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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-12-24, Collections de BAnQ.

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[" LE DEVOIR Bourse Page B4 Monde Page B5 ?Tassé \u2022 sujet à changement 514 879-2100 1-800-55 Tassé Intérêt annuel composé 5 3P1S, garanti P.Q.Tassé & Associés, Limitée Valeurs mobilières S A M K I) I I) I M A X (' Il E I) K < !\u2022 M li li r.Robert Dut ri sa c PERSPECTIVES Coter et être cotée CBRS, DBRS, S&P et Moody\u2019s se battent à coup de AAA, Aaa, AA, AA+, Al, A+, A .Jean Campeau respire mieux: Canadian Bond Rating Service (CBRS) peut bien aller se rhabiller, elle qui avait abaissé la cote du Québec de A+ à un simple A.Standard & Poor\u2019s a confirmé cette semaine la cote de crédit du Québec, un A+.Dans la petite guerre d\u2019influence et de crédibilité que livre CBRS aux grandes agences américaines d\u2019évaluation de crédit, la petite firme montréalaise crie au loup.Et fort.Comme si elle voulait les enterrer.CA est à coup de petites lettres semées à tout 7 vent que CBRS mène ses dérisoires assauts, des caractères utilisés de façon répétitive et issus d\u2019un alphabet tellement limité qu\u2019on dirait qu\u2019il a été inventé par des êtres totalement dépourvus d\u2019imagination : AAA AA AA+ oq -, B, BB, C, DD, le tout s\u2019arrêtant à D.Comme toutes les agences de crédit, CBRS écrit, dans un style ennuyeux comme la pluie, des rapports qui se résument par des A ou des B, des C ou des D, répétés ou non, avec des plus ou des moins, ou sans.Les comptables, et les gens d\u2019argent en général, ont aussi leur coquetterie.Les choses se compliquent un peu quand on tente de comparer les différentes systèmes de notation utilisés par ces experts du crédit.Standard & Poor\u2019s dit A+ quand la seule autre grande firme américaine d\u2019évaluation ?de crédit, Moody\u2019s, dit Al, comme la viande ou les voitures d\u2019occasion.Le premier dit AAA et l\u2019autre fait dans la dentelle avec Aaa.Bref, on essaie de se distinguer comme on peut.Au Canada, les deux agences d\u2019évaluation de crédit, Dominion Bond Rating Service (DBRS), de Toronto, et Canadian Bond Rating Service (CBRS), de Montréal, font de même.Certes, le premier dit Dominion quand l\u2019autre dit Canadian, un distinguo qu\u2019aiment bien faire certains Canadiens anglais.Mais il y a plus dans cet univers unilingue: DBRS fait dans les high et les low.L\u2019agence écrit AA high ou low, par exemple, selon son inspiration, tandis que CBRS fait dans les AA plus ou moins, sans qu\u2019on soit sûr des liens qui unissent ces notations disparates.Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?De ces quatre agences d\u2019évaluation de crédit, Standard & Poor\u2019s et Moody\u2019s sont évidemment les plus respectées, les plus crédibles.Parce qu\u2019elles sont les plus anciennes, qu\u2019elles disposent de moyens considérables et d\u2019une armée d\u2019analystes qui essaiment partout dans le monde.Non pas que ces deux firmes, qui exercent une forme de duopole mondial en matière d\u2019évaluation de crédit, soient au-dessus de toute polémique.Dernièrement, ces monstres sacrés de la finance ont essuyé leurs premières critiques officielles de la part de la Réserve fédérale de New York qui a demandé aux investisseurs et aux organismes réglementaires de «faire preuve de davantage de prudence» à l\u2019égard des notations de ces agences.Des bavures, il y en a eu.En 1975, la ville de New York avait obtenu la cote A à la veille de se déclarer en cessation de paiement.On peut mentionner aussi l\u2019écroulement de l\u2019empire de Robert Maxwell survenu sans que les deux agences ne froncent les sourcils.Ou encore la déroute des caisses d\u2019épargne américaines.Malgré tout, la crédibilité de ces deux firmes demeure très élevée auprès des investisseurs.Quant à leurs pendants canadiens, DBRS et CBRS, elles jouissent d\u2019une crédibilité certaine quant elles assignent des cotes à des titres d\u2019entreprises ou de municipalités canadiennes qui ne sont pas suivies par les grandes agences américaines.Ça se gâte quand elles se mêlent d\u2019émettre leurs vues sur des titres évalués par Standard & Poor\u2019s et Moody\u2019s.Dans ce cas, soit qu\u2019elles font la même analyse que les grandes agences, et alors elles font oeuvre inutile, soit qu\u2019elles diffèrent d\u2019opinion.C\u2019est le cas avec le Québec et Hydro-Québec.Qui pensez-vous que le gestionnaire de fonds, d\u2019ici ou d\u2019ailleurs, va croire?Moody\u2019s qui, lorsqu\u2019elle porte un jugement sur lp Québec, peut s\u2019appuyer sur son évaluation de tous les Etats américains, de tous les pays souverains d\u2019Europe ou d\u2019Amérique latine, des rares républiques de bananes auxquelles de riches intérêts privés daignent prêter, ou bien, une petite société comme CBRS qui décrète, tonitruante, le Québec «sous surveillance» avec «perspectives négatives» pour aboutir finalement à une décote.Car pour asseoir sa crédibilité, CBRS a opté de se faire plus sévère encore que les grandes agences.Question do Sp»j\tArc»tfr Online CO.SNK INEXT \u2022» future *! intmetire \u2022 -\t' The looming ' >yideogame wars ïfsl&lS ï A oi Interactive Weekly, hebdomadaire publié par InterActive Enterprises, de Garden City dans l\u2019état de New-York.Prix d\u2019un abonnement d\u2019un an: 100 $.Tél.: (609) 829-9313.Ce n\u2019est peut-être pas le cadeau le plus excitant à faire, mais c\u2019est sans doute le plus utile à consulter.Ce nouveau magazine professionnel traite exclusivement de l\u2019économie et des technologies des nouveaux médias interactifs: CD-Rom, édition «en ligne», etc.Son traitement commence là où s\u2019arrête celui du magazine Wired, davantage destiné au grand public (celui, du moins, qui s\u2019intéresse aux nouvelles technologies de communications).\t\t\t\t 1\tLa petite vie\tSRC\tlundi\t1 888 000 2\tChambres en ville\tTVA\tmardi\t1 584 000 3\tÀ nous deux!\tSRC\tlundi\t1 492 000 4\tLa Pourle aux œufs d\u2019or\tTVA\tmercredi\t1 210 000 5\tChop suey\tTVA\tjeudi\t1 110 000 6\tQuatre et demi\tSRC\tlundi\t1 074 000 7\tSous un ciel variable\tSRC\tmercredi\t1 061 000 8\tGrand Prix de l\u2019invention\tTVA\tmercredi\t919 000 9\tMontréal PQ\tSRC\tmardi\t897 000 10\tCinéma\tTVA\tvendredi\t862 000 Source: Nielsen\t\t\t\t ISSUE ËSi\tÆsR Murdoch Takes On Cyberspace w».Çfp,.TAGHeuer FABRICATION SUISSE 1860 La série 6000 Acier micro-billé et or 18 carats Étanches à l'eau jusqu'à 200 mètres.Joaillier Lou Goldberg 1215, avenue Greene, Westmount Téléphone : (514) 935-4612 NOURAIE OGILVY La plus grande sélection de tapis persans Tapis de qualité supérieure Tapis neufs, semi-antiques et antiques CINQUIÈME ETAGE 1307 OUEST.RUE STE-CATHERINE.MONTRÉAL (514) 842-7711 POSTE 325 UBiiouts iis.GAMBARD Vente et service technique 630-A, rue Calhcait.Montreal, ccntrc-villc 866-3876 -AGENT OFFICIEL ROLEX- Le fond du baril (bis) Le tassement du crédit a tassé les acheteurs dans un coin Il y a douze mois, la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement (SCHL) indiqua, chiffres à l\u2019appui évidemment, que l\u2019industrie de la construction venait de traverser la pire année depuis 1982.Les statistiques \u2014 34 000 mises en chantier seulement \u2014 laissaient alors transpirer que cette activité économique était dans un état lamentable.Tellement, ainsi que l\u2019ont souligné M.Jacques Pelletier et M.Mario Va-chon, économistes au sein de la SCHL, qu\u2019on pensait avoir atteint le fond du baril.Autrement dit, que 1994 se terminerait sur une bien meilleure note que l\u2019année antérieure.On prédisait une hausse d\u2019au moins 3 % après une chute prononcée en 1993.Les premiers mois de l\u2019année, l\u2019industrie de la construction adopta le rythme qu\u2019avait prévu les économistes de la SCHL.En mars 1994, le nombre de mises en chantier avait fait un bond de 11 % dans la région de Montréal.Au cours de ce mois, on constate même qu\u2019à l\u2019ensemble du Québec les nouvelles constructions avaient progressé de 54 % par rapport à février.Entraîné par cette embellie, le marché des maisons déjà existantes indiquait que le nombre de transactions avaient enregistré une hausse très marquée de 32 %.Tout allait comme sur des roulettes jusqu\u2019à ce que les Américains aperçoivent à l\u2019horizon, c\u2019est le cas de la dire, des pressions inflationnistes.Aussitôt qu\u2019elle eut entrevu ce qu\u2019elle considère comme le fléau des fléaus, la Réserve fédérale ordonna une première, et salée, augmentation des taux d\u2019intérêt.Il n\u2019en fallait pas moins pour que la construction comme la revente changent de rythme.Dès le mois de juin, on observait une chute de 17 % par rapport au mois de juin correspondant en 1993.Mario Vachon notait alors «qu\u2019avec une charge additionnelle des mensualités hypothécaires allant jusqu\u2019à 230 $ pour une maison neuve de 110 000 $, comparativement au creux des taux d\u2019intérêt en mars dernier, S e rge T r u ff a u t ?plusieurs premiers acheteurs se sont vus contraints de se retirer du marché».En revanche, sur le front de la maison déjè existante cette majoration prit plus de temps à imprimer sa marque sur le cours des transactions.Après que le premier trimestre se soit terminé en affichant un niveau de transactions équivalent à ce qui prévalait avant la dernière crise économique, ce secteur de l\u2019immobilier s\u2019est ajusté à la nouvelle configurai tion des taux d\u2019intérêt avec deux mois de retard.Une fois cela fait, son recul a été plus marqué que celui constaté sur le marché de la maison neuve mais sans jamais atteindre les niveaux enregistrés en 191)3.A l\u2019automne, dure a été la chute.Surtout du côté des mises en chantier où une diminution de 6 % a été enregistré à l\u2019ep-semble du Québec.A Montréal, c\u2019était encore plus catastrophique.La hausse des taux s\u2019était alors traduite par une chute de 31 % par rapport à septembre 1993.L\u2019économiste Jacques Pelletier constata que «la tendance était nettement à la baisse et le resterait jusqu\u2019à la fin».En raison du tassement du crédit, le nombre de mises en chantier au Québec pour l\u2019année 1994 sera vraisemblablement de 1 % inférieur à 1993.Autrement dit, 1994 aura été la pire des 13 dernières années.Quant au nombre de transactions, M.Val chon estime que dans le meilleur des cas l\u2019année va se terminer par un baisse variant entre 1 et 2 %.Pour 1995, le nombre de mises en chantier devrait progresser quelque peu par rapport à l\u2019année qui s\u2019achève.Selon les propos tenus par M.Vachon on devrait observer un renversement de tendance.En ce qui concerne la région mont! réalaise, M.Pelletier estime que tant les mises en chantier que le marché de la maison déjà existante vont enregistrer des augmentations.Mais des augmentations faibles.Des augment tâtions maigres.////4 /7V£r 777 PHOTO ARCHIVES Boeing attend une amélioration de ses revenus au deuxième semestre avec la première livraison de son nouveau 777, prévue le 15 mai.En 1995, les deux seront plus cléments pour l\u2019aéronautique MARTIN WOLK REUTER Seattle \u2014 La crise de l\u2019industrie aéronautique touchera vraisemblablement à sa fin en 1995, mais la reprise des commandes n\u2019est pas attendue avant 1996 au plus tôt, estiment responsables et analystes.La crise cyclique qui a débuté juste avant la guerre du Golfe de 1991 a contraint le numéro un mondial Boeing et ses concurrents McDonnell Douglas et Airbus Industrie à réduire production et effectifs.Boeing, qui a réduit ses effectifs de plus de 25 000 personnes (18 %) au cours de ces deux dernières années, prévoit de nouveaux départs l\u2019an prochain mais le p.-d.g.du géant de Seattle, Frank Shrontz, place ses espoirs sur 1996.«Mon espoir est que nous sommes arrivés à un plancher et qu\u2019il va y avoir une amélioration», a-t-il déclaré lors d\u2019une récente conférence de presse de fin d\u2019année.L\u2019industrie internationale du transport aérien est en passe de renouer avec le bénéfice en 1994, après cinq années difficiles au cours desquelles elle aura perdu plus de 15 milliards $ US.Les transporteurs aériens sortent de la récession avec une trésorerie bien plus affectée que lors des précédentes crises cycliques, note Nick Heymann, analyste chez County Natwest Securities.«Avec des conditions qui restent difficiles, les compagnies aériennes ne vont jamais réussir à dégager plus de 15 à 20 % de ce qui est nécessaire pour honorer le service de la dette sur les renouvellements de flotte, comparé à 40 % au cycle précédent», explique-t-il.Les constructeurs croient cependant à une reprise de la demande dans les années à venir grâce au développement du transport aérien dans le monde.«Nous sommes optimistes pour le long terme», déclare ainsi Bill Messecar, responsable du développement du marché à la division aviation commerciale de McDonnell Douglas.«Les compagnies ne peuvent tenir à long terme avec des appareils anciens, elles perdraient leur compétitivité», explique-t-il.«La quest tion n\u2019est pas de savoir si elles renouvelleront leur flotte mais comment».Les trois grands constructeurs devraient livrer moins de 400 avions en 1995, contre 450 environ cette année.À titre de comparaison, ils en avaient livré 768 en 1991.Bill Messecar note que les chiffres de 1994 et 1995 sont bien inférieurs aux estimations à long terme, qui situent la demande à 550 ou 600 avions par an.Si la production, et avec elle les revenus, devraient continuer de baisser en 1995, Boeing attend une amélioration au deuxième semestre avec la première livraison de son nouveau 777, prévue le 15 mai.La commercialisation du plus grand bimoteur du monde permettra à la firme de Seattle de commencer à récolter les fruits des plus de quatre milliards de dollars investis dans ce projet.Boeing et McDonnell Douglas tablent aussi sur le coup de pouce de l\u2019Arabie Saoudite, qui a promis de commander pour 6 milliards $ US d\u2019appareils aux deux constructeurs américains.1995, enfin, verra la poursuite des grandes manoeuvres pour se positionner sur le futur marché des très gros porteurs.Boeing et Airbus discutent depuis deux ans d\u2019un projet commun de super-jumbo, mais le consortium européen prépare parallèlement un projet séparé, baptisé TA3XX, tandis que Boeing n\u2019exclut pas la possibilité d\u2019une version agrandie de son 747.McDonnell Douglas planche aup-si sur un avion d\u2019une capacité maximale de 580 passagers.Les analystes, qui ne pensent pas qu\u2019il existe un marché suffisant !>our absorber plusieurs modèles de super-jumbo.jugent peu probable qu\u2019un très gros porteur voie le jour en 1995 ou soit commercialisé avant la fin du siècle.t J t I.K |> K V I) I It .I.K S S A NI K I) I 2 1 K T D I M A N (' Il K 2 !> I) K ( K M It II K I II » I Liste de vérification de fin d\u2019année \\ Aune semaine d\u2019une nouvelle année fiscale, et entre deux fins de semaine consacrées aux festivités, une petite vérification s\u2019impose aux particuliers contribuables pour ne pas, ainsi, laisser entre les mains du fisc des déductions qui leur seraient autrement permises.Cette liste sommaire a été établie à partir des éléments de planification fiscale de fin d\u2019exercice énumérés par les cabinets d\u2019experts-comptables Richter, Usher & Vineberg et Schwartz Levitsky Feldman.¦ Abris fiscaux Dernière semaine pour les achats d\u2019abris fiscaux tels les actions émises dans le cadre du régime d\u2019épargne-actions du Québec, les actions accréditives et les SPEQ.L\u2019achat d\u2019actions admissibles à un RFA donne droit, au Québec, à une déduction variant entre 50 et 100 % du coût d\u2019acquisition, jusqu\u2019à un maximum de 10 % du revenu.Les titres ainsi achetés doivent être conservés pendant les deux années d\u2019imposition suivant l\u2019année d\u2019acquisition.Les titres vendus en deçà de cette période minimale de détention peuvent être remplacés par d\u2019autres actions admissibles.Les rares personnes encore titulaires des défunts régimes enregistrés d\u2019épargne-logement (REEL) doivent, pour leur part, utiliser leurs fonds pour acheter des meubles ou une maison admissibles.Les fonds pouvaient être laissés à l\u2019intérieur d\u2019un REEL pendant 20 ans à compter de la mise sur pied du régime, en 1974.Les fonds non retirés et non utilisés à leurs fins avant 1995 pourraient devoir être inclus au revenu total du contribuable.' i i , ¦ Fractionnement du revenu Des crédits d\u2019impôts et des prestations sont réduits ou récupérés lorsque le revenu net du contribuable dépasse un certain plafond.Les surtaxes et l\u2019impôt minimal de remplacement sont également fonction d\u2019un revenu minimal.Le contribuable doit donc prévoir un fractionnement de son revenu, un transfert d\u2019une partie de ce revenu à son conjoint, à un enfant mineur ou à une fiducie créée en faveur de cet enfant si le revenu s\u2019approche ou surpasse les plafonds fixés.¦ Déductions et crédits Pour être déductibles en 1994, les frais financiers relatifs aux placements doivent être payés avant le 31 décembre.Même constat pour les dons de charité et les frais médicaux, alors que la stratégie contraire s\u2019applique aux contributions politiques, ces dernières étant soumises à un plafond.¦ RH ER et gain en capital Aux lendemains du 31 décembre 1994, l\u2019attention sera portée sur les contributions à un régime enregistré d\u2019épargne-retraite (REER) et à l\u2019exonération de 100 000 $, à vie, sur le gain en capital.Dans le cas des REER, les achats effectués jusqu\u2019au 1er mars donnent droit à une déduction pour 1994.Quant aux mesures transitoires touchant l\u2019exemption sur le gain en capital, un choix devra être fait au plus tard le 30 avril, après quoi tout choix tardif sera frappé d\u2019une pénalité.La contribution maximale à un REER pour 1994 est limitée à 18 % du revenu gagné en 1993 jusqu\u2019à un maximum de 13 500 $, moins le facteur d\u2019équivalence pour 1993.Un petit conseil: bou-geons avant le prochain bud-\u201e e.\u2018 \"\t.get fédéral, devant être dépo- b é\tS(i qUeiqUe part vers la fin de *\tfévrier.Au cas où.Les res- trictions imposées dans le cadre de ces exercices budgétaires sont rarement rétroactives.Le gain en capital, pour sa pari, ne bénéficie plus de l\u2019exemption de 100 000 $ depuis le 22 février dernier.Ainsi, tout placement ou tout bien acheté après cette date et laissant miroiter un gain en capital imposable ne pourra plus faire appel à cette exonération.Mais une mesure transitoire s\u2019applique aux éléments d\u2019actif acquis avant cette date et non vendus.Un choix, impliquant une disposition présumée en date du 22 février dernier, pourrait ainsi être annexé à la déclaration de revenus du contribuable qui aura pris soin, au préalable, de mesurer s\u2019il ne perd pas au change, s\u2019il ne compromet pas son droit aux différents crédits d\u2019impôts en voulant se constituer une «réserve de déductions» pour gain en capital futur.Il est généralement reconnu qu\u2019un tel choix n\u2019est pas sans coût pour un contribuable ayant un revenu inférieur à 70 000 $.Le trafic aérien régulier a augmenté de 7 % en 1994 r I / I AGENCE FRANCE PRESSE Le trafic régulier total (intérieur et international) des compagnies aériennes a progressé de 7 % en 1994, a annoncé l\u2019Organisation de l\u2019aviation civile internationale (OACI) dans un communiqué diffusé hier.Selon les estimations de l\u2019OACI, le trafic régulier international des compagnies aériennes aurait augmenté d\u2019au moins 10 % en 1994.Sur leurs services réguliers, intérieurs et inter-qationaux, les compagnies des 183 Etats membres de l\u2019OACI ont transporté environ 1,18 milliard de passa- gers et près de 19 millions de tonnes de fret en 1994, précise le communiqué.Le trafic de passagers exprimé en passagers-kilomètres a globalement augmenté de 5 % en 1994, soit 3 % sur les services intérieurs et 8 % sur les services internationaux, ajoute le communiqué.«Un des aspects encourageants des résultats du trafic.est que la croissance de l\u2019offre a été maîtrisée», note l\u2019OACI en ajoutant que le taux d\u2019occupation est passé à 67 %, en «augmentation sensible pour la première fois depuis 1988».Livraisons mondiales de micro-ordinateurs Compaq détrône IBM et Apple Framingham (AFP) \u2014 Compaq Computer a détrôné les géants IBM et Apple en tête des livraisons mondiales de micro-ordinateurs pour 1994, selon une étude de la firme de conseil spécialisée International Data publiée hier.Au total, les livraisons de microordinateurs ont bondi de 27 % à 48,5 millions d\u2019unités, selon International Data, soit quasiment le double des attentes de la plupart des analystes.Aux Etats-Unis, premier marché mondial, les livraisons ont augmenté de 23 %.Compaq a vendu 4,8 millions de micro-ordinateurs, selon les projections de la firme de conseil basée à Framingham (Massachusets).Le fabricant de Houston (Texas) s\u2019est octroyé une pari de marché de 10%, contre 8,3 % et une place de troisième en 1993.L\u2019autre grand gagnant est Packard Bell, qui passe de la septième à la quatrième place avec 2,3 millions d\u2019unités et une part de marché de 4,7 % contre 2,9 % il y a un an.IBM glisse à la deuxième place, avec des ventes inchangées par rapport à 1993 à 4,2 millions de machines et une part de marché qui passe de 11,2 % à 8,7 %.IBM a été confronté à de gros problèmes de stocks face à la demande inattendue, notamment pour certains modèles comme l\u2019Aptiva.Apple rétrocède à la troisième place, malgré une augmentation de 12 % de ses ventes à 4,1 millions de micro-ordinateurs notamment grâce à sa nouvelle ligne de machines basées sur le processeur de nouvelle génération PowerPC.Mais sa part de marché s\u2019est érodée à 8,5 % contre 9,6 % l\u2019année dernière.Le bénéfice de Socanav en baisse Au cours du premier trimestre clos le 31 octobre 1994, Socanav a dégagé un bénéfice ne de 522 000$.ou de 2 cents par action, en baisse de 71% par rapport à celui de 1,8 millions (8 cents l\u2019action) réalisé au premie trimestre de 1993.Ses revenus ont reculé de 9%, de 15,6 millionsSà 14.2 millionsS.L\u2019entreprise a attribé ces réductions à divers aléas de nature technique survenus sur certains navires présents sur la scène internationale.Dans un autre ordre d\u2019idées, Socanav précise qu\u2019elle s\u2019est portée acquéreur, le 12 décembre dernier, d\u2019un 15e navire.li IT H A AT A H T Tl\t,St'300 D0W J0NES J CAN 0R j\t/\tII \\\tIl \\ r\t?\t+23(l +1IM!\t+l!51\t-001\t_06° J\t\\J 11\tV/ 111\tI U\t2052,29 4193,20\t3833,43\t71,li\t380,40 Ix Permanent On tire à boulets rouges sur Desjardins GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR La décision de la Fédération des caisses populaires Desjardins de porter en appel la décision permettant aux ex-agents du Permanent de réclamer leurs commissions a suscité de vives réactions.La Chambre immobilière du Grand Montréal et le syndicat FTQ ont tiré à boulets rouges hier sur l\u2019institution financière, l\u2019accusant de fouler du pied la mission sociale qu\u2019elle se targue pourtant d\u2019avoir.«Cette décision est d\u2019orientation et d\u2019inspiration sociale fort douteuse», a lancé Clément Godbout, président du FTQ.Pour le syndicat, il est inconcevable qu\u2019une grande entreprise comme Desjardins, qui déclare agir pour le mieux-être de l\u2019ensemble du Québec, puisse continuer à se battre légalement pour appuyer, défendre et mettre en place cette fermeture sauvage du Permanent.M.Godbout a lancé un appel au ministère du Revenu l\u2019exhortant à intervenir auprès de Desjardins «pour que les personnes impliquées reçoivent leur dû».La Chambre immobilière du Grand Montréal a accentué cette polarisation entre les diverses parties impliquées en allant jusqu\u2019à remonter aux intentions du fondateur du Mouvement, Alphonse Desjardins.«Le Mouvement Desjardins ne peut avoir posé ce geste.Cette décision est en contradiction avec les valeurs qu\u2019ils ont toujours véhiculées, soit la protection du petit épargnant», a déclaré Louis Cherrier, vice-président exécutif et directeur général de la Chambre.La décision rendue le 15 décembre dernier par le juge André Gervais accordait aux ex-agents du Permanent le droit de récupérer les commissions liées aux transactions immobilières effectuées au printemps 1993, retenus par la Fédération des caisses populaires Desjardins de Québec et par la Caisse populaire des Laurentides au moment de la mise en faillite du courtier.Les sommes en jeu dépasseraient les 8 millions $.En mai 1993 ces institutions du Mouvement Desjardins avaient saisi, à titre de principaux créanciers, toutes les commissions des 1100 agents œuvrant alors au sein des 38 succursales du Permanent.Desjardins avait acculé cette firme de courtage à la faillite après qu\u2019elle eut accumulé des arriérés de 9 millions $.Jeudi, Desjardins annonçait avoir interjeté appel.«Les principaux points de droits que Desjardins entend faire réviser par la Cour d\u2019appel concernent le statut d\u2019employeur attribué au syndic après la faillite et la date de naissance des commissions dues aux courtiers», peut-on lire dans le communiqué émis.Au-delà du discours juridique, «Desjardins est d\u2019avis que ce jugement bouleverse les droits fondamentaux des créanciers dans le domaine du courtage immobilier.L\u2019impact est majeur pour l\u2019ensemble des institutions financières puisque le jugement porte atteinte aux garanties normalement acquises pour ce type d'entreprise.Conséquemment, le financement des firmes de courtage immobilier deviendrait presque impossible si un tel jugement était maintenu.» Selon les calculs de Desjardins, l\u2019impact financier «pour les 450 agents réguliers concernés» serait de l\u2019ordre de 2,5 millions $, et non de 8 millions $.«Il est grandement temps que le Mouvement Desjardins réajuste son discours afin d\u2019être cohérent avec les gestes qu\u2019il pose», a répliqué Louis Cherrier.«Dans un tel contexte et devant un tel acharnement, la Chambre immobilière du Grand Montréal compte mettre en œuvre tous les moyens dont elle dispose pour supporter l\u2019ensemble de ses membres (.) afin que justice soit rendue.» Pour la FTQ, «la priorité, c\u2019est de faire en sorte que tous se voient attribuer les montants auxquels ils ont droit.Iœ Permanent a agi sauvagement envers son monde et Québec doit intervenir tout de suite.» Chez Desjardins, qui agit dit la Fédération de Québec, avec le souci de protéger avant tout l\u2019épargne de près de un million de membres, on n\u2019entend formuler aucun commentaire supplémentaire, «compte tenu que ce dossier est maintenant pendant devant la Cour d\u2019appel».La dette à long terme du Mexique est placée sous surveillance New York (AFP) \u2014 Standard & Poor\u2019s, la firme de notation financière de Wall Street, a annoncé hier qu\u2019elle abaissait la note attribuée au peso mexicain et la mise sous surveillance avec implication négative de la qualité de la dette à long terme en devises étrangères du Mexique.Quelque 30 milliards $ US de dettes sont affectés par ces mesures.Ces décisions reflètent les difficultés grandissantes du Mexique pour financer le déficit de sa balance des comptes courants après la forte dépréciation du peso ainsi que les incertitudes croissantes sur la politique économique du pays.Ces facteurs pourraient affaiblir la reprise économique en cours au Mexique, augmentant du même coup le défi politique déjà difficile auquel est déjà confrontée l\u2019administration Zedillo, souligne S & P dans un communiqué.S & P relève également que malgré la solidité des finances publiques du pays, la dépendance du Mexique des capitaux étrangers très sensibles à la confiance de leurs détenteurs, force le Mexique à suivre des politique économiques très conservatrices.La mise en oeuvre au cours des prochaines semaines d\u2019un resserrement de la politique monétaire et budgétaire devrait commencer à restaurer la confiance des investisseurs et stabiliser la qualité de du crédit du Mexique, ajoute S & P.Réorganisation dans Saint-Sauveur Cadillac Fairview se place sous la protection des tribunaux La FTQ juge «d\u2019orientation et d\u2019inspiration sociale fort douteuse» la décision d\u2019en appeler du récent jugement aende*- vous IÇ
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