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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1994-09-27, Collections de BAnQ.

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[" FONDE EN 1910 T o r o il I o S «I r Ill'll K r T K M I» Il I li r> r I.K M A H I) I M (I N T B-K A I I.X X X V P a tile Robitaille ?!» K RSPECTIVES La Russie ou le calme plat La politique n'intéresse plus les Russes, qui ne pensent quà l'argent Moscou \u2014 Loin en Amérique, Boris Eltsine ne manque rien chez lui, du moins en apparence.La plus grande nouvelle à Moscou, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y en a pas, dit-on.«La vie politique n\u2019a jamais été aussi calme», peut-on entendre dans les milieux branchés.Moscou a perdu sa place au palmarès de CNN et de la BBC.La an dernier, à la même date, Boris Eltsi-7 ne avait pourtant pris toute la place des bulletins de nouvelles lorsqu\u2019il avait annoncé la dissolution du Parlement rus-( se.Les députés s\u2019étaient alors barricadés dans la Maison blanche, siège de la législature.Après 12 jours et une suite de manœuvres violentes des députés et de leurs alliés, Boris Eltsine avait choisi les tanks pour régler ses comptes avec l\u2019opposition rebelle.Le coup de force a été affreusement sanglant.Selon le gouvernement, il aurait fait 150 morts.D\u2019autres sources, entre autres des groupes pour la défense des droits de l\u2019homme, citent de 400 à 500 morts et des milliers de blessés.L\u2019Ouest a vite oublié.A quoi bon savoir?Boris Eltsine a gagné.La population a donné au Président une nouvelle Constitution qui le rend tout-puissant et un Parlement tout neuf mais «rachitique».La Cour constitutionnelle, elle, est toujours absente.Boris Eltsine s\u2019est depuis débarrassé de ses jeunes ministres réformateurs.Mais le nouveau gouvernement du premier ministre, Victor Tchernomourdine, un proche du complexe militaro-industriel, s\u2019avère un meilleur élève que prévu du Fonds monétaire international.L\u2019inflation est tombée à 4 % en août contre 20 % à la même période l\u2019an dernier.L\u2019indice à la consommation a augmenté de 18 % depuis le début de l\u2019année et le niveau de vie de la population se redresse tranquillement.Le week-end, les marchés sont envahis par une classe moyenne naissante qui achète tout, des télévisions japonaises aux manteaux de cuir en passant par le dernier Culinar.On parle maintenant de boom boursier.Malgré les scandales financiers à la MMM, les gens jouent et rêvent de gros sous.Les investisseurs étrangers aussi.Ils achèteraient des actions de compagnies russes au rythme de 500 millions de dollars par mois.Alors les Russes parlent d\u2019argent.La politique ne les intéresse plus.Ils sont com-de la population plètement désillusionnés par leurs leaders.Demandez-leur qui gouverne en Russie: souvent, ils vous répondront: la mafia.Demandez-leur, encore, ce qui est le plus grave problème ici: une fois sur deux, ils vous diront: la corruption.12 % seulement de la population ferait confiance entièrement à Boris Eltsine.Mais cela importe peu.Ici, on a appris à se débrouiller sans l\u2019Etat.de vieilles habitudes.Pour les mêmes raisons, les manifestations de l\u2019opposition font pitié; à peine 5000 personnes pour commémorer le début de la bataille entre le Parlement et le président le 21 septembre dernier.Seulement une poignée de vieilles dames et de retraités font le pied de grue devant la Maison blanche à la mémoire des victimes.Même un des leaders des forces anti-Eltsine, Alexandre Routs-koi, l\u2019avoue: «Les gens en ont soupé de la politique!» Les hommes qui avaient mené la rébellion de l\u2019an dernier sont, en plus, sérieusement divisés.Règne tranquille pour Boris Eltsine?Peut-être.Mais il y a un côté affreux et tragique à la société russe, une bombe à retardement dont le Fonds monétaire et les grandes institutions occidentales parlent moins.La population se dégrade comme nulle part en Occident.En province, des entreprises ferment, des gens sont mis à la rue et, par là, des villes tombent.Depuis le début de l\u2019année, le nombre de chômeurs a doublé.L\u2019alcoolisme augmente aussi, comme la violence familiale.En un an, le nombre d\u2019orphelins a triplé en Russie.L\u2019an dernier, les moins de 14 ans ont commis près de 200 meurtres.Les sans-abri, eux, s\u2019entassent dans les gares.Les services sociaux sont absents.La tuberculose, la diphtérie, la dysenterie et le choléra recommencent à tuer dans ce pays qu\u2019on appelle toujours une superpuissance.La Russie est le seul pays au monde où il y a plus de morts que de naissances.Un an après les événements d\u2019octobre, tout n\u2019est pas si simple pour M.Eltsine.Le plus grave problème en Russie: la corruption.12 % seulement ferait confiance entièrement à Boris Eltsine N D E X MÉTÉO Agenda \t\t.B6 Avis publies.\t.B4 Classées\t\t.B5 Culture\t\t.B8 Économie\t\t.B2 Éditorial\t\t.A8 Le monde\t\t.A7 Mots croisés.\t.B5 Les sports\t\t.B5 Montréal Pluie.Vents de 20 à 40 km-h.Max: 19 Québec Pluie intermittente.Vents de 20 à 40 km-h.Max: 17 Détails en B5 MONTRÉAL Le RCM et Vision Montréal sont nez à nez PAGE A 3 ?LE MONDE Des députés haïtiens veulent rejeter la loi d\u2019amnistie PAGE A 7 POLITIQUE Assurance-chômage: de nouvelles contraintes PAGE A 6 Parizeau veut donner le goût du pays 20 ministres et 14 délégués régionaux pour montrer ce que le Québec sait faire et pourrait faire MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le nouveau gouvernement dirigé par Jacques Parizeau a pour mandat de «sonner le réveil du Québec» et de «donner le goût du pays» dans la perspective d\u2019un référendum sur la souveraineté en 1995.«Nous voulons mettre le Québec en marche, a déclaré le nouveau premier ministre.En démontrant ce que le Québec sait faire, nous illustrerons ce qu\u2019il pourrait faire s\u2019il avait l\u2019entière maîtrise de ses outils.» Le conseil des ministres se compose de 20 membres, dont le chef du gouvernement, Jacques Parizeau, auxquels il a tracé dès hier un plan de gouverne détaillé et urgent.Ce plan est fondé sur deux principes: gouverner avec les outils disponibles en simplifiant la vie des citoyens; ne plus chercher à centraliser les décisions à Québec et mettre fin au mur à mur.Le gouvernement comporte un comité des priorités composé à parts égales de trois hommes et de trois femmes, en plus de M.Parizeau qui en est le président.Les autres comités ministériels qui existaient sous les li- VOIR PAGE A 10: PARIZEAU VOIR AUSSI EN PAGES A 4, A 5 ET A 8 ¦\tParizeau se dote d'un conseil aguerri ¦\t14 interlocuteurs pour les régions ¦\tJeunesse et exjiérienee pour conseiller Parizeau ¦\tLe patronat entretient un préjugé favorable ¦\tEditorial: La relève au pouvoir ¦\tLe Hir et Beaudoin pour préparer le référendum ¦\tRien pour l\u2019emploi, dit Daniel Johnson ¦\tChevrette salue la décentralisation ¦\tL\u2019échéancier référendaire convient à Bouchard La vie d\u2019un homme vaut plus que celle d\u2019une femme PHOTO JACQUES NADEAU Mme Corinne Côté-Lévesque, épouse de l\u2019ex-premier ministre René Lévesque, et Lucien Bouchard, chef du Bloc québécois, échangent quelques mots avec le premier ministre du Québec, M.Jacques Parizeau, au Salon rouge du Parlement.C\u2019est là que le nouveau gouvernement a été assermenté, hier, en présence de plusieurs personnalités nationalistes.M.Parizeau a formé un conseil de 20 ministres.II a egalement nommé 14 adjoints parlementaires qui s\u2019occuperont de chacune des grandes régions du Québec.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR La vie d\u2019une femme vaut moins que celle d\u2019un homme, à l\u2019échelle mondiale.C\u2019est du moins la conclusion qu\u2019a tirée hier le Dr Mahmoud Fathalla, président de la Fédération internationale de gynécologie et d\u2019obstétrique, au moment de lancer le Rapport mondial sur la santé des femmes, au XlVe congrès de la Fédération internationale de gynécologie et d\u2019obstétrique (FIGO), qui se déroule cette semaine au Palais des congrès de Montréal.Le rapport présente des données frappantes quant au nombre d\u2019avortements provoqués lorsque le fœtus est féminin, ainsi que sur la mutilation sexuelle féminine, ou l\u2019ablation du clitoris.Ainsi, chaque année, dans divers pays du monde, deux millions de fillettes et de jeunes filles subissent des mutilations sexuelles, ou clitoridectomie, soit l\u2019ablation totale ou partielle du clitoris.Ce genre d\u2019opération se pratique encore couramment dans 40 pays d\u2019Afrique et d\u2019Asie, où 600 jeunes filles sont mutilées chaque jour.Dans le monde, ces mutilations portent atteinte à la santé de 85 à 115 millions de filles ou de femmes.«Dans certains pays, expliquait hier Leila Mehra, représentante de l\u2019Organisation mondiale de la santé, ce sont 95 % des femmes qui subissent cette mutilation.» Et Mme Mehra n\u2019a pas été sans souligner que l\u2019immigration transporte ce problème à travers le monde et que bien que cette pratique soit interdite dans plusieurs pays, certaines femmes immigrées retournent dans leur pays VOIR PAGE A 10: VIE Une vedette américaine à Paris Pour Céline Dion, le plus court chemin entre Montréal et Paris passait par Los Angeles CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS Eltsine veut éliminer les armes nucléaires Mais Clinton n\u2019est pas pressé Lorsque Céline Dion a débarqué à Paris cette semaine, elle n\u2019était plus la petite cousine québécoise qui chante des chansons naïves avec un accent exotique.Elle n\u2019était plus la teenager qui avait remporté, en 1988, le prix Eurovision alors qu\u2019elle représentait \u2014 allez savoir pourquoi \u2014 la Suisse.Elle n\u2019était pas non plus la charmante enfant de Charlemagne élevée au son des rigodons et des «standards» américains.Chez l\u2019animateur Michel Drucker, comme dans les principales émissions de variétés où elle est apparue cette semaine, Céline Dion n\u2019était rien de moins qu\u2019une grande vedette américaine.Celle qui a fracassé le Billboard pendant plusieurs semaines avec The Power of Love.Celle qui fréquente les Clinton, Prince et Jackson.Et cela vaut mieux qu\u2019un passeport québécois pour conquérir l\u2019hexagone! C\u2019est donc via New York et Los Angeles que Céline Dion arrive à Paris pour chauffer, à partir d\u2019aujourd\u2019hui et pendant trois soirs de suite, la scène de l\u2019Olympia.Un spectacle entièrement bilingue puisqu\u2019il sera à 40 % en anglais.«On aurait pu tenir une semaine», dit son attachée de presse.Il s\u2019agit de son premier spectacle à Paris depuis qu\u2019elle a fait, toujours à l\u2019Olympia, la première partie de Patrick Sabatier il y a dix ans exactement.Une autre époque.Depuis, Céline Dion n\u2019avait jamais vraiment décollé en France.Elle n\u2019avait jamais vraiment séduit, malgré son «ami» le parolier Eddy Mamay et son français «assaisonné au sirop d\u2019érable», lit-on dans le dossier de presse.Le concours Eurovision ne l\u2019avait pas aidée du tout.Tant que Céline Dion cultivait l\u2019image d\u2019une Mireille Mathieu québécoise \u2014 issue d\u2019une famille nombreuse, voix puissante, texte d\u2019Eddy Mamay \u2014, les Français demeuraient VOIR PAGE A 10: DION PHOTO ARCHIVES En Europe, Céline Dion «ratisse» moins large qu\u2019au Québec ou aux Etats-Unis, et son public se recrute surtout chez les plus de 30 ans.LE DEVOIR AVEC AFP ET REUTER New York \u2014 À la veille d\u2019un sommet à Washington, les présidents des deux plus gros pays du monde ont paradé hier à la tribune de l\u2019Assemblée générale des Nations unies, l\u2019un appelant de ses vœux «une Coalition mondiale pour la démocratie», l\u2019autre demandant l\u2019établissement de négociations globales entre toutes les puissances nucléaires pour éliminer à ternie les armes nucléaires.Mais ni Bill Clinton ni Boris Eltsine n\u2019ont saisi au vol la perche tendue par l\u2019autre.Le président Clinton a ainsi souhaité l\u2019émergence d\u2019une «Coalition pour la démocratie» afin de promouvoir la cause de la liberté à travers le globe et rendre le monde «plus sûr et, plus prospère».Il a estimé que les Etats-Unis avaient «une responsabilité spéciale» à cet égard, mais qu\u2019ils cherchaient «à remplir leurs responsabilités en coopération avec les autres pays».«Nous n\u2019avons aucun désir d\u2019être les gendarmes du monde mais nous ferons ce que nous pourrons pour (.) soutenir des démocraties fragiles, étendre la liberté du marché dans le monde et, bien sûr, freiner les forces de la destruction qui nous menacent tous», a souligné M.Clinton, qui s\u2019est retrouvé depuis deux mois plongé dans deux importantes crises de politique étrangère, Cuba et Haiti.Prenant l\u2019exemple de l\u2019intervention militaire en Haiti.M.Clinton a estimé que les Etats-Unis ont montré dans ce cas qu\u2019«ils sont prêts à prendre la tête d\u2019une force multinationale lorsque leurs intérêts sont clairs, que la cause est justifiée, que la mission est réalisable et que les pays du monde se tiennent à (leurs) côtés».L\u2019exemple des actions entreprises par l\u2019ONU en Haiti VOIR PAGE A 10: ARMES I.K I) K V U I H I.E M A |< I) I A '> M It It K ¦I 'i L E S A C TIIA LIT E S Ottawa injecte 243 millions $ dans les programmes de santé aux autochtones JOËL BELLAVANCE PRESSE CANADIENNE Ottawa \u2014 Devant l\u2019ampleur des problèmes de santé qui affligent les communautés autochtones au pays, le gouvernement fédéral injectera 243 millions $ de plus au cours des cinq prochaines années dans les programmes de santé qui leur sont destinés.> tCette somme supplémentaire, qui s\u2019ajoute aux 81,5 millions $ déjà annoncés, est d\u2019autant plus nécessaire que les autochtones font face à des problèmes de santé sans précédent, que le reste \u2018 de la population canadienne ne connaît pas, a ; soutenu, hier, la ministre de la Santé, Diane Marleau.«Il faut redoubler et intensifier nos efforts afin .(ly parvenir à améliorer davantage les conditions , .de santé des Premières Nations et des Inuit», a .déclaré la ministre, en expliquant la nouvelle stratégie du fédéral, laquelle a été élaborée de concert avec les autochtones.La subvention annoncée hier permettra de .peaufiner de meilleurs programmes de santé çlans le domaine de la lutte contre l\u2019usage abusif des solvants (28,9 millions $), de la gestion de crises en santé mentale (104,6 millions $) et des soins infirmiers à domicile (22,3 millions $).Ce sont les autochtones eux-mêmes qui seront responsables de la mise sur pied et de la gestion de ces programmes et non des fonctionnaires à Ottawa, a tenu à souligner Mme Marleau.La gestion des programmes accaparera d\u2019ailleurs près du tiers de la subvention (87,2 millions $).«Il me paraît évident que les programmes de santé élaborés, conçus et mis en œuvre par les collectivités autochtones sont plus efficaces que ceux organisés par des agences extérieures», a fait valoir la ministre de la Santé.Au cours des dernières années, plusieurs études ont démontré l\u2019une après l\u2019autre que les autochtones n\u2019ont pas une santé de fer comparativement au reste de la population canadienne: ¦\tchez les autochtones, le taux de suicide est presque cinq fois plus élevé que la moyenne nationale; ¦\tles jeunes consomment de manière abusive des solvants et l\u2019alcoolisme a atteint des propor- tions d'épidémie dans certaines communautés du Nord; ¦\tle taux de mortalité infantile est environ 48 % plus élevé chez les Premières Nations (il est environ 180 % plus élevé chez les Inuit) que pour l\u2019ensemble de la population canadienne; ¦\tenfin, les autochtones ont une espérance de vie de plusieurs années inférieure à celle des autres Canadiens.Réagissant à l\u2019annonce de la ministre de la Santé, le vice-chef des Premières Nations, Gordon Peters, a dit estimer que la somme allouée est insuffisante en regard des besoins des autochtones en matière de santé.Il s\u2019est toutefois dit satisfait du fait que la gestion de ces programmes de santé relèvera des autochtones et non des fonctionnaires à Ottawa.«Dans le passé, des gens de l\u2019extérieur nous imposaient des programmes de santé qu\u2019ils croyaient bons pour nous.Mais en réalité, ce qu\u2019ils faisaient, ils nous imposaient leurs valeurs.L\u2019annonce de ce matin nous permettra de mettre sur pied des programmes qui répondent à nos besoins et de bâtir des communautés plus fortes», a dit le vice-chef des Premières Nations.i * Sélection du jury au procès de Simpson Los Angeles (AFP) \u2014 La sélection du jury dans le procès d\u2019O.J., $impson, l\u2019ancien joueur-vedette de fqQtball américain inculpé de double ' hieurtre, a débuté lundi à l\u2019abri des caméras, dans un tribunal de Los An-, geles assiégé par une armée de jour-nalistes venus du monde entier pour t.pouvrir ce «procès du siècle»., Après une ultime discussion lundi matin, le juge Lance Ito a admis trois .représentants de la presse dans la sal-.le d\u2019audience, alors que dans un pre-' plier temps seul un journaliste l (l'agence devait assister à cette délica-,, te procédure.,'JG En revanche, caméras et micros sont restés interdits pour l\u2019ouverture de ce procès dont l\u2019instruction a connu une médiatisation exceptionnelle et qui a tenu l\u2019Amérique en haleine tout au long de l\u2019été.Orenthal James (O.J.) Simpson, 47 ans, vedette du football américain des j; àfipées 70 reconvertie dans la publici-'\u2022¦téet le cinéma, s\u2019est déclaré innocent du meurtre de son ex-femme Nicole .Çrown Simpson, 35 ans, et d\u2019un de (\"ses amis, Ronald Goldman, un ser-,(veur de restaurant de 25 ans.Leurs , porps avaient été découverts égorgés pf sauvagement poignardés le 13 juin ÿ devant la villa de Nicole Brown, dans G un quartier cossu de Los Angeles.- G.L\u2019affaire a depuis occupé la une des \" journaux et monopolisé pendant des journées entières les petits écrans du \u201e .pays.Ce double meurtre a tout pour : susciter la passion: acte d\u2019une sauva-' -'gèrie inhabituelle, pas de témoin ni d\u2019arme du crime.Et l\u2019unique suspect i' est une ancienne gloire de l\u2019up des ,, sports les plus populaires des États-, Unis.J.yt Pour éviter que la procédure ne .traîne en longueur, le juge Ito a décidé que lui seul pourrait interroger les quelque 1000 personnes parmi les-'quelles doivent être choisies douze jurés titulaires et huit suppléants.Ces douze hommes et femmes devront parvenir à un verdict unanime.' ' Un questionnaire d\u2019une cinquantai-» ; jne-de pages a été remis aux jurés po-; t, jqqtiels avant leur interrogatoire.L\u2019ac-Uttisation et la défense pourront, du-UVânt cette procédure, récuser 20 per-sonnes chacune sans invoquer de \u2022;\u201drnotif.Sur le millier de personnes \u2022 pressenties, seules quelque 220 ont i i répondu à la convocation de la justice.Il est prêt .¦saste*!1 >\u2022\u2022\u2022\u2019» Jh ^ * -\u2022 j5.PHOTO AP CHARLES VANHORN, de Travers City, au Michigan, est un farouche partisan du chauffage au bois.Chaque année, tel la fourmi, il se prépare en vue de la saison froide en empilant plus de 16 cordes de bois autour de sa maison.L\u2019Ontario propose de confier à Ottawa le contrôle exclusif de la TPS CLYDE GRAHAM PRESSE CANADIENNE Ottawa (PC) \u2014 Les provinces donneraient à Ottawa le contrôle exclusif sur la taxe de vente, en vertu d\u2019une surprenante proposition ontarienne pour le remplacement de la TPS.En échange, selon la proposition mise de l\u2019avant hier par le ministre ontarien des Finances, Floyd Laugh-ren, le gouvernement fédéral réduirait son taux d\u2019imposition sur le revenu pour accorder aux provinces une plus grande part des recettes de l\u2019impôt sur le revenu des particuliers.L\u2019avantage de cette proposition, L\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal vous invite au vendredi le 21 octobre 1994 13 h.Hôtel Reine Élizabeth Sous la présidence d\u2019honneur de Michel Bélanger, Président du conseil d\u2019administration de l\u2019IRCM \u2022 La civilisation occidentale et les sociétés démocratiques sont en crise.Quels en sont les principaux éléments?\u2022 Comment prévenir la décadence des démocraties occidentales?\u2022 Quelles sont les solutions pour assurer de meilleures conditions socio-politiques pour la santé positive des individus?Zbigniew Brzezinski, Conseiller de la sécurité nationale du président Carter, États-Unis; Michel Chrétien, Directeur scientifique et chef de la direction de l\u2019IRCM; John Evans, Président du conseil d\u2019administration, Allelix Biopharmaceuticals; Jacques Genest, Fondateur de l\u2019IRCM; Andrew Hutchison, Évêque anglican de Montréal; Benoît Lacroix.Professeur émérite, Université de Montréal; Claude Ryan.Ministre, Gouvernement du Québec.Pour recevoir le programme et le bulletin d\u2019inscription, communiquer avec le service des communications externes de l\u2019IRCM : 987-5768 Commanditaire principal : BANQUE ROYALE c\u2019est qu\u2019elle simplifierait les choses.Il n\u2019y aurait plus à payer deux taxes \u2014 fédérale et provinciale \u2014 à la caisse, mais une seule taxe nationale, dont le taux actuel, 7 %, devrait probablement être relevé.«Les consommateurs obtiendraient un système de taxation plus efficace», a déclaré le ministre Laughren au cours d\u2019une conférence de presse improvisée après que la Presse canadienne eut dévoilé la nouvelle à Ottawa.Le ministre des Finances, Paul Martin, a réagi en disant que toute initiative permettant de simplifier le système était la bienvenue.Il a ajouté cependant qu\u2019il y avait des désavantages, dont l\u2019impact d\u2019une telle proposition sur les provinces pauvres.Celles-ci disposent d\u2019une assiette fiscale réduite et pourraient plus difficilement récupérer les recettes perdues au chapitre de la taxe de vente.Le porte-parole financier du Bloc québécois, Yvan Loubier, a qualifié la proposition de ridicule et affirmé que le Québec ne céderait jamais sa juridiction dans le secteur de la taxe de vente.Un certain nombre de provinces auraient manifesté un vif intérêt pour la proposition ontarienne.Cela fait des mois que les provinces sont en pourparlers avec Ottawa pour le remplacement de la TPS.La proposition de l\u2019Ontario est le premier signal que les provinces sont disposées à négocier.Le remplacement de la taxe sur les produits et services était une des principales promesses électorales du premier ministre Jean Chrétien.Fonctionnaires fédéraux et provinciaux ruminent depuis des mois une proposition fédérale visant à mettre sur pied un système conjoint fédéral-provincial de taxe de vente.La proposition fédérale prévoit une taxe de vente conjointe semblable à la TPS, au taux national combiné de 10 à 12 %.Mais selon cette proposition, les provinces devraient compenser une partie des recettes perdues en augmentant les impôts sur le revenu.Actuellement, Ottawa perçoit les impôts sur le revenu pour toutes les provinces, sauf le Québec.INVITATI^ N L\u2019Institut d\u2019administration publique du Grand Montréal, Groupe régional de Montréal de l\u2019IAPC, et l\u2019Association des diplômés de l\u2019ENAP, en collaboration avec LE vous invitent à un petit déjeuner-réflexion Monsieur Luc Martin Associé, Arthur Andersen et Cie «La réingénicrie dans le secteur public» Le jeudi 29 septembre prochain de 7h30 à 9h30 Hôtel Méridien Basilaire 2 Complexe Desjardins 15$ Inscription téléphonique à l\u2019ENAP au (514) 522-3641 L'Institut d'administration publique du Grand Montréal Tl» Institute o( Public Administration ol Greater Montreal La Cour suprême rejette l\u2019appel de la Waste Management La multinationale des déchets mise en échec par le petit village de Saint-Étienne-des-Grès L LOUIS-GILLES F R A N C O E11 K LE DEVOIR os régies intermunicipales, qui se forment de plus ___en plus pour assumer la gestion des déchets à l\u2019échelle des régions, onl le pouvoir d'exproprier les sites d\u2019enfouissement de leur choix.C'est ce que vient de confirmer la Cour suprême du Canada en refusant, la semaine dernière, d entendre l'appel interjeté par la première multinationale de 1 industrie des déchets, la Waste Management International (WMI).Cette dernière a été mise en échec par le petit village de Saint-Etienne-des-Grès et ses quelque 40 alliés municipaux de la Mauricie.Cette décision de la Cour suprême est d\u2019autant plus névralgique dans le dossier des déchets que Québec donnait il y a deux ans aux municipalités et partant aux régies le droit de refuser les déchets provenant d\u2019autres régions à la condition qu\u2019elles soient propriétaire du site d\u2019enfouissement.C\u2019est effectivement pour s\u2019éviter l\u2019importation des déchets de Montréal ou d\u2019ailleurs que les citoyens de Saint-Etienne-des-Grès ont amorcé, en 1989, leur bataille à finir contre le site de WMI.Mais le match juridique n\u2019est pas terminé car, après deux détours en Cour suprême, il reste aux deux parties à se présenter devant le Tribunal de l\u2019expropriation pour déterminer le prix du site, construit tout près du Saint-Maurice.Cette troisième période, pourrait-on dire, pourrait bien donner lieu à d\u2019autres contestations juridiques.Dans d\u2019autres régions de la province, comme à Saint-Nicéphore ou à Sainl-Jean-de-Matha, les citoyens hésitent davantage à exproprier les sites dont ils sont mécontents.Ils soutiennent généralement que leurs municipalités n\u2019ont pas les moyens d\u2019une telle équipée et qu\u2019ils n\u2019ont pas à s\u2019endetter collectivement pour s\u2019éviter les séquelles de l\u2019importation des déchets d\u2019autres régions.Québec, par contre, s\u2019est toujours refusé à limiter la capacité des sites d\u2019enfouissement des régions à leurs stricts besoins, ce qui aurait pu empêcher que ne se crée une surcapacité globale, qui neutralise actuellement les politiques de recyclage, plus coûteuses.C\u2019est en 1989 que l\u2019opposition des citoyens de Saint-Étienne-des-Grès, une petite municipalité riveraine du Saint-Maurice, en amont de Trois-Rivières, éclate au grand jour.La petite ville vient d\u2019apprendre que le site, ouvert par Fred Piché malgré l\u2019opposition de la population en 1976, est passé sous le contrôle de la première multinationale du déchet.WMI a peu investi d\u2019argent liquide dans la transaction, ayant procédé par échange d\u2019actions.WMI, qui voyait dans ce projet le moyen de percer flans la région métropolitaine, avait proposé à Saint-Étienne de régler les fuites du site d\u2019enfouissement en installant une supercellule imperméable, qu\u2019elle a mise au point et qui est devenu la norme américaine.La multinationale devait par contre se priver d\u2019appuis importants dans la région en relevant fortement ses tarifs, ce qui a provoqué une première confrontation jusqp\u2019en Cour suprême.Saint-Étienne-des-Grès prit dès le début la décision d\u2019exproprier le site WMI et, pour obvier à son incapacité financière, cette petite municipalité devait convaincre pas moins de 40 autres institutions municipales et quatre municipalités régionales de comté, sans oublier la métropole régionale de Trois-Rivières, d\u2019acheter et d\u2019exploiter le site ensemble.C\u2019est ce mouvement qui a donné lieu à la naissance de la régie intermunicipale des déchets de la Mauricie, dont la Cour suprême vient de confirmer le droit d\u2019expropriation.Congrès de gynécologie et d\u2019obstétrique Plaidoyer pour la responsabilisation des femmes CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Le Dr Nafis Sadik, directrice du Fonds des Nations unies pour la population, estime que les femmes doivent se responsabiliser en matière de santé et de planification familiale.Mme Sadik, qui s\u2019est démarquée pour ses positions en faveur du libre choix pour la femme lors de la Conférence internationale sur la population et la démographie du Caire, s\u2019exprimait dans le cadre du XlVe congrès de la Fédération de gynécologie et d\u2019obstétrique qui se déroule à Montréal.Ainsi, elle a fait valoir que 350 millions de couples, à travers le monde, n\u2019ont toujours pas accès à la panoplie complète des méthodes modernes de planification des naissances.Par contre, l\u2019usage de la pilule contraceptive, en forte hausse dans les pays en développement depuis 30 ans, se situait, dans ces pays, à 55 % en 1993.De 1960 à 1965, le taux d\u2019usage de contraceptifs dans ces pays était de 14 %.Cependant, encore aujourd\u2019hui, l\u2019avortement est une source importante de décès en couches, et ce à raison de 150 000 à 200 000 par année.Encore une fois, les disparités entre les pays en voie de développement et les pays dits développés sont frappantes.«Il y a plus de décès en couches en Inde en un mois que dans l\u2019Amérique du Nord, en Europe, au Japon et en Australie réunis, en un an», a dit Mme Sadik.Par ailleurs, Mme Sadik a cité plusieurs cas de mauvais traitements faits aux jeunes filles, par rapport aux jeunes garçons, clans plusieurs pays du monde.Au Brésil, au Burundi, au Guatemala, en Indonésie, au Togo, en Inde et en Chine, par exemple, le taux de décès chez les filles âgées de deux à cinq ans est plus élevé que celui des garçons, bien que les femmes soient biologiquement plus résistantes.Petites filles moins bien nourries Plusieurs études constatent également que les petites filles de moins de cinq ans sont moins bien nourries que les garçons dans plusieurs pays.Lorsqu\u2019elles sont enfants, les filles du Bangladesh, par exemple, ont 40 fois moins de chances d\u2019être conduites à l\u2019hôpital que les garçons et reçoivent 16 % moins de nourriture.Ceci est accentué durant les périodes de famine.Pour toutes ces raisons, donc, poursuit Mme Sadik, on assiste dans plusieurs pays d\u2019Asie et du Pacifique à une inversion du rapport de santé naturel entre les hommes et les femmes.Ainsi, on trouve dans ces régions, 95 femmes pour 100 hommes.Mme Sadik a également profité de l\u2019occasion pour saluer les efforts de la FIGO en matière de sensibilisation à la santé des femmes.1 ( I t 86 K I* T K M B B E I il II I M A B I) I I) K V (I I B LE DEVOIR PHOTO JACQUES GRENIER RONY AKIKI signe la pétition de l\u2019industrie des spiritueux qui réclame une baisse de près de 40 % du taux de taxes, sous l\u2019œil de bébé Stéphanie.Il s\u2019agit d\u2019une deuxième opération de sensibilisation de la part du Comité de sauvegarde de l\u2019emploi de l\u2019industrie des distilleries qui compte déposer sa pétition le 6 octobre prochain lors d\u2019une manifestation devant l\u2019Assemblée nationale.L\u2019inconstitutionnalité de la Régie des permis d\u2019alcool confirmée en Cour d\u2019appel KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La Cour d\u2019appel a retenu le droit de tout citoyen d\u2019être jugé par un tribunal indépendant pour invalider les pouvoirs de suspension et de révocation de la Régie des permis d\u2019alcool.Du coup, la Cour d\u2019appel confirme le jugement de la Cour supérieure rendu en juin 1993 rendant inconstitutionnelle la Régie et ouvre ainsi la voie à d\u2019éventuelles contestations des pouvoirs d\u2019autres tribunaux administratifs tels la Commission de la santé et de la sécurité au travail et le Conseil des services essentiels.Commission d\u2019enquête sur l\u2019approvisionnement en sang au Canada «La Cour d\u2019appel est d\u2019avis que les liens intimes de la Régie avec le pouvoir gouvernemental et le fait qu\u2019elle soit à la fois juge et partie contreviennent à la Charte québécoise», a expliqué Simon Venne, avocat représentant notamment le propriétaire d\u2019un bar de Saint-Jérôme, la Petite Maison.Le tribunal cumule plusieurs fonctions, dont émettre, surveiller et retirer les permis, porter des accusations, juger et condamner.Le procureur de la Couronne avait plaidé qu\u2019il faut moduler les notions d\u2019impartialité et d\u2019indépendance et que la population doit accorder sa confiance aux régisseurs.Ces derniers sont nommés pour cinq ans, sans être soumis à des critères de sélection comme les fonctionnaires.Pour Me Venne, il s\u2019agit «de l\u2019aboutissement d\u2019une longue lutte judiciai- re entreprise depuis plus de quatre ans avec le procureur général et'visant à invalider les pouvoirs disciplinaires de la Régie des permis d\u2019alcool pour cause d\u2019apparence de partialité».Si la Petite Maison obtient gain de cause, d\u2019autres bars, dont le Càfé Campus, ont eu l\u2019occasion de goûté à la médecine de la Régie des permis d\u2019alcool.«C\u2019était une question soulevée à l\u2019époque par nos avocats mais qu\u2019ils n\u2019ont pas plaidée.C\u2019était devenu une bataille strictement juridique qui nous a coûté plusieurs centaines de milliers de dollars», a expliqué hier Luc Cabot, coordonnateur du Café Campus qui a déménagé ses pénates à la suite d\u2019un feuilleton qui aura duré trois ans.Le gouvernement du Québec pourrait décider de porter cette cause devant la Cour suprême.«Sauvons nos jobs!» Le RCM et Vision Montréal sont nez à nez Les pointages indiquent que les deux adversaires récolteraient chacun environ 18 districts aux élections KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) et Vision Montréal (VM) auront chacun fort à faire pour se distancer l\u2019un de l\u2019autre.Au jeu du pointage, les deux principaux adversaires se retrouvent actuellement nez à nez.Et cette bataille qui démarre sans gagnant constitue autant l\u2019analyse du RCM que de VM, du moins en coulisses.Selon ce diagnostic préliminaire, partisan et donc non scientifique, le RCM et VM récolteraient chacun, à ce moment-ci, plus ou moins 18 districts.Huit autres seraient représentés par des indépendants, des candidats de la Coalition démocratique, de Montréal écologique ou du Parti des Montréalais de Jérôme Choquette.Des batailles épiques pourraient avoir lieu dans au moins huit districts.Parmi ceux-ci, notons Etienne-Desmarteaux que représente depuis 1986 l\u2019actuelle présidente du comité exécutif, Léa Cousineau.La faiblesse de Mme Cousineau, pour le moment du moins, se résume à l\u2019absence d\u2019organisation locale (contrairement à ses collègues de Rosemont, André Lavallée et Michel Lemay) et, surtout, aux décisions difficiles que nécessite sa fonction.Mme Cousineau fait face à une nouvelle venue en politique, Michelle Daines de VM.Le district Côte-des-Neiges pourrait également figurer au palmarès des échauffourées électorales.Le conseiller du RCM Abe Limonchik y retrouve son principal adversaire de 1990, Pierre-Yves Melançon, maintenant associé à Vision Montréal.M.Limonchik tentera d\u2019obtenir un deuxième mandat, mais rien n\u2019est moins sûr.Sur le Plateau Mont-Royal, Thérèse Daviau, membre du comité exécutif, et Françoise Saliou, de VM, fourbissent leurs armes.Le choc des deux femmes, l\u2019une militante de longue date au RCM et colistière de Jean Doré, et l\u2019autre, candidate bénéficiant d\u2019un certain appui chez les commerçants du secteur, devrait laisser voir de beljes flammèches.A proximité, dans Mile-End, le candidat de VM Jean Roy est encore loin de la victoire.Il affronte Helen Foto- poulos du RCM, qui, jusqu\u2019à tout récemment, occupait le poste d'attacher politique de Joseph Hiello dans les dossiers culturels ci bénéficie vraisemblablement de bon nombre d\u2019appuis dans ce milieu.Le combat des chefs devrait également donner lieu à de bons débats.Voilà une campagne électorale qui détonne par rapport à celle de 1990 où aucun aspirant maire n'a pu sérieusement disputer le siège de premier magistrat a Jean Doré.Malgré une lutte qui s\u2019annonce plus laborieuse, M.Doré reprend la même stratégie d\u2019il y a quatre ans: la fête de l\u2019Action de Grâce marquera le départ de la campagne électorale pour le RCM.Ne laisse-t-on pas ainsi tout le terrain à Pierre Bourque et son équipe?«Les gens au Québec ont trouvé qu\u2019une campagne de 50 jours au provincial était beaucoup trop longue et a fini par lasser tout le monde.On n\u2019écœurera pas la population», commentait la semaine dernière Jean Doré.Pour ce dernier, les trois dernières semaines d\u2019avant le scrutin du 6 novembre suffisent amplement pour aborder toutes les questions municipales et défendre les huit années d\u2019administration du RCM.«Il y a des gens qui s\u2019imaginent, et c\u2019est peut-être le cas de nos adversaires, qu\u2019une campagne municipale, c\u2019est une course de vitesse.Moi, j\u2019ai toujours prétendu quç c\u2019est une course de fond», soutient M.Doré.A ce titre, Vision Montréal est plus présent dans les quartiers que le RCM: les locaux sont ouverts, les organisations locales en place.Ne serait-ce que visuellement, VM a pris de l\u2019avance en installant depuis plus d\u2019une semaine des affiches aux couleurs de la jeune formation.Seul hic, les pancartes de VM risquent de ne pas résister aux six semaines à venir: les militants les ont installées à plus ou moins huit pieds du sol, multipliant les possibilités de vandalisme.Du côté du RCM, les panneaux de balcon ainsi que les pancartes qui envahiront les poteaux (une nouveàu-té) devraient faire leur arrivée à la mi-octobre.Alors qu\u2019en 1990 une réalisation du RCM était photographiée derrière chaque candidat, quatre ans plus tard, il s\u2019agit de citoyens, laissant entendre ainsi que le RCM est au cœur de la vie des quartiers.Une étude mesure le degré d\u2019infection par le virus du sida parmi les Haïtiens de Montréal JEAN CHARTIER LE DEVOIR L>une des études réalisées à r Montréal auprès de la clientèle laïtienne établit une prévalence de 13,7 % de l\u2019infection du virus du sida, jommé VIH-1, auprès des clients îraités par les médecins.La population considérée dans l\u2019étude Alary le 1989 était toutefois fort peu élevée, à savoir 51 hommes et femmes.C\u2019est ce que mentionne une lettre écrite par le docteur Alix Adrien, épidémiologiste au Centre d\u2019études iur le sida, qui relève du départe-nent de la santé communautaire de '\u2019Hôpital général de Montréal, lettre }ui fut déposée hier à la Commis-ûon d\u2019enquête sur l\u2019approvisionne-nent en sang au Canada.Les autres études ont des résul-ats moins accablants mais néan-noins importants.Le rapport Frap-jier-Davignon de 1983-1984 fait état l\u2019une prévalence de 2,5 % auprès de 51 hommes et de 1,9 % chez les 108 èmmes, cette étude ayant été réalisée auprès de la population en gé-léral.En troisième lieu, le rapport Re-nis remontant à la période la plus \u2022écente, 1989-1991, en arrive à eerier une prévalence de 2,4 % chez 540 patientes d\u2019une clinique d\u2019avor-ement d\u2019un grand hôpital montréa-ais.De façon plus générale l\u2019ailleurs, le docteur Robert Remis *.NV WfcXV '.\\ V\t__________ t® Hydro-Québec Studio-théâtre Alfred-Lalibcrté (J-M400) Pavillon Judith-Jasmin Université du Québec à Montréal 405, rue Sainte-Catherine Est Métro Berri-UQAM Le 27 septembre 1994 à 19 h 30 Pour plus de renseignements : (514) 987-4630, 987-3482 ministre des Finances Jean Campeau admet que sa tâche n\u2019est «pas facile, mais pas nécessairement difficile».«Quand l\u2019économie reprend, explique-t-il, les revenus augmentent.Quand les gens se remettent au travail, il y a de l\u2019argent qui entre dans les coffres de l\u2019Etat.Plutôt qju de penser toujours réduire les dépenses, il faut surfqtç penser augmenter les revenus et, pour ce faire, nous comptons sur une reprise économique normale, qui s\u2019an nonce bien.11 faut maintenir la reprise, et non la gâcher.> M.Campeau a également indiqué qu\u2019-il faut arrêter d\u2019étrangler l\u2019entrepreneur qui créé des jobs.Il faut aussi mieux gérer les dépenses, sans nécessairement les sabrer n\u2019importe comment».Jean Garon Alors que tous les observateurs se sont montrés surpris de la nomination de Jean Garon comme ministre de l\u2019Education, le principal intéressé a soutenu s\u2019être «toujours intéressé aux questions d\u2019éducation» et il a révélé que ces dernières années l\u2019éducation était le principal sujet de conversation entre M.Parizeau et lui à l\u2019extérieur du Salon bleu.«Je pars de moins loin en éducation qu\u2019en agriculture», ajoute-t-il, en référence à son passage remarqué au ministère de l\u2019Agriculture il y a quinze mis.Il a rappelé la promesse du PQ de tenir des états généraux sur l\u2019éducation, mais il n\u2019a pas voulu indiquer à quel moment cette activité se tiendrait.«Ces états généraux vont jouer un rôle important dans les prochaines années», dit-il.Jean ,Ga ron conclut qu\u2019en éducation, «il faut faire en sorte que tout fonctionne bien et que tout le monde soit heureux».Pauline Marois Pour la présidente du Conseil du Trésor, Pauline Marois, «il faut rehausser le niveau d\u2019emploi au Québec, conté nuer à assurer des services de qualité.C\u2019est là un message aussi fondamental que celui de se serrer la ceinture.Le vrai message, c\u2019est de faire en sorte que nous soyons plus nombreux à travailler».Mme Marois ajoute que «nous n\u2019avons jamais dit que nous jetterions aux poubelles les loi 102 et 198, mais nous en réviserons l\u2019application».\t\u2022 Jean Rochon Le nouveau ministre de la Santé et des Services sociaux, Jean Rochon, réalise que «le mandat est lourd, il y a beaucoup de problèmes, d\u2019attentes, mais je suis prêt à relever le défi».Il se donne quelques semaines pour «faire le point» en concertation et en collaboration avec les intervenants du réseau afin d\u2019identifier particulièrement «les problèmes les plus aigus qui exigent une solution immédia-te».Mais, ajoute-t-il, «il m\u2019apparaît évident qu\u2019il faut poursuivre ies efforts pour améliorer l\u2019efficacité des services».M.Rochon a laissé entendre hier qu\u2019il serait difficile d\u2019augmenter les budgets dans le réseau.Mais il ne prône pas non plus de nouvelles compressions: «la solution, dit-il, passe par une amélioration de l\u2019efficacité des services.» Nouveau cabinet Réactions «Rien pour l'emploi», dit Johnson MICHELVENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le nouveau chef de l\u2019opposition à l\u2019Assemblée nationale et chef du Parti libéral du Québec, Daniel Johnson, ne voit dans le nouveau gouvernement «rien pour l\u2019emploi» mais au contraire «les quatre premiers gestes de l\u2019enclenchement de la séparation du Québec».me» Réagissant par communiqué, en fin de journée, M.Johnson signale ces quatre gestes: ¦\tla nomination d\u2019une ministre «de la déstructuration du Canada», Louise Beaudoin, qui hérite des Affaires canadiennes.Comme elle se spécialise en affaires internationales, «M.Parizeau traite déjà le Canada comme un autre pays»; ¦\tla nomination d\u2019un ministre de la restructuration, Richard Le Hir, dont la seule tâche est «de préparer la séparation mandat «illégi selon M.Johnson compte tenu du résultat serré du 12 septembre; ¦\tla formation d\u2019un comité des priorités composé «d\u2019indépendantistes purs et durs», note-t-il; ¦\tla mise en place ,,\t.\t,\t, j'\u201enP ctmrtiirp Hp Hé L assermentation de Daniel cl une structure de de Johnson conime député de la légués régionaux dont cjrconscripdon de Vaudreuil.«la responsabilité sera de toute évidence de rallier l\u2019appui à la séparation dans leur région».M.Johnson est devenu chef de l\u2019opposition hier matin, après avoir remis sa démission au lieutenant-gouverneur du Québec, Martial Asselin.«Ce n\u2019est pas une occasion de réjouissances mais ça fait partie de la vie démocratique», dit-il.Il promet de talonner le gouvernement pour que le référendum «se tienne le plus rapidement possible».Mais «c'est un nouveau départ, dit-il.Je compte exercer ma fonction avec toute la vigilance que ça demande.Il est important que le gouvernement sache que les Québécois veulent qu\u2019on s\u2019attarde à l\u2019emploi».PHOTO PC Quelques surpris, mais bien des heureux Parizeau réussit à plaire aux divers acteurs sociaux qui se réjouissent des nominations de nouveaux ministres ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Quelques surprises, peu de déceptions et une foule de généreux espoirs: tels sont les réactions suscitées au sein des milieux de l\u2019éducation, de la santé, du travail, de la justice et des communautés culturelles par la toute nouvelle brochette de ministres nommés hier par Jacques Parizeau.Si la nomination de Jean Garon à l\u2019Éducation en a surpris plus d\u2019un, celle de Jean Rochon à la Santé, de Louise Harel à l\u2019Émploi, de Bernard Landry aux Communautés culturelles et à l\u2019Immigration et de Paul Bégin à la Justice n\u2019ont fait que des heureux.La présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FMSQ), Diane Drouin, n\u2019a pu cacher son étonnement face à la nomination du député Jean Garon au ministère de j\u2019Èducation.«C\u2019est une surprise, mais une heureuse surprise.C\u2019est un homme d\u2019expérience, accessible et avec qui le dialogue devrait être facile», estime Drouin.Les milieux de l\u2019éducation ont déjà eu droit à un autre ministre venu du ministère de l\u2019Agriculture, le libéral Michel Pagé, et il s\u2019en est très bien accommodé, a ajouté Mme Drouin.M.Garon devrait être très bien placé pour défendre fermement les dossiers de l\u2019éducation au conseil de ministres et éviter que ne s\u2019abattent sur le réseau de nouvelles compressions budgétaires, espère-t-on.Du côté des cégeps, on souhaite que M.Garon continue la réforme engagée depuis un an et demi.Le milieu universitaire est pour sa part resté coi hier, mais disait offrir son entière collaboration au nouveau venu.Le PQ a créé de grande attentes dans les milieux scolaires, promettant notamment la sauvegarde des dernières écoles de village, le gel des frais de scolarité et la tenue d\u2019états généraux sur l\u2019éducation.Chez les syndicats, on multiplie éloges et louanges à l\u2019égard du nouveau conseil des ministres.Le président de la CSN, Gérald Larose, a salué ce mélange «de femmes et d\u2019hommes» et l\u2019arrivée de «nouvelles figures», applaudissant notamment l\u2019accession de Pauline Marois au,Conseil du Trésor, de Jean Garon au ministère de l\u2019Education, de Louise Beaudoin aux Affaires intergouvemementales et de Marie Malavoy à la Culture.La CSN, tout comme la FTQ, voit d\u2019un très bon œil la présence au Conseil du Trésor de Pauline Marois qui, croit-on, saura faire preuve de plus d\u2019ouverture et d\u2019écoute que ses prédécesseurs dans les négociations avec le secteur public.Le président de la FTQ, Clément Godbout, s\u2019est montré un peu moins emporté par cette nouvelle liste, rappelant que la «commande serait très grosse» pour îa nouvelle ministre de l\u2019Emploi, la députée d\u2019Hochela-ga-Maisonneuve, Louise Harel.Cela parce que les attentes sont grandes, notamment en ce qui a trait à une politique ferme d\u2019emploi et à l\u2019abolition de la loi 142.La FTQ déplore toutefois que le PQ n\u2019ait pas revu la division des portefeuilles de l\u2019emploi et de la sécurité du revenu effectuée sous les libéraux.«Il manque un morceau important à l\u2019emploi», a déploré M.Godbout.Dans les milieux de la santé, la nomination très attendue du Dr Jean Rochon à la Santé n\u2019a surpris personne, suscitant plus que son lot d\u2019optimisme.Serge Bouchard, président de la Fédération des CLSC du Québec, y voit un «choix de premier plan» compte tenu de l\u2019expertise reconnue à l\u2019échelle «internationale» du Dr Rochon.Même engouement chez les médecins, dont la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) applaudit à la nomination d\u2019un homme «qui a une vision globale du réseau de santé».«Le Dr Rochon a participé au projet de réforme.Il est à l\u2019écoute des gens et très conscient des problèmes du réseau», a noté le Dr Pierre Gauthier, président de la FMSQ.L\u2019Association des hôpitaux du Québec s\u2019affiche tout aussi enthousiaste, mais rappeile que le ministre devra répondre à l\u2019engagement pris par son parti de mettre fin aux compressions budgétaires dans la santé.Le barreau du Québec, qui avait été très déçu du peu d\u2019intérêt démontré par les deux partis durant la campagne pour les questions de justice, a accueilli avec «beaucoup d\u2019espoir» la nomination de Paul Bégin à ce ministère.«La venue d\u2019une personne comme Me Bégin à ce poste névralgique revêt la plus haute importance», a noté la bâtonnière du Québec, Me Claudette Picard.Enfin, ia nomination du député Bernard Landry au ministère des Affaires internationales, des Communautés culturelles et de l\u2019Immigration a créé peu de réactions, bien que plusieurs groupes d'aide aux immigrants se soient dit déçus de voir ces différents portefeuilles encore réunis.Les cégeps souhaitent que Garon poursuive la réforme engagée depuis un an.Claudette Picard Clément Godbout Diane Drouin j Gérald Larose fi I 1 I.K 1) K V 0 I K .I.K M A K 1) I S K I* T K M B H K I » « 4 A (J Le Devoir ?Haïti: le Canada rétablit |es liaisons aériennes POLITIQUE Réforme de l\u2019assurance-chômage Ottawa pourrait lier Poctroi des prestations aux revenus du conjoint JEAN DION DE NOTRE BUREAU D\u2019OTTAWA Le gouvernement fédéral n'écarte pas l'hypothèse de centraliser la gestion de l\u2019assurance-chômage, d\u2019en rendre les bénéfices conditionnels à l\u2019inscription a des cours de formation pour certains travailleurs et d\u2019établir l\u2019accès aux prestations en fonction des revenus du conjoint du demandeur.C\u2019est ce qui ressort d\u2019un document qui aurait été présenté la semaine dernière devant le cabinet Chrétien par le ministre des Ressources humaines, Lloyd Axwor-thy, et dont la Société Radio-Canada a obtenu copie.Selon la SRC, cette option d\u2019une réforme en profondeur du régime d\u2019assurance-chômage verrait notamment les travailleurs non qualifiés âgés de plus de 50 ans et les jeunes sans expérience contraints de suivre des cours pour pouvoir toucher leur chèque.Ces informations viennent s\u2019ajouter aux rumeurs voulant qu\u2019Ottawa songe aussi à abolir les prestations aux personnes dont le conjoint a un revenu plus élevé que la moyenne natio-nale.La réforme, déjà en retard d\u2019au moins six mois sur le calendrier prévu, fera l\u2019objet de la publication d\u2019un document de travail la semaine prochaine.En raison des complications enregistrées lors des pourparlers avec les provinces, ce n\u2019est d'ailleurs pas un plan d'action précis que soumettra M.Axworthy, mais des propositions pour fins de discussion.Celles-ci, a précisé M.Axworthy, refléteront la teneur des entretiens fédéraux-provinciaux.Le nouveau gouvernement péquiste n\u2019a évidemment pas pris part au processus, mais le ministre a dit espérer que le Québec prendra une part active aux étapes à venir.Des consultations menées sous l\u2019égide du comité des Ressources humaines seront tenues cet automne et à l\u2019hiver, au terme desquelles le gouvernement fera son nid.Les décisions pourraient être annoncées au printemps 1995, mais peut-être aussi tard qu\u2019à l'automne,, a laissé entendre hier M.Axworthy.A Ottawa, hier, les dirigeants fédéraux se sont montrés fort peu loquaces quant au contenu du document d\u2019orientation.C \u2019est par un «non» laconique que le premier ministre Jean Chrétien a repoussé les allégations d^son vis-à-vis Lucien Bouchard voulant que la réforme constitue un effort centralisateur.Pour le reste, M.Chrétien a invité le chef du Bloc et la population canadienne à attendre encore quelques jours.De son côté, lors d\u2019un point de presse, M.Axworthy a indiqué qu'«il ne servait à rien de spéculer», prédisant que les rumeurs allaient se bousculer au cours des prochains jours.11 n\u2019a pas véritablement nié les informations ayant fait l\u2019objet de la fuite, mais s\u2019est empressé de préciser que le document se contenterait de «simplement présenter des options».Le gouvernement entendra ensuite ce qu\u2019en pensent les Canadiens.Pour cette raison, il s\u2019est dit dans l\u2019impossibilité de chiffrer d\u2019ores et déjà les économies que désire faire Ottawa dans la gestion des programmes sociaux.«Nous attendrons la réponse de la population et, lorsque nous présenterons la position du gouvernement au printemps ou à l\u2019automne prochain, nous aurons une meilleure idée des implications en termes de coûts», a-t-il dit.Cette question surgit par ailleurs au moment où on apprend que le ministère des Ressources humaines mènera une vaste campagne d\u2019information destinée à «vendre» la réforme aux Canadiens.Cette campagne, dont les coûts pourraient s\u2019élever à plus d\u2019un million de dollars, comprendra une offensive publicitaire, la mise en service d\u2019une ligne téléphonique sans frais et l\u2019annonce de projets-pilotes.Ottawa, dit-on, veut éviter de faire la promotion de modifications spécifiques au système actuel.On cherchera plutôt à convaincre la population du caractère inacceptable du statu quo.Ottawa emboîte le pas aux États-Unis HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa (PC) \u2014 Le Canada a emboîté le pas aux Etats-Unis en appuyant hier la levée des sanctions contre Haiti.Comme premier geste, le Canada rétablira les liaisons aériennes en Haïti, a fait savoir hier la secrétaire d Etat aux Affaires extérieures Christine Stewart.Interrogée aux Communes, Mme Stewart a déclaré que le Canada entendait suivre l'exemple des Etats-Unis en annulant les sanctions économiques contre Haiti mais qu\u2019il fallait d\u2019abord faire adopter un arrêté-en-conseil en ce sens.«Le Canada est prêt à emboîter le pas mais nous.aimerions d\u2019abord étudier la requête du président Aristide laquelle a été faite dimanche.Il faut comprendre que nous ne pouvons pas supprimer nos propres sanctions sans que cela ne soit approuvé par arrêté-en-conseil.» En pratique, cela pourrait se faire très rapidement dès que le conseil des ministres en sera saisi.Le conseil des ministres se réunit d\u2019ailleurs ce matin.Prudence oblige, le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard a toutefois demandé au gouvernement canadien de ne pas lever les sanctions les yeux fermés.^ «Je crois qu\u2019il y a beaucoup d\u2019incertitude dans l\u2019air, a-t-il affirmé aux journalistes à l\u2019issue de la période des questions.Les forces militaires et les forces policières sont toujours armées là-bas.On sait qu\u2019ils seront en fonction jusqu\u2019au 15 octobre au moins.La situation me semble assez confuse et il me semble que le gouvernement canadien devrait attendre un peu pour y voir plus clair avant d\u2019opérer la levée des sanctions.» Lors d\u2019une allocution devant l\u2019Assemblée générale des Nations unies, le président américain Bill Clinton a décrété hier la levée des sanctions économiques contre Haïti, sauf pour celles qui touchent les militaires au pouvoir, enjoignant la communauté internationale à en faire de même.\t.' M.Clinton précisait qu\u2019il avait agi ainsi à la demande du président en exil Jean-Bertrand Aristide qui voulait.ee geste up geste de réconciliation nationale.Les Etats-Unis rétabliront les liaisons aériennes commerciales et suppriment les restrictions imposées sur les transactions financières et les voyages.De son côté, Air Canada a indiqué qu\u2019elle serait prête à rétablir les liaisons aériennes vers Haïti dès qu\u2019Ottawa lui en donnera le feu vert.Référendum de Charlottetown Chrétien chercher à vérifier auprès de Mulroney Ottawa (PC) \u2014 Coup de théâtre, hier, aux Communes: le premier ministre Jean Chrétien ne refuse plus catégoriquement de rembourser les 26 millions$ qu\u2019a déboursé le Québec pour organiser le référendum fédéral sur l\u2019accord de Charlottetown, en octobre 1992.Talonné par le Bloc québécois à ce sujet depuis près d\u2019une semaine, le premier ministre a indiqué qu\u2019il tentait de joindre l\u2019ancien chef conservateur Brian Mulroney afin de savoir s\u2019il avait bel et bien eu une entente de remboursement entre Ottawa et Québec.Si M.Mulroney, qui se trouve actuellement à l\u2019extérieur du pays, confirme l\u2019existence d\u2019un accord entre lui et l\u2019ancien premier ministre du Québec Robert Bourassa, M.Chrétien a affirmé qu\u2019il remboursera le gouvernement québécois.«Oui (nous tentons de communiquer avec M.Mulroney).Mais je ne pense pas avoir une réponse avant plusieurs jours», a déclaré le chef du gouvernement libéral en réponse à une question du .député bloquiste Michel Gauthier.À plusieurs reprises au cours des derniers jours, M.Chrétien ou son ministre des Affaires municipales, Marcel Massé, ont soutenu qu\u2019il n\u2019existait aucune trace d\u2019entente entre Ottawa et le Québec et qu\u2019il n\u2019était donc pas question d\u2019un remboursement d\u2019autant plus que le fameux référendum avait été organisé en vertu d\u2019une loi provinciale au Québec.«Cela me rassure qu\u2019au moins des démarches ont été faites (afin de déterminer s\u2019il y a eu une entente).J\u2019ai hâte de voir comment cela va se conclure», a déclaré le député Michel Gauthier.«Le gouvernement fédéral fait ce qu\u2019il devait faire, c\u2019est-à-dire de vérifier auprès de M.Mulroney s\u2019il peut confirmer l\u2019entente annoncée par M.Bourassa», a dit de son côté le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard.Lloyd Axworthy W0L WBËm&Bb frï+éfM** r*** zEïrJtm r,,.«.«*****4a .,,*4444**4*1 ,.¦\u2022\u2022**** « 4*4%, t,.44**44**%4%' ********* ., «.» \u2018*1.**.: ?'!*tt*»4**+4*ll2* WÊMjWfà pis HP m$m, 5sSîtÿ/Mfe te»;.MttB mêt 'y\u2019**»' B SS ^v.7,v,y«,v,y, i m £ %, s -\t-¦'v.: Bureaîff.journàliste^hotogrophic par André Cornellier \\\u2018î-\t:v.V- «JE VOUS RECOMMANDE D'INVESTIR DANS UN QUI POSE LES BONNES QUESTIONS.» En devenant actionnaire de la Société de placement en entreprise québécoise (SPEQ-LE DEVOIR), vous manifestez votre appui à un quotidien qui va droit au coeur des problèmes.Un quotidien courageux qui élargit votre vision du monde.En devenant actionnaire, vous contribuez au renouvellement du journal et vous profitez d\u2019une déduction fiscale (Québec) de 125 %, pour chaque tranche de 500 $, l\u2019investissement minimal.En devenant actionnaire, vous vous joignez aux lecteurs, aux amis, aux institutions et aux gens d\u2019affaires qui assurent en deux phases la restructuration .financière du journal.En devenant actionnaire de SPEQ-LE DEVOIR INC., vous investissez dans le seul grand journal d\u2019opinion au Québec.Seconde émission par voie de prospectus SPEQ-LE DEVOIR INC.Prix : 1 $ l\u2019action Souscription minimale : 500 actions ordinaires Souscription par tranche de 500 actions ordinaires Le produit net du placement sera utilisé pour souscrire à 1 100 000 actions votantes et participantes de LE DEVOIR INC., soit environ 15,5 %.Pour obtenir tous les renseignements, veuillez remplir le coupon ci-dessous et un exemplaire du prospectus définitif vous sera transmis.Je désire recevoir des renseignements concernant l\u2019achat d\u2019actions de la SPEQ qui investira dans LE DEVOIR INC.NOM:_______________________________________________ ADRESSE :_______________________________________________________________' TÉLÉPHONE :____________________________________________________________ El ^ NOTE : Veuillez faire parvenir ce coupon à Roger Boisvert, 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec) H3A3M9 Tél.: (514) 985-3333 Téléc.: (514) 985-3310.LE DEVOIR I I 5463 LE D E V U I H , LE M A R D I SEPT E M B R E I » » T LE DEVOIR LE MOP EN BREF ?QUATRE INCULPATIONS EN SUISSE DANS L'AFFAIRE CARLOS Berne (Reuter) \u2014 U*s autorités suisses ont inculpé quatre personnes \u2014 trois de nationalité suisse et un ressortissant américain \u2014 dans le cadre de l\u2019enquête sur les activités de Carlos, a rapporté hier l\u2019agence de presse ATS, les accusés ont été inculpés d\u2019assassinats et de tentatives d'assassinats répétées.Certains d\u2019entre eux ont reconnu avoir eu des contacts personnels avec Illich Ramirez Sanchez, alias Carlos entre 1979 et 1983.Arrêté le 14 août au Soudan, Carlos a été extradé le lendemain vers la France.Il a été depuis mis en examen pour complicité d\u2019homicide et destruction de biens immobiliers ayant entrainé la mort dans l\u2019attentat de la rue Marbeuf, \u2022 qui lit un mort en 1982, et l\u2019attentat du train Paris-Toulouse qui avait fait cinq morts, la même année.DECOUVERTE AU HONDURAS Tegucigalpa (AFP) \u2014 Des archéologues des États-Unis et du Honduras ont découvert au Honduras des ossements et autres vestiges qui pourraient être vieux de plus de 1500 ans, et donc antérieurs à la civilisation maya, a annoncé hier la presse de Tegucigalpa.Larry August, le chef de l\u2019équipe de chercheurs américains participant à la mission, a précisé au journal La Tribuna que des ossements et des poteries avaient été découverts près de la ville de Catamacas, dans le département d\u2019Olancho (centre), à quelque 200 km de Tegucigalpa.Ils se trouvaient dans une grotte, qui, selon M.Smith, semblait avoir servi de salle rituelle.Jim Brandly, de l\u2019Université de Georgetown de Washington, a précisé qu\u2019«il n\u2019y a pas encore de certitude sur l\u2019âge des osse-rnents fossilisés», mais, a-t-il ajouté, la poterie est très différente de celle qui a été retrouvée dans d\u2019autres sites du Honduras, ce qui laisse deviner qu\u2019elle date environ de l\u2019an 500.La civilisation maya a dominé une grande partie du Mexique, du Guatémala, du Honduras et du Salvador actuels de l\u2019an 500 à l\u2019an 1400.L\u2019ALGERIE ADHERE AU TNP New York (AFP) \u2014 L\u2019Algérie a formellement annoncé hier sa décision d\u2019adhérer au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).Cette annonce a été faite à New York par le ministre algérien des Affaires étrangères, Mohamed Salah Dembri, au premier jour du débat annuel de l\u2019Assemblée générale de l\u2019ONU.«J\u2019ai l\u2019honneur et le plaisir d\u2019annoncer solennellement de cette tribune la décision de l\u2019Algérie de déposer, en marge de cette Assemblée, les instruments d\u2019adhésion au Traité sur la non-prolifération des aimes nucléaires», a déclaré M.Dembri.Des informations avaient circulé dans le passé en Occident, faisant état d\u2019un programme nucléaire clandestin en AJgérie, ce que les autorités de ce pays avaient démenti en ouvrant leurs installations à une inspection internationale.MENACE DE GUERRE AU BURUNDI Nairobi (AFP) \u2014 Tous «les ingrédients d\u2019une guerre civile sont réunis au Burundi», a déclaré hier à Nairobi le vice-président de l\u2019Assemblée nationale burundaise Christian Sendegeya, en rejetant la convention de gouvernement signée le 10 septembre par les partis politiques.M.Sendegeya, membre du bureau politique du Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBÜ, au pouvoir, majoritairement hutu), est un ami politique du ministre burundais de l\u2019Intérieur, Léonard Nyangoma, mis au ban du gouvernement en raison de ses positions extrémistes.Tous deux résident actuellement au Zaïre, où sont également réfugiés les membres de l\u2019ancienne administration rwandaise chassée par le Front patriotique rwandais (FPR, dominé par les Tutsis, ethnie minoritaire dans les deux pays).Tout en étant tutsi, M.Sendegeya dit être «du côté» du ministre de l\u2019Intérieur et mener avec lui une campagne «pour le respect du pouvoir du peuple».M.Nyangoma a d\u2019ailleurs formé un «Conseil national pour la défense de la démocratie» (CNDD), opposé au processus qui vient d\u2019aboutir à la signature d\u2019une «convention de gouvernement».REBELLES TUÉS AU TADJIKISTAN Douchanbé (Reuter) \u2014 Des sentinelles russes en faction ,ur la frontière séparant le Tadjikistan de l\u2019Afghanistan mt tué au cours des deux derniers jours 22 rebelles tad-iks qui tentaient de s\u2019introduire dans l\u2019ancienne répu-ilique soviétique, a déclaré hier un porte-parole de la tarde-frontière.Un garde russe a d\u2019autre part été abattu iimanche par un franc-tireur, a-t-il ajouté.Les rebelles, a-il dit, multiplient les attaques au travers de la frontière lepuis la signature d\u2019un cessez-le-feu temporaire, le 12 ;eptembre à Téhéran, entre représentants du gouveme-nent ex-communiste et de l\u2019opposition.Le cessez-le-feu ;st censé entrer en vigueur dès l\u2019arrivée d\u2019observateurs le l\u2019ONU au Tadjikistan.11 doit durer jusqu\u2019au 5 novembre.On ignore toutefois quand les observateurs arriveront.Toutes les tentatives de trêve précédentes ont :choué.La rébellion, alliance d\u2019éléments islamistes et de ibéraux, a fui en Afghanistan après avoir été défaite lors le combats en 1992.Depuis lors, ils ont fréquemment ranchi la frontière pour attaquer des objectifs tadjiks et russes.110 ACTIVISTES SONT ARRETES EN ARABIE SAOUDITE Ryad (AFP) \u2014 Le gouvernement saoudien a confirmé hier l\u2019arrestation de 110 activistes favorables à des réformes politiques en Arabie Saoudite, dont deux dignitaires religieux saoudiens accusés de «contacts avec des groupes suspects installés à l\u2019étranger».Dans un communiqué diffusé par l\u2019agence officielle SPA, le ministère saoudien de l\u2019Intérieur indique que «110 personnes, dont Salman Ben Fahd Al-Awda et Sefr Al-Ha-wali, ont été arrêtées» dans le royaume.Il s\u2019agit de la première vague d\u2019arrestation annoncée par les autorités saoudiennes depuis l\u2019arrestation de plusieurs centaines d\u2019activistes auteurs de la prise en 1979 de la grande mosquée de la Mecque.Selon le communiqué saoudien, cheikhs Al-Adwa et Al-Hawali «organisaient des meetings populaires et entretenaient des contacts avec des groupes suspects installés à l\u2019étranger ayant une idéologie contraire à l\u2019islam».«Ces groupes ont pour objectif de semer la discorde et l\u2019anarchie en Arabie Saoudite», a ajouté le communiqué, qui ne précise pas la date des arrestations.Ixs deux religieux se trouvent à la tète de ceux qui se sont livrés à des actes contraires à la conduite d\u2019un bon musulman», ajoute le communiqué.H A ï T I Les soldats désertent à Cap-Haïtien Les Américains sont appelés en renfort pour maintenir l'ordre ' 3ort-au-Prince (AFP) \u2014 Les troupes .américaines sont «seules» en mesure t e maintenir l\u2019ordre au Cap-Haïtien, t euxième ville du pays et dans sa région, où policiers et soldats haïtiens ont déserté leurs postes à la suite d\u2019émeutes survenues cette lin de semaine, a déclaré hier à Port-au-Prince le haut-commandement militaire haïtien.«Les postes militaires du nord étant maintenant vides après le retrait volontaire des forces de l\u2019ordre (haïtiennes), seules les forces américaines sur place sont disponibles pour le maintien de l\u2019ordre», a affirmé le porte-parole du haut-commandement, le colonel Joseph lierre-Antoine, lors d\u2019un point de presse au siège du quartier général.Le colonel Pierre-Antoine a toutefois nié qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un appel aux troupes américaines pour qu\u2019elles supplantent (armée et la police haïtiennes.Selon lui, la situation de chaos qui règne actuellement dans cette région du nord a été déclenchée |xir la fusillade suive* nue samedi soir entre Marines américains et policiers haïtiens au Cap-Haïtien, qui a fait dix morts et un blesse* du côté haïtien.De nombreuses installations \u2014 dont certaines non militaires \u2014 ont été pillées dl manche par de8 iiunifesliuils lavonibles au président constitutionnel Jean-Bertrand Aristide, a ajouté le colonel Pierre-Antoine.«In vie dans la métropole du nord est paralysée», a dit le colonel.Le porte-parole a précisé que huit des victimes étaient des militaires (la police est totalement intégrée au sein de l\u2019armée en Haë ti), les deux autres étant des civils, «tous des innocents», selon lui.Le drapeau haïtien était en berne hier sur tous les bâtiments publics.«Aucune provocation de la part de membres de la police du Cap n\u2019a été à l\u2019origine de l\u2019incident», a-t-il déclaré, ajoutant que les Américains avaient ouvert le feu «sans motif» et qualifiant l\u2019incident d\u2019«as-sassinat gratuit».Il a aussi affirmé que morts et blessés avaient été «confisqués par les militaires américains».U* chef du détachement de Marines du Cap-Hâilien, le colonel Torn Jones, avait admis dimanche que c'est l\u2019un de ses hommes, un jeune lieutenant, qui avait ou* vert le feu, un policier haïtien ayant Ut le geste de lever son amie en direction des soldats américains.Cet incident a pour résultat de «mettre en péril (.) l\u2019objectif de paix visé par l\u2019accord de Port-au-Pnnee» conclu le 18 septembre |xir l'ancien président américain Jimmy Carter et le gouvernement civil installé par les militaires, estime le haut-commandement Cet accord avait permis de transformer en intervention pacifique l\u2019invasion militaire prévue par Washington.Il a souhaité que l\u2019accord ne soit pas «entravé sans motif légitime».Le colonel Pierre-Antoine a aussi accusé les soldats américains d\u2019avoir assisté «impassibles au pillage (.) et au sac» des installations policières et militaires du nord.Par ailleurs, des partisans armés du prési- dent Aristide ont pris le contrôle de la localité de Le Borgne, dans le nord de Hle, à la suite d\u2019un week-end agité, a annoncé hier un haut responsable militaire haïtien.«La circonscription administrative de Ix* Borgne a été attaquée par des civils en armes qui s'en sont emparés en raison de l\u2019évolution de la situation dans le nord»» a déclaré le colonel Pierre Antoine aux journalistes réunis au QG de l\u2019armée.Enfin, les troupes américaines ollriront a compter d\u2019aujourd'hui jusqu'à 3(H) dollars aux Haïtiens en échange de leurs amas, a déclaré hier, William Perry, secrétaire à1 la Défense.La radio a commencé à diffuser le message incitant les Haïtiens à rendre feujrs armes.Ils recevront 50 dollars pour un pistolet, 100 dollars pour une arme semi-automatique, 200 dollars pour une arme automatique.Les mitrailleuses et lance-roquettes seront rachetés 300 dollars et les explosifs 100 dollars.Des députés ont l'intention de rejeter la loi d'amnistie des militaires SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR Les députés haïtiens qui avaient fui le régime militaire et s\u2019étaient réfugiés au Canada et aux États-Unis vont rentrer dès aujourd\u2019hui dans leur pays, pour répondre à la convocation du Parlement par le président en exil Jean-Bertrand Aristide.Ils devront se prononcer sur une loi d\u2019amnistie pour les putschistes et ils ont bien l\u2019intention de la rejeter.«Nous ne sommes pas prêts à soutenir une loi d\u2019amnistie générale, car ce serait inconstitutionnel et immoral.Nous allons mener bataille pour que la loi ne passe pas», a dit au Devoir Samuel Madistin, député indépendant, un des quatre parlementaires haïtiens qui ont passé une bonne partie de leyr temps au Canada depuis le coup d\u2019Etat militaire de septembre 1991.Une vingtaine de députés haïtiens qui soutenaient le président Aristide ont refusé, de siéger au Parlement depuis le coup d\u2019Etat militaire.«Nous avons des craintes pour notre sécurité, mais nous avons déjà pris des risques et le moment est venu d\u2019en prendre un autre», a ajouté M.Madistin qui devait partir pour Haïti, via la République dominicaine, avec ses collègues Fignolé Jean-Louis, Gary Guiteau et Samuel Milord.La semaine dernière, dans une conférence de presse à Montréal, MM Jean-Louis et Guiteau avait fait état de menaces à la sécurité des parlementaires favorables au président Aristide.S\u2019ils sont disposés à retourner en Haiti à la demande du président Aristide, les députés membres du Front national pour le changement et la démocratie (FNCD), du Mouvement pour la reconstruction nationale (MRN, ancien parti communiste), et des députés indépendants, n\u2019en sont pas moins résolus à s\u2019opposer à l\u2019amnistie générale prévue dans l\u2019accord conclu à Port-au-Prince entre l\u2019ancien président Carter et la junte militaire.S\u2019appuyant sur la constitution haïtienne, ils soutiennent que seul le président d\u2019Haïti peut accorder une amnistie politique, mais que pour ce qui est des actes criminels imputés aux militaires \u2014 viols, meurtres, détournements de fonds \u2014 ils relèvent du droit commun et ye peuvent pas être amnistiés.A l\u2019heure actuelle, il est difficile de mesurer l\u2019état des forces politiques en présence au parlement haïtien.Alors que le FNCD était la formation la plus importante à la Chambre des députés et disposait d\u2019une majorité relative à, l\u2019issue des élections de 1990, le coup d\u2019Etat a amené des revirements et des réalignements.Un certain nombre de députés en principe «pro-Aristide» ont rejoint le camp dit «putschiste».Onze formations différentes sont représentées à la Chambre des députés, et depuis trois ans, les allégeances ont fluctué selon les circonstances.En outre, des élections non reconnues par la communauté internationale ont amené au Parlement une poignée de députés et sénateurs «irréguliers», dont la présence est violemment contestée par les parlementaires «pro-Aristide», et qui en principe appuient le régime militaire.De nouveau, ce mois-ci, le vent a tour- né.À la faveur du débarquement des soldats américains en Haïti qui place les militaires sur la défensive, et renforce sur le terrain la position des partisans du président en exil, les «pro-Aristide», qui sont tout juste majoritaires au Sénat, espèrqnt retrouver leur force politique à la Chambre.Une majorité simple est requise pour voter la loi d\u2019amnistie.Bien quids n\u2019aient pas approuvé l\u2019Accord de Port-au- Prince qui a permis l\u2019entrée en douceur des soldats américains en Haïti, les députés favorables au président Aristide s\u2019en prévalent pourtant pour expliquer leur tactique.Puisqu\u2019il y est dit que le chef de la junte haïtienne, le général Raoul Cédras, doit quitter le pouvoir après l\u2019adoption de la loi d\u2019amnistie ou au plus tard le 15 octobre prochain, jls estiment que refuser l\u2019amnistie ne'ije-vient pas à empêcher le départ de Radul Cédras.Même si l\u2019amnistie n\u2019était- jxis accordée, le général Cédras devrait* partir, et les Américains devraient garantir le respect de l\u2019accord.OTAN Willy Claes sera nommé chef Bruxelles (AFP) \u2014 Le ministre belge des Affaires étrangères, Willy Claes, 55 ans, va être nommé officiellement secrétaire général de l\u2019OTAN après avoir reçu hier le soutien unanime des 16 pays membres de l\u2019organisation, a-t-on appris de sources diplomatiques.Il remplacera à ce poste, pour quatre ans, l\u2019Allemand Manfred Woemer, décédé le 13 août dernier d\u2019un cancer.L\u2019unanimité sur le nom de M.Claes s\u2019est faite hier lors d\u2019une réunion informelle des 16 ambassadeurs, convoquée par leur doyen, le Danois Ole Biening, selon un diplomate.Mercredi dernier, la Norvège et le Danemark avaient demandé un délai supplémentaire alors que tous les autres pays s\u2019étaient prononcés en faveur du ministre belge.Face à M.Claes, seul candidat officiellement déclaré pour l\u2019OTAN, deux autres noms avaient circulé récemment à Bruxelles : ceux de Factuel médiateur de l\u2019ONU pour l\u2019ex-Yougoslavie, le Noivégien, Thorvald Stoltenberg, et de l\u2019ancien ministre danois des Affaires étrangères, Uffe Ellemann-Jensen.Hier, les réseives norvégienne et danoise sont tombées.La nomination officielle de M.Claes n\u2019est désormais plus qu\u2019une formalité, vraisemblablement lors d\u2019une prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères de l\u2019OTAN, comme le souhaite notamment l\u2019Allemagne.Levée de l'embargo sur les armes à destination des Musulmans de Bosnie Clinton cherche une porte de sortie Washington (AFP) \u2014 Après s\u2019être engagés fermement à promouvoir dès le 15 octobre une levée de l\u2019embargo sur les livraisons d\u2019armes au5£ Musulmans bosniaques, les États-Unis reconnaissent désonnais les dangers d\u2019une telle mesure et cherchent une solution de rechange.D\u2019ailleurs, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a approuvé sous conditions, hier à New York, l\u2019idée de réexaminer, dans «cinq ou six mois», la question de la levée de l\u2019embargo.Sarajevo réclamait jusqu\u2019à présent une levée immédiate de l\u2019embargo.«Aujourd\u2019hui, les responsables de Sarajevo estiment que la levée immédiate de l\u2019embargo sur la fourniture des armes les mettrait dans une situation d\u2019infériorité insupportable (.) et tournerait au détriment des Musulmans», a souligné M.Juppé.Selon un haut responsable américain, c\u2019est la raison pour laquelle Bill Clinton s\u2019efforcera aujourd\u2019hui et demain de convaincre Boris Eltsine de «faire tout son possible» pour que les Serbes de Bosnie acceptent de faire la paix, ce qui éviterait d\u2019avoir à lever (embargo.Washington, a laissé entendre ce responsable, compte que Moscou usera de son influence sur le président serbe Slobodan Milosevic et que celui-ci en retour pèsera sur les Serbes de Bosnie.En fixant au 15 octobre (échéance, Bill Clinton s\u2019est pris à son propre piège.Il est désormais coincé entre la promesse qu\u2019il a faite au Congrès de faciliter le réarmement des Musulmans bosniaques, et (opposition de ses principaux partenaires au sein du Groupe de contact sur la Bosnie.Selon le New York Times, une des solutions envisagées serait de retarder la levée de (embargo jusqu\u2019au début de (an prochain et les États-Unis s\u2019efforceraient de convaincre le gouvernement bosniaque d\u2019accepter ce compromis.Bill Clinton a rencontré dimanche à New York le président bosniaque Alija Izetbegovic.Le président américain aurait moins de mal à obtenir que le Congrès le délie de sa promesse si les Bosniaques eux-mêmes acceptaient de prendre patience.La Russie reste opposée à une levée de (embargo.La Grande-Bretagne et la France ont affirmé qu\u2019ils retireraient dans ce cas tous leurs Casques bleus de Bosnie.Armer les Musulmans bosniaques, disent-ils, relancera les combats et rendra la situation des Casques bleus intenable.Plusieurs responsables américains ont reconnu ces derniers jours la validité de cet argument.Lever (embargo «élargirait probablement la guerre en Bosnie», a admis dimanche le secrétaire à la défense William Perry.Le chef islamiste le plus redouté est abattu à Alger Tunis (Reuter) \u2014 Les forces de sécurité algériennes ont annoncé avoir abattu hier le chef du Groupe islamique armé (GLA), Cherif Gousmi alias Abou Abdallah\u2019.Le numéro trois du GIA, Abdesselam Djemaoune; présenté comme «l\u2019égorgeur du groupe», a été également tué à côté de son chef à Alger, rapporte (agence officifelle algérienne de presse APS.Le GIA, considéré comme la faction islamiste la plus dure et particulièrement anti-française, est créditée du meurtre d\u2019une soixantaine d\u2019étrangers et s\u2019oppose à toute trêve ou compromis avec le pouvoir.Les services de sécurité, cités par (APS, n\u2019ont donne aucune précision sur les circonstances de la mort du chef tlu GIA, qui coincide avec plusieurs autres actes de violenèe, dont (assassinat d\u2019un Bosniaque et (enlèvement d\u2019un èé-lèbre chanteur contestataire kabyle.Mais le numéro deux présumé du Groupe, Djamel Zitou-ni, 26 ans, soupçonné notamment d\u2019être derrière (assassinat de cinq Français le 3 août à Alger, est toujours en fuite.La mort du chef du GIA intervient alors que s\u2019est noué un dialogue entre le pouvoir et les dirigeants du Front islamique du salut (FIS) Abbas Madani et Ali Belhadj, sortis de leur prison militaire il y a deux semaines.\t» U Le prédécesseur de Gousmi avait été lui aussi abattu quelques jours après la libération, en février, de deux autres dirigeants du FIS, Ali Djeddi et Abdelkader Boukhamkam.\t_\t\u2019 Contrairement aux chefs du FIS, qui se déclarent prêts a discuter sous certaines conditions d\u2019une solution au conflit avec le président Liamine Zéroual, le GIA ne prône «ni trêve, ni dialogue» avec les «mécréants» au pouvoir.Le GIA a décrété toute négociation avec le pouvoir contraire aux règles de la religion alors que les dirigeants libérés du FIS se donnent un délai de réflexion pour consulter leurs cadres sur les conditions d un dialogue sérieux avec Zéroual.Buthelezi sous le feu des critiques Johannesburg (AFP) \u2014 Le leader du parti In-I katha et ministre des Affaires intérieures, Mangosuthu Buthelezi, s\u2019est retrouvé sous le feu des critiques hier, après son irruption sur les écrans de la télévision sud-africaine dimanche soir et la bagarre qu\u2019il a provoquée en direct avec un de ses opposants.Les incidents se sont produits lors d\u2019une émission consacrée par la télévision d\u2019État, SABC, aux remous créés au sein de la communauté zouloue par la rupture entre le chef traditionnel de ses huit millions de membres, le roi Goodwill Zwelithini.et M.Buthelezi.Alors que le présentateur de Johannesburg venait de donner (antenne au studio de Durban où se trouvait le prince Sifiso Zulu, I membre de la famille royale, des images | confuses de bousculades sont apparues sur (écran, accompagnées d\u2019interpellations en zoulou et en anglais.Une voix a lancé en anglais: «Laissez-moi finir cette interview».De son côté, M.Buthelezi criait en zoulou, selon la traduction d\u2019un de ses partisans à Johannesburg: «Pourquoi levez-vous cette aime sur moi, pourquoi dites-vous ces choses sur moi»?Un homme est brièvement passé devant les caméras, un revolver à la main et une autre aime de poing à la ceinture.Le dirigeant de l\u2019Inkatha, qui n\u2019avait pas été invité dans (émission, a expliqué qu\u2019après avoir entendu le prince dire qu\u2019il n\u2019avait jamais eu le titre de conseiller du roi, il avait voulu obtenir des explications.Il a ajouté que le prince avait «essayé de sortir (.) un pistolet de sa poche».Sifiso Zulu a disparu des studios.! ïjBijoutz\u2019ilz GAMBARD Vente et service technique 630-A.rue Cathcart.Montréal, centre-ville 866-3876 -AGENT OFFICIEL ROLEX- I.K I) K V (I I H , I.K M A l< I) I S K I* T K M H H K I !» !» I \\ I) 0 La relève au pouvoir Lise B i s son nette Le secret fort bien gardé de lu composition du nouveau conseil des ministres avait généré une lièvre de la surprise, le premier ministre, M.Parizeau, devait mijoter quelque bouleversement des fonctions, croyait-on.Mais tel n\u2019est pas le cas.le* gouvernement du Parti québécois aura à sa tête un cabinet de forme ! traditionnelle, dont l\u2019équilibre est fait pour rassurer, ou presque.a taille du cabinet, à un poste près, est aussi mince que celle du cabinet libéral précédent.Les nouveaux élus occuperont plus du tiers des sièges au conseil des ministres.Les anciens ont été choisis parmi les solides, mais non épuisés.Sauf au Comité des priorités, beau progrès, l\u2019égalité des genres n\u2019est toujours pas acquise mais on retrouvera six femmes chez les vingt ministres, et certaines dans de lourdes tâches, comme le Conseil du Trésor ou l\u2019Emploi qui est la question de l\u2019heure.À part le cas de Montréal, qui est la faille éclatante de cet assemblage au sommet, les présences régionales seront fortes, d\u2019autant qu\u2019on y additionnera les quatorze nouveaux «délégués régionaux» qui pourraient changer la dynamique toujours si centralisatrice du pouvoir.Aux grandes missions économique et sociale qui incombent à un conseil des ministres, le gouvernement du Parti québécois ajoute celle de la préparation au référendum sur la souveraineté, sinon à fa souveraineté elle-même.C\u2019est là que les choix de M.Parizeau seront d\u2019abord scrutés, et ils sont en partie déconcertants.Nul ne s\u2019étonnera de voir M.Bernard Landry, vice-président du PQ et symbole de la dernière traversée du désert, rafler les postes-clés des Affaires internationales (où il déploiera son libre-échangisme), de l\u2019Immigration et des Communautés culturelles (il est devenu le missionnaire du rapprochement durant les années d\u2019opposition), et de responsable de la francophonie (qui a bien besoin de reprendre du grade à Québec).Nul ne s\u2019étonnera non plus de voir à ses côtés, à titre de ministre déléguée aux Affaires intergouvemementales, donc affectée au reste du Canada, Mme Louise Beaudoin que tout désignait à un rôle qui commande diplomatie et combativité.Mais l\u2019apparition de M.Richard Le Hir sous l\u2019appellation bizarre de ministre délégué à la Restructuration, sorte de futurologue qui s\u2019occupera des questions les plus épineuses du débat \u2014 refonte de l\u2019administration publique, partage de la dette, coûts du fédéralisme et de la souveraineté \u2014 tempère l\u2019impression de force que voulait créer M.Parizeau.Le moins que l\u2019on puisse dire, après la campagne électorale échevelée qu\u2019il a connue, c\u2019est que le nouveau ministre n\u2019a pas les id^es les plus claires sur la question même qui donne vie au Parti québécois.Le voilà pourtant transformé eq «ministre de la souveraineté», dont chacune des réflexions et des déclarations sera disséquée à merci par le camp adverse.D\u2019aucuns croient que M.Parizeau, qui le destinait au départ à de bien plus hautes fonctions économiques, l\u2019écarte en pratique en lui donnant l\u2019occasion de se pendre.Si c\u2019est le cas, l\u2019enjeu est gros, et drôlement choisi.L\u2019autre grand point d\u2019interrogation touche Montréal, où la gaucherie des décisions de M.Parizeau est à n\u2019y rien comprendre.D\u2019une part, aucun ministre n\u2019a reçu de mandat particulier pour la métropole, ce qui eqt en soi un recul.Il y aura bien, pour ce que M.Pari-zéau consent enfin à appeler une «société distincte», un «comité d\u2019initiative et d\u2019action», où on retrouvera Dans l\u2019ensemble, une promesse de compétence et d\u2019engagement deux ministres et trois délégués régionaux.Mais le territoire de ce comité, qui inclut laval et la Montéré-gie, est si vaste que le groupe risque de se perdre en batailles et conciliations ardues.Et il est présidé par un «délégué régional* dont le moins qu\u2019on puisse dire est que sa nomination fera l\u2019effet d\u2019une provocation à la fois dans les milieux économiques, les milieux artistiques, la population anglophone et les communautés culturelles.M.Laurin est certes un ami de M.Parizeau et un personnage très cher aux militants péquistes, à son titre de vétéran du redressement linguistique du Québec.Mais il n\u2019est d\u2019aucune façon en prise sur les dynamismes montréalais, qu\u2019il lui est même arrivé de dédaigner ouvertement.A cause de bisbilles internes au comté de Mercier, M.Parizeau a laissé sur le carreau le seul «délégué» qui eut été vraiment crédible, le député Robert Perreault, qui connaît bien la problématique montréalaise.Les affaires du parti ont donc pris le pas sur celles du pays, le prix pourrait en être élevé.Ce geste surprend d\u2019autant plus que le premier ministre s\u2019est montré, presque partout ailleurs, sensible aux attentes des clientèles.On aimera particulièrement la tension créatrice qu\u2019il instaure dans son équipe économique où se côtoient de forts représentants du milieu des affaires, comme M.Jean Campeau aux Finances et M.Daniel Paillé à l\u2019Industrie et au Commerce, et d\u2019aussi fortes personnalités issues plutôt du milieu des affaires sociales, comme Mme Louise Harel à l\u2019Emploi ou Mme Pauline Marois au Conseil du Trésor.Les Québécois veulent un assainissement des finances publiques et un Etat qui ne boude pas les choses de l\u2019argent, mais ils répugnent à la dureté et aux compressions aveugles.Cette équipe, si elle n\u2019éclate pas sous la pression, paraît assez talentueuse pour trouver un équilibre.Quant à la mission sociale et culturelle de l\u2019État, elle semble au moins théoriquement entre bonnes mains.L\u2019arrivée de M.Jean Garon à l\u2019Éducation a semé l\u2019émoi un peu partout hier, mais le portefeuille convient à la formation et aux origines professionnelles de l\u2019ancien ministre de l\u2019Agriculture, qui avait été particulièrement efficace dans un ministère «à clientèle».Il faudra donc juger aux actes, tout comme ce sera le cas à la Santé ou encore à la Culture, où les nouveaux venus que sont M.Jean Rochon et Mme Marie Malavoy se retrouvent dans leur élément, mais ont à subir le baptême du feu.Il est dommage toutefois que la taille du cabinet et les calculs de représentation régionale nous privent, dans le secteur des politiques sociales, de certains talents sûrs et mûrs, comme ceux de M.David Cliche ou de M.Rémy Trudel qui, tous délégués régionaux qu\u2019ils soient, auraient pu être utilisés à meilleur escient À quelques incertitudes près, le nouveau conseil des ministres dégage une impression de compétence et d\u2019engagement.Le temps d\u2019une relève était venu, l\u2019échéancier référendaire où s\u2019est enfermé le Parti québécois a ceci de bon qu\u2019il va obliger l\u2019équipe ministérielle à «bouger» rapidement, et à s\u2019imposer une grande cohésion.Le cabinet a plus que des preuves «normales» à faire, et le Québec pourrait y trouver son profit Une vraie morale Que les Églises en fassent leur deuil, 1^ chrétienté n\u2019existe plus.Que les Églises, promeuvent un État de droit; que l\u2019Église catholique romaine abandonne l\u2019empire romain.Enseignons au moins une vraie morale à tous ceux et celles qui fréquentent les écoles: celle immanente au droit aux relations humaines inspirées par la liberté, la dignité et la souveraineté; de la personne, celle immanente aux pratiques sportives, ludiques, esthétiques, celle immanente aux sa-vôirs.Enseignons au moins par l\u2019exemple.Que la religion quitte l\u2019école: ce sera le premier enseignement, la reconnaissance pratique de tat de droit et des valeurs qu\u2019il favorise.Tous les compromis, les tergiversations, les acrobaties casuistiques jésuistiques (pardon, ô nobles jésuites) me semblent être une mé-cdnnaissance de l\u2019esprit de la Charte dés droits.Et méconnaître l\u2019esprit, n\u2019est-ce pas sombrer dans la prison de la lettre, celle du pouvoir institutionnel d\u2019un chacun?Question difficile, j\u2019en conviens, rrtais qui pourrait montrer que le véritable esprit de telle religion rejoint l\u2019ésprit des droits.; Or, l\u2019école est avant tout le lieu de l\u2019apprentissage de la liberté: libération du corps, libération de l\u2019esprit, de l\u2019intelligence, de l\u2019imaginaire.La seule catéchèse valable est celle qui s\u2019àdresse à ce qui réunit les humains en deçà ou au delà des diversités reliées aux héritages, aux croyances, au genre.;Si on réserve un moment dans l\u2019horaire pour l\u2019«enseignement», la catéchèse, de telle religion, on se dôit de le faire pour toutes les religions ou toutes les orientations de croyance.Qu\u2019il y ait une majorité de telle secte ou de telle «confession» LETTRES -?- ne change rien à l\u2019affaire.Le mieux?laissons à chaque groupe le soin de nourrir sa croyance, et cela hors de l\u2019école.11 importe au plus haut point que l\u2019esprit de la démocratie survive parce que, trop brièvement dit, «le pouvoir est fait pour l\u2019homme» (la personne) et non l\u2019inverse.Georges Tissot Professeur de science des religions Université d\u2019Ottawa Ottawa, 16 septembre 1994 La bibliothèque de la délégation à Paris Pour le lecteur français non initié à la chose québécoise, un passage à la bibliothèque du «centre culturel» de la Délégation générale du Québec a Paris est particulièrement instructif car ce lieu est, en effet, celui où s\u2019exacerbent le plus les contradictions de la politique culturelle du Québec en France.Ce qui, il y a une dizaine d\u2019années, représentait un pôle de rayonnement et un capital culturel inappréciable est aujourd\u2019hui perçu par les responsables de la Délégation (et leurs supérieurs au Québec) comme un boulet dont on voudrait se débarrasser.À quoi sert une bibliothèque?Les «gestionnaires» qui sévissent à Québec (et à Paris) ont répondu à leur manière en sortant leur calculette: en quelques années, la bibliothèque a connu d\u2019importantes compressions d\u2019effectifs, une réduction des heures d\u2019ouverture au public et une diminution des crédits pour l\u2019achat de livres.A l\u2019heure où le Québec révise à la baisse ses ambitions culturelles, la Délégation n\u2019en a pas moins continué à asseoir son statut diplomatique en dépensant sans compter dans des portes blindées, des grilles, des sas de sécurité, des digicodes, un hall d\u2019accueil digne d\u2019une succur- sale bancaire et des locations de bureaux mal programmées.Déplorant l\u2019absence de diffusion des livres québécois en France, les «gestionnaires» de Québec n\u2019en sont pas à une contradiction près en laissant péricliter la dernière vitrine où ils peuvent encore s\u2019exposer à Paris! La bibliothèque pourrait jouer un rôle dynamique.Mais y a-t-il un cadre ou un conseiller, sur la trentaine nommée à Paris, qui soit prêt à la défendre?Bien entendu, cela supposerait qu\u2019il la fréquente et qu\u2019il sache ce qu\u2019elle renferme.On l\u2019aura compris: l\u2019avenir et le dynamisme de la bibliothèque relève du politique; dans ce domaine comme dans d\u2019autres, la gestion par intérim de la bibliothèque comme de la délégation n\u2019a que trop duré.René Giudicelii Paris, 20 septembre 1994 Que laisserons-nous à nos enfants?J\u2019aimerais bien donner à mes enfants un peu d\u2019espoir et de fierté.Plusieurs jeunes disent leur impatience devant un projet souverainiste qui n\u2019a pas encore abouti.Plusieurs ont même dit avec amertume qu\u2019ils déserteraient le bateau si le référendum disait «non».Et l\u2019on chanterait alors le Québec comme on chante l\u2019Acadie.Ils ont droit à un peu d\u2019espoir, à une société avec un projet de vie, un avenir, un vrai pays.Il ne s\u2019agit pas de détruire un pays, artificiel et démantelé, il s\u2019agit de bâtir un pays, d\u2019accoucher enfin d\u2019un enfant prêt à naître, à vivre, à grandir et à prospérer.«Parlons de justice et non pas de pitié.» «Ayons de l\u2019amitié pour tous ceux qui bâtissent» Safy Calamawy Montréal, 20 septembre 1994 l T»E UÉDUCATiûlO JEMO 6KR0M : MÎuiSTRF °uqoIé.TE1-VO06 PASl tOAUeT*.Vis U.S COCOV\\SEÇ, CVVCOMIOAÀÇ, CA f Vers un campus sans fumée C\" e titre coiffait un article publié la semaine dernière dans L\u2019UQAM, journal d\u2019information interne publié par l\u2019Université du -1! Québec.Le texte commençait ainsi: «Le 1er septembre 1995, il sera interdit de fumer sur le campus.Les seuls lieux où les fumeurs seront encore les bienvenus seront ceux de restauration et de consommation d\u2019alcool.Au terme d\u2019une démarche progressive s\u2019étalant du 1er janvier au 1er septembre 1995, l\u2019UQAM deviendra \u201cun campus sans fumée\u201d.» Bon, comme on le sait j\u2019enseigne à l\u2019Université du Québec.Comme on le sait également, voilà 40 ans que je fume mes trois paquets de cigarettes par jour.Je ne m\u2019en vante pas; je suis même convaincu qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une mauvaise habitude nuisible à la santé.Cela dit, je n\u2019ai pas l\u2019intention de cesser de fumer et même si j\u2019arrêtais tout net, je n\u2019en continuerais pas moins pour autant à défendre les droits des fumeurs contre les croisés qui ont juré d\u2019avoir leur peau.Jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, je n\u2019ai jamais écrit une ligne sur le sujet mais cette fois, j\u2019en ai assez.J\u2019en ai assez de çe discours hystérique importé des États-Unis et qui fait des fumeurs les boucs émissaires d\u2019une société qui, incapable de s\u2019attaquer aux véritables problèmes, préfère s\u2019attarder à un épiphénomène dont les conséquences, parfois dramatiques, sont exagérées à outrance pour les besoins de la cause.J\u2019en ai assez de ces fanatiques qui créent des problèmes là où il n\u2019y en a pas.Ainsi, il n\u2019y a pas de problème à l\u2019UQAM.Depuis qu\u2019on a interdit le tabac dans les salles de cours, en 1987, il s\u2019est installé chez nous un modus vivendi relativement acceptable à toutes les parties, fondé sur le compromis et la tolérance.Fumeurs et non-fumeurs s\u2019en accomodent bien.Mais, ici comme ailleurs, une infime minorité d\u2019anti-fumeurs (à ne pas confondre avec les non-fumeurs) n\u2019en finit plus de déchirer ses vêtements sur la place publique en faisant un boucan d\u2019enfer propre à effrayer des administrateurs pusillanimes qui ne répondent qu\u2019aux voci- PIERRE BOURGAULT ?férations les plus stridentes.Partout, ce sont les anti-fumeurs qui font la loi.Ce sont eux qui proclament la disparition prochaine des fumeurs qu\u2019ils appellent de tous leurs vœux.Or, fumeurs et non-fumeurs ont appris depuis longtemps à vivre ensemble et si les premiers ont souvent abusé de leurs prérogatives, on peut dire qu\u2019aujourd\u2019hui ils ont pour la plupart répondu aux protestations légitimes des non-fumeurs et qu\u2019ils ont remis à jour leur petit manuel du savoir-vivre.Mais, quoi qu\u2019ils fassent, ils ne trouveront jamais grâce aux yeux des anti-fumeurs qui, semble-t-il, n\u2019ont rien de mieux à faire pour sauver le monde.Je le répète, il n\u2019y a pas de problème, et cela malgré les dénégations de Mme Florence Jun-ca-Adenot, vice-rectrice à l\u2019administration et aux finances qui explique que «lorsque la restriction au droit de fumer ne s\u2019applique que partiellement, on voit poindre iniquités et conflits».Vous avez bien lu: iniquités et conflits.Conflits mineurs, soit.Iniquités?Vous voulez rire.Quelles iniquités?Et envers qui?Voyons comment Mme Florence poursuit son argumentation: «Face à la montée des signes de conflit, on a donc choisi d\u2019harmoniser l\u2019application du règlement au contexte social.» C\u2019est bien dit, en jargon connu, mais ça ne veut évidemment rien dire.On comprend facilement quand elle ajoute: «D\u2019une part, les fumeurs sont nettement minoritaires.» Voilà l\u2019argument-choc qui devrait convaincre tout le monde: au Québec, les fumeurs forment près de 35% de la population et, depuis deux ans, leur nombre augmente, surtout chez les jeunes.Qu\u2019à cela ne tienne! Vous êtes minoritaires, donc taisez-vous et surtout écrasez! Belle mentalité.Mme Florence invoque bien sûr des raisons de santé, ce en quoi elle n\u2019a pas tort.Mais quand elle ajoute qu\u2019«on ne soupçonne peut-être pas que l\u2019interdiction totale de fumer sur le campus réduirait théoriquement de moitié la quantité d\u2019air frais extérieur requise pour assurer la même qualité d\u2019air au même nombre de personnes que présentement», elle charrie un peu beaucoup.«Théoriquement» dit-elle, sans ajouter que le tabac ne compte que pour 4% dans la totalité des polluants transportés dans les systèmes de ventilation de nos édifices étanches.Outre le fait qu\u2019on continue à construire des édifices dont les fenêtres ne s\u2019ouvrent pas, ce qui est\u2019 con, on continue également d\u2019enregistrer un très grand nombre de malaises dus à l\u2019aération déficiente dans les édifices où il est totalement interdit de fumer.Une autre étude, selon Mme Florence, «prétend que la quantité d\u2019air frais extérieur nécessaire à un fumeur est quatre fois supérieure à celle d\u2019un non-fumeur»., Pas de blague.Quand on asseoit ses politiques sur de pareilles conneries, on ne se surprend pas qu\u2019elles fassent tant d\u2019innocentes victimes! En tout dernier lieu, Mme Florence menace les contrevenants d\u2019amendes et d\u2019expulsions.Sans trop insister toutefois puisqu\u2019elle : préfère «la sensibilisation à la coercition».Merci quand même.Contre les anti-fumeurs fanatiques, j\u2019appelle les fumeurs et les non-fumeurs à la résis-.\u2022 tance en souhaitant qu\u2019ils n\u2019auront pas la lâcheté d\u2019obéir à des règlements aveugles et stupides.Quant à moi, je veux être le premier contreve-, nant interpellé.Ce devrait être facile .puisque j\u2019ai toujours une cigarette au.j bec.Si vous enlevez les cendriers, je ! jetterai mes mégots par terre.Si vous j me tapez une amende, je la contesterai en justice et si vous m\u2019expulsez, je, vous sommerai de donner mon courç \\ à ma place.Assez, c\u2019est assez! Et s(, vous étouffez, ouvrez les fenêtres.ça va vous aérer l\u2019esprit et vous per-j 3 mettre de respirer goulûment les gaz \\ d\u2019échappement de votre beau char.,, À PROPOS A-^- \u2022\ti[ .du chômage en Occident une forte progression du chômage de longue durée, qui [ était en 1991 plus importante chez les femmes que chez les hommes dans plusieurs pays: Danemark.Espagne, France, Grèce, Italie, Norvège, Portugal.C\u2019était aussi le ' cas au Japon.Il semble que le taux d\u2019activité des femmes soit tou-,, jours en augmentation au Canada, aux États-Unis et dans , certains pays d\u2019Europe.\t., Bureau international du travail, Genève, 1994 LE DEVOIR PONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédactenr en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur délégné à l\u2019administration FRANÇOIS TI10UIN Directeur de l\u2019information B E N 01T AUBIN Directcnrs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, ROCII CÔTÉ Rédacteurs en chef adjoints JEAN-ROBERT SANSFAÇON.CHRISTINE HOUDE 20 5 0, rne de Blenry, 9e étage, Montréal (Québec) H3A 3M9.Tél.: (5 1 4) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS Les pays de l\u2019OCDE connaissent unchômage très préoccupant par son ampleur et sa nature.C\u2019est dans les pays européens du groupe que le problème est le plus sérieux et le plus ancien, encore que la situation soit inquiétante aussi en Amérique du Nord.Chômage total, chômage des jeunes, chômage des femmes: les chiffres sont extrêmement élevés et plus forts en Europe qu\u2019en Amérique du Nord et au Japon.On observe aussi en Europe, au cours des années 80, M A II I) I S K I* T V.NI K II K I II H I I) K V 0 I II I I) E E S Oui, le Québec me tue Non, je n\u2019ai pas cessé de me battre mais j\u2019ai choisi ma cause, et mon bonheur passe avant les intérêts d\u2019un pays qui refuse d\u2019en être un HÉLÈNE J U T H A S Etudiante en droit Université McGill \u2019ai dit assez haut que je voulais quitter le Québec.J\u2019ai dit que la politique ne menait à rien, que je ne me sentais pas la force de tout changer.Comme je l'avais prévu, on me l\u2019a reproché.Je vais donc cesser de dire ce que je sens et je vais l\u2019expliquer.On m\u2019a dit que j\u2019étais défaitiste, pessimiste.Je mets au défi quiconque me le dit: prouvez-moi, avec des faits concrets, que j\u2019ai tort.Le Québec est en train de mourir, parce que les gens s'abrutissent peu à peu.Iœs valeurs que je préconise, le savoir, le développement intellectuel, ne se retrouvent pas ici.lui culture n\u2019attire que les gens aisés, car on n\u2019apprend pas aux autres à l\u2019apprécier.Ne me dites pas que c\u2019est comme ça partout.Le théâtre balinais, qui fascinait tant Artaud, est un théâtre du peuple, un art qui rejoint la spiritualité vers laquelle ce peuple est tourné.Les «gens ordinaires» d\u2019ici, eux, se tournent vers le théâtre d\u2019été, vers l\u2019humour facile, qui ne véhicule rien mais qui comporte le grand avantage de ne pas faire appel à la cervelle.Si la culture se perd, si les théâtres crèvent, on blâme le système d\u2019éducation, qui n\u2019apprend pas le français aux jeunes.Cessons de chercher des excuses: si le français se détériore, c\u2019est que les Québécois ne se donnent pas la peine de l\u2019apprendre.Et qu\u2019on cesse également de mettre la faute sur nos dirigeants.La culture ne dépend pas de la politique, elle dépend des gens.Ce sont les gens qui la font, ce sont eux qui la boudent, ce sont eux qui la font mourir.La majorité des peuples ont une identité On m\u2019a dit aussi que l\u2019herbe n\u2019est pas plus verte ailleurs.Pourtant, dans certains cas, elle l\u2019est! Bien sûr, l\u2019économie est en crise dans le monde entier, mais la majorité des peuples ont une identité.Contrairement aux Québécois, ils savent qui ils sont, et cessent de se préoccuper de la question.Ici, on ne sait pas, on hésite.Un peuple qui ne se connaît pas est un peuple complexé, sans confiance en lui-même.Un peuple qui ne va nulle part.On a compris mon message comme un message politique.En un sens, c\u2019est vrai, car la politique est au cœur de tout, mais ce n\u2019est pas elle qu\u2019il faut blâmer quand les choses vont mal, ni elle qui change les choses.Il faut cesser de prendre les politiciens pour des sorciers.Au fond, ils sont forcés de dire ce que les gens veulent entendre.Il ne faut pas se leurrer, la politique est un concours de popularité, et pour le gagner, les politiciens se doivent de refléter l\u2019opinion publique.C\u2019est donc dire que seul un changement dans la population provoque un changement politique et jamais le contraire.C\u2019est pour cela que voter pour l\u2019un ou pour l\u2019autre ne changera rien, car si le dirigeant change, le peuple, lui, reste le même, avec les mêmes doutes et les mêmes paresses.11 a un grand pouvoir, mais préfère ne pas s\u2019en servir.I-e peuple québécois est un grand enfant qui refuse de vieillir.On lui met sa vie entre les mains et il décide de laisser faire plutôt que d\u2019accepter les conséquences de ses choix.Maman l\u2019aime bien, mais elle commence à être mouillée par la pluie.Et imaginez le ridicule si maman-Canada jetait dehors son enfant, le forçant à devenir ce qu\u2019il est.Reviendrait-il pleurer dans ses jupes?Ne comprenez pas à mon discours que je suis une féroce indépendantiste.Au contraire, je n\u2019y crois plus et je préférerais qu\u2019on cesse d\u2019en parler plutôt que de se couvrir à nouveau de ridicule.C\u2019est le compromis qui, politiquement, tue le Québec.Qu\u2019on se décide pour de bon dans un sens ou dans l\u2019autre et qu\u2019on cesse alors de parler de la seconde option.Dans un article paru le 24 septembre dernier, Pascal Brissette disait justement qu\u2019il est simpliste de croire que l\u2019indépendance sera un remède à l\u2019exode des jeunes et des moins jeunes.Effectivement, c\u2019est une illusion.Oui, le projet du Parti québécois redonnera l\u2019espoir à certains, mais il ne comblera pas les lacunes profondes dont souffre tout un peuple.Les Romains avaient du pain et des jeux.Nous avons un projet de souveraineté un ueu essoufflé.Dans les deux cas, le même résultat: le peuple est distrait et il oublie momentanément qu\u2019il a vraiment faim.Le prochain référendum occupera les esprits.Et imaginons un instant que le Québec devienne souverain.Le «projet de société» de Jacques Parizeau nous occupera tous.Mais ensuite, dans 10 ans, serons-nous plus ouverts, plus intéressés par la connaissance?Non.L\u2019apparence aura changé mais, encore une fois, le contenu, l\u2019essence même du Québec seront les mêmes.L\u2019indépendance devrait se faire au terme d\u2019un processus de développement dans la mentalité de l\u2019ensemble de la population.On nous la propose plutôt comme solution miracle, alors qu\u2019elle n\u2019est encore qu'une façade sans fondations et sans rien der-rière pour la soutenir.Puisqu\u2019on me parle sans cesse de politique, je vais le dire carrément: j'ai annulé mon vote.J\u2019allais voter pour le Parti québécois en me disant: «On ne sait jamais, cela va peut-être clore le débat.» J\u2019ai changé d\u2019idée lorsque M.Parizeau a parlé de retirer les frais de 50$ pour les cégépiens ayant cumulé cinq échecs ou plus.Je ne suis plus au cégep.La situation ne devrait donc pas me toucher.Cependant, je n\u2019ai pas échoué un seul cours durant mes deux ans au cégep.J\u2019ai travaillé pour moi, parce que je voulais réussir et apprendre.Je ne vois pas pourquoi ceux qui ne font pas le même effort ne seraient pas penalises.I a* cégep n\u2019est pas obligatoire: c\u2019est un choix que l\u2019on fait de s\u2019y inscrire.Ce choix devrait comporter une certaine volonté de dépassement de soi.l es gens qui sont au cégep pour s\u2019amuser et qui cumulent les échecs m\u2019ont retardée, moi, car le cours devait être à leur portée alors que je pouvais aller plus loin.C\u2019est là tout le problème du Québec.On pratique le nivellement par le bas.On aide les plus faibles sans encourager le potentiel des plus forts.C'est un choix social qui a pour conséquence directe l\u2019exode des «cerveaux».Je ne dis pas qu\u2019il faut cesser d'aider les autres, non, mais il faut cesser de négliger ceux qui veulent ap-prendre.Je sais bien que M.Parizeau a fait cette promesse pour se gagner les cégépiens et qu'il ne la réalisera probablement pas.Mais seulement le fait qu\u2019il ait pensé à cette promesse me dégoûte.L\u2019ignorance est reine au Québec, faut-il la faire déesse?On a érigé au fil des ans un système très élaboré qui permet de toujours avoir quelqu\u2019un d\u2019autre que soi à blâmer en cas de pépin.Nous sommes tous des grands enfants gâtés.Même les plus lucides d\u2019entre nous s'y laissent prendre.Le gouvernement, le système d\u2019éducation, nos parents (toujours eux), les leurs et leurs ancêtres avant eux, nous les invoquons 100 fois par jour.Nous les mettons au banc des accusés et les condamnons sans possibilité d\u2019appel.Ce sont eux qui ne nous ont pas appris à écrire, eux qui ne nous gouvernent pas de la bonne façon, eux encore qui font piétiner le Québec.Quelqu\u2019un peut-il me dire à quel âge on devient adulte dans ce pays?Ne vient-il pas un jour où chacun doit accepter qu\u2019il est maître de son existence?Oui, on nous a légué des tares et des complexes, mais n\u2019est-ce pas à nous de les voir et de les corriger?On dirtait que personne n\u2019y a pensé.Je ne suis ni défaitiste, ni pessimiste.Je constate, simplement, l\u2019état des choses qui m\u2019entourent.Le Québec ne répond pas à mes besoins.Je prendrai ce qu\u2019il m\u2019offre de bon et j\u2019irai chercher le reste ailleurs.C\u2019est une illusion de croire que dans une seule vie, je pourrais changer les choses ici.Une mentalité ne se change qu\u2019avec des siècles de labeur.Je n\u2019ai pas non plus cessé de me battre.Au contraire.Seulement, j\u2019ai choisi ma cause.Et mon bonheur passe avant les intérêts d\u2019un pays qui refuse d\u2019en être un.ILLUSTRATION THE NEW YORK TIMES Si le français se détériore, c\u2019est que les Québécois ne se donnent pas la peine de l\u2019apprendre.Et qu\u2019on cesse de mettre la faute sur nos dirigeants, lut culture ne dépend pas de la politique mais des gens.Le carcan Un sujet crucial comme RODRIGUE TREMBLAY Économiste Université de Montréal - écidément, il est difficile au Québec Dde discuter de politique d\u2019immigration sans se faire traiter de tous les noms! C\u2019est donc avec un certain retard que je réagis aux injures que me .lançait M.Jacques Buy dans Le Devoir du 31 août dernier, étant à ce moment-là à l\u2019extérieur du pays.Partout dans le monde, on discute présentement de politique d\u2019immigration.En Californie, par exemple, les électeurs devront se prononcer en novembre prochain sur les coûts sociaux de l\u2019immigration clandestine (Proposition 187).Ici même au Canada, il ne se passe guère une journée sans qu\u2019un journal comme The Globe and Mail publie un article sur le sujet.Cela est vrai surtout depuis que deux jeunes furent assassinées à Toronto par des criminels qui devaient être déportés, mais qui ne l\u2019avaient pas été.Au Québec, l\u2019endroit le plus politically correct en Amérique, l\u2019immigration est un sujet tabou: tout semble être mort pendant que les médias subventionnés croient avoir accompli leur mission en matière d\u2019affaires publiques s\u2019ils ont présenté un quiz, un roman-savon, un Juste pour rire ou une partie de hockey ou de baseball.Nous venons juste de vivre une campagne électorale au cours de laquelle le sujet crucial de l\u2019immigration n\u2019a même pas été effleuré! Il est grand temps de dénoncer le carcan intellectuel que les politically correct exercent depuis trop longtemps sur la pensée et les débats publics au Québec.Dans mon cas, M.Buy fait une grave erreur et me connaît très mal s\u2019il croit que ses menaces et ses propos diffamatoires vont me faire taire.J\u2019en ai vu bien d\u2019autres avant lui.Ce genre d\u2019attaques personnelles ne m\u2019émeut guère, même si je déplore l\u2019esprit totalitaire et intolérant qu\u2019il véhicule.Et si M.Buy décidait de mettre en pratique sa menace de retourner vivre en Afrique, là où les gouvernements contrôlent la plupart des médias d\u2019information, jé lui souhaite bon voyage.L\u2019absurdité de la politique du statut de réfugié au Canada Mes analyses portent exclusivement sur la politique canadienne actuelle d\u2019immigration, la-qùelle est présentement un objet de risée dans tôus les pays que j\u2019ai visités ces dernières an- La chose est devenue tellement sérieuse que lç gouvernement d\u2019Israël laissait récemment tomber le langage diplomatique pour qualifier publiquement la politique canadienne concernant les demandeurs d\u2019asile politique de carré-niient «absurde».Ce n\u2019est pas d'hier cependant \u2022l Politique de rimmigration intellectuel des politically correct Vimmigration n'a même pas été effleuré pendant la campagne électorale que la politique canadienne est reconnue comme absurde par tout le monde, sachant que toute personne peut obtenir le statut de réfugié au Canada, même si elle ne satisfait pas aux critères de l'immigration, pourvu qu\u2019elle prenne la précaution de détruire tous ses papiers légaux avant d\u2019entrer au Canada.En attendant l\u2019étude de leur cas, ce qui peut prendre plusieurs années et coûter au Trésor public de 30 000$ à 50 000$ en frais légaux, les demandeurs d\u2019asile ont droit à des prestations d\u2019assistance sociale.Il aura fallu qu\u2019un gouvernement étranger dénonce publiquement cette politique comme absurde pour que les politically correct au Canada commencent à s\u2019ouvrir les yeux.L\u2019absurdité de l\u2019actuelle politique canadienne d\u2019immigration ne se limite pas aux procédures d\u2019octroi du statut de réfugié.Les choses se sont tellement dégradées depuis quelques années que de 80 à 90% des nouveaux immigrants (250 000 prévus en 1994) n\u2019ont plus besoin de satisfaire aux critères officiels d\u2019admission.En effet, la loi canadienne de l\u2019immigration permet non seulement aux citoyens canadiens mais aussi à tout immigrant reçu depuis moins de trois ans de faire venir au Canada, sans satisfaire aux critères habituels de sélection, son conjoint et ses enfants, mais aussi ses ascendants, tels parents, grands-parents, oncles, tantes, etc.La loi prévoit de plus que lorsque le résident n\u2019a pas d\u2019ascendant familial admissible au parrainage, il peut faire venir au Canada un parent quelconque.En théorie, le garant s\u2019engage, sauf pour conjoint et enfants, à subvenir aux besoins essentiels des parrainés pour une période de 10 ans.En pratique, les autorités de l'immigration n\u2019ont nullement le personnel pour faire le suivi de cet engagement.Or, dans la plupart des pays où le Canada recrute ses immigrants, il existe très peu de programmes publics et gratuits d\u2019assurance-santé comme au Canada.Venir se faire soigner gratuitement au Canada quand on est âgé, cela équivaut presque à gagner à la loterie! Il y a deux problèmes qui découlent de cette politique.Primo, les personnes âgées étrangères qui viennent au Canada prendre leur retraite n\u2019ont nullement contribué à l\u2019économie canadienne et au Trésor public.Secundo, c\u2019est lorsqu\u2019on est âgé que les frais de santé sont les plus élevés.Or, le système de santé au Canada est déjà en pleine crise et des citoyens attendent jusqu\u2019à un an et demi ayant de subir une intervention chirurgicale.A qui voudrait-on faire croire qu\u2019il est logique que l\u2019on surcharge de la sorte le système des soins de santé?Puisque M.Buy veut que toute idée soit habillée scientifiquement, je lui dirai que les effets d\u2019encombrement ou de congestion des biens communautaires \u2014 c\u2019est-à-dire des biens publics qui existent en quantités limitées, tels les places dans les hôpitaux, les logements sociaux, les écoles, ainsi que sur les routes et dans les endroits publics \u2014, s\u2019accompagnent d\u2019effets redistributifs négatifs pour la société d\u2019accueil.Pour justifier une immigration ouverte dans un tel contexte, il faut que les gains d\u2019efficience dans l\u2019allocation des ressources (productivité des travailleurs) soient supérieurs aux effets redistributifs négatifs.Mais pour qu\u2019il y ait des effets d\u2019efficience positifs, il est nécessaire qu\u2019il existe une complémentarité entre les immigrants et les résidents sur le marché du travail (et non pas une substitution).Qui prétendra que les gains d\u2019efficience dépassent les pertes redistributives quand il s\u2019agit d\u2019immigrants âgés qui ne produisent plus et qui n\u2019ont pas contribué au financement des coûts des infrastructures, mais viennent consommer les services publics au Canada?Il s\u2019agit ici de cas de resquillage (free riders) selon le langage économique.M.Buy et d\u2019autres politically correct trouvent inacceptable que l\u2019on regarde la réalité en face et qu\u2019on s\u2019interroge sur le laxisme de la politique canadienne d\u2019immigration par rapport aux criminels étrangers.Pourtant, le ministre fédéral de l\u2019Immigration lui-même reconnaît qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un problème majeur que son ministère n\u2019a pas réussi à solutionner.Il a d\u2019ailleurs annoncé récemment qu\u2019un nouveau projet de loi modifiant la Loi sur l\u2019immigration sera bientôt déposé à la Chambre des communes de manière «à mettre fin au scandale que représentent les 1800 criminels susceptibles d\u2019être déportés du Canada mais qui ont disparu dans la nature» (24 août 1994).Seulement 14 ont pu être retracés jusqu\u2019à maintenant.Ces criminels étrangers vont même jusqu\u2019à demander le statut de réfugié politique au Canada.L\u2019optimum de population est une question politique qui doit être débattue publiquement en tant que telle dans un pays démocratique.Quel est cet optimum pour le Canada?Pour le Québec?Aux Etats-Unis, certains parmi ceux qui se préoccupent de l\u2019environnement, d\u2019une croissance économique soutenable et de la qualité de la vie, préconisent non pas un accroissement de la population mais une réduction.Ainsi, le Negative Population Çrowth Inc.du New Jersey propose pour les Etats-Unis une population optimale de 150 millions d\u2019habitants.Pour ce taire, l'immigration américaine devrait être réduite à 200 000 par année et le taux de fécondité devrait être réduit de 2,1 présentement à 1,5 par des mesures incitatives.Le même scénario Au Québec, l\u2019endroit le plus politically correct en Amérique, l\u2019immigration est un sujet tabou.avancé pour le Canada signifierait une immigration annuelle de 20 000 personnes et une baisse du taux de fécondité de 1,7 à 1,5.Ici au Canada, tous semblent obnubilés par le mythe du «gros à tout prix».La propagande gouvernementale en ce sens est omniprésente, de même que celle véhiculée par les groupes d\u2019intérêt et les représentants de l\u2019industrie de rimmigration.Des questions Face à cette propagande, les citoyens doivent se poser les questions suivantes: ¦\tEst-il souhaitable d\u2019encourager l\u2019accroissement de la population urbaine dans les grandes villes canadiennes?Quelles seront les conséquences économiques et sociales d\u2019une telle politique?¦\tPourquoi y-a-t-il eu une explosion de l\u2019immigration au Canada de 84 000 personnes annuellement en 1985 à 250 000 annuellement en 1994?Quand a eu lieu le débat public sur cette question cruciale?Et quelles seront les conséquences économiques, sociales et culturelles de l\u2019ajout d\u2019un million de personnes à la population canadienne, tous les quatre ans par le canal de l\u2019immigration?¦\tQuelle sera la place du Québec et de la francophonie au Canada dans 25 ans si une telle politique d\u2019immigration massive et comptant moins de 3% de francophones continue d\u2019être appliquée?¦\tComment la solidarité sociale et les programmes sociaux pourront-ils être maintenus sans une explosion du fardeau fiscal et de l\u2019endettement public, si l\u2019engorgement des services publics se poursuit?Quelle sera la conséquence pour la croissance économique et la compétitivité internationale du Canada, et partant, pour le niveau de vie au Canada?¦\tEn quoi l\u2019arrivée du libre-échange nord-américain et l\u2019inclusion du Mexique modifient les besoins du Canada au chapitre de la main-d\u2019œuvre?¦\tPuisque le vieillissement de la population est une conséquence de la hausse des revenus, des niveaux d\u2019éducation et de l\u2019espérance de vie, et que tous les pays industrialisés font face à ce même phénomène \u2014 y compris le Japon et la Chine \u2014, comment les autres pays abordent-ils ce problème?Quelle place ces pays accordent-ils à l\u2019immigration?¦\tQuelle est la capacité d\u2019accueil du Canada et du Québec face aux langes et aux cultures J étrangères, surtout quand ces cultures sont autres qu\u2019occidentales?Est-ce que cette capacité d\u2019accueil est illimitée?Ce sont là des questions fondamentales qui ne peuvent être balayées sous le tapis et auxquelles doivent répondre tous ceux qui défendent la politique canadienne actuelle d\u2019immigration.Les attaques ad Imminent et les injures n\u2019y I changeront rien.L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: A l'information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (envi-, ronnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'information)', Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales)', Martin Ducios et Désirée Szucsany (relecteurs)', Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l'information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay; à l\u2019information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l\u2019information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tra-mier, Clément Trudel; à l\u2019information politique: Pierre O\u2019Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); Serge Chapleau (caricaturiste); à l\u2019information sportive: Yves d\u2019Avignon; Denise Babin, Marie-Claude Petit (commis), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lucie Pin-sonneault (directrice), Yves Williams (superviseur, Avis publics et annonces clas-sées), Jacqueline Avril, Daniel Barbeau, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine , Côté, Marlène Côté, Sylvie Hanna, Christiane Legault, Suzanne Miscevic, Micheline Ruelland, Monique Verreault (publicitaires); Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon, Olivier Zuida (commis); Michèle Bouchard (secrétaire).L\u2019ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur), Nicole Carmel (coordinate-ce des services comptables); Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Theriault (adjointe à l\u2019administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice), Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette, Monique L\u2019Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Le-, clerc-Venne.LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Kirouac (directeur), Chrystian Guy, (superviseur à la promotion des abonne-, menu).LA PRODUCTION Marie-France Turgeon (directrice de la production'), Richard DesCormiers (responsable du sys-' ' tcme informatique).Johanne Brunet, Danielle Cantara.Caroline Des Rosiers, Lynda Di Cesare, Marie-Josée Hudon, Michael Schneider.Christiane Vaillant.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Pier re Bourgie (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (ricc-président et directeur général).4 S K I' T K M H H K l> K V 0 I H M A K I) I LE DEVOIR ACTUALITES PARIZEAU La grande surprise: Jean Garon à l\u2019Éducation SUITE DE I.A PAGE 1 béraux disparaissent: «Nous voulons nos ministres dans l'action, pas en réunions.» Ce comité des priorités est composé de six ministres qui auront à jouer, dans la stratégie préréférendaire, un rôle extrêmement important.Bernard Landry est devenu vice-premier ministre et ministre des Affaires internationales et des Communautés culturelles.En présentant M.I-andry, M.Parizeau a rappelé comment le Québec doit être «une société d\u2019in-dusion et d'intégration, dans le respect des différences» Au Québec, dit-il, «nous n\u2019avons pas peur des sociétés distinctes».«L\u2019expression \u201cpure laine\" doit être réservée exclusivement à l\u2019industrie du vêtement, et les souches aux bûcherons.» Pauline Marois, présidente du Conseil du Trésor, devra «trouver une alternative aux lois 102 et 198» et voir avec les éléments dynamiques de la fonction publique, où le personnel est «découragé, démotivé», à réorganiser le travail et les services pour que le citoyen en redevienne «le vrai patron».: Louise Harel, ministre d\u2019Etat à la concertation (qu\u2019il reste à mieux définir) et à l\u2019Emploi, celle qui «prend ça personnel», le chômage et la désespérance, devra vite s'en prendre au problème de la formation professionnelle et s\u2019assurer que cette formation devienne «un droit aussi fondamental que celui à l'éducation».- \u201c Louise Beaudoin est nommée ministre des Affaires canadiennes.M.Parizeau l\u2019a chargée de «garder nos buts» face au Canada et de préparer, avec le ministre délégué à la restructuration, Richard Le Hir, les études nécessaires DION Une des rares valeurs sûres en France SUITE DE LA PAGE 1 de glace.«Ce qui est très bizarre, c\u2019est que, quand je chante en langue française mais avec un style américain, ça ne plaît pas ici.En revanche, depuis que je chante en anglais de la même façon, ça commence à marcher pour moi chez vous», a-t-eîle déclaré cet été à un magazine français du showbiz.Si elle pe prend pas encore de bains de foule sur les Champs-Elysées, on la reconnaît dorénavant sur la rue lorsqu\u2019elle se promène avec ses parents (d\u2019ailleurs arrives samedi à Paris).C\u2019est avec Ziggy, de Tycoon, la version anglaise de Starmania, qu\u2019elle est revenue l\u2019an dernier sur les radios françaises.Et c\u2019est avec The Colour of my Love (125 000 exemplaires vendus en France en dix semaines alors que le disque précédent avait pris un an et demi à décoller) qu\u2019elle est en passe de devenir une star.«Céline Dion est tellement demandée aux États-Unis qu\u2019on a de la difficulté à trouver du temps pour la promotion de son disque en Europe, dit son manager international, le Torontois Dave Platel.On aurait besoin d\u2019au moins deux Céline de plus pour répondre à toutes les invitations!» Dans les semaines qui viennent, elle fera des émissions de télévision en Grèce, en Hollande, en Italie, en Belgique, en Suisse et en Norvège.«C\u2019est une des rares valeurs sûres aujourd\u2019hui en France», dit Laurent Thibault, responsable de la programmation musicale de Chérie-FM.Il compare son succès à ceux de Maurane et Patricia Kaas.«Il faut dire que des voix comme la sienne, on n\u2019en a pas beaucoup.Ça y est cette fois, Céline Dion est sur l\u2019autoroute.» «L\u2019autoroute», c\u2019est celle qui la conduira en novembre à enregistrer un disque avec des chansons de Jean-Jacques Goldman (qui en a écrit plusieurs sur le dernier disque de Patricia Kaas).Ce qui devrait lui ouvrir bien des portes.Car Céline Dion ne pourra probablement pas surfer longtemps sur sa popularité américaine en ne chantant que des reprises de grands succès.En Europe, elle «ratisse» moins large qu\u2019au Québec ou aux États-Unis, et son public se recrute surtout chez les plus de 30 ans.Les radios jeunes, comme NRJ ou Fun, la boudent toujours.«Problème de couleur musicale», dit Caroline Darigny, responsable de la programmation sur NRJ, qui croit cependant que cela ne l\u2019empêche pas d\u2019être populaire chez les jeunes.Le magazine Keyboard, plus critique, a de son côté qualifié les chansons de The Colour of my Love de «sucreries bien emballées».Mais le meilleur indice de son succès populaire est peut-être qu\u2019ici, comme au Québec, les amours de Céline Dion avec son imprésario René Angélil commencent à défrayer la manchette des journaux à potins.Le magazine Gala n\u2019ignore rien de ses péripéties amoureuses.Les feuilles de chou pour adolescents en mal de frisson parlent de son goût pour la réincarnation et de sa générosité envers les handicapés.Télé K 7, un magazine télé, la dit acadienne (!) Téléstars raconte de son côté que ses ancêtres ont quitté Bordeaux pour la Gaspésie, une autre province francophone du Canada (!).«C\u2019est la première fois qu\u2019une star planétaire parle notre langue!», dit la publicité française.Les Français n\u2019en reviennent pas que Céline Dion, loin des canons de beauté hexagonaux, ait réussi ce que la vaporeuse Vanessa Paradis n\u2019a pu atteindre avec les chansons en anglais de Lenny Kravitz.Et qu\u2019elle pousse de plus l\u2019audace jusqu\u2019à vendre plus de 100 000 exemplaires de son disque français, Des mots qui sonnent, à une Amérique pourtant rébarbative à tout ce qui chante pas dans la langue de Shakespeare.Au fait, savez-vous qui fut la dernière chanteuse francophone à atteindre le sommet du Billboard américain?Sœur Sourire («Dominique-ni-que-ni-que»).en 1963! en vue du rendez-vous de 1995 sur les dédoublements et les chevauchements entre les gouvernements du Québec et du Canada.Jean Campeau, «qui ne se laisse pas impressionner par le pouvoir financier», est devenu ministre des Finances et doit faire en sorte que l\u2019on «cesse d\u2019emprunter pour payer l\u2019épicerie» tout en évitant les hausses d\u2019impôts et les compressions budgétaires aveugles.«Lean and Mean» n\u2019est pas l'adage du nouveau gouvernement.«Que l\u2019État soit plus maigre, d\u2019accord.Mais \u201cmean\u201d (méchant), non.Pas nous.» Enfin, M.Guy Chevrette est nommé responsable des régions.«Je place sur vos épaules la mission qui, avec le projet souverainiste, constitue la tâche la plus importante de notre nouvelle équipe», a dit M.Parizeau.M.Chevrette doit veiller à ce que la régionalisation des leviers de décision se fasse rapidement.Il coordonnera en outre le travail des 15 délégués régionaux du premier ministre.Ces délégués seront, pour les ministres sectoriels, «les empêcheurs de centraliser tranquille, la conscience des régions et au besoin les chiens de garde».Avec eux, «les régions sont arrivées à Québec».Entre autres, le délégué de Montréal, le député de Bourget, Camille Laurin, présidera un comité spécial pour la région.Quant à l\u2019Outaouais, où le PQ n\u2019a fait élire personne, il aura son délégué en la personne du député de Masson, Yves Blais.M.Parizeau, quant à lui, se réserve les Affaires autochtones pour «reprendre l\u2019œuvre de René Lévesque lorsqu\u2019il avait fait reconnaître, par l\u2019Assemblée nationale en 1985, l\u2019existence de nations autochtones distinctes».Il SUITE DE LA PAGE 1 et en Bosnie montre selon M.Clinton qu\u2019«il est possible de réaliser des progrès lorsqu\u2019une coalition renforce sa diplomatie par la force militaire».M.Clinton a rappelé que «la menace de la force aérienne de l\u2019OTAN a aidé à établir une zone d\u2019exclusion (N.D.L.R.: des armes lourdes) autour de Sarajevo et à mettre fin à l\u2019offensive des Serbes bosniaques contre Go-razde.Mais il a souligné que la ville était «de nouveau confrontée à une perspective d\u2019étranglement» et a appelé l\u2019ONU à faire preuve d\u2019une «nouvelle détermination» pour «sauver Sarajevo».Coopération antiterroriste Évoquant les relations entre Washington et Moscou à la veille d\u2019un nouveau sommet, aujourd\u2019hui et demain à Washington, avec son homologue russe Boris Eltsine, M.Clinton a estimé que «la croissance de la coopération» entre les deux pays «constitue pour tous une grande raison de confiance»: «Il s\u2019agit d\u2019un partenariat enraciné dans la démocratie, un partenariat qui fonctionne, un partenariat qui n\u2019est pas fondé sur un accord global mais sur un réel respect mutuel.» Moscou et Washington, a ajouté le président américain, «reconnaissent aussi qu\u2019ils doivent coopérer pour contrôler le danger des terroristes qui font un trafic de matériel nucléaire» et les deux pays, ainsi que l\u2019Allemagne, ont accru leur coopération à cet égard.«Bientôt, sous la direction du FBI (la sûreté fédérale américaine), nous ouvrirons une école de police en Europe, où les policiers apprendront à combattre plus efficacement le trafic de composants nucléaires, le trafic de drogue, le crime organisé et le blanchiment d\u2019argent.» Souhaitant l\u2019élaboration d\u2019un «plan concret» pour permettre aux Nations unies de faire face «aux défis des 50 prochaines années», le président américain a demandé au secrétaire général des Nations unies de nommer un groupe de travail chargé de mettre sur pied un «plan d\u2019action» d\u2019ici l\u2019an prochain.«Nos objectifs devraient comprendre des forces de maintien de la paix des Nations unies prêtes à agir, efficaces et capables», a poursuivi M.Clinton.«Nous devons améliorer notre capacité à répondre aux besoins urgents» qui peuvent apparaître dans le monde.Désarmement nucléaire multilatéral Prenant place à la tribune après Bill Clinton, le président russe Boris Eltsine a appelé les cinq puissances nucléaires mondiales (Russie, États-Unis, Chine, Grande-Bretagne, France) à conclure un traité de sécurité nucléaire qui interdise notamment la production de matériel nucléaire à des fins militaires.Le président russe a estimé qu\u2019il était «urgent que ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR La région de l\u2019Abitibi-Témiscamingue est aux anges avec la nomination d\u2019un ministre, François Gendron, député d\u2019Abitibi-Ouest, aux Ressources naturelles, sur les trois députés qu\u2019ils ont envoyés à l\u2019Assemblée nationale.De plus, îa région aura son délégué régional en la personne du député de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, RémyTrudel.C\u2019est cette appréciation «très, très positive» qu\u2019a faite, hier, le maire d\u2019Amos et président du Conseil régional de développement de la région, André Brunet.Selon lui, d\u2019avoir, de surcroît, un ministre des Ressources naturelles, un ministère dont les activités recoupent les forces de l\u2019économie de la région \u2014 les mines, la forêt et l\u2019hydroélectricité \u2014 veut donner une réalité à cette reconnaissance, Le député de Vimont, David Cliche, qui n\u2019accède pas au conseil des ministres, demeurera son porte-parole et son adjoint sur ces questions.La grande surprise de ce cabinet, c\u2019est la nomination de Jean Garon à l'Éducation.Cet avocat et économiste, bardé de diplômes, intellectuel, avait impressionné comme ministre de l\u2019Agriculture, sous René Lévesque.M.Parizeau attend de lui qu\u2019il modernise l\u2019éducation comme il avait moderniser (\u2019agriculture.Il est là, selon un conseiller de M.Parizeau, pour «brasser la cage».Il devra organiser des états généraux de l\u2019éducation.Il doit aussi prouver aux parents de Batiscan, qui gardent leur école ouverte et à qui M.Parizeau a demandé de tenir bon, que le gouvernement péquiste tiendra parole.Il faut aussi redonner la sécurité aux Québécois, remettre au diapason les corps policiers, redonner confiance dans le système judiciaire, redonner son élan à l\u2019assainissement des eaux, faire la guerre à la pauvreté «mais sans faire la guerre aux pauvres», relever la relève agricole, mettre un terme au déclin des pêches, lancer des entreprises, entrer sur l\u2019autoroute électronique, réduire l\u2019attente dans les hôpitaux.Chaque ministre est reparti avec son devoir.«Cette prise en charge, dit M.Parizeau, cet élan, ce goût du pays ont l\u2019avantage d\u2019être contagieux, dit M.Parizeau.Et lorsque nous aurons, par nos actions sur des dossiers dont le Québec a déjà la responsabilité, démontré combien la solidarité québécoise est un atout, une force, les Québécois seront encore plus nombreux qu\u2019au-jourd\u2019hui à faire ce constat: nous sommes déjà un pays tous les États nucléaires participent au processus de réduction et de limitation des armes nucléaires».Ce traité de sécurité nucléaire et de stabilité stratégique interdirait l\u2019utilisation de matériaux fissiles dans la fabrication d\u2019armement et préconiserait la poursuite du processus d\u2019élimination des ogives nucléaires et de réduction des vecteurs stratégiques, a ajouté M.Eltsine.«La guerre froide est terminée.Mais ses infrastructures \u2014 les montagnes d\u2019armes et les complexes militaro-industriels des pays développés \u2014 demeurent.La prolifération d\u2019armes nucléaires pourrait en faire les armes» du terrorisme, a averti M.Eltsine.«Nous aimerions qu\u2019il n\u2019y ait plus dans le monde ni armes nucléaires, ni aucun autre type d\u2019arme de destruction massive», a poursuivi le chef de l\u2019État russe.Soulignant la nécessité de développer un «système solide de sécurité», M.Eltsine a proposé quatre choses: ¦\t«Accélérer les négociations en vue de la conclusion d\u2019un traité d\u2019interdiction totale des essais nucléaires.» La Russie est favorable à la signature d\u2019un tel traité «l\u2019année prochaine à l\u2019occasion du 50e anniversaire de l\u2019ONU».¦\t«Développer les mesures en vue de la non-prolifération des armes de destruction massive.» «Il est essentiel, au printemps prochain, lorsque se réuniront les signataires du TNP, de décréter sa prolongation illimitée et inconditionnelle.» ¦\t«Lancer un débat multilatéral sur les questions relatives au marché international des armes et de l\u2019équipement militaire.» ¦\t«Entamer des débats sur des programmes régionaux de renforcement de la paix et de la sécurité.» Sur ce point, le président russe a précisé que «la tâche principale de maintien de la paix sur le territoire de l\u2019ex-URSS incombe à la Russie».Refus américain En marge des discours à la tribune de l\u2019ONU, les États-Unis n\u2019ont pas saisi la perche tendue par Boris Eltsine au sujet des négociations multilatérales.Ils sont pour l\u2019instant réticents à ouvrir de telles négociations sur le désarmement nucléaire, a indiqué un haut responsable du Pentagone.«Nous ne sommes pas opposés à ce principe.Le moment viendra mais pas maintenant», a déclaré ce responsable.Washington estime qu\u2019il faut que le traité START-1 sur la réduction des armes stratégiques entre en vigueur, ce qui devrait avoir lieu à la fin de Tannée, et que START-2 soit ratifié, ce qui n\u2019est pas encore le cas, pour envisager d\u2019étendre ces discussions.«Les Russes et nous somme plus gros que n\u2019importe quel autre État» en matière d\u2019armes nucléaires, a indiqué ce haut responsable pour expliquer la réticence américaine.revêt énormément d\u2019importance pour la région.Ainsi, M.Brunet croit que la présence de M.Gendron pourra mener à la relance du programme d\u2019actions accréditives destiné à l\u2019exploration minière et régler des «irritants» liés à l\u2019exploitation forestière des lots dits intramunicipaux.Le président de Solidarité rurale, Jacques Proulx, s\u2019est dit pour sa part encouragé par la nomination de Guy Chevrette à titre de ministre du Développement régional, «un poids lourd du gouvernement et du parti».Quant à la désignation de délégués régionaux, M.Proulx espère que ces représentants ne seront pas simplement des «colporteurs, des porteurs de colis» et que cette formule ne soit pas utilisée à d\u2019autres fins que le développement régional.dans nos tètes et dans nos cœurs, pourquoi ne pas le dire tout haut, le proclamer à nos enfants et au monde.» Mais rien ne sert aujourd\u2019hui de se demander si les Québécois seront assez nombreux à avoir acquis ce gout du pays, lorsque le moment du référendum sera venu.Il viendra.«Nous avons indiqué une perspective: huit a dix mois.Nous nous sommes donné un horizon: en 1995.C\u2019est dans ces paramètres que nous entamons notre travail.» Et le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, qui assistait à la cérémonie, s\u2019est dit d\u2019accord avec cet échéancier.\t, , M.Parizeau a lancé un appel aux souverainistes des autres partis.Car «la souveraineté, comme la liberté, ne peut pas être prisonnière d\u2019un seul parti et d'une seule conception».Et une fois qu'elle sera faite, elle sera irréversible.Il est impossible à ses yeux de concevoir M.Johnson faire campagne aux prochaines élections, en promettant de remettre à Ottawa les nouveaux pouvoirs acquis.La cérémonie de présentation des ministres s\u2019est déroulée dans le décor solennel du Salon rouge de l\u2019Assemblée nationale en présence de centaines d\u2019invités, dont plusieurs anciens ministres et notamment la femme de i'ancien premier ministre René Lévesque, Corrine Côté.Le gouvernement avait fait retirer de l\u2019enceinte le drapeau du Canada.Dès aujourd\u2019hui, les délégués régionaux se réunissent dans la salle du conseil des ministres.A 16 heures, M.Parizeau réunit le caucus de ses 77 députés.Mercredi aura lieu la première réunion du conseil des ministres, après laquelle M.Parizeau s\u2019adressera à la presse.VIE 500 000 décès annuels suite à des complications liées à la grossesse SUITE DE LA PAGE 1 d\u2019origine pour subir une ablation partielle ou totale du clitoris.Cette situation est entretenue du fait que des hommes de certaines religions refusent d\u2019épouser une femme qui n\u2019a pas subi de clitoridectomie.Par ailleurs, le rapport sur la santé des femmes rapporte plusieurs cas de sélection prénatale sur la base discriminatoire du sexe envers les femmes, relevés notamment en Inde et en Chine.Ainsi, à Bombay, selon une étude effectuée en 1984, 7999 sur 8000 fœtus éliminés par avortement sur la base de leur sexe étaient des femmes.Les disparités entre les pays dits développés et en voie de développement pour ce qui est de la santé des femmes sont énormes.Environ 500 000 femmes meurent chaque année de complications liées à la grossesse et à l\u2019accouchement.Dans un pays développé, la possibilité pour une femme de mourir à cause d\u2019une complication de la grossesse est minime, soit d\u2019environ une sur dix mille.Dans les zones rurales de l\u2019Afrique, cette probabilité baisse à une sur 21.En effet, 99 % des problèmes de santé liés à l\u2019accouchement se retrouvent dans les pays en voie de développement.Et dans ces pays, seulement 55 % des femmes accouchent avec l\u2019assistance d\u2019un médecin.Les femmes y sont mères beaucoup plus tôt et ont des grossesses très rapprochées, souvent jusqu\u2019à ce qu\u2019elles deviennent incapables d\u2019enfanter ou jusqu\u2019à leur mort.Selon le Dr Fathalla, la science comme les soins de santé sont insuffisants pour pallier cette réalité.Il faut passer à l\u2019action sociale.La rie et la santé d\u2019une femme, poursuit le Dr Fathalla, doit être protégée non seulement durant ses années de reproduction mais à partir de sa naissance.Rappelons que la FIGO prend carrément position pour le libre choix face à l\u2019avortement et contre la mutilation sexuelle féminine.Ainsi, toujours selon le Dr Fathalla, 100 millions de femmes sont présentement «absentes» de ce monde à cause du manque de fonds et d\u2019équité accordé au soin de leur santé.Ceci est vrai particulièrement en Asie de l\u2019Ouest, soit en Chine, en Inde, au Pakistan, au Bangladesh, au Népal et en Égypte.Partout dans le monde, selon le Dr Pramilla Senaya-ke, co-auteure du rapport, les adolescents, filles et garçons, sont sexuellement mûrs de plus en plus jeunes, alors qu\u2019ils n\u2019atteignent la maturité sociale, soit en accédant à un emploi, que de plus en plus tard.Dix pour cent des avortements effectués dans le monde concernent des adolescentes.Pour ces raisons, l\u2019éducation sexuelle est nécessaire à leur développement.Par ailleurs, le Dr John Sciarra, également co-auteur du rapport, a fait état hier de l\u2019infertilité et des grossesses ectopiques, causées largement par des inflammations pelviennes mal traitées.Ainsi, selon les données du Dr Sciarra, une femme a 12 % de chances de devenir infertile après une première inflammation pelvienne, 25 % de chances de devenir infertile à une seconde inflammation et 50 % de chances d\u2019être infertile à la troisième inflammation.Selon lui, ces inflammations sont les premières causes d\u2019infertilité primaire et secondaire.Or, précise-t-on, les maladies transmises sexuellement sont plus difficiles à déceler chez la femme que chez l\u2019homme.L\u2019Abitibi est aux anges Nouvelle détermination pour sauver Sarajevo Ce livre est dédié aux enfants cardiaques et à leurs parents, ainsi qu'à tous ceux et celles qui, de près ou de loin, veulent apporter leur appui.On peut en obtenir un exemplaire en téléphonant: (514) EN COEUR ou (418) 654-2270 Vos dons nous vont droit au coeur ! Association québécoise pour les enfants malades du coeur 685, chemin de la Côte Sainte-Catherine >.Montréal (Québec) H2V 2C7 i LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS H ADMINISTRATION : (514)985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985-3344 (514) 985 3344 (514) 985-3399 1-800 363 0305 Us numéros de téléphone solvants sont valables pour le service de livraison pat camelot el pour les abonnements postaux.SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal\t(514) 985-3355 Extérieur (sans Irais) 1 800 463-7559 LE DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc dont le siège social est situé au numéro 2050 de Bleury.9e étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9 n * imprimé par les Imprimerie Québécor USde.7743 de Bourdeau division dejmprimeriea Québécor Inc.612oue>J.rue S^nWac^ MonWaL L9\\graee Presse Canadienne\tles -informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.775 boul.Lebeau, St-LaurenL Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépat légal: Bibbothèque nationale du Québec.Téléphone général.(514) 985-3333.senoce h la lientrli (514) 985-3355, publicité.(514) 985-3399.1 CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON OU TEXTE MAL IMPRIMÉ "]
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