 21 h 05.Samedi dernier spectacle 23 h 00.place du canada; Place du Canada (861-4595) — "Missing": Sam.dim.: 13 h 45; 16 h 20; 19*00; 21 h 40 Sem : 17 h 10; 19 h 30; 21 h 50.place LONGUEUIL I; Centre Commercial Place Longueuil (679-7451) — "La chasse": Sam dim : 13 h 05 16 h 35: 20 h 05.Sem.: 20 h 00."La dernière maison sur la plage" Sam dim.: 15 h 00; 18 h 30; 22 h 00 Sem 18 h 20; 21 h 50 PLACE LONGUEUIL II; — "Les frères Blues" Sam.dim : 13 h 10, 17 h 15; 21 h 20 Sem : 19 h 40 "Xanadu" Sam.dim : 15 h 35; 19 h 40 Sem.: 18 h 00; 22 h 00 PLACE VILLE-MARIE l; 1 Place Ville-Marie (866-2644) — "Making love": 12 h 10; 14 h 30, 16 h 50; 19 h 10; 21 h 30 PLACE VILLE-MARIE II; - "Tragedy of a ridiculous man": 12 h 05.14 h 15; 16 h 30 18 h 50; 21 h 05.PUSSYCAT; 5380 St-Laurent (845-5215) -"Honey pie": 11 h 00; 14 h 50: 18 h 50 "Taxi girls" 12 h 10; 16 h 10; 20 h 00 "Man & wife": 13 h 40, 17 h 30; 21 h 25 PLACE ALEXIS NIHON l; Niveau du métro.Plaza Alexis Nihon (935-4246) — "Evil under the sun Sam dim.12 h 45; 15 h 00; 17 h 10; 19 h 25; 21 h 40 Sem : 17 h 10; 19 h 25; 21 h 30 PLACE ALEXIS NIHON II; — "On golden pond" Sam dim : 13h00; 15h00; I7h00; 19 h 00; 21 hOO Sem : 17h15; 19 h 15; 21 h 15.PLACE ALEXIS NIHON III; - "The oorder": Sam dim : 12 h 30: 14 h 45; 17 h 00, 19 h 15; 21 h 30 Sem : 17h05; 19h15, 21 h 30 SAINT-DENIS I; 1594 St-Denis (849-4211) — Spectacle sur scène SAINT-DENIS II; 1590 St-Denis (845-3222) — "Le policier du bronx": Sam.dim.: 12 h 45,16 h 45; 20 h 50.Sem.: 20 h 50 "Chasse â mort": Sam dim.: 15 h 00; 19 h 00 Sem.: 19 h 00 SAINT-DENIS III; 1590 St-Denis (845-3222) — "La secte des cannibales" Sam.dim.: 12 h 05; 15 h 10; 18 h 15; 21 h 20 Sem : 18 h 15; 21 h 20 Au nom du père, du fils et du colt" Sam dim.: 13 h 35; 16 h 45, 19 h 45 Sem : 19 h 45 SNOWDON; 5225 Décarie (482-1322) -"Atlantic city' : Sam.dim.: 13 h 15; 15 h 15; 17 h 15; 19 h 15; 21 h 15.Sem : 19 h 15; 21 h 15 VAN HORNE; 6150 COte-des-Neiges (731-8243) — "Raiders of the lost ark": Sam dim : 13 h 00; 15 h 00: 17 h 05; 19 h 10, 21 h 15 Sem 19 h 10; 21 h 15.VERDUN; 3841 Wellington, Verdun (768-2092) — "Bolides hurlants" Sam.dim.: 14 h 45, 18 h 15; 21 h 55 Sem 19 h 45 "Pulsions": Sam.dim 12 h 55; 16 h 30; 20 h 00 Sem 18 h 00; 21 h 30 VERSAILLES I; 7265 est.Sherbrooke (353-7880) - "Ninja Force": Sam.dim.: 14 h 50; 18 h 10; 21 h 30."Argent de ia banque" Sam dim.: 13 h 00; 16 h 20; 19 h 40 Sem : 18 h 10; 19 h 40 VERSAILLES II; — "Atlantic city": Sam dim .13 h 15; 15h15; 17h15; 19 h 15; 21 h 15.Sem : 19 h 15; 21 h 15 VERSAILLES ill; - "Riches et célèbres Sam.dim.: 12 h 45; 17 h 00; 21 h 15."Taureau sauvage": 14 h 45; 19 h 00 Sem.: 19 h 00 (Programme double).VILLERAY; 8042 St-Denis (388-5577) -"Bolides hurlants": Sam.dim : 14 h 45; 18 h 15; 21 h 55 Sem .19 h 45."Pulsions": Sam.dim : 12 h 55; 16 h 30; 20 h 00 Sem : 18 h 00; 21 h 30.WESTMOUNT SQUARE; 1 Westmount Square, Westmount (931-2477) — "Ragtime" Sam dim : 12 h 30; 15 h 20; 18 h 10; 21 h 00.Sem : 18 h 10; 21 h 00.YORK; 1487 ouest, Ste-Catherine (937-8978) — "Atlantic city": 13 h 15; 15 h 15; 17 h 15; 19 h 15; 21 h 15.sur scene AUDITORIUM DU MUSÉE DES BEAUX-ARTS; 1379 ouest Sherbrooke (285-1600) — Récital de guitare classique, Jean Vallie-res, dim : 15 h 00 Wieland Kuijken, gam-biste et Robert Kohnen, claveciniste, jeu 20 h 00 Oeuvres de Bach.Forqueray, Kuhnau Fux AU VIEUX FORT; 120 Chemin St-Jean, Vieux Laprairie (659-0010) — "L'air du large" de René de Obaldia avec Thérèse Perreault, Richard Léger Mise en scène: Andrei Zaharia Jeu ven sam 21 h 00 Jusqu’au 24 avril ARLEQUIN; 1004 ouest, Ste-Catherine (288-2943) — Daniel Lavoie, les 13, 14 mars AUDITORIUM DU JARDIN BOTANIQUE; 4101 est Sherbrooke (angle Pie IX) — Philippe Dunnigan et Annik Dupré, violonistes, dim 15 h 00 Entrée libre BIBLIOTHÈQUE NATIONALE; 1700 St-Denis — Récital d'alto, jeu 20 h 30 Entrée libre CAFÉ THÉÂTRE LA LICORNE; 2075 boul Saint-Laurent (843-4166) — Le Klaxon présente "La déprime" avec Denis Bouchard, Rémy Girard, Raymond Legault, Julie Vin cent Sam 20 h 30; 22 h 30 Michael Lauke, guitariste; Pauline Vaillancourt, soprano, dim 12 h 00 Alain Lamontagne du 18 mars au 3 avril à 21 h 00 Relâche dim lun CAFÉ DE LA PLACE; Place des Arts — "Le Cirque Noir de Rock Carrier Mise en scène Albert Miliaire Avec Monique Miller Lun â jeu 20 h 30 Ven sam 19 h 30; 22 h 00 Jusqu'au 24 avril CAFÉ MOLIÈRE; 1200 St-Hubert (844-7000) — "Les extravagantes et voluptueuses aventures du baron de Crac" de Henri-Pierre Cami, réalisé et interprété par Réjean Wagner Mar â dim 20 h 30 Prolongation jusqu'au 13 mars "C'qu’on ferait pas pour que le monde nous aime" de et avec Jean-Pierre Bélanger Mar â dim 20 h 30 Du 16 mars au 11 avril CAFÉ NELLIGAN; 550 est, Dorchester (288-9535) — "Les Nuits Blanches" par le Théâtre du clin d’oeil Mer à dim : 20 h 00 Jusqu’au 28 mars "Emile-Edwin Nelligan" un portrait par Michel Forgues Mer à dim 22 h 00 Jusqu'au 28 mars Jérôme Langlois, pianiste Lun mai 20 h 30 Jusqu'au 30 mars CAFÉ INSTANTANÉ; 102 rue St-Georges.Vieux La Prairie (659 4822) — Jean-Guy Moreau; sam 21 h 00 Théâtre pour enfants "C'est-tu comme ça chez vous?" par le Théâtre de la cannerie, dim : 14 h 00 CAFÉ-THÉÂTRE QUARTIER LATIN; 4303 St-Denis (843-4384) — Pour enfants "H était une fois" spectacle de marionnettes Sam dim 14 h 00 Jusqu’au 14 avril Pier-Jo, auteure-compositrice, jusqu'à dim 20 h 00 Gabriel Thibodeau, jusqu'à dim 22 h 00 Richard Franck, du 16 au 21 mars à 22 h 00 CAFÉ ESPERANTO; 3553 St-Urbain -* "Nancahuazu"; récital de musique des Andes.les 13 et 14 mars 20 h 30 Inf : 842 8836 CAFÉ CAMPUS; 3315 Reine Marie (735-1259) — Ben Jauvin, chansonnier Lun 21 h 30 CAMPUS LOYOLA: 7141 ouest Sherbrooke (482-0320) — Chapelle — Lyselyn Adams, flûte baroque.Christopher Jackson, clavecin.Valérie Kinslow.soprano Margaret Little, viole de gambe, mar 20 h 30 Yaron Ross, piano, jeu 20 h 30 Oeuvres de Bach, Beethoven.Schumann.Entrée libre CENTAUR; 453 François-Xavier (288-3161) — "The Crackwalker" de Judith Thompson avec Jo Ann McIntyre, Hardee Lineham, Frank Moore, Graham Greene Mise en scène: Clarke Rogers Mar à sam : 20 h 00 Dim : 19 h 00 Matinée sam : 14 h 00 Jusqu'au 21 mars "Lady from the sea" de Henrik Ibsen Avec Patricia Nolin, Catherine Barroll, John Blackwood, Griffith Brewer, Peter Haworth, Joel Kenyon, Seana McKenna, Grant Roll Mar â sam 20 h 00 Dim 19 h 00 Du 18 mars au 11 avril CENTRE SAIDYE BRONFMAN; 5170 Chemin de la Côte Ste-Catherine (739-2301) — "The collected works of Billy the kid" de Michael Ondaatie Mise en scène Brian Richmond Sam à jeu 20 h 00.Matinées mar : 13 h 30 Jusqu’au 27 mars.CHRIST CHURCH CATHEDRAL; 1440 Union Avenue — Eric Wilner, flûte; Gérald Wheeler, clavecin; lun 12 h 30 Programme I des sonates de J S.Bach CONVENTUM; 1237 Sanguine! (284-9352) — Les Productions Germaine Larose présentent "Bent" de Martin Sherman Mise en scène Jean-Luc Denis Avec Claude Marquis, Larry-Michel Demers.Jean Archambault, Pierre Péloquin, Jean Welburn Mar à dim : 20 h 30 Prolongation jusqu’au 21 mars CONSERVATOIRE; 100 est Notre-Dame (873-4031) — Andrée Lehoux, bassoniste; Jean-Jules Poirier, corniste, mar : 20 h 30 Concert présenté par le Centre Banff, mer 20 h 30 ÉGLISE ST.JAMES THE APOSTLE; (Angle Ste-Catherine et Bishop) — Anthony King, orgue, ven 12 h 30 Oeuvres de Swee-linck, Bach.Mozart, Gigout, Vierne.Entrée libre ESPACE LIBRE; 1945 Fullum — Les Enfants du Paradis présentent "Vies privées" de Lome Brass avec Céline Paré, Jerry Snell, Lome Brass Tous les soirs 20 h 30 Relâche lun mar Inf : 521-4198 Jusqu'au 14 mars FORUM; 2313 ouest, Ste-Catherine (932-6131) — Enrico Macias, mer 20 h 00 LA COMÉDIE NATIONALE; 1450 est Ste-Catherine (523-1131) — "Si j'étais pas revenu.on m’imposerait pas" spectacle de "Sol" Marc Favreau Jusqu’au 11 avril LA POLONAISE; 57 est, Prince Arthur (près de St-Laurent) — "Les enfants de Kennedy" de Robert Patrick Avec Angèle Coutu, Han Masson.Katherine Mousseau, Guy Nadon, Michel Rivard Mise en scène Michel Gar-neau Jusqu'au 11 avril LA CHACONNE; 338 est, Ontario (843-8620) — Lise BeauChamps, hautbois; Maureen Fra-wley piano Oeuvres de Bach.Golden Jacob.Schumann, Pierre Sancan, Hindermith Sam dim 21 h 00 Olga Gross, piano; Cynthia Bartlett, flûte, ven 21 h 00 Oeuvres de Bach, Fauré, Ravel, E.Burton.Prokofiev Hue L AIR DU TEMPS; 191 ouest, St Paul (842-2003) — Spectacle à 21 h 30 Sam dim Tchukon Lun James Gelfand trio Mar mer Ming trio Jeu ven Billy Robinson trio LE SOLEIL LEVANT; 1252 ouest St-Antoine (875-6227) — Buddy Guy, jusqu'à dimanche Jazzothèque Paquito D'Rivera avec Tlm Jackson, sam dim LE ST-VINCENT; 410 rue St-Vincent, Vieux-Montréal — Spectacles à 20 h 30 Louis Morin et le groupe Tourlou, samedi Pierre Blais et le groupe Blasphème, jeudi et vendredi LE PONT TOURNANT; 940 Sir Wilfrid Laurier, Vieux-Beloeil (467 4504) — Pour enfants "Manège de marionnettes" présenté par le Théâtre de l'Illusion, dim.: 14 h 00 "Nous n'avions qu'une seule voix" de Pierre Guénette, une production des Pitchous Mer jeu 20 h 30 Ven sam : 21 h 00 LE ZOOBAR; 97 est.Ste-Catherine (849-8665) — Activités de "La semaine des femmes", jusqu'au 15 mars Spectacle rock: Samedi soirée de clôture avec Wondeur Bross, dimanche LE PATRIOTE; 1474 est, Ste-Catherine -"Prête, pas prête, j'y vas" avec Denise Gué-nette Sam 20 h 00 Rés : (527-4177).L’EX-TASSE; 816 est, Ontario (526-9396) -"On est heureux sans bon sens ": textes de Pierre Fillon Mise en scène: Odette Guimond.Avec Sylvie Beauregard, Suzanne Léveillée, Jacques Piperni.Mario Rodrigue Jusqu'au 20 mars Tous les soirs 20 h 30 Relâche dim, lun L’IMPRÉVU; Hôtel Iroquois, 446 Place Jacques-Cartier, Vieux-Montréal (861-5416) — Mar à dim.: 22 h 00; 24 h 00 (sauf vendredi) Ven sam.22 h 30; 24 h 00, 1 h 30.Le groupe Portefeuille, groupe rock, jusqu’au 14 mars piano NOBILE; Place des Arts — Sons et brioches: Paroles d’auteurs: Janette Bertrand, mar : 12 h 00.Concerts-midi: "La voix comme instrument ", oeuvres de Donizetti, Adam, Glière, Berio, Berbenan, mer : 12 h 00 L’Art du mouvement: la danse et son apprentissage avec Ludmilla Chiriaeff, jeu : 12 h 00 PLANÉTARIUM DOW; 1000 ouest, Saint-Jacques (872-4530) — "Attention les comètes tombent", jusqu'au 30 mai Mar jeu : 12 h 15; 21 h 30 Mer 14 h 15; 21 h 30 Ven : 14 h 15 Sam : 14 h 15; 16 h 30 Dim 13 h 00 Spectacle au laser, ven , sam : 19 h 00; 20 h 15; 21 h 30; 22 h 45 Dim : 15 h 30; 16 h 45; 20 h 15; 21 h 30.SALLE WILFRID-PELLETIER; Place des Arts.175 ouest, Ste-Catherine (842-2112) — Les Grands Ballets Canadiens, jeu ven sam 20 h 30 Ensemble national de Pologne Slask, dim 21 h 00 Récital Radu Lupu pianiste.lun 20 h 00 L'OSM, Simon Rattle, chef invité; Yefim Bronfman, pianiste, mar.mer 20 h 00 Programme Rachmaninov SALLE POLLACK; 555 ouest, Sherbrooke (392-8224) — L'Ensemble de percussion McGill, dir Pierre Béluse, inaugure le "Festival de Musique contemporaine" Mar : 20 h 00 Oeuvres de Reich, Rzewski, Kvistad, Lif-chitz, Cage, Winiarz Carles Santos, films, mer 17 h 00 (â la salle de récital) L'Ensemble de musique contemporaine et solistes.mer : 20 h 00 Lanza, Cherney, Curtls-Smith, Gellman Le Studio de musique électronique, jeu 17 h 00 (salle de récita!) Caries Santos concert spectacle, jeu 20 h 00 "Multiple Keyboards concert", ven : 20 h 00 STUDIO ANNEXE; de l'Eoole Nationale de Théâtre, 360 est, Laurier — Le Théâtre l'Arrière-Scène présente "Victoire de mon coeur " de Serge Marois, sam .dim 14 h 00.Jusqu'au 14 mars (Pour enfants et adultes.5 ans et plus) Rés 467-4504 THÉÂTRE DENISE PELLETIER; 4353 est, Ste-Catherine (253-8974) — "Luv" de Mur ray Schisgal Sam 17 h 00; 21 h 00 Mar 10 h 00 Mer 14 h 00 Ven 19 h 30.THÉÂTRE DE LA GRANDE RÉPLIQUE; 200 ouest, Sherbrooke (282-3147) - "Veille" écrit par Anne-Marie Alonzo avec Céline Beaudoin, Catherine Gadouas Mise en scène Mona Latif-Ghattas A 20 h 30 Relâche dim Du 17 mars au 4 avril Rés 282 4871 THÉÂTRE D’AUJOURD’HUI; 1297 Papineau (523-1211) — "Du poil aux pattes comme les CWACS" de Maryse Pelletier.Avec Chantal Beaupré.Louise Deschâtelets, Marie-Michèle Desrosiers, Evelyne Régim-bald.Lucie Routhier Mise en scène: Claude Jutra Tous les soirs 20 h 30 Dim : 15 h 00 Relâche lun Jusqu'au 4 avril.THÉÂTRE MAISONNEUVE; Place des Arts, 175 ouest, Ste-Catherine (842-2112) — Ti-Gus et Ti-Mousse, "Juste pour rire", Sam 18 h 30; 22 h 00 Pro Musica: Paul Badura-Skoda, pianiste, dim : 15 h 30 Oeuvres de J S.Bach, Brahms, Bartok, Chopin.Debussy Orchestre de chambre McGill, Alexander Brott, chef d'orchestre et les Swingle Singers, lun : 20 h 30.Nicole Croisille, mer.à ven 20 h 30 THÉÂTRE PORT-ROYAL; Place des Arts -"La chatte sur un toît brûlant " De Tennessee Williams Mise en scène: Claude Maher Avec Béatrice Picard, Sophie Clément, Jean Du-ceppe, Michel Dumont Mar à ven : 20 h 30 Sam.17 h 00; 21 h 00.Relâche dim., lund Jusqu'au 27 mars THÉÂTRE MALENFANT; 734 St-Jean-Baptiste, Terrebonne (à 10 min.du Pont Pie IX par la route 25, sortie 17E) — "Showtime", texte de Michel Dubuc Avec Louise Bourque, Richard Lalancette, Yves Raymond Tous les soirs 20 h 00 Relâche, lun.mar Rens 492-0165.Jusqu’au 21 mars.THÉÂTRE DU NOUVEAU-MONDE; 84 ouest, Ste-Catherine (861-0563) — "Divine Sarah" de Jacques Beyderwellen, avec Monique Leyrac Sam : 17 h 00; 21 h 00 THÉÂTRE DE QUAT'SOUS; 100 Avenue des Pins (845-7277) Au Quat'Saouls Bar — "Le coeur à gaz", spectacle composé de la pièce de Tristan Tzara et de textes d'André Breton.Kurt Schwitters.Hugo Bail, Francis Picabla Mise en scène: Denis Marleau Jusqu'au 23 mars.Ven , sam : 23 h 00 Dim 15 h 30 Lun .mar 21 h 00 THÉÂTRE DE OUAT'SOUS; 100 Avenue des Pins (845-7277) — "Ma maudite main gauche veut pus suivre" de Louis-Marie Dan-sereau Mise en scène: André Montmorency Avec Rita Lafontaine, Danielle Fichaud, Robert Marien Mer à dim : 20 h 00.Jusqu'au 11 avril.THÉÂTRE SAINT-DENIS; 1594 St-Denis (849-4211) — "Boeing Boeing" de Marc Ca-moletti avec Réjean Lefrançois, Rose Ouellette, Marc Hébert.Isabelle Martin, Claude Verdant.Diane Dauphinais Jusqu'au 14 mars Sam dim.: 20 h 30 THÉÂTRE DU RIDEAU VERT; 4664 St-Denis (844-1793) — "Le coeur sur la main" de Loleh Bellon Avec Yvette Brind Amour, Catherine Bégin, François Cartier, Gisèle Schmidt, Bruno Doyon Du 18 mars au 17 avril TANGENTE; 1596 boul St-Laurent (842-3532) — Danse-performance de Carmen Beu-chat, sam : 20 h 30 "Porte'! ouvertes ": oeuvres d'étudiantes â ( Université, les 19, 20 mars à 20 h 30 THÉÂTRE DE L’IlE; 1 rue Wellington, Hull (771-6669) — "Damnée Manon, sacrée Sandra" et "Surprise, surprise" de Michel Tremblay Mise en scène: Gilles Provdk mer.à ven 20 h 30 Sam 19 h 00; 22 h 00 Dim 15 h 00 Jusqu au 10 avril.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL; Faculté de musique.2375 Côte Ste-Catherine, Salle.1020 (343-6479) — Récital de chant, Béatrice Baillargeon, sam 20 h 00 Oeuvres de Campra, Dvorak, Mozart, Poulenc, Puccini, Schubert Musiques pour haut-parleurs.De nis Lorrain, lun 20 h 00, consacré â I AIMI Concert en trio mar 20 h 00 Oeuvres de Brahms, Bruch.Mozart.Reinecke.Ensemble d'instruments â vent, ven.20 h 00 Classe d Accompagnement, jeu 20 h 00 Oeuvres de Bach.Gershwin.Mozart, Puccini, Schubert expositions MUSÉE O'ART CONTEMPORAIN; Cité du Havre (873-2878) — "Empreintes et rellels" de René Derouin (1979-1981) Video du Québec ’ Un aspect diflèrent de la télévision, Tom Sherman vidéogrammes et écrits" Jusqu'au 4 avril The Dinner Party'' conçue par Judy Chicago et réalisé en collaboration avec .un collectif de femmes et d'hommes "Art et .féminisme" Jusqu'au 2 mai MUSEE DES BEAUX-ARTS DE MONTREAL; 3400 avenue du Musée (285-' 1600) — Au fil des collections La callgra-; phie comme Iconographie dans l'art islami-; que Jusqu'au 2 mal Robert Racine.Fernand , Léger, graveur "Monnaies anciennes I art , grec et romain en miniature" Jusqu'au t8 , avril MUSEE DES ARTS DECORATIFS; 1 ChSteau Dufresne, (coin Pie IX et SherbrooHe) ' (259-2575) — Ouvert |eu.», dim : 12 h 00 à ' 17 h 00 MUSEE DE LUE STE-NELENE, 861 , 6738) — Sauf lundi Exposition permanente .sur l’histoire coloniale canadienne Les us-.tens!les de cuisine et de foyer de la collection .MacDonald Stewart; maquette de Montréal 1760 héritage Europe MUSEE D'ART DE SAINT-LAURENT; ' 615 boul Ste-Crois.Saint-Laurent (747-; 7367) — Mar â ven : et dim : de 11 h â 17 h ; 00 Collection permanente arts anciens et .traditions artisanales du Québec Artefacts amérindiens; l'Art et ta beauté au service du .quotidien Jusqu’au 30 mai Félix Vincent et • Cécilla Basante peintres naïfs Jusqu au 29 mars.MUSEE MARSIL, 349 Riverside Drive, coin de Notre-Dame.Saint-Lambert (671-3098) — "Une Amérique disparue" collection de gravures et de livres Audubon et autres pièces disparues pu en vole de disparition Du 19 mars au 9 mai.MUSÉE DU QUEBEC; Parc des Champs de bataille (418)843-2150 - Exposition d’objets d'art ef de pièces de culture matérielle des Inuil du Nouveau-Québec Jusqu au 31 août MUSEE McCORD, 690 ouest.Sherbroofce (392 4778) — Exposition permanente d'art Amérindien et Inuit "Les somptueuses fantaisies de la mode, une facette de !• collection des costumes de l'université McGill" Jusqu'au 18 avril La photographie Terre-Neuvlenne (1849 1949) exposition constituée d'un choix de 80 épreuves modernes tirées é partir des plaques de verres originales Jusqu'au 28 mars.MUSEE REGIONAL DE RIMOUSKI; 35 ouest, Salnt-Oermaln (724-2272) — "Photo 35"; "La jeune peinture"; "Estampes et poèmes" Jusqu'au 28 mars MUSÉE RÉGIONAL DE VAUDREUIL SOULANGES; 431 boul Roche.Vaudreuil; (455-2092) — "Grand-père en son temps horloges et cadrans d'autrelols.jusqu'au 28 mars.MUSÉE DU BAS ST'-LAURENT; 300 St- Plerre.Rivière-du-Loup — "Par le trou de la lentille du photographe au photocopieur " Photographies de Stanislas Belle.Ulrlc Lavoie.Antonio Pelletier.Jean-Baptiste Dupuis.Marie-Alice Dumont Jusqu'au 25 avril MUSÉE D’ART DE JOLIETTE; 145 Wilfrid Corbell (756-0311) — "La femme à travers les trousseaux de baptême''.Jusqu'au 4 avril ATELIER ARTICULE: 1012 dé la Mpntagne (861 8634) — SALLE I Robert Ouellet peinture SALLE II: Marilyn Burgess, Marla S.Edwards.Linda Kunst.SALLE lit; Jurgen Par-tenhelmer.Jusqu'au 28 mars.CENTRE SAIDYE BRONFMAN; 5170 Chemin de la Cèle Ste-Catherine (739-2301) — "Shirley KaU gravures et dessins; Agnès Martin.Jusqu'au 14 mars CENTRE D'ART MONT-ROYAL; 1260 Chemin Remembrance (872-2162) — Images du Sénégal" photographies par Antoine Dé-sillets Jusqu au 28 mars CENTRE DES ARTS VISUELS; 350 avenue Victoria (488 9559) — "Objets de métaux précieux "; exposition de groupe Jusqu’au 27 mars CENTRE CULTUREL DE VERDUN; 5955 Bannantyne Verdun — Armand C6té.du 10 au 26 mars CHATEAU RAMESAY; 200 est Notre-Dame (861-7182) — Ouvert du mardi au dimanche de 10 h 00 é 16 h 30 GALERIE NATIONALE; Angle Elgin et Slater, Ottawa (613 - 992-4636) - F.H.Varier; une exposition centenaire, jusqu'au 4 avril GALERIE ART ET STYLE, 4875 Ouest, Sherbrooke (484-3164) — F lacurto.René Richard.Albert Rousseau St-Gllles Jusqu'au 29 mars GALERIE ALEXANDRE 1456 Ouest.Sherbrooke (844-2593) — Nouvelles aquarelles de Ladouceur Jusqu'au 20 mars GALERIE ARS NOVA; 304 est.Notre-Dame (861-5315) — Dorothy Payne peinture Jusqu au 28 mars GALERIE ART PLUE; 396 ouest.Laurier (271-4751) — Oeuvres de Barren Beaulieu.Oallalre.Louis Jaque.Riopelle.Toupin.Ver- mens GALERIE ART 48; 2175 Crescent (843-5024) — "Christian Knudson tableaux récents Jusqu'au 20 mars GALERIE BERNARD DESROCHES; 1444 ouest.Sherbrooke (842-8648) — Robert LaPalme Jusqu'au t5 mars.John Easton, du 19 mars au 5 avril GALERIE CRESCENT; 2142 Crescent (843-8589) — Albert Rousseau, peintre, du 9 au 22 mars.GALERIE OU CENTRE; 31 rue Lorne Saint-Lambert (672-4772) — "Les Robuches a Saint-Lambert"; sculptures personnages de Louise Page, jusqu au 16 mars GALERIE D'ART STEWART HALL; 176 Bord du Lac, Pointe-Claire (695-3312) — Collection permanente de la société des sculpteurs Canada Jusqu'au 14 mars GALERIE D'ART SIR GEORGE WILLIAMS; 1455 ouest, de Maisonneuve (879-5917) — David Mine "The New York Years 1903-1916) Gravures de maîtres européens en collections montréalaises Christian Knudson oeuvres récentes Jusqu'au 13 mars GALERIE DON STEWART; 1460 Ouest, Sherbrooke (845-2905) — Oeuvres sur papier de Marilyn Mllburn Jusqu'au 24 mars Pierre Beaulieu, oeuvres récentes Du 13 au 31 mars GALERIE DOMINION; 1438 Ouest.Sherbrooke (845-7171) — Oeuvres de Loyd Fitzgerald Yvette Froment.Marie-Louise Kreyes Martha Teles GALERIE DES 5 CONTINENTS: 1304 Greene (931-3174) - ‘ L'Aiguille Magique' courtepointes, tapis québécois, modèles de broderies, tapisseries et Molas Jusqu'au 8 avril GALERIE DAZIBAO; 1671 Si Hubert (525-2020) — "Relations photographies de Judith Crawley Noml Kaplan manipulations.Ou 13 mars au 4 avril GALERIE ECHO; 6287 St Huberl (271-1595) — Sérigraphies originales de Stanly Cosgrove.Louis Jacquc, Fernand- Leduc, Jean Lemleu, Rita Letendre.Alfred Pellan Jusqu au 5 avril GALERIE FRANCE MORIN; 42 Ouest.Av des Pins (845-4549) - Daniel Buren.du 13 mars au 10 avril GALERIE FRÉDÉRIC PALARDY; 1170 Victoria (465-3337) — Oeuvres récentes de Louis Belzlle acrylique sur toile Jusqu'au 26 mars GALERIE GRAFF; 693 est, Rachel (526-2616) - Oeuvres récentes de Raymond Michel Leclalr.Jusqu'au 17 mars Peintures récentes de Lucie Laporte, du 18 mars au 14 avril GALERIE GILLES CORBEIL; 2165 Crescent (844-7147) - Salle I: Ado.Salle II: Letendre.Ferron, Felto, Sorensen Jusqu'au 3 avril.GALERIE GERARD GORCE; 1504 ouest Shsrbrooke (934-0413) - Barbeau, Cullen Oe-Tonnancourt, Fortin.Gauneau, Marlno-Marlni.Riopelle Jusqu'à la fin mars GALERIE GILLES SAINT-PIERRE; 5283 Avenue du Parc, suite 2 (279-1919) - Char- les Lemay, oeuvres récentes.Jusqu'au 18 mars GALERIE JOLLIET; 279 ouest, Sherbrooke, suite 211 (842-6883) — Regards sur l'oeuvre de Judil Reigl.jusqu au 13 mars Paul Lacroix dessins récents, du 17 mars au 10 avril GALERIE LIPPEL; 1324 ouest.Sherbrooke (842-6369) - Art pré colombien du Pérou et du Mexique Les masques et figurines de l'Afrique ouest L art Inuit du Cap Dorset GALERIE LIBRE; 2100 Crescent (288-6025) — Peintures récentes de Michel Allard Jusqu au 17 mars GALERIE LES DEUX B; 4872 St-Denis (284-2668) — Paul Llvernois, du 17 mars au 4 avril GALERIE LUDOVIC; 1390 Ouest, Sherbrooke (844 9788) - M Poissant, A Rousseau F Labelle.M Mguro.G Pheifter.C Bergeron Jusqu'à la fin mars GALERIE L'IMAGINAIRE; 1654 chemin St-Louis, Sillery, Québec (418) 688-1654 — Le peintre et le poète.Pellan et Péloquin Albums réalisés en collaboration Jusqu'au 21 mars GALERIE L'AQUATINTE; 4933 de GrandPré (849-6527) — Louis Pelletier, dessins et gravures récentes, jusqu'au 28 mars GALERIE MOTIVATION V; 1447 Bleury (845-5962) - "Voir autrement peintures et photos sociales Alain Chagnon.Mario COté.Jean Paquin Martin Roy Jusqu'au 28 mars GALERIE NOCTUELLE; 333 ouest St-Laurent Longueuil (670 9076) - Denis Fec-teau Klode sculptures Roland Pichet Nicole Taillon, Rita Oils, Annick Therrien.Carole Pellerln.Pierre Patry GALERIE MONTCALM; Maison du Citoyen, 25 rue Laurier.Huit - Léa Deschamps, installation Jusqu'au 31 mars GALERIE MICHEL GRELET; 4012 Drolet, coin Duluth (845-3715) - E landori, K Bru-neau, J Leroux-Guillaume, M Varin M Cournoyer, P L Tétreault et d'autres GALERIE OPTICA; 1029 C6te Beaver Hall.Slème (666-5178) — "Treize à Optica" exposition de groupe Jusqu'au 27 mars GALERIE POWERHOUSE; 3738 St-Dominique (844-3489) - Petite galerie Claire Salzberg céramiques, jusqu au 20 mars Grande galerie événements spéciaux pour célébrer l'exposition "Dinner Parly" de Judy Chicago GALERIE SARAH McCUTCHEON; 1304 Ave Greene (933-2678) — En hommage au "Dinner Party" de Judy Chicago, photogravures de Doreen Lindsay et les oeuvres de Michèle Bastin Hannah Franklin.Kathryn Llpke.Loredana May Brind, Nancy Petry Jusqu au 13 mars galerie saint DENIS: 3772 Sainl-Denls (288-2340) — Suzanne Bousquet; oeuvres en couleur sur papier André Jasmin encres et fusains Jusqu'au 20 mars GALERIE TREIZE; 4015 Dtoiel (288-5903) — Marcel Bellerive pastels sur papier et dessins miniatures Jusqu'au 14 mars Salle Suite A la page 36 télévision SAMEDI Q CBFT 8.25 Ouverture et horaire 8.30 Passe-partout 9.00 Les contes de la forêt verte Dessins animés 9.30 Candy: Dessins animés 10.00 Les héros du samedi." Hockey atome", finale du tournoi.11.00 Les enfants du 47A 11.30 Bof et compagnie: Numéros de danse, d'acrobatie, de magie, de jonglerie, de magie, de jonglerie.etc.exécutés par des clowns.12.00 La semaine parlementaire à Ottawa 14.00 Ciné-famille: "Le chat de Christine" (Français) Film réalisé par Françoise Bettiol."Les trois frères Dessin animé.15.30 Défi: "Haïti" Mireille Matellus est arrivée au Québec à l'âge de 15 ans.après avoir été élevée à Haiti Que signifie ê-tre une Haïtienne gui vit au Québec?Comment vivre cette double identité haïtienne et guébécoise?Peut-on être l'une sans renier l'autre?16.00 Bagatelle 17.00 La course autour du monde: Des représentants de guatre pays de la Communauté des télévisions francophones.dont deux Canadiens, partie!-.pent à cette course de jeunes ’ reporters-cinéastes à travers les cing continents.18.00 Le téléjournal 18.05 Science-réalité "Caltech: Institut technigue de la Californie", — "Les marathoniagues ".— "La maladie de Crohn ".Inflammation chronigue de l'instestin.— "Le grand cirgue de Chine et la bio-mécanigue" 19.00 Le monde merveilleux de Disney 20.00 La soirée du hockey: Au Forum de Montréal, les Whalers de Hartford rencontrent les Canadiens.22.30 Le téléjournal 22.50 Nouvelles du sport 23.05 La politigue fédérale 23.15 Cinéma: "L'île mystérieuse" (Britannique 1961) Film d'aventures réalisé par Cy Endfield, avec Michael Callan et Herbert Lom.d'après le roman de Jules Verne 1.05 Ciné-nuit: "Les magouilleurs' (Italien 1959) Policier réalisé par Francesco Rosi, avec Alberto Sordi, Belinda Pee et Renato Salvatore .2.20 Fin des émissions O c F T M 8.55 Horaire 9.00 Agent sans secret 9.30 Goldorak 10.00 Capitaine Flam 10.30 Scooby-Doo 11.00 Allons au cirque "Un cirque en Pologne" 12.00 Samedi midi: "Le sport" — "Les récits du capitaine" — "Essai automobile — "La cuisine de Pol Martin" — "Les rêves" — "Les animaux" 14.00 Votre amie Suzanne: "Parlons-en" — "Pour un + ou un — “Au bout du fil" — "Tel qu'indiqué" 15.30 Janette veut savoir Sujet: "Qu'est ce que le végétarisme" 18.30 Justice pour tous Sujet: "Achats par correspondance" 17.00 Que sera sera 17.30 Les p'tits bonshommes 17.50 Le 10 vous informe 18.00 Jeunesse express 19.00 Tremplin Interprètes Royanne Campeau.Linda Larocque.Sylvie St-Laurent et Josée Simoneau 19.30 Les grands spectacles "Holocauste" (Américain 1978) Drame social avec Tom Bell.Joseph Bottoms.Tovah Feldshuh.Marius Goring, Rosemary Haris Anthony Haygarth, Ian Holm et Lee Montague 21.30 Championnat mondial de patinage artistique En provenance de Copenhague.Danemark Hommes/Style libre 22.29 La quotidienne 22.30 Lès nouvelles TVA/la météo 22.50 Les sports 23.00 Ciné week-end "Impératrice Sissi" (Allemand 1956) Drame historique réalisé par Ernst Ma-rischka, avec Romy Schneider, Karlheinz Boehm.Vilma Degischer et Magda Schneider 0.30 Ciné week-end "La chair de l orchidée (Fr, It.AH 1974) Drame policier réalisé par Patrice Chéreau.avec Charlotte Rampling.Bruno Cremer.Edwige Feuillère et Simone Signoret 2.00 Fermeture (& RADIO-QUÉBEC 18.00 Passe Partout 18.30 Heidi 19.00 Planète ukranienne "Entre hier et demain" Où se situe au-jourd hui la communauté ukrainienne du Québec et comment se caractérise son évolution?19.30 Justice pour tous La succession" Une série qui renseigne les citoyens sur les mécanismes souvent complexes de notre système judiciaire 20.00 Hollywood Quelques grands moments de I épopée cinématographique illustrés par de nombreux extraits de films célèbres et les témoignages d une pléiade de vedettes 21.00 Grands pas classiques "Don Quichotte" Françoise Legree et Stéphane Prince, de l’Opéra de Paris interprètent le ballet "Don Quichotte" 21.30 II était un musicien: "Albeniz ", Quelques grands moments de la carrière du compositeur espagnol Isaac Albeniz, auteur de plusieurs oeuvres pour piano dont "Iberia".22.00 S O S.j'écoute: Une dramatique de Janette Bertrand, avec Marie Tlfo et Gilles Renaud.22.30 Image par image: "L'argent des autres".Film français réalisé en 1978 par Christian de Cha-longe, avec Jean-Louis Trintignant, Catherine Deneuve, Michel Serrault et Claude Brasseur.Q TVFQ (Câble) 9.30 Spécial 10/15 ans: Le point actuel sur les planètes et les étoiles — Variétés: Renaud Dofres-san.— La descente en rivière.10.40 Accordéon, accordéons: Inv Marcel Azzola, Daniel Pauly, Stéphane Grapelli et Cindy.Ria, Geannie.Kristel 11.00 Télé-foot: Inv Michel Pécout.12.00 Auto Moto "Croisière blanche., pour le plaisir".12.30 L'ennemi de la mort: Dramatique de Roger Vrigny d après le roman d'Eugène Le Roy Avec B P Dronnadieu, Carol Lixon, Nathalie Ma-zeas.13.30 La colombe: Cette émission nous propose de découvrir "La Colombe", un restaurant ou se sont produites, à leurs débuts, toutes les vedettes de cette émission.Au programme.Guy Béart, Jean Ferrât, Anne Sylvestre.Bernard Haller, Paul Hébert, Hélène Martin.Jacques Doyen, etc.14.40 Sept sur sept Magazine d'actualité 15.45 Thé dansant: Variétés rétro Avec Jacques Martin, Charles Lebel, Bob Quibel et Robert Beauvais 16.00 Actualités régionales 17.00 Spécial 10/15 ans 18.10 Accordéon, accordéons Inv : Joss Baselli.Roger Gicquel.Ana-bel Minard et Catherine Hébert 18.30 Télé-foot: Coupe de France; —- Un dossier sur Bastia 19.30 Auto Moto Salon de Tokyo — Side — cars trial: championnat de France.1ère manche.20.00 Messieurs les jurés: l'affaire Baron.Dramatique réalisée par Boramy Tiou-long Avec Sylvie Favre.François Perrot et Jean Leuvrais 22.10 Sept sur sept Magazine d'actualité 23.15 Thé dansant: Variétés rétro Avec Jacques Martin, Charles Lebel.Bob Quibel et Robert Beauvais.23.30 Actualités régionales O c B M T 8.41 Thought for Today 8.45 CBC Good Morning 9.00 Sesame Street 10.00 Midday encore 10.58 Entertainment calendar 11.00 R C M P 11.30 Mutual of Omaha Wild Kingdom 11.58 Weather Report 12.00 What's new 12.30 News from zoo's 13.00 Quebec report presents.Reach for the top 13.27 Community Experts 13.30 Quebec report presents Consumerscope topic: "Summer camps for children".13.57 Program highlights 14.00 Assembly week 14.30 Wok with Yan 15.00 Sportsweekend "The Labatt Brier from Brandon, Manitoba' ; "The Canadian men's curling championship 18.00 CBC Saturday Report 18.30 This week in Parliament 19.00 Happy Days 19.30 Archie Bunker 's Place 20.00 NHL Hockey night in Canada "Hartford at Montreal" 23.00 The national 23.15 Provincial affairs 23.21 Newswatch 23.27 Ciné-SiX' "Blow up (Drame) Avec David Hem-mings et Venessa Redgraves Siesta (Comédie musicale) Avec Esther Williams 3.15 Station closing 0 CFCF 8.59 Sign On 8,00 UnlversilY of the Air 6.30 Circle Squore 7 00 100 Huntley Street 8.30 StOrytlme 9 oo Let's on 9.30 You can't Oo that on television 10.00 Rocket Robin Hood 11.00 The six million dollar man 13.00 Bugs Bunny Roadrunner hour 13.00 Saturday at the movies; "The mechanic" (Drame 1972).Avec Charles Bronson, Jan-Michael Vincent el Keenan Wynn 15.00 Jo Gaillard 18 00 Wide World ot Sports 18.30 CTV sports special: ¦ "World tlgureskating championships.Coverage of the ladies’ final.19 00 Pulse 19.30 Hockey magazine 19.00 CTV sports special: "World figure-skating championships.Coverage ot the dance finals 20.00 Academy performance: "Rollercoaster" Avec Timothy Bottoms, George Segal, Richard Wldmark et Henry Fonda 22.00 Fantasy Island 23.00 CTV National News 23.21 Pulse 0.00 The Twelve Midnight Movie: "Magnum force" (Drame 1973).Avec Clint Eastwood.Hal Holbrook el David Soul- 2.30 Second-feature: "Eiger Sanction" (Drame 1975).Avec Clint Eastwood, Vonetta McGee et George Kennedy, 5.00 Sign off DIMANCHE O C B F T 8.25 Ouverture et horaire 8.30 Passe-partout 9.00 Le petit castor 9.30 Caliméro Dessin animé 9.45 Ma soeur la terre: Un appel â la découverte de la nature 10.00 Le jour du Seigneur 11.00 La semaine à l'Assemblée nationale 12.00 La semaine verte: Dossier — Chronique horticole — Commentaires sur l'actualité agricole.— Court sujet 13.00 Propos et confidences Edwidge Feuillère se raconte 13.30 Les couleurs de l'orchestre Animateur et chef d'orchestre: Eric Bauer Au programme: "Variations sur un thème de Purcell" de Britten.14.00 Univers des sports: "Championnats sportifs québécois".Du Centre Claude-Robillard: basket-ball.natation, soccer intérieur, tir à la carabine, badminton, etc.Du Centre Etienne-Desmarteaux: ballon sur glace, escrime, hockey sur gazon intérieur et patinage de vitesse.— "Championnats du monde de ;ki nordique".disputés à Oslo, Norvège 16.00 Hebdo-dimanche 17.00 Second regard Première partie: les actualités religieuses.avec Myra Créé Deuxième partie "Les foyers Bosco".Interview du père Lucien Larré, fondateur des Foyers Bosco de Regina, en Saskatchewan Documents visuels filmés par l'équipe de "Man alive".18.00 Le téléjournal 18.05 Télémonde: 18.30 Génies en herbe: Jeu-questionnaire 19.00 Chez Denise Téléroman écrit et interprété par Denise Filiatrault.19.30 Les beaux dimanches: "As-tu toujours envie de m’entendre chanter?" Spectacle-vérité en compagnie de Claude Dubois.20.30 Les beaux dimanches: "Cordélia" (ONF, 1979) Drame réalisé par Jean Beaudin, d'après le livre "La lampe dans la fenêtre" de Pauline Ca-dieux Avec Louise Portai.Gaston Lepage.Raymond Cloutier, Jean-Louis Noux et Gilbert Sicotte.22.30 Le téléjournal 22.50 Sports dimanche 23.05 La politique provinciale: "Le Parti Libéral" 23.10 Ciné-Club "Keiko" (Japonais 1978) Etude de moeurs réalisée par Claude Gagnon, avec Junko Wakashiba, Akiko Kitamura.Takuma Ikeuchi et Toshio Has-himoto 1.10 Fin des émissions © C F T M 8.55 Hqralre 9.00 La fourmi atomique 9.30 Les chevaux du soleil 10.00 La bataille des planètes 10.30 C'était l'bon temps 12.00 Bon dimanche "Le cinéma"."La séquence du spectateur"."Les spectacles"."Les livres"; "Les événements artistiques"; "Les arts"; "Les disques".14.00 2.000 ans après Jésus-Christ 14.30 Information-voyages Films: "De I aéroport Mirabel â Charles de Gaulle" et "La COte d'Azur" 15.00 Au royaume des animaux "Le dilemme de l'Horicon".15.30 Sport mag 17.00 Antenne 10 17.30 Le dix vous informe 18.00 Au pays de Chanterelle 18.30 Huit, ça suffit 19.30 En première: "Femmes enchaînées" (Américain 1971) Drame avec Ida Lupino, Lois Netlleton, Belinda Montgomery et Jessica Walter 21.00 Championnat mondial de patinage artistique Femme/Style libre En provenance de Copenhague.Danemark 22.00 L événement avec André Fayette 22.30 Les nouvelles TVA Ta météo" 22.50 Les sports 23.00 Simon Templar 0.00 Fermeture © RADIO-QUÉBEC 15.00 Initiation à l'économie du Québec 15.30 Le corps humain 18.00 La publicité au Québec 18.30 Le corps humain 17.00 L'évolution de l'homme 18.00 Passe-partout 18.30 La petite Lulu Dessins animés 19.00 Planète arménienne: "L'église: l'âme d'un peuple".L'histoire des Arméniens â travers celle de leur église.19.30 Nova "Les taches solaires Quelques précisions sur les vents solaires, les champs magnétiques et les taches solaires 20.30 Visage "Chanoine Lionel Groulx, In memo-rlam" A la fols chercheur, historien et prêtre, Lionel Groulx demeure l'une des figures dominantes de notre nationalisme, Pour nous parler de lui.les historiens Jean-Pierre Wallot, Michel Brunet et Denis Vaugeois 21.30 Ciné-répertoire: "Le chef d’orchestre" Film polonais réalisé en 1979 par Andrzej Wajda, avec John Gielgud.Krystyna Janda et Andrzej Seweryn.© TVFQ (Câble) 9.30 L’école des fans: Un programme d’amateurs au cours duquel des enfants interprètent des chansons de l'artiste invité.Inv : Michèle Torr.10.15 En direct du passé "Année 1483" Emission qui a pour objectif de présenter l'histoire d'une manière moderne, comme un journal d'actualité 10.30 Les animaux du monde: "Qu'est-ce qu’ils se racontent?".En France, le professeur Gautier étudie la façon dont les membres de diverses familles de cercopithèques africains (singes) parlent entre eux.11.00 Toute une vie dans un dimanche Emission de variétés.Invité d'honneur: "Michel Sardou".La vie et la carrière de Michel Sardou.Variété et théâtre: Alex et les lézards' Sotto Mayor, Annine, Carlos, les Chants Sauvages, Michel Galabru, le groupe Supertramp.14.00 Apostrophes Emission littéraire "Cinq femmes d'aujourd'hui" Avec Monique Brossard-Le Grand, Anne-Marie Cro-lais.Danielle Décuré.Leslie Kaplan et Brigitte Lozerec'h 15.30 Zola photographe Une importante iconographie, tirée du Fonds Zola, ainsi que des photos d'autres amateurs ou professionnels de l’époque, nous font découvrir l'enfance, la maturité Emile Zola lui-même, dans une intimité heureuse 16.00 Actualités régionales 17.00 L’école des fans: Un programme d’amateurs au cours duquel des enfants interprètent des chansons de l’artiste invité.Inv.: En-ciro Macias 17.45 En direct du passé "Année 1493" Emission qui a pour objectif de présenter l'histoire d'une manière moderne, comme un journal d'actualité.18.00 Les animaux du monde: "Le petit monde de la haie" 18.30 Toute une vie dans un dimanche Emission de variétés "Le 22e festival international deT V " En compétition: "35 dramatiques" et "57 actualités" présentés par 47 organismes privés et nationaux Variétés: Sheena Easton, Patrick Juvet, Jean-Jacques Goldman, le groupe Secret-Service, Marie Lafo-rêt, Daniel Guichard.Julie Junior et Richard Gotainer.21.30 Apostrophe Emission littéraire "Les bons romans sont-ils prophétiques?" Avec Michel Tournier.Pierre Gripari.Jacques Lanz-mann, Jean-Marc Roberts, Dominique Rolin et Guy Hocquenghem 23.00 Calder, le mécanicien de l'espace Dans sa vieille maison de Saché, bâtie sur un rocher, Calder présente ses oeuvres Avec la participation d'Alexandre Calder, Mary Calder, Jean Prévost et Jean Miro 23.30 Actualités régionales O c B M T 8.15 Thought for Today 8.18 CBC-6 Good Morning 8.30 This is the Life 9.00 Music and the Spoken Word 9.30 Hobbledehoy 10.00 Star Trek 11.00 Assembly Week 11.28 Entertainment calendar 11.30 Do you remember n.58 Weather report 12.00 Meeting place 13.00 Country Canada 13.30 Hymn Sign 14.00 Sportsweekend "The Labatt Brier from Brandon, Manitoba"; "The Canadian men's curling championship" 17.00 CBC News Sunday report 17.30 The winners 18.00 Walt Disney 19.00 The beachcombers 19.30 Front page challenge 20.00 Superspecial: "Strawberry ice”.21.00 For the record 22.00 Market place 22.30 Man alive 23.00 The national 23.15 Nation's Business 23.21 Newswatch 23.41 St Patrick's day parade 1.45 Sunday best: "Good news (Comédie musicale américains) Avec June Allyson et Peter Lawford 3.10 Station closing 0 CFCF 5.59 Sign On 6.00 University of the Air 8.30 Crossroads 7.00 The world tomorrow 7.30 Days of Discovery B.oo Jimmy Swaggart 9.00 Oral Roberts and the miracles of seed faith 9.30 Rex Humbard 10.00 Hellenic Program 10.30 Teledominica 13.30 Question period 14.00 Sports special "C I A U men's championships" 16.00 Question period 18.30 CTV sports special: "World figure skating championship".From Copenhagen 18.00 Pulse 16.30 As it is 19.00 The original six "Detroit at Boston ".20.00 Tom Jones 20.30 McGowan's Montreal 21.00 Quincy 22.00 W-5 23.00 CTV National news 23.21 Pulse 0.00 The Twelve Midnight Movie: "Kelly's heroes" (Comédie dramatique 1970) avec Clint Eastwood, Telly Sa-valas et Don Rickies 2.45 The Bionic Woman 3.45 Sign off Le Devoir, samedi 13 mars 1982 ¦ 33 ¦Onnonceâ claiôéeô 286-1202 Les offres d'emploi sont faites également aux hommes et aux femmes Les annonceurs sont priés de vérifier la première parution de leurs annonces Le Devoir ne se rend responsable que d’une seule insertion erronée Toute erreur doit nous être signalée immédiatement Hour* do tombé*: I0h30 Régullèras Chaque parution coûte $5 30 avec un maximum de 25 mots Tout mot additionnel coûte $0 20 chacun Minimum deux parutions Encadrées S0 65 (aligne agate Minimum §10.40 • Toute annonce doit être payée à ( avance, soit par chèque, argent ou carte de crédit Nous acceptons par téléphone 286-1201 (annonces classées seulement) Pour tout autre service 844-3361 ¦ Ameublements à vendre MEUBLES NON PEINTS: vendons et fabriquons Vaste choix (commodes, bureaux doubles et triples.etc.) Avons aussi matelas toutes grandeurs à prix d’aubaines.207 est Beaubien.Tôt : 276-9067 ou 3611 ouest, Notre-Dame 935-6716 et 10,192 St-Michel.387-2841 J N.O Table de salle à manger, style méditerranéen finie pécan avec panneaux amovibles, et buffet assortie.$1900 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Faire parvenir les candidatures et désignations, accompagnées d'un curriculum vitae et des noms de trois répondants, au: Professeur W.J.Gerhard Doyen, Faculté des Écoles professionnelles Université Laurentienne Sudbury (Ontario) PE32C6 LE CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DU BAS DU FLEUVE EST À LA RECHERCHE D’UN CONSEILLER EN INFORMATIQUE pour son bureau central de RIMOUSKI NATURE DE LA FONCTION Le conseiller en informatique assumera la responsabilité du développement, de l’entretien et de l’ajustement au besoin des systèmes d'information manuels et informatisés au CSSBF, ceci impliquant de fréquentes transactions avec les cadres supérieurs et intermédiaires du CSS, avec les opératrices en Informatique pour les aider dans la solution de situations complexes, ainsi qu'avec les organismes extérieurs tels l'Association des Centres de services sociaux du Québec, le ministère des affaires sociales, les entreprises privées de services informatiques, le CRSSS et certains établissements partenaires de la région pour des services en commun.FORMATION ET EXPÉRIENCE Le candidat devra posséder une formation universitaire pertinente à l'emploi.(A défaut, une expérience très significative dans le domaine pourrait être considérée équivalente) Un minimum de trois (3) ans d'expérience est souhaitée, au cours de laquelle le candidat aura expérimenté toutes les phases du développement des systèmes informatiques, l'utilisation concrète de techniques et d'équipements informatiques, ainsi que la responsabilité de projets et le travail de groupe.N.B.: Une expérience de travail sur mini-ordinateur serait souhaitable.Automobile personnelle requise.RÉMUNÉRATION Selon les qualifications du candidat, les politiques internes de rétablissement et les bases de rémunération en vigueur pour des tâches analogues dans les Affaires sociales.Pour être recevables, les otlres de service écrites accompagnées d’un curriculum vitae et des attestations d'études pertinentes, devront être parvenues avant 17:00 h le 18 mars 1982, à l'adresse suivante: Directeur de* services administratifs C.P.610 RIMOUSKI (Québec) G5L7C5 J CENTRE HOSPITALIER RESTIGOUCHE PSYCHOLOGUE CLINICIEN I Numéro du concours CHRHC 82-003 Le Centre Hospitalier Restigouche Inc., un établissement psychiatrique de 478 lits desservant la population du nord du Nouveau-Brunswick requiert les services d'un psychologue clinicien pour oeuvrer à son centre de réadaptation.Le Centre peut accueillir un maximum de 80 patients souf-frant-de difficultés d’adaptation chroniques; la durée moyenne du séjour des patients est de trois ans.Le candidat choisi relèvera du Chef du Service de psychologie et sera membre d'une équipe jeune et active composée de sept psychologues.En tant que psychologue clinicien, vous devrez soumettre des programmes de modification du comportement; superviser un programme de maison de transition; évaluer le fonctionnement des patients, de la thérapie de groupe et de la consultation auprès du personnel infirmier, d'après les principes de modification du comportement.Vous travaillerez en étroite collaboration et en consultation avec l'équipe multidisciplinaire à la planification et à la mise en oeuvre des services psychologiques cliniques pour le Centre de réadaptation.Bilingue et détenant un diplôme de second cycle en psychologie, le candidat choisi devra posséder quelques années d'expérience dans un champ clinique pertinent.La préférence sera toutefois accordée aux candidats possédant un doctorat en psychologie.Toute expérience dans le domaine de la réadaptation de patients souffrant de traumatismes psychologiques chroniques serait un atout.Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec Colette Robichaud (506) 753-4461 (à frais virés) ou soumettre votre curriculum vitae au plus tard le 29 mare 1982 A l'adresse suivante: M.Conrad Plchette Centre Hospitalier Restigouche Inc.C.P.10 Campbellton, Nouveau-Brunswick E3N 302 V LE CONSEIL D’ÉDUCATION DE CARLET0N invite les enseignants qualifiés de l'Ontario à soumettre une demande d'emploi à un poste d'enseignement, notamment immersion en français, enseignement à l'enfance en difficulté, formation commerciale, technique, prenant effet le 1 er septembre 1982.On demande aux enseignants qui ont présenté une demande avant le 1er janvier 1982 de le faire de nouveau.Veuillez soumettre votre demande par écrit, accompagnée d’une copie du(des) brevet(s) d’enseignement et titre acquis, à L'agent du personnel (enseignant) Conseil d’éducation de Carleton 133, chemin Greenbank Nepean (Ontario) K2H 6L3 1 -(613)-820-1820 ORGANISME IMPORTANT DE LA COMMUNAUTÉ JUIVE recherche les services d’un DIRECTEUR DES RELATIONS AVEC LE GOUVERNEMENT Nature du travail: Agent de liaison avec les instances gouvernementales locales et provinciales, dans les domaines des services sociaux et de santé.Exigences: Pour relever ce défi le postulant doit être parfaitement bilingue et posséder une expérience étendue dans le secteur public.Il sera familier avec les problèmes reliés à la communauté juive et aura quelque connaissance des questions pertinentes aux services de santé et aux services sociaux.Le Conseil des Arts du Canada cherche un Salaire: concurrentiel.Les candidatures doivent être adressées au: 1066.Le Devoir, C.P.6033, Montréal H2Y 3S6 DOSSIER la personne que vous cherchez lit.LE DEVOIR tous les matins ARCHÉOLOGUE Qualifications requises: — Maîtrise en archéologie avec spécialisation en archéologie pré-historique; — Expérience dans le domaine des inventaires et des fouilles.Fonctions: Sous la responsabilité du directeur des recherches: — diriger des travaux d'inventaire et de fouilles en territoires montagnais et attikameks; — rédiger des rapports de recherche; — effectuer des travaux de synthèse; — participer à des réunions.Salaire: à partir de $24,000.selon l'expérience.Date limite: 22 mars 1982 Envoyer la demande accompagnée d’un curriculum vitae à: M.Germain Paul Conseil Attikamek-Montagnais 80 bout.Bastien Village des Murons Québec GOA 4V0 Chef Section du théâtre Fonctions Sous la direction du Directeur du Conseil, le Chef de la section du théâtre administre les programmes d'aide au théâtre du Conseil des Arts du Canada.Il dirige une équipe de neuf personnes, veille à l’attribution des subventions aux organismes de théâtre professionnels, suit de près l'activité théâtrale au Canada et à l'étranger, fournit des avis au Conseil sur les politiques et les programmes de théâtre, et représente la section aux réunions avec les gens du théâtre, les média et le public.Qualités Le titulaire devra avoir une bonne connaissance de l'histoire et de la situation actuelle du théâtre au Canada et à l'étranger et jouir d'une bonne réputation dans le domaine des arts de la scène au Canada.Langues de travail La compréhension du français et de l'anglais est essentielle; il est souhaitable que le titulaire puisse s'exprimer oralement et par écrit dans les deux langues officielles.Lieu de travail Ottawa, mais le titulaire devra se déplacer fréquemment.Traitement A partir de $41 822, selon les qualités et l’expérience.Prière de faire parvenir votre curriculum vitae avant le 31 mars à Monsieur Yves Carrière Chef du personnel Conseil des Arts du Canada Case postale 1047 Ottawa, Ontario K1P5V8 NOTRE RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS a été créée spécialement dans le but d’établir un lien sensible entre nos lecteurs et les institutions ou maisons d’affaires.Les annonces publiées sous cette rubrique coûtent 87* la ligne agate.Nous accordons la commission habituelle aux agences de publicité.Le service de dossiers ne coûte que huit dollars et est strictement confidentiel.La date limite pour réception de ces annonces est fixée à 48 heures avant parution.Pour suggestion, rédaction, montage.Téléphonez ou écrivez à: LE DEVOIR 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 Compétence: Micheline Turgeon, Rens.: 844-3361 Gestionnaire de risques et d’assurance Une importante compagnie de production (industrie lourde) recherche pour son siège social à Montréal un gestionnaire de risques et d'assurance qui relèvera du président, secrétaire et chef du contentieux.Le candidat idéal sera préférablement bilingue et connaîtra le domaine de l’assurance, de la réassurance et de l'auto-assurance, ainsi que les divers marchés de souscription.Ses fonctions comprendront l’établissement, l’application et l’administration d’un programme de gestion de risques et d’assurance, de même que la mise en place de la structure de base de celui-ci, l'assurance contre la responsabilité civile pour dommages matériels, le règlement des sinistres, la coordination des couvertures de risques pour l'Amérique du Nord, la liaison et la coordination ainsi que les directives administratives concernant les questions d'assurance, et faire partie intégrante d'une équipe de prévention d’accidents et de pertes en général.Le candidat devrait avoir une dizaine d'années d'expérience acquise dans le cadre d’un service de gestion de risques et d'assurance d’une société, dans une compagnie de courtage ou une compagnie d'assurance.Les candidats intéressés devront contacter Henri Lemeilleur au (514) 866-2807 ou faire parvenir leur curriculum vitae: Le Conseil de Placement Professionnel, 555, boul.Dorchester ouest, bureau 1120, Montréal, P.Q.H2Z 1B1 en mentionnant le dossier 1958.LE CONSEIL DE PLACEMENT PROFESSIONNEL Le premier geste à poser.Halifax • Montréal • Toronto • Winnipeg Edmonton • Calgary • Vancouver ANALYSTE, ETUDES DE MARCHÉ MARKETING CRIQ INGÉNIEUR EN MÉCANIQUE (INGÉNIERIE DES PRODUITS) Assumant la planification et la réalisation de projets de recherche et de développement, le candidat, à l'aide de calculs et de dessins conçoit et participe au montage de prototypes, aux essais et à la mise au point de nouveaux produits.Titulaire d’un diplôme universitaire en génie mécanique et membre ou éligible à l’O.I.Q., le candidat détient un minimum de cinq ans d’expérience variée et rattachée à des services de production industrielle.Il possède une facilité pour la rédaction de plans de travail et de rapports techniques.La rémunération attachée à ce poste s’établit entre 20 000 $ et 36 000 $ et sera identifiée en fonction de la formation et de l’expérience du candidat.Le lieu de travail est Sainte-Foy.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à notre service du personnel.CRIQ CENTRE DE RECHERCHE INDUSTRIELLE DU QUÉBEC 333, rue Franquet Case postale 9036 Ste-Foy, Québec G1V 4C7 Date limite; Le 19 mars 1982 Numéro de concours: 81 105-02-C5 ?lotoquêbec La Société des loteries et courses du Québec recherche des candidats ayant une compétence exceptionnelle pour combler un poste d’analyste à la Direction du marketing.Fonctions: Sous la supervision du chef des nouveaux jeux, l'analyste est responsable de la coordination des études de marché qualitatives et quantitatives et du développement de nouveaux jeux du Service du marketing.Il agit aussi à titre de support analytique et administratif aux chefs de produit et initie le développement de système informatique de gestion relié aux études de marché, aux statistiques de ventes et au processus de gestion budgétaire.Exigences: Posséder un diplôme universitaire terminal dont l'obtention requiert un minimum de seize (16) années d'études en statistique, sciences commerciales, économie et avoir trois (3) années d'expérience pertinente dans le domaine de la recherche en marketing.Salaire: 27 593$ à 37 088$.Les personnes intéressées font parvenir leur curriculum vitae ainsi qu’une photocopie de leurs certificats d’études que nous traiterons confidentiellement à: Société des loteries et courses du Québec a/s Service du personnel 2000, rue Barri Montréal (Québec) H2L 4N5 HMBMBH Carrières et professions Le Devoir, samedi 13 mars 1982 ¦ 35 Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes LE CENTRE D’ACCUEIL EDMOND-LAURENDEAU Catégorie: hébergement Capacité: 300 lits recherche DIRECTEUR(TRICE) DES SOINS DE SANTÉ ET D’ASSISTANCE Sous I autorité du Directeur général, le directeur des soins de santé et d’assistance est responsable de l’orj ganisation, de la coordination et de l’évaluation des soins aux bénéficiaires.Il doit également voir à la sélection, à la répartition et à l’évaluation du personnel des soins et assumer la responsabilité budgétaire des opérations de ce secteur.Exigences: — Membre en règle de l’O.I.I.Q.; Un degré universitaire en sciences de la santé et/ou en sciences de l’administration serait un atout: — Posséder une expérience de 3 à 5 ans dans une fonction de direction de préférence en centre d’accueil d’hébergement.Salaire: selon les règles de rémunération des cadres du Ministère des Affaires sociales.Les personnes intéressées pourront faire parve-, nir leur curriculum vitae avant le 31 mars 1982, à l’adresse suivante: Direction générale Centre d’Accueil Edmond-Laurendeau 1725 est, boul.Gouin Montréal, Qué.H2C 3H6 EXPERTS- COMPTABLES DEMANDES Le Bureau des services de vérification, qui offre aux ministères fédéraux et à plusieurs organismes gouvernementaux des services spécialisés de vérification, desire obtenir les services de vérificateurs financiers et opérationnels disposés à travailler dans diverses regions du Canada, Les sociétés d’experts-comptables et autres firmes professionnelles désireuses de détacher des vérificateurs sous contrat, à compter du 1er avril 1982, sont priées de s’adresser immédiatement au: Bureau des services de vérification Aprovisionnements et Services Canada 122, rue Bank Ottawa, Ontario K1A0S5 14 Appiovisionnemenis et Services Canada Jean Jacques Blais Ministre Supply and Services Canada Jean Jacques Biais Minister Canada Le Conseil des Arts du Canada cherche un £hel Service des arts visuels Fonctions Sous la direction générale du Directeur du Conseil, le Chef du Service des arts visuels administre les programmes d'aide aux arts plastiques, à la photographie, à l'architecture, à la cinématographie et à la vidéo du Conseil des Arts du Canada II dirige une équipe de onze personnes, supervise le fonctionnement de la Banque d'oeuvres d'art, suit de près l'activité du milieu des arts visuels au Canada et à l'étranger, fournit des avis au Conseil sur les politiques et les programmes des arts visuels, et représente le Service aux réunions avec les artistes, les administrateurs d'art, les médias et le public Qualités Le titulaire devra avoir une bonne connaissance de l'histoire et de la situation actuelle des arts plastiques, de la photographie, de la cinématographie et de la vidéo au Canada et à l'étranger et jouir d'une bonne réputation dans le domaine des arts visuels Langues de travail La compréhension du français et de l'anglais est essentielle: il est souhaitable que le titulaire puisse s'exprimer oralement et par écrit dans les deux langues officielles Lieu de travail Ottawa mais le titulaire devra se déplacer fréquemment Traitement À partir de $41 822.selon les qualités et l'expérience Prière de faire parvenir votre curriculum vitae avant le 31 mars à Monsieur Yves Carrière Chef du personnel Conseil des Arts du Canada Case postale 1047 Ottawa.Ontario K1P5V8 LYCÉE CLAUDEL Établissement assurant la préparation des programmes et des examens de France, cherche pour la prochaine année scolaire des.PROFESSEURS si possible titulaires du Ministère français de l’Éducation, dans les matières suivantes: — Enseignement secondaire Français - Maths - Philosophie - Sciences Physiques - Sciences Naturelles - Latin - Anglais -Espagnol - Histoire - Géographie - Histoire du Canada - Dessin - Musique - Éducation physique - Éducation Manuelle et Technique.— Enseignement élémentaire: Instituteur (trice) spécialiste audio-visuel, informatique.Envoyer Curriculum Vitae au LYCÉE CLAUDEL, 1635, Promenade Riverside, OTTAWA, Ont.K1G0E5 ÉCOLE DE LANGUE FRANÇAISE ET DE CULTURE QUÉBÉCOISE Chargés de cours Enseignement du français, langue seconde.L’École de langue française et de culture québécoise de l’Université du Québec à Chicoutimi est à la recherche de chargés de cours pour l’enseignement du français, langue seconde pour les périodes suivantes: Du 17 mai au 26 juin 1982.Du 5 juillet au 14 août 1982.EXIGENCES: • Diplôme d’enseignement du français langue seconde (de préférence de 2e cycle) ou toute autre expérience pertinente; - Connaissance des méthodes audio-visuelles courantes; - Expérience de l'enseignement du français, langue seconde.TRAITEMENT: - Selon l’expérience et la compétence.¦ Les candidatures doivent parvenir avant le 26 mars à l’adresse suivante: Ecole de langue française et de culture québécoise Université du Québec A Chicoutimi 930, rue Jacques-Cartier Est Chicoutimi (Québec) G7H 2B1 (418) 545-5637 Université du Québec à Chicoutimi TRADUCTEUR-RÉVISEUR La Commission de la Fonction publique sollicite des candidatures aux postes de traducteurs-réviseurs en vue de remplir les vacances actuelles et futures.Les demandes présentées seront étudiées et celles des candidats qui répondent aux exigences minimales de l’emploi seront classées dans un répertoire courant à partir duquel les postes vacants actuels et futurs seront comblés.Le titulaire devra assurer l’encadrement d’autres traducteurs moins expérimentés en révisant et en évaluant leur travail ainsi qu’en les conseillant sur l’emploi de la grammaire et de la terminologie.Il devra participer à la traduction et à la révision vers le français de documents hautement complexes.Il pourra être appelé également à remplir des fonctions administratives ou autres fonctions connexes Le candidat travaillera sous la surveillance générale du Chef de Section mais jouira d’une grande autonomie dans l’exercice de ses fonctions.Le travail est vérifié au moyen de rapports et d’entrevues.La personne choisie devra détenir un diplôme universitaire de préférence avec spécialisation en traduction et une grande expérience de la traduction de l’anglais au français; ou l’équivalent en expérience et en formation.Une bonne connaissance des deux langues officielles est essentielle.Ce poste se situe au Ministère de l’Approvisionnement et des Services à Fredericton et offre une salaire jusqu â $33,852 par année, selon la formation et l’expérience.Les demandes doivent nous parvenir au plus tard le 25 MARS 1982 en référant au numéro de concours NB 81-DE-293.COMMISSION DE LA FONCTION PUBLIQUE DU NOUVEAU-BRUNSWICK Piève G-17.édifice du Centenaire Case postal 6000 Fredericton.Nouveau-Brunswick E3B 5H1 0uv»rl également au* homme, et au> femme.U SERVICE UNIVERSITAIRE CANADIEN OUTRE-MER Le service universitaire canadien outre-mer (SUCO), organisme non gouverne- ! mental et à but non lucratif de coopération et de solidarité internationale est à la ! recherche de trois (3) coordonnateurs(trices).1.COORDONNATEUR(TRICE) DES PROGRAMMES DE COOPÉRATION INTERNATIONALE Description du poste Il s’agit d’un poste cadre où le (la) titulaire, sous la responsabilité du directeur général, est responsable de tout le secteur des activités outre-mer de l’organisme En tant que coordonnateur(trice) du secteur des programmes de coopération, il (elle) a sous sa responsabilité les chargés de programmes régionaux et les coordonnateurs outre-mer, le service de la recherche et le service aux volontaires.Il (elle) a comme tâches: — d’assurer l’application de la politique d’intervention outre-mer de l’organisme; — de planifier, programmer et évaluer les opérations du secteur coordination des programmes de coopération (CPC); — d’assurer la supervision du personnel du secteur (embauche, formation, évaluation); — de préparer, en collaboration avec le service des finances, le budget du secteur; — de présider et animer les réunions de travail du secteur.En tant que personnel cadre (non syndiqué), il (elle) participe directement à l’administration et à la gestion du SUCO dans le cadre d’un comité de gestion et est responsable devant le directeur général et l’exécutif du Conseil d’administration.Il (elle) est appelé(e) à représenter l’organisme à l’extérieur.d’expérience de travail Qualifications minimales requises — Avoir une maîtrise en sciences humaines ou une combinaison de formation et équivalente; — Posséder une expérience de cinq (5) ans en administration/gestion; — Avoir eu une expérience d’au moins deux (2) ans dans le tiers monde, plus particulièrement en Afrique et en Amérique latine.Exigences — Etre bilingue (français/anglais).La connaissance de l’espagnol est un atout; — Être apte à exercer un leadership ouvert et démocratique; — Analyse et réflexion sur les problèmes du développement dans le tiers monde (en particulier en Afrique et Amérique latine); — Posséder une expérience d’animation de groupe de travail; — Connaître le milieu des organismes non gouvernementaux de coopération et de solidarité internationale; — Être disponible pour voyager à l’étranger.2.C00R00NNATEUR)TRICE) DES OPÉRATIONS AU QUÉBEC ET EN ACADIE Description du poste Il s’agit d’un poste cadre où le (ia) titulaire, sous la responsabilité du directeur général, est responsable de tout le secteur des activités au Québec et en Acadie.En tant que coordonnateur(trice) du secteur des opérations au Québec et en Acadie, il (elle) a sous sa responsabilité les bureaux régionaux, le recrutement, la formation, la mobilisation de fonds et l’éducation du public dont les activités s'exercent surtout auprès de la population québécoise et acadienne.Il (elle) a comme tâches: — de définir les politiques générales du secteur; — de planifier, programmer et évaluer les opérations du secteur coordination des opérations québécoises et acadiennes (COQA); — d’assurer la supervision du personnel du secteur (embauche, formation, évaluation); — de préparer le budget du secteur en collaboration avec le directeur des finances; — de présider et d’animer les réunions de travail du secteur.En tant que personnel cadre (non syndiqué), il (elle) participe directement à l’administration et à la gestion du SUCO dans le cadre d’un comité de gestion et est responsable devant le directeur général et l’exécutif du Conseil d'administration.Il (elle) est particulièrement responsable de négocier les budgets de l’éducation du public auprès de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et est appelé(e) à représenter l’organisme à l’extérieur.Qualifications minimales requises — Avoir une maîtrise en sciences humaines ou une combinaison de formation et d'expérience de travail équivalente; — Posséder une expérience de cinq (5) ans en administration/gestion; — Avoir eu une expérience pertinente dans le tiers monde.Exige — Eti :tre bilingue (anglais/français); — Être apte à exercer un leadership ouvert et démocratique; — Avoir une connaissance de la problématique du tiers monde (en particulier en Afrique et en Amérique latine); — Posséder une expérience d'animation de groupes de travail; — Avoir une connaissance du milieu populaire Québec/Acadie.3.COORDONNATEUR(TRICE) DES FINANCES ET DE LA GESTION DU PERSONNEL Description du poste Il s’agit d’un poste cadre où le (la) titulaire, sous la responsabilité du directeur général, est responsable du service des finances et de la gestion du personnel.En tant que coordonnateur(trice) du secteur des finances, secondé(e) par un adjoint, il (elle) a comme tâches: — de coordonner les opérations et le fonctionnement du secteur; — d’assumer la préparation et la présentation des prévisions budgétaires (le budget est actuellement de 5.7 millions $); — de participer â la négociation de la subvention ACDI; — d'établir un budget contrôle et d’en surveiller l’application; — d'effectuer toutes les transactions bancaires requises par les opérations régulières du SUCO; — d’administrer l’ensemble des biens de l’organisme et d’assumer la gestion des immobilisations et des équipements.En tant que coordonnateur(trice) de la gestion du personnel, assisté(e) d’un adjoint, il (elle) a comme tâches: — de négocier, d’appliquer et au besoin d’interpréter la convention collective des employés syndiqués et les ententes cadres avec les employés non syndiqués et les volontaires; — de préparer et d’assurer la mise à jour des dossiers de chaque employé; — de collaborer à la supervision du personnel de l’organisme (embauche, formation, évaluation); — d’assurer la mise à jour du Cahier de description de tâches des employés de l’organisme; — de superviser la rémunération des employés (45).En tant que personnel cadre (non syndiqué), il (elle) participe directement à l’administration et à la gestion du SUCO dans le cadre d’un comité de gestion et est responsable devant le directeur général et l’exécutif du Conseil d’administration.Qualifications minimales requises — Avoir une maîtrise en administration/gestion ou une combinaison de formation et d’expérience équivalente; — Posséder une expérience de cinq (5) ans en administration/gestion comprenant la gestion d’un personnel syndiqué; — Avoir un intérêt marqué pour les questions du tiers monde; — Posséder une expérience ou une connaissance minimale en administration internationale.Exigences — Etre bilingue (français/anglais); — Être apte à exercer un leadership ouvert et démocratique; — Posséder une expérience d’animation de groupes de travail; — Être disponible pour voyager à l’étranger LIEU DE TRAVAIL: Montréal TRAITEMENT: Environ 30 000 $ DATE LIMITE DMNSCRIPTION: 1er avril 1982 DATE D’ENTRÉE EN FONCTIONS: 1er mai 1982 NOTE Il est demandé au (à la) candidat(e) de joindre à son curriculum vitae un texte de trois à quatre pages pour expliquer la façon dont il (elle) voit le rôle du coordonnateur(trice) du secteur pour lequel il (elle) applique dans le cadre d’un organisme à but non lucratif et non gouvernemental de coopération et de solidarité internationale.Veuillez envoyer votre curriculum vitae à: Concours poste de coordonnateur(trice)* Service universitaire canadien outre-mer 4824 Côte-des-Neiges Montréal (Québec) H3V1G4 Tél.: (514) 735-4561 * en spécifiant le poste.1 36 U Le Devoir, samedi 13 mars 1982 Fantaisie Suit* de la page 19 proliféré comme des poussins autour de la grosse poule rouge.» (l'UQAM!); mais plus souvent il s’agit d’humour noir qui nous laisse un sourire amère aux lèvres.Ce nouveau portrait du Québec, par exemple: "Quécan est si petit qu'il a toujours été la proie de quelque petite faction bien organisée.(.) Les meilleurs éléments sont partis sans discussion.Les États-Unis sont entourés de Cubas, de Haltis, de Salvadors, de Guatema-las et de Quécans comme toute grande ville est entourée de ses bas-quartiers.Ceux qui veulent rester dans les bas-quartiers en dirigent les activités.Les autres se sauvent d toutes jambes», (p.99) Le voyageur dans l’espace du temps trouve le Québec bien petit, contrairement à ceux qui nous le disent quatre fois plus grand que la France.Malgré tout ce déploiement de culture et d’esprit, Giriki et le Prince de Quécan nous laisse sur notre appétit, sans qu’il me soit possible d’en préciser les raisons.Livre trop savant?Descriptions trop appuyées?Intérêt déçu par les virements brusques de l’histoire?Humour trop incertain, proche du mépris?Je ne saurais le dire.C’est un livre que l’on a tout de même plaisir à lire, où l’on se trouve sollicité à la fois par la science et le rêve, l’histoire et la fantaisie.Laurent Suite de la page 19 — «Oui.Le roman possède une aptitude particulière à passer d’une époque à une autre.La poésie aussi, d’ailleurs.Mais le roman n’aurait jamais pu supporter les règles de la tragédie française qui, elle, a essayé de vivre comme si le monde ne changeait pas Dans l'esprit des théoriciens, la tragédie classique était fondée pour l’éternité.D’ailleurs, les principes en avaient été pris en partie chez Aristote, ce qui ne datait pas d’hier! Le roman, au contraire, dès sa naissance, a montré une variation des plus grandes.Je ne vois pas le rapport qu’il peut y avoir entre La Princesse de Clêves et Les liaisons dangereuses.Tandis qu’il y a un rapport étroit entre les tragédies de Corneille et de Racine, ne serait-ce que le respect des règles.Le roman, lui, va refléter une caractéristique occidentale, le besoin de changement.L’histoire du roman, c’est l'histoire d’un perpétuel changement.» — C’est pourquoi vous avez toujours défendu la liberté du roman?Dans votre essai «Paul et Jean-Paul», en 1950, vous établissiez un parallèle, pour les fustiger, entre le roman à thèse de Bourget et le roman engagé de Sartre.Vous avez toujours lutté contre la «littérature engagée».— «J'ai été contre toute tentative de donner des règles au roman, qu’elles soient esthétiques ou idéologiques.J’ai été contre la «littérature engagée» de Sartre qui voulait que le rôle du roman soit d’illustrer des thèses ou qui érigeait en règles les formes d’écriture du roman américain.J’ai autant moqué la théorie de Paul Bourget, qui n’était pas à gauche mais réactionnaire, pour qui le roman était aussi l’escalier de service! Je n’ai pas admis non plus la nouvelle critique et le nouveau roman, oui voulaient imposer des règles au romancier: pas de décor, pas de personnage, former une structure qui puisse se ramener à des formes géométriques, etc.J’ai toujours été contre toutes ces theories qui prétendaient imposer à des romanciers des règles.Le ro- m 10 ans après N la COMMISSION DUMONT « rY i j C'est sous ce thème que Le Devoir 1 'publiera un cahier spécial jeudi, 8 avril 1982 Publicité: Francine Gingras 844-3361 mancier fait ce qu’il veut.U n’y a pas de règle générale du roman.C’est pourquoi je me suis battu contre tout embrigadement du roman.» — Votre dernier roman, «Les Sous-ensembles flous», est d’ailleurs une oeuvre qui témoigne de la liberté du genre.— «Il y a là un enchevêtrement de thèmes qui se développent tous dans un espace et un temps qui les situent presque en dehors de toute vérité.Dans un espace «non orienté», comme disent les mathématiciens.Je crois que ce que j’ai voulu traiter dans ce roman, sans trop le savoir exactement, c’est le côté ambigu de notre vie qui sans arrêt est mêlée de mort.D’où ce titre des Sous-ensembles flous, tiré des mathématiques et qui vise une région situé entre Zéro et Un — Zéro étant Non, Un étant oui — où on ne peut répondre ni par oui ni par non à aucune question, voilà le temps entre la mort et la vie.J’ai tenu à mon titre parce que j’ai été fasciné, non seulement par le côté poétique de l’expression des «sous-ensembles flous» mais aussi par le fait que les mathématiciens soient tout à coup réduits à employer dans leur vocabulaire un mot du domaine littéraire affectif: flou.L’entrée de ce mot dans la mathématique nous indique que dans la poésie, dans le roman et même dans la philosophie nous traitions un secteur plus précis que les mathématiciens ne le croyaient.Puisqu’eux-mêmes sont obligés de découvrir à l’intérieur même de leur discipline des zones qui ont besoin de notre vocabulaire pour être définies.C’est fascinant de voir que les mathématiques ont maintenant besoin d’introduire des notions de romanciers ou de poètes.Peut-être que le rêve entrera dans les mathématiques.» —- Pourquoi écrire?Pour laisser sa trace?— «Il y a beaucoup de façon de laisser sa trace.Par un enfant, par un acte, par la persistance que son souvenir aura chez les personnes qui nous ont connu.Moi, je voudrais laisser une trace par mon oeuvre.Je suis complètement dépourvu de vanité sur le succès que mes livres peuvent avoir de mon vivant.En revanche, je suis très soucieux de la postérité, comme Stendhal.Je serais très heureux de penser que mes livres me survivront.C’est absurde, puisque, mort, on n’est pas là pour le savoir.Mais c’est une idée qui aide peut-être à mourir! L’idée que l’artiste est un démiurge m’a aussi beaucoup aidé dans la vie.Je suis toujours prêt à sacrifier ma vie a l’écriture.Et je tire les bonheurs principaux de ma vie de l’écriture.» — Écrire, c'est aussi lutter pour la vie?— «C’est surtout une lutte, écrire.Pour transformer en réalités des songeries, pour les faire changer de matière, il y a quand meme là un effort — non pas seulement littéraire mais viscéral.C’est en effet une lutte, un effort qui nous en apprend sur soi-même, donc sur les autres.» — Le roman est loin d’étre mort?— “On l’a enterré 36,000 fois! Même dans la période de l’entre-deux-guerres, qui a été une des plus riches en France sur le plan romanesque, il y avait sans arrêt des enquêtes sur la mort du roman dans les journaux littéraires! Mais on l’a enterré un peu vite! Le roman est une des caractéristiques de la société occidentale et je crois qu’il ne mourra qu’avec elle.Je crois que, dans la mesure où notre société n’est pas prête à mourir, le roman a devant lui une lon gue vie.» Léger CflRT€$ D'AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASSOCIATES Fondée en 1892 Brevets d'invention * Marques de commerce Dessins industriels ¦ Droits d'auteur 1514, Docteur Penfield Montréal H3Q 1X5 Tél (514) 934-0272 Télex 05-288656 Cable MARION Telecopier international Xerox 400 BELZILE.ST-JEAN SPERANO ET ASSOCIES Comptables agréés ALAIN BELZILE C A ROBERT ST-JEAN C A GILLES SPERANO C A JACQUESBRANCHAUO CA 2345 ast, Bélsngsr Montréal 729-5220 NETTOYEUR P.M.Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 * 721-9630 iNTMPItfNfUR hiCTRICIfN JEAN K.MALOUF INC.entretien industriel - commercial résidentiel Plus de 30 ans d 'axpèrtanca 6305, 25e Ave, Rosemont Montréal LAVERY, O’BRIEN Avocats Claude.Lavery.0 R RolsndG Chauvin CR M Carlyle Johnston C R Robert S O'Brien C R Jerome C Smyth C R J Vincent O’Donnell C R Paul P Camêre M Kevin Smyth Douglas S Pryde Robert W Mason Jean Bélanger J Fraser Martin Jean Guibaitt Guy Lemay Jacques Mois Andr* René Edouard Baudry Allan Lutty Pierre Caron Bemaid A Courtois André Laurin J Francois de Grandprè Paul Cartier Jean Pomminville Jean Pierre Caiavant Jacques Chamber land Claude Baiilargeon Jean Hébert !an Rose Paul Paradis Marie Josée Vachon Yves Mayrand Richard A Mmse Jacques M Saint Denis Héléne Lang lors Jacques Audefte Alain Gascon David M Framian Daniel A Dagenais Donald R McCarty Richard F Dolan Richard Wagner Louise Cèrat Jean Gauthier Louis Dumont Jean Samt-Onge Anne Duquette Jacques Roberge Cof«*il George W Hall 0 0 31e étage, 2 Complexe Desjardins C P 156.Place Desjardins Montréal H5B1G4 Téléphone 288-7811 Les Terrasses de la Chaudière Suite 400 25 ru® Eddy, Hull, Québec J8Y6N4 Téléphone (8191 770 0840 Samson Bêlair Comptables agréés Québec Montréal Ottawa Toronto Calgary Edmonton Vancouver Rimouski Trois-Rivières Sherbrooke Saint-Hyacinthe Gatineau Kitchener Sept-lles Matane Gaspé Coaticook Amos Hinton Suite de la page 19 zanne, un Cézanne comme le démontrent ses vues de Corse.Le balayage cubiste passera par là Léger sera cubiste avec clarté et contrôle, dans la schématisation des volumes et l’intervention des plans.Mais Léger lorgnera plus du côté de «l’orphisme» d’un Delaunay qui prônait la simultanéité des effets que vers les deconstructions de Braque et de Picasso.Curieusement, la «grisaille» de la grande guerre de 1914-1918 qui s’abat sur lui et sur toute l’Europe sera une révélation.De cette période, si cruciale, l’exposition h’en fait mention que par un tableau de 1920, le Blessé.Il y découvre le peuple, l’argot.«Nous peintres, notre argot ce sont nos tableaux».Un choc, c’est le cas de le dire.Il sort de l’atelier.«J’arrive donc avec les copains.écrira-t-il, et je me trouve devant ces çjars, devant ces canons, ces avions, ce matériel tout neuf J’ai senti une planche de salut: m’inspirer des objets qui m’entouraient.Et je suis parti de là.J’ai d’abord commencé par quelques dessins.Puis j’ai mis des couleurs, les plus violentes certainement que j’aie jamais employées.C’était un besoin: nous avions vécu dans une telle grisaille pendant cette guerre, dans cette boue! C’est a cette époque que j’ai attaqué le ton pur, en même temps, il est arrivé ceci: je suis arrivé à libérer la couleur C’est avec Robert Delaunay que nous avons mené la bataille.que nous avons travaillé pour libérer la couleur Avant nous le vert, c’était un arbre, le bleu, c’était le ciel.Après nous, la couleur est devenue un objet en soi».Du cubiste, avec l’apport de la couleur, Léger passera au «tubisme» et à un art s’éclatant en multiples voies.Le cylindre est roi, l’intensité dynamique retenue par un équilibre de forme L’imagerie moderne s’y échafaude avec force et emprunts.L’ondulation, la synthèse, les éléments disparates intercalés y sont régis avec limpidité.Autour de 1928, Léger isolera l’objet qui se détache d’un fond abstrait.Cette période d’expérimentation enthousiaste débouchera avec quelques tentations surréalisantes sur un art de plus en plus et résolument «social».«En Amérique, j’ai peint mieux que jamais auparavant, disait Léger en 1949».Après quelques séjours à New York dans les années trente, Léger s’y installera durant la dernière guerre mondiale.Léger aime sa vie trépidante et brute.Au contact de sa démesure, ses toiles retrouvent une seconde respiration et éclatent d’énergie.C’est davantage sur cette période que la presentation met l’emphase.Il est vrai que la peinture de Léger prend alors un relief et un brillant tout-à-fait remarquables.Elle danse.Elle exagère.Avec Les trois musiciens en 1944, sa peinture acquiert une frontalité nouvelle, plus statique qui ne la quittera plus.C’était peu après les paysages américains de Rouses Point, quelque part entre New York et Montréal, un village qu’il a découvert en 1944, venant ici exposer ses oeuvres à la galerie Dominion.Il y passera, durant deux étés, ses vacances.Après la guerre, Léger adhère au Parti communiste une fois rentré en France.Sa peinture se fait calme, empreinte d’une lisibilité bien tempérée.Ce sera l’époque des Constructeurs, l’engouement pour le cirque, pour le cercle aussi.La solidité se fait fluide.Les femmes y tiennent des fleurs derrière un écran qui est aussi un carré bleu, vert, jaune.Elles nous sourient en quittant l’exposition.Après tout, ne l’oublions pas, la peinture de Léger a pour utilité première de faire plaisir.Apollinaire l’avait bien compris, lui, qui écrivait bien des années avant la mort de l’artiste en 1955, il était né en 1881: «Quand je vois un tableau de Léger, je suis bien content».C’est cela, la simplicité Quelle leçon! L’ignorance Suite de la page 23 tient avec le directeur du Tehran Times.Celui-ci expose à Naipaul les problèmes matériels et financiers du journal, et la situation personnelle difficile qui en résulte pour lui.Réponse: «C’est ici que votre foi devrait vous aider».On pourra recommander à Naipaul les pages inoubliables de Louis Massignon sur la compassion en Islam.Quant à la traduction, elle ne sert guère la gloire de V.S Naipaul: fautive en plusieurs endroits, elle comporte en outre des intentions qui dépassent (peut-être) celles de l’auteur Ainsi le nom de la compagnie iranienne de navigation, Arya National Shipping Line (c’est une référence a l’antique pays d’Aryâna) est-il rendu par «Compagnie nationale aryenne de navigation»! Que dire de plus quand l’ignorance le dispute au sectarisme?Cantin Suite de la page 28 gne» un texte et je le joue.Une fois que c’est fait, ça va mieux.C’est ainsi que ça se passe.» Et ça se passe aussi à la scène où Lea Marie Cantin continue d’interpréter de beaux rôles.Après les représentations du Mariage de Figaro, elle commencera à répéter le Tchekov (Oncle Vania) inscrit à la programmation d’été du Théâtre du Bois de Coulonge.«C’est très important d’avoir des personnages consistants à jouer.Moi, pour l’instant, je ne peux vraiment pas me plaindre, parce que ça va très bien.» nuUbont et enseignement PROGRAMMES D'ÉTUDES DE DEUXIÈME ET TROISIÈME CYCLES - AUTOMNE 1982 Pour la session d'automne 1982, les demandes d’admission aux programmes suivants seront reçues jusqu'au 1er avril 1982: PROGRAMMES DE DEUXIÈME CYCLE • Art dramatique (M A.) • Arts plastiques (M A.) • Biologie (M.Sc.) • Chimie (M Sc.) • Communication (M A.) • Économique (M Sc.) • Études des arts (M A.) • Études littéraires (M A.) • Géographie (M.Sc.) • Gestion de projet (M.Sc.) offert conjointement avec l’UQAC, l'UQTR et rUQAH • Histoire (M A.) Linguistique (M A.) Mathématiques (M.Sc.) Philosophie (M A.) Sciences de la terre (M.Sc.) Sciences de l’atmosphère (M Sc.) offert conjointement avec l’UQAC et l’UQAR Sciences de l'environnement (M.Sc.) Sciences politiques (M A.) Sciences religieuses (M A.) Sociologie (M A.) Thanatologie (Cert.) PROGRAMMES DE TROISIÈME CYCLE • Administration (Ph D.) - offert conjointement avec l’École des Hautes Études Commerciales.l’Université Concordia et l’Université McGill • Histoire (Ph D.) • Science politique (Ph D.) • Sociologie (Ph D.) Pour obtenir des renseignements supplémentaires et les formulaires d'admission, veuillez vous adresser au Service de l’admission du Bureau du registraire, UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL, Case postale 8888, Succursale "A", Montréal, Qué H3C 3P8 (1244, rue St-Denis) Tél : (514) 282-3121 Université du Québec à Montréal Université du Québec à Trois-Rivières maîtrise en économie et gestion des systèmes de petite et moyenne dimensions La maîtrise en économie et gestion des systèmes de petite et moyenne dimensions a pour caractéristique de s'intéresser spécifiquement à la nature, au rôle et au fonctionnement des entreprises, institutions et collectivités socio-économiques de taille restreinte.En cela, elle se différencie des programmes de M B A et de maîtrise en administration publique orientés surtout vers les systèmes de grande dimension.Ce programme, de type recherche, s'adresse aux personnes détenant un baccalauréat en administration ou en économie ou en recherche opérationnelle ou en sciences comptables ou l’équivalent.Les bacheliers en génie industriel et en géographie sont également admissibles sous certaines conditions.Date limite d’admission: 1er avril 1982 Renseignements: Bureau du registraire.Université du Québec à Trois-Rivières C.P.500, Trois-Rivières, Qué.G9A 5H7 Tél.: (819) 376-5454 Assistance financière: l'Université du Québec à Trois-Rivières offre des bourses d’études et de recherche aux étudiants admis et inscrits à ses programmes de maîtrise ou de doctorat.L’Université propose également des postes d’auxiliaire d'enseignement et de recherche.Renseignements: Services personnels aux étudiants (aide financière), Université du Québec à Trois-Rivières, C P.500, Trois-Rivières, Qué G9A 5H7 Tél,: (819) 376-5308 ’ '¦ * 4 Exposition Suite de la page 32 I Zao Wou • Ki gravures et lithographies.Salle II: Sonia Delaunay Gravures et lithographies Du 16 mars au 4 avril GALERIE YAJIMA; 307 ouest Ste-Catherme (842-2676) — David Miller et Geoffrey James photographies récentes Du 13 mars au 3 avril GUILDE GRAPHIQUE; 9 ouest, Saint-Paul (844-3438) — Nouvelles gravures de Tobie Steinhouse, Richard Lacroix.Jean Lemieu.Marc-Antoine Nadeau Monotypes de Mireille Morency Jusqu'à la fin mars Démonstration de gravure â l'eau forte, dim : de 14 h 00 â 16 h 00 ARCHIVES NATIONALES du Québ«c; Salle Pierre-Georges-Roy, Pavillon Casault, Université Laval — Terre et Trame' regroupe les oeuvres de quelque 27 céramis- tes et lissiers québécois jusqu'au 21 mars ARTS ET VALEURS; 438 rue St-Pierre, suite 101, Vieux-Montréal (845-8408) - Nus et marines de Charles Ortéga Nouvelles huiles de Jean-Paul Lapointe.Jacques Barbeau, Robert Roquet.Roland Folon COMPLEXE ALFRED DALLAIRE; 2159 bout St-Martin est, Duvernay, Laval — Salle du Cercle d Arts-Émaux d'art de Etienne Wmdsch Jusqu au 18 mars.JEAN JACQUES THIBAULT; présente (844-9193) — Louis-Pierre Bougie, dessins et gravures du 14 mars au 3 avril.L’AIRE DOUCE; 7867 St-Denis — Jean-Jacques Placet, sculptures et tableaux.Marcel Lapointe gravures Jacques et Hélène Dufour Jusqu'au 18 avril PLACE VILLE MARIE; Hall principal — "La crème exposition de ( association canadienne des photographes et illustrateurs de publicité (ACPIP) Du 15 au 19 mars SALLE DE LA CATHÉDRALE de Montréal, 1110 Mansfield (coin Dorchester) — Exposition de photographies par l'organisation humanitaire internationale "Aidez le Liban" sous le thème "Le martyre de la ville de Za-hle Dim de 11 h 00 à 19 h 00.TOUS LES SAMEDIS LE DEVOIR REGROUPE LES MAISONS D’ENSEIGNEMENT téléphonera LE DEVOIR 844-3361 f-\ SZcafétni/Ste^liérese^ Un*Lnï* LES PLACES SONT COMPTÉES: Seuls 175 pensionnaires et 125 demi-pensionnaires pourront être reçus à l’unique institution élémentaire et secondaire mixte et privée de la région.Dans des groupes de 25, les élèves bénéficieront d’un enseignement laïc individualisé Leur bonne croissance personnelle et leur formation culturelle seront développées selon des méthodes pédagogiques modernes où les sports et les loisirs sont compatibles avec des études quotidiennes rigoureusement surveillées.Certification du Ministère de l’Éducation 434-1130 425 est Blainville, Ste-Thérèse V-/ UNIVERSITÉ D'OTTAWA SOCIOLOGIE Programme de Maîtrise LE PROGRAMME: Le département offre deux programmes de maîtrise: • avec thèse (6 cours trimestriels et une thèse) • sans thèse (8 cours trimestriels et une recherche dirigée de 6 crédits) Les priorités du département sont: • L’étude des relations ethniques et groupes minoritaires • L’étude du développement (au Canada et ailleurs) LES CONDITIONS D’ADMISSION: Être porteur d’un baccalauréat spécialisé (Honours B.A.) ou l’équivalent, avec au moins une moyenne de B.Les candidats et candidates qui ne satisfont pas à cette condition peuvent, dans certains cas, être admis/admises en année propédeutique.La langue d’enseignement au niveau de la maîtrise est le français.Il est possible, cependant, de soumettre les travaux écrits et la thèse en langue anglaise.L’AIDE FINANCIÈRE: Des postes d’assistant à l'enseignement ou à la recherche sont disponibles au département Les étudiants et étudiantes intéressé(es) à ces fonctions doivent régulariser leur inscription avant le 31 mai.Renseignements: Département de Sociologie Université d'Ottawa Ottawa, Ontario K1N 6N5 Téléphone: (613) 231-2348 / \ * I '¦ J, y 6
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