Le devoir, 8 décembre 1994, Cahier A
[" ONDE EN 191 Le devoir Vo I.X XXV - No 28 r> M O N T H E A I.U D I 8 I) E (' E M R II !) !) (i 5 c I* S T V (,) T o r o ii I o 8 T> c Jean Dion ?PERSPECTIVES Le feu aux poudres S\u2019il en doutait encore, Jacques Parizeau a pu constater que le Canada anglais a la mèche minuscule quand il est question de souveraineté.Sa déclaration de mardi aura démontré, si besoin était, que le grand pique-nique de motivation promis pour les prochains mois n\u2019échappera pas à l\u2019orage venu de l\u2019Ouest., et de l\u2019Est L% encre de l\u2019avant-projet de loi péquiste n\u2019était / pas encore sèche que l\u2019on se bousculait déjà aux micros tendus pour rabaisser son j caquet au téméraire chef du gouvernement f québécois.Bob Rae, Frank McKenna, Gary Filmon, Preston Manning, Sheila Copps ont tour à tour fait part de leur rancœur contre un projet et une démarche qu\u2019ils considèrent illégitimes.Leurs conclusions: Jacques Parizeau prend ses désirs pour des réalités et, s\u2019il croit que sa balade sur l\u2019autoroute de l\u2019indépendance en sera une de plaisance, il se met le doigt dans l\u2019œil jusqu\u2019à l\u2019omoplate.Une belle unanimité, qui illustre l\u2019impact bénéfique que les souverainistes peuvent parfois avoir sur l\u2019unité «nationale».Rancœur?On se demande s\u2019il ne faudrait pas plutôt parler d\u2019inconfort Car quoi que l\u2019on puisse penser de la valeur de la stratégie souverainiste, il reste qu\u2019elle a pris les ténors fédéralistes de court.Qui s\u2019attendait à une invitation, aussi candide soit-elle \u2014 ou perfide, c\u2019est selon \u2014, à venir définir le pays du Québec?L\u2019audace, comme disait l\u2019autre, n\u2019a d\u2019égale que le culot A Ottawa, on s\u2019est rabattu sur le caractère antidémocratique du projet Parizeau en guise de première salve.C\u2019est commode.Les rênes étant entre les mains de Jean Chrétien, l\u2019homme qui ne veut pas entendre parler de Constitution, le fédéral n\u2019a plus dans son arsenal, comme c\u2019était le cas en 1980, l\u2019argument massue du renouvellement de la fédération pour accommoder la province rebelle.On évoque alors le mandat que n\u2019aurait pas le PQ de mettre en application son propre programme et on verse dans la sémantique savante en discutaillant des mérites respectifs des termes «souveraineté» et «séparation».Cela en sachant bien, évidemment, que le premier est un attrape-nigaud pendant que le second décrit la vraie de vraie situation qui, comme le disait Sheila Copps dans un accès de realpolitjk, conduirait le Québec à être «une sorte de 52e (sic) Etat des Etats-Unis».La position d\u2019Ottawa pourrait s\u2019en tenir à cette querelle de mots somme toute bénigne, à boycotter le processus de consultations qui en perdrait dès lors beaucoup d\u2019envergure médiatique, Sans Manning, mais ce serait sans compter Près-ton Manning.Lui qui n\u2019a pas grand-chose à perdre dans cette odyssée a, dès mardi, commencé à jouer les trouble-fêtes en agissant comme le véritable leader de l\u2019opposition canadienne.Les véritables adversaires de M.Manning ne sont pas les souverai- ' 1ino miorollo listes, mais les libéraux fédéraux, a une querene Et gageons qu.a prendra un malin de mots plaisir à les talonner tant qu\u2019il pourra afin de les amener à emprunter la ligne dure, chère à son propre électorat Selon le chef réformiste, le projet péquiste n\u2019est pas qu\u2019illégitime; en ce qu\u2019il touche à des compétences fédérales exclusives telles les frontières, la monnaie, la citoyenneté, les affaires autochtones, il est carrément illégal, et «le gouvernement fédéral devrait le dire».Celui-ci refuse toutefois de s\u2019aventurer sur cette «pente savonneuse», comme l\u2019a qualifiée Mme Copps.En fait, M.Manning se trouve à faire écho à une opinion largement répandue au pays: le Québec pourra tenir tous les référendums qui lui chantent, il ne peut pas faire sécession, ou en tout cas pas sans que le reste du Canada ait la prérogative de fixer ses conditions.Il relance ainsi le débat sur le droit à l\u2019autodétermination, le plus fondamental auquel on ait à faire face.Mais il laisse aussi de vastes zones d\u2019ombre, ne serait-ce que parce qu\u2019il ne va pas jusqu\u2019à préciser comment Ottawa, au delà des mots, pourrait «intervenir» sans s\u2019aliéner la fibre démocratique des Québécois.Après tout, s\u2019il y a un seul consensus dans cette province \u2014 et on pourra voir au cours des prochains mois que les pommes de discorde sont légion \u2014, c\u2019est bien que la décision sur leur avenir revient aux Québécois seuls.Et cela, les «fédéraux» le savent mieux que quiconque: encore hier, au milieu des rumeurs du déclenchement d\u2019un référendum fédéral que laissent courir les ministériels, le député libéral Patrick Gagnon rappelait la nature familiale du débat.Dans ce brouhaha, les représentants des autres provinces cherchent à avoir leur juste temps de glace, et ce n\u2019est pas pour faire du patinage de fantaisie.Loin des «We love you Quebec» qu\u2019on entendait il y a 15 ans, la stratégie est déjà établie: le ton menaçant («une aventure qui coûtera cher», dit Bob Rae), la formule lapidaire (de la «tricherie», dit Frank McKenna) et, toujours, ce «mot à dire» revendiqué comme si l\u2019on craignait que la démocratie ne meure demain matin sous les assauts de séparatistes forcenés.Ces dernières heures, plusieurs ont reproché à Jacques Parizeau de ne pas avoir le courage de ses convictions.Mais ils ne pourront certainement pas l\u2019accuser d\u2019avoir manqué de cran quand est venu le moment de mettre le feu aux poudres.C\u2019est reparti comme en 80! la position d\u2019Ottawa pourrait s\u2019en tenir INDEX MÉTÉO Agenda \t\t.BIO Avis publics.\t,.A6 Classées\t\t.BI2 Culture\t\t.,B8 Économie\t\t,.B2 Éditorial\t\t.Al O Le monde\t\t,.B8 Mots croisés.\t.,B7 Les sports.\t.B7 Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Max:-6 Québec Nuageux avec quelques flocons le matin.Dégagement par la suite.Max: -7 Détails en B 6 L'ÉCONOMIE La direction de Desjardins dénonce les lobbys PAGE B 3 CULTURE La famille Steinberg à Radio-Canada PAGE B 11 LE MONDE Bosnie: Ottawa planifie le retrait de ses Casques bleus PAGE B 8 Parizeau contre-attaque: «Nous respectons nos engagements» MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La démarche de consultation sur la souveraineté répond aux engagements électoraux du Parti québécois, a soutenu hier le premier ministre Jacques Parizeau qui cherchait à défendre le caractère démocratique du processus annoncé mardi.Le premier ministre était la cible d\u2019un tir de barrage des libéraux qui attaquaient la légitimité de la démarche, en l\u2019accusant de se livrer à «la manipulation» des ci- toyens, et qui réitéraient leur refus de s\u2019y associer.La démarche avait aussi été l\u2019objet de multiples éditoriaux négatifs dans la plupart des quotidiens.M.Parizeau a contre-attaqué en demandant aux libéraux ce qu\u2019ils trouvent de répugnant à participer à une consultation qui mènera à un référendum sur la souveraineté, alors qu\u2019ils avaient eux-mêmes adopté une loi (la loi 150) qui proposait quelque chose de similaire en 1991.«Qu\u2019est-ce qui fait qu\u2019une démarche était splendide, au point où (M.Johnson) avait voté pour, et que celle-ci est à ce point répugnante qu\u2019il refuse de collaborer à quoi que ce soit?», a-t-il demandé.«Pourquoi les libéraux ont-ils peur de la participation et de la consultation du public?De quoi a peur M.Johnson?Personne ne l\u2019a jamais empêché d\u2019exprimer son VOIR PAGE A 12: PARIZEAU VOIR AUSSI EN PAGE A 6: BtMario Dumont pose ses conditions Fermées, les Foufounes m,( m [gSP ., ***** || ¦I m j! I Hé a» r» r.-vî 7v \u2022y,v.v$: mmèè HP la* Sprat» ¦Y / i v j \\ V f\tPHOTO JACQUES NADEAU LES FOUFOUNES ELECTRIQUES doivent fermer leurs portes.La Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) a révoqué le permis d\u2019alcool de la Mecque de la culture alternative montréalaise.Des policiers se sont affairés pendant l\u2019après-midi d\u2019hier à vider les lieux de toute substance alcoolisée, pendant que les 50 employés apprenaient qu\u2019ils perdaient leur emploi et se réunissaient pour déterminer un plan d\u2019action.La RAC], dans un jugement de 169 pages, a jugé que la direction de l\u2019établissement ne prenait pas tous les moyens nécessaires pour contrôler la consommation et le trafic de stupéfiants.Voir nos informations en page A 3.Kunitachi, PQ Après 25 ans au Japon, le sculpteur Claude Descôteaux rêve toujours de souveraineté DANNY V EA R okyo - Après 25 ans au Japon, Claude Descôteaux n\u2019a jamais tant songé à son retour au Québec.Sculpteur, professeur de langues, propriétaire d\u2019un salon de coiffure à Kunitachi, coiffeur à ses heures, Claude Descôteaux regarde du côté du Québec avec une ferveur nationaliste que ses années japonaises n\u2019ont nullement ébranlée.«J\u2019aime l\u2019Orient.Extrémiste comme je l\u2019étais, séparatiste comme je le suis, je n\u2019avais jamais pensé rester au Japon si longtemps», dit-il.«Mais mon pays, c\u2019est toujours le Québec.» A 56 ans, Claude Descôteaux peut dire qu\u2019il a mené une vie fascinante.Après avoir quitté son Shawinigan natal au début des années 60, il a étudié la sculpture à Québec, puis en France, en Egypte, en Inde, en Nouvelle-Guinée et au Japon.«J\u2019ai toujours senti le besoin de créer et de trouver de nouvelles voies», dit-il.Il est entré en contact pour la première fois avec la culture japonaise en 1967 grâce à une bourse du ministère de l\u2019Education du Québec.Lors de ce premier séjour, il a vécu à Kyoto, l\u2019ancienne capitale impériale, VOIR PAGE A 12: JAPON PHOTO DANNY VEAR Les Japonais me disent souvent: «Mais qu'est-ce que le Québec attend?» Ottawa renvoie la balle à Parizeau Les libéraux laissent courir Vidée d\u2019un référendum fédéral JEAN DION DE NOTRE BUREAU D\u2019OTTAWA Vingt-quatre heures après le dépôt d\u2019un avant-projet de loi à l\u2019Assemblée nationale, Ottawa considère que la balle est déjà revenue dans le camp souverainiste, qui devra pour des questions d\u2019«honnêteté» modifier la trajectoire «incorrecte» imprimée au débat référendaire.Mais en attendant cet improbable dénouement, et au delà de son refus réitéré hier de participer aux audiences mises sur pied par Québec, un flou artistique continue d\u2019entourer la stratégie qu\u2019observera le gouvernement fédéral en réponse au déclenchement des hostilités par les troupes de Jacques Parizeau.Hier, sur la colline parlementaire, cette incertitude savamment entretenue a ouvert la porte à toutes les rumeurs, dont la plus tenace consiste en la tenue d\u2019un référendum fédéral, et fourni des munitions à l\u2019opposition, qui a accusé Ottawa tantôt d\u2019«avoir peur» et de chercher à «faire peur», tantôt d\u2019«improviser».En l\u2019absence de Jean Chrétien, ce sont de nouveau Sheila Copps et Marcel Massé qui sont allés au front.Aux questions à répétition du Bloc québécois et du Parti VOIR PAGE A 12: OTTAWA i Hydro courtisera le marché «spot» américain / La société d'Etat pourra exporter de l'électricité pendant 16 ans, sans demander de permis LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR L) Office national de l\u2019énergie (ONE) a permis hier à f Hydro-Québec d\u2019exporter jusqu\u2019à 30 TWh d\u2019électricité garantie et interruptible aux Etats-Unis au cours des 16 prochaines années, sans avoir à obtenir au préalable un permis pour chaque contrat Les deux permis «délivrés» (sic) par TONE permettent à Hydro-Québec de signer, sans plus d\u2019autorisation préalable, des contrats d\u2019une durée maximale de cinq ans, ce que la décision qualifie de «contrats de court terme».Çes permis permettront à Hydro-Québec d\u2019expédier aux Etats-Unis jusqu\u2019à 4300 MW de puissance.Exprimés en énergie, les 30 TWh, dont on permet l\u2019exportation, équivalent au cinquième de toute l\u2019énergie turbinée annuellement par Hydro-Québec.La décision de TONE fait droit à l\u2019essentiel de la demande logée en mai dernier par Hydro-Québec et cela même si la société d\u2019Etat réclamait un permis ouvert pour 30 ans d\u2019exportations, sans avoir à revenir devant l\u2019organisme fédéral pour les «contrats de cinq ans et moins».Pour les groupes environnementaux, l\u2019octroi d\u2019un tel permis parl\u2019ONE équivaut à l\u2019émission d\u2019un permis de construction pour un édifice dont on n\u2019aurait pas soumis les plans à l\u2019organisme chargé de les examiner.VOIR PAGE A 12: HYDRO ÉCONOMIE Les billets de loterie se vendent mieux que les REER -f Marcel Massé: le fédéralisme flexible ou la séparation.PAGE B 2 I, H I) K V OIK.L E .1 E UDI K I) E C E M B K E I !) 0 -I A 9 EN BREF MEURTRIER À 16 ANS Longueuil (PC) \u2014 Lejeune Martin Labelle, 16 ans, a été reconnu coupable, hier à Longueuil, du meurtre de ses parents et de son frère.Après deux jours de délibérations, le jury composé de neuf femmes et trois hommes a rendu des verdicts de culpabilité sous deux chefs d\u2019accusation de meurtre au premier degré et un chef de meurtre non prémédité.Martin Labelle était accusé d\u2019avoir tué avec un fusil de chasse son père, Yvon Labelle, sa mère, Claude Lecours, et son frère Rémy, 17 ans, le 10 mai 1992, au domicile familial, à Longueuil.L\u2019adolescent était âgé de 14 ans à l\u2019époque.Le jury a recommandé qu\u2019il purge au moins dix ans de sa peine d\u2019emprisonnement à perpétuité avant d\u2019être admissible à une libération! conditionnelle.Au cours du procès, présidé par le juge Jerry Zigman, delà Cour supérieure, Martin Labelle a admis avoir commis les trois meurtres.Les représentations sur sentence ont été fixées au 17 février.\u2022l\u2019 u,, i HOMMES BATTUS Londres (Reuter) \u2014 Un homme sur cinq a été victime de violence dans spn propre foyer et les hommes risquent plus que les femmes d\u2019être battus à la maison, selon une enquête réalisée pour une émission de la BBC.Çe#e enquête a montré que 18 % des hommes interrogés avaient subi chez evut des violences de la part de leur partenaire, contre 13 % des femmes, a felit savoir la BBC avant la diffusion de cette émission télévisée hier.«Nous sommes confrontés ici à deux tabous.Le premier est la violence dont sont capables des femmes et le deuxième le fait que des hommes peuvent être battus par leur femme.Et c\u2019est une chose dont personne ne veut tenir compte», observe le Dr Malcom George, un neurologue, dans un entretien diffusé au cours de l\u2019émission.La BBC publie au cours de cette émission plusieurs interviews de victimes, dont celle d\u2019un ancien bqxeur, Paul Cord, qui a été battu par sa femme pendant les cinq années qu\u2019a duré leur mariage.«C\u2019était d\u2019abord un coup de temps en temps, puis les choses ont progressivement empiré et une année à Noël, elle m\u2019a frappé sur la tête avec une bouteille», raconte-t-il.L E S A C T U A LIT E S ! * Si f \" \u2022 «« * Qu\u2019un Slogan VOTRE AVENIR NOUS TIENT À COEUR, BIEN PLUS 1 définit ce que nous sommes devenus au cours des 124 dernières années et ce que nous continuerons d\u2019être dans les années à venir.Il symbolise notre engagement envers chacun de nos titulaires de police de continuer à grandir et à devenir plus forts, tout en préservant notre stabilité financière et la qualité de notre service.Le Groupe La Mutuelle est l\u2019une des institutions financières les plus importantes et les plus solides au pays.Près d\u2019un Canadien sur dix entretient avec nous des relations d\u2019affaires, ce qui nous permet de nous situer parmi les chefs de file de l\u2019industrie canadienne de l\u2019assurance-vie.Nous continuerons à fonder 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l\u2019Assemblée nationale a adopté hier la loi 39 permettant à M.Doré de ne pas siéger au conseil municipal malgré l\u2019élection de sa co-listière 'Diérèse Daviau.L\u2019élude détaillée du projet de loi (troisième étape avant l\u2019adoption) s\u2019est effectuée en dix minutes.Mme Daviau, qui, après avoir prêté serment, fera son entrée au conseil municipal lundi prochain, a continué son collègue et chef de l\u2019opposition, André Lavallée.COLS BLEUS: NOUSHIG ELOYAN SIÈGE Dans la foulée du changement de style de gestion à l\u2019Hôtel de Ville, la présidente du comité exécutif et responsable du dossier du renouvellement de la convention collective des cols bleus, Noushig Eloyan, siégera dorénavant à la table des négociations.Pour Mme Eloyan, il s\u2019agit là d\u2019un geste concret pour démontrer l\u2019ouverture de la nouvelle administration.Réussira-t-on ainsi à rencontrer l\u2019échéance du 15 décembre fixée par Pierre Bourque?«Le souhait est là pour en arriver à un cadre de règlement», a commenté Mme Eloyan.Quant à savoir quelle est la priorité de cette dernière face aux cols bleus, elle s\u2019est borné à dire que «tout est prioritaire».BOURQUE EST SOUPLE Parallèlement à la mise au rancart de tous les mécanismes de consultation publique par l\u2019administration du maire Bourque, le comité exécutif a donné son appui hier à la formation d\u2019un comité qui se penchera sur la mise sur pied d\u2019un nouvel outil «souple».Ce groupe de travail, qui devra faire rapport au conseil municipal en mars prochain, sera formé de huit élus (cinq de l\u2019équipe de la majorité et trois représentants de l\u2019opposition, un pour chacun des partis).Les conseillers indépendants sont écartés du processus.Pierre Goyer, membre du comité exécutif responsable de ce dossier, a expliqué qu\u2019«en soi, la délégation de pouvoir n\u2019existe pas chez les indépendants».M.Goyer a également tenu à préciser: «On n\u2019a pas aboli le principe de la consultation, mais les mécanismes farfelus de consultation.» FORCILLO À L\u2019UMQ Ije vice-président du comité exécutif de la Ville, Sammy Forcillo, a été mandaté pour représenter dorénavant Montréal au sein de l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ).Un premier dossier de première importance attend M.Forcillo: la révision de la fiscalité municipale, promise par le gouvernement, qui sera exposée le vendredi 16 décembre à Québec.Le Devoir PHOTO JACQUES GRENIER TANDIS QUE DES GENS DÉMUNIS s\u2019entassaient au chic resto-pop hier après- midi pour se ravitailler, Centraide dévoilait fièrement la somme recueillie lors de sa campagne de financement dans le secteur public, soit 4 910 548 $.Les organisateurs sont fort satisfaits du résultat puisqu\u2019il dépasse de plus de 110 000$ l\u2019objectif fixé et qu\u2019il est supérieur de 300 000 $ à celui de l\u2019an dernier.Cette campagne, qui s\u2019est déroulée principalement au mois d\u2019octobre, a rejoint quelque 300 000 personnes dans plus de 90 ministères, organismes publics et parapublics au Québec, ainsi que les retraités de la fonction publique québécoise.Pallascio reprend la présidence de la CECM dans la controverse PAUL CAUCHON LE DEVOIR Quatre ans après avoir été battu aux élections scolaires de 1990, l\u2019ancien président de la CECM, Michel Pallascio, a retrouvé son poste hier soir grâce à l\u2019appui des deux candidats du COURS, qui avaient annoncé lundi dernier qu\u2019ils allaient l\u2019appuyer à la présidence.L\u2019élection de M.Pallascio a été accueilli dans le brouhaha et la controverse, des citoyens réunis dans la salle du Conseil des commissaires de la CECM criant qu\u2019il s\u2019agissait là d\u2019une «honte à la démocratie».Des voix se sont élevées pour parler «au nom des 80 000 floués», en référence aux nombreux électeurs qui auraient été privés de leur droit de vote lors de l\u2019élection scolaire du 20 novembre dernier.Le MEMO (Mouvement pour une école moderne et ouverte) avait remporté l\u2019élection en faisant élire dix commissaires, contre le Regroupement scolaire confessionnel (RSC) de M.Pallascio qui en avait fait élire neuf.Mais le RSC a raflé hier le pouvoir grâce à l\u2019appui de deux candidats élus du COURS.Un appui qui a été payant puisque Benoît Bessette, un des deux commissaires élus du COURS, a été choisi hier vice-président de la CECM par le RSC.De plus, le RSC a fait élire une totalité de commissaires RSC ou COURS dans tous les postes stratégiques en jeu hier: conseil exécutif, délégués au Conseil scolaire de file de Montréal, et délégués à la Fédération des commissions scolaires.La séance d\u2019hier soir a duré à peine une heure quinze.Chaque commissaire élu a d\u2019abord prêté serment à l\u2019invitation du président d\u2019élection de la CECM fia majorité des commissaires, tous partis confondus, sont des néophytes autour de la table: on compte 15 nouveaux élus sur les 21 élus du 20 novembre).On a ensuite procédé aux élections aux différents postes.Le MEMO s\u2019est évidemment opposé à tous les can- didats proposés par le RSC, mais toutes les nominations ont été acceptées grâce à l\u2019appui du COURS.Des citoyens dans la salle ont crié à l\u2019injustice, alors que des partisans du RSC ou du COURS tentaient d\u2019enterrer leurs cris, dans une atmosphère de foire.Le Conseil exécutif de la CECM sera donc présidé par Michel Pallascio et sera formé de Benoît Bessette (COURS), Carmel Gadoury (RSC), John De Luca (COURS), Peter Kelley (RSC), Maurice Prévost (RSC) et JeanTrottier (RSC).Le MEMO s\u2019est particulièrement indigné contre la nomination des délégués à la Fédération des commissions scolaires.La CECM a en effet droit à 16 délégués à la Fédération, mais le RSC en a proposé 11.tous des membres de la coalition RSC-COURS.Pour la présidente du MEMO, Diane De Courcy, le RSC «est prêt à diminuer la force de frappe de la plus grosse commission scolaire du Québec pour des intérêts mesquins, partisans, politicailleurs».Qualifiant la situation actuelle d\u2019«affreuse», Mme De Courcy a ajouté qu\u2019«on vient de faire très mal à la démocratie scolaire.Les gens du COURS sont maintenant des gens du RSC, et pendant la campagne électorale la population a été leurrée sur leur identité».Le MEMO avait rencontré les élus du COURS pour s\u2019assurer de leur appui, et «la première chose que John De Luca nous a demandée, explique Mme De Courcy, c\u2019est ce que nous allions faire avec la poursuite de 225 000 $ intentée par leur présidente Denyse Soucy-Brousseau contre la CECM.Nous avons dit que nous ne discuterions pas de ça, et nous avions discuté de tout autre forme de collaboration».Mme De Courcy n\u2019exclut pas «l\u2019hypothèse que l\u2019appui du COURS au RSC puisse être lié à des intérêts financiers».Le MEMO étudie toujours la possibilité de contester plus avant les élections de novembre.Cinquante employés sur le pavé C\u2019est la fii} pour les Foufounes Electriques Les policiers se sont pointés sans avertissement hier midi et ont saisi tout l'alcool RACHEL DUCLOS LE DEVOIR Les Foufounes Electriques sont mortes.La Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) a retiré son permis d\u2019alcool à la Mecque de la culture alternative montréalaise et vidé les lieux de toute substance alcoolisée.Les policiers se sont pointés, hier midi, sans avertissement, selon les Foufounes, pour saisir l'alcool.Le jugement a été rendu mardi, mais la direction des Foufs n\u2019en a été informée qu\u2019à l\u2019arrivée de ces représentants des services de l\u2019ordre, à qui elle reprochait de faire preuve de harcèlement.Les policiers auraient visité plus de 400 fois l\u2019établissement de la rue Sainte-Catherine en un an.«Habituellement, il y a un sursis de 24 heures, ils se sont arrangés pour que les Foufs ne puissent pas réagir», a commenté Alain Dufour, responsable des relations publiques.Les avocats des Foufs étudiaient le jugement de 169 pages hier.A la suite de l\u2019avis légal qu\u2019ils émettropt, la direction des Foufounes Electriques tiendra une conférence de presse aujourd\u2019hui.Les spectacles prévus pour ce soir, demain et samedi auront tout de même lieu, mais sans vente d\u2019alcool.Les Foufounes faisaient face à 66 chefs d\u2019accusation, la plupart pour avoir troublé la paix publique et pour des cas de consommation de stupéfiants à l\u2019intérieur de l\u2019établissement.La RACJ, dans son jugement, reconnaît que la preuve «est contradictoire sur plusieurs points et tout particulièrement quant au contrôle, à la consommation et au trafic de stupéfiants à l\u2019intérieur de l\u2019établissement».Mais «la Régie accorde plus de crédibilité aux témoignages des policiers dans la présente cause qu\u2019aux témoins de la défense qui ont un intérêt dans l\u2019établissement (.)» La RACJ accuse Samuel Turcotte, directeur de l\u2019établissement, de ne pas collaborer avec les poli- ciers et même d\u2019avoir déclaré «qu\u2019il' n\u2019aime lias les policiers».M.Turcotte ne prendrait pas non plus les1 moyens pour contrôler la consommation et le trafic de stupéfiants-dans son établissement, pas plus que la possession d\u2019armes à feu.«Donc, compte tenu de l\u2019attitude de M.Turcotte, est-il écrit, une suspension de permis ne réglerait (sic) pas les problèmes qui existent à cet etablissement et ne constituerait pàâ la mesure appropriée.» Les 50 employés des Foufs Sé sont réunis en fin d\u2019après-midi éitf vue d\u2019établir un plan d\u2019action.«Pouf les employés, mener une campagné pour sauver leur emploi est iiné chose, mais auront-ils le temps'dé se battre maintenant qu\u2019ils l\u2019ont péri' du?», se demandait Alain Dufolîf! avant la réunion.Les employés des Foufs ont lutté\u2019 pendant tout l\u2019été dernier afin d\u2019obtenir des appuis contre la fermeture de ce haut lieu de la culture underi ground montréalaise.Ils ont notaire ment recueilli plus de 35 000 signatures en faveur des poufs.Les Foufounes Electriques ont plaidé l\u2019inconstitutionnalité de là RACJ.L\u2019avocate du bar alternatif dè la rue Sainte-Catherine, Me Adélià Ferreira, soutenait que la RACJ était à la fois juge et partie, puisque l\u2019of-ganisme est chargé d\u2019émettre, surveiller et retirer les permis, de pou ter les accusations, et de juger1 et condamner.Depuis, la Cour d\u2019âppél a confirmé .un jugement de la Colfr supérieure, invalidant les pouvoirs de suspension et de révocation defe permis de la RACJ.La RACJ a été ainsi déclarée inconstitutionnelle.Mais elle peut continuer d\u2019exercer ses pouvoirs comme auparavant, jusqu\u2019à ce que la Cour suprême accepte ou rejette sa demande d\u2019appel.Les Foufounes, véritable PME de la culture, versent 550 000 $ par année en salaires à ses employés et 100 000 $ aux groupes qui viennent y jouer.De nombreux groupes y sont passés avant d\u2019être connus ailleurs, comme Vilain Pingouin, Nirvana et Les Parfaits Salauds.Deux Montréalaises décrochent la bourse Rhodes KONRAD YAKABUSKI LE DEVOIR Carol McQueen s\u2019est réveillée samedi simple étudiante montréalaise mais s\u2019est couchée le soir même membre de l\u2019un des clubs les plus sélects du monde académique.L\u2019une des deux récipiendaires québécoises de la prestigieuse bourse Rhodes pour cette année, Mme McQueen était certaine de rentrer bredouille de son audience samedi matin devant le comité de sélection.Mais plus tard la même journée, elle a appris par téléphone que son nom figurait bel et bien parmi les deux gagnantes.Originaire de Notre-Dame-de-Grâce, l\u2019étudiante de 22 ans poursuivra grâce à cette bourse une maîtrise en relations internationales à l\u2019Université Oxford dès l\u2019automne 1995.Elle s\u2019intéresse notamment au droit international face aux violations des droits de l\u2019homme et aux génocides.La bourse Rhodes est accompagnée d\u2019une somme de 7000 livres (15 000 $) chaque année, en sus des frais de scolarité, pendant les deux à trois années qu\u2019elle poursuivra ses études à Oxford.L\u2019autre récipiendaire québécoise, Diane de Kerckhove, est étudiante en physique à l\u2019Université McGill.Âgée de 20 ans, elle étudiera l\u2019astrophysique à Oxford.Chanteuse de jazz à ses heures, elle célébrera aujourd\u2019hui sa sélection en donnant un /wofuif nn r«rtllûnrû Domonn Tin (^adeacc fuMCi J?oëI Personnifiez vos [ivres favoris avec une qaufreu.se (ey-fiôris) C\u2019est un.cadeau merveilleux pour (a famille, fes amis ou relations d'affaires.\t ( J.PL.:\t24.9SS \tta;ves en sus.1 Commandez votre ejaufreuse par téléphone en utilisant votre carte VISA OU MASTERCARD ou venez vous-meme.Étampes Bellemarque ______651 OUEST NOTRE-DAME (514) 398-0996_ ^ derniers jours Solde B O U T I Q U E L Y N E L\u2019ESPÉRANCE 1402, BEAUBIEN EST (ANGLE GARNIER) MONTRÉAL H2G IK9 Té/.: 218-4292 4ta/ifé et design c/ise/it font / foai/tert e AS// ÇÔZamenù 1355.Ave.Greene, 2ième étage.Westmount.937-4500 I, K I) K V 0 I It .I, K .1 K I! I) I « I) K (' K M It It E I !> !) I LES ACTUALITES Noël \u2022'\u2019ÉVÉNEMENTS SPECIAUX Concert Classique 13H30-15H30, m;z-m: chaussée Déjeuner avec Le Père Noël -9H00&10H15 Adultes 7.50$, enfants 5.50$ Cadeau surprise pour enfants de moins de 12 ans Café Sifon, sous-sol Réservations: poste 236 Fondation Starlight Concerts de Noël pour enfants 13H00 & 15II30 Salle Tudor, 5e étage Billets: 8.00$ Dédié de Mode Bénéfice Jean-Louis Renaud pour le SIDA.Cocktail 18H30 Défilé 19H30 Salle Tudor, 5e étage Pour billets tél.poste 260 Dédicace de livres par la danseuse Canadienne Karen Kain 12H00-13H00 Librairie Nicholas Hoare, Mezzanine Concert Noël autour du Monde, Denis Poliquin Edith Allaire 19H00, Salle Tudor, 5Ê étage, billets: 5.00$ Entrée libre pour enfants de moins de 12 ans Symposium Mickey Stein Pour la recherche et prévention du cancer.15H00-19H00 Salle Tudor, 5e étage Entrée libre Concert Classique 13H30-15H30, rez-de chaussée Déjeuner avec Le Père Noël 9H00&10H15 Adultes 7.50$, enfants 5.50$ Cadeau surprise pour enfants de moins de 12 ans Café Sifon, sous-sol Réservations: poste 236 Relève Lyrique du Québec Concert, 19H00 Salle Tudor, 5e étage Entrée libre Concert Classique 13H30-15H30, rez-de chaussée Déjeuner avec Le Père Noël 9H00& 10H15 Adultes 7.50$, enfants 5.50$ Cadeau surprise pour enfants de moins de 12 ans Café Sifon, sous-sol Réservations: poste 236 Concert Jeunesse Concert de Noël 14H30, Salle Tudor, 5e étage, entrée libre Concert Classique 13H30-15H30, rez-de chaussée Déjeuner avec Le Père Noël 9H00&10H15 Adultes 7.50$, enfants 5.50$ Cadeau surprise pour enfants de moins de 12 ans Café Sifon, sous-sol Réservations: poste 236 Solde du lendemain de Noël 13H00À18HOO Les heures d\u2019ouvertures seront, 12IKXM7H00 OGILVY STE-CATHERINE ET DE LA MO DIMANCHE, 4 DEC.MERCREDI, 7 DEC JEUDI, 8 DÉC.VENDREDI, 9 DEC.SAMEDI.10 DEC.VENDREDI, 16 DEC.SAMEDI, 17 DEC.SAMEDI, 24 DEC.LUNDI.26 DEC ¦MANCHES, 4, 11, La commission itinérante sur la réforme Axworthy quitte Montréal Les étudiants de FUniversité de Montréal refusent de capituler JEAN CHARTIER LE DEVOIR Les étudiants de l\u2019Université de Montréal sont révoltés par la réforme Axworthy et ils se concertent actuellement sur l\u2019organisation d\u2019un événement majeur au Québec qui réunira l\u2019ensemble du monde universitaire.Voilà ce que Nicolas Girard, le secrétaire général de la Fédération des étudiants de l\u2019UdeM, a laissé entendre après sa rencontre avec la Commission parlementaire chargée d\u2019examiner les réactions au projet Axworthy.Jean-Mathieu Loiselle, vice-président de la Fédération étudiante universitaire du Québec, est sorti frustré hier d\u2019un échange avec le député Martin Cauchon qui a refusé de répondre aux interrogations des étudiants.Le président de la Commission parlementaire,, Francis Leblanc, un député de Nouvelle-Ecosse, a empêché à trois reprises le leader étudiant d\u2019obtenir un engagement sur les bourses étudiantes.Par contre, le député d\u2019Outremont a essayé à plusieurs reprises de faire adhérer le leader étudiant aux normes nationales, ce qui a choqué les étudiants.Le vice-président de la FEUQ a parlé d\u2019ingérence de la part d\u2019Ottawa qui songe à annuler certains de ses engagements: «Ottawa impose un choix en éducation aux provinces, un choix qui appartient aux provinces auxquelles il se substitue.Les étudiants pourraient considérer ce geste dans le choix de société en éducation.En choisissant un pays, les étudiants se rappelleront que le fédéral a accru les frais de scolarité des étudiants et leur endettement contre la volonté de Québec.» Normand Bélisle, le coordonnateur des étudiants universitaires en éducation permanente, s\u2019est lui aussi dit outré de l\u2019attitu- de du député Cauchon qui a refusé de répondre «à nos inquiétudes et qui est resté très évasif sur les intentions du fédéral».Quant à Christian Simard, le vice-président du Forum jeunesse du Bloc Québécois, il a carrément pris un congé d\u2019un an de l\u2019Université de Montréal, où il avait entrepris des études hispaniques, pour plonger dans la bataille des frais de scolarité et celle du référendum québécois.«Le Fonds de prêts étudiants des banques, les étudiants sont contre, dit-il.D\u2019abord, ils vont vite manquer.Et avant les élections, le Parti libéral s\u2019était engagé à faire ce qu\u2019il pouvait pour réduire le déficit en ne touchant pas aux acquis sociaux, et c\u2019est tout le contraire qu\u2019il annonce avec ce qui paraît en page 24 du Livre vert Axworthy.C\u2019est plutôt le gaspillage dénoncé par le vérificateur général auquel il faut s\u2019attaquer.» C\u2019était l\u2019unanimité hier contre la réforme fédérale.Les étudiants de Concordia ne sont pas plus d\u2019accord avec Lloyd Axworthy et Martin Cauchon.Lana Grimes, vice-présidente de l\u2019Association des étudiants de Concordia, explique que le système des prêts bancaires découragera totalement les étudiants d\u2019aller aux facultés des arts et des lettres.«Tout est évalué en termes économiques, dit-elle, et les étudiants devront s\u2019endetter en fonction de leurs revenus futurs.Si la réforme Axworthy est adoptée, comment paiera-t-on nos dettes?Les beaux-arts, ça ne paye pas une dette.Or, Concordia a une faculté importante qui enseigne les arts.» Marika Giles ajoute: «Les normes nationales, ça ne nous dérange pas, mais la conséquence nous dérange.» Les étudiants de Concordia ne veulent surtout pas avoir l\u2019air de s\u2019opposer aux étudiants de l\u2019Université de Montréal.Sur la question des normes nationales, le député Cauchon n\u2019a réussi à obtenir qu\u2019une nuance de l\u2019Association des étudiants de McGill.Comme si cela ne suffisait pas, les étudiants des cégeps de Bois-de-Boulogne et Edouard-Montpetjt ont abondé dans le même sens.Marie-Eve Sylvestre, vice-présidente aux affaires politiques du cégep de Bois-de-Boulogne, souligne que la réforme Axworthy favorisera l\u2019accessibilité «aux études supérieures pour les plus fortunés et creusera un fossé infranchissable pour les plus pauvres».Les présidents de la Fédération des cégeps et de la Fédération québécoise des professeurs d\u2019université ont ensuite renchéri: «il ne faut pas hypothéquer l\u2019avenir de l\u2019enseignement postsecondaire et des étudiants», s\u2019intitulait le communiqué de Réginald Lavertu, président de la Fédération des cégeps.La Fédération des 14 syndicats regroupant quelque 8000 professeurs d\u2019université conclut que le gouvernement fédéral doit reconnaître ceci: «Que le financement public de l\u2019éducation postsecondaire représente un choix de société légitime, cohérent et déterminant» et qu\u2019«il renonce à identifier l\u2019éducation postsecondaire comme cible des compressions budgétaires».La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec a pour sa part préféré ne pas participer à la consultation sur la réforme Axworthy.Claude Hamel, président de l\u2019Université du Québec, a fait savoir par missive que «les transferts qui sont faits au titre du financement des programmes établis revêtent un caractère inconditionnel, c\u2019est-à-dire qu\u2019ils sont versés aux fonds généraux des provinces».Il souhaite le retrait pur et simple du gouvernement du Québec des programmes pro- Le nombre de travailleuses autonomes en hausse marquée CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR De plus en plus de femmes dirigent des petites et moyennes entreprises au Québec, alors qu\u2019un très grand nombre de Québécois se lancent en affaires pour faire face à la pénurie d\u2019emplois.En 1994, on comptait d\u2019ailleurs 50 130 femmes propriétaires de leur entreprise au Québec, selon une récente étude de la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI).En fait, le nombre de femmes travailleuses autonomes du Québec a augmenté de 79,4 % entre 1981 et 1993.Et si la tendance se maintient, poursuit-on, un Québécois sur quatre sera son propre patron en l\u2019an 2000.Pour ce qui est des femmes, plus elles sont jeunes, plus elles sont actives dans le monde des affaires, nous dit cette étude.En effet, 51,4 % des propriétaires d\u2019entreprise de moins de 25 ans sont des femmes.Dans l\u2019ensemble du marché, les femmes ne représentent cependant toujours que 34 % des propriétaires d\u2019entreprise.Selon Pierre Cléroux, vice-président, Québec, de la FCEI, les femmes ont donc «non seulement pris leur place au sein de la communauté des PME, mais elles en assument en grande partie l\u2019avenir».Pour sa part, Mme Dominique Majeau, 35 ans, est propriétaire de l\u2019entreprise Norbec, à Boucherville, qui produit des salles à atmosphère contrôlée, et également des entreprises Nova Systèmes, à Saint-Bruno, qui produit des comptoirs vitrés et des systèmes d\u2019étalage pour les boutiques et magasins.Mme Majeau s\u2019est lancée en affaires à 23 ans, en 1982, avec un DEC en administration et quelques cours complémentaires en droit des affaires, prenant, comme ses deux sœurs, la succession de son père.Présidente de sa compagnie, elle a présentement 50 employés.A elles trois, les trois sœurs Majeau emploient quelque 350 personnes.Plusieurs de ces emplois ne pourraient être occupés par des femmes à cause de la force physique qu\u2019ils exigent Son associé à la tête de Norbec est un ingénieur, Jean-Pierre Gingras.«Mon secteur d\u2019activités est encore non traditionnel pour les femmes, dit Mme Majeau.Les femmes sont plus présentes dans les activités de design et de création.» Selon Mme Majeau, le fait d\u2019être une femme à la tête d\u2019une entreprise présente des défis à relever tous les jours.Et celles-ci sont de plus en plus acceptées et prises au sérieux, dit-elle.Mais «nos collègues» masculins ont encore un bout de chemin à faire, selon elle.Dans l\u2019ensemble, Mme Majeau estime que le Québec a une bonne longueur d\u2019avance sur les autres provinces canadiennes à cet effet Elle croit aussi que les femmes ont tendance à travailler avec des dossiers clairs, nets et précis, ce qui les rend acceptables au plan financier.Pour sa part, un sondage effectué auprès des membres de la FCEI démontre que l\u2019accès au financement est perçu comme un dossier majeur pour 35 % des femmes dirigeantes de PME, contre 27 % des hommes entrepreneurs.Le repos des âmes r K ; >¦ 'VX ^ \u2019\u2022 x> j?%4 v%(f ' V .Jœ&PtVtt.tr g?\t'*¦\t4 > ri * - » L ?v - UïïÆM ¦K-Y PHOTO AI' I UN JEUNE GUIDE se tient devant un assemblage de crânes à Phnom Penh, au Cambodge.Ces osse- I ments sont ceux des victimes torturées et assassinées sous le règne des Khmers rouges, de 1975 à 1978.Legou- I vernement cambodgien a affirmé cette semaine que ces restes allaient être consumés pour permettre aux âmes I des victimes de reposer en paix.Gel des taxes foncières à Longueuil Le maire Gladu dépose un budget qui entraînera une baisse du fardeau fiscal pour la plupart des contribuables KATHLEEN LEVESQUE LE DEVOIR Promesse électorale oblige, le nouveau maire de Longueuil, Claude Gladu, a présenté hier le budget municipal qui prévoit le gel des taxes foncières pour 1995.L\u2019effet combiné de ce gel à la diminution de l\u2019évaluation foncière entraînera même une baisse du fardeau fiscal pour la plupart des contribuables.Les propriétaires d\u2019édifices à logements multiples constituent les grands gagnants de ces prévisions budgétaires: 99 % d\u2019entre eux, comparativement à 22 % dans le secteur des résidences unifamiliales, bénéficieront d\u2019une diminution.Moins de 2 % des immeubles (522 exactement) subiront une hausse de taxes provoquée par des rénovations majeures.Pour tous, le taux de taxe s\u2019établit donc à 1,60 $ par 100 dollars d\u2019évaluation.Du coup, la municipalité accuse un manque à gagner de 800 000 $.L\u2019administration a éliminé la surtaxe sur les immeubles non résidentiels compte tenu de l\u2019invalidation par les tribunaux de ce mécanisme de taxation.Le maire Gladu la maintient toutefois pour les terrains vacants.Incapable d\u2019expliquer ce choix, un fonctionnaire lui a soufflé qu'il s'agissait ainsi d\u2019inciter le développement de ces espaces.Le niveau d\u2019endettement passe de 31,1 millions $ à 31,6 millions $.Pour Michel Timperio, de l\u2019Alliance des citoyens, le gel est un «maquillage» pour lequel, à moyen terme, les Longueuillois risquent de payer.«Tout le monde est pour la vertu mais ce qui m\u2019inquiète, c\u2019est que ce faisant, on augmente l\u2019endettement.C\u2019est à contre-courant de tout ce qui se discute au plan national», a-t-il commenté.Chose certaine, le maire Gladu poursuit sur le chemin tracé par son prédécesseur l\u2019an dernier, en réduisant de 1 % les dépenses de la municipalité.Le budget totalise ainsi 142,9 millions $ plutôt que 144,3 millions $ pour l\u2019année en cours.Les principales compressions ont été effectuées dans cinq secteurs, dont les loisirs et la culture (129 000 $) ainsi que le déneigement où le renouvellement des contrats permettra des économies annuelles de 1,1 million $.Du côté de l\u2019augmentation des coûts de certains postes budgétaires, c\u2019est la quote-part de Lon-gueuii à la MRC de Champlain qui grimpe le plus: de 75 000 $, elle passera à 245 620 $.Le maire Gladu justifie ce gonflement par le financement de la Société de développement économique ainsi que la participation financière à une étude de réfection du boulevard Taschereau.l*ar ailleurs, le maire Gladu n'a pas joint à son budget le plan triennal d'immobilisations comme c\u2019est la tra- PHOTO JACQUES GRENIER Le maire Claude Gladu: promesse électorale oblige.dition.En contrepartie, il a annoncé, le sourire aux lèvres, l\u2019adhésion de la Ville de Longueuil au programme d\u2019infrastructures Canada-Québec après des négociations avec le ministre des Affaires municipales.Ce dernier a réduit le seuil d\u2019admissibilité pour I>ongueuil, qui passe de 125 000 à 75 000 $ par habitant.Cela signifie que Dingueuil n\u2019aura à inve* tir que 9,8 millions $, plutôt que 13 millions $, pour avoir droit à des sub ventions de réfection de ses infra ) structures.Un projet à ce chapitre sera présenté d\u2019ici la fin du printemps. I.K I) K V (MH.I.E .1 E UDI S l> Ê
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