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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-10-14, Collections de BAnQ.

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?FONDÉ EN 1 9 1 O ?LE DEVOIR N o 2 S !) MONTRÉAL.LES SAMEDI II ET DIMANCHE 15 O CT O DUE 11)03 I C A II I E RS - 1.7 5 $ ?T I* S t v y LIVRES FORMES ÉCONOMIE LES ARTS Nicole Brossard: Bungalow, Inforoute: un rapport 4 Wà Les dessous subvertir, transgresser! iTVn in l'v ’P bord de Veau qui ne règle rien 9 de Cart visuel PAGE D 1 J PAGE H 12 PAGE C 1 PAGE B 1 PERSPECTIVES La fête sans Parizeau Le premier ministre chinois Li Peng a entamé jeudi une visite officielle de trois jours au Canada à l’invitation adressée par le premier ministre Jean Chrétien à l’occasion de sa visite en Chine, en compagnie de neuf premiers ministres provinciaux, en novembre 1994.La venue de M.Li marque le 25e anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques entre la Chine et le Canada.Sylvia ne T ra mier * ?On ne peut totalement éviter, semble-t-il, d’examiner la visite du premier ministre chinois Li Peng à travers le prisme de la question constitutionnelle canadienne.Les hasards du calendrier et les considérations politiques ont fait en sorte que la rivalité Québec-Canada colore une fois de plus les relations avec un pays étranger.Pour la deuxième fois en 12 mois, le Québec ne sera pas représenté par le chef de son gouvernement lors de contacts de haut niveau entre les autorités canadiennes et les autorités chinoises.M.Parizeau avait décliné l’invitation à çe joindre au voyage en Chine de «l’Équipe Canada», en novembre dernier — au motif qu’il était en train de former son gouvernement —, comme il a refusé de participer hier à la rencontre à Montréal entre le premier ministre chinois et ses homologues canadien et provinciaux.Dans les milieux proches du gouvernement du Québec, on dénonce les «manigances» et les «combines» d’Ottawa qui aurait délibérément organisé la visite du premier ministre chinois en pleine campagne référendaire, et à Montréal en plus, pour mieux mettre en relief l’absence du premier ministre québécois et pour l’embarrasser en attirant dans la métropole québécoise toutes les manifestations d’hostilité contre M.Ii.En réalité, la date de la visite de M.Ii n’est pas innocente, mais elle n’est pas non plus le résultat d’un calcul machiavélique: le 13 octobre 1970, le Canada établissait des relations diplomatiques officielles avec la Chine et c’est donc un 25' anniversaire, précisément, que le premier ministre chinois est venu marquer.Ce n’est pas la première visite de U Peng au Canada.En 1985, il faisait partie, à titre de vice-premier ministre et de responsable de la Commission chinoise de l’éducation, d’une délégation officielle conduite par le président chinois Li Xian Nian.Accueilli à Québec par le gouvernement du Parti québécois, Li Peng avait, également effectué une visite du complexe hydroélectrique de la Baie-James.Mais c’était là une autre époque, celle de l’ouverture économique de la Chine, amorcée en 1978, et qui a connu un brusque coup d’arrêt en juin 1989, avec la répression du mouvement étudiant et le massacre de la place Tiananmen.En 1985 par contre, Li Peng, que d’aucuns qualifient de «boucher de Tiananmen», est controversé et les relations commerciales avec la Chine n’ont pas partout bonne presse.Les autorités chinoises abhorrent la contestation chez elles et ne la tolèrent pas non plus à l’étranger.Devant les manifestations contre sa visite en Allemagne le mois dernier, le premier ministre Li Peng avait carrément coupé court à son voyage.Pour le Canada, la question de la violation des droits de la personne en Chine se pose, mais en parallèle seulement au développement des échanges commerciaux.La position canadienne se lit à peu près comme suit: le Canada ne subordonne pas le commerce aux progrès sur les droits de la personne mais souhaite poursuivre le dialogue sur les droits de la personne.«Ce n’est pas l’isolement de la Chine qui va améliorer la situation des droits de la personne.C’est par les échanges et le dialogue qu’on parviendra à faire évoluer la Chine», dit-on à Ottawa.De fait, le volume des échanges commerciaux bilatéraux a connu en 1994 une hausse de 25 % par rapport à l’année précédente et les exportations canadiennes en Chine ont progressé de 34 % pendant la même période.La Chine est le cinquième partenaire commercial du Canada et le deuxième en Asie.Plusieurs firmes canadiennes investissent en Chine depuis le début des années 70.Québec ne raisonne pas autrement qu’Ottawa sur la question chinoise et adopte le même «découplage» du commerce et du respect des droits de la personne.En novembre dernier, le ministre québécois de l’Industrie et du Commerce, Daniel Paillé, saluant les hommes d’affaires québécois qui venaient de décrocher des contrats en Chine, invitait ses auditeurs à faire la différence entre leurs affaires et les sentiments ressentis devant les événements de la place Tiananmen.Si, pour Ottawa et pour Québec, les affaires avec la Chine ne passent pas par le respect des droits de l’homme, c’est donc ailleurs qu’il faut chercher l’origine de la mauvaise humeur manifestée à l’occasion de la visite du premier ministre chinois.Le gouvernement du Québec a commencé à s’intéresser à la Chine dès 1978, notamment en jouant de l’expertise québécoise en matière d’énergie hydroélectrique.Mais Québec accuse Ottawa de s’opposer systématiquement au développement de relations bilatérales sino-québécoises.INDEX Agenda .D12 Avis publics.CIO Classées.Cil Culture.B1 Économie.Cl Éditorial.-AK) Le monde.A8 Mots croisés.,.Cil Les sports.C12 M É T É 0 Montréal Averses et risque d’orage.Max: 24.Dimanche: averses.Max: 16 Québec Averses et risque d’orage.Max: 22.Dimanche: averses.Max: 15 Détails en C 11 Li Peng dans la tourmente n Gary Filmon en profite pour lancer un appel en faveur du NON ¦ Pas de partenariat avec un Québec souverain, dit Frank McKenna JEAN DION DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le premier ministre chinois Li Peng a amorcé hier une brève visite au Canada en recevant les compliments de Jean Chrétien, mais la controverse internationale et la polémique intérieure se sont aussitôt mêlées à ce rendez-vous officiellement diplomatique et commercial.Arrivé en matinée à Ottawa, M.Li a eu un entretien privé avec son homologue canadien et a participé à un meeting ministériel élargi, puis les deux hommes ont mis le cap sur Montréal où devait avoir lieu, en soirée hier, un dîner d’État réunissant les neuf premiers ministres provinciaux — Jacques Parizeau étant absent — et les gens d’affaires formant T«Équipe Canada».Et comme il fallait s’y attendre, les étincelles référendaires n’ont pas tardé à surgir, le leader manitobain Gary Filmon prenant prétexte de la présence du numéro deux chinois pour lancer un appel en faveur du NON.Les accords commerciaux entre le Canada et la Chine «sont la preuve qu’un pays relativement petit comme le Canada peut avoir du succès dans ses échanges avec le plus grand pays du monde.[.] Cela ne serait pas possible pour un petit pays indépendant de sept millions PHOTO PC Le premier ministre chinois Li Peng a été accueilli hier matin par son homologue Jean Chrétien à l’aéroport d’Ottawa.La visite officielle de M.Li se déroule sur fond de controverse internationale et référendaire.À Ottawa, seulement une poignée de manifestants a réussi à convaincre les services de sécurité de modifier l’horaire du premier ministre chinois,.En soirée à Montréal, où l’attendaient quelques centaines de manifestants, M.Li prenait part à un dîner d’Etat réunissant M.Chrétien et neuf premiers ministres provinciaux.d’habitants» comme le Québec, a déclaré M.Filmon à son arrivée.Plus tôt en journée, le premier ministre du Nouveau-Brunswick Frank McKenna avait profité de son passage au Québec pour affirmer, 24 heures après Mike Harris de l’Ontario, que le Canada ne négocierait jamais une union économique avec un Québec souverain.De son côté, Jean Chrétien a accueilli son homologue en soulignant les «formidables réformes» en cours en Chine populaire et en saluant la «maturité» qu’ont attein- VOIR PAGE A 12: TOURMENTE Le OUI gagne du terrain, selon un nouveau sondage Le NON en proie à la panique, dit Bouchard Le camp Johnson accélère la cadence: Jean Ckarest prend du galon PAUL CAUCHON ET KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Ly écart se rétrécit entre le OUI et le NON, et les deux i camps s’ajustent à la bataille: au camp du OUI, qui mise depuis le début de la semaine sur la popularité de Lucien Bouchard, le camp du NON oppose maintenant la fougue de Jean Charest.Lucien Bouchard croit même déceler un «début de panique» chez ses adversaires, prédisant que les fédéralistes sont à la veille de s’entredéchirer.M.Bouchard sert également un non retentissant aux propositions du premier ministre de l’Ontario Mike Harris, qui propose une alliance entre les provinces pour renouveler le fédéralisme.Un sondage Gallup publié hier soir par Radio-Québec et CFCF-12 indique que le NON mène toujours dans les intentions de vote, à 53 % des voix, mais avec 47 % des suffrages potentiels, le OUI se rapproche (après répartition des indécis).Avant-hier, un sondage interne du Parti québécois plaçait le OUI à quasi-égalité avec le NON avec 49,5 % des voix, après répartition des deux tiers des indécis au NON.Au sein des deux caravanes adverses hier, beaucoup de rumeurs circulaient sur des sondages internes qui placeraient le OUI de plus en plus près du NON.Dans un discours prononcé à Saint-Jérôme hier, le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard a déclaré que «la montée du OUI est évidente: nous approchons de VOIR PAGE A 12: PANIQUE ¦ Dossier référendaire: les projet de société du OUI et du NON.A 6 ¦ Johnson prédit des jours très sombres aux PME si c’est OUI.A 7 ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon: Le modèle québécois.A 10 ¦ Le débat référendaire, selon Louis Riel.A 3 ?E ?REFERENDUM Les intellectuels de la résistance Ils sont entre le OUI et le NON, rêvent d'une société que n'offre aucune des options et réclament le droit à la dissidence MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Depuis qu’il s’est emporté, à la télévision, contre l’étroitesse du mouvement nationaliste québécois, la semaine dernière, le dramaturge René-Daniel Dubois a reçu cent, cent cinquante appels de gens qui voulaient lui dire merci.Des gens qui, comme lui, parmi les intellectuels ou les artistes, entretiennent une saine résistance contre l’unanimisme ambiant.Dans la foulée, l’humoriste Jean-Guy Moreau, qui parlait à une tribune organisée par des partisans de la souveraineté, mercredi, réclamait le droit de «n’être récupéré par personne».Il rejette les étiquettes, ne fait partie ni des porte-parole ni des «pissous».Il veut être lui-même.Il votera OUI et veut garder ses raisons VOIR PAGE A 12 pour lui.Et se réserve le droit de changer d’avis dans l’isoloir.La sortie de Dubois a révélé l’existence d’un certain malaise dans une partie de la classe intellectuelle.Certes, la majorité des universitaires et des artistes sont souverainistes.Ils publient des recueils de lettres, des essais pour le dire.300 d’entre eux ont signé un manifeste.Mais parmi eux, quelques poches de résistance se forment En y regardant de plus près, on les repère.Ceux qui y nichent se sont exprimés, déjà.Le malheur, c’est que lorsqu’ils parlent leurs paroles sont annexées par le camp du NON.En fait tout le malaise rient de là.Il n’y a plus moyen, au Québec, de ne pas faire partie de Tune des «deux grandes sectes» offi- RÉSISTANCE PHOTO AP Joseph Rotblat, Prix Nobel de la paix 1995: un camouflet à la France et la Chine.Un Nobel antinucléaire Le Comité Nobel a une fois de plus pris le monde par surprise en accordant le prix Nobel de la paix 1995 à un vieux militant antinucléaire, Joseph Rotblat ainsi qu’à l’organisation Pugwash qu’il a inspirée, et qui tient périodiquement des symposiums dans le village canadien du même nom.La décision a été perçue comme un camouflet à la France et la Chine, deux pays qui poursuivent aujourd’hui leurs essais nucléaires grandeur nature.Mais Paris est resté imperturbable devant cette nouvelle action symbolique contre sa politique.— Voir page A 8.< J ma, a o oie (mon I : ; w ; Hc/iésn Wm I wfftV(f AP5?; " «^1 (ne/miic/ wÊiÊÊ^ttBi « w • Vous avez reçu la liste électorale de votre section de vote?Vérifiez si votre nom y est inscrit et bien inscrit.C'est votre nom de famille à la naissance qui doit y être inscrit.Vous constatez que vous n'êtes pas inscrit?Vous constatez une erreur?Vous constatez qu'une personne y est inscrite sans y avoir droit?Vous aurez 18 ans au plus tard le 30 octobre 1995?Profitez de cette période pour faire , selon le cas, auprès (jle votre commission de révision une demande d'inscription, de correction ou de radiation de votre nom ou de celui de la personne qui iji-'a pas le droit d'y être inscrite.» « - COMMENT?Rien de plus simple, vous n'avez qu'à vous présenter devant la commission de révision à laquelle est rattachée votre section de vote entre le 9 et le 17 octobre 1995.Cette rencontre se déroulera entre les **?4 réviseurs et vous-même.Un parent, un conjoint ou une personne qui Cohabite avec vous peut également effectuer une demande qui vous Concerne auprès de cette commission.L'adresse et les heures d'ouverture de votre commission de révision sont publiées dans les journaux et apparaissent également sur la liste électorale que vous recevrez.Toute demande, quelle qu'elle soit, présentée devant la commission de révision, doit être faite sous serment.La commission pourra exiger une preuve nécessaire à la prise de décision.» « * Les demandes d'inscription doivent être accompagnées de deux pièces d'identité, sinon elles seront refusées.Ces pièces doivent mentionner au moins pour l'une, le nom et la date de naissance (exemples: certificat de naissance, passeport, certificat de citoyenneté, etc.) et pour l'autre, le nom et l'adresse (exemples: permis de conduire, compte d'électricité, bail, compte de téléphone, etc.).if • .* ÉTUDIANTS, TRAVAILLEURS, PERSONNES HOSPITALISÉES Vous avez quitté temporairement votre domicile pour étudier ou travailler?Vous séjournez dans un centre hospitalier ou un centre DU 9 AU 17 OCTOBRE 1995, C'EST LA RÉVISION DE LA LISTE ÉLECTORALE Qui que vous soyez, vous comptez Parce qu'un vote, ça compte d'accueil?Vous pouvez choisir de voter à l'endroit où vous résidez ou séjournez temporairement.Ce choix doit se faire au moment de la révision de la liste électorale.Pour ce faire, rendez-vous à votre commission de révision.VOUS AVEZ DÉMÉNAGÉ?Vous avez déménagé depuis que le recensement a eu lieu.Vous devez faire une demande d'inscription à la commission de révision à laquelle est rattaché votre nouveau domicile.Pour de plus amples renseignements, n'hésitez pas à communiquer avec le personnel du Directeur général des élections du Québec entre 9 h et 22 h, sept jours par semaine, en composant: 1 800 461-0422 (de l'extérieur de la région de Québec, sans Irais) (418) 528-0422 (de la région de Québec) ATS Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composer sans frais: 1 800 537-0644 À noter que les locaux où siègent les commissions de révision sont accessibles aux personnes handicapées.Les commissions de révision siègent du 9 au 17 octobre 1995, de 10 heures à 21 heures.lXj $ LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Pierre-F.Côté, cr montée sur , disponible bracelet en •n Suisse.J-*»* sr jTHT sga» E DEJ QUEBEC V > ERRATUM Une erreur a malheureusement été commise lors de l’impression de nos encarts GMC.Veuillez nous en excuser.Tous nos encarts auraient dû véhiculer le logo "recyclé".LES ENSEIGNANTES ET LES ENSEIGNANTS DE CÉGEP FONT LEUR PART.QU'ON EN JUGE : ?DIMINUTION ET GELS REPETES DE SALAIRE REPRESENTANT UNE PERTE DU POUVOIR D’ACHAT D’AU MOINS 20 % ; ?ALOURDISSEMENT DE LA TÂCHE D’ENVIRON 15 %.Au moment où tous s’entendent pour lutter contre le décrochage et les échecs scolaires, le gouvernement n’a d’autre objectif que de sabrer encore et toujours dans les ressources dédiées à l’enseignement.LES ENSEIGNANTES ET LES ENSEIGNANTS DES SYNDICATS MEMBRES DE LA FÉDÉRATION AUTONOME DU COLLÉGIAL 1259, rue Berri • Bureau 400 • Montréal (Québec) H2L 4C7 Tél.: (514) 848-9977 - Télécopieur : (514) 848-0166 Descente à Lachine Des motards armés jusqu’aux dents Précision Un reportage publié en page A 3 nard de hausser de 25 $ les droits hier a pu porter à confusion.Ain- d’immatriculation — pour financer le si, la Table des préfets et des maires transport en commun — et non le du Montréal métropolitain suggère au coût du pennis de conduire, comme le ministre des Transports Jacques Léo- laissait entendre le reportage.Les montres Bvlgari sont en vente en exclusivité à Montreal cite: JOAILLIER LOU GOLDBERG 1215 Ave.Greene • Montreal, Quebec H5Z 2A4 • (514) 955-4612 HISTOIRE Le débat référendaire, selon Louis Riel Douceurs d’automne Des documents uniques du leader métis exposés à VHôtel des Encans MARIO CLOUTIER LE DEVOIR .1\/T aintenant que nous rentrons ^1V1 à la maison, notre politique sera d’offrir un bon gouvernement au peuple, aussitôt que nous pourrons l’établir, et la prospérité au public, selon tous les moyens mis à notre disposition.» Ces paroles ne sont pas celles que prononcera Jacques Parizeau au lendemain d’un OUI au référendum, pas plus que celles de Jean Chrétien à la suite d’un NON.Il s’agit de la fin du premier discours qu’a prononcé Louis Riel il y a 125 ans devant le gouvernement provisoire du Manitoba.L’Hôtel des Encans expose depuis jeudi des documents uniques de Louis Riel.Il s’agit donc d’un discours du leader métis prononcé en 1870 et recueilli en ce qui constitue le premier document officiel du gou- Louis Riel vemement provisoire du Manitoba, une photo des membres de ce gouvernement présidé par le leader métis ainsi qu’une des toutes dernières lettres signée de sa main et adressée à son épouse, Marguerite Monet.Le tout sera ensuite mis en vente le 18 octobre prochain dans le cadre des quatre jours de la vente consacrée en grande partie à la succession Saidye Bronfman et au contenu du château de Cavaroque en France.Selon l’Hôtel des Encans, il n’existerait au monde qu’un seul autre exemplaire des Minutes of Proceedings of the Legislature of Rupert’s Land comprenant le discours de Riel.11 se trouve aux Archives nationales à Ottawa.Le chef métis, dont on commémorera le 110' anniversaire de la mort le 16 novembre prochain, y parle des difficultés subies par son gouvernement provisoire depuis quelque temps.L’histoire nous dit que cinq jours auparavant, les Métis avaient exécuté un surintendant ontarien, Thomas Scott.Considéré au Québec comme un héros et recherché par les autorités ontariepnes, Riel devait par la suite fuir aux Etats-Unis.Dans son discours, le leader métis a par ailleurs prononcé des paroles qui pourraient avoir été dites ici, maintenant: «Je dois dire que notre gouvernement doit être complété aussi vite que possible.Ceci doit être fait dans le but de promouvoir l’union dans notre colonie et de donner à nos hommes d’affaires un sentiment de sécurité qui les encouragera au renouveau, ce qui insufflera une nouvelle vigueur dans la communauté.Nous devons aider notre pays à faire face à cette crise.» Un peu plus loin, il lance un appel au compromis et à la paix: «Un esprit de concession, je crois, doit se manifester des deux côtés, et, si cela est possible, nous vivrons dans la cordialité et l’unité.» Ces paroles ont été prononcées en français par Riel mais traduites par l’imprimeur de Winnipeg qui les a publiées.Il s’agit sans nul doute d’une pièce symbolique importante qui rend compte de la lutte des Métis et des francophones pour la reconnaissance de leurs droits par la fédération canadienne.D’autre part, la lettre de Riel à son épouse, une des rares encore en circulation, est datée du 5 octobre 1885, soit un peu plus d’un mois avant la pendaison de l’activiste.Du fond de sa cellule, il s’enquiert de l’état de santé de son épouse et de ses enfants et lps exhorte à ne pas perdre espoir.A l’époque, il savait déjà que l’appel de sa sentence avait été rejeté.Cela ne l’a nullement empêché de lancer un dernier message politique à l’intention de ses supporters et amis: «Ayez confiance, vous autres qui êtes libres.» PHOTO JACQUES GRENIER DES ENFANTS se promenant paisiblement au bors de l’eau par un après-midi ensoleillé, quelle douce scène d’automne ! D’autant plus qu’il a fait si beau et si chaud hier.La température clémente, digne de l’été indien, est supposée durer quelques jours, mais la pluie risque de s’en mêler.LIBRAIRIE LE BOUQUIN Heures d’ouverture: lundi, mardi, mercredi: 9h à 20h, jeudi, vendredi: 9h à 21 h, samedi: 9h30 à 17h 395,Boul.Cartier, Laval Tél.: (514) 688-6036 Fax: (514) 688-8844 Nous vendons les publications du gouvernement du Québec: - lois, règlements - livres administratifs, techniques - livres d’art, etc.Commandes téléphoniques acceptées.CONCESSIONNAIRE PUBLICATIONS DU La police dresse un inventaire éloquent des armes retrouvées chez les Rockers LE DEVOIR La nouvelle escouade antimotards a découvert jeudi soir une cache d’armes des Rockers, club-école des Hell’s, dans un appartement de la 25' avenue, à Lachine.Les enquêteurs de la SQ, de la GRC et de la police de la CUM ont en effet mis la main sur plusieurs armes de fort calibre, notamment des AK-47, ainsi que des centaines de balles, de la dynamite et des détonateurs.L’intervention policière s’est déroulée rondement, les trois occupants de l’appartement visité n’ayant offert aucune résistance.Des trois individus (deux hommes et une femme), seul Sylvain Veillette, 24 ans.a été accusé hier matin au Palais de justice de Montréal de diverses accusations de possession d’armes.Il a aussi été accusé de possession de drogue, l’escouade antimotards ayant en effet retrouvé dans son appartement deux plaques de haschisch.Il s’agit de la première intervention de cette escouade depuis sa création il y a quelques semaines.Elle survient aussi 24 heures après la mise sous scellé, par le Service de prévention des incendies de Montréal, du bunker des Rockers, rue Gilford, mesure prise en vertu du règlement municipal M-3, lequel permet aux pompiers de fermer une résidence lorsqu’elle représente une menace pour la sécurité publique.Une marche contre la pauvreté LE DEVOIR Le Mouvement Atd Quart Monde soulignera mardi la Journée mondiale pour l'élimination de la pauvreté par une marche silencieuse dans les quartiers de Pointe-Sainl-Charles, Saint-Henri et Petite-Bourgogne.Ce mouvement, né à Paris en 1987, entend se ranger du côté des exclus.Les organisateurs montréalais (279-0468) comptent sur la présence de leaders de différentes religions, de chefs d'entreprise et d'ar- tistes gagnes a ce type de campagne qui a essaimé dans une cinquantaine de pays en moins de dix ans.Dans neuf autres villes du Québec, ainsi qu'à Ottawa, le mouvement organisera le même jour des marches semblables et des soupers communautaires.Le 17 octobre 1994, aux Nations unies, le secrétaire général Boutros Boutros-Ghali avait tenu à accueillir symboliquement 350 délégués venus de 42 pays pour témoigner de leur désir de voir naître un monde plus juste et plus humain.Montre Bvlgari-Bvleari en or 18 Carats bracelet Tubogas, également avec acier.Fabriquée en 7 SUR 7 Dimanche à 19 h 30 LA GAUCHE ET L'ADROITE CHEZ ANNE SINCLAIR : LIONEL JOSPIN ET CLAUDIA SCHIFFER LE DEVOIR m r RIAL I.K I) K V 0 I K I.K A M KOI I I K T It I M A N C A O C T O K li K I » 0 LES ACTUALITES CONCERTS CLASSIQUES Un commencement en lion Congrès national «»l IMUSICI Mozart: Sytnphonie no 17 en sol majeur, KV.129; Béla 'Bartok: Divertimento pour cordes (1939); L Bernstein: Three Meditations pour violoncelle et orchestre; Mozart: Cassado: concerto pour violoncelle et orchestre (d'après le KV.447) Yuli Turovsky, violoncelle; I Musici de Montréal Dir.: Yuli Turovsky Salle Pollack, le 12 octobre 1995 JIM Ifl&i FRANÇOIS TOUSIGNANT Salle comble pour le premier concert de la saison des Musici.On les a retrouvés en grande forme et, ad-mettons-le, cette sonorité si intense et pleine nous manquait La «petite» symphonie de Mozart d’entrée était un fojou.Dans une œuvre qu’on croirait sans importance, on a entendu des merveilles d’imitation, de développements motiviques, de séduction.Le propos n’est pas profond, mais qui a dit que la musique ne pouvait divertir in-jçjteemment?Aucune note ne tombait à plat, les coquetteries fascinaient avec une verve — ah! Mozart! — qui a Rtfi: l’oreille attentive.ï Suivait le Divertimento de Bartok.Rien de divertissant dans cette dernière page européenne de Bartok, alors déprimé par la montée du fascisme et la guerre prochaine, et qui se résignait à l’exil.Turovsky mord dans la partition pour en extraire le fcontenu expressif poignant et désolé.Les oppositions entre blocs harmoniques et petits contrepoints du pre-jnter mouvement exprimaient une violence peu commu- I -Le second mouvement a été troublant: on ne ressort pâfc de cette écoute sans éprouver du malaise.Le fond du désespoir est atteint: on découvre que si l’œuvre est jugée avec un peu de dédain comparativement à ses prédécesseurs, elle n’a rien à leur envier, l'ant de douleui fait mal, tant de magie émeut au plus profond de l’âme.Il en a été de même pour le finale.On a fait sortir le clinquant ironique pour arriver à une quintessence de l'expression (le quelqu’un qui voudrait encore mmv a la joie mata en reconnaît Pilhpossibilité.U* propos noir magnifie l’esprit de celte partie du siècle, lui faisant ac cédera l’universel.Une exécution magistrale.Pas aussi claire et transparente qu’à l’accoutumée, mais profondément poignante, intelligente et sentie.Les Trois Méditations de Bernstein ont fait effet.Dans cette esthétique des mélanges — autrefois si controversée de Bernstein, certains moments frisent le vulgaire: le vrai artiste en Bernstein compense par des moments d'émotion qui, sans être subtile ou raffinée, reste sincère.11 fait bon d’entendre tout ce son, de sentir que la musique n’est pas qu’une chose délassante mais un art qui empoigne l’être et lui fait vivre des émotions vraies et essentielles.En cela, Turovsky et son ensemble sont des artistes de premier plan qu’on ne saurait éviter.Pour conclure, une piètre transcription d’un concerto pour cor de Mozart.Si on admire la virtuosité fougueuse de Yuli Turovsky, il faut reconnaître que les risques n’ont pas payé.Trop de faiblesses dans la justesse et dans la coordination pour que ce qui doit ne donner que du plaisir soit plaisant.Electrisant parfois, c’est le propre de la virtuosité, mais pauvre musicalement.Ce n’est pas grave: il est bon de laisser son public avec un clin d’œil léger.Ceci dit, la barre est maintenant très haute pour les Musici.Souhaitons qu’ils sachent toujours la hausser.Un NPD sans illusions Il doit cependant «combler un vide à la gauche de Véchiquier politique», estime Bob White O HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE ttawa — Le Nouveau Parti démocratique ne formera pas le prochain gouvernement fédéral mais doit viser a combler le vide à la gauche de l’échiquier politique», a lancé hier le président du Congrès du Travail du Canada Bob White.Au moment où le NPD se remet tranquillement de sa pire dégringolade électorale de ses 34 années d’existence, le chef syndical a enjoint les délégués de ne pas suivre le virage à droite des principaux partis fédéraux.«Soyons francs.Peu importent les politiques que nous adoptons pendant ce congrès, peu importe le choix du chef, le NPD ne formera probablement pas le prochain gouvernement du Canada», a-t-il souligne hier avec passion.«Mais cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas faire une différence dans la vie des Canadiens.» Selon lui, les néo-démocrates doivent résister à la tentation d’effectuer un virage vers la droite et regagner leur place sur l’échiquier politique 1 ,**ro f*s cS** e^cpn^iin**?(»*°'JÎ'Vco*er‘ tte ***c \97 wot si qo a cb« «Sr eV^V' ¦ys CO ’>^p* Kde.l^ae iyo»'e ,cte* e»“- t0o d«n c lt# d* .1 «3g poO1- ,e
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