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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-02-18, Collections de BAnQ.

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[" LE DEVOIR Vol.I, XXXV - No 10 M () X T I! K A I.I.E V E X l> I! E DI IS F Ê V l( I E K 19 9 4 (i â c + T I* S + T \\' y T o r o il I o K .» e P E R S P E C T I V E S Mon pays, c\u2019est une frontière .sous toutes réserves Jean Dion LE MONDE\t\tL'ÉCONOMIE\t\t\tPOLITIQUE Jirinovski contesté par ses troupes PAGE A 6\t?\tUn import-export record pour le Canada PAGE B 5\t?\t?\tLe ministère de la Défense va écoper PAGE A 5 Les Serbes retirent leurs canons Mais l\u2019OTAN maintient son ultimatum jusqu\u2019à dimanche Certains seront tentés d\u2019en rire, d\u2019autres d\u2019en pleurer.Chaque jour que le bon Dieu amène sur la colline parlementaire fédérale depuis un mois marque un nouvel épisode du grand feuilleton canadien de la contrebande, relance l\u2019interminable débat des juridictions et met en lumière toute la difficulté qu\u2019il y a, quoi qu\u2019on en dise, à gérer le Canada géographiquement.Mon pays, ce n\u2019est pas un pays, c\u2019est une frontière.Ou plutôt devrions-nous dire un problème de frontières.On connaissait déjà celle de, plusieurs milliers de kilomètres qui nous sépare des Etats-Unis, souvent considérée comme la moins sévère au monde.Or voi-çi qu\u2019on doit y ajouter les autres, celle qui fait le malheur de l\u2019Ontario dans le dossier des taxes sur le tabac, celles qui ont été qualifiées de «véritables passoires» par le Bloc québécois et celles dont on apprend maintenant que les gardiens ne seraient pas au-dessus de tout soupçon.Mais surtout, surtout, il faut maintenant compter avec la frontière indicible, qui existe et n\u2019existe pas, qui renvoie constamment l\u2019Etat à sa propre définition, qui clame qu\u2019elle tiendra contre vents et marées et y arrive parce qu\u2019on n\u2019ose y semer que la brise de peur de récolter la tempête.La frontière des réserves.On peut attribuer le fait que le débat entourant le problème de contrebande en soit devenu un de «souveraineté» autochtone à une conscience aiguë de la réalité ou à un dérapage insidieux, peu importe.Le problème reste entier, et sa solution à la satisfaction de tous hautement improbable ainsi qu\u2019en témoigne une opinion publique écartelée quant aux moyens d\u2019y parvenir.Il suffit d\u2019écouter les tribunes téléphoniques pour se convaincre de ce que les seuls remèdes simples sont des remèdes simplistes.En attendant, à Ottawa, on discute, on s\u2019interpelle, on parlemente.Les cyniques diront que c\u2019est normal, pusqu\u2019il n\u2019y a personne là-bas qui soit enclin à, ou capable de, faire autre chose que d\u2019«en parler».Mais pour qui s\u2019intéresse plus à la trame et aux péripéties qu\u2019au dénouement, tous les ingrédients d\u2019une histoire passionnante sont réunis.Certes, comme dans un bon soap, l'action est plutôt lente, mais l\u2019avantage en est qu\u2019on peut rater quelques épisodes et revenir sans avoir l\u2019impression d\u2019être dépaysé.Un coup d\u2019œil au journal des débats des Communes permet de voir par exemple que, le temps d\u2019un cycle lunaire, les questions du Bloc québécois sont restées à peu de choses près les mêmes \u2014 et il se plaint que le gouvernement ne lui répond pas \u2014, pendant que les réponses du gouvernement sont restées à peu de choses près les mêmes \u2014 et il se plaint que le Bloc revient toujours sur le même sujet.Cela n\u2019empêche toutefois pas l\u2019imprévu d\u2019avoir sa place, de soupçons en allégations en accusations en avertissements en démentis en sous-entendus en rumeurs en attaques en spéculations et en dénonciations.Ce ne sont pas les médias qui vont s\u2019en plaindre, eux qui ont pu, à travers l\u2019hélicoptère de Kanesatake, le plan d\u2019action anti-contrebande fédéral, les menaces d\u2019invasion militaire, la saisie de poulet congelé, les manifestations du MATRAC, les déclara-t ions-de-J erry-Peltier-commentées-par-Ron-Irwin-qui-trouve-que-l\u2019autre-parle-beaucoup, les lamentations de Bob Rae, les hésitations de la GRC, le Reform Party qui saute dans le train trois semaines en retard, le va-et-vient du crime organisé et la corruption de douaniers, repaître leurs lecteurs et auditeurs de cette tragi-comédie aussi emberlificotée, niais combien plus divertissante, qu\u2019un débat constitutionnel.Et comme si ce n\u2019était pas suffisant, voici qu\u2019en pleine trêve (?) olympique, on nous annonce, en direct de Kahnawake, que les «séparatistes» québécois et mohawks sont engagés dans un sprint pour déterminer qui arrivera le premier à la souveraineté! On serait porté à en rire, de tout ça, si, en définitive, ces incessants rebondissements n\u2019étaient pas le reflet d\u2019un problème d\u2019une complexité qui confond tout le monde, à commencer par ceux-là mêmes qui détiennent le pouvoir.Un problème de pauvreté, de criminalité, de méfiance et de susceptibilité, où chacun semble ramer à contre-sens et qui, on l\u2019a vu avec l\u2019affaire des cigarettes, finit par n\u2019épargner personne.Il est intéressant à cet égard de constater que, au même titre que l\u2019immigration et l\u2019environnement \u2014 les questions fondamentales qui se poseront au Canada du XXIe siècle \u2014, la «problématique» autochtone ait été à peu près complètement évacuée de la dernière campagne électorale.Les libéraux y ont bien promis une accélération des pourparlers devant mener à l\u2019exercice du droit inhérent à l\u2019autonomie gouvernementale, mais ils doivent constater aujourd'hui, pris dans le piège du «respect des lois partout au pays», que la perspective est large, tellement plus large.Cette perspective transcende les frontières, réelles ou inventées, reconnues ou pas, ces frontières essentielles au maintien de bonnes relations avec son voisin mais qui sont aussi, sachons l\u2019admettre, à l'image de notre propre honte et de nos propres peurs.I N\u2019 I) E X Les Actualités .A4 Agenda culturel Bit) ¦Inniiws «tuées .18 Avis publics.B6 Culture.B9 Economie.B5 Cditnrial.A Kl Et pourtant, la question autochtone a été complètement évacuée de la dernière campagne électorale \t Le Monde\t\t \t.A3 Mots croisés.\t.Bfi Politique\t\t.A5 \t.AS A Voir\t\t.KI2 Météo Ciel variable Max.+4 Détails en B6 F16 Fighting Falcon chasseur-bombardier Etats-Unis : 12 Pays-Bas: 18 k Turquie: 18 [Vogosca «0NT rREeewc F18 Homel chasseur e! chasseur-bombardier \u2014, Etats-Unis: 14 Bosnn F14 Tomcat chasseur-bombardier Etats-Unis : 12 Jablanica, Aércpon A 6 Intruder appui aérien rapproché Etats-Unis : 6 Hrasnica Hadzici HONGRIE A10 Thunderbolt alla pue au sol Etats-Unis: 12 Zagreb CROATIE.Ghedi A Avianoj Istrana A*/-' AVillalranca BOSNIE .Sarajevo Belgrade \u2019 SERBIE Cervia- Sea Harrier i décollage vertical Grande-Bretagne : 7 Artillerie serbe Super Etendard a Hague au sol France : 18 Ancone\\ ITALIE Tornado F 3 chasseur Grande-Bretagne : 8 Mirage 2000 interception France : 10 Gioia del Colle Ahnr perte-avions A bases aériennes O bases US I Brindisi' Jaguar attaque au sol Grande-Bretagne : 12 France : 8 Mirage F1 reconnaissance et combat France : 9 SICILE ÀTrapani Al 100 km Sigonelll LES AVIONS DE L'OTAN PRÊTS A INTERVENIR (jviofo attaque fous, temps; Etats-Unis : B SARAJEVO D\u2019APRES AFP ET REUTER \\ A trois jours de l\u2019expiration de l\u2019ultimatum de l\u2019OTAN, les Serbes de Bosnie ont surpris la communauté internationale en acceptant de retirer leurs armes lourdes de la région de Sarajevo, en réponse à une demande de la Russie, qui s\u2019est dite prête à envoyer ses Casques bleus dans la capitale bosniaque assiégée depuis près de deux ans.C\u2019est à l\u2019issue d\u2019une rencontre avec l\u2019émissaire spécial de Boris Eltsine, dans son fief de Pale, près de Sarajevo, que le leader des Serbes bosniaques, Radovan Karadzic, a confirmé que ceux-ci consentaient à retirer leurs armes lourdes.«La direction des Serbes a accepté avec reconnaissance cette initiative russe.On peut dire que toute frappe aérienne sur les positions des Serbes bosniaques est exclue parce qu\u2019il n\u2019y aura plus de cibles pour de telles frappes», a indiqué Vitali Tchourkine, l\u2019émissaire russe, après cette rencontre.I-a Maison-Blanche a aussitôt qualifié de «bonne nouvelle» l\u2019annonce du retrait et s\u2019est félicité du rôle joué par la Russie à cet égard.«Si les Serbes se conforment (à l\u2019ultimatum de l\u2019OTAN), ce serait une bonne nouvelle», a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche, Dee Dee Myers, lorsque lui a été transmise, en plein milieu d\u2019un point de presse, l\u2019information en provenance de Sarajevo.Quelques minutes plus tôt, Mme Myers avait estimé que l\u2019annonce par la VOIR PAGE A 12: SERBES La famille selon la CECM L\u2019organisme diffusera la Charte des droits de la famille émise par le Vatican PAUL CAUCHON LE DEVOIR A A l\u2019occasion de l\u2019Année internationale de la famille, la CECM entend diffuser auprès de tous les comités d\u2019école la «Charte des droits de la famille», émise par le Saint-Siège.Une charte qui proscrit spécifiquement la contraception et l\u2019avortement, qui se dit d\u2019avis que la mère de famille doit demeurer à la maison, et qui suggère que les pouvoirs publics devraient mieux soutenir les couples mariés que les conjoints de fait.Le Conseil des commissaires de la CECM a adopté en fin de soirée mercredi une résolution à cet effet.Le Conseil devait d\u2019abord adopter une proposition soumise par deux commissaires du Regroupement scolaire confessionnel portant sur l\u2019Année de la famille.Cette proposition, qui semblait recueillir l\u2019assentiment de tous, émettait des suggestions pour souligner l\u2019événement: décréter une journée de la famille à la CECM dans la semaine du 8 mai prochain; inviter les directions d\u2019école à prévoir, lors de cette journée, différents moyens pour favoriser les liens entre l\u2019école, les parents et les enfants; encourager les directions d\u2019école à associer les parents à leur œuvre d\u2019éducation, etc.Mais au moment de la discussion, une autre commissaire du Regroupement scolaire confessionnel, Lynn Faust, a présenté un amendement à l\u2019effet de «faire connaître à tous les comités d\u2019école la Charte des droits de la famille du Saint-Siège».La proposition a donc été votée avec l\u2019amendement, ce qui a suscité la colère des commissaires de l\u2019opposition, qui se sont alors objectés à l\u2019ensemble de la proposition, à cause de cet amendement.La Charte des droits de la famille a été publiée au début des années,80 par le Saint-Siège, et elle veut «refléter la pensée de l\u2019Église en la matière».Jean-Paul II voulait alors donner suite à un vœu du Synode en engageant le Saint-Siège à préparer une telle Charte.La Charte contient une douzaine d\u2019articles.L\u2019Article 1 précise le droit de fonder une famille chez tout homme VOIR PAGE A 12: CECM La banane verte.est jaune Les James Bond du régime ont mis au point la Goldfinger: la super-banane! LOUIS-GILLES FRANCOEHR LE DEVOIR Le Biodôme a dévoilé hier l\u2019arme secrète du James Bond des plantations latino-américaines et africaines, la banane verte qui est jaune, dont la mise au point a d\u2019ailleurs fait l\u2019objet d\u2019un financement canadien, un véritable Bananagate dont la presse environnementale s\u2019est régalée hier.Le James Bond de l\u2019histoire, c\u2019est M.Phillip Rowe, de la Fundacion Hondurena de Investigation Agricola (FHIA), de La Lima, au Honduras.Il ne s'agit pas.bien entendu, d'un service de renseignement sur les pratiques agricoles des pays, qui imprègnent de pesticides autant les bananiers que leurs travailleurs pour mieux défendre les précieux fruits contre la maladie de Panama.Il s'agit plutôt d\u2019un institut de recherche scientifique.M.Rowe et son collègue Franklin Rosales ont mis au point la Goldfinger.qui n\u2019est pas un remake latino-américain du film bien connu mais une primeur scienti- VOIR PAGE A 12: BANANE La nouvelle variété de txinane résistante aux champignons et insectes destructeurs.PHOTO AP Kurt Browning à la suite de sa contre-performance d\u2019hier.Une passation des pouvoirs s\u2019exerce en patinage artistique masculin, à la suite du programme technique tenu hier aux Jeux de Lillehammer.On attendait les Browning, Boitano et Petrenko, vénérables fines lames d\u2019affiche ces dernières années, mais tous victimes de maladresses.Le cas du Canadien donne dans le pathétique; Browning se retrouve au 12e rang.Ce sont plutôt le Russe Urmanov, le Canadien Stojko et le Français Candeloro qui occupent les positions enviables à l\u2019aube du programme libre, demain.Le Canada a également commis un impair en fin de match de hockey, permettant en désavantage numérique le but égalisateur des Américains: 3-3.La patinoire de Hamar a d\u2019autre part été le théâtre d\u2019un premier face à face.glacial, entre les Américaines Nancy Kerrigan et Tonya Harding, toutes deux invitées pour un premier entraînement.La seconde a de nouveau attiré les regards mais surtout en raison de nombreuses chutes.Par ailleurs, autre jour de gloire pour la Russe Uoubov Egorova, gagnante d\u2019une huitième distinction olympique (dont cinq d'or) en deux ans.cette fois au 10 km de poursuite en ski de fond.Au super-géant masculin.l\u2019Allemand Markus Wasmeier a gâché l\u2019anniversaire de l'Américain Tommy Moe, sacré d\u2019or à la descente cinq jours plus tôt, par huit centièmes de secondes, méritant du coup un deuxième grand titre en carrière.A noter finalement la victoire surprise de la Russe Kazhanova au 3000 mètres de patinage de vitesse et du nouveau sacre du Norvégien Bjom Dahlie au 10 km masculin de ski.de fond.Browning douzième ip \u2022 ¦ ¦ H 8 ts'wl 1» ' i-.-V;\\ y Mi &#\u2022$ - VWih) ¦ îaÉtlIl sais M*Pr' 1 .\u201dv;;\\ \u2018W 1 ^ ¦ 1 , T^V\" \u2022 JT-VV^ . K V III l< .I.K V K N I» H K IM IS K K V H I K H I II II I LE DEVOIII MONTREAL EN BR E F ?Ija mort du caporal Lemay FAUBOURG QUÉBEC: UUNESCO S\u2019EN MÊLE (Le Devoir) \u2014 Le dossier Faubourg Québec, fort contesté par le Regrou-])ement Porte-Québec, rebondit encore une fois alors que l\u2019Organisation des Nations unies pour l\u2019éducation, la science et la culture (UNESCO) y inet son grain de sel.Dans une lettre datée du 3 février dernier, le directeur de la division du pie tnmoine culturel à l\u2019UNESCO, Mou-nir Bouchenaki, suggère aux «autorités concernées», sans préciser qui, de prendre «un délai de réflexion», précisant même que l\u2019UNESCO pourrait envoyer un spécialiste sur place «pour voir les possibilités d'apporter une modification au projet».Rejoint hier, le promoteur du projet d\u2019habitation Faubourg Québec, la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM), n\u2019était pas au courant de la démarche de l\u2019UNESCO et n\u2019entend pas se plier à la demande.«On a déjà fait le tour de la question.C\u2019est sûr qu\u2019il y a une différence entre les opposants au projet et nous qucuit à l\u2019évaluation des vestiges et en leur mise en valeur éventuelle.Mais nous avons l\u2019appui de la Ville de Montréal et du ministère de la Culture», a indiqué Pierre Desjardins, directeur de Faubourg Québec.-?- ALLIANCE 94: UNE ALTERNATIVE (Le Devoir) \u2014 Pour développer une alternative aux discours traditionnels des politiciens, des conseillers municipaux indépendants, le Parti Montréal Ecologique ainsi que des citoyens et des universitaires viennent de mettre sur pied un mouvement ad hoc, l\u2019Alliance 94.Ce regroupement qui dit s\u2019inquiéter «de l\u2019avenir de Montréal aid's que les débats semblent dominés par les renégats du Parti civique ou les démissionnaires du RCM», organise, jeudi prochain, un forum sur le thème Vers une organisation progressiste à l\u2019hôtel de ville.-?- VERS LA MAIRIE (Le Devoir) \u2014 Le conseiller municipal Michel Benoît a entrepris de sonder les intentions de vote des résidants de son district Saint-Sulpice pour les élections du 6 novembre prochain.Selon les résultats partiels (150 réponses sur 2000 exemplaires distribués du sonda-; ge non scientifique) qu\u2019il aurait obtenus, le maire Jean Doré ne récolterait ; que 10% des voix, alors que Claude Beauchamp dominerait avec 45%, suivi de Pierre Bourque avec 30%.Jérôme Choquette et Clément Bluteau se partageraient le reste.M.Benoît, qui siè-; ge actuellement au conseil municipal en tant qu\u2019indépendant - après avoir ! représenté le RCM puis le Parti ci-! vique-, réfléchit sur le choix de la ban-I nière sous laquelle il se représentera.-?- UN NOUVEAU PARTI | À LONGUEUIL ! (Le Devoir) \u2014 Pour faire échec aux forces politiques en présence, Gisèle Hamelin lance, avec l\u2019appui de ci-; toyens, une nouvelle formation sur la | scène de la Ville de Longueuil, le Parti LongueuiUois.Mme Hamelin, qui avait tenté en 1990 d\u2019accéder à la mairie, sera de nouveau candidate aux élections de novembre prochain.Selon elle, les citoyens méritent un renouveau politique réel basé sur l\u2019intégrité et la transparence.Il lui reste un peu plus de huit mois pour le prouver.-?- POURSUITE CONTRE L\u2019ÉMISSION ENJEUX (PC) \u2014 Une poursuite de 1,45 millions a été intentée, hier, à l\u2019encontre de la société Radio-Canada et de deux de ses journalistes relativement à l\u2019émission de télévision Enjeux du 12 février dernier portant sur l\u2019industrie des courses de chevaux au Québec.Le Jockey Club du Québec Inc., la So ciété des propriétaires et éleveurs de chevaux standardis ed du Québec (SPECSQ) ainsi que l'ex-maire de Laval Lucien Paiement estiment que les recherchistes-joumalistes Françoise Stanton et André Lavoie ont fait preuve de témérité, de négligence, (Fine pertinence et d\u2019incurie.M.Paiement, qui fut maire de laval de 1965 à 1981, s\u2019occupe maintenant de l'industrie des courses de chevaux alors que la Jockey Club et le SPECSQ sont des organismes sans but lucratif mis sur pied i*>ur relancer l\u2019industrie des courses de chevaux au Québec, en perte de vitesse.L-s trois demandeurs considèrent que l\u2019émission intitulée Dopage, collusion et fawritisme ne hit qu\u2019une -juxtaposition d\u2019événements isolés, de demi-vérités et de faussetés abemuites qui laissent croire que les courses de chevaux au ()uébec sont le lief de gens peu scnr ixiknx, malhonnêtes.acca|*irateurs, sjx-culatetirs fonciers et reliésau mon- | de interlope».|ieut-on lire dans le texte de La poursuite.Les policiers récidivent Ils réclament à nouveau la suspension de l'enquête du coroner HOLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Vingt-quatre heures après le refus de la Cour supérieure de suspendre temporairement l\u2019enquête du coroner Gilbert, l\u2019Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ) est revenue à la charge, hier, en déposant une requête encore plus ambitieuse.A nouveau, l\u2019APPQ demande la suspension de l\u2019enquête jusqu\u2019à ce que la cour ait tranché au fond la nouvelle requête visant à forcer ce dernier à contraindre s\u2019il le faut les témoins mohawks à répondre à toutes les questions et, en plus, réclame que soient cassées certaines décisions rendues par le coroner.Ce débat qui s\u2019amorcera jeudi prochain en Cour supérieure n\u2019empêchera cependant pas la reprise des travaux de l\u2019enquête prévue pour mardi, a indiqué hier l\u2019assistant du coroner, Me Richard Masson.Pour des raisons diverses, l\u2019enquête amorcée il y a un an et un mois et qui a accumulé 102 jours de travaux pour des coûts d\u2019environ 1,5 million$ est paralysée de- puis vendredi dernier.L\u2019APPQ tient mordicus à poser des questions aux témoins mohawks lui permettant d\u2019identifier les personnes qui se trouvaient dans la pinède le 11 juillet 1990, avant, pendant et après la fusillade qui a coûté la vie du caporal Marcel Lemay, de la Sûreté du Québec (SQ).Le syndicat des policiers syndiqués de la SQ veut s\u2019assurer «que tous les témoins ayant pu jouer un rôle dans la mort violente du caporal Marcel Lemay soient assignés, interrogés et contraints de répondre avant la fin de l\u2019enquête publique du coroner Gilbert».Le syndicat réclame que la Cour supérieure enjoigne le coroner Gilbert à permettre au procureur de l\u2019APPQ de poser toute question «sur l\u2019identification des personnes présentes dans la pinède le 11 juillet 1990, leur rôle, leur autorité, leurs actions, leur équipement, leur armement et l\u2019utilisation des armes».L\u2019APPQ exige finalement que le coroner assigne à nouveau les témoins qui ont comparu devant lui depuis sa décision du 8 février dernier, date à laquelle il a refusé de suspendre temporairement son enquête.Chaud l\u2019hiver t'\"' \" ' 4t ' .MMMM|HP PHOTO JACQUES NADEAU L\u2019HIVER commence à sentir le printemps.Hier, au centre-ville de Montréal le mercure a approché le point de congélation: il a fait -1.Des citoyens, comme Jeff Bertram ou le jeune Jocelyn Tremblay, en ont profité pour s\u2019adonner au ski sur le mont Royal.Aujourd\u2019hui, Environnement Canada prévoit des maximums pour la région variant de 2 à 4 degrés.Samedi, le mercure devrait atteindre 6 degrés! Montréal déguisé en Pittsburgh pour le tournage d\u2019une télésérie américaine Pour le milieu culturel, la nouvelle tombe à point P A II LE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Montréal se déguisera en Pittsburgh pour le tournage en anglais d\u2019une importante télésérie policière destinée d\u2019abord au marché américain.La maison de production Téléscène, que préside Robin Spry, entreprendra d\u2019ici peu le tournage de 22 épisodes de la série Sirens , mettant en vedette trois jeunes femmes policières.«Nous avons osé, a déclaré M.Spry hier.Nous avons acheté les droits d\u2019une télésérie américaine».Pour l\u2019industrie culturelle, la nouvelle arrive à point, dans un milieu déprimé, qui a assisté, impuissant, au déclin de l\u2019activité cinématographique, au profit de Toronto et Vancouver.Les retombées du projet sont évaluées à 25 millions!».Surtout, près de 300 emplois seront créés.«Nous envoyons des ondes positives à Hollywood», a souligné le maire de Montréal, M.Jean Doré, hier, au cours d\u2019une conférence de presse à laquelle participaient également.outre M.Spry et son vice-président.M.Paul Painter, la ministre de la Culture et des Communications.Mme Liza Frulla, la présidente de l'Association des producteurs de films et de télévision du Québec, Mme Louise Baillargeon.le président du Syndicat des techniciens du cinéma et de la vidéo du Québec, M.Patrice Houx, et la présidente d\u2019ACTRA.Mme Jeannie Walker.«Montréal était devenu un endroit pas tellement agréable pour tourner, nous espérons avoir renversé la vapeur», a ajouté M.Doré, pendant que tous les gens du métier se réjouissaient.Téléscène a acheté les droits de la série, qui fut présentée l\u2019année dernière au réseau ABC (et produite par le même réseau) mais retirée des ondes cette année.La maison québécoise a déjà effectué des préventes couvrant 90% du territoire américain.Des négociations sont en cours pour la diffusion de la série au Canada et au Québec, avec des réseaux privés.«Ce n\u2019est pas une série que je vois spontanément sur CBC», a dit M.Spry.Deux des trois comédiennes vedettes seront les mêmes que celles de la première série, et Spry devra également faire appel aux scénaristes et éditeurs américains (vu la rareté des grands écrivains anglais, a expliqué le producteur) mais, pour le reste, la très grande majorité des centaines de comédiens et travailleurs de tous les niveaux seront d\u2019ici.M.Spry a assuré que la série n'était pas un navet et que ABC l\u2019avait condamnée très tôt dans l'année.après une chute passagère des cotes d\u2019écoute.«Les Américains décident très tôt dans la saison du sort de leurs émissions», a expliqué M.Spry hier.L'importance des pre-ventes, a-t-il ajouté, réflète bien l\u2019enthousiasme avec lequel le projet est déjà accueilli.L-s téléséries policières connaissent présentement un grand succès aux Etats-Unis et elles sont le lieu de certaines innovations visuelles et sonores.M.Spry a déclaré qu\u2019il n\u2019avait pas la prétention de dépas- ser NYPD Blue, présentée à ABC le mardi soir et qui est présentement la référence dans ce genre, mais que sa série serait assurément mieux que la précédente qu\u2019il a produite, Urban Angel, présentée à CBC et vendue à CBS.«Nous allons nous concentrer sur l\u2019action plutôt que sur la violence», a déclaré M.Spry en faisant valoir que le vidéo présenté aux acheteurs américains l\u2019année dernière et à la presse hier n\u2019affichait aucun meurtre.«Il n\u2019y aura pas un meurtre à toutes les deux secondes».Les réalisateurs n\u2019ont pas encore été choisis, pas plus que la comédienne québécoise qui viendra se joindre aux deux vedettes américaines.Téléscène est par ailleurs enchantée des ressemblances quelle ne finit plus de découvrir entre Montréal et Pittsburgh, ville où la série se déroule.Les similitudes des deux architectures sont particulièrement frappantes, a dit M.Spry.Les recettes des pré-ventes ont assuré le financement de la télésérie qui ne reçoit ni l\u2019aide de la SO-GIC ni celle de Téléfilm.En plus des ventes aux Etats-Unis, 34 pays ont acheté la série.Chacun des 22 épisodes coûtera environ 1 millions.Le maire Doré a promis l\u2019accès gratuit des édifices municipaux aux équipés de tournage et le Syndicat des techniciens a promis de faire montre de flexibilité.«11 ne faut pas se faire d\u2019illusion.Si nous avons réussi ce coup, c\u2019est parce qu\u2019il y a eu concertation», a-t-il résumé.U' journaliste André Pratte réhabilité -^ La direction de La Presse fait marche arrière ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR La direction de La Bresse a fait marche arrière, hier, et réintégrera le journaliste André Pratte dans sii fonction de chroniqueur dès la semaine prochaine.Le columnist avait été démis de ses fonctions à la suite de sa chronique de vendredi dernier intitulé «Tout est pourri» où Power Corporation, le propriétaire de La Presse, était associée à une présumée déliquescence de la société dans son ensemble.Le président de Power Corp., Paul Desmarais, n\u2019a pas apprécié ces lignes qui ont entraîné le châtiment aujourd'hui révoqué.A la place, M.Pratte en est quitte pour une lettre de réprimande, qui demeure six mois à son dossier.En outre, la période d\u2019essai à ses fonctions de chroniqueur, qui était de trois mois et devait prendre fin le 4 mars, est étendue pour six mois encore.La direction de 1m Presse a préféré demeurer muette, hier, sur les raisons de sa volte-face, ne retournant pas les appels logés par LE DEVOIR.En revanche, dans une lettre envoyée à tous les journalistes de La Presse et sans qu\u2019il soit question de Power Corporation, le vice-président et éditeur adjoint du quotidien, Claude Masson, écrit que «le contenu \u2014 fond et forme \u2014 de cette chronique est inacceptable au plan professionnel, injustifié et injustifiable au plan de la responsabilité journalistique, et dénote une erreur grave de jugement».Comme M.Pratte avait rapporté, dans sa chronique, «la vision, confuse et caricaturale» d\u2019un quidam, M.Masson a tenu à souligner dans sa lettre qu\u2019un chroniqueur ne peut «se limiter à rapporter gratuitement, sans autres vérifications, des faits, les échos, les ragots, les rumeurs de personnes anonymes» et qu\u2019une telle chronique «ne peut être l\u2019équiva- lent d\u2019une ligne ouverte radiophonique».La veille, les journalistes de La Presse avaient fermement dénoncé la sanction infligée à M.Pratte, la qualifiant d\u2019«ingérence du propriétaire» et de «cas patent de censure».Ils avaient joint la parole aux actes en faisant la grève des signatures dans l'édition d\u2019hier du quotidien.Hier, le président du Syndicat des travailleurs de l\u2019information de La Presse, Louis Falardeau, s'est déclaré satisfait du recul de la direction sur une question aussi cruciale.«C\u2019est rassurant à la veille d\u2019une élection et possiblement d\u2019un référendum au Québec», a indiqué M.Falardeau.«On n\u2019avait jamais senti avant la lourde main du propriétaire.On ne voulait pas croire au début que c\u2019était le fait de Paul Desmarais, le père», a-t-il poursuivi.Même le quidam, cité dans la chronique de M.Pratte, s\u2019en est mêlé hier; il a téléphoné à Im Presse, a relaté M.Falardeau, pour s\u2019excuser des problèmes qu\u2019ont soulevés ses propos sur la pourriture et Power Coip.Rejoint hier, André Pratte, qui savoure quelques jours de vacances imposées, a estimé que «le texte litigieux a été mal compris; peut-être qu\u2019il n\u2019était pas assez clair».Louant «la solidarité» de ses collègues de La Presse, M.Pratte a dit que «cette semaine, j\u2019ai appris toutes sortes de choses.» Quant à savoir si sa mésaventure allait modifier sa pratique journalistique, M.Pratte s\u2019est limité à mentionner; «J\u2019essaie d\u2019être le plus honnête possible et je vais continuer à être le plus honnête possible.» Rappelons que le père d\u2019André Pratte, Me Yves Pratte, décédé en 1988, a conseillé Paul Desmarais et fait partie pendant des années des conseils d\u2019administration de Power Corporation et de la Financière Power.LES DÉBATS DU Les pièges Devoir* de l\u2019austérité PARTICIPANTS: MICHEL BÉLANGER PRÉSIDENT DU CONSEIL, PRODUITS FORESTIERS CANADIEN PACIFIQUE LTÉE GHISLAIN DUFOUR PRÉSIDENT, CONSEIL DU PATRONAT DU QUÉBEC PIERRE FORTIN PROFESSEUR D'ÉCONOMIE.UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL GERALD LAR0SE PRÉSIDENT.CONFÉDÉRATION DES SYNDICATS NATIONAUX MARIO SECCARECCIA PROFESSEUR.UNIVERSITÉ D OTTAWA ANIMATEUR: JEAN ROBERT SANSFAÇON ÉDITORIALISTE.LE DEVOIR JEUDI LE 24 FÉVRIER 1994,17H30 AU THÉÂTRE DU GESU, SALLE D AUTEUIL 1200.RUE DE BLEURY (METRO PLACE DES ARTS) Le nombre de places est limité.En collaboration avec Le Groupe de recherche el d elude sur les transformations sociales el economiques Gesù Les ____ Salles du B A I I.K I) K V I) I It .I.K V K N I) Il K H I IN V K V It IKK I » Il I L E S A C TIIA LIT E S Selon l\u2019Association du jeune Barreau de Montréal Ottawa devrait criminaliser les gestes de pédophilie commis à l\u2019étranger par des Canadiens 1» I E K K E K O K E K G E PRESSE CANADIENNE L\u2019Association du jeune Barreau de Montréal souhaite qu\u2019Otta-wa rende punissables par le Code criminel les gestes de pédophilie commis par des Canadiens à l\u2019étranger.En Allemagne et en Norvège notamment, la pédophilie à l\u2019étranger est maintenant criminelle, soulignait François Ramsay, président de l\u2019association, hier en conférence de presse.Dans une lettre au ministre de la Justice Allan Rock, le regroupement des avocats ayant 10 ans de pratique ou moins propose «la criminalisation de la pédophilie par des ressortissants canadiens à l\u2019étranger».«Les crimes sexuels contre des enfants sont parmi les plus répugnants et hideux qui puissent être commis», a lancé M.Ramsay.L\u2019association s\u2019en inquiète surtout depuis le passage au Canada d\u2019Anne-Marie Botte, une Belge qui a publié un livre pour dénoncer la prostitution et l\u2019esclavage des enfants.Il reconnaît qu\u2019«il faudrait faire une preuve onéreuse» pouf mener des causes du genre: «La GRC n\u2019a sûrement pas les moyens de poster des agents à la porte des bordels de Bangkok et d\u2019ailleurs.» En Belgique, un projet de loi contre la pédophilie prévoit d\u2019accepter des témoignages de ressortissants étrangers, signale-t-il, sans qu\u2019il soit requis d\u2019envoyer une commission rogatoire d\u2019enquêteurs et magistrats.Au Canada, ajoute M.Ramsay en citant le Code criminel, l\u2019article 212 rend passible de 10 ans de prison un entremetteur qui «induit ou sollicite une personne à avoir des rapports sexuels illicites avec une autre personne, soit au Canada soit à l\u2019étranger».Mais suivant la jurisprudence consultée, il n\u2019y a aucun cas où un tel entremetteur aurait été condamné au Canada pour complicité de rapports sexuels illicites comme la pédophilie commis à l\u2019étranger.Pour le législateur fédéral, il s\u2019agirait d'étendre au client l\u2019article du Code qui vise les entremetteurs.«La solution serait de s\u2019attaquer à la source du problème», souligne M.Ramsay.Le problème est complexe, reconnaît le président du jeune Barreau, ceux qui veulent commettre ces crimes ne l\u2019annoncent pas à leur agent de voyage; les réseaux sont aussi clandestins par nature.Dans les pays visités, les pédophiles achètent aussi, durant le même voyage, des biens et services normaux; les gouvernements concernés ne veulent pas faire fuir une source de revenus qui ne sont pas répréhensibles.La notion de délits commis à l\u2019étranger et néanmoins punissables existe dans le droit canadien, rappelle M.Ramsay.Ainsi les fonctionnaires en poste à l\u2019étranger sont responsables de leurs gestes illégaux; les criminels de guerre qui se sont enfuis au Canada sont passibles de déportation dans le pays où ils pourraient être jugés pour leurs crimes.avis de demande d\u2019un permis d\u2019alcool Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou groupement visé dans l\u2019art.60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis à la Régie, s\u2019opposera une demande de permis ci-après énumérée, dans les 15 jours de la présente publication, ou s\u2019il y a eu opposition, intervenir en faveur dans les 30 jours de cette publication.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envoi au requérant ou à son procureur, par poste recommandée ou certifiée, et être adressée à:\t\t\tUNIVERSITÉ DE\tChangement\t2332, Édouard La Régie des alcools, des courses et des\t\t\tMONTRÉAL\tde catégorie\tMontpetit jeux, 1, rue Notre-Dame Est, Bureau 9.200,\t\t\tPavillon J.A.De\tde Restaurant\tLocal B-3418, Montreal (Quebec) H2Y 1B6.\t\t\tSève\tpour vendre à\tMontréal \t\t\t2332, Édouard\tBar\t Nom et adresse\tNature de la\tEndroit\tMontpetit\t\t du requérant\tdemande\td'exploitation\tLocal B-3418,\t\t \t\t\tMontréal\t\t Corporation\tDemande\t2590, Debray\tDossier: 992-750\t\t Brasserie\td'autorisation\tLaval\t\t\t Lakeport\tde vente et de\t\tLES METS LA\t1 Restaurant\t504, rue 2590, Debray\tdistribution de\t\tVOLUPTÉ INC.\tpour vendre\tAlbanel, local 1 Laval\tmarques\t\tLes Mets La\t1 Bar sur\tBoucherville \tmaison de\t\tVolupté Inc.\tterrasse\t \tbière\t\t1970.rue St-\t\t 2956-7054\t2 Restaurants\t2901, boul.\tJacques app.104, Montréal\t\t QUÉBEC INC.\tpour vendre,\tTaschereau\tDossier: 704-403\t\t Buffet Vichy\t2 Bars dont 1\tSt-Hubert\t\t\t 3800, St-Martin\tsur terrasse\t\t3090-9238\t1 Restaurant\t15,45e avenue Ouest\t\t\tQUÉBEC INC.\tpour vendre\tLachine Laval\t\t\tOrlando Patate\t1 Bar sur\t Dossier: 170-134\t\t\t2433, rue John\tterrasse\t ERIC BERNARD.\t1 Bar dans\t1143,\tCampbell\t\t STEVE\tCentre sportif\tDelorimier\tDossier: 582-361\t\t BERNARD.\t\tLongueuil\t\t\t LOUIS PRATT,\t\t\t3100-6216\t1 Bar avec\t5405, Jeanne LUC VEILLEUX\t\t\tQUÉBEC INC.\tspectacles\td'Arc Dek Hockey\t\t\tBarKagoba\t\tMontréal 655, Jean-Paul Vincent Longueuil Dossier: 1079-771 2626-0752\t1 Restaurant QUEBEC INC.\tp0Ur ven(jre Place Cartier\t^ gar B.B.Q.281,283 8.285 boul.Cartier Laval Dossier: 226-886 1 Restaurant QUEBEC INC.\tpour vendre Restaurant & Pizzeria Astoria 1050.rue Notre-Dame Lachine Dossier: 382-556 281,283 8.285 boul.Cartier Laval 1050, rue Notre-Dame Lachine MEMPHIS BELLE\t2 Restaurants\t1180, boul.DINER INC.\tpour vendre\tCuré Poirier Memphis Belle\tdont 1 sur\tOuest Diner Inc.\tterrasse\tLongueuil 2545, Delorimier Longueuil Dossier: 330-985 3104-2971\t1 Restaurant\t39, rue de la QUEBEC INC.La Vieille Italie 39, rue de la Commune Est Montréal Dossier: 309-997 pour vendre Commune Est Montréal 5405.Jeanne d'Arc Montréal Dossier: 1080-514 BRASSERIE BOIS Changement 1405, Henri-DE BOULOGNE\tde catégorie\tBourassa LTÉE\tde Brasserie\tOuest Bar Bois de\tavec danse et\tMontréal Boulogne 1405, Henri-Bourassa Ouest Montréal Dossier: 328-740 101317 CANADA\t2005, LTÉE\tî, Th Bar Drummond H.P ' Montréal 2005.Drummond T,an.Montréal\texls,ant Dossier: 155-671 ROUGE VIF INC.Rouge vif Inc.1775, boul.St-Martin Ouest Laval Dossier: 1079-979 170828 CANADA INC.Orly 695.ave.Orly Dorval Dossier: 378422 3095-2352 QUÉBEC INC.Le Doux Secret 9580.Henri-Bourassa Est Montréal-Est Dossier: 9034)13 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse.1 Bar Addition de danse et changement de catégorie de Brasserie a Bar.Addition de bar sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 1775, boul.St-Martin Ouest Laval 695.ave.Orly Dorval Changement de catégorie de Brasserie avec danse et spectacles à Bar avec danse et spectacles et de Brasserie sur terrasse à Bar sur terrasse 3101-5381\t1 Bar\t1230, rue QUÉBEC INC.\tMackay Hatrocks\tMontréal 1230,rue Mackay Montréal Dossier: 320-721 LES GESTIONS\tAddition\t7880, rue BOUCHARD ET\td\u2019autorisation\tSherbrooke Est LEMIRE INC.\tde danse et\tMontréal Bar Champlain\tspectacles 7880\tdans 1 Bar 7880.rue Sherbrooke Est Montréal Dossier: 374-371 66, boul.Industriel Local 109 St-Euslache 9580.Henri-Bourassa Est Montréal-Est BRASSERIE LA 1 Bar sur DORF BRAU terrasse HAUS ST-EUSTACHE INC.Bar La Dori Brau Haus St-Eustache Enr.66.boul.Industriel Local 109 St-Eustache Dossier: 1057-876 138193 CANADA\tAugmentation\t82.Ste-Anne INC.\tde capacité\tSte-Anne de Marco Pizzeria\td un\tBellevue 82.Ste-Anne\tRestaurant Ste-Anne de\tpour vendre Bellevue\teiistant Dossier: 244-855 Québec Commission scolaire de l\u2019Industrie Les commissaires refusent de reconnaître le bien-fondé de la plainte de discrimination Mais ils sont disposés à discuter d\u2019un règlement avec les 35 victimes PAUL CAU C H O N LE DEVOIR La Commission scolaire de l\u2019Industrie, à Joliet-te, veut «discuter en vue d\u2019un règlement» avec les 35 femmes qui ont été reconnues victimes de discrimination systémique, mais elle refuse de reconnaître le bien-fondé de cette plainte.La proposition des commissaires semble reçue assez froidement par les femmes concernées.On se rappelle qu\u2019au début février, la Commission des droits de la personne du Québec (CDPQ) avait reconnu que 35 enseignantes de la Commission scolaire de l\u2019Industrie, et particulièrement de la Polyvalente Thérèse-Martin, de Joliet-te, avaient été reconnues victimes de «discrimination systémique».La CDPQ demandait donc à la commission scolaire de verser 5000$ à chacune des femmes du groupe, à titre de dommages moraux, en plus de recommander l\u2019implantation d\u2019un programme complet d\u2019accès à l\u2019égalité.La CDPQ avait accordé jusqu\u2019au 1er mars à la commission scolaire pour se conformer à ces suggestions, sinon elle pourrait entreprendre des poursuites devant le Tribunal des droits de la personne.Les commissaires ont mandaté lors de leur réunion de mercredi dernier le président et le directeur général de la commission scolaire pour discuter avec les parties plaignantes en vue d\u2019un règlement, mais ils ont aussi proposé «d\u2019étudier la possibilité de déposer une requête pour jugement déclaratoire devant la Cour supérieure afin de faire établir par cette cour les obligations de la Commission scolaire de l\u2019Industrie à l\u2019égard de la Charte des droits et libertés».Le président est également autorisé à déposer cette requête «si les négociations échouaient».La proposition, qui a été adoptée, spécifie aussi que les commissaires n\u2019admettent pas le bien-fondé de la plainte.Il est à noter que la présidente du Conseil exécutif des commissaires, Danielle Durand, s\u2019est opposée à cette proposition.Elle a d\u2019ailleurs lu un texte faisant valoir «que nous nous devons de donner suite, à titre de gestionnaires publics, aux recommandations de la Commission des droits de la personne (.) Ce serait du gaspillage de deniers publics que de poursuivre une démarche d\u2019affrontement».«Ixnir position est contradictoire: ils veulent discuter, mais ils ne reconnaissent pas que nous avons raison, explique Thérèse Chaput, une des responsables syndicales à la Polyvalente Thérèse-Martin.lût puis après six ans de lutte, c\u2019est comme si on nous mettait encore le fardeau sur les épaules de négocier quelque chose».Ix>s plaignantes doivent se rencontrer ce soir pour discuter de la suite des événements.De son côté, le président de la commission scolaire et du conseil des commissaires, Christian Perron, a déclaré à la Presse Canadienne qu\u2019il faut démontrer sa bonne volonté et chercher à s\u2019entendre avec l\u2019autre partie.M.Perron insiste sur le fait que sa commission scolaire est prête à se doter d\u2019un programme d\u2019accès à l\u2019égalité, mais pas nécessairement selon les normes édictées par la CDPQ.La commission scolaire n\u2019en a pas, à prime abord, contre le montant de 5000$ qui est suggéré comme compensation aux enseignantes, dit-il, «si on s\u2019est entendu sur les autres clauses».Le tout sera à négocier avec les parties plaignantes, conclut-il.Une bière pour Oxfam-Québec PHOTO JACQUES GRENIER LISE BACON et Lise Payette lancent un appel à tous les Québécois pour qu\u2019ils donnent l\u2019équivalent d\u2019une bière à Oxfam-Québec: les déshérités du monde en ont besoin, disent les deux Lise.L\u2019organisme n\u2019a pas rassemblé les fonds nécessaires à ses 25 programmes d\u2019aide prévus dans les pays les plus pauvres.Les Cris préparent une nouvelle offensive médiatique aux Etats-Unis 'LOUIS- G I L L E S FRANCO E U R LE DEVOIR Au moment,où les Cris rouvrent un nouveau front médiatique aux États-Unis contre le contrat de 800 MW entre Hydro-Québec et la New York Power Authority (NYPA), 24 groupes environnementaux québécois ont demandé hier à Québec de surseoir à toute autorisation totale ou plurielle du projet Sainte-Marguerite-3, qui est sensé produire à compter de 1998 quelque.800 MW! Les 24 groupes et associations se disent «représentatifs» de l\u2019opinion publique et de leurs membres, qui appuient les recommandations du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) dans ce dossier.Ije BAPE a recommandé que le projet SM-3 «ne soit pas autorisé maintenant et selon le concept proposé par Hydro-Québec», c\u2019est-à-dire au prix du détournement partiel des eaux de la Moisie, une des principales rivières à saumon du Québec.Les surplus d\u2019électricité actuels actuels et prévisibles - le surplus sera encore plus important si le contrat avec NYPA n\u2019est pas renouvelé - et la possibilité de muscler les programmes d\u2019économies d\u2019énergie incitent les groupes à demander,ce moratoire sur le projet SM-3.Aux États-Unis, les opposants au projet, qui vont accueillir un nouveau déploiement des Cris avec leur grand canot médiatique, insistent cette fois sur le fait que l\u2019importation d\u2019électricité québécoise va se traduire par une perte d\u2019emplois considérable dans l\u2019État de New York.Des syndicats s\u2019ajoutent à ce concert d\u2019opposants en faisant valoir - ce que les syndicats de la construction d\u2019ici refusent de considérer encore -que la récupération de 800 MW sous forme d\u2019économies d\u2019énergie dans l\u2019Etat de New York y serait encore plus profitable au plan économique, notamment au plan des emplois, que la construction de nouveaux barrages dans le même État Le test politique pour ce contrat va commencer dans deux se-m aines alors que débuteront les audiences publiques sur la pertinence de renouveler le contrat de 800 MW avec Hydro-Québec, qui [jouirait générer des revenus de 5 milliards$.Transport adapté: grogne chez les usagers LAURENT SOUMIS LE DEVOIR Le Regroupement des usagers du transport adapté (RUTA) dénonce la piètre qualité du service dispensé par la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (ST-CUM).«Malgré l\u2019abolition de la liste d\u2019attente de 1300 personnes, le 30 mars dernier, et l\u2019augmentation de la contribution du ministère des Transports du Québec de 12,3 millions$ en 1992 à 15,3 millions$ en 1993, le service ne s\u2019est guère amélioré», affirmait hier le directeur général du RUTA M.Albert Langlois.Sans avoir en main les données dont seule la STCUM dispose, M.Langlois évaluait hier à 5% le nombre de demandes de déplacement refusées par la STCUM.Chaque mois, des milliers de demandes seraient ainsi écartées.Ije RUTA se plaint aussi de la faible productivité du service téléphonique auquel plusieurs demandeurs n\u2019accè- dent qu\u2019au tenne d\u2019une heure d\u2019attente.D\u2019autres doivent patienter jusqu\u2019à trois mois avant d\u2019obtenir leur horaire régulier de transport pour aller travailler ou retourner aux études.A tel point que le RUTA a officiellement lancé hier un Guide des plaintes qui sera distribué aux usagers.Le 7 décembre dernier, la table de concertation sur le transport des personnes handicapées, qui réunit 46 organismes, a rencontré le président de la STCUM, M.Robert Perreault «Sfins résultat», de dire M.Langlois.Le responsable administratif du service adapté, M.Richard Daneau, faisait valoir hier que la STCUM répondait depuis janvier à une augmentation de la demande de 15%.Ét ce, sans attendre les crédits gouvernementaux qui viendront, espère-t-on, avec le prochain budget provincial.«Peut-être n\u2019est-ce pas suffisant, mais l\u2019engagement de la STCUM est là.» D\u2019ailleurs, la société a fait des efforts importants pour accroître sa pro- ductivité.Ansi, en trois ans, le coût unitaire d\u2019un déplacement est passé de 24,51$ à 18,92$.«Pour un service public, c\u2019est excellent» Selon M.Daneau, les délais de confirmation des horaires s\u2019expliquent par l\u2019achalandage particulier du début des sessions d\u2019étude de l\u2019automne et de l\u2019hiver.Une récente enquête de la STCUM montre en outre une nette amélioration de la satisfaction des usagers du transport adapté.Le taux de satisfaction du service téléphonique est ainsi passé de 23% à 54%.Malgré tout, le RUTA déplore que les réunions mensuelles du comité usagers-transporteur ne se tiennent plus maintenant qu\u2019aux trois mois.L\u2019organisme demande à la présidente de l\u2019Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ), Mme Lise Thibault, de concrétiser sa promesse vieille d\u2019un an, jour pour jour, de mettre sur pied une table politique chargée de rassembler tous les intervenants au dossier.Descente au bar gai Les Katacombes L\u2019escouade de la moralité procède à 175 arrestations LE DEVOIR Une trentaine de policiers de l\u2019escouade de la moralité de la région centre ont procédé à l\u2019arrestation de quelque 175 clients du bar gai Ix-s Katacombes, qui fait partie du complexe C, situé sur la rue Sainte-Catherine, prés de la rue Plessis, dans la nuit de mercredi a jeudi.Au moment de ces arrestations, qui sont survenues vers 2h30 du matin.les policiers ont déclaré a l\u2019ensemble de la clientèle du bar Ix*s Katacombes, distribuée sur trois étages, qu\u2019elle se trouvait dans une maison de débauche.Selon Martin Faivre, client des Katacombes depuis l\u2019ouverture du bar il y a deux ans et arrêté lors de cette descente, l\u2019incident fait suite à l\u2019observation depuis quelques semaines, par les policiers de la CUM, d\u2019actes de grossière indécence au sous-sol de l\u2019établissement.«Cela pouvait être de la nudité ou des actes d\u2019attouchement», de poursuivre Martin Faivre.Martin Faivre ajoute que les policiers ont procédé à une séance de photographie et d'identification en règle de l\u2019ensemble de la clientèle du bar.au moment de la descente.«Ils ont pris nos photos comme si nous étions des criminels et les ont collées sur des cartes blanches avec notre identité-, de dire M.Faivre, qui s\u2019attend a être convoqué pour comparaître en cour.Quelques clients du bar U-s Kata- combes, arrêtés dans la foulée de cette descente, ont donné une conférence de presse hier pour dénoncer les arrestations du service de police de la CUM.Ils estiment par ailleurs que cet incident n\u2019améliorera en rien les relations du milieu gai avec les policiers.Le complexe C, qui abrite aussi le bar Kox, est situé à l'ancienne location du théâtre Félix-Ieclerc.Interdit aux femmes, son sous-sol est décoré a la manière d\u2019un château médiéval, a l\u2019aide de grottes, de cages et de chaines.Le bar Les Katacombes appartient, selon Martin Faivre, a cinq hommes d\u2019affaires, dont deux avocats criminalistes.Privatisation et vie privée: danger! Québec (PC) \u2014 La confidential! té des dossiers de chaque citoyen est menacée par la privatisation de services informatiques du gouvernement, a averti hier le président du Syndicat des 14 000 professionnels du gouvernement, Daniel Giroux.M.Giroux commentait l\u2019octroi d\u2019un contrat de 718 000$ sans appel d\u2019offres octroyé par le gouvernement du Québec à la firme Laliber-té, Lanctôt, Coopers et Lybrand, pour étudier la privatisation des centres de traitement informatique de l\u2019État.«C\u2019est une affaire de 100 millions$ qui irait à DM R, une filiale de IBM, a expliqué M.Giroux.La décision a été prise et le contrat vise à préciser ce qui sera privatisé et à comparer les prix.» Selon M.Giroux, l\u2019affaire est grave pour deux raisons: ¦ l\u2019emploi des 900 fonctionnaires qui travaillent actuellement dans le réseau informatique du gouvernement est menacé; ¦ la confidentialité des dossiers des citoyens est menacée.«Les personnes qui vont travailler là-dedans ne seront pas d\u2019abord au service de la population mais d\u2019une entreprise privée, les règles d\u2019éthique seront plus larges et (les informations pourront être vendues», a dit M.Giroux.Parmi les informations qui seraient susceptibles d\u2019intéresser des entreprises privées, M.Giroux a mentionné les rapixirts d\u2019impôts des contribuables, les dossiers des bénéficiaires de l\u2019aide sociale ou les dossiers de santé de la Régie de l'as-surance-maladie.le contrat accordé par le Conseil du Trésor le 26 octobre dernier à la firme Iifliberté, Ianctôt, Coopers et Lybrand vise à «accompagner l\u2019ensemble de la démarche gouvernementale de privatisation des centres de traitement informatique-. I.K I» i: V (l I II .I.K V K X I» Il K I) I IS I K V II IKK I !» !» I A ,1 LE DEVOIR POLITIQUE Johnson vise une réduction des impôts < j i il., PIERRE O\u2019NEILL i-l.LE DEVOIR \u2022I' I Daniel Johnson se donne comme priorité de lever l\u2019hypothèque de l\u2019incertitude que le gouvernement peut Mie peser sur l\u2019entreprise à travers ses choix et perspectives politiques., Ainsi, dans l\u2019optique du prochain ihudget, le premier ministre souhaite jque son gouvernement puisse diminuer les dépenses, le déficit et les impôts.lit il pourrait même se laisser ,ÇQnvaincre d\u2019éliminer les taxes sur les assurances collectives.En somme, il .souscrit à ces trois propositions qui lui a été soumises hier par le président du ¦Conseil du patronat du Québec, Ghis-\u2022lain Dufour, qui en décembre dernier avait reproché à Robert Bourassa de ne pas agir.Mais le premier ministre Johnson ne promet rien, faisant observer qu\u2019il s\u2019agit là de questions budgétaires qui demeurent l\u2019apanage du ministre des Finances, André Bourbeau.Tout au plu?s\u2019engage-t-il à lui en parler.À la sortie de leur rencontre au bureau du premier ministre, les deux hommes ont raconté que sur ces questions, ils en étaient rapidement venus à un consensus.«Chaque fois que l\u2019on diminue les emprunts et les déficits, on diminue le service de la dette et on liéut consacrer les recettes courantes à des services courants, plutôt qu\u2019à payer pour les services passés», a fait valoir M.Johnson.Le mémoire que le Conseil du patronat a présenté au premier ministre comporte une quinzaine d\u2019autres recommandations, notamment; ¦ que le gouvernement s\u2019engage, par voie législative, à atteindre l\u2019équi-iibre budgétaire au plus tard dans quatre ans; ¦ que le gouvernement réévalue les principes d\u2019universalité et de gratuité des soins de santé et que dès cette année, il suggère des mesures concrètes pour «en assurer un meilleur financement»; ¦ que le gouvernement s\u2019attelle sérieusement à la tâche de trouver des solutions au problème du travail au noir, de l\u2019économie souterraine et de la contrebande; ¦ qu\u2019il reconsidère les mesures fiscales mises de l\u2019avant dans le budget de 1993-1994, relativement à l\u2019imposition des primes d\u2019assurance payées par les employeurs; Il qu\u2019il cesse de refiler à la CSST les coûts dont il doit assumer la responsabilité; H qu\u2019il réévalue le plus rapidement possible certaines mesures législatives relatives à la santé et à la sécurité au travail (Exemple: le paiement à un accidenté du travail d\u2019indemnités équivalentes à 90% de son revenu net, ce qui lui rapporte plus que ce qu\u2019il gagnait en travaillant); ¦ qu\u2019il s\u2019oppose à l\u2019intention du fédéral de ne plus autoriser la déduction des taxes sur le capital et des taxes sur làïnasse salariale, dont les recettes sont versées aux provinces et destinées au financement des services de santé; ¦ qu\u2019il procède avec Ottawa à l\u2019har-monisation de la TPS et de la TVQ, ainsi que des lois et règlements visant la protection de l\u2019environnement ¦ qu\u2019il réexamine l\u2019ensemble de la fiscalité municipale pour la rendre plus Equitable; ¦ qu\u2019il s\u2019entende avec Ottawa pour Je,transfert au Québec de la gestion ides mesures actives de développement de la main-d\u2019œuvre, y compris les budget?actuellement administrés par le fé-;qex;al.¦ qu\u2019il révise les lois du travail .pour en supprimer les principaux «ir-jritants qui entravent le bon fonctionnement des entreprises».A / PHOTO PC Toutes les régions du pays vont écoper, avertit le ministre David Collenette.Collenette annonce des coupures sévères à la Défense «Ce que nous ferons sera très controversé», prévient le ministre MANON CORNELLIER PRESSE CANADIENNE Ottawa \u2014 Les prochaines réductions budgétaires à la Défense nationale seront sévères et feront mal à travers le pays, a indiqué hier le ministre de la Défense David Collenette.«Ce que nous ferons sera très controversé.Cela aura un impact sur toutes les régions du pays.Je ne peux dramatiser avec assez de vigueur la sévérité de ce que nous devons faire», a-t-il déclaré à la Chambre des communes, au même moment où il annonçait la création d\u2019un comité mixte spécial de la Chambre et du Sénat pour réviser la politique de défense.M.Collenette a invité les députés de toutes les régions du pays à faire preuve de compréhension.Il a promis de faire tout son possible pour atténuer les effets négatifs sur remploi.Il entend collaborer avec les communautés touchées, le secteur privé et les provinces pour assurer une certaine utilisation des installations abandonnées, qu\u2019il s\u2019agisse de bureaux ou de bases.«Nous ne voulons pas présider à la dissolution de communautés complètes», a-t-il dit.Mais il n\u2019est pas question de mettre de l\u2019avant des plans de conversion similaires à celui mis en place lors de la fermeturç de la base dç Summerside, à l\u2019Ile-du-Prince-Edouard.Le gouvernement conservateur avait alors calmé l'opposition locale en transformant la base en centre de traitement informatique pour la TPS.Selon M.Collenette, Ottawa ne peut plus se permettre ce genre d\u2019opération.De l\u2019avis du ministre, son gouvernement avait le choix entre éliminer l\u2019excédent de bases et de services administratifs et miner les opérations régulières des Forces armées au point de mettre en danger leur capacité de remplir leur rôle.Le budget de la défense atteint 11,3 milliards et on compte environ 77 000 militaires.«Nous ferons tout ce que nous pouvons pour aider les diverses communautés.Mais le temps est venu de faire face à certaines questions très difficiles.Cela doit être fait maintenant, on ne peut plus attendre», a-t-il ajouté.L\u2019ampleur des coupes devrait être connue dans le budget qui doit être déposé mardi prochain par le ministre des Finances Paul Martin.Il semble toutefois qu\u2019il faudra attendre le dépôt des estimés budgétaires de chaque ministère dans les jours qui suivront pour connaître les détails des réductions, en particulier le nom des bases qui seront fermées.Selon les reportages parus jusqu\u2019à présent, on envisagerait fermer jusqu\u2019à huit bases et éliminer 4700 emplois.Le programme électoral du Parti libéral, le fameux livre rouge, fait état de compressions budgétaires de 1,625 milliard$ sur quatre ans, dont 350 millions$ pour 1994-1995.M.Collenette a indiqué que le gouvernement Chrétien respecterait cet engagement.Sans compter les dépôts, il existe 36 bases, stations et escadres au Canada dont quatre au Québec.Il s\u2019agit des bases de Saint-Hubert, Valcartier, Bagotville et Saint-Jean.Au Nouveau-Brunswick, on parle de trois bases, soit celles de Moncton, Chatham et Gagetown.Le critique du Bloc Québécois Jean-Marc Jacob a appuyé l'idée de fermer des bases, sauf au Québec, soutenant que l\u2019armée avait deux fois trop d\u2019installations.Manning appuie Norton et prête des desseins secrets au Bloc québécois Le BQ a intérêt à ce quOttawa sanctionne une intervention policière contre les Mohawks, soutient le chef du Reform Party MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Ottawa \u2014 Le Bloc québécois discrédite les Mohawks parce que ceux-ci n\u2019appuieront jamais le projet souverainiste du Québec, affirme le chef du Reform Party, Preston Manning.«Le Bloc sait que les Mohawks s\u2019opposeront à tout projet de souveraineté du Québec et que dans le futur, le gouvernement du Québec dévia régler ça par une intervention policière», a déclaré le chef réformiste à sa sortie des Communes hier.De passage à Ottawa mercredi, le chef du Conseil de bande de Khana-wake, Joe Norton, avait soutenu que le Bloc québécois menait une campagne de salissage contre les Mohawks en les associant délibérément à la contrebande.Selon Norton, le but ultime des bloquistes est de nuire au projet d'autonomie gouvernementale des Mohawks.«Il y a une course entre les Mohawks et les séparatistes du Québec», disait Joe Norton.le chef du Reform Party lui donne raison.Selon Preston Manning, le Bloc ne cherche pas seulement à mettre un tenue à la contrebande de cigarettes ou aux présumées activités criminelles de certaines factions mohawks.«Il y a autre chose qui n\u2019a rien à voir avec la contrebande», a-t-il dit.A son avis, le Bloc tente de mouiller le gouvernement fédéral jxmr ouvrir la porte à une éventuelle intervention po-îicière du Québec en territoires mohawks.«Ils (les blocquistes) veulent que le fédéral ou les policiers (fédéraux) s\u2019en prennent aux Mohawks maintenant pour établir un précédent», a ajouté Preston Manning.le leader parlementaire du Bloc, Michel Gauthier, n'a pas apprécié les déclarations de Joe Norton.«Ça ne tient pas debout de comparer le projet d\u2019une société qui utilise des moyens démocratiques pour faire valoir son aspiration à se diriger elle-même, de comparer ça avec certaines personnes qui frayent avec le crime organisé, qui font de la contrebande et qui défient les lois», a-t-il déclaré visiblement offusqué.Ottawa procédera à une refonte de ses lois sur l\u2019environnement LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Ottawa va intégrer les recommandations de la Commission mixte internationale, qui plaide pour un niveau de rejet zéro de contaminants dans les Grands Lacs, dans sa refonte prochaine de l\u2019ensemble des lois fédérales qui régissent l\u2019environnent.C\u2019est ce qu\u2019a déclaré hier M.Clifford Lincoln, désormais secrétaire parlementaire de la ministre fédérale de l\u2019Environnement, Mme Sheila Copps.L\u2019ancien ministre de l\u2019Environnement du Québec réagissait au septième rapport annuel de la Commission mixte internationale, qui affirme que la pollution toxique des Grands Lacs, et, par ricochet, du Saint-Laurent, est désormais si élevée qu\u2019on décèle les séquelles sur la santé des populations humaines riverains.La Loi fédérale de l\u2019environnement et d\u2019autres lois connexes vont faire l\u2019objet d\u2019une révision globale et en profondeur à compter de mai, a expliqué M.Lincoln, de façon à les moderniser et à y introduire, au besoin, de nouvelles façons d\u2019aborder les problèmes d\u2019environnement.Ainsi, quand on lui demande pourquoi Ottawa maintient toujours un système de nonnes qui autorise, à toutes fins utiles, des rejets de contaminants alors que la Commission mixte demande leur «élimination virtuelle», il répond: «Cette question va faire partie des débats.Toutes les options sont ouvertes, y compris l\u2019option rejet zéro, car nous ne pouvons plus ignorer ce que nous en disent les chercheurs et la commission.Mais nous devrons avancer dans ce domaine avec tout le monde: cçla veut dire travailler en concertation avec les Etats américains riverains et l\u2019Ontario.Et aussi le Québec, s\u2019il le désire.» M.Lincoln ajoute que ce réexamen des priorités de dépollution, telle que les lois et les rè- glements les reflètent, pourrait aussi inclure une lutte à tous les produits incorporant du chlore dans leur formulation.Les États-Unis ont entrepris une guerre tous azimuts au chlore, un atome omniprésent dans les produits manufacturés, les déchets et les pesticides.Le projet de loi actuellement devant les Chambres américaines vise une abolition totale à compter de 1998.«Personne, ajoute M.Lincoln, et aucun pays notamment, ne peut bannir les chlorures du jour au lendemain.Cela suppose un changement profond dans les modes de production, qui passent par la mise au point d'alternatives.» M.Lincoln ajoute qu\u2019Ottawa est aussi conscient qu\u2019il faudra peut-être élargir la lutte à d\u2019autres produits chlorés, destructeurs de la couche d\u2019ozone, car les chercheurs affirment que les CFC ne sont qu\u2019une partie du problème.Par exemple, les fusées et avions de la NASA et des militaires contribueraient de façon importante, selon la revue scientifique Nature.La Commission mixte internationale cible aussi en priorité les atomes de chlore, dont les formulations, qui riv;üisent par leur toxicité, encombrent les Grands Lacs.Ses experts notent dans leur rapport que les toxiques identifiés dans les Grands Lacs pourraient être responsables de la diminution de la productivité de sperme chez les hommes, ce qui ressemble aux problèmes de reproduction identifiés chez d'autres espèces animales.La CMI pense aussi qu\u2019on peut désormais attribuer à ces problèmes d\u2019environnement une partie de l\u2019épidémie de cancer du sein, une partie des difficultés d\u2019apprentissage et des problèmes comportementaux qu\u2019on constate chez certains enfants.Clifford Lincoln Mulroney en Europe Paris (PC) \u2014 Quelque mois après sa fameuse tournée d\u2019adieu, Brian Mulroney est de retour en Europe.L\u2019ex-premier ministre est venu faire cette semaine sur le Vieux Continent la promotion du cabinet d\u2019avocats Ogilvy-Renault, de Montréal, dont il est maintenant «le plus jeune associé».Comme il l\u2019avait fait mardi à Londres, le cabinet Osler-Renault, la branche internationale d\u2019Ogilvy-Re-nault, de Montréal, et d\u2019Osler-Hoskin-Harcourt, de Toronto, a offert une réception en son hoimeur hier soir sous les lambris dorés de l\u2019Hôtel Crillon, un des établissement les plus chics et les plus prestigieux de Paris, Place de la Concorde.\" Ontario: services en français dans les hôpitaux Queen\u2019s Park se fait rassurant Toronto (PC) \u2014 11 n\u2019est pas du tout question que le gouvernement de l\u2019Ontario coupe ses services en français dans les hôpitaux, a indiqué hier la ministre de la Santé Ruth Grier.«Ce n\u2019est pas dans nos intentions.Au contraire, nous voulons que les services en français prennent de l'expansion», a-t-elle déclaré à la Presse Canadienne.Plus tôt cette semaine.l\u2019Associa-tjon canadienne-françaisc de l\u2019Onta-,rit> (ACFO) a dévoilé le contenu d\u2019un mémorandum gouvernemental daté du 9 février et dans lequel un sous-ministre adjoint à la Santé propose ^'élimination pure et simple des (fojqds alloués au programme de services ni français pour certains hôpitaux.;Ces fonds représentent 4 millions^ par année.line telle compression aurait en-\u2022Iraiué la mise à pied de 24 coordonnateurs îles services en français, de interprètes et de 14 employe\u2019s de soutien., Se lon l\u2019ACPO.la politique aurait signifié la lin des services en français dans une vingtaine d\u2019établissements hospitaliers de la province, dont certains sont situés dans les villes touchées par la loi 8 sur les services en français.L\u2019ACFO s\u2019est tout de suite demandé si la mesure aurait été légale, en vertu, justement, de la loi 8.Hier, la ministre Grier a signalé qu\u2019elle avait été «choquée» d\u2019apprendre l\u2019existence d\u2019une telle proposition.«C'est une erreur.Et je vous assure que j\u2019ai mis lin à toute discussion sur le sujet», a-t-elle indiqué.«Ces temps-ci, avec les problèmes de revenus \u2014 amplifiés par la baisse prévue des taxes sur les cigarettes \u2014 ies ministères scrutent à la loupe toutes leurs dépenses et cherchent des programmes à sabrer», a poursuivi Mme Grier.L\u2019ACFO s\u2019est réjouie de la tournure des événements, surtout que la ministre parle maintenant d'expansion.«Nous sommes contents d\u2019apprendre qu'elle veut faire de l'expansion*.a indiqué hier M.Jean Tanguay.le président de l\u2019organisme.L\u2019OPANO cède aux pressions du Canada Moratoire sur la pêche à la morue Bruxelles (PC) \u2014 Cédant aux pressions du Canada, l\u2019Organisa-tion des pêches de l\u2019Atlantique Nord-Ouest a accepté hier d\u2019imposer à ses pays membres un moratoire d\u2019un an sur la pêche à la morue dans la partie sud des Grands Bancs, au large de Terre-Neuve.C\u2019est le ministre fédéral des Pêches et Océans Brian Tobin qui a rendu cette décision publique, hier, à l\u2019issue de cinq jours de négociations, la qualifiant de «victoire pour nos efforts visant à restaurer les stocks» de morue.«L\u2019étude (des stocks de morue) si* voulait un test limite |x>ur déterminer si l\u2019OPANO pouvait être un organisme de régulation des pêches efficace, et je suis heureux de dire quelle a ()assé le test», a ajouté M.Tobin.Ces remarques du ministre canadien des Pêches et Océans ont été rendues publiques par voie de communiqué.mais un de ses adjoints a précisé que le moratoire d\u2019une durée d\u2019un an pouvait être reconduit.le Canada avait fait valoir qu\u2019il était nécessaire que le moratoire dure Irais ans alin que les stocks de moine de la côte aient le temps de se reconstituer.Le sous-ministre des Pêches Bruce Rawson a précisé que le Canada réclamera un autre moratoire pour 1995 lors de la réunion annuelle de l\u2019OPANO en septembre.Des 11 membres de l'organisation, huit ont approuvé le moratoire et trois se sont abstenus de voter, soit le Danemark, la Norvège et l\u2019Union européenne.le gouvernement fédéral a décrété 14 moratoires sur la pêche à la morue au large des provinces atlantiques.mettant en chômage 35 000 pécheurs et affectant environ 700 villages côtiers vivant de cette activité.L\u2019OPANO avait entrepris mardi ses délibérations sur le bien-fondé d\u2019un moratoire après avoir pris connaissance pendant deux jours des analyses scientifiques colligées p;ir le Canada sur les stocks de poisson de la côte Est.En septembre dernier.l\u2019OPANO avait fixé à 6000 tonnes le quota de morue à l'extérieur de la zone canadienne de 200 milles nautiques, au large de Terre-Neuve.REFUGE DES JEUNES DE MONTRÉAL CAMPAGNE DE FINANCEMENT Le Refuge est le seul centre d\u2019accueil de nuit et de référence à Montréal pour les jeunes hommes sans abri et itinérants de 18-24 ans.Votre générosité fera en sorte que d\u2019ici quelque temps, leur itinérance ne sera qu\u2019un mauvais souvenir.VOICI MA CONTRIBUTION DE:_ Nom:_______________Prénom:.Rue:______________________ Ville: .Code postal:.Je désire un reçu d\u2019impôt OuiD Non ?Poster à: REFUGE DES JEUNES DE MONTRÉAL 3767, rue Berri, Montréal H2L 4G7 Tel.: 849-4221 NJ d'enregistrement: 0830-562-01 LE MONDE I* K R S I* E C T I V K S Émeute de la dévaluation Plusieurs milliers de Sénégalais, armés de gourdins et de machettes, ont manifesté mercredi à Dakar, la capitale sénégalaise, réclamant la démission du président Abdou Diouf.Les prix ont fortement grimpé au Sénégal it la suite de la dévaluation de 50% du franc CFA le 12 janvier dernier.LE MONDE Nul ne s\u2019étonnera que les émeutes tant redoutées dans les anciennes colonies françaises en Afrique, ( epuis la dévaluation de 50% du franc CFA aient eu pour t îéâtre la capitale sénégalaise.Exemple- type de ces capitales africaines victimes d\u2019un exode rural dramatique, Dakar \u2014 où s\u2019agglutinerait un tiers de la population nationale, selon certaines estimations \u2014 portait tous les germes de l\u2019explosion sociale avant même la très forte hausse des prix consécutive à la dévaluation.La violence des émeutes de mercredi, qui ont fait six morts dont cinq policiers, témoigne du jusqu\u2019au-boutisme d\u2019une jeunesse laissée pour compte et désoeuvrée, et à laquelle la dévaluation du franc CFA ne peut apporter à court ternie qu\u2019un peu plus de désespoir.Car, si la mesure doit effectivement relancer les économies nationales, ce sont essentiellement les paysans, qui en ressentiront les premiers bienfaits: les producteurs locaux ont tout à gagner du renchérissement des produits importés, mais là population citadine sans emploi a tout à perdre.Pour des raisons politiques également, Dakar constitue un terreau très favorable aux mouvements sociaux à la différence d\u2019autres pays africains, qui sortent tout juste du monopartisme, le Sénégal de Léopold Sedar Benghor avait été l\u2019un des premiers à introduire une certaine forme de pluralisme.Son successeur, Abdou Diouf, avait décrété le «multipartisme intégral» il y a 13 ans.Une durée qui a permis aux partis d\u2019opposition d\u2019acquérir une expérience et une audience sans commune mesure sur le continent.Les derniers scrutins ont montré à quel point la société sénégalaise est scindée en deux: lors de l\u2019élection présidentielle de février 1993, les villes, et notamment Dakar, avaient voté contre le président Abdou Diouf, qui n\u2019a dû son succès, qu\u2019au vote du monde rural.Un rejet sur lequel ne sont greffées non seulement la colère spontanée d\u2019une jeunesse non politisée, mais aussi les revendications d\u2019une population récupérée par certains mouvements islamistes.Dans les autres pays de la zone franc, la dévaluation, coïncidant avec une démocratisation relative et trop longtemps différée, risque de donnei; lieu à des dérapages politiques.Dans plusieurs pays, l\u2019Etat a perdu de son autorité et la démocratisation paraît synonyme d\u2019anarchie.La menace déjà réelle d\u2019un retour à des régimes autoritaires, capables de contenir la colère des citadins en attendant que la dévaluation porte ses fruits dans les campagnes, s\u2019en trouve renforcée.C\u2019est une raison de plus de regretter que cette mesure, dont la nécessité se faisait sentir depuis des années, n\u2019ait pas été prise plus tôt et mieux préparée.Négociations israélo-palestiniennes Arafat se plaint du peu de soutien américain Négociateurs d\u2019Israël et de l\u2019OLP ont achevé hier à Taba quatre jours de discussions sur la formation de la police palestinienne chargée de la sécurité intérieure des futures zones autonomes de Gaza et Jéricho.Ils ont accompli des progrès sensibles mais ils n\u2019ont pu s\u2019entendre sur certaines questions relatives aux effectifs de cette force.Les questions encore non résolues ont été renvoyées aux directions des deux parties à Tunis et Jérusalem.New York (AFP) \u2014 Les États-Unis ont refusé d\u2019aider l\u2019OLP dans ses négociations avec Israël, a accusé le chef de la centrale palestinienne Yasser Arafat, dans un entretien publié hier par le New York Times.Cette aide aurait été précieuse pour faire pression sur Israël à un moment où, selon M.Arafat, le gouvernement de M.Yitzhak Rabin «n\u2019est pas pressé de mettre en oeuvre l\u2019accord» sur l\u2019autonomie palestinienne à Gaza et à Jéricho.«C\u2019est une politique dangeureuse qui peut se retourner contre nous», a estimé le chef de l\u2019OLP.«Nous avons demandé aux Américains de jouer un rôle positif.Nous leur avons demandé de ne pas nous laisser seuls avec les Israéliens.Mais les Américains ne sont pas intervenus pour garantir la mise en oeuvre de ce qui a été signé à Washington» le 13 septembre demiçr.M.Arafat a assuré que les Etats-Unis étaient en revanche intervenus dans toutes les autres négociations bilatérales entre Israël et ses voisins arabes, la Syrie, le Liban et la Jordanie.Le chef de l\u2019OLP, qui a signé récemment au Caire un premier accord sur les questions de sécurité dans les futures zones autonomes de Gaza et Jericho, a souligné qu\u2019il restait encore beaucoup a faire.«La taille des forces de sécurité et de police doit encore être décidée», a-t-il dit, en référence aux unités palestiniennes qui seront chargées de faire régner l\u2019ordre à Gaza et à Jéricho.Par ailleurs, les questions de la superficie de la zone autonome de Jericho reste a déterminer ainsi que les aires de protection autour des implantations juives dans les territoires autonomes, a-t-il ajouté.M.Arafat s\u2019est dit particulièrement inquiet de la prolifération récente des armes à feu dans les zones promises à l\u2019autonomie et accusé «certains officiers de l\u2019armée israélienne» de favoriser ce trafic pour transformer Gaza et Jericho en un «nouvel Afghanistan pour les Palestiniens».Enfin le chef de l\u2019OLP, qui connaît des difficultés financières importantes, a souhaité que les aides financières, promises par l\u2019Arabie Saoudite et par la communauté internationale, soient rapidement débloquées.«Si je pouvais avoir juste 50 millions$, cela pourrait régler bien des problèmes», a assuré M.Arafat qui s'est engagé a mettre de l\u2019ordre dans la structure financière de la centrale palestinienne pour permettre le versement de ces aides.Contesté pour la première fois au sein de son parti Jirinovski doit partager son pouvoir absolu Il ne devra plus hurler ses ordres aux élus de sa formation Les frasques du dirigeant ultra nationaliste russe Vladimir Jirinovski ont fini par mercredi fatigué des «nombreuses déclarations de son chef de file, notamment faire des vagues au sein de son parti.Viktor Kobelev, membre du conseil son mépris pour l'activité parlementaire.L'incident révèle le malaise croissant au suprême du Parti libéral démocrate de Russie, avait ainsi annoncé sa démission sein de la deuxième formation politique siégeant à la Douma (Assemblée russe).Moscou (AFP)\u2014 L\u2019ultranationaliste Vladimir Jirinovski a été contesté au sein de son propre parti par des responsables qui lui ont reproché son goût immodéré pour les scandales et les déclarations extrémistes, suscitant la première fronde interne depuis la victoire du PI.DR aux législatives de décembre dernier.Le numéro deux du Parti libéral-démocrate de Russie (PLDR), Viktor Kobelev, a menacé mercredi de quitter le groupe parlementaire et d\u2019entraîner avec lui la majorité des adhérents du parti.Viktor Kobelev a accepté hier de rentrer dans le rang, mais après avoir exercé un véritable «chantage» sur M.Jirinovski, contraint de s\u2019engager à partager désormais le pouvoir au sein de son parti, selon des sources internes au PLDR.L\u2019incident a révélé le malaise croissant au sein du groupe libéral-démocrate, le deuxième de la Douma (Assemblée nisse) avec 70 élus, de nombreux députés de cette formation contestant les méthodes autoritaires et les frasques de leur président.«De nombreux députés du PLDR sont venus à la Douma pour y faire leur propre carrière politique, et ils n\u2019apprécient pas le mépris qu\u2019affiche Vladimir Jirinovski pour l\u2019activité parlementaire», estime jeudi le quotidien Sevod-nia.«Jirinovski, de son côté, ne cache pas que ses députés ne sont que des compagnons de route temporaires, et que quelques uns seulement l\u2019accompagneront jusqu\u2019au faîte du pouvoir», ajoute le quotidien.Ces tensions sont perceptibles depuis le début des travaux de la Douma, le mois dernier, Vladimir Jirinovski ayant pris l\u2019habitude de hurler ses ordres aux élus du parti, et de les interrompre au milieu de leurs interventions.Viktor Kobelev, un ancien haut fonctionnaire de 50 ans au ministère de l\u2019Industrie lourde, chef de l\u2019administration du PLDR depuis un an, s\u2019est fait le porte-voix de ce mécontentement, au cours d\u2019une crise aussi brève que violente.Avec un autre responsable du parti, Alexandre Promue, il a annoncé mercredi à la Douma qu\u2019il démissionnait du groupe, reprochant à Vladimir Jirinovski son «extrémisme» et ses «interférences dans les affaires d\u2019autres pays».Il faisait alors référence aux déclarations du président du PLDR niant l\u2019existence de la nation roumaine ou recommandant aux Bulgares de changer de président.«Beaucoup pensent comme Kobelev», a déclaré de son côté le numéro trois du parti, Viatcheslav Maritchev, cité jeudi par le quotidien moscovite de langue anglaise Mos cow Times.\t: > Viktor Kobelev en a également profité pour menacer de dévoiler les sources de financement du PLDR \u2014 l\u2019origine des ressources du parti, qui lui ont permis d\u2019accapa-.rer la télévision pendant la dernière campagne législative,: demeure un mystère \u2014, se faisant traiter en retour de «criminel» et de «salaud» par M.Jirinovski.Après une vive discussion dans les couloirs de la Douma, les deux hommes se sont présentés comme réconciliés hier matin devant les journalistes, préférant dénon eer un complot des «services secrets russes et étrangers» contre leur parti.Mais pour étouffer celte fronde, au moins temporairement, à l\u2019approche du Congrès du parti convoqué le 2 avril, Vladimir Jirinovski a dû accepter de concéder un \u2022 peu du pouvoir quasi-absolu qu\u2019il exerçait jusqu\u2019à présent sur le PLDR, qu\u2019il a fondé en mars 1990.Viktor Kobelev a ainsi souligné devant les journalistes «que Jirinovski et (lui) voyaient différemment certaines choses au sein du parti, et que en tant que numéro deux, (il avait) le droit de critiquer Vladimir Jirinovski», ce que ce dernier a reconnu en opinant du chef.La Libye sous la loi islamique Tripoli (AFP) \u2014 La Libye a décidé d\u2019appliquer pour la première fois et ce, depuis hier la Charia (code islamique) et d\u2019adopter un calendrier islamique qui lui est propre, a-t-on appris de source officielle.Sept textes de loi mettant en application ce code sont entrés en vigueur jeudi.Ces lois prévoient notamment l\u2019application de la loi du talion sur les crimes de sang prémédités.Les voleurs auront la main amputée, les hommes et les femmes surpris en flagrant délit d\u2019adultère seront flagellées.En outre, la consommation, la fabrication et la possession d\u2019alcool seront passibles d\u2019emprisonnement et d\u2019amende.D\u2019autres provisions touchent au mariage \u2014la polygamie, déjà autorisée, est désormais liée à l\u2019approbation de la première épouse devant le tribunal\u2014 au divorce et à la succession.Certaines dispositions de la Charia, notamment la prohibition de l\u2019alcool, étaient déjà en vigueur en Libye, mais avec plus ou moins de laxisme.Les nouvelles lois rendent désormais plus effective l\u2019application du code islamique, souligne-t-on.D\u2019autre part, un nouveau calendrier islamique «solaire» commençant à partir de la naissance du prophète Mahomet en 571 est entré en vigueur.Selon ce calendrier, la Libye est aujourd\u2019hui en l\u2019an 1423, alors que les autres pays musulmans suivent un calendrier lunaire commençant en 622, année de l\u2019Hégire, et sont aujourd\u2019hui en 1414.Par ailleurs, les imam des mosquées seront désormais autorisés à émettre des «fatwa» (décrets religieux), pour la première fois depuis l\u2019avènement du régime du colonel Mouammar Kadhafi, en 1969, qui avait aboli le poste de mufti (plus haute autorité religieuse) en Libye.Le colonel Kadhafi avait recommandé plusieurs fois ces derniers mois aux comités populaires \u2014 censés détenir le pouvoir en Libye \u2014 une stricte application de la loi islamique.Le silence de la faim CETTE MERE et son fils se dirigeaient hier vers le centre de distribution de nourriture de Parajak, dans le sud du Soudan, où plus de 60 000 Soudanais ont trouvé refuge depuis le déclenchement de l'offensive gouvernementale annuelle contre la rébellion.Le plus grand pays d'Afrique est ravagé depuis 11 ans par une guerre entre le Nord musulman et le Sud chrétien et animiste.PHOTO ASSOCIATED PRESS Eltsine toujours en convalescence «Le président souffre d'un refroidissement, rien de plus» Moscou (AFP)\u2014 Le président russe Boris Eltsine a regagné mercredi sa résidence des environs de Moscou ofi il se trouvait toujours hieri en convalescence après un «refroidissement» contracté le 3 février lors de sa visite officielle en Géorgie, a indiqué le service de presse de la présidence.«Le président souffre d\u2019un refroidissement, rien de plus», a précisé à l\u2019AFP un membre du service de presse, M.Dimitri Chevtchenko.Boris Eltsine, âgé de 63 ans, avait interrompu mardi le repos qu\u2019il observait depuis plus d\u2019une semaine dans sa résidence de Zavidovo, à quelque 80 kilomètres au nord de Moscou, pour honorer les entretiens prévus au Kremlin avec le premier ministre britannique John Major, en visite officielle en Russie.Le porte-parole de la présidence Viatcheslav Kostikov a estimé mardi que «si la santé d\u2019un président dans n\u2019importe quel pays est source d\u2019inquiétude, les spéculations politiques qui se fondent sur les insinuations et la malveillance sur la santé de Boris Eltsine sont anti-patriotiques et inconvenantes».Le président russe a été contraint de reporter au 24 février son discours sur le budget pour 1994 initialement prévu vendredi au Kremlin devant les deux chambres du parlement.L\u2019éloignement du chef de l\u2019Etat intervient en pleine crise bosniaque, alors que la Russie s\u2019est déclarée opposée à l\u2019ultimatum de l\u2019OTAN du 9 février menaçant les Serbes de Bosnie de frappes aérienes en cas de refus de retirer leurs armes d\u2019ici le 21 février à 00H00 GMT.La semaine dernière, le président américain Bill Clinton n\u2019avait pas réussi pendant deux jours «pour des raisons techniques», selon Washington, à joindre au téléphone Boris Eltsine dans sa résidence pour évoquer avec lui la crise bosniaque.L\u2019entretien avait finalement eu lieu vendredi.Les ponts sont presque rompus entre Washington et Aristide - ! > I ) ) i V j \u2022 fil '; 1 < Mil -y Y ( [ ) \u2022\u2022 ! > ) ).) r ci U» 11 ) >[> i > > t i : \u2022 f \u2018 *' t ! » >! i ALAIN FRACHON LE MONDE Washington \u2014 Les ponts ne sont pas rompus mais les relations entre l\u2019administration Clinton et Jean-Bertrand Aristide, le président haïtien en exil, paraissent de plus en plus difficiles sinon conflictuelles, pour la plus grande joie des putschistes au pouvoir a Port-au-Prince.Un climat de méfiance s\u2019est installé entre les deux parties qui n\u2019ont plus du tout la même conception de ce qu\u2019il faut faire pour revenir à un semblant d'ordre constitutionnel en Haïti et pour chasser du pouvoir les militaires qui ont renversé M.Aristide en septembre 1991.Le différend est apparu cette semaine au grand jour, a Washington, à l\u2019occasion de la visite d\u2019unç délégation parlementaire haïtienne parrainée par les Ktals-l Inis et qui, sans M.Aristide, a été reçue, mercredi, par Peter Tamoff, sous-secrétaire d\u2019Etat.Apparemment en étroite collaboration avec le département d\u2019Etat, la délégation propose un plan d'action qui ne plait pas a M.Aristide, lequel est, en retour, accusé par l'administration de manquer de souplesse.Rien toutefois de définitif puisque le président Aristide devait s\u2019entretenir jeudi avec cette délégation qu'il a, nous a-t-il déclaré, déjà rencontrée deux fois depuis qu\u2019elle est a Washington a l\u2019ambassade d'Haïti.«Dans une ambiance détendue et cordiale, nous a confié le président en exil, nous avons examiné les différents chemins possibles» pour sortir fie l'impasse.Signe du cli- mat actuel entre le président destitué et l\u2019administration, plusieurs sources officielles américaines avaient laissé entendre ces derniers jours que M.Aristide s\u2019était refusé à dialoguer avec les parlementaires venus d\u2019I laïti.Ceux-ci proposent que le président nomme un nouveau premier ministre, en remplacement de Robert Malval, démissionnaire.U- nouveau premier ministre formerait un gouvernement civil le plus représentatif possible, autrement dit sur une base politique plus large, et moins à gauche, que celle sur laquelle s\u2019était appuyé M.Aristide.Simultanément, le Parlement haïtien décréterait une amnistie pour les putschistes de septembre 1991; les deux principaux auteurs du coup d\u2019Etat, le chef de l\u2019armée, le général Raoul Cédras, et celui de la police de Port-au-Prince, le colonel Michel François, quitteraient leurs fonctions.Après quoi, le nouveau premier ministre serait confirmé par le Parlement un |x>uvoir civil gouvernerait à nouveau et préparerait le terrain pour un retour du président Aristide à Port-au-Prince.le départ du général Cédras Dans les grands traits, ce «plan» correspond a l\u2019accord que M.Aristide et les putschistes aient conclu, sous l\u2019égide «les Etats-Unis et de l\u2019ONl I, en juillet dernier.a Governors Island (New York).Aux termçs de l'accord, le président Aristide, qui vit en exil aux Elals-I inis depuis son renversement, devait regagner Port-au-Prince en octobre, ce|)endant que des -casques bleus-, essentiellement des militaires américains, devaient «encadrer» l\u2019armée et la polio* haïtiennes.Ii-sdils casques bleus ayant été mis en déroute par quelques manifestants à la solde de MM.Cédras et François, l\u2019accord de Governors Island n\u2019a pas été appliqué.Contrairement à celui de juillet, le plan de la délégation parlementaire ne prévoit aucune date précise pour le retour du président.I )ans l\u2019entourage de M.Aristide, on soupçonne qu\u2019il y a peut-être là la volonté de restaurer un pouvoir civil à Port-au-Prince sans assurer le retour d\u2019un président qui suscite la méfiance de l\u2019armée et de nombreux milieux d\u2019affaires.Dans le court entretien téléphonique qu'il nous a accordé, M.Aristide a dit s\u2019en tenir à une position de principe.«Nous attendons, a-t-il déclaré, que cette petite minorité de l\u2019armée haïtienne qui, depuis juillet, a fait «assassiner des milliers d\u2019I haïtiens, et notamment Guy Ma-lary, le ministre de la justice (du gouvernement Malval), respecte l\u2019accord de juillet en (initiant le pouvoir».Aux ternies de ce document, «Cédras devait partir, nous continuons a exiger son départ» avant de songer à for mer un gouvernement.Sans un renforcement des sanctions économiques contre file, juge encore le président haïtien, les militaires resteront sur leurs positions.M.Aristide ne voit pas dans la dernière pro|)osition ce qui serait susceptible d\u2019inciter les putschistes à partir ou a laisser travailler un gouvernement civil alors qu\u2019ils ont empêché celui de M.Malval de fonctionner.L\u2019administration maintient (pie les sanctions économiques ne seront |Kis suffisantes pour faire céder les militaires et qu\u2019il faut progressivement préparer un pouvoir civil, «avant d\u2019envisager le retour de M.Aristide. I.K I) K V IM H .I.E V K N l> Il K IM I S F E V II I E II I IMI I K N B K E F ?WHITEWATER: L'ENQUÊTE AURA LIEU Little Rock (Reuter) \u2014 Un juge fédéral a accepté qu\u2019un grand jury enquête sur les investissements immobiliers de Bill Clinton lorsqu\u2019il était gouverneur de l\u2019Arkansas.Le juge Stephen Reasoner a pris cette décision dans le cadre de l\u2019affaire Whitewater, une société d\u2019investissements de l\u2019Arkansas dans laquelle le président américain et son épouse avaient des parts, h-s membres du grand jury devraient etre désignés d\u2019ici 30 à 45 jours.Ils auront 18 mois IMir déterminer si des fonds de lit Madison Gmiranty, une caisse d\u2019épargne et de prêts qui a lait faillite, ont servi illégalement à financer la campagne électorale de Bill Clinton en 1984.Bill et Hillary Clinton étaient associés au propriétaire de la Madison, Jim McDougal, au sein de la White-water.Ut faillite de la Madison, en 1989, a coûté au moins 46'millions de dollars aux contribuables américains.f f -?- HENRI PIERRE N'EST PLUS Washington (AFP) \u2014 Henri Pierre, journaliste au Monde, est décédé hier à Washington à l\u2019âge de 75 ans, a-t-on appris dans son entourage.Collaborateur du quotidien Le Monde depuis sa création, Henri Pierre avait été dès 1953 correspondant de ce journal aux Etats-Unis, où il avait notamment couvert «l\u2019affaire Rosenberg».Correspondant à Londres, puis à Moscou, de nouveau à Washington fiors du scandale du Watergate et la démission de Richard Nixon), Henri Pierre devait prendre sa retraite en 1980 après un nouveau séjour à Londres pour Le Monde.Il revint s\u2019établir à Washington d\u2019où il continuait à assumer sa passion pour le journalisme au profit du Monde, de la BBC et de plusieurs hebdomadaires français.Homme de théâtre -ses prestations attiraient la grande foule-, à l\u2019humour décapant, Henri Pierre, qui ne s\u2019est jamais pris au sérieux, exerçait un regard talentueux sur l\u2019actualité.Il aimait par dessus tout la vie.Il était l\u2019auteur de «la vie quotidienne à la Maison-Blanche au temps de Reagan et Bush».Veuf, Henri Pierre était père de trois enfants.-?- 7000 GHANÉENS RÉFUGIÉS AU TOGO Lomé (AFP) \u2014 Plus de 7000 Ghanéens, fuyant les affrontements inter-ethniques qui ont fait au moins mille mort en deux semaines dans le nord-est du pays, se sont réfugiés dans le nord du Togo voisin, a annoncé hier à Lomé le gouvernement togolais.Au cours d\u2019une conférence de presse, le ministre togolais chargé des Droits de l\u2019homme, Mme Régine Wéré Gazaro, a indiqué que la majorité des réfugiés se trouvent actuellement dans la province de Dankpen (350 km au nord-ouest de Lomé), frontalière de la région de Yendi où ont éclaté le 2 février les affrontements entre deux ethnies rivales, les Kon-kombas et les Nanumbas.Selon des sources militaires ghanéennes, un calme précaire est revenu dans le nord-est du pays, où l\u2019état d\u2019urgence a été instauré en fin de semaine dernière pour une période de trois mois.-4- POLICIER TUÉ À BELFAST Belfast (AFP) \u2014 Un policier a été tué et deux autres ont été blessés dans un attentat à la roquette hier dans le centre de Belfast, a-t-on appris de source sûre à Belfast.La voilure des policiers a été atteinte par un tir de roquette dans un quartier républicain (catholique).Dans la nuit de mercredi à jeudi, un soldat avait été grièvement blessé par l\u2019explosion d\u2019une bombe dans un autre quartier républicain, à Belfast Est.Il a notamment été amputé d\u2019une partie de sa jambe après l\u2019explosion au passage de sa patrouille de la bombe contrôlée à distance.Quelques heures plus tard une autre bombe avait explosé dans une zone catholique du nord de Belfast, sans faire de victime.-?- FINIE LA TRÊVE EN CORSE Ajaccio (Reuter) \u2014 Le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) «canal historique» a annoncé hier «la rupture de la trêve observée depuis le 22 juin 1993 et la reprise des opérations militaires».Au cours d\u2019une conférence de presse tenue dans la nuit de mercredi à jeudi dans le maquis en Corse-du-Sud, le porte-parole de l\u2019organisation clandestine, entouré d\u2019une centaine de militants armés, ca-goulés et vêtus de treillis militaires, a notamment déclaré: «Le peuple corse ne peut se satisfaire des promesses gouvernementales fallacieuses ni s\u2019accomoder de compromissions, moyennant quelques gadgets institutionnels ou une pluie d\u2019argent».La Corse n\u2019a plus vécu de «nuits bleues» depuis la trêve de juin 1993.Cinq plasticages ontcepen-dant été perpétrés dans la nuit du 30 janvier, à la veille de la visite d\u2019Edouard Balladur et de Charles Pasqua.-4- MAJOR DÉFEND SA CAMPAGNE Londres (Reuter) \u2014 Ije premier ministre John Major a promis hier de poursuivre sa campagne de «retour aux valeurs», dénoncée par la presse britannique comme un chef d\u2019oeuvre d\u2019hypocrisie après une série de scandales de moeurs.Cette campagne «n\u2019est pas une croisade morale pour une morale personnelle en privé», écrit John Major dans une tribune publiée dans le Daily Express.«Mais elle a une dimension morale.Elle parle de responsabilité pour les autres et d\u2019obligations envers les autres», poursuit-il.«Au coeur de cette initiative il y a un regard nouveau sur des secteurs clés de la politique sociale : la criminalité, l\u2019éducation, les travailleurs sociaux et le logement».-4- LE FILS DE KIM «BLESSÉ» Séoul (Reuter) \u2014 Kim Jong-il, fils et successeur désigné du président nord-coréen Kim Il-sung, aurait été grièvement blessé dans un mystérieux accident.Ses blessures ne sembleraient pas être de «cause naturelle».C\u2019est ce qu\u2019a affirmé hier le président du principal parti de l\u2019opposition sud-coréenne, Lee Ki-taek, chef du Parti démocratique.Il a déclaré à la presse avoir reçu d\u2019un responsable public américain l\u2019information selon laquelle Kim, dont le 52e anniversaire a été célébré sans grand faste mercredi en Corée du Nord, avait subi des blessures graves, dont la nature n\u2019a pas été spécifiée.«Je ne sais pas si les blessures de Kim Jong-il ont été causées par un accident de la route ou par une arme à feu, a déclar é Lee, mais elles ne semblent pas avoir des causes naturelles.» -?- LE COMMANDANT OUBLIE SA JAMBE Anlong Veng (Reuter) \u2014 Ix>s défenseurs khmers rouges d\u2019Anlong Veng, dans le nord du Cambodge, ont fui avec une telle hâte devant une offensive de l\u2019armée gouvernementale que leur commandant Ta Mok a laissé sur le terrain sa jambe de bois.La prise d\u2019Anlong Veng \u2014 et de la jambe de bois\u2014a été saluée par le gouvernement comme son plus important succès sur le plan militaire depuis les élections organisées par l\u2019ONU en trrai dernier, a déclaré hier le commandant de l'armée, le général long So-pheap.Anlong Veng a été prise le 5 février mais la résistance à l'intérieur de la base* tt\u2019a vraiment cessé totalement que le 10 février.I a jambe de bois retrouvée art domicile de Ta Mok a été brandie par des officiers comme un trophée de guerre et sera exposée à Phnom Perth, la capitale.Phis de 3000 soldats gouvernementaux occti-l>ent maintenant ce qui était une base Minière rouge, «à 310 km au nord de Phnom Penh.Blocus des échanges commerciaux avec l'ex-république yougoslave de Macédoine La Grèce inquiète ses partenaires européens Le blocus des échanges commerciaux entre la Grèce et la Macédoine à partir du port de Salonique, décidé mercredi par le gouvernement grec, aura pour principal effet d\u2019asphyxier l\u2019approvisionnement en pétrole de l'ex-république yougoslave.Selon les données fournies par l\u2019Organisme du port de Salonique (OPS), quelque 1,5 million de tonnes de pétrole, du brut ou des produits pétroliers raffinés à Salonique ont été exportées en 1995 vers Skopje, lit Macédoine dépend à 90% de ces exportations, selon les experts économiques grecs, et ses réserves en carburant s\u2019élèveraient de un à deux mois.D\u2019APRES REUTER ET AFP Après avoir mis un bémol à ses attaques contre l\u2019ex-république yougoslave de Macédoine depuis le début de sa présidence de l\u2019Union européenne, Athènes provoque de nouveau l\u2019inquiétude de ses partenaires de l\u2019UE.Sans les en avertir, la Grèce a fait savoir mercredi qu\u2019elle fermait son consulat à Skopje et, surtout, qu\u2019elle refusait désormais l\u2019accès du port grec de Salonique â la Macédoine, sauf pour y recevoir de l\u2019aide humanitaire.«Ce n\u2019est ni bon pour la construction européenne, ni bon pour l\u2019esprit de famille», a déclaré hier Bruno Dethomas, le porte-parole de la Commission européenne.Soucieux d\u2019éviter toute surenchère, les ministres belge et allemand des Affaires étrangères feront aujourd'hui à Athènes pression sur leur homologue grec pour qu\u2019il fasse preuve de retenue dans ce dossier, particulièrement à quelques jours de la fin de l\u2019ultimatum lancé par l\u2019OTAN poulie retrait des armes lourdes opérationnelles stationnées autour de Sarajevo.Les trois hommes sont membres de la «troika» européenne, qui est composée des présidences passée, présente et future de l\u2019UE.Depuis que la Grèce a entamé son semestre de présidence de l\u2019UE, début janvier, diplomates et responsables de la Commission estiment pourtant n\u2019avoir pas ménagé leur peine pour éviter une escala- de qui risque de mettre à mal la solidarité communautaire.Pqur éviter toute confusion, la plupart des États membres de l\u2019UE, dont la France, le Royaume-Uni et l\u2019Allemagne, avaient pris soin de reconnaître l\u2019ex-république yougoslave de Macédoine (FYROM en anglais) avant qu\u2019Athènes ne reprenne ce flambeau.Di Grèce refuse que les deux millions de Macédoniens utilisent le nom de Macédoine qui, selon elle, appartient au patrimoine historique et culturel grec et craint des visées territoriales de Skopje sur sa province du meme nom.Les pays de l\u2019UE qui ont reconnu la FYROM estiment n\u2019avoir pas pris parti dans cette polémique en ne reconnaissant pas la «Macédoine», mais Athènes n\u2019en a pas moins vivement réagi.Les tensions s\u2019étaient toutefois petit à petit apaisées et Theodoras Pangalos, ministre grec des Affaires européennes, qui avait créé un authentique incident diplomatique en traitant l\u2019Allemagne de «géant à la force brutale et à la cervelle d\u2019oiseau», était doucement rentré dans le rang.En dépit du déluge d\u2019articles très sceptiques quant à sa capacité à gérer en toute objectivité le dossier des Balkans qui avait salué le début de sa présidence, Athènes se contentait de répéter sans passion excessive sa position officielle.Jacques Delors, le président de la Commission, avait meme fait appel début janvier â «l\u2019esprit de famille» pour inciter les Douze à faire preuve de compréhension envers la Grèce.Mais les partenaires européens d\u2019Athènes estiment n'avoir pas été payés en retour pour leur patience.Les mesures prises mercredi, qui ont déjà été condamnées par les États-Unis et le Danemark, l\u2019ont aussi été par la Commission d\u2019une manière inhabituellement ferme pour cette institution.Par ailleurs, le chef du bureau de liaison des États-Unis dans l\u2019Ancienne république yougoslave de Macédoine, M.Robert Norman, a indiqué hier à l\u2019AFP qu\u2019aucun accroissement des effectifs militaires américains stationnés dans ce pays n\u2019est prévu.La presse de Skopje, citant un haut fonctionnaire du Pentagone ayant requis l\u2019anonymat, avait annoncé jeudi qu\u2019un contingent supplémentaire de 3000 soldats serait envoyé en Macédoine.M.Redman a déclaré «sans fondement» les «spéculations» de la presse macédonienne concernant un accroissement des forces américaines.Il a rappelé que le secrétaire américain à l\u2019armée de terre, Togo West, avait lui-même démenti l\u2019existence d\u2019un tel projet, lors d\u2019une visite à Skopje lundi dernier.Plus de 300 soldats américains sont déployés en Macédoine depuis juillet 1993, en renfort à quelque 700 Casques bleus nordiques, dans le cadre d\u2019une mission préventive visant à empêcher l\u2019extension de la guerre dans l\u2019ex-Yougoslavie à la Macédoine.L'agriculture et ses menaces La mouche et les Japonais Un petit insecte vient troubler le parcours politique du gouverneur de Californie RÉGIS NAVARRE LE MONDE Los Angeles \u2014 Depuis 1975, épisodiquement la mouche méditerranéenne, Medfly, vient troubler le parcours politique ,du gouverneur de Californie, l\u2019État le plus peuplé du pays.Le Républicain Pete Wilson, qui ne cache pas son ambition d\u2019être un jour président, doit maintenant gérer la situation créée par le retour d\u2019un insecte qui, à lui seul, menace l\u2019agriculture californienne.Celle-ci produit puis vend pour 18 milliards $ de fruits et légumes par an, y compris à l\u2019étranger, en particulier en Asie.En décembre dernier, une seule mouche, mais une femelle pondeuse, insistent les responsables du département de l\u2019agriculture, est découverte à Corona, à 80 kilomètres à l\u2019est de Los Angeles.Aussitôt un officiel de l\u2019ambassade des États-Unis à Tokyo, Ralf Iwamoto, dans un contexte plus général de guerre commerciale, prévient la Californie que les Japonais saisiraient ce prétexte pour boycotter la production californienne si des mesures n\u2019étaient pas prises pour anéantir aussitôt la Medfly.Attention au boycottage asiatique Le Japon achète pour 300 millions $ par an de légumes californiens.Plusieurs pays asiatiques ont laissé entendre qu\u2019ils suivraient le Japon en cas de boycottage.Les 70 000 résidents de Corona ont alors engagé, en vain, tous les recours juridiques possibles pour différer un arrosage, jugé «diplomatique», d\u2019insecticide \u2014 du mala-thion \u2014 sur 46 kilomètres carrés résidentiels.Le 15 février, les hélicoptères de l\u2019opération Medfly ont décollé.Leur mission doit se poursuivre jusqu\u2019en juillet.D\u2019un côté, la mouche est venue alimenter le sentiment anti-japonais déjà vif sur une côte ouest attachée à l\u2019environnement et à la santé.D\u2019un autre côté, le gouverneur Peter Wilson et le parti républicain se sont vus, une fois de plus, lancer un défi par leur adversaire démocrate, Kathleen Brown, qui espère conquérir le siège de gouverneur en 1994.Le département de l\u2019agriculture assure qu\u2019il n\u2019existe aucun risque.«On sait pourtant que l\u2019on évite d\u2019épandre le malathion sur des zones où vivent des espèces en voie de disparition-, remarquait un résident de Corona.Ix*s autorités ont aussi demande, que les enfants, les animaux domestiques et toute personne allergique évitent de s\u2019exposer à ce produit chimique.\u2022h iiiltirrurf PHOTO AFP Zappatistes cette semaine non loin de San Cristobal de las Casas, ancienne capitale du Chiapas.Dès lundi Première rencontre officielle avec les zappatistes San Cristobal de la Casas (AFP) \u2014 La première rencontre officielle entre la guerilla et le commissaire désigné par le gouvernement mexicain pour la paix au Chiapas, M.Manuel Camacho Solis, aura lieu lundi prochain, a annoncé hier M.Camacho.Le commissaire pour la paix du gouvernement a indiqué que l\u2019endroit où se déroulerait la rencontre était «déjà décidé» mais qu\u2019il ne «serait pas divulgué avant samedi, pour des raisons évidentes de sécurité».Outre M.Camacho, l\u2019évêque de San Cristobal de Las Casas, Mgr Samuel Ruiz, médiateur désigné par la guerilla, participera au dialogue.La guerilla a de son côté déjà désigné ses délégués pour participer à la rencontre, selon un co-muniqué (ultérieur, et avait appelé mercredi les partis politiques institutionnels à «envoyer des observateurs» à cette rencontre, pour laquelle sont accrédités plus de 180 journalistes et photographes mexicains et étrangers.On ignore si le «sous-commandant Marcos», chef militaire et porte-parole de l\u2019Anné Zapatiste de Libération Nationale (EZLN), fera partie des délégués de l\u2019EZLN, ni si ces délégués assisteront masqués ou non à la rencontre.M.Camacho n\u2019a pas non plus indiqué hier l\u2019agenda exact du dialogue, qui s\u2019annonce long et difficile mais il a notamment souligné que les deux parties devraient d\u2019abord «rechercher des solutions pour la fin des hostilités» En revanche, M.Camacho avait indiqué à la fin du mois de janvier dernier que «les conditions pour un dialogue existent» et qu\u2019il reconnaissait l\u2019EZLN, à l\u2019orgine du conflit armé lancé le 1er janvier dernier, comme «force politique en formation» et non comme «force belligérante, comme le souhaitait celle-ci.Le Commissaire du gouvernement avait également proposé un agenda en six points «dans l\u2019ordre suivant négociations, accords, premiers résultats, déclaration de fin définitive des hostilités, désarmement avec garanties pleines pour les deux parties, réconciliation et participation ouverte aus institutions politques et sociales et à la vie politique».De son côté l\u2019EZLN lors de différents communiqués ou déclarations, a mis en avant les exigences de «liberté, justice et démocratie», tant au plan régional que national, ainsi que d\u2019une réforme agraire, d\u2019une «participation réelle des indiens» aux instances politiques et «des élections propres et transparentes» au plan national, en se référant aux élections présidentielles et législatives prévues le 21 août prochain au Mexique.Enfin, l\u2019EZLN a indiqué à plusieurs reprises qu\u2019elle ne déposerait pas les armes avant qu\u2019un accord «crédible» ne soit conclu.L\u2019annonce de la date de la rencontre entre le Commissaire du gouvernement et la guerilla intervient à peine 24 heures après la libération par l\u2019EZLN, mercredi, près de la «»zone franche« de Guadalupe El Tepeyac (à 200 kms de San Cristobla), du général en retraite et ancien gouverneur du Chiapas (1982-1988) Absa-lon Castelanos, 66 ans.Elle intervient également après que la guerilla ait annoncé qu'elle cessait de prélever un «impôt de guere« dans les régions sous son influence».M.Camacho avait salué ces deux mesures en indiquant que «la guerilla a tenu les promesses auxquelles elle s\u2019était engagée», ajoutant que «ces gestes confirment que la politique avec des principes est le meileur chemin pour arriver à la paix».Buthelezi dit «non» à l'ANC Tohhanesburg (AFP) \u2014 Ix* chef du parti zoulou Inkatha.J Mangosuthu Buthelezi.a rejeté hier les concessions faites la veille par le président du Congrès national africain (ANC) Nelson Mandela à l'Alliance de la liberté, Ms qualifiant de «ri-I diaileinent inadéquates».Dans un communiqué, M.Buthe-j lezi a averti que lui-même et son parti continueraient à boy-cotter les premières élections multiraciales prévues du 26 au I 28 avril.M.Buthelezi.qui a qualifie de «|x>litique au rabais» M compromis irroposc jxir l\u2019ANC, a estimé que M.Mandela i n\u2019avait en fait que rendu publiques les projxtsitions ayant j déjà bktque Ms négociations constitutionnelles.le Front du j |)eupM afrikaner (AVF.extrême droite blanche) n'avait pas | réagi hier matin aux pn»positions (M l\u2019ANC.ROBIC DEPUIS 1892 «GEXTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DR0T5 CE PROPRIETE ATEUECTUEUE IIGFR ROBIC RICHARD AVOCATS «-71/4 TéCi514)98R*0*§«K A 7 Le Tagentopoli a bouleversé l'Italie Rome (Reuter) \u201411 y a deux ans éclatait le Tangentopoli (le règne des pots-de-vin), scandale qui a brisé la classe politique italienne et ouvert la voie à une réforme des institutions.Pour ce second anniversaire, les juges ont fait le serment de ne pas baisser la garde, malgré les élections de mars.L'histoire a débuté le 17 février 1992 lorsque le juge milanais Antonio Di Pietro, aujourd'hui sanctifié dans le coeur des Italiens, avait fait arrêter le directeur d\u2019une maison de retraite de la région, Mario Chiesa.Membre du parti socialiste, peu connu, ce dernier avait touché des dessous de table d\u2019un montant sept millions de lires (4500 dollars US) d\u2019un petit industriel, Luca Ma-gni.Comme aux plus beaux jours de la guerre froide, Luca Magni, un micro dissimulé dans son stylo et une caméra vidéo cachée dans son attaché case, avait fait prononcer à Mario Chiesa la phrase qui lui a été fatale: «Quand est-ce que je toucherai le reste?».Depuis lors, Mario Chiesa,, condamné à six ans de prison mais laissé en liberté dans l\u2019attente de son jugement en appel, a retrouvé l\u2019anonymat.Mais cette affaire a bouleversé le pays.A ce jour, le plus gros pot-de-vin découvert, «la mère de tous les pots-de-vin» comme l\u2019a baptisé un journal, se monterait à 150 milliards de lires (88 millions de dollars US), et aurait été versé par l\u2019empire Ferruzzi à divers partis politiques.Plus de 6000 Italiens ont été impliqués dans l\u2019enquête «Mani puli-te» (mains propres), dont 438 membres des deux chambres du Parlement et cinq anciens chefs de gouvernement.Parmi eux on trouve le démocrate chrétien Giulio Andreotti, qui fut sept fois Premier ministre, et le socialiste Bettino Craxi, dont le procès doit s\u2019ouvrir le 29 mars.Justice ou vengeance?«Je ne pense pas que le 17 février doive rester dans les annales de la nation», a déclaré Francesco Saverio Borrelli, procureur à Milan, où est centralisée l\u2019enquête «Mani pulite».«Le travail du bureau du procureur de Milan se poursuit avec le même empressement qui l\u2019a toujours caractérisé.La perpective d\u2019élections imminentes ne peut influencer le rythme ou le cours des choses, qui ne dépendent que de la logique de l\u2019enquête», a-t-il ajouté.Les élections législatives des 27 et 28 mars se dérouleront dans le cadre d\u2019un nouveau système électoral à la majorité simple, adopté par référendum l\u2019an dernier à une très forte majorité, par des électeurs las de la corruption et de l\u2019instabilité gouvernementale chronique.Le scandale a placé sur le devant de la scène une multitude de nouveaux partis, à gauche, à droite comme au centre, qui ont formé des alliances et espèrent prendre la place de la «vieille garde», qui a perdu la confiance des Italiens.Même s\u2019il est largement rénové, le nouveau parlement ne pourra pas négliger l\u2019opération «Mani Pulite» et devra trouver une solution pour toutes les affaires en cours qui n\u2019ont pas encore été jugées en raison des lenteurs de la justice.Frappés par l\u2019ampleur de la corruption, plus que par son existence en tant que telle, les Italiens continuent à demander ce que certains appellent justice, et ce que d\u2019autres nomment vengeance de type révolutionnaire.RESULTATS loto-québec Tirage du 94-02-16 7\t22 25 39 45 48 37 Numéro complémentaire: GAGNANTS LOTS 6/6\tO\t2\t293 101,80\t$ 5/6+\t8\t85 991,30\t$ 5/6\t238\t2 312.30\t$ 4/6\t14 631\t72,10 $ 3/6\t275 131\t10,00 $ Vente totales 16 305 586,00 $ Prochain\u2019gros lot (approx ): 5 600 000,00 $ Prochain tirage: 94-02-19 Tirage du ra.\t94-02-16\t NUMÉROS\tLOTS 332111\t100 ooos 32111\tI 000 S 2111\t250$ 111\t50$ 11\t10$ 1\t2$ TVA, le réseau des tirages Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité. i.!\u2022: i) i: v ont.i.k \\' v.x K it k n i is i v.v it i K it i » n i mm mas CONDITIONS DE SKI Régions Enneigement Dénivellation ?\tPISTES OUVERTES LE JOUR Ski de soirée Poudreuse Damée Ferme Laurentides Morin Heights St-Sauveur Avila Olympia Gabriel Habitant Chanteclerc Christie Sauvage Avalanche Alta Vallée Bleue Mont Daniel 40/80 Mont-Tremblant Mont-Blanc Gray Rocks Labelle Belle Neige 214\t22\t16 213\t28\t23 185\t11\t10 197\t19\t14 200\t16\t9 167\t10\t10 183\t22\t22 180\t12\t 168\t9\t 165\t9\t 178\t20\t 115\t15\t 114\t16\t 100\t3\t 671\t57\t 305\t35\t 184\t22\t 165\t10\t 157\t14\t *Cette information est disponible tous les vendredis et samedis! Mauricie-Bois Francs Val Mauricie\t100\t5\t Bois Francs\t185\t14\t8 Vallée du Parc\t168\t15\t10 La Tuque\t148\t10\t6 Carmel\t106\t11\t5 Abitibi Témiscamingue Vidéo\t107 13\t4 Kanasuta\t147 10\t4 Bas St-Laurent Comi\t306\t11 St-Mathieu\t191\t10 Biencourt\t152\t10 Côte des Chats\t134\t6 Citadelle\t191\t8 Val Neigette\t169\t15 Estrie\t\t Orford\t540\t39\t Owl's Head\t540\t27\t Sutton\t460\t53\t Bromont\t400\t22\t13 Glen\t350\t26\t Adstock\t335\t11\t Shefford\t305\t14\t Mont Joye\t192\t18\t8 Bellevue\t80\t6\t6 Montérégie St-Bruno\t125\t14\t13 Rigaud Lanaudiere\t120\t8\t3 Val St-Côme\t300\t20\t5 Trinité\t130\t11\t Pontbriant\t137\t10\t4 Montcalm\t139\t20\t Garceau\t305\t16\t Québec Mont Ste-Anne\t625\t45\t13 Stoneham\t420\t25\t16 Le Relais\t204\t25\t25 St-Castin\t175\t14\t11 Castor\t230\t14\t Gaspésie Pin Rouge\t450\t8\t Bechervaise\t235\t13\t6 Val d'Irène\t274\t13\t Castor\t85\t8\t2 Cap Chat\t200\t8\t8 Miller\t241\t26\t Chaudieres-Appalaches Massif du Sud\t400\t10\t Grande Coulée\t353\t26\t Crapaudière\t290\t11\t4 Mont Orignal\t296\t25\t6 Ski-Beauce\t91\t5\t5 Manicouagan Tibasse\t125\t10\t10 Mont Gallix\t185\t18\t7 Montréal Des Hirondelles\t13\t1\t1 Ignace Bourget\t13\t1\t1 Cabrini\t13\t1\t1 Mont-Royal OUTAOUAIS\t13\t1\t1 Ste-Marie\t381\t17\t Chilly\t150\t5\t Camp Fortune\t205\t13\t13 Vorlage\t138\t15\t7 Cascades\t60\t15\t13 Lac de l'Argile Saguenay\t128\t3\t Mont Édouard\t140\t22\t Le Valinouët\t360\t17\t Lac Vert\t240\t13\t Mont Bélu\t175\t10\t2 Mont Fortin\t95\t11\t11 Charlevoix Le Massif\t770\t15 de la petite Rivière St-François Mont Grand Fonds\t335\t12 États Unis Whistler Blackcomb Banff Big White Europe 2170 80 2284 80 2637 38 2319 51 Trois Vallées\t1750\t95 Val D'Isère\t1450\t61 Chamonix\t2807\t64 Jay Peak\t1097 Bolton Valley\t338 Smuggler's Notch\t796 Sugarloaf\t853 Sunday River\t612 Balsams/Wilderness\t305 Ouest canadien Granuleuse Ferme à durcie Détournement du fonds de retraite d\u2019anciens hockeyeurs professionnels LaLNH perd son appel PRESSE CANADIENNE Toronto \u2014 Eddie Shack a dit que c\u2019était comme gagner la coupe Stanley.Bernard Geoffrion a crié de joie.Maurice Richard, lui, a voulu savoir quand il recevrait l\u2019argent qui lui est dû.En Amérique du Nord, hier, la nouvelle s\u2019est répandue plus vite qu\u2019un lancer frappé de Bobby Hull: la ligue nationale de hockey a perdu son appel concernant des millions de dollars détournés du fonds de retraite d\u2019anciens joueurs professionnels.Les vétérans, qui ont conservé une fiche parfaite de 2-0 dans leurs démêlés judiciaires contre les autorités de la ligue, espèrent maintenant voir leurs chèques de retraite tripler de valeur, d\u2019une moyenne de 10 000$ qu\u2019ils étaient à 30 000$.«J\u2019ai gagné la coupe Stanley quatre fois, a dit Shack.C\u2019est ma cinquième.» «Enfin, a crié Geoffrion au téléphone depuis Atlanta.11 est à peu près temps.Cet argent nous appartient, et c\u2019est pourquoi nous avons gagné.» Maurice Richard, à Montréal, a dit qu\u2019«il était heureux pour ceux qui ont fait tout le travail.Ça fait plaisir, c\u2019est sûr, mais nous ignorons toujours quand nous recevrons notre argent et combien de temps cela prendra.» Ce dernier détail dépend de la LNH.La ligue dispose en effet de 60 jours pour demander à la Cour suprême du Canada la permis-sion d\u2019en appeler.«Nous n\u2019avons pas encore pris de décision à ce sujet, a déclaré hier le vice-président de la LNH Jeff Pash.Nous voulons avoir le temps d\u2019étudier tous les documents.» Les joueurs à la retraite espèrent pour leur part que la LNH va se soumettre et leur payer leur dû.Le fonds de retraite de la LNH s\u2019est retrouvé avec un surplus d\u2019environ 29 millions$ dans le milieu des années 80 et la ligue en aurait détourné 22,5 millions$ pour financer le régime de retraite des joueurs actifs depuis 1986.Sept joueurs \u2014 Shack, Hull, Andy Bathgate, Gordie Howe, Allan Sùinley, Leo Reise et Carl Brewer \u2014 ont intenté leur poursuite en 1991.Un an plus tard, une cour ontarienne leur donnait raison et affirmait que cet argent appartenait aux joueurs qui étaient actifs au moment où le fonds engendrait des surplus.Hier, la Cour d\u2019appel de l\u2019Ontario, la plus haute instance judiciaire dans cette province, a confirmé ce jugement «J\u2019ai gagné la coupe Stanley quatre fois durant ma carrière.C\u2019est ma cinquième» \u2014 Eddie Shuck Si la LNH se plie à cette décision \u2014 ce que le commissaire de la ligue Gary Bettman leur a promis, affinnent les vétérans \u2014, il reviendra à des actuaires et à (les comptables de jouer avec les chiffres afin de déterminer combien chaque retraité recevra de plus par année.Brewer estime que le surplus du fonds de retraite vaut aujourd\u2019hui environ 45 millions$, à diviser entre environ 1000 ex-joueurs.Pour Geoffrion, il est à peu près temps que justice soit faite.«Quand vous pensez à un gars comme Gordie Howe \u2014 M.Hockey \u2014 qui a joué pendant toutes ces années (26 pour être précis) et qui reçoit une pension d\u2019environ 13 000$, c\u2019est dégoûtant», a expliqué Geoffrion.«Je vous le dis, voilà une très bonne nouvelle pour nous, les vétérans.» Le défunt Clarence Campbell, quand il était président de la ligue, avait promis aux joueurs dans les années 60 que leur régime de retraite serait le meilleur de tous les sports professionnels.Toutefois, le régime de retraite de la LNH est aujourd\u2019hui le moins généreux, parce que les autres sports se sont servis des surplus générés par leur fonds pour améliorer le régime des joueurs à la retraite, ce qui n\u2019a pas été le cas dans la LNH.Si Howe avait joué dans l\u2019Association nationale de basketball pendant 26 saisons, il recevrait une pension annuelle supérieure à 50 000$.Au baseball, il aurait droit à plus de 35 000$.Shack a reçu jusqu\u2019à ce jour 10 000$ par an pour ses 17 années de service et Geoffrion recevait un montant identique après avoir joué pendant 16 ans.Dans son jugement, la Cour d\u2019appel de l\u2019Ontario a également déterminé que sa décision n\u2019était d\u2019aucun effet sur le régime de retraite des joueurs actifs, La LNH avait plaidé que le régime de retraite des joueurs actifs se retrouverait en difficultés si le surplus en litige devait être remis aux vétérans.Selon Pash, la décision rendue hier pourrait avoir une influence sur les négociations présentement en cours entre la ligue et l\u2019Association des joueurs.Au milieu des années 80, les deux parties avaient convenu qu\u2019un retraité ayant joué au moins 400 matches recevrait une somme forfaitaire de 250 000$ à l\u2019âge de 55 ans.«Cette entente est en eaux troubles», a affirmé Pash, hier.Gardien réserviste derrière Irbe à San José Waite ronge son frein derrière un autre as ROBERT LAFLA M ME PRESSE CANADIENNE San Jose \u2014 Jimmy Waite utilise une des nombreuses expressions colorées de Claude Ruel, du Canadien, pour expliquer la situation difficile qu\u2019il connaît avec les Sharks.«Comme Piton l\u2019a dit, yen aura pas de facile.», lance le gardien originaire de Sherbrooke qui conserve le moral même s\u2019il ne voit pas beaucoup d\u2019action encore cette saison.«le moral est bon mais il serait supérieur si on m\u2019envoyait dans la mêlée quelques matchs d\u2019affilée, a-t-il af-firmé, hier, après s\u2019être entraîné avec les joueurs blessés de l\u2019équipe.Je commence une rencontre sur 10 dans le moment et, peu importe que je sois bon ou mauvais, je dois patienter quelques semaines avant de mériter une autre chance.C\u2019est frustrant.» Waite adopte une attitude positive même si le Russe Arturs Irbe est le gardien de confiance de l\u2019entraîneur Kevin Konstantine.Irbe a pris part, hier, à son 50e match, comparativement à 11 pour le Québécois de 24 ans.«J\u2019ai décidé de mettre les chances de mon côté en redoublant d\u2019ardeur durant les entraînements, a-t-il souligné.Les dirigeants sont satisfaits.Je souhaite que mes efforts rapporteront des dividendes un jour.» Heureux de quitter les Black-hawks de Chicago, avec lesquels il n\u2019a pas obtenu la chance de montrer son savoir-faire en raison de la presence d\u2019Ed Belfour, Waite envisageait de commencer une quarantaine de matchs avec les Sharks.«Je savais que Irbe possédait de bonnes aptitudes mais j\u2019estimais que nous allions partager la tâche devant le but, comme c\u2019est le cas chez les Mighty Ducks de Anaheim.Irbe est le gardien numéro un depuis le premier jour de la saison.Il accomplit du travail colossal.Sans lui, on serait sans doute dans le pétrin.» Wayne Thomas, qui fait partie du personnel d\u2019entraîneurs des Shanks, aide grandement Waite au plan psychologique.Thomas est un ancjpp, gardien qui a déjà joué dans l\u2019ombre de Ken Diyden, du Canadien, dans les années 70.\t! «Wayne comprend mieux que quiconque la période difficile que je traverse, a-t-il avancé.Il me répète continuellement que je n\u2019ai rien à pie reprocher.Je suis victime du rendement exceptionnel d\u2019Irbe.» Waite peut également miser sur le soutien de l\u2019autre patineur québécois des Sharks, l\u2019attaquant Gaétan Duchesne, avec lequel il passe beaucoup de temps.«Gaétan me remonte le moral.Il parle beaucoup et il fait des blagues.C\u2019est bon d\u2019avoir un bout-en-train comme lui dans le vestiaire.Ix*s gars l\u2019apprécient même s\u2019ils lui offrent parfois de l\u2019argent pour qu\u2019il se ferme la trappe», a résumé Waite en riant.LIGUE NATIONALE HIER Montréal à Tampa Bay New Jersey à Toronto Hartford à Pittsburgh Vancouver à Chicago Québec à San José Mercredi Buffalo 5 Hartford 3 Detroit 7 Floride 3 Boston 3 Dallas 0 Anaheim 6 Phil\u2019phie 3 Ce soir Ottawa à Rangers Edmonton à Detroit Floride àt Buffalo Islanders à Washington Calgary à Dallas Chicago à Winnipeg Boston à St.Louis Québec à Anaheim Philadelphie à LA LES MENEURS b p pis Gretzky, LA.28\t72\t100 Fedorov, Det.40\t54\t94 Gilmour, Tor.21\t59\t80 Andreychuk.Tor.44\t34\t78 Recchi, Phi.30\t45\t75 Oates.Bos.22\t53\t75 Hull.Stl_;.41\t33\t74 Sheppard.Det.,43\t29\t72 Shanahan, Sll____34\t38\t72 Nieuwendyk, Cal.35\t34\t69 Francis, Pit.20\t49\t69 Bourque, Bos.16\t52\t68 Janney, StL.15\t53\t68 Modano, Dal.35\t32\t67 Roenlck.Chi.25\t42\t67 Bure, Van.33\t33\t66 Stevens, Pit.31\t34\t65 Canadien \tb Damphousse.\t.25 \t.21 \t14 \t13 Schneider\t\t.14 \t.14 Nordiques\t \tb \t.18 \t.22 Kamensky\t\t.17 Young\t\t.16 \t.14 Fraser\t\t.13 P Pts 36 61 23\t44 24\t38 22 35 20 34 18 32 P Pts 47 65 33 55 26 43 15 31 14 28 14 27 Boston Montréal Pittsburgh Buffalo Québec Hartford Ottawa Rangers New Jersey Floride Washington Philadelphie Islanders Tampa Bay Detroit Toronto Dallas St.Louis Chicago Winnipeg Calgary Vancouver San José Anaheim Los Angeles Edmonton Conférence de l'Est Section Nord-Est pj\tg\tp\tn\tbp\tbc \u2018 pts 58\t30\t18\t10\t190\t161\t70 58\t30\t20\t8\t191\t164\t08 57\t28\t18\t11\t206\t203 .167 58\t28\t24\t6\t194\t157\t62 56\t21\t30\t5\t179\t200\t47 58\t20\t32\t6\t167\t199 ; .46 59\t9\t42\t8\t149\t268\t,26 Section Atlantique 55\t36\t15\t4\t201\t145\t76 55\t30\t18\t7\t202\t156\t-67 56\t25\t21\t10\t162\t155 '60 57\t27\t25\t5\t185\t173\t*39 59\t26\t29\t4\t206\t223\t56 55\t22\t27\t6\t186\t188\t50 58\t21\t30\t7\t151\t172\t'49 Conférence de l'Ouest\t' I Section Centrale 57\t33\t19\t5\t256\t200\t.71 58\t30\t17\t11\t195\t163 ,71 59\t31\t21\t7\t210\t190,\t,6?58\t29\t21\t8\t188\t192 , ÇÇ 57\t26\t25\t6\t168\t162,\t,58 59\t17\t35\t7\t172\t238,\t,41 Section Pacifique 59\t30\t20\t9\t218\t181:\té9 58\t28\t28\t2\t194\t192 \u2019\u201838 57\t21\t25\t11\t161\t181\t53 59\t23\t32\t4\t169\t183\t50 56\t21\t29\t6\t207\t221,148 60\t15\t36\t9\t181\t221 (\u2022 39 ANNONCES CLASSEES 1 \u2022 N\t\u2022 D \u2022 E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES\t 100* 199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL 200 \u2022 250 Achat-vente-échange 251 *299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOFFRES D'EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 699\tVÉHICULES US ANNONCES CLASSEES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 À 16 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l\u2019édition du lendemain.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d\u2019Armes Montréal H2Y 3S6 \t\t\t\t PROPRIETES A VENDRE JEROME (secteur Lafonlaine).id codage 8 pièces, const.92.2700 a.habitables, garage de 20 X 36.es mun.& scol.2,150S.terrain: 0 pi ca\u201e 155,000$ Pas d'agent.Into: 8687, après 20h.\t_______ CONDOMINIUMS COPROPRIÉTÉS C.D.N.Spacieux 3 1/2.tranquille, ensoleillé.près U.de M.et métro.Sans intermédiaire.735-4192.CENTRE-VILLE 1.150 pi ca aire ouverte.2 c.c.loyer, espace star, extras 117.000S 937-8460 CANTONS DE L\u2019EST I \u2014=\u2014\u2014\u2014 \u2022\tINÉDIT: COUVENT excellent état avec 10 acres nxsseau \u2022\tMOULIN A FARINE superbe, ruisseau face au lac avec 215 acres Autres termes et 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LE DEVOIR LtLLEHAMMER G I I.1.K MARCOTTE ?A O Canada! Après l\u2019Italie et la France, des formalités, nos patineurs bicolores passaient aux choses plus sérieuses hier et ils se sont fait passer un «p\u2019tit Canada», face Etats-Unis sous les yeux du roi de Norvège lui-même, en concédant le but de la nulle dans les dernères secondes.Quand même invaincus en trois matchs.Ils se débrouillent plutôt bien les représentants de la feuille d\u2019érable: neuf joueurs de l\u2019Ouest, neuf Ontariens, un Néo-Ecossais, un Newfie: Un frog: Jean-Yves Roy, recruté in extremis.Pas un seul autre joueur né au pays de Maurice Richard ne fait partie de l\u2019équipe.Bizarre sur les bords, certes.Certains dont c\u2019est le travail de s\u2019indigner en de telles circonstances se sont empressés de le faire.Des députés du Bloc notamment.Qu\u2019a-t-il bien pu se passer pour que les responsables de la sélection canadienne, en l\u2019occurrence l\u2019entraîneur chef Torn Henney de Calgary et son assistant Dany Dubé de Hauterive, ne soient pas arrivés à faire une meilleure place aux aux hockeyeurs du Québec?D\u2019abord, inutile de trop s\u2019apesan-tir sur la question de l\u2019absence des joueurs professionnels.La Ligue na-.tionale a reporté à 1998, (Nagano au Japon), la décision de suspendre ses activités pendant les Jeux pour permettre à ses meilleurs d\u2019aller porter le flambeau de leur pays.Autrement, les Roy, Bourque, Robi-taille, Damphousse seraient là, ce qui aurait réglé le gros de l\u2019épineuse question.On doit donc chercher ailleurs.Se rebattre sur des joueurs universitaires ou d\u2019autres de la Ligue américaine ou encore quelques professionnels, dits joueurs autonomes, , en conflit salarial avec leur équipe comme Peter Nedved (Vancouver) ou tout simplement sans contrat comme Steve Kontos (Tampa Bay) qui a préféré Lillehammer à quelque bled perdu de la Ligue américaine.Enfin il y a la possibilité de regarder du côté des meilleurs juniors.Un règlement stipule que les équipes juniors ne peuvent s\u2019opposer à ce qu\u2019un joueur de 19 ans, invité par l\u2019équipe nationale, aille tenter sa chance si tel est son désir.Le hic, c\u2019est que les dirigeants nationaux hésitent à aller piger dans les juniors, de crainte de priver des équipes de leurs meilleurs éléments pendant \u2022des mois pour ensuite les retourner chez eux.L\u2019exemple type est celui de Martin Gendron de Hull, coté parmi les meilleurs 19 ans au Québec.Gendron est parti avec l\u2019équipe nationale en septembre.En décembre, il a été retranché.Bon, mais pas tout à fait assez, a-t-on évalué.Des Martin Gendron, des joueurs donc, qui auraient toujours pu avoir une chance de faire l\u2019équipe, il y en a quatre, cinq autres, selon l'évaluation du président de la Ligue junior majeure du Québec, Gilles Courteau.Seul Gendron a reçu une invitation.Conclusion: il semble bien qu\u2019on a essayé.Il semble bien aussi qu\u2019on ne s\u2019est pas fendu en quatre pour recruter des joueurs d\u2019ici.Corollaire: il semble bien que le Canada est assez grand pour se passer du Québec.Patinage artistique TABLEAU DES MEDAILLES Stojko et la jeunesse au pouvoir Browning, Boitano et Petrenko n\u2019accéderont pas au podium.ALAIN GIRAUD A G E N C E F R A N C E \u2022 P R E S S E Lillehammer \u2014 Alexeï Urma-nov, Elvis Stojko, Philippe Candeloro.Avec le Russe, le Canadien et le Français aux trois premières places du programme technique, c\u2019est la jeunesse qui a pris le pouvoir dans l\u2019épreuve masculine de patinage artistique.Les deux derniers champions olympiques, l\u2019Américain Brian Boitano (1988) et l\u2019Ukrainien Viktor Petrenko (1992), qui avaient abandonné pour quelque temps les galas professionnels, ont complètement raté leur programme, ne terminant respectivement que huitième et neuvième, Boitano chutant notamment sur le triple axel de sa combinaison.Pour le Canadien Kurt Browning, quadruple champion du monde, ce fut pis: tombant lourdement sur le triple flip et transformant un double axel en axel simple, il connaissait l\u2019humiliation de la 12e place.Patinant aux accents de Rigoletto de Verdi, Ur-manov, 20 ans, a réussi un progamme enlevé et sans faute, obtenant enfin des juges des notes artistiques à la hauteur de ses notes techniques.I^e Canadien Elvis Stojko, le meilleur spécialiste des sauts au monde actuellement, a réussi son festi- val habituel avec une combinaison triple axel-double boucle piquée (il fait habituellement triple-triple).Souvent mal noté lui aussi pour l\u2019impression artistique, Stojko, 22 ans en mars, avait opté pour une musique et une tenue en conformité avec son style de patinage.Très physique.Sur un air très rythmé, tout de cuir noir vêtu, le Canadien donna dans l\u2019excès.Bien lui en a pris: les juges lui ont décerné des notes artistiques de 5,6 à 5,8.L'Américain .Scott Dayis, qui avait battu Boitano aux Championnats des Etats-Unis, s'est classé quatrième devant l\u2019autre Russe, Oleg Tataurov.Ils seront à l\u2019affût pour prendre une place sur le podium, demain, lors du programme libre.le tableau des médailles à l'issue de la cinquième journée de compétitions des Jeux d'hiver de Lillehammer (après 17 des 57 épreuves).0 A B Toi.Russie\t5\t5\t2\t12 Norvège\t5\t3\t19 Italie\t2248 États-Unis\t2\t2\t0\t4 Allemagne\t2\t114 Canada\t1023 Autriche\t0\t2\t13 Pays-Bas\t0\t12\t3 Kazakhstan\t0\t10\t1 Finlande\t0\t0\t2\t2 France\t0\t0\t11 Japon\t0\t0\t11 Patinage artistique Hockey: Canada 3, États-Unis 3 Une comédie déjoue le Canada M I C II E L PRESSE L A J E U N E S S E CANADIENNE Lillehammer \u2014 «Je ne sais pas si je vais écoper d\u2019une suspension ou d\u2019un amende.Je ne sais pas comment cela se passe ici, mais je ne peux m\u2019empêcher de critiquer le travail de l\u2019arbitre.On voudrait tous que les matches soient décidés à cinq contre cinq.C\u2019est comme cela que le jeu a été conçu.» C\u2019est l\u2019entraîneur-associé de l\u2019équipe canadienne, Dany Dubé, qui faisait ces déclarations après que Todd Marchant eut marqué en avantage numérique à 28 secondes de la fin du match pour procurer un verdict nul de 3-3 aux Américains quelques secondes seulement après une autre décision douteuse rendue par l\u2019arbitre suédois Borje Johansson.Il venait de chasser Fabian Joseph pour avoir accroché.Mais le joueur américain a carrément joué la comédie en passant près du vétéran joueur canadien.Le Canada se retrouve donc avec une fiche de deux victoires et un verdict nul et doit encore affronter la Slovaquie et la Suède en ronde préliminaire.Dans les autres rencontres, la Slovaquie a battu l\u2019Italie 10-4, et la Suède a eu raison de la France 7-1.«C'est complètement ridicule, a poursuivi I )ubé.Ici en Europe, on en est rendu là.Il y a une pénalité automatique quand un joueur lève les bras et se jette sur la glace.Ça devrait être le contraire.Le joueur qui joue la comédie devrait être chassé pour avoir retardé le match.» Le Canada avait pourtant bien fait dans ce match dominant presque toute la rencontre sauf pour une baisse de régime en deuxième.«C\u2019est dommage et c\u2019est décevant, a dit Dubé.Nous avons dominé la rencontre à forces égales et c\u2019est décevant de voir que le match se termine ainsi.» Finalement, c\u2019est Garth Snow, des Nordiques, qui aura permis aux Américains d\u2019obtenir ce match nul.Il a volé un but à Wally Schreiber à la toute fin après une excellente glissade.Il a aussi stoppé un tir de pénalité de Greg Johnson en troisième.Il a cédé deux fois face à Dwayne Norris, qui pourrait bien se retrouver lui aussi avec les Nordiques la saison prochaine.L\u2019autre but du Canada a été l\u2019oeuvre du grand Peter Nedved sur un autre tir de pénalité en deuxième période.Patinage de vitesse: 3000 mètres PHOTO AP Les Américaines Tonya Harding et Nancy Kerrigan, bien que disposant du même temps de glace pour l\u2019entraînement, se sont complètement ignorées, hier à Hamar.Harding cafouille à l\u2019entraînement Hi amar (Reu-.ter) \u2014Tonya Harding souffre d\u2019une blessure à la cheville droite qui pourrait lui coûter une place sur le podium lors des épreuves de patinage féminin.Lors des deux premières séances d\u2019entraînement d\u2019hier, la patineuse américaine a raté trois triple-axel sur cinq.Elle a chuté lourdement l\u2019après-midi et a tenté par deux fois d\u2019exécuter un nouveau triple, sans succès.Harding avait terminé à la quatrième place des Jeux d\u2019Albertville en 1992, après avoir raté deux fois le triple axel, une figure-dé de son programme.«Ma cheville droite me fait souffrir depuis un bon moment.Le triple axel aggrave la blessure», a déclaré Harding, citée par Kristin Matta, responsable du service de presse de l\u2019équipe olympique américaine.Coutumière des entraînements ratés, Harding a démontré sa puissance lors des séances d\u2019hier, mais révélé des faiblesses dans la réception des sauts.Elle a mordu la glace sur un triple lutz, une triple boucle, une combinaison triple lutz-double boucle piquée.La seule figure qu\u2019elle a réussi à passer, fut un lutz.Entourées de dizaines de cameramen et de photographes, Nancy Kerrigan et Harding se sont retrouvées ensemble sur la glace de la patinoire de Hamar, et se sont superbement ignorées.Harding, soupçonnée d\u2019avoir commandité l\u2019agression dont a été victime sa compatriote le 6 janvier dernier, a semblé la plus nerveuse des deux lors de l\u2019entraînement de l\u2019équipe américaine.Elle est apparue sur la piste dix minutes après Kerrigan, en tenant la main du physiothérapeute de l\u2019équipe, Haik Gharibian.Pendant qu\u2019elle s\u2019entraînait, Kerrigan a devisé avec son entraîneur sur le bord de la patinoire, sans se retourner une seule fois.Sa rivale adopta exactement la même attitude lorsque ce fut le tour de Kerrigan de s'entraîner.Une seule fois, leurs pas se sont croisés sur la glace, mais pas leur regard.Arrivée plus tôt, Kerrigan a quitté les lieux dix minutes avant Harding.L\u2019épreuve individuelle dames de patinage artistique débute mercredi avec le programme original.L\u2019une d\u2019or l\u2019autre de larmes L illehammer (AFP) - La Russe Svetlana Bazhanova, 21 ans, a remporté le 3000 m, première épreuve féminine de patinage de vitesse des Jeux de Lillehammer, hier à Hamar, alors que la grande favorite, l\u2019Allemande Gunda Niemann, a été victime d\u2019une chute et disqualifiée.Double championne olympique des 3000 et 5000 m en 1992 à Albertville, Gunda Niemann est tombée après 500 m de course, lorsque son patin gauche a dérapé sur l\u2019un des petits plots oranges séparant les couloirs dans les virages.Malgré une protestation de l\u2019équipe allemande, qui estimait que le plot était placé légèrement à l\u2019intérieur du couloir et non sur la ligne, Niemann a été disqualifiée pour avoir quitté son couloir et provoqué la chute de la Japonaise Seiko Hashi-moto.Les juges ont confirmé leur décision après avoir revu les images de l\u2019incident à la télévision.Ironie du sort, Niemann a chuté précisément dans le virage où l\u2019Américain Dan Jansen avait commis une légère faute qui lui avait coûté la médaille d\u2019or du 500 m, lundi.La Russie a profité de la situation grâce à Svetlana Bazhanova, victorieuse en 4 min 17.43, à près de 7 secondes du record du monde de Niemann (4 min 10.80).Super-géant masculin Jour de trouble-fête pour Wasmeier FRANÇOIS THOMAZEAU REUTER J^vitfjell Ski de fond: 10 km masculin Bouchard se sent écœuré Le Norvégien Bjorn Dahlie tient le Kazakh Vladimir Smirnov à distance Dany L\u2019Allemand Markus Wasmeier est venu à son tour jouer les trouble-fêtes, hier, sur l\u2019Olympiabak-ke de Kvitfjell, où il a enlevé le deuxième grand titre de sa carrière dans le super-géant Le Bavarois de 30 ans, qui avait surtout collectionné les blessures depuis son titre mondial de géant en 1985, a d\u2019abord gâché l\u2019anniversaire de Tommy Moe.Cinq jours après son sacre en descente, l\u2019Américain a conquis une deuxième médaille le jour de ses 24 ans.Mais pour huit centièmes, il a cette fois dû se contenter de l\u2019argent.En 1:32.53, Wasmeier a surtout privé les 40 000 spectateurs massés sur les flancs de la piste olympique de la grande fête qu\u2019ils s\u2019apprêtaient à faire à leur enfant chéri, Kjetil-An-dré Aamodt, tenant du titre.Médaillé d\u2019argent en descente, le Norvégien s\u2019est cette fois paré d\u2019un métal encore plus terne, le bronze, à 40 centièmes du revenant allemand.«Je n\u2019arrive pas à y croire.C\u2019est merveilleux.J\u2019ai toujours pensé que le super-g était ma meilleure spécialité», a-t-il confié.Il en a en effet remporté six dans sa carrière.Décevants Canadiens Les Canadiens ont eu une journée difficile puisque Ralf Socher, de Vancouver, et Edi Podivinsky, d\u2019Edmonton, n\u2019ont même pas terminé l\u2019épreuve.Gary Mullen, de Banff, a finalement été le meilleur Canadien avec une 24e place en 1:34.\u201984.suivi de Brian Stemmle, 26e.en 1:34.99.Markus Wasmeier, qui n\u2019avait plus glané le moindre succès d\u2019envergure depuis deux ans, depuis sa victoire dans la descente de Gar-misch en 1992, revient de loin.Avec son titre inopiné du géant à Bormio et son carnet de santé surchargé, l\u2019Allemand a beaucoup en commun avec l\u2019Américaine Diann Roffe.victorieuse mardi dans le super-g dames.Sacrée elle aussi championne du monde de géant en 1985, elle a, elle aussi, ressurgi neuf ans plus tard pour mettre fin à des années de disette.«Quand j\u2019ai vu la course de Roffe, je me suis dit que ça serait drôle que je fasse comme elle», a-t-il avoué.Cette nouvelle surprise s\u2019est également traduite par de nouvelles désillusions.Ainsi le Luxembourgeois Marc Girardelli a-t-il échoué à 14 centièmes dp podium, en quatrième place.Etant donné ses piètres prestations en slalom et en géant cette saison, le quintuple vainqueur de la coupe du monde, âgé de 30 ans comme Wasmeier, ne peut plus guère compter que sur le combiné pour enlever enfin la médaille d\u2019or olympique qui fait défaut à son palmarès.Derrière encore, la faillite des grandes nations alpines \u2014 l\u2019Allemagne mise à part \u2014 s\u2019est poursuivie.Le premier Autrichien, Guenther Mader, est neuvième.Les Suisses ont à nouveau périclité.William Bes-se et Daniel Mahrer sont sortis, Marco Hangl a pris la 10e place.Pour Tommy Moe, en revanche, les Jeux sont presque faits \u2014 il ne lui reste que le combiné pour un dernier trophée.Il repartira de Kvitfjell avec deux médailles, et un souvenir étemel: les organisateurs ont donné son nom à une section de la piste, le «Tommy Moe\u2019s channel».MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Lillehai Les ïammer \u2014 longs voyages, la solitude, le manque d\u2019appui, un avenir incertain et ces «fous» de Norvégiens sont en train d\u2019avoir raison de Dany Bouchard.Lejeune homme originaire de I-a Tuque est peu connu chez-nous.On Ta vu à la télé brièvement lors des Jeux d'Albertville.Ici.a lillehammer.on lui a consacré quelques minutes d\u2019antenne.Pourtant, c\u2019est depuis 1984.quand il a accédé à l'équipe nationale chez les juniors, qu'il sue Ix> Norvégien Bjom Dahlie a réussi à tenir le Kazakh Vladimir Smirnov à distance pour remporter, hier, sa seconde médaille des Jeux en s\u2019imposant sur le 1 Okm style classique de ski de fond.La médaille de bronze a été enlevée par lTtalien Marco Albarello.sang et eau pendant mille heures par année pour se dépasser, comme le veut l\u2019essence même du sport.Hier.Bouchard a terminé 49e du 10 kilomètres-classique au stade de ski Birkebeineren.11 a franchi la distance en 27:09.5 minutes, soit à 2:49.4 minutes de Bjom Daehlie.la différence est énorme.-I.es performances des meilleurs sont presque surhumaines, dit Bouchard.Depuis cinq ou six ans.le sport a beaucoup change.Avant.les gars participaient une fois aux Jeux, puis se retiraient.Mais maintenant.les meilleurs restent.C\u2019est de plus en plus difficile pour nous.Aujourd'hui, il a 10 gars qui pouvaient gagner.«Au Canada, il y a 30 gars qui s\u2019en-trainent sérieusement.Ici.ils ont 20 (KH).30 (XX) skieurs sérieux.Si j\u2019avais dit avant la course que je visais une médaille, on serait parti à rire.» Bouchard avoue qu\u2019il se sentait un peu triste à son arrivée à Lilleham-mer.< )n a bien tenté de l\u2019épauler un peu quand sont arrivés ses parents et son amie.Mais se retrouver seul de son camp, c\u2019est difficile, surtout quand on est déjà un négligé.«Je me sentais un peu écoeuré.A Albertville, ce n\u2019était pas pareil.C\u2019était la première fois que j\u2019étais aux Jeux.C\u2019était excitant.Ici.je suis tout seul.Mes parents sont là.bien sûr.mais ce n\u2019est pas pareil.C\u2019est le «fun» aussi d\u2019avoir des amis.» Bouchard a connu de plus une saison difficile.Ce qui n\u2019a rien pour lui remonter le moral.«Je ne suis pas satisfait de ma saison et je ne pense pas que c\u2019est ici que tout va changer.Je suis simplement satisfait de l\u2019effort que j\u2019ai fourni aujourd\u2019hui.» Bouchard particiixTa à une Coupe du monde à Thunder Bay en mars, puis aux championnats canadiens.IViis viendra la grande division.Ski de fond: 10 km poursuite dames Egorova, l\u2019ogresse russe Lille (AP hammer (AP) \u2014 C\u2019est une ogresse russe qui dévore tout et ne laisse aux autres que les miettes: Lioubov Egorova a remporté hier à Lillehammer le 10km de la poursuite dames en ski de fond.C\u2019est \u2014 en toute simplicité \u2014 sa huitième médaillé en huit courses olympiques.Elle avait déjà dominé le ski de fond à Albertville il y a deux ans (trois médaillés d\u2019or, deux d\u2019argent) et avait déjà gagne deux autres mé- daillés depuis le début des Jeux de Lillehammer (une or.une argent).Cela fait donc huit médailles, dont cinq d\u2019or: elle égale ainsi le record de médailles d\u2019or olympiques d\u2019hiver de l\u2019Américain Eric Heiden (Lake Placid 1980) et du Finlandais Clas Tlumbetg (1924-28).Âgée de 28 ans et originaire de Saint-Petersbourg.Lioubov Egorova a domine deux Italiennes: Ma-nuela Di Centa (qui l\u2019avait battue dans le 15km libre dimanche) et Stefania Belmondo (qui.après la première manche où elle avait fini 13e mardi, a tait hier une très belle remontée). I.K I) K V OIK.I.K V K N 0 II K l> I I S F F V II I K It I !> !> I EDITOR,! A L Les brouillons du Revenu Gilles Lesage Le refrain est archiconnu.À court de fonds pour remplir leurs multiples oblations, les gouvernements fouillent dans tous les coins et recoins pour éponger leur soif.insatiable.Taxes et impôts les plus divers doivent être versés avec diligence.lit plus grande équité est de rigueur pour que, les coffres étatiques étant comblés annuellement, chacun d\u2019entre nous puisse continuer d\u2019obtenir les services auxquels il a droit.En corollaire, le citoyen qui évite les taxes, le contribuable qui néglige de faire sa part fiscale, doit être rappelé à son devoir impérieux, au besoin sous menace de sanction.C\u2019est une question de justice élémentaire.T âche ingrate et délicate que celle du fisc, sous toutes les latitudes.Qu\u2019il y ait des «irritants», c\u2019est inévitable.Il n\u2019y a pas lieu de trop s\u2019en offusquer si, à mesure qu\u2019on les détecte, ces lacunes et anomalies sont corrigées comme il se doit.Que des bavures subsistent, que du zèle intempestif se manifeste chez un percepteur obtus, il faut le déplorer, certes, mais sans généraliser les doléances sur l'ensemble des fonctionnaires, qui font leur pénible devoir du mieux qu\u2019ils peuvent.Ce qui importe, c\u2019est que, de façon générale, la présomption de bonne foi soit maintenue de paid et d\u2019autre, et que le respect mutuel soit toujours recherché.En ce sens, le comité d\u2019étude mis sur pied par le premier ministre Johnson, le mois dernier, pour faire la chasse aux tracasseries et rétablir des relations correctes entre Revenu Québec et les contribuables, était un geste positif, quoique tardif et répétitif.Toutefois, avant même que ne pointe la moindre lueur d\u2019amélioration concrète à cet égard, on vogue de bourde en maladresse.Comme si chaque contribuable était un fraudeur et un escroc, et chaque vérificateur, un policier et un justicier qui traque impitoyablement les fautifs.Tous les torts d\u2019un côté, tous les droits de l\u2019autre.Comme dans un mauvais film de cow-boys, les bons et les méchants en deux clans irréductibles.LE DEVOIR a récemment mis le doigt sur cette mentalité persistante, digne du Far West, alors même que l\u2019ineffable ministre du Revenu prétend que tout est mis en oeuvre pour adoucir les angles et «humaniser» les relations avec le fisc.Ainsi, les membres du comité formé par M.André Vallerand ont appris avec ahurissement que les vérificateurs de Revenu Québec sont évalués selon l\u2019importance de leurs razzias dans les goussets des contribuables.Plus ils soutirent de fric, mieux ils sont notés auprès de leurs patrons.Et s\u2019ils dépassent leurs quotas, peut-on présumer, plus vite ils obtiennent des promotions et grimpent dans la hiérarchie bureaucratique, avec salaires à l\u2019avenant.Il y a de quoi s\u2019insurger devant cette intransigeance systématique, qui heurte les fonctionnaires eux-mêmes.La pression doit être énorme sur eux, aux prises avec des pratiques aussi stupides qu\u2019étroites et mécaniques.Si au moins cette raideur était répartie uniformément.Mais non.Au moment même où le confrère Sylvain Blanchard nous révèle que les vérificateurs zélés doivent générer plus de fric, on apprend du côté d\u2019Ottawa que 20 millionnaires canadiens ont payé moins de 100$ d\u2019impôts en 1991.L\u2019aberration doit être semblable en ce qui concerne Québec.Sans compter les catégories «réservées» de groupes et communautés qui jouissent d\u2019un statut particulier.Prié de s\u2019expliquer, le ministère a bafouillé que les règles étaient désuètes, que les directives en litige n\u2019étaient que «brouillons», en voie de révision.Mais le blues du percepteur est bien fondé, et les griefs légitimes des contribuables restent tenaces.Ceux-ci, aux prises avec des anomalies criantes, se laissent aller au désabusement et au cynisme, convaincus que le fameux «réalignement» de l\u2019État se fera à leur détriment.Les «irritants» ont pris une ampleur telle, la frustration est si élevée que, s\u2019il n\u2019agit pas avec urgence pour rétablir l\u2019équilibre et l\u2019équité, le gouvernement sera aux prises avec une rébellion plus grave encore que la contrebande du tabac.Ce cafouillage doit cesser.Comme les fonctionnaires, les citoyens en ont plein le dos.Détournement à la CECM Jean-Robert S ans façon C \u2019est par une faible majorité que le conseil de la CECM vient d\u2019adopter une nouvelle formule de répartition des enseignants entre les écoles du primaire et du secondaire.Non pas des 5334 postes, mais des 604 d\u2019entre eux alloués par Québec pour faire face aux cas d\u2019élèves en difficulté d\u2019apprentissage.En elle-même, la formule de redistribution choisie n\u2019est pas sans logique.Par le passé, à cause de leur situation géographique, certaines écoles de quartiers défavorisés ont pu bénéficier de ressources plus importantes que d\u2019autres écoles défavorisées situées ailleurs dans la ville.On a donc voulu corriger cela.Mais on a aussi profité de l\u2019occasion pour ajouter des ressources aux très petites écoles primaires dont le nombre d\u2019élèves ne permet pas d\u2019offrir autant de services que les autres, et ce, à même les postes prévus pour les enfants en difficulté.On a imaginé une formule de répartition qui tienne compte de trois facteurs: le nombre total d\u2019élèves de chaque école, le nombre d\u2019élèves en difficulté d\u2019apprentissage et, finalement, le facteur dit de «défavorisation» économique des élèves.Le résultat se veut objectif, équitable.mais il est déplorable.À cause du poids démesuré de certains facteurs par rapport à d\u2019autres, on retranche de façon quasi systématique des enseignants des écoles les plus défavorisées pour les distribuer ailleurs.Des écoles qui n\u2019acceptent qu\u2019une clientèle triée sur le volet, comme l\u2019école des Petits-chanteurs-du-Mont-Royal, celle du Plateau ou même l\u2019École internationale, auront droit à plus d\u2019enseignants, même si elles n\u2019ont pas un seul élève considéré comme étant en difficulté d\u2019apprentissage.A l\u2019opposé, des écoles avec les plus hauts indices de défavorisation auront perdu des dizaines de postes d\u2019ici trois ans.Une situation absurde.Bien sûr, soulignent les dirigeants de la CECM, les directeurs de secteurs pourront inviter les écoles plus favorisées à renoncer à une partie de leurs ressources au profit des écoles dans le besoin.Mais pourquoi les directeurs d\u2019école renonceraient-ils à des ressources auxquelles la fameuse formule magique leur donne droit, si on la dit si équitable?Les dirigeants de la CECM sont-ils donc incapables de comprendre qu\u2019une formule mathématique n\u2019a de valeur que si les résultats obtenus répondent aux objectifs d\u2019un programme?Selon qu\u2019on l\u2019analyse d\u2019un côté ou de l\u2019autre, la manoeuvre transpire l\u2019incompétence ou la mauvaise foi des élus du Regroupement scolaire confessionnel, le parti majoritaire au conseil.Oisiveté, mère de tous les vices Quand allons-nous relever le défi humain de l\u2019humanité?D\u2019après les chiffres disponibles par la presse, il existe aujourd\u2019hui entre 600 et 800 millions de chômeurs et d\u2019assistés sociaux dans le monde, soit plus de trois fois la population des États-Unis, une fois et demie la population de l\u2019Europe, et 14 fois la population de la France.Plus le monde se perfectionne, plus on utilise d\u2019ordinateurs, plus on robotise les différentes industries, moins on a besoin d\u2019employés ou d\u2019ouvriers.S\u2019il fallait qu\u2019un jour, un milliard de personnes s\u2019autosuffisent pour diriger et faire fonctionner à elles seules les 220 pays du monde, allons-nous transformer 2,36 milliards d\u2019hommes et de femmes en chômeurs et assistés sociaux, allons-nous leur demander de faire du bénévolat, ou allons-nous alors les utiliser comme main-d\u2019oeuvre a bon marché?Il est grand temps qu\u2019on réalise que ce n\u2019est que par l\u2019intelligence et la planification qu\u2019on arrivera a instaurer le plein emploi dans le monde, et qu\u2019il faut a tout prix le réaliser.Car il n\u2019a jamais été aussi vrai que l\u2019oisiveté est la mere de tous les vices.Manque d\u2019éducation, manque d'emploi et manque de revenu sont les plus grands détracteurs de la société et de l\u2019humanité.Joseph Saheb Saint-1Murent, 26 janvier 1994 LETTRES -+- Kermesse héroïque Une «étudiante française» répondant au nom de Pierrette Schuhl prétend donner au DEVOIR des leçons de français sous le vain prétexte qu\u2019il aurait parlé d\u2019air de kermesse à l\u2019occasion de la manifestation tenue à Paris pour protester contre la révision à la hussarde de la loi Falloux (LE DEVOIR, 27 janvier 1994).Armée de l\u2019étymologie et de son Petit Ijirousse \u2014 kerkmisse, en flamand, signifie messe d\u2019église \u2014, elle s\u2019en donne à coeur joie parce que, prétend-elle, LE DEVOIR a commis une bourde en utilisant ce mot à propos d\u2019une marche organisée pour illustrer et défendre les principes de la laïcité.Avec Cyrano, on pourrait dire: «Ah! non! c\u2019est un peu court, jeune fille!» Fn fait, il y a belle lurette que le mot kermesse, s\u2019éloignant de son sens premier et de ses origines régionales et religieuses, s\u2019est mis a désigner, tant au Québec qu\u2019en France et en Navarre, une fête populaire ou une manifestation de joie collective.Si elle s\u2019était donné la peine de consulter des sources un peu plus costaudes que Le Petit Larousse, notre «étudiante française» aurait appris que, commentant l'inauguration en 1889 de la tour Eiffel et de l\u2019exposition universelle de Paris (événements qui n\u2019eurent rien de particulièrement religieux), Maupassant avait écrit dans l\u2019une de ses chroniques, reprise par la suite dans les toutes premières pages de !m Vie errante: «Fille fil s\u2019agit de la tour Eiffel) ne fut que le phare d\u2019une kermesse inter- nationale, selon l\u2019expression consacrée, dont le souvenir me hantera comme un cauchemar, comme la vision réalisée de l\u2019horrible spectacle que peut donner à un homme dégoûté la foule humaine qui s\u2019amuse.» Claude Boucher Sherbrooke, 30 janvier 1994 Société complexée Pour l\u2019article intitulé «Vive l\u2019hiver libre» de Roch Côté le samedi 22 janvier 1994: bravo! Enfin, j\u2019en pleure.J\u2019en fais une maladie de toutes ces têtes dégoûtées du climat de leur pays.Des citoyens lyrant à coeur de journée.La tendance, me semble-t-il, s\u2019accentue: la classe scolarisée se plaint du langage utilisé par la couche populaire, les gens de tout âge, de toute classe sociale, désirent et rêvent six mois par année a l\u2019ailleurs chaud et pénard, les femmes et les hommes grimacent cigarette au bec devant un éventuel çancer.Admirer la France ou les Etats-Unis et envier la Floride, cela crée une race de petits êtres complexés vivant en sursis.Pourtant, la beauté de l\u2019hiver et des paysages des cités.L\u2019exception de vivre dans un espace lumineux.Infâmes sont les animateurs et météorologues de nos stations radiophoniques où ils donnent leurs propres impressions du temps qu\u2019il fera et qui, tout compte fait, ne leur appartient pas.Triste, leur douleur.Même les enfants ànonnent les mêmes complaintes que leurs aines.I.éna Jodoin Montréal, 4 février 1994 CAMPA(rM£ wmiQ w Le poids de Dieu E n ce début de Carême et de Ramadan, il convient de se pencher sur la pratique religieuse et le sens qu\u2019elle revêt aujourd\u2019hui, d\u2019autant que les fondamentalismes redonnent tout son poids à la vieille injonction chrétienne «hors de la foi point de salut».Le cinquième anniversaire de la fatwa contre l\u2019écrivain Salman Rushdie nous le rappelait récemment.Ce dernier cas, d\u2019ailleurs, illustre de manière exemplaire le retournement qui s\u2019est effectué dans ce domaine en 15 ans.Hier encore, la rupture avec la religion natale marquait le premier acte d\u2019indépendance.Qui ne se souvient pas de ce moment crucial où il a décidé de ne plus pratiquer?Ce choix pris dans la solitude de sa chambre, parfois sous l\u2019influence d\u2019écrivains mis à l\u2019index, recoupait le fameux conflit des générations, déterminant dans la culture de ces tumultueuses années 60.Indépendance, révolte contre l\u2019ordre établi et revendication de la liberté s\u2019entremêlaient.Ce foisonnement carnavalesque s\u2019accompagnait inévitablement de la prise en dérision des symboles religieux.La radicalité de cette contestation révélait l\u2019importance de l\u2019emprise idéologique exercée par la religion et notamment dans une société comme le Québec.Politiquement, cette période à coïncidé avec les luttes de libération nationale, la fin des colonialismes et l\u2019avènement d\u2019une nouvelle classe de dirigeants sensibles aux valeurs laïques qu\u2019exigçait le développement des nouveaux États.Le Québec n\u2019a pas été étranger à ce mouvement qui lui a permis de renouveler le contenu du nationalisme et de le prépare;- à la prise en main des appareils de l\u2019Etat.Si ce dernier n\u2019a pas été jusqu\u2019ici pleinement indépendant, ainsi que le souhaitaient ses précurseurs, son contrôle n\u2019a pas moins abouti â une certaine transformation de la société.Ce fut d\u2019ailleurs le cas un peu partout de par le monde.Il serait néanmoins hasardeux de faire rimer systématiquement déconfessionnalisation avec modernisation.On connaît le rôle joué par les éléments les plus progressifs du clergé dans ce processus de renquveau.Au Nicaragua, les prêtres de l\u2019Évangile de la Libération contribuèrent de notable manière à renverser le gouvernement HÉif du dictateur Somoza non sans s\u2019attirer le?foudres de la haute hiérarchie de l\u2019Église.Cet affrontement n\u2019est pas nouveau; il oppose de tout temps l\u2019ordre établi chargé de veiller à la pérennité de l\u2019institution avec une partie de son bas clergé en prise directe avec la réalité de leur époque, et donc plus enclin au changement.Ainsi, l\u2019orthodoxie se heurte à l\u2019hétérodoxie, les pharisiens aux prophètes, à cette différence près qu\u2019aujourd\u2019hui, ce sont les adeptes de la tradition qui dominent.La réaction fondamentaliste se développe dès la fin des années 60 sur le terreau de la sécularisation, naguère ferment du progrès, et dont on sait aujourd\u2019hui les dérives.En Occident, les partis démocrateschrétiens ont certes réussi à contenir le communisme mais ont échoué lamentablement pour endiguer la corruption, manifestation tangible de l\u2019effondrement du système des valeurs qui avait conduit les chrétiens à accepter les vertus démocratiques, hier encore déconsidérées par le haut clergé.Et pour cause.Cet état démocratique n\u2019est-il pas le finit maudit de ce siècle des Lumières où s\u2019exerça l\u2019influence malignç des libres penseurs anti-cléricaux?À ce retrait des valeurs s\u2019est ajoutée l\u2019arrogance des classes dirigeantes, fières de leurs prérogatives de nouveaux riches et méprisantes à l\u2019égard d\u2019un peuple fragilisé par la dureté de la crise économique et auquel il restait bien peu d\u2019espoir.Voilà pourquoi d\u2019Alger à New York, des militants islamistes aux évangélistes américains, des loubavit-ch à Communion et liberté, a émergé la réaction.Comme l\u2019a montré Gilles Kepel, cette nouvelle génération de militants urbains et éduqués poursuit un double objectif: s\u2019emparer p?r le haut des commandes de l\u2019État, étendre par le bas son influence sur le réseau communautaire.D;ins tous les cas de figures, ce double déploiement vise à miner la laïcité de l\u2019État-nation et à mettre à plat son principe fondateur la séparation des pouvoirs temporel et spirituel.Cette reconfessionnaüsation n\u2019est pas étrangère à l\u2019actuelle montée des nationalismes.L\u2019appartenance religieuse devient ainsi l\u2019alibi commode pour légitimer la guerre ethnique comme on le voit en Bosnie aujourd\u2019hui, et demain peut-être en Algérie ou en Inde.Ce retour à l\u2019origine du texte s\u2019accompagne d\u2019un verrouillage idéologique généralisé, plus ou moins encouragé par les autorités religieuses.Condition qui aujourd\u2019hui, on l\u2019imagine bien, est peu propice à l\u2019expression de la tolérance, l\u2019une des plus belles manifestations de l\u2019esprit religieux.C\u2019est cette dimension-là qu\u2019a choisi d\u2019explorer Patrick Levy dans un ouvrage étonnant intitulé Dieu croit-il en Dieu?, paru récemment chez Albin Michel.Renouant avec la littérature exotique, l\u2019auteur part à la quête de Dieu, en «athée curieux» où l\u2019étranger est aussi bien «un lieu et qne personne», mais aussi soi-même.À cet égard, il confirme bien la définition de l\u2019«exo de» qu\u2019en donnait Sogalen.Celui qui «sent toute la saveur du divers» pratique une esthétique du dépaysement qui n\u2019est sans doute pas éloignée dd la démarche interculturelle de certains missionnaires.\t« Dans ce voyage qui durera 10 ans, Levy accumulera en effet, loin des églises, une impressionnante expérience religieuse.Qu\u2019on en juge.«À Belleville, Rabbi Jacob m\u2019initia à l\u2019étude de la torah.En Inde.j\u2019ai pratiqué différentes médiations.Au Pakistan, Cheik Assam m\u2019ouvrit la porte de l\u2019islam.J\u2019ai travaillé avec Mère Térésa auprès de mourants, m\u2019interrogeant sur le sens du don et de la mort; vers les sources de l\u2019Orénoque, j\u2019ai tâché de côtoyer les esprits Yanomanis.» Que retient-il de ce pèlerinage sans foi au coeur des grandes religions?Un scepticisme de bon aloi qui lui permet d\u2019instrumentaliser les religions comme méthode de transformation de soi.«Connais-toi toi-même et tu connaîtras l\u2019univers et les dieux.» Telle était l\u2019inscription millénaire du temple (le Delphes.De cette discipline sur ?oi surgit l\u2019évidence «qu\u2019il n\u2019a pas de vérité».Une prise de conscience qui relativise les certitudes des fondamentalistes.A P R 0 Y 0 S .de la TPS Les dispositions législatives en matière de TPS sont récentes et elles ont été considérablement modifiées en 1993; à cause de cela, l\u2019expérience du Ministère en ce qui a trait à leur interprétation et à leur application est limitée.Le fait que le système ne soit pas rodé, conjugué à la décentralisation des services d\u2019interprétation, augmente le risque d\u2019inexactitude et d\u2019incohérence pour les décisions et les interprétations.Pour réduire les risques de décisions inexactes ou incohérentes, le ministère du Revenu national donne une formation à ses agents d\u2019interprétation et a créé une base de données automatisée qui facilite les recherches nécessaires au traitement des demandes de décision en matière de TPS.le Ministère a aussi établi un programme officiel d\u2019assurance de la qualité en janvier 1993.Les résultats initiaux du nouveau programme d\u2019assurance de la qualité laissent voir un taux d\u2019erreur général de 10% dans les décisions rendues et les interprétations données entre février et juin 1993.Environ 6% étaient techniquement inexactes et 9% étaient peu claires ou incomplètes.Il faudrait donc améliorer la formation, notamment en accordant plus d\u2019importance à l\u2019interprétation des dispositions législatives.Vérificateur général du Canada, rapport 1993.LE DEVOIR o JANVIER 1910 FONDÉ FAR HENRI R 0 I! R A S N A LE I Directrice LISE RISSONNETTE Rédacteur en chef REIt MARI) DESCOTKAIIX Directeur delègue à l\u2019administration ANDRÉ LECLERC Directeur de l\u2019information RENttiT AUBIN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE R E A II LIE II.KOCH CÔTÉ Rédacteur en chef adjoint JEAN ROBERT SANSFAÇON 2050.rne De Rleury.De étage.Montréal Kjiiéliee) ICiA 3M9.TéI.: (5 I I | 985-3:133 FAIS CE O II E DOIS DI ** Ht: «F %» -JU- Etat du Chiap as Crimes et châtiments L\u2019occupation de San Cristobal de las Casas est un défi militairement insensé, un événement médiatique et un piège pour le régime en place eu l\u2019obligeance d\u2019attendre qu\u2019il le dépose avant de conclure sa mission.Le crime de l'instituteur consistait simplement à avoir prêté son concours à une organisation indigène pour faire valoir ses droits.Je logeais ce soir-là au presbytère local situé à une trentaine de mètres de la maison.Cette mise en garde faisait suite à un autre assassinat, celui d\u2019un leader indigène survenu quelques mois auparavant, et voulait tuer dans l\u2019oeuf toute intention d\u2019entreprendre quelque lutte que ce soit pour défendre des droits collectifs.L\u2019enquête fut de courte durée, faute de preuves, pendant que toute la communauté soupçonnait l\u2019identité du coupable, présumé homme de main du cacique local.On attribuait d\u2019ailleurs à ce cacique l\u2019origine d\u2019une quarantaine de meurtres, pas tous politiques il est vrai, mais de quoi prouver l\u2019impuissance de la justice et de la police locales.Ce cacique n\u2019était probablement ni meilleur ni pire que les autres de son espèce dans la région.On se rappellera le charnier contenant des centaines de cadavres découvert à Tapachula, plus près de la côte du Pacifique, et rapporté par les dépêches internationales en 1975.La justice locale le voudrait-elle, elle a peu de recours contre cette violence.Les juges, parfois bien intentionnés, ont toujours à proximité une famille et des enfants en otage.Il se sentent mal appuyés et impuissants à bien faire leur métier.En cours de procès, des messagers des éminences grises viennent leur glisser des billets sur lesquels sont suggérées les décisions à rendre.A l\u2019occasion, pour sauver la face, on procédera à la condamnation d\u2019accusés jouissant de protection.D ne s\u2019agit que d\u2019une mascarade parce qu\u2019au bout de quelques jours une brèche dans le mur de la prison laissera échapper le condamné avec la bienveillante complicité du directeur.Les juges, dans un tel contexte, sont pris en étau entre la peur des proches des victimes et le pouvoir des grands propriétaires fonciers.Le risque est évidemment moins grand de répondre aux exigences de ces derniers.Deux juges que j\u2019accompagnais en voiture avaient chacun déposé au départ un pistolet huger à leurs côtés, me rassurant qu\u2019ils n\u2019avaient même pas besoin d\u2019une bonne mire pour se défendre car les balles explosives anéantissaient tout ce qui bougeait dans un angle de 30 degrés.J\u2019étais à l\u2019époque l\u2019un des raies voyageurs à se déplacer sans amie dans la région.J\u2019ai même eu la surprise un jour, en allant à la baignade avec un curé, d\u2019apercevoir un pistolet dans la valise d\u2019où il tirait son maillot.La délicate mission de Mgr Samuel Ruiz La patience et l\u2019acharnement pour la défense des droits des indigènes et des pauvres de l\u2019évêque de San Cristobal, Mgr Samuel Ruiz, sont exemplaires dans un univers où les règles du jeu sont constamment renégociées par un pouvoir occulte.D tente depuis 30 ans de naviguer dans un univers de violence institutionnalisée, coincé entre ceux qui paient chaque joui' de leur sang le droit d\u2019exister et qui possèdent chacun un être cher à venger, et une poignée d\u2019exploiteurs féodaux et capitalistes impatientés par la présence gênante de la population indigène.Le Globe and Mail rendait d\u2019ailleurs hommage à ce grand homme en première page de son édition du 10 janvier 1994.Apôtre reconnu de la non-violence et gage fragile d\u2019une paix future dans cette région, il a été lâché par le nonce apostolique et frit la cible des pires calomnies de la part de responsables gouvernementaux.Pour l\u2019avoir côtoyé à plusieurs reprises et pour avoir partagé un ami commun, je puis témoigner de son engagement authentique maintes fois mis à l\u2019épreuve.La position toujours délicate de la politique extérieure canadienne peut sans danger de se compromettre le soutenir inconditionnellement dans sa délicate mission actuelle.Le Mexique porte encore des cicatrices de la guerre civile de 1910-1920 qui a renversé le régime de Porfirio Diaz.PHOTO ARCHIVES Des réfugiés du village mexicain de Momon, dans le Chiapas, regardant passer un convoi militaire, en janvier dernier.MICHEL TOUSIGNANT Professeur luiboratoire de recherche en écologie humaine et sociale Université du Québec à Montréal a descente de groupes armés indigènes sur six villes de l\u2019Etat du Chiapas le 1er janvier a eu l\u2019effet d\u2019une bombe.L\u2019occupation de San Cristobal de las Casas, haut lieu du tourisme international, est tout à la fois un défi militairement insensé, un scoop médiatique et un piège pour le régime en place.Pourquoi ce réveil soudain sous le 1 signe de Zapata?Pourquoi ce grand frisson qui a ! traversé le pays malgré la mise au pas rapide des J: combattants?Soulignons d\u2019abord que le Mexique porte en-j: core de profondes cicatrices de la guerre civile de 1910-1920 qui a renversé le régime de Porfirio Diaz à cause du nombre élevé des victimes et par la cruauté des châtiments dont témoigne un film | d\u2019Eisenstein.Mgr Suarez, qui m\u2019avait invité à mener des études psycho-anthropologiques dans le territoire de Venustiano Carranza en 1969, m\u2019a raconté un jour comment son père avait été tué durant ce conflit en étant traîné au sol par des t chevaux au galop.Les récits de telles scènes, dont des témoins sont encore vivants, ont certainement inscrit une aversion des soulèvements parmi les générations suivantes.Certains soutiendront également que la dissémination à large ' échelle d\u2019armes de gros calibre dans la popula-, tion civile risque de faire dégénérer rapidement une rébellion locale en un conflit incontrôlable.Pourquoi tant risquer?L\u2019occupation par l\u2019armée mexicaine d\u2019un territoire au sud de San Cristobal il y a une dizaine 1 d\u2019années donne encore à réfléchir à ceux qui | voudraient prendre les armes.Sous prétexte j ; ¦ d\u2019escarmouches locales entre paysans, vraisemblablement attisées par des agitateurs de la police, l\u2019armée a occupé une large zone autour de , Venustiano Carranza au début des années 80.Ce frit le prétexte d\u2019une démonstration de force pour décourager toute possibilité de débordement du conflit guatémaltèque vers le nord.Et, effectivement, l\u2019armée a tôt fait cette année de faire reculer les rebelles en ne ménageant pas les bombardements de populations civiles et les massacres de prisonniers, des incidents qui ont provoqué le \u2022 lynchage du ministre de l\u2019Intérieur.Alors, pourquoi tant risquer dans des attaques j suicidaires qui mettent en péril les populations in-; digènes et métisses?Ce coup de poker survient ; en fait dans un contexte de répression quotidien-: ne, échelonné sur plusieurs décennies, et qui a : laissé peu de familles intactes.Cette répression ne s\u2019opère pas toujours directement par le gouvernement central, mais par des personnages locaux qui reçoivent en contrepartie l\u2019aval tacite du Parti révolutionnaire institutionnel.Les 20 mois passés dans la région de Venustiano Carranza, < ; en territoire tzotzil et tzeltal, m\u2019ont permis d\u2019ob-:: server de plus près et à petite échelle certains ! i r événements dont la multiplication fonde les doléances des zapatistes modernes.Un vendredi, au printemps 1971, en fin d\u2019après-midi, un instituteur est assassiné sur le seuil de sa demeure.11 tenait son enfant de deux ans dans ses bras et le meurtrier n\u2019a même pas San Cristobal, la ville boomerang Un autobus de touristes québécois est la cible de coups de feu, mais de qui) ;?JOËL POMERLEAU Étudiant en lettres et communications Collège Brébeuf près avoir passé deux jours à visiter A la jolie ville de San Cristobal de Las Casas dans l\u2019Etat du Chiapas au Mexique, nous nous levons vers 8 h dans le but de prendre l\u2019autobus de 9 , ,\t.h 30 en direction de Palenque.Je n\u2019avais pas fait deux pas hors de ma chambre quand le gérant de l\u2019hôtel où nous habitions m\u2019annonça que des guérillas avaient pris San Cristobal, et qu\u2019il était impossible de partir.Il me dit d\u2019aller chercher du pain, car les autorités ne savaient pas combien de temps cela allait durer.Nous sortons dans la me en direction de la boulangerie, les gens nous arrêtent et nous disent de retourner à notre hôtel, car selon eux, les rues sont dangereuses.Di population panique, elle ne sait pas à quoi s\u2019attendre.C\u2019est la première fois que les gens vivent une guérilla.On finit par se trouver du pain, grâce à une gentille dame qui nous ouvre son magasin.De retour à l\u2019hôtel, j\u2019apprends que l'armée doit arriver à 11 h, dans une heure.A l\u2019heure dite, quatre avions se mettent à survoler la ville.Ils tournent en rond, ils font du repérage.Je décide d'aller voir par moi-même dans la place centrale.Je dis à ma compagne de voyage de m\u2019attendre, je ne serai pas parti longtemps.Le propriétaire de lliôtel m\u2019assure qu'il n\u2019y aucun danger.Les guérillas ont tout cassé dans la mairie.Ijes vitres, les portes, tout est sens dessus dessous.Ils ont même fait sauter un coffre-fort, qu'ils montrent fièrement a toute la foule de curieux.Ils ont vidé une pharmacie et déployé Les guérémos sont des enfants, armés de carabines des années 40.Certains portent des masques.Peut-être ont-ils vu les photos de nos Mohawks?l\u2019inventaire devant la mairie.Les murs sont tapissés de graffiti classiques de toutes les révolutions: «Nous voulons des terres», «Nous voulons dignité et respect», «Nous voulons de la bonne nourriture».Le plus impressionnant, c\u2019est toute la paperasse de la ville qui gît sur le sol.On voit des habitants qui cherchent leurs dossiers.Contrairement aux gens rencontrés précédemment, ceux-ci semblent calmes, certains même applaudissent les déclarations des chefs guérémos.Les guérémos sont des enfants, armés de vieilles carabines de chasse des années 40.Certains fusils n'ont même plus de chargeur tellement ils sont vieux.Certains portent des masques, peut-être ont-ils vu les photos de nos Mohawks?Je m\u2019interroge.Ils ont plus l'air d\u2019une attraction touristique que de rebelles sanguinaires.Tout le monde prend librement des photos.Les guérémos ne sont pas agressifs, certains discutent calmement avec les gens autour dupe bonne cigarette.A discuter avec les gens, je me suis rendu compte qu'en situation de crise, le roi, c\u2019est la rumeur.Au début, op disait qu\u2019ils contrôlaient l\u2019Etat du Chiapas au complet, sauf Tuxtla Guterrez, la capitale.J'ai complètement décroché lorsqu'un Mexicain m\u2019a dit qu\u2019ils détenaient le Palacio de Mexico City.En bout de ligne, ils ont seulement trois villes, si l\u2019on peut appeler ça des villes, soit San Cristobal.Ocosin-go et Margarita.Le lendemain matin, on sc lève vers 8 h pour prendre l'autobus de 9 h.vers le Guatemala cette fois.Les gens de l'hôtel nous annoncent joyeusement que les guérémos sont partis à 1 h du matin.Nous fermons nos sacs, payons l\u2019hôtelier et partons.Nous manquons notre autobus.et décidons de faire de I auto-stop.Après un certain temps, un autobus scolaire jaune s\u2019arrête.Surprise! Des Québécois.Un autobus de hippies partis de Montréal pour le Costa Rica.Nous roulons une dizaine de minutes lorsque des gens de l\u2019année nous font signe de reculer.On entend des coups de feu, tout le monde s\u2019étend sur le plancher.L\u2019autobus recule.Plus de peur que de mal.Aucun dommage: ils ne nous ont pas tiré dessus.Le lendemain matin, Yvan, le chauffeur, se ' ARCHIVES rend à la place centrale du Parc des Grutas de San Cristobal pour savoir si la route est enfin libre.Au son de Jimmy Hendrix Un officier de l\u2019armée le confirme, le lui garantit même.Saturés de San Cristobal renommée la «ville boomerang», nous nous engageons sur la même route que la veille.Au son de Jimmy Hendrix, nous arrivons à l\u2019endroit où il y avait eu le barrage.Personne.Il reste des débris dans la rue.Seule chose inquiétante: ces deux carcasses de camionnettes, laissées en bordure de la route.On continue quand même à bon train.Passé le deuxième tas de débris, une grenade explose, trois mètres.Tout le monde se couche par terre, les mères couvrent leurs petits.La peur.L\u2019autobus commence à reculer.J\u2019entends la première vitre exploser.Cette fois c\u2019est vrai, nous sommes la cible.C\u2019est comme une cacophonie qui ne veut pas cesser.On panique, on se couvre et se cache le mieux possible.Vicky est touchée.Elle saigne, mais ne sait pas d\u2019où.Yvan, dans une manoeuvre digne des meilleures cascades, réussit à reculer l'autobus tout en se penchant pour ne pas être atteint.Soudain, l\u2019autobus tourne et descend.Nous voilà dans le fossé.Non, c'est le chemin du Parc des Grutas.Nous repartons.Les mitraillettes ont fini de crépiter.Nous soipmes vivants.A San Cristobal, nous arrêtons l\u2019autobus.Vicky n'est que légèrement blessée à un doigt.Deux pneus crevés, plusieurs vitres en morceaux et des trous de balles un peu partout, mais personne n\u2019est blessé.L\u2019atmosphère reste tendue \u2014 nous nous séparons.Nous n\u2019avons jamais su qui a tiré.Nous pensons que ce sont les militaires, à cause de la proximité de la base de San Cristobal et de la qualité de leur équipement: certaines balles ont percé des trous gros comme des pièces de 10 cents.Je me demande toujours comment les guérémos ont pu résister à l\u2019armée si longtemps.* Le nouveau Code civil et la copropriété PAUL LAMBERT Architecte omme le notait Gilles Ix*sage dans un éditorial, «le nouveau Code civil reflète les consensus sociaux dans la recherche d\u2019un plus juste équilibre dans les rapports entre les citoyens».11 termine ainsi: «Face à ce \u201ctestament\" inachevé, qui veut relever le défi de susciter pour de vrai le nouveau contrat social qui s'ini|x> se.» Qu\u2019est-ce qui arrive dans le milieu de la copropriété des immeubles?Selon le chapitre 76 des lois de 1969, la première loi touchant la copropriété, l\u2019article 441k stipule: «Chacun des copropriétaires est tenu de contribuer, conformément aux dispositions de la déclaration de copropriété ou à défaut, en proportion de la valeur relative de sa fraction établie dans la déclaration de copropriété, à toutes les charges découlant de la copropriété et de l\u2019exploitation de l'immeuble et spécialement aux charges de la conservation, de l\u2019entretien et de l\u2019administration des parties communes ainsi qu\u2019aux dépenses entraînées par le fonctionnement des services communs.» Deux formules sont proposées, à savoir ce qui apparaît dans la déclaration ou en proportion de la valeur relative de sa fraction.Dans le premier cas, la contribution pourra être relative à la superficie de chaque fraction et dans le deuxième, selon la valeur relative de chaque fraction.Dans le premier cas, la déclaration |)eut fixer la même contribution pour un logement de 1000 pieds carrés situé au 2e ou au 8e étage; dans le deuxième cas, la contribution sera fixée selon la valeur relative, ce qui serait 1,1856% au 2e et 1,3176% au 8e.Dans le premier cas, tous les appartements de même dimension paient la même contribution; dans le deuxième, la contribution varie selon la valeur relative.La loi de 1969 attribue le même nombre de voix aux copropriétaires dans les deux cas.Ce qui paraît injuste dans le premier cas.puisque l'article 442d de cette loi stipule: «Chacun des copropriétaires dispose d\u2019un nombre de voix proportionnel à la valeur relative de sa fraction.» Le nouveau Code civil de 1994 s\u2019exprime clairement à ce sujet à l'article 1064: «Chacun des copropriétaires contribue, en proportion de la valeur relative de sa fraction, aux charges résultant de la copropriété et de l\u2019exploitation de l\u2019immeuble, ainsi qu\u2019au fonds de prévoyance en application constitué en application de l\u2019article 1070.» Et l\u2019article 1090 se lit: «Chaque copropriétaire dispose, à l'assemblée, d\u2019un nombre de voix proportionnel à la valeur relative de sa fraction.Les indivisaires d\u2019une fraction exercent leurs droits dans la proportion de leur quote-part indivise.» Enfin, la justice est rétablie.Vraiment?Au troisième paragraphe de l\u2019article 53 des Dispositions transitoires, le déséquilibre est rétabli.Lisons: «Est également maintenue, malgré l\u2019article 1064 du nouveau code, la stipulation de la déclaration de copropriété qui fixe la contribution aux charges résultant de la copropriété et de l\u2019exploitation de l\u2019immeuble suivant les dimensions de la partie privative de chaque fraction.» Ainsi, les copropriétaires du 2e ou du 8e versant la même contribution pour un espace identique, ceux du 2e disposent de 125 voix et ceux du 8e de 150 voix.Est-ce là l\u2019équité?L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Louis-Guy L'Heureux, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Laurent Soumis, Guy Taillefer, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); Jean-Pierre I,egault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales); à l'information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay; à l'information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffant, Claude Turcotte; à l\u2019information internationale: François Brousseau (éditorialiste et responsable), .'Antoine Char, Jocelyn Coulon, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l'information politique: Pierre O'Neill, Jean Dion (correspondant parie-mentaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); SergeChapteau (caricaturiste);à l'information sportive: Yves d'Avignon: Denise Babin, Rachel Dudos (commis), Marie-Hélène Marie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott, Serge brplante (Québec), Rachel Roche-fort (Ottawa).LA DIRECTION ARTISTIQUE Lucie Licava.LA PUBLICITE Lucie Pinsonneault (directrice), Jacqueline Avril, Lise Bouigault, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Johanne Guibeau, Jean-Yves Guiibert, Christiane iegault, Monique Verreault (publicitaires); Micheline Turgeon (commis); Michèle Bouchard (secrétaire).L'ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur).Nicole Carmel (coordinatri-ce des services comptables): Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Raymond Matte, Nathalie Perrier, Danielle Ponton.Danielle Ross, Linda Theriault (adjointe à l 'administration).LE MARKETING ET SERV ICE À IA i CLIENTELE Christianne Benjamin (directrice).Jolianne Brien (secrétaire), Manon Blanchette, Monique I.'Heureux, lise Lachapelle.Olivier Zuida.Rachelle Leclerc-Vcnne.Jean-Man.- Ste-Marie (superviseur ai a promotions des abonnements).LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guy Renaud Kirouac (directeur).LA PRODUCTION Robert McDougall (directeur des systèmes iti/or-matiques et de la production).Jolianne Brunet, Danielle Cantara, Sylvain Darvy, Richard I >es-Comiiers, Caroline I >cs Rosiers.Lynda I )i Ce- H sarc.Marie-Josée Hudon.Michael Schneider.| Marie-France Turgeon (coordonnatrice), B Christiane Vaillant.Les annonces classées et avis publics: Yves Williams (superviseur).Dominique Charbonnier.Mariène Côté, Sylvie n Laporte.Pierrette Rousseau.Micheline Rue!- | land.LE CONSEIL DU DEVOIR KC.Fier- j re Bourgie (président).LA FONDATION DU ! | DEV OIR Marcel Coutureignrsàfrpi/).Roger I 4 A I I.K I) k v o I II K V K \\ I) It K I) I ¥ K V H I K h I !l !» I iE ACTUALITES Laporte propose à McGill une forme d\u2019intégration du français JEAN CHARTIER LE DEVOIR Le président du ConseiJ de la langue française, Pierre-Étienne Laporte, recommande l\u2019apprentissage des vocabulaires de spécialité du français standard à l\u2019Université McGill.Il estime que l\u2019intégration des étudiants de McGill au marché de travail québécois requiert une meilleure adaptation des facultés de médecine, de science, de génie et d'administration.Autrement dit, les facultés, qui sont à l\u2019origine de la réputation de McGill comme ghetto anglophone dans la société québécoise, auraient intérêt à doter leurs étudiants des vocabulaires techniques adéquats dans les deux langues.Il n\u2019est pas question, dans l\u2019esprit du président du Conseil, de faire de McGill une université bilingue; les cours resteront en anglais, mais la connaissance du français spécialisé en rapport à la profession que les diplômés assumeront dans la société québécoise devrait être assurée par la faculté.Le président de l\u2019organisme pense que l\u2019institution a fait preuve d\u2019une volonté d\u2019adaptation au fait français depuis 1978; toutefois, le marché du travail nécessite davantage de communications professionnelles en français de la part des diplômés.Le président du CLF fait remarquer que îes universités de langue française assurent souvent des cours de langue de spécialité, avec explication des vocabulaires spécialisés.Pour lui, il y a aussi possibilité d\u2019accroître «le sentiment de confort linguistique de la part des étudiants francophones à McGill».I*i possibilité pour les francophones de rédiger leurs examens et mémoires en français doit être généralisé.Pierre-Étienne Laporte recommande en outre aux autorités de McGill de favoriser des années sabbatiques et des stages dans des institutions francophones pour ses professeurs.Bref, le président du Conseil est favorable à l\u2019extension du fait français à McGill.Il a aussi émis ses commentaires sur le poids relatif des francophones à McGill.Selon lui, les frais de scolarité nettement plus élevés en Ontario et en Colombie-Britannique attirent les étudiants des autres provinces en plus fort nombre à McGill, d\u2019autant plus que cette université est citée comme numéro 1 des universités canadiennes depuis quelques années.Le doyen de la faculté de droit, Yves-Marie Morissette, souligne qu\u2019il est nécessaire pour les professeurs de son département de corriger les examens et mémoires qui leur sont remis, même s\u2019ils le sont en français.«C\u2019est une question d\u2019éthique, dit-il.En droit, on ne saurait faire corriger les examens des étudiants par un traducteur».Yves-Marie Morissette est au centre d\u2019une procédure de grief à ce sujet présentement.La faculté de droit de l\u2019Université McGill compte en tout quelque 620 étudiants inscrits, dont 140 en première année.C\u2019est à peu près l\u2019équivalent du nombre des étudiants en droit à l\u2019Université de Toronto, mais la moitié du nombre d\u2019étudiants inscrits à la faculté de droit de l\u2019Université de Montréal ou de l\u2019Université Queen à Toronto.Le doyen de cette faculté estime à 38% les étudiants fancophones inscrits au programme de droit civil à McGill.Pour lui, sa faculté est un exemple pour les institutions politiques canadiennes.Les audiences sur l\u2019avenir du français à McGill se terminaient hier après-midi.Les commissaires étudiants rendront leurs recommandations publiques dans la première quinzaine de mars.BANANE Depuis les années 50 SUITE DE LA PAGE 1 tique, la banane verte qui est jaune.Jaune, en somme comme toutes les bananes, mais verte parce qu\u2019on pourra la cultiver sans pesticides parce qu\u2019elle résiste, actuellement du moins, à toutes les souches connues de champignons et insectes destructeurs de bananiers.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui a fait dire le plus sérieusement du monde à Daniel Green, de la Société pour vaincre la pollution, en cravate et habit de toile modèle Rio 1992, que «ce n\u2019est pas une banane, mais une alternative à un désastre écologique qui se prépare dans les pays en voie de développement».La réalisation de cet hybride, dont le nom de code est -=jp- la FHIA-01, a été rendu possible grâce à un financement, public, il faut l\u2019avouer, du Centre de recherches pour le développement international (CRDI), un organisme fédéral qui a investi 1,3 million$ dans l\u2019affaire.L\u2019histoire de la Goldfinger débute dans les années 50 alors que les consommateurs des pays producteurs et importateurs se délectaient de la Gros Michel, aujourd\u2019hui disparue, après avoir été décimée dans une guerre bactériologique impliquant la Souche I de la maladie de Panama.Une telle histoire avait besoin d\u2019une multinationale.De fait, la United Fruit, aujourd\u2019hui la United Brand, avait prévu le coup et préparé une riposte secrète en préparant un hybride, la Cavendish, qui a d\u2019ailleurs permis de reconstituer les plantations des trois continents.Résistante au début, la merveille de l\u2019époque s\u2019est avérée vulnérable à la maladie de Sigatoka, un fongus qui cause le flétrissement des feuilles du bananier, et à la souche 4 de la maladie de Panama.Cette nouvelle «peste noire» du monde végétal infecte les feuilles des bananiers, diminue la longévité des fruits (ce qui coûte cher aux exportateurs) et réduit la productivité des plants.Or 90% des bananes cultivées dans le monde sont mangées dans le pays producteur, ce qui en fait un aliment de base indispensable.Le reste, soit 10% ou 70 millions de tonnes, est exporté, apportant un répit économique à plusieurs petits pays, où les multinationales sont implantées.Dans certains, comme au Costa Rica, les arrosages systématiques de pesticides ont engendré des générations d\u2019enfants difformes, de travailleurs atrophiés, in- toxiqués et malades au point d\u2019en mourir.Cette guerre chimique, lancée par les multinationales contre les fongus destructeurs, s\u2019avère évidemment hors de portée économique pour les petits planteurs, qui ravitaillent les populations locales.En plusieurs endroits de l\u2019Amérique latine ou centrale, d\u2019Afrique et d\u2019Asie, on abandonne donc cette culture, faute de pouvoir la soutenir.Ce fut toute une aventure scientifique que la mise au point de la Goldfinger avec les fonds du CRDI, qui correspondent à environ 60% du coût total du projet.La United Fruit avait prévu que la Cavendish pourrait subir les affres de nouvelles souches du terrible fongus, ce qui s\u2019est bel et bien produit quand la souche 1 de la maladie de Panama a entrepris de résister aux fongicides au point de produire trois générations de mutants.Comme les bananes ne produisent que très peu de graines - ce qui les rend fort attrayantes à manger d\u2019ailleurs - le centre de recherche hondurien a dû peler et écraser 20 000 régimes de bananes par année pendant plus de 15 ans pour obtenir des plants de chacun des 800 sortes à sa disposition.Les plants, aussitôt en fleur, ont été pollénisés à la main pour obtenir les croisements désirés.C\u2019est en 1977 que la banane verte de couleur jaune a commencé à voir le jour avec la création d\u2019un hybride capable de résister à un insecte qu\u2019on ne pouvait tuer jusque-là qu\u2019avec des pesticides.Il devait s\u2019avérer aussi capable de tenir tête à la souche 4 de la maladie de Panama.On l\u2019a donc croisé avec un clone femelle de la variété brésilienne «Prata naine», qui lui a donné un goût de pomme, aussi fatal, foi de journaliste qui y a goûté hier, que tout ce que le James Bond de Goldfinger a dû séduire pour s\u2019en sortir vivant Ceux qui pensaient que les polars environnementaux ne donnent que des histoires sans lendemain devront se raviser.La Goldfinger, comme tout film à succès, aura une suite si les consommateurs en redemandent aux société Cole, Chiquita, et consorts.Cette banane, qui ne s\u2019oxyde pas même dévoilée au grand jour, a en effet un rejeton en vue, la FHIA-03, qui résiste au Moko, une autre maladie bactérienne et qui peut pousser dans des sols ingrats où on n\u2019a jamais vu l\u2019ombre d\u2019une banane dans un arbre.Une histoire à suivre, en somme.Permis refusé à un marchand d\u2019armes LE DEVOIR La police s\u2019est opposée fermement mardi à ce que le fils d\u2019un marchand d\u2019armes obtienne le permis de commerce résilié au nom de son père.Gérald Morin avait plaidé coupable voici dix jours à l\u2019accusation d\u2019avoir vendu illégalement des armes.Le policier chargé des enquêteurs de la SQ à Joliette, Marcel I^brie, est venu témoigner sur les transactions douteuses menées autour de ce commerce ayant pignon sur rue à Joliette.La police a trouvé des armes qui avaient été déclarées volées dans un camion chez un client du commerce, un dénommé Tremblay, notamment des pistolets AR-15 et une mitraillette.Un autre policier a expliqué le fait que ce commerçant C'est beau la vie DONNEZ! La Sociéte canadieroe de la Croix-Rouge Xrwî.ijKr avait déjà une douzaine d\u2019antécédents judiciaires pour méfaits ainsi que des mises en probation.A la suite des interrogatoires de la police, une de ces armes fut trouvée chez un motard, une arme utilisée dans une tentative de meurtre.Parmi le lot de 40 armes déclarées volées par le commerçant, plusieurs furent acheminées chez des motards de Québec et de Montréal.Un autre enquêteur de la Sûreté du Québec, Denis Sansregret, a fait part qu\u2019une arme à autorisation restreinte, un Ruger 44, a été vendue récemment à un client malgré la révocation du permis attaché au dit commerce.L\u2019avocat du fils Morin, Me Ferland, fait toutefois valoir que soi) client ne doit pas être pénalisé pour la faute d\u2019un autre.A l\u2019inverse, le procureur de la couronne souligne que le commerce d\u2019armes garderait la même adresse, le même numéro de téléphone et le même personnel.Me Jean-François Tessier soutient qu\u2019il n\u2019est pas dans l\u2019intérêt de la sécurité du public d\u2019émettre un tel permis à Dominique Morin.Il rappelle qu\u2019il ne s\u2019agit pas là d\u2019un droit mais d\u2019un privilège, et qu\u2019une grande responsabilité est liée au commerce des armes à feu.Le potentiel d\u2019abus doit être éliminé.Ix* juge Valmont Beaulieu a pris la cause en délibéré et prononcera son jugement le 7 mars.SERBES Contrôle SUITE DE LA PAGE 1 Russie et les Serbes de Bosnie que ces derniers avaient décidé de se plier à l\u2019ultimatum de l\u2019OTAN, qui n\u2019est pas levé malgré l\u2019annonce-surprise d\u2019hier, serait, «une mesure positive».«Il faudra voir comment cela se traduit sur le terrain», avait-elle dit, reflétant le scepticisme suscité par les multiples promesses non tenues par les Serbes dans le passé.Mme Myers a assuré que Washington n\u2019avait pas été averti par Moscou de cette annonce, ni de la décision de la Russie d\u2019envoyer à Sarajevo une partie de son contingent de la Force de protection des Nations unies (FOR-PRONU) stationné en Croatie.Les Nations unies ont expliqué pour leur part pour la première fois comment elles comptaient s\u2019y prendre pour assurer le contrôle des armes lourdes.«Ix contrôle des armes lourdes sera assuré par une présence armée permanente de la FORPRONU sur cinq ou six sites», a dit le porte-parole Ahmad Fawzi.Accord ONU-OTAN Pendant ce temps, les responsables de l\u2019Alliance atlantique, qui menacent de détruire toutes les armes lourdes encore présentes dans un rayon de 20 km autour de la capitale bosniaque après l\u2019expiration de leur ultimatum dimanche à minuit, ont poursuivi les préparatifs en vue d\u2019une éventuelle intervention militaire.Les Occidentaux se montrent en effet méfiants après les promesses des uns et des autres de retirer leurs pièces d\u2019artillerie.Tout en se disant encouragé par l\u2019engagement des belligérants à poursuivre le désarmement, l\u2019amiral américain Mike Boorda, commandant des forces de l\u2019OTAN en Europe du Sud, a déclaré dans la journée: «Il nous faut des actes et pas seulement des promesses».L\u2019hypothèse d\u2019une opération militaire a encore pris de la consistance après que le commandant suprême de l\u2019OTAN en Europe, le général américain George Joul-wan, et le représentant spécial de l\u2019ONU, le Japonais Ya-shushi Akashi, eurent réussi à faire taire leurs divergences lors d\u2019une rencontre à Zagreb.Le général Joulwan a annoncé un accord entre CECM Vive opposition SUITE DE LA PAGE 1 et femme ayant atteint l\u2019âge de contracter un mariage, et ce, sans aucune discrimination, mais il ajoute que «la valeur institutionnelle du mariage doit être soutenue par les pouvoirs publics; la situation des couples non mariés ne doit pas être placée sur le même plan que le mariage dûment contracté».L\u2019Article 3 précise que les époux ont le «droit inaliénable de fonder une famille (.) dans une juste hiérarchie des valeurs et en accord avec l\u2019ordre moral objectif qui exclut le recours à la contraception, la stérilisation et l\u2019avortement».Le même article précise plus loin (alinéa b) que «dans les relations internationales, l\u2019aide économique accordée pour le développement des peuples ne doit pas être conditionnée par l\u2019acceptation de programmes de contraception, de stérilisation ou d\u2019avortement».L\u2019Article 4 condamne spécifiquement l\u2019avortement.L\u2019Article 6 ajoute que «le divorce porte atteinte à l\u2019institution même du mariage et de la famille», mais il précise aussi que «le système de la famille élargie, là ou il existe, doit être tenu en estime et être aidé à mieux remplir son rôle traditionnel de solidarité et d\u2019assistance mutuelle».L\u2019Article 10 plaide en faveur d\u2019une rénumération au travail suffisante, soit par un salaire adapté, soit par des mesures sociales comme les allocations familiales, mais cette rénumération «doit être telle que la mère de famille ne soit pas obligée de travailler hors du foyer, au détriment de la vie familiale, en particulier de l\u2019éducation des enfants».«Inacceptable et rétrograde!, lance la commissaire du quartier 4 Constance Leduc, du MEMO.Nous voulions bien célébrer l\u2019Année de la famille, mais cet amendement est une insulte aux parents.En leur distribuant cette Charte, la CECM suggère que cette vision de la famille est la seule à laquelle il faut se référer.C\u2019est un recul majeur pour une commission scolaire qui se veut pluraliste et ouverte sur le monde».D\u2019autant plus que le Bureau québécois de l\u2019Année internationale de la famille n\u2019a justement pas voulu définir de façon stricte la notion de famille, et qu\u2019il plaide pour une ouverture aux différents modèles familiaux.Mme Leduc ajoute que le MEMO dénoncera la distribution de cette Charte et proposera aux comités de parents de retourner le document au conseil exécutif de la CECM.Encore des pneus en feu Sherbrooke (PC) - Sept mois à peine après la destruction complète par les flammes de l\u2019usine de la firme Animat-Caoutech, à Saint-Élie-d\u2019Or-ford, en Estrie, un incendie a de nouveau éclaté vers 10h30 hier matin, cette fois dans la réserve de plus de 20 000 mètres cubes de pneus déchiquetés.Faute de source d\u2019eau à proximité, les pompiers ont été forcés d\u2019installer une conduite sur une distance de plus d\u2019un kilomètre entre la route 220 et les installations de la compagnie, ce qui a retardé d\u2019autant la lutte contre l'élément destructeur.Munis d'appareils respiratoires, les pompiers ont d\u2019abord utilisé de la mousse.A l\u2019aide d\u2019un camion-échelle, ils ont par la suite arrosé le brasier du haut des airs.Ils ont également fait appel à deux pelles mécaniques pour creuser une tranchée entre le matériel enflammé et la réserve encore intacte.Ce nouvel incendie a fait monter d\u2019un cran l\u2019exaspération des résidants du secteur.Présent sur les lieux, le conseiller du quartier, Serge Audet, a indiqué que la compagnie Caoutech avait mis fin à ses opérations de déchiquetage de pneus à l\u2019extérieur il y a une semaine à peine, à la suite d\u2019un avis qxpédié par la municipalité de Saint-Élie.Il a confirmé que la compagnie avait entrepris des démarches pour transférer ses opérations à Montréal.Si les pompiers ont réussi à contrôler les flammes vers 12h30, ils n\u2019ont regagné leur caserne que vers 18h.Une équipe du ministère de l\u2019Environnement du Québec a fait ériger une digue de neige afin de contenir les eaux usées.Un porte-parole a confié que les risques de contamination de la nappe phréatique étaient minimes en raison de la faible chaleur dégagé par le brasier.LE DEVON! LES BUREAUX OU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A 16H30 RENSEIGNEMENTS\t(514) 985 3333 ADMINISTRATION\t(514)915 3333 AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS TRAIS (514) 915 3344 (514)9153344 (514) 915 3399 1 100 363 0305 * Extérieur (sans frais) * 1-800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI À DE 7H30À 16H30 2050.RUE DE BIEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAl.(QUÉBEC) H3A 3M9 DEVOIR toc dam LE DEVOIR 11 r Bouffa Y) IR i I !*pr\u2018i i fa Impriment (al: Bibliothpque i lint Jan SERVICE DES ABONNEMENTS lit HBéits de télépkiM Miiiati itUSItt pm It itnxe de litiinw WI < wrlot el ptit let etewweeli poitui Montréal\t(514) 985 3355 al l.\u2019Âgrnrr f*rr w Canarfiranr rut autorifa a rtnpioyrr «i a diffusrr XtXt; vnrirr à la rhmféfa 1514) 905X155; publicfa (514) 905X199.(! PHOTO AP Ce tankiste serbe s\u2019apprête à quitter les alentours de Sarajevo.Les forces de l\u2019OTAN vont faire respecter une ceinture de 20 kilometres, libre d\u2019armements, autour de la ville à partir de dimanche.l\u2019OTAN et les Nations unies sur une définition du «contrôle» de l\u2019artillerie lourde serbe sur les hauteurs surplombant Sarajevo.Pour montrer aux Serbes leur détermination, les ministres de la Défense et les chefs d\u2019état-major de cinq pays occidentaux \u2014 Grande-Bretagne, France, Pays-Bas, Italie et États-Unis \u2014 ont décidé de se réunir dimanche sur la base italienne d\u2019Aviano, à quelques heures de l\u2019expiration de l\u2019ultimatum de l\u2019OTAN.Le président Bill Clinton a déclaré pour sa part qu\u2019en lançant son ultimatum l\u2019Alliance atlantique avait adressé un «message clair» aux Serbes et ainsi créé un climat favorable pour parvenir à un accord de paix.«Je pense maintenant que nous avons envoyé un message clair aux Serbes.Je pense que tout le monde tiendra bon.Nous avons une vraie chance non seulement de protéger Sarajevo, mais de conclure un accord de paix qui soit juste», a-t-il dit.Si l\u2019OTAN se montre plus ferme que jamais, le commandant des forces de l\u2019ONU en Bosnie, le général Michael Rose, a dit pour sa part avoir bon espoir que les Serbes et les Musulmans se plient aux demandes occidentales avant dimanche minuit.Il a déclaré qu\u2019il était «rassuré» par la situation.Il a toutefois assuré que ses hommes utiliseraient la force pour contrer des combattants voulant récupérer leurs armes lourdes.Conscients de la volonté de l\u2019Alliance atlantique d\u2019en finir avec des mois d\u2019atermoiements, les Russes ont lancé une vaste offensive diplomatique pour empêcher une action contre les Serbes, avec lesquels ils partagent des traditions historiques.Après avoir remis une lettre de Boris Eltsine à Radovan Karadzic, Vitali Tchourkine a annoncé que 400 soldats russes actuellement déployés en Croatie seraient envoyés bientôt à Sarajevo.Moscou s\u2019est prévalu d\u2019un triomphe après avoir avoir obtenu des Serbes qu\u2019ils acceptent ses propositions de paix.Renversant les rôles, le ministère des Affaires étrangères a demandé, dans un communiqué, aux Occidentaux d\u2019user «de l\u2019influence nécessaire» pour forcer le gouvernement bosniaque, contrôlé par les Musulmans, à accepter la démilitarisation.A1C "]
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