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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-04-27, Collections de BAnQ.

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[" LE DEVOIR Vol.I.X X X V - No 9 7 M O N T R E A I., L E M E R (' R E 1)1 2 7 A V RM.I !» Il I (i Î5 c + T P S + T V Q I T o r o n I o H ;> c PERSPECTIVES Le retour des fascistes?François Brousseau C\u2019est aujourd\u2019hui que Silvio Berlusconi devrait être nommé président du Conseil italien.Il formera ensuite un gouvernement qui inclura probablement des néofascistes de l\u2019Alliance nationale (ex-MSI).Cette nomination intervient alors qu\u2019un débat fait rage en Italie sur le fascisme comme fait historique et comme réalité contemporaine.Certains, à droite, disent qu\u2019il est temps de se «réconcilier», de passer l\u2019éponge sur Mussolini et de cesser de faire de l\u2019«antifascisme officiel» une valeur fondamentale de la République.Mais ce n\u2019était pas l\u2019avis des 200 000 personnes descendues lundi dans les rues de Milan pour proclamer leur «refus de l\u2019oubli et de la banalisation».Mort, le fascisme?Bien sûr, affirment., les néofascistes comme Gianfranco Fini et Alessandra Mussolini, têtes d\u2019affiche d\u2019un parti, l\u2019Alliance nationale, qui a aujourd\u2019hui 105 membres \u2014 soit 17% des sièges \u2014 à la Chambre des députés italienne.«Nous ne sommes plus fascistes; nous sommes post-fascistes», affirment-ils à l\u2019unisson.Sauf que ces mêmes «non-fascistes» ou «post-fascistes» s\u2019insurgent avec rage contre «la récupération rhétorique de l\u2019antifascisme».Qu\u2019ils affirment, comme Gianfranco Fini début ayril, que «Benito Mussolini a été le plus grand chef d\u2019Etat du siècle».Qu\u2019ils dénoncent la fête nationale du 25 avril \u2014 date du début de la libération, en 1944 à Milan \u2014 telle qu\u2019elle est célébrée aujourd\u2019hui comme «revancharde» et «bassement instrumentalisée par la gauche».Théâtraux dans la vie publique et privée, les Italiens sont aujourd\u2019hui plongés dans la controverse.Une controverse déclenchée il y a trois semaines par la publication d\u2019un documentaire T.V.basé sur des images inédites (de l\u2019armée américaine) de la fin de la guerre, lorsqu\u2019à Milan, en avril 1945, après avoir été fusillés, Benito Mussolini et sa maîtresse Clara Petacci furent horriblement mutilés par la foule avant d\u2019être pendus par les pieds.Lundi dans toutes les grandes villes du pays, mais surtout à Milan, des manifestants ont envahi les rues pour réaffirmer la nécessité de «ne pas oublier» et surtout de «ne pas mettre sur un même pied bourreaux et victimes» dans l\u2019évaluation de la période fasciste.De leur côté, les professeurs ont déploré la décadence de Renseignement de l\u2019histoire, qui «alimente l\u2019oubli» chez les jeunes.Cette manifestation «est une provocation», s\u2019est exclamée Alessandra Mussolini, petite-fille de l\u2019autre, élue députée le mois dernier à Naples.Puisque l\u2019Histoire a prononcé «un verdict définitif» sur le régime fasciste, «dictatorial et assassin», alors pourquoi au-Sous des habits jourdTiui en rajouter, demande Irene Pivetti, la nouvelle présidente de nouveaux, une la Chambre des députés, dans une entrevue à II Giomale.Mme Pivetti vieille droite a ajouté qu\u2019il y a place, aujourd\u2019hui, .pour une évaluation sereine des «as-autontaire pects positifs» du fascisme, regar-.\t, ,.dant notamment «la condition des revient-elle femmes».«La rhétorique antifascis- donc en force?£gfg\"pérée par la gauche\u2018'1ac' Lundi dans l\u2019impressionnante foule milanaise, on ne retrouvait pourtant pas que des gauchistes.Il y avait par exemple Mino Martinazzoli, secrétaire général du Parti populaire italien, nouveau nom de la défunte Démocratie chrétienne, une formation corrompue, parasitaire.mais également \u2014 en tant que parti qui s\u2019est toujours dit «du centre» \u2014 d\u2019un fond antifasciste très réel.Même YOsservatore Romano, l\u2019organe du pape, a mis son grain de sel dans cette polémique en se rangeant clairement du côté des antifascistes.Le thème favori de la droite «oublieuse» dans ce débat?La «réconciliation nationale».Thème «équivoque», réplique l\u2019éditorialiste Giorgio Bocca.«L\u2019Italie fasciste, qui a commencé comme une dictature pour finir alliée de l\u2019Allemagne nazie, et la démocratisation engagée à la Libération, sont deux choses irréconciliables», renchérit le philosophe Norberto Bobbio dans les pages La Stampa.«On cherche à banaliser le fascisme et à en faire une simple opinion parmi d\u2019autres», ajoute Barbara Spinelli dans le même journal.Derrière tout ce débat en apparence ésotérique sur le bien-fondé de l\u2019antifascisme historique et constitutionnel \u2014 car ce point de dogme fait partie intégrante de la Constitution \u2014, il y a l\u2019actualité politique la plus brûlante.Parmi les trois partis dits de droite qui ont gagné ensemble les élections du mois dernier et qui se préparent à gouverner sous la houlette de Silvio Berlusconi, l\u2019un tire directement sa filiation du fascisme mussolinien.Durant la campagne électorale, son jeune et habile leader Gianfranco Fini a fait très attention pour masquer toute réminiscence du passé, faisant par exemple «vider» de ses meetings sur la place tout ce qui pouvait ressembler aux chemises noires et au nostalgiques le bras levé.Mais sitôt l\u2019élection passée, ces derniers ont fait leur réapparition à quelques occasions, et M.Fini lui-même s\u2019est laissé aller à faire de vibrants éloges de Mussolini.Selon M.Piero Ignazi, politicologue interviewé par l\u2019hebdomadaire Epoca, «les partisans du MSI n\u2019ont jamais renoncé à leur idéologie; leur identité fasciste est encore très forte».\t.Sous des habits nouveaux, une vieille droite autoritaire revient-elle donc en force?Ou bien plutôt, dans l\u2019alliance minoritaire avec Berlusconi et les fédéralistes de la Ligue, ce mouvement finira-t-il par se «recentrer», puisque, en Italie, même les «extrêmes».le sont toujours un peu moins qu ailleurs?Affaire à suivre avec vigilance.\tINDEX\t\t Les actualités .A2\t\tIdées\t\t.A9 .Agenda culturel .R8\t\tLe monde\t\t.A4 Avis publics.\t.B4\tMontréal.\t.A3 Classées\t\t\tH6\tMots croisés.\t.B4 Culture.\t.B10\tPolitique\t\t,.A6 Découvertes.\t.Bl\tQuébec.\t.A7 Économie\t\t,.B2\tles sports\t\t.B5 Éditorial\t\t\tA8\t\t Météo Ciel variable Max: 26 Détails en B6 LES ACTUALITÉS Le PQ doit «trancher net», dit Larose PAGE A 2 LE MONDE Les Serbes se retirent, l\u2019Occident respire PAGE A 4 CULTURE Betty Goodwin s\u2019installe à Paris PAGE B 10 Le Québec est écarté des télécommunications Ottawa possède la compétence exclusive en téléphonie, statue la Cour suprême ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Depuis 12 h 30 hier, le Québec n\u2019a plus aucune compétence en matière de télécommunications.Les 16 compagnies de téléphone actuellement réglementées par le gouvernement du Québec, dont Québec-Téléphone et Télébec, tombent dans le giron fédéral tout comme l\u2019éventuelle autoroute électronique québécoise.Dans une décision rendue sur le banc hier, la Cour suprême du Canada a statué que le gouvernement fédéral avait la compétence exclusive en matière de téléphonie et que le Québec n\u2019a pas le droit de réglementer cette industrie, confirmant les jugements de la Cour supérieure et de la Cour d\u2019appel du Québec dans l\u2019affaire Téléphone Guévremont.En 1991 et 1992, les instances inférieures avaient donné raison à cette minuscule compagnie de téléphone de la région de Drummondville.Téléphone Guévremont, qui dessert 5500 abonnés à Sainte-Rosalie et à Notre-Dame du Bon-Conseil, cherchait à s\u2019affranchir de la Régie des télécommunications du Québec et souhaitait ne relever que du Conseil de la radiodiffusion et des télé- communications canadiennes (CRTC).Selon l'avocat de la compagnie, Me André Joli-Coeur, Téléphone Guévremont, parce qu\u2019elle faisait affaire avec Bell Canada qui relève du CRTC, était soumise dans les faits à une double réglementation.«C\u2019était épouvantable comme situation d\u2019avoir à se quereller continuellement sur les plan fédéral et provincial», a-t-il fait valoir hier.Dans un jugement unanime de ses neuf juges, la Cour suprême a confirmé la décision de la juge de la Cour VOIR PAGE A 10: QUÉBEC Des élections sans heurts t '\t.PHOTO AP NELLIE ZIMEMA.âgée de 89 ans, inscrit son vote au Centre ZamaZulu Nkosi pour les personnes âgées au Canton de KwaMashu, à 8 milles au Nord de Durban.Les personnes âgées, handicapées et les membres des Forces armées enregistraient leur vote la première journée de l\u2019élection sud-africaine.Les Sud-Africains enterrent Papartheid dans les urnes Les élections multiraciales marquent le retour de l\u2019Afrique du Sud dans le concert des nations Malgré les attentats de dimanche et de lundi, le premier jour des premières élections multiraciales libres de l\u2019histoire de l\u2019Afrique du Sud s\u2019est déroulé hier sans heurts, l\u2019émotion et la joie ayant remplacé la peur malgré les grandes difficultés logistiques rapportées un peu partout Desmond Tutu s\u2019est déclaré fou de joie, «comme amoureux»; Nelson Mandela a appelé à une participation massive «pour l\u2019amour de la nation et de la démocratie»; Frederik de Klerk a dit qu\u2019il avait réalisé les objectifs qu\u2019il s\u2019était fixés lors de son arrivée au pouvoir (voir page A-5).Ces élections marquent par ailleurs le retour spectaculaire de l\u2019Afrique du Sud dans le concert des nations.MARIE-PIERRE SUBTIL LE MONDE Johannesburgh \u2014 «South Africa, The world is with you» («Afrique du Sud, le monde est avec toi»).Placardée à l\u2019entrée du bureau de l\u2019ONU, qui a dépêché 1800 observateurs pour les élections, l\u2019affiche symbolise un véritable retournement de l\u2019Histoire.Une fois n\u2019est pas coutume, celui-ci est porteur d\u2019espoir.Pendant plus de trente ans, le monde fut contre l\u2019Afrique du Sud.Aujourd\u2019hui, il s\u2019y précipite.Les diplomates des pays qui la tenaient dans le plus grand ostracisme, pour cause de lutte contre l\u2019apartheid, se bouscu- lent à Pretoria.Ambassades, bureaux de représentations et missions commerciales s\u2019installent depuis 1992 dans la capitale, et le mouvement devrait s\u2019amplifier une fois le Congrès national africain (ANC) au pouvoir.On ne sort pas sans séquelles de plusieurs décennies d\u2019isolement Les quinze premières minutes du journal télévisé de 20heures sont consacrées à la politique intérieure, les quinze dernières au sport Pas un mot de politique étrangère.Dans les journaux, le traitement de l\u2019actualité internationale se résume à la publication de quelques dépêches d\u2019agences de presse.Il faudra sans doute du VOIR PAGE A 10: ÉLECTIONS Quark inc.cesse la distribution de ses logiciels français Le producteur américain refuse de se plier à l\u2019esprit des lois linguistiques du Québec LAURENT SOUMIS LE DEVOIR Les principaux journaux, magazines, agences de publicité et de communication du Québec sont désormais privés, sur le marché local, des versions françaises des logiciels de la société américaine Quark Inc., qui servent à faire de la mise en page électronique, et sont utilisés notamment pour la confection de l\u2019édition du DEVOIR que vous tenez entre les mains.Blâmant la Charte de la langue française du Québec, source de coûts et de contraintes, le producteur du Colorado a tout simplement décidé de cesser la vente au Québec de la version française du QuarkXPress, initialement développé en anglais, et invite ses clients à s\u2019approvisionner au double du prix, voire au triple, sur le marché francophone européen.Cette abrupte décision pourrait laisser des entreprises comme LE DEVOIR avec des logiciels payés à fort prix VOIR PAGE A 10: LOGICIELS C\u2019est reparti comme en 80 Une fièvre pré-électorale s\u2019est emparée des politiciens québécois à la Chambre des Commîmes et à l\u2019Assemblée nationale hier, amenant les Chrétien, Parizeau, Bouchard et Johnson à donner une avant-première de la campagne électorale qui se trame au Québec.Hier à Québec, les fédéralistes disaient que la prochaine élection sera référendaire, alors que les indépendantistes insistaient qu\u2019elle servirait surtout à juger le gouvernement À Ottawa, Lucien Bouchard invitait Jean Chrétien à venir faire campagne au Québec souvent et longtemps.M.Chrétien, lui, a reproché aux bloquistes d\u2019utiliser des fonds fédéraux pour combattre le Canada.NOS INFORMATIONS EN PAGE A 6 DÉCOUVERTES Le quark top existe bel et bien Découverte de l\u2019ultime pièce du puzzle définissant la structure de l\u2019atome PAGE B i Les avalés de Lavalin Le Musée d\u2019art contemporain expose la controversée collection Lavalin Comment exposer une controverse?Pour le découvrir, il suffira d\u2019aller faire un tour au Musée d\u2019art contemporain de Montréal (MAC), à compter du 30 avril prochain, pour contempler les œuvres choisies de la collection Lavalin.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR LJP exposition Le partage d\u2019une vision rassemble environ 175 œuvres I d\u2019artistes québécois et canadiens, sur les quelque 1300 de l\u2019empire des ingénieurs, qui a fait faillite il y a plus de deux ans.Ces œuvres «corporatives» ont été intégrées, dans la controverse, à la collection permanente du musée, en juin 1992.Cette fois, l\u2019établissement muséal réussit, sinon à se donner raison d'avoir avalé cette portion de Lavalin.au moins à donner l\u2019heure juste sur la composition de ce lot qui a augmenté la collection du MAC de moitié environ.«Presque personne ne connaissait le contenu de la collection Lavalin, a expliqué hier Marcel Brisebois, directeur du musée, en rappelant qu\u2019à peine 20% de ses œuvres avaient été exposées jusqu\u2019ici.Les critiques, on peut les accepter, mais il faut d'abord savoir de quoi on parle.» Telle qu\u2019on la découvre au musée, cette pointe de l\u2019iceberg, cette crème de la crème de Lavalin.sélectionnée par la conservatrice Josée Bélisle.ne peut pas manquerdunpres- VOIR PAGE A 10: LAVALIN Berlin, de Dominique Blain, une reprographie sur carton del986, est une des 175 œuvres de l\u2019expositionconsacrée à la controversée collection Lavalin par le Musée d'art contemporain de Montréal.i A 2 Le Rwanda, c\u2019est pas fini CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Il y a encore quelque chose à faire pour le Rwanda.C\u2019est ce qu'ont déchiré en choeur les représentants du groupe Urgence-Rwanda, réunis hier pour venir en aide aux réfugiés rwandais accueillis par les pays limitrophes du Rwanda, soit principalement le Burundi, le Zaire et la Tanzanie.Le groupe Urgence-Rwanda, qui vient d\u2019être fondé, s\u2019est fixé un objectif de 100 000 dollars en fonds humanitaires, à recueillir dans les délais les plus rapides.Parmi les invités de marque regroupés pour lancer cette campagne de financement, Lise Bacon, ex-vice-pre-mière ministre du Québec, Pierre Juneau, ex-président de la société Radio-Canada, Gregory Charles, comédien, et le Dr Alain Poirier, médecin spécialisé en santé communautaire, étaient présents à la réunion d\u2019hier.Le frère Joseph Bourgeois, missionnaire, et Michel Lefebvre, coopérant volontaire d\u2019Oxfam-Québec, tous deux revenus du Rwanda au cours des derniers jours, participaient à la réunion, ainsi que Robert Hazel, ethnologue et président d\u2019Amitiés Canada-Rwanda.Le groupe a réagi notamment aux propos d\u2019un médecin montréalais, le Dr André Martel, revenu du Rwanda, et qui déclarait aux médias hier qu\u2019«il n\u2019y avait plus rien à faire au Rwanda».Aussi, Pierre Juneau a répliqué que la théorie selon laquelle le développement de l\u2019Afrique était désespéré était «une théorie nocive, dont il fallait s\u2019occuper».Bien que Robert Hazel, ethnologue et président d\u2019Amitiés-Canada, admette que «pour le moment, ce sont les canons qui parlent» au Rwanda, soeur Gisèle Allard, qui quittait il y a quelques jours sa mission rwandaise pour entrer au Québec, déclarait qu\u2019il y avait encore des possibilités d\u2019aider les Rwandais réfugiés.«Au cours des derniers mois, j\u2019ai vu de jeunes enfants de 15 ans quitter l\u2019école pour entrer dans l\u2019armée, dans la milice gouvernementale», de dire soeur Allard.Pour sa part, Thomas Paradis, Québécois marié à une Rwandaise et qui a vécu dans ce pays de 1962 à 1969, a déclaré hier que l\u2019aide internationale avait beaucoup changé le paysage rwandais au cours des demièes années.«Nous avons entrepris des travaux en éducation, ainsi que des travaux de construction de route», de faire valoir Michel Lefebvre, d\u2019Oxfam-Québec, ajoutant que selon lui, il fallait poursuivre ces travaux.Pour sa part, Lise Bacon a ajouté que l\u2019histoire de l\u2019Afrique avait démontré que des situations aussi graves que celle vécue présentement par les Rwandais pouvaient finir par se résorber.Au sujet des abus de pouvoir de l\u2019ancien gouvernement rwandais, Robert Hazel a admis que «la diplomatie internationale avait longtemps fermé les yeux sur un problème non-résolu» au Rwanda.M.Hazel faisait notamment référence à la non-application des accords d\u2019Arusha, signés en Tanzanie en 1993, le refus du gouvernement rwandais de réadmettre les réfugiés politiques depuisl973, ainsi que la concentration du pouvoir entre personnes provenant de la région d\u2019origine du président, soit le nord du pays.Le regroupement Urgence-Rwanda réunit les organismes Oxfam-Québec, Je Centre canadien d\u2019étude et de coopération internationale, Amitiés Canada-Rwanda, ainsi Proveda-Avions-sans-frontières.Pour s\u2019assurer que les biens procurés par le regroupement soient bien acheminés jusqu\u2019aux victimes des affrontements, le groupe entend s\u2019appuyer sur les missions et les points de coopération de ces organismes au Burundi, en Tanzanie, et au Zaïre.Urgence-Rwanda vise à procurer aux réfugiés sur le terrain des soins de santé et de l\u2019aide alimentaire.I.K I) K V O I H .I.K M E R 0 H K I» I 2 7 A V It I I.I It It I L E S \\ C T lî A LIT E S Un automobiliste sur cinq se dit favorable au covoiturage LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Un automobiliste sur cinq se dit favorable à la création de voies réservées pour les autobus et le covoiturage autour des villes pour y réduire la pollution urbaine et la facture énergétique.Cette lueur d\u2019espoir dans le comportement de l'homo automobilis, qui demeure fondamentalement opposé aux taxes «vertes» sur l\u2019essence, apparaît dans le dernier sondage triennal du Canadian Automobile Association (CAA), réalisé l\u2019an dernier et dont les résultats viennent d\u2019être publiés.Globalement, les automobilistes font preuve de plus d\u2019ouverture qu\u2019en 1990 pour les solutions environnementales et en particulier pour celles que devront mettre en place les gouvernements pour lutter contre l\u2019effet de serre.Mais avec une constance surprenante, ils s\u2019opposent à toute mesure coercitive ou universelle, auxquelles on ne peut se soustraire.Les voies réservées autour des villes constituent, selon plusieurs experts, la solution la plus intéressante pour l\u2019environnement car les voitures les moins polluantes sont encore celles.qui restent à la maison.Un nombre croissant d\u2019automobilistes se dit intéressé par le covoiturage sous certaines conditions.Pour 90% d\u2019entre eux, le plus important, c\u2019est d\u2019arriver et de partir à temps du travail, une exigence qui explique pourquoi plusieurs boudent systématiquement les trans|X)rts en commun.Pour 85% de ses éventuels adeptes, le covoiturage doit éviter les détours inutiles et offrir une grande fiabilité d\u2019horaires.I-a réduction des coûts du transport et le fait de bien connaître ses partenaires de voyage vient loin derrière ces premiers critères.Cyclistes Les automobilistes appuient encore plus massivement qu\u2019en 1990 l\u2019idée que les villes doivent offrir aux cyclistes des voies réservées larges et sécuritaires, le pourcentage d\u2019appui ayant augmenté de 66% à plus de 77% en trois ans.Mais les mêmes automobilistes se disent très majoritairement opposés à toute contrainte d\u2019accès aux centre-ville, par rationnement du stationnement, par l\u2019imposition de postes de péage ou de permis d\u2019accès.Comme en 1990, quatre automobilistes sur cinq se déclarent opposés à toute taxe «verte» sur l\u2019essence pour financer les mesures environnementales, qu\u2019il s\u2019agisse du transport en commun, du covoiturage ou de l\u2019aménagement de voies cyclables.Tous redoutent d\u2019ailleurs que cet argent ne soit dépensé ailleurs.Le sondage du CAA montre incidemment que les taxes sur l\u2019essence auraient peu d\u2019influence sur le comportement A\u2019homo automobilis, à moins d\u2019être substantielles.En effet, plus de la moitié des répondants disent qu\u2019une augmentation de 10 cents le litre ne réduirait pas leurs déplacements et un tiers précisent qu\u2019ils le réduirait de 10% seulement.S\u2019il s\u2019agissait d\u2019une augmentation de 20 cents du litre, par contre, le le tiers seulement ne réduirait pas son kilométrage, ce qui indique une sensibilité certaine aux coûts, sensibilité qu\u2019on perçoit aussi dans le fait qu\u2019en pleine période de crise économique, le kilométrage annuel moyen a fondu de 21000 à 18000 km.Les mesures qui conservent la voiture dans le décor urbain sont évidemment les plus populaires: ainsi, les automobilistes se disent à 97% favorables à l\u2019imposition de normes de consommation d\u2019essence, même très strictes.Prenant à rebrousse poils les gourous du marketing qui ne jurent que par l\u2019augmentation de la cylindrée et l\u2019abolition des transmissions manuelles, les automobilistes sont favorables à la mise en place de taxes proportionnelles à l\u2019appétit des machines énergivores à condition qu\u2019on diminue d\u2019autant les taxes exigées des moins gourmandes.Cette stratégie, disent-ils, ne devrait pas permettre aux gouvernements d\u2019obtenir de nouveaux revenus mais stimuler l\u2019achat de voitures moins énergivores.Projet de loi 116, loi 142, crise dans les garderies.Le PQ doit «trancher net», dit Larose BERNARD PLANTE LE DEVOIR \\ A deux semaines du 57e Congrès de la CSN, le président de la centrale, Gérald Larose, demande au Parti québécois «de trancher net» en prenant «des engagements formels» sur des sujets d\u2019actualité comme le projet de loi 116, la loi 142 ou le conflit de travail qui oppose le gouvernement Johnson aux travailleuses des garderie?.A l\u2019ouverture du Conseil confédéral de la CSN, hier, Gérald Larose a associé la timidité du PQ sur ces questions au contexte électoral, mais il refuse d\u2019utiliser les mots opportunisme politique pour qualifier la prudence péquiste: «Non, je ne voudrais pas employer ces mots là, mais nous souhaitons que les débats sur ces questions majeures soient plus ouverts.» Sur le projet de loi 116 modifiant la durée des conventions collectives, M.Larose souhaite «un message clair» de la part de l\u2019opposition: «Ils (le PQ) sont contre, mais nous souhaitons qu\u2019ils prennent l\u2019engagement de retirer la loi (si elle devait être adoptée)».Gérald Larose note encore l\u2019opposition de la députation péquiste à la loi 142 touchant l\u2019industrie de la construction, mais, ici encore, il demande au Parti québécois de prendre «l'engagement formel» de retirer la loi s\u2019il est élu à la prochaine élection générale.Dans le dossier des garde- «Si j\u2019avais la LE DEVOIR Le président de la CSN, Gérald Larose, croit que le choix du président d\u2019une centrale syndicale au suffrage universel des membres serait, dans les faits, «antidémocratique».M.Larose explique que le seul fait d\u2019être président de la CSN offre une visibilité publique qui désavantage- ries\u201e le discours du président de la CSN est le même: «L\u2019opposition devrait trancher net pour que les parents et les travailleuses sachent à quoi s\u2019en tenir dans un avenir prévisible.» M.Larose tient, en fait, exactement le même discours que le présidente du Mouvement national des Québécois, Louise Laurin.Mme Laurin reproche aussi au PQ son peu d\u2019empressement à alimenter les débats touchant l\u2019immigration, la langue et l\u2019éducation, débats sacrifiés «à la stratégie électorale».Mais si Gérald Larose demande au Parti québécois de prendre position c\u2019est qu\u2019il n\u2019attend rien du gouvernement Johnson: «Je pense que l\u2019opposition officielle peut se compromettre et prendre l\u2019engagement de nous libérer de ces lois illégitimes produites par un régime qui est en voie de disparaître.» Le président de la CSN affirme que «le Québec tout entier est paralysé par les considérations partisanes (les élections) d\u2019un homme (Daniel Johnson) à la dérive».Il accuse le premier ministre de miner le rapport de force du Québec vis à vis du Canada-anglais en entretenant l\u2019ambiguïté sur les réformes fédérales qui empiètent sur les compétences du Québec: «Et en plus quand on (M.Jphnson) va salir son propre nid aux Etats-Unis, c\u2019est qu\u2019on est mal en point» La CSN repousse toujours catégoriquement la proposition de Québec rait les autres candidats: «Si j\u2019avais la volonté d\u2019être président à vie c\u2019est sûrement la formule (suffrage universel) que je choisirais.Le président de la CSN a une avance certaine dans l\u2019opinion sur n\u2019importe quel autre candidat.Dans les faits ce serait plutôt antidémocratique.Pour (pouvoir) choisir dans le cadre d\u2019une d\u2019inclure dans le prochain budget un crédit d\u2019impôt supplémentaire pour les parents pour régler le conflit dans les garderies.C\u2019est, répète Gérald Larose, «une voie impraticable» et il refuse d\u2019«attendre un temps (le budget), pour se faire rouler définitivement».Dans cette négociation, il s\u2019en prend aussi à l\u2019Office des services de garde dont «la magouille» ne vise, selon lui, qu\u2019à attaquer l\u2019organisation syndicale des garderies: «Si au moins nous pouvions compter sur la conscience de l\u2019Office de garde.Mais, nous voilà en face d\u2019une action perverse qui est le résultat de 9 ans de nominations partisanes dans les régies gouvernementales.» Si Gérald Larose ne cache pas sa volonté de travailler à la défaite des libéraux à la prochaine élection, il laisse, pour l\u2019essentiel, carte blanche au Parti québécois et au Bloc québécois: «Notre volonté, dit-il, c\u2019est de participer à la mise en place d\u2019un réseau permanent qui fonctionnerait en vue du prochain référendum.Notre intérêt n\u2019est pas tellement du côté de l\u2019élection, cela appartient aux organisations déjà en place.» En fait, «la sortie» du président de la CSN «contre» le Parti québécois n\u2019est peut-être pas étrangère à la tenue du 57ie congrès de la centrale du 9 au 14 mai.Les délégués aiment bien voir leurs dirigeants afficher leur «indépendance» face aux pouvoirs politiques.organisation du type de la CSN il faut davantage être informé du trafic interne.»Gérald Larose soutient en outre que la démocratie est directe à l\u2019intérieur de la CSN: «Ce sont les syndicats qui sont membres de la CSN.Il y a 2200 membres qui représentent 245 000 personnes.Donc, la démocratie est directe.» volonté d'être président à vie.» PHOTO ASSOCIATED PRESS mm*.' \"i ' MBs Il a fallu près de neuf heures aux sauveteurs pour retrouver dix personnes qui ont survécu à l\u2019explosion d\u2019un Airbus A-300.Au centre du Japon - \u2014\u2014\tt v» l Au moins 261 morts dans un écrasement aérien Tokyo (Reuter) \u2014 Deux-cent soixante et une personnes sont mortes hier dans l\u2019accident d\u2019un Airbus A-300 de la compagnie taiwanai-se China Airlines qui s\u2019est écrasé à l\u2019atterrissage à Nagoya, dans le centre du Japon, ont déclaré les pompiers.Dix personnes ont survécu à l\u2019accident et il a fallu près de neuf heures aux sauveteurs pour les retrouver.L\u2019appareil effectuait la liaison Tai-peh-Nagoya.Il a explosé et a pris feu à l\u2019impact, par beau temps et par vent faible.Il s\u2019agit de la plus importante catastrophe aérienne au Japon depuis l\u2019accident d\u2019un Boeing 747 des Japan Air Lines dans une zone montagneuse, au nord-est de Tokyo, qui avait fait 520 morts en août 1985.Les causes de la catastrophe de Nagoya sont pour l\u2019instant inconnues, a déclaré un responsable de l\u2019aéroport de Nagoya en ajoutant que les boîtes noires d\u2019enregistrement des données du vol avaient été retrouvées.«L\u2019avion était en train d\u2019effectuer une descente en douceur vers la pis- te quand soudain, il a brusquement, repris de l\u2019altitude.Alors, les moteurs, ont pris feu, l\u2019appareil s\u2019est écrasé et, a explosé», a raconté un témoin.L\u2019incendie a été maîtrisé au bout de 40 minutes.Alors que les sauveteurs tentaient toujours dans la nuit nipponne de retirer des victimes des décombres, le ministère japonais des Transports a diffusé l'enregistrement du dernier dialogue entre la tour de contrôle et le pilote.Ce dernier y expliquait qu\u2019il allait tenter pour la seconde fois son atterrissage.Trente secondes plus tard, selon China Airlines, l\u2019aile droite de l\u2019avion a touché le sol et l\u2019appareil s\u2019est écrasé.La chaîne de télévision NHK a rapporté que 158 passagers étaient Japonais et 99 d\u2019autres nationalités.Un porte-parole de la compagnie à Tai-peh dit que 63 passagers étaient Taïwanais.Les responsables d\u2019Airbus Industrie ont déclaré de leur coté que cé type d\u2019appareil, entré en exploitation en 1984, n\u2019avait jusqu\u2019à présent pas connu d\u2019accident.L\u2019avion avait été livré à la compagnie en 1991.Manque d\u2019omnipraticiens en Abitibi-Temiscamingue, «Déjeuner populaire» pour recruter LE DEVOIR Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), tout en reconnaissant qu\u2019il existe un problème de manque de médecins en Abi-tibi-Témiscamingue, a rejeté la majorité des solutions que les omnipraticiens de la région lui avaient proposées, à la suite de leur journée de grève \u2014 ou d\u2019étude\u2014 du 14 avril dernier.Les.médecins d\u2019Abitibi-Témisca-mingue ne sont donc pas convaincus de la «bonne volonté» du ministère de remédier à la situation.Ils en appellent à la population, qu\u2019ils invitent à un «déjeuner populaire» le premier mai prochain à Rouyn-Noranda.Les médecins font également circuler une pétition d\u2019appui à leurs revendications dans toutes les cliniques médicales de la région en plus de demander à tous les organismes du milieu d\u2019envoyer des lettres et des télégrammes à la ministre Lucienne Ro-billard.Le MSSS dit ne pas avoir l\u2019argent nécessaire à l\u2019embauche de 20 nouveaux omnipraticiens d\u2019ici l\u2019été comme l\u2019avaient demandé les omniprati- des médecins ciens.Il s\u2019engage toutefois à faire: une tournée des universités d\u2019ici la fin de la présente session pour recruter de nouveaux médecins «sans autres incitatifs qui n\u2019existent déjà», est-il écrit dans un communiqué de presse de l\u2019Association des médecins omnipraticiens du Nord-Ouest, - -Le ministère a rejeté la demande des omnipraticiens de geler içç.postes disponibles dans les grapd?; centres, jusqu\u2019à ce que les régions atteignent le même pourcentage de postes comblés.Il a aussi refusé, d\u2019empêcher que les boursiers puissent se désister de leur engagement-envers les régions en remboursant, leur bourse.«Néanmoins, il est d\u2019accord sur le principe d\u2019augmenter le nombre de bourses et de les rendre plus difficilement remboursables.» Des possibilités d\u2019octroyer des permis restrictifs à des médecins étrangers \u2014 les médecins du Nord-Ouëst suggéraient que ceux-ci s\u2019engagent pour 20 ans \u2014 seront étudiées par le ministère dans des rencontres avec la Corporation professionnelle des médecins du Québec qui aura la décision finale.Concours Laval in COUPON-RÉPONSE EL 2 C 3 DU 27 AVRIL AU [gg3 Courez la chance de gagner Un FORFAIT WEEK-END POUR DEUX PERSONNES À BAIE-SAINT-PAUL dans le cadre du Symposium de la jeune peinture au Canada (entre le 5 août et le 5 septembre 1994).D\u2019une valeur approximative de 1000 $, le forfait comprend: \u2022\tDeux nuits à la magnifique auberge La Pignoronde de Baie-Saint-Paul, incluant deux soupers et deux petits déjeuners pour deux personnes.\u2022\tUne croisière aux baleines.\u2022\t300 $ en argent de poche.B®5 La réponse à la question du jour sera donnée par FRANÇOIS PARE, sur les ondes de CIEL-MF, entre 9 h et 12 h.Le tirage se déroulera le 8 mai 1994, à 17 heures, dans le cadre de l\u2019émission La ruée vers l\u2019Art.20 exemplaires du livre La Collection Lavalin du Musée d\u2019art contemporain de Montréal - Le partage d\u2019une vision seront également tirés.L\u2019exposition Lavalin se déroulera du 30 avril au 23 octobre 1994 LE DEVOIR Al 19 9 4 MUSEE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL LES EDITIONS DE L\u2019HOMME présentent Lavalin e>v '.\u2019hUmmc \"S(eur FM LE SYMPOSIUM DE LA JEUNE PEINTURE AU CANADA i a- ?» *rative de l\u2019entreprise».Télémédia entend transférer Hubert Deraspe à l\u2019extérieur du territoire de la Ville de Montréal.Une décision doit être prise d\u2019ici vendredi.Alain Saulnier de la FPJQ n\u2019y voit pas une solution idéale pour protéger le droit du public à une information juste et équitable.«Dans le contexte municipal, avec l'interraction qui existe entre la Ville de Montréal et l'ensemble de la Communauté urbaine, des relations avec Laval et les villes de banlieue, on va toujours percevoir qu\u2019il y a un biais ou que ses prises de positions sont motivées par une allégeance partisane», estime M.Saulnier qui ajoute: «On fait plus de journalisme quand on fait de la politique.Il faut choisir entre les deux.On ne peut pas servir le public avec deux chapeaux.» Déménagements à la Place Victoria Leclerc refuse de divulguer certains documents PHOTO JACQUES NADEAU anacaga LE BUREAU de vote montréalais pour les électeurs d\u2019Afrique du Sud était tenu hier par Henriette Guérin, déléguée aux Nations Unies, et Lungile Majola, représentant au candidat du PAC, le Party of Africanist Congress, l\u2019un des 17 partis politiques pour lequel les citoyens de l\u2019Afrique du Sud peuvent voter.Ce parti est à gauche de l\u2019ANC de Nelson Mandela.Les élections ont commencé hier en Afrique du Sud et prennent fin demain.Un peu de «bon sens» dans l\u2019administration de la CSST SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR Le ministre délégué au Conseil du Trésor, M.Jean Leclerc, a soutenu hier à l\u2019Assemblée nationale qu\u2019il n\u2019avait parlé à aucun des trois lob-byistes qui ont permis jusqu\u2019à un certain point à la société immobilière Trizec de remplir ses locaux vacants à la Place Victoria.Il a précisé que selon lui ni la Société immobilière du Québec (SIQ), ni la Place Victoria n\u2019avaient eu d\u2019entretiens avec ces lobbyistes qui ont reçu 250 000$ après avoir rempli le mandat confié par le courtier Michel Damphousse, dont les services avaient été retenus par Trizec pour l\u2019aider à combler ses importants espaces vacants à la Place Victoria.L\u2019opération ayant été un succès, M.Damphousse a confirmé au DEVOIR qu\u2019il avait touché une commission de 725 000$ de la part de Trizec.Interrogé par le député de Port-neuf, M.Roger Bertrand, le ministre a indiqué que la Société immobilière du Québec, société qui a orchestré le déménagement de la Société d\u2019assurance automobile, de la Commission des affaires sociales et de la Société québécoise de développement de la main-d\u2019oeuvre, dans les locaux de Trizec n\u2019avait jamais «négocié» PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le recteur de l\u2019Université Concordia, Patrick Kenniff, juge de façon positive la consultation lancée par le président de la CECM sur la restructuration scolaire.«Il est sain que la CECM lance un débat, dit-il.J\u2019aurais aimé que cette consultation débute plus tôt, mais il demeure important de prendre le pouls du public, même s\u2019il y a de la controverse».Le recteur de Concordia est actuellement impliqué dans une tâche qui apparaît à certains presque insurmontable: il préside le comité mis en place l\u2019hiver dernier par l\u2019ex-ministre de l\u2019Education Lucienne Robillard pour conseiller le ministè: re sur l\u2019application de la loi 107 (qui prévoit transformer les commissions scolaires confessionnelles en commissions linguistiques).Le comité doit remettre son rapport d\u2019ici le 30 juin, et c\u2019est à partir de ce rapport que le ministre pourra décider de la mise en application de la loi 107.Scénarios potentiels On sait que le président de la CECM, François Ouimet, lançait il y a deux semaines une consultation publique autour de six scénarios potentiels de restructuration scolaire.Le MEMO, le parti d'opposition à la CECM, a accusé M.Ouimet de ne pas avoir soumis à la consultation le scénario qui prévoirait le remplacement pur et simple des commissions confessionnelles par des commissions linguistiques.Les scénarios actuellement retenus par la CECM parlent plutôt avec cette entreprise.Trizec détenait les baux.Le ministre a même été jusqu\u2019à dire que la SIQ n\u2019avait «pas fait affaire» avec Trizec dans ce dossier.Invitant le ministre à rendre public tous les documents pertinents à cette transaction, l\u2019une des plus importantes du genre à survenir à Montréal depuis un an, M.Leclerc a répondu qu\u2019il avait déjà transmis, via la SIQ, tous les chiffres nécessaires de faire connaître «à ce moment-ci».Le ministre faisait référence au court texte de sept pages remis mercredi aux journalistes par la SIQ, alors que M.Bertrand faisait allusion aux documents que LE DEVOIR a demandés de produire vendredi à la SIQ.Documents qui lui ont tous été refusés, n\u2019ayant rien à voir avec ce texte, et qui avaient été demandés à la suite d\u2019une déclaration du ministre affirmant qu\u2019il n\u2019avait «rien à cacher» dans le dossier de la Place Victoria.Déclaration qu\u2019il a d\u2019ailleurs répétée hier et qui a incité le DEVOIR à redemander \u2014 mais cette fois à son attachée de presse \u2014 copie de deux documents signés par des dirigeants de la SIQ (qui gère des fonds publics) reliés à la transaction de la Place Victoria.Ce à quoi elle a refusé.d\u2019une commission scolaire linguistique qui se superposerait à une commission scolaire confessionnelle.«Nous ne rejetons pas du revers de la main la possibilité de créer des écoles laïques, de dire Patrick Kenniff, mais le mandat de notre comité, c\u2019est de tenir compte de la loi 107 et du jugement de la Cour suprême, qui réaffirme le droit constitutionnel aux structures confessionnelles à Montréal et à Québec.C\u2019est le cadre dans lequel nous devons fonctionner, et changer le cadre nécessiterait un amendement constitutionnel.» François Ouimet soumet également à la consultation publique l\u2019idée d\u2019une commission scolaire à la double identité, à la fois confessionnelle et linguistique.«La législation n\u2019est pas articulée pour tenir compte de la double identité, commente Patrick Kenniff.Mais c\u2019est une idée qui ne semble pas contraire à la loi 107 et au jugement de la Cour, et il est intéressant de la soumettre au public».Patrick Kenniff explique que son comité a établi d\u2019avance qu\u2019il ne tiendra pas d\u2019audiences publiques sur le sujet, et qu\u2019«il n\u2019est question de rebrasser la marmite de tout le découpage territorial de toutes les commissions scolaires».«Les gens nous disent qu\u2019il faut protéger la stabilité du milieu scolaire et bousculer le moins possible».ajoute-t-il.Les réunions du comité Kenniff, qui regroupe des représentants des principales commissions scolaires, se tiennent à tous les mois mais il est vraisemblable, selon son président, que le rythme augmente prochainement.PRESSE CANADIENNE L\u2019Association des manufacturiers demande au ministre de l\u2019Emploi d\u2019intervenir pour corriger ce qu\u2019elle identifie comme des irritants au régime d\u2019indemnisation des accidentés du travail.Dans un communiqué, le président-directeur général de l\u2019AMQ, M.Richard Le Hir, demande au ministre Serge Marcil de «faire appliquer les .\tr, .1.U .\tI nrlrviminfl-n thode de calcul du salaire des ouvriers de la construction qui sont accidentés.«Quelle réponse valable le ministre peut-il nous donner pour expliquer son inertie ?»\u2019, demande M.Le Hir.Bien que la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) ait redressé sa situation financière en 1993, affichant un surplus de 75 mil-lions$, Te problème du déficit accu- rvi 1 iLi /T nt-Mm t\tlr> nrlrv regies au Don sens aans 1 aaininisu a-tion de la CSST».L\u2019AMQ souhaite notamment que l\u2019on réduise les prestations des accidentés du travail de 90 à 80 pour cent du salaire et que l\u2019on modifie la mé- muie aemeure enuer souugne le pag de l\u2019Association des manufacturiers.Ce déficit accumulé risque d\u2019affecter la compétitivité des entreprises manufacturières du Québec pour les prochaines années, craint-il.Avis public Ville de Montréal Commission de l'administration et de la qualité des services La Commission de l\u2019administration et de la qualité des services tiendra une assemblée publique sur le thème: Étude du bilan 1993 et du plan d\u2019action 1994 relatifs au programme d'accès à l'égalité en emploi pour les communautés culturelles.Cette assemblée aura lieu le: mardi 3 mai 1994 à 9 h 30 à la Salle du Conseil 275, rue Notre-Dame Est La documentation relative à cette assemblée peut être consultée dans les bureaux Accès Montréal ou être obtenue à la: Division des commissions et comités du Conseil 85.rue Notre-Dame Est.bureau R-200 Montréal (Québec) H2Y 1B5 Par ailleurs, la Commission de l\u2019administration et de la qualité des services tiendra une assemblée publique sur les thèmes suivants: \u2022\tdélibération et adoption de recommandations sur l\u2019Étude du bilan 1993 et du plan d'action 1994 relatifs au programme d'accès à l\u2019égalité en emploi pour les communautés culturelles; \u2022\tdélibération et adoption du rapport sur le Bilan des activités 1993-\t1994 et du plan de travail 1994-\t1995 de la Commission.Cette assemblée aura lieu le: mardi 3 mai 1994 à 14 heures à la Salle du Conseil 275, rue Notre-Dame Est Au cours de ces assemblées, une période de questions et de commentaires sera réservée au public.RENSEIGNEMENTS: Commission de l'administration et de la qualité des services, 85, rue Notre-Dame Est, bureau R-200; téléphone: 872-3770.Montréal, le 18 avril 1994 Le greffier, LÉON LABERGE Consultation de la CECM sur la restructuration scolaire Le recteur de Concordia trouve le débat sain L\u2019Assemblée des évêques du Québec se prononce Pour une limite du temps supplémentaire PRESSE CANADIENNE Afin de partager le travail salarié entre plus d\u2019individus, l\u2019Assemblée des évêques du Québec suggère que le législateur étudie la possibilité de limiter le temps supplémentaire.Le partage du temps de travail est «une voie de solution pour désamorcer la crise de l\u2019emploi au Québec», soulignait Pierre Morissette, évêque de Baie-Comeau et responsable du comité des affaires sociales de l\u2019Assemblée, hier en conférence de presse.Des diminutions «substantielles» du temps supplémentaire et même du temps régulier, les stages de formation, congés sans solde et années de salaire différé favoriseraient certes la disponibilité d\u2019emploi.L\u2019archevêque Maurice Couture, de Québec, cite l\u2019exemple du salarié «qui se dit très fier de ses 30 heures supplémentaires, alors que son propre fils n\u2019a pas de travail.Il y a là toute une mentalité à changer.» Dans la localité minière de Fer-mont, se souvient Mgr Morissette, les gens «aimaient dire que le temps supplémentaire paye la deuxième auto».Mais quand la compagnie a décidé qu\u2019il n\u2019y aurait plus de temps supplémentaire, «ce fut la panique, beaucoup avaient emprunté pour dépenser».Si le quart de ces heures en sus était partagé, signalent les évêques, il y aurait du travail pour 15 000 autres individus au Québec.Mais il est difficile de réaliser une telle idée, reconnaissent les prélats catholiques.Les salariés y sont généralement réticents et les patrons craignent qu\u2019un plus grand nombre d\u2019employés, à masse salariale égale, entraîne plus de soucis et d\u2019administration.L\u2019allongement des vacances, par des semaines payées à taux partiel ou d\u2019autres sans solde, sont aussi des options méritant une analyse, disent-ils.«Ne nous cachons pas qu\u2019aller vers le partage du temps de travail implique un examen courageux de nos valeurs de base, observe Mgr Morissette.Cela relève de l\u2019utopie?Mais s\u2019il n\u2019y a jamais d\u2019utopie, comment avancerons-nous?» A cette fin, les pouvoirs publics, les entreprises, syndicats et groupes de citoyens doivent agir en partenaires.«Mais comment amorcer?Qui va donner le branle?Nous n\u2019avons pas de formule magique», dit l\u2019évêque de Baie-Comeau.MICHEL DAVID\t^ ORTHO FICHES SUR LA LANGUE FRANÇAISE Cahier de fiches d'activités couvrant le programme des cinq années du secondaire en.\u2022\tORTHOGRAPHE GRAMMATICALE \u2022\tCONFUSIONS HOMONYMIQUES \u2022ORTHOGRAPHE D'USAGE Cahier de fiches d'activités ISBN 2-7601-23464 (346 p.) 15,15$ Corrigé ISBN 2-7601-2386-1 (90 p.) 20,65$ L'élève qui utilisera cet ouvrage se rendra rapidement compte que ORTHO-FICHES est original à plus d'un titre car il propose 74 fiches sur l'orthographe grammaticale, 28 fiches sur les confusions homonymiques, 41 fiches sur l'orthographe d'usage ainsi que tous les corrigés.guerm 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada Tél.: (514) 842-3481 Téléc.: (514) 842-4923 Montréal Toronto A 4 EN BREF ?PAS DE LIBERTÉ POUR LES NÉGATIONNISTES Karlsruhe (AFP) \u2014 Les extrémistes qui nient la réalité de l\u2019Holocauste ne sont pas protégés par le droit fondamental garantissant la liberté d\u2019expression, a décidé hier la Cour constitutionnelle allemande.En conséquence, les autorités civiles peuvent interdire des discours ou des conférences négationnistes.Les juges de Karlsruhe avaient été saisis par le parti néonazi NPD.Le NPD avait porté plainte contre la ville de Munich, qui souhaitait obliger les organisateurs d\u2019une réunion du NPD à déclarer publiquement, au début des débats, que la négation de l\u2019Holocauste est passible de sanctions pénales.-«- LE GOUVERNEMENT POLONAIS RECULE Varsovie (Reuter) \u2014 Le gouvernement polonais a retiré hier son plan dé restructuration des mines de lignite, prévoyant des suppressions d\u2019emplois, pour tenter de mettre fin à une grève des mineurs.Mais ceux-ci ont refusé de reprendre le travail.Le syndicat Solidarité, qui a déclenché le mouvement depuis jeudi dernier, a déclaré qu\u2019il amplifierait la grève si des négociations n\u2019étaient pas ouvertes sur ses revendications nationales, notamment l\u2019abandon d\u2019un projet de contrôle des salaires et la mise en oeuvre d\u2019un pacte industriel signé par le précédent gouvernement mais retardé par le nouveau gouvernement de gauche.-?- CORÉE DU NORD: UNE NOUVELLE APPROCHE Washington (AFP) \u2014 Les États-Unis travaillent à «une nouvelle approche» afin de parvenir à un accord avec la Corée du Nord sur le problème de ses installations nucléaires et présenteront leurs propositions dans quelques jours, a annoncé hier M.Robert Gallu-ci, le secrétaire d\u2019État adjoint chargé des affaires politiques et militaires.Selon lui, les négociateurs tenteront de parvenir à un accord similaire à celui obtenu en février.Les États-Unis accepteraient d\u2019envisager une nouvelle suspension des exercices conjoints avec la Corée du Sud, si un accord était obtenu avec la Corée du Nord.La Corée du Nord avait protesté contre ces manoeuvres, les considérant com-me des préparatifs de guerre.-?- LES CUBAINS QUITTENT L'AMBASSADE La Havane (AFP) \u2014 Cinq Cubains, dont un enfant de trois ans et demi, qui avaient pénétré de force lundi matin dans l\u2019ambassade du Canada à La Havane afin d\u2019y demander l\u2019asile politique, ont accepté, de leur propre gré, de quitter les lieux le même jour en début de soirée, a annoncé hier matin un porte-parole de l\u2019ambassade.Selon ce porte-parole, les adultes, quatre hommes âgés de 32 à 50 ans, ont été «convaincus» par les explications de l\u2019ambassadeur du Canada, qui leur a notifié que son pays n\u2019acceptait pas de leur accorder l\u2019asile politique.Le porte-parole a indiqué que les cinq Cubains, dont Ü n\u2019a pas voulu précisé l\u2019identité, ont quitté {\u2019ambassade librement pour le quartier du Vedado, à La Havane, à bord d\u2019un véhicule de l\u2019ambassade.-?- POLOGNE-LITUANIE: LA RÉCONCILIATION Vilnius (Reuter) \u2014 Le président polonais Lech Walesa et son homologue lituanien Algirdas Brazauskas ont signé hier, après deux ans d\u2019âpres négociations, un traité d\u2019amitié destiné à renforcer la sécurité dans la Baltique et à aider la Lituanie à intégrer l'Europe occidentale.«Nous avons fait un pas d\u2019une grande importance.Il s\u2019agit là d\u2019un accord qui reflète l\u2019esprit du temps et qui nous rapprochera d\u2019une Europe unie», a déclaré Algirdas Brazauskas dans un discours au Parlement de Vilnius.La Lituanie est le dernier des pays voisins de la Pologne à signer un traité formel d\u2019amitié avec Varsovie, essentiellement en raison de désaccords sur les minorités et l\u2019annexion pendant 20 ans de Vilnius par la Pologne, à partir de 1920.-?- L'HOMMAGE À RICHARD NIXON Washington (AFP) \u2014 L\u2019Amérique rend aujourd\u2019hui un dernier hommage à son 37e président, Richard Nixon, mort vendredi des suites d\u2019une attaque d\u2019apoplexie à l\u2019âge de 81 ans, au cours d\u2019une cérémonie officielle à Yorba Iinda (Californie), sa ville natale où sera aussi sa dernière demeure.Une journée de deuil national a été décrétée par le président Bill Clinton pour le jour des obsèques.Les drapeaux sont en berne sur l\u2019ensemble du territoire de l\u2019Union depuis vendredi et pour une période de 30 jours.Hier, 21 coups de canons devaient saluer sur la base des Marines d\u2019EI Toro l\u2019arrivée de son cercueil transporté de New York à bord du même Boeing 707 qui avait ramené M.Nixon chez lui en 1974 après sa démission de la présidence.I.E I) K V O I It , I.K M K l< élections n\u2019auront été davantage surveillées par la communauté internationale que ce premier scrutin multiracial en Afrique du Sud, qui mobilise 5000 observateurs étrangers.L\u2019Américain Gaye McDougal \u2014 un des cinq commissaires étrangers travaillant avec les organisateurs du scrutin, la Commission électorale indépendante (IEC) \u2014 a résumé cette situation en déclarant lundi : «Le monde entier scrute ces élections à travers les yeux des 5000 observateurs».Ces observateurs vont se rendre.dans les 9000 bureaux de vote du ' pays chargés d\u2019accueillir 22,7 mil lions d\u2019électeurs n\u2019ayant, pour la plufiTÎ part, jamais touché un bulletin dé vote de leur vie.\t,, , Ceci sans compter les quelque \u201e 15 000 surveillants entraînés par le Secrétariat à la paix nationale, orga: , nisme créé en vertu de l\u2019accord de paix de septembre 1991 signé par les principaux acteurs de la politique sud-africaine (ANC, Inkatha et gouvernement) pour mettre un terme à la violence.Les observateurs étrangers n\u2019ont d\u2019ailleurs cessé de se presser en Afrique du Sud depuis que le gouvernement de la minorité blanche, enfin débarrassé de son statut de paria, a fait un premier geste d\u2019ouverture en mai 1991 en invitant le Comité international de la Croix rouge à trancher le débat sur les prisonniers politiques.Le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) fut la première organisation internationale à avoir une présence permanente, depuis son intervention en novembre 1991 pour le retour des exilés politique : le HCR avait à l\u2019époque commencé d\u2019affréter des avions pour les rapatrier, sans attendre l\u2019accord formel avec les autorités de Pretoria, signé en septembre dernier seulement Le principe d\u2019une présence internationale dans tout règlement politique en Afrique du Sud avait été suggérée par les participants à la Convention pour une Afrique du Sud démocratique (CODESA), lors de ses débats en mai 1992.Ensuite, un policier britannique avait été appelé sur place pour en- T' quêter sur l\u2019attitude de la police sud-africaine durant le massacre de Boi-patong, du nom de la cité noire où, le 17 juin 1992, des Zoulous ont tué 42 Noirs pendant leur sommeil.Enfin, cet engagement de la communauté internationale envers l\u2019Afrique du Sud a culminé avec le débat de l\u2019Assemblée générale des Nations unies et la résolution du Conseil de sécurité, en juin 1992, qui, a décidé de l\u2019envoi des premiers ofr .servateurs de l\u2019ONU.no Mission ™ 00- accomplie, dit de Klerk ; Londres (AFP) \u2014 Le président sud-africain Frederik de Klerk a déclaré mardi à l\u2019issue du premier jour d\u2019un scrutin historique dans son pays qu\u2019il avait réalisé les objectifs qu\u2019il s\u2019était fixé lors de son arrivée à la présidence il y a cinq ans.Dans un entretien à la chaîne de télévision britannique Channel Four, M.De Klerk a déclaré qu\u2019il était extrêmement heureux d\u2019avoir eu la possibilité de réaliser ses objectifs.«Ce qui arrive aujourd\u2019hui, demain et après-demain (les trois jours d\u2019élections en Afrique du Sud), c\u2019est exactement ce que j\u2019avais promis il y a cinq ans.J\u2019ai mis le plan sur la table.J\u2019ai été le gardien du processus de réforme et cela a réussi.J\u2019ai réussi à réaliser ce que je m\u2019étais fixé», a dit M.De Klerk.«Ce que nous avons réalisé a été .et demeurera un processus évolutif»,' a souligné le président sud-africain.«Nous ne pouvons pas nous permettre un processus révolutionnaire», a-t-il ajouté.«Mon parti a une chance d\u2019être le plus grand parti ou au moins certainement le deuxième plus grand parti du pays.Je resterai au milieu de la mêlée au cours des cinq prochaines années afin de faire en sorte que le gouvernement d\u2019unité nationale réussisse à obtenir la réconciliation nationale et à apporter la croissance économique», a-t-il dit Sur ses relations avec le président du Congrès national africain (ANC) Nelson Mandela, qui selon toute vraisemblance devrait lui succéder et dont il devrait devenir le vice-président dans un gouvernement d\u2019unité nationale, M.De Klerk a précisé que s\u2019ils ne s\u2019appelaient pas par leurs prénoms, leurs relations étaient «bonnes».«J\u2019aime certaines choses chez lui, mais nous sommes des opposants et nous avons nos conflits.Je pense que c\u2019est la même chose pour lui», a-t-il dit avant de réaffirmer que tous deux «travailleront ensemble dans ce gouvernement d\u2019unitié nationale». I.K I) V.V (( I It , I.K M K It C K K I) I 2 7 A V K I I.I I) II 4 POLITIQUE Le député de Saint-Léonard sur la sellette Débat houleux entre Johnson et Parizeau à l\u2019Assemblée nationale Gagliano a rompu avec Cuntrera JEAN DION DE NOTRE BUREAU D\u2019OTTAWA Alfonso Gagliano admet qu\u2019il a commis «une erreur de jugement» en maintenant au sein de la clientèle de sa firme de comptabilité un membre en vue de la pègre italienne de Montréal.Mais il fait aujourd\u2019hui remarquer qu\u2019il a rompu toute relation professionnelle avec le caïd Agostino Cuntrera dès le 1er novembre dernier, soit au moment où il a été «informé qu\u2019il y avait des problèmes».Le député de Saint-Léonard et whip en chef du gouvernement libéral s\u2019est retrouvé sur la sellette, hier à Ottawa, après la divulgation d\u2019un reportage faisant état de ce que son entreprise familiale avait pendant plusieurs années compté au nombre de ses clients deux compagnies propriété de Cuntrera, impliqué en 1978 dans le meurtre d\u2019un membre d\u2019un clan rival.«Si c\u2019était à refaire, j\u2019aurais probablement agi différemment.Mais nous sommes humains et il peut arriver que nous fassions des erreurs de jugement», a déclaré M.Gagliano, pressé de questions au sujet de cette affaire embarrassante pour un gouvernement qui a fait de la droiture l\u2019un de ses chevaux de bataille électoraux.Lors d\u2019un long point de presse, le député a rappelé que Cuntrera, bien qu\u2019ayant plaidé coupable, n\u2019avait jamais été formellement condamné.De plus, a-t-il ajouté, sa propre bonne foi ne saurait être mise en cause ainsi que le démontrent le caractère strictement professionnel des relations par entreprises interposées et sa rapidité à agir dès qu\u2019on l\u2019a mis au courant du «problème».«J\u2019étais député depuis 1984, donc je ne suis plus depuis ce temps-là en pratique active.Alors, définitivement, ce n\u2019est pas ce genre de questions que je me posais.Je me posais surtout des questions sur le pays», a-t-il dit lorsque interrogé sur la «pertinence» de maintenir des relations aussi délicates.Le «problème» en question a été porté pour la première fois à la connaissance du gouvernement au lendemain des dernières élections, lorsque des rapports sur tous les députés libéraux ont été commandés à la Gendarmerie royale.Le rapport afférent à M.Gagliano portait un point d\u2019interrogation relatif à ses clients.Le premier ministre Jean Chrétien a dès lors demandé une enquête plus poussée, qui aurait, fin janvier, complètement blanchi son whip.Entre-temps, M.Gagliano assure avoir mis fin à ses relations d\u2019affaires avec Cuntrera.Aux Communes hier, M.Chrétien a d\u2019ailleurs vigoureusement défendu son député, s\u2019offusquant même de ce que le Reform Party ait soulevé une question à ce sujet.Il a attribué la divulgation de l\u2019information à une «fuite» d\u2019origine inconnue.«Cet homme a été blanchi de tout soupçon par tout le monde.Il a notre appui.Je suis très fier qu\u2019il soit membre de mon caucus.Le Parlement serait bien meilleur si nous avions davantage de Gagliano ici», a dit le premier ministre.Quant au principal intéressé, il a convenu hier que l\u2019affaire lui avait probablement coûté un poste au cabinet.Mais, philosophe, il a ajouté: «Il y a toujours des possibilités dans la vie, et on n\u2019a pas toujours ce que l\u2019on veut.On est responsables de nos propres gestes.» Le député a quand même reproché aux journalistes d\u2019avoir monté cette histoire en épingle tout en se demandant pourquoi La Presse, auteur de l\u2019article, l\u2019avait publié à ce moment alors que, selon lui, elle était au courant depuis plusieurs années.M.Gagliano s\u2019est également dit persuadé que les deux entreprises de Cuntrera pour lesquelles son bureau faisait des travaux de comptabilité n\u2019étaient de toute évidence pas impliquées dans le blanchiment de l\u2019argent provenant du trafic des stupéfiants.Alfsonso Gagliano a# Hi FRESO Fonds de recherche pour l'étude sida Québec Comité des personnes atteintes du virus d\u2019immunodéficience humaine du Québec Les enjeux électoraux prennent forme MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Daniel Johnson et Jacques Parizeau ont établi, chacun à leur manière, hier, l\u2019enjeu central des prochaines élections provinciales, a l\u2019occasion d\u2019un échange de trois heures, qui a tourné à la prise de bec, à l\u2019Assemblée nationale, l\u2019un traitant l\u2019autre de «grossier», le second qualifiant les réponses de son vis-à-vis d\u2019»indignes».Paradoxalement, le fédéraliste dit que l\u2019enjeu, pour les électeurs, sera de choisir entre deux options constitutionnelles, tandis que le souverainiste pense que les élections doivent servir à juger le gouvernement Pour le premier ministre Johnson, l\u2019enjeu principal, «les vraies choses, le vrai choix» des électeurs, sera de choisir entre deux options incarnées par deux chefs et leurs équipes: «l\u2019union économique ou l\u2019illusion économique», donc entre le fédéralisme et l\u2019aventureuse souveraineté.Au contraire, pour le chef du Parti québécois, le scrutin va devoir permettre de «juger le gouvernement sur les actes qu\u2019il a posés», non seulement depuis six mois que M.Johnson occupe le siège de chef de l\u2019exécutif, mais depuis huit ans que les libéraux sont revenus au pouvoir.«Ce gouvernement-là doit être jugé sur ses actes, sur ce qu\u2019il a fait et n\u2019a pas fait, sur l\u2019état de déliquescence dans lequel il laisse l\u2019économie du Québec», dit-il.Dans ce contexte, dit M.Johnson, l\u2019enjeu ne consiste pas du tout à savoir ce qu\u2019en pensent les politiciens fédéraux qui seront, comme les autres intervenants, et malgré le respect qu\u2019on leur doit, rien d\u2019autre que des «gérants d\u2019estrade» durant la campagne provinciale.Participation de Chrétien Si le premier ministre Chrétien désire venir au Québec en pleine campagne électorale provinciale, nul ne peut l\u2019en empêcher, convient M.Johnson, qui s\u2019abstient pour le moment de souhaiter sa participation ou non aux hostilités.Il se borne à dire que «la campagne est menée par le Parti libéral du Québec», dont il est le chef.«Les enjeux sont déterminés par nous».Il laisse entendre que si M.Chrétien souhaite aider le PLQ, c\u2019est en favorisant la résolution de problèmes concrets, comme celui de la main-d\u2019oeuvre.«Il faut arriver à des résultats mesurables à un moment donné.» M.Parizeau, quant à lui, ne voit aucun inconvénient à la participation de M.Chrétien, même s\u2019il préférerait que le gouvernement fédéral s\u2019abstienne de dépenser de l\u2019argent à des fins électorales, bien que la loi le lui permette.«Dans un western, dit M.Parizeau, le meilleur vilain que vous pouvez avoir, c\u2019est M.Chrétien».M.Parizeau se demande cependant si la participation du p\u2019tit gars de Shawi-nigan aiderait vraiment M.Johnson.«Il est évident que M.Chrétien et son gouvernement sont en train de mettre le gouvernement de Québec dans une situation intenable, dit le chef péquiste.Ça va être difficile pour M.Chrétien de venir dire: ce sont de bien bons gars, vous devriez voter pour eux.Je sais pas comment M.Johnson va prendre ça, mais nous on va s\u2019amuser.» M.Parizeau a amené hier M.Johnson à prendre à son compte les années Bourassa, le forçant à défendre les politiques économiques antérieures à son assermentation, le 11 janvier.Le premier ministre s\u2019est dit d\u2019ailleurs «fier, absolu- ment», du bilan économique du gouvernement Bourassa, que le chef de l\u2019opposition a tenté de tailjer en pièces.A son vis-à-vis, M.Johnson a lancé: «J\u2019ai hâte d\u2019entendre l\u2019alternative de l\u2019opposition».Le premier ministre a fait valoir les efforts déployés par le gouvernement dans les domaines «d\u2019avenir», la recherche-développement, les emplois scientifiques, le développement régional.Il rappelle les objectifs de son intervention: favoriser les exportations, stimuler la consommation et promouvoir les investissements.La belle affaire, dit Parizeau: si les exportations sont à la hausse, c\u2019est à cause de la faiblesse du dollar canadien et non pas des politiques du gouvernement; Johnson veut stimuler la consommation, son gouvernement a augmenté les impôts de quatre milliards en quatre ans, ce qui ralentit la consommation; quant aux investissements, ils sont en baisse depuis 1990.Les deux hommes se sont lancés dans une bataille de chiffres en mettant en cause la compétence et la bonne foi de son vis-à-vis, interprétant différemment le même tableau d\u2019un document officiel, s\u2019accusant mutuellement d\u2019avoir fait pire l\u2019un que l\u2019aqtre selon qui était au pouvoir.A son vis-à-vis, M.Johnson a lancé: «J\u2019ai hâte d\u2019entendre l\u2019alternative de l\u2019opposition».Le chef de l\u2019opposition a par ailleurs forcé le pre-.mier ministre à raffermir le ton contre Ottawa en ce qui a trait à la réduction appréhendée des transferts fédéraux, et à faire preuve de compassion envers les personnes âgées et les malades atteints du cancer.Jeudi dernier, M.Johnson avait estimé acceptable que le gouvernement fédéral diminue les transferts financiers aux provinces.Hier, aiguillo-né par M.Parizeau, il a nuancé sa pensée.Ainsi, si le fédéral veut réduire les transferts, il doit respecter trois conditions: d\u2019abord réduire ses dépenses propres avant de se tourner vers les provinces; ensuite doit s\u2019abstenir d\u2019envahir simultanément les champs de compétence provinciale; et le Québec doit continuer à recevoir sa part de ce qui reste, en toute équité.Poussé par le chef du Parti québécois, le premier ministre Daniel Johnson s\u2019est engagé à n\u2019imposer aucun ticket ou tarif aux malades atteints de cancer, comme le proposait une directive de l\u2019ancien ministre de la Santé.«Il y a des choses qui ne se font pas», dit-il.«Le gouvernement n\u2019a aucune intention d\u2019imposer à des gens qui sont dans une situation tragique, atteints par le cancer, d\u2019ajouter à leurs soucis, des soucis d\u2019ordre financier».L\u2019automne dernier, le ministre Marc-Yvan Côté avait proposé de réviser la circulaire Malades sur pied pour imposer aux cancéreux qui vivent toujours à la maison un ticket de 20$ pour chacun de leurs traitements de chimiothérapie.Devant le tollé, le ministre a suspendu la directive, a créé un comité qui doit faire rapport sur le sujet plus géné ral de la distribution des médicaments gratuits.M.Johnson a posé comme une «balise» aux travaux du comité, son veto à tout tarif dans ce domaine.«La campagne est menée par le Parti libéral du Québec, dit-il.On n\u2019est pas en campagne électorale encore.On a des dossiers qu\u2019on a à traiter, au titre des pouvoirs, au titre de la main-d\u2019oeuvre.Je redis que les sans emplois n\u2019ont pas à attendre.Faut arriver à des résultats mesurables à un moment donné.désirent remercier tous ceux qui ont fait un don ainsi que le réseau de Télévision Internationale TV5 pour leur généreuse collaboration au succès de notre levée de fonds dans le cadre de l\u2019émission spéciale.TOUS CONTRE LE SIDA Votre don fait notre force.Appuyez-nous.oui, je fais un don de__________________$ pour un avenir meilleur.F.R.E.S.Q.Case Postale 51, Succursale\u2018Snowdon\u2019 Montréal, Qc H3X 3T3 \u2022 Tél.: (514) 489-0425 \u2022 Téléc.: (514) 489-4276 Nom ___________________________________________________________ Adresse\tAnp.Ville\tCode Postal Tél.: (Rés.)\tTel.: (Affaires) Chèque ?VISA ?MasterCard ?Carte numéro____________________________ Pour un don de 25 S et plus, vous recevrez un reçu pour fin d'impôt.Enregistrement numéro 0958553-13 Le F.R.E.S.Q.et CPAVIH vous remercient FRESO Wk Fonds de recherche pour l'étude sida Québec :+\\& IA ThfVlSlONl NfftNAfiONAtfl ¥ A NE PAS MANQUER.A NE PAS MANQUER.À NE PAS MANQUER.A NE PAS MANQUER.0.1 La recherche média.une fixumce rous mues ?L\u2019Association de la Recherche en Communication du Québec (ARCQ) est heureuse d\u2019annoncer la tenue de son 15e congrès annuel.Ce Congrès est conjointement organisé avec le Groupe de travail en recherche et développement de la Grappe médias du ministère de la Culture et des Communications.Ce congrès se veut une occasion de débattre du rôle de la recherche avant, durant et après le développement d\u2019un produit médiatique.D\u2019une durée d\u2019une journée et demie, sa formule favorisera pleinement les échanges de points de vue entre les artisans, créateurs, décideurs et chercheurs du monde des médias.Hôtel des Gouverneurs de la Place Dupuis à Montréal Ce projet a été réalisé grâce à la participation financière des organismes solvants: \u2022 LE MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DES COMMUNICATIONS \u2022 TÉLÉFILM CANADA \u2022 \u2022 LE FONDS DE TÉLÉVISION MACLEAN HUNTER \u2022 LA SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DES INDUSTRIES CULTURELLES (SOGIC) \u2022 PATRIMOINE CANADIEN \u2022 RADIO-QUÉBEC \u2022 Pour renseignements et inscription, prière de contacter le secrétariat de l\u2019ARCQ au no.(514) 341-6666 Anock/fan d* la r*ch*ch* on communie al on du Ou4b#c (APCQ) Effluves JEAN DION DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA La campagne électorale provinciale au Québec n\u2019en finit plus de ne pas commencer, mais à Ottawa, on peut déjà humer ses effluves avant même ceux des tulipes.Et Lucien Bouchard espère de tout coeur que son vis-à-vis Jean Chrétien sautera dans la mêlée, sans quoi ce sont les.souverainistes, croit-il, qui partiront désavantagés.«Je voudrais qu\u2019il vienne.Je veux beaucoup qu\u2019il vienne, qu\u2019il passe 45 jours au Québec durant l\u2019élection.Cela'' serait bon pour nous», n\u2019a pu s\u2019empq-, cher de railler hier M.Bouchard, un large sourire aux lèvres, au terme de la, période des questions quotidienne aux.Communes.\t; Les propos du chef bloquiste fai-; saient suite à une sérieuse prise de bec en Chambre, lors de laquelle l\u2019Opposi-, tion officielle, faisant allusion à la Loi.électorale du Québec qui permet au; gouvernement fédéral de faire campagne comme bon lui semble, voulàjt, connaître les intentions d\u2019Ottawa à cet, égard.\t.«Avez-vous peur que je fasse cam-, pagne au Québec?» a aussitôt réplique le premier ministre, frondeur, au grand, plaisir des députés libéraux présents.; «Je vais certainement trouver des occa-.sions pour dire que ce sera un désastre pour les Québécois si les séparatistes sont élus.» Pour le whip du Bloc, Gilles Ducej>; pe, il ne s\u2019agissait pas d\u2019empêcher M.Chrétien de venir prendre la parole, pendant la campagne, mais plutôt de l\u2019inciter «à ne pas dilapider les fonds publics à des fins partisanes».Les souverainistes ont encore en mémoire la stratégie fédérale utilisée lors du référendum de 1980, dont la campagne avait coïncidé avec un déploiement massif de publicité en faveur de l\u2019unité nationale.Cette fois, on semble cependant moins craintif.«Nous n\u2019avons pas peur.Nous leur demandons simplement de respecter une loi démocratique», a dit M.Duceppe.Car «nous ne voudrions pas payer pour des coups de la Brink\u2019s à même l\u2019argent qu\u2019on envoie à Ottawa comme il (le fédéral) l\u2019a fait dans le passé», ni pour «vanter les Rocheuses».M.Chrétien a promis qu\u2019il n\u2019abuser rait pas de ses privilèges de premier ministre, tout en ajoutant qu\u2019Ottawa conservait son droit de parole dans tout scrutin provincial et qu\u2019il avait l\u2019intention de s\u2019en servir.Puis, en guise de quolibet à ses adversaires: «Mais je pense que M.Johnson n\u2019est pas comme M.Parizeau, il n\u2019a pas besoin de l\u2019aide du fédéral pour gagner ses élections.» Le premier mi-, nistre a par ailleurs mis le Bloc au défi' de se tenir lui-même coi pendant la lutte électorale.«Si le député veut me promettre que' chaque député du Bloc québécois et chaque employé dans les bureaux de, comté ne participeront pas du tout à l\u2019élection, qu\u2019ils vont faire leur devoir comme députés et rester à Ottawa, je vais lui promettre de rester à Ottawa moi aussi.Les 54 députés du Bloc ont des employés payés par le fédéral pour s\u2019occuper des problèmes fédéraux et ils ne devraient pas faire la promotion de la séparation du Québec avec l\u2019ar-' gent du fédéral», a-t-il tonné sous une nouvelle ovation.Au Bloc, on répète que les employés\u2019 des bureaux de circonscription et parlementaires devront obtenir un congé sans solde ou utiliser leurs moments libres, sans rémunération, s\u2019ils veulént travailler à la cause péquiste.Quant aux députés, ils resteront à Ottawa si lé Parlement siège, a assuré M.Duceppe.«C\u2019est le meilleur endroit où l\u2019on puisse être.C\u2019est ici qu\u2019on peut deman-; der ce qu\u2019il advient des promesses dé Johnson au Québec.La plupart du temps, le gouvernement fédéral nie ce que M.Johnson affirme.C\u2019est l\u2019illustration parfaite de la contradiction fédéré; liste», a mentionné le député.ROBIC ït:i il » DEPUIS 1892 rmmuiUN uts UHUIIS Ut rHUPHIETE INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55, ST-JACQUES.MONTRÉAL, QUÉBEC H2Y3X2 Far (514)845-7874 Tél.: (514) 98 R*0*B»K -La maitxtic de 1 intanuif\u2019fei JSSSSIS lOème anniversaire! Le jeudi 28 avril SOIRÉE D\u2019OUVERTURE au METROPOLIS a\\éc Lorraine Klaasen (Musique d\u2019Afrique du Sud), Africa VI (Musique zaïroise).La Famille Bolle.JÿFU Danse! Surprises! Prix! Une ambiance du tonnerre! \u2018\"éïi'9 '\t8$ à l\u2019avance - 10S à l'entrée du 28 avril au 7 mai 1994 D^D 9 I.K I) K V (MK.I.K M K l< (' It K l> I A V It I I.I l) il | A LE DEVOIR ?QUEBEC La lecture.Le Salon du livre ouvre ses portes aujourd\u2019hui \u201d RÉMY CHAREST CORRESPONDANT A QUEBEC C\u2019est ce matin, à 11 h, au Centre municipal des congrès, que s\u2019ouvrent les portes de l\u2019édition 1994 du Sàlon du Livre de Québec, avec toute sa séquence d\u2019animation, de tables rondes, de conférences, de rencontres d\u2019auteurs et de chasse à l\u2019àùtographe.L\u2019inauguration officielle aura tou-téfois lieu en fin d\u2019après-midi, avec la présentation du premier Gala du Salon du Livre au théâtre Capitole.Cette nouvelle activité cherche à rehausser l\u2019attention accordée aux prix littéraires du Salon, refondus cette année sous le titre de Prix Desjardins.Complété pUr des prestations de la Bande Ma-griétik, de l\u2019Ensemble Anonymus, du mime Orner Veilleux et du comédien-chanteur Christian Vézina, le gala consiste principalement à la remise de prix pour un premier roman, pour la poésie, la nouvelle, la littérature jeunesse et l\u2019essai.La présentation-spectacle sera aussi l\u2019occasion de remettre les premiers Prix n des libraires du Québec, soit un prix pour le roman québécois et un pour le roman étranger de l\u2019année.Le gala particulièrement, mais aussi l\u2019ouverture de nouveaux amphithéâtres pour fins de conférences et d\u2019animation, ainsi que l\u2019expansion constante des activités d\u2019animation démontrent la manifeste intention des organisateurs du Salon de poursuivre la croissance qui se fait sentir depuis la réorganisation de l\u2019activité il y a quatre ans.La fréquentation, tombée sous la barre des 20 000 visiteurs il y a quelques années, est passée de près de 25 000 en 1992 à près de 30 000 l\u2019année dernière.Les premiers visiteurs s\u2019intéresseront vraisemblablement à une invitée de choix, Benoîte Groult, qui présentera ce soir, à 19h, à l\u2019Amphithéâtre 1 du Salon, une conférence intitulée La philosophie du mépris, ses conséquences culturelles, politiques et linguistiques pour les femmes, dans la foulée de son dictionnaire de 2000 ans de misogynie, Cette mâle assurance.Après que le Salon ait fêté les uns, Mme Groult s\u2019emploiera donc à faire leur fête à d\u2019autres.Elle redonne au Québec une partie de sa mémoire Les Archives nationales achètent à prix fort 4000 photographies de VAméricaine Lida Moser représentant le Québec rural des années cinquante SERGE LAPLANTE LE DEVOIR Québec \u2014 Grosse transaction pour les Archives nationales du Québec qui viennent de mettre la main sur un important fonds d\u2019archives photographiques: plus de 4000 négatifs réalisés par la photographe américaine Lida Moser et qui témoignent magnifiquement du Québec rural des années cinquante.C\u2019est un peu par hasard, grâce à la présence opportune d\u2019une caméra dé la société d\u2019Etat, qu\u2019on a appris le p'a\u2019ssage à Québec, la semaine dernière, de Mme Moser.La vieille dame de 75 ans a fait le voyage depuis North Hampton, au Massachusetts, afin de «livrer» aux Archives nationales la moitié la plus convoitée de son fonds, une série de clichés fâits au Québec à l\u2019été 1950.On a, pour l\u2019occasion, accroché à la hâte quelques-unes des photographies.Sans chercher à dissimuler l\u2019événement, explique André Beaulieu, responsable de l\u2019acquisition des archives privées, l\u2019institution aurait préféré annoncer la transaction cet automne, une fois livrée la seconde moitié du fonds et complété et le processus d\u2019inventaire et d\u2019identification des négatifs, à l\u2019occasion d\u2019une exposition d\u2019un an qu\u2019elle se propose de présenter au public pour publici-sèr l\u2019affaire.Acquisition de taille Car l\u2019acquisition est de taille, tant par la somme engagée que par son intérêt historique.Il est en effet inhabituel que les Archives nationales du Québec, qui n\u2019ont pour ainsi dire aucun budget d\u2019acquisition pour les archives privées, payent une forte somme pour acheter le fonds d\u2019un particulier.L\u2019institution émet plutôt des reçus d\u2019impôts, comme elle l\u2019a fait encore récemment pour les ex-ministres qui ont fait dépôt de leurs archives.Mme Moser demandait 125 000 $ US, soit près de 170 000 $ CAN, pour ses archives photographiques relatives au Québec.L\u2019Institution aurait enlevé l\u2019affaire pour le tiers du prix demandé, soit 60 000$ CAN., après avoir fait faire sa propre évaluation de la collection.Grâce à l\u2019aide du fédéral, elle ne payera que la moitié de la somme: il y a apparemment au ministère des Communications un fonds réservé justement à rappatrier au pays des biens culturels d\u2019impor-tatace nationale.Tous s\u2019entendent pour vanter la ri-chessse de ce fonds photographique, dont l\u2019intérêt tient moins à la renommée de l\u2019artiste, relativement peu connue aux USA et presque totalement inconnue au Québec, qu\u2019à la valeur documentaire exceptionnelle des clichés réalisés par Lida Moser lors de ses trois voyages au Québec.On y trouve d\u2019abord une première série d\u2019environ 2000 photos prises à l\u2019été 1950, lors d\u2019un grand reportage pour le magazine Vogue-, puis une seconde série de 1500 et de 1300 photos prises lors de deux autres voyages de «retour aux sources» effectués en 1973 et 1975.On accorde à Lida Moser d\u2019avoir su capter l\u2019âme des Québécois et la fin d\u2019un monde, le monde rural du Québec de la moitié de ce siècle.De plus, ajoute M.Beaulieu, ce fonds vient logiquement compléter ceux de Paul Gouin (conservé à Montréal), Luc Lacoursière et Félix-Antoine Savard (conservés à l\u2019Université Laval).Un reportage pour Vogue Jeune photographe, Lida Moser obtint carte blanche du magazine Vogue pour réaliser le reportage annuel de la revue sur la Canada.Du pays elle ne verra finalement que le Québec, car Paul Gouin la persuada de l\u2019accompagner dans la tournée éthnologique du Québec (en limousine gouvernementale) qu\u2019il entreprenait à l\u2019été 1950 avec Lacoursière et Savard.Bien vite on surnomme ce curieux équipage «les quatre mousquetaires».A chaque village, Paul Gouin part à la recherche de l\u2019artisanat local, l\u2019abbé F.A.Savard à celle de «la vraie culture québécoise», Luc Lacoursière à la poursuite de vieilles chansons.Lida Moser, pour sa part, tire des photos savoureuses et pleines de sensibilité de la vie rurale d\u2019alors.De retour à New York, ses photos font sensation.Elle sont publiées dans les éditions américaine et britannique de Vogue, dans les magazines Look et London Illustrated, dans les quotidiens New York Times et Herald Tribune.Au Québec, les photographies de Lida Moser resteront inédites jusqu\u2019au reportage («En ce temps-là.Le Québec d\u2019il y a 25 ans vu par une photographe new-yorkaise») que lui consacre Perspective en décembre 1975.L\u2019acquisition des Archives nationales redonne au Québec une partie de sa mémoire.E N ?BREF ?L\u2019ECOLE NATIONALE DU CIRQUE À LÉVIS (SL) \u2014 IjC Carrefour des arts du cirque, qui se déroulera à Ijévis du 15 au 22 mai, présentera pour la pro-mière fois à l\u2019extérieur de Montréal le spectacle annuel des 44 élèves inscrits au secteur professionnel de l\u2019Ecole nationale du Cirque, intitulé cette année U feu sacré.laïc Tou-pin.directeur général, et Paul Va-chon.directeur artistique et ex-res- ponsable du volet arts de la rue au Festival d\u2019été de Québec, dévoilaient hier la programmation officielle de cette grande fête qui remplace les Fêtes populaires Desjardins qui se déroulaient traditionnellement en août.Ije Carrefour proposera une série de 10 représentations du spectacle de l'Ecole sous l'ancien chapiteau de 1600 places du Cirque du Soleil, installé aux Galeries Chagnon, et une cinquantaine d\u2019autres un peu partout dans la ville.Commission scolaire protestante Greater Québec Les anglophones se séparent des francophones Les commissaires appliquent avant le temps la loi 107 sur les commissions linguistiques SERGE LAPLANTE LE DEVOIR Québec \u2014 Lacommission scolaire protestante Greater Quebec a décidé de transférer dans une nouvelle commission scolaire linguistique tout son secteur anglophone.Les commissaires ont également décidé de réduire le territoire de la Greater Quebec à celui de la Commission des écoles catholiques de Québec et d\u2019emporter avec eux les actifs de la commission scolaire \u2014 neuf écoles ainsi que des immeubles administratifs et de services \u2014, évalués à 16,8 millions$.Cette décision, prise par un vote majoritaire (à cinq contre quatre) à la suite d\u2019une pro-\tj^g position du commissaire francophone Robert Mathieu lors d\u2019une séance extraordinaire tenue le 19 avril, aura pour effet de «séparer» les protestants anglophones des protestants d\u2019expression française qui s\u2019étaient joints à Greater Quebec il y a une quinzaine d\u2019années.Locataires de leurs écoles, ces derniers s\u2019en retrouveront les mains vides, avancent-ils, en plus de voir une large part de leurs élèves forcés de s\u2019inscrire dans d\u2019autres commissions scolaires \u2014 plus de 80% d\u2019entre-eux ne demeurent pas sur le territoire de la CECQ.Ils se plaignent enfin de se voir ainsi dépouillés des instruments nécess-saires à la gestion d\u2019une commission scolaire.Objection constitutionnelle Les commissaires francophones veulent plutôt conserver la Greater Quebec avec son territoire actuel, sa confessionnalité protestante, et en commissaires francophones veulent plutôt conserver le territoire actuel.appelleront des dispositions de la Loi sur l\u2019instruction publique afin que le ministère de l\u2019Education partage équitablement les actifs entre les deux communautés, selon leur population.Mais pour Jean-Paul Jacques, porte-parole des protestants francophones, l\u2019objection de ces derniers est surtout fondée sur la réduction du territoire de la commission scolaire.Il évoque un jugement récent de la Cour supérieure qui dit que si le gouvernement permet la réduction du territoire d\u2019une commission scolaire à une dimension plus petite que celle de la ville de Québec, par exemple, il doit permettre la création d\u2019une autre commission scolaire confessionnelle sur la partie en deçà des limites de la ville.C'est le cas pour Québec, par rapport à la CECQ.D\u2019où une structure nouvelle et inutile.«Nous on dit: pourquoi mêler les choses inutilement?Pourquoi ne pas nous laisser le territoire tel qu\u2019il est actuellement?Nos écoles sont sur le territoire de la ville de Québec mais notre clientèle s\u2019étend de Thetford Mines jusqu\u2019à Métis.Sur les quelques 800 élèves du secteur francophone, à peine 150 habitent le territoire de la ville de Québec».Selon M.Jacques, la résolution qui vient d\u2019être adoptée s\u2019en va au comité Kenniff (le comité ministériel chargé de produire, d\u2019ici le 30 juin, un rapport au ministre sur l\u2019implantation des commissions scolaires linguistiques tel que le décrit la loi 107) et les protestants francophones s\u2019en remettent maintenant à leur représentante, Christiane Constant, pour défendre leurs intérêts.La lecture.Q© / -/V ft Ils écrivent POUR VOUS des livres sur tous les sujets et pour tous les goûts Louise Desjardins, Nicolas Peyrac, Jean D'Ormesson, Michel Tremblay, Monique Proulx, Benoîte Groult.Arlette Cousture, Jean-François Lisée, Jacques Salomé, Turk, Pierre Morency, Sylvain Lelièvre, John Saul, Makyo, Jacqueline Harpman, Benoît Prieur, Francine Ouellette, Claire Dé, Élise Turcotte, Robert Solé, Stanley Péan, Amélie Nothomb, Tito, Chrystine Brouillet, Gilles Archambault, Douglas Glover, Bernard Arcand, Jean Carrière, Roger Grenier, Stéphane Bourguignon, Bernard Gilbert, Gisèle Lamoureux, Paul Ohl, Raymond Plante, Jean Provencher, Suzy Turcotte, Jean-Noël Pancrazi, Alain Gérard, Thierry Lenain, Colman, Solange Chaput-Rolland, Raymond Plante, Vincent Nadeau.Ils seront au Salon avec plus de 200 autres! Faites-vous plaisir, venez partager avec eux vos passions! LE SALO au Centre des congrès de Québec Du 2 7 avril a u 1\u2014 mai 1994 SALON DU LIVRE DE QUEBEC Le président de la commission Greater Quebec, Martin Hicks, qui, incidemment, est membre du comité Kenniff, nie que les francophones s\u2019en retrouveront les mains vides.Il plaide que les actifs, donnés aux anglophones par la communauté anglophone, leur appartiennent historiquement.Mais il soutient que depuis quinze ans la commission a acheté beaucoup de matériel pour les écoles du secteur francophone, des biens meubles, comme du matériel informatique, et que les francophones pourront conserver ces actifs.Greater Quebec compte 2126 élèves, dont 788 sont d\u2019expresion française.Comme la CECQ, la CECM et la CEPGM, son statut confessionnel est protégé par la Constitution canadienne.Cap-du-Salut cause encore de l\u2019émoi LE DEVOIR Le projet de descente de Cap-du-Salut a encore une fois causé de l\u2019émoi à Québec 2002, hier, après qu\u2019un quotidien de Québec ait publié une nouvelle voulant que la Fédération internationale de ski émette un avis défavorable à propos du parcours proposé.L\u2019article du Journal de Québec citait un membre de la FIS, Christian Steudler, qui disait que la réaction des experts au projet était «plutôt négative» et que le site n\u2019offrait pas «le plus haut niveau possible» pour ce qui est des critères de compétitivité.Cher Québec 2002, on a été quelque peu surpris de ces propos: le rapport de la Fédération reste encore à être déposé et surtout, personne ne connaissait le dit M.Steudler.Et pour cause: LE DEVOIR a obtenu copie d\u2019une lettre du secrétaire général de la FIS, Gian Franco Kasper, indiquant que M.Steudler «n\u2019a été impliqué dans aucune discussion officielle» concernant la descente de Cap-du-Salut et qu\u2019il n\u2019est en aucun cas impliqué dans le processus décisionnel à ce sujet.Hwr\t\u2019.H R ¦ T\tMH L y J\tI Jean d\u2019Ormesson La Douane de mer le vendredi 29 avril de 19h à 20h, le samedi 30 avril de 15h à 16h et le dimanche 1er mai de 13h à 14h.ÉDITIONS GALLIMARD\t Roger Grenier La Marche turque le vendredi 29 avril de 18h à 19h, le samedi 30 avril de 17h à 18h et le dimanche 1er mai de 12h à 13h.ÉDITIONS GALLIMARD\t\t' Mir'.:\t1 H HKrjt gpf \u2022jP ~ \\ BW\u2018\tJean-Noël Pancrazi Le Silence des passions le jeudi 28 avril de 20h à 21 h, le vendredi 29 avril de 17h à 18h et le samedi 30 avril de 16h à 17h.ÉDITIONS GALLIMARD\t Chrystine Brouillet La Renarde Marie LaFlamme, tome 3 le samedi 30 avril de 16h à 17h.ÉDITIONS DENOËL\t\tJH S ¦ «A TBl VjÆÊÊÊÊÊÈË, W\t( '\t' Venez les rencontrer au stand Gallimard du Salon du livre de Québec\t\t 1 ï r'\"\t'ï DÉMHte- ( Vjymf\t% \\\tJ vJf\t|\tDu Sida L'anticipation imaginaire de la mort et sa mise en discours %hantai Saintjarre le dimanche 1er mai de 16h30 à 17h30.ÉDITIONS DENOËL\t John Saul Les Bâtards de Voltaire La dictature de la raison en Occident le mercredi 27 avril de 19h30 à 20h30.\t| ÉDITIONS PAYOT\t\t¦jfJ îfcJJ 1 s- 3\tThierry Lenain La Fille du canal le jeudi 28 avril de 13h à 14h et le dimanche 1er mai de 14h à 15h.ÉDITIONS SYROS\t Louis-Philippe Dalembert Le Songe drune photo d'enfance le samedi 30 avril de 17h à 18h et le dimanche 1CT mai de 15h à 16h.ÉDITIONS LE SERPENT À PLUMES\t\tilM IUC El\tHW nwa A 8 I- K l> E V I) I H , I.K M E H rmatujue).Johanne Brunet.Danielle Cantata.Richard DesCormiers.Caroline Des Rosiers.Lynda Di Cesare.Marie-Josée Hudon.Michael Schneider.Christiane Vaillant.Les annonces classées et avis publics: Yves Williams (superviseur), Dominique Charbonnier.Mariène Côté.Svhie Laporte.Pierrette Rousseau.MicheSne RueHand.LE CONSEIL DI' DEVOIR INC.Pierre Bourgie (président) LA FONDATION Dl DEV OIR Marcel Cou turc (president I.Roger Boisvert (tier-président et directeur général). A 10 A V Mil.I I) !» 4 I- K I) K v O I It .I.K M K K C H K I» I 2 7 LE ACTUALITES QUEBEC Et l\u2019autoroute électronique?SUITE DE LA PAGE 1 d\u2019appel, Thérèse Rousseau-Houde, qui écrivait que «Téléphone Guévremont relève de la compétence fédérale en tant que système de téléphone interprovincial.» Une compagnie de téléphone, si petite soit-elle, est engagée dans le commerce interprovincial, une compétence reconnue du gouvernement fédéral.En plus de Téléphone Guévremont, le jugement de la Cour suprême s\u2019applique à quatre compagnies de téléphone du nord de l\u2019Ontario, Cochrane, Dryden, Keewatin et Kenora Telephone Co., qui en étaient au même point dans leur contestation de l\u2019autorité provinciale.Le Quebec a sa Régie des télécommunications qui réglemente 16 compagnies et l\u2019Ontario son Ontario Telephone Services Commission qui en chapeaute une trentaine.Toutes ces entreprises sont regroupées sous la Canadian Independent Telephone Association.Au ministère de la Culture et des Communications, on en était encore a supputer les conséquences de ce jugement.Paul Langlois, chef de cabinet de la mi- nistre Liza Frulla, a indiqué, hier, qu\u2019on ne savait si le jugement s\u2019appliquait uniquement à Téléphone Guévremont.Dans un tel cas, chacune des 15 autres compagnies de téléphone devra se présenter en cour pour se défaire de l\u2019emprise de la Régie québécoise.«Mais nous croyons savoir que la Cour suprême ne veut pas entendre autant de causes qu\u2019il y a de compagnies de téléphone indépendantes», a-t-il souligné.Cette décision de la Cour suprême vient sans doute compliquer l\u2019implantation d\u2019une autoroute électronique québécoise, un projet auquel le premier mi- nistre Daniel Johnson a accordé son appui.Mme Frulla travaille actuellement à l\u2019établissement d\u2019une autoroute électronique de la francophonie, une initiative dont la portée pourrait être considérablement réduite.En 1974, le Québec avait perdu toute compétence en matière de câblodistribution.En 1939, c\u2019était la radiodiffusion qui passait entièrement sous la houlette du gouvernement fédéral.A l\u2019heure actuelle, le ministère des Communications du Québec assume la responsabilité de Radio-Québec.ÉLECTIONS «La politique étrangère est le dernier de nos problèmes» SUITE DE LA PAGE 1 temps pour que l\u2019Afrique du Sud, qui avait réagi à sa mise à l\u2019écart en se repliant sur elle-même, s\u2019adapte à son retour dans la communauté internationale.Un retour en douceur.Avec la bénédiction de l\u2019ANC, le gouvernement de Frederik De Klerk a repris contact, bien avant les élections, avec les pays autrefois ennemis.Quant à l\u2019intérêt de l\u2019opinion publique pour l\u2019ouverture sur l\u2019étranger, il s\u2019est émoussé après la participation du pays aux Jeux olympiques de Barcelone, en 1992, et l\u2019appel à la levée des sanctions économiques, lancé par Nelson Mandela du haut de la tribune des Nations unies en septembre 1993.En réalité, toutes les attentions sont focalisées sur la situation intérieure.Dans la construction de «la nouvelle Afrique du Sud», l\u2019étranger n\u2019est pris en considération qu\u2019en fonction de sa capacité a investir dans le pays.«La politique étrangère est le dernier de nos problèmes», reconnaît Pieter Esterhuysen, directeur de l\u2019Institut d\u2019Afrique du Sud (AISA).Depuis des mois, le ministère des affaires étrangères vit dans l\u2019attentisme.De son côté, l\u2019ANC a un programme «pour le moins flou», comme dit un diplomate occidental.Un siège aux Nations unies Droits de l\u2019homme et commerce.Tels sont les deux grands thèmes évoqués par les futurs gouvernants.«C\u2019est une approche américaine», remarque-t-on au ministère sud-africain des affaires étrangères, dont les couloirs bruissent de spéculations quant au nom du futur chef de la diplomatie.Mais que «Pik» Botha garde son poste, qu\u2019il soit remplacé par Thabo Mbeki, le président national de l\u2019ANC, ou par un des ses amis, le changement à venir est attendu avec sérénité.Pour deux raisons: le mouvement de Nelson Mandela s\u2019est focalisé sur les priorités intérieures et il a besoin, dans le domaine des affaires étrangères, du savoir-faire du gouvernement sortant.L\u2019arrivée au pouvoir du Congrès national africain, au sein d\u2019un gouvernement d\u2019union nationale, devrait se traduire par l\u2019intégration des membres du département des affaires internationales de l\u2019ANC dans le corps diplomatique.Sans qu\u2019il y ait sureffectif, puisque le ministère est en pleine expansion, les représentations se multipliant à travers le monde.«Le ministère des affaires étrangères n\u2019en sera que plus fort, estime le directeur général adjoint de la Chambre d\u2019affaires sud-africaine (SACOB), Ron Haywood.Beaucoup de responsables de l\u2019ANC ont vécu hors du pays, ils ont de bons contacts ailleurs en Afrique, au Maghreb, en Tanzanie, Zambie, Zimbabwe, Angola, au Mozambique, par exemple; ils contribueront à ouvrir des marchés.» La «guerre froide» semble bien loin: fini le schisme idéologique entre le gouvernement blanc anticommuniste, qui a toujours bénéficié du soutien de l\u2019Occident malgré les sanctions, et l\u2019ANC, proche de tous les mouvements de libération du monde! Le ministère des affaires étrangères a certes traîné les pieds lorsque Cuba a fait part de sa volonté d\u2019ouvrir une ambassade à Pretoria.Mais ce n\u2019est plus qu\u2019une question de temps.Et l\u2019éventuelle installation d\u2019un bureau de l\u2019OLP, ou d\u2019une représentation diplomatique libyenne, ne surprendrait plus personne.Vingt ans après en avoir été exclue, l\u2019Afrique du Sud devrait retrouver son siège aux Nations unies: Pretoria espère voir aboutir cette année les négociations en cours sur le montant de sa cotisation.La réintégration au sein du Commonwealth est également prévue.Plus symbolique encore, l\u2019Afrique du Sud deviendra dans deux mois, a l\u2019occasion du sommet de Tunis, membre de l\u2019Organisation de l\u2019unité africaine (OUA).Elle est également invitée au sommet franco-africain qui se tiendra en novembre à Biarritz.Isoler le pays de l\u2019apartheid était autrefois l\u2019un des rares sujets de consensus des pays membres de LOUA.Aujourd\u2019hui, ils font tous du charme à la «nouvelle Afrique du Sud».Alors que le Malawi fut jusqu\u2019en 1992 le seul pays africain à disposer d\u2019une ambassade à Pretoria, la Côte-d\u2019Ivoire, le Gabon, le Lesotho, Madagascar, Maurice, le Mozambique, le Swaziland, les Comores et le Zaïre ont maintenant la leur.De nombreux autres pays africains sont présents, par le biais de bureaux de représentations ou de missions commerciales.En deux ans, vingt-quatre missions diplomatiques africaines ont été ouvertes en Afrique du Sud.«Bien que son économie soit en déclin, l\u2019Afrique du Sud est considérée comme très riche, selon les critères africains, note Pieter Esterhuysen, elle est vue comme le sauveur du continent.» Un espoir qui risque d\u2019être déçu.Parce qu\u2019il a une obligation historique envers ses frères noirs, une dette à payer pour le soutien reçu dans sa longue lutte contre l\u2019apartheid, le Congrès national africain n\u2019omet pas de promettre, dans ses projets de politique étrangère, qu\u2019il «aidera à faire en sorte que les populations de l\u2019Afrique ne soient pas oubliées ou ignorées par l\u2019humanité», comme on peut le lire dans un document du département des relations internationales de l\u2019ANC.Réalisme et pragmatisme Les nombreuses références au continent ne cachent pas, néanmoins, un certain réalisme.«Au cours des deux dernières années, on a fait des efforts pour prévenir les pays africains que leurs attentes étaient disproportionnées, que nous n\u2019avions pas les moyens de les aider comme le font les pays occidentaux, et que de toute façon nous n\u2019en avions pas l\u2019intention, raconte un diplomate sud-africain.Certains pensent que ce sont les méchants Blancs qui leur disent ça, et que l\u2019ANC ouvrira les coffres: mais il ne le fera certainement pas.» Thabo Mbeki, l\u2019un des principaux responsables de l\u2019ANC, le confirme: «Nous n\u2019avons pas l\u2019intention d\u2019aider financièrement le Gabon et la Côte-d\u2019Ivoire, disait-il il y a quelques jours à des journalistes.En revanche nous sommes prêts à développer notre coopération économique avec ces pays.» Même réalisme pour ce qui concerne l\u2019approche politique.«Nous ne jouerons pas les gendarmes de l\u2019Afrique, affirme un diplomate, nous n\u2019interviendrons pas dans les conflits internes.» Pour preuve: l\u2019ambassade sud-africaine à Kinshasa n\u2019a ouvert qu\u2019après accréditation par les deux gouvernements zaïrois, celui du maréchal Mobutu et celui d\u2019opposition d\u2019Etienne Tshisekedi.Un pragmatisme qui traduit la volonté de faire des affaires.«Le gros problème du continent africain, c\u2019est son image: comment l\u2019Afrique du Sud peut-elle contribuer à l\u2019améliorer?Non pas avec le politique, mais grâce au progrès économique», dit, en homme d\u2019affaires avisé , M.Haywood.«L\u2019Afrique du Sud a beaucoup à offrir au reste du continent; mais nous croyons que le reste du continent a beaucoup à offrir à l\u2019Afrique du Sud», stipule le document de l\u2019ANC sur la politique étrangère.Le message est clair: si l\u2019Afrique du Sud est un «géant» aux yeux de ses frères africains, ce «géant» est prêt à faire des affaires, mais pas la charité.«Au cours des deux dernières années, on a fait des efforts pour prévenir les pays africains que leurs attentes étaient disproportionnées, que nous n\u2019avions pas les moyens de les aider comme le font les pays occidentaux, et que de toute façon nous n\u2019en avions pas l\u2019intention» LOGICIELS Un tabac sur le marché de l\u2019éditique SUITE DE LA PAGE 1 qu\u2019il serait coûteux et difficile de moderniser.Elle risque aussi de compromettre les efforts de francisation du Journal de Montréal et ceux des autres quotidiens québécois qui reluquent actuellement cette technologie de pointe.Seules des publications comme L\u2019actualité \u2014 qui ont opté dès le départ pour la version anglaise \u2014 seraient épargnées.Les mesures de rétorsion des fabricants de ce produit-vedette, qui fait un tabac sur le marché de l\u2019éditique, occasionnent déjà plus d\u2019un casse-tête et plus d\u2019une dépense à ses utilisateurs québécois, en particulier à ceux qui ont fait le pari d\u2019en utiliser toutes les composantes dans leur chaîne de production.«LE DEVOIR est le premier quotidien qui utilise les versions françaises des produits Quark d\u2019un bout à l\u2019autre de sa chaîne de production, d\u2019expliquer M.Sylvain Darcy, directeur du système informatique du journal.Récemment, la compagnie (Quark Inc.) a refusé de nous vendre directement les disquettes de contrôle et les versions mises à jour de QuarkXPress en français en nous invitant à nous approvisionner en Europe.» Rejoint à Denver, l\u2019adjoint au directeur du marketing de Quark Inc., M.John Letendre, a confirmé que ses produits n\u2019étaient «plus disponibles» sur le marché québécois.Il a toutefois refusé obstinément d\u2019expliquer les raisons de cette décision en référant toute question au responsable des relations publiques de la compagnie qui, lui, n\u2019a retourné aucun des appels du DEVOIR.Mais selon les témoignages recueillis dans l\u2019industrie, l\u2019insensibilité des businessmen de rue Grant à Denver envers l\u2019esprit de la Charte de la langue, votée sur la Grande-Allée à Québec, ne serait pas étrangère à ce revirement.Pour des raisons plus mercantiles, le producteur craindrait en outre, comme d\u2019autres concurrents, que des revendeurs européens viennent s\u2019approvisionner au Québec à moindre coût.Le modeste marché québécois menacerait-il la stabilité de celui de l\u2019Hexagone et de l\u2019Europe des Douze?«Il n\u2019existe aucune disposition de la Charte de la langue française qui exige que les logiciels français soient vendus à des prix équivalents aux logiciels anglais», confesse Me Gilles Racine, secrétaire de l\u2019Office de la langue française (OLF).Certes, l\u2019article 51 oblige l\u2019étiquetage et les manuels en français, mais ne couvre pas la langue et le prix du logiciel.Seul l\u2019article 141, introduit par l\u2019entrée en vigueur de la loi 86 en décembre dernier, impose aux entreprises québécoises la francisation de leurs technologies.Depuis Tan dernier, ministères et organismes gouvernementaux se sont en outre dotés d\u2019une politique de francisation des technologies de l\u2019information.Mais il n\u2019y a aucune poignée légale pour contraindre un fa.-bricant étranger.Certains s\u2019adaptent volontairement à la réalité québécoise, comme Aldus qui vend son Pagemaker français à un prix équivalent, mais reste moins apprécié des milieux de l\u2019édition.«Les gens de Quark se comportent comme des têtes de cochon», pour reprendre l\u2019expression la plus tendre de M.Robert McDougall, directeur des systèmes de production de Québécor, qui a assuré de 1992 à 1994 l\u2019accession du DEVOIR à cette technologie de pointe.«Ils ont vendu un produit, il faut maintenant qu\u2019ils le supportent.» M.McDougall trouve scandaleux qu\u2019une institution francophone ait du se plier aux diktats du producteur américain qui a exigé il y a deux ans plus de 2000$ pour des versions françaises de logiciels qui coûtent 900$ en anglais.Incidemment, la version multilingue et internationale de QuarkXPress, baptisée Passport, coûte encore plu,s cher.A tel point, que l\u2019ancien consultant dit recommander au Soleil de Québec, au Quotidien de Chicoutimi et au Journal de Montréal \u2014 qui lorgnent eux aussi du côté de cette technologie \u2014 de s\u2019équiper de versions anglaises, quitte à acquérir l\u2019extension Dashes D.A.qui permet des césures de mots en accord avec la langue de Molière.Directeur des services informatiques au Journal de Montréal, M.Pierre Lépine, conserve lui aussi un souvenir impérissable de «la plus paranoïaque des compagnies en ce qui concerne la protection des logiciels».En plus de se plaindre de «la distribution difficile» et de «la lourdeur administrative», Québécor s\u2019est récemment heurté au refus de la compagnie de Denver de lui fournir la version française de Quark Publishing System dont voulait se doter le quotidien de la rue Frontenac.«On nous a répondu que les lois sur la protection du français posaient trop de contraintes et trop de coûts.On nous a dit d\u2019aller nous approvisionner à l\u2019extérieur des frontières du Québec.» Exit un contrat de 225 000$ pour équiper 75 postes de travail.«Le numéro un des quotidiens français d\u2019Amérique» se voit ainsi poussé dans les bras de Shakespeare, ou plutôt, pour être plus précis, dans ceux d\u2019Hemingway.«Il y a des meilleurs citoyens corporatifs au Québec qui n\u2019hésitent pas à y ouvrir des places d\u2019affaires.On essaye et on essayera de trouver des logiciels en français, mais il n\u2019est pas exclu que nous nous contentions, faute de mieux, de versions anglaises qui nous garantissent un meilleur approvisionnement.» Pour M.Yves Simard, directeur corporatif du distributeur Micro-Boutique, Quark surfe sur T extraordinaire engouement dont il bénéficie au Québec.«Tout le monde le veut.À Montréal, nous en vendons de 200 à 300 par année.Mais lorsque les clients considèrent les délais de livraison de service et le prix pour la version française, 95% préfèrent se taire et acheter l\u2019anglaise.» «Quark est une petit shop du Midwest qui considère l\u2019Amérique du Nord comme un tout et le Québec comme un marché négligeable.» Selon M.Laurent Bélisle, chef du service de technologies de l\u2019information de l\u2019OLF, il est fort probable que l\u2019intransigeance de Quark masque une petite guerre commerciale à l\u2019échelle mondiale.«Comme pour la plupart des logiciels, le même produit est vendu deux fois plus cher sur les marchés français et européens.» Pourquoi alors, viendrait-on écouler le même produit deux fois moins cher au Québec?L\u2019an dernier, Microsoft a ainsi fermé temporairement le robinet de sa distribution au Québec pour contrer l\u2019habitude qu\u2019avaient pris certains distributeurs français de s\u2019abreuver ici pour revendre à profit en Europe.Assistons-nous à la mise en place du même genre d\u2019embargo?Chose sûre, explique M.Bélisle, «il demeure difficile de faire bifurquer la chaîne de distribution pour nous mettre (le Québec francophone) sur la chaîne internationale».«Les fabricants vendent leurs produits dans la langue qu\u2019ils veulent, mais les grands utilisateurs, les gouvernements, les distributeurs et les consommateurs peuvent aussi exercer une influence positive.» «C\u2019est la poule ou l\u2019oeuf», d\u2019ajouter son collègue, Me Gilles Racine, qui croit que la demande peut aussi influencer l\u2019offre.Faute de pouvoirs coercitifs, l\u2019OLF se dit prêt à agir comme «tête de pont» d\u2019une action concertée du milieu de l\u2019édition électronique.C\u2019est à suivre.«Lorsque les clients considèrent les délais de livraison de service et le prix pour la version française, 95% préfèrent se taire et acheter l\u2019anglaise» LAVALIN Des critiques sévères SUITE DE LA PAGE 1 sionner.L\u2019exposition propose un survol des principaux courants de l\u2019histoire de l\u2019art récente au pays.Elle est assez complète dans son genre, c\u2019est-à-dire essentiellement centrée sur la peinture et les œuvres sur papier, qui comptent pour plus de 90% de l\u2019ensemble de la collection (plus de 1150 œuvres sur 1300).Le reste rassemble à peine une centaine de sculptures et quelques tapisseries et céramiques.On y trouve même une trentaine de toiles qui datent du XIXe et du début du XXe siècle.On est donc loin de l\u2019installation, de la vidéos ou de la photo, les genres qui ont bien davantage marqué l\u2019art contemporain au cours des dernières années.«De bien des points de vue, la collection Lavalin vient compléter notre propre collection», explique la conservatrice Josée Bélisle.Elle cite des statitiques montrant qu\u2019environ les deux tiers des 480 artistes regroupés par Bernard Lamarre et ses complices (dont le spécialiste Léo Ros-shandler) n\u2019étaient pas représentés au musée.«Et puis, dans ceux qui Tétaient déjà, il y a des œuvres majeures», rajoute-t-elle.En effet.Le partage d\u2019une vision montre que Lavalin avait engrangé quelques chefs-d\u2019œuvre incontournables, notamment des toiles de la mouvance automatiste des années 1940 et 1950: les Riopelle et les Borduas sont remarquables, et l\u2019œuvre de ce dernier datée de 1959, intitulée «Noir sur blanc», est une pure merveille, qui vaut à elle seule le déplacement Il y a aussi d\u2019autres belles surprises, notamment du côté des artistes canadiens anglais, dans cette collection qui rassemble tout de même 75% d\u2019artistes québécois.Comme si cette fois, la faible quantité avait obligé à ne sélectionner que des valeurs sûres, comme Michael Snow Jack Shadbolt ou Jack Bush.Et avec tout ça, on se rend compte que la critique de l\u2019intégration au musée ne doit pas essentiellement porter sur la valeur marchande de la collection.L\u2019établissement muséal a acquis les 1300 œuvres moyennant un emprunt de 5,4 millions $ remboursable au gouvernement du Québec, sur cinq ans, alors qu\u2019à elles seules, les 175 œuvres du Partage d\u2019une vision doivent valoir une part appréciable de ce prix, ou la vaudront dans un marché moins morose.Les problèmes sont ailleurs.A Tété 1992, de sévères critiques ont été formulées par les personnalités les plus en vue dans le milieu de l\u2019art contemporain, notamment le galeriste René Blouin et le professeur Laurier Lacroix, de l\u2019UQAM.Eux comme d\u2019autres ont notamment reproché au ministère de la culture (à l\u2019époque, dit des Affaires culturelles) d\u2019avoir imposé ses diktats au musée et surtout de lui avoir mis entre les pattes une collection ne faisant pas le poids, bourrée d\u2019œuvres d\u2019artistes de la relève ou en mi-carrière.Or, on apprend aujourd\u2019hui que tout près de la moitié des 1300 œuvres (48%) ont été réalisées dans les années 1980 et relève pour une large part de ce jeune segment de la population artistique.«On acquiert aussi des jeunes artistes, réplique alors Josée Bélisle.Une importante partie de la collection Lavalin aurait pu passer la sélection de notre comité d\u2019acquisition.» Tout de même, certaines œuvres n\u2019auraient pas pu se retrouver dans les voûtes de la rue Ste-Catherine, ne serait-ce que cette trentaine de tableaux pré-modernes de Baillargé, Plamondon, Hamel ou Légaré, puisque le Musée d\u2019art contemporain a pour mandat de collectionner des œuvres d\u2019après 1939.En 1992, certains critiques avaient suggéré à l\u2019établissement de se départir d\u2019une partie du lot de Lavalin, voire d\u2019en remettre la plus grande part à la Banque de Prêt mise sur pied par le gouvernement du Québec.Mme Bélisle n\u2019exclut rien, mais elle rappelle que le Musée est tenu de posséder une œuvre 15 ans avant de l\u2019aliéner.Elle dit aussi que «la collection Lavalin forme un tout, intéressant en soi.» Il s\u2019agirait en somme d\u2019un témoignage sociologique sur les gens et maintenant les compagnies qui participent à la définition de l\u2019histoire et du marché de l\u2019art Mais justement, l\u2019exposition Le Partage d\u2019une vision , montre bien ce qu\u2019est la collection lavalin dans son ensemble: une collection de corporation, qui rassemble certains chefs-d\u2019œuvre, mais où abondent surtout les petits formats et les genres assez conservateurs, bref tout ce qui peut s\u2019exposer dans un bureau ou une salle de réunion.Cela est valable, mais est-ce bien «muséable», en plus à 1300 exemplaires?Et sans faire de procès d\u2019intention à l\u2019ancien empire d\u2019ingénieurs, sans rien enlever à la générosité de son fondateur Bernard Lamarre, il faut aussi prendre conscience de certains motifs plus ou moins artistiques derrière toute cette entreprise de collection.Dans son livre Lavalin, Les ficelles du pouvoir (JCL, 1990), la journaliste Carole-Marie Allard a d\u2019ailleurs tenté de montrer que la mise en valeur de cette collection, dans les années 1980, avait pour but de «contrer l\u2019image négative faite à la compagnie dans les journaux», suite à des révélations sur ses manières douteuses d\u2019obtenir des contrats gouvernementaux, par exemple sur le chantier olympique ou pour la construction de l\u2019Usine Charles-J.-Des Baillets.Dans son chapitre intitulé «La manipulation de l\u2019opinion publique» (tout un programme), C.M.Allard retrace le cheminement qui a finalement mené à la construction d\u2019une nouvelle image publique de Lavalin et de son dirigeant, appuyée sur le travail mécène de l\u2019un et de l\u2019autre.Cela aussi est très intéressant sociologiquement, mais fallait-il vraiment rajouter une caution muséale et post-mortem (avec catalogue en prime) à l\u2019entreprise de relation publique de Lamarre-Lavalin?Ce genre de campagne promotionnelle continue d\u2019ailleurs.Les Fonds Mutuels Trimark ont ainsi co-produit un documentaire intitulé Collections d'entreprises québécoises, qui sera projeté pendant l\u2019exposition.On y apprendra qu\u2019elles moyennes et grandes entreprises d\u2019ici collectionnent des œuvres et pourquoi, de leur point de vue.Comme quoi la controverse artistico-finanrière aura encore de quoi s\u2019alimenter dans les prochaines années.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A 16H30 RENSEIGNEMENTS ADMINISTRATION (514) 985-3333 (514)985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (S14) 985-3344 (514) 985 3344 (514) 9S5-3399 1 800 363 0305 SERVICE À IA CLIENTÈLE \u2022 Extérieur (sans frais) \u2022 1-800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 2050.RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE, MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS Iti iiaéi» Ai lilépkoit iiimli son viliblti pin It unkt 4* Innbtt pti ctatltl tl pmi l« aboutants ptslaai Montréal\t(514)985-3355 LE DEVOIR «I pubfcé pir LE DEVOIR Inc.doM Ir a**r «ial «I «ut » numéro 20M> dr Bfeury.9r *ar.Mont** (Qurtec).H.1A 1M9 H «-* imprunt par In Imprimrrir «urbrcrir LaSaDr.7743 dr Rourdraa.dmurm dr lii*uitnrTir»Qurbrcwliic,6l2our*iurSiititJariiur«.Moiit»raLLA«riKrIVrwCanarfiriimr*»itri*ràrfnpk>)rrrf1idiflwrrlr» jafannatiom pubïftm dan» LE DEVOIR.LE DEVOIR
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