Le devoir, 23 octobre 1995, Cahier A
FONDÉ EN 1910 ?LE DEVOIR V u I .L X X X V I N o 2 I (i M O X T II K A I.L K I.H N D I 2 3 0 C T O II II K I !< !> R t •» «• T I* S + T Y Q / T o r unie» IS PERSPECTIVES 45% Un niveau d’appui rare dans les démocraties occidentales 45 %.Ce chiffre représentait la semaine dernière, selon nombre d'analystes, une projection réaliste du score du OUI le 30 octobre prochain.Certains allaient même, au vu des derniers sondages, jusqu’à pronostiquer des résultats au-delà de ce chiffre, et qui sait.45 % dans un référendum, c’est une défaite.Et pourtant, ce chiffre représente une somme d’appuis remarquable en démocratie pluraliste moderne.Spécialement lorsque le projet soumis aux voix est le moindrement «radical», et promet un changement appréciable dans l’ordre des choses, qu’il soit social, «national» ou géopolitique.Dans les démocraties d’Occident, les appuis à des projets de «vrai changement» — socialisme dur, néolibéralisme dur, utopie écologiste, ou sécession — atteignent rarement des taux aussi élevés.Obtenir une majorité absolue sur un projet impliquant une forme ou l’autre de rupture, fût-elle mâtinée de néo-associationnisme et de rigueur économique libérale, c’est réaliser une véritable prouesse.Pourtant, dans le monde démocratique contemporain, bien des réformes, et non des moindres, peuvent être avancées sans qu’il ne soit nécessaire de les soumettre spécifiquement aux voix.Avec 35 % ou 40 % — pourcentages courants de majorités parlementaires qui font des gouvernements —, beaucoup de leaders politiques font beaucoup de «millage».En 1992, deux chefs qui «valaient» l’un et l’autre 35 % — le Tchèque Vaclav Klaus et le Slovaque Vladimir Meciar — ont coupé un pays en deux.En juin 1981, avec comme slogan-programme «Changer la vie», rien de moins, les socialistes français ont obtenu 38 % aux élections parlementaires, enclenchant un programme de réformes radicales de l’économie.avant, il est vrai, de battre précipitamment en retraite les deux années suivantes.En Ontario, avec un peu plus de 40 % des voix, les conservateurs de Mike Hards ont enclenché leur Common Sense Revolution qui, si elle était menée à bien, bouleverserait les rapports entre la politique et l’économie.On le voit, les mouvements de changement politique plus ou moins radical sont rarement le fait de majorités absolues.Et pourtant, quand il s’agit de sécessions, il est désormais commun — et presque universellement accepté — d’exiger des référendums.A ce titre, l’ex-Tchécoslovaquie fait véritablement figure d’exception qui confirme la règle.Ici, une distinction s’impose.Entre 1990 et 1993, en ex-URSS, en ex-Yougoslavie et dans le tiers monde, il y a bien eu des scores de 80 % ou 90 % lors de différents référendums sur l’indépendance.Il y a à cela plusieurs expli- François Brousseau A l’échelle du monde développé, le «camp du changement» manifeste une vitalité cations: oppression nationale extrême, sortie de dictature, situation économique qui pousse les gens à croire qu’Us n’ont plus rien à perdre.Par contre, si l’on restreint l’observation aux pays occidentaux développés — Amérique du Nord, Europe de l’Ouest —, le constat change du tout au tout.En Catalogne, il y a certes la formation «souverainiste-associa-tionniste» Convergence et Union de Jordi Pujol, qui contrôle l’as-„ semblée régionale de Barcelone exceptionnelle tout en détenant 15 députés et la OupEpp «balance du pouvoir» aux Cortès au yueDec Madrid.Mais les indépendantistes «durs» de Esquerra Republicana n’y font pas 10 %.Plus au nord, le Scottish National Party, qui milite en faveur de la sortie de l’Ecosse du Royaume-Uni, n’a recueilli lors des élections d’avril 1992 que trois députés et environ 20 % des suffrages.Poursuivons: si l’on considère, en Occident, les mouvements «radicaux» d’une manière ou d’une autre — sur le plan «national» ou sur le plan social — on trouve une anémie presque généralisée.Le socialisme comme programme de changement radical (modèle PS français, 1980) est en déroute.Lorsqu’il se maintient à des niveaux électoraux acceptables, c’est qu’il a rejoint le consensus centriste.Au Canada, le NPD représente 8 % des intentions de vote.Les Verts, que ce soit en France, en Allemagne ou ailleurs, moisissent dans les 4,5 ou 6 % d’appuis.Il y a bien, à l’autre extrémité du spectre, la droite économique radicale, incarnée au Canady par les gouvernements albertain et ontarien, et aux Etats-Unis par les républicains de Newt Gingrich.Une droite qui, dans bien des cas, se sent investie d’une grande mission de «réinvention du politique», en .libérant les citoyens de la malfaisante «tutelle de l’Etat», et en dégraissant radicalement l’administration publique.Ce courant est certes important.Mais les Gingrich, Harris et Klein réussiraient-ils à gagner des référendums sur leurs programmes dans leurs versions les plus radicales?Rien n’est moins sûr.Même assagi par l’âge, même frappé par la vulgarité électoraliste, même économiquement «recentré», même sorti du style «grand-messes sociales» des années 70, le projet indépendantiste demeure crédible et potentiellement subversif.Ou du moins — ce qui est aussi important — considéré comme tel.Les réactions actuelles au Canada en sont la preuve éloquente.Autrement dit, même si par hypothèse il devait être battu par 55 %45 %, le mouvement souverainiste québécois continuerait de représenter un courant démocratique «dissident» d’une dimension sans équivalent en Occident INDEX Agenda.B7 Avis publies.B6 ^ Classées.B5 '5 Culture.B8 Économie.B2 Éditorial.A6 Le monde.J\5 Mots croisés.B5 Les sports.B5 MÉTÉO Montréal Ensoleillé avec », passages nuageux.Max: 16 Québec Dégagement le matin.Max: 14 Détails en A 5 L’ENTREVUE Jean Daniel: la nation sans le nationalisme PACE B 1 LES SPORTS PLANETE Mario Tremblay encore sous l'effet de l'adrénaline PACE B 5 En attendant l’école (vraiment) virtuelle PACE B 4 Bouchard: «Chrétien n’accepte même pas de trouver Johnson sur son chemin» PAUL CAUCHON LE DEVOIR Québec — Alors que s’amorce la dernière semaine de la campagne référendaire, le camp du OUI s’est payé une démonstration de force hier, en rassemblant près de 6000 personnes à Québec pour entendre Lucien Bouchard attaquer férocement Jean Chrétien et le premier ministre Jacques Parizeau déclarer que «jamais on n’a été aussi proche [d’un pays]».L’atmosphère au «Petit Colisée» du parc de l’exposition provinciale de Québec était à la fête, alors que la foule scandait «on veut un pays» devant tous les ministres, députés souverainistes et porte-parole de la grande région de Québec.Mais c’est surtout le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard qui a brillé, en s’attaquant au premier ministre du Canada Jean Chrétien, dont le NON retentissant de samedi représente, selon lui, le tournant décisif de la campagne référendaire.«I^es masques sont tombés, dit-il.Ce NON est une lumière crue projetée sur la stérilité du camp du NON.C’est un NON à tout changement, un NON à la notion de peuple du Québec, au fédéralisme renouvelé.C’est un NON pas seulement aux souverainistes, mais aussi à ses alliés fédéralistes au Québec.» Samedi, Daniel Johnson avait lancé, à Longueuil, un appel à Jean Chrétien, lui demandant de se prononcer sur la notion de société distincte avant le référendum.Quelques heures plus tard, le premier ministre du Canada, de New York, répondait à des journalistes qui l’interrogeaient qu’il n’était pas question de faire une telle promesse.«Devant la pression qui monte, le naturel de Jean Chrétien est revenu au galop», a déclaré hier Lucien Bouchard, qui soutient que le OUI commence même à «faire des gains chez les libéraux.Jean Chrétien est en VOIR PAGE A 8: BOUCHARD * ' f » * « 4» *¦ PHOTO JACQUES NADEAU premier fédéraliste, le chef libéral a dévoilé une déclaration conjointe dans laquelle lui-même disent appuyer le principe de la société distincte pour le Québec.Alger dit non à la diplomatie de place publique Le président Liamine Zéroual annule sa rencontre avec Jacques Chirac D’APRES REUTER ET AFP Le président algérien Liamine Zéroual a annulé la rencontre controversée qu’il devait avoir à New York avec Jacques Chirac, parallèlement des cérémonies du cinquantenaire de l’ONU et d’une nouvelle guerre d’Algérie — civile désormais avec ses 30 000 morts — qui rattrape tous les jours un peu plus la France où la peur des attentats gagne sans cesse du terrain.La rencontre a été annulée en raison de profondes divergences sur la signification et les modalités de cet entretien très controversé.Annoncée début octobre par le président français, elle avait suscité une vive polémique en Algérie et en France, cible de huit attentats ou tentatives d’attentats depuis le 25 juillet dernier.Le Groupe islamique armé (GIA), branche militaire du Front islamique de salut (FIS, dissous) et plusieurs partis d’opposition algériens avaient critiqué cette décision, accusant la France de cautionner le candidat Zéroual aux élections présidentielles du 16 novembre rejetées par les groupes islamistes.Au premier jour de la campagne électorale, huit personnes ont été tuées et 82 autres blessées par l’explosion d’un véhicule piégé, hier, dans l’ouest de l’Algérie.Cet attentat est l’un des plus meurtriers de ces dernières semaines.Alors qu’Alger explique se refuser à «des exercices de diplomatie de place publique», Jacques Chirac a donné une tout autre version des faits en déclarant que le chef de l’Etat algé- Tout en se défendant de vouloir s’ingérer dans les affaires algériennes, M.Chirac avait l’intention de plaider pour une ouverture démocratique en Algérie et un large dialogue rien avait souhaité donner un tour médiatique à l’entretien, contre l’avis de Paris.«Hier soir [samedi], lorsque nous sommes arrivés [à New York], nous avons été infonnés du fait que la partie algérienne insistait beaucoup pour que cet entretien ait une publicité médiatique, qu’il se déroule sous l’oeil des caméras et des photographes», a expliqué le président français à des journalistes.Il ajouté s’être entretenu une dizaine de minutes hier matin des modalités de la rencontre avec le chef de l’État algérien sans parvenir à un accord sur la question.«Chacun étant resté sur ses positions, le président Zéroual a décidé le report de cet entretien», a-t-il dit en estimant que sa médiatisation aurait prêté à confusion en Algérie, au premier jour de la campagne pour les présidentielles du 16 novembre.Porté au pouvoir en janvier 1994 par le Haut Conseil de sécurité — la présidence collégiale alors au pouvoir — Liamine Zéroual est un des quatre candidats en lice pour la présidence algérienne.Tout en se défendant de vouloir s’ingérer dans les affaires algériennes, M.Chirac avait l’intention de plaider pour une ouverture démocratique en Algérie et un large dialogue, alors que l’affrontement entre l’armée et les islamistes a fait quelque 30 000 morts depuis 1992.Depuis que l’Algérie s’est émancipée de la tutelle française en 1962, les relations entre les deux pays sont restées hautement passionnelles, d’autant qu’environ deux millions d’Al- VOIR PAGE A 8: ALGER Société distincte Johnson et Chrétien se disent sur la même longueur d’onde ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Afin d’effacer les signes de division qui sont apparus dans le camp fédéraliste, Daniel Johnson a dévoilé, hier, une déclaration conjointe dans laquelle le premier Jean Chrétien et lui-même disent appuyer le principe de la société distincte pour le Québec.-f- «Nous affirmons sans équivoque que le Québec est une société distincte.Nous rappelons que nous avons tous deux appuyé l’inclusion de ce principe dans la Constitution canadienne à chaque fois que le Québec l’a demandé.Nous n’avons pas changé d’avis à ce sujet et nous maintenons toujours notre appui à la reconnaissance de cette réalité fondamentale du Canada», peut-on lire dans cette missive écrite en catastrophe hier matin.La veille au cours d’un point de presse, M.Johnson avait dit trouver «souhaitable» que le gouvernement Chrétien s’engage à promouvoir, avant la fin de la campagne référendaire, certaines revendications traditionnelles du Québec contenues dans le Manifeste du NON, un document signé par les membres du camp fédéraliste dont M.Chrétien.Ce manifeste défend le principe de la société distincte, mais aussi le droit de veto et le retrait du fédéral des champs de compétence provinciale.Mais de New York, où le premier ministre canadien prenait part aux célébrations entourant le 50e anniversaire des Nations unies, la réponse ne s’est pas fait attendre: lors d’un point de presse tenu dans les heures qui ont suivi la déclaration de M.Johnson, M.Chrétien a refrisé de promettre des changements constitutionnels, quels qu’ils soient.Hier, M.Johnson, a dit avoir «donné une mauvaise impression» avec sa déclaration.En outre, les manchettes des quotidiens qui étalaient le refus de M.Chrétien à VOIR PAGE A 8: JOHNSON ¦ 400 religieux répondent à l’appel du OUI.A 3 ¦ Dumont enjoint Johnson de clarifier ses intentions si le OUI l’emporte.A 3 ¦ Cris et Inuits cherchent en vain un appui international A 3 ¦ La chronique de Michel RÉFÉRENDUM Venne: Le gigot de Jacques.A 8 Clinton critique la bureaucratie de l’ONU Depuis hier et jusqu’à demain, l’ONU célèbre à New York le 50e anniversaire de sa création.Au total 185 chefs d’État et de gouvernements, vice-présidents ou premiers ministres adjoints ont attendu patiemment une trentaine de minutes pour la «photo de famille».Certains ont cependant brillé par leur absence: ainsi, le chancelier allemand Helmut Kohl avait depuis longtemps prévenu M/ les organisateurs que son emploi J du temps l’empêchait de faire le déplacement Des annulations de dernière minute ont, en outre, été transmises par l’Égyptien Hosni Moubarak, notamment.Dans un discours qui a duré tout au plus un quart d’heure, Bill Clinton a critiqué l’ONU pour les «inefficacités» de sa bureaucratie.Le président américain a appelé l’organisation à réformer son fonctionnement et à accroître ses efforts contre les fléaux modernes que sont le terrorisme, le trafic de drogue et le crime mafieux.Le leader cubain Fidel Castro — dont c’était seulement la troisième apparition dans cette enceinte en 35 ans — a pris la parole peu de temps après lui.— Nos informations en page A 5 - 'y,;.La Croch Waterloo * .Wakefield c-Sablon Laval-sur-le-Lac ouane mm .mm Vous désirez apporter une modification à la liste électorale après la période de révision normale?Vous avez un dernier sursis: du 18 au 25 octobre, vous pouvez encore vous inscrire sur la liste électorale, corriger une erreur dans votre inscription ou faire rayer votre nom en vous présentant en personne entre 10 h et 21 h au bureau du directeur du scrutin de votre circonscription.Toute nouvelle inscription sur la liste électorale effectuée lors de la révision spéciale permet de voter uniquement le jour du scrutin.Du 18 au 25 octobre, c'est votre dernière chance de vous inscrire sur la liste électorale afin de voter le 50 octobre 1995.Pour de plus amples renseignements, n'hésitez pas à communiquer avec le personnel du Directeur général des élections du Québec entre 9 h et 22 h, sept jours par semaine, en composant: 1 800 461-0422 (de l'extérieur de la région de Québec, sans frais) (418) 528-0422 (de la région de Québec) ATS Les personnes sourdes ou malentendantes h#H peuvent composer sans frais: EES 1 800 537-0644 LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Pierre-F.Côté, cr Parce qu 'un vote, ça compte DU 18 AU 25 OCTOBRE 1995, C'EST LA RÉVISION SPÉCIALE! Où que vous habitiez, vous comptez I.K |) K V () I II .L K I.r X |)| 2:i 0 (' T K l< K I H II 5 ?LE DEVOIR ?- REFERENDUM Etat de la réserve collective de saint + Très faible la Société canadienne I de la Croix-Rouge Info-collecte: 52J-672J Les religieuses répondent à l’appel du OUI Une réaction à l’effritement des politiques sociales au Canada STÉI* H ANE BAILLARGEON LE DEVOIR Environ 400religieux du Québec, en grande majorité des femmes, ont créé un regroupement pour le OUI et lancé un appel à la solidarité sociale, lors d’une première réunion hier, à Montréal.«La souveraineté du Québec est le meilleur moyen pour construire une société plus solidaire, sans violence, sans sexisme et sans discrimination», affirme la déclaration du Regroupement des religieuses et des religieux pour le OUI.Le texte circule dans les congrégations religieuses du Québec depuis une dizaine de jours, principalement dans le réseau impliqué dans le travail social, qui compte environ 1000 personnes.La déclaration a été lue, hier, devant une centaine de membres de ce nouvel organisme réunis dans le quartier défavorisé du Centre-Sud de la métropole.L’assemblée était composée pour l’essentiel de religieuses venues de toutes les répons du Québec.La manifestation a également attiré Louise Harel, ministre d’Etat à la concertation et ministre de l’Emploi du Québec, le député péquiste André Boulerice et son collège bloquiste Gilles Duceppe.Ce Regroupement est né au début du mois, à l’initiative de trois membres de congrégations différentes, les sœurs Christiane Sibillotte, Thérèse Soucy et Gisèle Ampleman.«Nous avons entendu l’appel de M.Parizeau à faire du travail pour convaincre les indécis», expliquait cette dernière, qui se définit comme une souverainiste critique.«Nous travaillions déjà dans nos petits groupes à faire des rencontres de cuisine.[.] C’était important pour nous de sortir de la majorité silencieuse.En dix jours, la machine «Le meilleur moyen pour construire une société plus solidaire, sans violence, sans sexisme et sans discrimination» s’est mise en branle.Nous avons une organisation modeste, mais efficace.» Ce regroupement de religieux est unique dans la courte histoire référendaire du Québec.En 1980, rien de semblable n’avait vu le jour.Dans son Message pastoral sur l’avenir du Québec, publié en février dernier, l’Assemblée des évêques du Québec est restée neutre, affirmant qu’aucune des deux options en présence «ne paraît s’imposer en regard des seules valeurs évangéliques».Le Regroupement des religieuses et des religieux pour le OUI refuse d’ailleurs de fonder théologiquement l’engagement pour la souveraineté.«Nous avops bien conscience que ni l’Évangile comme tel, ni notre foi, ni notre engagement religieux ne donnent une réponse claire et précise sur le choix à faire, et que d’autres religieux et religieuses pourront faire un choix différent que nous voulons respecter», précise d’entrée de jeu la déclaration de l’organisme.La seule référence du texte à la Bible concerne le risque et l’espérance contenus dans «le modèle d’Abraham» qui serait «parti sans savoir où il allait».Toutefois, le Regroupement critique sévèrement les «politiques néolibérales» de plus en plus en odeur de sainteté au Canada et affirme son espoir que la souveraineté donne une nouvelle chance «aux forces du changement, à la créativité, à la compassion».«On s’intéresse aussi à l’économie, dit Sœur Sibillotte, mais pas du tout par le même biais que les gens d’affaires qui se préoccupent de leurs actionnaires et des profits.» Le texte du Regroupement que sœur Sibillotte a lu hier devant ses signataires ajoute que le système de protection sociale mis en place au Canada depuis des décennies est entrain d’être démantelé et qu’on s’achemine vers un «appauvrissement généralisé» de la population.PHOTO JACQUES NADEAU Trois religieuses de la congrégation Notre-Dame, Gisèle Bédard, Cécile Poissant et Jeanne-Mance Bissonnette affichent leurs couleurs.«S’il y a un risque à la souveraineté, y affirme-t-on, il y a plus qu’un risque à rester dans le Canada, il y a la certitude que les conditions de vie des pauvres, des sans-emploi, des femmes vont se détériorer, que l’idéal des droits humains et de la solidarité sont en train de s’effriter.» D’autres ont rappelé que l’engagement des religieuses et des religieux en faveur des pauvres et des démunis n’est pas récent.Le capucin Claude Hardy, qui représentait la Conférence religieuse canadienne (section Québec), a souligné que des centaines de groupes populaires et communautaires agissaient «pour le changement» dans la société québécoise.«Nous ne gérons pas la pauvreté, a-t-il dit.Nous sommes avec les personnes appauvries, des acteurs pour bâtir un nouveau projet de société.» EN BREF ?VOTE PAR ANTICIPATION RECORD Québec (PC) — Le directeur général des élections, Pierre F.Côté, s’attend à une participation record au référendum du 30 octobre et au vote par anticipation, qui commençait hier pour se terminer aujourd’hui.M.Côté précise que plus de 5 millions d’électeurs se sont inscrits sur la liste électorale, en raison de l’enjeu mais aussi parce que cette liste servira de base à la liste électorale permanente et qu’il n’y aura plus d’autres recensements.Plus de 20 000 bureaux de scrutin seront ouverts encore aujourd’hui de 14h à 21h.Aux élections de 1994, 230 000 personnes avaient voté par anticipation.NOUI?(PC) Dans un moment de distraction, la sénatrice Thérèse Lavoie-Roux, à Cartierville hier en compagnie de Jean Charest, a déclaré: «Ils ne nous ont donné aucun argument valable pour que nous votions NON.» Les référendums parallèles vus par David Cliche Cris et Inuits cherchent en vain un appui international Laval (PC) — Les référendums des Cris et des Inuits tenus parallèlement à celui sur la souveraineté du Québec constituent en fait des munitions dont se dotent ces deux groupes en préparation de la partie de bras de fer qu’ils entreprendront au plan national et international dans l’éventualité d’un Québec souverain.«Ils se positionnent pour l’après OUI à la fois au niveau international et national», a déclaré M.David Cliche, adjoint parlementaire du premier ministre pour les Maires autochtones, au cours d’une interview.«Il y a fort à parier qu’au lendemain du référendum québécois gagnant, je vais me retrouver sur le même vol que le grand chef cri Matthew Coon-Come, en direction du Parlement européen.» Selon le député Cliche, une forte majorité d’Inuits et de Cris choisiront de maintenir leur lien avec le gouvernement fédéral.Ce qui incite le ministre Cliche à prendre la parole, c’est l’inquiétude que suscitent dans la population québécoise «les prétentions territoriales et l’impact que pourrait avoir la conclusion des référendums des Cris et des Inuits».M.Cliche assure que les consultations qu’il a menées auprès d’autorités de la communauté internationale ne lui suggèrent aucune crainte.«Je suis blindé.J’ai fait le tour du jardin.Je souhaite bon voyage aux Cris et aux Inuits.Il est à peu près assuré qu’ils ne recevront aucun appui formel dans leurs prétentions territoriales dans un Québec souverain», a-t-il soutenu.«Nous avons l’international avec nous.Matthew Coon-Come n’aura d’autre choix que de se plier à la décision de l’international», a-t-il ajouté.M.Cliche prévoit que dans les semaines ou les mois qui suivront le référendum, si le OUI l’emporte, les pays examineront le sort qui attend la communauté anglophone et autochtone, notamment, avant de reconnaître le Québec.«La question autochtone va être un des éléments les plus importants», a dit M.Cliche.«Nous sommes ici dans une partie internationale, sans l’ombre d’un doute.«Tout ce que je fais depuis 1990, à titre de consultant pour le Parti québécois et maintenant à titre de député pour îe gouvernement québécois, tend à être en mesure de démontrer à la communauté internationale que toutes les mesures raisonnables ont été prises pour associer les Cris et les autres à l’amélioration de notre projet de société et que celui-ci ne leur porte pas préjudice», a-t-il lait valoir.tteKCf -w Wtm MOL û'téb Jsmmb Donnez un coup de main au destin.288-1261 Centraide du Grand Montréal Merci aux amis de Centraide qui ont assumé les coûts de cette annonce Agitateur ou défenseur des intérêts du Québec?Dumont enjoint Johnson de clarifier ses intentions si le OUI remporte PAUL CAUCHON LE DEVOIR Charlesbourg — Mario Dumont somme Daniel Johnson de dire tout de suite si.au lendemain d’un OUI, il travaillera «pour le Québec», à rassurer les investisseurs, ou s’il sera «un agitateur pour essayer d’affaiblir le Québec».Alors que le camp du NON continue à chercher son souffle, le chef de l’Action démocratique tente de placer le chef du camp du NON au pied du mur, en exigeant qu’il indique tout de suite s’il respectera la démocratie qui s’exprimera le 30 octobre.«Nous avons dit ce que nous ferons si c’est un OUI, nous l’avons dit aussi si c’est un NON, explique Mario Dumont.M.Johnson tient des propos dangereux quand il parle de fuite des capitaux.Fait-il des prédictions à la Jojo Savard, ou est-il en train d’encourager l’affaiblissement du Québec?Il doit se positionner rapidement.» Poursuivant sur cette lancée, Mario Dumont s’est demandé comment Daniel Johnson agira au lendemain d’un OUI.«Travaillera-t-il pour que le Québec ne paye pas plus sa part de déficit?Travaillera-t-il pour rassurer les investisseurs?Collaborera-t-il pour donner au reste du monde les explications correctes sur ce qu’est le Québec?Ou sera-il un agitateur pour affaiblir le Québec?» «J’aimerais le savoir», ajoute-t-il, afin de donner «un éclairage» aux électeurs.Mario Dumont justifie qu’on pose publiquement ces questions parce que «sans être triomphaliste, on peut dire que le OUI a des chances raisonnables de gagner.Comme le NON, et même un peu plus selon les derniers sondages».Le chef de l’Action démocratique rencontrait hier matin les religieuses de la congrégation de Saint-François-d’Assise à Charlesbourg, avant le grand rassemblement du camp du OUI à Québec en après-midi.Il a été écouté avec beaucoup d’attention par une poignée de religieuses qui, par leurs questions, ont montré quelles suivaient très bien l’actualité référendaire.Devant le public assez âgé, Mario Dumont a fait valoir qu’il faut «penser à l’avenir, aux jeunes qui n’ont pas le goût de se chicaner pendant 20 ans autour de la Constitution, qui vous disent “on est capables"».Mario Dumont évoquait clairement l’idée que ces électrices ont la responsabilité de donner en héritage un Québec souverain aux générations qui suivent.Mario Dumont a également évoqué le spectre de Pierre Eliott Trudeau, en disant qu’«il tire probablement plus de ficelles qu’on peut voir en arrière du rideau».Interrogé par les journalistes, Mario Dumont a précisé sa pensée en expliquant que «la pensée de M.Tra-deau est toujours présente, sa philosophie, sa volonté d’égalisation des provinces», mais il admet ne pas avoir d’«indication précise» sur une implication concrète de M.Trudeau dans la campagne, se fiant plutôt à son propre «flair», dit-il.Le chef de l’Action démocratique a également insisté sur le fait que l’avant-projet de loi sur la souveraineté prévoit une période d’un an avant la proclamation de la souveraineté, afin de pouvoir négocier avec le Canada anglais.Jean Charest en voiture! Il compare les tenants du OUI à des vendeurs d’automobiles PRESSE CANADIENNE \ Aune semaine de l’échéance référendaire et entouré de députés et de sénateurs, le chef conservateur Jean Charest a mis en garde, hier, quelque 400 Québécois d’origine arménienne et 800 de la communauté arabe contre le chant des sirènes des tenants du camp du OUI.«Au cours des prochains jours, ils vont monter le volume de leur discours pour mieux cacher la réalité», a lancé M.Charest en comparant les ténors du camp souverainiste à des vendeurs d’automobiles.«Ils refuseront de dire combien coûte le véhicule, de préciser la force du moteur et la durée de la garantie.On vous dira que vous n’avez qu’à signer et qu’on verra après.«Si vous voulez essayer le véhicule, dès que vous mettrez la clef dans le démarreur et partirez le moteur, vous ne pourrez plus changer d’idée», a averti M.Charest M.Charest s’attend à ce que les tenants du OUI «montent le volume et fassent des discours plus longs, plus grands et plus forts».Il a invité ses auditeurs à rester collés à la réalité pour ne pas mettre en péril leurs pensions, leurs fonds de pension, leurs économies et pour éviter de voir grimper les taux hypothécaires.Il a en outre soutenu qu’en cas de victoire du OUI, la liberté pour les Québécois de circuler et de travailler à leur guise au Canada sera entravée.Même si le Comité national arménien au Canada, qui représente quelque 70 000 personnes, a donné son appui au camp du NON, l’accueil réservé à M.Charest par les 400 Québécois d’origine arménienne réunis à Cartierville a été chaleureux et poli, tandis que celui de la communauté arabe de Saint-Laurent a été très enthousiaste.M.Charest était entouré des sénateurs Thérèse Lavoie-Roux et Pierre De Bané, des députés à l’Assemblée nationale Fatima Houda-Pe-pin, Yvan Bordeleau, Norman Cherry et Yvon Charbonneau ainsi que de la députée fédérale Shirley Malieux.loto-québec GAGNANTS 40 45 Numéro complémentaire: 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 9 242 15 833 302 I74 2 790 860,20 $ 93 028,60 $ 2 767,80 $ 81,10 $ 10,00 S Ventes totales: T9 118 801,00 $ Prochain gros lot (approx.): 5 400 000,00 $ Prochain tirage 95-10-25 GAGNANTS SELECT 12 18 33 36 Numéro complémentaire: 6 MISE-TÔT 20 34 35 41 GAGNANTS LOTS 34 1470,60$ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 2 50 1572 20 718 1 000 000,00 $ 6 987,70 $ 186,30 $ 27,60 $ 5,00 $ Ventes totales: 643 483,00 $ Gros lot à chaque tirage: 1 000 000,00 $ Egtra NUMÉROS 158642 58642 8642 642 42 2 LOTS 100 000 $ I 000 $ 250 $ 50 $ 10$ ?$ Super 7 NUMEROS 142865 LOTS 100 000$ I 000 $ 250 $ 50$ 10 $ 2$ 2 11 22 23 33 45 46 i T | Numéro complémentaire: 40 GAGNANTS LOTS.7/7 0 7 000 000,00 $ 6/7+ 1 105 267,90 $ 6/7 28 3 289,60 $ ; 5/7 2 075 158,50 $ 4/7 45 100 10,00 $ 3/7+ 40 301 10,00$-.3/7 380 097 partie, gratuite Ventes totales 5 582 102,00 $ -N Prochain gros lot (approx ) 8 000 000,00 $ : \ Prochain tirage: 95-10-27 TVA, le réseau des tirages Les modalités d'encaissement des billets .gagnants paraissent au verso des billets.; ; En cas de dispanté entre cette liste et la liste • officielle, cette dernière a priorité.; t ; : t A4 1.E P K V (M » .1.K L V fl ( » i ‘i 3 O c T « H IL E 1 1» » 5 » 1 y BS Ai M n JA] U 1 n N RS ?Trois hommes et un scrutin Fernand Dumont, Jean Larose et Charles Taylor discutent des enjeux référendaires STÉPHANE BAI LEARG EON LE DEVOIR Trois intellectuels majeurs du Québec, Fernand Dumont, Jean Larose et Charles Taylor, se sont entendus hier pour reconnaître que le nationalisme québécois, de moins en moins sectaire et ethnique, était une manière de s’opposer politiquement à la mondialisation des échanges et à la vague de fonds néolibérale qui déferle actuellement sur les sociétés occidentales.M.Taylor a par contre affirmé qu’un Canada uni et réformé, pour tenir compte des aspirations traditionnelles du Québec, offrait davantage de moyens pour faire face aux mutations en cours, à l’échelle mondiale.Les trois universitaires participaient hier à un débat diffusé sur le réseau FM de Radio-Canada dans le cadre de l'émission Le quatrième dimanche, animée par le professeur Georges Leroux, de l’UQAM.Le chroniqueur Antoine Robitaille, du Devoir, et Jean-François Nadeau, directeur du journal étudiant Le Quartier libre, ont également pris part aux discussions lancées à midi dix.«Je crois que nous sommes tous d’accord pour rejeter (l’idée] que le nationalisme québécois est artificiel et refermé sur lui même», a résumé le philosophe Charles Taylor, de McGill, qui va voter NON.«Nous sommes aussi tous d’accord pour dire que nous avons une évolution à faire, qui est déjà en route, entre le nationalisme très ethnique et un nationalisme politique, celui des citoyens.Mais comment réaliser cette transition?Certains disent qu’il faut déclarer l’indépendance pour accélérer le mouvement.Moi, je crois au contraire que le discours indépendantiste est centré sur un projet essentiellement senti par et centré sur les Québécois de souche.» Les autres participants au débat, qui vont tous voter OUI le 30 octobre, ont critiqué cette lecture et affirmé que le nationalisme était au contraire une façon d’affirmer la particularité québécoise dans un monde qui tend de plus en plus à aplanir et à nier les identités.«La souveraineté pour moi, c’est la création d’une communauté politique, une communauté de citoyens qui se reconnaissent comme tels tout en gardant leur référence nationale», a dit Fernand Dumont.Le sociologue de l’université Laval a ajouté qu’il s’agissait d’un moyen de résistance au néolibéralisme et que cette question fondamentale à ses yeux était malheureusement absente de la campagne référendaire en cours.Jean Larose, l’auteur de 1m Souveraineté rampante, qui défend des idéaux élevés de culture et demeure un indépendantiste très critique, s’est fait le plus pessimiste sur ce point.«Pour moi, le référendum est comme une dernière chance, a dit le professeur de l’Université de Montréal.Tout indique que ce sera le dernier.On est tous partisans de l’ouverture, pour un nous ouvert.Mais il faut s’ouvrir à partir d’une position.Et je pense qu’au-jourd’hui, un des obstacles principaux de l’indépendance du Québec, au-delà de l’histoire canadienne, c’est cette histoire de la mondialisation, qui au fond entache d’un çaractère affreusement négatif, toute idée de fermeture.A la limite la résistance au viol culturel est mal vue.» M.Larose a conclu que dans un Québec indépendant, comme dans le Canada au lendemain du NON, les collectivités feront face au même problème de politique et de souveraineté nationale.«Il n’y a plus de limite à la puissance du capital, a-t-il déclaré.Et il y en aura de moins en moins parce que le capital a réussi à convaincre tout le monde que toute résistance au libéralisme était passéiste.» L A N G IJ K ?Résidant, résident, vous dites?c (> I.I- O Q U I- S ?Le bateau ivre, revu par André Ouellet Québec (PC) — À son tour, le ministre canadien des Affaires étrangères André Ouellet laisse entendre que le Québec serait trop petit pour percer sur les marchés mondiaux et assurer sa pros|>érité économique.Invité du comité du NON dans la ciitonscription de Vanicr, M.Ouellet a comparé hier le Canada à un «beau et gros paquebot» qui permet au Québec d’affronter une époque marquée par l’ouverture des marchés.«La vague est forte, les courants sopt difficiles.Nous savons qu’il y a beaucoup de Québécois aux commandes.fi y a un Québécois comme premier ministre, Jean Chrétien, un autre comme ministre des Finances, Paul Martin», a-t-il lancé en substance à,quelque 300 partisans.«Nos trois “séparatwits" (Lucien Bouchard, Jacques Parizeau et Mario Dumont] nous demandent de débar-uer du paquebot et d’embarquer ans une petite chaloupe.On ne sait même pas qui mène les rameurs., «Ne nous trompons pas.C’est l’union qui fait la force.Notre économie repose sur la possibilité de faire des affaires ailleurs», a-t-il déclaré dans une sortie rappelant celle du p.-d.g.de Bombardier, Laurent Beaudoin.Ce dernier avait estimé au début d/e la campagne référendaire qu’un Québec souverain n’aurait pas la taille suffisante pour soutenir de grandes entreprises, comme la sienne.Il avait apssi évoqué la possibilité de déménager Bombardier si l’indépendance posait trop de problèmes.Selon le ministre Ouellet, les entreprises peuvent réussir à émerger au Québec.Il est cependant «fondamental» de s’imposer sur les marchés internationaux pour maintenir la croissance économique, a-t-il laissé entendre., M.Ouellet a aussi réitéré l’argument d’un système de péréquation qui profite davantage au Québec et qqi coûte de l’argent à l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique.«Un beau chèque directement remis à jean Campeau [le ministre québécois des Finances].On ne sait pas ce qu’il en fait Mais il le reçoit sans dire merci.» Le ministre canadien s’en est aussi pris aux thèses souverainistes réclamant un OUI pour assurer la défense de la langue.Selon lui, elle n’a «jamais été aussi prospère.Mme [Lise] Bissonnette [rédactrice en chef du quotidien montréalais Le Devoir] fait partie du Canada et cela ne l’empêche pas de faire des romans et de les Epdre au Canada, a-t-il lancé pour jstrer son point de vue, Elle n’en a pas beaucoup vendu aux Etats-Unis»., M.Ouellet n’a pas voulu rencontrer les représentants des médias pour s’expliquer davantage, prétextant un emploi du temps trop chargé.PIERRE BEAUDRY J 9 ai bien envie de me répéter et de rappeler que les vrais anglicismes ne sont pas les emprunts consacrés par l’usage français mais au contraire les mots français déformés par confusion avec leurs «cousins» anglais.J’en ai tellement envie que je ne puis m’empêcher de donner deux exemples tristement populaires: l’emploi qui se fait chez nous des mots «résidant» et «résident», et qui n’a rien de français.Sauf en tant que participe présent, le mot résidant est rarement utilisé dans les autres pays francophones, étant donné les limites de sa portée.Il ne sert en effet qu’à signaler qu’on parle d’une personne dont la résidence en un endroit donné est reliée à l’exercice de ses fonctions.C’est ainsi que le membre résidant d’une académie est celui qui réside dans les locaux de cette dernière, et que le fonctionnaire résidant est celui qui réside là où il travaille.Les faux résidants de nos villes, de nos rues et même de nos grands immeubles en sont tout simplement les habitants.On peut aussi parler des occupants des immeubles de petite taille et des maisons.Quant à l’emploi que font du mot résident non seulement nos lois mais aussi les règlements de nos douanes — et même les traductions «françaises» des avertissements que nous servent nos voisins du sud dans nos aéroports — rien n’est aussi contradictoire: ce mot désigne «une personne établie dans un autre pays que son pays d’origine» (Robert).On est donc loin de la réalité puisque nos résidents sont tout simplement des personnes domiciliées dans notre pays ou ÿ ayant leur domicile.Rêvons un peu, chers lecteurs: un jour on parlera français au Québec, et peut-être même — qui sait?— au Canada.Santé Canada craint d’autres cas de sang contaminé Ottawa (PC) — La Croix-Rouge a demandé samedi à tous les hôpitaux canadiens de retirer certains produits sanguins qui auraient pu être contaminés par un don de sang fait par des parents d’un Torontois décédé récemment de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.«Il s’agit d’une mesure qui nous a été demandée par Santé Canada», a déclaré Antoine Normand, directeur des affaires publiques de la Croix-Rouge.La Croix-Rouge précise que le retrait des produits sanguins est purement préventif puisqu’il n’y a aucune preuve que la maladie de Creutzfeldt-Jakob, qui attaque le cerveau, soit transmissible par le sang.L’organisme considère toutefois à risques les victimes de cette maladie et les gens de leur famille.Au mois de juillet dernier, il en avait coûté 15 millions à la Croix-Rouge pour importer des produits sanguins après qu’elle eut appris qu’une victime de la maladie de Creutzfeldt-Jakob avait donné du sang.ASSOCIATION CANADIENNE D'ERGONOMIE «Optimiser la conception des systèmes de production», h>ews Québec, 23 au 25 octobre, Geneviève Baril-Gingras: (418) 523-7780 L’ergonomie s’intéresse à l’efficacité de l’entreprise en ceci qu’elle vise l’amélioration des situations de travail afin de les rendre à la fois plus sécuritaires et plus performantes.Ce colloque cherchera donc à faire le point sur la pratique de l’ergonomie au pays: de la conception d’outils, de systèmes, de postes ou de bâtiments, à la transformation des situations de travail.ASSOCIATION NATIONALE DES ÉDITEURS DE LIVRES (ANEL) «Choix et achat de papier: de la fabrication à la connaissance des produits et des marchés», 24 octobre Sophie Baillargeon: 273-8130 Vous devez faire face au problème du choix et de l’achat des papiers?Vous souhaitez mieux connaître l’industrie papetière et les perspectives d’évolution des marchés, tant nationaux qu’internationaux?Des spécialistes sont ici réunis pour vous.Ouverts aux personnes extérieures à l’association.L'ESTRIE ET L’INFOROUTE : POUR UN VIRAGE SANS DÉRAPAGE Motel La Réserve de Sherbrooke, 25 octobre, Joanne Dutil: (819) 346-0101 Organisée conjointement par le Centre populaire de documentation de l’Estrie, l’Association coopérative d’économie familiale et la Ligue des droits et libertés, la rencontre a pour objectif de sensibiliser les participants aux enjeux économiques, sociaux et culturels de l’inforoute dans la région.CONSEIL D'ORIENTATION ET DE COORDINATION DE RECHERCHE SUR LA FAMILLE AU QUÉBEC «Comprendre la famille», UQTR, Trois-Rivières, 25 au 27 octobre, Gilles Barbeau: (819) 373-3300 Le conseil souhaite ici favoriser le développement de moyens de communication entre les chercheurs, les organismes communautaires et les organismes subventionnaires.Plus que des ateliers et des conférences, il propose aux congressistes un salon et des lieux de rencontres associatives, et aux étudiants chercheurs, des bourses d’études.SESSION D'ÉTUDES DE L'ADM (ASSOCIATION POUR LE DÉVELOPPEMENT DE IA MESURE ET DE L'ÉVALUATION EN ÉDUCATION) «Enjeux des pratiques évaluatives», Centre des congrès de Laval, 25 au 28 octobre, Réjean Auger: 987-4668 Vous êtes responsable de projets éducatifs, conseiller pédagogique de matière ou conseiller en mesure et évaluation?La définition d’exigences minimales, la démarche d’un projet d’évaluation, l’évaluation des compétences, la diffusion des résultats d’évaluation pédagogique, les rôles des spécialistes en évaluation vous laissent perplexes?Alors ce colloque vous concerne.ASSOCIATION CANADIENNE SUR LA QUALITÉ DE L'EAU «Écotoxicologie, pollution et traite- , ment», Hôtel Gemain-des-Prés à Sainte-Foy, 27 octobre, Peter Rasmussen: (418) 654-2570 Sous l’impulsion de l’INRS-Kau, une rencontre d’une journée autour de l’eau, traitée sous des aspects très variés: neiges usées, résidus aqueux des bois traités, impact des boues d’usine sur la végétation, exportation d’herbicides par le ruissellement et bien d’autres encore.MOUVEMENT D'ÉDUCATION POPULAIRE ET D'ACTION COMMUNAUTAIRE AU QUÉBEC «L’éducation populaire autonome: une nécessité pour l’avancement de la justice sociale», Collège Saint-Au- , gustin de Cap-Rouge, 27 et 28 octobre, Johanne Despatie: 843-3236 Désengagement de l’Etat, régiona-: lisation, multiplication des regroupements, liens avec d’autres mouvements, gestion des pauvres par les groupes: le programme a des odeurs de combats à mener.Féminisme, démocratie, apolitisme: choisissez votre prisme.Y a de la couleur dans l’air.ORDRE DES INFIRMIÈRES ET INFIRMIERS DU QUÉBEC«L'ENGAGEMENT PROFESSIONNEL: L'ART DE SOIGNER DANS LA COMPLEXITÉ» 30 et 31 octobre, Annie Danten: 935-2501 Configuration du réseau, révision du système professionnel, émergence de nouveaux rôles: le congrès cherchera à jeter un regard prospectif sur l’avenir de la profession.De nombreux ateliers thématiques ainsi que des activités de formation continue constituent l’essentiel des présentations.On y traitera, entre autres d’asthme, d’approche milieu, de jugement professionnel, d’éthique, de soins à domicile .; et de la clientèle gériatrique DIACHRONIC GENERATIVE SYNTAX CONFERENCE UQAM, 31 octobre au 2 novembre Monique Lemieux: 987-8256 Il s’agit d’une première nord-américaine, celle de réunir des spécialistes de langues anciennes, préoccupés de linguistique historique ou de grammaire comparative.Une occasion unique de rencontre.pour initiés seu- • lemenL Isabelle Cantin Vous pouvez joindre l’auteure de cette chronique par Internet, à l’adresse: iquentin@sim.qc.ca cabrier.es et professions m Université de Montréal k : Professeure ou professeur en informatique Le Département d’informatique et de recherche opérationnelle recherche une professeure ou un professeur adjoint en informatique dont le domaine d’expertise est l’un des suivants- systèmes informatiques distribués et algorithmes répartis tournés vers des applications telles la gestion des réseaux, les systèmes d’exploitation répartis, les systèmes multimédia répartis, les protocoles pour réseaux à haut débit ou la communication mobile.Fonctions Enseignement aux trois cycles; recherche; encadrement d’étudiants aux cycles supérieurs.Exigences Doctorat en informatique ou dans un domaine connexe.Traitement Selon la convention collective.Date d'entrée en fonction .Le 1er août 1996.: ; f » t i slii.: Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitæ, les noms de trois répondants et au maximum trois tirés à part, au plus tard le 15 décembre 1995, à : M.Guy Lapalme, directeur Département d’informatique et de recherche opérationnelle Université de Montréal C.P.6128, succursale Centre-ville Montréal (Québec), H3C 3J7 Tél.: (514) 343-7090 Télécopieur : (514) 343-5834 e-mail : lapalmy8iro.umontreal.ca • Conformément lux exigences prescrites en mitiére d'immigration lu Canada.cette annonce s'adresse aux citoyens canadiens et aux résidents permanents L Université souscrit i un programme d'accès i légalité en emploi pour les femmes 1000) Université de Montréal Professeure ou professeur en relations industrielles L’École de relations industrielles de la Faculté des arts et des sciences recherche une professeure ou un professeur, au rang d’adjoint ou nouvellement agrégé, en relations industrielles avec spécialisation en économie du travail.Fonctions Participation à l’enseignement, à la recherche et à l’encadrement d’étudiants de baccalauréat et de cycles supérieurs.Exigences Doctorat en relations industrielles (orientation économie du travail) ou dans une discipline connexe.Les candidats en rédaction de thèse (Ph.D.) en 1996-1997 pourraient être considérés (une lettre du directeur de thèse doit accompagner leur demande).La connaissance de la langue française est essentielle.Traitement Selon la convention collective.Date d’entrée en fonction Le 1er août 1996.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitæ, au plus tard le 15 décembre 1995, à : M.Gilles Trudeau, directeur École de relations industrielles Université de Montréal C.P.6128, succursale Centre-ville Montréal (Québec), H3C 3J7 Téléphone:(514) 343-6628 Conformément aux exigences prescrites en matière d'immigration au Canada, cette annonce s'adresse aux citoyens canadiens et aux résidents permanents L 'Université souscrit i un programme d 'accès i l égalité en emploi pour les femmes.(063T, BOISVERT, MIZOGUCHI & ASSOCIÉS Firme conseil en stratégie marketing CHARGÉ® DE PROJET Le candidat aura comme tâche principale la rédaction d’offres de services et des stratégies proposées.Il aura aussi à effectuer certaines recherches.Qualifications minimales requises: MBA avec majeure en marketing; excellent français écrit; expérience de 5 ans en gestion et consultation; expérience des logiciels Word et Excel; bilinguisme; capacité de rédaction en anglais, un atout.Rémunération selon les qualifications et l’expérience.Votre C.V.doit être reçu au plus tard le 23 octobre à 15 h.Prière de ne pas téléphoner.Boisvert, Mizoguchi & Associés, Direction des ressources humaines 1250, rue Guy, #900, Montréal (Québec) H3H 2T4 ACOUSTIQUE M J M CONSEILLERS EN ACOUSTIQUE INC.est à la recherche d'un rofessionnel diplômé en architecture, en physique ou en génie.Notre ureau oeuvre principalement dans les domaines du bâtiment et de l'environnement.Pour postuler, faites parvenir un résumé de vos compétences et de vos intérêts accompagné d'un relevé de notes et d'une lettre MANUSCRITE à M.Michel Morin, architecte, à l'adresse suivante: Afin MJM CONSEILLERS EN ACOUSTIQUE INC.MJM ACOUSTICAL CONSULTANTS INC.6555 Côte des Neiges Bureau No 440 Montréal, Québec H3S2A6 Ipifl .! S*»»#»g* illli ' f INFORMATIQUE La Gestion Proben Lite, un cabinet conseil solidement établi à Montréal, propose une gamme étendue de services informatiques à ses clients.Nous offrons des opportunités d'évolution aux informaticiens détenant une bonne expérience avec l'une des techniques mentionnées.Les candidats intéressés sont invités à faire parvenir leur curriculum vita; à l'adresse mentionnée, ou à prendre contact avec Laurent Benattar ou Michel Moquin.Analystes-programmeurs e^> MVS/TSO/JCL CICS/COBOL/VSAM ADABAS-NATURAL IDEAL-DATACOM IMS/DB/DC 1DMS SAS DB2 cj> UNIX ORACLE UNIFACE c£> Micro ordinateurs OS/2 avec C++ Windows avec IMPROMPTU La Gestion Proben Ltée 2075, rue University Bureau 1610 EDITEURS Une maison d’édition de renom est à la recherche d’éditeurs possédant au moins trois années d’expérience dans les domaines de l’administration, des sciences humaines et des sciences pures, tant au niveau collégial qu’universitaire.Les candidats doivent être dynamiques, autonomes et bilingues.Ils savent réaliser des études de marché et sont disposés à effectuer de fréquents déplacements.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae avant le 26 octobre à: Le Devoir, réf.: 1553 2050 rue De Bleury, 9e étage Montreal (Québec) H3A 3M9 Seuls les candidats satisfaisant aux exigences décrites ci-haut recevront un accusé de réception.f—Montréal (Québec) H3A 2L1 (514) 288-7161 Télécopieur : (514) 843-4095 Missions en Afrique pour les professionnels dans les disciplines suivantes: • Informatisation (mission de trois mois répartie en deux périodes) • Bibliothéconomie ftt documentation (6 mois, fractionnés) • Sciences de l’éducation (plusieurs postes, entre 2 mois et 2 ans) • Fabrication de matériel didactioit; (24 mois, fractionnés) Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae, en indiquant leurs espérances salariales, à: SOTRKXCO luiernallouai 425.(’.haussée de Bruxelles B-1410 WATERLOO.BELGIQUE Sous souscrivons ou principe tic l'equile en matière d'emploi. I.K l> K V O I It , I.K I.r X DI 2 A 0 (’ T 0 B K K I H II .1 ?TÜ~I)EV()IR ?- LE MOND A i) E N B R E F ?LES SOCIAUX-DÉMOCRATES ALLEMANDS RECULENT Berlin (AFP) — Ix-s Verts et les communistes rénovés du PDS ont été les grands gagnants des élections régionales de Berlin hier en enregistrant une forte progression de cinq points chacun au détriment principalement du Parti social-démocrate (SPD), selon une première estimation diffusée 15 minutes après la clôture du scrutin.Les Verts et les communistes remportent respectivement 14,1 et 13,9% des voix contre 9,4 et 9,2 % lors du précédent scrutin de 1990, selon un sondage de l’institut INFAS réalisé à la sortie des urnes.L’Union chrétienne-démocrate du chancelier Helmut Kohl, qui dirigeait le gouvernement sortant, arrive largement en tête avec 37,2 % des voix mais perd plus de trois points par rapport au dernier scrutin.Le SPD, principale force d’opposition à M.Kohl, perd plus de quatre points à 25,9 %, son plus mauvais score à Berlin depuis 1945.Le SPD, en pleine crise, confirme ainsi les mauvais résultats observés dans les sondages au niveau national ces dernières semaines.DINI EN DANGER Rome (AFP) — Une semaine difficile et risquée se prépare pour le gouvernement de Lamberto Dini, qui fera l’objet d’une motion de censure à la Chambre des députés où il dispose d’une étroite majorité et où beaucoup dépendra de l’attitude des communistes de «Refondation Communiste».Pour la première fois depuis son entrée en fonction en janvier, le gouvernement Dini se trouve en danger, même si une majorité d’observateurs politiques estiment qu’il s’en sortira in extremis mais affaibli.Aujourd’hui, la présidente de la Chambre, Irene Pivetti, doit arrêter la date de la discussion de la motion de censure présentée vendredi par le «Pôle de la liberté», l’alliance de droite dirigée par l’ancien président du Conseil Silvio Berlusconi.Dans les milieux parlementaires, on parle de mercredi ou jeudi.M.Dini, un ancien banquier conservateur qui se déclare apolitique, est soutenu au parlement par les forces de centre-gauche (ex-communistes, exdémocrates-chrétiens, Ligue du nord).UNE FEMME A LA VICE-PRÉSIDENCE DU NICARAGUA Managua — (AFP) Une femme de 45 ans, Julia Mena, a été désignée hier à la vice-présidence de la république par le parlement du Nicaragua, où une autre femme, Violeta Chamorro, assume la présidence depuis 1990.Soutenue par les députés du Front sandiniste et de l’Union démocrate chrétienne, Mme Mena a été choisie pour remplacer Virgilio Godoy, qui avait renoncé jeudi à sa charge afin de se préparer aux élections présidentielles prévues en octobre 1996.OTAGES LOCALISES Lsrinagar ,Inde, (Reuter) — Le gouvernement indien a localisé les quatre Occidentaux retenus en otages au Cachemire par des rebelles du mouvement musulman al-Faran depuis plus de trois mois, a-t-on appris hier de source autorisée.«Nous savons où ils sont», a déclaré cette source à Reuter à Srinagar, capitale d’été de la province troublée de Jammu et Cachemire.«Ils sont vivants et en sécurité.» Mais les autorités indiennes ont exclu toute tentative de récupération «musclée».Selon une source gouvernementale, les quatre otages seraient dans le district d’Anantnag, au sud de Srinagar.UNE AUTO POUR UN BOUDDHA Pékin (AFP) — Le gouvernement chinois, qui cherche par tous les moyens à contrôler la turbulente région du Tibet, a offert une voiture de luxe à un bouddha vivant de 12 ans.Garamaba Ogyain Cliilai, 17e bouddha vivant, s’est vu remettre une rutilante Toyota (modèle 4500) à l’occasion du 30 anniversaire de la fondation de la Région autonome du Tibet, le mois dernier, a indiqué l’hebdomadaire anglophone Beijing Review, photos à l’appui.«Ce cadeau a pour but d’inspirer les sermons du jeune bouddha» a écrit le magazine dans sa dernière édition reçue dimanche, précisant que le garçon est la première personne en Chine à recevoir une telle voiture de la part du gouvernement.Le journal n’a pas indiqué qui utilisera l’automobile avant que le bouddha ne passe son permis de conduire.Une trêve qui tient le coup m A * \ PHOTO REUTER CES HABITANTES de Sarajevo profitaient hier du soleil de l'automne et surtout d'une paix qui chaque jour marque des points.Les canons sont restés silencieux dans l’ensemble de la Bosnie, au 10' jour du cessez-le-feu.«Calme, calme, calme», a martelé Miryam Sochaki, porte-parole des Nations unies, à propos de la situation militaire.«Aucune activité particulière à signaler dans le nord-ouest», a-t-elle ajouté.L’armée serbe bosniaque a confirmé dans un communiqué que ce cessez-le-feu, le 37' depuis le début de la guerre de Bosnie en avril 1992, tenait bon, et qu’aucun combat n’avait été signalé.Succession de Willy Claes Jeu de massacre à l’OTAN Bruxelles (AFP) — Le jeu de massacre a commencé entre les pays membres de l’OTAN avec l’annonce des premières candidatures à la succession du Belge Willy Claes, aucune ne faisant d’emblée l’unanimité.Le consensus ne sera pas facile et le successeur de M.Claes risque d’être un candidat «par défaut» en l’absence d’une personnalité incontestable, estime-t-on au sein de l’Alliance.Le passé du successeur de M.Claes devra être vierge de tout soupçon afin d’éviter que ne se renouvelle la tragi-comédie que vient de vivre l’Alliance, ajoute-t-on.M.Claes a été contraint de démissionner après avoir été mis en accusation pour faits de corruption dans deux scandales politico-financiers belges.Deux hommes sont pour l’instant en lice: l’ancien ministre des Affaires étrangères danois Uffe Ellemann-Jen-sen et l’ancien premier ministre néerlandais Ruud Lubbers.Le Danois est actuellement le seul candidat officiel.La France, irritée par l’hostilité du Danemark à sa campagne d’essais nucléaires, risque de lui opposer son véto, ont souligné plusieurs diplomates de l’Alliance.L’annonce de sa candidature au moment où M.Claes officialisait vendredi sa démission a d’autre paît choqué.«C’est indécent», a commenté l’un d’eux.Le Danemark n’est en outre qu’observateur à l’Union de l’Europe occidentale (UEO), le futur bras armé de l’UE, ce qui constitue un handicap au moment ou est discutée la création d’une défense commune européenne dans le cadre de l’OTAN.Plus prudent, M.Lubbers ne s’est pas encore déclaré, son pays préférant sonder ses partenaires avant de s’engager.M.Lubbers s’est en effet aliéné le chancelier allemand Helmut Kohl par des déclaration hostiles à l’unification allemande.Difficultés A peine évoquée, la candidature d’un autre Néerlandais, l’ancien ministre des Affaires étrangères et actuel commissaire européen chargé des relations avec les pays de l’Est, Hans Van den Broek, a été aussitôt écartée.La Haye a estimé qu’il aurait des difficultés à remplacer M.Van den Broek par un autre Néerlandais au poste stratégique qu’il occupe actuellement à Bruxelles.Lancée par la presse, l’éventuelle candidature de l’actuel Premier ministre norvégien, Gro Harlem Brundtland, fait doucement sourire à l’Otan.«Comment voulez-vous qu’elle fasse entendre raison au général américain George Joulwan, commandant suprême des forces alliées en Europe», ironisent certains diplomates.Danois et Néerlandais ont entrepris de consulter ce weekend leurs partenaires à New York, en marge des festivités du 50e anniversaire de l’ONU.«Aucun pays ne s’est encore décidé pour un candidat définitif», a reconnu le chef de la diplomatie danoise Niels Helveg Petersen.M.Kohl a déclaré n’avoir «aucune idée déterminée» sur le possible successeur de M.Claes.Le processus de succession sera officiellement engagé à partir d’aujourd’hui.«On va procéder par élimination», explique un diplomate.Les Etats-Unis ne peuvent prétendre à ce poste puisqu’ils détiennent les commandements militaires, mais ils vont jouer un rôle important dans le choix d’un candidat qui doit être Européen.Le Canada est hors-jeu pour cette raison.La Grèce et la Turquie, frères ennemis, s’éliminent d’eux-mêmes.La France et l’Espagne ne font pas partie de la structure militaire intégrée.L’Allemagne a détenu le poste il y a trop peu de temps avec Manfred Woemer, qui a été le prédécesseur il y a un an de M.Claes, et la Belgique en peut aujourd’hui qu’adopter un profil bas.L’Islande n’a pas d’armée, le Portugal détient la présidence de l’UEO avec José Cutileiro et le Luxembourg celle de la Commission européenne avec Jacques Santer.Restent l’Italie, qui a déjà le poste de secrétaire-adjoint de l’OTAN et où les candidats sont plutôt rares, et le Royaume-Uni.Une candidature de l’ancien secrétaire au Foreign Office Douglas Hurd est appelée par plusieurs pays membres.Mais l’interessé semble plus intéressé par les avantages que lui offre le secteur privé dans son pays et fait la sourde oreille.Dans ces conditions, le 9" secrétaire général de l’Alliance ne peut être qu’un candidat par défaut, ce qui ne satisfairait personne.Sauf si l’un des 16 membres sort soudainement de son chapeau une personnalité européenne à laquelle personne n’avait pensé jusqu’à présent Faible participation au scrutin ivoirien Abidjan (AFP) — La participation devrait être faible au scrutin présidentiel d’hier en Côte d’ivoire marqué par des incidents qui ont fait au moins deux morts et dont le vainqueur sans surprise sera le président sortant, M.Henri Konan Bédié.L’opposition avait demandé à ses militants d’empêcher le bon déroulement de l’élection et plusieurs affrontements ont opposé des groupes d’opposants tant aux forces de l’ordre qu’aux partisans du chef de l’État et du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI au pouvoir depuis l’indépendance).Deux personnes ont été tuées à Mbengue, dans la région de Fer-késsedougou proche de la frontière du Burkina Faso lorsque des militants de l’opposition ont attaqué un bureau de vote.Trois personnes ont été blessées, dont l’une grièvement lors du même incident, a-t-on appris de très bonne source.Selon l’opposition, une personne a également été tuée à Soukala, près de Dabakala (350 km au nord d’Abidjan) lors de heurts entre partisans et adversaires du président Bédié.La participation semble avoir été L’opposition avait demandé à ses militants d’empêcher le bon déroulement de l’élection très faible — en l’absence de tout chiffre officiel — dans de nombreuses régions du pays.Ainsi dans le nord, à Odienné (610 km au nord d’Abidjan) où la plus grande partie du matériel électoral a été détruite par les opposants.De même, dans le centre-ouest, où des barrages d’arbres abattus isolent depuis trois jours plusieurs villes, les populations de Gagnoa, Gui-beroua, Lakota, Guéyo et Ouragahio n’oqt pu voter normalement.A Gagnoa, seuls quelques centaines d’électeurs ont pu, sous protection de l’armée, se rendre à la préfecture pour y voter sous les jets de pierre de l’opposition.Dans les faubourgs populaires d’Abidjan, la participation était très faible, moins de 30 % des inscrits.La journée avait commencé sous le signe de la peur.Tous les commerces étaient fermés, y compris les petites échoppes habituellement ouvertes le dimanche et nombre de fenêtres étaient recouvertes de contre-plaqué par crainte des casseurs.Les opérations de vote n’ont commencé que très tard, la plupart des bureaux n’ayant pas encore reçu le materiel nécessaire: urnes dont une paroi doit être transpa- rente, bulletins de vote bleus pour Francis Wodié, blancs pour Henri Konan Bédié, listes d’émargement, encre indélébile.Un imposant dispositif de sécurité s’apprêtait à convoyer les urnes, alors que les opposants ont essayé en plusieurs endroits de les casser et d’en empêcher la centralisation comme l’ont constaté les journalistes à Yopougon, dans un quartier populaire d’Abidjan.Inquiètes de ces attaques et craignant des difficultés de comptage, liées notamment à l’absence d’électricité dans certains centres de vote, les autorités avaient décidé de centraliser le dépouillement dans les mairies.Un communiqué du gouvernement diffusé dans l’après-midi avait appelé les forces de l’ordre à «renforcer leur protection des bureaux de vote», et à «repousser et se saisir des émeutiers» et à les «déférer aux autorités compétentes.Samedi soir on avait appris la promotion déguisée du chef d’état-major de l’armée ivoirienne, devenu ministre du service civique «dont les attributions seront précisées ultérieurement par décret».Selon de bonnes sources, le général Robert Gueï avait émis des réserves quant à l’engagement des forces armées dans des opérations de maintien de l’ordre.Portrait de t famille pour les 50 ans de l’ONU «Quel groupe extraordinaire», a lancé le photographe Paul Stdpwqrth en immortalisant l'instant historique qui a réuni hier au siège de rONlJjj à New York, 185 dirigeants du monde entier, dont des ennemis jùnésd Qui aurait pu imaginer ces leaders capables de se retrouver dartiS.îa' même salle (Bill Clinton et Fidel Castro, par exemple) pendant près! d’une demi-heure et d’attendre patiemment, dans une atmosphère bôn enfant, que Skipworth et son équipe prennent la photographie officie}!^ du cinquantième anniversaire des Nations unies?New York (AFP) — Les dirigeants du monde entier, des plus grandes puissances aux plus minuscules principautés, se sont retrouvés dimanche à New York sur les bords de l’East River pour célébrer les 50 ans de l’Organisation des Nations unies et oublier pour un temps les conflits qui les divisent.Une exceptionnelle «photo de famille» a symbolisé l’événement: sagement alignés sur huit rangs, les représentants des 185 pays membres de l’ONU ont attendu, dans une atmosphère bon enfant, qu’un photographe texan choisi pour l'occasion immortalise ce cinquantenaire pour la postérité.Tous les grands dirigeants du monde, ou presque, étaient présents: l’Américain Bill Clinton, le Russe Boris Eltsine, le Palestinien Yasser Arafat, l’Israélien Yitzhak Rabin, le Français Jacques Chirac ou le Chinois Jiang Zemin.Symbole de l’universalité de l’ONU, les «petits» avaient aussi fait le voyage, comme le Régent de Saint Marin Pier Natali-no Mularoni ou le prince Rainier de Monaco.Les cérémonies du cinquantenaire doivent durer jusqu’à demain, jour anniversaire de l’entrée en vigueur, le 24 octobre 1945, de la Charte de San Francisco, qui, au lendemain de la seconde guerre mondiale, créait les Nations unies.Les mesures de sécurité étaient exceptionnelles.L’île de Manhattan était bouclée par les forces de sécurité, les navires des garde-côtes patrouillaient l’East River et, sur la Tre Avenue, où est construit le siège de l’ONU, les gyrophares des voitures de la police new-yorkaises clignotaient à perte de vue.A l’intérieur du «palais de verre» de l’ONU, les orateurs se succédaient.Les cérémonies du cinquantenaire doivent durer jusqu’à demain, jour anniversaire de l’entrée en vigueur, le 24 octobre 1945, de la Charte de San Francisco, qui, au lendemain de la seconde guerre mondiale, créait les’ Nations Unies.Dans son discours inaugural, lç secrétaire général des Nations unies Boutros Boutros-Ghali n’a pas chef-1 ché à dissimuler la grave crise financière de l’QNU.«Les Nations Unies?ne peuvent jouer leur rôle si la' ténJ dance actuelle se poursuit», a lancé’ M.Boutros Ghali en évoquant l'àr-riéré de plus de trois milliards'die* dollars, dû par les Etats memlfréé.-'i * L’un des principaux visés, le pre9T-dent américain Bill Clinton doublé1 pays à lui seul doit un milliard' db' dollars à l’organisation intematiorta-le, a simplement déclaré, dans1 une brève allusion à ce problème, que*tes Nations unies devaient se réfonn'er’étl «faire plus avec moins».‘ : D Dans son discours, M.Clinton fi proposé à la communauté internatio-1 nale cinq initiatives afin de ItiÜtW contre la délinquance intematiohàléj notamment le trafic de drogue et le terrorisme.Son homologue russe BoJ ris Eltsine a lui mis en garde contre'lé danger de «confrontation» que 'susciterait un élargissement de l’OTAN 'M a appelé à un renforcement dû rqfe de l’ONU.Même le chef de l’Étàt çuj bain Fidel Castro, qui lors dé sfeb’ deux précédentes interventions à’ l’ONU avait vivement condamné l’impérialisme, avait hier un ton conciliant, se contentant, au détour d’uhé phrase, de réclamer «un monde sabs’ brutal embargo», allusion à l’embargo’ économique imposé par les Etats-' Unis contre Cuba depuis 33 ans." ' ' ¦ Les cérémonies du cinquanténâiré fournissent l’occasion d’innombrablesi renconfres bilatérales.MM.Clifitôii! et Eltsine doivent se retroüvef àlT’ jourd’hui.Le premier ministre israélien Yitz-i hak Rabin a retrouvé le roi Hussein de Jordanie et, demain, pour là pré-?mière fois depuis la guerre des Mà-J louines, un premier ministre britari-l nique, John Major, doit s’entretenir avec un président argentin, Carlos Menem.MÉTÉO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Mardi Mercredi Jeudi MH MH HH * * Kuujjuarapik 3/0 La Grande IV Chibougamau 5/2 /¦n 9/3 Val d'Or / fi '¦?! VENTEUX BROUILLARD PLUIE AVERSE ORAGE * NEIGE VERGLAS Températures : MAX / MIN 9/0 Blanc Sablon 7/77/ Sept-îl 8/0 ¦ 10/7 îles de la Madeleine 10/4 ¦ Chicoutimi Québec ,14/2 Rivière-du-Loup ” 10/4 r* r 12/5 Trois-Rivières 15/6 f 14/5 ^Sherbrooke * Montréal a Lever 7h21 Coucher 17h56 Aujourd'hui Ce Soir max 14 Aujourd'hui Ce Soir Mercredi 'max 16 Mercredi MH MH HH MH Vous faites de la voile?Météo-Nautique 1-900-451-4199 .la météo à la source ’ 95C/minute ____________ I 0 R I) La réussite au cégep Jean-Robert Sansfaçon La publication, la semaine dernière, du dernier «avis au ministre» du Conseil supérieur de l’éducation concernant les cégeps, ne pouvait mieux tomber.Encore cette semaine, certains syndicats d’enseignants feront grève illégale dans le but de protéger leurs «acquis».À quelques jours du référendum, on ne pourrait mieux faire que de suggérer au gouvernement d’attendre et de lire le document du Conseil avant de reconduire pour trois autres années les vieux contrats de travail du collégial.our rédiger son dernier «avis» intitulé «Des conditions de réussite au collégial», le Conseil supérieur de l’éducation a interrogé plusieurs étudiants et ex-étudiants provenant de 23 collèges publics et privés différents.Ces rencontres ont alimenté la réflexion du Conseil pour la présentation de ces 25 recommandations qui s’adressent aussi bien au ministre qu’aux institutions et aux personnels des collèges.Sans être aussi exhaustif et direct qu’on l’aurait souhaité, sans appeler haut et fort à la révolution culturelle pourtant devenue nécessaire au secteur de l’enseignement général des collèges, le rapport touche tout de même quelques aspects sensibles de la vie collégiale.On y fait d’abord un constat réjouissant: les cégeps sont aujourd’hui plus accessibles et décernent plus de diplômes que par le passé.Mais nous somme encore loin de l’objectif fixé pour l’an 2000 qui ferait passer le pourcentage de diplômés des cégeps de 36 % à 60 % des jeunes Québécois de moins de 25 ans.Un objectif qui implique à la fois une plus grande fréquentation des collèges et un taux de persévérance largement améliorée.Quatre jeunes sur dix entreprennent des études collégiales qu’ils ne finiront jamais.Voilà une raison suffisante pour s’attaquer aux conditions de la réussite.Certaines mesures imposées en vitesse par l’ex-ministre Lucienne Robillard ont été mises en place.On pense, notamment, à la session spéciale d’accueil destinée aux élèves qui arrivent au collège sans trop savoir où s’orienter.Malheureusement, une première analyse révèle qu’en maints endroits on y parle peu d’orientation et qu’on y fait plutôt du rattrapage et de l’enseignement méthodologique.Lors de la consultation, les collégiens ont souvent mentionné qu’il était difficile de faire un choix de carrière définitif dès l’âge de 16 ou 17 ans.D’où la très fâcheuse, et très coûteuse habitude adoptée par un étudiant sur deux qui consiste à changer de programme en cours de route.Plusieurs raisons expliquent que cette fonction d’orientation soit si défaillante au collégial.L’une d’elles tient au fait qu’au cours des dernières années, les compressions budgétaires ont été totalement supportées par les services administratifs, professionnels et de soutien des collèges, la masse salariale et le nombre d’enseignants ayant été épargnés.Un déséquilibre auquel le Conseil recommande de mettre fin en répartissant mieux les compressions rendues nécessaires par la situation budgétaire du gouvernement.„.Le Conseil se dit d’accord avec les étudiants consultés qui identifient comme principale condition de leur réussite le sentiment de s’être donné un projet de vie personnel.Si pour parvenir à un tel état d’esprit on identifie une foule de facteurs tels une bonne orientation, la stimulation familiale ou l’équilibre entre les études et les activités sociales, le Conseil accorde aussi une grande attention à l’environnement institutionnel des collèges-milieu-de-vie.Pour la plupart des jeunes, le passage au cégep marque une transition majeure qui exige des adultes responsables rémunérés par l’Etat un engagement qui va bien au-delà de la prestation de cours.Le Conseil se montre donc particulièrement sévère à l’égard des collèges quand ceux-ci font l’économie d’une large part de leurs responsabilités à l’égard des jeunes.Une observation qui, soit en passant, vaut surtout pour le secteur de l’enseignement général, puisque les étudiants du secteur professionnel sont, quant à eux, plus souvent appelés à étudier en équipe, en atelier, en stage, se retrouvent dans les mêmes locaux et fréquentent les mêmes professeurs pendant leurs trois années d’étude.Le Conseil rappelle aux institutions qu’il leur revient donc d’offrir un environnement favorable à la réussite, y compris à l’extérieur des salles de cours.Quant aux enseignants qui se contenteraient «de donner leurs cours», il les invite à abandonner leur vision strictement «privée» de l’enseignement de leur discipline, à mieux coordonner leurs efforts et à s’engager dans une démarche intégrée, fi leur rappelle du même souffle, non sans mettre des gants blancs, que leur «cadre de travail diffère grandement de celui des autres ordres d’enseignement», qu’ils ont, au secteur préuniversitaire, à «initier» les jeunes sans prétendre en faire des spécialistes ni être contraints par des exigences de recherches comme à l’université.En conséquence, pour faire écho aux remarques des étudiants, il attend d’eux qu’ils ne se contentent pas seulement «de donner leurs cours», mais qu’ils assurent une présence beaucoup plus active auprès des étudiants.Afin d’apporter un début de réponse à ces lacunes graves qui remontent à la création des cégeps publics, le Conseil recommande au ministère d’exiger des futurs enseignants qu’ils aient une formation en pédagogie, et pour certains enseignants en place, qu’ils soient obligés d’acquérir un telle formation.II recommande aussi de repenser «significativement» les conventions collectives pour «prendre en compte l’engagement institutionnel et l’imputabilité du personnel enseignant».Devant de telles propositions qui tiennent du simple bon sens, le ministre de l’Education doit abandonner l’idée de signer avant le référendum des conventions collectives qui ne changeraient rien à l’organisation scolaire dans les collèges.Qu’attend-on pour abolir les fameux «départements» de professeurs et les remplacer par des entités pédagogiques qui comptent vraiment pour les étudiants, leur «programme»?Comment peut-on encore construire des ailes réservées exclusivement à des bureaux d’enseignants, là où bien peu de jeunes oseront pointer le bout du nez, au lieu de regrouper tout le monde par programme, profs et élèves, pour briser l’isolement et favoriser la vie académique, comme cela se fait déjà au secteur professionnel?Le ministre a la responsabilité d’exiger des collèges qu’ils revoient l’environnement scolaire pour en faire un milieu de vie propice à la réussite.Mais il a aussi la responsabilité de fournir aux institutions et à leurs personnels professionnels les moyens de remplir leur mission.La réussite est affaire personnelle, mais aussi d’environnement scolaire i i.lr,.,, ; l î i.Drôle de gymnastique Monsieur Jean-Robert Sansfaçon, votre éditorial du mardi 3 octobre lais-se entendre que le secteur général des cégeps pourrait disparaître parce qu’il coûte trop cher aux contribuables.On pourrait remettre «en cause le secteur de l’enseignement général préuniversitaire des collèges dont le coût par élève est plus élevé qu’au secondaire», affirmez-vous?Je ne connais pas votre gymnastique arithmétique.(.) Le coût moyen de formation par élève au collégial est effectivement plus élevé qu’au secondaire; mais ce coût inclut aussi les dépenses pour les élèves inscrits au secteur technique.Ces coûts sont beaucoup plus élevés qu’au secteur général.Un calcul plus juste montrerait que le coût du secteur préuniversitaire ne dépasse guère celui du secondaire.Supprimer le secteur préuniversitaire pour ajouter une année au secondaire et une année à l’université ne ferait rien économiser aux contribuables.Les coûts de formation à l’université sont beaucoup plus élevés qu’au secondaire.Je suggère au Devoir de faire ces calculs.Vous seriez étonnés du résultat.une facture salée! Donald Pelletier Enseignant de physique, Collège de Valleyfield, 4 octobre 1995 Trop petit pays?Notre pays serait-il trop petit pour survivre?Plus vaste que le Danemark, nous en avons la population.Les ressources naturelles ne manquent pas.Nos universités forment des gens créatifs et compétents.Nos collègues LETTRES -+- s’ouvrent sur les dernières techniques.Proportionnellement nous ne sommes pas plus endettés que le Canada ou que les autres pays industrialisés, et notre chômage n’est pas pire qu’ailleurs.Si nous y voyons avant les compressions draconiennes du fédéral, il nous restera encore l’école accessible pour tous et les soins de santé universels.Nous avons une langue unique en Amérique du Nord et une ouverture incontestable sur les autres cultures.Nous avons comme capitale l’une des plus vieilles villes du continent américain et l’une des plus riches en histoire.La francophonie nous attend les bras ouverts.En fait, ne serait-ce pas le Canada qui serait terriblement petit et pauvre sans le Québec?On comprendrait en admettant cette hypothèse l’acharnement des Canadiens à vouloir nous garder dans leur pays.N’est-il pas enfin venu le temps, ce 30 octobre, de devenir maîtres chez nous, d’officialiser ce que tous savent déjà: que le Québec est une nation, un pays?Jean Saint-Onge Enseignant, Montréal, 12 octobre 1995 À donner des coliques Au cours du référendum actuel, il est de plus en plus question de l’engagement orchestré et organisé des chefs syndicaux à la cause du OUI et cela, sans qu’à peu près personne ne rouspète.Est-ce normal?Pourtant, dans le camp du NON, si les hommes d’affaires se mobilisent, ils sont traités de tous les noms; on les accuse de manquer de respect envers leurs employés au nom d’une démocratie pas mal galvaudée.Eh bien! sachez, messieurs que beaucoup de syndiqués ont des coliques en vous voyant jeter l’anathème sur tous ceux qui ne pensent pas comme vous.Là aussi, la démocratie, la vraie, devrait pourtant jouer; le respect des individus et des groupes ne semble pas peser lourd dans votre vocabulaire.Il est temps que cesse ce viol collectif des consciences et des opinions.Votre attitude est tout simplement méprisante et constitue une manifestation éhontée d’intolérance et de sectarisme face à l’élémentaire droit de parole qui droit primer encore au Québec.Que Dieu nous protège de tels leaders dans un Québec séparé.Adrien Drolet Charlesbourg, 6 octobre 1995 Pour les indécis Comment faire le plein des votes, rallier tous les indécis et atteindre 60 % et plus pour le OUI?C’est simple, en promettant un autre référendum dans 10 ou 15 ans avec la possibilité de revenir dans le Canada si l’expérience n’a pas été concluante.Les indécis ne pourront plus faire autrement que de voter OUI.Comme l’indépendance du Québec selon les trois chefs, Parizeau, Bouchard et Dumont sera inévitablement un success story.Plus personne ne voudra revenir en arrière dans le Canada après avoir goûté au pays du Québec! Ainsi la victoire est assuré haut la main le 30 octobre prochain, sans inquiétude pour l’avenir.la victoire sourit aux audacieux.Georges Raby Ecrivain pour le OUI Montréal, 17 octobre 1995 43% DES JôOEU^S DEVERS 'JEOLEkJT QUVrfEJR U.€ou\ve \Z*i> NJEüLEUrr “RESTER Cé.OU\?E.to'/AtAEKST VAS DEVERS 'b ÛOOEURS SUR 4 UEUlEKJT ÊTRE DIrIgÉS PAR "DEFERS 2,3-% VlEULEkJT
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