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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-03-01, Collections de BAnQ.

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[" DEVOIR Vol.L X X X V No 4 9 M O N T R K A I.1.K M A RDI I M A R S 1991 (i i) T !' S VQ o r o it I o 8 ;> o PERSPECTIVES La culture de la violence De Sarajevo à Hébron, une tuerie peut bouleverser l\u2019agenda politique François Brou ssean Par un seul acte violent, un simple individu peut changer l\u2019Histoire: une nouvelle preuve en a été administrée vendredi par Baruch Goldstein, ce zélote ultrasioniste dont la folie meurtrière risque aujourd\u2019hui de barrer le long chemin vers la paix israélo-palestinienne.La tragédie d\u2019Hébron, comme les éruptions désormais rituelles des week-ends sud-africains (encore 29 morts samedi et dimanche), ou encore les assassinats quotidiens en Algérie, met en lumière le rôle omniprésent de la violence en politique, ses effets parfois incontrôlables.mais aussi l\u2019usage hypocrite que les élites en font.Il y a une culture de la violence.C\u2019est devenu un cliché de dire que les territoires occupés par Israël \u2014 tout comme les banlieues noires d\u2019Afrique du Sud, avec leurs 14 000 morts depuis février 1990 \u2014 sont une chaudière en ébullition, un laboratoire de délinquance et de radicalisme.Que les jeunes y marinent dans leur désespoir.Qu\u2019ils accueillent avec le plus grand scepticisme les initiatives médiatiques, aux effets incertains ou passagers, prises par leurs élites plus ou moins déconnectées.Ce week-end, en réaction à l\u2019horrible tuerie d\u2019Hébron, l\u2019Intifada, cette célèbre «Guerre des pierres» palestinienne, a recommencé dans les territoires occupés par Israël, avec son cortège d\u2019affrontements rituels, avec ces gamins armés de frondes affrontant des soldats lançant des grenades lacrymogènes ou tirant des balles de caoutchouc.Elle enflamme aujourd\u2019hui toute la Cisjordanie alors que, depuis trois ans et demi, elle se limitait surtout à Gaza.La cohabitation est-elle possible?Entre des fous furieux comme le meurtrier de la mosquée d\u2019Hébron et les intégristes du Hamas, certainement pas.La logique qui les anime est la même que celle qui est à l\u2019œuvre en ex-Yougoslavie: le nettoyage ethnique, l\u2019impossibilité, affirmée haut et fort, pour les membres de communautés différentes de vivre ensemble harmonieusement.Les uns disent \u2014 c\u2019est le mot d\u2019ordre actuel parmi f\u201c les Palestiniens plus radicaux \u2014 que tous les colons doivent disparaître des territoires occupés de Cisjordanie et de Gaza, où ils sont disséminés dans plusieurs dizaines de colonies.Les autres voudraient littéralement tuer tous les Arabes.En Israël, le mot d\u2019ordre ces jours-ci est: «Haro,sur les extrémistes!» Mieux vaut tard que jamais.L\u2019Etat juif va-t-il se décider à prendre au sérieux la menace que font peser sur toute tentative de paix ces colons des territoires \u2014 souvent, comme Çaruch Goldstein, originaires des Un nouveau États-Unis \u2014 qui, comme leurs adversaires les plus résolus, peuvent à cas de tout moment faire capoter les meilleures initiatives par un acte suf-«Trop peu, fisqmment violent?A condition qu\u2019elle massacre assez trop tard» de monde \u2014 disons: plusieurs dizaines de personnes d\u2019un seul coup\u2014 une bonne tuerie peut bouleverser l\u2019agenda politique.On l\u2019a vu début février à Sarajevo dans un autre contexte; on le voit fin février à Hébron.Il y a une culture de la violence; une culture qui, dans un contexte de misère économique et d\u2019oppression politique, s\u2019étend et s\u2019avère de plus en plus difficile à déraciner.Il y a les effets incontrôlables de cette violence, quand elle fait éruption un beau matin, au grand dam des élites en train de négocier dans leurs beaux hôtels.Mais il y a aussi un usage de la violence par les différents pouvoirs et contre-pouvoirs.Cette utilisation de la violence par diverses factions, que ce soit en Palestine occupée, en Afrique du Sud ou ailleurs, est à l\u2019enseigne de l\u2019hypocrisie.On y réagit avec indignation.mais on fait beaucoup moins pour la prévenir.Pire: tout en la dénonçant, on s\u2019en sert parfois comme d\u2019un levier pour faire pression sur l\u2019adversaire.Et quand elle est vraiment \u2014 comme c\u2019était le cas à Hébron \u2014 le fait d\u2019une folie singulière et non d\u2019un complot mûri en haut lieu, elle provoque la panique dans les états-majors, qui réagissent le plus souvent avec maladresse.Les actions décrétées dimanche par Jérusalem pour désarmer les colons juifs enragés, si elles avaient été prises avant un tel événement, auraient pu avoir un effet bénéfique et apparaître comme courageuses.Prises après la tragédie, elles s\u2019avèrent, comme le dit aujourd\u2019hui Yasser Arafat, un nouveau cas de «Trop peu, trop tard».La violence est dénoncée par tout le monde; et nul doute que plusieurs leaders des deux camps sont aujourd\u2019hui sincèrement révulsés par ce qui s\u2019est passé à Hébron.Mais elle lait également l\u2019objet d\u2019une tolérance suspecte, quand elle n\u2019est pas carrément utilisée en sous-main.En Afrique du Sud, la complicité policière à la base avec certains éléments de l\u2019extrêmendroite blanche est un fait connu.Par ailleurs, en octobre dernier, les autorités religieuses musulmanes de la triple «Ville sainte» avaient averti le premier ministre Rabin des tendances violentes et des antécédents de Baruch Goldstein.C\u2019est en tout cas ce qu\u2019écrivait hier le Haut-Conseil islamique de Jérusalem.Mais sans obtenir de résultat: le dément a continué de courir et il a pu tranquillement réaliser son forfait du 25 février.Complicité?Négligence?Complaisance?Pour beaucoup de peuples, la violence n\u2019a malheureusement pas fini de faire partie de la politique.1 N D\tE X\t\t Les Actualités.A2\tÉditorial\t\t,.A6\t Agenda culturel .B6\tIdées\t\t.A7\t Avenirs\tB1\tLe Monde\t\t,.A5\t Avis publics\tB4\tMontréal\t\t.A3\tMétéo Classées\tB5\tMots croisés.\t.B4\tEnsoleillé \tPolitique\t\t.A4\tMax.-8 Économie\tB2\tLes Sports\t\t.B5\tDétails en B4 MONTRÉAL 60 millions$ pour la Rive-Sud PAGE A 3 L'ÉDITORIAL Lise Bissonnette: savoir retraiter PAGE A 6 LES ACTUALITÉS Aluminium: vers un accord en béton PAGE A 2 Élection partielle Les libéraux en avance dans Shefford PHOTO AP Les affrontements se sont poursuivis hier dans les territoires occupés entre Palestiniens et forces militaires israéliennes.Au total, 21 Palestiniens ont été tués depuis le massacre survenu à Hébron.Le massacre d\u2019Hébron Les Palestiniens sous protection internationale: Rabin acquiesce Les affrontements ont fait 21 morts dans les territoires occupés Jérusalem (AFP) \u2014 Le premier ministre israélien Yitzhak Rabin a affirmé hier soir qu\u2019il serait prêt à accepter une présence civile internationale dans les territoires occupés où doit être appliquée l\u2019autonomie palestinienne.S\u2019exprimant à Jérusalem devant les représentants des principales organisations juives américaines, il a affirmé: «Nous serions d\u2019accord pour le stationnement d\u2019une présence internationale dans la bande de Gaza et à Jéricho» (Cisjordanie occupée).Le premier ministre a ajouté: «Cette présence ne devrait pas comporter de forces militaires et être conforme à la Déclaration de principes» sur l\u2019autonomie palestinienne conclue le 13 septembre à Washington par Israël et l\u2019OLP.Le chef de l\u2019OLP Yasser Arafat avait demandé une protection internationale pour les Palestiniens des territoires occupés à la suite du massacre d\u2019Hébron commis vendredi par un colon israélien de l\u2019implantation voisine de Ky-riat Arba, qui avait tué 52 Palestiniens dans une mosquée.M.Arafat avait d\u2019autre part exigé le désarment des colons israéliens comme condition de sa participation à la reprise des négociations de paix avec Israël.A New York, la mission israélienne à l\u2019ONU a déclaré hier qu\u2019elle accepterait un projet de résolution condamnant le massacre d\u2019Hébron et envisageant un déploiement international mutuellement agréé par Israël et l\u2019OLP.Mais il n\u2019est pas question que ce projet, en discussion depuis vendredi à New York, inclue une référence à Jérusalem comme faisant partie des territoires occupés, a ajouté le porte-parole de la mission israélienne, M.Avner Tavo-ri, juste avant une nouvelle réunion du Conseil de sécurité sur ce sujet.Selon des diplomates occidentaux;, des blocages persistaient hier soir entre les Etats-Unis et l\u2019OLP dans les difficiles tractations sur ce projet de résolution.Des responsables de l\u2019ONU ont évoqué la possibilité d\u2019une réunion officielle du Conseil de sécurité pour un simple débat, sans adoption de texte, dans l\u2019attente d\u2019un éventuel accord.L\u2019ambassadeur d\u2019Israël à l\u2019ONU, M.Gad Yqacobi, a cité trois éléments qu\u2019accepterait l\u2019État hébreu dans un projet de résolution, qui a fait l\u2019objet de discussions avec les États-Unis depuis vendredi: ¦\tune condamnation du massacre d\u2019Hébron, non d\u2019Israël.¦\tun appel à accélérer le processus de négociations israélo-palestiniennes.¦\tune référence à ce qui avait été mentionné dans la Déclaration de principes du 13 septembre (autonomie palestinienne à Gaza-Jéri-cho) sur une présence temporaire internationale, basée sur un accord mutuel entre Israël VOIR PAGE A 8: PALESTINIENS P I E R K E O \u2019 N E 1 L L LE DEVOIR Une semaine après avoir perdu le château fort de Bo-naventure aux mains des péquistes, les libéraux de Daniel Johnson étaient en voie hier de remporter l\u2019élection complémentaire du comté de Shefford.Notaire de Granby et fils du comté, Bernard Brodeur devançait le président de l\u2019Union des municipalités régionales de comtés, Roger Nicolet, le candidat-vedette parachuté par Jacques Parizeau.Au moment de mettre sous presse, le dépouillement de 60 des 203 bureaux de scrutin accordait 1100 voix de majorité au candidat libéral.Après l\u2019exploit de Bonaventure, les résultats d\u2019hier n\u2019ont fait que confirmer les attentes du PLQ et les appréhensions du PQ.En apparence, les libéraux avaient tout pour perdre et ils ont gagné.Il y a 13 ans, soit depuis 1981, que le comté de Shefford est représenté par un député du PQ à l\u2019Assemblée nationale.Le siège était devenu vacant l\u2019automne dernier, avec la démission de Roger Paré, réélu en 1989 par une majorité de 6000 voix.C\u2019est une victoire d\u2019autant plus étonnante que les élec- VOIR PAGE A 8: SHEFFORD LE MON!) E L\u2019OTAN abat quatre avions en Bosnie: sonnés, les Serbes restent silencieux PAGE A 5 Journal de Montréal Les typographes cèdent Les indemnités de départ atteindront en moyenne 207000$ par démissionnaire ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Le conflit au Journal de Montréal est terminé pour ses typographes en lock-out depuis cinq mois et demi.Dans une proportion de 86%, les employés de la préparation du quotidien de la rue Frontenac ont voté, hier, en faveur d\u2019une entente de principe intervenue vendredi soir entre leurs représentants et Québécor.L\u2019entente prévoit des baisses de salaire d\u2019environ 20%, la fin du régime de vacances payées à temps et demi ainsi que le départ volontaire de 80 des 150 employés de la préparation qui toucheront, pour faire leurs adieux, d\u2019appréciables indemnisations.Québécor versera aux démissionnaires quelque 16,5 milfions$, soit 207 000$ en moyenne par tête de pipe, ce qui représente une indemnité de six semaines de salaire VOIR PAGE A 8: TYPOGRAPHES Le desperado de Saint-Germain-des-Prés Vous êtes sûr d'avoir fait le tour de Boris Vian?Détrompettissez-vous FRANCINE LAURENDEAU COLLABORATION SPÉCIALE Vous aimez Boris Vian et vous êtes à l\u2019affût de tout ce qu\u2019on peut publier de lui et sur lui.Évidemment, vous avez lu ses romans.Vous avez été rejoint par la profonde angoisse qui se cache derrière ces textes narquois, cette façon insolite de désarticuler les clichés de la langue française.Vous n\u2019avez pas oublié ses «romans américains» signés Ver-non Sullivan.Ni son théâtre.Ni ses chroniques de jazz, ses écrits pornographiques, son traité de civisme.Ni ses scénarios de films.Vous avez pour lui toutes les indulgences.Vous lui pardonnez de s\u2019être moqué du Voleur de bicyclette.Peut-être qu\u2019au sortir delà guerre, on avait davantage besoin de rêver américain en couleurs que de se plonger dans la détresse en noir et blanc révélée par le néo-réalisme italien.Vous connaissez ses goûts, vous pratiquez le même jazz que lui.Vous connaissez le son de sa trompinette.Vous savez par coeur toutes ses chansons et vous prenez un soin jaloux de ce vieux vinyle où Magali Noël chante Nous avions vingt ans.nostalgiquement portée par le piano léger d\u2019Alain Goraguer.Bref, vous croyez sincère- Boris trompettiste ment avoir fait le tour de Boris Vian et vous vous demandez ce que peut bien offrir de neuf le Cinéma Parallèle du 3 au 8 mars prochain.Vous n\u2019avez pas envie de vous retaper les souvenirs entendus cent fois de quelques survivants, toujours les mêmes, des beaux jours de Saint-Germain-des-Prés.Eh bien je dois vous avouer que c\u2019est précisément cet-.te réticence qui a failli me faire refuser l\u2019invitation de Claude Chamberlan qui rentrait la semaine dernière de Paris, très content des quelques pièces rares, inédites même qu\u2019il en ramenait.Mais une journée d\u2019immersion dans ce programme de films et de vidéos, dont je suis loin d\u2019avoir tout vu, m\u2019a absolument convaincue de l\u2019intérêt, de la nouveauté de ce matériel passionnant Apparemment classiques, les trois vidéogrammes de Jean-Christophe Averty, intitulés Saint-Germain-des-Pré-sents, Avant., Pendant.et Après., sont une bonne entrée en matière.C\u2019est un extraordinaire foisonnement de très courts extraits d\u2019archives en tous genres sur l\u2019histoire du quartier et de ses célèbres habitants.Apparemment classiques je dis bien, ces trois demi-heures sont VOIR PAGE A 8: BORIS L E I) K V 0 I R., I, E M A II D I I M A R S I !) !) 4 LES ACTUALITES Aluminium: vers un accord béton?Ottawa (PC) \u2014 L\u2019arrivée de l\u2019aluminium des pays de l\u2019Est sur le marché international a bouleversé les règles du jeu et les principaux pays producteurs se réunissent aujourd\u2019hui à Ottawa pour tenter d\u2019y remettre de l\u2019ordre.L\u2019objectif de la rencontre qui réunit les représentants des gouvernements de la Russie, du Canada, des Etats-Unis, de l\u2019Union européenne, de l\u2019Australie et de la Norvège, est de réduire la production totale d\u2019aluminium pour faire augmenter les prix.Le premier pays visé par ces réductions est la Russie.Depuis la chute du régime soviétique, ce pays a vu son marché intérieur, essentiellement militaire, s\u2019écrouler.Pour compenser cette perte, Moscou s\u2019est tourné vers les marchés occidentaux et les a littéralement inondés.En 18 mois, les prix ont diminué presque de moitié et on s\u2019est retrouvé avec un surplus de production d\u2019environ 1,5 à 2 millions de tonnes.Résultat, la plupart des producteurs occidentaux ont connu des pertes financières.«Quand vous comparez la demande d\u2019aluminium du monde occidental et sa capacité de production, vous constatez que jusqu\u2019à récemment on parvenait à bien équilibrer l\u2019offre et la demande.En fait, il n\u2019y aurait pas eu de surplus n\u2019eut été de l\u2019arrivée sur le marché de la production des anciens pays de l\u2019Est.Depuis ce temps, le monde de l\u2019aluminium tente de s\u2019ajuster», explique M.Charles Belbin, d\u2019Alcan.Les pays producteurs se sont déjà rencontrés à Bruxelles à la fin janvier pour tenter de conclure un accord.Selon ce qui en a filtré, la Russie aurait accepté de réduire sa production de 500 000 tonnes et ce, en deux étapes.En échange, les pays de l\u2019Ouest aideraient la Russie à développer un nouveau marché intérieur pour son aluminium.Le point le plus délicat à résoudre demeure la mise en œuvre de l\u2019accord car on ne dispose pas de toute l\u2019information nécessaire pour contrôler la situation en Russie.Selon l\u2019analyste Jacques Laplante, les différents gouvernements ne veulent pas créer un cartel mais «permettre aux producteurs de renouer avec la rentabilité» et assurer la survie à long terme de l\u2019industrie.A son avis, il faut rappeler les Russes à l\u2019ordre car ce sont eux qui ne respectent pas les règles du marché en ayant des méthodes de production très pol-luantes et un soutien gouvernemental encore trop généreux.Il faut noter que les lois occidentales interdisent aux gouvernements et aux producteurs de s\u2019entendre pour diriger le marché.Les entreprises ne participent pas aux pourparlers en cours.Cependant, plusieurs d\u2019entre elles ont annoncé qu\u2019elles diminueraient volontairement leur production.On parle d\u2019une réduction totale de 800 000 tonnes jusqu\u2019à présent, indique le président de l\u2019Association de l\u2019industrie de l\u2019aluminium du Québec, M.Christian Van Houtte.ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55, ST-JACQUES, MONTRÉAL, QUÉBEC H2Y 3X2 Fax: (514) 345-7874 Tél.: (514) 98 R«0*B*K Jla maltxllt tUl intant]iC'[t - Intégration des enfants séropositifs Les garderies anticipent l\u2019imbroglio juridique ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Alors que le débat sur l\u2019intégration des enfants séropositifs bat son plein, les garderies s\u2019interrogent sur leur responsabilité civile face aux parents, aux éducateurs et aux enfants.Prises dans cet imbroglio juridique, les garderies n\u2019ont pas de réponses à leurs questions.Des appels de coordonnateurs de garderies affluent au Regroupement des garderies de Montréal où l\u2019on prévoit, face à l\u2019ampleur de la demande, organiser une vaste session d\u2019information qui portera notamment sur les aspects légaux du sida en milieu de garde au cours du mois de mars.Doit-on informer les éducateurs qu\u2019un enfant est atteint du virus?Qui sera responsable en cas de transmission du VIH?Doit-on prendre des assurances spécifiques pour se protéger contre une poursuite en responsabilité civile?Autant de questions qui déchirent les garderies, forcées de composer avec l\u2019anxiété des parents depuis les remous créés par l\u2019affaire de la petite Jessica Dos Santos.«Les garderies ne savent pas quoi faire.Elles ont besoin d\u2019information.C\u2019est pourquoi des groupes d\u2019aide aux sidéens et des avocats nous aident à organiser cette soirée», a expliqué hier Mme Camille Gauvreau, présidente du Regroupement des garderies de Montréal.Dans certaines garderies, des édu- catrices exigent déjà d\u2019être informées de la présence d\u2019un enfant séropositif.«Certaines éducatrices trouvent scandaleux qu\u2019on puisse penser à taire la présence d\u2019un enfant atteint du VIH.A titre d\u2019employé, est-il légal ou non de ne pas les informer?On ne le sait pas», commentait hier Mme Line Doyon, coordonnatrice à la Garderie La Ruche., Comme le publiait LE DEVOIR hier, le Regroupement des garderies de Montréal a pour sa part pris clairement position hier en faveur de l\u2019intégration des enfants séropositifs et du droit à la confidentialité.Un droit qui irait jusqu\u2019à ne pas révéler l\u2019état de santé de l\u2019enfant aux éducateurs des garderies.La direction de la santé publique et le ministère de la Famille reconnaissent le droit au secret, mais invitent les parents d\u2019enfants séropositifs à en discuter avec les coordonnateurs de garderies.D\u2019autres questions hantent maintenant les garderies.Les éducateurs sont-ils tenus au secret confidentiel?Les garderies qui ignorent la présence d\u2019un enfant séropositif peuvent-elles être poursuivies en responsabilité civile?Et si elles le savent, la divulgation aux parents dégage-t-elle leur responsabilité?Coincées entre la Charte des droits de la personne, le droit à la confidentialité, et la responsabilité civile, les garderies ne savent plus à quelle loi se vouer.«On se demande encore si on peut refuser un enfant séropositif.On ne le sait toujours pas.En tant que corporation autonome, c\u2019est notre droit d\u2019accepter ou de refuser un enfant.Mais il y a la Charte des droits qui empêche la discrimination», soutient M.Patrick Harboun, administrateur à la garderie Soleil du Quartier.En sus de ces questions juridiques, les parents pressent maintenant leur garderie de prendre position pour ou contre l\u2019intégration.L\u2019Agence de services de garde en milieu familial du Montréal métropolitain, le plus important au pays avec ces 300 enfants, n\u2019échappe pas au phénomène et entend prendre position rapidement.«Les parents qui font garder leurs enfants posent déjà la question aux personnes qui gardent.Une mère a même demandé à l\u2019une d\u2019elles que tous les enfants passent un test de dépistage», explique Mme Monique Daviau, directrice générale de cette agence.Chacune des personnes qui gardent en milieu familial sont des travailleuses autonomes et libres de décider si elles accepteront ou non des enfants sidéens chez elles, tout comme les garderies.Certaines ont d\u2019ailleurs accepté par le passé de garder des enfants séropositifs.«Nous ne pouvons obliger personne à suivre notre position, affirme Mme Daviau, mais il nous faut prendre position de principe à cause de l\u2019importance du problème.» Le Barreau du Québec veut une plus grande accessibilité à la justice L\u2019Aide juridique devrait être admissible à toute personne dont le revenu annuel est de moins de 26 720$ ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Pour qu\u2019une plus grande proportion de Québécois aient accès à l\u2019Aide juridique, le Barreau du Québec propose que le gouvernement déclare admissible toute personne dont le revenu annuel est de moins de 26 720$.Pour aider les personnes dont le revenu se situe entre 26 720$ et 33 400$, le Barreau s\u2019engage à recruter des avocats prêts à rendre certains services prédéterminés à des coûts pouvant aller jusqu\u2019à 25% des honoraires habituels.Le Barreau suggère également que le gouvernement consente des stimulants fiscaux afin d\u2019inciter les gens à se doter d\u2019une as-surance spécifiquement conçue pour couvrir les imprévus obligeant le recours à un avocat.Ces propositions et une série d\u2019autres feront l\u2019objet d\u2019une présentation, aujourd\u2019hui à l\u2019ouverture de la commission parlementaire sur l\u2019Aide juridique qui cherche à modifier ce programme mis en place il y a 20 ans.Au sujet des assurances en matiè- Le Barreau s\u2019engage à recruter des avocats prêts à rendre certains services.re de frais juridiques, le bâtonnier Denis Paradis a expliqué, hier en conférence de presse, que le produit visera à couvrir les événements hors du contrôle de l\u2019assuré et se greffera à une police d\u2019assurance habitation ou automobile et dont le coût annuel ne dépasserait pas 50$.Cette assurance exclurait le droit criminel et pénal, les recours à la Cour d\u2019appel et les causes pouvant être portées devant la Cour des petites créances.Le Barreau a consulté une cinquantaine de groupes avant de faire ses recommandations.La critique la plus unaniment entendue à l\u2019endroit du système actuel est le niveau des critères économiques d\u2019admissibilité à l\u2019Aide juridique dont tous réclament l\u2019indexation.A l\u2019heure actuelle, une personne vivant d\u2019aide sociale est admissible à l\u2019aide juridique.Celle qui reçoit des prestations d\u2019assurance-chômage ou gagne le salaire minimum a trop de revenus puisque le montant de revenu maximal pour une personne seule est de 9000$ et de 13 000$ pour une famille.Notons toutefois que l\u2019Aide juridique dispose d\u2019un budget de 11 millions$ à 13 millions$ pour les cas limites sur un budget total annuel de 110 millions$.Parmi les recommandations du Barreau, on retrouve certaines propositions visant à corriger des situations.Par exemple, le Barreau constate qu\u2019en matière criminelle à Montréal, 2% des avocats qui acceptent des mandats d\u2019aide juridique ont perçu près de 50% des sommes facturées à l\u2019Aide juridique.Ces concentrations de clients d\u2019aide juridique existent à différentes échelles dans tous les districts judiciaires.Le Barreau s\u2019inquiète de cet état de choses du fait que la grande majorité de ces avocats fondent leur pratique sur des références de certains policiers ou postes de police, en violation avec les Codes de déontologie des avocats et des policiers.Le Barreau considère que cette pratique met en péril l\u2019indépendance de l\u2019avocat qui risque d\u2019être tenté de régler le dossier à la satisfaction du policier.Le Barreau suggère la mise en place d\u2019un système de quotas ou de plafond d\u2019honoraires, semblable à ceux des médecins.Les grenouilles et les crapauds, sont sensibles aux ultraviolets Ottawa (PC) \u2014 Les niveaux de plus en plus élevés de rayons ultraviolets pourraient bien être responsables du déclin des populations de grenouilles et de crapauds à travers le monde, révèle une étude scientifique réalisée aux Etats-Unis.Les œufs de certaines espèces de grenouilles et de crapauds, dont on observe le déclin généralisé, sont particulièrement sensibles aux rayons ultraviolets, selon un article publié hier dans le journal américain Science.L\u2019étude, effectuée par des scientifiques de l\u2019Oregon, sous la direction d\u2019Andrew Blaustein, constitue un avertissement de plus sur les possibles effets de l\u2019amincissement de la couche d\u2019ozone.«Les grenouilles pourraient constituer une espèce indicatrice de l\u2019état général de l\u2019envirod-nement», déclare Jim Kerr, un scieiyj-fique canadien qui avait démontre, dans une étude publiée l\u2019an dernier, que la ville de Toronto connaiséâit des niveaux plus importante frie rayons ultraviolets à cause de l\u2019amincissement de la couche d\u2019ozone.«Il y a eu un déclin net du nombre d\u2019am-phibiens au Canada, qui n\u2019a toujours pas été expliqué», indique Christine Bishop, du Service canadien de là faune.\t' '1 Mais malgré les niveaux records dé rayons ultraviolets enregistrés au cours des dernières années, les populations d\u2019amphibiens n\u2019ont pas connu de baisse marquée l\u2019an dernier, ajoute-t-elle., = : PLANIFICATIONS PLUS Le courtier digne d'amitié PHOTO ASSOCIATED PRF,S$ Lorena Bobbit à sa sortie hier de l\u2019institution psychiatrique: faire des enfants.La réussite financière appartient à ceux qui savent se faire entendre La plupart des REÊR se ressemblent.c\u2019est vrai.Toutefois, ce n\u2019est pas le cas des conseillers financiers.Planifications Plus, le spécialiste en fonds mutuels, vous prêtera l\u2019oreille pour vous aider à choisir le REÉR répondant le mieux à vos besoins et vous offrant le meilleur potentiel de croissance qui soit.Avec Planifications Plus, constamment à votre écoute, vous pouvez enfin dormir sur vos deux oreilles! Pour toute information, composez le 842-0121 ou encore, présentez-vous à l\u2019adresse suivante : 249, rue St-Jacques, bureau 200, Montréal.Lorena Bobbitt, libre Elle encourage les femmes molestées par leur mari à porter plainte SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR Plaidant en faveur de l\u2019internationale des épouses violentées par leur mari, Lorena Bobbitt est sortie hier de l\u2019institution psychiatrique où elle avait été admise après son acquittement.Mme Bobbitt est devenue une célébrité instantanée le 23 juin dernier, et de la manière la plus improbable qui soit.Affirmant que son mari abusait d\u2019elle, elle lui avait sectionné le pénis.Il y a cinq semaines, elle était acquittée, pour troubles mentaux au moment des faits.Le cas Bobbitt a vite fait le tour du monde, en plus d\u2019occuper une place prépondérante dans la presse américaine, et même dans les journaux dits sérieux.The New York Times réservait une place en «une» à l\u2019acquittement de Lorena Bobbitt et y consacrait le même jour un éditorial.L\u2019hebdomadaire britannique The Economist, qui pèche rarement par frivolité, mentionne cette semaine l\u2019affaire Bobbitt dans un éditorial qui ijlustre le «culte de la victime» aux Etats-Unis.«Voici que soudain, il y a des victimes partout en Amérique; et ce ne sont pas les morts, les blessés, les meurtris, mais ceux qui sont de l\u2019autre côté», écrit l\u2019hebdomadaire.Et de dénoncer l\u2019acquittement de Mme Bobbitt, celui de son mari en novembre dernier pour viol de sa femme, et l\u2019ajournement pour vice de forme du procès des frères Me-nendez, parricides.Dans chacun de ces cas, le prévenu a bénéficié de la bienveillance du jury et de l\u2019opinion: Mme Bobbitt, parce qu\u2019elle avait subi la violence de son mari; M.Bobbitt, parce qu\u2019il venait de payer d\u2019être mutilé par sa femme; les frères Me-nendez, parce que leurs parents les avaient sexuellement molestés.A sa sortie de l\u2019hôpital hier, Mme Bobbitt, qui devra suivre un traitement psychiatrique, a encouragé les femmes molestées par leurs maris à porter plainte.Il n\u2019y aura peut-être pas, dans le mouvement féministe américain, un «effet Bobbitt», comme il y a eu un «effet Anita Hill» - du nom de cette juriste qui a accusé le juge Clarence Thomas, alors candidat à la Cour suprême, de harcèlement sexuel.Mais la notoriété de Mme Bobbitt est assurée.Dans un article consacré au nouveau féminisme, le mois dernier, le magazine masculin Esquire assure que «beaucoup de femmes ont eu une réaction de triomphe et de jubilation» à l\u2019affaire Bobbitt.Et cite le point de vue de l\u2019artiste punk Maf-feo: «Lorena Bobbitt est une complète héroïne.Elle s\u2019est défendue en allant droit au but.» Hier, Mme Bobbitt, qui est d\u2019Orjgi-ne équatorienne, a affirmé vouloir faire des enfants et retrouver son rêve américain.Ce dernier souhait, au moins est en bonne voie: son | agent \u2014 car comme toute célébrité, même passagère, elle en a un \u2014 négocie la vente de son histoire pour un livre et un film de télévision.A 4 L E I) E V 0 | R , L E M A RDI I M A li S I » !) I A A LE DEVOIR - MONTREAL À moins d\u2019un revirement de la RIO cet après-midi Vente du Village olympique: ce sera non i j: «Dans un autre contexte, dans d\u2019autres circonstances, on pourrait obtenir un meilleur prix» KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR \\ ¦moins d\u2019un revirement, le conseil d\u2019ad-Lministration de la Régie des installations olympiques (RIO) rejettera cet après-midi les deux offres d\u2019achat qui lui ont été soumises concernant le Village olympique.Les administrateurs de la RIO s\u2019appuient sur l\u2019analyse d\u2019un comité formé d\u2019experts du milieu immobilier ainsi que de gens siégeant sur le conseil d\u2019administration.Du strict point de vue économique, les offres du consortium CADIM-ACMON, dont l\u2019associé principal est la Caisse de dépôt et de placement du Québec, ainsi que le groupe des Terrasses de la Chaudière de la famille Ro- senberg ne sont pas jugées satisfaisantes.Alors que les pyramides olympiques élevées en 1976 au coût de 105 inillions$ sont maintenant évaluées à 55 millions$, les Terrasses de la Chaudière proposent de les acquérir pour 38,2 millionsS et CADIM-AC-MON, pour 25 millions$.«Dans un autre contexte, dans d\u2019autres circonstances, on pourrait obtenir un meilleur prix.Le conseil d\u2019administration va étudier les recommandations du comité, et je présume honnêtement qu\u2019il va faire siennes ces recommandations.Ensuite, le conseil d\u2019administration va les transmettre au gouvernement», a expliqué hier le président-directeur général de la RIO, M.Pierre Bibeau.Ce dernier indique que la RIO pourrait choisir de retourner en appel d\u2019offres lorsque le marché immobilier sera plus avantageux.Sinon, tel que l\u2019a déjà demandé la RIO à Québec, la gestion des anciennes résidences des athlètes olympiques pourrait être cédée à un organisme gouvernemental tel que la Société immobilière du Québec ou la Société d\u2019habitation du Québec, dont la mission correspond plus à l\u2019administration d\u2019immeubles.Le bail liant la Ville de Montréal, propriétaire du terrain sur lequel est construit le Village olympique, et le gouvernement du Québec constitue l\u2019un des éléments problématiques pour la vente des pyramides, au- jourd\u2019hui multifonctionnelles (appartements, logements subventionnés, bureaux et commerces).«Il reste 44 ans sur le bail de 60 ans et ça semble peu, ça semble nous handicaper face à d\u2019éventuels acheteurs.Il va falloir régler d\u2019abord cet aspect du problème», soutient M.Bibeau.Intérêt En novembre dernier, une dizaine d\u2019entreprises avaient manifesté leur intérêt d\u2019acquérir le Village olympique.Cette première étape franchie, deux compagnies ont déposé une offre finale chiffrée à la fin de janvier, offre assortie d\u2019un dépôt de 2 millions!-!.Théoriquement selon M.Bibeau, si la vente se réalisait, les sommes reçues servi- Pierre Bourque et les lourdeurs administratives Simplicité rime avec efficacité KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La bureaucratisation de la gestion publique est telle que la facture d\u2019une action qui devrait normalement coûter 50$ en vient à prendre des proportions dix fois plus élevées.C\u2019est entre autres ce que soutient le directeur du Jardin botanique et candidat pressenti à la mairie de Montréal, Pierre Bourque, dans un article du numéro de février de la revue Gestion.M.Bourque y signe un texte de six pages analysant sa pratique de dirigeant Pierre Bourque estime qu\u2019il faut «redécouvrir les mérites de la simplicité» pour atteindre l\u2019efficacité.D donne en exemple un récent projet qu\u2019il a dirigé pour repaysager des terrains vagues de la rue Sainte-Catherine.«La solution retenue ne sera pas longue à mettre en œuvre et ne coûtera pas cher.En suivant la procédure habituelle, ce genre de démarche pourrait demander de cinq à six ans et finirait par coûter une fortune», écrit-il, écorchant du coup les lourdeurs administratives de la municipalité.Celui qui est soutenu par une équipe qui «réfléchit sur l\u2019avenir de Montréal» - formée de mercenaires selon le maire Jean Doré -, juge sévèrement certains gestes posés par le Rassemblement des citoyens de Montréal au chapitre des relations de travail.«Dans le cadre de ses négociations collectives, par exemple, la Ville a souvent pris des décisions qui posent problème aujourd\u2019hui, comme le fait d\u2019adopter la semaine de 35 heures ou de fixer un plancher de 4000 emplois», affirme M.Bourque.Bien que ce dernier considère que syndicat et employeur devraient fonctionner en symbiose, il rappelle qu\u2019il est lui-piême souvent en conflit avec les autorités municipales.A l\u2019été 1992, Pierre Bourque s\u2019était vigoureusement opposé à la création d\u2019une nouvelle société paramunicipale regroupant entre autres le Biodôme et le Planétarium, prétextant que la voçation scientifique du Biodôme s\u2019en trouverait menacée.A l\u2019époque, une large coalition avait donné son appui à celui qui représente la conscience verte de Montréal depuis 30 ans.Après plusieurs semaines d\u2019une bataille administrative aux allures nettement politiques, M.Bourque est rentré dans le rang, j Pierre Bourque assure aujourd\u2019hui, en parlant de la nécessité d\u2019un milieu de travail harmonieux, que «lorsque l\u2019obstacle est trop important, il ne sert à rien de se buter, il faut plutôt chercher à le contourner».«D faut laisser mûrir un projet, et savoir attendre que son heure arrive», poursuit-il.M.Bourque, qui doit annoncer s\u2019il se lance ou non dans lutte électorale de novembre prochain d\u2019ici le mois de mai, conclut son article en soulignant l\u2019importance de miser, en tant que dirigeant, sur l\u2019élément humain.«Je constate que ma prestation a essentiellement consisté à mettre en valeur et à faire fructifier les talents des personnes avec qui je travaillais.» Rive-Sud: 60 millions$ pour des emplois MARTINE TURENNE LE DEVOIR Après Montréal et Laval, c\u2019était au tour de la Montérégie de lancer officiellement, hier, son programme de subventions à l\u2019embauche: près de 60 millions$ investis au cours des trois prochaines années pour la création de 6725 emplois.Ce projet s\u2019inscrit dans le cadre du Fonds décentralisé de création d\u2019emplois lancé par Québec en décembre dernier et qui prévoit l\u2019investissement d\u2019un milliard$ sur trois ans pour fouetter l\u2019économie et faire reculer de 1% le taux de chômage.La Montérégie bénéficie d\u2019une enveloppe de 8,3 millions$ cette année.Parallèlement à cette somme, pour chaque dollar investi soils forme de don par la région, Québec fournira le même montant, jusqu\u2019à concurrence de 5 millions$.«C\u2019est donc près de 20 millions$ qui seront injectés cette année dans l\u2019économie de la région», a dit hier le maire de Brossard, Paul Leduc, président de la Société montérégienne de développement (SMD), et l\u2019un des 12 membres du tout nouveau comité régional de création d\u2019emplois.C\u2019est ce comité qui étudiera les demandes de subventions à l\u2019emploi provenant d\u2019entreprises, d\u2019individus, d\u2019associations ou de municipalités.En fait, tous sont bienvenus, hormis les commerces au détail.Objectif: créer cette année 2140 nouveaux emplois (pour une moyenne de 8000$ chacun), destinés principalement aux jeunes, aux chômeurs et aux assistés sociaux.«C\u2019est une prévision modeste, a souligné le ministre des Finances, André Bourbeau, responsable de la Montérégie.J\u2019aime croire qu\u2019on puisse faire mieux.» Au terme de cet exercice qui a mobilisé près de 2000 personnes dans la région depuis deux ans, le ministre Bourbeau a dit souhaiter voir surgir sur la Rive-Sud «de nouveaux Softimage et de nouveaux Bombardier».Interrogé sur le type d\u2019emplois qui se créeront à la faveur de ce fonds d\u2019investissement, MM.Bourbeau et Leduc sont demeurés plutôt vagues.«Il est clair que ce ne seront pas seulement des emplois payés au salaire minimum», s\u2019est défendu le ministre des Finances.La subvention de 8000$, ajoute le directeur général de la Société de déve- l\u2019HOTO JACQUES GRENIER MM.André Bourbeau et Paul Leduc: ils sont demeurés plutôt vagues sur le type d\u2019emplois qui se créeront loppement de la Rive-Sud, Maurice Giroux, n\u2019est pas absolue.«C\u2019est une incitation, dit-il.L\u2019entreprise devra débourser davantage».La Société de développement présente elle-même une demande de subventions pour la création de trois nouveaux postes.«Mais nous ne paierons pas ces gens 8000$ par année! dit-il.Ce sont des postes à 25 000$, et nous comblerons nous-mêmes le manque à gagner.» Quant à la précarité de cesdits emplois, Maurice Giroux souligne que les 48 semaines de travail exigées par le Fonds sont déjà mieux que ce qu\u2019offrent les programmes fédéraux de même type.En investissant ce milliard de dollars, Québec souhaite décentraliser et surtout alléger au maximum le processus de sélection des projets.«C\u2019est la première fois, a spécifié le ministre Bourbeau, que l\u2019on confie à des leaders régionaux des sommes aussi importantes avec si peu de contraintes bureaucratiques et administratives.» L\u2019Etat devient un accompagnateur, souligne à son tour le maire Paul Leduc, «et c\u2019est à nous de nous organiser».Plusieurs projets seraient déjà à l\u2019étude en Montérégie et les premières décisions seront rendues dès la mi-avril.Grâce à ce processus de sélection «allégé», moins de 30 jours ouvrables seront nécessaires au comité de sélection pour rendre une décision.Par ailleurs, à la suite de l\u2019annonce faite par Ottawa de couper dans les subventions allouées aux municipalités, notamment pour les activités dites «occupationnelles» (loisirs, etc.), le ministre André Bourbeau a dit comprendre le désir de rationalisation entrepris par le gouvernement fédéral.«Il leur appartient de décider de ce qu\u2019ils font de leur argent Je ne peux pas les blâmer de vouloir contrôler leur budget.» raient à abaisser la dette olympique - dont l\u2019échéance vient de connaître un nouveau recul avec l\u2019abaissement des taxes prélevées sur la vente de cigarettes -, à moins que Québec ne choississe de verser les millions de dollars dims le Fonds consolidé de la province.D\u2019aucuns ont vu dans l\u2019éventuelle privatisation du Village olympique, qui rapporte 6 millions$ annuellement, l\u2019occasion de payer un nouveau toit au Stade olympique.Pierre Bibeau continue de démentir cette rumeur.Pour la Ville de Montréal, le rejet des offres d\u2019achat représente une éventuelle perte de milliers de dollars en taxes foncières puisque actuellement Québec n'en paie qu\u2019une partie.Ciacia rend hommage aux communautés noires PRESSE CANADIENNE Le ministre québécois des Affaires internationales, de l\u2019Immigration et des Communautés culturelles John Ciaccia a rendu hommage aux communautés noires du Québec, hier matin à Montréal, en soulignant leur contribution au domaine de la santé et des services sociaux.M.Ciaccia a décerné un certificat honorifique à l'Association médicale des personnes de race noire du Québec, le Ralliement des infirmières et infirmières auxiliaires haïtiennes de Montréal, le Black Human Service Workers et l\u2019Association des praticiens sociaux haïtiens du Québec.Le ministre souhaitait par ce geste symbolique traduire l\u2019estime et la reconnaissance de la société québécoise à l\u2019endroit de ces regroupements.«Les soignantes et les soignants des communautés noires contribuent de façon inestimable non seulement au bien-être de la population en général, mais aussi au développement et à la qualité des services offerts dans notre réseau de santé et des services sociaux», a déclaré le ministre Ciaccia lors d\u2019une cérémonie au Musée Pointe-à-Callière, en présence de mandataires du Collège des médecins et chirurgiens du Québec, de l\u2019Ordre des infirmières et de la Corporation professionnelle des travailleurs sociaux.«Il est temps de dire haut et fort toute notre appréciation à ces personnes qui se dévouent corps et âme pour le mieux-être de nos citoyennes et de nos citoyens, et les remercier publiquement de remplir jour après jour leur mission d\u2019intérêt national», a-t-il poursuivi.Fondé en 1977, le Ralliement des infirmières et infirmières auxiliaires haïtiennes de Montréal est le plus ancien de ces regroupements.Le PQ veut se rapprocher des Montréalais PRESSE CANADIENNE Une quinzaine de députés et candidats du Parti québécois (PQ) doivent effectuer me offensive de rapprochement auprès des nembres des communautés culturelles de Montréal et de nombreux organismes à voca-ion économique, éducative et communautaire nontréalais, les 2 et 3 mars.Par cette tournée, dont le thème sera Une quipe prête à l\u2019action, le PQ souhaite se rap- procher des Montréalais et échanger sur leurs diverses préoccupations, voire leur proposer des solutions, expliquait-on hier au service des communications du parti.Certains sujets retiendront plus particulièrement l\u2019attention des représentants du PQ: la création d\u2019emplois et le développement économique, l\u2019intégration ethno-culturelle, le décrochage scolaire, les services de santé et de transport.Pour cette tournée montréalaise, l\u2019équipe péquiste sera composée des députés François Beaulne (Ber- trand), Roger Bertrand (Portneuf), Jeanne Blackburn (Chicoutimi), André Boisclair (Gouin), André Boulerice (Sainte-Marie/Saint-Jacques), Michel Bourdon (Pointe-aux-Trembles), Jacques Brassard (Lac-Saint-Jean), Louise Harel (Hochelaga/Maisonneuve), Richard Holden (Westmount), Jacques Léonard (Labelle) etRémyTrudel (Rouyn-Noranda/Té-miscamingue).Les candidats Raphaël Delli Gatti (Viger), Anna-Laura Javicoli (Lafontaine), Camille Laurin (Bourget), Rita Dionne-Marso- lais (Rosemont) et de Réjean Thomas, candidat à l\u2019investiture péquiste dans la circonscription de Saint-Henri/Sainte-Anne, sont également du groupe.Parmi les activités auxquelles prendront part les porte-parole du PQ, on compte un souper avec les représentants des Chambres de commerce ethniques, une visite des installations de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (ST-CUM), ainsi que des rencontres avec le Conseil scolaire de l\u2019île de Montréal.A 270-2702\t©\\ BUDGET 1994 1 800 561 -4411 Pour toute question concernant le budget fédéral ou pour plus de renseignements, téléphonez sans frais.Système de télécommunication pour malentendants : 1 800 465-7735 Ministère des Finances Department of Finance Canada\tCanada I, E I) E V 0 I It .L E M A R I) I I M A It S 1 !) '* INMh m *M«N Vers le Forum de la solidarité (1) e 12 mars prochain, au moment même où sera réuni en congrès le Parti libéral de Daniel Johnson, se tiendra à Montréal, sous le nom de Forum de la solidarité sociale, un rassemblement de plus de 1200 personnes représentant à peu près tout ce qui bouge au sein des mouvements sociaux.De mémoire de militant, ce sera du jamais vu, une «première» historique au Québec.Même en remontant aux colloques intersyndicaux du printemps 1970, on ne retrouve rien d\u2019équivalent, par l\u2019ampleur des enjeux comme de la participation.Ils y seront tous: grandes centrales et syndicats indépendants, Solidarité populaire Québec et Solidarité rurale, groupes de femmes, de jeunes, d\u2019aînés, de personnes handicapées, de gais et de lesbiennes, d\u2019itinérants, d\u2019assistés sociaux, de chômeurs, organismes oeuvrant dans tous les secteurs d\u2019activités, associations d\u2019autochtones, d\u2019anglophones, d\u2019allo-phones.Même l\u2019Assemblée des évêques sera de la partie.Huit comités sont à l\u2019oeuvre depuis des mois pour préparer cette rencontre.Une importante déclaration y sera rendue publique et débattue.Pour le mouvement syndical, ce rendez-vous avec le mouvement communautaire arrive à un moment crucial.A la condition qu\u2019il ne se résume pas à un banal spectacle médiatique où les leaders syndicaux se contenteraient d\u2019une vague action déclaratoire, il peut être l\u2019occasion d\u2019un premier pas vers le dépassement des rivalités et vers la reconquête de son influence dans la société.En apparence, le syndicalisme québécois se porte bien.Alors que le taux de syndicalisation est à la baisse dans la plupart des sociétés occidentales, ici, il se maintient.Avec un taux de présence syndicale qui frôle 50%, contre 40% au Canada anglais, 30% au Mexique et 18% aux États-Unis, le Québec continue de s\u2019affirmer comme le château fort du syndicalisme en Amérique du Nord.Mais ces chiffres sont trompeurs.Ils camouflent la disproportion qui existe entre le secteur public, syndiqué à 74%, et le secteur privé qui ne l\u2019est qu\u2019à 37%.Ils ne révèlent pas le plafonnement dû à la chute de l\u2019emploi dans le secteur manufacturier, à l\u2019expansion du travail à temps partiel et à l\u2019absence des syndicats dans les services privés.Ils cachent la désyndicalisation réelle qui s\u2019est traduite par une large démobilisation à la base.Colosse aux pieds d\u2019argile, le mouvement syndical est aussi miné depuis nombre d\u2019apnées par une stérile désunion.Éclaté en quatre centrales concurrentes et en une constellation de syndicats indépendants, il n\u2019arrive même plus à faire front commun dans le secteur public.Un projet aussi essentiel que la création d\u2019un secrétariat intersyndical ne trouve toujours pas preneur chez ses dirigeants.Or, il n\u2019y a pas d\u2019exemple de pays où un mouvement syndical à ce point morcelé et divisé ait préservé une réelle influence sociale.Impuissant à dépasser ses divergences archaïques, tenté par le corporatisme, victime d\u2019une bureaucratisation et d\u2019une crise de confiance qui touchent toutes les institutions, souffrant d\u2019un manque de perspectives, cultivant comme une vertu un abstentionnisme politique qui est une pierre d\u2019achoppement de son influence dans la société, le mouvement syndical a largement perdu, au cours de la der- nière décennie, sa capacité, de peser sur les orientations de l\u2019État.Il s\u2019est révélé incapable de proposer un projet crédible et mobilisateur pour sortir, d\u2019une façon différente de celle mise de l\u2019avant par les néo-libéraux, de la crise socioéconomique que nous traversons.Ën cela, il porte sa part de responsabilité dans le virage à droite de notre société.Aux yeux de plusieurs, il s\u2019est engagé sur la pente d\u2019un déclin semblable à celui du mouvement syndical américain.Mais, ce déclin n\u2019est en rien inéluctable.Loin d\u2019être devenu une institution dépassée, le syndicalisme demeure, par la voix qu\u2019il donne aux travailleuses et aux travailleurs, par les valeurs qu\u2019il véhicule, par les orientations qu\u2019il défend, un fondement essentiel de la démocratie.La présence du mouvement syndical, dans les milieux de travail comme dans les régions et dans la société en général, est aussi légitime aujourd\u2019hui que par le passé.Et Dieu sait qu\u2019il ne manque pas d\u2019objectifs \u2014 de la lutte pour l\u2019emploi à la réorganisation du travail, en passant par la promotion des droits des femmes, la réforme de la fiscalité et la revalorisation des prov grammes sociaux et des services publics \u2014 qui, dans le contexte actuel, devraient faire l\u2019objet d\u2019une action concertée du mouvement syndical.Encore faudrait-il que ce: lui-ci secoue ses puces, renouvelle son discours et transforme ses pra: tiques.\t; j L\u2019engagement du mouvement syndical dans le Forum de la solidarité sociale, s\u2019il n\u2019est pas qu\u2019un feu de paille, est sans aucun doute la meilleure nouvelle qui nous parvienne de ce mouvement depuis longtemps.Il n\u2019est guère imaginable en effet que celui-ci arrive, à lui seul, à rem verser la vapeur et à réorienter en profondeur les choix politiques et socio-économiques dominants.Le redéploiement de son action passe obligatoirement par la construction d\u2019une large alliance sociale dont le Forum pourrait bien être l\u2019amorce.A PROPOS -+- .de Clint Eastwood Malgré toutes les accusations de violence gratuite et de misogynie que l\u2019on porte contre lui à cause de ses films, Clint Eastwood a toujours échappé aux étiquettes faciles.Il se proclame féministe et libertaire.On cite une phrase de lui affirmant que la virilité était dépassée, et il n\u2019hésite pas à prendre parti publiquement lorsque se posent des questions d\u2019environnement, les forages pétroliers en haute mer, par exemple.Il s\u2019irrite lorsqu\u2019on l\u2019identifie trop étroitement à la violence de ses films.Il a stupéfié ses fans le jour où il a dé- claré que «(l'inspecteur) Hairy est un personnage plein de force que j\u2019ai eu plaisir à jouer.Mais j\u2019ai fini par me dire qu\u2019on ne pouvait pas passer son temps à descendre des gens.» On n\u2019a plus entendu parler de Harry.Ëast-wood était-il en quête d\u2019une nouvelle définition du mot macho?«C\u2019est sans doute un des termes les plus galvaudés, affirme-t-il.Les types les plus machos du cinéma étaient des gens très sensibles.» Dialogue, U.S.Information Agency, Décembre 1993.LE DEVOIR F0XDÊ PAR HENRI B0DRASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédaclenr en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur de l'information BENOÎT AUBIN Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU.ROC H CÔTÉ Rédacteurs en chef adjoints JEAN ROBERT SANSFAÇON.LUCIE LACAVA 2050.rne De Bleory.Oe étage, Montréal (Québec) HSA 3M9.Tél.: (514) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS I.K I) K Y OIK, I.K NI A KOI I K K M I II S I il !> I A 7 IDEES i i Canada, L\u2019identité par la santé Québécois bénéficiaient d\u2019une pleine couverture des soins de santé partout au ils accorderaient peut-être une plus grande valeur à leur citoyenneté canadienne ; PHOTO JACQUES NADEAU .1 CHARLES S.SHAVER Spécialiste de la médecine interne, l'auteur est président de l'Académie de médecine d'Ottawa et secrétaire-trésorier de la Société canadienne de médecine interne.eut-on donner raison à M.Lucien Bouchard?Existe-t-il réellement deux nations à l\u2019intérieur du Canada, dont le destin inexorable est de se séparer?Ou bien n\u2019y a-t-il pas des intérêts communs entre les Québécois et les autres Canadiens?Les politiques fiscales et autres problèmes ne peuvent-ils pas être mieux résolus en conservant le pays uni?, «Etre Canadien doit signifier qu\u2019un citoyen peut aller dans n\u2019importe quelle province et demeurer Canadien à part entière» (traduction libre).Ces paroles du premier ministre Clyde Wells s\u2019appliquent également au programme de soins de santé du Canada.Nombreux sont les Canadiens qui tiennent pour acquis ce programme pleinement transférable et universel.Pourtant, en vertu de ce dernier, n\u2019importe quel Canadien peut se déplacer d\u2019une province à une autre si les opportunités d\u2019emploi sont plus avantageuses, il peut voyager, fréquenter une université à l\u2019extérieur de sa province ou séjourner dans un camp d\u2019été.Tout cela, sans préavis et sans devoir être couvert, au préalable, par une compagnie privée d\u2019assurance.Au Québec cependant, la couverture n\u2019est pas aussi complète.Bien que la province offre une pleine couverture au niveau des soins hospitaliers, elle est la seule à violer la Loi canadienne sur la santé, en refusant de couvrir pleinement le coût des services médicaux prodigués par des médecins des autres provinces aux Québécois en visite.Cela a grandement nui aux Québécois à la recherche de soins médicaux d\u2019urgence ailleurs que dans leur province et plusieurs d\u2019entre eux ont alors eu le sentiment d\u2019être des citoyens canadiens de deuxième classe.De rares exceptions existent pourtant.En vertu d\u2019une entente spéciale, dans la région de la capitale nationale, les patients de l\u2019ouest du Québec ont accès à l\u2019Institut de cardiologie d\u2019Ottawa de même,qu\u2019à l\u2019Hôpital pour enfants de l\u2019Est ontarien.A l\u2019inverse, les patients d\u2019Ottawa peuvent se rendre à Montréal et recevoir des traitements de lithotrip-sie en cas de pierres aux reins.Lucien Bouchard s\u2019est fait le défenseur des programmes sociaux, dont celui des soins de santé.Pourtant, s\u2019il atteint son but \u2014 la séparation du Québec \u2014 les citoyens de cette province perdront leur accès gratuit aux soins hospitaliers offerts dans les autres parties du Canada, s\u2019ils s\u2019y trouvent.Dans ce contexte, on peut imaginer ce que le Québec accepterait de payer, ce que les hôpitaux demanderaient et ce que les compagnies privées d\u2019assurance seraient prêtes à payer.Présentement, le ministère québécois de la Santé paie 50% des frais hospitaliers encourus à l\u2019extérieur du Canada.Advenant la séparation du Québec, considérant son déficit croissant, cette province n'adopterait-elle pas une politique semblable pour les soins de santé reçus dans le reste du Canada?En raison des contraintes fiscales, les médecins à travers tout le Canada doivent se soumettre à la politique de récupération des dépenses et les hôpitaux se voient forcés de fermer des lits, rationner les services et éliminer des programmes.Les hôpitaux canadiens cherchent donc désespérément de nouvelles sources de fonds.De nombreux patients venant de l\u2019étranger, désirant des chirurgies électives, doivent déjà payer par chèque certifié.Ceux qui sont traités dans les urgences sont facturés directement, et si le paiement n\u2019est pas effectué promptement, ils sont référés à des agences de recouvrement.Les frais hospitaliers pour les étrangers sont au moins deux fois plus élevés et dans bien des cas, quatre fois supérieurs aux tarifs interprovinciaux.Aucune loi fédérale ou provinciale ne limite les frais chargés aux étrangers par les hôpitaux ou les médecins.A titre d\u2019exemple, il en coûte présentement 2400$ à un non-résidant du Canada, pour une journée dans un hôpital d\u2019Ottawa.Advenant la séparation du Québec, le gouvernement fédéral ne pourra plus obliger les hôpitaux à facturer les Québécois en visite selon le tarif interprovincial.En conséquence, ils devront payer en fonction des lois du marché.Pourquoi les politiciens des autres provinces devraient-ils forcer leurs hôpitaux et leurs médecins à donner un traitement de faveur aux résidants de la nation, indépendante du Québec?Pour un résidant du Québec, souscrire à une assurance privée supplémentaire peut être nécessaire s\u2019il veut atteindre l'équivalent; de la pleine transférabilité des soins de santé.Mais une telle assurance est dispendieuse et souvent impossible dans le cas de personnes qui souffraient déjà de certaines ma-* ladies comme le diabète, le sida, le cancer, ou de problèmes cardiaques.La couverture peut même être retirée, si par exemple on a changé la dose d\u2019un médicament trois inoiÜ avant un voyage.Ivs Québécois qui se sont récemment procuré une assurance en vue d\u2019un voyage en Floride savent bien à quel point les compagnies d\u2019assurance sont pointilleuses en regard d\u2019une condition médicale instable.Une élection au Québec est imminente.L\u2019actuel premier ministre Daniel Johnson pourrait accroître ses chances de gagner ses élections s\u2019il démontrait clairement les bénéfices du fédéralisme à son assemblée constituante.Il doit être associé à la défense des programmes tels que celui de la santé, qui ont traditionnellement uni les Canadiens.Avaitt d\u2019appeler ses citoyens aux urnes, je lui suggère d\u2019accepter de signer l\u2019accord de réciproi cité sur la facturation médicale.Le ministry de la Santé précédent, M.MaroYvan Côté,,a admis qu\u2019il n\u2019en coûterait qu\u2019un dollar annuellement par résidant québécois.Si les Québécois devaient apprendre qu\u2019ils bénéficient enfin d\u2019une pleine couverture en matière de soins de santé, partout au Canada, ils accorderaient peut-être une plus grande valeur à leur citoyenneté canadienne.Peut-être seraient-ils plus réticents à compromettre l\u2019acquisition nouvelle de ces bénéfices au profit de l\u2019indépendance.Avant les élections, Johnson devrait signer l\u2019accord de réciprocité sur la facturation médicale.Les pièges de l\u2019austérité Attaquer les programmes sociaux sans discernement entraînerait de graves conséquences sur notre vie collective et notre identité PIERRE FORTIN ! '.Université du Québec à Montréal et , Institut canadien de recherches avancées s - i Exposé présenté au «Débat du .\tDEVOIR» le 24 février 1994 i\tar déformation profession- Pnelle, je commencerai par envisager la crise budgétaire actuelle sur le plan des faits et des causes.La figu- ¦ [i-'-\u2014 re 1 retrace l\u2019évolution du solde budgétaire de l\u2019ensemble du secteur public canadien depuis 1979 selon la comptabilité suggérée par les Nations unies et employée par Statistique Cànada.(Toutes les administrations publiques sont incluses: le gouvernement fédéral, les provinces, les administrations locales, les hôpitaux, le Ré-gifne de pension du Canada et le Régime de,s rentes du Québec.Les sociétés d\u2019Etat ne font pas partie de l\u2019ensemble.) La figure fait ressortir un phénomène capital.Les deux portions du déficit Lorsque l\u2019économie a fonctionné à plein régime, comme en 1979-1981 ou éri 1988-1989, le déficit budgétaire du secteur public fut de l\u2019ordre de 2,5% du PIB.Cette partie structurelle du déficit représentait en 1993 une somme d\u2019environ 17 milliards$.Par contre, lors des ralentissements amorcés en 1982 et en 1990, le déficit global a grimpé autour de 7% du PIB.Il vient d\u2019atteindre 52 milliards$ en 1993.La différence entre ce déficit réalisé et sa partie structurelle constitue la portion cyclique du déficit.En 1993, elle était d\u2019effriron 35 milliards$.Ainsi, les deux tiérs du déficit budgétaire de 1993 étaient directement attribuables à la récession, que ce soit sous forme de diminution des recettes fiscales ou sous forme d\u2019augmentation des dépenses de protection sociale.Le déficit structurel de 17 mil-liards$, celui qui serait réalisé au Canada en l\u2019absence du ralentissement ac-I tuel, était l\u2019année dernière l\u2019un des plus faibles des pays industriels.Comme l\u2019ont observé l\u2019OCDE et le FMI, cela découle du fait que, depuis 1985, le Canada est l\u2019un des pays ayant combattu les déficits budgétaires avec le plus de vigueur et de persévérance.Par contre, le déficit effectivement réalisé de 52 milliards$, qui ajoute l\u2019élément cyclique à la partie structurelle, était en 1993 parmi les plus élevés des Jiays industriels.Tout simplement, les fortes augmentations d\u2019impôt et, surtout, les conditions monétaires extrêmes imposées par le gouvernement conservateur et par la banque centrale ont entraîné depuis quatre ans le Canada dans sa pire récession depuis la Grande Dépression des années 30.En conséquence, le déficit du secteur public a explosé.La figure 2 montre l\u2019ampleur de l\u2019effondrement économique canadien.Trois fois plus importante que la récession américaine, la récession canadienne n\u2019est pas d\u2019origine mondiale, contrairement à une opinion répandue, mais surtout d\u2019origine intérieure.Contrairement encore à la croyance populaire, la récession n\u2019a pas été causée par le mouvement actuel de restructuration des entreprises.Ce mouvement a commencé il y a 10 ans et il s\u2019est déroulé pendant toute la phase d\u2019expansion de$ années 80.Il est aussi important aux Etats-Unis, où l\u2019emploi a pourtant beaucoup mieux tenu le coup qu\u2019au Canada.En acculant les entreprises au pied du mur, la récession a certainement amplifié et accéléré les réorganisations industrielles.Mais il ne s\u2019est pas détruit plus d\u2019emplois en 1993 qu\u2019en 1983.Par pénurie de demande, il s\u2019en est par contre créé beaucoup moins.Enfin, et contrairement encore une fois à l\u2019observation superficielle, il n\u2019y a pas de «mystère de la reprise sans emploi», de jobless recovery.Tout simplement, comme le montre la figure 2, la reprise n\u2019a pas encore eu lieu.La crise budgétaire actuelle nous tend quatre pièges.Le premier serait d\u2019occulter le fait que la principale source du problème, c\u2019est la crise économique elle-même plutôt que l\u2019irresponsabilité budgétaire des gouvernements.Pour éviter ce premier piège, il faut comprendre qu\u2019il sera impossible de résoudre la crise budgétaire sans une reprise économique aussi forte que la récession que nous venons d\u2019essuyer.Dans le cas des finances fédérales, par exemple, le déficit actuel est tellement élevé que même l\u2019élimination de toute la fonction publique et de toute la défense nationale lasserait encore un trou budgétaire à combler! Les coupures seules seraient donc politiquement impossibles à réaliser et, de toute façon, financièrement insuffisantes.Pis encore, elles aggraveraient la crise économique.Le deuxième piège serait de croire que la reprise surgira d\u2019une espèce d\u2019autolévitation naturelle, phénomène pour lequel il n\u2019existe aucun précédent au XXe siècle: ou encore qu\u2019elle découlera automatiquement de la reprise américaine, dont on sait par ailleurs très bien quelle ne peut être plus forte que la modeste récession qui l\u2019a précédée.Pour éviter cet écueil, il faut ad- mettre que le pays a besoin d\u2019une cure prolongée de conditions monétaires plus permissives même qu\u2019aux Etats-Unis.Pour que l\u2019économie se redresse complètement de l\u2019abîme dans lequel elle est présentement plongée, et ce malgré les coupures budgétaires et les hausses d\u2019impôt à venir, nos taux d\u2019intérêt doivent descendre sous les taux américains, ce que permettront notre faible taux d\u2019inflation et notre faible dollar.Nos taux d\u2019intérêt et notre taux de change doivent demeurer très bas jusqu\u2019à la fin de la décennie.Et si jamais se manifestait une nouvelle bouffée d\u2019inflation avant que la reprise ne soit complétée, elle devrait être contenue par la coopération entre syndicats, patrons et gouvernements plutôt que par une autoflagellation monétaire aussi imbécile que prématurée.Si l\u2019incroyable récession que nous venons de traverser ne nous convainc pas que le contrôle de l\u2019inflation doit être une responsabilité de tous les partenaires économiques plutôt que de la seule banque centrale, alors notre impasse économique, financière et politique sera bel et bien terminale.Le troisième piège serait d\u2019oublier que la forte augmentation récente des dépenses sociales reflète entièrement l\u2019affaissement de l\u2019emploi et s\u2019est produite malgré les vives restrictions déjà imposées à l\u2019assurance-chô-mage et à l\u2019aide sociale par les deux niveaux de gouvernement depuis 1985.Avant de céder aux idéologies extrêmes qui proposent de remédier à la crise budgétaire en attaquant sans discernement les programmes de santé, d\u2019éducation, de protection sociale et de culture que nos parents ont mis 40 ans à construire, nous ferions bien d\u2019en mesurer les conséquences pour notre vie collective et notre identité.Si nous adulons l\u2019Amérique au point de vouloir nous identifier à toutes ses valeurs, y compris sa déification de l\u2019individu, son mépris des biens publics, son anti-étatisme viscéral et son approche réticente au partage de la richesse, alors soit Mais qu\u2019on en avertisse immédiatement tous ceux qui, parmi nous, ne sont pas prêts à disputer aux Américains le championnat mondial de la pauvreté, de l\u2019errance, de la violence, de la criminalité, des toxicomanies et de la désintégration sociale.Le sachant d\u2019avance, nous aurons le temps de mieux préparer notre déménagement en Norvège.Les trois premiers pièges découlent de sophismes propagés par la droite.Le quatrième piège, quant à lui.repo- se sur une erreur d\u2019appréciation courante de la pensée de gauche, soit de s\u2019imaginer qu\u2019il suffira, pour mettre fin à la crise budgétaire, de presser temporairement le couvercle sur la marmite des dépenses, d\u2019augmenter les impôts ici et là et de compter sur sainte Anne et Gordon Thiessen pour nous ramener au plein emploi.Il s\u2019agirait d\u2019un leurre monumental.Même si, par une chance inouïe, nous réussissons à éliminer entièrement le déficit cyclique du secteur public d\u2019ici quelques années, comme le vise officiellement le gouvernement libéral fédéral, les finances publiques resteront sur la corde raide.La moindre récession nous replongera immédiatement dans une troisième crise financière, après celle de 1982 et la présente.Mais celle-là sera encore plus grave, puisqu\u2019elle commencera à un niveau d\u2019endettement initial encore plus écrasant que dans les deux crises antérieures.Il faut donc non seulement éliminer le déficit cyclique, mais s\u2019attaquer im- médiatement au déficit structurel que nous traînons depuis presque 20 ans.Or, cette tâche est impossible à réaliser sans une restructuration majeure des institutions et des systèmes d\u2019incitations du secteur public.Il faut faire en sorte que la discipline financière lui vienne naturellement de l\u2019intérieur plutôt que de devoir lui être imposée de l\u2019extérieur de façon intermittente à chaque nouvelle crise.A cette fin, nous devrons réorienter totalement le système de protection sociale vers la récupération par les prestataires de leur autonomie financière; inciter concrètement les gestionnaires et les travailleurs du secteur public à l\u2019économie et à l\u2019efficacité dans la production des services publics; inciter tout aussi concrètement les citoyens-consommateurs de ces services à les utiliser avec parcimonie.Il faut, en somme, non pas détruire ce que nous avons construit, mais réformer le système en le rendant à la fois plus économique et plus juste.Des disquettes SVP! Étant donné l\u2019abondance du courrier, LE DEVOIR se réserve le droit d\u2019adapter et de réduire les textes qui lui sont soumis pour publication dans cette page.Les textes envoyés ne devraient pas dépasser quatre feuillets de 25 lignes chacun.Si possible, joindre une copie sur disquette de 3,5 \" et préciser le logiciel utilisé.Prière de bien préciser également vos nom, occupation, adresse et numéro de téléphone.L \u2019 É Q II I P E I) U DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement).Louis-Guy L\u2019Heureux, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Laurent Soumis, Guy Taillefer; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales)', à l\u2019information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillar-geon, Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay; à l\u2019information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutri-sac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l\u2019information internationale: François Brousseau (éditorialiste et responsable), Antoine Char, Jocelyn Coulon, Sylviane Tramier, Clément Tru- , del; à l\u2019information politique: Pierre O\u2019Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); Serge Chapleau (caricaturiste); à l\u2019information sportive: Yves d\u2019Avignon; Denise Babin, Rachel Duclos (commis), Marie-Hélcne Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lucie Pinsonneault (directrice), Jacqueline Avril, Lise Bourgault, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Johanne Guibeau, Jean-Yves Guil-bert, Christiane Legault, Monique Ver-reauit (publicitaires); Micheline Turgeon (commis); Michèle Bouchard (secrétaire).L\u2019ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur), Nicole Carmel (coordinatrice des services comptables); Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Raymond Matte, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Theriault (adjointe à l\u2019administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christian-ne Benjamin (directrice), Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette, Monique L\u2019Heureux, Lise Lachapelle, Olivier Zuida, Rachelle Leclerc-Venne, Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements).LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Kirouac (directeur).LA PRODUCTION Robert McDougall (directeur des systèmes informatiques et de la production), Johanne Brunet, Danielle Cantara, Sylvain Darcy.Richard DesCormiers, Caroline Des Rosiers, Lynda Di Cesare, Marie-Josée Hudon.Michael Schneider, Marie-France Turgeon (coordonnatrice).I Christiane Vaillant.Les annonces das- j sées et avis publics: Yves Williams (su- l perriseur), Dominique Charbonnier, Mar- j léne Côté, Svlvie Laporte.Pierrette Rous- 1 seau.Micheline Rueiland.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Pierre Bourgie (président).IA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président et directeur général).FIGURE 1 DÉFICIT STRUCTUREL DÉFICIT CYCLIQUE 88\t90\t92\t94 74\t76\t78\t80\t82 Solde budgétaire de l\u2019ensemble du secteur public, Canada, 1975 à 1994 (en % du PIB) 92.5 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 Taux de réalisation du potentiel économique (PIB), Canada, 1979 à 1994.Hypothèse: potentiel réalisé a 100% en 1979 et en 1988 au taux de croissance normal de 3,1% par année.La récession canadienne n\u2019est pas d\u2019origine mondiale, contrairement à l\u2019opinion répandue, mais surtout d\u2019origine intérieure. A 8 I.E I) E V OIK, L E M A R I) I M A R S I !) !) 4 LE DEVOIR ACTUALITES B O U R G A U L T ?L\u2019âge d\u2019or Lillehammor.C\u2019est fini.La mine d\u2019or.On résiste mal à la tentation de proclamer que le Québec a battu le Canada (9 à 4) et la plupart des pays du monde.Quand on roule sur l\u2019or on pavoise et on s\u2019amuse à trafiquer les noms pour se donner du poids, pour jouir de l\u2019instant, pour faire plaisir à tout le monde et même à Pierre Pélador.Tant qu\u2019à y être, pourquoi pas Chouinor, Lambor, Gagnor et Eislor?Mais que faire avec Blackburn?On l\u2019appellera Goldbum pour l\u2019occasion.' La fierté.Ah oui nous sommes fiers! Mais de quoi au juste?i J\u2019avoue avoir toujours eu quelque mal à «voler» la fierté des autres.Autant nos athlètes peuvent être fiers de leurs exploits, autant il me semble difficile de me parer du même sentiment sans déprécier le leur.Qu\u2019avons-nous fait, nous, pour mériter l\u2019or, l\u2019argent ou le bronze?Rien.Absolument rien.Pourquoi les spectateurs que nous sommes devraient-ils être fiers de quoi que ce soit?J\u2019éprouve beaucoup de plaisir à voir nos athlètes triompher.Mais la fierté, je la leur laisse, ils sont les seuls à la mériter.Le corps.Quand j\u2019ai vu les patineurs vêtus de collants de la tête aux pieds je me suis mis tout nu devant mon miroir en essayant de m\u2019imaginer en pareil costume.J\u2019ai vite compris qu\u2019il fallait avoir les creux et les bosses à la bonne place et que pour la majorité d\u2019entre nous.Le port du sac vert nous irait mieux.L\u2019élite.Je ne vois pas pourquoi certains s\u2019acharnent tant à dénoncer les athlètes d\u2019élite.Ne sont-ils pas ceux qui nous donnent le plus de plaisir?Ne sont-ils pas ceux qui ont le meilleur effet d\u2019entraînement sur tous les amateurs du monde?Ne sont-ils pas ceux qui incarnent la passion et la persévérance?Autant il faut faire en sorte que tout le monde puisse participer autant il faut s\u2019assurer que quelques-uns puissent gagner.Je ne vois pas là de contradiction.Vieillir.Une médaille d\u2019or à 16, à 20 ou à 25 ans.C\u2019est merveilleux, mais qu\u2019est-ce qu\u2019on fait après?Après le triomphe du corps on s\u2019attend à quoi?Quand le corps, se dégradant, ne suivra plus l\u2019esprit?Quand l\u2019esprit, vide, ne se suffira plus à lui-même?Sauront-ils vieillir, tous ces beaux jeunes gens?Certains d\u2019entre eux, sans aucun doute.Mais les autres?Tous les autres, pas seulement les athlètes.Il suffit d\u2019être jeune mais vieillir, ça s\u2019apprend! Candeloro.Le chanceux.Il a déjà l\u2019or dans son nom.Comme Gildor.Souveraineté.Et si les athlètes québécois, lors des prochains Jeux olympiques, défilaient sous leur propre drapeau?Et si c\u2019était ça la fierté?L\u2019argent Les commanditaires semblent avoir fait leur job à peu près correctement (si on excepte Guess qui semble pouvoir se passer de la photo lumineuse de Jean-Luc Brassard).Mais que dire de nos gouvernements?Ils sont fiers de quoi nos gouvernements?C\u2019est en notre nom qu\u2019ils laissent nos meilleurs athlètes amateurs dans la misère.Nous avons le cocorico facile, mais nous pourrions au moins payer les patins, non?Pourquoi les Américains gagnent-ils si peu de médailles aux Jeux olympiques d\u2019hiver?C\u2019est parce qu\u2019ils n\u2019y envoient que des athlètes blancs, blancs, blancs.L\u2019âge d\u2019or.C\u2019est le mien.J\u2019ai gagné: je ne peux plus mourir jeune.Société canadienne de pédiatrie Test recommandé pour éviter l\u2019infection bactérienne chez les nouveau-nés PRESSE CANADIENNE Toutes les femmes enceintes devraient subir un test de dépistage de l\u2019infection au streptocoque du groupe B, afin de combattre une cause potentielle d\u2019infection bactérienne chez les nouveau-nés.! C\u2019est la recommandation émise par un comité de la Société canadienne de pédiatrie.; Le docteur Noni MacDonald, présidente du comité d\u2019immunisation et des maladies infectieuses, a affirmé 3ue le groupe de pédiatres tout autant que la Société es obstétriciens et des gynécologues du Canada adopteront vraisemblablement la directive dans le courant du mois.«C\u2019est devenu un problème assez important, il faut tque les gens en soient informés», a dit le médecin au cours d\u2019une interview qu\u2019elle donnait depuis Ottawa.On trouve le germe du streptocoque du groupe B dans le vagin, où il est transmis au bébé au moment de l\u2019accouchement II représente une menace pour la santé du bébé, mais pas de la mère.Si elle n\u2019est pas soignée rapidement l\u2019infection entraîne un taux élevé de mortalité et peut aussi provoquer la méningite, la pneumonie et des infections du sang ou des os.Le Dr MacDonald a déclaré qu\u2019environ 1000 bébés canadiens contractent chaque année le streptocoque du groupe B.Une centaine en meurent Son comité recommande que les femmes subissent un test de dépistage entre les 26e et 28e semaines de gestation.Les porteuses du streptocoque qui auraient aussi un accouchement difficile recevraient des antibiotiques par voie intraveineuse pendant l\u2019accouchement, pour réduire les risques d\u2019infection du nouveau-né.Une fois le bébé né, le traitement aux antibiotiques se poursuivrait ou l\u2019enfant serait suivi de près.SHEFFORD Candidat péquiste parachuté SUITE DE LA PAGE 1 teurs de Shefford ont toujours préféré élire des députés nationalistes.A Ottawa, ils étaient représentés jadis par Jean Lapierre, qui a incarné le courant nationaliste au sein du cabinet de Pierre Trudeau, avant de traverser le parquet de la Chambre des communes pour aller rejoindre Lucien Bouchard.Lors du référendum de 1992, ils ont rejeté l\u2019entente de Charlottetown.Aux dernières élections générales, ils ont opté pour un candidat du Bloc québécois.Dans ce comté, le sentiment nationaliste semble si profondément ancré que le PLQ n\u2019a pu faire mieux que de recruter un membre avoué du Bloc québécois, le notaire Brodeur, pour en faire son porte-étendard.Bref, les conditions étaient toutes réunies pour assister à une sixième victoire d\u2019affilée du PQ en élection complémentaire.La première lueur d\u2019espoir est venue de la publication du sondage CROP de la semaine dernière, annonçant un revirement de tendance et une nette remontée du PLQ.Deux jours plus tard, réunis en caucus à Saint-Hyacinthe, les députés libéraux prenaient connaissance des résultats d\u2019un autre sondage, celui-là réalisé par Créatec, et qui confirmait la volte-face de l\u2019électorat québécois.Ils en sont sortis ragaillardis et convaincus que Shefford leur était accessible.Pour les organisateurs du PQ, les signes précurseurs et les facteurs d\u2019inquiétude sont apparus tôt hier matin avec l\u2019ouverture des bureaux de scrutin.C\u2019est que le vote a démarré lentement, comme si l\u2019insatisfactiop populaire n\u2019allait pas se manifester.A l\u2019heure du midi, les souverainistes ont eu la puce à l\u2019oreille en constatant que le vote libéral était sorti plus rapidement que le vote péquiste.A 16 heures, le taux de participation n\u2019était que de 30% et c\u2019est seulement dans les deux dernières heures que les électeurs ont envahi les bureaux de scrutin.Avec 50% et plus de participation, l\u2019élection d\u2019hier se situe dans les normes, surtout pour un comté semi-rural.En régions éloignées, une complémentaire procure habituellement un taux de participation élevé, notamment dans un climat d\u2019insatisfaction.Ainsi, il a été de 78%, lundi dernier, daps Bonaventure.Epilogue d\u2019une campagne fébrile au cours de laquelle les gens de Shef-ford furent courtisés, sollicités, comme jamais auparavant.A l\u2019instar de l\u2019élite péquiste, ministres et députés ont fait du porte-à-porte.Hier encore, on a observé dans le comté les allées et venues d\u2019une trentaine de libéraux connus.La semaine dernière, les deux partis ont convoqué un caucus de leurs députés dans la région: le PLQ à Bromont et le PQ à Saint-Hyacinthe.Une campagne qui aura été l\u2019occasion pour Jacques Parizeau et Daniel Johnson de s\u2019échanger des gros mots, par l\u2019intermédiaire des journalistes accrédités à leur tournée dans le comté.Un discours électoral axé sur quelques thèmes locaux, dont le projet de construction d\u2019un Palais de justice et l\u2019avenir du Jardin zoologique de Granby.Mais l\u2019élection s\u2019est peut-être jouée sur des thèmes plus nationaux, comme l\u2019emploi, les taxes, la contrebande et la souveraineté, une question que les péquistes ont effleurée alors que les libéraux ont beaucoup insisté.Le candidat du PLQ a exploité le parachutage de son adversaire, Roger Nicolet, ce qui a effectivement divisé les péquistes, peut-être suffisamment pour procurer la victoire à Bernard Brodeur.Enfin, la campagne électorale a donné lieu à une guerre des affiches et des panneaux-réclame.L\u2019organisation péquiste en a inondé le comté et jusque dans le chef-lieu de Granby.L\u2019organisation libérale a protesté et accusé le PQ de violer les réglements de la municipalité.« PALESTINIENS Un compromis américain» SUITE DE LA PAGE 1 et l\u2019OLP.M.Tavori a parlé de cet élément comme du fruit d\u2019un «compromis américain», mais il a mis en garde contre toute mauvaise interprétation.Il s\u2019agira d\u2019une présence internationale qui sera négociée et agréée par les deux parties et «non quelque chose qui sera imposé par le Conseil de sécurité».Le représentant de l\u2019OLP à l\u2019ONU, M.Nasser Al-Kdwa, avait saisi le Conseil de sécurité de l\u2019ONU vendredi, dès l\u2019annonce du massacre d\u2019Hébron qui avait fait 52 morts parmi des Palestiniens sur un lieu de prière.Soutenu par les pays arabes et musulmans, M.Al-Kidwa avait demandé que tout projet de résolution inclue la nécessité d\u2019une présence internationale pour protéger les civils des territoires occupés.Par ailleurs, les soldats israéliens ont abattu deux Arabes et en ont blessé plus d\u2019une vingtaine d\u2019autres dans la journée à la suite du non-respect du cessez-le-feu total qui était censé confiner chez eux les deux millions d\u2019habitants de Gaza et de Cisjordanie.Un Palestinien de 70 ans, Abdel-Rahim al Adjlouni, a été abattu dans une rue de Hébron et sa femme blessée à une jambe, apprend-on de source médicale.Quelques heures plus tôt, à Askar, également en Cisjordanie, un jeune avocat de 25 ans, Talal Doueikat, avait pareillement été abattu par des soldats appliquant le couvre-feu.Au total, 21 Palestiniens ont ainsi été abattus par les forces de sécurité israéliennes, sur le qui-vive dans les territoires occupés depuis le massacre d\u2019Hébron.Parmi les victimes figure, pour la première fois depuis 18 ans, un Arabe israélien tué par la police dans son village de Rahat, dans le sud d\u2019Israël, la colère arabe après le carnage de Hébron ayant largement débordé des seuls territoires occupés en 1967.Israël compte 850 000 citoyens arabes qui affrontent journellement la police depuis le massacre de vendredi dernier et des milliers d\u2019entre eux ont assisté hier aux funérailles de leur jeune coreligionnaire de 22 ans, Mohamed Aboujame.Selon des témoins, des écoliers arabes ont brisé les vitres de quatre autobus israéliens à Nazareth, la plus importante agglomération arabe d\u2019Israël d\u2019avant 1967.L\u2019agitation s\u2019est poursuivie aussi à Gaza, où les hôpitaux ont fait état de plus d\u2019une dizaine de blessés par balles après des affrontements entre des centaines d\u2019activistes refusant de rester cloîtrés chez eux et l\u2019armée voulant les chasser des rues.En Cisjordanie, les soldats ont blessé par balles huit Palestiniens dans la région de Na-plouse et deux autres à Hébron, indique-t-on de source palestinienne.Toujours à Hébron, l\u2019armée a empêché des personnalités conduites par Fayçal Husseini, représentant local de Yasser Arafat, de venir en ville présenter leurs condoléances aux familles des victimes.T mg \u2022V,: : m PHOTO JACQUES NADEAU En larmes, Claude Gaudreault est consolé par des collègues après l\u2019acceptation par les typographes de l\u2019entente de principe conclue vendredi dernier avec la direction du Journal de Montréal.TYPOGRAPHES «Ça ne pouvait plus durer » SUITE DE LA PAGE 1 par année de service à quoi on ajoute 27 000$ pour arrondir.Les typographes qui demeurent à l\u2019emploi du journal verront leur salaire passer de 68 000$ à 55 000$ par an pour une semaine de travail de 30 heures réparties sur quatre jours.En outre, le Journal de Montréal pourra licencier jusqu\u2019à 25% des 70 typographes qui restent en leur versant une indemnité calculée de la même façon mais basée sur leur salaire réduit «Je pense que c\u2019est un bon règlement et je suis convaincu que ça va amener les autres employés à régler», a indiqué, hier, le fondateur du Journal de Montréal et président de Québécor, Pierre Péladeau.«Ça ne pouvait plus durer, a-t-il fait valoir.C\u2019est ce que nous et Clément Godbout (le président de la FTQ) avons compris.» C\u2019est la première brèche à survenir dans ce conflit qui touche, outre les typographes, 150 pressiers et 57 expéditeurs.Suspendues depuis des mois, les négociations avaient repris entre les parties à la suite d\u2019une décision rendue il y a deux semaines par l\u2019arbitre François Hamelin, une sentence favorable aux syndiqués.M.Péladeau a révisé il y a peu le mandat donné à ses négociateurs, a-t-il reconnu hier.Encore récemment, Québécor, qui tenait à réduire ses effectifs en dépit des ententes de sécurité d\u2019emploi consenties à ses employés, refusait d\u2019accorder les mêmes indemnités de départ que les négociateurs patronaux avaient laissé miroiter au début des discussions de septembre dernier.Tout en saluant le règlement partiel du conflit, Clément Godbout a déploré, hier, que «le règlement soit passé par un lock-out de six mois».«Ça aurait pu se régler autrement», estime le président de la FTQ.M.Godbout a bon espoir de voir les expéditeurs du Journal du Montréal en arriver à une entente dans les jours qui viennent.Ces employés sont représentés par le même syndicat que les typographes, le Syndicat canadien des communications, de l\u2019énergie et du papier (SCEP-FTQ-CTC).Par contre, tout est au point mort du côté des pressiers, du local 41-M du Syndicat des communications graphiques, a révélé M.Godbout.«La compagnie a fait une offre hier (dimanche) et c\u2019est le blocage complet.Les négociations sont arrêtées», a-t-il mentionné.Le porte-parole du Journal de Montréal, Jean-François Lebrun, ignorait que l\u2019existence d\u2019un blocage des négociations avec les pressiers soit apparu.«Le règlement avec les typographes est une belle base pour négocier avec les pressiers», a-t-il souligné.Le direction du quotidien et les em-ployés de la préparation doivent maintenant s\u2019entendre sur un protocole de retour au travail.Il est d\u2019ores et déjà prévu qu\u2019une session de formation de deux à trois semaines attend les employés afin de les familiariser avec la nouvelle mise en page électronique du journal.Au moment où la direction du quotidien mettait en lock-out ses typographes, le Journal de Montréal informatisait plus avant sa production.Malgré une baisse de salaire de 20%, les employés de la préparation du Journal de Montréal jouissent encore des meilleures conditions salariales au Québec dans leur domaine, un typographe gagnant 51 000$ à La Presse et 54 000$ à The Gazette pour des semaines de travail plus nourries, a signalé, hier, François L\u2019Heureux, vice-président du SCEP.B0RIS Suprême ironie, il mourra d'un arrêt du coeur lors d'une projection de J\u2019irai cracher sur vos tombes SUITE DE LA PAGE 1 formellement, un étonnant tourbillon d\u2019images avec, comme fond de scène, le Saint-Germain-des-Prés actuel ravivé par des témoignages contemporains.Il s\u2019agit en effet d\u2019une coproduction télévisuelle entre la Sept et Arte réalisée en 1993.Par contre, Le Désordre à vingt ans a été tourné en 1967, donc exactement vingt ans après les grandes heures du Tabou et du Club Saint-Germain.Le cinéaste Jacques Baratier fait revenir sur les lieux les artistes qui eurent vingt ans en 1947.Le contraste est frappant et le dépaysement double.Passons du documentaire à la fiction.Réalisé sensiblement à la même époque, L\u2019écume des jours, avec Sami Frey, Marie-France Pisier et Jacques Perrin, est une tentative respectable de Charles Belmont de traduire en images ce roman sans doute inadaptable.L\u2019autre long métrage de fiction présenté au Paral- lèle, c\u2019est un film dont on a beaucoup parlé mais que peu ont vu, le célèbre J\u2019irai cracher sur vos tombes signé Michel Gast, 1959.On sait les ennuis que causèrent à l\u2019écrivain ce roman publié en 1946, soi-disant traduit de l\u2019américain selon un canular qu\u2019on allait lui faire amèrement regretter.De ce roman allait être tirée une pièce.Entre temps, le roman sera interdit selon une loi pour la protection de la jeunesse et son auteur traîné en cour.C\u2019est peut-être à cause de ce parfum scandaleux que, de 1954 à 1959, le cinéma s\u2019y intéresse.Au départ son propre adaptateur, Vian sera finalement dépossédé de son film.Suprême ironie, le 23 juin 1959, il mourra d\u2019un arrêt du coeur à la dixième minute d\u2019une projection privée Ae J\u2019irai cracher sur vos tombes.Rien que pour cela, il faut voir ce film qui n\u2019est du reste pas dénué d\u2019intérêt.Si vous cherchez un documentaire directement consacré à l\u2019auteur de L\u2019Arrache-Coeur, vous tiendrez à voir Boris Vian \u2014 Bonnes adresses du passé.de Jean-Jacques Bloch et Roland Bernard, 1970.Ne ratez pas non plus La Joconde, une délicieuse fantaisie écrite par Vian.Enfin, Bouliran achète une piscine, court métrage de cinq minutes tourné en 1946 et jusqu\u2019à aujourd\u2019hui inédit, raconte l\u2019cbscure histoire d\u2019un dictateur sud-américain piégé par les piscines.Boris, en maillot rayé, joue le rôle d\u2019un terroriste qui s\u2019entraîne au lancement de poignards sur des agents de la force publique.en carton.Cette curiosité que l\u2019on dit réjouissante sera présentée au début de chacune des projections de cet essentiel Hommage à Boris Vian.BORIS VIAN, LE DESPERADO DE SAINI-GERHAIN-DES-PRÉS Des films et des vidéos de Jean-Christophe Averty, Jacques Baratier, Charles Belmont, Henri Gruel et Jean Suyeux, Jean-Jacques Bloch et Roland Bernard, Michel Gast, Boris Vian.Au Cinéma Parallèle, du 3 au 8 mars.Tél.843-6001.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A 16H30 (514)9*5 3333 RENSEICNEHENTS ADMINISTRATION (S14) 985-3333 AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (SI 4) 9*5 3344 (SU) 985-3344 (S14) 9S5-3399 1 (00 363 0305 \u2022 Extérieur (sans frais) \u2022 1-800-4637559 DU LUNDI AU VENDREDI À DE 7H30 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS lit \u2022\u2022¦élii de télépkaie iiimli till iilibltl peer le tenke de lienhM M'tiaelel et ptei les iboeeeaeeti postier Montréal\t(514)985-3355 l£ DEVOIR mi pub information* publié* \u2019Hrury.feÉ .6120 r.THéi i.Montréal I.\u2019Aipmcr Prr w Canar 514) 985-3333; «mricr à la cKrntrir "]
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