Le devoir, 4 novembre 1994, Cahier A
[" LE DEVOIR Vol.L X X X V - X ,, 2 5 0 M O N T II.É A L .I.E V E N I) Il E I) I 1 N O V E M II li E 1 9 !) I (i 5 c + T l\u2019S + T V Q / T o i' o n I o 8 A c PERSPECTIVES Le fantôme de livesque A l\u2019aube d\u2019une année référendaire, voici qu\u2019on fait revivre René Lévesque par une biographie en trois tomes, dont le premier paraît cette semaine, sous la plume du journaliste Pierre Godin.Les deux autres paraîtront en 1995, en pleine fièvre référendaire.L\u2019auteur se défend d\u2019avoir planifié le coup.Il n\u2019empêche que pour les souverainistes, l\u2019affaire tombe à point.Comme le disait cette semaine l\u2019exministre Camille Laurin, l\u2019évocation du souvenir de Lévesque ne peut qu\u2019aider la Cause.La perception qu\u2019on a de lui, y compris chez les jeunes qui ne l\u2019ont pas connu, «est généralement positive», observe le sondeur Jean-Marc Léger.Non seulement Lévesque «ne fait plus partie de la polémique politique», mais «il n\u2019a droit qu\u2019à des éloges depuis sa mort.Personne n\u2019ose le critiquer.Il est déifié».Même ses adversaires l\u2019ont adulé, s\u2019en sont réclamés, quand cela pouvait servir leurs intérêts politiques.Encore durant la dernière campagne électorale, Daniel Johnson attaquait Parizeau: «Il lui manque le sens démocratique à la René Lévesque.» En 1992, Brian Mulroney avait soutenu que Lévesque aurait été satisfait en grande partie par l\u2019Accord de Charlottetown.Au printemps 1991, Robert Bourassa disait de lui qu\u2019il «a donné beaucoup de crédibilité à l\u2019option.Il a défendu un nationalisme dénué de chauvinisme, un nationalisme ouvert et fondé autant sur l\u2019identité du peuple québécois que sur le fonctionnement du système.Après la défaite référendaire, il a respecté la volonté m far-jm \u2022 populaire.Ce sont des attitudes 2 V\tde ce genre qui ont fait qu\u2019au- & i:» jourd\u2019hui on peut avoir sur la M&====^X| question nationale un débat qui se déroule dans un climat de relative sérénité».M.Bourassa, aux prises alors avec le rapport Allaire et celui de Miche l Venue Même ses adversaires ont adulé sont réclamés, quand cela la Commission Bélanger-Campeau, n\u2019en retenait pas moins ce qui était à son avis un trait de Lévesque: la prudence, qui l\u2019aurait incité à demander, en 1980, un mandat de négocier et non de réaliser la souveraineté.Mais il avait un reproche à lui faire: «Quand l\u2019avenir d\u2019un peuple est en cause, on ne doit pas faire un référendum qu\u2019on n\u2019est pas certain de ga-gnçr.» A la même époque, à l\u2019occasion d\u2019un colloque sur Lévesque organisé à l\u2019UQAM, ce fut au tour de Parizeau d\u2019invoquer le père fondateur pour combattre Bourassa.«Ce serait trahir René Lévesque si, après toutes ces années à clarifier les choses, à chercher un pays, on laissait de côté un consensus de plus en plus net des Québécois.Nous ne pouvons pas nous maintenir dans la confusion à chercher des voies obscures», disait-il.Le lancement du livre, auquel Parizeau a participé, mardi, coïncide avec le septième anniversai-t\tre de sa mort.Il coïncide aussi Levesque, s\u2019en avec un épisode douloureux de l\u2019histoire du parti.Il y a dix ans, en novembre 1984, sept ministres et trois députés du PQ démissionnaient, en rupture avec Lévesque, dont il ne vou-pouvait servir ]ajent pas partager le «beau lotn-c infôrôfc risque fédéraliste».Il y avait parieurs interets mj eux jaCques parjzeau.politiques Quoi ciuen s°ît.souven*r v ^\tde Lévesque demeure une inspi- ration pour les troupes péquistes, qui se réunissent samedi en conseil national.Lors de la soirée du 25e anniversaire du PQ, en marge du congrès d\u2019août 1993, les organisateurs avaient préparé un document visuel, enfilade d\u2019images du fondateur à diverses époques.Sa cigarette.Son sourire.Ses mimiques.Il fallait voir ces mille paires d\u2019yeux rivés à l\u2019écran.On n\u2019entendait pas sa voix, mais tout le monde lut sur ses lèvres: «Si je vous ai bien compris, vous êtes en train de dire: à la prochaine fois.» Parizeau prit le micro et demanda aux partisans de cesser d\u2019applaudir.«On vient de voir le patron, dit-il.Il n\u2019aura jamais de successeur.Jamais.Il été chef du parti, chef du gouvernement, homme d\u2019Etat.Un homme parmi les meilleurs d\u2019entre nous.Il a été aussi une conscience, une âme, dit-il; quelque chose que d\u2019espèces de technocrates dans mon genre ne seront jamais.» Comme chaque année depuis 1988, M.Parizeau est allé déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de Lévesque.«Cette année, dit-il, ç\u2019a une signification particulière.Le parti qu\u2019il a fondé revient aux affaires et nous marquons la continuité de l\u2019action et des objectifs de cet homme.Dans ce sens-là, c\u2019est plus émouvant que les années antérieures.Ses premières tentatives d\u2019organiser un pays ont passé à travers beaucoup de tourmentes.Cette fois-ci, nous sommes plus avertis, plus déterminés, en grande partie grâce à lui.» Lévesque ne se reconnaissait pas cette envergure historique.Dans une lettre à Pierre Vadeboncoeur, en 1973, que l\u2019écrivain révélait en 1991, il écrivit: «Je n\u2019accepte pas, autant vous le dire d\u2019emblée, votre définition historique de mon rôle.J\u2019ai lu ou suivi assez d\u2019histoire d\u2019ici ou d\u2019ailleurs pour refuser l\u2019idée de l\u2019homme irremplaçable.» Lévesque est mauvais juge, enchaînait Vadeboncoeur à l\u2019époque.«Nous savons mieux que lui sur ce point: un peuple s\u2019est largement coulé dans sa pensée.Ce n\u2019est pas rien.» INDE X MÉTÉO Agenda\t\t,.B8 Avis publics.\t,.B5 Classées\t\t.Al Culture\t\t.H10 \t.48 Éditorial\t\tAlO Le monde\t\t._46 Mots croisés.\t.A4 Les sports\t\t.B5 Montréal Nuageux.30%de probabilité d'averses en après-midi.Max: 12 (Québec Nuageux avec éclaircies.Max: 9 Détails en .412 POLITIQUE La résidence de Parizeau en territoire fédéral PAGE A 5 ÉDITORIAL Jean Doré à la tête d'un conseil minoritaire PAGEA 10 CULTURE Le prix Fémina à Olivier Roi in PAGE B 10 Québec pourrait verser 1,5 million$ pour scinder ta direction de la Caisse de dépôt GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR annonce du premier ministre Jacques Parizeau d\u2019éli-i miner la direction bicéphale à la Caisse de dépôt et placement du Québec pourrait coûter au bas mot 1,5 million $.M.Parizeau pointait ainsi en direction de Guy Sa-vard, l\u2019actuel président et chef de l\u2019exploitation de l\u2019institution, qui s\u2019accroche à un contrat de six ans commandant un salaire annuel de 250 000 $.Visé directement par cette décision qui nécessitera le dépôt d\u2019un projet de loi avant Noël, Guy Savard, qui pilo- te présentement la Caisse aux côtés de Jean-Claude Delorme, se voit ainsi menacé de rétrogradation.«Il s\u2019agit d\u2019une toute nouvelle situation, qui vient modifier le contrat existant», a souligné une source bien au fait du dossier.En conférence de presse mercredi, M.Parizeau a annoncé le dépôt, en décembre prochain, de projets de loi visant à éliminer la direction bicéphale qui coiffe présentement la Caisse de dépôt (et Hydro-Québec) et à rétablir une structure unique de commandement.Aux termes de cet exercice, seul le poste de président, en l\u2019occurrence Jean-Claude Delorme, sera protégé par la loi et son remplacement soumis au vote de l\u2019Assemblée nationale.Par ricochet, les nouvelles fonctions de M.Savard seront désormais définies par le conseil d'administration de la Caisse.«Même s\u2019il s\u2019en défend, ce que les propos de M.Parizeau laissent entendre, c\u2019est que M.Savard doit sauter, a ajouté notre source, et ce, que la sortie lui soit indiquée par le gouvernement ou par le conseil d\u2019administration, dont les membres sont nommés par le gouvernement.En revenant à un seul joueur, Québec apporte d\u2019impor- VOIR PAGE A 12: CAISSE PHOTO JACQUES NADEAU Le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, prête une oreille attentive aux propos du directeur général de la Sûreté du Québec, Robert Lavigne, suite à l\u2019annonce de la tenue d\u2019une enquête sur le corps de police de Chambly et sur l\u2019intervention policière de la SQ.Les dirigeants de la Fédération des policiers du Québec (à l\u2019arrière-plan) ont profité de l\u2019intermède pour parler stratégie.flplP I .'J ïm I® ¦¦ .; ¦¦¦ i; \u2018 IIS» tv;» k Fausse paix entre les bleus et les verts?Les policiers de Chambly entendent poursuivre leurs procédures contre la SQ MARC THIBODEAU LE DEVOIR Le syndicat représentant les policiers de Chambly entend poursuivre ses procédures légales contre la Sûreté du Québec, même si le ministre de la Sécurité publique du Québec, Serge Ménard, soutient que la «paix est désormais revenue entre les verts et les bleus».«Il n\u2019est pas question pour nous d\u2019arrêter ces démarches.Nous ne sommes pas encore tout à fait prêts à aller de l\u2019avant, mais nous avons deux enquêteurs qui travaillent avec nous pour aller chercher les éléments qui nous manquent», a précisé hier le président de la Fédération des policiers du Québec, Jean-Guy Roch.La Fédération avait annoncé le mois dernier qu\u2019elle souhaitait poursuivre les responsables de l\u2019opération menée contre le poste de police de Chambly en dommages pour atteinte à la dignité, l\u2019honneur et la réputation des policiers concernés et de leurs familles, violation de leur vie privée et détention illégale, ainsi que pour compenser les dommages qu\u2019ils ont subis.M.Roch a réitéré ces intentions, hier, à la suite d\u2019une conférence de presse à la mairie de Chambly, où le ministre Ménard a annoncé officiellement la tenue d\u2019une VOIR PAGE A 12: PAIX Les minorités revendiquent leur place à FHôtel de Ville KONRAD YAKABUSKI LE DEVOIR Keder Hyppolite éclate de rire lorsque l\u2019on lui affirme que d\u2019aucuns le voient comme membre du prochain comité exécutif de la Ville de Montréal.Pas parce qu\u2019il trouve l\u2019idée risible.Au contraire.Il rit plutôt comme on le fait en apprenant que ce que l\u2019on convoite depuis si longtemps semble enfin, peut-être, à portée de main.«Tout le monde dit ça et ça serait quelque chose de vraiment extraordinaire, confie celui qui s\u2019est longtemps acharné à améliorer le sort des minorités ethniques à Montréal et siège depuis 1991 au Comité de déontologie de la police de la CUM.Mais je vais me faire élire d\u2019abord.» Un défi de taille.D\u2019abord parce que M.Hyppolite, de race noire et d\u2019origine haïtienne, brigue les suffrages dans le district de Rivière-des-Praires, là où la communauté italienne constitue le quart des électeurs et où le conseiller sortant s\u2019appelle Bianco.Deuxièmement, parce que dans toute l\u2019histoire de Montréal, il n\u2019y a jamais eu de conseiller municipal de couleur de peau autre que blanche.Bien que les minorités visibles du Québec aient franchi la barrière invisible en faisant élire quelques-uns des leurs aux niveaux provincial et fédéral, ils demeurent absents des bancs décisionnels de l\u2019Hôtel de Ville de la métropole.Cette absence durera-t-elle après dimanche?Pour la santé de la vie politique de Montréal, espérons que non, dit Fo Niemi.directeur général du Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR).«Le conseil doit refléter la composition et la diversité ethnique de la ville, affirme-t-il.Quelqu\u2019un qui n\u2019a jamais su quels sont les problèmes des nouveaux venus à la recherche d\u2019un logement (.) ne pourra pas prendre de décisions très sensibles à l\u2019égard de la problématique.Imaginez comment un conseil exclusivement masculin pourrait se prononcer sur la violence conjugale.» Décidément, on est loin d\u2019atteindre le seuil souhaité par M.Niemi.Des 204 candidats présentés par les quatre principaux partis politiques montréalais, à peine sept, ou 3,4 %, appartiennent à des minorités visibles, alors que ces dernières forment 15 % de la population montréalaise.Et la plupart d\u2019entre eux ont de minces chances de gagner.Cela n\u2019empêche pas Keder Hyppolite, qui se présente sous la bannière du Rassemblement des citoyens de Montréal, de revendiquer sa place dans la salle du conseil.«J\u2019ai fait ma part comme militant pendants les 22 ans que j\u2019ai vécu au Québec.Il est temps maintenant que je fasse partie des décideurs, soutient celui qui dirige le Service d\u2019aide aux néo-Québécois et aux immigrants (SANQI) depuis dix ans.C\u2019est un juste retour des choses.» M.Hyppolite, 48 ans, n\u2019est pas étranger à la vie politique.Il est déjà commissaire à la Commission scolaire protestante du Grand Montréal.Il milite au sein du RCM depuis une douzaine d\u2019années et s\u2019est présenté comme candidat du NPD aux élections fédérales de 1988.Il a troqué sa carte de membre du NPD contre celle du Parti libéral du Canada en 1992.Et il ne cache aucunement ses ambitions politiques.Le fait qu\u2019il soit issu d\u2019une minorité visible, il MUNICIPALES VOIR PAGE A 12: MINORITÉS La presse française brise la «conspiration du silence» Paris-Match publie la photo de la fille naturelle de Mitterrand YVES DE SAINT JACOB AGENCE FRANCE-PRESSE Paris \u2014 La presse française a brisé hier un tabou qu\u2019elle s\u2019était imposé, en parlant pour la première fois d\u2019aspects très privés de la vie du président François Mitterrand et en publiant des photos d\u2019une jeune fille de vingt ans\u201eMazarine, fille naturelle du chef de l\u2019État français.L\u2019hebdomadaire illustré à grand tirage, Paris-Match, a reproduit cinq photos de la jeune fille, dont une avec le président français à la sortie d\u2019un restaurant parisien, manifestement prise à la sauvette.Un livre du journaliste Philippe Alexandre doit sortir cette semaine et revenir en détails sur ce qu\u2019il appelle «la famille morganatique» du président, après vingt ans de «conspiration du silence de tous les journalistes français».M.Mitterrand, 78 ans, est père de deux garçons quadragénaires, Gilbert et Jean-Christophe, nés de son épouse Danielle.L\u2019existence de Mazarine \u2014 un prénom .très peu commun \u2014 était connue depuis longtemps dans les milieux politiques et dans les salles de rédaction.Plusieurs livres ou articles en avaient parlé, mais il s\u2019agissait généralement de publications pamphlétaires, d\u2019auteurs connus pour leur engagement politique extrémiste.Un roman et même un film avaient mis en scène en 1984 un président français avec un enfant naturel, mais toute rela- VOIR PAGE A 12: MITTERRAND ÉCONOMIE La cote de crédit du Québec sous surveillance PAGE A 8 La soudaine publication des photos de Mazarine traduit un changement de mœurs de la presse française. Eh oui ! Pour vos appels au Québec et en Ontario, nos tarifs réguliers sont très, très, très, très, très bas, tout, tout, tout, tout le week-end.Profitez-en pour appeler tout, tout, tout votre monde.NWWWV vnw! mh mm Wmmm [» ifell Rochon: décentraliser les négociations pour changer le système de santé ISABELLE PARÉ , LE DEVOIR \\ Adéfaut de compressions, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Jean Rochon, a affirmé hier que le redressement nécessaire du réseau de la santé devra passer par la décentralisation des négociations avec les employés de ce vaste réseau.Invité à prendre la parole devant les directeurs d\u2019établissements de santé et de services sociaux, le ministre Rochon a clairement dit qu\u2019il entendait faire de la révision des modes de négociation une de ses priorités pour «transformer» le vaste réseau de la santé.«On ne peut plus compter sur un taux de croissance.On va poursuivre nos discussions pour modifier nos façons de conduire des négos.H faut qu\u2019on puisse en venir à négocier des ententes par région pour répondre aux défis», a dit le ministre au cours d\u2019une communication par satellite, diffusée dans le cadre d\u2019un colloque de l\u2019association regroupant les directeurs généraux des établissements de santé et de services sociaux du Québec.Plus que des compressions, le Dr Rochon a dit qu\u2019il faudra «transformer» le réseau pour faire face aux nouvelles réalités budgétaires.Et cette transformation passera nécessairement par des changements radicaux dans les relations de travail.Pour atteindre cet ambitieux objectif, le ministre s\u2019est même dit prêt à prévoir des mesures d\u2019adaptation de la main-d\u2019œuvre pour les employés du système de santé.«Il ne s\u2019agit pas de pertes d\u2019emplois mais de réorientations de carrières», a dit le ministre.«L\u2019avenir exigera des choix politiques que nous devons avoir le courage de faire.Il s\u2019agit d\u2019un tunnel à traverser, mais on en voit le bout», a-t-il ajouté.Outre les négociations, le ministre Rochon veut aussi favoriser le contrôle des résultats par le ministère, plutôt que le contrôle des moyens.En bref, le ministre se dit très ouvert à donner plus de lest aux établissements, si ces derniers en viennent aux résultats visés par son ministère.Mais, a-t-il averti, tout cela devra se faire de concert avec les employés.«Les gens ne doivent pas subir le changement, ils doivent en faire partie.» Le président de l\u2019Association des directeurs d\u2019établissements de santé et directeur de l\u2019hôpital Notre-Dame, David Levine, s\u2019est dit très encouragé par les engagements du ministre, le cadre restreint des conventions collectives étant bien lourd à porter en ces périodes d\u2019austérité et de mutations dans le réseau.Lors de ce colloque, les directeurs ont d\u2019ailleurs fait le point sur plusieurs sujets de l\u2019heure, dont les façons de gérer la décroissance, le ticket orienteur et l\u2019universalité des soins.De concert, les directeurs d\u2019hôpitaux, de CLSC, de centres d\u2019accueil et de réadaptation ont rejeté l\u2019idée d\u2019un ticket orienteur ou de frais aux patients.Ces frais ne feraient qu\u2019encourager le «maintien d\u2019improductivité».«Il y a assez d\u2019argent dans le réseau», ont convenu plusieurs d\u2019entre eux.Sur le bout des lèvres, plusieurs directeurs ont aussi remis en question le pouvoir des médecins à l\u2019intérieur du réseau.Un pouvoir doublé d\u2019une façon de faire et de pratiquer qui coûte de plus en plus cher dans un système désormais exsangue.Les professeurs ont de moins en moins une «permanence blindée» PAUL CAUCHON LE DEVOIR C\u2019est un sujet d\u2019actualité, mais un sujet plutôt délicat pour les syndicats: le nombre de professeurs au statut précaire est en hausse constante au cégep et à l\u2019université, et ces professeurs regardent avec envie ceux qui possèdent la «permanence blindée».Mais la Fédération nationale des enseignants (FNEEQ), affiliée à la CSN, prend le taureau par les cornes en tenant aujourd\u2019hui et demain un colloque sur la précarité dans l\u2019enseignement.«Nous voulons faire un brassage d\u2019idées et nous dire des choses que nous ne nous disons pas nécessairement», déclare Madeleine Ferland, vice-présidente à la FNEEQ.La FNEEQ représente quelque 20 000 enseignants, dont 8000 chargés de cours universitaires, 11 000 professeurs de cégep et environ un millier d\u2019enseignants dans les écoles privées (les professeurs permanents d\u2019université se retrouvent dans d\u2019autres structures).Selon les statistiques de 1988 du Conseil des universités, de 39 à 45 % du personnel enseignant universitaire sont des chargés de cours, et cette tendance est à la hausse depuis 1988.Payés à la «charge de cours», ces enseignants gagnent un salaire qui représente moins de la moitié de celui d\u2019un enseignant permanent.Sans parler des .avantages sociaux inexistants.Dans les universités, ajoute Mme Ferland, 40 % de l\u2019enseignement en tant que tel est assuré par les chargés de cours.Ceux-ci deviennent des «temporaires structurels», puisque plusieurs enseignent depuis dix ou douze ans.«Dans aucune autre profession on n\u2019accepte des périodes de probation de dix ans», s\u2019exclame Mme Ferland.Au cégep, on trouve un nombre élevé de professeurs à temps partiel à l\u2019enseignement aux adultes.De façon générale, la permanence était acquise en 1993 pour seulement 9200 des 15 600 enseignants au cégep.Les chiffres pour le milieu universitaire demeurent moins précis, mais la FNEEQ évalue à 10 000 le nombre de chargés de cours.Cette précarité d\u2019emploi entraîne des effets pervers: elle a un effet démoralisant et la qualité de l\u2019enseignement et de la relation avec l\u2019étudiant peut en souffrir, puisque souvent le chargé de cours apprend à la toute dernière minute qu\u2019il sera engagé et pour quel cours, ce qui nuit grandement à sa préparation.Mais une fois le portrait général tracé, il n\u2019est pas facile de dégager les meilleures façons de contrer cette précarité.«Evidemment, ajoute Madeleine Ferland, nous somrçies accusés de protéger les permanents.A partir du moment où il existe une crise de l\u2019emploi, les permanents sont vus comme des privilégiés.Les syndicats ont pourtant été les premiers à condamner cette situation en exigeant l\u2019ouverture de postes réguliers dans les institutions d\u2019enseignement» Mais en période de crise économique et de crise de l\u2019emploi, les syndicats sont de plus en plus sollicités pour trouver des solutions autres que la création de postes réguliers.Mme Ferland admet qu\u2019«au plan syndical, nous aurons besoin de courage pour dégager de nouvelles orientations».Il est clair, par exemple, qu\u2019on puisse remettre en question la pratique du double emploi, qui permet à un permanent d\u2019enseigner à la fois le jour et le soir.La question du partage du temps de travail entre permanents et non-permanents semble encore délicate, Mme Ferland expliquant que «ça demeure à l\u2019étude».Transparence médiatique au MEF LOUIS-G ILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Le ministère de l\u2019Environnement et de la Faune (MEF) a décidé de miser sur une «politique de transparence» à l\u2019endroit des médias et d\u2019accès direct à ses fonctionnaires par un changement radical dans sa politique d\u2019information, une des plus centralisées du gouvernement depuis cinq ans.C\u2019est ce qui ressort en effet de la nouvelle politique de relations avec les médias dont le directeur des communications du MEF, Luc Poirier, a fait parvenir copie au Devoir.Cette politique réserve au cabinet du ministre, Jacques Brassard, uniquement les questions et requêtes «pouvant avoir un impact politique», ce qui est aussi le cas de la divulgation des décisions gouvernementales, des nouvelles politiques et des programmes ministériels.Mais pour ce qui est des autres questions, les journalistes pourront avoir accès aux fonctionnaires responsables des dossiers en acheminant leurs demandes aux agents d\u2019information régionaux ou de la direction centrale des communications, selon la nature des questions.Au cours des dernières années, le cabinet de l\u2019ancien ministre Pierre Pa radis exigeait d\u2019être le canal principal des renseignements émanant des fonctionnaires.Sa politique stipulait que les fonctionnaires devaient même faire «valider» par l\u2019attachée de presse ministérielle les renseignements factuels d\u2019un dossier.Cette pratique centralisatrice avait été dénoncée collectivement et sans succès par les chroniqueurs à l\u2019environnement des différents médias du Québec.Le changement est si radical qu\u2019au cours des derniers jours, un agent d\u2019information du ministère a émis des réserves avant de répondre à des questions du Devoir, craignant encore une semonce quelconque s\u2019il faisait «factuellement» le point dans un dossier.La nouvelle politique, une des premières décisions du nouveau ministre Brassard, stipule que «l\u2019information demandée par un média lui est transmise par la personne possédant le mieux l\u2019expertise technique sans égard à sa position dans le ministère».Mercier: le rapport du BAPE est un «compromis acceptable» LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Les citoyens de la région de Mercier, qui animent les trois principaux organismes de vigilance dans le dossier des anciennes lagunes, ont accueilli le rapport du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) comme un «compromis acceptable».C\u2019est ce qu\u2019ont déclaré hier les porte-parole de la Coalition Décontamination Mercier, le Comité Eau-Secours et le Regroupement des citoyens de Mercier, lesquels se sont particulièrement félicités des recommandations du BAPE leur accordant un pouvoir décisionnel dans 14a réalisation de cette décontamination.Les citoyens réclamaient l\u2019excavation to- tale des quelque 40 000 tonnes de contaminants, toujours présents sous les anciennes lagunes, un projet de plus de 60 millions $.Le ministère de l\u2019Environnement et de la Faune (MEF), après avoir fait sienne cette stratégie, élaborait une hypothèse plus conservatrice avec un groupe d\u2019experts, soit endiguer le noyau de contamination et le traiter avec des méthodes expérimentales.La commission du BAPE a proposé de son côté d\u2019excaver ce qui est facilement accessible et de traiter le reste avec les méthodes expérimentales.Tout en se disant décidés à obtenir un nettoyage complet des lagunes, les groupes ont déploré que, malgré leur approche «globale», les commissaires n\u2019aient rien dit quant à la pertinence de fermer l\u2019incinérateur de Laidlaw.Cela demeure leur deuxiè- me priorité.«A quoi sert-il d\u2019opérer un malade atteint du cancer du poumon si toute sa famille veut toujours lui fumer au nez?», a lancé le porte-parole, M.Ian Schapman.Les trois organismes s\u2019interrogent, en outre, sur l\u2019absence de recommandation de la commission sur le sort réservé aux toxiques éventuellement excavés.Ils craignent, enfin, que la «corporation locale», dont la commission recommande la création pour leur donner le contrôle du projet, ne soit dominée par les élus municipaux.Les citoyens préfèrent jouer un rôle stratégique dans une corporation constituée par le MEF, comme les conseils d\u2019administration des organismes de santé, ont-ils dit Quant à la direction de Laidlaw, son porte-parole, Jacques Thivierge, déclarait que le BAPE avait fait preuve d\u2019une «grande sensibilité» aux problèmes en accordant autant d\u2019importance aux citoyens dans une éventuelle solution.Il s\u2019est dit aussi favorable à l\u2019approche de la commission, qui propose de soumettre chaque volet de la restauration à une analyse coûts-bénéfices et à une évaluation environnementale, incluant une analyse de risque.Laidlaw, dit-il, n\u2019a «aucun projet visant à changer son incinérateur» pour un modèle plus perfectionné qui lui permettrait, par exemple, de détruire les toxiques présents sous les anciennes lagunes.Il récuse enfin toute rumeur de négociations entre WMI et Laidlaw, lancée dans la région de Trois-Rivières.On prêtait à la première multinationale canadienne du déchet l\u2019inteption d\u2019acquérir le site de WMI de Saint-Etienne-des-Grès.PLEIN SOLEIL et faible brise, les conditions météorologiques favorables étaient réunies hier à Cap Canaveral, pour le départ d\u2019une nouvelle mission «Planète Terre», ATLAS-3 (Atmospheric Laboratory for Applications and Science), la 66e d\u2019une navette spatiale américaine.La navette Atlantis a décollé pour une mission de onze jours qui sera consacrée à une étude approfondie de la moyenne atmosphère de la Terre, la stratosphère, et de l\u2019énergie qu\u2019elle reçoit du Soleil.Le Vatican, Mecque de toutes les religions Cité du Vatican (AFP) \u2014 Le pape Jean-Paul II a accueilli, pour la première fois dans l\u2019histoire, les représentants de religions du monde entier au Vatican et les a exhortés à ne jamais faire de la religion un motif de conflit.«Faire la guerre au nom de la religion, a dit le pape, est une contradiction éclatante.» Le pape ouvrait au Vatican la sixième Assemblée mondiale des religions pour la pake qui doit se poursuivre dans les prochains jours à Riva del Garda (Italie du Nord).C\u2019est la seconde fois que le pape participe à une rencontre de toutes les religions après celle qu\u2019il avait présidée à Assise (Italie centrale) en 1986.Pour la première fois, plus de 400 délégués chrétiens, bouddhistes, shintoïstes, hindouistes, musulmans et juifs, ainsi que des représentants des religions traditionnelles, participaient à une rencontre aussi importante au Vatican même.«La liberté religieuse, a affirmé le souverain pontife, est la pierre angulaire des libertés humaines.Il est de notre devoir de faire connaître la relation existant entre la religion et la pake.Jamais plus la religion ne doit devenir un prétexte pour créer des conflits.Personne ne peut se considérer comme fidèle à Dieu et tuer son frère au nom de Dieu.«Un véritable dialogue, a-t-il souligné, nous aidera à nous comprendre les uns les autres, en tant qu\u2019hommes et femmes religieux, et nous rendra capables de respecter nos différences, sans pour autant nous empêcher de montrer celle que nous considérons comme la voie du salut.» Le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, Ahmed Muhammad Ali, a remercié publiquement le pape pour les efforts menés par le Saint-Siège pour la défense de la famille à l\u2019occasion de la Conférence du Caire.Des prières musulmanes, juives, shintoïstes et d\u2019autres religions ont ponctué la cérémonie qui s\u2019est déroulée dans la salle du synode où les délégués étaient venus dans leurs costumes traditionnels: les moines bouddhistes avec leurs robes safran, les Indiens d\u2019Amérique avec leurs chapeaux à plumes, etc.Des blues et des chants religieux ont été interprétés par une juive d\u2019origine libyenne, Miriam Megh-nagi, et par des groupes africains.L\u2019interurbain Bell PHOTO AP Atlantis est partie .¦ mk t p\t1 ; ^ ., I.K I) K V 0 I It .I.K V K X I) It K DI I X 0 V K M It It L I il !) I A * > r) ?LE DEVOIR ?Bilan de campagne MONTREAL jDiioutëiis.GAMBARD Vente et service technique 630-A.rue Cathcarî, Montréal, centre-ville 866-3876 \u2014AGENT OFFICIEL ROLEX- Bourque reconnaît avoir commis des «maladresses» ¦ill i KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR C' andidat à la mairie de Montréal, Pierre ' Bourque reconnaît que sa campagne a connu des «dérapages» et qu\u2019il a commis quelques «maladresses», ce qu\u2019il explique en soulignant qu\u2019il n\u2019est pas «un politicien classique».( «Tous ces débats, ces joutes.La réaction n\u2019est pas toujours facile quand on me dit que je ne suis pas assez agressif, qu\u2019il faut que je soit plus agressif.liras Moi, je suis conseillé par à peu près tous les Montréa-X)^) a's C|u' veulent du changerai^ f ment», a-t-il déclaré hier CL / matin lors d\u2019une conféren-\u2022 MUNICIPALES ce de Presse au cours de I ! m \u2022\tlaquelle il a fait le bilan de sa campagne électorale.; , $qr un ton un peu amer, Pierre Bourque a,déploré que ses grands projets tels la transformation du dépotoir municipal en un parc ou la mise sur pied d\u2019un train de banlieue est-ouest aient été attaqués sur des «aspects mineurs ou techniques».«Que les projets que nous avons proposés n\u2019aient pas été parfaitement ficelés n\u2019a rien de gênant.Par définition, un projet est une esquisse, une ébauche.(.) Je me serais attendu à moins d\u2019incrédulité», a dit M.Bourque.En contrepartie, ce dernier montre du doigt son adversaire Jean Doré qu\u2019il accuse de ne pas avoir proposé de projet d\u2019avenir pour Montréal.Au lieu de cela, il n\u2019a présenté qu\u2019«une avalanche de chiffres et de statistiques \u2014 préparés par des employés de la Ville aux frais des contribuables \u2014 pour prouver sa cause et pour reporter le blâme de ses lamentables échecs sur les autres», affirme Pierre Bourque.Sondages Par ailleurs, ce dernier rejette du revers de la main la possibilité que l\u2019un des deux principaux partis (Vision Montréal et le Rassemblement des citoyens de Montréal) obtienne la majorité des sièges au conseil municipal alors que le maire élu serait de la formation adverse.Pourtant, trois sondages en moins de deux semaines confirment cette tendance, plaçant MM.Doré et Bourque à égalité.Pas question non plus pour M.Bourque de solliciter l\u2019appui de Jérôme Choquette ou de Yolande Cohen.«On a une campagne électrisante.C\u2019est la première fois qu\u2019il y a un renouveau dans l\u2019air.Et le changement, c\u2019est Vision Montréal et Pierre Bourque, malgré tous ses défauts», a lancé M.Bourque sous les applaudissements de son équipe qui assistait à l\u2019événement.Le chef de Vision Montréal a profité également de cette tribune pour chiffrer de façon claire les engagements qu\u2019il a pris depuis septembre.Ainsi, dans les investissements à long terme, les projets totalisent 99,8 millions de dollars sur trois ans (réfection de la bibliothèque centrale par exçmple).A ce chapitre, M.Bourque précise que le programme triennal d\u2019immobilisations tel qu\u2019adopté au début de l\u2019automne par le conseil municipal serait revu de fond en comble et que certains dossiers y seraient éliminés.La réfection de la rue Sainte-Catherine figure parmi les retranchements possibles.Du côté du budget de fonctionnement, Pierre Bourque évalue ses promesses à 75,4 millions de dollars pour 1995, sans toutefois y inclure son engagement de sept millions de dollars qui concerne un assouplissement dans l\u2019émission des contraventions de stationnement.De plus, M.Bourque a précisé ses intentions de sabrer dans l\u2019appareil municipal.Une somme de 84,6 millions de dollars proviendrait de compressions au niveau du fonctionnement de la Ville et 16,5 millions de dollars de gains relatifs aux engagements, dont cinq millions de dollars provenant de la vente de terrains inutilisables par la Ville.' .A*\u2019- .?F* .v\t« .-i/ï' - L-V.PHOTO JACQUES NADEAU Pierre Bourque: «conseillé par à peu près tous les Montréalais».Les mairies sont vivement convoitées dans la Rive-Sud Beaudoin et Massé reparlent du Collège militaire de Saint-Jean JEAN CHARTIER LE DEVOIR Li a mairie est vivement convoitée dans les villes yde la Rive-Sud, notamment à Boucherville, Longueuil, Saint-Lambert, Brassard et Greenfield Park.On constate que les municipalités riveraines de Montréal vont connaître de chaudes luttes dimanche et que l\u2019harmonie ne règne nulle paij au sud du fleuve.A Boucherville, le maire sortant, Hughes Au-bertin, fait face à deux équipes qui veulent le renvoyer à son restaurant, Chez Hugo.Le projet d\u2019un deuxième centre commercial au lieu de l\u2019agrandissement du centre déjà existant fait l\u2019objet d\u2019une vive polémique où la candidate Francine Gadbois parle d\u2019un conflit d\u2019intérêts impliquant le maire.¦ Mais c\u2019est la dette de 94 millions $ qui agace souverainement l\u2019avocat Claude Lapointe qui dirige, l\u2019Equipe populaire de Boucherville.^ ; «Le journal Les Affaires vient de nous classer 39e sur 40 municipalités de la région de Montréal au chapitre de la dette, explique Me Lapointe.C\u2019est désolant pour une ville de 34 000 habitants d\u2019avoir une telle dette.Nous avons par exemple cinq;kilomètres de rues pavées dans le parc industriel mais cela ne sert à rien.» Son équipe s\u2019attendait à remporter trois sièges sur huit il y a dix jours, mais à présent elle prétend qu\u2019elle en obtiendra six.Mme Gadbois est déjà conseillère et elle a attiré l\u2019un des autres conseillers dans son équipe.Quand au maire,; il n\u2019a plus qu\u2019un seul conseiller avec lui.Les autres se retirent de la politique municipale.On ne peut donc pas dire qu\u2019il y a.un ralliement autour du maire sortant.À 20 kilomètres de là, en suivant l\u2019autoroute au bord du fleuve, on arrive à Brossard où c\u2019est aussi la bataille rangée.Le maire Paul Leduc affronte une forte opposition.On lui reproche la construction d\u2019un hôtel de ville qui a coûté 10 millions $ voici quatre ans et six de ses conseillers l\u2019ont aussi abandonné il y a trois ans.Cinq de ceux-ci se sont joints à une autre équipe sous le leadership de Mme Saint-Louis qui a créé Priorité Brossard.Recyclé L\u2019ex-député conservateur de Laprairie, Fernand Jourdenais, s\u2019est pour sa part recyclé depuis février en un conseiller aux immigrants qui veulent réunir leurs familles.Il a formé une équipe qui comprend un Chinois, un Indien, un Ukrainien, un Belge et six francophones, parmi lesquels trois femmes.Il faut comprendre que Brossard n\u2019est plus la municipalité des Deux Femmes en or mais plutôt des Chinois de Hong Kong et de Taïwan.On compte en effet 6000 Chinois à Brossard, autant que sur la rue de La Gauchetière à Montréal, 4000 Indiens et de nombreux autres Asiatiques.Sur les 70 000 habitants, plus de 40 % de la population est immigrée et il s\u2019agit rarement d\u2019une immigration en provenance de pays francophones.Il y a aussi plus de 2000 Egyptiens à Brossard, 1000 Jamaïcains, 500 Philippins ainsi que des immigrés en provenance de 35 autres pays.M.Jourdenais conseille les Chinois qui veulent faire venir de la famille fortunée en provenance de Hong Kong, à titre d\u2019immigrants investisseurs, ou des Grecs par exemple au chapitre du regroupement familial.Il part donc avec une forte partie du vote ethnique de Brossard, un vote ethnique fortuné et parlant anglais.Les maisons unifamiliales se vendent souvent 300 000 $ et même davantage à Brossard.Vote francophone Quant à Mme Saint-Louis, elle pense que le vote francophone s\u2019exercera d\u2019abord en faveur de membres de son équipe.Le maire Leduc a fait perdre son avantage concurrentiel à Brossard.fait valoir son responsable des relations publiques, Patrice Attanasio, président d\u2019Enjeux Communications.La hausse de la taxe résidentielle a atteint 7,8 % par an depuis 1990, dit-il, en se référant au relevé du journal tes Affaires.A Greenfield Park, la lutte est également vive.On trouve quatre candidats à la succession de Stephen Olynyk.Les équipes de Marc Duclos, Robert Turbyne, Mireille Carrière et Réal Pellerin font monter la pression.On s\u2019accuse mutuellement de faire une campagne de salissage.A Saint-Lambert, le maire affronte lui aussi trois adversaires.Et à Longueuil, un sondage Crop a donné cette semaine 38 % des votes à Claude Gladu vis-à-vis 30 % à Jacques Finet et 29 % à Gisèle Hamelin.Cela confirme le positionnement d\u2019un autre sondage réalisé par Pelletier Marketing et dont te Devoir avait obtenu la primeur il y a huit jours.Québec (PC)\u2014 La ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, Louise Beaudoin, rencontre aujourd\u2019hui son homologue fédéral, Marcel Massé pour discuter du sort du collège militaire de Saint-Jean.C\u2019est le seul sujet à l\u2019ordre du jour, a indiqué hier Mme Beaudoin, à son arrivée au caucus des députés du Parti québécois.«J\u2019espère que demain, on va pouvoir, en se voyant, régler certaines choses», a-t-elle déclaré.C\u2019est la première fois que les deux ministres se rencontrent pour discuter de la question du collège.Ils se sont cependant échangés plusieurs lettres sur le sujet depuis quelques semaines: le PQ réclame, en substance, que le collège militaire conserve une vocation universitaire auprès des militaires.«C\u2019est une position qui me semble raisonnable et compréhensible que j\u2019entends défendre», a af- firmé la ministre, qui a cependant refusé de s\u2019avancer sur les résultats de la rencontre.«Je vous dirai tout ça demain, je préfère attendre de le voir plutôt que de faire des prédictions à l\u2019avance», a-t-elle souligné.Jusqu\u2019à présent, le fédéral s\u2019en est tenu à l\u2019entente de principe signée avec les représentants du précédent gouvernement, qui stipule que le collège militaire estri\u2014 cédé à Québec, qui comptait y offrir des programmes d\u2019appoint en français dès septembre 95.M.Massé n\u2019a jamais donné l\u2019impression qu\u2019il pourrait modifier sa position.Une entente formelle officialisant l\u2019accord de principe, qui devait être signée avec les libéraux de Daniel Johnson à la fin de juillet, n\u2019avait cependant pas été conclue, un retard que l\u2019ex-premier ministre imputait récemment à la saison estivale.Le RCM dépose une plainte Marie Malavoy et la patate chaude du TNM LE DEVOIR Dans la foulée des attaques et contre-attaques du sprint final de la campagne électorale, le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) a déposé une plainte le 24 octobre auprès du directeur général des élections du Québec contre Vision Montréal.Le RCM allègue que son adversaire contrevient à la loi électorale en omettant d\u2019indiquer, au bas des panneaux publicitaires, qui est l\u2019imprimeur.En lieu et place apparaissent le nom et l\u2019adresse d\u2019un intermédiaire, Publi Impression.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Marie Malavoy, ministre de la Culture et des Communications du Québec, estime que ses récents propos sur le financement d\u2019un éventuel projet de rénovation du Théâtre du Nouveau Monde (TNM) ont été mal interprétés.«Ce que j\u2019ai dit à l\u2019émission Bon Matin, de Radio-Canada, a été rapporté de toutes sortes de manières et passablement d\u2019exagérations», a-t-elle confié, hier, à la Place des Aids de Montréal, où elle participait au lancement d\u2019une campagne d\u2019abonnement à la revue Vie des arts.Vendredi dernier, à la télé de la SRC, la ministre a affirmé que 13,6 millions de dollars étaient «disponibles pour la rénovation du TNM».Elle expliquait ensuite en entrevue au Devoir que 4,3 millions de dollars étaient prévus au budget des infrastructures des Affaires municipales, 3,345 millions au ministère de la Culture et cinq millions au ministère fédéral du Patrimoine.Selon ce plan, le TNM devait fournir un million par l\u2019entremise d\u2019une campagne de financement public.Mais aucun communiqué n\u2019est venu appuyer cette déclaration et la direction du TNM n\u2019a pas été officiellement associée à l\u2019annonce pourtant capitale pour l\u2019avenir de l\u2019établissement de la rue Sainte-Catherine.Il est ensuite apparu que rien n\u2019était signé et que le ministère des Affaires municipales du Québec, pourtant directement concerné, n\u2019avait pas encore arrêté de décision dans ce dossier.«Pas de chèque» Mme Malavoy ne le nie pas.«Il n\u2019y a pas de chèque sur le coin de la table, mais je n\u2019ai jamais dit qu\u2019il y avait un chèque prêt à être expédié, dit-elle.Cependant, les source de financement sont bien identifiées.» Elle ajoute qu\u2019il est aussi certain que «cette enveloppe ne sera jamais libérée avant qu\u2019on ait procédé à la finalisation du dossier».Voilà pourquoi, explique encore Mme Malavoy, elle a demandé à la direction du TNM de «faire un plan détaillé, un montage financier et des plans d\u2019architecture, ce que nous n\u2019avons pas à l\u2019heure actuelle».«J\u2019ai simplement dit que j\u2019avais rencontré la directrice du TNM.Lorraine Pintal, et que nous avk ns convenu de procéder à cette étape de finalisation du dossier d\u2019ici la fin du mois de novembre et que je pou- PHOTO ARCHIVES Marie Malavoy vais dire qu\u2019il existe une enveloppe», a-t-elle finalement assuré.La Société canadienne de la Croix-Rouge Division du Québec Policier de Lachenaie suspendu Lachenaie (PC) \u2014¦ Un policier de la Sûreté municipale de Lachenaie, à l\u2019est de Montréal, a été suspendu pour une période de dix jours après avoir été surpris à bousculer un automobiliste en état d\u2019ébriété qu\u2019il venait d\u2019intercepter.La caméra vidéo installée à l\u2019intérieur de l\u2019auto-patrouille du policier a enregistré la scène.L\u2019appareil qui, habituellement, peut servir de preuve contre l\u2019automobiliste intercepté, a fait le travail inverse.Alerté par un citoyen qui a été témoin de la bousculade, le directeur de police de Lachenaie a visionné la bande vidéo et conclu que l\u2019agent avait posé des gestes gratuits à l\u2019endroit de l\u2019automobiliste.Université de Montréal Faculté de médecine Département de médecine du travail et d\u2019hygiène du milieu 1er colloque de l\u2019Université de Montréal sur l\u2019environnement : analyse et intervention Dates Le 23 et le 24 novembre 1994 Lieu École Polytechnique, salle C-631 Tarifs d'inscription \u2014\tCommunauté scientifique de l\u2019Université de Montréal : sans frais \u2014\tÉtudiantes et étudiants en provenance d\u2019autres universités : 25 S (taxes incluses) \u2014\tAutres : 60 S (taxes incluses) Information Micheline Desureault Tél.: (514) 343-2280 I.K I) U V 0 I II .I.K V K N I) Il K I) I I N 0 V l( M B B K I !) !l I \u2022MON î li, É A L \u2022 Les cols bleus renouvellent leur appui au RCM «Un vote qui peut faire la différence entre quatre ans d\u2019enfer ou quatre ans de progrès» KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR T e syndicat des cols bleus considère qu\u2019un vote pour le JLxRassemblement des citoyens de Montréal (RCM) en est un de «progrès et de prospérité» pour ses quelque 4000 membres.Huit ans après avoir obtenu du RCM un plancher d\u2019emploi, aujourd\u2019hui décrié par ce même parti, le syndicat des cols bleus de Montréal prend position en faveur de l\u2019équipe au pouvoir dans une édition spéciale sur les élections du journal syndical.En une courte page, le président des cols bleus, Jean Lapierre, y explique en quoi consiste un «vote réfléchi».L\u2019ensemble des syndiqués de la section 301 du Syndicat canadien de la fonction publique ont reçu cet appel au vote qui «peut faire la différence, entre quatre ans d\u2019enfer, ou quatre ans de progrès et de prospérité».Bien que M.Lapierre favorise à 59,4 % l\u2019élection du RCM, il ne dicte pas qui, de Pierre Bourque ou Jean Doré, devrait s\u2019asseoir dans le fauteuil du premier magistrat.«Les cols bleus et leur syndicat sont là pour rester, et nous sommes convaincus pouvoir arriver à qne entente équivalente avec l\u2019un comme avec l\u2019autre.A vous de choisir!», écrit-il alors que les négociations avec la Ville de Montréal sont rompues depuis août dernier.Les cols bleus cherchent à obtenir la semaine de quatre jours, ce à quoi la municipalité est prête à consentir à la condition que l\u2019horaire de travail soit étalé sur sept jours.La Ville veut entre autres éviter que les cols bleus déneigent à temps double durant les week-ends.Selon le président syndical, la menace de privatisation des services municipaux, le morcellement du certificat d\u2019accréditation «pour tenter d\u2019affaiblir les travailleurs», la sous-traitance et la dilapidation des biens publics constituent les enjeux de la présente campagne municipale.Très brièvement, la candidature de Jérôme Choquette du Parti des Montréalais ainsi que celle de Yolande Cohen de la Coalition démocratique-Montréal écologique, font l\u2019objet de commentaires.Ainsi, M.Lapierre affirme-t-il de M.Choquette qu\u2019il est «parachuté par \"l\u2019establishment\u201d pour véhiculer un discours de droite, faire pression sur l\u2019orientation des politiques du prochain maire, minimiser d\u2019avance dans l\u2019esprit populaire les mauvais coups qui se préparent dans les coulisses du pouvoir et surtout diviser le vote.».«En réalité M.Choquette jappe mais ne mord pas», conclut Jean Lapierre qui ne dit mot sur les intentions de l\u2019aspi- rant maire d\u2019assainir les finances publiques.Pour ce qui est de Mme Cohen, le président syndical indique quelle «représente une alternative valable à ceux et celles qui, plutôt que d\u2019annuler leur vote, préfèrent par principe et par conviction appuyer une candidate qui défend comme priorité l\u2019environnement».Le discours de Mme Cohen sur le plafonnement des taxes foncières ou sur la péréquation régionale n\u2019est nullement analysé.Jean lapierre, lui-même membre du RCM, invite ses membres à s\u2019impliquer personnellement et à «faire un blitz».«La lutte étant chaude, chaque vote sera important! Occupons-nous de nos affaires sinon la haute finance, elle, s\u2019en occupera à notre place», souligne M.Lapierre.Vient ensuite la liste des 51 districts électoraux avec, pour chacun d\u2019eux, la recommandation du syndicat d\u2019élire telle ou telle personne.Comme justification, M.Lapierre indique: «Nous avons évalué leurs préjugés et leurs affinités envers les travailleur(euse)s et leurs syndicats.» Dans ce choix, Vision Montréal (VM) doit se contenter d\u2019une deuxième place avec 19,8 % d\u2019appui.La Coalition démocratique-Montréal écologique (CDME) récolte 12,9 % et des indépendants reçoivent 7,9 %.Les cols bleus pro- posent de réélire certains membres de factuel comité exécutif, dont André Lavallée et Thérèse Daviau.Mais \u2022 ils renvoient Joseph Biello et Richard Brunelle.Quant à ; Léa Cousineau («Elle a fait beaucoup pour la cause des femmes mais elle est très mal conseillée en relations de travail», note-t-on), M.Lapierre la suggère au même titre que son adversaire de Vision Montréal, Michelle Daines.Cette même ambiguïté entre VM et le RCM se présente dans les districts de Jean Rivard, Père-Marquette, Marie-Victorin (où se présente notamment la colistière de Pierre Bourque), Côtedes-Neiges et Saint-Henri.Les cols bleus appuient également quatre candidats indépendants: Michel Prescott dans Jeanne-Mance, Nicole Caron-Gagnon dans Emard (qualifiée «très pro-travailleurs»), Marcel Sévigny dans Pointe-Saint-Charles et Georges Ro-man dans Rivière-des-Prairies.Pour ce dernier, on note qu\u2019il est un membre actif de la coalition Action-Re-Buts dont le 1 syndicat des cols bleus est l\u2019un des principaux leaders «contre l\u2019incinérateur Foster Weeler de Montréal-Est».Quel que soit le prochain maire de Montréal, il aura à en- ' treprendre des pourparlers avec les cols bleus dont la convention collective vient à échéance le 31 décembre pro- ' chain.U Connaissez-vous Victoria?«C\u2019est le district le plus pauvre et le plus sale de Montréal » KONRAD YAKABUSKI LE DEVOIR Dans le district de Victoria, où l\u2019on assiste à une vive lutte à trois, la moitié des 26 000 résidants n\u2019ont ni le français ni l\u2019anglais comme langue maternelle et la population immigrante s\u2019élève à 58 %.Pour rejoindre les électeurs de ce district qui côtoie le mont Royal, il faut souvent ou parler leur langue ou se doter d\u2019une bonne équipe de traducteurs.David Ly, qui se présente sous la bannière du Parti des Montréalais, dit bien comprendre cette réalité et en fait la principale stratégie de sa campagne en vue de déloger le conseiller sortant, Saulie Zajdel.«Les immigrants ne votent jamais aux élections municipales» parce qu\u2019ils ne font pas la distinction entre elles et celles des autres paliers de gouvernement, dit M.Ly.Cette fois-ci, ça va changer; ils vont voter pour moi.» Le candidat du PM prétend avoir frappé à plus de 4500 des quelque 11 000 portes du district depuis le début de la campagne, accompagné la plupart du temps d\u2019un escadron de traducteurs.Pour sa part, M.Zajdel, 38 ans, admet que la tâche de se faire élire sera plus difficile qu\u2019elle ne l\u2019était en 1990, lorsque l\u2019ancien membre du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) a remporté le district avec 72 % du vote.«Disons que c\u2019est plus serré qu\u2019en 1990», concède celui qui a quitté le RCM au printemps dernier, se disant déçu de la façon dont le régime du maire Jean Doré s\u2019acquittait de la gestion des finances publiques.M.Zajdel, qui se présente cette fois sous la bannière de Vision Montréal, dit vouloir améliorer le sort des jeunes du quartier avec la construction d\u2019un nouveau centre communautaire (déjà promis par le RCM) et en instaurant des stages dans la fonction publique montréalaise.Mais ses adversaires ne lui laissent pas beaucoup de place pour présenter son programme, l\u2019obligeant à se défendre contre l\u2019accusation d\u2019avoir été peu présent dans le quartier pendant son mandat.Né au Viêt-nam de parents chinois, M.Ly parle le français, l\u2019anglais, le vietnamien et trois dialectes chinois.Un atout indéniable, étant donné que les communautés chinoise et vietnamienne comptent plus de 2500 personnes dans Victoria.La population francophone s\u2019élève à 4800 (ou 20 % des résidants) alors que la proportion des anglophones s\u2019établit à 7150 (30 %).Le district est délimité par le chemin de la Côte-des-Neiges, les avenues Van Home et Decelles, le chemin de la Côte-Sainte-Catherine et le boulevard Décarie.Si Victoria est l\u2019un des districts les plus hétérogènes de Montréal sur le plan ethnique, il est également l\u2019un des plus pauvres.30 % des habitants ont un revenu annuel in- férieur à 7500 $ et seulement 14 % gagnent plus de 30 000 $ par année.Plus du tiers des ménages ont un revenu familial de moins de 20 000 $, contre une moyenne montréalaise de 25 %.«C\u2019est le district le plus pauvre et le plus sale de Montréal», affirme David Ly, qui promet de «redonner la fierté» aux résidants de Victoria en améliorant la propreté du quartier.Ingénieur de 29 ans qui travaille d\u2019ailleurs à la firme de l\u2019ancien chef du Parti civique, Claude Dupras, M.Ly s\u2019est joint à l\u2019équipe de Jérôme Choquette après s\u2019être associé dans un premier temps à la défunte Action Montréal de Claude Beauchamp.Il fait campagne sur trois grands thèmes: le développement économique du quartier, le zonage des quartiers industriels abandonnés en zones résidentielles, et une promesse de faire respecter les normes de sécurité immobilière aux propriétaires des logements du quartier.83 % des résidants de Victoria sont locataires.Quant à M.Zajdel, le candidat de VM ne s\u2019estime pas désavantagé par la faible cote de son chef, Pierre Bourque, chez les électeurs non francophones.Selon un récent sondage, ces derniers préfèrent M.Doré à M.Bourque dans une proportion de 46 % contre 30,8 %.«Dans mon quartier, M.Doré est plus ou moins détesté par tout le monde \u2014 anglophones, francophones, allo-phones», soutient M.Zajdel, qui pourrait compter sur l\u2019appui d\u2019une bonne part de la communauté juive de Victo- : J ria.Celle-ci compte plus de 5300 personnes.M.Zajdel conteste la candidature de Armand Essimi-ny, qui porte les couleurs du RCM, disant que ce dernier n\u2019habite pas Montréal et n\u2019y paie pas de taxes.Donc, sa candidature va à l\u2019encontre de la loi électorale, selon le candidat de VM, qui a logé une plainte auprès du ministre des Affaires municipales, Guy Chevrette.M.Essiminy, un juif sépharade de 49 ans né au Maroc, se dit «très à l\u2019aise» avec sa candidature.Bien qu\u2019il réside à Côte-Saint-Luc, il reste souvent dans le district, chez son oncle, et a l\u2019intention de s\u2019y installer de façon permanente s\u2019il est élu.En tant que conseiller, il s\u2019appliquerait à améliorer la propreté et l\u2019éclairage des rues du quartier et à promouvoir des projets comme celui entrepris par l\u2019administration Doré pour rénover des logements abandonnés de la rue Barclay.M.Essiminy se dit également en mesure de contribuer à la gestion des finances publiques de la Ville, étant actuellement directeur des finances chez la filiale canadienne d\u2019Air France.L\u2019annonce par l\u2019administration Doré de construire un centre communautaire multiculturel de 13 millions $, dans le cadre du programme fédéral des infrastructures, aidera la cause du RCM dans le district.Deux autres candidats se présentent dans Victoria.Il s\u2019agit de Reuven Shultz, de la Coalition démocratique-Montréal écologique, et du candidat indépendant David Fuchs.T E L 985-3344 ANNONCES CLASSEES F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 I * N *D * E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 \u2022 199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160» 199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL 200 \u2022 250 Achat-vente-échange 251 \u2022 299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOFFRES 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rêts et aux attentes de ses auditoires.Le réseau français doit bénéficier d\u2019une pleine autonomie dans l\u2019élaboration de sa programmation, il doit être indépendant de l\u2019appareil politique et libre de décrire les multiples réalités de ce pays hors du carcan d\u2019une unité factice et réductrice.La télévision publique fut conçue pour fournir un service de télévision indépendant des pressions commerciales et des intérêts privés, et indépendant des orientations et des préoccupations politiques du gouvernement du jour.Plus que jamais, les francophones de ce pays ont besoin d\u2019une telle télévision.Quel que soit le nombre de canaux, l\u2019attachement du public ira toujours vers une programmation qui le respecte et à laquelle il peut s\u2019identifier.C\u2019est là tout le rôle d\u2019une télévision publique.¦ ¦ \u2022 \u2022 T ,< *\u2022 >.ï SSŒË Ilgpill .,.Maison de Radio-Canada mmmÙmBD H mm PHOTO JACQUES NADEAU Cette photo de la tour de Radio-Canada à Montréal a été prise en 1991.+¦ L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Moiitpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Guy Taillefer (adjoint au directeur de l\u2019information)-.Jean-Pierre Ix-gault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales); Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes): » l\u2019information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillar-geon, Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouet-te (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay; à l\u2019information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l\u2019information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramicr, Clément Tru-del; à l\u2019information politique: Pierre O\u2019Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec): Serge Chaplcau (caricaturiste): à l\u2019information sportive: Yves d\u2019Avignon; Denise Babin, MarieClaude Petit (commis),Ma-rie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).In Documentation: Gilles Paré (directeur): Manon Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lucie Pfnsonneault (directrice), Yves Williams (superviseur, Avis publics et annonces classées), Jacqueline Avril, Daniel Barbeau, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslai-ne Côté, Marlène Côté, Sylvie Hanna, Christiane U'gault, André Mélançon, Suzanne Mis-cevic, Micheline Ruelland, Monique Vcr-reault (publicitaires): Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon, Olivier Zuida (commis): Michéle Bouchard (secrétaire).L\u2019ADMINISTRATION Henry Riedl.c.m.a.(contrôleur), Nicole Carmel (coordinatrice des services comptables): Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy lacas, Nathalie Perrier, Danielle Ponton.Danielle Ross.Linda Thériaidt (adjointe à l\u2019administration).LE MARKETING ET SERVICE A LA CLIENTELE Christianne Benjamin (directrice), Johanne Brien (secrétaire).Manon Blanchette.Monique L'Heureux, lise Lachapelle.RacheOe Leclerc\u2022-Venne.LA PROMOTION ET 1ES RELATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud KL muac (directeur).Chrystian Guy (superviseur à la promotion des abonnements), LA PRODUCTION Marie-France Turgeon (directrice de la production).Jean Lemay (directeur adjoint.production et informatique).Johanne Brunet.Danielle Cantara.Richard DesCor-tnkrs.Caroline Des Rosiers, Lynda Di Cesare.Marie-Josée Hudon.Sylvain lesage.Michael Schneider.Christiane Vaillant.LE CONSEIL l)U DEVOIR INC.Marcel Core tore tprcsuleut) LA FONDATION DU DEVOIR Marri Masse (président).Roger Bois-vttI (ricrJnrsidmt ri dimimr grnrml) Avenue du Parc Uarrêt de mort d\u2019une artère Deux ans après l\u2019implantation des voies réservées aux autobus, qu\u2019est le quartier devenu?PHOTO JACQUES GRENIER 1*om JS* .\téaio A/O/v AVENUE DU PAFte N,NON .> Dès le début du projet, les résidants en avaient relevé publiquement les effets pervers de l\u2019aménagement et dénoncé l'imposture.ANNIE CHÉL1N Citoyenne du quartier lr==jj eux ans après l\u2019implantation des D voies réservées sur l\u2019avenue du Parc, entre les nies Van Home et Mont-Royal, qu\u2019est le quartier devenu?.Ce que les habitants ont appelé une «autoroute urbaine» reste, malgré quelques correctifs mineurs, une voie express pour la circulation des véhicules en direction du centre-ville.C\u2019est bien connu: «Ça roule sur l\u2019avenue du Parc!» Dès le début du projet, les résidants avaient relevé publiquement les effets pervers de l\u2019aménagement et dénoncé l\u2019imposture d\u2019un projet qui, sous couvert de promouvoir le transport en commun, donne la place trop belle aux automobiles qui ne font que passer.Personne ne s\u2019en émut.Ni les politiciens ravis par un projet inédit à Montréal, par une prouesse technique d\u2019optimisation de la surface de roulement d\u2019une chaussée, qui restèrent sourds au mécontentement populaire; ni les médias, si avides de sujets spectaculaires, pour qui l\u2019effritement d\u2019un quartier dans une ville pourtant chancelante, n\u2019est que broutille sans importance; ni par conséquent l\u2019opinion publique, par ailleurs bombardée par la campagne publicitaire pompeuse pour les voies réservées dans leur ensemble.qui occultait bien entendu l'aménagement tendanciel (avec la voie réversible) de ce tronçon de l\u2019avenue du Pare.Aujourd'hui, les commerçants contestataires çe sont tus.Est-ce vraiment bon signe?A vrai dire, les petits commerces ferment un à un ou sont remplacés par des magasins «tout à 1$».L\u2019avenue du Parc se paupérise à vue d\u2019œil! les résidants des rues parallèles, qui ont fait partie du Comité Mi- le-Résidants mis en place par la Ville de Montréal, se sont déclarés insatisfaits par les mesures compensatoires obtenues à l\u2019issue du travail de ce comité.Celui-ci eut pour effet de les isoler dans un processus de consultation et de neutraliser ainsi toute contestation qui aurait pu être trop voyante et gênante.Les mesures mises en place sont destinées à réduire les conséquences néfastes du nouvel aménagement, toutes les interventions sur les causes des problèmes ayant été censurées par le pouvoir politique.Nombre de ces mesures ne seront jamais respectées car elles demanderaient que les policiers du poste 32 soient constamment en patrouille.Des décisions inutiles Pourquoi donc prendre de telles décisions quand on sait d\u2019avance qu\u2019elles ne serviront à rien?Pourquoi agir dans le conjoncturel alors que c\u2019est le structurel qui demande à être revu?Les mesures plus coercitives, qui corrigent un problème ponctuel, ne font que le déplacer ailleurs.Par exemple, les zones de stationnement réservé pour les résidants, pénaliseront une fois de plus les commerçants du secteur, déjà touchés par la suppression du stationnement sur l\u2019avenue du Parc pendant les heures de pointe.Les activités commerciales sont, une fois de plus, mises à rude épreuve.Où cela va-t-il mener le quartier?D n\u2019est pas difficile de nommer les types de commerces qui peuvent se passer de stationnement pendant les heures normales d\u2019ouverture! Il n\u2019y a pas de parc dans cette partie du Mile-End.L'espace public du quartier était l\u2019avenue du Parc.C\u2019était, avant le 8 septembre 1992, un espace convivial, l'un des plus vivants de tous les quartiers pluricultu- rels de Montréal.C\u2019est aujourd\u2019hui un espace urbain quotidien émasculé par un trafic automobile trop rapide et trop dense.Que sera-t-il demain avec le nouveau projet de développement de la Cour de triage d\u2019Ou-tremont et le prolongement de la rue Beau-bien vers le viaduc Rockland?Il est prévu avec ce projet que 400 véhicules de plus par heure empruntent l\u2019avenue du Parc pendant les heures de pointe (qui, entre parenthèses, auront aussi à passer par le goulot d\u2019étranglement constitué par le viaduc situé au nord de Van Home).Voilà la preuve éclatante que les citoyens avaient raison quand ils affirmaient que le réaménagement routier avec la voie réversible, avait une tout autre fonction que l\u2019amélioration du transport en commun.De savantes études faites par des ingénieurs en circulation préparent ainsi l\u2019arrêt de mort de l\u2019avenue du Parc et de ses alentours.Et nos politiciens, tant du côté de Montréal que du côté d\u2019Outremont, acquiesceront sans réserve devant le travail de leurs consultants même si les outils tech-nico-quantitatifs des experts en circulation sont bien incapables de tenir compte de la qualité de l\u2019espace public de cette avenue.L\u2019acte d\u2019aménager a-t-il donc perdu toute * dimension synthétique, toute vision collective.toute valeur sociale, en un mot tout bon sens, pour n\u2019ètre plus qu'une addition de décisions basées sur des intérêts particuliers fragmentés, qu\u2019un exercice de tactique politicienne et de gestion technocratique?Comment arrêter ce processus de planification destructeur?La dislocation de l\u2019espace public de l\u2019avenue du Parc, noyau fluide d\u2019une urbanité qui fut exemplaire et colonne vertébrale d'un quartier jusqu'alors équilibré est-elle réversible?I A 12 L E I) E V ü I II ,\t1.E V Ë N 1) Il E DI I N 0 V E M II II E I !) » I LE ACTUALITES CAISSE Six ans encore au contrat de Savard SUITE DE LA PAGE 1 tantes modifications à la situation actuelle.Une telle rétrogradation (de M.Savard) constitue ni plus ni moins un bris de contrat et commande, par le fait même, le respect de ses clauses et conditions.N\u2019oublions pas qu\u2019une nouvelle loi ne peut modifier un contrat signé antérieurement.» Il reste encore six ans à courir au contrat de Guy Savard et son salaire annuel est fixé à 250 000 $.C\u2019est donc avec une allocation de départ de 1,5 million $ que doit jongler le gouvernement du Québec à l\u2019heure actuelle, une facture éventuelle qui ne comprend pas les indemnités susceptibles d\u2019être versées au personnel immédiat, dont le contrat de travail est lié au poste de M.Savard.Les jours de M.Savard sont comptés depuis l\u2019élection du Parti québécois.Pris à partie lors de l\u2019adoption, en décembre 1990, d\u2019un projet de loi visant à scinder en deux la direction de la Caisse pour faciliter la venue de Guy Savard, M.Parizeau, alors chef de l\u2019opposition, promettait qu\u2019une fois le Parti québécois élu, il rétablirait la direction unique à la Caisse et inviterait ensuite le conseil d\u2019administration de l\u2019institution à trouver une autre affectation à Guy Savard.M.Savard était alors présenté comme étant le «collecteur de fonds pour le Parti libéral du Québec».Et en tant que militant libéral, organisateur politique et pourvoyeur de fonds, il a travaillé étroitement avec Paul Martin, ministre fédéral des Finances et «adversaire» de Jean Campeau, ministre québécois des Finances et ancien dirigeant de la Caisse.Le Devoir, dans son édition de samedi dernier, citait une autre source fiable annonçant le départ éventuel de Guy Savard.Ce dernier en aurait déjà été avisé mais s\u2019accrocherait, en toute légitimité, aux termes financiers de son contrat.Le contentieux du gouvernement, encore secoué par les 2 millions $ versés par Domtar à MM.Desjardins et Gobeil, a examiné toutes les possibilités pour réduire autant que possible le montant qu\u2019il sera appelé à débourser.S\u2019il ne peut éviter le débours, «le gouvernement pourra toujours demander au conseil de ne pas combler le poste laissé vacant par le départ de M.Savard; Québec pourra aussi justifier l\u2019allocation versée par l\u2019élimination d\u2019un salaire et par la correction d\u2019anomalies imposées par le gouvernement précédent», a présumé notre source.Dans ce jeu de têtes «qui roulent», M.Delorme se voit donc pour l\u2019instant maintenu en fonction.Une «mutation latérale» de M.Delorme n\u2019est pas exclue, son contrat comportant, dit-on, une clause dite de «serviteur de l\u2019Etat», une vacance que l\u2019on voit, dans les milieux financiers, être comblée par Claude Blanchet, président du Fonds de solidarité de la FTQ.Même constat avec Richard Drouin, président du conseil et chef de la direction à Hydro-Québec, M.Parizeau ayant déclaré mercredi ne pas avoir de raison de croire qu\u2019il ne demeurera pas à la barre de la société d\u2019Etat.Puisque la direction bicéphale dominant également à Hydro-Québec sera également éliminée, le rôle d\u2019Armand Couture, actuel président et chef de l\u2019exploitation, reste à définir.Samedi dernier, Le Devoir citait une source fiable parlant d\u2019une mutation de M.Couture dans la haute fonction publique, un déplacement qui ouvrirait la porte à Yves Duhaime, officiellement «en réserve de la république» depuis son départ de Natrel le 28 octobre dernier.MM P MINORITES PHOTO JACQUES GRENIER Keder Hyppolite SUITE DE LA PAGE 1 le qualifie d\u2019une «arme à double tranchant» dans la poursuite de sa carrière politique.«Je me présente comme un candidat \u2014 tout simplement», dit-il.Mais il n\u2019en demeure pas moins, ajoute-il du même coup, que sa présence au conseil municipal aiderait à «apporter certains ajustements» aux programmes de la Ville, surtout ceux qui ont trait à l\u2019égalité à l\u2019emploi, à l\u2019amélioration des relations interculturelles et à la sécurité publique.Pour sa part, Kettly Beauregard se froisse lorsque l\u2019on lui fait remarquer qu\u2019elle est la seule candidate de Vision Montréal appartenant à une minorité visible.«Le terme \u201cminorité visible\u201d est un terme de fonctionnaires.Moi, je suis une Montréalaise issue d\u2019une autre culture.Je fais campagne comme n\u2019importe quel candidat le fait, réplique celle qui est colistière du chef de VM, Pierre Bourque, dans le district de Ma-rie-Victorin.Je ne fais pas campagne en tant que minorité visible.De toute façon, les gens le voient» Mme Beauregard, elle aussi d\u2019origine haïtienne, estime toutefois que son élection favoriserait «des relations plus harmonieuses entre les groupes ethniques» et «calmerait les tensions» entre ces derniers et les autorités de la Ville.Parmi les sept candidats émanant d\u2019une minorité visible, certains estiment que c\u2019est David Ly qui a les plus fortes chances de gagner.L\u2019ingénieur de 29 ans, qui brigue les suffrages comme candidat du Parti des Montréalais dans Victoria, jouit d\u2019une organisation impressionnante et courtise en particulier la population immigrante du district.C\u2019est d\u2019ailleurs le PM de Jérôme Choquette qui compte le plus grand nombre de candidats issus des minorités visibles avec, outre David Ly, Van Petteway dans Petçr-McGill et Pierre-Erick Noël dans Etienne-Des-marteau.La Coalition démocratique Montréal écologique mise sur Dan Philip, le leader de la Ligue des Noirs du Québec, dans Notre-Dame-de-Grâce, et sur Philip Chee dans Louis-Riel.A part M.Hyppolite, l\u2019équipe du RCM comprend un autre candidat de couleur de peau autre que blanche.Il s\u2019agit de Nadir Haddam, dans Saint-Edouard.PAIX Les conclusions en juin SUITE DE LA PAGE 1 enquête portant sur le corps de police de la ville et l\u2019intervention de la Sûreté du Québec.C\u2019est le juge de la Cour du Québec, Pierre Verdon, qui a été désigné pour mener l\u2019enquête.Ce dernier avait été nommé sous-ministre associé au ministère de la Sécurité publique dès la création de ce ministère en 1986, avant d\u2019accéder à la Cour du Québec en 1988.Il a notamment assumé le poste de procureur auprès de la Commission d\u2019enquête sur le crime organisé et a été substitut du procureur en chef de Montréal.Le ministre Ménard a précisé que le magistrat bénéficierait d\u2019un mandat assez large.Il devra revoir les éléments qui ont motivé l\u2019enquête de la Sûreté du Québec et qui ont mené à l\u2019opéra- tion Brigade, analyser la façon dont l\u2019opération a été conduite et évaluer les alternatives possibles.«M.Verdon examinera également les allégations faites contre le corps de police de Cham-bly, a souligné le maire Ménard.Il n\u2019est cependant pas nommé pour juger les crimes qui auraient pu être commis, si de tels crimes sont réellement survenus.» Les conclusions de l\u2019enquête devraient être déposées le 1er juin 1995.Le ministre a assuré qu\u2019elles seraient rendus publiques.Le directeur général de la SQ, Robert La-vigne, présent à la conférence de presse, s\u2019est dit prêt à collaborer pleinement à l\u2019enquête au même titre que M.Roch.Il a par ailleurs précisé que la SQ n\u2019avait rien à se reprocher dans ce dossier et a refusé d\u2019adresser des excuses publiques aux policiers de Chambly.«Si on a fait cette intervention, c\u2019est qu\u2019on avait des motifs suffisants, a souligné M.Lavigne.Jfe n\u2019ai aucune crainte sur la qualité de notre travail.» Le ministre de la Sécurité publique s\u2019est réjoui, malgré ces menus accrochages, de voir les deux corps policiers réunis autour de la même table.«Il faut que cessent ces rivalités qui consomment inutilement de l\u2019énergie», a-t-il souligné.M.Ménard a annoncé par ailleurs qu\u2019il avait donné son approbation à une entente survenue entre la Ville de Chambly et celle de Saint-Hubert, confiant la direction par intérim du service de police de Chambly au directeur du poste de police de Saint-Hubert, Pierre Trudeau.La nomination de cet ex-président de l\u2019Association des directeurs de police et pompiers du Québec a été accueillie avec enthousiasme par la SQ et la Fédération des policiers du Québec.Brevets pharmaceutiques: bloquistes et sénateurs conservateurs contrent l\u2019attaque libérale MANON CORNELLIER PRESSE CANADIENNE Ottawa \u2014 Les députés bloquistes et les sénateurs conservateurs ont réussi hier à contrer l\u2019attaque amorcée par quelques députés libéraux contre la loi sur les brevets pharmaceutiques.Mais ces libéraux n\u2019entendent pas accepter la défaite si facilement et ont promis de revenir à la charge.Le Bloc, lui, ne baissera pas sa garde, ont averti les députés Gilbert Filion et Ghislain Lebel.Cette controverse, qui a éclaté dans un obscur comité parlementaire chargé de revoir la réglementation gouvernementale, a mis en évidence les mêmes divisions régionales et partisanes qui ont marqué le débat autour de cette loi en 1992.La loi C-91 a porté à 20 ans la durée des brevets qui protègent les nouveaux médicaments.Cela a forcé les fabricants de produits génériques à attendre plus longtemps avant d\u2019obtenir l\u2019autorisation de réaliser des copies vendues à meilleur prix.La division a été alimentée par le fait qu\u2019une bonne partie des créateurs de nouveaux médicaments se trouve dans la région montréalaise alors que les fabricants de produits génériques sont concentrés en Ontario et au Manitoba.Québec a donc toujours été favorable à la loi C-91 alors que dans les autres provinces on craignait l\u2019impact qu\u2019elle C-91 pourrait avoir sur le prix des médicaments et, par ricochet, sur les soins de santé.Les députés libéraux s\u2019opposent à ce que l\u2019on limite aussi sévèrement la liberté d\u2019action des fabricants de produits génériques.Le 20 octobre dernier, l\u2019ontarien Dan Mc-Teague a donc proposé au comité de révoquer tous les règlements à cet effet, ce qui aurait rendu inopérant ce volet de la loi.Il a reçu l\u2019appui du Parti réformiste et de son collègue Torn Wappel tandis que deux députés et un sénateur libéraux se joignaient au Bloc pour s\u2019y opposer.Hier, le libéral Derek Lee a pris la relève en adoptant une méthode plus subtile.Il a suggéré que le comité étudie encore le règlement en question.Des six libéraux présents, seul le sénateur la-vallois Pietro Rizzuto lui a tenu tête, en compagnie des bloquistes et des conservateurs.Le ministre des Affaires intergouvemementales Marcel Massé a soutenu que le geste des députés n\u2019était pas le reflet d\u2019une politique du gouvernement.«Le gouvernement a l\u2019intention de garder le \u201cbill\u201d comme il est», a-t-il affirmé.Favorables à la loi, les députés de Saint-Léo-nard, Alfonso Gagliano, et de Lachine\u2014Lac-Saint-Louis, Clifford Lincoln, ne paraissaient pas davantage inquiétés que M.Massé.La fronde des députés libéraux a eu l\u2019heur d\u2019inquiéter la Chambre de commerce du Montréal métropolitain qui a immédiatement émis un communiqué hier.Le président de la Chambre, Marco M.Genoni, a enjoint le gouvernement fédéral de ne pas toucher à la loi.«Dans de tels domaines, l\u2019improvisation est suicidaire», a-t-il soutenu, avouant ne pas comprendre qu\u2019on veuille rouvrir le dossier.Selon M.Genoni, la loi C-91 a permis aux entreprises pharmaceutiques canadiennes de jouir d\u2019un cadre législatif similaire à ceux en vigueur dans la plupart des pays industrialisés, ce qui a favorisé la croissance des investissements en recherche et développement, en particulier dans la région montréalaise.Reprenant un argument souvent utilisé par l\u2019industrie pharmaceutique, il a soutenu qu\u2019une réouverture de ce dossier pourrait mettre en péril certains investissements.«Qu\u2019on respecte les règles du jeu établies il y a moins de deux ans par le gouvernement fédéral; sinon, c\u2019est l\u2019ensemble de l\u2019économie canadienne qui risque de payer les pots cassés», a-t-il finalement renchéri.La famille.Elle dure quand elle est tendre! Aruwc intcriMtiofwik\u2019 de la famille LE DEVOIR LES BUREAUX OU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS H ADMINISTRATION : (514) 985A333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS MITTERRAND Changement de mœurs TSUITE DE LA PAGE 1 ion avec M.Mitterrand était soigneusement gommée.La soudaine publication dans un média de large audience de photos de Mazarine traduit un changement de mœurs de la presse française, jusqu\u2019alors discrète sur les affaires privées, et notamment sentimentales, des hommes politiques, à l\u2019inverse des presses britannique ou américaine.Elle revêt aussi une dimension politique évidente.Le président Mitterrand quittera le pouvoir dans sept mois, avec en outre l\u2019incertitude de son état de santé, affecté par-deux opérations d\u2019un cancer de la prostate.Les premières réactions traduisent cette situation très sensible.L\u2019ancien président Valéry Giscard d\u2019Estaing, le ministre de l\u2019intérieur Charles Pasqua, le président de la Commission européenne Jacques Delors, assaillis par les journalistes, ont «regretté» ou «déploré» la publication.Les milieux de presse sont restés prudents: les chaînes de télévision n\u2019ont pas ouvert sur l\u2019information et le quotidien Le Monde traite l\u2019information en page 11 en rappelant une anecdote: en 1984, un journaliste avait posé la question directement au président Mitterrand lors d\u2019une réunion en petit groupe.«Oui, et al,ors?», avait répondu le chef de l\u2019État.La réponse n\u2019avait pas été répercutée publiquement.M.Jean Miot, un des «patrons» du quotidien conservateur Le Figaro et président d\u2019une puissante organisation patronale de la presse, a estimé qu\u2019il serait regrettable que la presse française «tombe dans le caniveau de certains confrères anglo-saxons».La présidence de la République s\u2019est refusée à tout commentaire.Mais l\u2019hebdomadaire et le journaliste Philippe Alexandre justifient leur décision par le fait que le président Mitterrand, selon eux, ne cache plus l\u2019existence de sa fille.M.Miot estime lui aussi que «ce reportage n\u2019a pu se faire sans l'assentiment du président, qui a décidé de dévoiler sa vie privée».Pour le rédacteur en chef de Paris-Match, Patrick Mahé, le président Mitterrand a la volonté de «lever des tabous lui-même».«Cela fait un an que l\u2019on voit François Mitterrand en public avec sa fille.Ils se montrent, il l\u2019a emmenée lors d\u2019un voyage officiel en Afrique du Sud et elle était à la réception donnée lors de la visite en France de l\u2019empereur du Japon», a-t-il souligné.Philippe Alexandre affirme egalement que Mazarine et sa mère, conservatrice dans un musée parisien, ne pouvaient pas vraiment être considérées comme des personnes privés.Selon lui, elles ont, pendant une période, habité, un immeuble dépendant de l\u2019Etat et «étaient protégées par des gardes républicains».LA MÉTÉO Prévision à long terme pour Montréal Aujourd'hui.Ce Soir Samedi Dimanche Lundi \u2014 - WWr ¦¦ : i -1 \u2022- wWr w.'iWîr \t-\t\t\tH\t\t\tH\tH\t\tH\t-\t Nu»*»-\t.yjyrr jpæqg.Températures : MAX / MIN Centro* do pronlon w) Iqafùïï ¦ -2/-5 Edmonton 3/-8 'Halifax 16/6 Vancouver 10/4 S|fo 11/5 New York 20/12 (Toronto ^LjSalU.ako City Environnement Canada Situation générale: A la suite d'une perturbation en provenance des Grands Lacs, les nuages envahiront progressivement la province vendredi.Des averses sont associées à ces nuages.Elles débuteront le matin en Abitibi pour atteindre le sud-ouest de la province durant l'après-midi ou la soirée puis les secteurs plus à l\u2019est par la suite.Le temps nuageux avec des averses persistera demain saut en Abitibi où oh assistera à un dégagement.Malgré des nuages et des précipitations, les températures seront généralement au-dessus des normales jusqu'à demain.Abitibi, Témiscamingue et réservoirs Cabanga et Gouin: Nuageux avec 60 % de probabilité d'averses.Min.: 3.Max.: 8 à 10.Demain : dégagement.Min.: - 2.Max.: 6.Pontiac, Gatineau et Lièvre: Nuageux avec 60 % de probabilité d'averses.Min.: 4.Max.: 12.Demain : nuageux avec 40 % de probabilité d'averses le matin.Des éclaircies par la suite.Min: 4.Max.: 11.Otlawa, Hull et Cornwall: Nuageux.Quarante % de probabilité d'averses en après-midi.Min.: 2 à 4.Max.: 12.Demain: nuageux avec 40 % de probabilité d\u2019averses.Min.: 6.Max.: 14.Laurentides et Montréal: Nuageux.Trente % de probabilité d'averses en après-midi.Min.: 2 à 4.Max.: 12.Demain: nuageux avec 40 % de probabilité d'averses.Min.: 6.Max.: 15.Trois-Rivières et Drummondville: Nuageux.Trente % de probabilité d'averses en après-midi.Min.: zéro à 3.Max.: 1t.Demain : pluvieux.Min.: 5.Max.: 12.Québec, Estrie elBeauce: Nuageux avec éclaircies.Min.: zéro à 2.Max.: 10.Demain : nuageux avec averses.Min.: 5.Max.: 11.Lac-Saint-Jean et La Tuque: Nuageux avec éclaircies.Quarante % de probabilité d'averses en soirée.Min.: zéro à - 2.Max.: B.Demain : nuageux avec averses le malin.Dégagement par la suite.Min.: 1.Max.: 9.Saguenay et réserve launique des Laurentides: Nuageux avec éclaircies.Quarante % de probabilité d'averses en soirée.Min.: zéro à - 2.Max.: 8.Demain : nuageux.Quarante % de probabilité d'averses le matin.Min.: 2.Max.: 9.Charlevoix el RIviàre-du-Loup: Ennuagement tôt le matin.Soixante % de probabilité d\u2019averses en soirée.Min.: zéro à - 2.Max.: 8.Demain : nuageux avec 60 % de probabilité d'averses.Min.: 3.Max.: 8.Rimouski el Matapédia: Ennuagement le malin.Quarante % de probabilité d'averses en soirée.Min.: -1.Max.: 7.Demain : nuageux avec 60 % de probabilité d'averses le matin.Dégagement par la suite.Min.: 3.Max.: 7.Sainte-Anne-des-Monts el parc de la Gaspésie: Ensoleillé avec passages nuageux le matin.Ennuagemenl par la suite.Min.: -1.Max.: 8.Demain : nuageux avec 60 % de probabilité d\u2019averses le matin.Dégagement par la suite.Min.: 2.Max.: 8.Gaspé, parc de Forillon, Côte-Nord et baie des Chaleurs: Ensoleillé le matin.Ennuagement graduel par la suite.Min.: zéro.Max.: 8.Demain : averses, Min.: 3.Max.: 8.Baie-Comeau: Ennuagemenl graduel.Min.: - 2.max.: 7, Demain : 60 % de probabilité d'averses le matin.Dégagement par la suite.Min.: 2, Max.: 7.Sept-lles: Ennuagemenl graduel.Min.: - 2.Max.: 6.Demain : 60 % de probabilité d'averses le malin.Dégagement par la suite.Min.: 2.Max.: 6.Basso-Côto-Nord, île d'Anticostl, secteur de Havre-Saint-Pierre et secteur de Nalashquan: Ensoleillé le malin.Ciel variable par la suite.Min.: - 2.Max.: 6.Demain : nuageux avec 60 % de probabilité d'averses de pluie ou de neige tondante le matin.Dégagement par la suite.Min.: 2.Max : 6.% V Lever.6h37 Coucher.16h37 Prévision à long terme pour Québec Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi fvm WT max 10 SS min 4 gj max 1Q Prévision à long terme pour OTTAWA Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi max 11 SS min g 'TiWii (514)985 3344 (514) 985 3344\t* (514)985 3399 1 800 363 0305 les sjeéros de tAIAphoac teieiels sont uleblei peer le service de lierihee per ceeelol el peer les ibeteeeeeu postier DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 Montréal\t(514) 985-3355 Extérieur (sans frais)\t1 800 463-7559 D1C "]
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