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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-02-25, Collections de BAnQ.

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?FONDÉ EN 1910 ?E DEVOIR LES ARTS c/1, §r4 POLITIQUE Le Théâtre de VAvant-Pays: 38 560 personnes aux 20 ans d’imagination pure commissions régionales PAGE C 1 PAGE A 6 LIVRES A la recherche du Proust perdu PAGE I) 1 ?DOSSIER Où et comment dénicher un bon camp de jour?PAGE A 8 Pierre Cayouette PERSPECTIVES Les insolences d’un caméscope Avant tout conçu pour immortaliser les mariages ou les premiers pas des bambins, le caméscope est devenu une arme terrible dont on commence à peine à mesurer le potentiel dévastateur.Le petit appareil peut faire tomber des régiments, sinon des généraux, incriminer des policiers brutaux, changer le cours des procès, forcer des ministres à instituer des enquêtes.Bref, ce petit joujou n’est plus l’apanage de quelque beau-frère raseur mais bien un instrument qui influence le cours de l’histoire et bouleverse les pratiques journalistiques.L’affaire du sang contaminé en France, par exemple, n’aurait probablement jamais connu un tel retentissement si Patrick Gaudin, père de deux enfants hémophiles morts du sida, n’avait pas fixé sur bande vidéo la lente agonie de ses enfants pour ensuite transmettre les images aux télévisions.Les images, d’une grande charge émotive, ont choqué les Français et ne sont pas étrangères au destin de l’ancien directeur du CNTS, Michel Garetta, non seulement couvert d’opprobre mais aussi transformé en une sorte de Dracula.Un autre vidéo explosif a fait la § manchette cette semaine.On y W voyait des policiers — tous des hommes — d’une escouade antiémeute maîtriser, dévêtir puis enchaîner des femmes détenues à la prison de Kingston.Un gardien a même poussé la brutalité jusqu’à couper le soutien-gorge d’une détenue.Diffusé à l’émission Fifth Estate, du réseau CBC, le document, tourné par des policiers de la même escouade, a indigné la population.Dès le lendemain, le solliciteur général du Canada, Herb Gray, ordonnait une nouvelle enquête, «indépendante et publique», sur cette affaire.De la même manière, la diffusion d’un vidéo montrant des rites d’initiation de jeunes membres du Régiment aéroporté de Petawawa a récemment forcé le ministre de la Défense à dissoudre le Régiment.Quelques images-chocs valent plus que cent manifestations de pacifistes en colère ou que les avis répétés des plus savants experts.Pourquoi ces vidéos «clandestins» ou «amateurs» émeuvent-ils tant le public?Pourquoi ont-ils tant d’impact?Jean-Pierre Désaulniers, professeur au département de communications de l’UQAM, propose une explication.«Ce genre de document crée immédiatement une tout autre symbolique qu’un reportage journalistique.Le vidéo clandestin s’apparente plus à la fiction.Pour le téléspectateur, il déclenche la plupart des codes propres au cinéma.Très vite, il se dégage un bon et un méchant, un héros et une victime, dans la mesure où, comme au cinéma, les acteurs ne s’adressent pas à la caméra», avance-t-il.Le côté pervers de l’affaire, c’est que ces vidéos risquent de court-circuiter le réflexe critique du téléspectateur.Le public saute tout de suite aux conclusions.C’est d’ailleurs ce qui force les politiciens à réagir très rapidement pour éteindre la clameur.Qui a pris la peine de vérifier si les soldats enchaînés, victimes de ces rites dégoûtants, n’y prenaient pas malgré tout un quelconque plaisir et n’étaient pas eux-mêmes, quelques minutes auparavant, les tortionnaires?Qui a retenu, en regardant les images de la prison de Kingston, que cette brutale et très contestable intervention policière faisait suite à quatre jours de troubles graves au cours desquels des détenues ont allumé des incendies, arrosé des gardiens d’urine, frappé un gardien avec une aiguille, attaqué quatre autres surveillants et brisé des lits pour se faire des gourdins?Les vidéos «amateurs» diffusés dans les bulletins télévisés — c’est-à-dire toutes les images qui n’ont pas été tournées par les équipes de caméramans des réseaux — seraient-ils l’outil démagogique par excellence?N’empêchent-ils pas toute mise en perspective?«Il faut un effort considérable pour exercer son esprit critique après avoir vu un document vidéo de ce type.C’est presque impossible, dans la mesure où il faut faire la négation de sa propre perception», poursuit le professeur Désaulniers.Le directeur des nouvelles à la télé de Radio-Canada, Philippe Lapointe, ne partage pas ces inquiétudes.«Ces vidéos me semblent plutôt être des outils très démocratiques qui ne peuvent qu’aider l’information.Mais il y a effectivement un débat d’éthique qui s’annonce.La clé, c’est d’être vigilant et d’appliquer à ces images-là un traitement journalistique», croit-il.Il faudra donc de plus en plus apprendre à vivre sous la menace de cette arme.D’autant plus que nous vivons de plus en plus sous la surveillance d’une caméra.De faction à la banque, au magasin ou dans l’ascenseur, la caméra se braque aussi dans la plupart des réunions sociales ou publiques: il y avait en 1992, selon Statistique Canada, 229 000 foyers québécois équipés d’un caméscope.Les caméscopes sont dans nos vies à jamais.Impossible d’y échapper.Même le confort utérin est remis en question.Car, comme le faisait,délicieusement remarquer Jacques Godbout dans L’Ecran du bonheur, on risque maintenant de se retrouver sur vidéo avant même de naître.De plus en plus de médecins offrent en effet aux parents la cassette vidéo de l’échographie.La famille peut s’installer devant le petit écran et «brimer la vie privée» de l’enfant bien avant sa naissance.INDEX MÉTÉO Agenda.CIO Avis publics .M2 Classées.B13 Culture.Cl Économie.M Éditorial.AI2 If monde.B10 Mots croisés.B13 Les sports.B14 Montréal Ciel variable.Si Demain: ensoleillé.Max:-9 Québec Ciel variable.Demain: ensoleillé.Max:-11 Détails en B 12 «Une décision immorale et cruelle» Le choix de Québec de ne pas porter d’accusation criminelle dans l’affaire des orphelins de Duplessis indigne les victimes MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le ministre de la Justice, Paul Bégin, a annoncé hier qu’aucune accusation criminelle ne sera portée pour faire suite aux plaintes des orphelins de Duplessis.Ces derniers disent avoir subi des mauvais traitements, des agressions physiques ou sexuelles, entre 1945 et 1960, alors qu’ils étaient enfants abandonnés, pensionnaires dans divers établissements religieux du Québec.La décision du ministre a été accueillie comme une injustice par les plaignants, qui ont par ailleurs déjà présenté une requête de l’ordre de 1,54 milliard $ en recours collectif devant la Cour supérieure contre le gouvernement et les communautés religieuses concernées, au nom de quelque 4000 victimes présumées.On les appelle les orphelins de Duplessis parce qu’il s’agit de personnes qui disent avoir été, enfants, classées «aliénés mentaux» par les communautés religieuses, à qui le premier ministre Maurice Duplessis avait promis des millions de dollars pour héberger des déficients mentaux, et qui affirment avoir été victimes de sévices lors de leur internement forcé.M.Bégin s’est dit «désolé» mais a soutenu que les éléments de preuve contenus dans chacun des 321 dossiers soumis à la police ne permettaient pas de porter des accusations.L’écrivain Bruno Roy, lui-même orphelin de Duplessis, a jugé la décision «immorale et cruelle», «profondément injuste» à l’endroit de personnes dont la vie a été gâchée.VOIR PAGE A 14: DUPLESSIS 1m s .• • rz: 0;: Mm «mm./¦ ¦ WÈKÊÊÈm Le gentleman mendiant PHOTO JACQUES NADEAU Le nombre de plus en plus élevé de mendiants au centre-ville de Montréal entraîne une certaine concurrence parmi eux.Et là comme ailleurs, ce sont les plus forts et les plus malins qui gagnent.La concurrence touche aussi les mendiants SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR La concurrence touche tout le monde, y compris les mendiants.Au centre-ville, à chaque coin de rue ou presque, vous en trouverez un qui attend votre monnaie ou votre regard fuyant.Si certains font plus d’argent que d’autres, ce n’est pas seulement parce qu’ils sont sur le bon coin de me.Ils ont une façon de travailler, une stratégie, meilleure que celle du voisin.Car là com- me ailleurs, la compétition vient de s’installer.Et à ce jeu, c’est toujours le plus fort qui gagne.«Georges, ton lunch va te coûter 3,45 $ aujourd’hui.» «Tiens, Thérèse, c’est tout ce que j’ai.Je reviens avec le reste dans cinq minutes.» «Le reste?» «Ben, ton pourboire.» «Pas besoin.La prochaine fois.» «Non, non.Cinq minutes, je reviens.» VOIR PAGE A 14: MENDIANT POLITIQUE Pauline Marois promet aux fonctionnaires de ne pas appliquer la méthode Klein PAGE A 6 Clinton loue la clarté de Bouchard Prudent, le président américain refuse de préciser la portée de ses propos de la veille JEAN DION DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Lucien Bouchard n’est certes pas parvenu à convaincre Bill Clinton des bienfaits de la souveraineté du Québec, mais le chef du Bloc québécois a suffisamment bien défendu sa thèse pour que les séparatistes soient fiers de lui, affirme le président des Etats-Unis.«M.Bouchard a plaidé sa cause de manière nette et articulée.Les gens qui sont d’accord avec lui auraient été heureux de la clarté avec laquelle il a expliqué la question, a déclaré hier M.Clinton à propos de la rencontre d’une vingtaine de minutes qu’ont eue les deux hommes jeudi.Si on peut en déduire que M.Bouchard a ainsi remporté son pari de «démystifier» l’option souverainiste auprès du président, celui-ci a toutefois aussitôt tenu à rappeler qu’il s’entretient régulièrement avec les leaders d’oppositions démocratiques lors de ses voyages à l’étranger.«C’est la raison pour laquelle je l’ai rencontré», a-t-il précisé, l’étiquette souverainiste n’ayant rien à voir avec sa décision.Plus prudent que jamais sur cette pente savonneuse, M.Clinton a refùsé, lors d’une conférence de presse en compagnie de Jean Chrétien mettant fin à son séjour de moins de 36 heures à Ottawa, de préciser la portée des propos qu’il avait tenus la veille.Il avait alors vanté le VOIR PAGE A 14: CLINTON «M.Bouchard a plaidé sa cause de manière nette et articulée.» VOIR AUSSI EN PAGE A 12 ¦ L’éditorial de Sylviane Tramier Pierre Bourque au Devoir «Il faut se tourner vers l’avenir» Le maire de Montréal déclare avoir voulu agir d’abord; les économies viendront dans le budget ae 1996 .TT KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR CJest par un petit rire sec que le maire Pierre Bourque répond quand on lui demande s’il estime avoir été malmené depuis son arrivée à l’Hôtel de Ville.Après quelque 100 jours de pouvoirs, en «Je ne suis pas traditionnel parce que je me mouille beaucoup.Je n’ai pas d’inhibitions.Ceux qui m’entourent ont même de la difficulté à me suivre; ils voudraient bien m’enfermer dans un cocon.Mais je réagis beaucoup à ça.effet, le plus petit sourcillement de sa part a été scruté à la loupe.Malgré les regimbements et les critiques, celui qui ne se définissait surtout pas comme un politicien est en train d’incruster sa vision, d’ouvrir la voie qu’empruntera Montréal pour les quatre prochaines années.Et Pierre Bourque a plus d’un projet dans son sac.«Je ne suis pas traditionnel parce que je me mouille beaucoup.Je n’ai pas d’inhibitions.Ceux qui m’entourent ont même de la difficulté à me suivre: ils voudraient bien m’enfermer dans un cocon.Mais je réagis beaucoup à ça», a déclaré le maire Bourque en entrevue au Devoir.Le démantèlement enclen- PHOTO JACQUES NADEAU ché cette semaine, des trois sociétés paramunicipales oeuvrant dans le secteur immobilier est l’un de ses principaux gestes politiques jusqu’à maintenant.Bien qu’un seul conseil d’administration, plutôt que les trois exis-.tants, doive analyser les possibilités de resserrement financier de la SHDM, de la SIMPA et de la SODIM et faire des recommandations en juin prochain, déjà la décision d’une vente massive des actifs a été prise.Pierre Bourque se montre tranchant: le site de l’hippodrome Blue Bonnets ainsi que la participation de la Ville dans le Centre de commerce mondial, par l’entremise de la SHDM et de la SIMPA, qui détiennent 26 % des actions, doivent être vendus.D’aucuns y verront une éventuelle vente de feu, mais qu’importe, affirme M.Bourque, le gouffre financier que représentent les trois sociétés cessera en 1995.Ce plan de redressement majeur écorchera inévitablement certains hauts dirigeants, ce qui ressemble à une purge des amis de l’ancienne administration.M.Bourque se borne à hausser les épaules.Chose certaine, VOIR PAGE A 14: BOURQUE % l A I.K I) K V 0 I II .I, K S S A M E I) I 2 !» K T I) I M A N (' Il E 2 (i F E V II I E II I !» » !» A 2 le: ACTUALITES Débat sur l’énergie: l’UQCN décline LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR L> Union québécoise pour la conservation i de la nature (UQCN), le plus important groupe environnemental québécois, a officiellement refusé hier de siéger à la Table de concertation créée par le ministre des Ressources naturelles, François Gendron.Cette table de concertation, estime le conseil d’administration de l’UQCN, n’est pas apte à définir où se situe l’intérêt public en matière d’énergie car elle regroupe des intérêts privés, voire des concurrents, qui empêcheront l’émergence de consensus et de solutions «incontournables».La formule hybride choisie par le ministre Gendron «constitue un rejet de la tra- dition québécoise en matière de consultation publique, doublé d’un exercice de propagande visant à influencer l’opinion, par la distribution massive d’un encart publicitaire en un million d’exemplaires, vantant la gestion actuelle de l’énergie et des ressources en plein cœur de ce débat», ajoute le président de l’UQCN, Harvey Mead.Ce dernier avait été invité par le ministre Gendron à siéger à cette table controversée.Deux autres écologistes, François Tanguay, de Greenpeace-Québec, et Philippe Dunsky, d’Environnement Jeunesse, ont pour leur part accepté les sièges offerts par le ministre.L’UQCN réitère qu’elle a souvent participé à des processus de consultation lorsqu’ils permettent «d’encadrer le lobby traditionnel des intérêts économiques» par des règles assurant la primauté de l’intérêt public.L’UQCN estime que la politique énergétique, qui sortira de ces travaux, devra, pour être crédible, être soumise à l’évaluation indépendante d’une commission du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).Le groupe environnemental note que Québec retarde depuis la campagne électorale la décision d’élargir le mandat du BAPE aux grands travaux industriels et miniers, comme il l’avait promis.Selon l’UQCN, «l’expertise développée par le Québec depuis 15 ans en matière de consultation publique est en train d’être sabordée par le présent processus».La question Payez-vous trop cher vos frais bancaires?oui non Si vous avez répondu non, vous êtes sûrement un de nos clients.Si vous avez répondu oui, vous serez sans doute très heureux de passer nous voir ou de nous contacter au 1 800 667-6282 pour connaître les avantages que nous pouvons vous offrir.BANQUE NATIONALE Notre banque nationale Compressions dans la santé Le pire viendra après le référendum, disent les libéraux ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les coupes pour l’année en cours dans le réseau de la santé ont été limitées à 350 millions $ en raison du référendum et laissent présager de bien pires compressions pour le futur, estiment les libéraux.C’est du moins l’avis du critique libéral en matière de santé, le député de Robert-Baldwin, Pierre Marsan, qui croit que le gouvernement a sciemment reporté à plus tard la grosse part des compressions en raison du référendum.«Le ministre Rochon a toujours parlé de compressions de 1,4 milliard $ dans la santé pour trois ans.Ça veut dire qu’on garde le pire pour plus tard.En fait, il n’a clairement pas l’intention d’affronter les syndicats avant l’échéance référendaire», a fait valoir le député Marsan hier.Ce dernier réagissait au communiqué officiel émis par le cabinet du ministre Rochon, hier, indiquant que l’ampleur des compressions dans le réseau de la santé atteindrait 350 millions $ en 1995-1996.Cela voudrait dire que la note à encaisser pour les deux autres années à venir s’élèverait à 500 millions $ par an.Des objectifs résolument excessifs, croit le député de Robert-Bal-win.Les péquistes qui avaient promis en campagne électorale de réviser les compressions entraînées par le Défi qualité performance, instauré par les libéraux, sont en train de faire bien pis, soutient M.Marsan.Plus encore, dit-il, les péquistes sont en train de faire exactement ce que le chef souverainiste Lucien Bouchard reproche au gouvernè-ment Chrétien: reporter à plus tard les décisions douloureuses pour ménager les Québécois à l’annonce du référendum.Par ailleurs, les libéraux déplorent que le ministre n’ait encore présenté aucun plan précis pour mener à bien ces rondelettes compressions et procéder à la rationalisation tant promise du réseau de la santé.«Que le ministre expose au moins de grandes orientations.On ne sait absolument pas commerit tout cela va se faire.» Pour l’opposition libérale, le ministre de la Santé ne pourra pa§ passer à côté de douloureux changements dans les conventions collectives s’il veut réussir à réaliser des compressions aussi impor: tantes.Plus que la réorganisation du travail des employés de la santé, c’est aussi les honoraires des médecins qu’il faudrait revoir pour que le gouvernement Parizeau atteigne un objectif de compressions aussi élevé, soutient le député.«Mais le ministre ne touchera à rien de cela avant le référendum et ça nous apparaît très clairement maintenant», affirme M.Marsan, qui croit que les compressions seront en bout de ligne supérieures à ce qu’annonce le ministre Rochon pour cette année.DENTISTE DENTUROLOGISTE • Service de dentisterie esthétique • Service de chirurgie buccale ET IMPLANTS DENTAIRES (PAR SPÉCIALISTE) • Service de prothèse sur implant Dr Michel Lefort, D.M.D.Guylaine Brouillette, D.D.1832 Sherbrooke ouest, Montréal, Qc H3H 1E4 tél.: 939-2600 EU Mélro Guy, sortie St-Malhieu CLINIQUE NOUVELLE APPROCHE , • ) spiod np ojojfuoo weight loss center 1832, 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V THÉÂTRE DU RIDEAU VERT OCPGl La tradition juive dit qu’il suffit de 36 justes pour sauver l’humanité.Hier, à Montréal, Mme Birute Nagys-Vitkunaite a été officiellement reconnue comme une «Juste parmi les Nations» par Yad Vashem, l’Institut commémoratif des héros et des martyrs de l’Holocauste, situé à Jérusalem.Cet honneur revient à cette petite dame frêle et affable parce qu’il y a plus de cinquante ans, dans sa Lituanie natale, Mme Nagys-Vitkunaite a sauvé la vie de son amie juive Yelena Berman.«Dans la tradition d’Israël, il est aussi écrit que “Quiconque sauve une vie sauve l’univers tout entier”, et c’est exactement ce qui est écrit sur la Médaille des Justes parmi les Nations que nous vous décernons», expliquait hier le M.Daniel Gai, consul général d’Israël à Montréal.La cérémonie de remise de la médaille avait lieu dans la salle du Souvenir du Centre commémoratif de l’Holocauste, chemin de la Côte Sainte-Catherine, à Montréal.Une cinquantaine de personnes occupaient la petite salle hexagonale où brûle une flamme éternelle en l’honneur des victimes de la Shoah.; La Médaille des Justes parmi les Nations est décernée aux gens qui ont risqué leur vie ainsi que celle de leur famille pour sauver des Juifs des mains des bourreaux nazis.Mme Hàgys-Vilkunaite, qui est née en 1920, à Kaunas, a effectué ses propres gestes méritoires et courageux à partir de août 1941.! Son amie d’enfance Yelena Ber-rrian était alors enfermée avec sa fa-njille dans le ghetto installé à quelques kilomètres de la ville.Biru- ne.Les deux amies sont reparties ensemble après la seconde «percée».Yelena a d’abord été cachée sous le lit de Birute, dans le dortoir de leur école.La jeune Juive a ensuite été transférée dans un appartement où Birute a continué à prendre soin d’elle, puis dans un couvent catholique, et ensuite dans un petit village.Elle a finalement réussi à fuir vers l’Est, jusqu’en URSS, où elle s’est mariée.Après la guerre, Yelena Berman a émigré en Israël.Birute Nagys-Vitkunaite, elle, est arrivée à Montréal en 1948-49, via l’Autriche, où elle était allé parfaire sa formation en danse classique, à partir de 1943.Les deux amies n’ont réussi à reprendre contact que l’année dernière.Elles ne se sont jamais revues.«J’ai toujours supposé qu’elle avait survécu, expliquait hier Mme Nagys-Vitkunaite.Elle a réussi à me retrouver grâce à un de ses amis qui a consulté des journaux lituaniens publiés en Amérique.» Elle-même publie celui de Montréal après avoir connu une carrière comme danseuse professionnelle.Birute Nagys-Vitkunaite a même été une des pionnières de la danse moderne au Canada.Dans le discours de remerciement qu’elle a adressé hier à Yad Vashem, la Juste parmi les Nations a glissé quelques mots en hébreu pour son amie qui est en train d’apprendre cette langue, sa langue.«J’ai fait traduire le mot, expliquait Mme Nagys.J’ai dit, en hébreu, à mon amie, que je suis très heureuse qu’elle soit dans sa patrie et que je suis très heureuse qu’elle se souvienne encore de moi.» Jacques Goditl Marc Béland Micheline Bernard Pierre Lebeau Concepteurs Daniel Castonguay François Barbeau Michel Beaulieu Eric-Emmanuel Sdimitf 4664, rue Saint-Denis -métro laurier Réservations: 844-1793 Mise en scène - Guillermo de Andrea Du 28 lévrier ou 25 mars et les 31 mors et Ier avril En collaboration avec Les / du Maurier Ltée TJrtl Commission d’enquête sur les élections scolaires Le statu quo fait consensus «Mais il faut que le système fonctionne pour vrai!», affirme le juge Beaulieu PAUL CAUCHON LE DEVOIR Après trois semaines d’audiences de la commission d’enquête sur les élections scolaires, le juge Richard Beaulieu dégage un premier consensus: «à quelques exceptions près, dé-clare-t-il au Devoir, on désire maintenir les commissions scolaires et le système électif actuel.Mais il faut que ce système fonctionne pour vrai!».Le juge Beaulieu, qui préside cette commission spus mandat spécial du ministre de l’Éducation Jean Garon, semble ainsi rejeter les interventions voulant qu’on refasse le système électoral au complet, interventions qui proposaient que les commissaires soient élus par les parents des enfants à l’école plutôt que par l’ensemble de la population.Mais pour le reste, le juge Beaulieu réserve ses jugements.Sa commission d’enquête termine ses travaux à Montréal la semaine prochaine en recevant le président du Mouvement scolaire confessionnel, et elle se déplace mercredi à Valleyfield.La commission se rendra en mars à Trois-Rivières et à Sherbrooke, pour ensuite parcourir le Québec.Mais il est déjà acquis que le juge Beaulieu reviendra à Montréal fin mars, début avril, entre autres pour la tenue d’un forum avec les présidents d’élection des huit commissions scolaires de l’île de Montréal.M.Beaulieu veut particulièrement interroger le président d’élection de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM), qui avait comparu il y a deux semaines pour, notamment, défendre la formation de ses recenseurs.Le juge Beaulieu n’a pas eu encore à obliger qui que ce soit à venir témoigner, même s’il en a les pouvoirs.Certains jours la commission travaille dans la discrétion, puisque le juge se retrouve pratiquement en tête-à-tête avec son témoin.Mais tout ce qui y est dit est dûment enregistré.Et alors que la commission termine un premier cycle à Montréal, deux grandes tendances semblent se dégager: on y entend plusieurs propositions visant à modifier la loi sur les élections scolaires, en prévision de la prochaine élection dans quatre ans, mais on y entend aussi des demandes d’annulation de l’élection de novembre dernier.Le MEMO particulièrement, le parti d’opposition au Conseil des commissaires de la CECM, a vigoureusement défendu cette dernière option dans un mémoire de 26 pages.Le MEMO a relevé une foule d’irrégularités (formation «inadéquate» des recenseurs, questions «biaisées» de ces derniers, rémunération des recenseurs jugée «discriminatoire», application fantaisiste de l’article 127 de la loi, et ainsi de suite) pour carrément demander au juge la tenue de nouvelles h RENOVAT U M genres 849-6591 élections à la CECM.Cette demande a été relayée par quelques autres citoyens, mais il n’est pas clair encore que le juge Beaulieu veuille se rendre aussi loin.«Si je viens à la conclusion qu’il faudrait recommencer l’élection, dit-il, je peux le recommander au ministre, d’autant plus que les recours judiciaires potentiels pour contester l’élection ont été abandonnés faute d’argent.Mais c’est une décision qui appartient au ministre.» Certains groùpes (dont le Mouvement laïque québécois) ont également proposé au juge de remettre en question l’ensemble de la confessionnaüté du système.«Je serai peut-être obligé de me pencher sur l’aspect confessionnel, dit-il, mais il ne m’appartient pas de proposer le maintien ou non du système confessionnel.» Pour le reste, Richard Beaulieu devra jongler avec plusieurs demandes qui ne font pas toujours consensus.Ainsi, tous les intervenants entendus à ce jour ont critiqué la confection des listes électorales, mais on ne s’entend pas nécessairement sur les solutions à apporter.Plusieurs font valoir que les élections scolaires devraient relever du Directeur général des élections.La liste électorale devrait être la même que la liste municipale et provinciale.«Mais j’entends aussi d’autres arguments, explique le juge.Ça peut coûter plus cher.De plus, ça ne règle pas la question de la confessionnaüté».Car une üste unique ne permettrait pas plus de savoir si l’électeur entend voter à une commission scolaire ca-thoüque ou protestante (cette donnée n’est pas pertinente lors des autres recensements).Si on se fie aux questions posées par le juge, il apparaît toutefois acquis que dans le système actuel les recenseurs devraient demander aux électeurs où ils désirent voter, et non à quelle reügion ils appartiennent.Le juge Beauüeu a reçu plusieurs autres propositions, par exemple que le Conseil scolaire de l’île de Montréal supervise l’ensemble des élections sur l’île.Mais l’article le plus discuté de la loi scolaire demeure l’article 127, qui prévoit que si le nom d’un électeur n’apparaît pas sur la liste électorale, celui-ci puisse voter quand même en étant accompagné de deux témoins qui jurent de sa quatité d’électeur.Violemment décrié par plusieurs, qui y voient la possibiüté de fraudes massives, cet article est apprécié par d’autres, pour qui il représente un filet de sécurité incontournable.MARIE VERMETTE inc.Fleurs, plantes et objets choisis 801 ,av.Laurier est, Montréal Tél.: (514) 272-2225 Livraison Un des plus excitants ENCANS PUBLICS de la saison.De magnifiques et superbes tapis orientaux noués à la main d’Iran, de Chine, du Pakistan, de l’Inde et du Maroc.Économisez des centaines et des milliers de dollars.PAS DE TAXE AUX ENCHERES DE 10%, NI TPS.Une belle opportunité de vous procurer le tapis de vos rêves! 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lois, règlements - livres administratifs, techniques - livres d’art, etc.Commandes téléphoniques acceptées.CONCESSIONNAIRE DES PUBLICATIONS DU QUEBEC Université de Montréal Chaire Jean Monnet en intégration européenne Table ronde sur LES RELATIONS QUÉBEC-RHÔNE-ALPES À L’ÈRE DE L’UNION EUROPÉENNE Le jeudi 9 mars 1995, à 19 h 30 À l’hôtel Ritz-Carlton de Montréal 1228, rue Sherbrooke Ouest Sous la présidence et avec un exposé introductif du titulaire de la Chaire Jean Monnet, Panayotis S0LDAT0S, et avec les conférenciers: Guy BEAUDOIN, Directeur aux affaires économiques Direction générale France Ministère des Affaires internationales, de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec «Le plan d'action Rhône-Alpes-Québec : la perspective québécoise» Jean-Marc DURAN0, Directeur Représentation économique Rhône-Alpes «Le plan d’action Rhône-Alpes-Québec : la perspective rhône-alpine» Maurice BEAUCHAMP, Maire suppléant Ville de Montréal «Le protocole d’échange et de coopération Lyon-Montréal» Ginette PELLERIN, Secrétaire générale Office franco-québécois pour la jeunesse «L’Université européenne d’été de Lyon' (UEÉL) : une réalisation conjointe de la Chaire Jean Monnet et de l’OFQJ» Louise H0UDE, Présidente Association des anciens de l’UEÉL «L’UEÉL, cadre de formation et de mise en réseau» Une réception suivra.Un dossier d’information sur l’UEEL-Eté 1995 sera distribué aux participants.Réservation préalable requise (aucuns frais d’admission) Téléphone : (514) 343-6586 ; télécopieur : (514) 343-7525 (0539) I, E I) E V OIK.I, E S S A M E I) I 2 5 E T I) I M A N 0 II E 2 (i F Ë V II I E II I » 0 J> A j_*_ Rock éliminera la défense de l’ivresse extrême Un projet de loi modifiant le Code criminel sera déposé aux Communes JOËL BELLAVANCE PRESSE CANADIENNE Ottawa — L’intoxication extrême ne pourra plus être invoquée comme défense dans les cas de crimes violents en vertu d’un projet de loi modifiant le Code criminel qu’a déposé, hier, aux Communes, le ministre de la Justice, Allan Rock.«Cette mesure va faire en sorte que l’intoxication volontaire ne sera pas un prétexte utilisé pour excuser les actes violents, notamment la violence contre les femmes et les enfants», a déclaré le ministre Rock.Ce projet de loi vise à corriger le précédent créé par la Cour suprême du Canada qui a statué, en septembre dernier, qu’une personne peut avoir recours à l’intoxication extrême comme moyen de défense à l’égard des infractions d’intention générale si cette intoxication est similaire à l’aliénation mentale ou à l’automatisme.Le plus haut tribunal du pays avait rendu cette décision après avoir revu le cas d’Henri Daviault, un Montréalais de 72 ans qui avait agressé sexuellement une amie de sa femme âgée de 65 ans et souffrant de paralysie partielle.Lors de son procès, en 1991, M.Daviault avait soutenu qu’il devait être acquitté parce qu’il était tellement ivre le jour de l’incident qu’il n’avait pas conscience de ce qu’il avait fait.M.Daviault, qui souffre d’alcoolisme chronique, avait indiqué avoir bu sept ou huit bouteilles de bière et avoir consommé du brandy.La Cour suprême ne l’avait pas acquitté, mais avait ordonné la tenue d’un nouveau procès de sorte qu’il puisse soumettre sa défense d'intoxication extrême au jugement d’un tribunal.Dans la foulée de cette décision, au moins trois autres individus accusés de voies de fait ou d’agressions sexuelles ont eu gain de cause en ayant recours à ce moyen de défense.Cet arrêt de la Cour suprême avait soulevé la colère de groupes représentant des femmes au pays.D’ailleurs, une manifestation doit avoir lieu aujourd'hui à Toronto afin de dénoncer cette situation.«Les personnes qui causent préjudice à autrui alors qu’elles sont en état d’extrême intoxication doivent être tenues criminellement responsables de leur conduite», a ajouté le ministre Rock en conférence de presse.M.Rock a dit avoir confiance dans le fait que les modifications qu’il propose tiendront le coup à toute contestation judiciaire.En expliquant son projet de loi, le ministre Rock a tenu à remercier le sénateur Philippe Gigantès, qui avait déposé un projet de loi au Sénat en novembre dernier visant à faire de «l’intoxication dangereuse» un crime.- LES ACTUALITÉS - Hydro-Québec rembourse un promoteur privé Alors même que le projet de production pourrait être bientôt approuvé par Québec I.OUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Hydro-Québec a remboursé un projet de production privée, soit celui de la société Cogénération Domtar-Windsor, même si une partie de ce projet demeure active et pourrait être approuvée par Québec au cours des prochaines semaines.C’est ce que Le Devoir avait appris de sources fiables et qu’a confirmé hier le porte-parole d’Hydro-Québec, Jean-Guy Ouimet.Selon ce dernier, «la compagnie remboursera Hydro-Québec si la partie toujours active du projet est approuvée par Québec».M.Ouimet n’a pu expliquer en vertu de quelle politique la société d’Etat avançait ainsi de l’argent à des promoteurs privés.Le plus cocasse de cette histoire, c’est que la partie du projet toujours active n’apparaît pas dans la liste officielle des,projets de production privée de la société d’Etat! Le ministre des Ressources naturelles, François Gendron, a institué une enquête au début de la semaine pour déterminer si la société Domtar-Windsor avait bel et bien effectué des dépenses d’ingénierie et d’administration d’une valeur de 5,5 millions $ pour son projet de centrale thermique en cogénération.L’enquête couvrira un a-utre remboursement par Hydro-Québec de frais encourus dans un autre projet de cogénération, à Alma.Le remboursement s’élevait dans ce cas à 2,9 millions $, révélait La Presse en fin de semaine dernière.En vertu d’un «appel de propositions» lancé par Hydro-Québec en 1991, des dizaines de promoteurs ont lancé différents projets privés de production énergétique.Hydro-Québec s’est engagée à rembourser les frais «réellement encourus» des projets éventuellement rejetés.C’est ainsi que deux importants projets de cogénération, soit celui d’Alma (96,8 MW) et de Domtar-Windsor (190,8 MW) ont été annulés par Hydro-Québec en raison des surplus d’électricité.Hydro-Québec, a précisé son porte-parole, a confié la vérification des dépenses encourues dans ces deux projets à la firme Sam-son, Bélair, Deloite et Touche.Ces derniers ont vérifié s’il y avait des factures et si elles avaient été payées.Mais les comptables n’ont pas vérifié, a dit M.Ouimet, si les factures couvrent des dépenses réelles, ce qui sera l’objet de l’enquête décrétée par le ministre.C’est ici que s’insère la découverte effectuée cette semaine par Le D-evoir, à savoir qu’Hydro-Québec a remboursé à Cogénération Domtar-Windsor des frais pour un projet de 190 MW même si une partie de ce projet, soit un projet de centrale thermique à biomasse de 25 MW, demeure en lice pour approbation par le ministre.«Si le projet devait être rejeté — son sort demeure incertain du fait qu’il est gelé par le moratoire sur la production privée — les promoteurs nous rembourseront les 25/190e de l’argent versé», précise M.Ouimet.Domtar, explique M.Ouimet, avait présenté ce projet de 25 MW avant le lancement de l’appel de propositions de 1991 parce que cette papetière voulait transformer ses copeaux en électricité et en revenus.Lorsque la société d’Etat a lancé l’APR-91, Domtar s’est associé avec la société Dynamis pour ajouter une turbine à gaz à la chaudière à biomasse du premier projet.C’est ce qui explique que le projet de bi-énergie et de cogénération de 190 MW, écarté par Hydro-Québec, garde la place chaude, si l’on peut dire, pour sa partie de 25 MW, qui n’apparaissait pas dans la liste des projets de biomasse, explique M.Ouimet.Le Devoir a aussi découvert que le ministère des Ressources naturelles administre lui-même un programme de production privée inconnu du public et indépendant de l’APR-91 d’Hydro-Québec, sur lequel on ne trouve qu’un seul projet.Il s’agit du projet Hydro-IInu Inc, a confirmé au Devoir le directeur des droits hydrauliques des Ressources naturelles, Pierre Dupont.Ce projet de barrage sera situé à l’île Villeneuve, sur la rivière Mistassibi, au nord du lac Saint-Jean.Il est parrainé par la bande amérindienne montagnaise de Pointe-Bleue.Mais ce n’est pas pour cette raison ou pour aider aux négociations avec la nation montagnaise, affirme M.Dupont, que ce projet est en voie d’être approuvé par Québec en dehors du canal officiel de l’APR-91.C’est parce qu’il est situé sur une rivière «à fort potentiel, intéressante pour Hydro-Québec, ce qui en fait une sorte de projet pilote», affirme le haut fonctionnaire.Les autres projets de l’APR-91 seraient situés sur des cours d’eau moins intéressants pour Hydro-Québec.m 4 «4.¦P|H| jiRi TRI’ Al.f Laissez la nature vous séduire m r stinctif et raffine des bieres Boréale at du mariage de quatre ingrédients ment harmonisés: orge malté, houblon, a.-«î-r eau.additif ni agent de conservation n entrent fabrication de ces bières haut de gamme.NORB•=- ssi PHOTO AP sWj f.f* Les biens des deux formations politiques perquisitionnées ont été saisis par les autorités allemandes dont les opérations visaient à désorganiser le milieu néonazi qui tente depuis des mois de réunir en réseau des multiples groupuscules qui le compose.Opérations coup de poing! en Allemagne contre les nostalgiques d’Hitler Bonn (AFP) — Les autorités allemandes ont interdit hier matin deux formations néonazies et fait perquisitionner dès l’aube des dizaines de locaux et d’appartements, dans une nouvelle opération coup de poing visant à priver de moyens les nostalgiques d’Adolf Hitler.Sur ordre du ministre fédéral de l’Intérieur, Manfred Kanther, le Parti allemand libre des travailleurs (FAP) a été dissous.Parallèlement, le gouvernement régional de Hambourg a fait interdire sur son territoire la Liste nationale (NL).Selon les autorités de Hambourg, les deux opérations n’ont pas été concertées.Les biens des deux formations ont été saisis.Une cinquantaine d’actions ont été menées dans neuf Etats fédérés, notamment en Rhénanie du Nord-Westphalie (ouest), bastion du FAP.Du matériel de propagande de toutes sortes, des éditions de l’ouvrage d’Adolf Hitler Mein Kampfei, à Kassel (ouest), six carabines à baïonnettes ont été saisis.Les infrastructures de l’organisation ont été démantelées par la confiscation d’argent liquide, de moyens de communication, de fichiers, de documents comptables et par le gel des comptes bancaires du FAP dans plusieurs villes.Les interdictions d’hier visent à désorganiser le milieu néonazi, qui tente depuis des mois de se structurer en mettant en contact permanent ses innombrables groupuscules grâce notamment aux réseaux informatiques.Trois organisations avaient déjà été dissoutes fin 1992 et une autre, la Jeunesse Viking, interdite en novembre 1994.Trois autres associations régionales ont été dan,s le même temps dissoutes par des Etats fédérés.La violence extrémiste en Allemagne, qui a fait une trentaine de morts en 1992 et 1993, est devenue moins spectaculaire mais continue à sévir: des étrangers sont régulière! ment agressés et des formations e^fr trémistes tentent de temps à autçç d’organiser des manifestations publiques.V r Le FAP et la NL, qui comptent quelques dizaines d’adhérents, affr-chaient ouvertement leur intention de renverser la république pour la remplacer par un régime de caractère nazi.Selon les renseignements généraux, il existe encore près de 70 formations «extrémistes de droite», regroupant plus de 40 000 membres et dont l’existence est légale.Selon le ministre de l’Intérieur Kanther, le FAP était, «par essence proche du NSDAP (parti nazi), honorait la mémoire de personnalités du national-socialisme et cultivait des rites nazis.Il méprise les droits de l’homme, diffame les institutions démocratiques et propage la haine xénophobe et antisémite».Créé par des amis de l’ancien leader néonazi Michael Kuehnen, décédé en 1991, le FAP était de nouveau dans le collimateur des autorités depuis son dernier congrès du 12 novembre à Friesenhagen (ouest).Des militants y avaient arboré des fanions frappés de la croix gammée, fait le salut hitlérien et scandé «Heil Hitler».Le parquet de Coblence avait ouvert une information judiciaire contre 57 d’entre eux.Le dernier rapport annuel des renseignements généraux indiquait que le FAP était dirigé par un homme de 64 ans, Friedhelm Busse, et comptait 430 membres fin 1993.Le parti s’était développé récemment essentielle-; ment à Berlin et dans l’est de l’Allemagne, mais sa fédération de Rhéna-nie-Westphalie, dans l’ouest du paysj, était la plus active.(IV DE L'ART DEHORS Camp d'été 1995 en arts plastiques, 7-15 ans 4 camps de 2 semaines, du 26 juin au 18 août 1995 37h30 de visites de sites et expositions en milieu urbain 37h30 d'ateliers d'arts plastiques 165$ pour 10 jours,matériaux et sorties inclus Inscription par téléphone le 1er, 2,3 et 4 mai de 9h30 à 12h30 Renseignements: 987-3453 (service d'une messagerie vocale) Université du Québec à Montréal Avis public Ville de Montréal H Ri Service des finances Taxes spéciales Module des recettes • Taxes relatives aux activités Avis aux contribuables commerciales et aux occupations •'« (permis) Taxes municipales Date d’échéance Le Service des finances a expédié 1er avril 1995 : le paiement total.récemment les comptes de taxes Comptes payables à la plupart municipales (foncières, locatives et des caisses populaires ou spéciales) de l’exercice 1995.des banques Catégories de taxes Il est recommandé de faire ces paie- * * ments à une caisse populaire ou une 1 • Taxes foncières banque aux dates limites d’exigibilité • Taxes d’affaires, d’eau et de mentionnées précédemment.services (lieux d’affaires) Dates d’échéance Changement d'adresse Veuille* utiliser l'enveloppe-réponse 1er avril 1995 : le premier versement jointe à votre compte de taxes pour ou le paiement total.nous signaler tout changement si le compte de taxes d'adresse.' ’ est inférieur à 300 S; 1er juin 1995 : le second versement "L Rôles de perception Des renseignements sur les rôles de (1> Quel que soit le montant total de perception des taxes municipales de l’exercice financier 1995 peuvent être taxes foncières municipales obtenus dans tous les bureaux Accès comprises dans un compte, si Montréal.l'unité d'évaluation a fait l’objet de la majoration de la taxe foncière Service des finances générale prévue au reglement de Le 25 février 1995 la Ville, le montant supplémentaire de taxes du à cette majoration peut Accès Montréal première ligne être acquitté le 1er juin 1995.(514)872 2305 Du lundi au vendredi.de 8 h à 18 h I I.E I) E V 0 I It !¦: S S A M E I) I i ;> E T I) 1 M A X (' Il E 2 (i E V It I E R I !) !) 5 A 5 Les Césars ont vingt ans Paris (AP) — Pour le centenaire du cinématographe, célébré cette année, il ne fallait pas que les Césars soient en reste.Les petites statuettes récompensant chaque année Ipjs meilleurs de la classe du cinéma français célébreront donc elles aussi samedi soir avec faste un bel anniversaire: fehrs 20 ans.- La première «Nuit des Césars» eut lieu le 3 avril 1976 (il y a 19 ans, donc) mais la création de l’Académie des arts et techniques du cinéma et l’invention des Césars remonte à 1975.L’idée en revient à Georges Cravenne, toujours à la barre 20 ans après et grand organisateur de la soirée de samedi, au Palais des congrès à Paris, j ; Dix ans après avoir obtenu le César du meilleur acteur (pour le film Notre histoire), Alain Delon présidera cette vingtième Nuit des Césars, après avoir boudé les 19 précédentes.«C’est le vingtième anniversaire des Césars mais, surtout, c’est le centième anniversaire de la naissance du cinéma.Et le cinéma, je le connais bien, je l’aime bien, parce qüe je lui dois tout», explique la star française, qui vient de recevoir au Festival de Berlin un Ours d’or pour l’ensemble de sa carrière.«Tout ce que je suis aujourd’hui et ce que je serai, j’espère, un petit peu demain et après-demain, je le dois au cinéma.Comme je ne suis pas un ingrat, il m’a semblé important de remercier ainsi ce cinéma qui m’a tellement donné.» Sous cette présidence prestigieuse, les organisateurs ont prévu une cérémonie plus longue que celle de l’an dernier et, il faut l’espérer, plus gaie et plus enlevée.Sous la conduite des maîtres de cérémonie Jean-Claude Brialy et Pierre Tchernia, séquences nouvelles et habituelles se succéderont: hommage aux disparus (qui se terminera par la chanson Les Enfants du Pirée interprétée par Mélina Mercouri), évocation du premier siècle du cinéma avec des documents d’archives (frères Lumière, Léon Gaumont, Charles Pathé, Georges MéÜès, Chariot), meilleurs moments des 20 précédentes cérémonies, etc.1 Côté compétition, les pronostics sont ardus car la lutte cette aimée sera très serrée entre les cinq films nommés et léurs cinq réalisateurs: Rouge de Krzysztof Kieslowski et lféon de Laïc Besson sont légèrement favoris devant Im Reine Margot de Patrice Chéreau, Les Roseaux sauvages d’André Téchiné et Le Fils préféré de Nicole Garcia.La Reine Margot arrive en tête des nominations (12), mais cela ne yçut rien dire pour la suite: l’an dernier, Germinal en avait èu autant mais n’avait récolté que deux Césars (photo et costumes).En tout cas, le record de dix Césars {Le Dernier Métro en 1981 et Cyrano de Bergerac en 1991) ne devrait pas être battu.?LES ACTUALITES- CONCERTS CLASSIQUES Un Beethoven débordant d’énergie IMUSICI L.van Beethoven: Ouverture Coriolan op.62; Concerto pourpiano en do mineur op.37; Symphonie no 4 en si bémol majeur op.60 Ralf Gothoni, piano; Ensemble 1 Musici de Montréal Dir.: Yuli Turovski Salle Pollack, le 23 février 1995 FRANÇOIS TOUSIGNANT La salle Pollack était bondée pour la visite du célèbre pianiste finlandais Ralf Gothoni.Ce dernier est le dernier lauréat du célèbre prix Gilmore, une des plus prestigieuses récompenses dans le domaine du piano.Rappelons rapidement que ce prix est décerné par un jury anonyme qui parcourt les salles de concert et qui vote sur la qualité de ce qu’il a pu apprécier.Les candidats ne savent même pas qu’ils sont en nomination car tout se fait dans le plus grand secret.Cela donne donc une idée de la constante haute tenue que se doit de maintenir un artiste pour être lauréat.Dès son arrivée en scèqe, le pianiste a montré qu’il était à la hauteur de tous les préjugés qu’on pouvait avoir.Sonorité incroyable de profondeur et de clarté.Il faut admirer les résonances qu’il va chercher dans les graves du clavier et l’aisance déconcertante avec laquelle il domine tous les problèmes techniques de la partition.Il démontre en plus une égalité stupéfiante qui nous fait redécouvrir avec excitation toute l’énergie que Beethoven a mise dans cette œuvre, le premier concerto dont il se disait vraiment fier.Toutes ces qualités ne sauraient remplacer évidemment la musique.On peut être virtuose accompli et piètre artiste.Ralf Gothoni n’est pas de cette catégorie.C’est un artiste d’un grande humilité et d’un formidable pouvoir d’imagination et de concentration que nous entendions jeudi soir.Aussitôt que son premier trait de gamme a sonné, terminé par un accent impératif, la salle est subjuguée par la force de la présence de l’artiste.Tout au long du premier mouvement, la tension ne baissera pas.Ralf Gothoni est de ces pianistes qui savent trouver les notes importantes dans ce que le virtuose a à jouer, et il les fait sonner, créant ainsi une continuité rarement entendue.Cela met encore plus en évidence les irruptions un peu manichéennes dont Beethoven a parsemé sa partition.Yuli Turovski fouette ses troupes et nous sommes devant un monde de vigueur et de sonorité, un volume surprenant, pour une formation d’apparence si petite.• Le deuxième mouvement nous a menés vers des rêveries plus sensibles.Le raffinement que le pianiste a mis à articuler les différents pans harmoniques s’approchait parfois de l’extase contemplative.L’orchestre venait alors commenter amoureusement ce discours.Un vrai moment de félicité.Le rondo final fut pris avec un humour aussi raffiné que celui de Beethoven pouvait l’être: un peu gras, mais jamais grossier ou lourd.Encore une fois on a été surpris de la qualité et de la splendeur de la sonorité, tant du piano que de la formation instrumentale.Turovski arrive à faire de vrais petits miracles en allant chercher de ses musiciens une participation totale à chaque instant et une attention au moindre détail.Ce qui a permis au pianiste de nous éblouir davantage.Ce concerto à lui seul aurait fait toute la soirée.Le tout avait cependant commencé par L’Ouverture Coriolan.La surprise était totale: comment Turovski fait-il pour aller chercher tant de volume et le faire vivre?Ce qui est encore plus magique, c’est la grande clarté des lignes qu’il réussit à conserver malgré les effets de masse.Même les contrepoints des violoncelles, qui chez d’autres sont si pâteux, devenaient d’autant plus présents et intéressants que sonnants et clairs.Quelques petites fautes d’intonation, sans conséquences, et quelques curiosités de phrasé m’ont fait sortir de ma routine et vont me forcer à relire la partition.J’aime bien ces petites cures de jouvence.La Quatrième Symphonie fut elle aussi prise avec beaucoup d’énergie.A ce moment de la soirée, on en redemandait, et personne n’a été déçu.Il y a encore quelques petites imprécisions dans le jeu des violons, qui tiennent certainement au fait que I Musici s’attaquait à cette œuvre pour la première fois.Cela n’a pourtant pas gêné le plaisir à entendre la version qui nous était proposée.Au contraire, on espère la réécouter une fois qu’un peu de temps aura mieux placé les choses.L’impression générale de la soirée en fut une de force, de joie et d’énergie.Bref, une vraie soirée beetho-vénienne, sans routine et qui nous trouve, au sortir de la salle, remplis de bonheur.Encore! Un an de prison pour Françoise Sagan Paris (AFP) — L’écrivain français Françoise Sagan a été condamnée vendredi à Paris pour usage et cession de cocaïne, à un an d’emprisonnement avec sursis et 40 000 FF (7500 $) d’amende.Le tribunal a ajouté que pour ne pas purger la peine de prison, Mine Sagan devrait exercer une profession, avoir un domicile et se soumettre à un traitement.L’auteur de Bonjour Tristesse est âgée de 60 ans.Elle était poursuivie, avec 26 autres personnes, parmi lesquelles trois collaborateurs d’unç chaîne de télévision, un stewart et l’humoriste Pierre Palmade, dans le cadre d’un trafic de cocaïne — ainsi que d’«ecstasy» et de LSD — dans les milieux artistiques, découvert fin 1992.Le procureur avait requis 18 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve, ainsi qu’une amende de 50 000 FF.Françoise Sagan a déjà été condamnée à six mois de prison avec sursis et 10 000 FF (1800 $) d’amende dans une affaire de ce type, le 27 mars 1990 à Lyon.Pendant le procès, l’écrivain fétiche des années soixante a indiqué quelle ne prenait pas de cocaïne-en ce moment mais qu’à l’époque des faits, cela «l’aidait», car elle «était K-O.à la suite d’un certain nombre de décès» dans son entourage et «elle n’arrivait pas à travailler».Interrogée sur cette pra-' tique et sur son peu de bonne volonté à se prêter aux mesures de contrôle; judiciaire avant ce procès, elle a fait ré-férence aux droits de l’homme et à Montesquieu: «Tout être humain est libre si sa liberté n’atteint pas celle des autres», et «les lois sont faites pour s’adapter aux hommes et non le contraire».L’écrivain avait revendiqué en janvier 1993 «le droit de se détruire comme elle l’entend».EN BREF -, ?17 VITICULTEURS DU QUÉBEC FONT DÉGUSTER LEURS VINS À BORDEAUX Bordeaux (AFP) — Dix-sept viticulteurs du Québec, exploitant le plus jeune vignoble du monde, ont organisé vendredi une dégustation de leur production à Bordeaux, en plein cœur du plus ancien vignoble européen, au sud-ouest de la France.Cette dégustation était une première en France des «cousins» viticulteurs, qui répondaient à l’invitation des vignobles des Graves, l'une des principales régions productrices du bordelais.«Notre vignoble ne couvre que 70 hectares et n’a que dix ans de commercialisation, a expliqué Victor Dietrich, président de leur association.Les premières tentatives de plantation de vignes, réalisées sans beaucoup de succès, visaient à produire du vin de messe, mais les véritables implantations de vignoble ne remontent qu’au début des années 80, avec cinq pionniers.» Plusieurs de ces pionniers et leurs collègues avaient fait le voyage à Bordeaux, notamment Jean-Pâul Scieur, producteur du Cep d’Ar-gent à Magoq, Jean Joly, du Maratho-nièn à Havelock, Charles-Henry de Côussergues, de l’Orpailleur à Dunham, et Etienne Héroux, du Morou à Napierville.Cette dégustation s’inscrivait dans une «semaine du Québec à Bordeaux», marquée par des dégustations de produits de la Belle Province, comme le caribou et le saumon, dans les meilleurs restaurants bordelais, préparés par des chefs québécois cqmme Mario Martel, du Galopin à Québec, Michel Deret, du Charentier, et Claude Godbout, de l’hôtel Plaza.L’éditeur québécois Brian Hunter Spence a de son côté proposé aux bordelais un imposant choix de livres et de bandes dessinées, tandis que l’Offi-ce franco-québécois informait les jeunes sur les possibilités d’échanges ou d’immigration.•• -?- Il ^ $jrONES ANARCHISTES Johannesburg (Reuter) — Un groupe de pression catholique a invité hier les Sud-Africains à manifester contre les Rolling Stones, qui se produisent ce Week-end à Johannesburg, au prétexte que le célèbre groupe rock anglais distillerait une idéologie anarchiste.Ses deux concerts — qui affichent complet — vendredi et samedi au stade d’Ellis Park ne feront qu’ajouter «au chaos moral et psychologique qui affecte notre pays», affirme ce groupe, appelé les jeunes Sud-Africains pour la civilisation chrétienne.«En rejetant l’autorité, la morale et la religion, les Rolling Stones incarnent puissamment l’anarchie», dit-il.Ma vision du Canada INCLUT le Québec Un citoyen soucieux de l'Ouest Canadien LA PLUS IMPORTANTE ENSEIGNE QUÉBÉCOISE DE L'OPTIQUE T-r n UNFTTFRÏE • -J N Xj X X .*-¦* x L Xj r \r y GARANTIT I ï ï - LES DEUX PAIRES.Lunetterie New Look, convaincue de la qualité de ses produits, n'hésite pas à les garantir.Procurez-vous, dans toutes nos succursales, ce cahier qui contient toute l'information nécessaire à l'achat de lunettes et, surtout, la garantie de Lunetterie New Look.Examens de la vue sur place par des optométristes.Offre exclusive aux lecteurs du Devoir 20 $ % de rabais (en plus de.l'avantage du.2 pour 1) à l'achat d'une paire de lunettes complète (verres et monture), à l'une ou l'autre des 35 succursales de Lunetterie New Look.Cette offre est valide jusqu’au 30 juin 1995; elle n’est pas monnayable et ne peut s’ajouter à tout autre escompte ou promotion à l’exception du 2 pour 1.Un coupon par achat.Deux paires de lunettes complètes (Verres et montures) _ Pour le prix d'une.cliché répété A éclairage différent, en raison du texte mal imprimé \ A (> I, E I) E V OU, L E S S A M E D I 2 5 E T I) I M A N C II E 2 (I F Ê V R I E R 1 9 9 Î5 - LE DEVOIR POLITIQUE Marois promet aux fonctionnaires de ne pas appliquer la méthode Klein ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE ' ’ 1 est hors de question pour la présidente du Conseil du .Trésor, Pauline Marois, d’imiter le gouvernement albertain t e Ralph Klein ou encore celui d’Ottawa en réduisant la taille ( e la fonction publique.«Nous n’en avons pas le mandat.M.Klein a été élu sur un autre mandat», a fait valoir Mme Marois, hier, à l’issue d’un discours prononcé devant quelque 350 cadres de la Fonction publique.Au cours des deux dernières années, le gouvernement albertain a réduit de 6600 personnes les effectifs du secteur public et de 1,9 milliard $ son programme de dépenses.Il a promis d’éliminer le déficit d’ici 1997.«Nous avons privilégié la stratégie budgétaire de croissance zéro des dépenses pour l’an prochain.Se fixer un objectif autre aurait mis en jeu le défi que nous voulons relever», a-t- elle déclaré.«Nous avons dit que nous gérerions de façon responsable les finances publiques en maintenant les services jugés prioritaires et qui font l’objet d’un consensus social.C’est le choix que nous avons fait», a ajouté Mme Marois.Et Mme Marois ne songe aucunement à imiter le gouvernement fédéral pour réduire les effectifs de la fonction publique.Le gouvernement fédéral a annoncé au cours des derniers jours la suspension de la sécurité d’emploi des fonctionnaires fédéraux pour les trois prochaines années.L’Alliance de la fonction publique du Canada évalue qu’il y aura élimination de 10 000 postes, uniquement au Québec.«Nous prenons un pari différent.Nous demandons plutôt aux gens de participer à l’atteinte de l’objectif qui est un budget à croissance zéro.Cependant nous souhaitons travailler avec eux pour trouver des façons nouvelles de livrer les services à la population tout en préservant la sécurité d’emploi», a-t-elle dit.Mme Marois a confié aux cadres de la fonction pu- blique qui participaient hier à un colloque sur la flexibilité organisationnelle’et le renouvellement de travail'organisé par l’Office des ressources humaines du gouvernement du Québec, qu’elle visait à les remobiliser en modifiant les règles de gestion des budgets notamment.Ses propositions ont semblé suscité de l’enthousiasme.Un participant lui a dit qu’il avait trouvé son propos «tonifiant».Par ailleurs, Mme Marois ne s’étonne pas de constater que le projet de souveraineté ne recueille pas la majorité des intentions de vote, comme le démontre les sondages.Elle croit que les compte rendus des médias sur les commissions régionales sur la souveraineté font ressortir «le moins bon» et y sont pour quelque chose.l’organisation du Pauline Marois •r «rr?Québec ne subventionnera pas le multiculturalisme Douche froide sur les communautés culturelles 38 560 personnes ont participé à ce jour aux commissions ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les organismes multi-ethniques ont accueilli comme une douche froide les déclarations du vice-premier ministre, Bernard Landry, voulant que le Québec fasse une croix sur le multiculturalisme et ne subventionne pas «la différence à même les deniers publics».Le vice-premier ministre et ministre des Affaires internationales, de l’Immigration et des Communautés culturelles a indiqué jeudi à Montréal qu’un Québec souverain ne reprendrait pas à son compte la politique du multiculturalisme prônée par le fédéral, ajoutant que l’État n’avait pas à financer les organismes à caractère ethnique.Hier, plusieurs organismes représentant diverses communautés culturelles ont déploré ces paroles, vivement inquiets de l’attitude du ministre Landiy.«Le signal qu’on donne est regrettable pour le rapprochement Que ce soient les politiques provinciales ou fédérales, elles ont toutes deux contribué à ce rapprochement qui, je crois, est rentable pour la société», d’ajouter Jack Jedwab, directeur du Congrès juif canadien pour le Québec.D’ailleurs, ce dernier estime que M.Landry sème indûment la confusion en laissant entendre que le fédéral subventionne des activités comme des festivals.Les fonds fédéraux servent essentiellement à des activités de promotion du rapprochement et de la compréhension entre les différents groupes de la société, avance M.Jedwab «C’est dommage que l’on joue sur la confusion plutôt que de parler des vraies questions.Si ce n’est pas la diversité que M.Landry prône, qu’il le dise.Un minimum d’ambiguïté à l’heure actuelle serait souhaitable», de dire M.Jedwab, qui croit que l’État doit appuyer les diverses expressions de la culture.Même surprise du côté de la Ligue des droits et libertés B’naï Brith, où l’on juge inquiétante l’attitude du ministre pour la suite des choses.«Pour nous, les subventions données aux organismes ne servent pas à promouvoir directement une culture, mais surtout à promouvoir la tolérance et la compréhension», de dire Allan Adel, président de la Ligue B’naï Brith.Ce dernier estime que la politique sur le multiculturalisme a jusqu’à maintenant permis de mettre à contribution la richesse représentée par la présence de diverses communautés au pays.Le président de S.O.S.Racisme, Gaby Luonga Kombé, estime lui aussi que le Québec perdrait beaucoup à balayer du revers de la main la politique du multiculturalisme.«Il vaut mieux qu’on centre notre discours sur les ressemblances plutôt que la différence.Mais qu’on le veuille ou pas, le Québec de demain sera pluriculturel», dit ce dernier.Mais ce qui irrite davantage S.O.S.Racisme, c’est le refus catégorique du ministre Landry d’intégrer à l’article 3 de l’avant-projet de loi sur la souveraineté la reconnaissance explicite des droits des communautés immigrantes.A ce titre, les membres du conseil consultatif de l’organisme, qui ont fait valoir ce point devant la commission de Montréal sur la souveraineté, tiennent à rencontrer le ministre pour obtenir plus de précisions sur sa vision des choses.«M.Landry se fonde sur le droit international pour limiter cette protection aux minorités anglophones et autochtones.En cela, il met de côté la réalité sociologique.Ça nous inquiète énormément», de dire M.Kombé.JEAN BARDE L’A LU: « Grâce à John Gray, mes amis ont vécu des moments de complicité rieuse comme ils n’en avaient pas connus depuis longtemps.» L ]f JOHANNE YERGEAU L’A LU: « Un ouvrage à lire si l’on veut comprendre comment surviennent les conflits entre les hommes COUP et les femmes.» PqLICE LUCY ET SNOOPY L’ONT LU: LES CHIENS VIENNENT DE JUPITER.LES CHATS DE LA LUNE «LES HOMMES VIENNENT DE MARS, LES FEMMES DE VENUS» C’EST UN BON TITRE TU DEVRAIS ÉCRIRE UN LIVRE COMME CA.20000 COUPLES L’ONT DEJA LU.J* tnt AI En vente dans toutes les bonnes librairies et chez Les Éditions LOGIQUES Tél.: (514) 933-2225 Fax: (514)933-2182 IfSUOWfi , WKKNTDt MS jféx.fè/nnie-s (piennefit (/(.' fye/iufr * + Ommciit «néiwer U vmmJf******* 336page 24.95$ le mctf* fc CM* ET VOUS, L’AVEZ-VOUS LU?Le débat sur la question référendaire amplifié par le retour de Lucien Bouchard MICHEL VENNE DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC Le débat sur la question référendaire, qui a été amplifié entre autres par le retour à la vie publique du chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, a bien sûr alimenté les travaux des commissions sur l’avenir du Québec, cette semaine.De nombreuses interventions ont eu pour but, durant cette semaine, de chercher comment éviter au Québec de dire NON une deuxième fois en 15 ans à la souveraineté.L’idée d’une question qui permette de se prononcer sur une nouvelle union Québec-Canada a fait son chemin.Le report du référendum a été évoqué à quelques reprises.Le président de la Commission des jeunes Marc-André Coallier a soutenu notamment que les jeunes ne semblent pas vouloir «voter absolument en 1995».Le Syndicat des fonctionnaires du gouvernement du Québec a suggéré jeudi au gouvernement de reporter le référendum.L’Association des étudiants en science politique de l’Université de Montréal a recommandé au gouvernement de le repousser au besoin.Selon cette association, «les Québécois ne semblent pas actuellement enclins à poser un geste final et définitif d’appuyer le OUI au référendum».La participation aux commissions est toujours importante.La commission de Québec annonçait hier l’ajout d’une séance.Jusqu’à hier, 272 séances de consultation avaient eu lieu, 38 560 personnes s’y étaient présentées, le secrétariat national avait reçu 3187 mémoires, dont 1796 avaient été entendus par l’une ou l’autre des 17 commissions en marche.La question des droits des communautés culturelles et des autochtones dans un Québec souverain a soulevé des remous.Diverses associations ont demandé à ce que des droits soient reconnus aux communautés culturelles dans l’avant-projet de loi.Le ministre des Communautés culturelles et de l’Immigration, Bernard Landry, a toutefois indiqué jeudi que c’était exclu et que son gouvernement n’adhère pas au multiculturalisme.Un forum thématique a lieu dimanche à ce sujet à Montréal.Le chansonnier Raymond Lévesque a étonné l’auditoire de la Commission de Montréal: «Je ne crois pas que les immigrants devraient avoir droit de vote (au référendum).C’est un problème entre peuples fondateurs», dit-il.Il a précisé par la suite que les immigrants ici depuis plus de cinq ou dix ans pourraient avoir droit de vote car «ils, savent ce qui se passe».À Québec, un couple de ressortissants portugais ont témoigné de leur ferveur envers un Québec souverain.C’est sur la Côte-Nord que la question des autochtones a été soulevée.A Colombier, près de la réserve mon-tagnaise de Betsiamites, des citoyens ont souhaité que les autochtones aient, dans un Québec souverain, les mêmes droits que les autres.L’ancien ministre de René Lévesque, Lucien Lessard, a contesté, à Forestville, où il est directeur de CÉSC, l’idée d’accorder des droits particuliers de propriété du territoire aux autochtones dans l’avant-projet de loi.«Je me refuse comme Québécois à me rendre responsable des erreurs de mes ancêtres.Moi aussi je suis un autochtone, c’est-à-dire originaire de ce pays par mes ancêtres.Je refuse de reconnaître les droits des individus en relation avec la date de leur arrivée au pays», écrit-il.M.Lessard demande «jusqu’où notre gouvernement ira-t-il pour acheter la pane et la reconnaissance de quelques organisations internationales qui ne savent pas que nous avons traité les autochtones mieux que partout ailleurs?» Il suggère que î’on «arrête de leurrer les autochtones en leur laissant miroiter des choses que nous ne pourrons jamais leur donner».«On ne peut avoir dans un pays deux groupes de citoyens».Les fédéralistes ont continué à participer aux commissions, directement ou pas.Le Conseil de l’unité nationale, qui a des espions rémunérés à 100 ou 200 $ par jour dans chaque commission, annonce qu’il publiera son propre rapport des consultations.Le Parti libéral a pour sa part expédié à chacun des 280 commissaires une copie d’un document dans lequel il soulève les raisons pour lesquels les Québécois devraient voter NON.Le débat sur la question a fait le plus de bruit.Samedi dernier, le chef de l’ADQ, Mario Dumont, a présenté à Ri-vière-du-Loup trois modèles de question, dans le but de faire inscrire son option sur le bulletin de vote: une union Québec-Canada dotée d’un parlement commun, dans laquelle le Québec exerce son droit à la souveraineté.Lucien Bouchard a ensuite souhaité qu’on change la question, constatant que celle sur la table semble «déranger les Québécois».Le premier ministre a reconnu qu’il,y avait «un os» avec cette question (Êtes-vous en faveur de la loi adoptée par l’Assemblée nationale déclarant la souveraineté du Québec?OUI ou NON).Plusieurs citoyens ont proposé leur version d’une question qui donnerait une sorte de dernière chance au Canada.Par contre, le Directeur général des élections a prévenu que l’esprit de la loi sur la consultation populaire invitait à poser une question qui offre un choix clair entre options qui sont mutuellement exclusives.M.Bouchard a lui aussi souhaité une question claire, mais gagnante.Le ministre Jacques Brassard a suggéré d’arrêter de s’énerver avec la question, d’attendre la fin des commissions.Un journaliste a suggéré de demander aux Québécois s’ils sont pour ou contre la tarte aux pommes.M.Parizeau part en vacances quelques jours au Mexique où il pourra réfléchir à tout ça, tandis que îes commissions entreprennent leur dernier sprint, et que la 18' commission, celle du Nord du Québec entame ses travaux.im COMMISSIONS RÉGIONALES SUR L’AVENIR DU QUÉBEC NOURAIE La plus grande sélection de tapis persans Tapis de qualité supérieure Tapis neufs, semi^antiques et antiques OGILVY CINQUIÈME ETAGE 150?OUEST.RUE STE-CATHERINE.MONTRÉAL (514) 842-7711 POSTE 325 Combien coûte le statu quo?, demande Marcel Masse à Chrétien • MICHEL HÉBERT J) PRESSE CANADIENNE > T Le premier ministre Jean Chrétien doit dévoiler les coûts du statu quo pour que les Québécois jugérit objectivement des enjeux de la souveraineté, affirme le président de là commission régionale de Montréal, Marcel Masse.«On prend pour acquis que le statu quo, c’est le paradis, ce n’est absolument pas le paradis, je peux vous le dire d’expérience», a-t-il d’abord déclaré.«Moi, je veux bien faire rapport au gouvernement [du Québec] de mieux présenter son option, de faire des plans d’affaires mais j’aimerais que M.Chrétien tende l’oreille et nous présente les siens afin que les Québécois puissent juger en toute valeur», a déclaré Marcel Masse dont la commission siégeait hier à Pierrefonds, près de Montréal.M.Masse a abordé ce sujet après que le partage de la dette et les coûts économiques de l’aventure souverainiste aient été à nouveau soulevés hier.H y a quelques jours, la Chambre de commerce de Montréal avait d’entrée de jeu réclamé du gouvernement de Jacques Parizeau un «plan d’affaires» établissant le prix de la souveraineté du Québec.Hier, Marcel Masse a répliqué.Celui qui fut ministre conseivateur de Brian Mulroney a soutenu que si les fédéralistes sont en droit de dè-mander des comptes, les souverainistes aussi.Dans la comparaison de leurs résultats pourrait naître un débat utile aux Québécois, et non pas le limiter à «peurs versus peurs», a-t-il dit.«Il devrait y avoir deux plans d'affaires, a insisté Marcel Masse, celui de l'indépendance et celui du statu quo.» L’ex-ministre a souligné que le système fédéral actuel est, de par sa nature, injuste envers le Québec.Les besoins de la majorité primeront toujours sur ceux de la minorité.«Et nous sommes la minorité», a-t-il rappelé.Marcel Masse dit avoir constaté que le Québec est à toutes fins utiles absent de l’élaboration des politiques économiques du fédéral.«La tragédie du sang contaminé pourrait se répéter», dit le juge Krever ' , „ • I ,Tj Ottawa (PC) — Si aucun changement n’est apporté au système canadien d’approvisionnement en sang, une contamination comme celle survenue avant 1985 avec le virus du sida pourrait se reproduire, soutient le rapport provisoire de la commission d’enquête Krever rendu public hier par la ministre de la Sarfté, Diane Marleau.«Le système canadien d’approvisionnement en sang n’est pas moins sûr que celui qui existe dans fes autres pays industrialisés.Il faut Cependant éviter toute complaisancé.à la question de savoir si la tragédie survenue entre 1978 et 1985 pourrait se répéter, advenant l’apparition djùn nouvel agent infectieux, je crois qu’il faut répondre Oui», conclut l’unique commissaire, le juge Horace Krever.Selon le juge, l’inaction n’est tout simplement pas une option.«Si les recommandations du présent rappbrt ne sont pas appliquées, on ne pourra pas affirmer que l’approvisionnemént en sang est aussi sûr qu’il le devrait», ajoute-t-il.Ce premier rapport compte 43 Recommandations.Dans sa conclusion, le juge Krever en ajoute une autre, soit «l’obligation morale d’étudier jes moyens d’apporter un dédommagement approprié aux victimes».Pour sa part, la ministre Marleaù a soutenu que son ministère avait déjà mis en œuvre plusieurs recommandations, en augmentant les ressources du Bureau des produits biologiques et en instituant des inspections annuelles de tous les centres de transfusion de la Croix-Rouge.t -I- " ¦— ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS El MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUEL^ I.EGF.R ROBIC RICHARD AVOCATS SS.ST'JACOUES.MONTRÉAL.QUÉBEC H2Y3X2 Fur (514) 845-7874 Tél : (514) 9S FMM’K JLck matiriit At\ inlanqurltt L E I) E V 0 I R .L E S S A M EDI 2 5 E T I) I M A X (' Il E 2 (I E É V K I E II I !) !) f> A 7 P 0 LIT10IIE Lentement, on y vient: un citoyen, un numéro Le fisc québécois concocte un système pour recouvrer le dû d’un contribuable à même ce que le gouvernement lui doit MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les bureaucrates caressent depuis longtemps un rêve: celui de réunir tous les dossiers qu’un citoyen a à son nom au sein de différents ministères, en un seul, sous un seul numéro.Lentement, on y vient: un citoyen, un numéro.Depuis au moins un an, quelques dizaines de fonctionnaires, jusqu’au sous-ministre du Revenu, sous la coordination d’un haut fonctionnaire des Finances, mijotent la création d’un système unique de paiement des chèques et de recouvrement des dettes des contribuables.Ces fonctionnaires envisagent, parmi d’autres scénarios, la création d’un centre unique des opérations financières du gouvernement, qui pourrait effectuer tous les paiements de l’ensemble des ministères et organismes publics (incluant en priorité l’aide sociale, la Régie des rentes, le fisc, la CSST, le ministère de l’Éducation), recouvrer toutes les créances et créer un mécanisme automatique de compensation des comptes à payer et à recevoir.Cela veut dire que le gouvernement pourrait recouvrer un montant qu’un citoyen lui doit à même les montants que le gouvernement doit par ailleurs à cette même per- sonne.1 Par exemple, si une personne dpit rembourser 1000 $ en prêt étudiant au ministère de l’Éducation, mais que le ministère du Revenu doit 1000 $ en retour d’impôt au même contribuable, le centre des opérations financières pourrait, de façon automatique, mettre la main sur le re-tdur d’impôt de cette personne pour rembourser son prêt étudiant - î > Pour réaliser ce genre d’opération, qui entraîne la mise en commun ou l’interconnexion par informatique des fi- chiers des ministères, il faudra probablement doter chaque citoyen d’un numéro d’identification unique.Les fonctionnaires évoquent le recours à d’autres techniques d’appariement pour éviter l'attribution d’un code unique.Certains évoquent le numéro d’assurance-sociale comme identification universelle.Quelle que soit la méthode utilisée, cela faciliterait la constitution de profils financiers des contribuables et des entreprises.Il va de soi que les ministères et organismes devraient échanger des renseignements confidentiels sur les citoyens, ce qui est interdit par la loi.En 1993, le ministre du Revenu avait présenté un projet de loi qui aurait donné le pouvoir au fisc de procéder à une telle compensation automatique, mais seulement pour les dettes fiscales.Le projet a été retiré après l’objection de la Commission d’accès à l'information, qui jugeait que le ministère du Revenu se donnait ainsi le pouvoir de se faire justice lui-même.La CAI estimait que cela «remettrait sérieusement en cause la protection des renseigpements personnels dans l’ensemble des relations entre l’État et les citoyens».L’un des plus fervents promoteurs de cette idée, l’actuel sous-ministre du Revenu, Pierre-A.Paré, réfute ce genre d’argumentation.Il soutient qu’il est possible d’assurer la protection des renseignements personnels échangés entre ministères.Interdire l’échange de renseignements, «c’est des affaires un peu stupides», a-t-il dit au Devoir.M.Paré trouve que le gouvernement dépense trop d’argent en forçant, par exemple, chaque ministère à tenir à jour son propre fichier d’adresses.Il préconise le regroupement des banques de données pour réaliser des économies.Il soutient que la population est d’accord, pourvu qu’on la rassure sur la confidentialité des données.Le ministère du Revenu détient le pouvoir de procéder à la compensation des dettes fiscales pour les entreprises.Certains gestionnaires consultés sur ce nouveau projet suggèrent de procéder par «la théorie des petits pas».Le gouvernement pourrait étendre la compensation pour les entreprises à l’ensemble des dettes gouvernementales.Et, plus tard seulement, élargir l’application du principe aux dettes des particuliers.Des modifications législatives seraient alors nécessaires.Si aucune décision n’est encore prise, le ministre Jean Campeau reconnaît, dans un communiqué publié mercredi, que «des études sont en cours pour déterminer la rentabilité et la faisabilité de différents scénarios d’optimisation des opérations financières du gouvernement» depuis l’été 1994.Le Devoir a obtenu auprès du Syndicat des professionnels du gouvernement une liasse de documents qui montrent qu’au moins 24 hauts fonctionnaires de huit ministères participent à un travail intensif de discussion à ce sujet.Ils ont même produit, ce mois-ci, un projet de devis pour la conception administrative d’un système.Il est question de soumettre à la firme de conseillers en informatique DMR un contrat d’une valeur de 1,5 million $ à cette fin.Deux grandes banques ont été consultées.L’un de ces rapports mentionne «des rencontres» avec le premier ministre Jacques Parizeau et le secrétaire général du gouvernement Louis Bernard, au cours desquelles «le plan d’action accéléré a été accepté».Rejoint au téléphone, le fonctionnaire des Finances qui est à l'origine de cette démarche, Bob McCollough, précise que la «présentation» qui a été faite à M.Bernard (et non à M.Parizeau), était «très résumée» et que les fonctionnaires ont «interprété le fait qu’on ne nous ait pas dit non» comme une approbation.Pour le moment, des fonctionnaires se réunissent de fa- çon périodique pour mettre au point une proposition qui sera plus tard soumise au ministre des Finances, Jean Campeau.Ils ont tenu de nombreuses réunions l’automne dernier; ils vérifient les systèmes en vigueur dans d’autres provinces, inventorient les obstacles légaux et échafaudent les scénarios.Par exemple, le sous-comité sur le recouvrement a évalué la possibilité de trouver un moyen pour que les dettes qu’ont les citoyens envers le gouvernement apparaissent aux fiches de crédit des personnes concernées, aux bureaux de crédit comme Equifax.Le but serait d’augmenter «le sentiment de responsabilité des débiteurs face aux réclamations» que leur fait le gouvernement.On juge cette méthode «souhaitable» mais «difficile d’application».Les ministères n’ont pas le droit de céder à des entreprises privées des renseignements confidentiels de cette nature.Le contrôleur des finances par intérim du gouvernement, Jean-Claude Savard, écrivait en novembre son appui à la réalisation d’un centre des opérations financières.Il met en lumière l’importance des' mesures de contrôle.Il signale qu’un tel système permettrait d’établir «un profil financier global des individus et des corporations».Il suggère la prudence à cet égard, «cette approche étant susceptible d’être critiquée par les citoyens».Les fonctionnaires impliqués présentent ce projet comme une façon d’améliorer la perception des comptes du gouvernement (les comptes à recevoir au 31 mars 1994 s’élevaient à 2,4 milliards $ et les provisions pour créances douteuses à 228 millions $) «d’optimiser la circulation des fonds, réduire les besoins d’emprunt et les frais de crédit et d’administration du gouvernaient», et accroître «la confiance» des citoyens envers l’État québécois.Les francos hors Québec perdent leur présidente Ottawa (PC) — Citant des raisons personnelles, la présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFAC), Claire Lanteigne, à rçmis sa démission hier.Élue en juin 1993, Mme Lanteigne devait terminer son mandat en juin seulement.• Cette démission intervient à quelques jours du dépôt du budget du ministre fédéral des Finances, Paul Martin, et à quelques mois du référendum sur la souveraineté au Québec.La décision de Mme Lanteigne a pris les dirigeants de la FCFAC par surprise, a indiqué hier Jacques Mi-chaud, qui agira comme porte-parole officiel de l’organisme de défense des droits des francophones vivant à l’extérieur du Québec, jusqu’au mois d’avril.«Nous ne nous attendions pas à cela», a fait savoir M.Michaud, qui est le directeur général du Collège Boréal, le nouveau collège francophone de Sudbury, en Ontario.Le conseil national des présidents se réunira en avril à Ottawa afin de choisir un remplaçant par intérim.Un nouveau président sera élu en juin lors de la prochaine assemblée générale de la FCFAC.: Il a été impossible, hier, d’obtenir les commentaires de Mme Lanteigne, une Acadienne du Nouveau- Brunswick.Rae accordera la pleine gestion scolaire aux francophones SUZANNE DANSEREAU Toutefois, son porte-parole Michel PRESSE CANADIENNE Rodrigue a indiqué qu’un fonds de transition d une quarantaine de mil- Toronto — Le gouvernement Rae accordera la pleine gestion scolaire aux francophones de l’Ontario et créera, d’ici 1998, jusqu’à 15 conseils scolaires francophones, dans le cadre d’une importante restructuration du système annoncée hier par le ministre de l’Éducation.Cette restructuration prévoit par ailleurs que près de la moitié des 168 conseils scolaires anglophones existants disparaîtront d’ici les prochaines élections scolaires.Le gouvernement veut réduire leur nombre de 40 à 50 % et plafonner les dépenses d’adminjstration, a indiqué le ministre de l’Éducation, David Cooke.Le ministre a formé un groupe d’étude pour préparer cette restructuration.Dirigé par un ancien ministre libéral, David Sweeney et incluant un représentant franco-ontarien, Jean-Louis Bourdeau, un ancien enseignant de North Bay, le groupe a jusqu’à la fin de l’année pour redessiner les frontières des nouveaux conseils scolaires.Pour les Franco-Ontariens, ce nouveau découpage signifiera vraisemblablement des conseils scolaires couvrant un plus grand territoire que les actuelles sections de langues françaises.Le gouvernement n’a pas l’intention d’ajouter de l’argent neuf pour les nouveaux conseils scolaires.«La réalité économique de nos jours, et pour l’avenir rapproché, c’est que les budgets de l’éducation ne vont pas croître», a déclaré hier M.Cooke.lions $ était prévu pour la mise en place des nouvelles structures.Mais le ministère était avare de chiffres, hier.On ne pouvait savoir combien d’argent signifiait la création des conseils, ni combien d’argent était présentement dépensé pour l’éducation en français en Ontario, ni combien d’argent serait épargné par la fusion des conseils scolaires anglophones.Une chose est sûre: il n’est pas question de prendre le Conseil des écoles françaises de la communauté urbaine de Toronto (CEFCUT) comme modèle pour les francophones: ce conseil, qui dispose d’un budget de 19 millions $ pour neuf écoles, est le plus coûteux au Canada.La pleine gestion scolaire pour les francophones de l’Ontario est réclamée depuis des années, et reconnue par les tribunaux.Aussi, les représentants de la communauté franco-ontarienne se sont-ils montré réjouis, hier.Toutefois, «on ne saute pas de joie» a indiqué Lorraine Gandolfo, présidente de l’Association des conseils scolaires francophones de l’Ontario.D’une part, parce que le processus doit passer par l’entremise du groupe de travail, au lieu d’être directement mis en place dès que la communauté se sera entendue sur le nombre et l’étendue des conseils.Et d’autre part, parce qu’il n’y a pas de garantie que cette politique sera reprise par le prochain gouvernement à Queen’s Park.LA 20e NUIT DES CÉSAR EMISSION SPECIALE Le samedi 25 février à 19 h 30 Rediffusion à O h 40 Le cinéma a cent ans! Et sous la présidence d'Alain Delon, la Nuit des César ne manquera pas d'évoquer les pionniers, Lumière, Gaumont, Pathé, au cours d'un événement fertile en surprises et en émotions, animé par Pierre Tchernia et Jean-Claude Brialy.Actrices et acteurs, réalisateurs et professionnels du cinéma, tous seront les héros de la nuit, celle de la consécration des talents.Suspense oblige : assisterons-nous au couronnement de la Reine Margot-l'ensorceleuse Adjani ?C'est à voir à TV5, toujours câble 15 LA TELEVISION INTERNATIONALE Le monde en français ! Peut varier.Consultez votre câblodistributeur.Aujourd'hui vous faites quoi?un samedi ça vous le dit? lAGVIÙÀuKiTOt ¦** -i /'- y* :?-A’*! *', \l£A spi; GAMPS D ETE Stage de formation et de sensibilisation du 25 juin au 9 juillet 1995 Secrétariat des camps TROIS-SAUMONS ET MINOGAMI 11, Crémazie Est, Québec (Québec) G1R 1Y1 Téléphone: * Télécopieur: (418) 529-5323 (418) 529-1155 \.G& n ENFANT, c'est le -temp0 dy vo/|'-.; VENEZ RENCONTRER LES SPÉCIALISTES DES ___ __________ VACANCES-ENFANTS À LA EZSÜEESIZEZ 2 au 5 MARS Complexe Desjardins, Montréal 30 camps accrédités sur place! Information: (514) 252-3113 1-600-361-3506 ASSOCIATION DES CAMPS DU QUÉBEC qui comblera parents et enfants François Vézina, du camp de jour Keno CSA.La Guimauve d’or 1994 3Q HÉLÈNE SIMARD COLLABORATION SPÉCIALE Avec des activités de plus en plus spécialisées, le camp de jour municipal ou privé représente, pour bon nombre de parents, une solution intéressante et abordable au casse-tête des vacances scolaires.Mais où dénicher le camp idéal qui comblera parents et enfants?Voici quelques renseignements pour orienter vos recherches.Les camps de jour municipaux: moins chers et plus près.B Consultez d’abord les journaux de quartier et la documentation que vous fait parvenir votre municipalité, en général entre mars et mai.B Ou encore, communiquez avec le service des loisirs de votre ville.Vous trouverez le numéro à composer sous la rubrique Loisirs ou Culture, dans les pages bleues de l’annuaire.B Notez que seuls les enfants résidant sur le territoire sont admissibles à ces camps municipaux.Nous n’avons pas répertorié tous les camps de jour des municipalités, mais voici quelques pistes pour orienter votre recherche.À la Ville de Montréal Pour les 3 à 16 ans B Consultez le Répertoire des activités et services, disponible dans les bureaux Accès Montréal.B Activités: jeux, baignade, gymnastique, danse, sorties, etc.B Période d’activités: du 26 juin au 18 août.Certains des clubs offrent une semaine supplémentaire à la fin août B Coûts: minimes, principalement pour les sorties.B Service de garde: disponible, de 7h à 9h30 et de 15h30 à 18h.Environ 40 $ par semaine.fl Communiquez avec le 872-6211 pour tout savoir sur les clubs de vacances montréalais.On vous donnera également le numéro de votre local du Service des sports et des loisirs.À la Ville de Longueuil Pour les 6 à 12 ans B Activités: habituelles.B Période d’activités: du 26 juin au Avec des activités de plus en plus spécialisées, le camp de jour représente une solution intéressante au casse-tête des vacances scolaires (ci-dessus, des jeunes du camp Bois-de-Boulogne).18 août.¦ Coûts: 80 $ par semaine, incluant le service de garde.Rabais pour les autres enfants de la famille.fl Communiquez avec la Direction du loisir et de la culture de Longueuil, au 646-8666, ou directement avec le parc régional où se déroulent les activités.Consultez la brochure que la Ville distribue à toutes les portes, vers le mois de mai.(Les numéros de mars et de mai de l’Info-Longueuil donneront également tous les détails nécessaires.) À la Ville de Laval Pour les 6 à 16 ans Le camp de jour: ¦ Activités: pour les 6 à 12 ans: camps hebdomadaires thématiques.Programmes spéciaux pour les 10-12 ans: arts, sports, sciences, plein air, mesures d’urgence, etc.fl Thème cette année: l’espace et la science-fiction.fl Période d’activités: entre le 29 juin et le 16 août.¦ Coûts: 60 $ pour une session de deux semaines et 70 $ pour une session de trois semaines.Les parcs communautaires: fl Activités sur 19 sites, baignade, jeux, sports, etc.Club 13-16, club Kangourou pour les personnes handicapées, fl Coûts: aucun.¦ Un service de garde est offert de 7 h 30 à 9 h et 16 h à 18 h sans frais supplémentaires.¦ Consultez le feuillet municipal et les journaux locaux.Inscription: les 6 et 7 juin.À Repentigny Pour les 6 à 12 ans ¦ Activités: en plus des activités habituelles, les 12 ans peuvent jouer les assistants-moniteurs, après avoir reçu une petite formation.¦ Périodes d’activités: début juillet à la mi-août.¦ Un service de garde est offert de 7h30 à 9h et 16h à 18h, à 1 $ l’heure.¦ Coûts: 80 $ semaine.¦ Pour renseignements: 654-2330.Il y a aussi les camps privés dont 33 sont accrédités par l’Association des camps du Québec.Ils sont énumérés dans le Répertoire des camps de vacances.Les Foires de l’ACQ sont également une excellente façon de trouver le camp qui convient.Un camp gagnant: Le camp de jour Kéno-Collège Saint-Augustin ¦ lauréat du prix La Guimauve d’or 1994.¦ Pour les 5 à 17 ans.¦ Situé dans l’enceinte du collège Saint-Augustin, dans la banlieue ouest de Québec.¦ Dix programmes spécialisés dont l’immersion anglaise, les sciences naturelles, le soccer, le kinball, etc.¦ Période d’activités: 26 juin au 25 août ¦ Coûts: pour les programmes spéciaux, 220 $ à 230 $ pour deux semaines.Pour le programme régulier, 82 $ par semaine (résidents) et 92 $ par semaine (non-résidents).¦ Service de garde: pour les 6 mois à 5 ans.¦ Pour renseignements: (418) 872-9949.Bois-de-Boulogne à Laval: trois nouveaux sites ¦ Centre sportif Carrefour: pour les 8-13 ans, les sports de raquettes, le golf et les sports collectifs.¦ Ecole Georges-Vanier: pour les 10-15 ans, anglais, sciences, danse, informatique et tennis et pour les 4-10 an§.¦ Ecole Charles-Perrault: Pour les 4- 10 ans et les 8-10 ans, danse et anglais.Pour les trois sites: ¦ Période d’activités: du 25 juin au 11 août.¦ Inscription postale ou en personne le 24 avril.¦ Coûts: programme pour petits, 99 $ semaine: programmes spécialisés, 115 $ semaine.¦ Service de garde: sans frais supplémentaires, de 7h30 à 9h et de 16h à 18h.¦ Pour renseignements: 332-3000, poste 339.Il existe également un grand nombre de camps qui ne sont pas accrédités mais qui sont aussi valables.Il importe au parent d’effectuer les vérifications d’usage: ratio moniteur-enfant, normes de sécurité, etc.HÉLENE SIMARD COLLABORATION SPÉCIALE Ly Association des camps du Québec a remis son prix d’ex-t cellence 1994 au camp'de jour Kéno CSA de Saint-Augustin près de Québec.Pour attribuer la Guimauve d’or à l’un de ses membres, l’ACQ évalue les projets présentés en fonction de leur impact sur l’ensemble des camps, de leur caractère innovateur, de leur originalité, de l’aspect marketing et de la contribution du projet au développement du camp lui-même.De l’avis du directeur du camp lauréat, François Vézina, on lui a remis ce prix pour souligner le partenariat à l’origine du projet.«Né de la collaboration du camp de séjour Camp école Kéno, de la municipalité de Saint-Augustin-de-Desmaures et du collège de l’endroit, notre projet visait d’abord à répondre aux besoins des parents, explique-t-il.La concurrence déjà très vive laissait peu de chance à un nouveau camp dans la région.Mais l’appui des partenaires a été exceptionnel, comme celui de la municipalité, qui nous a cédé une partie de sa clientèle de camp de jour.» Un projet ambitieux, mis sur pied en moins d’un an, mais quel succès: 1776 inscriptions et neuf semaines d’opération! «La Guimauve d’or vient confirmer qu’on a bien fait, avoue modestement François Vézina.Mais ma satisfaction, c’est avant tout celle des enfants et des parents.» Deux mentions Le Domaine de l’amitié, au Saguenay-Lac-St-Jean, a reçu une mention pour sa campagne de financement originale, qui a demandé la participation des jeunes.Quant à la base de plein air Jean-Jeune, des Laurentides, c’est la production d’un spectacle-bénéfice qui lui a valu une mention.Dans les deux cas, les fonds recueillis permettaient entre autres choses à des familles à faibles revenus d’inscrire leur enfant au camp.et un coup de cœur! Cefte année, les consultants de l’ACQ ont donné leur Coup de cœur à Jean Bouchard afin de souligner sa contribution exceptionnelle en tant que bénévole depuis 23 ans au camp Olier, dans les Laurentides.C’est difficile à croire mais.9 il nous reste encore quelques places • Cegep de pivière-du-Loup NOS P • Séjours réguliers (7 à 17 ans) • "Bibittes à patates" (5 et 6 ans) • Classes nature • Groupes organisés 0GRAMMES • Cyclo-nature (bicyclette) (13 à 16 ans) • Pionniers/Pionnières (canot) (15 à 17 ans) • École de formation de moniteurs(trices) (16 à 18 ans) • Immersion française Ce projet reçoit l'appui de la Fondation du Collège de Rivière-du-Loup et l'implication de l'entreprise pharmaceutique Merck Frosst.Un contenu scientifique â la mesure de vos aspirations, des expériences captivantes en laboratoire, des visites scientifiques, un programme original d'activités socioculturelles et touristiques.Frais d’inscription: 50”* (non remboursable en cas de désistement) Frais de participation: 500”* (incluant les frais de séjour, de pension et de participation aux activités) Date limite d'inscription: 31 mai 1995 Pour en savoir plus sur les critères d'admissibilité ou pour obtenir notre dépliant d'information: Camp-école en biotechnologies Cégep de Rivière-du-Loup a/s Madame Nicole Saint-Pierre 80, rue Frontenac, Rivière-du-Loup (Québec) G5R 1R1 Téléphone: (418) 862-6903, poste 240 Télécopieur: (418) 862-4959 WS> .| I’n> Le Cégep de Rivière-du-Loup vous invite à vivre et à partager une expérience hors de l'ordinaire en vous présentant son camp-école en biotechnologies, une initiative unique au Québec.Du 25 juin au 9 juillet 1995, initiez-vous aux sciences et aux techniques biologiques de pointe dans un contexte de vacances.A1C 00153532 I.K I) E V OIK.I, K S S A M K I) I 2 i> Y T I) I M A N (' Il K 2 Minogami, les jeunes se servent eux-mêmes au comp-I toir.8h45: entretien du site d’hébergement, toilette C’est l’heure de mettre de l’ordre dans la tente, sinon les chaussettes de Karine risquent de se retrouver sous le matelas de Maude.C’est le moment aussi de se prépa-I rer aux activités de la matinée.Puisque les campeurs ne réintégreront pas leurs quartiers généraux avant la fin de l’avant-midi, ils doivent s’assurer d’avoir en leur possession tout ce dont ils ont besoin: maillot et serviette, boussole et bottes de marche, instrument de musique et ca-; hiers et surtout, l’armure contre le soleil.9hl5: début des activités du matin De l’hébertisme, de la planche à voile, des cours d’an- glais en forêt, voilà quelques-unes des activités qui sont offertes aux enfants.Certains camps ont une programmation obligatoire, d’autres laissent les groupes choisir panni plusieurs activités.La plupart des activités durent une heure et les animateurs s’assurent que les enfants touchent un peu à tout durant leur séjour.Aux camps Minogami et Trois-Saumons, on en profite, après la première activité, pour se baigner, histoire de jouer dans l’eau.Au Centre Val-Estrie, les Bulles de Gomme vont à la pêche ou «font la poutre» dans la piste d’hébertisme et tentent d’éviter les piranhas mangeurs d’orteils.Le Père Carmel, directeur du camp Claret, exige que tous les enfants puissent profiter de toutes les activités.«On ne veut pas en faire des spécialistes!» Ilh30: temps libre Un petit moment de répit avant le dîner qui permet aux jeunes de changer d’accoutrement et de se préparer au repas.12h: dîner Plus animé que le déjeuner, le dîner est le moment tout indiqué pour faire connaissance avec les autres campeurs, ceux de l’autre tente ou de l’autre chalet.Ceux, en somme, qui gardent leur lit un peu plus propre (et qui gagnent systématiquement la Plume ou le Tomahawk du camp le plus ordonné) et ceux qui sont toujours en retard à TOUT.C’est à ces moments qu’on crée une appartenance à son groupe, qu’on hurle fièrement son cri de ralliement et qu’on inspecte avec soin le pâté chinois pour voir si la cuisinière n’y aurait pas subtilement glissé des oignons.Les consignes aux repas?Beaucoup de bonne humeur et un seul dessert par campeur! 12h30: sieste Le moment le plus attendu des animateurs: la sieste! Selon les directeurs, les camps sont la dernière institution qui oblige ce temps de repos.Les campeurs qui trouvent d’abord étonnant de se faire reléguer à leur lit pendant une heure apprécient à la longue ce temps de détente.Les petits lisent ou s’assoupissent.Les plus âgés font leur correspondance (bienheureux les parents de tels enfants) ou jouent doucement en placotant.Les animateurs, vous l’aurez deviné, donnent.d’un seul œil! 13H30: activités d’après-midi A nouveau, les enfants vaquent à l’une des activités proposées.Dans les camps spécialisés, comme ceux où on enseigne l’anglais ou les sciences naturelles, les enfants assistent à leurs cours ou partent en expédition.A la lin de l’après midi, tout le monde saute à l’eau.16h: collation Une pomme ou une orange, ou s’il fait très chaud, une petite gâterie glacée! 16h30: temps libre Avec leur animateur et en petit groupe, les campeurs discutent des activités de la journée et préparent avec des airs mystérieux celles du soir.17h30: souper Après les batailles navales et les.séances d’escalade, le pain de viande de la cuisinière est tout à fait savoureux, comme tout le reste.On chante, on rit, et gare à celui dont c’ëst l’anniversaire! Au souper, le persoij2 nel annonce l’activité spéciale du, soir.Toujours impatiemment attendues, les activités du soir se préparent soigneusement à l’avance parles enfants et par les animateurs.) Après le souper, on prépare les spectacles, les courses, au trésor, le bois pour le feu.19h: que le spectacle commence! .f C’est le moment tant attendu: chaque camp a ses trad!-' lions mais tous misent beaucoup sur ces moments d’ç, fins de journée.Certains ont un grand feu où tout le monde est convié, d’autres allument un petit feu pouij leur groupe, d’autres encore proposent des jeux de nuit.' Le personnel a toujours travaillé très fort pour éblouir les; campeurs et y réussit fort bien: tous les anciens cani-' peurs consultés ont gardé d’excellents souvenirs de ces moments.Les détails, cependant, restent nébuleux: on ne veut pas tout révéler de ces soirées magiques.20h30: dodo.enfin! Un petit brin de toilette, un conte raconté par un anj-i majeur et hop, au pays des anges.A demain.- ! Le Pensionnat des Ursulines de Stanstead, réputé pour la qualité de son enseignement, offre un programme intensif d'iMMERSiON anglaise qui te permettra d'améliorer ton anglais tout en profitant des plaisirs de l'été.2 au 22 juillet pour garçons et filles de 11 à 13 ans • neuf heures d'activités dirigées par jour • cours, sports, ateliers, excursions et voyages • formation de petits groupes homogènes • site enchanteur aux portes du Vermont Pour obtenir le feuillet d'informations communiquez avec: PENSIONNAT DES URSULINES DE STANSTEAD 26 Dufferin, Stanstead (Québec) JOB 3E0 819-876-2795 819-876-2797 (télécopieur) STANSTEAD OU VOS ENFANTS APPRENDRONT-ILS L’ANGLAIS?Stanstead College offre un stage d’anglais de trois semaines du 2 juillet au 22 juillet dans les Cantons de l’Est, près de la frontière américaine.- pour les 11 à 16 ans - des professeurs chevronnés de langue anglaise.*- anglais intensif en salle de classe et pendant les activités de plein air < et les sports.- un milieu naturel pour apprendre l’anglais.Pour de plus amples renseignements, notre prospectus et une demande , d'admission, veuillez nous écrire ou téléphoner: SÉJOUR LINGUISTIQUE EN ANGLAIS Stanstead College Stanstead, Québec JOB 3EO Fax: (819) 876-5891 Téléphone: (819) 876-5135 du lundi au vendredi: 13h30 à 16h30 Les camps d’été des Débrouillards Pour les ieunes de 9 à 16 ans • Minéralogie • Astronomie • Botanique • Entomologie • Zoologie • Horticulture • Astronautique Séiour d’une semaine ou plus 2 juillet au 19 août 1995 Demandez le feuillet publicitaire : 75, chemin de Barkmere, Arundel (Québec) JOT 1A0 Tél.: (819)687-9611 “le soir" Dans l’espace.il n’y a pas de maringouins ! m, i / Une autre des grandes découvertes que fera votre astronaute en herbe à Camp spatial Canada cet été ! A.u Camp spatial, à Laval, cet été, vos jeunes de 9 à 14 ans feront des découvertes qu’ils n'oublieront jamais.Avec la formule Camp Spatial, d'une durée de 6 jours et 5 nuitées, commençant le dimanche à 15 h et finissant le vendredi suivant à 11 h.ils participent à une mission spatiale, ils essaient des simulateurs conçus par la NASA, ils se familiarisent avec les lois qui régissent l’espace, ils s’initient à la construction et au tir de fusées et ils participent à une foule d’ateliers de sciences ! Ouf! Presqu'un entraînement d’astronaute ! En tout.22 activités différentes et 50 heures de formation ! Bien nourris, confortablement logés et encadrés par des animateurs spécialement formés et passionnés des choses de l’espace, vos jeunes seront emballés par ce stage qui se déroulera dans un environnement très sécuritaire.Une expérience unique qui, d'après les résultats d'une enquête auprès de stagiaires, influence significativement la poursuite des études en sciences et en mathématiques dans 90c/c des cas.* % t il y a aussi des stages de ¦%/ fins de semaines pour les 9 à 16 ans, * commençant le vendredi à 14h et se terminant le dimanche à 12h.Un peu plus court cette session, mais on y trouve quand même le temps d'expérimenter des simulateurs, on participe à des ateliers, on construit des fusées, on répare un satellite grâce à une réplique du fameux Canadarm.bref, on est en orbite.l'espace d'un week-end ! ké ACCRÉDITÉ: ASS0CIAU0N DES CAMPS DU QUEBEC Les stages sont ouverts aux garçons et aux filles.Les sessions se donnent en français et en anglais, séparément.Le prochain camp débute le 25 juin 1995 et le dernier se termine ^ le 25 août.UMÊÊ& Demandez notre brochure et inscrivez votre enfant sans tarder: il est peut-être à l'aube d'une brillante carrière scientifique.Cet été, mettez-leur les étoiles en tête ! I 800 565-CAMP CAMP SPATIAL CANADA Situé à Laval, le Camp spatial, logé dans le complexe du Cosmodôme, est à moins de trente minutes du Centre-ville de Montreal et des aéroports de Dorsal el de Mirabel par les principaux axes routiers.Camp spatial Canada est la seule franchise de la U.S.Space Camp Foundation au Canada et dans tout le nord-est des États-Unis.2150 Autoroute des Laurentides.Laval, Québec, Canada H7T 2T8 * (514) 978-3615 A 10 I.E I) E V OIM.I.E S S A M E D I 2 5 E T D I M A N C II E 2 (i F E V M 1ER I I) !) 5 CAMPS D’ETE Des camps spécialisés Pour ceux qui n’ont jamais assez d’art dramatique, de musique, de sciences, etc.ANDRÉ DUCHESNE COLLABORATION SPÉCIALE Vos petits monstres n'ont pas assez peiné sur leurs travaux scolaires durant les derniers mois?Ils en redemandent?Ils n’en peuvent plus “des vacances dès le début de juillet?Ils s’endorment le soir en serrant très fort leur sac d’école dans leurs bras ou feuillettent en rêvassant leurs livres de géographie sous le lit?Pas de panique! Il existe plusieurs camps de vacances qui offrent à cette savante clientèle toutes sortes d’activités d’apprentissage entrecoupées de loisirs sportifs et culturels.Cette formule éprouvée a toutes les chances de combler leurs attentes et de leur permettre de survivre jusqu’à la rentrée.Voici quelques exemples.A Saint-Théodore-d’Acton en Montérégie, le camp Masqu’Arcad (514-546-7076) s’adresse tout particulièrement aux amants des arts dramatiques qui adorent s’exprimer et faire travailler leur imagination tout èn ne dédaignant pas faire une «sau-c’ette» de temps en temps.«Nous privilégions la créativité à partir d’une activité appelée “Le Jeu masqué”», explique la directrice Marie Villeneuve Lavigueur.A leur arrivée, les jeunes sont invités à fabriquer un masque en fonction d’un personnage qu’ils incarneront tout àti }ong de leur séjour.A travers ce personnage, ils s’initieront à plusieurs facettes des arts dramatiques: expression, jeu scénique, représentation théâtrale à la fin du séjour, etc.Les journées sont .complétées avec des baignades, des Cessions de peinture géantes, des 'jeux collectifs, des soirées de chansons, des feux de camp, etc.' Les jeunes rapportent à la maison je masque qu’ils ont créé.Cet été, ceux qui ont déjà fréquenté ce camp pourront participer à la création l’année scolaire se retrouvent souvent ensemble l’été dans les camps musicaux.Au camp musical Accord parfait à Saint-Léonard près de Québec (418-624-1636), on accueille autant des initiés que des jeunes sans expérience.On y enseigne presque tous les instruments à des groupes de 7-11 ans, 8-12 et 12-17 ans.Comme l’enseignement est personnalisé (environ une demi-heure par jour par élève), on peut accueillir des jeunes qui savent à peine par quel bout prendre leur instrument.Une gamme complète d’activités sportives et culturelles s’ajoute aux périodes de tra- Sciences naturelles, écologie, informatique, anglais: il existe des camps pour tous les Plusieurs camps, comme les Clubs vacances 100 watts par exemple, offrent toutes sortes d’activités d’apprentissage entrecoupées de loisirs sportifs et culturels.CAMP WABIKON Depuis 1944 ¦ Camp de résidence mixte.De 6 à 17 ans.Séjours de 1 jusqu'à 8 semaines.i -, Situé sur l'île magnifique de Temagami.; - Cabanes, douches, et service de blanchissage.- Superbe plage de sable sécuritaire au bord ¦ d'un lac à l'eau tellement pure qu’elle est .presque potable! - Aventures en canot d'une durée de 1 I jusqu'à 15 jours pour explorer le grand air .parmi 1600 îles.I- Programme de «CIT» (pour devenir moniteur) d'une durée de 6 semaines.(16/17 ans).-I Service d'autobus de Québec, de Montréal et d'Ottawa.Sports aquatiques et d'équipe, le tennis, le tir à l'arc, le kayak, la confection des pagaies, le théâtre, les cours d'écologie, l'apprentissage de l’anglais, les cours de la Croix Rouge et de la Société Royale de Sauvetage, T'hébertisme et la pêche.Renseignements: (416) 483-3172 CAMP WABIKON 48 Delhi Avenue, Toronto, M5M 3B7 ?Ontario d’une comédie musicale.On offre aussi des ateliers et des fins de semaine pour les familles.4k .^k,.dfijk 4fi)k jffjk |^k pk jfflk •- K T I) I M A N (' Il K 2 (i K K V It I K H I !» !» !> LE DEVOIR ?ACTUALITES DUPLESSIS «Est-ce que les 240 plaignants sont tous menteurs?» SUITE DE LA PAGE 1 La police avait reçu 240 plaintes au criminel.M.Roy s’étonne que la justice n’en ait retenu aucune.«Est-ce que les 240 plaignants sont tous menteurs?», a-t-il demandé, étouffant sa colère.«J’ai mon truck», a spontanément répondu Alice Quinton, elle-même plaignante, internée pendant 16 années de sa jeunesse, en apprenant la nouvelle au téléphone par l’entremise du journaliste du Devoir.«Je ne sais pas si c’est la religion qui fait ça, dit-elle.Mais ceux qui font partie de la religion sont protégés.Ce sont toujours les petits qui sont perdants.Le gouvernement n’est pas juste.» Cependant, le ministre rencontrera bientôt le président du comité des orphelins de Duplessis, Hervé Bertrand, pour discuter «de l’ensemble de la problématique», sans exclure la possibilité que le gouvernement reconnaisse une part de responsabilité dans leurs malheurs.M.Bégin a refusé de se prononcer ouvertement sur ce sujet et d’aborder la question des compensations financières.Il a rappelé que les orphelins de Duplessis avaient entamé des procédures judiciaires au civil, ce qui le force à s’abstenir de toute déclaration.Mais la rencontre entre M.Bégin et les représentants des orphelins de Duplessis aura lieu en présence du député péquiste et ancien ministre Denis Lazure, qui agit comme une sorte de conseiller du gouvernement dans cette affaire.M.Lazuçe a déclaré au Devoir, hier» que selon lui, Québec, l’Eglise catholique et les communautés reli- gieuses en cause devraient reconnaître leurs torts, offrir des excuses publiques, une aide psychologique aux victimes et une forme de compensation financière.L’écrivain Bruno Roy soupçonne le gouvernement de chercher à obtenir un règlement hors cours.M.Roy est l’auteur de Mémoire d’asile: la tragédie des enfants de Duplessis, un livre dans lequel il raconte son calvaire et dénonce la «collusion» entre l’Etat, l’Eglise et les autorités médicales, qu’il appelle le «trio tranquille», qui a «permis que la tragédie des enfants de Duplessis puisse arriver, ou encore refuse de les compenser».Personnellement, il n’est pas contre un règlement hors cours.«C’est peut-être même la meilleure solution.» Mais il n’est pas certain que les membres du comité le souhaitent, surtout que les autorités gouvernementales et religieuses n’ont pas, jusqu’à présent, démontré qu’elles reconnaissaient mêmç les faits allégués par les victimes.Il rappelle que l’Église avait lancé, il y a un an et demi, une pétition contre les enfants de Duplessis.Il se plaint de l’attitude de Mgr Claude Turcotte et de celle des communautés religieuses qui, au lieu de discuter, ont embauché des avocats pour se défendre.Le député Lazure souhaite justement que l’on sorte de la logique judiciaire dans cette affaire.«Au lieu de dépenser des millions en procès», dit-il, il suggère que les parties forment d’abord un comité d’étude, pendant six mois, pour faire la lumière sur cette affaire.Après coup, sur la base de ce travail préliminaire, des négociations pourraient êtr,e entamées entre les plaignants, le gouvernement, l’Église et les communautés concernées, en vue d’un règlement pouvant s’inspirer de celui intervenu en Ontario, en septembre 1992, entre les 350 hommes qui disent avoir été victimes d’agressions sexuelles dans deux écoles dirigées par les frères des écoles chrétiennes à Uxbridge et Alfred, il y a une trentaine d’années.Les 350 plaignants avaient partagé une compensation de 16 millions $, payée conjointement par la province et les autorités ecclésiastiques.M.Lazure croit que les autorités québécoises devront «avoir la générosité de dire qu’on s’est trompé, dans le temps» et offrir, d’abord, des excuses publiques, un soutien psychologique et une forniç de compensation, qui serait payée conjointement par l’État, l’Église et les communautés.M.Lazure rappelle qu’il ne parle pas au nom du gouvernement.Les premières plaintes au criminel dans cette affaire ont été reçues par la police de la CUM en octobre 1991.Depuis, elles ont été transférées à la Sûreté du Québec, puisque certains des événements rapportés s’étaient déroulés, il y a plus de 35 ans, ailleurs qu’à Montréal.Depuis, la police a reçu un total de 240 plaintes, dont 137 ont été rejetées dès la première analyse, les 103 autres ayant fait l’objet d’une enquête policière; les plaignants ont été interrogés.Après deux ans de travail, la direction des affaires criminelles et pénales du ministère de la Justice affirme qu’aucune poursuite ne peut être autorisée.Sur les 321 per- sonnes à qui sont imputés les actes reprochés par les 240 plaignants, 161 ne peuvent être poursuivies, étant donné que les actes relatés constitueraient des voies de fait simples et, puisqu’il s’agit d’une infraction punissable par voie sommaire de culpabilité, le délai de six mois pour intenter une poursuite est expiré; 44 ne peuvent l’être en raison de la faiblesse ou de l’insuffisance de la preuve (mémoire déficiente ou témoignage contradictoire du plaignant, incapacité de témoigner); 52 sont décédées, cinq ne seraient pas en mesure d’assumer leur défense parce qu’elles souffrent d’aliénation mentale ou de la maladie d’Alzheimer, 42 ne peuvent être poursuivies parce qu’elles ne peuvent pas être identifiées avec certitude ou n’ont pu être localisées, et 14 ne peuvent être poursuivies en raison du décès ou du désistement du plaignant.Pour poursuivre, dit le ministre Bégin, «il faut que le procureur ait la conviction intime qu’il va obtenir une condamnation.S’il n’a pas cette conviction, même s’il peut comprendre qu’il s’est produit quelque chose qui en soi est significatif, il ne peut pas, sur le plan pénal et criminel, aller de l’avant».Le sous-ministre Michel Bouchard note par ailleurs que les mœurs ont changé depuis 1945.La loi permettait à l’époque à un professeur d’utiliser la «violence» contre un enfant.Plus aujourd’hui.«Je ne vois pas un procureur de la couronne, en 1945, accuser un professeur d’école d’avoir donné un coup de strap.Aujourd’hui, on amènerait le cas et on étudierait ça avec attention.» MENDIANT SUITE DE LA PAGE 1 Georges sort du restaurant, se jette à plat ventre sur le trottoir, et revient quinze minutes plus tard avec sept pièces de dix cents et neuf de 25 cents.«Tiens Thérèse, à demain.» Thérèse travaille dans un restaurant de la rue Sainte-Catherine.Georges, lui, est à son compte.«Les meilleurs pourboires, c’est Georges qui me les donne.Toujours.Il y a des hommes d’affaires qui viennent ici et qui ne donnent pas le quart de ce que Georges laisse sur le coin de la table.» Bon, et alors?Georges est mendiant.Il gagne sa vie en face du restaurant Mardi dernier, assis tranquille à sa table, il prend son pichet de bière en m’expliquant qu’il est un bum.Dix fois, il a répété ça: «I’m a bum.À good bum.» Georges ne dit rien aux piétons de la rue Sainte-Catherine.Il travaille en silence.«C’est la meilleure chose à faire», dit le jeune blanc-bec qui lui fait concurrence de l’autre côté de la rue.«Les gens se sentent agressés quand tu t’adresses à eux.Même chose quand tu les regarde dans les yeux: tu les agresse.C’est jamais bon.L’idée, c’est de les amener à fouiller dans leurs poches.Et ça, on le fait en douceur».«Georges, lui, se jette à genoux, ou à plat ventre, au milieu du trottoir et baisse la tête, raconte le jeune mendiant qui l’observe régulièrement.Personne n’est intimidé car il fixe le trottoir.Ils sont seulement secoués par l’image du pauvre vieux tout seul et désespéré».— Et la casquette.Pourquoi est-elle si loin devant lui (cinq ou six pieds plus loin) ?«Si la casquette était plus près, les gens auraient peur de s’approcher de lui.On ne s’approche pas de ce qui nous répugne.En tenant la casquette à distance, les piétons peuvent lancer leur 25 cents machinalement Tu re- marqueras que Georges ne lève jamais les yeux pour remercier ^’individu.Même si c’est ce qu’il aurait envie de faire en entendant les 25 cents se cogner ensemble dans le fond de sa casquette.Il ne lève pas les yeux, sachant que les gens refusent d’être confrontés à la misère.Et la misère, c’est surtout dans les yeux.» — C’est dérangeant?«Oui.Faut jamais regarder le monde dans les yeux.Surtout sur l’heure du midi.Les gens se font suer au bureau depuis le matin, et là, ils vont dîner; ils sont contents.C’est pas le moment de venir les écœurer.Le but, c’est de les toucher.Georges a compris ça.Physiquement, il a l’air d’en avoir arraché.Tactiquement, il est à genoux, au milieu du trottoir.D’un côté comme de l’autre, les gens sont obligés de le voir pour ne pas marcher dessus.Troisièmement, il regarde par terre; il n’est pas intimidant.Alors, pour se libérer la conscience, les gens donnent.Georges est très bon.» Thérèse, qui connaît Georges depuis trois mois, dit le voir régulièrement avec plus de 100 $ de monnaie dans son petit sac.Elle le soupçonne d’en avoir de «collé quelque part».On ne sait pas s’il est «riche».On sait seulement qu’il mange toujours la même chose au restaurant de Thérèse.«Un smoked meat, pas de, pain.» Il boit de la bière aussi.A llh30 pile, il enfile son pichet de Molson, mais à midi on le met dehors.«Il dérange les clients qui arrivent pour manger.Il suffit que quelqu’un le regarde pour qu’il se mette à sourire et à parler sans arrêt.Il est très gentil, mais il parle fort.» — Il parle de quoi?«Aucune idée.Il marmonne plus souvent qu’autre-ment.» «I’m a bum, a good bum», dit Georges, à l’extérieur.C’est sans doute ce que pense le client de Thérèse, qui vient de lancer 2 $ dans la casquette de Georges en sortant du réstaurant.CLINTON SUITE DE LA PAGE 1 «modèle» canadien fondé sur la tolérance entre les différentes cultures, tout en laissant savoir que les décisions sur l’avenir du pays reviendraient à ses citoyens.Un «Vive le Canada!» s’était ajouté en soirée.Interrogé hier à savoir s’il crgyait que l’indépendance du Québec «dérangerait» les États-Unis, M.Clinton a répondu que «je suis venu ici pour célébrer la relation que nous avons (avec le Canada), pas pour spéculer.J’ai dit tout ce ’que j’avais à dire hier (jeudi).Je pense que la plupart des gens raisonnables qui ont lu ou entendu mes propos savent ce que j’ai dit.Je n’ai rien à ajouter.» Mais ejicore?Doit-on déduire que le chef du plus puissant État du monde est un partisan de l’unité canadienne?«Vous pouvez déduire que j’ai voulu dire ce que j’ai dit hier».Si M.Clinton a visiblement voulu éluder ce genre de questions, il apparaît en fait de cette visite que la question de la souveraineté — et même celle des relations canado-américaines — laisse plutôt indifférents, sinon ennuie carrément, nos voisins.Ainsi hier, alors que les médias canadiens rivalisaient de manchettes et de longs articles décryptant les déclarations du président, les journalistes de Washington consacraient toutes leurs questions en conférence de presse à des dossiers de politique intérieure, de Newt Gingrich à l’étude du budget par le Congrès en passant par la discrimination dans l’emploi.Et M.Clinton a lui-même tourné l’affaire à la blague lorsqu’on a fait allusion à un possible «clin d’œil» à l’unité canadienne.En homme dont les «mœurs» — passées?— font le délice des humoristes et de la presse à sensation, il a indiqué qu’il entendait rester sur ses gardes, car «si je faisais un clin d’œil à M.Chrétien, ça ferait toute une histoire chez nous!» Il ne s’est en fait trouvé que ce même Jean Chrétien pour aborder les querelles canadiennes, et il n’a pag raté l’occasion de river son clou au Bloc québécois.A l’encontre de leurs collègues, les députés bloquistes avaient refusé de se lever et d’applaudir lorsque le président avait évoqué le «modèle» canadien.«M.Clinton n’a fait qu’énoncer une évidence.J’ai été déçu (que le Bloc se tienne coi) lorsqu’il a parlé des valeurs dé modération, de partage, de compassion, et de la capacité à vivre ensemble malgré nos différences.Car je sais que les Québécois chérissent ces valeurs», a dit le premier ministre.Poursuivant dans leur entreprise de congratulations mutuelles, les deux hommes ont par ailleurs dressé un bilan positif de leur rencontre au sommet, rappelant à l’envi que les relations entre le Canada et les États-Unis sont «un exemple pour le monde entier».Concrètement, cela a donné lieu hier à la signature de l’entente «ciels ouverts» libéralisant le transport aérien transfrontalier, en vertu de laquelle les compagnies d’aviation des deux pays pourront désormais desservir un plus grand nombre de villes.Tout le monde, y compris les clients qui bénéficieront d’une baisse des tarifs, profitera de cet accord «qui créera des centaines d’emplois et amènera plusieurs milliards $ en retombées économiques», a dit M.Clinton.On a également convenu d’un protocole de gestion de la frontière canado-américaine qui permettra d’accélérer la circulation des personnes et des biens, discuté des «irritants commerciaux» liés aux secteurs agricole et culturel dans le cadre du libre-échange, poursuivi les pourparlers devant conduire au renouvellement de l’Accord de défense NORAD, qui vient à terme l’an prochain, et abordé la question d’une réforme de l’ONU.Bref, une rencontre où on a manié l’encensoir sans retenue, et dont le ton n’était pas sans rappeler les «beaux jours» de l’ère Mulroney-Reagan.M.Chrétien a d’ailleurs signalé que «quand je me trouve seul avec le président, je l’appelle Bill».BOURQUE Le maire banalise les tensions avec les cols bleus SUITE DE LA PAGE 1 parmi les éventuels départs forcés, on retrouve le directeur de la SHDM, Robert Cohen, nommé en 1988 par l’équipe de Jean Doré.Éa nouvelle société paramunicipale qui naîtra d’ici la fin de l’année, aura comme dirigeant un fonctionnaire de longue date, Renaud Paradis, l’actuel directeur de la SIMPA Herre Bourque n’entend toutefois pas se limiter au dossier des paramunicipales: «D faut se tourner vers l’avenir», dit-il.Ses projets vert fia transformation du site d’enfouissement Miron en un complexe industriel tourné vers la récupération et le recyclage) et bleu fia revitalisation des berges du fleuve ainsi que celles de la rivière des Prairies) en sont deux exemples probants auxquels il faut ajouter l’éventuelle mise en marche d’un train reliant l’extrême-est de l’île au centre-ville montréalais.Pour donner un premier élan à ces plans, l’administration Bourque rendra publique d’ici un mois, une version remaniée du Programme triennal d’immobilisations (PTI), déjà adopté par le conseil municipal en septembre dernier.Pas question d’attendre l’échéance de l’automne prochain, indique le maire Bourque.Du coup, au moins 20 millions $ d’investissements sur les 230,4 millions $ prévus en 1995 sur le territoire de la municipalité, seront remplacés par de nouvelles priorités.On ignore pour l’instant quelles sont les mises en chantiers qui seront délaissées par M.Bourque.Ce dernier entend également utiliser de 4 à 5 millions $ des surplus budgétaires dégagés de l’exercice financier de 1994 pour aller de l’avant avec ses projets vert, bleu et de transport Mais au-delà de ces projets déjà connus, Je maire Bourque cherche à convaincre le ministre de l’Éducation de la nécessité d’implanter un centre de formation de pompiers à Montréal.Une rencontre entre les deux hommes s’est tenue la semaine dernière, ce qui augure bien selon M.Bourque.Ce dernier aurait reçu l’assurance que le projet soit présenté lors des états généraux sur l’éducation à venir.«On veut que Montréal devienne le cœur de la formation des pompiers pour tout le Québec puisque l’expertise développée ici est unique en Amérique du nord.Ici, on a les connaissances, les ressources, les outils, les communications et toute la gamme des possibilités», explique M.Bourque.Le premier magistrat s’emballe également lorsqu’il parle de ia réorganisation de l’appareil municipal dénoncée à hauts cris par l’opposition officielle.Cette dernière s’est maintes fois inquiétée du fait que M.Bourque soit incapable de préciser les économies réelles que son chambardement entraînera.M.Bourque a d’abord agi et fera la preuve des économies pour les contribuables ensuite, soit dans le budget 1996.«C’est une méthode comme une autre.J’aurais pu attendre deux ou trois ans, faire des études exhaustives et engager des gens des universités.Ça m’aurait donné quoi?Je voulais marquer tout de suite cette volonté de décentraliser les services», explique-t-il.Le maire Bourque a la même assurance tranquilleJors-qu’il aborde les épineuses relations avec Québec.A ses détracteurs, M.Bourque souligne que lui et le ministre des Affaires municipales, Guy Chevrette, entreprendront à la mi-mars, des discussions concernant un possible pacte fiscal.Il est toutefois un boulet qui risque fort de ralentir son ardeur: la menace d’une grève générale illimitée des quelque 4000 cols bleus de la Ville.Mais encore là, M.Bourque banalise les tensions.Dès demain, il s’assoira lui-même face au syndicat des cols bleus pour éviter un conflit de travail promis pour mercredi.Cette même journée, Pierre Bourque se présentera devant la Commission sur l’avenir du Québec pour prendre position, non pas en faveur d’une option souverainiste ou fédéraliste, mais pour un Montréal fort, reconnu comme la véritable métropole du Québec.«Que Ton continue.» : le retour de Lucien Bouchard à Ottawa.Aucun événement n'aura suscité autant d'intérêt cette semaine que la rentrée parlementaire de Lucien Bouchard.Son absence prolongée de la scène politique a été fortement ressentie, comme en fait foi l'ovation que lui a réservée le Premier ministre Chrétien et tous les membres de la Chambre des communes.Le retour bien orchestré du chef du Bloc Québécois coïncidait avec la visite au pays du Président américain Bill Clinton.A l'agenda une rencontre avec le leader souverainiste, une première dans les annales politiques.Mais c'est du côté des troupes bloquistes que le retour du chef se fera le plus sentir.Démoralisées, désorganisées, elles accueillent avec émotion leur Sauveur.Stéphan Bureau a accompagné Lucien Bouchard qui quittait sa maison de Montréal pour se diriger vers Ottawa où il reprennait les commandes de sa formation politique.Nous vous invitons à partager quelques moments.' "_‘és avec le politicien le plus populaire du Québec.Monsieur Bouchard sera aussi avec nous en studio pour commenter son retour dons le feu de l'action.en collaboration avec LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS PUBLICITÉ F Ï^Ul/niD DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 îï-n-rü rf.tclc* LL DLVUIn 2050, RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 * * RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985 3333 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363-0305 SERVICE DES ABONNEMENTS luiiméroidotéléphoooioi*a«ii DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Mon,réal (514) 98533551 «W**1*» 985 3390 pont le*, obooncmonis posian.Extérieur (sans frais) 1 800 463-7559 LE DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont V siege social est situ* au numéro 2050 de Bleury.9e étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Québécor LaSaDe, 7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612 ouest rue Saint-Jacques.Montréal L'Agence FYrssr Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations pubbées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 775 boul.lebeau.St-Laurent.Envoi de publication — Enregistrement no 0858.Dép6t légal: Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514) 985-3333; service à la clientèle: (514) 985-3355; publicité: (514) 985-3399.5370
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