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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 19 juin 1982
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1982-06-19, Collections de BAnQ.

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* lo météo: n'jageux avec averses.Maximum 20.Aperçu pour dimanche: nuageux (détail en page 30) C Vol.LXXIII — No 141 Montréal, samedi 19 juin 1982 (Hauterive.Baie-Comeau.Sept-lles 45 cent») 35 CENTS Médecins ¦ Baie-Comeau-Hauterive ¦ Fonction publique Une fin de session orageuse à Québec par Gilles Lesage QUÉBEC — La fin de session est fort orageuse à l’Assemblée nationale.Avec une motion de clôture pour faire adopter le projet de loi 37 fusionnant Hauterive à Baie-Comeau: avec un débat qui s’éternise en mini-filibuster sur les baisses de salaires des 300,000 fonctionnaires et assimilés; avec la menace d’un projet de loi extraordinaire pour forcer le retour au travail des médecins dès le début de la semaine prochaine.l'Assemblée nationale a du pain sur la planche — et des heures de débats mouvementés en perspective — pour se rendre à la limite prévue par le règlement.soit le 23 juin au soir Selon toute vraisemblance, la session sera alors ajournée et non prorogée.À moins d'urgence, en effet, la Chambre n'est pas censée siéger entre la Saint-Jean et la Fête du travail.L’on pensait, il y a encore quelques jours, que les députés pourraient rentrer chez eux pour ce week-end.Mais les choses se sont gâtées dangereusement au cours des derniers jours, et les 122 députés devront de nouveau être à leur siège du Salon bleu dès lundi matin.Les sujets les plus importants, du moins ceux qui suscitent le plus de friction et de remue-ménage, portent sur la fusion Hauterive-Baie-Comeau et sur la rémunération dans le secteur public.Faisons le point sur ces deux pommes de discorde, au milieu de la soirée d’hier, alors que les travaux devaient se poursuivre jusqu’à minuit, avant d’ajourner à lundi matin.¦ En dépit de l’opposition libérale, qui se défend de faire un filibuster, le gouvernement est fermement déterminé à faire adopter le projet de loi 37 fusionnant la ville de Hauterive à celle de Baie-Comeau sur la Côte-Nord.Mais il a dû utiliser la motion de clôture, la guillotine, pour mettre un terme à l’obstruction systématique des libéraux, qui réclamaient soit un référendum parmi la population de Baie-Comeau, chauffée à blanc contre le projet, soit un report indéfini du projet.En présentant sa «guillotine», le leader parlementaire du gouvernement, M.Jean-François Bertrand, a eu le malheur de lancer aux libéraux: «Le gouvernement va vous passer sur le corps».Cela a eu l’heur d’envenimer des relations déjà tendues et d’inciter l’opposition à recourir à tous les artifices du règlement pour prolonger le débat.Hier, le ministre des Affaires municipales, M.Jacques Léo- nard, a présenté des amendements qui.d'un côté, dorent la pilule, avec la promesse de généreuses subventions (dont l’une prévue pour les fusions volontaires!), mais qui, de l’autre, parent à l'éventualité où la ville de Baie-Comeau ne voudrait pas entendre raison.Ainsi, il est spécifié que, s’il n’y a pas quorum au conseil de l'une des deux villes, le ministre peut nommer un administrateur.Plus encore, si le gouvernement juge que l’une des villes refuse ou néglige de respecter la loi, il peut adopter un décret par lequel la Commission municipale du Québec est substituée au conseil, au maire et à tous les employés-cadres.C’est là-dessus que le débat se faisait hier soir et se poursuivra probablement au début de la semaine, les libéraux pouvant se relayer en Chambre pour entretenir le feu.a D’autre part, alors qu’il semblait acquis mardi que l’Assemblée tenterait de faire la preuve que ses droits et privilèges ont été brimés et bafoués par les 10 intrus, rien n’est plus certain à cet égard.Dans réchauffement actuel des esprits, l’affaire est délicate et même périlleuse.Au surplus, les libéraux ne semblent pas enclins à concourir à une motion pui donnerait l’impression que l’Assemblée veut se faire justice à elle-même.Mais d’autres opinent que l’Assemblée ne doit pas passer l’éponge, pour faire un exemple et éviter toute répétition d’incidents aussi disgracieux.Mais pourquoi utiliser une procédure inusitée, sinon désuète, qui n'a pas été invoquée depuis les années vingt contre un citoyen?Pourquoi ne pas procéder par les voies normales et régulières et porter des accusations appropriées devant les tribunaux’’ M Jean-Charles Bonenfant, qui était un expert et un fervent du régime parlementaire, avait suggéré il y a quelques années de laisser tomber ces dispositions réglementaires qui permettent à l’Assemblée d’être à la fois juge et partie.Il avait sagement suggéré que l'Assemblée puisse porter plainte contre quelqu’un qui contrevient à ses droits et privilèges, mais que.par la suite, la cause soit entendue et plaidée devant les tribunaux de droit commun.C’est probablement avec- cette dernière hypothèse que le gouvernement jongle maintenant, d'où son hésitation à mettre en oeuvre l’intention annoncée mardi par le leader, M.Bertrand.Selon toute apparence, ce dernier s’est fait rabrouer par le caucus péquiste et il serait surprenant que la motion fasse surface avant l’ajournement pour l'été.Voir page 16: Session .culture & société *• I if 4 Des soldats britanniques fouillent minutieusement des prisonniers de guerre argentins dans les rues de Port-Stanley avant qu’ils ne soient transférés à l’aéroport où ils seront détenus jusqu’à ce qu’ils soient acheminés vers des navires qui les ramèneront en Argentine.Cette photo a été prise par Martin Cleaver, de l’agence britannique Press Association.(Photolaser AP) I Begin prône l’autodéfense I Raymond Barre critique Mauroy L’Argentine pose ses conditions Semaine décisive pour Schmidt — page 5 Avant la loi spéciale?Québec et la FMOQ amorcent le dernier virage par Marie Laurier Le couperet de la loi spéciale que le gouvernement du Québec s'apprêterait à faire voter par l'Assemblée nationale pour mettre un terme à la grève des 7,300 médecins qui sévit depuis jeudi a eu pour effet de fouetter l’ardeur des parties en cause pour trouver la piste d’un règlement moins douloureux.Ainsi, à la lumière de nouvelles contre-propositions revues et corrigées, une ultime séance de négociation-a lieu ce matin même à Québec entre la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et le gouvernement.L’impact de cette rencontre à laquelle assisteront M.Jean Meloche, sous-ministre des Affaires sociales et M.Lucien Bouchard, coordon-Voir page 16: Québec LES BARONS DE E ATOME Douglas Orgfll John Gribbfn SIXIEME HIVER L’été musical L’été est devenu une saison bien remplie pour les mélomanes.Des festivals de musique et des camps musicaux ont surgi nombreux depuis quelques années.Quant aux Montréalais, ils retrouvent leur orchestre symphonique pour deux nouvelles séries de concerts.Gilles Potvin a dressé le calendrier des principales manifestations de l’été musical.Page 25 ' : ¦ Le cinéma d’animation Non seulement Le Théâtre optique d’Émile Reynaud (notre photo), qui attirait les foules au Musée Grévin il y a un siècle, mais aussi Mickey et Félix le Chat, Popeye et Pinocchio: tout ce beau monde vient d’envahir le Musée des Beaux-Arts qui attend 200,000 visiteurs pour cette exposition sur l’Art du cinéma d’animation.Page 17 F- J '-’«M «ÿ**1 , r'-.L'’-y*!* ifW, - s> -tfbïsJ** Devant l’Assemblée générale de l’ONU Trudeau propose l’interdiction de tout armement dans l’espace NATIONS UNIES (D’après AFP et PC) — Le premier ministre du Canada, M.Pierre-Elliott Trudeau, a proposé hier devant l’Assemblée générale de l’ONU sur le désarmement Telaboration d’un traité «interdisant la mise au point et le déploiement de toute arme destinée à être employée dans l’espace».Le premier ministre a fait valoir que le traité sur les principes devant régir l’attitude des États en matière d’exploration et d’utilisation de l’espace, adopté par l’Assemblée générale de l’ONU il y a dix ans.«était clairement dépassé et comportait des vices risquant de devenir extrêmement déstabilisateurs» notamment sur les armes anti-satellites et le laser antimissiles.M.Trudeau a réitéré devant l’Assemblée, en y ajoutant un nouveau volet, la stratégie «d’asphyxie de la course aux armements» qu’il avait proposée il y a quatre ans à la première session de l’Assemblée sur le désarmement.Il a rappelé que celle-ci comportait une interdiction généralisée des tests, l'arrêt des vols d’essais de tout nouveau vecteur stratégique, l’arrêt de la production des matières fissiles destinées à des fins militaires, la limitation, suivie éventuelle- ment d’une réduction, des budgets militaires affectés aux nouveaux systèmes d’armes stratégiques Le deuxième volet de cette politique de stabilisation des armements serait représenté.a dit M.Trudeau, par «les négociations actuelles Visant la réduction des armements nucléaires existants et l’établissement d’un équilibre à des niveaux moins élevés d’armements nucléaires».Mais il a fait observer que le débat nucléaire «semble obéir à une curieuse logique à rebours, dans laquelle on traite d'un pouvoir qui, de l’avis de tous, est inutilisable.On y plaide en faveur d’un accroissement immédiat des armes nucléaires dans le but d’en diminuer le nombre à long terme et les experts considèrent froidement la vulnérabilité des villes et des gens comme un facteur de stabilité dans l’équilibre nucléaire».M.Trudeau a exprimé le profond désir du Canada que les négociations de Genève sur les euromissiles «fassent disparaître la présente menace et nous dispensent de déployer nous-mêmes de nouveaux missiles».M.Trudeau a averti les pays du Pacte de Varsovie «qu’ils auraient tort de supposer que les manifestations publiques à l’Ouest (pour un désarmement) nous ébranleront dans notre détermination lors de ces négociations».Évoquant l’engagement demandé par certains pays à chacune des puissances nucléaires de ne pas faire usage en premier de ces armes, le ministre canadien a rappelé que «la charte nous interdit déjà de recourir les premiers à l’usage de la force».«Voilà la loi qui nous lie.Je ne vois pas l’utilité de repromulguer la charte».a dit M.Trudeau.«Je crois par contre, a-t-il ajouté, qu’il serait très dangereux d’affaiblir un de ses principes fondamentaux en ayant T air d'établir un ordre de préséance entre divers usages de la force».À Ottawa, le chef d’état-major des Forces armées canadiennes, le général Ramsey Withers, affirme que le mouvement Voir page 16: Trudeau Clair confirme ses intentions de réforme du transport en commun — page 3 Thérèse Sévigny au DEVOIR____________ I Le Québec doit renoncer à la prolifération par Renée Rowan Plongé un peu tard dans un «bain de réalité» que connaissent d’autres sociétés depuis plus longtemps, le Québec doit apprendre à concentrer ses ressources, renoncer à la prolifération et se donner plus modestement des «objectifs atteignables par des sous-groupes» tant économiques que culturels, affirme Thérèse Sévigny, présidente d'une des plus importantes agences de publicité au Québec, Publicité BCP Limitée.Il faut canaliser nos orientations, ne pas se défaire les uns et les autres, mais se lier davantage en fonction d’objectifs communs.Dans un entretien avec LE DEVOIR, qui paraît en page 15, Mme Sévigny souhaite que la crise que connaît actuellement le Québec le revigore et le remette en piste pour un autre 20 ans.Mais pour cela, dit-elle, les Québécois doivent développer le goût de se réorganiser de façon constructive, immédiate, les deux pieds sur terre.Elle compte pour le faire sur des petits groupes de la population qui voient la nécessité de se fixer des objectifs à court et à moyen termes pour réorganiser leur environnement, se refaire une vision d’un monde qui tient compte à la fois des espoirs que l’on a suscités pendant les 15 dernières an- nées et aussi des réalités économiques auxquelles on doit faire face.Il faut, soutient-elle, qu’un véritable dialogue s'établisse entre tous les participants.Il lui apparaît indispensable que se développent de plus en plus de liens dans les appuis au niveau des infrastructures entre les organismes gouvernementaux, la grande et la moyenne entreprise, les milieux éparpillés, les organismes et associations de façon à assurer non seulement le regain du secteur manufacturier et du secteur industriel, mais aussi du secteur culturel.Autrement, affirme cette communicatrice, on n’ira nulle part, ce sera le cul-de-sac.Mme Thérèse Sévigny Des livres pour l’été L’ALLIANCE, James A.Michener.Une saga qui a pour cadre l’Afrique du Sud.Une histoire à laquelle l’Histoire n’a pas encore donné sa conclusion.LE SIXIÈME HIVER, D.Orgill et J.Gribbin.Une nouvelle ère glaciaire commence.l'humanité a-t-elle encore un avenir?LES BARONS DE L’ATOME, P.Pringle et J.Spigelman.Le roman vrai des «barons dé l'atome», depuis Hiroshimajusqu'au redoutable pari des centrales nucléaires.L'HÔTEL NEW HAMPSHIRE, John Irving.Le nouveau bestseller de l’auteur du « Monde selon Garp».John IKVINti niôtci New liai hiv shiiv P En vente dans toutes les librairies 2 B Le Devoir, samedi 19 juin 1982 Ottawa a tout fait pour empêcher la remontée des taux (MacEachen) par Claude Turcotte OTTAWA — Le ministre fédéral des Finances.M Allan MacEachen.a soutenu hier aux Communes que «le gouvernement fédéral et le gouverneur de la Banque du Canada ont fait tout ce qui était possible dans les circonstances» pour empêcher une nouvelle hausse du taux d’escompte de la banque centrale et par voie de conséquence du taux préférentiel des banques a charte M.MacEachen a fait cet aveu alors qu'il était harcelé de questions par les députés de l opposition Dans les circonstances actuelles, a-t-il fait valoir il n’y a pas de politique de rechange qui n’aurait pas pour effet de mettre à très court terme des pressions additionnelles sur les taux d’intérêt au Canada Les députés ont pendant près d’une heure posé un grand nombre de questions au ministre sur les politiques monétaire.fiscale et inaustrielle du gouvernement À un cer- tain moment.M MacEachen a fait une allusion discrète à d’éventuels changements.«On peut avoir beaucoup de choses dans sa manche, a-t-il dit L important, c’est de les sortir au bon moment».Il n’a pas précisé davantage sa pensée Par ailleurs, le ministre a rejeté systématiquement les "Z accusations des députés conservateurs et néo-oémocrates selon lesquelles les hausses successives des taux d’intérét.y compris celle de cette semaine.étaient causées par son budget de novembre dernier M Sinclair Stevens, conservateur.a signalé à la Chambre que le taux préférentiel des banques, à 18 25%, est plus éleve que celui en vigueur dans plusieurs pays, dont le Japon, la Suisse, la Hollande, le Royaume-Uni.l'Allemagne de l’Ouest, la France, les Etats-Unis et la Belgique M Stevens a signalé que le taux canadien était même deux fois plus élevé que celui de Singapour et de l'Espagne Par ailleurs, le député n'a pas manqué de souligner que la valeur du dollar avait encore baissé hier, atteignant un nouveau plancher de 77 37 cents US a la fermeture II a rappelé que le dollar a perdu sept cents depuis la présentation du budget en novembre dernier M Stevens a dit savoir que les réserves de la banque centrale ont passé, depuis le début de juin, de $2 8 milliards a $13 milliard.Le ministre n'a aucunement contesté ces chiffres II a précisé cependant que le gouvernement n'avait pas l’intention d'épuiser ses réserves d’or II a expliqué que les transactions auxquelles M Stevens faisait allusion ont été faites en utilisant les lignes de crédit que le gouvernement détient auprès des banques à charte Il a précisé en outre que ces transactions ne constituaient pas des dépenses, ni des pertes.mais plutôt des transferts de devises.M MacEachen a expliqué que le taux préférentiel était plus élevé au Canada que dans plusieurs autres pays en raison de la très grande dépendance de l'économie canadienne vis-à-vis des États-Unis Répondant a des questions du leader néo-démocrate.M Ed Broadbent.le ministre lui a demandé s’il serait d'accord pour que l’on limite les salaires des syndiqués en même temps que ceux des cadres et des hommes d’affaires dans tous les secteurs de la société, afin d’aider a la relance de l’économie M Broadbent nà pas eu le temps de répondre, puisque c’est M Joe Clark qui a eu la parole par la suite.Cette semaine, le gouvernement fédéral et certaines de ses agences ont signé des conventions collectives prévoyant toutes des hausses ae salaires supérieures à 10%.Hier, par exemple, la Société canadienne des postes a accepté un contrat collectif avec ses 2.300 employés de bureau.qui prévoit des hausses salariales de 13% et de 12.25%.sur une période de 26 mois.De plus, le ministère de la Défense a accordé une augmen- tation moyenne de 11% à la solde des membres de la Force de réserve de tous les grades inférieurs à celui de brigadier-général, rétroactive au 1er avril Pour ce qui est de M Clark, il a demandé au ministre des Finances si le gouvernement avait l'intention d’abandonner ou de modifier sa politique nationale d'énergie, qui.selon lui.chasse les investissements du Canada et contribue à la hausse du chômage et des taux d'intérêt «C’est une partie essentielle de notre politique», a répondu M MacEachen.Le débat sur l’économie se poursuivra lundi Le chef de l'opposition.M.Joe Clark, présentera alors la motion suivante «La Chambre approuve 3ue le gouvernement prenne es mesures immédiates en vue de diminuer les taux d’intérêt.de stimuler la production.les investissements et la création d'emploi, de soutenir le dollar et de réduire le taux d'inflation » Ryan: Québec privilégie les querelles avec Ottawa au détriment de la relance par Clément Trudel QUÉBEC — La motion du chef de l’opposition, M.Claude Ryan.blâmant le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, pour «l’impasse financière» où se trouverait le Québec, a été défaite hier midi après un débat restreint : 30 voix pour.60 contre.M Ryan, en défendant sa motion, a identifié comme ¦cause principale de la situation difficile du Québec l’impossibilité où se trouve le gouvernement actuel de «pratiquer en même temps, de manière ouverte et loyale, le jeu du fédéralisme, et (de) rechercher toutes les occasions de promouvoir la souveraineté politique du Québec».L option souverainiste, je la respecte, «je ne l’accepte pas personnellement», a déclaré le chef libéral, qui reproche au gouvernement de privilégier les querelles avec Ottawa, au détriment du développement industriel; d’abandonner petit à petit les points forts qui avaient pu lui attirer une clientèle («on s'aperçoit aujourd'hui que la protection des petits, il n en reste pas beaucoup»).Quant aux «gros», plusieurs sont partis, déplore M.Ryan.attribuant à la loi 101 l’exode de maints chercheurs, alors même que le gouvernement mise sur un «virage technologique».Du bon voisinage du PQ avec le mouvement syndical, que reste-t-il?s’interroge le chef de l'opposition.Le budget du 23 mars a-t-il affirmé, «comporte l’une des entorses les plus graves qu’on ait jamais vues,., aux principes les plus élémentaires des relations entre employeur et employés» À la défense de son gouver- nement et de sa politique des finances — la Chambre venait tout juste de rejeter trois motions de blâme et approuvé la politique budgétaire, à 61 contre 33.M.Jacques Parizeau a rétorqué que le blâme était dirigé contre la mauvaise cible.Pour le ministre des Finances, Ottawa et les 74 «zigottos» n'ont rien fait pour venir en aide au Québec tant que les pertes d'emplois (au nombre de 150.000 au Québec) frappaient «plus vite et plus durement» les Québécois.M, Parizeau a fait hier l’historique des contacts avec les représentants du gouvernement central et avoué qu’il s'humilierait volontiers si, par ce biais, il arrivait à «faire travailler des gens».Le ministre a fait valoir que de 1977 à 1980, au Québec, le produit national avait crû de 9%., comparativement à 6%- pour la même période en Ontario (M Ryan conteste ces chiffres, et parle d'une croissance annuelle du PIB de 10%.en moyenne dans chacune des deux provinces).C’est en septembre 1981 que la «cassure» dans l’économie québécoise se produit, d’après un tableau utilisé par M.Parizeau pour expliquer la réces- sion qui frappe le Québec; il s’agit de la courbe descendante.puis négative, de création d'emplois.Ajoutant à ce facteur la perte anticipée de $700 millions en paiements de transfert du gouvernement fédéral, le ministre a soutenu qu’il avait cherché un budget qui ne surtaxe pas les Québécois La veille.M.Parizeau avait d’ailleurs insisté sur lé «choix de société» qui fait qu'au Québec, les «millionnaires» sont en fait plus taxés qu’ailleurs au Canada et particulièrement en Ontario.Dans sa conclusion, M.Ryan a souligné que le «plan Conseil consultatif sur le statut de la femme Doris Anderson dénonce le renouvellement de mandat de Lucie Pepin OTTAWA (PC) — La ministre responsable du statut de la femme, Mme Judy Erola, a confirmé hier que Mme Lucie Pepin avait été reconduite dans ses fonctions de présidente du Conseil consultatif sur le statut de la femme.C’est avec un vif mécontentement que la présidente précédente a appris ce choix; elle avait réagi de la même façon l’an dernier lorsqu'on avait désigné Mme Pepin pour la remplacer.«C’est honteux», a déclaré Mme Doris Anderson, qui Tan dernier avait remis sa démission après avoir accusé le conseil et Mme Pepin d’être rien Anglais Langue Seconde 1982 - Programme d’été Pour garçons et filles 15 - 17 ans 4 AU 24 JUILLET 25 JUILLET AU 14 AOÜTJ Programme d'immersion approc he communicative Surveillance assurée Belles résidences Activités socio-culturelles et récréatifs Magnifique campus.LENNOXVILLE CHAMPLAIN REGIONAL COLLEGE Pour plus de renseignements: M.Daniel Fricker Champlain Regional College Lennoxville, Qué.JIM 1Z7 Tél.: (819) 563-6881 de plus que des marionnettes entre les mains du gouvernement fédéral.«Le renouvellement de son mandat continuera à faire du conseil consultatif un organisme au rôle très douteux» Quant à Mme Erola.elle a dit, au cours d’une entrevue, qu elle était enchantée de voir comment Mme Pepin avait réussi à débarrasser le conseil de ses problèmes.Autrefois vice-présidente du conseil, Mme Pepin était devenue présidente en mars 1981.après la démission de Mme Anderson, suite à une violente dispute au sujet d’une prétendue intervention du gouvernement dans les projets du conseil qui voulait tenir une conférence sur les femmes et la constitution.À l’époque, on avait accusé M, Lloyd Axworthy.ministre responsable du statut de la femme avant Mme Erola et actuel ministre de l'Emploi, d'avoir demandé au conseil de reporter cette conférence à plus tard afin de ne pas nuire au gouvernement et ne pas compliquer inutilement le rapatriement de la constitution.Ce furent les derniers moments de M.Axworthy à ce poste.Mme Pepin (une des personnes qui, selon Mme Anderson.auraient cédé aux désirs du ministre au lieu de lutter pour sauver la conférence) a été désignée à la présidence jusqu'à Ta fin du mandat de Mme Anderson.Son nouveau mandat est de trois ans Mme Anderson a indiqué que, dans une lettre à Mme Erola, elle avait suggéré que les groupements de femmes à travers le pays puissent faire leurs suggestions au sujet de la future présidente, une idée partagée par la député néodémocrate Margaret Mitchell.Mme Erola a rapporté que la nomination de Mme Pepin était chose faite, quand elle avait reçu la lettre.Un arrêté ministériel a autorisé la nomination de Mme Pepin jeudi.La traduction fédérale coûte 24 cents le mot M.Philippe LeQuellec a si-a traduction coûte OTTAWA (d’après PC) -Le sous-secrétaire d'Etat adjoint a cherché à démontrer jeudi, au comité parlementaire des langues officielles, que la traduction au gouvernement fédéral, à 24 cents le mot, est relativement peu coûteuse." lip gnalé que 1; 42 cents le mot au gouvernement du Québec et 40 cents au Nouveau-Brunswick Elle est de 27 cents le mot à la Banque de Montréal.30 cents à Bell Canada.37 cents à Air Canada et 27 cents à la Communauté économique européenne.Les derniers chiffres pour les Nations unies remontent à 1978.a-t-il ajouté.Le coût était alors de 20 cents (US), au moment où il était de 15 cents au Canada Selon M.LeQuellec, le volume de traduction au gouvernement fédéral va augmenter ^ACADÉMIE D’ART DE DESSIN DE MODE DU QUÉBEC INC.Cour* intensif en dessin de mode, coupe, couture, croquis, gradation, ajustement et beaucoup plus encore.Conduisant à un CERTIFICAT Début des cours: ! or septembre Les places sont limitées Permis Ministère de l'Êducetlon - 749777 370 est, rue Jean-Talon — (514) 495-2039 (près du Métro Jean-Talon) de relance» mis de l’avant par le gouvernement n’en est pas véritablement un.Il a invité à une trêve dans les «querelles inutiles et stériles» avec le gouvernement central.Son diagnostic fait état d’un retard flagrant du Québec à couper dans la progression des dépenses publiques qui ont augmenté en six ans de 95% au Québec (55% en Ontario).Le Québec aurait donc par son imprudence tissé les matériaux qui le mènent à une impasse financière, a soutenu le chef de l’opposition, trouvant odieux que Ton mette le public devant des coupures draconiennes de programmes et ce.parce que le gouvernement souverainiste a donné des «habitudes» dont aujourd’hui on voudrait détourner le public de façon «arbitraire et capricieuse».Plus tôt.les députés avaient majoritairement rejeté trois motions des députés de Vaudreuil-Soulanges (M.Daniel Johnson), de Nelligan (M.Clifford Lincoln) et de Gatineau (M.Michel Gratton) qui tentaient de prendre la défense des citoyens qu’affecte un fardeau fiscal insoutenable, soit par la faute d'investissements inutiles, soit par l'absence de remèdes efficaces contre la crise, soit par l’absence de bonne foi lorsque le Québec aborde l’ensemble des conférences fédérales-provineiales.Dans les deux débats, M.Parizeau a souligné qu’on lui accolait des «erreurs» dans ses calculs de besoins financiers, là où d'autres gouvernements se retrouvent avec des chiffres que la conjoncture ne laissait pas prévoir au départ.Quant aux libéraux, qui reprochent à l’équipe au pouvoir d’y aller trop généreusement dans la hausse des dépenses publiques.M.Parizeau a rappelé.jeudi soir, que Tun des premiers décrets qu'il dut faire adopter en prenant le portefeuille des Finances, en 1976, fut de geler un train de dépenses qu’avait prévues le dernier budget liberal.N’eût été de ce décret, estime M.Parizeau, les besoins financiers du Québec ne seraient pas de $2 milliards mais plutôt de $2.3 milliards.h M.Clifford Kemp, un entrepreneur ontarien, a décidé de recourir aux grands moyens pour faire comprendre au gouvernement que son commerce était en péril à la suite du dernier budget fédéral et de la conversion au système métrique.(Photolaser CP) Plainte en haut lieu OTTAWA (PC) — Un entrepreneur en construction en colère a utilisé, hier, un moyen pour le moins incongru de protester contre la politique économique du gouvernement fédéral.Créant un certain émoi sur la colline parlementaire, M.Clifford Kemp.de Mallory-town, en Ontario, a loué une grue géante pour suspendre sa camionnette à 125 pieds du sol, hier matin, juste à côté de la Tour de la paix et ce.au nez des agents de la Gendarmerie royale du Canada.Peu de temps après qu’on eut réalisé ce qui se j L : ou ; passait vraiment, la GRC interpellait M Clifford, lui demandant de descendre sa camionnette et de quitter les lieux, à moins d’avoir à faire face à des accusations.Il a affirmé à la presse qu’il avait loué la grue, au coût de $720, pour attirer l’atten- tion sur les difficultés auxquelles il doit faire face.«J’ai 20 hommes à mon emploi, et ils ne travaillent qu’une journée par semaine», a-t-il dit.s’en prenant autant à la politique budgétaire du ministre des Finances, M.Allan MacEachen, qu’à la mise en vigueur du système métrique.«Je ne veux pas des prestations d’assurance-chômage, ni des versements de bien-être social, ce qu’il nous faut, c’est du travail», a-t-il ajouté, disant que s’il avait choisi d’investir ses dernières économies dans la location d’une grue, c’était avec l’espoir que les hommes politiques fédéraux «se réveillent enfin».M.Clifford a pu mener son entreprise à bien en profitant du va-et-vient qu’occasionnent les travaux de réfection à la Tour de la paix.BCUjERIVE 31/2 - 4Va - S'/2 Un panorama saisissant sur Montréal et la rivière des Prairies 788 APPARTEMENTS SPACIEUX ET LUXUEUX* 2 salles de bains* Transport gratuit au métro par l'autobus "Bellerive • 2 courts de tennis • Piscine de compétition avec saunas • Câble T V gratuit • Moniteur vidéo de sécurité* Parc à pique-nique avec B B Q • Magnifique promenade riveraine* Parc d'amusement pour enfants • Port de plaisance* Un environnement permettant le jogging, le ski de randonnée* Balcons* Terrasse* Salles de réception* Garderie 5, Place Bellerive, Chomedey, Laval-Tél.: 331-5512 î J!*.:-:'' : î-' % «ssii ¦a -A^ww^^wtiascoBesses ¦>.V ~*»r >**?• > Y m* < par année, avec l’implantation du programme des langues officielles.«Tant que nous aurons un système qui permet à des unilingues de travailler pour le gouvernement, a dit M.LeQuellec, nous aurons besoin de traduction.» M.LeQuellec répondait au député conservateur David Kilgour.oui s’était plaint, au début de la semaine, du coût de la traduction M.Kilgour avait rappelé que.pour Tannée 1968-69, le coût de la traduction avait été de 6 4 cents le mot.Il avait prédit que, si rien n’était fait, le coût atteindrait $1 le mot en 1990 M.Max Yalden, commissaire aux langues officielles, s’est dit préoccupé, de son côté, par le fait que 60% des traductions ne servaient qu'aux fins internes de la fonction publique.Date limite 16 juillet Objectif du programme Ce programme de bourses est destiné aux étudiants et aux étudiantes francophones et anglophones de niveaux collégial ou universitaire (1er cycle) qui désirent apprendre leur langue seconde par immersion dans un milieu où cette langue est dominante Financement et administration du programme Ce programme est financé par le Secrétariat d État dans le cadre des ententes fédérales-provinciales relatives aux langues officielles dans renseignement et administré par le ministère de TÈducation du Québec En 1982-1983, le programme est conditionnel A la reconduction de I entente fèdérale-provlnciate sur le bilinguisme et le biculturalisme en éducation.Montant des bourses Les bourses varient entre 500 $ et 2 000$ Ne sont pas admissibles au programme de bourses, les étudiants et étudiantes ayant complété deux (2) années et plus d études dans leur langue seconde ou ayant bénéficié du programme de moniteur de langues officielles pour tannée en cours Date limite pour la demande La demande doit être faite en transmettant son dossier complet à la Direction générale de laide financière aux étudiants avant le 16 juillet 1982 Remise des chèques de bourse La bourse sera émise en deux versements égaux au nom du bénéficiaire, lesquels seront transmis au début de chaque session au responsable de I aide financière de rétablissement d enseignement fréquenté Formule de demande Les candidats et les candidates peuvent obtenir la formule de demande de bourse en s'adressant au responsable de l aide financière aux étudiants de chaque établissement dènseignement postsecondaire du Québec ou à I adresse suivante Ministère de I Éducation Direction générale de I aide financière aux étudiants Service des programmes spéciaux 1035, rue De La Chevrotière Édifice G.22e étage Québec (Québec) G1R 5A5 Tél.: (418) 643-3773 Gouvernement du Québec Ministère de l'Éducation Clair confirme dans un livre blanc ses intentions de réforme pour le transport ?par Rodolphe Morissette Les élus locaux et régionaux prendront désormais le contrôle de l ensemble du système de transport public de la région métropolitaine de Montreal Les usagers jouiront d'un système inter-modal, présentant une structure tarifaire intégrée Enfin, les automobilistes et les entreprises devront dorénavant s'ajouter aux partenaires qui financent le réseau Voilà les trois éléments essentiels de la réforme globale du système de transport public de la région métropolitaine que le gouvernement du Québec a proposé hier, sous la forme d’un 10 BrscnS'/a 400 *16'/» 16'/a 16'/a - Ve Chromaco 500 205 200 200 — 5 Brscn 1981 1600 *23'/a 23 23'/a + '/a Chrysler 7700 *8/2 8% 8'/a Brenda M 2675 *7'/a 7 7 - 1 CHUMBf 300 *14 14 14 Brinco 4400 325 300 300 -30 Cinequity 5000 14 14 14 — 1 Brincop 4147 435 435 135 Coastl At 2500 480 450 450 — 25 Br Am Bnk *50 *153/» IS3/» IS3/» Coho A t 60955 325 310 310 — 15 BCFP 14400 *5% 5% S3/»- '/B Cmplx 1000 52 52 52 BCR 1C 59095 255 245 745 - 2 Cominco 32491 *34% 34'/» 34'/» BC Phone 49575 *15'/a 15 15 - '/a ComrclOG 6200 120 115 120 + 5 BCPh 43/» p *50 *343/» 343/» 343/4 Cmplg 1500 460 460 460 + 10 McIntyre perd $4.25 L'indice composé de la Bourse de Montréal a fini hier en baisse de 1 38 point à 239.68.après être tombé en cours de séance à son plus bas niveau de l'année 238.94.Sept des onze secteurs du marché ont cédé du terrain.En tout 1.058.341 actions ont changé de main au lieu de 1.218.988 la veille Les bancaires perdent 4 34 à 249 91.les services publics 2 02 à 188.64.les papetieres 1.17 à 131.25 et les industrielles 0.59 à 252 32 Les pétroles ont gagné 2 44 à 430 97 Parmi les titres fortement dépréciés.McIntyre Mines perd 4 1-4 à $2.3 3-4.Rio Algom 3 1-8 à $26 3-4 et Woodward Stores 2 1-8 à $10 Banque Royale, valeur industrielle la plus active, a baissé de 1-4 à $19 1-4 et 192.556 actions ont changé de main Kiena, vedette des minières.perd 7-8 à $9 1-8 (7.900 actions).Au total.21 valeurs sont à la hausse, 77 à la baisse et 46 inchangées.Falconbridge Copper perd 5-8 à $8 5-8, CP Enterprises 1-2 à $13 et Bow Vallev Industries 1-4 à $14 1-8 Banque de Montréal gagne 1-2 à $18 1-2.Alcan 1-4 à $20 3-4 et Gulf 1-4 a $13 3-8 Dans les valeurs de dexième ordre, Cadillac Express cède 20 cents à $1 50 ( 28.000 actions échangées): Queenston est stable à 91 cents (15.320 actions): Bateman est stable à neuf cents (15.000 actions).Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vente» Haut Bas Ferm Ch Alcan Alu 15128 *203/» 20'/a 203/»+ i/4 AldonaM *166 55 55 55 + 5 Ame 500 20'/a 20'/a 20%+ '/a BPCanad *50 *24 24 24 - '/» BqueCont 200 *6% 6% 6% + Ve Bq Mercn 200 *9% 9% 9% - '/» BqueMtl 50280 *18'/2 163/» 18'/a + % BM02.85 1100 *22% 21'/a 22 -1 BMOS2.50 3550 *173/» 16'/a 173/»+ % BMOWts 4000 250 240 240 -35 BankNS 42550 *20'/» 20 20'/» BqEparg 100 *9 9 9 BqueNat 23121 460 450 460 -5 Bq Nat A *50 *19 19 19 + '/» Bq Nat B 100 S23'/a 23'/a 23'/a BqRoyalel92556 S19'/a 19'/» 19 Vi* - '/» BqRy 2.75 1600 *25'/» 25 25 - '/» Bell Can 28231 *18% 18% IS3/» - Ve Bell3.20 *2 *29 29 29 -26 Bell2.05 2000 *183/» 18% 18% - '/» Bell2.70 1825 *21% 21'/a 213/» - % BombA 365 *9'/a 9% 9 Va - % fBomb B 310 *9'/a 9 Va 9'% - % Bow Val 19000 *14'/» 14 14'/a - V» Brascade 679 *29 28% 28 Va -l'/4 Brascan A 2583 *14'/a 14 14 -1 CAE Ind 1030 *63/» 6% 63/» - '/a CDC 7.6 p 1100 *10'/a 10'/» 10'/» - '/» C Imp Bk 1550 S17'/a 16'/a 17 - 3/4 CIBa2.50 300 *22 Va 22 22 - % Cl Bq2.05 1050 *16% 16 16% - % CIBQ3.562 650 *26 Va 26% 26% CPLtee 9920 *25'/a 25% 25'/a CP4p 200 *10 10 10 C Utilities 100 *21 21 21 Capitl Dyn 600 350 350 350 -35 Carena 100 *23 23 23 Celanese 100 455 455 455 + 5 CentDyn 500 58 58 58 Chieftain 100 *21% 21% 21%+3% Chrysler 4720 *8% 8% 8% - % Cominco 4020 *343/» 34 Va 343/» Comterm 1300 *5'/a 5% 5% C Bath A 6400 *13% 13% 133/» - % DomcoLte 1800 300 300 300 -50 DomeCda 7500 380 365 365 -5 DomeMns 4000 *8 Va 8 8 - '/» Dome Pet 32000 *6 5'/a 5 Va - '/» DomPWt 13500 43 41 42 +2 Dom Rs A 2960 *47% 473/4 473/4 Domtex 100 *9 9 9 - '/» Domtar 2000 S16'/a 16 16 - '/a Dylex Ltd 100 *13% 13% 13% - Ve EntrepCP 44613 *13'/a 13 13 - '/a FalcnCop 5600 *8% 8'/» 8% - % GazMetr 7100 *5'/» 5'/» 5'/» - % Gaz 15 900 *25'/a 25'/a 25'/a — '/» L’or et l’argent a L’once d'or en devise canadienne était cotée hier à la clôture des marchés à $392.16 (offre) et $399 17 (demande) par la Fiducie Guardian, un courtier de métaux récieux et de devises étrangères 'once d'argent était cotée quant à elle à $6.45 (offre et à $7 00 (demande) a Voici les cours de l’once (troy) d'or à la fermeture des principaux marchés mondiaux, hier, en dollars US avec, entre parenthèses.les cours de jeudi: Londres: $308.00 ($305.25): Paris: $306,36 ($313.32); Francfort: $307.50 (fermé): Zurich: $307.75 ($310 50): Hong Kong: $310.67 ($315 78) Ventes Haut Bas Farm Ch Genstar 3300 *113/» 113/4 ll3*- f/4 Genstar b 150 *18 18 18 -27 Genstarc 2000 *15'4 15'* 15'» -2% Gulf Can 21777 *13% 13'/» 13%+ >* Hir Walkr 7830 *16'.8 16 16 - '/» H Wlkr D 6200 *16% 16'4 16 3* — '/» Hollinger 101 *26 26 26 - 3/4 H Bay Co *20 *163/4 163/» 16% — '/a H Bay pA *83 *11 11 11 -I3* HuskyOil 100 *5' 2 5>/2 5% Imascoltd 500 *36 36 36 — 1 '/a ImascopB 100 *393» 393/» 39% - '/» ImpOil A 4857 *23 22% 23 + '/a IncoLtd 14530 *11 11 11 InterPipe *51 *16% 16% 16% - '/» IvacoB 500 *11 11 11 + ; 00 Kiena 7900 *10 9'/a 9'/a — % Labrador 1200 *38 38 38 fLaidlw B 1000 *6% 6% 6% — % fLaVrdya 2950 495 475 495 +20 Min Lg Lc 300 325 325 325 -20 McMBIdl *37 *16% 16% 16% —2% McM Pr C *10 *14% 14% 14%-1% CMarconi 7500 *32 32 32 Mass Fer 3600 245 245 245 Mcintyre 4000 *233» 233* 23%-4'* Merland 1400 400 395 395 -25 Merlanda 300 *14 13% 14 -2 MitelCorp 8920 *18'a 17% 17% - % Moore 2704 *33 U 33 33'/» NB Tel 300 *17'4 17'* 17'/»- % Nfld 1414 600 *10% 10% 10% Noranda 15708 *12 11% 12 + '/« NorcenEn 3690 *24% 24% 243* Normick 200 *6% 6% 6% Nor Tel 2190 *46 46 46 -1% fNova Alt 90050 *5% S'/2 5'/a — Ve Nova 638 400 *24 23 *4 233/»- y» Nova6l2 500 *153/» 15'/» 15'/»- 3* Old Can Inv *40 100 100 100 OldCda *40 100 100 100 -10 fOsha A 4500 *14 13% 13% - '% PlacerDv 1600 *12 11% 12 fPowrCr 3200 58'/» 8% 8'»- V» Provigo 6800 *6% 6% 6% + '/» PubStrge 400 *9 8'/2 8'/a — % RioAlgom 2000 *263/4 263* 26 3* —3'/a Seagram 1063 *58 58 58 - '/» Sensormat 1000 440 440 440 +10 ShellCan 2500 *163/4 16% 16% SigmaMn 7000 *6'/2 6V2 6%-I3* fSparCap *500 9 9 9 StelcoA 200 *173/» 173* 17% - % Systemhse 700 310 305 310 fTel Mt B 200 *133* 133* 133*- y» Tor Dm Bk 1800 *23 22 V* 22%-1% TotalPete 300 *11% 11 '/a ll'/a- '% TrAlta A 2687 *16% 16% 16% TrCanPI 200 *17 17 17 - % TrCan4.5 500 *48 48 48 + '/» TrustGen 364 *10 10 10 fTurboRs 4000 110 101 110 +10 UnigesA 1200 105 105 105 -5 fUnigsB 3500 92 92 92 +1 WebbKnp 400 240 240 240 -60 Westburne 350 *10% 10'/» 10'* — % WcstTrn 10000 *12'/» 12'/» 12'/» Westmin : 29500 *5% 5% S3*- % WdwrdSt 1 Î1100 *l0'/2 10 10 —2’/a Total sales: 931,36) JuniorMinesOils AmericM 7000 29 20'/a 26 -4 Bachelor 100 230 230 230 -10 Bateman 15000 9 8'/a 9 Belchasse 2000 53 53 53 -3 Cadillc Ex 28000 160 145 150 -20 Cons 1 Rs 2500 63 60 63 + 4 CSummit 3000 38 38 38 Dumont 3500 17 17 17 DynaMn 500 23 23 23 *f 5 ExploQue 5000 27 26 27 -1 Goldexltd 8625 36 34 34 -2 Laduboro 12500 25 25 25 -2 Muscocho 4135 47 47 47 -3 NA RareM 6000 8 8 8 ProvExp 11300 80 75 75 + 5 Queenstn 15320 93 91 91 Viking Rs 1000 12 12 12 + W Q Mnes 1500 30 30 30 V«ntM nau* Baa Ffm Cornier m 600 *5’/a SVë 5/a Conduit A 1000 t»C 80 Comagas 8S0C 128 117 ConBatr.A 13011 *13* 13*« CorBatnp 1700 SU* 11* ConFardy 1300 149 146 149 ConCopper 9000 14 14 14 CDurhem 4200 73 70 73 C Louanna 700 57 57 57 Cons Prof 15671 77 70 77 C Rambler 100 460 460 460 C Gas 13Va 7600 *25 » 25 25 en 80 24-4 13*- * *— * Vantaa Haut Ba» form C* Hawker 9625 *7* /Ata /Ata— * Hayes D 742 *7* 7* 7* Her,tagAf 200 *11* 11* 11*- * Hollinger *5 *26 -a 26* 26* CTLBank 1750 *6 * 6* Conventrs 1300 *5 « 5 Congest* 660 350 340 ConavstBf 15860 300 280 Cop Fields 4200 *5 5 Corbyvt 100 *23 23 CorbyBf *30 *19* 19* CFalconC 57945 *8* Corrida *334 6V CosekaR 5000 405 Coseka 7 p 2360 430 Costam Ltd 15000 *6 Courvan *300 16 - 3 - 5 6* 5 — * 340 -10 290 -10 5 23 -4- Va 19* 8* •* — 69 69 390 400 425 425 - ! 6 6 16 16 Craigmt 700 195 190 190 Crain RLf 200 *8 * 8 * 8*- CrwnTrst 200 S16/a 16* 16* + Crown 14 * 892 *20 * 20 * 20 a + CZelrbaAf 800 *22* 22 * 22’*-1 Collator 8550 150 Oar Res 10325 210 Oarl/Vt *66 11 DRGAf 1000 *5* Daon Dev 38914 250 Daon8*p 500 450 Daon 9* p 1400 490 DeiOurMn 6900 25 DEIdona 57500 71 Delhi Pac 11000 40 Denison 12617 *18* DicknsnAf 3250 125 DicknsnB 250 140 D.gtech 1650 160 Discovry 608) 97 DistTrA 1450 60 DofascoA 46990 *27* Dfs 4* *35 Dfs 235 200 *16* Dofascowî 9980 390 Domanl 18550 291 DomeCda 62790 385 Dme Cda w40614 65 DomeMme20856 *8 D Pete 165285 *6 DPeteAp 4850 *8* D Pete Bp 1700 *8* DPetw 191749 DCitrus DExplor DScotishp Dom Store D Textie Domtar Dorset w 900 *5 *100 37 250 *17 100 *15 999 S9 1735 S161 17000 5 DrumndP 25500 45 Du Pont A 1000 *13* Dylex Af Dynamar Dynex E-L Fin EstMIrtic EastSul CchoB300 Echol986w Echol987w Echol988w 400 *13* 5400 230 6200 90 800 *7 *69 240 500 140 4000 *9* 500 180 500 131 500 130 Echol989w 3500 115 EyoRes ElcthomX Elcthm Yf E lecthomp Enrgy Res Epitek Extndcar Ext A f FCAIntl Flbry Nik FedlndA FideltyTrp 2000 38 8801 *5 1000 *5 *25 *50 *400 37 2200 113 500 *8* 565 *8 2100 *7* 4655 *36 12500 *11 100 SU* Finning A 1100 *5* FiranGndl 2100 91 FCityFin *25 S17'/4 " “ ¦ 1000 *5 18100 34 5500 345 1089 170 7150 $13% 1000 90 3600 $5% 700 $25'* 200 480 F CtyTrC FisherO Fcodex p GM Res Gardait Gane GazMetr Gaz 15p GDistrbw GMC 1762 $58* GenstarL 29500 $11* Gnstar2 35 3450 $15* Geocrude 2000 170 Gerinlstp 400 $5* Giant Yk 501 $6* Gibraltar 6690 $6* GoldaleA t 4200 280 GoldundM 12050 57 Goodyear 300 ^IB* Gratton At Granduc GLForest GtPacitic CtWLite GGoose GGoose9* Greyhnd GuarTrp GulfCan 6640J $13' Gultstrem 12975 210 Gultstrmr 64056 1 HClAf *50 111 HCl H Id w *300 27 HaleRes Haley H Group A Hardee Hrding A t Harris A f Harris B Hatleigh A 200 $10 *400 77 450 $49* 625 $14* 969$195 100 $5* 100 $6% 1931 $19% 700 $11* 500 60 2500 370 400 210 2500 58 1000 125 1900 380 1400 375 *50 330 140 145 - 5 200 210 + 5 11 n 3 5 5 230 245 - 5 440 440 +10 480 480 -10 25 25 60 65+5 38 38 i 18'/» IB'/a- '% 120 120 - 1 140 140 155 160 -15 91 91 - 6 60 60 » 27 27Va- Va i 27'% 27 Ve 1 16'/» 16'*- % 370 390 +10 250 250 - 41 360 370 - 5 60 61 +3 * 73* 7% — % 5% 5% — Va 1 8'% 8'* + 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Inde Isr.iël It.dic .J;im;iïf|ue .l.ipon I.ib.m Mexique Norvège \ /cl.mdc Portugal Rovaume-I 'ni Suède Suisse Venezuela Tunisie Hand Franc CF A Mark Dollar Dollar Schilling Dollar Franc Couronne Peseta Dollar Mark Franc Drachme Florin Dollar Roupie Sheqels Lire Dollar Yen Livre Couronne Dollar Fscudo Sterling Couronne Franc Bolivar Dinar I 1462 0 003796 0 5262 0 4799 1 3209 0 07468 1 2945 0 02745 0 1519 0.01163 1 2913 0 2728 0 1898 0 01872 0 4771 0 2183 0 1353 (i 05539 0 000938 0 7254 0 005064 0 2551 0 02706 0 2069 0 9652 0.01561 2 2427 0 2125 0 6100 0 3008 2 2250 PRIX VIGOR Gaston Pellan, ing., M.B.A.La Fédération des administrateurs des services de santé et des services sociaux du Québec (FASSQ) vient de décerner le PRIX VIGOR à M.Gaston Pellan, directeur général de l’hôpital de l'Enfant-Jésus.Ce prix est attribué annuellement à l'administrateur de l'année dans le réseau des affaires sociales du Québec.Il a pour objectif de souligner la contribution et l'apport reconnus d'une personne qui a fait sa marque dans le domaine de la gestion des services de santé.M.Gaston Pellan et M.Bernard Bouchard, directeur du Centre d'accueil Orléans, ont également mérité le PRIX HECTOR L.BERTRAND remis à l'auteur du meilleur article écrit dans la revue "Administration hospitalière et sociale n* 30 5X 33 8 HBa/Mng 2414 813’* )3%« HBdfCo «977 1)4’* 14/a MBCpc 2312 811* Mu-Pam 1000 30 Husky OH 25121 $5* HydraE* 5250 33 iTLlndpr 300 $8 IU Int!f 4360 *13* «masco 1864 *36* lma$coBp 1950 *39^ 39* 39* impLifep 1100 *24* 24 V» 24 /» impOifA 20846 *22 % 22* 22% inca 1300 180 170 170 Inco 39815 *11% 11 11 inco7 85 100 *13 indal 700 *9% Inland G p 350 *7 13*- % 6* — % 1 '4l + % 30 - 1 5*- % 13 + 1 8+2 13* 13*- % 36 36%+ % y•ni## Noranda 67051 a Norcen Ntxcr 288 Noria* Normick P 345 17352 200 1000 125 Inter-City 18265 *9% IBM 742 *757» • ntl Thom 200 * 7* 13 9% 7% 9% 757» 7* IntprPipe 23130 *16% 16* 16*- ipsco Inverness Invern * InvGrAf Irwin Toy Island Tel ivacoB I vacoDp 13 + % 9% 7V»- 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300 -15 Mercantil 5800 $93/4 974 974 - % MerlandE 31695 405 390 390 -15 Merlandp 200 $14 13% 13% - % NufortRes 3000 Numac 1250 OPI 1400 Oakwood 14494 Oakwodpr 550 Obrien Ocdentl Pt OcelotA Odyssey Omega Onapingf Onyx Pete OshawaAf 11650 PacNthAf *30 PacNth63/4 Page Pet Pgurin A f Pgrn w Paloma P Pamour PanCanaB 3200 PanCentr 6400 PanCan P Pegasus Pembma Penn West PenWstW Pennant Petrol PeteRylt A Petrotech PhillipsCb Phonix Oil Pine Point Place G Placer Pysr pr Pominex PopShops PowrCorf Precamb Provigo QMGHldg 2200 Quartet Que Sturg Que Tel Bp Rambler RnchmAf Rnchmnp Ranger Rayrock f Redlaw Redpath Rdpthl .665 Redstone R Sth A 700 1558 1325 *200 700 5401 295 900 1700 1300 1725 3000 2400 200 3200 500 8900 3450 2560 41630 5300 7000 4118 2500 2000 *70 Haut Baa Farm Ch *12 11% 12 + % *62 62 82 *24% 24% 24%+ /¦ *44 4 44 4 44 is —2% 10 10 10+1 $6 » 6 TORONTO 28 Section Ouest 35 444 iov» CALIFORNIE 37 26 .587 KANSAS CITY 35 25 .583 Vi CHICAGO 35 26 .574 1 SEATTLE 33 32 .508 5 OAKLAND 29 36 446 9 TEXAS 21 35 .375 12 V» MINNESOTA .15 50 .231 23 L an dernier, ils ont failli en venir aux coups en plusieurs occasions.La semaine dernière.au Stade olympique, Buckner s'était montre très mauvais joueur en brisant le masque de Carter, alors que ce dernier venait de saisir une fausse balle Hier, à la première manche, après que Buckner eut frappé un roulant.Carter a brisé son bâton sur la plaque.Puis, quand Carter a contourné le premier sac à la suite d'un ballon au champ centre, il a échangé des mots aigres-doux avec Buckner et les deux joueurs se sont frappés Évidemment les deux bancs se sont vidés.Toutefois, personne n’a été chassé de la rencontre.Normalement, les deux joueurs auraient dû être chassés du match Mais devant l'insistance du gérant Jim Fanning, l'arbitre Satch Davidson a permis aux deux belligérants de poursuivre la rencontre.«J'ai garanti à Davidson qu’il n'y aurait plus de problèmes entre ces deux joueurs au cours de la partie, précise Fanning.J’ai demandé au gérant des Cubs.Lee Elia.de contrôler son protégé et j'ai assuré Davidson que j’en ferais autant avec Carter.Je veux donc mettre en lumière l'indulgence des officiels qui ont acquiescé à cette demande.Le match sans Buckner et sans Carter n'aurait pas été le même».La saison de Terry Francona est terminée CHICAGO (PC) — Les nouvelles ne sont pas réjouissantes dans le cas de Terry Francona .Le brillant jeune voltigeur de gauche des Expos de Montréal est fini pour la présente saison.Blesse au genou droit, il a subi une longue intervention chirurgicale dans le but de réparer des ligaments et des cartillages.«L'intervention chirurgicale a duré deux heures et 45 minutes.a annoncé le président de l'équipe.John McHale.Il portera d'abord un plâtre pendant six semaines, une prothèse orthopédique pour les six semaines qui suivent et sa réadaptation durera environ quatre mois et demi.Ce sont de très mauvaises nouvelles.Nous ne le reverrons sans doute qu'au prochain camp d'entraînement» L'intervention chirurgicale a été pratiquée par le docteur Larry Coughlin «tin nous a indiqué qu elle s'est avérée un succès, poursuit McHale.Nous souhaitons donc que Terry démontre sa fougue habituelle afin de revenir en forme le plus tôt possible».Francona s’est blessé mercredi dernier à St.Louis, en septième manche, en tentant de saisir une balle frappée directement sur la clôture de gauche.En amorçant son saut, des crampons ont été coincés dans la surface synthétique de la piste d’avertissement et son,genou s'est tordu.Tout indique alors que le nouveau-venu Mike Gates évoluera pendant plusieurs matches au deuxième coussin pour les Expos, en remplacement de Tim Raines qui est retourné à sa position originale au champ gauche Gates est ainsi devenu le sixième joueur des Expos cette saison â jouer au deuxième but Rodney Scott.F’rank laveras.Wallace Johnson.Mike Phillips et Raines l'ont précédé.On se demandera ensuite pourquoi les Expos ne totalisent que 36 double-jeux en 60 parties cette année.enic«ai Ligue Nord-Américaine Hier Montréal 3, New York 2 Jacksonville à Tulsa Mundial Dimanche Belgique 1, Argentine 0 (gr.3) Lundi Italie 0, Pologne 0 (gr- D Brésil 2, URSS 1 (gi- 6) Mardi Pérou 0, Cameroun 0 (gr.1) Hongrie 10, Salvador 1 „ (gr.3) Ecosse 5, N.-Zélande 2 (gr 6) Mercredi Algérie 2, RFA 1 (gr- 2) Angleterre 3, France 1 (gr 4) Espagne 1, Honduras 1 (gr.5) Jeudi Autriche 1, Chili 0 (gr 2) Tchécoslovaquie 1, Koweït 1 (gr.4) Yougoslavie 0, Irlande du Nord 0 (gr 5) Hier Italie 1, Pérou 1 (gr- 1) Brésil 4, Écosse 1 (gr- 6) Argentine 4, Hongrie 1 (gr.3) Aujourd'hui Pologne c.Cameroun „ (gr H Belgique c.Salvador (gr.3) URSS c.N.-Zélande (gr.6) Dimanche RFA c.Chili (gr.2) Angleterre c.Tchécoslovaquie (gr.4) Espagne c.Yougoslavie (gr 5) LIGUE NORD-AMÉRICAINE Section Eat Pi 0 P bp bc pb pis NEW YORK 14 11 3 32 19 30 94 TORONTO.16 10 6 28 20 24 84 MONTRÉAL 9 6 27 20 21 73 CHICAGO 13 Section 3 Sud 10 19 31 18 36 FORT LAUDERDALE .18 11 7 37 37 34 98 TAMPA BAY 17 7 10 25 33 22 64 TULSA .15 6 9 30 31 28 64 JACKSONVILLE 14 6 Section Ouest 8 21 27 21 57 SAN JOSE 15 10 5 29 20 22 BO VANCOUVER .14 9 5 24 20 20 72 SAN DIEGO 15 7 e 24 26 19 57 SEATTLE 14 5 9 23 23 20 48 EDMONTON .14 5 9 18 30 15 41 PORTLAND 14 5 9 17 15 13 39 Tl."unm vKîioir# *n lamp* r*guli«r ou on proion qustrs pakrtt paw uns slclolr» sn confrontation.Un point boni pour chaq compté jusqu à un maximum da trola par match.Aucun point boni pour un prolongation ou an confrontation.) Dès cet instant.Fanning a rappelé Carter de l'abri et a proposé aux deux pugilistes de dialoguer ensemble pour régler une fois pour toute cette histoire de masque et de bâton brisés.Mais une autre condition essentielle a dû être remplie par Carter et Buckner avant qu'ils reçoivent l'absolution complète.il fallait qu'ils se serrent la main, de manière franche, sous l'oeil approbateur de Fanning.d'Elia et des arbitres Carter a finalement révélé que des incidents du genre ne se produiront plus entre lui et Buckner.Immédiatement après cette chamaillerie générale.Warren Cromartie a cogné un circuit après deux retraits pour mettre les Expos en avant 1-0.En fin de deuxième manche.les Cubs auraient pu créer l’égalité et faire tourner le vent à leur avantage.Mais un relais parfait de Andre Dawson a permis à Carter de retirer Keith Moreland au marbre pour mettre fin à la menace.«Il fallait un relais parfait pour harponner Moreland et Dawson l'a effectué, a précisé le gérant Jim Fanning.Je ne peux vraiment rien reprocher à mes hommes aujourd'hui Ils ont tous joué du baseball éveillé».Puis, un point d'assurance a été inscrit grâce à l'agressivité de Frank Taveras qui entreprenait un deuxième match consécutif à l’arrêt-court T'avéras a frappé la balle en lieu sûr et a étiré ce qui donnait l'impression d'être un simple inoffensif en un double II croisait enfin le marbre en plongeant tête première sur le simple de Rogers.«C'est ma façon de jouer, a indiqué Taveras.qui devrait, à contre-coeur, reprendre son poste de réserviste dès aujourd'hui Je donne toujours l’effort supplémentaire.Je suis heureux de ma performance.mais je suis davantage fier de notre victoire.Les intérêts de l'équipe passent avant les miens».Les Expos ont ajouté leurs deux derniers points en huitième Le nouveau-venu Mike Gates a d'abord cogné un triple Il a concrétisé sur le simple de Dawson qui.lui, marquait à son tour sur un simple de Tim Wallach Gates a également réussi un simple en première manche, à sa première présence à la plaque dans les majeures cette saison: «Je me sentais très à l'aise et pas du tout nerveux, dit-il.Après tout, c'est le même jeu qui se joue.Un jeu d une meilleure qualité que dans les mineures, mais je sais que je peux y prendre part et m’y illustrer».«Il faut toutefois ajouter que je connaissais bien Torn Filer pour avoir évolué contre lui à Wichita il y a deux semaines».a-t-il ajouté.Gates a également été solide en défensive.De son côté Rogers (8-3) enregistrait un troisième blanchissage cette saison: «J'ai légèrement manqué de contrôle au début du match, mais la défensive m'a très bien appuyé».EXPOS (4) CUBS (0) ripesw ibpcspç Raines cg 5 0 0 0 Wills, 2b 3 0 0 0 Gates, 2b 5 120 Johnstn.cd 3010 Dawson cc 4 111 Bucknr, 1b 10 10 Oliver.1b 30 10 Morelnd.cg 1020 Carier r 4 0 0 0 Durham, cc 1000 Wallach 3b 4 0 11 JDavis, r 1010 Cromart cd 4 111 Bowa, ac 2 0 0 0 Tavaras, ac 4 110 Tidrow, 1 0 0 0 0 Rogers 1 30 1 1 Sndbrg,3b 3 0 10 Filer 1 2 0 0 0 JKendy ac 1000 Total 36 4 8 4 Total 30 06 0 Montréal 010 010 020-4 Chicago 000 000 000-0 E—Buckner.JKennedy DJ—Montréal 2 LSB—Montréal 7, Chicago 6 2B—Taveras 3B—Gates C-Cromartie (7) BV-Wills, S-Rogers Montréal ml et p pm bb rb Rogers G, 8-3 9 6 0 0 3 6 Chicago Filer P, 0-2 7 1/3 7 4 4 1 2 Tidrow 1 2/3 1 0 0 0 0 T—2 h 24 A—6,659 Steve Hunt (no 17) du Cosmos de New York tente de ravir le ballon à Dragan Vujovic tout en le retenant par le maillot L'arbitre n'a rien vu, mais qu’importe.Le Manie Ta emporté 3-2, hier au Stad e olympique (Photolaser CP) Brésil, Argentine, Pérou, une journée sud-américaine MADRID (AFP) — Journée sud-américaine, hier, au Mundial, où le Brésil a pratiquement assuré sa qualification pour le deuxième tour tandis que l'Argentine, championne du monde sortante, se rachetait de sa défaite contre la Belgique en ne faisant qu'une bouchée des Hongrois.Comme l’URSS, l’Ecosse a tenu â peu près une heure contre les hommes de Tele Santana.Ensuite, le rythme brésilien s'est imposé sans rémission.Score final 4-1.et une nouvelle démonstration des Eder.Serginho.Socrates.Ce-rezo.Zico.Junior.Faleao .Ils se présentaient le plus souvent à six ou sept face à une défense écossaise affolée et complètement hors de position comme le démontrait, par exemple, le troisième but remarquablement construit et marqué sur un lob d’Eder Les Ecossais, qui avaient mené 1/0 dès la 17-e minute, évoqueront certainement la chaleur (près de 40 degrés hier soir à Séville) pour expliquer la domination de l’équipe Ca-rioca en deuxième mi-temps Mais les Brésiliens, justifiant à nouveau toutes leurs ambitions, sont ainsi, après leur précédente victoire plus heureuse devant l’URSS, les premiers à assurer leur quali-fiication pour le deuxieme tour, à moins que., les Néo-Zélandais ne réussissent Las- sez invraisemblable exploit de les battre Aussi bien ce Brésil-Ecosse que Hongrie-Argentine ont été placés sous le signe de l'offensive: quatre équipes de premier plan ont marqué dix buts en deux rencontres.Un événement assez rare dans l’histoire récente de la Coupe du monde Les Argentins, acculés a la victoire après leur défaite en match d'ouverture contre la Belgique (0-1).ont fait la démonstration de leurs talents offensifs avec un Diego Maradona retrouvé Bien que marqué de près par Sandor Sallai.le futur meneur de jeu du F.C.Barcelone a participé à toutes les offensives des champions du monde.Il a de plus marqué deux buts.Dès le coup d'envoi, les Hongrois, forts de leur 10-1 face au modeste Salvador, avaient annoncé la couleur, ils joueraient regroupés en défense.Mal leur en a pris.Le sélectionneur argentin Cesar Luis Ménotti avait opté pour l'offensive.Ainsi.Mario Kem-pes.certes en milieu de terrain mais avec la volonté de porter le ballon en avant, ef surtout Americo Gallego et le capitaine-Iibero Daniel Passa-rella ont sans cesse relancé le jeu du campeonador De plus.Daniel Bertoni.parfois au centre, parfois â l'aile gauche, avail recouvré ses jambes et son sens du but C'élait trop pour une defense hongroise vieillie qui.devant un Ferenc Meszaros sauvant comme il le pouvait, a rapidement cédé.Après ce résultat et ce match convaincant, les Aryiù tins peuvent espérer que les Belges viendront à bout dos Hongrois dont le «carton» contre le Salvador n'avait i l ev é dence.rien prouvé Les champions du monde sortant, qui jouent dans un contexte difficile —- la guerre des M douines assureraient alors leur qualification pour le tour suivant en battant le Salvador.Une là che aisément à leur portée.La situation est beaucoup plus complexe dans le groupe un où le 1-1 d'Italie-Pérou est le troisième match nul après les 0-0 d'Italie-Pologne et de Cameroun-Pérou.Le sélectionneur italien Enzo Bearzot a bien toujours affirmé qu'il suffisait a la «squadra azzurra» de deux ré sultants nuis, contre la Pologne et le Pérou, puis d'un score-fleuve contre le Cameroun.pour se qualifier, la per formance de I équipe d'Atri que noire contre le Pérou a remis en cause ce schéma.Aujourd'hui, le match Cameroun-Pologne donnera un début de réponse au pronostic de Bearzot Les Concordes obtiennent le flanqueur Sammy Greene Les Concordes de Montréal ont obtenu hier le flanqueur Sammy Greene, des Argonauts de Toronto, en retour de considérations futures.Diplômé de l'université du Nevada à Las Vegas, cet athlète de six pieds un pouce et 190 livres avait été choisi en quatrième ronde par les Dolphins de Miami lors de la séance de repêchage de la Ligue nationale en 1981 Toutefois.Greene n'a pas joué avec les Dolphins la saison dernière.Les Concordes ont par ailleurs retranché neuf joueurs hier L'équipe montréalaise a congédié quatre Canadiens, soit le flanqueur Gérald Prud’homme, le secondeur Ross Reeves et les demis dé- fensifs Richard Lacombe et Al Dosant Les cinq Américains retranchés sont le flanqueur Joe Burke, le secondeur Joe Richard ainsi que les demis défensifs Bob Ireland.Bud Hebert et David Dumars.un vétéran.Les Concordes ont d’autre part accueilli un nouveau joueur â leur camp d'entrainement.le demi défensif Al-fonzo MacMillian.récemment retranché par les Eskimos d'Edmonton Cet athlète de six pieds deux pouces et 205 livres.diplôme d'Oklahorna State, sera mis à l’essai comme demi à l'attaque et comme flanqueur Enfin, la direction des Con- cordes a annoncé que le match de mardi contre les Rough Ri ders d'Ottawa au Slade olympique.commencera â 19 h< u res 30 plutôt qu'à 19 heurtes comme prévu Les Eskimos d'Edmonton ont échangé le secondeur John Pointer et l'ailier éloigné Michael Smith, deux Américains.aux Argonauts de Toronto en retour du quart arrière américain Mike Williams.Williams, le frère du quait-arrière des Buccaneers de Tampa Bay.Doug Williams, avait été congédié pai les Alouettes au cours du camp d'entraînement en 1981 et avait joué pour les Argos vers la fin de la saison dernière.Bruce Devlin mène par deux coups à Pebble Beach PEBBLE BEACH.Calif (API — Bruce Devlin, un vieux pro australien qui convoite encore les grands honneurs.a oeuvré des birdies à ces deux derniers trous pour boucler la deuxième ronde de l'Omnium américain à 69 et totaliser 139 pour prendre la commande de ce prestigieux tournoi par la marge de deux coups Agé de 44 ans.Devlin a gagné son dernier tournoi il y a 10 ans.Il présente un dossier de cinq coups sous la normale à Tissue des 36 premiers trous de la compétition.Jack Nicklaus et Tom Watson.sur lesquels bien des yeux sont braqués, sont ex-aequo à 144 et peuvent encore entretenir Tespoir d'un autre presti- gieux titre puisqu'ils sont à cinq coups (lu pignon du classement Larry Rinker, une obscure recrue, vient au deuxième rang après avoir joué 67 hier et 74 la veille pour un total de 141.à deux coups de Devlin II totalise des gains anémiques de $2.112 sur le circuit de la PGA cette année après s'élre — repris quatre fois avant d'obtenir son «passeport» à l'école ¦ de la PGA Rodney Scott à Columbus NEW YORK (AP) - Les Yankees de New York ont rnis sous contrat le joueur de deuxième but Rodney Scott, récemment mis à pied par les Expos de Montréal.Ils lui ont offert un contrat des ligues mineures avec leur filiale AAA des Clippers de Colum- bus de la ligue internationale.* Scott a été remercié par les Expos en début 0e saison à sa * sixième campagne dans les majeures.L’an dernier avec j l'équipe montréalaise, il a conservé une moyenne de .205 en 95 matches, produisant 26 : points 14 B Montrée., samedi 19 juin 1982 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa Directeur: Rédactrice en chef le 10 janvier 1910 Jean-Louis Roy Lise Bissonnefte Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Jean-Pierre Proul* Directeurs de l'information Trésorier Directeur de la publicité Pierre Loignon Bernard Larocque Marcel Payette Gilbert Brunet Cette guerre n’est pas finie LE général Galtieri a été contraint d'abandonner la présidence de l’Argentine, mais la junte militaire, toujours au pouvoir, n’a encore donné aucun signe qu'elle acceptait la défaite et se préparait a faire la Saix dans l’Atlantique Sud Le gouvernement de Mme largaret Thatcher, qui cherchait un interlocuteur à la Casa Rosada, aura dû vite déchanter, après le départ de l’ex-commandat de l’armée, en prenant connaissance de la demande de Buenos Aires aux Nations-unies.Comme le général démissionnaire, le «nouveau» ouvernement argentin lie la cessation officielle des ostilités à l'évacuation des îles par les forces britanniques.La guerre est donc loin d’être terminée.Les deux gouvernements, en réalité, sont aux prises maintenant avec les sentiments et les attentes qu’ils ont exaspérés au sein de leur population respective Le départ de Galtieri aura été rendu nécessaire non pas d’abord par la défaite ou même par une divergence de vues au sein de la junte, mais par l’urgence dans laquelle se trouvaient les militaires de sauver leur régime du ressentiment populaire en Argentine même Après les sacrifices oui ont été consentis, et surtout la mobilisation nationale que la junte a poussée à l’extrême limite, aucun autre gouvernement, civil ou militaire, ne peut plus officiellement renoncer aux îles, surtout pas à un moment où la Grande-Bretagne, pour des raisons analogues, attache plus de prix que jamais à ce territoire de la Couronne.Londres ne pourra garder encore longtemps une telle armada au sud de l’Atlantique; et il est peu probable que le gouvernement de l’Argentine, quel qu’il soit après l’intérim confié au général Nicolaides, ait les moyens de reprendre des combats significatifs.Néanmoins, la situation restera précaire; un état de menace et d’instabilité risque de s’installer pour une période de temps indéterminée, avec les coûts de toutes sortes que l’on imagine.Il ne saurait en être autrement Avant le 2 avril, la Grande-Bretagne semblait prête à renoncer aux Falkland.même si elle se traînait les pieds dans les négociations à ce sujet avec l’Argentine.De même, ce n’est pas au titre de ses intérêts dans ce territoire éloigné que Londres a livré la guerre que n attendaient pas les généraux argentins, mais essentiellement pour faire prévaloir le «principe» que les démocraties doivent s’opposer aux agressions armées.Mais depuis, les îles ont pris une importance sentimentale et stratégique que peu de Britanniques leur reconnaissaient ayant.Il est question d’envoyer encore plus de colons à Port-Stanley! Par son attaque l’Argentine, et par sa défense la Grande-Bretagne se seront éloignées considérablement de la table de négociations sur l’avenir et le statut définitif des Malouines.Bien plus, cette guerre aura mis à nu le fait que l’Argentine n’est plus un allié fiable pour les puissances occidentales, que celles-ci ne peuvent compter sur Bue- nos Aires pour faire la police dans l’Atlantique du sud et qu’à la veille de la réouverture du traite sur l’Antarctique.les Falkland pourraient bien constituer une base stratégique importante.Toute une école d’interprétation estime déjà qu'une présence américano-britannique dans 1 Atlantique Sud ne serait pas nécessairement la fin des alliances interaméricaines, plusieurs pays du sous-continent n’étant pas fâchés, au fond, d’une humiliation de l’Argentine En tout cas, l’intérêt pour les opérations et les équipements de cette première «guerre des missiles» parait dépasser largement la recherche de la paix et le règlement négocié du conflit Les grands principes ont le souffle court, malgré la rhétorique démocratique affichée à Londres et à Washington Peu de mois encore avant l'invasion des Falkland, les Britanniques s’efforcaient de vendre aux militaires argentins un vaste éventail d’armements, y compris des missiles, comme ceux qui ont coulé des bâtiments de la Royal Navy et tué de braves soldats de Sa Majesté, et même des avions à décollage court, qui ont fait merveille dans les combats mais que les Argentins ont commis l’erreur de ne pas inscrire au carnet de commande! Le respect du droit n’a pas pesé non plus très lourd à Londres ou à Washington quand la junte livrait sa «guerre sale» contre des révolutionnaires et de simples civils sans défense! Jamais l’Argentine n’aurait tenté de résoudre par la force le litige des Malouines si les «démocraties» n’avaient donné aux militaires les moyens d’étouffer toute vie politique normale dans le pays et sur la scène internationale.Pire: en asservissant l’économie argentine aux intérêts des économies du nord, les États-Unis auront exacerbé les problèmes internes de ce pays et rendu inévitable le recours à de telles diversions sanglantes.Si le général Galtieri avait été mieux informé du péril des Falkland, il n’aurait pas renoncé à l’affirmation militaire; il aurait plutôt envoyé ses troupes en découdre avec le Chili sur le territoire disputé de la Terre de feu Or, même si nos gouvernements «démocrates» se ravisaient et tentaient de couper les armes sinon les vivres à ces militaires, ceux-ci trouveraient encore de quoi se rééquiper ailleurs, comme plusieurs dictatures latino-américaines ont su le faire, par exemple, auprès d’Israël.La conclusion devrait s’imposer d’elle-même.Si cette guerre doit prendre fin, et la paix et la stabilité ê-tre instaurées dans la région, cela se fera, non par l’arrivée d’une «meilleure» junte, mais par le rétablissement de la démocratie en Argentine et chez ses voisins.Ce n’est pas en prenant partie pour la Grande-Bretagne ou en vendant aux généraux argentins de quoi fabriquer des armes nucléaires que le Canada contribuera à ces changements devenus urgents.Jean-Claude LECLERC Le Dr Roy a raison Il faut reconnaître que les médecins sont d’habiles tacticiens Kn lisant les journaux hier matin, le public aura eu l'impression que les omnipraticiens avaient entrepris une grève civilisée.C’est à peine si on s’en est aperçu.Hier matin, à l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires sociales, M.Pierre-Marc Johnson, est tombé dans le piège: «La réalité, a-t-il déclaré, nous permet de constater qu’il n’y a pas de situation de catastrophe, qu'il y a des services d’urgences adéquats et qu'à de nombreux endroits, comme les médecins n'ont pas suivi le mouvement, surtout dans certains établissements, la population reçoit les services normaux».C'est ainsi que s’accrédite la thèse de la légitimité d’une grève des médecins.La grève n’a pas fait trop de mal, donc on peut la faire.Évidemment, pour le principe.M.Johnson refuse aussi «la notion des services essentiels dans le cas des médecins».L’Assemblée nationale interviendra, disait-il aussi, si la santé publique lui semble en danger.Voila un raisonnement extrêmement dangereux car si, d’aventure, le gouver- nement et les médecins s’entendent avant que la situation se soit vraiment détériorée, ces derniers pourront dire que leur arrêt de travail a permis le règlement M.Johnson informait aussi l’Assemblée nationale que celle-ci pourrait intervenir au début de la semaine prochaine «peut-être même en fin de semaine, selon l’état de la situation».En fait.l'Assemblée nationale aurait dû intervenir hier, vendredi, pour indiquer dès le début son opposition fondamentale aux moyens utilisés par les médecins.Elle ne doit donc pas attendre à lundi pour obliger les omnipraticiens à revenir au travail et, éventuellement, prévenir une grève des spécialistes qui pourrait être déclenchée mardi.Elle doit se réunir aujourd'hui même ou au plus tard dimanche.M.Johnson a raison de refuser la notion de «service essentiel dans le cas des médecins».C’est précisément pour cette raison qu’il doit agir sans tarder.Du reste, il a en la personne du Dr Augustin Roy un précieux allié.Le président de la Corporation professionnelle des médecins écrivait en effet le 5 mars 1980 dans LE DEVOIR.«Il doit donc ê-tre clairement compris que les services de santé à maintenir ne se limitent pas aux seuls services qui doivent être prodigués d'urgence pour éviter à un malade une fin certaine ou un préjudice grave et permanent.) Tout ralentissement ou arrêt de travail dans un établissement de santé affecte la disponibilité des services essentiels et porte préjudice à la population».La grève, dans le domaine de la santé, ajoutait-il est «inhumaine, voire barbare et inacceptable pour une société qui se dit civilisée».Aussi, concluait-il: «Les gouvernants doivent être des hommes forts et respectables qui ne tolèrent aucune atteinte aux droits de la collectivité et résistent au chantage».Bien entendu, le Dr Roy parlait alors des travailleurs syndiqués.On imagine bien que ces propos valent a fortiori pour les médecins.Aussi le gouvernement devrait très certainement suivre son conseil.Jean-Pierre PROULX ON l’oublie trop souvent, l'autre bonne télévision, pour les nouvelles, ce n’est pas Radio-Québec, mais bien Télémétropole, n'en déplaise aux intellectuels qui croiraient déchoir s'ils abandonnaient un soir Bernard Derome et son équipe, sauf en cas de baseball.Le bulletin de nouvelles du réseau TVA ne ressemble pas encore au National de CBC.il s'arrête trop souvent aux frontières québécoises ou montréalaises.il a à son compte quelques carambolages.mais sa vitalité lui permet quelques bons coups que son concurrent direct se serait peut-être interdit par prudence ou lourdeur de la machine On se souvient, par exemple, de la froide audace de Yolande L’Ecuyer qui a lancé l’affaire des Caisses d’En-traide.Cette semaine, le neuvième congrès annuel de l’Association canadienne des directeurs de l’information en radio-télévision décernait, du côté francophone, le prix Dan MacArthur pour les nouvelles télédiffusées au journaliste Charles Faribault, de TVA, our sa série de reportages de septem-re dernier sur la presse américaine et la loi 101 au Québec.La chose est d’autant plus remarquable que TACDIRT est composée très majoritairement de membres anglophones, qu’elle est une prolongation d'une association américaine, la RTNDA, et que M.Faribault avait produit un portrait sévère, parfois dévastateur, au traitement accordé aux Etats-Unis à la loi québécoise sur la langue officielle Les agences de presse, étudiées de près, n’y avaient pas le beau rôle.Parce que je n’avais jamais vu le produit fini (non je n’écoutais pas le Téléjournal, j’étais ailleurs) et que j’y avais un peu participé en fournissant un des témoignages, j’en ai demandé un visionnement il y a quelques jours.J’y ai retrouvé intact, quoique télescope pour les besoins du medium, le lise bissonnette Les lunettes américaines choc culturel subi à la lecture des revues de la presse américaine qui, semaine après semaine, vous font souvent sentir plus tribal que tout ce que M Trudeau a jamais pu dire de vous.Le front linguistique s’étant apaisé, j’ai voulu examiner la couverture plus récente, pour voir si nous empêchions toujours l’Amérique de tourner en rond De quoi jparle-t-on depuis six mois environ?D’abord du rapatriement de la constitution, où le Québec a fait figure de rabat-joie tant au moment de l’accord des Neuf que de la venue de Sa Majesté.En général toutefois.on passe vite sur la dissension, 3u'on impute au mieux au désir du uébec de préserver étroitement «sa langue et sa culture», au pire à sa volonté de pouvoir brimer ses anglophones à son aise, «de pouvoir faire disparaître la moindre miette d’influence anglaise dans la province», écrit le Baltimore Sun en avril.La nouvelle constitution reçoit un accueil très favorable, souvent triomphal, et le Québec est renvoyé à ses protestations, aux «harangues» de Rene Lévesque, à la «colère et frustration» de ses «séparatistes radicaux» (Denver Post, janvier).Sur la scène politique, les autres événements les plus suivis seront justement les démêles du premier ministre québécois avec spn parti, de décembre à février, et les démêlés tout autres de Claude Charron avec la maison Eaton, qui donneront l’occasion de nombreux textes sur un nationalisme qui excuse le vol à l’étalage.Enfin le reportage linguistique, quoique moins fréquent, continue à alimenter régulièrement la chronique, centré sur les malheurs des anglophones du Québec dont, à la suite du célèbre Allan Singer, les infirmières soumises aux tests de français.Si on excepte les articles touristiques, où nous redevenons merveilleusement «français» et pour pas cher par les temps qui courent, ou encore cer- taines nouvelles économiques, où Bombardier et Hydro-Québec suscitent l’admiration respectueuse même chez les critiques des contrats qu’on leur accorde, l'image du Québec aux États-Unis est plutôt celle d'un pays .tourmenté, divisé, assez hostile à l'étranger, replié sur lui-même.Mais cela ne lui est pas particulier; tous les pays un peu turbulents, à travers le monde, ont à souffrir de reportages extérieurs rédigés à travers des prismes culturels déformants.Qu’on pense à l’Afrique ou à l’Islam, par exemple.Le Québec, en Amérique du Nord, espère des distorsions moins fortes, mais il ne peut faire disparaître la barrière linguistique qui mène les Américains à s’abreuver surtout et parfois exclusivement à des «sources» non-francophones ainsi qu'une vision du monde fondée sur leur propre expérience d’un gouvernement central tort.À quelques remarquables exceptions près, celles des correspondants de grands journaux, comme le New York Times, le Los Angeles Times ou le Wall Street Journal, c'est de très loin qu'on écrit sur le Québec, et les raccourcis ne doivent pas nous choquer outre mesure, Ce qui choque, comme le démontrait bien le reportage de Faribault, c’est le militantisme de certaines agences, pourtant installées sur place, qui refusent la règle de l'audi alteram partem, fondamentale en journalisme.Dans mon survol de la presse récente, j’ai pu constater que United Press, par exemple, ne s'amendait pas.Au début mars, elle a expédié de son bureau de Montréal un texte sur la rébellion des anglophones du Québec où les francophones semblaient menacer vengeance, où la loi 101 ne permettait qu'à «peu d’exceptions» l’école anglaise.où Camille Laurin voulait «éliminer les commissions scolaires protestantes chargées de l’éducation des anglophones» (sans autre nuance, pour un auditoire américain, cela signifie abolir l'enseignement en anglais), où Allan Singer ressuscitait à nouveau comme le «favorite Francophone whipping boy».Les seuls témoignages recueillis: ceux du député Reed Scowen, et d’un «homme d’affaires anglophone» anonyme, tous deux très malheureux.M.Scowen sera aussi la seule source québécoise à commenter pour UPI la pseudo-étude scientifique du Conseil du patronat sur le départ des sièges sociaux, au début avril, dont on taira la critique.En Suite à la page 16 ¦ Un coup de dé ! (Lettre adressée d M.Jean-Paul Jeannotte, l'Opéra de Montréal).L’Opéra de Montréal présente ce mois-ci une production qui, nous le souhaitons ardemment, sera la dernière à nous décevoir.Nous en mettre plein la vue ne suffit plus.Car à quoi servent les plus merveilleux décors, les plus somptueux costumes et la meilleure mise-en-scène si, en définitive.le chant, l’art vocal, l’âme ne s’y trouvent pas?Il Travatare illustre ce propos Sans resservir l’étemel argument du coût d'un billet (argument pourtant primordial) osons dire que l’Opéra de Montréal n’offre en échange qu'une scénographie remarquable.Osnald devait frémir de se voir desservir aussi habilement puisque, et voilà le véritable problème.l’Opéra de Montréal et.particulièrement, son directeur artistique, M.Jean-Paul Jeannotte.ont foiré magistralement au chapitre des chanteurs Après deux saisons, plus aucune excuse n’est possible.Nous sommes un public en or sevré d'opéra Mais, de grâce, qu’on en finisse: qu'on cesse d’abuser de notre bonne foi Que M.Jeannotte apprenne enfin que nous exigeons des voix.Sinon.il deviendra scandaleux d’oser parler du «prestige» de l’Opéra de Montréal et son directeur, M.Jeannotte, sera le premier à en rougir.Car ici.la critique n'est plus à blâmer.Ce n ’est pas elle qui compose la distribution des rôles Nous étions à l’Opéra du Maine Tété dernier; nous y avons entendu un Fi-delio étonnant dont la pauvre mise-en-scène ne nous fera jamais oublier la haute qualité des voix.C’est le seul argument valable à notre avis: qu’on pense d'abord à engager des chanteurs qui ont de la voix avant de créer un environnement.Le plus somptueux écrin ne rehausse jamais un bijou de pacotille.Mais un diamant brille dans la pénombre.Si Ton excepte l’Elisir d'Amore, la saison qui s’achève aura été marquée par des succès mitigés.Il est plus que temps que l’Opéra de Montréal tâte le pouls de son public car la prochaine saison s’attaque à des oeuvres qui exigent des artistes de premier plan.C’est dans la crainte que nous avons renouvelé notre abonnement: TOpéra de Montréal est devenu un coup de dés.Daniel DUTIL Québec.8 juin ¦ Mon père attend On se bouscule autour de Paletti «L’Équipe médicale et la brochette de spécialistes sont présentes et complètes».Plusieurs grands hôpitaux montréalais sont organisés pour recevoir ce grand blessé.Pendant ce temps, mon père, lui, attend auxieusement qu’un de ces hôpitaux le rappelle, car il devait être opéré le vendredi, 11 juin, pour une chirurgie cardiaque majeure et, malheureux hasard «Grève des omnipraticiens et de quelques spécialistes de la région de Montréal».Ce jour-là, on lui signifie son congé car.«L’équipe médicale et celle des spécialistes est absente et incomplète.«on vous rappellera!» Paletti est mort malgré l’intervention d’une super équipe médicale, mon père, lui.attend toujours, combien de temps son coeur et lui pourront-ils survivre à cette situation.?Où en est donc rendue la conscience professionnelle de nos médecins et de nos spécialistes?Se dirigerait-elle vers un sport où «la force est l’arme des faibles».Michel CAMPEAU Cap de la Madeleine, 15 juin ¦ Un environnement linguistique à préserver (Lettre ouverte au Conseil du statut de la femme).Vous venez, pour une deuxième fois, de décerner vos prix d’excellence et vos prix de sexisme aux messages publicitaires diffusés en français au Québec.C’est là une initiative qui à l'heur de plaire à une foule de plus en plus nombreuse et, surtout, qui a convaincu certains commanditaires de rectifier leur tir.Bravo! Continuez! Mais continuez.en «vrai» français, s.v.p.Je ne suis sans doute pas le seul à tiquer à l’appellation de vos prix Déméritas et Emeritas.Effectivement, Déméritas n’est qu’une forme pseudolatine du terme français «démérite», lui-même composé au XHIième siècle à partir de la racine «mérite» (venue du latin «méritum» signifiant «récompense») et du préfixe privatif «dé-».Malgré son imcompréhensible terminaison en -as.Déméritas apparaît un terme acceptable pour designer un anti-prix qui cherche à dénoncer le mauvais goût, le manque de valeurs intellectuelles et morales, le caractère dégradant de messages publicitaires dignes du blâme public et de la réprobation générale.Quant à Emeritas, il y aurait eu avantage à nommer cette récompense conformément à l’usage français international et de parler de MEÉITE ou.si Ton tient à une désignation aux allures latines, de prix MERITAS.En effet, Emeritas fait trop penser à «émérite» (du latin «éméritus» = soldat qui a fini son service militaire).En français, ce titre désigne souvent un membre honoraire d’une profession, d’une organisation; il s’emploit encore pour qualifier un ancien professeur qui a bien mérité de sa profession et de l’établissement d’enseignement qu’il a servi au cours de sa carrière.Même si dans son sens rajeuni, le mot a délaissé l’aspect de «chevronné» et de «retraité» pour rendre celui de «éminent» (en ce sens il s’oppose à «apprenti», «novice»), le terme est mal choisi pour coiffer le nouveau prix que vous avez établi pour souligner la publicité qui brise le mieux les stéréotypes sexistes.L’opposition cherchée avec i appellation Déméritas se rendrait normalement, en français, par le positif Méritas et non par le néologisme Emeritas.Comment se fait-il que les responsables de cette manifestation du bon goût n'aient pas poussé la logique jusqu'à faire preuve d’un égal souci de «bonnes moeurs» en matière de langue9 S'il fallait qu'un autre organisme s’avise de décerner des prix «citron» et «orange» en matière de langue au Québec, j’aurais peur que vous vous retrouviez sur la liste aes candidats, en bonne posture de gagner une nomination de Démérite pour l’étiquetage aberrant du prix que vous venez de décerner.Je vous prie de ne pas interpréter cette intervention comme une réaction de mâle choqué par votre action.Je l’approuve totalement et ne saurais trop vous souhaiter de succès dans votre campagne.Je reste cependant un francophone choqué par le massacre dont notre langue continue d'étre la victime au pays de la Loi 101.On a redonné cours universel au français dans la vie québécoise, mais à quelle langue! Les femmes ne doivent plus accepter «d'être traitées de la sorte», disait Mme Bonenfant en décernant les prix; les parlants français ne doivent pas non plus accepter que leur langue soit ainsi traitée.Il faut que cesse la violence faite à la femme; il importe tout autant que cesse le viol de notre langue.L’environnement linguistique ne doit pas être étranger aux préoccupations des environnementa-listes des années 80, non plus qu’aux mouvements féministes qui cherchent à juste titre à revaloriser, socialement et psychologiquement, la condition féminine.La qualité de la langue fait partie de la qualité de vie dans tout milieu.Excusez mon sermon.Derrière sa grandilopuence et la démesure apparente de ma colère, il y va de principes aussi nobles que ceux que vous défen-nez Verra-t-on le Conseil du statut de la femme faire preuve de la maturité suffisante pour corriger cette situation lors de la prochaine attribution de ses prix Déméritas et Méritas?Guy PLASTRE Ottawa, 9 juin ¦ Contre l’intérêt public Le comportement de votre gouvernement dans l’adoption du budget pour Tannée 1982.en ce qui a trait à la hausse des tarifs d’autoroutes, est contradictoire.Cette hausse entraînera une augmentation des accidents et, par le fait même, un coût d’assurance plus élevé à défrayer par votre gouvernement.En effet, l’augmentation des coûts d’utilisation des autoroutes poussera les usagers à opter pour les routes secondaires.Il va sans dire que les autoroutes sont plus sécuritaires que les routes secondaires.De plus, il y a quelques années déjà, le gouvernement du Québec a instauré la Régie d’assurance automobile.C’est maintenant elle qui défraie les indemnisations corporelles.Il nous semble évident que l’augmentation des tarifs d’autoroutes n’est pas une économie, mais une dépense puisqu’elle augmentera les coûts d’indemnisation.En conséquence, cette action agit directement contre Tintérêt public et le bien-être de la population du Québec.Robert McNAAB, Lucie FORTIN Montréal, 15 juin ¦ Tout a tant de goût au Québec ! Dans la chronique «Au jour le jour» publiée dans LE DEVOIR du mardi 15 juin dernier, page 9 et écrite par Michel Nadeau, on peut lire la phrase suivante: «Saviez-vous que les cure-dents de bois des Rôtisseries St-Hubert sont importés du Japon?» Cette petite question mérité que T on s’y attarde car les Rôtisseries St-Hubert se plaisent à vanter leur succès en tant qu’entrepreneurship québécois et à proclamer à gros coups de dollars publicitaires que chez St-Hubert «tout a tant de goût».Pourquoi alors importer du Japon des cure-dents?Le Québec n'aurait-il ni forêts ni entreprises fabricant des cure-dents en bois?Ce paradoxe est d’autant plus cruel qu’à Sherbrooke une des deux Rôtisseries St-Hubert est située à un coin de rue d’un fabricant de cure-dents, soit la compagnie Tanguay Inc.Si les Rôtisseries St-Hubert veulent contribuer au relèvement social et économique du Québec et de TEstrie qu’elles cessent de rester bouche bée devant les Japonais et comprennent que tout a tant de goût en Estrie et au Québec.Yves DURAND Sherbrooke.16 juin ¦ Le serment d’Hippocrate crée des engagements Les médecins auront bien du mal à convaincre la population qu’ils vivent dans la misère.Quand on entend parler de «rattrapage» de 24.5%, on peut à bon droit se scandaliser à la fois de l’objectif visé et des moyens de pression déjà mis en branle pour atteindre un confortable revenu moyen brut de $109,264.Les médecins auront beau dire, ils ne nous empêcheront pas de penser que leur niveau de vie est assez spectaculaire.L’argument (qui circule beaucoup dans les médias) voulant qu’ils aient étudié longtemps avant de mériter (sic) ce luxe ne peut guère nous émouvoir, Le commis de bureau qui suit des cours du soir aux HEC ou le docteur en astrophysique étudient longtemps eux aussi' sans attendre de reconnaissance éperdue du public.L’autre argument consiste à alléguer que les médecins sont sous-payés par rapport à leur collègues des autres provinces.C’est oublier allègrement que le Québec détient le record du cnômage et que tous ceux qui ont encore du travail sont d'heureux élus.Enfin, et c’est l’essentiel de mon propos, il existe un bien auquel cha- que individu a droit, et c'est la santé.R faut une bonne dose de dureté et d'indifférence pour prendre les malades en otage Parmi les pays dits «civilisés» le Québec est de loin celui où les malades sont les plus méprisés Or.s’il y a une personne intouchable, c’est bien le malade qui vit seul avec sa souffrance et son angoisse et qu’on néglige lâchement parce qu'il est sans défense.Il serait opportun de rappeler aux médecins que le serment d'Hippocrate a un sens, qu’on ne leur a pas tordu le bras pour le prêter et qu’il crée un engagement.Mais ne nous faisons pas d'illusions: le pouvoir sera, pour longtemps encore.du côté des bien-nantis.Le scandale.c’est lorsque ces bien-nantis jouent les opprimés et utilisent des moyens inacceptables pour maintenir leurs privilèges Louise NEPVEU Roxboro.14 juin ¦ À vous de jouer On se plaint du taux de délinquance à Longueuil, mais à part la répression exercee sur le jeune on ne fait rien.On dirait que Ton ne prend pas conscience de notre responsabilité envers eux.On les laisse de côté et on a le culot de les critiquer.Il se trouve que le travail est un bon moyen de communication entre les personnes.Faire tondre sa pelouse permet au jeune de s’approcher d'un adulte, de se sentir quelqu’un de valable, d’avoir de l’argent de poche.La personne qui offre un travail au jeune a la chance de se rendre compte du potentiel de celui-ci.Bref: Un travail, si anodin soit-il, permet d’ouvrir les portes à la communication entre la jeunesse (qui a beaucoup à nous apporter) et le monde adulte.Dany BERGERON Longueuil.15 juin ¦ Vivre en amour J’ai lu avec intérêt la «réplique» de Jean-Yves Desjardins aux «propos» de votre collaborateur Jacques Dufresne.Moi j’aime bien Tun et l’autre, en ce sens que les deux me divertissent.Là où je ne marche plus cependant, c’est lorsque M.Desjardins parle de la démocratisation de l’enseignement (celui sur la sexualité).Vraiment, il suffit d’avoir seulement feuilleté un exemplaire de cette nouvelle revue Vivre en amour pour comprendre.qu’il s'agit bel et bien d’une réduction.Ce qui me choque le plus ce sont les photos.racoleuses, plastifiées, sorte de «mensonges du corps» comme dirait Mauriac.Imaginez la réaction de gens qui, comme moi, ne sont pas beaux.Vénus s’offrant à Adonis.Vriament, Titien peut aller se rhabiller.Jean-Yves Desjardins lui «y connaît ca».Alain DEXTER Ottawa Ottawa.15 juin ¦ Bibliophiles déçus (Lettre adressée d M.Pierre Roger Nadeau, le Palais du livre).C’est avec regret que nous avons appris la fermeture du Palais du livre; la fermeture de la seule librairie au Québec accessible au budget et aux goûts de tous et chacun.Nous regretterons de ne plus pouvoir bouquiner en toute liberté sans avoir un vendeur sur les pieds.Nous regretterons de ne plus prendre un petit café après une soirée de recherche pour trouver la perle rare.Nous regretterons l’amitié que seul un libraire tel que vous pouvait donner à ses clients.Nous rejetterons l’accueil chaleureux de ce Palais.Par cette fermeture, nous perdons la seule porte de sortie que nous avions pour éviter d’avoir à acheter, à un prix d’or, notre culture chez de vulgaires marchands de papier.N’oubliez pas que vous n’êtes pas le seul à aimer les livres.En espérant que notre cher gouvernement.qui se veut Tardent défenseur de notre culture, veuille bien ouvrir son oeil de fonctionnaire.Claude CARDIN Gilles DUCHAINE et des milliers d’autres bibliophiles Montréal, 15 juin ¦ Hommage à la Résidence Angelica Nous aimerions rendre hommage aux membres du personnel de la Résidence Angélica qui, pendant des années, et plus particulièrement ces derniers temps, ont su prendre soin de notre vieille maman qui aurait fêté ses 102 ans dans deux mois.Elle vient de s’éteindre dans la dignité et le respect grâce à la bienveillance de ceux qui l’ont entourée avec tant d’affection jusqu’à la fin.Nous avons été témoins d'un traitement que nous souhaiterions retrouver dans tous les hôpitaux.Merci à vous tous.Ses enfants, Suzanne Mermier-Vaillancourt, Henri-Paul Mermier, Solange Mermier-Berthiaume Anjou, 15 juin LE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire, société è responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boivin, Ville LaSalle.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et è diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne $95 00 par année: six mois, $50.00; trois mois: $28.00.À l’étranger: $105.00/par année; six mois: $55.00; trois mois: $30.00.Éditions du samedi: $19 par année Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $2.10 par semaine.Tarif de l’abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858.Dépét légal: Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844-3381 (lignes groupées).V 1 s Le Devoir, samedi 19 juin 1982 BIS Pour une grève des malades Jacques Dufresne | LES négociations avec les médecins ne datent ni d'aujourd'hui ni d'hier Les médecins de la Rome décadente — dans la Rome montante il n'y avait pas de médecins — pouvaient.pour s'occuper de certains grands malades, réclamer de véritables héritages Dans l'espoir de limiter ces abus, l'empereur Valentinien énonça, en l'an 368 de notre ère.le principe suivant: «Nous permettons aux médecins d'accepter les honoraires gue leur présentent les gens en santé, mais nous leur interdisons d'accepter ceux gui leur ont été promis par des malades en danger de mort » Aujourd'hui c'est l'ensemble de la société qui est dans la situation du moribond de la Rome décadente.Et il ne suffirait pas.pour rétablir l'équilibre, de faire voter une loi interdisant aux médecins d'accepter les honoraires qui leur ont été promis par une société menacée par une grève de leur part.Les maux réels, joints aux maladies imaginaires et à celles de l'imaginaire.provoquent déjà en temps normal un sentiment d'insécurité qui.face aux coûts de la santé, brise toute raison et toute volonté, notamment parmi les personnes âgées Ce n'est pas uniquement le coût des services publics de santé qui est en cause Des gens sérieux prétendent que le per capita de la santé est plus elevé aux Etats-Unis qu'au Quénec Rien ne prouve qu'en limitant les dépenses de l'État nous limiterions les dépenses de santé.La vogue des pratiques alternatives non couvertes par l'assurance-maladie indique plutôt ue les gens, oubliant qu’ils pavent éjà pour le système de santé public, sont disposés à ouvrir un deuxième poste budgétaire pour des services privés parallèles La mesure la plus appropriée consisterait à décourager les petits arrivistes et à encourager ceux qui.en offrant des soins libérateurs, contribuent à briser le cercle vicieux dans lequel notre insécurité nous enferme et dégagent ainsi des energies et des fonds pour les activités créatrices, lesquelles sont la fin et peut-être aussi la condition de la santé Les médecins sont responsables du cercle vicieux dans la mesure où ils créent eux-mémes le besoin qu'ils satisfont ensuite Mais ce serait leur donner trop d'importance, les idolâtrer à rebours, que de leur attribuer l'exclusivité de la responsabilité.Ils sont d une certaine manière captifs de leur clientèle captive Théoriquement, rien ne nous empêche de les mettre en chômage C'est d'ailleurs l'une des rares professions où le chômage pourrait être considéré comme un bienfait Hélas’ l insécurité qui nous pousse vers eux.comme la tristesse, fait partie de ce que les anciens appelaient les passions Elle ne peut pas être dissipée Elle est un tonneau sans fond Elle exige un trésor inépuisable Dans ce cas précis, la situation est aggravée par le fait que les services de santé appartiennent à la catégorie des biens qui deviennent nécessaires aussitôt qu'ils apparaissent comme possibles Il suffit en effet de rendre publique une découverte, vraie ou fausse, pour déclencher une demande illimitée, qui s'estimera elle-même incompressible.Et la plupart de nos efforts pour remédier à la situation risquent de l'aggraver.Veut-on faire de la prévention.il faudra susciter un besoin d'information et par là accroître l'insécurité generale Veut-on que les gens améliorent leur art de vivre, on en fera des phobiques du sel et du sucre, leur faisant perdre ainsi en spontanéité vitale ce qu'ils gagnent en hv-giène Et surtout, en les invitant à se conformer à une moyenne, on leur fera perdre de vue la relativité individuelle du normal biologique, ce qui équivaudra à les éloigner ae l'autonomie que l'on souhaite pour eux Georges Canguilhem.médecin et philosophe, a formule cette obsena-tion dont la médecine préventive peut difficilement tenir compte: «la frontière entre le normal et le pathologique est imprécise pour des individus multiples considères simultanément, mais elle est parfaitement précise pour un seul et même individu considéré successivement.» On dit que Descartes, à cause de sa théorie du corps machine, est la cause lointaine des aefauts de notre système de santé Un de ses continuateurs.La Mettrie.écrira, dans L'Homme machine, que «les anatomistes ont autant de plaisir à disséquer le corps d'un homme que ses parents en ont eu à le faire.» Certains voudront expliquer par là un certain zèle chirurgical, très coûteux et parfois empreint de fausses promesses Mais c'est peut-être aussi chez Descartes que Ton pourrait trouver les meilleurs remèdes aux excès actuels.Il fut le conseiller médical de sa grande amie, la princesse Elisabeth de Bohême D une fièvre lente qui la frappa dans un moment de malheur, il lui dit que la cause en était la tristesse, mais voici ce qu'il lui prescrivit en guise de drogue et de psychothérapie «Il me semble que la différence qui est entre les grandes âmes et celles qui sont basses et vulgaires, consiste, principalement.en ce que les âmes vulgaires se laissent aller à leurs passions, et ne sont heureuses ou malheureuses que selon que les choses qui leur surviennent sont agréables ou déplaisantes : au lieu que ies autres ont des raisonnements si forts et si puissants que.bien qu elles aient aussi des passions.et même souvent plus violentes que celles du commun, leur raison demeure toujours néanmoins la maîtresse, et fait que les afflictions même leur servent, et contribuent à la parfaite félicité dont elles jouissent dès cette vie».Quelque importance que l'on veuille donner aux causes objectives de la médicalisation actuelle et quelque effort qu'on fasse pour y remédier par des mesures politiques, on ne fera que déplacer le problème si.du même coup, on ne réhabilite pas les vertus aristocratiques que Descartes recommande à son amie et qu'il a lui-mème pratiquées puisqu'il a accompli son oeuvre en dépit d'un état maladif qui limitait ses forces depuis son enfance Ces vertus, qui incitaient à faire contre mauvaise fortune bon coeur et bonne raison, existaient chez les paysans autant que chez les princes Au Quebec en particulier, il ne serait pas nécessaire de gratter longtemps la mince surface petite-bourgeoise pour les faire réapparaître Encore faudrait-il que les responsables de l'éthique présentent de l'homme une image plus positive que celle qui le fait apparaître comme un carrefour de # détermination dont la maîtrise lui • échappe totalement Encore faudrait-il aussi que cette image positive soit présentée dans la littérature, au cinéma et à la télévision.Descartes, comme Montaigne avant lui.avait été formé au contact de Plutarque et de ses héros La maladie en soi est contagieuse, comme l a montré Doris Lessing dans Le Carnet d’or Les images de la maladie le sont aussi.Ces images n'ont-èlles pas occupé un peu trop de place dans la littérature d après guerre0 Il est vrai que l'on venait de faire l'expérience du racisme et de l image positive de l'homme qui l'accompagnait Les femmes sont peut-être plus sensibles que les hommes aux images de la maladie, ce qui expliquerait leur recours fréquent à la médecine, mais c'est peut-être elles qui redresseront la situation En présentant sa galerie de femmes célébrés et héroïques.2.000 ans après que Plutarque eut pré-senté sa galerie des hommes illustres.Judy Chicago aura peut-être contribué à inverser cette tendance.Le succès de son exposition tient peut-être en partie au fait qu'on y a présenté une image positive d'elles-mêmes à des ; femmes qui ne souffrent plus d'être, encore plus que les hommes, un carrefour de déterminations maîtrisées de l'extérieur Thérèse Sévigny au DEVOIR ¦ Le Québec plongé dans un bain de réalité ¦ Organiser et appuyer les sous-groupes ¦ La satisfaction est venue trop tôt Propos recueillis par Renée Rowan Renée Rowan: Votre présence, vos activités dans le secteur des communications qui est un des grands secteurs de pointe, vous ont permis, de façon privilégiée, de voir évoluer le Québec depuis 20 ans.A partir de votre expérience, comment voyez-vous la crise que nous traversons?Thérèse Sévigny: Au cours de ces deux décennies, j'ai pu voir le Québec se transformer entièrement et, tout à coup, depuis trois ans.être en même temps plongé dans un bain de réalité.Alors, à ce moment-là.tout ce que l'on souhaite, c'est que ça le revigore, que ça le remette en piste pour un autre 20 ans.Au fond, ce qui se produit ici touche aussi le reste de l'humanité, sauf qu’à l’intérieur du Québec on a été amené à un tel niveau d’attentes que jamais on n'aurait cru que cela puisse nous arriver après tout le chemin parcouru en si peu de temps.Pouvoir accéder à un haut niveau d’éducation — autant les hommes que les femmes, avoir la fierté d'une langue.d'une culture qui nous est spécifique.avoir accès à des postes de gestion, de direction dans la petite et la grande entreprise.toutes les portes nous ont été ouvertes eh même temps que nous avons changé nos valeurs religieuses, nos valeurs morales.Toute l'Amérique du Nord s'est transformée, Dans les années 50, au début des années 60.on vivait dans une période d'expansion économique, mais il y avait des valeurs plus traditionnelles, plus restrictives.beaucoup plus «fesses serrées» si l’on veut.Les tabous sont tombés, les valeurs sont plus individuelles, les gens sont beaucoup plus orientés vers le plaisir.la satisfaction de soi, vers un épanouissement du «self».Le choc est d'autant plus grand chez nous qu'entre 1960 et 1975, on a dit aux Québécois qu'ils pouvaient tout espérer, tout obtenir, qu’il ne s'agissait que d’avoir confiance en soi.d’être fier de soi, d'être créatif.C’est ce qu'on leur a dit.On ne leur a pas dit à condition que.Et les gens y ont cru.Ils y ont cru jusqu'à élire un gouvernement qui allait les supporter jusqu’en 1976 Dans les deux premières années du gouvernement pé-quiste, les espoirs ont encore monté.puis, soudainement, on a dit «c’est bien dommage, mais tout ce qu’on a promis, ça coûte trop cher, vous ne pouvez plus aspirer à rien parce qu’il n’y a plus d’argent».Alors évidemment le choc est énorme Bien sûr.cette situation n est pas propre au Québec, on s’en rend compte, sauf qu’on la vit comme étant unique à nous parce qu'on nous a donné tant d'espoir On a à souffrir ce que les autres pays industrialisés ont à souffrir, mais on l’accepte plus durement.R.R.: Va-t-on, d cause de ces désillusions, perdre le terrain gagné?T.S.: Pendant ces 20 ans.on a développé des énergies énormes, on a été capable.entre autres, de rénover le visage extérieur de Montréal pour le rendre francophone, ce que la ville était en fait.On a été capable d’améliorer la qualité de notre langue même si ce n'est pas encore parfait.On a été capable de tant d'autres choses encore.Ce que j’espère, c’est qu après avoir découvert les énergies potentielles que le Québec avait, que le Québec couvait et qui ne demandaient qu’à s'exprimer, ce que j’espère c’est qu'à travers la réalité du bain actuel, les Québécois développent le goût de se réor- r HÉRÊSE Sévigny a commencé à travailler à 18 ans comme journaliste à La Tribune de Sherbrooke où elle a été rédactrice en chef des pages féminines.À 47 ans, elle dirige aujourd’hui l’une des plus importantes agences de publicité au Québec, la maison BCP Entre-temps, elle a toujours continué à se perfectionner «pour devenir plus compétente».Après une année de licence en sociologie à la Sorbonne, elle a complété une maîtrise dans la même discipline à l'Université de Montréal.Mais avant cela, elle avait été responsable de la recherche sur les consommateurs au siège social de la chaîne de magasins d’alimentation Steinberg.C'est en 1969 qu elle entre au service de BCP Ltée comme vice-présidente, directrice de la recherche et de la planification.En 1974, elle devient vice-présidente des opérations pour le Groupe des communicateurs du Vieux-Montréal qui regroupe 14 compagnies spécialisées en communication: BCP Ltée.B & B Advertising Ltd.Communicom, et autres, elle occupera ce poste jusqu’en 1976, alors qu'elle devient vice-présidente, directrice générale de l’entreprise.Depuis août 1981, elle est présidente de BCP, agence montréalaise qui, comme bien d'autres, annonce des produits de toutes sortes, mais qui, en plus, assume la responsabilité de campagnes de sensibilisation pour le compte d'organismes gouvernementaux.C'est Thérèse Sévigny qui, pour le Conseil du statut de la femme, a lancé l’offensive contre la publicité sexiste en 1979.Cette campagne de contre-publicité aura permis que s'amorce lentement, mais sûrement, un changement d'attitudes et de mentalité.À ce propos, il est intéressant de noter que seulement 27% de la publicité vue et entendue ici est faite au Québec.Se définit-elle comme féministe?D’une certaine façon, oui.Mais ce n'est que tard que sa V_____________________________________ ganiser de façon constructive, immédiate.les deux pieds dans le réel et sur terre.R.R.: Ça pourrait se faire comment?T.S.: L’expérience, on l’a déjà faite dans les secteurs de la communication, que ce soit dans les secteurs publicitaires ou dans les secteurs des relations publiques.Pour se redonner espoir, il faut se fixer un certain nombre d’objectifs, des objectifs atteignables par des sous-groupes de la population.pas par 100% de la population, ce serait utopique.Il s’agit qu il y ait 10%, 15%, 20% de ces sous-groupes qui se donnent à eux-mêmes des objectifs a court et à moyen termes pour reorganiser leur environnement, se refaire une vision d’un monde qui tient compte à la fois des espoirs suscités pendant les 15 dernières années et aussi des prise de conscience est venue.Comme elle le disait récemment dans une entrevue accordée au magazine Châtelaine, c’est vers le début des années 1970 qu’elle a commencé à être plus sensibilisée et à devenir plus conciliante en ce qui concerne les revendications féminines.Parce que son point de vue, jusque là.c'était: «Avant de réclamer, avant de revendiquer, fais tes armes».Une longue cigarette brune à la main avec laquelle elle jouera tout au long de notre entretien, prenant et reposant son briquet sans jamais s’en servir, Thérèse Sévigny déroule sa pensée, s'explique, précise.C'est une femme pondérée, qui aime l’analyse.Elle a hésité avant d’accorder au DEVOIR cette entrevue, puis elle a finalement cédé.elle avait décidé de prendre du recul, de s’imposer le silence pendant un an, laissant la place à d’autres.«On a trop compté depuis 10 ans sur une poignée de cent, deux cents ' hommes et femmes à travers le Québec.On en a fait des porte-parole pour tout.Je trouve que c’est dommage parce qu’on se prive de points de vue beaucoup plus frais, beaucoup plus ancrés aussi.» Tant pis ! Elle se taira après.Car, on le verra, elle avait encore des choses à dire qui peuvent faire avancer le Québec.___________________________________J réalités économiques auxquelles on doit faire face de toutes façons.On peut le faire en braillant dans un autobus comme on peut le faire en riant et en marchant dans la rue.tout est dans l'attitude et la confiance que les gens peuvent avoir en eux-mêmes et en leurs collègues.Je ne vois pas pourquoi je ferais porter à des générations qui ont 15.20 ou 25 ans aujourd'hui une vision de mon monde à moi alors qu’eux arrivent à un moment où les conditions ont été transformées, ont été améliorées dans bien des cas.Je ne vois pas pourquoi, eux.ne découvriraient pas une façon ou une vision de se construire leur propre environnement en tenant compte d’une réalité qui est celle qu'ils connaissent aujourd'hui.J’ai rencontré, cette année, plusieurs groupes d’étudiants soit au niveau secondaire, soit au niveau collégial.Chaque fois, parmi ces 50.60 jeunes, il y en avait toujours trois, quatre, cinq qui venaient me parler et qui avaient plein d’idées en tête, qui débordaient d’énergie.On sent qu'il n'y aura rien à leur épreuve, que si on n'a pas $20.000 à leur offrir en salaire, ils vont se débrouiller avec $15,000.qu'ils sont prêts à réapprendre un autre style de vie.Ils vont faire un peu moins de philosophie.mais ils vont travailler comme on a dû le faire dans les années 50 et 60.Le seul climat qui a changé, c’est qu’actuel-lement l’avenir économique est moins rose.,, il n’est plus dans le sens de la consommation de masse, mais davantage dans celui de l’organisation de la vie des quartiers, dans la réorganisation du système industriel et manufacturier que l’on a.R.R., À quoi pensez-vous, de façon plus précise?Le temps partiel, les horaires libres, un emploi partagé par deux personnes?Cela pourrait-il être des éléments de solution?T.S.: Ce sont des possibilités parmi d’autres :.il y a des gens qui en font l’expérience dans certains milieux.Il y en a pour qui le travail à temps partiel est imposé.mais il y en a d’autres pour qui c’est un libre choix.Dans certains cas, on préférerait les avoir à temps plein, mais eux refusent pour des raisons professionnelles et des raisons d'organisation de vie.Je ne pense pas que le milieu de la grande entreprise soit prêt à s’engager dans cette voie s’il peut l’éviter.Il faut bien voir que les structures organisationnelles.que la tradition du monde du travail est davantage orientée vers des hommes libres à temps plein pour le travail.On sent, par ailleurs, qu’il y a toute une économie parallèle qui se développe tant en Europe qu’aux États-Unis et ici depuis dix ans.mais cela est surtout devenu évident depuis trois ans.La crise économique pousse les gens à inventer leurs propres moyens de confronter l'inflation et le manque à gagner.On s’est remis à faire des choses qu’on confiait autrefois à d’autres.on entretient soi-même sa maison, on prépare ses repas, on s’échange des services — couture, réparations, aide pour la construction d’une maison à la campagne, garde des enfants, etc.Cela entraîne un système très complexe de comptabilité, mais on l’accepte parce qu’on en tire profit, et pas seulement en termes de gros sous.On va voir de plus en plus de ces échanges.Ce sont les mille visages de Montréal.des sous-groupes qui se regroupent pour créer tout un réseau.ça peut aller de six familles à une centaine de familles qui.par un moven ou un autre, s’entrecroisent.les vêtements passent de l’un à l’autre: on achète en grande quantité de la viande, des fruits et des légumes que l'on se repartage par la suite; ce sont les oeufs que l’on ramène de la campagne en fin de semaine.Tout ça demande du temps, mais c'est du temps qui améliore la qualité de la vie puisqu'on plus d'économiser on s'entraide, on réapprend à se parler, des liens nouveaux se tissent R.R.: Vous axiez évoqué la nécessité d’une réorganisation du système industriel et manufacturier.Croyez-vous que l’on exagère les vertxis de la PME au Québec?T.S.: Le Québec est d'abord une province où il y a beaucoup de PME.c’est aussi là où ôn se dit à notre mesure.Je ne suis pas une spécialiste en économie, mais j’ai l'impression que dès les années 60.ori aurait pu prévoir que les secteurs où il y avait prolifération étaient aussi des secteurs qui n'allaient pas être capables de faire face à la concurrence internationale et qu'à ce moment-là.il aurait déjà fallu réorienter et recycler nos entreprises pour qu'elles soient plus spécifiques de façon à trouver des débouchés à bout de bras, soit dans le nord américain, soit dans l'est ou l'ouest canadien On fait face maintenant à une prolifération de la PME .on continue à multiplier les entreprises alors qp'pn çst rendu a la période des regroupements d'entreprises ayant à leui tête des gens qui ont l'esprit d'entrepreneurship.Ces regroupements permettent de limiter les investissements au niveau des infrastructures de façon à assurer une productivité de la machine et aussi une selection des hommes qui sont capables de faire marcher la machine.Il faut se regrouper parce que des capitaux, il n'y en n'a plus et les marchés ne sont plus si nombreux qu'ils l’étaient.On a donc à faire face à deux gros problèmes: un.de réorganisation structurelle de façon à pouvoir concentrer les ressources et, deux, de contenus pour lesquels il y a des marchés parce qu’en 1982.on le voit nous, dans le secteur publicitaire, on ne peut plus se permettre de manufacturer un produit pour lequel on n’a pas déjà trouvé un acheteur c’est un luxe énorme que de produire si on n’a pas déjà vendu Il faut pouvoir transposer des apprentissages.être capable de les transférer dans d’autres secteurs et de voir quels sont les liens qu’on peut créer avec d’autres entreprises qui existent à l’intérieur ou à l'extérieur, un peu comme le Québec a eu tendance à le faire pour ce qui est de la haute technologie II faut être prêt à faire face aux contraintes qui ne manquent pas d'exister, à la concurrence qui est énorme On l’a vu dans le cas de Bombardier .ça.c'est du «big business».Il faut être armé, il faut être alerte, il faut connaître les lois des autres pays.R.R.: Est-on prêt à cela?T.S.: Je ne pense pas qu’on soit tout à fait prêt, mais il faut qu’on encourage les gens qui veulent se former dans ces secteurs.Il faut qu’on leur donne tout l’appui nécessaire.Puisque l'on parle de jeunes, il y a autre chose qui m’inquiète .je trouve un peu triste que la ferveur qu’on avait mise, dans les années 70.à vouloir préparer les jeunes pour la relève soit tombée Il y a un affaiblissement dans la lutte, un affaiblissement des volontés.Je crains qu'une certaine génération de cadres et une certaine génération d’hommes politiques en soient arrivés à se satisfaire trop tôt.Dès qu’ils ont en main un petit morceau de pouvoir auquel n'avaient pas accès leurs prédécesseurs, ils en arrivent vite à un niveau de satisfaction personnelle.mais qui n’est pas en fonction de la collectivité.À ce moment-là, on cesse de lutter pour les autres, pour leur permettre d'atteindre des échelons supérieurs à ceux qu’on a nous-même atteints.C’est vrai dans les gouvernements, c’est aussi vrai dans les entreprises, ce qui veut dire que les gens arrivent à 45 ans en se disant: «Je suis content, je vais me la couler douce et me tenir tranquille maintenant que j’ai atteint mon niveau de satisfaction personnelle».oubliant que les véritables batailles dépassent les cadres dans lesquels ils se trouvent.La véritable force, actuellement, c’est de pouvoir traverser le temps, et cela ne se mesure pas sur des périodes de deux ans, quatre ans ou même dix ans.ça se mesure sur de longues périodes.Il n’y a pas encore assez de gens au Québec qui ont le sens de l'histoire Je ne veux pas dire qu’il n’y a pas d’autre histoire que celle de l’argent., ce que je veux dire, c’est que l’histoire des hommes.l’histoire des collectivités, l’histoire des cultures, l’histoire de l’économie ne peuvent se mesurer et se raconter que sur de longues périodes.Je crains que l’on soit encore trop individualiste au Québec: dès que les gens sont satisfaits d’eux-mêmes, ils s’arrêtent sans se préoccuper des autres facteurs qui font l’histoire.R.R.: Du côté culturel, on constate que ce n’est plus l’effervescence créatrice des années 60 et 70.Est- ce Ici le signe d’un profond malaise?Est-ce que, dans le milieu des communications, vous constatez (a même chose?T.S.: Dans le secteur publicitaire comme dans celui du long métrage, dans le contenu des programmes de télévision, dans les arts graphiques, on se plaint d'une crise de la créativité non seulement au Québec, mais au Canada et dans d’autres pays.Les populations ont vieilli, c'e^t entendu, mais c'est aussi comme si le capitalisme lui-même, l'environnement et les structures qui protègent les expressions culturelles étaient à bout de souffle, Qu’on le veuille ou non, cela a des rap» ports avec la situation économique.No(l5 ne sommes pas en période de construe tion d’un nouveau système nous sommes à la fin d'un grand Dans ces conditions.même la culture se ressent d’une sorte de vieillissement de l'expression individuelle.de l'expression artistique.> L'autre difficulté pour le Québec, sur le plan culturel, c’est qu' on est une petite population, ce qui rend le ressourcement d'autant plus difficile II est difficile parce qu'il y a eu dénatalité, comme darts le reste du monde industrialisé, mais aussi parce que cette espèce de grand réservoir n est pas là Cinq millions de francophones ou six millions de population, c’est très petit pour assurer la littérature, le théâtre, le cinéma et assurer même oe ue l'on appelle les produits secondaires e la culture, comme le disque, la chanson.la publicité On se ressent de cette érosion de la capacité créatrice au Québec Il n'y a pas eu beaucoup de renouvellement depuis les dix dernières années.Une fois que l’on a nettoyé ses relents religieux.ses relents familiaux et même ses relents agricoles, on n’a pas encore réussi à inventer des façons de rendre le secteur urbain, le secteur industriel, le côté moderne de notre culture.Il y a encore très peu de capacités créatrices de ce côté, C'a toujours l'air d'un petit emprunt américain.C’est comme si on n’avait pas encore digéré à la fois les États-Unis, l'Europe de nos grands-parents, de no$ parents, puis notre arrivée en ville d’il y 9 30 ans.On n’est pas encore parvenu à cette a^ tre étape qui est de se demander ce quç l'on fait avec tout ça aujourd’hui.On n'est pas encore capable, comme on ig voit en Europe où il y a une longue tradition culturelle, une longue tradition d'histoire.d'écrire de façon contemporaine, de faire des films contemporains tout en ne négligeant pas des petits morceaux de notre patrimoine.Bien sûr, on a vu un certain nombre de films, un certain nombre d'oeuvres littéraires, certaines campagnes publicitaires passer l'écran, traverser le point où on se dit «tiens, il y a quelque chose là-dedans»., sauf qu'on-n’est pas encore capable de produire dix; bons iilms.dix bonnes oeuvres littéraires, dix bonnes campagnes de publicité par année.On n’a pas encore trouvé la contp nuité.les filons.Ce n'est pas en se disant qu’il faut être bon qu'on le devient.C'est dans la conti-! nuité et la pratique.Il faut écrire, il faut produire beaucoup, il faut se donner lai chance de sentir avec tous ses sens.À un moment donné, il y a des choses qui surgissent.des choses qui mûrissent.Il faut se donner la possibilité de faire des choix.Il y a des gens qui tout à coup se sentent’ devenir vedettes et sont très peu aptes à.se laisser choisir parce que c’est tou jours; à prendre ou à laisser.Ce n’est pas! comme ça ou une société mûrit.Une société mûrit bien et vieillit bien que si elle! se dit qu’elle a encore des choses à apprendre.qu’elle peut devenir meilleure,! qu'elle accepte de discuter des qualités' relatives de ses productions, mais pas de! façon jalouse et exclusive.Je ne crois pas que les années 2000 soient faites pour les! vedettes Ça va être fait pour des sous-1 roupes qui vont apparaître forts, ayant! es produits exclusifs, parce que c’est' dans les différences que le Québec va res-! sortir de nouveau et non pas à cause de; tel individu, de telle tête que l’on aura! bien ou mal financé.Mais ces sous-groupes, il faut les encourager.les soutenir, leur donner les infras-! tructures dont ils ont besoin.il faut ai-' der le ressourcement régional.Parce que; notre population est si peu nombreuse, il; faut très vite appuyer des gens qui ont 5,J 10, 15.25 ans de moins que nous pour as-! surer des liens et une continuité à travers! des actions.À certains paliers de gouvernement, onj n'a pas saisi ces aspects, c’est-à-dire la! nécessité d’infrastructures solides per-> mettant à des individus, à des sous-i groupes d’apporter des créations cultu-1 relies qui soient valables et qui, parce! qu’elles sont valables ici sont reconnues à| l'extérieur de nos propres marchés.Il y a! un premier rôle que les créateurs au Qùé-’ Suite à la page 16 N é 16 ¦ Le Devoir, samedi 19 juin 1982 Une fin de session fort orageuse à Québec Suite de le première page ¦ Le projet de loi 70 (par lequel le gouvernement récupérera $521 millions de ses employés directs et indirects) est un autre dont la machine grince Depuis de longues heures, les liberaux présentent des motions et se relaient pour retarder 1 adoption d'un projet que M Yves Bérubé défend de son mieux.De par et d'autre, il ne se dit plus rien de neuf depuis belle lurette, et les discours n’enrichissent certes pas l'anthologie parlementaire Sans le dire de façon expresse.M.Ryan semble déplorer que les centrales n'aient pas pu collabore avec l'opposition pour lui transmettre des données pertinentes propres a alimenter et relancer le débat parlementaire.Quant au ministre, il a dû convenir que les baisses salariales, de janvier à mars prochain, ne seront pas seulement de 18 85%.comme on l'a toujours dit.mais bien de 21 65%, si I on tient compte du fait que les employés publics ne toucheront pas la hausse de 2.80 > qui est prévue le 31 décembre.Comme ils ne toucheront pas cette hausse, ça leur fera un peu moins mal, mais la perte réelle, pour trois mois, n en sera pas moins de plus de 20% ¦ Quoi qu'il en soit, le projet 70, de meme que les projets 68 (régimes de retraite publics) et 72 (services essentiels), resteront dans la machine législative jusqu'à la dernière minute, les libé-raux s y opposant avec une énergie plus ou moins farouche.Mais leur mini-filibuster n'a d érçal que la détermination du gouvernement et 1 indifférence générale à cette période de l'année ou meme chez les fonctionnaire visés, l’on pense plus à profiter des rayons du soleil qu'à assombrir davantage un horizon déjà noir ¦ Quant à la menace de loi d'exception qui plane sur les médecins (omnipraticiens et spécialistes), elle ralentira la progression des travaux parlementaires En effet, une telle mesure a préséance sur toute autre et, toutes affaires cessantes, elle doit etre étudiée sans délai.Si je débrayage des spécialistes se concrétise, la loi pourrait être présentée dès mardi matin et adoptée le jour même.Les débats ne devraient pas être trop longs, car il semble bien que les députés libéraux, tout en blâmant copieusement le gouvernement, voudront aussi redonner rapidement aux citoyens les services vraiment essentiels que sont ceux des médecins, Il s agirait d’une loi-décret qui, en plus d’ordonner le retour des médecins au travail, établirait les hausses de traitement prevues dans les offres gouvernementales et prévoierait de dures sanctions.Jeudi, le premier ministre n'a pas hésité à qualifier d'attristant et même de «répugnant» le fait que les médecins se mettent en grève pour une question de gros sous, eux qui sont des privilégiés de la société On prévoit donc que le gouvernement n’y ira pas avec le dos de la cuiller, fort de l’appui de l'opinion publique sur ce point.Parmi les autres projets que l’on adoptera avant l'ajournement et qui ne devraient pas causer trop de remous, il y a les suivants.¦ l aide juridique (no 71); ¦ l’accès aux documents des organismes publics et la protection des renseignements personnels (no 65); ¦ financement des partis politiques (no 66); ¦ construction domiciliaire (no 82) et le reste.D autre part.le leader parlementaire du gouvernement.M.Bertrand, présentera une loi sur l’Assemblée nationale du Québec.mais pour étude et adoption au cours de l'automne.Ce projet.qui comporte certains éléments de réforme qui sont dans l’air depuis des années, laisserait en plan l’épineux problème de la rémunération et du régime de retraite des députes.Il semble bien que les députés, qui ont bénéficié de hausses salariales modestes depuis quelques années, verront leur salaire gelé pour l’année en cours, en guise d’exemple.Quant au ministre de la Justice, M.Bédard, il présentera une loi modifiant la charte des droits et libertés de la personne, mais elle aussi ne sera étudiée et adoptée qu'à la reprise de l’automne.Entre-temps, les rumeurs reprennent voulant que le premier ministre procède à un remaniement ministériel au cours de l'été Le chambardement toucherait même les ministères d'É-tat.sur lesquels on se pose beaucoup de questions, et il serait question de les remplacer par une espèce d' «inner cabinet», de cabinet! restreint.Du côté des libéraux, si les choses semblent calmes, c’est tout simplement parce que la fin de la session accapare toutes les énergies.Mais les hostilités couvent sous la cendre et le leadership de M.Ryan a de nouveau été mis en question au cours d’un caucus, cette semaine.Si M.Ryan décide d'entreprendre sa «remontée» du Québec ou sa deuxième campagne de leadership, comme il en a l’intention, les députés qui lui sont réfractaires sont prêts à se lancer dans une anti-campagne en vue du congrès de septembre.Tant et si bien que l’ajournement de la session, mercredi, après quelque 80 jours de travaux depuis le mois de novembre, ne sera pas le signe de grandes vacances.La pause estivale sera de courte durée pour les 122 députés, pour le gouvernement et pour M.Ryan ?Trudeau mondial en faveur du désarmement se laisse duper par la propagande soviétique L'Union soviétique est «vouée à la déformation de l'information», ce qui suscite des conditions favorables pour induire en erreur les individus inquiets, a expliqué le chef d’état-major dans une interview publiée hier Le général Withers soutient que les manifestations anti nucléaires qui se déroulent dans les pays de l’Ouest sont dirigées contre les programmes nucléaires des États-Unis et ceux de l’Europe de l'Ouest et non contre le programme nucléaire du Pacte de Varsovie.Le chef d’état-major canadien dit que' l’Union soviétique préconise un moratoire dans la course aux armements nucléaires parce qu’elle dispose d'un arsenal nucléaire supérieur à celui des pays de l'Ouest Certains partisans du désarmement sont très sincères «mais il s’agit néanmoins d’individus qui ont une conception idéalisée des affaires», affirme le général.«C’est très facile en Amérique du Nord où il y a davantage de droits de la personne que n’importe où ailleurs dans le monde».Le général Withers donne comme exemple des méthodes soviétiques la controverse concernant les plans de l’OTAN d'installer en Europe des missiles Pershing II L’Alliance a décidé de déployer ces armes nucléaires pour contrer la menace des missiles soviétiques SS-20, Le chef d’état-major affirme que plusieurs centaines de missiles SS-20 ont été déployés dans les pays du Pacte de Varsovie denuis 1979.Moscou réclame un moratoire alors qu'il dispose de la suprématie dans ces missiles à portée intermédiaire et la menace des SS-20 a été négligée par les pacifistes des pays de l'Ouest «Nous devons éviter que la guerre éclate», affirme le général Withers.«Pour prévenir la guerre, vous devez être prêts à combattre».+ Québec nateur gouvernemental des négociations avec les professionnels de la santé, pourrait être déterminant.L’alternative est simple mais lourde de conséquence, un règlement négocié ou la loi spéciale.Celle-ci, de l’aveu de M.Pierre-Marc Johnson hier est «technique- ment prête à être déposée aujourd'hui» (samedi) À la FMOQ où l’on vivait le Jour II d'un débrayage général et illimité de plus en plus impopulaire et désastreux pour la population au fur et à mesure que les patients sont refoulés, on ne pouvait dissimuler un certain optimisme quant à Tissue de la rencontre de ce matin.«Pour la première fois le gouvernement semble démontrer une ouverture d’esprit beaucoup plus grande en regard du redressement financier, a déclaré au DEVOIR le Dr Georges-Henri Gagnon, premier vice-président de la FMOQ II accepte d’explorer les avenues que nous avons ouvertes ces derniers jours et qui contiennent des concessions sérieuses J'ai tout lieu d'espérer un dénouement heureux des pourparlers d’aujourd'hui».Lui-même négociateur syndical, le Dr Gagnon souligne que la présence des «nouveaux visages» du côté gouvernemental.soit ceux de MM.Meloche et Bouchard, «est un signe évident de l'importance accordée au dossier présenté par la FMOQ» Ces derniers jours, les échanges se sont déroulés entre les seuls conseillers juridiques des parties, Me François Chapados, pour la FMOQ et Me Gilles Corbeil.pour le gouvernement.Ce matin, à 10 h 30, les équipes complètes de négociateurs seront autour de la table et tous les membres du bureau exécutif de la FMOQ seront à Québec de façon à prendre des décisions sur-le-champ pour les communiquer ensuite, s’il y a lieu, aux grévistes.Le Dr Georges Boileau, responsable des communications à la F’MOQ.a confirmé hier «que le dossier des négociations évolue d’heure en heure.».Reprenant sa métaphore de la veille, il a déclaré au DEVOIR: «L'ascenseur est en marche avec notre cargaison de contre-propositions revues et corrigées.On ne saurait dire s’il montera jusqu’à sa destination ou s’il s’arrêtera en chemin.» Cependant que la deuxième journée de la greve générale conjointe des généralistes et des médecins internes et résidents a été vécue tant bien que mal hier.Certaines salles d'urgence des hôpitaux de Montréal ont été congestionnées en matinée mais la situation s’est rétablie graduellement dans l'après-midi.Les soins dits essentiels ont été dispensés et la Centrale des urgences-santé a fonctionné «normalement».Le Dr Rénald Dutil, président de l'Association des médecins omnipraticiens de Montréal (AMOM) a tenu à assurer la population que «si la grève devait se poursuivre.tout sera mis en oeuvre pour dispenser les soins essentiels en fin de semaine» selon le même scénario établi depuis jeudi.La priorité est accordée aux «véritables urgences» dans les hôpitaux et les CLSC qui les dispensent, aux personnes âgées et aux enfants, et aucun malade n'est laissé pour compte si l'intervention d'un médecin est jugée nécessaire.Des équipes de garde ont été mises sur pied et des médecins «en nombre suffisant».sont munis de télé-chasseur pour répondre aux appels des centres hospitaliers.SAMEDI On célèbre aujourd'hui le centenaire du Couvent Maplewood à Waterloo.Toutes les religieuses et les anciennes élèves sont invitées à venir téter l'événement.Pour information: 539-0360.¦ Les Grands Frères et les Grandes Soeurs de l'Ouest de l’fle tiennent leur cinquième course annuelle.Le départ a lieu au Centre civique de Dollard-des-Ormeaux à 10 h et l’inscription se tait entre 8 h et 9 h 45.Les fonds recueillis serviront à venir en aide au jeunes de familles monoparentales qui ont besoin d'une influence adulte positive dans leur vie.Pour inf.: 453-6881.¦ L'Ordre des Chevaliers de Colomb fête son centenaire au Stade olympique.Pour information: 849-3634.DIMANCHE La Chorale mixte de la basilique Notre-Dame sous la direction de M Marcel Laurencelle interprétera à la messe de 11 h, Douce Mémoire de Roland de Lassus et à l'Offertoire, Ave Ve-rum De Dufay.M.Pierre Grandmaison sera à l'orgue.¦ Le Vieux-Port de Montréal, filiale de la Société immobilière du Canada, annonce le «Festival du Vieux-Port, été 82», qui aura lieu sur le quai Jacques-Cartier, rue de la Commune, face au marché Bonsecours, dans le Vieux-Montréal, jusqu'au 6 septembre.Sous le thème «Vacances, loisirs et culture» ce Festival conçu et produit par le Groupe d’animation urbaine de Montréal offrira aux Montréalais et aux visiteurs une fête continue, de très nombreux spectacles et des activités d'animation.On peut se renseigner quant à la programmation en composant le 849-0035.¦ Qu’est-ce que la lumière?D’où vient-elle?Quelle est sa relation avec nos yeux?Autant de questions auxquelles le nouveau spectacle du Planétarium Dow tentera de répondre d’ici au 5 septembre 1982.Les représentations commentées en français ont lieu le mardi à 12 h 15 et 21 h 30, le mercredi à 14 h 15 et 21 h 30, le jeudi à 12 h 15 et 21 h 30, le vendredi à 14 h 15, le samedi à 14 h 15 et 16 h 30 et le dimanche è 13 h.Pour inf.: 872-4530.L'Institut canadien des urbanistes tient son congrès sous le thème «Les nouvelles forces qui façonnent l'aménagement du territoire», à Hull jusqu'au mercredi 23.¦ Le père Marcel Lalonde, directeur de l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal, annonce la tenue d'une grande fête populaire en l'honneur du frère André, au Stade olympique, â compter de 14 h.Pour inf.: 733-8211.¦ La première d'une série d'assemblées de mise en candidature du Parti conservateur au Québec se tiendra dans le comté de Louis-Hébert.M.Joe Clark assistera â l'événement.Rendez-vous à 10 h à l'hôtel Holiday Inn, 3225, rue Hochelaga à Sainte-Foy.¦ D'importantes questions concernant les soins de santé seront à l'ordre du jour de l'assemblée annuelle et du congrès de l'Association des inFrmières et infirmiers du Canada qui aura lieu jusqu'au 23, au Centre des arts et de la culture de Saint-Jean à Terre-Neuve Pour inf.: (613) 237-2133.¦ Il y aura concert de fanfare à 15 h au Parc Jeanne-Mance donné par le Montreal Garrison Band et à 20 h 15 au parc Carré Dominion donné par le Veterans Band.¦ «Randonnées en Plein Air» vous invite, à sa randonnée pédestre dans le sentier des sommets Saint-Sauveur Après la journée, un arrêt est prévu à Sainte-Monique où il sera possible de cueillir des fraises.Il faut réserver en téléphonant au 374-3453.¦ L'Institut de Recherches Brace de l'Université McGill accueille les groupes communautaires de Vaudreuil Soulan-ges à une journée de démonstration sur «La Conservation d'Énergie et les Applications de ressources renouvelables».C'est un rendez-vous au 1, Stewart Park, Collège MacDonald, Ste-Anne-de-Bellevue de 10 h à 16 h.¦ La maison du fier-monde est heureuse d'inviter le public à des visites guidées de la Terrasse Ontario qui auront lieu tous les dimanches à compter de ce dimanche jusqu'au 12 septembre Inclusivement.Le départ s'effectue au Parc Lafontaine devant la statue de Lafontaine (face à la Bibliothèque municipale) à 13 h.Les visites se font à pied, durent environ deux heures et sont gratuites.Pour inf.: 598-8185.Mais comme l'évoquait hier M Pierre-Mar»' Johnson, si ces première journées de grève n’ont pas privé la population des services d'urgence et que jusqu'à nouvel urdre on ne déplore aucune catastrophe, l'effet cumulatif des rendez-vous annulés ou des admissions électives suspendues dans les hôpitaux, pourrait mettre en danger la santé publique.«Il ne faut pas sous-estimer l’effet cumulatif des nombreux arrêts de travail des omnipraticiens depuis un mois et demi, a commenté le ministre des Affaires sociales.Le volume total des services a diminué de façon considérable» En faisant le bilan de ïa grève et des négociations à l'Assemblée nationale.M.Johnson a répété «qu’il se refuse à la notion de services essentiels dans le cas des médecins» «Quant au projet de loi, a-t-il prévenu, je peux confirmer que nous srrmmes prêts en termes techniques.À cause de cet effet cumulatif, nous pourrions être appelés à intervenir au nom de la santé publique.Il ne faut pas écarter que ce type d'intervention survienne peut-être même en fin de semaine, selon l'état de la situation.» M.Johnson devançait alors le premier ministre, M.René Lévesque, qui avisait, jeudi, qu'il faudrait attendre au moins jusqu'à lundi pour intervenir, puisqu’à leur tour, les médecins spécialistes menacent de débrayer mardi matin, si aucune entente n'est signée entre leur syndicat professionnel et le ministère des Affaires sociales.M.Lévesque a en effet brandi le spectre du «bâton législatif» pour freiner le recours à la grève des médecins qu’il a qualifié «d’attristant et de répugnant».Du côté des spécialistes justement, c’est le silence le plus complet.«Les négociations se poursuivent», a répondu laconiquement un porte-parole de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) et le Dr Paul Desjardins, le président était inaccessible hier.Il se réserve le soin de faire le point vraisemblablement au cours du week-end Fertile en réactions de toutes sortes, la grève des médecins a provoqué hier une sérieuse mise en garde aux ministres et députés du Parti québécois.En effet, tout en appuyant la ligne dure du gouvernement dans le conflit qui Toppose aux médecins, l'exécutif régional des dix comtés du Parti québécois de Laurentides-Lanaudière trouve qu'il ne va pas encore assez loin.Dans le texte d'une résolution adoptée à l’unanimité jeudi soir, l’exécutif présidé par M.Ernest Boudreau rappelle que le programme du PQ favorise le salariat comme mode de rémunération de tous les professionnels de la santé.Dans cette perspective, il prie instamment le gouvernement «de ne pas céder au chantage des médecins», compte tenu que le salariat serait le mode le plus approprié pour réduire les coûts de la santé, encourager la prévention, éviter la surconsommation des actes médicaux.D'ailleurs, toutes ces données sont inscrites dans l'article 12 du chapitre 5 du programme du PQ.rappelle-t-on.D’autre part, au cours de son intervention à l'Assemblée nationale.M.Pierre-Marc Johnson a mentionné la résistance de médecins à suivre le mouvement de grève.Ce serait le cas à Rouyn, à Ville-Marie.en Abitibi, et dans certains autres secteurs de la Gaspésie, de la Côte-Nord et du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Renseignement pris, le Dr Gilles Des Rosiers, de la F’MOQ.a confirmé que les médecins de Rouyn et Ville-Marie boudent en effet en majorité la consigne de la grève et cela «pour des raisons d’exaspération et de frustration».«Ils n’attendent plus rien de personne», a commenté le Dr Des Rosiers en rappelant les nombreux problèmes vécus dans ces régions.Pour ce qui est du Saguenay-Lac-Saint-Jean.le débrayage est respecté à 90%, a-t-il affirmé.alors que dans les autres endroits nommés par le ministre, «il se peut fort bien que certains médecins soient récalcitrants».Les 1.800 médecins résidents et internes.eux aussi en grève, continuent pour leur part de dénoncer le décret qui leur impose une rémunération différente selon leur lieu de pratique.Dans un com- 19 juin par la PC et l'AP 1981: le Conseil de sécurité de TONU approuve à l'unanimité une résolution condamnant Israël pour le bombardement du réacteur nucléaire irakien de Tammouz; 1975: le secrétaire général de TONU Kurt Waldheim ouvre la première Conférence mondiale sur le statut de la femme: 1972: les pilotes de ligne observent une grève internationale pour protester contre les détournements d'avions; 1970: Soyouz-9 atterrit dans le Kazakhstan après avoir établi le record de durée dans T espace ( 17 jours, 16 heures.59 minutes): 1944: les forces américaines prennent Tile de Saipan dans le Pacifique; 1921: les grandes puissances européennes se mettent d'accord pour servir de médiateur dans le différend qui oppose la Turquie à la Grèce: 1867: Tempereur Maximilien est exécuté à Mexico; 1862: le Congrès américain interdit l’esclavage aux Etats-Unis: 1819: le SS Savannah arrive à Liverpool C'est le premier bateau à vapeur qui traverse l'Atlantique: 1522: Charles Quint se rend en Angleterre et signe le traité de Windsor avec le roi Henry VIII.ce traité prévoit l'invasion de la France.Ils sont nés un 19 juin: La duchesse de Windsor (1896): Louis Jourdan acteur français (1920).muniqué émis hier, ils soulignent que «le décret empêchera le recrutement nécessaire de nouveaux médecins».Enfin, à Tinstar de plusieurs organismes qui déplorent depuis jeudi la grève des médecins.M Ghislain Dufour, vice-président du Conseil du patronat du Québec (CPQ).a dit ne pouvoir y souscrire «malgré les griefs probablement justifiés des médecins».Cela ne saurait toutefois les justifier de priver la population de leurs services.?Sévigny.Suite de la page 15 bec doivent conserver: c’est celui de ne pas perdre leur crédibilité dans leur propre milieu., le milieu n’entend toujours parler que du prix que coûte la culture et on en vient à penser que la culture, ça coûte trop cher.Si on veut renverser cette perception, il faut que commence à s’établir un véritable dialogue avec l’ensemble des publics, les créateurs et les développeurs au niveau de la communication, de façon à ce que l'environnement qui faciliterait le travail de la création et qui renforcerait les appuis de la création dépasse les subventions gouvernementales.S’il n’y a pas de plus en plus de liens dans les supports au niveau des infrastructures entre les organismes gouvernementaux, la grande et la moyenne entreprise, les milieux éparpillés du Québec, les organismes et associations de façon à assurer non seulement le regain du secteur manufacturier et du secteur industriel, mais aussi le regain de la culture elle-même, alors, à ce moment-la.on ne va nulle part, c’est un cul-de-sac.R.R.: Vous demeurez confiante?T.S.: J’ai toujours du mal à ne plus avoir confiance en d’autres gens.Ce sont les gens qui font une société et je continue à avoir confiance.Il s’agit de canali- ser nos orientations, de ne pas se défaire les uns et les autres, mais de se lier en fonction d'objectifs communs.?Lunette Suite de la page 14 fait, quand UPI «couvre» le Québec, hors les questions économiques ou techniques, elle couvre le Quebec anglais.Les conséquences n'en sont pas mesurables.De la journaliste affectée au tourisme qui avoue «avoir eu un peu peur de se rendre au Québec» parce qu’elle y croyait interdit de parier anglais.au doyen d une prestigieuse ecole de droit américaine qui nous décrivait le mois dernier, dans un journal de Rochester (New York) comme «la plus importante oeuvre de bien-être social de la Confédération» dont les habitants n’ont même pas le coeur de dire «merci» et «interdisent Tusage de l’anglais dans l’enseignement public» dirigés qu’ils sont par un premier ministre «schizophrène», les préjugés restent grassement nourris, à peu près intacts.Leçon édifiante sur la puissance de la presse, mais aussi dure leçon d’humilité sur les failles de ce métier.Davignon content PÉKIN (Reuter) — Ayant récupéré de la crise néphrétique qui l’avait contraint à être brièvement hospitalisé à Pékin.M.Etienne Davignon, commissaire européen chargé de l'Industrie, est parti pour Hong-Kong pour des pourparlers sur les importations de textile.Selon l’ambassade de Belgique à Pékin, M Davignon a été extrêmement content des soins qui lui ont été prodigués en Chine, où il a été notamment soigné selon la médecine traditionnelle.20 morts dans l’explosion d’un pétrolier PÉKIN (AFP) — Un pétrolier chinois a coulé récemment au large des côtes orientales de la Chine à la suite d’une explosion qui a apparemment fait une vingtaine de morts, a-t-on confirmé à Pékin Le dernier numéro du Liaoning Ribao (Quotidien du Liaoning) parvenu dans la capitale chinoise rapporte que le Daqing 53.un bateau de 10,000 tonnes, a sombre le 5 mai dans le golfe de Bohai, au nord de la mer Jaune.La cause de l’explosion et le nombre des victimes ne sont pas précisés, mais 29 marins ont pu être sauvés.Selon des informations de source digne de foi, l’équipage comptait une cinquantaine de membres.Un cargo libanais explose BEYROUTH (AFP) — Onze personnes ont été tuées.12 blessées et 18 autres sont portées disparues à la suite de l'explosion d une charge dans un cargo libanais, au large de la ville de Tripoli, a rapporté la presse libanaise.Selon la presse, le cargo avait quitté le port de Tripoli à la tombée de la nuit avec a son bord 64 passagers, dont un grand nombre de femmes et d'enfants.Il s'agissait de Libanais pour la plupart originaires du Liban-Sud et qui tentaient de gagner Chypre.Certains passagers étaient de nationalité égyptienne.À 12 km de la côte, une charge a explosé dans le poste de pilotage.Les pertes matérielles sont évaluées a $400.000 sur niCROf uns Le Devoir a toujours été à la fine pointe de l’actualité.Aujourd’hui, en plus de demeurer fidèle à son image Le Devoir se veut l’instrument d’une excellente documentation.Évitez tout ennui que comporte l’accumulation de journaux tout en sauvant du temps.Les microfilms du Devoir offrent une source de renseignements indispensables dans les bibliothèques, les centres de documentation et toutes les bonnes maisons d’enseignement.Et ils sont maintenant disponibles depuis les tout premiers numéros! Pour plus d’information, écrivez à Le Devoir, 211 rue St-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 ou téléphonez à M.Bertrand Soucy au 844-3361, poste 245.v >7 LE DEVOIR CULTURE ET SOCIÉTÉ Montréal, samedi 19 juin 1982 L’art du cinéma d’animation Le FLQ au Musée des Beaux-Arts par amour par René Viau MICKEY le grand: Donald Duck: Koko le clown: l’élastique Panthère rose: Tweety Bird: l'angélique canari venu directement d’Hollywood dans sa cage et qui dé jà «a cru voir un gros minet».Félix le chat peut-être: Bettv Boop court vêtue, la jaretelle provocante et l’oeil aguichant: Popeye aux avant-bras légendaires et à l’épinard bagarreur: Torn and Jerry; Pinocchio.tous nos amis seront là.avec en prime, un morceau de l’authentique pellicule gravée de Blinkety Blank de McLaren; la chaise de Crac, les marionnettes de Trnka.le seul dessin conservé d’Émile Cohl sur la centaine de milliers qu’il a faits; et, suprême ancêtre dinausaurien.le Théâtre optique d’Émile Reynaud qui attirait les foules au Musée Grévin en 1882.cousin de la lanterne magique, ancêtre du cinéma d’animation, voire du cinéma tout court, reconstitué pour la circonstance.Comme Mikey.l’apprenti-sorcier de Fantasia, le cinéma d’animation a tous les pouvoirs d’enchantement, de métamorphoses, de transformations incessantes à la vitesse de 24 dessins par seconde, mais encore, pouvoir de rassemblement fascinant.Voulant accueillir 200.000 personnes.le Musée des beaux-arts de Montréal a misé sur cette magie et ces merveilles.Jusqu'au 5 septembre avec l'exposition L’art du cinéma d’animation, il nous propose un microcosme de ce «septième art et demi», trop longtemps négligé et qui entre, enfin, au musée par la grande porte.Poursuivant et appuyant l'oeuvre de la Cinémathèque québécoise qui se K s, spécialise dans la recherche et la restauration des films d’animation.le musée avec cette exposition qui voyagera ensuite à Bordeaux.Chicoutimi et Bruxelles fera de Montréal, la capitale mondiale de cette forme d'expression.C’est une très grande exposition.Et à l’auditorium du musée, Tele-cino fera tourner, vous pouvez être sûrs, plus d’un dessin animé! Comment présenter au musée cet art essentiellement temporel qu’est le cinéma d’animation?L’exposition est.avant tout, un parcours.Un parcours quasi magique, pour des enfants petits ou grands, lumineux, qui évoque la splendeur de la nuit des salles de cinéma.l’émerveillement de ces personnages de rêve, et dont l'énumération au début de cet article n’est qu’un avant-goût.L’art du cinéma d’animation, c'est donc 800 objets qui n’ont rien du fétiche, pellicules cellulose et acétate, mise en scène et surtout le dessin, ce dessin toujours dynamique anonyme mais rivalisant avec celui des maîtres et si patiemment répété.La panoplie du bénédictin dans sa cellule qu’est le dessinateur d’animation est sans cesse complétée dans l'exposition par des projections au mur, en écran vidéo et à l'auditorium.Ce dessin animé qui a devancé le train des frères Lumière arrivant à la gare de La Ciotat entre au musée à une epoque charnière dans son développement.Avec l’électronique, ce sera de plus en plus, dorénavant une affaire d’équations mathématiques.et de représentation plus vraie que nature.L’exposition nous rappelle qu’il a eu pendant un siecle une existence bien à lui.autonome à celle enregistrée par la caméra.Chacune des images a dû exister avant comme oeuvre d’art, à travers dessins sur papier, acétates, maquettes, cartons découpés et tous les maté-naux que l'imagination des créateurs a su mettre à contri-bution.Certains comme McLaren, on le sait, ont directement dessiné sur la pellicule avant que l’électronique vienne bouleverser la «vie antérieure» de ces images.L’exposition nous rappelle aussi ce que l’on savait moins Que le cinéma d’animation s’est toujours épaulé aux formes d'expressions les plus novatrices du 20e siècle notamment en arts visuels.Conservateur en chef du musée et concepteur de l’exposition au générique impressionnant et dont le choix aes oeuvres, le catalogue et.soulignons-le.l’entière réalisation n'aurait pu être possible sans la participation de Louise Beaudet de la Cinémathèque québécoise, Pierre Théberge nous parle de ce voyage de «l’autre côté de la pellicule».«On y verra l’envers du décor.d’où viennent ces choses?L’origine du médium, les techniaues, les grands créateurs, les inventions, le produit final mais aussi toutes ses étapes de réalisation, non pas comme un tableau et toutes ses esquisses, mais bien comme un tableau divisé en fractions de seconde».Cet art fascinant a été négligé par l'histoire de l'art.«Windsor McCay.le créateur de Little Nemo a fait des milliers et de milliers de dessins.il n’en reste maintenant qu’une centaine.D'Émile Cohl.presque tout a été perdu.Parce que c’était un art populaire, le cinéma d'animation n’a pas été pris au sérieux On a jeté, jeté .Maintenant avec le recul, on voit que ces gens-là étaient des grands artistes.Walt Disney est un bâtisseur de cathédrale.Le cinéma d’animation est l’art populaire de notre époque.Cela touche tout le monde, dans le monde entier.C’est notre mythologie contemporaine.Peu d'hommes comme Disney ont pu.à sa façon, imposé un monde! Mais beaucoup de ces créateurs étaient sans nom et là.nous sommes en train de les rédécouvrir.» «Pourquoi les enfants, et ils ne sont pas les seuls, s’intéressent tant à l'animation'’ C'est que le dessin animé touche aux racines profondes de la pensée.C’est l’imagination vue, concrétisée, tout comme ce petit film à l'intérieur de notre cerveau qu’est l’imagination au pouvoir.C’est ça la création».Les enfants seront reçus ici par Mickey, dans ses meubles.Un Mickey qui dialogue avec McLaren sans distinctions ou catégories.«On n est pas là pour dire que.par exemple, l’animation expérimentale est plus «artistique» que Mickey Mouse.C’est un monde où les pensées s’interpénétrent Je suis sûr que Disney admirait McLaren et vice-versa».«Montréal, on ne le dit pas assez souvent est un grand centre pour l'animation.Aussi grand que dans les pays de 1’ Est.L’ONF et Radio-Canada qui ont grandement collaboré à l'expo ont une influence internationale».Ce n’est donc pas un hasard si la première exposition d’envergure consacrée par un musée dans le monde à cette forme d’expression vue dans son ensemble se fait ici.Il y avait un «know-kow» et une expertise tant du côté des créateurs que du côté des connaisseurs.«La coljection de la Cinémathèque Québécoise a été le point de départ de l'exposition La ré-utation impeccable de ouise Beaudet a été le garant du succès de L’art du cinéma d’animation.Cela n'a pas été facile de convaincre les gens de Disney.Grâce à elle, les portes se sont ouvertes.Disney a fini pour nous prêter 150 dessins.En Tchécoslovaquie aussi Or leur expliqué ce que l'on voulait faire, en fait, un hommage aux créateurs.Ils ont été touchés qu'un musée de beaux-arts s'intéressent à eux.La collaboration a été superbe parce que les créateurs ont compris ue nous donnions à leur art la ignité et le contexte qu’il méritait.On prend cela autant aux sérieux que Picasso ou d'autres oeuvres.Il ne faut pas voir là une exposition populaire pour faire venir le monde.Ce sont des oeuvres d’art de très haut calibre.Un choix très sérieux a été fait et les pièces sont dans mon esprit situées sur le même pied aue le reste de la collection du musée.Les cinéastes l'ont compris.Le grand plaisir de l'exposition vient aussi du fait qu’il n’y a pas de photos, de documents au deuxième ordre, de reconstitutions, de troisième génération.Nous avons insisté pour avoir les choses originales.Nous ne voulions pas exposer des «copies» dans un musée.Tout comme aucun musée n’expose des photographies de toiles de maîtres, on ne voulait pas faire la même chose avec L’art du cinéma d’animation.Ce n'est pas un livre».Le «vrai» Tweety est là et il vous en convaincra.Il n’est pas le seul.En gros, le parcours de l’ex- Suite à la page 32 Le monde du livre déplore la disparition du Grand Prix littéraire de Montréal Réal Benoît, premier lauréat du prix en Yves Beauchemin, dernier lauréat du prix en 1982.par Marc Morin SE voyant déjà comme le parent pauvre de la culture montréalaise subventionnée.le monde de l’édition littéraire n’a certes pas le coeur à applaudir la disparition du Grand Prix littéraire de la Communauté urbaine de Montréal.On le présumait, bien sûr, et cette réaction à peu près unanime du milieu se dégage justement d’un sondage fait, ces derniers jours, par LE DEVOIR Rappelons que l'arrêt de mort du Grand Prix littéraire de Montréal a été signé, le 11 février dernier, par le président du Conseil aes arts de la CUM, M.Jean-Pierre Goyer, au moment où il rendait public le rapport du comité de consultation sur le Conseil des arts, mis sur pied au printemps 1981 à l’initiative du président du comité exécutif de la CUM, M.Pierre Des Marais II, pour examiner le mandat et l'activité du Conseil des arts.L'une des 29 recommandations du rapport du comité de consultation, déjà entériné par les membres du Conseil des arts au moment où M.Goyer rendait public le document.était de remplacer le Grand Prix littéraire par un Grand Prix de la Communauté urbaine de Montréal qui devrait être décerné, pour la première fois l’an prochain, à une personne, un groupe ou une création ayant marqué la vie culturelle montréalaise au cours de l’année.Le romancier Yves Beauchemin aura donc été.cette année, pour Le Matou, le dernier lauréat du Grand Prix littéraire comportant une bourse de $3,000 Créé en 1964 comme Grand Prix littéraire de la ville de Montréal, il est devenu celui de la CUM en 1980.lorsque l'administration du Conseil des arts de la région métropolitaine est passée sous la coupe de la Communauté urbaine de Montréal.Au total, le Grand Prix aura été attribué 18 fois, la première en 1965 à Réal Benoît pour son roman Quelqu’un pour m’écouter, et la dernière, ce printemps, à M.Beauchemin.Celui-ci et l’historien Jean-Claude Lasserre 1965.en 1981 pour Le Saint-Laurent, grande porte de l’Amérique auront été les deux seuls lauréats du Grand Prix du Conseil des arts élargi avant que l’édition ne doive en faire son deuil.Dans un échange acerbe avec des critiques littéraires, à l'occasion de (a remise du dernier prix à M.Beauchemin, le 27 avril, M.Goyer a reproché aux journalistes et au milieu littéraire de ne s’être pas présentés aux audiences du comité de consultation sur le Conseil des arts, absence qui, semblait-il laisser entendre, aurait pesé dans la balance où l’édition littéraire ne faisait évidemment plus le poids puisque la seule contribution tangible du Conseil des arts à la vie littéraire sera désormais éclatée en un prix pour l’ensemble des secteurs culturels.Le Conseil des arts ne péchait déjà pas par excès de générosité à l’endroit de l’édition montréalaise: depuis quelques années, le Grand Prix était doté d’une bourse de $3,000, les frais d’attribution (jury, cérémonie de remise.etc.) représentant le solde de $7.000 d’un budget de $10,000 réservé par le Conseil des arts à la littérature.Sur une enveloppe budgétaire de $1.650.000 cette annee au Conseil des arts de la CUM, on peut difficilement qualifier de somptuaire la quote-part de l’édition.Le milieu littéraire qui n’avait pas été, de l’avis de M.Goyer.assez empressé à faire valoir son point de vue aux au- diences du comité de consultation.continue de réagir à l’annonce de la disparition du prix — disparition «appréhendée», semble-t-il, puisque le président du Conseil des arts de la CUM, dans une réponse tardive à l’offre de bons offices de l'Union des écrivains du Québec, a laissé la porte ouverte en indiquant à M.Denis Monière, président de l’UNÉQ.que cette décision n’était pas finale.Le 13 avril, l’UNÉQ rappelait à M.Goyer l’importance d’un prix littéraire associé au nom de Montréal et offrait ses services pour administrer le prix, ayant déjà une expérience en ce domaine, puisque l'Union gère les deux prix du «Journal de Montréal» et se prépare à assumer l’administration d’un prix Québec-Acadie.De son côté, l’Association des éditeurs canadiens (AËC), sous la signature de son président, M.René Bonenfant, écrivait à M.Goyer le 25 mai pour marquer sa «consternation» devant l'éventuelle disparition du Grand Prix littéraire.«Nous comprenons fort bien, dit l’AÉc, que le Grand Prix littéraire tel que conçu et décerné actuellement pose des problèmes.(.).n nous semble toutefois que la solution proposée (la disparition pure et simple) est loin de constituer un remède!» L’Association offrait, elle aussi,'sa collaboration au Conseil des arts pour ce qui touche son action dans le domaine litté- raire.Mentionnons en passant que l’AÉC regroupe, cette année, près de 50 éditeurs québécois.L’UNÉQ représente, pour sa part, près de 300 écrivains inscrits à l’annuaire 1982 La petite enquête du DEVOIR a touché, outre les porte-parole de l’UNËQ et de l'AÉC.une trentaine d'acteurs.éditeurs et libraires, dont quatre lauréats du Grand Prix littéraire de la ville de Montréal ou de la CUM.Pour M.Thomas Déri, directeur général de la Société de développement du livre et du périodique, il est «dommage qu’on n’ait pas tenu compte des suggestions que faisaient depuis plusieurs années les éditeurs et auteurs» quant au mode d’attribution du prix et aux catégories en lice.(Le jury devait considérer.tout ensemble, divers genres littéraires, des 18 Grands Prix attribués, huit sont allés à des romans, cinq à des essais, trois à des ouvrages d'histoire et deux à la poésie.) M.Pierre Tisseyre, pdg du Cercle du livre de "France, qui avait vendu l’idée du Grand Prix de la ville de Montréal au maire Jean Drapeau et dont deux auteurs (Réal Benoît et André Langevin) ont été lauréats.déplore que, sauf exceptions, les ouvrages primes n’aient pas été destinés au grand public.Dans l’idée originale de M.Tisseyre et de M.Claude Hurtubise, qui avaient moussé la création du prix en 1964.on devait s’assurer que l’ouvrage couronné soit sur-le- champ traduit dans l’autre langue, ce qui n’a jamais été fait.(À ce sujet, certaines personnes interrogées ont laissé entendre que le futur Grand Prix, élargi à toutes les manifestations culturelles, permettrait au Conseil des arts de souligner de temps à autre l'apport de la communauté anglophone montréalaise, tandis qu’un Grand Prix littéraire ignorait forcément une édition en langue anglaise à peu près inexistante ici.) Le président et directeur littéraire des Éditions La Presse, M Antoine DesRoches, est favorable à ce qu’on apporte des modifications au mode d'attribution du Grand Prix, en éliminant notamment la confusion des genres.Il préconise, plutôt que la disparition, une «multiplication des prix qui constituent, s’ils sont bien attribués, un encouragement à l’écriture et une reconnaissance du travail d’écrivain».Pour l’éditeur, il importe peu que le prix ait un impact sur les ventes: «Si cela arrive, tant mieux!» Également éditeur, pdg de l’Hexagone et lauréat du Grand Prix de la ville de Montréal en 1971 pour L’Homme rapaillé, M.Gaston Miron se contente de rappeler qu’«en général, toutes les grandes villes ont leur prix littéraire».Du côté des libraires, c’est M.Jean Bode, président de la librairie Déom et véritable institution sur le marché montréalais du livre, qui a eu les commentaires les plus critiques à l’endroit du Conseil des arts de la CUM: «C’est bien là le portrait des gens qui nous dirigent, tonne-t-il.C’est le geste de gens qui vivent dans un milieu inculte.On s’étonne que cette ville, qui a englouti plus d’un milliard de dollars dans les Jeux olympiques.en ait retiré si peu de cet esprit olympique qui est essentiellement culturel.Comment, dans une ville qui se veut «internationale», peut-on lésiner sur trois pauvres petits mille dollars, alors que c’est plutôt trente ou quarante mille qu'il faudrait attribuer pour plusieurs prix au roman, a la poésie, aux oeuvres savantes.» Autre son de cloche de M.Pierre Renaud, de la librairie Renaud-Bray, qui fut président de 1 Association des libraires du Québec jusqu’à un affrontement avec ses homo- logues pour une question de livres en solde.Le libraire croit que le prix de Montréal n’a jamais fait de bruit, qu’il n’y a pas ici de réservoir suffisant pour que l’attribution d'un prix fasse quelque différence.À son avis, seul le prix Robert-Cliche, attribué annuellement à Québec par le quotidien «Le Soleil» à l’occasion du Salon du livre, a un véritable impact sur le marché de l’édition parce qu’il et «bien publicisé» et qu’il est destine à un premier roman.Chez les auteurs, citons d’abord M.Yves Beauchemin, qui passera à l’histoire comme étant le dernier des récipiendaires du Grand Prix littéraire de Montréal.Il considère la décision annoncée par M.Goyer comme un «net recul pour la littérature d’ici».Son petit doigt lui dit que ce serait peut-être une façon détournée pour le Pouvoir de montrer la méfiance que les écrivains lui inspirent.Selon lui, cette méfiance s’est déjà exprimée, à un autre niveau, par le fait qu’il n’y ait pas d’émission littéraire à Radio-Canada.«Les écrivains, reconnaît M.Beauchemin, sont difficiles à mobiliser.Montréal est la métropole francophone en Amérique.Quand on m’a remis le prix 1982, en avril, je me rappelle très bien les propos de M.Goyer qui voulait affirmer hautement la primauté culturelle de Montreal.Et pourtant.» Comme plusieurs autres auteurs interrogés, l’auteur du Matou a fidèlement rempli un questionnaire que le comité de consultation du Conseil des arts de la CUM avait soumis aux membres de TUNÉQ C’est aussi le cas de Mme Claire de Lamirande, qui a consacré une matinée a répondre au questionnaire.Elle faisait d’ailleurs partie du jury du dernier Grand Prix littéraire.Selon elle, «il ne faut rien négliger de ce qui peut valoriser l'écrivain.Ce sera une perte pour les auteurs et pour la ville.On a négligé l’impact que peut avoir un prix littéraire; à la dernière remise du prix, par exemple, on n’a même pas eu la décence de présenter les finalistes.» Pour M.Pierre Vadebon-coeur, lauréat du prix en 1979 pour son essai Les Deux royaumes, «il est insensé qu on supprime le prix pour par Jean-Claude Leclerc DU drame qui a fait deux morts lors d'un raid de r«Armée révolutionnaire du Québec» dans un magasin d’armes, rue de Bleury, à Montréal en 1964.le public n'avait sans doute pas retenu grand chose, si ce n'est que parmi la poignée de felquistes condamnés, un immigrant du nom de François Schirm.bizarre «para» de son métier, trainait toujours derrière les barreaux, itinéraire moins comprehensible encore que celui des jeunes «prisonniers politiques» bien de chez nous.Toutefois, à en juger par le livre qui vient de paraître aux Quinze.«Personne ne voudra savoir ton nom», un nom désormais va devoir s'inscrire dans l'histoire et la littérature québécoises, celui de François Schirm.qui rêvait de faire la révolution, ou à tout le moins d'en proclamer la nécessité il y a plus de quinze ans maintenant, et qui.en expliquant son échec et le nôtre comme société, aura peut-être enfin réussi à faire oeuvre très utile.Comment ce «maudit immigrant» a-t-il fait, malgré la potence qui faillit l'emporter et ses quinze ans de tôle, pour entrer si vite et si profondément dans notre culture et nos institutions et porter sur les événements et les hommes de chez nous un regard plus compréhensif et un jugement plus percutant que l'ont fait nombre de nos analystes et de nos rebelles?Cela risque de demeurer un mystère, à moins de croire, avec 1 auteur, que son récit, comme son engagement abrupt dans le Québec et l'indépendance, est une «histoire d’amour».Méconnu de ses juges et de ses gardiens, abusivement condamné à mort puis à l'emprisonnement à I perpétuité pour un homicide certes coupable mais pas aussi haineux que la justice le prétenait à l'époque, François Schirm est descendu au fond de l'enfer carcéral.qui perdure dans notre société «civilisée».Il en est revenu, extraordinairement vivant, plus libre et lucide que nombre de ses contemporains des turbulentes années soixantes.aujourd'hui rangés pour la plupart dans la vie privée, et morts à toute aventure collective.Son livre alerte, franc et petcutant comme sa propre aventure personnelle est un témoignage émouvant et stimulant à la fois, non pas d’abord du point de vue politique.encore qu'il soit exceptionnel aussi à ce cna-pitre.mais du point de vue humain.Ayant tout subi, tout traversé grâce à ses convictions intimes, même encore «bloqué» comme tant d’autres aujourd'hui, François Schirm atteste néanmoins de l'essentiel, c’est-à-dire de sa propre dignité d'homme.Il l’a fait non seulement en résistant au «système» dont il démasque impitoyablement les hypocrisies, qu'il s’agisse du palais de justice ou d'Archambeault.mais en restant sensible aux hommes et aux femmes — à ceux-là surtout quand on est en prison, à celles-ci après, quand on en sort — amis et ennemis, compagnons de bagne ou pauvres gardiens prisonniers du système et pas tou jours complètement déshumanisés.Enfant sous les bombardements de la dernière guerre, apatride errant sur les chemins d’Europe, légionnaire en Indochine puis en Algérie, — des gars de vingt ans qui tuaient des gars de vingt ans pour des gouvernements qui n’iront jamais en prison, — détenu dans l'aile des condamnés a mort, et dans des pénitenciers à sécurité maximum, dans des «unités spéciales» aussi, construites pour mener au suicide ou à la domestication totale, l'homme aurait dû s’effondrer avant d’atteindre les 50 ans qu’il a maintenant.Il est au contraire debout, devenu mature, sage et étonnamment jeune Sur la question nationale et sur «les Anglais», il est vrai, son jugement reste trop simple et trop court: il lui manque peut-être d’avoir aussi été «immigrant exploité» à Toronto! Mais sur tant de personnages, grands et petits, sur tant de situations, son analyse et ses remarques valent bien des travaux savants et des commissions d’enquête! Il est stupéfiant que le Québec laisse chômer une telle intelligence, une pareille I sensibilité.Étrange destin que celui de ce militaire qui rêvait de libération et d'independance au bruit des mitrailleuses lourdes et des fusils AK-47.qui serait probablement mort bêtement s'il avait réussi le vol d’armes de 1964 et s’était lancé dans de plus grandes opérations, et qui, devenu écrivain, aura peut-être apporté, si son livre connaît le retentissement qu’il mérite, un choc plus salutaire sur l’homme et la société d’ici (sur les femmes, c’est une autre affaire!) que les bombes du FLQ.Ayant perdu le pouvoir des armes et de la terreur.François Schirm a retrouvé, plus que la plupart des nationalistes et sûrement des felquistes, l’arme redoutable de la vérité sur soi-méme et sur les autres.Les historiens pourront trouver que sa perspicacité cède au règlement de comptes à I endroit de certains officiers de justice ou même d'anciens camarades de combat.Mais il leur sera difficile de refaire sa fresque de l’univers pénitenciaire, là où on passe sa vie à mourir lentement depuis qu’est abolie la peine de mort.Les révolutionnaires de chez nous, enfin ceux qui ont prétendu à cette redoutable vocation, ont souvent sombré dans la dureté politique et dans une terrifiante sécheresse des sentiments, comme si la quête d’une humanité meilleure avait lentement épuisé l’humanité en eux.François Schirm est aux antipodes de ce type de militant.Il a tué ou vu mourir de vrais soldats II est resté accessible à la pitié, la vraie, même si on n'a guère eu pitié de lui.Privé de vie affective normale pendant quatorze ans, il parle de ses amis, des femmes qu’il a connues, de sa petite fille dont on a osé déchirer et jeter le portrait dans le bol de toilette de sa cellule, de la petite perruche morte dans l’aile des condamnés à mort, des vieux gardes qui «savaient comment parler aux prisonniers sans les provoquer», de sa mère, qui s’est suicidée en Bavière, à 71 ans, avec un fusil que son fils n’aurait «jamais dû acheter».François Schirm ne fait pas que rétablir l'image humaine du FLQ.Son livre remet de l'humanité dans nos enjeux et nos durs jeux politiques.À sa surprise, cependant, une autre revolution que celle qui était la sienne a commencé, à son insu, pendant qu'il était en dedans, la révolution des femmes.Des Anglais, passe encore qu’il trouve qu’«il n’y a rien à faire avec eux», mais des femmes, complètement changées depuis qu’il est revenu à la liberté, il ne comprend plus rien.Mais c'est là un autre «épisode» qu’il eût été injuste d’attendre de l’auteur à son premier ouvrage.Personne ne voudra savoir ton nom, François Schirm, Montréal, éd.Quinze / prose entière, 1982, 211 pages V y une bagatelle.» 11 trouve tout de même intéressante l’idée que le Conseil des arts accorde annuellement un prix général à telle ou telle oeuvre ou manifestation culturelle.L’écologiste et auteur Pierre Dansereau a fait partie du jury du Grand Prix a trois reprises, dont celui de cette année Pour lui, le nouveau prix qu’on veut instaurer «n’a as beaucoup de sens H sera ien difficile d’attribuer un prix en choisissant dans tant de domaines de l’activité culturelle » Mme Monique LaRue rappelle, quant à elle, que beaucoup d'auteurs sont montréalais et que «Montréal est important aussi bien comme lieu que comme thème de romans».M.Jean-Yves Soucy trouve «aberrant qu'un prix soit ouvert à toutes les formes culturelles.d’autant plus que le Grand Prix était la seule contribution, très modeste, de l'administration montréalaise à la littérature».«Tandis que les arts du spec-Suite i la page 32 18 M Le Devoir, samedi 10 juin 1982 CULTURE ET SOCIÉTÉ / littérature La vie littéraire par Jean Royer JACQUES Lamarche est un écrivain imposant.Il vient de publier aux Éditions Pierre Tisseyré le quatrième tome de «La Dynastie des Lanthier» : La Saison des glaïeuls en fleurs.Les autres «saisons» publiées depuis 1973 étaient celles des «aurores boréales», des «arcs en ciel» et des «feuilles mortes».Cette vaste saga veut couvrir un siècle d'histoire du Québec.L’auteur a déjà mérité plusieurs prix mais il en a raté un, en 1971: le jury du Prix du Cercle du livre de France a refusé de couronner son manuscrit Eurydice, croyant que l’oeuvre était celle d’une femme.! Jacques Lamarche avait publié ses premiers essais aux Éditions du Jour de Jacques Hébert II s'est ensuite attaqué à la fiction De plus, n’oublions pas que Jacques Lamarche est un géant parmi les artisans de notre machine littéraire.Il a été très actif, fondant des associations d’écrivains et provoquant même la fondation d’un PEN Club québécois, avec l'aide de Germaine Guèvremont et Alice Parizeau.en 1967 Dans cette opération.il n’a pas reçu évidemment le soutien du PEN Club canadien.Jacques Lamarche était donc ailé chercher l’appui des PEN Clubs français et britannique., qu'il a par la suite présentés au president du PEN Club canadien.D’où vient le mot «PEN» club?des premières lettres de Poets.Essayists.Novelists De retour de Saint-Malo où elle s’est rendue après sa participation au colloque international de Radio-France tenu à Paris il y a quelques semaines sur le thème «Langue française: identité et universalité» où elle représentait le Québec avec Nairn Kattan et Gaston Miron.Madeleine Ouellette-Michaslska veut clarifier l’ambiguïté qui a plané sur l’attribution du prix du gouverneur général attribué à son essai LA VITRINE DU LIVRE par Paul Mancel Romans — Essais Les Sulpiciens et la vie culturelle à Montréal au XIX siècle, par Marcel La-jeunesse, Rdes, 280 p.$13.95.Étude poussée d’un élément culturel de premier ordre pour le Québec au siècle dernier.e Emile Zola correspondance tome III, 1877-1880.Presses de l’Université de Montréal.543 p.relié.$45.00.Travail remarquable (é-dition abondamment annotée) sur l'homme et la vie en France à cette époque.a Emmanuelle en noir, par Suzanne Paradis, Leméac, coll.«Roman québécois».211 p., $13.95.Réédition remaniée (copyright 1982) d’un ouvrage paru en 1971 (chez Gar-neau).Le complexe d’Oe-dipe ¦ L’arbre de l’oisiveté, par Pierre Petel, Leméac, coll.«Vies et mémoires», 102 p., $6.95 Réflexion très libre, retour sur soi.«L’automne aussi est une chose qui commence».¦ Sciences humaines Comment aimer vivre seul par Lynn Shanan, Le Jour.Traduit de l’américain 192 p., $8.95.Soudainement, on se retrouve seul.¦ Se contrôler par le biofeedback, par Paultre Ll-gondé, Editions de l'Homme, 252 p., $8.95.Le livre se veut une démystification et une popularisation du biofeedback.B Trouver la paix en soi et avec les autres par Théodore Isaac Rubin, m.d.Editions de l’Homme.Traduit de l'américain.272 p.$8.95.«La paix intérieure dans une époque d'anxiété».Une autre recherche.B Norman Bethune, son époque et son message; édité par l’Association canadienne d’hygiène publique, ouvrage bilingue (avec résumés) 254 p., $11.50.Recueil des communications présentées en 1979 à une conférence commémorant le quarantième anniversaire de la mort de Bethune.B Tueur à gages, par Martin Monestier, Stanké, 461 LA RECHERCHE L« txohrfli* dam.i «spAc* - L» m«croivdiuUon L*s anomalies de ( «an • La vldéodhKjue »uméiM|uè Æ Dossier : le mythe, l’idéologie et la science par J.Maynard-Smith, P Valadier et E Schatzman La biologie spatiale par H Planel La macroévolution par N Eldredge Les anomalies de l’eau par C.A Angell L’astronomie maya par A.F.Aveni Les «SQUID» n 133 / $3.25 parBWPetley en vente dans les bonnes librairies et tabagies ¦ I I I I I I I I I OFFRE D’ABONNEMENT Un an: $32.00 i« aouacrte unabonnanwnt d'un an ( 11 no») A la RECHERCHE, au prix da $32.00 Nom .«.Protaaalon Coda poatal VruHtax pavar par cttfeju» établi A l'ordra da Dlttualon Dlmédla Inc.A ratoumar accompagné da votre réglement A DXTuaIon Dlmédla, 930, av.Labeau, Saint-Laurent H4N 1S2 I I I I I I I I I p.$14.95.Une étude sur le vif du monde de la violence, de ses causes, de ses manifestations, etc.B Situation et avenir du catholicisme québécois tome I, Milieux et témoignages, par Jean-Guy Bissonnette, André Charron et autres.261 p.tome 2, Entre le temple et l’exil, par Fernand Dumont, Jacques Grand’Maison et autres.231 p.Leméac.Coll.«A hauteur d’homme».Les 2 tomes: $27.90.Un travail, une étude, nés de rencontres entre amis très divers, animés d'une foi commune, vivant en un lieu appelé le Québec.a Divers Des enfants découvrent l’agriculture, éveillez votre enfant par des contes, par Didiër Calvet, Editions de l’Homme, 200 p., illustré.$7.95.a Parlez pour qu'on vous écoute, réussir à parler en groupe et en public, par Michèle Brien, Le Jour, 176 p., $7.95.B Les plantes qui guérissent, par Jean-Marc Brunet, m.d.Editions de Mon- tagne.110 p., $7.95.B Les règles du golf, abrégées et commentées par Yves Bergeron, Editions de l’Homme.128 p., $6.95.Francophonie Derniers poèmes en vers et en prose, par Max Jacob.Poésie/Gallimard.180 p.$6.95.Un des grands de la poésie contemporaine.B La fête noire, par Yvonne Quilès, Seuil, coll.«Libre à elles», 214 p., $18.90.Un roman qui montre une évolution profonde dans une province française.B La lanterne sourde, par Pierre Mac Orlan, Gallimard, réédition, 392 p., $32.00.Des sujets extrêmement divers entre 1920 et 1939: l’Angleterre, Paris.Et l’argot, l’histoire un peu revue.B La Ronde et autres faits divers, par J.M.G.Le Clé-zio, Gallimard, coll.«Le chemin,» 246 p., $14.95.Onze nouvelles sur un monde solitaire qui cherche amour et liberté.nnediS, n* vj donne rendez-vous, samédi le 12 juin c e 14 h gouverneur général on du N o no it .MJ" r «Vil TjXmt >tV7 publié aux dis de'a U r .ai |canaL25) .elaTVRQ^p^ufMonUea> QuebeC,,Crvant'u«»JhP' ,a.eeStleSL»V^ a U» ma- aSh ”, ,5h eUi’"' L’échappée des discours de l’Oeil.Il fut accepté et non refusé comme l'affirmèrent certains communiqués de presse en provenance de Paris, mais elle versera le profit à l’Association des femmes autochtones du Québec, à Amnistie internationale et au Parti québécois.Pourquoi ce choix?«Parce que je tiens à rappeler que l’avenir est aux sociétés mixtes et pluralistes.On réclame sa propre autonomie, mais il y a toujours la tendance du groupe plus large et socioéconomiquement plus fort et mieux représente politiquement.à réduire les cellules plus petites, dissidentes, porteuses de différences.Aussi nécessaire de poser ce geste maintenant qu’à l’Université de Montréal en 1965?«Davantage.Après ce refus de la médaille du lieutenant gouverneur.un symbole parmi d’autres de nôtre aliénation coloniale, on commença à donner la médaille de l’État du Québec dans les universités, et les écrivains se mirent à refuser le prix littéraire du gouverneur général, ou à le convertir, dans l'espoir d’alimenter le projet révolutionnaire.Aujourd’hui ce rêve révolutionnaire, est parfois déçu par le Parti québécois.Comment?«Qui règne se compromet, fait des erreurs.Mais vaut mieux se cotnpro-mettre et perdre des illusions que choisir sa mort, son effacement.Ou alors, il reste Tu- topie.le désespoir.Je refuse l’un et l'autre.» B Le Salon du livre de Québec vient de recevoir $20,000 du ministre fédéral des Communications.M.Francis Fox.dans le cadre du programme «spécial» d’initiatives culturelles.Le Salon du livre de Québec est une initiative â',ée de onze ans.De plus, un autre programme, celui de la «promotion de la femme» du Secrétariat d’État.a valu une subvention de $10.000 pour le colloque «L’écriture au féminin».qui avait lieu au dernier Salon du livre, le 25 avril dernier.Ce «colloque» était en fait une table ronde qui réunissait Marie-Claire Blais.Alice Parizeau.Catherine Hermary-Vieille et Françoise Dorin.ces deux dernières étant en visite de promotion pour leurs livres publiés chez Gallimard et Flammarion.Inutile de dire qu'avec une telle subvention, le «colloque» fut réussi.Le directeur général du Salon, M.Lorenzo Michaud, se dit «très heureux de (cet) appui tangible», dans un communiqué ou il ne manque pas d’ajouter que le Conseil des arts du Canada a octroyé pour sa part une subvention de $15.000 au Salon.Cela porte l’aide du Gouvernement canadien au Salon du livre de Québec à $45,000.Il est intéressant de comparer la subvention au «colloque» par le Secrétariat d’État et la subvention au «Salon» par le Conseil des Arts.Pour ce qui est de l’information littéraire, nos deux réseaux de télévision d’État n’ont toujours pas d'émission annoncée.Mais cela ne veut pas dire que des projets ne sont pas formulés à Télé-Métropole.par exemple.Est-ce que c'est la télévision privée qui prouvera la réalité littéraire devant nos deux télévisions publiques, culturelles et éducatives?D’autre part, c’est Inter-Vision qui présente à son canal «Arts-Spectacles» (position 29 à Montréal et 27 à Québec), la seule émission littéraire en ville.On donne des appréciations sur les livres # on reçoit un écrivain chaque semaine.L’émission est reprise quatre fois par jour durant toute la semaine.a Le Salon du livre de Drum-mondville.qui s’ouvraft mercredi, se termine dimanche à 18 h 00.Les «parrains» du Salon étaient De-nyse Guénette, qui a publié son dernier livre aux Éditions de la Pleine lune: Bernadette Renaud, écrivaine pour les enfants, chez Leméac et ailleurs; Léandre Bergeron, auteur d'un dictionnaire célèbre chez VLB: Louis Caron, le romancier du Canard de bois au Boréal Express.B Cette semaine, au réseau FM de Radio Canada, les émissions littéraires accueillent: Louis Caron.Suzanne Paradis.Yves Thériault, Marguerite Duras et Fernand Dumont.éditions hurtubise hmh Itée UN TRÈS BEAU VOYAGE À TRAVERS LE CANADA LE CANADA D'UN OCÉAN À L'AUTRE s&mrnim - ft.'R* ¦ LE CANADA D’UN OCÉAN À L’AUTRE 186 photos-couleurs pleine page issues du travail des meilleurs photographes canadiens Relié toile, couverture rigide, format 27 x 22 cm ¦——-——Bon de commande- S V P me faire parvenir ( ) exemplaire (s) de l’ouvrage LE CANADA, D’UN OCÉAN À L’AUTRE au prix de 24.95$ seulement plus $0.55 de frais de port: total 25.50$/ exemplaire.NOM .ADRESSE .Veuillez porter à mon compte Visa no .Date d’expiration .Signature .7360 boul.Newman, Ville Lasalle, P.Q.H8N 1X2, (514) 364-0323 M.MKAYE Auteur de PAVILLONS LOINTAINS ZANZIBAR LANNEE DU RAG0N Gary Strimoeour roman ALBIN BKHI.I On jrïenpéchepas lj| uiscauv ROBERT DALEY r tin an I Derniers soubresauts d’un monde occidental à l’agonie, à la périphérie d une grande ville L’organisation et le ravitaillement de la société humaine achèvent de se dégrader, des bandes sauvages cherchent à imposer leur loi de la jungle et font régner la terreur dans la ville en décomposition Au milieu de ce chaos, une temme s’efforce de demeurer lucide et sereine Elle découvre dans la contemplation la voie d une vie neuve, au travers du mur de la réalité, au-delà des convulsions finales 238 pages 13,75$ — !» Cujo est un saint-bernard de cent kilos.C’est aussi le chien de la famille Camber et le meilleur ami de Brett Camber, qui a dix ans.Un jour, Cujo chasse un lapin qui se réfugie dans un trou — une petite grotte souterraine habitée par .quelques chauves-souris atteintes d’une horrible maladie.Ce qui va arriver à Cujo et à ceux qui auront le malheur de l’approcher constitue le sujet du roman le plus palpitant que Stephen King ait jamais écrit.Un véritable chef-d’œuvre de suspense littéraire 354 pages 14,95$ pages 14,95» 1.I.I 1 t 11 Parce qu elle a été bouleversée par un roman récent, « La Case de l’oncle Torn, » une jeune fille appartenant à la meilleure société de Boston quitte l’Amérique pour s en aller de l’autre côté du monde: à Zanzibar qui, en ce milieu du XIX' siècle, lui apparaît comme la plaque tournante du commerce des esclaves.Une fois sur place, elle ne doute pas de pouvoir mettre un terme à ce honteux trafic.Mais, au cours de la longue traversée qui doit la mener là-bas, une terrible tempête infléchira brusquement son destin.Par l’auteur de PAVILLONS LOINTAINS 444 pages 16,95$ .l.J L L La vie à Ceylan était calme en 1914.Les Wingate ont de l’argent, une domesticité nombreuse.Mariés depuis huit ans, Charles et Elizabeth Wingate partagent avec Jennifer, leur petite fille, un bonheur apparemment sans faille Une succession d’événements va pourtant briser cette heureuse quiétude En apprenant d’abord que Charles n’a pas toujours été un mari Irréprochable, Elizabeth découvre que la vie d’une femme ne doit peut-être pas se situer toute entière dans l’ombre de son mari.C est le roman d’une femme où toutes les femmes se reconnaîtront 534 pages 19,95$ Après le premier quadriennal de Nixon (1969-1973) qui (orme le sujet des 2 tomes intitulés A La Maison Blanche.c’est « l ettondrement cauchemardesque de l’autorité » aux États-Unis qui court en filigrane dans le tissu des événements mondiaux auxquels l’auteur a été mêlé en 1973-1974 et qu’il décrit dans cet ouvrage: l’accord de Paris sur le Vietnam, le sommet Brejnev-Nixon de 1973.le resserrement des liens entre les USA et la Chine de Mao, l’année de l’Europe et l’affrontement Kissinger-Jobert, la chute de Salvador Allende, la guerre d’octobre au Moyen-Orient et.le Watergate 754 pages (24 photo») 34,95 $ rrrrrr Albin MkI* I y a quelques années le crime était inconnu chez les Chinois d’Amérique.Aujourd’hui c’est le règne du meurtre, du racket, de la drogue, et les seigneurs chinois du crime se sont mis à défier les caïds de la Matia Robert Daley, qui fut commissaire délégué de la Ville de New York et a connu de près le fonctionnement des services de police, s’est plongé dans cet univers d’une impitoyable férocité.Il en expose les secrets dans ce roman crépitant de passion, de vitalité et de danger 444 pages 16,95 $ H diffusion HACHETTE Internationa! canada inc.Les livres de votre été.chez votre libraire t « A 4 CULTURE ET SOCIÉTÉ Le Devoir, samedi 19 juin 1982 ¦ 19 Françoise Bujold, fille unique Photo de Françoise Bujold par Albert Dumouchel prise vers 1954-1955.par Jean Royer Françoise Bujold, Piouke Fille unique, poèmes, textes radiophoniques, gravures, dessins, écrits sur l’art.Montréal, Éditions Parti Pris, 220 pages, 1982.Françoise Bujold, catalogue de l’exposition préparé par Claude Haeffely, conservateur adjoint au Musée d’art contemporain de Montréal, 55 pages, 1982.ECRIVAINE radiophonique, poète, peintre et graveur.Françoise Bujold est née en Gaspésie en 1933 et est morte à Montréal en 1981.Cette gitane de Bona-venture.qui publiait ses livres d'art en tirage limité et qui enseignait les arts plastiques aux enfants Indiens, a été l’artiste la plus discrète de sa génération.Peu connue, méconnue, sauf des collectionneurs et des amoureux de son art, Françoise Bujold retrouve enfin sa place et sa dimension avec l'exposition oue présente de son oeuvre le Musée d’art contemporain et la publication de ses textes aux Editions Parti Pris.On voit mieux aujourd’hui quelle place elle occupait dans 1 espace artistique et littéraire des années cinquante aux années soixante-dix.On comprend mieux que cette femme était une sorte de «fille unique» du soleil.L’artiste habitait l'arc-en-ciel des couleurs.Regardez ces tableaux, ces dessins, ces gravures au Musée d’art contemporain.L’écrivaine était amoureuse de la mer dont elle fréquentait les mystères.Lisez les textes qu elle écrivait pour les émissions de radio réalisées par Lorenzo Godin.La femme voulait être libre.Ses poèmes seraient ceux d’une bohémienne, qui prend la liberté de l’humour et la franchise de la tendresse.Ses poèmes ressemblent d’ailleurs à des lettres qu’on écrit à des amis.Et cette poésie porte le ton du pays, se fait l’écho fidèle des paysages de la Gaspésie Parfois.Françoise Bujold se fait plus intime avec une tendresse irrésistible.Lisez ce petit poème, qui lui ressemble tant: «Quand la perdrix est touchée elle ne crie pas.Son corps devient souche et fougère pour sauver son coeur qui bat encore.» Françoise Bujold était étrangère à un monde d’adultes Elle ne voulait pas cesser de s'émerveiller.Elle s'est ancrée dans l'enfance, dans les images de l'enfance.C’est peut-être pourquoi elle a tant aimé enseigner aux enfants Indiens, purs devant l’art et leur propre mvthologie.Ces enfants de Maria et Caughnawa-gah.elle les a fait écrire, dessiner.graver même Elle les a publiés dans des albums magnifiques à tirages limités: L’Ile endormie.Une fleur debout dans un canot, La Naissance du soleil.Françoise Bujold cultivait l'émerveillement et la liberté dans tout ce qu elle était et dans tout ce qu elle faisait.Voilà ce que nous disent l'exposition et les publications qui nous redonnent aujourd'hui une grande partie de son oeuvre littéraire et plastique.Il faut en remercier principalement Claude Haeffely.conservateur adjoint au Musée d’art contemporain et Gaëtan Dostie, des Editions Parti Pris.Le catalogue de l'exposition.même s’il est broché, nous introduit au monde de Françoise Bujold avec une grande qualité éditoriale.Claude Haeffely y a réuni des textes et des images qui la fe- ront bien connaître du grand public.Des photos de Kero et d’Albert Dumouchel, le maître de cette génération où l'on retrouvait avec Françoise Bujold des artistes comme Janine Leroux et Pierre Guillaume, Roland Giguère et Kit-tie Bruneau Des textes qui parlent: des poèmes, des lettres, une critique de Laurent Lamy sur une exposition de l’artiste il y a vingt ans.ainsi que des propos sur l’art.Ce catalogue est complété par une biographie commentée de François Bujold.Par ailleurs, c’est aux Éditions Parti Pris que Gaëtan Dostie a réuni une grande partie de l'oeuvre écrite de Françoise Bujold On retrouve dans ce livre ses deux recueils de poèmes accompagnés de gravures: Au catalogue de solitudes,publié aux editions ERTA de Roland Giguère: La Fille unique, publié aux éditions Goglin.On lit aussi quelques textes radiophoniques.des poèmes épars ou inédits, ainsi que des écrits sur l'art.On sait, d’autre part, que les Editions Orphée projettent de publier les textes radiophoniques de Françoise Bujold pçmr la série qui s’intitulait: «À toi qui n’es pas né au bord de la mer».L’édition de Parti Pris nous présente quelques-uns de ces textes, qu’accompagnent des photos, des dessins, des reproductions de gravures de Françoise Bujold.Cet ouvrage est certes indispensable à la connaissance de Françoise Bujold mais il faut dire, hélas' que la piètre qualité de l'édition de Parti Pris gâche un peu le plaisir qu’on a a fréquenter cette oeuvre unique et foisonnante de vie II me semble que la hâte de publier ce livre n'excuse pas la pauvre tenue éditoriale.Ce qui.d'autre part, n'enlève pas les mérites de la ferveur de Gaëtan Dostie qui voulait à tout prix que l’oeuvre écrite de Françoise Bujold accompagne cette exposition au Musée d'art contemporain.En fréquentant cet ouvrage, on ne peut cependant plus ignorer l'originalité de la présence de Françoise Bujold dans notre histoire artistique et littéraire.Cette femme, qui a tant aimé la vie, la mer, l’enfance.la lumière et l’amour, qui a créé dans la solitude, n’a jamais accepté de se retrouver loin de sa Gaspésie natale.Et c'est ce pays que l’on retrouve dans son oeuvre.Il est d'ailleurs émouvant de se rappeler que.deux ans avant sa mort, elle avait séjourné à Miguasha pour dessiner des fossiles.Ces dessins légers et fragiles, tirés de la mémoire de la terre, sont ses dernières oeuvres.Regardez ces dessins dépouillés en face des lumières qui chantent dans ses premiers tableaux des années cinquante et vous comprendrez les chemins de Françoise Bujold.cette fille du soleil Nos auteurs en poche Louis Caron, L’Emmitouflé, coll.Points, Seuil, 207 p., 1982.Louis Caron, Le Canard de bois, Les Fils de la liberté.!., coll.Points, Seuil, 326 p., 1982.Voici qu’après Jacques Godbout (Salut, Galar-neau!) c’est au tour de Louis Caron d'entrer dans la collection de poche de Seuil en France, via le Boréal Express.On sait en effet que Caron a publié le premier tome des Fils de la liberté au Québec chez Boréal et en France chez les éditions du Seuil.On sait aussi que la série télévisée de sa veine romanes-ue a été co-produite par les eux pays.Ainsi s’explique le chemin de Louis Caron vers le livre de poche français, ce qui n'est pas un mince marché, ni une place indésirable pour un romancier.On se souvient sans doute Louis Caron de tout ce qu’on a dit de bien sur Le Canard de bois, ce roman historique merveilleusement écrit.Il ne faudrait pas oublier non plus L’Emmitouflé, qui reste, à mon avis, le livre le plus séduisant sinon le plus parfait de Louis Caron.On y retrouve à leur meilleur les talents de conteur Anne Hébert *s> de Caron.Son cher Nazaire.qui se réfugie dans les bois en 1917.pour ne reparaître parmi les siens qu'à la fin de la guerre, est tout simplement inoubliable.¦ Sylva Clapin, Alma Rose, coll.Bibliothèque québécoise, Fides, 199 p., 1982.Félix Antoine Savard Chez Fides.romanciers, poètes et conteurs québécois s'y retrouvent en bonne compagnie: Jovette Bemier.Laure Conan.Alfred Desrochers, Saint Denys Garneau.Alain Grandbois.Germaine Guèvre-mont, Félix Leclerc.Emile Nelligan et Yves Thériault.entre autres.Dans son papier journal gris et léger sous une couverture qui a généralement l’air démodé, fa collection de poche de Fides reste d'une grande utilité pour les étudiants.Chaque oeuvre y est introduite soigneusement' par une présentation qui la situe et l’analyse.Le livre de Sylva Clapin (qui avait pris le pseudonyme de Claude Sicard) est présenté par Gilles Dorion Alma Rose est un récit qui se veut l’émule et la continuité de Maria Chapdelaine par Louis Hémon.Le texte a d a-bord paru en feuilleton dans La Presse en 1925 II prend la relève de Louis Hémon avec le ton de l’époque.Mais Alma Rose n’aura jamais réussi à supplanter Maria Chapdelaine! Anne Hébert, Kamouras-ka, coll.Points, Seuil, 249 p , 1982.on tout notre GToaci MOUS VENDIONS DÉJÀ À MOniÉ PRi* IPRSQUE VOUS ftSSEZ.À LA CAISSE., COUPE ENCORE DE 25°/« TEL Wq 84-5-So^l Cojfv ST.RAULl lÉTROSgA/icTOgl^QUVggT PRESQUE tout I g TEINAI* «H vire nos entrepôts i Recueils de Musique pou/orgue 1?Rég: J.9SN°P™* BQ* Il nous reste encore plusieurs TONNES PE Mots Croisés à PIECE! PKlxwer! chaque toinst Heureusement, il v eut Ka-mouraska ! Ce roman d'Anne Hébert reste un des chefs-d’oeuvre de la littérature francophone.Le film de Jutra l'a brillamment porté à l'écran et restera lui aussi un classique, même s’il a été jugé de façon injuste par les critiques de cinéma québécois, peu habitués que nous sommes à jouer avec les mythes universels.Car c'est bien à ce niveau que se situe Kamou-raska, un livre de silence et de fureur ¦ Madeleine Ferron, La Fin des loups garous, coll.Bibliothèque québécoise, Fides, 203 pages, 1982.Dans notre littérature.Madeleine Ferron occupe une place à part, au premier rang des conteurs joyeux.Son premier roman, qui vient de paraître en livre de poche, sonne la fin de la légende qui fait peur et des mythes d’une morale traditionnelle.Avec Madeleine Ferron.oui, c’est la fin des loups garous.Et l’amour gagne.Voici un petit livre d’une lecture fort agréable.¦ Félix Antoine Savard, Me-naud maitre-draveur, coll.Bibliothèque québécoise, Fides, 237 p., 1982.Depuis qu'il a été récupéré par Claude Ryan dans LE DEVOIR avec un soi-disant «testament» politico-littéraire (en janvier 1978), Félix Antoine Savard a été évacué de la société québécoise, en quelque sorte.On a eu l’impression que son oeuvre aurait pris un coup de vieux! Bien sûr, collé au référendum québécois.un roman de la terre sort, lui aussi, défait après un «Non».Mais l'oeuvre garde sa place historique en littérature.Elle peut donc garder sa place dans une collection pour usage scolaire.Mais on devrait aussi faire lire aux étudiants Le Barachois, qui est peut-être le plus grand livre de Mgr Savard Jean Royer Le cahier «UftilUi du journal LE DEVOIR est dirigé par Jean Royer ¦ Nous rappelons a nos correspondants que les lettres adressées a «Culture et Société- doivent être signées et comporter, de manière lisible, les nom, adresse et numéro de téléphone de l’auteur II nous est impossible de publier les lettres anonymes 340 auteur* 1400 titre* 10e anniversaire &ec*y/i Robert Roseastoite John Reed * % John Reed au cinéma: REDS Robert Rosenstone Points-Actuels no 51 S8 75 ! c V* ’ Reds, le film de Warren Beatty est tiré de cet ouvrage De New York à Leningrad, en passant par Mexico, une vie engagée et un amour fou.1PP ^Jerome Chargn Poisson-chat Jérôme Charyn 312 pages $19 50 Connaissez-vous ces poissons-chats qui adorent se vautrer dans les eaux Loueuses du Bronx et n’ont pas leur pareil pour avaler des boîtes de conserve?Tel est le point de départ de cet,«À la recherche du temps perdu- désopilant et peu orthodoxe.La terre est si belle.La terre est si belle.Journal 1876-1978 Julien Green 326 pages $19 50 • Chaque volume du Journal de Julien Green est à la fidèle ressemblance de l’auteur: libre et sincère.Ce qui le distingue en propre dans-la continuité des préçédents c’est une plus grande ouverture au monde extérieur Le salon des anges Le salon des anges Marie Chaix 176 pages $15 10' «Je l'ai, aimé, tu l’as aimé, nous pouvons aussi nous aimer, y avait-il pensé?Des trois joueurs, un homme et deux femmes, l’un doit perdre et perdra tout.Jeanne Dupleix Le temps d’un royaume Rose Vincent 360 pages $.18.90 La vie romanesque de Jeanne, humble creole de Pondichéry devenue marquise de Dupleix et l’histoire, absolument exacte, d'un «royaume» qui marque le temps fort de l'influence française en Inde.Je te trouve un peu pâle Récit d'été avec trente fantasmes féminins de Federico Fellini Fruttero & Lucentini 360 pages $13 10 HIUTTBJUO * LUCBNTTN) Je te trouve un peu pâle AUX EDITIONS DU SEUIL Par les auteurs de «La femme du dimanche-, une journée de mondains, l'été, en Toscane Federico Fellini a Choisi trente photos de ses films pour juxtaposer ses fantasmes aux personnages de ce récit En vente chez votre libraire Diffusion: Dimedia Inc.* 20 » Le Devoir, samedi 19 juin 1982 CULTURE ET SOCIETE / le monde des enfants Serge Wilson «Comme si j'écrivais pour moi, enfant» Photo Diane Hardy par Élisabeth Veauvy-Charron Marie-mardi, Fend-le-vent et Mimi Fin-fouin: trois personnages, trois romans du jeune auteur québécois de livres pour enfants, Serge Wilson.Fée, fantôme ou crapoussine nous entraînent dans des aventures aux nombreux rebondissements.Pas de grands exploits dans ces récits mais du quotidien teinté de mystère; la banalité côtoie le merveilleux.Les cadres sont familiers: les bords d’un lac, des collines boisées, la bibliothèque d’une petite ville, mais le jeune Fend-le-vent n’a-t-il pas le pouvoir de traverser les murs?Marie-Mardi n’est-elle pas fée?Quel est le pouvoir des formules magiques de Mimi Finfouin?Des textes faciles à lire, un style vivant et alerte, de nombreux dialogues, une certaine fraîcheur et beaucoup de spontanéité dans le récit.L'auteur ne fait pas de longues descriptions, il ne décrit pas des états d’âme.Il invente des personnages, il crée une atmosphère.et c’est l’aventure du livre qui commence.Car pour Serge Wilson, écrire est une aventure.Il ne connaît jamais la fin de son histoire lorsqu’il la commence.Tout au plus a-t-il posé quelques jalons .ses personnages font le reste.Mais justement ces personnages sont un peu trop livrés à eux-mêmes, ils ne s’arrêtent jamais.Ils interviennent parfois de façon abrupte et on se demande qui est qui?Les dia- logues se succèdent sans beaucoup de transition.Il y là comme une mobilité presque gênante.On souhaiterait une pause, plus de liant.Un livre à part dans l’oeuvre de Serge Wilson: Ti-Jean et le Gros Roi, venu tout droit de notre tradition orale.C’est une réécriture, adaptée pour les enfants de la série de Germain Lemieux «Les vieux m’ont conté».Astuce et malice de Ti-Jean qui, par une pirouette se joue plus d’une fois du roi toujours dupe.C’est la raison du plus malin.Une écriture limpide et enjouée pour des récits amusants.Les illustrations abondantes de ces livres sont des dessins aux contours très précis dans la tradition des bandes dessinées; réalisées par Claude Le calendrier des spectacles par Élisabeth Veauvy-Charron S’ÉVADER à la campagne avec nos enfants, les envoyer dans des camps d’été?Oui.Mais ne fuyons pas si vite, ni trop longtemps, la ville qui cet été nous promet des divertissements des plus variés et des plus enrichissants.Il faudra programmer son temps libre entre le Festival du vieux Port, Terre des Hommes, La Ronde et les différents parcs de la ville où il y aura parades, fanfares, marionnettes, théâtre, grands jeux de plein air et de nombreux spectacles d’animation et de variétés.À prévoir en priorité, une visite prolongée, sinon renouvelée au musée des Beaux Arts, qui nous présente une magnifique exposition de niveau international: L'art du cinéma d'animation Festival du Vieux Port C’est demain le 20 juin l’ouverture du Festival du Vieux Port - Été 82.Reconnaître le fleuve, dynamiser l'espace portuaire, voilà les buts profonds de la Société du Vieux Port de Montréal (filiale de la Société immobilière du Canada) qui, pour ce faire, a mis en oeuvre ce festival dont il a confié la production au Groupe d’animation urbaine de Montréal.Cette ini- L exposition du cinéma d'animation au Musée des Beaux-Arts: le «Théâtre optique» de Émile Reynaud tiative d’envergure va offrir au grand public des activités multiples et des spectacles de grande qualité.Les enfants n'ont pas été oubliés.Terrains de jeux et camps de jour de la région ont été invites à venir y passer une journée.Les autres enfants, me précise un animateur, nous les attendons «en famille».Avec un désir évident de satisfaire l’enfant-curieux, l’enfant-joueur et non l’enfant-consommateur, les organisateurs ont mis l’accent sur la récréation (piste de patins à roulettes, terrain d’aventure, «push-ball», souque à la corde.) et la culture (le labyrinthe, seul jeu payant au coût de $1 00 mais où les gagnants sont récompensés, est un jeu d’énigmes sur le thème de l’histoire du divertissement à Montréal depuis 1800).Sois belle et tais-toii 9 Aujourd’hui, les femmes ont leur mot à dire mais elles n’ont pas attendu cela pour s’exprimer, dire et écrire leurs opinions, en “bons mots” intéressants, drôles, étonnants et souvent même.choquants.Un nouveau livre.Ainsi disent-elles, vous en convaincra: on y retrouve, regroupées par thèmes, 1,056 citations de 470 femmes de diverses nationalités et de toutes les époques.^»1,s 272 pages Illustré/!ndex biographique 97.95 Disponible en librairie ou par la poste chez l’éditrice COUPON-RÉPONSE.Je désire recevoir _____ exemplaires du livre Ainsi disent-elles® $7 9f> chacun (S.V P.inclure $0.60 pour les frais d’envoi).Ci-joint un chèque ou mandat à l’ordre de Opuscule inc.de $ NOM : ADRESSE _ Opuscule 3449 St-Denis, Montréal H2X 3L1 Tous les jours à 14 h 30, la parade des enfants défile sous l’oeil complice du Perroquet-mascotte, fidèle compagnon des pirates de tous les temps et nous conduit à la scène expérimentale où sont présentés a 15 h 00 des spectacles pour enfants (sauf le lundi).Du 20 au 27 juin.Les Souffleurs d’images présentent L’étoile rouge avec des marionnettes géantes, du 29 juin au 4 juillet ¦ Petite ville deviendra grande de Suzanne Lebeau par la compagnie du Carous-sel: le 1er juillet: Pétrouchka (marionnettes): du 6 au 11 juillet La Noix de Coco joue Je regarde et je ne vois rien du tout: les 13-14-15 juillet, c'est un spectacle d’animation avec masques et musique par La Caravane; les 16-17-18 juillet: Le voyage du Petit Morceau par le théâtre des confettis.Pour vérification du calendrier et programmation ultérieure, appelez 849-0035.L’espace très dégagé où se déroule le festival est situé entre le fleuve et le Marché Bonsecours dont on redécouvre les magnifiques proportions.Ce site du quai Jacques Cartier est anime par une montgolfière colorée, véritable invitation à l’aventure et par le Franconia — transformation sommaire mais pour- tant réussie d’un immense hangar portuaire en bateau ; à son sommet, une longue frise aux couleurs vives de drapeaux de marine qu’un initié pourrait décoder en «Festival du Vieux Port» évidemment.Sur la clôture Ouest, 49 panneaux ont été dessinés par des classes de différentes commissions scolaires.Quatre de ces murales se verront décerner un prix demain à 13 h 30 au cours de la séance d’ouverture L'accès au site est gratuit.L’art du cinéma d’animation Mickey, Pluto, Cendrillon et Pinocchio en personne sont venus directement des Archives Walt Disney de Burbank en Californie pour passer l’été à Montréal.C’était hier l’ouverture de la splendide exposition sur le cinema d’animation au Musée des Beaux Arts.Elle sera là jusqu’au 5 septembre.La projection continue de courts métrages et divers programmes éducatifs complètent la visite des 5 salles d’exposition au deuxième étage où des animateurs sont à notre disposition.C’est un tour d’horizon de l’histoire du cinéma d’animation en Amérique du Nord et en Europe que nous réalisons en voyant dessins, maquettes, marionnettes et diverses créations d’animateurs célèbres.Quel chemin parcouru du découpage de papier à l’ordinateur! Une reconstitution du Tliéâtre Optique (1892) d'Émile Reynaud, inventeur du cinéma d’animation permet la projection des premiers dessins animés.On entend pour la première fois depuis 1899 les paroles et la musique originales de Gaston Paulin pour Pauvre Pierrot.Plus près de nous, on reconnaît les maquettes et décors de Sesame Street, 1’ ingénieux Don Quichotte et les collages de Une fenêtre dans ma tête.Des cinéastes de l’Office National du Film feront des démonstrations d’animation le mercredi de 13 h 00 à 17 h 00: le 7 juillet, marionnettes par Co Hoedeman; 14 juillet, plasticine pas Ishu Patel; 21 juillet dessins animés par Bernard Longpré.Pour les enfants de 7 ans et plus, un atelier de pré-cinéma fonctionnera dès la première semaine de juillet: après l’observation par la visite de l’exposition, c’est l’apprentissage puis la réalisation d’un minifilm d’animation.Les places sont limitées.Réserver au 285-1600, poste 154.À l’auditorium, un très vaste programme de films d’animation présente des courts métrages de 1906 à nos jours.Félix le Chat (1923), Koko le Clown (1915) et Gertie le dinosaure (1914) sont au rendez-vous.Le musée est ouvert tous les jours, sauf le lundi, de 11 h 00 à 17 h 00.Dans les parcs de la Ville de Montréal Théâtre pour enfants, folklore et fanfares sont présentés gratuitement.Folklore: tous les jeudis soir à 20 h 00 au Lac au Castor et, à partir du 29 juin, tous les mardis, même heure, au Carré Dominion.Fanfares par des élèves du New Jersey: au Parc Jeanne Mance les dimanches 20, 27 juin et 11 juillet à 15 h 00, au Carré Dominion tous les mercredis à 19 h 30, les dimanches 20, 27 juin à 19 h 30 et les 4, 11, 18, 25 juillet à 20 h 15.D’autres concerts de fanfare auront lieu du 21 juin au 4 août à 20 h 30 le lundi au Parc Morgan, le mardi au Parc Molson, le mercredi au Parc Lafondaine Pour les enfants, à partir du 28 juin, deux pièces de théâtre: L’oiseau vert de Gozzi (marionnettes) et Les Mille et une nuits dont la programmation sera dévoilée ultérieurement.Pour information, composer 725-6451.Loisir scientifique Dans le cadre du anniversaire du Jardin 25e des DES PAGES BRÛLANTES D’AVENTURES 16 NOUVEAUTÉS DUPUIS smd vètoer res ht / -W.m.?.«* mow**» • ALBUM SPIROU relié no.162, 676 pages de détente 20 vedettes et Boule & Bill en vacances! 9,75 $ • LES PETITS HOMMES no.13 Les Prisonniers du temps 6,95$ • MEILLEURS RÉCITS DU JOURNAL SPIROU no.7 Blanc casque • PAPYRUS no.5 L’Égyptien blanc • JERRY SPRING no.12 El Zopilote (réédition) • SIBYLLINE no.5 Sibylline s’envole (réédition) • MARC LEBUT no.2 L'Homme des vieux (réédition) • L’HISTOIRE EN B.D.no 13 Surcouf III (réédition) • LE VIEUX NICK no.1 Pavillons noirs (réédition) • MARC DACIER no.12 L’or du "Vent d’Est” • GÉNIAL OLIVIER no.10 Un génie ingénu • JESS LONG no.7 La mort jaune • LES TIMOUR no.7 Le Gladiateur masqué (réédition) • LES KROSTONS no 3 La vie de château 13 tfSPtàOlfêfSPU ?temps- 6,95$ 6,95$ 6,95$ 6,95$ 6,95$ 6,95$ 4,40$ 4,40$ 4,40$ 4,40$ 4,40$ 4.40$ UH^sMagvBsJijURneB 11» DAVID • LES TUNIQUES BLEUES no.19 Le David 4,40$ • LE VIEUX NICK ET BARBE-NOIRE no.24 Le mal étrange 4,40 $ LE VIEUX HICK ET BAPBE NOtPE M ««MM.C LE MAL ETRANGE En vente partout Granger 210 boui Oemazie ouest Montreal Quebec H2P 2S4 Tél (514'389 3561 Poirier (sauf pour Marie-Mardi) qui assure aussi la conception graphique.C’est par le biais de la «technique» que Serge Wilson est parvenu à son métier d’écrivain.Pendant plusieurs années, homme à tout faire de maisons d’édition (montage, abonnement, service de presse, relations publioues), il gardait en lui l’espoir a’écrire — «je me serais trahi, si je n’avais pas écrit» avoue-t-il avec détermination — mais c’était une rêve impossible jusqu’au jour où une aventure livresque a abouti.c’était un livre pour enfants «comme par hasard», s’étonne-t-il encore.Il ajoute: «quand j’écris, c’est un peu comme si j’écrivais pour moi, enfant».Car l’auteur affirme avec un brin Merveilles (Parc Lafontaine), cette semaine a été consacrée au loisir scientifique.Aujourd’hui et demain de 10 h 00 à 16 h 00, tous les jeunes petits débrouillards sont invités aux démonstrations et expériences des assistants du Professeur Scientifix.Rappelons à ce propos les références du livre dont s’inspire cette activité: Le petit débrouillard, 65 experiences faciles à réaliser, Québec Science éditeur/Fédé-ration québécoise du loisir scientifique, 1981 (pour les 7 ans et plus).Terre des Hommes À l’île Notre Dame, Terre des Hommes ouvre le 23 juin: jongleurs, échassiers, ménestrels et clowns du théâtre «Face à face» seront là pour nous accueillir.Avec nos enfants, il serait bon d’y aller un jeudi puisque ce sera la journée des enfants.À partir du 8 juillet, tous les jeutfis, on présentera au théâtre des Lilas, des spectacles pour enfants à 13 h 00 et 15 h 00.Au Pavillon des enfants, c’est une invitation au jeu et à l’imagination tandis qu’au pavillon du Québec, le Coin des tout petits fait appel à leur créativité.Une belle initiative à encourager sans en abuser: l’ancien pavillon de la C E E.réaménagé accueillera les enfants dont les parents voudraient «se libérer» pour une heure ou deux.Dans ce site détendu des Floralies.on pourra faire des excursions en train, bateau ou pédalo tandis que la fanfare animera le kiosque à musique.Toutes les activités sont gratuites sauf les excursions.La Ronde Le Monde des Petits entre dans la ronde le 23 juin avec Obélix, le Capitaine Flam, Al-bator et les Schtroumpfs.Deux innovations: le tramway du maquillage et le cine-dôme, tente ou seront présentés spectacles de marionnettes, tnéâtre et films pour enfants.Le super-visa enfant de $6.00 donne un accès illimité aux activités du monde des petits et à plusieurs manèges/adultes.Information: 872-6222.de nostalgie, bien qu’il s’en défende, que l’enfance est un moment très particulier dans la vie d’un homme.C’est la notion de temps qui semble faire toute la difference.Le temps n’ est pas lié au sens d’efficacité, d’échéance; il a alors une dimension extraordinaire où l’imaginaire peut vagabonder tout a loisir.«Quand on est enfant, on a le temps de faire vivre une fiction».Mais Serge Wilson ne se laisse pas emporter longtemps ar son discours, c’est un omme d’action, il a été pendant trois ans directeur-fondateur de la revue Lurelu, magazine d’information sur la littérature de jeunesse.Il croit beaucoup à tout le travail qui se fait actuellement au Québec dans l’écriture du livre pour enfants.C’est un fait récent qui date des années 70 et il y a encore beaucoup à faire.Il affirme qu’il y a là un vide à combler, qu’il y a place pour une certaine production littéraire où nous puissions nous reconnaître.Il ne doute pas que les enfants aient d'autres centres d’intérêt que la lecture, mais il ne croit pas celle-ci menacée.Bien au contraire, les enfants ont accès aux livres bien plus qu’auparavant et ils en profitent car la lecture apporte un plaisir qui lui est propre.Sa source d’inspiration?elle est en lui."Je creuse mon chemin” explique T auteur en ramenant, d’un geste symbolique, les deux mains vers sa poitrine.Le chemin semble d’ailleurs déjà prendre la forme d’une route car «Mimi Finfouin et la Mère Crochu» vient de sortir en Avril aux Éditions Héritage, un «Fend-le-vent et le Sabre de Takaya-ma» devrait être publié drici quelques mois tandis cju’un autre roman est en préparation.Du même auteur: — Ti-Jean et le groe roi, illustrations Claude Poirier, éditions Héritage, coll.Pour lire avec toi, 1977.— Marie-Mardi.Le secret d’Anthime, Illustrations Michèle Devlin, éditions Héritage, coll.Pour lire avec toi, 1978.— Fend-le-vent et le visiteur mystérieux, illustrations Claude Poirier, éditions Héritage 1980.— Mimi Finfouin et la Mère Crochu, illustrations Claude Poirier, éditions Héritage 1982.Pour les 8 ans et plus.La seule revue exclusivement consacrée à la littérature québécoise pour la jeunesse 3 Des critiques de livres.Des dossiers sur la lecture, la littérature.Des entrevues avec des auteurs et des illustrateurs de chez nous.Des chroniques régulières.Trois numéros par année — 5$ Abonnez-vous dès aujourd’hui Lurelu c.p.446 suce.De lorimier Montréal H2H 1N7 nom.adresse .code postal.Les parasols des lectures rafraîchissantes 11 m 10 JOURS DE RÊVE N.de Buron 11.95 $ Roman Z.COMME ZÈBRE C.Howard 14.95$ Enquête policière LES VITRAUX DE LA C.I.A.W.Buckley 13.95$ Roman d’espionnage v \ POUR RÉUSSIR VOS PHOTOS M.Marnat 14.95$ MIROITEMENTS T.Boulle 8.95$ Roman LES MIROIRS TRUQUÉS F.Dorin 14.50$ Roman EN VITRINE DANS LES MEILLEURES LIBRAIRIES cTVION ETE FLAMMARION « Le Devoir, samedi 19 juin 1982 U 21 CULTURE ET SOCIETE / littérature Severe Sarduy : l’art de la doublure par André 3oy Severo Sarduy: la Doublure, Flammarion, coll.Barroco, Paris 1981, 159 pages.J ’AI parlé ici, il y a un an, du dernier très beau roman.Mattreya, de cet écrivain cubain exilé à Paris.Par cette épopée du travestisme, il s’agissait de montrer «l'impermanence et la vacuité de tout», c’est-à-dire indiquer le monde comme semblant.Ce roman excentrique et familier tout à la fois était généré fiar la dépense et l’exces, par a métaphore incongrue et l'humour, et nous donnait un fort plaisir de lecture: dans l’écrit, se dévoilait le geste d écrire: rappelons, pour confirmer cette impression, que Severo Sarduy a publié un roman titré Écrit en dansant.Si on connaît les romans de cet écrivain et son essai Barroco (1975), on retrouvera ce même Sarduy, aussi étonnant qu’irrespectueux, dans ce recueil, difficilement classable, qu’est la Doublure.Ces textes hétérogènes, où étude, théorie et fiction se renvoient, sont placés sous le signe du double et de la pul- Du riz savant par Mario Pelletier Jean-Marie Bias de Roblès, La mémoire de riz et autres contes, Éditions du Seuil, 221 p.TOUT le savoir humain, inscrit microscopiquement sur des grains de riz, qu’un lettré chinois avant de mourir remet à un voyageur anglais du XlVe siècle: voilà le prétexte du conte as* sez fascinant, qui donne son titre au recueil de Jean-Marie Bias de Roblès.Mais cette «mémoire de riz», qui préfigure nos «chips» d’ordinateur, David d’Ashby la transporte à Florence pour son malheur.C’est dans cette ville, déjà illuminée par Giotto et Dante, qu’il entreprend en effet de déchiffrer son prodigieux sac de riz.Il serait sans doute un jour parvenu à quelque somme divine, s’il ne s’etait trouvé en compagnie d’une jeune Florentine, image de la Fatalité.D’une rare beauté, cette Joconde avant la lettre est sourde-muette et dénuée de toute intelligence.Chaque fois qu’Ashby croise son regard, il en oublie tout ce qu’il apprend.On ne peut mieux symboliser l’impavidité de la nature face aux quêtes fébriles de l’esprit humain.Un jour, comble d’ironie, la belle bouffe le riz savant.L’intelligence ne lui est pas donnée pour autant, c’est plutôt Ashby qui perd la sienne.Il passera le reste de sa vie à tenter de déchiffrer le regard vide de sa compagne.Mishima aurait aimé cette fable nihiliste.Plusieurs des contes de ce recueil, qui en comprend dix-huit, sont ainsi axes sur des tentatives quasi- prométhéennes d’arracher les secrets du monde.Mais ces entreprises s'achèvent toujours dérisoirement dans la folie ou la mort.Qu’il s'agisse d’un marin qui rencontre son double dans les abvsses de la mer et tente de le fiarponner: d’un peintre raté qui entend jouer une étrange sonate sur le toit; d’un voyageur poursuivi par des galopades fantômes dans une île au large de la Bretagne, ou d’une plongée hallucinante dans un caveau funéraire du Père-Lachaise, on retrouve dans ces contes la même bascule entre le réel et le surnaturel, qui cependant procède plus du cauchemar que de la féérie.L’auteur a un penchant marqué pour le macabre.et il y verse avec complaisance, que ce soit dans le cas de ce pope grec, qui recompose un squelette avec des ossements de diverses saintes, ou dans celui de cet inquiétant docteur Auzoux, mélange de Jekyll et de Frankeinstein, qui collectionne des cadavres em- \Ôe anniversaire ,40 auteurs 1400 titres paillés de toutes les races humaines.Il faut aimer le genre, mais, ce qui fait passer le morceau.Bias de Roblès fait preuve dans ses meilleurs moments d’une maîtrise peu commune de l’écriture, n sait embarquer son lecteur (et sa lectrice aussi, j’espère) dans les histoires les plus invraisemblables.On grogne à part soi, on se dit : j’ai déjà vu ça quelque part, ça oscille entre Borgès et Lo-vecraft, c’est du rechiqué mé-taphysico-philosophique, du du fantastique gratuit, de l’onirisme de magazine.C’est trop facile de mystifier pour mystifier, en jetant quelques éléments insolites, en leur donnant des apparences de réalité et en laissant le lecteur en plan.Vous vous dites tout cela, et néanmoins vous lisez, emporté par la magie du style.En réalité, Bias de Roblès est à son meilleur quand il refrène son romantisme morbide et se contente d’une fable philosophique.Comme dans «L’échiquier de saint Louis», conte imaginé à partir d’un Présent remis au roi de Tance par un émissaire arabe en 1267, tel que le rapporte le chroniqueur Joinville.L’auteur suppose que l’émissaire était en fait un prince déguisé, qui propose une partie d’échec au roi contre un enjeu au choix du vainqueur.Les nombreuses figures qui ornent l’échiquier distraient Louis, au point de le plonger dans de profondes réflexions sur le bien-fondé des croisades.Il perd la partie et promet au Sarrasin de ne plus verser le sang en terre musulmane.Ne serait-ce que pour ce conte et «La mémoire de riz», le recueil vaut qu’on se le procure.De toute façon, ce jeune écrivain, qui n’a pas encore trente ans.est à suivre.sion de simulation.Ils sont surtout une réflexion sur la peinture et un hommage.Il y a dans ce livre une forte exubérance qui emporte la réflexion; Sarduy, intelligent, savant mais rieur, semble pouvoir parler de tout, de la biolo-ie autant que du boudd-isme, non pas en les amalgamant mais en les fusionnant.C’est que le semblant est partout, et qu’on peut le pointer dans toutes les manifestations humaines, et tout particulièrement symboliques (comme la peinture).La copie, l’anamorphose et le trompe-l’oeil sont les mécanismes de simulation utilisés par les peintres.Ils projettent «ce désir de baroque» dans la conduite humaine, ce désir même qu’on peut repérer dans les écrits de Sarduy.L’effet de ces mécanismes est subversif dans la mesure où ils affichent l’ostentation d’une dépense vaine, le luxe dangereux des détails, l’inutilité de l’ornementation et.surtout, la perte du reflet spéculaire.Ils sont bien simplement producteurs de jouissance.Faisant précéder ses études par des vignettes auto- biographiques figées, qui reprennent situations et personnages de ses romans (on retrouvera, par exemple, les deux soeurs cylindriques, les Suffocantes de Mattreya), Severo Sarduy dépiste Jonc dans le symbolique pictural ces mécanismes.Le travesti n’imite pas la femme ni ne la copie.C’ est plutôt l’idée de la femme qu’il représente, faute de la femme d’être toute comme l'a dit justement Jacques Lacan.Ce signe que fait voir le travesti est, question de civilisation, saturé en Occident, forclos en Orient Les métamorphoses et les transformations précipitent le travesti humain (car l’insecte aussi se travestit) dans la poursuite de l’apparence, de l’irréalité et du jeu.Pour effectuer une lecture baroque du visible, il faut aussi expliquer l’anamorphose; qu’on se rappelle ici du tableau de Holbein, les Ambassadeurs.Comme le discours de l’analysant, l’anamorphose parle directement au sujet et Je lui, en montrant qu’il ne parvient pas à entendre ni a voir le concernant comme sujet.Ce mécanisme est un rebus: le regardeur ne sait pas qu’il sait, puisque l’anamorphose désinforme et simule.Avec le trompe-l’oeil.nous sommes dans la stase, l’équilibre et la quiétude du signifiant.La technique est tout entière dirigée vers le signifié, qu elle ne peut court-circuiter faute de se soutenir comme telle; la proximité du référent est essentielle Comme chez les sculpteurs de l’hyperréalisme américain, la pulsion de simulation est incontrôlable, dans cette équivalence feinte entre réalité et image.Les mêmes questions quant aux effets de subversion de ces mécanismes, une fois cernés dans les trois premiers chapitres de la Doublure, Sarduy va les poser aux productions de Holger Holgerson (et son mimikry-dress-art), au tatouage, a Rubens, Fernando Botero, aux poupées de Marta Kuhn-Weber, à Hockney, Duchamp, Tapiès, Rauschenberg; il y retrouvera toujours cette même furie de la simulation.Qu’elle soit agressive, intimidante, ironique, théâtralisée ou apaisante, la simulation est générée par la contradiction.la dialectique du vide et du plein, de la discontinuité et de la réversibilité Par le symbolique, c'est bien «la simulation de l’être comme pur éclat du néant» qui est saisie, indiquant ainsi les vicissitudes de 1 espèce humaine, vicissitudes vues sur «le fond de l’initiale vacuité» de tout.Pour dire ça, il faut plus de courage que l’on ne croit.Mais aussi de la rigueur et de la légèreté.Ce dont ne manque pas Severo Sarduy.Puisse le lecteur posséder ces qualités pour lire ces textes sérieux et, ma foi.bien joyeux aussi.Sol à Pully Sol (Marc Favreau) donnera un spectacle de gala au Festival de Pully, qui se tiendra du 2 au 10 juillet dans cette petite ville de la banlieue de Lausanne (Suisse).Le vendredi 9 juillet.Sol animera un forum l’après-midi avec des artistes en compétition au festival II donnera son spectacle le même soir au Palais des galas.rafraîchissant « La lecture devient un vaste bonheur, plein de surprises.» RÉGINALD MARTEL La Presse « Le plaisir de lire dans toute sa joyeuse gratuité.» MICHÈLE MAILHOT Le Droit « Un roman qui caresse, qui fouette, qui grince, qui rit.» POL CHANTRAINE Livre d'ici « Pour le rire et l’incongru.et pour le simple repos que propose une lecture douce.» HUGUES CORRIVEAU Spirale « Si on ne lisait qu’un seul livre cette année, il faudrait que ce soit celui-ci.» JEAN-ROCH BOIVIN Montréal ce mois-ci FRANÇOIS BARCELO la tribu ROMAN EN VENTE DANS TOUTES LES LIBRAIRIES DES LIVRES ET DES AUTEURS Qjjih^ç/mcmoirc} d’homme CLÉMENT LEGARÉ La collection « Mémoires d'homme » veut redonner la parole à ceux qui l’ont toujours eue et que trop peu de personnes cultivées ont voulu reconnaître.Elle est à l’écoute de ces traditions orales souvent vieilles de plusieurs siècles et que des mémoires d'hom- Pierre la d autres confas de h d’hom*»*?MENTERIES DRÔLES ET MERVEILLEUSES Contes traditionnels du Saguenay présentés par Conrad Latorte — 288 pages Conrad Laforte a recueilli les propos de différents conteurs du Saguenay.Il coule de cette littérature une invention, une spontanéité et une verdeur qui caractérisent toute notre tradition orale.$14.95 Conrad Laforte est un folkloriste émérite et un chercheur remarquable.Il a rassemblé à lui seul plus de 600 contes populaires, ce qui constitue l une des plus belles collections des archives du folklore.Il nous offre ici dix-sept contes du Saguenay qu’il a recueillis en 1954 et 1955 auprès de quatre informateurs.Mais c’est par ses recherches dans le domaine de la chanson traditionnelle que l'auteur est davantage connu.Dés 1958.il dressait le Catalogue de la chanson folklorique française, oeuvre qui a été considérablement augmentée et dont le premier volume vient de paraître; en 1973, il publiait la Chanson folklorique et les écrivains du XIXe siècle en France et au Québec ef en 1976, les Poétiques de la chanson traditionnelle française.Il termine actuellement une autre étude magistrale: Survivance de la laisse dans la chanson traditionnelle française.M.Laforte est professeur agréé au CELA T de l'université Laval.JEAN-PIERRE PICHETTE CENTRE D'ETUDES SUR LA LANGUE.LES ARTS ET LES TRADITIONS POPULAIRES Conrad Latorte’s work is an example of cultural responsability.ALEXANDER AMPRIMOZ QUARRY — UNIVERSITÉ DU MANITOBA LESBARBES-BLEUES Contes et récits du Lac Saint-Jean présentés par Bertrand Bergeron — 264 pages Douze contes populaires présentés dans la langue même du conteur, Joseph Patry, octogénaire lucide à la mémoire prodigieuse.Des contes de séquestrations et de séductions, de châtiments et de vengeances qui hantent la tradition orale du Lac Saint-Jean, maintenant à la portée du grand public.$14.95 Je suis né sur le lot no 4.rang 7 du canton Labarre de la paroisse de Saint-Bruno, comté Lac-Saint-Jean, le 14 octobre 1947.Mon père était « habitant » dans l'acception traditionnelle de ce terme.J'entrepris mes études classiques à l'externat classique d’Alma, dirigé alors par les frères maristes Puis, en 1968, j'entrais A la faculté des lettres de l’université Laval ou j'obtins ma licence As lettres en études canadiennes et mon diplôme d'école normale supérieur.Depuis septembre 71, j'enseigne la littérature au collège d’Alma.J'ai terminé, en mai 1979, une maîtrise ès arts en arts et traditions populaires, toujours A l'université Laval.BERTRAND BERGERON En redonnant ta parole A M.Joseph Patry.un octogénaire lucide A la mémoire prodigieuse, l’auteur met enfin A la portée du grand public une partie de la tradition orale d une région fort méconnue sur le plan ethnologique, en même temps qu’il offre aux spécialistes du conte populaire le corpus varié d'un informateur unique dont ils pourront scruter le répertoire précieux.JEAN-PIERRE PICHETTE CENTRE D’ETUDES SUR LA LANGUE, LES ARTS ET LES TRADITIONS POPULAIRES DONALD DESCHËNES t&'cfaiila phis plia des flilas mm Quinze tnonolrcà tfhomme C’ÉTAIT LA PLUS JOLIE DES FILLES Donald Deschênes — 240 pages Les chansons traditionnelles d’Angélina Paradis-Fraser.Des chansons qui nous viennent de la mémoire des temps.$12.95 Je suis né en 1952 dans un petit village de Tarriôre-pays gaspè-sien, Saint-Octave-de-IAvenir, village aujourd’hui disparu, d’une mère couturière et ambitieuse et d'un père qui a eu la chance de se faire instruire.Je lis mes études collégiales de 1970 A 1972 au cégep de Matane.A l'automne 72.j'entrepris des études de psychologie A l'U.Q.A.M.mais je me rendis vite compte que la grande ville et les contestations dérangeaient ma digestion Je retournai en Gaspésie où c’est plus calme DONALD DESCHÊNES Au printemps 76 il termine un bac en ethnographie traditionnelle et commence à faire de la chanson folklorique.D'ailleurs, il passera trois étés à chanter dans tous les festivals et les manifestations culturelles de Gaspésie.Inscrit à l'université Laval en arts et traditions populaires, il obtient une subvention pour la rédaction de C'était ta plus jolie des filles.Il signe des chroniques régulières dans la revue Gaspésie et dans le Bulletin de la Société canadienne de musique folklorique Cet ouvrage constitue une première dans l'édition de la chanson populaire et devrait ouvrir des perspectives intéressantes pour la recherche.En plus de les présenter, fauteur apporte une transcription méthodique et détaillée des paroles de la musique ainsi qu’une ordonnance des chansons d’après une division thématique pleinement justifiée MONIQUE DUVAL LE SOLEIL Donald Deschênes souligne entre autres choses que la Gaspésie.du fait d'avoir été délaissée depuis toujours, a pu sauvegarder cette richesse inestimable que sont les chansons traditionnelles, telles celles que lui a livrées cette noble dame.Mme Angèlina Paradis-Fraser.GASTON HENLEY LA VOIX GASPÊSIENNE EN VENTE DANS TOUTES LES BONNES LIBRAIRIES 22 M Le Devoir, samedi 19 juin 1982 CULTURE ET SOCIÉTÉ /sciences humaines Le nouveau rapport Dumont Du diagnostic sévère aux défis stimulants par Robert Lebel Situation et avenir du catholicisme québécois, ouvrage collectif sous la direction Fernand Dumont et Jacques Racine, tome 1: Milieux et témoignages, tome 2 Entre le temple et l’exil, Outremont, Léméac, 1982, 266 et 236 pages.PRÈS avoir parcouru les deux tomes de cet ouvrage collectif, on sort avec l’impression qu'il n’y a pas grand’chose qui va bien tant dans la société que dans l’Église.Mais un retour sur certains passages m’invite à penser qu'une relecture plus attentive corrigerait en partie cette impression.Signalons d’abord rapidement quelques lacunes dont les auteurs eux-mêmes sont sans doute conscients.On ne trouve pas de femmes parmi les collaborateurs.Les auteurs le reconnaissent dans la préface.D’où la quasi absence des perspective féminines dans les diverses contribu lions.Il est regrettable qu'on se soit résigné si facilement à l’absence d’une collaboration féminine.Ils illustrent un défaut qu'on peut reprocher à une Église encore trop masculine.Dans le cachier que LE DEVOIR consacrait à «l’Eglise au Québec» le 8 avril dernier, Fernand Dumont mettait en garde contre une Fernand Dumont méprise possible: «À compiler seulement les indices objectifs, aisément identifiables, oh aboutirait à un tableau désolant (.) On oublierait alors que les institutions (et ce n’est pas vrai seulement pour l’Eglise) se nourrissent de l’existence des hommes».Dans le bilan qu’on nous présente, sauf en de rares exceptions qu’on trouve surtout dans la contribution de Fernand Dumont, on ne dégage pas, il me semble, cette «histoire souterraine» où, au niveau des racines, se préparent les floraisons et les fruits.Que fait-on de tous les mouvements de renouveau spirituel et d’engagement où de nombreux membres du Peuple de Dieu redécouvrent la source de leur foi et souvent une incitation à l’engagement9 Faut-il considérer Ajoutez au prestige de vos publications.annoncez-les dans le L\ ’voir ! ]acquelintvAvr\\ 844-3361 comme négligeables les Cur-sillos, la Rencontre, le Renouveau charismatique, le Re-nouement conjugal, le Rendez-vous, Foi et Partage, Foi et lumière, la Vie Montante, les mouvements d’Ac-tion Catholique, les mouvements de jeunes, etc.tout ce qui se fait de significatif pour intégrer à la vie de l’Église ceux qui se sentent exclus à cause de leur situation matrimoniale ou pour toute autre raison?On ne parle pratiquement pas des religieux.Ceux-ci sont de moins en moins nombreux, il est vrai; mais la vie de l’Église n’est pas une question de nombre.Il se développe actuellement au sein des communautés religieuses une recherche d’authenticité dans la foi et d’engagement missionnaire qui est porteuse d’avenir pour l'ensemble de l’Église.À travers les humbles renouveaux qui font leur chemin de personne en personne, se développent une conscience de la communauté, un goût de la Parole de Dieu, une recherche d’intériorité et un sens de la présence au monde qui sont une réponse, pas toujours consciente, mais authen- L’itinéraire d’un observateur attentif du monde politique québécois GËRARD BERGERON De l’autre côté de l’action (entretiens avec Jean Blouin) ' « ris $ V-Vj.: 3S8§ '¦ «Ce livre a l’habileté de nous livrer les clefs d’une carrière, et de rendre compte des cycles de l’histoire immédiate qui font s’interroger citoyens et leaders».— Clément Trudel, LE DEVOIR «Gérard Bergeron s’approche du vrombissement de l’État, colle son oeil sur le comportement des hommes politiques et s’adresse à eux dans une langue terriblement concrète et quotidienne».— Laurent Laplante, LE SOLEIL Dans toutes les librairies — $12.95 NOUVELLE OPTIQUE tique, aux appels de Vatican Il faut identifier nos lacunes et nos difficultés: la lucidité est indispensable.Mais regardons aussi les membres du Peuple de Dieu, qui chercnent, qui essaient de comprendre, qui font des choses imparfaites plutôt que de rester assis sur la clôture en attendant que la vie ressemble à nos schémas de perfection.Malgré ces réserves, on fait de la situation de l’Église un diagnostic sévère qui est à prendre en considération.Les auteurs se sont mis au blanc pour notre bien à tous : on sent qu’ils l’ont fait par attachement pour l’Église, par fidélité et sans complaisance.Ils rouvrent un débat qu’on risque toujours de laisser tomber, par lassitude ou parce qu’on est aux prises avec les requêtes des besoins immédiats.Mais, à mon avis, ce débat ne devrait pas porter sur leur texte: à quoi mènerait de critiquer leur diagnostic?En bons latins, nous sommes trop portés à croire que tout est réglé, lorsque nous sommes parvenus à rédiger des textes irréprochables.Essayons plutôt de mieux voir la réalité elle-même de l’Église et travailler dans cette réalité en y écoutant les appels que l’Esprit inspire dans le Peuple Dieu.de La conclusion du tome 2 suggère des pistes intéressantes pour des communautés qui veulent aller plus loin.Comment développer une foi centrée sur l’essentiel?Comment rendre notre foi plus chrétienne et moins théiste en écoutant le message de Jésus-Christ stimulés par son Esprit?Comment se redire cette foi dans le contexte de la culture, de la situation sociale et des projets du monde d’aujourd'hui?Comment lui donner un sens pour l’homme d’aujourd’hui?Comment situer nos débats, comme celui sur l’école confessionnelle, dans des perspectives plus vastes pour y discerner l’essentiel.«On ne saurait se poser uniquement les questions dont on entrevoit déjà les réponses.Ce serait une façon de passer d'une crise à l’autre sans jamais les dénouer, sans jamais les dépasser» (tome 2, 214).Mais je suggère ouand même que l’on essaie de découvrir dans la situation actuelle les commencements qui vont dans le sens de notre expé-rance, de les accueillir, de les développer.L’Évangile nous invite moins à dénombrer et à extirper l'ivraie qu’à faire croître le bon grain.Les auteurs proposent de passer d’une Église cléricale à une Église peuple de Dieu, d'une Eglise de chrétienté à une Église missionnaire, d’une Eglise du rite à une Église de la parole, d'une Église des normes à une Église de l’expérience humaine et spirituelle, d’une Église uniforme.à une Église plurielle, d’une Église d’adaptation au monde a une Église de participation à la mutation du monde, d’une Église caution de l’ordre social à une Église parti-pris pour les pauvres, d’une Église pourvoyeuse de services religieux à une Église communauté responsable (tome 2, 222-231).Avec de pareilles suggestions, ce qui, au terme d’un diagnostic sévère, pourrait être un constat décourageant et démobilisateur devient une série de défis stimulants.Le point central de cette réforme est de découvrir dans et par la pratique la nature communautaire de l’Église.Il y a déjà plus de quinze ans que le Concile Vatican II a dit clairement que l’Église est le Peuple de Dieu, la communauté des croyants rassemblés autour de Jésus-Christ, dans le dynamisme de l’Esprit.C’est dans une pratique réfléchie qu'on va découvrir le sens de cet enseignement.L’Église n’est pas une monarchie ni une hiérarchie de type pyramidal; elle n’est pas non plus une démocratie.L'Église est une communauté: son modèle est en Dieu.Elle se comprend comme telle dans la pratique de la foi et de la charité et dans la contemplation de Dieu.Le dilemme entre l’esprit démocratique de la société et les struc-tures monarchiques de l’Église ne me semble pas tenir compte de la nature originale de l’Église et des attitudes que l’Esprit peut y développer, dans la foi.Si l’Église devient de plus en plus communautaire, tous les autres passages se feront.L'implication de ses membres lui donnera une présence missionnaire là où vivent les humains ; la communauté jouera son rôle prophétique dans la compréhension de la foi et dans les orientations morales; ses membres seront présents là où se définit l’avenir collectif.Il nous faut accueillir ce qui surgit dans l’Église et contribue à créer le tissu communautaire à partir de la base, comme a donner aux membres du peuple de Dieu un lieu pour découvrir leur identité et assumer leur responsabilité.Les gens fuient parfois les grands ensembles anonymes de la vie moderne en se réfugiant dans l’individualisme et le privé, c’est là qu’ils situent leur foi et leur pratique religieuse.D’autres se regroupent en rassemblements à taille humaine; des croyants le font pour prier ou réaliser ensemble des projets.C’est par ces communautés de base qu’on pourra consolider ou refaire le tissu de la grande Église au niveau des paroisses et des diocèses.Dans l’Amérique latine, les communautés de base sont en train de redonner à l’Église un nouvel élan missionnaire en même temps qu’elles lui font découvrir la Bonne Nouvelle pour les pauvres.La situation est peut-etre différente chez nous mais je ne voix pas pourquoi les grandes orientations de l’Évangile ne seraient pas les mêmes.Il faut écouter les humbles, les sans prétentions, les pauvres, les «paumés», mais c’est en communauté seulement qu'ils pourront prendre la parole.Si on affirme que l’Église est le Peuple de Dieu pourquoi a-t-on peur parfois de l’émergence d'une Église populaire?«Avant d’y voir le point de vue d’une idéologie particulière, on ferait mieux de l’accueillir comme une des expressions les plus pertinentes du Peuple de Dieu, qui a été une clé de voûte du dernier Concile, de toute la tradition judéo-chrétienne» (2, 221).Il ne s’agit pas de récupérer ces groupes spontanés au profit de l’organisation ecclésiale, mais de les accueillir, de les «confirmer» et de les intégrer avec les autres comme un ferment qui transforme la grande Église.Il faut aussi écouter la moitié du Peuple de Dieu qui existe au féminin et qui prend de plus en plus la parole en l’Église.Face au mouvement féministe l’Église n’est pas plus réactionnaire que la société civile.Mais cette comparaison ne doit pas nous donner bonne conscience.L’Église a-t-elle une attitude prophétique face aux appels à la justice venus de la moitié féminine de l'humanité?L’agacement devant d’éventuelles exagérations et la peur de manquer à l’orthodoxie ne devraient pas nous empêcher de discerner les valeurs évangéliques et les remises en question valables qu'on nous y propose.Il faut aussi voir les efforts valables qu’on fait dans nos paroisses pour y développer un véritable esprit communautaire.Mes visites pastorales me mettent régulièrement sous les yeux des communautés où on a acquis le sens de la co-responsabilité.Des conseils de pastorale y donnent aux membres du Peuple de Dieu un lieu pour prendre part aux orientations pastorales et aux décisions.Différents groupes y prennent en charge des projets ou des aspects de la vie de la communauté.Quand on dit que le cléricalisme est encore en position de défense, il faut Erendre garde de généraliser.es pasteurs qui ont une mentalité de co-responsabilité ne sont plus des exceptions.Il y a là une attitude à reconnaître et à encourager.Il faudrait aussi mentionner le grand nombre de croyants qui se donnent une culture biblique, qui suivent des sessions et des cours pour s’impliquer en pastorale.L’avenir des communautés chrétiennes ne repose plus sur quelques «permanents» même si ceux-ci seront toujours nécessaires.La véritable permanence n’est-elle pas dans la communauté elle-même?L'avenir de celle-ci est dans sa prise en charge par elle-même.(1, 190).Voilà quelques lieux où accrocher notre espérance.Nous pourrions en évoquer beaucoup d’autres si nous avions l’espace pour le faire.Il s’agit le plus souvent de signes bien humbles, sans pretention, portés par des pauvres et pas remarqués.Mais l’Esprit aide à les discerner et à y voir les signes des temps.Ils sont les incitations pour notre espérance et non des amorces pour des solutions de facilité.L’espérance est la vertu des temps difficiles.Ce qui lui fait suite, c’est le courage, le travail tenace, la patience.l'exigence et la lucidité.Tout cela est don de Dieu contre nos peurs, notre paresse, la hâte et la déception démobilisatrice, la courte satisfaction et les fausses sécurités.Nous vivons des temps difficiles pour l’Église.Mais «les temps les plus difficiles sont les temps les plus évangi ques» (Mère Thérésa).* L’auteur eat évêque Valleyfield VENTE PRÉ-INVENTAIRE 20a50% Sur tous les livres en magasin sauf ceux marqués A, B, X4-X5-X6-X7 LIBRAIRIE LEMEAC et succursales 371 LAURIER OUEST, MONTRÉAL Métro Laurier - Autobus 51 273-2841 273-2842 VIENT DE PARAITRE LA CRITIQUE DES MÉDIAS ET CEUX QUI LA FONT: DE L’AUTOCRITIQUE AU CONTRÔLE SOCIAL L'action des ombudsmans et conseils de presse, le rôle de l’État, des magazines-critiques de l'information, des groupes de consommateurs ou d’usagers des médias.Des contributions de Karl Ahlenius (Suède), Dominique Clitt, François Demers.Davidson Dunton, Louis Falardeau.Francine Fournier.Aimé Gagné, Alfred JaCoby (États-Unis), Ronald Knowles (Grande-Bretagne), Denis Lamoureux, Gérald LeBlanc, Louis Martin, Claude Masson, Jacques Paquette, Clément Richard, Jacques Rivet et Lina Trudel Textes réunis sous la direction de Florian Sauvageau 166 pages — $7.00 On peut se procurer ce document en écrivant à: Département d'information et de communication.Madame Lorraine Ouellet, Pavillon Casault, bureau 5456, Université Laval, Québec.G1K7P4 A èct* a\s Cours autodidactique de français écrit Cours par correspondance, informatisé, individualisé et crédité.Ouvert à tous.Date limite d’inscription; le 17 septembre 1982 Téléphoner au (514) 343-7393 ou envoyer le coupon-réponse à: Université de Montréal café C P.6211, succursale A Montréal (Québec) H3C 3Y9 Je désire recevoir les renseignements et le formulaire d'inscription Nom/prénom Adresse 0 82-06-19 NOUVEAUTÉ Deuxième édition revue et augmentée LE PARTAGE DES POUVOIRS par Gérald-A.Beaudoin Cette seconde édition comprend une mise à jour de la jurisprudence de la Cour suprême y compris une analyse de la décision historique sur le rapatriement, une étude de la nouvelle formule d’amendement, de la Charte canadienne des droits et libertés et des autres parties de la Loi constitutionnelle de 1982 L’auteur explique dans tous les domaines du partage des pouvoirs les conséquences du rapatriement de la Constitution et de la problamation à Ottawa, le 17 avril 1982, des nouveaux textes constitutionnels qui nous régissent; il analyse aussi la question du veto sur les plans juridique et conventionnel.15 x 23 cm., 547 pages.Prix: $18,00 Frais de manutention: $1,00 En vente chez votre libraire et aux: Éditions de l’Université d’Ottawa BON DE COMMANDE ÉDITIONS DE L’UNIVERSITÉ D’OTTAWA 65, avenu* Haatay, Ottawa, Ontario, Canada, K1N 6N5 Veuillez me faire parvenir.exemplaires de le partage des pouvoirs Nom.‘ Adresse.Ci-inclus mon chèque ou mandat de poste.Les chèques ou mandats de poate doivent être laits à l'ordre des ÉDITIONS DE L’UNIVERSITÉ D’OTTAWA r,anç»i*D'm"5 Oiro mW' inipertinoW du 3 ci ne pront (oummn s\iuli(dl jjlPJKï Ëte \‘p: .' a Y „ ."f S'Y mm nouvel opt.»-* « Une excellente étude de cas sur les relations patronales-syndicales dans le secteur public».— Jacques Dufresne.LE DEVOIR « Demers ne se contente pas du simple rôle d'observateur privilégié qui trahit les secrets d’un cénacle bien gardé.Il apporte surtout des suggestions pour remédier à un langage syndical qui ne colle plus à la réalité».— Pierre Vennai.LA PRESSE Dans toutes les librairies — $14.95 NOUVELLE OPTIQUE A CULTURE ET SOCIÉTÉ /cinéma Le Devoir, samedi 19 juin 1982 ¦ 23 L’été signé Spielberg (2) par Richard Gay SI Poltergeist, un film produit et écrit par Steven, Spielberg et dont nous avons traité samedi dernier.provoque avant tout l'épouvante.E T.the extraterrestrial in his adventure on earth réalisé par Spielberg suscite la fascination et 1 enchantement.Et c’est cet enchantement qu'ont ressenti les spectateurs lors du récent festival de Cannes où E.T.était présenté en guise de film de clôture et c’est cet enchantement qui, depuis une semaine, fait courir les foules dans les cinémas où les files de spectateurs prennent forme longtemps avant le début de la projection.Poltergeist, E.T.deux films nés d'une même imagination qui se complaît tantôt dans l’horreur, tantôt dans l’émerveillement.C’est ainsi que Poltergeist se situe dans la même lignée que Jaws tourné par Spielberg en 1975 alors que E.T.se rapproche par de multiples aspects de son Close encounters of the third kind.Jaws et Close encounters ont constitué.on le sait, d’énormes succès commerciaux et on peut facilement prévoir qu’il en sera de même pour Poltergeist et E T.the extraterrestrial in his adventure on earth.Comme le titre complet le laisse entendre.E.T.a pour sujet l'arrivée sur terre d’un extra-terrestre.En effet le vaisseau spatial qui le transportait a du repartir en vitesse et E T.n’a pu revenir à temps et a été laissé seul, abandonné à lui-même et au nouveau monde inquiétant que constitue pour lui la plaaete terre et la société américaine où il se trouve perdu.C’est un jeune garçon, Elliott.qui aura la surprise et le bonheur de le découvrir dans le cabanon de rangement au fond de la cour familiale.Tout d’abord craintif.Elliott deviendra rapidement l'allié et l'ami de l'extra-terrestre qui est aussi craintif que lui et qui a trois pieds d'haut, un crâne énorme, un cou qui s'étire, des doigts à n'en plus finir et des pieds comme des pattes de canard.Pas très beau mais finalement assez svmpathi-ue Elliott le garde caché ans sa chambre et le présentera un peu plus tard à son frère et a sa soeur.Le spectateur est fasciné par cette petite créature et rit de voir la réaction des humains qui l’aperçoivent pour la première fois.On rit aussi de la façon avec laquelle E T.entre en relation avec l'univers qui l’entoure.Mais progressivement on découvre chçz lui une intelligence, une super-intelligence en fait, et meme certains pouvoirs étonnants comme celui de faire voler les enfants alors qu'ils pédalent sur leur bicyclette.Mais l’extra-terrestre devient subitement malade.L'air ne lui convient pas.Il veut retourner chez lui à trois millions d'années lumière de la terre.Elliott, malgré son attachement.est d'accord.Mais les spécialistes de la NASA qui depuis le début du récit font enquête sur l'arrivée possible sur terre d'un extra-terrestre approchent rapidement de la maison d'Elliott et découvrent finalement celui qu'ils cherchent Ils allongent E T., l'observent, veulent le sauver pour mieux le garder indéfiniment.E T.survivra finalement, mais Elliott et ses jeunes amis réussiront à le soustraire au monde des adultes et à le rendre à son vai-seau et au monde qui est le sien Un conte, me direz-vous.Tout à fait! Et ce long métrage fonctionne en tant que tel autant auprès des enfants que des adolescents et des adultes Le spectateur est intrigué, amusé, émerveillé, touché Et tout ceci par .les aventures d’un extra-terrestre parmi nous Faut le faire! Et Spielberg a réussi son film et atteint tous ses objectifs grâce à une vision d'ensemble jamais lourde et insistante mais toujours délicate et enjouée.Ceci dit.à la base même de ce récit, on retrouve un modèle bien connu: celui de la relation entre un enfant et un animal, relation qu’on a vue dans d'innombrables films dont plusieurs de Walt Disney.Cette fois, bien sûr.il ne s'agit pas d'un animal mais d'un extra-terrestre.Et cet être qui est en fait une sculpture animée et parlante conçue par Carlo Rambaldi s'impose aux yeux du spectateur avec une grande vraisemblance et une crédibilité jamais remise en question. la fin de Close encounters of the third kind on entrevoyait à peine des extra-terrestres.Dans E.T., l'extra-terrestre devient le personnage principal, en gros plan sur l'écran, et cet être vit autant sur l'écran que dans notre imagination.Et c’est pourquoi le spectateur est progressivement at- L’ennui galactique par Francine Laurendeau ON ne peut pas dire que les producteurs hollywoodiens brillent, ces temps-ci, par l’imagination et le goût du risque.Une recette semble-t-elle efficace?On l’utilisera à satiété C’est ainsi que sont sortis, à peu près en même temps, des films qui ont comme titres Rocky III, Grease II, Star Trek II.Des films qui marchent fort.Le phénomène est d'autant plus frappant dans le cas de Star Trek II qu’avant d’être un long métrage.Star Trek a d'abord été une série de télévision dont les 79 épisodes, diffusés de 1966 à 1969, ont connu un succès foudroyant aux États-Unis.La série, inlassablement reprise depuis, a suscité la création de 350 fan clubs, la parution de près de 500 livres et publications diverses.Intrigués par le phénomène.de doctes universitaires lui ont consacré un nombre impressionnant de thèses de maîtrise et de doctorat.Si bien qu'en 1979, la société Paramount décidait de reprendre Star Trek, cette fois en long métrage, le film le plus coûteux de l'histoire du cinéma, mi en scène par Robert Wise (le cinéaste de RENE MAIO présente Un très "bon thriller politique, hyper réaliste.Rene Homier-Roy - Bon Dimanche IL FAUT TUER BIRGITT HAAS POUR FOUS un film de LAURENT HEYNEMANN avec PHILIPPE NOIRET et JEAN ROCHEFORT HSA KREUSER BERNARD LE COO MAURICE TEYNAC Mil 111 III I II ¦ M Lun.à ven : 7.20-9.20 ¦mJimMlliJUi Sam -dim 1 20 - 3.20 - 5.20 BEAUBIEN PRES D'IBERVILLE 721-6060 7 .Q 9fl CTIT POUR TOUS iif PALME y D’OR Vi TxwA r.n nmn ddty r»ir GRAND PRIX DU \Ya FESTIVAL fi CANNES ifjt (f PRIX D'iNTERPRETATiON MASCULINE''À1, %-JACK LEMMON-J COSTA GAVRAS TRIOMPHE à CANNES SISSY SPACER un film de COSTA'GAVRAS porté’ disparu Version Française de ( missing.CREfflAZIE ST-DENIS-CREMAZIE 388-4210 ) Sam.-dim.: 12.25 2.40-5.05-7.15 9.30 Lun.è van.: 7.15 8.30 West Side Story).Star Trek battit rapidement tous les records de recettes (dix-sept millions en sept jours! .), si bien qu'on décidait, toujours à Paramount, trois ans plus tard de refaire ce coup fumant.Mais avec un autre réalisateur.Nicholas Meyer, cinéaste moins connu, signataire de Time after Time.Faut-il vous raconter de quoi il retourne?Nous sommes au vingt-troisième siècle et l'amiral James Kirk est aux commandes du vaisseau spatial USS Enterprise, avec son fidèle équipage composé notamment de Spock, l'impassible Vulcanien aux oreilles pointues, et de la lieutenante Saavik.aussi jolie que naïve, et que tout le monde s’amuse à faire marcher (vous remarquerez que la femme de service.dans ce genre de produit, s'apparente encore au prototype de la ravissante idiote, fatalement inférieure à ses collègues masculins — le vent salutaire du féminisme ne semble pas avoir soufflé dans ce coin de la galaxie).Mais voici que ressurgit l'infâme Khan qui tient a se venger d un vilain tour que lui joua jadis l’amiral.Vous vous en doutez, le valeureux Kirk sortira vainqueur de ce combat.Pour filmer ces aventures qui n’ont rien de bien nouveau.les producteurs ont eu recours à la même équipe (Industrial Light and Magic) qui a réalisé les effets spéciaux, entre autres, de Star Wars, RETROSPECTIVE des OSCARS du meilleur film de l'année REALISATEUR ROBERT Z.LEONARD The great Ziegfield NTE RP RET ES - WILLIAM POWELL LUISE RAINER MT R N A LOY FANNY BRICE , l>( H K 3 jours seulement 24 au 26 juin , Didier FARRÉ présente pour tous; UN FILM DE CLAUDE LELOUCH 120 comédiens — 10.000 figurants — 200 danseurs Laissez- passer non valables VESVNS ET Le PARISIEN 1 480 STE CATHERINE 0 866 3856 TOUS LES JOURS À 1.00, 4.45,8.30 «UN SUSPENSE EXTRAORDINAIRE!» — Francine Laurendeau, Le Devoir POUR (le BATEAU) Un nouvel aspect de la Deuxième Guerre Mondiale.35 MILTON 842 6053 En Allemand avec sous-titres Français SAM.DIM.&JEU.12.30,3.25, 6.30,9.10, SEM.6.20, 9.10.tendri par l'extra-terrestre et son sort parmi nous.Une tendresse qui mène à l'espoir, un espoir basé, comme dans Close encounters, sur la possibilité bien réelle d êtres vivants habitant d'autres planètes et sur la relation de fascination et d'amitié qui pourrait et devrait nous unir à eux.Spielberg a-t-il un style bien à lui?Je n'en suis pas sûr.Mais il sait être fficace et sait mieux que beaucoup d'autres comment raconter une histoire au cinéma.L'arrivée de l'extra-terrestre sur la terre au début du film, par exemple, est passionnante: l’image est sombre, c'est la nuit, le vaisseau lumineux brille dans la forêt, les extra-terrestres circulent rapidement et des hommes dont on ne voit jamais les visages se montrent menaçants avec leurs lampes de poche Spielberg sait aussi utiliser la musique de John Williams de façon à donner à ses images le souffle dramatique qui convient.Et comme souvent chez Spielberg le milieu est banlieusard et les personnages-clés des enfants, lin film pour les jeunes et pour toute la famille.«Pour tous» dit le Bureau de surveillance du cinéma.Et il n’a jamais eu autant raison.The Empire Strikes Back et Raiders of the Lost Ark.Le malheur, c’est qu'après avoir vu ces films, de même que Black Mole et.surtout.The Alien (jusqu'à ce jour inégalé), nous sommes devenus des spectateurs plus difficiles, sinon blasés Les effets spéciaux ont beau être habiles et la musique grandiloquente de James Horner a beau nous être assénée en son stéréo Dolby, il en faut davantage pour nous captiver pendant une heure et trois-quarts.Les bonnes vieilles règles sont toujours vraies : sans un scénario ingénieux — avec des personnages dotés d une certaine épaisseur —, et sans une réalisation imaginative (pour renouveler un genre qui commence déjà à s'ankyloser), on se dirige tout droit vers l'ennui.C’est bien l’écueil que tout ce consortium de producteurs n’a pas su éviter.Les premiers moments de dépaysement passés, on est rapidement confondu devant un scénario d'une telle indigence et surtout devant des personnages aussi dénués d’intérêt.Les comédiens font ce qu'ils peuvent avec des dialogues particulièrement ineptes: on se passerait de ces considérations creuses sur la mort ou l'amitié.Certaines séquences sont Suite à la page 32 Lexpénence la plus terrifiante de l'histoire de la science échappe atout contrôle DU REEL desjardins desjardins 1 WILLIAM HURT BLAIR BROWN Le nouveau film de KEN RUSSELL ROMY SCHNEIDER r dans une vague de rire*** qui rafraîchira votre été! la nouvelle comedie de j CLAUDE ZIDI Venez p POUR TOUS RENE MALO présente m Gagnez un voyage pour 2 personnes à St-Tropez gracieuseté de I agence Merlin Demandez votre coupon de participation lors de votre visite ou cinema w W DANIEL AUTEUIL • OAFTAN RI ODM • PATPlCk i Ai IDÉN GUY MARCHAND • GAETAN BLOOM • PATRICK LAURENT • HONORÉ N ZUÉ • ZARD Barri, tous les (ours 12 10 - 2 05 4:00 - 5 55 - 7:55 9 50 Brassard, tous les jours 1 30 -3 30 5 30 - 7 30 9 30.Jean-Talon, lun â ven 7 00 - 8 45 sam dim et jeudi 24 juin: 1 40 3:25 - 5:10 • 7 00 8 45 (2e film aux St-Jérôme et ciné-parcs) (3e film bonus aux ciné-parcs ven sam mer 23 juin et jeudi 24 juin).& BERRI 1 I JEAfl-TALOn I BROSSARD 1 S! KNIS SÜ-CXTHHINI JU-JUS ! MS A l'Bt K «Î-IX 715-7000 MAIL CHAMPLAIN «5 S90A CIRE-PARC OOEOR 1 | CIRE-PARC CHATEAUGUAV t I CIRE PARC LOVAI 1 TRANSCANADtENNE SORTIE (ST-BRUNO' 98 655-0692 6SS 0697 4 MULES DU PONT MERCIER VERS CMATEAUGUAY 691 1310 I61-Û6S9 AUTOROUTE MS LAURfNTIMS SORTIE 14| 622 SS55 ST-JEROmE | CIRE-PARC ST-JEROITIE t I joliette AUTOROUTE DES IAUREWTIWS SORTIE 441 436-4 7 7 3 Cinéma Joiiatte RfNE MALO PRESENTE UN FILM FASCINANT ¦Franco Nuovo, Journal de Montréal LEGRAND GAGNANT DES “ CESAR” Meilleure Première Oeuvre Meilleure Musique Meilleure Photographie Meilleur Son 82 que je C’est la 3* FOIS vois « DIVA » et me voici, pour la 3* FOIS plongé dans le ravissement.-Francine Laurendeau Le Devoir Un film qu’il faut voir plus d’une fois et à chaque fois, on y découvre quelque chose de plus.-Manon Péclet, Dimanche-Matin « DIVA », une promesse de génie.-Bruce Bailey The Gazette DIV/ UN FILM DE JEAN-JACQUES BEINEIX J’ai eu la chance de voir 3 FOIS « DIVA », j’y ai pris autant de plaisir la 3* FOIS que la première fois.-Luc Perrault La Presse Un film exceptionnel qu’il faut voir et revoir.-René Homier-Roy V ‘Il avec FRÉDÉRIC ANDREI et WILHELMENIA WIGGING FERNANDEZ PHOTOGRAPHIE DE PHILIPPE ROUSSELOT MUSIQUE DE VLADIMIR COSMA DISQUE DE U MUSIQUE EN VENTE AU CINEMA & CHEZ LES DISQUAIRES.SAMEDI, DIMANCHE & JEUDI 12.40, 2.55, 5.20,7.30,9.40, 35 MILTON 842 6053 SEM.7.30, 9.40.msmsm Un Suspense ^jj^JlENRi Verneuil '4.: : PATRICK DETWAERE MICHEL AUCLAIR CAROUNE CELLIER CHARLES OÊNNER ANNY DUPEPEY .’’JEANNE MOREAU • ; léEL FERRER POUR TOUS ?, •"< 'sA ! "Ê ¦ * .jr l,in ^fOOuit et 'Wse p*' HENRI VERNEUIL milliards: FERNAND lEDOUX .JEAN MERCURE .JEAN PiERRE kalEON.JEAN LAURENT COCHET .ANDRE FALCON .JACQUES FRANCOIS.DÈS MERCREDI LE 23 JUIN! PHILIPPE SARDE Le PARISIEN 4 LAVAL 4 VERSAILLES 2 m 480 STE CATHERINE 0 866 3866 CENTRE LAVAI 688 7776 PLACE VERSAILLES 353 7110 "•«¦«t"» 24 ¦ Le Devoir, samedi 19 juin 1982 CULTURE ET SOCIÉTÉ /cinéma en tête d’affiche Marie Uguay.Avant que Marie Uguay ne meurt, Jean-Claude Labrecque assisté de Jean Royer a recueilli les propos de l’écrivain.De l'anecdotique à la profondeur, de la vie â la mort, en passant par la découverte des mots et de leur pouvoir.Document émouvant né de la rencontre d'une jeune poétesse déjà disparue et d'un cinéaste toujours à l'écoute.(Au cinéma Parallèle du 21 au 27 juin).¦ Images lesbiennes et gaies.Une série pertinente qui nous vaut le vieux films, des films récents aussi, dont plusieurs inédits à Montréal En reprise demain soir â 20 h .Jeunes filles en uniforme» de Léontine Sagan, un classique souvent cité mais rarement projeté.(A la Cinémathèque québécoise jusqu'à demain) ¦ Un monologue Nord-Sud.De Jacques Godbout et Florian Sauvageau, un document qui examine de près, en prenant appui sur le cas d’Haiti, les relations entre pays riches et pays pauvres Pour rendre conscients les profits inconscients.(Au cinéma Parallèle jusqu'à demain).¦ Amour et érotisme au cinéma.L’évolution de l’amour et de l'érotisme dans le septième art à travers 80 longs métrages qui couvrent 60 ans de cinéma soit de 1921 à 1981.(Au Conservatoire d'art cinématographique jusqu'à la fin juin).¦ Cinéma des autres Amériques.Quelques images brûlantes d'un cinéma â redécouvrir.Des films d'Amérique latine et des Antilles dites françaises.(A la Cinémathèque québécoise du 22 au 29 juin) ¦ Café express.De Nanni Loy.Dans le train express Rome-Naples, la nuit bien remplie d'un vendeur de café Remarquablement interprété par Nino Manfredi.La comédie Italienne à son meilleur.(En version française au Dauphin).¦ La femme d’à côté.Bertrand et Mathilde se sont aimés follement, séparés violemment et voilà que, par hasard, ils se retrouvent D une grande intensité émotionnelle que signe le Truffaut de l’amour-passion.Avec Gérard Depardieu et l'inoubliable Fanny Ardant.(Au Berrl).¦ Il faut tuer Birgitt Haas.Services secrets, psychologie, amour fou.Climat trouble bien rendu par une image légèrement sous-exposée et un son sourd Avec Philippe Noiret, Jean Rochefort et Lisa Kreuser.De Laurent Heyneman qui nous a déjà donné «La Question».(Au Dauphin).¦ Missing.Le dernier Costa-Gavras, palme d'or à Cannes.Au Chili, pendant le coup d'état, un jeune journaliste disparaît.Son père et sa femme le cherchent désespérément Une histoire vraie.Un film dénonciateur qui a fait réagir le Département d'Etat américain.(En version originale au cinéma Alexis Nihon, en français au Crémazie) ¦ My Dinner with André.De Louis Malle, un film tout simple avec le metteur en scène de théâtre André Gregory et le dramaturge Whally Shawn.Une conversation à table, c'est tout! Pour le cinéaste, un défi.Pour le spectateur, captivant.(Au Ci-néplex).¦ On Golden Pond.Katharine Hepburn et Henry Fonda s'y sont mérités des Oscars.Le film dans son ensemble est cependant lourdement conventionnel.(Au Clnéplex, en français au Champlain).¦ Conte de la folie ordinaire.Derrière les outrances de l'écrivain alcoolique, le désespoir.Avec Ben Gazzara et Ornella Mutti.Une adaptation par Marco Ferreri de nouvelles du poète californien Charles Bu-kowski.(Au Parisien).¦ Das Boot.Un sous-marin allemand et son équipage pendant la seconde guerre mondiale D'une efficacité dramatique exceptionnelle.Du réalisateur allemand Wolfgang Petersen.(Avec sous-titres français à l'Élysée, avec sous-titres anglais au La Cité).¦ Diva.Premier long métrage du jeune cinéaste français Jean-Jacques Beineix.Une histoire de bandes enregistrées.Un plaisir pour l'oeil, pour l'oreille aussi.Un ravissement tout en bleu au pays de l'insolite.(A l'Élysée).¦ Diner.Baltimore, 1959, temps des fêtes.Cinq amis dans la vingtaine vivent les derniers moments de leur jeunesse Une comédie dramatique rétro mais sans complaisance.Petit film fort sympathique (Au cinéma de la Place Ville-Marie).¦ Montenegro.A Stockholm, une mère de famille qui s’ennuie auprès de son riche mari et de ses enfants rencontre une bande d'immigrés yougoslaves et découvre la liberté, la sensualité, l'Aventure.Tourné avec humour, fantaisie et érotisme par un Dusan Makavejev en grande forme qui a su utiliser à merveille les talents de Susan Anspacti.(Au Claremont, en français au Parisien).¦ La Guerre du feu.L'homme à la recherche du feu à l'époque de la préhistoire.Tourné avec des moyens considérables par Jean-Jacques Annaud.Produit par Denis Héroux.Cinéma quelque peu sensationnaliste.(Au Palace).¦ Les Uns et les autres.Musique, danse, mouvement, spectacle, carambolage d'images plus étourdissantes les unes que les autres, tout pour plaire aux inconditionnels de Lelouch et du Boléro de Ravel.(Au Parisien).¦ Chariots of fire.Gagnant, à la surprise générale, de l'oscar du meilleur film.Basé sur une histoire vraie: deux coureurs, un jeune Juif et un jeune missionnaire évangéliste, représentent l'Angleterre aux Jeux de la Ville Olympiade à Paris en 1924 De la belle besogne mais presqu’au sens péjoratif du terme.(Aux cinémas Westmont Square' Loews et La Cité).Richard GAY Reprise du récital de la poésie de Marie Uguay À l'occasion de l'ouverture officielle, par la ville de Montréal de la maison de la Culture de Ville Emard.qui portera le nom du poète Marie Uguay décédée l’automne dernier a lage de 26 ans, il y aura reprise dimanche le 20 juin à 14 h 30 du spectacle de poésie «Il fait beau comme jamais» collage de poèmes écrits par Marie Uguay.Ce spectacle qui a été présenté avec beaucoup de succès durant sent dimanches consécutifs à la Bibliothèque Nationale en octobre et novembre 198! est interprété par les comédiens Nathalie Naubert.Jean-Louis Paris.Ninon Lévesque, Benoit Dagenais et Diane Robi-taille sur des musiques de Bernard Fortin, Dominique Proulx et Marie Lacourciere.Le choix des textes et la mise en scène sont de Huguette Uguay.La bibliothèque Marie-Uguay est située au 6052 boulevard Monk, à Ville-Emard.(Métro Monk ou Autobus 36-37 et 23) Marie-Thérèse Faquin Suite de la page 25 chanteur d’avoir l’assistance d’une personne ressource capable de faire ce travail.«Le «coaching», ce n’est pas de l’accompagnement, c’est une présence de toutes les secondes: c'est vraiment un don de s'apercevoir de la moindre petite chose.» «Le mot «coaching», ça fait un peu joueur de hockey, mais ue voiilez-vous.J’ai un jour emandé à Paul Gilson de l’Académie Française de me trouver l’équivalent en français: j'attends toujours.» À 76 ans, débordante d’enthousiasme et pétillante de vie.Marie-Thérèse Paquin est encore aujourd'hui une femme très active.Elle poursuit la rédaction de ses traductions littérales et littéraires en Français et en Anglais, de livrets d'opéras italiens et allemands.Ce sont de précieux outils de travail pour les chanteurs.D’autre part, sont encore très nombreux les jeunes chanteurs qui viennent solliciter ses conseils.Heureusement pour eux et aussi pour nous, son plus cher désir c'est de donner Chorale Donovan La Chorale Donovan tiendra des auditions du 12 au 28 juin.Pour un rendez-vous, appelez John ou Bernadette Donovan à wiix-popr fifæ flonîmgojuin/ôMfm PROGRAMMATION À DÉVISSER ET À CONSERVER UNE INITIATIVE DE LA SOCIÉTÉ DU VIEUX-PORT DE MONTRÉAL La Grande Scène du Festival Cette programmation étant sujette à des changements, il serait sage d'en vérifier le contenu avant diffusion.Pour la durée du Festival, un service de répondeur téléphonique a été prévu afin de donner la programmation révisée quotidiennement des activités et spectacles du site.Le numéro à composer est: (514) 849-0035 Les spectacles de la grande scène débutent à 21 h et le prix d’entrée est de 2$ payable à l’entrée.Aucun siège réservé.20 juin: Cérémonies d’ouverture 21 juin: Zachary Richard 22 et 23 juin: Crowsnest (ballet) 24 juin: Diane Tell 25 juin: Sylvie Tremblay Sylvain Lelièvre 26 juin: Soirée Western 27 juin: Nicole Martin 29 juin: Compagnie de danse Eddy Toussaint 30 juin: 19h Les Sortilèges 1» juillet 19h Orchestre Symphonique de Montréal 23h Feu d’artifice 2 juillet: Garolou 3 juillet: Belgazou/Gaston Mandeville 4 juillet: Minnesota Jazz Dance Company 7-8 juillet: Les Ballets Jazz de Montréal 9 juillet: Maneige 10 juillet: Widespread Jazz Orchestra 11 juillet: The Nylons 13-14 juillet: Toronto Dance Theatre 15-16 juillet: A confirmer 17 juillet: André Gagnon 18 juillet: Choeur de France 20-21 juillet: Anna Wyman Dance Company 22 juillet: Renée Claude 23 juillet: Louise Portal/Walter Rossi 24 juillet: Bill 25 juillet: Bastien-Bastienne 27-28 juillet: Pilobolus 29-30 juillet: Les Grands Ballets Canadiens 31 juillet: Fabienne Thibeault Ie' août: Soirée Lyrique 4 août Théâtre Sans Fils 5 août: Gilles Rivard/Robert Paquette 6 août: Pierre Bertrand/Gilles Valiquette 7 août: Toulouse 8 août: A confirmer 11 août: Chick Corea 12 août: Judith Lander 13 août: Diane Juster 14 août: Daniel Lavoie 15 août: Les Petits Violons 18-19 août Gus Giordano Jazz Dance de Chicago 20 août: Ginette Bellavance 21 août Bruce Cockbum 22 août A confirmer 24-25 août: Les Ballets Jazz de Montréal 26-27 août Les Créations des Enfants 28 août: Octobre 29 août Angèle Arsenault 1-2 septembre Compagnie de danse Eddy Toussaint La programmation des derniers jours vous sera communiquée ultérieurement par la presse écrite et parlée et Telbec.Le Café-Terrasse Chaque fin de journée, de 17h à 19h.place au jazz1 La programmation est assurée par les organisateurs du Festival International de Jazz de Montréal.20 au 25 juin L’Orchestre Sèst particulièrement illustré Sympathique lors du Festival de Jazz de Montréal 1981 Premier Prix du Conseil Canadien de la Musique 27 juin au Dixieband Six musiciens québécois qui font Ie' juillet de la musique de Dixieland/ Nouvelle-Orléans 30 juin 17h00 Vic Vogel Big Band À confirmer 21h00 Peter Pringle Ie' juillet 17h00 Montreal Pop/ Connie Kaldor À confirmer 21h00 À confirmer 2-3-4 juillet Olivier Jones Charlie Biddle Pianiste et contrebassiste 5-6 juillet Fraser MacPherson Saxophoniste 7-8-9 juillet Claude Ranger Quartet Batterie, saxophone, contrebasse et trompette.10-11 juillet Nelson Symonds Guitariste accompagné d’un pianiste, d’un bassiste et d’un batteur.13 au Claude Garden Quartet Harmoniciste reconnu accom- 18 juillet pagnèd’un pianiste, d’un bassiste et d’un batteur.20 au Tiger Okoshi Trompettiste.25 juillet 27 juillet au Steve Sandberg Latin Pianiste et quatre musiciens qui Ie' août Jazz Quintet (ont du jazz rock.3 au 8 août Michel Ripoche Violoniste.10 au 15 août Sonny Greenwich Guitariste 17 au 22 août Joanne Desforges Chanteuse.24 au Sept de Choeur Ensemble de chanteurs et 29 août d’instrumentistes.31 août au Le Lauréat du Concours Le gagnant sera un individu ou 6 septembre de Jazz de Montréal un groupe de moins de 6 musiciens, de nationalité canadienne et devra interpréter des compositions originales.Tous les jours 12h30 à 14h00 La scène du café-terrasse sera sauf le lundi animée par des amuseurs publics programmés en collaboration avec les organisateurs de ia Grande Virée.Une scène expérimentale servira de lieu de rencontre pour diverses activités spontanées et démonstrations de toutes sortes.Le Petit Théâtre Les pièces de théâtre pour enfants sont présentées tous les jours à 15h00 sur la scène du Petit Théâtre, après la parade d’enfants prévue à 14h30.Il y a relâche le lundi et ces pièces s'adressent aux enfants de 6 à 12 ans.Cette programmation est une production signée "La Grande Virée.20 au 27 juin Les Souffleurs d’images “L'étoile rouge” (marionnettes géantes) 29 juin au 4 juillet Ie1 juillet 6 au 11 juillet Le Carrousel La Noix de Coco 13-14-15 juillet 16-17-18 juillet 20 au 25 juillet 27 juillet au Ie' août 3 au 8 août 10 au 15 août 17 au 22 août 24 au 29 août 31 août, 1e1, 2, 6 sept.3-4- 5 septembre 25 juillet au 5 septembre Caravane Théâtre des Confettis Le Théâtre des 3 P’tits Tours” La Grosse Valise Théâtre de l’Illusion Théâtre de Quartier Les Productions du Kou-Kou Théâtre de l’Oeil L’Ensemble Marcabru Le Théâtre de la Marmaille 19H30 à 20h30 Petite ville deviendra grande” (théâtre) Spectacle de marionnettes "Je regarde au loin et je ne vois rien du tout’’ (comédie musicale) ou “Elle avait les cheveux couleur de citrouille” (théâtre) Animation, masques, musique.“Le voyage du Petit Morceau" (théâtre) “Un monde en soi" (marionnettes, masques, marottes, comédiens) “Tempête à la bibliothèque’’ (théâtre) "Le robot-rebut" (marionnettes) "Un vrai conte de fées" (théâtre) "La vie c’est pas du biscuit" (théâtre) "Regarde pour voir” (marionnettes) “Le Roman de Renart" (théâtre musical) "Pleurer pour rire" (théâtre) Des étudiants de l’École Nationale de Théâtre joueront "La Tempêté’ de William Shakespeare.L’adaptation de cette pièce a été confiée à Michel Garneau Monsieur Garneau assurera aussi la mise en scène QUAI JACQUES-CARTIER, VIEUX MONTRÉAL (FACE AU MARCHÉ BONSECOURS) STATIONNEMENT DISPONIBLE AU PRIX DE 2$, RUE DE LA COMMUNE, AU PIED DE LA RUE BERRL 0^ ’WW*1 481-4317 J CULTURE ET SOCIETE / musique Le Devoir, samedi 19 juin 1982 ¦ 25 Le programme de l’été musical par Gilles Potvin IL n’y a pas si longtemps encore, la saison d’été constituait pour les mélomanes comme pour les musiciens une période salutaire d'accalmie, une halte bénéfique entre une fin de saison exténuante et la rentrée de septembre alors que reprennent les activités régulières Mais les temps ont changé et ce qu’on appelle communément la saison d'hiver se confond avec une saison d’été dont l'importance va grandissante d'année en année.Des festivals de musique et des camps musicaux ont surgi un peu partout au Québec et leur nombre nous oblige à nous ar- rêter qu'aux plus importants.À l’Aréna Maurice-Richard Les Montréalais qui, pour sous les auspices de la Ville de éfèrent de- Montréal.l'OSM donne sept autres concerts le mercredi soir avec Dutoit au pupitre pour cinq.Cette série inaugurée le 9 juin, accorde une large place à 1’ opéra et propose des programmes plus légers, appropriés au cadre particulier de Caréna où la gastronomie voisine avec la musique.Le chef hongrois Gvorgv Le-hel dirigera un concert ' dans chaque série, les autres chefs invités étant Pierre Hétu et Myung-Whun Chung, De nombreux solistes d’ici et de l'extérieur participent également à ces concerts Outre ces deux concerts hebdomadaires.l'OSM et Dutoit doivent trouver ce môis-ci le temps de procéder à d’autres enregistrements pour Decca-London Toujours à l’église de Saint-Eustache seront enregistrés diverses raisons, préfèrent demeurer «en ville» seront une fois encore bien servis par l'Orchestre symphonique de Montréal qui offre deux séries de sept concerts, le mardi et le mercredi, presque tous dirigés par l'infatigable Charles Dutoit.À la basilique Notre-Dame.un troisième festival d’été consacré cette fois à Mozart et à Tchaikovsky a commencé il y a deux semaines et tout indique que son succès sera comparable aux précédents consacrés à Beethoven ainsi qu'à Mozart et Brahams.Dutoit est au pupitre pour cinq des sept concerts du mardi, la série s'achevant le 20 juillet avec le Requiem de Mozart, une oeuvre qui rappellera aux plus âgés les années glorieuses des Festivals de Montréal.les trois grandes suites symphoniques de Respighi, à savoir Pins de Rome.Fontaines de Rome et Festivals romains ainsi que la Symphonie no 3 avec orgue de Saint-Saëns Fort heureusement.nos musiciens pourront ensuite s'accorder quelques semaines de repos en août Renseignements : 842-3402 et 872-2440 Les amateurs d'orgue pourront encore une fois profiter d'une série de dix récitals sur l'immense instrument de l'Oratoire Saint-Joseph, tous les mercredis à 20 heures à compter du 30 juin alors que Bernard Lagacé sera l’invité.Lui succéderont à la tribune Pierre-Yves Asselin.Denis Bédard.Wilhelmina Tier-mersma.Gisèle Guibord.Karl Hochreiter.Jacques ques La-combe.Bernaro Marx.Antoine Bouchard et Ravmond Daveluy qui.selon la tradition.mettre un point final à la série le 1er septembre Renseignements: 733-8211.Le Centre d'arts d'Orford JMC.le plus ancien à la fois des festivals de musique d'été et des camps musicaux, présente une fois de plus une imposante saison qui ira du 4 juillet au 22 août Le Festival international d'Orford en concert» à la salle Gilles-Lefebvre les vendredis et samedis, «Or-ford à l'Abbaye», les samedis après-midis a l'abbaye Saint-Benois-du-Lac, «Orford hors les murs», série du mercredi prenant place dans diverses localités de l.Estrie dont Rock Island.Magog.Coaticook.Sherbrooke et Valcourt ainsi que «Orford en folie», les dimanches après-midis sur les pelouses du Centre d'art.Un nombre considérable de solistes et d'ensembles vont parti- ciper à ces manifestations.Parmi eux se trouvent le Quatuor Orford, les pianistes Jacinthe Couture.Carmen Picard et Claude Helffer.la violoncelliste Reine Flachot.le saxophoniste Jean-Marie Lon-deix.l'Ensemble Concertante, l'ensemble de jazz Félix Sim-taine.l'Ensemble vocal Stéphane Caillat.le Duo classique de Montréal, le guitariste Alvaro Pierri.l'organiste Bernard Lagacé.l'Ensemble Cantabile.sans compter plusieurs groupes de musique baroque Renseignements: (819) 843-3981 Sous la direction de Pierre Rolland, de nouveau son directeur artistique à la suite d'un intérim assuré par Jean-Claude Picard, le Centre d'arts d'Orford JMC tient des sessions pédagogiques avec le concours de maîtres canadiens et européens Des cours ma- Marie-Thérèse Paquin, musicienne gistraux en art lyrique seront dirigées par le célèbre baryton Martial Singher en juillet et d'autres en août par le saxophoniste Jean-Marie Lon-deix.Le corps professoral regroupe des noms comme Anton Kuerti, Jacinthe Couture.Aleksandar Pavlovic.John Adams.Reine Flachot.Alvaro Pierri.Claude Helffer.Clifford Benson.William Bennett.Marc Durand.Eugène Plawutsky Des cours de musique ancienne sont aussi offerts avec Bernard et Mireille Lagacé, Reinhard Goebel.Marion Verbrugen et Louis Bégin.Des sessions jazz ont été confiées à Félix Simtaine de Belgique et à Charles Ellison.Renseignements: 866-1518 ou 271-2566 Maintenant à sa cinquième saison, le Festival d’été de La-naudière.que dirige Fernand Lindsay, a quelque peu réduit son activité à Joliette même, mais aucunement dans les églises de la région ou au Camp musical de Lanaudière.au lac Priscault.à Saint-Côme Aux «Jeudis de Joliette» en juillet, on entendra successivement le violoncelliste Vladimir Orloff dans un concert Haydn, le soprano Diana Soviero.l'exceptionnelle Violetta de l'Opéra de Montréal, le pianiste québécois Michel Franck.Prix d'Europe 1977.les Choeurs de France, constitués de 35 voix d'hommes de l’Opéra de Paris et le violoniste Peter Zazofsky.premier prix du Concours international de Montréal en 1979.Ces concerts du jeudi ont lieu à 20 h 30 dans l'auditorium du Cégep de Joliette.Le festival continuera de mettre en valeur les églises historiques de la région en présentant des manifestations le mardi soir, tour à tour aux églises de Sainte-Mélanie (Ensemble Arts-Québec dans un programme Vivaldi le 6 juillet).à celle de la Purification de Repentigny (Groupe Ano-nymus le 13 juillet), Saint-Suite è la page 32 par Carol Bergeron DANS Test de Montréal, une solide maison bourgeoise du début du siècle, deux vastes pièces transformées en salon de musique: c’était à l’origine le salon et puis la salle-à-manger facilement reconnaissable à ses murs lambrissés surmontés d’une corniche qui a d'ailleurs gardé toutes ses assiettes.«Cette maison, c'est mon père qui en a fait l’acquisition id j’étais petite».Ici une de travail couverte de quand table partitions et de feuilles de papier: «je travaille actuellement à la traduction des airs de concert de Mozart».Là.accrochés au mur.des rayons sur lesquels se pressent des dizaines de livres et des opéras dans de sombres reliures un peu fatiguées par l’âge et les nombreuses manipulations: «Vous savez, j’ai tout sur Mozart.sur Beethoven, sur Verdi, sur Puccini et même sur Mahler».C'est la pointe de Ticeberg car la cave est pleine.Ailleurs, derrière un canapé.des étagères chargées de centaines de petits objets, une S: vie entière en bibelots de collection: c'est avec empressement qu elle me montrera un orchestre miniature dont les musiciens sont des grenouilles: «et regardez ces deux minuscules pianos à queue avec Photo Jacques Grenier les tabourets, de jolies porcelaines de Sèvres.Ceux-la iront aux pianistes Bouchard et Mo-risset.» Tout à côté, à portée des regards attentifs et amoureux.des paysages, parmi lesquels on reconnaît facilement C’est lundi soir dernier que la Société Saint-Jean-Baptiste remettait son prix de musique Calixa-Lavallé 1982 à Marie-Thérèse Paquin.Depuis plus d’un demi-siècle, à titre de pianiste, d’accompagnatrice et de répétitrice, elle a enrichi la vie musicale du Québec, tout en préparant à leur carrière un grand nombre de chanteurs et de chanteuses dont elle a su développer les talents.Pianiste, elle occupa ce poste pendant 20 ans avec l'Orchestre Symphonique de Montréal.Accompagnatrice, elle travailla tout autant avec des artistes internationaux — chanteurs et instrumentistes — qu’avec les musiciens d’ici.Répétitrice ou «coach» en jargon du métier, à ce titre elle fut responsable d’une classe au Conservatoire de musique du Québec pendant plus de 20 ans.Par son activité, surtout dans le domaine de l'art lyrique, Marie-Thérèse Paquin peut être considérée comme l'une des personnalités marquantes depuis plus de 50 ans.Fondé en 1958, le prix Calixa-Lavallé, qui comporte une bourse de 1,500$ et la médaille Bene Merenti de Patria, a été attribué ces dernières années à Félix Leclerc, Jean Carignan, Lionel Daunais.Monique Leyrac, Serge Garant et Kenneth Gilbert.deux magnifiques Marc-Aurèle Fortin, se blottissent autour d’un Steinway de Hambourg.C'est là à partir de cet instrument que s est articulée toute une vie entièrement con- 149 DE lOSM Les C oncetis Gala vous éblouiront avec ses huit concerts inoubliables des plus grands classiques, romantiques et modernes.Haydn, Liszt, Beethoven, Mozart, Bruckner, Bartok.Lntre autres vedettes: la soprano Jessye Norman, le pianiste Krystian Zimerman et le violoniste Henryk Szeryng.LES CONGE R T S GALA 14-15 septembre Charles Dutoit Colette Boky.soprano Ryland Davies, ténor John Paul Bogart, haryton-hasse Choeurs de TOSM 18-20 octobre Charles Dutoit Pierre Amoyal.violoniste 2-3 novembre Herbert Blomstedt Zoltan Kocsis.pianiste 6-7 décembre David Zinman Dorothy Masella.harpiste Timothy Hutchins, flûtiste 25-26 janvier Hiroshi VYakasugi Paul Stewart.pianiste Haydn: Les Saisons 1-2 mars Charles Dutoit Krystian Zimerman.pianiste 29-30 mars Charles Dutoit Henryk Szeryng, violoniste 17-18 mai Charles Dutoit Jessye Norman, soprano James McCracken, ténor Louis Quilico.ban ton Schoenberg: Concerto pour violon Schubert: Symphonie no 9 Bartok: Concerto pour piano no .3 Bruckner: Sy mphonie no 6 Mozart: Symphonie no 33, K.319 Concerto pour flûte et harpe Symphonie no 41.K.551 (Jupiter) Liszt: Les Préludes Concerto pour piano no 2 Syrtfphonie Dante «Choeurs de l’école Face» I.Edwards Beethoven: Concerto pour piano no 4 Symphonie no .3 (Eroïca) Brahms: Ouverture tragique Berg: I.ulu-suite (Pauline Yaillancourt.sop.Brahms: Concerto pour violon Saint-Saëns: Samson et Dalila, Acte H Stravinsky: Le Sacre du Printemps Abonnez-vous dès maintenant! Épargnez 25% Téléphonez au 842-3402 et faites porter à votre compte Visa ou MasterCard ou passez à notre bureau d'abonnement, ouvert du lundi au vendredi entre 11 heures et 18 heures, au 200 ouest, boul.de Maisonneuve, à l'arrière de la Place des Arts.Prix spéciaux pour étudiants et personnes de plus de 65 ans.gracieuseté de The Gazette.Orchestre symphonique de Montréal Charles Dutoit Directeur artistique sacrée à la musique.Même si des interprètes prestigieux comme Horowitz, Serkin.Brailowsky et Egon Petri Ton) joué, c'est cependant elle.Marie-Thérèse Paquin.que Ton imagine à ce piano accompagnant des plus humbles aux plus célèbres musiciens depuis plus de 50 ans.Elle commença l’étude du piano à Tâge de cinq ans et petit à petit elle démontra suffisamment d’aptitudes pour espérer un jour en faire carrière.Cependant, les éléments d’un autre destin se mettaient en place les uns après les autres: elle suivit par exemple des cours de diction au conservatoire LaSalle et à 15 ans entreprit l’étude des langues à l'Université de Montréal acquérant ainsi la maîtrise de l’allemand, de l’italien et de l'espagnol: «je ne savais pas.à Tépoque.que je m en servirais un jour.» À 20 ans.un bref mais très fructueux séjour de six mois en Belgique, lui permet de travailler l'harmonie avec Paul Gilson, le piano avec Camille Gurickx et le répertoire avec Ernest Closson : « j’ai beaucoup profité de leur enseignement, avec eux, j'ai appris à apprendre.» De retour à Montréal, se rendant compte qu elle préférait travailler avec d'autres musiciens plutôt que seule, elle orienta tout naturellement ses activités de pianiste vers la musique de chambre: «et puis, j'étais très forte en lecture à vue.» Voilà, les éléments essentiels étaient à peu près tous réunis: encore fallait-il les orchestrer, leur imprimer une direction particulière.Wilfrid Pelletier lui fit réaliser qu elle possédait tout ce qui était requis pour faire ce qu'on appelle en langage du métier, du «coaching»: «Wilfrid Pelletier.c’est mon père en musique et en particulier en opéra.» Le «coaching», c’est harmoniser tous les éléments qui aboutissent à l'interprétation d'une oeuvre musicale; c’est par exemple capital pour un Suite à la page 24 FESTIVAL A NOTRE-DAME ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL MOZART TCHAIKOVSKY TOUS LF,S CONCERTS DEBUTENT A 19H30 22 juin CHARLES DUTOIT Cecile Licad, pianiste MOZART: La Flute enchantée, ouverture Symphonie no 36.K 425 Lmz TCHAIKOVSKY: Concerto pour piano no 1 et ITSTIVAI EST RENDU POSSlBtr (•RACE A I A GENEROSITE Of l A COMPAGNIt POWER CORPORATION DU CANADA Les billets seront en vente a tous les kiosques (JmwrmoN (0 75$).aux guichets de la Place des Arts, ainsi qu'à la basilique Notre-Dame à compter de 10 h a m le jour du concert Billets: 7,50$-9,00$ l Vk'si rc 'Amphoniqi ic île Montreal CHAH! ES DUTOIT DiRi c rr un ARTIST tour C 49de lOSM O P U s p/// /s Les C oneerts A ir C anudu vous éblouiront avec six des plus populaires concertos pour piano.Au nombre des six pianistes invités, mentionnons Pascal Devoyon, André Laplante et André (lugnttn.LES CONGE R TS A IR CA NA DA 5-6 octobre Charles Dutoit lloracio Gutierrez, pianiste 30 nov.-l déc.Charles Dutoit Pascal Devoyon, pianiste 18-19 janvier l ri Mayer Juliana Markova, pianiste 21-22 février Raffi Armenian Chia ( hou.pianiste 19-20 avril 1 rieh Kunzel André Laplante.pianiste 3-4 mai Charles Dutoit André Gagnon, pianiste Moussorgsky: Une nuit sur le mont Chauve Tchaikovsky: Concerto pour piano no I Stravinsky: Suites no I et no 2 Rachmaninov: Vocalise Tchaikovsky: Ouverture 1812 Thomas: Raymond, ouverture .Saint-Saëns: Concerto pour piano no 4 Chahrier: Marche joyeuse Champagne: Danse villageoise Dukas: L’Apprenti sorcier Massenet: Le Cid.ballet Turner: Opening Night, ouverture Grieg: Concerto pour piano Chédrine-Bizet: Carmen Ballet Sibelius: Finlandia Wagner: Die Meistersinger.ouverture Rachmaninov: Concerto pour piano no 2 Schubert: Rosamunde.ouverture et musique de ballet Godfrey Ridout: Frivolités canadiennes Johann Strauss: Valses et Polkas Concerto pour piano no I de Mendelssohn et oeuvres de Liszt.Bizet.Gershwin.Richard Rodgers.Des extraits de «Annie» et autres mélodies populaires Rossini: Il Signor Bruschino.ouverture Mozart: Concerto pour piano.K.482 Rimsky-Korsakov: Schéhérazade Abonnez-vous dès maintenant! Épargnez 15% Téléphonez au 842-3402 et faites porter à votre compte Visa ou MasterCard ou passez a notre bureau il abonnement, ouvert du lundi au vendredi entre 11 heures et 18 heures, au 200 ouest, boul.de Maisonneuve, à l'arriére de la Place des Arts.Prix spéciaux pour étudiants et personnes de plus de 65 ans.gracieuseté de The Gazette.Orchestre symphonique de Montréal Charles Dutoit Directeur artistique 26 ¦ Le Devoir, samedi 19 juin 1982 CULTURE ET SOCIETE Les maisons anciennes (6) Les problèmes de structure par Mark London et Cécile Grenier de la fondation Héritage Montréal LES problèmes de structure, les dommages causés par l'eau et une surface peu attrayante sont les principales causes, souvent d’ailleurs interreliées, des réparations majeures apportées aux murs extérieurs Impossible d'ignorer les deux premiers problèmes, ils mettent en cause l'intégrité de la maison.Il faut tout d'abord s’atta- ?uer à la racine du problème nutile de réparer les fissures de la pierre ou la brique qui s'effrite si on n'a nas au préalable corrigé les uéfauts de la fondation ou remplacé les gouttières qui ont causé le problème.Presque toutes les maisons de Montréal ont des façades de maçonnerie.Les plus anciennes ont des murs de maçonnerie pleine, c'est-à-dire que ces murs sont porteurs; pour les autres, il s'agit de maçonnerie de revêtement sur un carré de bois.On peut donc enlever cette dernière sans que la structure en soit affectee Dans le cas de la brique, on reconnaît généralement un mur de maçonnerie portante par sa rangée en boutisse qui apparaît tous les six rangs de l'appareillage et qui.comme elle est placée dans le sens de l'épaisseur du mur.relie les murs extérieurs et intérieur Si vous avez quelques doutes, percez un trou dans le mur pour vérifier s’il y a une charpente de bois ou regardez entre les extrémités des solives du plafond du sous-sol.Problèmes de structure: Des fissures importantes dans la façade ou un affaissement de certains de ses éléments indiquent un problème de strur ture.mouvements causés par une fondation de piètre qualité ou par un affaissement du sol.La brique ou la pierre du revêtement peut également se fissurer ou se bomber parce qu elle est en train de se détacher de la charpente de bois à cause d'une infiltration d’eau dans le mur ou à cause de la rouille et de la détérioration des pièces de métal qui supportent la brique.Un mur extérieur bombé peut aussi indiquer l’affaissement du mur intérieur ou de toute autre partie de la structure par suite de la dégradation des appuis, Ce mur est un véritable dan- •v^Vrfxru’tJCijet —^ 7 >s.VL nuXMlZJ Mut- et ffe»4fTlC*i HURrTVfE- À CH6K1WE- PL drome, tir* de "Cm qu'il faut Auqsr, J., Ovirland, L.l-avallfe, J.et Pamlie, I per public et doit être réparé immédiatement par un spécialiste.Dans certains cas.on peut temporairement stabiliser le mur en installant des tirants, mais on risque ainsi une plus grande infiltration d'eau, et ces tirants constituent en quelque sorte un pont thermique qui laisse échapper la chaleur et pénétrer le froid Pour corriger ces problèmes en permanence, il faudra refaire une grande partie du mur.Si la charpente est en bois, il faudra profiter de ces travaux pour évaluer l’état du mur.Si la maçonnerie est portante, il faudra la soutenir durant les travaux.(Le prochain article traitera des réparations de structure).Éclatement de la brique: L’effritement de la brique est courant à Montréal.La maçonnerie absorbe trop d’eau et ne la rejette pas assez vite, et sous l'effet du gel et du dégel, elle éclate.Sans gouttières ou parapets adéquats au niveau du toit, l'eau peut s'in filtrer dans les murs.Les so-lins rouillés ou les allèges pourries laissant pénétrer l'eau.La brique de piètre qualité ou celle qui a été nettoyée au jet de sable absorbe trop d’eau et se désintègre beaucoup plus rapidement.Un taux normal d’humidité emprisonnée dans la brique par une couche de peinture à l’huile peut également provoquer son éclatement.La prétendue imperméabilisation de la brique fait plus de tort que de bien en empêchant le mur de respirer.Apres avoir éliminé les sources d'excès d’humidité, il faut aussi remplacer la brique.Recherchez de la brique ancienne qui se marie bien à la vôtre, en vous assurant que Uest une brique pour mur extérieur et non pour mur mi- estimation gratuite 326-2100 RÉNOVATION G.P.INC 8185, boul.Langelier, St-Léonard confection — services à domicile EN SPÉCIAL JUSQU’AU 10 JUILLET verticaux en groover et tissus 76” x 84” seulement, spécial $165.00 1551 est Ste-Catherine, Mtl Tél.: 523-8131 Draperies Conçue pour ceux qui exigent l’élégance, l’efficacité et la durabilité ATELIER DE FENÊTRAGE 5500 Van Den Abeele Ville St-Leurent, (51 A] 336-3150 toyen Un mur latéral ou un mur arrière dont la maçonnerie s'éclate peut être recouvert de stuc ou d'une tôle ner-vurée et prépeinte.Les joints: La brique est souvent affectée par l’eau qui s'infiltre dans les joints entre le mur et les allèges, entre le mur et les cadres de fenêtres, ou encore entre le mur et les contre-solins du toit.Il faut étanchéifier tous ces joints avec un produit de scellement approprié.Méfiez-vous du vendeur qui vous dit qu’il est nécessaire de reprendre les joints de la brique sinon le mur tombera très prochainement.Un travail mal fait, avec un mortier inapproprié, peut causer des dommages sérieux tant du point de vue fonctionnel qu’esthétique.Il faut choisir soigneusement son maçon, voir ce qu’il a déjà fait et discuter en détail vos exigences.Seuls les joints sérieusement détériorés (c’est-à-dire ceux où il manque Vz" de mortier) devraient être refaits.L’ancien mortier à base de chaux doit être remplacé par un mortier de même couleur et de même résistance.Il doit pouvoir subir l'effet des écarts de température et des vibrations et être légèrement plus friable que la brique.Le mortier gris à base de ciment est plus dur et plus sec que la brique ancienne et y causera rapidement des fissures qui maèneront les infiltrations d'eau dont nous avons parlé plus haut Pour reprendre les joints détériorés, on gratte à la main le mortier sur une profondeur de 1 pouce.Il ne faut pas utiliser de scies mécaniques car elles élargissent inévitablement le joint et endommagent la brique.Les surfaces des nouveaux joints seront polies au fer rond afin d’obtenir le même renforcement sur tout le mur Si on ne fait que jointoyer.la surface- sera malpropre et le joint sera beaucoup plus large que celui du mur d’origine On gratte souvent le joint avec un outil pointu pour que la section réparée ait l’air effrité par les intempéries, tout comme les autres joints du mur Les trous dans la rangée de brique inférieure ou dans la pierre ont une fonction bien spécifique C’est la chan-tepleure par où s'échappera l'excès d’humidité.Si vous remplacez une partie du mur, assurez-vous de remettre en place chantepleures et solins Nettoyage: Avant de nettoyer un mur de maçonnerie, il faut penser au but visé.S’agit-il de transformer une maison ancienne en une maison neuve ou tout simplement de se débarrasser de la saleté.La maçonnerie, et tout parti-çulièrement la brique est très vulnérable et certains procédés.telle l’abrasion, peuvent écourter gravement la vie du mur II faut utiliser la méthode la plus douce pour atteindre le but visé.C’est un peu comme si on se lavait les mains; s’il s’agit tout simplement d'enlever la saleté, l’eau devrait faire l’affaire, en y ajoutant un peu de savon et en se servant d’une brosse douce.Ne jamais utiliser de brosses métalliques à cause des mor-ceaux de métal qui s’accrochent inévitablement à la brique, rouillent et font des taches.L’utilisation de jets spéciaux qu’on laisse sur la brique une semaine est aussi efficace.On peut aussi nettoyer à la vapeur mais il y a danger d’infiltration d’eau.Si le mortier, le goudron, la rouille ou la moisissure ont causé des taches, utilisez un produit chimique spécifique Pour la peinture, il faut utiliser un décapant.(Voir l'article ‘Cleaning Masonry’ par «Martin Weaver, Canadian Heritage Magazine, décembre 198U Évitez les abrasifs et ne nettoyez jamais au jet de sable.Les briques sont faites de glaise cuite au four pour en durcir la surface.Tout traitement abrasif, et particulièrement le jet de sable, enlève cette surface et condamne la partie friable à une détérioration certaine.Il en est de même pour la pierre, dont la surface durcit au fil des an nées.Non seulement le jet de sable élimine-t-il la surface dure, mais il détruit les détails de la pierre et brise la surface en la rendant du même coup plus perméable à l’eau.Il détruit également les joints et il faudra les refaire avec tous les problèmes que cela comporte On a également tort de peindre la brique ou la pierre Mais si la muraille a déjà été peinte, il est peut être plus sage de la laisser telle quelle, car le décapage est difficile et cause d’autres problèmes.Il y a de fortes chances que le mur n’ait pas été en bon état quand il a été peint.En fait, certains murs construits en brique de piètre qualité ont été conçus pour être peints, parfois dans l’intention d'imiter la pierre.Les anciens bâtiments de pierre des champs devaient etre recouverts de crépi La mise à nu des pierres est une intervention moderne Bois: Les boiseries extérieures paraissent souvent dans un état beaucoup plus lamentable qu elles ne le sont en réalité La corniche ou le balcon dont la peinture s’écaille prendront une nouvelle vie après avoir été repeints avec une peinture extérieure au latex.Il ne faut pas repeindre les parties pourries telles les allèges, mais les remplacer.Métal: Le métal exposé aux éléments, comme les clôtures, les mains courantes ou le métal décoratif, doit être bien entretenu, car une fois rouillé, il est difficile à rénover.Les pluies acides et les sels, tels ceux qu’on utilise sur les routes l’hiver provoquent souvent la rouille.Avant de repeindre, il faut se débarrasser de toute trace de rouille soit à l’aide d’une brosse métallique ou par jet de sable.Il faut s’assurer que le déclin de métal est solidement ancré avant d’exercer une pression sur sa surface.Toiture: La plupart des anciennes maisons de Montréal sont dotées de toits plats dont la.surface est composée de plusieurs couches de feutre, collées au goudron ou à l’asphalte, recouvertes de gravier pour les protéger du vent et des rayons solaires.Un bon toit plat devrait durer vin^t ans, mais il faut l’inspecter régulièrement, car un mur qui coule peut causer des dommages considérables s’il n’est pas réparé à temps Les solins du toit, là où les surfaces verticales rejoignent le toit, provoquent souvent des problèmes de toiture.Les clous se détachent ou rouillent ce qui fait décoller le solin du parapet, permettant l’infiltration d’eau et laissant la rouille et la pourriture faire son oeuvre.Les solins doivent Suite à la page 32 RÉNOVER UNE MAISON Quatre spécialistes du bâtiment expliquent tout sur la rénovation: l’évaluation des coûts, la valeur de la maison elle-même, sa construction, du toit à la fondation, les problèmes les plus fréquents.Des illustrations détaillées accompagnent cet ouvrage rédigé par le Groupe de Ressources techniques en habitation Montréal Inc.V ¦ BON DE COMMANDE Ce qu’il faut savoir pour rénover une maison est en vente partout au prix de 9,95$.Pour le recevoir chez-vous, soit CDD ou en envoyant un chèque, retournez ce bon de commande aux: Éditions Libre Expression, 244 rue St-Jacques, Bureau 201, Montréal, Qué.H2Y 1L9.Tél.: 849-5259.Nom Adresse .Ville Code postal .Tél.: LES AMELIORATIONS AUGMENTENT LA VALEUR DUNE r r 1 1 1 1 ¦ i 1 1 1 1 1 1 1 1 1 AVEC UN PRET DE LA CAISSE POPULAIRE.Puisque vous avez décidé d’emprunter, autant y voir clair.À la caisse populaire, vous trouverez des gens qualifiés et disponibles pour discuter de vos projets.Votre demande sera étudiée avec beaucoup de soins et une fois acceptée, nous vous accordons notre aide.Souvent le jour même.En fonction de vos besoins et aussi de vos moyens.Nous parlerons de prêt hypothécaire, s’il s'avère plus avantageux pour vous.Nous vous conseillons de commencer par ce qui est le plus important pour vous.Ce qui ne peut plus attendre et qui doit être fait cette année, comme: • Réparer la toiture.• Changer la plomberie.• Améliorer le chauffage ou l’isolation.Nous savons aussi qu'il y a des améliorations qui augmentent la valeur de votre maison: • Finir le sous-sol.• Construire une rallonge ou un garage.• Aménager une terrasse, un patio ou le terrain.• Faire installer une piscine.PARLONS D'ARGENT.la caisse populaire desjardins CULTURE ET SOCIETE / art/musique Le Devoir, samedi 19 juin 1982 M 27 Jack Lenor Larsen, designer en textile par René Viau ON a dit de Jack Lenor Larsen, un des grands de la création contemporaine en textile, qu'il aurait pu être peintre, poete ou arcni-tecte II a choisi d'être tisserand parce que.par la grâce du textile, il pouvait être tout cela: peintre, poète ou architecte a la fois.Présentée au Musée des arts décoratifs de Montréal jusqu'au 22 août, la rétrospective Jack Lenor Larsen: 30 ans de création textile nous fait entrer dans le monde fécond de celui qui est probablement un des plus grands de cette forme d'expression trop souvent anonyme.Du reste, la notion même de création appliquée à cette matière banale, omniprésente qu'est le textile nous déroute à tel point que l'amateur non-spécialisé se retrouvant dans les salles du Musée décoratif a d'abord l'impression qu'il est au rayon des draperies dans une quelconque grande surface commerciale.Après quelques minutes, à force de jauger les textures, le raffinement et la subtilité de toutes ces étoffes, l'incroyable qualité plastique de toute cette production, le visiteur est convaincu.Mettant de l'avant le vieux rêve du Bauhaus.celui du beau à la portée de tous, sans hiérarchie entre arts dits majeurs ou mineurs.Larsen est vraiment un génie du métier Artisan à l'échelle planétaire, Jack Lenor Larsen a su tirer profit de toutes les ressources de l'industrie.Ses créations se retrouvent aussi bien dans l’ameublement et l’architecture que dans les vêtements.Le textile est pour lui une expérience sensorielle et, comme la tente et le voile des nomades, une façon de se créer un environnement visuel enrichissant et tonique habillant les cages à lapin qui nous tiennent lieu d’habitations.Si le textile peut ainsi nous fournir les images du lieu qui manquent à notre habitat, c’est qu'il a été créé à l'écoute des cléments de base, sorte d’antidote thérapeutique aux agressions d'une journée.Des draps en polyester et coton ont un motif en vague évoquant l'écume de la mer et le mouvement dansant des champs d'eau.Des imprimés sur velours naturel évoquent la sagacité des tissus africains Larsen a le sens d'une matière et ses synthétiques ne se déguisent pas Ses voilages en motifs croisés en fibres artificielles ne ressemblent en rien à de la dentelle."Des fibres artificielles je préfère celles qui n'imitent pas les fibres naturelles.dit-il Les fibres façon paille et les rubans plastiques incisés sont matières nouvelles, ont l'apparence et se comportent comme des matières nouvelles.Elles sont source d une esthétique nouvelle».Ses fibres naturelles accusent leur aspect de fibre brute Du reste, en vieillissant.celles-ci se polissent comme des galets et acquièrent une patine prévue.Ses motifs ne sont pas plaqués mais plutôt symbiose et provoquent une vibration animée, scintillante, jamais rien de standardisé et de terne Produisant en série et à une échelle qui n'a rien de limitée.Larsen ne fait pourtant pas de concession Ses tissus sont certes faits pour plaire mais ils n'ont rien d'opportuniste, s'inspirant des artisanats et des traditions millénaires de bien des pays.Sa réussite commerciale est basée sur cette sensibilité et sur son expérimentation incessante à l'écoute des artistes et des cultures traditionnelles.Il s'est inspiré des tissages laotiens «i-kats».des brocards siamois, des quilts américains, des patchworks, des motifs géométriques de l'art abstrait .pour ses commandes diverses.«Nous sommes les héritiers de tous les temps, de toutes les cultures.Alors que j'admets Disques/ L’intégrale des Nocturnes par Carol Bergeron Frédéric Chopin (1810-1849), Nocturnes, enregistrement intégral par Daniel Barenboim (piano.DG 2 LP Stéréo 2741 012 - $26.64.Texte de présentation en français.AVEC ou sans lunettes, il est difficile d’y voir clair, sinon quelque chose dans ces trop célèbres nocturnes de Chopin.Cortot, Rubinstein, Ashkenazy et des dizaines d’autres pianistes ont essayé avec plus ou moins de bonheur d’y faire la lumière cependant, ni les jumelles scrutatrices d’un Cortot, ni le flair félin d’un Rubinstein n’ont permis de pénétrer au coeur de l'univers nocturne de cet énigmatique musicien romantique.Chopin le tendre, le sensible, le sensuel, le passionné, à 20 ans, quitte brutalement sa patrie, sa famille en laissant derrière lui des amours impossibles, des amours inassouvies.Exilé à Paris il se réfugie totalement dans sa musique: il n'existera plus vraiment que dans ses oeuvres.C’est à la lecture des nocturnes de John Field que Chopin eut l'idée d'en écrire.Toutefois.il quitte son modèle dès le Sème nocturne Op.9.Il transforme la structure pour mieux l'adapter aux besoins Nous achetons peintures de qualité GALERIE DOMINION 1438 ouest, Sherbrooke, 845-7471,845-7833 le plus grand choix de peintures et sculptures au Canada lun.au ven.de9 hà 17h30, samedi et dimanche fermé émotifs de son évolution affective.Cette action intérieure se colore tantôt de tristesse, tantôt de mélancolie, tantôt de nostalgie — c’est le spleen, le mal du siècle des romantiques, — mais surtout elle s’articule autour d’une passion et d’une sensualité frémissante que la plupart des interprètes ont préféré atténuer ou tout simplement ignorer.En réalité, c’est de la nocturne confusion qui offre à notre action toutes sortes d’expériences et de facilités magiques — ce vertige de toutes les choses défendues ou’il est tenté d’accomplir — dont il s’agit.Et puis, la nuit efface tout, même la honte.Enfin, elle est plus rassurante que la lumière: elle fait disparaître les cloisonnements.Les Nocturnes de Chopin, malgré leur apparence de chaste mélancolie, ce n’est pas de la musique de salon: c'est de la musique subversive à ne pas mettre entre les mains des petites filles non plus que des petits garçons d'ailleurs.Daniel Barenboim, interprète génial s'il en fut, nous livre, sous étiquette Deutsche Grammophon un superbe version des 19 Nocturnes de Chopin Voilà enfin un pianiste qui sans fausse pudeur, cherche le sens profond de ces oeuvres.Tout y est, la majesté funèbre du grandiose 13ème nocturne en ut mineur, la poignante mélancolie du 15ème en fa mineur, l'obsédante tristesse du 18ème en mi majeur mais toujours et partout cette frémissante passion.C’est l’une des plus belles versions que Ton puisse posséder.Détail intéressant, en tous cas pour ceux qui aiment suivre dans une partition l'écoute d’une oeuvre.Barenboim utilise, selon toute évidence l'édition Renie, certainement celle qui restitue avec le plus de clarté et d’intelli gence le texte de Chopin.Album contenant deux disques.c’est un enregistrement numérique (en anglais digital) dont la reproduction Sonore du piano est exceptionnelle.Une seule ombre au tableau de la fiche technique, le pressage laisse à désirer.Espérons que votre copie sera meilleure que la nôtre éditions hurtubise hmh Itée UN LIVRE D’ART DE CLAUDE PÉLOQUIN CLAUDE PÉLOQUIN UNE PLONGÉE DANS MON ESSENTIEL l'idée que la grande tradition est la créativité, et que j admire ceux oui oeuvrent selon une droite ligne issue d'eux-mémes.je suis un éclectique, proclame Larsen Anthropologue profane, poursuit-il.je suis séduit par le passé J admire de nombreux stvles oui.pour la plupart ne sont ni élégants.ni lourds ou très aboutis Je reste avant tout sensible au travail des tribus primitives Leur puissance, leur riche perception de ce que la vie a de stupéfiant me fascinent Nul ne m'inspire davantage que l'indigène du Turkes-tant.Je sentis son ordre chaotique».Dans sa carrière.Larsen a habillé de ses tissus des immeubles dessinés par des architectes comme Saarinen, Louis Kahn et Frank Lloyd Wright On peut voir de ses choses dans les collections de musees aussi prestigieux que le Louvres, le Musee d art moderne de New York II a couvert des sièges d'avion, ses bannières flottent dans des banques ou des sièges sociaux des plus puissantes compagnies de notre époque Sa contribution à l'industrie est digne des grands artistes que sont les Fortuni.Tiffany et bien d'autres qu'il admire.Comme eux.il partage une conception de l'artisanat basé avant tout sur les qualités d'harmonisation pourtant tributaires de la somptuosité de la création Nous sommes loin de la valorisation maniaque et individualiste du faire Certes le sens de la dramatisation et Galerie TREIZE Salle 1 Isabelle Leduc jusqu'au 11 juillet Salle 2 Luc Bourbonnais jusqu’au 11 juillet 4015, Drolet (coin Duluth) Montréal, té!.: 28S-5903 Ouvert du mercredi au dimanche de 13 h à 18 h.Vernissage des oeuvres de PATRICIA PEIDES sculpteur bronzier • Médaille d'or, Genève 1981 e Révélation Grand Prix International d'art contemporain, Montecarlo fév.82 FRANÇOIS LAMAIRE ORFÈVRE ancien maître d’oeuvre de Jordi Bonet Mercredi 16 juin 1982 Vernissage à 18h.L'exposition se poursuivra jusqu'au 21 juillet Heures d'ouverture: mer.au ven.de 16 h à 21 h Sam.et dim.de 13 h à 19 h LA GALERIE CULTART 3620 Ridgewood #616 Montréal.Tél.: 735-2033 FOYER DES E/flON, ÇOÉMGE, CENTRE-VILLE Expo-vente Galerie permanente Collection d'artistes canadiens: Gordon Pfeiffer, Avrum Rosenthal, Viateur Lapierre, Aline Lalancette, Marcel Favreau, R.Gain, Vivian Walker, George M.Rae, R.S.Leduc, Eve Rell, C D.Maillet, Jocelyne Lortie, H.V.Pundteider, Léo Ayotte, D.Harper, Hélène Dubé, John A Barwick, Fernand Lorion, Gaby Lamarche, Shirley Chinneck.W.E.Gebauer, Raymond Rivard, P Boucher, C.Dionne- Valois.EATON Cahiers des arts visuels au Québec MULTIDISCIPLINARITÉ_________ ART-SON COPIE-ART ESTAMPE COLLAGE TEXTILE PERFORMANCE Textes, entre autres, de Raymonde Bertrand, Philippe Boissonnet, Moïsette Boucher.Chantal Boulanger, Anne Cherix, Graham Cantieni.Yvone Duruz, .Peter Frank, Paule-Esther Gagnon, Michèle Lalonde, Helga Schlitter, Annie Molin Vasseur revue trimestrielle abonnement: i an 11,00$ C.P.1715 Succursale St-Laurent Montréal H4L 4Z3 Préface de Roger Lemelin Lithographie originale de Fernand Toupin Cet ouvrage a été tiré à 500 exemplaires numérotés de 1 à 500.Chaque exemplaire de ce livre est signé de la main de l’auteur et contient une lithographie originale de Fernand Toupin numérotée et signée par l’artiste.PRIX: 130,00$ Disponible chez votre libraire ou votre éditeur DARCHEU ART CONTEMPORAIN EN ESTRIE MANIFESTATIONS À EUSTIS NORMAND ACHIM NICOLE BENOIT LOUKY BERSIANIK GRAHAM CANTIENI JACQUES COULOMBE CHRISTINE DAOUST PETER FRANTA DENYSE GÉRIN ÉTIENNE OZAN-GROULX OLAF HANEL CLAIRE MEUNIER PIERRETTE MONDOU HERVÉ PHILIPPE YVON PROULX STEPHEN SCHOFIELD MARC TAILLON WILLIAM VAZAN le samedi 26 juin 1982 Événement pluridisciplinaire organisé par Darcheu.Renseignements: (819) 563-2720 du décor caractéristiques des textiles enveloppants de Larsen ne plairont pas aux puristes Du reste, le thème même de l'exposition, spécialisée, ne risque d'être compris que des professionnels de l'aménagement designers, architectes, décorateurs ou de ceux qui s'intéressent de très prés à la decoration mais il faudra aller plus loin que l'impression première.aller plus loin qu’une visite rapide à travers ce qui risque de passer à l'oeil paresseux pour un assortiment de draperies Ceux qui sont sensibles à la douceur des choses, à l'art de vivre, ou à l'art tout court — qui n'est pas que dans les tableaux — ouvriront grand les yeux.Larsen, ajoutons-le.s'est intéressé, tant dans ses publications aue par l organisation d'expositions à l'essor et à l'autonomie des arts de la fibre et de I expression textile L exposition au Musée des arts décoratifs comprend six volets qui résument les idées de l'artiste II s'agit de Matière et technique.Coordination des modèles, Couleurs, Commandes spéciales, Inspirations du passé et enfin Vers l'avenir II s'agit d une version abrégée mais tout aussi intéressante d'une exposition présentée l'an dernier au Musée des arts décoratifs de Paris et qui circulera, après Montréal, a travers l'Amérique.Les 300 oeuvres exposées ont été sélectionnées à travers toute la production de l'atelier de Larsen qui compte plus de 6 000 pièces Vernissage de l’exposition C lande Roussel au Centre d’art du Mont-Royal le mercredi 23 juin à 20 h ( clic tw/tosiiion est la premiere exposition solo itinérante d'un artiste acadien au (Jucha.I lté sera en montre /usqu au IS iuil/ci.tous sont bienvenus.N U CLÉ U > J 10 juin—30 juin galerie uenson gallery 77, rue Ste-Catherine est 287-9019 La Galerie est ouverte chaque jour de midi à 17 h.incluant le dimanche galerie *uqam EXPOSITION JÉRUSALEM DANS L'OEUVRE DES GRAVEURS ISRAÉLIENS Du 11 juin au 27 /um 1982 GALERIE UQAM PAVILLON JUDITH-JASMIN - Salle J R160 UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL 1400, rue BERRI MONTRÉAL LA GALERIE EST OUVERTE DU MERCREDI AU DIMANCHE DE 12 HEURES A 18 HEURES Université du Québec à Montréal Expositions ¦ Trésors de la Royal Photographie Society Jusqu'au 4 juillet ¦ Pompeo Batoni: deux oeuvres allégoriques Jusqu'au 8 août ¦ L'art du cinéma d'animation Jusqu'au 5 septembre Films d'animation ¦ Trois représentations quotidiennes A llh, 12h30 et 14h30 Prix d'entrée habituel au Musée Programmes éducatifs spéciaux ¦ Le cinéma d'animation a votre portée Démonstrations par des cinéastes de l'ONF Prix d'entrée habituel au Musée ¦ Ateliers pratiques sur le pré-cinéma pour les enfants Commandités par La Jeune Ligue de Montréal Billets en vente au Musée (2$ par enlant) ¦ Ateliers d'animation pour jeunes cinéastes de 10 à 16 ans Organisés par le groupe Enfilm de Montréal Admission: 5$ ¦ Renseignements: 285-1600, poste 154 Felix the Cat, Otto Messinet, 1967 O Musée des beaux-arts de Montréal 1379, rue Sherbrooke ouest Du mardi au dimanche, de 11 à 17h Autobus 24 ou métro Guy 7360 bout.Newman, Ville Lasalle, P.Q.H8N 1X2, (514) 364-0323 ( 28 ¦ Le Devoir, samedi 19 juin 1982 1 ms PUBLICS Ventes en justice Conditions et Renseignements 1 Les ventes judiciaires ont lieu aux adresses ci-dessous mentionnées 2 L enchérisseur doit en payer le montant immédiatement et en argent comptant 3 il est préférable de téléphoner au bureau de l'officier instrumentant le matin de la vente en cas d annulation La Chambre daa huissiers du Québec Canad;! 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