Le devoir, 7 décembre 1994, Cahier A
[" LE DEVOIR PERSPECTIVES La nouvelle guerre froide Le sommet sur la sécurité européenne qui s\u2019est terminé hier à Budapest devait cimenter les relations politiques et militaires sur le Vieux Continent Or, c\u2019est tout le contraire qui s\u2019est passé.,1 Jocelyn Cou Ion Malgré l\u2019adoption d\u2019une déclaration finale très aseptisée par les 53 membres de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE), celle-ci n\u2019aura pas suffi à masquer les divisions des membres sur la gestion de la sécurité en Europe.On savait que les tensions étaient vives entre les grandes puissances.En apparence, elles demeuraient toutefois feutrées.A un point tel que certains ont même cru un instant que,les désaccords entre la Russie, les Etats-Unis et les Etats européens sur la «nouvelle architecture de sécurité de Vancouver à Vladivostok», pour reprendre une jolie formule diplomatique, n\u2019étaient que de simples accrochages sur la forme.Il n\u2019en est rien.Ces querelles touchent aux intérêts vitaux de ces pays sur deux questions fondamentales pour l\u2019avenir de l\u2019Europe: le rôle de l\u2019OTAN et la stratégie à suivre dans la crise bosniaque.Elles ont éclaté au grand jpur.Les Etats nés de la disparition de l\u2019Union soviétique ou libérés de la tutelle du Pacte de Varsovie cherchent \u2014 désespérément dans certains cas \u2014 à joindre l\u2019Alliance atlantique.Redoutant de retomber dans l\u2019orbite de Moscou, ces pays voient dans l\u2019adhésion à l\u2019OTAN une sorte de bouée de sauvetage.Cet élargissement de l\u2019OTAN aux pays de l\u2019Est se heurte cependant à l\u2019opposition des Russes qui demandent aux Occidentaux \u2014 surtout aux Américains \u2014 de ne pas précipiter les choses.Au début de l\u2019année, Washington avait semblé prendre en considération les réticences russes en offrant le Partenariat pour la paix, un programme de collaboration par étapes qui doit mener un jour à l\u2019intégration complète.Moscou était même prêt à s\u2019y associer.Du moins, on y croyait.Mais voilà maintenant que les Russes refusent de signer un accord avec l\u2019OTAN et accusent les Américains de vouloir associer trop rapidement les anciens pays de l\u2019Est à l\u2019Alliance atlantique.Lundi à Budapest, puis hier à Moscou, le président Boris Eltsine s\u2019est même fâché.Il a évoqué l\u2019instauration d\u2019une paix froide en Europe et accusé les Etats-Unis de vouloir décider de la destinée du monde.«L\u2019OTAN s\u2019approchera des frontières de la Russie et on se retrouvera de nouveau avec deux blocs militaires opposés en Europe, ce qui ne peut servir la sécurité», a-t-il dit.Il a reçu l\u2019appui pour le moins spectaculaire de la France.François Mitterrand, visiblement amer envers Washington, s\u2019est lui aussi livré à une violente charge contre la politique américaine en Europe.Sans doute a-t-il été froissé par la publication dans le magazine Time d\u2019un rapport du Pentagone où on accuse la France de vouloir l\u2019éclatement de l\u2019OTAN.Sympathique aux arguments du président russe sur l\u2019Alliance atlantique, il a souligné que «rien ne serait pire que de donner le sentiment qu\u2019on a reconstitué les blocs à ceux qui n\u2019ont cessé de vivre dans la hantise d\u2019un isolement».Il faut prendre son temps, a-t-il dit.Les autres alliés européens ont acquiescé.Isolé, le président Bill Clinton a quitté Budapest lundi soir sans rencontrer son homologue russe, un tête-à-tête qui avait pourtant été annoncé par le département d\u2019Etat.Sur la question bosniaque, les Américains, qui préconisaient jusqu\u2019à tout récemment la manière forte envers les Serbes, se sont faits discrets tant leurs désaccords avec les alliés sont profonds.Cela n\u2019a pas empêché la Russie, les Européens et même les Canadiens de taper sur la table.Le premier coup est venu de Moscou vendredi soir.Alors que le Conseil de sécurité s\u2019apprêtait à voter une résolution contre les Serbes, les Russes ont utilisé pour la première fois depuis 1984 leur droit de veto.Puis, la France et \u2014 surprise \u2014 la Grande-Bretagne sont venues à la rescousse de Moscou pour réaffirmer qu\u2019il n\u2019est pas question de fourbir ses armes pour punir les Serbes.L\u2019heure est aux négo- II se dessine une nouvelle guerre froide qui oppose des amis, anciens et nouveaux dations.Là encore, le président français a donné le ton.Sans jamais nommer les Américains, il a estimé que la levée de l\u2019embargo sur les livraisons d\u2019armes à la Bosnie constituerait «un encouragement à la politique d\u2019anéantissement».Ironisant sur ceux qui font de beaux discours mais qui ne veulent pas intervenir sur le terrain, il a souligné qu\u2019il avait choisi son camp.«Il y a ceux qui sont partisans de la guerre jusqu\u2019au bout et il y a ceux qui sont partisans du dialogue.Entre les deux, mon choix est fait et quand on me le reproche, je m\u2019en sens fier.» La guerre froide opposait deux grands blocs aux idéologies antagonistes.On craignait la conflagration mondiale.Ce qui se dessine aujourd\u2019hui semble être une nouvelle guerre froide qui oppose des amis, anciens et nouveaux, sur le sens à donner au nouvel ordre mondial.C\u2019est, il faut l\u2019espérer, moins dangereux que pendant l'affrontement Est-Ouest Mais il y a un risque de voir l\u2019Amérique s\u2019isoler, la Russie devenir plus agressive et l\u2019Europe s\u2019avérer incapable de faire face aux conflits actuels et futurs.INDEX MÉTÉO Agenda.Bfi Avis publics.B4 Classées.B4 Culture.B8 Économie.B2 Éditorial.A8 Le monde.46 Mots croisés.B4 Les sports.B5 Montréal Dégagement le matin.Ciel variable par la suite.Max: -1 Québec Quelques flocons le marin.Dégagement par la suite.Max: - 3 Détails en B 4 POLITIQUE Mar ois doit récupérer 1,4 milliard $ PAGE A 5 LE MONDE Eltsine s\u2019en prend à r rimpérialisme des E.-U.PAGE A 6 CULTURE Gian Maria Volonté meurt en cours de tournage PAGE B 7 Le référendum portera sur une loi déclarant la souveraineté «Sombre jour pour la démocratie», selon Johnson LA QUESTION: «Etes-vous en faveur de la loi adoptée par l\u2019Assemblée nationale déclarant la souveraineté du Québec?OUI ou NON» MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Les Québécois devront se prononcer, lors du référendum de 1995, sur une loi déclarant la souveraineté du Québec.Cette loi affirmera en son article 1 que «le Québec est un pays souverain», proposera le maintien de l\u2019association économique canadienne, décrira les modalités de citoyenneté, la monnaie, les alliances internationales et les mesures de transition pour assurer la continuité des lois.Cette «loi sur la souveraineté du Québec» ne pourrait entrer en vigueur que si une majorité l\u2019approuve par référendum.Elle n\u2019entrerait d\u2019ailleurs en vigueur qu\u2019un an après son approbation, à moins que l\u2019Assemblée nationale ne fixe une date antérieure.Le premier ministre Jacques Parizeau a déposé à l\u2019Assemblée nationale, hier, un avant-projet de loi sur la souveraineté du Québec.Le document servira de base à une consultation de grande envergure menée entre janvier et mars, l\u2019an prochain.Par la suite, le document deviendra projet de loi.Il sera adopté par l\u2019Assemblée nationale, avant d\u2019être soumis aux Québécois par référendum (voir autre texte ci-contre).A travers ce processus, les citoyens seront également amenés à discuter du contenu d\u2019une «Déclaration de souveraineté» qui, «semblable à la Déclaration d\u2019indépendance américaine, énoncera les valeurs fondamentales et les objectifs que veut se donner la nation québécoise».Cette déclaration deviendra le préambule de la loi déclarant la souveraineté du Québec.PHOTO PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Jacques Parizeau exhibe le texte de l\u2019avant-projet de loi qu\u2019il a rendu public hier.Des consultations publiques se tiendront dans toutes les régions sur le contenu de ce document et la population sera appelée à se prononcer par référendum sur un projet de loi final.VOIR AUSSI EN PAGES A4 ET A 5 ¦\tLe texte de l\u2019avant-projet de loi sur la souveraineté du Québec ¦\tLes militants du Parti québécois sur le pied de guerre ¦\tLes libéraux fédéraux parlent d\u2019une «démarche frauduleuse» Une vaste consultation Les Québécois, y compris les fédéralistes, sont conviés à définir ensemble la Déclaration de souveraineté MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le premier ministre Jacques Parizeau a annoncé hier la tenue d\u2019un vaste processus de consultation qui convie tous les Québécois, y compris les fédéralistes, à débattre du contenu d\u2019un projet de loi et d\u2019upe Déclaration de souveraineté.A cette fin, le gouvernement créera par décret au moins 15 commissions consultatives régionales qui sillonneront le Québec entre janvier et la mi-mars.Chacune d\u2019entre elles sera composée d\u2019une quinzaine de personnes issues du milieu.Tous les députés québécois, y compris les fédéraux, dont ceux du Parti libéral du Canada ou du Parti conservateur, seront invités à siéger à ces commissions itinérantes.Ces commissions permettront aux T\"1 citoyens, qu\u2019ils soient souverainistes ou fédéralistes, de commenter l\u2019avant-projet de loi sur la souveraineté déposé hier par M.Parizeau, d\u2019y suggérer des modifications, d\u2019exprimer leurs aspirations et leurs craintes.\t| Le premier ministre a pour le moment réservé 2 millions $ pour finan- , cer cette démarche.La Commission sur l\u2019avenir politique du Québec (Bélanger-Campeau) avait coûté 4,6 millions $.Les citoyens seront du même coup conviés à définir ensemble une «déclaration de souveraineté» qui, VOIR PAGE A 10: RÉFÉRENDUM ¦ L\u2019éditorial de Gilles Lesage: l\u2019enclenchisme téméraire, page A 8 VOIR PAGE A 10: CONSULTATION I Les pauvres gens, version contemporaine Sous les traits de Loubov et de Katia, Dostoïevski retrouverait ses personnages PAULE ROBITAILLE Moscou - La première fois que j\u2019ai vu Katia, c\u2019était à la fin avril, dans l\u2019une de ces gares crasseuses de Moscou.Le dessus de sa petite tête blonde était recouvert d\u2019une croûte brunâtre.Hystérique, elle hurlait «Maman!» en haut d\u2019un escalier mécanique dans sa robe rouge sale.Et malgré le désarroi de cette petite miséreuse d\u2019un autre siècle, l\u2019indifférence de la foule autour était générale.Et c\u2019est ainsi que la longue saga tourmentée de Katia a envahi ma vie et celle de quelques autres.Je revois sa mère Loubov (qui veut dire «amour» en russe), couverte d\u2019un pauvre manteau vert bouteille, étendue sur un banc de la salle d\u2019attente, une joue osseuse appuyée sur ses longs doigts maigres.Elle a soulevé son visage ridé pour me regarder, elle sourit avec peine de sa bouche édentée.Loubov a 39 ans, on lui en donnerait 40 de plus.Katia habitait la gare de Paveletski depuis six mois lorsque je l'ai découverte.Elle venait, semble-t-il.de l\u2019Oural, à deux jours et demi de train de Moscou, entre la Sibérie et la Russie occidentale.L\u2019histoire de Loubov est confuse.Elle raconte qu\u2019elle et sa fille ont fui un beau-père qui les harcelait.Son mari est en prison pour avoir battu un individu et parce qu\u2019il buvait trop.Elle a été successivement serveuse dans un wagon-restaurant et peintre en bâtiment.Elle a eu cinq enfants.\u2022 Ses quatre fils sont placés dans des internats.Lorsqu\u2019elle et sa fille ont quitté l\u2019Oural, Loubov avait un peu d\u2019argent.Elle voulait refaire sa vie chez sa cousine près de Saint-Pétersbourg.Mais les affaires ont mal tourné et la cousine qui buvait les a, à son tour, chassées.Avec juste assez d\u2019argent pour deux billets de train, Loubov et Katia sont venues à Moscou.«Le président Eltsine a promis qu\u2019il aiderait les miséreux», dit-elle.Or, dans cette capitale qu\u2019elle croyait le paradis, elle n\u2019a rien trouvé.La salle d\u2019attente de la gare de Paveletski était devenue leur maison comme pour une vingtaine d'autres familles, victimes des affres de la nouvelle Russie.Ces sans-abri sont tantôt La petite Katia L\u2019équipe Bourque prend la direction effective des services municipaux KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le maire de Montréal, Pierre Bourque, franchit une nouvelle étape dans sa réforme de l\u2019administration municipale.Le comité exécutif entérinera aujourd\u2019hui la nomination des directeurs des dix-sept services municipaux.Un mois jour pour jour après son entrée à l\u2019hôtel de ville, le vent de changement de Pierre Bourque souffle à n\u2019en pas douter.Ainsi, comme l\u2019a appris Le Devoir, l\u2019actuel service des travaux publics se subdivisera en quatre services distincts, glissant entre les doigts du directeur René Morency.Une ancienne collaboratrice de M.Bourque au Biodôme, Johanne Falcon (chef de section aux opérations de la société paramunicipale qui gère le Biodôme et le Planétarium et qui sera abolie) prend la relève aux travaux publics au chapitre de la voirie.Michel Jodoin, chef de la division de la gestion des dossiers de l\u2019environnement, fait un bond au-dessus du directeur adjoint Gaston Moreau et hérite du service de la propreté.C\u2019est ce service qui s\u2019occuperait de l\u2019important projet de -M.Bourque de transformer le dépotoir de l\u2019ancienne carrière Miron en un parc environnemental.Ces deux services seront décentralisés dans les neuf arrondissements de la municipalité, tout comme cinq autres services.Le dossier du transport et de la circulation échoit au fonctionnaire Claude Cossette pour qui il s\u2019agit d\u2019une promotion.Celui du génie et de l\u2019architecture se retrouve entre les mains de Bruno Gauthier qui n'appartient pas à la fonction publique municipale.Le service d\u2019habitation et de développement urbain, l\u2019un des services qui a pris le plus d\u2019ampleur sous l\u2019ancien administration, disparait et fait place à quatre nouveaux services.La candidature du directeur actuel, Pierre Ouellet a été retenue; il dirigera l\u2019urbanisme.La gestion immobilière (les bâtiments loués ou appar- Une nouvelle étape est franchie dans la réforme de l\u2019administration , VOIR PAGE A 10: PAUVRES VOIR PAGE A 10: BOURQUE A 2 I.K I) K V 0 I It .I.K M K R ( R K I) I 7 I) K (' K M B R E I )) 9 1 E S A C T U A LIT Ë S Nos cours d\u2019eau étouffent: les mini-centrales devraient toutes faire l\u2019objet d\u2019un examen LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Les mini-centrales hydroélectriques, même d\u2019une puissance inférieure à 10 MW, devraient toutes faire l\u2019objet d\u2019un examen public de leurs impacts lorsque ces derniers risquent d\u2019être sérieux pour une espèce vivante ou lorsqu\u2019ils sont contestés, comme l\u2019exige par exemple le système fédéral.C\u2019est en ces termes qu\u2019a réagi hier le directeur du Centre québécois du droit de l\u2019environnement (CQDE), Yves Corriveau.Ce dernier commentait le dossier du Devoir d\u2019hier, selon lequel les études d\u2019impacts exigées par Québec des promoteurs de petites centrales n\u2019étudient pas la valeur des anciens rapides ou ouvrages désaffectés comme oxygénateurs du milieu aquatique.A son avis, le règlement québécois actuel passe à côté de la vraie question en fixant à 10 MW, soit une norme d\u2019ingénierie, le seuil au-delà duquel les projets de centrales devront être évalués en audiences publiques.«Nous devrions plutôt adopter dans ce domaine une norme environnementale, qui envoie en audience tous les projets dont les impacts sont sérieux, qu\u2019ils soient gros ou petits», explique Me Corriveau.Ce dernier classe dans les impacts, dont on devrait tenir compte, «tous les besoins futurs et prévisibles du public en ce qui a trait aux cours d\u2019eau.Si on prend la décision de fermer un cours d\u2019eau aux migrations de poisson, au canotage, etc., il faudrait à tout le moins mettre dans la balance leur valeur patrimoniale, leur valeur comme équipement collectif dans le jeu de l\u2019épuration et de la fabrication de l\u2019oxygène, et leur valeur sociale prévisible sur une période équivalente à celle des inconvénients qu\u2019on s\u2019apprête à autoriser.L\u2019option zéro, soit celle de ne rien faire, y compris même celle de défaire les vieux équipements abandonnés, doit être examinée au même titre que l\u2019option de les utiliser à des fins énergétiques si on veut véritablement prendre une décision dans l\u2019intérêt public.» Pour sa part, la vice-présidente de l\u2019Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), Manon Lacharité, estime que Québec doit refaire de fond en comble la grille d\u2019analyse qui sert à évaluer le programme des petites centrales hydrauliques de façon à avoir une vue d\u2019ensemble de son coût social et environnemental.«Il est invraisemblable, dit-elle, que l\u2019on brade des ressources collectives, comme des oxygénateurs naturels, au profit de quelques promoteurs privés sans un examen rigoureux, public et cumulatif des besoins actuels et futurs des cours d\u2019eau, du public et des riverains.Le gouvernement ne doit plus signer un seul contrat dans ce domaine sans enclencher un examen générique du dossier des petites centrales, tout comme du dossier de la cogénération.Il est impensable qu\u2019on laisse harnacher des rivières déjà fortement touchées par le développement économique sous toutes ses formes sans se demander si le coût environnemental de l\u2019ensemble de ces 69 projets ne risque pas d\u2019être supérieur à celui d\u2019un seul projet équivalent à leur puissance totale (250 MW).» Mme Lacharité estime que jusqu\u2019ici, «Hydro-Québec a escamoté le débat public sur cette portion de ses programmes.Rien n\u2019a été comparé.Rien n\u2019a été évalué.Tout a été fait dans up seul but: donner de la flexibilité à la société d\u2019Etat et accélérer en douce le mouvement de privatisation, une façon de soustraire à tout débat public un choix qui appartient pourtant au public».Dans l\u2019entrevue qu\u2019il accordait la veille au Devoir dans le dossier des épurateurs naturels sacrifiés sans examen de leur valeur, l\u2019ex-ministre de l\u2019Environnement, Pierre Paradis, devait exprimer un propos assez voisin.«A partir du moment où un gouvernement décide de lancer un débat public général sur l\u2019énergie, il ne doit pas se contenter d\u2019arrêter Grande-Baleine mais il doit décréter un moratoire sur tout nouveau projet, qu\u2019il s\u2019agisse des centrales de cogénération ou des petites centrales hydroélectriques.Ce n\u2019est pas un choix énergétique.C\u2019est une question de cohérence politique et de déférence envers le public que l\u2019on consulte», a-t-il dit.La justice et les journalistes Un sénateur veut un contrôle strict de la presse Ottawa (PC) \u2014 Il est indispensable d\u2019exercer un contrôle plus , çtrict sur la presse pour assurer à .tout accusé un procès juste et équitable, a estimé hier le sénateur Philippe Gigantes.Lors d\u2019une audience du comité sénatorial des affaires juridiques, M.Gigantes, lui-même un ancien journaliste, a croisé le fer à plusieurs reprises avec des directeurs de l\u2019information qui qualifient d\u2019«inconstitu-tionnel et excessif» le projet de loi .permettant d\u2019accroître les restrictions imposées aux journalistes judiciaires dans leurs comptes rendus ;des procès.Le sénateur a estimé que les médias exagéraient et que le projet de \u2018loi était approprié.La législation actuelle permet d\u2019in-terdire les comptes rendus de procédures qui se déroulent en l\u2019absence du jury une fois qu\u2019il a été sélectionné.L\u2019amendement proposé permettrait d\u2019étendre cette interdiction aux procédures qui se déroulent avant le procès \u2014 avant même que les jurés ne soient sélectionnés.L\u2019amendement a beau ne toucher qu\u2019une partie relativement ténue de la chronique judiciaire, M.Gigantes s\u2019est livré, hier, à une attaque en règle contre son ancienne profession.Selon lui, les médias «respectables» rapportent généralement de façon responsable des causes controversées comme celle de Paul Bemardo, accusé du meurtre à caractère sexuel de deux adolescentes ontariennes.«Mais la presse à sensations saute là-dedans et tourne cela en cirque.» Boutros Boutros-Ghali au concert i PHOTO JACQUES GRENIER BOUTROS BOUTROS-GHALI, secrétaire général de l\u2019ONU, est l\u2019invité d\u2019honneur des activités marquant le 50e anniversaire de la création de l\u2019Organisation de l\u2019aviation civile international (OACD, qui se déroulent dans la métropole depuis hier.Après avoir participé à la cérémonie de clôture de la Conférence mondiale sur le transport aérien, inaugurée le 23 novembre dernier, M.Boutros-Ghali assistait hier soir à un concert privé donné par l\u2019Orchestre symphonique de Montréal à la Place des arts.Aujourd'hui, le secrétaire général doit notamment prononcer une allocution devant le personnel de l\u2019institution spécialisée des Nations unies qui établit les normes et les règles internationales du transport aérien civil.183 États sont membres de l\u2019OACI, dont le siège social est établi à Montréal depuis 1947.Sur la photo, on voit M.Boutros-Ghali en compagnie d\u2019André Ouellette, ministre des Affaires extérieures du Canada, et de Philippe Rochat, secrétaire général de l\u2019OACI.lc Ms\u20ac>u Dans le cadre du 20e anniversaire du Réseau d\u2019aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), le Groupe communautaire L\u2019Itinéraire présente Montreal vu par les itinérants 1175 Ontario Est Du 25 novembre au 8 décembre de 9h00 à 16h00 tous les jours.INFO: 597-0238 Isabelle Desmeules, première boursière Jacqueline-Blouin LE DEVOIR Isabelle Desmeules, étudiante en maîtrise au département de communications de la faculté des arts et des sciences de l\u2019Université de Montréal, est la première titulaire de la bourse Jacqueline-Blouin.2000 $ lui ont été remis lundi au cours d\u2019une cérémonie présidée par James R.Taylor, directeur du département de communications, en présence de plusieurs représentants du milieu universitaire et de membres de la famille Blouin, notamment la juge Michèle Blouin qui a créé ce prix annuel en conformité avec les volontés de sa sœur Jacqueline, exprimées avant sa mort survenue le 4 décembre 1993 alors qu\u2019elle était rédactrice en chef de Forum à l\u2019UdeM.La bourse sera remise chaque année en décembre à un étudiant inscrit à l\u2019UdeM et étudiant en communications orientées vers le journalisme.Un comité de quatre personnes présidé par M.Taylor et auquel participe le journaliste Jean-Guy Martin s\u2019occupe de gérer le prix selon des politiques établies par l\u2019UdeM.Isabelle Desmeules termine présentement sa scolarité de maîtrise et elle défendra en janvier un mémoire sur «la politique journalistique de la SRC concernant la télédiffusion en direct de situations de crise».La Fédération québécoise de la faune se rebiffe Enregistrement des armes à feu: des contrôles «inutilement compliqués» LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR La Fédération québécoise de la faune (FQF) estime que le projet d\u2019enregistrement des armes à feu du ministre fédéral de la Justice, Allan Rock, va décourager la pratique de la chasse sportive en multipliant des contrôles «inutilement compliqués».Le président de la FQF, Claude Lamoureux, a soutenu hier que les nouvelles règles d\u2019acquisition d\u2019armes à feu mises en place par le gouvernement fédéral l\u2019an dernier \u2014 et qui sont moins draconiennes que celles annoncées \u2014 ont déjà réduit en un an de 75 % l\u2019inscription des élèves au module de chasse du programme d\u2019éducation, de sécurité et de conservation de la faune.Ce programme, administré par la FQF au nom du ministère de l\u2019Environnement et de la Faune (MEF), constitue un préalable obligatoire à l\u2019acquisition des différents permis de chasse avec armes à feu.Un autre cours est exigé des archers avec, dans ce cas, un test d\u2019aptitudes.La quasi-disparition de la relève dans le domaine de la chasse, qui coïncide avec l\u2019entrée en vigueur des contrôles mis en place relativement à l\u2019acquisition d\u2019armes à feu, aura d\u2019importantes séquelles économiques pour les régions éloignées du Québec, qui comptent sur cette activité économique complémentaire.La chasse sportive entraîne au Québec des dépenses directes de 254 millions $ par année et crée, du coup, 3000 emplois permanents.On compte dans la province pas moins de 628 pourvoiries et un grand nombre d\u2019autres commerces liés à la chasse, comme des boutiques d\u2019équipement et les armuriers.Incidemment, depuis l\u2019entrée en vigueur des nouveaux contrôles, on a vii disparaître de vieilles armureries et les affaires de celles qui restent périclitent sensiblement alors qu\u2019augmente le marché des armes illégales.La FQF, qui représente 250 000 membres dans plus de 300 associations locales, pense que non seulement le projet du ministre Allan Rock ralentira l\u2019économie des régions éloignées mais que, «paradoxalement, le public pourrait,çfr,e moins protégé contre la criminalité» parce qu\u2019il faudra retirer de la route et des enquêtes les policiers affectes à l\u2019enregistrement des armes et a l\u2019émission des certificats d\u2019acqujsi-tion des armes à feu (AAAF).La Fédération des chasseurs et pêcheurs, précise M.Lamoureux, est pour un meilleur contrôle dés armes à feu.Mais elle craint,qqe «l\u2019enregistrement des armes coq(e cher et soit inutilement compliqué»; La FQF rappelle qu\u2019elle a appuyé les mesures adoptées par Ottawa l\u2019an dernier pour rendre plus sécuritaire l\u2019entreposage des armes dans les résidences.La FQF ne s\u2019est fias opposée, par ailleurs, à l\u2019interdiction de vente alors décrétée contre les armes de guerre et les armes automatiques.Plusieurs associations sportives craignent que l\u2019inefficacité des mesures mises en place ne force la classe politique à relever d\u2019un cran, d\u2019une année à l\u2019autre, les règles régissant la propriété des armes, Ùqs mesures décrétées par Ottawa visent exclusivement les citoyens honnêtes, ajoutent ces mêmes associations, sans pour autant contrôler\u2019Ie trafic d\u2019armes illégales, ce que seul un travail policier soutenu peut jùgy-ler, à leur avis.\t,,,,, Pour une approche de la médecine mieux adaptée ^______ i i j / Un livre trace l\u2019état de j la santé des femmes au Québec\t|\"i CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Le premier ouvrage complet sur la santé des femmes vient d\u2019être publié au Québec sous la direction de deux femmes omnipraticiennes, les docteures Louise Charbonneau et Huguette Bélanger, avec l\u2019aide de la Fédération des médeçins omnipraticiens du Québec.Ecrit à l\u2019intention des étudiants en médecine et des omnipraticiens, il vise une approche de la médecine mieux adaptée à la condition féminine.En général, concluent les au-teures, la femme moderne est soumise à des stress particuliers, par exemple la décision de mener une grossesse, le choix d\u2019une carrière, une double tâche (travail-famille), et une responsabilité émotive accrue.Au plan biologique, elle consulte au sujet de sa contraception, de sa grossesse et de sa ménopause.Tout au long de sa vie, certaines maladies l\u2019affectent davantage: les collagénoses et les anémies, par exemple.Aussi, elle prend plus de médicaments que les hommes et souffre davantage d\u2019anxiété et de dépression.Par ailleurs, les Dres Charbonneau et Bélanger ont tenu à préciser que les femmes ne sont pas plus souvent la proie de maladies psychosomatiques que les hommes.Or, en dehors des problèmes médicaux spécifiquement liés aux organes féminins, la médecine traite de la même façon les hommes et les femmes, a spécifié hier la Dre Louise Charbonneau, en conférence de presse.Or, dans certains cas, comme celui d\u2019une surproduction de cholestérol, les évolutions féminines et masculines sont complètement diffé- rentes et demandent donc à étqe traitées différemment, de dire la Dçe Charbonneau.Et jusqu\u2019à présent, le traitement de la surproduction de cholestérol est principalement basé sur le modèle masculin, c\u2019est-à-dire qu\u2019il est mal adapté à la condition'féminine.L\u2019ouvrage vise aussi, selon la Dre Huguette Bélanger, à améliorer les conditions de vie des femmes ehigé-néral.C\u2019est pourquoi il divise les âs-pects biologiques, sociologiques et psychologiques de la santé féminine.Ces articles s\u2019attardent non seulement aux problèmes traditionnels de gynécologie, d\u2019obstétrique et de reproduction, mais aussi aux cancers féminins, aux problème^ de santé mentale des femmes, ainsi qu\u2019à ceux liés à leurs habitudes Hé vie, à l\u2019alimentation, à l\u2019activité physique et au travail.On y partage les tranches d\u2019âge des femmes entre les 12-20 ans, lés 21 à 44 ans, les 45 à 64 ans, et lés 65 ans et plus, en traitant des comportements sexuels et des maladies plus spécifiquement liés à chacune de ces tranches d\u2019âge.Par exemple, au sujet des 12 à 2,0 ans, on traite entre autres d\u2019àno-rexie mentale.Quand il s\u2019agit des 21 à 44 ans, on aborde plus en profondeur les migraines et les problqrpes thyroïdiens.Entre 45 et 64 an,s,.la ménopause, la fatigue, les maladies cardiovasculaires et les problèmes digestifs sont entre autres abordés.Enfin, pour ce qui est des 65 ans çt plus, les problèmes d\u2019incontinençe, l\u2019ostéoporose et les démences sont plus fréquents.Volumineux, l\u2019ouvrage rassemble en tout 1200 pages d\u2019articles médicaux signés par 90 auteurs, majoritairement québécois.Il a été imprimé à 4000 exemplaires et sera vendu sur le marché français.DENTISTE DENTUROLOGISTE \u2022\tService de dentisterie esthétique \u2022\tService de chirurgie buccale ET IMPLANTS DENTAIRES (PAR SPÉCIALISTE) \u2022\tService de prothèse sur implant Dr Michel Lefort, D.M.D.Guylaine Brouillette, D.D.(En nomination pour la denturologiste par excellence 93-94) 1832 Sherbrooke o tél.: 939-2600 0 '«eoGur.wr**- -,'4al, Qc H3H1E4 \t CLINIQUE\tNOUVELLE APPROCHE W~f \u20ac\t S \\\t°\t - V ?\t1832, Sherbrooke Ouest \\\tJ O\t>\t!\tMontréal.Qc H3H 1E4 W\tw 1 en\t\\ V\\\t(514) 989-1948 o j ! I SUITE DE LA PAGE 1 semblable à la Déclaration d\u2019indépendance américaine, présentera les valeurs fondamentales et les objectifs principaux que veut se donner la nation québécoise.Cette déclaration deviendra le préambule de la loi sur la souveraineté du Québec.«La souveraineté, c\u2019est quelque chose qui dépasse un parti politique, a déclaré M.Parizeau, hier.Ça appartient à tout un peuple.Nous voulons nous assurer que le plus grand nombre de Québécois possible puisse participer à la discussion de ce projet.«Notre intention est encore plus nette, ajoute-t-il, quand on voit le préambule à cet avant-projet de loi: regardez, la page est blanche.Il n\u2019y a rien.«C\u2019est là, vous voyez, où les Américains, dans leur déclaration d\u2019indépendance, commencent par: \u201cWe, the people.\u201d, \u201cNous, le peuple.\u201d Et nous, on voudrait que les Québécois participent à la rédaction de ce préambule.» L\u2019avant-projet de loi sur la souveraineté sera distribué dans tous les foyers québécois.Ni les libéraux de Daniel Johnson, ni le président du parti de l\u2019Action démocratique Mario Dumont n\u2019ont indiqué hier s\u2019ils participeraient à ce processus.M.Johnson s\u2019est toutefois demandé «comment imaginer que des Québécois qui ne partagent pas le projet de séparation du reste du Canada vont se prêter à un tel exercice?Comment des fédéralistes québécois peuvent-ils participer à rédiger la déclaration de souveraineté?» M.Parizeau croit que les fédéralistes vont participer aux consultations tout comme les souverainistes ont participé à toutes les commissions qui ont été créées dans l\u2019après-Meech lorsqu\u2019il s\u2019agissait de transformer le Canada.«Il n\u2019y a pas d\u2019exclusive, dit-il.Ça fait partie de la vie démocratique de participer à la discussion.C\u2019est même la responsabilité des partis politiques.«Les Québécois doivent pouvoir faire clairement un choix.Le peuple doit avoir une idée claire des enjeux.Et la seule façon pour que le peuple comprenne les enjeux, c\u2019est que les représentants de tous les points de vue expliquent leur position, leur vision, leur interprétation des choses.«Il est rare, dans l\u2019histoire d\u2019un peuple, ajoute le premier ministre, certains peuples ne l\u2019ont jamais connu, que tous soient conviés, ensemble, à définir leur avenir.» M.Parizeau se dit ouvert à des discussions sur n\u2019importe quel aspect de l\u2019avant-projet de loi.Par exemple, ce texte dit que la monnaie québécoise sera le dollar canadien.Des gens voudront peut-être argumenter qu\u2019ils préféreraient le dollar américain.Ils peuvent venir le dire.Mais le premier ministre prévient qu\u2019il «ne voit pas d\u2019argument» qui puisse le faire changer d\u2019avis à ce sujet.D\u2019ailleurs, en bout de course, le gouvernement ya trancher.Il souhaite conserver un format concis au projet de loi qui sera soumis au référendum.«Vous savez, rappelle-t-il, le Québec a un gouvernement.» Les commissions régionales seront créées en janvjer et vont amorcer leur travail en février, ce qui laisse aux citoyens le temps voulu pour préparer leurs interventions.\t_ -çù Elles seront formées selon des règles qui restent.à être définies par la Commission des institutions, qui se ¦ réunira la semaine prochaine pour en discuter.La Commission des institutions est composée de députés, en : majorité du Parti québécois.Elle est présidée par le pé-quiste Sylvain Simard, un ancien président du Mouvement national des Québécois et ancien vice-président du PQ.Le vice-président en est l\u2019ex-ministre libéral Christos Sirros.\tj-çr Il est acquis que les présidents et vice-présidents de ces commissions seront des non-élus de chaque région choisis pour leur capacité à développer des consensus.,, Avant de procéder, M.Parizeau va consulter MM, ¦ Johnson et Dumont, notamment sur le choix des pré^L dents.\t; _ );|,-c La commission type serait constituée d\u2019un président, d\u2019un vice-président, du délégué régional, d\u2019un membre du conseil des ministres, d\u2019un représentant du Parti libéral du Québec, d\u2019un député du Bloc québécois, d\u2019un député du Parti libéral du Canada (ou du Parti conserya- ; teur, soit Jean Charest, en Estrie), si ces derniers acceptent l\u2019invitation, et de cinq à huit membres provenant de la région.Ces membres régionaux seraient vraisemblablement recommandés par le délégué régional, donc un député du Parti québécois.Dans la région de Montréal, plus d\u2019une commission; sera créée «afin de pouvoir rejoindre les citoyens dans tous les quartiers».Il est possible que soient créées d\u2019autres commissions pour des secteurs particuliers de la population: aînés, jeunes, autochtones, anglophones, etc.Au terme de la consultation, les présidents des commissions se réuniront dans une commission nationale .pour faire le bilan de leurs travaux.BOURQUE Lise Cormier aux parcs tenant à la Ville) fera appel aux compétences de Roger Galipeau.Le service des permis et inspections, activités que veut d\u2019ailleurs simplifier au maximum le nouveau maire, échoit à Céline Topp.Cette dernière est directrice adjointe du module de l\u2019habitation.Jointe au téléphone hier, Mme Topp, vraisemblablement choquée, a refusé I de formuler quelque commentaire que ce soit Son collègue André Drolet, directeur adjoint au module des achats et des magasins, qui est placé à la tête du soutien technique (nom provisoire), s\u2019est montré plus loquace.«Quand on est pressenti par une administration pour participer à un nouvel effort, il y a un élément de fierté.D\u2019autant plus qu\u2019il y a autour de moi une équipe fantastique», a indiqué M.Drolet qui est en poste à la Ville depuis 26 ans.Pour ce qui est du sendee des loisirs, des parcs et du développement communautaire, une macédoine qu\u2019avait en horreur l\u2019ancien fonctionnaire qu\u2019était Pierre Bourque, il se transforme en trois services.Le maire ne semble pas avoir gardé de poste pour le directeur Jean-Vianneyjutras.Tel que confirmé il y a deux semaines par M.Bourque lui-même, le service des parcs sera dirigé par une amie du maire, Use Cormier.Les sports et loisirs échoient à Stella Guy, directrice adjointe du module des loisirs.Quant à la sécurité du revenu, qui étonnamment était classée dans ce service, elle relèvera de Robert Guay qui I dirige déjà ce dossier.Comme pour M.Guay, certaines personnes ne voient que le nom du service auquel elles sont rattachées changer d\u2019appellation dans l\u2019organigramme de la municipalité.Elles conservent toutefois les responsabilités qui leur étaient dévolues.C\u2019est notamment le cas pour Roméo Noël, directeur de la prévention des incendies, Janine Beaulieu, directrice et commissaire générale de la commission d\u2019initiative et de développement culturels (plus simplement aujourd'hui la culture) ainsi que Thieu-Quan Hoang, directrice du service des finances.Les activités du service des affaires institutionnelles (affaires interplanétaires, comme se moquent certains fonctionnaires en coulisses), sont réorganisées.Le module des ressources humaines devient le service du personnel.Le directeur de ce service ne serait pas encore choisi.Le poste serait comblé par Pierre Reid qui travaille déjà dans le dossier.Les avocats bénéficieront d\u2019une nouvelle reconnaissance de la part de l\u2019administration \u2014 mis dans l\u2019ombre sous Jean Doré \u2014 en retrouvant le service du contentieux.Me Suzanne Jalbert demeure la tête dirigeante.Le secrétariat général, qui sera aboli dès que Québec se sera prononcé sur cette demande de l\u2019administration \u2022 municipale, fera place à un secrétariat administratif dirigé par Paul Bourret M.Bourret occupe actuellement le poste de directeur adjoint au bureau de l\u2019analyse et du : soutien.Le secrétariat administratif pourrait regrouper ! plusieurs activités que l\u2019on retrouve présentement dans divers services: le bureau du vérificateur et le greffe, par exemple.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A 16H30 2050.RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985 3344 (514) 985 3344\t+ (514)985 3399 1-800 363-0305 SERVICE DES ABONNEMENTS les iiaLroi 4e lélépkMt siiiMts ml iiliklts «mi le unite 4e lieialMi «ei cinelel ci «mi les itaweaeat] «titiii DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal\t(514) 985-3355 Extérieur (sans frais) 1 800 463-7559 I.A* I * H ' "]
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