Le devoir, 5 mai 1982, mercredi 5 mai 1982
UE COMPTE D’ÉPARGNE-" À INTERET QUOTIDIEN 'Compagnie de fiducie Guardian |3/4% Taux %U)0i à changamanl 842-7161 c Vol.LXXIII — No 103 Ensoleillé avec passages nuageux Maximum 21 (détail en page 10) Montréal mercredi 5 mai 1982 (Hautenve, Baie-Comeau.Sept-lles45cents) 35 CENTS «La pire récession depuis les années 50», dit le Conference Board Clark obtient un débat d’urgence sur l’énergie par Michel Vaste! OTTAWA — Le chef du Parti conservateur.M Joe Clark, a lancé ses troupes et celles du Nouveau Parti démocratique dans un long débat d'urgence hier soir sur ce qu'il appelle nune catastrophe monumentale et sans précédent, conséquence directe du Programme énergétique national».L'abandon des projets Alsands et Cold Lake en Alberta, le re-aeux ansi port d'au moins t : de la construction du gazoduc de l'A- laska — $77 milliards d'investissements pour le Canada — ont déclenché une véritable bataille rangée contre le gouvernement En l'absence du premier ministre et de son ministre de l'Énergie, le vice-premier ministre et responsable des Finances s'est fait conspuer par les conservateurs surexcités aux cris de «démission, démission» Aussitôt après la période des questions, alors Qu elle a\ait rejeté une requête semblable des néo-démocrates la veille, la présidente des Communes.Mme Jeanne Sauvé, a autorisé la tenue d un débat special a partir de 20 heures.La dernière lois que les Communes se sont lancées Jans un tel débat, le 18 décembre 1980 il a duré 23 heures et neuf minutes.Tout indiquait la nuit dernière, que ce record sera battu Les deux paitis d'opposition se gardaient bien, la nuit dernière de levéler le nombre exact de députés qui se proposent de participer au débat Tous les deputes ont vingt minutes chacun et ils se" relaieront toute la nuit I! n'y aura pas de vote mais ¦ij' lques !ibei ois notamment le ministre d'Etat aux Mines.Mme Judy Erola, s’arrangeront de temps à autre pour donner la répliqué à l'opposition Chez les conservateurs, la plupart des députés veulent s'exprimer.se sentant touchés par l'abandon de ces méga-projets.Rares en effet sont les comtés au Canada qui.directement ou indirectement.ne sont pas affectés par les revers de la politique énergétique Symboliquement, le chef conservateur s est fait suivre, dans le débat d'hier soir, par le député conservateur d'A-Voir page 14: Clark L’Argentine contre-attaque et coule un destroyer britannique Le naufrage fait 30 morts Nouveau raid sur Port Stanley (d’après AP.AF et Reuter» — Furieux à la suite du naufrage du seul croiseur de leur marine, le «Général Belgrano», les Argentins ont contre-attaqué hier en portant un coup sévère à la flotte britannique.Pour la première fois depuis le début du conflit des Malouines, le gouvernement britannique a annoncé que ses forces avaient été durement touchées hier: un destroyer, le Sheffield, détruit, et un pilote de Harrier tué alors que son appareil était abattu dans le secteur de Port Stanley.L’attaque contre le Sheffield a pu faire une trentaine de morts, a annoncé le ministre de la Défense, M, John Nott, dans une déclaration à la Chambre des communes.Il a ajouté que la plupart des quelque 270 membres d’équipage du destroyer ainsi que son capitaine avaient pu être recueillis par d'autres bâtiments de la force d'intervention Les opérations de sauvetage ont permis hier de retrouver environ 680 des 1.042 marins qui se trouvaient à bord du croiseur argentin «Général Belgrano» coulé lundi par un sous-marin britannique dans l'Atlantique-Sud, a-t-on appris de source proche de la marine argentine Mais l'action de la marine britannique a donné lieu à des réactions diverses à Washington et a suscité une vive émotion parmi les alliés européens de la Grande-Bretagne.l’Irlande réclamant notamment Ta réunion immédiate du Conseil de sécurité des Nations unies qui doit avoir lieu aujourd'hui.Le premier ministre, Mme Margaret Thatcher s'est déclarée «catastrophée», alors que l'annonce, tard dans la soirée d ’hier a Londres, de l’opération argentine contre le Sheffield, suscitait la stupéfaction des députés encore en séance à la Chambre des communes.Certains membres de la majorité conservatrice ont déclaré craindre que l’attaque contre le Sheffield n'entame le moral et la détermination de l’opinion publique, alors que des représentants de l opposi-tion travailliste renouvelaient leurs critiques contre l'envoi de la force d’intervention.«Est-ce que le bon sens va enfin prévaloir»?, s’est écrié un député de l’aile gauche du Labour.Peu avant minuit la Chambre a finalement décidé de lever la séance par respect pour les marins tués, après que le gouvernement eut annoncé qu'il ferait aujourd'hui une déclaration complète sur les affrontements.Le Sheffield, un bâtiment de 3,500 tonnes, lancé en 1971 et armé pour la lutte apti-aérienne, croisait à l'intérieur de la zone d’exclusion maritime, à l’ouest des Malouines, lorsqu'il a été touché par un missile Exocet, hier vers 03 h 30 gmt, a indiqué le ministère de la Défense.Le missile a été tiré par un avion, selon des sources informées.Il aurait frappé de plein fouet la salle de contrôle du bâtiment, déclenchant un incendie qui n'a pu être maîtrisé.«Lorsqu'il n'y a plus eu d’espoir de sauver le bâtiment», l'équipage Ta abandonné, a précisé le minis tère de la Défense.Le ministère a immédiatement fait diffuser par la télévision six numéros de téléphone, destinés à recevoir les appels des familles de l'équipage du Sheffield.À Portsmouth, la grande base navale du sud de l’Angleterre d'où était parti le bâtiment, on enregistrait des réactions de tristesse et de consternation La destruction du Sheffield — qui intervient 48 heures après que le croiseur argentin «Général Belgrano» eut été coulé — est le premier coup sévère porté par Buenos Aires à la force d’intervention de la Royal Navy.Dans la même journée d'hier, et également pour la première fois depuis le début du conflit, le gouvernement a annoncé qu'un des chasseurs Harrier de la force d intervention avait été abattu et Voir page 14: Argentine CADEAUX de communion Grand choix de LIVRES à des prix défiants toute concurrence.y)esmarais i /)cbitaille 8^5-319a 60 ouest, rue Notrte Dame *N - ***% »* ' J* J A* * : "# m- Jr+CS’' I • ‘ ^ f 't * - 'JB.«% ‘ f ?I f ’ I t • i H %**** N* f HP ** x > .M: La piste de l'aéroport de Port Stanley, sur l'île principale de l'archipel des Malouines a subi de sérieux dommages lors des bombardements britanniques, comme le montre cette photo émise hier par le gouvernement argentin (Photolase' AP) Varsovie rétablit le couvre-feu et arrête plus de 1,300 personnes VARSOVIE (d’après Reuter et AFP) Au lendemain des manifestations qui ont eu lieu à Varsovie et dans au moins neuf villes du pays, les autorités polonaises ont décidé hier de rétablir le couvre-feu dans la capitale et dans plusieurs autres endroits.Le général Czeslaw Kiszczak, ministre de l'Intérieur, a annoncé que de nou- veaux incidents s'étaient produits hier à Szczecin.Il a indiqué que la police avait procédé à 1.372 arrestations dont 271 dans la capitale Tous seront jugés selon les procédures d’exception prevues par la loi martiale Les communications téléphoniques restent coupées à Varsovie et dans d'autres agglomérations et en cei tains endroits, il est défendu de se servir de voitures personnelles Le conseil militaire de salut national a tenu hier une réunion d urgence pour dis cuter de 1 évolution de la situation.Le général Kiszczak a déclaré devant la Diète que d importantes manifestations de rue avaient eu lieu lundi à Varsovie, Gdansk.Szczecin, Elblag.Torun.Lublin.Cracovie et Gliwice et que des manifestations moins importantes s’étaient produites dans d autres endroits.Le général Kiszczak a précisé qu'à Varsovie 5! membres des forces de 1 ordre avaient été blessés et que cinq d'entre eux avaient été hospitalisés.De leur côté.Voir page 14: Varsovie La date du budget encore retardée par Gilles Lesage QUÉBEC — La date de présentation du budget est liée à la réponse des syndicats des secteurs public et para-public concernant la reouverture des conventions collectives.Telle est la réponse que le premier ministre et le président du Conseil du trésor ont faite hier au chef de l’opposition.M Claude Ryan voulait savoir à quelle date M.Jacques Parizeau présentera son budget pour l'exercice fi- nancier 1982-83.en cours depuis le ter avril.D'abord attendu pour avril, puis pour le début de mai le budget est maintenant repoussé à une date indéterminée au cours de ce mois, a fait savoir M.René Lévesque «Nous attendons la réponse du front commun, dit-il.essentiellement des trois grandes centrales, non pas à un ultimatum, mais à une offre qu’elle ne sont pas obligés d’accepter et qui entraîne des Voir page 14: Budget Des prostituées auraient espionné Ottawa pour le PQ par Guy Deshaies À l eté de 1972, le Parti québécois avait mis sur pied, outre un réseau d espionnage.un réseau de prostituées chargées d obtenir des documents secrets de depu lés et de hauts fonctionnaires fédéraux C est ce qu a déclaré hier en Cour supé-Québec l’agent Robert Potvin rieure du Québec de la Gendarmerie rovale du Canada (GRC) au procès de son collège Claude Vermette.accusé du vol de la liste de membres du Parti québécois (PQ) aux Messageries Dynamiques le 18 janvier 1973.Selon l’agent Potvin, les réseaux en question étaient dirigés par quatre membres importants du PQ et avaient déjà en t été de 72 deux documents ultra- Voir page 14: Prostituées main a Des économistes refroidissent les ardeurs «internationales» de Montréal par Marie-Agnès Thellier Montréal ne pourra prétendre à une vocation internationale tant qu elle ne concurrencera pas les autres villes nord-américaines, ce qui est loin d'être le cas, selon les économistes invités par le Centre d'études en administration internationale de l'École des Hautes Études commerciales (HEC).Lors d'un colloque sur la vocation internationale de Montréal qui avait lieu hier aux HEC, le professeur Robert Lacroix a exposé les résultats accablants d'une étude sur Les marchés du travail de Montréal et de Toronto qui sera bientôt publiée.Selon cette étude, Montréal a perdu au cours de la décennie 70 toute possibilité de concurrencer Toronto car les salaires y ont augmenté trop vite par rapport à là santé économique des entreprises Ces salaires ont, plus qu'à Toronto, été gonflés artificiellement par les effets conjugués de la politique salariale dans les secteurs public et parapublic et de la montée du salaire minimum.Les secteurs économi ques non protégés n’ont pu suivre cette hausse, qui s est répercutée sur toute la hiérarchie des salaires \erses dans la métropole M Lacroix demande au gouvernement du Québec d énoncer sa philosophie sala riale dans les secteurs public et parapu blic et de créer au Conseil du trésor un groupe de recherches qui examinerait l impact sur les coûts salariaux et la posi tion concurrentielle québéi oise de toute réglementation gouvernementale M Lacroix n a pas été la seule voix pessimiste du colloque Tour à tour ses col lègues, les professeurs Fernand Martin.Ottawa intensifie ses efforts àl’ONU OTTAWA (d'après CF) Le Canada augmente ses pressions en vue d un reglement du conflit des iles Malouines «maintenant que les hostilités sont devenues plus sérieuses», a déclaré hier M.Mark MacGuigan, ministre des Affaires extérieures.Il a révélé aux journalistes avoir donné des instructions à la délégation canadienne aux Nations unies afin qu'elle ren-eontre des dirigeants de l’ONU ainsi que des représentants du Brésil et du Pérou intéressés à tenter une médiation dans le conflit.Selon M McGuigan, une nouvelle offre de médiation serait imminente.«Au-jourd hui ou mercredi, il y aura une nouvelle demande à l'Argentine pour mettre fin aux hostilités», a dit le ministre, soulignant qu'il était impossible de prédire si les pressions de l’opinion publique et la volonté du gouvernement argentin seront suffisantes pour mettre fin au conflit.«Le fait qu’autant d’êtres humains aient perdu la vie doit inciter à accélérer la recherche d’une solution pacifique», a-t il ajouté.Il faisait ainsi référence au torpillage du croiseur argentin General Belli ratio, qui aurait entraîné la mort de quelque 500 marins.Peu après son discours.on apprenait que le destroyer britannique Sheffield a également été coulé.Le Canada tente de savoir quel genre de propositions de médiation sont a l'étude et quelle réaction elles provoquent.«De notre côté, nous avons offert de faciliter les initiatives du mieux que nous le pouvons», a indiqué le ministre.Mais M.MacGuigan ne croit pas tellement a une entente immédiate entre la Grande-Bretagne et l’Argentine sur la façon de régler leur conflit au sujet des î-les Malouines (Falklands).Le Canada serait prêt à appuyer la proposition de règlement du Pérou «si elle avait des chances d'avancer».«Les indications qui me parviennent de New York donnent à penser que jusqu’ici.elles n’obtiennent pas tellement d'appuis», a dit M.MacGuigan.L’Argentine refuse de s'engager dans la négociation à moins que les Britanniques n'acceptent de reconnaître la souveraineté argentine sur les îles.«Il est sans doute prématuré, à ce stade ci.de devenir très optimiste», a laissé tomber le ministre.Au sujet de la rumeur d'une conversation entre le premier ministre Trudeau et des dirigeants péruviens.M.MacGuigan a dit qu’il n’avait aucune indication là-dessus Un porte-parole de M.Trudeau, de son côté, a dit par après que le bureau du premier ministre n’était pas au courant d une telle conversation.Le ministre des Affaires extérieures a par ailleurs répété qu’il croyait que le torpillage d'un croiseur argentin n était pas excessif.Les Britanniques avaient clairement indiqué qu'ils attaqueraient s’ils croyaient leurs forces en danger, a-t-il noté.Le navire coulé était à I extérieur de la «zone de guerre» de 200 milles ma-Voir page 14: ONU Rôtisserie Bernard Bonin.Jacques Martin et Mario Polèse ont «douché» les espoirs d une vo cation internationale de Montréal Ni Mirabel, «qui n'est somme toute qu'un aéro-port de la classe de Halifax», a dit M.Martin, ni le projet de Centre bancaire international.ni la supposée force des firmes d ingénieurs conseil, ni les nombreux bureaux d’aide aux entreprises ne sont dé véritables atouts pour Montréal.Car.dans le jeu de poker mondial, il manque chaque fois une carte dans le jeu de Montréal pour que la ville puisse utili-Voir page 14- Économiste» S*** î»»'4 prè s de Sa int - Den »s 2 ¦ Le Devoir, mercredi 5 mai 1982 ilglIBjl La maison Louis-Joseph Papineau, rue Bonsecours, a été restaurée dans sa splendeur de la première moitié du XIXe siècle par le journaliste Eric McLean (Photo Jacques Grenier) Parcs Canada achète la maison Papineau par Alain Duhamel Parcs Canada, un organisme fédéral responsable de la conservation et de la mise en valeur du patrimoine canadien, vient d'acheter la maison Louis-Joseph Papineau.située dans l’arrondissement histori-que de Montréal, rue Bonsecours.nil y a quinze ans que j’attendais cet évé-nepient», affirme M.Eric McLean, journa-lisle, qui fut en Hifil le précurseur d'un renouveau d'intérêt pour la sauvegarde du patrimoine montréalais.Propriétaire de la maison Papineau, M.McLean a pendant vingt ans, à grands frais, restauré cette maison dans son état à l'époque où Louis-Joseph Papineau l'habitait, entre 1820 et I849.Le ministère des Affaires culturelles n'a fait aucune objection à l'aliénation de ce monument historique, classé en I9fi5.en faveur du gouvernement canadien.En 1976, une tentative de transaction entre M.McLean et Pares Canada avait échoué puisque le ministre des Affaires culturelles de I époque.M.Jean-Paul L'Allier, insistait pour que le gouvernement fédéral reconnaisse l'autorité québécoise sur ce monu-ment.En vertu de la Loi sur les biens culturels, le ministre des Affaires culturelles doit donner son accord à l'aliénation d'un bien classé.La permission accordée ne modifie en rien, en principe, le statut de la maison Papineau bien que le nouveau propriétaire, le gouvernement canadien, ne soit pas tenu, en droit constitutionnel, de se soumettre à la loi québécoise.La Commission des monuments et lieux historiques du Canada l’avait aussi, en 1968 déclarée monument historique.La transaction annoncée hier par MM.John Roberts, ministre de l’Environnement et Serge ,loyal, ministre d’Etat, a une valeur de $350,000 et comprend, pour M.McLean, le droit d'habiter la maison Papineau sa vie durant.Les deux ministres ont rendu hommage à M McLean qui.en ehoississant d'habiter et de restaurer cette maison historique, a posé un geste exemplaire à une époque ou les pouvoirs publics ne se souciaient guère du patrimoine immobilier N’eût été de son intervention, le Vieux-Montréal n'existerait peut-être plus aujourd'hui En 1961, on parlait de construire une autoroute sur la rive montréalaise du fleuve Saint-Laurent.La maison Papineau a été construite vers 1785 par Jean-Baptiste Cerat dit Coquil-lard.Il s’agit d'un bâtiment de deux étages, en pierre avec toit à pignons comportant deux rangées de lucarnes.Au XIXe siècle, un lambris de bois imitant la pierre de taille recouvre sa façade de moellons.«C’est assurément l’un des rares spécimens de ce type de revêtement qui susbiste encore dans la ville de Montréal», note Parcs Canada dans ses documents.De 1748 à 1779, Joseph Papineau, grand-père de Louis-Joseph, a la propriété du terrain et le cède au colonel John Campbell, directeur à l’époque du bureau responsable des autochtones, ("est à lui que l'on doit la construction du corps principal de l’actuelle maison.En 1809, le père de Louis-Joseph Papineau l’achète et la cède, en 1814, à son fils.Elle demeure dans la famille Papineau jusqu’en 1921.Le chef des patriotes de 1837 a habité cette maison de 1820 à 1829, puis de 1831 à 1837 et de 1847 à 1849.On raconte que Louis-Joseph Papineau a pu échapper aux soldats anglais en s’enfuyant par la cour arrière adjacente à la propriété de son père, rue Saint-Paul.Parcs Canada se propose de faire de cette maison un centre d’interprétation historique dont l’aménagement, qui prendra plusieurs années, sera soumis à une consultation publique, semblable à celle qu'il entreprendra, dans un mois environ, pour la maison Georges-Étienne Cartier, située à, quelques pas de la maison Papineau Les employés de bureau de la CTCUM votent la grève Les employés de bureau de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal ont accordé à 77G un mandat de grève à leurs dirigeants au cours d une assemblée générale, hier.Le déclenchement de la grève sera décidé au cours d’une autre assemblée générale, à une date encore indé- guérin l’éditeur édite terminée.M.Michel Bénard, président du syndicat, a indiqué que cette échéance allait dépendre du déroulement des négociations dans les prochains jours ou les prochaines semaines.Le 11 mai.les syndicats des employés de la CTCCM et l’employeur retrouvent leurs recours ordinaires, grève ou lock-out, en vertu du Code du travail.Depuis janvier, ils étaient assujettis à la loi 47 adoptée par l'Assemblée nationale.Les efforts de conciliation au ministère du Travail se poursuivent intensivement, tous les jours, avec tous les syndicats.Du côté des chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro, les pourparlers se sont Arts plastiques Guide du maître — première année S.Jeannine Rondeau/ Marie-Jeanne Desbois En vente dans toutes les librairies ISBN-2-7601-0259-9 — 132 p.9,95$ poursuivis jusque tard dans la nuit.Chez les employés d’entretien et les employés de bu- ( reau, les discussions n’ont | mené à aucun déblocage important jusqu’à maintenant.Félicitations aux Chevaliers de Colomb QUÉBEC (PC) — L'Assemblée nationale a rendu un hommage unanime mardi aux Chevaliers de Colomb à l’occasion du 100e anniversaire de la fondation de cette société.Le député d’Orford.M.Georges Vaillancourt, a présenté une motion de félicitations envers ce mouvement qui compte 124,000 membres au Québec.M.Vaillancourt a souligné que 10% des effectifs nord-américains de ce mouvement étaient recrutés au Québec.h HfftkWUIfX' PREMIER! ARME Ijiiertn Ce programme élabore les buts généraux de l’enseignement des arts plastiques.Il précise les objectifs spécifiques des modes d'expression', et développe certaines méthodes de travail au niveau de la première année.Il veut offrir à l’enseignant les possibilités d’exploiter un thème en employant des matériaux divers et des techniques différentes.En vente dans les librairies: 4560 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél : (514) 849-1112 Station Métro-Longueuil Longueuil, Québec Tél ; (514) 677-6525 168 est, rue Sainte-Catherine Montréal.Québec Tél : (514) 861-5647 4440 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél.: (514)843-6241 Ottawa lance unilatéralement son plan de développement de l’Est du Québec par Claude Papineau BONAVENTURE (PC) — Toute entente s’étant avérée impossible avec le présent gouvernement québécois, Ottawa a décidé de lancer unilatéralement son propre plan de développement régional de l’Est québécois.C’est ce qu’a annoncé hier à Bonaventure.en Gaspésie, le premier ministre du Canada.M Pierre Trudeau, disant que son gouvernement en était à mettre la dernière main à un programme d’ensemble qui touchera non seulement le développement industriel, mais aussi les pèches, le tourisme et le transport.Le détail du plan de développement sera annoncé ultérieurement, a indiqué M Trudeau, précisant toutefois qu’il se fera dans le cadre du dernier réaménagement administratif qui élimine le ministère de LExpansion économique régionale au profit d’une nouvelle structure plus centralisée engageant tous les ministères dans le développement régional 11 a fallu en arriver là, a dit M Trudeau, «parce qu’on n’arrivait plus à s’entendre avec le gouvernement du Québec pour dépenser collectivement les fonds.Ce gouvernement n’a pas la même conception du Canada, ni la même conception de la province».Il a expliqué que le gouvernement fédéral recon- naissait la situation particulière des régions en offrant des programmes spécifiques dans l’esprit de la redistribution des richesses, par exemple: l'exemption d’impôt de 50% pour les investissements dans l'Est québécois.Tune des régions où l’on accuse un des taux de chômage les plus importants au pays, ainsi que des programmes spéciaux en faveur de la Côte Nord ou du secteur du textile dans les Cantons de T Est.M Trudeau a soutenu que son gouvernement avait réussi à coopérer précédemment pour le développement de l'est québécois, en 1968 avec le gouvernement de l’Union nationale du premier ministre Johnson, puis en 1972 avec le gouvernement libéral du premier ministre Bourassa.mais qu'il s’était buté au refus de signer une entente du gouvernement Lévesque.Plus tard dans la journée, à Sept-Iles, le premier ministre a annoncé la construction d'un nouvel aéroport à Havre St-Pierre, au coût de $5 millions’ ainsi que la rénovation de l’aéroport de Chevery.au coût de $2.3 millions, ce qui complétera d’ici trois ans le réseau d’aéroports de la basse Côte Nord Précédemment, il avait visité Natashquan.sur la basse Côte Nord, où il «s’est fait parler d’amour» par la population locale sur les airs de Gilles Vi-gneault.À Bonaventure, au cours d'une session de questions de l'auditoire, le premier ministre a été invité a défendre la position de son gouvernement sur une variété de sujets, allant du transport interprovincial de l'électricité à la construction du gazoduc Trans-Québec et Maritimes.Il a plus particulièrement dû faire face au problème de la mousse isolante d uree formol (MIUF).dont ont été victimes 500 familles de la vallée de la Matapédia.Il a déclaré que s’il était dans la situation des victimes de la MIUF.il accepterait l’offre de $5.000 du gouvernement fédéral, mais s'empresserait de faire pression auprès du gouvernement provincial pour obtenir une aide «aussi généreuse».Commentant la situation économique au cours de la journée, le premier ministre a affirmé que ce serait tromper la population que de laisser croire ue le seul gouvernement canadien pourrait faire es miracles «Je ne peux pas signer un chèque en blanc sur l'avenir, ni promettre que l’avenir sera rose immédiatement», a dit M.Trudeau, soulignant l’interdépendance de l'économie canadienne, à l'égard plus particulièrement des taux d’intérêt aux États-Unis.«Mais ce qui importe, c’est de jeter les bases pour être prêt pour la relance économique quand elle surviendra», a-t-il déclaré.M.Trudeau rentrait à Ottawa en soirée, mettant ainsi fin à une tournée de trois jours dans les Maritimes et l’Est québécois.La Cour d’appel tranche: l’île du Moulin coûtera $600,000 au MAC par Guy Deshaies Le ministère québécois des Affaires culturelles devra verser à M.Louis-Armand Dufour la somme de $422,424, avec dépens et intérêts depuis 1974, pour le terrain constitué par Tile du Moulin, sur la rivière des Mille-Iles, en face de Terrebonne, île que le ministère des Affaires culturelles a expropriée en 1974 C’est en juillet 1955 que M.Louis-Armand Dufour achetait Tile du Moulin pour la somme de $43,000, Il avait alors l’intention d’y installer une pisciculture mais devait se rendre compte rapidement que ce projet n’était pas possible.Il y avait alors sur cette petite île des bâtiments historiques érigés au début du 19e siècle; un moulin, à carder, une boulangerie, une maison seigneuriale et autres aménagements bien conservés.Un pont reliait i'île à la terre ferme.Le propriétaire fit de son île un terrain pour maisons mobiles, se servit des bâtiments comme entrepôts et aménagea quatre logements dans la maison seigneuriale.En 1974, le ministère des Affaires culturelles, intéressé par les maisons anciennes de ce lieu et désirant en faire un site historique, faisait parvenir à M.Dufour un avis d’expropriation au montant de $152,400.Le propriétaire refusait cette offre et le ministère, se ravisant, proposait devant le tribunal d’expropriation les sommes de $153,000 pour le terrain, $136,500 pour les maisons et $61,100 pour le terrain de roulottes si le tribunal en venait à la conclusion que ces installations avaient été érigées aux risques du proprié- par Guy Deshaies taire, un règlement municipal de Terrebonne interdisant les terrains de camping et de roulottes sur le territoire municipal.Le tribunal d’expropriation, après avoir examiné les expertises et évaluations produites par les deux parties, décidait en mai 1978 que la valeur de l’expropriation se chiffrait par $357.424, comprenant le terrain, les bâtisses et la piscine.M.Dufour s’adressait alors à la Cour d'appel du Québec pour se plaindre du fait que le tribunal d'expropriation n'avait accordé aucune somme pour la valeur du parc de maisons mobiles dont M.Dufour tirait une partie de ses revenus.La Cour d'appel en vient à la conclusion que même si un règlement municipal interdisait ce genre d'exploitation, la municipalité n'a jamais mis en vigueur son règlement et qu’on n’a jamais interdit à M.Dufour d’exploiter son terrain de maisons mobiles.La Cour croit qu’il doit être dédommagé pour ces installations, pour un montant de $65,000 qu elle ajoute au total accordé par le tribunal d'expropriation.Le site historique de Tîle du Moulin coûtera donc au ministère des Affaires culturelles la somme de $422,424 plus les frais d’experts et d’avocats des deux parties, plus des intérêts depuis 1974.ce qui place la conversion du terrain de roulottes en sanctuaire du patrimoine à quelque $600.000.Une sentence de 20 ans pour viol est ramenée à 12 ans par la Cour d’appel En janvier 1980, lors d'un congé de fin se semaine d'une institution carcérale, Marcel Ménard commettait un viol en menaçant sa victime d'un couteau et volait le contenu du sac à main de la jeune fille.Il avait été précédemment reconnu coupable de nombreux vols, de vols qualifiés, d'un attentat à la pudeur et d’un premier viol commis en 1978.La Cour d'appel du Québec, par la voix de Mme Claire L'Heureux-Dubé.trouve que la sentence de 20 ans de prison que lui avait donnée le premier juge est excessive.Elle réduit à douze ans de réclusion la peine en se basant sur une jurisprudence récente qui démontre, comme l’écrivait récemment le juge Claude Bisson de la Cour d'appel dans une affaire sem-b’able, qu’une peine de plus de dix ans pour viol doit etre exceptionnelle.«Pour ma part, écrivait le juge Bisson, j’estime qu’en matière de viol des peines de plus de dix ans ne devraient être imposées que dans des circonstances exceptionnelles».Mme Claire LHeureux-Dubé, corroborée par les juges Rodolphe Paré et John Molan, cite les circonstances exceptionnelles énumérées par le juge Bisson et estime que dans le cas du viol commis en janvier 1980 par l’accusé, la victime, Mlle Francine Foucreault, n’a probablement pas été traumatisée étant donné qu’il n’y a eu ni blessure, ni mutilation ni autre contusion.«Je né crois pas, écrit le juge l’Heureux-Dubé, qu’on soit ici en présence de graves séquelles chez la victime».LE SYSTEME GRANDS LACS-SAINT-LAURENT: PORTE CONTINENTALE DE L'AMÉRIQUE Colloque qui sera tenu à Québec, les 7, 8 et 9 juin 1982, à l'Hôtel Loews Le Concorde LES CONFÉRENCIERS (liste partielle) M.Pierre Camu Président March Shipping Ltée M.Yvon H.Chabot Vice-président Cargill Co.Ltée M.Michel Clair Ministre des Transports du Québec M.Gary Failor Directeur du port, Toledo-Lucas, U.S.A.M.Pierre Franche Président Conseil des Ports Nationaux M.D.Ward Fuller Président American Steamship Company, U.S.A.M.Donald R.Irvine Directeur Ha ko Inc.M.Warren Jackman North American Towing Co., U.S.A.M.Bernard Landry Ministre d'Etat au Développement économique du Québec M.René Lévesque Premier Ministre du Québec M.Paul Martin Président Canada Steamship Ltée M.Hans J.Mende Vice-président Thyssen Inc., U.S.A.M.Don Montgomery Secrétaire-trésorier Congrès Canadien du Travail M.Frank Narby Président Intercast S.A., Suisse M.Jean-Luc Pépin Ministre des Transports, Canada M.George J.Ryan Directeur régional Grands Lacs Maritime Administration, U.S.A.M.James W.Snow Ministre des Transports et Communications, Ontario Contre-amiral Robert Timbrell (Président) Dominion Marine Association, Ottawa M.René Vincent Sous-ministre adjoint Ministère des Transports Québec TRADUCTION SIMULTANEE (ANGLAIS ET FRANÇAIS) LE PROGRAMME “ ~ “ —— Première séance Les transports de vracs Deuxième séance Les transports de marchandises générales Troisième séance Quatrième séance Linfrastructure du système Table ronde: le système Grands Lacs-Saint-Laurent, Grands Lacs-est-elle adéquate pour la Saint-Laurent face décennie?à la concurrence.» Colloque international organisé par le Gouvernement du Québec, en collaboration avec les États des Grands Lacs, l'Ontario et le Conseil des ports nationaux.Réservation d'hôtel Hôtel Loews Le Concorde, 1225 Place Montcalm, Québec.Tél.: (418)647-2222 Gouvernement du Québec \AA Formulaire d'inscription Office de planification et de développement du Québec 1060, rue Conroy Bloc 2, 3ième Étage Québec, Qué.Canada G1R5E6 Tél : (418)643-7788 Télex: 05-13523 Organisme représenté Adresse Ville Code postal Nom Titre Colloque intornational sur le système Grands Lacs —Saint-Laurent.Frais d'inscription C300 S État, province ou pays Téléphone / f î A Le Devoir, mercredi 5 mai 1982 ¦ 3 Le premier doctorat décerné sans représentant du réseau UQ-UQAM: la guerre des nerfs continue par Rodolphe Morissette Entre l'Université du Québec à Montréal (UQAMi et le siège social du réseau de l'U-niversite du Québec, la guerre des nerfs se poursuit Hier.I l’Q décernait son premier doctorat, depuis 13 ans d existence La récipiendaire.Mme Francine Lavoie était de 1 l QAM Aucun représentant officiel du siège social du réseau ne s'y est montré par Paule des Rivières Les représentants des centrales CSN, CEQ et FTQ se réunissent ce soir Ils vont ten ter d'harmoniser leurs intérêts une fois pour toutes avant de rencontrer le gouvernement.Ce dernier attend impatiemment une réponse des syndicats à son projet de réouverture des conventions collectives Il a fait savoir à ses 300.000 employés qu'il n'avait pas les moyens de leur offrir les deux hausses salariales prévues dans leurs contrats pour juillet et décembre prochains Il n'est pas impossible que les centrales oui regroupent 200.000 des syncfiqués touchés par la proposition de gel des Le president de ICQ.M Gilles Boulet, était en voyage aux États-Unis et les quatre vice-présidents du réseau se sont tous dits incapables d'as-siter a la petite fête qui saluait le premier docteur - une doctoresse.en fait issu de l'ensemble du réseau Et pourtant.Mme Pauline Marois.ministre d'État à la condition féminine, était de la partie Les absences notées étaient particulièrement croustillan- tes dans le contexte des événements qui entourent la reconduction du mandat du recteur de 1 UQAM.M Claude Pi-ehette Malgré la recommandation très largement majoritaire de la communauté universitaire de l'UQAM.et celles toutes unanimes en faveur de M Pichette.du conseil d'administration, puis de la commission des études de l'UQAM et.enfin, du comité de sélection présidé par M Boulet même l'assemblée des gouverneurs du réseau UQ avait rejeté la semaine dernière la candidature de M Pichette Lundi soir, le conseil d'administration de l'UQAM s'est reuni d'urgence pour prier l'assemblée des gouverneurs de «reconsidérer sa décision afin qu elle recommande au ministre de l'Éducation le renouvellement du mandat de M Claude Pichette comme recteur de l'UQAM» Le conseil affirmait parallèlement les cette année», a promis hier le président de la FAS.M Donatien Corriveau La CSN a préféré confronter le gouvernement avec d'autres conditions elle subordonne le début précoce des pourparlers à l'entrée des enseignants des collèges privés dans le régime de négociations.à l'inclusion du regime de retraite dans les objets à discuter et au remboursement des salaires des membres libérés pour négocier, point sur lequel le gouvernement tente de réduire sa contribution La rencontre de ce soir est la première depuis plus d'une semaine.Fille pourrait se terminer avec la formation officielle du front commun Mais personne n'osait s'avancer là-dessus hier Une chose est certaine.la réunion durera une partie de la nuit «la nécessité de respecter la volonté démocratiquement et légitimement exprimée par la collectivité de l'UQAM concernant le choix de son recteur» Hier.M Pichette.au cours d une entrevue, a indique que comme il était absent aes délibérations tenues à huis clos par l'assemblée des gouverneurs quand celle-ci décidait de son sort, il n'a «aucune idée des raisons» qui ont amené les gouverneurs a rejeter sa candidature «J'aimerais bien les connaître», a-t-il dit Notons que le vote, très serré, de rassemblée des gouverneurs à ce sujet s'est fait en l'absence de quatre membres, dont, outre M Pichette.le recteur de la constituante de Trois-Rivières.M Edmond Hame-hn.un représentant étudiant et un autre des groupes socioéconomiques Il n'est pas impossible que M Gilles Boulet tente, d'ici la prochaine assemblée des gouverneurs, le 12 mai.de recueillir des appuis supplémentaires en faveur de M Pichette Le recteur de l'UQAM ne s’en est pas caché hier: il est «un autonomiste» (au sein du réseau UQ> et.à cause de l'importance de l'UQAM aujourd'hui.«il faut à celle-ci plus de pouvoirs L'UQAM peut devenir une université indépendante » Rappelons que la Commission d'études sur les universités, dans son rapport de 1979, recommandait la désaffiliation de la constituante montréalaise du réseau UQ Les événements des derniers jours pourraient en hâter la réalisation.Les centrales tentent d’harmoniser leurs positions sur le gel salarial salaires — annoncent qu elles aboutit à la conclusion d'une sont prêtes à rencontrer le entente valable jusqu'en 1985 gouvernement d'ici la fin de Dans cette optique, elles de-semaine.encore qu'à la Fédé- mandent que la négociation ration des affaires sociales pour le renouvellement des (FAS), affiliée à la CSN.on in- ententes qui expirent en dé-diquait hier que les consulta- cembre 1982 débute plus tôt tions se poursuivraient jus- La CSN et la FTQ seraient qu'à vendredi après midi, et prêtes à déposer leurs deman-que lundi serait une meilleure des au début de juin, mais la journée.CEQ est depuis le début beau Mais avant de discuter coup moins pressée Elle de-d'une date pour rencontrer les mande notamment que le gou-membres du gouvernement, vernement dépose ses offres les centrales syndicales de- complètes d'abord Elle y ré-vront d'abord s'entendre en- pondrait un mois plus tard, tre elles sur la position qu el- l'été surviendrait, et il y aurait les défendront.de bonnes chances que la né- Jusqu'à présent, elles s en- goriation doive se poursuivre tendent pour dire non au gel a l'automne des salaires, tel que présenté La F'AS pour sa part, qui re-le 15 avril dernier Les trois groupe 70,000 des 100.000 s'entendent aussi pour aecep- membres de la CSN visés ici, ter d'en discuter si le débat se aura en mains ses grandes transforme en négociations et priorités très bientôt «Il n’y aura pas 540 demandes initia- Le PQ au niveau fédéral: une réunion spéciale du conseil national à Hull par Pierre O'Neill L'idée de la participation du Parti québécois aux prochaines élections fédérales sera soumise aux membres du conseil national.dont une réunion spéciale vient d'être convoquée pour les 12 et 13 juin à Hull La direction du parti complétera, d'ici là, une vaste opération de consultation des militants de toutes les instances, a indique hier au DEVOIR le vice-président du PQ.M Sylvain Simard La question fera l'objet de discussions au sein des associations de comtés et des groupements régionaux avant d'être tranchée par le conseil national de Hull Les membres de l'exécutif national demeurent divisés et ont convenu de ne pas formuler de recommandations à l'intention du conseil national Pour sa part, le vice-président, M Simard a déclaré qu'une etude exhaustive du dossier l a convaincu de se prononcer en faveur du projet de présenter des candidats pour combattre les libéraux fédéraux de M.Trudeau et aller défendre les intérêts du Québec à la Chambre des communes Selon M.Simard, le projet recueille déjà un large consensus au sein du parti et il est permis de croire que le conseil national de Hull optera pour l'engagement du PQ sur la scène fédérale L'exécutif national avait créé un comité de six membres, chargé d’étudier la dimension politique du projet Et le coordonnateur de ce groupe de travail.M.Philippe Bernard, se disait hier convaincu que les militants péquistes se montreront favorables et que le succès de l'entreprise ne fait plus ae doute Pour sa part, le ministre de l'Environne- ment, M Marcel Léger, préside un comité qui a pour tâche de mettre en relief les problèmes organisationnels impliqués dans la mise sur pied d'une aile pequiste fédérale Ces informations techniques, concernant notamment le financement et l'organisation de l'action, seront également colligées dans un document d'appui devant éclairer les discussions des militants des associations de comtés.Seulement deux ministres demeurent fermement opposés à l'engagement du PQ sur la scène politique fédérale tandis u'une majorité semble se dégager au sein u caucus des députés De l avis de MM Sylvain Simard et Philippe Bernard, cette évolution du débat en faveur d'une participation aux prochaines élections fédérales aura une influence certaine sur l'opinù, des militants de la base et sur la décision fi nale du conseil national Dans la meilleure des hypothèses, les préparatifs d'organisation pourraient s'a morcer au cours de l'été et l'aile fédérale du PQ pourrait entreprendre, dès l'au tomne prochain, le choix de ses candidats.Le premier ministre M René Lévesque, ne s est pas encore officiellement prononcé sur cette question mais il ne se trouve plus personne au sein du parti pour douter de son accord.Les sondages constituent un autre argument de taille en faveur des tenants du projet Les résultats d’une enquête d'opinion, effectuée en début d'année, indiquaient que le PQ aurait obtenu 37rl des voix, les libéraux 25%, les conservateurs 8% et les néo-démocrates 3%.Sur la base de ces sondages, la direction du Parti estime qu elle aurait pu remporter au moins une vingtaine de comtes.Les compressions ne freineront pas les réformes (Laurin) par Norman Delisle QUEBEC (PC) Le ministère de l'Education poursuivra cette année la réalisation dernier Par ailleurs, le ministère de l'Éducation se penchera sur le financement des universités Le Conseil des universités sera Semaine d ouverture de ses grands objectifs en dépit des restrictions budgétaires.a soutenu hier le ministre, M.Camille Laurin.M Laurin défendait en commission parlementaire les crédits de $6.5 milliards mis à la disposition du ministère de l'Éducation pour l'année 1982-83.Ces objectifs sont une plus grande accessibilité à l'éducation et une hausse du niveau général de scolarisation des Québécois.Au cours d'une longue intervention, M Laurin a repris un à un les principaux secteurs sous la responsabilité du ministère de l'Éducation et a dressé le bilan pour chacun Au niveau de l'enseignement primaire et secondaire, l’implantation d’un nouveau régime pédagogique, amorcée dans le document intitulé «L'école québécoise», se poursuivra.M.Laurin a signalé que le conseil des ministres étudiait actuellement une proposition pour la réforme des structures scolaires.Cette réforme «vise le réaménagement d’éléments fondamentaux de l'environnement éducatif, a dit M.Laurin.Elle veut redonner l'école à son milieu d'appartenance et en faire le véritable pivot du système scolaire Elle veut favoriser la prise en charge du projet éducatif par la communauté scolaire, élargir l'autonomie de l'école, accroître sa stabilité et sa capacité d'assumer la responsabilité de ses orientations et de sa vie quoti dienne» Au niveau des cégeps, M.Laurin a annoncé la poursuite des mesures annoncées dans le document «Les collèges du Québec».Il s'agit d’accroître l'accessibilité aux études collégiales et de mettre en place un règlement des études collégiales qui a d'ailleurs fait l'objet d'une vaste consultation l'an consulté à ce sujet au cours de l'automne Il faut «assurer un développement de nos universités qui tienne compte des capacités financières limitées de l'État et qui ne sacrifie en rien nos grands objectifs de qualité et d’accessibilité, a dit M.Laurin Les universités collaborent étroitement à ce projet.Nous poursuivrons avec la même ténacité en 1982-83».Le programme de la formation des adultes avait été victime l'an dernier de coupures draconiennes Cette année, les crédits ont connu une hausse de $2 millions puisés à même les programmes d'enseignement primaire, secondaire et privé.M.Laurin a souligné que l’année sera marquée de difficultés sociales en plus des problèmes financiers.Ces difficultés seront reliées à la renégociation des conventions collectives avec le «cortège de tensions et de confrontations» que cela implique.Enfin, le ministre a dénoncé «l'offensive sans précédent du gouvernement fédéral contre les pouvoirs de l'assemblée nationale et les droits du peu pie québécois lui-même».De son côté, le porte-parole de l'opposition, le député libéral de Marguerite-Bourgeoys, M.Fernand Lalonde, a remis en question «le type de gestion d'austérité que pratique actuellement le gouvernement dans le secteur de l'éducation».«Une stratégie de rechange doit passer par une diminution du nombre de fonction naires affectés à l'éducation plutôt que par l'élimination des écoles privées ou encore une réduction importante des services reliés à l'enseignement», a dit M.Lalonde.«Le ministre procède à des choix à courte vue.a-t-il dit.Une scolarité supérieure demeure le meilleur antidote au chômage et aux bas salaires.» 20,000 étudiants ont débrayé hier Les étudiants ont continué hier à boycotter les cours dans une vingtaine d'écoles secondaires de Montréal, pour protester contre la décision du ministère de l'Éducation de porter, dès l'automne prochain.de 50 à 60% la note requise aux examens.Plus de 20,000 étudiants ont Accord chez Sydney Steel SYDNEY N.-Fl.— Un accord de principe vient d'intervenir entre la société Sydney Steel et ses 1 500 métallos en grève.L’accord sera expliqué aux travailleurs au cours d une assemblée ce soir.Le vote de ratification débutera à 7 heures demain matin et se poursuivra jusqu'à huit heures vendredi.Les termes de l'entente n'ont pas été dévoilés.ainsi pu profiter de la tempé rature clémente et du soleil.La police a rapporté l'arrestation de deux adolescents à la suite d'actes mineurs de vandalisme autour d une école de l'est de la ville.Une représentante de la Commission des écoles catholiques de Montréal a précisé que 20 des 48 écoles secondaires et polyvalentes de la région étaient fermées, soit parce que le nombre des étudiants ne justifiait pas la tenue de cours, soit parce qu'on craignait des actes de vandalisme Un porte-parole du ministre de l'Education, M Camille Laurin, a par ailleurs indiqué que si le gouvernement s'était engagé à imposer la note de 60%, il était également prêt à discuter de sa mise en vigueur graduellement.M.Laurin espère rencontrer un comité d'étudiants plus tard au cours du mois, pour discuter de la question.Roche-Bobois au 1425 Bd.Dorchester Ouest.Synonyme dans le monde entier de meuble contemporain français et même européen, Roche-Bobois est présent dans 120 villes et ouvre aujourd hui son nouveau magasin à Montréal.Roche-Bobois présente deux collections de meubles, reflets des différentes tendances d auiourd hui : le mobilier contemporain et les Naturels.Le mobilier contemporain c est I architecdure intérieure, le domaine de I espace et des volumes.En cuir, en laque ou ü il c ?n non 3 a a ?a a 3 a n /odd y D D 0 I 3 0 3 0 0 ü p n r Ouvert letuii et vendredi jusqu'à 21 h en bois précieux, le contemporain de Roche-Bobois est à la fois actuel et éternel Les Naturels suivent une tendance plus décontractée.Matières vraies, bois naturels, toiles de coton écrues, les 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