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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1995-03-27, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR (i 5 c + T I’ S + T V Q / T o r o n I o 8 5 c les postes-frontières On avait annoncé des queues de plusieurs dizaines de kilomètres aux postes-frontières, des engorgements aux aéroports, voire des émeutes.Les journaux anglais, évidemment, s’étaient amusés à prévoir le pire.Le très britannique The European avait parlé de 20 heures d’attente à la frontière orientale de l’Allemagne.Rien de tout cela ne s’est produit.Le 26 mars a été une journée comme les autres à tous les postes frontaliers européens.CA est pourtant hier qu’est entré en vi-/ gueur le traité de Schengen garantissant la libre circulation des personnes entre les pays européens signataires.Le groupe comprend la France, l’Allemagne, l’Espagne, le Portugal, les trois Etats du Benelux, l’Italie et la Grèce (ces deux derniers n’appliquant le traité que dans quelques mois).L’Autriche devrait le signer d’ici mai.Le Danemark, la Suède et la Finlande ont manifesté leur intérêt.Seuls les Britanniques, à peine remis du tunnel sous la Manche, opposent une fin de non recevoir à une évolution pourtant inévitable.Signés en 1985, les Accords de Schengen pré- mt .-mi voient la libre circulation des per- S sonnes de toutes nationalités.Cela WH| '40S& signifie qu’un Canadien qui entre V™ | en Europe n’est plus contrôlé qu’à son point d’entrée.Il peut par la suite circuler librement entre les pays signataires.Ce sont les douaniers espagnols qui veillent dorénavant sur une partie de l’immigration maghrébine en France et les douaniers allemands sur une partie de celle des Roumains en Bel- Christian Rio ux ?L’Accord de Schengen implique un renforcement des contrôles pour les pays qui n’en sont pas signataires gique.Peu de mesures auront autant symbolisé, tant à droite qu’à gauche, la crainte de l’qnvahissement étranger.C’est pourquoi les chefs d’Etat ont préféré ne pas sabler le champagne pour l’occasion.En France, le ministre de l’Intérieur, Charles Pasqqa, s’est fait tordre le bras par son premier ministre, Edouard Balladur, pour ratifier l’entente.Il a d'ailleurs engagé 6200 nouveaux policiers afin de renforcer les contrôles des non-Européens aux points sensibles.L’accord ne sera appliqué entièrement en France que dans quelques mois.Si Schengen signifie l’abolition des contrôles d’identité entre les pays signataires, il implique aussi un renforcement de ceux-ci avec les autres pays.Pour donner une idée de la complexité de l’opération, il y a deux semaines, l’Autriche qui veut se joindre au groupe de Schengen a testé les nouveaux contrôles qu’elle devra imposer aux voyageurs non européens.Résultat: sans accès à un système informatisé, une file d’attente de neuf heures s’est formée au poste-frontière de Nickelsdorf, entre Budapest et Vienne.La libre circulation des personnes entre les pays signataires n’est en effet possible que par la mise en commun des données de chaque pays.Pour cela, les Européens ont créé près de Strasbourg le Système d’information Schengen (SIS), une vaste banque informatique qui centralise aussi bien le nom des personnes indésirables que des données sur les véhicules, les armes, les pièces d’identité ou les billets de banque volés.Un réservoir de dix millions de renseignements accessible à tous les postes-frontières et tous les consulats des pays membres de «Schengenland».Les services de polices ont aussi reçu des instructions communes et les procédures d’octroi des visas ont été uniformisées.Dans les pays Scandinaves, les Accords de Schengen pourraient donner lieu à de curieux arrangements.La Norvège, qui a refusé l’an dernier de rejoindre l’Union européenne, envisage d’appliquer volontairement les Accords de Schengen afin d’éviter l’érection d’un mur de Berlin le long de la frontière suédoise et de garantir la libre circulation des Scandinaves pratiquée depuis 1954.Les Etats européens avaient eu plus de facilité à abaisser leurs barrières douanières que les contraintes qu’ils font peser sur les étrangers.Pas facile de faire accepter à un pays aussi furieusement jaloux de sa souveraineté que la France, de remettre entre les mains de ses voisins des fonctions aussi sensibles que la circulation des étrangers sur son territoire, la lutte contre les trafiquants ou le terrorisme.Quand on connaît toute la charge émotive de ces questions, on comprend l’importance du geste effectué hier par les neuf signataires de l’accord.Ce qui passe aujourd’hui pour une simple mesure administrative, représente en fait une petite révolution des habitudes et des mentalités.Sans que cela fasse grand bruit, depuis peu, les Européens, où qu’ils habitent et quelle que soit leur nationalité, ne peuvent-ils pas voter aux élections du parlement européen et de leur municipalité?Viendra un jour où les postes-frontières ressembleront à des donjons en ruine hantés par quelques fantômes d'une autre époque.En Europe, du moins, ce jour n’est pas si loin.INDEX Agenda „.B6 Avis publics.B4 Classées .BS Culture .B8 R?Éditorial .A6 Le monde .A3 Mots croisés.B5 Les sports .B5 MÉTÉO Montréal Ensoleillé avec pas-j) sages nuageux.Max: 10 Québec Nuages le matin, suivis d’un dégagement graduel.Max: 6 Détails en B7 V.0 1.L A A A V 1 - O ( c.* PERSPECTIVES L'ENTREVUE pa LE MONDE THHkbà.-1 ACTUALITÉS «Schengenland» 7 y y—1 f /• »| y • | Gilles Maheu: de désir et d’angoisse PAGE B 1 & /æR L’exode hutu se # poursuit au Burundi PAGE A 5 Ht ^f| m > jp ML M Guerre du flétan: les Espagnols sauvés par le brouillard PAGE A 2 «Les Québécois ne sont pas prêts» I Quand seront-ils disposés à voter OUI?«D’ici peu», dit Parizeau ¦ Les jeunes péquistes réhabilitent Pierre Bourgault PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Mis en cause par les appels à la prudence qui lui sont venus de la plupart des commissions régionales, le premier ministre Parizeau s’est finalement rendu à l’évidence et a admis hier que si le référendum avait lieu maintenant, le NON l’emporterait.«Les Québécois ne sont pas prêts, maintenant, à voter en faveur de la souveraineté», a-t-il reconnu à l’occasion du congrès que les jeunes péquistes ont tenu en fin de semaine à Saint-Hyacinthe.Mais pour M.Parizeau, il s’agit seulement d’une question de temps pour parvenir à renverser le courant et obtenir l’adhésion d’une majorité de Québécois.«Il faut faire tous les efforts pour que d’ici peu, ils le soient.» Irrité par l’insistance des journalistes qui tentaient de l’amener à préciser dans le temps l’expression «d’ici peu», le premier ministre a conclu sèchement l’échange par une réponse qu’il a lui-même qualifiée de byzantine: «Nous pensons qu’ils seront prêts à voter pour la souveraineté au moment où l’on constatera nous, qu’ils le sont, m m r i PHOTO JACQUES NADEAU En congrès à Saint-Hyacinthe, quelque 600 jeunes péquistes ont réservé un accueil enthousiaste à leur chef, Jacques Parizeau, qui leur a notamment parlé des merveilles de l’autoroute électronique.ITALIE Gauche «libérale» contre droite «péroniste» Ex-communistes et ex-fascistes se tutoient à la télévision, mais, en réalité, se détestent plus que jamais Boursier Michener, l’éditorialiste du Devoir séjourne ce printemps à Rome, d’où il nous écrira de temps à autre d’ici l’été.Il commence cette semaine avec trois articles sur l’Italie, un an tout juste après la victoire électorale du magnat de la télévision Silvio Berlusconi.FRANÇOIS BROUSSEAU LE DEVOIR orne — Jeudi soir, sur la troisième chaîne de la télévision publique italienne RAI.A gauche, le leader du Parti démocratique de la gauche (PDS, ex-Parti communiste) Massimo D’Alema.À droite, le leader de l’Alliance nationale (AN, ex-MSI fasciste) Gianfranco Fini.Sujet de l’échange du moment, la date des prochaines élections.D’Alema à Fini: «Tu vois Gianfranco, nous sommes d’accord.Des élections en octobre.» Un peu plus tard, sur une autre question, Fini à D’Alema: «Voyons Massimo, tu exagères un peu!» Et, d’ac compagner le commentaire d’une amicale tape dans le dos de son interlocuteur.C’est le ton qui compte ici: le «communiste» et le «fasciste», ensemble à la télévision, sur le mode cordial voire familier.Mais cette scène est trompeuse.Un tel échange, avec tapes dans le dos et tutoiement entre les leaders de familles politiques aux extrêmes du spectre italien, ne représente pas fidèlement la situation actuelle.On peut l’expliquer par le caractère exceptionnel des deux hommes en question, personnalités sérieuses et posées — «les deux seuls vrais politiciens d’Italie», a écrit un éditorialiste — dans un monde de bouffons au verbe enflammé, à l’insulte facile et au programme approximatif.Gianfranco Fini, lors d’un congrès de son parti tenu en janvier, a prétendu jeter aux orties les derniers signes qui le reliaient aux origines musso-liniennes du mouvement rendant même hommage à l’antifascisme des années 40.Ce faisant, il s’est retrouvé avec une «droite de la droite» qui a claqué la porte.Quant à l’ex-com- et à ce moment, nous tirerons les conclusions qui s’imposent et qui feront que c’est le moment qui sera choisi pour faire en sorte que l’on gagne.» Plus tôt, devant les congressistes, le présidente du PQ VOIR PAGE A 8: QUÉBÉCOIS VOIR AUSSI EN PAGE A 4 ¦ Il ne faudrait pas «constitutionnaliser» le pouvoir des régions, dit Monique Simard ¦ Sondage: 70 % des artistes sont souverainistes Conflit du rail Lucienne Robillard M >, y Lucien Bouchard VOIR PAGE A 8: ITALIE Les Communes adoptent la loi spéciale Mais le service ferroviaire ne reprendra pas avant demain PC ET LE DEVOIR Ottawa —¦ Les employés des chemins de fer reprennent le travail aujourd’hui mais le trafic ferroviaire ne reviendra probablement pas à la normale avant mardi, au plus tôt.Banlieusards et expéditeurs de marchandises devront donc patienter encore un peu avant de pouvoir de nouveau utiliser le train.Une loi spéciale ordonnant le retour au travail aux syndiqués a été adoptée en Chambre et a reçu la sanction royale hier vers 17h30.Elle enjoint les employés de retourner au travail 12 heures après son entrée en vigueur.Des représentants syndicaux ont averti leurs membres de démanteler leurs piquets de grève à 6h, ce matin et de se préparer à retourner au travail.Les dirigeants des compagnies de chemins de fer ont également indiqué qu’il faudrait un jour ou deux pour remettre tous les trains en service.Chez CP Rail, où le trafic n’a été que partiellement interrompu par le conflit de travail, Barry Scott a fait savoir que l’ensemble de ses convois rouleraient normalement d’ici à demain.Quant aux trains de transport de marchandises du CN VOIR PAGE A 8: RAIL Le colloque sur les 85 ans du Devoir Le Monde nouveau est promesse de succès MARC THIBODEAU LE DEVOIR LJ avenir des médias indépendants est loin d’être i sombre si l’on en juge par le succès du quotidien Le Monde qui a réussi, grâce à un ambitieux plan de relance, à hausser son tirage de 12,5 % au cours des derniers mois.«Ces chiffres révèlent que notre nouvelle formule nous a permis de reconquérir notre lectorat traditionnel tout en séduisant de nouveaux venus», indique l’éditorialiste du Monde, Jean-Pierre Langelier, qui était de passage à l’Université du Québec à Montréal samedi dernier dans le cadre du colloque Le Devoir, un journal indépendant, 1910-1995.he porte-parole de la célèbre institution française se dit résolument optimiste quant au devenir des quotidiens indépendants, qui offriront toujours, dit-il, des «produits intellectuels novateurs et indispensables» à la population.Indispensables d’abord, précise M.Langelier, par l’analyse et la hiérarchisation de l’information qu’il propose dans un monde où les citoyens sont submergés de nouvelles.Mais indispensables aussi par le simple plaisir de lecture qu’ils procurent Cet optimisme est d’ailleurs partagé par la directrice du Devoir, Lise Bissonnette, qui a réaffirmé lors de son discours de clôture que le quotidien de la rue de Bleury était en voie d’atteindre l’équilibre des revenus et des dé- VOIR PAGE A 8: SUCCÈS I Voir autres textes en pages A 3, A 6 et A 8 4 I, E I) E V 0 I II , L E L II N I) I 2 7 M A II S 1 !) !) 5 -?LE DEVOIR «-—- ACTUALITES A 3 LE CENTRE À MONTRÉAL AUTO STRASSG 5905 AUTOROUTE TRANS-CANADIENNE, ST-LAURENT 748-6961 Colloque Le Devoir: un journal indépendant 1910-1995 Le Québec occulte une tranche de son histoire De vastes pans de la Deuxième Guerre mondiale ont été passés sous silence, affirme un historien MARC THIBODEAU LE DEVOIR La société québécoise souffre d’un important «trou de mémoire» quant à son rôle au cours de la Deuxième Guerre mondiale, de vastes pans de l’histoire de cette époque ayant été passés sous silence au cours des cinquante dernières années.C’est le message non équivoque qu’a lancé l’historien Claude Beauregard dans le cadre d’un atelier du colloque Le Devoir: un journal indépendant, 1910-1995 portant sur Le Devoir et la scène internationale.«Cette période a tout simplement été évacuée de la mémoire collective», a répété M.Beauregard en soulignant qu’il est bien rare aujourd’hui de trouver mention dans les manuels d’histoire des quelque 90 000 Québécois et Québécoises qui ont participé à la guerre.Le retour en arrière est d’autant plus ardu, a-t-il précisé, que les nationalistes québécois de l’époque n’ont jamais voulu admettre certains enjeux du conflit et ont «toujours interprété la question de la participation canadienne dans un contexte de querelles entre Canadiens anglais et Canadiens français».Une optique qui, comme l’a relevé le président de la Commission d’accès à l’information, Paul-André Comeau, un ancien rédacteur en chef du Devoir, s’est traduite au sein des pages de ce journal par un discours résolument isolationniste et une sympathie longuement maintenue envers le régime pétainiste.M.Beauregard, qui est associé au Service historique du ministère de la Défense nationale, a indiqué à ce titre que les thèmes défendus par le quotidien tout au long de la Deuxième Guerre mondiale se sont traduits par des relations plus que tendues avec les censeurs de la presse.Lorsque le gouvernement fédéral impose son contrôle sur les communications au pays en 1939, les journaux se voient dans l’obligation de respecter une réglementation qui vise à la fois l’information militaire et l’information politique.Mais Ix Devoir, alors dirigé par Georges Pelletier, ne l’entend pas ainsi et demeurera le seul journal à condamner la participation canadienne à la guerre.Ceci, au grand désespoir des censeurs qui réclameront à plusieurs re- prises, mais toujours en vain, une intervention vigoureuse du gouvernement.Les politiciens de la scène fédérale sont conscients que Le Devoir est le moyen d'expression d’une partie de l’élite québécoise et que toute action trop vigoureuse pour le museler aurait des répercussions importantes.Les accrochages avec les censeurs se multiplient sans jamais toutefois entraîner une intervention décisive du gouvernement.C’est ainsi que Le Devoir, sous la plume de Léopold Richer, peut écrire en 1940 que «la guerre actuelle, comme celle de 1914, n’est pas une guerre entre deux idéologies de gouvernement, mais entre plusieurs impérialismes».«Un jeu du chat et de la souris» Georges Pelletier s’excuse auprès du censeur en chef de la presse, Fulgence Charpentier, en soulignant que le texte en question a été publié en son absence et qu’il aurait certainement été corrigé autrement.«On assiste en fait, a souligné M.Beauregard, à un véritable jeu du chat et de la souris.» Jeu que ne prise guère M.Charpentier, qui fustige le quotidien pour son «opposition à la guerre, son appui à Pétain et la glorification des anti-britanniques».Le rappel de cette période de l’histoire du Devoir et des orientations sous-jacentes de la société québécoise n’aura pas été sans susciter un certain émoi au sein de l’auditoire.Une ancienne militante du Bloc populaire est intervenue vigoureusement pour souligner que ces prises de position n’avaient pas été oubliées et devaient être appréciées en fonction du contexte de l’époque.La Deuxième Guerre mondiale n’aura pas été le seul moment trouble du Devoir.Déjà vendredi, le directeur de la section québécoise du Congrès juif canadien, Jack Jed-wab, avait rappelé à ce titre les relations tendues qu’entretenait le quotidien avec la communauté juive durant les années 30.La directrice actuelle du Devoir, Lise Bissonnette, a précisé, pour sa part, lors de la séance de clôture du colloque, qu’il ne fallait pas hésiter à regarder en face les «dérives» qu’à pu connaître le quotidien par le passé.Refonte de l’enseignement supérieur Les étudiants tiennent à participer activement aux états généraux de Garon PHOTO ARCHIVES Serge Ménard Ménard lance un appel au respect mutuel : : LE DEVOIR Le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, souhaite que le débat référendaire qui s’amorce transcende la partisanerie politique pour prendre uniquement en considération les intérêts de la société québécoise.Une éventualité qui, estime-t-il, passe nécessairement par la reconnaissance que fédéralistes et souverainistes au Québec sont unis dans leur volonté d’assurer «l’épanouissement d’une culture originale en Amérique du Nord fondée sur la langue française».M.Ménard a lancé cet appel au respect mutuel lors de la séance de clôture du colloque Le Devoir: un journal indépendant, 1910-1995, qui s’est terminé à l’Université du Québec à Montréal samedi.: Le ministre péquiste a invité à cette ; occasion les membres de son propre parti à reconnaître «l’idéal généreux -de la majorité des fédéralistes québécois» qui misent sur un réaménagement de la constitution canadienne.D a toutefois demandé à ces mêmes fédéralistes de bien soupeser les conséquences d’un vote négatif au prochain référendum en les appelant - à évaluer «avec réalisme» les chances qu’une telle réorganisation puisse voir le jour dans un avenir prévisible.________________________________ * » .Dumont se laisse désirer : l » Québec (PC) — Le chef de l’Action démocratique, Mario Dumont, ne dira pas dans quel camp il fera campagne lors du prochain référendum, tant et aussi longtemps que le proces-, sus entourant l’avant-projet de loi ne .sera pas terminé et que le gouveme- ment du Parti québécois n’aura pas fait son nid.D’un autre côté, M.Dumont estime que pour conserver un rapport de for-.ce au Québec face au reste du Canada, la question référendaire doit tenir compte d’une union économique et du consensus en ce sens perçu durant les -travaux des commissions régionales sur l’avenir du Québec.Puisqu’il estime que le référendum doit être gagné, «il va falloir que le gouvernement se branche, qu’on s’entende sur quelque chose et que si on ne s’entend pas, on annule le référendum».Réunis hier dans la capitale pour tracer un bilan des commissions, une centaine de membres de l’ADQ ont écouté leur chef avertir le gouvernement «Si le gouvernement conserve la stratégie de la pédale au plancher, on la jugera comme parti.Ce n’est pas moi qui vais le faire, qui vais la dicter et à ce moment-là, il y aura toutes sortes de considérations, autant en ce qui touche au rapport de force qu’à la signification d’un NON.» LE DEVOIR Les étudiants sont bien décidés à participer au processus de refonte de l'enseignement supérieur que prépare le ministre Garon.Et surtout pas en observateurs! C’est ce qui ressort de l’assemblée générale annuelle de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) qui se tenait cette fin de semaine à l’Université McGill.La FEUQ regroupe une dizaine d’associations universitaires, c’est-à-dire la grosse majorité des étudiants.Or, très vite, précise François Re-bello, président de la Fédération, la centaine de représentants sont arrivés à un consensus: «Aux futurs états généraux, au moins trois commissaires sur les huit que veut nommer M.Garon devront être des étudiants, si on veut que les discussions soient branchées sur la réalité des écoles d’aujourd’hui.Après tout, la plupart des hauts responsables, qui prendront en main la réforme, sont issus du cours classique et n’ont pas vécu le système d’éducation actuel.11 est normal que ceux qui reçoivent les services aient leur mot à dire, autant que ceux qui les dispensent!» D’autre part, les étudiants ont fait une mise en garde contre l’esprit de corporatisme qui pourrait compromettre les états généraux.«Nous ne voulons pas d’une guerre de groupes d’intérêts comme celle qu’on a pu voir lors des discussions sur la réforme du collégial de Mme Robillard, où certains profs étaient plus préoccupés par la perte de leur emploi que par le souci d’améliorer l’enseignement.Pour arriver à des idées constructives et réaliser une véritable réforme, il faut oublier les intérêts particuliers.» Les étudiants, dit M.Rebello, seront certainement très motivés par le fait de participer aux discussions, d’autant que l’échéancier de M.Garon est long.«Déjà, des comités de réflexion sont mis en place sur plusieurs campus et dès l’automne prochain, nous voulons organiser un plus large débat.» En fin de semaine, îes associations étudiantes sont tombées d’accord sur certaines réformes.«Selon nous, c’est l’enseignement qui doit redevenir la priorité des universités, précise M.Rebello, et non pas la recherche comme c’est le cas maintenant.Si des étudiants étaient impliqués dans le processus d’embauche et de promotion des professeurs, leurs qualités de pédagogues entreraient aussi en ligne de compte.«Dans le même ordre d’idées, nous voulons que les évaluations des professeurs faites par les étudiants cessent d’être confidentielles.Quand un professeur obtient des succès, des prix, dans ses recherches, c’est toujours très publicisé, alors que le bon enseignement n’est pas valorisé.Nous voulons changer cela.» Enfin, comme à la Commission des jeunes sur l’avenir du Québec, l’accès à l’emploi s’est avéré l’une des préoccupations majeures des représentants de la FEUQ (environ une centaine), qui voudraient penser à des solutions: «D faut revoir non pas tant le contenu de l'enseignement, précise M.Rebello, que les transitions vers le marché du travail.Par exemple, un sondage récent, fait à l’Université Laval, montre que les étudiants souhaitent qu’il y ait beaucoup plus de stages en entreprise.» Alors, ce chapeau?PHOTO AP SE LAISSERA-T-IL tenter par un chapeau ?Une chose est certaine, ce n’est sûrement pas le choix qui manque, comme en témoigne cet étal de chapeaux offerts, hier, dans une rue du centre-ville de Port-au-Prince, la capitale haïtienne.Jean-Bertrand Aristide a beau être revenu au pouvoir, les prix restent élevés et les acheteurs frileux.mÊÊKÊÊmm MSjjSfey :: ¦ SAAB Saab 900S 399$/mois Parmi les voitures de sa catégorie, le prix de la Saab 900 S — à partir (36 mois) de 26 995* - bafoue les convenances.Évidemment, elle est équipée d’un moteur 2,3 litres à 16 soupapes, d’une boîte manuelle 5 vitesses, de zones de déformation à l’avant et à l’arrière, d’une cage de sécurité renforcée, de freins ABS aux quatre roues et de deux sacs gonflables.Ne vous attendez pas à moins de la part d’une Saab.SAAB 'Paiementt batét tur un bail d* location de 36 mo.» «Ion le POST de la Saab 900 S 1995.Trantport.«aae» de vente et immatriculation en tu».Vertement initial de J 467$ ou échange équivalent, premier paiement de 399 $ et dépôt de garantie remboursable de 475$ requit 6 la ùgnature du contrat.OPTION D'ACHAT: 14 476$.Trait de S< par kilomètre applicable! aprét 72000 km.Sujet A l'approbation du crédit.LE CHOIX N° I À MONTRÉAL Venez voir notre unique salle de montre SAAB 3)ecGSue 5400 BOUL.DÉCARIE MONTRÉAL, 483-5555 crédit NORDEST VOLKSWAGEN LTEE 10395 boul.Pie IX, Montréal-Nord, Qué, Tél.: 335*3432 24 m *Sujet à l’acceptation du crédit avec VCI.Financement maximum 20 (XX),00 $, sur nos Jetta neuves 94 en inventaire, taux de annuel 3,9% 24 mois, 5,9% 36 mois, 7,25% 48 mois, 8,25% 60 mois.L’offre prend fin le 31 mars 95. A 8 E I) E V 0 1 R .L E 1.U N 1) I 2 7 M A R S ! î) !) 5 LE ACTUAL! TES SUCCES «Il y a un seul quotidien indépendant au Québec» SUITE DE LA PAGE 1 penses.«Et nous pensons même faire des profits un jour ou l’autre», a-t-elle ajouté à l’attention de Denys Pelletier, qui est président de la première fiducie de l’Imprimerie Populaire Ltée., la société-mère du Devoir Inc.M.Pelletier était intervenu précédemment lors d’une table ronde sur l’avenir des médias indépendants en soulignant que Le Devoir n’avait enregistré des profits qu’à la fin des années 70, à l’époque où plusieurs quotidiens étaient en grève.«On ne savait pas quoi en faire», a-t-il lancé à la blague.D’éventuels profits seraient également bien accueillis pour Le Monde, qui a dû recueillir près de 300 millions de francs de capitaux frais afin de se remettre sur pied.De cette somme, a expliqué M.Langelier, 77 millions de francs constituent en fait un prêt qui devra être remboursé au cours des cinq prochaines années sous peine d’être convertis en actions.«Si une telle éventualité devait survenir, a noté le journaliste, les capitalistes extérieurs au Monde détiendraient alors la balance du pouvoir décisionnel.C’est une épée de Damoclès qui pèse au-dessus de nos têtes.» La table ronde, qui regroupait une dizaine de représentants du monde des médias, aura permis à ce titre de mettre en relief les grands défis auxquels est désormais confrontée la presse écrite dans le monde féroce des communications.Joan Fraser, rédactrice en chef de The Gazette, a indiqué notamment que l’avènement de l’autoroute électronique risquait de chambouler les façons de faire dans ce domaine.«Les quotidiens, a-t-elle noté, vont devoir s’adapter à ce nouveau médium et ça va coûter très cher.» L’explosion de l’électronique, a ajouté de son côté Graham Fraser, correspondant du Globe and Mail à Washington, oblige désormais la presse écrite à revoir son approche de fond en comble puisque les citoyens sont en général déjà au courant des principales nouvelles lorsque leurs yeux se portent sur les pages du quotidien.«Il nous faut donc inclure plus d’analyse, plus de perspective, plus de distance», a-t-il souligné.Lina Trudel, chercheure à l’Institut canadien d’éducation des adultes, a indiqué pour sa part que la concentration des quotidiens aux mains d’un nombre sans cesse restreint de groupes financiers est en voie d’occasionner un véritable «déficit démocratique» au sein des sociétés occidentales.Elle a invité à ce titre Le Devoir à défendre sans relâche son indépendance.«Il y a un seul quotidien indépendant au Québec.Je ne crois pas que ce soit un hasard si c’est également le seul qui soit un lieu d’idées et de réflexion», a-t-elle déclaré.Lise Bissonnette a tenu à souligner à ce titre que Le Devoir entendait bien continuer à jouer ce rôle dans l’avenir en misant sur l’enthousiasme de ses artisans et amis.L’honneur de clore le colloque est revenu au ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, qui a longuement salué les réalisations passées et futures du quotidien.«Le Devoir, a-t-il déclaré, continuera d’être cette antenne fichée au cœur du Québec, ce tracé où s’inscrit l’histoire du peuple québécois d’hier à aujourd’hui et d’aujourd’hui à demain.» L’événement de cette année s’inscrivait dans une série de colloques que l’UQAM organise depuis 1987 sur les «leaders du Québec contemporain».Par le passé, l’attention a d’abord été accordée à des personnalités clés du Québec contemporain.L’optique de la série a cependant été élargie afin d’englober également les institutions-leaders.Aux dires du responsable de l’événement, Robert Co-meau, l’édition de cette année aura été un «succès» même si le nombre de participants s’est révélé légèrement inférieur aux attentes.Près de 400 personnes se seront finalement inscrites pour assister aux différents ateliers, qui se sont terminés samedi en fin d’après-midi.L’attention se portera l’année prochaine sur le Mouvement Desjardins et viendra marquer les 90 ans de l’adoption de la première loi sur les caisses populaires.C’est alors que les actes du colloque sur Le Devoir seront disponibles.Ouvrir les pages à l’action communautaire MARC THIBODEAU LE DEVOIR Le Devoir doit ouvrir ses pages d’in-formation'aux actions des groupes communautaires afin de refléter le véritable projet social québécois, qui se façonne désormais loin de l’action politique.C’est du moins ce qu’estime le rédacteur en chef de la revue Vie ouvrière, Jean Robitaille, qui participait samedi dernier au colloque Le Devoir: un journal indépendant, 1910-1995.«Les pages d’information du Devoir ne présentent que l’actualité sociale qui est générée par la politique, a déclaré M.Robitaille.Or, il y a eu des changements majeurs dans la société québécoise qui font que le social et le politique ne se confondent plus.» En réaction notamment à la centralisation étatique excessive et à la complexité croissante des problèmes sociaux, bien des citoyens se seraient désormais tournés résolument vers l’action communautaire afin de trouver remède à leurs maux.M.Robitaille estime donc que Le Devoir doit mettre beaucoup plus l’accent sur ce mouvement qui est «par son contenu incertain et sa densité variable» plus difficile à suivre.Pierre Milot, professeur au Centre interuniversitaire d’analyse et de so-ciocritique des textes, a averti de son côté Le Devoir qu’il fallait prendre garde de ne pas sombrer dans le «relati- visme culturel» au sein des sections liées à la littérature et aux arts et spectacles.Ceci, a-t-il poursuivi, afin «de ne pas faire du Devoir nouveau, un nouveau Voir».Lors de son allocution de clôture, la directrice du Devoir, Use Bissonnette, a indiqué que les critiques adressées au quotidien au cours de l’événement avaient été moins nombreuses et moins féroces qu’elle ne le prévoyait Elle a ajouté que ce genre d’exercice était indispensable afin de permettre au journal de se façonner et d’évoluer en fonction des exigences des lecteurs.«Si Le Devoir n’était pas capable de prendre la contestation et le débat, il ne mériterait pas d’être», a-t-elle conclu.ITALIE «Le petit peuple vote à droite» SUITE DE LA PAGE 1 muniste D’Alema, il a multiplié ces derniers mois les professions de foi libérales, et ostensiblement tendu la main aux catholiques, y allant même d’une déclaration remarquée sur «la défense de la vie», allusion sibylline à l’éternelle question de l’avorte-ment Nonobstant ces deux cas de modération extrême, l’atmosphère politique italienne serait plutôt à l’invective et à la foire d’empoigne.Deux groupes s’affrontent: celui qui avait appuyé Silvio Berlusconi — le Pierre Péladeau italien entré en politique tout en conservant son immense empire financier et médiatique — et le second constitué d’une alliance entre la gauche ex-communiste et une collection de technocrates libéraux.Ils se livrent aujourd’hui une lutte sans merci pour prendre le contrôle du gouvernement, statuer (ou ne pas statuer) sur une télévision devenue folle, et sortir le pays d’une crise morale et financière toujours omniprésente malgré le «nettoyage» présumé des trois dernières années.«Un an après le 27 mars, la grande déception», titre cette semaine l’hebdomadaire L’Espresso.La Repubblica de vendredi renchérit dans un éditorial de «une»: «Gauche contre droite: une guerre tribale où il ne s’agit plus de battre l’adversaire, mais de le faire disparaître.» Au Parlement, les votes de confiance se succèdent les uns aux autres, le gouvernement ne survivant que par quelques voix.La lire dégringole (de 1992 à 1995, elle est passée de 750 à 1250 pour un mark allemand, lequel mark a atteint la parité avec le dollar canadien).La démocratie chrétienne, ancien grand parti d’Italie, agonise dans les déchirements entre pro et anti-Berlusconi.Quant à la télévision, envahie par les vieilles séries américaines, les talk-shows débiles avec hôtesses aux trois quarts nues, la pornographie nocturne et l’information tendancieuse, elle fait l’objet d’un débat permanent de convoitises politiques et din- cessantes lamentations d’intellectuels.«Une honte nationale», déclare le politologue Paolo Flores d’Arcais, directeur de la revue du tout-Rome intellectuel MicroMega.Un an après la victoire électorale de Silvio Berlusconi et trois mois après sa chute due à la défection d’un de ses deux alliés (la Ligue du Nord «fédéraliste» d’Umberto Bos-si), la «guerre civile politique» fait rage plus que jamais en Italie.Et comme toujours, c’est «gauche contre droite» — mais avec des arguments parfois inattendus.Pendant deux semaines à la mi-mars, Berlusconi a inondé la télévision privée de ses spots de propagande (380 en 12 jours) où il dénonçait lui-même, l’air grave du chevalier s’attaquant au Mal, l’actuel gouvernement soi-disant «apolitique» du banquier Lamberto Dini, fortement appuyé par la gauche en dépit de son programme d’austérité (augmentation des taxes et réductions des pensions de vieillesse — que certains petits malins, avec de bons billets de médecins et certains articles de la loi actuelle, peuvent aller chercher dès 35 ou 40 ans!) Pour Berlusconi, le caractère libéral et bien peu socialiste de ces mesures n’y fait rien: «Ce gouvernement nous jette dans les bras des communistes.» «Il n’y a plus de démocratie dans ce pays.»«Des élections maintenant!» Mais les slogans martelés par II Cavalière n’ont cependant pas eu l’air de «prendre» dans la population.Le héraut de la droite, c’est de moins en moins lui, et de plus en plus Gianfranco Fini, celui-là même qui faisait presque copain-copain l’autre soir à la télévision avec le «communiste» D’Alema.Les sondages indiquent en effet une baisse relative de Silvio Berlusconi au profit de Fini, désormais l’homme politique le plus populaire d’Italie.Avec, du côté gauche, une nouveauté: le «troisième homme» qui pourrait peut-être, demain, se faufiler devant Berlusconi et Fini: non pas D’Alema, mais un dénommé Romano Prodi, économiste catho- lique de Bologne — la grande cité intellectuelle du Nord — qui a jadis dirigé l’IRI, un immense consortium public.Toute la gauche — le PDS de D’Alema, les nombreux journaux et magazines anti-Berlusconi — a jeté son dévolu sur cet homme qui n’a jamais été marxiste, et qui veut devenir premier ministre.Mais a-t-il des chances?Dans les sondages, il fait jeu égal avec Berlusconi mais se fait battre à plate couture par Fini.«Il ne faut pas s’y tromper: le petit peuple, celui qui regarde la télévision, vote à droite.Et les gens plus instruits, ceux qui lisent les journaux, votent à gauche», analyse Marcelle Padovani, journaliste et écrivaine française qui habite Rome depuis un quart de siècle.Elle précise: «Interrogez les boutiquiers, les marchands, les petits entrepreneurs: ils votent massivement à droite.Et s’ils sont aujourd’hui déçus par Berlusconi ce n’est pas pour aller chez Prodi, mais bien vers l’Alliance nationale.» Le petit peuple à droite, les intellectuels à gauche: air connu.Mais avec quels discours, quels programmes?Commentaire de Paolo Flores d’Arcais interrogé par Le Devoir.«C’est la gauche qui aujourd’hui défend le vrai libéralisme, demande la rigueur des comptes publics, la défense de la monnaie, l’instauration d’un véritable marché de la télévision, la fin de cette monstruosité que constitue un politicien qui contrôle les ondes.C’est la gauche qui prône, qui, en somme, oppose aujourd’hui ce libéralisme à construire à un populisme de type latin, remis au goût du jour avec la télévision omniprésente; une espèce de péronisme.» Mais de ces inquiétudes intellectuelles les Italiens n’ont apparemment cure.Collés sur leurs téléviseurs et sur leurs inévitables telefoni-ni (cellulaires) devenus symboles identitaires, ils sont 76 %, selon une grande enquête publiée cette semaine, à se déclarer «très heureux» ou «plutôt heureux» dans la vie.Famille, santé et enfants sont, selon cette enquête, les trois mamelles du bonheur à l’italienne.RAIL Protéger l’économie canadienne SUITE DE LA PAGE 1 et aux trains de voyageurs de Via Rail, leurs directions ont indiqué hier que les équipes d’entretien devaient d’abord inspecter les voies ferrées.Via relancera ses activités à midi, avec les trains du corridor Québec-Windsor.Des milliers de banlieusards de Montréal et de Toronto devront donc encore s’entasser dans des autobus ou endurer des embouteillages monstres pour se rendre à leur travail, tandis que les retards continueront de s’accumuler dans la livraison de céréales, pièces d’automobiles et autres produits normalement expédiés par voie ferrée.Le Parlement a siégé au cours du week-end dans le cadre d’une séance exceptionnelle, pour légiférer afin d’ordonner le retour au travail d’environ 30 000 travailleurs des chemins de fer.La législation a été approuvée en troisième et dernière lecture par la Chambre, puis adoptée rapidement par le Sénat, avant de recevoir la sanction royale.Les partis libéral et réformiste se sont ligués contre le Bloc québécois pour limiter la durée des débats et adopter le projet de loi pendant la fin de semaine.Le Bloc aurait préféré que les deux parties bénéficient d’une médiation et tentent de parvenir ainsi à un accord, plutôt que de se voir imposer une entente.La loi prévoit l’établissement de commissions de médiation-arbitrage formées de trois membres pour régler les différends qui opposent les parties.Elles auront 70 jours pour s’entendre.Au-delà de cette échéance, un contrat de travail sera imposé.La ministre du Travail Lucienne Robillard a déclaré que la loi s’imposait pour protéger l’économie canadienne et la réputation du Canada comme exportateur fiable de produits essentiels.Elle a également affirmé que le Bloc s’était opposé au projet de loi pour faire valoir sa cause indépendantiste.La critique du Bloc en matière de relations de travail, Francine Lalonde, a rétorqué en Chambre que les travailleurs québécois se rappelleraient de l’attaque du gouvernement libéral contre le mouvement ouvrier quand viendrait le temps de voter au référendum sur la souveraineté du Québec.Mais le leader du Bloc, Lucien Bouchard, a minimisé ces propos, affirmant que le BQ considérait les droits des travailleurs comme une question sociale plutôt qu’une question d’indépendance.Le premier ministre Jean Chrétien a déclaré, de son côté, que le gouvernement n’avait pas le choix d’ordonner le retour au travail.Di grève, qui avait débuté chez CP Rail, sous forme de grève tournante, le 8 mars, s’est transformée en grève et lock-out pancanadien il y a environ une semaine.On estime qu’elle a coûté de 3 à 5 milliards $ à l’économie canadienne en production et ventes perdues, mises à pied dans des usines d’automobiles et autres.Le président de la Fédération des travailleurs du Québec, Clément God-bout, a dénoncé une nouvelle fois la loi, qu’il apparente à «une politique de deux poids deux mesures» puisque le gouvernement adopte une loi forçant le retour au travail mais n’a pas encore voté pour limiter l’activité des briseurs de grève.Deux questions sont à la source du conflit, la sécurité d’emploi des travailleurs et le recours au secteur privé pour des contrats de sous-traitance.^.QUEBECOIS Contre une question référendaire à deux volets SUITE DE LA PAGE 1 a fustigé la presse qui a demandé au ministre Guy Chevrette de commenter les réserves exprimées par sa vice-présidente, Monique Simard, sur l’opportunité de constitutionnali-ser le principe de la décentralisation.«Le problème consiste à savoir si on va être assez souverains pour être capables de décentraliser.» Au cours de ce congrès, les jeunes péquistes ont consacré la réhabilitation de Pierre Bourgault, qui a été forcé de quitter son poste de conseiller du premier ministre à cause d’une malheureuse déclaration sur le caractère raciste du vote des anglophones et des allophones.Ils ont unanimement endossé une résolution exhortant le controversé pamphlétaire à sortir de sa retraite: «Que le Comité national des jeunes du Parti québécois demande à tous les porte-parole souverainistes, dont Pierre Bourgault, de remonter sur les tribunes afin de promouvoir notre projet de société».Les quelque 600 congressistes ont applaudi pendant de longs momçnts les propos de leur président, Eric Bédard, qui venait de rendre hommage à Pierre Bourgault: «On vous aime beaucoup et on a besoin de vous dans ce débat.» En conférence de presse, M.Parizeau a renchéri: «Je souhaite beaucoup qu’à travers le temps qui nous sépare du référendum, M.Bourgault soit actif sur les tribunes.C’est un des plus grands orateurs que le Québec ait connu.Un homme pour qui j’ai la plus grande admiration.» Les jeunes péquistes ont par ailleurs débattu de la formulation de la question.Pour ce faire à huis clos, ils ont chassé les journalistes de la salle des délibérations.Ils ont finalement rejeté une résolution qui proposait que la question soit constituée de deux volets portant sur la souveraineté et le statu quo.M.Parizeau, qui avait déjà qualifiée l’idée d’intéressante, s’est dit ravi de la décision des jeunes d’évacuer cette question de leurs préoccupations.«Ils ont décidé qu’il n’y a pas de raison d’être dogmatiques.De toute façon, mon idée n’est pas faite.Ça n’élimine rien du tout».Dans son discours de clôture, M.Parizeau a annoncé que le gouvernement était en voie d’aménager un site pour le réseau Internet.Il a reproché aux libéraux d’avoir ignoré cette réalité et de n’avoir rien fait pour y préparer le Québec.«Je ne sais pas s’ils ont pensé que c’était un nettoyeur.» Enfin, le premier ministre a félicité les jeunes péquistes d’avoir pris position sur l’autoroute électronique en votant une résolution en quatre volets: ¦ que le gouvernement nomme au plus tôt un responsable de l’autoroute de l’information au sein de l’équipe ministérielle, afin de donner crédibilité, élan, cohésion et cohérence aux efforts du gouvernement.«Il y en a un responsable et c’est moi», a rétorqué M.Parizeau; ¦ que le gouvernement assume un rôle de chef de file, tant dans la définition de politiques que dans la mise en œuvre de moyens concrets, pour faire des nouvelles technologies de l’information un élément fondamental de la vie sociale, économique et culturelle des Québécois; ¦ que le gouvernement mette à profit les nouvelles technologies de l’information pour améliorer ses relations avec les citoyens et qu’il favorise ainsi le développement régional; ¦ que le gouvernement fasse la promotion intensive de la culture et de la société québécoise en mettant de l’avant le savoir-faire québécois dans les domaines culturel, économique et social de pointe, principalement dans la francophonie.Louez une Lexus ES 300 pour 498 par mois avec financement de location de 2,1 %.Cest noire façon de t ous conduire vers le luxe.5 t In conquête de In jieijection VIMONTLEXUS TOYOTA 255.boul.St-Martin Ouest Laval (514) 668-2710 SPINELLI LEXUS TOYOTA 561, boul.St-Joseph Lachine (514)634-7171 GABRIEL LEXUS TOYOTA 3333, Côte de Liesse Saint-Laurent (514)748-7777 • Paiement tnemuel bv* ni un tail de 24 mon avec option d achn et calcule en utilnan ut taux d'mterti de 11* sur le coût 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le tournoi de tennis de Key Biscayne, en Floride, en battant I en finale son compatriote et n° 1 i mondial, Pete Sampras, en trois sets ! 3-6, 6-2 et 7-6 (7-3).Avec cette victoi-{ re remportée devant un stade ' comble et enthousiaste de 14 000 spectateurs, Agassi a empoché la bagatelle de 330 000 $ US.Samedi, l’Allemande Steffi Graf avait remporté la finale dames en battant la Japonaise Kimiko Date en deux sets 6-1 et 64.-?—:- PERMISSION ACCORDÉE Le Bureau fédéral des relations de travail des Etats-Unis a donné, hier, le feu vert à une demande d’injonction contre les propriétaires des équipes de baseball qui pourrait restituer les conditions de travail qui prévalaient avant grève.A une semaine du début de la saison, les parties ont convenu de reprendre les négociations ce soir après une interruption de 23 jours.Les joueurs se sont dit prêts à revenir si l’injonction est accordée mais plusieurs proprios penchent plutôt pour un lock out si les joueurs mettent fin à leur grève sans qu’il y ait règlement.-?- UNE 900e POUR BOWMAN Vancouver (PC) — Scotty Bowman a savouré avec modestie sa 900e victoire en saison régulière dans la LNH, samedi soir.L’entraîneur des Red Wings de Detroit, qui est le meneur dans l’histoire à ce chapitre, était davantage intéressé à louer ses joueurs, ceux du passé comme ceux du présent, après un gain de 2-1 aux dépens des Canucks de Vancouver.«De nombreux joueurs que j’ai dirigés ont maintenant leur place au Temple de la renommée, a dit Bowman, lui-même intronisé en 1991.Et ils n’y sont pas à cause de moi.Ils y sont parce qu’ils ont été de grands joueurs.» Depuis ses débuts comme entraîneur dans la LNH en 1967, Bowman présente un dossier de 900416-236.Il a dirigé cinq équipes et remporté six coupes Stanley, dont cinq avec le Canadien.Seul le légendaire Toe Blake le devance à ce chapitre avec huit conquêtes de la coupe.B 5 ?LE DEVOIR LES SPORTS Jeux panaméricains Québec 11, Ottawa 4 L’argent pour Bergeron à la boxe Déluge de buts GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Mae del Plata — Jean-François Bergeron a non seulement affronté un meilleur homme, mais il est tombé sur un arbitre grec prompt à donner le compte de huit.Il en totalisait déjà quatre au milie'u du deuxième round et, comme le veut le règlement, la victoire en finale des super-lourds a été accordée au Cubain Leonardo Martinez, le boxeur de Saint-Jérôme devant se satisfaire de la seule médaille d’argent gagné par un Canadien.Quatre autres avaient gagné des médailles de bronze plus tôt, dont les Montréalais Claude Lambert et Hercules Kyvelos.«C’est sûr qu’il menait aux points (5-0 en fait) et qu’il cognait pesant.Mais j’aurais pu compléter le combat.Chaque coup qu’il me donnait, l’arbitre appelait un compte de huit», a déclaré Bergeron, qui a avoué que seul le dernier coup, qui lui a infligé une contusion à la droite de l’œil, l’avait ébranlé un peu, mais encore là sans gravité.«Je ne dirais pas que je dominais, a repris Bergeron, mais il ne m’a jamais ébranlé.Au troisième compte, il m’a même seulement touché à l’épaule.Tout le monde a pu voir que je n’étais pas ébranlé.Il y a eu quatre coups de poing et quatre comptes de huit.» Le directeur de la Fédération de boxe amateur du Québec, Yvon Michel, qui servait d’entraîneur à Bergeron ici, n’en revenait pas lui non plus: «C’est de la boxe PHOTO PC Jean-Claude Bergeron en action face au Cubain Martinez.quand même; l’arbitre est censé exiger un compte de huit seulement lorsque le boxeur semble ébranlé ou incapable de se défendre.La seule fois qu’il a été ébranlé un peu a été sur le dernier coup, et cela aurait dû être le premier compte; mais encore là, il n’aurait pas boxé de la même façon.» Grand prix du Brésil Schumacher et Coulthard sont disqualifiés Sao Paulo (Reuter) — Le champion du monde allemand Michael Schumacher et le Britannique David Coulthard ont été disqualifiés après avoir terminé respectivement premier et deuxième le Grand Prix du Brésil disputé hier.L’Autrichien Gerhard Berger, arrivé troisième, a été proclamé vainqueur après la disqualification de Schumacher et Coulthard, sanctionnés pour avoir utilisé un carburant non autorisé dans la première épreuve de formule un de la saison.Le résultat de l’épreuve est resté incertain plus de cinq heures, le temps de vérifier des échantillons de carburant utilisés par la Benetton de Schumacher et la Williams de Coulthard.Avant même le début du Grand Prix, les écuries Benetton et Williams avaient déjà été condamnées à une amende de 30 000 $ US chacune pour infraction à la règlementation sur les carburants.Selon un rapport transmis à la FIA, un échantillon prélevé dans le réservoir de la monoplace de Schumacher lors des essais avait révélé la présence d’un carburant autre que celui autorisé par les nouveaux règlements internationaux.Une constatation identique avait été effectuée sur la Williams de Coulthard.Berger, sur Ferrari, a terminé la course devant le Finlandais Mika Hàkkinen (McLaren) et le Français Jean Alesi (Ferrari).Le grand rival de Schumacher, Damon Hill, n’a pas terminé l’épreuve en raison d’une boîte de vitesse cassée.S K I Lloyd Langlois champion Mont-Tremblant (PC) — Lloyd Langlois a remporté le titre canadien des sauts pour une troisième année consécutive et contribué à un balayage québécois, hier aux championnats canadiens de ski acrobatique.Langlois a obtenu un pointage de 239 points, pour facilement devancer David Belhumeur, de Pierrefonds.François Jean, également membre de l’équipe nationale de développement, s’est classé troisième.Langlois aurait pu se montrer beaucoup plus prudent à son deuxième saut après être assuré une avance confortable.Il a néanmoins choisi d’y aller avec son saut le plus difficile, soit un triple saut périlleux avec quadruple vrille.«Je crois avoir fait un bon saut, a dit le vétéran, deux fois champion du monde.Il s’agit de mon troisième titre canadien consécutif.Si je me retire, je terminerai ma carrière sur une note très positive.» ROBERT LAFLAMME PRESSE CANADIENNE Ottawa (PC) — Les Sénateurs ne gagnent pas plus souvent cette saison qu’au cours des années précédentes, mais au moins ils sont plus compétitifs, ayant perdu 15 matchs par le faible écart d’un ou deux buts.Mais hier, ils n’étaient tout simplement pas de calibre au Centre municipal, comme l’ont constaté les 10276 spectateurs qui ont vu les Nordiques leur infliger toute une dégelée de 114.Du début à la fin, les troupiers de l’entraîneur Marc Crawford ont pu manoeuvrer à leur guise contre une équipe qui ressemblait drôlement aux pitoyables Nordiques d’il y a quelques années.En l'emportant, les Fleurdelisés ont mis un terme à une disette de presque deux ans sans victoire à Ottawa (0-2-1).Dans le déluge de buts, Scott Young a été le meilleur avec une production de cinq points.Young a obtenu un tour du chapeau en plus de deux aides.Mike Ricci a amassé quatre points (un but et trois aides).Peter Forsberg, avec un doublé, Andrei Kovalenko, Valeri Kamensky, Paul MacDermid, Owen Nolan, son 20e, et Craig Wolanin ont également participé au festival.Bob Bassen a mérité trois passes.Chez les perdants, Alexandre Daigle a battu son bon ami Jocelyn Thibault à trois reprises pour son premier tour du chapeau en carrière.Daigle, Alexei Yashin et Rob Gau-dreau ont d’ailleurs formé le moins pire trio des perdants.Scott Levins a complété le pointage pour les Sénateurs.Mis en échec par Levins en fin de deuxième période, le défenseur Alexei Gusarov a été blessé au genou gauche.Panthers 2, Pittsburgh O À Miami, Les Penguins de Pittsburgh ont été blanchis pour une première fois en plus de deux ans lors d’un match du calendrier régulier, hier, au compte de 2-0, gracieuseté des Panthers de la Floride et de leur gardien John Vanbiesbrouck.Les Penguins avaient inscrit au moins un but à chacun de leurs matchs depuis une défaite de 7-0 contre les Bruins de Boston le 14 janvier 1993.Ils avaient perdu 2-0 face aux Capitals de Washington en quarts-de-finale des séries éliminatoires en 1994.Vanbiesbrouck a bloqué 24 tirs pour inscrire son quatrième jeu blanc de la saison, égalant ainsi un sommet en carrière.•HOCKEY LIGUE NATIONALE ASSOCIATION DE L’EST Samedi Aujourd'hui Section Nord-Est PJ G P N BP BC P slanders 1 Hartford 5 Montréal à Tampa Bay Québec 31 22 6 3 126 79 47 Philadelphie 2 Wash.2 Edmonton à Toronto Pittsburgh 32 21 9 2 127 104 44 S.José 3 Los Angeles 1 St.Louis à Dallas Boston 28 15 11 2 87 74 32 NY Rangers 1 Québec 2 Mardi Hartford 31 13 14 4 81 86 30 Ottawa 1 Montréal 3 Philadelphie à Boston Buffalo 29 12 12 5 69 71 29 Toronto 3 Winnipeg 3 Islanders à Pittsburgh Montréal 30 11 14 5 77 99 27 Detroit 2 Vancouver 1 Québec à Buffalo Ottawa 29 4 21 4 63 101 12 Hier N.Jersey 5, NY Isl.5 Hartford 4, Wash.3 Anaheim à Detroit Los Angeles à Calgary Winnipeg à San José Philadelphie Section Atlantique 31 17 10 4 103 87 38 Anaheim 2, Chicago 5 Mercredi Washington 31 12 12 7 77 73 31 Pittsburgh 0, Floride 2.New Jersey à Ottawa New Jersey 31 12 13 6 88 87 30 Québec 11, Ottawa 4 Wash, à Tampa Bay Rangers 31 13 15 3 81 82 29 Buffalo 1, Philadelphie 3 Hartford en Floride Floride 32 13 16 3 78 86 29 Edmonton 1, St.Louis 5 St.Louis à Chicago Tampa Bay 29 11 16 2 76 84 24 Vancouver 0, Calgary 2 Los Angeles à Van.Islanders 30 10 16 4 75 95 24 L.Angeles 7 San José 4 ASSOCIATION DE L'OUEST Les meneurs (Matchs d'hier non compris) B A P Lindros, Phi 19 2948 Jagr, Pit 23 2346 Zhamnov, Win 16 2541 Nicholls, Chi 20 19 39 Sahic, Qué 13 2639 Renberg, Phi 16 2238 Francis, Pit 8 3038 LeClair, Phi 18 1937 Selanne, Win 13 2336 Fleury, Cal 19 1534 Coffey, Det 6 2834 Sundin, Tor 17 1633 Tkachuk, Win 13 1932 Nieuwendyk Call 2 20 32 Roenick, Chi 10 22 32 Hull, StL 19 12 31 Oates, Bos 6 2531 Cullen, Pit 12 1830 Chelios, Chi 4 2630 Neely, Bos 19 1029 Fedorov, Det 15 1429 Tocchet, LA 14 15 29 Sandstrom, Pit 13 1629 Ciccarelli, Det 10 1929 Bourque, Bos 9 2029 Detroit Section Centrale 29 20 7 2 110 64 42 Chicago 30 19 9 2 117 72 40 Toronto 32 14 12 6 88 89 34 St.Louis 28 16 10 2 104 79 34 Dallas 29 11 13 5 89 79 27 Winnipeg 30 9 16 5 86 111 23 Calgary Section Pacifique 32 15 12 5 102 89 ‘ 35 Edmonton 30 12 15 3 86 104'27 Los Angeles 30 10 14 6 95 1-13' 26 Vancouver 30 9 13 8 87 100-26 San José 29 11 16 2 71 101 24 Anaheim 29 8 17 4 72 106 20 T E L 985-3344 ANNONCES CLASSEES F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 Donnez qui fait vivre I * N *D *E «X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160*199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES ANNONCES CLASSÉES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 À 16H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit 'AMERIG&Nl lEXBBESS 101 PROPRIÉIÉSÀ VENDRE PLATEAU, très joli 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de 77 ans, est décédé Vincent Prince, journaliste retraité du quotidien La Presse.Il laisse dans le deuil son épouse Éva Délis-le; ses enfants Monique, Françoise, Raymond et Benoît ainsi que leur conjoint et huit petits-enfants.Originaire de Saint-Samuel de Nicolet, Vincent Prince était le fils de Pierre Prince et de Auréa Guertin.Il faisait partie d'une famille de dix enfants, dont trois lui survivent: ses sœurs Alice (sœur de la Providence), Thérèse et un frère José-phat.Sont décédés Lucien, O'Neil, Cécile, Charles, Jeannette et Paul-Émile.Il laisse également plusieurs beaux-frères et belles-sœurs, neveux et nièces.Après des études universitaires en théologie, en droit et en sciences sociales, Vincent Prince a exercé, avec compétence et intégrité, son métier de journaliste et d’éditorialiste pendant 37 ans, dont 32 à La Presse et 5 au Devoir.Passionné de généalogie, il a passé les 45 dernières années de sa vie à recenser les descendants de l'ancêtre Jacques Prince, installé en Acadie au XVIIe siècle.Président de l'Association des familles Prince d'Amérique, fondée en octobre 1994, il mettait la dernière main à deux ouvrages historiques et suivait avec enthousiasme les préparatifs du grand rassemblement des Prince d'Amérique qui aura lieu les 7.8 et 9 juillet 1995 à Prin-ceville.Ses entants et organisateurs poursuivront son œuvre.Il est exposé à la résidence funéraire Magnus Poirier inc.10526.Saint1 Laurent.Les funérailles auront lieu demain, mardi le 28 mars, à lOh, en l'église Saint-André Apôtre, rue Prieur Ouest.Inhumation au cimetière Notre-Dame- des-Neiges Direction funéraire Magnus Fourier.\_________________________/ I 1
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