Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1994-08-17, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" LE DEVOIR PERSPECTIVES La prochaine guerre au Rwanda Un calme précaire règne au Rwanda où le nouveau gouvernement tente de reconstruire tant bien que mal une vie normale pour des millions de Rwandais traumatisés par quatre mois de guerre civile.L\u2019aide internationale \u2014 militaire et humanitaire \u2014 arrive massivement et semble maintenant en mesure de couvrir les besoins alimentaires et sanitaires d\u2019un pays aux infrastructures dévastées.Mais ces bonnes nouvelles masquent des faits troublants qui pourraient replonger le pays dans une nouvelle guerre.Dans quelques jours, les troupes françaises de l\u2019opération Turquoise vont quitter le sud-ouest du Rwanda pour être remplacées par des Casques bleus de l\u2019ONU.Elles avaient érigé cette région en zone humanitaire sûre pour protéger les habitants des combats mais aussi des exactions des soldats du Front patriotique rwandais (FPR) qui ont pris le pouvoir à Kigali en juin dernier.Le départ des Français inquiète autant l\u2019ONU que les organisations humanitaires sur place.Elles redoutent que près de un million de Rwandais ne traversent la frontière pour se réfugier au Zaïre là où croupissent déjà un million d\u2019autres réfugiés.Dimanche et hier encore, les nouvelles autorités de Kigali ont bien dépêché trois ministres pour convaincre les réfugiés hutus de demeurer dans la zone sûre.Mais Jocelyn Coui on Les camps de réfugiés au Zaïre pourraient devenir le ferment d\u2019une nça responsables d\u2019ONG, cette campagne de séduction n\u2019a aucun effet et des milliers de personnes fuient chaque jour vers le Zaïre.Ces Rwandais ont une peur bleue du nouveau gouvernement dirigé par la minorité tutsie et ne font absolument pas confiance aux Casques bleus africains qui assureront leur protection dès le 22 août.Ils se souviennent trop bien que ces Casques bleus n\u2019avaient rien fait, en avril et en mai dernier, pour empêcher les massacres de Tutsis par des Hutus, du temps où ceux-ci régnaient sur le pays.Cette crainte envers les nouveaux maîtres tutsis est entretenue par les militaires et les anciens dirigeants hutus qui vivent dans la zone sûre ou qui sont installés dans la région de Goma, au Zaïre.Quotidiennement, ils quadrillent les camps de réfugiés pour faire croire aux Hutus, affaiblis et effrayés, que les Tutsis vont les massacrer dès leur retour au Rwanda.Encore hier, la porte-parole du Haut Commissariat de l\u2019ONU pour les réfugiés (HCR), Sylvana Foa, déclarait à la presse que son organisme avait dû annuler les voyages de retour de Rwandais vers leur pays à cause des menaces de mort proférées contre autre revanche\thU'US Ces leaders hutus ne se gênent d\u2019ailleurs pas pour déverser leur propagande raciste sur les Tutsis, comme en fait foi cette entrevue d\u2019un ancien maire de Kigali au New York Times lundi.Le puissant personnage y tenait des propos à faire dresser les cheveux sur la tête.«Les Tutsis sont des meurtriers, disait-il.Physiquement, ils sont faibles: regardez leurs bras et leurs jambes.Les Tutsis sont incapables de construire quelque chose: ils sont trop faibles.Ils veulent commander.Les autres travaillent» Déversant ses théories raciales dignes des nazis, le leader hutu approuvait les massacres des derniers mois.«Si les raisons spnt justes, eh! bien, les massacres sont justifiés.» À propos des accusations de génocide lancées contre les forces armées hutues, il déclarait qu\u2019«on ne pouvait pas parler de génocide envers les Tutsis, puisqu\u2019il reste beaucoup de survivants».Et il y a des centaines de milliers de Hutus pour croire ce discours.Les leaders hutus et leurs 20 000 soldats maintenant rassemblés au Zaïre n\u2019ont aucune raison de favoriser le retour des réfugiés au Rwanda.Bien au contraire.Ils se rappellent qu\u2019en 1959, des dizaines de milliers de Tutsis ont fuit le Rwanda vers l\u2019Ouganda lorsque les Hutus ont pris le pouvoir.Pendant trente ans, ces Tutsis ont préparé leur revanche.Ils ont tissé des alliances avec des régimes voisins du Rwanda, en-tràîné et discipliné leurs soldats et, finalement, en 1990, lancé une guérilla en promettant de revenir au pays pour prendre le pouvoir.C\u2019est ce qu\u2019ils ont fait après la mort du président rwandais le 6 avril dernier.À Goma, les leaders hutus promettent aussi de revenir un jour.Un de leurs leaders, le chef des anciennes forces armées rwandaises, déclarait récemment qu\u2019il avait le nombre avec lui.«Nous sommes (les Hutus) 90 % de la population et les Tutsis, 10 %.Ils ne peuvent pas gouverner sans nous.Nous reviendrons bientôt.» Le malheur, c'est que ce dirigeant a certainement raison.Si rien n\u2019est fait pour rapatrier rapidement les réfugiés rwandais vers leur pays, les camps au Zaïre vont devenir le ferment d\u2019une autre revanche.La prochaine guerre au Rwanda se prépare déjà et elle aura sans doute lieu plus rapidement qu\u2019on ne le croit.MÉTÉO Montréal Ensoleillé le matin, ennuaRement en après-midi.Max: 25 Est du Québec Ensoleillé le matin, ennuaRement en après-midi.Max: 25 Détails en B4 INDE\tX Agenda\t\t.Hti Avis publics.\t.B4 Classées\t\t.B7 Culture\t\t.»8 économie\t\t.»2 \t.A8 Le monde\t\t.A7 Mots croisés.\t.B4 Ixs sports\tB5\t CULTURE TVA: quand le hockey s\u2019en va, tout va PAGE B 8 LE MONDE Carlos: «Encore vivant et pour longtemps» PAGE A 7 L'ÉCONOMIE Hausse de 23 points du taux d\u2019escompte PAGE B 2 Johnson frappe: pas de hausses de taxes ni d\u2019impôts, et un déficit zéro d\u2019ici cinq ans PAUL CAUCHON LE DEVOIR Shawinigan \u2014 Le chef du Parti libéral Daniel Johnson s\u2019engage maintenant formellement à ne pas hausser les impôts et les taxes au cours du prochain mandat gouvernemental, à éliminer le déficit d\u2019ici cinq ans, et à réduire le taux de chômage à moins de 8 % (il est actuellement de 11,5 %).Daniel Johnson entend même, s\u2019il est élu, adopter une «loi sur l\u2019équilibre budgétaire», qui obligerait le gouvernement à réduire le déficit en période de croissance et à limiter à certains postes précis et conjoncturels les augmentations de dépenses en période de récession.Des modifications à cette loi obligeraient donc les députés à en débattre à l\u2019Assemblée nationale.Le plan gouvernemental prévoit une sé-riçuse remise en question des activités de l\u2019Etat, et le plan du Parti libéral comporte aussi un élément qui risque de soulever des passions: «réétudier très sérieusement le caractère rigide de la sécurité d\u2019emploi.» Quant au ministre de l\u2019Industrie, du Commerce et de la Science, Gérald Tremblay, il entend doter chaque programme d\u2019une «clause crépusculaire»: régulièrement, la pertinence, l\u2019efficacité de chaque programme gouvernemental devraient obligatoirement être réévalués pour qu\u2019ils soient reconduits.Le plan de l\u2019équipe Johnson pour l\u2019emploi et la relance économique, qui a été rendu public hier dans une région durement touchée par le chômage, comporte onze éléments censés remettre le Québec au travail.«Nous devons immédiatement nous consacrer à la création d\u2019emplois, et influencer le cours économique du Québec en ayant des engagements précis», a fait valoir le premier ministre, qui était accompagné, en plus de Gérald Tremblay, du ministre des Finances, André Bourbeau, et du ministre de l\u2019Emploi, Serge Marcil.Le chef VOIR PAGE A 10: TAXES Elections Quebec VOIR AUSSI EN PAGE A 7 ¦\tParizeau : oui aux compressions, mais tout à fait autrement ¦\tDébat des chefs: injonction de l\u2019Action démocratique contre les télédiffuseurs t» / mM -, W' C\\ ^ Z&ülMieîfè, Le père et le fils Non à l\u2019euthanasie Les médecins décident de s'en tenir aux principes des soins palliatifs CAROLINE MONT PETIT LE DEVOIR Le Conseil général de l\u2019Association médicale canadienne (AMC) a majoritairement rejeté une proposition de son comité d\u2019éthique qui ouvrait la porte à la pratique de l\u2019euthanasie ou à l\u2019aide médicale au suicide.Cette proposition, élaborée par un comité d\u2019éthique formé de six membres, suggérait de s\u2019en remettre à la conscience individuelle des médecins pour prendre une décision dans les cas de demande d\u2019euthanasie.Or, 93 médecins contre 74, tous présents à l\u2019assemblée d\u2019hier, ont rejeté cette proposition, qui avait été élaborée par le comité d\u2019éthique après dix-huit mois d\u2019étude.La contre-proposition adoptée hier par les médecins de l\u2019Association médicale canadienne se lit pour sa part comme suit: «L\u2019Association médicale canadienne déclare que ses membres devraient s\u2019en tenir aux principes des soins palliatifs.L\u2019Association médicale canadienne déclare que toute participation de ses membres à l\u2019euthanasie et à l\u2019aide médicale au suicide VOIR PAGE A 10: EUTHANASIE Nouvel envoi d\u2019émissaires en Haïti Boutros-Ghali rend hommage au Canada JEAN DION LE DEVOIR Moncton \u2014 Le secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali, confirme qu\u2019il compte envoyer à brève échéance des émissaires chargés de persuader le gouvernement fantoche haïtien de quitter le pouvoir.«J\u2019espère être en mesure d\u2019envoyer une mission en Haïti pour convaincre les militaires de respecter pacifiquement la résolution 940 du Conseil de sécurité \u2014 qui ordonne leur départ \u2014 et ainsi éviter une intervention année» sous leadership américain, a déclaré hier M.Bou-tros-Ghali.Cette délégation, vraisemblablement celle de la dernière chance, ne sera toutefois envoyée que «si nous avons des garanties» que, contrairement à ce qui s\u2019est déjà produit, elle sera reçue correctement, a ajouté le secrétaire général, de passage au Nouveau-Brunswick.M.Boutros-Ghali a eu hier un entretien privé d\u2019une heure avec le premier ministre Jean Chrétien.Les deux hommes étaient à Moncton en marge du Congrès mondial acadien, aux cérémonies officielles d\u2019ouverture duquel ils devaient prendre part en soirée.Outre Haiti, la rencontre aura permis de faire un tour d\u2019horizon des PHOTO JACQUES NADEAU GORDON AMANDA et son fils Mianscum profitaient ensemble du beau temps, chacun sur leurs roues, hier, rue Atwater, à Montréal.PAUL CAUCHON Daniel Johnson vous semble froid?«C\u2019est parce qu\u2019il conçoit son rôle avec un très grand sérieux, de dire Richard Vigneault, le directeur des communications de la campagne libérale.C\u2019est un homme responsable.» Son passage au Conseil du Trésor pourrait lui nuire?«Pas du tout, ajoute M.Vigneault, c\u2019était la meilleure façon de voir tous les dossiers.Ce qu\u2019on demande aujourd\u2019hui à un chef politique, c\u2019est de bien gérer les livres.Johnson a vu les livres, il ne flambera pas nos impôts.» L\u2019équipe libérale a réponse à tous les arguments qu\u2019on pourrait opposer à l\u2019image de Daniel Johnson (image qui, de toute façon, est quand même un peu plus chaleureuse dans la réalité que ce que peuvent laisser voir quelques secondes à la télévision).Mais il reste à prouver que Daniel Johnson puisse susciter un réel engouement chez l'électorat, ce qui, à la mi-campagne et à la lumière des sondages récents, n\u2019est vraiment pas garanti.Car Daniel Johnson traîne aussi derrière lui l'image de neuf années de pouvoir libéral.Richard Vigneault soupire: «On se bat contre un deuxième mandat, assorti d\u2019une récession.Mais il y a 35 millions de chômeurs dans les LE DEVOIR pays de l\u2019OCDE.» Richard Vigneault a la responsabilité de faire passer le message du chef du PLQ.Il a temporairement quitté son actuelle boîte de consultation-relations publiques (Bazin, La-rouche, Sormany, Vigneault) pour œuvrer au Parti libéral.«Je suis un fédéraliste, ouvert à l\u2019évolution, explique-t-il.Le PQ a un côté \u201ccrois ou meurs\u201d qui énerve beaucoup de monde.C\u2019est non prouvé de dire que tout ce qui va mal au Québec vient du fédéralisme, et que tout ira mieux si on sera souverain.» La campagne libérale est dirigée PHOTO JACQUES NADEAU Daniel Johnson tente de conserver une attitude détendue, il sourit aisément, mais des dérapages soudains laissent entrevoir un certain stress.Daniel Johnson: des chiffres, des chiffres, des chiffres.Pas d'envolées lyriques, pas d'arguments romantiques ou passionnels, peu de gags, mais des statistiques, continuellement, au risque d'être «aride» VOIR PAGE A 10: JOHNSON VOIR PAGE A 10: HAÏTI i) K v o i a m k n i A C T l] PHOTO ARCHIVES Ed Broadbent: des élections «historiques».Broadbent aux élections mexicaines ; dans le Chiapas SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR Une délégation canadienne du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique assistera au déroulement des élections mexicaines du 21 août dans l\u2019État du Chiapas, foyer du soulèvement .zapatiste de janvier dernier, avec pour objectif de se former une opinion sur la régularité du scrutin.C\u2019est à titre de «visiteurs» que les membres de ce groupe seront présents dans les bureaux de vote le jour des élections.Le Mexique a en effet refusé la présence d\u2019équipes d\u2019observateurs internationaux des Nations unies, et a choisi de laisser ce rôle à des Mexicains, assistés d\u2019experts de l\u2019ONU et entourés de «visiteurs étrangers».Plusieurs dizaines de milliers d\u2019observateurs nationaux et de visiteurs étrangers devraient ainsi veiller au bon déroule-rilent du vote et du dépouillement des résultats.¦ «C\u2019est devenu une banalité à dire, mais ces élections sont historiques.Le monde entier regarde le Mexique», dit Ed Broadbent, président du Centre, qui dirigera la délégation de neuf personnes invitée au Chiapas par une coalition d\u2019organisations non gouvernementales, Alianza Civica.Secoué par le soulèvement du Chiapas et par l\u2019assassinat, en mars dernier, du candidat à la présidence du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), au pouvoir depuis soixante-cinq ans, le gouvernement mexicain a adopté une série de mesures qui devraient, en principe, mettre fin à la fraude électorale et garantir la transparence de ces élections.La liste des techniques utilisées dans l\u2019histoire électorale du Mexique pour fausser le vote est longue et bien connue des Mexicains: bourrage des urnes, intimidation des électeurs, pressions directes ou indirectes, destruction de bulletins, votes multiples, listes électorales trafiquées.Sous la pression de l\u2019opposition et, le regard des principaux partenaires économiques, les États-Unis et le Cana-'da, les autorités mexicaines se sont engagées à tenir cette fois des élections propres.Au Mexique, tous se rangent à l\u2019avis du célèbre écrivain mexicain Carlos Fuentes qui disait récemment: «Le Mexique ne peut pas survivre à une \u2018fraude, un soupçon, une dissimulation de plus.» Le Chiapas est à bien des égards un État baromètre.Comme ailleurs, la fraude électorale y a été systématique ¦depuis cinquante ans.La pauvreté y est grande, et la révolte des Indiens a joué un rôle de catalyseur des revendications nationales pour plus de démocratie.La délégation canadienne passera une semaine au Chiapas et elle s\u2019intéressera aux divers aspects du processus électoral: accès aux médias des partis politiques, financement, fiabilité des listes électorales, dépouillement des résultats du scrutin.Outre M.Broadbent, deux députés fédéraux \u2014 un de la majorité et un de l\u2019opposition \u2014 font partie de la délégation, ainsi que des représentants d\u2019associations autochtones canadiennes.La délégation présentera le résultat de ses observations au gouvernement du Canada et elle fera des recommandations sur la politique canadienne \u2022vis-à-vis du Mexique.Les sites d\u2019enfouissement risquent d\u2019être énormes La MEF ouvre la porte à une hausse sensible de leur capacité LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Le ministère de l\u2019Environnement et de la Faune (MEF) vient d\u2019ouvrir la porte à une augmentation sensible de la capacité d\u2019une douzaine de sites d\u2019enfouissement à travers la province par l\u2019entremise d\u2019une standardisation de ses normes sur la fermeture de ces mêmes sites.Cette possibilité d\u2019augmenter la capacité des sites existants survient au moment où le MEF se retrouve avec une centaines de projets destinés à augmenter la capacité de sites existants ou à créer de nouveaux sites, ce qui pourrait faire chuter le prix de l\u2019élimination des déchets domestiques et compromettre la politique de recyclage strictement volontaire, préconisée par le gouvernement.C\u2019est ce qui ressort de la directive émise le 30 juin par la sous-ministre adjointe aux opérations régionales du MEF, Mme Cécile Cléroux, qui indique à ses directeurs généraux deux choses.Ces derniers devront dorénavant, selon le document obtenu par Le Devoir, émettre des permis aux exploitants des sites en exploitation, s\u2019ils veulent les fermer en leur conférant une pente pouvant aller jusqu\u2019à cinq degrés au lieu d\u2019exiger une surface finie relativement plate.Cela équivaut à leur accorder dans les faits une augmentation de leur capacité d\u2019enfouissement d\u2019autant plus importante que certains méga-sites, comme ceux de Lachenaie et de Saint-Nicéphore, opèrent sur des surfaces très importantes.De plus, indique la directive obtenue par Le Devoir, ces demandes pour fermer les sites en pente ne seront plus considérées comme des augmentations de capacité, au sens de la loi du 18 juin 1993, ce qui évite à ces projets une étude d\u2019impacts en règle et un passage souvent obligé en audience publique.Ces augmentations de capacité pourtant bien réelles vont être considérées comme une méthode de fermeture déjà autorisée par la réglementation.Pas de choix?En réalité, a expliqué hier Mme Clé-roux en entrevue, le ministère n\u2019avait pas véritablement le choix «même si on savait qu\u2019on permettait une augmentation à certains et que cela pouvait poser des problèmes sociaux» dans des municipalités comme Saint-Nicéphore, par exemple, où on assiste à une mobilisation importante contre le site et ses gestionnaires.Les normes actuelles prévoient qu\u2019un site ne doit pas excéder le sol avoisinant de plus de quatre mètres et que la pente finale, incluant le matériel de recouvrement, doit se situer entre deux et trente degrés.Coincé en cour par des exploitants qui contestaient sa façon d\u2019interpréter les normes, le ministère, a dit Mme Cléroux, a été obligé d\u2019admettre qu\u2019il utilisait trois méthodes de fermeture des sites à travers la province.Les jugements l\u2019ont donc obligé à normaliser son fonctionnement.La méthode retenue fut celle qui permet la capacité d\u2019entreposage la plus généreuse, soit celle qui prévoit un talus de quatre mètres sur lequel on permettra d\u2019ajouter un «toit», si l\u2019on peut dire, dont la pente devra se situer entre deux et cinq degrés.La direction du ministère a aussi décidé que seuls les sites en exploitation pourront se prévaloir des nouvelles règles car, explique la sous-ministre adjointe, les conséquences seraient ahurissantes s\u2019il fallait commencer à autoriser les sites déjà fermés à rouvrir les uns après les autres sous prétexte qu\u2019ils auraient pu profiter, à une autre époque, de la nouvelle interprétation des normes en vigueur depuis 1978.Cette décision du ministère ferme ainsi la porte à la réouverture de sites comme celui de Meloche, à Kirkland, ou de Bérou-Transvick, à Saint-Jean-de-Matha, a précisé Mme Cléroux.Mais, précise-t-elle, le MEF devra considérer très sérieusement les demandes d\u2019augmentation de capacité par le jeu des pentes, que lui ont adressées les deux méga-sites de Saint-Nicéphore et de Lachenaie.Dans ce dernier cas, la société BFI demande actuellement au gouvernement de l\u2019autoriser, en plus, à augmenter son aire d\u2019enfouissement, un dossier qui devrait normalement aboutir en audience publique cet automne à moins que le moratoire promis par le Parti québécois ne gèle tous les dossiers d\u2019enfouissement en préparation jusqu\u2019à la tenue d\u2019une enquête publique en vue de redonner plus de cohérence aux règles régissant ce secteur.Les femmes du baby-boom ont permis à d\u2019autres de faire une percée sur le marché du travail Le taux d\u2019activité des jeunes femmes (16 à 25 ans) a augmenté au fil des ans Ottawa (PC) \u2014 Les femmes nées à l\u2019ère du baby-boom ont favorisé l\u2019entrée massive des femmes sur le marché du travail mais cette activité n\u2019a pas touché les femmes de tous les groupes d\u2019âge de la même façon, constate Statistique Canada.En fait, le taux d\u2019activité des jeunes femmes (16 à 25 ans) a augmenté au fil des ans.En 1961, 39 % des femmes du pré-baby-boom occupaient un emploi, contre 54 % des femmes de la première vague en 1971, 70 % de la deuxième vague en 1981 et 74 % du post-baby-boom en 1991.Selon Statistique Canada, la période du baby-boom s\u2019étale sur 20 ans, soit entre les années 1946 et 1965.Cet organisme a comparé quatre groupes de femmes: celles du pré-baby-boom, nées entre 1936 et 1945, celles de la génération du baby-boom, nées entre 1946 et 1955, les femmes de la deuxième vague entre 1956 et 1965 et celles du post-baby-boom, nées entre 1966 et 1975.Les femmes du pré-baby-boom qui ont fait une percée sur le marché du travail durant les années 50 ont ouvert la porte à d\u2019autres.Environ 43 % des femmes de cette catégorie occupaient un emploi en 1971, contre 64 % en 1981 et 70 % en 1991.Les femmes de la première vague du baby-boom nées entre 1946 et 1955 ont fait une percée sur le marché du travail pendant les années 1960, une période de prospérité où le taux de chômage n\u2019était que de 5,5%.Le marché du travail étant «loin d\u2019être saturé», il était capable d\u2019absorber une grande partie de cette nouvelle main-d\u2019œuvre.Les mentalités avaient déjà commencé à changer.En ce qui a trait à la situation familiale, on sentait «l\u2019avènement d\u2019une nouvelle tendance», signale Statistique Canada.Vivre à deux Déjà en 1981, les femmes nées entre 1946 et 1955 commençaient à repousser le moment de vivre à deux.Quelque 14 % des femmes âgées entre 26 et 35 ans étaient célibataires, contre 11 % des femmes du pré-baby-boom au même âge.Les femmes de la deuxième vague du baby-boom nées entre 1956 et 1965 étaient de plus en plus présentes sur le marché du travail.En 1981, 70 % des femmes âgées de 16 à 25 ans avaient un emploi rémunéré, mais la recherche d\u2019emploi se faisait «dans un contexte moins favorable».Les femmes du post-baby-boom ont continué, quant à elles, à envahir le marché de l\u2019emploi dans les années 80, malgré un ralentissement et une restructuration de l\u2019économie.En 1991, 74 % des femmes de cette génération occupaient un emploi.Avec le temps, la présence des enfants au foyer a eu un effet moins important sur l\u2019activité des femmes sur le marché du travail.En 1971,34 % des femmes ayant des enfants travaillaient à l\u2019extérieur du domicile, contre 62 % en 1981 et 71 % en 1991.Statistique Canada note que le niveau de scolarité des femmes s\u2019est accru d\u2019un groupe à l\u2019autre.Pour ce qui est de leur revenu, il a augmenté considérablement pendant les années 1971 à 1981: de 25 % pour les femmes du pré-baby-boom et de 55 % pour celles de la première vague du baby-boom.Cette forte croissance ne s\u2019est pas répétée dans les années 1980.La plupart des femmes de toutes les catégories ont vu leurs revenus décliner.Les post-baby-boom ont subi une chute de 6 % par rapport aux femmes de la deuxième vague.im a ?=1X0 MX Les Fêtes Gourmandes Internationales de Montréal .Itou 21 août-Ile Notre-Dame nuea ( t) y !v$ » i'VV ¦ r - * * r ' r v* * y y \u201e y v A ?f Y SD EJ LE DEVOIR VOUS INVITE À DECOUVRIR LE SECRET DES VINS ATELIERS VINS ET FROMAGES TOUS LES JOURS AUX FÊTES GOURMANDES 17H00 ET 18H00 STAND # 238 H«gitn Deux ateliers par jour dirigés par des connaisseurs réputés tels Jules Roiseux, Pierre Séguin, Champlain Charest, François Chartier, Claude Langlois.Le coût des ateliers est variable selon les vins en dégustation.COUREZ LA CHANCE DE GAGNER Un repas gastronomique CE REPAS GASTRONOMIQUE POUR 4 PERSONNES AU BISTRO À CHAMPLAIN, D\u2019UNE VALEUR DE 400$, EST VALIDE JUSQU\u2019AU 11 AOÛT 1995.POUR PARTICIPER: 1.Complétez correctement le coupon de participation.2.Visitez les Fêtes Gourmandes Internationales de Montréal du 11 au 21 août, et dégustez les vins fins du BISTRO À CHAMPLAIN.3.Déposez votre coupon de participation dans la boîte identifiée sur le site au stand #238 - BISTRO À CHAMPLAIN, ou postez-le II: Concours \u201cUn repas gastronomique - Fêtes Gourmandes\u201d Le Devoir, 2050, rue de Bleury - 9e étage, Montréal (Québec) H3A 3M9 .Tirage le 21 août 94, 18h00, stand #238 - BISTRO A CHAMPLAIN COUPON DE PARTICIPATION LE\t«rr CONCOURS .\t» j Un refais gastronomique n E .Un tour du monde des plaisirs à la table/ \\/|\tDa mets et des boissons de 50 pars!, \u2019 Auiiudtiofis- Jeux - Concours - Üéwonstr,nions ailinnircs - hc.X IHSS! UE\t.COOEPOSTAL.TÉL(.(.Question mathématique: ([4 x 2] ?20 \u20142) - 3 = Les règlements de ce concours sont disponibles à nos bureaux.Aucun facsimilé.Je suis abonné(e) au Devoir.J acheté L* Devoir à:.E ¦ 0 a s Un autre Rushdie?Toronto (PC) \u2014 La maison d\u2019édition Random House du Canada et PEN Canada ont démenti hier un reportage selon lequel un auteur toron-tois a été gardé dans des endroits secrets depuis qu\u2019il a été poignardé chez lui en mai.Une nouvelle indiquait que Paul Williams Roberts, auteur du roman Palace of Fears, avait été accusé d\u2019avoir blasphémé contre l\u2019Islam et que la maison d\u2019édition Random House avait reçu des lettres de menace.En réponse au reportage paru lundi, le président de Random House, David Kent, a déclaré hier que M.Roberts avait quitté sa maison durant environ une semaine après avoir été attaqué en mai, mais qu\u2019il y était revenu depuis et qu\u2019il avait repris ses voyages et ses lectures publiques.M.Roberts, qui n\u2019a pas pu être rejoint pour commenter, a été blessé à la main et aux bras.Il a aussi reçu une profonde blessure à la poitrine qui n\u2019a pas cependant atteint les organes vitaux.L\u2019agresseur a été décrit comme un homme portant un casque de moto.Aucune arrestation n\u2019a été effectuée.M.Kent a aussi indiqué que Random House avait fait approuver le livre avant sa publication et qu\u2019on lui avait assuré qu\u2019il «n\u2019y avait pas de quoi s\u2019inquiéter».ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LtGFR ROBIC RICHARD 7< T« (SH|98R*W-H E N B R E F ?NÉO-NAZIS: ENQUÊTE Ottawa (PC) \u2014 Le solliciteur général Herb Gray a déclaré qu\u2019il souhaitait une enquête rapide, mais complète, sur les allégations selon lesquelles un informateur rémunéré du Service canadien du renseignement et de sécurité (SCRS) a contribué à fonder et diriger le plus important groupe néonazi du pays.Cela servira à rassurer le public quant au rôle de l\u2019agence nationale de renseignement, a dit mardi: M.Gray à Tissue d\u2019une réunion du cabinet.Le comité de surveillance du SCRS, qui est nommé par le gouvernement et qui doit s\u2019assurer que l\u2019agence de renseignement agit dans le respect des lois du pays, enquête présentement sur ce, qu\u2019un porte-parole du comité a qualifié de «graves allégations».Le porte-parole, qui a demandé à ne pas être identifié, n\u2019avait pas voulu élaborer lundi sur le type d\u2019enquê-\u2019 te poursuivie à la suite de l\u2019article paru dans le Toronto Sun, qui révélait cette affaire.Hier, M.Gray n\u2019a pas non plus voulu donner plus de détails avant la publication du rapport d\u2019enquête.DROGUES ET TESTS Ottawa (PC) \u2014 Faire passer des tests pour dépister la présence de drogues illégales dans l\u2019organisme des demandeurs d\u2019emploi ne représente pas un viol de leurs droits, a décrété hier le Tribunal canadien des droits de la personne.Dans son jugement, le tribunal a rejeté une plainte déposée par l\u2019Association canadienne des droits civils au nom des nouveaux employés de la Banque Toronto Dominion.Cette banque a pour politique de faire passer ces tests à tous ses nouveaux employés et à ceux qui retournent à leur emploi pour identifier ceux qui utilisent des drogues; «afin de maintenir un milieu de travail sécuritaire, sain et productif, ! pour assurer la sécurité des fonds et de la vie privée de la banque et de ses clients et pour protéger sa ; réputation».UN GROS MORCEAU ¦ Brampton, Ontario (PC) \u2014 Une fillette de huit mois s\u2019est retrouvée à l\u2019hôpital après avoir avalé un morceau de haschisch de 28 grammes, de la grosseur d\u2019une ' pièce d\u2019un dollar, a déclaré le porte-parole du service de police, le sergent Gerry Davenport.Ix* bébé a été admis à l\u2019hôpital le 4 août, souffrant d\u2019overdose.L\u2019ami de la 1 mère de l\u2019enfant a été accusé de \" possession de drogue.Le jeune ' homme de 20 ans a également été accusé lundi de bris de probation.Ix sergent Davenport ignorait si la fillette était encore à l\u2019hôpital.Mais il a affirmé qu\u2019elle allait «bien et elle est suivie de près par la Société d\u2019aide à l\u2019enfance et la police».Ix*s policiers ne dividguent pas les noms des personnes impliquées dans cette affaire pour protéger l\u2019identité de l\u2019enfant.SNOWBIRDS ET SANTE Toronto (PC) \u2014 Un groupe de citoyens de l\u2019âge d\u2019or qui passent 1 l\u2019hiver dans le Sud poursuivent le gouvernement de l\u2019Ontario devant la justice parce qu\u2019il a réduit ses paiements d\u2019assurance-santé à l\u2019extérieur de la province.L\u2019Association canadienne des Snowbirds \u2014; c\u2019est le nom du groupe \u2014 veut que la Cour provinciale de l\u2019Ontario statue que la politique du gouvernement néo-démocrate est contraire ¦ à la Loi canadienne sur la santé.Les Snowbirds espèrent qu\u2019un jugement qui leur serait favorable pousserait l\u2019Ontario, de même que les autres gouvernements provinciaux, à modifier leurs politiques,, entre autres parce qu\u2019un tel juge- \u2019 ment inciterait Ottawa à les pénaliser s\u2019ils n\u2019appliquent pas la loi fédérale.En conférence de presse, hier, le groupe s\u2019est défendu d\u2019être un «rassemblement de petits vieux qui veulent un traitement de faveur et qui n\u2019ont pas la sympathie du public».«Nous ne demandons rien de plus que les autres citoyens», s\u2019est exclamé Don Slinger, l\u2019un des membres du groupe.CANCER ET ASPIRINE Philadelphie (AP) \u2014 Une étude publiée cette semaine par des cher- -, cheurs de l\u2019école de médecine d\u2019Harvard révèle que la consommation régulière d\u2019aspirine diminue sensiblement les risques de cancer du côlon ou du rectum.Menée pendant six ans auprès de 47 900 hommes âgés de 40 à 75 ans, cette étude montre que l\u2019utilisation régulière d\u2019aspirine pendant plusieurs années pourrait également réduiré les risques d\u2019évolution cancéreuse d\u2019une tumeur au côlon ou au rectum.L\u2019équipe de chercheurs dirigée par le docteur Edward Giovan-nucci estime que l\u2019utilisation d\u2019aspirine îiu moins deux fois par semaine diminue de 32 % les risques de tels cancers et diminue de moitié une évolution grave de la maladie.' Mais les auteurs de cette étude se: gardent toutefois de recommander la consommation d\u2019aspirine dans le seul but de prévenir ces cancers.A1C A* «*.\u2022 % * v « « * %% »*\u2022* %% « VOTE 'PICNIC RELY ON YOURSELI TO CREATE JOBS ÎU6 ¦ ' Wrin vjCy niversitaire Télèc.: (514)842-4923 PHOTO JACQUES GRENIER L\u2019ancien cinéma York: «Il faut démolir, tout niveler.» Kanesatake: un super-bingo LE DEVOIR les menaces de pour-.suites du gouvernement et une intervention possible de la Sûreté du Québec, le Conseil de bande de Kanesatake organisera comme prévu, lors de la fin de semaine de la fête du Travail, son super-bingo au cours duquel plus de 60 000 dollars en prix seront attribués.\u2022 Divers porte-parole de la communauté mohawk ont fait savoir hier que les organisateurs n\u2019avaient pas besoin d\u2019un permis de la Régie des alcools, des courses et des jeux, tout simplement parce que l\u2019événement avait lieu en territoire mo- hawk et non québécois.On se rappellera qu\u2019en 1989, la Sûreté du Québec était intervenue à Kahnawake pour saisir des équipements.et procéder à des arrestations en rapport avec la tenue d\u2019un bingo sur |a réserve.«Le Conseil de bande nous a autorisés a organisé ce bingo et c\u2019est la seule permission dont a besoin», signale une résidante.A Québec, le ministre des Affaires autochtones, Christos Sirros, a recommandé aux Québécois de s\u2019abstenir d\u2019assister à l'événement, précisant que les organisateurs et les participants s\u2019exposaient à des poursuites possibles.J# \u2022, V)1)* , .G«étî%»)5-S- LIBRAIRIE «UF.RIN UNIVERS?TAIRE-UQAM 335, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) Tél.: (514) 284-2210 Télécopieur: (514) 284-1849 LIBRAIRIE GUÉRIN UNIVERSITAIRE ET COLLEGIAL 168-170.rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H2X 1K9 Tél.: (514) 861-5647 Télécopieur: (514) 861-5307 LIBRAIRIE GUÉRIN (primaire et secondaire) 4560.rue Saint-Denis\tr * Montréal (Québec) H2.I 21-3 i él.: (514) 849-1112 Télécopieur: (514) 849-6360 LIBRAIRIE GUÉRIN (manuels d'occasion) 4440.rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2.I 2L1 Tél.: (514) 843-6241 LIBRAIRIE GUÉRIN (manuels et littérature) Station Métro-I.ongueuil Longueuil (Québec) ,|4K 2T4 Tél.: ($14) 677-6525 M< Mil 1**1 Ton miIi* guerin îss 4501.rue Drolet Monti'éal (Québec) H2T 2G2 Canada Tél.: (514) 842-3481 LE DEVOIR Rien entre deux rues I \u2022 M Sainte-Catherine sera rénovée mais pas entre Guy et MacKay, .,\tPHOTO JACQUES NADEAU Réjean Thomas avec Yvette dans son appartement: seule, diabétique et sans nourriture.Trente minutes dans la vie du candidat Réjean Thomas Un médecin sonne à la porte SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR Yvette a reçu de la visite, hier.Chose rare.Habituellement, lorsqu\u2019on frappe, c\u2019est son shy-lock qui vient chercher de l\u2019argent Cette fois, Réjean Thomas, le médecin des pauvres lancé comme une balle en politique dans Saint-Henri-Saint-Anne, est à la porte.Yvette lui avait écrit une lettre il y a quelques jours.Une petite lettre de trois phrases lui demandant de passer à la maison parce qu\u2019elle est seule, diabétique et sans nourriture, j «J\u2019ai reçu la lettre samedi, me dit le docteur.Je m\u2019en vais la rencontrer.Vous venez?» Regard rapide à l\u2019édifice délabré, trois coups secs sur la porte, Réjean Thomas attend Yvette la tête penchée, cherchant les mots justes avant d\u2019entrer.Il n\u2019en aura guère besoin.D\u2019entrée de jeu, la détresse de la dame commande au docteur d\u2019ouvrir les bras plutôt que la bouche., Yvette a 59 ans.Elle vit avec ses deux chats dans un petit deux pièces où s\u2019entassent l\u2019ennui, une petite télé et un matelas troué qui lui sert de lit et de divan.Yvette invite le docteur à s\u2019y asseoir.«Vous savez, ça me donne mal au dos ce truc-là.J\u2019ai essayé d\u2019avoir un meilleur matelas à l\u2019Armée du salut, mais là-bas, c\u2019est devenu aussi cher que chez Eaton.Alors je me contente de ce que j\u2019ai.» \u2014 Mais qu\u2019est-ce qui vous est arrivé?, lui demande doucement Réjean Thomas.\u2014Je me suis fait voler mon chèque de BS il y a deux mois.585 dollars.Tout ce que j\u2019avais pour vivre.La police est venue, mais n\u2019a jamais retrouvé le gars qui s\u2019est enfui avec ma sacoche.Alors, une amie m\u2019a présenté un shylock.Il m\u2019a prêté 100 dollars.Je lui ai remboursé 145 dollars.Le premier août, il m\u2019avançait un autre 100 dollars.Dans deux semaines, je lui remettrai encore 145 dollars.\u2014 Vous êtes entrée dans un engrenage dangereux.\u2014 Mais je n\u2019ai personne d\u2019autre pour m\u2019aider, répond-t-elle.Mes trois enfants sont aussi sur le BS.Elles n\u2019ont pas de conjoint et élèvent huit enfants.Réjean Thomas se tait.Il esquisse un sourire puis reprend: \u2014 Il existe une cuisine populaire dans le quartier.Vous le saviez, Yvette?Des groupes communautaires qui pourraient vous aider.\u2014\tNon docteur, je n\u2019en ai jamais entendu parler.La bande sonore du film présenté au canal 10 résonne sur les murs de contreplaqué, meublant l\u2019espace du deux et demi mais pas l\u2019esprit de la locataire, maintenant ailleurs.La présence du docteur l\u2019a réconfortée.\u2014\tExcusez-moi, lui dit-elle, en essuyant une lamie de la main gauche pendant que l\u2019autre repose confortablement dans celle de l\u2019aspirant député.Réjean Thomas se lève, la serre dans ses bras avant de lui souhaiter bonne chance et de lui promettre son aide.Yvette regarde son drap bleu en flanelle qui lui sert de rideau, puis lève timidement les yeux pour saluer le docteur.Yvette est contente.«Je vais faire un ou deux téléphones, précise Thomas en arpentant la ruelle qui nous conduit à sa voiture.On peut facilement l\u2019aider.Au moins à se nourrir et à se trouver un meilleur matelas.» Réjean Thomas est sur le trottoir et examine les maisons qu\u2019il lui reste à visiter.Les gens le reconnaissent et le saluent de la main.«Toé fies correct, man, lui lance un motocycliste.Tu t\u2019occupes du monde qui ont de la misère, pis c\u2019est pour ça que je vais voter pour toé.» Thomas reprend son porte-à-porte.Angélique, le candidat «Bonjour docteur, je vous ai vu à la télévision, comment allez-vous?» Il va bien.L\u2019accueil qu\u2019il reçoit sur le perron des triplex de Saint-Henri est chaleureux.Il sent la sympathie des francophones, flaire le vent de mécontentement à l\u2019endroit des libéraux.Mais il sait bien qu\u2019avec 20 % d\u2019allophones dans le comté, la partie est loin d\u2019être gagnée.«Les statistiques sont contre moi.Les Italiens m\u2019ont clairement fait savoir que l\u2019idée du Piquiou de séparer le Québec du reste du Canada ne fait pas leur affaire.» Mais il sait qu\u2019il peut l\u2019emporter.Parce que l\u2019image du docteur, empreinte de confiance çt de dévouement, est forte et omniprésente .À preuve, personne ne lui a encore «crié des noms».Le docteur Thomas se réjouit aussi de voir qu\u2019il est de moins en moins réduit au seul rôle de M.Sida, le-médecin-à-la-télévision-qui-soigne-les-sidéens.Une étiquette réductrice qui lui colle à la peau et que la politique (grâce lui soit rendue!) est en train, curieusement, de découdre petit à petit JEAN CHARTIER LE DEVOIR La rue Sainte-Catherine n\u2019est pas près d\u2019être revitalisée entre les rues Guy et MacKay.Le propriétaire du quadrilatère barricadé, une compagnie suisse, veut démolir le cinéma York et les édifices adjacents pour en faire un parking.«Le cinéma a brûlé, c\u2019est une perte\u2019 totale et ça ne sert plus à rien de le laisser debout», a déclaré hier au Devoir Crelso Grasson, administrateur du Centre Guy Inc., propriétaire de ces lieux évalués à quelque 15 millions de dollars mais qui sont laissés à l\u2019abandon depuis trois ans.«Il faut démolir, tout niveler; ça n\u2019a pas de sens de laisser ces immeubles ruinés en l\u2019état, dit-il.Nous, on avait loué par bail emphytéotique de 90 ans à une compagnie qui était associée à la Great West Life et qui avait commandé des plans au meilleur architecte de Montréal, Ray Affreck, pour un édifice de 21 étages.On n\u2019a pas pensé qu\u2019il pouvait y avoir un problème, puisqu\u2019une compagnie de Paul Desmarais était associée à ce projet-là, et c\u2019est pourquoi on l\u2019a choisi.Mais après deux ans, à cause de la situation du marché immobilier, First Urban a cessé de payer son loyer.» Entre-temps, cette compagnie sous bail, First Urban, appartenant à Lyon Jacobs, avait commencé la démolition des immeubles du quadrilatère et il y a eu un feu au cinéma, causé par le chalumeau de l\u2019un des ouvriers.«C\u2019est irrécupérable», dit M.Grasson, qui doute qu'il y ait un autre projet immobilier avant cinq ans.«Ça nous coûte 300 000 dollars de taxes par année, ce terrain-là, dit-il.Il faut des revenus pour payer ça.» Les terrains et bâtiments ont été achetés de quatre propriétaires différents à compter des années 1970; puis, en 1989, le projet Centre York, d\u2019une centaine de millions de dollars, a été constitué.Il y avait là un parking auparavant, estime M.Grasson.L\u2019administrateur pensait donc qu\u2019il avait des droits acquis pour rétablir la situation antérieure mais la Ville lui a fait savoir par lettre que les droits acquis d\u2019un stationnement sont perdus après deux ans d\u2019inutilisation.Le jour de la conférence du maire sur les dépenses d\u2019infrastructures pour l\u2019embellissement de la rue Sainte-Catherine, M.Grasson a reçu une autre lettre de la Ville lui intimant de réparer les barricades sinon la chose serait faite par les employés municipaux.M.Grasson sait ce qu\u2019il en coûte dans ces conditions.Aujourd\u2019hui même, le Centre Guy enverra donc des ouvriers au coin des rues Guy et Sainte-Catherine, mais l\u2019allure de la place n\u2019est pas appelée à changer, à moins de devenir à nouveau un parking.«C\u2019est sûr que si la Ville nous autorise à démolir, on va le faire, et s\u2019ils veulent planter des arbres, on va les laisser faire.Ils peuvent mettre Doré au milieu et des drapeaux autour, s\u2019ils le désirent.» M.Grasson ne prise guère ces empêchements de la Ville.Il me montre les plans réalisés pour ce qui devait s\u2019appeler le Centre Guy, le projet mort-né de First Urban.C\u2019est une compagnie suisse, que M.Grasson ne veut pas nommer, qui est propriétaire du Centre Guy.Lui-même est originaire du Tessin et il réside à Montréal depuis 1954.Cette même compagnie est également propriétaire de la Tour Stanley, un édifice à appartements au coin de McGregor, où se trouvent les bureaux de M.Grasson.Dans chaque cas, une compagnie différente est formée.L\u2019une de ces compagnies s\u2019appelle Fussen Investments Ltd.Ces investisseurs suisses détiennent aussi un bâtiment industriel, rue Saint-Patrick, ainsi que d\u2019autres immeubles, rues Saint-Paul et William.Il s\u2019agit de capitaux respectables, dit-il sans accepter de les identifier.«Le Centre York était sur le point d\u2019être incorporé.Le projet architectural fut approuvé officiellement le 27 février 1989.Mais il y a trois ans, tout a été abandonné.Maintenant, je suis pris avec ça.Pourquoi laisser une telle cochonnerie?L\u2019édifice n\u2019est pas réparable et le cinéma n\u2019existe plus depuis le feu.Je ne vois pas d\u2019autre solution dans la situation actuelle, avec le nombre de bureaux actuellement vides.Que la Ville mette des arbres autour du parking, je n\u2019ai rien contre.En tout cas, il n\u2019y a pas intérêt à bâtir vite dans la situation actuelle.» La sépulture de Maisonneuve existerait I > » toujours Paris (PC) \u2014 Les premières fouilles archéologiques menées dans le secteur où repose probablement Paul de Chomedey de Maisonneuve à Paris se terminent demain sur une note encourageante: il y a de «bonnes chances» pour que la sépulture du fondateur de Montréal, trois siècles après sa mort, existe toujours.Décédé en septembre 1676, le Sieur de Maisonneuve a sans doute été inhumé (comme il l\u2019avait demandé dans son testament) dans la chapelle Saint-Charles du couvent des Pères de la doctrine chrétienne, détruite en 1932.Une école a depuis été construite à cet endroit mais le «sondage dévaluation» réalisé ces quinze derniers jours près de la place de la Contrescarpe dans le cinquième arrondissement a permis d\u2019établir que le site avait survécu «au niveau archéologique».la chapelle se trouvait bel et bien à cet endroit.De nombreux fragments de poteries et, surtout, des ossements humains y ont été découverts.«Nous sommes très satisfaits des résultats obtenus.Ça comble tous nos espoirs», a déclaré l\u2019historien Denis San-som, le président du Comité historique Maisonneuve, grand maître d'œuvre de ce projet.«Ces restes humains correspondent à la période d\u2019occupation de la chapelle aux XVIIe et XVIIIe siècle.Il y a donc bd et bien un cimetière dans les vestiges.» «Les résultats sont extrêmement positifs, renchérit l'archéologue Jean-Guy Brassard, du Musée de PoinlefrCalliè-re.qui mène les recherches sur le terrain.Nous ne pouvons pas exclure que les sépultures soient encore là.» DU 1er AU 20 AOÛT COMMENT NE PAS CRAQUER À CES PRIX-LA?Les soldes Roche-Bobois, c\u2019est le moment idéal pour changer de salon ou de chambre à coucher, pour dénicher un petit meuble en rotin ou craquer pour un nouveau canapé.Du 1er au 20 août parmi, les meubles d\u2019expositions, les fins de séries, prototypes, salons cuir ou tissu, bahuts, tables et chaises, contemporains ou de style, tapis et lampes, choississez la décoration que vous aimez et meublez votre maison à prix de rêve.Ne manquez pas les soldés Roche-Bobois.BOBOIS Montréal, 1425, boul.René-Lévesque Ouest, H3G 1T7 Tél.: (514) 871-9070 Ouvert dimanche 21 août de 12 à 17 heures 2039097 108 SSP t t » - >»«\u2022.¦ 1 i Ï- - ; - \u2022.mm m s mutgKÊtÊtÊtm mmmrn .'yk*M\\:^ Ranger XL mm® 111 Ill \u2018\u2022\u2018\u2022m ihaa^s «aa* w it) >» GRANDE VENTE ?Moteur 4 cylindres ?Boîte manuelle 5 vitesses ?Coussins gonflables côtés conducteur et passager avant ?2 rétroviseurs extérieurs ?Moteur V6 de 3 litres ?Climatiseur ?Boîte automatique 4 vitesses ?Freins assistés avec antiblocage aux roues arrière ?Servodirection ?Groupe Décor Sport : jantes en aluminium, becquet avant, marchepieds, bandes décoratives Tempo/Topaz 11990 ?Moteur 4 cylindres ?Boîte automatique ?Climatiseur ?Rétroviseurs à télécommande électrique ?Groupe Édition Max: peinture deux tons, porte-bagages de coffre noir, jantes en aluminium à 7 rayons ?Servofreins avec antiblocage aux roues arrière ?Servodirection ?Boîte manuelle 5 vitesses ?Radio AM/FM stéréo avec montre ?Banquette 60/40 en tissu ?Glaces teintées ?Jantes en aluminium coulé ?Pneus toutes saisons ?Pare-chocs arrière avec marchepied Venez célébrer avec nous et profitez de ces rabais ! \t36GARANTIE\t\triy\tfkÜHLWMil \tf, py parMhoa i [HfMhoa bOSANS FRANCHISE1\t\t|nT\tiii y i h Pour tout renseignement, 1 800 561-FORD PROGRAMME POUR DIPLÔMÉS: Certificat rabais de 750$ valable pour tous les modèles neufs de voitures et de camionnettes Ford et Mercury, \\byez votre concessionnaire pour les détails.Chez vos concessionnaires Ford et Lincoln Mercury FORD LINCOLN VENTE AU DÉTAIL DES MODÈLES 1994 À PARTIR DES STOCKS DES CONCESSIONNAIRES SEULEMENT \u2018SELON LE PD.S.F DE L'ASPIRE 1994 INCLUANT LES REMISES.\u201cSELON LE P.D.S.F.DE L'AEROSTAR XL 1994 (4X2J 5 PASSAGERS AVEC GROUPE D'ÉQUIPEMENTS PRÉFÉRÉS 631A ET CROUPE D'OPTIONS DÉCOR SPORT 552\tCONCESSIONNAIRE POUR OBTENIR TOUS LES DÉTAILS.ÉCONOMISEZ JUSQU'À 700$ DE REMISE PAR AN.SOIT 3500$ EN TOUT.AVEC LA CARTE CIBC FORD VISA.ET JUSQU'À 1400$ PAR ANNÉE OU 70005 EN TOUT.AVEC U CARTE CIBC FORD VISA OR.APPUCABLE A CACHAT OU À LA LOCATION D'UN VÉHICULE NEUF FORD.\t-lt; INCLUANT LES REMISES \u2018\"SELON LE P.DS.F.DE LA FORD TEMPO CL ET DE LA MERCURY TOPAZ GS 4 PORTES 1994 AVEC GROUPES DÉQUIPEMENTS PRÉFÉRÉS 106A ET 336A ET GROUPE ÉDITION MAX 65M INCLUANT LES REMISES \"\"SELON LE P.DS.F.DU RANGER XI.1994 A CABINE SIMPLE AVEC EMPATTEMENT DE 108 m\tMERCURY OU LINCOLN.CERTAINES CONDITIONS.AINSI QUE DES FRAIS ANNUELS.S'APPLIQUENT A L'ÉMISSION DE LA CARTE.RENSEIGNEZ-VOUS SUR CE PROGRAMME CIBC ET FORD DU CANADA, TTTULAIRES DE LICENCE DE CETTE MARQUE, t CERTAINES EXCEPTIONS S'APPUQUENT À LA GARANTIE PARE-CHOCS À PARE-CHOCS.GROUPE D ÉQUIPEMENTS PRÉFÉRÉS 840A.SERVODIRECTION ET REMISES INCLUSES.TRANSPORT.IMMATRICULATION ET TAXES APPUCABLES EN SUS.LA TPS ET LA TVQ SONT RWABLES SUR LE PLEIN PRIX D'ACHAT AVANT DÉDUCTION DES REMISES LE CONCESSIONNAIRE PEUT VENDRE A PRIX MOINDRE TOYEZ l£\tijî* l\t*\t'\t*\tt A (î L E I) K V OIK, I.K M K II C II E DI 17 AO U T I II !» I LE ELECTIONS QUEBEC LA COLONN C A N I) I DAT ?ne fi! J 94 i\t* ii il La cause des démunis Dans l\u2019hypothèse de l\u2019accession du PQ au pouvoir, Réjean Thomas voudrait que ce gouvernement épouse la cause des démunis et qu\u2019il leur permette de retrouver leur dignité.Le candidat péquiste du comté de Saint-Henri-Sainte-Anne s\u2019est fait connaître pour son implication dans la clinique Actuel, spécialisée dans le traitement des malades \"affligés par les MTS et le sida.On l\u2019appelle le médecin des pauvres, mais il préfère se voir comme le «médecin des exclus».Au cours de ses dix ans de pratique médicale, le Dr Thomas a côtoyé la misère, la souffrance et le désespoir des jeunes.Une expérience de vie qui, confiait-il au Devoir, a pesé lourd dans sa décision de faire le saut en politique.A travers l\u2019exercice du porte-à-porte, le candidat-vedette du PQ a constaté que la situation continue de se dégrader, que les personnes âgées p ,.\tsont en colère et que les jeunes an- Kejean i nomas goissent dans le désespoir.«Ils ont l\u2019impression d\u2019être irrécupérables.Mon plus gros travail, ce n\u2019est pas de les convaincre de voter pour moi, c\u2019est de les convaincre d\u2019aller voter.» De tous les indicateurs du désespoir, le décrochage scolaire lui paraît être le plus éloquent.Ministrable, Réjean Thomas ne sait pas s\u2019il sera appelé à faire partie du prochain gouvernement mais, quoi qu\u2019il arrive, U compte s\u2019employer à convaincre ses coÉègues que la seule façon de lutter contre le décrochage scolaire est d\u2019investir dans la prévention et la réinsertion sociale.«Si on n\u2019investit pas immédiatement dans la prévention, on se ramassera avec des jeunes dans la rue, avec la délinquance, la prostitution, le suicide, la toxicomanie et le sida.» Par delà tous les maux de société, une agréable surprise attendait le candidat péquiste dans sa cabale électorale: l\u2019émergence d\u2019une solidarité sociale.Il a constaté jusqu\u2019à quel point les personnes âgées sont préoccupés par les problèmes des jeunes.A son avis, cette solidarité des génération?devrait pouvoir contribuer à la solution du problème.A la condition que le prochain gouvernement sache se mettre à l\u2019écoute des gens.«Les gens ont un gros bon sens, mais on ne les a pas écoutés.D faut faire de la politique avec son cœur et rester près du terrain.» ?L\u2019exercice de la démocratie Si jamais il parvient à se faire élire dans son comté de Ri-vière-du-Loup, Mario Dumont profitera de sa présence à l\u2019Assemblé nationale pour exiger du prochain gouvernement qu\u2019il améliore le fonctionnement des institutions politiques.Plus il avance dans sa jeune carrière de chef politique, plus il réalise que le système électoral et politique du Québec favorise les vieux partis et le bipartisme.Depuis le début de cette campagne, le discours du chef de l\u2019Action démocratique a tourné autour de thèmes comme l\u2019assainissement des finances publiques, le gaspillage, le rôle du vérificateur général, les détournements de fonds de la Société d\u2019assurance du Québec, le développement régional, la réglementation abusive du fonctionnement des entreprises et la souveraineté-partenariat Mais au-delà de tout, Mario Dumont croit qu\u2019il faut modifier les règles du jeu pour une participation plus authentique du citoyen à l\u2019exercice de la vie démocratique.Il estime en outre que le système décourage l\u2019émergence de nouveaux ^partis politique.A cet égard, il propose que l\u2019on fesse table ;rase des privilèges des vieux partis, comme celui qui consiste à verser à chacun de leurs candidats, en début de ^campagne, une avance de 15 000 dollars en avance sur 'leurs remboursements.Il a déclaré au Devoir vouloir en outre que l\u2019on interdise au parti gouvernemental d\u2019avoir \"recours à des attachés politiques payés par l\u2019État pour travailler dans les comités électoraux.Enfin, il préconise le vote libre en Chambre.?De la condition féminine La candidate du PQ dans le comté de Laporte, sur la rive sud de Montréal, trouve que trop de problèmes graves sont évacués du discours électoral de cette campagne.Politologue âgée de 27 ans, Annick Bélanger souhaite que les candidates de tous les partis abordent avec plus d\u2019insistance le thème de la condition féminine.Dans cette optique, la déduction automatique des pensions alimentaires est une mesure qui figure au premier rang de ses priorités.Que le premier ministre Johnson ramène sur le tapis le vieux projet de loi que son gouvernement n\u2019avait pas eu le courage de mettre en vigueur tient à son avis du plus pur électoralisme.A cet égard, elle fait observer qu\u2019il y a longtemps que l\u2019engagement électoral du PQ est inscrit à son programme.En parcourant le comté de Importe jusque dans ses plus sombres re-Annik Bélanger coins, Annik Bélanger a fait connaissance avec une misère qu\u2019elle ne savait pas si aiguë.Elle a rencontré toutes ces mères qui vivent sous le seuil de la pauvreté et qui ont besoin de leur pension alimentaire «pour leur survie».Dans les circonstances, la candidate du PQ reproche à son adversaire, le ministre des Finances, de ne faire campagne que dans les secteurs cossus du comté.«Le visage du démuni, André Bourbeau ne le connaît pas.Il ne l\u2019a pas vu.Et il ne veut pas le rencontrer.» Pierre O'Neill La tournée des chefs Le premier ministre Daniel Johnson, présidera aujourd\u2019hui un conseil des ministres à Québec avant de poursuivre sa campagne électorale dans la région de la Vieille Capitale.Il sera de passage à Sainte-Foy et à Char-Tesbourg.Le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, sera quant à lui en tournée dans la métropole.Il sera accueilli à l\u2019Hôtel de Ville de Montréal par le maire Jean Doré !et rencontrera ensuite des représentants d\u2019organismes communautaires du quartier Saint-Henri.Le chef de l\u2019Ac-I tion démocratique du Québec, Mario Dumont fera quant à ; lui campagne dans la région de Trois-Rivières.Mario Dumont Parizeau: oui aux compressions, mais tout à fait autrement Le chef du PQ veut éliminer le déficit sur les dépenses courantes en deux ans : i'f PHOTO PC Jacques Parizeau visitant une usine hier en Montérégie: «On fera un bon travail pour relever l\u2019économie».V* » « * * * « * MICHEL VENNE LE DEVOIR Châteauguay \u2014 Le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, ne nie pas qu\u2019il faille comprimer les dépenses du secteur public, mais il estime que le plan de compressions préparé par le gouvernement libéral doit être revu.Selon M.Parizeau, les réductions de dépenses imposées aux différents ministères, et en particulier dans le réseau de la santé et des services sociaux, ont été commandées de façon «aveugle», ce qui produit des «résultats absurdes».Il a donc promis, hier, de «réviser ça complètement».Il a également prédit être capable d\u2019éliminer le déficit sur les opérations courantes du gouvernement en deux ans et souhaité augmenter les investissements publics (épuration des eaux, hôpitaux, écoles, routes) de 4,5 à cinq milliards de dollars par an, sans affecter le déficit Il a refusé de s\u2019engager à réduire l\u2019ampleur des réductions budgétaires prévues par le gouvernement libéral à hauteur de deux milliards de dollars au total pour l\u2019année en cours (ce qui occasionne entre autres la suppression de 4000 postes), dont quelque 200 millions de dollars dans le seul réseau de la santé.«Là, je ne sais pas, dit-il.Je ne vais pas faire de commentaires avant d\u2019être là (au gouvernement).» «Je ne me prononce pas sur l\u2019ensemble.Je vous assure qu\u2019il y a un certain nombre d\u2019endroits dans le gouvernement où il y a encore des ponctions à faire, a-t-il soutenu.Ce dont je parle, c\u2019est de réaffectation.Il faut attendre de voir le portrait avant de dire comment on va réaffecter les choses.» M.Parizeau veut revoir le plan des compressions imposées par les libéraux «parce que je ne suis pas du tout convaincu que ça tombe aux bons endroits».Il n\u2019est «pas du tout convaincu que les coupures dans les services administratifs aient suffisamment d\u2019ampleur, alors que je suis convaincu que les coupures dans des services directs à la population ont beaucoup trop d\u2019ampleur».A l\u2019hôpital de Lachine, a-t-il raconté, on pratique plus qu\u2019ailleurs la chirurgie d\u2019un jour, ce qui leur procure des économies considérables: le patient se présente à l\u2019hôpital le matin, en sort le soir.«Ils ont été quand même assujettis aux coupures qui étaient appliquées à des hôpitaux qui ne faisaient pas (de chirurgie d\u2019un jour) pour les inciter à en faire», s\u2019est-il étonné.Politique budgétaire M.Parizeau poursuivait sa tournée en Montérégie, où il a visité une usine et un producteur maraîcher à Châteauguay et à Valleyfield.Ayant remis à plus tard la publication d\u2019un engagement qu\u2019il avait prévu prendre hier, en faveur d\u2019un fonds de démarrage des entreprises, le chef péquiste s\u2019est livré aux journalistes qui l\u2019ont interrogé sur sa politique budgétaire.Il a répété que, dans l\u2019état actuel des finances publiques, son gouvernement ne disposera d\u2019aucune marge de manœuvre et qu\u2019en conséquence, plusieurs objectifs inscrits au programme du parti ne pourront être atteints tout de suite.«Il faut d\u2019abord se développer une marge de manœuvre.Le programme et la plate-forme s\u2019appliquent au fur et à mesure où on en a les moyens.On aura les moyens d\u2019autant plus vite qu\u2019on fera un bon travail pour relever l\u2019économie.» En appui à la relance, M.Parizeau a chiffré à cinq milliards de dollars le montant qu\u2019il consacrera aux investissements publics, soit un demi-milliard de plus qu\u2019en 1993, sans compter Hydro-Québec qui investit autant à elle seule.M.Parizeau veut remettre en route la construction d\u2019usines d\u2019épuration des eaux dans les municipalités où il n\u2019y en a pas encore, mener le métro à I^aval (comme il s\u2019y est déjà engagé) ou accélérer les investissements dans les hôpitaux, les écoles ou les cégeps, les axes routiers, qui sont retardés depuis quelques années en dépit des promesses.Ces investissements seraient financés par emprunts à long terme et n\u2019auraient pas d\u2019effet sur le déficit, répète-t-il, puisque les intérêts sont capitalisés.«Sur cette base-là, vous pouvez faire des investissements assez considérables, donner de l\u2019emploi à beaucoup de monde, faire en sorte que les revenus des impôts entrent pendant la phase de la construction, et votre impact sur le déficit est minime pendant au moins quelques années, jusqu\u2019à ce que l\u2019activité économique ait remonté.» A cet égard, M.Parizeau note que le gouvernement fédéral a fait le même raisonnement pour lancer son programme conjoint de modernisation des infrastructures.Les trois paliers de gouvernement consacreront en deux ans, au Québec seulement, un milliard et demi de dollars à des travaux de construction financés pour l\u2019essentiel par des emprunts.Quelque 500 millions de dollars incomberont au gouvernement du Québec.S\u2019il empruntera pour financer des travaux d\u2019immobilisation, dont la durée de vie s\u2019étale sur plusieurs années et qui laissent un actif en échange, le chef péquiste pro- met de cesser «d\u2019emprunter pour payer l\u2019épicerie» et prévoit pouvoir, grâce à la reprise économique, effacer «l\u2019essentiel du déficit des opérations courantes au cours des deux prochaines années».Le déficit des opérations courantes, c\u2019est la différence entre les revenus du gouvernement et les dépenses qu\u2019il fait pour payer les salaires de ses employés et financer les services qu\u2019il offre à la population (ce qu\u2019on appelle «payer l\u2019épicerie»).Il ne tient pas compte des dépenses encourues pour financer des immobilisations (comme la construction des routes ou des écoles), puisque ces dépenses sont amorties sur plusieurs années.Ce déficit des opérations courantes s\u2019élevait à 3,4 milliards de dollars l\u2019année dernière.Le gouvernement de Daniel Johnson prévoyait le réduire à néant d\u2019ici 1997-1998.M.Parizeau croit également pouvoir y parvenir.Le gouvernement Lévesque, à l\u2019époque où M.Parizeau était ministre des Finances, n\u2019était parvenu qu\u2019une seule fois à dégager un surplus sur les opérations courantes: c\u2019était lors de sa première année au pouvoir, en 1977-1978.En 1980-1981, il avait atteint un sommet avec un déficit sur les opérations courantes de 2,5 milliards de dollars, sur un budget total de 18 milliards de dollars.Pour l\u2019année en cours, le gouvernement Johnson prévoit un déficit sur les opérations courantes de 2,8 milliards sur un budget de 42 milliards de dollars.Le chef péquiste a terminé la journée par une croisière et une réception en compagnie des maires de la région de Valleyfield et du candidat péquiste dans Salaber-ry-Soulanges, M.Serge Deslières.Débat des chefs Injonction de l\u2019Action démocratique contre les télédiffuseurs ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Furieux de voir leur chef ignoré, les représentants de l\u2019Action démocratique du Québec ont déposé hier après-midi une injonction pour forcer les télédiffuseurs à inclure Mario Dumont au débat des chefs qui doit être diffusé le 29 août prochain.La requête déposée en Cour supérieure par l\u2019ADQ vise à la fois les trois télédiffuseurs membres du consortium (SRC-TVA-RQ), de même que le chef du PQ, Jacques Parizeau, et le chef libéral, Daniel Johnson.Et cela parce que l\u2019injonction vise d\u2019une part à obliger le consortium à intégrer le chef de l\u2019ADQ, Mario Dumont, au débat télévisé, et d\u2019autre part à forcer les leaders du PQ et du PLQ à céder une partie de leur temps d\u2019antenne au chef banni.«Nous ne voulons pas empêcher la tenue d\u2019un débat.Nous voulons seulement que les électeurs disposent d\u2019un maximum d\u2019information pour faire un choix éclairé le 12 septembre», a déclaré hier soir en conférence M.Gérald Trottier, président du comité électoral de l\u2019ADQ.Les partisans de Mario Dumont allèguent que l\u2019article 423 de la loi électorale du Québec, qui exige qu\u2019un traitement équitable soit accordé aux partis en termes de temps d\u2019antenne gratuit, s\u2019applique au débat des chefs.«Cet article vise aussi une émission d\u2019affaires publiques, comme le débat des chefs, où on accorde du temps d\u2019antenne aux chefs.Ce n\u2019est pas la même chose qu\u2019un reportage de nouvelles», a soutenu hier Me Claude Ca-rignan, conseiller juridique de l\u2019ADQ.Malgré cette injonction, Me Carignan croit que son parti ne nie pas pour autant la liberté des médias de traiter l\u2019information à leur gré, mais cherche simplement à faire respecter la loi électorale.La requête en injonction interlocutoire doit être présentée demain au Palais de justice de Montréal.Au Canada, des procédures ont déjà été entreprises pour forcer un réseau à inclure un chef à un débat \u2014 invoquant les règles du CRTC ou la liberté d\u2019expression \u2014, mais sans succès.Dans le cas présent, l\u2019ADQ affirme que la loi électorale du Québec pose des exigences différentes des règles du CRTC.Malgré ce revirement, les représentants du Parti québécois, du Parti libéral et du consortium des télédiffuseurs se rencontreront à nouveau ce matin pour poursuivre leurs discussions sur le débat des chefs.Dès le départ, les réseaux s\u2019étaient opposés à l\u2019idée d\u2019inviter le chef de l\u2019Action démocratique, voulant limiter le débat aux deux principaux partis.Hier, le porte-parole du consortium n\u2019a pu être joint hier soir pour commenter cette injonction.Le négociateur du Parti libéral, M.Fernand Lalonde, s\u2019est refusé à tout commentaire, mais soutient que la rencontre aura lieu comme prévu à 7h30 ce matin à Télé-Métropole.Dans sa proposition initiale, le Parti québécois avait réclamé que le débat soit annulé si jamais des procédures étaient prises pour empêcher sa tenue.Cette exigence a par la suite été retirée.Les deux formations politiques ont étudié lundi, toute la soirée, la proposition initiale faite par le consortium SRC-'IVA-RQ.Des ajustements ont été apportés aux questions et aux thèmes, à la demande des partis, a affirmé Mme Claire Samson, porte-parole du consortium.Les discussions semblaient être sur la bonne voie, après des débuts difficiles.Lundi malin, le Parti québécois avait refusé d\u2019étudier la proposition du consortium, choqué par le brouhaha provoqué par un article de presse affirmant que le PQ refusait d\u2019aborder le thème de la souveraineté lors de ce débat Le PQ a rendu sa propre proposition publique dans la journée pour rétablir les faits.Les délégués péquistes de Québec dévoilent leur programme Québec (PC) \u2014 Les onze candidats péquistes de la région de Québec ont dévoilé, hier, le programme de leur parti pour la capitale, soit une trentaine de promesses dont ils n\u2019ont toutefois pas précisé le coût C\u2019est le député sortant de Portneuf, Roger Bertrand, qui a dévoilé la liste des engagements et son collègue candidat dans Charlevoix, Rosaire Bertrand, a jugé bon d\u2019observer que «personne ne s\u2019attendait à ce qu\u2019on joue au père Noël ce matin».Les candidats péquistes ont fait preuve d\u2019une prudence exemplaire, déclarant qu\u2019ils désiraient, avant de chiffrer leurs promesses, consulter les livres comptables du gouvernement.«On ne sait pas ce qui nous attend de l\u2019autre côté du rideau», a résumé le candidat dans Port-neuf.Interrogé par les journalistes, M.Bertrand a fini par indiquer que les candidats de la région de Québec, qui pourraient bien former un groupe de pression important au sein du caucus péquiste, réclameraient «le maximum» des cinq milliards de dollars promis par Jacques Parizeau au chapitre des travaux d\u2019infrastructure.«On va se battre avec les autres régions pour qu\u2019à travers ces quatre, cinq ou six milliards, Québec aille chercher sa juste part», a-t-il déclaré.Au premier chef, les candidats péquistes ont indiqué qu\u2019ils comptaient présenter un avant-projet de loi instituant une commission de la capitale nationale, chargée de se pencher sur l\u2019aménagement de la ville de Québec.«Un tel organisme a joué un rôle important pour Ottawa», a souligné M.Bertrand.Ijes péquistes ont également l\u2019intention de demander le rapatriement de plusieurs organismes gouvernementaux dont les centres décisionnels sont passés, dans les dernières années, de Québec à Montréal.Cependant, lorsqu\u2019on leur a demandé de préciser concrètement à quels organismes ils faisaient allusion, ils ont pféfé-ré demeurer évasifs.Paul Bégin (Dims-Hébert) a notamment souligné qu\u2019il manquait un «lieu de production et de diffusion à la ville de Québec».Interrogé à savoir s\u2019il songeait à déplacer le siège social de Radio-Québec, il a répondu: «Ça ne m\u2019apparait pas être la solution», s\u2019est-il contenté de répondre.Mais, ajoutait-il d\u2019un même souffle, «les sièges sociaux des organismes gouvernementaux devraient se retrouver ici».* A1C I.E I) K V 0 I H .I.K M E It (' It K DI 17 AO I! T I II II I E N B R E F ?LONDRES ÉVOQUE UN RETRAIT MILITAIRE D\u2019IRLANDE DU NORD Belfast (AFP) \u2014 Le ministre britannique de la Défense Malcolm Rifkind s\u2019est rendu hier en Ulster où il a réaffirmé qu\u2019en cas de cessation permanente de la violence dans la province, le nombre de soldats britanniques présents sur place diminuerait.«Si la menace sur la vie quotidienne des Nord-Irlandais venait à diminuer sur une base qui apporterait clairement une paix durable, la sécurité et la stabilité, cela aurait bien sûr à long terme des implications sur le nombre de soldats dans la province», a déclaré M.Rifkind qui a rencontré à Lisbum, dans le comté d\u2019Antrim, les chefs de l\u2019armée en Ulster.Alors que des rumeurs d\u2019un cessez-le feu prochain de l\u2019IRA circulent depuis la fin juillet en Irlande du nord, M.Rifkind a assuré qu\u2019une telle initiative serait «la bienvenue», mais a souhaité qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un cessez-le-feu «permanent».Jeudi, le chef de la police d\u2019Ulster, Sir Hugh Annesley, avait provoqué la colère des unionnistes protestants de la province en exprimant une position similaire à celle de M.Rifkind.-?- UN JUGE SE DÉSISTE DE L\u2019AFFAIRE ABIOLA AU NIGÉRIA Abuja (AFP) \u2014 Le juge Abdullahi Mustapha de la Haute Cour fédérale d\u2019Abuja, chargé d\u2019instruire le procès de l\u2019opposant Moshood Abiola, a annoncé hier qu\u2019il avait décidé de se décharger du dossier, la défense et l\u2019accusé ayant émis des doutes quant à sa partialité.Le magistrat, qui a fait cette déclaration dès la reprise du procès, pour «trahison et félonie», en présence de M.Abiola, a demandé au président de la Haute Cour fédérale nigériane, le juge Babatunde Belgore, de désigner un autre juge pour suivre le dossier.«Quand un accusé exprime des craintes quant à la possibilité que son procès ne se déroule pas d\u2019une manière équitable, la chose la plus honorable à faire pour un juge dans cette situation est de se décharger du dossier», a déclaré le juge Mustapha.«J\u2019ai donc décidé, que pour rétablir la confiance de l\u2019accusé et de toutes les parties intéressées, de me décharger de l\u2019instruction de dossier et j\u2019ai déposé unen requête en ce sens au président de la Haute Cour fédérale», a-t-il poursuivi.Immédiatement après cette déclaration, la scéance a été levée et Moshood Abiola a été reconduit dans sa prison, a constaté un correspondamt de l\u2019AFP.-?- CRISE POLITIQUE AU LESOTHO Maseru (Reuter) \u2014 Une crise constitutionnelle couve au .I^esotho où se font entendre de plus en plus d\u2019appels en j faveur du retour sur le trône de l\u2019ancien roi Moshoeshoe II, renversé il y a quatre ans.Cinq partis d\u2019opposition, di-j rigés par des hommes politiques ayant contribué à la f chute du monarque, ont demandé hier son retour aux af-j faires à la place de son fils et héritier, le roi Letsie III.Ils font valoir que le renversement de Moshoeshoe était illé-i gai.Moshoeshoe a été déposé en 1990 à la suite de différends avec le gouvernement militaire de l\u2019époque sur la , gestion de cet royaume montagneux enclavé en territoire sud-africain.Le souverain s\u2019était réfugié à Londres avant de regagner son pays il y a deux ans où il s\u2019est fait 1 très discret.De source diplomatique, on estimait hier que le roi Letsie serait d\u2019accord pour céder la place à son père.Mais on souligne que la querelle monarchique ne .peut pas être réglée facilement puisqu\u2019il faudra modifier la constitution et que les chefs tribaux devront s\u2019en-\u2022 tendre sur le nom d\u2019un successeur.-?- QUERELLE À PROPOS DES ÎLES KOURILES Tokyo (Reuter) \u2014 Le Japon a officiellement protesté hier auprès de la Russie à la suite d\u2019un incident entre pécheurs nippons et garde-côtes russes au large des îles Kouriles, que se disputent Moscou et Tokyo.La Russie a, de son côté, engagé des poursuites judiciaires contre quatre pêcheurs japonais interpellés lors de l\u2019incident, survenu la veille.Un porte-parole du ministère japonais des Affaires étrangères a fait savoir que son ambassadeur à Moscou, Koji Watanabe, avait fait des représentations lors d\u2019une entrevue avec un haut responsable russe du ministère des Affaires étrangères.«Il s\u2019agit du deuxième incident du genre depuis novembre.C\u2019est extrêmement regrettable», a dit le diplomate à cette occasion.Le commandant régional des garde-côtes russes, Vitali Sedykh, a déclaré qu\u2019un des pêcheurs avait été blessé par balle à la colonne vertébrale au cours de l\u2019arraisonnement d\u2019un des deux navires japonais pris en flagrant délit de pêche d;ins des eaux revendiquées par Moscou.Moscou et Tokyo se disputent depuis 40 ans l\u2019archipel des Kouriles, capturé par l\u2019armée soviétique à la fin de la Seconde Guerre mondiale.-?- PAS DE COMPROMIS, DIT NASRINE Hong Kong (Reuter) \u2014 Dans une interview accordée avant son départ du Bangladesh, l\u2019écrivain bangladais Taslima Nasrine dit craindre toujours pour sa vie mais assure qu\u2019elle continuera à critiquer l\u2019intégrisme musulman et à se battre en faveur des droits des femmes.«J\u2019exprimerai mon opinion exactement comme je l\u2019ai fait dans le passé», a-t-elle dit dans l\u2019interview, publiée dans l\u2019édition asiatique du magazine Time, mise en vente hier à Hong Kong.Taslima Nasrine, qui a fourni des réponses écrites à des questions qui lui avaient été soumises alors qu\u2019elle vivait dans la clandestinité au Bangladesh, dit avoir vécu «dans la terreur» lorsqu\u2019elle se cachait au Bangladesh.Çette femme écrivain de 32 ans est entrée dans la clandestinité en juin lorsque des extrémistes musulmans ont réclamé sa mort en raison d\u2019une interview où elle estimait que le Coran devait être révisé en profondeur.Taslima Narine est arrivée la semaine dernière en Suède.i\t-?- MINISTRES SANS MERCEDES Banjul (Reuter) \u2014 Le Conseil provisoire de gouverne-ment des forces armées (AFPRC), au pouvoir en Gambie depuis le 22 juillet, a retiré aux membres du gouvernement leur Mercedes et demandé aux fonctionnaires d\u2019être ponctuels à leur travail.Selon les habitants de Banjul.les ministres doivent désormais se contenter de Peugeot et d\u2019autres petites voitures pour se plier aux directives de lutte contre la corruption émises la semaine dernière par l\u2019AFPRC.Ils ont par ailleurs vu le nombre de voitures mises à la disposition de chaque ministre réduit de quatre à deux.Ije nouvel homme fort de la Gambie, le lieutenant Yahya Jamineh, 29 ans.a dénoncé la corruption et l\u2019incompétence présumées de l\u2019ancien régime et promis de rétablir des moeurs démocratiques, sans toutefois donner de calendrier, dans ce petit pays anglophone d\u2019Afrique de l\u2019Ouest A 7 LE MO.U) Un sommet se tient à Arusha pour calmer la situation au Rwanda et au Burundi La tension reste très vive à Bujumbura Arusha (Reuter) \u2014 Le président tan-zanien Ali Hassan Mwinyi a invité hier les nouveaux dirigeants rwandais à convaincre la population de regagner ses foyers avant que les camps de réfugiés à l\u2019étranger ne deviennent le ferment d\u2019une prochaine guerre civile.Ouvrant les travaux d\u2019un sommet sous-régional sur la violence ethnique au Rwanda et au Burundi voisin, Mwinyi a ajouté que l\u2019ancien pouvoir hutu devait renoncer à envisager un retour aux affaires par la force.«L\u2019urgence qu\u2019il y a à enrayer le flot de réfugiés et leur rapatriement sont de première importance.On ne doit pas donner un caratère permanent aux camps de réfugiés de l\u2019est du Zaire ou du nord-ouest de la Tanzanie, les transformer en une sorte de bande de Gaza», a-t-il dit «Sinon, cela pourrait créer un environnement propice aux regroupements d\u2019assassins et à la mobilisation politique, voire militaire, des réfugiés».Le sommet d\u2019Arusha a pour principal objectif d\u2019apporter un soutien au nouveau pouvoir à Kigali et aux efforts de réconciliation entrepris à Bujumbura par le chef de l\u2019État par intérim.Y assistent les présidents de Tanzanie, de Zarpbie, d\u2019Ouganda ainsi que les chefs d\u2019État du Rwanda, Pasteur Bi-zimungu, et du Burundi, Sylvestre Nti-bantuganya.Sur le terrain au Rwanda, les Hutus réfugiés dans la zone humanitaire sûre (ZHS) établie par la France dans le sud-ouest s\u2019agglutinent sur la frontière avec le Zaïre, créant un véritable casse-tête pour des organisations humanitaires.Une équipe de Médecins sans frontières a compté hier pas moins de 25 000 nouveaux arrivants à Cyangugu, la ville-frontière, selon le porte-parole de MSF, Samantha Bolton.Les Hutus ont commencé à quitter la ZHS pour le Zaïre la semaine dernière, craignant que le retrait, le 22 août, de l\u2019opération militaire française Turquoise ne donne le signal à des exactions par les nouveaux maîtres du pays, les anciens rebelles tutsis du Front patriotique du Rwanda (FPR).Bain de sang au Burundi À Arusha, le président par intérim du Burundi a averti hier que son pays pourrait connaître un nouveau bain de sang tribal si les formations politiques rivales ne s\u2019entendent pas rapidement sur le nom du futur chef de l'État.«J\u2019invite tous les groupes politiques fjumêi&k PHOTO AP Un réfugié rwandais, appuyé sur son bâton, attendait hier pour des soins médicaux au camp de Mugunga, près de Goma au Zaïre.de mon pays à accélérer les négociations sur cette question», a dit Sylvestre Ntibantunganya aux journalistes.«Tous ceux qui sont concernés doivent agir maintenant, faute de quoi le Burundi sera de nouveau précipité dans le chaos.» A Bujumbura, l\u2019armée a pris position dans les rues de la capitale burundaise pour tenter de faire cesser 10 jours d\u2019agitation meurtrière.Mais les autorités ont relâché hier le chef de l\u2019opposition tutsie, dont l\u2019arrestation le 7 août pour incitation à l\u2019agitation ethnique avait provoquée des émeutes la semaine dernière.De source autorisée, on précise que Mathias Hitimana, chef du Parti pour la réconciliation du peuple (PRP) à majorité tutsie, a été libéré en raison de ces émeutes, qui ont fait une vingtaine de morts.Carlos devant la justice française «Encore vivant et pour longtemps», lance-t-il au juge Vergés assurera sa défense Paris (Reuter) \u2014 «Encore vivant et pour longtemps!» a lancé Carlos, comme par défi, au juge Jean-Louis Bruguière avant d\u2019être mis en examen et écroué hier à la prison de Fresnes, au lendemain de son extradition contestée du Soudan.Cette première confrontation entre un terroriste mythique et le magistrat français devenu star de l'antiterro-risme a tourné d\u2019emblée à la polémique.Selon l\u2019un de ses avocats, Me Mourad Oussedik, Illich Ramirez Sanchez, dit Carlos, a aprement dénoncé les conditions de son retour en France, dimanche matin, au terme d\u2019une traque de vingt ans.«Mon client a protesté contre un véritable enlèvement, il a été trahi par la garde soudanaise chargée de sa protection, ligoté, drogué et mis à bord d\u2019un avion français où l\u2019attendaient des agents de la DST», a accusé l\u2019avocat.«Il a été l\u2019objet d\u2019un marché entre la France et le Soudan, il n\u2019y a pas eu de procédure d\u2019extradition», a ajouté Me Oussedik avant d\u2019ajouter que l\u2019arrestation de son client était «l\u2019aboutissement d\u2019une tractation dont nous ne connaissons pas encore les tenues».«Le point essentiel est le suivant, c\u2019est que nous avons affaire à une justice musclée et expéditive», a-t-il ajouté.Le ministre de l\u2019Intérieur, Charles Pasqua, avait auparavant affirmé que la France n\u2019avait «rien donné en échange» de l\u2019arrestation de Carlos.Selon lui, seuls des «esprits tordus» peuvent se poser la question de possibles contreparties.Carlos, que l\u2019on dit lâché par tous ses soutiens au point d\u2019avoir été refoulé de Lybie en 1991 puis, maintenant, du Soudan, n\u2019a pas laissé paraître son ressentiment à son arrivée, sous bonne escorte, dans la galerie d\u2019instruction.Cheveux blanchis, très courts, arborant ses moustaches, il était apparemment en pleine forme malgré l\u2019embonpoint justifiant son ancien surnom de «El Gordo» (Le Gros).Vêtu d\u2019un blouson lie de vin, d\u2019un pantalon et d\u2019une chemise blanche, le Vénézuélien s\u2019est assis sur un banc en face du cabinet du juge et a aussitôt plaisanté avec les quatre gendarmes chargés de sa protection.«Nous aussi on avait des FAMAS (fusils d\u2019assaut) au Liban, c\u2019est bien», leur a-t-il dit en français, avec un léger accent La porte du cabinet s\u2019est alors ouverte et Jean-Louis Bruguière est apparu.«Et voilà, c\u2019est le juge, comment ça va ?», a lancé Carlos.«Et vous-même ?», a répondu le magistrat, tout sourire.«Encore vivant et pour longtemps», a répliqué le Vénézuélien, qui, en se tournant vers les gendarmes, a ajouté: «C\u2019est une vedette lui !», avant de suivre le magistrat dans son cabinet Le terroriste a aussitôt fait savoir qu\u2019il désignait comme défenseurs l\u2019avocat parisien Jacques Vergés, qui avait défendu sa compagne Magdalena Kopp, après son arrestation à Paris en 1982, et Me Mourad Oussedik, spécialiste des dossiers algériens.Les deux avocats, qui ont fait partie des Comités FLN, se connaissent très bien.Le chef de l'armée bosniaque prône la poursuite des combats Sarajevo (AFP) \u2014 Le commandant en chef de l\u2019armée bosniaque, le général Rasim Délie, a appelé hier son armée à se préparer à de nouveaux combats.«Je demande à mes soldats de penser uniquement à la manière dont ils vont poursuivre la bataille si c\u2019est nécessaire et il semble que ce sera nécessaire», a-t-il déclaré.«Nous demandons à tous de compendre que la guerre continue», a-t-il ajouté dans une de ses rares apparitions à la télévision.Son intervention coïncide avec la visite à Sarajevo du représentant spécial de l\u2019ONU pour l\u2019ex-Yougoslavie Yasushi Akashi, venu demander notamment au gouvernement bosniaque de ne pas compromettre les négociations en cours par des initiatives militaires.Il n\u2019était pas immédiatement clair à Sarajevo si les propos du général Délie entrent dans une campagne de pressions sur les Serbes de Bosnie pour qu\u2019ils acceptent finalement un plan de paix international ou s\u2019ils annonçaient une intensification des opérations militaires bosniaques.Le général Délie a passé en revue les récents succès de ses troupes contre les combattants serbes de Bosnie, notamment au nord et au nord-ouest de Sarajevo et dans l\u2019extrême nord du pays.«Le processus de libération devrait s\u2019accélérer et les récents succès de l\u2019armée vont au delà de petits succès tactiques», a-t-il assuré.Les diplomates et les experts à Sarajevo s\u2019ac- cordent à reconnaître que depuis la création en mars de la fédération croato-bosniaque, les opérations militaires menées par les Bosniaques, ou celles menées conjointement avec des forces croates, ont été plus efficaces que dans le passé.«Nous entrons maintenant dans la phase offensive de notre stratégie de défense, mais pour entamer une véritable action offensive nous avons encore besoin d\u2019équipements.Nous sommes encore technologiquement inférieurs à l\u2019agresseur», a-t-il toutefois reconnu.L\u2019année bosniaque, à majorité musulmane, a toujours assuré que si les moyens lui en était donnés elle pourrait libérer les 70 % du territoire de la Bosnie occupés par les Serbes.Les États-Unis ont annoncé récemment qu\u2019ils considéreraient une levée de l'embargo au profit de la Bosnie à partir du 15 octobre.«L\u2019année bosniaque est en passe de libérer dans la légalité les territoires temporairement occupés par les Serbes», a conclu le général Délie.Il a expliqué que la politique de l\u2019état-major était de rendre les différents corps de l\u2019armée bosniaque capables de prendre part à la libération du pays «en cas d\u2019absence de solution politique».Le général Délie a ajouté qu\u2019il ne voulait pas permettre aux Serbes de Bosnie d\u2019utiliser les cessez-le-feu négociés par la Force de Protection des Nations Unies (FORPRONU) pour avancer sur le terrain.L'Argentine et l'Iran rappellent leurs ambassadeurs 'est avec plaisir que nous vous informons que les titres suivants \u2022\tActivités d'apprentissage en éducation économique - cahier \u2022\tAlouette 5 - manuel \u2022\tArc-en-ciel mathématique, 3e année - cahier \u2022\tAvec madame, lre année, élève \u2022\tCahier de poésie 2 et 3 \u2022\tContes jaunes - cahier \u2022\tContes jaunes FL2 - cahiers 1 et 2 \u2022\tÉveil à l'esprit scientifique chez les petits - cahier 1 \u2022\tGrammaire et orthographe - cahiers 3B et 5A \u2022\tJ'apprends à maîtriser la langue française - cahiers 1 et 5 \u2022\tJe m'améliore en grammaire et en orthographe, 4e année - cahier \u2022\tJésus, parole de vie, 4e année - cahier \u2022\tMon nouveau programme d'éducation économique - cahier 2 \u2022\tMon nouveau programme de formation personnelle et sociale au primaire - cahier 6A \u2022\tMon nouveau programme de mathématique au primaire, 2e année - cahier 1 \u2022\tMon nouveau programme de mathématique au primaire, 3e année - cahier 1 \u2022\tMoi, toi - cahier \u2022\tLa Nouvelle-France - 1534-1713 \u2022\tL'écritoire de Piloé - manuel et cahier 3B \u2022\tLa pratique du français - cahier 1 \u2022\tLa pratique du vocabulaire - cahier E \u2022\tRaconte - cahier \u2022\tSac à sons - cahier \u2022\tLes sons et la parole \u2022\tSur la route du nombre - cahiers 2, 3,4, 5, 10,13 et 16 Buenos Aires (AFP) \u2014 L\u2019Argentine et l\u2019Iran ont rappelé hier leurs ambassadeurs «pour consultations» après les accusations de la justice argentine contre des diplomates iraniens après l\u2019attentat antijuif du 18 juillet dernier qui a fait 95 morts à Buenos /tires selon les secouristes.Le rappel «pour consultations» des ambassadeurs respectifs est le premier signe concret d'une détérioration des relations diplomatiques entre l'Iran et l'Argentine après plus de deux semaines d\u2019escalade verbale.L'ambassadeur argentin en Iran, M Mario Quadri del Castillo, qui était rentré la semaine dernière à Téhéran, a été à nouveau rappelé en «consultations» à Buenos Aires, a annoncé hier le ministère argentin des Relations extérieures.Pour sa part, selon un communiqué de la mission diplomatique de Téhéran diffusé à Buenos Aires, l\u2019ambassadeur d\u2019Iran, M Hadi Soleiman Pour, a été rappelé dans son pays pour «consultations».M.Soleiman Pour a quitté l\u2019aéroport d'Ezei-za.proche de Buenos Aires, hier après-midi.Cette décision avait été annoncée hier matin par radio Téhéran.Ce rappel s\u2019effectue à la suite «des accusations et de propagande sans fondement de la part des milieux de la presse argentine contre des diplomates et dignitaires de la République islamique d\u2019Iran», indique le communiqué de l\u2019ambassade d\u2019Iran.seront réimprimés sous peu et ne seront plus offerts en reprographie.Nous vous aviserons dès lu sortie de presse de ces ouvrages à succès perpétuel.\ty\t.\u2022 : &A guérin Vmmlii \u2022\t4501.rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada \u2018\tTVÀ: (614) 842-3481 * Téléc.* (5 14)842-4923 D1C Déduire ou ne pas déduire?Je an -Robert Sans fa ç o n La dernière promesse de M.Daniel Johnson a de quoi séduire.Offrir aux familles la possibilité de payer moins d\u2019impôt en déduisant de leurs revenus annuels les frais d\u2019intérêts hypothécaires, quel beau cadeau! Pourtant.u point de vue du contribuable, toute réduction de taxe ou d\u2019impôt est bienvenue.en autant qu\u2019elle n\u2019entraîne aucune augmentation par ailleurs.Que M.Johnson pense à soulager les familles, on peut difficilement s\u2019y opposer.Mais avec la proposition qu\u2019il vient de déposer sur la table électorale, M.Johnson n\u2019entend pas d\u2019abord réduire les impôts des familles.Si c\u2019était là son objectif, il aurait promis d\u2019autres mesures plus directes, comme d\u2019augmenter le crédit d\u2019impôt pour enfant, le crédit pour frais de garde, ou tout simplement de baisser le taux d\u2019imposition.Ce qu\u2019il veut faire, c\u2019est plutôt d\u2019encourager l\u2019accession à la propriété pour les familles.Familles à revenus modestes pour commencer, les autres ensuite, si les finances le permettent.L\u2019idée n\u2019est pas neuve.Aux Etats-Unis, la déduction des intérêts fait partie des mœurs fiscales, comme la déduction des frais d\u2019entretien de la maison et la déduction des impôts fonciers.Cela n\u2019en fait pas une bonne mesure pour autant.Chaque fois qu\u2019un gouvernement permet à un groupe de citoyens de payer moins d\u2019impôt que les autres, cela équivaut à une dépense au même titre que toute autre dépense ou subvention.La seule différence, c\u2019est qu\u2019en introduisant une mesure comme la déduction des intérêts, il devient politiquement impossible de l\u2019abolir par la suite.C\u2019est ce qui s\u2019est passé avec l\u2019exonération fiscale du gain de capital accordée à la vente d\u2019une résidence principale.Une mesure coûteuse, avantageuse pour les seuls propriétaires, surtout les plus riches, sans effet bénéfique sur l\u2019activité économique, mais qu\u2019aucun politicien sain d\u2019esprit n\u2019osera jamais abolir.Avec la déduction des intérêts, le phénomène se reproduirait: une fois en place, la dépense deviendrait intouchable.Comme aux Etats-Unis.Année après année, elle coûterait des centaines de millions en manque à gagner fiscal, millions qui pourraient servir à financer la santé, l\u2019éducation, ou à diminuer les impôts des familles, propriétaires ou locataires.Au plan de l\u2019efficacité économique, de telles mesures n\u2019ont d\u2019effets bénéfiques que lors de leur introduction.Par la suite, elles font partie des meubles et n\u2019influencent les décisions d\u2019achat ou de vente que de façon marginale.Une baisse des taux d\u2019intérêt hypothécaires est infiniment préférable à toute dépense fiscale du genre, et coûte bien moins cher aux contribuables.Qui plus est, ce n\u2019est plus le temps de mettre en place des mesures de relance de l\u2019économie.Il fallait y penser il y a trois ans.D\u2019ici les deux prochaines années, cela risquerait même de provoquer quelqu\u2019effet pervers totalement contraire à celui recherché, comme d\u2019accroître la menace d\u2019inflation et de hausse des taux d\u2019intérêt.L\u2019accession à la propriété pour les familles est un objectif louable, surtout lorsque doublé d\u2019une tentative de relance de l\u2019économie.Mais la déductibilité des intérêts n\u2019est pas le meilleur moyen d\u2019atteindre l\u2019un ou l\u2019autre de ces buts.Dans tous les cas, des programmes permanents, tels l\u2019accès à des prêts assurés et des exigences moindres quant à la mise initiale de capital, ou encore temporaires comme des subventions à l\u2019achat ou le droit de puiser dans son REER, sont non seulement plus efficaces, mais aussi plus souples et moins coûteux pour l\u2019ensemble de la société.Si jamais le prochain ministre des Finances dispose d\u2019une marge de manœuvre de 100 millions$ pour venir en aide aux familles, il n\u2019aura qu\u2019à bonifier les crédits pour enfants au lieu de créer un nouveau programme.Avec plus d\u2019argent dans leurs poches, les parents sauront décider de ce qui est mieux pour le bien-être de leurs enfants.Il y a trop d\u2019effets pervers pour que la déductibilité des intérêts soit efficace.Pour un vrai face à face L Gilles e consortium des télédiffuseurs et les représentants du Parti libéral et du Parti québécois se rencontrent ce matin pour mettre au point les modalités d\u2019un débat entre MM.Daniel Johnson et Jacques Parizeau.Aux dernières nouvelles, il ne resterait que des obstacles mineurs à surmonter pour que ce face à face ait lieu, tel que prévu, le lundi soir 29 août.Il faut espérer qujaucune difficulté de dernière heure n\u2019empêche la tenue de ce rendez-vous.Én plein été et si longue, la campagne électorale ne soulève qu\u2019un intérêt mitigé parmi la population.De pai|t et d\u2019autre, les chefs ne prêchent en général qu\u2019à de$ convertis, suivis par une horde de médias à qui ils dispensent les capsules quotidiennes.Quasiment réglée comme du papier à télécopieur, leur tournée ressemble à une interminable série de monologues et de soliloques.(pue, dans cette guerre raffinée des clips de 15 secondes, les chefs doivent se commettre plus à fond et réyéler ce qui les fait courir ainsi, l\u2019exercice en vaut la chandelle.Sans accorder à un débat télévisé la prééminence quasi sacrale que plusieurs lui prêtent, force est] de reconnaître qu\u2019une confrontation serait utile à plusieurs égards.En raison des enjeux en cause, sans doüte, mais aussi parce qu\u2019elle soulèverait l\u2019intérêt d\u2019électeurs qui, autrement, ne portent aucune attention aux débats en cours.'our atteindre cet objectif, plusieurs conditions sont toiitefois nécessaires.La plus évidente et la plus im-po \u2019tante, c\u2019est qu\u2019il y ait un vrai débat entre les deux Lesage chefs.L\u2019émission ne doit pas être encadrée, serrée et corsetée au point que le duel soit impossible.Ce n\u2019est pas un combat de ruelle, certes, mais il importe que les échanges entre MM.Johnson et Parizeau soient directs et leur permettent d\u2019aller au fond des choses.En 90 minutes, évidemment, on ne peut faire le tour de tous les sujets susceptibles d\u2019accrocher les électeurs, surtout les indécis et les indifférents.Il serait toutefois impensable que l\u2019on ne fasse pas le bilan du gouvernement sortant, dont M.Johnson a été un membre éminent depuis neuf ans.De la même manière, les deux politiciens doivent avoir toute latitude pour nous faire part de leur programme, de leurs projets et de leur vision.MM.Johnson et Parizeau étant bien campés et retranchés dans leurs positions, le débat doit faire ressortir clairement ce qui les différencie et les oppose quant à l\u2019avenir du Québec.En ce sens, i! est vrai que le scrutin du 12 septembre porte sur l\u2019élection d\u2019un gouvernement pour les quatre ou cinq prochaines années.Il n\u2019en reste pas moins que si M.Johnson doit expliquer pourquoi le statu quo constitutionnel est acceptable au Québec pour l\u2019avenir prévisible, M.Parizeau ne peut mettre la sourdine sur l\u2019option qui le motive depuis 25 ans.Que feront-ils du pouvoir qu\u2019ils sollicitent?Oui, donc, à un échange ouvert, direct, sans entraves.A deux, comme il se doit, quoi que prétendent l\u2019Action démocratique du Québec et le Parti égalité.Quitte à prévoir un autre débat pour MM.Dumont et Henderson.Qu\u2019ils ne fassent pas dérailler le seul face à face qui compte vraiment.j S\u2019affirmer dans ses mots Certaines personnes, M.Martin M^sse, sont nées la peur aux fesses.Pour elles, il ne faut surtout ,pas que le Québec devienne un Etat français mais plutôt bilingue, plutôt entre deux chaises, plutôt indépendant la corde au cou, etc.pa langue anglaise est pourtant la laijgue officielle des autres provinces.Pouvez-vous vivre en français à Toronto?Non.Pouvez-vous vivre enjanglais a Montréal?Oui.Ce qui est bon pour les uns ne l\u2019est pas pour les autres.Deux poids, deux mesures.Y aurait-il quelqu\u2019un d\u2019assez courageux pour déclarer le français, langue officielle du Québec?Le courage a-t-il déserté nos esprits?Avons-nous décidé d\u2019exister à plqt ventre, d\u2019opter pour l\u2019aplatisse-mçnt?Il serait grand temps de noîus «faire violence», au lieu de passer pour des ti de mauvais augure pour la survie du i français dans le monde.Comme il i l\u2019expliquait au Point l\u2019autre soir, M.> I Laurin «craint» les arguments fon?dés sur la liberté individuelle, qui doivent être tempérés par d\u2019autres fondés sur le bien public.Le bien pu- / blic selon quelle définition?Celle du i bon docteur évidemment, qui n\u2019est rien d\u2019autre que le reflet de la volont- ! té populaire.Pour ne pas être en reste, la mi- i nistre de la Culture Liza Frulla y est ¦ allée elle aussi de sa petite déclaration millénariste sur l\u2019avenir de la civilisation française.Selon elle, l\u2019indé-pendance du Québec mettrait en péril non seulement la culture québécoise mais aussi la culture de Fran-' ce.En effet, les États-Unis en profiteraient alors pour rouvrir les clauses de protection dans l\u2019ALENA et les accords du GATT, ce qui mènerait à une «invasion totale des industries culturelles américaines».La civilisation française disparaîtrait alors dans un immense bruit de succion (a giant sucking sound), comme Ross Perot l\u2019avait prédit pour les emplois américains quittant vers le Mexique si l\u2019ALENA était ratifié.Terrifiant! On n\u2019en finit plus de découvrir des règlements, traités, lois, programmes et subventions sans lesquels nous sommes appelés à disparaître.Heureusement que nous avons survécu comme collectivité assez longtemps pour nous rendre compte de la nécessité de toutes ces protections, sinon nous aurions peut-être déjà disparu! Bref, c\u2019est-lu une fin de siècle, une\u2019 fin du Québec ou une fin de la civilisation française qu\u2019on vit?Je consulte Jojo l\u2019astrologue et j\u2019y reviens dans une prochaine chronique.A PROPOS -?- .de prostitution de rue La prostitution entre adultes consentants n\u2019a jamais été un acte criminel au Canada, mais elle a toujours été soumise à des dispositions légales très restrictives.Tout au cours de l\u2019histoire du pays, les tentatives visant à lutter contre la prostitution par le moyen du Code criminel ont traduit les tensions qui existent entre les personnes qui reconnaissent les aspects pratiques de ce commerce et celles qui le jugent immoral.De nos jours, les articles 210 à 213 du Code criminel interdisent les activités relatives à la prostitution qui menacent l\u2019ordre public ou portent atteinte aux bonnes mœurs.Ces activités sont les suivantes: avoir des activités se rattachant aux maisons de débauche; induire ou sollici- ter une personne à obtenir des services sexuels contre > rétribution; et communiquer dans un lieu public, même paisiblement, avec une personne aux fins de la prostitution.Comme ces dispositions interdisent de nombreuses activités nécessairement associées à la prostitution, il est très difficile de faire ce commerce sans enfreindre la loi.i Dans le cas de l\u2019infraction relative à la «communication», les personnes reconnues coupables sont passibles d\u2019un emprisonnement maximal de six mois ou d\u2019une amende d\u2019au plus 2000$, ou des deux.Tendances sociales canadiennes, Statistique Canada, été 1994.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BODRASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur délégué à l'administration FRANÇOIS T II 0 lî IN Directeur de l\u2019information BENOiï AUBIN Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU.R OC II CÔTÉ Rédacteurs en chef adjoints JEAN-ROBERT SANSFAÇON.CHRISTINE IIOUDE 2050.rne de Bleury, 9e étage.Montréal (Qnébec) HSA 3M9.Tel.: (51 4) 985-3333 FAIS CE (J L\u2019 E DOIS Silence sur les horreurs En répandant les thèses des auteurs du génocide, M.Haharurema se rend-il compte de sa responsabilité vis-à-vis du peuple rwandais et de l\u2019humanité entière?JEAN-MARIE KAYISHEMA J O SIA S SEMUJANGA Département des littératures Université Laval - il ans son texte in- Dtitulé «La vraie question» (Le Devoir, 26 juillet 1994), M.Haba-rureina semble affirmer d\u2019une part que le FPR «tueur gentil» a exterminé les Hutus dans une __________________ logique de recherche du pouvoir et qu\u2019il a d\u2019autre part provoqué l\u2019exode massif des populations vers les pays limitrophes, notamment à Goma.Alors que de l\u2019avis de tous les organismes internationaux œuvrant sur place, cette responsabilité incombe au gouvernement autoproclamé qui, dans sa fuite devant le FPR, se sert du peuple comme bouclier.Combien de fois .faudrait-il dire que cet acte est aussi criminel que le génocide dont il s\u2019est rendu coupable?Pour brouiller les pistes, il prétend que la propagande raciste et haineuse répandue par la tristement célèbre Radio Libre des Mille Collines n\u2019est qu\u2019un alibi inventé par les organismes humanitaires.M.Habarurema sait pourtant qu\u2019aujourd\u2019hui, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a été obligé de mettre sur pied une radio pour contrer cette propagande selon laquelle le FPR massacre les rapatriés et d\u2019inviter tous les réfugiés à rentrer chez eux.Le gouvernement de Kigali, de son côté, multiplie les appels au retour par Radio Rwanda.En s\u2019inscrivant en faux contre tous ces efforts de pacification, il semble évident qu\u2019il se fait le complice et le porte-parole des milices et de l\u2019armée de Habyarimana qui, en six semaines, ont transformé notre pays en un vaste charnier.La revendication du retour du MRND comme force politique au Rwanda, alors que ce parti a organisé le génocide et le massacre, n\u2019est pas la moindre de ses tendances à un extrémisme pathologique qui, par parti pris, excuse des bilans catastrophiques et condamne par procès d\u2019intention un projet de société dont on attend impa- tiemment les résultats.Et ce faisant, M.Habarurema épouse et expose les thèses des extrémistes hutus pour qui l\u2019appartenance à cette ethnie dite majoritaire est une raison suffisante pour opprimer et exterminer ceux qui ne partagent pas cette idéologie raciste: les Tutsis et les Hutus modérés.C\u2019est pour cette seule raison, nous semble-t-il, qu\u2019il attribue au FPR les actes qui, de notoriété publique, ont été commis par la milice Interahamwe et les forces armées rwandaises aujourd\u2019hui démantelées.Faut-il lui rappeler que, pendant que celles-ci décimaient les Tutsis et l\u2019élite politique hutue de l\u2019opposition, le FPR parvenait à en sauver quelques-uns?C\u2019est grâce à cette action qu\u2019un gouvernement d\u2019union nationale a pu être mis en place.Par ailleurs, quand il oppose le FPR aux Hutus, il opère une désinformation voulue et coupable.Car il sait bien que, autant dans son organisation politique que militaire, le FPR privilégie le mérite à une quelconque appartenance ethnique ou régionale comme à «la belle époque» de l\u2019Umubyeyi (Père de la nation: le président Habyarimana qui a mis en place le plan du génocide depuis 1992, d\u2019après les documents de l\u2019état-major de Kigali du 21 septembre 1992, publiés par L\u2019Humanité le 28 juin 1994).Le projet du FPR est de construire, qvec toutes les forces patriotiques, un Etat de droit.Contrairement aux thèses ethnistes qui sont chères à M.Habarurema, ce projet passe par l\u2019abolition de l\u2019opposition Hutus-Tutsis.Il faudrait dans l\u2019état actuel éviter de jeter le bébé avec l\u2019eau de son bain.A moins de vouloir lui faire un procès d\u2019intention, le gouvernement en place à Kigali présente un programme digne d\u2019être soutenu: la reconstruction du pays, le rapatriement des réfugiés, la restauration des droits de la personne et l\u2019organisation des élections libres et démocratiques d\u2019ici cinq ans.Notre compatriote a tu les horreurs considérées comme la plus grande tragédie humaine de la fin du XXe siècle.En lisant le texte de M.Habarurema, nous nous sommes demandé si, en répandant les thèses des auteurs du génocide, il se rendait compte de la gravité de sa responsabilité vis-à-vis du peuple rwandais et de l\u2019humanité entière.Là est la vraie question.» PHOTO ARCHIVES Des enfants réfugiés attendent l\u2019aide humanitaire à l\u2019extérieur de la base militaire française à Goma.L La tragédie perdure PIE R RE-C LAV E R N KI N A M U BA N Z1 Département de génie civil Université de Sherbrooke e FPR a déjà montré les couleurs de sa nouvelle démocratie: en effet, tous les ministères importants qui composent le nouveau gouvernement d\u2019union nationale du Rwanda (GUNAR) ont été alloués au FPR.Le nouveau président et son vice-président (en même temps ministre de la Défense et chef d\u2019état-major du FPR), tous deux issus du Front patriotique rwandais, régneront sans partage pendant cinq ans, ce qui est contraire aux accords d\u2019Arusha d\u2019août 1993, n\u2019en déplaise au premier ministre désigné par les mêmes accords.Quatre autres formations politiques, en réalité les factions de ces partis en accord avec «le plan» du FPR, complètent ce gouvernement.Les partis exclus de ce nouveau gouvernement représentent plus de 90% de la population rwandaise.Selon des témoignages divers, beaucoup d\u2019anciens réfugiés reviennent du Burundi et de l\u2019Ouganda pour piller et occuper les habitations laissées vacantes par les millions de déplacés de la guerre; ainsi, tout le Bugesera serait désormais peuplé de gens venus du Burundi; il en est de même pour Butare, Kigali et Kibungo.Des Rwandais en frite rapportent que Bujumbura et Kampala sont devenues des marchés du «butin» de ces pillages.Pendant ce temps, près de cinq millions de Rwandais fuient leurs demeures, qui dans les pays limitrophes (plus de deux millions au Zaïre), qui dans la zone protégée par les Français, venus au Rwanda pour redorer l\u2019image de Mitterrand et de la France ternie par une longue coopération avec le régime du défunt président Habyarimana, et pour rapprocher la France des nouveaux maîtres de Kigali.Certains organismes humanitaires, encore écœurés par les massacres insensés du mois d\u2019avril, avaient oublié leur mission première de secourir tout être humain, sans distinction de race (ethnie), de couleur, de religion.sous prétexte que parmi ces malheureux se cachent des «massacreurs».Pourtant, ces derniers ne forment sans doute qu\u2019une infime minorité et surtout sont probablement à l\u2019abri loin des «bombardements avçugles» du FPR.A la vue des morts entassés dans les fosses communes à Goma et ailleurs, alors que le choléra et autres dysenteries.se sont mis de la fête, les «maîtres du monde» commencent à lever leur petit doigt, mais on est loin de la résolution de l\u2019énigmatique tragédie rwandaise, puisque le climat politicomilitaire qui est en train de conforter ses assises à Kigali semble être soutenu par «ces grands décideurs».On assiste alors impuissant à l\u2019agonie de tout un peuple, à la conquête du Rwanda tacitement soutenue par la communauté internationale, en l\u2019occurrence les Nations unies, à l\u2019instauration d\u2019une dictature militaire composée essentiellement de mercenaires, alors que le Rwanda était en voie de démocratisation pluripartite véritable.quelle horreur! Alors qu\u2019il y a cinq ans, un paysan rwandais (Hutu, Tutsi ou Twa) ivre d\u2019hydromel rejoignait son toit en fredonnant que Dieu passe la journée ailleurs pour venir dormir au Rwanda.aujourd\u2019hui le diable a élu domicile dans le pays au printemps perpétuel et le paysan frit ses champs et son domicile qu\u2019il a passé toute une vie à bâtir.i-ir Mb :[{ *f ! \u2022\tM1 .* » ¦ fH \u2022\t#*\u2022 \u2022\t*#i \u2022\tM' *\u2022 *i ?{; « 1 \\ib Le climat politico-militaire qui est en train de conforter ses assises à Kigali semble être soutenu par les «grands décideurs».a ci ) JW ïbq ) 3 rn : m uq 13V nu oiv r'O isg 10 ::>) < îs Pour justifier de hauts niveaux d\u2019immigration Des arguments démographiques gonflés Un demi-million de personnes en plus ou en moins, aujourd\u2019hui ou demain, n\u2019a pas de «valeur» en soi, car un optimum de population n\u2019existe pour aucune société MICHEL PAILLÉ Démographe, Québec .l\u2019instar de nombreuses personnes, M.1 Jean-Manuel Weisz {Le Devoir, 28 /m juillet 1994) considère qu\u2019il nous faut /1 viser des niveaux d\u2019immigration très |-| élevés parce que «la population qué-_M_ bécoise est vieillissante», parce que .«le poids démographique du Québec au sein de la fédération canadienne ne cesse de décroître» et parce que «le Québec est loin d\u2019assurer le renouvellement de ses générations».Bien que ces trois tendances lourdes reflètent adéquatement l\u2019évolution démographique du Québec, elles sont de bien faibles arguments poqr justifier une forte immigration internationale.Apreuve, les simulations démographiques du gouvernement du Québec publiées avec son énoncé de politique (Rôle de l\u2019immigration internationale et l\u2019avenir démographique du Québec, 1990).L\u2019examen des effets démographiques de deux niveaux d\u2019immigration contrastés sur une période de 30 ans (1986-2016) nous en convaincra.Pour faciliter les choses, limitons-nous à un indice de fécondité qui augmenterait jusqu\u2019à 1,8 enfant par couple d\u2019ici 2006, tout en gardant à l\u2019esprit que notre démonstration vaudrait avec-un indice inférieur.L\u2019âge moyen de la population Gomme suite à la dénatalité, la population québécoise vieillit inéluctablement et atteignait un âge moyen de 35,7 ans en 1991.Selon les simulations de l\u2019ex-ministère des Communautés culturelles et de l\u2019Immigration (MCCI), notre population aurait en moyenne 41,6 ans en 2016 si l\u2019immigration internationale était fixée à 26 000 personnes par année (niveau moyen des années 1950 à 1990).Avec une immigration qui augmenterait jus-qu\u2019à 55 000 ressortissants étrangers par année (niveau atteint en 2011), l\u2019âge moyen de la popu-lation du Québec atteindrait 40,9 ans.C\u2019est donc dire qu\u2019une immigration internationale qui ferait plus que doubler en quelques lustres pour s\u2019y maintenir ensuite \u2014 ce serait là une situation tout à fait nouvelle car le Québec n\u2019a accueilli aie tant dlmmigrants en une année* qu\u2019une fois seu-lement, soit en 1957 \u2014 porterait l\u2019âge moyen de la population québécoise à un niveau inférieur de 0,7 an (moins de neuf mois seulement).Notons que ce petit avantage de 0,7 an en 2016 avec une plus forte immigration internatio- nale serait «perdu» en moins de cinq ans.En effet, même si l\u2019on maintenait à 55 000 le nombre d\u2019immigrants internationaux au delà de 2016, l\u2019âge moyen du Québec dépasserait les 41,6 ans avant l\u2019an 2021.En accord avec le Conseil du statut de la femme (voir son avis de mars 1992), nous croyons qu\u2019il vaut mieux opter pour des politiques cherchant à s\u2019adapter au vieillissement plutôt que de tenter en vain de renverser cette tendance lourde inéluctable.Une approche qualitative face à nos problèmes démographiques vaudrait mieux que l\u2019approche quantitative actuelle, d\u2019autant plus que «les conséquences anticipées du vieillissement ne seront pas aussi graves que l\u2019on présume».Il est curieux que, dans notre société, la question du vieillissement démographique est liée davantage à nos niveaux d\u2019immigration internationale qu\u2019à notre indice de fécondité dont la chute en est la cause.Or, une légère augmentation de notre indice de fécondité donne, à moyen terme, de meilleurs résultats quant à l\u2019âge moyen de notre population qu\u2019une importante hausse de 115% des niveaux d\u2019immigration.Au recensement de 1991, notre population représentait à peine le quart de la population du Canada, soit 25,3%.Les simulations démographiques du MCCI montrent que notre poids dans la population canadienne ixmrrait être maintenu à ce niveau d\u2019ici l\u2019an 2016, à la condition d\u2019admettre 30% des immigrants internationaux, soit 60 000 personnes par année sur les 200 000 que le Canada, par hypothèse, accueillerait.Par contre, si le Québec n\u2019admettait que 18% de ces 200 000 ressortissants étrangers (36 000 personnes par année), son importance démographique glisserait à 23,3%.Cependant, si le Canada fixait ses niveaux d\u2019immigration à 140 000 personnes, le poids du Québec dans la Confédération glisserait légère ment à 25,1% en 2016 avec 30% des immigrants (42 000).Par contre, si seulement 18% de ces immigrants s\u2019installaient au Québec (25 200), la population québécoise compterait alors pour 23,6% du pays.Il n\u2019y a donc pas que le nombre absolu d\u2019immigrants qui donne des effets, mais aussi la pn>|>ortin des immigrants qui éliraient domicile au Québec.Or.depuis 1946.le Québec n\u2019a atteint ou dépassé les 25% de l\u2019immigration » canadienne qu\u2019en 1962 et 1963.En moyenne, depuis plus de 40 ans, le Québec a accueilli 19% des immigrants qui ont choisi le Canada comme destination.Et à chaque recensement, le Québec ne dénombre qu\u2019environ 15% de toute la population immigrée de l\u2019ensemble du Canada! Comme dans le cas du vieillissement, le déclin du poids du Québec dans la population canadienne est inéluctable.11 le sera tant et aussi longtemps que la fécondité québécoise sera inférieure à celle du reste du Canada, tant que ses échanges migratoires avec les autres provinces canadiennes le désavantageront, tant qu\u2019il ne sera pas en mesure d\u2019attirer au moins le quart de l\u2019immigration internationale et tant qu\u2019il ne retiendra pas mieux ses immigrants.Là encore, on peut s\u2019étonner que les inquiétudes \u2014 surtout politiques \u2014 suscitées par une baisse de l\u2019importance de la population québécoise dans le Canada attirent davantage l\u2019attention sur l\u2019immigration internationale.Bien d\u2019autres mesures démographiques seraient nécessaires pour renverser cette tendance séculaire sans doute liée à notre dynamisme économique structurel.Depuis bientôt un quart de siècle, la fécondité québécoise se situe à un niveau inférieur au seuil de remplacement des générations.Par conséquent, tôt ou tard, on comptera plus de décès que de naissances.D\u2019une manière tout à fait naturelle et intuitive, nous nous inquiétons tous d\u2019une telle éventualité et souhaitons une croissance démographique continue, même légère.La population du Québec augmenterait jusqu'à huit millions de personnes d\u2019ici l\u2019an 2016 avec une immigration internationale annuelle moyenne de 26 000 personnes, jumelée à un indice de fécondité qui augmenterait lentement jusqu\u2019à 1,8 enfant.Ce serait là une augmentation de 800 000 habitants par rapport aux 7.2 millions estimés par Statistique Canada en date du 1er janvier 1994.Avec une augmentation de nos niveaux d\u2019immigration internationale jusqu a 55 000 personnes par année, nous pourrions recenser au Québec 8,6 millions d\u2019habitants en 2016.Une augmentation substantielle de l'immigration donnerait donc 600 000 personnes de plus d\u2019ici 22 ans.L\u2019immigration internationale En comparaison aux effets de l\u2019immigration sur l\u2019âge moyen et sur le poids du Québec au sein de la population canadienne, les effets d\u2019une plus importante immigration internationale sur le nombre absolu d\u2019habitants sont sans doute les plus évidents.C\u2019est là le meilleur argument démographique pour qui revendique une importante immigration internationale pour le Québec.Mais l\u2019argument s\u2019arrête là.Un demi-million de personnes en plus ou en moins, aujourd\u2019hui, hier ou demain, n\u2019a pas de «valeur» en soi, car un optimum de population n\u2019existe pour aucune société.Il n\u2019y a pas de corrélation absolue entre le nombre d\u2019habitants sur un territoire donné et le niveau de vie, le dynamisme économique, le développement social, scientifique, culturel, etc.Qui peut dire aujourd\u2019hui de combien de milliers de personnes le Québec doit absolument augmenter d\u2019ici 10, 20 ou 30 ans pour s\u2019assurer d\u2019une progression optimale à ces chapitres?Plusieurs simulations démographiques semblables à celles du MCCI démontrent très clairement que les effets produits par des niveaux d\u2019immigration pourtant très élevés sont plutôt faibles.Une augmentation de l\u2019immigration internationale jusqu\u2019à des niveaux sans commune mesure avec notre passé récent ne peut ralentir pour la peine le vieillissement de notre population, ni empêcher le déclin du poids démographique du Québec au sein du Canada, ni assurer, par ses effets sur le nombre absolu d\u2019habitants, la pérennité économique, sociale et culturelle du Québec.Les petites différences obtenues ici en comparant trois effets démographiques d\u2019une immigration de 55 000 personnes à 26 000 individus sont même quelque peu exagérées, parce que le taux de rétention des immigrants retenu par le MCCI a été fixé à 75%, ce qui est pour le moins optimiste comme hypothèse.Il existe peut-être de bons arguments pour justifier de plus importants niveaux d\u2019immigration pour le Québec et pour l\u2019ensemble du Canada, comme pour tout pays.Mais ils ne sont certes pas d\u2019ordre démographique, comme l\u2019a montré l\u2019Association des démographes du Québec dans un mémoire présenté à une commisr sion parlementaire de l\u2019Assemblée nationale au printemps 1991.Soutenir qu'il nous faut absolument une immigration élevée pour des motifs démographiques, c'est susciter des attentes qui ne se réaliseront pas.c\u2019est croire que dans une course de lévriers, le meilleur attrapera le faux lièvre qui le devance.Il n\u2019y a pas de corrélation absolue entre le nombre d\u2019habitants sur un territoire et le niveau de vie, le dynamisme économique, le développement social, culturel.ÉQUIPE DEVOIR D U LA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'information)-, Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l\u2019information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Roland-Yves Cari-gnan, Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay; à l\u2019information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l\u2019information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l\u2019information politique: Pierre O'Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); Serge Chapleau (caricaturiste) ; à l\u2019information sportive: Yves d\u2019Avignon; Denise Babin, Rachel Duclos (commis), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Roche-fort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lucie Pinsonneault (directrice), Jacqueline Avril, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Johanne Guibeau, Jean-Yves Guilbert, Christiane Legault, Monique Verreault (publicitaires); Micheline Turgeon, Olivier Zuida (commis); Michèle Bouchard (secrétaire).L\u2019ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur), Nicole Carmel (coordinatrice des services comptables); Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Thériault (adjointe à l\u2019administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice), Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette, Monique L'Heureux, Lise Lachapelle.Rachelle Leclerc-Venne, Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements).LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Kirouac (directeur).LA PRODUCTION Marie-France Turgeon (directrice de la production), Sylvain Darcy (directeur de l\u2019informatique).Johanne Brunet.Danielle Canta-ra.Richard DesCormiers.Caroline Des Rosiers.Lynda Di Cesare.Marie-Josée Hudon.Michael Schneider, Christiane Vaillant.Les annonces classées et avis publics: Yves Williams (superviseur).Jean de Billy.Marlène Côté, Sylvie Laporte.Pierrette Rousseau.Micheline Ruelland.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Pierre Bourgie (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture(présidf»t).Roger Boisvert (vice-président et directeur général). \"A 10 I.K I) K V OIK, I, V.M K K C II B I) I 17 A 0 fl T I !l !) I -?LE DEVOIR ?-\u2014- ACTUALITES TAXES 2% du PIB pour la recherche et développement SUITE DE LA PAGE 1 libéral s\u2019engage également à réduire les dépenses publiques gouvernementales 0a place de l\u2019Etat dans l\u2019économie québécoise) en deçà de 21 % du PIB (produit intérieur brut), alors qu\u2019elle est actuellement de 25 %.En fait, c\u2019est tout l\u2019appareil étatique qui doit être réorganisé afin de s\u2019adapter a,ux nouvelles tendances de l\u2019économie.La taille de l\u2019État doit être réduite, et les équilibres budgétaires doivent être maintenus.«Le gouvernement doit faire un choix, il ne peut tout faire, et il n\u2019est pas pour créer des emplois en embauchant des fonctionnaires», lance Gérald Tremblay.Et la rémunération du secteur public ne doit pas être supérieure à 20 milliards de dollars d\u2019ici quatre ans.«Ça change l\u2019objet des négociations avec les employés de l\u2019Etat», admet le premier ministre.Cette «réinvention de l\u2019État» impliquerait également des mécanismes d\u2019imputabilité pour les fonctionnaires, et des services plus efficaces et plus accessibles., Dans l\u2019esprit des libéraux, les activités de l\u2019État doivent être concentrées autour de cinq «missions fondamentales»: la santé; l\u2019éducation et la formation professionnelle; le maintien de l\u2019équité, la paix sociale, le respect des droits et libertés, la justice; le maintien des conditions propices à la création d\u2019emplois et à l'amélioration des conditions de vie; et, enfin, la protection de l\u2019environnement et du patrimoine.Op peut donc déduire que toutes les autres activités de l\u2019État doivent être retournées au secteur privé.Le ministre Serge Marcil a particulièrement insisté sur l\u2019importance de la formation, avec un ensemble de mesures qui visent à «améliorer considérablement l\u2019arrimage entre la formation et le marché du travail», dit-il: améliorer le régime de prêts et bourses, améliorer l\u2019accès à l\u2019enseignement postsecondaire, prestations supplémentaires aux bénéficiaires de l\u2019aide sociale qui poursuivent une formation, accroissement des programmes de formation destinés aux chômeurs, etc.Parmi les autres éléments mentionnés hier pour relancer l\u2019emploi au Québec, Daniel Johnson se fixe un objectif de plus de 20 % du PIB pour les dépenses d\u2019investissement, et un objectif de plus de 2 % du PIB pour la recherche et développement.Le Parti libéral soutiendra également les exportations en «poursuivant résolument» les efforts de libéralisation des marchés canadien et nord-américain, et en travaillant au renforcement de l\u2019union économique canadienne.Les libéraux promettent aussi de poursuivre les efforts de décentralisation des décisions et de la gestion gouvernementale vers les régions, et ils veulent doter le Fonds de développement technologique de nouvelles missions stratégiques et de nouveaux budgets.A l\u2019appui de toutes ces promesses, Daniej Johpson brandit le budget du printemps dernier, à «l\u2019image de l\u2019approche budgétaire qui sera privilégiée par le Parti libéral dans son prochain mandat»: gestion serrée des dépenses, baisse d\u2019impôt, unification des taux de la taxe de vente, accent sur la formation professionnelle.M.Johnson fait également valoir que 20 % des 83 000 emplois créés depuis le début de l\u2019année sont imputables au plan de relance gouvernemental de l\u2019automne précédent.Pour M.Johnson, les investissements seront également favorisés par l\u2019élimination de «la paperasserie et des contraintes administratives pour les entreprises», et par le soutien aux entreprises plus performantes.EUTHANASIE Première position sur la question HAITI «Il ne faut pas abuser» SUITE DE LA PAGE 1 est spécifiquement exclue.» C\u2019est la première fois qu\u2019une association médicale canadienne prend ouvertement position sur la question de l\u2019euthanasie.Les délégués présents à l\u2019assemblée d\u2019hier ont pris cette décision au terme d\u2019un échange d\u2019une heure et demie.Pour sa part, le président de la Corporation professionnelle des médecins du Québec, le Dr Augustin Roy, s\u2019est montré satisfait de la position adoptée par les délégués de l\u2019Association.«Le rôle d\u2019un médecin est d\u2019aider à vivre, non pas à mourir, a-t-il dit.Ce qui n\u2019exclut pas que le médecin cherche à soulager les souffrances du malade et qu\u2019il fasse preuve de sympathie à son endroit».Certains médecins ont par ailleurs fait valoir que favoriser l\u2019euthanasie, pour une association médicale, pourrait impliquer la perte de la confiance de la population.Hier, plusieurs manifestants pro-vie s\u2019étaient pour leur part regroupés devant le centre Sheraton de Montréal, où se déroule de congrès de l\u2019AMC, pour témoigner de leur opposition tant à l\u2019avortement qu\u2019à l\u2019euthanasie.Rappelons que l\u2019euthanasie, ou l\u2019aide assistée au suicide, est présentement illégale, en vertu de la loi canadienne.L\u2019Association médicale canadienne regroupe quelque 46 000 médecins au Canada soit 80% des praticiens du pays.La proposition de deux pages, élaborée par le comité d\u2019éthique, était beaucoup plus libérale.En effet, les six membres du comité d\u2019éthique de l\u2019AMC élaboraient certaines lignes de conduite à observer pour permettre au médecin de prendre une décision devant une demande d\u2019euthanasie.Advenant qu\u2019un médecin décide de pratiquer l\u2019euthanasie, il devrait, selon l\u2019énoncé du comité d\u2019éthique: ¦ faire passer avant tout le bien-être du patient, ce qui signifie faire passer avant tout le soin des patients, en l\u2019occurrence des personnes qui sont en phase terminale ou qui font face à une durée de vie indéfinie marquée par la souffrance ou l\u2019absence de sens.B respecter l\u2019autonomie du patient et lui fournir toute l\u2019information nécessaire pour qu\u2019il puisse prendre une décision éclairée sur les soins et les traitements médicaux.B ne pas abandonner le patient incurable mais lui fournir les soins de la plus grande qualité jusqu\u2019à la toute fin.B avertir le patient lorsque les principes moraux ou la conscience des médecins les empêchent de recommander une forme quelconque de traitement ou d\u2019intervention.Par ailleurs, l\u2019énoncé présenté par le comité d\u2019éthique de l\u2019association formulait également quelques guides en ce qui a trait à la législation canadienne en matière d\u2019eu-thapasie ou de suicide assisté.A ce chapitre, l\u2019énoncé du comité suggérait la poursuite d\u2019une étude exhaustive dressant le portrait de la pratique canadienne actuelle quant à la prise de décisions médicales sur la fin de la vie.Il propose également que le public canadien soit amplement appelé à commenter toute modification législative proposée.Par ailleurs, si l\u2019euthanasie, ou l\u2019aide médicale à la mort devait être légalisée, la demande du patient devrait être éclairée, volontaire, persistante et libre de toute coercition, la maladie de la personne ne devrait pas enfreindre sa capacité décisionnelle, le patient devrait être atteint de graves souffrances, le médecin qui pose l\u2019acte ne devrait pas être ne mesure de tirer profiter de la mort du patient, selon l\u2019énoncé.Le document stipulait également que les motifs du patient devaient être analysés en détails et toutes les solutions de rechange possibles, envisagées.Et enfin, aucun médecin de devrait être forcé de participer à l\u2019euthanasie ou à l\u2019aide au suicide.Hier, le président sortant de l\u2019AMC, le Dr Richard Kennedy, a fait valoir qu\u2019il serait étonnant que le gouvernement fédéral prenne la décision d\u2019amender la loi fédérale dans ce dossier d\u2019ici un an.Pour sa part, la ministre de la Santé et du Bien-être social fédérale, Mme Diane Marleau, a reconnu qu\u2019un débat public serait nécessaire advenant que le gouvernement fédéral prenne la décision de changer la loi sur l\u2019euthanasie.Plus tôt cette semaine, la ministre avait par ailleurs témoigné, de façon évasive, de l\u2019intention de son gouvernement de se pencher sur l\u2019ensemble de cette question.Enfin, c\u2019est le Dr Bruno L\u2019Heureux, omnipraticien de Laval, qui a remplacé hier le Dr Kennedy, à la tête de l\u2019AMC, en résultat des élections de l\u2019assemblée des délégués.SUITE DE LA PAGE 1 points chauds du globe, tels la Bosnie et le Rwanda, de même que du sommet mondial sur le développement social qui aura lieu au Danemark au printemps prochain et des célébrations qui marqueront en 1995 le 50e anniversaire des Nations unies.Mais dans un bref point de presse tenu à l\u2019issue de la rencontre, le secrétaire général a tenu avant tout à rendre un bel hommage au Canada, l\u2019un de ses membres les plus dévoués.«Chaque fois que j\u2019avais un problème et que je me suis adressé au Canada, que ce soit pour obtenir des forces pour contribuer au maintien de la paix, pour obtenir un général ou un expert, j\u2019ai toujours reçu une réponse positive du Canada», a-t-il dit.En outre, «alors que les Nations unies passent par, une crise financière extrêmement grave et que certains États doivent plus de deux milliards de dollars, le Canada est un des rares pays qui ont toujours payé leurs contributions».Interrogé à savoir si cet appui constant l\u2019avait incité à formuler de nouvelles demandes, M.Boutros-Ghali a répondu avec un sourire qu\u2019«il ne faut pas abuser.C\u2019est d\u2019ailleurs ce que le premier ministre m\u2019a fait savoir en commençant».De son côté, M.Chrétien a réitéré le refus catégorique du Canada de participer à toute opération qui consisterait à envahir militairement Haïti.Toutefois, a-t-il ajouté, les Casques bleus canadiens actuellement en mission à l\u2019étranger sont moins nombreux qu\u2019ils l\u2019ont déjà été, et le pays serait disposé, «une fois que le président (Jean-Bertrand) Aristide aura été rétabli dans ses fonctions légitimes, à envoyer sur le terrain des troupes de maintien de la paix».Dans un autre ordre d\u2019idées, M.Boutros-Ghali a tenu à garder pour son allocution de la soirée l\u2019essentiel du message qu\u2019il est venu livrer au peuple acadien à l\u2019occasion de l\u2019historique retour aux sources de sa diaspora.11 s\u2019est limité à ces propos: «Je crois que la culture est un élément très important et que nous devons la respecter.Mais ce qui est encore plus important est la coexistence entre différentes cul- tures.Le nouveau monde en est un où les rapports entre les nationalités vont en s\u2019accroissant, et si nous arrivons à trouver un moyen de maintenir une coexistence pacifique entre les groupes, la paix et le progrès s\u2019ensuivront», a-t-il dit.Par ailleurs, M.Boutros-Ghali s\u2019est dit d\u2019avis que la terrible crise qui frappe le Rwanda était «en voie de résolution», mais il a fait part de ses inquiétudes quant à l\u2019éclatement prochain d\u2019une «catastrophe analogue» au Burundi voisin.Et en ce qui a trait à la Bosnie, M.Chrétien a indiqué que le Canada attendra à la mi-septembre avant de déterminer s\u2019il prolongera pour un nouveau mandat de six mois sa mission de maintien de la paix.De nouveaux développements pourraient se produire d\u2019ici là, et «nous prendrons les décisions qui s\u2019imposent quand nous y serons confrontés», a-t-il commenté.Le mandat canadien dans cette partie de l\u2019ex-Yougosla-vie doit prendre fin le 15 octobre.PHOTO PC mm r- ¦ - Jean Chrétien et Boutros Boutros-Ghali.i JOHNSON «Il est prêt à tout essayer» SUITE DE LA PAGE 1 par un groupe d\u2019une douzaine de personnes, sorte de cellule permanente de travail dont fait partie Vigneault, et dont les deux principaux leaders sont John Parisella et Pierre Anctil.Au secrétariat du parti l\u2019équipe est jeune, et dans l\u2019autobus des journalistes qui accompagnent Johnson, les conseillers et responsables de l\u2019organisation sont encore plus jeunes.Pour Richard Vigneault, cette image de jeunesse représente un avantage: «Le départ de plusieurs ministres, c\u2019était très bon, ça renouvelle.» Mais il s\u2019agit aussi d\u2019une arme à double tranchant: Daniel Johnson a indigné bon nombre de libéraux en tentant de se distancer, la fin de semaine dernière, de Robert Bourassa, un chef qui était très respecté des militants.Il s\u2019est d\u2019ailleurs senti obligé de retraiter lundi.Et dans certains comtés, on chuchote qu\u2019il pourrait y avoir plus de monde aux assemblées si l\u2019organisation était encore dirigée par de gros canons du genre de Marc-Yvan Côté.Daniel Johnson tente absolument de se donner une image jeune et dynamique, et de toute façon il n\u2019a pas vraiment le choix.Il monte en montgolfière, se promène en bateau, joue au baseball, au soccer, se promène dans la nacelle d\u2019une réplique du bras canadien.«Il est prêt à tout essayer» confie un de ses conseillers.Si on fait exception des conférences de presse où il annonce des engagements, sa journée-type comporte un bain de foule pour adresser quelques mots aux électeurs, dans des discours souvent sans conséquence, et des assemblées partisanes (ou devant des groupes plus organisés, comme des chambres de commerce), où il développera ses idées.Et ses idées, elles s\u2019expriment la plupart du temps par des chiffres, des chiffres, et encore des chiffres.Chiffres sur la création d\u2019emplois, sur les investissements du programme fédéral-provincial d\u2019infrastructures, sur les baisses d\u2019impôt, chiffres sur la performance économique du Parti québécois, bref il faut se lever de bonne heure pour argumenter avec lui sur les statistiques.«C\u2019est un peu aride de parler de ces choses-là, mais c\u2019est tellement important», admet-il un soir à Lac-Mégantic, sentant peut-être son auditoire lui échapper alors que dehors, le coucher de soleil sur le grand lac nous amène très loin d\u2019une campagne électorale.Pas d\u2019envolées lyriques, pas d\u2019arguments romantiques ou passionnels (par exemple, sur la grandeur du Canada), peu de gags.Un exposé économique d\u2019abord, précis, articulé, énoncé presque sans notes, et qui s\u2019adresse surtout à nos portefeuilles.En public, dans des foules non partisanes, il est reçu poliment, avec curiosité 0a fonction impressionne: comme le disait une mère à sa petite fille, «C\u2019est pas tous les jours que tu as l\u2019occasion de serrer la main du premier ministre»).Mais on ne sent pas de véritable passion, et on peut voir aussi des visages fermés, qui se tiennent loin.Il tente de conserver une attitude détendue, il sourit aisément, mais des dérapages soudains laissent entrevoir un certain stress.Comme dans cette station de télévision de Sherbrooke où, sans crier gare, il a repoussé une maquilleuse pour apostropher un photographe en le sommant de cesser de le photographier.Les caméras de télévision le filmaient en même temps sur le plateau de télé, ce n\u2019était pas du tout le genre de situation où un photographe se serait infiltré dans une salle privée sans demander la permission.Il s\u2019est excusé.Ou encore, dans Bellechasse, en plein milieu d\u2019un discours devant des partisans, s\u2019interrompant en plein milieu pour apostropher quelqu\u2019un derrière la salle en lui lançant «M\u2019entendez-vous bien?Moi en tout cas je vous entends.» C\u2019était un monsieur âgé qui parlait un peu fort, et l\u2019incident a créé pendant quelques secondes un sérieux malaise dans la petite salle.Johnson n\u2019est pas le genre à qui on dit de changer sa coiffure.Sa campagne veut donner l\u2019image d\u2019une homme sérieux et efficace, pour qui chaque problème trouve sa solution rapidement, et ensuite on passe à autre chose.Richard Vigneault soutient dur comme fer que les libéraux veulent faire «une campagne honnête, où nous voulons convaincre par la force des arguments».C\u2019est probablement pourquoi les médias sont enterrés non seulement sous les documents habituels (communiqués de presse, dossiers sur des engagements); mais aussi sous des fiches techniques émises régulièrement sur les sujets les plus divers, et qui contiennent des citations censées placer l\u2019adversaire dans l\u2019eau chaude.C\u2019est pourquoi, depuis le début de la campagne, Daniel Johnson reprend sans cesse les mêmes argumënts, conjugués sous tous les tons à l\u2019aide d\u2019exemples renouvelés régulièrement, comme s\u2019il suivait un plan de match écrit d\u2019avance: le PQ veut «déclencher l\u2019enclenchisme», la seule priorité véritable, c\u2019est l\u2019emploi, l\u2019élection du PQ serait un désastre économique, Jacques Parizeau a été un mauvais ministre des Finances, le Parti libéral des derniers mois a agi pour véritablement créer des emplois.Le problème, c\u2019est que ces arguments commencent à tourner en rond.Et plusieurs se demandent comment Daniel Johnson pourrait renverser cet incontournable tendance de fond: le réel désir de changement.I Unicef w Fonds des Nations Unies pour I enfance LE DEVOID LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 RENSEIGNEMENTS\t(514) 985 3333 ADMINISTRATION\t(514)985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985 3344 (514) 985 3344 (514) 985 3399 1 800 363-0305 SERVICE À LA CLIENTÈLE \u2022 Extérieur (sans frais) \u2022 .1-800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 2050.RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS;; les Riaéros de téléphone siiveels sont valables peer le service de livraison par caaelol el poor les abonneaents postant Montréal\t(514) 985-3355 LE DEVOIR est publie par LE DEVOIR Inc.dont lr sir, informations publier* dan* IS.DEVOIR.LE DEVOIR * * Bleury *I>ynai rc).HiA 3M9.Ilrstii r Inc.775 boul.Irbea r le* Imprimrrir Qurbrcor laSaDr.7743 dr Bourdeau, division de Imprimeries Qm fit.Envoi dr publication \u2014 Enregwtrrmrnt no 08Ü8.Dépél luttai: Bibliothèque nati jrcor Inc.612 oue*t rue Saint Jac que nale du Québrc.Téléphone général: \\ Montréal.L\u2019Agence Pre**r Canadienne est autorisée à employer et à diffuser 514) 985-3333; nervier à b dimtrlr: (514) 965-3355; publicité: (514) 9653399.f "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.