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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-10-20, Collections de BAnQ.

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[" TTT*-\u2019 WOt, f.AfnM «ni Æm }¦ ta»-.' .»«¦» r* * DEVOIR Stépha ne Baillargeon La dernière manifestation du sommeil de l\u2019esprit critique Agenda\t\t.B6 Avis publics .\t.B4 \t.B5 Culture\t\t.B8 Économie\t\t.B2 Éditorial\t\t.A6 Le monde\t\t.A5 Mots croisés.,\t.B4 Les sports\t\t.B5 Montréal Pluie le matin, devenant intermittente en mi-journée.Max: 18 Québec Pluie le matin, devenant intermittente en fin d\u2019après-midi.Max: 15 Détails en B4 PERSPECTIVES A Nouvel Age, vieille rengaine La conspiration des Enfants du Verseau gagne du terrain au Québec.Les nouvelâgistes s\u2019infiltrent partout, et surtout dans les médias et les cercles rapprochés du pouvoir, bref, là où ça compte pour multiplier les effets susceptibles de «changer la vie».Rien de très dangereux?Oui, peut-être.Mais l\u2019Ordre du temple solaire, ça vous dit quelque chose?e New Age est apparu aux États-Unis au début des années soixante et a essaimé d\u2019ouest en est, de la «tripative» et «avant-gardiste» Californie jusqu\u2019en Europe, en s\u2019infiltrant chez nous au passage, évidemment Le «manifeste» du mouvement (qui n\u2019en est pas un) s\u2019intitule Les Enfants du Verseau et a été publié en 1980 par l\u2019Américaine Marilyn Ferguson.Alors que commençait la décennie des années fric, Mme Ferguson annonçait au contraire qu\u2019une conspiration était en branle pour reconnaître le primat du spirituel sur le matériel.Elle prophétisait finalement l\u2019instauration de «l\u2019ère du Verseau», l'âge d\u2019or de la fraternité universelle et de l\u2019harmonie nature-culture, bref une version postmodeme I a ;i - LE DEVOIR ?MONTREAL y* travail réuni autour de Me Louis Bernard, secrétaire général du conseil * exécutif, travaille actuellement à la rédaction de ces règles.Le travail devrait être prêt la semaine prochaine, a appris la Presse Canadienne.Les ministres auront ensuite un mois pour se conformer aux directives et publier la déclaration d\u2019intérêts qu\u2019elles impliquent.«Les ministres ont été sensibilisés à ce sujet, il y a I.trois semaines, et on en a parlé ce matin (hier) au conseil des ministres.On va être en mesure de rendre ces directives publiques la semaine prochaine», a déclaré Me Bernard.-?- MARSOLAIS ET LE STADE Québec (PC) \u2014 La ministre responsable de la Régie des installations olympiques (RIO), Rita Dionne-Mar-solais, ne remet pas en cause la construction du toit fixe au Stade olympique de Montréal mais elle estime qu\u2019il faut revoir les estimations budgétaires, qui ont doublé depuis leur acceptation.C\u2019est pourquoi la ministre a demandé au président de la RIO, Pierre Bibeau, de suspendre les travaux en cours pendant environ un mois, le temps d\u2019examiner les coûts et les raisons de leur dépassement Dans une rencontre avec la presse, hier, elle a expliqué que la situation l\u2019avait inquiétée.«Des deux premiers projets d\u2019approbation de contrat pour îe toit il y en avait un qui prévoyait la destruction du toit actuel et l\u2019autre concernait la charpente.» I.E I» K V OIK.I.K I K l! I) I 0\t0 C T 0 K It K I !\u2022 II I A 5 LE DEVOIK LE MOP E HAÏ T I 22 morts, 42 blessés dans la capitale économique de l'État juif Aristide dénonce les pillages «Une campagne de manipulation» D'APRÈS AFP ET REUTER Port-au-Prince \u2014 Le président haïtien Jean Bertrand Aristide a dénoncé hier à Port-au-Prince la «campagne de manipulation», qui se traduit par de nombreux pillages depuis son retour en Haiti.«Nous allons prendre des mesures pour empêcher cette campagne de manipulation, qui vise à, ternir l\u2019image du gouvernement», a déclaré le chef de l\u2019Etat haïtien au palais présidentiel, lors de sa première conférence de presse depuis son retour d\u2019exil samedi, retransmise en direct à la télévision et à la radio.11 a indiqué avoir rencontré le chef de l\u2019armée par intérim le général Jean-Claude Duperval, pour discuter de ces problèmes de maintien de l\u2019ordre public.La police et l\u2019armée ont reçu l\u2019ordre de «prendre toutes les mesures nécessaires pour rétablir la paix et le calme.Des mesures ont déjà été prises», a-t-il ajouté, sans plus de précision sur les moyens dont disposent les forces de l\u2019ordre, alors que les forces américaines refusent en général d\u2019intervenir.A la suite de rumeurs dimanche d\u2019un coup d\u2019Etat par le général Duperval, de nombreuses maisons ont été incendiées et pillées à travers le pays, de même que plusieurs magasins et entrepôts.Deux élus ont également été roués de coups.Des individus «organisent des pillages les armes à la main, avec de gros camions pour emporter les marchandises», a dénoncé le président M.Aristide, vêtu d\u2019un costume sombre, a indiqué par ailleurs qu\u2019il avait rencontré de nombreuses personnalités du monde des affaires depuis son retour, afin de rétablir la confiance de ces milieux.Le président haïtien a annoncé à cet effejt la création d\u2019une «commission entre le secteur privé, l\u2019Etat et l\u2019exécutif pour marcher main dans la main».Il a reconnu ne pas savoir combien de temps l\u2019armée américaine, arrivée à Haiti pour superviser la transition démocratique, devrait rester sur place.«Je ne sais vraiment pas combien de temps cela prendra.Nous travaillons par la voie du dialogue et à l\u2019écoute du Congrès américain pour savoir combien de temps il faudra pour mettre fin à cette mission», a-t-il dit Selon le Los Angeles Times, qui citait hier une source haïtienne anonyme et des sources diplomatiques, le poste de premier ministre aurait été proposé la semaine dernière au riche homme d\u2019affaires Smart Michelle, qui l\u2019aurait refusé.Ije Times affirme pour sa part que Claudette Werleigh, second choix du président haïtien pour diriger le gouvernement, ne dispose pratiquement d\u2019aucun appui dans la communauté financière internationale et les milieux économiques locaux.Durant sa conférence de presse, Jean-Bertrand Aristide n\u2019a donné aucune indication sur l\u2019identité du premier ministre ni sur la date de sa nomination.Il simplement déclaré que le choix des ministres se ferait sur la base d\u2019une large représentation des classes sociales du pays.Amnistie accuse le FPR Des milliers de civils auraient été massacrés par l'armée tutsie Londres (Reuter) \u2014 Amnistie internationale annonce aujourd\u2019hui que l\u2019Année patriotique rwandaise (APR bras armé du FPR, aujourd\u2019hui au pouvoir à Kigali) avait tué des centaines voire des milliers de prisonniers et de civils depuis le début de la guerre civile rwandaise, en avril.«Nous avons des preuves que l\u2019APR s\u2019est livrée à des exécutions sommaires et arbitraires délibérées», déclare dans un communiqué de l\u2019organisation de défense des droits de l\u2019homme dont le siège est à Londres.«Selon les témoignages et les rapports recueillis par Amnistie, les soldats de l\u2019APR ont tué des centaines voire des milliers de prisonniers et de civils non armés», ajoute le communiqué.Amnistie dit aussi disposer de témoignages prouvant que l\u2019APR, à dominante tutsie, a abattu sans discernement de nombreux Hulus dans les régions où des Tutsis avaient été massacrés.Les massacres de l\u2019APR auraient débuté à la mi-avril dans le nord-est du Rwanda, puis se sont progressivement étendus les mois suivants au sud, à l\u2019ouest puis au sud-ouest du pays.Ils ont cependant fait, selon Amnistie, moins de victimes que les 500 000 Rwandais présumément tués par l\u2019armée gouvernementale.Avec son ouvrage Entrez dans l'espérance Le pape vise modestement 20 millions d'exemplaires Milan (AFP) \u2014 L\u2019éditeur italien Mondadori a présenté hier à Milan le livre du pape Entrez dans l\u2019espérance, en expliquant que ce futur best-seller a été modestement tiré pour l\u2019instant à 5 millions d\u2019exemplaires dans 38 pays, mais que l'objectif visé était de 20 millions d'exemplaires.Lors d\u2019une conférence de presse, le journaliste et écrivain Vittorio Messori, qui avait présenté au souverain pontife les questions auxquelles il a répondu par écrit, a insisté sur le fait qu\u2019il s\u2019agit bien d\u2019«un livre du pape et non d\u2019une interview».«Mon rôle était celui du provocateur, afin que le pape puisse adresser un message aux gens de la rue que je représentais.M.Joaquim Navarro, porte-parole du Saint-Siège, a dit que le pape avait, fait inhabituel, écrit son texte sans demander ensuite a ses secrétaires de le retoucher et de le compléter.Il l\u2019a ensuite relu sans le modifier et a choisi lui-même le titre.Bain de sang à Tel-Aviv L'un des pires attentats de l'histoire d'Israël Un nouvel attentat à la bombe en plein cœur de Tel-Aviv a fait 22 morts et 42 blessés hier alors que ne cesse de progresser, malgré tout, le processus de paix qui doit être marqué la semaine prochaine par la signature d\u2019un traité entre Israël et la Jordanie.La communauté internationale a vigoureusement condamné l\u2019attentat en soulignant qu\u2019elle ne céderait pas aux groupes terroristes hostiles à la paix entre Israël et ses voisins tirabes.Le premier ministre israélien, Yitzhak Rabin et le président de l\u2019OLP, Yasser Arafat, ont été les premiers à condamner l\u2019attentat à la bombe dims et aux abords d\u2019un bus, dans une rue fréquentée de Tel-Aviv, en pleine heure de [jointe.Jamais les Israéliens n'avait connu une telle tragédie depuis l\u2019attaque de commandos arabes en mars 1978 contre une autoroute, au nord de Tel-Aviv, qui avait fait 37 morts et 82 blessés.L\u2019attentat a été revendiqué par le mouvement islamique Hamas, déjà responsable il y a moins d\u2019une semaine de l\u2019enlèvement et de l\u2019exécution d\u2019un soldat israélien, Nachshon Waxman, qui avait conduit l\u2019Etat hébreu à suspendre ses négociations avec l\u2019OLP sur les lùtures élections dans les territoires autonomes palestiniens.Ces négociations ont toutefois repris mardi au Caire.PATRICE CLAUDE LE MONDE Tel-Aviv \u2014 Roni Milo, maire de Tel-Aviv, ne trouvait plus ses mots, hier matin, devant le carnage infligé à ses administrés.Horrible, indescriptible.Une quinzaine de morts, plusieurs dizaines de blessés, des corps déchiquetés, des cris de souffrance, les vitres des immeubles avoisinants soufflées, les sirènes des ambulances.Selon la police, le responsable de cette tragédie se trouvait à bord de l\u2019autobus, vraisemblablement avec sa bombe sur les genoux.La même catastrophe avait été vécue en avril par les habitants d\u2019Afoula et d\u2019Hadera, deux petites villes de Galilée.Un engin explosif dans un autobus bondé, une voiture piégée avec un kamikaze palestinien au volant.Boucherie assurée: treize morts et des dizaines de blessés à quelques jours d\u2019intervalle.Ces attentats étaient, depuis vingt ans, les plus meurtriers en Israël même.Celui de mercredi est bien pire.Il s\u2019est produit à 9hl0 locales, dans le quartier central de Dizengoff, en plein cœur de Tel-Aviv, capitale économique d\u2019Israël.Dizengoff, pour les Tel-Avi-viens, est l\u2019équivalent des Champs-Elysées.Cafés, centres commerciaux, bureaux.S\u2019il est un endroit dans tout Israël où les habitants se sentent en sécurité, c\u2019est bien là, à quelques centaines de mètres de la plage, à un kilomètre ou deux du quartier général de la Défense nationale.Comme ceux de Galilée, comme celui de Jérusalem la semaine dernière (deux morts), l\u2019attentat de Tel-Aviv a été revendiqué au téléphone par un correspondant se réclamant du Mouvement de la résistance islamique (Hamas) dont les commandos ont été également responsables du rapt et de la mort d\u2019un jeune soldat, la semaine dernière aussi.WAtrtv* U * ^\t1\tA1# ISRAELI TEL AVIV Méditerranée Attentat à .l'explosif contre un autobus Selon la radio israélienne, un homme parlant hébreu avec un fort accent arabe a appelé la station une heure et demie environ après l\u2019explosion.«Les déportés de Hamas au Liban-Sud revendiquent cette attaque contre l\u2019entité sioniste», aurait déclaré le correspondant anonyme, ajoutant: «Merci au gouvernement Rabin de nous avoir expédié là-haut (au nord d\u2019Israël), nous y avons reçu une excellente formation aux explosifs.» Plus de 400 militants et sympathisants islamistes avaient en effet été conduits manu militari dans le sud du Liban après le rapt et l\u2019assassinat d\u2019un policier israélien en décembre 1992.La plupart d\u2019entre eux étaient rentrés chez eux, dans les territoires occupés, après une année de campement dans les collines.Dès avant la revendication téléphonique, le premier ministre Yitzhak Rabin, qui se trouvait en visite privée à Londres, avait dénoncé en termes vifs ce «nouvel acte de terreur des ennemis de la paix, les groupes extrémistes et terroristes isla- mistes, Hamas et Djihad islamique».En fin de matinée, devant l'ampleur de la tragédie, M.Rabin décidait d\u2019écourter son séjour londonien et de rentrer aussitôt que possible à Jérusalem.Détruire les relations Rabin-Arafat Indiquant pour sa part que l\u2019explosion de Dizengoff est probablement «l\u2019un des pires actes de terrorisme jamais commis» en Israël, Moshe Shahal, ministre de la Police, a déclaré que les autorités entendent répliquer «d\u2019une façon appropriée».«Après une attaque pareille, a-t-il ajouté, nous devons intensifier le combat contre le terrorisme.» Dès 11 heures, les territoires de Cisjordanie et de Gaza ont été bouclés jusqu\u2019à nouvel ordre.Première réaction officielle de l\u2019OLP, deux heures après l\u2019attentat, Ahmed Tibi, un Arabe israélien, conseiller spécial de Yasser Arafat pour les relations avec Israël, s\u2019est déclaré «choqué par cet odieux attentat», qu\u2019il a condamné.L\u2019objectif des meurtriers «est sans nul doute de torpiller le processus de paix israélo-palestinien», a ajouté M.Tibi.De fait, si les intégristes du Hamas avaient justifié les attentats d\u2019Hadera et d\u2019Afoula comme étant une réponse au massacre de 29 Palestiniens d\u2019Hébron, en février, par un colon juif fanatique, les attaques de ces dernières semaines visent bel et bien à détruire les relations établies entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin depuis les accords d\u2019Oslo il y a treize mois.Soutenu par un quart environ des Palestiniens qui vivent dans les territoires autonomes et occupés \u2014 30 % si l\u2019on ajoute les sympathisants de l\u2019organisation concurrente du Djihad islamique \u2014, le Hamas rejette, depuis le début, l\u2019ensemble du processus de paix comme une trahison du combat palestinien pour l\u2019indépendance.D\u2019abord convaincue que l\u2019autonomie partielle et transitoire acceptée par M.Arafat allait faire faillite d\u2019elle-même, la direction intégriste a apparemment décidé qu\u2019il lui fallait agir pour accélérer la destruction des espoirs suscités par cette expérience.Le Hamas, ennemi à abattre pour Jérusalem Jérusalem (Reuter) \u2014 Lors d\u2019une intervention radiotélévisée, Yitzhak Rabin s'est engagé hier soir à prendre des mesures contre Hamas.«Je compte présenter demain au cabinet des propositions qui permettront d\u2019adopter les mesures appropriées face au terrorisme cruel et horrible d\u2019Hamas», a-t-il dit sans préciser les mesures qui seraient prises.Intervenant à la télévision israélienne M.Rabin a déclaré: «Nous ne pouvons lutter avec des gants de soie contre ces barbares.Ils doivent savoir qu\u2019en lançant des attentats contre nous, ils risquent leur vie mais aussi celle de leurs proches et leurs maisons.» «Tous les moyens sont envisageables», a-t-il précisé Comme lors de l\u2019affaire Waxman (le soldat tué la semaine dernière après avoir été kidnappé par le Hamas), Yasser Arafat a fait savoir qu\u2019il collaborerait avec les autorités israéliennes pour retrouver la trace de ou des auteurs de l\u2019attentat.La police israélienne pense qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un attentat-suicide commis par un militant islamiste.«La poursuite et le renforcement du processus de paix constituent les meilleurs réponses aux actes de ces radicaux qui cherchent à le saboter», a déclaré Yasser Arafat avant de téléphoner au ministre israélien des Affaires étrangères, Shimon Peres, pour lui proposer son aide.Le ministre israélien de la Santé lui a fait écho en soulignant que l\u2019Etat hébreu ne laisserait pas Hamas saboter les négociations de paix avec l\u2019OLP.«Mettre fin au processus de paix reviendrait à céder aux terroristes», a-t-il dit.Le Grand Rabbin d\u2019Israël, Yisrael Lau, a néanmoins déclaré qu\u2019il voulait entamer le dialogue avec Hamas.Les intégristes du Hamas sont prêts à tout pour empêcher la paix Les turcophones se parlent et inquiètent Moscou D\u2019APRÈS REUTER ET AFP Istanbul \u2014 Les pays turcophones ont clôturé hier leur sommet d\u2019Istanbul sur la promesse d\u2019une coopération plus étroite dans les domaines politique, économique et culturel.La Turquie et les cinq républiques de l\u2019ex-URSS participant au sommet \u2014 Kazakhstan, Azerbaïdjan, Kirghizstan, Turkménistan et Ouzbékistan \u2014 ont posé les principes d\u2019une coopération entre leurs parlements, et d\u2019une promotion de leur héritage culturel commun.Ils ont en outre convenu que les conflits régionaux seraient traités dans le cadre de l\u2019ONU et de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE).Leur déclaration commune salue également «le travail effectué pour l\u2019extension des oléoducs à l\u2019Europe et au bassin méditerranéen, via la Turquie», un projet sur lequel la Russie et la Turquie sont en concurrence.Moscou voit d\u2019un mauvais oeil l\u2019influence d\u2019Ankara dans la région.Une barrière linguistique Une véritable barrière linguistique existe en fait entre les participants à ce som- met des pays turcophones.À l\u2019exçeption des deux premiers, les chefs d\u2019Etat de Turquie, d\u2019Azerbaïdjan, du Kazakhstan, du Kirghizstan, d\u2019Ouzbékistan et du Turkménistan ont en effet besoin d\u2019interprètes pour se comprendre.Ainsi lorsque les quatre chefs d\u2019Etat d\u2019Asie centrale soulignaient les liens linguistiques entre leur pays, ils le faisaient en russe et les interprètes traduisaient en turc, pour que le président turc Suleyman Demirel et sa délégation les comprennent.D\u2019ailleurs, la «déclaration d\u2019Istanbul», copimuniqué commun des six chefs d\u2019Etat, a été publiée en deux versions offi- cielles, en turc et en russe.Même si les langues des six pays appartiennent au même groupe linguistique, il est presque impossible pour un Turc de comprendre parfaitement un Kazakh, un Kirghize ou un Ouzbèk.En fait, seuls les Azéris et les Turcs se comprennent sans trop de difficulté.Dans le communiqué final les présidents ont d\u2019ailleurs encouragé leurs ministres de la culture à renforcer les éléments communs de leur culture, incluant la langue.Ils se sont félicités de leur coopération pour la préparation d\u2019un dictionnaire comparatif des dialectes turcs.Les juges bientôt poursuivis L'enquête «Mains propres» en Italie se retournera-t-elle contre ses auteurs ?Rome (Reuter) \u2014 Nouvel épisode de la guerre politico-judiciaire italienne, le ministère de la Justice a confirmé hier qu\u2019il avait ordonné une enquête sur les magistrats milanais de l\u2019opération Mani pulite («Mains propres»), soupçonnés d\u2019irrégularités.«Suite aux articles parus dans la presse et à certaines fuites, le ministère confirme qu\u2019il a demandé à ses inspecteurs de mener une enquête sur d\u2019éventuelles irrégularités commises par les magistrats chargés du dossier sur la corruption», indique-t-il dans un communiqué.Le ministre de la Justice, Alfredo Biondi, a pris cette décision à la suite de nombreuses interrogations soulevées par des parlementaires et des avocats de la défense sur les pratiques de l\u2019équipe de choc des magistrats milanais.«Le ministre veut dissiper les soupçons selon lesquels le prestige et la popularité des ma- gistrats leur ont conférés une aura d\u2019intpu-chables qui ne peut être tolérée dans un Etat démocratique», souligne le communiqué.Le président du Conseil, Silvio Berlusconi, a maintes fois accusé les magistrats milanais d\u2019avoir cherché à se faire de la publicité en semant la tempête sur l\u2019échiquier politique.Cette mise au point intervient deux semaines après une vive polémique entre «Sua Emittenza» et le procureur de Milan, Francesco Saverio Borrelli.Ce dernier avait laissé entendre que le chef du gouvernement pourrait être mis en cause dans l\u2019enquête sur la chaîne de télévision câblée Telepiu, détenue à 10 % par Fininvest, le holding financier de Berlusconi.La direction de la chaîne est accusé d\u2019avoir versé des pots-de-vins aux inspecteurs de la brigade financière en échange de leur silence.Vers une levée de l'embargo ?D\u2019APRÈS REUTER ET AFP Sarajevo \u2014 Alors que le Groupe de contact sur l\u2019ex-Yougoslavie réaffirmait hier l\u2019intangibilité du plan de paix pour la Bosnie, les Etats-Unis se sont dit prêts à lever unilatéralement l\u2019embargo sur les ventes d\u2019armes à la Bosnie.Radovan Karadzic, le chef des Serbes bosniaques, avait laissé entendre mardi que le plan de pajx du groupe de contact \u2014 France, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie, Allemagne \u2014 pourrait être modifié afin de le rendre plus acceptable pour les Serbes.Mais Londres, Paris et Bonn ont aussitôt démenti ses déclarations.Quant à la situation sur le Mont Ig- man, dans la zone d\u2019exclusion des armes lourdes bordant Sarajevo, 500 soldats des troupes gouvernementales bosniaques refusent toujours de quitter les lieux.Les Serbes ont donné jusqu\u2019à demain à la FORPRONU pour les déloger.Si rien ne change, ils menacent d\u2019agir eux-mêmes.«Les Serbes sont ignoré, attaqué la FORPRONU ou entravé ses actions où et quand ils le voulaient depuis le début du conflit.Maintenant, les Musulmans pensent qu\u2019ils peuvent faire la même chose.Toute la mission de l\u2019ONU est menacée parce qu\u2019elle n\u2019a pas su fixer de limites», commente un diplomate occidental sous couvert de l\u2019anonymat ISiioutsxis GAMBARD .Voyager en train, c\u2019est beaucoup plus sain.LE DEVOIR RMQA Regroupement montréalais pour la qualité de l\u2019air À vélo, c\u2019est clair, on prend soin de notre air.LE DEVOIR RMQA Regroupement montréalais pour la qualité de l'air 7a Vente et service technique 630-A.rue Cathcart.Montréal, centre-ville 866-3876 -AGENT OFFICIEL ROLEX- I.K I) K V OIK, I.K .1 K U I) I 2 O O C T O K K K I il II I A « D I T 0 R I A I Les compressions suffiront-elles?Jean-Robert Sansfaçon Trois campagnes électorales, trois ministres des Finances, dix budgets et nous voilà toujours au même point, début et fin de l\u2019impuissance ou de l\u2019incompétence.Des 17% du PIB qu\u2019elles accaparaient depuis les années soixante-dix, les dépenses du fédéral (sans les intérêts de la dette) ne représenteront plus que 14% dans deux ans, et encore moins si M.Martin tient parole.Pourtant, la dette continue de grimper.L es Canadiens fies Québécois encore plus) sont les particuliers les plus taxés en Amérique du Nord et le Canada, le pays du G-7 après la France où la part des dépenses publiques dans l\u2019économie est la plus élevée.Visiblement, les hausses d\u2019impôts et de taxes ajoutées à l\u2019abolition d\u2019à peu près tout ce que notre régime fiscal comportait d\u2019exonérations favorables aux salariés (intérêts de moins de 1000$, gains de capital, frais pour aller au travail, charge d\u2019enfants pour une famille moyenne.), n\u2019ont pas suffi à soulager le mal Pour avoir une idée d\u2019ensemble de ce qui s\u2019est passé, il faut prendre un peu de distance.Depuis 1980 jusqu\u2019à l\u2019an dernier, le PIB canadien a augmenté de 128%.Parallèlement, les revenus du gouvernement fédéral ont augmenté de 171% et les dépenses de 177%, incluant le service de la dette.Le gouvernement fédéral a donc grossi plus vite que l\u2019économie.La distance des ans nous permet aussi de constater que cet engouement passé du gouvernement est d\u2019abord associé à deux phénomènes de nature différente: le premier, c\u2019est le service de la dette qui a crû de 287% pour atteindre les 38 milliards l\u2019an dernier, surtout à cause des taux d\u2019intérêt élevés associés aux douze années de lutte obsessionnelle à l\u2019inflation; le second, c\u2019est l\u2019augmentation tout aussi fantastique (243%) des transferts aux particuliers qui ont atteint 57 milliards en 1993.Les transferts aux provinces ou aux municipalités ont aussi dépassé la croissance du PIB, mais plus modestement (143%), tout comme les coûts de la Défense nationale (152%).Quant aux subventions aux entreprises, elles ont plutôt diminué de 16% au cours des treize années, souvent remplacées par d\u2019autres formules avantageuses telles que les réductions de taux d\u2019impôt pour les PME ou les crédits d\u2019impôts à la recherche.Malgré cela, il serait exagéré de prétendre que les six milliards d\u2019aide aux entreprises sont à la source de nos problèmes, même si l\u2019on est encore loin d\u2019avoir prouvé l\u2019efficacité économique de ces dépenses.Voilà donc résumée en quelques chiffres la source d\u2019une partie de nos soucis actuels.Si nous sommes endettés par dessus la tête, c\u2019est que nous avons élu des gouvernements fédéraux qui ont laissé la Banque centrale jouer au héros mondial de la lutte à l\u2019inflation.Ce faisant, nos élus ont permis une hausse fulgurante des intérêts qui aurait exigé de réduire rapidement les autres dépenses pour éviter le gonflement des déficits et de la dette.Visiblement, le courage a manqué.Qui a oublié l\u2019épisode du recul de Brian Mulroney devant l\u2019opposition des aînés à la banale désindexation partielle des pensions?Les transferts aux individus doivent être revus.D est vrai que le chômage reste élevé, mais cela n\u2019explique pas le fait que même en période de croissance, il faille consacrer au moins 10 milliards par année à l\u2019assurance-chômage.De la même façon (et le ministre n\u2019en dit mot), le temps est venu d\u2019abolir les prestations et les crédits d\u2019im- Même sévères, les compressions atteindraient tout juste le quart du déficit actuel.pôt pour les aînés qui disposent de revenus suffisants.Comment justifier qu\u2019on coupe l\u2019aide aux familles moyennes, alors qu\u2019on maintient les crédits en raison de l\u2019àge?En plus de ces réformes essentielles, d\u2019autres économies sont possibles qui ne devraient pas affecter le niveau de vie des Canadiens, ni nuire à la compétitivité des entreprises.Parmi ces mesures, il y a la réduction d\u2019au moins 10% des 20 milliards de dépenses de fonctionnement du gouvernement, une réduction équivalente des subventions aux grandes sociétés d\u2019État, le gel temporaire des transferts aux provinces, la diminution des subventions aux Indiens (pour les frais d\u2019administration et les services professionnels), la réduction d\u2019au moins la moitié des six milliards d\u2019aide aux entreprises, de nouvelles compressions à la défense, l\u2019élimination des dédoublements de services avec les provinces, l\u2019arrêt immédiat de tout nouveau projet de subvention aux ONG et l\u2019imposition des scandaleuses fiducies familiales.Au sujet des REER, à moins d\u2019envisager une refonte complète de tous les régimes de pension au pays, il serait plus simple et non moins équitable de geler pour cinq ans le plafond des contributions annuelles admissibles au niveau de l\u2019an dernier, qui était de 12 500$.Ce plafond, généralement atteint en fin de carrière, permet au contribuable de profiter d\u2019un revenu de retraite imposable de 48 000$.Ce qui n\u2019est pas excessif, surtout s\u2019il permet à l\u2019État de ne verser aucune prestation de retraite pendant les vingt années suivantes.Il va de soi qu\u2019une telle mesure appliquée aux détenteurs de REER exigerait un traitement limitatif équivalent pour les participants à un régime d\u2019entreprise fies fonctionnaires, par exemple), ce que bien des défenseurs d\u2019une baisse des plafonds admissibles refusent de voir.Quant à l\u2019idée d\u2019imposer les gains de loterie, elle revient à permettre au fédéral de taxer.les impôts provinciaux.La raison est simple: 60% des revenus des ventes de billets de loto vont dans les coffres des provinces.Si Ottawa impose le million gagné par un individu, les provinces vont devoir augmenter la valeur des prix et accepter une baisse de leurs revenus au profit d\u2019Ottawa.On l\u2019aura compris, Ottawa s\u2019y prend tard, toutes ces mesures n\u2019atteignant pas même le quart des 40 milliards d\u2019intérêts annuels de la dette.Devant ce qui semble être un cul-de-sac, les services diminuant continuellement alors que les impôts gonflent et que la dette explose, on peut se demander avec d\u2019autres, dont l\u2019économiste Pierre Fortin, si Ottawa a raison de soutenir à tout prix un dollar surévalué.Comment se fait-il qu\u2019après tant d\u2019années de lutte exclusive et acharnée contre l\u2019inflation, la Banque du Canada s\u2019intéresse tant à soutenir le dollar, toujours au prix de taux d\u2019intérêt élevés?N\u2019a-t-on pas payé assez cher les fantaisies dogmatiques de la Banque?Maintenant que la déflation a carrément remplacé l\u2019inflation, qu\u2019est-ce qui justifie qu\u2019on s\u2019acharne à soutenir le dollar à un niveau pour lequel les marchés mondiaux exigent qu\u2019on leur verse une prime d\u2019intérêt désastreuse pour nos finances et notre économie?Lui jadis si critique à l\u2019endroit de la Banque, que répond M.Martin?Souveraineté partagée Monsieur Charest, le 4 octobre dernier, devant la Chambre de commerce de Laval, vous avez préconisé une «souveraineté partagée», alors que durant la dernière campagne électorale, vous étiez l\u2019ardent défenseur d\u2019un fédéralisme pur et dur.Il s\u2019agit d\u2019un changement radical dans votre cheminement A moins que pour vous les mots soient vides de sens.Pour le moment, nous ne pouvons que nous réjouir de votre volte-face et nous vous souhaitons surtout de tirer la conclusion logique de vos propos.Une ;
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