Le devoir, 28 décembre 1982, mardi 28 décembre 1982
35 CENTS Le Caveau, au 2063 rue Victoria (métro McGill) 844-1624 la petite boite française où l'on mange bien.Ambiance chaleureuse, service souriant et menu à prix fort abordables, même le soir.Soupes faites comme à la maison.Vol.LXXIII — No 299 Nuageux avec pluie.Maximum 8 (détail en | »«> Montréal, mardi 28 décembre 1982 Gilbert Paquette au DEVOIR Chaque école aura deux mini-ordinateurs par Gillaa Provost Dès la prochaine rentrée scolaire, en septembre, Québec prévoit doter chaque école primaire ou secondaire de deux micro-ordinateurs en moyenne.L’objectif à plus long terme est d’acquérir quelque 70,000 de ces appareils, un par dix elèves, a déclaré le ministre québécois de la Science et de la Technologie, M.Gilbert Paquette, lors d’une entrevue exclusive au DEVOIR.«Nous entendons procéder par étapes, a-t-il précisé.Le premier investissement, au cours des prochains mois, permettra aux étudiants et aux professeurs les plus intéressés de se familiariser avec cette technologie, au niveau des activités para- pendant Cette première intervention d’urgence accordera un certain répit pour organiser le recyclage des professeurs, adapter les programmes, confectionner des logiciels pédagogiques en français, etc.À mesure que Pencadrement technique et pédagogique sera disponible, le programme Le temps était au ski nautique dans l’Etat de New York au cours du week-end, et ce jeune homme peu frileux en a profité pour faire la nique aux autres skieurs qui regardaient la neige fondre sur les pentes.Dans le Sud des États-Unis, pendant ce temps, la neige tombait abondamment, tandis que d’autres Etats étaient touchés par de graves inondations.(Photolaser AP) Un Noël capricieux.C’était le printemps au nord et.l’hiver au Texas Tandis que le Québec était baigné d’une température inhabituellement clémente devant laquelle la neige a trop rapidement fondu au gré des skieurs et des exploitants depentes de ski, c’est le Mid-West des Etats-Unis qui était frappé par une violente tempête de neige poussée par des vents violents.Plus au Sud, ces pluies diluviennes ont noyé de vastes territoires de la Louisiane.La tempête qui s’est abattue sur le Colorado la veille de Noël a changé de trajectoire et s’est abattue sur les Etats du Sud.Après le Colorado, qui a disparu sous un mètre de neige ce sont maintenant la Louisiane, le Texas, le Mississipi, le Nebraska qui connaissent des précipitations exceptionnelles.En raison de la température plus douce oui orévaut dans certains de ces Etats, la neige s’est transformée en pluie, provoquant d’importantes inondations.Dans plusieurs localités, il est tombé plus de 38 centimètres d’eau en 48 heures, et il a fallu procéder à l’évacuation de centaines de personnes.Dans le Nord du Mississipi, des tornades ont en plus provoqué d’importants dégâts et les autorités ont fermé plusieurs autoroutes à la circulation.La Louisiane ne connaîtra pas de ré- pit avant mardi, a prédit un météorologue.Au moins 1,000 personnes ont déjà été évacuées de leurs maisons.Un chauffeur de camion s’est noyé en tentant de regagner à pied la route après une embardée de son véhicule dans un champ.Un autre a été frappé par une automobile au moment où il cherchait à arrêter un automobilistes pour lui demander son aide.Au Nebraska, les 3,900 habitants de la localité de Broken Bow ont été isolés par les 20 centimètres de neige qui sont venus s’ajouter hier aux 38 centimètres tombés au cours du week-end.Dans le même Etat, un autobus a § lissé sur la chaussée et une vingtaine e personnes ont été blessées quand il a roulé hors de la route.Des centaines d’accidents ont été rapportés aux policiers dans le Nebraska.Au Texas, quelque 200 automobilistes, emprisonnés par la neige, ont {lassé la nuit dans des églises et au pa-ais de justice de Dalhart.A El Paso, à la frontière du Mexique, les enfants pourront sortir leurs skis.Les météorologues attendaient quelque 30 centimètres de neige.Dans le Colorado, la situation commençait hier à revenir à la normale.Les habitants de Denver ont toutefois Voir pago 12: La printampa d’acquisition se prolongera au cours des années suivantes.Le public sous-estime le travail déjà accompli en ce domaine au ministère de l'Éducation, soutient-il, en faisant état de ses propres travaux en la matière, il y a déjà quelques années.Compte tenu de l’évolution très rapide du matériel informatique utilisable dans les écoles, Québec prévoit créer un organisme nouveau pour l’achat et le renouvellement de tous ces micro-ordinateurs, a précisé M.Paquette.Il s’agira de dépenses d’investissement, extra- budgétaires, et on maximisera le contenu québécois en misant sur des achats groupés.En achetant des milliers d’ordinateurs à la fois, on pourra obtenir des licences pour des entreprises québécoises qui, au départ, fabriqueraient des sous-ensembles, croit-il.Par la suite, les fabricants québécois seraient en meilleure position pour fabriquer des machines complètes qui satisferaient aux caractéristiques demandées dans les appels d’offres du ministère de l’Éducation.Nos informations, page 3 Le Dow Jones atteint un nouveau sommet NEW YORK (AFP-AP) - Une forte hausse a été enregistrée hier en cours de séance à Wall Street dans une activité modérée.L’indice des valeurs industrielles a clôturé à un niveau record: 1,070,55, soit une progression de 25.40 points sur vendredi.Le précédent record avait été établi le 3 novembre dernier lorsque l’indice avait atteint 1,065.49.En fin de séance, 1,042 actions se sont inscrites en hausse et 544 en retrait cependant que 346 demeuraient inchangées Bethleem Steel met à pied 10,000 ouvriers page 7 Les négociations s’ouvrent à Khaldé Les attaques contre les Israéliens se multiplient au Liban (D’après AFP et Reuter) — Alors que les troupes israéliennes se maintiennent dans une insécurité croissante au Sud-Liban, les négociations israélo-libanaises sur le retrait des Forces étrangères du Liban s’ouvrent ce matin à Khaldé (sud de Beyrouth) après une longue période d’incertitude.La radio officielle libanaise a annoncé hier après-midi qu’un accord de cessez-le-feu dans la montagne libanaise a été conclu entre les forces du parti socialiste pro- gressiste (PSP de M.Walid Joumblat) et les «forces libanaises» (milices chrétiennes unifiées).La situation dans les secteurs montagneux d’Alye et du Choud s’était dégradée hier et de nouveaux combats avaient opposé les deux organisations rivales dans ces régions.La première réunion aura lieu à 09 h 00 GMT à l’hôtel Lebanon Beach, situé à Khaldé sur le littoral, à 11 km au sud de Beyrouth, dans la zone de déploiement maximum de l’armée israélienne sur la côte du Liban.Un calme précaire règne depuis dimanche soir dans cette région où un dispositif militaire de sécurité a été mis en place après consultations entre officiers libanais et israéliens.Les deux parties procéderont à un tour d’horizon et conviendront de l’ordre du jour du prochain rendez-vous, fixé pour jeudi à Kiryat Chmona, dans le nord d’Israël.Mais, sur Je terrain, les attaques contre Voir page 12: Liban tAFP" rtss ÎSIO» \ Plusieurs centaines d’Afghans ont scandé des slogans antisoviétiques devant l’ambassade de l’URSS à New Delhi pour marquer le troisième anniversaire de l’intervention de l’Armée rouge en Afghanistan.(Photolaser AP) Trois ans après l’invasion soviétique La résistance afghane éprouve des difficultés (D’après AFP et Reuter) — Le troi sième anniversaire de l’entrée en Afgha nistan des troupes soviétiques et de du régime de M.Babrak gn l’ins- tauration du régime de M.Babrak Kar-mal, le 27 décembre 1979, a été marqué hier par de nombreuses manifestations et réactions dans le monde.Sur le terrain, pendant ce temps, les résistants islamiques ont reconnu qu’ils avaient subi une série de revers dans le nord du pays et qu’ils connaissent actuel- lement de graves problèmes de ravitaillement.Cependant, le président Karmal est rentré dimanche à Kaboul dans une ville en virtuel état de siège.Plusieurs centaines de résistants se seraient infiltrés dans Kaboul ces dernières semaines où se multiplient les attentats.Le régime prosoviétique semble craindre des incidents à l’occasion de son troisième anniversaire.Au Pakistan, des réfugiés afghans et des membres des groupes de résistance basés dans ce pays ont manifesté dans leurs camps, les autorités d’Islamabad les ayant avisés de ne pas le faire à l’extérieur.Les dirigeants rebelles ont proclamé que «la guerre sainte continuerait jusqu'à la victoire».À Washington, près de 300 personnes, dont de nombreux Afghans, ont défilé Voir pago 12: Réaiatanca La plus longue session de l’histoire n’a pu que sonner la fin des illusions QUÉBEC — La session de l’Assemblée nationale qui reprendra le 8 mars prochain passera probablement à l’histoire comme la plus longue du parlementarisme québécois bientôt bicentenaire; mais ce ne sera sûrement pas la plus glorieuse ni la plus stimulante.fil fallait définir cette pénible année parlementaire — qui a commencé le 9 novembre 1981 avec le message Inaugural de M.René Lévesque et a connu jusqu’ici 105 jours de séance, en trois parties dis-ctes une analyse de Gilles Lesage tincfi l’on pourrait dire qu’elle fut marquée par une série de lois et de mesures extraordinaires et qu’elle a sonné la fin des illusions, s’il en restait, d’un gouvernement qui n’a plus les moyens de sa politique de grandeur.Voguant de crise en crise, courant d'un feu à l'autre, le gouvernement a perdu depuis belle lurette la belle assurance — faite d’un brin de morgue et d'arrogance — qui le caractérisa jusqu'au référendum de mai 80.Même si la principale corde de son violon s'est alors cassée, il donna pour un temps l’impression, ou l'illusion, de faire face à la musique, de diriger l'orchestre et de connaître sa partition.Il ne jouait pas encore faux, les musiciens rendaient bien leurs solos et l'assistance, ébahie, claquait des mains.Ce n!est plus le cas.Le chef d'orchestre aqi pl a perdu ses notes, les musiciens sont perplexes et les admirateurs grognent quand ils ne quittent pas la belle cathédrale pé-quiste.C’est la faute à la crise, bien sûr, la triple crise économique, sociale, financière et budgétaire.Mais cette satanée crise n'est pas l'unique responsable des maux multiples qui affligent le gouvernement et se reflètent terriblement dans les délibérations de l'Assemblée nationale II faut aussi pointer du doigt l'espèce de pacte établi entre le gouvernement et ses clientèles naturelles, qui ont cru naïvement que tout était désormais possible.Et d’autant plus allègrement que les quatre premières années avaient été assez généreuses pour les employés du secteur public et parapublic et, de façon générale, pour les clauses dites moyennes.Entre l’amour et la haine, c’est bien connu, la marge est mince.Quand grondaient les premiers orages, lors de la campagne électorale d’avril 81, le gouvernement n’a pas été pris au sérieux.Ce Voir pago 12: Una aeaaion Le week-end sportif •.¦ i i.SPORTSMAN OFTHE YEAR L’URSS face à Gretzky L’équipe soviétique de hockey sur glace amorce ce soir une série de six rencontres des équipes de la Ligue nationale en rendant visite aux Oilers d’Edmonton et à Wayne Gretzky, le joueur pa excellence du circuit.Ils poursuivront ensuite leur tournée à Québec, le 30, puis à Montréal, le 31, au Forum.Le par excellence du circuit.Ils plusieurs équipes de la LNH, semble avoir oublié certains principes fondamentaux du jeu et Richard Milo se demande si les Soviétiques ne corrigeront pas leurs adversaires, même les Oilers et Gretzky! Pages ri'uv */ Triomphe de Bassett Carling Bassett, de Toronto, a remporté hier la finale de l’Orange Bowl de tennis pour les jeunes de 18 ans et moins, à Miami Beach.Âgée de 15 ans, elle a vaincu la Bulgare Manuela Maleeva en deux sets, 6-3 et 4-3 (par abandon), confirmant ainsi son excellence sur la scène internationale.Le Français Guy Forget a, quant à lui, remporté le titre masculin.Pages Restaurant Jlu/cA fflou V ) > I 2 B Le Devoir, mardi 28 décembre 1982 Les maisons monumentales ne sont pas des manoirs TR1MOINE Par son style architectural, le manoir de Saint-Ours peut se confondre à des maisons monumentales du XIXe siècle.Construit en 1792, modifié en 1870, il s’apparente à une riche villa du siècle dernier.La Commission des biens culturels souligne que le style architectural ne témoigne pas seul de la valeur patrimoniale d’un immeuble.Le manoir de Saint-Ours a été classé en site historique en février 1982.AU Québec, une grande maison ancienne passe le plus souvent pour un manoir.On appelle volontier «manoir» toute demeure qui par son volume, son style architectural, sa situation dans le milieu bâti et la qualité de ses propriétaires d'autrefois se distinguait des autres habitations.L’erreur porte à confondre les manoirs seigneurieux, construits et habités par des seigneurs entre 1634 et 1854, et les maisons monumentales, construites et habitées par des rands propriétaires, des nota-les, des commerçants ou des industriels prospères, ceux que l’on appelait parfois au siècle dernier «les seigneurs» de la finance, des affaires ou de l’industrie.Saisie d'un dossier de la Direction générale du patrimoine portant sur huit grandes habitations apparentées par leur style architectural, la Commission des biens culturels, dans son dernier rapport annuel, a cru utile de rappeler que la qualité architecturale ne suffisait pas à elle seule à déterminer la qualité du témoignage du bien culturel.Sa signification sociale et culturelle peut en effet modifier la perspective dans laquelle il nous apparaît aujourd'hui.«La Commission, peut-on lire dans le rapport annuel, croit devoir séparer les dossiers soumis en deux entités bien distinctes, les manoirs d’une part, les maisons ou résidences monumentales d'autre part.Même si l’on admet facilement leur parenté architecturale, leurs référents sociaux et culturels diffèrent largement et, par conséquent, la grille d’évaluation risque aussi d'offrir moins d’analogies qu’il n’y paraît de l’extérieur».Le role et l’importance du régime seigneurial dans notre histoire confèrent aux bâtiments qui peuvent encore témoigner de nos jours une qualité particulière.Les maisons monumentales témoignent, elles, d’une autre étape de notre histoire et véhiculent un témoignage culturel différent.Le fait que plusieurs immeu- bles de l’un et l autre groupes aient des parentés architecturales ne devrait pas faire ou-biier leur signification patrimoniale et l’importance de les conserver.Des quelque 200 concessions en fiefs et seigneuries, 111 ont comporté à un moment donné des établissements seigneuriaux.Il en subsisterait aujourd'hui 55 dont à peine une quinzaine font partie de l’inventaire des biens culturels classés sous le titre «manoir» ou «domaine seigneurial».«Et ce n’est là qu’une considération bêtement mathématique qui ne tient nullement compte de la qualité architecturale ou historique des biens, ni du type de réutilisation, de recyclage, de morcellement qu’ils sont appelés à connaître en raison de leur genre ou de l’attrait de leur site.Sachant bien qu'un statut juridique n’empêche pas les accidents du hasard, la Commission estime néanmoins qu’une approche préventive globale serait le meilleur instrument de sensibilisation et de sauvegarde à l’égard de ces grandes demeures héritées du passé».La Commission a recom- mandé au ministère des Affaires culturelles de poursuivre l’étude thématique des manoirs seigneuriaux.Une bonne vingtaine n'ont pas encore fait l’objet d’une étude.Compte tenu de leur valeur historique, culturelle et sociale, la Commission invite le ministère à assurer une protection opti- male aux manoirs et à leur environnement en concluant au besoin des ententes avec les administrations municipales et les propriétaires.À l’égard des maisons monumentales, la Commission reconnaît leur signification sociale et culturelle et recom- mande une étude thématique, particulièrement sur celles situées en dehors des principales villes.«Les caractères particuliers et distinctifs de ces maisons monumentales devraient être appréciées par rapport au lieu de leur implantation et non par comparaison aux canons et aux règles savantes des théoriciens des centres de création.Ces maisons bourgeoises sont d'une part des produits culturels vernaculaires, réalisées localement avec les ressources naturelles et humaines disponibles, elles forment d’autre part, avec l’église, avec les édifices religieux et civils et avec quelques maisons de notables, des témoins culturels précieux de la diversité et de la richesse du tissu social.Autant il importe de protéger juridiquement les spécimens architecturaux les plus significatifs des habitations d’artisans, d’agriculteurs, de pêcheurs, autant il importe d'évaluer soigneusement les maisons monumentales des bourgs et des villages».L’argument, si souvent entendu.de la présence de plusieurs exemplaires d’un type architectural dans l’inventaire des biens culturels ne devrait donc plus servir de prétexte à l’inaction quand, par d’autres angles d'évaluation, un bien culturel détient une signification patrimoniale plus riche encore.DÉCOUVRIR QUÉBEC — Le Conseil des monuments et sites du Québec (CMSQ), avec le concours du Service d’urbanisme de la ville de Québec, le ministère des Affaires culturelles et le ministère de l’Emploi et de l’Immigration du Canada, a entrepris un vaste projet d’interprétation de l’histoire et de l'architecture de Québec.II s'agit, par des expositions thématiques, de constituer un circuit touristique dans la ville de manière à «découvrir Québec».Le projet «Découvrir Québec» identifiera les lieux et établissements ouverts au public.Le circuit touristique, qui sera mis à l’essai en 1983 avec une cinquantaine de lieux pourra en comporter près de 400 l’année suivante, année du 375e anniversaire de la ville et du retour des grands voiliers.Le CMSQ invite les commerçants et les propriétaires d’édifices à s’inscrire sur la liste des lieux à étudier en communiquant avec lui au 72 Côte de la Montagne, à Québec.Danuta a peu de chances de rentrer chez elle AUüllt StSTOTS Danuta Nowakoska était enseignante au primaire/secondaire dans une ville de Pologne.Elle a été déléguée au Congrès national de Solidarité à Gdansk en septembre 1981.Invitée par les syndicats des instituteurs et professeurs français, elle était à Paris lors du coup de force du général Jaruzelski le 13 décembre 1981, Elle y est encore.Elle fait partie du groupe de militants à l’étranger.«J’ai peu de chances de rentrer dans mon pays.Si j’y mets les pieds, ce sera tout de suite la prison pour moi.S’il y avait une amnistie générale pour les plus visibles des militants de Solidarité, peut-être qu’alors.» Danuta Nowakoska ne termine pas sa phrase.Pendant tout notre entretien qui a duré presque une heure, c’est la première fois que sa voix flanche.On y sent une émotion difficilement contrôlée.«Je voudrais retourner parce qu’il y a beaucoup à faire dans mon pays, mais aussi parce que c’est ma vie.j’y ai laissé trois enfants qui sont grands, qui sont maries, mais pour moi, ce sont mes enfants».Danuta Nowakoska était de passage à Montréal récemment, l’invitée du Comité d’action Solidarnosc appuyé par les trois centrales syndicales, FTQ-CEQ-CSN Elle était ici pour informer et pour aider la cause de son syndicat.Elle est une des responsables du groupe Solidarité à l’étranger.Au congrès national de Gdansk, elle était présidente de la commission des mandats et des scrutins.«Les conditions en Pologne demeurent extrêmement difficiles pour tous, aussi bien pour les hommes que pour les femmes et c’est ensemble que nous luttons et non les uns contre les autres».C’est pour cette raison, précise la visiteuse, que le syndicat Solidarité défend non pas les droits de la femme en particulier, mais le droit de la famille à la satisfaction de ses besoins et au développement de la conscience sociale.La politique familiale, peut-on lire dans le programme officiel de Solidarnosc, doit permettre l'épanouissement de la jeune génération et l'amélioration des conditions de vie de la famille, tant au niveau matériel que dans le domaine sanitaire et dans l’éducation.«En améliorant la situation de la famille, note Danuta Nowakoska, on améliorera la situation des femmes».Elle rappelle que la grande majorité des femmes travaillent.On ne peut pas vivre avec un seul salaire.Mais souvent on ne travaille pas dans le domaine pour lequel on a été formé tout simplement parce qu'il n'y a pas d'emploi disponible.On accepte alors n’importe quoi, parce que ça devient une question de survie.Et parce que ça paie davantage, on accepte du travail manuel.«Notre vie quotidienne est si difficile.Ma belle-fille est économiste, mon fils est technicien dans un garage.Elle travaille de jour, de 6h45 à 14h45.Il travaille de 14h à 22h.Mon fils garde les enfants le matin, puis ma belle-fille prend la relève, mais il y a une période de flottement entre les deux où les enfants sont seuls.La voisine jette un coup d’oeil sur eux quand elle est là, autrement, les enfants sont laissés à eux-mêmes, sans surveillance.Mon fils fait la ueue le matin pour acheter e quoi manger pour la journée.Il faut aussi trouver des vêtements, des chaussures.C’est la tournée des magasins.C'est souvent ma belle-fille ui s'en charge.Dans ces con-itions, il est presque impossible d'avoir une vie de couple.on se voit une demi-heure, une heure par jour».Une telle situation entraîne des conflits dans les familles.«Quand on rentre, on est fatigué, abruti, on en a marre.Ça se supporte pendant un mois, deux mois, mais à la longue, ça devient intenable.On devient énervé, on se crie par la tête, mais on n’a pas le choix, il faut continuer».L’approvisionnement alimentaire demeure aujourd’hui encore le problème le Élus important en Pologne.'ans son programme, Solidarité demande que les tickets de nourriture soient effectivement honorés et que le partage s’effectue sous contrôle social.Il réclame aussi plus de places dans les écoles maternelles pour les enfants de trois ans à sept ans, ce qui soulagerait les parents.Si l’Etat construit de plus en plus de logements, ils sont en revanche très petits pour des familles.«Mon fils a attendu sept ans pour un logement, raconte Mme Nowakoska.On lui en a attribué un de 33 mètres carrés, soient deux petites pièces, une petite cuisine sans fenêtre et une minuscule salle de bains».Cette exiguïté est aussi source de tensions au L’homme au coeur artificiel se remet mais très lentement SALT LAKE CITY, Utah (AFP et AP) — L’état de santé de M.Barney Clark, qui vit depuis 26 jours avec un coeur artificiel, continue à s’améliorer «lentement mais de façon satisfaisante», indiquait-on hier à l'hôpital universitaire de Salt Lake City.«Il continue à se remettre», MONCTON (PC) - Après un moratoire de six mois, les médecins de l’Hôpital général de Moncton ont décioe d’effectuer à nouveau des avortements.Cette décision a été rendue publique hier au cours d'une conférence de presse donnée par le porte-parole des gynécologues de l’hôpital, le Dr Robert Caddick.Avant le moratoire, près des deux-tiers de tous les avortements au Nouveau-Brunswick étaient effectués dans cet hôpital.a déclaré le Dr Chase Peter-son, porte-parole de l’équipe médicale, fl «n’a pas encore complètement récupéré et est encore très faible, bien qu'il passe le plus clair de son temps assis dans un fauteuil et soit capable de faire quelques pas», a-t-il cependant ajouté.Il a souligné qu’il faudrait Selon le Dr Caddick, la décision de mettre fin au moratoire a pour but d’éviter que les femmes désireuses de se faire avorter soient forcées de se faire traiter illégalement ailleurs.Le porte-parole des gynécologues a précisé que cette décision était fermement appuyée par la Société canadienne des obstétriciens et gynécologues qui soutient que les femmes devraient pouvoir se faire avorter partout au Canada.encore plusieurs semaines de cette lente convalescence avant de pouvoir affirmer que M.Clark s'est bien remis des trois interventions chirurgicales qu'il a subies depuis le 2 décembre.Le Dr Peterson a par ailleurs indiqué que les médecins n'avaient pas définitivement exclu la possibilité que la crise de spasmes dont M.Clark a souffert le 7 décembre ait provoqué des dommages cérébraux qui expliqueraient certaines absences.Les médecins considèrent toutefois u il s'agit vraisemblablement un phénomène de désorientation commun aux patients subissant des soins intensifs.Aux journalistes qui lui demandaient s’il pouvait indiquer quand M.Clark pourrait quitter l'hôpital, le Dr Peter-son a répondu: «Nous n’en savons rien.» Il a ajouté que la famille du patient, qui apprécie l’intérêt manifeste par les médias, souhaiterait dorénavant plus de discrétion de la part des journalistes.Les avortements vont reprendre à Moncton guérin 1 éditeur édite Précis de nurition Isabelle Delisle-Lapierre ISBN-2-76010158-4 — 253 p 10,00* Précis de Le feu fait 5 morts ANNAPOLIS ROYAL, N.B.(PC) — Cinq personne' sont mortes tôt hier matin dans l’incendie d’une maison à Hillsburn, au Nouveau-Brunswick Les corps de deux adultes et de trois enfants ont été En vente dans toutes les librai- Cet ouvrage s'adresse à tous ceux qui ont décidé de prendre leur santé en main et ont compris que l'alimentation est la clé de leur bien-être physique, psychologique et spirituel La première partie apporte des éléments nouveaux pour connaître la valeur des aliments et leurs transformations dans l'organisme La deuxième partie vous oriente dans l'application que vous trouvés dans la maison après la maîtrise de l'incendie par les pompiers volontaires de l’endroit.Le chef des pompiers, M.Ron Porter, a affirmé qu’a-près l’arrivée des sapeurs, vers 7 heures hier matin, on leur a appris la présence de personnes à l'intérieur du bâtiment.Ils ne purent cependant les atteindre à cause ae la chaleur et de la fumée intenses.L’identité des victimes n'avait pas encore été divulguée par la Gendarmerie royale du Canada, les proches parents n'ayant pas encore tous été informés de la tragédie Les causes de l’incendie n’ont pas encore été établies.pouvez en faire aux différents Ages de la vie La troisième partie vous guérin érilUiur, limit*# ^ 4501 Drolet Montreal H?T ?G2 TH (514)84?348 1 indique certaines recettes que vous aurez sans doute le goût d'expérimenter pour votre mleux-ètre En vente dans les librairies : 4S*0 rue Saint-Denis Station Métro-Longueull ISS est, rue Sainte-Catherine 4440 rue Saint-Denis Montréal.Québec Longueull.Québec Montréal.Québec Montréal.Québec Tét: iS14)S49-1112 Tél.: (514) 677-6525 Tél : (514) 861-5647 Tél grâce à une excellente récolte de riz, au développement de la construction industrielle et aux gains des contrats d’outremer.¦ La Corée du Nord (20 millions d’habitants) reste une société très fermée, actuellement préoccupée par la succession du président Kim II-Sung par son fils Kim Jong à la tete de la dynastie communiste.¦ Taiwan (18 millions d’habitants), trois ans après le transfert de l’ambassade des États-Unis de Taipei à Pékin, demeure résolument anticommuniste et le président Chiang Ching-Kuo, 72 ans, affirme qu’il n’acceptera jamais l’offre chinoise d’indépendance politique et économique en échange de la réunification.¦ Aux Philippines (50 millions d'habitants), le président Ferdinand Marcos continue à maintenir un contrôle industriel sur Manille, malgré une opposition parfois violente et une guérilla armée financée La dette du tiers-monde a triplé en six années PARIS (AFP) — La dette totale à moyen et long terme des pays du tiers monde a augmenté de $96 milliards en 1982, pour atteindre $626 milliards en fin d’année, soit un triplement en six ans, selon l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE).Dans un rapport d’une cinquantaine de pages, le plus complet jamais publié sur ce sujet, l’OCDE souligne d’em-blee qu’au moment où l'économie mondiale traverse les «difficultés les plus graves que l’on ait enregistrées depuis les années 30», apparaît un nombre croissant de problèmes financiers à travers le monde, «dramatiques dans quelques cas».Après avoir souligné qu'il n’existe pas de «problème de la dette des pays en voie de développement» (PVD) en général, mais des problèmes propres à chaque pays, le rapport insiste sur le fait que l’accroissement de la dette, associé à la situation actuelle de l’économie internationale, constitue un «motif d'inquiétude».Sur ce total de $626 milliards, la part de l'endettement des pays non producteurs de pétrole s’élève à $520 milliards ($75 milliards en un an).Les paiements au titre du service de la dette de l’ensemble des PVD ont quadruplé en six ans, pour atteindre $131.3 milliards en 1982 ($71 milliards pour les remboursements du capital et $60 milliards pour les paiements des intérêts).Le Brésil est le pays le plus endetté du monde avec $87 milliards, suivi du Mexique ($85 milliards), de la Corée du Sud ($39 milliards), et de l'Argentine ($38 milliards).À eux quatre, ces pays représentent plus du tiers de la dette totale des PVD.Le rapport note que pour le système financier international, le «problème essentiel tient peut-être à la très forte concentration des portefeuilles des banques privées» sur un petit nombre de très grands pays en développement.En 1982, le Brésil et le Mexique ont tous deux représenté 26%) du service total de la dette et, si l’on ajoute le Venezuela, l'Espagne, et l’Algérie, le service de la dette des 5 plus gros emprunteurs passe à 40%.par les communistes et les séparatistes musulmans.La principale menace pour le président Marcos est toutefois d’ordre économique.La dette extérieure s’élève à $16 milliards tandis que le revenu annuel par habitant est de $592 dollars, dans un pays où existe une très grande différence entre riches et pauvres.¦ À Hong Kong (5.2 millions d’habitants), la concession britannique s’achève en 1997.La Chine est déterminée à reconquérir sa souveraineté, ce qui a commencé à faire sentir ses effets, mais la majorité des résidents de ce bastion du pur capitalisme préfère demeurer sous la loi britannique.¦ Singapour (2.4 millions d’habitants) a le deuxième niveau de vie en Asie après le Japon dont elle cherche à s’inspirer.En 1979, cette ville-État a lancé une «seconde révolution industrielle» destinée à remplacer les industries à fort taux de main-d’oeuvre par des industries à haute technologie.Lee Kuan Yen, au pouvoir à Singapour depuis 23 ans, a exhorté son peuple à «suivre la leçon du Japon» et la croissance économique va atteindre environ 3% cette année.¦ En Malaisie (14.3 millions d’habitants), le premier ministre Mahathir Mohamed, a pris ses fonctions l’an dernier avec aussi un «regard vers l’Est», exhortant la population composée de Malais, de Chinois, d’indiens, à imiter les modèles de travail de la Corée du Sud et du Japon.Cette ancienne colonie britannique a été durement frappée par les cours peu élevés ae ses principales exportations.Mais ses richesses naturelles, pétrole et gaz naturel, lui réservent un brillant avenir.¦ L’Indonésie (150 millions d’habitants), cinquième population du monde compte 13,000 îles, ce qui rend ardu les programmes de modernisation.Mais avec les exportations de pétrole — 70%.des revenus du gouvernement — et en atteignant presque l’auto-suffisance en riz, l’Indonésie a l’une des croissances économiques les plus rapides de l’Asie du Sud-Est.¦ La Thaïlande (50 millions d’habitants) est relativement stable depuis que le premier ministre Prem Tinsulanonda est arrivé au pouvoir en 1980.Le pays a des problèmes de sécurité dû à l’importante force vietnamienne au Cambodge.L’économie, fondée sur l'agriculture et les ressources naturelles, pourrait connaître une croissance de 9%) cette année.¦ Le Vietnam (35 millions d’habitants), qui entretient APPARTEMENTS EXÉCUTIFS Meubles (au mois) ou non-meubles (a l’annee) Le meilleur atout des Appar tements Haddon Arms est une gérance devouee qm assure un entretien impecca ble et un service excellent Nous sommes situes au cen de ville mais sur une elegante rue résidentielle de troupe d’occupation i Cambodge (514)935-9224 HADDON ARMS 2170 AVE LINCOLN Près du Forum & Metro Lm Bourses de Montré! et de Toronto étaient fermées, hier, de même que les marchés canadiens.D’autre part, une défaillance de l’ordinateur è la Bourse de New York a rendu impossible la publication des cours è Wall Street LA BANQUE ROYALE DU CANADA Assemblée annuelle et spéciale L'assemblée annuelle et spèciale des actionnaires de la Banque aura lieu au siège social, dans l'édifice de La Banque Royale du Canada.1 Place Ville Marie, Montréal, le jeudi 13 janvier 1983, à 11 heures du matin Par ordre du conseil d’administration R J Moores Vtce prèstdent et secrétaire Montréal, Québec, le 7 décembre 1982 une 200,000 hommes au i et une autre de 40,000 hommes au Laos, est l’État le plus puissant d'Indochine, mais les dépenses militaires ont affaibli son économie et épuisé ses réserves en devises.Le gouvernement de Hanoi dépend encore de l’aide soviétique pour rester solvable.¦ La Birmanie (35 millions d’habitants) sort peu à peu de l’isolation qu’elle s’était imposée depuis l'indépendance en 1948 et la croissance économique a été l’an dernier de 6.7%.Mais la Birmanie est harcelée par une série d’insurrections de minorités ethniques et de communistes.¦ Au Bangladesh (93 millions d'habitants), le général Ershad est à la tête de l’administration de la loi martiale depuis le mois de mars.Bien qu’ayant promis le retour à la loi civile, il considère que la force armée doit continuer à g' mer un rôle primordial.Le angladesh reste toujours indépendant de l’aide étrangère pour assurer sa survie.¦ L’Inde (684 millions d’habitants) a réalisé les plus grands progrès vers son autosuffisance alimentaire et ses besoins de base.Mais l’énorme population, la deuxième au monde, fait que le revenu par tête ne dépasse pas $150 par an.La moitié de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté et 65%) de la population ne sait pas lire.Le premier ministre Indira Gandhi s’est tournée vers l’Ouest depuis l’invasion soviétique en Afghanistan en 1979, mais New Delhi maintient encore des liens économiques très étroits avec Moscou.Dividende Numéro 49 AVIS est par la présente donné qu'un dividende trimestriel de 0,10$ par action ordinaire a été déclaré par le conseil d'administration.Ce dividende sera payable le 15 janvier 1983, aux actionnaires inscrits à la fermeture des livres le 31 décembre 1982.Pierre Audet, avocat Secrétaire Montréal, le 28 décembre 1982 TRUST GEIXIER/1L DU DAIMADA Dividende numéro 12 Actions Privilégiées AVIS est par la présente donné qu'un douzième dividende trimestriel calculé au taux annuel de 0,935$ par action privilégiée convertible, à dividende cumulatif, rachetable, d’une valeur nominale de 17$ chacune, a été déclaré par le conseil d'administration.Ce dividende sera payable le 15 janvier 1983, aux actionnaires inscrits à la fermeture des livres le 31 décembre 1982.Pierre Audet, avocat Secrétaire Montréal, le 28 décembre 1982 TRUST GENERAL DU CAIXIADA LA BANQUE D’ÉPARGNE AVIS D’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE DES ACTIONNAIRES L’Assemblée générale annuelle des actionnaires de la Banque d’Èpargne de la Cité et du District de Montréal aura lieu au Château Champlain, Place du Canada, Montréal, !o vendredi 21 janvier 1983, à 11 h30 du matin, aux fins de recevoir le rapport des administrateurs et les états financiers pour l’exercice terminé le 31 octobre 1982, d’élire les administrateurs, de nommer les vérificateurs et fixer leur rémunération et d’expédier toutes autres affairesquipourraientêtredûmentsoumisesàl'assemblée.Par ordre du Conseil d'administration PIERRE GOYETTE Président et Chef des opérations Montréal, le 1er décembre 1982.ABRI FISCAL 1982 Classe 31 - Centre-ville — entièrement loué — garantie d'autofinancement — financement bancaire 100% disponible ÉMISSION TOTALE 3 000 PARTS (parts à $1,000 chacune) Présentation à 20:00 heures tous les jours, places limitées.Téléphonez pour réserver.(514) 769-4511 Une initiative de Groupe Lefebvre 8 ¦ Le Devoir, mardi 28 décembre 1982 —-chronique sportive— Et si les Soviétiques corrigeaient les équipes de la LNH.par Richard Milo «On connaissait peu les Soviétiques il y a cinq ou six ans.Mais depuis, nous les avons étudiés, nous les avons observés à l’entrainement, nous les avons beaucoup vus et nous en savons maintenant beaucoup plus sur eux.En un mot, nous connaissons mieux leur système de jeu et je crois que nous n'avons plus grand chose à apprendre d’eux.— G/en Sather Ces déclarations de Glen Sather ont été publiées dans plusieurs journaux, lundi.Et si l'instructeur des Oilers d'Edmonton n'était nas tenu d’affronter les Soviétiques lors du premier matcn de la série de six rencontres contre des équipes de la LNH, ce soir, il serait toujours possible de plaider l'ignorance pour le défendre, advenant une cuisante défaite.En 1972, les Soviétiques étaient venus pour apprendre.Mais en 1982, ce sont plutôt les hockeyeurs canaaiens qui devraient profiter des leçons tactiques qu’ils ne manqueront pas de servir à leurs adversaires à Edmonton, Québec, Montréal, Calgary, Minnesota et Philadelphie, jus-u’au 6 janvier.Et ce, même si l’équipe d’URSS devra isputer six matchs en 10 jours seulement.Quiconque a vu le Canadien contre les Nordiques lors des deux derniers matches entre les deux équipes aura réalisé que le jeu européen, à défaut d’insister sur l’échec avant, a l’avantage d'offrir un meilleur contrôle de la rondelle, surtout en avantage numérique.Le Canadien, comme plusieurs équipes, semble avoir oublié certains principes fondamentaux, tel la loi du surnombre, du repli offensif, tel que le pratiquaient pourtant si bien nos hockeyeurs d'il y a une vingtaine d’années.Maurice Richard, Elmer Lach, Toe Blake, les anciens Canadiens se souviennent de l’autre époque, même lorsqu’on les fête.Et ce n’est pas parce que plusieurs instructeurs d'une autre génération, tel Glen Sather, estiment que le hockey canadien n’a plus rien à apprendre des Soviétiques qu’il faut nécessairement les croire.Il est vrai que le hockey nord-américain a changé ces dernières années, la Ligue nationale ayant même choisi d’engager des Tchécoslovaques et des Suédois pour améliorer la qualité du jeu.Et des instructeurs, tel l’adjoint de Michel Bergeron à Québec, Charles Thiffault, ont grandement contribué à cette amélioration.Mais il y a loin de la coupe aux lèvres et l’amateur, mieux que quiconque, l’a réalisé depuis que les Soviéti- ques ont participé à la série du siècle de 1972.Depuis, quel que soit le nom qu’on leur donne, les séries impliquant des équipes soviétiques à des équipes de la LNH suscitent un grand intérêt devant l’excellence du jeu offert à chaque rencontre.' _ Pourquoi le cacher?Le hockey revit sa belle époque de l’après-guerre, celle de Richard, Gordie Howe puis de Bobby Hull, lorsque les Soviétiques arrivent en terre canadienne.Leur équipe a changé, il ne reste plus que Vladislav Tretiak et Alexander Maltsev parmi les joueurs de 1972, mais leur jeu d’équipe, un ravissement pour l’oeil du stratège, demeure un exemple à suivre pour tous les jeunes hockeyeurs nord-américains, parfois même les plus vieux! Imaginez, un seul instant, que le Canadien choisisse d’exercer un contrôle de la rondelle lors d’un avantage numérique.Ou encore que Guy Lafleur, voyant qu’aucun coéquipier ne peut se démarquer, préfère revenir sur ses pas pour réamorcer une attaque, jusqu'à ce que l’ouverture se crée, pour qu’une offensive à quatre contre trois, à deux contre un, soit possible.Comme l’ont fait les Nordiques, — de façon beaucoup plus modeste que les Soviéti-ues, cependant — pour faire match nul contr.e le Cana-.ien au Forum, dimanche.Réal Cloutier l’a d'ailleurs expliqué à Tissue de la rencontre.L’important, ce n’était pas ae tirer au but, comme Ta prouvé le chiffre d’un seul lancer en deuxième période, mais d’amorcer des attaques dans le but de creer l’ouverture.Les Nordiques auront ainsi réussi à totaliser trois points en deux matches contre le Canadien, malgré l’absence de Peter Stastny, le pendant de Gretzky à Québec.Gretzky détient déjà 27 marques de la LNH.Il a réussi l'exploit exceptionnel de réussir au moins un point dans 30 rencontres consécutives, éclipsant la marque de 27 rencontres consécutives que détenait Lafleur.Mais peu importe son excellence, peu importe l’ardeur qu'il entend déployer contre les Soviétiques, Gretzky ne pourra suffire seul à la tâche.Seule une stratégie commune, pensee par l'instructeur Sather, permettra à l’équipe de rivaliser d’excellence avec la formation soviétique.Sather, faut-il l’espérer, a peut-être menti volontairement, histoire de cacher.son jeu à l’adversaire.Mais aujourd’hui.à quelques heures du premier affrontement, il mérite rien de moins qu’une séyere correction, lui et tous les autres qui croient que nos hockeyeurs n’ont plus rien à apprendre des Soviétiques,.Match nul de 4-4 au Forum, dimanche Victoire des Nordiques, défaite du Canadien! par Bernard Cyr de la Presse Canadienne La deuxième bataille de la «Guerre du temps des Fêtes» entre les Nordiques de Québec et le Canadien n’a pas fait de vainqueur dimanche au Forum de Montréal, se terminant par un match nul de 4-4 à la suite d’un combat intéressant et surtout chaudement disputé.Le Canadien avait pris une avance de 3-1 au pointage en deuxième période, mais un but de Normand Rochefort (3e), marqué sans aide à 2:26 de l’engagement final, a remis le match en guestion.± Doug Wickenheiser (18e) a redonné une avance de deux buts au Canadien, exactement deux minutes plus tard, mais des filets de Wilfrid Paiement (lie) et Réal Cloutier (18e), ce dernier but étant réussi pendant une pénalité à Giloert Delorme, ont permis aux Nordiques de faire amende hono- IS [•!««« Ligue Nationale Dimanche Montréal 4, Québec 4 Boston 5, New Jersey 2 Islanders NY 3, Hartford 2 Detroit 2, Buffalo 2 Pittsburg 4, Rangers NY 3 Philadelphie 6, Washington 3 Chicago 7, St-Louis 4 Minnesota 3, Winnipeg 2 Edmonton 4, Calgary 4 Los Angeles 4, Vancouver 2 Hier Philadelphie à Detroit Ce Soir Toronto à Montréal Hartford à Québec Boston à St-Louis Pittsburgh à Washington Les meneurs (Partie d'hier non comprise) b a pts Ryan Walter 20 19 39 Doug Wickenheiser 18 20 38 Guy Lafleur 10 26 36 Mark Napier 13 17 30 Mats Naslund 10 18 28 Pierre Mondou 13 15 28 Keith Acton .13 13 26 Mario Tremblay 10 15 25 Steve Shut) 14 10 24 Guy Carbonneau 8 15 23 Gilbert Delorme.8 11 19 Larry Robinson 2 16 18 Mark Hunter 8 8 16 Bob Gainey 7 9 16 Robert Picard 4 11 15 Craig Ludwig 0 13 13 Rick Green 1 7 8 Chris Nilan 3 1 4 Réjean Houle 1 2 3 Ric Mattress 0 3 3 Bill Root 1 1 2 Richard Sévigny O 1 1 Rick Wamsley 0 0 0 b a pts Gretzky, Edm 28 62 90 M.Stastny, Qué .27 34 61 Bossy, Isl .27 31 58 P.Stastny, Qué .25 32 57 Savard, Chi .16 40 56 Rogers, NYR 19 31 50 Pederson, Bos 23 35 48 Nilsson, Cal 16 32 48 McDonald, Cal .32 14 46 Kurri, Edm .20 26 46 A.Stasny Qué .15 31 46 Francis, Hart 14 32 46 Messier.Edm 24 21 45 Goulet, Qué .22 23 45 McCarty, Min .15 30 45 Maruk, Was 18 25 43 Ciccarelli, Mm .24 18 42 Broten, Min .17 23 40 Gardiens min bc bl moy.Sévigny.1,162 67 0 3.46 Wamsley 998 58 0 3.49 (Trois buts dans un filet désert) Tournoi junior mondial Dimanche Canada 4, RFA 0 URSS 10, Norvège 1 Tchécoslovaquie 6, USA 4 Finlande 6, Suède 4 Hier Canada 4, USA 2 URSS 4, Tchécoslovaquie 3 Suède 4, RFA 2 Finlande 10, Norvège 2 Mercredi Canada c.Finlande URSS c.RFA USA c.Suède Tchécoslovaquie c.Norvège Jeudi URSS c.Canada Tchécoslovaquie c.Suède Finlande c.USA RFA c.Norvège LIGUE NATIONALE Division Prince-de-Galles Section Charles Adams Pl g P n bp bc pt* BOSTON 36 21 9 6 148 107 48 MONTRÉAL 36 20 e 7 186 129 47 BUFFALO 36 16 13 7 138 120 39 QUÉBEC 36 16 14 6 165 159 38 HARTFORD 35 10 21 4 115 161 24 Section Lester Patrick ISLANDERS NY.40 19 14 7 143 124 45 PHILADELPHIE 36 19 12 5 140 114 43 WASHINGTON 35 16 10 9 132 122 41 RANGERS NY 36 17 16 3 145 138 37 PITTSBURGH 36 11 19 6 120 160 28 NEW JERSEY 38 7 24 7 104 168 21 Division Clarence Campbell Section James Norris CHICAGO 35 24 5 6 165 113 54 MINNESOTA 37 20 10 7 160 138 47 ST-LOUIS 38 13 21 4 138 150 30 DETROIT .36 8 18 10 110 149 26 TORONTO 32 5 21 6 108 153 16 Section Connie Smythe EDMONTON 37 18 11 8 183 149 44 WINNIPEG .34 15 16 4 139 142 33 LOS ANGELES .36 14 17 5 122 141 33 VANCOUVER 36 13 16 7 133 129 33 CALGARY 39 13 19 7 157 165 33 LIGUE MAJEURE DU QUEBEC Section Robert Label (R«prls« d«t activité* la 3 janvier) Pj g p n bp bc pts LAVAL 39 30 9 0 254 163 60 VERDUN 40 27 12 1 287 176 55 LONGUEUIL 40 21 18 1 211 200 43 ST-JEAN 39 18 18 3 219 228 39 HULL 40 18 22 0 235 245 36 GRANBY 39 9 29 1 179 269 19 Section Frank Dlllo SHAWINIGAN 39 28 10 1 222 143 57 CHICOUTIMI 39 22 17 0 241 235 44 QUÉBEC 39 16.23 0 185 208 32 TROIS-RIVIÈRES .40 16 24 0 203 230 32 DRUMMONDVILLE 40 8 31 1 154 274 17 TOURNOI JUNIOR MONDIAL Pl g P n bp bc pt* FINLANDE 2 0 0 18 6 4 URSS 2 2 0 0 14 4 4 CANADA 2 2 O 0 8 2 4 TCHÉCOSLOVAQUIE 2 1 1 0 9 8 2 SUÈDE 2 1 1 0 8 8 2 USA 2 0 2 0 6 10 O RFA 2 0 2 0 2 8 0 norvêque 2 0 2 0 3 20 O rable, eux qui avaient été lamentables en deuxième période.Ce match n'a donc pas donné dé vainqueur et il faudra attendre la troisième bataille, le mardi 4 janvier à Québec, pour savoir s’il doit y en avoir un.«Ce match nul ressemble à une défaite si on considère la façon dont nous avons joué en deuxième période, a dit le défenseur Craig Ludwig, choisi la troisième étoile de la rencontre.Nous n’espérons jamais ces, résultats contre qui que ce soit et encore moins contre les Nordiques».«Nous avons probablement joué notre meilleure deuxième période de Tannée, de dire Doug Wickenheiser.Si seulement j’avais pu me débarrasser du ciment qui traînait dans mes gants, j’aurais peut-être réussi quelques buts de plus», a expliqué «Wick», Daoust et G ingras en uniforme ce soir Le défenseur Gaston Gin-gras et le joueur de centre Dan Daoust sauteront à nouveau sur la glace du Forum ce soir, mais ils seront cette fois dans l’uniforme des Maple Leafs de Toronto, Si Daoust ne jouait presque pas avec le Canadien de Montréal et si le Tricolore hésitait à faire confiance à Gingras, ce n'est pas le cas avec les Leafs.Ils jouent tous deux régulièrement et Daoust s’est même permis de marquer des buts importants pour Toronto.«Je ne suis pas du tout surpris de la tenue de Daoust, a confié l'instructeur du Canadien Bob Berry.J'ai vu qu'il a marqué deux buts déjà pour les Leafs.C’est un bon joueur de hockey».Le vétéran Réjean Houle n’est pas surpris lui non plus de voir Daoust bien faire II sait qu'il a tout le talent pour réussir.«Je suis content pour lui, a mentionné Houle.Ce n’est pas seulement un bon joueur de hockey, mais c’est aussi un bon petit gars.Il travaille également très fort.Ici, il avait peu de chances de percer.Nous avons déjà quatre joueurs de centre réguliers et il avait peu de chances de jouer».ÉCHOS.La direction du Canadien avait fait les choses en grand dimanche, invitant les trois membres de là célèbre «Punch line» à procéder à la mise en jeu.Hector «Toe» Blake, Elmer Lach et Maurice Richard ont donc été présentés au public montréalais et c’est le «Rocket» qui a été le plus chaleureusement accueilli.L’ovation que lui a réservé le public a commencé bien avant que le relationniste Claude Mouton ait pu terminer la présentation des célèbres joueurs.L’ailier du Canadien, Chris Nilan, purge enfin les deux matchs de suspension dont il a écopé pour s etre battu sous les gradins du Pacific Coliseum contre Curt Fraser, des Canucks de Vancouver.Le directeur général du Canadien.Irving Grundman, s’est prévalu des dispositions des règlements qui permettent à une équipe d’attendre jusqu’à sept jours pour suspendre un joueur.Fryman accepte l’offre des Expos Le vétéran releveur gaucher Woodie Fryman, qui était devenu joueur autonome au mois de novembre, a paraphé un contrat d’un an avec les Expos de Montréal.C’est ce qu a annoncé hier le président et directeur-gérant de l'équipe, John McHale.Les modalités de l’entente n’ont pas été dévoilées.Fryman, qui est âgé de 42 ans, a empoché un salaire estimé à $400,000.Tan dernier, et il exigeait un contrat de $600,000, avant de tenter sa chance sur le marché des joueurs autonomes.Fryman a été sélectionné par quatre équipes lors du repêchage.soit les Brewers de Milwaukee, les Cards de St.Louis, les Pirates de Pittsburgh et les Philies de Philadelphie.En 60 présences au monticule en 1982, le récipiendaire du titre de joueur de Tannée chez les Expos en 1976 a présenté un bilan de 9-4, conservé une moyenne de 3.75 points mérités et protégé 12 gains.qui a marqué son 18e but de Tannée pour donner une avance de 4-2 aux siens.«Ce genre de choses ne devrait jamais nous arriver, mais les Nordiques sont tellement puissants à l’offensive qu’ils peuvent vous faire payer la moindre petite erreur», de dire pour sa part Pierre Mon-dôu, auteur du premier but du match.Enfin, le défenseur Larry Robinson avait aussi sa façon d’expliquer le laisser-aller du Canadien en troisième période.«Nous retrouvons de vieilles habitudes lorsque nous jouons trop prudemment pour protéger une avance.Nous les avions laissées de côté en début, de saison mais il semble qu’elles reviennent de match en match».Du côté des Nordiques, Normand Rochefort, choisi la première étoile du match, s’est fait le porte-parole de ses coéquipiers en lançant qu’il est rare, au Forum, qu’une équipe qui tire de l’arrière par deux buts, récolte un point à Tissue du match.«Il est rare qu’une équipe quj tire de l’arrière par deux buts contre le Canadien au Forum puisse récolter un match nul.Mais nous traversons une bonne période, et nous sommes motivés.» Rochefort a marqué dans les premières minutes du troisième engagement, réduisant Tavanee du Canadien à un seul but (3-2)'.Le but de Rochefort a surtout redonné confiance aux Nordiques, qui n’avaient dirigé qu’un seul tir sur Richard Sévigny, au deuxième tiers.«Nous n’avons pas paniqué, contrairement à ce que nous faisions au début de l’année.Avec l’offensive que nous possédons, nous pouvons nous permettre d’attendre les bonnes occasions de marquer», d’ajouter Rochefort.«Notre faible total de tirs au but en deuxième période (1) ne nous a pas inquiété, parce que nous jouons un peu à la manière des puissances européennes, qui attendent les bonnes occasions pour tirer au but,» a expliqué Réal Cloutier.L’instructeur Michel Bergeron était tout aussi fier de la performance des siens et il attribuait le revirement de situation à un léger changement qu’il a effectué en troisième période.«J'ai inséré Basil McRae sur le trio de Marc Tardif et Wilf Paiement et l’aspect du match a changé par la suite.Nous tirions de l’arrière par deux buts et nous jouions sans notre meilleur joueur: il fallait faire quelque chose.» Le tableau indiquait, en toute logique, un pointage de 3-1 en faveur du Canadien après deux périodes de jeu, mais il a fallu deux buts en fin de période pour que soit bri- sée l’égalité de 1-1 qui persistait depuis, la 17e minute du premier vingt.Le Tricolore a largement dominé le deuxième vingt, dirigeant 14 tirs sur le but des Nordiques, alors que les Nordiques ne tiraient officiellement qu’une seule fois en direction de Richard Sévigny, Michel Goulet réussissant le coup avec seulement 10 secondes à faire à l'engagement.Pierre Mondou avait ouvert la marque à 17:46 de la première période, grâce à une belle pièce de jeu du défenseur Rick Green, qui a conservé possession de la rondelle dans le coin droit de la zone des Nordiques même s’il était accroché par Blake" Wesley, l’arbitre s’apprêtant d’ailleurs à sévir lorsque le Canadien a marqué.La combativité de Green a permis à Steve Shutt de prendre le disque et de le remettre à Mondou, bien posté à Tem-bouchure du filet.Mais Anton Stastny a refroidi les ardeurs du Canadien en enfilant son 15e.but de Tannée seulement 12 secondes plus tard, complétant une belle pièce de jeu de son frère Marian, qui a attiré Richard Sévigny à lui avant de remettre le disque à Anton laissé seul devant un filet désert.C’est donc avec un pointage de 1-1 que s’est terminée une première période assez bien partagée.Enfin, soulignons que le défenseur et capitaine André Dupont a quitté le match en première période en raison d’une blessure à un genou et il ne Ta jamais terminée: «C’est une vieille blessure qui m’obligeait d’ailleurs à porter un protecteur spécial.Je suis tombé sur mon genou et il s’est mis à enfler immédiatement.» Dupont estime qu’il lui faudra environ une semaine pour se remettre de cette blessure.Dimanche Canadien 4, Nordiques 4 Première période 1— MONTRÉAL: Mondou (13) Shutt, Green .17'46 2— QUÉBEC: A Stastny (13) M Stastny, Marois.7:58 Pénalités: Tremblay Mon 10:13, Hunter Qué.Gainey Mon 13:07 Deuxième période 3— MONTRÉAL: Shutt (15) Carbonneau, Ludwig .15:08 4— MONTRÉAL: Walter (20) Lafleur, Ludwig.16:36 Pénalités: Shutt Mon 1:40, Wesley Qué 5:37, Weir Qué (min, inc) Moller Qué (maj), Green Mon (min, inc) Nilan Mon (maj) 10:56, Wesley Qué 11:48 Troisième période 5— QUÉBEC: Rochefort (3) .2:26 6— MONTRÉAL: Wickenheiser (18) Walter' lafleur .4:26 7— QUÉBEC: Paiement (11) Moller.Tardif .513 8— QUEBEC: Cloutier (18) Rochefort, A.Stastny .12:15 Pénalités: Wesley Qué 6:27, Delorme Mon 11:18 Lancers au but Québec.10 1 7—18 Montréal.9 16 7—32 Gardiens: Bouchard, Québec: Sévigny, Montréal.A—18,117.Bob Berry promet des changements.par Michel Lajeunesse de la Presse Canadienne Deux défaites et un verdict nul, ce n’est pas une bonne façon de terminer Tannée 1982 et l’instructeur du Canadien, Bob Berry, veut absolument renverser la vapeur lors des deux derniers matches de Tannée, au Forum, ce soir et mercredi, au Garden de Toronto.Berry n’a pas apprécié la tenue de ses troupes lors des défaites a Edmonton et Québec la semaine dernière et n’a pas aimé davantage que les Nordiques arrachent un verdict nul de 4-4, dimanche.Il a soumis son équipe à un dur exercice hier et il a promis des changements ae trios lors du premier match contre les Maple Leafs.C’est ainsi que Guy Lafleur se retrouvera aux côtés de Steve Shutt et de Keith Acton, pendant que Mark Napier évoluera à Taile droite aux côtés de Doug Wickenheiser et de Ryan Walter.Guy Carbonneau pivotera le trio défensif aux cotés de Bob Gainey et du vétéran Réjean Houle, qui remplacera Chris Nilan, suspendu pour deux matches.«Nous n’avqns pas remporté la victoire au cours de nos trois derniers matches et je crois qu'un changement fera le plus grand bien, a mentionné Berry.Lafleur a très bien fait aux cotés de Acton la saison dernière et le fait de les réunir à nouveau pourrait rapporter des dividendes».Berry n'a voulu blâmer Napier, qui n'a pas donné le rendement escompté au cours des dernières semaines, ün lui a demandé de jouer un rôle défensif plus souvent qu'à son tour et il semblait peu à Taise.«Napier n'était peut-être pas satisfait dans ce rôle défensif, mais cela h’a pas influencé ma décision, de poursuivre Berry.Il a bien fait aux côtés de Wick et de Walter quand il a pris la place de Lafleur quand ce dernier était blesse et c’est la seule raison pour laquelle je fais ces changements.Ces changements nous donneront peut-être une attaque mieux équilibrée».Seul le trio de Pierre Mondou.Mario Tremblay et Mats Naslund sera le seul qui demeurera intact.Quant à Houle, il n’a pas joué depuis 14 matches et il s’attend à un commencement de match difficile.«C'est bien évident qu’il me faudra un certain temps pour retrouver mon synchronisme.Mais à mes deux premières présences sur la patinoire, je vais tenter d’y aller à fond de train pour de courtes périodes et le tout devrait se replacer».L’attaque massive du Tricolore a montré encore des signes alarmants au cours des derniers matches et Berry n’a pas encore trouvé de solutions.Chose certaine, il entend toujours utiliser Guy Lafleur à la pointe lors des jeux de puissance.«Nous ayons tenté de faire jouer Lafleur à Taile lors des jeux de puissance et cela n’a rien donné.De la façon dont nous sortons le disque de notre territoire,- nous avons besoin de lui pour monter la rondelle.Tous les bons joueurs de pointe fe font.Nous l’avons fait contre Québec, nous sommes parvenus à pénétrer dans leur territoire, mais c’est là que les choses se gâtaient», a dit Berry.Berry mentionnait également que les autres buts des Nordiques étaient survenus suite à des erreurs impardonnables dimanche.«Sur le premier but.nous avons été pris hors de position.Sur le deuxième, nos ailiers qui faisaient de Téchec-avant, n’ont pas marqué le défenseur.Sur le troisième but, nous avons eu deux chances de dégager notre territoire et nous ne l'avons pas fait.Leur dernier but sur le jeu de puissance a été marqué après une pénalité inutile.Je pensais que nous allions apprendre de nos erreurs.Nous devrons réaliser qu’une erreur ce n’est pas la fin du monde».Le Brésil, candidat à la Coupe du monde RIO DE JANEIRO (AFP) — Le Brésil a confirmé officiellement à la Fédération internationale de football (F.I.F.A.) qu’il était candidat à l’organisation de la Coupe du monde 1986, a déclaré à Rio de Janeiro le président de la confédération brésilienne de football (CBF), M.Giulite Coutinho.Dlmançhe Flyer* 8, Capital* 3 Première période 1- PHILADELPHIE Howe (8) Wilson.Lindbergh 4:42 2— PHILADELPHIE Propp (14) 3— PHILADELPHIE Propp (15) Flockhart.Hoffmeyer 15:47 Pénalités Maruk Was 4 23, Holmgren Phi 4 50.Clarke Phi, Gartner Was 5 40, McCrlm-mon Phi 9:52, Gartner Was 14 51.Howe Phi 16:57 Deuxième période 4- WASHINGTON Gartner (23) Novy, Theberge 5—WASHINGTON Jarvis (3) .12:02 14:25 Duchesne 6— WASHINGTON Laughlln (6) Bulley 16:04 Pénalités: Carson Phi 0:09, McCrlmmon Phi 1 27, Dvorak Phi, Houston Was 2:18, Evans Phi 10 30, Holt Was 12:4 ‘ Wilson Phi (double min), Duchesne Was 17:48 Troielème période 7— PHILADELPHIE Howe (9) Clarke.Hcflmeyer 0:26 8— PHILADELPHIE Allison (13) Flockhart ft: 57 9— PHILADELPHIE Slnisalo (5) Sittler Taylor ,11:56 Aucune pénalité Lancera au but Philadelphie 8 6 11—25 Washington 14 9 10-33 Gardiens Lindbergh, Philadelphie: Jensen, Washington A.- 18,130 4— LOS ANGELES: M.Murphy (9) • Lewis, Holmes 17 58 Pénalités: Lemay Van 3:30.Gradin Van 7:33, Delorme Van’Hardy LA 13:38, McCarthy Van.Isaksson LA.15:52 Deuxième période 5— VANCOUVER: Gradin (13) Snepts.Sundstrom 4 39 Pénalités: Fraser Van.Ruskoski, LA (double min) 2:57.Chartraw LA 8:11, Delorme Van 12:33, Ruskowski LA (min, maj) Fraser Van (maj, inc de partie) 16:03.Simmer LA 18:21.Troielème période 6— LOS ANGELES Dionne (14) L**'S 19:41 Pénalités: Gruhl LA 4:09.Lewis LA 5 08 Korab LA.Delorme Van (mal) Williams Vaii 8:38, M.Murphy LA (min, Inc) 9:10 Lancers au but Vancouver .6 9 7—22 Los Angeles 16 5 11—32 Gardiens: Brodeur, Vancouver, Blake Los 9:45, Roberts Min 11:26, Lartcers au but Minnesota .16 11 3—30 Winnipeg.13 12 5-30 Gardiens: Meloche.Minnesota; Soataert, Winnipeg.A - 15.752 G Smith.3—DETROIT: Blaisdell (12) Ogrodnick, Foster .1:51 18:03 4:41 .17:49 Angeles 9.887 Kings 4, Canucks 2 Première période 1— VANCOUVER Williams (4) Gradin 2— LOS ANGELES Holmes (5) L Murphy, Nicholls 8 00 3— LOS ANGÈLES M Murphy (8) Nicholls, Lewis .,, 17:44 1:01 North Stars 3, Jets 2 Prtmlèr# period* 1— MINNESOTA: McCarthy (15) B’Olen Roberts .19:04 Pénalllés Lundholm Win 1:40.Mandich Min (double min, maj, Inc de partie, Christian Win (maj.Inc) Hartsburgh Min, Oeblols Win 4 18, Hartsburgh Min 9:20, Hawerchuk Win 13 49, Pletl Min 18:09, Watters Win 19:56 DeuilAm* period* 2— MINNES0TA: Broien (18) Roberts.McCarthy 0T7 3— WINNIPEG: Hawerchuk (15) MacLean.Dupont 2 46 4— MINNESOTA Eaves (8) Hartsburgh, Payne .2:52 Pénalités Maxwell Mln 4 49, Roberts Min 7:t0, Lukowlch Mln 8:29, Trottiema period* 5— WINNIPEG: Maclean (15) Babych, Dupont 10-39 Pénalités Plett Mln, Campbell Win (maj) 6 43 Minnesota (banc, servie par Clcoerelil) Flam** 4, Oiler* 4 ter* period* 1— CALGARY: McDonald (30) Rlsebrough, Choulnard.2— CALGARY: Elorante (3) Bridgman.Lavallée 3— EDMONTON.Messier (23) Colley.Gretzky .19:09 Pénalités: Eloranla Cal 10:28, Russell Cal 18:20.Hunter Edm.Hughes Edm, Pepllnskl Cal, Eloranla cal (maj) 19:18.Gregg Edm 19:32.2*me period* 4— CALGARY: McDonald (31) ’ Choulnard, Reinhart .0:37 5— CALGARY : McDonald (32) Choulnard.Rlsebrough .,.18:34 Pénalité: Jackson Edm 19:43 Seme period* 6— EDMONTON: Cotfey (12) .4 58 7— EDMONTON: Hunier (10) Ruddy.Gretzky .7:27 8— EDMONTON: Messier (24) Anderson.Jackson.14:47 Aucune pénalité.Lancer* eu but Edmonton .9 8 13—30 Calgary .11 11 9—31 Gardiens- Fuhr, Edmonton.Lemelln, Calgary Assistance: 7.242 ’ènalltés: Playtalr Buf 4:47, 0.Smith Del 10:27, Gare Del 15:36.3éme période ' 4—BUFFALO: Foligno (10) Housley, B, Sauvé.4:57 Pénalités Osborne Del 4:31, McKegney But 4 31.Blaisdell Del 13:21.Van Boxmeer Bul 15:01.Lancers au but Detroit .2 7 4—13 Buffalo.10 8 10—28 Gardiens: Stefan.Detroit: Sauvé.Buttalo Assistance: 16.433 Gardiens: weeks.Hangers: Dion, Pittsburgh.Assistance: 9,267.Black Hawks 7, Blue* 4 18:51 Pénalités: D.Sutter Isl' Adams Har (maj) 8:43, Nystrom Isl 11:07, Renaud Har 3*me period* 1—CHICAGO: 0.Sutter (16) Preston, Lysiak 3:15 1-ISLANDERS: 0.Sutler (7) B Sutler .1:12 2—ST-LOUIS Patey (6) .4:35 2— HARTFORD: Kotsopoulos (2) Lacroix, Stoughton 3— ISLANDERS: Trottier (18) Johnsson ,8:24 3—CHICAGO: Savard (16) Larmer, Secord .13:03 8:49 4—CHICAGO: Crossman (4) Higgins, Marsh .13:42 4— ISLANDERS: Johnsson (6) Bossy, Gilbert 5— HAffiFORD: Larouche (12) Hospodar .11:59 Pénalités Secord Chi, Babych St-L 10:24, B Sutter St-L 17:42, Crombeén St-L 18:25, Se- .19:04 cord Chi 18:44 Pénalité: Carroll Isl 6:59.4 49 Sabr** 2, Bad Wing* 2 1 *re period* 1— BUFFALO: McKegney (13) Van Boxmeer.Perreault 4:29 Pénalités Foligno.But-0 19, Huber Del 3:57 2*m* period* 2— DETROIT : D Smith (4) Pangulns 4, Rangar* 3 1er* period* 1— PITTSBURGH: Malone (11) Baxter, Gatzos.2— RANGERS: Ruotsalalnen (5) Rogers.Pavellch.11-39 3— PITTSBURGH: Gatzos (4) Hannan, Graham .11:58 Pénalités: Rangers (banc, servie par Lei-nonen) 3:21, Laldlaw Ran 0:32, St-Laurent Pit 11:00, Florek Ran 12:49.Dave Maloney Ran 13:22, St-Laurent Pit 17:40, Rogers Ran 18:59 2em* period* 4— RANGERS.Duguay (10) Ruotsalalnen.Rogers.5:17 5— PITTSBURGH Lee (5) .10:57 8—PITTSBURGH: Kehee (19) Boutetle, Carlyle .14:50 Pénalités Fotlu flan, St-Laurent Pit, Baxter Pit 4:31, Baxter Pit 7:10, Ftorek Ran 813, Hannan Pit 11:20, Fotlu Ran 14:28, Silk Ran.Graham Pit (maj) 19:37.3*m* period* 7—RANGERS: Don Maloney.(18) Pavellch.13-14 Pénalités: Shedden Pit 2:02.Lee Pit 4:47, Lelnonen Ran.Bullard Pit (maj) 18:23 Lancvrs au but Rangers 6 7 9-22 Pittsburgh .16 5 5—26 .11:29 .14:37 .19:43 2èm« période 5— CHICAGO: Brown (4) Preston, lysiak .6— ST-L0UIS: Carlson (5) Turnbull, Kea 7— ST-LOUIS: Ramage (8) Chapman, Federko Pénalités R.Wilson St-L 6:25.11:04, Lysiak Chi 19:20 3èm« période 8— CHICAGO: Lysiak (11) .3:38 9— CHICAGO: Secord (29) Savard, Brown .8:29 10— ST-L0UIS: Mullen (13) Brownsçhidle, Ramage .12:29 11- CHICAGO: Higgins (7) T Murray .17:49 Pénalités Turnbull St-L (double mln) 7:55, Secord Chi 19:51.Lancera au but St-Louls.9 15 5-29 Chicago: 11 15 14—40 Gardiens: Hanlon.St-Louls: Esposito, Chicago Assistance: 20,345 (•lanctors 3, Whalart 2 1ère période Aucun but Pénalités Morrow Isi 6:33, Stoughton Har 9:21.Sultlman Har 15:04 2ème période Aucun but Lancera au but Islanders .12 6 17—35 Hartford .10 5 14-29 Gardiens: Melanson.Islanders: Mlllen, Hart- ford Bruina 5, Devils 2 1ère (Urlode 1- BOSTON: Park (7) Milbury .8:01 2- BOSTON: Krushelnyski (13) Middleton, O’Connell.10:15 3- BOSTON: O'Connell (5) K Crowder, Bourque.11:31 Pénalités: kitchen NJ 6:19, Wenslnk NJ 11:20, O'Reilly Bos 17:20.2ème période 4- BOSTON: McNab (9) O'Reilly' Mllbury.7:34 5- NEW JERSEY: Ludwlo (5) Quenneville, Brumwell .9:39 Pénalités: Marini NJ 3:24, K.Crowder Bos 4:41.3èmo période 6- NEW JERSEY: Broten (5) Hutchison.5:34 7- B0ST0N: Pederson (23) Middleton, Krushelnyski .15:56.Pénalités: O'Connell Bos 10:17, Vautour, NJ 14:27 Lancera au but New Jersey .4 10 3—17 Boston.21 8 11-40 Ué) !' Le Devoir, mardi 28 décembre 1982 ¦ 9 L’équipe canadienne gagne ses deux premiers matchs au tournoi de Leningrad LENINGRAD (PC) - L'équipe canadienne de hockey sur glace a remporté ses deux premiers matcns au tournoi de hockey junior de Leningrad.l’emportant 4-2 contre les n,iats-Dnis hier après avoir facilement battu l’Allemagne de l’Ouest 4-0, la veille.Hier.Paul Cyr, des Cougars de Victoria, a réussi le jeu clé du match sans son bâton, en première période et l’équipe canadienne l’a emporté sans les services de Dave Andreychuk, que l’entraîneur Dave King a tenu à l'écart eu jeu en troisième période par mesure disciplinaire.King a décidé de ne plus utiliser Andreychuk, des Generals d’Oshawa, après que ce dernier eut écope d’une deuxième pénalité.«Il a déjà écopé de quatre pénalités en deux matches, a dit King, qui avait conduit une équipe moins talentueuse au diam-pionnat du monde l’an dernier.Il a obtenu plus que sa part.De ces quatre pénalités, aucune n'était raisonnable.II demeurera sur le banc pour quelque temps».Aucun match ne sera présenté aujourd’hui et la Finlande, qui a ridiculisé la Norvège 10-2 dans un autre match hier, sera le prochain adversaire du Canada mercredi.Les deux équipes, tout comme l’Union soviétique, ont remporté leurs deux premiers matches.Ces deux formations avaient remporté une victoire chacune lors de deux matches hors-concours présentés en Finlande la semaine dernière.Dans les autres matches à l’affiche hier, les Soviétiques ont battu de justesse les Tché- coslovaques 4-3 et la Suède a défait l’Allemagne de l’Ouest 4-2.Les Canadiens tiraient de l’arrière 2-0 et les Américains jouaient à court d’un homme quand Cyr a perdu son bâton en zone adverse.Il a contrôlé le disque avec ses patins pendant une quizaine de secondes, forçant l’Américain Kelly Miller a écoper d’une autre pénalité mineure.Avant que Tony Granato et Miller ne retournent sur la patinoire, le Canada, grâce à Pat Flately et Paul Boutiilier, avait marqué deux buts en avantage numérique pour égaler les chances et le vent avait tourné.«Ce fut un jeu important, a mentionné King.Paul a connu un match exceptionnel.J’étais inquiet un peu quand nous tirions de l’arrière 2-0.Avec une équipe aussi talentueuse que la notre, les gars ont tendance souvent à vouloir tout faire seuls.» Flately a marqué deux buts dans ce match.Les autres filets du Canada ont été réussis ar Boutiilier, des Castors de t-Jean, et Gord Sherven.du Dakota du Nord.Andy Otto et Rick Erdall ont riposté pour les Américains.«Ils ont ecopé de deux pénalités à un bien mauvais moment, a dit King.Sans ces pénalités, le résultat aurait pu ê-tre différent.Leur gardien a été formidable.Mais notre équipe n’a pas joué comme elle en est capable.Nous devrons jouer beaucoup mieux contre les Soviétiques et les Tchécoslovaques».Le trio de Cyr, qui évolue aux côtés de Mark Morrison et en bref.de Pat Verbeek, a dominé le match.«J’aime bien jouer avec ces gars-là, a dit Cyr.Ils n’ont pas besoin d'être motivés.Tous les gars de l’équipe adverse tentent de s’en prendre à moi, mais sans Mark au centre, je ne serais rien.C’est lui qui prépare tous les jeux».Mario Lemieux, des Voisins de Laval, a subi une dure mise en échec de Dan McFall en première période et on crai-nait qu’il soit blessé au genou roit.Mais il est revenu au jeu par la suite et c’est lui qui a préparé le but victorieux de Sherven.Dimanche, Équipe Canada n’a pas considéré sa victoire de 4-0 contre l’Allemagne de l’Ouest comme un grand triomphe.Les Allemands de l’Ouest n’ont offert qu’une très faible résistance aux champions en titre.Si les Canadiens avaient marqué à toutes les fois qu’ils en ont eu la chance, le compte aurait été astronomique.Ce match tout à l’avantage des Canadiens a même fait rire les 7,000 spectateurs soviétiques tellement les Allemands jouaient mal.Dans les autres matches, la Tchécoslovaquie a remporté une victoire de 6-4 contre les États-Unis après avoir pris une avance de 6-0, l’Union soviétique a écrasé la Norvège 10-1 et la Finlande a causé une certaine surprise en disposant de la Suède 6-4.«Les Allemands présentent un jeu un peu spécial, a mentionné l’instructeur canadien Dave King.Il ne nous pressent pas dans notre territoire ni au centre de la glace.J’aurais aimé qu’ils mettent un peu plus de pression dans notre territoire pour nous donner un meilleur test.Nous nous en sommes tirés en jouant mollement et ce n’est pas trop bon».L’agence Tass a par ailleurs mentionné que l’équipe canadienne avait joué avec toute l’assurance d’une équipe championne.Mais le résultat final a bien montré le manque d’intensité dans le jeu de l’équipe canadienne, qui ne terminait pas ses strategies autour du filet adverse.«Quand vous pouvez faire ce ue vous voulez avec la ron-elle, vous avez tendance à présenter du jeu trop individuel et vous perdez votre concentration,» a mentionné King.Sylvain Turgeon, des Olympiques de Hull, a dirigé l'attaque des Canadiens avec deux buts et il a touché le poteau en une autre occasion.Pat Verbeek, des Wolves de Sudbury, et Dave Andreychuk des Generals d’Oshawa, ont marqué les autres filets de l’équipe canadienne.Mike Sands, des Wolves, a peut-être enregistré le blanchissage le plus facile de toute sa carrière.«Je n’ai rien eu à faire, a dit Sands.C’est difficile de jouer dans un tel match.Je n’ai pas reçu beaucoup de tirs et je n’étais pas dans le match.De plus, quand ils tiraient, la rondelle flottait».Les Eskimos, l’équipe par excellence en 1982 Les Eskimos d’Edmonton ont été proclamés l’équipe de l’année 1982 au Canada, devançant au scrutin final des Argonauts de Toronto, l’équipe que les Eskimos ont vaincue lors du match de la coupe Grey.Les Eskimos ont remporté la coupe Grey pour la cinquième fois d’affilée, réalisant ainsi un exploit sans précédent pour convaincre les chroniqueurs et commentateurs contactés par la Presse Canadienne de leur décerner cet honneur aux dépens des Argonauts, qui ont atteint la finale après une première participation aux series d’après-saison en cinq ans, s’inclinant cependant 32-16.Les Eskimos ont obtenu 77 votes de première place, 18 de deuxième et neuf de troisième pour un total de 276 oints, selon le système 3-2-1.es Argos ont pour leur part récolté 91 points (16-17-19), soit 10 de plus qu’une autre équipe cendrillon en 1982, les Canucks de Vancouver, de la Ligue nationale de hockey.L’equipe canadienne, médaillée d’or au tournoi mondial de hockey junior, a pris le quatrième rang avec 52 points.Selon les standards qu’ils ont établi au fil des ans, les Eskimos n’ont pas connu une grande saison.Les blessures et la dissension leur ont causé des ennuis en début de saison, de sorte qu’ils occupaient le dernier rang de la section Ouest avec une fiche de 3-5, après huit rencontres.¦ Le Joueur de la semaine L’ailier droit Glen Anderson, des Oilers d’Edmonton, a marqué cinq buts et a fourni trois passes au cours des matches de la semaine se terminant le 26 décembre et il a été choisi le joueur de la semaine dans la ligue Nationale de hockey.Ces performances de Anderson ont permis aux Oilers de remporter deux victoires et de mériter un verdict nul au cours de la semaine.Il a devancé au scrutin l'ailier droit Lanny McDonald,des Flames de Calgary, et les gardiens Pelle Lindbergh, des Flyers de Philadelphie, et Pete Peelers, des Bruins de Boston.¦ Levie aux mineures WINNIPEG (PC) — Les Jets de Winnipeg de la ligue Nationale de hockey ont cédé hier le défenseur Craig Levie à leur filiale de Sherbrooke dans la ligue Américaine.Levie, qui présentait une fiche de quatre buts et cinq passes cette saison, n’a pas joué beaucoup au cours des dernières semaines.Il n’était pas en uniforme dimanche pour le match contre les North Stars du Minnesota.Levie, 23 ans, originaire de Calgary, avait participé à 40 matches pour les Jets la saison dernière.¦ Zachry aux Dodgers NEW YORK (AP) — Selon le New York Times, les Mets de New York auraient convenu d'échanger le lanceur Pat Zachry aux Dodgers de Los Angeles en retour du voltigeur Jorge Orta.Selon le Times, qui dit tenir la nouvelle de source fiable, l’échange sera annoncé officiellement cette semaine.Orta a joint les Dodgers en provenance des Indians de Cleveland, il y a un an.Zachry était avec les Mets depuis 1977.soit depuis qu’il avait été acquis des Reds de Cincinnati dans la transaction impliquant Torn Seaver.¦ Everest à 85 m du sommet KATHMANDOU, Reuter — L’alpiniste japonais Yasuo Kato est parvenu hier à 85 mètres du sommet de l'Everest et semble avoir toutes les chances de réussir la première ascension hivernale de la plus haute montagne du monde (8,848 mètres), a indiqué nier le ministre népalais du tourisme.Les prochaines informations en provenance du camp de base de l’expédition sont attendues ce matin, a précisé un porte-parole.CART6S D'AFFAIRES ROBIC, ROBIC & Fondée en 1892 Brevets d invention Marques de commerce Dessins industriels • Droits d auteur 1514, Docteur Penfield Montréal H3G 1X5 Tél : (514) 934-0272 Télex 05-268656 Cable MARION Telecopier international Xerox 400 MACHINÉ F A ÉCRIRE ÉLECTRONIQUE PORTATIVE ^OLIVETTI PRAXIS 35 10-12-15 lettres au pouce.Dispositif de correction.Élément d'écriture (marguerite) et cartouche-ruban interchangeables.CANADA QACTYLOGRAPHE ITK 7035 av.du Parc.Montréél 270-1141 DAVID, BOULVA CLEVE architectes 1 253 ave McGill College Suite 800 MONTRÉAL - 866-8621 SWABEY.MITCHELL.HOULE.MARCOUX ft SHER (Ci-devant ALAN SWABEY ê CIE) Agents de Brevets et de Marques de Commerce 1001.InI.6 Miüti—ww —»l MMtérel.O^kw N3A 3C8 TatepiNM (514) 845 7126 Télai 05-24355 DEKABEK LIEE BELZILE.ST-JEAN SPERANO ET ASSOCIES Comptable» agréé» ALAIN BELZILE, C.A.ROBERT ST-JEAN, C A GILLESSPERANO.C A JACQUES BRANCHAUD, C.A PIERRE BARBEAU.C.A 2345 #•«, Bélanger Montréal 72#-5228 LNF: six équipes sont déjà éliminées des séries Onze équipes sont officiellement qualifiées en vue des séries éliminatoires de fin de saison dans la Ligue nationale de football; six autres sont officiellement éliminées et les 11 autres formations, avec un match à écouler avant la fin de la saison régulière, ont encore la chance de se tailler l’une des cinq places disponibles.Et, pour la première fois dans l’histoire de la Ligue na- Match de mortel en LA PAZ, Bolivie (AFP) — Un match de football qui a op- Îiosé à Cochabamba (centre de a Bolivie) l’équipe locale de Wilsternan à celle de Blooming, de Santa Cruz, a fait un mort, quatre blessés et huit arrestations.El Wilsternam, qui devait l’emporter pour espérer se qualifier pour la prochaine coupe Libertadores, a dû se contenter d’un verdict nul de 1-1.Un spectateur, âgé de 42 ans, a succombé à une crise cardiaque quand il a vu que tionale, l’une de ses équipes accédera aux séries de fin de saison avec une moyenne inférieure à .500.Cinq clubs de la Conférence américaine peuvent dormir en Eaix.Il s'agit des Raiders de os Angeles (7-1), des Bengals de Cincinnati, des Chargers de San Diego et des Jets de New York (avec des fiches identiques 6-2) et les Dolphins de Miami (avec un dossier de 5-2 avant même de disputer la vie- soccer Bolivie son équipe favorite, El Wister-nam, ne pourrait obtenir la victoire.Trois membres de la police ont été blessés par divers objets lancés par les supporters mécontents.Le quatrième blessé est un civil qui a reçu une grenade lacrymogène.Son était est jugé sérieux.Huit personnes ont été arrêtées après avoir essayé d’a- fresser l’arbitre de la FIFA, I.Louis Barrancos, qui a attendu la nuit avant de pouvoir quitter le stade protège par les forces de police.Ligue Nationale Dimanche Pittsgurb 37, N.-Angleterre 14 S.Francisco 26, Kansas C.13 Green Bay 38, Atlanta 7 Cleveland 20, Houston 14 Tamps Bay 23, Detroit 21 Cincinnati 24, Seattle 10 St-Louis 24, Giants de NY 21 Washington 27, N.-Orléans 10 Philadelphie 24, Dallas 21 Jets de NY 42, Minnesota 14 San Diego 44, Baltimore 26 Chicago 34, Rams de LA 26 Raiders de LA 27, Denver 10 Hier Buffalo à Miami Dimanche Jets de NY à Kansas City Giants de NY à Philadelphie St-Louis à Washington Chicago à Tampa Bay Buffalo à N.-Angleterre Cincinnati à Houston Cleveland à Pittsburgh Miami à Baltimore Atlanta en N.-Orléans Green Bay à Detroit Rams de LA à San Francisco Raiders de LA à San Diego Denver à Seattle Lundi Dallas au Minnesota (Fin du calendrier régulier.) LIGUE NATIONALE Conférence Américaine Pi g P n PP pc moy x.RAIDERS DE LA 8 7 1 0 219 166 .875 x-SAN DIEGO 8 6 2 0 254 180 .750 x-JETS DE NY 8 6 2 0 232 129 .750 x-CINCINNATI 8 6 2 0 197 150 .750 MIAMI 7 5 2 0 137 114 .714 PITTSBURG 8 5 3 0 167 125 .625 BUFFALO 7 4 3 0 121 97 .571 CLEVELAND 8 4 4 0 119 145 .500 N.ANGLETERRE.8 4 4 0 113 138 .500 SEATTLE 8 3 5 0 114 136 .375 KANSAS CITY 8 2 6 0 139 171 .250 DENVER 8 2 6 0 137 213 .250 HOUSTON 8 1 7 0 109 210 .125 BALTIMORE 8 0 7 1 Conférence Nationale 106 202 063 x-WASHINGTON.8 7 1 0 162 128 .675 x-DALLAS 8 6 2 0 200 114 .750 x-GREEN BAY 8 5 2 1 202 142 .686 x-ATLANTA 8 5 3 0 177 164 .625 x-SAINT-LOUIS 8 5 3 0 135 142 .625 x-MINNESOTA 8 4 4 0 156 171 .500 TAMPA BAY 8 4 4 0 132 155 .500 SAN FRANCISCO.8 3 5 0 189 185 .375 PHILADELPHIE 8 3 5 0 167 170 .375 DETROIT 8 3 5 0 154 152 .375 GIANTS DE NY 8 3 5 0 138 136 .375 CHICAGO 8 3 5 0 118 148 .375 N-ORLEANS 8 3 5 0 94 154 .375 RAMS DE LA 8 3 5 0 943 154 .375 x-Ateurée d'une participation aux eértee éliminatoire» (Le» huit première» équipa» accédant aux éliminatoires) toire aux Bills de Buffalo, hier soir).Les Bills présentaient une marque de 4-3 avant le botté d’envoi et, avec les Stee-lers de Pittsburgh (5-3), les Browns de Cleveland (4-4) et les Patriots de la Nouvelle-Angleterre (4-4), ils étaient toujours éligibles à l’une des trois places encore accessibles dans cette conférence.Les Seahawks de Seattle, les Broncos de Denver, les Chiefs de Kansas City, les Oilers de Houston et les Colts de Baltimore sont officiellement sur la paille et devront attendre la prochaine saison avant de vivre de nouveaux espoirs dans la Conférence américaine.L’embouteillage se situe au niveau de la Conférence nationale où sept équipes visent les deux dernières places disponibles.Les Redskins de Washington (7-1), les Cowboys de Dallas (6-2), les Packers' de Green Bay (5-2-1), les Falcons d’Atlanta et les Cardinals de St.Louis (avec des dossiers identiques de 5-3) et les Vikings du Minnesota (4-4) sont déjà assurés d’une participation aux séries menant au Super Bowl.Seuls les Rams de Los Angeles.avec une anémique fiche de 1-7, sont déjà éliminés.Une victoire des Dolphins de Miami hier soir contre les Bills de Buffalo, devait permettre aux Steelers de Pittsburgh (5-3) d’accéder aux séries de fin de saison, en raison du fait que Buffalo et la Nouvelle-Angleterre s’affrontent dimanche prochain.Connors, numéro un NEW YORK (AP) -Jimmy Connors a été le joueur numéro un mondial en 1982, constate le magazine spécialisé américain Tennis Magazine dans son dernier numéro.Derrière le vainqueur des tournois de Wimbledon et de Flushing Meadow, viennent dans l'ordre le Tchécoslovaque Ivan Lendl, finaliste à New York, l’Américain John McEnroe, vainqueur de la coupe Davis, l’Argentin Guillermo Vilas, finaliste des internationaux de France, le Suédois Mats Wilander, vainqueur à Roland Garros, les Américains Vitas Gerulaitis et Gene Mayer, l’Argentin Jose-Luis Clerc, le Français Yannick Noah, finaliste de la coupe Davis et ’.'Espagnol José Higueras.Le classement varie quelque peu selon ta surface: Herbe: Connors, McEnroe, le Néo-Américain (ex Sud-Africain) Johan Kriek, vain- 3ueur des internationaux 'Australie, l'Australien Mark Edmonson et Gerulaitis.Terre battue: Wilander, Vilas, Lendl Clerc et Higueras.Dur: Connors, Lendl, McEnroe, Gerulaitis et Vilas Court couvert: Lendl, McEnroe, Connors, Gerulaitis et Mayer.Carling Bassett remporte la finale de l’Orange Bowl MIAMI BEACH (AFP) - La jeune Canadienne Carling Bassett, 15 ans, a remporté la finale de l’Orange Bowl juniors de tennis des jeunes filles de 18 ans ou moins, en triomphant de la Bulgare Manuela Maleeva 6-3 4-3, nuis abanaen, hier à Miami Beach.Dans le second set, alors que Bassett servait et menait 4-3, la joueuse bulgare tenta de lober la Canadienne.Celle-ci, d’abord prise à contre-pied, réussit néanmoins, dans un superbe effort, à renvoyer la balle.Maleeva, la championne d’Europe des 18 ans, d’abord surprise, parvint toutefois à renvoyer in-extremis la balle qui alla s’écraser.sur le filet.Maleeva perdit alors le contrôle de ses nerfs et.dans un geste de colère, jeta sa raquette en l’air.La mère de la Bulgare, qui se trouva dans les tribunes, hurla alors à sa fille l’ordre de cesser le match.Cette décision fut très mal accueillie par les spectateurs qui sifflèrent longuement à l’adresse de la joueuse européenne «C’est la plus importante victoire de ma carrière.Je suis comblée de joie», a déclaré Bassett, qui a fêté ses 15 ans en octobre dernier.«Je ne regrette qu’une chose, c’est que ma rivale ait abandonné, a poursuivi la Canadienne.Son geste n’était pas très sportif.Elle savait qu’elle était battue de toute façon.J’estime qu’elle aurait dû jouer jusqu'au bout».En demi-finale dimanche, Bassett, de Toronto, classée numéro trois de ce tournoi.avait éliminé l’Américaine Beth Herr (numéro un) 7-5, 0-6, 6-4.Pour sa part, Maleeva (numéro 4) avait battu l’Américaine Gretchen Rush 6-2, 6-3.Chez les garçons, la victoire a été remportée par le Français Guy Forget, qui a triomphé en finale de l’Espagnol Jorge Bardou en trois sets, 7-5, 2-6 et 6-1.La par- tie, disputée devant 1,800 spectateurs, a duré deux heures et huit minutes.C’est la première fois depuis sa création qu’un Français enlève l’Orange Bowl, un tournoi prestigieux réunissant Tes meilleurs juniors mondiaux.128 joueurs d une tren-taine de pays participaient cette année à cette épreuve.Classé tète de série numéro un de ce tournoi, Forget n'a peniu que deux sets seulement durant la compétition: face à l'Allemand de l'Ouest Martin Hipp dans le 3e tour et devant Bardou, en finale.Dans le premier set de la finale, le plus acharné.Bardou réussit à faire le break le premier dans le 3e jeu.Toutefois, Forget réagissait bien en prenant le service de son rival dans le jeu suivant.Puis, à égalité jus- Su'à 5-5, le Français conserva son service, 'ans le 12e et dernier jeu, il parvint à faire de nouveau le break en terminant sur un ace.Dans la seconde manche.Bardou se porta rapidement en tête 4-0.Forget revenait ensuite à 4-2, mais l'Espagnol enlevait les deux derniers jeux et le bénéfice de la manche.Dans le 3e set.Forget, qui semblait s’être réservé pour cette ultime manche, commença en trombe.Il varia remarquablement ses coups, notamment ses revers avec lesquels il signa de nombreux points et mena 5-0, après avoir pris le service de l’Espagnol dans le 2e puis dans le 4e jeu.Finalement.Bardou réussit pour la première fois à conserver son service dans le 6e jeu mais, peine perdue, car Forget enlevait haut la main le dernier jeu et le match.À noter que Forget, classé 61e joueur mondial par TA.T.P.(Association des joueurs professionnels) et 7e français avait réussi 8 aces en finale (5 dans le premier set.1 dans le deuxième et 2 dans le troisième).Résultats H O loto-qufrbec 6/36 PrGROS LOT DTÏÔ0 000,00$ Date 675 J2S± 5/6 4/6 2 10 12 25 32 34 N© compl* menuire ru Ventes totales | 223 8,463 74 739,00$ 26906,00$ 904,90$ 66,20$ 2 439 761,00t| MISE-TOT 2 1213 31 Gagnants Lot 778 64^20$! Date I 24-12-è2 -\ Mini Loèo r5î766ÔZ> 50 000$ N 17660 £ 5 000$ 660 SA F- 50$ 7660 21 250$ 60 0 —J 5$ Provincial 2318848 Dsoo 000$ Date 1 24-12-82 1 8848 SA 100$ 318848 £1 50 000$ 848 & 25$ 18848 2r 1000$ 48 a 10$ Provincial Date I 24-12-82 I Numéros non decomposable! 20 lots bonis de 1 00 OOO S chacun 112A600 275A389 354B654 504B181 138C322 307C079 450C792 389D759 654D807 130E991 413E620 568E748 817E774 175G862 491G758 719G368 511H761 184K599 320K260 754K791 N N InterLoto 312239 >250 000$ N 12239 2 500$ 2239 SA 250$ 239 0 —J 50$ 39 m.foVs de 25 000$ 201464 667010 629108 Numéros non decompotabift NUMEROS MOBILES 32407 0563 391 2 500 250 50$ Super Loto Date r26-12-821 LOd« 100 000$ Numéros non decomposabics 69QB342 301A463 202B419 212B285 488B967 2798127 2418003 1408389 1869857 pour chacun des 4 numéros ci-haut 6 damiers chiffres SO OOO S S derniers chiffres S 000 t 4 derniers chiffres SOO I 1 derniers chiffres 100 $ 5 derniers chiffres 10 4 GROS LOTS 1 000 000$ chacun N La Quotidienne Semaine du M Numéros decomposable! M~~ -"J 5020 0330 9322 7207 4088 xxxx Numéros bonis L 7 7 77$ J N*»" decomposable! 952439 | 898217 074870 994166 520107 xxxxxx 6/49 'grosLOT> 500000.00* 1 oppm»' Date 25-12-82 11 18 I 22 28 I 35 44 3037 58226 233 486J0$ 151 872.40$ 2 064,50$ 76,90$ 10$ 35 37 NO compit mentaire 42 Ventes totales 2870987,00$ N Bonne et Heureuse Année N Leu modeMét tfieewimwiewi det lots pareil sent eu verso des bMcts et des fiches de sélection.En cas de dtapartté «ne* cette Hstc de numéro* sayant» !n »t - * — j^awa^i^aa^ -a —-1 s._ * ci m mre omoenc, cens odrwrw a pnontc. 10 M Montréal, mardi 28 décembre 1982 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa Directeur: Rédactrice en chef Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l'information: Trésorier Directeur de la publicité: le 10 lanvier 1910 Jean-Louis Roy Lise Bissonnette Jean Francoeur Pierre Loignon Bernard Larocque Marcel Payette Gilbert Brunet Directeur adjoint de l'information: Denis Lord Dire et se dédire UN jour, à Ottawa, le droit de veto du Québec tient du drame: c’est lorsqu’on trouve utile de vouer le gouvernement du Québec aux gémonies pour y avoir «renoncé» lui-méme.Les Trudeau, Chrétien, La-londe et la piétaille des 74 mettent alors leur chapeau québécois, et pour un peu ils joueraient eux-mêmes à la minorité mal protégée par ses représentants provinciaux Le lendemain, toujours à Ottawa, la question du droit de veto «n’est pas d’une importance cruciale»: c’est lorsqu’on trouve utile de protéger ses arrières du côté du Canada anglais pour lequel le veto québécois est une affaire réglée.On aurait vite fait de remettre à sa place un gouvernement fédéral qui y verrait un cheval de bataille.Le premier ministre, M.Trudeau, est évidemment de la seconde école et c’est d’abord ainsi qu’il faut interpréter sa première réponse à la récente lettre de M.Lévesque, qui réclamait le 17 décembre une résolution immédiate du Parlement canadien pour rétablir une forme de veto québécois.Si le chef du gouvernement canadien avait vraiment cru à l’importance de cette protection constitutionnelle, il aurait pris les moyens de l’obtenir au cours des peu glorieuses tractations par lequelles il a finalement gagné le rapatriement de l’AANB.Il aura beau rappeler sa préférence pour la formule Fulton-Favreau ou celle de Victoria, qui contenaient toutes deux un droit de veto pour le Québec, il ne réussira ainsi qu’à souligner rétroactivement son peu de conviction en la matière.Son indifférence au moment crucial qui a tranché la question, en novembre 1981, ne vaut pas mieux que l’ineptie des stratèges québécois de l’époque.Dans une pirouette qu’il croyait probablement sans conséquence, comme d’habitude, M.Trudeau déclarait en avril dernier, qu’il était «prêt à donner la main» à M.Lévesque pour que, duo incongru, ils aillent reconquérir ensemble rien de moins que «le droit de veto prévu à Victoria», c’est-à-dire la formule qui déplairait le plus au Canada anglais puisqu’elle infirmerait la thèse de l’égalité des provinces en permettant au Québec, comme à l’Ontario, de bloquer un changement constitutionnel.Si les mots ont un sens, M.Trudeau ne peut les ravaler aussi facilement qu’il l’a tenté au cours des sa dernière conférence de presse, en expédiant plutôt M.Lévesque dans les bras des premiers ministres provinciaux, ses anciens alliés.Il n’a pas nécessairement à saisir illico les Communes et le Sénat d’une résolution constitutionnelle, comme le gouvernement du Québec l’intime de le faire, mais il doit prendre officiellement position, et surtout être prêt à mieux défendre ses convictions, s’il en éprouve vraiment.Rien, pourtant, n’est moins sûr.Réfléchissant tout haut comme on musarde, ainsi qu’il en a pris l’habitude aux environs du Jour de l’an le premier ministre canadien affirmait en effet jeudi que le «poids politique» du Québec valait bien un droit de veto.«La réalité politique est telle, disait-il, qu’un gouvernement du Canada qui essaie d’aller à l'encontre du sentiment collectif et massif des Québécois ne garderait pas le pouvoir et serait donc remplacé par un gouvernement plus respectueux du Québec».Le ministre des Pêcheries a dû trouver réconfort dans ces paroles de celui qui l’avait tancé une semaine auparavant pour avoir exprimé une idée parente.M de Bané souhaitait en effet que l’exercice du droit de veto soit remis aux députés québécois aux Communes formellement, comme si le gouvernement du Québec n’existait pas.Son patron l’a fait taire, mais pour se lancer lui-meme dans des chemins plus brumeux, qui finissent aussi par faire reposer le droit de veto du Québec sur sa deputation à Ottawa, une idée aussi improvisée, simpliste, qu'insoutenable.Passons sur le fait, mathématique, qu’un parti peut désormais prendre le pouvoir, à Ottawa, sans representation québécoise, comme le Parti conservateur l’a montré en 1979, et comme l’annonce le poids démographique déclinant du Québec.Quand on parle de droit de veto, ce n’est évidemment pas de la capacité d’élire ou de défaire un gouvernement dont il est question, ou de s’en prendre à l’une ou l’autre de ses politiques ponctuelles en le punissant a posteriori.Le droit de veto touche strictement au cadre constitutionnel qui nous contraint, et accorderait au gouvernement du Québec, en tant que mandataire élu, la possibilité de s’opposer à un changement constitutionnel dont il jugerait les conséquences indésirables pour la province.C’est ici que la notion de «poids politique» prend son sens plein.S’il est vrai que ce poids a tacitement permis au Québec, dans le passé, d’exercer un droit de veto sur des projets constitutionnels qui lui dé- Elaisaient, ces beaux jours sont terminés grâce au dé-oulonnage auquel a présidé M.Trudeau lui-même.À moins d’une protection constitutionnelle claire, le Québec n’aura plus les moyens de résister à des initiatives constitutionneles qui seraient contraires à ses intérêts.Grand défenseur des protections constitutionnelles pour les minorités anglophone et francophone quand cela convient à ses vues de l’esprit, M.Trudeau ne croit plus guère à son instrument favori quand il s’agit d’en faire profiter le seul gouvernement de langue française en Amérique du Nord.C’est de ce devoir dont lui, ou son successeur, devront répondre comme le sentent si bien les membres du caucus libéral fédéral qui ne peuvent, comme lui, songer qu’ils se réfugieront bientôt dans une retraite salvatrice.M.Trudeau ne peut se contenter de se dire «disposé» à inscrire le sujet à l’ordre du jour de la prochaine conférence constitutionnelle, et s’en laver ensuite les mains en renvoyant le problème à la table des onze.Il doit s’y présenter avec une proposition qui corresponde à ses dires d’avril dernier.A moins qu’il ne cherche rien d’autre, au fond, que le moyen de s’en dédire.Lise BISSONNETTE Y compris sa majesté?Une récente déclaration du premier ministre du Québec a laissé sceptiques les vétérans des dernières campagnes.Mais, cette fois, M.René Lévesque se fait plus catégorique, plus insistant.Dans une entrevue accordée au DEVOIR, mardi dernier, il réitérait «la ferme intention» de son gouvernement de revoir «très rapidement» les règles du jeu dans le secteur public.Ces règles, précisait-il, devraient être codifiées dans une législation qui soit spéci-fiaue à ce secteur.M.Lévesque est formel: le gouvernement est déterminé à agir dès cette année (1983); il n’est pas question de laisser aller les choses «comme la dernière fois».Il laissera pourtant «la poussière retomber un peu», car cette opération il souhaite la réaliser avec la collaboration des syndicats intéressés.Puisque l’on parle de soumettre le secteur public â un code du travail qui lui soit propre, c’est donc qu’au gouvernement, plus que jamais, on se pose la question de savoir si l’État est vraiment «un employeur comme les autres».À cette question, le législateur avait répondu par l’affirmative en 1964 lors d’une réforme radicale de la loi des relations ouvrières.L’État, employeur comme un autre, ni plus ni moins, acceptait de se soumettre au régime commun: accréditation syndicale, obligation de négocier de bonne foi, résolution des conflits au besoin par le recours à l'épreuve de force.L’Etat québécois, dans l'euphorie du milieu des années soixante, prenait ainsi le risque d’une aventure absolument unique dans les annales des relations patronales-syndicales; il allait plus loin, en cette matière, que tout autre État, ce côtè-ci du rideau de fer.Dix-huit ans ont passé, et le bilan de l'expérience est particulièrement accablant.De toutes les rondes de négocia- tions — conduites selon un mode de plus en plus centralisé — la presque totalité ont abouti à des affrontements majeurs, marqués par des grèves généralisées d’une duree insoutenable.Pas un secteur n'aura été épargné: ni école, ni hôpital, ni électricité, ni gaz, ni transport en commun.On pourrait ajouter pour mémoire quelques grèves célèbres des corps policiers municipaux ou provinciaux, ainsi que celle des pompiers de Montréal (tous groupes pourtant exclus du régime commun, nous fera-t-on observer).Ce régime a valu de riches dividendes à tous les groupes d’employés concernés.Qu’il s'agisse de leur salaire, conditions de travail, sécurité d’emploi, régime de retraite, le rattrapage a été spectaculaire.Le grand paradoxe étant que beaucoup de ces améliorations auront été imposées par voie de décrets ou autrement.Car le recours à l’épreuve de force, à la grève, un rituel presque cyclique, a entraîné la multiplication dés interventions spéciales de l’État-législateur pour «arbitrer» les différends.Si l’on ajoute à toutes ces lois spéciales, les innombrables «retouches» particulières que l’Assemblée nationale a dû voter pour mieux encadrer la négociation dans le secteur public (dont le dernier avatar exige le maintien de certains services «essentiels»), comment ne pas conclure que l’expérience de 1964 a été un échec, et que la question n’est pas sotte de savoir si le concept d’État-employeur n’est pas une simple représentation abstraite, une vue de l’esprit sans grand rapport avec la réalité.L’État, régime sous lequel la collectivité confie a des gouvernants élus démocratiquement la charge — et le pouvoir — de veiller à l'intérêt général, peut-il être réduit au statut de simple employeur du secteur privé?On en était venu à le penser, mais le concept n’a pas résisté à l’épreuve du réel.Au surplus, Œtat n’est pas simplement gérant des intérêts collectifs, il est devenu un «fournisseur» considerable de «biens et services» dont la société est de plus en plus dépendante.Le citoyen compte aujourd'hui sur l’État pour se tenir au chaud, s’éclairer, assurer sa sécurité physique; l’État soigne, éduque, transporte, garantit le maintien d’un revenu minimum.Autant de réponses à autant de «droits sociaux» que la collectivité juge essentiels à chacun de ses membres.Et finalement, peut-on nier qu’il n’existe aucun véritable rapport de «forces économiques» entre l’Etat et les divers groupes de ses employés.Dans le secteur privé, la frontière est reconnue entre la rentabilité et la faillite, patrons et syndiqués y jouent leurs chemises, même à grand renfort de bluff.Rien de tel dans le secteur public, et les fonctionnaires ne s’y trompent pas qui plutôt que de faire la grève choisissent de brûler un arbre de Noël devant l'hôtel du gouvernement: un jour de travail perdu, autant de millions dans les coffres du Trésor public.Le rapport des forces, dans ce secteur, est essentiellement sinon exclusivement d’ordre politique.Jean Lesage, premier ministre en 1964, a ravalé son célèbre «La Reine ne négocie pas avec ses sujets».Il a accepté d’ajouter à la définition d’employeur inscrite au code du travail les quatre mots «y compris sa majesté».Pendant ce temps, René Lévesque, ministre du même gouvernement, faisait des ronds de jambe devant des grévistes de la CSN.Par un curieux retournement des choses, c’est cette même centrale qui aujourd'hui réclame sa démission.Jean FRANCOEUR Secouer quelques habitudes par Laurent Fabius Extraits d’un article paru dans «Le Monde» du 11 décembre dernier, sous la signature du ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé du budget, dans le gouvernement socialiste de M.Mitterrand.Dix-huit mois de responsabilités ministérielles me confirment dans une idée simple: le poids des prélèvements obligatoires sera pour les années qui viennent un enjeu majeur En théorie, certes, on peut tout plaider.On peut estimer, par exemple, comme le font de brillants esprits que, dans une nation où la gratuité des transports, des soins, de la culture se développe, la part des revenus qui transite fiar la collectivité publique, c’est-à-dire es prélèvements obligatoires, doivent augmenter On peut soutenir que le poids des charges est une notion discutable.que le progrès social s’accompa-ne en général de l’accroissement des épenses et que l’efficacité économique peut se nourrir de prélèvements élevés.Mais en réalité, (.)la limitation du poids des prélèvements est bel et bien une nécessité Économiquement, car dans la compétition internationale les charges ne peuvent s’alourdir à l’excès Psychologiquement, car l’initiative et l'esprit d’entreprise se marient mal avec des prélèvements trop forts.Politiquement enfin, car il ne saurait être question d’identifier, comme en rêve l'opposition.le socialisme français avec la lourdeur financière.(.) On sait, en effet, que le niveau des prélèvements obligatoires — qui est arithmétiquement un rapport entre la richesse nationale et l'addition des impôts et des cotisations sociales — dépend beaucoup du rythme de la croissance.La limitation des prélèvements était déjà difficile avec des taux de croissance élevés; elle l'est davantage encore avec une croissace réduite.Pour éviter la montée des charges, nous devrons parvenir à un rythme de croissance aussi soutenu que possible.Mais, pour alimenter cette croissance, la demande devra être nourrie par d’autres éléments que les transferts sociaux, sinon le financement de ceux-ci exigerait une hausse des charges.et le serpent se mordrait la queue.L’instrument de cette croissance ne peut être, dans l’environnement international actuel, que le renouveau industriel.Cela suppose un dynamisme considérable de l'investissement productif qui passe par une réorientation sans précédent des financements vers l'industrie.(.) Plus largement, c’est la question de l’approche des réformes sociales qui est posee II existe en France une revendication forte et légitime d'égalité Mais il existe aussi une exigence de souplesse et de différence Les mesures sociales décidées uniformément et du sommet prennent souvent mal en compte la diversité des situations.Les progrès doivent s’adapter au terrain.(.) Les avancées sociales ne pourront être réalisées partout au même pas.L'approche traditionnelle du budget doit, elle aussi, être modernisée.Des efforts d'économie et de simplification ont déjà été engagés.Il faut aller plus loin Veut-on faire du budget un fourre-tout ou retenir au contraire des modes d’interventions différenciées?Si pour financer le développement industriel, aider l'agriculture, soutenir les entreprises publiques, répondre à chaque besoin nouveau on fait appel systématiquement au budget de l’Etat, alors on se condamne soit à l’augmentation des prélèvements, soit à l’accroissement du déficit, soit à l'immobilisme.Et en tout cas à l’interventionnisme, (.) Une dernière question touche l'efficacité des dépenses publiques.La stabilisation, puis la diminution des prélèvements sont une formidable incitation à remettre en cause des pratiques administratives dépassées.Ainsi, le gouvernement comme l’ensemble des partenaires sociaux ont souvent relevé la complexité et l'inefficacité du système des aides aux entreprises.Je poserais volontiers pour l'avenir un principe simple: la création de toute nouvelle modalité d'aide devra s’accompagner de la suppression d’une aide anciennce.Il nous faudra également nous interroger sur l'évolution des effectifs de la fonction publique.Si nous voulons privilégier vraiment l'appareil productif et l'industrie, alors tirons-en toutes les conséquences.Avançons dans le domaine du travail partiel et du redéploiement des effectifs.Plusieurs departements ministériels ont assurément besoin de moyens accrus.Mais d’autres départements civils ont des moyens à redistribuer Donner priorité à l'investissement productif; répartir mieux plutôt que transférer davantage; adapter le rythme des avancées sociales aux diversités du terrain; refuser le budgéto-centrisme; sélectionner les dépenses publiques autant sur leur contenu et leur efficacité ue d'après leur masse: voilà quelques irections nécessaires (.), Ce sont les irrésolus qui prennent le plus de résolutions.¦ Ce que nous nous souhaitons, faisons-nous un effort pour nous le rendre mutuellement accessible?¦ Souhaitez à tous et chacun de l’argent.vous ne vous tromperez pas.¦ Le mensonge sort de la bouche des enfants trop bien élevés.¦ Les personnes qui se sont mis à la diète et suivent religieusement un régime finissent par prendre l’air pénétré des dévots.¦ Les émissions culturelles à la télé de Radio-Canada ne passent pas.Leur sérieux ne fait pas sérieux.¦ Ne se trouvera-t-il nas, un jour, un fonctionnaire chargé de la toponymie, qui aura le courage de donner a une circonscription électorale le nom qui sonne si joli de «L’Ornière»?¦ Yahvé dit aux corneilles: «Croassez et multipliez-vous».¦ Dans les disputes violentes, ils se casseraient beaucoup moins de gueules.si nous avions plus de vocabulaire, un lexique de formules bien frappées, en coup de poing.¦ C’est à l’école que nos enfants apprennent à mal bien parler.¦ Nous disons encore «le p’tit bec» du jour de l’An.La pudeur en retient encore de dire «le baiser».Reste que c’est amusant «lep'tit bec».On dirait poussin-poulet qui bèquette.1982 .et après?par Albert Brie N’est-il pas ironique de voir que la majorité des Pères Noël de service sont recrutés chez les chômeurs et qu’ils sont payés au tarif du salaire minimum?Cela confirme le constat qu’il n’y a vraiment que les pauvres qui soient naturellement généreux.¦ Après avoir passé sa réclame pour ses vins, la Société des Alcools dit de «se souvenir» — au pays du Québec on se souvient fort — «que la Modération a bien meilleur goût».J’ai fait le tour des magasins de la Société, nulle part on ne tenait le vin d'appellation incontrôlée: «Modération».Je n’ai pas eu plus de chance avec «Sobriété», «Tempérance» et «Retenue».J'ai alors acheté le vin dont le goût, il paraît, se rapproche le plus de «Modération»: «Reserve des Moines».¦ On commence à organiser l’année de la Jeunesse 1985.D’ici deux ans, combien de jeunes de cette Jeunesse ne seront plus jeunes?¦ Il ne sert à rien de respecter les cheveux blancs si l’on a qu’irrévérence pour ce qu’il y a dessous.¦ Le plus beau métier du monde, c’est la vie.Hélas! très peu l’exercent, parce qu'il n’assure a personne aucune retraite.¦ Si nous étions marqués de chaque coup de téléphone que nous recevons, c’est nous, Québécois, qui remporterions le championnat pour le plus grand nombre de bleus.¦ Ne jugez personne, même en bien.Vous risquez d’être en-deçà de son mérite.¦ La meilleure façon d’aimer les enfants, c’est d’être gai avec eux.¦ On demande au vieillard: «Vous arrive-t-il de penser à la mort?» — Tout le temps, quand je dors.¦ Il y a des tics de langage, créations du peuple, qui ont une signification plus grande qu’on ne leur prête.Quand un passe, un autre vient qui lui répond.Par exemple, il y a deux ou trois ans, on entendait comme une scie: «J’veux rien savoèr.» La réponse a suivi.Aujourd’hui, on n’entend plus que: “Y’a rien là».¦ Le jour de l’An, on mange, on boit, on rit, on pleure, on chante, on prie, on s’emporte, on s’embrasse.et on s'ennuie: c’est toute l’année en raccourci.¦ Le professeur aurait-il osé?Je note que dans sa lettre de démission du conseil d’administration de l’UQAM adressée à M.Camille Laurin, ministre de l’Éducation et publiée dans LE DEVOIR du 21 décembre 1982.le professeur Yvon Pageau se réfère aux Procès de Nuremberg tout en ne faisant pas de parallèle étroit.Je me demande cependant si le professeur Pageau aurait vraiment osé publier cette même lettre si elle avait été adressée au ministre de l'Instruction publique du IHe Reich pour protester contre un décret du gouvernement national-socialiste touchant à sa poche.ou n'y touchant pas.Frédéric GRUNBERG professeur à l’Université de Montréal Montréal.21 décembre ¦ Transport 2000! Quelle joie d’apprendre, voilà un an ou deux, l’intégration du service d’autobus Métropolitain-Sud à la CTRSM.De nombreux espoirs d’amélioration prirent place dans l’esprit des banlieusards.Déception.Il y a environ cinq ans que j’utilise ce service (faute de choix) et rien n’a changé, sinon pour le pire.La désuétude du matériel roulant, les retards constants et l'amabilité bestiale des chauffeurs me répugnent à payer $2.30 pour un aller simple de Befoeil à Lon-gueuil.En additionnant le métro, il faut compter $6,10 pour aller à Montréal et en revenir.Sans compter les augmentations prévues pour janvier.L'excuse traditionnelle, pas assez de gens utilisent le service.Vous ne croyez pas qu'avec un service adéquat, lus de gens laisseraient leur automo- ile à la maison et opteraient pour le transport en commun?Pas besoin d'avoir fait le tour de la terre pour constater que la section Rive-Sud de Montréal est arriérée de plusieurs années face à l’évolution du transport en commun dans les zones suburbaines.Michel ALLAIRE Beloeil, 21 décembre ¦ Mirabel: aller/retour (Lettre adressée d M.Jean-Luc Pépin, ministre des Transports du Canada).Je viens, par la présente, vous faire part de mon indignation devant un état de fait que je juge inadmissible.En plus de tous les scandales concernant l’aéroport de Mirabel s’en ajoute un autre dont on ne parle pas suffisamment et qui devrait être connu de tous les citoyens contribuables.L’aéroport n’est pas accessible au commun des mortels à la bourse pas trop garnie, si vous devez partir tôt le matin ou arriver de soir ou de nuit.Les autobus de la CTCUM desservant Mirabel et qui semble avoir le monopole sur ce territoire cesse son service a 20 h 20.A la CTCUM (288-6287) on m’a répondu, non sans arrogance, qu’ils dorment la nuit! S’il s’agit d’un cas comme il m'est donné de connaître, d’un départ à 7 h 55 et d’une arrivée a 23 h 30, il en coûterait, aller-retour, à peu près $100 par limousine ou taxi de Montréal.Ce n’est pas trop abordable, n’est-ce pas?Pour un citoyen ordinaire, il va s'en dire.Où si les gens passent la nuit à l’hôtel, comme il nous a été suggéré de le faire par Wardair, il en coûterait dans les $200 (pour deux personnes, 2 nuits d’hôtels a Mirabel $164.00, plus $36.00 de frais d’autobus aller-retour).Pas trop abordable non plus, n’est-ce pas?On nous impose envers et contre tous un aéroport à 30 milles de Montréal et l’on ne nous donne pas les moyens de s’y rendre en tout temps à prix abordable.Si la CTCUM veut dormir la nuit, qu’elle dorme, mais qu’on lui enlève le monopole.Qu’on laisse la chance à d’autres compagnies de lui faire une lutte serrée de qualité de service.Ou si par un jeu politique qui m'échappe, on ne peut lui ôter ce monopole.qu'on l’oblige au moins à donner un service de nuit.Il y a toutes sortes de raisons de prendre l’avion.Ceux qui prennent des billets pour un vol nolise ne vont pas nécessairement en «voyages orga- nisés».Ils les prennent parce que les prix sont plus économiques.Un aéroport international comme celui de Mirabel devrait donner à ses visiteurs un service d’aéroport international.État donné que toutes les activités ne cessent pas la nuit, il devrait y avoir des services en conséquence.J’espère que vous saurez trouver un moyen qui conviendra à tous ces gens qui se rendent et reviennent de Mirabel à des heures sortant de l’ordinaire.Ce faisant vous donneriez aux employés qui travaillent à «Action-Mirabel, Promotion de l’aéroport (283-3453)» un meilleur outil de travail.Cet aéroport nous coûte déjà suffisamment cher, sans faire en plus des déboursés exorbitants pour s’y rendre et en revenir.Danielle L.PAQUET Longueuil.10 décembre ¦ Respectez les règles du jeu La direction du collège Lionel-Groulx demeure sensible aux difficultés économiques et budgétaires qui sévissent présentement.Elle approuve et appuie bon nombre d'intentions gouvernementales orientées vers le rétablissement d'un certain équilibre et une répartition plus équitable des ressources.Elle réitéré les mandats qu’elle a confiés à ses agents négociateurs en vue de conclure, au moyen du processus de négociation, des ententes sur les conditions de travail de ses employés.Elle reconnaît et respecte les règles du cadre légal de négociation qui implique des compromis par rapport aux objectifs initiaux, l’exercice des droits des parties, y compris le droit de grève, et l’exploration de toutes les avenues pouvant mener à des ententes.Elle considère que, dans le processus actuel, toutes les possibilités de conclure des ententes négociées n'ont pas été épuisées et que le gouvernement, par ses derniers gestes, a nié dans les faits le cadre de négociation qu’il n’avait pas osé modifier, formellement.au préalable.En conséquence, la direction du collège Lionel-Groulx.1.dénonce l’attitude du gouvernement dans les présentes négociations ; 2.trouve inacceptables les décrets tenant lieu de conventions collectives; 3.incite Je gouvernement à entreprendre une véritable négociation dans le respect des règles du jeu ; 4.et demande à la Fédération des cégeps de se prononcer publiquement et de faire des pressions dans ce sens.Ceci afin d’éviter des gestes illégaux que l'on peut dès maintenant prévoir et que l'on ne saurait aucunement cautionner.Jean LADOUCEUR directeur général du collège Lionel-Groulx Sainte-Thérèse, 10 décembre ¦ Marche du silence, marche de la honte Devant la menace d'une grève générale illimitée, les membres de l’Association québécoise des parents et amis du malade mental souhaitent faire connaître leur position quant à l’exercice du droit de grève dans les hôpitaux et les centres d’accueil.L’hôpital est en son entier un service essentiel et ne devrait pas être le terrain d’un affrontement répété entre les parties syndicale et patronale.À chaque situation conflictuelle les malades sont pris en otage dans un rapport de force entre le gouvernement et les syndicats.Récemment nous participions à la Marche du silence menée par les personnes malades et handicapées elles-mêmes et nous étions les témoins — bien portants et de ce fait privilégiés — de ce spectacle déshonorant où les plus faibles de la société descendaient dans la rue par un temps glacial malgré leur état physique déjà fragile pour plaider leur cause.Pour nous, ce fut la Marche de la honte, signe de notre degré d’inhumanité envers les plus démunis et de l’absence d’une solidarité sociale.Notre société démocratique et civilisée peut-elle tolérer que les plus misérables entre nous doivent recourir à de tels actes de désespoir pour la défense de leurs droits les plus fondamentaux?L’égalité des chances et la qualité de la vie ne sont-elles que des slogans, des denrées rares réservées aux plus privilégiés?L’exercice des droits es- sentiels est-il soumis à la loi du plus fort?Nous demandons aux parties en cause une trêve dans l’escalade de propos et d’actes incendiaires, et la recherche sincère de solutions créatrices pouvant concilier les droits prioritaires des malades et les droits des travailleurs.Nous espérons que l’appareil syndical — qui devrait redevenir une force puissance du progrès social — sera davantage à l’écoute des syndiqués de la base et assumera sa responsabilité envers les plus faibles de notre société.Nous' espérons que le gouvernement, élu pour veiller au bien-être de notre collectivité y compris les plus démunis sans voix, assumera enfin sa responsabilité de protéger les malades qui risquent — une fois de plus — de faire les frais d’un «dosage d’affrontement et de souffrances multiples causées par l’affrontement» (Claude Brunet).En attendant que se manifestent enfin la «maturité» de notre conscience sociale et, chez les nantis, la solidarité avec les démunis dans notre société, vous devez voir à minimiser les traumatismes déjà causés aux malades sans défense.Nous prions les parties en cause: —d’agir de sorte que la grève dans les établissements de santé n'aura pas lieu; —d’abolir la notion de «services essentiels» dans ces institutions; —d’assouplir vos positions à l’égard de la loi 70 et de la loi 105: —de favoriser la recherche sincère de solutions autres que la grève dans les établissements de santé.Nous vous rappelons que la grève n'est qu’un des moyens pour faire valoir les droits des travailleurs, un moyen particulièrement barbare et intolerable en milieu hospitalier, car exercé sur le dos des malades.La violence faite aux personnes malades, âgées et vivant avec un handicap physique ou mental a assez duré.Ces personnes n’ont pas de temps à perdre; il est temps d’agir.Irène RANTI présidente de l’Assosiation québécoise des parents et amis du malade mental Montréal.20 décembre ¦ Le CPQ ne veut pas de décret (Lettre adressée d Mme Lise Bissonnette d la suite d’un éditorial paru le 9 décembre).Dans votre éditorial sur notre récent sondage CROP, vous faites, entre autres erreurs, celle d’affirmer que le CPQ aurait donné son accord aux récents décrets gouvernementaux.Pour votre information, vous trouverez ci-joint un communiqué de presse à ce sujet et quelques coupures de presse qui expriment bien notre position qui est tout à fait à l'opposé de l’information que vous donnez à vos lecteurs.La Presse, édition du samedi 4 décembre, écrit justement: «Le CPQ ne veut pas de décret, car on craint les conflits sociaux importants qui en découleraient.Cet organisme patronal croit qu’il y a toujours place pour des accommodements sans qu’il soit nécessaire d’y mettre plus d’argent.» Ghislain DUFOUR, vice-président exécutif au CPQ ¦ Si, des «autres erreurs» que M.Dufour prétend avoir relevées dans mon éditorial, il ne peut préciser que celle dont traite sa lettre, je suis ravie de prendre acte de son aversion pour les décrets.L.B.LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et Imprimé par l'Imprimerie Dumont, division du Groupe Ouebecor Inc., dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et é diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT: Édition quotidienne $95.00 par année: six mois, $50.00: trois mois: $28.00.A l'étranger: $105.00/par année: six mois: $55.00; trois mois: $30.00.Éditions du samedi: $19 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $2.10 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0856.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844-3381 (lignes groupées). Le Devoir, mardi 28 décembre 1982 ¦ 11 Vers de nouveaux sommets, oui mais lesquels?DANIEL LATOUCHE TOUS les journaux seront remplis de ces fastidieuses revues de l'année Comme si c’était absolument indispensable de se voir rappeler ce qui s’est exactement passé le 13 mars ou le 14 septembre.D’ailleurs rien de plus déprimant que de se faire résumer en une page — que dis-je?cela prend au moins quatre pages pour y arriver — tous les mauvais coups de nos gouvernements en une seule année.Et comme nous avons trois paliers de gouvernement, en plus de participer par la bande à ceux des États-Unis et de la France, cela fait beaucoup de mauvais coups à recenser.Mais-z’enfin, la tradition c’est la tradition et les traditions c’est fait pour être respectées.Sauf pour la Cour suprême qui elle, comme chacun le sait, vit en dehors du temps et de l’espace (puisqu’elle vit à Ottawa).Bref, toutes sortes de records politiques ont été fracassés en 1982.Malheureusement le Guiness ne tient pas compte de ce genre de statisti- Îiues.C’est malheureux.Pour une ois, nous étions de vrais champions.Afin de bien connaître les sommets qu’il nous faudra franchir en 1983, voici une liste bien incomplète de certaines des nouvelles marques atteintes en 1982.Cette liste ne tient pas compte des records qui seront égalés ou dépassés dans les prochains jours.En effet, on sait que dans les derniers moments de l'année nos hommes et nos femmes politiques connaissent toujours une crise de dépassement.Heureusement qu’il n’y a qu’une fin d’année par année.La déclaration la plus loufoque — Avec une moyenne de 6,2 déclarations loufoques par jour (y compris les jours fériés, la bêtise ne prend jamais de vacances), nos professionnels de la politique ont battu tous les records de quantité en 1982.Pour ce ui est de la qualité, il n’est pas facile e proclamer le grand vainqueur.Mais c’est finalement le député et président du caucus libéral fédéral du Québec qui l’emporte, un certain monsieur Dawson.Après une analyse {irofonde il déclarait récemment sur es ondes de Radio-Canada que l’un des objectifs secrets du projet de loi S-31 était d’empêcher l’Alberta d’acheter le Canadien Pacifique et d’en déménager le siège social de Montréal à Calgary.Pas mal, n’est-ce pas?J’ai- merais bien connaître le joyeux luron qui lui a fait croire que c'est à Montréal que le CP prenait ses décisions.La déclaration la plus innocente — Dans le milieu de la politique il est vrai que l'innocence est rare.Une mention spéciale doit quand même être accordée à Marcel Léger qui, par l'entremise de quatre communiqués de presse, trois entrevues, deux conférences et une poursuite en libelle, annonçait qu'il ne comprenait toujours pas pourquoi le premier ministre l'avait démis de ses fonctions.Faut le faire.Reviens-nous vite Marcel.On manque de papier brouillon pour écrire.La déclaration la plus méprisante — Ici aussi, on se bouscule aux portes.Jusqu’à récemment le ministre Ouellet était confortablement installé en tête avec ses commentaires sur les propriétaires des maisons isolées à la MIUF quand il s’est fait coiffer au fil d'arrivee par Pierre «Bébé Phoque» De Bané qui vient d’y aller d’un petit refrain sur la nécessité pour les députés libéraux fédéraux de reprendre le flambeau du droit de veto que le séparatiste René Lévesque a échangé à l’Ile-du-Prince-Édouard contre un plat de patates.Et pour éviter que de telles choses ne se reproduisent, c’est au caucus fédéral et non au gouvernement du Québec qu’il faudrait selon lui acèorder un tel veto.Après les Africains et Brigitte Bardot.nos Anglais n’ont qu a bien se tenir.Le ministre De Bané qui en a vu bien d’autres — on se demande lesquels au juste — va régler toute cette question du droit de veto en deux temps et trois conférences.Mais n'allez surtout pas lui dire qu'il n'est pas ministre de la Justice responsable du dossier constitutionnel, son chef de cabinet lui a fait accroire à sa récente nomination afin d’obtenir une plus grosse limousine pour son ministre.Pauvres députés fédéraux.Ils sont vraiment obligés de voir à tout: les avions F-18, "usine d’eau lourde de Laprade, l’industrie pharmaceutique, les grains de provende, Quebecair.Bombardier et la traversée du lac Saint-Jean.Mais Serge Joyal qui a pris un repos bien mérite après ses déclarations du printemps aernier devrait pouvoir faire mieux en 1983.Hormis que Jean Chrétien décide de redevenir 1 intellectuel de gauche qu’il a toujours été et nous serve quelques autres des réflexions philosophiques dont lui seul a le tour et qui en font le «p’tit gars de Shawinigan» préféré de tout l’Ouest canadien.Une lutte «à finir» entre ces trois hommes.Jamais on aura vu à Ottawa tant de «lieutenants» ou de ministres «en charge» du Québec.Ce qui manque ce sont les bons vieux adjudants pour faire le travail.La pirouette de l'année — En fait de saut périlleux, celui du Dr Marc Lavallée s'est révélé un chef-d'oeuvre du genre.Malheureusement à force de travailler sans filet on finit par se faire mal à la tête.Mais au fait, c'est un docteur en quoi ce docteur Lavallée?La déclaration la plus vide de contenu — Tous les discours de Gérard D.Lévesque.Le non-événement politique de l’année — La course au leadership dans nos deux partis libéraux.Loin derrière, on trouve la course au leadership du Parti québécois.Peut-être Guy Bisaillon qui en possède le contrat exclusif pourra-t-il faire mieux en igBS0 On lui souhaite bonne chance et un meilleur service de renseignements.Le meilleur projet collectif — Depuis mai 1980 ce prix n’est plus attribué La présidente du jury, Madame Lise Bissonnette, cherche toujours des candidats valables.Le plus beau retour au jeu — Exequo: Yvon Charbonneau et Robert Bourassa.A droite comme à gauche.rien ne se perd, oh non, et surtout rien ne se crée.Les deux sont revenus brièvement et retournés aussitôt dans le froid, le premier dans celui de la doctrine, le second dans celui de sa deuxième Baie James.Le discours le plus sincère — Le discours où Rene Lévesque déclarait que c'est par devoir d'Etat qu'il demeurait à la tète du gouvernement.Le pire c'est que c’est vrai.Le plus beau faux départ — Vous avez le choix entre Jean Drapeau qui n est déjà plus maire depuis 1980 mais qui ne nous l’a pas encore dit et Joe Clark qui après avoir été successivement ex-chef de l'opposition et expremier ministre s'apprête à devenir ex-futur-premier ministre.C'est ce qu'on appelle avoir un bel avenir derrière soi Le plus bel «understatement» de l’année — Il est loin d’être battu ce discours du ministre Bérubé où il avouait en parlant de la loi 70 qu'il «est difficile de reprendre un cadeau après qu'on l'a donné».À côté de cette declaration tous les comrfientai-res de Pierre Trudeau à l’effet que «l'hiver va être long et dur», ne sont que de la p'tite bière.Félicitations aux gagnants pour leurs beaux programmes' Et aux perdants nous disons: «1983 sera une autre année».Non vraiment Pascal avait raison: rien ne donne une meilleure idée de l'infini que de contempler la bêtise humaine Attention.C'est une nouvelle saison qui commence.Prêts, pas prêts, partez.mais vous l’êtes déjà! Les conditions d’une reprise en 1983 par Pierre Fortin Extraits d'une conférence prononcée devant la section de Montréal de l'Association des économistes québécois, le 9 décembre dernier.M.Fortin, du département d économique de l’Université Laval, est également membre du groupe conseil auprès du ministre des Finances du Canada.CROIRE que la confiance des consommateurs revivra au Canada et aux États-Unis et que nos achats de biens durables et de maisons neuves, la reconstitution de nos stocks et nos exportations soutiendront la reprise sans que le Federal Reserve Board et la Banque du Canada s’appliquent mieux qu’ils ne Tont fait jusqu’ici à réduire les taux d’intérêt réels, c'est presque croire au Père Noël.La réduction et la stabilisation des taux d’intérêt réels constituent donc la clé de la reprise, qui sera de toute façon anémique même aans les meilleures conditions.Quelle chance ce scénario a-t-il de se réaliser?Cela dépend de l’acceptation ou du refus de nos banques centrales d’abandonner la rigidité «monétariste» des dernières années pour retourner à une flexibilité plus adaptée aux circonstances.Il est mathématiquement impossible que le Fed abaisse et stabilise les taux d'intérêt réels au cours des deux prochaines années s'il n’accepte pas une expansion des agrégats monétaires qui les amèneraient bien au-delà des limites supérieures des corridors-cibles.Cela résulte simplement du fait que la reprise elle-même, la baisse de (’intérêt, et les besoins de financement très lourds des administrations publiques exerceront une très vive pression sur la demande d'argent et que, pour empêcher une telle pression de renvoyer le loyer de l’argent dans l’ascenseur, le Fed devra y répondre en injectant l’argent demandé dans l’économie.La difficulté que pose un tel virage de la part du Fed est une perte de crédibilité pour l’institution qui a mis depuis trois ans tous ses oeufs dans le panier monétariste.Il est cependant probable qu’elle soit amenée malgré tout à stabiliser l’intérêt réel à un niveau plus favorable à la croissance, et à en accepter les conséquences monétaires, par deux facteurs déterminants.Le premier facteur est économique: il s’agit du grave danger que ferait courir à la stabilité de l économie mondiale et du système financier international une année 1983 qui ressemblerait même un tant soit peu à l’année 1931.La crainte de la dépression est le commencement de la sagesse et, à l’heure actuelle, même les leaders du milieu financier américain, qui avaient pourtant accueilli avec enthousiasme l’orientation monétariste du Fed, invitent celui-ci à se préoccuper du taux d’intérêt réel.(Un précurseur canadien fut Bill Mulholland, le président de la Banque de Montréal, dans son allcution d’avril dernier au Canadian Club de Toronto).Ces leaders veulent bien que les banques centrales maintiennent leur crédibilité, mais pas au prix de l’effondrement du système industriel et financier.Le second facteur, relié au premier, est politique: il découle des menaces d'un accroissement du pouvoir de supervision du Congrès américain sur le Fed qui planent actuellement à Washington si les taux réels demeurent élevés, d'une part; et de la nécessité absolue d’une reprise économique en 1983-84 pour assurer le retour des républicains à la présidence lors de l’élection de 1984, d’autre part.Cependant, même si on a raison d’espérer que la baisse des taux d'intérêt réels à des niveaux plus bas aux États-Unis se réalise bientôt, il reste que ses effets sur l'activité économique seront, comme d'habitude, lents à se faire sentir sur l’ensemble de l'économie.L'évolution conjoncturelle des six prochains mois est déjà inscrite dans la pierre.L'amélioration ne se ferait sentir qu’au second semestre.C’est là précisément que se trouve le risque que la prévision de consensus erre au coté optimiste.De son côté, la Banque du Canada cherche surtout à stabiliser la valeur du dollar canadien depuis deux ans.La baisse des taux d’intérêt aux États-Unis tendrait donc à se répercuter au Canada.Toutefois, bien d’autres phénomènes influent sur le cours du change, de sorte que l’objectif de soutien de notre devise recherché par la Banque du Canada ne sera pas nécessairement compatible avec la diminution et la stabilisation de l’intérêt réel au Canada.En voulait atténuer les effets de ces autres influences sur le dollar canadien, la Banque pourrait bien êtrea-menée, si elles tendent à déprécier notre monnaie, à hausser les taux d’intérêt et à nuire à la reprise.Par conséquent, une condition essentielle à l’amorce d’une reprise viable au Canada est que notre banque centrale accorde plus d’importance aux conséquences des taux d’intérêt sur l’activité économique réelle qu’à leurs répercussions sur le prix de notre devise.Bref, elle doit accepter une plus grande flexibilité à court terme dans le cours du change.Les risques associés à un taux de change plus flexible, sans être nuis présentement, sont beaucoup moindres que ceux d’une récession qui dégénère en dépression.¦ Aurons-nous besoin de stimulants budgétaires supplémentaires fédéraux ou provinciaux pour raffermir l’environnement propice à la reprise?Une réduction des impôts — ou une augmentation des dépenses publiques — de $5 milliards permettrait en moyenne d'augmenter l’activité économique de $7 milliards et de réduire le taux de chômage d’environ 1%.Compte tenu de la longueur des délais d’impact de la politique monétaire sur l'économie, une injection directe de pouvoir d’achat par le canal budgételre serait bienvenue dans les circonstances.Cette injection pourrait jouer un rôle capital de deux manières.Premièrement, elle constituerait un moyen d’intervention rapide si l’économie se mettait à dégringoler plutôt que de se conformer à la prévision de consensus.Deuxièmement, La crainte de la dépression serait-elle le commencement de la sagesse?même si le scénario de consensus se réalisait, elle pourrait fournir le soutien psychologique dont les agents ont besoin pour permettre l’accélération de la re-rise.Pour être efficaces, les stimulants udgétaires devraient rallier la coopération des provinces et des municipalités — où sont concentrées les dépenses en infrastructures — et incorporer des réductions d’impôts ou des hausses de transferts sociaux sur lesquelles la propension à dépenser serait élevée.Lorsqu’on parle de stimulation budgétaire, if est inévitable que soit posée la question du niveau du deficit fédéral, qui est déjà de $24 milliards en 1982-83.Ce déficit considérable reflète essentiellement l’influence de la récession (environ $15 milliards), qui a fait chuter les recettes fiscales et hausser les dépenses sociales fédérales, et la pratique comptable conservatrice qui omet d’inscrire comme recette du gouvernement l’important gain de capital qu’il réalise comme em- firunteur en vertu de l’érosion de la va-eur réelle de sa dette par l'inflation (environ $9 milliards).Il n’y a absolument rien d’exorbitant dans ce déficit, compte tenu des circonstances.L’affirmation voulant que le déficit fédéral conduise le pays à la faillite est fallacieuse, parce qu’elle inverse la cause et l’effet.C’est, au contraire, la faillite de l’économie, provoquée par une politique monétaire continentale excessivement restrictive, qui a fait gonfler le déficit.En le supprimant, on réussirait sans doute à faire diminuer les taux d’intérêt, mais au prix de la transformation de la récession actuelle en dépression.Que celui qui est prêt à recréer 1931 pour voir les taux baisser se lève.La situation est très différente aux États-Unis, où le déficit reste élevé même si on le corrige des effets de la récession et de l’inflation, et il est appelé à d’autres augmentations structurelles dans l’avenir.Le Canada doit éviter de suivre les Etats-Unis dans cette direction et doit adopter le plus ouvertement possible l'objectif de stabilisation ou de réduction de l'importance de la dette publique par rapport au PNB.C’est pourquoi la formulation des stimulants budgetaires proposés devrait mettre en relief leur nature temporaire.¦ Une politique monétaire draconienne a plongé l'économie nord-américaine dans une longue et profonde récession afin de venir à bout de l’inflation.On n’a même fias considéré les moyens alternatifs de utte contre l’inflation, qui auraient pourtant été beaucoup plus efficaces, moins coûteux et plus équitables.En ce sens, la situation actuelle de l’économie révèle la faillite lamentable d’une politique qui n’a pas su calculer de manière convenable son rapport avantages-coûts.L’inflation, bien sûr, a fini par céder à la pression de la dose massive de chômage qu’on a imposée à l’économie.On prévoit que son rythme annuel sera passé de 12.5% en 1981 à 7% en 1983, les trois quarts de la baisse environ résultant directement de la récession.Le chômage est maintenant si élevé, la situation financière internationale si détériorée, et le moral des entreprises et des ménages si affaissé qu’il y a peu de gens qui ne conviennent pas que la plus grande priorité doive être maintenant accordée à la régénération de l'activité économique.Toutefois, comme il fallait s’y attendre, certains commencent déjà à s’inquiéter des conséquences inflationnistes de la reprise.Cette inquiétude est prématurée, pour deux raisons.Premièrement, la reprise ne pourra être que très lente et le taux de chômage doit accomplir une très longue marche avant de toucher la zone des 6-7% où le danger d’inflation peut commencer à se faire sentir.Deuxièmement, tout comme l’inflation ne réagit que lentement et faiblement à des hausses de chômage, ainsi est-elle peu sensible à des baisses de chômage: le phénomène est symétrique.Par consequent, l’inflation continuera de diminuer tant que le chômage ne touchera pas les 6-7% à nouveau, et.dans l'intervalle, le seul coût de la reprise est un ralentissement du rythme de décélération des prix.La lutte contre l'inflation ne doit cependant pas être abandonnée, et pour deux raisons.Premièrement, même si les coûts de l'inflation ne sont pas aussi élevés que le clament les extrémistes qui sont prêts à précipiter l'économie en dépression pour amputer l’inflation de quelques unités de pourcentage, il n’en reste pas moins que ces coûts demeurent élè- ¦ D’Iberville, oublié à Le Havane (Lettre adressée au président du Carrefour culturel de l’amitié Québec-Cuba) Le but de votre association étant sans doute de développer l’amitié des peuples cubain et québécois, permettez-moi de vous suggérer de rendre un hommage particulier à Pierre Lemoyne dTberville, notre seul héros national qui ait quelque chose en commun avec les héros latino-américains, conquérants ou libérateurs de leur pays.La mémoire de Pierre Lemoyne dTberville mort et enterré à La Havane, en juillet 1706, a déjà été honorée, en 1930, par Camilien Boude, alors maire de Montréal, qui a fait apposer une plaque commémorative au mur extérieur droit de la cathédrale de La Havane.Une des actions que pourrait entreprendre votre Carrefour serait de voir à ce que cette plaque soit toujours bien nettoyée et bien visible à tout vi- siteur (québécois ou étranger), ainsi qu’à tout citoyen cubain, intéressé à se rappeler ou à prendre connaissance de l’heroïsme dont a fait preuve Pierre Lemoyne dTberville au cours de sa vie.Je me demande s'il ne serait pas également possible que votre association s’occupe de faire ériger, en plus, un monument à la mémoire de Pierre Lemoyne dTberville, qui pourrait être installé à un endroit plus visible.Vous savez sans doute que l’on croit que les restes de Pierre Lemoyne dTberville sont à l'intérieur du cercueil exposé dans un caveau de la cour du Palais du Gouverneur («Palacio des Gobernador»), à la Place d’Armes («Plaza de Armas»), Voilà un endroit approprié pour mieux honorer notre plus grand néros national, comparable aux Bolivar.San Martin, Sucre et José Marti.Plusieurs groupes nationalistes du Québec seraient sans doute intéressés de financer un tel projet qui, avec l'ap- fiui du gouvernement cubain, sou-ignerait d’une façon tangible la présence du Québec à Cuba, et dans toute l’Amérique latine.Je vous remercie de votre bienveillante attention et vous assure de toute ma collaboration dans la réalisation de ce projet.Pierre LANDRY Québec.8 décembre vés et justifient notre persistance à la mettre en échec.Deuxièmement, les coûts d’une inflation de 20, 30 ou 407» sont sans doute plus que 2.3 ou 4 fois plus élevés que ceux d'une inflation de 107».Par consequent, étant donné la haute probabilité de récurrence de chocs inflationnistes sur les marchés mondiaux de matières premières dans l’avenir, traiter à la légère notre taux actuel d’inflation signifierait que nous laisserions chacun de ces chocs ajouter à l’inflation accumulée du passé quelques unités de pourcentage supplémentaires et permettrions ainsi à l’inflation de s’accélérer sans fin.Cette opinion n'est pas recevable.Mais si nous devons poursuivre pour très longtemps la lutte contre l’inflation, il importe de rendre nos moyens d’intervention plus civilisés que les méthodes barbares de la récession et du contrôle des revenus.Cela exigera entre autres une révision en profondeur des institutions qui régissent notre marché du travail et le mode de détermination de nos rémunérations, afin de leur permettre de mieux s’adapter aux circonstances changeantes de l'économie.Il faut s'appliquer a cette tâche immédiatement.Le consensus prévisionnel établit la hausse «probable» du volume de production en 1983 à 3.57» aux États-Unis et à 2,57» au Canada, de sorte que le taux de chômage diminuerait à peine au second semestre.Le consensus possède trois caractéristiques centrales: 1) il prévoit une très lente reprise; 2) il est très incertain; et 3) il risque même d’être optimiste, au moins pour le premier semestre.La clé de la réalisation d’une croissance réelle même aussi faible est la réduction et la stabilisation des taux d’intérêt réels par le Federal Reserve Board et la Banque du Canada.Il est probable que la pression économique et politique suffira a convaincre le Fed de la nécessité d’une telle orientation, même si elle contredit son option monétariste.Au Canada, il faudrait en plus que notre banque centrale accorde une importance plus grande à la stabilisation de l’intérêt réel qu'à celle du change dans les circonstances présentes.Il est souhaitable qu'une stimulation budgétaire temporaire par les gouvernements fédéral et provinciaux vienne raffermir la reprise.Le niveau actuel du déficit fédérât canadien n'est pas excessif, contrairement au déficit fédéral américain, et il est tout à fait compatible avec l’objectif de stabilisation de l’importance relative de la dette publique dans l’économie à long terme.SODECOM Cette annonce ne doit pas s'interpréter comme étant une offre publique des valeurs ci-dessous mentionnées dans les provinces du Canada.UN ABRI FISCAL INTERESSANT! Nouvelle émission La Société de Développement de l'Entreprise Québécoise SODECOM INC.(constituée selon les lois du Québec) (sodecom) ISOOOOO actions ordinaires (sans valeur nominale) prix* 5,00$ offertes jusqu'au 31 décembre 1982 3 façons d’économiser de l'impôt: • ces actions sont admissibles â • elles sont aussi admissibles • et enfin elles peuvent être placées un régime d'épargne-actions au dégrèvement d'impôt selon dans un régime d'épargne (RÊA) (loi sur les impôts la loi sur les SODEQ.retraite (REÊR) et dans un du Québec) régime de participation différée aux bénéfices au terme de la loi de l'impôt sur le revenu (Canada) Date limites 31 décembre 1982 Pour profiter de ces nombreux avantages, communiquez directement avec votre courtier en valeurs mobilières ou avec Geoffrion, Leclerc Inc.ou bien avec Sodecom.3 Oapuis 1901 Geoffrion, Leclerc Inc.(514) 875-6700* Sodecom: (514) 374-6620* •Frais virés acceptés Cette offre est soumise aux dispositions et règlements relatifs aux lois de l'Impôt.0 I 12 ü Le Devoir, mardi 28 décembre 1982 Une session qui a marqué la fin des illusions péquistes Suite de la première page n’est qu’un mauvais moment à passer, opinait-on, les choses vont se tasser.Il ne peut pas nous faire ça à nous.D’où le choc épouvantable quand sont arrivées coup sur coup, au début de l’été dernier, les lois 68 et 70.coupant dans les régimes de retraite du secteur public et sabrant dans la rémunération des 300,000 employés et plus de l’Etat.En maints milieux, l’on pensait encore que M.René Lévesqu
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