Le devoir, 15 mars 1994, Cahier A
[" le devoir PERSPECTIVES Entre le Qatar et la Roumanie Un Québec souverain au milieu de ces deux pays sur la liste de l\u2019ONU Antoine Char Indépendance, séparation, sécession, autonomie.Peu importent les mots, si le Québec devient souverain il sera membre du concert des nations et voudra faire partie de la famille onusienne qui grandit à vue d\u2019oeil depuis quelques années.Il,y a des nations sans État Oa Palestine) et des États sans nation (le Vatican).Il y a des États «sur papier» Oa Sénégambie), des Etats sans papier-monnaie Oa plupart des ex-républiques de la défunte URSS) et d\u2019autres avec trois monnaies 0\u2019Ukraine imprime son krivna, utilise le rouble russe et a abondamment recours.aux «coupons»).Il y a même des nations qui ne sont pas des Etats avec leurs propres billets: l\u2019Écosse qui a aussi sa délégation bien distincte aux Jeux du Commonwealth.Ne parlons pas de ceux \u2014 nombreux \u2014 qui ont des «monnaies de singe» et qui ont foi uniquement au In God we trust du billet vert américain.Il y a des États qui ne sont pas reconnus par une grande partie de la communauté internationale mais ont un siège à l\u2019ONU.C\u2019est le cas de la Corée du Nord de l\u2019énigmatique Kim II Sun.Il y en a d\u2019autres reconnus par tout le monde mais absents de la liste des membres permanents de l\u2019Organisation des Nations unies.L\u2019exemple suisse, au nom de sa neutralité, est bien connu.D\u2019autres qui ont été gommés de la surface du globe: Allemagne de l\u2019Est, Vietnam du Sud et l\u2019un des deux Yémens (choisissez!).D\u2019autres qui croient être des États et à la moindre crise grave sont rayés de la carte: le Bophuthatswana n\u2019existe plus, a ainsi assuré dimanche l\u2019ambassadeur sud-africain à Mbabatho, la capitale de ce banthoustan qui se prenait pour un pays.D\u2019autres encore qui ont complètement disparu de l\u2019arène internationale même s\u2019ils existent toujours.Taiwan, qui a cédé son siège onusien à la Chine en 1971, fait toujours le pied de grue pour être réintégré sous le nom de «République de Chine à Taiwan».Fondée en 1945 par 50 pays, l\u2019ONU compte aujourd\u2019hui 184 membres depuis l\u2019adhésion en 1993 d\u2019Andorre, précédée un an plus tôt par l\u2019Arménie, l\u2019Azerbaïdjan, le Kazakhstan, le Kyrgystan, la Moldava, le Tajikistan, le Turkmenistan, l\u2019Uzbekistan et la Géorgie.Au total, douze ex-républiques de l\u2019Union soviétique ont fait leur entrée aux Nations unies depuis 1991.L\u2019éclatement de la Yougoslavie a également allongé la liste: la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Slovénie et la Macédoine, pardon «La République de Macédoine de l\u2019ex-Yougoslavie», siègent également au palais de verre onusien.Sur la liste française de l\u2019ONU, un Québec indépendant s\u2019insérerait entre le Qatar et la Roumanie.L\u2019un contribue pour 0.05% du budget total de l\u2019organisation, l\u2019autre pour 0.17%.Les cotisations annuelles vont de 102 051$ US à 309 922 958 $.Quatre-vingt cinq pays versent cette somme minimale.Un seul, les Etats-Unis, débourse trois fois cents millions chaque année uniquement pour faire fonctionner l\u2019immeuble d,e 38 étages près de l\u2019East River.Les versements des États sont proportionnels à leur PNB par habitant S\u2019il y a 168 monnaies dans le monde et 184 États à l\u2019ONU, Cpca-Cola, elle, affirme vendre ses boissons dans 195 États.Où se cachent les onze autres?Dans cette planète en gestation, l\u2019évolution «séparatiste», «souverainiste» ou «indépendantiste» est bel et bien dans l\u2019air du temps et semble se tracer un sillon dans les grands ensembles politico-financiers.Mais s\u2019il se crée chaque année, ou presque, un État ou deux dans le monde il est.de plus en plus difficile d\u2019en définir les contours.Un État doit avoir un territoire?Alors Kiribati, Nauru, Tuvalu (chapelets d\u2019îles dans le Pacifique) en sont vraiment.Un État doit avoir un président?Saint-Marin est une république de 25 000 habitants avec à sa têfe deux capitaines-régents élus tous les six mois.Émettre des timbres-poste?L\u2019île de Man fait la joie des philatélistes mais ne dites surtout pas à Londres que c\u2019est un État.Avoir une armée?Le Costa Rica a aboli la sienne en 1949.Avoir un indicatif téléphonique?Le Canada partage son «1» avec les États-Unis.Mais trêve d\u2019ergotage, il existe un «État» dans le monde qui ne sera jamais reconnu, nous rappelait récemment The Economist : la «principauté» de Sealand.«Elle a sa propre constitution, son drapeau, son armée, ses timbres, sa monnaie et son passeport.Sealand est en fait une tour de béton et d\u2019acier érigée pendant la seconde guerre mondiale pour la défense aérienne et posée sur un îlot à six miles des côtes anglaises de l\u2019Essex.» Mais voilà, elle n\u2019existe plus cette «principauté», abandonnée une certaine année où un grand homme politique français lançait son célèbre cri sur un balcon de ce côté-ci ae l\u2019Atlantique.Peu importe, conclut la très sérieuse revue britannique, Sealand est «gouvernée» depuis cette époque par Roy et Joan Bates.«Oh! pardon, par le prince Roy et la Riincesse Joan.» 11 y a aussi des têtes couronnées sans État.Il se crée chaque année, ou presque, un État ou deux dans le monde \t1 N D\tE X\t\t Les Actualités.\u201442\t\tÉditorial\t\t.\u201446\t Agenda culturel ,.R6\t\tIdées\t\t.\t.47\t Amrrrrs cfaws JC>\t\tLe Monde\t\t\t.45\tw Avenirs\t\tH1\tMontréal \u2014.\t.43\tMétéo Ans publics.\t\tHt\tMots croisés.\t.IM\tNeige et pluie Culture\t\t\tB8\tPoli tique.\t.44\tMax: +3 Économie\t\t\tK2\t1/9 Sports\tB5\t\tDétails en B5 CULTURE\tA\tPOLITIQUE\t\tMONTRÉAL SRC et TVA: l'information\tJAk «\u2022Il *\tEmploi: une obsession\tifv \u2022-t Il\t¦\tLe MAC reçoit le Grand Prix a la bougeotte\t\tsuspecte, dit le PQ\t\tdu Conseil des arts de la CUM PAGE B 8\t\tPAGE A 4\t\tPAGE A 3 Attentat à la bombe contre Hydro-Québec PHOTO JACQUES NADEAU % \u2022f £ t'f t Lampe de poche à la main, des artificiers de la Sûreté du Québec examinent les alentours d\u2019un pylône d\u2019Hydro-Québec à la recherche d\u2019indices sur un attentat à la bombe dont a été la cible une ligne de transport d\u2019électricité, à Saint-Basile-le-Grand, à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Montréal.«Aucune revendication n\u2019a été faite, aucune hypothèse n\u2019est exclue», a déclaré sur les lieux un porte-parole de la Sûreté du Québec, François Doré, tout en rappelant que l\u2019enquête n\u2019en était qu\u2019à ses débuts.Un pylône dynamité à St-Basile STÉPHANNE BAILLARGEON ET LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Hydro-Québec a été l\u2019objet hier pour la première fois de son histoire d\u2019un attentat sérieux de type terroriste alors que des inconnus, dont on ignore les mobiles, ont tenté d\u2019abattre à la dynamite une ligne à haute tension de 230 kV.Les explosifs avaient été installés sur deux pylônes situés à 150 mètres de l\u2019entrepôt de BPC incendiés de Saint-Basile-le-Grand, à un endroit où la ligne électrique régionale passe juste au-dessus d\u2019un chemin de fer, fréquenté par des trains de passagers.Si les fils étaient tombés sur la voie, a expliqué un porte-parole d\u2019Hydro-Qué-bec, M.Gilles Dauphin, tout le système se serait instantanément «débranché».Mais il n\u2019a pu préciser si durant une ou deux secondes le courant aurait remonté la ligne et jusqu\u2019où.Les employés d\u2019Hydro-Québec, à l\u2019origine de l\u2019inquiétante découverte, ainsi que les artificiers de la Sûreté du Québec ont constaté qu\u2019une patte d\u2019un pylône, voisin du chemin de fer, avait été sectionné et qu\u2019une deuxième avait été endommagée par l\u2019explosion partielle d\u2019une autre charge.Solidement ancré, le pylône a résisté à l\u2019explosion et le courant n\u2019a même pas été interrompu, sauf au moment où les artificiers ont dû procéder au désamorçage de la charge ayant fait long feu et d\u2019une deuxième, installée sur un pylône voisin, qui était absolument intacte, ce dont se félicitaient les enquêteurs qui ont prudemment rapporté le trophée pour expertise à leurs laboratoires.VOIR PAGE A 8: HYDRO Ottawa offre le Collège militaire à Québec pour 1$ PRESSE CANADIENNE ET LE DEVOIR Ottawa \u2014 Le gouvernement fédéral entend céder le Collège militaire royal de Saint-Jean au gouvernement québécois pour 1$, a indiqué hier le ministre des Affaires intergouvemementales Marcel Massé.L\u2019accord qui pourrait se conclure bientôt refilera cependant à la province les coûts de fonctionnement du Collège et les taxes municipales (1 million$ par année), pour une facture totale annuelle de 6 millions$.«Dans l\u2019accord que j'ai moi-même vu, tous les coûts de fonctionnement, y compris les taxes, seraient payés par la province puisqu\u2019elle aura le choix d\u2019utiliser gratuitement les installations (du Collège) pour donner des cours d\u2019éducation de son choix», a déclaré le ministre Massé hier à sa sortie d\u2019une réunion avec le premier ministre Jean Chrétien et le ministre de la Défense nationale David CoÜenette.«C\u2019est une propriété qui vaut 41 mil-lions$, a-t-il ajouté.Nous l\u2019offrons pour 1$ par année.» Selon les estimations du ministère de la Défense, le VOIR PAGE A 8: OTTAWA 90% des jeunes francophones craignent pour l\u2019avenir de leur langue BERNARD PLANTE LE DEVOIR Les jeunes francophones sont inquiets pour l\u2019avenir de la langue française au Québec, mais ils sont déterminés à en assurer la pérennité.Entre 1978 et 1990, l\u2019indice général d\u2019utilisation du français chez ces jeunes a légèrement diminué.Une étude, effectuée pour le compte du Conseil de la langue français du Québec, montre qu\u2019en 1990 les jeunes francophones (fin du secondaire et cégep) estimaient que l\u2019avenir de la langue française au Québec était incertain (54,5%), voire menacé (36,1%).C\u2019est-à-dire que 90,6% d\u2019entre eux craignaient pour leur langue.En 1978, cette proportion était de 70,2%.Toutefois, d\u2019autres données VOIR PAGE A 8: LANGUE LE MONDE Affaire Whitewater: un deuxième proche de Clinton démissionne PAGE A 5 -h Si tu savais comme on s\u2019ennuie à.Smilic Au poste d\u2019observation #24, le soir, devant la télé, les soldats canadiens parlent hockey, famille et comptent les jours qu\u2019il reste à faire en Croatie SYLVIANE TRAMIER ENVOYÉE SPÉCIALE DU DEVOIR EN CROATIE Smilic \u2014 Dans le poste d\u2019observation numéro 24, le soldat Frénette, de Saint-Damase, prend son tour de garde devant la fenêtre, sous les combles.Sur la table, dans la pièce aménagée en chambre d\u2019écho, se trouvent un poste de radio émetteur, des jumelles et un grand cahier dans lequel il note toutes les violations du cessez-le-feu qui se produisent dans son champ visuel et auditif \u2014 rafales de mitrailleuses, tirs d\u2019armes lourdes, tirs de mortier.Au loin, à 10 km à vol d\u2019oiseau, on aperçoit l\u2019aéroport de Zadar, tenu par les forces croates, mais inutilisé car troft proche des lignes serbes.Dans cette partie de la Croatie, en bordure de la mer Adriatique, une guerre larvée se poursuit malgré l\u2019entrée en vigueur d\u2019un cessez-le-feu le 31 décembre dernier.Depuis l\u2019offensive croate, en janvier 93.pour reprendre aux Serbes de la Krajina (République serbe autoproclamée en territoire croa- te) les principaux points de passage reliant le sud-ouest de la Croatie à la capitale, Zagreb, Serbes et Croates s\u2019observent et se tirent desr sus à l\u2019occasion, en attendant de voir comment va évoluer la situation politique.Récemment, les échanges les plus nourris ont eu lieu dans la région entourant le petit village de Smilic, aux mains des Serbes de Krajina, à proximité de l\u2019aéroport de Zadar et du pont stratégique de Maslenica \u2014 une cinquantaine de tirs d\u2019artillerie et autant de rafales d\u2019armes légères par jour.Les forces de l\u2019ONU \u2014 bataillons français, danois, polonais au nord de la Krajina; tchèque, kenyan et canadien au sud \u2014 sont déployées derrière les lignes croates et serbes, vers l\u2019intérieur du pays \u2014 au total 3500 militaires faisant partie des 15 000 Casques bleus en Croatie \u2014 ce n\u2019est donc pas une mission d\u2019interposition mais d\u2019observation que mènent les Casques bleus ici \u2014 ce qui ne les empêche VOIR PAGE A 8: SMILIC PHOTOPC Le soldat Nancy Taschereau, de Granby, actuellement en poste en Bosnie, cajole un jeune chien trouvé en décembre dernier près de la base des Casques bleus canadiens. I.K I) K V 0 I K .I, K M A K I) I I fl M A K S I II II I ES A CT HA Un accident force un appareil de type ATR-42 à atterrir d\u2019urgence à Dorval Une hélice a entaillé la carlingue de l\u2019avion JEAN CHARTIER LE DEVOIR L\u2019hélice de l\u2019un des deux moteurs de l\u2019avion a heurté et endommagé la carlingue, dépressurisant la cabine des passagers.Voilà ce qui ressort des propos tenus lors d\u2019une conférence de presse par le commandant de bord Benoit Drouin, de la compagnie Inter-Canadien.L\u2019appareil de type ATR- 42, qui a été endommagé en plein vol dimanche, effectuait la liaison Val-d\u2019Or-Montréal lorsque l\u2019incident mécanique est survenu.Aucun passager n\u2019était assis au lieu même de l\u2019impact, l\u2019avion étant à moitié rempli seulement.Le commissaire de bord a précisé que les passagers ont commencé à prendre froid dès ce moment et le commandant de bord a frit descendre l\u2019avion d\u2019une altitude de 16 500 pieds à 10 000 pieds environ, ce qui éliminait le risque prolongé de dépressurisation, d\u2019après la direction des affaires publiques de la compagnie.L\u2019assistant du commandant Sylvain Legault a constaté qu\u2019une pale de l\u2019hélice avait disparu et conséquemment il a fermé le moteur afférent.Pour sa part, le commandant a décidé de pour- suivre son vol avec un seul moteur jusqu\u2019à Dorval, vol qui a duré encore une heure 01.L\u2019avion avait décollé de Val-d\u2019Or depuis 20 minutes au moment de l\u2019incident, mais un retour sur Vakl\u2019Or à vitesse réduite aurait été aussi long que le vol vers Dorval d\u2019après le commandant, et le premier aéroport est, semble-t-il, moins bien équipé pour un atterrissage d\u2019urgence., Ce type d\u2019hélices est fabriqué aux États-Unis par la compagnie Hamilton Standard, de Hartford au Connecticut, les moteurs PW 120 proviennent de Pratt & Whitney, à Longueuil, et les appareils eux-mêmes sont assemblés \u2022à l\u2019Aérospatiale de Toulouse.La compagnie Inter-Canadien possède huit avions de ce type pour ses liaisons régionales au Canada.Ces appareils sont censés être vérifiés à tous les soirs.Aucune fuite de carburant n\u2019a été localisée, mais à la fin du vol, «le moteur n\u2019était plus là», a déclaré Sylvain legault.La directrice des communications d\u2019inter-Canadien, Mme Béatrice Pepper, a immédiatement ajouté qu\u2019il s\u2019agit de «la portion d\u2019hélice».Ce type de moteur turbopropul-seur est aussi utilisé sur les avions De Havilland fabriqués à Toronto.Contacté à Dorval, le gestionnaire ré- gional du Bureau de la sécurité des transports du Canada, M.Roger Maltais, a précisé que les représentants de la compagnie d\u2019hélices, Hamilton Standard, ainsi que du fabricant de moteurs Pratt & Whitney, étaient en fin d\u2019après-midi hier aux hangars d\u2019im ter-Canadien à examiner l\u2019appareil en présence de l\u2019inspecteur André Tu-renne.Aujourd\u2019hui, des représentants de l\u2019Aérospatiale et du Bureau des enquêtes de France viennent inspecter l\u2019avion.Inter-Canadien a 400 employés à son siège social de Dorval dont une centaine affectés à l\u2019entretien f-E L E R- Fi P p N S I- APPEL EN ATTENTE MEMORISAT EUR RENVOI AUTOMATIQUE i\ts __ - ' ~ \u2019 Si Xif&Êst ¦ i- Un service en attire un autre.Jusqu\u2019au 16 avril, faites l\u2019essai d\u2019un service ÉtoilesMC Bell comme YAfficheur ou Y Appel en attente et obtenez-en un autre gratuitement pour huit semaines.Vous ne paierez alors que le moins cher des deux.Si vous possédez déjà deux services, le troisième sera tout simplement gratuit.Vous économiserez également les frais de raccordement.N\u2019attendez pas.Passez à un magasin Teléboutiquew: Bell ou appelez notre Service à la clientèle.Vous verrez bien qu\u2019un service en attire un autre ! LES JOURS Avec sa fenêtre d\u2019affichage, son voyant lumineux et scs touches de fonction, l\u2019appareil Vista200 vous facilite l\u2019accès aux services Étoiles'*' Bell.wmm - BBBS3 tZ r Celle offre s\u2018adre< l« 7 man et 16 aw\tsse erdusrvemenl aux Cheats 4e résidence et tfaftarei ri 1994 La facturafton pot* le service graft* comment\t\t du 7 mart au 161\tt*s) graftrffts) peuvent nui corattone.profiler de ce rvrf.ne peut être sujet à cede offre\t\t -Tout*! MT*»\ti étain* Bel tort parte de ta promoton .cependant c\t\ti tor* pas offerts partout injjp w common: Bell des 15 appareils de ce type détenus par Inter-Canadien et sa maison-mère, Canadien International.Ce ATR-42 fut manufacturé en 1990 et acheté en 1992 par Inter-Canadien.Il s\u2019agit d\u2019un avion qui n\u2019avait pas encore 1000 heures de vol, précise le gestionnaire des enquêtes.«Il faut défaire les morceaux et les envoyer à notre laboratoire d\u2019Ottawa, écouter les enregistrements de données.Un travail de métallurgiste sera mené et nous essaierons de déposer un rapport dans les 120 jours sur la cause de l\u2019événement», a conclu les gestionnaire des enquêtes.AFFICHEUR\tT ÉI.É RÉPONS F.\t«APPEL EN ATTENTE MÉMORISÂT EUR RENVOI AUTOMATIQUE Une victime obtient gain de cause en Ontario La Croix-Rouge est innocentée de l\u2019accusation de négligence SUZANNE DANSEREAU PRESSE CANADIENNE Toronto \u2014 Dans une décision fort attendue par les victimes de l\u2019affaire du sang contaminé, la Cour de l\u2019Ontario a ordonné hier à la Croix-Rouge, à l\u2019Hôpital de Toronto ainsi qu\u2019à un de ses médecins de verser 500 000$ en dédommagements à Rochelle Pittman, une Torontoise de 55 ans qui a contracté le virus du sida après que son mari eut reçu une transfusion de sang au cours d\u2019une opération chirurgicale.Mais le tribunal a décidé d\u2019innocenter tant l\u2019Hôpital que la Croix-Rouge de toute accusation de négligence dans l\u2019approvisionnement et la distribution du sang contaminé.De l\u2019avis de plusieurs, cette décision poussera vraisemblablement les victimes «du scandale du sang contaminé» à accepter l\u2019offre de dédommagement des provinces, qui prend fin aujourd\u2019hui.«Beaucoup d\u2019avocats attendaient ce jugement avant de décider ce qu\u2019ils recommanderaient à leurs clients.La plupart de ceux à qui nous avons parlé vont leur recommander d\u2019accepter l\u2019offre des provinces», a déclaré hier le porte-parole de l\u2019Agence canadienne du sang, M.Phil Dresch, dans un entretien à la Presse Canadienne.«Ce ne sont pas de bonnes nouvelles», a dit pour sa part l\u2019avocat Mi-cheal Rodrigues, dont la firme représentait 25 victimes de tranfusion de sang contaminé.Parce que la cour innocente la Croix-Rouge et l\u2019Hôpital de Toronto en ce qui concerne leur rôle dans l\u2019approvisionnement en sang, plusieurs poursuites au civil seront abandonnées, a ajouté Doug Lin-dores, secrétaire général de la Croix-Rouge.«Elles viennent de perdre leur argument principal», a-t-il expliqué.Seulement hier, l\u2019Agence canadienne du sang chargée d\u2019administrer l\u2019offre des provinces a reçu 73 nouvelles demandes de dédommagements.D\u2019après ses calculs, 799 victimes sur un total de 911 ont accepté l\u2019offre des provinces.Et elle en attend au moins une cinquantaine d\u2019autres aujourd\u2019hui et ce soir.L\u2019offre des provinces comprend notamment un dédommagement de 30 000$ par année pour les victimes, jusqu\u2019au moment du décès.De son côté, Rochelle Pittman a dit hier, lors d\u2019une émouvante conférence de presse tenue à la législature ontarienne, que si c\u2019était à refaire, elle choisirait encore une poursuite au civil, malgré tous les problèmes qu\u2019elle a dû affronter.la voix étranglée par les sanglots, Mme Pittman a toutefois rappelé «qu\u2019aucun montant d\u2019argent ne sera jamais assez élevé pour compenser la perte de mon mari et le fait que je subirai vraisemblablement le même sort».Le jugement, qui lui accorde 5J.5 000$.indique que la Croix-Rouge; l'Hôpital de Toronto et le Dr Stanley Bain ont fait preuve de négligence paire quils n\u2019ont jamais dit à l'époux de Mme Htt man.maintenant décédé, qu\u2019il avait contracté le sida lors d\u2019une tranfusion de sang.PHOTO PC' Mme Rochelle Pittman a droit à' 500 000$ en dédommagements, a tranché la Cour de l\u2019Ontario.Sang contaminé ¦ \u2014< e manuel Croisières mathématiques de Madeleine Drolet et Hélène Rochette, qui s'adresse à la 2e secondaire (216), paraîtra en avril 1994, et c'est avec plaisir que nous en remettrons un spécimen aux enseignants et enseignantes des classes de mathématique 216 de la CÉGM.et des autres commissions scolaires du Québec.T.guerm Toronto 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada Tél.: (514) 842-3481 Téléc.: (514) 842-4923 JLoutefois, Guérin, éditeur, ne participera pas à la consultation des enseignants et enseignantes 216 de la CÉCM, le 6 avril 1994, sous le haut patronage de Yves Gaudreau, Aida Tremblay et Madeleine Barrette, parce que leur choix d'un livre de mathématiques en 2e secondaire est déjà établi et que nous ne tenons pas à perdre notre temps avec des consultations bidon.Marc-Aimé Guérin Président-directeur général Guérin, éditeur liée L K D E V « I R .I.K M A R l> I I !> M A R S I » 1» I -» LE DEVOIR ?_ MONTRÉAL L\u2019hôpital Saint-Luc montre patte blanche Conseil de la magistrature L\u2019avocat de la juge Verreault conteste la recevabilité des plaintes CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR L\u2019avocat de la juge Raymonde Verreault, Me Gabriel Lapointe, a contesté hier devant le Conseil de la magistratUi a* la recevabilité de l'ensemble des onze plaintes déposéés contre la juge par divers organismes.C\u2019est ce que Me Lapointe a plaidé devant le Conseil hier) au Palais de justice de Montréal.Neuf des plaintes déposées contre la juge Verreault concernent une sentence rendue par elle dans la cause d\u2019une jeune fille de Saint-Lambert sodomisée par son beau-père.Dans cette aflaire, la juge Verreault a accordé des circonstances atténuantes à l'accusé en lui imposant une sentence légère de 23 mois, alléguant notamment le fait que l'agresseur avait préservé la virginité de la victime.Me Lapointe estime que les plaintes concernant cette sem fence ne sont pas recevables devant le Conseil de la magiS tratune.\t': «Ces plaintes constituent un appel déguisé», a déclaré l\u2019avocat de la juge, rappelant que tant l\u2019accusé que la Couronne avaient déjà logé une contestation de cette sentence devant la Cour d\u2019appel du Québec.Par ailleurs, Me Lapointe conteste également la recevabilité des deux autres plaintes concernant l\u2019abandon de trois causes d\u2019agressions sexuelles par la juge Verreault, après que celleci eut été nommée juge en chef de la Cour municipale.L\u2019une de ces plaintes a été déposée par le Barreau du Québec.Selon Me Lapointe, le Barreau n\u2019a pas pour mandat de porter plainte contre les juges, puisque sa compétence se limite à baliser la conduite des avocats.Par aileurs, toujours selon son avocat, la juge Verreault ne doit pas être tenue responsable de ce qui s\u2019en est suivi de cetfe décision de ne pas rendre de verdict A cet égard, le conseil devra attendre le témoignage du juge en chef adjoint de la Cour du Québec, Jean-Pierre Bonin, qui a donné à la juge Verreault la permission de se désister des trois causes.«D a entériné la décision de la juge Verreault», a dit Me Lapointe.Le juge Bonin est présentement à Vancouver, et le conseil attendra son retour et son témoignage avant de rendre unq décision finale dans cette affaire.En attendant ce témoin important, le conseil a accepté hier de poursuivre les audiences, et deux nouveaux témoins seront entendus aujourd\u2019hui dans cette affaire.Quatre procureurs ayant travaillé dans les dossiers d\u2019agressions sexuelles laissés en plan par la juge Raymonde Verreault ont d\u2019ailleurs témoigné devant le Conseil de la magistrature hier.Rappelons que l\u2019une des victim», présumément agressée sexuellement par trois joueurs de hockey, a complètement retiré sa preuve,, après avoir appris que la juge Verreault eut abandonné le dossier.Les trois accusés dans cette aflaire ont été acquittés en La juge Raymonde Verreault consequence.Pour sa part, en marge des audiences d\u2019hier, le procureur Hélène Di Salvo, agissant au nom de la Couronne dans une autre de ces causes, a déclaré qu\u2019elle avait été très déçue en apprenant qu\u2019il y aurait un nouveau juge dans le dossier, et que ce dernier devrait se contenter d\u2019écouter les cassettes des témoignages déjà logés.«Quand le juge écoute les témoignages, il peut pas regarder les témoins dans les yeux, et ce n\u2019est pas une situation idéale», a-t-elle notamment relevé.Allégations de fraude scientifique contre le Dr Poisson KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Quatre députés montréalais du Parti québécois s\u2019en prennent au premier ministre Daniel Johnson à qui ils reprochent de vouloir accélérer la réfection du boulevard Hen-ri-Bourassa à la faveur de l\u2019approche des élections provinciales.«Tant qu\u2019il a été ministre responsable du Grand Montréal, ce n\u2019était pas une priorité.En novembre dernier, à la veille d\u2019être le candidat unique au poste de premier ministre, il a commencé à modifier son attitude», a affirmé hier la députée d\u2019Ho-chelaga-Maisonneuve, Louise Harel.Depuis 1988, quatre municipalités (Montréal, Montréal-Est, Montréal-Nord et Anjou) tentent de faire de cette route de campagne qu\u2019est le boulevard Henri-Bourassa - qui traverse d\u2019est en ouest les quatre villes - la colonne vertébrale du développement industriel du secteur.La réfection de Henri-Bourassa permettrait d\u2019ouvrir quatre parcs industriels (32 millions de pieds carrés).En outre, la création de 1500 emplois par année constituerait l\u2019une des retombées majeures de ce projet.«La conversion de Daniel Johnson pour la création d\u2019emplois est trop tardive pour ne pas être suspecté», ont indiqué les députés qui ont souligné la perte de 42 000 jobs en 1993 à Montréal et Laval.L\u2019équipe péquiste s\u2019explique mal lés «mouvements de girouette» de M.Johnson alors qu\u2019au cours des dernières années, il a plus d\u2019une fois, tourné «en dérision le même projet comme faisant partie d\u2019une vulgaire liste d\u2019épicerie».«Nous, on est prêt à vivre avec des travaux qui débutent.On les espère, on les souhaite.Mais on ne veut pas vivre encore avec des promesses», a lancé Mme Harel.Ce que cette dernière, qui agit comme porte-parole des dossiers montréalais au PQ.ne peut accepter, «t\u2019est que deux mois après avoir dit que c\u2019était une priorité dans le programme d Infrastructures, le ministre ISABELLE PARÉ LE DEVOIR / Eclaboussée par une enquête américaine accusant de fraude scientifique un de ses médecins-vedettes, la direction de l\u2019hôpital Saint-Luc affirme qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une gifle pour sa réputation, mais que la santé des patientes traitées par le Dr Roger Poisson n\u2019est aucunement mise en danger.L\u2019hôpital Saint-Luc a d\u2019ailleurs mis en place hier une ligne téléphonique à son centre d\u2019oncologie pour renseigner et rassurer les patientes inquiètes.«C\u2019est une gifle pour l\u2019hôpital.Et c\u2019est dommage, parce que c\u2019est une gifle pour un cas isolé», a affirmé le Dr Michel-Pierre Huet, directeur du Centre de recherches de l\u2019hôpital Saint-Luc qui a repris en main la recherche amorcée par le Dr Poisson.Dimanche, un journal américain de Chicago dévoilait qu\u2019un médecin de l\u2019hôpital Saint-Luc a falsifié certaines données amassées dans le cadre de la plus importante recherche sur le cancer du sein jamais menée à ce jour en Amérique du Nord.Les résultats de cette recherche, menée durant une décennie, ont changé le cours du traitement du cancer du sein, démontrant que les chances de rémission sont aussi élevées lors d\u2019une mastectomie partielle que lors de l\u2019ablation complète d\u2019un sein.; Hier, la direction de l\u2019hôpital Saint-Luc (HSL) a affirmé que les conclusions de cette enquête - connues depuis plus de deux ans - ne remettaient pas en cause l\u2019intégrité de l\u2019hôpital lui-même.Selon la direction, dès la connaissance de ses irrégularités, le Dr Poisson a été relevé de ses fonctions d\u2019investigateur principal, de directeur du Centre d\u2019oncologie de l\u2019hôpital Saint-Luc, de chef du service de chirurgie oncologique et de toute direction des projets de recherches menés à l\u2019hôpital Saint-Luc pour les cinq prochaines années.Depuis 1991, cet hôpital ne reçoit plus de subventions de l\u2019Institut canadien du cancer mais continue à collaborer avec le National Health Institute dans le cadre de rechecrhes sur le cancer du sein.Le directeur de l\u2019hôpital Saint-Luc, M.Jean Leblanc, n\u2019a pas voulu commenter cette affaire.Dans le cadre de cette enquête canado-américaine, plus de 1000 femmes continuent à être traitées à HSL et à y recevoir les médicaments fournis par le groupe de recherche National Surgical Adjuvant Breast and Bowel Project (NSABP).Sur quelque 1511 dossiers de recherche compilés par le Dr Poisson, scrutés par deux médecins québécois indépendants engagés par l\u2019hôpital, quelque 115 irrégularités touchant les modalités d\u2019inclusion de 99 patientes dans les protocoles de recherches ont été rapportées, affirme la direction de l\u2019hôpital.Les deux médecins réviseurs ont toutefois conclu que les erreurs n\u2019ont pas faussé la valeur scientifique des données fournies par le Dr Poisson au projet (NSABP).L\u2019Office de révision du gouvernement américain a quant à lui interdit personnellement au Dr Poisson de participer à tout projet de recherche américain pour les huit prochaines années.Pour sa part, M.Jean Leblanc a affirmé au Chicago Tribune que toute action en justice visant à récupérer les sommes versées en fonds de recherche à l\u2019hôpital pour les recherches menées par le Dr Poisson - environ 1 million - serait contestée en justice.Joints hier, des oncologues montréalais, au courant de cette affaire depuis longtemps, ont tenu à minimiser l\u2019impact de cet imbroglio sur les modes de traitements actuels.Selon le Dr Jacques Jolivet, spécialiste du cancer à l\u2019hôpital Notre-Dame, les impairs commis par le Dr Poisson ne remettent aucunement en question le recours à l\u2019ablation partielle du sein.«D\u2019autres recherches sont parvenues aux mêmes conclusions», a-t-il dit Quant au Dr Poisson, il est reconnu dans le milieu médical comme étant l\u2019un des piqnniers de l\u2019oncologie chirurgicale.A ce titre, cet épisode n\u2019enlève rien à ces compétences, affirme le Dr Jolivet.Toutefois, ces erreurs graves ont entaché sa réputation et à toutes fins utiles mis fin à sa carrière de chercheur.Le Dr Jolivet estime que pareil manquement à la méthodologie scientifique ne pourrait se reproduire aujourd\u2019hui, le travail des chercheurs faisant constamment l\u2019objet d\u2019inspection de la part d\u2019organismes subventionnaires, de compagnies pharmaceutiques, etc.«D serait pratiquement impossible dç falsifier des résultats aujourd\u2019hui.A l\u2019époque, le Dr Poisson travaillait beaucoup en solo», dit-il.Réfection du boulevard Henri-Bourassa Le PQ accuse Johnson d\u2019électoralisme ROB1C DEPUIS 1192 AGENTS DE BREVETS ET MAR0UES PROTECTION DES DROITS OE PROPRIETE INTELLECTUELLE PHOTO JACQUES NADEAU Le succès du MAC fut un peu beaucoup en 1993 l\u2019affaire de Madeleine Pellan (à droite), qui ,,\t, ¦ \u2022 \u2022-\u2014- J- **-1\tle directeur du MAC.La veuve du peintre rétrospective consacrée au géant Le MAC reçoit le Grand Prix du Conseil des arts de la CUM LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Le Musée d\u2019art contemporain de Montréal remporte le Grand Prix 1993 du Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal (CACUM).Cette récompense annuelle comprend une bourse d\u2019excellence de 25 000$, assortie d\u2019une œuvre commémorative commandée à un artiste montréalais.Le Grand Prix a été remis hier dans un hôtel de Montréal, devant quelques centaines d\u2019invités.On comptait plusieurs têtes d\u2019affiche de la communauté artistique, du milieu des affaires et du monde politique du Québec, dont Liza Frulla, ministre de la Culture, et Jean Doré, maire de Montréal.Le Grand Prix vise à «reconnaître publiquement l\u2019excellence d\u2019une production ou d\u2019un événement réalisé par l\u2019un des plus de 200 organismes qui soutient le Conseil des arts».Le Musée d\u2019art contemporain de Montréal (MACM) était en lice avec quatre autres organismes, La Fondation Jean-Pierre Perreault (danse) la revue Vice Versa (littérature), le Nouvel Ensemble Moderne (musique) et le Théâtre du Nouveau Monde.Ces quatre finalistes se méritent un prix de 5000$.Les documents du CACUM précisent que le musée a été retenu «pour la grande réussite de son aménagement au cœur du centre-ville et son accçs dorénavant plus facile, pour la qualité de ses espaces d\u2019exposition, ses équipements muséologiques de pointe et, dans l\u2019ensemble, pour l\u2019excellence de ses réalisations».Le MACM a aménagé dans son nouvel édifice, sur le site de la Place des arts, en mai 1992.«Je crois que le Conseil a voulu souligner le travail fantastique que nous avons abattu depuis notre déménagement, a commenté Marcel Brisebois, directeur du musée, qui s\u2019était déplacé pour recevoir la récompense.Le directeur a précisé qu\u2019à ses yeux le Grand Prix voulait dire beaucoup «pour tous les artistes qui ont fondé le musée d\u2019art contemporain dans les années soixante et qui continuent à y rayonner.» M.Brisebois a aussi profité de l\u2019occasion pour lever son chapeau à Madeleine Pellan, qui était sur place.La veuve du peintre Alfred Pellan a été un des pivots de l\u2019organisation de la rétrospective consacrée au géant moderniste, présentée au musée l\u2019été dernier.A elle seule, cette exposition a attiré 81100 visiteurs, soit près de la moitié des 165 000 entrées enregistrées cette année.M.Brisebois a annoncé que la bourse d\u2019excellence rattaché au prix serait versée dans le fonds d\u2019acquisition de l\u2019établissement muséal «et donc retournée à la communauté artistique».Le lauréat de cette importante récompense est désigné par vote secret, le matin même de sa remise, par un jury formé des membres du Conseil des arts.Le Grand Prix du Conseil des arts, fondé en 1985, a déjà récompensé la Société de musique contemporaine du Québec (1991) et la revue Vie des Arts (1990).Au cours du déjeuner annuel, O Vertigo Danse, récipiendaire du Grand Prix de l\u2019année dernière, a reçu une œuvre commémorative de la photographe Raymonde April.Le Musée recevra la sienne l\u2019an prochain.responsable (Claude Ryan) admette qu\u2019il n\u2019avait ni parlé à son collègue des Transports ni parlé à son collègue à Ottawa ni même abordé la question avec les villes concernées».Mme Harel et ses collègues croient davantage à l\u2019échéancier électoral pour frire démarrer les travaux qu\u2019une véritable compréhension des besoin de l\u2019est de Montréal pour sa relance économique.«Le cynisme a un nom et c\u2019est Daniel Johnson», a déclaré Louise Harel.PHOTOPC La conversion tardive de Johnson est suspecte, dit Louise Harel.SMK9UES MONTREAL OUtKC K2T JC K HUIKXI MLffWNMIC I.K I) K V 0 I H .I.K M A K I) I I 5 M A H S I !» !» I LE POLITIQUE Le Parti québécois commente le congrès libéral du week-end Le président uérin L W niversitaire MR?® guerm Toronto 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada Tél.: (514) 842-3481 Téléc.: (514) 842-4923 «Désert marin» PHOTO PC LA CÔTE EST de l\u2019Amérique du Nord est devenue un véritable «désert marin» à cause de la surpêche en haute mer, et l\u2019ONU doit adopter des règles strictes pour y mettre un frein, a indiqué hier le ministre canadien des Pêches et Océans, Brian Tobin.«Entendons-nous sur des moyens concrets pour résoudre les problèmes de la pêche en haute mer», a lancé le ministre Tobin dans sa déclaration liminaire à la conférence des Nations unies sur les stocks de poissons.Son idée de convention internationale, cependant, n\u2019impressionne guère certains de ses collègues d\u2019Europe occidentale, qui préféreraient une déclaration de principes à une autre convention contraignante.«Quant à nous, le Canada n\u2019acceptera pas de signer une autre déclaration de principes, a prévenu hier M.Tobin.Nous croyons qu\u2019une convention est nécessaire, nous allons travailler en ce sens, et possiblement l\u2019obtenir.» NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE A uébec \u2014 L\u2019opposition à l\u2019Assemblée nationale n\u2019ac-W corde aucune crédibilité au chef libéral Daniel Johnson et aux engagements qu\u2019il a pris lors du congrès libéral de fin de semaine.«Comment vont-ils faire croire que l\u2019emploi est soudainement devenu leur obsession alors qu\u2019ils sont au pouvoir depuis neuf ans et qu\u2019ils n\u2019ont pas agi?» a demandé le député péquiste de Lac-Saint-Jean, Jacques Brassard.M.Brassard a placé le gouvernement libéral dans le dilemme suivant: -\tou bien l\u2019emploi était vraiment leur priorité depuis neuf ans et dans ce cas, leur gestion a été un échec; -\tou bien l\u2019emploi n\u2019a pas été une préoccupation majeure et dans ce cas, «leur conversion se rapproche du racolage électoral».M.Brassard a aussi noté que dans le dossier constitutionnel, le Parti libéral est devenu «le parti de la profonde résignation».Le député de Lac-Saint-Jean a signalé qu\u2019en «renon- çant aux aspirations traditionnelles du Québec, le Parti libéral est devenu le parti du statu quo».Pour le leader parlementaire de l\u2019opposition et député de Joliette, Guy Chevrette, le gouvernement Johnson «parle de créer des emplois permanents tout en se prononçant contre la sécurité d\u2019emploi».Selon M.Chevrette, le programme libéral constitue «un virage à droite guidé par un seul leitmotiv, celui de la, concurrence totale et sauvage sans aucun rôle pour l\u2019Etat».M.Chevrette estime qu\u2019avec «deux gars contrôlés par Power Corporation, Chrétien et Johnson, ça va être une des plus grandes offensives contre le Québec et ses revendications traditionnelles».Le député de Joliette a ironisé: «Daniel Chrétien et Jean Johnson vont avoir à s\u2019expliquer».Quant au député de Lévis, Jean Garon, il a prétendu que «les questions économiques n\u2019intéressent pas les libéraux».La preuve, a-t-il souligné, c\u2019est que le congrès de fin de semaine a été suspendu faute de quorum alors qu\u2019on débattait de résolutions à caractère économique.«L\u2019économie pour les libéraux, c\u2019est d\u2019avoir des contrats, pas d\u2019assurer le développement des régions», a dit M.Garon.Le député de Lévis a aussi rappelé que le premier ministre, qui se dit préoccupé par l\u2019emploi, est «le même qui a laissé filer le contrat des frégates lorsqu\u2019il était ministre de l\u2019Industrie et dp Commerce».Pour sa part, le porte-parole du Parti Egalité, Neil Cameron, député de Jacques-Cartier, s\u2019en est pris au fait que les délégués libéraux ont maintenu en fin de semaine leur politique sur l\u2019accès aux écoles anglaises.«La peur constante du Parti libéral est de contrarier l\u2019opinion publique francophone, même en posant des gestes d\u2019équité» envers les Anglo-Québécois, a dit M.Cameron.Le député du Parti Egalité a indiqué que sa formation politique continuera à se battre pour un élargissement de l\u2019accès à l\u2019école anglaise.Quant au chef du Parti Action démocratique, Jean Allaire, il a rappelé que le nombre d\u2019emplois promis par le Parti libéral avait subitement grimpé de 200 000 à 400 000 en deux semaines «au cours d\u2019un congrès où la discussion sur le sujet a dû être annulée faute de quorum».«M.Johnson dit n\u2019importe quoi et se moque carrément des Québécois», a conclu Jean Allaire.Scepticisme parmi les organisations patronales Inquiétude et réprobation chez les fonctionnaires provinciaux de l\u2019Assemblée nationale se nomme un conseiller à Paris La personne remplacée demande des indemnités au tribunal MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le président de l\u2019Assemblée nationale Jean-Pierre Saintonge, qui occupe la présidence de l\u2019Association internationale des parlementaires de langue française pour un an, a fait nommer un conseiller personnel à Paris, avec dépenses aux frais des contribuables québécois.Cette décision a eu pour effet de provoquer le congédiement d\u2019une Québécoise qui travaillait depuis cinq ans à l\u2019AIPLF, qui a porté l\u2019affaire devant lé Conseil de Prud\u2019homme, le tribunal français du travail.Cette dame, Céline Laplante, demande d\u2019être indemnisée.Elle considère son congédiement non justifié.M.Saintonge préfère ne faire aucun commentaire sur cette affaire puisqu\u2019elle se trouve devant les tribunaux.Une audience est prévue le 22 mars prochain.Le 18 juin, les membres du Bureau de l\u2019Assemblée nationale, où sont représentés tous les partis politiques, ont donné leur accord à une décision du président de désigner M.Henri Gariépy, un fonctionnaire de l\u2019assemblée déjà responsable des relations parlementaires, pour occuper la fonction de secrétaire général administratif adjoint de l\u2019AIPLF à Paris.Le 17 novembre, ils ont autorisé le versement d\u2019iaL demnités et allocations habituellement versées aux fonctionnaires en poste à l\u2019étranger, incluant les frais de déplacement, de déménagement et d\u2019installation, une indemnité de logement et une allocation de vie chère (on verse aux fonctionnaires installés à l\u2019étranger 145% de leur salaire) ainsi que les frais scolaires pour son enfant.M.Gariépy est entré en fonction à Paris en septembre.Le président Saintonge justifie sa décision «en raison de l\u2019importance de (sa) charge (à l\u2019AIPLF) et d\u2019une restructuration majeure du secrétariat de i\u2019or-ganisme».Pour ces raisons, «il est nécessaire qu\u2019un membre du personnel de l\u2019Assemblée soit nommé au siège de l\u2019AIPLF à Paris afin de conseiller le président dans les dossiers présentés par l\u2019Assemblée nationale», écrit-il.Dans une lettre qu\u2019elle fit parvenir au DEVOIR, Mme Laplante accuse M.Saintonge de l\u2019avoir remplacée par un «fidèle».Cette dame était à l\u2019emploi de l\u2019AIPLF depuis 1988 à titre de conseillère pour la Commission de la coopération et du développement, au secrétariat de l\u2019AIPLF.Mais son salaire, selon elle, était couvert par une subvention de l\u2019Assemblée nationale qui a été coupée à la suite de la nomination de M.Gariépy.Elle souligne que le poste créé coûte beaucoup plus cher que ce que ses services coûtaient et se plaint de la manière cavalière avec laquelle elle a été traitée.Que vaut un député fédéral?Ottawa (PC) \u2014 Que vaut un député fédéral?Un rapport indépendant révèle que le parlementaire fédéral est payé bien davantage que le Canadien «moyen», mais nettement moins qu\u2019un avocat, un médecin, un chef de police au Québec, un homme ou une femme d\u2019affaires ou même un principal d\u2019école secondaire à Toronto.Le gouvernement a rejeté la recommandation du rapport en faveur d\u2019une hausse de 37% qui aurait rapproché la rémunération des parlementaires de celles qui sont en vigueur dans le secteur privé.Mais des experts disent craindre qu\u2019il ne devienne bientôt impossible d\u2019inciter les Canadiens les plus brillants à briguer les suffrages si l\u2019écart se maintient entre la rémunération des parlementaires et celles du secteur privé.Selon ce rapport, déposé la semaine dernière aux Communes, les députés reçoivent 97 244$ au total par an - ce qui comprend salaire, avantages sociaux et cotisations au fonds de pension.Dans les mêmes conditions, le vendeur d\u2019une petite entreprise recevra 42 705$, un ingénieur à son compte, 59 580$, un journaliste, 68 880$.Par contre, le cadre d\u2019une importante entreprise privée touchera en moyenne 144 205$, un médecin ou un avocat ayant son propre cabinet, respectivement 139 020$ et 113 190$, un chef de police au Québec, 109 800$, et un principal d\u2019école de Toronto, 108 215$.La firme comptable Sobeco, Ernst and Young, qui a produit le rapport, écrit que l\u2019élection au Parlement ne devrait pas devenir un moyen de s\u2019enrichir, mais que les députés ne devraient pas non plus être pénalisés financièrement.D\u2019après le document, plus de la moitié des députés subissent une baisse de salaire en entrant au Parlement.«Le Parlement devrait offrir une compensation susceptible d\u2019attirer et de garder les personnes de haut calibre capables de produire les lois et d\u2019assurer le type de gouvernement dont les Canadiens ont besoin», conclut le rapport.LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE L\u2019engagement du Parti libéral de créer 400 000 emplois au cours d\u2019un éventuel prochain mandat suscite beaucoup de scepticisme, autant chez les organisations patronales que syndicales.Presque toutes les associations rejointes par la Presse Canadienne ont émis des doutes face au au réalisme d\u2019un tel objectif de création d\u2019emplois dans la conjoncture actuelle.L\u2019Association des manufacturiers, par exemple, n\u2019y croit guère.Créer 400 000 emplois, «sur quatre ou cinq ans, c\u2019est très ambitieux», commentait le porte-parole de l\u2019AMQ Richard Le Hir.«Est-ce que c\u2019est réalisable?Non, je ne pense pas que ça soit un objectif réalisable au cours des trois, quatre prochaines années, certainement pas avec les politiques qu\u2019on a» M.Le Hir dénonce notamment le déséquilibre entre les charges fixes des entreprises et les impôts qu\u2019elles ont à payer, ce qui constitue un frein à la création d\u2019emplois.Ironique, M.Le Hir se demande bien qui pourra les créer ces 400 000 emplois, avec les politiques fiscales actuelles.«De qui ça peut venir?» demande-t-il à voix haute, lui qui est pourtant porte-parole d\u2019industries manufacturières.Quant à savoir si un tel engage- ment peut au moins servir à mobiliser les gens, à susciter de l\u2019espoir, il appose là aussi un bémol.«Je trouve dangereux de créer des attentes quand on sait qu\u2019on ne sera pas en mesure de les satisfaire.De quelque couleur qu\u2019on soit sur le plan politique, créer des attentes qu\u2019on sait ne pas être en mesure de satisfaire, c\u2019est toujours un jeu, un pari dangereux.» Au Conseil du patronat, le président Ghislain Dufour souligne aussi que ramener le chômage de 12,5% à 7,5% en un mandat est «très, très optimiste» et «très, très ambitieux».Il accueille quand même l\u2019idée favorablement, à cause du message d\u2019espoir qu\u2019elle porte.«C\u2019est un objectif que j\u2019appuie.Ça peut redonner confiance.C\u2019est mieux que de se complaire dans le pessimisme.Si on ne donne pas confiance au consommateur, il n\u2019y aura pas reprise de la consommation, donc de l\u2019investissement C\u2019est une roue qui tourne.» M.Dufour a lui aussi remarqué que le premier ministre Daniel Johnson s\u2019est fait bien peu volubile sur la façon de parvenir à cet objectif de 400 000 emplois.M.Dufour croit fermement qu\u2019il ne pourra y parvenir sans lancer de grands projets.«La PME ne peut pas être seule créatrice d\u2019emplois, car elle en perd aussi beaucoup des emplois.Et avec le gouvernement qui n\u2019embauche plus.Il faut absolument des grands projets.» PRESSE CANADIENNE L\u2019idée avec laquelle les délégués libéraux ont jonglé de faire une brèche dans la sécurité d\u2019emploi des fonctionnaires suscite inquiétude et réprobation dans les rangs syndicaux.Au congrès du Parti libéral, qui se tenait le week-end dernier à Montréal, les délégués ont adopté des résolutions visant les hauts fonctionnaires et les employés mis en disponibilité.L\u2019article adopté propose aussi d\u2019introduire dans les conventions collectives le principe de l\u2019évaluation annuelle «qui permettrait de dynamiser la fonction publique en mettant l\u2019accent sur la productivité».Par exemple, on propose de remplacer la permanence des hauts fonctionnaires par des contrats de 3 à 8 ans renouvelables après évaluation annuelle.Ceux-ci devraient aussi répondre de leur administration devant l\u2019Assemblée nationale.L\u2019article propose aussi de modifier les conventions collectives afin que la sécurité d\u2019emploi cesse de s\u2019appliquer pour les employés mis en disponibilité qui n\u2019auraient pas, après un an, utilisé les outils à leur disposition pour se relocaliser dans la fonction publique ou dans le privé.Au Syndicat de la fonction publique du Québec, la présidente Danielle-Maude Gosselin estime que le gouvernement prend encore une fois les employés de l\u2019État comme bouesémissaires, à cause de son bilan douteux en matière de créa- tion d\u2019emplois et de relance économique.«Ça prend des responsables.» «D faut démythifier ce qu\u2019est la sécurité d\u2019emploi dans la fonction publique», s\u2019exclame-t-elle.Parmi 51960 membres, 32 000 ont la sécurité d\u2019emploi.Les autres sont saisonniers, à temps partiel, sur appel, à contrat Mme Gosselin estime que «de la souplesse de gestion dans la fonction publique, il y en a déjà passablement».La représentante syndicale rappelle que cette sécurité d\u2019emploi avait été donnée aux fonctionnaires, à l\u2019origine, pour qu\u2019ils puissent offrir un service exempt de partialité, qu\u2019ils ne soient pas liés aux gouvernements en place.Ces résolutions adoptées en congrès et le discours public qui a cours à ce sujet inquiètent vivement ses membres, rap-porte-t-elle.«Jamais les gens n\u2019ont vécu une telle insécurité.Tout le monde se sent un peu comme \u2018est-ce que je suis la prochaine personne choisie\u2019.Les gens le vivent très durement, craignent d\u2019être mis en disponibilité demain matin.» Le président de la CSN Gérald Larose ne croit pas non plus que cette remise en question de la sécurité d\u2019emploi soit fructueuse.«Ce sont de petites gens avec une petite mentalité qui croient que c\u2019est par l\u2019insécurité, en ayant des épées de Damoclès et des fouets dans le garde-robe, qu\u2019on va bien produire dans la société.Les grandes études démontrent plutôt que les gens qui sont sécures dans leur emploi sont ceux qui osent, qui innovent» cfcggjffS Un député du Reform a dénoncé la minorité jamaïcaine de Toronto Les réformistes «parlent franc», dit Manning L'approche phénoménologique en recherche est un ouvrage didactique qui vise à instruire les chercheurs de toutes disciplines qui, débutants ou non initiés à la logique de la phénoménologie, ne sont pas familiers avec cette perspective philosophique et désirent en savoir davantage sur son application méthodologique Cet ouvrage donnera au lecteur une culture générale de la phénoménologie et lui rendra accessible l'approche qui en résulte.L'auteure aborde une à une les étapes du processus vécu de la recherche et illustre, par des exemples concrets, le trajet méthodologique que doit parcourir le chercheur phénoménologue pour enfin comprendre en retournant au vécu de l'expérience humaine.Ottawa (PC) \u2014 Preston Manning affirme que son critique en matière d\u2019immigration n\u2019avait fait que donner une preuve de son esprit pratique lorsqu\u2019il a déclaré que les Jamaïcains sont en partie responsables de la hausse de la criminalité à Toronto.Si les journalistes suivent un politicien populiste, ils vont entendre parier franc, a lancé hier le leader du Reform.«C\u2019est leur façon de parler - de dire les choses comme elles sont - et on ne peut imposer de critères de rectitude politique à ce sujet» Art Hanger, le député Reform de | CaJgary-NorrLEst, effectuait dimanche une visite aux communautés ethniques de Toronto lorsqu\u2019il a interrogé un commerçant au sujet de la criminalité.«Ne remarquez-vous pas, a-t-il demandé, qu\u2019à Toronto il y a une augmentation de la criminalité chez certains groupes comme, par exemple, les Jamaïcains?» M.Manning a dit que M.Hanger n\u2019avait fait que répéter ce que la police «Je ne crois pas que nous devrions être blâmés pour ça» En 1989, un agent de police chevronné de Toronto avait publié des statistiques laissant entendre que les Noirs - qui, en 1988, ne constituaient qu\u2019environ 6% de la population du quartier torontois de Jane-Finch -étaient responsables de 82% des vols et des agressions, de 55% des vols de sacs à la tire et de 51% des délits reliés aux stupéfiants dans ce secteur.Ijes statistiques avaient soulevé un tollé au sujet de cette façon de compiler des statistiques sur les délits commis par telle ou telk* race.Des articles publiés ultérieurement dans les journaux faisaient état du fait que la communauté jamaïcaine était plus violente que les Noirs originaires de la Martinique ou de la Trinité.Emploi: une obsession suspecte, affirme Brassard Dans le dossier constitutionnel, le PLQ est devenu «le parti de la profonde résignation» A1C I.R I) K V 0 I R .I.K M A RDI I 5 M A R S I » » I ?LE A 5 EN BREF ABSTENTION AU SCRUTIN COLOMBIEN Bogota (Reuter) \u2014'Le Parti libéral au pouvoir a conservé la majorité des sièges aux élections législatives de dimanche en Colombie, marquées par une très forte abstention.Selon des résultats basés sur 90,1% des suffrages, les libéraux auront 53 sièges sur 102 au Sénat, soit cinq de moins que lors de la précédente législature.Le parti conservateur, qui détenait 14 sièges, porte sa représentation parlementaire à 22, mais l\u2019opposition conservatrice ne progresse pas réellement car plusieurs conservateurs indépendants ont été battus.L\u2019Alliance M-19 (gauche) est le grand perdant du scrutin.Elle ne conserve qu\u2019un siège sur les neuf qu\u2019elle détenait Les attentats commis pendant la campagne par les guérilleros de l\u2019Armée nationale de libération expliquent en partie cette faible participation, mais l\u2019absence de véritable débat politique et la profusion de candidats sont également à l\u2019origine de ce désintérêt.-?- POURPARLERS ONUSIENS AVEC L'IRAK New York (AFP) \u2014 L\u2019Irak a entamé hier à New York une nouvelle série de pourparlers avec la Commission spéciale des Nations unies chargée du désarmement irakien (UNSCOM), afin d\u2019examiner les questions en suspens liées notamment au contrôle permanent par l\u2019ONU de ses capacités militaires.Les entretiens devraient se poursuivre dans les jours qui viennent, parallèlement à la visite du vice-premier ministre irakien Tarez Aziz au siège de l\u2019ONU, qui devrait commencer demain.Le président irakien Saddam Hussein a réclamé dimanche à Bagdad l\u2019application «immédiate et incon-ditionelle» du paragraphe 22 de la résolution 687 du Conseil de sécurité.Ce texte autorise notamment l\u2019Irak à reprendre l\u2019exportation de son pétrole en échange de sa coopération avec l\u2019ONU en vue de l\u2019élimination totale de ses armes de destruction massive et des capacités à en produire de nouvelles.-?- WALDHEIM REÇOIT 94 000$ DE L'ONU New York (AFP) \u2014 L\u2019ancien secrétaire général de l\u2019ONU Kurt Waldheim continue de recevoir une pension de retraite des Nations unies, qui s\u2019élève à environ 94 000$ par an, a indiqué hier à New York un porte-parole de l\u2019organisation.«Il reçoit une pension de l\u2019ONU comme tous les anciens secrétaires généraux», a déclaré ce porte-parole, M.Joe Sills, en réponse à plusieurs questions lors d\u2019un point de presse quotidien.Kurt Waldheim, 75 ans, de nationalité autrichienne, a été secrétaire général de l\u2019ONU de 1972 à 1981.Un secrétaire général à la retraite touche une pension équivalant à la moitié du salaire du secrétaire général actuel (188 000$), ce qui correspond à environ 94 000$ par an, a précisé M.Sills.Il s\u2019agit d\u2019une décision de l\u2019Assemblée générale de l\u2019ONU, et non des plans de retraite réguliers prévus pour les employés de l\u2019organisation, a-t-il dit.-?- MORAVCIK REMPLACE MECIAR Bratislava (AFP) \u2014 Le président slovaque Michal Kovac a chargé hier Jozef Moravcik, ancien ministre des Affaires étrangères qui avait démissionné en février dernier, de la formation du nouveau gouvernement slovaque, a annoncé la présidence.En février dernier, M.Moravcik était devenu, avec le vice-premier ministre Roman Kovac, le meneur d\u2019une fraction dissidente au sein du Mouvement pour une Slovaquie démocratique (HZDS) qui s\u2019opposait aux méthodes autoritaires du leader populiste et premier ministre Vladimir Meciar.Agé de 49 ans, Moravcik a été de juillet à décembre 1992 le dernier ministre des Affaires étrangères de l\u2019ex-Tchécoslovaquie.-?- TOTAL DES ÉVADÉS ISLAMISTES: 1684 Bonn (AFP) \u2014 Au total 1684 détenus se sont évadés de la prison de Tazoult, près de Batna, dans l\u2019est de l\u2019Algérie, jeudi dernier, a affirmé un porte-parole du Front Islamique du Salut (FIS) à l\u2019étranger, alors que de sources officielles algériennes on a fait état de l\u2019évasion de 900 prisonniers.Selon le porte-parole, ces évadés sont tous des «prisonniers politiques de la base du FIS» (dissous en Algérie).Parmi eux, se trouvaient 400 condamnés à la réclusion à perpétuité et 350 condamnés à mort par les cours spéciales mises en place depuis plus de deux ans, a-t-il ajouté.Selon lui, les autorités algériennes ont, en représailles, «bombardé au napalm la région des Aurès (ouest)».-?- DENG «SAIT CE QUI SE PASSE» Hong Kong (AFP) \u2014 Le numéro un chinois Deng Xiaoping, 89 ans, est en «excellente santé», suit de près ce qui se passe actuellement et projette de visiter Hong Kong après 1997, a affirmé hier sa fille Deng Nan, citée par l\u2019agence Chine Nouvelle, reçue à Hong Kong.Mon père, a-t-elle dit, est en «excellente santé» et «marche au moins trois kilomètres par jour».«Père sait ce qui se passe.Tous les jours, il lit les journaux, regarde la télévision, et suit de très près les affaires nationales et internationales», a ajouté D.eng, qui est vice-ministre au sein de la commission d\u2019Etat des sciences et technologies.lu fille du plus célèbre survivant de la «Longue Marche» de Mao a encore affirmé que son père a un bon appétit et «adore nager en mer.Il ne nage jamais en piscine».-?- BUS DANS UNE RIVIÈRE: 65 MORTS Bombay (Reuter) \u2014Au moins 65 personnes ont péri hier dans l\u2019accident d'un autocar qui a plongé dans une rivière depuis un pont, non loin de Nashik dans l\u2019ouest de l'Inde, a annoncé l\u2019agence indienne United News of India (UNA).Selon l\u2019autre agence indienne Press Trust of India (PH), il y avait au moins 76 passagers à bord du car, pour la plupart des femmes et des enfants.Le conducteur de l\u2019autocar a perdu le contrôle de son véhicule qui a plongé dans la rivière depuis le pont haut de onze mètres, a précisé l\u2019agence PTI.-?- ATTENTAT AU LIBAN LIÉ AU PAPE Rome (Reuter) \u2014 L\u2019attentat contre une église maronite libanaise en février pourrait être une forme de protestation contre la décision du Vatican d\u2019établir des relations diplomatiques avec Israël, écrivait hier le mensuel catholique Trenta Giomi.In revue, qui cite un diplomate du Vatican, rapporte que le Saint-Siège avait eu des indications en décembre qu\u2019un attentat contre une cible chrétienne au ProcheOrient était imminent Le pape doit effectuer sa première visite au Liban en mai.Affaire Whitewater Un deuxième proche de Clinton démissionne Nouveau coup dur pour la présidence Clinton toujours embarrassée par l'«affaire Whitewater»: Webster Hubbell, très proche du chef de l'exécutif et de son épouse Hillary, a surpris Washington hier en remettant sa démission en tant que numéro trois du département de la Justice.D\u2019APRÈS REUTER, AFP, LE MONDE T X Tashington \u2014 Webster Hubbell, numéro V V trois du département de la Justice et ami de la famille Clinton, a annoncé hier sa démission en raison d\u2019un différend avec son ancien cabinet d\u2019avocat Lors d\u2019une conférence de presse à Washington, l\u2019Attorney general (ministre de la Justice), Mme Janet Reno, a indiqué que M.Hubbell lui avait fait part de sa décision de quitter ses fonctions «parce que sa famille avait été meurtrie» par les accusations dont il fait l\u2019objet dans le cadre de l\u2019«affaire Whitewater».Hubbell, accusé par la firme Rose, de Little Rock, dans l\u2019Arkansas, d\u2019avoir surfacturé ses prestations, a déploré que cette affaire soit devenue sujet de «spéculation publique».L\u2019avocat était associé à Hillary Clinton au sein du cabinet Rose avant l\u2019accession de Bill Clinton à la présidence.Il est très proche dq couple et joue souvent au golf avec le chef de l'État.Il est également lfè à l\u2019affaire Whitewater puisque son beau-père a emprunté plusieurs centaines de milliers de dollars à la banque impliquée dans ce scandale et laissé une ardoise de plus de 500 000$.Son départ constitue un nouveau revers pour la Maison-Blanche, toujours embarrassée par l\u2019affaire Whitewater.Avec cette démission, M.Hubbell est la seconde personnalité à devoir quitter d\u2019importantes fonctions en raison de Whitewater.Le conseiller juridique de la Maison-Blanche, Bernard Nussbaum, avait démissionné le 6 mars.Pour remplacer Nussbaum, M.Clinton a fait appel a un vénérable «sage»: Lloyd Cutler, qui est unanimement respecté à Washington, d\u2019un bord à l\u2019autre de l\u2019échiquier politique.Il fut un temps le conseiller juridique de la Maison-Blanche du démocrate Jimmy Carter, avant de revenir à son métier d\u2019avocat, spécialiste des relations avec le pouvoir fédéral.Il n\u2019a accepté sa nouvelle mission qu\u2019à titre temporaire, le temps de rassurer l\u2019opinion et d\u2019imposer à la présidence le respect de certaines règles ayant trait à l'éthique de la vie publique.Plus que la loi, ce sont ces règles qui ont été malmenées dans le scandale en cours.Ce fut notamment le cas lorsque des collaborateurs de la Maison-Blanche ont été prévenus à l\u2019avance par le département du Trésor que la justice allait ordonner une enquête criminelle sur la faillite d\u2019une caisse d\u2019épargne de l\u2019Arkansas avec laquelle les Clinton ont traité il y a quinze ans.Ainsi alertés, le président et son épouse ont pu faire disparaître des pièces ou peser sur l\u2019enquête; la décision de la justice de lancer cette enquête aurait dû rester confidentielle.Elle ne l'a pas été parce que des responsables du Trésor, qui supervise les affaires de faillite, ont organisé en octobre dernier des réunions d\u2019information à la Maison-Blanche avec certains des collaborateurs du président et de son épouse.Bill et Hillary Clinton sont concernés par l\u2019enquête parce qu\u2019ils ont pu, il y a vingt ans, bénéficier de prêts illégaux de cette caisse, la Madison Guaranty, pour le financement d\u2019une campagne électorale dans l\u2019Arkansas, où pour renflouer une société immobilière, le projet White-water, qu\u2019ils avaient créée.L\u2019affaire Whitewater a en tout cas entamé la confiance des Américains dans le président Clinton, 35% d\u2019entre eux lui faisant confiance, contre 40% en janvier, selon un sondage Îime/CNN publié samedi.51% de leurs compatriotes estiment en outre que Bill et Hillary Clinton dissimulent des choses dans cette affaire.Selon un autre sondage réalisé par Newsweek, 52% des personnes interrogées pensent que l\u2019administration Clinton couvre volontairement des informations dommageables sur l\u2019affaire Whitewater et 64% d\u2019entre elles estiment en outre que les Clinton sont coupables de quelque délit En ce qui concerne Hillary Clinton, 42% des Américains \u2014 contre 29% en février - ont d\u2019elle une opinion défavorable, et le nombre d\u2019avis favorables a chuté de 50 à 38%.Conflits internationaux Washington et Moscou «travaillent ensemble» Vladivostok (AFP) \u2014 Le secrétaire d\u2019État américain Warren Christopher et son homologue russe Andrei Kozyrev ont affirmé hier à Vladivostok (extrême-orient russe) que leurs deux pays «travaillaient ensemble» à une solution pacifique dans les Balkans.MM.Christopher et Kozyrev, qui se sont entretenus durant deux heures, ont également évoqué les négociations de paix au Proche-Orient, autre dossier sur lequel Moscou et Washington ont semblé entrer en concurrence.M.Kozyrev a indiqué avoir «informé» de son récent voyage dans la région M.Christopher, qui n\u2019a pas fait de commentaires.Les deux hommes ont affirmé au cours d\u2019une conférence de presse conjointe que les relations américano-russes avaient atteint une nouvelle «maturité».Sur la question bosniaque, M.Christopher a déclaré qu\u2019il avait eu «de très bons entretiens» avec le ministre russe.«Nous nous sommes mis tous deux d\u2019accord sur la nécessité de mettre un terme à ce conflit», a-t-il ajouté., La Russie et les États-Unis «travaillent ensemble et continueront à travailler ensemble» pour étendre le cessez-le-feu en vigueur à Sarajevo à toute la Bosnie-Herzégovine.Pour sa part, M.Kozyrev a indiqué: «Nos deux pays veulent que les trois parties (en conflit) arrivent à un compromis».Américains et Russes, qui sont intervenus chacun de leur côté de façon décisive dans la crise bosniaque, n\u2019avaient pas fait mystère de leurs divergences, les premiers rejetant l\u2019idée du président Eltsine d\u2019une conférence internationale au sommet, les seconds réfutant la légitimité d\u2019éventuelles frappes aériennes de l\u2019OTAN contre les Serbes qui assiègent Sarajevo.À deux semaines des élections législatives italiennes Berlusconi aux prises avec les juges de mani pulite MARIE-CLAUDE DECAMPS LE MONDE Rome \u2014 Seul contre tous, ou presque: a deux semaines des élections legislatives des 27 et 28 mars, Silvio Berlusconi continue de se frayer en force un chemin triomphal dans la «jungle électorale».En butte aux attaques de son principal allié, le chef de la Ligue, Umberto Bossi, déjà en délicatesse avec le patronat, pas assez enthousiaste à son goût, et certains journalistes dont il dénonce l\u2019«agressivité orientée», le magnat des ondes se trouve à présent aux prises avec la justice.Et pas n\u2019importe laquelle, puisqu\u2019il s\u2019agit de l\u2019équipe désormais fameuse des juges milanais de mani pulite ( mains propres).Le 9 mars, au moment même où le fondateur de Forza Italia faisait salon chez la princesse Pallavicini à Rome pour lancer avec éclat sa campagne électorale dans la capitale, il apprenait que la garde des finances avait perquisitionné dans les bureaux de Publitalia, qui gère la publicité du groupe Fininvest.Dans le même temps, celui qui passe pour le numéro trois de l\u2019empire beriusconien, l\u2019administrateur délégué de Publitalia, Marcello DeH'Utri, était entendu pendant plus de trois heures par les juges.Épisode fâcheux qui n\u2019a pas manqué de jeter un froid sur la réunion mondaine à laquelle participait une bonne partie de l'aristocratie romaine, gagnée aux idées du pôle de la liberté.Le patron de la Fininvest.furieux, répliquait aussitôt parlant de manouvres électorales et se faisant fort de clarifier tout malentendu concernant son groupe.En quelques heures, le ton est monté.Le procureur de Miian.Francesco Saverio BorreDi, estime que les déclarations de Sua Emittenza vont à l\u2019encontre des principes d\u2019un État de droit.M.Berlusconi, qui a tenu pour sa part deux conférences de presse jeudi, se dit victime des pratiques d\u2019un Etat policier et d\u2019une justice à horlogerie, liée à la proximité des élections.Enquête sur des comptes Pourtant, on sait peu de choses du véritable contentieux qui oppose le patron de la Fininvest aux juges de Milan.Sinon que ces derniers s\u2019intéressent aux comptes du groupe, et à ceux de Publitalia en particulier, ainsi qu\u2019à d\u2019éventuelles fausses factures qui auraient pu alimenter d\u2019hypothétiques caisses noires.C\u2019est trop ou trop peu! Ce qui n\u2019a pas empêché une large partie de la presse italienne d\u2019annoncer que six dirigeants, et non des moindres, de la Fininvest, seraient sous le coup d\u2019un mandat d\u2019arrêt imminent.Le nom de Marcello DeH\u2019Utri était aussi murmuré.Reprenant ces rumeurs, d\u2019autres journalistes ont même écrit que les caisses noires recherchées auraient fonctionné notamment pour assurer le transfert d\u2019un joueur de l\u2019équipe de football de Turin à celle de Milan, dont s\u2019occupe aussi M.Berlusconi.Le tout au conditionnel, sans qu\u2019aucune confirmation n\u2019ait été donnée par les juges de mani pulite.Sans être aussi chatouilleux que M.Berlusconi sur la publication des nouvelles le concernant, on peut concevoir que n\u2019importe qui aurait vu rouge à deux semaines des élections devant pareille publicité.Le patron de la Fininvest a donc annoncé son intention de porter l\u2019affaire, dès vendredi, devant le président de la République.Oscar Luigi Scalfaro.Quoi qu\u2019il en soit, la guerre parait ouverte entre la Fininvest et la justice.Feu dans le Bosphore PHOTO ASSOCIATED PRESS UN PETROLIER qui transportait 51 000 tonnes de pétrole brut russe est entré en collision avec un cargo, provoquant un gigantesque incendie qui a embrasé toute la journée de lundi le Bosphore.Il y a 15 morts, 14 disparus et 29 blessés sur les deux bâtiments.Long de 32 km, large de 600 m dans sa partie la plus étroite, le Bosphore relie la Méditerranée à la mer Noire.Le feu s\u2019est étendu sur une grande partie des eaux tôt hier matin tandis que les pompiers faisaient usage de leurs lances à eau au lieu de pulvériser de la mousse sur les flammes.Malgré la défaite «douloureuse» en Basse-Saxe Kohl est loin d'être inquiet pour les législatives Bonn (Reuter)\u2014Le chancelier Helmut Kohl a admis hier que son parti, la CDU, avait subi une défaite «amère et douloureuse» face aux sociaux-démocrates (SPD) aux élections régionales en Basse-Saxe mais a ajouté qu\u2019il n\u2019était pas inquiet pour les législatives du 16 octobre.«Je ne suis pas inquiet du tout à propos des élections générales», a-t-il dit aux journalistes après avoir souligné que le scrutin de dimanche en Basse-Saxe ne traduisait pas une tendance nationale.Le chancelier, comme nombre d\u2019hommes politiques et de commentateurs, a souligné que le scurin de Basse-Saxe avait démontré l\u2019importance de la montée du chômage.«Il est clair que la question de la reprise économique, de l\u2019arrêt (de la montée) du chômage est la question centrale», a-t-il dit.Helmut Kohl a critiqué ses alliés libéraux du FDP qui, faute d\u2019avoir recueilli un minimum de 5% des voix, ont été chassés du Parlement de Basse-Saxe.Le chancelier a estimé que le FDP a ainsi payé la déci- sion de ses dirigeants locaux de rechercher en Basse-Saxe une alliance avec le SPD.Il a demandé à ses partenaires de la coalition nationale de rester loyaux.«Les électeurs veu-, lent savoir avant une élection qui va former une coalition avec qui», a-t-jl lancé à l\u2019intention du FDP qui n\u2019a pas encore dit s\u2019il resterait coalisé à la CDU au lendemain des législatives.Le chômage sera en tout cas le thème central de cette année électorale comme en témoigne le succès du SPD en Basse-Saxe qui en a fait son axe de bataille.Gehrard Schrii-der, le ministre président SPD de Basse-Saxe, a remporté la majorité absolue des sièges au Parlement local en raison de ses efforts pour sauver l\u2019emploi dans de nombreuses usines de la région, notamment dans celles de Volkswagen et Deutsche Aerospace, soulignaient hier les commentateurs.Le chômage a atteint en Allemagne son niveau le plus haut de l\u2019après-guerre avec quatre millions de sans emploi et une perte de près de 1000 emplois par jour.REFUGE DES JEUNES DE MONTRÉAL CAMPAGNE DE FINANCEMENT Le Refuge est le seul centre d\u2019accueil de nuit et de référence à Montréal pour les jeunes hommes sans abri et itinérants de 18-24 ans.Votre générosité fera en sorte que d\u2019ici quelque temps, leur itinérance ne sera qu\u2019un mauvais souvenir.VOICI MA CONTRIBUTION DE:_______________________ j i i i i Nom:__________________Prénom:___________________ j i i Rue:____________________________________________i \u2022 i i i Ville:________________Code postal:______________ j i Je désire un reçu d\u2019impôt\tOui ?; Nonn j Poster à: REFUGE DES JEUNES DE MONTRÉAL 3767, rue Berri, Montréal H2L 4G7 Tel.: 849-4221 N° d\u2019enregistrement: 0830-562-01 j REFUGE A1C I.K I) K V 0 I II .I.K M A K I) I I 5 M A It S I II II 4 EDITORIAL Les enchères à 111 OOO emplois J e an- Robert Sans façon Le premier ministre Johnson a certainement lancé ce week-end l\u2019objectif le plus ambitieux qu\u2019il eût été possible d\u2019imaginer pour un homme politique: réduire le taux de chômage à 7% d\u2019ici quatre ans, tout en faisant disparaître complètement le déficit Faut-il en rire ou en pleurer ?i, comme le souhaite le premier ministre, sa promesse doit être prise au sérieux, elle doit pouvoir résister à l\u2019analyse rationnelle.Si on se base sur certaines hypothèses simples (1), il faudrait créer 444 000 emplois d\u2019ici quatre ans pour réduire le taux de chômage à 7%.Par rapport à la situation actuelle, cela représente 111 000 emplois de plus chaque année, soit une croissance annuelle moyenne de 3,7%.Or, une seule fois en 25 ans avons-nous atteint un tel niveau de croissance de l\u2019emploi.Le taux le plus élevé observé ces dernières années fut de 3,3% en 1987.Cette année-là, après cinq ans d\u2019une croissance économique moyenne sensiblement plus forte que présentement, le Québec était parvenu à créer 93 000 nouveaux emplois nets (les gains moins les pertes).Entre le creux abyssal de 1982 et le sommet glorieux de 1990, il s\u2019était créé en moyenne tout au plus 60 000 emplois par année, pour un total net de 481 000 en huit ans.Notre nouveau premier ministre, lui, promet de réussir l\u2019exploit en moitié moins de temps avec la même équipe de politiciens et les mêmes recettes économiques.Depuis le sommet atteint en 1990, le nombre d\u2019emplois a chuté de 90 000 unités dans la province.Détail amusant dans les circonstances, le nombre total de chômeurs égalait le mois dernier le nombre de postes qu\u2019il faudrait créer d\u2019ici quatre ans pour parvenir à l\u2019objectif proposé par M.Johnson, soit 444 000.Simple anecdote car, compte tenu de l\u2019augmentation prévisible de la population active d\u2019ici quatre ans, 444 000 emplois nouveaux nets laisseraient encore 255 000 personnes (7%) sur la carreau.Plus on descend creux, plus la côte à remonter est abrupte, et plus les promesses électorales ressemblent à des contes de fées.Mais le plus grave dans cette histoire de Chat botté, c\u2019est que rien dans le programme libéral ne permet d\u2019entrevoir le bout d\u2019un commencement de début de politique de développement susceptible de nous faire oublier l\u2019ampleur des promesses, au contraire.L\u2019automne dernier, le gouvernement a annoncé l\u2019injection de 1 milliards pour la création de 40 000 emplois en trois ans.Quant au pan québécois du programme des infrastructures, on dépensera 1,6 milliards en deux ans pour «créer ou maintenir» 20 000 emplois.Que nous voilà loin des 444 000 qu\u2019on nous promet ces jours-ci ! Tout dans l\u2019histoire récente du gouvernement libéral et de son nouveau chef incite à croire que, sitôt l\u2019élection passée, la création d\u2019emplois redeviendra une priorité secondaire, loin derrière l\u2019équilibre budgétaire.Il n\u2019y aurait là rien de mal si on le disait clairement et si on osait se présenter devant l\u2019électorat habillé de son costume de travail plutôt que de bal masqué.Bien sûr, le ministre des Finances, M.Bour-beau, est revenu sur une déclaration antérieure pour réaffirmer son l\u2019objectif de parvenir à un déficit budgétaire nul avant la fin du prochain terme.Mais alors, comment entend-on s\u2019y prendre pour réussir cet autre exploit sans ralentir la croissance de l\u2019économie, sans réduire le nombre d\u2019emplois, au contraire, en l\u2019augmentant de la façon la plus spectaculaire jamais vue?La recette libérale est simple, on nous en servi un aperçu avant Noël du côté de l\u2019industrie de la construction: déréglementer, assouplir les lois du travail, abolir les décrets, réduire la bureaucratie.Des ingrédients connus, susceptibles de plaire aux investisseurs.mais aussi de provoquer la grogne du monde du travail.Y\u2019a-t-il là lueur d\u2019espoir pour les 444 000 chômeurs (sic) répertoriés le mois dernier par Statistique Canada?(Nos hypothèses de calcul: augmentation de la population de 15 ans et plus: 1% par année.Taux d\u2019activité en 1997:64,3%.Population active en 1997:3 660 000.) Qui est toujours disposé à croire aux contes de fées?Bravo aux athlètes J\u2019ai lu avec beaucoup d\u2019attention l\u2019article «Les jeux du village» écrit par Sophie Gironay et Stéphane Baillargeon et paru dans votre journal hier, le 22 février.Cet article, très agréable à lire au demeurant, critiquait quelque peu le «chauvinisme» de TVA quant aux programmes réservés exclusivement aux Jeux Olympiques de Iillehammer.Je ne suis installée au Québec que depuis 21 mois et je saute de joie (et je ne suis certainement pas la seule) toutes les fois qu\u2019une médaille (qu\u2019elle soit d\u2019or, d\u2019argent ou de bronze) est remportée par un athlète québécois.Et si aucune médaille n\u2019est remportée et qu\u2019un de ces athlètes n\u2019arrive qu\u2019en 20e position, je suis déçue pour lui mais j\u2019apprécie tout autant le spectacle qu\u2019il m\u2019a permis de voir.Et sincèrement, qui de nous se souviendra du Sud-Coréen Kim Ki-hoon, médaillé d\u2019or en patinage de vitesse ou de l\u2019Allemand Jens Weissflog, qui a permis à son pays de remporter une médaille d\u2019or en saut à ski par équipe?Par contre, nous ne sommes par prêts d\u2019oublier les Brassard, Gagnon, Daigle, Lambert, Charest et tous ceux, même non médaillés, qui diront plus tard: «Les Jeux de Lillehammer, j\u2019y étais!» Non, je ne trouve pas que TVA parle trop des athlètes québécois et je trouve même, pour une fois, que ce chauvinisme là n\u2019est pas déplacé.Et puis, combien de médailles canadiennes ont-elles été remportées, à ce jour, par des Québécois.Un bon pourcentage il me semble.Alors, oui «cocorico» pour le Québec et j\u2019attends de voir la remise des Lys d\u2019Or sur TVA.Françoise Gaynecoetche Montréal, 23 février 1994 Cultiver notre jardin Voltaire, terminant son Candide ou l\u2019Optimisme, fait dire à son personnage principal: «Cela est bien dit, mais il faut cultiver notre jardin».Cela mlnsr pire une réaction aux propos de M.Chrétien devant ceux de M.Lucien Bouchard aux Américains, qui a le courage d\u2019appeler un chat un chat, le souverainisme le séparatisme.Quel respect démocratique manifeste notre Premier ministre du Canada devant le verdict populaire d\u2019octobre dernier qui envoya 54 députés bloquistes a Ottawa, pour former l\u2019opposition?Qui a le plus le sens démocratique, de Chrétien ou de Bouchard?Quant a moi qui fais mon jardin de- LETTRES -?- puis plus de 30 ans, je n\u2019aime pas que mon voisin se mêle de ce que je dois cultiver dans mon potager.Je respecte les humeurs et les goûts de mon voisin, poqrvu qu\u2019il en fesse autant de son côté.A bon entendeur salut Un vieux de 62 ans, professeur quant à la profession et horticulteur à ses heures estivales.Emmanuel Rioux Trois-Pistoles, 3 mars 1994 Conclusions hâtives L\u2019actuelle façon d\u2019envisager les relations internationales par les différents responsables politiques depuis l\u2019écroulement de l\u2019URSS, me rend perplexe.J\u2019applaudis à la vue de l\u2019écroulement de ce système bâtard et dégradant dont malheureusement notre société canadienne maintenant très socialiste, s\u2019est largement inspirée.Mais je trouve hâtives les conclusions de nos politiciens qui démantèlent toute vitesse notre défense nationale pour régler leurs problèmes de liquidités.Qu\u2019adviendrait-il si la résurgence du nationalisme russe se concrétise telle qu\u2019elle semble vouloir prendre forme depuis l\u2019élection d\u2019un ultra-nationaliste à peu près malade comme Hitler, à la tête de ce pays?N\u2019oublions pas que les populations qui le composent n\u2019ont jamais connu la Liberté économique et ses corollaires de responsabilité.Aussi, nos spécialistes en stratégie devraient signaler fortement à nos gouvernements insouciants que malgré une certaine apparence de faiblesse momentanée, la Russie pourra se relever comme l\u2019Allemagne le fît après la dernière guerre mondiale et mettre alors à l\u2019oeuvre son industrie guerrière pour assurer sa suprématie.Les discours récents pour consommation intérieure du chef du Parti sorti vainqueur de la dernière élection de la Douma sont extrêmement semblables à ceux de l\u2019ancien chef du Parti National Socialiste de l\u2019Allemagne d\u2019avant-guerre.Il parle d\u2019emploi des armes nucléaires.et nous savons qu\u2019il y en a qui traînent à peu près à tous les coins de rues dans ces régions du globe.Et si ce scénario se réalisait alors que nos gouvernements s\u2019endorment dans les bras du pacifisme béat comme l\u2019Occident l\u2019a fait alors qu\u2019Hitler gravissait les marches du pouvoir, il ne suffirait pas alors d'avoir essayé d\u2019éveiller l\u2019opinion publique tellement encline à ne pas voir l'évidence.Luc Haricot St-ljambert, 25 février 1994 Lévesque et Mercier Lorsque René Lévesque est décédé, l\u2019opinion publique était unanime: jamais le peuple québécois n\u2019avait eu un chef aussi charismatique auquel s\u2019identifiait spontanément le citoyen ordinaire.Votre chroniqueur Pierre Cayouette le répète à l\u2019occasion du lancement de la série télévisée sur René Lévesque.On a même chanté devant son cercueil: jamais une telle preuve d\u2019ajnour n\u2019avait été donnée à un chef d\u2019Etat québécois.Il y aura un siècle le 30 octobre prochain que s\u2019éteignait Honoré Mercier, Premier ministre de la belle province de 1886 à 1891.Or, en apprenant le décès de René Lévesque, j\u2019ai établi un rapprochement entre les deux événements.Puis, par curiosité, je me suis mise à fouiller la presse de 1894 et à comparer ce qu\u2019elle disait à l\u2019époque au sujet de Mercier avec ce qu\u2019on a écrit sur René Lévesque dans les mêmes circonstances.Quelques indices.Tous deux, sortis du Parti libéral du Québec, ont rassemblé sous un nouveau drapeau des nationalistes de tous les horizons politiques à l\u2019instar d\u2019une forte vague nationaliste.Tous deux visaient, quoique de façon bien différente, l\u2019émancipation politique et économique de leurs concitoyens.Tous deux ont connu une fin de règne pénible, «à genoux» comme l\u2019a dit Mme Lise Payette à pro-pos de Lévesque.Tous deux ont continué à jouir d\u2019un immense prestige, même après leur retraite de la politique active.Leur décès a causé la même émotion.D\u2019abord, les termes pour les qualifier sont curieusement les mêmes.La population de 1894 avait aussi défilé en grand nombre devant le cercueil.Et si les Québécois de 1894 n\u2019ont pas chanté devant la tombe de Mercier, cela ne prouve rien sinon que l\u2019amour, le respect et la douleur devant la mort d\u2019un chef aimé s\u2019exprimaient différemment Des poètes ont parlé du défunt dans les deux cas, sauf que Nérée Beauchemin, plus généreux que Félix Leclerc, y alla d\u2019une élégie.Enfin, pendant de longues années, des fidèles allèrent fleurir la tombe de Mercier au jour anniversaire de sa mort jusqu\u2019à quand René Lévesque bénéficiera-t-il du même hommage?Je m\u2019arrête ici.Cependant, je ne puis, une fois de plus, que déplorer la faiblesse de la culture historique d'un peuple dont la devise, pourtant, est Je me souviens.Mireille Barrière Sainte-Foy, 25 février 1994 I(i====! ls sont venus nombreux au rendez-vous tant attendu des mouvements syndical, populaire et communautaire: près de 1000 - personnes provenant de toutes les régions et de tous les horizons, réunies, samedi dernier, dans le cadre un peu froid d\u2019un hall d\u2019exposition de la Place Bonaventure de Montréal, à l\u2019occasion du Forum de la solidarité sociale.Conduits de mains de maîtres par Françoise David, vice-présidente de la Fédération des femmes du Québec, et Jacques Proulx, président de Solidarité rurale, tirant parti de techniques d\u2019animation aussi efficaces qu\u2019imaginatives, les débats se sont déroulés dans une atmosphère remarquablement studieuse, d\u2019où n\u2019était pas absente, toutefois, une réelle et tangible émotion.Pour la plupart des personnes présentes, c\u2019était, en effet, jour de grandes retrouvailles et jour d\u2019espoir.Pendant qu\u2019à quelques rues de là Daniel Johnson, avide d\u2019une éventuelle victoire électorale, s\u2019évertuait à camoufler les élans de droite de délégués libéraux en majorité disposés à sabrer qui dans les programmes sociaux, qui dans les services de santé, qui dans la sécurité d\u2019emploi dans la fonction publique, et tentait de donner un semblant de crédibilité à sa promesse de créer rien de moins que 400 000 emplois en quatre ans, le Forum de la solidarité dressait le bilan social plutôt sombre de plus de huit années de gouvernement des-dit§ libéraux.Enoncés clairement dans la Déclaration produite pour l\u2019occasion par le Comité de parrainage du Forum et plus vivement encore dans les témoignages des groupes présents, les termes du bilan sont angoissants: partage de plus en plus inégal des richesses, chômage réel qui touche près de 20% de la population, pauvreté croissante, particulièrement chez les femmes monoparentales et chez les enfants, exclusion et détresse chez «les plus de 45 ans, à qui on montre la sortie du marché du travail, et les jeunes, qui ne voient pas PIERRE GRAVELINE ?l\u2019heure d\u2019en trouver la porte d\u2019entrée», difficultés décuplées, pour les personnes handicapées, par la dégradation des services publics et le peu d\u2019emplois disponibles, écart croissant entre les exigences du marché du travail et le désinvestissement public en éducation, coupures dans les services de santé, etc; en somme, comme l\u2019a souligné à juste titre Mgr Morrissette, porte-parole des évêques, «un inacceptable appauvrissement qui porte atteinte à la dignité humaine».Par ailleurs, peignant ce peu réjouissant portrait du Québec «profond» et analysant les politiques économiques et sociales qui ont conduit notre société dans cette impasse, c\u2019est aussi à une autocritique de leur action au cours de la dernière décennie que se sont livrés les mouvements syndical et communautaire.Etant passé à la moulinette néo-libérale chacun leur tour, ou s\u2019apprêtant à le faire dans les mois qui viennent, les divers groupes ont exprimé avec force les sentiments d\u2019isolement, d\u2019impuissance et de colère que leurs membres ressentent aujourd\u2019hui.Les exhortations, nombreuses, à l\u2019élaboration conjointe de politiques alternatives et de stratégies concertées, de même qu\u2019à l\u2019unité d\u2019action ont été, sans contredit, les plus chaleureusement applaudies par le Forum.Appelés à proposer des pistes d\u2019action pour concrétiser cette volonté d\u2019unir les diverses force sociales, les participantes et les participants y sont allés d\u2019une kyrielle de suggestions: de la diffusion massive de la Déclaration, à l\u2019organisation de fo- de Forum il .r i rums régionaux, de campagnë dé.lettres d\u2019opinion dans les journaux et ' d\u2019une manifestation commune a l\u2019occasion du 1er mai, en passanftpar; une intervention systématique dans la prochaine campagne électorale.On a même demandé aux évêques' qu\u2019ils fassent sonner les clochéS dé toutes les églises pour protesté! contre l\u2019appauvrissement, à quoi Jacques Proulx a répondu aVfec à propos que c\u2019est d\u2019abord à Québjec et ¦ à Ottawa qu\u2019il fallait faire sonner\u2019 quelques cloches!\tT \u2019 La volonté d\u2019agir, et d\u2019agir dê(tna-nière concertée, s\u2019est manifestée clairement.Le problème est qu\u2019on ne voit pas très bien, à ce moment-ci, de quelle façon le suivi du Forum va être assuré.On aurait souhaité que les parrains de l\u2019événement, notamment les grandes centrales syndicales qui, seules, disposent des ressources humaines et financières pour mettre en œuvre les recommandations du Forum, prennent un engagement ferme à cet égard.'Or, la rencontre s\u2019est terminée samTque ces «détails» ne soient précisés.Y aura-t-il, comme certains l\u2019ont suggéré, création d\u2019un secrétariat permanent du Forum?Confiera-t-on\u2019plutôt la suitè des choses à Solidarité populaire Québec qui, contrairement à ce qus-j\u2019af-firmais à tort la semaine dernière, se porte plutôt bien?Rassemblant déjà plus de 1000 organismes syndicaux et communautaires, fortifiée par l\u2019adhésion récente de la FTQ, Solidarité populaire Québec est à préparer une grande assemblée nationale populaire qui se déroulera à Cap Rouge les 10,11 et 12 juin prochains.«w Chose certaine, on ne mettra^pas au monde une large alliance sociale, autour d\u2019objectifs crédibles, parta-: gés, mobilisateurs et susceptibles: de réorienter en profondeur lès; choix socio-économiques dominants, en criant simplement «solidarité».La balle est aujourd\u2019hui dans le camp des organismes responsables de la tenue du Forum qui doivent maintenant décider si ce Forum, qui a' soü-levé tant d\u2019espoirs, connaîtra déS\u2019lén-demains.\u2018V \u2022\t\u2022 lit» .Lendemains PROPOS -?- de Tépoque L\u2019époque qui a suivi la Seconde guerre mondiale s\u2019est révélée radicalement différente des années qui l\u2019avaient précédée.La période d\u2019après-guerre dans son ensemble, c\u2019est-à-dire de 1946 à aujourd\u2019hui, a connu des changements spectaculaires quant à la nature de la vie socio-économique et à son contexte technologique.Cette époque peut être scindée en deux périodes distinctes qui s\u2019articulent autour de l\u2019année charnière 1970.Pour généraliser, disons qu\u2019avant 1970, la plupart des indicateurs économiques étaient en hausse tandis que la population devenait progressivement plus jeune.Par la suite, ces deux mesures ont changé de direction.La population s\u2019est mise à vieillir, processus qui ne mettra pas moins de 70 ans à s\u2019ac-complir.En même temps, les mesures économiques sont devenues équivoques, alors que les taux d\u2019inté^ rêt, levier de la politique monétaire gouvernementale, ont commencé à être utilisés comme signal rudimentaire de problèmes imminents, c\u2019est-à-dire pour transmettre la peur et l\u2019insécurité, en vue d\u2019obtenir deâ restrictions manufacturières et de restreindre les attentes.\tn \" ' Il » ' Craig McKie, La sécurité des familles en période d\u2019insécurité, Forum national sur la sécurité des familles, 1993\tM \u2022 \u2022 \u2018 LE DEVOIR F 0 5 D É PAR HENRI\tB 0 U R A S S A LE 10 JANVIER\t19)0; Directrice LISE BISSONNETTE\t' Rédacteur eu chef BERNARD DESCÔTE AUX Directeur de l\u2019information BENOIT AUBIN\t\u2022* Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU.R OC H CÔTÉ Rédacteurs en chef adjoints JEAN-ROBERT SANSFAÇON.LUCIE LACAVA 2050.rue De Bleury.9e étage.Montréal ((Joebec) USA 3M9.Tél.: (5 14) 9X5.33:1.1 F A I S C E Q U E D O I S\t,\u201e uHnB&S SgiEi lg§p *#**>; p;; ; Décès de Gilbert A.La Tour Un héritage cT honnêteté, de fidélité, de partage PIERRE SHOONER École des Hautes Études Commerciales e décès récent de monsieur Gilbert A.La Tour me donne de nouveau l\u2019occasion de rappeler le rôle important qu\u2019il a exercé dans la commu- nauté pendant plus de 30 ans.laCha J Entré à la Chambre, de commerce de ,Mont-réal dès sa sortie de l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal en 1933, il dirigea la Chambre pendant 33 ans, soit jusqu\u2019en 1966.A ce poste névralgique, U vécut la crise des années 1930, la fin du régime Taschereau et l\u2019arrivée au pouvoir de l\u2019Union nationale, les années de la guerre et les débats importants qu\u2019elle suscita, l\u2019adoption du drapeau fleurdelisé, l\u2019enquête sur la moralité publique à Montréal, la mise en place de l\u2019impôt sur le revenu par le gouvernement du Québec, la préparation de la Révolution tranquille et l\u2019arrivée au pouvoir du gouvernement Lesage, le retour de l\u2019Union nationale à Québec, etc.Monsieur La Tour était de tous les débats à Montréal, à Québec et à Ottawa.C\u2019était l\u2019époque où «la Chambre de commerce du district de Montréal» se donnait le mandat de «promouvoir le mieux être économique, civique et social des Canadiens-français d\u2019un océan à l\u2019autre».Sous sa direction, la Chambre de commerce de Montréal avait fondé la Fédération des chambres de commerce de la province de Québec.Il en assura la direction et parcourut constamment le Québec pour mettre sur pieds quelque 75 chambres de commerce, créant ainsi dans le secteur privé une animation économique et une concertation que le Québec n\u2019avait jamais connues.C\u2019est grâce à ce réseau qu\u2019il organisa, par exemple, une délégation monstre à Québec, venant par train de toutes les parties du Québec, pour appuyer le gouvernement Duplessis en vue de l\u2019adoption du drapeau fleurdelisé.Entretenant des liens étroits avec l\u2019École des Hautes Études Commerciales, Gilbert La Tour développait des homrries et des femmes pour les mettre au service de la communauté des affaires, sans oublier les volets politique et social., Gilbert La Tour ne laissait pas indifférent; il savait où il s\u2019en pliait, peut être trop au goût de certaines personnes; mais tous connaissaient sa sensibilité, ses grandes qualités dè c4eur, sa fidélité à la Chambre et à ses oeuvres, sa moti-vatiop profonde pour l\u2019avancement des «Canadiens-français».Il était avant tout un éducateur, celui qui a des convictions et qui emploie tous ses talents pour convaincre son éptourage.Vigoureux, têtu même, il ne lésinait jamais avec les principes et poussait à fond dans les directions qu\u2019il croyait justifiées pour la Chambre.Parfois, il se causait du tort à vouloir trop rendre et rechercher l\u2019équité.Avan>gardiste, il avait ouvert la Chambre aux femmes d\u2019affaires dès les années 50; c\u2019est de ce Conseil des femmes membres de la Chambre qu\u2019est venue la vague des femmes qui prirent les commandes de plusieurs institutions et entreprises au cours des années 60 et 70.Après avoir quitté la Chambre, en 1966, il continua sa vie au service des autres: pour l\u2019organisation des États généraux à la fin des années 1960 et pour un nombre incalculable d\u2019oeuvres de charité et d\u2019associations, toujours au service des autres.Monsieur La tour nous laisse un héritage d\u2019honnêteté, de fidélité, de partage, de renoncement et de travail intense au service des siens.Même dans l\u2019adversité, son courage n\u2019avgit de cesse.Nous tous qui avons bénéficié de son exemple, de ses enseignements et de son action, nous tenons à lui rendre hommage.Je remercie Dieu de m\u2019avoir donné le privilège d\u2019apprendre à ses côtés; son témoignage m\u2019a enrichi pour la vie.Le Togo au bord du gouffre HENRI L.COMTE Consultant en communication.Ancien professeur au Lycée de Kpodzi, à Kpalimé, au Togo.e Togo est un petit pays francophone d\u2019Afrique de l\u2019Ouest, dont on parle peu.Depuis deux ans, LE DÉVOIR est le journal canadien qui en parle le plus.Depuis la semaine dernière, le conflit, que le régime corrompu d\u2019Eya-déma entretient avec son opposition, s\u2019est internationalisé.Des problèmes transfrontaliers ont provoqué le déplacement forcé de plus de 6000 Ghanéens, selon la Croix-Rouge, sur le Togo septentrional et la mort de plus de 1000 citoyens du Ghana surtout.Il appert que le régime du «Timonier national» Eyadéma a choisi d\u2019exercer des représailles sur les populations du Nord-Ghana pour l\u2019hospitalité que ce pays accorde à l\u2019opposition togolaise radicale, dirigée par Gilchrist Olympio, au sud.C\u2019est d\u2019ailleurs à partir de ce pays qu\u2019ont été lancés les attentats contre certains militaires togolais en janvier dernier.Olympio est d\u2019ailleurs le fils du président togolais Olympio, assassiné par la faction qui a conduit Eyadéma au pouvoir.La dictature accusée La construction d.\u2019un barrage sur la Volta en 1974 et le déplacement des Konkombas des terres qu\u2019ils occupaient, ne peut à lui seul expliquer les troubles ethniques avec les Na-numbas, comme le rapporte l\u2019Agence France-Presse.Mieux vaut se fier PHOTO HENRII.COMTE Les Konkombas, qui vivent au Nord-Togo, sont des agriculteurs animistes.aux dépêches de l\u2019Associated Press qui trouve plusieurs officiels, au Ghana, pour accuser la dictature ka-byée d\u2019Éyadéma de provoquer les affrontements au nord.Mais le dictateur au pouvoir depuis 27 ans s\u2019en prend aussi à sa propre députation.Le Monde du 16 février cite le Comité d\u2019action pour le PHOTO HENRI L.COMTE Un homme et son fils du pays konkomba.renouveau (CAR), principal parti d\u2019opposition, qui a vu trois de ses militants «assassinés» le 14 février, dont le député Gaston Edeh Aziandouvo, élu le 6 février au premier tour des législatives.Ce processus d\u2019élargissement et de partage du pouvoir politique \u2014 il est trop tôt pour parler de véritable démoçratisation \u2014 en est à son 30e mois.A l\u2019origine, ce processus devait durer un an.Saboter le désir de changement Comme le rapportait Yaovi Bouka (LE DEVOIR, 1er février), les forces de sécurité et l\u2019armée togolaise «sont déterminées à saboter le désir de changement qui anime le peuple togolais depuis bientôt quatre ans».Le régime du général Gnassingbé Eyadéma, en luttant pour sa pérennité tout en tentant de se couvrir des oripeaux de la légitimité électorale, risque de déstabiliser la sous-région.En effet, les incidents frontaliers, les invectives et les accusations se multiplient le long de la frontière avec le Ghana.Un conflit armé avec le voisin ghanéen n\u2019est pas exclu et les autres pays de la région pourront subir les contrecoups de la déstabilisation du Togo.Plus de 300 000 Togolais n\u2019ont-ils pas dû fuir la capitale, Lomé, l\u2019an dernier?Ces derniers ont trouvé refuge au Ghana, au Bénin et au Nord-Togo.Récemment, LE DEVOIR (5 février) rapportait que 64 immigrés clandestins, dont 37 Ghanéens, 2 Togolais et 2 Béninois, trouvaient la mort dans les geôles du Gabon dans des circonstances mal établies, après qu\u2019ils eurent voulu gagner le Gabon par la mer.Les risques de conflagration avec le Ghana augmentent, tandis que les facteurs propices à la guerre civile (ethnique) se multiplient.L\u2019ethnie kabyée du président togolais domine massivement au sein jde l\u2019armée et contrôle l\u2019appareil d\u2019Etat.L\u2019ethnie éwée, majoritaire au Sud-Togo, vit une véritable «occupation» politico-militaire.Les tentatives d\u2019accession aux leviers politiques se soldent par la yiolence.A la suite des élections présidentielles bidons du 25 août 1993, le Canada est demeuré silencieux.Même si l\u2019ancien président Carter s\u2019est rendu au Togo et a dénoncé les irrégularités, les assassinats et le reste, l\u2019été dernier, Ottawa a choisi d\u2019avaliser la position française \u2014 et n\u2019a soufflé mot.Si rien n\u2019est fait pour ramener le «miraculeux de Sarakawa» \u2014 (Eyadéma s\u2019est tiré indemne d\u2019un atterrissage forcé; un mausolée s\u2019y trouve maintenant) \u2014 à la raison, nous risquons de voir apparaître un nouveau Libéria.Si le régime Mulroney a fermé les yeux durant les dernières années, le premier ministre Jean Chrétien et le ministre des Affaires étrangères André Ouellet ne peuvent rester indifférents devant le sort réservé à la population de ce pays de la Francophonie.Le Canada se doit d\u2019intervenir par tous les moyens diplomatiques, bilatéraux et multilatéraux possibles.Faire piétiner l\u2019école '^MARCELLE DUBÉ Coordonnatrice du Regroupement desMaisons de Jeunes du Québec \u2019est l\u2019heure des bilans dans le domaine de l\u2019éducation au Québec.Trente ans après le dépôt du rapport Parent, cela s\u2019impose! Nous parlions déjà d\u2019éducation dans le mémoire présenté pqç le Regroupement des maisons de jeunes du Québec (RMJQ) à la Commission Bélanger-Campeau sur l\u2019avenir constitutionnel du Québec.L\u2019une de nos propositions fixait comme objectif, pour l\u2019an 2000, que 100% des jgunes obtiennent leur diplôme à la fin du secondaire; une autre avançait l\u2019idée d\u2019un cours obligatoire sur la notion de citoyen et sur l\u2019apprentissage démocratique.Si la première de ces propositions se retrouve dans le document minis-tériql, relativement à l\u2019objectif de conduire 80% des jeunes de moins de 20 ans à l\u2019obtention d\u2019un diplôme d\u2019études secondaires, la seconde proposition, qui met l\u2019accent sur l\u2019apprentissage de la vie en société, n\u2019a absolument pas été traitée dans le document Faire avancer l\u2019école.Pourtant, cette question mérite qu\u2019on s\u2019y attarde puisqu\u2019elle favorise l\u2019intégration des jeunes dans l\u2019école et bien au-delà, dans la société québécoise.Former à la vie L\u2019école a pour rôle de former des individus à la vie; d\u2019offrir une formation de base suffisante afin de savoir et d\u2019aimer lire, écrire, compter et penser; de fournir des connaissances minimales, une culture générale relativement à l\u2019histoire de son pays et du monde, à la géographie, à la musique, aux arts, à l\u2019environnement et aux sciences.L\u2019école a aussi pour rôle de former des citoyens et des citoyennes et de donner des outils, des clés aux jeunes pour faire l\u2019apprentissage de la vie démocratique et du pouvoir PHOTO JACQUES NADEAU Puisqu\u2019ils sont ceux qui passent la majeure partie du temps à l\u2019école avec les jeunes, les enseignants ont à jouer un rôle cardinal dans l\u2019éducation.La plupart des lieux, à l\u2019école, où rien qu\u2019ils n\u2019ont pas le goût pour Tap- ies jeunes peuvent faire cet apprentissage, ont pratiquement tous disparus.Pensons aux conseils étudiants, aux cafés étudiants et aux journaux.Puisque l\u2019école ne représente plus un milieu de vie pour les jeunes qui la fréquentent, l\u2019organisation de son temps de loisir à l\u2019école n\u2019est plus qu\u2019un souvenir.Les jeunes consomment des activités sans en être les maîtres d\u2019oeuvre, pour mieux retourner consommer des connaissances.Force nous est de constater que l\u2019école n\u2019est plus un lieu de préparation complète puisqu\u2019elle laisse de grands trous dans la formation des jeunes.L\u2019école a dévié de son rôle pour correspondre à un marché du travail qui n\u2019ouvre pourtant même plus ses portes aux jeunes.L\u2019école doit avant tout être utile et rentable, mais ne sert plus sa mission première qui est d\u2019instruire, d\u2019éduquer et de socialiser.On a souvent tendance à dire que les jeunes ne sont plus intéressés à prentissage intellectuel et qu\u2019habite en eux pn «je m\u2019en foutisme» généralisé.A voir ce qui se passe dans certaines maisons de jeunes, nous ne sommes pas sûre que cette affirmation soit réelle.Nous avons l\u2019impression, au contraire, d\u2019être en présence d\u2019un groupe qui a soif d\u2019apprendre, de découvrir et qui ne demande qu\u2019à être stimulé et accompagné dans l\u2019appropriation de savoirs et d\u2019apprentissages de toutes sortes.Lorsqu\u2019un adulte aime travailler avec des jeunes, lorsqu\u2019il aime livrer les savoirs qu\u2019il possède et qu\u2019il dispose de moyens pour le faire, comment peut-il faire autrement que de faire naître chez les jeunes le goût d\u2019apprendre, de piquer la curiosité et le plaisir de savoir plus?Nous croyons bien sûr que la modification de la situation de l\u2019éduca-ticn au Québec ne repose pas à elle seule sur les épaules des enseignants et des enseignantes.Mais nous croyons par ailleurs, puisqu\u2019ils sont ceux qui passent la majeure partie du temps à l\u2019école avec les jeunes, qu\u2019ils ont à jouer en effet un rôle cardinal dans l\u2019éducation des jeunes.Il faudra, par ailleurs, qu\u2019un ensemble d\u2019acteurs travaillent dans le même sens, autour d\u2019un projet commun.Donc, loin d\u2019exclure les parents et les jeunes , il est nécessaire que l\u2019école de demain les considère comme partie prenante d\u2019une réforme qu\u2019il faut mettre en place en les consultant et en prenant au sérieux ce qu\u2019ils ont à nous dire.Pas de changement en profondeur À la lecture du document de consultation intitulé Faire avancer l\u2019école,, que rendait public la ministre de l\u2019Éducation l\u2019automne dernier, force nous est de constater qu\u2019on n\u2019entend pas transformer en profondeur l'enseignement primaire et secondaire.Il y a bien ici et là des aménagements, des opérations de nettoyage, des rénovations mineures, mais nul part, il est question de transformations majeures, de remises en question d\u2019un système éducatif déclinant Comment peut-on proposer une réforme sans y apporter de réels changements?Pourtant, cela s\u2019impose, car comme l\u2019affirme la ministre «l\u2019école est embarassée.Embarrassée par trop d\u2019objectifs, de programmes, de règles, de décisions et de façons de faire, qui se sont accumulés au cours des années et qui, aujourd\u2019hui, l\u2019alourdissent considérablement et entravent son essor».Comment se fait-il alors qu\u2019on n\u2019ait pas pris la peine de faire le ménage qui s'imposait étant donné l\u2019état dans lequel se trouve l\u2019école.«Il ne sera pas question de reconstruire l\u2019école, mais d\u2019y apporter les rénovations qui s\u2019imposent pour mieux allier la promotion de la réussite scolaire et la poursuite d'une formation de qualité» cite la ministre dans le document mentionné plus haut.Pourtant, des solutions pour transformer l\u2019école et la rendre plus humaine, il en existe et cet exercice de transformation est possible avec tous les acteurs de l\u2019école.Un de nos objectifs de travail dans les maisons de jeunes consiste à favoriser la prise de parole des jeunes sur les sujets qui les concernent.Par ailleurs, créer une plate-forme ou un carrefour pour favoriser cette prise de parole des jeunes, rejoint également l\u2019esprit de notre travail.Les maisons de jeunes proposent de travailler à multiplier les lieux où les jeunes peuvent exprimer leurs besoins, faire valoir leurs droits et assumer leurs responsabilités.C\u2019est pourquoi on s\u2019est permis de questionner, par ce colloque, ce qui se passe dans le domaine de l\u2019éducation et comment nous pouvions travailler avec les intervenants de l\u2019éducation, dans les prochaines années, à améliorer la situation.Le Regroupement est également en faveur d\u2019une école de la réussite, mais pas à n\u2019importe quel prix.En effet, il ne souscrira pas à une école basée sur l\u2019inégalité des chances devant le savoir, à une école où les jeunes ne sont pas au centre des décisions.Bref, à une école déshumanisée où les jeunes ont pour seul pouvoir celui de décrocher parce qu\u2019ils n\u2019y trouvent plus leur compte.Le Regroupement ne cautionnera pas non plus une école qui favorise la performance, l\u2019excellence au détriment de la coopération et de l\u2019intégration.Ce que nous souhaitons pour l\u2019école d\u2019aujourd\u2019hui et celle de demain, c\u2019est une école qui favorise la réussite du plus grand nombre de jeunes, une réussite de qualité certainement, mais une réussite qui prendra en compte toutes les spécificités des jeunes de la société québécoise.Une école où les jeunes retrouveront le plaisir et l\u2019effort d\u2019apprendre parce qu\u2019on leur aura permis detre des citoyens à part entière dans leur école avec des droits reconnus par tous et des responsabilités à assumer.L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Louis-Guy L'Heureux, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Laurent Soumis, Guy Taillefer; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes)', Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales); à l\u2019information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay; A l\u2019information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l\u2019information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l\u2019information politique: Pierre O\u2019Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); Serge Chapleau (caricaturiste); à l\u2019information sportive: Yves d'Avignon; Denise Babin, Rachel Duclos (commis), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott, Serge I-aplantc (Québec) .Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lucie Pinsonneault (directrice), Jacqueline Avril, Use Bourgault, Brigitte Cloutier, Gys-laine Côté, Johanne Guibeau, Jean-Yves Guilbert, Christiane U>gault, Monique Ver-reault (publicitaires); Micheline Turgeon, Olivier Zuida (commis); Michèle Bouchard (secrétaire).L'ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur), Nicole Carmel (coordina-trice des services comptables); Florine Cormier, Céline Furoy, jean-Guy Lacas.Raymond Matte, Nathalie Perrier, Danielle Ponton.Danielle Ross.Unda Thériault (adjointe à l'administration).LE MARKETING ET SERVICE À IA CUENTÈLE Christianne Benjamin (directrice).Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette.Monique L'Heu-|| ceux, Use Lachapelle, Rachelle Lcclerc-Ven-ne.Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements).LA PROMO-TION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Kirouac (directeur).LA PRODUCTION Robert McDougall (directeur des systèmes informatiques et de la production).)o(\\3ime Brunet.Danielle Can-tara.Sylvain Darcy.Richard DesCormiers, Caroline Des Rosiers, Lynda Di Cesare.Marie-Josée Hudon.Michael Schneider, Marie-France Turgeon (coordonnatrice).Christiane Vaillant.Les annonces classées et avis publics: Yves Williams (superviseur).Dominique Charbonnier.Marlène Côté.Sylvie La porte.Pierrette Rousseau.Micheline Ruel-land.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Pierre Bourgie (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture(£nsi-dent).Roger Boisvert (rice-president et directeur général). I.K I) K V 0 ! K .I.K M A H I) I I .r> M A K S I 0 I» 4 AiTI'ALITES HYDRO La grande question: qui a fait ça?B O Ni égalité, ni indépendance Le premier ministre eut deux fils qui, tous deux, furent également premiers ministres.Le père avait reçu son mandat de la population; les fils ne devaient le leur qu\u2019à leur propre parti.Le père et les fils militèrent dans trois partis différents.Le père prônait «l\u2019égalité ou l\u2019indépendance»; l\u2019un des fils pencha un instant du côté de l\u2019indépendance, et l\u2019autre, sans doute pour se démarquer, se braque contre l\u2019indépendance sans promouvoir l\u2019égalité.«Ni égalité ni indépendance», c\u2019est le message clair que nous envoie désormais le premier ministre Daniel Johnson.Quel progrès! M.Johnson nous l\u2019a dit clairement dimanche dernier: «Le Parti libéral est fédéraliste, point!» Voilà, la discussion est terminée, qu\u2019on se le tienne pour dit Evidemment, le Parti libéral est fédéraliste depuis toujours, mais on avait compris, depuis 30 ans, que ce parti n\u2019était pas prêt à s\u2019accommoder de n\u2019importe quel fédéralisme et on l\u2019avait vu mener des batailles, parfois épiques, pour tenter de le réformer et de le rendre plus acceptable aux Québécois, MM.Lesage et Bourassa ne se contentaient pas d\u2019être fédéralistes-point; ils voulaient être fédéralistes autrement.Ils ne réussirent jamais, ni l\u2019un ni l\u2019autre, à vaincre les réticences du Canada anglais et du gouvernement d\u2019Ottawa.S\u2019ils avaient été réalistes, ils auraient lorgné du côté de la souveraineté.Mais c\u2019était trop demander à deux hommes qui, enfermés dans un discours immuable, ne pouvaient avoir le courage d\u2019en changer.De compromis en compromission et de reculades en échec ils firent illusion jusqu\u2019au bout en tentant de nous faire croire que nos avancions pendant qu\u2019Us reculaient.Si habiles fussent-ils, ils n\u2019ont pas réussi à tromper Daniel Johnson qui, lui, est réaliste.Il a compris, lui, et depuis longtemps, que le fédéralisme canadien n\u2019était pas renouvelable et que jamais le Canada anglais n\u2019accepterait un statut particulier pour le Québec.Il a compris que la bataille était inutile et qu\u2019il fallait y mettre fin.fi a compris qu\u2019il nous fallait accepter notre statut de minorité au I sein de ce beau grand Canada et qu\u2019il était temps de -r nous fermer la gueule.Il a compris que nous étions nés pour un petit pain et que les discours fanfarons de ses prédécesseurs ne nous grandissaient pas d\u2019un centimètre.Il est réaliste Daniel Johnson.C\u2019est pourquoi il est fédéraliste-point Ce qui veut dire qu\u2019il est fédéraliste à n\u2019importe quelles conditions.Ce qui veut dire que, désormais, on peut lui marcher dessus, il ne s\u2019en plaindra pas.Ce qui veut dire qu\u2019il faut nous habituer à le voir mentir quand il nous parlera des intérêts du Québec.Ce qui veut dire qu\u2019U ne nous parlera jamais du sort tragique des minorités françaises du Canada qui devront comprendre que quand on est fédéraliste-point on ne secoue pas le bateau fédéral.Ce n\u2019est pas pour rien qu\u2019il ne nous a pas parlé des neuf ans de pouvoir de son parti, il n\u2019était pas fédéraliste-point à son goût Deux mois d\u2019à-plat-ventrisme, imaginez quatre ans.Deux mois de promesses creuses (400 000 emplois) et de compromis douteux (le Collège de Saint-Jean), imaginez quatre ans.Deux mois de complicités coupables avec Claude Ryan, imaginez quatre ans.Ni égalité ni indépendance.Le statu quo.Ah oui il est réaliste M.Johnson.Et terriblement drôle, vous avez remarqué la qualité \u2022 de son humour?Imaginez quatre ans.On reproche déjà à M.Johnson de ne pas avoir de vision, de projet, de programme, de politique.Mais pourquoi en aurait-on quand on est parfaitement content de ce qu\u2019on est et de ce qu\u2019on représente?La satisfaction tranquille, la docilité tranquille, la comptabilité tranquille.Voilà le personnage.Pauvre Daniel Johnsop père.Lui qui avait réussi à se hisser au rang de chef d\u2019Etat n\u2019aura finalement engendré qu\u2019un petit politicien de province.Le fils n\u2019aura mis que deux mois à dilapider la plus grande partie de l\u2019héritage de son père, imaginez quatre ans.SUITE DE LA PAGE 1 Les deux engins, a expliqué l\u2019agent Francois Doré, de la SQ, contenaient chacun une dizaine de bâtons de dynamite.M.Doré n\u2019a pu préciser hier soir si les charges étaient équipées de télécommande, d\u2019un mécanisme d\u2019amorce à retardement ou de mèches artisanales, ce qui constitue généralement une signature pour les experts.En plus de détourner la circulation sur la route 116 entre les 20 et 24e Montées et de paralyser momentanément le passage des trains sur la voie susceptible d\u2019électrocution, en cas de bris de la ligne, les policiers ont fait interrompre le courant sur la ligne avant que la noirceur ne tombe, le temps de neutraliser les charges encore accrochées.En tout, 173 800 usagers ont été privés de courant entre Saint-Césaire et Granby durant trente minutes, à compter de 16h45.Une partie de Saint-Basile a échappé à la panne et, en aucun moment, la population n\u2019a été menacée par une possible déflagration.Différentes versions circulaient hier soir sur qui avait découvert ces charges et dans quelles circonstances.Selon certaines sources, c\u2019est une inspection de routine qui a permis de découvrir l\u2019attentat.L\u2019agent Doré ne pouvait pas dire avec certitude «si c\u2019est intervenu aujourd\u2019hui», disait-il hier soir.Il évoquait même la possibilité que l\u2019explosion, qui a laissé le pylône sur trois pattes, remontait à la veille, et même davantage.Selon d\u2019autres versions, les employés d\u2019Hydro-Qué-bec ont entendu une explosion vers 15h30 hier, ce qui les a amenés immédiatement à examiner la ligne à haute tension, là où elle traverse la voie ferrée de façon per- SUITE DE LA PAGE 1 contenues dans l\u2019étude réalisée sous la direction du professeur Uli Locher, de l\u2019Université McGill, viennent atténuer cette inquiétude: «Ils sont presque 80% à penser qu\u2019il est probable que dans le futur le Québec sera français et le reste du Canada anglais.» Les jeunes francophones affichent une très forte détermination à défendre la langue française.Ils sont 90,6% à dire que «pour rien au monde» ils abandonneraient leurs efforts «pour garder au Québec le français de nos pères».Le professeur Locher souligne: «Sous un voile d\u2019anxiété transparaît une détermination et un attachement impressionnants à la cause de la langue, du moins lorsque cette cause s\u2019exprime de façon symbolique et émotionnelle.» Pour expliquer ce changement de perception des jeunes quant à l\u2019avenir du français au Québec, l\u2019auteur signale notamment l\u2019évolution de la situation et des débats politiques.En 1978, le Parti québécois venait de prendre le pouvoir et la Charte de la langue française venait d\u2019entrer en vigueur, ce qui laissait planer un certain vent d\u2019optimisme pour la langue française: «En 1978, d\u2019après les jeunes, le français avait le vent dans les voiles.Ce qui étonne pourtant, c\u2019est l\u2019importance du changement» Le président du Conseil de la langue française, Pierre-Étienne Laporte, tient compte, lui aussi, du changement SUITE DE LA PAGE 1 fonctionnement et l\u2019entretien du Collège militaire royal de Saipt-Jean coûtent 5 millions$ par année.A cette somme s\u2019ajoutent des taxes foncières de 629 680$, une surtaxe sur les immeubles non résidentiels de 377 808$ et une taxe d\u2019eau s\u2019élevant à 26 254$.Total: 1,033 million$.Le terrain et les installations du Collège valent 41,15 millions$, selon le rôle d\u2019évaluation de Saint-Jean-sur-Richelieu.En cédant ainsi le Collège à la province, le fédéral coupera 280 postes militaires et civils, espérant ainsi économiser 25 millions$.Le fédéral ne semble pas avoir de préférence quapt à la vocation que donnera le ministère québécois de l\u2019Éducation au Collège de Saint-Jean.«Moi, j\u2019ai l\u2019intention de laisser le choix de l\u2019utilisation des locaux à la province de Québec», a déclaré le ministre Massé.«Si le Québéc l\u2019utilise comme une institution de haut savoir, universitaire ou cégep, c\u2019est clairement dans sa juridiction de décider comment seront utilisés les locaux et quels genres de cours y seront donnés», a-t-il ajouté.L\u2019accord n\u2019est pas encore conclu, mais «les négociations pendiculaire.Dès le début de la soirée, des équipes techniques ont entrepris de consolider le pylône estropié, si l\u2019on peut dire.D\u2019autres équipes ont entrepris de vérifier la ligne en amont et en aval de Saint-Basile ainsi qu\u2019une deuxième ligne, située au nord de la même municipalité, la Sûreté du Québec a utilisé des motoneiges et même des chiens renifleurs.Les enquêteurs, expliquait de son côté l\u2019agent Richard Bourdon, de la SQ du bureau de Montréal, se sont d\u2019abord concentrés sur l\u2019identification du mécanisme d\u2019amorce de peur d\u2019être victimes d\u2019une télécommande.Ce genre de recherche, dit-il, se fait généralement assez vite même s\u2019il y a eu explosion.Mais la grande question, convenait-il, «c\u2019est qui a fait ça?», ce dont personne n\u2019avait idée, du moins officiellement, hier soir.Cet attentat à la bombe n\u2019avait été revendiqué, aux dernières informations, auprès d\u2019aucun média.La police et Hydro-Québec semblaient tout aussi perplexes.Selon l\u2019agent Bourdon, «c\u2019est un cas auquel on ne s\u2019attendait pas du tout, qui était totalement imprévisible».Il ajoutait toutefois - et aussitôt - que la SQ allait «vérifier tous les rapports sur la question», préparés depuis un an par les enquêteurs du groupe de Securité de l\u2019État quant au potentiel de criminalité dans les dossiers touchant de près ou de loin le dossier chaud de l\u2019énergie.Hydro-Québec et la SQ se sont effectivement préoccupés des risques de violence et d\u2019attentats contre des personnes ou des biens au cours des dernières années.LE DEVOIR divulguait le 2 mars 1993 un rapport d\u2019Hydro-Québec intercepté par les Cris, qui justifiait la transformation de l\u2019ancien service de surveillance des de climat politique.Il souligne le caractère de nouveauté de la loi 101 en 1978, alors qu\u2019aujourd\u2019hui ce phénomène est entré dans les mœurs et est pratiquement «banalisé».Ainsi, en 1978, 84,1% des jeunes francophones croyaient que la situation du français au Québec s\u2019était considérablement améliorée.En 1990, ils n\u2019étaient plus que 27% à penser de la sorte.D\u2019autres données vont dans le même sens.Les jeunes pensent que le français est en perte de vitesse, que de moins en moins d\u2019anglophones utilisent la langue française et ils croient, dans une plus forte proportion qu\u2019en 1978, que les immigrants seront plus nombreux à se tourner vers l\u2019anglais.Le professeur Uli Locher constate: «Beaucoup d\u2019entre eux (les jeunes francophones) pensent que l\u2019avenir du français est toujours en danger, et leur anxiété à.cet égard semble faire partie de leur identité même.Être francophone et jeune veut dire être incertain de son propre avenir.» L\u2019étude constate par ailleurs que «le bilinguisme continue d\u2019augmenter autant sur le plan individuel qu\u2019en milieu scolaire», ce qui serait l\u2019un des effets de l\u2019application de la Charte de la langue française: «Il est bien connu que les établissements de langue française comptent aujourd\u2019hui des proportions sans précédent d\u2019élèves non francophones.Ils sont plus bilingues surtout parce qu\u2019ils accueillent une population moins homogène.» vont bon train», a dit Marcel Massé avec un large sourire.Le gouvernement fédéral ne tient qu\u2019à une chose: la vocation militaire du Collège de Saint-Jean devra cesser au printemps 1996, conformément à l\u2019ordre du jour du ministère de la Défense.Le gouvernement du Québec n\u2019avait aucune réaction formelle à offrir à cette information, hier soir.Au bureau du premier ministre Daniel Johnson, on se bornait à indiquer que le gouvernement s\u2019en tenait au processus entamé vendredi et s\u2019abstenait de tout commentaire.Québec a mis sur pied un comité consultatif présidé par M.Claude Castonguay, chargé d\u2019examiner divers projets de réutilisation du Collège à des fins civiles.Le gouvernement voudrait y maintenir une institution de type universitaire.Le premier ministre Johnson a aussi demandé à son homologue Jean Chrétien de préserver la vocation militaire d\u2019au moins une partie du campus de Saint-Jean.Lorsque Québec aura terminé l\u2019examen des projets, il fera ses propositions à Ottawa, ajoute le porte-parole du premier ministre.Pour l\u2019heure, dit-on au bureau du ministre de l\u2019Education, M.Jacques Chagnon, il est un peu tôt pour parler du équipements de la société d\u2019État par un «Service de sécurité».Ce rapport avait été produit par le groupe finances et administration d\u2019Hydro-Québec en mars 1991.On y précisait que «différents mouvement sociaux plus radicaux émergent et leurs moyens de pression dépassent le simple vandalisme et évoluent dans le sens du terrorisme et de l\u2019attentat».Aucun groupe social de la province n\u2019était toutefois identifié.Par contre, plusieurs groupes particulièrement critiques des politiques hydro-québécoises ont senti le voile du soupçon peser sur eux et ont décidé de réagir Eour que cette évolution de la «Sûreté» d\u2019Hydro-Qué-ec ne devienne pas une entrave à leur action.Ils ont déposé ensemble une plainte auprès de la Commission des droits de la personne.Parmi les signataires de cette plainte, on trouvait le mouvement Au Courant et lç Grand Conseil des Cris, lesquels avaient l\u2019appui de l\u2019Église épiscopale de Montréal, du Conseil Attikamek-Montagnais, de la Ligue des droits et libertés, Greenpeace, l\u2019Association de lutte contre les pluies acides, Enjeux Jeunesse, etc.Cette plainte, a expliqué hier Mme Johanne Lapointe, porte-parole de Greenpeace, a donné lieu à une «médiation» entre Hydro-Québec et la commission.Cette médiation, a précisé Mme Lapointe, «se poursuit lentement», mais personne ne s\u2019en est retiré malgré la lenteur des pourparlers.La SQ avait, pour sa part, entrepris une évaluation du potentiel de criminalité qu\u2019elle pouvait déceler dans les groupes environnementaux québécois.Les résultats de cette «évaluation» - qui a donné lieu à quelques enquêtes sur des dossiers locaux - n\u2019ont jamais été rendus publics.Plus loin, le professeur Locher ajoute: «Depuis 1978, nos avons constaté un léger recul du français dans les usages linguistiques des jeunes.Ce recul, confirmé statistiquement chez les francophones et les allophones, (l\u2019indice général d\u2019usage du français est passé de 0,79 à 0,74 en 12 ans) a touché tous les milieux linguistiques et toutes les activités culturelles.La place de l\u2019anglais dans la vie des jeunes n\u2019est pas négligeable et elle s\u2019est élargie entre 1978 et 1990.» Si M.Locher note que le français domine toujours les activités culturelles des étudiants francophones, il constate aussi une baisse de cet usage en œ qui concerne les médias électroniques: «C\u2019est peut-être le modèle qu\u2019ils (les jeunes francophones) suivront dans ce Québec d\u2019expression française de l\u2019avenir auquel ils croient Ce modèle combine une identité francophone et un comportement culturel sans limite.» Le président du Conseil de la langue française, Pierre-Étienne Laporte, affirme: «Nous ne sommes pas en face d\u2019up phénomène d\u2019assimilation.» A l\u2019augmentation de l\u2019usage de l\u2019anglais dans les activités culturelles des jeunes francophones, il oppose leur détermination à défendre la pérennité de la langue française.En ce sens, au chapitre culturel, il constate un effet mondial où dominent les cultures américaine et anglo-saxonne.Il croit qu\u2019il serait utile de mesurer l\u2019effet de ces cultures dominantes sur les jeunes en France ou en Allemagne, par exemple.sort réservé à la propriété des bâtiments avant de savoir ce qu\u2019on voudra y mettre.Daniel Johnson avait indiqué la semaine dernière qu\u2019il espérait y maintenir une aptivité militaire.Dimanche à Saint-Jean, le ministre de l\u2019Éducation Jacques Chagnon a réitéré sa volonté de conserver des «activités complémentaires» au programme militaire du Collège.Les ministres Massé et Collenette ont répété hier que la décision du gouvernement Chrétien de concentrer l\u2019enseignement des élèves-officiers à Kingston était irrévocable.S\u2019il y a un compromis à taire sur ce point, il devra venir de Québec.«De notre côté, on a indiqué très clairement que nous sommes prêts à céder les terrains et les installations, mais que nous voulons consolider toutes nos opérations à Kingston», a déclaré le ministre Massé.«Dans un compromis, a-t-il insisté, il y a toutes sortes de nuances à apporter et les négociations qu\u2019on est à entreprendre vont clairement être des compromis.» «Ce qui est important pour le gouvernement canadien, c\u2019est qu\u2019il y aura des économies de 23 millions$ par la fermeture du Collège de Saint-Jean», a renchéri son collègue Collenette.LANGUE «Le bilinguisme continue d\u2019augmenter» OTTAWA Québec refuse de commenter SMILIC Les soldats canadiens ont disposé huit postes d'observation sur 25 kilomètres de long SUITE DE LA PAGE 1 pas d\u2019essuyer de temps à autre des tirs croates mal ciblés, ou des tirs serbes mal intentionné.Le Canada a basé un bataillon (le 1er Bataillon du Royal 22e Régiment de Valcartier) à Gradac, et disposé huit postes d\u2019observation sur 25 km le long de la ligne de cessez-le-feu; en territoire contrôlé par les Serbes de Krajina.Dans ce paysage méditerranéen \u2014 champs d\u2019oliviers, collines rocailleuses, vignobles et troupeaux de moutons \u2014 sont tantôt camouflés, tantôt bien en vue, des vieux tanks T-34 de fabrication soviétique, des positions d\u2019artillerie, et de lance-roquettes multiples.Les hommes jeunes portent treillis et armes, qu\u2019ils soient incorporés dans l\u2019armée serbe de Krajina ou non.Les femmes jeunes ou âgées travaillent les champs, gardent les troupeaux, élèvent les volailles.L\u2019économie de la région \u2014 autrefois florissante grâce au tourisme et à l\u2019agriculture \u2014 est dans un état critique.Dans le secteur sud, 1/3 de la population est réfùgiée \u2014 l\u2019inflation se situe à 10% par jour.Selon les chiffres fournis par l\u2019ONU, la moitié du bâti est démoli.Sans l\u2019aide du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, et surtout l\u2019aide de la Serbie et de Belgrade, la «République de Krajina» ne survivrait pas longtemps.Reste à savoir combien de temps la Serbie, elle-même en sérieuses difficultés a la suite de l\u2019embargo dont elle est l\u2019objet, pourra continuer à garder la Krajina sous perfusion.Les dirigeants de la Krajina, quant à eux, comptent bien sur l\u2019appui des partisans de la grande Serbie, à Belgrade.Pour l\u2019ONU, la seule entité nationale légitime reste la Croatie \u2014 et en vertu de la Résolution 871 du Conseil de sécurité, la Krajina devrait être démilitarisée.«Mais chacun sait ici que la Résolution 871 est inapplicable», dit sans ambages le lieutenant-colonel Marc Lessard, commandant du bataillon canadien.«Le mieux que l\u2019on puisse faire, c\u2019est prendre les choses au ras du sol, négocier des cessez-le-feu localement, amener un désengagement graduel», dit-il.C\u2019est un peu ce que font tous les jours les militaires canadiens ici \u2014 améliorer les relations avec les dirigeants militaires serbes locaux, multiplier les contacts avec les autorités civiles et religieuses, maintenir des liens dans la population, réduire les tensions.Les différents postes d\u2019observation canadiens sont dans des zones exposées \u2014 les soldats savent aussi que les forces serbes cherchent souvent à placer leur équipement ou leurs positions d\u2019artillerie à proximité des installations onusiennes.Elles leur servent de bouclier, et au cas ou des postes de l\u2019ONU viendraient à être pilonnés par les Croates, des sanctions internationales pourraient être prises contre la Croatie.Au poste d\u2019observation numéro 24, le soir, devant la télé, on parle hockey, famille, et aussi diplomatie internationale, rôle de l\u2018ONU, et maintien de la pane.Le sergent Serge Rioux, de Laval, et les huit hommes placés sous sa responsabilité au poste 24 vivent branchés sur les nouvelles de CNN et sont parfaitement au fait des derniers développements politiques.Samedi, la journée a été calme \u2014 une vingtaine de violations observées \u2014 la routine en somme.Au poste 24, on est un peu privilégié: les soldats de cette section occupent la maison assez confortable d\u2019un ancien boxeur professionnel serbe, devenu instructeur en sport de combat auprès de l\u2019armée serbe de Krajina.Cet homme arrondit royalement ses fins de mois en louant sa maison, 500$ US par mois, à l\u2019ONU.Les soldats sont relevés tous les deux mois et son affectés à un autre poste d\u2019observation.Des barbelés, des sacs de sable empilés protègent le périmètre autour de la maison, et un bunker peut servir d\u2019abri en cas de coup dur.Avant de prendre leur quart de faction à l\u2019extérieur du poste, le caporal-chef Bélisle, de Sherbrooke, et le soldat Lebel, de Baie-Comeau, regardent un vidéo et comptent les jours qui leur restent à faire en Croatie.D\u2019autres postes d\u2019observation sont nettement moins luxueux.Le 21 est un bunker ou trois soldats s\u2019entassent pour surveiller les positions serbes et croates le long de la baie de Novigradsko et le point de Maslenica.Le paysage devant eux est d\u2019une somptueuse beauté, mais l\u2019appareil de vision nocturne est braqué non pas sur la baie, mais sur les tanks serbes et les maisons en ruine qui dissimulent les batteries croates.A certains points, la distance entre la ligne croate et la ligne serbe est à moins de 800 mètres.Entre les deux se situe une zone grise, un no man\u2019s land où l\u2019ONU ne pénètre pas, mais où des paysans continuent de cultiver leurs terres, et que chacun des deux camps tente de grignoter en douce, sans que cela ne soit trop voyant.Dans ce secteur est déployée une unité serbe commandée par le capitaine Baravina, un Serbe de 24 ans, «rude et autoritaire», selon le major Daniel Stocker, de Québec, qui est son interlocuteur pour l\u2019ONU.A cette unité serbe se joint de façon plus ou moins officielle un groupe d\u2019irréguliers serbes, une trentaine de personnes, sous la direction du lieutenant Da-gan Popovic, spécialisées dans le coup de main, le banditisme et le pillage.Comme d\u2019autres «irréguliers» dans les rangs serbes de Croatie et de Bosnie, ils ont fait du «nettoyage ethnique» une arme de conquête.L\u2019effet que l\u2019accord croato-musulman en Bosnie aura sur ces irréguliers et plus généralement sur les Serbes de Krajina est impossible à prévoir.Mais personne ici n\u2019exclut la possibilité d\u2019un raidissement serbe.Avec pour conséquences une recrudescence des hostilités.LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: I K lU'VÏIIP DU LUNDI AU VEHDREDI 0E 9H0° * ,6H3° \\a.l/LVUIn renseignements\ttsiomjm ADMINISTRATION\t(514) m3») AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985 3344 (514) 985 3344 (514) 985 3399 1 800 3*3 0305 \u2022 Extérieur (sans frais) » 1-800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI A DE 7H30A 16H30 2050, RUE DE BIEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3H9 SERVICE DES ABONNEMENTS 1m ¦\u2022¦«IM ^t8|p.Montréal.fQwfb**).WA 3M9 11 «I muffitoé par Iro taÿrinw nr Qwbno» tAfrojr.7743 B'iupVau.\tiii-j-Juiu nr* Qi \\mtm i.luiéa 1» firmer ffrrtrnr It T7*i Tml IHrai.St l^yrrnt fjmâ At fnibfectÊârm \u2014 R*ni
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