Le devoir, 28 janvier 1995, Cahier A
DEVOIR E y » î.l x x x v i - N o 2 3 AI 0 N T R É A I,, L E S S A M EDI 2 8 I) I M A N C II E 2 !) ,1 A N V I E II I 9 !) 5 3 C A II 1 E R S - 1.3 0 $ + T I* S + T VQ LES ARTS Le puzzle Botho Strauss PAGEC 1 MONTRÉAL Rochon dépêche un conseiller spécial à Saint-Charles-Borromée PAGE A 3 POLITIQUE John de Chastelain: Chrétien tranchera PAGE A 9 ?L'ÉCONOMIE Tous les chemins mènent au REER PAGE B 1 PERSPECTIVES Une visite parfaitement ficelée ttention! Voilà les voitures de l’ambassade du Québec!», se sont exclamés jeudi les gendarmes responsables de la sécurité alors que la limousine noire de Jacques Parizeau pénétrait dans la cour de Matignon, précédée des gyrophares de la police.Les policiers avaient tout bêtement oublié que le Québec ne possède pas d’ambassade à Paris, mais une simple délégation générale, puis-qu’aux dernières nouvelles il faisait toujours partie du Canada.C’est dire que la visite de Jacques Parizeau dans la capitale française cette semaine avait été parfaitement ficelée afin d’apparaître comme celle d’un chef d’Etat.Les éclaireurs de Jacques Parizeau n’avaient rien ménagé pour réveiller les vieilles sympathies.Si bien que personne n’a économisé le tapis rouge, les lustres et le champagne dans ce qui se voulait un voyage éminemment politique afin de renouer des liens diplomatiques qui s’étaient affadis depuis quelques années.En quatre jours, le premier ministre a rencontré, parfois discrètement, à peu près tout ce qui bouge à Paris.D’abord les incontournables: le président Mitterrand et le premier ministre Edouard Balladur.Ensuite tous ceux qui joueront ou qui risquent de jouer un rôle dans l’élection présidentielle de mai prochain: le candidat et maire de Paris Jacques Chirac, l’ancien premier ministre centriste Raymond Barre, le premier secrétaire du Parti socialiste Henri Emmanuelli, l’UDF Valéry Giscard d’Estaing, le président du Sénat René Monory, le président de l’assemblée nationale Philippe Séguin et le vieil ami du Parti québécois, le socialiste Michel Rocard.Au cocktail donné jeudi soir en son honneur, on retrouvait de nombreuses personnalités du monde de l’information et des affaires: Christine Oc-krent de L’Express, Jean Fontaine du Monde, Jean-Marie Cavada de la Cinq, le président de l’EDF, Alain Peyrefitte, etc.L’épouse du premier ministre a même décroché un entretien de 20 minutes avec l’abbé Pierre.N’en jetez plus, la cour est pleine! Mais qu’allait donc faire Jacques Parizeau à Paris?Selon toutes les apparences, il voulait convaincre les Français de la nécessité de reconnaître le Québec lorsqu’il sera indépendant.On aura beau faire l’exégèse de la petite phrase d’Edouard Balladur et de la déclaration de Jacques Chirac, il y a belle lurette que tous ceux qui connaissent un tant soit peu la capitale française savent que les hommes politiques français de toutes tendances n’ont jamais pensé autrement.Comment en effet imaginer que les Français, qui n’ont pas d’atomes crochus avec les Slovènes, les Croates, les Slovaques et les Bosniaques, puissent ne pas reconnaître un éventuel Québec indépendant alors qu’ils ont reconnu tous ces peuples?Comment imaginer une seule seconde qu’ils puissent refuser de reconnaître leur principal partenaire dans la Francophonie, un pays qu’ils sont 350 000 à visiter chaque année?S’il y a un endroit au monde où le débat sur la reconnaissance internationale du Québec n’existe tout simplement pas, c’est bien la France.Dans un pays où les chauffeurs de taxi vous demandent machinalement «L’indépendance, c’est pour quand?», la question a tout simplement quelque chose d’incongru.«Si l’on est pas convaincus que les Français nous reconnaîtront, à quoi bon parler d’indépendance?», disait hier le parolier Luc Plamondon.Est-ce à dire que les Français sont devenus souverainistes?Pas pour deux sous! Bon nombre de ceux qui, en France, soutiennent la légitimité du processus référendaire lancé par le Parti québécois trouvent les souverainistes un peu «ringards», beaucoup croient aux vertus du fédéralisme, plusieurs sont allergiques à toute forme de nationalisme, d’autre ont tout simplement un petit faible pour les Rocheuses, convaincus qu’elles sont à quelques centaines de kilomètres à l’est de Montréal.C’est aussi mal connaître ja France que de s’imaginer que les déclaration d’Edouard Balladur et de Jacques Chirac changeront quoi que ce soit à la politique française à l’égard du Canada.Dans un pays où la discipline de parti n’existe pas et où la langue de bois a de la misère à s’imposer, on est habitué à ces petites phrases.Ce qui provoque régulièrement à Ottawa et à Québec de véritables scandales politiques passe souvent ici totalement inaperçu.La politique dite de «non-ingérence et non-indifférence» n’a-t-elle pas été justement inventée pour couvrir cette exception bien française?En fait, il n’y a qu’au Canada qu’on semble encore s’interroger sur le droit du Québec à disposer de lui-même.Même l’ambassadeur du Canada, Benoît Bouchard, probablement gagné par le virus français, a déclaré cette semaine: «La moindre des choses à laquelle on doit s’attendre de la part de n’importe quel pays, c’est qu’il respecte la décision des Québécois.» Il se pourrait donc que Jacques Parizeau soit venu à Paris pour enfoncer une porte ouverte.Christian R ionx ?INDEX Agenda.CI2 Avis publics.j\6 Classées.B7 Culture.Cl Économie.Bl Éditorial.A12 Le monde.B10 Mots croisés.B7 Les sports.A10 M É T É O Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Max: -12 Québec Ciel variable avec quelques flocons.Max: -14 Détails en B 7 Le camp du NON exploitera la peur Le recueil des «argumentaires» destiné aux orateurs fédéralistes vise à démontrer qu’une victoire du OUI mènerait tout droit au chaos PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Pour convaincre les Québécois de rejeter la souveraineté, le camp du NON fera appel à la raison et à l’émotion.Mais il s’efforcera surtout d’exploiter le sentiment de peur face à l’insécurité économique.Le recueil des «argumentaires», rédigé à l’intention des orateurs fédéralistes, vise à démontrer qu’une victoire du OUI au référendum mènerait le Québec tout droit vers le gouffre économique et le chaos social.Préparé par le Conseil pour l’unité canadienne pour la coalition du NON, le document d’une centaine de pages, dont Le Devoir a obtenu copie, brandit le spectre de la récession économique, de l’inflation galopante, d’un taux de chômage sans précédent et de la fragmentation du territoire québécois.Les auteurs anonymes des 31 argumentaires y soutiennent dans un premier temps que le gouvernement Parizeau ne peut diriger le Québec qu’en conformité avec la Constitution canadienne et que par conséquent son projet d'accession à la souveraineté est illégal.«Une éventuelle sécession unilatérale du Québec serait illégale du point de vue constitutionnel.Et personne ne peut garantir un divorce à l’amiable.» De conception soignée où domine le souci de l’organisation de l’espace, le document est d’usage pratique.Les textes réfèrent à de nombreuses recherches réalisées VOIR PAGE A 14: NON Jean Rochon au Devoir Jacques Parizeau à Paris 2000 lits de trop à Québec et Montréal ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Jean Rochon, croit que le Québec compte 2000 lits de courte durée de trop.Des lits coûteux, mal utilisés, que le ministre prévoit éliminer et remplacer notamment par l’annonce imminente de 1000 places en centres d’accueil.Ce grand bouleversement du réseau de la santé, c’est d’abord à Montréal et à Québec qu’il frappera, là où le ministre évalue à 1000 dans chaque métropole les lits excédentaires en hôpitaux de soins de courte durée.«Il faut diminuer les lits de courte durée.Quand on sait que le fonctionnement de ces lits coûte en moyenne 500 $ par jour par rapport à 175 $ par jour pour des places en hébergement, c’est énorme.Il faut prendre le taureau par les cornes», a déclaré le ministre Rochon, lors d’une entrevue accordée au Devoir.Le Québec compte 27 900 lits de courte durée dans les hôpitaux et 45 000 lits de soins prolongés en hôpitaux de longue durée, en centres d’accueil et en foyers d’hébergement.Mais près de 10 000 de ces lits de soins prolongés sont répartis dans les 136 hôpitaux de soins de courte durée.Des lits qui, estime le VOIR PAGE A 14: ROCHON *5” SagSaUffe;.; PHOTO ARCHIVES «Il faut diminuer les lits de courte durée.Quand on sait que le fonctionnement de ces lits coûte en moyenne 500 $ par jour par rapport à 175 $ par jour pour des places en hébergement, c'est énorme.Il faut prendre le taureau par les cornes.» Cafouillages à Fambassade canadienne Chassé-croisé sur l’interprétation à donner aux propos de Balladur CHRISTIAN R1 O U X CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS La dernière journée du voyage officiel de Jacques Parizeau à Paris, marquée par quelques cafouillages à l’ambassade canadienne, n’a fait qu’intensifier la guerre d’ambassades qui fait rage depuis plusieurs jours dans la T capitale française.Toute la journée, diplomates canadiens et québécois se sont livrés à un véritable chassé-croisé sur l’interprétation à donner aqx paroles prononcés la veille par Edouard Balladur.Le premier ministre français avait affirmé son intention de suivre les recommandations de Jacques Parizeau.Or, celui-ci venait de lui suggérer de demander au prochain président français «d’aborder avec sympathie le nouveau pays qui apparaîtra».Convaincue que le porte-parole du ministère des Affaires étrangères atténuerait le sens des mots prononcés la veille, l’ambassade a invité dans la matinée tous les journalistes qui suivent Jacques Parizeau à assister au point de presse quotidien du Quai d’Orsay.C’est le contraire qui s’est produit La porte-parole du ministère, Catherine Colonna, a d’abord rappelé sobrement que la politique française à l’égard du Québec, «non-ingérence et non-indifférence», n’avait pas changé.Elle a ensuite confirmée que la Fran- VOIR PAGE A 14: PARIS «Avec des ennemis comme ça, pas besoin d’amis», dit Yves Michaud VOIR AUSSI EN PAGE A 8 I.Les libéraux outrés par la «baisse des soins aux malades» VOIR AUSSI EN PAGE A 12 ¦ L’éditorial de Lise Bissonnette Monsieur Canular Tenant les médias en piètre estime, Roger Tétreault, alias Yvon Rocker, Tubal Kaïn et Jean Leblanc, prenait un malin plaisir à les prendre en défaut LES ACTUALITÉS Démission du président de Radio-Québec PAGE A 4 -?- POLITIQUE BRIAN MYLES LE DEVOIR Lr j enfant terrible des médias, Roger ** «Canular» Tétreault, n’est plus.I Terrassé par une crise cardiaque il y a une semaine, il emporte avec lui Yvon Rocher, Tubal Kaïn, Jean Leblanc et les autres prête-noms qui lui ont permis de se payer la tête des médias pendant plus de 25 ans.Ce fascinant personnage a passé la moitié de sa vie à piéger les médias, en particulier ceux de Montréal, en s’appuyant sur son expérience de journaliste.Il a réussi les coups fourrés les plus invraisemblables en ancrant les interventions de ses multiples personnages dans l’actualité immédiate et en capitalisant sur «l’urgence du quotidien».Échafauder des canulars est devenu pour lui un hobby.L’un des ses exploits les plus remarquables est d’avoir crevé l’écran du Téléjoumal de Radio-Canada à titre de spécialiste de l’énergie nucléaire, en 1986.C’était au lendemain de l’explosion de la centrale de Tchernobyl et Mikhail Gorbatchev avait annoncé qu’il n’y aurait pas de retombées radioactives importantes sur les pays voisins.Présenté par Bernard Derome, Roger Tétreault, se faisant appeler Yvon Rocher a expliqué que «les citoyens nord-américains doivent s’attendre à longue échéance à des séquelles mineures, notamment au niveau de l’épiderme et de la glande thyroïde».En juillet 1988, il s’est présenté aux médias sous le nom de Jean Leblanc, fondateur du Comité de secours urgence-eau.Alors que le Midwest américain était en pleine sécheresse, il a proposé d’envoyer par pompage l’eau des Grands Lacs jusqu’au fleuve Mississippi pour hydrater les terres des fermiers américains.Résultat?Le Devoir, La Presse, Le Journal de Montréal, le Montreal Daily News, Y Ottawa Citizen sont tombés dans le panneau.Roger Tétreault tenait les médias en piètre Un de ses exploits les plus remarquables est d’avoir crevé l’écran du Téléjournal à titre de spécialiste de l’énergie nucléaire VOIR PAGE A 14: CANULAR Jacques Parizeau réévalue le rôle de Dionne-Marsolais PAGE A 9 Le retour de Robert Obadia Robert Obadia, celui que l’on surnommait le «tyran de Nationair», veut en finir avec la faillite pour rebondir, pour revenir.De préférence dans l’aviation, dans une industrie qui ne veut plus de lui.Mais une image lui colle à la peau.Il est pris au piège d’une réputation qui ne l’a pourtant pas toujours desservi.S’en défaire, à l’aube d’un retour, l’arrangerait bien.Une entrevue avec Robert Obadia, page B1 Robert Obadia « r pifiiii® ; -W Nouveau filtre MicronAir qui 3Bw3SKM&v*$5Î ¦ .mtmÊÊtÊ^ mmatlÊKaiHÊÊailaÊÊÊÊMm FORD 36GARANTIE “jZ“2JT pare-chocs à pare-chocs 60 SANS FRANCHISE' Pour tout renseignement, 1800 561-FORD PROGRAMME POUR DIPLÔMÉS: Certificat rabais de 750$ valable pour tous les modèles neufs de voitures et de camionnettes Ford et Mercury, \byez votre concessionnaire pour les détails.Chez vos concessionnaires Ford du Grand Montréal La nouvelle Contour GL1995 Incontournable et abordable.Moteur Zetec 2 litres à 4 cylindres en ligne avec double arbre à cames en tête et 16 soupapes qui développe 125 chevaux.Rétroviseurs extérieurs chauffants à télécommande électrique.élimine le pollen et les poussières de la route avant qu’ils ne pénètrent dans la voiture.Sacs gonflables pour le conducteur et le passager avant.Suspension arrière à roues indépendantes avec barre antiroulis qui assure un contrôle très précis des roues.Les accélérations, les virages et les freinages se font ainsi plus en douceur.$‘ 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plan d’action pour donner suite à la vérification ministérielle qui y a été menée.«La tutelle de l’établissement ne nous semble pas la situation idéale, explique Jean-Claude Beaulieu, responsable de l’équipe de vérification au ministère de la Santé et des Services sociaux.La direction est bien intentionnée, elle manifeste une bonne volonté, mais elle veut peut-être aller trop vite, elle est peut-être trop directive.Elle a besoin d’aide.Nous pensons qu’en appuyant l’actuelle équipe de direction, les résultats seront meilleurs.» Saint-Charles-Borromée sera donc sous surveillance pendant les six prochains mois.Le conseiller spécial s’y rendra deux à trois jours par semaine pour aider la direction à mieux cibler ses actions.«En amenant un point de vue extérieur, ajoute M.Beaulieu, nous espérons établir une stratégie de changement, créer une nouvelle dynamique.» La décision de nommer ce conseiller, une procédure plutôt inusitée, a été prise hier après une rencontre entre le sous-ministre adjoint à la Santé, Maurice Boisvert, et les représentants du conseil d’administration de l’établissement et de la Régie régionale.Cette décision fait suite à la remise cette semaine d’un rapport de vérification ministérielle, effectuée à Saint-Charles-Borromée en décembre par des fonctionnaires du ministère.Les renseignements obtenus par les vérificateurs démontrent «des malaises importants dans l’organisation et la prestation des soins et des services à la clientèle», écrivent les auteurs.Les vérificateurs ont également surveillé la mise en place des recommandations de précédents rapports, dont celui du Conseil canadien d’agrément des établissements de santé, réalisé en décembre 1993, qui constatait que plusieurs services essentiels ne remplissaient pas leur rôle de façon adéquate (les services de nutrition-alimentation et de pharmacie, les services médicaux et le programme de soins de longue durée).Pour sa part, un rapport de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec démontrait des «lacunes importantes» dans l’organisation et la prestation des services aux usagers.Les vérificateurs ministériels constatent que la direction de Saint-Charles-Borromée a «initié un processus de correction de la situation», mais «l’ensemble de la démarche n’est pas bien engagé et aurait besoin d’être supporté».Le rapport constate, entre autres, que des améliorations sont nécessaires en ce qui a trait à l’accueil des usagers aux unités, des soins d’hygiène et surtout du respect de leur intimité, ce dernier point étant jugé «le plus déficient».Le manque de continuité des interventions entre les employés des différents quarts de travail et ceux des autres services, ajoute le rapport, «reflète un problème de communication et une déficience de l’adhésion du personnel aux valeurs et aux objectifs de l’organisation».Sans conclure, le rapport soulève plusieurs questions d’importance: on se demande, par exemple, si «le style plutôt autoritaire de direction» n’entraînerait pas «un manque de soutien et d’encadrement à des niveaux stratégiques».On se demande aussi si le personnel croit autant que la direction le prétend à l’autonomie optimale des usagers.On constate aussi que «le respect des horaires de travail est problématique».Pour Jean-Claude Beaulieu, il est clair que le conseiller spécial devra s’intéresser en priorité «à la satisfaction des besoins de base de la clientèle.Le respect de l’intimité des usagers devrait être la première préoccupation».Selon lui, il faudrait mieux coordonner les interventions auprès de la clientèle et «mieux appuyer dans leur action les acteurs clés comme les infirmières-chefs et les coordonnateurs de soins».Les médecins du Royal Victoria ont sauvé la vie de Mme Mavis McArdle, exemployée d’Air Canada âgée de 55 ans, en utilisant un foie de porc pour enrayer la cirrhose biliaire dont elle était atteinte.PHOTO JACQUES GRENIER Sauvée par le foie d’un porc PRESSE CANADIENNE Les médecins qui ont utilisé un foie de porc pour garder en vie leur patiente ont beau se faire modestes, Mavis McArdle, elle, est plutôt impressionnée par cette première canadienne.«J’ai eu le sentiment qu’un miracle s’était produit», a raconté Mme McArdle, hier, en évoquant comment elle s’était sentie après avoir appris que cette intervention inusitée lui avait sauvé la vie.«Je suis toujours vivante, et je reprends des forces.Mon but est de vivre encore 20 ans; vous viendrez m’interviewer alors», a lancé à la blague cette employée d’Air Canada à la retraite maintenant âgée de 55 ans.L’équipé de transplantation de l’hôpital Royal Victoria a expérimenté la nouvelle technique le 20 décembre dernier.L’intervention, qui n’avajt été pratiquée que quelques fois aux Etats-Unis, consiste à relier le système sanguin du patient au foie frais d’un porc pour en retirer les toxines mortelles.Le docteur Jean Tchervenkov, qui a participé à l’opération, a indiqué en conférence de presse, hier, que «notre but n’était pas d’effectuer une première».Les médecins se sont résolus à cette technique révolutionnaire en désespoir de cause, a-t-il dit, mais ils auraient préféré pouvoir compter plus tôt sur un foie humain.Mme McArdle attendait une transplantation de foie depuis plus d’un an.Elle souffrait de cirrhose biliaire, une maladie mortelle qui frappe surtout les femmes âgées de 40 à 65 ans.Un peu avant Noël, la patiente montréalaise est tombée dans un profond coma.Même si ses organes vitaux ont continué à fonctionner normalement, les médecins craignaient que la pression dans le cerveau ne cause des dommages irréparables.«Elle ne répondait plus aux stimuli», a expliqué le Dr Tchervenkov.«Nous ne savions pas si elle était encore vivante.» C’est alors que les médecins du Royal Victoria ont décidé de se tourner vers le porc, dont le foie est d’une grosseur suffisante.Dans le cas de Mme McArdle, les médecins ont utilisé un foie entier provenant d’un porc d’élevage, en ont retiré tout le sang animal, et l’ont relié à des pompes et au système de la patiente.«En deçà d’une demi-heure, elle a rouvert les yeux», se rappelle avec joie le Dr Tchervenkov.Mme McArdle est demeurée branchée au foie animal pendant près de quatre heures.Heureusement, on a déniché un foie humain et elle a pu subir la transplantation dès le lendemain, le 21 décembre.H •RENOVAT U M genres travaux LIBRAIRIE LE BOUQUIN Heures d’ouverture: lundi, mardi, mercredi: 9h à 20h, jeudi, vendredi: 9li à 21 h, samedi: 9h30 à 17h 395,Bout Cartier, Laval TÔI-: (514) 688-6036 Fax: (514) 688-8844 Nous vendons les publications du gouvernement du Québec: - lois, règlements - livres administratifs, techniques - livres d'art, etc.Commandes téléphoniques acceptées.CONCESSIONNAIRE DES PUBLICATIONS DU QUEBEC PROMOTION ALLIANCES 1995 JUSQU’AU 28 FEVRIER 1995 DE REDUCTION sur toutes nos alliances et joncs anniversaires à partir du prix ordinaire Nous sommes manufacturier de plus de 5000 modèles.A qualité égale, nous avons toujours les meilleurs prix le Parchemin u- 11 /oaif/ier • tttÿèore MEZZANINE MÉTRO BKRRI TÉL.: 845-5243 également disponible chez les distributeurs autorisés de produits OR GEM INT’L.j Risque de grève des pompiers à Mirabel et Dorval JEAN CHARTIER LE DEVOIR Les 65 pompiers des aéroports de Mirabel et Dorval débrayeront le 15 février prochain à moins d’une entente que l’on ne prévoit pas pour le moment et ils paralyseront par conséquent les deux principaux aéroports de Montréal.Us seront appuyés dans leur grève par les quelque 300 employés de la nouvelle compagnie privée, nommée les Aéroports de Montréal, dès que ce sera légalement possible pour ceux-ci.Voilà ce qui ressort d’une conférence de presse tenue hier au siège social de la FTQ.Le secrétaire général de cette centrale syndicale qui compte 450 000 membres, Henri Massé, a déclaré que l’organisme appuie les membres de l’Alliance de la fonction publique car le nouvel employeur forme des briseurs de grève en ce moment.Selon lui, cela doit être combattu avec la dernière énergie par les travailleurs: «Déjà, 22 salariés ont reçu leur avis de mise à pied le 18 janvier», accuse M.Massé.«Les membres de l’Alliance sont prêts à accepter des conditions semblables aux trois autres aéroports privatisés jusqu’à maintenant au Canada, ceux de Vancouver, Calgary et Edmonton, mais la partie patronale y est opposée», a-t-il déclaré.Des griefs ont été déposés à ce sujet et un commissaire conciliateur examine en ce moment la situation.Le porte-parole de l’Alliance au Québec, Joanne Hurens, estime que l’employeur a l’intention de procéder à une centaine de mises à pied parmi les 300 employés de la compagnie.«Il s’est aussi préparé à briser l’arrêt de travail de ses pompiers en formant des briseurs de grève, une opération qui lui a coûté 750 000 $ jusqu’à maintenant.» Selon celle-ci, «depuis que Transports Canada a cédé la gestion de Dorval et Mirabel à l’ADM il y a deux ans, les choses n’ont fait qu’empirer».Le secrétaire général de la FTQ en déduit qu’il est urgent que le gouvernement d’Ottawa adopte une loi antibriseurs de grève comme le Québec l’a fait il y a dix-sept ans, comme l’ont aussi fait l’Ontario et la Colombie-Britannique.Quant au représentant régional de l’Alliance à Montréal, Jean Morin, il a rappelé que les négociations pour le renouvellement de la convention collective ont débuté en avril 1993.Aucun des points majeurs en litige n’est encore réglé.La sécurité d’emploi, les horaires de travail, les congés et les salaires font tous problème.Les pourparlers en sont arrivés à l’étape de la conciliation et le droit de grève sera acquis sous peu.Le président du syndicat des pompiers, Pierre Marineau, a déclaré que les salariés d’ADM vivent sous un stress continuel, dans la crainte de perdre leur emploi: «S’ils avaient su ce qui les attendait et qui n’a rien à voir avec les belles paroles de leur nouvel employeur à l’époque, nos membres seraient restés dans la fonction publique fédérale, comme ils y avaient droit, plutôt que de travailler pour ADM.» Pour la FTQ, c’est une gestion des années 30 qui est combattue.«On ne laissera pas passer ça», a conclu Henri Massé.EN BREF ?FERMEZ LE CASINO, M.BOURQUE! Une centaine de personnes ont assisté hier à une journée sur la pauvreté organisée par une coalition de groupes communautaires dans le quartier La Petite Patrie.Un citoyen du quartier sur cinq touche des prestations d’assurance-chômage et les ménages gagnent en moyenne moins de 20 000 $ par an dans ce quartier délimité par les rues Iberville, du Parc et Jean-Talon.Les citoyens ont discuté de la réforme des programmes sociaux qui les inquiète grandement et des conférenciers invités ont discouru.Selon un porte-parole de la coalition, le projet du ministre fédéral Lloyd Axworthy entraînera la «féminisation de la pauvreté», la création de deux catégories de chômeurs (occasionnels et récurrents), la sous-scolarisation des jeunes et la détérioration des conditions de travail.Le maire de Montréal, Pierre Bourque, et la ministre de l’Emploi du Québec, Louise Harel, ont répondu aux questions des citoyens massés dans le centre communautaire Saint-Jean-de-la-Croix en fin d’après-midi.Une dame en a profité pour demander au maire Bourque «quand il allait fermer le casino qui ruine l’économie de Montréal?» M.Bourque a répondu qu’il n’avait pas l’autorité pour le faire, mais il s’est dit «concerné» par la situation d’appauvrissement économique de la métropole.Le maire a par ailleurs déclaré que l’aide financière attribuée aux groupes communautaires n’allait pas être minimisée dans le prochain budget de la Ville qui sera présenté lundi.«Ces montants vont rester iden- tiques.On s’est même réservé un petit montant supplémentaire», a-t-il affirmé.-?- DE NOUVEAUX MEMBRES À L’ACADÉMIE DES GRANDS MONTRÉALAIS L’Académie des Grands Montréalais a introduit hier le sculpteur Charles Daudelin, le mathématicien Maurice L’Abbé et l’homme d’affaires Pierre Péladeau dans son cercle d’illustres personnalités.L’Académie des Montréalais constitue, selon ses propres termes, «la distinction montréalaise la plus prestigieuse».Cette mention honorifique est attribuée annuellement à trois personnalités qui se sont mises en évidence au plan du travail et des engagements sociaux.Charles Daudelin, un pionnier de la sculpture moderne au Québec, est l’auteur du retable de l’autel de la basilique Notre-Dame de Montréal.Maurice L’Abbé a contribué au développement des mathématiques et de la vie scientifique au Québec en s’impliquant au sein de plusieurs organismes de recherche.Pierre Péladeau est pour sa part devenu un magnat de la presse à titre de président et fondateur de Québécor inc.Il possède Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec.Par ailleurs, trois étudiants qui ont décroché un doctorat ont obtenu un prix d’excellence.D s’agit de Guy Cormier, Dominique Ifyon et Marc Therrien.Les trois nouveaux Grands Montréalais seront présentés au public le 9 février prochain.4021, Saint-Laurent Montréal 849-1433 TOULCH 1327, Greene Westmount 937-0446 \ I, E I) E V 0 I R .L E S S A M E I) I 2 8 E T I) I M A N C II E 2 !) .1 A N V 1ER I !» !» !» A4 : PRESSE CANADIENNE I L'immigrant Léon Mugesera, originaire du Rwanda, a obtenu hier sa liberté provisoire; l’audition formelle de son: cas par les autorités de l'immigration» alors qu’il risque la déportation, débutera le 13 mars.Arrêté jeudi matin, chez lui à Sainte-Foy» M.Mugesera avait été conduit à la maison d’arrêt Parthenais, de Montréal.Il est arrivé hier à l’audience préliminaire, le manteau plié sur les poignets pour couvrir les menottes.L’arbitre Pierre Lapointe, de la Com-mission de l’immigration et du statut du réfugié (CISR), a rendu sa liberté à cet hoijime qu’un rapport des Nations uniçs relie à des massacres inter-ethniques, dans son pays.M.Lapointe a mis des conditions, d’ailleurs suggérées par son avocat Guy Berjrand.M.Mugesera doit se présenter pu ministère de l’Immigration, à Québec, à toutes les deux semaines à i L'actualité n'e i LE DEVOIR • L'éditeur de L’actualité, Jean Paré, a démenti une rumeur voulant que son magazine, ainsi que le mensuel féminin Châtelaine, aient été vendus à l’erppire de Pierre Péladeau, Quebe-cor; «Ça me semble être un ballon», a-t-il irtdiqué, hier.Pierre Péladeau avait déjà exprimé son intérêt pour L’actua- compter du 10 février.Il ne doit pas non plus changer de domicile, où il vit avec sa femme et ses cinq enfants.L’autre condition principale est une caution de 5000 $.Pierre Auger, professeur de terminologie à l’université Laval, a garanti cette la somme et s’est porté garant de Léon Mugesera, qu’il connaît depuis 12 ans.A la fin de l’audience, M.Bertrand s’est dit «très content.Nous avons beaucoup de choses pour contredire les rumeurs, faussetés, toute la fumée répandues contre mon client, autour du monde».L’audition formelle se tiendra sans doute à Québec, ce pour quoi M.Bertrand doit obtenir l’accord de la présidence de la CISR un tribunal administratif indépendant du ministère de l'Immigration.Hier la représentante du ministre Sergio Marchi, Diane Clément, a demandé la détention fermé de l’immigrant Mugesera, pour la suite des procédures.pas à vendre lité quand Rogers Communications a dévoilé son offre d’achat du conglomérat Maclean Hunter.Selon M- Paré, Rogers a décidé de faire des Editions Maclean Hunter, qui édite les deux magazines québécois, un des piliers de son groupe multimédia comprenant également Sun Publishing (éditeur de quotidiens) et Rogers Cable.PHOTO PC Mugesera, hier, au Palais de justice de Montréal: caution de 5000 $.Mugesera: liberté provisoire Ecole de musique VINCENT-D’INDY Un collège à la mesure de tes attentes 60 ans de tradition musicale 4 Cour collégial (DEC) spécialisation musique • Musique assistée par ordinateur (MAO) Programme conjoint (3 ans) • Sciences au Collège Jean-de-Brébeuf • Musique à l’École de musique Vincent-d’Indy .16, Montréal (Québec) H3N 1J3 présentera au directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de TONY DANA.MANIMARAN DANABALASINGAM Montréal, le 17 janvier 1995.L il s it i 1 t (1 c.s il v i s s c 1 r o h v c 0 II p it.& o 11 (S VENTES PAR SHÉRIF AVIS PUBLIC est par la présente, donné que les TERRES ET HÉRITAGES sous-mention-nés ont été saisis et seront vendus au temps et lieux respectifs mentionnés plus bas.MONTRÉAL Avis de vente immobilière en vertu de l'article 670 C.p.c.Canada - Province de Québec Cour supérieure - district de Montréal No: 500-05-009138-924 500-18-000168-949 Banque nationale DU CANADA; partie demanderesse contre ROBERT GIRARD, 208, Pinkerton, Rosemère, Québec et al; partie défenderesse et L’OFFICIER DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE MONTRÉAL, mis en cause.PREMIER IMMEUBLE: ¦•La demi indivise appartenant à M.MICHEL PETRONZIO: 1) La demie indivise de l’immeuble sis sur le boulevard Gouin est, à Montréal, connue et désignée comme étant: a) Le lot VINGT-HUIT de la subdivision officielle du lot originaire numéro QUATRE-VINGT-DIX-SEPT (97-28) du cadastre officiel de la Paroisse de Rivière-des-Prairies, circonscription foncière de Montréal; b) De la partie nord-est du lot VINGT-NEUF de la subdivision officielle du lot originaire numéro QUATRE-VINGT-DIX-SEPT (97-Ptie N E.29) du cadastre officiel de la Paroisse de Rivière-des-Prairies.circonscription foncière de Montréal; mesurant 6.10 mètres de largeur par une profondeur de 38.89 mètres vers le nord-est et 38.47 mètres vers le sud ouest et bornée au nord-est par le lot 97-28.au sud-est par le lot 97-30, au sud-ouest par le lot 97-29-1 et au nord-ouest par le boulevard Gouin; Avec toutes les bâtisses dessus construites et notamment, une maison portant le numéro 9350.dudit boulevard Gouin est.à Montréal, province de Québec H1E 1C9- L’immeuble servant de résidence familiale.La mise à prix est fixée à 35 375 S soit 50% de l'évaluation municipale de la moitié indivise de l’immeuble portée au rôle d évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires Municipales, en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives.L’adjudicataire devra verser au shérit, en argent ou par chèque visé, à l'ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l'adjudication 17 687,50 $, soit 25% de l'évaluation municipale de la moitié indivise de l'immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires Municipales, en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives.DEUXIÈME IMMEUBLE: La demi indivise appartenant à M, MICHEL PETRONZIO.«La demie indivise d’un emplacement ayant front sur le boulevard Gouin est, Quartier de Rivière-des-Prairies, en la ville de Montréal, connue et désignée comme étant une partie du lot originaire numéro CENT VINGT-HUIT (Ptie 128) du cadastre officiel de la Paroisse de Rivière-des-Prairies, circonscription foncière de Montréal,; ladite partie de figure trapézoïdale, bornée en front vers le sud-est par le boulevard Gouin (sans désignation cadastrale), vers le sud-ouest et le nord-est par d'autres parties dudit lot originaire 128 et vers le nord-ouest par la Rivière-des-Prai-ries, mesurant 36 pieds de largeur par des profondeurs de 168.86 pieds dans sa ligne nord-est et 170.5 pieds dans sa ligne sud-ouest, contenant une superficie de 6,123 pieds carrés mesures anglaises et plus ou moins.Le coin sud-est de ladite partie de lot est située à une distance de 36.59 pieds de la ligne séparatrice des lots 127 et 128 auxdits plan et livre de renvoi officiels de la Paroisse de Rivière-des-Prairies.cette distance étant calculée le long du boulevard Gouin.Avec bâtisse dessus y érigée et portant le numéro civique 8485 dudit boulevard Gouin est.à Montréal, province de Québec.H1E 2P6.» La mise à prix est fixée à 12 525 S.soit 25% de l'évaluation de l’immeuble de la moitié indivise portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires Municipales, en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives, que l'adjudicataire devra verser au shérit, en argent ou par chèque visé, à Tordre du shérif du district de Montréal, au moment de l'adjudication.Pour être vendue SÉPARÉMENT au bureau du shérif, Palais de justice de Montréal, au 1, rue Notre-Dame est, local 8.119, Montréal, province de Québec H2Y 1B6 le QUINZIÈME (15e) jour de MARS 1995 à DIX (10) heures.¦ Avis de vente immobilière en vertu de l'article 670 C.p.c.Canada - Province de Québec Cour municipale - district de Montréal No: Nos: 62-00190 500-18-000155-946 VILLE DE MONTRÉAL, personne morale de droit public légalement constituée, ayant sa principale place d'affaires en son hôtel de ville, au 275 rue Notre-Dame est, ville et district de Montréal; partie demanderesse contre LOUISE MÉTIVIER-LÉTOURNEAU, résidant et domiciliée au 76, rue Caillé ouest, St-Bruno, district de Longueuil; partie défenderesse et L’OFFICIER DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE MONTRÉAL, mis en cause.¦¦Ce terrain situé au nord-est de la rue Sanguine! et au sud-est de la rue Sherbrooke peut être décrit comme suit: 1- Une partie du lot UN de la subdivision du lot originaire SEPT CENT QUARANTE-SIX A (746A-1 Ptie) du cadastre de la cité de Montréal quartier Saint-Louis; de figure irrégulière; Bornée vers le nord-est par une autre partie du lot 746A-1, vers le sud-est par le lot 746A-2, vers le sud-ouest par la rue Sanguine! montrée à l'originaire et vers le nord-ouest par le lot 746H; Mesurant six mètres et soixante-cinq centièmes (6.65m) vers le nord-est, vingt-six mètres et douze centièmes (26,12m) vers te sud-est.sept mètres et un centième (7.01m) vers le sud-ouest et vingt-six mètres et vingt-cinq centièmes (26.25m) vers le nord-ouest; contenant en superficie cent soixante-dix-huit mètres carrés et huit dixièmes (178.8m2).Les unités utilisées sont celles du système international (SI).Le bâtiment portant les numéros civiques 2083-2085, rue Sanguinet, Montréal, province de Québec, H2X 3G6.La mise à prix est fixée à 16 075 S, soit 25% de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rote par le ministre des Affaires Municipales en vertu de la toi sur les fiscalités municipales et modi- fiant certaines dispositions législatives, que l’adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé, à Tordre du shérif du district de Montréal, au moment de l'adjudication.Pour être vendu au bureau du shérif, Palais de justice de Montréal, au 1, rue Notre-Dame est, local 8.119, Montréal, province de Québec H2Y 1B6 le HUITIÈME (8e) jour de MARS 1995 à ONZE (11) heures.Avis de vente immobilière en vertu de l'article 670 C.p.c.Canada - Province de Québec Cour supérieure - district de Montréal No: 500-05-010671-897 500-18-000336-926 CAISSE POPULAIRE LA PLAINE, corporation régie par la Loi des caisses d'épargne et de crédit, ayant une succursale au 647 rue Chartrand, La Plaine, Québec; partie demanderesse contre LES IMMEUBLES M.C.R.P.DEMERS & FRÈRES, corporation légalement constituée ayant son siège social au 5136 Notre-Dame est, Montréal et al; partie défenderesse et L’OFFICIER DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE MONTRÉAL, mis en cause.¦•Un emplacement situé en la ville de Montréal, connu et désigné comme étant une PARTIE de la subdivision numéro UN du lot originaire numéro HUIT (8-Ptie 1) du cadastre officiel de la Paroisse de Longue Pointe, division d'enregistrement de Montréal, bornée vers le nord-est par une partie du lot 6-1.vers le sud-est par parties des lots originaires numéros 518 et 519, vers le sud-ouest par partie du lot originaire numéro 8 et vers le nord-ouest partie par une partie du lot 8-1 (rue Notre-Dame) et partie par la rue Notre-Dame (montrée à l'originaire); Mesurant soixante-seize pieds et six dixièmes de pied (76.6') dans sa ligne nord-est, deux cent vingt-cinq pieds et cinquante-deux centièmes de pied (225.52') dans sa ligne sud-est, soixante-six pieds et un dixième de pied (66.1’) sud-ouest, cent quinze pieds et cinq dixièmes de pied (115.5') et cent neuf pieds et huit dixièmes de pied (108.8') consécutivement dans sa ligne nord-ouest; Contenant en superficie seize mille cent quatre-vingt-quatorze pieds carrés (16 194 p.c.); Les mesures données ci-dessus sont en mesure anglaises et plus ou moins.Avec bâtisses dessus construites, circonstances et dépendances, portant les numéros 5136 et 5144 est, de la rue Notre-Dame, en la ville de Montréal, province de Québec H1V 2B3; Tel que le tout se trouve présentement avec toutes les servitudes actives et passives, apparentes ou occultes attachées audit immeuble et plus spécialement sujet à une servitude enregistrée sous le numéro 595338.» La mise à prix est fixée à 113 875 $, soit 25% de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d’évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires Municipales en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives, que l'adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé, à Tordre du shérif du district de Montréal, au moment de l’adjudication.Pour être vendu au bureau du shérif, Palais de justice de Montréal, au 1, rue Notre-Dame est, local 8.119, Montréal, province de Québec H2Y 1B6 le HUITIÈME (8e) jour de MARS 1995 à DIX (10) heures.Avis de vente immobilière, par licitation, en vertu de l'article 670 C.p.c.Canada - Province de Québec Cour supérieure - district de Montréal No: 500-05-003729-884 500-18-000205-949 Conformément à un jugement rendu le 16 mai 1989 par THonorable JUGE IVAN BISAILLON, ordonnant la licitation.LES HÉRITIERS DE LA SUCCESSION DE FEU JOEL H.SALOMON ET AL; partie demanderesse contre LA SUCCESSION DE FEU JAMES SALOMON; partie défenderesse et LE CURATEUR PUBLIC DU QUÉBEC et L'OFFICIER.DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE MONTRÉAL, mis en cause.PREMIER IMMEUBLE: ••Un immeuble connu et désigné comme étant la Partie sud-est de la Partie nord-est du lot originaire TROIS CENT QUARANTE-SIX (Ptie S.-E.de la Ptie lot 346) du plan et livre de renvoi officiels du Village Incorporé de St-Jean-Baptiste, mesurant dix-sept pieds et dix pouces (17.10") de largeur par soixante-dix-sept pieds (TT) de protondeur et borné sur le devant par la rue St-Dominique, à l'arrière par une partie du lot TROIS CENT QUARANTE-SIX (Ptie 346), au nord-ouest par un passage de sept pieds (7') de largeur conduisant à la rue St-Dominique et au sud-est par le lot TROIS CENT QUARANTE-QUATRE (344) dudit plan et livre de renvoi.Avec un immeuble dessus érigé portant les numéros civiques 4000 St-Dominique, Montréal, province de Québec H2W 2A5.» La mise à prix est fixée à 27 875 $.DEUXIÈME IMMEUBLE: ¦¦Une autre partie du lot original numéro TROIS CENT QUARANTE-SIX (Ptie 346) auxdits plan et livre de renvoi officiels, mesurant approximativement vingt-et-un pieds et six pouces (21’6") sur la moitié du total de la profondeur du lot 346 mesuré entre le boulevard St-Laurent et la rue St-Dominique (approximativement soixante-dix pieds) et borné sur le devant par le boulevard St-Laurent, à l'arrière par l'autre moitié de ladite profondeur, au sud-ouest par une partie du lot 346 et au sud-est par une partie du lot 346 dudit plan et livre de renvoi.Avec un immeuble dessus érigé portant le numéro civique 3991 St-Laurent, Montréal, province de Québec H2W 2Y4.Avec un droit de passage d'environ huit pieds (8’) de largeur pour communiquer de la rue St-Dominique à la propriété en question.» La mise à prix est fixée à 33 025 $.Les mises à prix, ci-haut mentionnées, représentent 25% de l’évaluation de l'immeuble portée au rôle d’évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires Municipales en vertu de la loi sur les tiscalilés municipales et modifiant certaines dispositions législatives, que l’adjudicataire devra verser au shérit.en argent ou par chèque visé, à Tordre du shérif du district de Montréal, au moment de l'adjudication.Pour être vendus SÉPARÉMENT au bureau du shérif, Palais de justice de Montréal, au 1.rue Notre-Dame est, local 8.119, Montréal, province de Québec H2Y 1B6 le SEIZIÈME (16e) jour de MARS 1995 à DIX (10) heures.Le shérit adjoint Michel Pellerin 1, Notre-Dame Est Bureau 1.16 Montréal (Québec) H2Y 1B6 Bureau du shérif Cour supérieure Montréal, le 23 janvier 1995 i î I.K I) E V 0 I U , L K S S A M K I) I 2 8 K T I) I M A N C II E 2 !) .1 A N V IKK I il il 5 ÏS ACTUALITES Trois jours après son ouverture Le procès d’O.J.Simpson est suspendu L'accusation réclame un report d’un mois en protestant violemment contre le comportement de la défense Los ifrigeles (AFP) — Trois jours après s’être ouvert à Los Angeles, le procès d’O.J.Simpson, l’ancien joueur-vedette de football américain inculpé de double meurtre, était déjà suspendu hier et l’accusation a demandé un report des débats d’un mois en protestant violemment contre le comportement des avocats de la défense.En l’absence de retransmission télévisée des débats, les passionnés du procès pouvaient cependant se rabattre sur la lecture: un livre d’O.J.Simpson, dans lequel il s’affirme innocent des «horribles» meurtres, le 12 juin dernier, de son ex-épouse Nicole Brown Simpson et d’un de ses amis, Ronald Goldman, était mis en vente hier.A l’origine de la suspension des débats figure la mention mercredi par Johnnie Cochran, l’un des défenseurs d’O.J.Simpson, de plusieurs témoins à décharge dont les procureurs ignoraient l’existence.Durant des échanges particulièrement acrimonieux jeudi, le procureur Marcia Clark, s’affirmant «scandalisée» par l’attitude «dégoûtante» de la défense, a accusé les avocats d’O.J.Simpson «d’inconduite» et de vouloir «manipuler cyniquement» le jury.«Moralement, il s’agit d’une violation du droit des jurés à la vérité», a-t-elle lancé.La défense, pour qui cette polémique est «beaucoup de bruit pour rien», reconnaît avoir commis une erreur involontaire en ne communiquant pas au ministère public les noms de plusieurs témoins, comme la loi de Californie lui en fait l’obligation.Mais les avocat ajoutent que le véritable problème est que les procureurs «ne supportent pas la vérité», c’est-à-dire l’innocence d’O.J.Simpson.Outre une suspension des débats durant un mois, temps que les procureurs estiment nécessaire pour pouvoir interroger les nouveaux témoins mis en avant par la défense, > Marcia Clark a demandé que le ! juge donne comme instruction au jury de ne pas tenir compte de plusieurs passages de la plaidoirie li-! minaire de Johnnie Cochran.Le juge Lance Ito a indiqué' qu’il pourrait annoncer sa décision dans le ; courant de la journée d’hier.Pour compliquer encore les .choses, William Hodgman, le procureur qui avait le premier protesté mercredi contre le comportement ; tie la défense, a eu un malaise et a ; du être hospitalisé.Il devrait cepen-(iant être rétabli la semaine pro-chaîne.500 000 exemplaires •J Ouant à 0.J.Simpson, qui en-1; g i la détention à perpétuité, il a réan mé son innocence dans un ;! livre intitulé Ma réponse à vos ! lettres, vos messages, vos questions, qui était aussi mis en vente hier en i cassette enregistrée par l’ancien ' champion.«Je veux affirmer sans équivoque que je n’ai pas commis ces horribles crimes.J’aimais Nicole», déclare 0.J.Simpson au début de son livre, tiré à 500 000 exemplaires et pour lequel, selon un chiffre non confirmé, il aurait touché un million de dollars.Il affirme qu’il n’aurait pas hésité à risquer sa vie pour sauver celle de son ancienne épouse.«Comment quiconque peut-il dire que j’ai tué cette femme?», écrit O.J.Simpson.«Comment peut-on dire cela?Ne comprennent-ils pas que je me serais mis sur la trajectoire d’une balle pour Nicole?» L’ancien sportif semble un moment indiquer que la mort de Nicole Brown Simpson et Ronald Gold- man pourrait être liée à la drogue, comme ses avocats l’ont suggéré à plusieurs reprises: «Je sais au fond de moi-même que la réponse à la question posée par les morts de Nicole et de M.Goldman se trouve quelque part dans le monde qu’habitait Faye Resnick», écrit-il.O.J.Simpson n’en dit pas plus mais Faye Resnick, une amie de Nicole Brown Simpson, a reconnu avoir un problème de drogue.Vous nous avez transmis la flamme.V MD/TM QUEBEC 2002 ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55, ST-JACOUES, MONTRÉAL, OUÉBEC H2Y 3X2 Fax: (514) 845-7874 Tél.: (514) 98 R*0*B*K Xa mait-iit dei ilitanqiùita Association culturelle T.X.Renaud CONFÉRENCES MERCREDI, 25 JANVIER, 20H «Retour sur la collection du docteur Barnes.» par: Michel Brunette MERCREDI, 1er FÉVRIER, 20H «La Divine Comédie de Dante en musique.» par: Claire Villeneuve MERCREDI, 8 FÉVRIER, 20H «Un malentendu nommé Molière.» par: Daniel Turcotte Auditorium St-Albert-Le-Grand 2715 Chemin de la Côte Ste-Catherine Entrée à droite par l'Institut de la Pastorale Métro : Université de Montréal ou autobus 129 Stationemenmt gratuit Renseignements : 332-4126 — Billets — public : 7 $ abonnés : 4 $ étudiants : 3 $ LE DEVOIR La ville de Québec est officiellement en lice avec 3 autres villes - Salt Lake City (États-Unis), Sion (Suisse) et Ostersund (Suède) - pour être Lhôte des Jeux Olympiques d’hiver de 2002.L’élection de la ville hôte des XIXes Jeux Olympiques d’hiver aura lieu le 16 juin 1995.Plus que jamais, bravo Québec! " ' n >>¦) i i > i Hydro Québec Le meilleur de nous-mêmes A;8 l e i) e v o i r , i, !¦: s s a m e d i 2 « e t d iman c ll E 2 9 .1 A n V I E R I !) » 5 LE DEVOIR ?- POLITIQUE UAssemblée nationale rend hommage aux victimes d’Auschwitz Québec (PC) — L’Assemblée nationale a rendu un hommage émouvant et s’est recueillie pendant une minute à la mémoire des victimes du camp de concentration d’Auschwitz (1,5 million de morts) dont on célébrait, hier, le 50' anniversaire de libération.llnç motion a été présentée par le député libéral de Mont-Royal, John Ciaccia, qui a souligné les tristes événements et les horreurs reliés à cet endroit de la Pologne pendant la Deuxième Guerre mondiale.«Auschwitz n’a pas commencé avec Auschwitz, a dit le député.Il a commencé avec la montée de l’intolérance et de la, discrimination.C’est l’esprit d’intolérance par rapporta quelqu’un qui a d’autres traditions que les nôtres, une.autre culture, une autre manière de voir les choses.Tout ça a mené à la haine, à la discrimination, à la persécution d’une minorité pour finalement aboutir à la dégradation humaine et aux pires atrocités, à l’Holocauste.» Le vice-premier ministre, Bernard Landry, a ajouté que «même avec le recul des années, il est toujours impossible de comprendre que des êtres humains aient pu imaginer et mettre à exécution un plan aussi diabolique pour exterminer leurs semblables».Le ministre a dit que l’humanité aurait dû tirer dès lors une leçon définitive de l’abomination nazie.Pourtant, a-t-il ajouté, d’autres génocides, moins massifs mais tout aussi répugnants, ont été perpétrés depuis ce temps, que ce soit au Rwanda en 1994 ou au Cambodge il y a 20 ans.Le chef de l’Action démocratique, Mario Dumont, a dit qu’il faut saisir cette occasion «pour se rappeler jusqu’à quel point peut se rendre la bêtise humaine, en sombrant dans les pires atrocités, en sombrant au plus creux de l’intolérance et de la brutalité de l’être humain».» -t- Un avantage de plus Hausse de taux 7 1 o, r 2 o par année À compter du 1er février 1995, le taux d’intérêt de toutes les émissions d’Obligations d’épargne du Canada en cours (S42 à S49 inclusivement, émises de 1987 à 1994) est haussé à 71/2 % par année pour la période de trois mois se terminant le JO avril 1995.Toutes les autres modalités de ces émissions demeurent inchangées.Taux minimums garantis Vos obligations vont continuer d'offrir des taux minimums, garantis de 5 3/4 % par année pour six mois commençant le 1er mai 199).6 3/4 % pour l'année commençant le 1er novembre 199) et 7112 % pour l'année commençant le 1er novembre 1996.Rappelez-vous, le taux de rendement des Obligations d'épargne du Canada sera ajusté à la hausse si les conditions du marché le justifient.Mais vous n’obtiendrez jamais moins que ces taux minimums garantis.r .Sûres et encaissables en tout temps Les Obligations d’épargne du Canada sont entièrement garanties par le gouvernement du Canada.11 s'agit d'un placement sûr.qui ne perd jamais de valeur.De plus, les Obligations d'épargne du Canada peuvent être encaissées en tout temps; votre argent n’est donc jamais gelé.Des renseignements supplémentaires sont disponibles dans toute .institution financière autorisée.Canada LES OBLIGATIONS D’EPARGNE DU CANADA Compressions budgétaires dans les hôpitaux Les libéraux outrés par la baisse des soins aux malades Finie la collation du soir: le ministre Rochon dit qu’il faudra apprendre à vivre avec certains réaménagements Québec (PC) — Les compressions budgétaires dans le secteur de la santé amènent certains établissements à ne plus fournir la petite collation du soir aux malades hospitalisés, a dénoncé hier à l’Assemblée nationale le député Georges Farrah, des Iles-de-la-Madeleine.M.Farrah a rendu publique la lettre qu’un patient de l’Hôtel-Dieu de Québec, atteint d’un cancer, a fait parvenir au premier ministre Jacques Parizeau pour protester contre ce traitement.Pour le ministre de la Santé, Jean Rochon, il faudra apprendre à vivre avec certains réaménagements, comme par exemple l’obligation qui peut être faite à des malades capables de se déplacer d’aller prendre leurs repas à la cafétéria de l’établissement plutôt que d’avoir le service aux chambres.«Dans des situations comme celle que l’on traverse actuellement, c’est essentiel de protéger les services de santé.On peut être obligé de faire certains réaménagements et d’accepter certains efforts pour maintenir des services de santé de qualité», a expliqué le ministre de la Santé.M.Rochon a été mis sur la sellette par l’opposition pour la deuxième journée consécutive à l’Assemblée nationale au sujet des compressions budgétaires prévues dans le domaine de la santé.Le député libéral de Robert-Baldwin, Pierre Marsan, a rappelé qu’après des compressions de 118 millions $ dans les hôpitaux de la région de Québec, c’est maintenant une réduction de 420 millions $ qui attend les établissements de la région de Montréal pour les trois prochaines années.«Ces coupures affecteront grandement la qualité des services donnés aux malades», a dit M.Marsan qui, avant son élection en septembre dernier, était directeur général de l’hôpital Sacré-Cœur de Montréal.Le ministre Rochon a contre-atta-qué sur deux fronts.D’une part, la mauvaise gestion des fonds publics des libéraux entre 1985 et 1994 est largement responsable des difficultés financières que l’on connaît dans le secteur de la santé, a fait valoir le ministre.D’autre part, au lieu de procéder à des coupes aveugles comme l’avait fait le précédent gouvernement libéral, notamment en imposant des frais de 20 $ pour les traitements de chimiothérapie, l’actuel gouvernement péquiste préfère procéder à une période de consultation de trois mois pour «trouver ensemble les moyens de gérer de façon responsable la situation financière sans toucher à la qualité des soins».x PHOTO PC LE VOILA maintenant rendu au Brésil, cinquième étape de sa tournée latino-américaine: le premier ministre Jean Chrétien est accueilli au palais Planal-to, à Brasilia, par le président Fernando Henrique Cardoso.UADQ talonne le PLQ chez les francophones LE DEVOIR Québec — Un sondage Léger et Léger publié dans les quotidiens Québécor, hier, donne l’Action démocratique de Mario Dumont aussi populaire que le Parti libéral de Daniel Johnson dans l’électorat francophone.Avant répartition des indécis, l’ADQ reçoit 18,6 % des voix des répondants francophones contre 17,6 % pour le PLQ.Le Parti québécois obtient un score similaire à celui des élections avec 46,6 %.Dans l’ensemble, après répartition des indécis, l’ADQ obtient la faveur de 20 % des répondants, contre 32 % pour le Parti libéral et 45,9 % au Parti québécois.L'ADQ avait reçu 6,5 % des suffrages aux élections.Le président de la firme de sondage, Jean-Marc Léger, dit que l’augmentation des appuis à l’ADQ pourrait n’être qu’un phénomène temporaire, qui s’explique surtout par le fait que le parti de M.Dumont a été courtisé plutôt que critiqué par ses adversaires.Le chef de l’ADQ s’est félicité de ces résultats, au point même d’émettre un communiqué pour souligner la nouvelle.Il attribue ce bond dans la faveur populaire notamment à «la qualité et au réalisme de notre option constitutionnelle: une nouvelle union Québec-Canada».M.Dumont lit dans ce sondage, qui donne 45 % d’appui à la souveraineté (55 % contre), qu’il y a «un peu moins du tiers des Québécois (ceux qui appuient le PLQ) qui ne veulent pas de changement».Selon lui, cela montre que si la question posée lors du référendum «rassemble les Québécois», il est possible d’obtenir une majorité claire.Il souhaite que le gouvernement du Parti québécois en prendra bonne note.Il se désole, par ailleurs, de la «pauvreté lamentable» de la contribution du Parti libéral au débat, qui consiste à présenter «un sondage» dont les résultats ont été rendus publics mercredi.«Les partis politiques, on est là pour faire des propositions, soumettre des options politiques.Le sens des mots est toujours à la base des discussions.Mais ce qu’il faut, c’est débattre des solutions.Et c’est là-dessus que le Parti libéral est complètement à côté des rails.La vraie question est de savoir ce qu’ils vont amener dans le débat» L’élection partielle de Saint-Henri-Westmount Jean Charest braque toutes ses armes sur Lucienne Robillard Le candidat conservateur Jay Gould joue contre ses rivaux «parachutés» la carte de ses racines westmountaises KONRAD YAKABUSKI LE DEVOIR \ A la différence de Brome-Missisquoi, il n’y a qu’une adversaire à battre dans Saint-Henri-Westmount.Jean Charest le sait bien et le chef conservateur ne lésine pas en braquant toutes ses armes sur les libéraux et leur candidate-vedette, Lucienne Robillard.De la réforme Axworthy au budget «matraque» de Paul Martin, en passant par «l’arrogance» des libéraux qui limogent le député dûment élu afin de libérer un siège «sûr» pour Mme Robillard, Jean Charest énumère autant de raisons d’appuyer son candidat en vue de l’élection complémentaire du 13 février prochain.«Les électeurs de Saint-Henri-Westmount ont non seulement la chance mais aussi le devoir de parler au nom de tous les Canadiens en envoyant un message aux libéraux», a tonné mardi soir M.Charest lors du lancement de la campagne du candidat progressiste-conservateur, Jay Gould.A l’instar de son jeune chef, ce dernier provient d’une famille biculturelle (sa mère est franco-ontarienne) et est, malgré ses 32 ans, un vétéran de la scène politique.Militant à l’aile jeunesse du PC lors du raz de marée de Brian Mulroney, M.Gould s’est retrouvé en 1990 dans les coulisses du pouvoir comme adjoint au bureau du premier ministre.Le règne Mulroney terminée, il a regagné Montréal en 1993 et est devenu conseiller en relations gouvernementales chez Gervais Gagnon et associés.Bien qu’il n’ait pas le v< be facile comme son chef, il lorgne depuis longtemps la tribune du député.Circonspect, il vient de prendre un congé sans solde afin de se plonger à temps plein dans l’arène électorale.Fils du comté, M.Gould profite du "parachutage» de ses adversaires afin de mettre en relief ses racines westmountaises.Seul candidat parmi les quatre principaux en lice à habiter la circonscription, M.Gould fait savoir qu’il n’a d’autre objectif que de s’occuper des électeurs de Saint-Henri-Westmount.Sentiment sur lequel M.Charest renchérit en rappelant que Mme Robillard, recrutée afin de loter le PLC Jay Gould d’une voix fédéraliste dans le Québec rural, aurait certes tout un défi en propageant son message «sur toutes les fermes de Saint-Henri-Westmount».Les conservateurs font campagne sur trois principaux fronts dans Saint-Henri-Westmount.D’abord, ils courtisent l’important vote estudiantin de la circonscription, qui abrite les universités McGill et Concordia, en invitant les universitaires à faire part de leur opposition à la réforme Axworthy.Selon les propositions mises en avant par Ottawa, le fédéral mettrait fin aux paiements en espèces de quelque 2,7 milliards $ aux provinces afin de redistribuer cette somme en un programme plus costaud de prêts et bourses.Il n’empêche qu’une action ferait augmenter de façon faramineuse les frais de scolarité.«Les libéraux retireraient au système d’éducation postsecondaire canadien l’une de ses caractéristiques uniques: son accessibilité.Cette élection partielle devrait être une première occasion pour la prochaine génération de donner son avis sur la réforme Axworthy», a martelé M.Charest en faisant remarquer que le Canada est l’un des seuls pays au monde à fermer des universités, avec la fermeture des collèges militaires de Saint-Jean et Victoria.MM.Charest et Gould ont déjà fait le tour du campus de McGill, où le tiers des étudiants rencontrés se disaient inquiets face à la réforme Axworthy; d’autres événements universitaires sont d’ailleurs prévus.I e deuxième cheval de bataille des conservateurs est le budget tant attendu du ministre des Finances, Paul Martin.Selon Jean Charest, la meilleure façon de fait savoir à M.Martin son opposition à une hausse d’impôts, c’est en votant conservateur.Finalement, les conservateurs entendent souligner l’-hypocrisie» du gouvernement qui, d’une part, prépare des compressions draconiennes mais, d’autre part, «gaspille» 750 000 $ en déclenchant des élections complémentaires qui ne devraient pas avoir lieu. I, E I) E VOIR I, E S S A M E I) 2 8 E I) I M A X (' Il E 2 !) .1 A X V I E li I !l SI A 9 PHOTO PC Le ministre de la Défense, David Collenette (à droite), passe devant le chef d’état-major des Forces armées canadiennes, John de Chastelain, tout à gauche.La controverse ayant entouré le Régiment aéroporté est maintenant «chose du passé», a dit le ministre.Démantèlement du Régiment aéroporté de Petawawa Collenette appuie de Chastelain, mais c’est Chrétien qui tranchera JEAN DION DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA SJ il n’en tient qu’au ministre de la Défense, David Collenette, le chef d’état-major des Forces armées canadiennes John de Chastelain restera en poste.Mais, justement, il n’en tient pas qu’à lui.«J’appuie totalement le général de Chastelain.Il n’y a aucun cloute là-dessus», a déclaré hier M.Collenette, qui devait toutefois ajouter que «le chef d’état-major est nommé par le premier ministre» et laisser ainsi entendre que la décision finale relèvera de Jean Chrétien, qui rentrera lundi d’un voyage d’une douzaine de jours en Amérique latine.Grand patron de l’armée, le général de Chastelain a vu son autorité ébranlée lundi dernier, jour où le gouvernement fédéral a ignoré sa recommandation et ordonné le démantèlement du Régiment aéroporté de Petawawa à la suite de la diffusion de deux bandes vidéo montrant des actes disgracieux de la part de soldats de cette unité.Dans un discours prononcé hier devant des militaires actuels et anciens, M.Collenette s’est abstenu de toute allusion à la question du leadership dans l’armée et à la suppression du Régiment, expliquant plus tard aux journalistes qu’il considérait l’affaire comme étant «chose du passé» et qu’«on doit maintenant aller de l’avant et construire».Le ministre a par ailleurs refusé de commenter un sondage du réseau CTV selon lequel une minorité (32 %) de Canadiens sont d’accord avec sa décision.«Nous croyons qu’ils l’appuieront lorsqu’ils comprendront le contexte dans lequel elle a été prise», a-t-il dit.De son côté, le général de Chastelain, s’adressant au même auditoire, a évoqué des problèmes «de moral et de leadership» au sein des Forces armées, mais il les a surtout reliés aux compressions budgétaires faites au ministère de la Défense.«Bien sûr, le moral a été affecté» par le vidéo montrant la fameuse séance d’initiation du Régiment aéroporté, mais là où le bât blesse, «c’est qu’à travers le Canada les militaires craignent pour leur emploi, pour leur futur, pour leurs enfants.C’est naturel.Et c’est à nous de faire ce qu’on peut», a dit le général lors d’un point de presse.Quant au leadership, M.de Chastelain a noté qu’il était «évident qu’il y a un problème» du seul fait qu’on ait «permis à ces événements de se produire».«Mais je ne veux pas dire que c’est généralisé dans les Forces.Grosso modo, le leadership est excellent.» Le chef d’état-major n’a toutefois pas cherché à s’absoudre lui-même.«Mon leadership est en cause.Je l’ai déjà dit: comme chef, une partie de ma job est d’être responsable de tout ce qui arrive dans les Forces.Responsable, pas nécessairement coupable.S’il y a culpabilité, ça va être défini par l’enquête qui aura lieu sur les événements de 1992 (en Somalie et à Petawawa).» «Il y a d’autres responsables, mais je suis le plus haut, et donc le plus responsable.Ça ne veut pas dire que les enquêtes ne mettront pas le blâme aux endroits où c’est nécessaire.Mais pour l’instant, c’est moi», a-t-il dit.De là à démissionner, notamment parce qu’il n’a pas su convaincre le gouvernement de maintenir le Régiment aéroporté?M.de Chastelain récuse cette thèse, de même que celle qui veut que le ministre Collenette et lui ne soient pas sur la même longueur d’onde.Il parle même d’un «traitement équitable» dans le cas du Régiment.«Les gens accordent beaucoup d’importance au fait que, lorsque vous formulez des recommandations et qu’elles sont rejetées, vous devriez démissionner», mais si c’était le cas, « vous n’auriez pas un bon leadership militaire, ni une bonne fonction publique», a-t-il dit.Le général de Chastelain, qui a déjà expliqué que son maintien en fonction était une question entre lui et Jean Chrétien, a précisé que «la situation sera résolue au cours des prochains jours».Par ailleurs, le ministre Collenette a fait savoir hier que des membres du Régiment aéroporté s’étant illustrés en Somalie allaient recevoir toute la reconnaissance due pour leurs efforts, «malgré les incidents» qui ont entaché la mission de paix.Parizeau réévalue les responsabilités de Dionne-Marsolais Le passage de la ministre à la Culture ne sera qu’intérimaire MICHEL VENNE DE NOTRE.BUREAU DE QUEBEC La ministre de la Culture et des Communications, Rita Dionne-Marsolais, qui s’est mis à dos une bonne partie du milieu culturel québécois au cours des dernières semaines, n’est titulaire de ce ministère que par intérim.Au cours des prochaines semaines, son rôle au conseil des ministres doit être réévalué, a-t-on appris hier auprès du conseiller principal du premier ministre, Jacques Parizeau, sans que cela ne signifie qu’elle sera dessaisie de cette responsabilité.Lorsque Mme Dionne-Marsolais a été nommée, le 25 novembre, pour prendre la relève au pied levé de Marie Malavoy, il était convenu de revoir cette nomination après les Fêtes, a expliqué ce conseiller.Ce qui sera fait En entrevue, le 17 janvier, Mme Dionne-Marsolais affirmait pourtant être «là pour rester».Dans le communiqué de presse annonçant sa nomination, le 25 novembre, aucune allusion au caractère temporaire de cette charge n’est mentionnée.Le premier ministre y annonce que Mme Dionne-Marsolais «devient ministre de la Culture, des Communications et ministre responsable de l’application de la Charte de la langue française».Le communiqué ajoute qu’elle conserve «pour le moment» la responsabilité du ministère du Tourisme, dont elle avait la charge depuis le 29 septembre.Le communiqué laisse donc croire que sa responsabilité à la Culture est ferme, et que c’est sa responsabilité au Tourisme qui est temporaire.Depuis sa prise en charge du ministère de la Culture, Mme Dionne-Marsolais a semé la controverse dans le secteur culturel, un secteur où se recrutent des souverainistes dont le gouvernement cherche à obtenir l’appui en celte année référendaire plutôt que de provoquer leur insatisfaction.Au cours des derniers jours, Mme Dionne-Marsolais a soulevé l’ire des milieux culturels sur trois fronts: ¦ dans un entretien avec des journalistes, le 17 janvier, elle annonce son intention de remettre en cause le fonctionnement du Conseil des ails et des lettres (CALQ) et de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC).Elle voit des problèmes d’éthique et des risques de conflit d’intérêt au CALQ, parce que les personnes qui accordent les subventions, sont issues elles-mêmes du milieu culturel.Cette sortie met en furie les artistes et provoque la démis- sion du président de l’Institut québécois du cinéma, le producteur du Déclin de l’empire américain et de Jésus de Montréal, Roger Frappier, qui voit dans l’attitude de Mme Dionne-Marsolais «la condescendance des gens qui débarquent dans notre milieu avec tous les préjugés que l’on peut nourrir envers les altistes».Le milieu culturel a rappelé à la ministre que le CALQ est une partie intégrante de la politique culturelle adoptée par le gouvernement précédent et appuyée à l’unanimité dans le milieu; ¦ le vendredi 20 janvier, le gouvernement annonce la nomination de Raymond Brasseur à la présidence de Radio-Québec.M.Brasseur est un an-cien gestionnaire de TVA qui a participé à des activités de financement politique de Mme Dionne-Marsolais.Il remplace Françoise Bertrand qui a démissionné.La nomination est accueillie de nouveau par un tel tollé que M.Brasseur, à qui on reprochait d’être totalement étranger au monde de la programmation et des contenus, a démissionné hier, à peine une semaine après son entrée en fonction; 81 enfin, la ministre a subi les foudres du milieu culturel en écartant du comité consultatif sur l’autoroute électronique les membres provenant de ce milieu au profit des industriels et en les confinant à un comité sectoriel qui donnera son avis au comité principal, sorte de comité-ghetto dont elle devait annoncer prochainement la formation.La ministre était à Paris, hier.Elle accompagnait M.Parizeau dans sa visite officielle en France.La souveraineté n’effraie pas le patronat français Le Hir accuse Ghislain Dufour de déformer la réalité Québec (PC) — Dans une lettre qu’il a fait parvenir au président du Conseil national du patronat français, Jean Gandois, son homologue québécois, Ghislain Dufour, du Conseil du patronat québécois (CPQ), a présenté «une vision bien partielle et très partisane des perspectives économiques qu’offrirait la souveraineté dû1 Québec», estime le ministre de là Re-’ structuration, Richard Le Hir.f" Au cours d’une rencontre de près-’ se, hier, le ministre a soutenu que M.1 Dufour n’a pas tout dit lorsqu’il a souligné à M.Gandois que les partenaires commerciaux d’un Québec souverain se laisseraient tirer l’oreille avant d’accorder leur confiance et de faire des affaires avec un Etat québécois indépendant.Ce qui a choqué davantage M.Le Hir, c’est le fait que M.Dufour ait omis de parler de la question la plus importante dans le débat entre le Québec et le reste du pays, soit l’endettement du Canada.«Les perspectives d’investissement au Canada, a-t-il affirmé, sont déjà largement hypothéquées par le lourd endettement du gouvernement fédéral et le rendement des investissements au Canada ne dépend plus que de l’équilibre de plus en plus instable entre un dollar déjà dangereusement proche de son cours historique le plus bas et des taux d’intérêt réels parmi les plus élevés au monde.» M.Le Hir se demande pourquoi M.Dufour est si convaincu que les partenaires économiques commerciaux d’un Québec souverain ne souhaiteraient plus faire d’affaires avec le Québec alors que ces affaires leur sont si largement profitables.» r; Les libéraux trouvent que l’Élysette coûte cher Québec (PC) — Le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, ne peut affirmer que la surveillance de la résidence du premier ministre Jacques Parizeau, rue des Braves, à Québec, coûterait un million de dollars aux contribuables, comme l’a dit, hier à l’Assemblée nationale, le député libéral de l’Acadie, Yvan Bordeleau, sur la foi d’articles de journaux.En réponse à plusieurs questions du député, le ministre a dit qu’il préférerait vérifier les chiffres avant de se prononcer en précisant qu’il n’avait demandé aucune augmentation du budget voté pour la protection des personnalités politiques.Par contre, cette procédure de surveillance par des gardes et un système d’alarme est tout à fait normale et existe depuis longtemps, a expliqué encore le ministre en invitant le député libéral à faire preuve de prudence quand il s’agit des mesures de sécurité d’une personnalité.«11 y a des systèmes d’alarme qui ont été installés dans ma résidence quand j’ai été nommé ministre, a ajouté M.Ménard.J’ai compris qu’à chaque fois qu’un ministre est nommé, ces procédures existaient et que des systèmes d’alarme étaient installés.» Le député Bordeleau a voulu faire confirmer la présence près de la résidence du premier ministre de deux policiers 24 heures par jour, sept jours par semaine et que les frais en sont assumés par les contribuables «contrairement à l’engagement du premier ministre qui avait dit que les contribuables ne paieraient pas».Le ministre a tenté une nouvelle fois de démontrer qu’un premier ministre en fonction a toujours fait l’objet d’une sécurité particulière «selon l’évaluation que font les services de sécurité (.) et ça n’a rien à voir avec la maison de la rue des Braves».Donc, que deux personnes veillent 24 heures par jour à la résidence du premier ministre ne l’étonne pas.LE PLUS GRAND CHOIX AU CANADA DE REDUCTION sur tous nos colliers de perles cultivées à partir du prix ordinaire Nous ne vendons pas uniquement 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Vous voulez en discuter, avec un professionnel, en toute confidentialité?Nous pouvons vous écouter, vous guider, vous référer, peut-être intervenir.Toujours avec discrétion.Sur rendez-vous seulement Bernard LeBel Criminologue Téléphone: 486-6490 Gouvernement du Québec Ministère de la Justice AVIS PROPOSITION DE RÉCOMPENSE, DÉCORATION OU DISTINCTION POUR ACTE DE CIVISME Le gouvernement du Québec peut décider de rendre hommage à ceux et celles qui accomplissent des actes de civisme en accordant des récompenses, décorations et distinctions en vertu de la Loi visant à favoriser le civisme (L.R.Q.c C-20).Tout citoyen qui considère qu'une personne a accompli un acte de civisme entre le 1°' janvier 19£(4 et le 31 décembre 1994.dans des circonstances périlleuses (celles où une personne a mis sa vie en danger) ou difficiles (celles où une personne a accompli un acte de courage ou de dévouement exceptionnel sans nécessairement mettre sa vie en péril), peut proposer au Comité sur le civisme qu'une récompense, une décoration ou une distinction lui soit décernée.La proposition doit contenir : - le nom et l'adresse de la personne proposée : - la dale, l'heure, l'endroit, la description de l'acte de civisme et.s'il y a lieu, le nom des personnes en cause : - le nom et l'adresse des témoins : - dans les cas où la personne qui a accompli l acle de civisme est décedée.le nom et l'adresse de son conjoint ou.en l'absence de ce dernier, du plus proche parent, ou si elle n'en avait pas du plus proche ami : - le nom et I adresse de la personne qui présente la demande (une personne ne peut se proposer elle-même).Pour que la personne soit admissible cette année, cette proposition doit être achemmee.au plus tard le 1" avril 1995.à I adresse suivante : Secrétaire du Comité sur le civisme Ministère de la justice 1200.Rte de l'Église.6e étage Sainte Foy (Québec) G1V4M1 Les lormulairès •• Hommage au civisme » sont disponibles dans les Palais de iustice.Caisses populaires Desjardins et les bureaux de Communication Québec Québec CCA Les photographies d'Édouard Baldus : Paysages et monuments de France Du 25 janvier au 23 avril 1995 ¦Mi tsmki m» Édouard Baldus, Gare de Toulon, 1861 ou après Épreuve argentique à l'albumine à partir d'un négatif verre au collodion humide, 27,5 x 43,2 cm.Collection CCA Cette exposition a été organisée par le CCA, le Metropolitan Museum of Art de New York et la Réunion des musées nationaux (France).Les frais de transport aérien sont couverts en partie par Air France.Le CCA remercie le Consulat général de France de son appui à l'exposition.Des visites commentées de l'exposition sont offertes.Renseignements : (514) 939-7026 Richard Henriquez et le Théâtre de la mémoire Prolongée jusqu'au 23 avril 1995 Centre Canadien d'Architecture/Canadian Centre for Architecture 1920, rue Baile, Montréal, Québec, Canada H3H 2S6 499049 ,.«Tti-V 52f’•t!?' g&i» ¦mm %Ft'S*.', mm S-'- ''N&sisl Con ditions DE SKI V Cette information est disponible tous les vendredis et samedis.Dénivellation Nb.pistes OUVERTES LE JOUR Ski de soirée Tout pour vos moments de détente et de douceur "T «• dans les Dans un Jardin , 70parfumeries -v Dans un jardin 1-800-363-3663 MS ET tES SOINS SUPER BOWL XXIX Le spectre de Broadway Joe.Depuis trop d’années, le Super Bowl tourne au massacre avant même le signal de la mi-temps.Cette année encore, San Francisco est donné favoris par près de trois touchés pour vaincre San Diego.Régal des parieurs?Dégoût des amateurs?L’occasion est cependant bonne, en ce dernier dimanche de janvier, de se demander si le miracle d’il y a 25 ans ne se répétera pas à nouveau sur nos écrans?ROBERT SALETTI COLLABORATION SPÉCIALE Les 49ers de San Francisco ont donc été établis favoris par plus de 19 points pour battre les Chargers de San Diego lors du 29" Super Bowl.C’est la marge la plus élevée depuis que, il y a un quart de siècle, Joe Namath garantissait une victoire des Jets de New York contre les Colts de Baltimore.L’après-midi du 12 janvier 1969, à Miami, Broadway Joe tenait promesse: 16-7, Jets.Stan Humphries, le quart des Chargers, n’a encore rien prédit, même si le match de demain a également lieu à Miami.Sagesse tranquille ou manque de leadership?Auteurs d’une fiche de 13-1 en saison régulière, avec 402 points marqués contre seulement 144 alloués, vainqueurs 34-0 du Cleveland en finale de la Conférence nationale, les Colts ne devaient pas perdre, en 1969.Ils représentaient l’establishment de la NFL.Mais la Conférence américaine (encore appelée AFL en 1968, du nom de la ligue qui avait forcé la puissante NFL à accepter une fusion deux ans auparavant) était largement sous-estimée.Sur le deuxième jeu du mat- ch, contre l’avis de son instructeur Weeb Ewbank, qui ne croyait pas que les Jets pouvaient courir hors l’aile contre les Colts, appela une course.hors l’aile.Matt Snell — qui devait accumuler 121 verges en 30 courses — galopa dix verges avant d’être plaqué par le demi de sûreté Rick Volk, resté au sol, assommé par l’impact.Le ton était donné.Les Jets prirent les devants 7-0 sur une course du même Snell au deuxième quart, pendant que Earl Morrall, des Colts, vit deux de ses passes, touchés potentiels, être interceptées.Les Jets ajoutèrent trois placement en deuxième demie et ne furent jamais plus inquiétés.Namath fut nommé le joueur par excellence même s’il n’amassa que 200 verges de gains par la voie des airs (sans touché mais sans interception).Un quart de siècle est passé, la Conférence nationale domine allègrement (10 victoires consécutives) et Pat Summerall respire encore.Pour espérer répéter l’exploit des Jets, les Chargers ont deux options en attaque: ¦ Jouer le livre, c’est-à-dire essayer de courir, envoyer le gros Natrone Means au front le plus souvent pos- sible (hors l’aile du côté de Deion Sanders, qui n’est pas le meilleur pla-queur?), gagner du temps, garder le pointage le plus bas possible et espérer que la confiance des 49"" s’effnte progressivement, au gré de deux ou trois revirements par exemple.Cela peut fonctionner si les 49'" jouent de manière conservatrice en défensive et s’ils ne défient pas Means en se massant à la ligne de mêlée, auquel cas les Chargers risquent plutôt d’envoyer Means à l’abattoir; ¦ Déjouer le livre, c’est-à-dire surprendre le plus possible les 49m par des passes aux premier et deuxième essais, se donner un certain momentum, comme on dit, et garder Means en réserve pour la deuxième demie.Les 49irs blitzent assez peu en général et, si la ligne à l’attaque tient le coup, Humphries pourrait varier ses cibles et atteindre ses receveurs sur de courts tracés.Lancer du côté de Sanders est à proscrire, cependant.De plus, les Chargers devront prendre des risques à l’occasion, comme passer sur un quatrième essai et une verge, tenter un jeu renversé ou un «flea-flicker» ici et là.Quand on analyse la carrière de Bobby Ross, l’instructeur du San Diego, on réalise que ses équipep sont réputées pour leur ténacité.A l’Université du Maryland, il fut l’architecte du plus grand retour de l’histoire du football universitaire quand les Terrapins, en arrière 31-0 à la demie, triomphèrent 42-40.Six fois cette année, les Chargers ont remporté la victoire après avoir dominés au pointage après 30 minutes.Durant les éliminatoires, Ross a refait le coup à deux équipes supérieures sur papier, Miami et Pittsburgh.C’est tout à son honneur et tout indique que Ross jouera la carte de la prudence à l’attaque,et attendra les occasions favorables.A ce jeu, sa défensive devra cependant harceler Young sans arrêt, forcer quelques interceptions ou un échappé ou deux de Ricky Watters ou Dexter Carter, et souhaiter que Jerry Rice connaisse un deuxième mauvais match consécutif, ce qui ne lui est jamais arrivé en 10 ans.San Diego a un certain avantage au niveau des équipes spéciales, mais San Francisco devrait l’annuler en utilisant Sanders sur les retours de botté.En somme, si les Chargers adoptent une stratégie conservatrice, les 49'" deviendront la première équipe à gagner cinq Super Bowl.Stan Humphries est un leader à sa façon, mais il n’a ni le charisme ni le bras de Namath.Steve Young a quelque chose à prouver et Jerry Rice serp égal à lui-même, soit le meilleur.A San Francisco, l’arrogance hautaine n’a pas encore remplacé l’émulation sereine.Attendez-vous à ce que les 49trs passent beaucoup d’entrée de jeu, l’attentisme n’est pas leur fort.Vous pourrez commander la pizza au début du troisième quart.SAN FRANCISCO 34, SAN DIEGO 14 Enneigement Laurentides Morin Heights St-Sauveur Avila Olympia Gabriel Habitant Chanteclerc Christie Sauvage Avalanche Alta Vallée Bleue Mont Daniel 40/80 l Mont-Tremblant Mont-Blanc Gray Rocks Labelle Belle Neige 214 100 213 100 185 100 197 95 200 100 167 100 183 95 180 n/d 168 100 165 80 178 n/d 305 184 165 n/d 157 100 Mauricie-Bois Francs Bois Francs Vallée du Parc La Tuque Carmel Val Mauricie 185 F 168 95 148 100 106 100 100 F Abitibi Témiscamingue Vidéo 107 65 Kanasuta 147 100 Bas St-Laurent Comi St-Mathieu Biencourt Côte des Chats Citadelle Val Neigette Estrie Orford Owl's Head Sutton Bromont Glen Adstock Shefford Mont Joye Bellevue Montérégie Sf-Bruno Rigaud Lanaudière Val St-Côme Trinité Pontbriant Montcalm Garceau Québec Mont Ste-Anne Stoneham Le Relais St-Castin Castor Gaspésie 306 100 191 100 152 100 134 n/d 191 n/d 169 90 540 540 460 400 350 335 305 192 80 125 100 120 65 300 130 137 139 305 625 80 420 100 204 100 175 100 230 F Granul FINE Fern DURC Pin Rouge 450 100 Bechervaise 235 100 Val d'Irène 274 100 Castor 85 100 Cap Chat 200 n/d Miller 241 n/d Chaudière-Appalaches Massif du Sud 400 95 13 Grande Coulée 353 25 7 Crapaudière 290 100 12 Mont Orignal 296 25 6 Ski-Beauce 91 F Manicouagan Tibasse 125 n/d Mont Gallix 185 85 Montréal Des Hirondelles 13 n/d Ignace Bourget 13 n/d Cabrini 13 n/d Mont-Royal 13 n/d Outaouais Ste-Marie 381 70 12 Camp Fortune 205 75 12 11 Vorlage 138 75 9 7 Cascades 60 60 7 7 Lac de l'Argile 128 n/d Saguenay 140 100 21 Mont Edouard Le Valinouët 360 75 17 Lac Vert 240 100 17 5 Mont Bélu 175 70 7 2 Mont Fortin 95 75 8 8 Charlevoix Le Massif de la petite Rivière St-François 770 93 17 Mont Grand Fonds 335 100 14 États Unis Jay Peak 1097 33 20 Bolton Valley 338 25 Smuggler's Notch 796 n/d Sugarïoaf 853 46 Sunday River 612 78 80 Balsams/Wilderness 305 4 Ouest canadien Whistler 2170 95 95 Blackcomb 2284 95 95 Banff 2637 100 50 Big White 2319 n/d Internationaux de tennis masculin d’Australie Les Devils au Forum Régions Europe Trois Vallées Val D'Isère Chamonix* • remontée» méconiques 1750 1450 2807 Richer conseille Dionne FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Stéphane Richer avait un message à livrer à Gilbert Dionne.Selon l’attaquant des Devils du New Jersey, le gazon n’est pas nécessairement plus vert chez le voisin.Richer a fait cette déclaration, hier, alors qu’il commentait un hypothétique retour à Montréal.Le «44» se dit heureux au New Jersey tout en admettant qu’il a toujours «le CH tatoué sur le corps».«Je n’écarte pas l’idée d’un retour à Montréal.Je reviendrais même en courant, a-t-il déclaré.Le Canadien est une grande organisation qui a la possibilité de gagner la coupe Stanley à chaque année.Moi, j’y pense rais à deux fois avant de vouloir quitter Montréal.» C’est pourtant ce qu’il a fait il y a quatre ans au moment d’être échangé aux.Mais avec le recul, il se rend compte qu’il n’avait pas la maturité pour faire face à la musique.«Dionne est comme moi.C’est un émotif qui peut faire de mauvaises déclarations.Mais il doit savoir que jouer au Québec, à Montréal, c’est spécial.Je peux lui assurer que c’est pas mieux ailleurs.» Et Stéphane Richer de conclure: «Stephan Lebeau est peut-être heureux à Anaheim mais il va s’ennuyer de Montréal.» 100 76 100 128 100 1 60km POUDREUSE/ GRANULEUSE Durcie Sampras-Agassi: finale de feu Melbourne (AFP) — La finale des Internationaux d’Australie de tennis qui mettra aux prises, demain dans la chaleur de Flinders Park, les Américains Pete Sampras et Andre Agassi, s’annonce comme un duel au sommet entre les deux meilleurs joueurs du moment.L’année dernière, Sampras avait défait un Todd Martin cramoisi et tout éberlué de se retrouver là, 7-6 (7/4), 64, 64, sans avoir à forcer outre mesure son talent Cette fois-ci, pour cette nouvelle finale américaine qui revêtira la beauté d’un drame antique, il s’agira de tout autre chose.Pour parvenir à cet ultime stade de la compétition, le numérol mondial a dû écarter de sa route des adversaires de valeur, affirmant un tempérament de lutteur qu’on ne lui soupçonnait pas.Après la victoire en cinq sets sur le Suédois Magnus Larsson, il y eut le match homérique contre le phénix Jim Courier, sorti récemment de ses cendres, puis, trente-sept heures plus tard, l’élimination difficile de Michael Chang, moustique prenant plaisir à irriter les lions du tennis, comme l’a si bien observé le Croate Goran Ivanisevic.Planant sur tout cela, le spectre de l’entraîneur Tim Gullikson, dont les malaises cardiaques préoccupèrent Sampras au point qu’il fondit plusieurs fois en larmes la raquette à la main avant de se reprendre fièrement.«Qu’il soit encore là en finale est absolument incroyable», a reconnu Agassi, admiratif.Quant à l’intéressé, qui semble s’être surpris lui-même, il a proclamé: «Je chercherai dimanche à obtenir ma sixième victoire dans un tournoi du Grand Chelem.Elle aurait une saveur particulière car j’ai montré de quoi j’étais capable pour gagner, même si extérieurement je peux parfois paraître indolent.» Face à ce Sampras durci par les épreuves, toujours infiniment talentueux et vertueux, qui n’a jamais été aussi fort, Agassi ne se présentera pas en victime résignée.D’abord, parce qu’il est un battant.Ensuite, parce que, ayant abandonné à Sampras pendant 91 semaines le trône auquel il semblait lui-même promis, il a entrepris de l’en faire chuter depuis la fin de l’année dernière.Cette rivalité au sommet a déjà produit de prometteuses étincelles, en quarts-de-finaJe du tournoi de Paris-Bercy, où Agassi força la victoire avant que Sampras ne remette orgueilleusement les choses au point en demi-finale du Masters de Francfort.«Ce furent de grands matches et nous allons jouer un tennis d’un niveau encore plus élevé.Bien malin qui pourrait désigner le vainqueur», a déclaré l’actuel numéro 2 mondial, tout à la joie d’être parvenu en finale sans perdre un set pour sa première participation à Melbourne.Même de la jeune terreur russe Evgueni Kafelnikov, Agassi n’a fait qu’une bouchée en quarts-de-fmale, ponctuant la punition d’un cinglant 6-0.Au total, il n’a passé que 8 heures et 23 minutes sur le court pour disputer 150 jeux, contre 14 heures et 20 minutes nécessaires à 220 jeux pour Sampras.Un élément pourrait peser particulièrement pour trancher la question de la supériorité entre les deux Américains: la récupération! PHOTO AP Le central de Flinders Park a été inondé, hier, au cours du violent orage qui s’est abattu sur Melbourne.L’Américain Aaron Krickstein, victime d’une élongation, venait tout juste d’abandonner lors de la demi-finale qu’il a perdue 6-4, 6-4, 3-0 face à son compatriote Andre Agassi quand le déluge se produisit.En un quart d’heure, il tomba 31 millimètres d’eau.RECORD CANADIEN DE SURIN Le sprinter montréalais Bruny Surin a signé un record canadien sur 50 mètres, hier, lors de la réunion d’athlétisme de Moscou.Surin a remporté l’épreuve en 5,64 secondes, devançant le Namibien Frank Fredericks, chronométré en 5,74.L’Américain Dennis Mitchell, le numéro un mondial du sprint, a terminé troisième 5,76.Surin a amélioré le record canadien de 5,67 secondes qu’il partageait avec l’Ontarien Robert Esmee, originaire de Sudbury.«Je suis un peu surpris de mon temps car je n’ai pas réussi un très bon départ, a avoué Surin, rejoint à Moscou après son épreuve.Dans les cinq à 10 premiers mètres, j’étais deuxième ou troisième mais mon accélération a fait la différence.» CANTONA EXCLU TOUTE LA SAISON Manchester United a suspendu, hier, Eric Cantona jusqu’à la fin de la saison en raison de l’aggression dont il a été coupable contre un spectateur lors d’un match mercredi.En outre, le capitaine de l’équipe de France paiera à son club une amende d’environ 46 000 $.Mais les dirigeants de Manchester ont laissé entendre qu’ils ne souhaitaient pas se séparer de leur «enfant terrible» et qu’ils comptaient au contraire sur lui pour la saison 1995-96.Le président de MU, Martin Edwards, a rendu hommage à Cantona pour tout ce qu’il a apporté au club depuis deux saisons, tout en estimant son geste «regrettable».«Je pense que (cette condamnation) est évidente au vu de la longueur de la suspension», a-t-il dit.AUTRE FORFAIT DE GRAF L’Allemande Steffi Graf a déclaré forfait pour le tournoi de tennis de Tokyo, qui commencera lundi.Graf est incommodée par une blessure persistante au mollet, qui l’a contrainte à renoncer à défendre son titre aux Internationaux d’Australie.Graf s’était blessée au mollet lors d’un entraînement en décembre en Floride.REPROGRAMMATION La Fédération internationale envisage d’avancer certaines compétitions de la Coupe du monde pour combler le vide créé par l’annulation des Mondiaux de ski alpin 1995.Certaines compétitions programmées en mars pourraient ainsi avoir lieu en février, a précisé un responsable de la fédération.STRAWBERRY PRET POUR LA PRISON Darryl Strawberry, des Giants de San Francisco, aurait accepté de passer trois mois en prison relativement aux accusations d’évasions fiscales auxquelles il fait face.Les représentants du voltigeur et les avocats de la poursuite en seraient venus à une entente hors cour.Strawberry pourrait néanmoins poursuivre sa carrière avec les Giants puisque, selon l’entente, il ne purgerait sa peine que lorsque la saison 1995 aura pris fin.derrière Wayne Gretzky au classement des salaires de la LNH.Messier réclamait 6 millions $ par an et, même si le montant du nouveau contrat n’a pas été dévoilé, on estime que le joueur a obtenu satisfaction au terme de sept mois de négociations.MESSIER DAUPHIN DE GRETZKY Mark Messier a signé un nouveau contrat avec les Rangers de NY et figure désormais au deuxième rang PRICE EN TETE Nick Price a ramené une carte de 67, cinq coups sous la normale, pour s’emparer du 1er rang au tournoi de Manille à l’issue des deux premières rondes avec un total de 138.Fred Couples et le Suédois Robert Karlsson accusent un retard d’un coup.Karlsson a signé une ronde record pour le parcours avec un 65 et Couples, vainqueur de l’omnium de Dubai la semaine dernière, a joué un 67.LIGUE NATIONALE Jeudi NJ 0 Boston 1 (P) Hartford 2 Phil’phie 3 Tampa Bay 2 Floride 4 Calgary 1 Detroit 5 LA 1 St.Louis 3 Hier Ottawa à Pittsburgh Québec à Buffalo Islanders à Washington Toronto à Chicago Winnipeg à Anaheim Aujourd’hui Edmonton à Detroit Boston à Philadelphie Floride à Hartford New Jersey à Montréal Dallas à San José Tampa Bay à Islanders Buffalo à Ottawa Rangers à Québec Calgary à Toronto Vancouver à St.Louis Winnipeg à Los Angeles Demain Pittsburgh à Wash’ton Philadelphie à Montréal Chicago à Los Angeles ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est Pi g d n bp bc Pittsburgh 3 3 0 0 14 10 Buffalo 3 3 0 0 9 4 Boston 3 3 0 0 7 2 Québec 2 2 0 0 8 2 Hartford 4 1 1 2 9 7 Montréal 2 1 1 0 4 5 Ottawa 2 0 1 1 4 7 Section Atlantique NY Islanders 3 2 0 1 9 7 Floride 4 1 3 0 12 13 Tampa Bay 4 1 3 0 10 16 NY Rangers 4 1 3 0 9 9 Philadelphie 4 1 3 0 S 13 New Jersey 3 0 2 1 3 5 Washington 3 0 2 1 2 8 Conférence de l’Ouest Section Centrale St.Louis 4 3 1 0 19 10 Detroit 4 3 1 0 16 9 Dallas 3 2 0 1 9 4 Toronto 3 1 1 1 11 8 Winnipeg 4 1 2 1 11 14 Chicago 3 1 2 0 9 10 Section Pacifique Calgary 4 2 1 1 14 13 Anaheim 4 2 2 0 11 13 Edmonton 4 2 2 0 11 14 San José 3 2 1 0 9 7 Los Angeles 4 0 3 1 9 14 Vancouver 4 0 3 1 7 20 LEIÆVUitt LES SPORTS 1.Mi * W'XÛ''' : ¦ MWê Pour la constmction résidentielle le projet de loi 46 est aussi dévastateur .¦ Tout comme une tornade, le projet de loi 46, s’il est adopté dans sa forme actuelle, aura des effets extrêmement dévastateurs: ?• hausse du travail au noir et mise en péril de la qualité de la construction ; • grosses pertes pour le fisc en raison de la hausse du travail au noir (les Québécois paieront tôt ou tard ce manque à gagner) • détérioration des conditions de travail ; • abandon de l'industrie par nos qjitrepreneurs respectueux des lois ; .•disparition éventuelle de l’industrie du bâtiment.- Le gouvernement Parizeau veut adopter la loi 46 qui modifie la Loi sur les relations de travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d'oeuvre.Il se fait ainsi le complice du déclin, du bâtiment et de la montée du travail au noir.Le projet de loi 46 vise à réglementer encore davantage la construction résidentielle.Pas moins de 33 lois régissent déjà ce secteur important de notre économie.Résultat : il faut cinq corps de métier pour installer une hotte de cuisine ! Le Québec est la seule région d’Amérique du Nord à réglementer autant la construction résidentielle.En sur-réglementant, le gouvernement encouragerait le développement du travail au noir dans la construction résidentielle parce qu’il exercerait une pression sur les salaires et les coûts.Ce n’est pas le marché noir qui bâtit une économie forte.Le premier ministre Jacques Parizegu a promis d’éliminer la loi 142 mais n’a jamais promis de démolir notre industrie !r Des améliorations s’imposent au projet de jbi 46 pour éviter l’irréparable.Association provinciale des constructeurs d'habitation du Québec ~APCHh Montréal métropolitain lJ& 12 L E I) E V 0 I R, , I.E S S A M E I) I 2 8 ET I) I M ANCHE 29 .1 A N V I E R.I 9 9 5 EDITORIAL L’amitié rétablie Lise Bisson nette Seuls les esprits mesquins refuseront de se réjouir devant l’élégance, la chaleur et l’empressement de la réception que le chef du gouvernement québécois, M.Jacques Parizeau, a obtenue de la France officielle, tout au long de son séjour à Paris.1 était temps que se rétablisse, entre la France et le Québec, un enthousiasme.Aucun lien du Québec avec un autre pays ne pourrait être de même qualité, de même intensité.La culture québécoise est aujourd’hui plurielle, elle s’abreuve où elle veut, mais il importe qu’elle continue à trouver en France une source centrale, et qu’elle tire le meilleur de sa prise directe sur Tin pays-phare, qui est aussi frère.Tout se passait depuis quelques années, et notamment sous le règne libéral de M.Robert Bouras-sa et de M.Daniel Johnson, comme si le caractère unique de cette relation était devenu embarrassant, politiquement suspect.Comme si frayer de trop près avec les dirigeants français était donner du crédit à la thèse souverainiste.Depuis le fameux appel du général de Gaulle à un «Québec libre», pourtant, aucun président ou premier ministre français en exercice n’a souhaité publiquement la sécession du Québec.Mais la France, parmi tous les pays qui ont une relation significative avec le Canada, est sans doute celui qui s’émeut le moins des perspectives d’une victoire souverainiste au Québec.La classe politique y accueille parfois chaleureusement l’idée de souveraineté.En général, du moins, elle ne la répudie pas.D’où le malaise de M.Bourassa et de M.«Johnson fils», comme on dit là-bas, qui ont préféré enlever du lustre à la relation Québec-France plutôt que d’en vivre les subtilités.En pratique, les rencontres de haut niveau se sont espacées, la délégation du Québec à Paris est devenue un lieu d’expédition des affaires courantes, l’idée de la France s’est commodément noyée dans celle de la francophonie internationale, les amis sont devenus de bonnes connaissances.Que le Québec devienne ou non un Etat souverain, cette «normalisation» est malsaine, masochiste même.Elle va à l’encontre des beaux discours sur une mondialisation qui, si elle a un sens, doit exiger qu’un pays renforce ses meilleurs liens internationaux plutôt que de les bouder.Le voyage de M.Parizeau, qui a littéralement remis le Québec sur la place de Paris, qui a redonné de la classe et une certaine hauteur aux relations France-Québec, trouve là ses plus grands mérites.Le gouvernement péquiste en espérait sans doute un bénéfice de plus, un coup de pouce à la cause de la souveraineté.La France d’aujourd’hui est saisie à cet égard d’une indéniable tiédeur.Elle est due en partie au long séjour dans l’opposition du Parti québécois, qui a eu du mal à convaincre son vieux réseau français de la vigueur de ses appuis.Le scepticisme s’est installé, parfois l’ironie comme en a témoigné à la veille de la visite de M.Parizeau une presse française qui commence à trouver l’affaire un peu vieillotte et répétitive.Il faut compter aussi avec les grands débats européens, tant autour des accords de Maastricht que de la guerre dans les Balkans; le nationalisme a mauvaise réputation chez une bonne partie de la classe politique et de l’intelli- Le lien France Québec devait retrouver l’enthousiasme.gentsia françaises.Le mouvement souverainiste québécois n’est certes plus un de ces nationalismes classiques, qui effraient tant les Européens.Mais la nuance leur échappe, et le Parti québécois ne cesse de reprendre de longues explications.En quatre jours, M.Jacques Parizeau n'aura certes pas remonté toute la pente.Il aura surtout aidé sa cause, paradoxalement, grâce à des adversaires qui ont fait une disgracieuse jaunisse devant le bonheur assez innocent d’autrui.Si l’ambassadeur du Canada à Paris, M.Benoît Bouchard, n’avait insulté à l’avance les puissants interlocuteurs du premier ministre du Québec, dont le président de l’Assemblée nationale, M.Philippe Séguin, les souverainistes n’auraient peut-être pas obtenu d’aussi limpides assurances de la reconnaissance officielle de la France, advenant un OUI au prochain référendum.Le maire de Paris, M.Jacques Chirac, que ses ambitions présidentielles avaient rendu si prudent qu’il ne recevait plus de personnalités souverainistes en ses quartiers, s’est brusquement trouvé libre et en a donné plus que le client québécois en demandait.Le premier ministre et probable président de demain, M.Edouard Balladur, qui n’a jamais affiché le moindre intérêt pour la saga ca-nado-québécoise, a lui aussi donné de belles garanties, en mots à peine plus couverts.Le chef de l’opposition officielle, M.Daniel Johnson, a raison de souligner que ces promesses ne sont pas, à proprement parler, des appuis à la thèse de la souveraineté.Qu’elles respectent la logique diplomatique, qui ne saurait s’opposer à une volonté populaire exprimée dans une démocratie.Mais la guerre déclenchée par les propos de M.Bouchard — et poursuivie par les commentaires grossiers de M.Chrétien à l’égard du maire de Paris — a poussé les dirigeants français à exprimer clairement ce qui allait de soi, avec une force nouvelle.Ils n’ont certes pas appuyé le projet péquiste, mais ils l’ont légitimé sans détour.Et cela au moment même où la tactique fédérale est de tout mettre en doute, sa légitimité, mais aussi sa légalité, et même sa moralité.Si ce que la France déclare est bien ordinaire et normal dans l’ordre des bonnes relations internationales, comme le soutient M.Johnson, il va falloir que le Canada dise bientôt comme elle.La semaine a été un désastre pour la diplomatie canadienne, qui a fait étalage d’une rare vulgarité.Imagine-t-on un ambassadeur français à Ottawa qui traiterait de loose cannon le président des Communes?Ou un premier ministre de la République française qui commenterait les sondages canadiens et prédirait une défaite électorale à l’un ou l’autre candidat de premier plan?Une conduite d’hommes des tavernes.En octobre dernier, à Paris, M.Benoît Bouchard déclarait qu’une «bataille rangée avec le Québec à l’étranger serait absolument ridicule» et il promettait de ne jamais l’engager.Il faut croire que son ordre de mission a changé.Le Parti québécois a toutes les raisons de s’en réjouir, il y gagne.Aussi mal représentés, toutefois, nous en sortons tous un peu diminués.Canon détaché C’est peut-être pour impressionner les Français que Benoît Bouchard a choisi d’utiliser l’expression anglaise loose cannon dans sa tentative de minimiser l’appui de la France à la souveraineté du Québec.Permettez-moi de lui suggérer qu’il aurait un meilleur effet, tout en rendant à la France ce qui lui est dû, soit la paternité de l’expression, fs’il utilisait l’expression française Jd’orjgine.i En effet, Victor Hugo, dans \Qjtytye-vingt-treize, consacre pas inibins de sfr pages à la description [de l'effet terrible sur un navire de iguerre au large en pleine marche |d’jur canon détaché, qui avait cassé •son amarre.C’est de cette description.qu’est née la métaphore tant •utilisée par les chroniqueurs poli- et.les ambassadeurs cana- diens.[Robin Philpot ^Montréal, 25 janvier 1995 ! *" 1 -> Engagement souverainiste 'Sides souverainistes veulent s’assu-!reh le vote d’un certain nombre de [Québécois anglophones (et, en irnême temps, celui des Québécois |s(füçieux de vivre dans un pays dé-tfnhcratique et généreux), ils feraient bien de présenter leurs enga-igçments formels concernant les JdçQÙs collectifs des autres peuples !de souche.Que sont-ils prêts à ga-raWfir aux peuples autochtones et Unix héritiers de l’autre peuple colonel, d’origine, les Québécois de langue anglaise?' 'Dans le cas qui nous occupe, Isô'ùt-ils prêts à leur reconnaître Jeùrs droits acquis et à les garantir à perpétuité?Sont-ils prêts à garantir la survie de cette population par ¦’me politique d'immigration propor- LETTRES -?- tionnelle et par une politique d’éducation qui donnerait le droit d’accès à l’école anglaise aux enfants de tout immigrant ayant fait ses études en anglais?S’ils le sont, qu’ils s’y engagent.Nous reparlerons alors de l’intention de vote de nos compatriotes anglophones.S’ils ne le sont pas.nous sommes toujours en démocratie et honni soit celui qui menacerait certains citoyens quant à leur intention de vote.Yves Saint-Pierre Montréal, 19 janvier 1995 Auschwitz n’importe où?Il ne faut pas se faire d’illusions; ce qui s’est produit à Auschwitz pourrait encore se reproduire n’importe où.D’ailleurs, Staline a fait assassiner, chez son propre peuple, autant de gens que Hitler dans ses camps de la mort.Si cela fut fait, et demeure possible, c’est à cause des principes du devoir et de l’obéissance inconditionnelle auxquels sont dressés les militaires et les groupes paramilitaires.Tant que les hommes se sentiront obligés de faire ce qui leur est ordonné, les crimes se perpétueront, comme à Auschwitz ou à Hiroshima.Raymond Lévesque ljongueuil, 23 janvier 1995 Séparatisme et sécessionnisme Dans son texte du 11 janvier dernier intitulé «La séparation, c’est clair», M.Couturier répondait aux fédéralistes qui croient marquer un bon point chaque fois qu'ils parlent de la «séparation» du Québec et des «séparatistes».La meilleure réponse à cet égard se trouve dans le savant traité de Jacques Brossard, L’accession à la souveraineté et le cas du Québec: «Lorsqu’une région se détache d’un Etat plus ou moins unitaire, il s’agit d’une séparation; lorsqu’un Etat membre d’une fédération se détache de celle-ci, il s’agit d’une sécession.On pourrait donc parler de «séparatisme» breton ou jurassien mais il est absolument inexact de parler de «séparatisme» québécois: si le Québec accédait à la souveraineté complète ou à l’indépendance, il s’agirait clairement d’un cas de «sécession».(Les partisans de cette solution sont donc «sécessionnistes», qu’ils soient par ailleurs «souverainistes» ou «indépendantistes», mais ils ne sont absolument pas «séparatistes», à moins que l’on considère le Canada comme étant un Etat unitaire.).» Par leur langage, les fédéralistes trahissent leur conception réelle du Canada, leur but qui est d’en faire up pays unitaire.Ils oublient que l’Etat du Québec existait bien avant l’Etat outaouais.Jean Chouinard Montréal, 16 janvier 1995 Monnaie nationale Les autorités mexicaines avaient le pouvoir de prendre les décisions qui s’imposaient pour l’économie du pays en dévaluant le peso.la loi référendaire fait du dollar canadien la monnaie nationale du Québec, une monnaie sur laquelle les autorités souveraines du Québec n’auront aucune prise.Toutes les décisions concernant cette monnaie seront prises à Ottawa.Est-ce vraiment la souveraineté voulue?Maintenant, au moins le Québec a un poids politique important à Ottawa.Germaine Deichmann Montréal, 18 janvier 1995 IL SMASSliT T>Y VEÜSER, ort t-TA OOLtEHR LE.RÉFÉREUDOM EN ERAMCe ! Le grand débat U n débat sur la règle de droit fait actuellement rage au Québec.Les questions sont nombreuses.Avons-nous le droit de discuter de souveraineté?Jusqu’où s’étend le bien commun?Tout ce qui n’est pas spécifiquement interdit est-il permis?Faut-il la permission des autres pour agir?Nous sommes probablement la seule société occidentale où l’on discute ouvertement de questions morales aussi importantes.Il n’y a qu’au Québec où le concept même de «projet de société» — malgré toute la dérision avec laquelle on accueille ces mots —, a encore un sens.Vous pensez qu’on discute de projet de société à Mexico, à Grozny ou à Genève?Et puis, nous n’hésitons pas à nous mettre nous-mêmes en question.Voilà un autre atout que l’ou oublie trop souvent.Je ne sais pas si, oui ou non, nous accepterons d’entrer dans l’Histoire.Je sais cependant que si nous nous décidons, ce sera en pleine «connaissance de cause» (quelle belle expression).On en aura discuté et on en aura soupesé le pour et le contre.Habituellement, on choisit de discuter de ce genre de questions à la condition que le débat s’applique aux autres.C’est ainsi que les Européens aiment bien parler de la moralité du droit d’ingérence, mais seulement dans la mesure où il s’applique aux Serbes ou aux Bosniaques.Il ne viendrait pas à l’esprit des Français de discuter du droit d’ingérence de l’abbé Pierre par exemple.Quant aux Américains, ils sont toujours prêts à discuter de démocratie, mais à condition que ce soit en Lan ou en Algérie.Notre débat a deux composantes majeures et prend des allures très différentes selon qu’il s’agit de discuter de la légitimité de la démarche de consultation prévue par le gouvernement du Québec (et non le gouvernement péquiste comme on le proclame sans cesse à Radio-Canada) ou de la légalité du processus d’accession au statut d’Etat souverain à la suite d’un votre référendaire positif.Jusqu’à présent, on n’a pas toujours réussi à séparer ces deux questions — un peu de confusion n’a DANIEL LATOUCHE ?jamais nui —, mais il est permis de croire qu’on va bientôt y arriver.L’objectif du débat n’est évidemment pas de faire progresser la théorie de la démocratie ou de mettre Jean-Jacques Rousseau à l’heure du jour.Pour ceux qui l’ont initié, il s’agit tout simplement de placer les forces souverainistes sur la défensive et de faire ressortir le danger sinon la futilité de toute leur démarche.C’est de bonne guerre, surtout dans la mesure où le gouvernement du Québec prétend se draper dans la normalité étatique et s’appuyer sur une logique de concertation et de consensus.Les souverainistes ne devraient pas s’offusquer qu’on leur fasse ainsi la gueule.Lorsque les partisans du statu quo leur lancent à la figure que ce sont eux qui doivent assumer le fardeau de la preuve, il s’agit du plus beau compliment qu’on puisse îeur faire.En cette fin de millénaire et alors qu’on proclame partout que l’Histoire est terminée, c’est plutôt un honneur d’avoir quelque chose à prouver.Cela démontre au moins qu’on n’est pas mort.Cette attitude de leurs adversaires confirme aussi — comme s’il était vraiment permis d’en douter — que nous sommes en présence ici d’un débat essentiellement politique, dans la mesure où l’on cherche à influencer la décision éventuelle des citoyens à partir d’arguments dont on espère qu’ils auront un impact sur l’opinion.En affirmant haut et fort que le projet souverainiste et la démarche gouvernementale sont illégitimes, on affirme par le fait même que c’est finalement le peuple qui tranchera.C’est déjà un acquis.Il faut toujours présumer de la rationalité et peut-être aussi de l’intelligence de ses adversaires, même s’ils n’en donnent A PROPOS -?- .de remploi en 1994 Après la création de 7000 emplois en 1993, le marché du travail se redresse nettement en 1994.En effet, depuis le début de l’année, 94 000 nouveaux postes sont créés (données désaisonnalisées des 11 premiers mois).De plus, la forte poussée de l’emploi à plein temps (113 400) et la régression du travail a temps partiel (119 400) contribuent à atténuer le phénomène de la précarisation de l’emploi au Québec.Ministère de l’Industrie du Québec, 1994.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI B 0 D R A S S A LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONS K T T E Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTE AIIX Directeur délégué à l'administration FRANÇOIS TII0UIN Directeur de l'information BENOIT AUBIN Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, R0CH CÔTÉ Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇ0N Directeur artistique ROLAND YVES CARIGNAN 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec) HSA 3M9.Té!.: (5 1 4) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS guère de preuve concrète, car c’est la seule façon de donner un sens à sa propre victoire.Ainsi, il se trouvera certainement des Québécois pour votèr NQN ayant été convaincus par des arguments quant à la légalité ou la légitimité du processus et de son résultat éventuel.C’est donc dire que cëux qui voteront OUI, s’ils sont en majorité, donneront aux arguments contraires un poids qu’ils n’auraient peut-être pas eu si ces questions n’avaient pas été soulevées.Pour employer une expression maintenant consacrée, nous diroùs donc que «la beauté de l’affaire» tient au fait qu’engager le dialogue et tenter de convaincre sur la base de tels arguments, c’est déjà reconnaître qu’il y a là matière à discussion et que toutes les réponses sont légitimes.D’autre part, il se trouvera d’autres Québécois pour voter NON par peur de mettre en branle uAe machine infernale à la yougoslaVë et par peur aussi de se retrouver aVec une guerre civile sur les bras.Lorsqu’on entend le premier ministre Chrétien dire qu’il est prêt à tout dans les limites de la légalité évidemment, pour sauver le Canada, on est effectivement en droit de se poser des questions.Lorsqu’on regarde certains éléments de notre année canadienne à l’œuvre, il n’est pas irrationnel d’avoir peur.Mais la deuxième «beauté de l’affaire» veut qu’au lendemain d’un référendum victorieux et devant la non-réalisation de ces prophéties cataclysmiques, ces Québécois n’auront alors d’autre choix que de se rallier à la décision de la majorité puisque celle-ci aura été confirmée dans ses vues par la suite des événements.Comme quoi les majorités n’ont pas toujours tort.En refusant de pratiquer l’excommunication morale et d’en appeler à la Guerre sainte, les souverainistes et le gouvernement gardent toûtçs leurs cartes.Ils doivent ainsi conserver jusqu’à la fin la possibilité dé faire des compromis, même des compromis impensables.En tablant sur l’ouverture et la rationalité des gens, ils démontrent ainsi qu’à défaut de Dieu, ils ont au moins l’intelligeiiCe de leur côté.Si l’on se fie aux sondages, ils vont en avoir besoin.1 L E I) E V 0 1 R , I, E S S A M E I) I 2 8 E T I) I M A N C 11 E 2 9 .1 A N V I E R 1 9 9 5 A 13 IDEES Le virus de l’erreur judiciaire L’affaire Morin titille la bonne conscience des citoyens et gêne les gens de justice «Le nationalisme, c’est la guerre» Les grandes phrases JEAN-C.HÉBERT Avocat pisodiquement, l’opinion publique s’émeut d’apprendre qu’une personne a croupi dans une geôle, claquemurée à la suite d’une erreur judiciaire.Hier, c’était l’affaire Marshall, un cjtoyen de la Nouvelle-Ecosse injustement condam- __ né pour meurtre, ce qui lui valut 15 ans c e bagne.Aujourd’hui, l’affaire Morin titille la bonne conscience des citoyens et gêne les gens de justice.Grâce à une avancée spectaculaire de la science, Morin a pu, contre toute attente, faire la preuve irréfutable de son innocence.Et comment donc! Son empreinte génétique est dissemblable à celle de l’assassin.Pourquoi le virus de l’erreur judiciaire a-t-il pu inoculer le système de justice au point que le mécanisme de révision n’a pu neutraliser le fléau?A courte vue, l’idée d’une responsabilité collective pointe à l’horizon.L’enquête policière Au premier chef, de sérieux doutes grèvent la fiabilité et la qualité de la preuve colligée par les policiers.A moins qu’il ne s’agisse carrément d’un triste cas de manipulation ou fabrication de preuves.Pour l’heure, rien n’est exclu.Qu’on en juge sur la foi des principaux éléments de la preuve du ministère public: ¦ une analyse scientifique a conclu que des cheveux de Morin furent trouvés sur la chaîne que la victime portait au cou; ¦ de la même façon, plusieurs cheveux trouvés dans la voiture de Morin correspondaient à ceux de la victime; or, l’accusé a nié toute présence de la victime dans son véhicule; ¦ quelques poils d’animaux et fibres trouvés sur les lieux du meurtre correspondaient à des objets similaires trouvés dans la voiture ou dans la résidence de Morin; H des déclarations imputées à Morin par un agent double permettant une inférence de culpabilité, outre la démonstration qu’il aurait faite quant à la façon de poignarder la victime; ¦ des aveux incriminants furent imputés à Morin par deux compagnons de cellule.Subséquemment, l’un des enquêteurs fut inculpé de paijure et d’entrave à la justice.L’état de santé du défendeur aurait justifié un sursis de procédure.Lors du premier procès pour meurtre prémédité en 1986, au terme duquel Morin fut acquitté par ses pairs, la stratégie adoptée par ses procureurs apparaît surprenante et très certainement contradictoire.Dans un premier temps, niant toute participation à l’assassinat, l’accusé proposa une défense d’alibi au soutien de laquelle il témoigna.Subsidiairement, et c’est là que le bât blesse, l’inculpé cita des experts au soutien d’une défense d’aliénation mentale, dans l’hypothèse où le jury lui aurait imputé la responsabilité de l’homicide.C’était là, de la part des avocats et confidents de Morin, greffer au dossier une admission implicite de sa participation au crime.Les tribunaux d’appel Nul besoin d’être grand clerc pour comprendre que cette balourdise allait corroder le mécanisme d’appel.Inutile de nous appesantir sur les subtilités juridiques débattues en appel.L’objet du pourvoi de la Couronne était de faire réformer le verdict pour obtenir un second procès.Partagés entre eux sur la conclusion, les juges du tribunal d’appel ontarien ont conclu à la majorité que les imperfections de langage de magistrat de première instance avaient contaminé l’esprit des jurés.Conséquence: le verdict n’était pas légal.La Cour suprême partagea cet avis.En pure théorie, la cassation du verdict d’un jury impose au demandeur une très lourde tâche.La poursuite doit alors convaincre la cour, avec un degré raisonnable de certitude, que le verdict attaqué n’aurait pas nécessairement été le même en l’absence des irrégularités de procédure.Il est acquis dans un procès criminel que le jury doit prononcer l’acquittement lorsqu’il croit l’accusé.En l’espèce, comment pouvait-on éradiquer l’hypothèse, plausible et raisonnable, selon laquelle le jury a cru l’accusé et sa défense d’alibi ou que celle-ci a suscité un doute raisonnable?Cela dit avec respect, c’est par un argument hautement spéculatif que le juge Sopinka, pour la Cour suprême, opina que «le jury a pu ne pas estimer nécessaire de traiter l’alibi» après avoir soupesé la preuve à charge sous le prisme d’une directive erronée.L’extrait suivant des propos du juge Sopinka peut être relié à la volonté de la plus haute cour du pays de corriger ce qui lpi semblait alors un verdict immérité: «Etant donné la force de la preuve, j’ai le degré requis de certitude que le verdict n’aurait pas nécessairement été le même si la directive appropriée avait été donnée».En clair, sur la vue du dossier, y compris l’étrange stratégie de la défense, le verdict a paru déraisonnable à la Cour suprême.En cette matière, la même cour enseignait tout récemment que la décision des jurés de croire, en partie ou en totalité, ou de ne pas croire un témoin repose «sur le comportement du témoin et le bon sens des jurés, qui ne peuvent être évalués par la cour d’appel.» Certes, en apparence, la preuve à charge n’était pas négligeable.Même là, c’est avec circonspection que les juges d’appel PHOTO PC Hier c’était l’affaire Marshall, aujourd’hui l’affaire Morin, iMfr' .â* devraient aborder la révision d’un verdict d’acquittement par des jurés puisque, de l’aveu de la Cour suprême, ceux-ci «peuvent apporter à la difficile tâche de découvrir la vérité des qualités spéciales que les cours d’appel peuvent ne pas avoir.» Cette retenue judiciaire obligé fut-elle appliquée avec rigueur dans le dossier Morin?Un doute subsiste.Conséquence immédiate du jugement de la Coirn suprême, le second procès subi par Morin fit éclore le virus de l’erreur judiciaire.On connaît la suite.Deux prisonniers vinrent raconter de faux aveux imputés à l’accusé.Plus tard, l’un des témoins confessa publiquement avoir inventé cette preuve à la suggestion d’un enquêteur.Rien d’étonnant à ce que le verdict en fut un de culpabilité.Puis, coup de théâtre: Morin fit scientifiquement la preuve de son innocence devant la Cour d’appel.L’égalité des firmes échappe au citoyen luttant contre l’État pour protéger sa liberté.Pure question de ressources.Voilà pourquoi la Constitution impose aux tribunaux le devoir d’assumer la protection des droits et libertés de justiciables.Les juges n’ont pas droit au risque.Pourtant, la pratique nous révèle que l’affaire Morin n’est pas un cas isolé.Tout près de nous, les archives judiciaires comportent de trop nombreux exemples d’erreurs judiciaires reconnues.Ce qui inquiète vraiment c’est de savoir qu’il s’en trouve d’autres qui ne seront jamais débusquées.La liberté n’est pas un droit absolu, nous dira-t-on.Surtout celle des autres, semble-t-il.Réplique au cinéaste Pierre Falardeau Fils de pub! Elle fait partie de la vie de tous les jours et personne n’avoue l’aimer SALVATORE SCALI Concepteur-rédacteur publicitaire [f e suis un publicitaire pigiste, indépendant de J toute allégeance.Faisant partie intégrante de cette industrie, pas très honorable selon vos dires, je me permets ici de répliquer, en mon propre nom, seulement, du bout du crayon, à __ la virulence de vos propos (LE DEVOIR, date de l’article).M.Pierre Falardeau s’insurge de ce qu’un publicitaire ait utilisé son personnage, Elvis Gratton, dans une pub imprimée.Crime de lèse-majesté, paraît-il.En vous lisant, je croyais bien que vous demanderiez de crucifier sur le champ tous les artisans de l’agence publicitaire BOS.puis toutes les agences du monde entier! Je comprends que vous soyez choqué de ne pas avoir été averti.Ça je le comprends.Mais on appelle ça une erreur de jugement.Pas un crime contre la société.Et là où ça ne va plus, c’est quand vous attaquez toute une industrie, pour rien, par pure idéologie, étroite de surcroît.En quoi la pub est-elle si innommable?Je respecte votre travail, M.Falardeau, mais il y a un tel déversement, une telle mauvaise foi dans votre discours contre la pub que je ne peux faire autrement que de réagir et défendre l’agence BOS à laquelle, je le répète, je ne suis affilié d’aucune façon.Par contre, je connais le processus de création typique des agences.Lorsqu’on doit réagir rapidement, il peut parfois se glisser des oublis et même des erreurs de jugement.On n’appelle pas cela de la malveillance.Seulement de l'effervescence.Et j’en suis persuadé, aucun publicitaire de cette agence, qu’on veut mettre maintenant au pilori, n’a pensé blesser qui que ce soit dans cette création.C’est insensé, l’agence est là pour passer inaperçue et servir un client, pas pour être l’objet de controverses.On peut monter sur les barricades, on peut mer dans les brancards, mais votre conflit se situe à un plan artistique, non idéologique.Vous semblez toujours vouloir défendre la veuve et l'orphelin, alors qu’ici la veuve et l’orphelin, c’est vous.Laissez de côté ce discours dépassé selon lequel la pub c’est le démon ou alors, incluez la pub dans l’ensemble de la société et faites sauter cette maudite société.Mais vous en prendre à la pub et lui prêter tous les maux de la terre, quand même.Superficielle et périphérique, votre opinion fait la preuve que vous ne savez pas de quoi vous parlez.Vous me faites penser aux profs d’antan qui voyaient dans la pub toutes les manipulations inimaginables, tous les sexes et images érotiques incrustés dans chaque image, de manière subliminale, bien sûr! Au moins la pub est honnête: on sait toujours qui parle.La pub, en fait, c’est de la liberté.Ou son signe le plus évident.S’il n’y avait pas de concurrence, il n’y aurait que monopole.H n’y aurait alors pas de pub, que de la propagande.La pub fait vivre beaucoup d’artistes.Ne serait-ce que pour cela, la pub est un rouage important de la création artistique québécoise.Et je connais beaucoup plus d’entreprises que de particuliers qui nourrissent nos artistes.Et ces artistes ont alors la liberté de faire du théâtre, de la littérature ou du cinéma avec vous, M.Falardeau.Dichotomie totalement artificielle Pourquoi, objectivement parlant, la pub serait-elle une manifestation merdique?Je vous le demande! Cette dichotomie qu’on veut bien installer entre diverses manifestations, est totalement artificielle.11 y a cette espèce de snobisme envers la pub.Comme celle de l’art dramatique envers l’humour, du théâtre envers la Ligue nationale d’improvisation.Toujours le conflit entre le commercial et l’underground, entre le populaire et l’élite, entre la fiction et le documentaire.Foutaise! Une société libre a besoin de tout, du théâtre, du cinéma, de la littérature, des soirées de bowling et de bingo, de l’orchestre symphonique, de tout, y compris la pub.Qui n’est ni plus ni moins mauvaise que le reste de la société.Je connais de très mauvais films et des pubs, par définition à but mercantile, géniales.J’ai déjà vu des pubs de 30 secondes faits par de grands, très grands artistes, avoir plus de génie, abattre plus de préjugés, être 100 fois plus émotives et avoir un potentiel de communication beaucoup plus déployé qu’un bon nombre de films politiques qui nous emmerdent pendant plus de deux heures.Soyons honnêtes, M.Falardeau.Vous êtes un artisan qui méritez sans aucun doute d’avoir un droit de regard sur votre création.Une erreur, même de jugement, demeure une erreur et devrait être jugée comme telle.Mais avec tout le respect que je vous dois, et pour reprendre les paroles du directeur de l’agence BOS, oui, vous devrez vous réjouir qu’on ait utilisé votre personnage dans une pub.Non pas parce qu’on s’est servi de votre personnage sans votre permission, mais bien paire que les publicitaires en question croyaient instinctivement que ce personnage faisait partie de l’imagerie collective.Ils voulaient tout simplement faire une citation.Et ça, c’est un honneur.C’est, j'en suis sur, quelque chose qui vous dépasse.Mais le propre d’une création est de dépasser son maître.De se libérer de son joug.Que vous soyez payé pour l’utilisation de ce personnage, va de soi.C’est tout à fait légitime.Par contre, ce personnage ne vous appartient plus.Il est devenu indépendant de vous.Vous ne pourrez plus jamais vous en accaparer.Vous pourrez toujours vous en prendre aux publicitaires qui n’ont fait que montrer ce que ce phénomène est devenu, mais vous ne pourrez jamais empêcher les jeunes adolescents de se payer un party quétaine en visionnant la cassette d’Elvis Gratton.Ça, vous n’y pouvez rien.Comme Elvis Presley n’a pu empêcher la vague d’imitations à son endroit Ét vous criez votre haut-le-cœur parce qu’on récupère un personnage public, Elvis Gratton, alors que ce dernier est lui-même recyclé à partir du personnage d’Elvis Presley.Avez-vous payé des droits d’auteurs à la succession d’Elvis Presley?Je ne prétends pas que la pub soit une équation sine qua non de l’art Je crois tout simplement que c’est un travail de création.Au même titre que la couture ou la danse.Et qu’elle est respectable.M.Falardeau, c’est bien vous qui avez réalisé un vidéo clip pour Dan Bigras?Saviez-vous qu’un clip est un outil de marketing pour vendre des disques?C’est un peu comme si vous aviez réalisé, à votre insu j’imagine, une pub de cinq minutes.Hon que le monde est cruel.«On vous reconnaît, vous» Les publicitaires en beurrent épais, mais pas plus que les cinéastes, les danseurs, les gens de Radio-Canada, les gens de théâtre ou les musiciens.Même que vous, M.Falardeau, vous faites éminemment plus partie du principe de vedettariat que n’importe qui du milieu publicitaire.On vous reconnaît, vous.Pas moi.Pas en dehors de mon strict milieu.Et ce, parce que nous sommes toujours effacés.Notre création à nous n’est jamais signée.Jamais.H n’y a personne qui connaît les concepteurs de tous ces personnages et histoires publicitaires qui pullulent et qui sont souvent très populaires.Pourtant cette création que vous dénigrez, elle a été faite par une personne: un créateur.Et vous lui crachez au visage.Tout le monde peut à la limite, nous copier, et nous voler.La preuve, un exemple parmi tant d’autres: le lapin de Energizer mis en scène dans le dernier Bye Bye.Tout le monde connaît ce lapin et le metteur en scène du Bye Bye.Personne ne pourrait nommer le concepteur de la pub de Energizer.Alors pour parler d’humilité.faudrait repasser.La pub c’est de la création, de la vraie.Bien sûr elle veut séduire.Et après?Tout le monde en parle, tout le monde aime ou déteste, mais elle fait partie de la vie de tous les jours.Au fond, personne n’ose avouer qu’on l’aime.Parce que c’est mal vu.Ça, pour des artistes, c’est la pire des injustices.M.Falardeau, vous qui êtes si concerné par la veuve et l’orphelin, vous devriez peut-être songer à défendre tous les musiciens, les infographistes, les comédiens, les scrip-teurs, les techniciens de radio, télé, vidéo, cinéma, bref tous les artisans et les artistes du showbiz qui font un travail honnête.Pour ma part je félicite tous les concepteurs, leur courage et leur talent PIERRE VADEBONCOEUR L e nationalisme, c’est la guerre», déclare M.François Mitterrand avec une assurance superbe et historique.C’est une belle phrase.Tout le monde va naturellement se mettre à répéter que le nationalisme, c’est la guerre.Fort bien, mais l’impérialisme, qu’est-ce que c’est?Le nationalisme, cause des guerres?Les guerres modernes ont cessé en Europe occidentale quand les empires britannique, français, belge et hollandais eurent cessé d'exister.Le jeu n’en vaut plus la chandelle.Pas d’empire à défendre, à.convoiter ou à construire, pas de guerre.Les deux grandes guerres furent des guerres impérialistes.Mais il n’y a plus d’empire interne à subir, ni d’empire extérieur à exercer.Il y eut la guerre d’Algérie, mais c’était justement une guerre anti-impérialiste.Pas d’impérialisme, pas de domination, pas de guerre, pas de nationalisme.Les guerres actuelles?C’est l’impérialisme russe, l’impérialisme serbe.Point, à la ligne.Le nationalisme tchétchène fait-il la guerre?Le nationalisme croate l’a-t-il faite?Le nationalisme, c’est la guerre?Même des guerres civiles du siècle peuvent s’expliquer en tout ou en partie par les impérialismes étrangers: Chine, Vietnam, Cuba, Chili.Isolement Et notre nationalisme à nous?Des philosophes sortent actuellement des sentences, certains politiques brandissent des menaces et des gens d’affaires s’excitent contre notre nationalisme.Très mauvais signe.Signe d’impérialisme.Preuve additionnelle: la réaction déborde les frontières du Québec et du Canada et, détail significatif, couvre à peu près l’aire économique de la concurrence et des appétits extérieurs nous concernant.Alors regardez je vous prie le signe de piastre.Toronto.New York.On allègue des «principes» et des «droits» et des «lois» contre nous, et l’on invoque aussi le «pays» sentimental contre notre nationalisme; mais c’est là la couverture politique et philosophique de l’argent apatride, couverture taillée sur mesure.Le loup impérialiste montre parfois le bout de l’oreille.Un certain Robert Blohm, dans un article publié par le Wall Street Journal, vient d’inventer et de dénoncer «l’État ethnocentrique» du Québec, et,il invente aussi que le Québec est «l’État provincial le plus interventionniste du monde industriel».Or, ledit Blohm, pure coïncidence, s’intéresse fort à Hydro-Québec.Qui l’appuie?David Asman, responsable des pages éditoriales du Wall Street Journal.Qu’écrit pour sa part le dénommé Asman?Il écrit par hasard ceci, qui est rapporté par Le Devoir du 16 janvier: «Le cœur du problème est Hydro-Qjiébec.Hydro-Québec est une société d’État.Et nous, à la page éditoriale du Wall Street Journal, nous croyons de façon fondamentale que les industries étatiques sont, dans la plupart des cas — et sûrement dans le cas de Hydro-Québec — inefficaces et bureaucratiques.Que le Québec devienne ou non un pays indépendant, ses intérêts seraient mieux servis si Hydro-Québec était privatisée.» Que pouvons-nous conclure de tout cela?Que nous sommes nationalistes et que nous savons pourquoi.Que ce nationalisme est nécessairement une réponse à des impérialismes.S’il y a agressivité quelque part, de toute évidence elle est là.D’ailleurs si quelque chose prouve l’existence de ces impérialismes, c’est notre isolement.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l’information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Mortier, Isabelle Paré, Guy Taillefer (adjoint au directeur de l’information), Konrad Yakabuski; Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme)', Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs)', Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes): à l’information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Benoit Munger, Odile Tremblay; à l’information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque.Serge Truffaut, Claude Turcotte; à i’information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste).Antoine Char.Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l’information politique: Pierre O’Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa).Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec).Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec): Serge Chapleau (caricaturiste); à l’information sportive: Yves d'Avignon; Denise Babin, Marie-Claude Petit (commis), MarieHélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur): Manon Scott.Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lucie Pinsonneault (directrice).Yves Williams (superviseur, Avis publics et annonces classées).Jacqueline Avril.Daniel Barbeau.Jean de Billy.Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Sylvie Hanna, Christiane Legault, André Mélançon, Suzanne Miscevic, Micheline Ruelland, Monique Verreault (publicitaires): Sylvie Laporte.Pierrette Rousseau.Micheline Turgeon; Michèle Bouchard (secrétaire).L'ADMINISTRATION Henry Riedl, c.m.a.(controleur).Nicole Carmel (coordinatrice des services comptables); | Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas.Nathalie Perrier, Danief | le Ponton, Danielle Ross, Linda Thériault (adjointe à l'administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice), Johanne Brien (secrétaire).Manon Blanchette, Monique L’Heureux.Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc-Venne.LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guv-Renaud Kirouac (directeur).Chrystian Guy (supen-iseur à la promotion des abonnements).LA PRODUCTION Marie-France Turgeon (directrice de la production), Jean Lemay (directeur adjoint, production et informatique).Johanne Brunet Danielle Cantata.Richard DesCormiers.Caroline des Rosiers, Lynda Di Cesare.Marie-Josée Hudon.Sylvain Lesage.Christiane Vaillant Christian Vien.Olivier Zuida.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Marcel Couture (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président et directeur général).Hh % i * * A 14 I, !•: I) E V 0 I H , I, E S S A M E I) I 2 8 E T !) I M A N C II E 2 !) J A N V I E R I !) !) 5 - LE DEVOIR CTUALITES NON Le bâton et la carotte SUITE DE LA PAGE 1 par les plus réputés constitutionnalistes, économistes et politicologues comme Pierre Fortin, André Reynauld, John McCallum, José Woeherling, Stéphane Dion et autres.L’on y retrouve la plupart des arguments auxquels les ténors fédéralistes ont eu recours au cours des dernières années.Tout en maniant le bâton et la carotte, les auteurs mettent une insistance particulière sur les coûts de l’accession à la souveraineté.L’on y traite notamment de la dette prévisible, de l’indivisible territoire québécois, de la citoyenneté, du dollar, des droits des autochtones, de la qualité de vie des Québécois au sein de la fédération et de leur attachement au Canada.Voici donc ce qu’on peut y lire: ¦ la séparation entraînerait un effet d’incertitude sur les investissements des entreprises locales et étrangères, engendrant un ralentissement économique qui fera croître le taux de chômage et menacerait l’emploi; ¦ le montant de la dette fédérale attribuable au Québec ferait l’objet de discussions longues et ardues, source d’incertitude et d’instabilité sur le plan économique, ce qui nuirait lourdement aux investissements étrangers créateurs d’emplois; ¦ à la suite du partage de la dette fédérale, la dette nette d’un Québec séparé au 31 mars 1994 aurait atteint 197 milliards $, soit 123 % de son PIB.Une telle dette est un frein au développement économique; ¦ avec un déficit qui doublera, voire même triplera, comment pourrait-on espérer créer de l’emploi, assurer un meilleur niveau de vie aux Québécois et respecter leur capacité de payer; ¦ en raison du taux d’endettement qu’aurait à supporter un Québec séparé, les Québécois devront payer plus d’impôts; ¦ la séparation engendrerait de telles contraintes qu’elle nécessiterait des compressions de services très importantes; ¦ en maintenant le dollar canadien mais en quittant l’union politique canadienne, le Québec perdrait les compensations normalement associées aux unions monétaires, telle la péréquation (près de quatre milliards $ de revenus pour le gouvernement du Québec, chaque année); ¦ depuis 1972, le Québec a retiré en moyenne 2,3 milliards $ de plus par année qu’il a versé à Ottawa.Si le Québec s’était séparé en 1980, il aurait perdu entre 23 et 27 milliards $ pour la période de 1980 à 1988; H en quittant le Canada, le Québec se prive de 30 % des budgets fédéraux en recherche et développement pour 22 % de la main-d’œuvre scientifique; ¦ la séparation créerait un climat hostile à la croissance et, par conséquent, à l’emploi en suscitant des taux d’intérêt plus élevés, donc nuisibles à l’investissement.Ainsi que des perturbations des marchés et des échanges commerciaux avec le reste du Canada.Le fardeau élevé de la dette d’un Québec séparé l’empêcherait de stimuler l’économie et le limiterait dans l’instauration de mesures d’aide à l’emploi.¦ la décision de maintenir la citoyenneté canadienne, ad-venant la séparation, appartient au Parlement du Canada, pas aux séparatistes; H rien ne permet de dire qu’un Québec séparé pourra garantir l’intégrité de son territoire.Un Québec indépendant aurait inévitablement à négocier certaines de ses frontières avec le gouvernement fédéral, en particulier les frontières maritimes.Nul ne peut changer ses frontières sans le consentement des deux législatures, fédérale et provinciale (article 43 de la loi constitutionnelle de 1982); ¦ la question autochtone est complexe: les autochtones souhaitent demeurer Canadiens et la reconnaissance internationale d’un Québec séparé soulève l’épineux problème du règlement de leurs revendications territoriales.Les autochtones prétendent que, si le Canada est divisible, alors le Québec l’est aussi.A la limite, l’opposition autochtone pourrait ne rendre possible qu’un Québec territorialement réduit.De plus, un Québec séparé serait, en l’absence de consentement des autochtones, vraisemblablement contraint à faire usage de la force pour assurer un contrôle effectif à l’intérieur de ses frontières; ¦ les ententes commerciales avec les autres provinces ne se feront pas automatiquement après la séparation.Le Québec serait alors dans une position de faiblesse.C’est la province qui dépend le plus du commerce interprovincial; ¦ si le Québec se sépare du Canada, aucune forme d’association économique avec les provinces canadiennes n’est automatique.Le maintien d’une association économique avec le Canada dépendra principalement de la volonté et de l’intérêt des autres provinces à s’associer avec le Québec.Le Canada voudra-t-il négocier?¦ les séparatistes ne peuvent offrir aucune garantie du maintien de la gratuité des soins de santé, puisque la séparation du Québec engendrerait des coûts de transition énormes qui nécessiteraient des réductions de dépenses importantes.La santé serait presque assurément touchée; ¦ la séparation du Québec tuerait probablement l’industrie de production laitière au Québec.Face aux nouvelles dispositions du GATT dans le domaine de l’agriculture, l’aide au rajustement de la part du reste du Canada et le libre accès aux marchés intérieurs permis par le système fédéral ne seraient plus disponibles; ¦ le Canada fait partie du groupe des sept pays les plus développés et les plus productifs.Et son niveau de vie est l’un des plus élevés au monde.Selon un sondage récent effectué pour le compte de la revue MacLean’s, 90 % des Québécois ont répondu Oui à la question: Est-ce que le Canada est le meilleur endroit pour vivre au monde?¦ l’éventuelle admission d’un Québec séparé à l’ALENA ne serait pas automatique.Il devra négocier son adhésion avec le Canada, les Etats-Unis et le Mexique.PARIS SUITE DE LA PAGE 1 ce avait beaucoup de sympathie pour la démarche en cours au Québec.«Le peuple québécois sait, nous l’avons rappelé récemment et je crois que chacun des interlocuteurs de M.Parizeau l’a fait, que nous avons de la sympathie pour cette démarche.On ne saurait être plus clair.» Elle répondait ainsi à une question sur le processus référendaire en cours et l’exercice du drqit à l’autodétermination des peuples.A l’ambassade canadienne, hier, on tentait d’expliquer que ces propos, comme ceux d’Edouard Balladur, ne signifiaient nullement la reconnaissance de la légitimité du processus référendaire québécois.Pourtant, ceux-ci ne faisaient que reprendre les paroles du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, prononcées lors d’un toast en l’honneur de Jacques Parizeau deux jours plus tôt.«La France salue l’énergie que vous avez mis dans ce débat et l’esprit démocratique que vous avez su y faire prévaloir.Ce que vous m’avez expliqué tout à l’heure sur le grand débat, la grande concertation qui va “jusqu’au tréfonds du peuple québécois, est l’illustration de cette volonté démocratique.» Visiblement irrité par cette polémique, le ministre plénipotentiaire de l’ambassade canadienne, John Noble, a laissé exploser sa colère devant les journalistes: «M.Balladur n’a pas parlé de changer sa politique («non-ingérence et non-indifférence») du tout.Vous pouvez présenter cela comme ça, mais ça ne s’est pas passé comme ça.(.) Il y a certains journalistes canadiens qui ont un intérêt à promouvoir une certaine ligne de pensée.Ils vont le faire.Vous savez ce que je veux dire (.) Il y a certains journalistes canadiens qui ont intérêt à promouvoir le point de vue du Parti québécois.» On disait hier dans les coulisses de la Délégation générale du Québec que les déclarations de l’ambassadeur canadien Benoît Bouchard — il a qualifié de «francs-tireurs» certains hommes politiques recevant le premier ministre — avaient eu pour résultat de braquer les officiels français.Chose certaine, on n’est pas habitué à Paris à ce genre de déclarations.Et c’est avec un petit air amusé que les fonctionnaires du Quai d’Orsay regardaient leurs cousins canadiens se livrer à l’exégèse des propos du premier ministre Balladur.A la Délégation générale du Québec, on affichait des mines réjouies.«Avec des en- nemis comme ça, pas besoin d’amis», a lancé le chargé d’affaires du gouvernement québécois, Yves Michaud.Jacques Parizeau y est aussi allé d’une pointe d’ironie: «L’ambassade canadienne est dans une situation très difficile.J’ai beaucoup de sympathie pour eux (.) Les phrases échangées hier sont claires, courtes et percutantes (.) Il fallait venir à Paris pour se faire dire: la légitimité de votre démarche, c’est le vote de la population qui l’établit.» Pendant ce temps, à l’ambassade canadienne, on se refusait à tout commentaire supplémentaire.Jacques Parizeau a aussi dressé le bilan économique de sa visite.Aucune entente ferme n’a été signée, mais il insiste sur le «relevé de décisions», ratifié jeudi, qui devrait notamment permettre de développer la coopération dans le secteur des autoroutes de l’information.Le premier ministre croit que l’intérêt manifesté en France pourrait permettre d’exporter l’expertise québécoise développée au Québec.Vidéotron a en effet mis sur pied au Lac-Saint-Jean un projet-pilote appelé UBI.Il s’agit du plus grand projet de ce genre en Occident .Or, les Français viennent de constater leur retard sur ces questions et devraient bientôt prendre des décisions importantes.CANULAR SUITE DE LA PAGE 1 estime et il prenait un malin plaisir à les prendre en défaut.«Nos journaux et nos télévisions sont à la remorque des grosses entreprises qui les financent.Le reste, ce n’est que du show-business.On peut faire dire n’importe quoi à nos médias si on sait s’y prendre», confiait-il en entrevue il y a deux ans.Depuis 1968, Roger Tétreault a publié une quinzaine d’histoires incroyables.Il a tour à tour signé un article bidon sur un supposé camp d’entraînement terroriste au Québec dans un supplément du Toronto Star.11 a révélé les liens qui «existaient» entre le FLQ et la CIA américaine en 1971.La Presse, le Toronto Star ont mordu à l’hameçon.Il a provoqué la démission de la députée fédérale Claire Kirkland-Cas-grain, en 1973, qu’il avait accusée de discrimination à l’endroit des femmes, à titre de président de la fausse Ligue des droits de la femme.Roger Tétreault a été journaliste à l’agence Canadian Press au début des années 60.Il a purgé une peine d’emprisonnement pour avoir trempé dans un attentat, orchestré par de présumés membres du FLQ, qui avait coûté la vie à un gardien de nuit en 1963.Il jurera tout au long de sa vie qu’il n’a jamais pris part à ce crime et qu’il a fréquenté les felquistes dans l’exercice de ses fonctions de journaliste.«Après cette condamnation, il est devenu amer envers les autorités et la société», explique le journaliste Steve Langford, qui a mené une enquête complète sur le personnage, en 1988, pour le compte de l’érpissionNewswatch de la CBC.A ses amis, «Yvon» n’a jamais menti.Il leur aura raconté maintes histoires abracadabrantes, mais elles se sont révélées aussi vraies les unes que les autres.Par exemple, cette fois où, croyant que sa ligne téléphonique était sous écoute électronique, Roger Tétreault a donné rendez-vous à un ami pour lui remettre un mystérieux sac.Les policiers, qui avaient bel et bien placé la ligne sous écoute, ont tenté de prendre les protagonistes sur le fait, mais dans le sac, ils n’ont trouvé que.des beignes.Une histoire vraie, selon un de ses proches.Même s’il n’était pas attaché aux valeurs matérielles, Roger Tétreault espérait que ses canulars lui rapportent de l’argent, ce qui ne s’est jamais produit.Ses frasques cachaient malgré tout une profonde humanité.«Il montait ses coups dans le but de faire réfléchir le monde sur n’importe quel sujet», soutient un ami qui a joug les complices.Agé de 54 ans, il a rendu l’âme samedi chez lui, dans l’anonymat, après avoir donné vie à tant de personnages.ROCHON 7,5 % de la main-d'œuvre du Québec SUITE DE LA PAGE 1 ministre, ne se trouvent pas à la «bonne place».Ce revirement du réseau ne se fera pas en un jour.Mais des «blocs» importants de ce puzzle complexe seront posés, lors de l’annonce dans quelques semaines de la création de plus de 1000 lits en centres d’accueil.Un plan d’action qui, à quelques mois du référendum, vise à réaliser une importante promesse électorale.«Il s’agira dans certains cas de nouvelles ressources, dans d’autres de transformation de lits de courte durée.Selon la région, ça pourra prendre la forme qu’on voudra.Tant que les soins adéquats sont donnés», de dire le ministre.Un des gros morceaux de cette transformation caressée par le ministre Rochon découlera de la désignation, la semaine prochaine, des hôpitaux universitaires (CHU) à Montréal et à Québec.«On ne pourra tout faire en un an, mais il va y avoir une couple de “bons coups” à Montréal et Québec.Ça va avoir un effet d’entraînement énorme sur le réseau», a-t-il dit, ajoutant que cette opération «majeure» ne se traduira pas d’abord par de grandes économies.Sans dévoiler la solution choisie, le ministre Rochon ne cache pas que l’opération obligera des regroupements et surtout, une gestion commune du développement des hôpitaux universitaires.Voire, des conseils d’administration fusionnés.«Avoir un décideur pour le développement stratégique, ça fait toute la différence», d’expliquer le ministre.De nouvelles entités juridiques, lire de nouveaux conseils, pourraient voir le jour dans l’année qui vient Malgré l’annonce de compressions monstres d’un milliard en trois ans dans le réseau de la santé, Jean Rochon répète ne pas avoir l’intention de mettre la clé dans la porte de certains hôpitaux.Transformer, plutôt que fermer: voilà son credo.D’ailleurs, pour éviter que des travailleurs ne se retrouvent à la rue, Jean Rochon explique que lui et sa collègue, la ministre de l’Emploi, Louise Hard, travaillent à la création de mesures d’adaptation de la main-d’œuvre de concert avec les syndicats.«Le secteur de la santé, c’est 7,5 % de la main-d’œuvre au Québec.On n’a pas intérêt, pour un gouvernement qui veut créer de l’emploi, à faire ça de façon sauvage et bête», insiste le titulaire de la Santé.Comment alors retrancher plus d’un milliard d’id 1998 sans geste radical?«Selon une étude du Conseil économique canadien, on pourrait donner les mêmes services de santé avec 1,5 milliard de moins, si on parvient à rééquilibrer les services et si on améliore la gestion», de dire le ministre.Mais il reconnaît que la commande sera difficile à réaliser et que les économies découlant de changements majeurs dans le réseau ne «paieront» que la troisième année.Que faire d’ici là?Même si les hôpitaux disent ne plus pouvoir couper, le ministre Rochon croit qu’on peut encore retrancher l’équivalent de 120 millions en trois ans dans les services de soutien comme la buanderie, l’entretien et l’alimentation.Et plus encore dans les laboratoires.Une économie qu’il ne peut toutefois encore chiffrer.Référendum oblige, le ministre annoncera bientôt le plan qu’il a concocté pour réduire de 50 % les listes d’attente en chirurgie, tel que promis durant la campagne.On se rappellera les messages publicitaires incisifs du PQ, qui parlaient de 3000 enfants en attente d’une chirurgie à l’hôpital Sainte-Justine.Selon Jean Rochon, les blocs opératoires des hôpitaux sont, en moyenne, «au neutre» durant 25 % des plages normales d’opération.«Il faut améliorer la gestion des blocs, mais aussi diminuer les durées de séjour par la préadmission.On hospitalise encore des patients pour faire des tests», déplore le ministre.C’est par ce plan que son gouvernement entend faire son entrée de plain-pied dans les soins ambulatoires, notamment en créant des incitatifs à la chirurgie d’un jour.«Il faut que les gens comprennent que les gains de productivité réalisés par la chirurgie d’un jour vont leur rester à l’avenir.Ça peut être un gros incitatif».Sur ce point, le ministre n’est pas très clair encore sur les ressources qui seront investies, dans les CLSC ou ailleurs, pour parachever sans effet de ricochet ce fameux virage de la médecine moderne.Dans le dossier de la rémunération des médecins, le nouveau ministre ne dévoile rien de ces intentions, mais confirme que l’enveloppe de la Régie de l’assurance-mala-die du Québec (RAMQ) devra être «gelée».Quel en sera l’impact sur les honoraire médicaux?Motus et bouche cousue.Chose certaine, cette enveloppe est la seule en croissance dans le réseau de la santé et ça ne saurait du- rer.«Si cette enveloppe est hors contrôle, on ne va pas prendre de l’argent du réseau pour la financer», tranche le ministre, prêt à entamer des discussions avec les fédérations médicales.Depuis la fameuse Commission Rochon sur la santé et les services sociaux, une réforme, un gouvernement, trois ministres et neuf années ont passé.Ironiquement, le ministre sera bien le premier à avoir vu s’implanter une réforme de son propre cru, avant même de prendre les rênes du ministère.Reste que Jean Rochon pense que son projet doit maintenant aller plus loin, et comprendre des programmes de prévention, de dépistage et d’éducation contre la maladie.«Il reste aussi tout le volet social au Québec, qui n’est pas vraiment “arrimé” au volet économique.Nos politiques ne sont pas intégrées, croit-il.On laisse couler des gens, qu’on ne peut ensuite sortir des programmes sociaux.On y investit 23 milliards de dollars par an et si on compte les exemptions de taxes, on double ce montant à 45 milliards.»' Un montant énorme, éclaté dans des dizaines de ministères, deux ou trois paliers de gouvernements et 250 programmes.Un problème qui, aux dires du ministre, passe par LA solution.«Plusieurs des choses dont on parle vont se régler plus facilement quand on sera souverains.Les impôts payés au fédéral servent davantage à payer la dette que la santé.Quand on aura pris la première décision, on pourra s’attaquer aux autres.» La souveraineté «made in France» Jacques Parizeau ne revient pas au pays les mains vides.Au lieu de lui remettre la Légion d'honneur, les Français lui auront fait cadeau d'une promesse de reconnaissance face à un Québec souverain.Périple sans histoire malgré certains jeux de coulisses canadiens, le Premier ministre a, semble-t-il, dissipé les doutes qui pouvaient persister dans l'esprit de nos cousins.Quel bilan dresse-t-il de son séjour ?Stéphan Bureau le rencontre à sa descente d'avion.Les Libéraux à l'attaaue.Les commissions régionales sur la souveraineté s'en viennent à grand pas.Si le Parti Québécois maintient toujours le cap, ce printemps les Québécois seront à l'heure des choix.En conseil général spécial cette fin de semaine à Québec, les forces vives du Parti Libéral fourbissent leurs armes en vue de la grande bataille.Connaîtrons-nous les détails de leur stratégie référendaire ?Nous en parlons avec le chef des troupes du non, Daniel Johnson.Bouillons dans la culture Fraîchement débarquée au ministère des Affaires culturelles, Rita Dionne-Marsolais a vite créé certaines ondes de choc dans le milieu.Ses déclarations au sujet de la gestion de la Société de Développement des Entreprises Culturelles (S.O.D.E.C) ont provoqué la démission fracassante de son président Roger Frappier.A Radio-Québec, elle coupe la tête de la présidente Françoise Bertrand, pour la remplacer par le responsable de sa campagne de financement et ex-cadre de Télé-Métropole, Raymond Brasseur.Bourdes de débutante ou simple maladresse ?En tout cas on s'explique mal ces actions.Stéphan Bureau en discute en compagnie de Florian Sauvageau et de Richard Martineau.en collaboration avec Le devoir LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050.RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)983-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514) 985 3344 ANNONCES CLASSÉES (514)985 3344 PUBLICITÉ (314) 9833399 / télécopieur (514) 983 3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800-363-0305 Iti nvméios de téléphone suivinls sent valables per le service de livraison par camelot et noir les abonnements postami.SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal (514) 985 3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans frais) 1 800 463-7559 rlhrMon1 irmimrnn l W égal Bibltothd ne.612 our*t nie j Québec Téléphc lint-jar', tal: (514) < l.'Aur, isrvïee 514)5 -4-
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