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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-04-15, Collections de BAnQ.

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?FONDÉ EN 1910 ?LE DEVOIR M n HT T IJ Û Al I W VJ « A M V IA I I ^ I.’ T h I M A N (' Il F II! A V II I I I «I ••• iflusé par les principales chaînes de télévi-^ sion à une heure de grande écoute — pri-: vilège d’ordinaire réservé aux allocutions du chef de l’État —, son discours avait toute la solennité voulue pour en imposer a ses compatriotes.Newt Gingrich, artisan de la victoire des républicains aux élections législatives de novembre dernier, venait rendre compte du travail accompli par ses troupes au cours de la période de cent jours qu’il s’était fixée pour mettre en marche une nouvelle «révolution conservatrice».Il faut bien constater que,le calendrier établi a été respecté.A marche forcée, le président de la Chambre des représentants a imposé une cadence infernale aux législateurs de la Chambre basse qui n’avaient jamais adopté autant de projets de lois en si peu de temps.L’essentiel du programme du «Contrat avec l’Amérique», concocté l’an dernier par Newt Gingrich et auquel avaient souscrit les candidats républicains, a été approuvé par la Chambre des représentants.Deux mesures du «Contrat avec l’Amérique» seulement ont été repoussées: celle visant à limiter le nombre de mandats des congressistes, et celle qui aurait permis de restaurer les budgets de recherche et de production du système de défense antimissile.Pour le reste, Newt Gingrich peut se targuer d’avoir remporté aisément la bataille des cent jours, sa deuxième après celle des élections de l’automne dernier, qui avait permis aux républicains de reprendre le contrôle des deux Chambres du Congrès après quarante ans dans l’opposition.Il a fait voter par des troupes disciplinées un ensemble de textes législatifs censçs former le socle d’une remise en cause radicale de l’État-provi-dence touchant le politique, le social, le judiciaire, l’administration publique et les affaires militaires.En vrac, les prescriptions du docteur Gingrich: des allègements fiscaux, une réforme du système de protection sociale, des dispositions pénales pour appuyer la répression de la criminalité, une réduction de la contribution américaines à l’ONU, l’interdiction de placer des troupes américaines sous commandement étranger sans autorisation du Congrès, le droit pour le président américain d’imposer un veto «sélectif» aux dépenses budgétaires, l’amendement constitutionnel imposant l’équilibre budgétaire (cette dernière mesure a été rejetée par le Sénat).Il reste à présent au Sénat, où les républicains sont aussi majoritaires, de prendre le relais et d’approuver à son tour les éléments du «Contrat avec l'Amérique».Cela s’annonce plus difficile, les sénateurs républicains étant moins soudés autour de la personnalité de leur chef, et leur leader lui-même, Robert Dole, n’ayant pas l’intention de suivre les yeux fermés la voie ouverte par Newt Gingrich.«Nous n’avons pas été élus pour adopter systématiquement tout ce que fait la Chambre», a d’ailleurs dit M.Dole, chef de la majorité républicaine au Sénat.En outre, la défense des «valeurs morales», chère à la droite républicaine et illustrée par une foule de sujets dits «de société», est restée en plan.L’avortement, la prière à l’école, l’immigration et la politique A'affirmative action, destinée à corriger les effets de la discrimination envers les minorités, sont autant de questions brûlantes, sources de division et de désunion dans le camp républicain.L’omniprésence du président de la Chambre des représentants dans le champ politique est sans précédent dans l’histoire américaine.Newt Gingrich est sans contestç l’homme politique qui a eu le plus d’influence aux États-Unis au cours de la dernière année, et le président de la Chambre qui a le mieux tiré parti de sa position pour infléchir le cours de la politique.«Depuis cinq mois, il a supplanté le président (Clinton) et il est devenu le principal ordonnateur du débat politique national», écrivait en éditorial cette semaine The New York Times.Curieusement, en dépit de ses succès législatifs et du talent de stratège politique que chacun lui reconnaît, Newt Gingrich ne passe pas la rampe aussi bien qu’on aurait pu s’y attendre auprès des Américains.L’opinion publique le boude.Le président de la Chambre est moins populaire que le président Clinton qui semble au contraire profiter de l’éclipse qu’il subit pour remonter dans les sondages.Newt Gingrich en ferait-il trop?Ijes Américains le trouveraient-il trop encombrant et remuant?Seraient-ils déjà lassés du néo- reaganisme à la Gingrich?INDEX MÉTÉO Agenda .CIO Montréal Avis publies .Classées .B7 .JS) Cl N Nuageux.40 % de possibilité d'averses lar en après-midi.^ Max: 7 Économie .Bl Québec Éditorial .AIO v Nuageux.60% de Ar, oossibilité d'averses Le monde .A7 on après-midi.Mots croisés.B7 Sgr Max: 7 Les sports.BIO Détails en B 7 La chute du dollar fait plier le super-Japon Le super-Japon avec son super-yen a cédé.Contre qui?Un dollar faible.Un billet vert que les boursicoteurs ramassent à la pelle sur les marchés financiers asiatiques et européens.Et pourtant, ni l’administration américaine, ni la Réserve fédérale n’avaient l’intention, la volonté ou le désir de jouer un dollar au plus bas (il a chuté de plus de 15 % depuis le début de l’année).Devant l’intransigeance de la Réserve fédérale, qui s’est toujours refusée à laisser le marché dicter la conduite de sa politique monétaire, ce qui était, hier en- core, un problème de dollar américain faible est vite devenu un problème de yen trop fort.David contre Goliath et cette fois c’est le dernier qui gagne: le rapport de force entre le plus grand débiteur sur la planète et le pays le plus riche au monde g joué, momentanément du moins, en faveur des États-Unis.Le Japon n’a eu d’autre choix que d’abaisser ses taux d’intérêt à des niveaux records et d’accoucher d’un plan, trop timide et peu convaincant toutefois, visant à accélérer l’ouverture de ses frontières aux produits importés.L’abolition graduelle de ce protectionnisme tant décrié par les Américains, qui se traduit par des excédents commerciaux outrageants aux yeux des Occidentaux, témoigne de l’ampleur du déséquilibre engendré par l’effondrement de la devise américaine face aux autres monnaies fortes.Un déséquilibre risqué pour tous qui, à court terme et sans que Washington ne l’ait véritablement commandé, contribue à adoucir un différend commercial entre les deux pays.Les Américains ne disent-ils pas au reste du monde que «le dollar, c’est notre monnaie, et c’est votre problème»?Un véritable casse-tête japonais.NOS INFORMATIONS EN PAGE B 1 yj % fÉPÉfl % ¦"Sr.Le pardon PHOTOS JACQUES GRENIER ET AP À MADRID (ci-haut à droite), à Jérusalem (au centre), à Port-au-Prince (en bas), partout dans le monde, les chrétiens ont célébré hier le Vendredi saint.Montréal n’a pas fait exception (photo de gauche).Partis à 7h de l'église Sainte-Madeleine-Sophie-Bar rat, située sur le boulevard Gouin, près de 2000 pèlerins ont sillonné la ville et effectué 14 arrêts dans autant d’églises.Ils sont arrivés à la basilique Notre-Dame vers 15h pour la célébration eucharistique du pardon.Nos informations en page A 2.Deux fois plus d’immigrants étudient le français Trouver un emploi demeure la principale motivation KONRAD YAKABUSKI LE DEVOIR Quatre ans après l’adoption par le Québec d’une approche plus musclée pour «franciser» ses nouveaux arrivants, la clientèle des centres d’orientation et de formation des immigrants (COFI) atteint le double de son niveau de 1990.Ét plus d’immigrants que jamais font preuve de persévérance dans l’apprentissage de la =1= langue de Tremblay, selon une nouvelle étude du ministère des Affaires internationales, de l’Immigration et des Communautés culturelles.Mais le besoin de se trouver un emploi, et non pas le désir de s’intégrer à la culture de la majorité, demeure de loin la principale motivation des immigrants à apprendre le français.Ceux qui réussissent à décrocher un emploi en milieu anglophone ne ressentent toujours pas le besoin de s’inscrire aux cours de français offerts gratuitement dans les COFI.Par ailleurs, un noyau important de nouveaux arrivants refuse toujours de s’instruire VOIR PAGE A 12: IMMIGRANTS Niveaux primaire et secondaire Hausse de budget pour le privé, coupes pour le public Les universités seront les plus touchées par les compressions PAUL CAUCHO.N LE DEVOIR Un horizon d’espérance En cette semaine sainte, en ce jour de la Pâque juive, à la veille de la Pâques chrétienne, en même temps que Le Devoir publie un cahier «Religion», le sociologue théologien Jacques Grand’Maison trace le portrait des enjeux sociaux et religieux du Québec contemporain.Pour lui, le Québec est à nouveau à la croisée des chemins, dans une nouvelle «opération vérité».Mais le vide éthique et la transcendance noire qui stigmatisent la société contemporaine ne doivent pas faire oublier les «forces de rebondissement» des individus qui redéfinissent actuellement «un horizon d’espérance», vis-à-vis duquel l’Église elle-même doit nécessairement se situer.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Jacques Grand’Maison est un homme-orchestre de la sociologie québécoise.Professeur à la faculté de théologie de l’Université de Montréal, pasteur en paroisse, sociologue et essayiste, on lui doit une quarantaine d’ouvrages et des centaines d’articles et de conférences.Avec son dernier pavé, intitulé Le Défi des générations (Fides), il poursuit son incessante observation de la scène québécoise.Ce gros bouquin de 500 pages, produit en collaboration avec des collègues (Solange Lefebvre, Lise Baroni, Jean-Marc Gauthier), synthétise et poursuit le travail entrepris il y a sept ans, au diocèse de Saint-Jérôme, par l’équipe de plusieurs dizaines de personnes, constituée autour du pro- fesseur Grand’Maison.Un marathon sociocri-tique, basé sur des centaines et des centaines d’entrevues avec des personnes de tous les milieux, de toutes les générations, qui a déjà permis la publication de cinq autres livres depuis le début de la décennie (Le Drame spirituel des adolescents, Une génération bouc-émissaire, La Part des aînés, etc.).Il y a là un portrait implacable du Québec.Les docteurs qui se pointent au chevet de notre société hy-permoderne ne cessent de poser un diagnostic triste et noir sur notre état critique.Le mal qui nous ronge collectivement découlerait d'une absence de point de vue fixe et transcendant.Fernand Dumont, qui a lui-même entrepris une étude semblable à celle du Défi.il y a quaran- La population transforme les valeurs alors que des tabous sociaux bloquent les réformes VOIR PAGE A 12: HORIZON Alors que la quasi-totalité des crédits consacrés aux différents ordres d’enseignement diminueront l’année prochaine, les fonds gouvernementaux consacrés au Un manque à gagner de 200,6 millions $ est annoncé pour 1995-96 ce qu’on finance en tenant compte de la clientèle, et leur clientèle est en forte augmentation, explique Mario Lali-berté, directeur des ressources financières au ministère.En fait, si on avait tenu compte de l’augmentation réelle de leur clientèle, leur budget aurait augmenté d’au VOIR PAGE A 12: BUDGET primaire et au secondaire du réseau privé passent de 302,9 millions $ en 1994-95 à 307 millions $ en 1995-96.Au ministère de l’Éducation, on soutient que le privé précollégial fait face à un manque à gagner «comme les autres».«Leur budget est en hausse par- 1,50 $ pour l’édition du samedi en kiosque Le prix de vente en kiosque de l’édition du samedi du Devoir augmente à compter d’aujourd’hui.Il passe de 1,30 $ à 1,50 3 avant taxes.Cette augmentation est rendue nécessaire par la hausse substantielle du prix du papier journal qui affecte l’ensemble des publications imprimées.au Canada comme ailleurs dans le monde.En semaine.du lundi au vendredi, le prix en kiosque demeure inchangé, soit 0,65 $ avant taxes.Lundi, Le Devoir ne sera pas publié : j I, E I) E V 0 I R .I, E S S A M E I) I I f> E T I) I M A N C II E I (i A V R IE If) 9 5 A 2 E S A G T U A LIT E S La marche du pardon Ils étaient 2000 Le tiers des participants étaient d’origine haïtienne RACHEL DUCLOS LE DEVOIR Près de 2000 personnes ont affronté la pluie, le vent et le froid, sourire aux lèvres, et parcouru les 14 kilomètres traditionnels de la marche du pardon du Vendredi saint.Partis à 7h hier matin de l’église Sainte-Madeleine-Sophie-Barrat, située sur le boulevard Gouin, les pèlerins ont sillonné la ville et effectué 14 arrêts dans autant d’églises.Ils sont arrivés à la basilique Notre-Dame vers 15h pour la célébration eucharistique du pardon.Ereintés, rompus par la longue marche, ils n’en continuaient pas moins d’afficher un sourire contagieux en regardant les passants.Certains massaient des pieds endoloris, des mamans marchaient péniblement, tenant par la main trois ou quatre sages marmots.La marche du pardon n’est pas, au Québec, une occasion de souffrance pour expier ses péchés, comme c’est le cas, par exemple, en Espagne ou aux Philippines.Dans les rues de Montréal, hier, certains chantaient, d’autres priaient à voix haute, encou- ragés par des haut-parleurs qui diffusaient chants et prières.Un trompettiste a même joué un Ave Maria, au grand plaisir des marcheurs.Plus du tiers des participants étaient d’origine haïtienne.De plus, les enfants et les adolescents ont participé en grand nombre à ce 231' événement annuel, intitulé «Jésus mon espérance».«Beaucoup d’animateurs de pastorale nous ont appelés pour s’informer de l’événement, cette année», dit le frère Claude Béliveau, organisateur de la marche du pardon.Celui-ci organise la marche depuis six ans.Il désire qu’elle se fasse dans la joie.«Ça n’arrive pas souvent, dit-il, qu’on puisse marcher dans la rue pour autre chose que pour protester, pour une raison tout simplement positive.» Les automobilistes, peu nombreux en ce jour férié, se sont montrés des plus patients.«Quand ils ne sont pas contents, on leur dit: “C’est pour vos péchés qu’ils marchent”, raconte en riant le constable Simard.Alors ils se calment.En temps normal, ça ne marcherait pas comme ça.» 'WV lHlll,^riZ A • PHOTO JACQUES GRENIER Les marcheurs du pardon à leur arrivée à la basilique Notre-Dame.PiHfcilWMiïjtiiir '&rrrtsÉ&* NWi ü Sjjjjjwwta» monde à moi, IL Y A UN VOYAGE DANS DANS num ¦ ?:W et c/î ui et U < AIR CANADA INAUGURE ."> LE DEVOIR MONTREAL A 3 Centre de psychologie Services psychologiques Gouin inc.39, bout GouinOuest Montréal |Québec) H3L1H9 (514) 381-5530 Longueuil veut retirer aux citoyens le pouvoir de bloquer un emprunt KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR •l| v> Li- a Ville de Longueuil veut se soustraire à la procédure du registre par .laquelle des citoyens peuvent contraindre la municipalité à annuler un règlement d’emprunt L’administration du maire Claude Qladu entend se débarrasser de ce carcan en entreprenant des démarches auprès de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) pour qua le gouvernement provincial modifie les conditions requises pour adopter des règlements d’emprunt, icftla mi-mars, 2270 contribuables longueuillois ont exprimé leur frustration face à la gestion de l’administration Gladu en bloquant un règlement d’emprunt de 630 000 $, prévu pour des travaux de réfection des rues et trottoirs.Les autorités municipales n’ont eu d’autre choix que de s’incliner bien qu’elles aient refusé de tenir un référendum, ce qui aurait coûté près de 500 000 $.C’est d’ailleurs l’aspect financier qui a incité l’équipe Gladu à faire pression auprès de l’UMQ pour revoir la loi.De la même façon, c’est ce qui a soulevé l’ire de certains opposants au règlement d’emprunt.«Les élus au pouvoir n’ont pas reçu un chèque en blanc lors de la dernière élection et il y a lieu de féliciter la population qui, à la lumière des faits exposés par les partis d’opposition et l’association de propriétaires, s’est exprimée», a fait valoir la chef du Parti longueuillois, Gisèle Hamelin.Pour cette dernière, la procédure du registre constitue le dernier bastion de la démocratie directe qui «accorde à tout citoyen le pouvoir de juger, entre deux élections, des décisions d’une administration qui ont pour effet de hausser la dette et d’augmenter d’autant la charge des contribuables».Du côté de l’administration, on s’inquiète que les partis d’opposition puissent avoir un tel pouvoir sans pour autant avoir été élus à la tête de la municipalité.«Il est évident que la procédure d’enregistrement sous sa forme actuelle favorise les partis d’opposition qui, s’ils sont bien organisés, peuvent facilement regrouper leurs militants pour bloquer un règlement», a expliqué l’administration par voie de communiqué.Longueuil entend profiter du sommet sur la décentralisation tel que l’a récemment promis le ministre des Affaires municipales, Guy Chevrette, pour présenter ce dossier de façon prioritaire dans le cadre des allégements des contrôles du gouvernement sur les municipalités.Mme Hamelin et son équipe entendent s’y opposer farouchement.Les cols bleus rompent le silence KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Silencieux depuis que l’administration de Montréal a durci le ton à leur endroit, les cols bleus s’apprêtent à leur tour à faire une sortie publique avec la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) à laquelle ils sont affiliés.Le président syndical des cols bleus, Jean Lapierre ainsi que le président de la FTQ, Clément Godbout, tiendront donc une conférence de presse conjointe mercredi prochain pour faire le point sur le conflit de travail qui sévit depuis un mois et demi.Outre les différents éléments en litige tels que le plancher d’emploi et la semaine de quatre jours, MM.Lapierre eteGodbout aborderont la question des actes de violence et d’intimidation dont certains fonctionnaires accusent les'cols bleus.Les employés manuels de la Ville ont déclenché une grève des heures supplémentaires le 1er mars dernier qui a forcé la Ville à mettre la clé dans la porte du Biodôme et de l’Insectarium.Une entente entre la municipalité et le syndicat des cols bleus datant de 1991 obligeait Montréal à fermer ces deux équipements advenant une grève, en contrepartie de quoi les syndiqués s’engageaient à assurer la survie des animaux.Cette fermeture a provoqué la mise à pied de près d’une cinquantaine de cols blancs, dont le tiers sont des auxiliaires.Si ces fonctionnaires doivent faire les frais, malgré eux, du conflit de travail, la Ville aussi récolte son lot de problèmes au plan touristique et financier.Ce dernier élément n’est toutefois pas aussi important qu’il n’y paraît de prime abord (quelques centaines de milliers de dollars en perte de droits d’entrée).La grève des heures supplémentaires correspond également à des économies pour les autorités municipales.Ainsi, chaque col bleu empoche annuellement en moyenne 3000 $ d’heures supplémentaires, soit 12,1 millions $ par année pour la Ville.Le dernier mois de grève des cols bleus constitue donc environ 1 million $ d’économie pour Montréal.Outre ces calculs, certains services s’effectuent au ralenti sur le tenitoire de la Ville.Tout au long du week-end de Pâques, les paniers de déchets sur le Plateau, au centre-ville ainsi que sur les artères commerciales principales, ne seront pas vidés.De plus, ni hier ni lundi, il n’y aura de ramassage des ordures ménagères.Lors du dernier long week-end du genre (l’Action de Grâce), les mes de Montréal ont vite eu Failure d’une poubelle.Les négociations ont été enclenchées avant Noël et malgré la promesse du maire Pierre Bourque de régler rapidement ce dossier, elles n’ont toujours pas abouti.La Ville de Montréal réclame même de Québec la possibilité d’obtenir le droit au lock-out pour mater ses syndiqués.383 000 arbres plantés dès cette année Un arbre par habitant d’ici 2010 Un vœu de la Société de verdissement du Montréal métropolitain MACADAM CAROLINE MON T P E TIT LE DEVOIR ' ’ 1 fut un temps, aujourd’hui révolu, où File de Montréal .était une vaste forêt de feuillus.C’était avant l’arrivée c u macadam.De nos jours, les centaines de milliers d’arbres qui poussaient jadis sur File ne se renouvellent plus.Est-ce un signe des temps?Pour plusieurs, ils sont désormais plantés dans des serres, sous la garde de la Société de verdissement du Montréal métropolitain SVM.Par nostalgie, ou pour combattre la pollution, la Société de verdissement du Montréal métropolitain a fait le vœu, depuis 1992, de replanter pas moins de deux millions d’arbres sur son territoire d’ici 2010.Ainsi, dès les mois de mai et juin de cette année, des centaines de milliers d’arbres n’attendront plus que d’être plantés.Il revient désormais aux résidants, entreprises et institutions de réclamer ces plants pour reverdir leur territoire respectif.Aux arbres, citoyens! Les 28 espèces disponibles ont été /SÇ '"lai m sélectionnées notamment pour leur k»il'a m résistance au sel et leur adaptation I au milieu urbain.Pendant une pério- de de deux ans, elles sont cultivées, à l’abri de l’hiver et du sel, dans les serres U>uis Dupire, du Jardin botanique de Montréal, et celles que la Ville de Montréal possède à Terrebonne.L’instigateur de ce projet, André Limoges, prêté par la CUM, s’est inspiré des résultats d’un projet de reboisement urbain mené depuis 16 ans à Minneapolis pour fonder la SVM.Entre autres vertus, les arbres ont l’avantage de produire de l’oxygène et de réduire l’érosion et le ruissellement.Les écologistes ajoutent que les arbres fixent également le gaz carbonique et d’autres gaz produits par l’automobile et l’industrie.Ils captent de la poussière et filtrent le vacarme urbain.Cette année, notre objectjf est de planter 383 000 arbres et arbustes, explique Elizabeth Caron-Boucher, responsable des relations publiques pour la SVM.C’est une année de bénévoles, des enfants aux retraités, issus des écoles, des milieux résidentiels ou des entreprises, qui sont réquisitionnés pour les planter.La plupart du temps, ce sont des personnes recrutées par les demandeurs qui plantent les arbres.Mais la SVM fait aussi appel aux architectes paysagistes pour qu’ils participent à l'élaboration d’un plan de plantation.Ils aideront à faire une analyse des sols.Dans certains cas, comme lorsqu’il s’agit de prendre des contrats avec le ministère des Transports pour garnir les abords d’échangeurs, par exemple, des planteurs sont engagés pour procéder à la plantation.Le repiquage aux serres Louis Dupire, en vue de la production d’arbres de 1996.Et ce ne sont pas les arbres qui manquent.La production de l’année dernière a même généré un surplus qui fait que la quantité d’arbres disponibles est importante cette année.Parmi ces arbres, on retrouve quatre espèces d’érable, des chênes, des frênes, des saules, une sorte de tilleul, une autre de caryer, un micocoulier et un noyer cendré.En 1994, 94 projets ont été présentés à la SVM,.et 133 000 arbres ont été plantés.Cette année, une centaine de projets sont déjà en marche.Tout récemment encore, la SVM passait une annonce dans le bulletin de la Commission des écoles catholiques de Montréal, enjoignant les écoles de réclamer des arbres pour reverdir leur espace récréatif.«La mention sans frais accroche beaucoup», mentionne Mme Caron-Boucher.I I t I I ¦ on Quand on tout ce qui on a tout comprend est compris, compris ! PAR MOIS* 000$ Très belle Jetta de ÆM Jm i0 l'année comprise.Transport compris dans un versement abordable*.Climatiseur compris.Système d'alarme intégré compris.Régulateur de vitesse compris.Radiocassette stéréo comprise.Moteur 2,0L, 4 cyl.115 ch compris.Direction assistée comprise.Freins assistés compris.Boîte manuelle à 5 vitesses comprise.Douzaine d'autres petits détails allemands si pratiques compris.299$ par mois.Oui, vous avez bien compris! * lo mensualité ne s'applique qu'au modèle neuf Jetto Gt 1995 avec groupe d'options JP3 décrit ici pour une location de 48 mois.D'autres termes sont aussi offerts.Un versement initial de 1 500,00S ou échange équivalent et un dépôt de 350,00$ sont requis au moment de la transaction.Le transport et la préparation sont inclus.Limite de 80 000 kilomètres.Frais de 0,10$ le kilomètre additionnel.Sous réserve de l'approbation du crédit.L'offre est valide exclusivement pour des achats au détail à partir du 3 avril et pour une durée limitée.Frais d'immatriculation, assurances et taxes en sus.Voir les concessionnaires participants pour les détails.Le modèle offert peut différer du modèle illustré.LES CONCESSIONNAIRES VOLKSWAGEN ÎLE DE MONTRÉAL Auto Strasse 5905, ROUTE TRANSCANADIENNE, ST-LAURENT 748 6961 Automobiles Autohaus 1855, AV.DOLLARD, LASALLE 364 2753 Automobiles G.M.F.3050.80UL ST-CHARLES, KIRKLAND 694 1378 Automobiles Place De Bleury 2144, RUE DE BLEURY, MONTRÉAL 845 8267 Automobiles Popular 5441 RUE ST-HUBERT, MONTRÉAL 274-5471 Automobiles Rimur 5500, BOUL.MÉTROPOLITAIN E„ ST-LÉONARD 253-4888 Automobiles B.Duval 400, BOUL.ROLAND-THERRIEN, LONGUEUIL 679-0890 Marcel Synnott Automobile 1200, RUE BOURGOGNE, CHAMBLY 658-6645 Automobiles Stolz 13255, RUE SHERBROOKE EST,'MONTRÉAL 642-6242 Automobiles F.M.16070, RUE ST-LOUIS, ST-HYACINTHE 773-9643 Park Avenue Volkswagen 8805, BOUL.TASCHEREAU OUEST, BROSSARD 656-4811 Campbell & Cameron 4050, AV.VERDUN, VERDUN 762-9777 Automobiles Niquet 1905, BOUL.SIR-W1LFRID-LAURIER, RTE 116, ST-BRUNO 653-1553 Nordest Volkswagen 10395.BOUL PIE-IX, MONTRÉAL 325 3422 Automobiles Sabric 125, RUE AIMÉ-VINCENT, VAUDREL 455-7941 RIVE-SUD Antilles Automobiles 649, CHEMIN LAROCQUE.VAllEYFIELD 371 5563 Chambly Automobiles i, BOUL.TASCHEREAU, GREENFIELD PARK 671-7238 Chàteauguay Volkswagen 698 2261 St-Jean Volkswagen 815.CHEMIN GRAND-BERNIER NORD ST-JEAN-SUR-RICHELIEU 348-7309 RIVE-NORD Automobiles A.Bélanger 118, MONTÉE MASSON.MASCOUCHE 474-2428 Automobiles André Rivest 839.RUE NOTRE-DAME, REPENT1GNY 585 1700 Automobiles E.Lauzon 1384, BOUL.LABELLE, BLAINVILLE 430-1460 Automobiles Lafontaine 2031.BOUL.LABELLE, ST-JÉRÔME 438-4101 Automobiles Le Passant 125, RUE PRINCIPALE, LACHUTE 476-9966 Arbour Automobiles 700.BOUL DES LAURENT1DES, LAVAL 343-3422 Butz Automobile 421.BOUL.SAUVÉ.ST-EUSTACHE 627-4466 Degrandpré Automobiles 1128, RUE PIETTE, JOL1ETTE 756-4515 l E T I) I M A N C II E I (i A V R II.I !) I) 5 A 4 E I) E V 0 I R .L E S S A M EDI I .r> LES ACTUALITES EN BREF COLLOQUE SUR LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE (Le Devoir) — La crédibilité de la recherche scientifique a été durement éprouvée depuis un certain temps avec les affaires de Valery Fabrikant et du Dr Poisson.L’intégrité en recherche scientifique sera donc au cœur des débats d’un colloque sur la question, qui se tiendra à Montréal le 27 avril prochain.Le colloque, intitulé «L’intégrité en recherche — fiction ou réalité?», est organisé par l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (ACFAS) et par des organismes québécois qui financent la recherche.Ce sera l’occasion, pour les étudiants, les chercheurs et les administrateurs présents, d’approfondir les questions d’intégrité dans la société et plus particulièrement dans le milieu de la recherche.Différents conférenciers présenteront les aspects de la recherche.Parmi eux, Roger Blais, professeur émérite de l’Ecole polytechnique de Montréal, René Racine, de l’Université de Montréal, Christina Gunsalus, vice-chancelière associée à la recherche de l’Université de l’Illinois, André Kim, président du conseil d’administration de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, et Claude Hamel, président de la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec.Le colloque se déroulera à la salle Jean-Duceppe de la Place des Arts.TIMM: 25 ANS FERME DE PRISON Longueuil (PC) — Richard Tuxun a été condamné à la prison à vie vendredi, au palais de justice de Longueuil, pour le meurtre de ses piments adoptifs, Gilbert Timm et Victoire Cossette.Le jury, qui a rendu son verdict après trois jours de délibérations, a reconnu Timm coupable des trois chefs d’accusation qui pesaient contre lui, soit deux pour meurtre et un de complot.Les jurés ont retenu les allégations de la Couronne à l’effet que Timm, criblé de dettes de drogue, aurait embauché deux complices pour tuer ses parents afin de toucher un héritage d’environ 1200 000 $.Richard Timm devra purger une sentence automatique d’emprisonnement à perpétuité, sans possibilité de libération avant 25 ans.Son avocat a manifesté l’intention de porter la cause en appel.Gilbert Timm âgé de 58 ans, ainsi que sa femme, Victoire Cossette, 61 ans, ont été abattus alors qu’ils dormaient dans leur lit, à leur résidence de Brassard en septembre.LE CONSEIL MOHAWK DE KANESATAKE POURSUIT THE GAZETTE (Le Devoir) — Le Conseil mohawk de Kanesatake a entamé une poursuite en dommages de plus d’un demi-million de dollars contre le quotidien The Gazette.Dans un bref communiqué, le conseil mohawk indique qu’il entreprend cette poursuite contre la chaîne Southam et le journaliste William Marsden en raison d’une série articles publiés le 25 mars 1995, mettant en cause le grand chef Gerry Peltier, le chef Robert Gabriel, la directrice des opérations du conseil mohawk, Mme Mary Créé, et le conseil mohawk de Kanesatake.Le conseil mohawk soutient qu’il a demandé, sans succès, une rétractation auprès des procureurs de The Gazette.Hier, le directeur de l’information de The Gazette, Raymond Brassard, a soutenu qu’un rectificatif sur un point tout à fait mineur avait été publié dans les pages du quotidien anglophone jeudi, mais que la direction du journal appuyait totalement les faits et le fond de la série d’articles écrits par son journaliste.Pas question de rétractation, donc.L’affaire est donc maintenant entre les mains des procureurs des deux parties, qu’il a été impossible de joindre hier pour en savoir plus long sur les allégations faites par le conseil mohawk.Mais de façon générale, le conseil déplore les liens établis par le journaliste entre certains membres de la communauté mohawk, notamment le grand chef Peltier, M.Gabriel et Mme Créé, et l’existence d’un gang intimidant la population de Kanesatake.Le reportage du journaliste William Marsden traçait le portrait d’une communauté divisée à Kanesatake, cinq ans après la crise qui a secoué Oka, mettant l’accent sur l’intimidation subie par certaines personnes et l’absence de forces policières pour faire respecter l’ordre et la loi.PYROMANE A L’ŒUVRE Granby (PC) — Les pompiers de Granby ont été fort occupés la nuit dernière, en raison des activités d’un ou de plusieurs pyromanes.La première alerte est survenue vers 2h25, au 108 de la rue Saint-Antoine.Une résidence de deux étages a été incendiée.Les dommages s’élèvent à 10 000 $.Presque au même moment, des flammes se sont élevées de l’arrière de la Cantine Trudeau, située sur la Principale, au centre-ville.L’intervention rapide des sapeurs a limité les dégâts à l’établissement mais aussitôt, ils ont été appelés à répondre à une autre alerte au 36 de la rue Saint-Charles Sud, alors qu’un feu de poubelle a dégénéré en un incendie dans un hangar adjacent à une résidence privée.Personne n’a été blessé lors de ces incendies.Le débat sur le réseau de la santé s’ouvre à Montréal Cent organismes et 60 heures d’audiences ISABELLE PARE I.E DEVOIR Cf est mardi prochain que s’ouvrira le bal des consultations sur la transformation du réseau de la santé à Montréal, avec plus d’une centaine de participants, cinq jours d’audiences et, à l’arrière-plan, le spectre de plus de 190 millions $ de compressions.Après plusieurs mois d’études et des projections budgétaires assombries par les dernières coupes gouvernementales, la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre entamera mardi l’étape cruciale qui la mènera à la difficile opération de reconfiguration des services de santé de la métropole.Deux journées complètes d’audiences ont dû être ajoutées aux trois jours prévus à l’origine pour permettre à tous les inté- ressés de venir dire leur mot sur la proposition présentée en mars dernier par la Régie.Jeudi soir, pas moins de 110 organismes avaient signifié leur intention de participer au débat et, parmi les inscrits, on comptait tant des organismes communautaires que des syndicats ou des associations nationales.D’autres organismes pourraient venir s’ajouter cette liste déjà longue.«On reçoit encore des demandes, et on ne sait plus où les insérer dans l’horaire», s’étonnait, jeudi dernier, l’attachée de presse de la Régie régionale.Et parmi les inscrits de dernière minute, il n’y aurait pas que des acteurs mineurs.Il semblerait que les représentants du ffitur CHU du centre-ville, qui naîtra de la réunion de l’Hôtel-Dieu et des hôpitaux Notre-Dame et Saint-Luc, ne se sont réveillés que jeudi, faisant connaître leur intention de participer.Parmi les inscrits, on peut noter la Fédération des CLSC, les grandes associations syndicales, plusieurs associations de médecins, d’infirmières, de technolo-gistes et d’autres professionnels de la santé, les établissements de soins de longue durée, les centres de la jeunesse, les centres d’accueil et de réadaptation, les facultés de médecine des universités de Montréal et de McGill, plusieurs grands hôpitaux et moult organismes communautaires, pour ne nommer que ceux-là.Ceux-ci viendront se prononcer sur le plan soumis par la Régie régionale qui affirme notamment qu’il y a un excédent de 1600 lits de courte durée à Montréal et qu’un virage majeur vers les soins de longue durée et à domicile devra être entrepris.Pour ce faire, elle n’exclut pas de mettre la clé dans la porte de «cinq à huit» hôpitaux et de toucher jusqu’à 12 000 postes.Si les grandes orientations de la Régie sont jetées sur papier, les moyens concrets pour y arriver restent à être définis.Au ter-me de ces consultations, la Régie n’exçkfi , pas de revoir certains de ses plans ou d’acp cueillir des propositions qui lui permejt, ; traient d’atteindre, mais par d’autre,^, moyens, ses objectifs financiers et ses^l^ j jectifs en matière de services de santé.,, ( Au terme de ces audiences, la Régie produira un nouveau plan précis de réor-, ganisation des services qui sera soumisià une seconde ronde de consultations à ja fin mai.La Régie croit pouvoir être en me- ; sure de présenter à la fin juin un plan fjnfij ; de reconfiguration des services de santé , pour desservir les quelque 1,7 milliqq , d’usagers de l’île de Montréal.iiOi' i Entente au Devoir TM.S ¦¦ ' WT7, i ' tf ' •*- : | j I ¦ jpiilfe “ÉSlÉl PHOTO JACQUES GRENIER LE DEVOIR et ses journalistes ont signé plus tôt cette semaine une nouvelle convention collective de travail.Ratifiée à l’unanimité par les membres du Syndicat de la rédaction, cette convention, d’une durée de trois ans, comporte une trentaine de changements à la convention précédente.La nouvelle entente contribuera, estiment les deux parties, au développement de l’entreprise au cours des prochaines années.Participaient à la signature du texte de l’entente Paul Cauchon, porte-parole du comité syndical de négociations, Bernard Descô-teaux, rédacteur en chef, Lise Bissonnette, la directrice du journal, et Jean-Pierre Legault, président du syndicat.Les observent Stéphane Baillargeon et Robert Dutrisac, membres du comité de négociations du syndicat, et François Thouin, directeur délégué à l’administration.Mariage forcé à Berlin Yan Yan n’a pas choisi Bao Bao Les précieux pandas auront cinq ans pour se reproduire Berlin (AFP) — Yan Yan, une femelle panda arrivée vendredi à Berlin, a été prêtée par les autorités chinoises afin d’être accouplée à Bao Bao, un de ses homologues du sexe opposé qui réside depuis plusieurs années dans la capitale allemande.Yan Yan («Hirondelle», en chinois) est arrivée par avion de Chine, accompagnée du maire de Berlin, Eberhard Diepgen, qui s’était déplacé en personne pour aller la chercher.Bien qu’à l’étroit dans une caisse en bois, elle s’est très bien comportée durant le voyage et a même mangé, a-t-on appris à l’aéroport.Elle séjournera pendant cinq ans au zoo de Berlin pour essayer de donner une descendance à Bao Bao («Trésor»).Les deux pandas devront toutefois s’habituer l’un à l’autre avant l’accouplement qui ne devrait intervenir qu’au printemps de l’année prochain.Yan Yan pourra alors donner naissance, trois à cinq mois plus tard, à un ou deux petits.Faute d’obtenir de bons résultats pour la reproduction des pandas en captivité, ces animaux se font de plus en plus en rares dans les zoos occidentaux où ils ne sont plus qu’une vingtaine.Une organisation de protection des animaux avait dénoncé le projet parce que, selon elle, Yan Yan a été capturée spécialement pour être offerte au premier magistrat berlinois.«Moins de la moitié des jeunes nés en captivité survivent aux premiers mois.Pourquoi ne pas avoir choisi un animal qui se trouvait déjà en captivité?», s’était indigné l’œuvre allemande de bienfaisance aux animaux.,*aoo Le marché du chocolat David contre Goliath PRESSE CANADIENNE Québec (PC) — Comme le rappelle le slogan publicL.taire: «Ce n’est pas le temps de s’en priver».Et, la-Pâques venue, les Québécois observent quasi religieuse^;; ment cette consigne en se gavant de chocolat comrrjq} pour expier l’hiver., ,ui'b «Pâques, c’est la fête du chocolat», affirme le présidepU des Sucreries de Grand-Maman, qui parle en connaissais ¦ ce de cause puisque l’arrivée du printemps représentai pour ce chocolatier québécois un véritable pactole: «On.vend deux fois plus de chocolat à Pâques qu’à la Sairit-Valentin», remarque dans une interview M.Claude Gja7 gnon.rim De fait, à la fin du carême, les ventes de chocolat grinjv pent plus vite que le thermomètre.Dans les confiseries fines comme aux comptoirs des centres commerciaux^ les consommateurs oublient leur régime et s’offrent ces délices qu’on associe trop souvent aux excès de table.La demande est si forte que certaines maisons se lancent pour quelques semaines dans la fabrication de chocolats pour suppléer à la demande.Si des figurines comme le roi Lion ou les tortues Ninja peuvent momentaité-ment devenir à la mode, le traditionnel lapin ou la plantureuse poule accaparent encore la plus grande partie des ventes.Au Québec comme ailleurs au pays, les fabricants étrangers ont depuis lontemps assuré leur domination.Quelques chocolatiers leur font localement la concurrence, souvent dans le marché haut de gamme comme pour le chocolat belge.Une exception notoire: les Sucreries de Grand-Maman qui, avec un chiffre d’affaires de 750 000 $ et ses 35 employés en période de pointe, ressemble au David qui s’acharne depuis août 1981 contre les Goliath de la chocolaterie mondiale que sont les géants comme Laura Secord, propriété du géant Nestlé.Ce n’est pas facile, convient M.Gagnon, surtout lorsqu’on s’attaque à la consommation de masse.Syr ie terrain, la concurrence est féroce et elle se livre commerce par commerce, dans les présentoirs où les concurrents tentent de reléguer les produits québécois au bas des étagères.«Si vous saviez tout ce que les multinationales font pour éliminer le petit, c’est incroyable.Ils ont juste moi contre qui se battre», raconte M.Gagnon.Seule entreprise de sa catégorie, cette PME de la basse-ville de Québec joue du coude contre la concurrence étrangère, qui achète sa renommée à coups de millions en publicité.Cette année, les Sucreries de Grand-Maman ont placé pour quelque 28 000 $ de réclame à la télévision et dans les journaux.Insuffisant pour gruger une part significative du marché, que M.Gagnon évalue à près de 50 millions $.Et pour maintenir sa position et même faire quelques percées, on doit constamment innover.Pour Pâques, les Sucreries ont confectionné des : emballages spéciaux à travers lesquels on peut voir des oursons et autres petits lapins pour attirer la jeune clientèle.Lyne Gingras, des Sucreries de Grand-Maman.1 j- -i j Montre Bvlgari-Bvlgari en or 18 Carats montée sur bracelet Tubogas, disponible également avec bracelet en acier.Fabriquée en Suisse.» & & / La rrcrtre Swiss Army QPoer est offerte en deu» grardeus Oreoje noire esi en aco mydate avec Sri fret et Mart Mojerert sjce à tuettz.Cadran net el facte a ire Catendrier Ftestetarceâreauâ330peds Sracetetausedsporteteenair J.Orner Roy & Fils Ltée 1658.av.du 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S Le «virage» de Lucien Bouchard a irrité le reste du Canada PHOTO JACQUES GRENIER nn$ .Certains premiers ministres canadiens ont mis fin à leur silence pour commenter les déclarations faites par le chef du Bloc, Lucien Bouchard.JEAN DION DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA En annonçant, le week-end dernier, que le mouvement souverainiste québécois avait besoin d’un «virage», Lucien Bouchard était certes conscient de la polémique qu’il allait déclencher chez ses propres alliés.La diversité des interprétations qui en a résulté a d’ailleurs rapidement illustré l’ambiguïté de ses propos.Il savait aussi qu’il aurait son petit effet dans ce qu’il appelle «le Canada anglais».Voilà après tout le chef de l’Opposition officielle à la Chambre dès communes, dont l’un des pans majeurs du mandat consiste, de son propre aveu, à expliquer la souveraineté au reste du pays.Or, dans son discours et lors des interventions qui ont suivi, M.Bouchard a clairement donné à entendre que le «nouveau partenariat» qu’il propose recevrait forcément l’aval d’un Canada soucieux de protéger ses intérêts objectifs.Depuis, entre une colère mal contenue devant tant d’arrogance et la tentation de mettre en relief l’affaiblissement du camp séparatiste maintenant ouvertement bicéphale, les prises de position ont oscillé.Un survol des réactions de la classe politique et des médias du RDC permet de départager trois grands axes: fin de’ non-recevoir aux prétentions du chef du Bloc, réjouissance mêlée d’impatience devant la valse-hésitation des souverainistes, et appel à ne pas se laisser duper par des manœuvres rhétoriques et cosmétiques.Depuis l’élection du Parti québécois en septembre dernier, les premiers ministres des autres provinces s’en sont tenus à un vague mot d’ordre consistant à faire preuve de discrétion afin de ne pas provoquer d’affrontement.Cette semaine, trois d’entre eux seulement ont daigné se prononcer sur le «virage», et c’était essentiellement pour enjoindre à la «clarté» tout en se disant persuadés que les Québécois allaient choisir le Canada de toute manière.Frank McKenna, du Nouveau-Brunswick, a ainsi souligné qu’il n’était pas du tout évident que le reste du pays allait consentir à une quelconque forme d’entente dans le sens que réclament les leaders souverainistes.Bob Rae, de l’Ontario, a rappelé qu’il n’allait pas commenter «toutes les propositions qui sont avancées» avant de noter qu’il n’exis- tait pas de terrain médian: «Le choix doit se faire entre le fédéralisme et l’indépendance.C’est très clair.» Seul Roy Romanow, de la Saskatchewan, a mis un bémol dans l’affaire.Il faut absolument un référendum en octobre, auquel les Québécois diront NON, a-t-il déclaré.Mais après, le problème existera toujours, et «peut-être aura-t-on besoin de changements constitutionnels», a-t-il ajouté, précisant n’évoquer ce terme honni qu’à contrecœur.Du côté d’Ottawa, on s’est aussi gardé de faire des vagues.Lucienne Robillard a souligné à grands traits la guerre de leadership qui mine les troupes souverainistes, et Marcel Massé a réitéré sa volonté d’obtenir une consultation «le plus rapidement possible».Mais, sur le fond, sur une éventuelle entente Québec-Canada, rien qui rappelle la tourmente du référendum de 1980.Jean Chrétien, muet cette semaine sur la question, n’a d’ailleurs aucun intérêt à attirer sur lui les feux de la rampe en opposant un rejet que MM.Bouchard et Parizeau n’hésiteraient pas à reprendre à leur profit.On se contente donc de leur laisser le fardeau de la preuve et de laisser à l’«abîme» qui les sépare le soin de défrayer les manchettes.Au Parti réformiste, le député Stephen Harper s’est montré plus direct.«Ni le Québec ni le reste du pays n’ont les moyens d’être tenus en otages par un programme séparatiste variable à l’infini», a-t-il déclaré, prévenant qu’un OUI «sera un OUI à la séparation».Cette irritation devant les atermoiements des souverainistes a trouvé un large écho dans les médias.Au moment même où le dollar canadien était en hausse devant ce que plusieurs perçoivent comme un recul stratégique, le Globe and Mail notait que personne ne devait se réjouir de ce que le pays se retrouvait plus que jamais plongé dans l’incertitude politique et économique.Le Toronto Star, pour sa part, manifestait son impatience devant une autre tentative de noyer le poisson et de perpétuer un débat byzantin qui s’alimente de «foutaise» (baloney).Parallèlement, plusieurs chroniqueurs ont relevé que jamais le Canada n’accepterait le genre d’union à l’européenne, d’égal à égal, prôné par M.Bouchard.Les souverainistes seraient avisés de soumettre leurs prétentions au «test du réel», titrait mardi le Citizen d’Ottawa, pendant que le sondeur Angus Reid évoquait «le grand mensonge» d’une démarche à la fois unilatérale et partenariale.Conflit du flétan L’Europe et le Canada se renvoient la balle Une proposition présentée à Bruxelles balayée de la main par Ottawa Bruxelles (AFP) — Les Quinze ont subi un nouvel échec hier pour trouver une solution au conflit les opposant au Canada sur la pêche, faute Raccord, tant des Canadiens que d’Etats membres de l’Union européenne comme l’Es- PHOTO AP Deux sympathisants de la croisade canadienne ont affiché leurs couleurs hier dans le port de Plymouth.pagne et le Portugal, sur la répartition des quotas de prise de flétan noir dans les eaux internationales au large du Grand Banc de Terre-Neuve.«Nous avons fait une proposition aux autorités canadiennes qui n’ont pas été en mesure de l’accepter», a déclaré l’ambassadeur français auprès de l’Union européenne, Pierre de Boissieu, au cours d’une conférence de presse à l’issue d’une ré-unioq des représentants des Etats membres de l’UE à Bruxelles.«Si le Canada avait donné son accord, le gouvernement français aurait fait tous ses efforts pour la faire accepter par l’Union européenne», a-t-il ajouté en précisant que l’Espagne et le Portugal n’avaient pas indiqué s’ils acceptaient ou non de leur côté la proposition de la présidence française.«Nous n’acceptons pas la proposition de compromis tant que les Canadiens ne l’acceptent pas eux-mêmes», a affirmé un diplomate portugais à l’issue de la réunion.Les Espagnols et les Portugais sont les pêcheurs membres de l’UE qui capturent traditionnellement le plus de turbot dans la zone du Grand Banc de Terre-Neuve, objet du conflit entre l’UE et le Canada.M.de Boissieu n’a pas donné de date pour une autre réunion éventuelle des Quinze.«Alain Juppé Qe ministre français des Affaires étrangères) a passé son après-midi sur cette histoire.Il fera ce qu’il faudra dans les prochains jours pour obtenir un accord», a indiqué M.De Boissieu.La France exerce jusqu’en juin la présidence semestrielle de LUE.Selon l’ambassadeur français, le compromis de la présidence prévoyait que l’Union européenne puisse pêcher encore 5000 tonnes de flétan noir en 1995 dans les eaux internationales au large du Grand Banc, soit sensiblement la quantité déjà capturée cette année par les pêcheurs espagnols et portugais.Pour 1996 et les années suivantes, le compromis suggérait que le quota de l’Union européenne se situe «à un niveau légèrement supérieur à ce que proposent les Canadiens», a précisé M.de Boissieu en soulignant que le «droit normal» de l’UE pouvait être évalué à environ 12 000 tonnes.Les autres points de litige avec le Canada, à savoir le renforcement des mesures de contrôle des navires et de leurs prises et la «multilatéralisation» de l’accord négocié entre l’UE et le Canada entre tous les membres de l’OPANO (Organi- sation des pêches de l’Atlantique Nord-Ouest), ont été réglés, a souligné M.de Boissieu.L’OPANO, qui compte 15 membres, a fixé pour 1995 un total admissible de capture (TAC) de 27 000 tonnes de flétan noir dans les zones dites 3L, 3M, 3N et 30 au large de Terre-Neuve.L’Union européenne a contesté une première répartition de ce TAC qui lui accordait un quota de 3400 tonnes alors que les pêcheurs espagnols et portugais capturaient dans la zone environ 80 % des prises les années précédentes.L’UE demande également au Canada d’abroger une loi permettant d’arraisonner dans les eaux internationales les chalutiers espagnols et portugais.Ottawa affirme que ces navires déciment les stocks en pêchant des poissons trop jeunes et en ne respectant pas les législations de l’OPANO sur la taille des filets.C’est l’arraisonnement d’un chalutier espagnol, le 9 mars, ensuite libéré sous caution, qui avait déclenché la crise entre les Quinze et Ottawa.«Nous espérons que rien ne sera fait ni d’un côté ni de l’autre pour empêcher une solution qui semble à portée de main», a déclaré M.de Boissieu hier.ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55, ST-JACQUES.MONTRÉAL.QUÉBEC H2Y3X2 Fa (5HI8A5-7874 Tél.: (514) 98 R-0*B*W f .t maitîiic ilt i iniaiujil'lci MARIE VERMETTE inc.Fleurs, plantes et objets choisis 801 ,av.Laurier est, Montréal Tél.: (514) 272-2225 Livraison Les Portugais refusent toute ouverture tant que les Canadiens n'auront pas accepté de compromis Promesse électorale Chrétien fait son deuil d’une réforme de la TPS en janvier 1996 JOËL BELLAVANCE PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le gouvernement Chrétien a fait son deuil d’une réforme de la taxe sur les produits et les services (TPS) qui devait entrer en vigueur en janvier 1996, comme il l’avait promis durant la dernière campagne électorale.En outre, Ottawa mise maintenant sur l’arrivée au pouvoir des libéraux de Lyn McLeod en Ontario afin de mener à bien, du moins en partie, toute réforme de cette taxe honnie par les contribuables d’ici à la fin de son mandat.«Ce sera difficile de respecter cet échéancier», a admis le député libéral Jim Peterson, qui est président du Comité permanent des finances, soulignant que la conjoncture politique au Québec et les élections qui doivent avoir lieu dans au moins trois provinces d’ici un an font piétiner les négociations.Le premier ministre Jean Chrétien avait pourtant réitéré en décembre dernier sa promesse de remplacer la TPS au début de janvier 1996.A l’heure actuelle, seules les quatre provinces de l’Atlantique (Nouvea„u-Brunswick„ Nouvelle-Ecosse, Ile-du-Prince-Edouard et Terre-Neuve), toutes dirigées par des gouvernements libéraux, ont manifesté le plus grand intérêt à l’harmonisation des deux taxes à la consommation.A Ottawa, les libéraux fédéraux attendent que les électeurs ontariens se soient prononcés afin de relancer les négociations.Ils calculent qu’un gouvernement libéral à Queen’s Park sera plus disposé à se ranger de leur côté que ne l’a été jusqu’ici le premier ministre néo-démocrate Bob Rae.Conscient qu’il devra compter sur la bonne volonté des provinces afin de donner suite à l’une de ses plus importantes promesses du dernier scrutin, le gouvernement Chrétien serait prêt à aller de l’avant avec une réforme de la TPS même s’il n’a l’appui que de cinq provinces, dont l’Ontario.«Toutes les provinces reconnaissent que l’harmonisation des taxes compte de nombreux avantages.Nous avons prévu la possibilité de ne pas avoir toutes les provinces dans un système harmonisé.Mais si nous avons cinq provinces de notre côté, nous pourrons faire quelque chose», a indiqué M.Peterson.Les négociations entre Ottawa et les provinces sont au point mort depuis que les ministres des Finances se sont entretenus à ce sujet en octobre dernier à Toronto.l’HOTO ARCHIVES Æ Jean Chrétien A un point tel que le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, confiait à une coalition d’associations patronales, quelques jours seulement après avoir rencontré ses homologues l’automne dernier, qu’ils ne devaient pas s’attendre à une réforme de la TPS avant deux ans au plus tôt.Les gens d’affaires réclament à hauts cris une harmonisation de ces deux taxes à la consommation.La dernière proposition du gouvernement fédéral, qui a été rejetée par les provinces, aurait permis de remplacer les taxes de ventes provinciales et la TPS par une seule taxe à la consommation de 12 % d’un océan à l’autre.De cette taxe, 5 % seraient allés dans les coffres d’Ottawa et 7 % dans les goussets des provinces.L’Ontario et le Manitoba ont mis sur la table leurs propres propositions, mais celles-ci n’ont pas non plus obtenu l’appui des autres provinces.Les négociations sont fort complexes d’autant plus que les provinces ont des taux de taxe différents.Qui plus est, l’Alberta, qui, elle, n’a aucune taxe de vente provinciale, a récemment adopté une loi forçant tout prochain gouvernement provincial à tenir un référendum avant d’introduire une telle taxe.Depuis l’entrée en vigueur de la TPS, le 1er janvier 1991, seul le gouvernement du Québec a accepté d’harmoniser partiellement sa taxe de vente à celle du fédéral.L’an dernier, la majorité libérale du Comité permanent des finances avait recommandé de fusionner la TPS et les taxes de vente provinciales en une seule taxe qui serait incluse dans les prix.La TPS rapporte au gouvernement fédéral quelque 16 milliards $ par année.John P.Humphrey Je Venture La grande aventure Les Nations Unies et les droits de l’homme John R Humphrey fut le premier directeur de la Division des droits de l’homme aux Nations Unics.de 1946 à 1966.À ce titre, il a été conseiller juridique en même temps que promoteur du programme des droits de l’homme au sein de la Commission du même nom.Après avoir rédigé le premier projet de la Déclaration universelle des droits de l’homme, il s’est employé corps et âme à faire connaître et à défendre ces droits partout dans le monde, se retrouvant même en danger à quelques reprises, par exemple lors d’une tentative de coup d’État en Éthiopie et d'une révolution au Vietnam du Sud.M.Humphrey recrée pour tous l’atmosphère politique explosive de l’époque de la «guerre froide» et remet en scène de façon très vivante les principaux acteurs de ces moments historiques.John R Humphrey est ancien doyen et professeur émérite de la Faculté de droit à l'Université McGill, à Montréal.En décembre 1988, un hommage lui a été rendu à New York pour son immense apport à la Déclaration universelle des droits de l’homme dont on célébrait alors le quarantième anniversaire.Nos sympathies à la famille de Vauteur.guerrn Ti.p.nïo , -4501.rué Drolet JV Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada .Tél : (514) 842-3481 L féléc.: (514) 842-4923 % * I) V 0 I lî I.lî S S A M I) I M A N (' Il !• I (i A V K I I.I II !» r> A (i I.lî H I) i i r» iî t LE POLITIQUE Le troisième larron Le chef de l’Action démocratique Mario Dumont savoure la balance du pouvoir GILLES LESAGE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Solidement et courageusement assis entre deux chaises, Mario Dumont juge cette situation éminemment confortable et profitable.Le jeune chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ) détient en quelque sorte la balance du pouvoir, comme disait Réal Caouette il y a 30 ans à Ottawa.En ce sens que, pour briser le mur du son référendaire qui lui résiste obstinément, le gouvernement péquiste a absolument besoin de l’appui de Jean Maire, Mario Dumont et autres nationalistes mécontents de la volte-face libérale de 1991-92.Mais ces fédéralistes fatigués ou frustrés ne sont pas pour autant séparatistes, ni même souverainistes à tout crin.Ce sont ceux que les sondages qualifient de «NSP» (ne savent pas) ou d’indécis, que les péquistes ont baptisés avec mépris de nationalistes mous.Le problème, c’est que ces non-branchés, à y regarder de près, sont de plus en plus mous et de plus en plus nombreux à refuser le clivage et la polarisation à tout prix.Ce qui fait la fortune de super Mario.Au point qu’il peut prétendre, à bon droit d’ailleurs, que son projet de nouvelle union Québec-Canada ressemble fort à celui qu’un certain René Lévesque proposa à ses militants libéraux de Laurier, en septembre 1967, et à celui que le fils spirituel du père fondateur du MSA (Mouvement souveraineté-association), Lucien Bouchard, vient de remettre spectaculairement à l’honneur.Comme Robert Bourassa, son maître à penser, à agir plutôt, le héraut d’une hypothétique troisième voie a le triomphe modeste.Toutefois, aussi roublard à 24 ans que son mentor à 50 ans, le jeune héros de Cacouna fait son miel de tous les sucs, tel un astucieux pique-assiette.Il manœuvre comme un vieux pro dans le champ miné de la politique politicienne.Par exemple, les libéraux refusant de se faire prendre au «piège à ours» des commissions sur l’avenir du Québec, M.Dumont s’empresse de s’y engouffrer.Après avoir dûment négocié de légers accommodements avec le pouvoir (comme il l’a aussi fait pour son «cabinet» parlementaire) et tout en restant habilement sur son quant-à-soi.Ce qui ne va pas sans quelques contorsions.On l’a vu au terme des audiences publiques, Mario a maladroitement tenté de museler ses représentants.Et certains ont rouspété (ainsi que Le Devoir l’a fait ressortir, au grand dam du tacticien chéri de Rivière-du-Loup).Mais sa souplesse ondoyante lui vaut aussi de belles récompenses et des «conversions» de taille.Notamment celle du politologue Louis Balthazar, commissaire à Québec, confiant que la troisième voie de l’ADQ pourrait tirer le Québec de l’impasse.Mario Dumont est monté à bord du train gouvernemental, mais sans se commettre et en gardant des atouts dans sa manche.En plus de ses jeunes libéraux ambitieux et des conseils de vieux pros comme M.Allaire, il peut compter sur l’aide discrète de nostalgiques du MSA, qui voudraient bien l’adapter à la sauce 1995.Ainsi, ses interventions à l’Assemblée nationale sont peu nombreuses — après tout, il y est seul de sa troupe hybride et se faufile fort bien entre les mastodontes — mais bien ciblées et opportunes.Par exemple, s’agissant de la réforme électorale et parlementaire, le chef de l’ADQ fait Mario Dumont Comme un vieux pro, le héros de Cacouna manœuvre dans le champ miné de la politique politicienne en y allant d’astuces de pique-assiettes d’une pierre deux coups.Il met en avant son programme de parti et il place les vieux partis en face de leurs responsabilités et de leurs incohérences.Ainsi, insiste-t-il, une réforme qui ne vise qu’à informatiser le fichier permanent des électeurs est partielle, voire cosmétique.Et la réforme parlementaire ne devrait-eile pas faire en sorte que les hauts fonctionnaires soient soumis à un examen préalable et public par les députés?Le gouvernement fait mine d’obtempérer, sans pour l’heure modifier sa trajectoire.Le kid du Parlement sait doser ses coups et les distribuer équitablement entre les deux gladiateurs.Ce qui agace joliment les libéraux — il est là, comme une conscience à vif — mais aussi les ministériels, qui pensaient l’annexer en deux temps, trois mouvements, et qui résiste doucement à toutes leurs œillades.Le troisième larron, comme un empêcheur de tourner en rond, sait bien qu’au-tant à la droite qu’à la gauche du président, on voudrait l’infléchir à sa cause.Mais plus le temps passe, plus l’incertitude persiste; l’inquiétude fait des vagues, et Mario est en demande.Ses préalables sur l’assainissement des finances publiques et la réduction du déficit éléphantesque, sa nouvelle union, son partenariat du photo archives Québec sur des bases renouvelées avec le Canada anglais — d’égal à égal, ça vous dit quelque chose, n’est-ce pas?Parfaitement, le livre blanc préréférendaire de René Lévesque, à l’automne 1979 — sont aussi séduisants pour plusieurs que généreux à souhait, tel un immense vœu pieux: la souveraineté comme un moyen de pression.Qu’à cela ne tienne.L’ADQ, qui n’a fait que 6 % dans les suffrages populaires en septembre dernier, gagne des adeptes chaque jour, du moins dans les sondages (tel un Léger et Léger de la mi-février).L’appui au gouvernement et à la souveraineté stagne, mais celui de l’ADQ aurait presque triplé en six mois.Au point même qu’il recueillerait presque le même appui que les libéraux chez les francophones.De quoi inquiéter Daniel Johnson, pour peu qu’il cesse de consolider ses forces au West Island.Mais il y a mieux, ou pire, selon le bout de la lorgnette.Le chef du Bloc serait celui qui inspire le plus confiance dans le débat constitutionnel qui fait rage.Qui, pensez-vous, le talonne, devant MM.Parizeau, Johnson, Ouellet et autres Charest?Mario Dumont lui-même.Pas surprenant que M.Bouchard veuille flirter avec les indécis et les nationalistes «mous» que le kid représente.Pas étonnant non plus que l’enfant chéri de Cacouna se réjouisse du «pas dans la bonne direction» de l’ancien ami de Brian Mulroney.Entre anciens militants des vieux partis, on finit par se retrouver et reconnaître un beau virage, n’est-ce pas?Ainsi porté par sa bonne étoile, M.Dumont peut faire de l’humour.A ses dépens, citant à l’occasion «le petit Robert», pas l’autre, qui lui a légué tous ses trucs, y compris la nébuleuse question de Bruxelles, ou de Bonn, on ne sait plus.Et au détriment des libéraux, comme mercredi dernier, alors qu’il évoquait le rapport imminent de la Commission nationale comme une «carte routière».«Un tel rapport sera sans intérêt pour le chef de l’opposition officielle.Quand on est sur un vélo stationnaire, une carte routière est bien inutile!» Quant à lui, naviguant à vue, il négocie à fond son mirage confédérationniste.Premier budget Campeau Après Pâques, le grand test Pour éviter à son tour une décote, le Québec devra se montrer crédible dans sa volonté de réduire le déficit MAURICE GIRARD PRESSE CANADIENNE Québec — A l’occasion du congé pascal, l’équipe ministérielle à Québec reprendra son souffle avant de se lancer dans ce qui pourrait être l’opération la plus importante des premiers six mois du gouvernement Parizeau: la présentation du budget, qui deviendra la pierre angulaire de l’action du gouvernement péquiste à la reprise des travaux de l’Assemblée, le 25 avril.Le premier budget du ministre des Finances, Jean Campeau, sera d’autant plus important qu’il suivra de près la rare et douloureuse décote fédérale et qu’il signalera aux maisons de crédit de New York et Toronto le type de contrôle que le gouvernement Parizeau entend exercer sur le déficit du Québec, cherchant au moins à l’endiguer, à défaut de pouvoir tout à fait l’enrayer.L’exercice est doublement crucial car le Québec ne serait pas à l’abri d’une baisse de sa cote de crédit, une menace «tout à fait vraisemblable» qui pend au bout du nez de Jean Campeau, soutient le président du Conseil du patronat du Québec.«Ce budget sera majeur, croit Ghislain Dufour.Et tout l’exercice pose un problème majeur en raison du déficit très élevé, d’environ 5 milliards $.Il (M.Campeau) s’en va alors automatiquement vers une décote.S’il ne fait rien, il va perdre toute crédibilité.» Le président du CPQ ne voit qu’une seule avenue: réyision à la baisse des dépenses de l’Etat, que la présidente du Conseil du trésor, Pauline Marois, a établi à 36,3 milliards $ au dépôt des crédits, à la fin mars.La déconvenue qui a frappé cette semaine le ministre fédéral Paul Martin a relancé le débat prébudgétaire à Québec.«Ce n’est pas un bon signe (.) Je trouve ça dommage, parce que le Canada, c’est un tout.Chaque fois que le gouvernement central perd une coche, ça affecte tout le monde», a commenté le ministre Campeau.La déveine du fédéral a fourni l’occasion au premier ministre Jacques Parizeau de prendre cet engagement, jeudi, à l’Assemblée nationale: «Quand ce budget va sortir, on va se rendre compte de l’ampleur des efforts qui ont été faits, du degré de responsabilité que ce gouvernement assume maintenant (.) le budget Martin essaie de régler ses problèmes en lançant la neige dans la cour du voisin, nous, on va régler nos affaires sans faire ça.» Lui aussi inquiet de la conjoncture, le chef de l’opposition, Daniel Johnson, exhorte le ministre Campeau à faire «tout son possible pour protéger la cote de crédit du Québec, pour assurer une santé financière et fiscale enviable aux Québécois ' -it :&• M si ë - PHOTO PC 1 Dure semaine pour Jacques Parizeau qui a dû rappeler qu’il demeurait le premier ministre québécois et que lui, et personne d’autre, mene la barque du projet référendaire.Le congé pascal sera apprécié.et donc de concentrer son attention et celle de son conseil des ministres sur la vraie question qui intéresse les Québécois et les contribuables, c’est-à-dire l’équilibre des finances publiques».C’est sur les moyens qu’il y a menace de rupture entre Québec et ses alliés naturels.Depuis plusieurs semaines déjà, la plupart des groupes d’intérêt ont à l’unanimité recommandé au gouvernement de respecter sa promesse électorale de ne pas augmenter les taxes et les impôts des particuliers même si le gouvernement du PQ devra assumer un manque à gagner de 1,5 milliard $ en raison de la baisse des versements de péréquation en provenance d’Ottawa.Et le premier ministre Parizeau de leur répondre: «Il n’y a qu’à Fatima qu’on fait des miracles», ajoutant de son cru une équation qu’a relevée Mario Dumont, de l’Action démocratique: si c’est non au référendum, le Québec se fera de toute façon, dans deux ou trois ans, «acculer à des hausses de taxes, éventuellement.» D’où la nécessité, affirme Lorraine Pagé, de la souverainiste Centrale de l’enseignement du Québec, de «rapatrier nos impôts pour maintenir nos services et assurer une cohérence dans notre développement social et économique».En réduisant les heures de travail de 44 à 40 heures plutôt que la taille de la fonction publique, renchérissait le président dé la CSN, Gérald Larose.En tout cas, conclut Ghislain Dufour, le ministre Campeau doit se garder de chercher à renflouer ses coffres en faisant de nouvelles ponctions chez les entreprises.Toute hausse des charges sociales sous forme de taxes ou d’impôts additionnels pourrait «pénaliser le développement économique au Québec» et provoquer des réactions «négatives».Pour l’instant, le gouvernement n’a pas choisi le moment où le ministre des Finances présentera son budget.«C’est pour la fin avril ou la première moitié de mai», indiquait cette semaine son attachée de presse, Linda Lévesque.En plus de son casse-tête budgétaire, le ministre Campeau a été par ailleurs saisi d’une demande des patrons de la presse écrite, qui suggèrent de ramener de 20h à 16h la lecture du discours, à la clôture des marchés boursiers, comme cela se fait à Ottawa et dans les autres provinces.I Céline Simard, air.consultante CLINIQUE CAPILLAIRE INTERNATIONALE INC.& membre associé Hairfax Intégrateur- VOLUMATEUR La Micro-Greffe • Une technique sûre et efficace • Une intervention chirurgicale mineure • Un résultat permanent 1832, Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3H 1 EA (Métro Guy) Tel.: (514) 935-6616 DENTISTE DENTUROLOGISTE • Service de dentisterie esthétique • Service de chirurgie buccale ET IMPLANTS DENTAIRES (PAR SPÉCIALISTE) • Service de prothèse sur implant Dr Michel Lefort, D.M.D.Guylaine Brouillette, D.D.1832 Sherbrooke ouest, Montréal, Qc H3H 1E4 tél.: 939-2600 Qj] Métro Guy, sortie St-Mathieu Spécialités alsaciennes Table d’hôte midi et soir Fermé le dimanche Les Avionautes 1393, bout René-Lévesque Est Face à Radio-Catiada RSVP: 528-7669 Université de Montréal Diplôme d’études supérieures en toxicologie 1832, Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3H 1E4 (Métro Guy) Tel.: (5 H) 935-6616 Dr.Robert Prescott & Associés (Omnipraticiens) Liposuccion (Anesthésie locale) • Greffes de cheveux • Collagene • Injections de Gras • Varices-Obésité clinique C 11A B O T LE «POIDS» DE LA DIFFÉRENCE * Pour une approche individuelle * Pour un support psychologique * Pour un nouveau départ dans le contrôle de votre poids LA VRAIE SOLUTION.Céline Chabot.Thérapeute.Montréal.Qc Évaluation personnelle gratuite H3HIE4 (514)989-1948 ETUDES A TEMPS PARTIEL La Faculté des études supérieures offre un programme interdisciplinaire de 30 crédits, étalé sur deux ans et menant à un D.E.S.S., couvrant quatre i domaines d’application : la médication, l’agriculture et l’alimentation, l’environnement et le milieu de travail.Le programme de cours du D.E.S.S, ouvre la porte à la maîtrise professionnelle en toxicologie.Objectifs Par l’intégration des connaissances, les candidats seront capables de reconnaître le rôle et l’apport des différentes disciplines dans la solution de problèmes complexes et dans l’évaluation des risques toxiques propres à leur domaine de pratique.Préalables Détenir un diplôme de 1er cycle, soit en biologie, en chimie ou en sciences de la santé, et posséder une expérience pertinente et suffisante dans un domaine connexe.Date limite pour présenter une demande d’admission : 15 mai 1995.Renseignements : » (514) 343-5889 i I i D1C I.K I) K V 0 I U , I.K S S A M K I) I I 5 K T I) I M A X (' Il E I II A V RII, I !> !> .r> A 7 ?LE DEVOIR ?- LE MONDE La secte Vérité suprême Aoum prédit un «événément horrible» C’est la fièvre du «samedi noir» à Tokyo L’Irak autorisé à vendre du pétrole La rumeur, largement reprise dans les médias, fait état d’un possible attentat en plein centre-ville Shoko Asahara, 40 ans, le gourou à moitié aveugle de la secte Vérité suprême Aoum, a prédit une «catastrophe» aux Tokyoites pour aujourd’hui.Vrai?Faux?Peu importe, c’est la panique dans la capitale niponne.Prenant ces menaces au sérieux, la police a déclenché pour quatre jours une alerte rouge.D’APRÈS L’AFP ET REUTER Tokyo — La peur s’est emparé hier des habitants de Tokyo et la police a pris des dispositions exceptionnelles dans l’attente d’un «samedi noir» dans la capitale.La secte de la Vérité suprême Aoum, qui compte 10 000 membres, a prédit par son gourou une catastrophe.Il s’agit du même groupe suspecté d’avoir commis l’attentat au gaz dans le métro de la capitale, le 20 mars.Une «prophétie» attribuée à Shoko Asahara affirme que Tokyo sera aujourd’hui le théâtre d’un grand tremblement de terre et d’un autre «événement horrible».Elle a créé une réelle angoisse parmi la population et la police, prenant ces menaces au sérieux, a déclenché pour quatre jours une alerte rouge.Le pemier ministre Tomiichi Muruyama a tenu hier une réunion avec le ministre de l’Intérieur Hiromu Nanaka pour faire le point sur l’enquête.La rumeur, largement reprise dans les médias, fait état d’une possible attentat au gaz sarin dans le quartier de Shinjuku, le Manhattan de Tokyo, avec ses gratte-ciel de bureaux, ses grands magasins et ses cabarets.La mairie y occupe deux tours et plus de quatre millions de personnes transitent chaque jour par la gare des trains de banlieue.De nombreux habitants ont décidé de ne pas sortir aujourd’hui et certains, craignant que l’eau de la ville ne soit empoisonnée, ont fait des réserves d’eau minérale.Deux grands centres commerciaux de Tokyo ont annoncé hier qu’ils resteraient fermés aujourd’hui.La police continue sa pression sur la secte, rendue responsable par la police de onze morts et 5500 intoxiqués le mois dernier dans le métro de Tokyo.Tôt hier matin environ 100 000 policiers, soit plus du tiers de l’effectif du pays, ont procédé à une nouvelle fouille de 130 locaux d'Aoum Shinrikyo.L’opération de police d’hier a été précipitée par les PjjjjHUjj -S- Mélro Secteur à surveillance •’’'renforcée L Alerte rouge à Tokyo Shinjuku ^nationalI BtmjUKul GYOENH Gare centrait fêPAMISl •IMPERIAL1 Valais: AKASAKA Shibuya-Ku! Kasiimigaseki) La police traque le gourou de la secte Aou 100 000 policiers motiilisés 130 bâlimenls perquisitionnés Contrôles routiers dans tout te Jap0n Akita Mer ilu Jupon Gumma v* Fukui Fukuoka Kagawa Hiroshima T«j/Nagoya Knm J « •CxSKIK0KU Sapporo i 3 ^Qtf Sendai
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