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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-04-16, Collections de BAnQ.

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[" * FONDÉ EN 1910\t?1 I?ÏWlTl Ll UJjV* LES ARTS Alegria ou le temps des bouffons PAGEC 1 ?L'ÉCONOMIE BioVac n'obtient qu'un demi-contrat PAGE B 5 LIVRES Gilles Archambault hanté par le temps PAGE D 1 ?VISAS Le rêve californien PAGE I) 8 PERSPECTIVES Toronto, ou comment sauver un festival Robert Lévesque Toronto, comme les grandes villes anglo-saxonnes, a son Phantom et sa Miss Saigon, ses Miz et son Mousetrap (depuis 17 ans), c\u2019est une ville très «chorus line et claquettes» après huit heures, et c\u2019est une ville où «si tu n\u2019es pas marketing, tu n\u2019existes pas».Le directeur artistique du Du Maurier World Stage Festival, Michael Boucher, 42 ans, né à Montréal d\u2019une mère irlandaise et d\u2019un père québécois, en sait quelque chose.Un festival né d\u2019une idée d\u2019hommes d\u2019affaires Le Du Maurier World Stage Festival existe depuis dix ans, et il en est à sa cinquième tenue bisannuelle.La première où le succès est à l\u2019horizon.La première dont s\u2019occupe ce jeune «quadra» qui était ambulancier à l\u2019hôpital Royal Vie pour payer ses études à McGill, et qui a décidé d\u2019appliquer des méthodes de réanimation pour sauver un festival qui est en danger, il l\u2019avoue, et qui veut se ressaisir et devenir aussi important que.le Festival de théâtre des Amériques de Montréal.Il sera rare aux oreilles d\u2019un Montréalais d\u2019entendre ainsi un Torontois rêver d\u2019égaler Montréal sur un terrain.On croyait que seul le festival de jazz de Montréal pouvait prétendre au biggest face à Toronto où le siècle a basculé.Depuis 20 ans, on est passé de la légendaire pruderie à la sauterie continuelle - quoique les bars aient toujours tendance à fermer à une heure du matin.Donc sur le plan des festivals de théâtre, et nés tous les deux il y a 10 ans, celui de Montréal est en nette avance sur celui de Toronto.C\u2019est qu\u2019il y a eu entre les deux une différence au berceau.Alors que le FTA de Marie-Hélène Falcon est né du désir de deux personnes (Falcon et Jacques Vézina) de doter une ville d\u2019un grand festival de théâtre, et qu\u2019il part d\u2019un rêve généreux de rencontres des cultures, celui de Toronto est né d\u2019une idée d\u2019hommes d\u2019affaires, la corporation du Harbour Front, ce grand quartier de conciergeries de luxe et de grands hôtels établi il y a 20 ans sur le bord du lac Ontario, voulant créer des événements pour donner vie à ce quartier du centre-ville.Michael Boucher est le troisième directeur artistique du Du Maurier World Stage Festival en cinq tenues et il a cette année les choses bien en mains.Il admet que le festival, lors de ses quatre premières tenues, manquait d\u2019un sens\u2019de la continuité \u2014 il dit «c\u2019était du hit and miss» \u2014, parce que si l\u2019on marquait parfois des bons coups, comme la venue du Tron Theatre de Glasgow avec Les Belles-soeurs de Tremblay en écossais, ou les invitations faites à Robert Lepage (il y est venu trois fois et cette année il en est la vedette incontestée avec ses Aiguilles et l\u2019Opium) , il demeure que le World Stage était mené sans grand impact artistique dans la vie culturelle canadienne et ne remplissait jamais de salles au-dessus de 40%.Seuls les spectacles en langue anglaise attirent.Or voici que le World Stage 94, avec 10 spectacles venant d\u2019Afrique du Sud et de Côte d\u2019ivoire, du Mexique, de Russie et de l\u2019Inde, fonctionne nettement mieux qu\u2019aupa-ravanL On en est à mi-parcours à 70% d\u2019occupation des sièges, Robert Lepage fait salle comble pour 13 soirs, le Woyzeck remarquable du Handspring Puppet Company du Cap en Afrique du Sud est joué sold-out, comme le très beau et très dur spectacle de l\u2019Irlande du Nord (At the Black Pig\u2019s Dyke du Druid Theatre Company de Galway).Les efforts de Michael Boucher y sont pour beaucoup.D a vu 300 shows pour en choisir 10, il s\u2019est donné à fond.On a changé les dates du World Stage.Il avait lieu à la mi-juin, le voici en avril.Boucher s\u2019est fait annoncer ce changement de dates par la corporation du Harbour Front.Il faut dire que, né dans le berceau des hommes d\u2019affaires, le World Stage y est demeuré pour l\u2019essentiel des décisions de fonctionnement Ainsi Michael Boucher ne peut pas vraiment me dire combien d\u2019argent il a à sa disposition.Le budget semble être de 1,2 millions$, mais c\u2019est difficile à calculer puisque Harbour Front, en plus de fournir ses salles (il y a cinq théâtres dans ce riche complexe portuaire et résidentiel), offre plein de services et du personnel (250 personnes travaillent au Harbour Front).Il demeure cependant que les temps sont plus durs qu\u2019avant pour le World Stage comme pour le FTA et Carrefour 1994 à Québec.Comme pour tout le monde dans un contexte où les gouvernements sabrent ou gèlent les fonds à la culture.Des festivals comme ceux de Caracas et Mexico viennent de fermer boutique.D\u2019ailleurs, aujourd\u2019hui dans un hôtel où logent les artistes du World Stage, tous les directeurs de festivals canadiens sont réunis pour faire le point sur leurs problèmes.Si le World Stage rêve de devenir aussi gros que le FTA (qui vit si difficilement), on devra surtout apprendre qu\u2019au-delà de l\u2019argent, l\u2019essentiel est une direction artistique qui gagne en continuité et en liberté de mouvement ce «plus» qui permet de compenser ce que l\u2019on perd en soutien public ou privé.A cet égard, le travail de Marie-Hélène Falcon au FTA est admirable et c\u2019est ce qui lui vaut d\u2019être reconnue et admirée par ses pairs, aujourd'hui, à Toronto.\tI N\tD E X\t\t(A Les actualités\t.A2\tIdées \t\t\t .Agenda culturel.CTO\t\tLivres\t\t\tDI\t (lassées\tBIP\t\tLe monde.\t\tA7\t Les arts\t\t\t.Cl\tMontréal.\t\tA3\t Arts publics.\t.B9\tMots croisés.B10\t\tMétéo Économie\t\t.Bl\tPolitique.\t\tA5\tAverses Éditorial\t\tA10\tLes sports.\t.B12\tMax.18 Amnistie sur la langue d\u2019affichage Les poursuites relatives à la loi 178 sont abandonnées BERNARD PLANTE LE DEVOIR Le ministre de la Justice, Roger Lefebvre, abandonne toutes les poursuites relatives à des infractions commises contre les dispositions de la loi 178 sur la langue d\u2019affichage.De son côté, l\u2019Office de la langue française (OLF) revoit toutes les plaintes déposées à la feue Commission de protection de la langue française (CPLF) avant le 22 décembre dernier, date d\u2019entrée en vigueur de la loi 86.En février, le procureur général avisait l\u2019Office de la langue française que les 28 dossiers en sa possession -la Couronne pouvait procéder devant les tribunaux - ne feraient pas l\u2019objet de poursuites.Le président de l\u2019Office de la langue française, Jean-Claude Rondeau, a expliqué au DEVOIR que, compte tenu de l\u2019adoption de la loi 86, le procureur général a décidé de ne pas donner suite aux poursuites qui étaient engagées: «En raison des modifications législatives (remplacement de la loi 178 par la loi 86) il estimait qu\u2019il n\u2019était pas décent de poursuivre.» Ça ne veut pas dire, précise M.Rondeau, que les infractions constatées, à l\u2019époque, contre la loi 178 ne contreviennent pas aux nouvelles dispositions de la loi 86: «Les 28 dossiers abandonnés par le procureur général ne sont pas nécessairement abandonnés par nous s\u2019il s\u2019ayérait que les situations dérogatoires persistent» A ce chapitre, l\u2019Office de la langue française (OLF) vient d\u2019entreprendre des vérifications, dans les 28 cas de poursuites abandonnées par le ministre, pour s\u2019assurer que les nouvelles dispositions législatives sont respectées: «Si les dérogations demeurent, nous allons reprendre le processus de constat et d\u2019intervention auprès VOIR PAGE A 12: AMNISTIE Nouveaux citoyens Formation de la main-d\u2019œuvre m .A y ,~\\y* ,\tPHOTOS PC SOEUR PIERRETTE HEBERT (à droite), de la congrégation des religieuses de Notre-Dame-du-Bon-Conseil (Chicoutimi), porte un des cinq petits Rwandais qui ont été adoptés par des familles québécoises.Les religieuses sont arrivées hier à Mirabel en compagnie de 54 autres personnes, dont plusieurs missionnaires, évacuées du Rwanda à bord d\u2019un avion militaire.Autres informations en pages A 2 et A 7.Le Québec dicte ses volontés, accuse le Reform JEAN DION DE NOTRE BUREAU D\u2019OTTAWA La valse à mille temps de la formation de la main-d\u2019oeuvre compte maintenant un nouveau danseur.Pendant que le Bloc québécois attribue l\u2019impasse dans le dossier aux visées «centralisatrices» d\u2019Ottawa, le Reform Party joint sa vont au concert et accuse le gouvernement fédéral de carrément «laisser le Québec dicter l\u2019ordre du jour politique du pays».Au lendemain de la menace de boycott de la part du gouvernement Johnson, puis de l\u2019annulation de la rencontre fédérale-provinciale sur la réforme des programmes sociaux prévue pour lundi, la question est revenue sur le tapis des Communes, et le Reform a saisi l\u2019occasion de faire entendre ses récriminations.«Il était clair que plusieurs provinces étaient insatisfaites du processus.Mais il a suffi qu\u2019une province dise qu\u2019elle n\u2019est pas contente et, tout à coup, tout s\u2019écroule.Les Canadiens n\u2019aiment pas ça», a déclaré en point de presse la députée albertaine Diane Ablonczy.Il est évident que le Reform en a jusque-là de la place, qu\u2019il estime démesurée, que prennent les «questions québécoises» dans les affaires nationales.En plus de la main-d\u2019oeuvre, Mme Ablonczy a évoqué hier la diminution des taxes sur le tabac, pendant que son collègue Ian McLelland reprochait à Ottawa d\u2019avoir cherché à «gagner l\u2019affection des séparatistes» en octroyant à Montréal le siège de la future agence environnementale constituée en vertu de l\u2019Accord de libre-échange nord-américain.VOIR PAGE A 12: REFORM L\u2019axe BQ-PQ La collaboration entre le Bloc et le Parti québécois est devenue structurée et systématique MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Il est 14hl5, mercredi, quand le chef de l\u2019opposition à la Chambre des communes à Ottawa, M.Lucien Bouchard, se lève pour interroger le premier ministre Jean Chrétien sur les demandes québécoises dans le domaine de la main-d\u2019oeuvre.Au cours de l\u2019échange animé, M.Chrétien qualifie les voeux du Québec de «caprices».Cinquante minutes plus tard, à Québec, c\u2019est au tour du chef de l\u2019opposition à l\u2019Assemblée nationale, M.Jacques Parizeau de se lever pour aiguillonner le premier ministre Daniel Johnson sur le même sujet.Ce dernier en appelle au bon sens de son homologue fédéral et le presse de mettre au pas les fonctionnaires fédéraux qui bloquent les négociations.Ce feu croisé des deux formations souverainistes, à Québec et à Ottawa, illustre comment fonctionne l\u2019axe BQ-PQ.La collaboration entre le Bloc et le Parti québécois, qui s\u2019était manifestée sur le terrain électoral, est devenue structurée et systématique dans l\u2019arène parlementaire.Cette manière de mettre en contradiction les deux premiers ministres fédéralistes sert la cau- se souverainiste, croit le whip du Bloc, M.Gilles Duceppe, qui présentait ainsi les choses, jeudi: «lorsque deux fédéralistes comme MM.Johnson et Chrétien ne peuvent s\u2019entendre, cela démontre que c\u2019est le système qui fait défaut».Mercredi matin, comme tous les matins, les bras droit des chefs Bouchard et Parizeau se sont parlé et ont convenu d\u2019attaquer tour à tour sur la main-d\u2019oeuvre.Des coupures de presse ont été échangées par télécopieur.Chaque jour, l\u2019un des principaux conseillers de l\u2019état-major péquiste, M.Charles Grenier, s\u2019entretient avec le chef de cabinet de Lucien Bouchard.«Sur mon téléphone, dit-il, j\u2019ai un piton qui s\u2019appelle Gilbert».Et chaque matin, Grenier appuie sur cette touche de composition automatique pour rejoindre son ami Gilbert Char-land, à Ottawa.Charland est un familier du PQ, qui occupe aujourd\u2019hui l\u2019une des positions les plus stratégiques au Bloc, celle du chef de cabinet de M.Bouchard.Il a été l'attaché de presse de Jacques Parizeau, en 1989 et 1990.avant de devenir le principal conseiller des membres pé-quistes de la Commission Bélanger-Campeau Lucien Bouchard et Jacques Parizeau: démontrer que c\u2019est le système qui fait défaut ' VOIR PAGE A 12: AXE Les taux hypothécaires: pas de baisse dans l\u2019immédiat SUR R£NI)fZ VOUS Il ne faut pas s\u2019attendre à un recul des taux hypothécaires avant le deuxième semestre.Tel est l\u2019avis partagé par quatre experts qui n\u2019excluent d\u2019ailleurs pas des majorations de taux, peu prononcées il est vrai, au cours des trois prochains mois.Si les gouvernements de l\u2019Ontario et du Québec font preuve de laxisme à l\u2019égard de la gestion de leurs dettes, les investisseurs ne manqueront pas de les sanctionner en mettant de la pression sur la devise canadienne.Après coup, il est plus que probable que l\u2019hypothèque d\u2019un an s\u2019établira à 7,25% et celle de 5 ans à 8,50%.Voir page B 1.LE MONDE Les Casques bleus canadiens seraient bien traités C\u2019est l\u2019assurance que donnent les Serbes PAGE A 7 LES ACTUALITÉS Hydro-Québec versera 66 millions $ aux Montagnais PAGE A 4 A 2 I.K |> E V OIK.I.K S S A M K l> I I II K T I» I M A N C IIK 17 A V K I I.I » » I L E 8 A C TIIA LIT E 8 Établissements de santé Les compressions ne seraient pas «réalistes» Québec (PC) \u2014 Il ne sera pas possible de réaliser les compressions de 750 millions?que le gouvernement Johnson veut imposer en trois ans aux établissements du secteur de la santé, a averti hier le président de l\u2019Association des directeurs d\u2019hôpitaux du Québec, David Ijevine.Pour réaliser de telles réductions, il faudra ou bien allonger le délai de trois ans ou bien prendre des décisions radicales qu\u2019il n\u2019appartient pas aux directeurs d\u2019établisse-mehts de prendre eux-mêmes.\u2022Lors d\u2019une rencontre de presse à l\u2019issue du congrès des 300 directeurs d\u2019établissement hospitaliers du Québec, M.Ijevine a affirmé que «les compressions de 750 millions$ exigées en trois ans par le gouvernement ne sont pas réalistes».M.Levine a expliqué que dans un premier temps, chaque établissement de santé (hôpital, centre d\u2019accueil, CLSC) va revoir son budget de façon à trouver des endroits où on pourrait réduire les coûts.«La ministre de la Santé Lucienne Robillard nous a dit qu\u2019il ne faudra pas réduire la quantité et la qualité des services que nous dispensons.On va regarder ailleurs et améliorer notre efficacité, mais cela ne suffira pas pour remplir l\u2019objectif», a dit M.Levine.On va dans un premier temps tenter, là où c\u2019est possible, certains regroupements de services comme la buanderie, le service des achats ou la préparation des repas.Mais les économies réalisées ne combleront pas les exigences du gouvemenment, a-t-il averti.En conséquence, les directeurs d\u2019hôpitaux suggèrent au gouvernement de tenir un Sommet de la santé au cours duquel les citoyens, les syndicats et les associations pourraient faire des suggestions sur les endroits additionnels où il faudrait réduire.une Cinquante-quatre autres Canadiens débarquent à Mirabel «Maudite guerre», lance religieuse de retour du Rwanda \u2014 Parmi les ranatriés du Ils sont arrivés à l\u2019hôtel Mille-Collines, du roulait en alternance en tête et à la queut Mirabel (PC) \u2014 Parmi les rapatriés du Rwanda arrivés hier, un missionnaire des Frères de l\u2019Instruction chrétienne croit que les tueries des huit derniers jours sont les pires en 25 années de mission là-bas.«C\u2019est la guerre totale», a affirmé aux reporters Louis-Philippe Olivier, vêtu des bermuda et chemise beiges qu\u2019il portait en fuyant Kigali.Originaire d\u2019Issoudun, comté de Lotbiniè-re, devenu responsable de sports au ministère de la Jeunesse, à Kigali, il avait connu trois fois des troubles sanglants, avant ceux-ci.En 1973, se souvient-il, lui et ses confrères sont restés auprès de leurs élèves 24 heures de suite, le temps que passe le danger.Il y eut ceux de 1980 et, en 1990, «nous nous en sommes tirés tant bien que mal».Mais cette fois, «les balles passaient de tous les les côtés, on aurait pu se baisser pour en ramasser.C\u2019est la folie.» Le frère a choisi de fuir en un lieu sûr, prenant le volant avec ses protégés à bord du véhicule.Aux barrages en chemin, tenus par «des gars avec une bière à la main, la carabine dans l\u2019autre», son groupe a pu passer.Ces jeunes gens armés, «plusieurs étaient mes anciens élèves.Ils me reconnaissaient, nous avions été ensemble sur les mêmes terrains de sport» Ils sont arrivés à l\u2019hôtel Mille-Collines, du transporteur aérien Sabena, où tout était coupé et bien vite il n\u2019y avait plus rien à manger.Son dernier verre d\u2019eau, le père Olivier dit qu\u2019«il a fallu 30 minutes pour le remplir».Un convoi des Nations unies les a menés à l\u2019aéroport pour prendre un vol à destination de Nairobi.Des 54 Canadiens débarqués de cet avion des Forces armées du Canada, cinq sont des citoyens de très fraîche date; ce sont des enfants adoptés, pour qui les dernières formalités ont été remplies par l\u2019ambassade au Kenya, par où ont transité les rapatriés.«C\u2019est incroyable le courage des religieuses, plusieurs ont 60 ou 70 ans», souligne le couple Chantal Martel et Sylvain Gaudreault, de Jonquière, qui attendait son nouveau fils de neuf mois.«Vous voyez, c\u2019est ça la guerre.Maudite guerre», lance Monique Meloche, des Soeurs de Sainte-Croix, aussitôt franchie la porte des douanes, en embrassant ses proches venus l\u2019accueillir.Membre d\u2019une autre communauté basée à Saint-Laurent, les Pères de Sainte-Croix, Irénée d\u2019Amours a d\u2019abord espéré que «la crise se calmerait», après qu\u2019ait été abattu l\u2019avion du président Juvénal Habyarimana, le mercredi 6 avril.Mais il a bien dû partir avec un convoi, formé de 18 véhicules dont un militaire qui roulait en alternance en tête et à la queue; transportant surtout des Belges, il n\u2019a pas rencontré de barrage sur 200 km franchis en neuf heures, avant d\u2019atteindre le Burundi.Pierrette Hébert, des Soeurs du Bon-Conseil établies à Chicoutimi, était le soir du 6 à la maison, à trois km de l\u2019aéroport de Kigali.«Nous avons entendu les tirs, les explosions», dit-elle aux reporters.Or les religieuses savaient que l\u2019avion du président Habyamirana était attendu ce soir-là: «Nous y (l'attentat) avons pensé tout de suite.» Puis est venue la consigne de rester à la maison, Je lendemain celle de descendre à la cave.A plus de 20 avec des élèves du secondaire et les employés, leur groupe a pu prendre le convoi, escorté par des Casques bleus de l\u2019ONU et des parachutistes français.Juste avant de partir, des militaires ont secouru deux autres religieuses et quatre enfants «qui n\u2019étaient qu\u2019à deux km en ligne droite», raconte Mme Hébert.Deux véhicules blindés ont coupé à travers champs et collines pour aller les chercher.Mère Béatrice, des Soeurs du Bon-Pas-teur de Sainte-Foy, elles aussi non loin de l\u2019aéroport ce soir-là, a entendu le sifflement des roquettes qui ont abattu l\u2019avion présidentiel.m i ¦ » m* % K l servce Nous sommes heureux d\u2019accueillir nos 560 employés, techniciens, préposés au service à la clientèle et personnel administratif.Avec le retour à la normale de nos opérations sur l\u2019ensemble du territoire, nous sommes fiers de pouvoir compter à nouveau sur la compétence, l\u2019excellence et la détermination de nos employés à bien vous servir.Ils sont là, à votre service.Nous apprécions votre clientèle et nous savons que la période que nous venons de traverser n\u2019a pas toujours été facile pour vous.Nous tenons à vous remercier chaleureusement de la compréhension que vous nous avez accordée.Encore une fois, chers clients, MERCI ! Vidéotron Itée Montréal, Laval, Basses Laurentides tél : (514) 281-1711 Châteauguay tél: (514) 288-2828 Vidéotron Itée EN BREF ?COFI: PAS DE PROPAGANDE Québec (PC) \u2014 «Us Centres d\u2019orientation et de formation des immigrants (COFI) ne sont pas des instruments de propagande ni pour faire la promotion du Québec ni pour faire celle du Canada comme le souhaiterait le ministre fédéral.» C\u2019est ce qu\u2019a affirmé, hier, le porte-parole de l'Opposition en matière d'immigration Michel Bourdon, en ajoutant que les COFI sont plutôt des lieux de formation et d\u2019aide à l\u2019intégration des immigrants dans leur société d\u2019accueil.M.Bourdon a rappelé que les COFI ont été préés en 1968 par le ministère de l\u2019Education du Québec et qu\u2019ils ont été placés sous la responsabilité du ministère de l\u2019Immigration en 1969.«Il ne s\u2019agit pas d\u2019une organisation créée par le gouvernement du Canada, a-t-il rappelé, même si ce dernier s\u2019y est impliqué par le biais de ses programmes d\u2019aide à l\u2019intégration des immigrants.» Le député de Pointeaux-Trembles a profité de l\u2019occasion pour rappeler au ministre fédéral de l\u2019Immigration Sergio Marchi que l\u2019Accord Canada-Québec qui précise qu\u2019Ottawa s\u2019engage à se retirer des services spécialisés d\u2019intégration économique tient toujours et que par conséquent il n\u2019a pas à s\u2019ingérer dans la mission éducative des COFI.JACOBY ET LA SAAQ Québec (PC) \u2014 Le Protecteur du citoyen Daniel Jacoby a rappelé, hier, au gouvernement que la Société d\u2019assurance-automobile du Québec (SAAQ) n\u2019appartient pas aux admi-, nistrateurs publics, mais bien aux assurés.«La SAAQ, a-t-il souligné, doit d\u2019abord viser à améliorer la qualité des services offerts dans le cadre de ce régime public qui pénalisent indûment les assurés pour des accidents dont ils ne sont pas responsables.» Pour illustrer son propos, Me Jacoby a précisé qu\u2019il est tout à fait inacceptable que les compagnies d\u2019assurance pénalisent les assurés pour des accidents dont ils ne sont pas responsables.PAS D\u2019IMMIGRANTS SÉROPOSITIFS Ottawa (PC) \u2014 Les immigrants séropositifs ne devraient pas être autorisés à entrer au Canada, soutient un député du Reform Party.M.Art Hanger a dit aux Communes, vendredi, que le gouvernement n\u2019applique pas correctement la Loi de l\u2019immigration du pays quand il permet à des gens porteurs du VIH, lié au sida, d\u2019entrer au pays.La loi interdit l\u2019accès du Canada à toute personne «qui est un danger pour la santé publique ou qui est susceptible de créer un fardeau excessif sur les services de santé», a dit M.Hanger.Le ministre ne peut tout de même pas nier que des immigrants porteurs du VIH vont accroître les coûts pour notre système de santé déjà surchargé, s\u2019est indigné M.Hanger.UN JET DE 20 MILLIONSS Ottawa (PC) \u2014 Les contribuables pourraient encaisser une perte de près de 20 millions$ sur un somptueux Airbus aménagé selon le style présidentiel pour l\u2019ancien premier ministre Brian Mulroney.Les offres d\u2019achat ont clôturé vendredi pour l'appareil qui a été surnommé «leTaj Mahal volant», après une grande campagne publicitaire de quatre mois visant à vendre l\u2019avion à Madonna, la star du rock, à l\u2019équipe des Blue Jays de Toronto, les champions du monde du baseball, à Donald Trump, le grand manitou américain des affaires, ou à d\u2019autres membres du jet-set D\u2019après des fonctionnaires du gouvernement, on a reçu huit offres d\u2019achat.Ils ont refusé de révéler l\u2019identité des éventuels acheteurs mais ont indiqué qu\u2019ils espéraient obtenir la «juste valeur marchande» pour l\u2019Airbus.Les contribuables ont casqué plus de 56 millions?il y a deux ans pour acquérir l\u2019avion et l\u2019aménager selon les désirs de M.Mulroney, c\u2019est-à-dire avec une douche, une salle de loisirs et un système de communications par satellite.LE PONT EN 1997 Ottawa (PC) \u2014 Le projet de pont à péage de 13,5 kilomètres qui reliera i\u2019ile-du-Prince-Édouard au reste du Canada a obtenu un traitement royal, hier, et surmonté un dernier obstacle administratif.Le gouverneur général Ray Hnatyshyn a proclamé un amendement à la Constitution qui ajuste officiellement les conditions de l\u2019union dp l\u2019île au reste du Canada.Quand l\u2019Ile-du-Prin-ce-Edouard s\u2019est jointe, avec réticence, à la Confédération le 1er juillet 1873, on lui a promis un service à l\u2019année longue \u2014 de transport «à vapeur» \u2014 interprété plus tard comme signifiant un service de traversier.Une fois achevé, le |Kint qui reliera, au coût de 850 millions?, Borden, sur l\u2019ile et Cap Tor-mentine, au Nouveau-Brunswick, signifiera la fin du service de traversier.devenu inutile.ta construction.en cours, devrait être terminée pour 1997.4 4 I.K I) K V OIK.I.K S S A M K IM I II K T l> I M A N C II K 17 A V K I I.I II II I LE DEVOIR «- MONTREAL Entrevue du directeur du SPCUM au DEVOIR Prud\u2019Homme bondit, Duchesneau regrette BERNARD PLANTE LE DEVOIR Le président de la Fraternité des policiers de la CUM, Yves Prud\u2019Homme.affirme que le directeur du Service de police de la CUM, Jacques Duchesneau, a commis «une erreur de jugement» dans une entrevue qu\u2019il accordait au DEVOIR.M.Duchesneau, lui, a tenu à s\u2019excuser auprès du président de la Fraternité.En entrevue, M.Duchesneau s\u2019était largement avancé sur la réorganisation du SPCUM et avait aussi laissé filtrer certaines détails de l\u2019entente de principe intervenue entre la Fraternité et les autorités de la CUM pour le renouvellement de la convention collective.Les propos de M.Duchesneau rapportés dans nos pages ont fait bondir le président du syndicat, Yves Prud\u2019Homme: «Nous considérons que le directeur Duchesneau aurait avantage à éviter les déclarations à l\u2019emporte-pièce que nous jugeons irresponsables, qui ne font que nuire au climat de travail au sein du SPCUM et compromettent sérieusement les relations harmonieuses qu\u2019il dit souhaiter entretenir avec la Fraternité», indique un commuiliqué.Sur le «projet» de constitution d\u2019une «force de réserve» qui viendrait compenser une diminution des effectifs réguliers, le syndicat prévient la direction de la police que «la Fraternité ne s\u2019associera pas à une baisse des services à la population déguisée sous le couvert d\u2019une réorganisation.» Dans un autre communiqué, le directeur du SPCUM rappelle qu\u2019«il est toujours convenu que les modifications faisant suite à la réorganisation feront l\u2019objet d\u2019ententes avec la Fraternité et qu\u2019aucune mise à pied n\u2019est prévue au SPCUM».M.Duchesneau précise «avoir réfléchi à voix haute sur certaines hypothèses encore à l\u2019examen».Le communiqué précise qu\u2019«il faut prendre garde de ne pas faire dire à l\u2019article ce qu\u2019il ne dit pas».Mais selon le syndicat, l'entrevue accordée au DEVOIR par M.Duchesneau n\u2019en constitue pas moins «une erreur de jugement qui, nous l\u2019espérons, n\u2019est attribuable qu\u2019à un manque flagrant d\u2019expérience».Le chef de la police regrette par ailleurs «les propos jugés offensants par le président de la Fraternité».Jacques Duchesneau avait qualifié de «conneries» un geste récent posé par le président du syndicat dans le cadre des moyens de pression exercés par les policiers.Le directeur du SPCUM explique qu\u2019il voulait illustrer que «certaines actions, peu importe qui en est l\u2019auteur, sont nuisibles à l\u2019image de la police et des policiers».M.Duchesneau répète qu\u2019il se réjouit «de la nouvelle attitude d\u2019ouverture du syndicat», alors que M.Prud\u2019Homme affirme que «la Fraternité a toujours cru à la nécessité d\u2019établir un dialogue franc et constructif basé sur le respect mutuel».VISITES MUSÉALES À RABAIS La Société des directeurs de musées montréalais lancera d\u2019ici dix jours la Carte-musées Montréal donnant à ses détenteurs des rabais dans les 17 musées membres du regroupement Cette promotion débutera en juin prochain et s\u2019étendra sur toute l\u2019année.De plus, la carte Accès-Montréal émise par la Ville, disponible aux seuls résidants de Montréal, offrira dès 1er mai des réductions dans 15 musées de la métropole: musée des Beaux-Arts, musée d\u2019Art contemporain, musée McCord, musée Redpa-th, musée des Arts décoratifs, musée des Hospitalières de l\u2019Hôtel-Dieu, musée Marc-Aurèle Fortin, musée du Château Ramezay, Centre canadien d\u2019architecture, fieu historique national Sir George-Etienne Cartier, maison Saint-Gabriel, Centre mémorial de l\u2019Holocauste, Centre d\u2019histoire de Montréal, musée d\u2019Archéolo-gie et d\u2019Histoire de Montréal (Poin-te-à-Callières), musée David M.Stewart.DESENGORGER LA COUR MUNICIPALE Faute de budget pour construire tel que prévu un nouvel édifice pour ha-briter la cour municipale, la Ville de Montréal déménagera les sections perception et circulation dès juillet prochain.Cette mesure touchera 85 fonctionnaires qui logeront dorénavant dans l\u2019édifice Chaussegros-De Léry.La vétusté des bureaux actuels affecte l\u2019efficacité du service, rendant difficile l\u2019accès à la population.Dans une deuxième phase de cette opération de réorganisation, au côut de 5 millions$, la municipalité créera une cour n\u2019entendant que des causes liées à la circulation.Le traitement des dossiers se verra accéléré.L\u2019implantation est prévue pour l\u2019hiver 1995.UN TGV POUR QUEBEC EN 2002?Le maire de Québec, Jean-Paul L\u2019Allier, espère que l\u2019éventuelle acceptation du dossier des Jeux olympiques de 2002 influencera celui du train à grande vitesse (TGV) dans le corridor Québec-Windsor.De passage à Montréal, le maire L\u2019Allier a soutenu hier que «les gouvernements se hâtent trop lentement», alors qu\u2019il s\u2019agit, selon lui et son homonyme montréalais, Jean Doré, d\u2019un moteur économique de première importance.«Et il (le TGV) doit être un véritable concurrent de l\u2019avion et non pas un autobus nourri aux amphétamines», prévient M.L\u2019Allier.(LE DEVOIR) Le mouvement antitaxes veut une enquête LE DEVOIR Au lendemain d\u2019un rapport confirmant des irrégularités survenues de 1987 à 1990 dans les remboursements de dépenses par des cadres de la STL le Mouvement antitaxes Laval exige que l\u2019enquête s\u2019étende maintenant aux fournisseurs.Le porte-parole de ce mouvement de citoyens, le notaire André Turgeon, à l\u2019origine des premières demandes d\u2019accès à l\u2019information concernant la gestion de la Société de transport de Uval (STL), s\u2019est toutefois réjoui hier de voir que le rapport comptable rendu public par la STL arrive aux mêmes conclusions que son groupe.Ce rapport fait de état de reclamations très élevés entre 1987 et 1990 pour certains employés et souligne que de nombreuses pieces justificatives sont manquantes ou tout à fait incomplètes.Le Salon de la femme honore Lise Bissonnette MARIE LAURIER LE DEVOIR \\ Atout seigneur tout honneur: Lise Bissonnette, directrice du DEVOIR, a été proclamée hier in absentia parmi les femmes exceptionnelles qui ont marqué le dernier quart de siècle.A son tour, Madame Bissonnette, qui assiste présentement à un congrès à Paris, a choisi son homologue de l\u2019orchestre de chambre I Musici de Montréal, William Saint-Hilaire, comme jeune professionnel ayant toute la compétence pour assurer la relève et assumer une fonction de gestion dans le domaine artistique.Le Salon de la femme de Montréal, qui tenait son gala de 25e anniversaire à la Place Bonaventure parmi des centaines d\u2019invités, a ainsi rendu hommage à 13 personnalités «émérites» qui ont contribué chacune dans leur sphère d\u2019activité au rayonnement de la femme et au développement de la société.Ce sont Louise Roy en administration publique, Lise Watier en entrepreneurship, Ludmilla Chiriaeff en arts, l\u2019organisme Aféas en travail collectif, Aoura Bizzarri au nom des communautés culturelles, Janette Bertrand en communications, Soeur Estelle Lacour-cière en éducation, Lise Bissonnette pour son engagement professionnel, Thérèse Duval-Durand comme femme chef cuisinier, Antonine Maillet en littérature, Lise Bacon en politique, Lise Thibodeau en sciences, l\u2019autre Louise Roy en sport comme fondatrice du tour de l\u2019île de Montréal.Quatre jeunes femmes et un collectif ont été choisis comme recrues de PHOTO JACQUES NADEAU Jacqueline Vézina a reçu le titre de «femme exceptionnelle».l\u2019avenir: Desneiges Pépin en agriculture, Emmanuelle Lamoni pour les communautés culturelles, William Saint-Hilaire pour l\u2019engagement professionnel, Christine Lamarche, comme femme chef d\u2019entreprise, Le Regroupement des cuisines collectives du Québec pour le travail d\u2019équipe.Le public a pour sa part couronné de «roses d\u2019or» Francine Ruel, la Léone de Scoop et Patrice L\u2019Écuyer.Le vote populaire a jugé ces deux comédiens les plus empathiques parmi la dizaine de finalistes aux titres, soit Sonia Benezra, Pascale Buissières, Céline Dion, Ma-cha Grenon, et du côté masculin Martin Drainville, Rémy Girard, Guy Mon-grain et Roch Voisine.Mais la maîtresse d\u2019oeuvre de cet événement qui attire depuis 25 ans des foules considérables, Jacqueline Vézina, a également eu droit à un hommage tout à fait particulier quand elle a été invitée à monter sur la scène pour recevoir à son tour le titre de «femme exceptionnelle».Car au plan de l\u2019organisation des grands événements, Mme Vézina n\u2019a pas son pareil ni sa pareille et elle entend poursuivre dans cette voie du succès en proposant une autre version d\u2019un salon populaire.«Je ne jette pas la serviette, comme on Ta laissé entendre, disait-elle hier au DEVOIR.Il est évident qu\u2019après 25 ans il faut trouver un nouveau souffle, une nouvelle jeunesse.De toute façon le Salon de la femme a fait la preuve de son efficacité en réunissant les hommes et les femmes.Aussi le salon de 1995 pourrait bien s\u2019appeler celui du couple, de la famille ou peut-être bien, pourquoi pas, le Salon du printemps?» Jacqueline Vézina se donne tout le temps pour y penser, elle connaît déjà la recette qui fera du futur salon une autre réussite.Le 25e Salon de la femme se poursuit jusqu\u2019à dimanche.Restructuration scolaire Premier raté .PAULCAUCHON LE DEVOIR\t, Le ministre n\u2019a toutefois pas fermé la porte à une véritable pêche récréative, pratiquée en été ou à l\u2019automne par les touristes avec des pêcheurs plus disponibles que jamais! Cette pratique a été interdite à Terre-Neuve et sur la côte atlantique en raison du marché parallèle qui se reconstituait sous prétexte de pêche de subsistance.i Le ministère n\u2019a pas divulgué de données nouvelles sim les stocks de poissons, qui préciseraient si les stocks de poissons récupèrent ou non des décennies de surpêche et de destruction de l\u2019habitat marin.On peut imaginer cependant, d\u2019après la sévérité de la décision fédérale, que le rythme de reconstitution des populations est en deçà des prévisions de l\u2019an dernier alors qu\u2019une telle mesure n\u2019était pas envisagée.Un faisceau de raisons expliquent le déclin des poissons de fond sur le plateau atlantique, dont la surpêche et l\u2019utilisation d\u2019engins qui détruisaient le fond marin en le raclant.Les chercheurs essaient d\u2019évaluer l\u2019importance de la prédation des morues par les phoques, qui ne serait pas négligeable puisque, contrairement aux poissons adultes, à peu près disparus, les jeunes morues se tiennent en surface, où elles sont vulnérables.La population de phoques, quant à elle, augmente sans cesse en raison de la diminution de la chasse, attribuable aux campagnes des anima-listes des deux continents.Enfin, les chercheurs pensent que le refroidissement des eaux au large de Terre-Neuve, un phénomène possiblement lié à l\u2019effet de serre, ferait fuir les poissons ou nuirait à leur survie dans cette région.Ce refroidissement serait - il s\u2019agit de deux hypothèses - lié soit au déplacement de courants marins ou à l\u2019apport plus abondant de glaces du pôle Nord, en raison du réchauffement constant de la planète.Mesures «anodines»?/'Québec (PC) \u2014 Pour le porte-paro-v^le de l\u2019Opposition, Jean Filion, les mesures visant à améliorer les relations entre le ministère du Revenu, les contribuables et les mandataires, annoncées jeudi par le ministre André Vallerand et le chef du gouvernement Daniel Johnson, sont «anodines, timides et ne corrigent en rien les iniquités les plus flagrantes de notre régime de perception fiscale».'«Il s\u2019agit, a-t-il affirmé hier, d\u2019une opération médiatique improvisée pçrar redorer l\u2019image fort ternie du gouvernement libéral.» Les 18 mesures retenues par le gouvernement stir, les 45 proposées par le Group de travail mentionnent, entre autres, la rédaction éventuelle d\u2019une charte des droits des contribuables et l\u2019instauration de droits d\u2019opposition et d\u2019appel.Revenu Québec n\u2019a pas retenu, pour l\u2019instant, les recommandations touchant les taux d\u2019intérêt élevés exigés des retardataires tant et aussi longtemps que des négociations avec le ministère des Finances sur les impacts d\u2019un réduction des taux ne seront pas complétées.Alors que MM.Johnson et Vallerand sont convaincus que les mesures retenues «vont ^établir le climat de confiance entre l\u2019État-percepteur et les contribuables», le critique pé-quiste a parlé de timidité et d\u2019ignorance «des principes rigoureux d\u2019équité fiscale et des procédures transparentes».Après la tempête.PHOTO PC LE GOUVERNEMENT fédéral a calmé l\u2019ire des pêcheurs de la Nouvelle-Écosse hier en annonçant une réduction de 30 OOO à 9000 tonnes du quota de pêche au colin accordé aux bateaux étrangers.Sur cette photo, datant de juillet 1993, on voit la flottille de pêcheurs qui avaient forcé, pendant une semaine, le chalutier russe Pioner Murmana à rester à quai au port de Shelbourne en guise de protestation contre la pêche étrangère.Emploi pour les jeunes Ottawa ne peut plus attendre EXPOSITION MICHEL LEROUX AU CENTRE D\u2019ART MORENCY jusqu\u2019au dimanche 24 AVRIL 1994 [ Heures d\u2019ouverture : lundi, fermé 7 mardi, mercredi, jeudi et U vendredi, de 10 h à 18 h samedi, de 11 h à 17 h dimanche, dellhàl7h 2180, rue de la Montagne Montréal H3G 1Z7 (514) 845-6442 MO REN CY DEPUIS 1906 Ottawa (PC) \u2014 Conscient que l\u2019annonce de sa stratégie d\u2019emploi pour les jeunes pourrait causer des frictions avec le Québec, le gouvernement fédéral a décidé qu\u2019il ne pouvait plus attendre.«Il y a beaucoup de jeunes qui ont hâte de se trouver un emploi.Nous avons pris un engagement envers ces jeunes qui comptent sur nous pour trouver des solutions», a indiqué hier le ministre du Perfectionnement des ressources humaines Lloyd Axworthy au cours d\u2019un bref entretien accordé à la Presse Canadienne.«Les juridictions ne sont pas absolues», a entonné le ministre des relations intergouvemementales Marcel Massé au cours d\u2019un point de presse.Selon M.Axworthy, les programmes annoncés hier doivent s\u2019in-j tégrer dans la réforme globale des J programmes de sécurité sociale.Il a expliqué que les provinces ne devraient pas s\u2019étonner du geste d\u2019Ottawa car des consultations à ce sujet ont été entamées avec toutes les provinces et que les intentions du gouvernement fédéral étaient connues depuis belle lurette.«Ce n\u2019est une orientation centraliste.Le programme de prêts pour étudiants est un programme partagé, le programme de Jeunes stagiaires est un programme partagé et les mesures liées au savoir ont été propo- sées par les provinces.Le seul programme qui émane strictement du\u2019 fédéral c\u2019est le Service jeunesse Canada.C\u2019était dans notre programme électoral l\u2019automne dernier.» Le ministre a ajouté que les provinces s\u2019étaient entendues pour créer des mécanismes afin d\u2019éviter les dédoublements.Pour ce qui est du programme de Jeunes stagiaires, ce sont les conseils sectoriels qui devront s\u2019occuper de la préparation des cours, a souligné le ministre.La stratégie d\u2019emploi à l\u2019égard des jeunes prévoit une enveloppe budgétaire de 684,5 millions$, dont 479 millions$ pour financer le programme de prêts aux étudiants.Ces fonds ont été réaffectés à l\u2019intérieur du budget du ministère du Perfectionnement des ressources humaines.Cette stratégie d\u2019emploi comprend plusieurs volets: le Service jeunesse Canada, le programme Jeunes stagiaires, le Programme d\u2019emploi d\u2019été, de nouvelles initiatives touchant les prêts aux étudiants, des mesures liées à l\u2019acquisition du savoir et un programme de lutte contre le décrochage scolaire.Service jeunesse Canada a été conçu pour permettre aux jeunes d\u2019acquérir une expérience de travail en faisant des travaux communautaires: reforestation, contrôle de la pollution, garde des enfants, etc.Ils toucheront environ 10 000$ par an- Pénurie de médecins en région Plan d\u2019action trouvé RACHEL DUCLOS LE DEVOIR Réunis en journée d\u2019étude, jeudi, une quarantaine d\u2019omnipraticiens de l\u2019Abitibi-Témiscamingue se sont voté un plan d\u2019action pour venir à bout de la pénurie de médecins qui sévit en région.Ils réclament tout d\u2019abord que le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) reconnaisse la pénurie de médecins.Le MSSS estime qu\u2019il manque 11 médecins, postes qui seront comblés cet été.Les omnipraticiens disent qu\u2019il en faut 40.Le MSSS n\u2019avait pas encore reçu les résolutions des omnipraticiens de l\u2019Abitibi-Témiscamingue hier après-midi.«Il semble y avoir un problème en Abitibi-Témiscamingue, on tente de trouver les facteurs explicatifs», a commenté l\u2019attaché de presse de la ministre, M.Pierre Villeneuve.Les médecins abitibiens réclament du MSSS une enveloppe budgétaire supplémentaire pour permettre l\u2019établissement de 20 nouveaux médecins, en plus des douze boursiers qui doivent arriver cette année \u2014 les boursiers peuvent choisir de rembourser en argent leur prêt plutôt que d\u2019aller en région.«Mais les boursiers remplacent à peine les départs», dit le Dr Yolaine Fournier, présidente de l\u2019Association des omnipraticiens du Nord-Ouest Si les vingt postes ne sont pas comblés le premier juillet prochain, les médecins demanderont à la Corporation professionnelle des médecins du Québec de donner des permis à des médecins étrangers qui s\u2019engageront à s\u2019installer pendant vingt ans dans la région.«J\u2019ai déjà eu des téléphones de gens intéressés», affirme le Dr Fournier.Les omnipraticiens abitibiens souhaitent également que le MSSS bloque le recrutement dans certaines régions où plus de postes qu\u2019ailleurs sont comblés, pour que les nouveaux médecins aillent là où le besoin se fait le plus sentir.La Régie régionale de la Santé et des Services sociaux approuve.«On nous dit qu\u2019il y a 92 postes à combler à Montréal, tant qu\u2019ils ne les bloqueront pas, nous on va avoir de la misère à recruter», affirme François Du-mulon, directeur des ressources humaines.Les médecins d\u2019Abitibi-Témisca-mingue veulent que les universités favorisent le recrutement en région, par exemple en forçant tous les étudiants à y faire un stage.«Les stagiaires sont notre plus grande source de recrutement», dit le Dr Fournier.Les médecins vont travailler de concert avec la Régie régionale pour impliquer toute la population, qui est également touchée par le manque de médecins.La régie va également sonder la population d\u2019ici quelques semaines, pour quantifier la pénurie d\u2019effectifs médicaux.Prix de journalisme René-Lévesque Jean-V.Dufresne à l\u2019honneur LE DEVOIR Le journaliste Jean-V.Dufresne a remporté le prix spécial du jury des Prix René-Lévesque décernés hier soir par l\u2019Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ).M.Dufresne, chroniqueur au Journal de Montréal depuis 1990, a été récompensé pour l\u2019ensemble de son travail et sa contribution remarquable au journalisme québécois.La journaliste Mme Liliane Bes-ner a pour sa part remporté le prix de journalisme destiné à un reporter indépendant de la presse électronique pour ses reportages sur les enfants handicapés intitulés, «Le Soleil se lève pour tout le monde» et «Entre l\u2019ombre et la lumière», présentés dans le cadre de l\u2019émission Comment ça va sur les ondes de Radio-Canada.Le prix René-Lévesque en presse écrite pour un journaliste Trop de diplômés néo-écossais en enseignement LIBRAIRIE LE BOUQUIN Heures d'ouverture: lundi, mardi, mercredi: 9h à 20h, jeudi, vendredi: 9h à 21h, samedi: 9h30 à 17h 395,Boul.Cartier, Laval Tél.: (514) 688-6036 Fax: (514) 688-8844 Nous vendons les publications du gouvernement du Québec: -\tlois, règlements -\tlivres administratifs, techniques -\tlivres d\u2019art, etc.Commandes téléphoniques acceptées.CONCESSIONNAIRE DES PUBLICATIONS DU QUEBEC Halifax (PC) \u2014 La Nouvelle-Écosse a décidé de réduire de moitié le nombre d\u2019enseignants qui obtiennent leur diplôme, chaque année, en sabrant des programmes de pédagogie dans deux universités et en fermant un collège de formation d\u2019enseignants vieux de 140 ans.Ce ne sont pas des décisions faciles à prendre, mais elles ont été longuement débattues, et par plusieurs Québec Science Fiable et passionnant POUR LE PLAISIR D'EN SAVOIR PLUS Dans le magazine Québec Science, ce mois-ci : \u2022 Chercheurs inc.\t\u2022 Les zoos, arches de Noé \u2022\tChercheurs inc.Comment la recherche se fait privatiser \u2022\tLes téléphones de demain \u2022\tRecettes pour nouveaux médicaments \u2022\tQuand la science se fait culture \u2022\tChronique opinion : Michael Smith, Prix Nobel de chimie 1993 En vente en kiosque \u2022 Informations et abonnements : (514) 843-6888 (418) 657-4391 indépendant membre de l\u2019AJIQ a quant à lui été décerné à M.Jean-Benoît Nadeau pour un reportage sur la Caisse de dépôt et placement publié en deux volets dans le magazine L\u2019Actualité en septembre 1993.Enfin, M.Jean-Hugues Roy a été choisi par le jury pour recevoir le prix René-Lévesque attribué à ün journaliste indépendant de la presse écrite non membre de l\u2019AJIQ.Ce dernier a été récompensé pour un reportage intitulé «Boys N Hood», publié dans l\u2019hebdomadaire Voir en août 1993.Tous ces lauréats se sont vu décerner des prix de 2000$ chacun.Les prix de journalisme René-Lévesque, attribués pour perpétuer la mémoire de René-Lévesque et souligner le travail fait par les journalistes indépendants, étaient décernés pour la première fois cette année.personnes, a expliqué le ministre de l\u2019Éducation, John MacEachem, hier.Ce n\u2019est que la première étape du processus de rationalisation du système collégial et universitaire de la province.M.MacEachem a indiqué que le prochain programme à subir les effects de la restructuration sera celui du génie.Les écoles de formation en affaires sont également visées.CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ ''Vil* titrai S ! il* de voire PHOTO ARCHIVES Guy Bouthillier Dans le comté de Borduas Bouthillier affrontera Charbonneau LE DEVOIR La recherche de l\u2019investiture pé-quiste dans le nouveau comté de Borduas promet une rude lutte.Président du Mouvement Québec-Français, Guy Bouthillier fera face à l\u2019ancien député Jean-Pierre Charbonneau.Professeur de science politique à l\u2019Université de Montréal, M.Bouthillier souhaite poursuivre à l\u2019intérieur du PQ l\u2019oeuvre entreprise à la tête du MQF.Il estime qu\u2019en intégrant le caucus parlementaire, il sera en mesure de s\u2019assurer que la langue française y conservera tous ses droits.«Je veux être sûr que les idées du MQF vont triompher au sein du PQ».La décision du professeur Bouthillier de se porter candidat risque toutefois d\u2019engendrer des tensions et de troubler la vie, politique des péquistes dë Borduas.A l\u2019instar de Jean-Pierre Charbonneau, il est doté d\u2019une forte personnalité.De caractère bouillant, il est un bon communicateur et un redoutable animateur.Et surtout, il réside dans le comté d\u2019Outremont.Mais Guy Bouthillier se défend bien d\u2019être un parachuté.Au cours d\u2019un entretien téléphonique, il a déclaré au DEVOIR que s\u2019il a accepté de se présenter dans Borduas, c\u2019est que de très nombreux militants du comté l\u2019ont prié de le faire.Et parce que dans son esprit, le parachutage n\u2019est pas une notion géographique mais politique.«Si je suis là, c\u2019est parce que les militants du comté sont venus me voir pour me demander si cela m\u2019intéressait».Avant de se lancer dans une aventure aussi périlleuse, le nouvel aspirant-candidat a-t-il obtenu la bénédiction du chef du parti?A cette question, il répond: «Je mène ma campagne à partir du sol et non à partir du ciel».Cela dit, M.Bouthillier reconnaît que le métier de député «ne s\u2019exerce pas par fax mais en vivant au milieu du monde qui nous confient la mission de les représenter».Aussi a-t-il l\u2019intention d\u2019aller demeurer dans le comté.Pour l\u2019instant, il s\u2019estime dans la même position que deux illustres chefs du parti.Il rappelle que M.Lévesque, qui demeurait à Montréal, fut député de Taillon.Et que M.Parizeau, qui réside dans Outremont, est député de L\u2019Assomption.Guy Bouthillier sait que face à un adversaire aussi redoutable que Jean-Pierre Charbonneau, la victoire n\u2019est pas acquise.Mais cette perspective le réconforte.Parce que, explique-t-il, si on m\u2019avait offert un comté, ça aurait plus facile, mais je n'aurais pas eu toute ma liberté.«Moi, je n\u2019ai pas de bretelles».Le comté de Borduas englobe notamment les municipalités de Beloeil, Saint-Hilaire, et plusieurs autres localités de la vallée du Richelieu.C\u2019est une partie de l\u2019ancien comté de Ver-chères, où le PQ sera représenté par Bernard Landry.Formation de la main-d\u2019œuvre Pas de menaces mais de la fermeté, dit Johnson «Ce que nous recherchons n'est pas différent de ce qui existe pour les programmes sociaux» PRESSE CANADIENNE Se défendant de faire des menaces formelles au gouvernement fédéral, le premier ministre Daniel Johnson demeurait néanmoins ferme hier sur le dossier de la formation de la main-d\u2019oeuvre. h to ¦ le projet de loi 143 visant à confier au Groum pement des assureurs automobiles les responsabilités assumées par l\u2019inspecteur général des inpU titutions financièrs en ce qui a trait à la cueilletteii et à la diffusion, auprès des assureurs, de renseiii, gnements concernant l\u2019expérience en conduite ; automobile des personnes assurées.\tt Le règlement de l\u2019Assemblée nationale prévoit) ; que le gouvernement peut réintroduire un projet t de loi à l\u2019étape où son étude s\u2019était rendue (adorn' > tion du principe, étude des articles en commito sion parlementaire, etc.) au plus tard durant la troisième séance suivant la fin du débat sur le!) discours inaugural.\t> où Le débat sur le discours inaugural a pris fin le.29 mars.Le gouvernement avait jusqu\u2019à mercre-\" di dernier pour ressusciter ces projets de loi.Il ne.l\u2019a pas fait S\u2019il désire un jour les ranimer, il devra les présenter de nouveau et reprendre leur étude de zéro.Beau temps, mauvais temps, je fais minutieusement le relevé des compteurs afin d'assurer a precision facture e plaisir ri avoir tous les jours un iroutact direct avec nos clients d'Hydro-Ûuebec qui fête cette annee ses A Hydro-Üuéhec, nous avons pris rie l'expérience avec les années.Mais nous restons jeunes pour mieux vous servir.Et nous y mettons toute notre energie.Appelez-nous au 1-800 ENERGIE Jacques Moffet Releveur de compteur R eg i o ii M o ii lut ore u c y Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes a»,s tf'éne/ujie ROBIC DEPUIS 1892 QUES INTELLECTUELLE AGENTS 0E BREVETS ET I DTECTI0N DES DROITS DE PR0PRI LEGER ROBIC RICHARD I HLfilOMIMM-K LE DEVOIR ?POLITIQUE I, K I) K V 1)1 II .I K S S A M K I) I I «1 K T I) 1 M A N C II K 17 A V HI I, I i) i) I ' ' ' jig j))iiiliilll»ll*^ jj Www?/- W4m wm .«M V >; v\\y:y |§|§§l§ii V.J mm ¦mmm M ,\u2022 - ¦ : mïïm ¦ \u2022.y- y W/jm uni \u2022y srr or Les habitants des hauts plateaux de Madagascar pratiquent la famadihana, célébration du retour des morts parmi les vivants; jour béni des retrouvailles avec les amis et la famille.\tV Quelques mois après le décès, on ramène le défunt à sa maison où une grande cérémonie a lieu en l\u2019honneur de sa visite.Un à un, les invités viennent prendre de ses nouvelles puis fêtent toute la nuit au rythme de ïamponga (tambour) et du gorodao (accordéon).Comme dit un vieux proverbe malgache «Un mort n\u2019est jamais mort tant qu\u2019un vivant se souvient de lui.» Ici comme ailleurs, les rituels qui entourent la mort se déroulent selon les exigences spirituelles de chaque culture.Urgel Bourgie reconnaît ces différences.Avec un réseau de 75 complexes funéraires au Québec, la maison continue de grandir au rythme de l\u2019évolution des moeurs, s\u2019adaptant aux nouvelles demandes d\u2019une société de plus en plus diversifiée.Dotés de chapelles oecuméniques où peuvent être célébrées diverses formes de cérémonies, les 3 Jardins commémoratifs de la Rive-Sud, de Laval et de Montréal accueillent les gens de toutes religions et de toutes croyances.Ces Jardins offrent l\u2019atmosphère paisible de boisés et de fleurs, ainsi que tous les services reliés aux 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L K I) K V OIK.I.K S S A M KOI I « K T l> I M A N (' Il K 17 A V K I I.I H I» I i * le:_____- Les «invités» sont bien traités à Ilijas Ottawa persiste à minimiser la crise des otages canadiens &**\u2022§« PHOTO AFP mmti m» v : Le musicien et le militaire, hier, dans une rue de Sarajevo.Les Serbes ont gagné à Gorazde Les 16 Casques bleus canadiens détenus par les Serbes à Ilijas, en Bosnie, sont bien traités, a assuré le major-général John Maclnnis, commandant des forces canadiennes dans l\u2019ex-Yougoslavie.D\u2019APRÈS PC Sarajevo \u2014 «Nous avons eu des contacts directs, face-à-face, avec des représentants du groupe (.) Ils sont traités davantage comme des hôtes que comme des otages», a-t-il précisé de Zagreb, en Croatie.Le major-général a indiqué que les Serbes de Bosnie n\u2019avaient présenté aucune demande pour la libération des casques bleus du 1er bataillon du Royal 22e régiment, rattaché au 12e Régiment blindé basé à Valcar-tier.M.Maclnnis espère que les Québécois seront libérés bientôt.Des observateurs pensent que les soldats canadiens sont détenus en représailles aux frappes aériennes de l\u2019OTAN contre leurs positions.Les casques bleus ont été pris tôt jeudi près de Visoko, et amenés dans une école de Ilijas.Trois observateurs de l\u2019ONU et leur traducteur sont aussi détenus au même endroit.Le lieutenant-colonel David Moore, commandant des troupes canadiennes en Bosnie, a indiqué hier qu\u2019aucune négociation n\u2019était en cours au niveau local pour la libération des casques bleus mais que les Serbes bosniaques avaient accepté de permettre leur ravitaillement en nourriture.«L\u2019accord, conclu aujourd\u2019hui (hier), nous permet de leur acheminer des vivres \u2014 boissons gazeuses, croustilles, des choses de ce genre.C\u2019est ce qu\u2019on va faire maintenant.» M.Moore a lui aussi indiqué que le groupe de soldats était bien traité et avait accès à une table de billard, de ping-pong, à la télévision par satellite, et pouvait sortir dehors sous escorte.A Washington, le vice-président musulman de Bosnie, Ejup Ganic, a estimé que les forces de l\u2019OTAN devraient recourir à des frappes aériennes pour forcer la libération des 16 Canadiens.La crédibilité de l\u2019ONU en dépend, a-t-il indiqué en marge d\u2019une rencontre avec le vice-président américain, Al Gore, le secrétaire d\u2019Etat, Warren Christopher, et des membres du Congrès.L\u2019ONU ne semble pas savoir sur quel pied danser dans ce dossier.Longtemps d\u2019une extrême prudence dans l\u2019affaire bosniaque, le secrétaire général Boutros Boutros-Ghali a déjà prévenu les Serbes que de nouvelles frappes aériennes de l\u2019OTAN pourraient être déclenchées si la sécurité du personnel de l\u2019ONU était menacée.Mais le major Rob Annick, porte-parole militaire de l\u2019ONU à Sarajevo, a soutenu que la force ne serait pas utilisée pour obtenir la libération des otages canadiens.D\u2019APRÈS REUTER Sarajevo \u2014 Les forces serbes de Bosnie ont lancé hier une nouvelle offensive sur la ville musulmane de Gorazde, qui semble désormais sur le point de tomber.Les Serbes bosniaques ne se trouvent plus qu\u2019à 500 mètres de l\u2019hôpital principal de Gorazde, a-t-on appris auprès de l\u2019ONU à Zagreb.Les chefs de l\u2019armée serbe bosniaque ont sommé les troupes musulmanes de l\u2019enclave de Bosnie orientale de se rendre et ont recommandé aux civils, musulmans et serbes, de s\u2019abriter derrière les lignes serbes.Les Serbes ont également pris le contrôle d\u2019une hauteur stratégique sitpée au nord de la ville.A Washington, up responsable du département d\u2019Etat a reconnu que Gorazde \u2014 cette ville pour la protection de laquelle l\u2019OTAN avait bombardé des positions serbes plus tôt cette semaine \u2014 «est en train de s\u2019effondrer» et que les Serbes semblaient encercler le centre-ville.«Les Serbes de Bosnie en ont pris le contrôle», a-t-il ajouté sous le couvert de l\u2019anonymat.Pourtant, aucune réunion d\u2019urgence de l\u2019OTAN ni du Conseil de sécurité n\u2019a été convoquée, a-t-il ajouté.Auparavant, des responsables militaires de l\u2019ONU avaient affirmé que l\u2019ONU ne prévoyait pas, dans l\u2019immédiat, de réclamer de nouveaux raids aériens alliés dans l\u2019immédiat.Quelques heures plus tôt, un hélicoptère Puma français avait évacué de Gorazde un observateur militaire britannique de l\u2019ONU grièvement blessé.La FORPRONU a ensuite annoncé qu\u2019il avait succombé à ses blessures après son transfert à Sarajevo.Un deuxième observateur, également blessé, a été soigné sur place et il est resté à Gorazde avec d\u2019autres employés de l\u2019ONU, a précisé un porte-parole des Nations unies, corrigeant ainsi une information précédente selon laquelle tous le personnel de l\u2019ONU serait évacué en raison de l\u2019offensive serbe.Pour permettre l\u2019évacuation de l\u2019observateur, le dirigeant serbe bosniaque Radovan Karazdic avait lancé un appel à une trêve limitée dans l\u2019enclave.Les Bosniaques indignés, les Russes patients La décision prise par l\u2019ONU de ne pas recourir dans l\u2019immédiat à des raids aériens a suscité l\u2019indignation du premier ministre bosniaque, Haris Silajdzic.«Je ne sais pas pourquoi il n\u2019y a aucune réaction.La crédibilité de l\u2019ONU est pratiquement réduite à zéro.C\u2019est absolument scandaleux», a-t-jl déclaré à Reuter TV à Sarajevo.A Naples, le commandement Sud de l\u2019OTAN a rapporté qu\u2019un Etendard IV-P français, qui effectuait hier après-midi un vol de reconnaissance en Bosnie orientale, avait été touché par des tirs provenant du sol au-dessus de Gorazde.L\u2019avion n\u2019a été que légèrement endommagé.Des responsables de l\u2019armée serbe bosniaque ont démenti que leurs hommes aient tiré sur l\u2019appareil et ont accusé les Bosniaques d\u2019avoir lancé cette attaque pour provoquer une attaque de l\u2019OTAN sur les positions serbes.L\u2019offensive serbe porte un nouveau coup aux efforts diplomatiques internationaux déployés pour négocier un cessez-le-feu global et mettre un terme à deux ans de conflit Malgré les difficultés rencontrées sur le terrain, l\u2019émissaire russe Vitali Tchourkine s\u2019est dit optimiste à l\u2019issue d\u2019une rencontre avec les dirigeants serbes de Bosnie pour relancer les négociations de paix et obtenir la levée du blocus des convois de l\u2019ONU.«Il existe une attitude constructive de part et d\u2019autre», a-t-il déclaré à Reuter TV après un entretien avec le dirigeant serbe bosniaque Radovan Karadzic, qu\u2019il a rencontré dans son fief de Pale, près de Sarajevo.Le diplomate russe, émissaire personnel du président Boris Eltsine en ex-Yougoslavie, a répété qu\u2019il tentait de parvenir à un accord de cessez-le-feu entre Serbes et Musulmans, afin d\u2019éviter une reprise de la guerre à outrance.L'OTAN ne bouge pas, l'ONU non plus Nouveau gouvernement en Algérie Attaque au Chiapas Alger (AFP) \u2014 M.Sifi Mokdad, nommé lundi soir premier ministre par le chef de l\u2019État le général Liamine Zéroual, a formé un gouvernement de 28 membres, dont 18 nouveaux, parmi lesquels le ministre de l\u2019Intérieur, a-t-on annoncé hier de source officielle.Les ministères des Affaires étrangères avec M.Mohammed Salah Dembri et de la Justice, avec M.Mohammed Téguia, ne changent pas de titulaires, tandis que M.Mourad Benchenhou reste au gouvernement à la tête d\u2019un nouveau ministère, ce- lui de la Restructuration industrielle et de la participation.Le nouveau ministre de l\u2019Intérieur est M.Abderrahmane Méziane Ché-rif, ancien préfet d\u2019Alger, président de l\u2019association des anciens condamnés à mort durant la guerre d\u2019indépendance.La plupart des nouveaux ministres ont été choisis parmi les hauts fonctionnaires.M.Sassi Lamouri reprend le portefeuille des Affaires religieuses qu\u2019il détenait dans le gouvernement de M.Belaid Abdesslam qu\u2019il avait quitté pour un bref passage dans la di- Galerie d'Arts Contemporains Exposition JEAN-PAUL RIOPELLE Oeuvres choisies Vernissage le jeudi 21 avril de 17 h à 21 h.L'exposition se poursuivra jusqu'au 24 mai 1994 2122, rue Crescent, Montréal (Québec) H3G 2B8 (514) 844-6711 Les heures d'ouverture sont du lundi nu samedi, de 10 h n 18 h.plomatie comme ambassadeur à Oman.M.Ahmed Benbitour reprend pour sa part le portefeuille des Finances qu\u2019il détenait dans le dernier gouvernement de M.Abdesslam, après avoir occupé pendant,six mois de le poste de ministre de l\u2019Énergie.Tuxtla Guttierez (AFP)\u2014 Un militaire mexicain a été tué hier dans l\u2019attaque par un groupe armé d\u2019un poste militaire situé près, de Tuxtla Guttierez, capitale de l\u2019État du Chiapas, dans lequel est apparu un mouvement de guérilla en janvier dernier.Université de Montréal Faculté des études supérieures LA BIOÉTHIQUE : une urgence pour notre société Notre société a un besoin criant d\u2019outils de réflexion sur les questions d\u2019éthique personnelle et sociale.La Faculté des études supérieures offre un programme pluridisciplinaire : Diplôme d\u2019études supérieures spécialisées en BIOÉTHIQUE.\u2022\tEuthanasie, \u2022\tacharnement thérapeutique, \u2022\tmanipulation génétique, \u2022\ttechnologie procréative, \u2022\ttransplantation, \u2022\texpérimentation.tels sont les sujets abordés.Ce diplôme concerne ceux et celles qui œuvrent et œuvreront comme médecin, infirmier, chercheur, avocat, philosophe, religieux.Renseignements : 343-5848 (0«0» Même la Croix-Rouge fuit le Rwanda à feu et à sang Kigali adieu Nairobi (Reuter) \u2014 Les Occidentaux, qui achevaient hier l\u2019évacuation de leurs ressortissants, sont sur le point d\u2019abandonner le Rwanda alors que forces gouvernementales et rebelles s\u2019apprêtent à se livrer une guerre totale à Kigali.La Belgique, ancienne puissance coloniale, a prôné la suspension des opérations de maintien de la paix de l\u2019ONU dans ce pays, la jugeant désormais «sans objet», «en raison d\u2019une rupture brutale du processus de paix et de démocratisation».«En tout état de cause, la campagne anti-belge au Rwanda rend impossible toute poursuite de la participation des troupes belges à l\u2019opération MINUAR (Mission des Nations unies pour l\u2019assistance au Rwanda).C\u2019est la raison pour laquelle le gouvernement a décidé de mettre un terme à la participation belge à l\u2019opération», a dit le gouvernement à Bruxelles.Les forces gouvernementales et le Front patriotique du Rwanda (FPR) s\u2019affrontent déjà en plusieurs points clés de la capitale, où les violences ont fait des milliers de morts depuis le meurtre du président Juvénal Habya-rimana, a dit la MINUAR Le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) a annoncé que plus de 20 000 Rwandais avaient fui le pays en direction de la Tanzanie, du Zaire et du Burundi.D\u2019autres organisations humanitaires avancent le chiffre de 100 000 réfugiés.L\u2019évacuation des étrangers devrait s\u2019achever hier soir, la MINUAR ayant obtenu des belligérants un nouveau délai de 24 heures.Le FPR avait initialement donné à l\u2019ONU et aux forces occidentales jusqu\u2019à jeudi 22 heures GMT pour quitter le pays.Le mouvement rebelle avait précisé que les soldats étrangers seraient considérés comme des ennemis passé l\u2019ultimatum.Après le départ des derniers étrangers, il semble probable que les 2500 soldats de la MINUAR se retireront.Le ministre belge des Affaires étrangères, Willy Claes, avait annoncé jeudi que Bruxelles allait retirer son contingent de 420 hommes.la situation devient en effet délicate et les récits de massacres affluent.Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé à Genève la suspension de ses opérations après le massacre de civils qui étaient sous sa protection.Des responsables du CICR ont précisé que des hommes armés avaient arrêté un véhicule de l\u2019organisation à un barrage routier et avaient fait sortir six civils blessés avant de les abattre sous le regard du personnel étranger du CICR.La Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a déclaré que 30 de ses employés mandais avaient été tués au Rwanda.Le bilan, pourrait s\u2019aggraver.A Luxembourg, le ministère des Affaires étrangères a déclaré que son consul honoraire, Charles Shamakiga, qui occupait ces fonctions depuis 1986, avait été tué le 7 avril.A Madrid, le quotidien El Pais a rapporté que des extrémistes hutus avaient massacré 1180 Tutsis dans une église à Gikoro, à 40 km à l\u2019est de Kigali.L\u2019envoyé spécial du journal espagnol précise que les victimes ont été tués à coups de machette, de matraques, de lances et aussi par balles.A Toulouse, des soldats français ayant participé à l\u2019évacuation des étrangers ont également fait état de scènes d\u2019horreur.«Là-bas, j\u2019ai vu des choses horribles.J\u2019avais déjà vu des scènes très dures sur d\u2019autres opérations militaires auxquelles j\u2019avais participées mais je n\u2019avais jamais vu une telle horreur, qu\u2019un Européen comme moi avait du mal à imaginer», a déclaré le sergent-chef Pierre Marziali.La MINUAR veut malgré tout relancer une initiative de paix similaire à l\u2019accord signé en août 1993 à Arusha, en Tanzanie.Ce document a été jeté aux oubliettes depuis le début des violences.Le représentant spécial de l\u2019ONU, Jacques-Roger Booh Booh, qui est basé au Burundi voisin, a déclaré qu\u2019il avait ouvert des consultations avec le Conseil de sécurité afin d\u2019élaborer un nouveau mandat pour la force d\u2019interposition de l\u2019ONU.La France a-t-elle fait son «devoir»?\\ A la suite de la publication d'un article d'analyse, hier à la une du DEVOIR, faisant état de «parachutistes français» qui «ne sont à Kigali qu'en passant, avec pour seule mission d'évacuer les ressortissants étrangers, blancs de préférence», le service de presse du consulat de France nous a fait parvenir une note en guise de mise au point.Il ressort des déclarations faites le 12 avril par le porte-parole français des Affaires étrangères que «les éléments français en opération à Kigali ont pu assurer le départ de 1600 personnes (.) dont 620 Français.(.) Ces personnes étaient de diverses nationalités: des Européens, des Américains et également des Rwandais bien sûr (dont 94 enfants d'un orphelinat)».* * ** ¦Jl* ?* Croisières mathématiques, secondaire /, tomes 1 et 2, ( secondaire 2 ) sèra disponible le premier mai 1994 ou avant.Le tome 2.secondaire 2, et les guides paraîtront 1994.Nous avons des spécimens à la disposition des professeurs, des conseillers pédagogiques, des directeurs d'écoles et des animateurs pédagogiques.Guérin, l'éditeur des écoles g uerin 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada Tél.: (514) 842-3481 Téléc.: (514) 842-4923 Montréal Toronto D1C I.K I) K V » I H .I.K S S A M K I» I II K T I) 1 M A X < Il K 17 A V l< I I.I I) Il I M 0 NI) E Les hélicoptères abattus en Irak «Loi 101» à la française Faute humaine ou erreur technique?Au surlendemain de l'horrible méprise au cours de laquelle des hélicoptères américains ont été abattus par des forces américaines, dans le ciel du Kurdistan irpkien, le mystère subsiste sur ce qui s'est exactement passé.JACQUES ISNARD LE MONDE Il y a eu erreur technique, faute humaine, les deux à la fois, ou concours tragique de circonstances.Vijigt-quatre heures après la méprise américaine en Irak, l\u2019embarras reste perceptible chez les spécialistes qui cherchent à déterminer la cause \u2014 ou la séné de causes \u2014 ayant conduit à la destruction en va de deux hélicoptères Blackhawk par deux avions F-15.En temps normal, les avions et les hélicoptères sont dotés d\u2019un système IFF (Identification Friend or Foe), c\u2019est-à-dire une balise embarquée qui émet et qui répond en permanence pour permettre à ces divers aéronefs de se reconnaître entre eux comme appartenant au même camp daps la zone ou ils évoluent.A cet équipement de bord censé interroger, identifier et faire le tri entre l\u2019allié et l\u2019ennemi, il faut ajouter, dans le cas particulier, la présence constamment en alerte d\u2019avions-radars AWACS qui scrutent le ciel, suivent les mouvements aériens et qui sont en communication continue avec leurs «pistes» en vol.Que s\u2019est-il passé?Les plans de vol des uns et des autres avaient-ils été déposés?Les IFF de bord étaient-ils en panne ou n\u2019avaient-ils pas été activés?Les hélicoptères étaient-ils en vol à très basse altitude ou masqués par le relief au point qu\u2019il est devenu difficile d\u2019interpréter les émissions de leur IFF?Après cette série de questions, qui sont pour l\u2019instant sans réponse, il convient de se demander aussi pourquoi les AWACS n\u2019ont apparemment pas assuré la gestion du ciel, évitant ainsi cette tragique méprise, et pourquoi les F-15 n\u2019ont pas effectué de reconnaissance visuelle de leurs «buts» éventuels, se portant a proximité/pour les identifier à vue si le relief de la zone leur permettait cette manoeuvre toujours délicate.£e n\u2019est pas la première fois que l\u2019armée américaine es^ainsi sur la sellette.Pendant la guerre du Golfe, déjà, des accidents similaires ont eu lieu.Selon des enquêtes menées après coup par les autorités militaires officielles, 24% des Américains tués (soit 35) et 15% des blessés (soit 72) en 1991 l\u2019ont été du feu de leur propre armée.De nombreux précédents ont eu lieu , r ^pendant ¦j» la Guerre du Golfe Le projet Toubon passe au Sénat Le Parti socialiste s'abstient et parle de «xénophobie» Paris (Reuter) \u2014 Le Sénat français a adopté hier en première lecture le projet de loi sur l\u2019emploi de la langue française défendu par Jacques Toubon, ministre de la Culture et de la Francophonie.Le RPR, l\u2019UDF mais aussi le Parti communiste, qui a mis en garde contre la «puissance de feu américaine», se sont prononcés pour ce texte qui vise à protéger le français dans des domaines comme les médias, la publicité ou la technologie.Le Parti socialiste s\u2019est abstenu et a accusé le gouvernement de s\u2019attaquer au langage des jeunes.Les sénateurs se sont livrés a une étude minutieuse du projet, qui a entraîné un vote dans la nuit.Bien qu\u2019il ne le précise pas, le projet Toubon implique la limitation de l\u2019usage de mots anglo-saxons et leur remplacement par des équivalents français.Ainsi, par exemple, si l\u2019on se réfère au Dictionnaire des termes officiels publié en mars, airbag devrait être remplacé par sac gonflable, bulldozer par bouteur, crash par écrasement.Dans les colloques, scientifiques notamment, une traduction simultanée en français sera obligatoire et les publications devront être accompagnées de résumés dans la langue de Voltaire.A ce sujet, le gouvernement a dû demander un scrutin public afin d\u2019éviter l\u2019adoption d\u2019un amendement socialiste soutenu par l\u2019UDF qui visait à assouplir ces dispositions.Procès d\u2019intention De même, les sénateurs ont adopté contre l\u2019avis du gouvernement un amendement PS-PC précisant que toute traduction de mention, annonce et inscription devra être faite dans au moins deux langues et non pas une seule.Jacques Toubon devrait soit demander une seconde délibération soit attendre l\u2019examen à l\u2019Assemblée début mai afin de rétablir le texte initial.Ce dernier a provoqué l\u2019hostilité de la part de certains sénateurs de l\u2019opposition et parfois même de la majorité.Françoise Seligmann (PS) y a ainsi trouvé «une résonnance quelque peu xénophobe».«Vous voulez édifier une sorte de ligne Maginot de la langue dernière laquelle le français serait à l\u2019abri des intrusions étrangères», a-t-elle dit.«Nous ne sommes plus à l\u2019époque des pays hermétiquement fermés sur eux-mêmes.» Le ministre de la Culture a rejeté «les procès d\u2019intention qui (nous) sont faits».«Nous voulons empêcher la prohibition du français dans un certain nombre de circonstances.Le gouvernement n\u2019a jamais prétendu régir la langue, ni entraver son évolution naturelle», a-t-il dit.«Le texte cherche à garantir au citoyen, au salarié, au consommateur que l\u2019usage d\u2019une langue étrangère ne lui soit pas imposée au détriment de la langue française.» Dans un moment d\u2019unanimité, le Sénat a adopté un amendement PC qui, en préambule du texte, stipule que «langue de la République en vertu de la Constitution, la langue française est un élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France».Trois semaines après sa victoire électorale Berlusconi évoque des élections anticipées La formation du gouvernement bute sur des difficultés au Sénat Rome (AFP) \u2014 Silvio Berlusconi, vainqueur des élections législatives en Italie, n\u2019a pas exclu hier que l\u2019Italie soit obligée de voter à nouveau s\u2019il s\u2019avère impossible pour lui et ses alliés de gouverner faute de majorité au Sénat.«Le gouvernement ne peut pas gouverner si sa politique n\u2019est pas soutenue par les deux chambres du parlement.Si cela devait se produire ainsi, il n\u2019y aurait pas d\u2019autre solution que de retourner devant les électeurs», a déclaré Silvio Berlusconi, le président de Forza Italia, à sa sortie de la chambre des députés.«J\u2019espère qu\u2019on n\u2019en arrivera pas là», a-t-il ajouté.La coalition de droite composée de Forza Italia, de la Ligue du nord et de l\u2019Alliance nationale dispose de la majorité absolue à la chambre des députés, mais cette majorité n\u2019est que relative au Sénat.Silvio Berlusconi doit absolument trouver un soutien parmi les sénateurs indépendants ou parmi les onze sénateurs à vie.Or, au cours du premier tour de scrutin pour l\u2019élection du président du Sénat, le candidat soutenu par l\u2019opposition, Giovanni Spadolini, président sortant, a obtenu 156 voix contre 153 à son rival soutenu par la majorité.Silvio Berlusconi, qui a été élu député du centre historique de Rome, a assisté avec ses 629 collègues de la chambre à la première séance du Parlement italien élu les 27 et 28 mars dernier.Attentat à la bombe déjoué à Rome Faites sauter le mafieux repenti Rome (AFP) \u2014 L\u2019attentat à la bombe déjoué jeudi soir à Rome et visant apparemment l\u2019un des principaux «repentis» de la mafia sicilienne, Salvatore «To-tuccio» Contorno, avait probablement pour but de décourager les anciens mafieux qui collaborent avec la justice, ont estimé des juges qui suivent les enquêtes antimafia.Aujourd\u2019hui, grâce à une législation de 1991 qui leur est favorable, quelque 700 personnes liées aux différentes mafias offrent leurs témoignages à la justice, et ont permis ainsi des centaines d\u2019arrestations et un affaiblissement de la criminalité organisée.Grâce à un signalement, des artificiers ont découvert jeudi soir une charge très puissante de 70 kg d\u2019explosifs, en partie composés de tritole, à Formello, dans la périphérie nord de Rome, sur une route où passait régulièrement, venant de la maison où il vit sous protection policière, Salvatore Contorno, l\u2019undes plus anciens «repentis» de la mafia sicilienne.La piste du repenti Contorno, la principale, n\u2019est pas cependant pas la seule.D\u2019autres hypothèses envisagent notamment que des magistrats ou des hommes politiques habitant cette périphérie de Rome aient pu être visés.Le sommet de la CEI Une victoire pour Moscou Moscou (Reuter) \u2014 Lors du 12e sommet de la Communauté des Etats indépendants (CEI), la Russie a remporté hier une double victoire.Elle est enfin parvenue, d\u2019uné part, à désamorcer l'interminable différend qui l\u2019opposait à son puissant voisin ukrainien à propos du contrôle de la flotte de la mer Noire.D\u2019autre part, elle a obtenu l\u2019aval des 11 autres Etats de la CEI pour envoyer des troupes dans le Caucase.En ce qui concerne l\u2019Ukraine, le porte-parole du président Boris Eltsine, a déclaré que Moscou et Kiev étaient convenus des modalités d\u2019un partage de la flotte de la mer Noire.L\u2019Ukraine recevra 15 à 20% de la flotte, qui comprend quelque 300 bâtiments et est actuellement basée, pour l\u2019essentiel, dans le port de Sébastopol, en Crimée.Les représentants des deux pays signeront un accord de partage dans une dizaine de jours.Les dispositions pratiques devraient être rapidement réglées.A Kiev, on indiquait en effet que des officiers de marine ukrainiens avaient déjà commencé de définir les structures administratives des bases de leur pays.L\u2019accord de principe a été signé après le sommet proprement dit par Boris Eltsine et son homologue ukrainien Léonide Kravtchouk.L\u2019élément majeur du sommet lui-même a été la reconnaissance implicite du role prépondérant de Moscou dans la paix régionale, dans la mesure où la Russie peut désormais envoyer des troupes en Abkhazie et, éventüel-lement, dans le Haut-Karabakh.La Russie, qui compte déjà des troupes au Tadjikistan, tentait vainement depuis longtemps d\u2019obtenir un mandat de l\u2019ONU lui permettant d\u2019envoyer des troupes de maintien de la paix dans le reste de l\u2019ex-URSS.Elle est maintenant prête à le faire de son propre chef et sans mandat.Le dirigeant géorgien Edouard Chevardnadze ne cachait pas sa satisfaction après que le sommet eut réclamé le déploiement d\u2019une force de maintien de la paix de la CEI en Abkhazie, province de Géorgie ravagée depuis 20 mois par la guerre.«Les Etats membres de la CEI (.) exhortent les Nations unies à approuver d\u2019urgence des opérations de maintien de la paix en Géorgie», a-t-il déclaré, lisant à la presse la déclaration adoptée par le sommet «JE VOUS RECOMMANDE D'INVESTIR DANS UN QUI JOUIT , D'UNE PLEINE LIBERTE D'ACTION.» En devenant actionnaire de la Société de placement en entreprise québécoise (SPEQ-LE DEVOIR INC.), vous manifestez votre appui à un quotidien dont l\u2019indépendance d\u2019esprit est garante de la meilleure information.Un quotidien par où passent tous les grands débats du pays.En devenant actionnaire, vous contribuez au renouvellement du journal et vous profitez d\u2019une déduction fiscale (provinciale) de 125 %, pour chaque tranche de 500 $, l\u2019investissement minimal.En devenant actionnaire, vous vous joignez aux lecteurs, aux amis, aux institutions et aux gens d\u2019affaires qui assurent en deux phases la restructuration financière du journal.En devenant actionnaire de SPEQ-LE DEVOIR INC., vous investissez dans le seul grand journal d\u2019opinion au Québec.Première émission par voie de prospectus SPEQ-LE DEVOIR INC.Prix : 1 $ l\u2019action Souscription minimale : 500 actions ordinaires Souscription par tranche de 500 actions ordinaires Le produit net du placement sera utilisé pour souscrire à 1 100 000 actions votantes et participantes de LE DEVOIR INC., soit environ 15,5 %.Pour obtenir tous les renseignements, veuillez remplir le coupon ci-dessous et un exemplaire du prospectus définitif vous sera transmis.Je désire recevoir des renseignements concernant l\u2019achat d\u2019actions de la SPEQ qui investira dans LE DEVOIR INC.NOM:_____________________________________ ADRESSE :____________________________________________ TÉLÉPHONE :________________________________________ m NOTE : Veuillez faire parvenir ce coupon à Roger Boisvert, 2050, rue De Bleury, 9' étage Montréal (Québec) H3A3M9 Tél.: (514) 985-3333 Téléc.: (514) 985-3310.LE DEVOIR Mario Bertrand, administrateur 5463 aaKHMMi I.K l> K V 0 I K S \\ M K D I I It K T I) I M A X (' Il K A V H I I.CUBA RATIONNE LES MÉDICAMENTS ; La Havane (AFP) \u2014 Le ministère ; cubain de la Santé vient de mettre :f fin à la vente libre de médicaments % à Cuba, à la seule exception des pi-Iules anticonceptionnelles, et d\u2019instaurer un sévère programme de rationnement.Le programme autori-¦ \u2022 se la vente en pharmacie de 72 pro-j.duits, dont 64 uniquement sur or-;, donnance.Sept, dont l\u2019aspirine et le bicarbonate de soude, pourront êtfe achetés, mais en quantités exil trêmement limitées, sans consultait lion préalable d\u2019un médecin et un seul, la pilule anticonceptionnelle, y reste en vente libre.Par exemple, la consommation d\u2019aspirine par fait mille a été limitée à 10 cachets par [j trimestre à la Havane et à cinq ï| tous les trois mois en province.DJAKARTA REPRIME I UNE MANIFESTATION | SYNDICALE Djakarta (AFP) \u2014 Des milliers j d\u2019ouvriers qui manifestaient pour la ! liberté syndicale se sont heurtés .| hier aux forces de police à Medan, dans le nord de Sumatra (ouest de l\u2019Indonésie), selon des sources I concordantes.Les 40 000 manifestants réclamaient pour la seconde journée consécutive des hausses de salaires, le droit de s\u2019organiser en syndicats indépendants, et l\u2019ouverture d\u2019une enquête sur la mort suspecte d\u2019un ouvrier le mois dernier à Medan, a déclaré un avocat, Hasbi Ansori, joint au téléphone par l\u2019AFP.La veille, ils n\u2019étaient que 20 000, a-t-il ajouté.6,7 MILLIONS D\u2019ÉTHIOPIENS MENACÉS DE FAMINE Addis Abeba (AFP) \u2014 La Commission nationale éthiopienne pour l\u2019aide et la réhabilitation (RRC) a estimé hiei; à Addis Abeba que 6,7 millions d\u2019Éthiopiens étaient menacés de famine.Dans un appel lancé «à la communauté internationale et aux Éthiopiens, le président de la RRC, Simon Mechale, a fait état d\u2019une détérioration de la situation qui a conduit la Commission à réviser à la hausse ses prévisions sur le nombre d\u2019Ethiopiens qui risquent de souffrir de pénuries alimentaires graves.Cette dégradation est due «à l'insuffisance des pluies et à une baisse de 5% de la production intérieure.Selon la RRC.l'Ethiopie a un besoin urgent de 500 000 tonnes de céréales.U MONDE EN BREF ?S PAS QUESTION I D'INTERDIRE 1SCHŒNHÜBER Honn (Reuter) \u2014 U* chancelier Hel-I mut Kohl a exclu d\u2019interdire les Républicains de l\u2019ancien SS Franz J Schœnhüber malgré les mises en I garde du ministère de l\u2019Intérieur sur | le durcissement de ce mouvement d\u2019extrême-droite à l'approche des élections législatives d\u2019octobre.«Je n\u2019ai jamais beaucoup cru à l\u2019interdiction des partis.Et pour que les choses soient claires: nous ne permettrons pas que cela ait lieu», a-t-il clit dans un entretien publié hier par le quotidien de Munich Süddeutsche Zeitung.M.Kohl a précisé que les Républicains \u2014 en hausse dans les sondages depuis les attaques de 1 Franz Schœnhüber contre les dirigeants juifs d\u2019Allemagne \u2014 devaient être combattus avec des arguments politiques et ne pas être poussés à la clandestinité.LA NONNE LUBRIQUE j Cologne (AFP) \u2014 Iœ parquet de Cologne a ordonné la saisie d\u2019une affiche dans une galerie d\u2019art de la ville, qui montre une nonne jetant un «coup d\u2019œil lubrique» sous le drapé couvrant les hanches du Cbrist en croix, provoquant l\u2019ire de l\u2019Église catholique qui a porté plainte.D\u2019autres plaintes ont été enregistrées «en grand nombre», a indiqué hier le parquet, qui va poursuivre le propriétaire de la galerie pour «insultes à des croyances et des communautés religieuses».ROUMAINS CLANDESTINS À BOSTON ! Boston (AFP) \u2014 Vingt passagers clandestins roumains, arrivés dans I le port de Boston jeudi soir à bord d\u2019un navire marchand en provenan-j ce du Havre, en France, ont été in-j terpellés par le service d\u2019immigration américain, ont indiqué hier les autorités portuaires.Les 20 per-j sonnes \u2014 19 hommes et une fem-j me \u2014 s\u2019étaient dissimulés dans j trois conteneurs à bord d\u2019un cargo ; de la compagnie Sea-Land Service, | munis de sacs de couchage, couver-I tures, scies et perceuses.Une partie l d\u2019entre eux avaient été interpellés en mer par les membres d\u2019équi-| pages alors qu\u2019ils quittaient leur cachette pour aller cherher de l\u2019eau ou prendre l\u2019air.AFRIQUE I)U SUD «Des élections libres et honnêtes» Au lendemain du duel télévisé entre Nelson Mandela et Frederik De Klerk, le président de la Commission électorale indépendante (CEI) sud-africaine, le juge Johann Kriegler, a déclaré hier que les élections multiraciales des 26 au 28 avril seraient libres et honnêtes malgré les violences politiques dans plusieurs régions.Il a soutenu que les violences dans la province du Natal et le KwaZulu \u2014 où près de 600 personnes ont été tuées ces six dernières semaines \u2014 avaient été exagérées.Il a assuré que les préparatifs du scrutin, qui concerne 23 millions de Sud-africains, se déroulaient dans le calme et que l\u2019état d\u2019urgence imposé fin mars dans le KwaZulu n\u2019empêcherait pas.la CEI de mettre en place les bureaux de vote.Par ailleurs, l\u2019armée sud-africaine a annoncé hier le rappel de milliers de réservistes blancs avant les élections.Ij& porte-parole, le capitaine Kim van Niekerk, a précisé que la période de rappel sous les drapeaux allait du 15 avril au 15 mai.«Ils subiront un nouvel entraînement.D\u2019ici la semaine prochaine ils seront déployés», a-t-elle dit, en se refusant à préciser le nombre exact de réservistes rappelés «dans l\u2019ensemble de l\u2019Afrique du Sud».Et pendant ce temps les partis tentent sur le terrain de s'approprier la faveur du plus grand nombre.1 I I independent elector*, ¦\tA fKtt FM R ElEC>r COMMIMiOM I AU >5 *7 PHOTO AFP Une représentante de la Commission électorale indépendate, Margaret Tshoane, apprend aux nouveaux voteurs de Johannesburg comment remplir leur bulletin, à dix jours du scrutin.Un mouton noir dans la bergerie Un ancien guérillero gauchiste fait campagne pour le président De Klerk sur les terres de l\u2019ANC FRÉDÉRIC FRITSCH ER LE MONDE Soweto \u2014 Comme des Londoniens disciplinés attendraient le bus, une cinquantaine de Noirs patientent, les uns derrière les autres, devant un distributeur automatique de billets de banque.A coté, quelques groupes d\u2019hommes et de femmes discutent en suivant des yeux le Blanc qui s\u2019approche d\u2019un escalier en colimaçon.Le petit centre commercial de Matuba-Tuba, à Dube, au coeur de Soweto, détonne un peu avec ses trois niveaux de béton gris qui lui donnent un air d\u2019immeuble moderne.Les représentations locales du Congrès national africain (ANC) et de sa Ligue de la jeunesse (ANCYL) occupent des bureaux au premier et au deuxième étage, voisinant avec le Congrès sud-africain des syndicats (COSATU), d\u2019autres organisations politiques noires et le Soweto Media Resources Center, qui devrait bientôt créer une radio FM indépendante.Les couleurs vert, noir et or de l\u2019ANC constellent les murs du batiment, tapissés d\u2019affiches à l\u2019effigie de Nelson Mandela, appelant à voter «pour l\u2019emploi et la liberté».Seule note discordante dans ce concert à la gloire du «président» Mandela, un panneau blanc rayé de bleu, frappé d\u2019un soleil stylisé, signale l\u2019entrée des bureaux de la section du Parti national (NP) de Soweto.Au pouvoir depuis 1948, le parti du president Frederik De Klerk, lancé depuis deux ans à la conquête des suffrages des communautés non blanches, s\u2019est implanté dans le plus grand des ghettos noirs du pays.Une dizaine de militants font antichambre.La porte du bureau de David Chuenya-ne, le délégué du NP pour Soweto, est fermée.La campagne bat son plein, pas une minute à perdre.Les stratèges du NP en terre ennemie, plutôt que d\u2019organiser de grandes réunions publiques, privilégient les house meetings, reunions privées, avec les plus hautes personnalités du parti.Roelf Meyer, le ministre du Développement constitutionnel, négociateur en chef du gouvernement et député NP de Johannesburg, est venu porter la bonne parole à Soweto.Pik Botha, le ministre des Affaires étrangères, patron du NP dans le Transvaal, a prêché, le 1er avril, devant des hommes d\u2019affaires noirs influents.David Chuenyane revendique «dix mille adhérents à Soweto» et estime a «cent mille les électeurs potentiels qui voteront pour le NP», reconnaissant toutefois que son parti aurait besoin «du suffrage de quatre cent mille des quelque un million cinq cent mille électeurs» sowetans.Des chiffres qui font sourire les représentants des partis noirs dans la cité noire.Le marxiste converti Grand de taille et large d\u2019épaules, David Chuenyane cultive le look américain.Il affirme avoir passé vingt ans aux États-Unis, ou vivent toujours son épouse et ses trois enfants.Pantalon et chemise de jeans bleu, casquette de baseball vissée sur le crane, lunettes de style Ray Ban, il assume ses fonctions sans état d\u2019âme.Il développe un argumentaire peaufiné pour justifier son parcours politique, omettant certains details compromettants \u2014 sur une supposée collusion anterieure avec le pouvoir blanc \u2014 que ses détracteurs colportent avec délectation.Né il y a cinquante-deux ans à Johannesburg, il commence à militer au Congrès panafricain (PAC) en 1960, avant de quitter clandestinement le pays en 1964 pour se rendre en Tanzanie puis en Chine populaire, où il suit un entraînement militaire de dix-huit mois.A son retour, en 1968, il combat au Mozambique, en Rhodésie, en Angola et au Sud-Ouest africain (devenu Namibie en 1990), dans les rangs des mouvements de libération.Puis il quitte l\u2019Afrique australe en 1972 pour les États-Unis, ou il reprend des études et obtient des diplômes en éducation, en théologie et en ingénierie électrique.«C\u2019est au cours de ce long séjour que le marxiste, le communiste, le socialiste que j\u2019étais, est devenu chrétien, grâce à la force de persuasion d\u2019un médecin missionnaire américain de la Middle Night Church», raconte-t-il.Ayant découvert «le pardon entre autres vertus chrétiennes», David Chuenyane rentre en Afrique du Sud en 1992, après vingt-huit ans d\u2019absence.«J\u2019avais toujours fait de la politique, dit-il, alors j\u2019ai cherche un parti au sein duquel je pourrais m\u2019épanouir.Le PAC était encore englué dans sa lutte armée, l\u2019ANC toujours acoquiné avec le Parti communiste (SACP), le Parti démocratique (DP) n\u2019avait jamais rien fait de concret.Il ne restait que le Parti national.Le dernier auquel j\u2019aurais pu penser!» Du côté des «Nats» L\u2019ancien guérillero adhère donc au parti du président De Klerk.Il rencontre les plus importants des «Nats», comme sont surnommés les militants du NP: Pik Botha, Roelf Meyer et même Frederik De Klerk, qui cherchait depuis longtemps la personne susceptible de lui ouvrir les portes de la communauté noire.Il les prévient qu\u2019il ne sera pas seulement «un bon Noir» et exige un poste dans les instances de décision.«Ils m\u2019ont entendu, j\u2019ai été intégré dans l\u2019équipe des négociateurs», affirme-t-il.«On m\u2019a donné les moyens.» «On m'a donné les moyens» Aussitôt, David Chuenyane propose de s\u2019occuper des relations du NP avec la communauté noire et décide d\u2019ouvrir une représentation du parti à Soweto.«On m\u2019a donné les moyens, dès novembre 1992,\tse souvient-il, ça n\u2019a pas été facile; en janvier 1993,\tdeux cocktails molo-tovs ont explosé chez moi, à deux reprises une voiture a tenté de m\u2019écraser et on m\u2019a tiré dessus six fois.» Il débauche trois officiers d\u2019Umkhonto we Sizwe (MK «la Lance de la nation»), la branche armée de son nouvel adversaire, l\u2019ANC, en leur expliquant que «le NP a construit le pays», que «l\u2019économie restera longtemps encore aux mains des Nats», et que pour avoir «un rôle à jouer» au plan local ou national, «la bonne carte est celle de De Klerk».Rentrés d\u2019exil en 1990, les trois officiers de MK déçus \u2014 comme des milliers d\u2019autres \u2014 de ne rien voir venir du côté de l\u2019ANC, se laissent séduire par les atouts sonnants et trébuchants que le chantre noir du NP leur fait miroiter.Le bureau est finalement ouvert en décembre 1992.«J\u2019ai choisi délibérément de m\u2019installer près de l\u2019ANC et «L\u2019économie longtemps encore aux mains des Blancs; la bonne carte est celle de De Klerk.» du COSATU.Si on nous fait sauter, leurs locaux sauteront en même temps que les nôtres», explique David, une lueur de malice dans le regard.Car bien évidemment les Noire de Soweto n\u2019ont pas vu d\u2019un bon oeil le «parti des oppresseurs» s\u2019implanter chez eux.Menaces verbales, visites d\u2019hommes ostensiblement armés, «les manœuvres d\u2019intimidation continuent», mais, depuis juin 1993, J «l\u2019ANC et les radicaux du PAC nous ' laissent tranquilles».«Ils m\u2019ont appelé pour me dire qu\u2019ils me reconnais- * saient comme leader poli- \u2018 tique à part entière et que le NP pourrait faire sa cam- ' pagne électorale sans prô-blème», confie-t-il, calé dans un fauteuil de patron.Les assurances qu\u2019il a pu recevoir n\u2019ont pas été complètement convaincantes: David Chuenyane ouvre son attaché-case dë\u2019 cuir noir, prend son pisto- ; let 9 millimètres et le glisse dans sa ceinture: il part y pour une réunion du «Comité de paix du Grand \u2019* Soweto».Un garde du corps, prend place à côté de lui, -dans une BMW 525i flambant neuve, équipée d\u2019un radio-téléphone.«Indispensable», dit-il.David : est en septième position sur la liste: nationale du NP: il est assuré d\u2019être, élu.Il siégera au Parlement multiracial de la nouvelle Afrique du Sud \u2014 qui doit entrer en fonction le 6 mai \u2014, sur les bancs du parti qui, < jusqu\u2019en 1990, déniait aux Noirs, leurs droits les plus élémentaires de : citoyens.Après l'horreur îles feu» au tait, voici le désastre du «spray net» au Québec.Les ciels noirs du Koweït, c\u2019est très spectaculaire à la télé! Beaucoup plus que les milliers de tonnes de produits domestiques dommageables qui sont utilisés, jetés ou relâchés dans l\u2019environnement chaque année au Québec.Et pour brouiller les pistes certains de ces produits arborent un de ces «éco-logos» qui sont ni plus ni moins achetés par les fabricants pour créer cet écran de fumée qui trop souvent réussit à nous amadouer.Sous nos cieux perforés, seules les pressions exercées par Greenpeace Québec font parfois dresser les cheveux sur la tête de nos imposteurs verts.Il y a beaucoup à faire chez nous, passez à l\u2019action, écrivez-nous au 2444 Notre-Dame Ouest, 3ftggHKAce Montréal H3J INS ou composez le I 800 363.TERRE.FAIT RU QUEBEC URGENCE RWANDA 'On ne peut les laisser tomber !\" (Gisèle Allard, coopérante-volontairëde retour).£ 4 y rj* x IL \u2022 k CEUX QUI RESTENT ONT BESOIN DE VOUS.1 OXFAM-QUÉBEC travaille déjà avec ces populations.Même si la situation n'a jamais été aussi grave, OXFAM-QUÉBEC est prêt demain à rebâtir avec eux leur avenir.LES BESOINS DEBASE SONT IMMÉDIATS Nom\tPrénom Adresse\t\t Ville\tProvince Code Postal\tTéléphone (\t) Votre don-15$ d\tSOS d10OS| | Autre montant\t.|\t Prière d\u2019émettre votre chèque ou mandat à l\u2019ordre de OXFAM-QUÉBEC.\t Dons par carte de crédit: Visa\tf~l Mastercard d Visa Oxfam d Numéro de la carte\tDate d\u2019échéance Nom et prénom du détenteur\t Siqnature\t A1J.\tDons par carte de crédrt acceptés par téléphona (D l\u2018tpj/\"IOI\u2018t\tUn reçu rfimpôt sera émis pois les dons de 10$ et plus.OXFAM-QUEBEC\tn= crenregètrement 04195S6-03-M 2330.rut NotraûsmeO, Biseau 200.Hortrial(Qcl.Canada K3J1N4 A 10 L E I) E V OIK.I.E S S A M EDI I II E T I) I M A X (' HE 17 A V K I I.I II 0 I ÉDITORIAL Tout doux devant les Serbes François Brousseau La prise d\u2019otages canadiens et français par les forces serbes de Bosnie-Herzégovine fait passer la crise de l\u2019ex-Yougoslavie à une nouvelle étape, peut-être dramatique.Ou bien c\u2019est l\u2019escalade, ou bien c\u2019est le dégonflage de l\u2019Occident face à l\u2019audace serbe.À en juger par les commentaires du ministre des Affaires étrangères André Ouellet, et de celui de la Défense David Collenette \u2014 des commentaires d\u2019une prudence confinant à la pusillanimité \u2014, la deuxième hypothèse semble la plus plausible.n est-on venu à demander pardon aux Serbes de les avoir importunés avec nos Casques bleus?C\u2019est pratiquement ce que laissent entendre le ton et le contenu de la réponse officielle canadienne à l\u2019impudent défi des forces serbes.«Ils sont bien traités», nous assure-t-on.«Ce sont des invités, pas des otages.» Cette façon de minimiser systématiquement l\u2019ampleur du défi posé est-elle moralement juste?Ou est-elle au moins une bonne stratégie?Quand des vies sont en jeu, on comprend parfaitement qu\u2019il ne faille pas forcer les choses, qu\u2019il faille éviter les dérapages, garder ouvertes toutes les possibilités.Mais le drame des prises d\u2019otages, c\u2019est que les positions respectives peuvent devenir inconciliables, et la vie humaine ne plus trouver son prix.On est alors projeté dans l\u2019affrontement tragique, dramatique entre, d\u2019une part, une logique humanitaire et individuelle et, d\u2019autre part, une logique de guerre et de raison d\u2019Etat.Tout en priant pour que la prise des Casques bleus canadiens ne soit qu\u2019un caprice passager dans le jeu serbe, on ne peut pas écarter la possibilité d\u2019une escalade tragique.Les communiqués apaisants qui proviennent depuis jeudi d\u2019Ottawa en ce qui concerne les «gars de Valcartier» sont-ils réalistes?Sont-ils basés sur des informations sûres?Ou ne sont-ils que du «bluff à la baisse» qui cacherait un certain désarroi, doublé d\u2019une absence totale de plan et de vision?On ne sait.À la décharge de MM.Ouellet et Collenette, on peut faire valoir que cette attitude pusillanime, voire lâche, n\u2019est nullement l\u2019apanage du Canada.Elle est la caractéristique de toute «l\u2019action» occi- dentale face à la crise des Balkans, une crise qui entrera bientôt dans sa quatrième année.Hier encore, les Etats-Unis, après avoir déclaré que les menaces serbes étaient inacceptables et que les forces de l\u2019OTAN devaient se tenir prêtes à intervenir de nouveau, faisaient valoir, par la voix du président Clinton, que «nous ne voulons pas changer le rapport de forces militaires en Bosnie» et que «nous ne voulons pas adopter d\u2019attitude provocatrice» à l\u2019égard des Serbes.Ménager les Serbes à tout prix: telle est désormais la préoccupation de l\u2019Occident.On avait déjà souligné dans le passé le paradoxe des Casques bleus, instruments d\u2019intervention humanitaire et de maintien de la paix.mais également obstacles potentiels à une véritable action.Car dans l\u2019hypothèse de bombardements contre les positions serbes autour des grandes villes bosniaques à libérer, les Casques bleus sur le terrain deviennent alors des otages potentiels.Une action sérieuse par les airs nécessiterait donc un retrait préalable de tous les hommes sur le terrain.Longtemps évoquée comme une possibilité d\u2019autant plus lointaine que l\u2019Occident ne voulait pas sérieusement intervenir, ce cas de figure des Casques bleus «otages» et «entrave à l\u2019action stratégique» est en train de devenir réalité.Les Serbes de Bosnie-Herzégovine sont les grands conquérants et les grands vainqueurs de cette guerre.Ils se sont rendus coupables non pas de la totalité, mais bien de la majorité des crimes.Ils sont la cible évidente et méritée de la plupart des commentateurs occidentaux.Mais ce qui compte le plus, c\u2019est qu\u2019ils inspirent au fond un grand respect aux gouvernements étrangers.Celui d\u2019Ottawa y compris.La raison du plus fort \u2014 ou de celui qui s\u2019en donne l\u2019air \u2014 est toujours la' meilleure.Espérons que les «gars de Valcartier» n\u2019auront pas à payer pour.vl Blanchir le noir Je an-Robert j [empS qU\u2019Une étude crédible vienne dé- I gonfler l\u2019enflure du discours idéologique entourant le phénomène du travail au noir.A la faveur de quelques anecdotes récentes, comme l\u2019épisode de la contrebande de cigarettes, il était de bon ton d\u2019accuser l\u2019État-providence d\u2019être à l\u2019origine d\u2019une explosion fantastique du travail au noir.Des chiffres extravagants ont circulé, certains avançant le pourcentage de 15 et même de 25% du Produit intérieur brut canadien accaparé par le travail au noir.En argent sonnant, on a parlé de 70 milliards$ à 150 milliards$ par année d\u2019activités non déclarées! Quant au manque à gagner pour les gouvernements, selon ces mêmes affirmations, l\u2019économie souterraine ferait perdre annuellement entre 20 et 50 milliards$ à l\u2019État, de quoi faire oublier nos problèmes de déficit Or, l\u2019étude rendue publique cette semaine par Statistique Canada en arrive à des conclusions beaucoup plus modestes, plus vraisemblables aussi.En fait elle vient confirmer, grosso modo, les évaluations effectuées au milieu des années quatre-vingt par deux économistes de l\u2019Université Laval, MM.Bernard Fortin et Pierre Fréchette, mises à jour en 1991, selon lesquelles l\u2019économie souterraine équivaudrait tout au plus à 3% du PIB, la moitié composée d\u2019activités criminelles.À partir d\u2019une méthodologie différente, Statistique Canada évalue à 4% du PIB la limite supérieure absolue des activités au noir, excluant la criminalité, ce qui permet de croire que le pourcentage réel serait de 2,5 à 3%.Un calcul rapide autorise à imaginer que si tous les Québécois travaillaient au blanc, le maximum de taxes et d\u2019impôts versés en plus au gouvernement provincial atteindrait 900 millions$ et, au fédéral, 3 milliards$.On est bien loin des 50 milliards$ lancés par certains économistes du haut de leur superbe! Bien sûr, la réglementation imposée par les gouvernements et le niveau élevé des taxes et des impôts interviennent directement dans la décision des individus de faire appel au travail au noir.Selon l\u2019enquête des économistes de Sans fa ç o n Laval, en 1985,76% des clients au noir avaient eux-mêmes un emploi régulier, et leur moyenne d\u2019âge dépassait 38 ans.En somme, ce sont des gens qui voulaient d\u2019abord sauver de l\u2019argent, 41% d\u2019entre eux s\u2019étant même déclarés plutôt insatisfaits de la qualité des biens et services obtenus.Quant aux travailleurs clandestins, ils étaient beaucoup plus jeunes (moyenne d\u2019âge de 29 ans).Il s\u2019agissait surtout d\u2019étudiants (36%) et d\u2019individus désireux de compléter leur revenu d\u2019emploi régulier (35%).Mais 16% devaient cacher ces revenus pour continuer de recevoir une aide quelconque de l\u2019État.Le revenu gagné par les 675 000 Québécois au noir atteignait tout juste 3700$ en moyenne par année, alors que pour le million de consommateurs concernés, le montant dépensé ne dépassait pas 2500$, en moyenne toujours.Même si l\u2019économie parallèle s\u2019est développée avec la récession, l\u2019étude récente de Statistique Canada ne constate pas de bond spectaculaire, comme certains défenseurs de l\u2019État minimal ont essayé de le faire croire.L\u2019auteure, Mme Gylliane Gervais, fait remarquer que si l\u2019économie parallèle atteignait 15% du PIB, hypothèse modeste au regard de certaines autres dont nous parlions plus haut, cela équivaudrait au chiffre d\u2019affaires global du 1,5 million de petites entreprises au pays, ou encore, à des dépenses au noir de 10\t000$ par ménage canadien.De la folie furieuse! Loin de vouloir minimiser l\u2019importance du phénomène, pour le comprendre et l\u2019endiguer, il vaut mieux lui accorder l\u2019espace qu\u2019il occupe réellement Les taxes et impôts sont déjà très élevés, c\u2019est vrai, et toute augmentation supplémentaire ne pourra qu\u2019accentuer la tendance à l\u2019évasion fiscale.Mais même en baissant radicalement les impôts, on ne tuera pas toutes les manifestations de cette économie parallèle.Au contraire, dans certains cas, 11\tserait même plus efficace économiquement et socialement de songer à réformer les programmes sociaux pour accroître l\u2019intérêt des travailleurs du bas de l\u2019échelle à déclarer leurs revenus, par exemple en échange d\u2019une participation à des régimes collectifs d\u2019assurance ou de retraite.é ÉmOTE2l.MOU& LES ÜBÉRïZ ET 0E- VOUS FA°IÇ> L AUTRE.ÊÔTTE-J Le sort d Ln====| \u2019inconscience va-t-elle nous sauver?Je parle de cette inconscience qui nous rend aveugle à la réalité extraordinaire qui - est la nôtre et que nous nous évertuons, Canadiens et Québécois, anglophones et francophones, à ignorer.Peut-être est-ce après tout une bonne stratégie car s\u2019il fallait découvrir l\u2019ampleur du défi que l\u2019Histoire nous lance, il est probable que nous chercherions tous refuge dans la première cabane à sucre disponible pour ne plus en sortir qu\u2019au printemps de l\u2019an 2005.Bref, nous serions des aveugles, que dis-je, des handicapés visuels heureux.Peut-être l\u2019Histoire sait-elle que nous sommes un mélange de peur et de prudence \u2014 je me demande cependant qui a bien pu la mettre au courant.Peut-être l\u2019avenir appartient-il effectivement à ces peuples qui tournent en rond, eux au moins sont certains de ne jamais être distancés ou de finir bon dernier.Vive les aventuriers du statu quo.Heureusement cependant qu\u2019il y en a d\u2019autres pour nous suivre à la trace.Sinon, on finirait par se perdre dans les dédales de nos piétinements.C\u2019est le cas de Francis Fukuyama, cet Américain probablement d\u2019origine japonaise, qui s\u2019est rendu célèbre par ce livre au titre provocateur, La fin de l\u2019Histoire.Ce qu\u2019il a pu se faire tomber sur la tête, le pauvre.On n\u2019a pas idée d\u2019attaquer ainsi de front l\u2019un des mythes les plus ancrés du monde occidental, celui du progrès continu.Ceux qui ont lu son livre savent que son point de vue n\u2019a rien à voir avec le résumé simpliste qu\u2019on en donne parfois.Il n\u2019annonce pas la victoire du capitalisme libéral à la Reagan \u2014 c\u2019est ainsi que la plupart des commentateurs français l\u2019ont interprété, ceux-là mêmes qui adorent parsemer leur analyse de mots anglais dont ils ne comprennent même monde entre DANIEL LATOUCHE ?pas le sens.Non, il annonce plutôt la fin de la vision hégélienne de l\u2019histoire humaine, cette vision fondée sur les contradictions et la dialectique.Comme si cela ne suffisait pas, Fukuyama est maintenant au centre d\u2019une autre controverse, celle-là concernant l\u2019opposition présumée entre la démocratie libérale qui est devenue la nouvelle règle politique mondiale et le nationalisme.D\u2019un côté, il y a ceux \u2014 et c\u2019est la majorité \u2014 qui considèrent que démocratie et nationalisme sont incompatibles (surtout pour les autres, car ce genre de jugement ne s\u2019applique généralement pas à eux).Le nationalisme, expliquent-ils, présume une reconstruction du monde en deux groupes: Eux et Nous.Dans cet esprit, la souveraineté nationale devient ainsi un obstacle au progrès des idées de tolérance et d\u2019ouverture sans lesquelles la planète est condamnée à sombrer dans le tribalisme prédémocratique.La démocratie se pratique mal dans un climat de nettoyage ethnique.De l\u2019autre, il y a ceux qui pensent plutôt que le nationalisme est une composante intégrale de l\u2019idée même de démocratie libérale.Sans une vision de la société globale que présuppose le nationalisme, affirment-ils, la démocratie ne demeure qu\u2019un principe désincarné.La démocratie ne saurait exister que dans des espaces circonscrits.Il faut savoir qui l\u2019on est avant de pouvoir discuter des formes d\u2019organisation du les mains pouvoir politique.Les revues scientifiques débordent d\u2019arguments en faveur de l\u2019une ou de l\u2019autre thèse et après une remontée soudaine, à la suite des événements de Tchécoslovaquie et de Slovénie, voici que les partisans de la coexistence entre démocratie et nationalisme perdent de nouveau du terrain.Un peu partout, on commence à craindre pour la démocratie.C\u2019est ici où l\u2019ami Fukuyama intervient.Dans un article publié dans la revue Journal of Democracy, en octobre 1992, il conclut son analyse en affirmant que le Québec constitue actuellement le laboratoire par excellence pour déterminer si oui ou non le nationalisme peut être le meilleur allié d\u2019une démocratie véritable.«Le Québec, écrit-il, est une subdivision politique dans un pays prospère (il n\u2019est probablement pas venu au pays depuis un certain temps) et que l\u2019on peut considérer comme une démocratie libérale stable.Or, malgré tout, plusieurs Québécois sont insatisfaits de cette identité libérale universelle que leur confère leur citoyenneté d\u2019une Province comme les autres.» Ce qu\u2019ils souhaitent, continue-t-il, c\u2019est leur démocratie à eux, une démocratie dont ils seraient responsables et dans laquelle ils pourraient se retrouver et ainsi joindre la grande famille universelle de la démocratie globale.Vont-ils réussir?C\u2019est le genre de texte qui vous donne des frissons dans le dos.S\u2019il fallait que Jacques Parizeau et Lucien Bouchard en apprennent l\u2019existence, ils en trembleraient d\u2019anxiété.Le pire, c\u2019est que Fukuyama a probablement raison.De l\u2019issue de l\u2019expérience québécoise dépend en bonne partie l\u2019évolution future du double virage, démocratique et nationaliste, que s\u2019apprête à prendre la planète.Nous avons le sort du monde entre les mains.Rien de moins.Pas mal pour un petit mois d\u2019avril.À PROPOS -?- .de la Maison du Gouverneur (2) La garantie du Me siècle M.Roch Côté, je vous dirais bravo si, comme vous le souhaitiez, nous regagnons peu à peu les bienfaits d\u2019une société humaniste après le rasage universel engendré par la «déconstruc-tion» du projet de la modernité («Le postmodeme au café», LE DEVOIR, 2 avril 1994).Mais est-ce vraiment par l\u2019idéal de la raison des Lumières que noüs y accéderons?Pourquoi poser le XVIIIe siècle comme garantie contre ce que vous nommez sans discernement «dérives totalitaires» ou «machins irrationnels»?L\u2019excès actuel de la rectitude politique tend certes vers une forme de fascisme soi-disant libéral, mais n\u2019aurait-on pas intérêt à faire preuve de tolérance, a n\u2019écarter que les abus plutôt que de tenter de tout enrayer?D est aussi sans doute juste de croire que plusieurs se complaisent dans le regain d\u2019intérêt que nous connaissons présentement pour résotérisme LETTRES -?- et la spiritualité sous toutes leurs formes.Cependant, condamner la volonté de rechercher un sens qui ne connaît pas de raison logique ou scientifique m\u2019apparait une répétition inutile des premières revendications du projet moderniste \u2014 projet que vous situez avec raison à l\u2019époque des Lumières mais qui, rappelons-Ie, vit le jour dans sa forme première à ia Renaissance, où, tout comme vous, on se flattait fié rement de libérer l\u2019humanité du voile obscur et très médiéval qui lui obstruait la vue depuis déjà trop longtemps.Ce n\u2019est pas qu\u2019il eût fallu demeurer éternellement médiévaux \u2014 quoique cette époque mal aimée soit débordante de trésors \u2014, mais reconnaissons plutôt notre histoire dans sa suite d\u2019idéaux nouveaux et déchus, comme un tout unifié, et dont l\u2019action se poursuit pendant que vous lisez ces lignes.Accordons-nous notre frénésie en cette fin de siècle clôturant le millénaire, et laissons décanter nos excès avant de réagir, prohiber et se mettre en garde contre telle ou telle autre manifestation, si horriblement postmoderne qu\u2019elle puisse être.La «garantie du XVIIIe siècle» que propose votre article me semble clairement un moyen moderne de défense contre le naufrage dans une mer postmodeme.C\u2019est-à-dire qu\u2019ayant admis que le progrès infini n\u2019est plus possible, que la «nouveauté» ne réside plus dans un futur absolu, vous vous tournez vers un siècle passé \u2014 une astuce, comme vous le savez, assurément postmoderne \u2014, mais le fait même de ressentir encore le besoin d\u2019adopter une formule nouvelle, un dogme pour contrecarrer ce qui ne va plus, est ni plus ni moins qu\u2019une pratique moderniste, une proposition réactionnaire qui me fait sursauter.De grâce, M.Côté, laissez au temps son élasticité, n\u2019emprisonnez pas notre | présent, si irrégulkT qu\u2019il soit, dans un I temps qui n\u2019est pas sien.Jennifer Couëfle Montréal, 5 avril 1994 En 1976, le gouvernement classe monuments historiques l\u2019ancienne Prison de Montréal et la Maison du Gouverneur.Les années 80 marquent une nouvelle fois l\u2019histoire de la Maison du Gouverneur et du Pied-du-Cou-rant qui ont alors un urgent besoin de rénovations.On réaménage en 1987 le siège social de la Société des alcools du Québec.Une architecture d\u2019intégration permet de mettre en valeur les murs en pierre de taille de l\u2019édifice.La Maison du Gouverneur aura également droit à tous les égards d\u2019une restauration minutieuse sous la direction du Service d\u2019architecture, aménagement et construction de la Société des alcools du Québec.C\u2019est avec beaucoup de rigueur que les travaux de restauration sont mis en branle en 1989.Au rez-de-chaussée, toutes les divisions initiales sont conservées de même que tous les éléments historiques encore présents.Les plafonniers et la quincaillerie des portes sont remis à neuf.Un bout de tapisserie, dont les motifs floraux sont peints à la main, rappelle les teintes de 1895 et les couleurs serviront de guide pour le choix des nouvelles tapisseries.Les travaux de restauration terminés, la Maison du Gouverneur était enfin ouverte au grand public le 18 novembre 1992, à l\u2019occasion du lancement du vin nouveau où toute la presse était invitée à saisir les images et l\u2019atmosphère typique de l\u2019époque victorienne.Aujourd\u2019hui consacrée à la promotion du vin et de la gastronomie, la Maison du Gouverneur est dotée de salles polyvalentes et accueille le public désireux d\u2019y tenir des rencontres d\u2019affaires, des réunions et naturellement, de grandes dégustations.Rapport annuel 1992-93, Société des alcools du Québec.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI B0URASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Direelenr de l'information BENOÎT AUBIN Directeur! adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, ROCK CÔTÉ Rédacteurs en chef adjoints JEAN-ROBERT SANSFAÇON.LUCIE LACAVA 2050.me de Blenry.9e étage.Montréal (Qoébee) 113A 3M9.Tél.: (514) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS h s 1 ( f I ( 1 ( I I f I i ;> R s c c ( ü I» I__________A I I / 1 I) E\tIS Le Québec en culture Nous devons bâtir une société possédant ses traits spécifiques en intégrant le meilleur de nos rapports avec la France et les Etats-Unis JACQUES PELLETIER Professeur en études littéraires Université du Québec à Montréal uel type de culture, d\u2019école et de société désirons-nous pour le Québec actuel?C\u2019est la question qui sert de toile de fond et de fil conducteur au petit livre que j\u2019ai publié contre ce que j\u2019ai appelé de manière polémique la «droite culturelle»; c\u2019est la question-qu\u2019abordent aussi quelques essayistes dans des ouvrages récents, qu\u2019il s\u2019agisse de Richard Martineau, Martin Masse, Mario Roy, Pierre Vallières ou Pierre Monette, dernier en date à s\u2019inscrire dans cette liste.A cette question, deux réponses sont proposées.Les néoconservateurs, de Jean Larose à Jacques Dufresne, estiment qu\u2019il faut revenir à une culture de type traditionnel, fondée sur une conception «classique» de l\u2019art et de la littérature comme réservoir de chef&d\u2019oeuvre atemporels à admirer sur le mode de la dévotion religieuse.Les tenants de la culture populaire à l\u2019américaine, Richard Martineau et Mario Roy, défendent, à l\u2019inverse, une vision de la culture comme expression brute, directe, de l\u2019expérience saisie dans son immédia-teté.Ces deux réponses, pour des raisons différentes, ne sauraient constituer, à mon avis, des solutions sérieuses aux problèmes et aux défis auxquels nous sommes collectivement confrontés.La proposition des néoconservateurs repose sur le diagnostic suivant: la société québécoise est gravement malade, elle est de plus en plus fragmentée, déstructurée, elle est en train de sombrer dans une inculture et une insignifiance sans nom; son système scolaire est pourri et contrôlé par des pédagogues et des technocrates incultes privilégiant le «vécu», la communication, la création au détriment de l\u2019étude, de la discipline et de l\u2019effort La «solution» proposée pour remédier à cette situation évoquée en termes apocalyptiques, c\u2019est celle du retour à la culture traditionnelle, à un certain humanisme dont le défunt et regretté cours classique était une incarnation exemplaire, une école de liberté selon François Ricard, s\u2019inscrivant dans une grande tradition de «critique et d\u2019innovation» pour Jean Larose.Il s\u2019agit, dans cet esprit, de restructurer le contenu des enseignements, de revaloriser la littérature et de lui accorder une «position hégémonique», de l\u2019aborder aussi à travers les exercices canoniques que sont le commentaire de texte et la dissertation, les deux piliers d\u2019une bonne vieille pédagogie qui aurait fait ses preuves depuis longtemps.Cette solution implique le refus, ou à tout le moins la subordination, sinon la marginalisation, de la littérature québécoise, littérature du «pauvre», au profit de la littérature française, littérature du «riche» et du sublime.Elle implique aussi le refus du nationalisme québécois perçu comme réflexe tribal, irrationnel, «familial», bloquant l\u2019accès à une culture de l'universel.Elle implique en outre le refus de la culture populaire considérée en bloc comme une expression dégradée de l\u2019art et de la littérature et la célébration sans réserve d\u2019une culture savante, entièrement coupée de la culture populaire, faite par et pour des cercles restreints de pairs, d\u2019initiés et de spécialistes pratiquant ce que Jean Duvignaud appelle un art des réserves et des huis clos inaccessible aux «non-instruits», comme disait sua-verpent Jean Ijesage naguère.A l'inverse, les tenants de la culture populaire à l\u2019américaine conçoivent l\u2019art comme une expression directe, sans distanciation et sans stylisation, de la vie dans ce qu\u2019elle a de plus élémentaire et de plus frustre.Mario Roy affirme par exemple que l\u2019art n\u2019est rien de moins qu\u2019une «affaire bestiale», qu\u2019une «explosion des plus brutaux fantasmes privés et sociaux» et il s\u2019oppose violemment aux animateurs de ce qu\u2019il appelle rageusement le «complexe intello-universitai-re».Son collègue de Voir se montre, pour sa part, particulièrement excité par les possibilités infinies qu\u2019ouvrirait la multiplication des canaux de télévision, entreprise qui recèlerait, semble-t-il, de grandes promesses de liberté.Les deux collègues et comparses se révèlent donc fascinés par la nouvelle culture de l\u2019instantané et du vidéocüp qui exprimerait merveilleusement la réalité du monde contemporain et ils s\u2019opposent par conséquent aux néo-conservateurs nostalgiques de la culture traditionnelle.En ce qui me concerne, j\u2019estime que la démocratisation du système scolaire représente un acquis en ce qu\u2019elle a favorisé un accès plus large à la culture tout en faisant naître de nouveaux problèmes liés à sa gestion et à son opérationnalisation.Le recul de ce qu\u2019on a convenu d\u2019appeler la «culture générale», la maîtrise insuffisante de la langue écrite, la surspécialisation précoce et la survalorisation des formes élémentaires de la culture (musique, cinéma, radio, télévision) en sont autant d\u2019indices.Revenir au bon vieux cours classique, au contenu et aux méthodes qui lui étaient associés?Ce serait se méprendre grandement sur les vertus, réelles mais limitées, de ce système et surtout sur son aptitude à répondre aux défis d\u2019aujourd\u2019hui.Déjà à bout de souffle au début de la Révolution tranquille, ayant fait son temps, on ne voit pas comment, même revampé, ce système pourrait nous aider à affronter les problèmes d\u2019une société qui a profondément changé depuis une trentaine d\u2019années et PHOTO JOSÉE LAMBERT Jacques Pelletier - Jacques Pelletier o|Les habits neufs de la droite culturelle vlb éditeur qui n\u2019a plus grand-chose en commun avec l\u2019ancienne société traditionnelle.Ijes méthodes coercitives, disciplinaires de naguère ne sauraient régler le problème de fond que constitue le manque de motivation des étudiants.Or, ce problème est lui-même lié au contenu, à la pédagogie et aux finalités de l\u2019enseignement.Les connaissances acquises On s\u2019égare en concevant l\u2019enseignement sous le simple aspect d\u2019une transmission d\u2019un savoir et d\u2019une culture intemporels, étrangers à l\u2019univers et à la mentalité des jeunes qui y sont confrontés.On acquiert des connaissances pour élargir son champ de conscience et pour accroître son contrôle sur sa vie et ses rapports à autrui.Il faut donc tenir compte de la situation concrète, effective des étudiants et les mettre en contact avec une culture elle-même contextualisée, vivante, dynamique dont ils puissent se sentir, à leur niveau et à leur manière, partie prenante.La culture de masse contemporaine, dans cette optique, ne doit pas être refusée en bloc, indistinctement.D faut être critique devant ses formes abâtardies, les dénoncer vigoureusement, mais il importe surtout d\u2019essayer de comprendre ce qui est en jeu dans ces productions, la quête de sens à laquelle elles répondent inadéquatement et à laquelle il faudrait apporter des réponses plus satisfaisantes.On aurait aussi intérêt à aménager des ponts entre cette culture et la culture savante, à tenter de réduire la distance exponentielle qui les sépare de plus en plus, à faciliter les échanges et les passages de l\u2019une à l\u2019autre de telle sorte qu\u2019il puisse se produire un enrichissement réciproque, plus souhaitable que l\u2019actuelle séparation et le mépris de part et d\u2019autre qui lui est lié.Enfin, la culture à construire et à transmettre, c\u2019est d\u2019abord pour moi la culture québécoise, celle sur laquelle nous avons une prise réelle, qui nous appartient pour le meilleur et pour le pire, avec ses réalisations intéressantes comme avec ses manques et ses faiblesses.Nous avons, bien sûr, des rapports privilégiés avec la France et sa culture pour des raisons historiques et linguistiques évidentes.Nou^ entretenons des rapports suivis avec les Etats-Unis pour des raisons géopolitiques bien concrètes et nous partageons avec ce pays de larges pans de notre culture de la vie quotidienne.Mais cela ne fait pas pour autant de nous des Américains, pas plus que des Français d\u2019ailleurs.Nous n\u2019avons donc pas à choisir entre ces deux «relais», mais à construire une société et une culture possé dant des traits bien spécifiques, en intégrant ce qu\u2019il y a de mieux dans les deux «relais».Il faut donc refriser les thèses des néoconservateurs qui acceptent le monde actuel, qui ne mettent en cause que des aspects secondaires, des «perversions» d\u2019un système scolaire et d\u2019une culture qu\u2019ils partagent dans l\u2019ensemble, ne questionnant ni les fondements ni les valeurs de la société contemporaine régie par des variables économiques promues comme ultima ratio Il faut refuser les thèses des néo-conservateurs qui acceptent le monde actuel et ne mettent en cause que des aspects secondaires d\u2019une culture qu\u2019ils partagent dans l\u2019ensemble.Il faut également refuser les propositions des partisans de la culture de masse produite sous l\u2019impulsion des patrons des grandes multinationales de la culture vouées à la défense du modèle social américain.mundis.Il faut également refuser les propositions des partisans de la culture de masse produite sous l\u2019impulsion des patrons des grandes multinationales de la culture vouées à la défense et à l\u2019illustration des valeurs, des symboles et du modèle social américains.Notre défi, c\u2019est d\u2019accorder, dans les pratiques culturelles, dans l\u2019enseignement et plus globalement dans notre société, la tradition dans ce qu\u2019elle a de vivant (y compris les «classiques» contextualisés) et la modernité la plus contemporaine dans le cadre d\u2019un projet visant à créer une société plus juste, plus égalitaire et peut-être surtout, dans ces temps de grave anomie, plus solidaire et cela dans le lieu où nous pouvons exercer une action réelle et efficace, le Québec d\u2019aujourd\u2019hui.i ii] PJV ' rio A J .Qf) \u2022 ) H Les garderies piquent une crise II- Les bas salaires des éducatrices et la dérobade du gouvernement CLAUDETTE CARBONNEAU Vice-présidente Confédération des syndicats nationaux r\tes exigences de cette fin de siècle en L matière de services de garde ont réorienté les attentes des parents et de la société.Les garderies doivent soutenir et stimuler le développement !!=¦.-\" des jeunes pour en faire des personnes équilibrées aux plans social, moral, affectif, intellectuel et psychomoteur.On attend d\u2019elles qu\u2019elles préviennent les problèmes de fonctionnement, facilitent l\u2019intégration sociale, préparent à l\u2019école, consolident les bases pour que s\u2019épanouisse tout le potentiel humain des générations actives et des citoyennes et citoyens de demain.Ces exigences appellent une professionnalisation du travail en garderie.Malgré le maigre soutien gouvernemental à cet effet, les garderies québécoises ne sont pas en reste.Elles ont même une longueur d\u2019avance sur la situation qui prévaut dans plusieurs provinces canadiennes et aux Etats-Unis.C\u2019est tant mieux.La réglementation de l\u2019Office des services de garde à l\u2019enfance impose qu\u2019un membre du personnel sur trois possède une formation en petite enfance.Dans les faits, près des deux tiers des éducatrices en garderie à but non lucratif du Québec détiennent un diplôme d\u2019études collégiales en techniques de services de garde ou encore un diplôme universitaire en petite enfance, ou leur équivalent Des salaires qui ont un sexe Là où le bât blesse, c\u2019est quand on constate les conditions moyennes de salaire; de protection sociale (absence quasi généralisée de fonds de pension) et d'avancement qui prévalent dans ce secteur.Une étude de l\u2019Office des services de garde à l\u2019enfance (1993) établit que le salaire moyen des éducatrices régulières, en 1992, était de 9,73$ l\u2019heure.Même si des variantes existent, elles demeurent peu significatives en regard du problème généralisé, aigu et chronique de sous-paiement et de non-reconnaissance sociale de la valeur de ce travail.lit situation est choquante, lit rémunération moyenne d\u2019une éducatrice à temps plein situe son revenu annuel à 17 700$, soit 1600$ de moins que le seuil de bas revenu retenu par Sta- tistique Canada pour une personne vivant seule.Le décret gouvernemental qui fixe le taux horaire minimum de base pour les travaux d\u2019entretien ménager fait en sorte que les personnes qui entretiennent entre autres les garderies touchent 1,92$ l\u2019heure de plus que le personnel éducateur de ces mêmes garderies! Le travail en garderie a un sexe: 96% des personnes qui y oeuvrent sont des femmes.Leurs tâches se situent dans le prolongement direct du travail réalisé gratuitement à la maison par les femmes.Comment ne pas y voir cette discrimination salariale têtue qui frappe le travail féminin?Est-ce que le travail en garderie comporte moins de responsabilités, exige moins de qualifications, de compétences et de formation, comporte des conditions générales de travail nettement moins pénibles que celles d\u2019un gardien de zoo, qui gagne en moyenne 13,58$ l\u2019heure?La liste des comparaisons troublantes, particulièrement azvec des corps d\u2019emploi à prédominance masculine, dont le travail a davantage rapport aux biens qu\u2019aux personnes, pourrait impunément s\u2019allonger.Ijes conditions salariales ont un impact majeur sur la capacité de rétention du personnel, sur la continuité des services, sur l\u2019expérience professionnelle, sur la motivation du personnel \u2014 qui de meure fonction de la reconnaissance qu\u2019on lui accorde \u2014et sur les facteurs de stress au travail.Le taux de roulement des éducatrices en garderie est de l\u2019ordre de 32%, alors que l\u2019ancienneté moyenne est de 4,9 années.Une enquête canadienne menée sur le niveau de satisfaction des intervemantes en garderies du Québec parle d\u2019elle-même.C'est à 87% qu elles déclarent que l\u2019aspect le plus satisfaisant de leur travail tient à la nature même du travail.Far ailleurs, 68% identifient le salaire et les faibles chances d'avancement comme étant l\u2019aspect le plus négatif.Seulement 67% envisagent de rester plus de trois ans dans la profession.Cette enquête semble corroborée par une autre recherche menée par une équipe de l'Université Inval.Ijes bas salaires apparaissent comme La première cause de stress au travail dans ce milieu.Ces constats appellent quelques commentaires.Comment justifier la formation de jeunes femmes à coups de DEC et de diplôme universitaire, pour les orienter vers une profession que les mauvaises conditions salariales inciteront à quitter rapidement?C\u2019est la capacité du secteur à relever son niveau d\u2019expérience professionnelle qui s\u2019en trouve ici affectée.Enfin, tolérer un pareil taux de roulement, c\u2019est faire bien peu de cas des besoins de stabilité affective de la petite enfonce.Le gouvernement libéral se cache derrière les parents.Manifestement, la solution n\u2019est pas de ce côté.Même si elles devaient voir leurs chargés allégées par le biais de la fiscalité, les familles à bas et à moyen revenu ont déjà dépassé leurs capacités financières de souscrire aux garderies.Elles sont elles-mêmes en situation de rattrapage.Déjà, une majorité de garderies à but non lucratif sont en déficit.Au quotidien, elles sont confrontées à des choix déchirants, voire absurdes: les salaires contre les ratios éducatrices/en-fants, contre l\u2019aménagement des locaux, contre le matériel pédagogique! L\u2019enjeu, devant ce besoin social pressant, c\u2019est d\u2019amener le gouvernement à majorer et ajuster sa contribution pour sortir ce réseau de l\u2019indigence.Depuis 1974, au moment de la mise en place du plan Bacon, le gouvernement intervient comme partenaire au financement des garderies.Au fil des ans, il a dû se rendre à l\u2019évidence.Cette mesure n\u2019était ni assez généralisée, ni assez généreuse; il devait, parce que nombre de garderies étaient acculées à la fermeture, consentir à des subventions de fonctionnement directement versées aux garderies à but non lucratif.S\u2019ajoutent ensuite une série de subventions directement destinées au personnel: subventions pour la formation, les assurances collectives, le financement du congé de maternité.Bref, l'urgence d\u2019investir dans les ressources humaines s'impose: ce que d\u2019autres provinces canadiennes ont réalisé plus rapidement que le Québec, en introduisant des subventions de relèvement salarial.Cette évolution du financement gouvernemen- tal ne s\u2019est pas faite sans heurt: toujours à retardement, insuffisante, arrachée à coups de pressions sociales importantes.Néanmoins, elle est là et rien dans l\u2019évolution des besoins n\u2019autorise un retour en arrière.D\u2019autant plus que le gouvernement a soustrait depuis quatre ans 94 millions$ à ses propres engagements face aux services de garde.Au pays des faux-fuyants Le gouvernement libéral tente par tous le?moyens de se défiler de ses responsabilités.A cette fin, il essaie de brouiller les cartes et d\u2019induire la population en erreur.L\u2019enjeu n\u2019est pas d\u2019introduire le gouvernement comme nouveau partenaire au financement des garderies.C\u2019est déjà feit depuis 20 ans.L\u2019enjeu n\u2019est pas non plus l\u2019étatisation des services de garde.La CSN se déclare heureuse de cette originalité de notre réseau de garderies à but non lucratif qui fait davantage appel à l\u2019implication et à la participation directe des parents et du personnel, tout en soustrayant à la loi du profit la prise en charge de la petite enfance.Ira où les choses se gâtent c\u2019est quand Québec refrise de le financer adéquatement.Pourquoi deux poids, deux mesures?L\u2019Etat n\u2019est-il pas partenaire au financement des écoles privées, alors que nous avons déjà un réseau public d\u2019éducation, universel et accessible?Pire encore, la CSN trouve suspects les scrupules de Daniel Johnson quand il rejette la demande de contribution pour relèvement salarial dans les garderies en invoquant qu\u2019il n\u2019est pas l\u2019employeur.Ce même monsieur Johnson faisait adopter en juin dernier la loi 102 qui gelait les salaires, prolongeait les conventions collectives et imposait des congés non payés.Or.cette loi s\u2019appliquait entre autres, aux employés et employées municipaux, à ceux des sociétés de transport, des universités et des écoles privées, autant de salariés qui ne sont pas les employés du gouvernement! En 1994, un nouveau saut qualitatif s\u2019impose au plan du financement des services de garde.L\u2019heure est venue de mettre un terme à la discrimination salariale et de soutenir la consolidation d\u2019un réseau de garderies de qualité.Tout cela est possible sans que l\u2019actuel mode de gestion en soit bouleversé.FIN Selon le décret gouvernemental, les personnes qui font l\u2019entretien des garderies touchent 1,92$ l\u2019heure de plus que le personnel éducateur.L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Laurent Soumis, Guy Taillefer (adjoint au directeur de l\u2019information); Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales)-, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l\u2019information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay; à l\u2019information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l\u2019information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l\u2019information politique: Pierre O\u2019Neill.Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec)-, Serge Chapleau (caricaturiste); à l\u2019information sportive: Yves d\u2019Avignon; Denise Babin, Rachel Duclos (commis), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur)-, Manon Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITE Lucie Pinsonneault (directrice), Jacqueline Avril.Lise Bourgault, Brigitte Cloutier, Gys-laine Côté, Johanne Guibeau, Jean-Yves Guilbert, Christiane Legault, Monique Ver-reault (publicitaires); Micheline Turgeon, Olivier Zuida (commis); Michèle Bouchard (secrétaire).L\u2019ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur), Nicole Carmel (coordina-trice des services comptables); Florine Cormier, Céline Furoy, jean-Guy Lacas, Raymond Matte, Nathalie Perrier, Danielle Ponton.Danielle Ross, Unda Thériault (adjointe à l'administration).LE MARKETING ET SERVICE À IA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice), Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette, Monique L\u2019Heu- ' peux.Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc-Ven-ne, Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux ; promotions des abonnements).IA PROMO-TION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Kirouac (directeur).LA PRODUCTION Robert McDougall (directeur des systèmes informatiques et de la .production), Johanne Brunet.Danielle Can-tara.Sylvain Darcy.Richard DesCormiers, \u2022 Caroline Des Rosiers, Lynda Di Cesare.Ma-riejosce Hudon.Michael Schneider.Marie-France Turgeon (coordonnatrice).Christiane Vaillant.Les annonces classées et avis publics: Yves Williams (superviseur), Dominique Charbonnier.Marlène Côté.Sylvie La-.porte.Pierrette Rousseau.Micheline Ruel-land.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Pierre Bourgie (président).LA FONDATION Dl: DEVOIR Marcel Coutu ne (présides f).Roger Boisvert ( vice-président et directeur général).T-l 3G )0 Vfc ù'i A 12 I.K I) K V 0 I II .I.K S S A M K I) I I II K T l> I M A N C II K 17 A V It I I.I II II » ACTUALITES AMNISTIE Révision complète SUITE DE LA PAGE 1 des entreprises pour qu\u2019elles se conforment à la loi.C\u2019est un constat qui est fait sur une situation actuelle.» Par ailleurs, l\u2019OLF révise entièrement toutes les plaintes de citoyens déposées à la Commission de protection de la langue française avant le 22 décembre dernier.On sait que la loi 86 mettait fin à l\u2019existence de le CPLF et que les dossiers de plaintes de citoyens relèvent maintenant de la responsabilité de l\u2019Office de la langue française.En tout, 84 dossiers «ouverts» ont été transférés.Depuis une dizaine de jours, l\u2019OLF communique avec les citoyens pour leur expliquer qu\u2019elle procède actuellement à une révision de «tous les dossiers afin de déterminer si une intervention s\u2019avère toujours appropriée».Dans sa lettre, signée par le chef du service de la vérification, l\u2019OLF explique: «La situation qui a fait l\u2019objet de votre plainte a été observée il y a quelques années.C'est pourquoi nous aimerions que vous nous informiez si cette situation existe encore et si vous désirez toujours que l\u2019Office de la langue française fasse une vérification.» Les 84 citoyens qui ont reçu la missive sont priés de répondre à ces questions aid le 29 avril.: La démarche de l\u2019OLF a fait bondir un citoyen de la région de Montréal, Yves Ferron, qui a reçu la lettre il y a quelques jours: «Je suis vraiment fâché», a-t-il dit au DE- D\u2019abord, explique-t-il, sa plainte ne remonte pas à quelques années.Elle a été déposée en août dernier et concerne un produit de consommation dont la garantie et les instructions étaient rédigées uniquement en anglais.C\u2019est un phénomène «courant», dit-il, et il s\u2019insurge contre «le manque de volonté politique» pour corriger la situation: «C\u2019est curieux qu\u2019il (le gouvernement) suive les assistés sociaux à la trace, mais qu\u2019il soit incapable de contrôler ce problème.» Ensuite, ce citoyen s\u2019explique mal que l\u2019OLF lui demande de vérifier personnellement si la situation qu\u2019il a constatée il y a quelques mois prévaut toujours: «Je ne suis pas un fonctionnaire bénévole.Mais si l\u2019Office le veut, je vais lui expédier une boîte de dossiers.Je vais créer de l\u2019emploi dans la Fonction publique et l\u2019Office pourra toujours m\u2019embaucher, je suis au chômage actuellement.» M.Ferron se surprend, par ailleurs, que sa plainte, déposée en août dernier, n\u2019ait pas encore fait l\u2019objet d\u2019un traitement, ni de la part de l\u2019Office, ni de la part du défunt Conseil de protection de la langue française.Dans sa réponse, M.Ferron demande à l\u2019OLF «de prendre note, une fois pour toute, que je désire conserver ma plainte».Le président de l\u2019OLF, Jean-Claude Rondeau, explique simplement que dans le cas de ces 84 «dossiers ouverts, donc qui n\u2019avaient pas été transmis au procureur général mais qui faisaient l\u2019objet d\u2019interventions de la part de la CPLF, nous continuons le travail amorcé par la Commission de protection.Nous demandons aux citoyens s\u2019ils maintiennent leurs plaintes, et s\u2019ils maintiennent leurs plaintes nous agirons comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une nouvelle plainte.» AXE Vieux compères SUITE DE LA PAGE 1 et de seconder le député Jacques Brassard, responsable des questions constitutionnelles.La conférence téléphonique est brève.Mais «on n\u2019a pas besoin de se parler longtemps, on se connaît bien, on va à l\u2019essentiel».L\u2019entretien précède ou suit de près la réunion des députés, à Québec comme à Ottawa, durant laquelle est élaborée la stratégie parlementaire des deux formations.Chaque jour, le PQ fait parvenir à Ottawa par télécopieur tous les documents qui peuvent intéresser le Bloc.Et vice-versa.Des députés des deux formations se téléphonent Les leaders parlementaires des deux partis sont de vieux compères: Guy Chevrette au PQ, et Michel Gauthier, au Bloc, qui fut député péquiste de 1981 à 1988.Ils se parlent régulièrement.L\u2019adjoint du député Gilles Du-ceppe, M.Bob Dufour, est un ancien attaché politique de Guy Chevrette.Et le recherchiste principal du Bloc, M.Raynald Bemier, est un ancien conseiller du vice-président du Parti québécois, M.Bernard Landry.Il a travaillé aussi dans l\u2019entourage de René Lévesque, de 1982 à '\u201c1984.Bref, on est en famille.Jeudi, l\u2019attaque à deux s\u2019est poursuivie, jusqu\u2019à ce que le gouvernement fédéral annule une conférence prévue pour lundi sur la réforme de la sécurité du revenu et la formation de la main-d\u2019oeuvre.Le PQ a fait adopter à l\u2019unanimité par l\u2019Assemblée nationale une motion demandant à Jean Chrétien de respecter les revendications traditionnelles du Québec.Le vote était en cours, quand le télécopieur de Gilbert Charland, à Ottawa, crachait le texte de la résolution.Quelques minutes plus tard, Lucien Bouchard commentait: «C\u2019est une manifestation de ce que ça peut donner d\u2019avoir le Bloc à Ottawa, dit-il, de pousser le gouvernement fédéral dans ses derniers retranchements avec une retombée directe à l\u2019Assemblée nationale.Ça force les gens à adopter des positions claires et à ne pas maquiller leurs attitudes.» «Le gouvernement libéral à Ottawa, ajoute Bouchard, a été forcé d\u2019admettre très clairement qu\u2019il ne voulait rien donner au Québec, alors que M.Johnson a été obligé de reconnaître qu\u2019il fallait qu\u2019il poursuive dans la continuité des intérêts du Québec.C\u2019est grâce à la coopération entre les deux oppositions souverainistes à Québec et Ottawa.» H existait déjà une collaboration entre le PQ et le Bloc àvant les élections fédérales qui ont donné 54 députés au parti souverainiste.Mais à cette époque, le Bloc maintenait également des relations suivies avec le gouvernement Le député Jean Lapierre, un libéral passé au Bloc quand Jean Chrétien a pris la tête du PLC, était en contact quotidien avec le bunker de Robert Bourassa.«Toutes les fois qu\u2019il y avait un dossier chaud, on me le transmettait.C\u2019était une collaboration de tous les instants», dit Lapierre, dans une entrevue à Jean-François Usée pour un livre à paraître.Aujourd\u2019hui, il n\u2019y a «aucun mécanisme de liaison» entre le Bloc et le gouvernement de Daniel Johnson, qui est décrit comme «l\u2019adversaire commun» du Bloc et du PQ.«Notre objectif, rappelle M.Charland, c\u2019est d\u2019obtenir le référendum sur la souveraineté, et ce référendum passe par l\u2019élection du Parti québécois».Selon M.Charland, il a pu arriver que des députés du Bloc aient eu des contacts avec certains ministres du gouvernement Johnson sur des dossiers particuliers.Mais, généralement, «il n\u2019y a pas de volonté de la part du gouvernement du Québec de nous informer».La collaboration entre le Bloc et le PQ va prendre une autre forme lors de la campagne électorale provinciale.Encore dimanche dernier, à Alma, M.Bouchard a promis de mettre ses troupes et de se placer lui-même à la disposition du Parti québécois.Juste retour d\u2019ascenseur au PQ qui a aidé le Bloc aux dernières élections fédérales.Le 24 mars, à Toronto, M.Bouchard affirmait qu\u2019une victoire des libéraux de Daniel Johnson remettrait en cause le rôle du Bloc à Ottawa.Ce sera un coup de main salutaire, également, parce que le PQ à lui seul ne fait pas le plein de souverainistes.Le 27 mars, les 130 délégués du Forum jeunesse du Bloc, réunis en congrès à Montréal, ont convenu d\u2019appuyer le PQ.Mais il s\u2019agit d\u2019une «alliance de raison», dit le président des jeunes bloquistes, Pierre-Luc Desgagné.Lui-même n\u2019est pas membre du PQ, tout comme «les deux tiers», dit-il, des 1500 jeunes membres du Bloc.«Nous ne servirons pas de faire-valoir au PQ», ajoute le jeune leader de 25 ans.Dès novembre dernier, M.Bouchard avait d\u2019ailleurs clairement posé les choses: «Nous ne sommes pas une filiale du Bloc québécois à Ottawa».De même, si les députés du Bloc participent à la campagne provinciale, il n\u2019est pas question qu\u2019ils désertent les banquettes de la Chambre des communes.«Nous avons un travail à faire comme opposition officielle à Ottawa», dit M.Charland.En outre, le personnel du Bloc à Ottawa devra prendre un congé sans solde s\u2019il veut consacrer son temps à la campagne.Bouchard veut éviter de se faire accuser de détourner des fonds fédéraux.Quoi qu\u2019il en soit, l\u2019harmonie semble régner entre les deux formations souverainistes.Chacun à sa place, et à chacun son rôle, sur l\u2019autoroute de la souveraineté.«Ils font exactement ce dont nous rêvions», disait Parizeau.«Il n\u2019y a pas de tension; nous gérons la possibilité du moindre message divergent», déclarait Bernard Landry.La connivence entre les deux chefs a même amené le premier ministre Daniel Johnson, lors du congrès libéral en mars, à affirmer que «Jacques Bouchard et Lucien Parizeau» semblent être «interchangeables» et même qu\u2019«on dirait vraiment qu\u2019ils fonctionnent avec le même cerveau».Peu après, le coloré député péquiste Guy Chevrette a répliqué, en parlant «des deux gars contrôlés par Power Corporation»: Daniel Chrétien et Jean Johnson.Natures fortes PHOTO ROBERT SKINNER 72 FEMMES PEINTRES exposeront aujourd\u2019hui et demain leurs «Natures fortes» pour venir en aide aux femmes et enfants victimes de violence de la rive sud de Montréal.Sous la présidence d\u2019honneur de l\u2019humoriste Clémence Desrochers, la huitième tenue des Femmeuses réunit cette année plus de 140 oeuvres, que le grand public est invité à admirer et à acheter chez Pratt & Whitney Canada, au 1000, boulevard Marie-Victo-rin, à Longueuil.L\u2019entrée est gratuite.Présentée pour la première fois en 1986, l\u2019exposition avait d\u2019abord été conçue pour soutenir la campagne de financement de la maison d\u2019hébergement Carrefour pour elle, et avait permis d\u2019amasser 4500$.Depuis, Les Femmeuses ont connu un succès grandissant, attirant 6500 visiteurs l\u2019an dernier et recueillant 45 000$.Les profits des ventes de la version 1994 seront versés à sept maisons d\u2019hébergement pour femmes victimes de violence conjuguale de la rive sud de Montréal.(Isabelle Hachey) REFORM «Les différences sont grandes» SUITE DE LA PAGE 1 «Pourquoi semble-t-il toujours y avoir une attention disproportionnée qui est accordée aux demandes et aux besoins d\u2019une province?La question mérite d\u2019être posée.Ce gouvernement a le mandat de diriger un pays, pas de livrer une lutte électorale provinciale», s\u2019est plaint Mme Ablonczy.Au Bloc québécois, on ne s\u2019est guère formalisé de la sortie réformiste, soulignant simplement que le débat fait la preuve de l\u2019existence de «deux solitudes».«Ils (les réformistes) démontrent simplement comment les différences sont grandes dans le Canada, comment les perceptions sont différentes et comment cette Confédération repose sur des choses artificielles.Si poser des questions dans l\u2019intérêt du Québec à Ottawa démontre que d\u2019autres parties du Canada sont mal servies ou se sentent maltraitées, c\u2019est que ce pays ne peut pas fonctionner sur les bases actuelles», a commenté le leader parlementaire du Bloc, Michel Gauthier.Le député n\u2019a pas nié que les bloquistes contribuent largement, par leurs interventions, à orienter les travaux de la Chambre, mais, a-t-il ajouté, si cela peut freiner les ardeurs centralisatrices du gouvernement Chrétien, «c\u2019est tant mieux».C\u2019est d\u2019ailleurs M.Gauthier qui avait relancé le débat, hier matin, en accusant les libéraux de «bulldozage», voire de mijoter un «coup de force constitutionnel» en refusant de prêter l\u2019oreille aux doléances du Québec en ma- tière de formation de la main-d\u2019oeuvre.Du côté ministériel, on s\u2019affairait à minimiser toute l\u2019histoire: la rencontre fédérale-provinciale n\u2019est pas décommandée, mais simplement retardée, en attendant que tout le monde soit prêt.Le ministre des Ressources humaines, Lloyd Axworthy, a d\u2019ailleurs encore parlé de provinces récalcitrantes au pluriel, sans toutefois en nommer aucune.Il appert qu\u2019outre le Québec, l\u2019Ontario, le Nouveau-Brunswick et l\u2019Alberta reprochent au fédéral d\u2019agir d\u2019une manière un peu trop autoritaire.Une opinion que M.Axworthy a vivement rejetée.«Nous avons eu deux rondes de discussions avec les provinces.Nous les avons invitées à participer à la rédaction de documents préparatifs, et elles ne voulaient pas le faire.Elles m\u2019ont dit dès le départ qu\u2019elles étaient préoccupées par le fait que le gouvernement fédéral ne prenait pas assez les devants», a expliqué le ministre.Puis, répondant aux insinuations du Reform, M.Axworthy s\u2019est fait cinglant: «Ils ne comprennent pas très bien ce pays, ni comment les choses fonctionnent.Je ne pense pas qu\u2019ils savent ce qui se passe.Ils jouent aux devinettes.» Unicef raM a, i y» ^ mL Ne manquez pas demain soir, à 22 heures: LE DEVOIR' rLEDE s LE DI 9p Hjfr.Montréal (Qu rima du Groupe Outte, O.K3A3M9 n« Inc.775 bouL hrt ¦rimé par ko lmp M-Laurrat Emo au.Jhrnioo de Imprime rira Québécor Inc.612 aae* nie Sumljicquru.Montréal L'Agence Prw Canadi L Dépit légal Bibfiothéqur nationale do Québec.Téléphone général (514) 9RS3333; «mira » la cfcmélc: i >14)5 aér a employer et k difhr publicité: (514) 9*53399 Doit-on bannir les armes de poing- au Canada ?Devant l'augmentation des crimes avec violence au Canada, le gouvernement fédéral songe à interdire les armes de poing au pays.Se procurer une arme est presque devenu un jeu d\u2019enfant chez-nous.Pas étonnant de voir de plus en plus de jeunes impliqués dans des agressions armées.Mais est-ce que l\u2019interdiction des armes de poing permettra d\u2019enrayer toute cette violence?L'événement tente de répondre à la question en vous présentant un reportage et un débat sur le sujet.Des Québécois dans l\u2019enfer du Rwanda Le Rwanda, un pays d'Afrique que bien peu de gens connaissaient jusqu'à la semaine dernière, est aux prises avec une guerre civile dont la violence dépasse l'entendement.Les événements sanglants qui s'y sont déroulés ont forcé plusieurs pays occidentaux, dont le Canada, à évacuer leurs ressortissants.Nous vous proposons un reportage pour bien comprendre la crise là-bas et des témoignages saisissants de Québécois qui ont vécu l'enfer du Rwanda.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A I6H30 RENSEIGNEMENTS\t(514) 985-3333 ADMINISTRATION\t($14)985 3333 AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985 3344 (514) 985 3344 (514) 985 3399 1 800 363 0305 \u2022 Extérieur (sans frais) \u2022 1-800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI À DE 7H30A 16H30 2050.RUE DE BIEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS III \u2022¦¦élit it lélépfcaai iiifiili nal uliklli pour b sttrkt
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