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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-06-07, Collections de BAnQ.

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[" 19 10 FONDE LE DEVOIR T o r o il I o S I .1 I' I N I II II I U fl r M O N T H K A I I.X X X V N o I AI PERSPECTIVES Le train qui passe Contre toute attente, Preston Manning oblige les Communes à débattre d\u2019unité nationale MONTRÉAL François Ouimet tourne le dos au RSC PAGE A 3 ?L'ÉCONOMIE Le Canada traversera une zone de turbulence PAGE B 2 POLITIQUE Les militaires plutôt que les souverainistes page a s Entrevue exclusive au DEVOIR L\u2019élection portera sur l\u2019indépendance Selon Daniel Johnson, le fédéralisme «n \u2019a pas besoin de revamping majeur» Jean Dion /l y a des millions de Canadiens, y compris des Québécois, qui veulent que le Parlement mette l\u2019accent sur la réduction du déficit, l'emploi et la sauvegarde des services sociaux.(.) Le premier ministre a-t-il une stratégie, un plan ou des suggestions à présenter à la Chambre, qui permettraient de régler les préoccupations constitutionnelles des députés bloquâtes sans prendre une trop large portion du temps de la Chambre?» \u2014Preston Manning, période des questions, 20 janvier 1994 «Il est convenu que cette Chambre déclare avec vigueur et appuie fortement le désir des Canadiens de demeurer unis en un seul peuple au sein de cette fédération (.)» \u2014Motion du Reform Party à être débattue aux Communes aujourd\u2019hui, 7 juin 1994 «Qu\u2019on le veuille ou non, ce débat sur notre avenir politique aura donc lieu, et ici même.» \u2014Lucien Bouchard, en réplique au Discours duTrône, 19 janvier 1994 On n\u2019ira pas jusqu\u2019à attribuer au chef du Bloc québécois le don de prescience.Avec 54 députés souverainistes ayant le statut d\u2019Opposition officielle, personne n\u2019avait besoin des sendees d\u2019une voyante extra-lucide pour deviner qu\u2019effectivement, «ce débat aurait lieu, et ici même».Mais que le Reform Party, qui passe complètement sous silence la question de l\u2019unité nationale dans les 21 déclarations de principe formant l\u2019assise de son programme, choisisse maintenant d\u2019en faire le thème de sa «journée de l\u2019opposition» aux Communes, cela a de quoi en faire sourciller plusieurs.Car c\u2019est quand même Preston Manning qui a dénoncé les «chicanes de famille» à toutes les fois que $es accrochages sont survenus entre bloquistes et ministres libéraux du Québec.C\u2019est M.Manning qui a répété à qui voulait l\u2019entendre que les priorités des Canadiens étaient le déficit, la réduction des dépenses gouvernementales, la réforme de la fiscalité et la création d\u2019emplois, «des questions vraiment nationales».Ce serait oublier que c\u2019est aussi le parti de M.Manning, troquant le conservatisme doctrinaire pour le populisme primaire, qui a élu de naviguer au gré du vent de l\u2019opinion publique, de s\u2019en remettre commodément à des sondages de circonscription pour déterminer la position de ses députés dans plusieurs dossiers.Se surprendra-t-on dès lors que, au moment où le débat sur la «séparation» fait rage d\u2019un océan à l\u2019autre, gracieuseté de Lucien Bouchard, les réformistes montent dans le train qui passe?Qu\u2019ils cherchent à racheter une performance parlementaire décevante en ne laissant pas aux Harcourt, Romanow et Klein le monopole du dépit de l\u2019Ouest tout-aussi-aliéné-que-le-Qué-bec?Politicien fédéral, M.Manning est cependant condamné à faire davantage que récriminer.Il ne peut chercher à intimider comme ses collègues provinciaux l\u2019ont fait.C\u2019est pourquoi, depuis plusieurs jours, il s\u2019en prend plutôt à Jean Chrétien, qu\u2019il accuse de n\u2019avoir aucune stratégie pour enrayer la menace séparatiste.A cet égard, la motion présentée aujourd\u2019hui est ambivalente.Elle traite en priorité de l\u2019unité nationale, mais elle englobe aussi l\u2019essentiel de la plate-forme réformiste: «équilibre des budgets», «défense de nos vies et de nos propriétés», «démocratisation accrue de nos institutions», «égalité et caractère unique de tous nos citoyens et de nos provinces».'D\u2019une part, elle force la main des libéraux, qui ne pourront décemment voter contre, sous peine de faire cause commune avec le Bloc québécois sur une question aussi fondamentale que «le respect du cadre fédéral».Mais ils la dilueront à coups d\u2019amendements.D\u2019une part, elle annonce des débats plutôt redondants.Les ministériels vont encore y faire valoir que la meilleure façon de garder le Québec à l\u2019intérieur de la fédération, c\u2019est de lui offrir un bon gouvernement, ce que prévoit la motion dans son esprit.Les bloquistes vont encore y faire ressortir l\u2019incurie du régime et son échec, justement, à l\u2019égard de dispositions telles «l\u2019appui à nos services sociaux» et «la protection de notre patrimoine et de notre diversité culturelle».M.Manning a précisé qu\u2019il voulait, en déposant cette motion, faire la démonstration qu\u2019une alternative s\u2019offre aux Québécois au delà de l\u2019indépendance et du statu quo.On y reconnaît son «nouveau fédéralisme», fortement décentralisé et auquel, répète-t-il, il est possible d\u2019arriver sans replonger dans le bourbier constitutionnel.Il n\u2019est pas facile de bien suivre la démarche de M.Manning.Lui qui s\u2019est dit d\u2019avis que Jean Chrétien devrait immédiatement déclencher des élections adve-nant un vote positif à un référendum a par la suite affirmé qu\u2019il n\u2019aimerait pas être le premier ministre qui aurait; à «négocier» les modalités de la séparation.A moins que ce ne soit plus simple, et qu\u2019il ne comprenne rien à la situation québécoise, comme sa récente suggestion d\u2019un référendum dont la question serait posée par le gouvernement fédéral le laisse supposer.Chose certaine, il est pour le moins étrange que l\u2019homme qui trouvait qu\u2019on parlait un peu trop de questions québécoises aux Communes soit celui qui fasse maintenant en sorte qu\u2019on y consacre une journée entière.Peut-être est-ce un réveil tardif, et ce ne serait pas la première fois que la chose arrive au Reform.Plus probablement est-ce de l\u2019opportunisme de la pârt d\u2019une formation qui donne l\u2019impression de ne pas trop savoir où elle s\u2019en va.I\tN I)\tE X\t\t Les actualités.\t,.A2\tÉditorial\t\t.A8\t'iggisfpp^ Agenda culturel,\t,.B6\tIdées\t\t.A9\t Avis publics.\t.B4\tLe monde\t\t.A6\tMétéo Classées\t\t,.B5\tMontréal\t\t.A3\tNuageux Culture\t\t.B8\tMots croisés.\t.B5\tavec averses Avenirs\t\t.Bl\tPolitique\t\t.A4\tMax: 22 Économie\t\t,B2\tLes sports\t\t.B5\tDétails en B4 MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le premier ministre Daniel Johnson considère les prochaines élections comme «des élections référendaires», au cours desquelles les électeurs seront appelés, en choisissant leur gouvernement, à choisir, en fait, entre la souveraineté du Québec et «l\u2019expérience canadienne», a-t-il soutenu, hier, au cours d\u2019une longue entre-vuç avec LE DEVOIR à ses bureaux de Montréal.A son avis, le Parti libéral n\u2019aura d\u2019autre choix que de considérer les prochaines élections comme telles, parce que le programme du PQ le dicte.«L\u2019élection de 1994, pour le Parti québécois, c\u2019est comme le référendum de 1980.Ce qu\u2019ils vont chercher, c\u2019est le mandat de négocier», dit-il.«Un vote pour le PQ, c\u2019est comme un vote pour le OUI en 1980», dit le chef libéral.Tandis qu\u2019un vote pour le Parti libéral, «c\u2019est un vote pour l\u2019union économique canadienne».Pour lui, le PQ devra faire la preuve qu\u2019on «n\u2019a pas le choix, comme 0e font) tous les pays colonisés, de créer un pays ici».Selon M.Johnson, le chef du Parti québécois, M.Jacques Parizeau, est un «idéologue à œillères qui veut enclencher la souveraineté dès qu\u2019il sera élu».«L\u2019enjeu, c\u2019est de se prononcer sur l\u2019enclenchisme».Ces élections n\u2019auraient toutefois de référendaire que le nom.Il n\u2019est pas prévu, par exemple, de doubler le vote pour élire un gouvernement d\u2019un autre vote sur la souveraineté, sur deux bulletins distincts.VOIR PAGE A 10: JOHNSON Les libéraux ne toucheront pas à la loi 101 Au cours de l\u2019entrevue qu'il accordait hier au DEVOIR, Daniel Johnson s\u2019est engagé à ne pas toucher à la loi 101.Dans le contentieux des Mohawks, le chef libéral est par ailleurs disposé à discuter de revendications territoriales mais ne veut pas aller plus loin que le statut de réserve.Enfin, pour refaire la structure gouvernementale afin de l\u2019alléger, M.Johnson entend revoir les conventions collectives des fonctionnaires.¦ Nos informations en page A 5.«Un service vital pour le Canada» Radio-Canada obtient du CRTC son réseau d'informations continues JEAN DION DE NOTRE BUREAU D\u2019OTTAWA La Société Radio-Canada a désormais le feu vert pour mettre en branle son réseau d\u2019informations 24 heures sur 24, mais les francophones de l\u2019extérieur du Québec pourraient bien éprouver des difficultés à y avoir accès.C\u2019est ce qui se dégage de la décision rendue publique hier par le président du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), Keith Spicer, qui a annoncé l\u2019octroi d\u2019une dizaine de nouvelles licences de télévision, dont deux en langue française.Les abonnés québécois du câble pourront ainsi, à compter du 1er janvier prochain, profiter du Réseau de l\u2019information (RDI), ainsi que du canal Aits et Divertissement, qui offrira une programmation également ininterrompue de documentaires, films, séries dramatiques et émissions culturelles.Compte tenu de l\u2019exiguïté du marché québécois, le RDI et la chaîne A & D seront, selon toute probabilité, joints au service de base des câblodistributeurs, qui les offriront au coût mensuel de 1,60$.Dans le reste du Ca- VOIR PAGE A 10: CRTC ® Autres informations en page A 4 Monopole étatique sur l\u2019information juridique?Québec exige des redevances de 20% du seul courtier québécois LAURENT SOUMIS LE DEVOIR A l\u2019heure où le gouvernement entend privatiser de nombreux services informatiques, la Société québécoise d\u2019information juridique (SOQUU) tente d\u2019imposer un monopole étatique sur l\u2019utilisation des banques de données juridiques.«C\u2019est une expropriation déguisée», affirme Me Jean-Yves Côté, président de la société montréalaise de recherche Illico, qui s\u2019adressera ce matin à la Cour supérieure du Québec en vue d\u2019obtenir une injonction interlocutoire, puis une injonction permanente, pour contrecarrer les projets de la société d\u2019Etat.Créée en 1975, la SOQU1J demeure le seul producteur \u2022de données informatisées de jurisprudence au Québec.Selon le Règlement québécois sur la cueillette et la sélection des décisions judiciaires, les greffiers de toute la province doivent lui expédier gratuitement une copie de toutes les décisions motivées des tribunaux judiciaires.Les avocats ne disposant pas tous de l\u2019équipement né- VOIR PAGE A 10: MONOPOLE CULTURE La crise s\u2019aggrave au TNM La présentation de La Locandiera est plus que compromise PAGE B 8 Les francophones hors Québec pourraient éprouver des difficultés à y avoir accès Le jour le plus long PHOTO JACQUES NADEAU Pendant que souverains et chefs d\u2019État célébraient sur les plages normandes le 50e anniversaire du débarquement allié, plusieurs vétérans demeurés au pays ont participé à une cérémonie commémorative au carré Phillip à Montréal.Nos informations en page A 4.«Lefs go» Reprenant les mots d\u2019Eisenhower, Mitterrand rappelle que «rien n\u2019est jamais gagné» CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS est en rappelant les drames qui déchirent la Bosnie et l\u2019Afrique qu\u2019ont culminé les célébrations u cinquantenaire du débarquement de Nor-landie.«Let\u2019s go!» a lancé le président Francis Mitterrand - reprenant le mot du général isenhower prononcé la veille du débarque-lent - après avoir évoqué brièvement les anflits qui déchirent la planète devant les fiefs d\u2019État et les premiers ministres réunis ier sur la plage Omaha où débarquèrent les ildats américains le 6 juin 1944.«C\u2019est ici qu\u2019une certaine manière de vivre, de croire et d\u2019espérer l\u2019a emporté sur le nazisme, ce qui lui ressemble, s\u2019en inspire», a rappelé le président dans une allusion à peine voilée aux conflits actuels.«Ce combat n\u2019a pas cessé avec la victoire de 1945».François Mitterrand, qui était le seul chef d\u2019État à s\u2019adresser à la foule de quelques milliers d\u2019anciens combattants réunis sur la plage, a enchaîné en parlant de «ces sangsues de toutes sortes (.) ces ordres sans justice, ces ordres sans pitié qui n\u2019attendent pour s\u2019imposer que notre indifférence (.) Rien n\u2019est jamais gagné, tout est toujours possible».VOIR PAGE A 10: NORMANDIE U K V 0 I H M A K l) I 7 .III - LES ACTUALITES Ex-carrière Miron: Montréal a utilisé de la terre contaminée pour construire un remblai LOUIS-GILLES FRANCOEUR propre et éventuellement destiné à la construe* peut utiliser de la terre légèrement contaminée GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR La ville de Montréal a utilisé jusqu'ici 200 mètres cubes de terre légèrement contaminée avec des hydrocarbures pour construire un remblai destine a cacher les operations du site d Vu fouissement de l\u2019ex-carrière Miron à ses voisins, comme l\u2019exige la réglementation provinciale.C\u2019est ce qu\u2019a confirmé hier au DEVOIR le sur-intendant du Centre de tri et d\u2019enfouissement de déchets (CTED) de la ville de Montréal, M.Jacques Gagnon, qui venait de donner instruction à ses subalternes de stopper les travaux de construction de ce remblai dès l\u2019arrivée des employés ce matin.La terre en question était déversée depuis luelques jours sur une portion du CTED où le sol st parfaitement salubre, ce qui signifie que l\u2019utili-ation à des fins de construction de sols légère-nent contaminés, destinés en principe à couvrir es déchets du site, équivaut à polluer un secteur propre et éventuellement destiné à la construction domiciliaire, c ette vocation pourrait obliger la ville clans dix ou quinze ans a clecontaminei ce terrain en vertu de normes et de prix inconnus pour l'instant La terre légèrement contaminée utilisée pour ce remblai pros ient de chez IVtro-l anada ou elle a été offerte en pâture à «les bactérie* macrophages dans le cadre d\u2019un programme destiné a la rendre moins toxique.A l\u2019origine, cette terre provenant de la raffinerie de l\u2019Est était catégorisée «C» par le ministère de l\u2019Environnement et de la Faune (MEF).Il a été impossible d\u2019en connaître hier soir le contenu toxique mais, compte tenu de son origine, elle pourrait contenir des hydrocarbures, lourds ou légers, ainsi que des métaux lourds.La biodégradation des toxiques qu\u2019elle contient a ramené sa toxicité du niveau «C», une catégorie impropre à tout usage, à la catégorie «B» réservée à des usages industriels ou sans contact direct pour les humains.En vertu des normes provinciales, le CTED peut utiliser de la terre légèrement contaminée mir rcc ouvrir quotidiennement ses déchets Mais dans le cas du projet en cours, cette terre de catégorie «B» a été versée sur un terrain de caté- goi ie A dom pi opii e aux usages humains comme la construction résidentielle.L\u2019écran visuel en construction mesurera plus de 200 mètres.Il est situé près des rues Papineau et Cremazie.la- noyau de ce talus d'une hauteur de 3,5 mètres devait être couvert de terre saine pour y implanter une végétation temporaire.M.Gagnon a reconnu hier que ce talus aurait avantage à être construit avec de la bonne terre qui pourrait servir, au moment de fermer le site, pour le recouvrir, comme le prévoit aussi la réglementation provinciale.M.Gagnon n\u2019excluait pas que certains contaminants présents dans la terre utilisée puissent descendre au fil des ans dans le sol sain, créant une facture d'une ampleur inconnue à ceux qui voudront utiliser ces terrains après la fermeture du CTED.Petro-Canada a payé 5$ la tonne pour confier cette terre légèrement contaminée au CTED.INVESTISSEMENT SANSMSQUE SANS FRAIS Les avantages liés aux placements déposés dans ce compte : \u2022 CAPITAL GARANTI* \u2022 TAUX D\u2019INTÉRÊT GARANTI* \u2022 AUCUNE SURPRISE \u2022 RENDEMENT PLUS ÉLEVÉ Lévesqif.Beaubien Geoffrion inc.a créé le compte Placement National garanti afin de vous offrir un compte dans lequel vos placements vous rapportent un revenu supérieur sans que vous ayez à courir les risques qui se rattachent habituellement aux investissements offrant des rendements élevés.Q ÿjr Intérêt annuel B\tÉmetteur H\tProvince de Québec ; m ' 30 juin 1999 Les placements déposés dans le compte Placement National garanti sont garantis sans limite par le gouvernement fédéral ou l\u2019un des gouvernements provinciaux du Canada et le rendement n\u2019est pas influencé par les fluctuations du marché durant le terme*.Aucun autre compte ne vous offre des placements couverts par une telle garantie.LÉVESQUE BEAUBIEN GEOFFRION INC.Pour ouvrir votre compte Placement National garanti communiquez avec Lévesque Beaubien Geoffrion inc.1-800-550-TAUX (8289) * Le compte Placement Sationalgaranti est une marque de commerce de IMsqi k Beu bien Geohwon i\\c., qui sert les Canadiens depuis 1902 et donl l\u2019actionnaire majoritaire esl la Banque Nationale du Canada.QUAND NOUS VOUS PROPOSONS UN PRODUIT FINANCIER.C\u2019EST DU SOLIDE.* Dam la mesure où vous mainline/ voire placement jusqu'à l'échéance.\" Taux sujet à changement sans préavis.Grand schisme au sein du Girl Guides of Canada: les francophones claquent la porte CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Depuis samedi, le mouvement des guides francophones du C anada.qui regroupe quelque 1!) 350 membres, ne fait plus partie partie de Girl Guides of Canada, qui regroupait, à ce jour, l\u2019ensemble des guides canadiennes.Réunis en assemblée à Winnipeg, 80% des représentants des guides francophones ont en effet décidé de se désaffilier du mouvement guide anglophone canadien, parce que ce dernier refuse d\u2019autoriser la présence d\u2019hommes dans les réunions comme animateurs.Au mois d\u2019avril dernier, le mouvement Girl Guides of Canada menaçait d\u2019expulser les guides francophones du Canada si celles-ci continuaient d\u2019accepter des hommes dans l\u2019administration des activités de leurs organismes.Rien n\u2019y fit.Par conséquent, les quelque 11 000 guides québécoises pourraient, d\u2019ici environ un an, se retrouver membres à part entière du mouvement francophone des scouts canadiens.Le litige entre les guides francophones et l\u2019ensemble du mouvement guide canadien, soit Girl Guides of Canada, qui réunissait jusqu\u2019à tout récemment 270 000 membres, date de la fin des années 1970.C\u2019est à cette époque en effet, que le mouvement scout a décidé d\u2019admettre des personnes de sexe féminin, tant dans sa clientèle que parmi,ses animateurs.A partir de ce moment, de façon informelle, certains groupes de guides francophones du Québec se sont fusionnés, au plan de l\u2019administration, au mouvement scout, notamment dans les districts de Montréal et de Québec, et devenant mixtes, par le fait même.Du fait que de plus en plus de femmes sont sur le marché du travail, d\u2019ajouter Mme Lévesque, certains parents œuvrant respectivement chez les guides et chez les scouts n\u2019ont pas beaucoup d\u2019occasions de se voir en-dehors de ces névolat.en couple, auprès de» mêmes groupes», a-t-elle expliqué.«Certains parents avaient des enfants dans les deux mouvements, soit le mouvement scout et le mouvement guide», expliquait hier Mme Rita Lévesque, directrice-générale de l\u2019Association des Guides francophones du Canada.C\u2019est ainsi qu\u2019est né notamment, au début des années 1980, la Féüé-ration québécoise des scouts et des guides.Tant les guides que les scouts canadiens offrent leurs services à des enfants et à des jeunes gens de 8 à 20 ans.La très grande majorité, des guides francophones du Cattada vient du Québec tandis qu\u2019une forte proportion de guides anglophones proviennent de l\u2019Ontario, soutenait hier Margaret Archer, membrp du comité du commissaire en chqf du Girl Guides of Canada.Selon le groupe Girl Guidafe of Canada, les filles du mouveitfent guide sont «mieux servies» par des Bénévoles exclusivement de sexe féminin.«Les jeunes filles ont toutes les occasions de rencontrer des garçons à l\u2019école, à l\u2019église,' ou ailleurs.», de dire Mme Archer.\u2019 Pour sa part, l\u2019association mondiale des guides recommandait, au cours de la conférence de l\u2019année dernière au Danemark, que le mouvement guide préserve l\u2019homogénéité féminine.Cette association mondiale accepte cependant que les associations nationales de guide tolèrent des hommes et des garçons dans leurs rangs.Ainsi, quelques pays d\u2019Europe acceptent déjà des animateurs, de sexe masculin, ainsi que des garçons, dans leurs réunions de guides.L\u2019Association des guides francophones du Canada réclamera un moratoire, jusqu\u2019en juin 1995, pour la mise en vigueur de la désaffiliation, de façon à informer touk les membres des implications légales et juridiques de cette décision.L\u2019Association des guides frari-cohpones du Canada estime que la mixité dans ce genre d\u2019organistnejs réunions.\t« «Certains préfèrent faire du bé- «\tdevrait désormais être acceptée :omme un fait de société.\t \t1\t1\t«j pour les adolescents CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Quatre organismes québécois ont joint leurs efforts hier pour offrir aux jeunes Québécois une carte plastifiée faisant état de leurs droits en cas d\u2019interrogatoire policier ou d\u2019arrestation.Le lancement de cette carte, qui s\u2019adresse aux jeunes de 12 à 18 ans, a eu lieu hier à Montréal.Ce nouvel outil d\u2019information est fourni aux jeunes par la Commission des services juridiques, la Commission de protection des droits de la jeunesse, le Conseil permanent de la jeunesse et le Regroupement des maisons de jeunes du Québec.Il a été conçu après que ces organismes aient constaté que les jeunes connaissaient peu leurs droits, et qu\u2019ils ne savent pas toujours comment réagir lorsqu\u2019ils sont interrogés par des policiers.La carte lancée hier par les les quatre organismes, et disponible gratuitement en 50 000 exemplaires, précise donc que, lorsqu\u2019il y a arrestation: le policier doit donner la raison de l\u2019arrestation.Les jeunes doivent s\u2019identifier.Le policier doit leur permettre de consulter un avocat sans délai et il doit également les informer de ce droit Le policier doit aussi'ieur permettre de consulter leurs parents ou un adulte significatif.Enfin, on informe les jeunes due tout ce qu\u2019ils disent ou écrivent pourra servir de preuve contre eux devant un tribunal de justice.Les jeunes ne sont par ailleurs,; en aucune circonstance, tenus d\u2019éèrire ou de dire quoi que ce soit dank tes circonstances.Cette initiative s\u2019inscrit très précisément en réaction à la série d\u2019interventions policières qui a eu lieu dans.les écoles secondaires, dans le cadre des programmes de lutte aux trafiquants de drogues et de stupéfiants.Certains procédés utilisés parles policiers dans le cadre de ses programmes s\u2019apparentent à la délation et à l\u2019infiltration.Or les quatre organismes ayant participé à la publication de la carte des droits estiment qu\u2019auprès des adolescents, la prévention et l\u2019éducation devraient être favorisées au détriment de la répression et de la criminalisation.On peut se procurer cette carte par le Regroupement des maisons de jeunes, qu\u2019on peut rejoindre au (514) 725-2686.Sani-Mobile fait deux acquisitions de 1,5 million!?et en 1993, une autre émission d\u2019actions a rapporté prés de l,5million$.Le groupe de Lévis est la plus importante entreprise de gestion environnementale au Québec, principalement dans le nettoyage industrièl, le transport, le transfert et la restauration des matières et sites contaminés.Elle recycle les liquides organiques, à savoir les peintures, polymers et huiles usées, en les revendant aux cimenteries qui brûlent ces combustibles à très haute température et les éliminent Laidlaw utilise plutôt des incinérateurs à haute température dans les municipalités de Mercier et de Sarnia.Sani Mobile fait donc sa collecte des liquides dangereux, puis sépare les plastiqués du plomb et de l\u2019acide sulfurique' par exemple pour les batteries.Une usine fait cette activité à Chambly.Sani Mobile se spécialise aussi dans la décontamination des sites.On estime que 119 sites ont été décontaminés'en partie au Québec sur les 350 kites contaminés et dûment identifié^ par le groupe de travail du ministèrë\u2019de l\u2019Environnement, le groupe Gerled mis sur pied en 1985.JEAN CHARTIER LE DEVOIR La firme Sani Mobile devient le principal compétiteur au Québec de la compagnie américaine Laidlaw à la suite de deux nouvelles acquisitions, en l\u2019occurrence les Services sanitaires Blainville et SSB Environnement Rive-Sud.La compagnie de Lévis se spécialise dans le recyclage de déchets dangereux.Elle porte sa capacité de recyclage à 600 conteneurs et obtient des droits d\u2019qpération dans une vingtaine d\u2019Etats américains et ce jusqu\u2019au Texas.«C\u2019est la raison de la transaction», estime le vice-président au marketing, Marc Chaloult Le marché est saturé au Québec jusqu\u2019à ce que les lois deviennent plus sévères.En conséquence, il fallait pousser outre-frontières, selon le vp marketing.Le chiffre d\u2019affaires passera de 48 à 58 millions$ avec la transaction annoncée hier.Sani Mobile est une compagnie qui a procédé à une première émission REA en 1988 avec quelque 1,6 million d\u2019actions émises au prix de 2$ l\u2019unité.En 1990, les dirigeants ont obtenu des options d\u2019une valeur » MEILLEUR ORIGINAL DISPONIBLE I.K It t: V 0 I II .I.K M A K I) I .1 I' I \\ I It II I A 3 ?LE DEVOIR ?MONTREAL François Ouimet tourne le dos au Regroupement scolaire confessionnel Mais il conserve la présidence de la CECM jusqu'aux élections de novembre \u2022 bu\tPAUL CAUCHON LE DEVOIR 11 I, e président de la Commission des écoles ca-vtholiques de Montréal (CECM), François Oui- ipet, brise tous ses liens avec le Regroupement ; scolaire confessionnel (RSC) qui l\u2019a porté au pou-voir, mais il entend demeurer président de la commission scolaire jusqu'aux élections scolaires de novembre, afin de garantir la «stabilité et la continuité» de l\u2019institution.Cinq jours après voir voté avec l\u2019opposition au Conseil des commissaires pour la transformation de la CECM en commission scolaire linguistique, M.Ouimet a tiré les conclusions qui s\u2019imposaient en annonçant hier matinaux commissaires du RSC qu\u2019il quittait cette formation com-; me chef et comme membre.\u2022, .-Mais il entend arbitrer les réunions du Conseil ,,dês commissaires comme président: «Je dirigerai davantage les assemblées, dit-il, et je me ferai le , ,pqrte-parole des décisions prises».ii Jnterrogé sur la rumeur qu\u2019il serait intéressé à , créer un nouveau parti politique sur la scène sco- laire montréalaise.M.Ouimet n\u2019a ni confirmé ni nié, laissant toutes les portes ouvertes.y compris la possibilité de se joindre à la scène municipale.«Je m\u2019accorde l\u2019été pour réfléchir sérieusement à mon engagement politique sur la scène scolaire montréalaise» a-t-il déclaré, évoquant ses responsabilités envers sa famille, envers son cabinet d\u2019avocats, envers la CECM comme étant des défis «souvent difficiles à relever en même temps».M.Ouimet a toutefois rappelé que l\u2019idée de la commissaire Denyse Soucy-Brousseau de susciter un regroupement de commissaires indépendants sans ligne de parti avait déjà été évoquée par lui-même.«Je m'interroge sur la pertinence d\u2019avoir une ligne de parti trop rigide au Conseil des commissaires», dit-il.Pour justifier son revirement de la semaine dernière, François Ouimet a répété s\u2019être déjà expliqué publiquement sur la possibilité de déconfes-sionnaliser la CECM, et il soutient avoir tenté de convaincre ses collègues du RSC.M.Ouimet a également répété que le jugement de Cour suprême de l\u2019été dernier sur la loi 107 garantit la présence d\u2019une commission scolaire confessionnelle à Montréal, mais «l\u2019institution CECM comme telle n\u2019est pas protégée (du point de vue de la confessionnalité).«La résistance institutionnelle de la CECM à la déconfessionnalisation vient de s\u2019effondrer», dit-il, mais le débat demeure à faire sur la place exacte de la religion dans les écoles.Pour François Ouimet, ce sont les parents qui auront ultérieurement à se prononcer sur la façon dont l\u2019école doit, ou non, offrir un enseignement de la religion.«la volonté des parents, c\u2019est peut-être de transmettre certaines valeurs religieuses, ajoute-t-il.Actuellement, 82% des parents demandent l\u2019enseignement religieux au primaire plutôt que moral, mais au secondaire la majorité demandent l\u2019enseignement moral».Par ailleurs, le pari de M.Ouimet de demeurer à la tête de la CECM risque de fonctionner, puisque le parti d\u2019opposition au Conseil, le MEMO, a indiqué hier qu\u2019il n\u2019entendait pas lui contester cette place.«Comme les élections scolaires auront lieu dans environ 200 jours, et qu\u2019il reste assez peu de réunions, ça apparaît comme une solution viable, de déclarer la présidente du MEMO, Diane De Courcy.Le vrai rendez-vous c\u2019est celui des élections scolaires de novembre.D\u2019ici cette date, il ne faut pas déstabiliser la CECM».Le président de la CECM peut être destitué par un vote des deux tiers des commissaires , mais le MEMO n\u2019a pas l\u2019intention de jouer ce jeu, «pour étaler encore plus la déconfiture du Regroupement scolaire confessionnel», de dire Mme De Courcy.I François Ouimet Maisons des «oubliés» d\u2019Oka »; \u2022.1J.rni p\u2019j; Uîv MI;' \u2019\u2019h sm- \"L * \u2022»! \u2022¦U.Je désire recevoir des renseignements concernant l\u2019achat d\u2019actions de la SPEQ ' >, qui investira dans LE DEVOIR INC.\t, f \u2018 NOM :___________________________________________________ * T ADRESSE : TÉLÉPHONE : GLj'iit NOTE : Veuillez faire parvenir ce coupon à Roger Boisvert, 2050, rue De Bleury, 9e étage.* Ms Montréal (Québec) H3A 3M9 Tél.: (514) 985-3333 Téléc.: (514) 985-3310.Ht h LE DEVOIR NAl.DISPONIBLE 0403 I.K I) K V 0 I K .I.K M A H U I 7\t.1 IM N I II II 4 À S I) rn 0 R I A J Penser et agir famille?Gilles Lesage Le Conseil de la famille en a contre le fait qu\u2019il est l\u2019un des rares orçjanismes consultatifs du gouvernement québécois, avec le nouveau Conseil des aînés, à devoir faire la démonstration quinquennale de son utilité et de sa pertinence.On se demande bien pourquoi.Car c\u2019est précisément le respect tardif de cette exigence législative, mardi dernier, qui a permis de mettre en relief les travaux du Conseil et ses lacunes, en même temps que de multiples suggestions pour le rendre plus efficace.En cette Année internationale de la famille, ce n\u2019est pas négligeable.n vertu de sa loi constitutive, le Conseil devait, au plus tard le 1er novembre 1992, et par la suite tous les cinq ans, faire rapport au gouvernement sur la mise en œuvre de cette loi, sur l'opportunité de la maintenir en vigueur et, le cas échéant, de la modifier.Au cours de l\u2019année suivante, la commission parlementaire appropriée était censée entendre publiquement les représentations des personnes et des organismes intéressés.Ce qu\u2019elle a finalement fait avec un grand retard.Étrangement, le Conseil de la famille a profité de cette tribune exceptionnelle \u2014 ce n\u2019est pas tous les jours que les officines et appendices gouvernementaux ont une oreille attentive des élus \u2014 pour demander le retrait pur et simple des articles relatifs à la mise en œuvre de sa loi, ce qui le dégagerait de l\u2019examen parlementaire quinquennal.Le Conseil fait valoir que la nécessité d\u2019un organisme comme le sien ne saurait être mise en doute et que, compte tenu de ses maigres ressources, la préparation d\u2019un rapport quinquennal fait double emploi avec le rapport annuel et les crédits budgétaires soumis aux députés.Au lieu de tenter de se défaire d\u2019une contrainte qui lui semble lourde, le Conseil devrait s\u2019en servir comme d\u2019un moment fort pour faire le point et comme d\u2019un tremplin pour se faire mieux connaître et apprécier.En agissant ainsi, il ferait non seulement la preuve de sa nécessité \u2014 ce dont à peu près personne ne doute d\u2019ailleurs \u2014 mais il démontrerait que la clause crépusculaire en question devrait être étendue et non restreinte.Si la révision quinquennale est utile et profitable pour la Commission d\u2019accès à l\u2019information \u2014 qui vient de se soumettre pour la deuxième fois à cet examen parlementaire \u2014, si la clause dérogatoire (nonobstant) doit être révisée tous les cinq ans, notamment en matière d\u2019éducation, il n\u2019y a pas de raison pour qu\u2019elle ne devienne pas une pratique générale.A la condition expresse, toutefois, que le rapport quinquennal préalable ne traîne pas pendant un an, comme ce fut le cas pour celui du Conseil, entre l\u2019Assemblée nationale et le bureau du ministre responsable.De fait, les autres organismes conseils devraient aussi «parader» tous les cinq ans devant le Parlement, pour faire le point sur leur mandat et rectifier le tir au besoin.Cette démarche, utile et gratifiante de part et d\u2019autre, permettrait au Parlement de jouer son rôle de chien de garde (selon le terme de la députée péquiste des Chutes-de-la-Chaudière, Mme Denise Carrier-Perreault) et de mieux contribuer à l\u2019information du public.En 1986, le rapport Gobeil, du nom du ministre qui le pilotait, préconisait l\u2019abolition des organismes aviseurs du gouvernement québécois.Sauf exceptions, jee ne fut heureusement pas le cas; au contraire, il s\u2019en ; est ajouté quelques-uns depuis, dont le Conseil de la 1 famille en 1988 et le Conseil des aînés l\u2019an dernier.! Récemment, le chef de l\u2019Action démocratique du ; QÜqbec a proposé l\u2019abolition de la douzaine d\u2019orga-; nismes conseils, dont celui de la famille.Mais cet avis De l\u2019utilité d\u2019une clause crépusculaire «il \u2018 de M.Mario Dumont ne fait pas l\u2019unanimité, loin de là, du moins en ce qui concerne le Conseil de la famille.En effet, tous ceux qui ont présenté un mémoire aux députés ont insisté sur l\u2019importance de cet organisme encore méconnu, aux ressources limitées \u2014 personnel restreint et budget d\u2019à peine 600 000$ \u2014 qui tente, discrètement et patiemment, d\u2019amener l\u2019ensemble du gouvernement à «penser et agir famille», pour reprendre le titre-slogan de sa première ébauche de guide.Ce qui n\u2019empêche personne, en réaction au rapport sur la mise en œuvre de la loi, de formuler plusieurs suggestions pour améliorer le fonctionnement, l\u2019utilité et le rayonnement du Conseil.À ce titre, le mémoire du Conseil scolaire de l\u2019île de Montréal semble le plus pertinent et approprié à une conjoncture difficile.Le président Jacques Mongeau et ses collègues font valoir l\u2019urgence de mobiliser tout le monde afin d\u2019aider les quelque 159 000 familles pauvres avec enfants dans l\u2019île de Montréal: elle regroupe plus de la moitié de toutes les familles à faible revenu au Québec, ce qui lui donne le titre peu enviable de «plus grand bassin de pauvreté au Canada», de père en fils, de mère en fille.Avec raison, le Conseil scolaire regrette que le Conseil de la famille ait mis en attente l\u2019étude de sujets aussi importants et urgents que la situation des familles pauvres, que ce soit en relation avec la petite enfance, l\u2019école, le décrochage scolaire et autres problèmes cuisants.Le CSIM reprend ses grandes recommandations en vue de venir en aide aux familles les plus vulnérables, notamment par l\u2019ouverture de classes maternelles pour les enfants de 4 ans et de maternelles plein temps pour les enfants de 5 ans, dans les milieux défavorisés.Compte tenu de l\u2019urgence qui prend de l\u2019ampleur, il est allé plus loin en commission parlementaire.Il recommande en fait une intervention précoce pour les enfants de 3 ans des milieux défavorisés, et la mise en œuvre de moyens pour soutenir les familles qui ont des adolescents sur la voie du décrochage scolaire.Le président Mongeau réclame enfin une véritable concertation entre tous les responsables sociaux, afin de lutter efficacement contre le cycle perpétuel de la pauvreté qui engendre la pauvreté.Voilà des réflexions stimulantes et qui vont à l\u2019essentiel.Le Conseil de la famille doit se rendre nécessaire.La préoccupation centrale qu\u2019il est censé véhiculer est loin d\u2019être partagée par l\u2019ensemble des officines gouvernementales.La pratique quotidienne ne suit pas toujours, et peu, le discours officiel qui tente de faire croire que la famille est au cœur des priorités de l\u2019État.Cela ne tient pas uniquement au nombre de membres bénévoles d\u2019un organisme maigrichon, ni même à l\u2019élargissement d\u2019un mandat asez étriqué, mais d\u2019abord à une volonté politique qui doit traverser et imbiber l\u2019appareil administratif.Pour l\u2019heure, après cinq ans et en dépit de ses déficiences, le Conseil de la famille est utile.Il se rendra nécessaire s\u2019il obtient les ressources adéquates à un mandat fort exigeant et, surtout, s\u2019il réussit à devenir un rouage essentiel de la machine étatique.Ce qui est loin d\u2019être le cas, tant sa faible voix reste timide et aléatoire.-¦¦s .-loi Nouvelles des régions avec grand plaisir que nous pouvons voir et lire depuis quelque temps la nouvelle page «Régions», totales jeudis dans LE DEVOIR.!ft{bn appréciation tient surtout à \u2019existence même de cette section, qui'a le grand avantage de permettre urié meilleure vision d\u2019ensemble de \u2019espace vécu québécois, pour tous j seahabitants et plus particulièrement ceux de la région de Montréal.'Çette vision d\u2019ensemble contribue à faire une brèche dans la perception;' trop souvent alimentée par les médias, d\u2019un Québec qui serait égal k Vi^pace de la grande région de pntréal, laissant le reste du territoire dans l\u2019ombre.Le Québec cassé en deux, c\u2019est ça aussi! iD\u2019ailleurs, il serait très intéressant que notre télévision «nationale» s'ajuste et fasse en sorte que son bulletin de 18 h permette à tous les Québécois d\u2019avoir une vision d\u2019ensemble de leur espace.Actuellement, nous pouvons voir ! d\u2019abord les grands titres de Mont-! real; par la suite les nouvelles se régionalisent et c\u2019est le chacun-chez- m lez donc demander à un résidant de la région de Sherbrooke de vous dire ce qui se passe au Sague-! này-Lac-Saint-Jean, ou encore à une personne habitant le grand Montréal d@'Vous dire ce qui arrive ailleurs i daijs le reste du Québec.A'ce que je sache, la régionalisation des médias n\u2019avait pas pour mission' de nous centrer tous sur Mont-I réal et pour le reste de nous isoler [égionalement.Les technologies nouvelles sont opposées rendre caduques les distances et redonner un souffle aux ré- LETTRES -4- gions dites périphériques.Encore faudra-t-il innover et ainsi s\u2019assurer qu\u2019une nouvelle vague de démocratisation de l\u2019information vienne permettre aux Québécois de se redonner une vision d\u2019ensemble de leur territoire vécu.Encore une fois, merci et félicitations à toute l\u2019équipe du DEVOIR! Pierre Laroche Étudiant Maîtrise en études régionales UQAC, Chicoutimi Alma, 26 mai 1994 Médecine, économie et morale Le mot morale à mauvaise presse ces temps-ci.Pourtant, il y a deux alternatives dont l\u2019esprit humain ne peut sortir: celle du vrai et du faux dans les jugements logiques et celle du bien et du mal dans les jugements moraux.On est nécessairement dans l\u2019une ou l\u2019autre case.Il y a de nos jours deux domaines où la «moralisation» s\u2019impose.D\u2019abord, la mauvaise distribution des médecins dans les centres et les régions éloignées.Toute profession et tout métier étant un service, le médecin n\u2019est pas médecin pour lui-même, mais pour les autres (qui ont aussi contribué à sa formation!).Donc \u2014 excepté une raison sérieuse valable \u2014 il doit aller là où l\u2019on a besoin de lui.C\u2019est un devoir moral et toute autre considération vient après cela.L\u2019autre domaine: l\u2019économie avec ses riches et ses pauvres.Comme le médecin n\u2019est pas médecin pour lui-même mais pour les autres, le riche \u2014 état qui suppose moyens et génie économiques \u2014 n\u2019est pas riche seulement pour lui- même, mais aussi pour ceux qui, dans la société, économiquement, sont dépourvus des moyens et du talent.C\u2019est aussi une obligation morale.Ladislas Pordan Gaspésie, 8 mai 1994 Le meilleur pays au monde Le 13 mai dernier, Jean Chrétien a déclaré que «le Canada est le meilleur pays au monde».Il a bien raison.Après Pierre Trudeau, Jean Chrétien n\u2019est-il pas le meilleur politicien au monde?Grâce à l\u2019initiative de ces deux meilleurs politiciens au monde, nous avons aujourd\u2019hui la meilleure dette fédérale au monde.En 1981, MM.Chrétien etTru: deau ont exclu le Québec de la loi fondamentale du meilleur pays au monde.Et puis après?Quel pays tolérant nous avons tout de même! Ensuite, grâce à leur acharnement contre l\u2019Accord du lac Meech, MM.Chrétien et Trudeau \u2014 aidés par MM.McKenna et Wells \u2014 ont réussi à faire échouer la réinsertion \u2014 souhaitée par MM.Mulroney et Bouras-sa \u2014 du Québec dans la loi fondamentale du meilleur pays au monde! But who cares! Iœ Canada est quand même le meilleur pays au monde! Vive le nationalisme canadien! Et rive le statu quo, car on ne peut plus améliorer ce Canada: nous sommes déjà le meilleur pays au monde, c\u2019est Jean Chrétien \u2014 le meilleur premier ministre au monde \u2014 qui l\u2019affirme! Qu\u2019est-ce qu\u2019on peut bien vouloir de plus?Jules Gélinas Shawinigan, 24 mai 1994 40 U N Sow iimwT SOW MMDAT A Le mutisme des médecins Y a-t-il un toubib dans la salle?Y a-t-il au Québec des médecins qui auraient sur \u2019avenir des services de santé un point de vue différent de celui, toujours aussi insensible et outrageusement corporatiste, des Augustin Roy et autres porte-parole à œillères des privilèges et du statu quo de la profession, et qui, de surcroît, auraient le courage d\u2019exprimer publiquement un autre son de cloche?Au cours de la seule dernière semaine, trois nouvelles mettant en cause le corps médical québécois ont fait la manchette des médias.Ces nouvelles soulèvent de graves interrogations à la fois sur l\u2019éthique des médecins, sur leur sens des responsabilités sociales, sur leur mode de rémunération et sur leurs pratiques professionnelles.La première de ces nouvelles rappelle l\u2019insuffisance tragique du nombre de médecins œuvrant dans les régions dites «éloignées».Comme c\u2019est le cas maintenant depuis trop d\u2019années, la population d\u2019une région, en l\u2019occurrence l\u2019Abitibi, s\u2019est vue obligée de descendre dans la rue pour manifester son inquiétude et son exaspération croissante à ce sujet.Encore une fois, et encore une fois sans succès! Le Québec ne manque pourtant pas de médecins.En réalité, comparé à d\u2019autres sociétés qui ont des indicateurs de santé supérieurs aux nôtres, il en a trop.Il y a aussi, en proportion, plus de médecins spécialistes au Québec que dans toute autre province canadienne.De plus, selon la Conférence des Régies régionales, le nombre de médecins québécois qui est de 14 072 va s\u2019accroître de 806 nouveaux médecins d\u2019ici 1996, pour une facture anticipée de 120 millions$ par année.Il y a un tel surnombre qu\u2019on envisage la fermeture d\u2019une des quatre facultés de médecine existantes au Québec.Malgré cette abondance et bien que plusieurs solutions aient été proposées au problème des régions, les médecins ne bougent pas.Ils s\u2019en tiennent mordicus à la seule exigence de primes d\u2019éloignement toujours PIERRE GRAVELINE ?plus élevées même si elles se révèlent à ce jour inefficaces.Seconde nouvelle d\u2019importance, la révélation de la fraude massive de 28 psychiatres attachés à l\u2019Hôpital Douglas de Verdun qui ont escroqué l\u2019État de plusieurs centaines de milliers de dollars pour de faux traitements, rient jeter un éclairage brutal sur les effets secondaires pernicieux du système de rémunération à l\u2019acte des médecins.Bien sûr, tous ne sont pas des «ripoux» de cet acabit.Mais il est de notoriété publique que le mode actuel de rémunération encourage nombre de médecins à multiplier les consultations, les examens et même les opérations chirurgicales superflus.Plusieurs études, réalisées notamment par l\u2019OCDE et la Banque Mondiale, montrent que les médecins ont un comportement plus responsable lorsqu\u2019ils sont salariés que lorsqu\u2019ils sont payés à l\u2019acte.La crise financière aiguë que traverse notre système de santé devrait nous mener, malgré la stérile obstruction du corps médical, à une révision profonde tant de la rémunération que de la pratique des actes médicaux, ne serait-ce que pour déléguer aux infirmières et à d\u2019autres professionnels plusieurs actes médicaux qui sont inutilement assumés à prix exorbitant par des médecins aux appétits excessifs.Troisième nouvelle et non des moindres, les résultats de l\u2019étude des chercheurs de l\u2019Université McGill sur la prescription de médicaments aux personnes âgées sont quasi ahurissants.Cette recherche, effectuée auprès de quelque 60 000 personnes âgées, nous apprend que 52,6% d\u2019entre elles se sont vu prescrire des médicaments à risque élevé, que 45,6% ont reçu au moins une prescription «douteuse» et que des erreurs thérapeutiques (sous-estimation par les médecins des effets secondaires et des effets croisés) sont à l\u2019origine de 20% des admissions à l\u2019hôpital reliées à la consommation de médicaments! On se doutait depuis longtemps que les médecins, soumis souvent avec complaisance au harcèlement publicitaire permanent des compagnies pharmaceutiques, avaient la main plutôt légère en terme de prescriptions de médicaments, mais jamais n\u2019avait-on imaginé que ce laxisme avait des conséquences à ce point sérieuses qu\u2019il questionnait leur compétence professionnelle même.Si on ajoute à l\u2019incurie des médecins face à la situation des régions, aux effets pervers du mode de rémunération qu\u2019ils défendent avec acharnement et à leur responsabilité évidente dans l\u2019important problème de la surconsommation de médicaments par les personnes âgées, quelques autres réalités actuelles dont leur inqualifiable boycott des Maisons de naissance et des sages-femmes, leurs négociations secrètes avec le gouvernement pour s\u2019accaparer une partie des économies réalisées par les compressions dans le système de santé et leur apparents; indifférence face au pénible sort des quelque 30 000 personnes qui, selon la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec, sont aujourd\u2019hui en attente de services dans le réseau, l\u2019image d\u2019ensemble du corps médical en prend actuellement un dur coup.On ne cesse de me répéter que la plupart des médecins sont des gens responsables et compatissants, qu\u2019ils se sentent prisonniers d\u2019un système qu\u2019ils désapprouvent, qu\u2019ils sont réellement préoccupés par ces problèmes et ouverts à un débat public pour trouver des solutions novatrices et socialement équitables.Je veux bien le croire.D\u2019où vient-il alors qu\u2019on ne les entende jamais, ou si peu?Qu\u2019est-ce que c\u2019est que cette loi de Yomerta qui semble peser comme une chape de plomb sur cette profession?PROPOS -4- .de temps partiel Le revenu déclaré par les employés à temps partiel représente environ le tiers de celui des employés à plein temps.En outre, peu d\u2019employés à temps partiel ont droit à des avantages sociaux.En 1989, seulement 26% des employés à temps partiel dans le secteur des services étaient couverts par un régime d\u2019assurance de soins médicaux de leur employeur, comparativement à 70% des employés à plein temps; 20% bénéficiaient d\u2019un régime de soins dentaires, comparativement à 59% des employés à plein temps; enfin, 22% participaient à un régi- on )iv rIU me de pension de leur employeur, comparativement 58% des employés à plein temps.L\u2019exclusion de ces avantages sociaux résulte en partie des différences entre les employeurs et entre les situai tions d\u2019emploi où abondent les emplois à temps partiel.,., Les conséquences sont importantes pour la sécurité financière actuelle et future des femmes et de leur famjl-le.\t\u2022(>; Statistiques sur le travail et la famille au Canada^ Conseil consultatif canadien sur la situation de lq femme, 1994.\u2022Ai LE DEVOIR M cq FONDÉ PAR II F, N R I BOURASSA LE 10 JANVIER 1!)I0 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur de l\u2019information BENOÎT AUBIN Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, ROCII CÔTÉ Rédacteurs en chef adjoints JEAN-ROBERT SANSFAÇON.LUCIE LACAVA 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec) II3A 3M9.TéI.: (514) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS ou ni HiU ihH \u2022rH Y |) K V ni K .I.Y M A K D I 7 .1 I' I N I (I II I I) E E S A ÿ L\u2019impact du budget fédéral sur les programmes sociaux ,K1 va faire mal Au Québec, la facture des compressions fédérales pourrait s\u2019élever à 2,2 milliards$ dont près de 600 millions$ supplémentaires au seul chapitre de l\u2019aide sociale CLAUDE GIRAKD Avocat, étudiant à la maîtrise Université du Québec à Montréal n février dernier, le ministre des Finances, Paul Martin, annonçait une nouvelle série de coupures dans les programmes sociaux.Son premier budget contenait une réforme majeure de l\u2019assuran-ce-chômage, une troisième en quatre ans, et une réduction substantielle dans les transferts aux provinces au ____________titre de la sécurité du revenu.Avec le maintien du taux de chômage à son niveau actuel, ces restrictions devraient totaliser près de 7 milliardsS en trois ans au Canada, sans compter la réduction des cotisations à l\u2019assuran-ce-chômage de 1,3 milliards au cours de la même période.Au Québec, la facture pourrait s\u2019élever à plus de 2,2 milliardsS dont près de 600 millionsS supplémentaires au seul chapitre de l\u2019aide sociale.Bien sûr, si l\u2019actuel régime issu de la loi 37 pourtant si peu généreux est maintenu dans son intégralité.Déjà, avec un budget de 3,7 milliardsS annuellement, ses contrôles extrêmes, ses fonctionnaires surchargés, un niveau moyen de prestations égal à 600$ par mois, le régime actuel a perdu son essence même.Trop gros, trop répressif.Comment pourra-t-il maintenant survivre à pareilles restrictions?Quels bouleversements nous annonce ce budget dans les années à venir?La réforme Axworthy Ça va faire mal.Les premières réactions à ce budget indiquaient que le gouvernement ne coupait pas assez dans les dépenses sociales.Au contraire, le plan budgétaire libéral représente un véritable plan de réforme de l\u2019ensemble du filet de protection sociale au Canada.Au chapitre de la sécurité du revenu, le ministre des Finances fixe les objectifs financiers à atteindre, laissant à son collègue du Développement des ressources humaines, Lloyd Axworthy, le soin de préciser les modalités de réduction des programmes.La consultation en cours sur «l\u2019avenir des programmes sociaux» (sic), initiée dans la hâte et dans une certaine confusion, n\u2019a pas d\u2019autre utilité.Avec un peu plus de 30% des prestataires au Canada chaque mois, les chômeurs québécois écoperont plus qu\u2019ailleurs.A l\u2019inverse, l\u2019effet escompté de la réduction des cotisations sur l\u2019emploi \u2014 à supposer qu\u2019il soit réel \u2014 sera moins grand dans la province, le Québec contribuant à la caisse du régime pour environ 20% du total canadien.Selon le gouvernement fédéral, la précédente réforme d\u2019envergure de l\u2019assuran-ce-chômage, en 1990, a entraîné une économie d\u2019environ 1,3 milliards annuellement.Elle lui a permis de mettre fin à sa m LMB MACe i CCurrAc TE& UOü£ \u2014 Mine* t\u2019eHPUveùfR) i\tC r~ i / //* C ¦cLr :cfu7«ç.T th e en plù-voueseLP ) f-mt PHOTOS JACQUES NADEAU Le premier budget du ministre Martin, en février dernier, contenait une réforme majeure de l\u2019assurance-chômage, une troisième en quatre ans, et une réduction substantielle dans les transferts aux provinces au titre de la sécurité du revenu.contribution directe au régime à hauteur de 3 milliardsS par an.Pour le Québec, la perte en prestations devait s\u2019élever à 256 millionsS annuellement et la clientèle de l\u2019aide sociale devait augmenter d\u2019environ 10 000 personnes par an.En réalité, les primes ont augmenté de près de 60% en quatre ans.Pendant cette période, le déficit de la caisse a atteint plus de 8 milliardsS compte tenu de la disparition en une année du surplus accumulé de 2 milliardsS en 1990.Quelques 3 milliardsS ont été investis dans la formation sans trop d\u2019effet sinon de réduire la contribution fédérale directe à ce titre de près de 2 milliardsS.Et le Québec compte 125 000 ménages de plus vivant de l\u2019aide sociale.Quelle sera cette fois l\u2019impact de nouvelles modifications à l\u2019assurance-chômage sur le régime d\u2019aide sociale au Québec au cours des prochaines années?En admettant que le taux de chômage et le nombre de demandes d\u2019aide ne varieront guère au Québec d\u2019ici la fin de la décennie, on peut s\u2019attendre à une hausse d\u2019environ 5% de la clientèle de l\u2019aide sociale à compter de 1995.Cela se traduira par un ajout de clientèle de 23 000 personnes- Avec 30% des prestataires au Canada, les chômeurs québécois écoperont plus qu\u2019ailleurs.année et une hausse de budget d\u2019environ 180 millionsS par année, ce qui correspond aux projections du ministère de la Sécurité du revenu.Pourtant, au lendemain du dépôt du budget fédéral, le ministre québécois des Finances, André Bourbeau, s\u2019empressait d\u2019indiquer que la province serait peu touchée par les restrictions annoncées par son homologue fédéral.En particulier, il affirmait que la moitié de la hausse du budget de l\u2019aide sociale serait refilée au gouvernement fédéral comme cela avait été le cas en 1990 et en 1993.Mais cette fois-ci, MM Martin et Axworthy ont prévu le coup.Dès 1995-96, Québec devra assumer seul la hausse de clientèle découlant de la réforme de l\u2019assurance-chômage.A compter de 1996-97, M.Martin entend ramener les transferts aux provinces au chapitre de la sécurité du revenu à leur niveau actuel, soit 7,75 milliardsS au lieu des 9,1 milliardsS initialement prévus par le Régime d\u2019assistance publique du Canada (RAPC).Résultat: les provinces essuieront un manque à gagner d\u2019environ 1,5 milliards pour les deux premières années d\u2019application de la réforme.Pour le Québec dont la proportion de personnes pauvres représente environ 24% du total canadien, la réduction s\u2019ajoute à l\u2019impact de la réforme de l\u2019assurance-chômage.Avec de tels résultats, on ne voit guère comment les divers régimes d\u2019aide sociale dans tout le pays seront maintenus.Au Québec, la loi 37 a déjà fait le plein de coupures, de gels et de contrôles de toutes sortes, laissant peu de marge de manœuvre face aux initiatives fédérales à la province.Ailleurs, le gouvernement de Terre-Neuve a donné le ton.En décembre dernier, un projet de réforme de son régime d\u2019aide a été rendu public.En gros, le versement d\u2019un revenu de base minime remplacerait l\u2019aide sociale actuelle.Un supplément de revenu de travail d\u2019au plus 2100$ par an s\u2019y ajouterait, alors que le taux de récupération de l\u2019aide à mesure que s\u2019accroissent les revenus de travail passerait de 100% à 40%.Il s\u2019agit d\u2019un changement radical par rapport au concept même d\u2019aide et de bien-être social inscrit dans le RAPC.La notion traditionnelle de besoin est remplacée par celle de supplément au revenu d\u2019emploi.Et pour que l\u2019incitation au travail soit encore plus grande, on recommande plus ou moins d\u2019exclure de l\u2019assurance-chômage les travailleurs saisonniers pour une bonne part déjà touchés par l'effon- drement de l'industrie de la pèche.Ce projet de réforme qui ressemble étrangement à celui proposé par l'ex-ministre Jérome Forget, cadre parfaitement bien avec la stratégie fédérale.Il permettrait au gouvernement central de mettre en place son propre système de transfert aux personnes pauvres.Ijes provinces pourraient v ajouter un supplément en fonction de l\u2019ardeur des gens à travailler ou de considérations locales ou communautaires.En échangé d\u2019une diminution de leurs pouvoirs, il permettrait de réduire considérablement les pressions sur les finances des provinces.L\u2019OCDE et le G-7 Globalement, l'initiative s\u2019inscrit dans le prolongement des politiques mises de l\u2019avant par l\u2019Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et le G-7 qui font de la réduction des acquis sociaux et de la baisse des salaires les éléments clés de la reprise économique.Mais à mon avis, une autre stratégie peut être suivie.L\u2019annonce de ces modifications n\u2019offre-t-elle pas au Québec une chance unique de mettre sur pied un régime original et intégré de sécurité du revenu?A cent lieues du faux projet de guichet unique sur la main-d\u2019œuvre, ce régime pourrait être intégré à une politique de formation professionnelle québécoise.Ce serait son principal avantage.Mais surtout, malgré les appels de l\u2019OCDE à l\u2019effet contraire, un programme de réduction graduelle du temps de travail pourrait venir coiffer ces deux éléments à l\u2019intérieur d\u2019une réelle politique du marché du travail.Pour ce faire, Québec doit envisager de se retirer du régime actuel d\u2019assurance-chômage et fonder son propre programme.En second lieu, Québec devrait profiter de la réforme des programmes fédéraux pour rapatrier sous forme de points d\u2019impôt la part du financement de l\u2019aide sociale provenant d\u2019Ottawa en prenant exemple de la santé.N Le ministre des Finances Paul Martin.)l ; \"t* Sciences de l\u2019éducation et recherche universitaire Le mépris d\u2019un faux frère Rarement a-t-on vu une telle litanie de préjugés proférés par un universitaire à Vendroit des siens CLERMONT GAUTHIER MAURICE TARDIF Département de psychopédagogie Faculté des sciences de l\u2019éducation Université Laval Les auteurs sont responsables d\u2019un laboratoire et d'un groupe de recherche en sciences de l\u2019éducation à l\u2019Université Laval ous sommes habitués depuis déjà un certain temps, celles et ceux qui œuvrent en éducation, à entendre diverses personnes dénaturer à leur profit et sans nuances la nature et l\u2019importance de notre travail.Mais maintenant, trop, c\u2019est trop, car l\u2019attaque provient cette fois-ci d\u2019un faux frère, d\u2019un collègue ; universitaire en sciences de l\u2019éducation (eh oui!) qui, profitant de sa tribune journalistique, professe haut et fort son mépris généralisé envers les sciences de l\u2019éducation et l\u2019ensemble des sciences humaines.Après avoir lu une récente chronique de Normand Baillargeon ; consacrée à l\u2019éducation et intitulée «Lectures ! pour temps de crise» (LE DEVOIR, 10 mai j 1994), nous nous demandons sérieusement ce ' que cet individu fait en sciences de l\u2019éducation 1 à l\u2019UQAM.En effet, nous avons rarement vu j au Québec une telle litanie de préjugés profé-| rés par un universitaire à l\u2019endroit des universi-{taires.Or, en tant que professeurs et cher-| cheurs en sciences de l\u2019éducation, nous ne i pouvons rester indifférents aux préjugés et aux ! faussetés que cet individu colporte sur notre j profession.La façon actuelle de cesser de penser Il écrit notamment : «Pour trouver des solu-J tions, des experts sont à l\u2019œuvre.Ils font de la ] recherche, ce qui pourrait bien être la façon ac-J tuelle de cesser de penser.En éducation, dans H les sciences humaines en général, on croit à M jprésent qu\u2019il est impossible de parler de quoi que ce soit sans citer les plus récentes re-cherches, de préférence américaines.» ' r\u201e De tels propos sont au delà de toute réfutation et indignes d\u2019un universitaire; il s\u2019agit en fait de ragots et de basses insinuations qui n\u2019exigent aucun effort ni rigueur intellectuelle.Avec les préjugés que cet homme véhicule, nous le voyons très mal faire de la recherche, même s\u2019il est grassement payé pour cela.Mais nous, ses collègues qui faisons de la recherche et répondons de la sorte aux exigences de notre tâche universitaire, pourquoi nous prend-il pour des sots et des imbéciles, des femmes et des hommes qui ignorent ou méprisent la pensée et la culture?Qui est-il et d\u2019où parle-t-il, qu\u2019a-t-il écrit, produit ou dit de si considérable, pour insulter et diminuer ainsi en un trait de plume tous les représentants de notre profession, à commencer par les collègues de son propre département?Et cette autre idée reçue: «Ça va mal en éducation.Tous les observateurs vous le diront.» Or, c\u2019est faux, archifaux! En soutenant un tel lieu commun, cet universitaire reprend à son compte le ton, voire les cris apocalyptiques de certains animateurs de ligne ouverte.Est-il donc le André Arthur de l'ÜQAM?Il est vrai que certaines choses vont plus ou moins mal, par contre plusieurs autres vont très bien.Par exemple, rappelons aux lecteurs un certain nombre d\u2019acquis fondamentaux des 35 dernières années: la démocratisation scolaire, l\u2019allongement général des études, notamment chez les francophones, l\u2019accroissement de l\u2019instruction parmi l\u2019ensemble de la population, la scolarisation des filles et la place beaucoup plus grande faite aux femmes à l\u2019université, l\u2019intégration des élèves en difficulté jadis systématiquement exclus de l\u2019école, la nette amélioration de la communication orale, l\u2019interdiction des sévices et des châtiments corporels comme forme d'apprentissage, l\u2019ouverture aux groupes ethniques, le respect de l\u2019enfant, etc.Ces acquis lui semblent sans doute négligeables, inutiles?Tout se passe comme si dans en l\u2019esprit des gens de son espèce, il n\u2019y avait jamais eu de progrès réalisé en éducation et qu\u2019il fallait toujours tout reprendre à zéro.Par ailleurs, de quels observateurs parle-t-il?Les auteurs (Jasmin, Bartholy, Despin, etc.) qu\u2019il avance pour soutenir ses propos condamnent en bloc toute la réalité éducative au nom de leur idéologie ou de leur fantasme d\u2019un supposé âge d\u2019or de la pédagogie.A les croire, il faudrait fermer les écoles, les collèges et les universités et repartir à neuf ou plutôt revenir en arrière car, bien sûr, selon ces apôtres de la nostalgie, tout va mal depuis 35 ans: l\u2019apocalypse scolaire nous attend et les barbares sont à p\t,\tnos portes! On voit poindre derrière Ça va mal\tces propos la vieille nostalgie d\u2019un Ordre scolaire réservé à une élite, où les «surdoués» et les enfants blancs éducation?mâles aux parents bien nantis liraient Cicéron en latin et feraient encore et C\u2019est faux toujours de la sainte philosophie.\u2019 Quand ces gens-là parlent de la cultu-archifaux.re, un fossile leur sort de la bouche.Il s\u2019attaque à la formation des maîtres, lui reprochant d\u2019ignorer Comenius et Rousseau, la tradition occidentale et québécoise, que nous enseignons pourtant à nos étudiants; il rêve des écoles normales comme si elles étaient des lieux de haut savoir et d\u2019excellence; il ne voit dans l\u2019histoire de l\u2019éducation des 35 dernières années qu\u2019une longue suite d\u2019errances, d\u2019erreurs et de décisions hâtives (la Commission Parent a siégé quatre ans!), conduisant à la négation de la culture.Encore une fois, de telles opinions sont assenées sans égard aux faits et à la vérité.Il serait trop long de s\u2019employer ici à déraciner de pareils préjugés.Un point mérite cependant qu\u2019on s\u2019y arrête.Contrairement à ce que croit M.Baillargeon, la formation des maîtres est aujourd\u2019hui supérieure à celle dispensée du temps des écoles normales, lesquelles pour la majeure partie de leur existence ont été des écoles de rattrapage: il fallait bien que le maître ou la maîtresse en sache un peu plus que ses élèves! Ce professeur féru d\u2019histoire ignore donc manifestement que la plupart des écoles normales étaient à peu près exclusivement basées sur la doctrine catholique, un fantôme de pédagogie et de psychologie d\u2019inspiration néothomiste et la transmission de recettes, voire de «trucs» destinés avant tout à contrôler les enfants dans les classes, afin de satisfaire aux exigences des directions d\u2019école de l\u2019époque, particulièrement attirées par des «maîtres à poigne».Déjà dans les années 1950, les esprits éclairés dénonçaient la très piètre qualité de la formation offerte par les écoles normales, leur carcan idéologique, leur ignorance du progrès scientifique en matière de psychologie de l\u2019enfant, qu\u2019elles concevaient encore massivement à partir des idées d\u2019Aristote! Des comptes à rendre Si nous avons cru nécessaire de répliquer aux opinions de Normand Baillargeon, c\u2019est que nous pensons qu\u2019il a des comptes professionnels à rendre sur la qualité et le sérieux de ses idées, lorsqu\u2019il signe sa chronique en tant que professeur en sciences de l\u2019éducation à l\u2019UQAM, engageant de la sorte toute notre profession.Bien à l\u2019abri derrière la «liberté d\u2019opinion» que lui procure sa tribune, il répand dans la population ses idées préconçues, il salit notre fonction et entretient de la sorte un climat de mépris envers toute la communauté universitaire.Or, compte tenu du prestige intellectuel dont il jouit en tant que professeur d\u2019université, il nous semble qu\u2019en retour il devrait être assez honnête pour informer ses lecteurs correctement, sans essayer de leur refiler ses préjugés qui ne lui ont coûté aucun effort intellectuel.Chacun a le droit de critiquer mais tous ont le devoir de soutenir leurs critiques par des preuves.N\u2019en déplaise à Normand Baillargeon, le respect de ce devoir est à la base de la tradition et de la recherche universitaires; le marchander pour des idées re-ues et des ragots, c\u2019est mépriser l\u2019une et 'autre.S L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR in LA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019informa-.tion générale et métropolitaine: Sylvaiq Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnementJ; i Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Laurent Soumis, Guy Taillefer (adjoint au directeur i de l'information)-, Jean-Pierre Legault (res- ' ponsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales)', Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l\u2019information culturelle: Michel Bélair (respon-sable), Stéphane Baillargeon, Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouettc (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay; à l\u2019information économique: Gérard Bérubé (responsable)', Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Sergq Truffaut, Claude Turcotte; à l\u2019information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste) ', Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l\u2019information politique: Pierre O\u2019Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec)', Serge Chapleau (caricaturiste)', à l\u2019information sportive: Yves d\u2019Avignon; Denise Babin, Rachel Duclos (commis), Ma1 rie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction)'.La Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITE, Lucie Pinsonneauit (directrice), Jacqueline Avril, Use Bourgault, Brigitte Cloutier, Gys-laine Côté, Johanne Guibeau, Jean-Yves Guilbert, Christiane Legault, Monique Ver: reault (publicitaires); Micheline Turgeon; Olivier Zuida (commis)', Michèle Bouchard (secrétaire).L\u2019ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur), Nicole Carmel (coordina-trice des services comptables)', Florine Cor: mier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Unda Thériault (adjointe à l\u2019administration), LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice), Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette, Monique L\u2019Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc-Venne, Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements).LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Kirouac (directeur).LA PRODUCTION ; Marie-France Türgeon (directrice de la pro, duction), Sylvain Darcy (directeur de l\u2019informatique), Johanne Brunet, Danielle Canta-ra, Richard DesCormiers, Caroline Des Rosiers, Lynda Di Cesare, Marie-Josée Hudon, Michael Schneider.Christiane Vaillant.Les annonces classées et avis publics: Yves Williams (superviseur), Dominique Charbonnier.Marlène Côté, Sylvie Laporte.Pierrette Rousseau, Micheline Ruelland.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Pierre Bour-gie (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (president).Roger Boisvert (vice-président et directeur général). A I.K Il K V » I H .I.K M .V K II I 7 JUIN' I II » I LE DEVOIR ACTUAL li O II K c; A U L T ?La guerre
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