Le devoir, 31 mars 1995, Cahier A
F 0 N DK EN I 9 I ü Vol.I.X X X V I X O M X T H K A I.I.K V K X I» It K |)| :t I M A H S I 0 fl 5 (i 5 T I* S T v y T o r ii it l o S J» o Sylvia ne Tramier ?PERSPECTIVES Relève en Haïti L’assassinat, en plein jour, mardi, d’une figure de proue de l’opposition au président haïtien Jean-Bertrand Aristide suscite un certain nombre de questions sur la stabilité et la sécurité prétendument restaurées à Haïti.Alors que les forces des Nations unies prennent aujourd’hui le relais des troupes américaines qui ont rétabli le président Aristide dans ses fonctions, le pays présente des signes inquiétants d’agitation.La diplomatie américaine a tout lieu d’être satisfaite de l'opération «Soutien à la démocratie».Entamée le 19 septembre dernier par un débarquement en douceur des troupes américaines sur le sol haïtien, l’intervention s’est déroulée sans anicroche majeure, et les objectifs principaux ont été atteints.Le président Aristide, renversé par un coup d’Etat militaire, a été ramené dans son pays et remis en selle.L’armée haïtienne a été démantelée et une force de police intérimaire a été mise en place.Les groupes paramilitaires qui terrorisaient les partisans du président Aristide, à défaut d’avoir été désarmés, ont été dissous.Sur des effectifs qui ont dépassé 20 000 hommes, la force d’intervention américaine a eu à déplorer la mort de seulement quatre soldats (dont trois par suicide).C’est un bilan dont le président Clinton n’a pas à rougir et qu’il peut défendre sans crainte devant une opinion américaine sensible aux coûts humains des interventions américaines et échaudée par la mésaventure so-malienne, au cours de laquelle une trentaine de soldats américains ont trouvé la mort.En outre, le calendrier de l’opération «Soutenir la démocratie» a été respecté, et le gros des troupes américaines aura quitté Haïti à la date prévue.On croirait entendre d’ici un soupir collectif de soulagement venant du Pentagone, du département d’Etat américain et de la Maison-Blanche.Pour avoir évité «l’enlisement» dans le «bourbier» haïtien que d’aucuns redoutaient et lui prédisaient, le président Clipton sort momentanément grandi de l’intervention américaine dans un problème haïtien qui lui a causé tant de soucis et de déconvenues au cours de sa première année à la présidence.Pour autant, la démocratie haïtienne paraît bien fragile et l’assassinat par balles dans une rue de Port-au-Prince de Mme Durocher-Bertin, qui avait récemment fondé un parti d’opposition, en a apporté une nouvelle preuve.Le climat «sûr et stable» que les Américains affirment avoir rétabli — et qui était l’une Le sentiment des conditions de la relève des 20 000 soldats américains par les 7000 Casques bleus de l’ONU — a été gravement mis à mal au cours des dernières semaines.Haïti est en effet en proie à une vague de criminalité et de violence, qui menace de faire déraper une fois de plus l’interminable transition démocratique.Les vols à main armée, les agressions, les cambriolages et les meurtres se sont multipliés depuis le début du mois de mars.Les troupes américaines ayant soigneusement évité de se poser en force de maintien de l’ordre afin de ne pas répéter l’échec somalien, la population, qui se plaint de l’inefficacité de la police intérimaire, a pris en main, dans certains cas, l’administration de la police et de justice.On a rapporté de nombreux incidents, des bastonnades et des lynchages publics de malfaiteurs ou de personnes soupçonnées d’avoir commis quelques larcins.Le sentiment d’insécurité habite de nouveau la population haïtienne.La nouvelle police haïtienne, en formation dans plusieurs pays étrangers et notamment au Canada, ne sera pas opérationnelle avant plusieurs mois.En attendant, la police intérimaire, formée d’anciens soldats recyclés et de réfugiés de la mer qui se sont portés volontaires, n’a pas conquis la confiance de la population.Est-on en présence d’une campagne orchestrée visant précisément à faire dérailler le processus de démocratisation?Beaucoup le croient et s’en inquiètent à deux mois seulement des élections législatives et municipales, prévues le 4 juin.Depuis la fin de la dictature Duvalier en 1986, Haïti n’en finit pas de vivre des aubes démocratiques et de retomber sous l’emprise de régimes despotiques.Contrarié par une succession de coups d’État militaires, l’épanouissement d’une culture démocratique haïtienne est encore bien aléatoire.La mission des Nations unies qui commence son travail aujourd’hui va durer un an.Ce sera l’occasion ou jamais pour les Haïtiens de renforcer leurs institutions démocratiques, sans être à la merci de la lubie d’un gradé de l’état-major.«Pour la première fois dans l’histoire d’Haïti, les militaires ne constituent plus une menace pour la stabilité du pays», disait cette semaine Stanley Schrager, porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis à Port-au Prince.Mais, pas plus que les Américains, les Casques bleus ne s’engageront dans des opérations de désarmement des groupes paramilitaires, contrairement à ce que demande le président Aristide.D’autres «incidents de parcours» — l’expression est du secrétaire général de l’ONU — semblables à ceux que vient de connaître Haiti sont donc encore probables.d’insécurité habite de nouveau la population haïtienne INDEX Agenda.B7 Avis publics.H6 Classées.A6 Culture.B9 Économie.J\5 Éditorial.A8 Le monde.Al Mots croisés.A6 Les sports.B6 METEO i»' V' Montréal Nuageux avec 40 % de possibilité d'averses.Max: 5 Québec Nuageux avec 60 % de possibilité d'averses.Max: 2 Détails en B 9 LE MONDE Aristide avait été averti du complot MONTRÉAL Brossard: beau, bon, pas cher PAGE A 7 PAGE A 3 POLITIQUE Le Canada maintient ses Casques bleus en ex- Yougoslavie PACK A 4 250 millions $ cloués au sol Cinq Airbus de la Défense nationale ne volent que 23 jours par année ¦ Ottawa verse malgré tout 45 millions par année au privé pour le transport intérieur des troupes GÉRARD B É RI! HÉ LE DEVOIR Cinq Airbus refilés à la Défense nationale par Ottawa au coût de 250 millions $, il y a trois ans, dans le cadre du sauvetage de Canadien International, sont maintenus au sol 11 mois par année.Malgré cette sous-utilisation, le ministère de la Défense n'en continue pas moins de verser plus de 45 millions $ par année à l’entreprise privée pour le transport des troupes à l’intérieur du pays.Four 1995, le contrat de nolisement du transport des troupes, d’une valeur de plus de 131 millions $ sur trois ans et impliquant trois vols par semaine, a été octroyé à Canadien International, qui l’a arraché des mains d’Air Canada en présentant la plus basse soumission.Canadien a également le contrat d’entretien des cinq Airbus de la Défense nationale, pour des raisons d’«efficacité et de disponibilité de l’infrastructure requise».En extrapolant, pas moins de 225 millions $ auront été versés à l’entreprise privée pour le transport des militaires canadiens à l’intérieur du pays depuis l’achat, par Ottawa, des cinq Airbus, des appareils exploités pendant une durée équivalent à un mois par année et faisant double emploi.Ix*s huit appareils stationnés à la base de Trenton, en Ontario, auront volé, au total, 4436 heures durant la période d’avril 1994 à mars 1995, soit l’équivalent de 23 jours par appareil par année, selon les données fournies par le Groupe de transport aérien des Forces canadiennes.Cette compilation englobe aussi bien les vols réservés aux missions que ceux servant aux tests, à l’entretien et à l’entraînement.Ces appareils, consacrés au transport dit stratégique des militaires et du matériel, ont servi au déploiement VOIR PAGE A 10: OTTAWA Le système D ® * IM 17 _\- u 1 r h 1P'*- ^#2 •v'F yyji 2K®.! ¦ SI ’•'•yc- -.v* • VA.V- A Etc, Av s?;-! & PHOTO AP IL Y AVAIT hier une telle foule compacte sur les quais de la gare Saint-Lazare à Paris qu’un usager a décidé d’emprunter à pied la voie ferrée pour se rendre à son travail.Les cheminots ont commencé une grève à minuit mercredi soir, en avance sur la grève générale dans le transport qui doit paralyser le trafic aérien, le métro et les trains à travers la France.Seulement un train sur quatre circulaient sur les lignes principales et c’était encore moins dans la région parisienne.Vaincre la «culture de mort» Pour restaurer une «culture de la vie», Jean-Paul II invite les scientifiques, intellectuels et hommes politiques à une réflexion de philosophie sociale et politique HENRI TINCQ LE MONDE On a trop dit, écrit, répété que l’Église catholique était passée à côté de la révolution industrielle du XIXe siècle et avait perdu la classe ouvrière pour que le pape actuel reste passif devant la révolution biologique, induite par les prouesses de la médecine et de la technique.De plus en plus sophistiquées, les interventions sur le vivant donnent du crédit aux menaces eugéniques.Jour après jour, d’un bout à l’autre du monde, des tabous sur la vie, la souffrance, la mort sont transgressés.Aux Pays-Bas, en Europe du Nord, aux États-Unis, au Canada, des législations libérales s’ébauchent i_JL»4 PHOTO AP L’encyclique Evangelium vitœ, rendue publique hier par le pape Jean-Paul II, ne facilitera pas la tâche du médecin et du législateur.en matière d’euthanasie.Les contraintes économiques, liées à l’allongement de la durée de la vie, obligent déjà certains hôpitaux à des sélections très sévères de patients.Et si les groupes pro-vie aux États-Unis font de la résistance, si l’Irlande ultra-catholique reste dépourvue de toute législation sur l’interruption de grossesse, et si un pays comme la Pologne postcommuniste se montre plus répressif, l’évolution des mœurs et les dispositifs légaux ont banalisé le recours à l’avortement.De cette situation qu’il attribue à j()U^ cg • une «culture de mort» conquéran- 4 ’ te, qu’il associe à la guerre, à la pour les course aux armements, à la fami- ., , ne, à la haine raciale, au suicide, sociétés aux épidémies, au terrorisme, à la libérales est toxicomanie, Jean-Paul II tire une vision d’apocalypse.La première «éthiquement» partie de son encyclique res- , semble à un tableau de Jérôme POSSI e Bosch.Pour le Polonais Karol Woj- n’est pas tyla, qui a fait la double expérience t , , du nazisme et du communisme, «juridiquement» qui réagit en mystique souvent tolérable plus qu’en politique, cette «culture de mort» est le finit d’une «éclipse de Dieu», de celle dont on parlait déjà à Auschwitz, près de chez lui à Cracovie.Or, l’idée-maîtresse qui parcourt sa vie et son pontificat est bien que la mort de Dieu, typique de tout totalitarisme, signifie l’affaissement de toute conscience morale et la mort de l’homme.A l’entendre, les pays qui ont légalisé l’avortement ou qui sont en voie de légaliser l’euthanasie, les médecins qui procèdent aux manipu- VOIR PAGE A 10: PAPE P O L I T I Q U E Québec propose un nouveau cadre de coopération aux francophones hors Québec PAGE A 4 Réseau métropolitain de transport Vers une plus grande participation financière des banlieues KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Les villes de la banlieue hors de File de Montréal devront ouvrir leurs goussets pour financer davantage le transport régional, notamment aux chapitres des trains de banlieue, des voies réservées et des stationnements incitatifs.Leur participation pécuniaire sera établie au cours des prochains mois par la Table métro- y politaine des transports à laquelle ministre siègent 53 personnes, dont des re- souhaite présentants du gouvernement et d’institutions, ainsi que des élus rétablir l’équité municipaux.Cette Table devra 4 également choisir un éventuel scé- entre les nario d’intervention pour Montréal, soit le maintien ou le dévelop- citoyens de l’île pement du réseau de transport actuel.et les C’est ce qui ressort de la pre-mière phase de la mise en place banlieusards d’un plan intégré des transports à Montréal, annoncée hier par le ministre des Transports, Jacques Léonard.Ce dernier a en effet convié les déci- VOIR PAGE A 10: TRANSPORT Conférence de Berlin sur les changements climatiques Sept pays «noyés» d’ici une génération?Des insulaires du Pacifique, de Vocéan Indien et des Caraïbes crient au secours LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR La réalité a dépassé la fiction hier à la Conférence de Berlin sur les changements climatiques alors que .sept petits pays du Pacifique ont demandé à la communauté internationale de se mobiliser d’urgence autour d’un plan de lutte à l’effet de serre pour leur éviter d’être engloutis d’ici une génération.Porte-parole de l’Alliance of Small Islands States (AO-SIS), l’ambassadeur de Samoa aux Nations unies, Neroni Slade, a ainsi donné un ton dramatique sans précédent à cette conférence internationale, qui s’enlisait depuis deux jours dans les questions techniques et procédurales.Il a déposé, au nom des 36 petits pays insulaires du Pacifique, de l’océan Indien et des Caraïbes, un projet de protocole qui ajouterait à la Convention de Rio sur les changements climatiques des objectifs et un calendrier de «réduction» des gaz à effet de serre.À Rio, les pays occidentaux s’étaient engagés, mais VOIR PAGE A 10: BERLIN I.Y I) Y.V (MH.I.Y V Y X l> H K I» I HI M A H S I I) l> .1 A: 2 Serge Ménard dit non à un casino à Oka PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Parce que les conditions de sécurité ne sont pas garanties.il n’est pas question que le gouvernement du Québec autorise l'implantation d’un casino sur le territoire mohawk de Kanesatake (Oka), a déclaré hier le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard.«Il n’est pas question qu’il y «lit un casino à Oka, a-t-il dit.Bien que la sécurité se soit améliorée, elle ne donne pas encore de garantie maximale nécessaire dans un endroit où on implanterait un tel établissement.«Que l’on pense aux précautions, a ajouté le ministre, qu’on a prises dans les cas des casinos de Montréal, de Hull ou de Charlevoix: je ne pense pas qu'on puisse dire qu’Oka représenterait les mêmes condi- tions de sécurité.» Par ailleurs, à une question du chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ).Mario Dumont, qui lui demandait de faire le point sur les relations de plus en plus tendues entre le Québec et les chefs mohawks, ainsi que sur les dernières allusions à un soulèvement, lancées par le chef Jerry Pel-tier de Kanesatake, le premier ministre Jacques Parizeau, responsable des affaires autochtones, a proposé de rester calme.«J'apprends, a soumis M.Parizeau, qu’effectivement M.Peltier s’adresse actuellement au gouvernement fédéral pour lui demander l’autorisation d’établir un casino sur le territoire québécois.Ça me paraît une démarche curieuse.J’ai hâte de voir comment le fédéral va se sortir de là.» CARRIERES ET PROFESSIONS* «UN ATOUT DANS VOTRE JEU» L’échange commercial à haut niveau s’installe au Québec.Du jamais vu ici, mais les Japonais en sont passés maîtres depuis un siècle.Comparez et profitez de l'espoir de vous créer votre entreprise et surtout de gagner AU MOINS - 50 000 $ par année.RÉGIONS & TERRITOIRES DISPONIBLES = 38 PRIX D’ASSOCIATION à partir de 7 500 $ INCLUS À LONG TERME: FORMATION - ADMINISTRATION -MARKETING - PAPETERIE - ETC.Banque d’Échange Commerciale Pour toutes informations, communiquez avec: M.Pierre Brouillette, Vice-président / Services (514) 894-7000 â ou sans frais 1-800-688-3888 I ______________________________________________ Commission scolaire des Falaises Deuxieme concours DIRECTEUR GÉNÉRAL OU DIRECTRICE GÉNÉRALE La commission scolaire: La Commission scolaire des Falaises a son siège social à Gaspé.Elle dispense l'enseignement primaire et secondaire à 3500 élèves au secteur jeunes.Son Service régionalisé d'éducation des adultes et de la formation professionnelle dispense l'enseignement sur son propre territoire et sur le territoire d'une commission scolaire voisine.Elle administre une école polyvalente, trois écoles secondaires et 14 écoles primaires dont deux sont anglophones.Son territoire s’étend de Bridgeville à Grande-Vallée, y compris Mnrdochville.Nature de la fonction: Sous l'autorité du conseil des commissaires, le directeur général ou la directrice générale assume la responsabilité totale de la gestion de l'ensemble des activités, des programmes et des ressources de la commission pour l'ensemble des unités administratives, des établissements et des champs d’activités ainsi que du suivi de l’exécution des décisions du conseil des commissaires et du comité exécutif, conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.Qualifications minimales requises: - Diplôme universitaire terminal de deuxième cycle ou de premier cycle; - Dix années d’expérience pertinente, dont au moins cinq ans dans un emploi de cadre.Autres exigences: La personne que nous cherchons possède une bonne connaissance du réseau de l’éducation.Elle assure ime gestion transparente, participative, et stratégique de la commission dans le respect des valeurs qui la caractérisent.Elle manifeste aussi une ouverture pour l’innovation.Elle possède une bonne connaissance des lois et des règlements qui régissent le monde de l’éducation.Elle peut assurer la gestion optimale des ressources humaines, pédagogiques, financières, matérielles et informationnelles de la commission.Elle apporte une attention spéciale à la quabté des relations humaines au sein de la commission et avec les partenaires de celle-ci.Rémunération: La rémunération et les conditions de travail sont en conformité avec le règlement ministériel en vigueur.Procédé à suivre: Toute personne intéressée et répondant aux exigences du poste doit s’assurer que son curriculum vitae, accompagné des documents attestant de sa scolarité et de son expérience, soit parvenu au centre administratif de la commission, au plus tard le jeudi 13 avril 1995, à 16 h 00, dans une enveloppe adressée comme suit: «Concours - direction générale», Président du comité de sélection Commission scolaire des Falaises C.P.200.3 Gaspé (Québec) GOC 1RO Faculté de théologie recherche UNIVERSITÉ SAINT-PAUL PROFESSEUR OU PROFESSEURE DE THÉOLOGIE ; Poste menant à la permanence.Doctorat exigé.^Spécialisation en spiritualité, avec un intérêt marqué pour le , .développement psycho-spirituel de la personne.Enseignement en anglais et en français aux trois cycles (B.Th., M.A., Ph.D.).Au premier cycle, enseignement dans le domaine de la spiritualité et de l’éthique, dont les questions relatives à la sexualité.Salaire et possibilité de promotion et permanence selon les normes de l’Université Saint-Paul.ENTRÉE EN FONCTION: Le 1er août 1995.CANDIDATURE: Faire parvenir curriculum vitae, des relevés de notes officiels, une liste de publications et trois lettres d’appréciation d’ici le 1er mai 1995 au: Le Doyen Faculté de théologie Université Saint-Paul 223, rue Main Ottawa (Ontario) *• K1S1C4 Fax: (613) 236-4108 Conformément aux exigences prescrites en matière d’immigration au Canada, la priorité sera accordée aux personnes de citoyenneté canadienne et aux personnes domiciliées en permanence au Canada.Le régime Blackburn soulève un tollé Les prestataires du bien-être social manifestent CAKOLINE MONTPETIT LE DEVOIR Les prestataires du bien-être social ont protesté hier contre le nouveau régime d’aide sociale annoncé par la ministre de la Sécurité du revenu du Québec, Jeanne Blackburn.Les assistés sociaux ont manifesté dans la matinée devant le Palais de justice de Montréal.Après avoir subi le régime de contrôle instauré par l’ancien ministre libéral André Bourbeau, les assistés sociaux estiment que les mesures annoncées par la nouvelle ministre péquiste ne tiennent pas suffisamment compte de l’avis du médecin traitant qui a examiné le malade et qui a émis un certificat d’inaptitude au travail.Aussi, «c’est le rapport médical et non le prestataire qui sera soumis à l’examen du médecin évaluateur nommé par le ministre», souligne le Front commun des personnes assistées sociales du Québec, secondé par 70 organismes communautaires provenant principalement de la région de Montréal.La ministre a de son côté déjà précisé que les agents mis en place par son ministère pourraient contacter rapidement le bénéficiaire de fa- çon à obtenir plus de renseignements sur son cas.Pour sa part, Robert Choui-nard, 48 ans.qui détenait un avis de son médecin le déclarant inapte au travail, a déjà vu cet avis annulé par le médecin du gouvernement à Québec.M.Chouinard est passé du coup d’une prestation de (il 1 8 à 5(X) $ par mois.Or, le médecin du gouvernement ne l’a jamais rencontré ou examiné personnellement.M.Chouinard a dû demander une révision de dossier, qui lui a été accordée rétroactivement pour une période de six mois.Comme son rapport était arrivé à échéance et que sa requête n’a pas été renouvelée, il a dû une fois de plus demander une révision de dossier.Il attend toujours une réponse de Québec.Même chose pour Alain Gravel, prestataire de l’aide sociale âgé de 39 ans, qui ne travaille plus depuis 1989.M.Gravel a subi une greffe à la colonne vertébrale après un accident d’automobile.Aujourd’hui, dit-il, cette greffe est brisée et huit vis doivent y être déplacées.Le certificat d’invalidité a également été contesté par Québec, avant d’être accepté en révision de dossier.Le constat d’inaptitude est encore valide jusqu’au mois de mai.Il peut s’écouler six ou sept PHOTO ARCHIVES Jeanne Blackburn mois avant que la demande de révision soit entendue, expliquait hier Denis Langevin, responsable des relations publiques pour le Front commun.Souvent, lorsque le dossier est entendu, l’ensemble du rapport est déjà échu et il faut recommencer les démarches.M.Langevin a cependant admis hier que la nouvelle formule répond à certaines exigences du Front commun en donnant une plus grande place à un agent au lieu d’un processus systématique d’évaluation.Cependant, il estime que les aspects positifs de la réforme Blackburn touchent plus la forme que le fonds.La «taxe à l’immigration» dénoncée de toutes parts JIM SHEPPARD PRESSE CANADIENNE Ottawa (PC) — Une nouveau droit de 975 $ qui sera imposé à tous les immigrants et réfugiés est raciste, inhumain, injuste et troublant, ont déclaré jeudi des députés des trois principaux partis.Le ministre de l’Immigration Sergio Marchi a carrément rejeté les allégations au cours d’une réunion souvent houleuse du comité des Communes sur l’immigration et a insisté sur le fait que le nou- veau droit — dont il a été question au budget du mois dernier — est nécessaire.«Beaucoup d’organisations ont affirmé qu’il s’agissait d’une taxe raciste», a souligné le député du Bloc québécois Osvaldo Nunez.«Pourquoi insistez-vous pour imposer ce fardeau (.) qui est discriminatoire et inhumain?» Un exemple historique M.Nunez l’a comparé à la «taxe par personne» imposée pendant des décennies aux immigrants chinois.M.Marchi a rejeté cette comparaison.Il a précisé que tous les immigrants devront acquitter ce droit, pas seulement un seul groupe racial.«Ne faites pas le modeste», a répliqué M.Marchi.«Vous êtes un membre du Parlement (.) ce qui en dit long à votre sujet.» Le porte-parole du Parti réformiste Art Hanger a considéré que le droit de 975 $ est «en quelque sorte injuste parce qu’il s’applique uniquement aux nouveaux venus».Wyeth-Ayerst rationalise: 200 employés sur les dents (PC) — La compagnie Wyeth-Ayerst a annoncé hier une rationalisation de ses opérations à la suite de l’acquisition de American Cyanamid Company.Quelque 200 emplois de l’usine exploitée par American Cyanamid, à Baie-d’Urfé, à l’ouest de Montréal, seront soit relocalisés dans d’autres usines ou encore tout simplement éliminés.De plus, 85 postes des équipes de vente des deux compagnies seront supprimés au Canada pour permettre la fusion des deux services.La compagnie Wyeth-Ayerst est une filiale de American Home Products qui est présente dans plus de cent pays.Le président de Wyeth-Ayerst Canada, le docteur Aldo Baumgartner a expliqué que cette réorganisation s’inscrivait dans une restructuration de toute l'entreprise à l’échelle mondiale.EN BREF ?L’AFFAIRE PASSALACQUA ÉTUDIÉE (Le Devoir) — La Commission Interaméricaine des droits de l’homme, dont le siège est à Washington, vient d’être saisie d’une demande d'enquête sur la détention au Pérou, depuis le 24 août dernier, de Jorge Passalac-qua, 31 ans, etudiant en études hispaniques à l’Université McGill.U Commission est l'un des rameaux de l'Organisation des Etats américains (OEA), à laquelle adhèrent le Pérou et le Canada.U* professeur Irwin Coder et deux étudiantes en drojt a l’Université de Montréal, Martine Veilleux et Marie-Elai-ne (îuilbault, ont expliqué mercredi le sens de cette démarche qui se fonde sur la Convention interaméricaine des droits de l’homme.Iii Commission interaméricaine est priée de faire appliquer le droit à la vie (Passalacqua a été l'objet d’une agression armée il y a trois semaines à la prison de Lurigancho, à lima) ainsi que le droit aux garanties judiciaires (l’étudiant n’est officiellement accusé de rien et n’a donc pas été cité à procès).Si le Pérou ne se conformait pas aux conclusions auxquelles arrivera la Commission interaméricaine, il y aurait plainte déposée officiellement auprès de la Cour interaméricaine des droits, qui siège à San José (Costa Rica).-?- LES CF-5 CANADIENS INQUIÈTENT (Le Devoir) — Amnistie internationale (section francophone) a demandé hier au gouvernement canadien de vérifier l'usage que pourrait faire la T urquie des avions CF-5 que le Canada s’apprête à lui vendre.«Qui dit que ces avions ne serviront pas à bombarder des populations civiles?», demande Amnistie, tout en soulignant que la Turquie est aujourd’hui engagée dans des opérations militaires en dehors de ses frontières (dans le Kurdistan irakien).En 1994, il y avait eu bombardement «par erreur» de villages kurdes, selon le gouvernement turc qui cherche à minimiser la tuerie survenue en Anatolie.Amnistie suggère au Canada de mettre en place des mécanismes de vérification quant à l'usage qui sera fait, éventuellement, de ces CF-5.-?- LE BLOC DÉFEND UNE ZAÏROISE ((Le Devoir) — Devant l’imminence de l’expulsion d’une ressortissante zaïroise, Nadine Mbulu, le député Osvaldo Nunez (Bloc québécois) a prié le ministre de l’Immigration, Sergio Marchi, d’intervenir pour éviter que cette femme, nièce d’un chef de parti opposé au maréchal Mobutu, ne soit pas refoulée dans son pays d’origine.Selon le député, Mme Mbulu a déjà subi des sévices physiques.Le Canada contreviendrait à la Convention contre la torture en l’expulsant.Arrivée le 4 mars à Mirabel, munie d’un passeport français, Mme Mbulu aurait d’abord prétendu être Martiniquaise.Sa compréhension incomplète du français aurait mis la puce à l’oreille des agents d’immigration, qui l'ont dirigée vers un centre de détention.Ce n’est qu’une semaine plus tard qu’on aurait offert à cette femme les services d’un interprète.et qu’elle a pu savoir qu’elle avait le droit de se faire représenter par avocat! -?- FORTIFICATIONS DE QUÉBEC: DUPUY SIGNE AVEC L’HÔTEL-DIEU Québec—Le ministre du Patrimoine canadien, Michel Dupuy, était de passage à Québec, hier, pour signer avec la Corporation de l’Hôtel-Dieu une convention d’emphy-téose permettant à Parcs Canada d’entreprendre des travaux de stabilisation et de restauration d’un segment des Fortifications de Québec.L’entente, qui met un terme à près de 25 ans de négociations entre différents paliers de gouvernement, porte sur des propriétés immobilières situées dans l’arrondisement historique du Vieux-Québec.Comme le rapportait Le Devoir récemment la convention sera de 42 ans.Le fédéral se porte réponsable de la tenaille des Nouvelles Casernes et du bastion du Coteau-dè-la-Potasse et verse en contrepartie une somme de 1250 000 $ à l’Hôtel-Dieu.Parcs Canada, à titre de maître-d’œuvre du projet, entreprendra rapidement des travaux, estimés à 9,4 millions $, qui ne comprendront pas, a précisé le ministre, la recontruction de la porte Saint-Louis.-?- LE DÉLÉGUÉ DU QUÉBEC PROTESTE Washington (PC) — Le nouveau délégué du Québec à New York Kevin Drummond a fait son entrée dans les pages du New York Times, hier.M.Drummond, un ancien député de la circonscription de Westmount, a écrit à l’influent quotidien new-yorkais pour protester contre un qrticle centré sur les anglophones du Québec et le Parti Egalité.«Vous êtes tombés dans le piège de couvrir le débat ^ur la souveraineté du Québec du point de vue du Parti Egalité», a-t-il dénoncé.•CARRIÈRES ET PROFESSIONS- La Fédération des coopératives québécoises en milieu scolaire, qui regroupe une soixantaine de coopératives oeuvrant dans les secteurs aussi diversifiés que tes fournitures scolaires, le livre, l’informatique et l'alimentation, recherche pour appuyer ses membres dans leur développement, un (e): " m | ACTH BI5- S'COMMERCIALES NATURE Sous l’autorité du directeur général de la Fédération, le (la) titulaire devra assurer le développement des activités commerciales répondant aux attentes des coopératives membres.À ce titre, le (la) directeur (trice) aura la responsabilité de structurer l’organisation du département, coordonner les activités du comité de stratégie commerciale (négociation, publicité.), développer les services dispensés par les coopératives et constituer de nouvelles sphères d’activité.^5TOiDTcaTrg|g|J|SES Détenir un diplôme universitaire dans un domaine connexe; Avoir acquis un minimum de huit (8) ans d’expérience dans la gestion d'un commerce de détail et de développement d’activités commerciales; Démontrer une grande aptitude à travailler avec une équipe multidisci plinaire dans un environnement coopératif; Faire preuve d’un excellent pouvoir de communication et posséder une vision stratégique; Être disposé(e) à se déplacer fréquemment; Être bilingue.Faire parvenir votre curriculum vitae avant le 7 avril 1995 à 15hOO à l'adresse suivante: F.C.Q.M.S.- COMITE bt SELECTION 780, DE BRABANT SAINTE«FOY (QUÉBEC) G1X 3V9 Laurentian ©§} Université University Laurentienne Le Département de SOCIOLOGIE et D’ANTHROPOLOGIE de l’Université Laurentienne sollicite des candidatures pour un poste menant à la permanence.Le Département offre une maîtrise en «Recherche sociale appliquée».La personne choisie enseignera au premier et au second cycle et elle devra .être en mesure de donner des cours de méthode quantitative au moins de niveau intermédiaire.Le département prendra en considération toute spécialité susceptible de consolider son programme dans l’un ou l’autre des quatre champs suivants: 1) socialisation, 2) structure sociale et communication, 3) sociologie du travail et 4) droit et justice.La personne retenue enseignera en français.Les candidat(e)s doivent détenir un Ph.D.en sociologie et faire la preuve de leurs aptitudes en recherche.La date d’entrée en fonction est le 1er juillet 1995.Conformément à la politique de l’Université, le bilinguisme passif (français/anglais) est une condition d’obtention de la permanence.L’Université offre gracieusement à ses professeur(e)s des cours de langue seconde.En conformité avec les exigences canadiennes de l’immigration, la préférence sera accordée aux citoyen(ne)s canadien(ne)s et aux résident(e)s permanent(e)s.L’Université Laurentienne applique une politique d’équité dans l’emploi et encourage toutes les personnes qualifiées, y compris les femmes, les autochtones, les membres des minorités visibles et les personnes handicapées, à poser leur candidature.Ce poste est sujet à l’approbation budgétaire.On fera parvenir avant le 28 avril son curriculum vitae et le nom de trois références à Dre Élainc Porter, directrice Département de sociologie et d’anthropologie Université Laurentienne Sudbury (Ontario) P3E 2C6 * T 1 Le palmarès de L'actualité I.K |) K V 0 I It .I.K V K V I) H K |)| :i I M \ It S I II II ft A3 LE DEVOIR m Brossard: beau, bon, pas cher KATH LEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Brossard carbure à l’austérité.Du coup, cette ville de la banlieue sud de Montréal se classe en tête des cinquante villes les mieux administrées au Québec et qui offrent les meilleurs services aux moindres coûts.C’est ce qui ressort du palmarès des villes établi par L’actualité dans son édition du 15 avril, qui sort en kiosque aujourd’hui.Si en 1993 ce magazine avait établi un classement en fonction de la qualité de vie, cette année, le contrôle des dépenses, l’endettement et le taux de taxation ont constitué le cadre de la recherche.Selon cette analyse, Brossard vit selon ses moyens avec une équipe de pompiers à temps partiel, sa bibliothèque louée, une seule cueillette traditionnelle de déchets par semaine et un hôtel de ville en partie loué à l’entreprise privée.La municipalité de Saint-Bruno talonne Brossard avec le plus bas taux de taxation, soit 1,22 $ par 100 $ d’évaluation foncière.Suivent Sainte-Thérèse et Montréal-Nord.PHOTO ARCHIVES Une vue de Brossard.Pour les services de voirie les moins coûteux et de meilleure qualité, il faut aller à Hull, alors que Saint* Laurent remporte la palme du côté de la gestion des ordures.Quant à la ville la plus accessible à vélo, il s’agit de Trois-Rivières avec ses 10,9 km de piste cyclable par 10 (XX) habitants.Châteauguay se situe à mi-chemin du classement général alors que Val-leyfield doit se contenter de la dernière place.En intégrant toutefois à ce palmarès les villes de Montréal et Québec, qui ont été jugées à part compte tenu de leur mission de métropole et de capitale, Québec récolte la plus mauvaise note parmi les cinquante plus importantes villes de la province.Quant à l’administration montréalaise, elle se faufile au 46' rang.Chose certaine, les deux plus grosses villes du Québec comptent parmi les plus dépensières.Selon L’actualité, cette critique se maintient même en considérant les lourdes responsabilités administratives qui incombent à Montréal et Québec.Par ailleurs, l’enquête révèle que «les villes bien gérées sont souvent les plus transparentes».Après avoir envoyé l’automne dernier un questionnaire aux 50 villes, «l’Union des municipalités du Québec (UMQ) a invité ses membres à boycotter le questionnaire, prétextant qu’elle n’avait “pas été consultée”», peut-on lire.Chacune des villes a été scrutée à la loupe sous cinq volets: rapport coûts-services (60 % de la note), dépenses totales (10 %), administration générale (10 %), endettement et crédit (10 %) et taxes (10 %).Les états financiers (1990-93) des villes ainsi que les données fournies par les administrations municipales ont été analysés.Un psychiatre torontois à la tête de l’Université Concordia Frederik Lowy se propose de redonner «un esprit de corps» à Vinstitution PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le nouveau recteur de l’Université Concordia, Frederik H.Lowy, admet d’emblée que Concordia fait face à des problèmes sérieux qu’il est urgent de régler.«Les événements tragiques de l’été 1992 Ça tuerie perpétrée par Valery Fabrikant) ont bouleversé la communauté universitaire», explique ce psychiatre renommé, directeur du Centre de bioéthique de l’Université de Toronto.«Concordia manque d’esprit de corps et d’amour-propre», diagnostique-t-il.De plus, l’Université Concordia se relève péniblement de la démission forcée du recteur Patrick Kenniff il y a un an, ainsi que des allégations de fraude à la faculté de génie et d’informatique.M.Lowy compte donc tout d’abord instaurer «un esprit d’ouverture, de transparence et de communication libre.Il faut également introduire un esprit d’intégrité», dit-il.Frederik Lowy a été désigné hier quatrième recteur de la jeune université.Son mandat de cinq ans, qui commence en juin, le mènera donc jusqu’en 2000.Un comité de sélection du conseil d’administration avait choisi trois finalistes parmi 40 candidatures, permettant même à ces finalistes de rencontrer les membres du sénat universitaire à l’occasion d’une rencontre-conférence.M.Lowy a coiffé au fil du poteau la vice-rectrice de l’Université de Montréal, Claire McNicoll, ainsi que Donald Baker, de l’Université Wilfrid Laurier à Waterloo.M.Lowy a révélé hier qu’«on» l’avait sollicité pour qu’il soumette sa candidature.Agé de 62 ans, M.Lowy fait sa marque en Ontario depuis deux ou trois décennies, mais il entretient des liens privilégiés avec Montréal, où il a fait ses études secondaires et universitaires à McGill, à la fin des années 50.11 a été professeur adjoint en psychiatrie à l’Université McGill et premier directeur du laboratoire d’études sur le sommeil et les rêves de l’Institut Allan Memorial.Sa carrière s’est poursuivie à l’Université de Toronto, où il a été successivement professeur au département de psychiatrie en 1974, puis directeur de ce département et ensuite doyen de la faculté de médecine de PHOTO ARCHIVES Frederik H.Lowy, nouveau recteur de l’Université Concordia.1980 à 1987.Depuis 1987, M.Lowy avait créé à l’Université de Toronto le premier centre de bioéthique.Entre autres travaux pratiques sur le terrain, M.Lowy est également l’un des principaux psychiatres de l’hôpital de Toronto.Il avait présidé à la fin des années 80 une commission d’enquête du gouvernement ontarien sur l’in-dustrie pharmaceutique.M.Lowy prend les rênes de Concordia au moment où toutes les universités québécoises jonglent avec des plans de compressions budgétaires.«Concordia s’attend à des compressions de 10 millions $ en 1995-96, déclare-t-il, et d’ici cinq ans nous devrons essuyer une compression de 30 millions $.» Le nouveau recteur annonce donc que toute la communauté universitaire sera conviée à réfléchir à la mission de Concordia.«Concordia ne doit pas être un deuxième McGill, c’est impossible et ce n’est pas nécessaire, dit-il.Il faut plutôt mieux cibler notre mission.» M.Lowy déplore d’ailleurs que le Canada ne possède pas la même tradition américaine de soutien privé aux universités.«Le soutien du milieu économique, des compagnies, des gens d’affaires est essentiel: c’est ce qui fait la différence entre la compétence, que les fonds gouvernementaux peuvent garantir, et l’excellence», conclut-il.Des parents se heurtent aux règles de la Croix-Rouge Le droit de donner du sang à leur fillette leur est refusé ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Malgré les pressions répétées de Lorraine Boucher, dont la fillette doit subir une importante opération sous peu, la Société canadienne de la Croix-Rouge ne démord pas de son refus d’accorder aux parents le droit de donner du sang à leurs enfants.Au terme d’une rencontre quelque peu tumultueuse avec le directeur du Centre transfusionnel de Montréal, Mme Boucher et plusieurs parents ont tenté hier, sans succès, d’arracher un assentiment de la Société canadienne de la Croix-Rouge à cet effet.L’organisme, qui recueille et gère les échantillons sanguins au pays, se refuse à déroger du principe d’une banque de sang universelle, alimentée par des dons anonymes, volontaires et gratuits.Devant le parc Lafontaine, une trentaine d’amis et de parents ont bruyamment brandi hier leurs pancartes en signe d’appui à Lorraine Boucher et Umberto De Rosa, parents de la petite Annabelle, âgée de deux ans.«Je veux donner le sang à ma fille qui en a besoin.Je l’ai mise au monde.Je veux lui donner de mon sang, c’est la chose la plus naturelle.Une mère qui veut donner du sang n’ira pas se mettre à risque», a insisté hier Mme Boucher, qui se bat depuis trois mois contre les autorités de la Croix-Rouge pour obtenir ce droit de faire un don dirigé.La petite Annabelle, qui souffre d’anémie et d’une importante scoliose au dos, subira la première de deux interventions majeures le 11 PHOTO JACQUES NADEAU Furieux, M.Umberto De Rosa, Mme Lorraine Boucher et plusieurs autres parents qui réclament sans succès le droit de donner du sang à leurs enfants, ont investi hier les bureaux de la Société canadienne de la Croix-Rouge, rue Sherbrooke, pour faire valoir leur grogne.avril, lors desquelles d’importantes quantités de sang seront nécessaires.Or, après les scandales dévoilés au grand jour sur la Croix-Rouge, Mme Boucher ne fait nullement confiance aux échantillons de l’organisme.«Il faut qu’ils (les médecins) prennent le sang de la Croix-Rouge et ce sang est à risque.Même si le risque est minime, il est là», relance la mère.La Commission Krever sur le sang a ouvertement incité les gens à s’autotransfùser avant une opération pour éviter tout risque de contamination, soutient Mme Boucher.Or, «l’autotransfùsion» n’est pas permise chez les enfants pesant moins de 25 kg, comme Annabelle.Il ne reste plus que le sang des parents (dons dirigés), affirme-t-elle, pour donner aux enfants un choix similaire à celui de§ adultes.A cela, la Croix-Rouge rétorque que le sang des parents n’est pas moins à risque que les échantillons quelle détient.«Des études américaines indiquent même qu’il v aurait peut-être plus de risques.Même si les parents passent des tests, il y a toujours une période où l’infection et! “muette" et ne peut être détectée», a insisté hier le Dr I.ouis Cos-sette.directeur médical du Centre transfusionnel de Montréal.Selon ces études, les parents ou les proches auraient aussi tendance à sous-évaluer leurs comportements à risque, convaincus du bien qu’ils font à leurs enfants.A l’heure actuelle, le risque de contracter le virus du sida ou l’hépatite B lors d’une transfusion est d’environ une chance sur 250 000, et d’une sur 2000 à 6000 pour l’hépatite C.Malgré tout, le Dr Cossette a entrebâillé la porte hier, laissant entendre que le comité d’étude récemment créé par la Croix-Rouge sur les dons dirigés interfamiliaux pourrait tenir compte «du bienfait psychologique ressenti par les parents» lors d'un don fait à leurs enfants.«L’inquiétude des parents est légitime, mais notre rôle est de dire la vérité et on ne peut changer nos politiques d’ici deux semaines», a ajouté le Dr Cossette.L’hôpital de Montréal pour enfants, où Annabelle est hospitalisée, s’intéresse de près, tout comme l’hôpital Sainte-Justine, au phénomène des dons dirigés entre parents et enfants.Plusieurs parents en font la demande, mais l’hôpital, qui n’est pas équipé pour tester lui-même et conserver les échantillons de sang, ne peut que se fier sur ceux de la Croix-Rouge.Le patin à roulettes fait son entrée au Festival de la santé LE DEVOIR Le Festival de la santé, qui en sera à sa cinquième tenue annuelle le 21 mai prochain, ajoute une troisième discipline à cette journée sportive, soit le patin à roues alignées.Les participants auront le choix entre 5 ou 20 kilomètres en patins, cinq kilomètres à la marche, dix kilomètres à la course ou à la marche, ou 35 kilomètres à vélo.Tout cela, dans les rues de Montréal.L’an dernier, 17 000 personnes ont participé au Festival de la santé; on en attend plus de 20 000 cette année.Plusieurs organismes collaborent pour assurer le succès de cet événement: la Régie de la sécurité dans les sports du Québec, la Commission des écoles catholiques de Montréal, la Ville de Montréal, l’Association québécoise des activités sur patins à roues alignées et Vélo Cité.On compte aussi deux commanditaires principaux, soit la Fédération des producteurs de lait du Québec et les Épiciers Métro.Dans le cadre d’un projet-pilote, plus de 200 séances de sensibilisation à la sécurité seront offertes à quelque 2000 élèves de la CECM et plus de 100 000 dépliants portant sur la sécurité dans ces sports seront distribués aux élèves.La fête du 21 mai se terminera au parc Lafontaine par une course aux trésors, c’est-à-dire 16 000 prix à gagner.Les formulaires d’inscription à cette journée sont disponibles dans les épiceries Métro.NOURAIE estÉK’ La plus grande sélection de tapis persans HAMADAM de Perse T X 5’ 75$ Les samedis entre lOh et I4h PLACE BONAVENTURE, COIN UNIVERSITÉ ET ST-ANTOINE ASCENSEUR SUD-EST ÉTAGE C (514) 879-9176 DEUXIÈME CO MARCEU-RIOUX organisé par le Déparlemeiil île sociologie «le rUnhersUé de Montréal cl la revue Possibles VN PAYS SAWS PROJET7 Universilé de Muni r«uil.xalle pavillon ,li,;m-l!i’ill;inl' g ' kl mars I !«)5.il»* l.’tli si I «h I ; ’ Renseignemenls: 529-1316 ou 343-6020 AUTHENTIQUES TAPIS PERSANS une entreprise qui a grandi grâce à votre confiance FERME sa galerie de la rue sherbrooke à montréal WEiTE Heriz Superfine 9.5“ sur 12.10" EHÇCJJC- DE LIQUIDATION D’UN INVENTAIRE DE PLUSIEURS MILLIERS DE DOLLARS Notre collection est l’une des plus imposantes collections de tapis persans noués à la main en Amérique du Nord -Tout l’inventaire de notre salle d’exposition de 6 000 pi2 doit être vendu.- Plusieurs articles sont liquidés sous le prix coûtant.- Nous vous garantissons de la qualité, du choix et, maintenant, des prix imbattables.a®£/ LUNDI ET DIMANCHE de 11 h à 18 h JEUDI ET VENDREDI de 10 h à 20 h MARDI.MERCREDI ET SAMEDI de 10 h à 18 h Afin de prendre une décision éclairée avant d’acheter chez un compétiteur, vous devez venir nous voir.Nous avons comparé les prix.À VOUS DE COMPARER ! «bon fin TAINS 1*1.USA NS 1600, rue Sherbrooke ouest Montréal, Québec Tél.: 933-3231 sill Wmm Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou groupement de personnes visé à l’article 60 du Code de procédure civile (L.R.Q., c.C-25) peut, dans les quinze jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les trente jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou cette intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, Bureau 9.200, Montréal (Québec) H2Y1B6.Nom et adresse du requérant Nature de Endroit la demande d'exploitation (ASCIQ) Le Foyer des Sportifs 8860.boul.St-Laurent Montréal Dossier: 1171-461 3097-4133 1 Restaurant 5375, QUÉBEC INC.pour vendre QueenMary Glazer & Glazer Montréal 5375.Queen Mary Montréal Dossier: 195-438 LA SOCIETE DE LA PLACE DES ARTS DE MONTRÉAL La Société de la Place des Arts de Montréal 1501, Jeanne-Mance Montréal Dossier: 250-597 BELVÉDÈRE BOWLING INC.Belvédère Bowling Inc.76, ave.du Chalet Saint-Pierre Dossier: 760*231 Consommation dans les gradins dans 8 bars dans amphithéâtre existants 3102*9473 Permis 53, boul.LES 1 Restaurant 238, boul.QUÉBEC INC.additionnel Brunswick ENTREPRISES pour vendre Taschereau Restaurant La 1 Restaurant Dollard des JEAN-CLAUDE La Prairie Serenata pour vendre Ormeaux DROLET INC.53, boul.sur terrasse Resta Chez-nous Brunswick 238, boul.Dollard des Taschereau Ormeaux La Prairie Dossier: 353-078 Dossier: 766-840 9017-1075 1 Restaurant 70.Notre- 2945-5656 Permis 7970, boul.OUEBEC INC.pour vendre, Dame Ouest QUÉBEC INC.additionnel St-Michel Daily Restaurant 1 Bar (1er étage), Café Alti 1 Bar Montréal Pub Montréal 7970, boul.St- 70, Notre-Dame Michel Ouest Montréal (1er étage), Dossier: 883-132 Montréal Dossier: 689-877 GESTIONS MAN- Changement 4524, rue VIC INC.de catégorie Bélanger 2764296 CANADA Retrait de la 1606, Ste- Hollywood Style de Restaurant Est INC.mention Catherine Cale pour vendre à Montréal Le Sharx Pool-Bar Centre Sportif Ouest 4524, rue Bar 1606.Ste- dans un bar Montréal Bélanger Est Catherine Ouest Montréal Montréal Dossier: 890-178 Dossier: 949-495 EDDY PROPHTE, 1 Restaurant 4729, Boul.PATRICIA DI 1 Restaurant 1227A, ave ALIX JEAN- pour vendre Robert LORENZO & pour vendre Mont-Royal JACQUES St-Léonard SYLVIE GAGNON Est Restaurant Le Empoisonneurs Montréal Détente Créole 4068, Parc 4729, Boul.Robert Lafontaine St-Léonard Montréal Dossier: 1172-105 Dossier: 1171-446 ASSOCIATION 2 Bars 8860.boul.SPORTIVE CONJOINTE St-Laurent Le président et directeur général ITALIE QUEBEC Ghislain K.-Laflamme, avocat Québec t 49 I.K I) K V IM H .I.K V K X I) It E DI :t I M A K S I II II A A 4 LE DEVOIR POLITIQUE E N B K E ?F UNE CAMPAGNE DE PUB VOTÉE PAR LES LIBÉRAUX (Le Devoir) — La campagne de publicité destinée à promouvoir le rapprochement interculturel, d’une valeur de 1,2 million $, critiquée par la députée libérale Fatima Houda-Pe-pin comme faisant partie d’une offensive préréférendaire, avait été approuvée par le Conseil du trésor et faisait partie du plan d’action adopté par les libéraux, lorsqu’ils étaient au pouvoir, en 1991.Le premier ministre Jacques Parizeau a fait ces précisions, hier, à l’Assemblée nationale.Il a également signalé les résultats d’un sondage, réalisé pour le ministère des Communautés culturelles et de l’Immigration en 1992, qui démontre que 73 % des Québécois sont d’accord avec ce genre de campagne publicitaire.Enfin, à la députée qui soutenait avant-hier que le gouvernement ferait mieux de verser cet argent aux groupes communautaires, M.Parizeau réplique que les crédits accordés à ces groupes œuvrant auprès des communautés culturelles seront augmentés de 1,3 million $ (ou 20 %) l’an prochain, passant à 8,1 millions $.EMPLOI: LA CSN RÉCLAME UNE STRATÉGIE GLOBALE Québec — La CSN invite le gouvernement québécois à se donner une stratégie globale de l’emploi et à remettre en question, sa stratégie de gel des dépenses.A l’occasion d’une rencontre avec le ministre des Finances Jean Campeau, hier, dans le but d’influencer le contenu du prochain budget, le président de la centrale syndicale, Gérald Larose, a mis en avant certaines suggestions pour la création d’emplois.Par exemple, le gouvernement pourrait réduire le temps de travail en diminuant le temps légal de la semaine de travail de 44 à 40 heures ou en décourageant les heures supplémentaires par une extension des coûts des programmes sociaux aux heures supplémentaires travaillées.M.Larose a aussi suggéré qu’on procède dans tous les secteurs à une réorganisation du travail, cela a été entrepris dans le secteur public.Le gouvernement devra par ailleurs aller de l’avant avec son projet de loi qui forcera les entreprises à consacrer au moins 1 % de leur masse salariale à des activités de formation professionnelle.Ex-Yougoslavie Les Casques bleus canadiens restent JEAN DION DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le gouvernement du Canada a décidé de maintenir la présence de ses quelque 2100 Casques bleus dans l'ancienne Yougoslavie.Le mandat canadien dans le cadre de la mission de paix assurée par la Force de protection des Nations unies (FORPRONU), qui prend fin aujourd’hui, a été prolongé de six mois «dans sa forme actuelle», a annoncé hier le premier ministre Jean Chrétien.Ce renouvellement d'engagement démontre que «les Canadiens sont prêts à faire leur part», mais, a prévenu le ministre de la Défense David Collenette, «nos alliés et l’ONU doivent prendre note qu’on ne pourra pas rester la indéfiniment: j’aimerais que notre participation soit graduellement réduite, parce qu’à un moment donné il faudra se pencher sur la nature même de cette mission», a-t-il ajouté.A compter de lundi, deux bataillons du Royal 22' Régiment — de la Cita delle de Québec et de la base de Val-cartier — iront donc pa*ndre la relève de leurs collègues situés en Bosnie et en Croatie.Près de 1600 nouveaux soldats devraient ainsi prendre place au cours des suc prochaines semaines, a indiqué M.Collenette.La décision d’Ottawa survient quelques jours après la rupture du cessez-le-feu qui tenait depuis le début de janvier entre Musulmans et Serbes dans l’est de la Bosnie.Actuellement, 1200 soldats canadiens sont postés en Croatie et 800 occupent le secteur de Visoko, en Bosnie.Mercredi soir, à l'occasion d'un débat spécial aux Communes, le Blue québécois avait donné un appui réticent au maintien des troupes, pendant que le Parti réformiste réclamait leur rapatriement, soutenant que les conditions de participation devraient faire l’objet d’une révision.U* Canada œuvre en ex-Yougoslavie depuis 1992 et renouvelle ses mandats de six mois en six mois.La distribution des troupes canadiennes sur le terrain pourrait cependant être modifiée en fonction des prochaines décisions de l’ON U, qui songe à réduire fortement (de 15 000 à 6000 soldats) son contingent croate tout en y faisant une plus grande place au Canada.Par ailleurs, M.Collenette a de nouveau été pris à partie hier par le député réformiste Bob Ringma.qui réclame la tenue d’une enquête sur la vague de suicides qui secoue depuis quelques mois la base de Valcartier.Au moins six et, selon certaines informations, jusqu'à duc soldats se seraient donné la mort consécutivement à un séjour dans l’ex-Yougoslavie.Selon M.Ringma, de graves problèmes de leadership et de moral, et donc de préparation des troupes au sein des Forces armées, sont à l’origine de cette succession d’«incidents».Le ministre a d’ailleurs été apostrophé, en plein point de presse dans le loyer des Communes, par la mère d'un soldat du 22' retrouvé pendu à la Citadelle, en février 1994.Lyne Desrosiers, qui se bat elle aussi pour l’institution d'une enquête indépendante, soutient que son fils de 20 ans.Jonathan Brunet, ne s’est pas suicidé mais a été tué.Assaillie par les journalistes, Mme Desrosiers a dit ignorer les motifs de ce qu’elle avance, mais a affirmé' qu’«il se passe quelque chose (au sein du 220 et c’est très sérieux».M.Collenette rétorque toutefois qu’il veut obtenir «plus d’informations» quant au lien éventuel entre les morts et le fait d’avoir servi en Bosnie ou en Croatie.Il maintient que le taux de suicide au sein de l’année est inférieur à celui dans la société en général et que lors d’une récente visite à Valcartier, le problème n’a pas été soulevé par les dirigeants de la base.Cela dit, «ça nous cause une grande inquiétude», a-t-il admis.Bourbeau accuse Parizeau de gonfler l’impact du budget Martin MICHEL VENNE DE NOTRE.BUREAU DE QUEBEC Le député de Laporte et ancien ministre des Finances, André Bourbeau, accuse le premier ministre Jacques Parizeau d’avoir délibérément gonflé l’impact à la baisse du budget Martin sur les transferts fédéraux au Québec.Selon M.Bourbeau, la plus large part de la réduction des transferts fédéraux au Québec était déjà escomptée dans les prévisions à long terme du ministère des Finances, publiées l’année dernière.Ainsi, selon ses calculs, les Québécois devront subir une diminution de 103 millions $ des transferts fédéraux sur trois ans par rapport aux prévisions faites l’an passé.Le premier ministre Jacques Parizeau a répliqué avec des tableaux et des chiffres fournis par les fonctionnaires du ministère des Finances — les mêmes qui ont œuvré sous l’autorité de M.Bourbeau en 1994 —, démontrant que l’impact du budget fédéral sera de 100 millions $ cette année, de 1 milliard $ l’an prochain et de 2,5 milliards $ l’année suivante.M.Bourbeau affirme que «ces di- minutions des transferts fédéraux avaient été largement prévues et intégrées aux équilibres financiers par le gouvernement du Québec l’an dernier puisqu’un projet de réforme de cet important programme était sur la table depuis 1991».M.Parizeau conclut qu’il «est grand temps qu’on sorte de ce régime-là».M.Bourbeau croit que le gouvernement surestime les effets du budget fédéral «afin de menacer les Québécois de hausses d’impôts et de taxes s’ils décidaient de ne pas quitter la fédération canadienne».Les deux politiciens ont échangé sur leurs interprétations des chiffres pendant plusieurs minutes en Chambre, comparant leurs calculs des transferts financiers, des points d’impôt, de la péréquation et du reste.M.Parizeau a rappelé que les premiers ministres québécois Duplessis et Lesage avaient récupéré d’Ottawa des points d’impôt que le fédéral s’était appropriés durant la guerre.Il signale que Daniel Johnson père publiait d’ailleurs dans cette foulée, il y aura 30 ans ce mois-ci, un livre intitulé Egalité ou Indépendance.«Le fils, aujourd’hui, nous dit: ni l’un, ni l’autre», a-t-il ironisé.PARIS Ouellet et Juppé causent turbot ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55, ST-JACQUES.MONTRÉAL, QUÉBEC H2Y3X2 Fax: (514)845-7874 Tél.: (514) 98 R*0*B*K Xa maUtiiz det intangible! Paris (AFP) — L’Union européenne et le Canada sont désormais d’accord pour régler par la seule négociation leur différend sur la pêche dans l’Atlantique Nord, laissant ainsi de côté les actions spectaculaires de ces derniers jours, a-t-on appris en marge d’une réunion de pays francophones à Paris.Les négociateurs canadiens à Bruxelles ont reçu un large mandat pour parvenir le plus rapidement possible à un accord, a indiqué jeudi à Paris le chef de la diplomatie canadienne, André Ouellet, à l’issue d’un entretien avec son collègue homo- logue français, Alain Juppé, en marge d’une réunion des 47 pays francophones dans le monde.«Si nous obtenons les garanties que nous souhaitons (sur les méthodes de vérification adéquates de prise de poissons et sur la protection des espèces), alors notre position sur les quotas sera plus facile à régler», a souligné M.Ouellet.Ce sont précisément sur ces points que planchaient jeudi les négociateurs canadiens et de la Commission européenne, des progrès ayant déjà été enregistrés sur la question des contrôles des navires de pêche.m&Ssk ¦m.w} 'r POURQUOI PARLER DE ’ENTES, RABAIS, IkdMPTES / K K DI HI M A It S I II II A - LE DEVOIR » OTTAWA «Je n'ai pas de réponses» SUITE I)E LA PAGE 1 des troupes en Somalie, en Bosnie et, dernièrement, en Haïti.Achetés en 1992 pour remplacer autant de Boeing 707 destinés à la ferraille, cette mise au rancart des vieux Boeing n’a toutefois débuté que l’an dernier, avec l’élimination de deux appareils.Un troisième Boeing devrait être cloué au sol à la fin du mois et les deux autres, durant l’été 1996.Les Airbus devront au préalable être reconfigurés pour leur conférer une vocation cargo, une opération que vient d’autoriser le Conseil du trésor et qui nécessitera une mise de fonds de 81 millions $.«Nous sommes en période de transition entre les Boeing et les Airbus.Nous avons présentement huit ap pareils en fonction, mais l’escadron n’en a besoin que de cinq.Pourquoi recourir à l’entreprise privée?Je n’ai pas la réponse», a précisé le lieutenant-commandeur Philip Anido.du département des affaires publiques du Grou- Ee de transport aérien.«Pour des questions de disponi-ilité et de continuité du service, je suppose», a ajouté Jacques Fauteux.lieutenant de marine, du quartier général de la Défense à Ottawa.Son collègue, le caporal Arsenault, précise «qu'en raison de ses engagements considérables, la flotte d’Airbus ne peut pas fournir un service de transport régulier à l’appui des voyages d’affaires.Une analyse approfondie a révélé que le nolisement d’avions canadiens est le moyen le plus économique de répondre à ce besoin».Ces Airbus n’en finissent plus de susciter la controverse.Pièces maîtresses du sauvetage financier de Canadien International, leur achat par Ottawa en août 1992, à 50 millions $ l’unité, a servi de bouée de sauvetage à Canadien, qui a pu poursuivre ses discussions avec American Airlines.Le ministre de la Défense de l’époque, Marcel Masse, avait pourtant écarté cette acquisition quelque mois plus tôt, se soumettant ainsi aux scrupules formulés par certains membres du cabinet Mulroney qui trouvaient indécent que des fonds publics soient mis a contribution pour permettre à une compagnie canadienne de s’associer à une entreprise américaine.Mais c’était minimiser le poids politique de Don Ma-zankowski, alors ministre des Finances et homme fort de Brian Mulroney dans l’Ouest canadien.L'intervention de M.Mazankowski a conduit à un dénouement du dossier favorable à Canadien, au nom de la Défense nationale.Les déboires de Invalid Ce sont ces mêmes Airbus qui ont accéléré la déchéance de la firme d'ingénierie Lavalin au début des années 1990.Se lançant, pour des raisons inexpliquées, dans l’achat-revente de gros porteurs, Ixivalin s’était engagée auprès de PWA (Canadien International), en vertu d'un contrat ferme de 800 millions $, à acheter 10 des 12 Airbus dont la compagnie d’aviation n'avait plus besoin après avoir pris le contrôle du transporteur en vols nolisés Wardair.En février 1991, Lava-lin, embourbée financièrement, n’a pu faire autrement que de résilier son contrat et verser 50 millions $ à PWA en guise de compensation pour son désistement.Finalement, ce sont ces mêmes Airbus qui se retrouvent aujourd’hui mêlés à la controverse entourant cette enquête menée en Europe sur des commissions soi-disant douteuses et prétendument versées par le consortium aéronautique Airbus sur des contrats conclus au Canada.Une dépêche de l’AFP publiée le 19 mars dernier faisait ressortir que le manufacturier avait, en 1985, conclu un contrat de service avec International Aircraft Leasing (IAL), une société du Liechtenstein.Airbus a démenti tout contrat avec IAL.L’AFP a ajouté, toutefois, que cette société, qui ne serait qu’une boite à lettres, aurait eu pour mandat d’explorer, au nom d’Airbus, le marché canadien des avions moyens porteurs, contre une rémunération de 46 million $ US.Selon les informations rapportées par l'AFP, IAL serait intervenue dans une commande de 1,8 milliard $ passée par Air Canada en 1988 et portant sur l’achat ferme de 34 Airbus et de 20 sous option, en contrepartie de commissions versées totalisant 20 millions $ US.L’année précédente, cette société aurait joué un rôle dans l’achat, par Wardair, de 12 Airbus.La station anglaise de Radio-Canada a repris la nouvelle cette semaine.L’émission The Fifth Estate, diffusée mardi, parle plutôt de commissions de 11 millions $ US et fait ressortir que le propriétaire d’IAL était l’entrepreneur germano-canadien Karlheinz Schreider, d’Alberta, qui comptait parmi ses amis le président du conseil de surveillance d’Airbus et l’ancien premier ministre Brian Mulroney.Selon The Fifth Estate, M.Schreider s’était adjoint les services du lobbyiste conservateur Frank Moores.M.Moores avait été placé par Brian Mulroney au conseil d’administration d’Air Canada au début de 1985, au lendemain de l’arrivée au pouvoir des conservateurs, pour ensuite démissionner de son poste d'administrateur du transporteur l'année suivante.Air Canada étant alors engagé dans un processus de modernisation de sa Hotte, in aodété de la l ouroniie aurait arrêté son choix sur Airbus en 1987, au terme d’un rigoureux processus de sélection.Mais l’annonce finale a été retardée par Ottawa qui, ne disposant pas des, apitauv requis, a exigé qu’Air Canada complète la premiere tranche de sa privatisation en deux volets avant de passer la commande.Cette première étape a été complétée à l’automne 1988, non pas sans difficultés, le prospectus accompagnant le premier appel public à l’epargne d’Air Canada se heurtant au blocage de la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario (CVMO).Selon les renseignements publiés alors dans les médias financiers, l’organisme de réglementation s’accrochait sur l’évaluation de certains éléments d’actif inscrits au prospectus.La CVMO a toutefois été invitée à mettre un terme à son opposition et à fermer les yeux sur les failles soulevées, cédant ainsi aux «pressions politiques et temporelles», pour reprendre l’expression de la secrétaire de la CVMO à l’époque, Julie-Luce Farrell.Le prospectus définitif d’Air Canada a reçu son visa en octobre 1988.Au même moment, IAL obtenait, d'après The Fifth Estate, une première commission de 5 millions $ US.Les sommes étaient déposées dans des comptes bancaires suisses, dont l’un était ouvert au nom de Frank Moores et l’autre pour un «politicien canadien», sous le nom de code de «Devon».TRANSPORT PAPE Le devoir de conscience remporte toujours sur les lois SUITE DE LA PAGE 1 deurs régionaux à participer, d’une part, à l'établissement de ce plan de transport — le troisième lancé par le gouvernement depuis dix ans — qui doit être adopté l’an prochain et, d’autre part, à régler l’épineuse question du partage des coûts.«Cela peut amener une contribution plus importante que maintenant des villes de banlieue.Je pense que la population du centre de file de Montréal ne peut pas augmenter sa contribution foncière au transport en commun.C’est vraiment saturé», a déclaré le ministre Léonard, qui souhaite rétablir l’équité entre les citoyens de l’île et les banlieusards.Il souligne d’ailleurs «que sur le territoire de la CUM, la population paie 44 % des coûts de fonctionnement des équipements de transport en commun alors que cette proportion est beaucoup moins élevée ailleurs».En outre, le ministère des Transports évalue à 100 millions $ la partie du déficit d’exploitation de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) liée à des non-résidants de l’île de Montréal.Pour gérer les dossiers d’intérêt commun, qui vont donc au delà des responsabilités des sociétés de transport et des conseils intermunicipaux de transport en commun, Jacques Léonard propose une réforme.Cette der-¦+nière comporte la mise sur pied d’un organisme régional des transports qui gérera une enveloppe annuelle d’environ 150 millions $.Le financement de l’organisme qui remplacerait l’actuel Conseil métropolitain du transport en commun (CMTC), et dont la composition privilégiée par le ministre consisterait en la nomination gouvernementale de trois commissaires, proviendrait entre autres des contributions foncières des villes de banlieue.Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, n’a pas tardé à réagir.«Il y a un vieux principe qui dit que celui qui paie est celui qui décide.Dans ce sens-là, si l’on se dirige vers une participation accrue du gouvernement, il est normal que le gouvernement améliore sa représentativité.Si les municipalités de la banlieue étaient appelées à contribuer davantage, le même principe s’appliquera aussi.Si la facture est partagée entre les municipalités et le gouvernement, le monde municipal va exiger d’avoir voix au chapitre», a soutenu M.Vaillancourt.Son vis-à-vis montréalais démontre davantage d’enthousiasme.«Je suis très satisfait de l’ensemble de la présentation du ministre.Premièrement, de sa vision, des enjeux pour Montréal, de sa volonté de consolider le tissu urbain, le cœur de Montréal.(.) Maintenant, il s’agit de voir si on a les moyens de se payer tout ce qu’on veut», a commenté Pierre Bourque.D’autres sources de revenus que l’impôt foncier pourraient être considérées, soit l’imposition d’une taxe sur les places de stationnement non résidentiel, une taxe sur l’essence et l’utilisation des droits d’immatriculation, qui sont déjà plus élevés dans les régions desservies par un réseau de transport en commun.Chose certaine, le président de la STCUM et maire de Montréal-Nord, Yves Ryan, voit d’un bon œil les intentions du ministre des Transports.«Je suis plein d’espoir pour la STCUM et les villes de l’île de Montréal quant au partage des responsabilités fiscales», a dit M.Ryan.Entre-temps, des projets majeurs seront étudiés.Ainsi, le ministre Léonard a annoncé l’octroi de 2,7 millions $ pour réaliser des «analyses finales nécessaires à la prise de décisions» dans le prolongement du métro à Laval (700 000 $), les trains de banlieue (1,9 million $) et le choix d’un mode de transport sur l’estacade du pont Champlain (100 000 $).D’autres projets feront l’objet d’analyses, dont le projet de train Montréal-Repentigny, l’amélioration du lien routier dans l’axe de l’autoroute 25, entre l’autoroute 40 et la rivière des Prairies, le prolongement de l’autoroute Ville-Marie jusqu’à l’autoroute 25 et le lien, par aéroglisseur, entre la banlieue nord-est de l’île et le centre-ville de Montréal.Le ministère des Transports passera à l’action, entre autres dans le réaménagement du carrefour au terminus de la station de métro Longueuil et du terminus An-grignon, le prolongement des voies réservées aux autobus sur le boulevard Pie-IX et sur le boulevard des Lauren-tides, ainsi que l’implantation d’une voie semblable sur le pont Lachapelle et à son approche.De l’avoir des déposants de la Caisse de dépôt Dans un sous-titre de la page A 8 de notre édition d'hier concernant les résultats de 1994 de la Caisse de dépôt et placement du Québec, on pouvait lire: «L'avoir des déposants de la Caisse a chuté de 47,1 milliards $».Il aurait bien entendu fallu lire: «L'avoir des déposants de la Caisse a chuté de 47,1 milliards en 1993 à 44, 8 milliards l'an dernier», comme on pouvait le lire dans le texte.Nos excuses.SUITE DE LA PAGE 1 lations génétiques ne sont pas loin de ce «totalitarisme», finit d’une dissociation, dénoncée comme le mal absolu, entre la liberté humaine et la vérité transcendantale.Mais, à la différence de textes précédents du magistère romain, ce n’est pas cette fois la culpabilité individuelle qui est d’abord en cause.Le pape observe par exemple — et c’est nouveau — la part prépondérante des «conditionnements» dans la décision d’uq avortement.C’est la responsabilité des sociétés et des Etats, notamment des régimes démocratiques, qu’il incrimine, en réussissant ce tour de force de n’en jamais citer un seul: sur le terrain de la vie humaine, aucun désaccord ne peut être toléré entre la loi civile et une loi morale qui interdit de tuer.Le devoir de conscience l’emporte toujours sur les lois de majorité et de circonstance.Infaillibilité Le magistère catholique nous avait trop longtemps habitués à de simples catalogues du «permis-défendu» pour qu’on ne prenne pas acte d’un document où le mot «condamnation» ne revient qu’une fois (à propos de l’utilisation de fœtus vivants) e( où l’auteur élève haut le débat, renvoyant chaque Etat à ses responsabilités éthiques face à la vie commençante et finissante.On savait que tout ce qui est «scientifiquement» possible n’est pas «éthiquement» souhaitable.Jean-Paul II ajoute cet autre axiome: tout ce qui, pour les sociétés libérales, est «éthiquement» possible n’est pas «juridiquement» tolérable.Plus que le contenu de dispositions pratiques qu’il préconise pour restaurer une «culture de la vie», c’est donc à une réflexion de philosophie sociale et politique qu'il invite les démocraties, les scientifiques, les intellectuels et les hommes politiques.Ce faisant, il se pose en législateur du monde autant qu’en éveilleur de consciences.S’il ne met pas en jeu son infaillibilité pontificale, il engage, de manière ferme, solennelle et collégiale (avec l’assentiment de tous les autres évêques), son autorité sur trois articles soulignant l’absolue immoralité et illégalité de l’acte de tuer des enfants «non nés» ou des vieillards condamnés, de provoquer un avortement ou une euthanasie, actes évidemment passibles d’excommunication.Mais, dans ces conditions, on peine à comprendre qu’une même sévérité ne s’exerce pas à l’égard de la pei- SUITE DE LA PAGE 1 moralement seulement, à stabiliser en l’an 2000 leurs émissions de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990.Les pays insulaires, menacés de disparition sous les eaux en raison du relèvement des océans provoqué par le réchauffement de la planète, proposent aux pays occidentaux de réduire leurs émissions de 20 % d’ici 2005 par rapport, toujours, au niveau de 1990.Cet objectif est conforme à celui que les libéraux fédéraux ont annoncé lors de la dernière campagne électorale et que le gouvernement fédéral maintient toujours, du moins officiellement.La proposition de l’AOSIS, a déclaré l’ambassadeur Slade devant les délégués des 120 pays représentés, constitue «un petit mais un premier pas essentiel vers la réduction de 60 à 80 % que les scientifiques jugent désormais nécessaire pour stabiliser dans l’atmosphère la concentration des gaz à effet de serre».«Il est amplement démontré, maintenant, qu’une telle réduction n’est pas seulement plausible mais qu’elle serait avantageuse au plan économique pour tout le monde.Si des réductions majeures ne sont pas réalisées dans un proche avenir, des réductions beaucoup plus draconiennes deviendront nécessaires plus tard, qui pourraient s’avérer catastrophiques.Une action préventive rapide de la part de la communauté internationale nous épargnera, ainsi qu’à nos enfants, de devoir choisir entre deux maux tout aussi inacceptables qu’intimement reliés, soit une économie ruinée ou un climat tout aussi endommagé.» L’ambassadeur Slade a résumé ainsi le caractère urgent de la situation pour les 31 pays de l’AOSlS, une urgence confirmée par le récent rapport du Groupe intergouvememental sur l’évolution du climat (GIEC), un organisme onusien.«Déjà, a-t-il dit devant une salle sidérée, nos gens souffrent physiquement, émotivement et économiquement des forces climatiques en changement.La fréquence et l’intensité accrue des tempêtes ont détruits nos maisons et nos commerces, ont rendu nos propriétés impossibles à assurer, et menacent maintenant nos vies.Sur la durée Les encycliques de Jean Paul II 14 mars 1979 Redemptor homlnla (Christ rédempteur et dignité de ( Homme) Défense des droits j aB/Homme ~2 décembre I960 Oltret In mlserlcordla (Dieu riche en miséricorde) L amour du Pire, révélé pat le Christ 15 septembre 1981 Laborem Exercent (C est par le travail) Rappel de la dignité et des droits des travailleurs 2 lurilet 1985 Slavorum Apostoll (Les apôtres des Slaves) I Définition d une ‘théologie de la liberté religieuse’, inspirée des évangéhsateurs des peuples slaves IBmai 1986 Oomlnum et vlvlfIcantem (Il est Seigneur et donne la vie) Defense de la toi contre le matérialisme et Satan 25 mars 1^7^ Rademptorls Mater (La mère du Rédempteur) L assistance de la Verge dans les problèmes de la me des hommes, familles et nations 30 décembre 1987 Solllcltudo ral soclalis (La préoccupation pour les questions sociales) Pour un développement solidaire des peuples, pour la lustice et la chanté internationale 7 décembre 1990 Redemptorla mlaalo lia mission du Rédempteur) Pour i engagement des missionnaires, évêques, prêtres et laïcs pour la paix, la /ustice et les droits de l Homme face a la corruption du pouvoir 1er mai 1991 Cantealmua annus (La centième année) Relecture de l’encyclique 'Rerum novarum’ du pape Léon XIIIdans la perspective du 'troisième millénaire de 1ère chrétienne' 6 août 1993 Verltatls splendor (La splendeur de la vérité) Réaffirmât ion des positions de l Eglise face i 1 abandon des valeurs morales 30 mars 1995 Evangelium vltae (L'Evangile de la vie) L e caractère sacré de la vie humaine contre i avortement, l 'euthanasie, la peine de mort ASf irtcQuch-e - Laurtnct SêubtOu ne de mort, dont le pape s’illusionne à dire qu’elle est en recul dans les faits autant que dans l’opinion, et dont il n’exclut pas (dans des expressions plus atténuées que celles du Catéchisme universel de 1992) l’application.Il est difficile de soutenir que le respect de la vie est un principe absolu, parce que don de Dieu, et de ne le réserver qu’aux êtres innocents et désarmés.Et que dire du refus confirmé de toute contraception (sauf naturelle) et procréation artificielle, au motif qu’elles rompent le lien entre sexualité et procréation?Que dire, enfin, du silence sur le seul moyen efficace connu à ce jour — le préservatif — de faire reculer une entreprise de mort comme le sida?Une telle encyclique ne risque pas de faciliter la tâche du médecin et du législateur, confrontés à des situations bel et bien concrètes et à qui l’éthique de conviction du pape, pour respectable qu’elle soit, paraîtra d'un faible se^ cours face à l’éthique de responsabilité exigée d’eux.Si Evangelium vitæ laisse ouvertes des portes, son auteur apparaît encore fermé à toute cette «casuistique» qui prend en compte les cas particuliers, les situations d’«éthique de détresse» et toute cette tradition d’accompagnement dp la conscience qui fait pourtant partie du meilleur de l’Église.d’une vie humaine, au moins sept de nos petits États pourraient disparaître sous les flots.» Les grandes sociétés d’assurances comme la Lloyd’s et la Munich RE, la plus importante société de réassurance au monde, ont toutes deux réclamé à Berlin une action immédiate pour enrayer un dérèglement climatique dont elles voient les conséquences économiques croissantes.Richard Keeling, de la Lloyd’s, a rappelé que le nombre de catastrophes naturelles a quadruplé dans les années 1985-1995, multipliant par six les dommages économiques et par 14 les remboursements.Les derniers relevés par satellite ont confirmé les craintes des pays de l’AOSIS.Ils indiquent un relèvement global des océans qui, s’il se vérifie, atteint le double des prévisions.Les dernières études révèlent d’autre part un réchauffement moyen et global de trois degrés centigrades de l’océan Pacifique.L’ambassadeur Slade explique ainsi le fait que les coraux et les colonies de zooplanctons des océans se meurent, des populations étant décimées à 80 % dans la région du Pacifique par le réchauffement de l’eau.D’autres études, publiées récemment par Le Devoir, attribuent cette paralysie nouvelle du processus de production primaire des océans à un méga-phénomène voisin de l’effet de serre, soit l’augmentation du rayonnement UVB provoqué par la raréfaction de la couche d’ozone.D’autres pays sont aussi menacés.Kirsty Hamilton, porte-parole néo-zélandaise de la délégation de Greenpeace international, a déclaré hier que l’Europe subissait à un bout les affres d’inondations sans précédent depuis un siècle, pendant que sévissaient, à l’autre extrémité, des sécheresses de plus en plus sévères.Greenpeace a d’ailleurs publié un document qui dresse le bilan des mutations climatiques des dernières années.Ce portrait coïncide avec le dérèglement des climats, accompagné de phénomènes de plus en plus violents, que prédisent les experts avant que ne s’amorce le réchauffement de façon sensible sous nos latitudes.Scientifiques et écologistes sont particulièrement inquiets de la découverte toute récente d’une fissure de 65 km dans la calotte glacière de Larsen, en Antarctique.Parizeau conservera la culture encore quelques mois PAULE DES RIVIERES LE DEVOIR Le premier ministre Jacques Parizeau n’est pas encore prêt à céder son poste de ministre de la Culture.«Je pense que je vais avoir à passer quelques mois là-bas, au ministère des Affaires culturelles», a-t-il décidé hier soir.M.Parizeau a officiellement lancé hier soir la SODEC, la Société de développement des entreprises culturelles, que préside Pierre Lampron.Il a participé au premier conseil d’administration du nouvel organisme, responsable de l’aide aux entreprises culturelles et des productions destinées à l’autoroute électronique.Il a enjoint ses membres à rester «simples, efficaces et justes».Répondant aux questions des journalistes sur son rôle de ministre de la Culture, M.Parizeau est d’avis qu’«il y a un certain nombre de choses à faire dans ce ministère pour lesquelles les pouvoirs et attributions du premier ministre peuvent être utiles».Quelques centaines de personnes — tout ce que le milieu culturel compte d’important dans toutes disciplines — ont participé, hier, à la réception du lancement officiel de la SODEC.La SODEC remplace la Société générale des industries culturelles.M.Parizeau a rappelé qu’elle marquait l’instauration d’un guichet unique pour toutes les industries culturelles.Son mandat est large, d’autant plus que M.Parizeau a surtout insisté, hier soir, sur la fonction multimédia attachée à la SODEC.«Un accent considérable» devra être mis pour rattraper le retard que le gouvernement du Québec accuse sur l’autoroute électronique, a-t-il précisé.«Nous nous sommes pétés les bretelles pendant des années en s’imaginant que comme gouvernement, nous étions en avance.Nous sommes en queue de peloton», a-t-il déclaré.Jusqu’à tout récemment, seuls le Québec et le Yukon n’étaient pas sur l’Internet.Le gouvernement travaille donc à se trouver un «site» sur l’autoroute.La SODEC aura à cet égard des fonctions de conseillère, de gestionnaire des crédits d’impôt et de soutien aux projets.Le premier ministre a également apporté les précisions suivantes sur son rôle de ministre de la Culture.Ses priorités vont à Radio-Québec, à certains dossiers d’immobilisations, à la Cinémathèque et au Conseil des arts et des lettres du Québec.C’est la première fois depuis 20 000 ans qu’une telle fissure semble se produire, résultat possible du réchauffement moyen de 2,5 degrés centigrades noté dans cette région.Autre signe de la fonte annoncée des glaciers des pôles, un iceberg géant, grand comme deux fois Berlin et sa banlieue, s’est récemment détachée du continent blanc.La fonte des glaciers est sensée provoquer un rehaussement moyen des mers d’un mètre, ce qui pourrait signifier davantage pour certaines mers fermées ou régions particulières de grands océans.Plusieurs îles du Pacifique et des Caraïbes seraient rayées de la carte dans un premier temps.A plus long terme, d’importants pays comme le Bangladesh ainsi que plusieurs régions côtières, particulièrement celles abritant les grandes rizières asiatiques, seraient aussi menacées, selon le GIEC.D’autre part, les ONG et les petits pays insulaires ont applaudi hier la poussée de plus en plus forte des membres de l’Union européenne en faveur de la négociation d’ici 1997 d’un protocole contenant des objectifs et un calendrier de réduction des gaz à effet de serre.Même si aucun objeçtif n’est proposé.De leur côté, les États-Unis exigent, comme préalable à tout protocole, l’engagement des pays en voie de développement à tout effort de réduction dans les pays industrialisés.Les ONG espèrent, de leur côté, un «effritement» du «JUSCANZ», up acronyme désignant le bloc constitué du Japon, des États-Unis, du Canada et de la Nouvelle-Zélande.Ces pays sont accusés d’appuyer la position américaine ou des positions tout aussi atten-tistes.Greenpeace a accueilli comme un signe encourageant les déclarations de certains porte-parole japonais, hier, qui semblent se rapprocher de la position européenne, tout comme celle de la ministre canadienne de l’Ènviron-nement, Sheila Copps, qui se prononçait hier dans Le Devoir en faveur de la négociation immédiate d’un protocole de réduction tout en annonçant qu’elle défendra la semaine prochaine une formule de compromis destinée à impliquer les pays du Tiers-Monde par des transferts technologiques.BERLIN «Un petit pas, mais un premier pas essentiel» LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9HOO À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985-3344 PUBLICITÉ (514) 985-3399 / télécopieur (514) 985-3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800-363-0305 les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelol et pour les abonnemenls postaux.SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sam frais) 1 800 463-7559 ,, ., , , ,, rri,,Ak~.i SHA-iMO II,.«t imDriméDarli-sImDrimi-rir-Oucbccor LaSalle, 7743 de Bourdeau, division rit-Imprimeries Que-bccor Inc., 612 ouest rue Saint-Jacques.Montréal.I-'Agoncc Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les .*.
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