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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-10-26, Collections de BAnQ.

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La souveraineté, pour la suite du Québec Un éditorial de Lise Bissoimelte en page A 10 FONDE EN 191 LE DEVOIR Vol.L X X XVI - N o 2 4 !) M (I N r l! É A l.I.E .1 E l' !» l.2 Ii o < T o II II E l 9 9 5 7 5c + T I' S + T V y / T o r onto IS PERSPECTIVES Sénateurs et armes à feu LA actualité référendaire est omniprésente au / Québec.Ia vie politique n’en continue pas moins ailleurs au Canada, notamment à .Ottawa, à la Chambre des communes et au f Sénat.Celui-ci, justement, qui n’en est pas à un détournement près de la volonté populaire, a profité de l'accalmie estivale pour se faire valoir une fois de plus, cette fois en repoussant indûment l’étude et l’adoplion du projet de loi C-68 sur le contrôle des armes à feu.Après des années de débats difficiles et de tergiversations laborieuses — en fait depuis le massacre de Polytechnique, il y a six ans, et la vigoureuse campagne d’une Coalition arc-en-ciel —, les Communes ont finalement adopté en juin dernier une loi prévoyant l'enregistrement graduel de toutes les armes à feu et diverses autres mesures attendues depuis longtemps: interdiction des armes d’assaut et à canon court, contrôle de la vente des munitions, augmentation des pénalités et sanctions.Quoique imparfait à certains égards, le projet gouvernemental a été bien accueilli par les Canadiens, notamment au Québec, où une très large majorité est en faveur des dispositions législatives, d’ailleurs étalées sur plusieurs années.Mais le puissant lobby des armes n’a pas pour autant rendu.les armes.Aidés en cela par des parlementaires furieux, surtout dans l’Ouest, les contestataires ont eu l’astucieuse idée de s’appuyer sur le Sénat, qui doit à son tour disposer du projet du ministre Allan Rock.Pas pressée quand cela fait son affaire — on l’a vue dans le passé faire de l’obstruction systématique à des lois importantes —, la Chambre haute (ainsi qu’elle aime se faire désigner parce que, au-dessus de la mêlée, elle est censée se situer hors de la partisanene et du sectarisme) a décidé de prendre son temps.Tout son temps.Rien de mieux, alors, que de tenir des audiences publiques et de faire entendre à nouveau des personnes et des organismes qui ont déjà eu tout le loisir de faire valoir leurs arguments.On ne veut pas retarder l’adoption de la loi, susurrent les honorables sénateurs, la main sur le cœur, on veut seulement l’améliorer et s’assurer qu’elle ne crée pas d’injustices.Ce sont des conservateurs, jouissant encore d’une courte majorité, qui mènent la charge sénatoriale, avec l’aide précieuse, il est vrai, de quelques libéraux en désaccord avec leur gouvernement.Gilles Lesage ?Jean Charest doit se dissocier de l’obstruction honteuse de «ses» sénateurs La porte leur étant ainsi grande ouverte, les gouvernements des Prairies, en plus des élus du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest, ont mené une vigoureuse offensive contre le projet tant honni par leurs chasseurs, fermiers et autres utilisateurs d’armes à feu.Tout y passe, de la liberté individuelle mise en péril aux coûts prohibitifs de la réforme.Tout à coup, même le chef du Parti réformiste, Preston Manning, trouve quelque utilité au Sénat qu’hier encore il qualifiait d’antidémocratique et d’inutile.Pour ne pas être en reste, le chef du Parti conservateur a aussi fait valoir son opposition au projet libéral.Quand la volonté populaire vous a, à toutes fins utiles, rayé de la carte électorale et que se présente un sujet aussi chaud que celui des armes à feu, il est bien difficile de ne pas s’en, faire du capital politique.C’est ce que Jean Charest fait impunément, dans la foulée des sénateurs nommés par le gouvernement Mulroney dopt il faisait partie.Evidemment, M.Charest n’est pas contre la loi en gestation; il veut seulement qu’elle soit examinée de près, en vue de l’améliorer, bien sûr.Peu lui chaut que tous les arguments, pour et contre, aient été discutés et décortiqués pendant des années.Peu lui chaut que l’absence de contrôles adéquats entraîne des conséquences énormes, chaque jour, en matière d’attentats, de mortalités et de blessures.Trop occupé par la campagne référendaire au Québec, ce n’est pas ici que l’émule de Brian Mulroney a fait valoir son opposition à la loi C-68 mais dans l’Ouest, où les dividendes prévisibles sont certes plus nombreux pour un parti qui tente de renaître de ses cendres.Au lieu d’inviter «ses» sénateurs à faire preuve de bon sens, M.Charest alimente donc leur fronde et leur grogne.Au lieu de leur faire entendre raison,,il reprend leurs arguments spécieux, cent fois rabâchés.A la guerre comme à la guerre: s’il y a moyen d’embêter les libéraux et, du même coup, de reprendre un peu de place cédée aux réformistes, pourquoi ne pas en profiter, n’est-ce pas?Plus le temps passe, plus le projet législatif bat de l’aile.Après l’Ouest, qui s’oppose farouchement à toute contrainte — les gouvernements menacent même de faire appel aux tribunaux —, voilà que l’Ontario de Mike Harris entre à son tour dans la danse macabre.Pendant ce temps, les appuis, hier encore si solides, s’effritent, même au Québec.Il y a quelques jours, les honorables sénateurs ont convenu d’un compromis, en vertu duquel ils mettraient fin le 22 novembre à l’étude de la réforme.Espérons que, cette fois, il n’y aura pas d’autres délais inclus.Autrement, la loi C-68 risque de mourir avec la session en cours à Ottawa, à la fin de l’année.Ce massacre serait un beau gâchis.Avec ses tories attardés, M.Charest en serait responsable à jamais.INDEX MÉTÉO Agenda .BIO Avis publics.B8 Classées.BIO Culture.B12 Économie.B3 Éditorial.A10 Le monde.B6 Mots croisés.BIO Les sports.B9 Montréal Ciel variable le matin.»! Ennuagement par la “ suite.Max: 12 Québec Ennuagement graduel Max: 11 Détails en B 8 LE MONDE Israël évacue des villes de Cisjordanie PAGE B 6 ACTUALITÉS Les médecins pourraient accepter une baisse de salaire PAGE A 5 CJ\J MONTRÉAL L'avenir d'AMF inquiète les élus PAGE A 3 Chrétien lance un S.O.S.¦ «Notre pays et notre héritage sont en danger», dit-il £ Bouchard: «Vous ne nous ferez pas le même coup deux fois» MICHEL VENNE LE DEVOIR Sur un ton tragique, le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, a invité les Québécois à mesurer toute la responsabilité qui leur incombera en ce qui a trait à l’avenir du Canada tout entier lorsqu’ils se prononceront par référendum, lundi, sur la souveraineté du Québec.«Le Canada, notre pays et notre hérita- ge sont en danger», a-t-il déclaré en invitant «les Québécois qui réfléchissent encore à se poser quelques questions en allant voter lundi».M.Chrétien a invoqué une mesure exceptionnelle de la Loi sur la radiodiffusion pour accaparer les ondes des réseaux de télévision hier soir.C’était la première fois qu’il recourait à cette prérogative ex- VOIR PAGE A 12: NON JEAN DION LE DEVOIR Le 30 octobre, les Québécois devront prendre conscience que les promesses de changement qui proviennent ces jours-ci d’Ottawa et du reste du Canada ne sont «pas crédibles» et voter OUI afin d’accéder à la souveraineté, «le changement fondamental dont dépendent tous les autres changements», affirme le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard.«Monsieur Chrétien, vous ne nous ferez pas le même coup deux fois», a déclaré hier M.Bouchard dans sa réplique à l'allocution spéciale présentée à la télévision par le premier ministre.C’est sur un ton empreint de solennité que le chef de l’opposition a parlé, s’en prenant dans une première partie aux illusions suscitées VOIR PAGE A 12: OUI ÏM a.PHOTO JACQUES NADEAU «Au lendemain d'un OUI, ce ne sera pas la catastrophe, ça va être la continuité des choses», dit Lucien Bouchard.¦ y I Lucien Bouchard au Devoir Québec devra faire Pimpossible pour arriver au partenariat JEAN DION LE DEVOIR La conclusion d’une entente de partenariat d’égal à égal entre le Québec et le Canada anglais après une victoire du OUI n’est pas garantie, mais le Québec devra faire l’impossible pour y arriver, croit le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard.Si celui qui agirait à titre de négociateur en chef prend acte de la volonté récemment exprimée par Jacques Parizeau de ne pas accepter que le reste du pays ait recours à «la mauvaise foi [ou aux] mesures dilatoires pour essayer d’ébranler le consensus souverainiste» au lendemain du référendum, il précise en même temps que le paquet sera mis pour obtenir des résultats tangibles.Avant que soit proclamée la souveraineté, «je serai certainement partisan [.] d’épuiser tous les efforts.Il ne faudra pas précipiter les choses au delà du nécessaire, parce qu’il ne faudra pas se laisser décourager par un premier refus la première journée.Il faudra continuer de travailler pour imaginer des façons différentes d’aborder les choses», a déclaré M.Bouchard lors d’une longue entrevue accordée hier à l’équipe éditoriale du Devoir.«Fort d’un OUI qui émet un mandat de souveraineté, il y a l’obligation pour le gouvernement—juridique, morale, tout ce que vous voulez — de faire tout ce qu’il peut faire pour négocier un partenariat de la substance de celui qui est identifié dans l’entente du 12 juin», a-t-il ajouté.VOIR PAGE A 8: BOUCHARD «La nouvelle Jamaïque de l’Europe» Vilipendée par les uns, portée aux nues par les autres, la politique néerlandaise en matière de toxicomanie a connu certains succès mais a aussi ses limites ALAIN FRANCO LE MONDE Les propriétaires de growshops se frottent les mains.Depuis que, dans sa «Note sur la drogue» présentée il y a peu, le gouvernement a donné son feu vert à la culture en petite quantité du cannabis, la centaine de ces boutiques où l’on trouve de tout — de la plante aux systèmes d’irrigation électronique et aux lampes chauffantes — pour faire pousser la nederwiet, variété bata-ve de la marijuana, ne désemplissent pas.Et déjà, la presse annonce l’avènement de ce chanvre made in Holland, qui remplacera, dans les pays voisins, les produits venus d’horizons plus lointains, faisant de cette contrée froide «la nouvelle Jamaïque de l’Europe».Les growshops constituent avec les fameux coffee-shops ou les bus itinérants distribuant de la méthadone, quelques-unes de ces parti- cularités nées d’une politique en matière de toxicomanie unique au monde.D’autres pays adoptent une approche plus ou moins tolérante vis-à-vis des drogues: la Suisse avait ses parcs-ghettos où l’on consommait l’héroïne à ciel ouvert avant qu’ils ne soient fermés, l’Espagne, l’Italie et certains Lânder allemands ont dépénalisé l’usage des drogues douces — le cannabis et ses dérivés (marijuana, haschisch, huile).Mais seuls les Pays-Bas cumulent et appliquent, sur leur petit territoire, l’ensemble de ces expériences ailleurs parcellaires.Vouée aux gémonies par certains gouvernements — français en tête —, jugée intéressante, voire admirée, par des experts internationaux, cette approche originale repose sur une idée-force et deux objectifs.Une société ne peut éradiquer la drogue.Toutes les tentatives «Il faut gérer les conséquences sanitaires et sociales de l'usage des drogues» VOIR PAGE A 12: CANNABIS La croisade de Tobin Le ministre des Pêches du Canada, Brian Tobin, invite «quiconque au Canada qui peut le faire» à participer à une «croisade» demain, dans le centre-ville de Montréal.Le transporteur Canadien offre d’ailleurs un «forfait unité» spécial vers Montréal, valable en partance de toutes les villes canadiennes pour demain.Le tarif spécial représente un rabais pouvant aller jusqu’à 90 % du prix pour l’aller-retour en classe économique.— Nos informations en page A 6 Brian Tobin ¦ Québec nie s’être substitué à la Banque du Canada dans la défense du dollar.B 3 ¦ Le camp du NON conserve son optimisme.A 6 ¦ Les Cris votent oui pour le Canada.,.A 7 ¦ Washington préfère un Canada fort et uni.A 7 ¦ La chronique de Guy Laforest.A 6 ¦ La chronique de Michel Venne: L’heure est grave.A 12 r ¦La soirée référendaire à la télévision.B 12 ¦ Chrétien devra prêter serment pour voter.A 7 ¦ Page «Idées»: des textes du Fonds de solidarité et de Gérard Pelletier.Ail ÊFÉRENDUM i i 4 MM kin Bulletin détérioré - Si le bulletin qu'on vous a remis est déjà marqué ou détérioré, ou si, par inadvertance, vous marquez votre bulletin dans un cercle autre que celui de votre choix, vous pouvez demander qu'on vous donne un nouveau bulletin.Pour de plus amples renseignements, n'hésitez pas à izoriiinuniquer avec nous, de 9 h à 22 h, sept jours par semaine, ën composant: 1 800 461-0422 (de l'extérieur de la région de Québec, sans frais) (418) 528-0422 (de la région de Québec) t ATS Les personnes sourdes ou malentendantes ” "* peuvent composer sans frais: 1 800 557-0644 Après avoir voté - Permettez au personnel électoral de vérifier les initiales du scrutateur.- À la vue des personnes présentes, détachez le talon et remettez-le au scrutateur.- Déposez vous-même votre bulletin dans l'urne.LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Pierre-F.Côté, CR Parce qu'un vote, ça compte « < 4 Voici ce que vous devez faire le 30 octobre prochain POUR QUE VOTRE VOTE COMPTE • i • • • tiii Acceptez-vous que le Québec^^MBH^pDo you agree that Québec should devienne souverain, après avoir become sovereign, after having offert formellement au Canada un rnade a formal offer to Canada for nouveau partenariat économique a new Economic and Political et politique, dans le cadre du projet Partnership, within the scope of the de loi sur l’avenir du Québec et de Bill respecting the future of Québec _____ l’entente signée le 12 juin 1995?hHHHI and of the a9reement si9ned on JIBIMIIMML June 12.1995?ve *4 v «^ v \ I(hM m ii • • f • • 4 y » mSSSBBBÊSBBBKÊÊÊÊB^BM i Pi , V ,‘5' /“y ^ f| ' rrf t ^ * ér,^ 1 1 Vt|%r< ïJlÈ^ŒJyfiwLJ ^ I H, • • *.• =- * ^ * f f *' ‘ f?3ic**v,, * > 4 • t • * iii m i IIMM • * » 1 * « M 4 • 4 • IMHi !*¦»•« liriif || II y a seulement.I quatre façons de voter I.K l> K V (IIH.I.K J K I' I) I 2 II 0 (' T 0 l< H K I II H S A 3 ?LE DEVOIR ?Sud-Ouest de Montréal MONTREAL L’avenir d’AMF Technotransport inquiète les élus Le CN nie envisager la disparition du plus important employeur industriel de la métropole JEAN PICHETTE LE DEVOIR La situation précaire prévalant chez AMF Technotransport (les anciens ateliers du CN de Pointe-Saint-Charles) inquiète les élus du Sud-Ouest de Montréal, qui ont demandé au ministre fédéral des Transports, Doug Young, d’intervenir afin de s’«assurer qu’AMF reste ouverte et se développe».Dans une lettre datée du 12 octobre dernier, l’ensemble des élus fédéraux, provinciaux, municipaux et scolaires du secteur expriment leur crainte de voir le principal employeur industriel de Montréal cesser ses activités après les nombreux efforts déployés depuis deux ans pour favoriser le maintien des quelque 1300 emplois.Devenue une entité commerciale autonome détenue à 100 % par le CN, le 1" septembre 1993, AMF a depuis accumulé des pertes de près de 100 millions de dollars.En août dernier, une entente stratégique intervenue entre le CN et la multinationale GEC Alsthom accordait à cette dernière la responsabilité de la gestion d’AMF.L’entente de principe entre-temps intervenue entre AMF et le syndicat des Travailleurs canadiens de l’auto (TCA) a toutefois été rejetée par les employés dans une proportion de 86 %.La dissolution du conseil d'administration d’AMF, également en août dernier, a contribué à faire croître l'inquiétude à l'intérieur de la communauté du Sud-Ouest de Montréal.Du côté du CN, on a toutefois catégoriquement nié avoir envisagé la fermeture d’AMF.«Le CN n’a pas du tout l’intention de fermer AMF, selon le porte-parole Alain Bergeron.Cela doit être très clair.» U* président-directeur général d’AMF, Marc Laliberté, précise même que l'entreprise devrait atteindre le seuil de rentabilité l’an prochain.Après avoir essuyé des pertes de 36 millions l’an dernier, AMF devrait selon lui réaliser cette année son plan budgétaire, qui prévoit des pertes d’environ 20 millions.M.Laliberté apprenait d’ailleurs hier que le conseil d'administration d’une entreprise américaine venait d’approuver l’octroi d'un contrat de 50 millions à AMI', assorti d’une option supplémentaire de 25 millions.Pour les deux à trois prochaines années, cela garantirait à l’entreprise des commandes de 300 millions.Tout en reconnaissant que les relations de travail sont actuellement tendues chez AMF, M.Bergeron demeure néanmoins confiant que l’entreprise et ses employés, qui reprendront les négociations dans une dizaine de jours, en arriveront à une entente acceptable par tous.Depuis l’échec du mois dernier, les employés ont en effet recouvré leur lien d’emploi avec le CN, comme le prévoyait une entente d’avril dernier, qui leur assure la garantie d’emploi propre aux employés du CN.M.Bergeron a également tenu à nier la mineur voulant que le lien entre le CN et GEC Alsthom ait été brisé avec le refus des travailleurs d’entériner l’entente de principe intervenue en août.«L’entente avec GEC Alsthom est toujours valide», a-t-il affirmé, ajoutant toutefois qu’il ne pouvait dire précisément si l’accord entre le CN et la firme franco-allemande était conditionnelle à la signature d’une nouvelle convention collective.,v ft**’-»; mm La Collection William S.Paley au MBA Un rendez-vous avec Cézanne, Matisse, Picasso, Rouault et les autres STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Il y a des gens comme ça, à qui la vie a tout donné.D’indécrottables veinards, comme l’Américain William S.Paley, né sous une bonne étoile et qui y est resté toute sa vie durant.«Bill», pour les intimes, est né dans la ouate au début du siècle et a multiplié sa fortune dans les télécommunications, d’abord en achetant le réseau radiophonique de la Colombia, puis en formant CBS, un des trois grands réseaux de télévision américains.Avec ses dollars, dès le début des années trente, il a acheté des dizaines d’œuvres d’art moderne, dont quelques chef-d’œuvres du siècle.En même temps, le grand monsieur, qui était en plus, paraît-il, beau comme un cœur et qui avait épousé une déesse surnommée «Babe» (selon le Vanity Fair.), s’est impliqué à fond dans le Museum of Modern Art de New York, le fameux MOMA, a qui il a généreusement légué sa collection, à sa mort, en 1990.Soixante-treize œuvres tirées de ce trésor sont maintenant exposées au Musée des beaux-arts de Montréal (MBA).On y trouve des Cézanne, des Matisse et des Picasso parmi les plus remarquables, mais aussi des œuvres de Manet, Toulouse-Lautrec, Bonnard, Gauguin, Rouault, Bacon et Hopper.Le conservateur Mitchell Merling, qui vient d’être nommé à la tçte du secteur de l’art européen du musée, a judicieusement choisi de les accrocher selon une logique inspirée des mouvements artistiques dans lesquels ils s’ins- crivent: impressionnisme, postimpressionnisme, cubisme, etc.La Collection William S.Pçiley a circulé dans quelques musées des Etats-Unis au cours des dernières années.Au Canada, elle ne s’arrêtera qu’au MBA.Et pourquoi là?«Parce que nous sommes les meilleurs», a répondu laconiquement le directeur Pierre Théberge, hier, pendant la visite de presse.Les choix de William S.Paley ont été guidés par une intuition informée et assurée vers des œuvres intimistes, dont beaucoup de petits formats et quelques grandes toiles.Le collectionneur a vécu parmi ses œuvres qu’il adorait.Dans son bureau de la CBS, trônaient un Picasso, un Kline, un Rouault, un petit Derain et un Giacometti.On a vu pire.Et comme il détestait se séparer de ses trésors, ne serait-ce que pour un temps, M.Paley les a très peu prêtés pour des expositions ou des reproductions.Surtout, Bill connaissait son affaire, même s’il n’a suivi aucune stratégie spéculative pour monter sa collection.Et son activité de collectionneur a donné des résultats d’autant plus remarquables qu’il a commencé à s’intéresser aux maîtres modernes européens dès 1933, à l’occasion d’un voyage à Paris, alors que ses compatriotes fortunés manifestaient peu d’intérêt pour leur art.Au MBA, on découvre donc avec ravissement des œuvres mythiques du siècle, comme Meneur de cheval (1905-1906) de Picasso, ou son célébrissime La Table de l’architecte, de la période cubiste.Ou encore La Femme à la voilette, peint par Matisse, à Nice, en 1927, Le Germe des Areois, un fabuleux Gauguin qui date du premier voyage à Tahiti (1892), et puis Pot à lait et pommes, un chef-d’œuvre de Cézanne, réalisé autour de 1880.11 y a d’autres belles surprises.Par exemple une série de Rouault, dont Paysages bibliques (aux deux arbres), de 1952, une huile et encre sur bois, de 1928, représentant deux tristes clowns, symboles d’une humanité misérable, déchue physiquement et moralement.On admirera aussi les études de Francis Bacon, tout à fait dans la veine de ce maître de l’angoisse, où les têtes des pauvres bougres monstrueusement portraiturés, sont soumises à une décomposition flasque, réalisée au moyen de larges et sinueux coups de pinceaux.Les dernières œuvres acquises par le magnat de la télévision sont cependant plus décevantes.On pourra tout de même s’attarder sur une petite encre de chine de Jackson Pollock de 1944 et un Clifford Still de 1945, qui conservent une valeur disons archéologique, puisqu’ils annoncent les grands bouleversements artistiques de l’après-guerre.N’empêche, on comprend que M.Paley était d’abord et avant tout un homme moderne, comblé par la vie moderne.Il avait un goût consubstantiel pour l’impressionnisme, le postimpressionnisme, le fauvisme ou le cubisme, alors que ses achats d’art des années soixante, voire d’œuvres abstraites des années précédentes, étaient visiblement moins assurés.C’est un détail dans ce parcours quasi sans fautes.QUAND ON EST MALADE.CE N'EST PAS TOUJOURS LA SOLUTION.Dans notre société, certains pensent qu'il existe une « pilule miracle » pour chaque maladie.Mais ce n'est pas toujours vrai.Les prescriptions non appropriées sont parfois peu avantageuses pour le patient et elles coûtent cher au système de santé.Même si les médicaments peuvent s'avérer nécessaires, dans certains cas, un changement à l'alimentation ou un programme d'exercice continu suffisent.Ne vous attendez donc pas à recevoir une ordonnance chaque fois que vous # O voyez votre médecin.Les meilleurs remèdes ne sont pas toujours ceux auxquels on pense.Pour plus de renseignements sur le défi santé, commandez un exemplaire du vidéo « Virage santé : aujourd'hui.pour demainMC - Le consommateur s'interroge sur le système de santé ».1 800 788-4488 La Voix Le réseau canadien des ainé(c)s Association pHormocoutiquo canadienne ASTI?A 4 mmmmm Astra Canada mhml ASSOCIATION OfS INFIRMIÈRES FT INFIRMIERS DU CANADA DÉFI SANTÉ : NOTRE RESPONSABILITÉ À TOUS' Dharmaceutiaue canadienne fondée sur lo recherche et engagée dans la viabilité â long terme de notre système de santé.PHOTO COLLECTION PALEY La femme à la voilette, de Matisse, une oeuvre de 1927 qu’on pourra voir au MBA.101 poètes «Chaque poète porte son pays sur ses épaules dans le baluchon de sa parole en friche ballottée au vent des dires.» „ ., Sylvain Rivière GUERIN littérature Distrilnik-tir exclusif: A.D.G.4501.rue Dru Ici Monlréiil IQuébecIHZT 2(12 ¦ 'rplnmc: (5141 S42-54X1 L'cnpicnr: (514) 842-4025 Donald Alaric Anne-Marie Alonzo Geneviève Amyot Michel Beaulieu Claude Beausoleil Marcel Bélanger Paul Bélanger Jean-Pierre Bérubé Marie-Claire Blais Yves Boisvert Monique Bosco Denise Boucher Jacques Brault André Brochu Françoise Bujold Michel Bujold Maurice Cadet Jean Charlebois François Charron Pierre Chatillon Herménégilde Chiasson Gilbert Choquette Robert Choquette Jean-Paul Daoust Daniel Dargis Denise Desautels Jean-Marc Desgent Louise Desjardins Alfred Desrochers Clémence Desrochers Pierre DesRuisseaux Gilles Devault Georges Dor Hélène Dorion Marcel Dubé Yves Dubé Raoul Duguay Fernand Dumont Gérard-Vergniaud Étienne Jean Ferguson Jean-Paul Filion Lucien Francceur Madeleine Gagnon Hector de Saint-Denys Garneau Roland Jomphe Saint-John Kauss Gary Klang Marie Laberge Pierre Laberge Robert Lalonde Gilbert Langcvin Gatien Lapointe Camille Laverdière Gérald Leblanc Félix Lederc Rachel Lederc Alexis Lcfrançois Sylvain Lelièvre Wilfrid Lemoine Raymond Lévesque Renaud Longchamps Paul Chanel Mal enfant Clément Marchand Pauline Michel Gaston Miron Serge Mongrain Pierre Morency Jean Narrache Pierre Nepveu Angéline Neveu Claude Paradis Suzanne Paradis Claude Péloquin Jean-Pierre Petit Alphonse Piché Jean-Guy Pilon Alain Pontaut Bernard Pozier Yves Préfontaine Jacques Renaud Sylvain Rivière Guy Robert Simone Routier Bruno Roy Janou Saint-Denis Denuis Saint-Yves Roméo Savoie Sylvie Sicotte Jacques Garneau Michel Garneau Gérald Gaudet Jacques Gauthier Gérald Godin Alain Grandbois Ben Jauvin Serge Patrice Thibodeau Gemma Tremblay .Marie Uguay Denis Vanier Gilles 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Cette statue chevelue de la grosseur d’une poupée a été trouvée auprès des sacrifiés du mont Ampato, au sud du Pérou.montagne», estime Reinhard.Les trois momies serrées dans" des bandelettes ont été découvertes ' auprès d’une dizaine de statues d’or'; ‘ d’argent, de bronze et de cd-j quillages.Certaines statues étaient^ encore dans un parfait état de conservation.Les archéologues ont également trouvé sur place des obi jets bien conservés.Notre collection Automne-Hiver 95 EST ARRIVÉE! 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I 2 ti 0 (' T 0 K It E I I) Il 5 Xliït «V5 FESTIVAL DIJ CUIR DU 17 AU 2» (K lOItlti; EDE5 QUEBEC EN BREF ?SPCUM: PROJET DE RÉFORME REJETÉ (PC) — La Fraternité des policiers de la Communauté urbaine de Montreal (CUM) a rejeté le projet du directeur Jacques Duchesneau d'ouvrir 49 mini-postes de police sur 111e qé Montréal en plus de créer une nouvelle police ae quartier plus proche de ses citoyens.Dans un mémoire soumis à la Commission de securité publique de la CUM, le syndicat qualifie le projet d’inachevé.Il reproche aussi a la direction du service de police de vouloir mettre en tiranle cette importante réforme sans la moindre idée des conséquences que le projet entraînera sur lés services à la population.La fraternité recommande de faire d’abord itne expérience dans un secteur particulier, à l’intérieur des structures actuelles du service.Cette fin de non-recevoir du syndicat pourrait perturber la mise en oeuvre du projet prévu pour le 1er décembre 1997.HAUSSE DU TAUX DE CHÔMAGE Ottawa (PC) — Le nombre de Canadiens recevant des prestations ordinaires d’assurance-chômage a augmenté de 1,4 % au mois d’août pour atteindre 726 000.Cette augmentation survient après une tendance à la baisse amorcée au milieu de l’année 1992.La plus forte augmentation a été enregistrée au Québec, avec une croissance de 4,1 % pour un total de 254 540 prestataires ordinaires, de loin le nombre le plus élevé parmi les provinces.L’Ontario, deuxième avec 176 120 prestataires, a pour sa part enregistré une légère réduction de 0,4 %.Des augmentations du nombre de prestataires ont également été enregistrées en Saskatchewan (3,8%), en Colombie-Britannique (3,6 5), au Nouveau-Brunswick (2,3 %), en Alberta (1,7 %), au Manitoba (1,2%) ainsi qu’à Terre-Neuve (0,9 %).Les prestations ordinaires sont celles versées aux personnes qui ont subi un arrêt de travail, sont prêtes et aptes à travailler mais n’ont pas trouvé un emploi approprié.Elles représentent 77,9 % de toutes les prestations.En août, 1,1 milliard (donnée non désaisonnali-sée) ont été versés aux Canadiens en prestations d’assurances-chômage, incluant les prestations ordinaires et spéciales, ce qui représente une baisse de 16,4 % par rapport à août 1994.DEUX OTAGES CANADIENS LIBÉRÉS Bogata (Reuter) — Un couple de Canadiens a été libéré par ses ravisseurs près d’un an avoir été enlevé dans la partie montagneuse du sud-ouest de la Colombie.John Emberley a déclaré hier à Radio-Caracol qu’il avait été relâché avec sa femme la semaine dernière après que le couple eut été gardé en otages pendant 11 mois par un groupe d’adolescents armés.«Ils nous ont enlevés pour les mêmes raisons que tous les autres enlèvements en Colombie», a-t-il déclaré par téléphone d’une clinique américaine où le couple récupère de son épreuve.«Je ne peux pas en dire plus, mais vous savez de quoi je parle», a-t-il ajouté.La Colombie a l’un des taux d’enlèvement les plus élevés du monde: près de 100 personnes y sont enlevées chaque mois.La plupart sont rètenues pour des demandes de rançon atteignant souvent plusieurs mil-uons de dollars.Plus de 800 per-spnnes sont retenues en otages en Colombie, dont 36 étrangers, selon Pais Libre, une fondation qui lutte contre la criminalité.BPC: DESTRUCTION REPORTÉE Baie-Comeau (PC) — Le processus de destruction des BPC entreposés à Ma-nic-II sur la Côte-Nord sera retardé de trois mois, ce qui reporte le début de l’ppération à la mi-mars.Le ministère québécois de l’Environnement a exigé dé la firme Cintec, chargée de l’élimination des matières contaminées, cer-tàines corrections mineures et des précisions, notamment en ce qui concerne les mesures d’urgence.Une fois les correctifs apportés, le ministère émettra le certificat autorisant Cintec à procéder à la destruction.SEISME EN CHINE: 44 MORTS, 20 000 SANS-ABRI Pékin (Reuter) — Les sauveteurs et lés soldats ont dégagé 44 morts et 237 blessés après le violent tremblement de terre qui a frappé mardi le Yunnan, dans le sud-ouest de la Chine, ont déclaré hier les autorités.Au moins 20 000 personnes sont sans abri.Plus de 520 habitations se sont effondrées.Les équipes de secours recherchent d’autres survivants dans les décombres des villages les plus touchés des cantons du Wuding et du Luquan, a déclaré un responsable.La plupart des blessés, dont 117 personnes grièvement touchées, sont soignés par les secouristes et par les soldats de l’Armée populaire de libération envoyés sur place.Sondage de la maison Angus Reid Les médecins seraient prêts à accepter une baisse de revenus 55 % accepteraient cette concession en retour des avantages sociaux associés au statut de salariés ISABELLE PARÉ LE DEVOIR \ A l’heure où la crise des finances publiques menace le système de santé, une majorité de médecins québécois seraient prêts à troquer une partie de leurs revenus en échange de la sécurité d’emploi.Telle est l’une des conclusions les plus étonnantes d’une enquête nationale sur les médecins canadiens réalisée par la firme de sondage Angus Reid auprès de 1710 médecins à travers le pays.On y apprend que 55 % des médecins québécois, inquiets de l’avenir du système de santé et de la fragilité des finances publiques, se contenteraient bien d’un salaire moindre en échange d’un poste de médecin salarié, comportant plusieurs avantages sociaux.Au moment où l’on s’apprête à fermer plusieurs hôpitaux au Québec, il semble que l’idée de bénéficier d’une caisse de retraite et de vacances payées fasse l’envie d’un nombre croissant de disciples d’Es-culape.Même s’ils défendent encore haut et fort leur statut d’entrepreneurs indépendants sur la place publique, il semble qu’en privé, plusieurs d’entre eux penchent en faveur des douceurs du salariat.En fait, 27 % des médecins interrogés se passeraient de 1 à 10 % de leurs revenus en retour d’un emploi protégé.Pas moins de 36 % de ceux qui gagnent moins de 100 000 $ par an consentiraient à une telle perte, alors que le tiers de leurs collègues qui empochent de 100 000 à 150 000 $ par an sacrifieraient de 11 à 20 % de leurs gains pour obtenir un emploi sûr.Les plus généreux sont ceux qui touchent plus de 150 000 $, 40 % trouvant qu’un emploi garanti serait enviable, malgré une baisse de LIBRAIRIE LE BOUQUIN Heures d’ouverture: lundi, mardi, mercredi: 9h à 20h, jeudi, vendredi: 9h à 21 h, samedi: 9h30 à 17h 395,Boul.Cartier, Laval Tel.: (514) 688-6036 Fax: (514) 688-8844 Le Gallimard Québec EST EN LIBRAIRIE.naturellement! 11 à 20 % de leur rémunération.L’idée de gagner moins en faveur d’un poste sûr fait encore plus d’adeptes dans le reste du Canada, où six médecins sur dix se rangent derrière le salariat.Tout cela reflète d’ailleurs les négociations engagées avec les fédérations médicales, notamment au Québec, où les spécialistes ont placé l’obtention d’allocations de retraite et l’instauration d’un soutien pour les médecins touchés par des fermetures d’hôpitaux au cœur de leur entente salariale avec le gouvernement du Québec.Interrogé sur l’impact des plafonds et des contrôles budgétaires imposés par le gouvernement, 72 % des médecins québécois estiment qu’ils «limitent exagérément [leur] capacité à pratiquer le genre de médecine qui conviendrait le mieux à [leurs] patients».Pour déjouer ces compressions, pas moins de 52 % des médecins avouent même que leurs collègues encouragent certains patients à les voir plus souvent.Quatre médecins sur dix croient que l’augmentation de leur clientèle est la seule façon de contrebalancer la baisse de leurs honoraires.A l’heure actuelle, seulement le tiers des médecins de famille du Québec touchent l’essentiel de leurs revenus de la rémunération salariale.Mais depuis quelques mois, les pressions s’amplifient sur la profession médicale pour revoir le mode de rémunération à l’acte.Un récent sondage Gallup a démontré que la majorité des Canadiens favorise un salaire fixe pour les omnipraticiens.Au Québec, l’opinion publique y est encore favorable (56 %).Il semble que les médecins eux-mêmes n’échappent pas à cette tendance! Nous vendons les publications du gouvernement du Québec: - lois, règlements - livres administratifs, techniques - livres d’art, etc.Commandes téléphoniques acceptées.C0NCESSI0NNAIRI PUBLICATIONS DU VACHETTE PLEINE PLEUR (Épaisseur 2,Z mm) EINITION SATINÉE PIQURES SELLIER Montréal 1425, boul.Rene Levesque Ouest Angle Bishop H3G1T7 1 ta.: (514) 871-9144 .Seal à Montréal: plat de 100 modèles cuir en exposition Beau, bon, pas cher PHOTO JACQUES GRENIER PAS BESOIN d’une petite fortune pour meubler son appartement avec originalité.À preuve, ce loft meublé d’articles recyclés, aménagé pour la modique somme de 900 $ par quatre designers à même le magasin de l’organisme Renaissance Montréal.La Ville de Montréal y a présenté hier la phase finale de son programme de réemploi des vieux meubles et électroménagers.En collaboration avec quelques organismes communautaires, ce projet permet d’offrir gratuitement ou à bas prix des biens usagés à la population montréalaise.Depuis le mois d’avril, le programme a ainsi pu sauver 35 tonnes de matière de l’enfouissement.Pour vous débarrasser de la vieille lampe de salon qui ne va plus avec votre décor ou de votre ancien aspirateur qui traîne dans le garage, appelez Accès Montréal Première Ligne au 872-3434.Complot pour voies de fait Un Hell’s se rend à la police PRESSE CANADIENNE Maurice «Mom» Boucher, un membre des Hell’s Angels recherché depuis plusieurs jours relativement à une affaire de complot pour voies de fait, s’est rendu en fin d’après-midi, hier, à l’escouade policière Carcajou formée pour lutter contre les bandes de motards.Boucher, 42 ans, était accompagné de son avocat, M1' Léo-René Maranda.Il doit comparaître aujourd’hui au palais de justice de Montréal pour répondre à des accusations de complot pour voies de fait portées à la suite d’une agression survenue, rue Saint-Laurent, à Montréal, le 23 septembre dernier.Un avocat, Me Gilles Daudelin, a dit avoir appris que; la Couronne s’objectera à la remise en liberté de Bou-I cher.Mais la défense entend utiliser la Charte des droits et; libertés pour obtenir sa libération provisoire.Au cours des derniers jours, les membres de l’es-: couade Carcajou avaient multiplié les vérifications! dans les clubs de motards à la recherche de Bou-j cher.Hier matin, ils se sont rendus aux locaux des EviL One’s, à Saint-Basile, des Jokers, à Saint-Luc, et des Death Riders, à Sainte-Thérèse.A ce dernier endroit, deux individus recherchés sur mandat ont été arrêtés.Déclaration des Hui torlend et Historienne** pour le OUI (extraits) PARCE QUE la constitution canadienne de 1982, qui modifiait les principes de 1867, a été adoptée sans l'accord du gouvernement du Québec et imposée au peuple québécois sans même qu'il ait été consulté; PARCE QUE le gouvernement fédéral a aboli la notion du « pacte des deux nations », auquel ont cru les Canadiens français, et a opposé une fin de non-recevoir aux aspirations du Québec pour l'égalité politique au sein de l'union fédérale; PARCE QUE le gouvernement fédéral s'est toujours révélé impuissant à défendre adéquatement les droits brimés des minorités francophones du Canada, tout comme ceux des francophones du Québec; PARCE QUE, après comme avant 1982, toutes les tentatives de renouvellement du fédéralisme ont échoué; PARCE QUE les politiques fédérales empiètent largement sur les domaines de compétence des provinces et mettent en péril les programmes de celles-ci en matière d'économie, de bien-être social et de culture, LE QUÉBEC DOIT RÉALISER SA SOUVERAINE TÉ, afin que, pour la première fois de leur histoire, les Québécoises et les Québécois de toutes origines puissent se prononcer sur la constitution qui les gouvernera et sur le projet de société qu'ils voudront se donner.À titre de Québécoises et de Québécois, nous affirmons qu'il est urgent de se donner toutes les chances de bâtir un Québec responsable, dynamique et fier, qui ait « le coeur à l'ouvrage ».Cela passe inévitablement par la souveraienté politique.Il est temps d'affirmer Le pays du Québec en disant OUI.Rose-Marie ARBOUR, Robert ARCAND (C.Beauce-Appalaches), Jacques ARCHAMBAULT (UQAM), Benoît BEAUCAGE (UQ à Rimouski), André BEAULIEU, Irène BEAULIEU, André BEAUPRÉ (C.Beauce-Appalaches), Monique BELANGER, Sylvie BÉLANGER, Claude BELZILE (C.de Sherbrooke), Jean-Paul BERNARD (UQAM), Roger BLANCHETTE (C.de l'Outaouais), Guy BOISCLAIR (U.de Sherbrooke), Jean BOISMENU, Lorraine BOIVIN (C.de Riv.-du-Loup), Gérard BOUCHARD (UQ à Chicoutimi), Alban BOUDREAU (CECM et UQAM), Mario BOULANGER (C.de Granby), Gilles BOURQUE (UQAM), Mélanie BOURQUE, Louis BROSSARD (C.André-Laurendeau), Yves BROSSARD (UQAM), Marie-Lise BRUNEL (UQAM), Alain BRUNET, Guy CHAMPAGNE, Bernard CHAPUT (U.de Sherbrooke), Suzanne CLAVETTE, Line CLICHE (C.de Thetford), Robert COMEAU (UQAM), Pierre CORBEIL (C.de Drummondville), Jocelyn CÔTÉ (UQ à Chicoutimi), Hermel CYR (C.de l'Outaouais), Jacques DAGNEAU (U.Laval), Maiyse DARSIGNY, Lucie de BELLEFEUILLE (C.de Ste-Foy), André DESAULNIERS (C.de Trois-Rivières), Albert DESBIENS (UQAM), Gaston DESJARDINS (UQ à Rimouski), Luc DESROCHERS (UQAM), Richard DESROSIERS (UQAM), Bernard DIONNE (C.Lionel-Groulx), Alfred DUBUC (UQAM), Jules DUCHASTEL (UQAM), Micheline DUMONT (U.de Sherbrooke), Hélène DUPUIS, Normand DUPUIS (C.de Sorel-Tracy), Huguette DUSSAULT, Jean-Marie FECTEAU (UQAM), Lucia FERRETTI (UQ Abitibi-Témiscamingue), Louise FORGET (C.Ahuntsic), Roger FORTIN (C.d'Alma), Marcel FRÉCHETTE (C.de Victoriaville), Hervé FUYET, Réjeanne GAUTHIER, Francine GÉLINAS (C.Montmorency), Jacques GÉLINAS (C.de Saint-Laurent), Laurent GINGRAS, Yves GINGRAS (UQAM), Henri GOULET (U.de Montréal), Luc GUAY (U.de Sherbrooke), Michel GUAY (UQAM), René HARDY (UQ à Trois-Rivières), Michel HÉBERT (UQAM), Kevin HENLEY (C.de Saint-Laurent), Gilles JANSON (UQAM), Carol JOBIN (UQAM), Louise LABRÈCHE-RENAUD, Mario LAFOREST (U.de Sherbrooke), Louis LAFRENIÈRE (C.Édouard-Montpetit), Robert LAGASSÉ (C.Édouard-Montpetit), Robert LAHAISE (UQAM), Yvan LAMONDE (U.McGill), Benoît LANTHIER, Gilles LAPORTE (C.du Vieux-Montréal), Jeannette LAROUCHE (UQ à Chicoutimi), Serge LAURIN (C.de St-Jérôme), iMonique LEBRUN (UQAM), Jacques LEMAY (UQ à Rimouski), Gilles LEMIEUX (C Ahuntsic).Yves LENOIR (U.de Sherbrooke), Daniel LÉPINE (C.de Sherbrooke), Éric LEROUX, Michèle LEROUX, Pierre LETARTE (C.de Trois-Rivières), Pauline LÉVEILLÉ (UQAM), Andrée LÉVESQUE (U.McGill), Michel LÉVESQUE (UQAM), Camille LIMOGES (UQAM), Paul-Louis A1ARTIN (UQ à Trois-Rivières), Nicole MESSIER (Éc.Georges-Vanier), Christine METAYER (U.de Sherbrooke), Jean-Marc MONTAGNE (C.Lionel-Groulx), Jean-François NADEAU, Michel PAILLÉ (Cons.de la langue française), Normand PAQUETTE (C.de Trois-Rivières), Robert PAQUETTE (C.de Rosemont), Hélène PARÉ, Madeleine PERRON (C.de Lévis-Lauzon), Christine PIETTE (U.Laval), Marie-Claude PINEAULT (C.Rimouski), Marie POULIN DE COURVAL.Yves ROBY (U.Uval), Jean ROY (UQ à Trois-Rivières).Louise ROY (C.de Limoilou), Michel SARRA-BOURNET, André SÉGAL (U.Uval), Pierre SENAY (UQ à Trois-Rivières), Roman SERBYN (UQAM), Margot SICARD (C.Ahuntsic), Jean-Vianney SIMARD (P.Séminaire de Québec), Jean-Claude SOULARD (C.de Trois-Rivières), Katerina STAVRIDES (C.Brébeuf).Robert C.H.SWEENY (Memorial U.of Newfoundland), Émilien TESSIER (C.de l'Outaouais), Louise-Édith TÉTREAULT, Nicole THIVIERGE (UQ à Rimouski), Gilles TURCOTTE (C.d'Alma), Paul VACHON (C.de Thetford), Gilles VANDAL (U.de Sherbrooke), Ginette VINCENT.Autorisé et payé par Michel Hébert, agent officiel du Comité national du OUI ' - - - v ; .t.¦ - - •».•-.- •-* - «•?.- LE DEVOIR REFERENDUM Lettre à des amis fédéralistes G U V LAFOREST ?Ralliement improvisé du reste du Canada Pris de panique, les fédéralistes convergent vers Montréal Le président des élections sert une mise en demeure aux compagnies aériennes qui accordent des réductions de prix L% erreur fatale du NON, au cours de cette cam-/ pagne, fut de succomber à l’ivresse de la démesure.C’est l’aboutissement logique de la .réforme de 1982, que j'associe à une tentad-f ve pour écraser le Québec.De Garcia à Beaudoin et à Paul Martin, que d’exagérations! Le OUI a connu ses propres maladresses.Lucien Bouchard et Suzanne Tremblay ont eu des propos malhabiles.Ils ne justifiaient toutefois pas les outrances que l’on a entendues par la suite.Marcel Massé a comparé les souverainistes à des «tas de racistes» tirant leur inspiration de l’œuvre de Lionel Groubc.Lise Bacon a replacé le camp du OUI dans la tradition des nationalismes fanatiques.Elle a comparé Lucien Bouchard à Maurice Duplessis.Dans les médias anglophones, les préjugés les plus profondément ancrés à l’égard du nationalisme québécois ont refait surface.Qu’est-ce qui se trame derrière tout cela?Nous savons, vous et moi, que le nationalisme cana-dien-français puis québécois, dans l’histoire du XX' siècle, a été associé par moments à des courants réactionnaires et xénophobes.Il y a eu de l’anglophobie et du ressentiment à l’égard des étrangers dans notre société mais aussi dans notre littérature.Il y en a encore.Mais nous savons aussi, vous et moi, que parmi les mutations profondes qui ont touché le Québec depuis la Révolution tranquille, il y en a une qui a affecté notre identité collective.Non seulement le Québec est-il devenu une société distincte pluraliste, mais, de surcroît, cette transformation a trouvé place ¦dans l’imaginaire d’une bonne RÉFÉRENDDM majorité de la population.Le Québec francophone s’est largement ouvert aux différences linguistiques, culturelles et raciales.Bien sûr, nous demandons aux nouveaux arrivants d’apprendre le français, de s’intégrer dans une culture publique dont les deux valeurs fondamentales sont la démocratie et le pluralisme.Compte tenu de la place du Québec en Amérique, ces exigences sont tout à fait justifiables.Nulle raison d’en éprouver de la honte, bien au contraire.Dans ce contexte, la démesure verbale qui s’abat sur le camp souverainiste devrait vous interpeller en votre âme et conscience.Veut-on garder le Québec au sein du Canada, à n’importe quel prix, parce que sans le parapluie canadien l’esprit de la démocratie libérale disparaîtrait de notre société?Cette idée est insensée.Lors d’une émission récente à la télévision de la SRC, Lucienne Robillard vous a envoyé un message très clair.Elle vous a invités à ignorer les défauts de la fédération canadienne.Votez pour le Canada, a-t-elle affirmé, et oubliez les problèmes du régime politique.En parlant ainsi, Mme Robillard faisait appel à votre profond attachement envers le Canada.Rappelez-vous, chers amis, le temps de nos cours d’histoire et de géographie.On nous parlait avec fierté du rôle grandiose des francophones dans le développement de l’Amérique et l’édification du Canada.Le Québec, d’une certaine façon, c’est le cœur historique et géographique du Canada.Pendant plusieurs siècles, nos ancêtres ont nourri de leurs forces et de leurs rêves le pays canadien.Le Canada, dans une certaine perspective, c’est le Québec.C’est à Montréal que s’entrechoquent le français et l’anglais, dans une tension qui a procuré au Canada une bonne part de son originalité.Dans ce contexte, les Québécois ont en effet de bonnes raisons d’être attachés au Canada.N’allez surtout pas penser, chers amis, que cet attachement n’est ressenti que par des fédéralistes comme vous.La majorité des souverainistes sont également très attachés au Canada.Pour ma part, j’ai étudié à McGill avant de vivre deux ans en Alberta.J’ai voyagé partout au Canada.Dans ma discipline, la science politique, je passe une bonne partie de mon temps à lire les écrits des intellectuels canadiens-anglais.Si le Québec pouvait devenir souverain et choisir n’importe quel partenaire dans le monde, c’est sans hésitation que je choisirais le Canada.Le Canada et le Québec pourraient faire de grandes choses ensemble.En Amérique, ils pourraient innover en trouvant une solution juste à l’épineuse question des droits des peuples autochtones.Aux peuples d’Europe de l’Est vivant de douloureux conflits entre leurs nationalismes, nous pourrions indiquer la voie de l’imagination et du dialogue.M’accusant de nombrilisme, Lysiane Gagnon me reproche d’avoir laissé entendre que Pierre Trudeau était le responsable de l’échec de la fédération tchécoslovaque.Je serai plus précis.A titre de conseiller étranger, M.Trudeau, sur la base de son expérience canadienne réfractaire; au nationalisme québécois, a renforcé les préjugés des Tchèques à l’égard des Slovaques.11 les a encouragés à adopter le modèle de la nation normale.Le partenariat bi-national tchécoslovaque n’était pas une impossibilité historique ou théorique.Le résultat final correspond à une faillite de l’imagination.Cela m’amène, chers amis, à partager avec vous ma plus ferme conviction.La réforme constitutionnelle que Pierre Trudeau et Jean Chrétien ont imposée à l’Assemblée nationale et au peuple québécois en 1982, sans leur consentement, a dénaturé l’esprit du fédéralisme.Vous savez, comme moi, que les institutions canadiennes ignorent les circonstances particulières qui sont celles du Québec en Amérique; On nous impose le modèle de la nation canadienne et le dogme de l’égalité des provinces.Au Canada, depuis 1982, l’unité passe par l’uniformité.Le 30 octobre, il vous faudra penser aux conséquences de cette vision sur la société québécoise du XXI' siècle.J’oserai, pour conclure, une confidence.À partir du moment où le Québec soumettra, de bonne foi, une offre de partenariat au Canada, il entrera dans une véritable logique de négociation.Nul ne saurait prévoir l’issue ultime de ces discussions.Les circonstances forceront peut-être M.Parizeau à faire des compromis qui sont pour l’instant impensables à ses yeux.Au lendemain d’un OUI, j’espère que vous pèserez de tout votre poids pour amener les dirigeants souverainistes dans le sens de l’approfondissement du partenariat Je serai à vos côtés dans cette lutte.Guy iMforest est professeur de science politique à l’Université Laval.Chaque semaine durant la campagne référendaire qui s’achève, il a exposé le point de vue d’un partisan du OUI dans un face à face avec son collègue Jean- ! Pierre Derriennic, qui a défendu l’option fédéraliste.LE DEVOIR La remontée du OUI dans les sondages a entraîné une vagup d’inquiétude dans le reste du Canada.A cinq jour du référendum, les politiciens comme les simples citoyens se retrouvent au cœur d’une campagne confuse pour l’unité, qui convergera demain vers Montréal.L’idée du rassemblement a été lancée par le ministre fédéral des Pêches, Brian Tobin, qui a reçu l’appui de plusieurs députés fédéraux et de nombreux bénévoles de toutes les régions du pays.Les fédéralistes invitent tous les Canadiens qui le peuvent à venir participer au ralliement à l’heure du dîner, demain, à la place du Canada, dans le centre-ville de Montréal, pour dire «NON à la séparation».Le ministre a baptisé l’événement «Croisade du Canada».Déjà, en fin d’après-midi, les compagnies aériennes Canadien international et Air Canada, ainsi que le transporteur ferroviaire Via Rail, ont offert des tarifs spéciaux valables en partance de la plupart des villes canadiennes à destination de Montréal pour demain.Le directeur général des élections, Pierre-F.Côté, a adressé hier en soirée une mise en demeure à Canadien international afin que la compagnie aérienne «cesse d’annoncer publiquement et de vendre ses services de transporteur à prix réduit».M.Côté considère que les frais de transport assumés par la compagnie constituent des dépenses réglementées au sens de la Loi sur la consultation populaire.Seuls les agents officiels des comités nationaux ont le droit d’autoriser et d’effectuer de telles dépenses.M.Côté a adressé une sérieuse mise en garde à toutes les autres entreprises de transport qui s’apprêteraient à faire un geste similaire.Plus tôt en après-midi, le chef du camp du NON, Daniel Johnson, avait invité hier les compagnies aériennes à respecter la loi référendaire.«Le camp du NON a l’intention de respecter intégralement la loi quant au financement de la campagne référendaire.(.) Si les gens paient de leur poche, c’est permis.J’ai l’intention d’être intraitable sur les limites qui doivent être respectées», a-t-il indiqué.Certains fonctionnaires municipaux de la région d’Ottawa-Carleton auraient par ailleurs reçu la permission de leur employeur de prendre congé demain afin de participer au ralliement.Des autocars en provenance de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick auraient aussi été nolisés par la famille Irving.La présidente du Conseil du trésor du Québec, Pauline Marois, a vigoureusement dénoncé hier ces pratiques des fédéralistes, qui représentent autant de dépenses électorales selon les tenants du OUI.La possibilité d’un vote majoritaire en faveur de la souveraineté le 30 octobre inquiète les autres provinces canadiennes, particulièrement les Maritimes, qui craignent d’être séparées du reste du Canada advenant l’indépendance du Québec., Le premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, John Savage, est si inquiet de la tournure de la campagne référendaire qu’il a décidé de s’en mêler.Il a réuni hier douze leaders syndicaux, politiques et économiques de sa province pour lancer un appel à ses électeurs.Il leur a demandé de se joindre à lui lors du grand ralliement pour l’unité canadienne.Il a même demandé aux employeurs de libérer leurs employés et aux écoles de donner congé à leurs élèves.L’Assemblée législative a d’ailleurs décidé de suspendre ses travaux pour l’occasion.«Les gérants d’estrade diront toujours qu’il est trop tard, a-t-il dit.Mais je pense qu’il est important que nous démontrions notre amour à la population du Québec.Nous voulons qu’ils fassent partie de notre pays.» Le premier ministre du Nouveau-Brunswick Frank McKenna a fait le geste le plus décisif en faisant adopter par tous les membres de sa législature une motion en faveur de la reconnaissance de la société distincte.La résolution ne fait pas état de changements constitutionnels spécifiques mais M.McKenna a laissé entendre qu’il favorisait l’insertion de cette clause dans la Constitution.«C’est une résolution (qui exprime notre affection envers la population du Québec et notre volonté de travailler avec eux pour obtenir les changements nécessaires au fonctionnement efficace de la fédération», a-t-il soutenu.Pas de concessions au Québec Mais d’autres ministres ne partagent pas son avis et ils le disent ouvertement, au risque que le front constitué des neuf provinces fédéralistes ne s’effrite.Le pre- mier ministre de la Colombie-Britannique, Mike Harcourt, a affiché sa mauvaise humeur à l’idée de faire des concessions de dernière minute au Québec.«L’enjeu est le suivant: voulez-vous vous séparer ou non?C’est tout.Il n’est pas question de cet autre truc vaseux dont Lucien Bouchard ou Jacques Parizeau parlent.Ce n’est pas dans les cartes, je peux vous le dire», a-t-il déclaré.M.Harcourt estime que le référendum est malhonnête car la souveraineté-association est impossible.Il soutient toutefois que la population de la Colombie-Britannique partage les inquiétudes du Québec face à ce qu’il appelle les «dé- / cisions idiotes d’Ottawa».Le premier ministre albertain Ralph Klein a pour sa part indiqué que toutes nouvelles discussions constitutionnelles sur la notion de société distincte devraient attendre la conférence de 1997.Comme Mike Harcourt, il s’oppose à ce qu’Ottawa prenne des engagements constitutionnels de dernière minute uniquement pour encourager les Québécois à voter NON.Les dirigeants du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) se sont réunis hier pour mettre au point la planification opérationnelle du service d’ordre.Certains s’attendent à voir débarquer, place du Canada, entre 20 000 et 50 000 personnes, mais d’autres en attendent plutôt 200 000, dont des milliers en provenance de l’extérieur du Québec.Dimanche, les organisateurs du rassemblement espèrent aussi réunir un convoi de 1000 voitures portant le drapeau canadien sur la route Ottawa-Montréal.Avec CP et PC Brian Tobin a lancé l’idée d’un rassemblement des fédéralistes du pays à Montréal vendredi.Le territoire du Québec est indivisible, répète Bouchard «S’il y a un endroit au Canada où les autochtones sont mieux traités, c’est au Québec» Camp du NON L’heure est à l’optimisme PAUL CAUCHON LE DEVOIR La bière coulait à flots, les spectateurs se marchaient sur les pieds, et dans le tohu-bohu Lucien Bouchard a dignement tenté de répondre aux questions qu’on lui posait, entre une gorgée de bière et deux bouchées de club sandwich.Le chef du Bloc québécois était invité hier au Journal du midi de Gilles Proulx (Radiomédia), diffusé en direct de la Taverne Magnan, dans le sud-ouest de Montréal, institution s’il en est une, où le bouilli de bœuf est encore à 5 $ la portion.La veille, le coloré animateur recevait au même endroit le chef du camp du NON, Daniel Johnson.M.Bouchard a réagi à chaud au résultat du référendum tenu auprès des 4849 Cris du Québec, qui font savoir, dans une proportion de 96 %, qu’ils préfèrent que leur territoire demeure canadien advenant un OUI au référendum lundi prochain.Le chef du Bloc québécois a répété que «le territoire du Québec est indivisible».Mais, a-t-il ajouté, «il faut respecter cette décision, ils ont le droit d’avoir leur opinion.On peut les comprendre en grande partie: depuis longtemps leur responsabilité fiduciaire est confiée au gouvernement fédéral, donc leur lien est avec le fédéral».«Une chose est certaine, a-t-il ajouté: s’il y a un endroit au Canada où les autochtones sont mieux traités, c’est au Québec.De plus, nous avons établi un modèle de fonctionnement pour l’avenir avec l’entente de la Baie-James qui prévoit des gouvernements autonomes.René Lévesque a reconnu leur droit au gouvernement autonome.Le Québec souverain aura à assurer les responsabilités fiduciaires, il devra reconnaître leur droit à un gouvernement autonome, et nous devrons négocier avec eux parce qu’ils ont des droits sur des portions de territoire.» Pour le reste, Lucien Bouchard n’a pas émis hier midi de grandes déclarations surprenantes, réservant ses forces pour la soirée qui s’annonçait et refusant de tomber dans quelques pièges que lui a tendus Gilles Proulx.Interrogé sur la question mohawk, Lucien Bouchard a répliqué PHOTO PC Lucien Bouchard vide son verre entre deux questions posées dans le cadre du Journal du midi.à Gilles Proulx que «c’est encore une de vos marottes».Pressé de questions par l’animateur sur l’«école de la CEQ» où les élèves ne feraient pas grand-chose, selon M.Proulx, M.Bouchard a répondu que «dans toutes les sociétés il y a des groupes d’intérêt qui doivent négocier ensemble, et les gens de la CEQ sont par-lables».Il a toutefois établi une différence entre «les establishments» [syndicaux] et «les Québécois et Québécoises qui enseignent».Alors que Gilles Proulx abordait une autre de ses marottes, à savoir les bénéficiaires de l’aide sociale «qui ne font rien», Lucipn Bouchard a haussé le ton: «Etre sur l’aide sociale, ce n’est pas un privilège, c’est une terrible épreuve, les gens veulent s’en sortir, a-t-il dit.Dans une taverne, on peut régler un problème comme ça en deux minutes autour d’une Dière, mais c’est plus complexe que ça.» Et lorsque Gilles Proulx lui a lancé qu’«on est un peuple de menteurs, de braconniers», invitant les souverainistes à adopter une politique semblable à celle de la Suisse, un pays qui limite à un an la période d’assistance pu- blique, le chef du Bloc a répondu que «le modèle suisse n’est pas une affaire qui me réveille la nuit», accusant l’animateur d’avoir un raisonnement «à la Ralph Klein».Lucien Bouchard a également rappelé que «la souveraineté n’est pas gagnée encore: tout en fragile, il faut encore convaincre les gens».Et il a fustigé Jean Chrétien, «qui est d’accord pour dire que le Québec est distinct en autant qu’il soit égal aux autres provinces» et qui a promis, mardi soir, lors du grand rassemblement du NON, «de l’eau de vaisselle, trop peu, trop tard, a-t-il dit.Depuis cinq ans, le peuple québécois a continué à marcher, il ne doit plus supplier, quémander».L’entrevue s’est terminée dans le brouhaha, alors que des partisans du NON posaient des questions au micro sous les huées de partisans du OUI qui criaient: «Retourne en Ontario!» En sortant, alors que des souverainistes scandaient «Lucien, Lucien» et lui demandaient des autographes, une bonne dame s’est approchée des agents de sécurité pour supplier: «Prenez bien soin de lui.» KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR • '1 LJ heure était à l’optimisme hier dans le camp du NON où l’on se réjouit des possibilités de renouvellement de la fédération canadienne, évoquées mardi par le premier ministre Jean Chrétien.«Les Québécois ont entendu le premier ministre,, mardi soir, manifester de l’ouverture aux changements, a déclaré hier matin, sourire aux lèvres, Daniel Johnson.Il s’est étendu longuement sur la décentralisation, quelque chose dont j’ai déjà parlé et dont je pré^ tends qu’il y a des manifestations partout au Canada, et M.Chrétien s’est associé à ce désir de renouvellement.» A quatre jours du scrutin, l’intervention de M.Chrétien, accompagnée d’une vaste démonstration des partisans fédéralistes — ils étaient quelque 12 000 personnes mardi à Verdun, dont près de 5000 à avoir bravé la pluie à l’extérieur de l’auditorium —, semble avoir oxygéné la campagne du NON.«M.Chrétien a indiqué de quelle façon il envisage les changements.Il a indiqué les dimensions de son engagement et cela recoupe les préoccupations des Québécois.On devrait donc, aujourd’hui, être satisfaits de voir dans quelle direction le premier ministre du Canada envisage des changements au Canada», a affirmé M.Johnson.Bien que le premier ministre du Canada n’ait rien pro-' mis d’autre pour l’instant que de répondre au désir de «voir ce pays changer et évoluer dans le sens de leurs aspirations [celles des Québécois]», M.Johnson sou-' tient que la population a toutes les raisons d’accorder sa.confiance à Jean Chrétien.«Il y a des choses extrême-.' ment précises et concrètes sur la décentralisation et qui correspondent aux sentiments des Québécois, comme par exemple la société distincte et l’accord des Québécois aux modifications constitutionnelles», a-t-il dit, précisant toutefois qu’il ne saurait y avoir de changements rapides après une victoire du NON.Ce dernier, qui a déclaré mardi soir se tenir «debout pour défendre les intérêts du Québec», assure que Jean Chrétien est de bonne foi et qu’il veut améliorer le sort des Québécois.«Il faut faire confiance aux gens lorsqu’ils s’expriment dans le sens des changements, lorsqu’ils disent de façon très solennelle sur la foi de ce qu’ils représentent et de leur intégrité», a ajouté le chef du NON.Invité à commenter ce coup de barre donné par M.Chrétien, qui arrive à la rescousse de la campagne du NON, M.Johnson s’est défendu qu’il y ait quelque, changement que ce soit au style adopté jusqu’ici.«Le plan de campagne, avec, à la rigueur, des ajustements sur l’insistance d’un volet par rapport aux autres, est toujours maintenu, soutient-il.On ne change pas de caqipagne comme on change de chemise.» À midi, M.Johnson s’est adressé à quelque 300 membres de la Jeune Chambre de commerce de Mont-, réal, devant lesquels il a dénoncé «la consolidation de la confusion» orchestrée par les adversaires.Il a ensuite exprimé sa foi dans la jeunesse pour continuer à bâtir le Canada.«Quand je regarde le passé, je refuse de le récrire.Je ne vois pas ici chez les jeunes Montréalais, qu’il s’agisse des gens d’affaires ou dans toutes les occupations, je ne vois pas un peuple humilié et opprimé, a-t-il constaté.Au contraire, je vois un peuple qui s’est toujours battu et qui a toujours été debout.» I.K I) K V 0 I K .I.K J K I' l> I 2 0 0 (' T 0 H H K I it I) A ?REFERENDUM ?Résultats du référendum à la Haie James Les Cris disent oui.au Canada Coon Corne prévient Québec contre tout acte de «kidnapping» contre sa communauté LES INDÉCIS La campagne du OUI fait des convertis PHOTO JACQUES NADEAU cl the Wooth Saint John y NEW BRUNSWICK Ltke Mifiltcbl Winnipeg Ottawa • Le chef Matthew Coon Come a réaffirmé hier, en conférence de presse, que la réponse des Cris était claire.«Nous ne partirpons pas».rain.» CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR La communauté crie de la Baie-James a voté massivement contre l’inclusion forcée du territoire qu’elle occupe dans un Québec souverain.Tels sont les résultats du référendum cri tenu le 24 octobre dernier et rendus publics hier par le chef du Grand Conseil des Cris, Mat-j thew Coon Corne, en conférence de presse à Montréal hier.Les quelque 7000 Cris en âge de voter dans le cadre de ce référendum se sont rendus aux urnes dans une proportion de 77 %.96,3 % des 4849 votes valides ont répondu NON à la question suivante: «Acceptez-vous que le Québec sépare du Canada les Cris de la Baie-James et le territoire cri traditionnel, advenant un OUI au référendum québécois?» Dans un discours fait hier en conférence de presse, le chef Matthew Coon Corne a réaffirmé que la réponse des Cris était claire: «Nous ne partirons pas.» Tout en affirmant qu’ils n’ont pas l’intention d’avoir recours à la violence advenant un OUI au Québec souverain, les Cris ont cependant l’intention de réclamer le soutien du Canada et de sa Constitution, ainsi que de la communauté internationale, et de revendiquer leurs droits devant les tribunaux.M.Coon Corne a ajouté que, comme les Québécois, les Cris avaient le droit à l’autodétermination politique.Il a également soutenu qu’il serait inconstitutionnel, illégal et non démocratique, en plus de porter atteinte aux droits humains, de séparer les Cris du Canada.«Ce serait une opération de kidnapping à l’égard des Cris de la Baie-James», a-t-il dit.Advenant un OUI au référendum, M.Coon Corne s’est dit convaincu que les autres chefs?aborigènes du Canada l’appuieront dans sa démarche.A ce sujet, a-t-il dit, des représentants des Premières Nations du Canada, dont le chef Ovide Mercredi, se réunissent présentement à Ottawa pour prendre position,sur la question de la souveraineté du Québec.«A travers le reste du Canada, il y aura de l’indignation, de la côte Est à la côte Ouest et de la frontière américaine à l’Arctique, si les peuples autochtones voient les Cris de la Baie-James et les autres autochtones au Québec être pris en otages et inclus dans un Québec souve- MARIE TISON PRESSE CANADIENNE \ATashington — La Maison-Blanche a ouvertement VV pris parti hier dans le débat référendaire québécois.Le porte-parole officiel de la Maison-Blanche, Mike McCurry, a déclaré que le président américain Bill Clinton espérait que la relation entre les Etats-Unis et un Canada fort et uni se poursuive.:«De toute évidence, il s’agit d’un débat interne canadien qui devra être tranché par les électeurs, a déclaré M.McCurry en conférence de presse à la Maison-Blanche hier.Ce que je peux dire au nom du président, c’est qu’un Canada fort et uni s’est révélé être non seulement un grand pays, mais aussi un très puissant et bon allié des Etats-Unis.» «Nous espérons que cette relation se poursuive», a-t-il ajouté.Une journaliste lui a demandé si, en d’autres mots, l'administration américaine s’opposait carrément à la séparation du Québec.0«J’ai choisi mes mots soigneusement afin que vous compreniez l’idée», a-t-il répondu.Interrogé par un autre journaliste, M.McCurry a également plongé dans le débat concernant l’accession d’un Québec indépendant à l’Accord de libre-échange nord-américain.«Il est impossible de répondre définitivement à cette L’EX-FELQUISTE CHARLES GAGNON VOTE OUI (Le Devoir) — L'ex-felquiste et ancien dirigeant marxiste-léniniste Charles Gagnon votera finalement OUI.Dans une lettre qu'il a fait parvenir au Devoir, il explique cette décision «inattendue et même incompréhensible aux yeux de certains», qu'il a prise après bien des hésitations.Inattendue parce que dans son livre Le Référendum, un syndrome québécois’, il écrit que le projet indépendantiste d'aujourd'hui le «laisse froid», expliquant qu'à moins d'une révolution de l'ordre économique dominant à l'échelle mondiale, la souveraineté du Québec ne changerait rien à la situation des francophones du Québec.La principale raison qu'il invoque pour vote OUI, c'est qu'il «ne peut pas voter NON».Les autres gouvernements canadiens n'offrent que le statu quo constitutionnel, donc la chicane à perpétuité.Le gouvernement fédéral a adopté «la politique des banquiers», un courant qui menace les acquis sociaux.Il ne voit poindre aucun courant progressiste d'une ampleur significative dans le reste du Canada.Il ne votera pas OUI pour «sauver la nation».Le nationalisme lui répugne, écrit-il.Son OUI est un appui au courant progressiste qui se retrouve au sein du camp souverainiste, dans l'espoir qu'émerge une souveraineté populaire contre le primat de l'économisme conservateur.-?- CLYDE WELLS A DES REGRETS Saint John's, Terre-Neuve (PC) — Le premier ministre de Terre-Neuve, Clyde Wells, reconnaît qu’il a raté une bonne occasion de se taire lorsqu’il a commenté la question d’un statut spécial pour le Québec, plus tôt cette semaine, devant un groupe de journalistes.M.Wells affirmait alors qu’il pouvait difficilement concevoir des droits spéciaux à une province, soulignant que tous les Canadiens sont censés être égaux.Mardi, M.Wells affirmait que ses propos avaient été mal interprétés et de ce fait, il En réponse aux questions d’une journaliste, M.Coon Corne a évoqué la possibilité que les Cris n’aillent pas voter au référendum de lundi prochain sur un Québec souverain.A ce chapitre, M.Coon Corne a expliqué que quelque 400 non-autochtones vivant à la Baie-James pourraient voter OUI lqrs de ce référendum, faussant question avant le référendum, mais ce ne serait pas une accession automatique», a-t-il déclaré, martelant ses syllabes.«Mantra» L’administration américaine s’éloigne de plus en plus de la position officielle qu’elle maintenait jusqu’ici au sujet du débat constitutionnel au Canada.Qualifiée de «mantra» par les spécialistes américains des affaires canadiennes, cette position se limitait à préciser que les Etats-Unis avaient bénéficié de relations étroites avec un Canada fort et uni, et qu’il revenait aux Canadiens de décider de leur avenir.La semaine dernière, le secrétaire d’Etat américain Warren Christopher a aussi dépassé d’un cran le «mantra» qui avait été soigneusement conçu, il y a de ça plusieurs années, par son propre département.Il a affirmé que l’organisation qui pourrait succéder à la fédération canadienne actuelle ne devrait pas tenir pour acquis les ljens qui existent présentement entre le Canada et les Etats-Unis.Les propos de M.McCurry, au nom du président Clinton, suivent de quelques jours seulement les propos du président de la France, Jacques Chirac, au sujet des résultats du référendum québécois.Interrogé mardi soir sur les ondes du réseau américain CNN, M.Chirac a affirmé que la France reconnaîtrait une victoire du OUI au référendum.se refuse à tout autre commentaire sur la question d’ici à ce que les résultats du référendum de lundi prochain soient connus.«J’ai toujours tenté d’expliquer mes prises de position et mes idées, mais je me refuse à poursuivre aussi longtemps que ce problème ne sera pas résolu», a dit le premier ministre hier.«Quand la situation aura été bien établie, je verrai ce que j’ai à faire.Mais je ne veux plus m’exposer à être de nouveau mal interprété.» M.Wells n’est pas très populaire au Québec où certains le tiennent responsable de l'échec de l’Accord du lac Mee-ch.-?- MANNING MET EN DOUTE LA STRATÉGIE DU NON Ottawa (PC) — Le leader du Parti réformiste Preston Manning croit que la dernière déclaration de Jean Chrétien en faveur de l’unité nationale pourrait faire plus de tort que de bien et cela n’est pas sans l’inquiéter.Au cours d’une assemblée, mardi soir à Montréal, le premier ministre a ouvert la porte à d’éventuels changements constitutionnels si les Québécois décident de ne pas quitter le Canada.«En principe, je crois qu’il est peu judicieux de faire d’importants changements de stratégie dans la dernière semaine d’une campagne», a déclaré hier M.Manning.«Le premier ministre [Jean Chrétien] a toujours maintenu qu’il ne fallait pas rouvrir le dossier constitutionnel pour résoudre les difficultés actuelles.Et je crois vraiment que c’est la position la plus sage.» M.Manning a soutenu que M.Chrétien devrait plutôt parler de décentraliser le Canada sans rouvrir la Constitution dans son appel aux Québécois.Le Parti réformiste a publié son propre plan en 20 points pour renouveler la fédération, qui, en fin de compte, demande à Ottawa de se retirer le plus possible des domaines de compétence provinciale comme la santé et l’éducation.Aucun des changements proposés par les réformistes ne requiert un amendement constitutionnel.M.Manning rappelle que les échecs des accords constitutionnels du lac Meech et de Charlottetown ont créé un si grand malaise au pays que les gens ne toléreront pas davantage de discussions.ainsi les cartes et la perception de Québec des quelque 7000 Cris vivant au même endroit.Pour leur part, les 4300 Inuits du Nouveau-Québec âgés de plus de 18 ans sont invités à participer aujourd’hui à un référendum sur la souveraineté du Québec.Ils devront répondre à la question suivante: «Etes-vous d’accord pour que le Québec devienne souverain?» Chrétien devra prêter serment pour voter Le premier ministre, dont la résidence principale est à Ottawa, voit sa qualité d'électeur contestée MICHEL VENNE LE DEVOIR Le premier ministre Jean Chrétien et sa femme Aline Chaîné devront déclarer sous serment qu’ils ont la qualité d’électeur s’ils veulent exercer leur droit de vote le 30 octobre dans la circonscription de Laviolette, en Mauricie.Le comité du OUI de cette circonscription électorale met en doute la qualité d’électeur de M.Chrétien et de son épouse puisque ces derniers ont leur résidence principale à Ottawa depuis de nombreuses années.Cependant, M.Chrétien a fait inscrire son nom et celui de sa femme par sa secrétaire de comté sur la liste électorale.En principe, un électeur inscrit dans la même section de vote aurait pu contester leur inscription durant la période de révision.Mais aucun ne l’a fait dans la période prévue à cette fin.Par contre, les organisateurs du comité du OUI ont été alertés et ont fait enquête sur la qualité d’électeur du premier couple du Canada.Pour avoir la qualité d’électeur au Québec, une personne doit y résider depuis au moins six mois.M.Chrétien possède deux propriétés sur le chemin du lac des Piles dans la circonscription, dont un chalet qu’il ne fréquente que pour ses vacances, l’autre étant en location.Selon le directeur de l’organisation du OUI, Claude Rompré, qui était candidat du Bloc québécois dans Sha-winigan contre M.Chrétien aux élections de 1993, il a été établi que M.Chrétien recevait toutes ses factures de taxes municipales à une adresse à Ottawa au cours des dernières années, ce qui tend à démontrer qu’il n’est plus résidant du Québec.Il n’a pas exercé son droit de vote aux dernières élections provinciales dans cette circonscription et aurait voté en Ontario sur l’Accord de Charlottetown en 1992.Donc, lundi, si les Chrétien se présentent au bureau de vote, le scrutateur du comité du OUI pour la section de vote 101 leur demandera de prêter serment S’ils refusent le scrutateur ne leur donne pas de bulletin de vote.En les forçant à déclarer sous serment qu’ils ont qualité d’électeurs, le comité du OUI de Laviolette veut forcer les Chrétien à se commettre.Si, après le référendum, le comité du OUI parvenait à prouver qu’ils ont voté sans avoir qualité d’électeur, ils pourraient être condamnés en vertu de la Loi sur la consultation populaire à des sanctions.En outre, cela jetterait le discrédit sur le sens démocratique d’un premier ministre qui vote sans en avoir le droit.Reste à voir si les Chrétien iront voter.la campagne du OUI a fait des convertis.C’est ce qui ressort du groupe témoin d’électeurs que suit Le Devoir depuis le début de la joute référendaire.Indécis au début, huit des 15 participants opteront pour la souveraineté lundi prochain.Voici le compte rendu de la dernière rencontre du groupe, animée par les politologues Jean-Herman Guay et Denis Monière.KONRAD YAKABUSKI LE DEVOIR L’heure du choix approche et les indécis l’attendent avec impatience.Non pas parce qu’ils ont hâte de voter mais plutôt parce qu’ils ont hâte de se débarrasser de la lourde responsabilité qui leur incombe.Ayant l’impression d’avoir été, en quelque sorte, pris en otages — obligés de trancher dans une déchirante querelle de famille —, ils ont ressenti beaucoup d’angoisse depuis quatre semaines.Peu politisés, ils ont dû redoubler d’efforts afin de s’y retrouver.«Franchement, j’ai hâte à mardi.Plus ça va, plus ça m’énerve», a lancé une participante lors ae la dernière rencontre, mardi soir, du groupe témoin d’électeurs indécis que Le Devoir suit depuis le début de la campagne.Bien qu’ils nourrissent toujours beaucoup de réserves quant aux deux options, la majorité d’entre eux se sont tout de même fait une idée quant au choix qu’ils feront lundi prochain.La plupart d’entre eux inscriront leur «x» sans enthousiasme.Reflet des sondages, la camp du OUI semble néanmoins avoir fait des convertis au cours de la campagne.Des 15 participants au groupe, huit membres estiment qu’il voteront vraisemblablement OUI, quatre disent avoir opté pour le NON alors que trois demeurent toujours indécis.Ces derniers, de par leur discours, seraient toutefois plus aptes à pencher vers le camp fédéraliste que vers l’option souverainiste.La répartition des membres du groupe témoin fait fi de l’hypothèse avancée par bon nombre de sondeurs selon laquelle plus des deux tiers des indécis ont tendance à voter NON.«Ça reflète ce qui s’est passé dans l’ensemble de l’opinion publique» durant la campagne, a opiné le politologue Denis Monière.«La campagne du OUI semble avoir été, pour eux, plus convaincante que celle du NON.Ceux qui ont expliqué leur tendance à aller vers le OUI ont dit que, malgré toutes leurs réserves, ils avaient obtenu plus d’information des porte-parole du OUI.» Leur appui au camp souverainiste demeure «fragile», affirme M.Monière, professeur de science politique à l’Université de Montréal.La plupart d’entre eux estimaient qu’ils pourraient encore se laisser convaincre si le camp du NON faisait une offre «intéressante» d’ici lundi.Cependant, même s’ils attendaient avec intérêt le discours à la nation d’hier soir du premier ministre Jean Chrétien, ils doutent que ce dernier puisse leur donner une raison valable pour changer d’idée.La reconnaissance du Québec comme «société distincte» dans la Constitution canadienne?Le concept ne les fait pas vibrer.Une vaste décentralisation de pouvoirs?Peut-être, mais «ça ne se fera jamais».Qu’est-ce qui motive ceux qui optent pour le NON?Bien que le camp fédéraliste se soit fait beaucoup rabrouer d’avoir trop joué une seule carte, celle de l’insécurité économique, il semble que cet argument ait porté fruits auprès d’une partie des électeurs indécis.Parmi ceux qui ont l’intention de voter NON, «aucun d’entre eux n’a invoqué un sentiment de fierté envers le Canada, a fait remarquer M.Monière.C’est l’argument de la peur qui les domine».Les commentaires des participants, y compris ceux qui se disaient encore indécis, ont été révélateurs à cet égard.«Au fond de mon cœur, je suis Québécois et j’aimerais bien ça, voter OUI.Mais j’ai peur.Comment je vais payer mon pain et mon lait?», a tranché un électeur indécis.«Si on était la province la plus riche, je comprendrais qu’on vote OUI.Mais la côte va être dure à remonter.Et, à 54 ans, je n’ai plus l’âge pour remonter la côte», a ajouté un participant qui a dit avoir voté NON lors du vote par anticipation.«En étant indépendants, j’aurais peur.Ça serait plus difficile que maintenant», a opiné une femme qui penche vers le NON.En revanche, les commentaires de ceux qui penchent vers le OUI indiquent que c’est moins la bonne performance des ténors du camp souverainiste qui les amène à faire ce choix que les maladresses du camp du NON.Un participant a évoqué l’intervention des gens d’affaires qui «ploguent» pour le NON, alors qu’un autre a expliqué que, «comme le fédéral n’a pas bougé, je préfère aller pour l’indépendance».«Le NON, tout ce qu’ils ont fait, c’est de sortir les choses qui me font peur», a martelé un autre nouvelle recrue du OUI.Avec la répartition des indécis en faveur du OUI, peut-on conclure que les jeux sont faits?L’ambiance qui prévalait lors des discussions du groupe témoin a fait ressortir un phénomène qui pourrait jouer en faveur du NON undi prochain: les partisans du NON sont plus discrets et prennent moins souvent la parole que ceux du OUI.^es membres du groupe témoin favorables au NON semblaient éprouver plus de gêne à exprimer leur opinion, selon le politologue Jean-Herman Guay, de l’Université de Sherbrooke.«La parole publique semble être en grande partie dominée par les tenants du OUI», alors des partisans du NON s’empêtraient dans «une spirale de silence», affirme M.Guay.Dès qu’ils ont l’impression que l’opinion majoritaire ne correspond pas à la leur, ils ont réticence à s’exprimer.Ce qui fait en sorte que les sondages puissent sous-évaluer l’appui au NON.«Si le résultat du référendum montre un écart substantiel avec les sondages, ça va démontrer ce que l’on a vu» dans le comportement des membres du groupe témoin, conclut le professeur Guay.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BODRASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISS0NNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS THOUIN Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, GUY TAILLEFER Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND-YVES CARIGNAN 2050, rue de Bleary, 9'étage, Montréal (Québec) H3A 3M9.Té 1.: (514) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS La Maison-Blanche prend ouvertement parti Un porte-parole de Clinton se prononce pour un «Canada fort et uni» EN BREF ? * .Çr s "g v ¦ .% J Cotises aüquéi fflfPWSÜÜ W —-—S s entreprises 4/000 emplois créés Pour plus de renseignements sur la phase II ¦ .* - • ./
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