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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-02-24, Collections de BAnQ.

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¦pwifwiMw; ni ^ >fi <&*3 Fuilfs-nous COURRIER.Conditions di Adresse L- ?A la rescousse ?À la recherche ?À la crite Ri'Hiqi'e: 3 A la prochaine LE DEVOIR V U / w À voir Page B10 Culture Page B9 Québec Page B8 Les sports Page B6 Visas Page B4 PLAISIRS ' Les abus?Tout simplement charmants KATHLEEN LEVESQUE LE DEVOIR Si le «Ciel mon mari!» de cette femme vautrée dans les plaisirs de la chair et l’air béat de cet adolescent se complaisant dans les volutes d’un premier joint donnent des frissons aux âmes bien pensantes, c’est peut-être quq les excès ne sont malheureusement plus de bon ton.A l’heure de la droiture", du condom et de la saine alimentation graminée, de la political correctness en somme, d’aucuns chantent maîrttenant les vertus de la modération.On imagine sans peine homo aseptisas se diriger ainsi jusqu’à 150 ans et être finalement accueilli au Paradis.Que diable y fera l’esprit passionné?A choisir, vaut mieux les flammes de l’enfer car le scotch et le blues, saint Pierre ne connaît pas! Les abus, encore moins! Et pourtant, les abus colorent la vie, lui donnent du relief.M.Petit Robert peut bien prétendre qu’il s’agit uniquement d’«un usage mauvais et excessif des plaisirs», en quoi le plaisir peut-il être mauvais et excessif?Que celui qui a la réponse se lève.sans rire.Jouir de la vie passe par la douce folie des abus.Les abus dans ce qu’ils ont de plus voluptueux.Lire Zola, le relire et toujours être émue par Gervaise.S’enivrer en arpentant les couloirs d’un musée où les œuvres d’un peintre, d’un sculpteur envahissent pour toujours la mémoire du néophyte.S’éblouir de la beauté altière d’une femme assise dans le métro et ne pouvoir s’en détacher les yeux.Et, plus simplement, rire parce que c’est drôle, parce que c’est tragique, pour désamorcer un affrontement ou contourner un malaise.Enquiquiner le voisin avec cette tonne qui nous envahit après avoir peser sur le bouton repeat de la chaîne stéréo.?Oh! Bien sûr, les abus possèdent un petit quelque chose d’obsessif.Et pourquoi pas?C’est là tout le charme des obsessions qui, comme les amants, ne durent jamais.Il faut donc savourer ce qui, au premier abord, peut sembler harassant.Et sourire.ün exemple?Octobre 1994, en pleine campagne électorale montréalaise.Le pain quotidien de la meute journalistique se résume à Pierre Bourque et Jean Doré, matin, midi et soir.Comme si cela ne suffisait pas, les aspirants maires ont pris d’assaut les rêves.Si beaucoup y voient matière à cauchemars, qu’ils se détrompent.Les images nocturnes refont surface avec bonheur le lendemain à travers les invectives et les promesses de la câmpagne, donnant aux candidats à la mairie une tout autre dimension.Un Jean Doré qui déboule le grand escalier de l’hôtel de ville (était-ce prémonitoire?) ou un Pierre Bourque en ballerine ramassant des fonds pour son parti, tout ça change la perspective de quiconque.Et c’est sans compter le delirium tremens de Jérôme Choquette.Ou c’est le tourment, ou c’est la véritable' délectation.Même chose, direz-vous, quand on plonge dans la luxure! Péché capital ou plaisir capiteux?S’il faut en croire tous les sondages menés ces dernières années, les Québécois ont majoritairement choisi de plein gré les jeux interdits.Tout dépend de la souplesse des principes de chacun.Et tant pis si l’amour se fait traiter cavalièrement, il n’a qu’à bien se tenir, rétorquent certains.Entre-temps, ces derniers continueront de se frotter aux" plaisirs charnels, faisant l’éloge des courbes de la vie.1 L’abus mène-t-il inévitablement en bas de la ceinture?Que personne ne s’étonne: après la température, le sexfe inspire les plus grandes dissertations.Les abus sont les friandises de la vie.Avis aux gourmands.F» ?V*r Je.VW • par yptyc La vieille Mongole de 2000 ans Entre Paris et Palma de Majorque, elle mange seule rue Laurier JOSÉE BLANCHETTE S’il y a des sages, des alchimistes, des astrologues, des savants, il y a surtout, en chaque être, une étincelle divine qui dort pour, un jour, se mettre en mouvement et, à travers le temps, rejoindre le TOUT.» (Alchimie — du visible à l’invisible, de Marguerite de Surany.) «Platon disait que sur terre le corps est une prison, dans laquelle l’âme est enfermée.Une prison avec seulement deux petites fenêtres regardant du même côté.» Marguerite de Surany me sourit et continue à griffonner ma carte du ciel pour en dégager les grands thèmes.Tout au long des deux heures que nous passerons ensemble, elle me fera échapper à mon geôlier, c’est-à-dire à moi-même, épiloguera sur la kabbale d’origine égyptienne et hébraïque, le yi-king taoïste, l’astrologie occidentale et la médecine chinoise qu’elle a aussi étudiée à Paris.La dame a 74 ans mais les Asiatiques la surnomment «la vieille Mongole de 2000 ans» car son âme est ridée comme un papyrus et sa sagesse d’une grande renommée.«Le Tout-Paris venait chez moi», dit-elle non sans un brin de fierté.Depuis une vingtaine d’années, Marguerite de Surany transite entre Paris, sa ville, Palma de Majorque, sçn île, et Montréal, un coup de tête.L’an dernier, Emile Saine, le propriétaire du restaurant Spaghettata, l’a convaincue de quitter son palais arabe construit au XIe siècle à Palma pour venir grelotter dans un appartement de la rue Laurier.«J’ai repris le combat, dit-elle.Emile est farouchement antisectes et croit qu’il faut davantage de gens qui parlent de philosophie au Québec.Les sectes ont repris le langage des religions et l’ont “enfarfeluté”!» Graphologue à Paris, guérisseuse à Palma (les médecins l’appellent régulièrement pour qu’elle établisse des diagnostics), astrologue à Montréal, cette missionnaire se moque des étiquettes comme de son avant-dernière incarnation.«Chaque génération est nourrie d’idées millénaires qu’elle habille à la mode de son siècle», écrit-elle dans son livre Le Jardin des morts où elle décrit son initiation au concept de réincarnation et à l’étude des grandes religions.Elle a écrit 32 livres à ce jour, portant sur l’alchimie, la kabbale, la médecine chinoise, la réincarnation, le tarot, le yi-king, et souhaite aider les âmes à s’élever d’un plan.«Au Canada, les courants philosophiques sont abîmés, remarque-t-elle.Après la religion catholique, il n’y a plus rien eu.» Un terrain fertile à l’explosion des sectes qui amènent les âmes à leur perte, croit-elle.Marguerite de Surany se défend bien de prédire l’avenir.«Les gens viennent me voir pour mieux se connaître.Je peux leur indiquer qui ils étaient, ce qu’ils sont venus faire ici.» Elle constate à quel point les générations qui la suivent sont victimes d’une profonde insatisfaction, cherchant la paix de l’âme tout à la fois dans l’amour, la sexualité, les enfants et le travail.«La même âme ne peut pas tout faire, dit-elle.Vouloir tout faire dans la même vie, c’est une hérésie.» Lorsqu’elle vous parle dans le blanc,des yeux, ses mots atteignent l’esprit et l’apaisent.A Paris, elle a longtemps aidé des drogués à vaincre leur dépendance, gratuitement.Sa maison est le temple de l’âme trop souvent bousculée, son commerce surplombe la terrasse de l’immatériel et cette poète des astres porte des semelles de vent pour nommer les abîmes qu’elle survole.«Le désordre des pensées, la liberté des mœurs, l’ignorance du sens moral, l’oubli de la conscience, donnent priorité à la jouissance des instincts et des excitants puisqu’il n’y a plu,s d’autres raisons de vivre» (Le Jardin des morts).A Montréal comme en France, Marguerite de Surany enseigne à ses élèves comme autrefois les philosophes.Sa conception de l’éducation est excentrique et elle ne croit pas aux examens ou aux notes de passage.Marguerite de Surany s’amuse bien ici-bas.«J’ai eu la chance d’être éduquée par mon mari, un Hongrois de 25 ans de plus que moi.Il parlait 20t langues couramment, s’entretenait en yiddish avec Freud dont il était un ami.» Par lui, elle fut initiée à la philosophie de la kabbale alors qu’elle étudiait les beaux-arts.Pour Marguerite de Surany, un véritable enseignement est oral et ce qu’elle transmet à ses élèves dans ses cours d’astrologie puise à bien des sources.«Nous y parlons davantage des grandes philosophies, de la médecine de l’âme.» Instruite par des médecins chinois, Marguerite de Surany a également été guérie par eux.«Les médecins occidentaux m’avaient condamnée à mort.Je ne les ai pas revus depuis 25 ans et je me porte à merveille.» Tout comme les Chinois, elle croit que nous créons nos maladies avec nos pensées, nos émotions.«J’ai appliqué les principes de la médecine chinoise, qui reposent sur l’énergie, à l’astrologie occidentale.» Pour cette même raison, elle s’est intéressée à la graphologie, chaque partie du corps correspondant à une lettre.Tous les midis, au restaurant Spaghettata, Marguerite de Surany a ses habitudes et mange seule.Mais la chaise devant elle reste rarement inoccupée.Les habitués du restaurant et les serveuses s’assoient souvent pour s’y confesser quelques minutes et chercher dans son regard perçant de quoi se guider vers la terre ferme.Elle leur demande leur date de naissance et déjà ils se sentent mieux.Sur la rue Laurier, une vieille mongole de 2000 ans soigne les âmes en peine et personne ne lui donnerait son âge tant elle a l’air de s’amuser ici-bas.Josée Blanchette est journaliste indépendante.PHOTO JACQUES NADEAU Encouragé: Marguerite de Surany à reprendre les dîners-débats qu’elle organisait à Paris chaque mois.Durant le dîner, on passe une corbeille aux convives qui y déposent une question par écrit.Elle y répond au dessert.Le premier de ces dîners aura lieu le mardi 7 mars à 19h au restaurant Spaghettata.Le thème portera sur la médecine de l’âme.Pour réserver sa place: 273-9500.Regretté: de ne pouvoir assister à la conférence de Georges Ifrah aux Belles Soirées de l’Université de Montréal, le mardi 28 février à 19h30.L’auteur de L’Histoire universelle des chiffres y causera de sa passion pour les chiffres, mêlant la religion, la mystique et la science.Tél.: 343-6090.Retrouvé: les traits de mon caractère et ceux de mes amis dans Les Secrets de l’astrologie chinoise ou le parfait bonheur (éditions de l’Homme).Pour s’amuser ou pour y croire.Lu: dans le dernier Guide Ressources, trois regards sur le Bouddha.Un dossier intéressant.Assisté: à la première représentation de Cul sec à l’Espace Go.Le texte est cru et dru.Ca parle de cul, celui d’une génération désœuvrée et désabusée.De la sexualité, Marguerite de Surany dit qu’elle est un appat de mauvaise qualité.En voici une preuve supplémentaire.t o u s les • m vendreau! parvenir votre texte par FAX ou par de paiement: carte de crédit obligatoire 985-3340 • Tél : 985-3344 pouvez nous écrire: Les petits plaisirs Devoir, 2050, nie De Bleury.9c élage, Montréal (Québec) H3A 3M9 -Code postai IEIEPHONE RÉS.: -Bl'R.: NO CARTE DE CRÉDIT : Q 90 d' la ligne ("VOTRE MESSAGE (env.34 caractères par ligne) f) 1 (+TPS et TVQ) %uFÆ (mjnjmum 5 lignes) - 2e parution gratuite! " ." B 2 I, E I) K VOIR.I, K V K N I) It E I) I M V É V It I Ë It I !» !) û P L AISIR S RESTAURANTS Cuisines du monde J^OSÉE BLANCHETTE epuis vingt ans nous nous retrouvons de loin en loin.Michèle est une véritable gourou, donnant des conférences dans le monde entier sur les forces invisibles, la réincarnation, la couleur des auras, les relations causales.Même si nous perdons la trace de l’une et de l’autre, Michèle sait toujours où me retrouver et dans quel état j’erre.Parfois elle me fait parvenir un petit mot, quelques fois elle m’appelle ou me laisse un message sur Internet mais toujours elle tombe pile.J’ai fini par me convaincre que ces coïncidences n’en étaient pas et que Michèle a vraiment un don.Michèle connaît à peu près toutes les cuisines du globe et apprécie l’audace tout autant que l’originalité.^ La cuisine de Martin Picard n’est pas pour lui déplaire puisque ce jeune chef concocte des plats qui ne sont pas sans rappeler ceux de Normand Laprise pour qui il a travaillé au Toqué.Des produits de chez nous, aménagés à la sauce californienne, des présentations hollywoodiennes, un souci de fraîcheur et de qualité peu commun caractérisent cette cuisine de grande envergure.Michèle a eu le temps de se régaler paF’anticipation en m’attendant et saitüéjà ce qu’elle prendra.«J’ai pris ün kilo juste à lire le menu!», s’exclame-t-elle.Lé serveur me conseille une entrée‘du jour qui n’est pas inscrite à la carte, des foies de lapin avec des pois «sugar snap».Michèle choisit l’entrée de bocconcini aux tomates séchées, aux suprêmes d’orange et ne va pas ensemble», soutient avec justesse Michèle, fort sensible aux odeurs, aux bruits et à ce qu’elle goûte.En fait, le seul reproche qu’on puisse faire à Martin Picard a trait aux distractions, trop nombreuses dans la salle à manger (une simple question de choix musiçal) et parfois aussi dans l’assiette.A trop vouloir faire la démonstration de son talent, le chef noie le poisson.Martin Picard a justement ce qu’il faut de génie pour faire plus avec moins.«Ce garçon a dû être un grand cuisinier dans sa dernière vie, prétend Michèle.Le génie se transmet d’upe vie à l’autre.» A preuve, ce jeune chef de 28 ans entrepose 800 litres de sauce tomate au mois de septembre et fait pousser les fines herbes sur le toit du restaurant durant la belle saison, sans compter qu’il boulange son pain au levain lui-même.C’est assez pour se faire pardonner quelques détails malheureux.L’entrée de bocconcini fait plaisir à l’œil et des fritures de carottes coiffent cette composition circulaire de fromage italien (les fameuses gosses de pape), de tomates séchées, de suprêmes d’orange et de basilic dans une vinaigrette au vinaigre balsamique légèrement sucrée.L’assiette de foies de lapin aux pois sucrés est une véritable trouvaille.Les foies sont simplement rehaussés d’une sauce aux litchis et au vinaigre balsamique, alors qu’on a fait tenir en équilibre des feuilles de trévise rouge, des pois verts croquants dans leur cosse et des litchis.Des «bonbons» de foie gras, panés à l’anglaise et passés à la m btt§8fc”êt te "morrgrnie ave d’aü£ergte<«- fteùMte^fepim-ons iopibant le boulevard Wà'fêHMW’&Wju-guengraM# imimie fcriaînbiarràè relax, salle à manger et bar.Le mariage esttym&tisi&éketietimk et ne dessftâmrâend&dmûngôàsipe toute en finesse de Martin Picard, un émule du cheHüw*o Gagnaire à Saint-Etienne en France.«Madorma et les bonbons de foie grasJjdfijTça h LA PROCHAINE US* juillet doux, feuillet froissé MB parl’émoi, fleur bleue, moderne d% éclatant, “A la prochaine” -«* le lieu du rendez-vous 2 JM “ avec.lui, elle.Dé formation universitaire, la cinquantaine à peine apparente, grand et mince, genre intello, de Québec, je suis à la recherche d’une complice séduisante, cultivée et raffinée, plus jeûne, pas trop dodue, autonome, non-fumeuse.Dossier: 10297.Homme à la retraite recherche femme dans la cinquantaine, d’allure et de commerce agréable, indépendante de fortune et de caractère, aimant la littérature, la musique classique, l’opéra et la bonne bouffe.Et quoi encore?.Dossier: 10299.Demeure aux portes de la mer avec créateur prolifique âgé quatre ans aimant musique des sphères.Emploi de soutien stable centre recherche.Conjoncture des astres et des événements projeté vie amoureuse dans trou noir depuis lustres.43 hivers ont résisté bourrasques de février.Souhaité partager espace silencieux et rêÿés vie provençale avec compa-gnbn pudique, non-arriviste, engagé dans sciences et prêt rouler 20 km pour expresso allongé.Dans jardins de givre et poudrerie m’est doux de penser au scientifique contemplatif, seul ou avec enfant Dossier 10300.À LA CRIÉE Si vous voulez que tout le monde le sache rapidement.Une nouvelle, un message, un graffiti.L’écran des créations, des projets, des réunions.* Une mine d’or est à la portée des montréalais.Les Amis de la Bibliothèque de Montréal souhaitent en accroître le rayonnement.Pour l’amour du livre, aidez-les par votre soutien et vos idées.Joignez-vous aux Amis de la Bibliothèque de Montréal, 5650, rue D’Iberville, bureau 500, Montréal, H2G 3E4, téléphone: (514)872-9228, téléc.: 872-7670.Petits groupes de célibataires, non-fumeurs, 4 à 8 personnes, se rencontrent à l’occasion d’activités thématiques.Rappel spécial aux messieurs seulement 274-0090.Bon bain de bouette pour tes 45 ans! Rien de mieux pour un trop souvent tannant, parfois “tout mêl锩, toujours volubile, néanmoins attachant.C’est pas de ta faute, on le sait, donc .on t’aime ben pareil.Bon anniversaire! La gang de kids.Pour répondre aux annonces, écrire à: dossier ttOOOOO, Les Petits Plaisirs Ije Devoir, 2050, De Illeury, 9e étage, Montréal (Québec) H3A 3M9 grande friture, décorent le tout et font figure de véritable orgasme gastronomique.Michèle reste sans voix.Je vous recommande, pour en avoir goûté un échantillon, les pâtes maison fabriquées les jeudis et vendredis.Les capelletti farcis aux trois fromages (stracchino, padano et ri-cotta) et recouverts de sauce tomate maison sont dignes d’une mamma bolognaise.Le thon grillé avec caviar d’aubergine et coulis de poivrons, ainsi qu’une émulsion de persil frais, est à pleurer de plaisir.Le coulis de poivrons est simplement fait de poivrons rouges passés à l’extracteur à jus.L’émulsion de persil entoure l’œuvre d’art tel un ruban.Le thon est à peine cuit, plutôt sushi au centre, grillé à perfection à l’extérieur.La perdrix, un volatile d’élevage, goûte le poulet de grain et n’a rien à voir avec l’oiseau sauvage à la chair sèche et au goût boisé.Farcie au ri-cotta, à l’avoine, aux abricots, pruneaux, pommes et canneberges séchés, la chair est grasse et la sauce, une réduction de fond de volaille, l’est aussi.Les tempura de légumes à la japonaise n’arrangent rien et ajoutent une note de friture superflue.Il faudrait repenser l’accompagnement et revoir la sauce.La carte de vins est surprenante et composée de vins choisis avec soin.Michèle a insisté pour nous offrir un Château Sancerre (50 $), sauvignon blanc exquis qui accompagnait à merveille cette cuisine d’élite.Le pain de seigle, bien que fait maison, est beaucoup trop lourd pour convenir à cette cuisine.Les desserts ont leur carte bien à eux.Le trio chocolaté gagnerait à n’être que regardé tant c’est une œuvre d’art.La tarte frangipane aux noisettes et aux pommes est promi- se à être terminée.Cette tarte faite de pâte brisée ultrafine, de pommes à peine cuites et d’un beurre de noisette (pas du tout rance, ce qui est rarissime) est coiffée d’un parfait à la vanille.On hésite à partager tant de bonheur sauf avec quelqu’un qu’on aime vraiment beaucoup.Le trio ,au chocolat est digne de Picasso.A l’aide de pinceaux, on a barbouillé l’assiette de coulis divers.Les desserts sont moins convaincants que l’effet visuel.Le brownie recouvert de cacao est trop amer et sec, la terrine de chocolat bien riche mais sans la texture moelleuse attendue, et le champignon magique à la banane me rappelle trop les Américains (fromage Philadelphia, banane, biscuit chocolat) pour me séduire totalement.Justement, Martin Picard est en stage cette semaine à New York.J’espère qu’il ne rapportera pas d’autres recettes de brownies.Quant à vous, laissez-lui le temps de revenir avant de vousj pointer aux quatre coins du Globe.Un repas pour deux personrie coûtera environ 75 $ avant vin taxes et service.GLOBE 3451 boulevard Saint-Laurent Tél.: 284-3823 Service de voiturier La belle histoire du coq noir Il était une fois la vigne.Une vigne généreuse plantée parmi les oliviers et les arbres fruitiers dans un décor et surtout une lumière à faire revenir sur terre tous les anges amateurs de bons vins.Car le vin y était bon.Ce qui n’était pas pour déplaire au grand-duc de Toscane, Cosimo III, qui, n’y tenant plus, décida un jour de l’an 1716 d’en protéger le nom et d’en circonscrire la zone de production de 70 000 hectares, nichée aujourd’hui dans une aire bénie des dieux entre Sienne et Florence.Non seulement le grand-duc avait-il du flair (et un goût certain pour le chianti et cela bien avant les Américains), mais il était le premier à définir, par un document historique légal, une zone de production bien précise.Le Chianti était né.Rapidement (on n’arrête pas l’histoire), on développa dans la zone «classique» historique (Chianti Clas-sico) une méthode de production spécifique qui allait faire connaître au VINS & A LA RECHERCHE Tant perdu, tant trouvé.Des gens et des objets, rares ou insolites, de désirs ou d’intérêts.L’écho des quêtes et des trouvailles.Étudiante à la maîtrise en sociologie,.! à l’UQAM, recherche pour entrevues, des femmes nées au Québec, âgées de 44 à 54 ans, dont la mère est morte en couche ou de tout autre maladie ou complication liée à la grossesse et qui étaient âgées de 10 à 16 ans au moment de la mort de leur mère.Veuillez laisser vos coordonnées au numéro suivant: (514)388-9616.MENUA| 4325 St.Denis 499-1446 monde entier les cépages autochtones particulièrement doués de la région.Parmi ceux-ci, le grand, l’inimitable, l’irremplaçable, l’unique sangio-vese que l’on accompagnerait ici d’un soupçon de canaiolo, là d’une touche de colorino ou bien encore de quelques gouttes de trebbiano ou de malvasia.On parlait encore peu à cette époque du cabemet sauvignon.Notre fameux coq noir n’aura pas attendu l’arrivée de la réglementation gouvernementale DOCG du 21 juillet 1984 pour chanter haut et fort dans la vallée puisqu’il était déjà devenu l’emblème, le sceau de garantie d’un consortium de producteurs qui, dès 1924, s’affairaient à protéger étroitement la marque d’origine et la production du vin de Chianti.Depuis 1987, le groupe (600 producteurs, 80 % de la production totale du Chianti Classico) est connu sous le nom de Consorzio del Marchio Storico — Chianti Classico.Son but?Faire la promotion des vins de ses membres, bien évidemment, mais aussi poser des «normes annuelles» d’excellence qui vont au delà des exigences gouvernementales.Le volatile noir, perché sur 24 millions de cols en 1994, peut être fier de son beau plumage puisque le vin est bon, parfois même très bon, pour ne pas dire exquis.L’histoire pourrait s’arrêter là, mais c’est mal connaître le dynamisme du consorzio.En plus de proposer dans la nouvelle réglementation de 1995, par exemple, que le sangio-vese puisse être utilisé à 100 % dans l’assemblage, que les nouveaux en-cépagements soient portés à 3350 ceps/hectares au minimum (on sait que la qualité des grappes augmente Ir** selon la densité de la plantation), que le temps de vieillissement minimum soit prolongé au 1er octobre (au lieu du lir juin après les vendanges), ou encore qu’il soit permis de mentionner le nom de «Vigna» (l'équivalent de cru clairement identifié sur le registre vinicole), le consorzio poursuit toujours, sans battre de l’aile, le projet de recherche «Chianti Classico 2000» dont l’objectif est de garantir la qualité du Chianti Classico pour le prochain millénaire.Rien que ça.En attendant demain et avant qu’à nouveau l’histoire nous fasse tout paraître ancien, j’ai pu déguster avec les producteurs toscans venus se «rafraîchir» à Montréal des Chianti Classico tout à fait actuels dans leur conception et surtout très civilisés au palais.Plus question ici des rouges rugueux et astringents d’il y a vingt ans.Non.Même les Riserva (trois ans de vieillissement minimum en fût et/ou en bouteille), souvent amples et profonds, conservent toujours une appréciable sève fruitée qui les font apprécier dès leur mise en marché.Des rouges disponibles au Québec (qui l’ont été ou qui le seront bientôt), je retiens le jeune, vigoureux et parfaitement harmonieux Chianti Classico Fontodi 1992, ainsi que la version 1990, plus charnue, plus épicée.Celui du Castello di Fonterutoli 1992 dans la même veine, aux saveurs de cerise plus intenses, Castello di Cacchiano 1991 (16,56 $ S), floral, complexe et encore avec l’astringence de la jeunesse (plus complet que le 1992) et sa version Riserva, soit le Millenio 1990, très fin, complexe, aux tanins pleins, sucrés et anisés fie 1988 toujours disponible à 26,32 $ S est pure merveille), Dieulele 1990, classique, traditionnel, mûr, aux parfiims de boîte de cigares et de réglisse et surtout de la maison San Felice, Il Jean A u b ry ?Grigio Riserva 1990 (19,54$ S), détaillé et élégant (il reste du 1988 à 17,09 $ S plus fondu encore).Toujours de San Felice, et en attendant l’arrivée de l’extraordinaire Cru Poggio Rosso 1990 dont il faudra sur veiller l’arrivée, le millésime 19881 (30,27 $ S) offre actuellement beaucoup de plaisir.Autres maisons dignes d’intérêt mais qui n’ont malheureusement bas d’agent au Québec: Borgo Scopeto (un Riserva 1990 soyeux et profond), Cispiano (un Riserva 1990 vineüx, chocolaté) et Nittardi dont la longue finale mentholée ne manque pas.de race dans la version Riserva 1990.De quoi faire chanter à l’unisson tous les coqs nofrs de la terre.A surveiller: les cabernets de la maison américaine Caymus (27 $ et 76 $) ainsi que le superbe Zinfan-del 1992 (20,18 $ S).Aussi, un Saint-Chinian qui ne manque pas de complexité, soit le Clos Bagatelle 1991 (17,23 $ S).A goûter sans attendre pour l’exemplaire netteté, des arômes (citron mûr, poire, abri-1 cot, fougère et bois neuf) et la grpm de délicatesse des saveurs parfaite^ ment dessinées, le bourgogn< blanc 1993 de Faiveley (19,47 S): un bourgogne générique du nir veau d’un premier cru! Vin-plaisir de la semaine Rioja 1990, Vina Cumbreroj Bodegas Monticello (10,86$ R): une réussite jolie, pour ne pas c^ré I une jolie réussite, car tout est job ,e! | coulant dans ce vin aux airs de piffol noir qui, légèrement rafraîchi, offre I au repas du dimanche midi une rai-1 son toute fruitée de vous préparer à la sieste.S’offre aussi aux plaisirs du vendredi.*R signifie produit régulier et S, Spécialité.Jacques fauchois événement i v r.iison èsâfiyi Vr rtÿL ^- I.K I) K V 0 I l( .I, E V E N I) U E DI 2 1 K Ê V II I E U I !» !> 5 B 3 ; i i.!' ; » ?P L AISIR S ?um Sur le papier de riz une branche au vent tiède.Une glycine à peine esquissée.Frôlement d’aile.Un oiseau?A votre tour en cuisine de nous peindre un tableau Soupe céleste Au fond de la soupière blanche, déposez quelques échalotes vertes finement hachées.Disons deux ou trois.Puis quelques branches de cresson dont vous aurez éliminé les plus grosses tiges.Une pincée de sel.Deux ou trois cuillerées à soupe de sauce soja et quelques gouttes d’huile de sésame.Versez par-dessus six tasses d’eau bouillante.Vous n’avez plus qu’à attendre deux ou trois minutes avant de servir.Charmant tableau pour mettre en appétit.Note: à défaut de cresson tout frais et bien croquant, une botte d’épinards fera fort bien l’affaire.La-vez-les plusieurs fois, à grande eau et avec soin,pour éliminer le sable qui prend plaisir à s’y cacher.Eliminez bien sûr les tiges.Pas d’épinards non plus?Que diriez-vous d’une petite laitue de Boston?Déchirez-en les feuilles du bout des doigts.Profitez-en pour éliminer les côtes: c’est de la cellulose.Vous aimez la trévi-se qu’on nomme ici raddichio?Profitez-en! Dans cette soupe céleste, son amertume vous ravirq.Hachez-en alors une petite pomme bien finement.A moins que vous ne préfériez l’endive?On la tranche alors en deux sur le long.On prélève le «cœur» à la base.Puis au couteau tranchant, on l’effiloche.Ne vous laissez pas effaroucher par l’apparence savante de ce plat pourtant facile à réaliser, grâce aux pâtes à wonton déjà préparées.Farcir ces pâtes et puis les mettre à cuire, voilà un jeu d’enfant.Quant à la garniture, rien de plus simple à faire.Dans un grand bol, 500 ou 600 grammes de porc maigre haché.On ajoute pour parfumer quelques crevettes (crues ou cuites), disons une douzaine de petites ou cinq ou six de grosseur moyenne.On les hache grossièrement.Crevette et porc font un charmant ménage.Pour sa texture croquante, on ajoute de la châtaigne d’eau.Une petite boîte (une tasse à peu près) qu’on hache allègrement.On ajoute deux ou trois échalotes vertes finement hachées et quelques champignons secs chinois qu’on aura d’abord plongés dans l’eau bouillante et laissés gonfler pendant une vingtaine de minutes.On les presse, ensuite dans la main pour éliminer le surplus d’eau.A l’aide d’un couteau bien tranchant on prélève les tiges filandreuses, rien ne saurait les attendrir.On hache grossièrement la chair parfumée.On ajoute une ou deux cuillerées à thé de sauce soja et autant d’huile de sésame.On ajoute une pincée de sucre et une autre de sel et enfin un blanc d’œuf.On mélange à la cuiller de bois ou, mieux encore, on pétrit du bout des doigts.On saupoudre pour conclure d’une cuillerée à soupe de fécule de maïs.On mélange à nouveau.Ça y est, la farce est prête à farcir les pâtes à wonton.Ces pâtes, on les trouve fraîches dans les épiceries R E C E Couleurs DANIEL PINARD ?du quartier chinois, ou congelées dans nos supermarchés.Fraîches ou congelées, c’est du pareil au même, ou presque.On nous les propose rondes ou carrées.Les rondes, plus épaisses, sont plus faciles à travailler.Les pâtes carrées sont vraiment très fragiles.Pour ce plat, les pâtes rondes conviennent parfaitement: à la cuisson elles acquièrent une texture fort agréable qui résiste à la dent.Faites d’œufs frais et de farine de blé mou, ces pâtes ressemblent à s’y méprendre aux pâtes maison.On peut par conséquent les farcir à l’italienne, à la turque ou bien à la française.Si vous les achetez fraîches, sachez qu’elles se conserveront au frigo pendant quatre ou cinq jours.Si vous les achetez congelées, elles se conserveront pendant un mois ou deux.Surtout n’allez pas les décongeler rapidement au comptoir, voilà qui les abîme.Laissez-les plutôt ramollir au frigo pendant une douzaine d’heures avant de procéder.Comme vous pourrez le constater, ces pâtes empilées les unes sur les autres se séparent pourtant sans problème.Le secret?La fécule de maïs dont on les a saupoudrées les empêche de s’agglutiner.Pour cette recette conçue pour quatre gourmands, un paquet de pâtes wonton suffira.Sur le plan de travail, disposez la moitié des cercles de pâte.Au centre de chaque cercle, garnissez d’une cuillerée à soupe comble de farce.Au pinceau, badigeonnez les rebords d’eau ou d’œuf battu à la fourchette.Sur chaque cercle garni, déposez un autre cercle de pâte.Tenant en paume la raviole «en voie de développement», pressez fermement entre le pouce et l’index le pourtour pour enfermer hermétiquement la farce.Déposez à mesure chaque raviole sur du papier absorbant.Voilà qui les empêchera de coller à l’assiette.Laissez-les ensuite reposer une dizaine de minutes au frigo, le temps qu’il faut pour que la pâte se scelle hermétiquement.Voici venu le temps de cuire vos.ravioles.On peut les faire pocher à grande eau bouillante salée.On les fait alors cuire cinq ou six à la fois.Elles sont prêtes lorsqu’elles remontent à la surface.Mais elles seront meilleures si on les fait cuire à la vapeur pendant une dizaine de minutes.Pour éviter qu’elles ne collent à la marguerite, on badigeonne d’huile végétale le dessous de chaque raviole.Au moment de servir, on arrose ses ravioles d’une sauce toute simple faite en un tournemain.Dans une petite casserole, on amène à ébullition T T E S de Chine une cuillerée à soupe de sucre, une demi-tasse de vinaigre de riz et une demi-tasse de sauce soja.On retire du feu et on ajoute deux échalotes vertes finement hachées et une cuillerée à soupe de gingembre frais finement haché.Ragoût de légumes des moines Toutes viandes leur étant interdite, les bouddhistes chinois ont inventé mille et une façons de préparer les légumes.Savoir-faire et respect, voilà qui fait de chaque repas une fête, de la pénurie la plus grande richesse.Ainsi, cette façon de sauter rapidement dàns l’huile très chaude additionnée de sel des légumes savamment tranchés en petites bouchées, pour les laisser ensuite doucement mijoter à feu doux à couvert jusqu’à ce qu’ils soient tendres à la dent mais encore croquants, c’est la nature à son meilleur.Ce «ragoût» de légumes que je vous propose aujourd’hui en est un bel exemple.On choisira pour les grandes occasions huit variétés de légumes frais qu’on choisira suivant son humeur et suivant la saison: asperges, courgettes, brocoli, chou-fleur, carottes, pommes de terre, pois mange-tout, germes de soja, concombre, champignons de Paris, haricots jaunes ou verts, que sais-je encore?Faites votre choix.De chaque légume, il vous faudra un peu moins d’une tasse.Vous trancherez les haricots en biseau, les courgettes en rondelles.Vous ferez du brocoli et du chou-fleur de petites bouchées.Vos carottes en bâtonnets, les pommes de terre en petits dés.Enfin, vous saisissez l’idée?A ces légumes frais vous ajouterez peut-être une tasse de pousses de bambou en conserve, que vous trancherez en lanières.Quelques châtaignes d’eau?Quelques arachides ou noix d’acajou agrémenteraient aussi fort plaisamment votre plat.Pour terminer, ajoutez enfin quelques champignons secs que vous ferez d’abord gonfler à l’eau bouillante pendant une quinzaine de minutes.Vous prélèverez la tige.Vous hacherez le reste grossièrement.Vous ajouterez aussi, j’espère, une ou deux tasses de vermicelle de riz que vous aurez de la même façon fait gonfler pendant une quinzaine de minutes en les recouvrant d’eau bouillante.Voilà: il ne reste plus qu’à faire sauter le tout dans trois ou quatre cuillerées à soupe d’huile végétale.Votre poêlon est grand.L’huile est si chaude qu’elle fume presque.Vous ajoutez une généreuse pincée de sel.Vous ajoutez aussitôt vos légumes et vous brassez à la cuiller de bois.Vous sautez ainsi vos légumes pendant quatre ou cinq minutes, le temps qu’il faut pour qu’ils développent leurs parfums.Vous ajoutez ensuite une ou deux tasses d’eau et trois ou quatre cuillerées à soupe de sauce soja.Vous diminuez la flamme.Vous recouvrez et laissez mijoter doucement pendant une dizaine de minutes: le temps qu’il faut pour que vos légumes soient tendres mais encore croquants.Vous découvrez et vous épaississez la sauce en versant dedans une cuillerée à soupe de fécule de maïs diluée dans trois cuillerées d’eau.Amenez à ébullition tout en brassant avec soin.Ça y est! Les légumes chatoient dans une sauce légère, onctueuse et translucide.Hors flamme, ajoutez quelques gouttes d’huile de sésame et servez vos convives ravis.Il en reste?Je sais! C’est ce qu’il faut.Ce sera encore meilleur demain, servi tiède ou chaud! CONSOMMATION Avec Daniel Pinard Le lundi 21 h ou le samedi 17 h oum.vous verrez * TT Voshôte&:Z/m, lechef % Qjodo, /cmaître d Table d’hôte midi-soir incluant leur tarte tatin «l’une des meilleures en ville« M 1144 Metcalfe Les Cours Mont-Royal Stationnement intérieur -Josée Blanchette Tél.: 842-3636 Fax.: 842-0074 ES Métro Peel M o r a 1 i RESTAURANT î it Cuisine québécoise réinventée 101, Fairmount Ouest / coin st-Urbain (514)271-8475 LE PIMENT ROUGE WINDSOR RESTAURANT BAR CUISINE SZECHU ANN AISE RAFFINEE Si la nourriture deiuiit influencer de quelque façon te cours de l’histoire, je choisirais Le Piment Rouge pour toute, question (.) réclamant raffinement, doigté et célérité.-Josée Blanchette 1170.RUE PEEL MONTRÉAL TÉL: 866-7816 BUFFET DU MIDI 7 05$ ' t SERVICE A VOLONTE 2051, rue Ste-Catherine Ouest 932-7141 AU CHOIX 50 plats parmi notre somptueux menu.Bqqjbay phlaçe 14,» 3343, boul.des Sources 685-7777 Restaurant _J2 cQt JS/a/2(2 extraordinaire cuisine szechuanaise En soirée ET à volonté: 40 différents plats au choix pour 16,95$ p p.Déjeuners d'affaires et menus à la carie (18.95 $ p.p.If samedi) 1232, avenue Greene, IVestnwunt (emplacement du Palais d'ivoire) • Réservations: 932*1244 I cuisine libanaise Spécialités: -?GRILLADES •?MECHOUI / j*5672Monkland N.D.G.489-2468 «405 est.Sherbrooke coin St-Denis 844-1944 Pizza, Pasta e Amore Les fines pointes 350, Liège est (£>858-6030 Table d'hote midi et soir Salon privé l'I'Slll II ni II I//// Gibier et cuisine française MENU DEGUSTATION DE GIBIERS - Terrine de gibier maison - Consommé aux profiteroles et porto - Sanglier, confit de canard et chevreuil 1214.rue Si-Aiidrc.Montréal B9Kcrrir<|am 286HOI I Dessert du jour LE DERNIER VICEROY DE L’INDE «le décor est sobre (.), mais les surprises sont d’un autre ordre, plus spirituelles, pour ne pas dire divines» -Josée Blanchette *5-5^ 5030 Sherbrooke ouest Maison : du Caivet Tél.:(514) 488-5716 Fine cuisine française dans l’atmosphère feutrée d’un salon XVIIIe siècle du Vieux-Montréal.«Astonishing, opulent and magnificent» 405.Bonsecours rés.: 282-1725 H$en Rochester, ilieGtwttr Pour les néophytes et les connaisseurs de cuisine indienne.Brunch de IZhOO à I4h30 tous les dimanches L______JLI 2077.rue Stanley .V/u/tt/t/u •0-845 9015 métro PEEL stationnement gratuit en soirée Traiteu Gestion d’événements 2391 Ste-Catherine est, Mtl RSVP 597-0984 sto Cuisine gourmande Lundi au vendredi 11 h à 14h Mercredi au samedi 18h à 22h H les (Erpppripa iüretonnes» Spécialités: Crêpes bretonnes, coquille St-Jacques, crevettes à l’ail, soupe à l’oignon, salade verte, escargots, fondue suisse Le Triskell L'Escale Bretonne 3470, Saint-Denis, Montréal 4007, Saint-Denis, Montréal 281-1012 (métro Sherbrooke) 843-6354_______________ La/ Papaye/ verte/ Rettuurant vietnamien/ «Cuisine vietnamienne pleine de saveur le vrai goût de la papaye verte» - Josée Blanchette 365 Bernard Ouest ® 279-0688 PHAYATHAI Restaurants 1235, rue Guy Montréal 933-9949 1 h 1/2 de stationnement gratuit au Faubourg Ste-Catherine Fine cuisine Thaïlandaise (du sud) 205, rue St-Jean Vieux Longueuil 651-6107 j( ardiii Ijern mm Les critiques sont unanimes! «Le menu succinct fait dans le terroir et la table d’hôte dans la simplicité retrouvée».Josée Blanchette «Un vrai bon petit restaurant» Françoise Kayler 387, Bernard ouest, Montréal RESTAURANT CUISINE FRANÇAISE APPORTEZ VOTRE VIN Fermé le lundi 4720, rue Marquette (coin Gilford) Montréal 2129, av.du Mont-Royal est LES CUISINES L'ENTRE-MICHE - TRAITEUR & PATISSIER CARTE DE MH RMVMMSES CT I*SER1\ R\m\!> CT EMU Sll> XUESSOIRIIS CT SERVICE COM PUTS 521*0816 • 2275, RUE STE-CA « 524-4187 Traiteur Tél: (514) 948-1981 cafe-resto Les bOnS Délicieux repas du midi retours à partir de 6$ Table d’hôte en soirée 522-2154 ••••••••••••••••a ••••••••••••••••• ••••••••••••••••• ••••••••••••••••a ••••••••••••••••• ••••••••••••••••• ••••••••••••••••• LES CUISINES L'ENTRE-MICHE RESTAURANT lundi au vendredi.I lh à l-th Mardi au samedi.ISh à 22h TIIFKIM: EST.MONTRÉAL.II2K 213 UEUE DE COCHON ¦ y-O.-r-t.W, I E Pâ,és.rillettes.saucisses, saucissons, boudin noir.PrODITR) FRAIS FAIT MAISON terrines de gibier Ouvert du mardi au dimanche • 1328, Laurier Est (angle de I.anaudière) • 527-2252 <-; B 4 L E I) E V 0 I R , I.E V E N I) R E 1) I 2 4 F E V R 1ER 1 0 9 5 ?LE DEVOIR ?2BL1 H! VJ Phoques des îles I i I I en.i- Télé Diabète est un service confidential dé renseignements et de soutien offert gratuitement aux personnes touchées par le diabète, les membres de leur famille ainsi qu’au grand public.Rens.:744» 2971 Le Cercle Jung de Montréal vous invite, lé 24 février à 20h, à venir visionner un film fait à partir du livre «L’homme qui comprend les dessins d'enfants; journal d'un psychanalyste tiraillé au pays des Inuits» du dr Louis Couture.Le film sera suivi d'uné discussion avec Louis Couture.Au pavillon Hubertr Aquin de l'UQAM, 1255.St-Denis, salle A-M05Q.Rens.: 329-5864 .; Le Collège Montmorency, 475, bd de l'Avdnir à Laval, vous invite, le 24 février à 19h 30, à'unè conférence de Luc Blain, psychologue, sijr l^ sentiment de culpabilité.Rens.: 975-6100 - , , L’école Rudolf Steiner de Montréal tient up congrès pédagogique du 23 au 26 février sur le thème «Les jeunes d’aujourd’hui: ce qu’ils apportent, ce qu’ils demandent».Le 24 février à-9h} «Adolescents et biographie» avec Michel Grasspiaiç Rens.: 481-5686 Le Groupe de recherche sur l’ethnicité e) l’adaptation au pluralisme en éducation de l’Université de Montréal (GREAPE) présente une conférence le 24 février à 12h intitulée «Entré démagogie et démocratie: le débat autour du “bijabj’ au Québec».Au 3744, Jean-Brillant, porte 550T(salle 05).Rens.: 343-7244 ou 343-6111, poste 4052 ¦ Les Beatles célébrés à Québec.Le 25 février, dé T 6 h 30 à 16h, journée spéciale proposée aux Beatlefans, au 32, Sainte-Anne, Vieux-Québec^, intitulée «Bonne fête George!».Rens.: (418) 683,-8272 .• La bibliothèque Multiculturelle, 1535, bd Chomedey (Laval), vous invite, le 25 février à )4h, à une conférence sur l’apport des Noirs au Canada.Rens.: 978-5995 , J Le Centre culturel AMORC, 5030, av.Papipeau, vous invite, le 25 février à 20h, à une conférence d£ Jean-Marie Lance intitulée: «Spiritualité et abondance sont-elles compatibles?».René.:’596- 1686 'O.; L’école Rudolf Steiner de Montréal tient un congrès pédagogique du 23 au 26 février sur le thème «Les jeunes d’aujourd’hui: ce qu’ils appo(ten(, ce qu'ils demandent».Le 25 février à 9h: «Apport des parents et des éducateurs au développement de l’enfant» avec Rosita Mahé.Rens.: 481-5686 .’ Retraite charismatique d'entrée en carême du diocèse de Montréal, les 25 et 26 février, au sôù$-sdl de l'église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs à Vènduq, 284, rue de l'Église.Thème: «Risquer avec Blemv Rens.: 353-3038.> L’école Rudolf Steiner de Montréal tient lin congrès pédagogique du 23 au 26 février- Sur le thème «Les jeunes d’aujourd’hui: ce qu’ils apportent, ce qu’ils demandent».Le 26 février à 9h: «Comment l’éducation Waldorf veut répondre aux besoins deè enfants d’aujourd’hui» avec Michel Grâssmani Rens.:481-5686 »’ J Fête de l’hiver au parc-nature de l’île-de-la» Visitation, le 26 février de 12h à 16h.Pldsjeurè activités sont organisées pour les petits él les grands (tire sur la neige, sculpture sur glpcé.).Rens.: 280-6690 - > ACTIVITÉS BÉNÉVOLES ; ?Animation.Le Centre d’action bénévole de Montréal demande des bénévoles capables d’animer des ateliers de conversation française à partir de Sujets choisis par les élèves adultes, allophones-, nouvellement arrivés au Canada.Rens.: 842-3351 1 Campagne de financement.L'Association québécoise de la fibrose kystique recherche'une personne capable d’organiser une campagne de vente de T-Shirt.Rens.: 877-6161.Classement.Un organisme qui s'occupe de la santé mentale recherche une personne bénévole pour-faire le classement de livres, revues et autres dans, leu) centre de documentation.On recherche aussi! une personne pour établir un système de classement.Rens.: 842-3351 ¦; ; Conversation.Concertation-Femmes est à la recherche de femmes bénévoles qui seraien) intéressées à avoir des conversations téléphoniques avec des étudiantes immigrantes afin qu'elles améliorent leur français.Rens.: 336-3733 Contact, un service personnel d'écoute et de références, recherche des bénévoles idéalement bilingues.Une formation sera donnée aux personnes intéressées.Rens.: 631-3720 ou 697-4110 ; ¦ Coordination.Le Centre d'action bénévole de Montréal est à la recherche d'une personne débrouillarde et qui a un bon sens de l’organisation pour aider la coordonnatrice des activités de promotion dans l'organisation d’un événement spécial qui aura lieu en avril.Rens.: 842-3351.Écriture.Un organisme qui s'occupe des jebne£ sans-abri a besoin de bénévoles qui ont une1 bonne écriture pour écrire des reçus d’impôt.Rens.: 284» 5480.' I Événement spécial.On demande des bénévoles pour animer un kiosque au salon de la jeunesse qtji aura lieu du 31 mars au 9 avril.Rens.: 877-6161.Jumelage.Le Comité d’éducation aux adultes de là Petite Bourgogne et de St-Henri est à la recherche de personnes bénévoles pour aider des nouveaux arrivants à s'intégrer à leur nouveau pays.Rens.: 596-3424 Ligne d’urgence.Un centre pour les victimes d’agression sexuelle recrute présentement des femmes conscientisées et bilingues pour travailler à titre de bénévole sur la ligne d'urgence.Une sessiofi de formation aura lieu les 24-25-26 mars et les 1er et 2 avril.Rens.: 934-4504 Réception.Le Centre d'action bénévole de Montréal recherche des bénévoles bilingues qui aimept les gens pour répondre aux appels, donner des rendes-vous.recevoir le public et donner de l'information sur le bénévolat.Une formation sera donnée.Rensd 842-3351 La Société d'arthrite a besoin de bénévoles pour mettre en service sa ligne 800.Rens.: 846-8840 La Société canadienne du cancer recherche des bénévoles pour leur programme de soutien affectif individuel.Une formation sera donnée aux personnes intéressées les 3 et 4 mars.Rens.: 255» 5151, poste 48 Travail de bureau.L'Armée du Salut recherche des bénévoles pour faire de l'entrée de données, vérifier des listes d'envois, communiquer avec de* entreprises.Rens: 842-3351.» J Travail de bureau.Une agence de coopération internationale est à la recherche d'une personnp bénévole avec des connaissances en bureautique pour aider une personne handicapée dahs des tâches telles que: écriture à la main, à la dactylo o(i travail sur ordinateur (WordPerfect).Rens.: 842- 3351.___1 Travail de bureau.L'Association,} des hypoglycémiques du Québec est à la rechetjt»e de bénévoles pour du travail de bureau (classement, télécophie, traitement de texte.) et lors (le ses activités d'animation.Rens.: 527-2519.! jours de tombée de l’Agenda culturel: galeries et musées, le mercredi matin avant le samedi de la parution; musique, danse, théâtre, variétés, à surveiller, le 10e jour avant la parution.Adresser à Agenda culturel.LE DEVOIR, adresse postale du journal ou par télécopieur: 985-3360.L’espace et l’intérêt général sont des critères inéluctables.«h —.—i - ~ - - P -i- - -1- CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ li 8 1- E I) E V 0 I R , I, K VEND R E I) I 24 F É V R I E R I I) D LE DEVOIR QUEBEC VOIR «DESTINATION TAPISSERIE 1995» On n’a pas vu, clans la région de Québec, 'd’exposition majeure sur la tapissant depuis 1977, alors que le Musée dij Québec présentait Tapisserie québécoise contemporaine.Il faut dire que c’èst'un ail qui a peu de visibilité au QJté|)éc et qui n’est à peu près plus enseigné en milieu académique, si ce n^sC dans un collège la région de Qjliébëc.C’est fort dommage, car Marpel Marois, un artiste-licier de réputation internationale, appelé par la Maison Hamel-Bruneau à concevoir, à titrie de conservateur-invité, une exposition faisant état de la tapisserie actuelle, nous montre l’étonnante vitalité etla diversité de cet art.Il a pour ce faire invité 17 altistes parmi les pi^ significatifs de quatre pays (Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bre-tijtfne) à présenter une vingtaine de pic -es de petits et moyens formats, réalisées au cours des cinq dernières années.Des œuvres qui montrent le renouvellement de l’image et du lan-gjÿede la tapisserie comtemporaine ep-fonction des préoccupations d’aujourd’hui.C’est un plaisir à s’offrir qjlietie se rendre visiter cette exposition au centre d’art de Sainte-Foy.Et l’ifcçueil sympathique d’animateurs cbpjijétents y ajoute un plaisir supplémentaire.Jusqu’au 26 mars, au 2608, cfephtin Saint-Louis, Sainte-Foy.“il iSfpIÈRE SUR LA VILLE Bien dissimulée derrière l’immense maquette de la ville de Québec expo-j&au Centre d’interprétation de la vj&irbaine, on peut voir, jusqu’à dimanche, Lumière sur la ville, une expiation collective sur le thème de î’ujrb mité présentée par le Groupe üf|Ce collectif réunit six artistes en ara visuels, issus du baccalauréat en ar£, visuels de l’Université Laval et liés par l’amitié.Danielle Binette, li-liàjje Côté, Louise Lasnier, Diane Ma-rinflau, Denise Pelletier et Hélène Saftt-Amaud y présentent chacune à iatfr manière une facette de l’urbanité qui amène le spectateur à percevoir la vilfc dans un circuit qui lui fait sentir tafitlq conquête du lieu que la poésie e£ milieu urbain.EXPO PATINS nt* • Pfflir la reprise de ses activités, la Mai-soni dès jésuites de Sillery nous propo-séjifne exposition bien de saison: la cgjfection unique de M.Jean-Marie Letfûc, d’Ottawa, l’une des plus impor- Q II K H K C tantes en Amérique du Nord et des mieux commentées.Il y a là des patins en os de rennes du tout début de notre ère, des patins à glace, des patins de courses, des patins de randonnées et de fantaisie, fabriqués entre le XV1' et le XIX'' siècle, et même des patins célèbres: ceux utilisés par Gaétan Boucher avec lesquels il remporta l’or àSarajévo.Les vendredis, samedis et dimanches, jusqu’au 5 mars.À L’EAU Né à Saigon au Viêt-nam, Truong Chanh Thing est d’origine chinoise.Installé à Québec depuis 1980, il a complété une formation en communication graphique et en arts plastiques à l’Université Laval.Son travail, situé entre la modernité occidentale et la tradition orientale, s’articule autour du thème de l’eau, élément potentiel de toutes les rencontres culturelles.Jusqu’au 5 mars à la salle 3.HAPPENING AU CINÉBISTRO Depuis le 5 novembre, et ce tous les samedis à minuit, le CinéBistro présente le film culte Rocky Horror Picture Show.On sait que ce film donne toujours lieu à une sorte de «happening» humoristique, impliquant toutes sortes d’ingrédients tels le riz, des Basils à eau, du papier de toilette, une lampe de poche, un journal, une crécelle, des flûtes, etc.Il y aura, demain, une présentation spéciale du film avec, pour l’occasion, la présence de deux «hôtesses»: Mademoiselle Mew et Mi Lady, qui se chargeront de l’animation avant, pendant et après le film.ROMULO LARREAÀ ALBERT-ROUSSEAU Admirateur et élève du grand Piaz-zolla, le Québécois d’origine uru-gayenne Romulo Larrea est l’unique bandonéoniste canadien de réputation internationale.C’est à lui qu’on doit l’introduction du tango à Montréal en 1978.Avec son Ensemble, composé de sept musiciens, quatre danseurs et une chanteuse, il est de retour à Québec pour présenter Un siècle de tango, un spectacle aux rythme latins qui fait revivre les années folles de Paris, les succès de Carlos Gardel et évidemment le tango d’As-tor Piazzolla.Salle Albert-Rousseau, le 26 février, à 14 h.Serge Laplante THÉÂTRE Le café des avides John Applin joue Pandolfo dans le Goldoni repris par Fassbinder « RÉMY CHAREST CORRESPONDANT À QUÉBEC Pandolfo, le patron du casino, est d’une honnêteté élastique et il possède l’argent, donc le pouvoir.» John Applin a bien peu de compliments à faire à son personnage du Café de Carlo Goldoni, revu et aiguisé par Rainer Werner Fassbinder, qui prend l’affiche dès mardi prochain au Trident, dans une mise en scène de Michel Nadeau.D’ailleurs, nul n’aurait vraiment de bons mots pour les personnages, après que cette comédie italienne déjà fort ironique ait été repassée au filtre sans pitié du réalisateur et auteur allemand, pour faire de la faune du café un lot d’avides et de cupides quasi inhumains.Que ce soit chez Pandolfo, qui manœuvre le jeune Eugenio et sa douce moitié Vittoria pour satisfaire ses desseins de parrain vieillissant, où chez Léandre le riche playboy et sa dure moitié Lisora, ex-prostituée et danseuse de cabaret, la morale qui reste ici est celle des mafieux: un certain code d’honneur intervient périodiquement au milieu d’un lot impressionnant d’actions répréhensibles.«On est plus dans une enveloppe de comédie qu’au cœur d’une comédie, explique John Applin.Tout tourne autour des intérêts, de la cupidité.L’argent et le sexe sont les moteurs de l’action, l’amoralité et le vice y triomphent.» Au programme, des rires et des grincements de dents.«Dans ce Café, les gens ne sont intéressants que lorsqu’ils servent.Après, pfft! On n’en reparle plus,» résume le comédien, un tantinet nerveux de se retrouver sur la scène du Trident, qu’il voit habituellement d’un autre angle.Depuis 1987, avec La Trilogie des dragons, Applin est en effet devenu le régisseur attitré du Trident, assurant du coup une qualité technique et une précision certaines aux spectacles de l’endroit.Sans savoir trop comment il réagira à ce déplacement de perspective, il espère maintenant amener ces qualités sur scène, avec les exigences nécessaires pour la pièce de Goldoni-Fassbinder.Une partie de la maquette du Café, présenté au Trident «Il faut travailler avec beaucoup de tonus, beaucoup d’énergie, dans cette pièce, car le jeu n’est pas du tout psychologique et les personnages font parfois volte-face en une réplique à peine, quand leurs intérêts les envoient dans d’autres directions.» Bref, les personnages changent de masques, transformation appropriée, après tout, quand l’action se déroule en plein Carnaval de Venise.Le geste intérieur de retirer un masque est toutefois plus difficile à faire que son équivalent physique, et c’est là que repose un des principaux défis de cette attaque satirique contre le pouvoir de l’argent et la corruptibilité de l’homme.Le TBC parle d’argent Parlant d’argent, le Théâtre du Bois de Coulonge lançait cette semaine sa prochaine saison estivale, un moment important dans l’histoire de cette institution théâtrale après les importants chambardements de l’année dernière, en insistant sur des exigences financières et de «bonne presse».Le président du conseil d’administration, M.Jacques Castonguay, poursuivant le thème du nécessaire redressement financier de ce théâtre, se félicitait donc d’avoir pris une décision dont il est entièrement fier, soit.la nomination du directeur général Michel Desrosiers, pour ensuite oublier jusqu’à la toute fin de son discours de mentionner jusqu’au nom du directeur artistique, Jacques Lessard.A quand une crise de style TNM ou NCT au TBC?La prochaine saison nous donnera probablement quelques idées sur la suite des événements, mais on sent que cette entreprise culturelle met plus l’accent sur le mot «entreprise» que sur le mot «culturelle».Il y avait tout de même des productions au programme de la conférence de presse, à commencer par Ministre à sous-louer, création de la première pièce de Michel Mercier, qui tiendra l’affiche du 6 juin au 1er juillet.Dénonçant par des procédés absurdes la corruption politique et le pouvoir de l’argent (tiens, tiens.), cette comédie sera mise en scène par Michel Nadeau et donnera la vedette à dix comédiens dont Jack Ro- bitaille, Linda Laplante et Denis Lamontagne.Du 25 juillet au 26 août, le théâtre du Bois de Coulonge se met à l’heure des prochaines Médiévales de Québec en présentant Abélard et Héloïse, du Britannique Ronald Millar, incarnation de style West End londonien ou Broadway d’un des plus célèbres couples tragiques du Moyen-âge.Jacques Lessard met lui-même en scène cette gigantesque production, qui regroupera un total de vingt acteurs, portion appréciable du lot de comédiens disponibles dans la Vieille Capitale.Les clowns du pénitencier Refusant de vendre des stylos et porte-clefs de porte en porte, deux détenus décident de se réintégrer à la société en faisant des numéros de clown auxquels il manque un ingrédient: le talent.Voilà le prétexte à des sketches comiques d’Yves Amyot et Sébastien Hurtubise, mis en scène par Nancy Bemier et présentés dans le foyer l’Estoc de la Bordée, ce soir, demain et les 3 et 4 mars à 23h.Il est rare, le cabaret de fin de soirée comme celui-ci, à Québec.\> U SIS T 4 H AULE DES RIVIÈRES DROIT DE PAROLE Devrait-on préserver les milieux concernés de la libération d'un agresseur sexuel.Anne-Marie Dussault lance le débat.Parmi les invités, un agresseur sexuel et un pédophile, dont les téléspectateurs ne verront pas le visage.La mère de Virginie Larivière sera également présente.Radio-Québec, 20h ¦w 3jï m Anne-Marie Dussault LES GRANDS CRIMES DU XXe SIÈCLE Il paraît que c'est l'émission la plus prisée de la nouvelle chaîne.ce soir, on y raconte l'histoire de l'étrangleur des collines d'Hollywood qui n'était pas une mais deux personnes.Canal D, 21h JANETTE.TOUT COURT Le psychanalyste Guy Comeau parle des grandes questions qui teintent les relations pères-filles.Radio-Québec, 22h LE POINT MEDIAS La visite de Clinton, un gros titre pour les médias canadiens, un entrefilet pour les médias américains.Également, un reportage sur les dangers de couvrir des activités criminelles.Radio-Canada, 22h25 B8g:Kifil osjts GJŒDQ ?DOKS) 00 Les Débrouillards Fais-moi peur! OMa maison Que le meilleur gagne Ce soir Cinéma / PRÉSUMÉ INNOCENT (3) avec Harrison Ford, Greta Scacchi Fous de la Pub OEspace libre Le Téléjournal Le Point médias (22:25) Nouvelles du sport/ Météo (23:25) Jeux du Canada 95 OCÎDQD oom caüûs SS) —û Claire Lamarche / Qui prend mari, prend pays (16:00) Mongrain Le TVA Piment fort Drôle de vidéo / Savoir se servir de sa tête; danger, homme au travail Star Plus/ Mitsou, Thierry Lhermitte, Eric Lapointe, France D'Amour Cinéma / MAD MAX 3: AU-DELA DU DOME DU TONNERRE (4) avec Mel Gibson, Tina Turner Ad Lib / Gaston Mandeville, Thierry Lhermitte, Raymond Bouchard, Violaine Gélinas Le TVA & le TVA Sports / Loteries (23:54) (3D CDD (M) (3® (H) Charlie Brown As-tu vu ça?Les 100 Watts Passe- Partout Mode d'emploi J'aime la télé Graffiti Droit de parole / Libérer un agresseur sexuel.C'est mon histoire Janette.tout court/Les Relations pères/filles Cinéma/PLEIN FER (4) avec F.Negret, J.-P.Bisson moi® Fîïïl (35) (49) Épicerie en folie-Métro Le Grand Journal Misez Juste Cinéma / FLAMME SUR GLACE (5) avec D.B.Sweeney, Moira Kelly New York police d'État Détecteurs de mensonges Le Grand Journal Sports Plus Sports Plus Extra O O QD Family Matters The Simpsons Fresh Prince of Bel-Air Newswatch Canada Winter Games Royal Canadian Rita and Friends Side Effects CBC Prime Time News News Cinéma /LA POSTIERE (4) Newsday CP® 03 Oprah (16:00) Cheers Roseanne Newsline Wheel of.Jeopardy! Family Matters Boy Meets.Cinéma/ACES: IRON EAGLE III (6) avec Louis Gossett Jr CTV News Nightline Roseanne Cheers Puise E.T.Tarzan Unsolved Mysteries I Homicide: Life on the Street Picket Fences Puise æ GU m Coach |News ABC News Wheel of.Jeopardy! Family Matters Boy Meets World Step by Step Hangin' with Mr.Cooper 20/20 News Nightline (23:35) Family Matters First at Five Hard Copy News E.T.Roseanne Transformers Roseanne The Simpsons Star Trek: The Next Generation SEr CD Fresh Prince Coach Price Is Right News CBS News E.T.Diagnosis Murder Under Suspicion Picket Fences The Late Show (23:35) Real Stories News Coach News CBS News Wheel of.Jeopardy! (ÜT- liô) Aladdin Ricki Lake NBC News Jeopardy! Wheel of.Unsolved Mysteries Dateline NBC Homicide: Life on the Street The Tonight Show (23:35) Oprah (16:00) Live at Five Inside Edition American.Extra.03 Ghostwriter Carmen.Science Guy MacNeil / Lehrer Newshour | Nightly.Vermont.Washington Week Wall Street Week Around the World in 80 Days On Values: Peggy Noonan Cinéma/HANNAH AND.(2) m Carmen.Science Guy Ghostwriter ITN News Nightly.MacNeil / Lehrer Newshour Mystery! / Inspector Morse Taggart Cinéma/HOTEL TERMINUS.(3) m The Young and the Restless | Global News Current Affair I E.T.The Simpsons Ready or Not The X Files 20/20 Global News 1 Sports m Growing Up | Pingu/Dot/.| Polka Dot Mellops Kidsports Baby It's You Studio 2 Fourth Reading Heartbeat Cinéma / LEAVING LENIN (4) avec S.Morgan Comm.(23:40) ipN; Curling / Tournoi des coeurs Scott (15:30) Sportsdesk Inside Sports I Hockey Week Snow Trax Curling / Tournoi des coeurs Scott Sportsdesk ms Sports 30 Hebdo Québec Moto-marine Sports 30 IV5, Pyramide Journal/Revue Studio Gabriel Chiffres (18:05) Gour./ Visions Journal FR2 Thalassa Paris lumières Tout va bien [ .Entendeur (Zi 45» I On aura.Soir 3 / Revue 1 Visions (22:55) Cercle (23:15) Ciel d Afrique Schtroumpfs Télé-pirate Crocs malins Bibi / .jouets Sharky.Arthur.(MP.M.V.(16:00) CinémaClip Musique Vidéo Planète Rock Le Décompte MusiquePlus Le Combat des clips Les Aventures du Grand Talbot | Bouge de là Musique Vidéo iM RapCity The Wedge MuchMusic Countdown Fax Spotlight MuchMusic Countdown The Electric Circus Fax Spotlight II Les Folies de Bernie (15:20) [ La Dernière Chance (17:15) Un Monsieur distingué Le Détonateur La Femme envoûtée (22:45) fg Superhuman.Rugrats Batman Super Dave Speed Racer Superhuman.Reboot It's Alive! Hey Vern.Must Be Mad! Dog House Catwalk inside Stuff p 1 Jeux safari As-tu vu ça?Meilleur gagne Le TVA Piment fort Watatatow Star Plus Roulette VIP Black Jack 21 L'Enquête Psychotron AdLib I Miroir, Miroir L'Indiscret tÂtd Speed (16:30) ( 19:00) (21:30) Airheads Jurassic Park (18:30) (21:00) : Erotika (23:30) Bfii Marché 116 35) Aujourd'hui Référendum Au travail! Monde ce soir I Capital actions Grands Reportages LeTéléjoumal Scully RDI Le Canada aujourd'hui Capital actions ""0 C Colomb net») Mission impossible Les Défis de la vie On a marché sur la Terre Notre siècle Grands Crimes du XXe siècle Maigret Cinéma CINEMA AÜ PETIT ÉCRAN PRÉSUMÉ INNOCENT (3) (Presumed Innocent) E.-U.1990.Drame policier de A.J.Pakula avec Harrison Ford, Greta Scacchi et Brian Dennehy.Soupçonné d’avoir tué une collègue dont il était l’amant, un avocat marié cherche à prouver son innocence.SRC 19h HANNAH AND HER SISTERS (2) E.-U.1986.Comédie dramatique réalisée et interprétée par Woody Allen avec Mia Farrow et Barbara Hershey.Les tribulations de trois sœurs qui rencontrent divers problèmes dans leur carrière ou dans leur vie sentimentale.PBS 23h HOTEL TERMINUS -THE LIFE AND TIMES OF KLAUS BARBIE (3) E.-U.1988.Documentaire de M.Ophuls.Évocation de la vie d’un ancien chef de la Gestapo condamné pour crimes contre l’humanité.PBS 23h (1) Chef-d'œuvre (2) Excellent (3) Très bon (4) Bon (5) Passable (6) Médiocre (7) Minable.' - CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ I.E I) E VOIR.I.E V E X I) H E I) I 2 I F E V II I E II I SI !» fi superbe C3 ew» niMinunoN S3CFGL 105,7 fm 'CIST RYTHME ET PUNCHE.dans le rôle de LEBOVITCH LE NOUVEAU fl DU REALISATEUR DE L'ETE MEURTRIER JEAN BECKER MÊÊË Les sens de la rizière Dm» filrmde NIKITA MIKMMKOV PARISIEN 86W8S6 UN FILM DE RITHY PAN H |4mtfrCatfceriaeO 1-300361-4596) (514)790-1245 ?nniDOÛrSTEHEOl 698 Ste-Catherine O EN MATINÉE (avant 18h00) EN SOIREE FAMOUS PLAYERS ISABELLE HUPPERT ^ DANIEL AUTEUR CAR.ANGRIGNON 366-cihe 7077 boul.Newman ic Q.866-6991 rur h a ci/ ir\ von.sani.dim.mar.jou.1:45 3:55-7:05-9:15 IHcmAbK(b) liindi of morcrodi I:d5-3:55-9:15 THE LION KING (G) 1:50-4:00 7:00 9:10 THE SPECIALIST ( 13+violence) 1:55 4:1 S 7:10 9:30 JUNIOR (G) 1:30 3:50 6:45-9:20 STREETEIGHTER (13+violeiuc) 1:35 4:20 6:55 9:40 INTERVIEW WITH THE VAMPIRE Il 6+horteur) 1:40 4:05-6:50 9:35 MMDUCINQiAKun» 63 King 0.Sherbrooke GATINEAU 229-7655 Promenadesdel’Outaouais je Nominations aux Oscars ?Meilleure actrice — Miranda Richardson ?Meilleure actrice de soutien — Rosemary Harris “Brillant.et — Gene Siskel, SISKEL & EBERT WILLEM DAFOE MIRANDA RICHARDSON * LE DEVOIR mi film dr Brian Gilbert Mr M ALOFILM DISTRIBUTION l.l±EM!l.l»kHHaim I II lliAWtÊnÊtÊKm LES FILMS À VOIR! PLUS DE 71,000 PERSONNES SÉDUITES PAR CES TROIS CHEFS-D'OEUVRE.I ¦ m GRAND FAVORI MEILLEUR FILM ÉTRANGER «OSCARS 1995 CINEMA PARALLELE IIlDOfTSTrô] i 61333 Soleil trompeur mm IrVlM^JTLigl ¦STE] ANNA 6-18 Bouleversant! On en sort grandi» • Genrviève Picard, VOIR 0^3 «Merveilleux!» Domine Grimaldi, CBF BONJOUR «Un très beau film ?» FroMMloorendeov, LE DEVOIR «D’une beauté ^ fascinante!» *- Ncnnand Proventher, li SOLEIL Demain l’hiver, je m’en fous, je m’en vais voir un show dans le métro.Lr se paie.La sac de sel, le voyage à Miami, le sup-.plément vitaminé et les ' shows en salle.C’est le pendant de l’été des festivals, où tout se passe sous les étoiles aux frais plus ou moins subventionnés de ia princesse.Soulignons en cela l’éclatant succès de l’événement Métro Boulot Show, qui a rameuté depuis mardi sous le bitume et les congères des milliers d’usagers du serpent mécanique, passant par là à l’heure de pointe ou sachant fort bien que les Jim Corcoran, Laurence Jalbert, France D’Amour, Eric première-par-tie-des-Stones-à-Paris Lapointe, Patrick Norman et Sylvain Cossette se succéderaient sur la scène installée au beau milieu de la station Berri-UQAM.Comme dans les festivals, c’est le caractère facultatif de l’affaire qui en faisait le charme: au-delà du fan, ces shows-là sollicitent le passant, le badaud, le témoin inopiné, celui qui n’aurait jamais été voir un show d’Eric Lapointe et qui, attiré par la rumeur, s’arrête en chemin, zieute l’idole pour voir et se met à trouver ça pas mal bon et finit par fredonner le refrain de N’importe quoi avec les initiés (plus de 5000, a-t-on dénombré).Un beau mélange d’ethnies, d’âges et de strates sociales liés par la gratuité et la musique, qui rappelait l’été du 350“ anniversaire de Montréal an square Berri, alors que le quidam ébahi ou ravi s’était vu offrir, de Ginette Reno à Blue Rodeo, à ia fois ses vedettes préférées et l’occasion de se familiariser avec un tas d’autres.Riche et démocratique idée, donc, que ce Métro Boulot Show concocté par l’ADISQ, qui proposait également jusqu’à ce soir, entre le métro Place-des-Arts et le Complexe Desjardins, une exposition des splendides photos d’artistes québécois de Jean-François Leblanc, ainsi qu’un quiz, à midi trente aujourd’hui métro Place-des-Arts, sorte de combat d’humoristes arbitré par l’animatrice Véronique Cloutier, qui opposera les Christian Tétreault, Mario Jean et deux Bizarroïdes, Stéphane E.Roy et Alain Petit.Il faudra renouveler l’expérience.Hé, j’ai même une chanson-thème: «Demain l’hiver, je m’en fous, je m’en vais dans le métro voir un show.» SYLVAIN CORMIER ?One), comme quoi la pénétration du marché country dans la patrie de la famille Daraîche va bon train.C’était d’autant plus réjouissant que la drôle de bande de Prairie Oyster n’a rien à voir avec les beaux gosses du country moderne que Nashville fabrique à la douzaine.Un vieux barbu, un violoneux-accordéoniste à lunettes, un batteur montréalais, un chanteur roux à coupe Hollywood néo-rocka-billy et une country mama en robe paysanne aux claviers: pas le moindre clone de Stef Carse à l’horizon.J’appelle ça du progrès.The Jon Spencer Blues Explosion, prise deux On attendait l’explosif trio new-yorkais aux Foufs à la fin de 1994, mais c’est au Café Campus qu’on se fera samedi, après les sets respectifs d’Unsane, Howard North et American Devices, une idée de l’impact live de leur blues trafiqué, porté aux nues jusque dans le Rolling Stone.Issu de la scène punk, Spencer en a gardé le goût de faire du bruit poulie seul plaisir de faire du bruit, ce qui confère aux patterns blues du groupe une aggressivité, ma foi, contagieuse.Une sympatique malpropreté et une réjouissante irrévérence qui retrouve l’esprit du juteux Chicago Blues des années cinquante, autrement plus authentique que les redites de tous les Chris Duarte, Robert Cray et autres patriciens orthodoxes de la note bleue.Le rock du p’tit écran Rayon rock’n’roll, les décideurs des Grammy Awards (mercredi l“r mars, à CBS ou CTV, dès 20h) ne pigent que dalle, c’est bien connu.Mais on est au poste bon an mal an, pour voir nos rockstars chéries perdre devant Michael Bolton et pour lancer des tomates pourries sur î’écran.En cette 37“ cérémonie, si Neil Young ne repart pas avec une statuette, il va falloir sortir la balayeuse.On se console d’avance en se disant qu’on y verra tout de même Bruce Springsteen, Sheryl Crow, Mary-Chapin Carpenter et Dwight Yoakam.Contre les Grammies, tiens, je vous échange une heure de Tex-Mex frétillant avec Freddy Fender, Flaco Jimenez et compagnie a Austin City Limits (PBS-33, samedi, 19h).Ou les Cranberries à Saturday Night Live (NBC, samedi, 23h30).Ou alors Lyle Lovett au Tonight Show (NBC, mardi, 23h30).Mieux encore, les Chieftains avec Marianne Faithfull au Late Show de David Letterman (CBS, mercredi, 23h35).Tout pour ne pas voir Elton John triompher en Roi Lion.Un théâtre qui se mord la queue PHOTO JACQUES GRENIER Jim Corcoran, en musicien du métro.Migration réussie au Far West Le problème du country anglophone au Québec était bête comme chou: il ne passait pas la frontière.Une ère quasi révolue dont on pourrait parler comme de l’avant New Country Network.Depuis l’arrivée sur nos ondes câblées de la chaîne de vidéoclips country, le Québec est en effet entré dans l’ère de l’après-NCN, et la couleur du ciel n’est plus tout à fait la même.De fait, à Laval la semaine dernière, on était en plein Far West (c’est le nom du club, tout en planches de gros bois qui claque sous les san-tiags), et l’on se heurtait les Stetson tellement il y avait de cowboys et de cowgirls au rendez-vous de Pi'airie Oyster, formidable groupe canadien de country généreusement teinté de rock’n’roll, qui se risquait pour une fi és rare fois hors de ses sentiers habituels, évitant d’ordinaire le Québec, chasse gardée du western francophone.Le détour valait le détour: nonobstant un lot de problèmes techniques (c’était une première au Far West, où l’on n’est pas du tout habitué aux exigences d’un band de six musiciens avec des amplis partout et des changements de guitares à toutes les chansons), le show de Prairie Oyster s’est valu un joli petit triomphe qui, je l’espère ardemment, ne restera pas sans suite.Ix?plus beau, c’était de constater qu’une bonne partie du public (majoritairement francophone) reconnaissait et entonnait les refrains des chansons, surtout les hits diffusés à NCN (dont la vibrante rengaine cajun Louisiette, et l’atmosphérique ballade royorbisonnienne Such A Lonely CUL SEC Une pièce de François Archambault.Mise en scène de René Richard Cyr.Décorde Claude Goyette.Costumes de François Saint-Aubin.Eclairages de Claude Accolas.Avec Isabelle Brossard, Patrick Goyette, François Papineau, Marie-Cliantal Perron, Jean-François Pichette et Christine Séguin, Une production du Théâtre Petit à Petit 2, à l’affiche de l'Espace Go jusqu'au 25 mars.ROBERT LÉVESQUE LE DEVOIR On voit à l’Espace Go ces jours-çi, produit par le Théâtre Petit à Petit, un spectacle détonnant et misérable qu’il doit être difficile de dé-fendi'e lorsqu’on est comédien.Car c’est un théâtre qui ne va nulle part.Six personnages braqués à la vitesse sexe, trois gai's et trois filles dans la vingtaine, un samedi soir, font un sur-place ahurissant de banalité en ne parlant que de cul, mina-blement, calculant les bons coups de l’un, le rattrapage de l’autre, les filles discutant des longueurs de pénis et de leurs coefficients de jouissance, les gars se montant à la vodka pour des éjaculations les plus tardives.Et là où l’on se demande où ce théâtre veut-il bien aller, au-delà de PHOTO YVES DUBE Marie-Chantal Perron, François Papineau, Jean-François Pichette et Isabelle Brossard dans Cul sec de François Archambault.son audace dans l’étalage de propos simplistes et scabreux, on ne peut que constater au fil de la pièce qu’on en restera là.Degré zéro du discours et du tliéâti e.Sec, en effet.Bref, on aura compris, la pièce de François Archambault, Cul sec, qui est une première pièce d’un jeune homipe qui a fait le cours d’écriture à l’École nationale de théâtre, est par son sujet si réducteur et son écriture si pauvre — c’est abyssal d’être simple à ce point-là — une forme de fâcheux précédent dans la dramaturgie québécoise.Imaginez une sorte de matière à théâtre d’été XXX où le sens théâtral se rétrécit à l’exploitation d’un piétinement ver-bo-vulgaire inconséquent, car c’est un théâtre qui se mord la queue.Disons que cette œuvre et sa mise en scène nous placent devant quelque chose d’aussi «plate» qu’un téléroman raté ou un talk-show débile.On a voulu sans doute proposer un univers de décervelés pour exprimer le vide d’une génération qui ne penserait qu’à ça, mais il en faut plus pour produire au théâtre un effet de miroir, un portrait de genre, et Cul sec est un ouvrage trop naïf et trop bête pour permettre d’élargir ou d’approfondir.J’arrive mal à comprendre comment un metteur en scène comme René Richard Cyr a pu croire — il loue dans le programme le «portrait acide et complet», le «sens de la construction dramatique» — à une valeur théâtrale de cette pochade franchement stérile.Au théâtre — même dans le réalisme le plus poussé — on ne peut se contenter d’exposer la vie sans apprêt, sans retouches.Il faut une intervention, ce qu’on appelle un regard, une distance critique.Ici, ni dans la pièce, ni dans la mise en scène, on ne retrouve cette fonction essentielle du théâtre.Aucune inspiration particulière ne semble avoir présidé à la naissance de ce spectacle sec qui demeurera comme une erreur de jugement de la part d’un metteur en scène par ailleurs intelligent et subtil.La seule chose qui retient l’attention c’est le travail des comédiens où certains réus- sissent — dans ce piétinement dramatique — à composer des débuts de personnages.François Papineau dont on voudrait deviner le drame du personnage plus exacerbé que les autres; Isabelle Brossard dont le cran est superbe; Jean-François Pichette sur lequel on nous laisse, à la fin, juste là où son personnage pourrait commencer à apparaître.V'' Une production TAMUZ en collaboration avec le Centre de Créativité du Gesù Qu’il vienne celui dont le chant annonce la fin de tous les hivers et transforme en chaleur féconde le duvet des neiges.Nous t’attendons Julos, poète migrateur qui suit le vol insensé des oiseaux et qui ramène chaque année l’éternel printemps de la poésie.Toi qui as vu le pays que nous avons entraperçu dans nos paroles de nuit.U Jean-Daniel Lafond (Cinéaste) Judos BEAUCARNE Avec 4 musiciens sur scène 28 février, 2, 3, 4 mars 1995, 20 h 1200, rue de Bleury.(métro Place des Arts! ! VJCsSU INFO/RÉSERVATIONS Salles du (514)8614036 ©?Egalement à la Salle l'Institut Canadien de Québec le 25 février, 20 h 1411S) LesV-i" Sailes du LE FILM IDÉAL POUR LE CONGÉ SCOLAIRE 4^1 AU BOX-OFFICE FRANÇAIS.6 MILLIONS DE SPECTATEURS.LOUIS BECKER présente_ UN 151.WDÏfch/ DANS LA VILLE PATRICK TIMSIT THIERRY LHERM1TTE LUDWIG BRIAND avec la participation de UNE COMÉDIE DE HERVE PALUD MIOU-MIOU w HH EJ cKPi lf, il/, 11J fd1M 1 ¦ ««VM Injln cül OIST.'.UIION TfliTiiimf/f TV fi 4nw&> www» D0RVAL 631-8586 260Ave.0orval ?SHERBROOKE 56M3661 BROSSARD «s-fiui i LACORDAIRE 7 WWW Carrefour de rEstrie ?I 6600boul.Taschereau ir 6-1 SWItMl.llerCiriifci traIrtti *0, BASSES! AHijLjS "ON EN SORT EMU, BOULEVERSE, LE COEUR BROYÉ DE TENDRESSE, AVEC UNE SEULE ENVIE: SE FAIRE PRENDRE DANS DES BRAS, COMME UN ENFANT." • Louise Slandianl, II JOUHHIl 01 M/M VANESSA PARADIS CRÈVE L'ÉCRAN" • Odile Tremblay, Il DP/Olf "JEAN BECKER RÉUSSIT À NOUS FAIRE CROIRE À CETTE HISTOIRE, LE RYTHME ET LE TON CHANGENT CONSTAMMENT, EN NE TRICHANT PAS." ¦PaulhlmlJONmam "LA RENCONTRE ENTRE GÉRARD DEPARDIEU ET VANESSA PARADIS COMBLE TOUTES LES ATTENTES." ¦[ricfourlanlyjûm "VANESSA PARADIS EST TROUBLANTE, TOUCHANTE, PRÉPAREZ VOS MOUCHOIRS." VANESSA PARADIS GERARD DEPARDIEU IE ROMAN EST PUBLIE AUX ÉDITIONS STANKÉ ?HH OOtBYSTEREO; VERSAILLES 35MW0 Place Versailles it O èx i % * L li I) E V 0 I R ., L E V E N I) \\ E I) I 2 I V E V II I E R I 9 I) f> ¦ .¦ I V///7/7/ tfAlNTMRts Ta 9 W«S THÉÂTRE ST-DENIS1 3-4-5-avril RÉSERVATIONS: Extérieur sans frais d'appel: 1-800-848-1S94 Billets en vente au guichet du Théâtre St-Denis * 1594, rue St-Denis, Montréal «Que dire de Raymond Devos sinon qu'il est un des grands maîtres de l'humour, un créateur exceptionnel comparable à Molière ou à Chaplin.» Yvon Deschamps «C'est le plus grand manipulateur de mots au monde.Pour moi, il y a uevos et les autres» Jeon Lapointe SÇFGL 105,7 fm /Ml Le devoir I V LE PLUS GRAND HUMORISTE FRANÇAIS À MONTRÉAL - ._ .- O Julos Beaucarne s’installe au Gesù, aussi cru que la cruauté du monde SYLVAIN CORMIER C .| était le 6 février dernier à L’Européen, petite salle parisienne, sorte de Gesù en plus petit, p’tit Gesù en quelque sorte.Julos Beaucarne y offrait sur invitation une avant-première de la série de spectacles qu’il présentera au même endroit à son retour de la tournée au Québec, celle-là même qui nous importe, emballé comme le chocolat noir (très) fort en cacao, distribué avec le programme du spectacle de Paris, le poète-chansonnier belge au susdit Gesù les 28 février et 2, 3, 4 mars.Sans chocolat, mais avec autant de goût.J’étais en vacances, invité par des amis journalistes, entraîné là comme un enfant à qui on a promis de montrer un nouveau terrain de jeu.Et Julos Beaucarne, pour ce qui est de jouer à la marelle avec les mots et les cœurs, était l’homme de la situation.Son petit groupe d’accompagnateurs l’a précédé sur la scène.La musique avait quelque chose d’agréablement suranné, installant une ambiance de bivouac baba-cool, flûte et sitar échantillonné exhalant des relents hippies.J’étais à la bonne adresse.Et puis Ju- los est arrivé, le pas guilleret, l’œil vif et le sourire en quart de lune.Je me suis dit que si les gènes de Vigneault et de Ferré s’étaient par un quelconque accident de la nature entremêlés, c’aurait donné ce p’tit grand monsieur hilare à la tignasse aussi blanche que folle.D’emblée, Julos s’est présenté et nous a demandé comment nous nous appelions, insistant pour que nous lui criions nos prénoms tous en même temps.Libératrice cacophonie.Et puis, une fois entre familiers, il a chanté, de sa voix duvetée qui peut tout dire, de l’horreur à la fleur, du baiser furtif à la Bosnie-Herzégovine.Julos Beaucarne est en effet de ceux qui prêtent flanc complètement, qui se laissent atteindre par tout ce qui est beau et bon, mais aussi par tout ce qui est injuste et tout ce qui souffre, de l’arbre coupé au sidatique, sans jamais fleurer la rectitude politique: Julos est un poète et puis voilà, faisant depuis trente ans, de disques en recueils de poésie et de spectacles en bandes dessinées, son devoir de poète.Ce fut par là un spectacle comme aucun Beaucarne est le plus grand trésor national des Belges depuis Brel autre, «doux comme un mouton tondu» (l’expression est de lui), plus drôle qu’un colloque d’humoristes, plus attachant qu’un trait d’union, plus naïf que l’idiot du village, plus lucide qu’un témoin oculaire, aussi cru que la cruauté du monde.Monologues, chansons, fantaisie, danse, gadgets, le plus grand trésor national des Belges depuis Brel ne reculait devant rien pour que tout passe, même l’insoutenable, sans que le public ne ressente le besoin de se mettre en boule.Au Gesù, ce sera plutôt pareil, tout aussi implacable ç\u’entertaining, bien qu’un peu moins centré sur le dernier album {Tours, temples et pagodes, 1993), «plus en rapport avec les disques qui sont distribués chez vous», confiait Julos entre deux fous rires et trois confidences lors d’une entrevue accordée au Devoir (à suivre demain, dans le cahier Les Arts).Les rayons du soleil, quand il y en a, vous dira-t-il comme il nous le disait à L’Européen, mettent huit minutes à lui parvenir.Leur réflexion, de lui à nous, c’est moi qui vous le dis, est presque instantanée.PHOTO JACQUES GRENIER N0& e U o i ]( i h é â t r e Soudain l’été dernier.Cette pièce de 1958 est l’une des plus fragiles et des plus étonnantes du dramaturge américain Tennessee Williams.René Richard Cyr la met en scène sobrement et avec un doigté subtil.Il y dirige la très exceptionnelle Sylvie Drapeau qui entre chez Williams comme si elle était chez elle.Sa Catherine Holly est le résultat d’un travail parfait.A la Compagnie Jean-Du-ceppe.Volpone.On reprend à Ottawa la mise en scène du Volpone de Ben Jonson que signa Serge Denoncourt le printemps dernier dans le cadre du Carrefour international de théâtre de Québec.Une mise en scène aux couleurs de la commedia dell’arte.Une belle production du Trident.Au Centre national des arts.Robert Lévesque la n s e La chorégraphe hollandaise Gonnie Heggen est de retour à Montréal.Cette artiste postmodeme connue pour ses pièces à grande dérision et forte spontanéité débarque avec une troupe de majorettes.Le spectacle se découpe en trois parties qui mêlent danse carnavalesque, cinéma et théâtre.Un solo et un duo précèdent le grand finale interprété par une dizaine de majorettes locales.La folle créatrice de La Vache qui rit y a séduire les foules.en forme.ATan-gente jusqu’à dimanche soir.William Douglas propose un défilé de solos à l’Agora.Dix-huit artistes de qualité, dont six danseurs de grand talent, six musiciens confirmés et trois costumiers ingénieux ont participé à la création de la nouvelle œuvre de ce( adorateur du mouvement pur.Evidemment, les cinq solos dévoilés samedi et dimanche à l’Agora de la danse se suivent mais ne se ressemblent pas.Valérie Lehmann tWJii s i q il e ?classique Buchbinder à la salle Pollack.C'est le pianiste Rudolf Buchbinder qui sera l'invité de ces dames du Ladies’ Morning Musical Club, à la salle Pollack ce dimanche 26 février à 15h30.L'interprète viennois propose du Mo-*zart, l’Appassionata de Beethoven et les Etudes symphoniques op.13 de Schumann.Le pianiste a entrepris sur disques l’intégrale des sonates de Beethoven, et on attend donc avec d’autant plus d’intérêt cette partie du récital.Rameau, l'intégrale, suite.Ce soir, à 20h, le claveciniste Laïc Beauséjour continue de présenter l'intégrale des œuvres (pour clavecin) de Jean-Philippe Rameau qu'il donne en quatre épisodes au long de cet hiver (le quatrième et dernier est annoncé pour le 31 mars).Une belle démarche à suivre à la chapelle Saint-Louis, 4230, rue Drolet Sophie Gironnay Sur une deuxième invitation outre-Atlantique d’Yves Le Roux, l’artiste française Anne Deguelle installe à la galerie un paysage fragile à travers une installation qui parle du son, de la neige et de la ville.Les sculptures de Jacques Marchand examinent les cinq sens et sécrètent une bonne dose d’humour et beaucoup d’intelligence.Respectivement galerie Yves Le Roux, 5505, boulevard Saint-Laurent bureau 4136, jusqu’au 11 mars 1995 et Galerie Clark, 1591, rue Clark, jusqu’au 5 mars 1995.Marie-Michèle Cron Spectacles Stephen Faulkner.Ce n’est pas parce que j’ai collaboré au livret de Si j’avais un char—Anthologie 1975-1992 que la suite de la carrière de Stephen Faulkner doit passer inaperçue, d’autant plus que la plongée en apnée dans le passé a vivifié Cassonade et lui a fait écrire de nouvelles chansons, dont il baptisera un bon nombre au Studio-théâtre du Maurier, où il s’installe en trio avec le contrebassiste Jean Cyr et le batteur Gilles Schetagne à partir de mardi prochain et pendant les trois fins de semaine suivantes.Sylvain Cormier A FAIRE FILEZ-Y, BIBLIOPHILES! C’est la dernière lin de semaine où les bibliophiles et autres amants de la belle reliure pourront visiter l’exposition L'Art du livre, qui marque le cinquième anniversaire du Canadian Bookbinders and Book Artists Guild.Elle se tient au Centre culturel de Pointe-Claire, un lieu auquel on oublie souvent de penser, mais qui vaut la promenade (samedi et dimanche, de 13h à 17h).A ne pas manquer non plus, une exposition des reliures d’art et de miniatures de Louise Genest, dans le Vieux-Montréal (Galerie des métiers d’art, au 384, rue Saint-Paul Ouest), celle-ci jusqu’au 31 mars.Mme Genest, fondatrice de l’Association des relieurs du Québec, est au pays l’une des représentantes illustres de ce beau métier de patience et d’art qu’elle pratique depuis 15 ans (elle fut, par exemple accréditée maître relieur par l’association internationale Master der Einbandkunst).FLAMBEAUX SUR LA MONTAGNE Le Centre de la montagne organise une montée aux flambeaux à la file indienne samedi soir, à partir de 20h.On se rencontre en bas, au monument George-Etienne-Cartier, on marche environ une heure et quart et à l’arrivée au chalet d’en haut, vers 21hl5, on est accueilli par des contes et de la musique.Le parcours entraîne les promeneurs le long de ce fameux chemin Olmsted —jalonné de flambeaux pour l’occasion — dont la remise en état vient de remporter un prix de l’Association des paysagistes du Québec.On n’y verra peut-être goutte, en pleine noirceur, mais la magie de ses méandres langoureux sera sensible aux vrais amateurs d’espaces verts.FÊTES DE L’HIVER Les plus riches heures de l’hiver, douces et enneigées à la fois, c’est toujours au mois de février qu’on les doit.C’est le moment d’en profiter.Montréal possède huit pistes de raquette, sept pentes de ski alpin, 12 glissoires, 65 km de pistes de ski de fond, 174 patinoires extérieures, c’est déjà pas mal.Sur l’îlot Bonse-cours du Vieux Montréal, le village Sun Life propose également aux enfants des activités de neige et de glace,,de midi à 16h toute la semaine.A l’extérieur, le parc de l’île-de-la-Visitation prête des traîneaux (et fait déguster aux sportifs des tartes aux pommes!) tandis qu’à Notre-Dame-de-l’île-Perrot, on organise des jeux et des activités pour la famille.Au parc régional du Bois-de-Liesse, les grands sont conviés, ce dimanche 26 février, à une randonnée guidée de deux heures à partir de 9h30 (renseignements au 280-2706).Et avant que ça fonde, on peut aller voir les sculptures de glace au Jardin botanique.Ce sont les deux dernières journées, de 9h à 21h, ce samedi et dimanche.AFRIQUE EN VUE Si je vous dis «Petit bonhomme, grand chapeau», vous répondez quoi?L’exposition de devinettes créoles, de l’île Maurice et autres îles sous le vent de l’océan Indien, se termine ce dimanche à la Maison de la Culture Rosemont-Petite-Patrie.Appelées «sirandanes» dans leurs pays d’origine, ces devinettes sont source de jeux et d’images.L’exposition était organisée en collaboration avec Vues d’Afrique, qui prépare fièvreusement son festival pour le mois d’avril.Quant aux artistes musiciens d’origine africaine ou créole, ils sont conviés à une session où on les familiarise avec le beat de la promotion ët l’art de mieux percer dans l’industrie, ces samedi et dimanche (informations auprès de Rose Ndayahoze, 284-3322).la devinette?La réponse était champignon, bien sûr.Sophie Gironnay DESCENTES AU MASSIF Le temps s’adouçit peu à peu.Et les journées allongent.C’est le bon temps de profiter des vacances scœ laires — ou d’un autre motif — pour skier au Massif.Il s’agit, bien sûr, du Massif de Petite-Rivière-Saint-François en Charlevoix: une des plus grandes dénivellées du Québec, de la neige en voulez-vous en v’ià, des pentes qui font travailler les muscles des jambes et une vue vertigineuse sur le Saint-Laurent.Tout près, de Saint-Tite-des-Caps à Baie-Saint-Paul, de bonnes auberges prendront soin de vos corps fatigués.Renseignements: 418-632-5876.Normand Cazelais I / f D1C 9707
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