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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-09-20, Collections de BAnQ.

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FOND E E N 19 10 1 .*.Vol.I- X X X V I X 0 2 I 9 MONTH K A h.I.K M K H C R K l> I 2 0 SK PTK MH RK 19 9.1 .» c T P S T v y T o r o il I u I $ Antoine Char PERSPECTIVES «Mimi» et la présidence Qui gouverne vraiment la Grèce ?Athènes a finalement décidé de normaliser ses relations avec Skopje, la capitale de Pex-république yougoslave qui tenait mordicus à prendre le nom du lieu de naissance d’Alexandre le Grand.Dans la capitale grecque cependant, les conversations de rue vont bon train mais pas sur la Macédoine.Andréas Papandréou, 76 ans, l’a admis du bout des lèvres: oui, Dimitra «Mimi» Uani a «une inclination pour la politique» mais de là à dire qu’elle «cogouveme» la Grèce est tout simplement «honteux et inacceptable».L’ex-hôtesse de l’air de 41 ans ne fait que veiller «jour et nuit» sur son vieil époux malade et affaibli politiquement par plusieurs scandales financiers.Elle n’a aucune influence excessive sur lui — à l’instar, semble-t-il, de Hillary Clinton sur son époux.«C’est moi qui gouverne», devait rappeler le premier ministre de Grèce à ses dix millions de concitoyens et aux nombreux dauphins qui tournoient autour de lui.Le président du PASOK (Mouvement socialiste panhellénique), régulièrement accusé par l’opposition et la presse de droite d’être physiquement incapable de gouverner, invite fréquemment les prétendants à sa succession à faire preuve de patience.«Qu’ils attendent encore un peu», répète Papandréou, réélu haut la main il y a deux ans après sa défaite de 1989.Les Grecs, eux, ne sont pas vraiment convaincus.Ils savent bien que face à la déchéance physique de leur premier ministre, un ancien professeur à l’Université de Toronto dans les années 70, la guerre de succession fait rage.Et qui est au centre de cette corrida politique?Au début du mois, le metteur en scène Andréas Voutsinas, un proche de Dimitra Liani, confiait à un quotidien d’Athènes que la première dame de Grèce souhaitait se faire élire députée avant les législatives de 1997.«Dimitra doit jouir de l’asile parlementaire» à la disparition de son époux (il a déjà subi une opération à cœur ouvert), «sinon elle sera fichue», affirme le cinéaste, invoquant le déchaînement prévisible de ses détracteurs.En attendant, celle qui fit partie d’un groupuscule maoïste avec son premier mari multiplie les apparitions publiques sans le premier ministre, cloîtré dans sa villa d’Ekali, en banlieue «C’est moi d’Athènes.La femme pour laquelle Papan- qui gouverne», dréou a divorcé de Margaret Chad (une féministe américaine) est à présent une dévote (elle passe dans les églises le plus clair de son temps) et son mari, autrefois laïc, la suit religieusement dans sa quête de Dieu.non onniroînotic Dimitra Liani a récemment été peu convaincus nommée directrice de cabinet Elle «s’est alors aperçue qu’un simple coup de fil pouvait résoudre un problème, que les ministres se soumettaient devant elle, qu’elle pouvait en rappeler un à l’ordre s’il n’était pas dans son bureau le samedi.», note le quotidien indépendant Eletherotypia, cité par Courrier international.Pendant qu’elle dément les rumeurs sur sa candidature aux prochaines élections en se contentant de sourire, pendant que Papandréou prend sa défense lors de ses rares apparitions publiques, la Grèce connaît une fièvre nationaliste qui inquiète les autres membres de la Communauté européenne.Ainsi, la plus massive et plus rapide opération antiimmigrés jamais lancée en Europe a eu lieu l’an dernier lorsque 70 000 Albanais ont été chassés du territoire hellénique en six semaines.La Turquie est redevenue l’ennemi de toujours et les deux pays membres de l’OTAN sont engagés dans une gigantesque course aux armements: ils ont chacun dépensé deux milliards de dollars en achats d'armes à l’étranger.Il est bien sûr difficile d’évaluer le rôle exact de Dimitra Liani dans cette poussée nationaliste du PASOK — un parti véritablement de gauche lorsque Papandréou, rentré d’exil du Canada, le fonda en 1974.Force est cependant de constater que ses nombreux discours sur la Grèce, «seule puissance stabilisatrice des Balkans», et sur l’hellénisme qui «puise sa pérennité dans l’orthodoxie» ne sont pas faits pour calmer les esprits dans un pays connu traditionnellement pour son nationalisme exacerbé.La surenchère nationaliste qui touche toute la classe politique grecque inquiète de nombreuses chancelleries occidentales qui craignent de voir Athènes mettre le feu aux poudres dans le sud des Balkans.Avec la Roumanie, la Grèce est déjà la principale responsable des violations de l’embargo contre la Serbie et si son blocus économique de la Macédoine vient d’être levé, le dossier est loin d’être classé.Dans ce contexte balkanique explosif, la Communauté européenne a les yeux rivés sur Andréas Papandréou, craignant qu’il ne joue au pompier pyromane.Le vieux président est cependant trop occupé à éteindre les feux de la rumeur qui court autour de la carrière politique de «Mimi».dit Andréas Papandréou à des Grecs INDEX METEO Agenda .Bfi Avis publies.B5 Classées .A4 Culture .B8 Économie .B2 Éditorial .A8 Le monde .A7 Mots croisés.B5 Les sports .B5 Montréal Nuageux avec éclaircies.Max: 17 Québec Nuageux avec ^ 40 % de possibilité ® d’averses en soirée.Max: 17 Détails en B 5 LES ACTUALITÉS Grève du zèle des médecins résidents i PAGE A 2 LE MONDE La Croatie met fin à son offensive en Bosnie PAGE A 7 MONTRÉAL Des citoyens accusent Ménard de collusion avec la police PAGE A H Québec a refusé trois études de 1TNRS L’une d’elles remettait en question le réalisme du partenariat MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le gouvernement du Québec a lui-même refusé trois études qu’il avait commandées sur la souveraineté du Québec car il contestait certains aspects de leur contenu.L’une d’elles, réalisée par le professeur Ivan Bemier, de l’Université Laval, remettait en question deux des thèses fondamentales du gouvernement.Elle contestait notamment le réalisme du maintien d’une union économique complète avec le Canada au lendemain de la souveraineté.M.Bemier conteste également dans ce rapport portant sur «les dimensions juridiques des relations commerciales d’un Québec souverain» la position officielle du gouvernement sur l’adhésion à l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).Le gouvernement du Québec estime en effet que l’adhésion du Québec à l’ALÈNA se déroulera de façon quasi automatique par l’entremise de la procédure de succession d’Etat.Alors que M.Bemier, un spécialiste de ces questions, estime que ce n’est pas possible, qu’il y aura délais et négociations.Sur la question de l’union économique.M.Bemier estimait préférable de s’en tenir à la notion d’union douanière avec le Canada puisqu’une union économique implique la mise en œuvre de politiques économiques communes et que, selon lui, le Canada refuserait de se lais- VOIR PAGE A 10: INRS L’Église dans tous ses états :y - g» Hmi PHOTO JACQUES NADEAU Une troupe de danseurs et danseuses croates a inauguré hier le premier synode diocésain de l’Eglise de Montréal, qui s’ouvrait hier soir à l’aréna Maurice-Richard.Chrétiens de toutes les paroisses, à vos marques, prêts, parlez Le synode diocésain de l’Église de Montréal était lancé hier en grande pompe devant des milliers de fidèles STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR IVI ontréal, la ville au cent et mille clochers, n’est plus ce qu’elle était.Son Eglise catholique non plus.L’ancienne grande métropole canadienne, ce fleuron de l’Empire de Sa Majesté, a perdu une large part de son éclat au profit d’une certaine ville Reine.L’Eglise catholique montréalaise, elle, n’est pas en reste de petites et grandes misères, qu’elle partage souvent avec son lieu d’inscription plus de trois fois centenaire.Sa population vieillit et change de visage.Son armée de damnés, pauvres et sous-éduqués, grossit sans relâche.Elle aussi, autrefois si florissante, si orgueilleusement sûre d’elle-même, est maintenant confrontée à un avenir incertain, voire à une disparition que les plus pessimistes des prophètes de malheur lui prédisent à plus ou moins longue échéance.C’est pour faire le point sur cette situation critique que la vénérable institution a décidé d’entreprendre la plus vaste consultation de son histoire en organisant un synode diocésain.Le lancement de l’exercice devait attirer environ 5000 personnes hier soir, à l’aréna Maurice-Richard, près du Stade olympique.«Je mise sur la prise de parole et la prise de conscience des gens.Les grands changements commencent toujours là» Une mer de fidèles, des danses folkloriques, des chants et des témoignages de circonstance, des prières évidemment, tout était planifié avec emphase et grand déploiement, comme pour convaincre de la force vitale encore capable d’animer cette communauté.«Je ne vous cache pas que l’entreprise du synode diocésain de Montréal est un travail de grande envergure, a déclaré hier soir le cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal, au temple du sport.Mais il en vaut la peine.[.] Notre mission, c’est de devenir dans tous les coins du diocèse des membres vivants d’une Eglise qui poursuit patiemment l’œuvre du Christ.Une Église qui libère, qui guérit, qui pardonne, qui appelle au dépassement.Une Église qui écoute, qui est sensible aux joies et aux peines de tous.» «Je pense que cet exercice peut devenir un point tournant de l’histoire de notre Église», ajoute pour sa part André Charron, professeur au département de théologie de l’Université de Montréal et membre de la commission synodale chargée de mettre en train et d’orienter cette vaste consultation.«L’Église est un corps vivant, peut-être pas très visible actuellement, mais qui peut retrouver une certaine visibilité AUJOURD'HUI SUR LE RÉFÉRENDUM Manning fait encore sortir Chrétien de ses gonds.A 4 ¦ Johnson acceptera un OUI mais refuse d’inviter Chrétien à en faire autant.A 5 ¦ Les étudiants universitaires pour le NON s’oiganisent A 5 REFERENDUM La fièvre référendaire progresse outre-mer Un NON signifierait la fin du rêve du général de Gaulle, dit Alain Peyrefitte ¦ Le chef du Parti socialiste français voterait OUI La fièvre référendaire qui a gagné les Québécois progresse maintenant outre-mer.Si l’homme politique -i| français Henri Emmanuelli était en droit de participer à la «moisson dans les champs de l’histoire», il voterait «OUI sans hésitation» le 30 octobre.Même l’ancien ministre Alain Peyrefitte, l’inventeur de la formule «non-ingérence et non-indifférence», arrive difficilement à rester à l’écart du débat CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR A PARIS Selon Alain Peyrefitte, un NON au référendum québécois signifierait l’échec de ce que le général de Gaulle avait voulu promouvoir au Québec en 1967 avec son «Vive le Québec libre!» Celui qui fut l’un des proches du général, aujourd’hui membre de l’Académie française et président du comité éditorial du quotidien Le Figaro, a déclaré qu’en cas d’échec des souverainistes, les Français tireront leurs conclusions.«Ils se diront que ce qu’avait essayé de faire le général de Gaulle en secouant un peu le cocotier tel qu’il existait depuis 200 ans a échoué».S’il était Québécois, le premier secrétaire du Parti socialiste français, Henri Emmanuelli, voterait «OUI sans hésitation» à la question référendaire.Interrogé la semaine dernière sur les ondes d’une petite station de radio parisienne, O’FM, c’est ce qu’a répondu spontanément le leader du premier parti politique français après qu’on lui eut lu le texte intégral de la question sur laquelle les Québécois devront se prononcer dans quelques semaines.Pour le chef du parti qui a dirigé la France pendant 14 ans avant l’élection de Jacques Chirac, il ne fait pas de doute qu’un OUI est préférable à un NON.«Je crois que pour des raisons politiques et culturelles, un Québec indépendant serait quelque chose d’important.Je ne pense pas que ce serait une catastrophe comme l’imaginent beaucoup de Québécois, notamment dans le monde économique.Et je crois que tant que le Québec n’aura pas cette autonomie politique ou cette indépendance» — ce n’est pas la même chose —, «il y aura quelque chose de VOIR PAGE A 10: FRANCE ^ « Alain Peyrefitte VOIR PAGE A 10: PAROLE Seize mois plus tard, un douloureux compromis chez Ogilvie La grève à la minoterie Ogilvie est terminée.Les employés ont voté à 70 % pour l’acceptation d’une convention collective qui respecte les principes syndicaux fondamentaux; cependant, le nombre des emplois diminuera.Le temps le dira, mais ce conflit occupera peut-être une place importante dans l’histoire du syndicalisme au Québec et peut-être au Canada.Une poignée de syndiqués a livré une OGILVIE dure bataille pendant près de 16 mois à une puissante société américaine qui croyait pouvoir imposer rapidement sa façon de faire les choses.Ce ut un affrontement dans le cadre nouveau de ’Accord de libre-échange.— Nos informations en page B 1.( A 2 I, K U K V llltt, I.K M V.It (¦ It K l> I 2 (I S K I» i K M II II K I » » 3 ?LES ACTUALITÉS?Frais de scolarité Jour de manifestations étudiantes PRESSE CANADIENNE Les étudiants de cégep et d’université manifesteront dans toutes les régions du Québec, aujourd’hui, contre la hausse appréhendée des frais de scolarité.la totalité des universités francophones et «pratiquement tous les cégeps» du Québec devraient être touchés par le mouvement, indiquait hier en entrevue avec la Presse canadienne le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), François Rebello.A Montréal, deux marches sont organisées, à partir de l’Université de Montréal et de l’Université du Québec à Montréal.Les deux groupes se rejoindront au parc Jeanne-Mance à 16h.De semblables marches ou manifestations sont prévues à Québec, à Rouyn, à Chicoutimi (le cégep et l’UQAC ensemble) à Alma, Jonquiè-re, Saint-Félicien, à Rimouski, à Trois-Rivières (UQTR et cégeps de Trois-Rivières et Shawinigan ensemble) et à Sherbrooke (université et cégep ensemble).Les cégeps et universités ne seront pas fermés puisqu’il ne s’agit pas d’un débrayage.Entente salariale signée en leur nom K N M ?K K ?Les jeunes médecins en ont assez Ils se dissocient des médecins spécialistes en fondant leur propre association et entreprennent dès maintenant une grève du zèle PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Les médecins résidents du Québec se sont donné les moyens de défendre leurs intérêts, hier, et ont décidé d’entreprendre immédiatement une grève du zèle afin de faire modifier l’entente salariale de principe signée le 12 septembre en leur nom par la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ).Réunis en assemblée spéciale à Québec, plus de 1500 résidents ont aussi décidé de fonder l’Association des jeunes médecins du Québec pour trouver une place à la table de négociation et faire respecter leurs droits puisqu’ils jugent que leurs aînés de la FMSQ les ont trahis.«Le ministre de la Santé Jean Rochon a obstinément refusé d’entendre et d’écouter les avenues de solution que nous avons tous votées il y a trois semaines, a déclaré le président de la Fédération des médecins résidents du Québec, le Dr Denis Soulières.Pour contrer cela, il est devenu totalement nécessaire de créer une avenue raisonnable et équitable de représentation.» «Il est évident, a-t-il poursuivi, que la FMSQ ne saura jamais nous représenter de façon juste et équitable.Il est évident que les jeunes médecins québécois doivent indiquer haut et fort que leurs droits ne seront plus jamais bafoués de la sorte par la FMSQ et le ministre Rochon.» Au cours d’un point de presse, le Dr Soulières a accusé les représentants des spécialistes d’avoir agi de façon discriminatoire à l’endroit des jeunes médecins québécois.«L’Association qui est créée, a-t-il dit, a le but ultime de faire en sorte que de telles négociations ne se reproduisent jamais.» La F'MRQ s’oppose aux conditions négociées par les spécialistes, qui prévoient, entre autres, la rémunération progressive.Les résidents estiment que cette mesure crée deux catégories de médecins.Quant à la grève du zèle envisagée par les résidents, elle forcera les médecins spécialistes à être plus présents dans les hôpitaux.«Puisque les spécialistes considèrent que les résidents sont des médecins de seconde classe, a précisé le Dr Soulières, on va donc leur demander de s’impliquer de façon très active pour chacun de leurs patients.A chacune de nos interventions, il devra y avoir un médecin spécialiste puisqu’ils sont finalement nos patrons.Ils devront vraiment jouer leur rôle de médecin traitant.» I^s moyens de pression votés par les résidents ne s’arrêtent pas à ces mesures.Ils ont proposé d’étudier la possibilité d’entreprendre des actions légales pour faire respecter leurs droits et de tenir deux journées d’étude, les 25 et 28 septembre.Au cours de ces deux journées, la FMRQ discutera de plan de carrière, de plan de retraite à court et à long termes, de congés de maternité et de paternité et de plan de répartition de l’effectif médical québécois.Le Dr Christian Carrier, un des intervenants dans le débat d’hier, y est allé d’une autre suggestion, au grand plaisir des résidents présents à cette réunion.«Il s’agit là d’un problème politique, a-t-il soumis, qui doit se régler par la politique.11 faut se trouver des appuis, sinon on pourrait toujours voter avec nos pieds [le 30 octobre prochain).» Quant à la nouvelle association de jeunes médecins, ouverte à tous les professionnels de la santé qui ont cinq ans et moins de pratique, elle deviendra vite un syndicat, «au plus tard dès le mois de novembre», a laissé entendre le Dr Soulières.«Etant donné la sourde oreille que nous prête le gouvernement de M.Farizeau, a conclu le président de la FMRQ, nous devrons décider des avenues que nous prendrons pour nous assurer que le gouvernement du FQ ne pourra plus, impunément, dénigrer l’apport des jeunes médecins à la société québécoise.» Après leur assemblée, les 1500 résidents ont participé à une manifestation devant le parlement.Aujourd’hui, les dirigeants de la Fédération rencontrent le ministre Rochon.‘ Hier, le Commission des jeunes de l’Action démocratique du Québec a dénoncé le sort réservé aux jeunes médecins résidents.TOYOTA DONNE UN QRAND COUP AUX CONCURRENTS AVALON XL 1995 SUPERBEMENT ÉQUIPÉE —— À PARTIR DE SEULEMENT 31058$ *&>&&&• ' :;•••"* *';• • *• îî’KSfKK.W-* UN VERITABLE COUP DE MAITRE •Espace pour six passagers •Coussin d’air côtés conducteur et passager •Climatiseur •Glaces, verrous de portières et siège du conducteur assistés •Rétroviseurs à télécommande assistée • Radiocassette AM-FM à six haut-parleurs avec système antivol •Moteur en alliage d’aluminium V6 de 192 ch.•Régulateur de vitesse, horloge numérique •Transmission automatique «intelligente» contrôlée électroniquement •Support de moteur à liquide et faux chassis avant et arrière éliminant pratiquement toute vibration •Et beaucoup plus encore! 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DU TRAVAIL POUR LES < \ JEUNES .A[ Ottawa (PC) — En dépit de la récession, près des trois quarts des diplômés de niveau postsecondaire en 1990,.avaient décroché des emplois à temps '.plein en 1992, selon Statistique Cana-.f '¦ da.En juin 1992,72 % de ces diplômés., occupaient des emplois à temps plein,;, ; alors que 10 % travaillaient à temps partiel.Les perspectives d’emploi étaient les meilleures pour les déten- ” ' teurs d’un doctorat, puisque 84 % .-.d’entre eux détenaient un emploi à 1 .temps plein deux ans après la fin de leurs études.Toutefois, à peine 64% , , des diplômés d’écoles de métiers ou ;// spécialisées travaillaient à temps plein/ ' Dans l’ensemble, les diplômés de 1990 , n’ont pas été aussi favorisés sur le ' marché de l’emploi que ceux de 1986,, * j qui ont terminé leurs études avant la ; ; récession.Mais leurs statistiques se ; ; comparent à celles des diplômés de Ia;, ; récession de 1982.Ces résultats ont i été compilés à partir des sondages réà-' ‘ Usés par Statistique Canada auprès des diplômés de 1982,1986 et 1990.' ’ I PHOTO AP LE ROI DU MAIS SOUFFLÉ N’EST PLUS Coronado, Californie (AP) — Le roi du mais soufflé Orville Redenbacher a été trouvé mort dans son logement, à 6h hier matin.Il était âgé de 88 ans.I>a cause de son décès n’a pas encore été précisée.Le corps inanimé de M.Redenbacher a été retrouvé dans sa baignoire.Natif de l’Indiana, M.Redenbacher avait notamment fait des études en agronomie.Il avait acquis une renommée dans les années 70 alors qu’il avait lancé avec Charles Bowman le mars éclaté Redbow, nommé d’après la première syllabe de leurs noms de famille respectifs.On avait ensuite changé ce nom pour la marque Orville Redenbacher, ce qui a propulsé ce dernier au rang des vedettes de la publicité télévisée.LA CHINE REVENDIQUE LA FOURCHETTE Pékin (Reuter) — L’agence Chine nouvelle n’y va pas avec le dos de la cuillère: la fourchette est d’origine chinoise et non pas occidentale, a-t-elle tranché hier, croyant ainsi donner un coup de couteau à une légende tenace.Des archéologues ont en effet mis au jour dans la province de Qinghai ce qu’ils pensent être une fourchette en os de 26 centimètres remontant à 4600 ans, à la fin de l’âge de pierre.ROBÏC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET HAROUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55.ST-JAC0UES.MONTRÉAL QUÉBEC H2Y3X2 f» (5141845-7874 Ml (514(91 RHWfC Jl* matljiit Ja inhinLiif-ft, A :i LE DEVOIR MONTREAL Brutalité policière Chanter le OUI Des procureurs soupçonnés de collusion avec le SPCUM Un comité de citoyens reproche au ministre Serge Ménard de trop parler et de ne pas agir SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR Le Comité des citoyens opposés à la brutalité policière soupçonne la Sûreté du Québec et le Bureau du substitut du procureur général à Montréal, notamment, «d’être en collusion avec la police de la CUM» et le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, «de manquer de vigilance face à la multiplication des bavures policières à Montréal».Le comité, composé d’une pléiade d’organismes communautaires, dont la Ligue des Noirs du Québec et l’Office des droits des détenus, reproche aussi au ministre «de trop parler de cette question et de ne pas agir suffisamment parce que, comme tout le monde, il a peur des policiers».Le comité «soupçonne» la SQ, le Service de police de la CUM, la Fraternité des policiers ainsi que les substituts du procureur général et «des gens» au ministère de la Sécurité publique d’être de mèche pour protéger la réputation du Service de police de la CUM depuis l’affaire Bamabé et les décès d’Anthony Griffin, Marcellus François, Martin Suazo, Paolo RomanelU et Philippe Ferraro, tous tombés sous les balles de policiers.Porte-parole du comité, Dan Philip, de la Ligue des Noirs, et Yves Manseau, de l’Office des droits des détenus, accusent le ministre Ménard de «malhonnêteté» et d’avoir institué une autre enquête — l’enquête Bellemarre sur les techniques d’enquête criminelle — «alors qu’il sait très bien qu'il n’a qu’à appliquer les recommandations des dizaines d’inspections et d’études sur la police faites au Québec depuis cinq ans».«On sait ce qui cloche; il manque de transparence.Qu’est-ce qu’on attend pour protéger le public?», demande Dan Philip.«Profondément déçus» de la récente décision du substitut du procureur général de ne pas intenter de poursuite contre le policier qui a abattu Martin Suazo, âgé de 23 ans, après un vol de jeans, rue Sainte-Catherine — «un coup de feû accidentel», conclut la Couronne —, MM.Philip et Manseau reprochent aux procureurs d’avoir été «négligents dans cette affaire en s’abstenant de prendre le leadership de l’enquête dès que le drame s’est produit, comme le recommandait, en ce genre de circonstances, le juge Malouf dans une étude sur l’administration de la police à Montréal».‘«On a ainsi donné la possibilité—je ne dis pas que c’est arrivé — aux policiers enquêteurs [de la SQ] de cacher ou de tripoter une partie de la preuve qui aurait pu incriminer un collègue de la CUM.Ce faisant, ajoute Yves Manseau, plutôt en verve au sortir de sa conférence de presse, la Couronne et, par le fait même, le ministère de la Justice pourraient être accusés de complicité».Si la SQ parle de «fabulation», au Bureau du substitut du procureur général à Montréal, comme à celui de Longueuü où l’on a procédé à l’étude du dossier Suazo, personne n’était disponible, hier, pour commenter.Par contre, au bureau du ministre Serge Ménard, son attaché politique, André Gariépy, qualifie les propos de M.Manseau de «grossiers», indiquant que le ministre fait tout ce qu’il peut pour rétablir le lien de confiance entre les citoyens et les policiers.«Il a déjà ordonné une enquête publique pour étudier les affaires Romanelli et Suazo [le Comité contre la brutalité policière souhaite que le cas Ferraro fasse aussi partie de l’enquête], il vient de commander une étude sur les techniques d’enquête criminelle, U ne cesse de répéter son intention de donner plus de transparence aux dossiers litigieux impliquant la police, qu’est-ce qu’on veut de plus?» «Qu’il cesse de faire des discours, répond Yves Manseau, qu’il applique les recommandations des enquêtes qui s’empilent au gouvernement, et qu’il accepte de nous rencontrer.» Hier encore, son collègue Dan Philip n’a pu s’empêcher de déclarer que les syndicats de policiers imposaient leur loi partout au Québec et que le ministre de la Sécurité publique, ainsi que les substituts du procureur général, «fermaient les yeux» pour éviter «toute perturbation».«Personne ne veut les avoir sur le dos, ou dans le dos, alors on camoufle leurs gaffes», ajoute Yves Manseau.Le Comité des citoyens contre la brutalité policière croit que les procureurs de la Couronne ont toujours eu «une position ambiguë face aux policiers en raison de la nature même de leur travail, qui les amène à les côtoyer régulièrement — les procureurs intentent des poursuites après étude des rapports d’enquête des policiers —, une collaboration qui, selon MM.Philip et Manseau, «peut facilement miner leur jugement» dans des dossiers impliquant des policiers soupçonnés de brutalité.Pour mieux faire connaître leur mécontentement, le comité qu’ils dirigent organisera sous peu une série de manifestations, dont une «vigile commémorative pour les victimes d’homicides policiers».le 11 novembre, jour du Souvenir.V.i^V ¦ FHUIU J AL g U b IN AU b A u LES ARTISTES pour ta souveraineté donneront un spectacle de chanson, de musique et d'humour, le 29 septembre au Forum, à prix modique et pour la cause.Beau Dommage, Dan Bigras, les Colocs, Ijaurence Jalbert, Claude Gauthier, Éric Lapointe, Paul Fiché, Francine Raymond, Marie-Claire Séguin, Richard Séguin, Ghislain l'aschereau (alias Bob Binette et Dave Ash) et Louisette Dussault prêteront leur voix ou leur sens de l’humour à la cause souverainiste.La majorité de ces AS—pour Artistes pour la souveraineté — était là, hier, pour rencontrer la presse et expliquer leur engagement en faveur de la souveraineté.«Beaucoup d’artistes sont souverainistes mais ne veulent pas prendre parole publiquement» pour des raisons qui leur sont propres, expliquait le chansonnier Paul Piclié.Ce ne sera «pas une soirée de discours», avise M.Piché, mais «une soirée de parole et de musique», un grand rassemblement pour le pays et pour influencer quelques indécis.Aucun politicien ne sera sur la scène, bien que ceux-ci soient tout de même bienvenus.I !»« Iî; f îî m i i i i1 Restauration de papier et conservation.’ Cartonnage: - boites et autre objets.’ Dorure: - tirage au balancier 1 Initiation jeunesse pour les 10-14 ans Renseignements: La Tranchefile - 270-9313 5000 TURBO QUATTRO ‘86, rouge, cuir noir, 5500$ et TURBO DIESEL 5000S '85,3,500$.679-4385.PEUGEOT 504 (1976) 2,500$ ou meilleure offre.L 286-1692 (jour), 639-1491 (soir) DECES COURS DE FRANÇAIS ÉCRIT Cours individuels ou en groupes.Prof, exp.842-9771.COURS PRIVÉS DE FRANÇAIS (ortho-graphe, grammaire, rédaction) par enseignante, longue expérience France et Canada.271-6610.DOUBLEZ VOS CHANCES! 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Bourgie Limitée, 5650, Côte-des-Neiges.Les funérailles auront lieu vendredi 22 septembre à 10h en l’église Notre-Dame des Neiges et de là au cimetière Notre-Dame des Neiges.Parents et amis sont priés d’assister sans autre invitation.Au lieu de fleurs des dons à la Société canadienne du cancer ou à la Fondation canadienne des maladies du rein ou, au service des soins palliatifs de l’Hôpital Royal Victoria seraient appréciés.Heure de visites: jeudi 21 septembre de 14h à 17h et de 19hà22h.MERCI MON DIEU Dites 9 (ois Je vous salue Marie par jour durant 9 jours, faites 3 souhaits pour l'impossible, publiez cet article le 9e jour, vos souhaits se réaliseront même si vous n'y croyez pas.Merci mon Dieu, c'est incroyable mais vrai.M.O.DECOUVERTES- l’avrnltirc de la scirntr chaque mercredi.'H& Æ DEVOIR 2 autos téléguidées à vendre: • I Schumacher Top Cat 1/10 • 1 Bolink Eliminator 1/10 • 1 chargeur Tékin peak • 1 speed contrôle Novak • 1 télécommande Futab Magnum Jr • 2 moteurs, 2 batteries • 1 une boite de transport avec livre et auto-collant Le tout d'une valeur de 1200$ pour seulement: Pour renseignements: 450$ Jour 985-3352 Soir 858-9192 CADOTTE (GAGNE) CÉCILE À l’Hôtel Dieu de Mont-! réal, le 18 septembre! 1995 à l’âge de 87 ans,; est décédée Mme Cécile Gagné, épouse de feu Stanislas Cadotte, mère, de Jean-Guy, prêtre, Lise (feu Eugène Pélo-quin), Monique (Réal; Gingras), Marcel, m.d.(Lise Montpetit), Michel! (Francine Simoneau) et; Suzanne (Gilles Bros-; seau).En plus de ses enfants, elle laisse dans! le deuil dix petits-! enfants, sept arrière-J petits-enfants, ainsi que-sa soeur Claire (feu Raymond Renaud), son frère Jean-Paul (Thérèse Constantin) et sa belle-soeur Rita Bouchard (feu Philippe Gagné).Exposée au complexe funéraire Urgel Bourgie Ltée, 2905 de Salaberry, Montréal.Les funérailles auront lieu le jeudi 21 septembre à 10h en l’église Sle-Odile, 4545 de Salaberry, Montréal et de là au cimetière Notre-Dame des Neiges.Parents et amis sont priés d’assister sans autre invitation.Des dons à la fondation de l’Hôtel-Dieu de Montréal seraient appréciés.Heures des visites: Mercredi de 10 à 17h et de 19 à 22h, jeudi à compter de 8h30.Vitre eimnürmrnl S\m;n IIKSMKS ! IA FONDATION DIANE HEBERT Pour lr «Ion d’organrs (5141 965-0333 ?I fï I.K l> K V U I H .L E M E R (' R E 0 I 2 0 S E I» T E M B R E I » H 5 A 5 rn ML: Johnson acceptera un OUI mais refuse d’inviter Chrétien à en faire autant Il estime toutefois qu’on «ne peut briser un pays sur un recomptage judiciaire» MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le chef du camp du NON, Daniel Johnson, acceptera «comme {Québécois» le résultat du référendum, quel qu’il soit, mais refuse d’inviter le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, dont les responsabilités débordent les frontières du Québec, à en faire autant.Cependant, M.Johnson se laisse une porte ouverte en disant que l’on «ne peut pas briser un pays sur un recomptage judiciaire», ce qui signifie que l’on ne peut pas briser un pays sur une majorité si faible qu’elle donnerait lieu à une demande de recomptage des votes par la partie perdante.«Il y a un référendum au Québec, il est légitime en vertu de nos lois, on est en train de décider de notre avenir.Les Québécois vont accepter le résultat, je suis Québécois, je vais accepter le résultat», dit-il.Mais si les Québécois acceptent le résultat entre eux, cela ne veut pas dire que les autres pays, incluant le Canada, doivent en faire autant.: «Après ça, dit-il, on verra si le monde entier accepte le résultat C’est pas à nous d’assurer notre reconnaissance internationale.» M.Johnson a donc refusé d’inviter le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, à se lier à un OUI, parce que M.Chrétien porte des responsa-i bilités qui débordent le Québec.«M.Chrétien peut dire de la façon dont il veut ce qu’il doit dire.Il n’a pas le même mandat, il est premier ministre du Canada.Qu’il s’arrange», dit-il, déchargeant ainsi son allié fédéral.Ce dernier avait laissé entendre ; lundi qu’un OUI faiblement majoritaire ne recevrait pas son assentiment personnel, à moins que la question, qui est ambiguë, selon lui, ne soit modifiée.M.Johnson a donné en partie raison à M.Chrétien sur cet aspect.«Il est bien évident que pour que la réponse soit clairement interprétée, la > PHOTO PC «Je suis Québécois, je vais accepter le résultat du référendum», a affirmé Daniel Johnson.question doit être claire, dit-il.Il faut que les enjeux soient clairs.Et [si c’est le cas], l’acceptation ne fera pas de doute, ni pour nous, ni pour le reste du Canada, ni, je dirais, pour la scène internationale.» Or, selon le chef libéral, le gouvernement ne fait pas tout ce qu’il faut, présentement, pour que l’enjeu soit clair car «il cache des études, il y a tentative de manipulation de l’opinion publique avec la question».Les libéraux ont d’ailleurs présenté un amendement au texte de la question soumise par le gouvernement.L’opposition veut que le mot «pays» apparaisse sur le bulletin de vote.Hier, le chef de l’Action démocratique, Mario Dumont, a proposé l’adoption d’une motion pour que «l’Assemblée nationale réclame du premier ministre du Canada qu’il s’engage, dès maintenant, à reconnaître les résultats» du référendum.Les libéraux ont refusé que la motion soit débattue, prétextant que le débat sur la question n’était pas terminé.Le leader de l’opposition, Pierre Paradis, a invoqué la possibilité que la question puisse être amendée avant son adoption, prévue pour aujourd’hui.Et que «si la question est claire, il se pourrait [que la motion] recueille un appui unanime de cette Chambre».M.Dumont a estimé qu’en refusant de débattre et d’adopter la motion qu’il proposait, le Parti libéral du Québec fait comme si le droit du gouvernement de consulter la population était conditionnel à la formulation de la question.«Jamais à l’Assemblée nationale un parti ne s’est écrasé autant devant le fédéral comme Daniel Johnson s’est écrasé devant Jean Chrétien», a-t-il ajouté.M.Dumont s’est par ailleurs insurgé contre l’idée qui peut trotter dans la tête des fédéraux de tenir un référendum pancanadien, y compris au Québec, après un vote positif à ce référendum-ci.«Ce n’est pas vrai que des députés de Terre-Neuve ou de la Saskatchewan, parce qu’ils ne seraient pas satisfaits du référendum au Québec, pourraient faire voter les Québécois dans un autre référendum.» M.Johnson a refusé de se prononcer sur cette possibilité.En l’absence du premier ministre Parizeau, qui, semble-t-il, souffrait d’une grippe carabinée, le vice-premier ministre Bernard Landry a déclaré que l’attitude de M.Chrétien ne change rien aux plans du gouvernement du Québec.Si le OUI l’emporte, et même si le résultat est de 50 % plus une seule voix, «nous ferons ce qui est écrit dans le projet de loi et dans l’entente»: offre de partenariat, négociations avec le Canada et déclaration de souveraineté.M.Landry «n’est pas surpris» de l’attitude de M.Chrétien «qui a pris des libertés avec la démocratie comme on n’en a jamais vues en 1982.Il a été un des principaux artisans de la rupture du contrat social canadien en rapatriant unilatéralement la Constitution, sans tenir compte de l’Assemblée nationale et son allié fidèle du référendum de 1980».Le vice-premier ministre a précisé qu’il y avait une grande différence entre dire que si le NON l’emporte, le combat des souverainistes se poursuivra, et dire que si le OUI l’emporte, le résultat ne sera pas reconnu.«Une nation peut décider de faire partie ou pas d’une fédération, c’est un choix.Et personne ne peut forcer une nation d’accepter pour l’éternité un statut provincial.Mais le droit pour un peuple de déterminer lui-même son statut, c’est sacré.» Création d’un regroupement Les étudiants universitaires pour le NON s’organisent PRESSE CANADIENNE Des étudiants des 14 universités québécoises viennent de mettre en place le Regroupement des universitaires pour le NON, un groupe de défense de l’option fédéraliste.En conférence de presse, hier, les trois porte-parole de ce regroupement, Vicky Samson (Université La-val) ainsi que Karl Tabbakh et Daniel Leduc (Université de Montréal) ont tous trois reconnu leur allégeance au Parti libéral du Québec et 3u’ils recevront une aide financière u Comité du NON.Même s’ils n’ont été mandatés par aucun étudiant, ces universitaires pour le NON estiment qu’il est temps de démontrer, dans leur institution respective, qu’il est faux de croire que tous les jeunes universitaires sont souverainistes, comme le véhiculent les associations étudiantes.Le représentant du regroupement de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Daniel Bélanger, explique ainsi l’impression que tous les jeunes universitaires sont en faveur de la souveraineté: «Le OUI est plus patriotique, il est plus voyant; le NON est plus rationnel», a-t-il fait valoir.Les porte-parole du regroupement croient que le sondage SOM-La Presse-Droit de parole publié vendredi dernier, (pii indique que 18 des jeunes âgés entre 18 et 24 ans s’opposent au projet souverainiste, reflète bien la réalité du milieu universitaire québécois.Pour ces opposants au projet souverainiste, le projet de MM.Parizeau, Bouchard et Dumont en est un vieux de 30 ans qui ne correspond pas aux années 90.Au plan culturel, ils estiment que la protection du fait français n’est plus à faire parce qu’en matière linguistique les lois actuelles sont efficaces.Au plan économique, ils évaluent 3ue le risque n’en vaut pas la chan-elle principalement parce que le leader souverainiste Jacques Parizeau ne peut leur garantir une entrée harmonieuse sur le marché de l’emploi.Étude sur le suicide chez les jeunes La réalité est encore pire, dit Baril PRESSE CANADIENNE Québec — Le conseiller du premier ministre Jacques Parizeau dans le dossier jeunesse, le député Gilles Baril, considère que les chiffres sur le suicide chez les jeunes rendus publics lundi sont très loin de la réalité.«La situation est pire que ce que le rapport a décrit», a-t-il affirmé au cours d’une entrevue téléphonique lorsqu’il a été appelé à commenter les documents dévoilés la veille par le ministère de la Santé et des Services sociaux et le Conseil permanent de la jeunesse.Le député a carrément indiqué que le système actuel ne marche plus.«C’est un système médiocre, a-t-il dit, qui génère l’exclusion, la pauvreté et la misère pour des centaines de milliers de jeunes.» Après avoir noté que l’Etat québécois dans sa forme actuelle n’a pas été en mesure de s’ajuster et de répondre aux attentes des jeunes, M.Baril a mis en garde les gens de son gouvernement en les avertissant qu’ils devront trouver les moyens pour réinventer un nouveau contrat social.Il a promis de se battre à l’intérieur de son parti et de son gouvernement, «de se mettre la tête sur le billot pour que les choses changent rapidement», surtout, selon lui, si les Québécois décident en faveur de la souveraineté le 30 octobre.Non, Monsieur le Ministre ! • Il n’y a pas trop d’enseignantes et d’enseignants dans les écoles du Québec.• Il ne mangue pas d’élèves dans les classes.• Les problèmes de décrochage et d’abandon ne sont pas réglés.Oui, Monsieur le Ministre ! Nous sommes disposés à discuter de mesures d’économie en éducation, mais nous nous opposons à la détérioration des services directs aux élèves.El CEQ o Fédération des enseignantes et enseignants de commissions scolaires (CEQ) 4' f 1 A 0 I.K U K V n I II M K It < It K I) I ï II .S K I* T K M It It K il il Tt ES i rn m R S U U Renflouage do V Irving Whale La SVP juge le plan fédéral insuffisant L'organisme suggère de consulter des experts internationaux Etats généraux sur l’Education Un cégep qui ressemble au secondaire Les étudiants lancent une nouvelle série d’audiences ItKIAN MYLES LE DEVOIR La Société pour vaincre la pollution (SVP), dont les démarches juridiques ont contribué à faire reporter le renflouage de lTrvinjï Whale, a suggéré hier de faire appei à des experts internationaux pour trouver une façon «plus sécuritaire» de renflouer la barge qui repose au fond du fleuve Saint-Laurent depuis 25 ans.Daniel Green, coprésident de la SVP.estime que le plan de renflouage initial du gouvernement fédéral est «insuffisant».«Le fédéral n’a pas proposé de solutions sécuritaires pour XIrving Wliale», estime-t-il.Le navire et sa cargaison de quelque 4000 tonnes de mazout lourd et de BPC devait être renfloué l’été dernier, au coût de 12,1 millions de dollars, et remorqué à Halifax.1 La SVP a fait échec au plan de renflouage de la barge en août dernier en obtenant une ordonnance de la Cour fédérale, paralysant jusqu’au 11 septembre les travaux de renflouage déjà amorcés dans le fleuve Saint-Laurent.Le juge John Richard avait alors statué qu’Ottawa avait décidé de procéder au renflouage de l’épave avant de connaître le résultat des études en cours sur la présence de neuf tonnes de BPC.Le jugement, qui a valeur d’ordonnance en injonction interlocutoire, a contraint le gouvernement fédéral à reporter le renflouage du navire à l’an prochain.La Société pour vaincre la pollution suggère de faire appel à des experts internationaux dans le «renflouement de navires transportant des matières dangereuses» pour trouver une nouvelle façon de renflouer la barge, propriété de la pétrolière living, i|ui a coule entre les îles ,de la Madeleine et l’île du Prince-Edouard en 1970.Ixi SVP estime qu’il en coûterait 175 000 $ en frais et honoraires pour recourir aux services de ces experts.M.Green suggère que cette somme soit en partie déboursée par le gouvernement d’Ottawa et les pétrolières Irving et Monsanto, estimées «moralement» responsables du naufrage.La SVP a produit une requête pour révision judiciaire dans laquelle elle demande à la cour d’ordonner au gouvernement de préparer «une évaluation environnementale appropriée».Selon la SVP, cette étude devrait tenir compte des risques pour l’environnement que pourrait entraîner le renflouage de l’épave.«Mais le fédéral n’a fait aucun signe de vie, soutient Daniel Green.Visiblement, la ministre [de l’Envi-ronnementj Sheila Copps est trop orgueilleuse pour accepter sa défaite.» A Ottawa, l’attaché de presse de Sheila Copps a déclaré que la ministre demeurait sur ses positions.«Le gouvernement a pris sa décision en consultant des experts internationaux, soutient Duncan Dee.Nous avons pris la meilleure décision du point de vue environnemental.» Selon M.Green, la position d’En-vironnement Canada est «dangereuse».«Ça va mettre la côte québécoise en danger de contamination par les BPC.» PAUL CAUCHON LE DEVOIR Saint-Jérôme — Première journée, hier, d’une nouvelle série d’au di.ences des états généraux sur l'Education, consacrée aux jeunes: peu de mémoires à l’ordre du jour, un commissaire qui quitte la table parce qu’il trouve qufil y a trop de bruit, mais surtout des jeunes qui demandent de hausser les exigences au secondaire.La journée était peu chargée: quatre mémoires à l'ordre du jour (les inscriptions semblent très variables selon les régions, dit-on), plus de deux heures pour dîner, mais tout de même deux périodes réservées au public, qui ont permis à plusieurs jeunes de s’inscrire sur place et se faire entendre.L’Association des étudiants du cégep de Saint-Jérôme a surpris par un mémoire articulé autour de quelques idées fortes.D’emblée, l’association a reconnu que la formation acquise avant le collégial est «déficiente» et qu’il faudrait augmenter les exigences nécessaires pour l'obtention du diplôme d’études secondaires, tout en haussant les critères de réussite des différents cours.«Il faut évaluer comme il faut la pertinence des apprentissages, a dit Thierry St-Cyr, porte-parole de l’association, pour que la formation générale soit mieux acquise.» Les étudiants du collégial se plaignent d’ailleurs de trouver au cégep des cours «qui sont souvent des répétitions des cours du secondaire».Ces jeunes constatent un «manque de motivation des élèves» et identifient quelques grandes causes: d’abord la répétition entre les cours du cégep et ceux du secondaire, puis les «facteurs d’orientation déficients au secondaire», qui poussent plusieurs cégépiens à s’inscrire en m PHOTO ARCHIVES La parole est maintenant aux étudiants dans le cadre des audiences des états généraux.sciences pures sans qu’ils le veuillent vraiment Ensuite, le retard de l’école en matière de nouvelles technologies, pour une génération à peu près rendue à l’âge de l’Internet après avoir été celle du Nintendo.Enfin, on constate «la perte d’intérêt des professeurs pour leur matière et leur travail».Thierry St-Cyr a également insisté sur le fait que le cégep doit demeurer un milieu de vie et d’appartenance.Dans une ville comme Saint-Jérôme, dit-il, où il n’y a pas d’université, «c’est le cégep qui sert de référence culturelle à la communauté».Véronique Giroux, qui œuvre également à l’association étudiante, a expliqué au Devoir que ce mémoire a fait l’objet d’un consensus parmi les associations étudiantes des cégeps de Joliette, Montmorency et Lionel-Groulx, ainsi que celle du campus de Mont-Laurier.L’intervention de Thierry Saint-Cyr, la première de la journée, a été marquée d’un petit incident, alors que le commissaire Gary Caldwell, excédé par le bruit de fond environnant, a quitté la table après cette présentation, pour ne plus revenir.Il faut dire que les six commissaires présents hier étaient installés en plein centre de l’agora du cégep, entourés de machines distributrices, plongés dans un brouhaha de voix continuel.Mais d’autres commissaires ont conservé leur bonne humeur malgré les états d’âme de leur collègue Caldwell, faisant remarquer que pour une fois on s’était donné la peine de rencontrer les jeunes dans leur véritable milieu de vie.Par la suite, la Jeunesse étudiante catholique de Joliette a présenté un mémoire faisant valoir qu’il faudrait reconnaître aux étudiants «un statut dans la société, avec salaire symbolique et privilèges sociaux».La JEC a ajouté que la tâche des enseignants devrait être allégée, et le nombre d’élèves par classe diminué.La période de témoignages du public a donné lieu à des interventions surprenantes.Ainsi, un jeune du secondaire 3 de la polyvalente Sainte-Thérèse, Steve Prud’homme, s’est présenté avec un petit texte de quelques pages comprenant son 3re plan de réforme du système ire et des matières qui devraient y être enseignées.Ainsi, dit-il, le primaire devrait d’abord privilégier le français et les maths, puis l’anglais dès la première année, la géographie et l’histoire en alternance tout au long du primaire, l’initiation à l’informatique, les arts, l’éducation physique, et exclure l’enseignement religieux.Le jeune Prud’homme ajoute que le cégep et l’université devraient fusion; ner en un seul programme de cinq ans menant au baccalauréat Un autre jeune, étudiant en lettres au cégep de Saint-Jérôme, a plutôt impressionné en confiant qu’il étudiait cinq jours.tout en travaillant 30 heures par semaine dans un restaurant par obligation financière, a-t-il dit La Commission des états généraux poursuivra cette dernière série d’audiences à travers le Québec jusqu’au 12 octobre, pour ensuite se consacrer à l’écriture d’un document qui devrait être publié cet hiver.Les commissaires mènent toutefois plusieurs activités parallèles: ainsi, pendant l’été, ils ont consulté privé-ment plusieurs groupes, dont la Commission de l’éducation en langue anglaise et le Groupe de travail sur le régime d’aide financière aux étudiants.CARRIERES ET PROFESSIONS tz> c.V- £=> S O M M A 1RES ni LA BANQUE CENTRALE IEÏ DE CURRICULUM VITAE AUGMENTEZ VOS CHANCES DE SUCCÈS EN VOUS FAISANT CONNAÎTRE RAPIDEMENT ET EN TOUTE CONFIDENTIALITÉ Titt outd indityetoaUz à wtùie ’tecAncfo d’emploi 528-6060 INFORMATIONS ET RENDEZ-VOUS U R S H SHÛTELSMrf mETRO PROFESSION:EPI(IER Règle générale, les Québécois préfèrent acheter leurs fruits lorsqu’ils ne sont pas tout à fait mûrs.Mais quand vient le temps de choisir les tomates, la tendance démontre que 53% des amateurs préfèrent les acheter rouges et bien mûres.Serait-ce parce que la tomate est le seul fruit-légume ?Rendez-vous chez votre épicier Métro pour participer au concours du grand Sondage Métro.Vous pourriez gagner un des neuf cents services de vaisseüe Métro, un des dix week-ends pour deux dans l’un des hôtels de la famille Dufour ou le grand prix KitchenAid*1 «Tout ce que vous avez toujours voulu avoir dans votre cuisine».Concours réservé aux 18 ans el plus.Pour tous les détails et la description des prix, voyez les règlements aflirhés en magasin Date limite de participation : 23 septembre 1995 à 17 b 00.Métro: une grande variété de fruits et de légumes du monde entier.i I.K I) K V I) I It .I.K M K l( < Il K I) I 2 0 A 8 K |* T K M H H K I D !» .1 I) rn 0 R A L Du principe à la réalité Je an-Robert Sans fa ç o n Comme l’annonçait notre manchette de lundi, «Québec entend déposer avant la fin de l’année un projet de loi qui imposera l'égalité salariale entre les hommes et les femmes».Une nouvelle qui devrait nous réjouir mais qui, pour l'instant, pose plus de questions qu’elle n’apporte de solutions.ême si la Charte des droits défend explicitement la discrimination salariale, l’égalité de traitement n’est toujours pas acquise entre les hommes et les femmes et les moyens pour y parvenir demeurent le plus souvent individuels, coûteux et inefficaces.C’est pour corriger cette lacune que le gouvernement du Québec, comme d’autres gouvernements au pays avant lui, s’apprête à présenter un projet de loi concernant toutes les entreprises de dix employés et plus.Si l’on en croit le «document d’orientation» dont Le Devoir a obtenu copie, la loi obligerait les entreprises à évaluer elles-mêmes tous les emplois à prédominance féminine selon une méthode complexe, à comparer les conditions de travail avec des emplois masculins jugés équivalents, à hausser les salaires des premiers et ce, dans un délai maximum de quatre ans.Il semble que la ministre responsable de la condition féminine, Jeanne L.Blackburn, en soit encore à l’étape de la consultation des grands acteurs du monde du travail à qui elle a présenté son projet préparé par un comité de cinq femmes, dont deux professeures d’université et trois fonctionnaires.D’un document d’orientation, on aurait pu s’attendre à tout autre chose que ce qu’il nous a été donné de lire.Par exemple, à ce qu’il trace un portrait exhaustif de la situation; à ce qu’il analyse les résultats des expériences en cours ailleurs au Canada; à ce qu’il suggère non pas une seule, mais quelques hypothèses de solution; à ce que, pour chacune, il nous présente les avantages et les inconvénients d’une application progressive ou rapide; finalement, à ce qu’il évalue les résultats prévisibles, tant sur les conditions de travail des femmes elles-mêmes que sur les coûts pour les entreprises touchées et sur l’ensemble de l’économie.Si la question de l’emploi revient sur la table chaque fois qu’il est question d’une hausse du salaire minimum, comment se fait-il qu’aucune analyse n’accompagne un projet de hausse des coûts salariaux pour des dizaines de milliers de PME?À moins que ces coûts soient minimes, auquel cas on peut se demander ce qui justifie une aussi large intervention de l’État Par delà le principe du droit à l’égalité de traitement que nous n’entendons pas remettre en cause, voilà la grande faiblesse de la démarche ministérielle: elle coupe au plus court tient pour acquis que les Québécoises et les Québécois exigent des corrections immédiates et universelles, quels que soient les moyens, la portée de la loi et ses conséquences sur l’activité économique et l’emploi.Ce qui est fàux.Alors que le taux de chômage stagne autour de 12 %, il n’est pas du tout certain que les corrections salariales à la hausse soient la priorité de l’heure.Si Québec allait de l’avant dans les termes et délais proposés par son comité, un nouvel organisme provincial de contrôle serait créé qui verrait à élaborer des outils d’analyse sophistiqués, à répondre aux demandes d’aide et aux plaintes des individus, des groupes et des entreprises, à agir comme conciliateur puis comme arbitre et juge des différends en matière d’emploi.Combien de fonctionnaires, de spécialistes et d’argent exigerait cette structure?Tant le langage utilisé par les auteures du document que le modèle d’intervention retenu trahissent le risque de métamorphose d’une bonne intention en monstre bureaucratique.Qu’on en juge: «La loi indiquera les quatre facteurs que le système d’évaluation choisi doit prendre en considération.(.) Parce qu’il y a un risque d’omettre les éléments aptes à valoriser le travail des femmes, la définition que donnera la loi devra (aussi) donner des indications sur les sous-facteurs à utiliser.Ainsi, les qualifications comprennent, à titre de sous-facteurs, les aptitudes physiques et intellectuelles, incluant les aptitudes relationnelles, qu’elles soient acquises par l’expérience, la formation ou les études, ou attribuables à l’habileté naturelle.Il est primordial de rendre explicites les aptitudes relationnelles dans la définition que donnera du facteur le texte de loi, puisque celles-ci sont généralement absentes de l’évaluation des emplois féminins.(Quant à) \effort, il se traduit par des dépenses physiologiques, souvent réalisées simultanément: la pensée du geste précède celui-ci.Pour les fins de l’évaluation des emplois, on décompose l’effort en effort physique et mental.Si l’effort physique est bien développé dans l’évaluation, les diverses facettes de l’effort mental le sont moins.La plus connue est l’effort intellectuel proprement dit.Outre celui-ci, des études ont démontré l’importance de l’effort psychologique et de l’effort sensoriel dans le travail des femmes.» Maintenant, imaginez votre épicier, votre restaurateur devant le mode d’emploi du parfait employeur équitable conçu par un groupe de «logues», rue Grande Allée à Québec.Kafkaïen.Et tant pis si le calendrier imposé par la loi tombe une année de récession, ou si l’enveloppe budgétaire est fermée, comme c’est le cas dans le secteur public.En parlant du loup, on notera que 37 % des heureuses bénéficiaires du programme d’équité mis en place depuis quelques années dans le secteur public .étaient des hommes.Un autre effet pervers d’une application mur à mur d’un bon principe.Encore une fois, nonobstant les tendances observées ailleurs en Amérique, on s’apprête à créer une nouvelle structure bureaucratique et à exiger des entreprises qu’elles fassent de même pour corriger une petite fraction seulement de la différence salariale qui sépare les hommes et les femmes.Malgré certains cas flagrants d’injustice, des études sérieuses montrent que la plus grande partie de l’inégalité salariale provient d’abord d’une formation académique et professionnelle différente, d’une ancienneté moindre, du choix d’un métier dans un secteur traditionnel moins bien rémunéré et d’un partage inégal des tâches domestiques.Autant de facteurs qui ne seraient pas modifiés par le projet à l’étude.Avant d’aller plus loin, prenons le temps de faire le tour de la question, de sortir du discours en boucle proposé par les groupes militants, quitte à y revenir, pour voir s’il ne serait pas possible d’atteindre le même objectif par des moyens moins invasifs.Car, au bout de la ligne, c’est l’égalité entre les sexes qui doit être recherchée, non l’emprise accrue de l’État sur les individus et les entreprises.I .J I Jll J i iV» - li ¦ • * .-• - ?* ¦ '.eom-if rtnv *»h 7 N’y a-t-il qu’une bureaucratie d’État qui puisse permettre d’atteindre l’équité salariale?Le sexisme féministe En réplique à Simone Landry (Le Devoir, 5 septembre 1995).Contrairement au Petit Robert, le Petit Larousse donne une définition non sexiste du sexisme: «attitude discriminatoire fondée sur le sexe», ce qui s’applique parfaitement à la politique des quotas pour l’embauche de femmes dans les universités.Selon une acception plus générale, qui devrait figurer bientôt au dictionnaire, le sexisme consiste à «introduire une marque de différence sexuelle là où elle n’est pas pertinente»; autrement dit: mettre du sexe là où il n’a pas d’affaire.Le sexisme linguistique, qui a déferlé sur le Québec avec la bénédiction des petites madames de l’Office de la langue française, en est la principale variante.Par un mécanisme psychologique fréquent et bien connu, qui s’appelle la projection, les féministes se sont ainsi empressées de commettre le crime qu’elles imputent à autrui, en injectant indûment du sexe dans l’arbitraire du genre grammatical.Je comprends que la personne n’aime pas se faire traiter de nouille, d’autant plus que le reproche doit s’adresser, non à la victime elle-même, qui n’en est pas coupable, mais aux irresponsables qui l’ont recrutée pour un poste où elle n’est pas à la hauteur.Il reste qu’un aspect important du métier que je pratique depuis 28 ans consiste à évaluer la qualité des travaux savants et, par inférence, la compétence de leur auteur.Aux étudiants plus ou moins faibles, plus ou moins mauvais, je mets des C, des D ou des E; des plus ou moins médiocres professeurs, je me permets de dire en privé que ça ne vaut rien ou que ça ne vole pas haut.Sur la place publique cependant, il me faut bien éviter de frôler de trop près le risque d’un procès en LETTRES -+- libelle.J’ai donc écrit «trois nouilles à jupe», au lieu de «mesdames (X, Y et Z), qui sont des nouilles».Le complément «à jupe» est ici une simple marque sexuelle, indiquant qu’en l’occurrence, je parlais spécifiquement de professeurs femelles.Car en français normal, les mots «nouil», «person» ou «sommit» n’existent pas, les substantifs féminins nouille, personne, sommité pouvant référer indifféremment à un mâle ou à une femme — tout comme les substantifs masculins doyen, auteur, médecin, etc.Nicole Gagnon Professeur de sociologie, Univ.Laval Québec, 7 septembre 1995 «Tout le monde ne sont pas des concombres» Dans une lettre récente au Devoir, Jean-Marie Piotte, de l’UQAM, déplorait la laideur des caisses populaires de nos villages.Sans doute a-t-il raison en certains cas.Mais, à cause du ton catégorique et du manque de précision, les lecteurs peuvent être portés à généraliser.Par souci d’équité, il faut cependant rappeler que le Mouvement Desjardins s’est montré original et innovateur dans l’architecture des immeubles commerciaux et ce, depuis les années 50.Au point de causer une véritable révolution dans ce domaine où régnaient la routine et les poncifs.En fait, les banques ont commencé à se renouveler et à se moderniser depuis ce temps-là! À Montréal et dans maintes municipalités, les caisses attirent l’attention et font figure d’avant-garde dans le monde architectural.Leurs architectes ont raison d’être fiers.Comme le disait l’ex-ministre Yves Duhaime: «Tout le monde ne sont pas des concombres.» Ceux qui ont de la culture comprendront.Paul Gladu, écrivain Saint-Lambert, 11 septembre 1995 Défendre une cause indéfendable «Maître» Guy Bertrand, que René Lévesque avait surnommé «l’ayatollah de l’indépendance» et qui s’est déjà pré senté à la direction du Parti québécois, a viré capot.On ne lui a pas donné la part de gloire qu’il prétend mériter, alors il se venge.Et pour qu’on le voie bien, il défend une cause indéfendable, mais qui lui donne une visibilité garantie dans tous les médias Canadian.L’histoire américaine comporte un cas assez semblable, celui de Benedict Arnold.Ce général de l’armée continentale américaine, qui avait tenté de s’emparer de la ville de Québec en dé cembre 1775, s’était illustré lors de plusieurs batailles victorieuses contre les Britanniques.Le chef de l’armée amé ricaine, George Washington, l’avait en haute estime puisqu’il lui avait confié le commandement de la base straté gique de West Point Mais Arnold, insatisfait de la place qu’on lui avait faite au sein de l’état-major américain et sans doute influencé par sa nouvelle épouse loyaliste, décida de tourner le dos à ses compatriotes et, pourquoi pas, de monnayer ses connaissances.Il entra en contact avec des généraux britanniques et leur proposa de leur livrer des secrets importants, moyennant une certaine somme.Malheureusement pour lui, son émissaire fut intercepté par des patriotes américains, avec les plans du fort de West Point en poche.Sentant la soupe chaude, Arnold s’enfuit en Angleterre.Il y mourut assez tristement, honni par les Américains et méprisé par les Britanniques.André Daoust Montréal, 10 septembre 1995 ooij .* 'on + Q) cl*ènEN "km LES QÜÊSÊCôlS SoWT ED VR0*\E k ODE DÉTRESSE PSVCUôLOG*\C>OE GRAVAMES kDTTl (smri ooébec T • >2 .a semaine dernière, les L spéculations entourant le «scénario» Pierre Bour-gault ont repris de plus belle.Le synopsis est le .-J suivant.Dans l’éventualité où une majorité de francophones opterait pour le OUI mais se retrouverait prisonnière du NON massif des anglophones et des allophones, nous ferions face à une situation dite dangereuse.En mars dernier, cette hypothèse avait coûté cher à Pierre Bourgault.On se souviendra avec quelle force les fédéralistes — politiciens et médias confondus — avaient réclamé sa tête de conseiller spécial du premier ministre.Sur toutes les tribunes, ils le traitèrent de démagogue et d’anglophobe.Ils en firent l’incarnation diabolique de la présumée xénophobie des souverainistes.Sur ce point, la stratégie des fédéralistes demeure pathétiquement la même.Avec patience, ils guettent les déclarations d’une ou deux personnalités «séparatisses» sur les anglophones et-ou immigrants.Aussitôt rendues publiques, on leur prête la signification la plus extrême et on la transpose au mouvement tout entier.On ignore obstinément les explications offertes par les «coupables».Finalement, on les pend haut et court à la face de l’opinion publique en soulignant à gros traits rouges le racisme congénital des «séparatisses».C’est ainsi que les souverainistes traînent ces satanés boulets, parfois réels et souvent inventés, depuis déjà trop longtemps.De nombreux souverainistes, tout particulièrement les plus jeunes, n’en peuvent plus d’entendre l’éternelle rengaine de leur présumée xénophobie.Voilà maintenant que le droit d’émettre des opinions sur la question du vote anglophone et francophone — qu’elles soient fondées ou non — appartiendrait en exclusivité aux fédéralistes.Par exemple, personne dans le camp du NON ne s’est formalisé de voir Don Mac-Pherson, chroniqueur à The Gazette, écrire récemment qu’il était impératif pour les fédéralistes de s’assurer de l’appui d’une part importante du vote francophone.D’après lui, si les fédéralistes désirent une victoire réelle lors du référendum, un NON majoritaire serait insuffisant.Ils devront, écrit-il, «remporter l’adhésion du Québec français».On se calme! JOSÉE L E G A U L T ?Est-ce là du racisme?Le vote des francophones aurait-il plus de valeur que celui des anglophones?Serait-il plus légitime?Qu’attend Daniel Johnson pour réclamer sa tête?.La political correctness serait-elle un plat qui se mange d’un seul coté de la bouche?Le droit inaliénable de se tromper ou d’émettre des opinions controversées serait-il le monopole des fédéralistes?Et que dire de l’ineffable Globe and Mail?Le T'r mars dernier, à l’époque de la controverse Bourgault, l’auguste quotidien torontois faisait paraître un éditorial d’une férocité sans précédent.Sous leur courageuse plume anonyme, on traitait de «démagogue séparatiste» celui qui figurait encore tout récemment parmi leurs propres chroniqueurs! Question de ne pas gaspiller un bon éditorial, on y alla d’une mise en accusation du mouvement souverainiste: «Pourquoi donc, malgré les tentatives de la colmater, l’intolérance continue-t-elle de couler du camp sé paratiste tel du sang qui s’échappe de sous une porte verrouillée?» Vivement le vampirisme séparatiste! Le même Globe and Mail reprenait pourtant ce samedi un scénario qui rappelait étrangement celui du méchant Bourgault.En soulevant la possibilité d’un NON serré, The Globe and Mail frôlait l’apocalypse politique.D’après l’éditeur en chef, William Thorsell, une telle situation «créerait des conditions volatiles au Québec.La possibilité de luttes factionnelles sérieuses serait considérable.Une victoire serrée pour le Canada sur une question plus dure qui laisserait une majorité de francophones favorables à l’indépendance pourrait alimenter une instabilité soutenue.» Pendant qu’une poignée de souverainistes osent émettre quelques hypothèses nébuleuses sur l’impact possible du scénario Bourgault, The Globe and Mail ne fait pas dans la dentelle.v.ù Mais qu’en serait-il vraiment le len- 1 demain d’une victoire serrée du1’ NON?Les luttes et l’instabilité sé« ’ raient-elles à l’ordre du jour?Les ari- 1 glophones seraient-ils persécutés ou' 1 punis?La grande majorité des Qué-! > bécois sait pertinemment que la ré- ’ ponse à ces questions est négative.' 5 En fait, Lucien Bouchard y a répondu-1 tout récemment en affirmant qu’uiï 1 NON ne signifierait pas la fin du sou- 1 verainisme.Un point c’est tout.Dans la mesure où une majorité de,1 francophones opterait pour l’indéperi- * dance sans obtenir un OUI, ce mou- 1 vement reprendrait tout simplement’, 1 sa lutte politique dès le 31 octobre.'-Car si le vote des anglophones est'1 parfaitement légitime, celui des Iran- ' cophones l’est tout autant.De plus, i dans une province où ce mouvement ; aurait l’appui confirmé de 40 % ou plus de la population, il n’aurait aucune raison de se saborder.Quel mouvement démocratique se, détruirait dans de telles conditions?À ce prix, il faudrait rayer de la carte politique le Parti conservateur et le NPD.C’e& au niveau du pouvoir politique du Québec tout entier, qu’un affaiblissement considérable s’ensuivrait.Ce qui est nettement plus dangereux dans un contexte où le Canada anglais et Ottawa fermeraient définitivement la porte à tout réaménagement.Contrairement à ce qu’ont affirmé, les fédéralistes, la déclaration de Lucien Bouchard n’a donc rien d’une «menace».Si les Québécois se font répéter inlassablement qu’il n’y aura pas de changement au lendemain d’un NON, le Canada anglais et le gouvernement fédéral doivent corn-! prendre ce que signifierait un appui'! le moindrement solide au OUI.Mate1’ il n’y aurait ni instabilité ni persécution des anglophones.Le sens démo-' ’ cratique des Québécois est exem-' plaire à cet égard.Et, c’est précisé-1; ment ce sens de la démocratie qüi1 permettrait la continuation d’un mouvement auquel chaque citoyen serait libre d’adhérer ou non.En bout de ligne, les histoires de;.peur et les chasses aux sorcières né ¦ servent qu’à exciter certains démâ-: gogues qui s’en délectent de manié-1 : re de plus en plus indécente.Elleis’ contribuent également à préparer1 des lendemains référendaires diffi- -ciles.Décidément, un peu de calme, ferait le plus grand bien à cette cani-1 ’ pagne.1 ¦"i À PROPOS de conduire i >t parativement à 63 % en 1990.La répartition par tranche ’ d’âge montre que ce sont les 35-44 ans qui ont le pour-11 centage le plus élevé de titulaires de permis (86 %).Les 1 pourcentages les plus faibles se situent chez les 16-19' ans et les 65 ans et plus avec respectivement 45 % et 46 %.' Bilan 1994, Société de l’assurance automobile du ‘ Québec.'1 ’ LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BODRASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS THOUIN Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, PIERRE CAYOUETTE, GUY TAILLEFER Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND-YVES CARIGNAN 2050, rue de Bleury, 9'étage, Montréal (Québec) H3A 3M9.Té 1.: (514) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS .du permis En 1994,75 % des Québécois de 16 ans et plus étaient titulaires d’un permis de conduire.Ce taux était de 83 % chez les hommes comparativement à 66 % chez les femmes.De 1990 à 1994, ce taux est demeuré plutôt stationnaire chez les hommes, alors que pour les femmes le pourcentage de titulaires d’un permis de conduire conserve sa tendance à la hausse avec 66 % en 1994 corn- i.K 11 k v o i it .i.k m t: it c it t: i) i ¦> o s t: r r k m k it k i ii u s A {) ILLUSTRATION THE NEW YORK TIMES Discrimination positive Égalité des chances.ou des malchances Dans le contexte actuel de compressions, la course à l’emploi, chez les universitaires comme ailleurs, est devenue un sport extrêmement violent vrais génies?Peu importe, il faudra bien les caser quelque part.D’autant plus que leur nombre risque de croître au fil des ans.Et là.ce ne sera plus une question de sexe, mais un problème d’exclus de luxe.Pourquoi ne pas orienter cette clientèle, formée au prix fort, vers des postes stables dans l’enseignement primaire ou secondaire, le personnel de ce secteur approchant à grands pas l’âge de la retraite?C’est une idée.Mais là aussi, en toute justice, il faudra établir des politiques de quotas.Engager 50 % d’hommes et 50 % de femmes.Les femmes occupant la quasi-totalité des emplois en ces domaines, ce sera donc l’embauche des hommes qu’il faudra favoriser dans un premier temps.J’entends déjà hurler les comités de la condition féminine de la CEQ! La discrimination positive, si on la veut juste, dans ce cas, ne favorisera certes pas les femmes.Or, avez-vous remarqué que, justement, personne ne park' d'égalité d’accès dans ces secteurs?Pourquoi?Est-il après tout justifiable que des enfants en bas âge ne soient formés que par des femmes?C’est aussi injustifiable que de prétendre former l’élite intellectuelle de la société, à l’université, avec des maître exclusivement masculins.Pour être crédible, toute politique de quotas d’embauche doit s’exercer à tous les niveaux de l’enseignement, sans discrimination.C’est ce que [appelle un combat d’escrime loyal.Limiter une telle politique aux secteurs les plus payants et les plus prestigieux de l'éducation et de la recherche relève selon moi de la logique du bazooka.Bête et méchante.BÉATRICE RICHARD Candidate au doctorat en histoire, UQAM ouilles à jupe ou lasagnes en pantalon?Poser la question de l’égalité des sexes dans l’embauche des professeurs d’université en ces termes relève de la tartuferie.Ix‘ problème de fond est le suivant: dans le contexte actuel de compressions et de rationalisations, la course à l’emploi, chez les universitaires comme ailleurs, est devenue un sport extrêmement violent.A talents égaux, les filles disposent d’une arme supplémentaire dans cette joute sans pitié: la discrimination positive.Le tout est de savoir s’il s’agit d’une épée destinée à un combat loyal ou d’un bazooka destiné à mettre la prétendue Old Boys Connection sur le carreau.Le moins que l’on puisse dire est que l'humeur de ces damoiseaux et damoiselles — dont je fais partie — n’est pas à la chevalerie.Et l’on comprend pourquoi.Depuis 20 ans, une nouvelle génération de garçons et de filles a été formée à l’ombre de nos légitimes principes égalitaires.Or, ces jeunes — et moins jeunes — arrivent aujourd’hui au coude à coude, à compétences et talents égaux, sur un marché du travail qui s’est rétréci comme une peau de chagrin.Et au même moment, on institue des quotas 50-50 pour réparer l’inégalité historiquement et sociologiquement démontrée de l’accès des femmes à ces postes prestigieux.Rien pour apaiser les esprits et les appétits légitimes de réussite.Mais toute cette effervescence masque une réalité gênante: si cette égalisation se concrétise — ce qui reste crucial pour la crédibilité et des femmes et du système universitaire —, ce gain pour les filles n’aura pas résolu globalement le problème de l’emploi et de la qualité de l’emploi chez les diplômés des deux sexes.C’est particulièrement vrai pour les diplômés et diplômées dans les matières «inutiles» au sein de notre monde high tech: lettres, histoire, philosophie, etc., domaines qui, à quelques exceptions près, n’offrent de débouchés que dans leurs matrices originelles, les cégeps et les universités.En ce qui concerne ces diplômés, une fois les meilleurs, les plus chanceux ou les plus intrigants absorbés à doses homéopathiques par les cégeps ou les universités, les rejetés du système, moins performants, malchanceux ou naïfs, resteront massivement sur la touche, théoriquement 50 % de garçons et 50 % de filles, politique d’égalité des chances — ou des malchances — oblige.Que faire de ces gens?Sont-ils, sont-elles de fausses nouilles ou de La grande omission Le discours référendaire fédéraliste québécois ignore les conséquences d'une défaite L PIERRE V AI) E B O N C O EII R Essayiste e discours référendaire fédéraliste québécois est su|x*r-ficiel parce qu’il comporte forcément la plus grande omission qui soit.N’y entre pas en ligne de compte ce qui est tout à fait prévisible: les conséquences profondes d’une défaite — défaite nationale —.suites dont les fédéralistes n’ont aucunement l’intuition.Ils se révèlent incapables de les imaginer.Leur pro|X)s est vide de cet énorme vide-là.Comment peut-on supprimer cet élément infiniment lourd, omettre de le peser, n’y pas réfléchir, n’en |xis parler?J'ignore si un nouvel échec référendaire serait la défaite redoutée ou simplement nous en approcherait plus dangereusement que jamais.Mais ce serait l’un ou l’autre.Dans les deux cas, à ixirtir de là, c’est du |x>ids de l’histoire qu’il faut parler.Nous déboucherions dans une autre dimension de l’histoire, dans une condition nouvelle qu’on ne ]x*ut raisonnablement refuser de voir.les choses, à certains carrefours exceptionnels du destin des collectivités, se mettent à peser du |X)ids de la fatalité, ce qui les aggrave1 sans proportion.La défaite, la vraie défaite, ne serait pas un accident dont nous pourrions tirer quelque leçon, un événement relatif et purement circonstanciel, une sorte de lendemain de veille électorale, une manche perdue dans une partie, une donne parmi d’autres de cette partie, une continuation du chemin.Je crois que la défaite marquerait pour nous le commencement d’un monde dont les clefs, en ce qui nous concerne comme peuple, comme minorité, comme majorité, seraient devenues fausses.Les fédéralistes et nous ne parlons pas de la même chose.En outre, le statu quo dont il est question chez eux ne saurait représenter ce qu’il parait signifier, c’est-à-dire la stabilité de ce qui existe, car, dans leur monde statique et inchangé, c’est le fond même, c’est l’histoire même qui pour nous serait changée sans que les institutions l’aient été.Une victoire ou une défaite, qui surviendra dans un laps de temps relativement court, renversera pour nous l'histoire.En ce qui concerne l'hypothèse de la défaite, ce qui nous distingue, nous, des fédéralistes, c’est que nous savons d’ores et déjà que l’histoire qui s’ensuivrait serait chargée d’un poids considérable, quoique non évident en ce moment La différence, c’est que nous sommes conscients de la dynamique des choses.Dans la grande histoire, le calcul des probabilités est aussi le calcul des fatalités.Nous pressentons ce que serait la dynamique du recul, des démissions, du manque croissant de cohésion, de notre affaiblissement démographique relatif, des règles juridiques imposées, d'une Constitution gardée par d’autres, de la suprématie politique des autres désonnais indiscutée — et ce que serait d’ailleurs la dynamique de la défaite elle-même.Le statu quo n’existe pas.Nous en savons plus long là-dessus que nos adversaires québécois.Leur langage politique à ces égards est indigent L’étrange, c’est qu’il coïncide à la lettre avec celui du Canada anglais.Bizarre.Il n’y a pas l’ombre d’une différence.Mais le plus curieux, c’est que ce langage, du point de vue du reste du Canada, n’est pas nul.Le Canada anglais comprend exactement ce que nous, souverainistes, comprenons.Il sait d’ailleurs parfaitement ce qu’il fait il a une politique et ce n’est pas une politique de valet -i Le châtiment vaut-il la peine?Un argument puissant des opposants est qu'il est impossible d'appliquer la peine de mort de façon équitable JEAN-PAUL BRODEUR Directeur Centre international de criminologie comparée Université de Montréal -il es policiers du SPCUM réclament Lune loi antigangs, qui permettrait d’incarcérer pour de longues périodes les personnes reconnues coupables d’être associées à une organi- .-J sation criminelle, sans qu’on ait la moindre idée de la façon dont on pourrait prouver ce type de crime.L’Association canadienne des policiers vient de réclamer le rétablissement de la peine de mort.Cette dérive de ceux qui parlent au nom de la police vers le programme répressif du Reform Party, calqué sur ce qu’il y a de pire aux Etats-Unis, est relativement étonnante de la part de corps policiers qui clamaient hier leur adhésion à la «police communautaire», dont l’orientation est essentiellement préventive.Nous avons déjà exprimé ailleurs nos objections à une loi antigangs.En outre, Me Jean-Claude Hébert a publié dans Im Presse du 14 septembre dernier un texte qui fait le point sur cette question.Nous soumettons ici quelques réflexions sur l’autre branche de la pince policière, à savoir le rétablissement de la peine de mort.Bien qu’il semble que tout ait été 100 fois redit sur ce débat passionnel, il revient nous hanter de façon cyclique lorsque la peur du crime prend l’ampleur d’un affolement dont il se trouve toujours un démagogue pour tirer profit.Le débat sur la peine de mort, lorsqu’on le tient de manière honorable, tourne habituellement autour de deux axes.Le premier est d’ordre utilitaire: on s’efforce de montrer que le rétablissement de la peine de mort produit des effets bénéfiques pour la société, comme par exemple de dissuader les assassins potentiels de passer à l’acte.Le second axe est d’ordre moral et invoque le principe de la proportionnalité du châtiment, qui doit correspondre à la gravité de l’infraction.Dans cette perspective, seule la mort de l’assassin peut moralement compenser le meurtre commis.Après de très nombreuses tentatives pour les mesurer, on semble maintenant s’accorder sur le fait que les effets dissuasifs de la peine de mort ne sont pas significatifs.On notera à cet égard que lors d’un débat télévisé à l’émission Le Point du 13 septembre dernier, où se sont opposés Me Shabas de l’UQAM et M.Na-don qui représentait l'Association canadienne des policiers, ce dernier n’a pas insisté pour justifier la peine de mort à partir de sa valeur dissuasive.L’argument moral de la proportionnalité du châtiment a par contre été invoqué par M.Nadon.Il est beaucoup plus difficile a contrer car les questions morales ne se prêtent pas à des vérifications empiriques.Nous pensons toutefois qu’il est une façon d’aborder la question morale qui est susceptible de faire sortir le débat de l’abstraction crispée qui le caractérise et qui est trop peu ex- ploitée.La grande lacune du débat sur la peine de mort est d’être obsédé par la nature de cette peine et de ne pas examiner s’il est possible de l’appliquer de façon morale.Or, l’un des arguments les plus puissants contre la peine de mort est précisément qu’il est impossible de l’appliquer d’une façon équitable.Cette question de la possibilité d’appliquer la peine de mort d’une façon équitable est intimement liée à celle de sa justification morale.Cette justification morale se fonde en effet sur le principe de la proportionnalité entre la gravité de l’infraction et celle de la sanction, seule la mort reçue pouvant répondre de la mort donnée.Or, le principe d’équité, qui affirme que des peines de même nature doivent être imposées pour des crimes semblables, constitue la nécessaire exigence que la règle de proportionnalité soit appliquée de façon rigoureuse et sans arbitraire.Si l’on pense qu’un crime déterminé mérite la peine de mort, on est forcé d'admettre qu’un autre crime exactement de même nature mérite également la peine de mort.Or, c’est cette exigence que des crimes de même nature soient identiquement punis qui ne peut être respectée dans l’application de la peine de mort.Illustrons par un exemple.Nous pensons que l’une des raisons du regain de faveur de la peine de mort tient dans la publicité donnée à des crimes atroces, comme ceux commis par Paul Bemardo, dont l'interminable procès vient de se terminer.Le cas de Paul Bernardo, trouvé coupable de l’assassinat de deux très jeunes femmes dans des circonstances affreuses, est en tout point exemplaire pour un partisan de la peine de mort.Même le plus déterminé des opposants à la peine de mort est contraint de reconnaître qu’il lui est difficile de trouver des arguments convaincants pour maintenir en vie une personne parvenue à un tel degré de déchéance.Or, que nous a appris le procès Bernardo?Il nous a bien sûr révélé que Paul Bemardo était un monstre.Cela, nous le savions déjà tant le battage médiatique qui a précédé le procès était accablant.Nous avons toutefois appris une seconde chose, qui n’était pas aussi claire d’emblée.Les bandes vidéo des crimes perpétrés par Bemardo et sa femme complice, Karla Homolka, ont également convaincu le public que celle-ci n’était pas moins coupable que son maii et que sa perversion était égale à la sienne.A tel point que circule actuellement une pétition en Ontario pour faire réviser la peine trafiquée imposée à Karla Homolka.Un médecin légiste a récemment déclaré qu’il était invraisemblable que l’une des victimes ait été étranglée par Paul Bernardo, comme l’a affirmé Mme Homolka dans son témoignage.En effet.Paul Bemardo a été condamné à l’emprisonnement à vie avec impossibilité de se présenter pour obtenir une libération conditionnelle (qui ne lui sera de toute façon jamais accordée) avant 25 ans.Cette peine est la plus grave du Code criminel et c’est celle qui a remplacé la peine de mort.Karla Homolka, par contre, s’est vu attribuer une peine de 12 ans de prison, avec la possibilité de demander sa libération conditionnelle après avoir purgé le tiers de sa peine, soit après quatre ans d’incarcération.Comment est-on parvenu à ce résultat aberrant?En grande partie à cause des lacunes de l’enquête policière.En effet, lorsqu’on se décida d’accuser Paul Bemardo du meurtre prémédité de Kristen French et de Leslie Mahaf-fy, la police ne soupçonnait pas encore l’existence des bandes vidéo où Bemardo filma ses turpitudes et celles de sa compagne.Ces bandes furent par la suite présentées au procès, provoquant par leur outrance le dégoût de ceux qui les visionnèrent.Comme la police n’avait pas encore saisi ces bandes vidéo au moment de la décision d’inculper Bemardo, le procureur de la poursuite dut se résoudre à conclure une entente avec Karla Homolka, afin qu’elle témoigne contre son mari.C’était, croyait-on, la seule façon d’obtenir la condamnation de Bernardo en l’absence d’autres preuves.Pour prix de ses services, Mme Homolka fut autorisée à plaider coupable à deux accusations d’homicide coupable involontaire et l’on prédétermina sa peine à 12 ans de prison sans restriction sur la possibilité qu’elle obtienne une libération conditionnelle.Or, la production des bandes vidéo, qui comptent parmi les pièces à conviction les plus accablantes présentées devant un tribunal canadien, était par elle seule suffisante pour faire condamner Paul Bemardo.Comme on ne possédait pas ces bandes par suite du laxisme de l’enquête policière, la poursuite dut se résoudre à traiter avec Karla Homolka.Cette lacune de l’enquête policière est loin d’être la seule.On soupçonne quelles sont si nombreuses qu’une enquête publique sur le travail relâché de la police dans cette affaire est maintenant réclamée en Ontario.Imaginons que le Canada ait rétabli la peine de mort en 1987.lors de la dernière tentative pour provoquer ce rétablissement.M.Bemardo se balancerait éventuellement au bout d’une corde ou recevrait une injection mortelle, alors que Mme Homolka.dont la culpabilité est égale à la sienne, pourrait espérer être libérée de prison après quatre ans.Il est proprement stupéfiant d’entendre des policiers invoquer le procès Bemardo pour réclamer le rétablissement de la peine de mort, alors que ce sont les insuffisances de leur enquête qui ont produit une situation où le principe de l’équité dans le traitement des personnes ayant commis les mêmes crimes est si grossièrement ba- La police elle-même est trop souvent responsable des accrocs les plus criants à l’application équitable des peines les plus lourdes.foué.On ne saurait alléguer que le cas de Bernardo constitue une exception.On pourrait citer au Québec plusieurs cas où des délateurs qui étaient indéniablement coupables de plusieurs meurtres prémédités ont bénéficié d’une indulgence absolument inconciliable avec le principe de l’équité.On citera pour mémoire le cas de Yves («Apache») Trudeau, un tueur à gages dont tous les meurtres étaient prémédités en raison même de sa profession.Pour prix de son témoignage contre des complices — sans doute moins coupables que lui — M.Trudeau a pu plaider coupable à 35 chefs d’accusations d’homicide involontaire coupable, qui impliquaient la mort de 43 personnes.Les parties à cette entente grotesque étaient toutes conscientes que ces crimes était tous des meurtres prémédités.L’entente conclue avec Yves Trudeau stipule qu’il sera condamné à une peine d’emprisonnement à perpétuité, mais qu’il devra être libéré après quatre années d’incarcération dans une prison provinciale (où il pourrait bénéficier d’avantages spéciaux), suivies de deux ans de prison avec sortie de travail, le tout se terminant par deux ans dans une maison de transition (en tout huit ans de privation relativement confortable de liberté).Dans son entrevue au Point, le représentant de l’Association canadienne des policiers a tenté de justifier l’imposition de la peine de mort en alléguant qu’elle empêcherait un tueur de récidiver.Or, des études approfondies nous ont appris que le taux de récidive des condamnés pour meurtre était l’un des plus bas.Dans ce groupe de criminels, les tueurs en série et les tueurs à gages forment une très faible minorité.Or, non seulement l’argument de M.Nadon est-il démenti par ce qu’on sait des personnes reconnues coupables d’homicide, mais lorsqu’il arrive à la police d’attraper un assassin comme Yves Trudeau, dont il est démontré qu’il est un multirécidiviste, le ministère public Oa poursuite) conclut avec lui une entente qui le laisse filer après une période de prison relativement courte.On ne saurait prétendre que les trafics que nous dénonçons se ne produisent pas dans tous les cas où l’on doit faire la preuve d’un meurtre, pour légitimer à nouveau la peine de mort.La rigueur avec laquelle on maintient le principe d’équité doit être proportionnelle à la sévérité du châtiment qu’on inflige.La peine de mort étant le châtiment extrême, le respect des exigences de l’équité dans son application ne peut souffrir aucune exception.Or, la police elle-même est trop souvent responsable des accrocs les plus criants au principe de l’application équitable des peines les plus lourdes.Il n’en est que plus navrant de voir l’Association canadienne des policiers exploiter et même stimuler la panique qui s’est emparée du public pour réclamer le rétablissement de la peine de mort, dont on sait qu’il ne sert à rien dans la lutte à la criminalité et dont nous avons tenté de montrer qu’il résultait dans la promotion la plus répugnante de l’injustice.L'ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’infor- .¦nation générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environ- • nement), Kathleen Lévesque, Caroline ; Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Louis Lapierre (adjoint au directeur de l’information), Konrad Yakabuski; Jean-Pierre l.egault (responsable des pages : thématiques), Diane Précourt (pages édita- ¦ riales, responsable de la section Tourisme)', Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs)', Jacques Grenier et Jacques Na- ¦ deau (photographes); A l’information culturelle: Michel Bélair (responsable), , Stéphane Baillargeon, Paule des Rivières, Robert Lévesque, Benoit Munger, Odile Tremblay; à l’information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Du-trisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l’information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Tru-del; A l’information politique: Pierre O’Neill, Jean Dion (correspondant parle- i mentaire à Ottawa), Gilles Lesage (corres- ( pondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant j parlementaire à Québec); Serge Chapleau (caricaturiste); A l’information sportive: Yves d’Avignon; Marie-Claude Petit (commis), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott, Serge La-plante (Québec), Rachel Rochefort (Otta- î ¦oa).IA PUBLICITÉ Lucie Pinsonneault (directrice), Yves Williams (superviseur, I Ans publics et annonces classées), Jacqueli- < ne Avril, Daniel Barbeau, Jean de Billy, [ Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène j Côté, Sylvie Hanna, Christiane Legault, Suzanne Miscevic, Jacques A.Nadeau, : Micheline Ruelland, Monique Verreault • (publicitaires); Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon; Michèle ’ Bouchard (secrétaire).L’ADMINISTRATION Yves Bouthiette (contrôleur), Dany Dépatie (adjointe à l'administration et coordonnatrice aux ressources humaines), Nicole Carmel (responsable des services ' comptables).Jeanne-d’Arc Houde (secrétaire à la direction); Florine Cormier, Céline Furoy, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Johanne : Brien (secrétaire).Manon Blanchette, Monique L’Heureux, Use Lachapelle, Rachel-Ie Leclerc-Venne.LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Louise Gagné (directrice).Chrystian Guy (superviseur à la promotion des abonnements).-LA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur de la technologie et des approvisionnements).Michael Schneider et Ma- p rie-France Turgeon (direction de la production).Johanne Brunet, Danielle Can-tara.Richard DesCormiers.Marie-Josée Hudon, Sylvain Lesage.Michèle Malenfant.Christian Vien, Olivier Zuida.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Marcel : Couture (président).LA FONDATION I)U DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (vice-président et directeur générât).Y \ h r A 10 I.K I) K V 0 I R .I.K M K It C It KOI 2 I» S K I* T E M It It K I !» !» 5 ACTUALITES INRS «Ils n’ont pas le droit de m’attaquer en public» SUITE DE LA PAGE 1 ser dicter sa politique par un pays beaucoup plus petit que lui.Il va sans dire que cette thèse va à l’encontre du discours gouvernemental basé sur l'offre de partenariat abordée dans la question.Le professeur a indiqué au Devoir qu’il avait répondu aux demandes de corrections qui lui sont venues du gouvernement par un texte de trois liages dans lequel il indiquait qu’il n’avait pas l’intention «d'écrire ce qu’ils voulaient y lire mais d’écrire mon opinion».Hier, pour mettre fin au brouhaha qui entoure cette affaire depuis que, la semaine dernière, le public a appris que Québec avait refusé une étude du professeur Georges Mathews sur les finances publiques d’un Québec souverain, le ministre responsable de ces études, Richard Le Hir, a dit qu’il avait décidé de laisser les auteurs de ces rapports les publier de façon à ce que la population puisse juger.Ces études avaient été commandées à l’Institut national de recherche scientifique (INRS), qui avait par la suite demandé à certains chercheurs de les réaliser.Hier matin, M.Le Hir a indiqué qu’il y avait quatre chercheurs «dont les travaux n’ont pas été transmis par l'INRS au secrétariat à la Restructuration», dont M.Le Hir à la charge.Or, M.Bernier s’insurge.Car il a en main une lettre dans laquelle l’INRS confirme que ses travaux ont été transmis au secrétariat.Dans cette lettre, le responsable du programme de recherche, Pierre I.amonde, écrit que son travail est tout à fait satisfaisant.«Ca me rend furieux», a dit M.Bemier au Devoir.«Ils n’ont pas le droit de m'attaquer en public et laisser entendre que l’étude a été refusée à cause de sa qualité», a-i il dit.En après-midi, l’INRS a publié un communiqué dans lequel il fait la lumière sur le fil des événements.Au printemps et au début de l’été, la version préliminaire des 16 études commandées par Québec a été acheminée.Comme le prévoyait le contrat liant l’INRS, ces versions ont fait l’objet de commentaires «scientifiques et techniques» de la part du secrétariat à la restructuration.Dans le cas de 12 rapports, les réponses des chercheurs ont répondu aux interrogations du secrétariat.Mais dans le cas de quatre rapports, les interrogations ont persisté et ce, malgré le dépôt d’une version révisée.C’est dire que, en effet, l’INRS a transmis au secrétariat une première version puis une version révisée par les auteurs des quatre études.Ces quatre études sont: 1- celle de Georges Mathews sur les finances publiques: 2- une autre de Georges Mathews sur l'union monétaire: 3- celle de MM.Fluet et Lefebvre sur les finances publiques, dévoilée par Daniel Johnson lundi; 4- celle de M.Bemier.L’INRS confirme avoir lui-même décidé de ne pas transmettre la version finale de l’étude de M.Mathews sur les finances publiques au secrétariat pour des raisons méthodologiques.M.Mathews a, de son propre chef, transmis aux journaux, en fin de semaine, une version «modifiée», dit l’INRS, de son rapport.Selon le ministre Le Hir, la version qu’avait en main l’INRS prévoyait un déficit de 7,3 milliards de dollars, et celle publiée dans les journaux, 10,5 milliards.Par contre, l’INRS affirme qu’il considère que les versions révisées des trois autres études acheminées au secrétariat sont «des études valables compte tenu des budgets modestes mis à leur disposition et de l'échéancier serré».Mais comme le secrétariat continuait à considérer que ces trois rapports «comportaient certaines lacunes quant au mandat», l’INRS a fait savoir qu’il «ne pouvait exiger davantage des auteurs».En conséquence, il est vrai de dire que la version finale des études, telle qu’elle aurait été satisfaisante aux yeux du secrétariat, n’a pas été transmise par l’INRS.Mais ce n’est que jeux de mots.En somme, l’INRS a accepté ces trois rapports niais n’a pas transmis de version dite finale, puisque le secrétariat de M.Le Hir en contestait le contenu.L’INRS, qui en a maintenant l’autorisation, va donc pu- blier dans les prochaines semaines ces quatre rapports mais dans une facture modeste et à un nombre restreint d’exemplaires, contrairement aux autres etudes u* I hr qui sont disponibles sous forme de fascicules, de livres, etc.Les trois études sur l’agriculture ont même été distribuées, en résumé, dans le journal de l’UPA, In Terre de chez nous, cette semaine.En Chambre, hier, M.Ix Hir n’a pas aborde le contenu de l’étude Bernier.Il a cependant contesté celle de MM.Fluet et Lefebvre, «qui aurait pu porter le titre “Choisissez votre déficit’’», a dit M.Le Hir.L’étude présente sept hypothèses de déficit budgétaires qui vont de 9,6 à 14,5 milliards.Il ajoute que «dans l’avant-propos, les auteurs expliquent eux-mêmes avoir rencontré de sérieux problèmes méthodologiques».Par ailleurs, le ministre a annoncé que le vérificateur général du Québec est appelé à enquêter sur l’attribution par son secrétariat de contrats à trois firmes auxquelles sont associés Claude Lafrance, lui-même ancien associé du sous-ministre de M.Le Hir, Pierre Campeau.Le député libéral de Châteauguay, Jean-Marc Fournier, a dit espérer que le résultat de cette enquête soit connu avant le référendum.De la sorte, M.Ije Hir espère quant à lui lever tous les soupçons qui peuvent peser sur son programme d’étuaes.PAROLE «Pas de SUITE DE LA PAGE 1 par une prise de parole de sa base, de sa communauté croyante, dans un peuple, au sein d’une culture qui évoluent.» On le sait, les travaux du synode vont s’étendre sur trois ans (voir te Devoir de lundi dernier).Dans une première phase qui s’étendra jusqu’en juin prochain, les fidèles pourront formuler leurs commentaires, par exemple devant une commission itinérante ou par l’entremise d’un questionnaire et d’une ligne téléphonique.Ensuite, des milliers de petits groupes de discussion vont approfondir la réflexion sur des thèmes précis.Finalement, en 1998, une assemblée plénière d’environ 300 membres adoptera des résolutions précises.Ces décisions seront acheminées vers l’évêque qui agira dans le cas de celles qui relèvent de sa compétence et qui en référera aux instances supérieures pour les autres.Un des items du questionnaire qui sera bientôt distribué aux fidèles demande d’ailleurs carrément quels messages ils veulent envoyer non seulement au cardinal et aux curés de leurs paroisses, mais aussi au pape.Mais pourquoi lancer pet exercice alors que les problèmes de l’Église catholique, comme ceux d’à peu près toutes les autres -^"institutions de notre société, sont scrutés à la •’ loupe par un peloton de chercheurs en tous genres depuis des anpées?«Il y a d’abord la singularité de cette Église urbaine, qui ne permet pas de transposer les résultats des enquêtes effectuées ailleurs, précise M.Charron.Mais il faut aussi dire que c’est en fait une des rares fois qu’on va consulter le noyau des fidèles.Ce n’est pas aux experts de prendre la place de ces gens-là ou de prendre la parole à leur place.» tabous, ni d'interdits» C’est d’ailleurs pourquoi le cardinal Turcotte a répété au cours des dernières semaines que «personne n’est exclu de cette consultation et de cette prise de parole».Pas de tabou, ni d’interdits donc, pour une fois, dans cette institution où les plus nostalgiques répètent souvent qu’elle n’est pas ur.congrès permanent où l’on remet quotidiennement le credo au goût du jour.«Il faut s’attendre à ce que tous les sujets soient abordés, précise M.Charron.On verra ensuite ce qu’on fait avec ça.Si c’est ce, que les gens pensent, il faut le respecter.L’Église, c’est la communauté des croyants, ce n’est pas simplement le groupe des experts et des intervenants pastoraux.» On retrouve là l’esprit de Vatican II, qui clôturait ses travaux il y a tout juste 30 ans et qqi n’en fini plus d’imprégner l’activité de l’Église universelle en général et celle du Québec en particulier.Ici, Xaggiomamento, la mise à jour de la vieille institution face au monde moderne, a été pris très au sérieux, malgré certaines positions obstinées qui résistent encore à la modernisation et qui accentuent ce que M.Charron nomme «la distance réciproque» entre les fidèles et l’institution.«L’accès à la prêtrise, le rôle des femmes en général, la situation des personnes divorcées, tous les types de marginalité, sexuelle ou autres, tout ça va probablement sortir, prédit-il.On fera un cahier d’adresses à l’intention de,s autorités romaines.Ça donnera l’avis de l’Église de Montréal sur telle ou telle question et on verra bien.Mais vous savez, je pense que le résultat final sera peut-être moins important que l’exercice de consultation lui-même.Je mise sur la prise de parole et la prise de conscience des gens.Les grands changements commencent toujours là.» kt- ÿjMMA- /Je atâwUcjM! Il mâmt tmju ik mwv Mo ckm mw ovkn •• / w m, cofcpwwwus 'pad* K g Précision LE DEVOIR Le Théâtre L’Espace Go a mis sur pied un projet de financement intitulé 100 signatures en témoignage, qui vise également à rendre hommage aux femmes qui ont fondé et propulsent encore le théâtre.En versant un don de 1000 $ chacun, cent particuliers, regroupements ou entreprises ont donc la possibilité de rendre hommage à une femme exceptionnelle dans le cadre de cette campagne de financement La signature des cent femmes ainsi honorées sera apposée sur une plaque commémorative en bronze.Contrairement à ce que Le Devoir a rapporté hier, la ministre québécoise de la Culture, Louise Beaudoin, et la directrice du Devoir, Lise Bissonnette, n’ont pas fait don de 1000 $.Leurs signatures respectives figureront cependant sur la plaque, grâce à la générosité de deux donateurs.L’Espace Go espère recueillir 100 000 $ au cours de sa campagne de financement.Les 45 premières signatures figurant sur la plaque, qui sera exposée en permanence au théâtre, ont été dévoilées mardi.Les hommes boudent Le congé parental, qui peut être pris après le congé de maternité par le père ou la mère, est peu utilisé par les hommes.Seulement 4 % de ceux qui s’en sont prévalus sont des hommes.Cette donnée ressort d’une recherche réalisée par le Conseil du statut de la femme auprès de 416 femmes et 315 hommes, entre juin 1993 et juin 1994.FRANCE «Le déchirement de l'Accord du lac Meech a été très grave» SUITE DE LA PAGE 1 perdu».Alain Peyrefitte est l’inventeur de la formule «non-ingérence et non-indifférence» qui définit la politique française à l’égard du Québec depuis 1977.Il considère qu’un NON pourrait refroidir les relations bilatérales entre la France et le Québec.«J’ai l’impression qu’un NON ne favoriserait pas une reprise des relations au niveau où elles se sont déroulées dans les meilleurs moments, par exemple en 1977, quand il a été décidé que les premiers ministres se rendraient visite annuellement» Toujours vif malgré ses 70 ans, l’écrivain recevait à Paris l’Ordre des francophones d’Amérique des mains du président du Conseil de la langue française, Marcel Masse.Il en a profité pour revenir sur l’écnec de l’Accord du lac Meech et le référendum de 1980.«Je pense que le déchirement de l’Accord du lac Meech a été très grave car il ne pouvait pousser qu’à une certaine radicalisation d’un côté et au découragement de l’autre.» En ce qui concerne le référendum de 1980, Alain Peyrefitte se demande «si la loi 101 n’a pas été une cause de son échec parce que les Québécois ont eu alors le sentiment qu’elle répondait à leur exigences puisqu’elle garantissait que les Québécois pourraient continuer à vivre en français chez eux».Un peu plus tôt, M.Peyrefitte avait invité les Québécois à «ne pas transiger sur l’essentiel, qui est de pouvoir continuer à vivre, à s’exprimer, à s’épanouir en français, dans leur langue, dans leur culture.Il faut que les Québécois soient absolument intransigeants là-dessus.Leurs descendants ne leur pardonneraient pas.Regardez ce qui se passe en Bosnie, en Irlande.Ce sont des querelles qui se sont envenimées parce qu’on n’a pas reconnu à temps le caractère de société distincte de ces pays.On est maintenant entré dans un cycle de violence qui mettra des centaines d’années à s’arrêter».Dans l’éventualité d’un NON, Alain Peyrefitte croit que «la question ne sera pas terminée, mais l’aboutissement d’un référendum positif sera retardé pour une génération au moins [.].Après deux NON, je ne vois pas un gouvernement se lançant à nouveau dans cette aventure».Lors de la publication l’an prochain du second tome des propos du général colligés entre 1959 et 1969 (C’était de Gaulle, Fayard), Alain Peyrefitte entend montrer que le «Vive le Québec libre!» avait été «conçu et écrit» bien avant d’être prononcé au balcon de l’hôtel de ville de Montréal.«Tout ça était dans sa tête», dit-il.«Je me demande si je ne vais pas leur dire “Vive le Québec libre!”», aurait d’ailleurs confié de Gaulle lorsqu’il contemplait l’Atlantique sur le pont du Colbert qui le menait à Québec.«Eh! bien, oui, je crois bien que je vais le leur dire!» Seuls les proches du général connaissaient, dit Peyrefitte, l’intérêt qu’il portait au Québec depuis 1960.L’écrivain promet d’ailleurs de publier une missive secrète à ce sujet Cependant, depuis 28 ans, le problème de l’indépendance ne se pose «plus tout à fait dans les mêmes termes, reconnaît l’écrivain.Si un homme comme de Gaulle pouvait se permettre de faire un pareil acte d’ingérence [.], aujourd’hui tout homme politique, surtout d’un rang très inférieur au sien, ne peut être que très prudent et modeste dans ce domaine».Henri Emmanuelli, le premier secrétaire du Parti socialiste, doit céder sa place dans un mois au candidat défait à la présidence, Lionel Jospin.Au cours d’une émission à laquelle participait également la directrice du Devoir, Lise Bissonnette, à l’occasion du lancement de son dernier roman en France, il a répondu aux questions des journalistes de La Croix, du Nouvel Observateur et du Journal du dimanche.M.Emmanuelli a tenu à préciser qu’il parlait en son nom personnel et ne souhaitait pas «engager le Parti socialiste».Interrogé sur l’attitude de la France dans l’éventualité où une majorité de Québécois s’exprimerait pour le OUI en octobre prochain, Henri Emmanuelli a soutenu qu’elle «n’aurait pas le choix» de reconnaître le nouveau pays.«On a toujours soutenu le principe de l’autodétermination.Je ne vois pas pourquoi on dirait que l’autodétermination n’est pas un bon principe.» Selon Henri Emmanuelli, la culpabilité que ressentent beaucoup de Français à l’égard du Québec militerait en faveur d’une reconnaissance rapide.«Il y a en France une mauvaise conscience face aux Québécois, dit-il.On n’a jamais fait ce qu’il fallait et il y a longtemps que ça dure.On n’a jamais compris l’intérêt que représentait l’Amérique.» Contrairement à celles de son prédécesseur, Michel Rocard, les sympathies souverainistes du premier secrétaire du PS étaient moins connues.«J’ai toujours été pour que les Québécois aient leur souveraineté», précise Henri Emmanuelli qui a notamment participé aux célébrations du bicentenaire du Parlement québécois lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale de la France.Traditionnellement méfiants à l’égard des nationalismes, les dirigeants socialistes français ont toujours été plus discrets sur la question québécoise que les leaders de la droite, les gaullistes (RPR) en particulier.L’intervention d’Henri Emmanuelli, faite sur les ondes d’une petite station de radio, n’a pas été reprise dans la presse française où le référendum québécois commence à peine à défrayer la manchette.DENTISTE DENTUROLOGISTE • Service de dentisterie esthétique • Service de chirurgie buccale ET IMPLANTS DENTAIRES (PAR SPÉCIALISTE) • Service de prothèse sur implant Dr Michel Lefort, D.M.D.Guylaine Brouillette, D.D.a 1832 Sherbrooke ouest, Montréal, Qc H3H1E4 tél.: 939-2600 03 Métro Guy, sortie St-Matfiieu Céline Simard, dir.consultante CLINIQUE CAPILLAIRE INTERNATIONALE INC.& membre associé Hairfax Intégrateur- VOLUMATEUR La Micro-Greffe • UNE TECHNIQUE SÛRE ET EFFICACE • Une intervention chirurgicale mineure •Un RÉSULTAT PERMANENT 1832, Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3H 1E4 (Métro Guy) TéL: (5 H) 935-6616 LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985 3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985-3344 PUBLICITÉ (514) 985-3399 / lélécopleur (514) 985 3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363 0305 1832, Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3H 1E4 (Métro Guy) Tél.: (514) 935-6616 Dr.Robert Prescott & Associés (Omnipraticiens) Liposuccion (Anesthésie locale) • Greffes de cheveux • Collagene • Injections de Gras • Varices-Obésité les naméros de telephone suirinls sont niables pool le sendee de livraison per camelot et pou les abonneeesls poslm.SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans Irais) 1 800 463-7559 LE DEVOIR m pubié par LE DEVOIR Inc dont b- vp aoriaJ ni «tué au numéro 2050 de Bleury.9r étage, Montréal (Québec).H3A 3M9 H m imprimé par In Imprimerie Queberor LaSalle.7743 de Bourdeau, diviwon de Imprimerie» Qurbrcur Inc.612 oue»ljue Saml Jarqun.Montreal l_*«™ce Preror Canadienne e« Wori»ée à employrr H i diffiMenle» information» put**» dan» LE DEVOIR LE DKVOIRni drVribué par Me»»«jeTie, Dynamique», dmùnn du f.roupr Queberor Inc.m bout Si Martin oom.laval Envoi de pubfirarion - Knregrdrernem no 085* Déplu R*al Bibfiotheque nationale du Québec Téléphone général (514) 9RS3333: «more a b clientele (514) 9893355: pubfi.de (514) 9*5-3394 ( A1C
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