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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1994-09-07, Collections de BAnQ.

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[" / t , , Elections: Le Devoir prend position page A6 FONDÉ EN 191 \tm\tm \t\t \t\t \t\t 1\t\t \t\t \t\t\t \t1\tm\t \t\tm\t \t\t1\t4 \tj\t¦B» Æfp if\t 1/ Vol.I.X X X V X O 0 li M (I X T It K A I.L K M K R (' It E DITS E I* T E M It It K I !> !l I U r> i\u2018 T I' S i v g T o r o ii l o 8 .1 e Christ ia n R io u x fin stratège qui, pour se hisser au pouvoir, devra apprendre à diviser la droite avant d\u2019unir la gauche.C\u2019est un secret de polichinelle que François Mitterrand a ordonné en 1982 aux chaînes de télévision d\u2019inviter plus souvent le leader du Front National, Jean-Marie Le Pen.Avant chaque élection, Mitterrand excelle à jouer la carte de l\u2019extrême droite pour mieux embêter ses adversaires ainsi que le soulignait un autre de ses biographes, le directeur du Figaro Franz-Olivier Giesbert: «La stratégie présidentielle est claire: casser et déstabiliser la droite en favorisant le Front National».Pour l\u2019instant, le soudain engouement pour les biographies mitterrandiennes (une dizaine de titres en librairie) contribue à égratigner toujours plus les socialistes déjà en débandade.C\u2019est avec peu de conviction que Laurent f abius s\u2019est contenté d\u2019affirmer que «ce qui compte, c\u2019est le cheminement d\u2019un homme tout au long de sa vie», alors que le socialiste Pierre Moscovici se déclarait «choqué».Si les électeurs s\u2019interrogent encore sur les erreurs de jeunesse de leur président, celui-ci a choisi de se donner l\u2019absolution.«Dans ces périodes troublées, quand on est jeune de surcroît, il est très difficile de faire des choix.Je m\u2019en suis plutôt bien sorti», a-t-il confié.On n\u2019est pas sérieux quand on a 17 ans! N 1) E X Agenda \t\t.B6 Avis publics .\t.B4 \t Culture\t\t Économie\t\t.B2 Éditorial\t\t.A6 Le monde\t\t Mots croisés.\t.B4 Iæs sports\t\t.B5 M É T É O Montréal Nuageux avec éclaircies et 40 % de probabilité d\u2019averses.Max: 19 Québec Nuageux avec éclaircies.40% de possibili-I té d\u2019averses.Max: 18 Détails en B4 PERSPECTIVES Péché de jeunesse Mitterrand, un ex-pétainiste?A huit mois des présidentielles, l'affaire a Veffet\tf dune bombe est la mine triste que les Parisiens ont découvert de retour des vacances à la une de leurs journaux une photographie de François Mitterrand aux côtés du maréchal Pétain.Le cliché fut croqué trois mois seulement après la rafle du Vel\u2019 d\u2019Hiv\u2019 qui entraîna la déportation de milliers de Juifs vers les camps d\u2019extermination.L\u2019année politique s\u2019était close sur les vqpux de prompt rétablissement adressés au chef d\u2019Etat hospitalisé.La nouvelle saison s\u2019ouvre sur l\u2019exposé des liaisons dangereuses du jeune militant de droite que fut, dès 22 ans, le président français.A huit mois des élections présidentielles et alors que celui-ci s\u2019apprêtait à entrer tranquillement dans les manuels d\u2019histoire, l\u2019affaire a l\u2019effet d\u2019une bombe.Péchés de jeunesse?C\u2019est bien ce que se demande le tout Paris à la lecture de la brique de 600 pages, intitulée Une jeunesse française, François Mitterrand 1934 et 1947 (Fayard), que consacre Pierre Péan aux balbutiements politiques du leader socialiste.Non, François Mitterrand n\u2019a jamais été militant de la Cagoule, une organisation terroriste d\u2019extrême droite issue de l\u2019Action française, explique Péan qui a longuement interviewé le principal intéressé.Mais il fut dans sa jeunesse un pé-tainiste convaincu qui défilait sous la bannière «Travail, Famille, Patrie».Péan nous fait découvrir un jeune passionné tiraillé de contradictions.Un nationaliste de droite qui flirte avec le romantisme.Un littéraire qui écrit dans les revues pétainistes et fait l\u2019éloge du poète communiste Aragon.Un militant qui marche «contre l\u2019invasion métèque» en février 1935 avant de devenir l\u2019ami d\u2019un avocat juif de gauche, Georges Dayan.Un petit fonctionnaire de Vichy qui sollicite l\u2019ordre pétainiste de la francisque puis gagne Londres pour participer à la résistance sans même attendre sa médaille.Bref l\u2019acteur ambitieux d\u2019une époque où les révolutions de droite et de gauche se mêlaient pour former un tout inextricable pendant que la jeunesse, Le président toutes tendances confondues, rêvait v\tdu grand soir purificateur, a-t-il rompu .Le président a-t-il rompu avec Pétain en octobre 1942 comme il 1 affir-avec Pétain me?On se chicanera encore longtemps à ce sujet dans les cénacles en octobre parisiens.Mais plusieurs ont déjà décelé dans les années de jeunesse 1942 comme de Mitterrand la cause de ses atti-~ tudes parfois conciliantes avec la il 1 affirmer droite radicale.Est-ce pour avoir éprouvé les tentations de l\u2019horreur, qu\u2019il s\u2019est entêté si longtemps à fleurir chaque année la tombe de Pétain en dépit des protestations des victimes des rafles nazies?Est-ce par sympathie pour ceux qui n\u2019ont pas su, contrairement à lui, résister à la collaboration qu\u2019il s\u2019oppose toujours au procès de son ami René Bousquet, ancien secrétaire général de la police accusé d\u2019avoir ordonné la déportation des Juifs de France?Est ce pour avoir soutenu l\u2019Algérie française qu\u2019il fit voter l\u2019amnistie en faveur des officiers qui s\u2019insurgèrent en 1962 contre la décision du général de Gaulle de rendre l\u2019Algérie aux Algériens?Une seule chose est sûre.Celui qui, après la libération, fut ministre à 31 ans a acquis pendant ses années de jeunesse une connaissance parfaite de la France conservatrice et catholique où grouillaient des groupuscules de toute sorte.Expérience précieuse pour le fin\tnui nnnr hiscpr mi nnnvnir ripvra an- LE MONDE Jean-Paul II annule sa visite à Sarajevo PAGE A 5 L'ÉCONOMIE ^ Bell frappe un grand coup contre la concurrence PAGE B 2 L'ÉCONOMIE Hausse de 32 centièmes du taux d'escompte PAGE B 2 Sondage Sondagem-LE DEVOIR-TVA-The Globe and Mail Les Québécois accordent une autre chance au Canada anglais Parizeau devra poursuivre le dialogue PIERRE O\u2019NEILL LE DEVOIR S) il veut satisfaire les attentes de son électorat, Jacques Parizeau devra s\u2019efforcer de poursuivre le dialogue avec le Canada anglais, après son arrivée au pouvoir.Tout en s\u2019apprêtant à élire un gouvernement souverainiste, la majorité des Québécois (57%) croient qu\u2019il faudra donner «une autre chance» à des négociations avec le reste du Canada, pour le renouvellement du fédéralisme canadien.Alors que 38,2% s\u2019y opposent.Cette conclusion ressort de l\u2019enquête d\u2019opinion publique réalisée par la maison Sondagem, entre le 30 août et le 4 septembre, pour le compte du Devoir, du réseau TVA et du quotidien torontois The Globe & Mail.Effectué auprès de 1011 répondants, ce sondage montre comment les électeurs envisagent l\u2019avenir des relations Ottawa-Québec, au lendemain d\u2019une victoire pé-quiste.Majoritairement, (47,7% contre 35,4%) les Québécois conviennent qu\u2019une victoire du PQ, lundi prochain, serait considérée par le Canada anglais comme «un affront».Ils ne doutent aucunement que si Daniel Johnson demeurait premier ministre, la réaction du Canada anglais serait enthousiaste.Mais majoritairement, (41,2% contre 38,7%) ils ont répondu non à la question: «Pensez-vous qu\u2019une victoire du Parti libéral serait considérée par le Canada anglais comme une soumission du Québec au fé- VOIR PAGE A 8: CHANCE PERSONNELLEMENT.DONNERIEZ VOUS UNE AUTRE CHANCE À DES NÉGOCIATIONS AVEC LE RESTE DU CANADA POUR LE RENOUVELLEMENT DU FÉDÉRALISME CANADIEN! 32,8 % Peut-être 4.4 % Ne sait pas 5,8 % Fin d\u2019été h PHOTO JACQUES NADEAU r JOURNEE mémorable entre toutes hier pour la petite Camille Gagnon-Carrier, cinq ans, qui fait son entrée à l\u2019école Laurier, de la Commission des écoles catholiques de Montréal.Contrairement à la plupart des commissions scolaires, la CECM débutait en effet sa saison scolaire hier, soit environ une semaine après le reste du Québec.Échec à la dame Les grands partis tendent à opposer leurs candidates ou à leur laisser des comtés imprenables Ixtndi prochain, le nom d\u2019à peine plus de 50 femmes sera inscrit sur les bulletins de vote pour l\u2019un ou l\u2019autre des deux principaux partis.Moins qu\u2019aux élections de 1989.Et leurs chances d\u2019être élues sont encore plus minces; plus du tiers d\u2019entre elles se feront la lutte.dans le même comté! ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Il est encore loin le jour où l\u2019Assemblée nationale sera à moitié féminine.Malgré le vent de changement qui habite l'électorat, 51 femmes brigueront les suffrages à ces élections, comparativement à 53 en 1989.Le PLQ a accru de 21 à 23 le nombre des femmes dans son équipe.Mais le Parti québécois qui, selon toute vraisemblance, file droit vers le pouvoir, n\u2019a recnité que 28 candidates, lui qui en présentait 33 aux dernières élections provinciales.Mais ce qui, entre tout, surprend le plus dans la présence féminine aux urnes, c\u2019est que 18 candidates sur les 51 recrutées par le PQ et PLQ se livrent un duel pour obtenir le même siège.Le face-à-face qui oppose la ministre libérale Lucienne Robillard et l\u2019ex-déléguée générale VOIR PAGE A 8: ÉCHEC ÉLECTIONS QUÉBEC Parizeau attaque, Johnson se replie À moins d\u2019une semaine du verdict des Québécois, la campagne des chefs a emprunté hier des voies radicalement différentes illustrant les fortunes promises à chacun par les sondages: l\u2019un sur la défensive, l\u2019autre à l\u2019attaque.Déjà malmené par le dernier sondage Le Devoir-TVA-The Globe and Mail qui place son parti à près de 11 points du PQ, le premier ministre Daniel Johnson a connu une journée pénible, au cours de laquelle il a choisi de brandir les dangers qui, selon lui, guettent les Québécois qui seraient tentés d\u2019élire les souverainistes avant de rejeter leur option dans un référendum.La consultation de 1980 fut «le moment le plus difficile de notre histoire», «l\u2019événement qui nous a le plus divisés et affaiblis», a dit M.Johnson à Sherbrooke, avant d\u2019être accueilli plutôt sèchement par des exploitants de loterie vidéo mécontents.Quant à Jacques Parizeau, il a évoqué pour la troisième fois en une semaine, à Sainte-Foy, la nécessité pour le Québec d\u2019alléger sa réglementation dans plusieurs secteurs.Bien qu\u2019il en ait déjà proposé un renforcement, le chef péquiste affirme maintenant que la réglementation codifiée dans des milliers de pages doit faire place à l\u2019appui et à la confiance mutuels, ce qui «ne veut pas dire qu\u2019il n\u2019y aura plus de contrôle du tout».Nos informations en page A 4 VOIR AUSSI EN PAGE A 4 B Les étudiants choisissent le PQ par défaut Daniel Johnson à Musique Plus: Être réincarné en personnage de La guerre des étoiles Chrétien, Johnson et le Rocket dans le Larousse \u2022- -« ?» \u2022\u2022 \u2022« * D\u2019APRÈS AFP \u2022 .* .\u2018Il# T ean Chrétien, Daniel Johnson et Maurice Richard ont J tous trois fait leur entrée dans la nouvelle édition 1995 du Petit iMrousse, marquant ainsi une nouvelle sensibilité de la Bible des dictionnaires français pour les personnalités outre-atlantiques.L\u2019édition 95 n\u2019a accueilli par ailleurs que deux nouveaux anglicismes: «soft» et «hard», une cuvée modeste, estiment les observateurs, même si les éditeurs du Petit Larousse affirment ne pas avoir été influencés par la très controversée loi Toubon sur la défense du français.Le dictionnaire Petit Larousse, créé en 1906, n\u2019a rien d\u2019officiel mais il est devenu, au fil du siècle, le véritable baromètre de l\u2019évolution de la langue française.Et si ses auteurs participent aux commissions de terminologie qui se penchent sur les mots nouveaux, ils ne sont astreints VOIR PAGE A 8: LAROUSSE Le mouvement raëlien Le Devoir a publié le 12 juillet 1993 un reportage sur le mouvement raëlien.On trouvera aujourd\u2019hui en page A-7 le point de vue de cette organisation. A 2 I) K V 0 I K , LE M E R C R E D I S E I* T E M B R E 19 0 4 L E S A C T U A LIT E S Dix-huit comités d\u2019écoles de village font front commun contre les fermetures RACHEL DUCLOS LE DEVOIR Réunis dans la salle municipale de Batiscan, en Maurlcie, des parents représentant IR comités de défense d\u2019écoles fermées ou menacées ont décidé, hier, de former un regroupement provincial.Par la même occasion, ils ont demandé des engagements de la part des partis politiques, afin que des mécanismes de survie de la dernière école du village soient mis en place.«Le comité a été formé parce qu\u2019il faut prendre les moyens pour que survive la dernière école du * village», explique Anne Laganière, porte-parole et membre du comité de défense de l\u2019école de Bâtis-can.Les parents «exigent» des engagements fermes dé la part des partis politiques pendant la présente campagne électorale.Ils dénoncent le Parti libéral, qui, selon eux «nous a servi l\u2019argument de l'autonomie des commissions scolaires».Ils reprochent au premier ministre Johnson et au ministre Jacques Chagnon d\u2019avoir affirmé qu\u2019ils n\u2019intervien- draient pas dans le dossier.Ix?chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, s\u2019est engagé vendredi dernier à réinstaurer une politique budgétaire favorisant le maintien de la dernière école du village.«Ces déclarations soulèvent incontestablement certains espoirs, disent les parents dans leur communiqué de presse, quoique ne présentant pas d'engagement écrit.» Les parents rappellent que si le sujet des fermetures d\u2019écoles est tant débattu dans la présente campagne électorale, c\u2019est grâce à leur action.«En fait, ni le programme politique du Parti libéral, ni celui du Parti québécois, ni même celui de l\u2019Action démocratique ne font mention du problème des fermetures des dernières écoles de village et de quar-tier», est-il écrit dans le communiqué de presse.Tout au long d\u2019une journée de discussions, à laquelle ont participé beaucoup plus de gens que prévu, les représentants, qui auparavant ignoraient ce que les autres avaient entrepris, ont fait connaissance.Un exercice utile.«Chacun a raconté son expérience, dit Mme Laganière.On s\u2019est rendu compte qu\u2019on se ressemble beaucoup.Ça nous en- courage, on se rend compte qu\u2019on n\u2019est pas tout seul.» les villages de Batiscan, Lefebvre et du quartier Saint-Jean-Eudes de Jonquière ont, séparément et pratiquement sans se consulter, initié des démarches similaires de demande de permis d\u2019une école privée.Ix>s enfants des trois écoles qui y ont été fermées ne vont pas là où leur commission scolaire les avait relocalisés, mais suivent des cours dans des locaux prêtés par la municipalité.Des professeurs qualifiés y donnent des cours et leur salaire est payé grâce à des levées de fonds.Ce sont des bénévoles qui assument toutes les autres tâches.Ixs commissions scolaires ont dû effectuer des compressions de 1250 milliard $ depuis dix ans, dont 150 millions$ l\u2019année dernière, des sommes qui ont dû être récupérées en rationalisant.Ainsi, les enfants d\u2019une école avec quelques locaux vacants ont souvent été dispersés dans plusieurs écoles de villages voisins.Au grand dam des parents qui affirment que: «Ecole fantôme -village fantôme».Le nombre d\u2019emplois à temps partiel a doublé en 20 ans Réduction des chevauchements gouvernementaux Ottawa se bute aux réticences de plusieurs provinces Ottawa (PC) \u2014 Depuis 1975, le nombre d\u2019emplois à temps partiel a augmenté chaque année pour atteindre 2,9 millions en 1993, rapporte Statistique Canada.Il a plus que doublé entre les années 1975 et 1993.En fait, près de la moitié (46 %) des 3,5 millions nouveaux emplois créés au cours des 18 dernières années étaient des emplois à temps partiel., Bien que le nombre d\u2019emplois à temps plein ait augmenté pendant cette période, il a décliné au cours des deux dernières récessions.Selon Statistique Canada, est considéré emploi à temps partiel un emploi qui exige moins dé 30 heures par semaine.La plupart des travailleurs à temps partiel le sont par choix.En 1993,43 % de ceux-ci fréquentaient une institution scolaire alors que 42 % disaient ne pas vouloir d\u2019emploi à temps plein.Les raisons varient: 13 % invoquaient (lès obligations personnelles ou familiales, alors que deux pour cent se sentaient incapables d\u2019assumer un emploi à plein temps pour cause de maladie ou d\u2019invalidité.Ce sont les femmes, surtout, qui occupent les emplois à temps partiel.Ceux-ci sont concentrés dans trois domaines: les sendees, la vente et le travail de bureau.En 1993, bien que les femmes représentaient 45 % de l\u2019ensemble de la main-d\u2019œuvre, elles constituaient 71 % des personnes qui occupaient un emploi à temps partiel par choix.Ottawa (PC) \u2014 La première tentative des libéraux fédéraux pour réduire les coûts du chevauchement des programmes gouvernementaux \u2014 la création d\u2019une commission nationale des valeurs mobilières \u2014 vient de buter contre une fin de non-recevoir de la part de certaines provinces.Les positions des négociateurs divergent tellement que certains gouvernements provinciaux envisagent de mettre sur pied leur propre commission nationale des valeurs, en se passant d\u2019Ottawa, affirment des fonctionnaires fédéraux et provinciaux, sous le sceau de l\u2019anonymat.L\u2019uniformisation des lois et règlements sur les valeurs mobilières \u2014 très disparates d\u2019une province à l\u2019autre \u2014 a été l\u2019un des premiers objectifs que s\u2019est fixés le gouvernement fédéral peu après son arrivée au pouvoir, l\u2019an dernier.Le projet a reçu une nouvelle impulsion en décembre dernier, quand les premiers ministres ont convenu d\u2019étudier la création d\u2019une commission nationale des valeurs, comme le recommandaient les premiers ministres des provinces maritimes, avec l\u2019appui de leur homologue ontarien, M.Bob Rae.Québec s\u2019est retiré de toute négociation fu- ture, au printemps.En mai, Ottawa allait de l\u2019avant, sans le Québec.Ottawa a soumis aux provinces restantes un modèle destiné à remplacer toutes les commissions provinciales de valeurs mobilières, à l\u2019exception de celle du Québec, par un organisme de réglementation national, dont le siège se trouverait à Toronto.Le gouvernement fédéral a demandé à avoir l\u2019accord préliminaire des provinces d\u2019ici juillet.Mais l\u2019Ontario, le Manitoba et la Colombie-Britannique ont exprimé des réticences devant une proposition conçue exclusivement par Ottawa, et en vertu de laquelle, entre autres, il n\u2019y aurait aucun partage de pouvoirs entre le fédéral et les provinces.Ottawa a notamment demandé aux provinces d\u2019amender leurs lois respectives sur les valeurs mobilières pour déléguer leur juridiction au palier fédéral et éviter un débat constitutionnel prolongé sur les compétences des deux paliers de gouvernement en matière de réglementation des marchés financiers.De cette façon, Ottawa serait en mesure d\u2019instituer un système de réglementation sans avoir besoin de l\u2019approbation de toutes les provinces.En Alberta, on paie plus cher l\u2019alcool depuis la privatisation de la société d\u2019Etat 40 % des 3000 employés ont perdu leur travail JEAN CHARTIER LE DEVOIR La privatisation de la Société des Alcools d\u2019Alberta annoncée en septembre 1993 a eu des effets dévastateurs pour les employés, les consommateurs et les fonds publics.Telle est la conclusion d\u2019une étude menée par le Centre canadien de recherche en politiques de rechange et rendue publique par le Syndicat des employés de la SAQ.Cette étude, pilotée par Gordon Laxer de l\u2019Université d\u2019Alberta et Duncan Green de l\u2019Université de Calgary, établit que les consommateurs paient plus chers l\u2019alcool depuis la privatisation et que l\u2019indice des prix à la consommation d\u2019Alberta a subi un bond de dix points attribuable aux hausses de tarif des spiritueux.Il ressort également de cette étude que 40% des 3000 employés ont perdu leur travail et touchent l\u2019assu-rance-chômage.Chez les autres, le salaire horaire a souvent régressé de 15$ à 6$ l\u2019heure.Malgré cela, plusieurs magasins fermeront probablement leurs portes à court terme et les consommateurs des régions éloignés paient plus chers qu\u2019à Calgary et Edmonton.Les revenus touchés directement de la privatisation ne sont pas à la hauteur des promesses non plus.Ils n\u2019ont pas atteint les 88 millions$ prévus mais un maigre 37,5 millions$.Déjà, les intermédiaires ont commencé une vaste campagne pour la diminution des taxes et l\u2019augmentation de leur marge bénéficiaire jugée insuffisante.Cette entreprise publique rapportait bon an mal an 400 millions$ à l\u2019État (434 millions$ en 1992), mais cela n\u2019est plus le cas.La SAQ a rapporté 478 millions$ au gouvernement du Québec l\u2019an dernier et 171 millions$ au gouvernement fédéral.Ix- président du syndicat des employés de la SAQ, Ronald Asselin, faisait remarquer hier que la venu cle l\u2019usine d\u2019embouteillage de la SAC) est une erreur car elle supprime une source de profits importante.Léo-Paul I.auzon, chercheur à l\u2019UQAM.affirme que le contrôle de la qualité des vins va diminuer.«Les embouteilleurs de piquette ont été jusqu\u2019à mettre du prestone dans le vin», a-t-il dit et Michel Chartrand d\u2019ajouter que c\u2019est pour mieux passer l\u2019hiver.Qu\u2019on repense l\u2019usine et qu\u2019on la modernise, demande l\u2019universitaire, mais pourquoi drainer l\u2019épargne vers un secteur non productif?L\u2019analyste estime aussi que le choix des différents alcools et vins a diminué de 75% en Alberta depuis la privatisation.«C\u2019est absurde de multiplier les points de vente pour diminuer le choix des marques», ajoute-t-il.Ronald Guèvremont, du syndicat des employés, mentionne finalement que le gouvernement ne doit pas considérer l\u2019alcool comme une marchandise ordinaire.L\u2019objectif rendu public par l\u2019État est de réduire de 20% la consommation d\u2019alcool d\u2019ici l\u2019an 2000, rappelle-t-il, et ce n\u2019est pas en privatisant la vente des spiritueux que cela se réalisera.Ronald Asselin a conclu hier le dévoilement de cette étude en annonçant que le syndicat réclame un vaste débat public avant toute velléité de privatisation de la SAQ par le nouveau gouvernement.Une pétition est en cours à ce sujet.On a obtenu 50 000 signatures et on se propose de doubler celles-ci rapidement.Les candidats des différents partis politiques seront sollicités à ce sujet avant l\u2019élection de lundi prochain.-iCNTV- Jacques Godbout, écrivain, essayiste et cinéaste/Photographié parAndré Cornellier Je désire recevoir des renseignements concernant l\u2019achat d\u2019actions de la SPEQ qui investira dans LE DEVOIR INC.NOM :_______________________________________________________________ ADRESSE :_ TÉLÉPHONE : En devenant actionnaire de la Société de placement en entreprise québécoise (SPEQ-LE DEVOIR INC.), vous manifestez votre appui à un quotidien qui donne un sens aux chiffres.Un quotidien vigilant dont les prises de position contribuent à la vitalité économique de notre société.En devenant actionnaire, vous contribuez au renouvellement du journal et vous profitez d\u2019une déduction fiscale (Québec) de 125 %, pour chaque tranche de 500 $, l\u2019investissement minimal.En devenant actionnaire, vous vous joignez aux lecteurs, aux amis, aux institutions et aux gens d\u2019affaires qui assurent en deux phases la restructuration financière du journal.En devenant actionnaire de SPEQ-LE DEVOIR INC., vous investissez dans le seul grand journal d\u2019opinion au Québec.Seconde émission par voie de prospectus SPEQ-LE DEVOIR INC.Prix : 1 $ l\u2019action Souscription minimale : 500 actions ordinaires Souscription par tranche de 500 actions ordinaires Le produit net du placement sera utilisé pour souscrire à 500 000 actions votantes et participantes de LE DEVOIR INC.Pour obtenir tous les renseignements, veuillez remplir le coupon ci-dessous et un exemplaire du prospectus définitif vous sera transmis.«JE VOUS RECOMMANDE D'INVESTIR DANS UN QUOTIDIEN QUIA LES OPINIONS DE SON COURAGE.» NOTE : Veuillez faire parvenir ce coupon à Roger Boisvert, 2050, rue De Bleury, 9r étage, Montréal (Québec) H3A 3M9 Tél.: (514) 985-3333 Téléc.: (514) 985-3310.LE DEVOIR 4 4 «La Carte d\u2019or» «La Carte d'écolier» Vous habitez sur le territoire de la CUM ou vous y payez des taxes?Vous avez 65 ans et plus ou encore vous étudiez et êtes âgé de moins de 18 ans?Vous pouvëz vous procurer la carte d'identité STCUM qui vous permettra de bénéficier de ses tarifs réduits et d\u2019économiser beaucoup d'argent lors de vos déplacements! o c o c Pré-secondaire, secondaire 1er cycle et adultes Cet ouvrage s'adresse à tous les étudiants et à toutes les étudiantes, tant jeunes .qu'adultes, mais plus spécifiquement à ceux pour qui l'apprentissage de la languè écrite présente des difficultés.Cette grammaire simplifiée se veut une solution à leurs problèmes.\u2014\t\u2022 j \u2022\tManuel (cartonné)\tV ISBH 2-7601-2583-1\tM\tMÊt&EOuÊË (238 p.) 21,75$\tM\tKMIUMW \u2022\tFiches d'activités 1\tV\tfSjMQQBf ISBN 2-7601-3340-0\tM\tfEPgÊmjffwK (248 p.) 11,75$\t: Ê\tCTHWf \u2022\tCorrigé 1\tUHOM ISBN 2-7601-3341-9\tM\tJËgMËgLMT (248 p.) 40.00 $ \u2022\tFiches d'activités sous \u2022\tCorrigé 2\tWM (à paraître sous peu) c \u2022LIBRAIRIE GUÉRIN UMVKRSiTAIRE-UQAM 335.rue Sainte-Cattlerine Est Montréal (Québec) Tél.: (514) 284-2210 Télécopieur: (514) 284-1849 \u2022\tLIBRAIRIE GUÉRINUNIVERSITAIRE El COLLÉGIAL 168-17(1.rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H2X1K9 Tél.: (514) 861-5647 Télécopieur: (514) 861-5307 » LIBRAIRIE GUÉRIN (primaire et secondaire)\t/ 4560.rue Saint-Denis\tJ Montréal (Québec) H2.I 2L3\tf Tél.: (514) 849-1112 Télécopieur: A\\OS .les soudages/ QUEBECOIS TjhSûRD1.?Les médias et notre langue À quand quelques autobus de notre fidèle STCUM habillés des «couleurs» de notre langue?A quand la promotion d'une langue respectée parce que d'abord et avant tout bien parlée?Des autobus porteurs de messages publicitaires, c'est payant, c'est stimulant pour tout le monde.Ça circule dans les rues de Montréal.Ça parle d'abondance.«Une image ne vaut-elle pas mille mots?» La publicité n'a jamais autant épousé ses lettres de privilège et ce, dans tous les domaines.Pourtant, les incitations à bien parler sa langue semblent absentes de nos médias.Bien sûr, la langue n'est pas un produit de consommation: en faire la promotion ne rapportera pas de dol- LETTRES -?- lars, mais coûtera, au contraire, bien des dollars.Dans ce cas-ci, c'est une question de valeur.Voulons-nous vraiment susciter l'amour de notre langue?Elever son niveau de vie?Alors il faudra y mettre le prix.Un petit tour dans nos écoles et nous aurons vite une image du niveau de notre langue parlée ciui ne semble guère soulever beaucoup d'admiration de la part de nos immigrants.Nous voulons l'indépendance pour des raisons d'ordre économique, politique, mais aussi, es-pérons-fe, pour la sauvegarde de notre culture.Cette indépendance, nous l'obtiendrons peut-être, mais nous n'en demeurerons pas moins des mal identifiés si nous continuons à bafouer notre langue parlée, si nous continuons à Ignorer ce qui ferait de nous, Québécois, un peuple à part entière parce que branché sur ses véritables origines.Christiane Etiiier Montréal, 31 août 1994 La politique du béton Grands travaux d\u2019infrastructure, rue Fabre au nord de Bélanger: On refait les trottoirs.Le béton gagne du terrain: on élargit les trottoirs jusqu\u2019à empiéter sur le gazon et saccager les ro-cailles.On aura beau protester: Jean Béton Doré en a décidé ainsi.Comment s\u2019appelle-t-il donc déjà, celui qui se présente à la mairie et prétend refleurir Montréal?Bourque?Tiens, tiens.Je crois bien que je viens de joindre le rang des indécis.Gilles Beauchemin Montréal, 27 août 1994 LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédactenr en chef BERNARD DESCÔTEAUX Dircctcnr délégué à l'administration FRANÇOIS TIIOIJIN Directeur de l'information BENOÎT AUBIN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, ROCII CÔTÉ Rédacteurs en chef adjoints JEAN ROBERT SANSFAÇON.CHRISTINE BOUDE 2050.rue de Blcnry.9e étage, Montréal (Qnébec) H3A 3M9.Tel.: FAIS CE QUE DOIS (514) 985 3333 I.K l> K V OIK.I.K M F.II (' II KOI 7 S K I' T K M l< K K I !> 0 I I) ï s J i > ¦M Echec aux bibliothèques publiques PHOTO ARCHIVES îr=ifli mm\tj Uft* \u2022 uuu Chaque année, on a réduit les subventions gouvernementales au fonctionnement des bibliothèques publiques.RÉJEAN SAVAK1) Professeur agrégé à l'École de bibliothéconomie et des sciences de l'information de l'Université de Montréal ans un éditorial récent, l\u2019analyse faite par Mme Use Bissonnette des programmes des principaux partis l\u2019amène à conclure, en ce qui a trait à la culture et à la société, que la «feuille de route des libéraux est la meilleure».Je me permets de vous souligner qu\u2019en ce qui concerne les habitudes de lecture, et notamment en ce qui a trait au dossier de la lecture publique, on ne peut que conclure à un échec total de la politique du gouvernement sortant.Ainsi, contrairement aux recommandations de la Commission Sau-vageau qu\u2019il avait lui-même créée, ce gouvernement a supprimé le Service des bibliothèques publiques au sein du ministère de la Culture et réparti un peu partout les six ou sept fonctionnaires qui restaient.Or, dans n\u2019importe quel pays normal, il existe un service central chargé de coordonner le développement de la lecture publique.En Ontario, on compte plus de 100 personnes qui s\u2019affairaient à cette tâche de coordination.Et le réseau de lecture publique y est bien développé, il continue de progresser et.on y lit plus qu\u2019au Québec.Cette décision récente est peut- être l'indice le plus révélateur, parmi bien d\u2019autres, quant au peu d\u2019intérêt que la ministre Frulla a accordé à la lecture publique pendant son man* dat.Un projet de loi spécifique aux bibliothèques publiques comme il en existe dans les autres provinces ca nadiennes a d'abord été écarté.Puis, la publication des nouvelles normes des bibliothèques publiques prévue depuis belle lurette a été stoppée alors que le manuscrit était prêt.Chaque année, on a réduit les subventions gouvernementales au fonctionnement des bibliothèques publiques, sans compter que ces subventions ont été chaque fois versées en toute fin d\u2019année budgétaire.Le milieu des bibliothécaires n\u2019a pu que constater l\u2019abdication progressive du gouvernement central dans ce dossier et on parle maintenant,d\u2019un éventuel désengagement de l\u2019Etat québécois.La conséquence est désastreuse.Le dossier se retrouve maintenant dans la cour des municipalités.Or, on se rend compte que les élus municipaux ne savent pas trop comment gérer les services de bibliothèques qu\u2019ils assimilent plus ou moins aux services de loisirs et aux patinoires municipales, avec le résultat que la bibliothèque publique change tranquillement de mission.Alors qu\u2019elles doivent être gratuites par définition, les bibliothèques publiques deviennent de plus en plus payantes.D\u2019un service visant le développement des habitudes de lecture et qui garantit l\u2019accès le plus large possible au livre et à l\u2019information documentaire, elles de- viennent petit à petit des «librairies de location de livres».On les force à abandonner peu à peu leur rôle de «rempart de la démocratie», comme on les surnomme aux Etats-Unis.La situation est tellement critique qu\u2019on en arrive à se demander si les bibliothèques publiques ont un avenir au Québec.Pourtant, les Québécois ont besoin de bonnes bibliothèques publiques car ils ne sont pas reconnus pour être particulièrement de bons lecteurs: on lit en moyenne 5,7 livres en six mois au Québec, alors que la moyenne grimpe à 9,2 ailleurs au Canada.Quant à ceux qui ne lisent aucun livre, ils sont plus que nombreux au Québec: 37% par rapport à 15% ailleurs au Canada (.L\u2019actualité, janvier 1992).L\u2019accès à l\u2019écriture passe d\u2019abord par une politique adéquate de la lecture publique.L\u2019écrit demeure toujours un outil essentiel sans lequel on ne peut espérer réussir et progresser dans la société.Non seulement donne-t-il accès à la culture, mais l\u2019écrit donne aussi accès à l\u2019information.Il est temps qu\u2019on comprenne, comme l\u2019ont compris depuis longtemps nos voisins anglophones d\u2019ailleurs, que la bibliothèque publique est un investissement pour le Québec.Un investissement d\u2019autant plus séduisant qu\u2019il nécessite très peu de ressources financières par rapport aux autres postes budgétaires des gouvernements (même pas 0,5% du budget du Québec, et en moyenne 1% du budget des municipalités).Le Québec est mal parti pour le XXIe siècle.Les Québécois ont besoin de bonnes bibliothèques publiques car ils ne sont pas reconnus pour être particulièrement de bons lecteurs: on lit en moyenne 5,7 livres en six mois au Québec, alors que la moyenne grimpe à 9,2 ailleurs au Canada.SiSSShSï fris» PHOTO JACQUES NADEAU m .a v.»*** -a;- Vx'A' \\ y ?/ >; La crise de l\u2019emploi un enjeu de la campagne électorale?ue à un article u Devoir RA KL ¦' e Devoir a publié le 12 juillet 1993 un article sur Ile mouvement rai! lien («La cui leuse leçon dea |X*tits hommes verts»), où Stéphane Baillargeon porte des accusations non fondées contre moi qui mettent en cause mon honneur et ma respec-tabilité et à travers moi ceux des 4000 membres du mouvement raëlien canadien.Ce monsieur ose écrire que nous défendons des opinions pédophiles, ce qui est une ignominieuse diffamation.On faisait jadis courir une rumeur voulant que les Juifs se livrent à des sacrifices d\u2019enfants, cette accusation est de la même veine.Le mouvement raëlien et moi-même avons toujours condamné la pédophilie et prôné le respect des lois qui, fort justement, interdisent ces pratiques qui sont toujours'le* fait d\u2019individus déséquilibrés.M.Baillargeon ose écrire que je prône l'amour libre qvoc les adolescents de 14 ans et plus, ce qui est totalement faux, et je le mets au défi de trouver un seul texte écrit de ma main contenant de tels propos.Cela est encore une diffamation ignominieuse.Notre philosophie prône la liberté sexuelle, c\u2019est vrai et nous ne nous en cachons pas, mais entre adultes libres et responsables.Enfin, cet article prétend que suite à une enquête du gouvernement français, je serais maintenant établi au Québec.C\u2019est encore une diffamation.Je suis fier de n\u2019avoir jamais été condamné par la justice d\u2019aucun pays pour la simple ei bonnç raison que je n\u2019ai jamais été poursuivi et qu\u2019il n\u2019y a jamais eu de plainte déposée contre moi pour quelque motif que ce soit*, étant partout respectueux des lois.Et lorsque je me rends dans un tribunal, c\u2019est pour faire condamner les «journalistes» qui osent écrire des articles diffamatoires sans vérifier les faits dont ils parlent.Lorsqu\u2019un journaliste publie des rumeurs, il en devient complice.J\u2019ajoute que je réside toujours en France et ne viens au Québec qu\u2019une fois par an, appréciant l'ouverture d\u2019esprit et la tolérance dont font preuve les Québécois.: Quant aux attaques relatives à la géniocratie, je rappelle qu\u2019il est interdit aux membres du mouvement raëlien de militer dans toute organisation politique y compris un mouvement géniocrate.Dans mon livre 1m géniocratie, j\u2019explique que cè système politique en vigueur dans une autre civilisation \u2018ne peut être instauré que s\u2019il est accepté démocratiquement.>, Enfin, le sous-titre de cet article fait référence, à propos de nous, au sectarisme, ce qui est totalement faux.J\u2019ai d\u2019ciilleurs fondé voici un an la Fédération internationale des religions et philosophies minoritaires regroupant toutes les minorités qui souffrent de discrimination à travers le monde.Comment peut-on être sectaire et défendre les autres minorités?Vérifiez dans votre dictionnaire la définition du mot: «Se ditlde quelqu\u2019un qui se refuse à admettre les opinions différentes qe celles qu\u2019il professe» {Le Petit Larousse).En l'occurrence,' le seul sectarisme ici présent est celui de Stéphane Baillargéôri qui n\u2019admet pas que des gens pensent autrement que lui.?'\u2022 Réponse du journaliste ¦\tJ\u2019ai écrit que les Raëliens défendaient «des opinions pétld pfiiles» (et non qu\u2019ils étaient pédophiles).Dans La géniocratie (Editions du Message, 1977, p.115), Raël lui-même écrit «IJ faut supprimer les lois faisant automatiquement un détourné: ment de mineur un rapport sexuel entre un individu de plus de dix-huit ans et un individu de moins de dix-huit ans (.).» H Un cas de condamnation en France?La Cour d\u2019appel d\u2019Angers (Maine et Loire) a confirmé un jugement de première instance en octobre 1991 condamnant Raël à verser 10 000 F de dommages et intérêts à un journaliste qù\u2019jl poursuivait en diffamation, ce dernier ayant été relaxè.Xè journaliste avait écrit dans un ouvrage sur les sectes que le Mouvement Raëlien «avait des comptes bancaires.en Suisse» et que le leader Raël «visait la présidence du gouvernement mondial de la géniocratie».¦\tRaël a écrit un livre intitulé Le racisme religieux financé par le gouvernement socialiste, en 1992, pour dénoncer ce qu\u2019il juge être de la persécution de la part des législateurs et des médias contre son mouvement et d\u2019autres «minorités religieuses et philosophiques».Stéphane Baillargeon L\u2019ÉQUIPE D Ü DEVOIR Les solutions de gauche aggravent le chômage JEAN-LUC MIGUE Ecole nationale d\u2019administration publique (ÉNAP), Québec.Tiré d\u2019un ouvrage qui doit paraître cet automne.f== n écartant pour les fins de Ela cause le fétiche souverainiste, la «crise» de l\u2019emploi fait prétendument l\u2019enjeu de l\u2019élection en cours.Or, ni l\u2019un ni l\u2019autre des deux programmes en présence ne s\u2019attaque aux vraies causes du piètre état de la conjoncture de l\u2019emploi, soit lappesantissemeni ininterrompu depuis, 25 ans du poids fiscal et réglementaire sur le marché du travail.L\u2019inspiration socialiste qui guide le PQ garantit que la crise de l\u2019emploi s\u2019aggravera après son élection.Quelques faits d\u2019abord.Au début des'années 1960, le chômage évoluait autour de 4 %.La situation n\u2019étàit |ias sensiblement différente au Japon, aux Etats-Unis et dans les payS industrialisés d\u2019Europe.Or, voici que depuis 1965, le taux de chômage s\u2019inscrit dans une tendance irréversible à la hausse.11 évolue autour de 9-10 %, quatre points au-dessus du taux US correspondant.L\u2019écart est à son maximum en 40 ans.Autre dimension significative de l\u2019état de l\u2019emploi au Canada et en Europe, la durée du chômage pour ses victimes s\u2019allonge de façon constante et s\u2019avè.re de loin plus prono,ncée qu\u2019aux États-Unis et au Japon.A cela s\u2019ajoute la place croissante du travail au noir, du temps partiel, du surtemps, du travail occasionnel et contractuel dans l\u2019activité professionnelle.Le paradoxe est qu\u2019en même temps que le temps partiel gagne du terrain, le surtemps aussi semble préféré par les employeurs.Fétiches courants Comment expliquer cette troublante évolution?Commençons par repousser le fétiche vieux d'un demi- siècle et de plus en plus discrédité: l\u2019interprétation keynésienne retenue par la classe politique.Dans ce schéma, les partis se doivent de dépister quelque nouvelle astuce par où multiplier les faveurs, gaspiller notre argent et gonfler le déficit.Or, en gonflant leurs dépenses et leurs interventions, les gouvernements ne créent pas d\u2019emplois: ils lçs détruisent.Le fétiche de l\u2019État capitaliste, qui inspire l\u2019intelligentsia québécoise depuis les années 1960, n\u2019est guère plus confortable.Ce qui distingue le capitaliste tout court de l\u2019État capitaliste, c\u2019est que le premier gère un portefeuille d\u2019initiatives, de projets et qu\u2019il nourrit le succès et rationne ou affame l\u2019échec.Il ajoute de son capital dans les projets prometteurs, tandis qu\u2019il ferme les entreprises malheureuses pour les éliminer.L\u2019investissement moyen dans les firmes qui réussissent est de cinq fois supérieur à celui des firmes qui tournent mql.Parce que la dynamique de l\u2019État repose sur le redistributionnisme, le gouvernement est incapable de fermer une entreprise, même chancelante et perdante.Le ministère continuera à combler les perdants de ses faveurs (prêts, injections diverses) longtemps après que l\u2019opération se sera révélée désastreuse.Politiques d\u2019appesantissement du coût du travail Au cours des 30 dernières années, le marché du travail a été marqué par une succession ininterrompue d\u2019interventions publiques qui ont eu pour double effet d\u2019alourdir le coût du travail pour les employeurs et d\u2019en déprimer le rendement pour les employés.De 1965 à nos jours, la hausse des salaires réels au Canada a été .sensiblement supérieure à celle des États-Unis.Les employeurs offrent moins d\u2019emplois, tandis que la main-d\u2019œuvre se montre moins disposée à accepter les emplois.L\u2019abou- tissement est incontournable: la croissance de l\u2019emploi se ralentit et le chômage se maintient en permanence à un niveau supérieur.Réglementation directe du travail Depuis une trentaine d\u2019années, une prolifération de dispositions législatives s\u2019emploie à fixer de façon coercitive les conditions d\u2019emploi et de congédiement.Ces mesures entraînent deux résultats semblables: premièrement, elles provoquent l\u2019élévation du coût de la main-d\u2019œuvre touchée, et donc la hausse du chômage: deuxièmement, pour une minorité d\u2019individus qui y gagnent, composée des syndiqués et de ceux et celles qui sauvegardent leur emploi surrémunéré, la masse des travailleurs qu\u2019on prétend secourir y perd, surtout celle qui possède le moins de qualifications.Salaire minimum et normes Il ne se trouve point de dimensions de la vie au travail que les lois sur les normes ne touchent pas: congés payés, absences payées pour maladie ou autres raisons, vacances, conditions physiques des lieux.L\u2019illusion de pouvoir refiler à l\u2019employeur une multitude de mandats et de contraintes, sans que personne n\u2019en subisse de contrecoup, dure.Le vrai salaire minimum n\u2019a toujours été que de zéro.En tentant de maintenir à des niveaux artificiellement élevés le taux de rémunération de la main-d\u2019œuvre la moins qualifiée, la plus jeune, la moins expérimentée, on en élève forcément le coût aux employeurs.Conséquence: offre d\u2019emplois comprimée de la part des employeurs, chômage accru en permanence.Préavis de licenciement La terminologie officielle désigne par l\u2019expression «protection de l\u2019em- ploi» l\u2019obligation faite aux employeurs d\u2019aviser d'avance les employés de leur licenciement prochain.La désignation appropriée serait plutôt «destruction de l\u2019emploi».Les règles en vigueur au Canada prévoient pour l'employeur l\u2019émission d\u2019un préavis de congédiement de six à dix-huit semaines, s\u2019il s\u2019agit de licenciements massifs.Les gouvernements fédéral, ontarien et québécois imposent aussi des indemnités généreuses de licenciement.La logique formelle qui inspire ces dispositions postule quelles abaissent le chômage en facilitant aux travailleurs déplacés la tâche de dénicher un nouvel emploi plus tôt.Les faits établis infirment cette prédiction.L\u2019enseignement de l\u2019économique en cette matière est que le préavis coercitif constitue une taxe prélevée sur les congédiements.Il élève donc le coût de l\u2019emploi à long terme et, suivant la règle établie, exerce une pression à la baisse.Plutôt que de risquer de faire face aux complications prévisibles du licenciement, l\u2019employeur s\u2019abstient d\u2019embaucher.Discrimination active Les règles de discrimination active, implantées depuis une vingtaine d\u2019années et pieusement appelées «équité dans l\u2019emploi», sont la négation du droit et donc de l\u2019équité et de l\u2019égalité.Elles élèvent les coûts du travail, diminuent l'emploi et, en tant que taxe sur le travail des femmes, transfèrent le fardeau des préjugés à la masse des femmes, au profit d\u2019une minorité d\u2019entre elles.Renforcement des monopoles syndicaux Le syndicalisme libre n'existe pratiquement pas chez nous.C\u2019est la monopolisation coercitive de la main-d\u2019œuvre.Les salaires syndiqués, de 15 à 30 % supérieurs en moyenne, élèvent le coût de la main-d\u2019œuvre et donc de la production, dépriment l\u2019emploi dans les secteurs affectés et forcent les candidats déboutés à se déverser dans les secteurs non syndiqués.Parmi les autres dispositions législatives qui ont contribué à consolider le monopole légal des syndicats, rappelons les lois antiscabs, la généralisation de la formule Rand, l\u2019extension des décrets, la centralisation des négociations dans le secteur public.Fiscalité du travail Le fardeau fiscal général s\u2019est fortement appesanti au cours des 30 dernières années.Il est passé de 26,4 % du PIB en 1961 à 42,8 % en 1991.Ces calculs excluent la masse des déficits qui sont en réalité des dépenses différées et donc des taxes futures.La fiscalité directe du travail s\u2019est alourdie de 530 %de 1980 à 1993.La part de l\u2019ensemble de ces prélèvements dans la masse salariale est passée de 5,2 % à 11,3 %.A raison de 100 000 pertes d\u2019emplois pour chaque augmentation de 1 %de la part des taxes dans le coût du travail, la flambée des taxes serait à l\u2019origine d\u2019au delà de 600 000 pertes d\u2019emplois dans l\u2019ensemble du Canada.En même temps qu\u2019il dissuade l\u2019employeur d\u2019embaucher par la réglementation et la fiscalité indirecte ou directe du travail, le législateur multiplie les interventions qui suscitent l\u2019incitation à ne pas travailler.La conjoncture économique nord-américaine est plutôt bonne, mais le marché de l\u2019emploi en est dissocié.La «crise» courante est exclusive au marché de l\u2019emploi.don,t le piètre état tient à l\u2019action de l'État.A entendre les porte-parole des partis, on croirait que la campagne électorale est dirigée par les martiens.Ainsi va la politisation de la société.LA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019information générale et métropolitaine: Sylvain \u2022 Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier,.Louis-Gilles Francoeur (environnement)', Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Guy Taille-fer (adjoint au directeur de l\u2019information); ' Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages édito- _ riales); Martin Duclos et Désirée Szucsany (relecteurs)\u2019, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes): à l\u2019information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay; à l\u2019information économique: Gérard Béru-bé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l\u2019information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (iéditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tra-mier, Clément Trudel; à l\u2019information politique: Pierre O\u2019Neill.Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec): Serge Chapleau (caricaturiste): à l'information sportive: Yves d\u2019Avignon; Denise Babin, Marie-Claude Petit (commis), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).Li Documentation: Gilles Paré (directeur): Manon Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lucie Pinsonneault (directrice), Yves Wiliams (superviseur.Avis publics et annonces classées), Jacqueline Avril, Daniel Barbeau, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Johanne Guibeau, Jean-Yves Guilbert, Sylvie Hanna, Christiane Legault.Micheline Ruel-land, Monique Verreault (publicitaires); Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon, Olivier Zuida (commis): Michèle , Bouchard (secrétaire).L'ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur), Nicole Carmel (coordinatrice des services comptables): < Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy La- ! cas, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Da-nielle Ross, Linda Thériault (adjointe à l\u2019administration).IJE MARKETING ET SERVICE À IA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice), Johanne Brien (secrétai- \u2022 re), Manon Blanchette, Monique L'Heureux, j Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc-Venne.LA PROMOTION ET LES RELATIONS PU- ! BLIQUES Guy-Renaud Kirouac (directeur).LA PRODUCTION Marie-France Turgeon | (directrice de la production), Richard Des-Cormiers (responsable du système informa- 1 tique).Johanne Brunet.Danielle Cantara, I Caroline Des Rosiers.Lynda Di Cesare, Marie-Josée Hudon.Michael Schneider.Chris- ; tiane Vaillant.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Pierre Bourgie (président).LA FON- : DATION DU DEVOIR Marcel I Couture (président).Roger Boisvert (vice-pré- : sident et directeur général). S K |' T !\u2022: M H It K I IMI I LE DEVOIR ACTUALITES Un compromis sur l\u2019avortement rallie les pays musulmans Les réserves du Vatican demeurent Le Caire (AIT et Reuter) \u2014 Les délégations présentes à la Conférence du Caire sur la population ont abouti à un compromis sur le chapitre du document final consacré à l'avortement, mais les réserves du Vatican demeuraient, a-t-on appris hier auprès des délégués.Les délégués se sont réunis toute la journée en commission, à huis clos, pour parvenir à une «rédaction plus consensuelle» du chapitre 8, qui évoque l\u2019avortement en tant que «problème majeur de santé publique».La majorité des délégations présentes, y compris les pays musulmans, ont accepté un compromis qui pose comme préalable qu\u2019«en aucun cas l\u2019avortement ne peut être encouragé comme méthode de planning familial».L\u2019Union européenne a proposé de retirer toute référence à l\u2019avortement dans la section qui a trait au planning familial, pour la transférer à la rubrique services de soins et d\u2019aide à la maternité.Le délégué du Vatican a cependant souligné que les négociations ne faisaient que commencer et espère que les parties pourront se mettre d\u2019accord sur un langage commun d\u2019ici le 13 septembre.Avant même l\u2019ouverture lundi de la Conférence de l\u2019ONU sur la population et le développement, la controverse s\u2019était développée autour de l\u2019avortement, le Vatican et les musulmans conservateurs ayant accusé la réunion de vouloir le libéraliser.1rs islamistes égyptiens ont fustigé hier la «conférence de Satan» sur la population et le développement, qui a fait la preuve que leurs pires craintes étaient justifiées.Ije quotidien islamiste al Chaab a ouvert le feu, critiquant vertement la Première ministre norvégienne, Gro Harlem Brundtland, en affirmant que son discours de la veille constituait «une attaque honteuse et choquante contre la religion et les (principes) moraux».Brundtland s\u2019était déclaré favorable à la dépénalisation de l\u2019avortement, accusant les religieux opposés à celui-ci (l\u2019hypocrisie.«La morale devient de l'hypocrisie lorsque cela veut dire accepter que des mères meurent à cause de grossesses non désirées ou d\u2019avortement illégaux», a-t-elle lancé.«Non à la conférence de Satan», titre al Chaab.Le journal affiche côte à côte en première page une photo d\u2019homosexuels, accompagnée d\u2019une légende disant que la conférence admettait ce mode de vie, et une d\u2019une jeune fille coiffée du foulard islamique qui portait ce sous-titre: « Nos générations futures n\u2019ont pas le droit de vivre».«Malgré la colère généralisée, les protestations et boycottages, la conférence de Satan s\u2019est ouverte dans la ville du Caire, sur la terre de l\u2019université sainte d'al Azhar», la plus prestigieuse université islamique mondiale.«Sur cette terre sainte, les délégués sont venus de différents pays faire l\u2019éloge de la promiscuité, de l\u2019avortement, des relations sexuelles extra-maritales», s\u2019insurge le journal.«Le Caire n\u2019avait pas besoin de cette conférence (.) Ix* problème posé par la population ne sera pas résolu par une conférence, ni même par dix, ni par Maher Mah-ran (ministre égyptien de la Population) quand il dit que les homosexuels sont des gens très respectables», renchérit al Ahrar, autre publication islamiste.«Cette conférence a pour objectif de faire disparaître nos valeurs, notre religion, de briser nos familles et d\u2019introduire des comportements inacceptables dans nos sociétés», explique al Chaab.Même son de cloche chez le mouvement islamique Al Da\u2019aoua, pour qui la conférence est un complot de l\u2019occident, qui cherche à stopper l\u2019expansion des musulmans.Ix's islamistes reprochent en fait, tout comme les catholiques, à la conference, de ne pas prendre de positions fermes contre l\u2019avortement ou les relations sexuelles hors mariage.Ix texte proposé par la Conférence appelle a «renforcer l'engagement en faveur de la santé des femmes» et à «réduire le recours à l\u2019avortement par le biais de services de planification familiale élargis et améliorés».«Ixs femmes affrontant une grossesse non désirée doivent pouvoir recevoir une information fiable et dés conseils compréhensifs.Ix prévention des grossesses non désirées doit toujours recevoir la plus haute priorité et tout doit être fait pour éliminer la nécessité d\u2019un recours à l\u2019avortement», ajoute le texte.«Dans les cas où l\u2019avortement est légal, il doit être sûr.Toute mesure ou changement sur l\u2019avortement à l\u2019intérieur du système de santé doit seulement être déterminé à un niveau national ou local, en vertu des processus législatifs nationaux», est-il encore écrit.LAROUSSE «collapser», «show-room», etc SUITE DE LA PAGE 1 à aucune obligation.Lxs mots «soft» et «hard» sont acceptés dans plusieurs sens.Comme abréviations de «software» et de «hardware», mots issus de l\u2019informatique, comme abjectifs équivalents de «édulcoré» ou de «violent» (comme dans «hard rock»), et aussi pour qualifier le cinéma érotique.Ainsi, «soft» se rapporte à des actes sexuels simulés tandis que «hard» se réfère à des actes sexuels non simulés.Le «Petit Larousse» n\u2019introduit que deux nouveaux mots anglais mais en revanche, il confirme l\u2019extension du sens de plusieurs mots anglo-saxons dans la langue française: «zapper», qui signifiait l\u2019acte de changer de chaîne de télévision, traduit aussi maintenant le fait de changer de sujet tandis que «zoomer», terme photographique, est accepté pour décrire le fait de se focaliser sur un sujet.Le dictionnaire étend aussi le sens du mot «intégriste», qui devient un adjectif au sens général d\u2019«intran-sigeant» et de «puriste».Il accepte le terme coranique «fatwa» comme consultation juridique donnée par un mufti, sans faire allusion au fait qu\u2019il peut quelquefois s\u2019agir d\u2019une sentence de mort.Au fil de ses 1 784 pages, 3600 illustrations et 84 500 articles, le Petit Larousse reprend aussi quelques mots de la langue espagnole, essentiellement culinaires, comme «tapas», «tacos» et «tortillas».Et comme chaque année, il fait une moisson de mots de la langue française courante (110 mots nouveaux pour 1995), parmi lesquels on retrouve «quadra», «provoc», «resto», «plantage» et des expressions comme «faire avec», «la totale» ou une «fille canon».On retrouve aussi dans le dictionnaire des échos de la crise économique avec des emplois nou- veaux comme «les défavorisés», «les plus démunis», «les exclus» et «l\u2019exclusion».Côté noms propres, outre nos personnalités canadiennes nouvellement admises, le Petit Larousse fait entrer dans le dictionnaire la «chaîne CNN», le basketteur Michael Jordan, de même que des scientifiques moins connus en France, comme le zoologiste Ernst Mayr ou le neuro-physiologiste Roger Wolcott.Ixs autres dictionnaires usuels, qui disputent souvent au Petit Larousse l\u2019exclusivité du droit de «dire le Français», ne sont pas en reste non plus dans l\u2019introduction de nouveaux mots.Ainsi, le Petit Robert 1 (noms communs) donne également dans le langage familier avec des mots comme «catastrophiste», «collapser» (s\u2019évanouir), «crapoteux» (sale), ou «sent-bon» (parfum).A côté d\u2019objets comme le «holster» (étui à revolver) et le «stetson», se trouvent l\u2019«opinel» (célèbre couteau des paysans et des mondains français), le «futon», le «showroom» ainsi que des verbes comme «fétichiser», «désem-buer» ou «revisiter».Le dictionnaire Hachette encyclopédique fait de son côté une large place aux sciences, avec des termes comme «anténatal», «biodiversité», «empreinte génétique», «séroconversion», «oligothérapie», «sociobiologie».Les nouvelles technologies sont aussi très présentes, avec «télépéage», «photocopiage», «téléphone portable» «télétravail», «hypermédia», «monocorps» et «monospace» (véhicules).En juillet dernier, le Conseil constitutionnel avait annulé certaines dispositions de la loi du ministre français de la Culture, Jacques Toubon, sur la défense de la langue française, notamment sur l\u2019interdiction des mots étrangers dans les relations privées./ ECHEC Aspirations politiques et vie familiale SUITE DE LA PAGE 1 du Québec à Paris, la péquiste Louise Beaudoin, dans le comté de Chambly, n\u2019est qu\u2019un de ces cas patents.Un exemple que d\u2019aucunes juge déplorable, l\u2019exercice se soldant, quoiqu\u2019il arrive, par le sacrifice d\u2019une candidate de choix en moins sur les bancs de l\u2019Assemblée nationale.Dans neuf comtés du Québec, 18 femmes se disputent ainsi entre elles le vote des mêmes électeurs.Parmi ces comtés de «rivales», on a remarqué celui de Chambly, mais aussi ceux de Rosemont, où la péquiste Rita Dionne-Marsolais fait la lutte à Nicole Thibodeau, et celui de Jean-Talon, où la candidate du PQ Diane Lavallée fait face à l\u2019ex-mairesse de Sillery, la libérale Margaret F.Delisle.Des duels féminins vont aussi bon train dans les comtés de Terrebonne, des Milles-Hes, de Deux-Montagnes, de Chapleau, des Chutes-de-la-Chaudière et de Kamou- u c î e Robillard raska-Témiscouata.«Que je gagne ou pas, il faut se dire qu\u2019il y aura tout de même une femme en politique», affirme la candidate libérale dans Terrebonne, Mme Danièle Byles, une factrice pour Postes Canada pour qui, il va sans dire, l\u2019expérience du porte-à-porte n\u2019a plus de secret! Même les groupes féministes sont mitigés à l\u2019égard de cette nouvelle donne.«C\u2019est peut-être un signe des temps.Ça veut dire qu\u2019il y a assez de femmes pour se retrouver face à face.Ce n\u2019est pas nécessairement négatif», soupèse Mme Françoise David, présidente de la Fédération des femmes du Québec.De toute façon, ajoute-t-elle, on ne pose pas la question quand deux hommes sont rivaux.Faudrait-il s\u2019inquiéter quand deux femmes sont dans la même situation?C\u2019est davantage le petit nombre de femmes en politique qui doit nous,faire sourciller, croit Mme David.A ce titre, le Conseil du statut de la femme a déjà suggéré au gouvernement de verser une prime aux partis politiques qui réussiront à ce que le quart de leurs élus soient des femmes.Une suggestion restée sans réponse.Par ailleurs, un rapide coup d\u2019œil permet aussi de constater que bon nombre de candidatures féminines sont livrées «en chair à scrutin» dans des comtés imprenables à l\u2019adversaire.C\u2019est le cas d\u2019environ le tiers des candidates péquistes et libérales.Ainsi, ce sont de femmes candidates que le PQ envoie au front dans les comtés de Mont-Royal, de Laporte, de Lafontaine, d\u2019Orford, de Nelligan.Toutes aussi téméraires, les candidates libérales vont défendre les couleurs du PLQ dans Gouin, Chutes-de-la-Chaudière, M a r g a Delisle r e t Rouyn-Noranda.A ce chapitre, les partis comme les principales intéresç sées nient vertement que leur présence dans un comté soit l\u2019objet d\u2019un triste calcul électoral.Pour Annick Bélanger, une jeune recrue de 28 ans candidate du PQ dans la forteresse libérale de Laporte, il faut plutôt remarquer le nombre de femmes qui se présentent dans des comtés jugés gagnants.«Ce que je dirais, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a pas assez de femmes tout simplement.Mais il faut aussi voir que le parti (PQ) a ouvert sa porte à des militantes féministes comme Mmes Lyse Leduc et Céline Signori, ce qui en soi, est une première», affirme la jeune candidate, elle-même la première diplômée de l\u2019UQAM en études féministes.Du côté du Parti libéral, on dément qu\u2019une bonne partie des candidates soient dirigées vers les comtés perdus d\u2019avance.Mme Isabelle Perras, présidente d\u2019un comité ad hoc créé au PLQ pour rechercher des candidatures féminines, affirme que seule l\u2019implication des militantes dans leurs comtés fait en sorte qu\u2019elles s\u2019y retrouvent candidates.«Je ne me prononce pas sur les comtés «prenables» ou pas.Mais si on remarque tant que des femmes qui s\u2019y présentent, c\u2019est peut-être parce qu\u2019il y a très peu de candidates», dit-elle, rappelant que bien des candidats masculins se présentent aussi dans des comtés «difficiles».«Ce n\u2019est pas une stratégie.Le premier critère que les partis ont à l\u2019esprit, c\u2019est la connaissance du milieu», défend la candidate libérale dans le comté de Portneuf, Josée No-reau, ex-attachée politique du ministre Jean Leclerc.Même les candidates l\u2019avouent, la faible présence des femmes dans le peloton des candidats retourne encore de la difficulté de plusieurs militantes à concilier leurs aspirations politiques et leur vie familiale.«S\u2019il y a peu de femmes, c\u2019est d\u2019abord pour des raisons personnelles.Moi, je le fais pour gagner, avec l\u2019idée que je me lance en politique.Mais nous avons aussi un message à faire passer, il faut informer les gens sur nos intentions», insiste la candidate péquiste dans le château-fort libéral de Mont-Royal, Mme Magda Greiss.Elle-même approchée pour se porter candidate, la présidente de la Fédération des femmes du Québec, Mme Françoise David, admet que plusieurs appelées font faux bond aux partis parce qu\u2019elles ne peuvent concilier leur vie familiale et une vie de députée partagée entre le comté et Québec.«Ce n\u2019est pas pour rien qu\u2019on retrouve beaucoup plus de femmes en politique municipale», ajou-te-t-elle.Aux élections de 1985, le Parti québécois présentait 17 candidates et le PLQ 15.Quatorze libérales furent élues et quatre députées péquistes.En 1989, les libéraux firent élire 15 de leurs 33 candidates et le PQ, huit de ses 21 recrues féminines.Aux élections fédérales de l\u2019automne dernier, huit des 54 députés élus sous la bannière du Bloc québécois étaient des femmes.Louise Beaudoin Diane Lavallée CHANCE Optimisme face à l'avenir du Canada SUITE DE LA PAGE 1 déralisme»?Si les Québécois se déclarent disposés à donner une autre chance à un effort de renouvellement du fédéralisme, ils doutent d\u2019avoir droit à la réciprocité.A cet égard, l\u2019opinion des Québécois est partagée à parts égales.39,4% sont d\u2019avis que «le reste du Canada est prêt à renégocier avec le Québec un renouvellement du fédéralisme».Alors que 39,2% croient que non.Par delà l\u2019incertitude et les divergences, l\u2019optimisme prévaut face à l\u2019avenir politique du Québec au sein de la fédération canadienne.Les sondeurs ont voulu recueillir les impressions des électeurs sur les chances du Québec de «faire encore partie du Canada», dans quatre ans, à la fin du mandat du gouvernement qui sera élu le 12 septembre prochain.18,5% des Québécois estiment que ces chances sont très fortes; 43,5% les jugent assez fortes; 25% les croient plutôt faibles et 7% les considèrent très faibles.Dans la même logique, les Québécois ont une idée bien arrêtée de la décision qu\u2019ils prendront quand le temps viendra, sur le statut politique de leur province.S\u2019il y avait eu un référendum sur la souveraineté du Québec entre le 30 août et le 4 septembre, 51% auraient voté contre et 37,3% se seraient prononcés en faveur.Et quand on leur a demandé si ce choix était définitif, 57,6% ont répondu oui et 34,1% ont dit non.Dans la pratique, qu\u2019arrivera-t-il à court terme et à moyen terme si le PQ prend le powoir lundi prochain?59% contre 32% sont convaincus que la vie économique continuera comme maintenant; 28% appréhendent une baisse sensible du niveau de vie, mais 61% n\u2019en croient rien; 46% sont confiants que les taux d\u2019intérêt demeureront les mêmes, alors que 36% craignent que l\u2019on assiste à une hausse; 44,8% contre 44,2% prévoient une augmentation des taxes et des impôts; 47% contre 33% sont d\u2019avis que la cote financière du Québec ne bougera pas La ventilation de certaines de ces données tend à confirmer le caractère ambivalent et du comportement électoral.Ainsi, 36% de ceux qui déclarent leur intention de voter pour le PQ se disent disposés à donner une autre chance à des négociations avec le Canada anglais pour le renouvellement du fédéralisme.Dans la même logique, 18% de ces voteurs péquistes annoncent que lors du référendum, ils voteront contre la souveraineté.Pour le vice-président de Sondagem, Jean hloiseux, il ne faut pas voir en cela de contradictions.A son avis, l\u2019explication tient au fait que la base électorale du PQ s\u2019est sensiblement élargie et qu\u2019on y trouve un fort pourcentage de libéraux déçus, de fédéralistes fatigués et de nationalistes modérés.M.Noiseux est également convaincu que parmi les ex-libéraux qui sont attirés par le PQ, il y a bon nombre d\u2019adeptes de la social-démocra-tie, dont les convictions sont incompatibles avec le courant néo-libéraliste qui domine actuellement le PLQ.D\u2019APRÈS VOUS, UNE VICTOIRE DU PARTI QUÉBÉCOIS SERAIT-ELLE CONSIDÉRÉE PAR LE CANADA-ANGLAIS COMME UN AFFRONT?Peut-être Ne sait pas FOMDATION ?QUÉBÉCOISE DU CANCER 2075.ruo do Champlain.ManliAal (Québec) H2L 2T I Téléphonn : 52/' 2l94 ENFANTS LA VIE EN CONFETTIS Quatrième Grande conférence sur la famille Garderie, école, terrain de jeux, nouvelle maison, ex-quartier, maman, papa, nouveau parent, la voisine, le professeur, la monitrice, le meilleur ami, la tante.la vie d'un enfant se joue sur plusieurs scènes et met en présence de nombreux acteurs.Comment favoriser le développement harmonieux d'un enfant dans le cadre d'une vie empreinte de situations diverses, de changements et d'adaptations?Comment éviter que l'enfant se sente devenir un pion sur l'échiquier compliqué de nos vies?Conférèncier: Camil Bouchard Docteur en psychologie, professeur et chercheur Entrée Camil Bouchard est membre fondateur du Laboratoire de recherche en écologie humaine et sociale de l'UQAM À 19H30, SALLE ALFRED-LAUBERTÉ (J-M400) UNIVERSITÉ OU QUÉBEC À MONTRÉAL MÉTRO: BERRI-UQAM M.Bouchard a été président dü Groupe de travail pour les jeunes qui a produit le rapport « Un Québec fou de ses enfants ».Renseignements: madame Solange Roy, (514) 987-4876 la famille northern Université du Québec à Montréal LE DEVOIR telecum LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 RENSEIGNEMENTS\t(514)985-3333 ADMINISTRATION\t(514)985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985-3344 (514) 985-3344 (514) 985-3399 1-800 363 0305 SERVICE À LA CLIENTÈLE \u2022 Extérieur (sans frais) * t\u20148 00-46 3 - 7559 DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements posfaui.Montréal\t(514) 985-3355 LE DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont le siège social informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distrib b au numéro 2050 de Bleury, 9 Messageries Dynamiques, drvi étage Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Québécor LaSalle.7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612 ouest nie Saint-Jacques.Montréal.I/Agencc Presse Canadienne e-ion du Groupe Québécor Inc., 775 boul Lebeau.St Laurent.Envoi de publication \u2014 F.nregistrement no 0858.Dépét légal: Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514) 985-3333; service a b clientèle: (514) 91 iséc à employer et à diffi »; publicité: (514) 985-339 "]
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