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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-04-29, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR V» I.X X X V I No 10 0 LES ARTS Les 30 ans du Musée d’art contemporain PAGEC 1 M 0 N T R.E A I,, I.E S S A M E D I 2 !) E T DIM A N C R 0 A V RII.I D !) ô ô (' A II I E R S - 1,50$ T I' S T V Q CAHIER SPÉCIAL Syndicalisme: l’urgence d’une différence PAGE E 1 L'ÉCONOMIE Ralentissement économique en vue PAGE B 1 LIVRES A la découverte d’un Montréal oublié PAGE I) 1 Michel V e nn e PERSPECTIVES Attention à la courbe On a vu hier les leaders souverainistes célébrer ensemble la réconciliation et demander aux convaincus à promouvoir les raisons de faire du Québec un pays.On annonce une nouvelle étape dans la démarche référendaire, qui ne renie en rien, cependant, ce virage sur l’union économique et politique.Les discussions sur cette question resteront déchirantes pour beaucoup d’indépendantistes de la première heure, dont fait partie M.Parizeau.Et elles se poursuivront au moins jusqu’à ce que les souverainistes accouchent d’une formule qui deviendrait une offre d’association à soumettre au reste du Canada au lendemain du référendum.Si on sait, aujourd’hui, dans quelle direction tournent les souverainistes, on ignore où se termine la courbe.Les prochains soubresauts qui secoueront le mouvement vont apparaître au moment de trancher, d’arrêter une formulation qui serait, si l’on comprend bien, soumise au peuple.Le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard disait en effet, hier, que l’offre au Canada «émanera du peuple québécois».Tout porte à croire que les Québécois seraient appelés à se prononcer en faveur de la souveraineté assortie d’une offre d’association au reste du Canada.On s’est beaucoup demandé si, pour M.Parizeau, cela est un virage.La réponse, c’est oui et non.Lui-même convient de son évolution.M.Parizeau a toujours rejeté l’idée de recréer une nouvelle union politique après la souveraineté.Il l’a lui-même reconnu hier: il n’est donc pas le plus crédible pour en proposer une aujourd’hui.Mais il se plie, dit-il, aux recommandations que le peuple lui a faites.Il formulera quelque chose.Mais on sent bien ses réticences.D’un parlement commun, il ne parle guère.Il préfère laisser les autres proposer des formules.Pour l’heure, il veut bien envisager des alliances portant certes sur des questions politiques, mais par l’entremise de traités et d’organismes de gestion, comme un conseil des ministres conjoint Lucien Bouchard, au contraire, parle ouvertement de la création d’un parlement «qui continua de siéger pour réunir les représentants des deux Etats partenaires et égaux».Il faut «aller jusque-là, disait-il lors du congrès de son parti, il y a deux semaines, pour rassurer les gens».Dans son discours, M.Bouchard citait l’Europe en modèle.Il y a à peine trois mois, le 27 janvier, devant l’Institut France-Amérique, à Paris, M.Parizeau rejetait pour le Québec le modèle du Parlement européen.«Nous ne pouvons reproduire ce modèle ni en Amérique du Nord, disait-il, ni même au Canada.Car de la même façon que le .Canada ne veut pas d’un parlement commun avec les Etats-Unis, je me suis toujours personnellement opposé à l’idée qu’un Québec souverain recrée une instance parlementaire commune avec son voisin canadien.Où serait l’avantage?Le Canada anglophone gagnerait tous les débats à trois contre un.Nous retournerions à la case impasse.» Alors, si le premier ministre n’y croit pas, pourquoi accepte-t-il d’en discuter?C’est parce que, justement, tant que la formulation d’une offre ne rend pas la souveraineté conditionnelle à l’acceptation de cette offre par le Canada, rien ne change sur le fond.Le virage n’en est pas un.Car une fois le vote en faveur de la souveraineté acquis, M.Parizeau l’a répété souvent, la tension serait grande entre le Canada et le Québec.Les Canadiens distilleraient beaucoup de ressentiment et il est peu probable qu’ils vont accepter de négocier quoi que ce soit, sauf l’essentiel: la dette et la libre circulation des produits, des services, des personnes et des capitaux.Donc, peu importe le contenu de l’offre, il est peu probable qu’elle devienne jamais réalité.Entre-temps, M.Parizeau aura montré sa bonne foi, aura peut-être convaincu les indécis que les souverainistes ne sont pas isolationnistes et, surtout, qu’ils n’ont rien contre le Canada.D’aucuns ont soulevé l’hypothèse selon laquelle M.Parizeau souhaite, en formulant une offre, provoquer le Canada anglais pour qu’il la rejette d’emblée et paraisse intraitable à l’égard du Québec, et recréer le sentiment de rejet que les Québécois ont partagé au lendemain de Meech.Il est peu probable que cette hypothèse soit fondée.Les Québécois ont le Canada dans la peau.Et les ambivalents ne sont prêts à voter pour la souveraineté que si on leur donne des garanties sur l’association économique.Rien à gagner en aidant les Canadiens à mettre en doute le réalisme d’une nouvelle association.D’ailleurs, M.Parizeau a tout fait, depuis quelques années, pour éviter de formuler la question de manière à ce que les Canadiens aient un mot à dire dans ce débat Mais le virage que ses alliés lui ont imposé le force, comme dit Pierre de Bellefeuille, à «s’avancer à découvert sur le terrain de l’adversaire».Chaque détail d’une offre d’association devient une cible pour les fédéralistes.«Dès que les partenaires canadiens nous diront que ça ne les intéresse pas, les indécis vont revenir les deux pieds sur terre et on se retrouvera au même point», disait cette semaine le président des jeunes pé-qujstes Eric Bédard.A ce moment-là, Mario Dumont agitera l’index: «Euh, dira-t-il, j’aurais une petite suggestion à vous faire.Et si on demandait aux gens de se prononcer sur une nouvelle union Québec-Canada?.» INDEX Agenda.02 Avis publics.B9 Classées.B13 Culture.Cl Économie.B1 Éditorial.A12 If monde.B10 Mots croisés.Bl 2 les sports.B14 METEO Montréal Nuageux avec éclaircies.60 % de ibilité d’averses, ax: 14 Québec Nuageux avec éclaxircies.60%de ssibilité d’averses.Max: 10 Détails en B 12 t«**!5*% Québec ouvert à un débat sur la légalisation des drogues douces Approche douce pour les consommateurs mais plus musclée pour les trafiquants PAUL CAUCHON.LE DEVOIR Tout en voulant durcir la lutte aux gros trafiquants de drogue, entre autres en confisquant les fruits de leurs activités criminelles, le ministre de la Justice du Québec, Paul Bégin, se dit d’avis que la société québécoise pourrait tenir un débat sur la légalisation des drogues douces.«Je pense qu’effectivement on devra un jour se poser la question, déclare le ministre.Certains pensent qu’on devrait plutôt légaliser ces choses-là et consacrer nos énergies et nos ressources à lutter contre ceux qui font l’importation et le trafic comme tel (.) On peut et on doit se poser la question, et je pense que la société arrivera à ça prochainement.» Le ministre Bégin ajoute que d’«un point de vue purement personnel, je ne suis pas de ceux qui pensent que la répression constitue toujours la solution à un problème.La considération, l’aide, l’encouragement (présentent) des bénéfices beaucoup plus considérables pour une société.Et ce n’est pas plus dispendieux, au contrai- re.» M.Bégin en fait même une question de société distincte: «Au Québec, déclare-t-il, nous sommes beaucoup plus ouverts à ce type de discussion que dans le reste du pays.» Le ministre de la Justice participait hier après-midi à Montréal au premier Congrès national en toxicomanie, organisé par la Fédération québécoise des centres de réadaptation pour personnes alcooliques et toxicomanes.VOIR PAGE A 14: DROGUES MONTRÉAL La cinéaste Koudil accepte l’invitation de l’ambassade canadienne PAGE A 3 Johnson reprend des arguments du document qu’il a répudié MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le chef libéral Daniel Johnson a répudié, cette semaine, un document interne de son parti qui reprend pourtant plusieurs de ses propres positions sur l’avenir du Québec, et dont il s’est lui-même inspiré pour un discours prononcé.hier.Le Devoir a en effet repéré, par hasard, dans le texte du discours prononcé par M.Johnson, hier, à une assemblée du Conseil de l’unité canadienne, à Ottawa, des passages identiques, mot à mot, à des passages du document (Voir page A11).Ce document que M.Johnson «ne signera pas», disait-il, et qui «a été enterré» dès qu’il en a pris connaissance, a-t-il déclaré, développe la thèse de «l’affirmation tranquille».Rédigé par un jeune recherchiste du parti pour son comité sur l’évolution du fédéralisme canadien, il affirme que le Québec doit chercher à transformer le Canada dans les faits, par des voies administratives, en collabo- VOIR PAGE A 14: JOHNSON Le Québec a désormais sa «Pléiade» Un Montréalais réédite les grands classiques de la littérature française PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Parce qu’il en avait assez de voir les classiques de la littérature française réédités dans des formats de poche avec des couvertures aux couleurs criardes et des pages bourrées de coquilles, un graphiste-typographe montréalais a décidé de créer sa propre maison d’édition et de rééditer les grands textes de la littérature française.Ainsi, le Québec compte désormais sa propre «Pléiade» depuis que Jean Renaud a créé Gutenberg et associés.«J’avais le goût de faire des beaux livres sans compromission sur aucun plan», explique le nouvel éditeur.De compromis il n’a point fait, effectivement.Les neuf premiers titres des «Classiques Gutenberg» se distinguent en effet par leur présentation extrêmement soignée.Le papier — du Wasau à l’intérieur et du Circa en couverture —, la maquette, la typographie et les illustrations éblouissent par leur raffinement et leur grande qualité.Chacun des livres est entouré d’une bande de papier translucide.Leur prix varie entre 30 $ et 60 $.La première série des «Classiques Gutenberg» comprend Le Grand Meaulnes d’Alain-Foumier.Le Colonel Chabert et Etudes de femmes de Balzac.Le Neveu de Rameau de Diderot, Madame Bovary de Flaubert, Le Bourgeois gentilhomme de Molière, Le Diable au corps de Ra-diguet, Cyrano de Bergerac de Rostand et Vol de nuit de Saint-Exupéry.Une quinzaine d’autres titres seront publiés sous peu.dont Un amour de Swann de Proust, Les Fleurs du mal VOIR PAGE A 14: CLASSIQUES POLITIQUE Rien n’est joué en Ontario Les Ontariens iront aux urnes le 8 juin PAGE A 8 L’organe du goût PHOTO AP UN MAJOR de l’armée russe n’a pas su tenir sa langue, hier, à Saint-Pétersbourg, alors qu’il répétait une chorégraphie militaire en vue du défilé de la Victoire, prévu pour le 9 mai.De nombreuses cérémonies se dérouleront alors en Russie et dans l’ensemble de l’ex-URSS pour célébrer la chute du Troisième Reich.Dans la capitale russe, où on attend une cinquantaine de chef d’Etat et de gouvernement, dont le président Clinton, les préparatif et les répétitions qui créent déjà des bouchons de circulation délient les mauvaises langues des Moscovites, pourtant habitués à la langue de bois.Le fantôme de Mussolini 50 ans après la Libération, les Italiens n’ont pas réglé tous leurs comptes avec l’Histoire 11 y a exactement 50 ans aujourd’hui, sur une place du centre de Milan, le cadavre de Benito Mussolini pendu par les pieds était livré à la furie vengeresse d’une foule qui célébrait la libération de Milan, survenue quatre jours plus tôt, et qui mettait officiellement fin au régime pro-nazi italien.À un demi-siècle de distance, l’Italie se divise encore sur l’interprétation à donner au fascisme.Condamné par l’Histoire officielle, le mussolinisme garde aujourd’hui ses partisans ouverts.et ses héritiers plus ou moins transformés.FRANÇOIS BROUSSEAU LE DEVOIR VOIR PAGE A 14: MUSSOLINI Rome — Il y a neuf jours, piazza Na-vona, dans le centre historique de Rome, environ 400 militants et sympathisants fascistes, bras levés, faisaient le «salut romain» et exaltaient le «Duce» mort cinquante ans plus tôt.C’était l’ultime rallye électoral d’un nouveau parti politique appelé Flamme tricolore, un groupuscule dissident issu de l’Alliance nationale de Gianfranco Fini.Le dernier fan-club officiel de Benito Mussolini.Devant ce petit parterre de jeunes aux cheveux courts et de vieux au foulard tricolore (vert, blanc et rouge, les couleurs de l’Italie), le leader Pino Rauti s’est déchaîné.Cet ancien combattant de la «République sociale» de Salo, aujourd'hui député européen, a LA VICTOIRE dénoncé le virage «libéral-capitaliste» de l'Alliance nationale et son association avec «le centre-droit télécratique» de Silvio Berlusconi.En janvier dernier, Pino Rauti quittait avec fracas l’Alliance nationale lorsque Gianfranco Fini, du bout des lèvres, reconnaissait formellement la «valeur» de l’antifascisme combattant des années 40, réussissant à donner par le fait même un brevet d'honorabilité à son parti, lui-même issu du fascisme.«Trahison contre la mémoire de Mussolini», s’était alors insurgé Rauti.Vraie querelle?Pour de bonnes raisons?Aux élections régionales de dimanche dernier, la Flamme tricolore n’a obtenu qu’environ 1 % du vote sur toute l’Italie, 2 % à Rome.Mais bien au-delà de cette frange, les héritiers désormais «honorables» de l’Alliance nationale se situent, eux, au premier plan de la nouvelle politique italienne.Obtenant entre 14 % et 18 % de l’appui populaire selon les consultations, quelque 25 % à Rome et parfois davantage au sud, l’ex-Mou-vement social italien est de- venu un «parti de gouver-nement» après quatre décen nies de purga- toire.Les J .»;¦! I -Ms i#S§8 : r.' jfc:,.:-T:A .y;- ••¦• DANS won monde it moi, IL Y A UN VOYAGE DANS LE TEMPS ¦ LES ACTUALITÉS • Plan de retraite et de rémunération à l’étude Les médecins accusent Québec de les utiliser comme boucs émissaires AIR CAM AD A IMAUGURE SES NOU AUX VOLS POUR Æ ¦¦ 'Vk \m\ À compter du 20 juin 1995, Air Canada offrira deux vols par semaine, le dimanche et le mardi, entre Tel-Aviv et Toronto avec des correspondances pratiques de Montréal.Et vous pourrez profiter de notre tarif spécial à seulement 1159$* en service Hospitalité™.Du 20 juin au 31 juillet 1995, vous obtiendrez le double de millage AéroplanM" pour le vol entre Toronto et Tel-Aviv.Et pour apprécier les splendeurs d'Israël, communiquez avec votre agent de voyages pour les forfaits Hôtels et Voitures À La Carte de Vacances Air Canada.C est le temps ou jamais pour partir en voyage à Tel-Aviv avec Air Canada.appliquent.Si X ISABELLE PAKE LE DEVOIR Les médecins spécialistes n ont rien contre un plan de retraite pour les médecins plus âgés, mais mettent en garde le ministre de la Santé, Jean Rochon, de vouloir négocier en public en lançant des ballons d’essai par l’intermédiaire des médias.«Un plan de retraite pourrait être intéressant, mais il faut le planifier au bon moment et sans improvisation», a souligné le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), le Dr Pierre Gauthier.«Ça n’a jamais été discuté à une table de négociation et on ne négocie pas en public des choses aussi importantes que la santé», a-t-il tranché.Cette semaine, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Jean Rochon, a lancé à Québec l’idée de présenter un plan de retraite afin de favoriser le départ des médecins de plus de 65 ans, pour pouvoir maintenir l’embauche de jeunes médecins.Plus de 10 % des spécialistes, soit 733 médecins sur les 7200 que compte la FMSQ, ont plus de 65 ans.La moyenne d’âge des spécialistes est de 53 ans, et elle est encore plus élevée dans les spécialités que sont la chirurgie, la pathologie et la médecine de laboratoire.Selon le Dr Gauthier, plusieurs de ces médecins pratiquent encore parce qu’ils n’ont jamais bénéficié de plans de retraite, comme nombre d’employés gouvernementaux.Le «ballon Rochon» indispose La proposition ministérielle ne déplaît pas à la FMQS, mais encore fau-dra-t-il s’asseoir pour la négocier, de dire le Dr Gauthier.Ce qui plaît moins, par contre, c’est le «ballon» lancé par le ministre Rochon sur une possible révision du mode de rémunération des médecins à l’acte dont faisait état Le Devoir hier.Une fausse solution, estiment les spécialistes, puisque le nombre d’heures travaillées par les médecins — 50 à 60 heures par semaine, et jusqu’à 90 heures — coûterait plus cher à la société si ces derniers étaient payés à salaire et travaillaient des quarts de huit heures.«On essaie d’improviser des solutions irréalistes.Nous sommes d’accord de participer à un plan de reconfigura- tion du système, mais pas en étant les boucs émissaires», a martelé hier le Dr Gauthier.«Ça ne nous répugne pas d’emblée le salariat, mais la rémunération à l’acte coûte moins cher à la société», a-t-il ajouté, précisant qu’en certaines circonstances le salariat était préférable.D’autre part, le Dr Gauthier s’est gaussé de la suggestion du ministre de penser à limiter les visites chez le même médecin à une seule par jour par patient, ou de limiter le nombre de patients vu par les médecins chaque jour.«Ce serait irréaliste d’imposer une seule visite par jour pour des patients dans le coma ou qui ont la méningite», a relancé le président de la Fédération, qui croit que, malgré les problèmes de déficit, le ministre ne peut pas contrôler la maladie.Pour économiser des sous, les spécialistes croient plutôt que Québec doit penser, par exemple, à ce que les neurologues de garde soient à la disposition de trois hôpitaux, plutôt que d’un seul à la fois.On doit s’interroger sur le panier des services gratuits, dit le Dr Gauthier, et se demander s’il est normal que des PHOTO ARCHIVES Jean Rochon examens médicaux pour envoyer les athlètes aux Jçux olympiques soient défrayés par l’État.Le Dr Gauthier va même jusqu’à proposer de taxer les malades qui continuent à fumer, ou les obèses qui mangent trop en dépit des coûts qu’ils imposent au système de santé.PHOTOPC LE CHEF de la police municipale de Sainte-Marie-de-Beauce, Denis Nadeau, a été tué par balle hier matin.Le policier a été atteint d’un pro'r jectile d’arme à feu en se présentant à une résidence de la municipalité; alors qu’il répondait à une plainte pour violence conjugale reçue peu après 6h le matin.Le policier s’est écroulé devant la résidence et il a fallu deux heures avant que son corps ne soit récupéré par le Groupe tactique de la Sûreté du Québec.Le tireur, Clément Mercier, un homme d’affaires bien connu de Sainte-Marie, s’est barricadé à son domicile.Fl détient son enfant de 10 ans en otage, alors que sa conjointe a réussi à fuir.Le Groupe tactique d’intervention de la Sûreté du Québec encerclç la résidence et tente d’entrer en contact avec le forcené.Chef de police abattu Normes sur la foresterie durable Des écologistes s’en prennent au «maquillage vert» LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Une cinquantaine de groupes environnementaux et autochtones canadiens, dont quatre seulement du Québec, accusent l’Association canadienne de normalisation (ACNOR) de se prêter à une opération de «maquillage du statu quo» en forêt sous le couvert de la mise au point de nouvelles normes sur la «forestrie durable».Les groupes écologistes se sont d’ailleurs retirés du processus de mise au point de ces normes par l’ACNOR et entendent plutôt travailler, désormais, à la mise au point de normes forestières au sein d’organismes publics internationaux à caractères environnemental, comme ceux qui ont normalisé le domaine de la santé.Devant la virulence de la charge lancée contre son propre processus, l’ACNOR aurait décidé de surseoir momentanément à la mise au point de ces normes, a confirmé hier Pau-le Têtu, de l’Association des industries forestières du Québec (A1FQ).La mise au point de normes sur la «forestrie durable» est une idée du secteur forestier canadien, dont les produits sont boycottés dans certains pays en raison de pratiques contestées comme la coupe à blanc sur de vastes échelles dans l’Est du pays — et au Québec — ainsi que l’abattage d’arbres géants sur la côte du Pacifique.Plus d’un million de dollars ont été investis pour créer un jeu de critères d’exploitation forestière, dont le respect permettrait aux entreprises d’apposer une étiquette verte sur leurs produits.Le comité technique de l’ACNOR, qui est responsable du projet, est composé de 32 personnes.Il se divise également entre représentants des forestiers, des gouvernements, des milieux académiques et du milieu environnemental et de la consommation.Les écologistes, qui y ont siégé, s’en sont retirés, accusant industriels, gouvernements et chercheurs de «maquiller en vert leurs pratiques et politiques actuelles», précisait hier François Tanguay, directeur intérimaire de Greenpeace-Québec.Le projet de normes reconnaîtrait comme des pratiques acceptables les coupes à blanc qui respectent les normes gouvernementales.Elles ne prévoient pas d’ajuster les coupes, ajoutent les groupes, aux besoins des autochtones dans les forêts qu’ils habitent.Or, ce sont justement des pratiques de ce genre, qui sont dans le collimateur des groupes depuis des années, ce qui explique leur retrait du comité de l’ACNOR chargé du projet.Internationalisation en vue Leur retrait s’explique aussi par le fait que l’ACNOR s’apprêtait, selon eux, à proposer à l’International Organisation of Standardisation (ISO) en juin d’internationaliser, en quelque sorte, les normes canadiennes.Mme Têtu conteste cette version des faits.L’ACNOR, dit-elle, propose à 1TSO d’élargir son projet de normes environnementales «ISO 14 000», qui seront applicables à tous les secteurs industriels, pour mettre au point des normes particulières sur la «forestrie durable».Si la proposition canadienne était acceptée, dit-elle, l’ISO accueillerait alors les propositions de tous les pays et de tous les groupes.Pas seulement du Canada.Les groupes visent, de leur côté, une réforme en profondeur des pratiques forestières.Ils estiment qu’ils n’auront gain de cause que devant des organismes indépendants des acteurs économiques, gouvernementaux et académiques qui travaillent ensemble et partagent déjà les valeurs d’un système jugé dépassé.Pour leur part, les industriels ne veulent pas de ces forums, jugés peu réalistes et incapables de susciter des consensus dans leurs rangs.Une promotion touristique de 3,5 millions $ pour vanter le Canada LE DEVOIR Le Canada: un pays à redécouvrir.» La Commission canadienne du tourisme engagera 3,5 millions .$ dans une campagne publicitaire qui vise à encourager les Canadiens à considérer leur pays comme une destination vacances.lancée simultanément à Toronto et a Montréal hier, la campagne cible les Canadiens qui ont tendance à prendre leurs vacances aux Etats-Unis.-Malgré la faiblesse de notre dollar, les Canadiens continuent à •p?rendre en grand nombre aux Etats-Unis, observe Judd Bucha- nan, président de la Commission.Ils ne sont tout simplement pas au courant des possibilités de vacances qui existent ici.» Trois annonces différentes seront diffusées à la télévision à compter de dimanche prochain et pendant sept semaines.Un numéro 1-800 permettra au public de commander gratuitement un guide touristique.Conçues par l'agence de publicité BCP, les annonces gravitent autour de trois thèmes: la culture et la grande ville, la nature et le plein air et l'histoire et le patrimoine.L’organisme espère convaincre 600 000 Canadiens de prendre leurs vacances au pays. I.K I) K V OIK, I.K S S A M K I) 1 2 !) K T I) I M A X C II K ;i 0 A V K I I.I !) !) iï A LE DEVOIR ?MONTREAL Projet d’agrandissement Heureux dénouement pour la Cinémathèque ODILE TREMBLAY LE DEVOIR La Cinémathèque québécoise est arrivée au bout de ses peines.Son projet d’agrandissement, longtemps en péril, a été approuvé mardi dernier par le Conseil du trésor et le lendemain par le conseil des ministres.Le ministère de la Culture a versé à l’institution cinéphilique le million de dollars supplémentaire qui manquait à la cagnotte pour une tr ansaction de terrain avec la CECM.Offre qui a été acceptée par cette dernière.Hier, le ministère de la Culture, région Montréal, faisait parvenir un beau bouquet de fleurs aux employés de la Cinémathèque qui avaient tant craint pour leur avenir.Happy end.On se rappelle qu’après avoir reçu l’aval du gouvernement québécois libéral en juin dernier pour un projet d’agrandissement de 13,3 millions $, le dossier de la Cinémathèque était demeuré en flottement depuis six mois, à la faveur d’un changement de gouvernement, puis des têtes qui se succédaient au ministère de la Culture.Au cœur de l’affaire existait un différend avec la CECM qui possédait un terrain adjacent à la Cinémathèque (prévu pour l’agrandissement) .La CECjVI en exigeait 3 millions $ quand l’État ne voulait en verser que deux.Pour ce million de différence, des scénarios de relocalisation étaient envisagés, au désespoir de l’institution qui jonglait avec des problèmes de liquidités et craignait même, au début du mois, de devoir fermer boutique.Au ministère de la Culture, on précise que les détails de l’affaire seront divulguées la semaine prochaine mais que la bonne nouvelle de l’entente conclue est confirmée.L’Immigration fait marche arrière Koudil arrivera dimanche Elle accepte l’invitation de l’ambassade canadienne ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Fin du suspense.Elle viendra au festival Vues d’Afrique, cette cinéaste d’origine algérienne à qui les agents de l’ambassade du Canada à Paiis avaient refusé un visa de séjour, au début de la semaine, craignant qu’elle ne fasse une demande d’asile politique.Hafsa Zinaï Koudil, qui a déménagé en Tunisie, est condamnée à mort par les factions intégristes en Algérie.Le film qu’elle accompagne, Le Démon au féminin, dénonce les excès des intégristes et le sort qu’ils réservent aux femmes, en les voilant, les enfermant, les torturant Outrée d’avoir été traitée «comme une terroriste» par l’officier de l’Immigration, Hafsa Zinaï Koudil attendait de recevoir une invitation de l’ambassade avant de s’y présenter pour une nouvelle demande de visa.Coup de fil qu’elle a bel et bien reçu jeudi soir à Paris, d’où le revirement actuel.Au ministère de l’Immigration, on affirmait qu’elle s’était présentée d’elle-même sans invitation.Mais rejointe à Paris, la cinéaste précisait hier qu’un officier de l’Immigration l’avait appelée sous le coup de 20h, vendredi à Paris, en la priant de se présenter.On lui avait déclaré que la dame qui avait jugé son dossier la première fois l’avait mal comprise.«Pendant que j’étais dans son bureau, le ministre de l’Immigration Sergio Marché a téléphoné à l’officier en insistant pour que j’obtienne ce visa, précisa-t-elle.J’ai vu l’agent verdir.» Hafsa Zinaï' Koudil arrivera comme prévu, dimanche, avec les autres invités de Vues d’Afrique.La réalisatrice algérienne pourra ainsi être présente pour les projections de son film Le Démon au féminin, à l’horaire du festival lundi et mardi.Le refus initial de visa avait suscité une telle levée de boucliers de la paît des groupes de femmes, des partis d’opposition, de tous ceux qui militent pour les droits humains, comme des éditorialistes et journalistes de tout poil, que l’affaire Koudil prenait une dimension politique entachant les politiques d’accueil du ministère de l’Immigration.«Comment demeurer insensible à un tel élan d’amitié et de soutien?demande-t-elle.Je suis prête à tout laisser ici pour venir passer une semaine exaltante, en sachant que j’ai tant d’amis au Québec.Ici je me sens souvent seule.Cette so-lidarité-là me donne le courage de continuer mon combat avec la plume et la caméra.» Au ministère de l’Immigration, on s’est bien évidemment dit soulagé du dénouement qui satisfait tout le monde.Fatima Houda-Pepin, député de La Pinière, maghrébine d’origine et combattante pour la liberté, se déclarait hier enchantée que tant de voix se soient levées en appui à la cinéaste Koudil.Elle espérait toutefois que cette solidarité ne s’arrête pas à ce cas précis mais constitue un appel à la résistance contre les forces qui attaquent la démocratie.La cinéaste touchée par le mouvement de solidarité à son égard PHOTO JACQUES NADEAU C’est tout en musique que le festival cinématographique Vues d’Afrique a été lancé jeudi soir.Hafsa Zinaï Koudil sera finalement de la fête.i> EVA ' v 24‘ édition Du nouveau au marathon 8000 coureurs et 3000 patineurs attendus i LE DEVOIR \ Le marathon de l'ile de Montréal revient en force cette année avec une série d’innovations, dont un par; cours pour adeptes du patin à roues alignées et une réconciliation avec la Ville de Montréal qui, enfin, acf cueillera les coureurs.Les organisateurs attendent 8000 coureurs et 3000 patineurs lors de là 24e édition du marathon de l'île dç Montréal qui se tiendra le 17 sep,-tembre prochain.Ils espèrent attirer 100 000 spectateurs.Le départ du marathon se fera face au cégep Saint-Laurent, à Saint-Laurent, et l’arrivée, au Vieux-Port de Montréal.Les marathoniens parcourront les municipalités de Saint-Laurent et Mont-Royal, puis emprunteront les mes d’Outremont où ils effectueront une montée de deux kilomètres qui commence au pont Rockland et se termine sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine, au coin de la rue Stirling.Le parcours amènera ensuite les coureurs à Montréal par le boulevard Saint-Joseph, puis dans le parc Lafontaine, le centre-ville et le Vieux-Montréal.Les patineurs, de leur côté, devront rouler 22 kilomètres.Leur départ se fera sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine et leur arrivée, au Vieux-Port.Les athlètes en fauteuil roulant auront avantage à être en forme cette année, puisque leur parcours compte 42,2 kilomètres.Depuis trois ans, l’épreuve qui leur était réservée ne faisait que dix kilomètres.Le relais marathon revient sous une formule similaire, soit quatre fois plus ou moins dix kilomètres.Les jeunes auront eux aussi leur mini-course de trois kilomètres.LIBRAIRIE LE BOUQUIN Heures d’ouverture: lundi, mardi, mercredi: 9h à 20h, jeudi, vendredi: 9h à 21 h, samedi: 9h30 à 17h 395,Boul.Cartier, Laval Tel : (514) 688-6036 Fax:(514)688-8844 Nous vendons les publications du gouvernement du Québec: - lois, règlements - livres administratifs, techniques - livres d’art, etc.Commandes téléphoniques acceptées.CONCESSIONNAIRE DES PUBLICATIONS DU QUEBEC NOURAIE La plus grande sélection de tapis persans Tapis de qualité supérieure Tapis neufs, semi-antiques et antiques OGILVY 1307 OUEST.RUE STE-CATHERINE.CINQUIÈME ETAGE MONTRÉAL (514) 842-7711 POSTE 325 S&Vw** Aéroclub de Montréal 5800, route de l'Aéroport St-Hubert (Quél>ec) Canada )3Y 8Y9 Tel.: (514) 445-4444 Fax: (514) 445-1886 1-800-573-4440 nssEP Æm?m.ammm 3, ua/ité et desic/n disent tout ! k ^oatZ/ejfe /ecatUe 5400 BOUL.DÉCARIE MONTRÉAL, 483-5555 DES GESTES ORDINAIRES UNE ACTION EXTRAORDINAIRE Bonne fête du 1er mai aux enseignantes et enseignants qui font de l'école UN PROJET DÉMOCRATIQUE FECS Fédération des enseignantes et enseignants de commissions scolaires L E I) E V 0 I R , L E S SA M E I) I 2 9 E T I) I M A N C II E 3 0 A V R I L 19 !) 5 - LE DEVOIR ?m MONTREAL Politique municipale La FTQ veut jouer un rôle d’opposition LE DEVOIR Les relations ne semblent pas s’améliorer entre les cols bleus de Montréal, dont le syndicat est affilié au Conseil des travailleurs et travailleuses du Montréal métropoli-tain-FTQ, et le maire de la ville, Pierre Bourque.Hier, au 131' congrès du CTM-FTQ, Guy Cousineau, secrétaire général de l’organisme, a déclaré qu’«une des priorités de l’action syndicale dans la métropole, c’est de manifester une opposition vigilante et constructive à l’administration municipale du maire Pierre Bourque».Refusant de faire porter le débat sur la négociation entre les cols bleus et l’administration municipale, M.Cousineau a beaucoup insisté sur la décision de M.Bourque, dès son entrée au pouvoir, d’abolir les mécanismes de consultation de la population.Selon lui, les membres des syndicats travaillant sur l’île doivent travailler à la démocratisation de la vie municipale.Le CMT-FTQ a par ailleurs pour objectif de raviver la ferveur sydica-le, tout en adaptant la lutte syndicale à la société moderne, on fait savoir ses représentants.Pour prévenir les mises à pied massives dans les entreprises, le CMT-FTQ a donc conçu un guide d’analyse permettant de déceler les signes précurseurs de telles mises à pied, et de créer de façon préventive, les comités de protection de la main d’oeuvre.M.Cousineau quittait par ailleurs cette semaine son poste de secrétaire général au CTM-FTQ après 14 ans de service.Place aux Grands Montérégiens LE DEVOIR La cantatrice Colette Boky, l’homme d’affaires Benoît Benoît et l’ancien joueur de baseball Claude Raymond ont été honorés, hier soir à Saint-Hyacinthe, par l’Académie des Grands Montérégiens.L’Académie des Grands Montérégiens, fondée en 1990, vise à développer un sentiment d’appartenance régional.Plus de 600 personnes ont assisté au gala annuel d’hier soir, un record.«C’est un événement à caractère social qui sert à faire en sorte que les gens se parlent, explique Paul Leduc, président et fondateur de l’Académie.Ça fonctionne incontestablement, d’après nos analyses», sou-ligne-t-il.Ainsi, Colette Boky, qui habite Longueuil, est une cantatrice d’envergure internationale.Elle a chanté dans toute l’Europe et aux Etats-Unis.Elle enseigne en même temps l’art vocal à L’Université du Québec à Montréal.L’ancien joueur de baseball Claude Raymond, qui habite Saint-Luc, a été le premier Québécois et le premier Canadien à faire carrière dans les ligues de baseball professionnel.Il est également connu pour sa carrière d’analyste sportif.L’homme d’affaires Benoît Benoît, âgé de 89 ans, a présidé le Groupe Commerce pendant 25 ans.Aujourd’hui, la maison de Saint-Hyacinthe qui porte son nom offre 200 repas par jours à des démunis.Le président de l’Académie des Grands Montérégiens compte sur le gala et le prestige des personnalités honorées pour donner envie aux jeunes de rester dans la région ou de s’y établir.«Le gala vise à souligner l’excellence en Montérégie, par exemple, dit-il, en montrant aux jeunes où elle loge et en leur apportant des modèles.» PREMIERE COMMUNION emandez nos suggestions cadeaux au moment d'offrir un présent lors de ces grandes occasions lesmarais 60 ouest, rue Notre-Dame Montréal, Qc H2Y1S6 (514) 845-3194 Au service de la liturgie depuis 1909 O a 2 > O 2; ÿïfcybfisijpGr iLœiasI Gigantesque vente de multi-millions de dollars Pour la dernière 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sa résidence la semaine derniere, une enveloppe avec l’entête syndicale, sans le nom du destinataire et sans timbre.L’enveloppe, ouverte devant un témoin, contenait un chèque au montant de 190 $ destinée à une col bleue auxiliaire qui a manifesté en mars dernier devant le Biodôme.Les allocations de grève correspondent normalement à environ 15 $ par jour de piquetage, explique M.Fontaine.Selon les indications de la Ville, des piquets de grève ont été dressés quelques jours en mars devant le Biodôme, durant le week-end de Pâques devant le garage d’où par- taient les cadres devenus temporairement éboueurs, ainsi que de façon inconstante pendant les week-ends deyant le Jardin botanique.A cette aide financière, exonérée d’impôt, s’ajoute un soutien également financier, appelé dépannage, que le syndicat accorde à ses membres dans le besoin.Selon M.Fontaine, il s’agit de dons.«Il y a des gens qui n’ont pas de travail, qui ont épuisé leurs prestations d’assurance-chômage, qui n’ont pas été rappelés par la Ville de Montréal et qui, pour une raison ou pour une autre, sont mal pris.Ça n’arrive pas à toutes les semaines, le dépannage», affirme le poi;te-parole syndical.A Revenu Canada, on souligne que sous forme de prêt, cette aide n’est pas imposable contrairement aux dons.«S’il y a des programmes d’aide qui sont mis sur pied par le syndicat, qui sont un petit peu en parallèle avec le gouvernement, (.) moi je pense que c’est quelque chose qui est tout à l’honneur de la section locale 301», soutient Michel Fontaine.Par ailleurs, ce dernier s’est montré peu loquace concernant le dépôt jeudi d’une contre-proposition à la Ville de Montréal.La présidente du comité exécutif, Noushig Eloyan, n’est pas enthousiaste face au nouveau document.«Il y a très peu d’ouverture, sinon sur la violence.Et c’était grand temps que le syndicat se prononce là-dessus.Les cols bleus nous ont déposé leur interprétation de notre proposition du début avril.Dans le fond, il n’y a pas grand chose de nouveau là-dedans», commente Mme Eloyan.En outre, cette dernière n’a pas hésité à parler d’absence de démocratie au syndicat des cols bleus à la suite d’un reportage diffusé jeudi par Radio-Canada où un représentant syndical faisait pression sur les membres présents pour qu’ils se taisent devant le journaliste.«Les gens sont libres de s’exprimer.Mettez-vous à la place d’un col bleu qui est traqué et qui vit une campagne de désinformation.Il entend des conneries et des saletés dans les médias», rétorque Michel Fontaine.Dans un récent point de presse, le directeur du service du personnel, Jean Des , Trois Maisons, affirmait toutefois ! que le syndicat des cols bleus est «très démocratique».La Fédération des travailleurs du,, Québec (FTQ), centrale syndicale à laquelle sont affiliés les cols bleus,) entend «manifester une opposition; vigilante et constructive à l’adminisi tration municipale du maire Pierre Bourque».Au terme du congrès du Conseil des travailleurs du Montréal, métropolitain (FTQ) qui s’est terminé hier, le secrétaire général Guy Cousineau a dénoncé l’équipe de Vi-.sion Montréal.«Les virages pris par la nouvelle administration nous in-,, quiètent beaucoup.Le maire cligno- ; tait à gauche pendant sa campagne; mais il a viré à droite.Le nouveau parti qui règne à l’Hôtel de Ville de-r vrait s’appeler Visière Montréal, tel-, lement il est centré sur lui-même et coupé des réalités des quartiers, du: ; monde ordinaire et des salariés de la;, Ville», a dit M.Cousineau.Ils appuient le projet de loi fédéral Les maires d’accord pour contrôler les armes a feu ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Les maires des principales villes du Canada ont réitéré avec force leur appui, hier, au projet de loi fédéral sur le contrôle des armes à feu et tenté de faire contrepoids aux informations erronées que font circuler les groupes américains et canadiens qui y sont opposés.Le maire de Montréal, Pierre Bourque, ainsi que la mairesse de Toronto, Barbara Hall, ont été mandatés pour présenter, le 4 mai à Ottawa, la position de la Fédération canadienne des municipalités (FCM) devant le Comité permanent sur la justice.Lors d’une conférence de presse tenue hier dans le cadre des travaux menés par la FCM, le maire Philip Owen de Vancouver a souligné qu’il est faux de prétendre que le système d’enregistrement entraînera des coûts de 500 millions $.«Il est plus juste de parler plutôt de 85 millions $ sur une période de cinq ans et de l’imposition de frais modestes aux propriétaires d’armes», a-t-il dit.Le maire Owen a aussi soutenu qu’il était erroné de prétendre que les sportifs et les collectionneurs d’armes ne pourront plus s’adonner à leur passe-temps une fois que sera en place la loi pilotée par le ministre fédéral de la Justice, Allan Rock.«Ces gens n’ont rien à craindre.Même si on veut leur faire croire cela, ce n’est pas le cas», a-t-il assuré.M.Owen juge qu’il est d’intérêt public que le gouvernement et les services de police disposent de moyens de savoir qui sont les gens qui stockent de grandes quantités d’armes et de munitions.Pour sa part, le maire de Montréal a souligné l’importance de faire preu- PHOTO ARCHIVES Pierre Bourque ve de vigilance pour que le projet de loi se rende inchangé jusqu’à la troisième lecture.«Nous voulons réitérer notre appui au gouvernement, d’autant qu’il y a beaucoup de publicité venant des Etats-Unis, de groupes de pression très puissants, qui parlent de boycotter le tourisme au Canada, et même ici à l’intérieur du Canada, dans plusieurs provinces.«Il faut être vigilant parce que des millions vont se dépenser pour essayer d’empêcher l’adoption de cette loi importante pour la sécurité des Canadiens», a-t-il fait valoir.Aux yeux de la mairesse de Toronto, Barbara Hall, il est clair que la prolifération des armes rend les villes moins sécuritaires, met en péril la sécurité publique et la santé publique.Les 25 maires réunis à Montréal ont l’intention de proposer des ajouts au projet de loi à l’étude.Ils veulent suggérer que le gouvernement s’engage à instaurer le système d’enregistrement des armes à feu avant la fin de son présent mandat.Lancement de deux ouvrages sur la diversité ethnique J , 4 Les arrivants doivent : accepter de se joindre ;j à un peuple, dit Landry I Des propos «regrettables», selon Houda-Pepin KONRAD YAKABUSKI LE DEVOIR Lt intégration des nouveaux arri-r vants doit passer par la reconnaissance de la part de ces derniers qu’ils se joignent à un peuple dont le destin se conjugue nécessairement à la souveraineté, déclare le vice-premier ministre Bernard Landry.Soulignant le lancement, hier, de deux ouvrages traitant de la diversité ethnique et religieuse du Québec, M.Landry a invité les communautés culturelles à amorcer, à partir de ces ouvrages, «une réflexion» sur leur rôle dans la société québécoise.Cette réflexion, a poursuivi le vice-premier ministre, se baserait sur le concept que les Québécois forment un peuple, dont le destin ne saura jamais éclore «si le Québec, comme le dit formellement la Constitution de 1982, est une simple province.Les gens qui sont ici, depuis quatre siècles ou depuis quatre mois, doivent comprendre cette réalité».Mais M.Landry, également ministre des Affaires internationales, de l’Immigration et des Communautés culturelles (MAICC), a aussitôt insisté pour dire que ce projet national ne se fonde aucunement sur le sang — comme en témoignent les deux ouvrages en question, qui répertorient des données sur les 85 communautés ethniques et sur plus de 20 religions présentes au Québec.«11 y a encore des démocraties respectables (.) qui fondent l’adhésion à leur nation sur la loi du stock.Le Québec ne fait pas cela, a-t-il affirmé.Ije Québec a choisi l’adhésion par la présence physique sur le sol et la présence du cœur et de l’affectivité dans la construction ici d’une culture publique commune.» Bien que ces deux ouvrages du MAICC contribuent à faire connaître aux Québécois de toute origine la composition pluriethnique du Québec, «nulle communauté ne se bâtit uniquement sur l’adhésion “intellectuelle”; il faut le cœur et l’adhésion des sentiments».Il s’agit d’un message que M.Landry réitère de plus en plus depuis quelques semaines dans ses multiples incursions dans les milieux ethniques montréalais, et qui semble avoir pour but d’émousser la'.prétendue aversion traditionnelle des ; communautés culturelles pour le projet souverainiste.Le vice-premier concède que ce message passe mieux auprès des nouveaux arri- , vants, objets de la francisation, que.chez les communautés culturelles enracinées au Québec depuis plusieurs décennies.«C’est paradoxal, mais les communautés nouvellement arrivées ont» j mieux assimilé le modèle québécois.; ¦ C’est le Québec de la loi 101 qui a- ; changé le paysage.On ne peut pas en! j vouloir à des gens de ne pas avoir .reçu un signal que nous n’avons pas : donné», a-t-il souligné plus tard lors j d’un point de presse.Si les propos de M.Landry n’ont; ; pas fait des vagues auprès des: quelque cent invités, pour la plupart ! issus des communautés culturelles, la critique libérale en matière d’immi- ; gration, Fatima Houda-Pepin, les a ; qualifiés de «regrettables» et s’est for- ; malisée de la saveur politique du message.Bien que les libéraux favorisent la francisation des nouveaux arrivants — ils étaient après tout les au- \ teurs de l’énoncé de politique de 1990 ; qui a privilégié cet objectif — il serait; ; «une erreur stratégique» d’y introdui-!1 re une dimension politique.«Le rapprochement ne peut pas sé ; faire à partir de l’option souverainiste ; parce que l’option souverainiste est ; une option qui divise les Québécois, a fait valoir la députée de La Pinière, présente au lancement d’hier.Le rapprochement, il faut qu’il se fasse suit, des bases neutres où la dimension politique, et surtout partisane, n’est ¦ pas présente.» Quant aux ouvrages, il s’agit; ; d’une part, d’une deuxième édition t de Profils des communautés cultu- j relies du Québec, mise à jour à partir \ des données du recensement de ! 1991.La publication de 654 pages, ! une collaboration entre le MAICC et ! la Ville de Montréal, est disponible j aux Publications du Québec au prix ; de 39,95$.Le deuxième ouvrage.Profils des j principaux groupes religieux du Que- ; bec, est une œuvre inédite, publiée : uniquement par le MAICC.Cette pu- ; blication se vend au prix de 16,95 $.ideco l’.iiionné par la Lad* Ri;iM bijou; m chili Hlm lion I ulliirrllr du MlnKIrrr «1m Mf.tlirs êti.insrirs • Vmli.iss.ide «lu Chili à OII.im.i • I imsiil.it gritfral A Mon1n-.il BALLET FOLKLORIQUE DU ( Mil l eauaJJüpeas leux grandeurs Chaque montre est en acier nt suisse à quartz.Cadran net et fade à ire.aoetet aussi deponbie en ai.r r r e r J.Orner Roy & Fils Ltée 1650, av.du Mont-Royal Est (514) 527-2951 lundi le B mai 1995 à 20h Itlllrls/lli krlw: 11 $ • IK $ • 21 $ rl !IO $ ?laxrs ?frais dr smlcr.en xrnir/nn nalr; ¦béAtre i S-» | Ht-llenis I ,| Culottée rORW/./ OUSSE Un rêve Montréalisable acheter en 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hier au ministre de l’Environnement et de la Faune (MEF), Jacques Brassard.L’APIGQ souligne d’ailleurs les nombreuses faiblesses de ce document que le MEF a pourtant jugé conforme à ses directives environnemen- L’ÀPIGQ, qui a fouillé l’étude d’impacts du ministère des Transports, affirme que ce projet détruira un site d’une «richesse exceptionnelle», susceptible de valoir à ce tronçon de la rivière un statut de parc régional.Globalement, disent les ingénieurs gouvernementaux, il s’agit là d’une «attribution de fonds publics en faveur, essentiellement, d’intérêts privés alors que ces montants pourraient être utilisés plus judicieusement à des fins plus compatibles avec le but du programme d’infrastructures, soit la restauration d’ouvrages municipaux déficients ou la construction d’ouvrages structurants».Un autre projet, qui échappe celui-là à toute évaluation publique de ses impacts, soit la mini-centrale hydroélectrique de Mont-Rolland, risque fort d’ajouter ses séquelles au projet de pont.Selon les ingénieurs gouvernementaux, la rivière du Nord a d’autant plus d’attraits pour le public que son assainissement est pratiquement terminé en amont de Saint-Jérôme, «d’où, disent-ils, l’intérêt de donner accès à la rivière aux citoyens pour qu’ils profitent, enfin, de leur investissement».Le président de l’APIGQ, Gaétan Lefebvre, signale au ministre que son ministère est si peu capable de prendre ses distances des promoteurs qu’il aurait récemment interdit à son personnel de se rendre inspecter le site où sera construit le pont proposé par les Transports et celui de la future centrale hydro-électrique du Mont-Rolland.Il s’agit d’un des 69 projets de mini-centrales du programme de production privée d’Hydro-Québec, dont les citoyens ne pourront obtenir un examen public en vertu de règles obsolètes en matière d’évaluation environnementale.Les ingénieurs gouvernementaux disent n’avoir trouvé aucune justification valable dans l’étude d’impacts des Transports.Aucune alternative, disent-ils, n’a été proposée aux problèmes de circulation.L’étude d’impacts ne fournit aucun coût pour ce projet, comme si aucune étude de rentabilité n’avait été réalisée, écrit M.Lefebvre.Ce dernier se surprend que le MEF ait autorisé comme complète une étude d’impact si incomplète qu’elle ne fournit aucune comparaison économique des variantes proposées.«Dans les faits, écrit M.Lefebvre, les principaux bénéficiaires de ce projet s’avéreront les développeurs et promoteurs locaux, notamment les propriétaires des immenses terrains à développer aux environs, ainsi que le compagnie Cascades, dont l’usine située à quelques centaines de mètres des ouvrages prévus se trouvera directement reliée à l’autoroute des Laurentides».Le président de l’APIGQ termine sa lettre en mettant en contradiction les énoncés politiques du ministre des Transports, Jacques Léonard, qui affirme vouloir limiter le phénomène de l’étalement urbain, et qui présente dans ce cas-ci une solution «inappropriée en ce qui a trait à l’aménagement du territoire».Etats generaux sur l’Education Garon réitère son optimisme en une école de qualité Québec (PC) — Après le discours choc de Pierre Bourgauit sur «la détérioration» de l’école, jeudi, l’Association des cadres des collèges a eu droit, hier midi, à des propos plus modérés et beaucoup plus optimistes de la part du ministre de l’Education Jean Garon, sur l’état actuel et l’avenir de notre système d’éducation.Il a fondé son optimisme en majeure partie sur les résultats des états généraux de l’Education qui doivent durer environ un an.«Je demeure convaincu que si les gens continuent [de réfléchir ainsi sur l’éducation], la société québécoise va péter le feu dans un an, l’enthousiasme sera revenu et les gens du monde de l’éducation sauront montrer ce qu’ils peuvent faire pour assurer l’avenir», a dit le ministre au dîner de clôture du colloque de deux jours de l’Association.M.Garon est le premier à reconnaître que l’école n’est pas parfaite, que le système de l’éducation doit subir un sérieux coup de barre mais il n’est pas prêt à le condamner.Les états généraux devraient permettre d’évaluer la situation et de trouver une réponse à la question «en quoi l’école doit-elle changer?» en plus d’établir des perspectives d’avenir du mode d’enseignement.M.Garon n’a pas fait d’allusions aux critiques très sévères de son collègue souverainiste Pierre Bourgauit qui a qualifié l’école de «fourre-tout» et où on ne cherche pas à faire des enfants de bons citoyens «mais plutôt des consommateurs qui travaillent avec la seule idée de s’acheter un char».Le goût de réussir Le ministre a toutefois reconnu implicitement certaines des remarques de M.Bourgauit en affirmant que l’école doit devenir un lieu stimulant où le jeune doit avoir le sentiment de donner le meilleur de lui-même et le goût de réussir, d’apprendre.«Il ne faudrait pas que les jeunes s’imaginent qu’ils se surpasseront ou performeront plus tard dans la vie s’ils ont passé leur temps à flâner à l’école.» M.Garon a insisté, au chapitre de l’orientation que devrait prendre l’école, sur une bonne collaboration avec les entreprises afin de s’assurer que la formation que recevra l’étudiant pourra être utile en arrivant sur le marché du travail.Il accorde une importance capitale à la compétence de la main-d’œuvre mais le ministre n’a pas soufflé mot du projet de faire porter par les entreprises une partie du coût de la formation de la main-d’œuvre «même si l’entreprise bénéficie au premier chef d’une bonne formation de la main-d’œuvre».PHOTO ARCHIVES Jean Garon insiste sur les efforts que devront aussi fournir les étudiants.A l’avenir, a expliqué le ministre, gional-entreprises et reconnaître il faudrait peut-être développer le que l’école a un rôle à jouer auprès concept école-développement ré- de l’entreprise.Laissez la nature vous séduire * •• A 6 I, E I) E V 0 I It , 1, li S S A M E I) I 2 !> E T D I M A N C II E II 0 A V R I L I !) !) f» IJ IJ S S A C1U A LIT E S Explosion dans la troisième ville sud-coréenne: 103 morts La moitié des victimes étaient des enfants Taegu (AFP)' — Plus de la moitié des 103 personnes tuées dans l’explosion due au gaz survenue hier sur le chantier du métro de la ville de Taegu (sud), étaient des enfants qui se rendaient à l’école, selon un bilan officiel qui pourrait s’alourdir dramatiquement selon les autorités locales.Selon un communiqué du ministère de l’Education, les 60 enfants qui sont morts étaient sur le chemin de l’école quand l’explosion les a fauchés vendredi, à 7h50 locales, une heure de grand passage.Cent quatre vingt dix autres personnes ont été blessées, selon des chiffres délivrés par les autorités municipales.L’Ecole secondaire de jeunes gens de Taegu a confirmé de son côté que dix de ses élèves ont été tués et 91 potfés disparus.1A la tombée de la nuit, les secouristes travaillaient encore frénétiquement pour tenter de retrouver d’autres victimes de cette explosion la plus meurtrière que la Corée du Sud ait connue en temps de paix.’ «Je n’ai jamais vu pareille chose de ma vie.C’est comme une zone dévastée par des bombardements», a indiqué un policier joint au téléphone par l’AFP.La colère et le chagrin gagnent la population de Taegu, troisième ville du pays, alors que les familles endeuillées laissent éclater leur peine devant la morgue où sont amenés les corps et que des habitants furieux maudissent l’absence de mesures de sécurité qui, selon eux, a provoqué l’accident, rapporte un photographe de l’AFP présent sur place.Cette catastrophe serait, selon la police, due à une erreur humaine, des ouvriers ayant percé accidentellement avec une excavatrice une canalisation de gaz urbain.Le gaz qui s’échappait a pris feu au contact d’un chalumeau.Le souffle de l’explosion a été si violent qu’il a projeté à près de 50 m de haut, comme s’il s’agissait d’allumettes, des plaques et des poutres d’acier, qui sont retombées sur des véhicules remplis de personnes se rendant au travail, ont raconté des témoins.Quatre immeubles ont été détruits par l’explosion et les flammes et 10 autres endommagés.Plus d’un millier d’habitants ont fui le quartier dévasté, selon des témoins.Des dizaines de voitures ont plongé dans le vide lorsqu’une route temporaire en acier qui surplombait le chantier a été soufflée.Un autobus a été entièrement brûlé: on ignore combien de personnes se trouvaient à bord.Un autre bus bondé a été littéralement écrasé par les débris d’acier qui retombaient.L’explosion a arraché 20 poteaux électriques et crevé la plupart des conduites d’eau de la zone, provoquant une inondation qui gêne les secouristes.On pouvait apercevoir des corps calcinés flotter sur l’eau.Des reportages télévisés indiquent que de nombreux blessés ont été hospitalisés dans un état critique et montrent des scènes de mères éplorées qui s’évanouissent en lisant le nom de leurs enfants sur les listes des personnes décédées placardées sur les murs de la morgue et complétées à la main à mesure que le bilan s’alourdit.«J’attendais à un feu rouge quand j’ai entendu l’explosion.J’ai vu alors un immense nuage de poussière et d’autres voitures projetées en l’air.Juste après, le conducteur de la voiture qui était devant moi a été écrasé par une poutre en acier», raconte Lee Ju-Chang, un employé de 31 ans.ëdpS ‘ -JM •I1 ' _ PHOTO AP Les secouristes transportent une femme en direction de l’hôpital de Taegu (Corée) où une explosion de gaz, dans le métro en construction, a tué hier matin une centaine de personnes — des enfants en majorité — et a causé des blessures à 160 autres.La route temporaire faite de plaques d’acier a été soufflée dans les airs et le cratère creusé par la déflagration a fait plonger dans le vide plusieurs dizaines de véhicules qui se trouvaient là en pleine heure de pointe.Cette explosion est l’une des plus meurtrières de ces dix dernières années.r i i i i v % i I a J Pour découvrir la nouvelle allure de votre permis de conduire, attendez l’avis de renouvellement de votre 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bienveillante à l’égard de l’ancien premier ministre Bill Davis.Quoique chef d’une formation soi-disant «conservatrice», le terne mais affable M.Davis a savamment occupé le centre de l’échiquier politique et a réussi à convaincre les électeurs ontariens pendant 14 ans (jusqu’en 1985) que leur destin était bien assuré par son style de gestion tranquille et pragmatique.Qui, parmi les aspirants-premiers ministres actuels, serait plus à même de se réclamer de cette tradition politique si chère aux Ontariens?Sûre- ment pas Mike Harris, qui, dès son ascension à la tête du Parti progressiste conservateur, a effectué un virage à droite digne du Parti réformiste et de ses confrères albertains.Pas non plus la chef libérale, Lyn McLeod, qui n’a pas su se faire connaître durant ses huit dans l’arène politique et dont le nom échappe à la moitié des électeurs qui se disent d’obédience.libérale.Il reste Bob Rae.Ironie du sort, c’est celui qui a présidé le premier gouvernement «socialiste» de l’histoire de la province qui serait le plus dans la lignée des chefs ontariens.«L’image de Rae est d’un type brillant et bien, souligne Jane Armstrong, vice-présidente de la maison de sondage Environics Research Ltd.Les électeurs commencent à regarder de façon plus sérieuse leurs options et ils se disent que M.Rae est probablement le plus intelligent et le plus expérimenté des chefs.» «L’Ontario est une province très centriste et M.Rae a offert un libéralisme plus modéré (gentler) que les libéraux.Je crois que M.Rae essaie de refaçonner le NPD comme un parti du centre» ajoute David Langille, qui enseigne la science politique à l’Université York.Mais le charme personnel de M.Rae serait-il suffisant pour permettre aux néo-démocrates de sauver les meubles, objectif qui demeure, pour l’instant, le seul auquel cette formation puisse prétendre?Le dernier sondage Environics, sorti le 19 avril, place le NPD en troisième position avec l’appui de 21 % des électeurs décidés.Les libéraux se la coulent douce à 51 %, alors que les conservateurs jouissent de l’appui du quart des votants.Cela dit, Mme Armstrong fait remarquer que la vaste majorité des Wr- mm T} PHOTO ARCHIVES PHOTO PC Bob Rae (NPD) Mike Harris (PC) électeurs, y compris ceux qui penchent vers les libéraux et le PC, affirment que leur choix n’est pas fixe.Et les 21 % que récolte le NPD constituent son meilleur score dans les sondages depuis les premiers mois de son mandat.«D y a quelque chose qui bouge depuis quelques semaines.Les gens que nous sondons se montrent plus généreux, plus positifs à l’égard du NPD, constate Mme Armstrong.Les gens sont moins grognons et le gou- Céline Simard, dir.consultante CLINIQUE CAPILLAIRE INTERNATIONALE INC.& membre associé Hairfax Intégrateur- VOLUMATEUR La Micro-Greffe • Une technique sûre et efficace • Une intervention chirurgicale mineure • Un résultat permanent 1832, Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3H 1E4 (Métro Guy) Tel.: (514) 935-6616 CLINIQUE $ / U) CD f ¦ü oa \ O a 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Hébert.(418) 492-6035 ST-RÉMi DE NAP1ERVILLE 87, bout SsRémi.(514)454-7513 TERREBONNE 1595, Chemin Gascon (514) 471-3345 THETFORD-MINES 917, bout Smilh $ (418)3347638 TROtS-PtSTOLES 345, rue NrXreOome E (418) 851 3324 VALCOURT 9004, rue de b Mon«ogne[514| 532-3333 VALLEYFIELD 2685, boul lonÿo.s |5I4| 371 7566 V1CTORI AVILIE 900.rue NCeDame E (819)7524567 vemement remonte lentement la pente en ce qui a trait au taux de satisfaction des électeurs.» Décidément, la campagne déclenchée hier sera déterminante.«Bob Rae est un magnifique “campaigner".Mme McLeod est la plus faible des trois chefs», note Guy Côté, associé principal au cabinet des relations publiques National et ancien directeur de communications de l’ancien premier ministre libéral David Peterson.«M.Rae pourra briguer les votes pendant la campagne, il n’y a aucun doute là-dessus, renchérit David Langille.M.Rae fera essentiellement campagne sur trois thèmes.D’abord son expérience, aguerri comme il l’est après avoir dirigé l’Ontario au cours de l’une des périodes économiques les plus difficiles de son histoire.Ensuite, il dénoncera, avec un esprit de vengeance, les «injustices» que subit l’Ontario aux mains d’Ottawa, essayant de lier l’équipe de Mme McLeod à ses confrères fédéraux.Et enfin, il présentera sa formation comme la seule qui aborde les défis budgétaires de façon responsable mais «équilibrée», afin de garantir les acquis sociaux auxquels les Ontariens tiennent, tels que la gratuité des services de santé et l’accessibilité à l’éducation postsecondaire.De ces trois thèmes, le deuxième aurait, pour la première fois, une résonance particulière chez les électeurs ontariens.Fini le temps où l’Ontario acceptait de jouer le grand frère dans l’intérêt de la fédération.«On a maintenant une Ontario qui est revendicatrice, qui pense à ses intérêts et qui a l’impression d’être exploitée» fait valoir M.Côté.«Depuis quelques temps, lorsque nous demandons aux gens s’ils ont l’impression que l’Ontario contribue plus qu’elle ne reçoit du fédéral, la réponse est “absolument”, ajoute Jane Armstrong.Il y a passablement d’amertume et un sentiment que l’Ontario perd au change.» C’est justement sur ce thème que M.Rae a le plus mis l’accent dans son discours d’hier, comme Ta également fait son ministre des Finances, Floyd Laughren, dans le plan budgétaire qu’il a déposé jeudi.Dans les dernières cinq années, les compressions budgétaires et les réductions de transferts fédérales ont PHOTO PC Lyn McLeod (PL) privé l’Ontario de 12,4 milliards $.Selon M.Laughren.Ottawa a plafonné ses contributions destinées à l’aide sociale à partir du moment même où le nombre d’assistés sociaux atteignait des records faramineux en Ontario.De 50 % des prestations d’aide sociale en 1990, la part d’Ottawa est passée à 29 % cette année.Et alors que les Ontariens ne constituent que 38 % de la population canadienne, ils seront forcés d’avaler 54 % des réductions de transferts annoncées pour les prochaines années dans le dernier budget Martin.«Notre gouvernement continuera de se battre pour obtenir sa juste part de fonds fédéraux, a tonné M.Laughren jeudi.Aucun Canadien ne devrait y perdre au change parce qu’il demeure en Ontario.» Pour sa part, les observateurs s’attendent à ce que les libéraux et conservateurs fustigent sans cesse le bilan accablant des néo-démocrates en ce qui à trait aux finances publiques.La dette de la province a plus que doublé au cours de la règne néo-démocrate, passant de 42 milliards $ en 1990 à 98 milliards à la fin de l’exercice financier 1995-96, Et même si M.Laughren prévoit un déficit de 5,8 milliards $ cette année, une forte amélioration des 12,8 milliards $ en 1992-93, le vérificateur général de la province y trouve à redire.En effet, selon ses méthodes de calculs, le déficit sera de Tordre de 7,9 milliards $.Les libéraux ont suivi les conservateurs en effectuant un virage à droite en promettant un budget équilibré et les réductions d’impôts au cours de leur premier mandat.Chez les conservateurs, qui s’inspirent de la médecine de cheval qui a tant bénéficié à Ralph Klein en Alberta, on promet de réduire les prestations d’aide sociale de 35 % et geler les dépenses dans les domaines de la santé et de l’éducation cette année.Les dépenses dites «non essentielles» seront comprimées de 20 %.Il y aura une réduction d’impôts de Tordre de 30 % chez les particuliers.Mais les électeurs ontariens et albertains ne se ressemblent guère, et M.Côté prédit que les conservateurs rectifieront le tir au cours de la campagne et adopteront un discours plus modéré.DENTISTE DENTUROLOGISTE • Service de dentisterie esthétique • Service de chirurgie buccale ET IMPLANTS DENTAIRES (PAR SPÉCIALISTE) • Service de prothèse sur implant Dr Michel Lefort, D.M.D.Guylaine Brouillette, D.D.1832 Sherbrooke ouest, Montréal, Qc H3H 1E4 tél.: 939-2600 É3 Métro Guy, sortie St-Mnthieu 1832, Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3H 1EA (Métro Guy) Tel.: (514) 935-6616 Dr.Robert Prescott & 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tout temps;' Canada / DU CANADA rEJmE]t|1oCF ÇËjrHnteiri/ïs Æa/t/ier fa/ft c/c cja/)im&, en ce/vx/e/ mas&tf/.)at//ié à /'cmde/m&, i/n/)orté c/c cf/ra/icc.Go/tecf/o/i «tu/en» e/c 0UT!QU« s?" ' Dimanche à 19 h 30 7 SUR 7 Rediffusion lundi à 13 h Sur les é.vé'nemenis-clés de la-semaine, Anne Sinclair •sollicité les com montai res de ses invités et les amène à' livrer le fond de.leur pensée.Cette semaine:, jacquès Delors et Alain Juppé.' .¦ - TV5 LA TÉLÉVISION INTERNATIONALE Ç dblo 15 Peut varier.Consulte?votre c.iblpclistributetfr.________f"”¦“-! 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le consortium Seagram’s.En contradiction de tout ce qui avait été publié ou suggéré aux Communes jusque-là, le ministre a affirmé qu’il n’avait, lors de son voyage éclair en Californie, ni rencontré le président de Seagram’s Edgar Bronfman jr, ni été présent dans une suite de l’hôtel où la prise de contrôle de MCA était annoncée, ni joué un quelconque rôle dans l’examen qu’aura à faire Investissements Canada du statut d’entreprise canadienne revendiqué par Seagram’s.L’imbroglio origine de ce que, MCA possédant une filiale canadienne, Cineplex Odeon, Investissements Canada, qui relève du ministère de l’Industrie, devra déterminer la «nationalité» de Seagram’s.S’il s’avérait que celle-ci n’est pas canadienne, le ministère du Patrimoine devrait alors fournir un avis sur la validité de l’acquisition.Le Bloc québécois et le Parti réformiste soutiennent que M.Dupuy s’est rendu à Los Angeles pour rassurer ses «amis libéraux» de la bienveillance d’Ottawa.Mais hier, le-ministre a soutenu que son voyage «informel» — fait rare, il n’était accompagné que de son chef de cabinet, sans fonctionnaires — n’avait d’autre objectif que d’explorer la possibilité d’ententes de coopération entre les majors (MGM, Disney, Sony) et des organismes culturels canadiens.En fait, il s’est dit tellement étranger à l’affaire qu’il n’a appris qu’à sa descente d’avion l’acquisition faite par Seagram’s, qu’il a qualifiée de «hautement secrète» bien que les journaux financiers en aient été tapissés plusieurs jours auparavant.Et s’il s’est trouvé ensuite dans les studios d’Uni-versal — une filiale de MCA —, il assure que la transaction de plusieurs milliards de dollars n’y a pas été abordée.«Nous n’avions que peu de temps pour discuter des dossiers.Peut-être la prise de contrôle a-t-elle été évoquée.C’était dans les journaux ce jour-là., L’annonce se faisait le jour même, mais c’est tout.Il n’y avait rien qui ait pu toucher une transaction de laquelle je n’étais pas informé», a déclaré M.Dupuy, qualifiant le comportement du Bloc de «spectacle digne des meilleurs films d’horreur».Jeudi aux Communes, ni le premier ministre Jean Chrétien ni le ministre de l’Industrie John Manley n’avaient pourtant nié que M.Dupuy ait rencontré des gens de Seagram’s, se rabattant plutôt sur le fait que Patrimoine canadien n’avait rien à voir avec la décision que prendra Investissements Canada.M.Chrétien avait même soutenu qu’il n’y avait «pas de quoi avoir honte» du succès de l’empire Bronfman.Ces «deux versions», ajoutées au «hasard» de la présence de M.Dupuy à Los Angeles à un moment névralgique, ont d’ailleurs ancré les partis d’opposition dans leurs soupçons.La députée réformis- PHOTO ARCHIVES Le ministre Michel Dupuy.Dupuy dit n’avoir pas rencontré Edgar Bronfman jr lors de son «voyage informel» à Los Angeles te Jan Brown, qui assure que M.Dupuy avait été mis au courant de l’acquisition imminente deux semaines avant le fait, est allée jusqu’à évoquer une «opération de camouflage», des propos que le ministre a qualifiés de «diffamatoires».Par ailleurs, la polémique s’est poursuivie hier autour du décret émis mercredi par Ottawa renversant l’ordonnance d’exemption du CRTC relativement à la télédiffusion par satellite.Dans cette affaire où le cabinet est accusé par le Bloc et le Reform d’avoir agi pour servir la cause de Power DirecTV, dont le président André Desmarais est le gendre du premier ministre Chrétien, le ministre John Manley a convenu hier que le conseiller principal de M.Chrétien, Eddie Goldenberg, avait été tenu au courant des développements du dossier.«Et puis après?Il est normal que ce que fait le gouvernement soit communiqué au bureau du premier ministre», a dit M.Manley.A cet égard, le député du Bloc québécois Gilles Du-ceppe a rappelé que M.Chrétien, qui a invoqué tout du long être demeuré à l’écart du dossier, avait lui-même déjà souligné que le chef du gouvernement ne pouvait se retrancher derrière les agissements de ses conseillers pour se défiler de ses responsabilités.Mais M.Manley a indiqué qu’il ne se «souvenait pas» que M.Goldenberg ait cherché à influencer la décision prise par M.Dupuy et lui-même ou ait formulé quelque recommandation sur la composition du comité d’experts sur la télé par satellite dont est tout droit issu le décret.L’ancien sous-ministre Gordon Ritchie, ex-asso-cié de M.Goldenberg, présidait ce comité.SOUS LE CHARME ET SUR LA SELLETTE, AVEC ANNE SINCLAIR.Une rivière d’aventure.FREEDOM ROYALEX Canot tandem pour rivière • Canots • Kayaks de mer • Kayaks d’eau vive • Accessoires pour le nautisme.Le plus important distributeur Mad River au Québec.Acquisition de MCA par Seagram’s -?- Dupuy nie tout conflit d’intérêts L K I) K V () I It .I.K S S A M V.1)1 2 !» K T I) I M A N (' Il K :t 0 A V ItIL I » !» 5 A I I Johnson devant le Conseil pour l’unité canadienne Un NON ne viendrait pas sanctionner le fédéralisme MANON CORN ELU ER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Profitant d’un de ses rares voyages à l’extérieur du Québec, le chef libéral Daniel John-¦ son a averti le Canada anglais qu’un ’ NON au référendum ne devrait pas ' être interprété comme un appui inconditionnel au régime fédéral actuel.; «Cela ne signifie pas que les ; Québécois, dans leur ensemble, ac-1 ceptent la situation qui existe telle quelle.Ça ne signifie pas qu’il ne * doit pas y avoir une évolution du fé-‘ déralisme», a-t-il indiqué devant les membres du Conseil pour l’unité ; canadienne réunis en congrès à Ot-; tawa.Selon lui, le reste du pays doit comprendre que les Québécois veulent se reconnaître «dans le Canada et ses institutions».; «Il est évident que l’ensemble du Canada devra reconnaître une identité nationale forte qui caractérise le Québec et qui comporte ¦ également des conséquences politiques», a-t-il dit sans entrer dans les détails.Le chef libéral rejette par ailleurs la théorie qui veut qu’un NON au référendum soit interprété comme ;«une invitation à nos partenaires i de nous passer sur le corps».Il ; n’existe pas, a-t-il insisté, de complot en ce sens.Au contraire, a-t-il soutenu, un vent d’ouverture commence à se faire sentir au Canada anglais.«On envisage plus facilement des discussions sur la décentralisa-.tion qui se distinguent des programmes mur-à-mur», a indiqué M.Johnson, en faisant allusion à ses échanges avec les leaders poli-] tiques du reste du pays.Invité, en conférence de presse, à identifier ces chefs politiques ou-verts à la décentralisation, il s’est esquivé, se contentant de citer , quelques articles de journaux.Quand on lui a demandé de préciser au moins les secteurs qui seraient touchés, il n’a cité que celui de la formation de la main-d’œuvre.Selon M.Johnson, les troupes souverainistes ont mis «leur intégrité intellectuelle au vestiaire» pour faire miroiter des scénarios irréalistes aux Québécois.Son PHOTO PC » Pleins feux sur Johnson, hier, à Ottawa.propre projet de décentralisation, sur lequel il n’a donné aucun détail, a toutefois été battu en brèche, lui aussi, par le président de la firme de sondage Environics, Michael Adams.Résumant deux sondages récents, M.Adams a expliqué en matinée qu’il n’y avait aucune volonté de changements constitutionnels du côté du Canada anglais.Cette démonstration n’a pas ébranlé M.Johnson car il est convaincu que les pressions financières que subit le gouvernement fédéral l’obligeront à se retirer des champs de juridictions provinciales.Iœ chef libéral est persuadé que les conditions n’ont jamais été aussi bonnes pour amorcer de véritables changements en ce sens.«Ce qui existe aujourd’hui à cause des crises financière et fiscale, c’est un ensemble de préoccupations qui se traduisent très souvent — parce que les gens cherchent des solutions — par des pistes de décentralisation et de respect du principe de subsidiarité», a-t-il indiqué.La question que se posent les provinces dans ce contexte est, à son avis, la suivante: «Comment devrais-je me préparer aujourd’hui à assurer des services à mes concitoyens, sachant que le fédéral éventuellement va sortir des champs dont j’aimerais l’expulser de toutes façons parce qu’il n’a pas d’affaire là?» M.Johnson a répété que le fardeau de la preuve, d’ici le référendum, reposait sur les épaules des souverainistes et non sur les siennes.* POL1TI0ÜE » Parizeau dit manquer de crédibilité pour discuter d’association avec Ottawa Les Partenaires pour la souveraineté resserrent leurs liens LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Le chef péquiste Jacques Parizeau a admis hier qu’il n’était pas le plus crédible pour présenter une offre d’association au reste du Canada, mais il est prêt à y aller avec toute sa bonne volonté.«Je ne suis pas le plus crédible.C’est pour cette raison que j’ai besoin d’un coup de main», a-t-il admis d’emblée en anglais, lors d’une rencontre avec la presse, qui a suivi une réunion de deux heures entre MM.Parizeau, Lucien Bouchard et une quinzaine de représentants de la coalition Partenaires pour la souveraineté.«Je suis prêt à le faire (présenter une offre d’association avec le Canada).Je vais essayer.Mais je vais avoir besoin de l’aide de tous les membres de la famille souverainiste», a-t-il poursuivi en anglais, aux côtés de M.Bouchard et de Nicole Boudreau, porte-parole des partenaires.M.Parizeau veut y mettre toute sa «bonne foi», sa «bonne volonté» et l’ouverture nécessaire, puisque c’est ce que les Québécois veulent.S’il est prêt à tenter cette ultime ouverture, c’est qu’à son avis, les Canadiens des autres provinces ne sont peut-être pas aussi opposés que les politiciens voudraient le faire croire.Il ne peut toutefois donner aucune garantie.Le chef bloquiste Lucien Bouchard, de son côté, a bien rappelé que cette éventuelle association économique, voire politique, avec le Canada surviendrait après la souveraineté du Québec.M.Parizeau a aussi insisté sur le fait que la souveraineté ne dépendrait pas de ces propositions d’association économique et politique.Sur la même longueur d’onde La réunion des Partenaires pour la souveraineté venait boucler la boucle, après que M.Parizeau eut rencontré le caucus de ses députés et les gens de son parti, à la suite de la publication du rapport de la Commission nationale sur l’avenir du Québec.- 'V Lucien Bouchard et Jacques Parizeau semblent avoir maintenant accordé leurs violons.PHOTO JACQUES NADEAU La réunion de deux heures visait à solidifier les liens un peu ébranlés par la «bisbille- passée entre les chefs Parizeau et Bouchard au sujet du moment choisi pour prendre le virage.«L’heure est à l’action.On est tous sur la même longueur d’onde.Tout va se faire en concertation avec les partenaires.Sans la souveraineté, il n’y a pas de changements possibles», résumait M.Bouchard.«Le plus urgent à l’heure actuelle, c’est de convaincre encore davantage de Québécois du pourquoi il faut faire la souveraineté et pourquoi c’est nécessaire», ajoutait M.Parizeau.Le 11 mai, la coalition d’organismes souverainistes fera connaître le type d’actions qu’elle va privilégier dans le cadre de sa campagne.Question Plus tôt cette semaine, le chef de l’Action démocratique Mario Du- mont a soumis une question référendaire qui ressemblerait à celfe-ci: «Acceptez-vous que le Québec déclare son indépendance si, aprçs une période de négociation d’au plus deux ans, une entente de souveraineté-association (union éconp mique et politique) ne peut êtje conclue avec le Canada?» M.Bouchard la reçoit avec «intérêt» et «un esprit ouvert».M.Parizeau avait manifesté une ouverture semblable, jeudi dernier.I ¦ .¦¦ - LE BEST, C’EST BOULOT DODO-PAS-DE-MÉTRO! 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condamnée à fournir l’électricité dont elle avait,.fait une promotion effrénée pour garder sa part de marché.Elle était sans doute prête à accepter une politique énergétique intégrée mais à la condition d’en être le maître d’œuvre.Intime1 ‘ ment fiée au premier ministre, Hydro-Québec ¦ • était beaucoup plus encline à satisfaire les in sa- : fiables besoins de création d’emploi de ce der- ; nier qu’à planifier une nécessaire modération dans l'évolution de la demande.Éa baie James était la marque de commerce ’ du jeune premier ministre.La baie James était' ' une façon de créer des emplois, pas celle dé ‘ remplir les besoins d’électricité des Québécois.Si les projections de la demande se révélaient : exagérées par rapport à la réalité, on n’aurait qu’à mettre en branle la formidable machine publicitaire d’Hydro-Québec pour prendre soin des surplus d’électricité générable.D’ailleurs, la construction de lignes de transport vers les États-Unis assurait déjà, et depuis peu, un marché lucratif jusque-là presque inexistant Certains me suggéraient du bout des lèvres, de peur d’être ostracisés, de constituer une Ré1 .gie de l’énergie avec mission d’examiner à fond : ’ l'évolution des besoins, l’opportunité de les ren- * contrer et la façon la plus socialement et écono- ¦ miquement rentable de les satisfaire.Hydro1 Québec, le monstre sacré, l’État dans l’État; ’ pouvait-elle accepter que soit créé un autre organisme aussi bien outillé qu’elle et ayant pou-1 voir coercitif sur elle?La réponse résidait dans • l’esprit de Robert Bourassa, le seul véritable ministre du Québec.Sa relation privilégiée avec ce qu’on appelait alors le symbole de l’intelligence et de la capacité des Québécois l’empêchait sans aucun doute de causer la moindre égratignure à Hydro-Québec.Il n’a pas essayé et 1976 s’achevant, il partit, je partis et Hydro-Québec accueillit les nouveaux arrivants quelle avait brillamment contre bué à mettre sur la selle du pouvoir avec un pe1 " tit «p».Son créateur et son mentor prit la placé: de Robert Et je partis aussi.Et Guy Joron.comme aujourd’hui, prit ma place.Lui.il connaissait cela’.’ Sans doute a-t-il pu exercer sur le président \ d’Hydro-Québec une influence que mon issgno- ; rance ne m’a jamais permis d’exercer. A 14 I.!•: I) !•: V (HR.I.K S S A M E D I 2 0 E T D I M A N (' Il E 3 0 A V It I I.I !» I) 5 + LE T DROGUES L’attrait du gain renouvelle sans cesse le bassin de criminels SUITE DE LA PAGE 1 M.Bégin a établi une nette distinction entre la lutte contre les commerçants de drogues, qui doit être «sans merci, sans compassion», et la lutte contre la toxicomanie, «qui doit être plus nuancée», car «il ne faut pas oublier que l’on a affaire à des victimes».En ce qui concerne les trafiquants, le gouvernement québécois entend bientôt exiger d’eux la perte de leurs gains.M.Bégin s’est montré étonné que «des gens fassent des fortunes à même le trafic de la drogue» et que des sommes d’argent qui sont le fruit d’actes criminels «dorment».«Une société qui veut réprimer les crimes graves doit non seulement considérer que leurs auteurs (doivent être) incarcérés, dit-il, mais qu’ils doivent contribuer financièrement à lutter contre leurs propres activités.» Concrètement, le ministre estime que «chaque terme d’emprisonnement pourrait être accompagné d’amendes substantielles, dépassant ou annulant les gains obtenus».Les sommes ainsi dégagées permettraient à l’État d’intensifier sa lutte contre les trafiquants et de mettre sur pied une équipe visant la confiscation des produits de la criminalité: les importantes sommes d’argent, bien sûr, mais aussi les voitures, les immeubles, bref, tous les biens liés au trafic.Des modifications à la loi fédérale, apportées il y a un an, permettraient cette utilisation des profits du crime, et M.Bégin entend maintenant en profiter, comme l’a d’ailleurs évoqué cette semaine le directeur de la Sûreté du Québec.La simple peine d’emprisonnement, aussi lourde soit-elle, ne semble pas décourager le marché de la drogue, constate le ministre, puisque «l’attrait du gain renouvelle sans cesse le bassin de criminels».En ce qui concerne les petits consommateurs, M.Bégin se demande si une peine d’emprisonnement demeu- re efficace «dans la mesure où le crime reproché (la possession et la consommation dé drogues) n’est pas accompagné d’un autre délit».Dans la réalité, rappelle-t-il, l’emprisonnement n’est pas privilégié pour les drogues telles la marijuana et le haschisch.Le ministre se demande s’il ne faut pas adopter la même approche en ce qui concerne la cocaïne et les dérivés de l’opium.Concrètement, explique-t-il, «nous pourrions imaginer qu’un individu arrêté pour possession de drogue, évidemment pour son seul usage, puisse, avant d’être traduit devant le tribunal, rencontrer des intervenants qui l’aideraient à prendre conscience des problèmes reliés à la consommation et de la nécessité d’entreprendre un traitement adéquat.Si l’individu est consentant, un processus de réadaptation pourrait être mis en branle, évitant ainsi une démarche judiciaire plus lourde».Mais une telle approche nécessitera une coordination beaucoup plus grande entre les différents intervenants du système de santé et ceux du système de justice.Constatant qu’en regard de la consommation en général «nous avons eu jusqu’à présent une attitude de répression», le ministre Bégin se dit d’avis «qu’en 1995 nous devons nous demander si nous sommes dans la bonne direction».Tout en admettant que le Québec «n’est pas en mesure de prendre une décision à cet égard puisque la drogue est de juridiction fédérale», le ministre se dit «peiné» de «l’attitude d’une bonne partie du Canada anglais à l’égard des jeunes criminels, une attitude (du genre) “traitons-les comme des adultes, emprisonnons-les”.Nous savons que c’est une attitude tout à fait différente de l’approche que nous avons eue au Québec».Le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, également présent à ce congrès, partage l’idée qu’il faut traiter de façon différente la criminalité organisée de la consommation à une petite échelle, mais il se montre surtout préoccupé par la lutte aux grands trafiquants.MUSSOLINI SUITE DE LA PAGE 1 cendants du fascisme refont surface; ils ne se portent pas si mal.Et pas seulement au sens étroitement politique.Tout un folklore et une historiographie mussoliniens reviennent également aujourd’hui dans les médias.Ce que deviennent les descendants du «Duce»; le drame d’Edda Cianio, qui vient de mourir, et dont le père Benito Mussolini fit exécuter le mari Ga-leazzo Ciano; les dernières nouvelles de la grossesse d’Alessandra Mussolini, la petite-fille-députée si fière de son grand-papa: tout cela remplit à pleines pages les magazines à grand tirage, le plus souvent avec une sympathie pour les protagonistes.Ce n’est pas vraiment du fascisme ou du néofascisme.Plutôt la banalisation apparente — dans la conscience populaire — d’un sujet qu’on traitait jusqu’à récemment avec des pincettes, ou bien qu’on ignorait tout simplement.Banalisation?Pas tout à fait.Dans le monde de la politique et des intellectuels, la question de savoir, par exemple, si le nouveau parti de Gianfranco Fini reste fasciste ou ne l’est plus, agite tout de même quelques personnes.Car sur cette question en apparence académique, se greffe une rhétorique militante et des considérations politiques des plus actuelles.En Italie, le fascisme et la Libération restent aujourd’hui encore — on pourrait dire: aujourd’hui plus que jamais — un objet de débat.Un débat dans lequel fascistes et «partisans» antifascistes de la guerre civile de 1943-45 — commencée avec le débarquement américain en Sicile et terminée avec la lapidation de "^Mussolini — conservent aujourd’hui leurs lointains correspondants qui se font toujours la lutte sur le terrain politique.En effet, cinquante ans après la chute de Mussolini, cinq ans après la chute du Mur de Berlin, on se donne encore, dans ce pays, et le plus sérieusement du monde, du «sale fasciste» (d’innombrables graffitis antifascistes militants, provenant de l’extrême gauche, couvrent aujourd’hui les murs de Rome, rapprochant le passé au présent le plus immédiat) et du «dangereux communiste» (accusation fréquemment lancée par Silvio Berlusconi).Lors des commémorations du 25 avril — l’anniversaire sans doute le plus important du calendrier en Italie, date de la libération de Milan — on a pu voir, cette année encore, que le passé et son appropriation sont encore loin de fafre l’unanimité.A Milan, lors du grand défilé du Cinquantième, des représentants du parti de Silvio Berlusconi, Forza Italia, ont voulu se joindre au cortège.Mais un certain nombre de jeunes «autonomes» d’extrême gauche, dans une manifestation d’intolérance caractérisée, les ont accueillis par des crachats, leur lançant des pierres, des pièces de monnaie et les chargeant même à l’occasion.La police a dû demander aux partisans du Cavalière de se retirer des lieux.Sur le fascisme historique, Gianfranco Fini et ses amis observent une attitude qui revient à dire: «Nous avons admis les erreurs du passé.Le passé est le passé; laissons-le là où il est.D y avait des gens de bonne foi des deux côtés, maintenant parlons d’autre chose, voulez-vous?» Car ce qui agace le plus les «postfascistes» de tendance Fini, c’est l’antifascisme militant et rhétorique «qui fait le jeu des communistes», et l’insistance à «remuer les vieilles histoires».La droite, traditionnellement plus discrète sur cette fête, en appelle à la «réconciliation nationale» entre des camps «qui ont souffert tous les deux».Il Secolo d’Italia, quotidien de l’Alliance nationale, a publié ainsi trois pages sur ce thème le 25 avril, en évoquant «les familles coupées en deux», les jeunes combattants de la République mussolinienne, «qui ont souffert eux aussi» et «qui sont morts au combat».Quant aux communistes, ou «postcommunistes» du Parti démocratique de la gauche (ex-PCI), qui se sont largement approprié, au cours des dernières décennies, la mythologie de la Résistance, ils voient d’un mauvais œil la nouvelle évaluation proposée par leurs adversaires.En caricaturant à peine, on pourrait dire que selon l’historiographie communiste d’après-guerre, étaient résistants tous les communistes (ou presque), et étaient communistes tous les résistants (ou presque).De plus, le Parti communiste italien a propagé l’idée — contestable — de la Résistance comme mouvement de masse, et comme «facteur décisif» de la Libération d’avril, ce qu’elle n’était probablement pas dans le contexte stratégique européen du printemps 1945.Selon l’historien Gian Enrico Rusconi, rencontré récemment par Le Devoir à son domicile de Turin, auteur de Resistenza e postfascis-mo (qui vient de paraître à Bologne chez II Mulino), le regard contemporain sur la Résistance doit tout à la fois réévaluer à la baisse l’apport des communistes «qui ne furent pas les seuls résistants»/, et rester très vigilant face à l’absolution historique que désirent aujourd’hui des «postfascistes» sur qui on peut encore légitimement entretenir des doutes.C’est à cette condition, dit-il, que «l’antifas-cisme peut devenir un pilier réel du patriotisme constitutionnel qui manque si cruellement à l’Italie d’aujourd’hui».«En somme, pense l’historien, pour retrouver aujourd’hui le lien entre la démocratie et la Résistance — comme mémoire historique et valeur commune — il faut revisiter l’Histoire en s’émancipant des hypothèques communistes, mais tout en dénonçant également l’opération historique, insuffisante et suspecte, des postfascistes.» En cette année du Cinquantième, c’est l’avalanche des livres, des émissions spéciales, des commémorations diverses, avec témoignages d’anciens combattants et débats d’experts.Les salles de cinéma et les chaînes de télévision ressortent les grands classiques comme Rome, ville ouverte; on fait un vidéoclip sur Bella Ciao, la chanson des résistants de Turin et des paysages sauvages du lac de’Côme.Mais cela suffira-t-il pour éclaircir les zones d’ombre du passé?Cinquante ans près la scène de sauvagerie de la piazza Loreto à Milan, avec Benito Mussolini, sa compagne Claretta Petacci et l’un de leurs proches pendus par les pieds, leurs cadavres abandonnés à une foule qui se livre à la boucherie, l’Italie n’a pas réglé tous ses comptes avec l’Histoire.«Moi, j’ai demandé pardon pour les excès de la République sociale, je suis allé m’agenouiller aux Fosses ardéatines, dit Rauti, le vieux fasciste, dans une entrevue à L’Espresso.Alors qu’ils viennent, eux, piazza Loreto, pour faire pénitence.» SUITE DE LA PAGE 1 de Baudelaire, Candide de Voltaire, Les Liaisons dangereuses de Laclos et Notre-Dame de Paris de Victor Hugo.«Les textes sont publiés de façon intégrale — sans appareil critique toutefois — en prenant grand soin de respecter l’orthographe et la grammaire, en modernisant au besoin les règles de ponctuation et les conventions typographiques», précisent les éditeurs.Il n’y a aucun titre québécois dans la collection de Jean Renaud.L’éditeur s’en explique.«J’aurais aimé rééditer quelques classiques québécois mais très peu sont LIVRES libres de droits.» Les beaux livres de Gutenberg et associés ont été mis en vente au cours des derniers jours dans une quinzaine de librairies québécoises.Il n’était pas question pour les audacieux éditeurs de distribuer leurs trésors dans des centaines de points de vente.On a plutôt ciblé le public.Ainsi, à Montréal, on peut les admirer entre autres chez Renaud-Bray, Gallimard et Hermès.Les classiques de Gutenberg ont été produits à très court tirage, c’est-à-dire à 150 exemplaires chacun.«Je suis convaincu qu’il y a une clientèle pour ce genre de livres.Des classiques en formats de poche?Va toujours pour les plus jeunes.Mais quand on a 45 ou 50 ans et qu’on veut relire ses classiques, on n’a pas envie nécessairement de s’arracher les yeux.On veut de la qualité», estime Jean Renaud.Typographe et graphiste, Renaud fabrique des livres au Québec depuis une vingtaine d’années.Il a souvent prêté son talent aux éditions Fides.C’est en hommage aux Gutenberg, Gara-mond, Goudy, Morison et autres grands noms de la typographie que Renaud publie aujourd’hui les chefs-d’œuvre de la littérature dans une édition qui, écrit-il, «allie un soin extrême de l’écrit, un respect profond de la tradition et un sens de la modernité nécessaire».JOHNSON Un document conforme à la pensée du chef libéral SUITE DE LA PAGE 1 rant avec les autres provinces, avant de songer à modifier le texte de la Constitution.Il précise toutefois qu’avant d’en arriver à cette étape, le Québec devra pouvoir réintégrer le giron constitutionnel canadien et pose trois conditions, dont la récupération du droit de veto.Cette thèse correspond, comme on le verra, à celle développée par M.Johnson dans ses discours et dans des entrevues au cours de la dernière année.Mais le plus amusant, est que M.Johnson ait repris, dans les mêmes termes, des passages de ce texte dans un discours livré hier, soit plusieurs jours après l’avoir répudié.Ainsi, M.Johnson affirme que «pour continuer à se développer, contribuer à l’amélioration des conditions de vie de ses citoyens, le Québec, à l’ère de l’information, a pour mission d’apprivoiser les changements économiques et sociaux qui nous confrontent».On retrouve la même phrase, à deux mots près, à la page 73 du document honni.M.Johnson poursuit: «Il est de loin préférable de s’attaquer à ces changements en bénéficiant de la stabilité politique, plutôt que de s’exposer à l’incertitude qui retardent les investissements.Il est de loin préférable de s’attaquer à ces changements en bénéficiant d’un climat de dialogue et de partenariat avec nos voisins et alliés du reste de la fédération», etc.On retrouve le même texte, toujours à lq page 73 du document désavoué.A la page 74 du texte honteux, on lit que «comme le gouvernement du Québec est le seul à représenter une société majoritairement francophone en Amérique du Nord, il est clair que la participation de la société nationale québécoise à l’aventure canadienne continuera d’être bénéfique au Québec tant et aussi longtemps que le Québec continuera à bâtir une fédération dans laquelle il se recon- naît».M.Johnson reprend ce paragraphe, à trois mots près, à la page 9 de son discours.M.Johnson reprend aussi des images utilisées dans le texte préparé pour son parti.Il affirme, comme dans le document, que le Québec peut faire œuvre utile au Canada s’il cesse de «bouder dans son coin».Il parle de «la pratique concrète» du fédéralisme; du «discours décentralisateur» des autres provinces.Etc.D’ailleurs, une lecture du document désavoué en parallèle de la lecture de plusieurs discours antérieurs de M.Johnson, montre bien que le recherchiste-rédac-teur s’est largement inspiré des propos du chef lui-même.Il s’est inspiré aussi du programme officiel du parti, adopté à son congrès du printemps dernier, et qui en était le programme électoral.Ainsi, on a fait grand cas du fait que le document interne se bornait à énoncer que «les revendications traditionnelles du Québec n’ont rien perdu de leur pertinence; dès lors, le Parti libéral n’a pas l’intention de les abandonner».Or, cette phrase est, mot pour mot, tirée du programme Agir pour le Québec, à la page 56.Le programme officiel du parti affirme que les libéraux, dans leurs négociations avec Ottawa sur les pouvoirs à transférer au Québec par voie d’ententes administratives, «sera guidé non par la recherche du symbole mais par une analyse rigoureuse des avantages et des coûts» d’un nouveau partage.Cette phrase est reprise dans le document détesté, page 71.On reproche aussi au rédacteur du document pestiféré, de ne pas reprendre l’expression société distincte et de ne pas en faire une condition de l’adhésion du Québec à la constitution canadienne, dont il est exclut depuis 1982.Comment le lui reprocher quand on sait que, le 16 juin, à l’occasion d’une visite à Terre-Neuve, M.Johnson disait lui-même qu’il «ne faut pas se marier à un vocable, il faut se marier à une idée».L’idée, c’est «le désir d’autonomie du Québec» qui pourrait se traduire «de façon éminemment pratique» par dès compétences dans des domaines que d’autres provinces ne veulent pas exercer.Le document honteux reprend, dans ses grandes lignes, le discours de M.Johnson qui affirme, depuis un an, que les problèmes de la fédération seront réglés de façon «pratique et pragmatique», «dossier par dossier», qu’il faudra de la «patience», que les solutions résident dans des ententes «administratives».Il répète qu’il faut chercher à changer le Canada «dans les faits» avant de songer à changer les textes constitutionnels.Il croit que les changements vont venir si les provinces deviennent des «alliées».Il note que plusieurs provinces adoptent aujourd’hui des positions que le Québec a adoptées depuis longtemps.«C’est nous qui sommes en avance dans le changement», disait-il au Devoir le 21 août dernier.En outre, il exprime le sentiment que la dynamique canadienne va évoluer avec les générations qui constatent la crise des finances publiques, une crise qui va «dicter les changements».On retrouve de façon constante ces positions de M.Johnson autant dans ses discours récents à l’Assemblée nationale, à Toronto, à Fredericton, que dans de nombreuses entrevues publiées depuis un an.On les retrouve aussi, presque dans les mêmes mots, dans le pauvre document dont plus personne, disait M.Johnson, ne voulait.Il est vrai que le chef libéral répète autant qu’il le peut qu’il continuera toujours à défendre les intérêts du Québec.Le document déshonorant le dit pourtant lui aussi.On peut comprendre que le document, dans sa forme (c’est vraiment un brouillon) et dans le choix de certains mots (l’affirmation tranquille, les castors qui bâtissent le Canada), ne soit pas acceptable pour M.Johnson.Mais sur le fond, il semble conforme à sa pensée.Baseball minceur pour nos EXPOS La grève a coûté cher aux Expos, la meilleure équipe du baseball majeur, cuvée 1994.Il faut se rappeler que l’an dernier nos «z’amours» se dirigeaient lentement mois sûrement vers le championnat de leur division.Mais depuis, ils ont dû se départir de trois puissants joueurs, dont l’os voltigeur Marquis Grissom.Il semble que le club joue de malchance depuis des années.Si ce n’est pas un conflit de travail, c’est le peu d’intérêt des partisans qui menace la survie de l’équipe a Montréal.C’est le calvaire des équipes o bas revenus et pas seulement dans le monde du baseball.Nos amis de Québec vivent étrangement les mêmes problèmes.Cette année Claude Brochu a du pain sur la planche.Il devra, encore une fois, travailler avec de jeunes joueurs tout en espérant que l’équipe soit compétitive, le cercle, s’il n’est pas vicieux, semble du moins vicié.Stéphan Bureau a rencontré le président des Expos, Claude Brochu.Chaste et pur Détrompez-vous, Défi 95 n’est pas une compétition sportive.Heureusement d’ailleurs cor l’épreuve risquerait d’en décourager plusieurs.Défi 95 vante plutôt les mérites de la chasteté pour des raisons morales, affectives, et de prévention contre les MIS auprès des jeunes du secondaire.L’organisme espère rejoindre plus de 150 000 élèves cette année.Pour sa jeune fondatrice, Rebecca Morcos, il ne peut y avoir de relations sexuelles sans mariage.Propos difficile à défendre en ces temps de grande permissivité.Pourtant, certaines études le démontrent clairement ; les jeunes souhaitent retourner à des valeurs plus traditionnelles.Stéphan Bureau a rencontré mademoiselle Morcos.Lucienne dit non.Celte fin de semaine à Trois-Rivières, près de 1200 militants libéraux s’offrent leur premier congrès depuis l’élection de 1993.Même si le référendum québécois semble très loin dans la liste des priorités du premier ministre Jean Chrétien, ses militants, eux, vont aborder l’épineux sujet de front.Lo nouvelle recrue dans les rangs libéraux fédéraux et de surcroît porte-parole du comp du NON, Lucienne Robillard, sera à L’ÉVÉNEMENT ce dimanche.avec Bureau ipjVfl en collaboration avec Le devoir LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A 16H30 2050, RUE DE BIEURY, 9E ÉTAGE.MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS H ADMINISTRATION : (S14) 985 3333 .H3A3 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514)985 3344 PUBLICITÉ (514)985 3399 / télécopieur (514)985 3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363 0305 rU les niaéios 4e lélépkese seidits sent diables poet le senrice de liiriism par caaelot et poar les aboeeeaeets postait SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans Irais) 1 800 463-7559 r Inc.612
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