Le devoir, 18 juin 1994, Cahier C
[" LE I» K V 0 I K , LES SAMEDI I K ET DI M A N (' Il E I 0\t.1 V I N I D tl I ?LE DEVOIR ?Cinéma Page C3 Musique Page C5 Théâtre d'été Page C6 Disques Page C7 Spectacles Page C8 Agenda culturel Page CIO Arts visuels Page C12 Formes Page C14 ?Zipper inclus! Dix ans de Stones en huit rééditions exemplaires SYLVAIN CORMIER Ce n\u2019était pas le temps du guignol et de la dentelle, ni le temps du muet où Bruxelles bruxellaiL C\u2019était les années soixante-dix, le temps du vinyle.L\u2019époque bénie d\u2019une industrie qui clapotait dans l\u2019argent.Les albums avaient remplacé les 45-tours au sommet des ventes.Les médias et les entrepreneurs, ébahis devant les grands rassemblements de la jeunesse \u2014 Woodstock, Wight \u2014 avaient compris, d\u2019un seul coup d\u2019œil écarquillé, le médium et le message: le rock était un marché au potentiel inimaginable.«Money, it\u2019s a gas», chantera Pink Floyd dès 1973.Les tournées des rockstars, qui avaient troqué les clubs et les ballrooms pour les centres sportifs au cours des années soixante, allaient bientôt investir les stades.C\u2019était aussi, quelques millénaires avant l\u2019ère du disque compact et des boîtiers de plastiques interchangeables, le temps des pochettes fabuleuses.Les compagnies de disques rivalisaient d\u2019audace et d\u2019imagination, se payant des albums aux designs de plus en plus extravagants.Tout avait commencé en 1967 avec le Sgt.Pepper des Beatles, qui s\u2019ouvrait comme un livre, incluait les textes des chansons et contenait une page d\u2019insignes à découper.Les Rolling Stones avaient emboîté le pas avec la photo psychédélique en trois dimensions qui ornait l\u2019album Their Satanic Majesties Request.De là, tout fut possible.La banane sur la pochette de l\u2019album The Velvet Underground And Nico se pelait.On trempa la pochette d\u2019un album folk dans l\u2019huile de patchouli.Le Brain Salad Surgery d\u2019Emerson, Lake & Palmer était plus compliqué à refermer qu\u2019une carte routière.Posters, autocollants, tout les accessoires étaient bienvenus.Il y avait des pochettes en métal, des pochettes triangulaires, octogonales, en forme d\u2019étoile, de cœur, de téléphone (l\u2019album La bombe humaine du groupe.Téléphone, en 1979).Et puis, il y avait le Sticky Fingers des Stones.L\u2019album au zipper.L\u2019idée était d\u2019Andy Warhol.La paire de jeans, le membre viril protubérant (l\u2019appendice de Mick Jagger, supposait-on) et la véritable fermeture éclair, qui s\u2019ouvrait sur le calcif correspondant.Lumineux concept, brillamment provocateur, totalement rollingstonien dans l\u2019attitude, mais qui résistait mal à l\u2019usage (la petite languette au dessus du zipper pâtissait des démonstrations répétées baisse-remonte-baisse-remonte).N\u2019empêche.Quelle pochette extraordinaire! Quand la première réédition en compact de l\u2019album parut au milieu des années quatre-vingt, l\u2019authentique braguette n\u2019était plus qu\u2019une photo de braguette, et le caleçon avait disparu.Amère déception.La même réduction était appliquée aux autres albums.La pochette amovible de Some Girls, qui permutait les visages masculins et les coiffures féminines, ne bougeait plus.Absente, la série de cartes postales insérées dans l\u2019album Exile On Main Street ne fascinait plus personne.Triste sort.Un revigorant bain de rock\u2019n\u2019blues C\u2019est précisément ce que les gens de chez Virgin (la branche de la multinationale du disque EMI qui a mis le grappin sur les Rolling Stones, moyennant des tas des millions) se sont dit.En effet, l\u2019étiquette n\u2019ayant pas seulement hérité du groupe, mais de tous les droits des albums parus sous le logo Rolling Stones Records (la fameuse langue rouge et blanche), l\u2019occasion de rentabiliser l\u2019acquisition n\u2019a pas été loupée.Que faire en attendant le nouvel album, Voodoo Lounge, attendu le 12 juillet, tout juste avant le début de la VOIR PAGE C 2 : STONES Où que vous alliez en vacances cet été au Québec, vous courez la chance d\u2019assister à un concert de musique classique.En pleine ville de Montréal, à Lachine, à Dorion-Vaudreuil, à Saint-Hyacinthe, à Joliette, et même un peu plus loin dans les Laurentides, dans Charlevoix, dans l\u2019Estrie.MARIE LAURIER LE DEVOIR \\ A la ville ou à la campagne, place aux festivals de musique classique! De partout l\u2019on entendra des accords harmonieux, des sons de cor ou de violoncelle ou de trompette en plein air, dans des parcs ou sur des pelouses, sous un chapiteau, dans des églises, des amphithéâtres, des salles de concert.Des centaines de musiciens, chanteurs, instrumentistes, compositeurs formeront une grande symphonie pour célébrer Bach, Mozart, Beethoven, Sibelius, Verdi, Schubert, Berlioz, Chostakovitch, Berg, Liszt, Schumann, Prokofiev, Tchaïkovski.à vous de compléter la liste.Car ces créateurs restent immortels, ils revivent dans leur œuvres, et par la magie de cette fête sonore, ils nous donnent des morceaux de beauté, des pans de sérénité, des raisons d\u2019espérer en l\u2019harmonie, c\u2019est le cas de le dire.Il est vrai de penser que la musique rend l\u2019homme meilleur, lui insuffle le goût du dépassement et de la relativité des choses.L\u2019OSM et Dutoit Comment ne pas vibrer en écoutant la Symphonie fantastique de Berlioz, comme nous le proposeront Charles Dutoit et les musiciens de l\u2019Orchestre symphonique de Montréal dans le cadre de son Festival Mozart Plus qui commence en fait le mardi 28 juin à la basilique Notre-Dame à 19h30 tapant, pour se terminer à 21 heures précises, ce qui donne VOIR PAGE C 2 : CLASSIQUE MiilWKi y* f \\T m liEHi iEliTî] I.K l) K V 0 I H .I.K S A M K IM I K K T I» I M A N ( Il K Il» J IM X II» I» 4 % M S STONES La plus convaincante immersion blues tentée par des blancs-becs SUITE DE LA PAGE Cl tournée (à Washington le 1\" août) qui fera rouler les Stones jusqu'au Stade olympique en décembre?Relancer le des Slones, bien pur.Mais pas n'importe comment.En donnant aux buts de quoi saliver.Cette semaine, quatre titres assaillaient les présentoirs: Goat's Head Soup (1973) Black And Blue (1976), filme Girls (1978) et Emotional Rescue (1980).Le 28 juin, une deuxième vague atteindra les détaillants: Sticky Fingers (1971), Exile On Main Street 1(1972), It\u2019s Only Rock\u2019n'Roll (1974) et Tattoo You (1961).Du beau travail, à fous points de vue.La technique ayant évolué, tous les transferts en format audionumérique ont été refaits, et la différence qst notable.Et surtout; on a tout mis.A l\u2019intérieur de boîtiers plastifiés un peu plus grands que les «jewel cases» habituels, on a inséré de véritables miniatures des pochettes originales.Tous les encarts, tous les ajouts y sont: la photo grotesque de la tête de chèvre flottant parmi les légumes de Goat\u2019s Head Soup, le poster «calorifique» &Emotional Rescue, les cartes postales d\u2019Exile, les têtes variables de Some Girls.Ainsi que l\u2019indispensable zipper, à nouveau fonctionnel, dévoilant pour les générations à venir le slip ae Mick.Ecoutées en bloc, les rééditions constituent le plus revigorant bain de rock\u2019n\u2019blues imaginable.Pensez donc: dix ans de Rolling Stones, d\u2019une seule traite.Les Stones à l\u2019époque où ils étaient vraiment, les bons soirs, «the greatest rock\u2019n\u2019roll band in the world».Les Stones de l\u2019excès, du mariage ultramédiatisé de Mick et Bianca à Saint-Tropez, de la bombe qui fit exploser le camion d\u2019équipement des Stones la veille de leur show de 1972 au Forum, des shows impromptus de 1977 au minuscule El Mocambo de Toronto avec Margaret Trudeau en coulisses, de l'apparition lamentable à l\u2019émission Saturday Night Live, de l'arrestation du Keith Richards héroïnomane par la police montée canadienne Que de riffs, mes aïeux! L'impact 1 iiluichardsieunes de Happy, Bitch, h You < oui Rock Mi.Dance Little Sister, Hand Of Fate, Respectable, Start Me Up est encore plus dévastateur parce que des cen-uünea de Keith Richiraa junloi les ont imitées depuis, et nue l\u2019on avait un peu oublié la force de frappe (les l iiis originaux.On est sidéré par la beauté et la finesse des solos de Mick Taylor, le jeunot débusqué des Bluesbreakers de John Mayall en remplacement de Brian Jones, qui marqua le son des Stones de 1969 à son départ en 1976, bien plus qu\u2019on ne le croit: ses envolées lyriques sur Time Waits For No One et Can't You Hear Me Knocking avaient l\u2019élan et l'inspiration d\u2019un Carlos Santana.On rigole à la réécoute de Miss You et à\u2019Emotional Rescue, répudiés à leur sortie par les fans puristes aue nous étions pour concession à la mode disco (finalement, c\u2019était plutôt funk: on s\u2019énervait pour rien).D\u2019album en album, de Dead Flowers à Sweet Virginia, d\u2019Indian Girl à Far Away Eyes, Tes récréations country des Stones apparaissent comme un lien essentiel.Et l\u2019apport du batteur Charlie Watts comme la glu qui tenait l\u2019édifice debout dans la tornade blanche.Et vingt-trois ans plus tard, Exile On Main Street est encore la plus convaincante immersion blues jamais tentée par des blancs-becs.«Do the hip shake, babe.» Si vous en avez les moyens, offrez-vous les huit albums comme s\u2019il s'agissait d\u2019un coffret, prenez une grande respiration et plongez.En apnée, admirez les pochettes.Baissez et remontez la fermeture éclair.Ouvrez lç mini-poster: Et montez le volume.A force de vous la mordiller de plaisir, vous en aurez la langue rouge et blanche.les aens d'en bas Grange-théa(rc du Bic.roule du golf.Le Bic mm u>_ _ Jean-Funçois Harie-France\t\u2022 DenisRoy D'ELIZABETH ECLOFF\tLailllie,t Aise en scène: Claude Poissant 30 juin au 13 août Concepteurs : Linda Brunelle.David Gaucher.Jean Gaudreau.Dndré Rloux Vine ftàtoire (/\u2019amour fimfatfùfue oiiection artistique : Eudoie Belzile LE ROI LEAR De William Shakespeare\" j().[ |;(7.|g-25juil.1-7-S-I4-I5 août.Traduit, raconté,et interprété par : Jean-Louis Roux coproduction : Théâtre les gens d\u2019en bas Concepteurs : Eudore Belzile, Christian Dubé,André Rioux, Paul-Émile Saulnier Musée régional de Rimouski 35, Rue Saint-Germain Ouest RÉSERVATION (418) 736-4141 FORFAITS DISPONIBLES L es productions À tour de rôle Carleton C\u2019ÉTAIT AVANT LA GUERRE À L\u2019ANSE-À-GILLES de Marie Laberge Du 7 juillet au 20 août (relâches dimanche et lundi) Mise en scène: Assisté de: Décors: Eclairages : Costumes : Alain Fournier Guillaume Cyr Louise Campeau Alain Bemier Mireille Vachon Marie-Josée Geneviève Jasmine Dubé Direction artistique : Jean-Jaques Dugas Guindon Bilodeau Théâtre La Moluque 586, bout Perron, Carleton RÉSERVATION (418) 364-7151 FORFAITS DISPONIBLES Ijfe\" v?T» T .V )î K V 0 I K .I.K S S A M KOI I K K T l> I M A N (' Il K I II .1 I' I N I II II I m n CINEMA En noir et rouge le rôle ingrat une espèce rn/mm IA REINE HARCO! Réal: Patrice Chéreau.Scénario: Danièle Thompson et Patrice Chéreau d'après Alexandre Dumas.Avec Isabelle Adjani, Daniel Auteuil Jeun llm;:i.¦ \\ngladt.Vinia Lisi, Vim Perez, Dominique Plane, Pascal Gregory.Image: Philippe Rousselot.Musique: Coran Hregovic.A l'impérial.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Voici donc arrivé dans nos salles ce film historique tant attendu qui mit cinq ans à voir le jour.N\u2019y allez pas dans le but de vous faire raconter une histoire, mais pour être emporté, bousculé dans un tourbillon d\u2019acier, de sang, d'intrigues.Patrice Chéreau a su éviter quelques pièges classiques dans cette Reine Margot, piège de l'anecdote, piège du décor qui prend le pas sur l\u2019action, et peut-être, un coup parti, piège de l\u2019Histoire tout court.Car il ne faut surtout pas prendre pour faits véridiques l'adaptation romanesque qu\u2019a donnée Dumas de la vie de la reine flamboyante et volage, dont s\u2019est inspiré Chéreau.Qu\u2019a retenu la postérité de cette reine de Navarre du XVIe siècle, née fille de France?Son goût pour les hommes et pour la parure.Et l\u2019époque sanglante qui transforma la nuit de ses noces en le terrible massacre de la Saint-Barthélémy, où les invités huguenots du mariage furent exterminés dans le bruit et la fureur.Mais son idylle avec La Môle rescapé d\u2019une montagne de cadavres, ses prétendus rapports de bon voisinage avec son mari \u2014 avec qui elle était généralement à couteaux tirés aux dires de ses biographes \u2014 relèvent de la fiction.Isabelle Adjani est donc invitée à camper la belle souveraine réinventée par un cinéaste français de la fin de notre siècle.Patrice Chéreau est avant tout un metteur en scène de théâtre, proche et respectueux de l\u2019univers des comédiens.D\u2019où ce film d\u2019acteurs, collé sur l\u2019expression des visages; l\u2019envers des super-reconstitutions historiques avec armadas de figurants.Sa Reine Margot est portée par une violence toujours justifiée qui rythme tout, ponctue les scènes, comme une respiration.L\u2019intrigue ici est accessoire et à peine expliquée.On assiste au mariage de la catholique Marguerite et du huguenot Henry, on pénètre le nid d\u2019intrigue que fut le Louvre et la famille damnée qui y régnait, on voit un massacre sanglant se perpétrer sous nos yeux.Le tout cadré serré, presque sans décors, superbement éclairés.Le Louvre se réduit à quelques colonnades, à une enfilade de portes, à des bousculades.Le film gagne en intensité à cette mise en conserve.Les scènes clés \u2014 massacre, chasse à courre \u2014 semblent dramatisées par contraste.D\u2019autant plus fortes.La Reine Margot est appuyée par une distribution imposante.Virna Lisi recevait le prix d'interprétation féminine à Cannes pmn -.i prestation puissamment dramatique dans la peau de Catherine de Médicis, terrible reine-mère qui tirait les ficelles à la place de ses faibles fils.Mais c'est \u2022urtout Jean-Hugues Anglade en Charles IX, roi entoure .e mignons, chigneur, hystérique, cruel, et quelquefois .îumain qui impressionne, par son intériorité, la collide son ieu.Daniel Auteuil est excellent aussi d;u»s du plouc Henri de Navarre, à qui il confère le dignité.Quant au beau Vincent Pérez, on e voit de plus en plus habité d\u2019un film à l\u2019autre, et son personnage de dernier amant romantique air-porte ici une reposante note rose dans un monde rouge et noir.J\u2019ai vu deux fois le film.Dans un premier temps, propulsée avec ce rythme de violence scandée, la deuxième fois interloquée par la contre-performance d\u2019Adjani.Dans le rôle titre, elle m\u2019est apparue soudain étrangement statique.Cette actrice qu\u2019on a connue si forte dans Un été meurtrier et Camille Claudel a perdu du terrain.L\u2019an dernier, dans l\u2019épouvantable Toxic Affair de Philomène Esposito, elle avait une mise de zombie.Chéreau lui a donné, est-il besoin de le préciser, un rôle autrement consistant, mais elle bouge encore comme la poupée mécanique Olympia des Contes d'Hoffmann.La rumeur veut qu\u2019Isabelle Adjani, laquelle a atteint le milieu de la trentaine, se soit fait refaire une partie du visage, gonfler les joues, effacer les rides, etc.On raconte bien des potins dans le milieu artistique et je passerais volontiers celui-ci sous silence si je n\u2019étais persuadée qu\u2019il est fondé, tant ses traits ont perdu en animation ce qu\u2019ils ont gagné en perfection plastique.Il est évident qu\u2019une actrice a inté-^ rêt à jouer sur la mobilité de son visage en laissant tomber la course à la beauté narfaite.La Jeanne Moreau aux traits désormais dévastés en sait quelque chose.Cette étrange absence qui habite Adjani tire peut-être son origine dans cette chirurgie.A moins qu\u2019elle n\u2019ait reçu un coup sur la tête qui l\u2019ait hébétée.C\u2019est selon.Mais La Reine Margot aligne une telle brochette d\u2019acteurs qu\u2019Adjani s\u2019inscrit dans cette symphonie sans faire trop de couac.Une musique vraiment exceptionnelle du Serbe Goran Bregovic, (à qui on doit celle d\u2019Arizona Dream de Kusturica) baigne le tout.Mais c\u2019est la force concentrée du film qui est son grand mérite, ce refus de l\u2019artifice de l\u2019Histoire pour nous la fait vivre en contemporain, de l\u2019intérieur, en humanisant l\u2019inhumani-sable: le crime au quotidien, le mensonge institutionnalisé, la trahison érigée en mode de vie, dont on se sent soudain étrangement complice.Un film habité.malgré elle.Quelque chose craque.IHE HAWK De David Dayman, avec Helen Mirren.George Costigan, Owen Teale, Rosemary Leach, Melanie Hill, Caroline Paterson.Scénario: Peter Rans-ley, d'après son roman.Image: Andrew Dunn.Montage: Justin Krish.Musique: Nick Picat.Grande-Pre-tagne (PPC), 1992.Ih27.Au Cinéma de Paris jusqu \u2019au 23 juin.FRANCINE LAURENDEAU Le début inquiète, lu nuit, sur l\u2019autoroute, sous une pluie battante, mu- Irmmc conduit nerveusement, communiquant sa nervosité aux deux passagers, ses jeunes enfants.Et puis c\u2019est la panne.U* téléphone ne fonctionne pas.Mais sur raccolement, un autre automobiliste est stationné, qui fourrage sous son capot.Peut-être qu\u2019il pourrait lui donner un coup de main.Ellipse.Nous saurons bientôt que la malheureuse aura été violée et assassinée par un maniaque, surnom mé «the Hawk», qui sévit dans la région.lit suite est contrastante, terriblement prosaïque, d\u2019une banalité presque accablante.Dans une banlieue britannique, une mère de famille ne sait plus où donner de la tète.C\u2019est l\u2019anniversaire de son mari, il est en retard.Elle a invité sa belle-mère et son beau-frère.D\u2019emblée, on sent qu\u2019elle fait toujours tout dans cette maison.Même la cuisson des viandes sur le barbecue sommaire.Tout le monde s\u2019y attend et trouve ça naturel.Sauf qu\u2019aujourd\u2019hui.Elle ne se révolte pas, non.Mais elle est comme on dit, au bord de la crise de nerfs.Nous allons peu à peu comprendre que le mal est sous-jacent Annie (Helen Mirren), femme au foyer et apparemment satisfaite de l\u2019être, est entièrement dévouée à ses deux enfants et à Stephen, son mari.Elle croit avoir réussi son mariage, elle est persuadée que sa famille est heureuse et, surtout normale.Mais voilà, quelque chose est en train de craquer.Les absences répétées de son mari commencent à l\u2019inquiéter sérieusement.Bien sûr, se raisonne-t-elle, c\u2019est son métier qui le veut.Elle ne s\u2019était pas posé de question jusqu\u2019alors mais certains petits détails, en apparence anodins, la tarabustent depuis quelque temps.Aurait-il une maîtresse?A la surprise générale, Annie commence à s\u2019intéresser aux allées et venues de Ste- Helen Mirren phen.Peu à peu.un horrible doute s\u2019insinue lorsqu'elle découvre que ses absences pourraient coïncider avec les crimes de l'assassin dont les victimes sont toujours, curieusement, des femmes qui ont, comme elle, deux enfants.Mais un autre doute vient ébranler le premier.Au lendemain d\u2019un accouchement, Annie a subi une sévère depression nerveütfe et a dû être hospitalisée.Est-ce que toute cette histoire n\u2019est pas le fruit de son imagination, un signe quelle est de nouveau malade?Résolue à savoir coûte que coûte, elle va déployer un courage étonmuit qui lui fera pousser très loin la conséquence logique de ses déductions.Après bien des péripéties, l\u2019énigme se résoudra à partir d\u2019un cimetière de voiture.Mais bien que soulagée, Annie ne sera pas au bout de ses peines.Voilà la thématique de The Hawk, un scénario ingénieusement ficelé, , II», un Mil àqm «Chaude Lance».France, 1993.Ih35.Au Parisien.FRANCINE LAURENDEAU Catherine téléphone à un homme.L'homme n'entend pas la sonnerie et m répond pas.Il captera plus tard le message sur son répondeur.Trop tard.Sans explications.Catherine s'est tuée.Us sont une bande d'amis, ils ont trente ans à peine.Ils vont continuer à vivre bien sur.à s\u2019aimer ou à ne plus s\u2019aimer.Mais ce suicide les poursuivra, poursuivra même ceux qui n'en parlent jamais.Même Paul (Michel Piccoli), leur aîné, leur ami, leur amant, qui les héberge et qui les dépanne tous et toutes à tour de rôle.«Si j\u2019avais réalisé mon premier film à vingt ans, disait la réalisatrice Christine Citti, il aurait sûrement parlé de l\u2019amour et de l\u2019amitié.A trente ans, la mort et ses fantômes sont venus envahir l\u2019amour et l'amitié.Et puis il y a aussi la conscience que l'évolution passe par un tas de ruptures.Les ruptures quotidiennes, de temps, de rythme, de lumières, de jour, de nuit.Les ruptures sentimentales, amoureuses, amicales.Et puis la rupture brutale et définitive qu'est la mort» Je ne sais pas si ces phrases vous éclairent.Moi pas.C\u2019est un film dans lequel je suis entrée trop lentement à mon gré.J\u2019ai perdu trop de temps à essayer de comprendre qui est qui avec qui, qui est la mère de qui et (encore plus énigmatique) qui sont les pères de ces charmantes enfants.Et puis je me suis fait une raison, j\u2019ai tenté de m\u2019ajuster, j\u2019ai à peu près réussi à me laisser porter, d\u2019un numéro à l\u2019autre.Nostalgiques ou drôles, les dialogues, à l\u2019image des personnages, sont futés et remplis de clichés qui se prennent visiblement pour des «niots d\u2019auteur».Les comédiens et les comédiennes sont agréables à regarder.Michel Piccoli joue un rôle très flatteur pour son âge (il est littéralement couvert de jolies filles).Le film est construit comme une mosaïque en une succession assez décousue de petits sketches dont l\u2019action est principalement centrée autour de l\u2019appartement de Paul et autour d\u2019une sorte café-club où les copains se rencontrent pour manger, jouer, danser et, surtout, faire de la musique.La musique est bonne et j\u2019avoue que c\u2019est le seul élément qui m\u2019a vraiment plu dans ce premier long métrage dont les artifices masquent mal l\u2019absence d\u2019inspiration.Bref, je demeure perplexe.\"Un thème dont il fait bon rire! Longue vie à Louis 19!\u201d - Odile Tremblay, LE DEVOIR ¦ UN FILM DE t &££ MICHEL t?.POULETTE V-gÉNOT çwepÊ poMif/i MiCrtK1- HacIIA , (j-RtnoH Vv^ WTVfl W iMtzriv T^pAlNViU-É' Bleue au BERRI, CARREFOUR LAVAL, TERREBONNE, Oméga LONGUEUR, STE-THÉRÈSE, BOUCHERVILLE.REX ST-JERÔME.SHERBROOKE, al au CINÉ-PARC LAVAL (Peümau dné-paic: Les valeur de la Farnte Addams I 11! T > I N É M Peter Gabriel sur la Main ce soir! FESTIVAL INTERNATIONAL TREMBLAY des gros plans distorsionnés des vi-DEVOIR\tsages de l\u2019orchestre sont captés sur l\u2019écran vidéo derrière la scène, où llclilrllt .111 ssi i|llcli|ll< s LMrünmlli\".pour Kiss That F mg.Li, de simples glissements de caméras, sur un éclairage en faisceau balaient la scène.Le spectacle de Peter Gabriel est parfaitement huilé et glisse au quart de tour.Rien qui dépasse, ni cris incohérents, ni gestes intempestifs, nulle vraie surprise non plus.On est à mille lieux de tout ce qui fut l\u2019improvisation attachée aux gosiers et aux gestes des anciennes bêtes de rock.J\u2019avoue cependant le trouver bien sage, bien propre, poli comme un galet sur lequel la marée est passée et repassée.Tellement professionnel, tellement en contrôle de lui-même, ce performer, qu\u2019il y perd en saveur sauvage.Mais cette douceur, cette harmonie qu\u2019il dégage est rendue par la mise en scène discrète, minimaliste de Robert Lepage.Pour la chanson Shaking the Tree interprétée en duo, le simple pommier d\u2019Adam et Eve évoque l\u2019éternité de la dualité homme-femme.Cabine téléphonique, trappes avalant les membres de l\u2019orchestre, vaisseau spatial coiffant le tout; chaque élément de mise en scène est à sa place.Tout est parfait, presque aseptisé.«Frette et blanc comme un lavabo», dirait Charle-bois.Mais les fans de Gabriel s\u2019y trouveront parfaitement servis.Et la caméra de Girard ajoute au concert une patine de plus.Samedi soir, Ecran Le Prince, 21h30 et 23h45.Voici venue la dernière fin de semaine du Festival du nouveau l inéma, qui vous donne rendez vous parmi les fringues et Le Fringe du Boulevard Saint-Laurent, envahi par la vente trottoir et la cohue (les badauds.S\u2019il fait beau samedi soir et que la chaleur ne vous a pas fait fuir Montréal, allez donc voir sur le grand écran extérieur Le Prince, Secret World, le concert de Peter Gabriel mis en scène par Robert Lepage et filmé par François fllut'MA Girard.Il y a de la perfec- vlIltiuA ^ tion dans l\u2019air, quelque cho- DE MONTRÉAL se de propre, propre, propre (trop pour moi), mais un produit vraiment rodé qui doit donner sa pleine mesure sur écran géant en plein air.On trouve un vrai triumvirat artistique à l\u2019origine de ce film-là.Trois créateurs arrivés chacun à la tête de leur discipline, trois visions qui se décodent, se répondent, s\u2019épaulent, se comprennent.Je n\u2019avais pas vu le spectacle de Peter Gabriel à Montréal, mais tout le monde s\u2019entend pour dire que le concert donné à Modena en Italie (ici présenté) était bien meilleur que celui qui nous fut servi au Forum.Que gagne le spectacle à se voir filmé?Le regard de François Girard, cette manière intimiste d\u2019aller chercher directement les expressions de Peter Gabriel, de sa chanteuse Joy Askew.François Girard renouvelle le genre du film de concert en cela qu\u2019il nous épargne les grands plans d\u2019ensemble de la foule en délire pour épouser les contours du spectacle.Du public, on ne verra généralement que la lueur des briquets allumés dans le noir, pour accompagner le «performer».Girard change sa manière de filmer au fil des chansons, (comme il l\u2019avait fait pour ses 32 regards posés sur Glenn Gould).Ici, \\ VISION D'ALICE Thierry Thomas.Quelques mots sur le film Vision d\u2019Alice qui vient filmer en 1992 les répétitions à Hambourg du spectacle de Bob Wilson Alice, dans lequel il s\u2019est donné le mandat de renouveler Peter Gabriel en spectacle.l\u2019univers trop connu de Lewis Caroll.On assiste aux répétitions, on explore la scène, les coulisses, on écoute les indications du metteur en scène.Certaines transpositions de la ménagerie d'Alice au pays des merveilles sont de vraies trouvailles.Le rondouillard Humpty Dumpty dans un carcan ovoïde de plus bel effet, la chenille fumeuse enveloppée dans des espèces de voiles de cosmonautes.Mais, conservatisme sans doute, j\u2019avoue avoir été quelque peu mal à l\u2019aise face à cette Alice pour adultes jouée sur le mode noir, avec figurants punks et frissons pédophiles.Et la caméra de Thierry Thomas filme le tout sans faire beaucoup d\u2019étincelles.Samedi, Elysée, 15hl5 et 16H30.PHOTO LOVELUDAVIS Flux LECLERC \u2022PIEDS NUS DANS L'AUBE Jacques Gagné Ceux qui s\u2019ennuient de Félix ont le loisir de le retrouver dimanche, à travers le documentaire de Jacques Gagné, présenté ici en première mondiale.Classique film hommage, celui-ci remonte le cours de l\u2019enfance du poète en Mauricie, dans une longue maison de bois, où lui et ses frères étaient trop heureux pour avoir envie de vieillir.11 était beau, le jeune grat-teux de guitare, pris comme il le dit, veut veut pas, pour vieillir comme tout le monde, et même mourir un jour.Documents d\u2019archives, extraits de films, chansons.Revoici Félix.Dimanche, Élysée, 20h.Génial Nicholson De Mike Nichols.Scénario: Jim Harrison et Wesley Strick.Direction photo: Giuseppe Rotunno.Musique: En-nio Morricone.Avec Jack Nicholson, Michelle Pfeiffer, James Spader, Kate Nelligan, Christopher Plummer.États-Unis, 1994,125 minutes.En version originale anglaise dans le réseau Cinéplex-Odéon.JEAN-CLAUDE MARINEAU Dès l\u2019ouverture, le film émerge de la nuit dans l\u2019envoûtement des graves violons d\u2019Ennio Morricone pendant qu\u2019à l\u2019écran défilent d\u2019inquiétants nuages de pleine lune.Un paysage de neige et de montagnes au petit matin que percent de loin les phares d\u2019une auto.Jack Nicholson est au volant, et ça suffit déjà pour que l\u2019aura du célèbre Jack qu\u2019il incarnait jusqu\u2019à la démence dans The Shining de Stanley Kubrick se mette à planer sur la suite des événements.Sa rencontre prochaine avec les loups, mais surtout la manière allusive, indirecte, d\u2019en laisser présager les conséquences, nous font entrer de plain-pied dans le drame encore incertain, peut-être fantastique, qui va se jouer.Changement de régime dès la séquence suivante, Will arrive au bureau le lendemain matin, c\u2019est-à-dire déjà loin du pays des ombres.Les menaces ici prennent des allures civilisées, et c\u2019est en veston- Michelle Pfeiffer et Jack Nicholson, dans Wolf, de Mike Nichols.cravate qu\u2019on lui fait savoir qu\u2019il n\u2019a plus sa place à la direction d\u2019une maison d\u2019édition.On a déjà choisi un jeune loup \u2014 sans jeu de mots pour l\u2019instant \u2014 pour le remplacer, le beau James Spader qui, l\u2019air un brin poupin, était jusque là son protégé.Au départ, on ne voit pas très bien comment ces intrigues de bureau vont trouver intérêt à s\u2019insérer au propos plus large du «devenir loup» qui aspire peu à peu le personnage de Nicholson, mais c\u2019est sans compter sur une mécanique scénaristique qui ne dévoile ses cartes qu\u2019une à une, pour mieux resserrer l\u2019étau à mesure que les enjeux se précisent.Tout est en place, on le comprend vite, pour une lente et inquiétante descente aux enfers dont Will sera l\u2019objet bien malgré lui, malgré cette humanité qui l\u2019habite encore la plupart du temps, une humanité qui le fait, entre autres, défaillir à répétition dans les bras de la belle inconnue qui lui offre réconfort et martini dès leur première rencontre dans un jardin nocturne.Malgré la justesse de ton et l\u2019à ¦ I ¦ ¦ 111MI n i ¦ m 1111t1 Participez au cofîitours LES OCTAVES DE LA FRANCOPHONIE.Choisissez votre chanson préférée et retournez ce coupon-réponse avant le 29 juin à minuit Entre le 13 et 30 juin, Jacques Bertrand procédera au tirage de 30 coffrets de disques, à l'émission BONSOIR L\u2019AMBIANCE! à 19h()4 à la radio de Radio-Canada.Encerclez votre choix: ENSORCELÉE / DANIEL BÉLANGER / Canada SENSUALITÉ / AXELLE RED / Belgique JE DANSE LE M/A / IAM / France JUSTE QUELQUES MOTS D AMOUR / LOKUA KANZA / Zaïre Le grand prix: Un voyage pour deux, toutes dépenses payées, à La Rochelle, sera tiré lors \u2022 des FrancoFolies de Montréal.propos du climat mis en place par la succession de séquences fortes, il faut accepter d\u2019être entraîné dans une nième variation sur le thème de la métamorphose à la Dr Jekyll and Mr.Hyde pour vraiment jouir nerveusement des pentes incertaines sur lesquelles Will se voit entraîné.Car si on refuse les conventions du fantastique, il peut être facile de ne pas «croire» aux transformations physiques qui affectent le personnage.Carjack Nicholson a beau jouer brillamment du faciès dans son registre le plus animal, les effets spéciaux et le maquillage restent nécessaires pour amener le personnage jusqu\u2019où il doit aller, et c\u2019est précisément lors de ces passages que le contrat de crédulité qui nous rive tous à l\u2019écran risque l\u2019éclatement.Le pari est fascinant à suivre quand on a ce Nicholson sous les yeux qui se met à marcher comme fauve en cage quand l\u2019esprit du loup prend le dessus, et on a du mal à imaginer un autre acteur rendant avec plus de «naturel» la duplicité des pôles diurne et nocturne qui l\u2019habitent.Dans le même sens , on doit saluer le travail de mise en scène qui donne à la nature, et surtout à son inquiétante étrangeté, tout le poids qu\u2019elle peut exercer dans un cadre comme celui-ci.Les pulsions d\u2019animalité du personnage trouvent leur résonance dans l\u2019ombre des forêts et des parcs, et on se dit que cette histoire de loup-garou est aussi une métaphore de plus sur les rapports entre l\u2019intellect et la pulsion, sur la violence animale et la raison humaine, sur les voies déguisées aussi qu\u2019empruntent souvent les rapports de pouvoir.La morale ne sort pas nécessairement sauve de la confrontation, et c\u2019est un plaisir de plus d\u2019assister à un dénouement ambigu.IA REINE MARGOT ?1/2 De Patrice Chéreau, un regard contemporain posé* sur une époque de fer et de sang.Le film raconte la vie au XVIe siècle de Marguerite de Navarre, née fille de France, mariée à un huguenot.En fond de scène: le bain de sang de ht nuit de la Saint Barthélémy.Chéreau a refusé les artifices des décors.Il s\u2019est collé aux visages des comédiens, à leurs passiônj déchaînées, aux massacres.Une mu- ' sique et des éclairages superbes, une violence qui baigne tout comme une pulsationi une distribution imposante (sauf Adjani dans le rôle-titre, absente d\u2019elle-meme).Ix* film est rouge et noir, puissant, habité.A l\u2019impérial.Odile Tremblay WOLF ?De Mike Nichols.On ne sera pas déçu si on attend de Wolf une autre grande performance de Jack Nicholson, une réalisation sûre et inventive de Mike Nichols, une musique abondante d\u2019Ennio Morricone, un scénario allégorique qui se lit à toutes sortes de niveaux, et quelques regards en coin de Michelle Pfeiffer.1 Voici une relecture moderne du ' ' mythe des loups-garous qui tient Son spectateur en haleine, et dont le dénouement ne donne pas dans le simplisme de la morale sauvegardée à tout prix.En V.O.anglaise dans le * ; réseau Cinéplex-Odéon.Jean-Claude Mar ineau \u2022 t » ¦ RUPTURE(S) ?1/2 De Christine Citti.Au lendemain du ' suicide de Catherine, ses ami (e) s continuent à s\u2019aimer, à se quitter, bref la vie continue.Un premier long métrage à la fois plein de clichés et talentueux; une construction en mosaïqué à la fois décousue et unifiée par une ' musique dynamique.Au Parisien.; Francine Laurendeau.THE HAWK ?1/2 De David Hayman Dans une banlieue anglaise, un maniaque viole et tue des femmes.Or voici qu\u2019Annie'1 se met à soupçonner son mari: est-elle en train de sombrer dans la folié ou a-t-elle deviné juste?Un intéressant suspense psychologique interprété avec une sincérité désarmante par Helen Mirren.Au Cinéma de Paris jusqu\u2019au 23 juin.Francine Laurendeau, De Pedro Almodovar.Les incondi- , tionnels du cinéaste espagnol risquent d\u2019être ici un peu déçus.Encore qu\u2019ils retrouveront sa signature d\u2019humour, d\u2019absurde et de grincements de dents dans cette comédie noire.Kika met en scène un tueur en série, une maquilleuse simplette et l\u2019inévitable Victoria Abril dans la peau d\u2019une animatrice vedette (au costume de fin du monde) qui se transforme en justicière.Le scénario est mince et les personnages souvent prévisibles, mais le climat Almodovar est fidèle au poste.Encore qu\u2019on a vu le cinéaste en meilleure forme.Au Complexe Desjardins.Odile Tremblay MOTHER'S BOYS D Yves Simoneau Après avoir abân- ! donné les siens, Jude Garnie Lee Curtis) veut revenir au foyer, même si l\u2019équilibre de ses enfants est menacé, même si son mari a refait sa vie.Alors elle va tout faire pour ga-gner cette guerre des nerfs.Simoneau, excellent fabriquant de sus-» penses, nous en a concocté un effita-ce et bien mené.Sans plus.Mais : ¦ c\u2019est déjà ça.En version originale! [ Centre Eaton.Francine Laurendeau NOM.ADRESSE.VILLE.PROVINCE.CODE POSTAL.TÉL:.Retournez à: Bonsoir l'ambiance!, 13e étage.C.P.6000, Montréal, Québec.H3C3AH LE DEVOIR m airîranscST DIDIER FARRE ACTION FILA» PRÉSENTENT f .\t\u2022\t.a u * pet i t s BONHEURS t UN FILM DE .\t* MICHEL DEVlM\u20ac » ocigmgogB Vincent Canby, NŸfîttËS K a Ô/tanvk.\\ llàn Zhtian .AMNISTIE TTTXr.liin * original» avec sous titras français ASKA HIM ItlSlRIHl lltÜ 1 Escales Elute Ct'iHtrUt \u2022' Paris \u2022 /Liu Timothy Mute hint Dutoit * Montréal itrUl Shostakovich Hydro-Québec présente js en collaboration wm Accompagnée d'une section de cuivres (France) La Fête à.(France) AU SPECTRUM (France) (France) ses amis (France) Carte blanche à.U SYMPHONE DU QUÉBEC \u2022du ut le nantit* < Daniel Bélanger, latence Jatat PaulPictié, Michel Rivard et Richard Séguin » i Invités: J.Corcoran, J.Leloup, P.Rynri, L.Forestier, Léandre, M, Pagliarg, ï G.Paris, Vilain Pingouin, RBO* » S, Tremblay, Zébulon * < ORCHESTRE SYMPHONIQUE sous la direction de GILLES OUElitT- Une soirée avec.Mau aaoj HKuHama cbo SaSŒOüïOQjE tMtaPiflflj 1\u2014 CKAC730 M mm (France) (Louisiane) Le show de l\u2019angi maintenant Commandes n.à la Place Admission.FRANCO (,Sj4)_876-89e ËÔFFREFRAHCOFOLLEr £ billet de 20$ ou JggJJ cRftTUlT fe«ra?SoUV?RTE de votre chou mm GtiLTQIOS 13 AOÛT AOÛT JEUDI VENDREDI AOUT SAMEDI mm* tffl\u2019ÜRENCE |giüd;of IHi B-flC-HEÜET NIL1DW .,WlflNE« F.ERNaWd EZA^Idu FREINE- srom OENÏÏRM'AN 10e anniversaire Disques Audiogram SALLEWILFRID-PELLETIER Salutëu ElPE:: Rémi il lee t Kl %_y aajjuiui'.tjuso.'iVcr,-j ^ccT (¦registre uur II CmniiiM des Radios publiques de langnc française L\u2019ACÏÏDÏE [ÂERimiïE fPfl.B 0 T T i nTYsqli riante; Mnïïëb m ANS DE CARRIER! ROBERT CH ARLE BOIS, g N.DESCHAMPS, t R E G\u2018A G NON, j \" I EL jl^ÂVOIE, ?\" REE LACHAPELLE), Bjli IVIprŸi'HAHtTiE^n, ^10U SAIiï!ARE*R.liF iff U A Kmtkteï.ËNjKRTjWËjÜR A MONTREAL 5Mu:s!l!C«'l'EiNS SUR SCÈNE WN El IX.H A RT ROUCf.ÜIAN Etape officielle ,! du Congrès mondial acadien mm S™! DUFRESNEg FpNPÏl DWA1M ZOUK MACHINE b, * (Antilles) PAU IliarÔchTdüiere IZiACH'A'RiYi INDOCHINE (France) I DISQUES CLASSIQUES Dutoit le magnifique DIMITRI CHOSIAKOVIICH \u2022Symphonies» n°l op.10 et n°.15 op.141.Orchestre Symphonique de Montréal, dir.Charles Dutoit.1/mdon 430838-2.JACQUES IBIRI \u2022Escales».\u2022Hommage à Mozart», \u2022Paris\u2014suite symphonique», \u2022Bacchanale», \u2022Hostoniana», \u2022Louisville-concert», \u2022Concerto pour flûte», soliste Timothy Hutchins.CAROL BERGERON L\u2019Orchestre symphonique de Montréal, qui entreprend, dès le 28 juin à la basilique Notre-Dame, sa saison estivale, vient de se signaler à l\u2019attention des discophiles par la parution de deux superbes enregistrements consacrés à une certaine musique du XXe siècle qui a cherché sa raison d\u2019être à l\u2019écart des grands courants avant-gar-distes.On y retrouve le compositeur français Jacques Ibert dont la musique s\u2019articule habilement autour d'une soixantaine de partitions cinématographiques.Entre autres, celles pour le Don Quichotte (1933) de Pabst, Macbeth (1948) d\u2019Orson Welles et plusieurs collaborations avec les cinéastes Marcel l\u2019Herbier et Julien Duvivier\u2014 Ibert, chose que l\u2019on oublie parfois, est également l\u2019auteur du ballet Le cirque dans le film l\u2019Invitation à la danse de Jene Kelly.Quant à la musique de Dimitri Chostakovitch, elle n\u2019a sûrement pas besoin d\u2019être présentée, sa diffusion n\u2019ayant pour ainsi dire jamais connu de fléchissement.Pourquoi Jacques Ibert?Du catalogue symphonique de ce Parisien mort en 1962 à l\u2019âge de 71 ans, surnagent quelques pages, notamment les trois Escales qui forment ce qu\u2019il est convenu d\u2019appeler une suite symphonique \u2014 même s\u2019il serait plus exact de parler J dant, passé l\u2019effet-choc de la ressemblance, le non-fan réagit comme à un spectacle d\u2019André-Philippe Gagnon: on attend la prochaine iml-j tation.ANNE MURRAY À la PdA lundi 20 juin, à 20h.\t\\ Oui, je sais.Vous pensez qu\u2019Anne ; ; Murray est une muraille d\u2019ennui profond dressée à la frontière qué-béco-ontarienne pour dégoûter les Québécois du Canada anglais.Je vous comprends.Je me passais la.même réflexion quand elle chantait You Needed Me au milieu des années soixante-dix: j\u2019étais alors tota- : lement certain, justement, de n\u2019avoir jamais besoin, ni d\u2019elle, ni \u2022 ; de sa voix soporifique, pour m\u2019en- : ; gourdir.J\u2019ai changé d\u2019avis depuis.: : son dernier album, le remarquable; ! Croonin\u2019, opportuniste mais néan-.: ; moins valable florilège de chansons! populaires pré-rock\u2019n\u2019rolliennes.Il \u2022 ! y a quelque chose de suave et de ; j ; délicieux dans les mélopées siruj : ; ; peuses des Patti Page, Julie London! et autres Rosemary Clooney, ren- : : ; dues avec volupté par une Murray ! ! étonnamment nuancée.Le spec- ¦ tacle, on l\u2019espère, sera de même qualité.# t \u2022 « DEPECHE MODE Au Forum mardi 21 juin, à 19h3ôf \u2022 Primal Scream et Stabbing Westward en compléments de programme, j ! i \u2022 \u2022 t Depeche Mode?Peux pas les blai- .: rer.Trop poseurs, trop beaux : ; gosses.Et ce n\u2019est pas l\u2019abandon ; : progressif des synthétiseurs au pro- : fit des guitares électriques qui a rendu plus sympatiques les spectacles des anciens rois de l\u2019électro-pop néoromantique (ils furent énor- ; mément populaires, surtout en Europe, dans les années 80, et des dizaines de groupes leur doivent tout).Martin Gore et ses petits copains, treize ans après le fulgurant début de Speak And Spell, ne se sont toujours pas rendus compte que l\u2019auditoire est là en même .; temps qu\u2019eux.Heureusement, en première partie, il y aqra Primai Scream, un groupe d\u2019Ecossais pas manchots et complètement obnubilés par les Stones et le rock fin sixties début seventies, dont le dernier album, Give Out But Don\u2019t Give Up, est digne d\u2019intérêt pour une seule mais primordiale raison: en l\u2019écoutant, on ne peut pas s\u2019empêcher de taper du pied.ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA Au Saint-Denis 1, mercredi 22 juin, à 20h.Il s\u2019agit moins de vous encourager à voir ou revoir ce groupe d\u2019avant-hier qui alliait cordes et rock\u2019n\u2019roll avec un bonheur relatif, mais bien de vous mettre en garde.En effet, il; y a belle lurette, depuis 1986 pour .être exact, que Jeff Lynne, le chanteur et principal créateur d\u2019ELO, \u2019 est parti réaliser des dizaines d\u2019albums de par le monde et fonder les: Traveling Wilburys avec ses copains Tom Petty, Bob Dylan, le re- : gretté Roy Orbison et George Harrison.ELO, c\u2019était lui, sa voix, ses mélodies, ses arrangements.ELO, sans, lui, est un ensemble vide, de le même façon que Jethro Tull n\u2019a pas de sens en dehors d\u2019Ian Anderson, ou le Jimi Hendrix Experience sans Jimi.ELO, en 1994, c\u2019est le batteur de la formation originale, Bev Bevan, quelques «membres de la première heure» (dixit le communiqué) et des musiciens d\u2019appoint.Autant dire une soucoupe volante sans pilote.Ou une poule sans tête.THE PLATTERS Au Saint-Denis 1, jeudi 23 juin.* » ?4 Si la fibre nostalgique vous titille, les Platters sauront assurément la flatter.Leurs ballades à grand déploiement si populaires dans les années cinquante, Twilight Time, The Great Pretender, Only You (And You Alone), My Prayer, Smoke Gets In Your Eyes, Remember When et tant d\u2019autres, sont toujours aussi fraîches aux mémoires.Sachez cependant que, du quintette doo-wop original, seuls Herb Reed et Zola Taylor justifieront l\u2019authenticité de la présente formation.Hélas, vous n\u2019entendrez pas Tony Williams, le chanteur à la voix d\u2019airain dont les fabuleux crescendos définissaient le son des Platters: c\u2019est aux anges qu\u2019il adresse aujourd\u2019hui sa prière.Sylvain Cormier 5 concerts: le 28 juin et les 6,12,21 et 26 juillet Basilique Notre-Dame 19h30 RÉSERVATIONS: 842-9951 p compagné des musiciens de Possession Simple.«On a pensé à plusieurs artistes mais il fallait qu'ils sachent quoi dire sur le sujet en entrevue et qu\u2019ils puissent donner un angle précis au show, parmi la relève c\u2019est plus difficile et puis les artistes sont occupés.Mon seul regret est de ne pas avoir trouvé de femme du calibre de Ri-vard.» signale le chanteur de French B.Le concert a été organisé à une vitesse record puisqu\u2019en trois semaines tout était en place, chacun \u2014 du graphiste aux techniciens \u2014 y allant de sa participation bénévole.Ainsi, tous les fonds récupérés sont autant de bénéfices nets.À coups de 15 $ par personne \u2014 les artistes invités et les journalistes paieront leur droit d\u2019entrée \u2014 il y a de quoi mettre un peu de subsides dans les poches de Médecins sans frontières (MSF).«J\u2019ai pensé à MSF après avoir appris qu\u2019ils avaient depuis peu une antenne à Montréal, ils sont apolitiques et ont prouvé leur efficacité sur le terrain, c\u2019est ce que je recherchais» signale Bisaillon.«Bien sûr, c\u2019est un grain de sable mais c\u2019est le moins que l\u2019on puisse faire,» commente Rivard en pleine préproduction pour le prochain album de Beau Dommage.Rivard qui ne veut plus trop s\u2019impliquer à tort et à travers.«Maintenant, je suis prudent, je ne veux pas être Monsieur bonne cause, parmi la sollicitation que je reçois il faut que je choisisse ce qui me semble le plus intègre et le mieux organisé.» Même si les artistes ne sont pas ceux que vous iriez voir spontanément, même si le spectacle génère quelques improvisations, même si le public sera probablement des plus hétéroclites, il est nécessaire d\u2019aller poser un petit geste de rien du tout.15 $ c\u2019est beaucoup pour ceux qui n\u2019ont rien chez nous mais cela représente plus d\u2019un mois de salaire au Rwanda et de précieux médicaments pour les médecins encore présents sur le terrain.Pensez une seconde à l\u2019argent que vous dépenserez peut-être pour les festivals durant tout l\u2019été et culpabilisez suffisa-ment pour faire, vous aussi, votre petit geste.A vot bon cœur m sieur dame Un concert-bénéfice au profit de l\u2019antenne rwandaise de Médecins sans frontières RWANDA SHOW Dimanche 19 juin au Cpfé Campus, dès 20h PASCALE PONTOREAU J\u2019ai été élevée par un intello-bour-geoiso-gaucho (excuse-moi papa!).Ce qui signifie que le premier personnage célébré dont j\u2019ai entendu parler s\u2019appelait Pol Pôt \u2014 j\u2019avais cinq ans \u2014 et aue mes berceuses alternaient entre les chants révolutionnaires chiliens et les Chœurs de l\u2019armée rouge.On a beau dire.ça marque.De cette enfance merveilleuse, j\u2019ai conservé deux choses.D\u2019une part, culture et politique demeurent, pour moi, intimement liés et seuls les créateurs pourront un jour endiguer les conflits et d\u2019autre part, j\u2019abhore toute forme de violence surtout quand elle s\u2019étale en une cadavérite aiguë médiatisée.Mais bon, il semble que ce soit maintenant le seul moyen de réveiller la mauvaise conscience de nos bons peuples «civilisés».J\u2019étais trop jeune pour le Viêt-narp mais j\u2019en ai soupé du Biafra, de l\u2019Ethiopie, la Somalie, la Bosnie, du Rwanda et d\u2019autres Haïti chérie.Je demeure persuadée qu'il laul agn mai-, llmirUM-mnil, d\u2019autres ont le poing mieux levi l\u2019âme plus militante.Ainsi, les French B.On connaissait leur arrogance, leurs provocations, leur délicatesse aussi \u2014 ils ont un beau soir repris ( !n gttuJà de Brel avec toute l\u2019ardeur et l\u2019émotion de l\u2019auteur disparu.Ils nous montrent plus que jamais qu'ils ont des tripes et du cœur en organisant un concert bénéfice en soutien à l\u2019action de Médecins sans frontières au Rwanda.«Je suis un romantico-naïf, je fais (les gestes spontanés, explique Jean-Robert Bisaillon.Et puis il y a eu une accumulation d\u2019événements.J\u2019ai d\u2019abord appris que notre percussionniste était Rwandais.Comme tout le monde je suis totalement horrifié par le génocide plus ou moins volontaire qui sévit dans son pays.Et puis j\u2019ai vu La liste Schindler et puis j\u2019en ai eu marre qu\u2019on nous dise: \u201cAh oui, les French B vous gueulez tout le temps mais vous n\u2019agissez pas.\" Alors nous avons mis sur pied ce show.» Un grain de sable important Parrainé par les disques Cargo, le spectacle réunira Possession Simple, les Pois Z\u2019Ont Rouges, Umuco (une chorale de Rwandais vivant à Montréal), Percussions sans frontières avec les percussionnistes de French B et d\u2019autres, Général O & Dr Kobé et leur raggamuffin de Saint-Etienne et Michel Rivard qui a de quoi surprendre au milieu de ces groupes à tendance plutôt rock alternatif.«Ce n\u2019est pas parce que je joue un certain style de musique que je ne n\u2019écoute pas autre chose» explique l\u2019intéressé «l\u2019appel de Bisaillon m\u2019a convaincu.Et puis l\u2019idée de me mélanger avec ces gens-là m\u2019excite beaucoup, ça change, d\u2019habitude ce sont toujours les mêmes Séguin, Tremblay et Paris.En fait, on a tous le même message bien qu\u2019on ne l\u2019exprime pas de la même façon.» Fondamentalement activiste pour la paix et les petites causes, Rivard s\u2019est complètement impliqué dans la production du spectacle où il interprétera ses morceaux revus et corrigés pour l\u2019occasion, ac- Leo Romantiques Berlioz S Liozt NOUVEAU SPECTACLE >\t«Chaude était la nuit.» 22 \u2022 23 \u2022 24 septembre 20h30 Les French B nous montrent plus que jamais qu\u2019ils ont des tripes et du Coeur en organisant un concert-bénéfice en soutien à l\u2019action de Médecins sans frontières au Rwanda.PHOTO ARCHIVES «Ce n\u2019est pas parce que je joue un certain style de musique que je ne n\u2019écoute pas autre chose, explique Michel Rivard.Et puis l\u2019idée de me mélanger avec ces gens-là m\u2019excite beaucoup.» Gouvernement du Québec Ministère de la Culture et des Communications Lortie / Liszt Intégrale ded concertos pour piano Concerto pathétique De Profundio Grande fantaisie dur ded thèmed de «Lélio» de Berlioz Fantaidie dur ded thèmed ded «Ruined d\u2019Athèned» de Beethoven Dutoit / Berlioz Première canadienne de la Aledde dolennelle aindi que Symphonie fantcid tique Ecctraitd de La Damnation de Faudt Harold en Italie (John Neldon, chef) Roméo et Juliette (dcène d\u2019amour) (Uri Mayer, chef) 318.STE CATHERINE O ©PI des Arts (inf.861-5651) billets ou Spectrum, chez Admission ot ou 790-1245 (?Irais) U.Li:Diront V.f RICHARD 'desjardins æfini ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL CHARLES DUTOrr ET, BIEN SÛR, MOZART Concerto pour hautboid, K.314 Kyrie, K.368a Symphonie no 28, K.200 Sérénade pour quatre orchedtred, K.286 Symphonie no 24, K.182 I.K I» K V 0 I H .I.K S S A M K l> I 18 K T I» I M A X C Il K I » JUIN I I» I» I (514) 790-ARTS 4\\Ë IvÔtreMessage (env.(eny.34 caraclères par ligne ) Écrire en majuscules Nom: Faites-nous parvenir voire texte par V ^ (P la ligne FAX ou par COURRIER.fl\tJl (+TP5flTVQ) Conditions de paiement: carte de crédit obligatoire )\tY (fflinifflum 5 lignes) T([c(opjm: 955.3340, Ti/ ¦ 955.3344 Vous pouver nous écrire: Les petits plaisirs, Le Devoir, 2050, rue de Blcury 9e étage, Montréal (Québec) H3A 3M9 Adrfssf :\t:\t\t Viiif :\tCouf POSTAI :\t Tfifphunf RFC :\tBur.:\t Nn r»RTF nf r rfiiit :\t\tExp.Rubrique: 3 à la prochaine 3 À la criée 3 A la rescousse 3 À la recherche \u2022 LES GRANDS BALLETS CANADIENS et BARYSHNIKOV PRODUCTIONS présentent DANCE PROJECT Les Danseurs RaquelAedo\t; Mikhail Baryshnikov Rob Besserer Nancy Colahan John Gardner Patricia Lent Kevin O'Day Keith Sabado Ruthlyn Y Salomons White Oak A Chamber AI Ensemble Michael Boriskin, 1 Directeur musical .¦ \u2022 -, .\tJl \u2018 \u2018 .¦ .^ ¦ 1 ' : ^ ~ Pour la première fois à Montréal Deux soirs seulement 26 et 27 juillet 1994 Billets: 26 $,46 $.67$ .i-ri (taxes et redevance incluses) Programme a Programme b 26 JUILLET 1994\t27JUILLET 1994 JOCOSE (Hanya Ilolin - Maurice Ravel) Ensemble PERGOLESI (Twyla Tharp -Giovanni Battista Fergolési) Mikhail Baryshnikov MOSAIC AND UNITED (Mark Morris - Henry Cowell) Ensemble BLUE HERON l (Joachim Schlomer -\t, ft Alfred Schnittke) ¦ Ensemble SIGNALS (Meree Cunningham -David Tudor, John I).S.Adam, D'Arcy Philip Gray) Ensemble A SUITE OF DANCES (Jerome Robbins - J.S.Bach) Mlikhail Baryshnikov QUARTET FOR IV (and sometimes one, two or three.) (Kevin O'Day - Kevin Volans) Ensemble BLUE HERON (Joachim Schlomer -Alfred Schnittke) «¦ Ensemble Salle Wilfrid-Pelletier » Place des Arts (514) 842-2112 ADMISSION (514) 790-1245 ou 1 800 361-4595 INFO-ARTS Bell LE DEVOIR . iC 10 S A M E I) I II K T I) I M A N < Il K 12 JUIN I » U 4 I) K V 0 I K AGENDA CULTUREL CINÉMA ASTRE: (849-3456) - Speed 13 h, 15 h 30.19 h.21 h 30, dern rep ven sam 11 h 45 \u2014 Getting Even With Dad 13 h.15 h 05.17 h 10,19 h 15,21 h 20, dern rep ven sam.23 h 30 \u2014 The Fllntitonei 13 h 10,15 h 10, 17\th 10.19 h 10,21 h 10, dern.rep ven.sam 23 h \u2014 Ranaltiance Man 13 h 15.15 h 45.18 h 45.21 h 20, dern rep ven sam.23h40 BERRI: (849-3456) -Lai Plerraleu 12 h 30.14 h 40.16 h 50,19 h, 21 h 15, dern rep, sam.23 h 15 \u2014 Louis 19 12 h 30,14 h 45,17 h, 19 h 15.21 h 30, dern rep.sam 23 h 30 \u2014 Clinches 13 h 30.16 h 15,19 h, 21 h 30, dern rep.sam.23 h 45 \u2014Maverick 13 h, 16 h, 19 h, 21 h 40 - Ménage à trois 13 h 30.15 h 30,17 h 30.19 h 30,21 h 30, dern.rep.sam.23 h 30 BROSSARD: (849-3456) - Speed sam.dim 13 h 15, 16 h.19 h, 21 h 30.sem.19 h, 21 h 30 - Beverly Hills Cop III sam.dim.13 h 30,16 h 15.19 h 10,21 h 40, sem.19 h 10,21 h 40 \u2014 Tha Fllnlslonos sam dim 13 h, 15 |)05,17 h 05,19 h 20.21 h 35.sem 19 h 20.21 h 35 CARREFOUR DU NORD: 900, rue Grignon, St-JérOme (849-3456)\u2014 Les Plerraleu sam.dim 13 h, 15 h, 17 h, 19 h, 21 h, sem.19 h, 21 h \u2014 Pour en finir avec papa sam.dim.12 h 30,14 h 40,16 h 50,19 h 20, 21 h 30, sem 19 h 20.21 h 30 m SI le via vous Intéressa sam ' dim.13 h 15,15 h 45.T9 h, 21 h 30, sem.19 h, 21 h 30 \u2014\tClanches sam.dim.13 h 10,15 h 30,19 h 10,21 h 30, sem.19 h 10,21 h 30 \u2014 Obsession sam.dim.13 h, 15 h, 17 h, 19 h 30,21 h 30, sem.19 h 30,21 h 30 - Flic de Beverly Hills III sam.dim.13 h 20,15 h 30,19 h 20, 21 h 30, sem.19 h 20,21 h 30 CARREFOUR LAVAL: (849-3456) - Maverick sam.dim.mar.mer.16 h, 21 h, ven.lun.jeu.21 h \u2014 Louis 19 sam.dim.mar.mer.13 h 30,19 h, ven.lun.jeu.19 h \u2014 City Slickers sam.dim.mar.mer.13 h 15,16 h 15,19 h 05.21\th 30, ven.lun.jeu.19 h 05,21h 30\u2014Speed sam.dim.mar.mer.13 h 30,16 h 30,19 h, 21 h 30, ven.lun.jeu; 19 h, 21 h 30.sam.13 h 30,16 h 30,21 h, dim.15 h 30,19\th, 21 h 30\u2014 Baby\u2019s Day Oui Bref aperçu sam.à 19 h el dim.à 13 h 30 \u2014 La lisle Schindler sam.dim.,mar.mer.13 h, 16 h 30,20 h, ven.lun.jeu.20 h \u2014 The Fllntstones sam.dim.mar.mer.13 h, 15 h, 17 h, 19 h 10, 21 h 15, ven.lun.jeu.19 h 10,21 h 15\u2014Woll sam.dim.(Par.mer.13 h 45,16 h 20,19 h, 21 h 20, ven.lun.jeu.19 h, 21 h 20 CENTRE EATON: Mil \u2014 Beverly Hills Cop III ven.sam.dim.mar.mer.19 h 20,21 h 35, lun.jeu.21 h 35, ven.sam.dim.lun.mar.mer.jeu.12 h 30,14 h 45,17 h \u2014\tGetting Even with Dad 12 h 10,14 h 30.16 h 50.19 h TO, 21 h 30, dern.rep.ven.sam.23 h 45 \u2014 Pour en finir avec papa 12 h 05,14 h 20,16 h 45,19 h, 21 h 15, dern.rep.ven.sam.23 h 25 \u2014 Mother's Boys 12 h 20, 14\th 25,16 h 40,19 h 05,21 h 10, dern.rep.ven.sam.23 h 20 \u2014 Beverly Hills Cop III 14 h, 16 h 15,18 h 45,21 h, dern.rep.ven.sam.23 h 15 \u2014 The Crow ven.sam.dim.mar.mer.jeu.19 h 15,21 h 25, lun.21 h 25, ven.sam.dim.lun.mar.mer.jeu.12 h 25,14 h 35,16 h 55, dern.rep.ven.sam.23 h 30 CINÉMA BOUCHERVILLE: 20, boul.de Morlagne.Boucherville \u2014 Les Plerrafeu sam.dim.mar.met.13 h, 15\th, 17 h, 19 h 10,21 h 20, ven.lun.jeu.19 h 10,21 h 20 \u2014\tClanches sam.dim.mar.mer.13 h 15,16 h 15,19 h, 21 h 20, ven.lun.jeu.19 h, 21 h 20 \u2014 Maverick (v.f.) sam.dim.mar.mer.13 h 15,16 h 20,19 h, 21 h 30, ven.iun.jeu.19 h, 21 h 30 \u2014Louis 19 sam.dim.mar.mer.13 h 15,15 h 15,17 h 15,19 h 15,21 h 15, ven.lun.jeu.19 h 15.21\th 15 \u2014 Ménage à trois sam.dim.mar.mer.13 h, 15 h, 17 h, 19 h 30,21 h 30, ven.lun.jeu.19 h 30,21 h 30 \u2014\tWolf sam.dim.mar.mer.13 h 30,16 h 10,19 h, 21 h f jpsven.lun.jeu.19 h.21 h 20 CINÉMA ÉGYPTIEN: (849-3456)\u2014Speed 13 h 45,16 ¦ iv 30.19 h, 21 h 30 \u2014 Klka 14 h, 16 h 45,19 h 25,21 h 40\u2014City Slickers 13 h 45,16 h 15,19 h 10,21 h 30 CINÉMA LANGELIER: Mil -City Slickers 13 h 05,15 h 30,19 h, 21 h 20, dern.rep.ven.sam.23 h 40 \u2014 Maverick (v.f.) 13 h 10,15 h 40,19 h, 21 h 30, dern.rep.ven.sam.23 h 50 \u2014 The Fllntstones 13 h, 15 h, 17 h, 19 h, 21 h \u2014 Wolf 13 h, 15 h 20,18 h 50,21 h 15, dern.rep.ven.sam.23 h 35 \u2014 Clanches 13 h, 15 h 30,19 h.21 h 30, dern.rep.ven.sam.23 h 45 \u2014 Les Plerrafeu 13 h 10,15 h 10,17 h 10,19 h 10,21 h 10, dern.rep.ven.sam.23 h 10 CINÉMA NOUVEL ÉLYSÉE: (288-1857) - Klka lun.au jeu.16 h 30,19 h, 21 h 30 \u2014 Montparnasse Pondichéry lun.au jeu.16 h 40,19 h 10,21 h 20 CINÉMA ONF: 1564.St-Denis (496-6895)\u2014 CINÉMA PARADIS: (354-3110)-Jurassic Park (v.f.) 18\th \u2014 Eva et Dodger 18 h 10 \u2014 Maman ne se laisse pas 18 h 15 \u2014 Croc blanc 2 20 h \u2014 Philadelphie 20 h 10 \u2014 Mouvements du désir 20 h 25 - Intersection (vl ) 22 h \u2014 Terre Interdite 22 h 15\u2014Au nom du père 22 h 35 CINÉMA PARALLÈLE: (843-6001)- du 9 au 19 juin Empire \u2022 The Chelsea Girls - Fashion: The Betsey Johnson Story \u2022 Andy Warhol\u2019s TV on \u2018Saturday Night Live».Andy Warhol's TV, Hello Again, Andy Warhol\u2019s Fifteen Minutes: dales a confirmer CINÉMA DE PARIS: (875-7284)\u2014sam Tokyo Decadence 14 h 15,24 h \u2014 The Hawk 16 h 45,21 h 45 \u2014\tWhat's Ealing Gilbert Grape 19 h \u2014 dim The Hawk 14 h 45,19 h 15 \u2014 Six Degrees ol Separation 16 h 45 \u2014 The Last Temptation ot Christ 21 h 15 CINÉMA POINTE-CLAIRE: (849-3456) - Woll sam dim mar mer.13 h, 16 h, 18 h 45,21 h 15, ven.lun.jeu.18\th 45,21 h 15 \u2014 Wolf sam dim.mar.mer.13 h 30,16 h 30.19 h 05,21 h 35.ven, lun.jeu 19 h 05.21 h 35 \u2014 City Slickers sam.dim.mar.mer.14 h 10,16 h 45.19 h 10,21\th 30.ven lun.jeu.19 h 10.21 h 30, dim, 13 h 30, 19\th 10,21 h 30 \u2014 Little Big League Sneak Preview dim.é 15 h 30 \u2014 The Flinlstones sam.dim.mar.mer, 13 h, 15 h.17 h, 19 h, 21 h.ven.lun.jeu.19 h.21 h \u2014 Speed sam.dim.mar.mer.13 h 30,16 h, 19 h, 21 h 30, ven lun.jeu.19 h, 21 h 30 \u2014 Four Weddings and a Funeral 19 h 05.21 h 20, jeu.21 h 20 \u2014 The Fllntstones sam.dim.mar.mer.13 h 15,15 h 15,17 h 15 CINÉMA QUARTIER LATIN: (849-0041)- sam Zero Patience 19 h 30.21 h 30\u2014 Pink Floyd: Live at Pompel 23 h 30 \u2014 dim.Zero Patience 17 h 30,19 h 30 \u2014 Pink Floyd: Live at Pompel 21 h 30 CINÉMA STE-THÉRÈSE: 300, rue Sicard.Ste-Thérèse: \u2014\tFlic de Beverly Hills III 13 h.15 h, 17 h.19 h 05,21 h 15, dern.rep.ven.sam.23 h 20\u2014 Les Plerrafeu 13 h 10.15\th 10,17 h 10,19 h 10.21 h 10, dern.rep.ven.sam.23 h 10 \u2014 Clanches 13 h.15 h 30,18 h 45.21 h 15, dern.rep.ven.sam.23 h 30 \u2014 Maverick 13 h 10,15 h 40.19\th, 21 h 30, dern.rep.ven.sam.23 h 50 \u2014 Louis 1913 h 15,15 h 15,17 h 15,19 h 15,21 h 15, dern.rep.ven.sam.23 h 15 \u2014SI la vie vous intéresse 13 h 15, 15 h 45,18 h 50,21 h 20, dern.rep.ven.sam.23 h 45\u2014 Ménage à trois 13 h, 15 h, 17 h, 19 h.21 h, dern.rep.ven.sam.23 h \u2014 Pour en finir avec papa 13 h, 15 h 05,17\th 10,19 h 15,21 h 20, dern.rep.ven.sam.23 h 30 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)- sam.Espoir 18 h 35 \u2014 Suzanne Simonin el La religieuse de Dlderont 20 h 35\u2014 dim.On est au colon 15 h \u2014 Native Land 18 h 35\u2014The Storm et La Maison 20 h 35 CINÉPLEX CENTRE-VILLE: (849-3456) -The Fllntstones sam.dim.13 h, 15 h, 17 h, 19 h, 21 h, sem.15 h, 17 h, 19 h, 21 h \u2014Widow's Peak sam.dim.13 h, 15 h, 17 h, 19 h 05,21 h 05, sem.17 h, 19 h 05,21 h 05 \u2014\tThe Myth ot the Male Orgasm sam.dim.13 h 05, 15\th 05,17 h 05,19 h 10,21 h 10, sem.15 h 05,17 h 05, 19 h 10,21 h 10 \u2014 Trois couleurs: blanc sam.dim.13 h 05,15 h 10,17 h 15,19 h 20,21 h 25, sem.15 h 10,17 h 15,19 h 20,21 h 25 \u2014 The Piano sam.dim, 13 h, 15 h 30.19\th, 21 h 20, sem.15 h 30,19 h, 21 h 20 \u2014 La maison aux esprits sam.dim.13 h, 15 h 35,18 h 35,21 h 15, sem.15 h 35,18 h 35, 21 h 15 \u2014 La liste Schindler sam.dim.13 h 05,16 h 40,20 h 15, sem.16 h 40.20\th 15 \u2014 Speed sam.dim.13 h 05,16 h, 19 h, 21 h 25, sem.16 h, 19 h, 21 h 25\u2014La lune de fiel sam.dim.13 h 10,15 h 50,18 h 30,21 h 10, sem.15 h 50,18 h 30, 21 h 10 COMPLEXE DESJARDINS: (849-3456) - Quatre mariages et un enterrement 13 h 45,16 h 15,19 h, 21 h 25\u2014 Klka 13 h 30,16 h, 18 h 45, 21 h 15 \u2014 Aux petits bonheurs 13 h, 15 h 05,17 h 10,19 h 15,21 h 20 \u2014\tLe Cerf-volant bleu 13 h 15,16 h, 18 h 45,21 h 30 CONSERVATOIRE\tD\u2019ART CINÉMATOGRAPHIQUE:\u2014 sam Manhattan 19h \u2014 Amarcord 21 h CRÉMAZIE: (849-FILM) -Obsession sam.dim.14 h, 16\th 45,19 h 20,21 h 30, sem.19 h 20,21 h 30 DAUPHIN: (849-3456) \u2014 Pour en finir avec papa sam.dim.14 h, 16 h 15,19 h 15,21 h 30, sem.19 h 15, 21 h 30\u2014Si la vie vous intéresse sam.dim.13 h 50, 16 h 30,19 h, 21 h 25, sem.19 h, 21 h 25 DÉCARIE: (849-3456)\u2014The Flinlstones sam.dim.13 h 30,15 h 30,17 h 30,19 h 30,21 h 30, sem.19 h 30,21 h 30 \u2014 Four Weddings and a Funeral sam.dim.13 h 45.16\th 15,19 h, 21 h 20, sem.19 h, 21 h 20 DORVAL:\u2014Wolf 19 h, 21 h 35, ven.sam.dim.mar.mer.12 h 45,15 h 30 \u2014 The Fllntstones 19 h 15, 21 h 30, ven.sam.dim.mar.mer.13 h, 15 h 05,17 h 10 \u2014 Speed 18\th 55,21 h 20, ven, sam.dim.mar.mer.13 h 15,15 h 45 \u2014 Renaissance Man 18 h 45, 21 h 15, ven.sam.dim.mar.mer.13 h 30,16 h 05.DU PARC: 844-9470\u2014 Getting Even with Dad 19 h 05, 21 h 25 \u2014 Latcho Drom 19 h \u2014 Beverly Hills Cop III 21 h 15\u2014 Renaissance Man 18 h 50,21 h 15 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE: - Little Buddha 13 h 50,21 h 25\u2014Thumbelina ven.sam.dim.mar.12 h 30.14 h 30,16 h 30 \u2014 Beverly Hills Cop III 19\th 05,21 h 30, ven.sam.dim.mar.12 h, 14 h 20,16 h 40 \u2014 When a Man Loves a Woman 18 h 45.21 h 30, ven.sam.dim.mar.13 h 05,15 h 55 \u2014 Getting Even with Dad 19 h 05,21 h 25, ven.sam.dim.mar.12 h, 14 h 20.16\th 40 \u2014 Maverick 18 h 50,21 h 30, ven.sam.dim.mar.13 h 30.16 h 10 \u2014 The Crow 19 h, 21 h 15, ven sam dim.mar 12 h 15, 14 h 20, 16 h 35 \u2014 Renaissance 18 h 45 21 h 30, ven sam dim mar.13 h 15.16\th \u2014 Mother's Boys 19 h, 21 h 15, ven sam dim mar 12 h 15,14 h 30.16 h 45 FAUBOURG SAINTE-CATHERINE: (849-3456)- The Flinlstones 13 h, 15 h 05,17 h 05,19 h 15,21 h 20 \u2014 Wolt 13 h 30.16 h 15,19 h 15,21 h 45 - Woll 13 h 15 16 h, 19 h, 21 h 30 \u2014 Four Weddings and a Funeral 13\th 45.16 h 20,19 h.21 h 30, sam.13 h 45,16 h 20.21 h.dim 15 h 30.19 h, 21 h 30.lun.et mar.13 h 45,16 h 20.21\th 30\u2014 Baby 's Day Out Brel aperçu sam.é 19 h, et dim â 13 h 30 \u2014 Cowboy Way 13 h 15,15 h 50,18 h 45.21\th 10 GOETHE INSTITUT: (499-0905)- GREENFIELD PARK: (671-6129) -Pour an Unir avec papa 18 h 45,21 h 05, sam dim.13 h 30,16 h \u2014 SI la vie vous Intéresse 19 h, 21 h 30, sam dim 13 h 15.16\th 15 \u2014 Le Flic de Beverly Hills 19 h 10.21 h 40, sam.dim.13 h 45.16 h 30 IMAX: Vieux-Port de Montréal (496-4629)\u2014 sam.el dim Le secret de la vie sur terre 10 h 15,11 h 15,13 h 15, 14\th 15,15 h 15,16 h 15,17 h 15,19 h 15,21 h 15-The Sacral of Life on Earth 12 h 15, 18 h 15\u2014 Tltanlce v f.21 h 30 Women 12 h 30,15 h 15,18 h 25,21 h 10.dern rep ven sam 23 h 45 - With Honors 12 h 15,14 h 25.16 h 50, 19 h 15,21 h 35.dern rep ven sam 23 h 40 OMEGA: 647-1122 >- Louis 19 sam dim 13 h, 15 h 30.19\th 15.21 h 30, sem 19 h 15,21 h 30 - Maverick 19 h, 21 h 35 \u2014 L\u2019agent lait la (area sam dim 13 h, 15 h, 17 h.19 h 20.21 h 30.sen 19 h 20.21 h 30\u2014 Le liste Schindler sam dim 15 h, 20 h.sem 20 h PALACE: -Nothing to Lose/A Woman Scorned 13 h, 16 h 30,20 h - Obsession 13 h, 15 h 05,17 h 10,19 h 15.21 h 20 \u2014 House ol the Spirits 13 h, 19 h \u2014 Jambon Jambon 15 h 30.17 h 10.21 h30\u2014La leçon de piano 13 h 10,19 h 20 \u2014 Sirens 15 h 30,17 h 30.21 h 40 \u2014 Schindler's List ven.sam.dim.mat.jeu, 20 h, v en.sam.dim.lun.mar.mer.jeu, 15 h \u2014 Thumbelina 13 h \u2014 Le Corbeau 13 h 05.15 h 10.17 h 15.19\th 20,21 h 30 PARISIEN: (866-3856) -Mina Tannenbaum 12 h 50.15 h 30,18 h 30,21 h 10 \u2014 Le Mythe de l'orgasme masculin 12 h 40,14 h 50,17 h, 19 h 10,21 h 20\u2014Le Flic de Beverly Hills III 12 h 30,14 h 40,16 h 50,19 h 10,21 h 30 \u2014 81 la vie vous Intéresse 12 h 45,15 h 25.18\th 35.21 h 15\u2014 Le petit Bouddha 12 h 35,15 h 20.18\th 25,21 h 05\u2014 Rupture 13 h.15 h, 17 h 10,19 h Michael fo-9446 «ffgjTJggrarai mm jaflmM 1327 Greene, We^tmoj, 4021 St-Laufênt, Monlw kùm OLIVER PEOPLES IMPÉRIAL: (288-7102) La Reine Margot 12 h 10,15 h 15,18 h 20,21 h 35 LAVAL: (688-7776)\u2014 Whan a Man Loves a Woman 13 h, 15 h 40,18 h 20, 21 h, dern.rep.sam.23 h 35 \u2014 Pour on finir avec papa 12 h 10,14 h 30,16 h 45,19 h 05,21\th 25, dern.rep.sam.23 h 45 \u2014 Obsession ven.sam.dim.mar.mer.jeu.19 h 35,21 h 35, lun.21 h 35, ven.sam.dim.mar.mer.jeu.13 h 20.15 h 30,17 h 30, lun.13 h 20,15 h 30, dern.rep.sam.23 h 40 \u2014 Le petit Bouddha 12 h 40,15 h 25,18 h 20, 21 h 05, dern.rep.sam.23 h 40 \u2014 Getting Even With Dad 12 h 15,14 h 35,16\th 50,19 h 10, 21 h 40, dern.rep.sam.23 h 55 \u2014 Mother\u2019s Boys 13 h 15,15 h 20,17 h 25,19 h 30,21 h 30, dern.rep.sam.23 h 30 \u2014 Renaissance Man 12 h 45,15 h 30,18 h 15,21 h \u2014 Beverly Hills Cop III 12 h 15,14 h 40,17 h, 19 h 20,21 h 40, dern.rep.sem.23 h 50 \u2014 Le flic de Beverly Hills III 12 h 05,14 h 35,16 h 55, 19 h 15, 21 h 35, dern.rep.sam.23 h 45 \u2014 Si la vie vous intéresse 13 h 10,15 h 45,18 h 30, 21 h 15 \u2014 The Crow 12 h 30,14 h 45,17 h, 19 h 10, 21 h 20 \u2014 Maverick 13 h 10,15 h 50,18 h 30,21 h 20 LAVAL 2000: (849-3456)\u2014 Les Plerrafeu sam.dim.13 h 30,15 h 30,17 h 25,19 h 25,21 h 25, sem.19 h 25, 21 h 25\u2014 Clanches sam.dim.14 h, 16 h 20,19 h 10,21 h 35, sem.19 h 10.21 h 35 LOEWS: (861-7437) \u2014Renaissance Man 12 h 45,15 h 30,18 h 15,21 h, den.rep.ven.sam.23 h 35 \u2014 Little Buddha 13 h, 15 h 45,18 h 35, 21 h 20, dern.rep.ven.sam.23 h 50 \u2014 Maverick 13 h 15,16 h, 18 h 45, 21 h 30, dern.rep.ven.sam.23 h 55\u2014 When a Man Loves a 15.21\th 35 \u2014 Pure formalité 12 h 20,14 h 30,16 h 40, 19\th, 21 h 20 PINE DE STE-ADÈLE: (229-7655) \u2014 The Fllntstones ven.dim.lun.au jeu.20 h 10, sam.19 h, 21 h 25 \u2014 When a Man Loves a Woman ven.dim.lun.au jeu.20 h, sam.18 h 45,21 h 20 \u2014 City slickers 2 ven.dim.lun.au jeu.20 h, sam.18 h 45, 21 h 20 \u2014 Gelling Even With Dad ven.dim.lun.au mar.20 h 10, sam.19 h, 21 h 20\t\u2014 Wolf ven.dim.lun.au jeu.20 h, sam.18 h 45,21 h 25 PLACE ALEXIS NIHON: (849-3456) - Speed 13 h 45, 16 h 15,19 h, 21 h 35 \u2014 City Slickers 13 h 30,16 h, 19 h, 21 h 30, dim.13 h 30,19 h, 21 h 30 \u2014 Little Big League Bref aperçu dim.15 h 30 \u2014 Backbeat 13 h 30, 15 h 30,17 h 30,19 h 30,21 h 30 PLACE LONGUEUIL: (849-3456) \u2014 Clanches sam.dim.14 h, 16 h 30,19 h, 21 h 30, sem.19 h, 21 h 30 \u2014 Les Plerrafeu sam.dim.13 h 30,15 h 30,17 h 20,19 h 30.21\th 40, sem.19 h 15,21 h 20 PLAZA CÔTE DES NEIGES: (849-3456) - Getting Even With Dad sam.dim.mar.mer.13 h 45,16 h 15,19 h 10, 21 h 20, ven.lun.jeu.19 h 10, 21 h 20 - The Flinlstones sam.dim.mar.mer.13 h 30,15 h 30,17 h 25,19\th 25, 21 h 25, ven.lun.jeu.19 h 25, 21 h 25 \u2014 City Slickers sam.dim.mar.mer.13 h 30,16 h 10,19 h, 21\th 25, ven.lun.jeu.19 h, 21 h 25, dim.13 h 30,19 h, 21 h 25 \u2014 Little Big League Bref aperçu dim.15 h 30 \u2014 When a Man Loves a Woman sam.dim.mar.mer.13 h 50,16 h 25,19 h, 21 h 35, ven.lun.jeu.19 h, 21 h 35\u2014 mcF\"' LA RADIO DU WEEK-END EN UN CLIN D'OEIL CKVL \u2022 AM Y 107,3 Samedi VSD BONJOUR 6h0! HEBDO RADIO 9h06 RADIOJOURHAl 12HOO US AFFAIRES fl IA VIE 1Zh12 DEMAIN LA VEIUE 14h04 TOURNÉE D'AMÉRIQUE 1âh04 C'EST IA FAUTE AUX MÉDIAS 17H04 RADIOJOURHAl tühOO Dimanche VSD BONJOUR 6h07 RADIOJOURHAl 9h00 DIMANCHE MAGAZINE 9h12 AUJOURD'HUI IA SCIENCE 11H06 RADIOJOURHAl IZhOO SIGNES DES TEMPS 12H12 POLITIQUE I2h54 SUR LEGOUT DE IA LANGUE 13h04 RADAR 14h04 MULTIPISTE 1Sh04 CHAMBRE DES COMMUNES 17h30 RADIOJOURHAl I8I1OO i 1280 Samedi DÉJEUNER DU SAMEDI 6H00À8HQ0 SAHEDI DE RÉNOVER 8HOOÀ9HOO WEEK-END ROCK XROU 9M»AI7hOO PARLONS SPORTS 17MJ0A19MM Dimanche BLOC SANTÉ 6MW é 9MM WEEK-BB ROCK IfROU 9MM é 17b00 PARIONS SANTÉ 17MOAIBWO Samedi BONJOUR MONTRÉAL 6h00 à 7h00 PAS SI BETES 7H00 à 8h00 TOUCHEZ DUBOIS 8h00 à 9H00 U VIE EN FLEURS 9h00 à 10hOO FE5IIVAlKSFÉSTIYAlSDElTIUM0Ut KMOilIbOO CARNET DE ROUTE llhOOàlibOO QUESTION DE DROIT 13h00 è 15h00 ON PARU VOYAGE 15h00 à 16600 CRUISING BAR 16h00è19h00 Dimanche DE LA TERRE À LA TABLE 6h30 à IhOO 0BJEC1IF SANTÉ 9h00à10h00 U PREMIER JOUR lOhOOAIIhOO VOS FINANCES llhOO à I3h00 C\u2019EST MON NOM 13hOOà14hOO l£7fCH I4h00èl5h00 FÉSTIVA1 DESFESTIVA1S DE LHUMOUS ISWUIM9 CRUISING BAR Itb00à19b00 Samedi el Dimanche INFO WEEK-END ThOO SOLID GOLD lOhOO Samedi OPTION WEEKEND 6h00 SORTIES WEEK-END IZhOO SAMEDI RELAX 18h00 Dimanche OPTION WEEK-END 6600 SORTIES WEEK-END I2MJ0 U GRAND RETOUR lühOO Y 89,3 Samedi «FLASH»SEXUALITÉ 9h00ÀllH00 CAPPUCCINO llhOOÀOHOO IES APRÈS-MIDI MOZARTIENS lîhOOÀ 14HOO EN SCÈNE I4h00 À15HOO DANSli VENT IShOOÀ 16HOO AVANT PREMIER! WhOO AI8HOO DÈM OH A NIAOUE18H00 À 21H00 Dimanche DU HANCHES À JOUER 9MJ0 À HHOO À U RECRECHE DU CHANT PERDU tlbOOÀ 13H00 GLOBE-TROTTEUR MÉIOMANE I3K00ÀI4H00 PARATAXEI4hOOÀISHOO L£S CONGÉS RYTHMÉS IShOOA I6H00 2 FEMMES EX ART I7MJ0 A18X00 Y 94,3 CKMf» EM Samedi SIMON DEUGE 6600À9H00 IA JUNGLE 9h00 À1OHOO lï CHOIX D£ MONTRÉAL ROCH DENIS 10h00 À12H00 TOP 1000 MIKE GAUTHIER 12NOOÀI4HOO i FOND DE BLITZ IShOO Dimanche TOP 10 FRANCOPHONE 6MJOÀ9MO !0P 10 ANGLOPHONE 9M0 AI2H00 À FOND DE BLITZ I2h00A18h00 GRAND DÉCOMPTE BUD FRANCOPHONE IShOO Samedi Y'É TROP IKBONNE HEURE 6600 CKOI TON CHOIX 8h00 à 9h00 IES MEUIURS MOMENTS DES MIDIS FOUS 9h00 è IDhOO LE DÉCOMPTE ANGLOPHONE I0h00àl3h00 ANDRÉ LIBOIROH I3h00 LE 6 À SIX 18h00 é 18h30 Dimanche Y\u2019É TROP D'BONNE HEURE 6600 CKOI TON CHOU If DÉCOMPTE FRANCOPHONE 9WMélOhOO IE DÉCOMPTE ANGLOPHONE IdOOilihOO ANDRÉ LIBOIROH 13600 LE i À SIX 18600418630 Samedi LA GRANDE FUGUE 7h04 RADIOJOURHAL 8600 CHRONIQUE DU DISQUE 10600 RADIOJOURHAL IZhOO DES HUSIOUES EN MÉMOIRE IZhID L\u2019OPÉRA DU SAMEDI 13630 L\u2019OPÉRA DU METROPOLITAN 16630 CORRESPONDANCES 17h30 RADIOJOURHAL 18600 Dimanche U GRANDE FUGUE 7h04 RADIOJOURHAL 8h00 MUSIQUE SACRÉ 10600 POUR LE CUVHR 11600 RADIOJOURHAL I2h00 L\u2019ÉCRAN SONORE 12610 UTTÉRA1URES ACTUELLES 14630 TRIBUNE DE L'ORGUE 16630 LES GRANDES RELIGIONS I7h30 RADIOJOURNAl 18600 Samedi el dimanche DOMINIQUE DUFOUR 6h00 DÉCOMPTE RD (R) lOhOO (Dimanche) PROGRAMME DES STARS WEEK-END SUPER STARS IZhOO V.R.D.166004I6h30 WEEK-END SUPER STARS IZhOO Samedi BOUFFÉE D\u2019AIR FRAIS 9600 LE TEMPS DES PUCES 10600 C\u2019EST ARRIVÉ PRES DE CHEZ VOUS 12h00 LES PUTS BONHEURS 12630 U PALMARES FRANCOPHONE I3h30 LE BUZZ SHOW I4h30 CUPIDON S\u2019EN FOU I5h30 L'ENTREMUSE 16630 BASSE FRÉQUENCE 18600 Dimanche CONTES n HISTOIRES 8h15 POUR NOUS LES AÎNÉS 8630 EUPHONIE 9600 ON A BEAU DIRE 10630 KOUMBIT LES FLAMBOYANTS 12630 i TOUT ART.TOUT ARTISTE IShOO OPÉRATION OPÉRA IZhOO MACADAM TANGO IShOO Wolf sam dim mar mer 13 h 35.16 h 25.19 h, 21 h 35, ven lun jeu 19 h.21 h 35 \u2014 Speed sam dim mar mer 13 h 40.16 h 20.19 h.21 h 35.ven lun jeu 19 h.21 h 35 \u2014\tRenaliiance Men sam dim mar mer 13 h 40.16 h 20.19\th, 21 h 40, ven lun.jeu 19 h.21 h 40 TERREBONNE: >849-3456)- Maverick 13 h 10.15 h 40.19\th, 21 h 30.dern rep ven sam 23 h 50 \u2014 Flic de Beverly Hills 13 h 15 h, 17 h, 19 h 05.21 h 10, dern rep ven sam 23 h 20 \u2014 Clenchei 13 h.15 h 30.18 h 45.21\tn 15.dern rep ven.sam.23 h 30 \u2014 Ménage a trois 13 h.15 h.17 h, 19 h.21 h.dern rep ven sam 23 h \u2014\tLouis 1913 h 10.15 h 10.17 h 10.19 h 10.21 h 10, dern rep ven sam 23 h \u2014 Les Plerraleu 13 h 10.15 h 10,17\th 10,19 h 10,21 h 10.dern.rep ven sam 23 h 10 \u2014\tPour on finir avec papa 13 h, 15 h 05,17 h 10,19 h 15.21\th 20, dern lep ven sam 23 h 30 \u2014 SI la via vous Intéresse 13 h 15.15 h 45,19 h.21 h 15, dern rep ven sam 23 h 45 VERSAILLES: (353-7880)\u2014Speed 18 h 45.21 h 15.ven.sam dim.mar mer.13 h, 15 h 25.dern rep.sam 23 h 40 \u2014 Pour en finir avec papa 19 h 05,21 h 30, ven.sam.dim mar mer.12 h.14 h 15,16 h 40.dern rep sam 23 h 45 \u2014 Le Flic de Beverly Hills 19 h 10,21 h 25.ven.sam.dim mar mer.13 h 10,13 h 35.dern.rep.sam.23 h 35 \u2014 Obsession 19 h 15,21 h 40.ven.sam.dim.mar.mer.12 h 50.14 h 50.17 h, dern.rep.sam.23 h 50 When a Man Loves a Woman 18 h 40, 21 h 20.ven.sam.dim.mar.mer.13 h 15.15 h 50.dern.rep sam 23 h 45 \u2014 SI la vie vous Intéresse 18 h 30,21 h 15, ven.sam.dim.mar mer.12 h 45,15 h 30, dern rep sam.23 h 40 À QUÉBEC ?CINÉMA STE-FOY:\u2014 Speed 19 h.21 h 40, sam.dim.mar.13 h 15,16 h \u2014 SI la vie vous Intéressa 19 h, 21 h 35, sam.dim.mar.13 h 30,16 h 15 \u2014 Le petit Bouddha 19 h, 21 h 35, sam.dim.mar.13 h 15.16 h GALERIES CAPITALE: (628-2455)- Le Flic de Beverly Hills III 12 h 30,14 h 40,16 h 50,19 h 10.21 h 30, dern.rep.sam.23 h 40\u2014La Reine Margot 12 h 30, 15\th 35,18 h 40,21 h 45 \u2014 Les Plerrafeu 13 h, 15 h, 16\th 55,19 h, 21 h 20, dern.rep.sam.23 h 45 \u2014 Clanches 12 h 30,14 h 45,17 h, 19 h 20,21 h 45, dern.rep.sam.24 h \u2014 Pour en finir avec papa 12 h 35,14 h 45,16 h 55,19 h 15,21 h 30, dern.rep.sam.23 h 45 PLACE CHAREST: \u2014 Les Plerraleu 12 h 45,14 h 50, 16 h 50,19 h, 21 h 15 \u2014 Ménage é trois 13 h 45,16 h 30,19h 15,21 h25 \u2014 La liste de Schindler 13 h, 16 h 40.20\th 30 \u2014 Si la vie vous intéresse 13 h 30,16 h 15,19\th 05,21 h 40 \u2014 Maverick 13 h, 15 h 45,19 h, 21 h 40 \u2014 Le Flic de Beverly Hills III 14 h, 16 h 30,19 h 15.21\th 40 - Clanches 14 h 15,17 h, 19 h 25,21 h 50 \u2014 Pour en finir avec papa 13 h 45,16 h 20,19 h 15, 21 h 40 MUSIQUE CLASSIQUE WL AMPHITHÉÂTRE DE LAKAUDIÈRE, Jollette: Le 19 juin à 14 h 30, concert gratuit de l\u2019Orchestre du Conservatoire de musique du Québec.Laissez-passer exigé et disponible à la billetterie de la P.d.A.842-2112, Amphithéâtre, Téléboutique Bell Joliette.CATHÉDRALE CHRIST CHURCH: angle Ste-Catherine et Université (843-6577)\u2014 Le 20 juin à 20 h, récital de l\u2019organiste Corinne Dutton.\u2014 Le 29 juin à 12 h 30, récital d\u2019été: France Hurley, soprano, Claudine Pelletier, trompette, Claude Girard, orgue.\u2014 Le 6 juillet à 12 h 30: récital d\u2019été avec Catherine Todorovski, organiste.ÉCOLE DE MUSIQUE VINCENT-D\u2019INDY: 628, chemin de la Côte Ste-Catherine, Outremont\u2014Le 22 juin à 20 h, à la Salle Marie-Stéphane, récital de Lysiane Gravel-Lacombe, violoniste, et de Suzanne Larin, pianiste.DANSE SALLE WILFRID-PELLETIER: Place des Arts (790-1245 ou 1-800-361-4595)\u2014 Les 26 et 27 juillet seulement, Les Grands Ballets Canadiens et Baryshnikov Productions présentent -White Oak Dance Project».Programme détaillé annoncé dans LE DEVOIR du 18 juin.THÉÂTRE D\u2019AUJOURD\u2019HUI: 3900, St-Denis (282-3900)\u2014 Du 11 au 26 juin, Danse Imédia crée «Fidèles d\u2019amour», une chorégraphie de Ralik Sabbagh sur un conte-poème de Paul Chamberland.THÉÂTRE LA CHAPELLE: 3700, St-Dominique (849-FEST)\u2014 Dans le cadre du Festival Fringe, du 11 au 19 juin, la Compagnie de danse 60 Cm piésente -Les ime\u2018 lidéies».une création de Danièle Matois T H É A T Sr-OCT ESPACE LIBRE: 1945, Fullum (521-4191)\u2014 Du 25 mal au 18 juin, du mercredi au samedi i 20 h, spectacle conçu, écrit, mis en scène el joué par Robert Gravel el Jean-Pierre Ronlard.FESTIVAL MOLIÈRE OE CHARLEVOIX: Église de St» Joseph-de-la-Rive (1-800-361-4595) ou 790-1245\u2014 Du 19 juillet au 13 aoOt.-Menaud.maltre-draveur», d\u2019après le roman de Félix-Antoine Savard, dans une leclure dramatisée, dirigée par Joseph Sainl-Gelals Mardi, mercredi, samedi i 21 h 15.SALLE ANDRÉ-MATHIEU: 475, boul de l\u2019Avenir (sortie 8 St-Martin Esl), Uval (667-2040 ou 790-1245)- Dès le 17 juin, on joue -Chérie, le ciel t\u2019attend!-, une comédie de Michel Forget du mercredi au vendredi è 20 h 30.el le samedi à 19 h elâ22 h.THÉÂTRE OE LA CHÈVRERIE: Roule 263, Saint-Fortunat (819-344-5550)- Du 22 juin au 28 août, -Bye, bye.bungalow», une comédie de Willy Russel, traduction de Guy Mignault.Ou mercredi au samedi à 20 h 30: dimanche à 19 h.THÉÂTRE DE L\u2019iLE: 1, rue Wellington, Hull (819-595-7455) \u2014 Du 4 mai au 18 juin, -Ce soir on danse», comédie de Richard Harris, traduction 8enoît Girard.Du mere, au vend, à 20 h.Le samedi à 18 h 30 et à 21 h 30.THÉÂTRE DE MARJOLAINE: Eastman/Stukely-Sud, autoroute 10, sortie 106 (845-0917)\u2014 Dès le 21 juin, spectacle musical «Folies des années folles», conception el mise en scène Lorraine Beaudry.Du mardi au vendredis 20 h 30: samedi à 19 h el à 22 h 30; dimanche à 20 h.THÉÂTRE DES HIROHDELLES: 4920, chemin des Grands COleaux, St-Mathieu-de-Beloeil (446-2266)\u2014 Du 10 juin au 3 septembre.«Drôle de couple au féminin», une comédie de Neil Simon, Irad.de Louis-Georges Girard,; du mere, au vend, à 20 h 30, le sam.à 19 h et à 22 h.THÉÂTRE LA GRANGE DES SOEURS DE MARIEVILLE: 1979, rue St-Césaire, Marieville (460-2161 ou 447-6026)\u2014 Du 31 mai au 27 août, «El Dorade Snack-Bar», une comédie de Marie-Thérèse Quinton.Ou mardi au vendredi à 20 h 30: le samedi à 21 h.THÉÂTRE OLYMPIA: 1004, Sle-Caherine Esl (790-1245 ou 845-2322)\u2014 Du 14 juin au 2 juillet, du mardi au samedi à 20 h, Sylvie Drapeau dans «La Locandiera» de Goldoni.THÉÂTRE PALACE DE GRANBY: 135, rue Principale (route 112 au centre-ville), Granby (375-2262 ou 1-800-387-2262)\u2014 Du 25 juin au 27 août on joue la pièce «Oul-de-sac» de René Brisebois et François Camirand.Du mercredi au samedi à 20 h 30.THÉÂTRE LE PATRIOTE DE STE-AGATHE: sortie 83 de l\u2019autoroute 15, Ste-Agathe (Montréal: 861-2244 ou Ste-Agathe: 819-326-3655)\u2014 Du 18 juin au 3 septembre, «Les grandes chaleurs», une comédie de Michel-Marc Bouchard, du mar.au vend, à 20 h; le sam.à 19 h et à 22 h; le dim.à 20 h.VARIÉTÉS vm»# L\u2019AIR DU TEMPS: 191, St-Paul Ouest (842-2003)- Du 16 au 19 juin: Mike Stern Trio,\u2014 Le 20 juin: Denny Christianson Big Band.\u2014 Les 22 et 23 juin: le band d\u2019Alain Caron.\u2014 Du 24 au 26 juin: Faustin, Cormier, Mohamed, Grégoire et bolduc.L\u2019AUTRE BAR: 278, Laurier Ouest (278-1519)\u2014 le trio Skip Bey.AU VIEUX ST-CHARLES: 3872, St-Charles, Plerrelonds (525-4506)\u2014 Le 18 juin à 19 h, la compagnie Les Sophistes présente le souper meurtre el mystère «Les Médiums».NOS CHOIX À LA RAD10 SAMEDI Au programme, La damnation de Faust, de Berlioz, avec Richard Verreau (Faust), Consuelo Rubio (Marguerite), Michel Roux (Mé-phistophélès) et Pierre Mollet (Brander).Enregistrement fait en 1960 avec l\u2019Orchestre Lamoureux de Paris.CBF-FM, 13h30 JAZZ SUR LE VIF un livre dont on dit beaucoup de bien, est invité.CBF-AM, 8hl5 AUJOURD'HUI LA SCIENCE Un sujet d\u2019actualité brûlante,! les comètes et les astéroides, «ces :u dangers venus du ciel».Aussi, la relève de Fernand Séguin, les «cracks» de la robotique et la pollution par le son.CBF-AM, llh06 Le Dirty Dozen Brass Band en spectacle au Festival international de jazz de Montréal l\u2019an dernier.CBF-FM, 22h DIMANCHE VSD BONJOUR L\u2019écrivain John Saul, qui vient de publier De si bons Américains, MUSIQUE ACTUELLE Au menu, un documentaire sur les 15 ans de l\u2019Association pour la création et la recherche électroacoustique au Québec.CBF-FM, 19h Benoît Mnnger \\ LIVRES voire café chaque samedi.62^122 It It I It I M l K II K V it I K AGENDA CULTUREL ARTS VISUELS ATELIERS CALEKIES AxeNÉO-7 ART CONTEMPORAIN: 205, Montcalm.-Hull (819) 771-2122 - Du 5 au 26 juin, deux expositions -Poitrails el propos de collectionneurs-, altitude d'artistes de Jacky G Laforgue, Louis Couturier et >nnilet Dany AuDê.-Une identue Iragmentee- de Jennifer DanyAuM AMPHITHÉÂTRE BELL: 1000.de la Gauchetiere Ouest.'otRiinlne (987-2989) \u2014 Jusqu'au 1er septembre, exposition des oeuvres de Marc Tétro BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE KIRKLAND: 17 000.bout.Hymus.Kirkland (694-4100)\u2014 Ou 1er au 29 juin, exposition des gravures à l'eau torte de Maclejka Slawinska-Voss et des images rêveuses à la taille-douce et à l'eau forte de Anna Legault BIBLIOTHÈQUE PHILIPPE-PANNETON: 4747.bout Arthur-Sauvé.Laval-Ouest (662-4007)\u2014 Ou 24 mai au 29 juin, exposition des oeuvres de Raymonde Desroches, sout ,le thème-Au tildes saisons».LA CENTRALE: 279, Sherbrooke Ouest, suite 311-D (844-3489)\u2014 Du 28 mai au 26 juin, exposition des oeuvres de Nicole Lebel et de Germaine Koh.CENTRE CULTUREL YVONE L.BOMBARDIER: 1000, rue J.A.Bombardier, Valcourt (532-2258)\u2014 ' Jusqu'au 26 juin, de 14 h à 16 h.exposition des oeuvres ¦ récentes du peintre Hélène Lemay, soit 30 tableaux.CENTRE CULTUREL ET PATRIMONIAL LA POUDRIÈRE: 342, St-Georges, Windsor (819) 845-5284 i T- Dès le 20 juin, exposition \"Oeuvres sur papier» de , Jeannine Bourret.CENTRE D'ACCUEIL ET D'INTERPRÉTATION DE ' ST-JEAN-DES-PILES: Parc national de la Maurlcie (819-532-2282)\u2014 Jusqu'au 8 aoOt, exposition \"Coup d\u2019oeil magique- des oeuvres du peintre naturaliste François \" Bruneau.CENTRE D'ARTISTES DE L\u2019UNIVERSITÉ BISHOP'S: Lennoxville (819-822-9687)\u2014 Du 26 mai au ' 15 juillet, exposition des oeuvres récentes de David Sorensen: \u201cZones».! \u2022 CENTRE DE CÉRAMIQUE BONSECOURS: 444, St- Gabriel (866-6581)\u2014 Du 9 juin au 14 août, exposition i «'Porcelaines, beauté et fonction».LE CENTRE D\u2019EXPOSITION DE MONT-LAURIER: 385, du Pont, Mont-Laurier (819-623-2441)\u2014 Du 23 juin 3 au 13 août: «Familles: Petite vie, grande tribul», une exposition multi-disciplinaire par une sélection d'artistes des Hautes-Laurentides.CENTRE D\u2019EXPOSITION DU VIEUX-PALAIS: 185, du Palais, St-Jérôme (432-7171)\u2014 Du 1er mai au 26 juin, < «L'art en appétit», une exposition qui relie l'art culinaire i aux arts visuels.CENTRE INTERCULTUREL STRATHEARN: 3680, 1 Jenne-Mance (872-9808)\u2014 Du 9 juin au 17 juillet, exposition des oeuvres de 22 artistes membres de l'Association des artistes d'expression alricaine.CENTRE SOCIOCULTUREL DE BROSSARD: 7905, .Çan Francisco \u2014 Jusqu'au 26 juin, exposition des oeuvres de Louise Chabot.CHALET RIVIÈRE-DES-PRAIRIES DE LA CUM: Parc réginal de la Poinle-aux-Prairies (280-6772)\u2014 Jusqu'au 26 juin, exposition des aquarelles d'Yvon Bussière.CIRCA: 372, Ste-Catherine Ouest, suite 444 (393-8248)\u2014 En collaboration avec le Museo de Arte moderno lu Mexique 4 Montreal le du Mexique des artistes it Vargas, du 4 ium au 16 COMPLEXE OU CANAL LACHINE: 4710, St-Ambroise \u2014 Jusqu'au 26 juin, exposition de sculptures de Josée Dubeau GALERIE ARTS TECHNOLOGIQUES: 813 Ontario Est (523-8011)\u2014 Jusqu'au 30 juillet, exposition mail-art GALERIE D'ARTS CONTEMPORAINS: .122.Crescent (844-9815) \u2014 Du 1er juin au 15 juillet, exposition Claude Tousignant -Des années soixante aux années quatre-vingt-dix».GALERIE D'ART LEONARD & BINA ELLEN: 1400 bout de Maisonneuve Ouest (848-4751)\u2014 Du 10 juin au 9 juillet, exposition des étudiants et étudiantes de premire cycle de la faculté des beaux-arts de Concordia.GALERIE DE LA VILLE: 12001, bd de Salaberry.Dollard-des-Ormeaux (684-1010)\u2014 Jusqu'au 26 juin.exposilion \"Écritures sur bois» des artistes membres deXylon-Québec.GALERIE ELCA LONDON: 1616, Sherbrooke Ouest (931-3646)\u2014 Du 17 au 23 juin, peintures et dessins récents de Francine Simonin.GALERIE ELENA LEE VERRE D\u2019ART: 1428, Sherbrooke Ouest (844-6009) \u2014 Du 7 au 28 juin, oeuvres de Ian Forbes et de Nancy Pearce.GALERIE ESPACE VERRE: 1200.Mill (933-6849)\u2014 Du 19 mai au 30 juin, du lundi au vendredi, exposition des oeuvres des étudiants el étudiantes, notamment celles des 8 Unissantes du programme des Techniques Métier d'art -Option Verre offert en collaboration avec le Cégep du Vieux-Montréal.GALERIE ESTAMPE PLUS: 49, St-Pierre (418-694-1303)\u2014 Du 5 au 30 juin, exposition «Terres de vie» de Lili Richard.GALERIE GRAFF: 963, Rachel Est (526-2616)- Du 1er au 30 juin, en collaboration avec l'Institut culturel italien, exposition des photographies de Oliviero Toscani.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN: 1434, Sherbrooke Ouest (849-3637)\u2014 Dès le 18 juin, exposition des oeuvres de Fortin, Leduc.Dallaire, Rochon, Perreault, Durocher, Laçasse, Mendell, etc.GALERIE LA SEIGNEURIE: 15, bout Maple, Chêleauguay (691-4680)\u2014 Du 19 juin au 10 juillet, exposition «La famille Loiselle».GALERIE LINDA VERGE: 1049, des Érables, Ouébec (418-525-8393)\u2014 Du 5 juin au 1er juillet, exposition «Autoportrait» du collectif d'artistes de la galerie.GALERIE MADELEINE LACERTE: 1, côte Dinan, Ouébec (418-692-1566)\u2014 Du 5 au 30 juin, exposition des oeuvres récentes de Pierre Henry.GALERIE MAZARINE: 1448, Sherbrooke Ouest (982-6566)\u2014 Jusqu'au 27 août, exposition des gravures botaniques anciennes du XVIe au XIXe siècles par Besler, Curtis, Loudon et Rdouté.\u2014 Gravure d'oiseaux et de nids de James Bolton datant de 1794 et paysages nord-américains de l\u2019Anglais William Bartlett (19e siècle).\u2014 Oeuvres récentes de Piet Leutsch et du sculpteur Joël Claude, aquarelles du New-Yorkais Wen Hua Xu et cartes géographiques anciennes.GALERIE MICHEL-ANGE: 430, Bonsecours, Vieux-Montréal (875-8281)\u2014 Jusqu\u2019au 22 juin, expostion des oeuvres de Robert Dupont.GALERIE MONTCALM: 25, Laurier, Hull (819-595-7171)\u2014 Du 2 juih au 3 juillet, exposition du Grand Prix des métiers d'art du Québec «Les Amériques».GALERIE RENÉ BLOUIN: 372, Ste-Catherine Ouest, porte 501 (393-9969)\u2014 Jusqu'au 23 juillet, exposition «Séduction» de Jana Sterbak, Sarah Stevenson et Javier Pérez.GALERIE SIMON-BLAIS: 4521, Clark (849-1165)- Du 8 juin au 16 juillet, estampes récentes de Francine Simonin.GALERIE YVES LEROUX: 5505 St-Uuent su le 4136 (495-1860)- Jusqu au 2 juillet exposition .Artistes de la Galerie» oeuvres de Pierre Bruneau Michel de Brorn Ame Deguetle.Jean-Sebastien Huot.Louise Paillé.Guy Petlerm LANGAGE PLUS: 750 rue Scott.Alma (418-668-6635)\u2014 Du 10 au 22 juin, exposition des oeuvres de L'EMBUSCADE: SAMEDI FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL Présentation du spectacle de clôture de la version 1993 du festival avec Ginette Reno et le pianiste Oliver Jones.TV5,18h BASEBALL Les Expos frappent comme des démons par les temps qui courent.Pour être témoin d\u2019une autre démonstration de puissance (peut-être) des Alou, Grissom, Walker et compagnie aux dépens des Phillies de Philadelphie.SRC, 19h30 J.A.MARTIN PHOTOGRAPHE Une histoire simple mais sym-phatique, des comédiens sublimes et des images extraordinaires.Le film de Jean Beaudin, mettant en vedette Marcel Sabou-rin, Monique Mercure et Jean La-pointe, vaut le détour.TQS, 21h CINÉ-LUNE Un excellent film de Brian de Palma, Body Double, dans lequel il se plaît à rappeler que le maître parmi les maîtres du suspense est le bon vieux Alfred Hitchcock.Un acteur en chômage se met en frais de percer le mystère entourant le meurtre d\u2019une voisine.TVA,23h47 éiîn T i, I* ! ' i', DIMANCHE NATIONAL GEOGRAPHIC Un documentaire sur Edmund\u2019 9 i Hillary, le premier homme à avoir vaincu l\u2019Everest.Intéressant en 1 » particulier quant aux relation^,., qu\u2019entretenaient l\u2019alpiniste britan-'( nique avec les peuples mont^-.gnards du Népal.\t( Radio-Québec, 19h\tjç ilR FRANCOFOLIES n La voix rauque de Dan Bigra^J enveloppera votre salon.Spec-3 tacle enregistré l\u2019été dernier à Montréal.TVA, 19h THE MILAGRO BEANFIELD WAR ! i Délicieux film de Robert Red- j ford racontant l\u2019histoire de villa- | j geois du Nouveau-Mexique ame- î nés à combattre un promoteur.CBC, 20h SCULLY RENCONTRE L\u2019invité du sieur Scully, Frederick Forsyth, auteur de suspenses politiques et de romans d\u2019espionnage.SRC, 22h20 Benoît Munger PLAISIRS* ommencez vos fins de semaines le vendredi.\\ r ^ mm mM ^^V:'\u2022.*>.?' WM :.l]i[|i}Ti LE CENTRE D\u2019EXPOSITION DE BAIE-SAINT-PAUL présente du 24 juin au 12 septembre 1994 Fleuve-mémoires une installation inédite de René Dcrouin bois ghivés.céramitjués.photographie Jori Smith dessins et peinturés Écho choix d'oeuvres du Symposium 1993 Ykrmssack 24 juin À Ifin 2.X.rue Ambruisc-Kararcl, Itale-Saint-I\u2019uul \u2022 Poiir informations: (41S) 435-3681 V isites guidées les lins de semaine el le mercredi \u2022 Ouvert tous les jours de 9li à I7li \tI\t\t \t\t\t IA COLLECTION LAVALIN Cette collection a fait beaucoup parlé d\u2019elle Poui \\ voir un jx-u plus clair, 174 oeuvres du lot global de 1300 sortent de leur tanière.Et il y en a pour tous les goûts: des jK-tits > liefs d'o-uvie, des Mirpiise et des intei rogations.C\u2019est à voir ne serait-ce (tue pour faire sa propre opinion sur le sujet.\u2022 Musée d\u2019art contemporain.Jusqu\u2019au 23 octobre BILL VAZAN Ce grand artiste canadien, spécialiste du Land Art possède une production photographique tout aussi imposante.Rien de mieux qu\u2019une i ét ri ispective pour constater l\u2019ampleur de ses œuvres construites en mosaïque.Quatre gigantesques photos, 25 maquettes, des palmiers, statues égyptiennes, et écritures arabes nous donnent presque le vertige.Musée d\u2019art dejoliette.Jusqu'au 4 septembre OBJET VS OBJET, L\u2019ARCHÉOLOGIE DANS L\u2019IMAGINAIRE L\u2019archéologie et l\u2019art actuel font-ils bon ménage?C\u2019est ici que le choix des matériaux a lieu avec dix artistes qui n\u2019ont pas froid aux yeux, dont entre autres: Cozie, Louise Paillé, Peter Krausz, Suzanne Va-chon, Robert Wolfe.Musée Pointe-à-Callière.Jusqu'au 5 septembre RUMEURS SUR LA VILLE Montréal vue par la lorgnette d\u2019artistes d\u2019aujourd\u2019hui: plasticiens et écrivains \u2014 Serge Clément, Patrick Araiot, Flora Balzano, Paul Cham-berland, Christian Mistral entre autres \u2014 ont porté leur regard éclairé sur la ville chérie.Centre d\u2019histoire de Montréal.Jusqu\u2019au 5 septembre.PEINTURE PONCTUATION 1994 Réunies par l\u2019historien de l\u2019art Laurier Lacroix, les toiles de Michèle Assal, Michèle Drouin, Pierre Gendron, Huguette Larochelle, Louise Masson, Frankie Miller, Marcel Saint-Pierre, Juan Schneider et Michael Smith nous parlent de peinture.Un événement qui se poursuivra à la maison des arts de Laval et à la Galerie Verticale qui en accueilleront les deux autres volets.Musée d\u2019art de Joliette.Jusqu\u2019au 19 juillet.ROY LICHTENSTEIN Une gigantesque rétrospective, des images hypertrophiées, des histoires romanesques en bleu, blanc, rouge, une technique d\u2019une rigueur maniaque.L\u2019œuvre de la grande star de l\u2019art visuel coupe le souffle.: Au Musée des beaux-arts de Montréal.Jusqu\u2019au 4 septembre.Marie-Michèle Cron Mona Hakim La bataille des lofts Bien des artistes montréalais habitent leur loft dans l\u2019illégalité, tout en y étant tolérés.Les yuppis et autres bien nantis rêvent de les déloger.A la guerre comme à la guerre.STÉPHANE HAILLARGEON LE DEVOIR Les artistes sont souvent perçus comme les derniers bohémiens urbains.Mais combien de bourgeois, rangés dans leur petite vie, avec grand boulot, grosse auto et petit manteau, rêvent de jouer les Rimbaud «aux poches crevées».Ils veulent imiter ces oiseaux libres et rares, vivre eux aussi dans un loft inondé de lumière, avec gicleurs apparents, vieux bain neuf sur pattes et tout le tralala.Mais, nuance.dans un beau grand loft, propre, propre, propre, acheté au prix fort, et bien sûr, rénové à grand frais.Tant mieux et tant pis pour les uns et les autres.Parce que ce genre de «transfert d\u2019espace» qui se fait sûrement à l\u2019avantage des yuppies, DINKs et autres catégories de privilégiés expédie parfois les créateurs sur le pavé.Depuis quelques mois, le 4530 rue Clark, à Montréal, est au centre d\u2019une semblable «bataille des lofts».Plus de deux douzaines d\u2019artistes occupent cet immeuble de huit étages du quartier Mille-End depuis le début de la décennie.Ils ont été attiré dans ce bâtiment de l\u2019ère industrielle par les hauts plafonds, la généreuse lumière, des planchers faits pour supporter du poids et des loyers raisonnables (environ 500 $ pour 1600 pieds carrés, chauffage compris).Mais en mars, un changement de propriétaire a complètement bouleversé les habitudes pénardes et créatrices.La nouvelle proprio, Diane de Chantal annonce alors son intention de rénover l\u2019immeuble et de vendre les logements en unités divises.Elle offre aux artistes de choisir entre acheter leur lofts ou partir avant le 1er mai.Ses intentions sont claires et la dame est déterminée: elle installe un bureau de vente dans un espace vacant (au 403), fait faire certains travaux (comme le sablage et le vernissage des planchers, le nettoyage des murs au jet de sable) et publie des publicités dans différents journaux pour annoncer que «le Clark est en réno».Mieux (ou pire), des visites impromptues des ateliers sont organisées et, le 8 avril, la serrure d\u2019un des ateliers (le 601) est changée sans avertissements.Le 12 avril, la police intervient même pour faire réinstaller une porte qu\u2019un serrurier avait sorti de ses gonds, sous prétexte que la locataire n\u2019avait pas facilité les visites d\u2019acheteurs potentiels.«On s\u2019est rendu compte qu\u2019il n\u2019y n\u2019avait aucun permis pour faire les travaux et que ces démarches ne respectaient pas la Loi qui interdit Rudolf Schlichter, Puissance aveugle, 1937, huile sur toile, 179 cm X 100 cm, Berlin, coll.Berlinische Galerie d\u2019évincer des locataires résidentiels», explique la sculpteure Sylvie Fraser, qui habite le 305 depuis juillet 1993.Les artistes ont donc fait front commun et sont allés devant la Régie du logement le 17 mai dernier en vue d\u2019ordonner la cessation des démarches et du harcèlement qui entravent la «jouicance pasisible des lieux».Mais le jour prédédent, la proprio a demandé à la Cour supérieure de reconnaître que son immeuble est de juridiction commerciale plutôt que résidentielle, ce qui forcerait l\u2019éviction des locataires.«Cette prétention est ridicule, dit la peintre Denise Kimball, qui réside au troisième étage du 4530 Clark depuis janvier.Certains ont signé des baux résidentiels, d\u2019autres ont passé des en- tentes verbales avec les anciens propriétaires , et ça a toujours été connu qu\u2019on habitait et qu\u2019on travaillait ici.» Une ordonnance provisoire a été accordée par la Régie.Elle doit tenir le temps des démarches en Cour supérieure, qui pourraient durer plusieurs mois.Ni Mme de Chantal, ni ses avocats n\u2019ont pu être rejoints pour commenter.Entre légalité et tolérance D\u2019un point de vue légal, le problème tourne autour de cette question de l\u2019occupation résidentielle d\u2019édifices aux fonctions commerciales.Pour l\u2019instant, les artistes occupent dans l\u2019illégalité les lofts situés dans de vieux buildings industriels.«C\u2019est illégal, mais c\u2019est toléré», ex- plique John Gardiner, qui siège au comité exécutif de Montréal et est responsable du dossier de l\u2019habitation.La ville surveille l\u2019évolution du cas de la rue Clark de près.M.Gardiner se dit sympathique à la cause des artistes et rappelle que son administration est en train de mettre sur pied un règlement qui va enfin permettre aux artistes d\u2019habiter dans des locaux commerciaux sur l\u2019ensemble du territoire montréalais.On pense de plus en plus à une solution qui autoriserait rutilisation du tiers d\u2019un espace pour le logement et du reste pour le travail.«On doit trouver une façon de reconnaître cette réalité qui enrichit la vie montréalaise», ajoute M.Gardiner.Il pense que le nouveau règlement pourrait être déposé avant la fin de l\u2019année, peut-être même en août.«Mais c\u2019est compliqué et complètement nouveau de mixer le commercial et le résidentiel.Ça pose des problèmes de sécurité particuliers.On va peut-être arrivé à un compromis pour certains édifices.» Selon certaines estimations de la ville, entre 400 et 600 artistes vivent dans des édifices commerciaux.Mais en fait, il y a des centaines de lofts à Montréal, en situation légale floue.Et il faut dire que beaucoup n\u2019ont pas de problème.Dans bien des secteurs, la guerre des lofts n\u2019aura pas lieu.Par exemple au 645 Wellington où le photographe Michel Leclair se dit «parfaitement heureux».«La seule chose qui me dérange un peu, dit-il, c\u2019est les déménagements clandestins certaines fins de semaine, quand des locataires quittent en catastrophe sans payer le loyer.» '\u2022 » Le cauchemar parisien La situation est d\u2019ailleurs autre-, : ment plus compliquée ailleurs.À Pa- , ris, se dénicher un atelier est même .devenu un véritable cauchemar.I L\u2019arithmétique est simple: l\u2019an der- > nier, les autorités municipales ont re- ¦ censé deux mille ateliers pour environ 16 000 artistes inscrits à la mu-: : tuelle de la profession.Fait à noter, dans la République des , arts et des lettres, au paradis de l\u2019État .culturel, certains de ces deux mille lieux de travail appartiennent aux gouvernements (national et municipal).Les premiers ateliers «publics» ont été achetés ou bâtis dans les années 30, dans la ceinture parisienne, mais :1e, grand boum est venu dans les années,, 60, alors que André Malraux était mi- \u2022 nistre de la Culture.Aujourd\u2019hui, Paris compte environ 350 ateliers publics, la banlieue immédiate un autre lot de 415 (c\u2019est là que travaillent Boltanski et Messager par exemple) et la province une centaine d\u2019autres.La mairie de la capitale en construit une vingtaine par année, un rythme qui serait maintenant à peine supérieur à celui de la démolition.Parce que le problème demeure le même qu\u2019ici: chaque fois que < les «rénovateurs» s\u2019attaquent à un bout de ville, on peut être sûr que des lots entiers de vieux bâtiments qui pouvaient servir d\u2019ateliers, à peu de frais, partent en fumée.Et les cas d\u2019éviction manu militari y sont fréquents.Encore récemment, 250 artistes rassemblés dans l\u2019ancienne Compagnie des entre- 1 pots et gaz frigorifiques («le frigo»), près de la gare d\u2019Austerlitz, ont du quitter les lieux pour faire place à une zone d\u2019aménagement concerté (une ZAC).Comment dit-on Régie du logement en français de France?GEORGE CAMPBELL TINNING, a.r.c.Oeuvres choisies: 1938-1994 jusqu'au 23 juin (ffan pjoftmon Gravures anciennes et modernes jusqu'au 23 juin GALERIE DOMINION 1438, rue Sherbrooke Ouest I,midi un vendredi de Kill à I7h3ll 845-7833/845-7471 Fermé samedi el dimuuehe Au début du siècle, Picasso, Max Jacob, Van Dongen, Modigliani et Gris ont fait leur beaux jours dans le Bateau-Lavoir, à Paris.C\u2019est là été créée Les demoiselles d\u2019Avignon, une des deux ou trois œuvres de la peinture moderne, et à la chandelle s\u2019il vous plaît.RT CONTEMPORAIN GALERIE sous toutes ses formes Association des galeries d'art contemporain (Montréal) FRANCINE SIMONIN estampes récentes GALERIE SIMON BLAIS 4521, rue Clark suite100 Montréal (514) 849-1165 peintures et dessins récents Galerie Elea London ffcl6, rUC Slirrluookc ( )|KH|, Mimlrr.il IQÛétNK I I |3l I l( 9 \u2022 CM |jj 931- MÎ II.Membre île IWsaôcfilliou Profennilût lie Ile tie*-tuilerie* il\u2019.Xrl iln t inimhi lue.avec la partieipàtion.dit Ministère' de la Cuflu.ro du Québec Estampe Plus Terres de vie Lili Richard Du 5 au 30 juin 1994 49, rue Saint-Pierre, Québec (418) 694-1303 Mona Massé Oeuvres récentes petits formats 19 juin au 12 juillet 1994 Vernissage: dimanche 19 juin à 12 h Galerie d\u2019Art Le Goéland Centre de santé, L\u2019estuaire Hôtel Lévesque 171, rue Fraser Rivière-du-Loup (418) 862-5250 Lun.au vend: 9h à 21h Sam., dim.: 9h à 16h Avec l\u2019appui du ministère de la Culture du Québec ¦.¦HIM\u2014¦il»\u2014 ARTS VISUELS K X I» « S T I O N S Nombre reclinado, Javier Marin, 1992 La théâtralité baroque de la terre cuite TERRA INCOGNITA Centre d\u2019exposition CIRCA 372, rue Sainte-Catherine O.Jusqu\u2019au 16 juillet MON A HAKIM On connaît le Centre d\u2019exposition CIRCA pour la priorité qu\u2019il accor-I de à la céramique.Rien d\u2019étonnant I alors à ce que Terra incognita, exposi-1 tion de sculpture-céramique organisée I par le Museo de Arte Moderno de 1 Mexico, fasse escale ici.On se surpren-! dra néanmoins de la pléthore de corps s humains en terre cuite sculptée étalés | de toute part sur le site.Une impres-I sion de surprise qui nous saisit net dès I notre entrée dans la galerie et qu\u2019il vaut I franchement la peine d\u2019aller vivre.Pour ! le peuple mexicain, la céramique, on le I sait, fait partie d\u2019une tradition ancestra-! le.Quant à la sculpture qui en découle, S elle se cramponnera à une profonde ! coutume figurative, comme en fait foi | le travail des cinq jeunes artistes sélec-1 donnés par le musée de Mexico.1 Bustes à la Rodin, têtes à la Picasso, | anatomies modelées à la Henry Moo-I re, corps nus, debout, allongés, renver-I sés, n\u2019ont pas trop peur de cohabiter I avec une écriture cryptique issue de à leur culture légendaire.Ici, nous sommes de plein pied I dans le domaine de la séduction: om-Lj niprésence du socle (alors que les I sculptures pourraient très bien respi-I rer d\u2019aise au sol), application un peu I maniérée de la couleur, une certaine I idéalisation du corps qui frôle sou-| vent le stéréotype.En contrepartie, la I prouesse technique concernant les | matériaux, la texture extrêmement I riche de ceux-ci, le très grand format | de certaines oeuvres et le fractionne-1 ment des formes tentent manifeste-| ment de corriger un contenu encore I très près de l\u2019académisme.Il faut voir à cet effet la façon dont I Javier Marin découpe et rapièce avec 1 de la broche les fragments de ses ! personnages monumentaux.Ses nus I croulent peut-être dans une repré-I sentation ostentatoire de la beauté I classique, mais l\u2019artiste les soumet à I des épreuves d\u2019incision dans la ma-! tière, de déconstruction et de désé-|| quilibre \u2014 particulièrement dans g Nombre reclinado \u2014 favorisant ainsi 1 une toute nouvelle lecture de 1 l\u2019oeuvre.Et pas de doute, la théâtrali-B té presque baroque des personnages 1 impressionne.La facture cubiste des sculptures § murales et des têtes renversées de 1 Marco Vargas donne peut-être dans J une formule typée, mais les gra-! phismes précolombiens de ses sujets a s\u2019intégrent, eux, très justement.Pour PHOTO JACQUES NADEAU Un des buste «à la Rodin» que l\u2019on peut voir à la galerie CIRCA.leur part, les profils aplanis de femmes et d\u2019animaux de Myriam Medrez imitent les hiéroglyphes, mais cette fois en trois dimensions.Cette façon de traiter picturalement la sculpture polychrome n\u2019est pas inintéressante, mais ces compositions demeurent encore trop près du décoratif.Chez Gerardo Azcunaga il ne s\u2019agit plus de corps humains mais de figures bestiales.La texture rugueuse de ses formes à caractère biologique ont cette particularité de renforcer l\u2019énigme de son travail.Palo-ma Torres demeure la seule à aborder l\u2019aspect plus architectural et un peu plus conceptuel de la sculpture.Arche, sphère, maisonnette sont déposées à distance sur une table recouverte de sable.En mettant l\u2019accent sur l\u2019ornement, l\u2019artiste brime toutefois quelque peu le caractère solennel et contemplatif de ses paysages métaphysiques et miniaturisés.fi est clair que dans l\u2019effervescence de l\u2019art mexicain actuel, l\u2019artiste fera des pieds et des mains pour sortir d\u2019un académisme encore récent, sans qu\u2019il soit obligé de renier (et il aurait tort de le faire) ses origines primitives et hiératiques.Ne manque plus, ici du moins, qu\u2019une plus grande distance face à un contenu par trop décoratif et narratif et face à certains canons périmés de l\u2019esthétisme.Tous les espoirs sont permis.Leur performance technique en matière de céramique \u2014 si l\u2019on considère que le Mexique n\u2019a jamais connu d\u2019école dans ce domaine \u2014 en donne des signes réjouissants.Au Museo des Arte Moderno, l\u2019exposi- tion a fait un malheur.Elle risque sûrement ici aussi d\u2019avoir des adeptes.SUZAN VACHON Galerie B-312,372, rue Sainte-Ca-tlierine O.Jusqu\u2019au 25 juin.Les Filiations de Suzan Vachon ne sont pas des oeuvres a priori limpides.Qu\u2019ont à voir ensemble un anneau au sol (ou une bouée), un stalagmite, une boule de cuivre et une pièce semi-circulaire en verre avec en prime une bande vidéo projetée au mur?Intitulée Portrait filial, cette installation fait partie des trois intrigants portraits qu\u2019elle présente actuellement à la gale-rje B-312.Après ses Monuments-Enigmes et Monuments-Récipients, voilà que l\u2019artiste multidisciplinaire délaisse des lieux historiques pour des lieux plus intimes.Dans ces paysages clos, l\u2019allégorie est un détour obligé.Or l\u2019allégorie chez elle passe d\u2019abord par une grande rigueur formelle.Chaque objet en contredit un autre dans un continuel chassé-croisé, pour finalement s\u2019agripper à un fil conducteur aléatoire.Pour y voir plus clair, il faut prendre le temps de jouer le jeu et de laisser tomber notre perception usuelle des choses.Pas facile j\u2019en conviens.Le travail de Vachon se rapproche de l\u2019univers poétique d\u2019un Gilles Mi-halcean, quoique la vidéo chez elle ait habilement remplacé l\u2019affect.Mais si la poésie possède le pouvoir de nous envoûter, ici elle nous tient encore trop à distance.MURPHY, MAJOR, GOULD, BOGARDI Galerie Jean-Claude Rochefort, 350 rue Saint-Paul O.Jusqu\u2019au 15 août Pour son exposition estivale, Jean-Claude Rochefort a choisi de présenter des dessins.Ceux d\u2019artistes de générations différentes et dont la pratique du médium est pour la plupart complémentaire à leur discipline usuelle.En choisissant Trevor Gould (connu pour ses installations percutantes), Serge Murphy (artiste multidisciplinaire), Georges Bogardi (artiste-photographe et critique d\u2019art) et Christine Major (jeune artiste peintre), on pouvait s\u2019attendre à une certaine forme d\u2019éclatement.Or l\u2019ensemble est loin d\u2019être accrocheur.Les oeuvres souvent trop répétitives dans leurs formes morphologiques, ne nous soulèvent pas.Il y a bien Trevor Gould qui nous pique comme à l\u2019habitude avec ses dessins incisifs, et Christine Major qui traite ses matériaux avec beaucoup de finesse, mais la réunion des ces quatre artistes aurait pu créer plus d\u2019étincelles.ÉPERTOIRE des ANTIûUAIRES A n I i quite s lean-Guy Gélineau 247 rue Granby, Bromont (sortie 74 - autoroute Cantons de l'Est) Meubles canadiens, victoriens, québécois et autres.Mobiliers de chambre, salle à manger, salon.Uts cuivre, bois, métal et laiton.Rouets, armoires, coffres en p chaises droites, berçantes, «press back», tables rondes etc.1-514-534-2414 , .} /{jitiamte& ~ d/arait c 0o juin Michelle Parent Manille Motfuin ACHAT \u2022 VENTE ÉCHANGE \u2022 LOCATION 1650 rue Notre-Dame ouest Montréal t __ tel.: 933-9435 Viftaae des jtnticjuaù'es / 70S Notre-Dame Ouest, Mtl.¦ Meubles 1900 à 1950 fer forgé\t\u2022 Art oriental, masques, bibelots ' jouet', Nostalgia (collection)\t\u2022 Rembourrage, tentures murales ¦Argenterie, cristal, vaisselle\t\u2022 Importations françaises (carcasses) \u2022 Itijoux de fantaisie, bouteilles parfum, glands, boutons lOhOO à 17liOO tous les jours 931-5121\t________ f/our reseroer c/ans ce/ espace JPa/r/fcttaf/e, composez /c v i)8â-3822 Pareil, pas pareil En neuf mois à peine, le Musée du Québec a littéralement changé dïallure RÉMY Cil AK K ST CORRESPONDANT À QUÉBEC Oui, le Musée du Québec est toujours un musée d\u2019art.Oui, son travail continue d'être axé avant tout sur l\u2019oeuvre elle-même.Et non, l\u2019esprit de renouveau qui l'anime de façon évidente n\u2019est pas en train d'en faire une pâle copie du Musée de la Civilisation.Mais il a déjà considérablement changé de visage et pris une très grande respiration.Si vous avez eu l\u2019impression que le Musée du Québec avait par moment l\u2019air un peu coincé dans.ses habits, il est tout à fait temps d\u2019aller y faire un tour.A certains endroits, vous serez encore en terrain bien connu, mais d\u2019autres salles vous donneront presque l\u2019impression d\u2019avoir changé de musée.Ne serait-ce que quantitativement, le musée a de toute façon suffisamment de contenu nouveau pour attirer, on doit le souhaiter ardemment à sa direction, une clientèle qu\u2019on avait parfois perdu.Avec Québec, plein la vue, inaugurée en grande pompe la semaine dernière, et trois nouvelles - Restauration de sculpture ancienne, Les Estampes des Nabis et Passions pour l\u2019art du Québec - et celle des monochromes de Claude Tousignant la semaine prochaine, c\u2019est au total dix des douze salles du Musée qui auront vu leur contenu et leur présentation renouvelée.Si on considère que la très grande majorité de ces réaménagements ont été effectués en neuf mois à peine, on se rend vite compte que les choses ont beaucoup bougé depuis l\u2019arrivée de John Porter à la direction de l\u2019institution.Celui-ci confiait d\u2019ailleurs au DEVOIR, mercredi matin, sa grande satisfaction devant le cours des choses: «L\u2019équipe du Musée a répondu au-delà de mes espérances aux idées de décloisonnement et de renouvellement que nous avons voulu mettre en place.Le travail de conception s\u2019est parfois fait en un temps record: la salle éducative de Québec plein la vue a été conçue et construite en deux mois à peine.Il y a là tout un potentiel de créativité qui ne demandait qu\u2019à être libéré.» Ce potentiel, on le voit apparaître jusque dans les cimaises, qui ont pris des couleurs d\u2019une vivacité inhabituelle depuis peu.Celles de Québec plein la vue font dans le jaune tournesol, la Restauration de sculpture ancienne est encadrée d\u2019un apaisant bleu de prusse, les collections permanentes se sont colorées dans un bleu clair très attrayant et Les Estampes des Nabis, ces coloristes de premier plan, sont placées contre de riches rouge, vert et jaune, ornés en plus d\u2019une fort belle typographie début du siècle.Le contenant ne change peut-être pas le contenu, mais il peut contribuer fortement à attirer l\u2019oeil du visiteur.C\u2019est ce qu\u2019on appelle de la mise en valeur.La permanence vivante Paradoxalement, le nouvel esprit des lieux se manifeste probablement le plus clairement dans ce pour quoi il est le plus connu: ses collections permanentes.C\u2019est en fait cet échantillonage des quelque 19 724 oeuvres des collections du Musée du Québec qui se cache sous le titre de Passions pour l\u2019art du Québec.En renommant ainsi les deux salles dévouées à ce rôle de diffusion des ressources internes, on voulait à tout prix évacuer la notion même de collection permanente, d\u2019apparence trop poussiéreuse pour M.Porter et le conservateur en chef Didier Prioul.Ce dernier explique : «Nous voulions que ces salles cessent d\u2019avoir l\u2019air d\u2019un fond de boutique par lequel le Musée justifie son existence.Les collections du Musée n\u2019ont pas à se justifier, elles doivent être au coeur de nos activités.» Il y avait certes un bon travail à faire pour convaincre les visiteurs d\u2019aller revoir les collections permanentes.D\u2019un point de vue personnel, cet aspect du travail du musée avait perdu tellement d\u2019intérêt qu\u2019en voyant sous son nouveau jour une très belle Liseuse d\u2019Alfred Pellan, datant de 1908, pourtant exposée depuis toujours, j\u2019ai eu l\u2019impression, mercredi, de voir une pièce nouvellement arrivée sur les cimaises.Organisées chronologiquement, les oeuvres des deux salles proviennent maintenant de tous les secteurs de collection, jetant ainsi aux oubliettes le principe jusqu\u2019à La Partie de liantes (1899), de Edouard Vuillard.maintenant à l\u2019honneur voulant qu\u2019on sépare Ja peinture de la sculpture, le meuble de l\u2019estampe, etc.A côté d\u2019un tableau de Clarence Gagnon, on voit dorénavant deux de ses eaux-fortes, ce qui nous fait découvrir son extraordinaire talent pour cette dernière méthode de travail.Auparavant, on aurait dû passer d\u2019un pavillon à l'autre pour faire le lien: qui l\u2019aurait fait, à part un étudiant en histoire de l\u2019art en cours de recherche sur le sujet?Près des huiles de Borduas, on voit une de ses gouaches, éclairant utilement l\u2019évolution de son travail.Tout était sur place, il s\u2019agissait de le faire voir.Il vaudra dorénavant la peine de revenir périodiquement voir ce qui se passe dans les collections.Les dessins et estampes ne pouvant être exposées trop longuement, la rotation de ces pièces s\u2019impose d\u2019elle-même.Et les tableaux bougeront aussi, par exemple lorsque les chefs-d\u2019oeuvre du Musée partiront en février pro-chain faire la tournée des musées régionaux québécois.Sculptures et Nabis On peut également voir des oeuvres qu\u2019on n\u2019a jamais vues dans le cadre de l\u2019exposition Restauration de sculpture ancienne, comme cette statue de bois grandeur nature abîmée dans un incendie d\u2019église, qui sert à démontrer les difficultés de conservation des oeuvres.On y explore également la restauration préventive, les erreurs effectuées dans les années 50 et 60 et les méthodes de travail actuelles des restaurateurs.Didactique, certes, l\u2019exposition permet toutefois de jeter un regard unique sur les dessous du travail d\u2019un musée et le rôle du Centre de conservation du Québec, responsable en particulier du travail de restauration des oeuvres du Musée du Québec.On y découvre aussi avec plaisir une oeuvre remarquable, un bas relief de Saint-Martin partageant son manteau avec un pauvre, illustration particulièrement efficace des vicissitudes de la vie d\u2019oeuvre d\u2019art.Du côté des Nabis, ce groupe d\u2019artistes du tournant du siècle comprenant en particulier Pierre Bonnard, Edouard Vuillard, Maurice Denis et, brièvement, Aristide Maillol, on appréciera avec plaisir le remarquable talent de lithographes de ces créateurs, dont le style et l\u2019approche se retrouvent dans une catégorie tout à fait à part.Organisée par le Brooklyn Museum, l\u2019exposition permet de voir des séries de lithographies à cinq, six ou sept couleurs aux qualités picturales surprenantes et dont les couleurs compétitionnent fort bien avec celles des cimaises.On peut se voir tous les jours si vous le voulez.sauf le lundi LÀ GRANDE RÉTROSPECTIVE ROY LICHTENSTEIN DU 2 6 MAI AU 4 SEPTEMBRE 19 94 I.c Musée est ouvert du mardi au dimanche de 11 h à 18h (jusqu\u2019à 21 h le mercredi).1380, rue Sherbrooke Ouest (autobus 24 ou station de métro Guy-Concordia).Info: 285-1600 A.DELZA AIR UNES H?V *¦-' \u2022 * \u2022- I.K U K V OIK.I.K S S A M KOI I K K T 0 I M A X I II K 10 J II I N I 0 0 I .\u2022 ¦yvwwr ¦ ilm* mm }*^MM «*v r t \u20142\u201c*5Éïî«?jij .jWWHP Dernière heure Plus que ce soir et demain pour admirer l\u2019architecture de lumière construite à partir de rais de laser dans le jardin du Centre canadien d\u2019architecture par Michel Iorio.On y déplace les murs rien qu\u2019en s\u2019y promenant! Sophie Gironnay Es-tu tombe sur la tête?Sur les chapeaux de roues SOPHIE GIRONNAY Plus gonflé que ça.t\u2019éclates! À 34 ans, le designer industriel Michel Lussier est l\u2019incarnation même de l\u2019optimisme et de la combativité.Béni soit le chasseur de tête qui l\u2019a placé chez Sport Maska il y a moins d\u2019un an.En tant que gérant de projet, il y est chargé de développer et d\u2019améliorer la gamme de produits reliés au sport le plus «hot» en ville: le patin à roulettes.On n\u2019aurait pu rêver meilleure conjonction entre l\u2019homme, le poste et le moment, et le grand blond (à la bottine noire) a toutes les raisons d\u2019être de bonne humeur.En 1993, CCM est devenue la marque d\u2019équipement de hockey sur glace la plus vendue au monde.L\u2019usine Sport Maska où il se fabrique, à Saint-Jean-sur-Riche-lieu, est passée de 500 à 800 employés.«On a rapatrié des opérations qu\u2019on faisait faire avant en Orient, tellement notre main d\u2019œuvre est productive et expérimentée, explique Michel Lussier.Et d\u2019avoir vécu ça la motive d\u2019autant.» Ici, on coupe, coud, ajuste les patins de champions comme autant de chaussures de luxe, avec pièces de cuir et tout le tralala (une étiquette rouge pend comme une grosse langue à certains patins: ce sont les demandes spéciales de joueurs de la Ligue Nationale qui font ajuster leur paire personnelle!).Forte de cette expérience assez ancienne, la boîte se prépare, depuis trois ans, à envahir le marché en expansion du patin à roulettes.L\u2019offensive est pour cette année: quatorze modèles différents chez les détaillants, sans parler des casques et autres accessoires.Bien sûr, les patins dits «récréatifs» pour la promenade, avec leur chausson glissé dans une botte en plastique moulé, profiteront sans doute de la mode.Le châssis de génie Mais le point fort de CCM, ce sont les patins haut de gamme destinés au sport de l\u2019avenir: le hockey sur roues alignées \u2014 l\u2019équipe montréalaise de la ligue professionnelle, les Roadrunners, a d\u2019ailleurs joué son premier match à domicile jeudi.Leur bottine est la même que celle des patins à glace, munie du coussin gonflable Instapump de Reebok (une exclusivité CCM).Et puis, ils sont équipés de l\u2019invention maison de Michel Lussier, le châssis Revolver, qui permet de détacher les roues d\u2019un seul bloc et de les fixer dans les deux sens indifféremment, ce qui les use moitié moins vite.«J\u2019ai développé ce système en collaboration avec Scott Olsen, l\u2019un des deux frères qui ont mis au point les patins à roulettes dans leur forme actuelle au Minnesota, vers 1975 (faute de moyens, ils ont dû vendre leur idée à la compagnie Roller Blade, par la suite).Scott, c\u2019est un paten-teux, toujours à essayer des trucs dans sa cave.», s\u2019enthousiasme Michel Lussier.Mais une petite dame contremaître l\u2019apostrophe, une bottine décousue à la main.Ce matin, sur la pointure 9, le coussin gonflable fait une bosse.Qu\u2019en pen- se-t-il?Que faire?Michel Lussier tâte la chose, décide qu\u2019effectivement, il y a problème.Tant qu\u2019il n\u2019a pas trouvé la cause et la solution, la chaîne de montage est stoppée et les ouvriers placés sur une autre ligne.Deux heures plus tard, entre cinq coups de fil, son dîner et notre entrevue, il aura pensé à une piste.«J\u2019adore travailler au sein d\u2019une entreprise, dira-t-il.Quand on a son bureau de designer consultant, on invente des modèles qu\u2019on ne peut pas éprouver tout de suite.Des fois, ça ne fonctionne pas à cause d\u2019un détail idiot, mais le client nous le dit trop tard.» Quelles sont au juste les tâches du designer?«D\u2019abord, je reçois une commande de la direction, un produit à élaborer.Ou l\u2019initiative peut venir de moi.Par exemple, les rondelles actuelles ne me satisfont pas, et j\u2019ai bien l\u2019intention d\u2019inventer autre chose, avec l\u2019aide de mes fournisseurs en matières plastiques.Au départ, je sais combien le produit fini devra se vendre, donc je dois élaborer quelque chose de réalisable à l\u2019intérieur d\u2019un budget fixé à l\u2019avance.L\u2019idée la plus géniale au monde ne sert à rien si son prix crève les plafonds.» Première étape: Michel Lussier analyse les produits concurrents.«Je les essaye tous, je note les points faibles.Et je pars de là pour élaborer mes idées.» Ensuite, il se fabrique un prototype à la mitaine.S\u2019il développe une nouvelle bottine, il lui faudra l\u2019aide de la patroniste qui dessine la forme finale des morceaux, avant qu\u2019une autre personne ne transcrive les modèles en trois dimensions à l\u2019ordinateur.«Une patroniste, c\u2019est précieux et rare, note Michel Lussier.Quand on a la chance d\u2019en avoir une bonne, on l\u2019enferme la nuit dans le coffre-fort.Il y en a peut-être cinq dans le monde, et le reste des compagnies font de la copie!» Il lui arrive aussi de mettre au point une idée achetée à un inventeur.Dans tous les cas, une règle d\u2019or: tester soi-même, sinon, affirme-t-il, catégorique, «on ne peut rien inventer de valable».Ça tombe bien, Michel Lussier a plutôt l\u2019allure d\u2019un testeur d\u2019équipement de sport.que de fauteuils, disons.Autre aspect du métier, chercher des fournisseurs pour les matériaux et les pièces complètes, comme les roues et roulements à billes.«En patin, comme en formule 1, on dirait que les roues, c\u2019est mythique.On va juger de la qualité de ton patin par celle des roues.Moi, je préfère fournir à l\u2019acheteur les meilleures d\u2019emblée.Par exemple, j\u2019ai réussi à décrocher une entente exclusive avec les roues Kuzak, que tout le monde veut avoir maintenant.» Mais le téléphone l\u2019interrompt.C\u2019est un père de famille de Los Angeles qui veut savoir quand, «for God\u2019s sake», CCM va sortir des patins sérieux pour les moins de douze ans.C\u2019est qu\u2019il représente une ligue de cinq cents joueurs de hockey junior, qui en ont assez de casser les patins de bébés, les seuls à exister sur le marché.«Ça s\u2019en vient!», dit Michel Lussier, qui lui offre aussitôt de collaborer.«Quand notre modèle sera prêt, je vous en fournis et vous me les renvoyez en fin de saison pour que j\u2019étudie les défauts et les points d\u2019usure.» Et en raccrochant, le designer commente, avec l\u2019œil brillant d\u2019un découvreur de pétrole: «Quand la demande en est rendue à téléphoner au département de recherche et développement d\u2019une compagnie située à six mille kilomètres.» Les idées qui comptent On aura compris à ce stade qu\u2019un designer industriel a bien d\u2019autres choses à faire que de décider de la couleur et de la joliesse d\u2019un nouveau produit.«D\u2019ailleurs, commente Michel Lussier, je ne suis pas de ces designers qui croient avoir le monopole du bon goût et se prennent pour des artistes incompris.Pour mettre au point un nouveau moule de bottine, par exemple, ça coûte entre cinq cent mille et un million de dollars.Alors, même si moi je préférais mettre des couleurs vives aux patins des professionnels, comme je sais que les joueurs ne veulent rien d\u2019autre que du noir et blanc (ce qui influence ensuite les jeunes, qui veulent les imiter), eh bien, je m\u2019incline.» Plus excitant est de mettre au point des bidules et des trucmachins qui mettent des bâtons dans les roues des compagnies rivales.Comme ce modèle de bottine prévu pour l\u2019été prochain dont la conception, promet-il, va révolutionner le patinage.Mais dont il ne veut rien dire pour l\u2019instant même sous la torture.Et Michel Lussier de jubiler: «Ici, on me dit tout le temps: on veut des idées, des idées, des idées!» Sport Maska est l\u2019une des filiales de SLM International, un holding coté à la bourse de New York, où sont ses bureaux, mais qui est la propriété des frères Zunenshine, des Montréalais.La compagnie se spécialise en jouets et équipements sportifs, une industrie où le nerf de la guerre est précisément l\u2019inventivité.En introduction du rapport annuel se lit d\u2019ailleurs en grosses lettres: «Une idée, c\u2019est plus qu\u2019une solution à un problème.C\u2019est notre carburant.» Tout ce qu\u2019il faut pour faire nager un designer industriel dans le bonheur! Car elles sont encore rares les compagnies où l\u2019idée neuve est reine: «On se plaint souvent que les entreprises québécoises ne comprennent pas assez l\u2019importance du design et c\u2019est vrai.Mais les designers ont leur part là-dedans, nuance Michel Lussier.Un jour, mon patron d\u2019avant est venu me voir avec une photo de douche italienne.Il voulait que j\u2019en fasse une copie.Moi, j\u2019ai refusé.Je lui ai dit: \u201cJe vais te faire un modèle aussi beau qui va coûter 30% moins cher à produire.\u201d Mais il a fallu que je mène une bataille terrible, que je menace de partir, pour gagner mon point.C\u2019est difficile de tenir son bout mais on n\u2019a pas le choix.Tous les designers ne comprennent pas qu\u2019en acceptant de faire de la copie, ils se tirent dans le pied!» La compagnie québécoise SLM compte sur ses designers pour gagner sur roues la place qu\u2019elle a déjà sur lames: la première au monde.Esprit de bottine.Parlant de bottine, au Musée Marsil de Saint-Lambert a lieu jusqu\u2019au 28 août une exposition de chaussures amusante et instructive.On y admire les soies brodées et les boucles d\u2019escarpins français du 18e siècle ou les pointes élégantes et menues du 19e siècle.On regrette de ne pouvoir acheter encore certains modèles des années vingt et trente; on en reconnaît d\u2019autres, plus fantaisistes, signés Ferragamo ou Herbert Levine.Enfin, on rigole franchement à retrouver sur leur piédestal ces fameuses bottes blanches des années soixante, qui sont, évidemment, «faites pour marcher».Le Bata Shoe Museum de Toronto a fourni quelques beaux exemples, dont ces botillons américains de 1915 en photo ici.Avertissement: l\u2019exposition est à déconseiller absolument aux fétichistes cardiaques.Question: quel est le moyen de transport sur roues le plus dangereux et meurtrier?Réponse: l\u2019automobile.Deuxième question: quel est le moyen de transport sur roues que l\u2019on songe à interdire dans nos rues sous prétexte de sécurité?Réponse: le patin à roues alignées.Absurde! Mais d\u2019un autre côté, il faut bien avouer que les comportements irréfléchis de certains néo-\ti patineurs donnent raison aux\tJ plus alarmistes.Cas isolés mais\tM qui font exemple et alimentent les feuilles de chou à sensation.C\u2019est pourquoi la International Inline Skating Association convoque, ces temps-ci, réunion après réunion sur le thème de la sécurité: «Nous voulons faire du lobbying pour conscientiser le public aux règles de sécurité, explique Michel Lussier qui siège à l\u2019Association.On aimerait arriver à ce que les patinoires soient laissées dans les cours d\u2019école l\u2019été, pour que les jeunes puissent y jouer au hockey sur patins sans risques, etc.Ce serait idiot d\u2019interdire, quand d\u2019autres solutions sont possibles.» Et ce serait dommage, car en plus d\u2019être un moyen de transport bien pratique en ville, et non polluant, le patin est un sport d\u2019aérobie excellent, qui fait travailler tout le corps du haut jusqu\u2019en bas, et cela sans tasser les articulations, comme le fait la course.Chez Sport Maska, des échantillons de la production de chaque jour en casques et autres pièces de protection sont soumis à une batterie de tests de résistance, dans une salle des tortures aménagée à cet effet.Tout est noté soigneusement, et tout ce qui sort est conforme.Pas le choix, explique Michel Lussier, car déjà, aux Etats-Unis, on ne compte plus le nombre de poursuites intentées par des usagers qui, s\u2019étant blessés, cherchent à se faire dédommager par millions de dollars.11 faut donc être en mesure de prouver que l\u2019équipement n\u2019était pas en faute.«Il y a même un joueur de hockey qui est rentré tête baissée dans la bande et nous a poursuivis.Mais il a perdu son procès: notre casque avait tenu bon et son crâne n\u2019avait pas souffert, c\u2019est le cou qu\u2019il s\u2019était démis.» Avant que cette mode juridique ne passe les frontières, la compagnie est donc bien décidée à se protéger, elle aussi, contre les coups du sort de la cour.Parallèlement, les équipements de l\u2019avenir, dont la designer Hélène Duval est la spécialiste chez Sport Maska, ressemblent de plus en plus étrangement à des harnachements de chevaliers du Moyen-Âge, en tout cas chez les hockeyeurs.À quand l\u2019armure et la cotte de mailles?I V lH \\rniL> "]
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