Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

Le devoir, 1995-10-28, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
mm V Jkv&nwh>Wr /à/f*£ÙimUMK MÉto\r e*»m/rr l » JOMHUfMUrt V * r*«]TatCOSlOVAtr ï-ijw 4 *N >:w ¦¦¦ ^ LE DEVOIR LES ARTS Cézanne au Grand Palais de Paris PAGE B 1 LIVRES Madeleine Gagnon: le roman pour le roman PAGE I) 1 LE MONDE L'avenir d'Eltsine compromis?PAGEA 12 FORMES Citterio se tient à carreaux PAGED 10 Lucienne qui?INDEX Agenda .B10 Avis publics.C8 Classées.05 Culture.B1 Économie.Cl Éditorial.A14 Le monde.Al 2 Mots croisés.C15 Les sports.06 Montréal Pluie intermittente.Max; 16.Dimanche: nuageux avec éclaircies.Max: 11 Québec lîuie parfois forte.Max: 10.Dimanche: nuageux avec éclaircies.Max: 6 Détails en C 14 Les militants du NON déferlent S’envoler sur un balai un soir de sabbat Qui a peur des sorcières?Il y a 500 ans, elles confinaient à l’hystérie; elles sont aujourd’hui l’objet d’études rigoureuses Compte tenu de l’enjeu et de l’imprévisibilité de l’issue, le taux de participation atteindra vraisemblablement un niveau record au référendum de lundi.Mais si on considère que presque la moitié des électeurs ignorent si Mario Dumont milite pour le OUI ou le NON, oserait-on prétendre que la démocratie québécoise est en bonne santé?Les touristes du fédéralisme SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR Fj id you find the time to see the «U Big O?— No, Jerry.I just got here.But don’t worry, I’m going later on.» Jerry, comme des centaines d’autres partisans de l’unité canadienne, est débarqué hier à Montréal pour la toute première fois de sa vie, venu comme les autres exprimer son attachement au Canada et dire aux Québécois de ne pas claquer la porte.Il est venu avec sa fille Anna, trois ans, une merveille qu’il avait juchée sur ses épaules pour qu’elle puisse bien voir the Prime Minister.Prime Minister qu’elle n’a d’ailleurs jamais pu voir parce que trop loin de l’estrade.Jerry était là, en compagnie de milliers et de milliers d’individus venus des quatre coins du pays, occupé à échanger avec ses compagnons de route, quand sa femme, Debby, s’est approchée de lui pour lui demander s’il y avait un Giorgio dans le coin.«Come on honey ! You’re in Montreal.There’s no Giorgio around.» Jerry était venu dire aux Québécois qu’il n’y a aucune raison, «no reason at all to leave Canada».Pourtant, pendant les 45 minutes qu’il a passées devant la place du Canada, il a parlé du changement d’huile qu’il n’avait pas encore eu le temps de faire à sa Volvo, du condo que sa sœur Jeanette venait tout juste d’acheter, rue Yonge à Toronto, «a good spot, a very good spot», et de toutes sortes d’autres sujets du genre — même de la nappe de cuisine de sa sœur, qu’il a ruinée samedi dernier en y versant un verre de vermouth — mais jamais de politique.Jerry n’était pas une exception.Bien au contraire.Partout dans cette foule, qu’on vienne de Kamloops, comme Mr.Blaike, de Sudbury, Prince Albert ou de St.John’s, comme Margaret, on parlait davantage de la pluie et du beau temps (avant, pendant et après les discours des ténors du NON) que de n’importe quel problème ou débat constitutionnel.De la nouvelle paire de patins de son fils, Brent, qui lui a coûté une fortune — «150 bucks, man ! Can you believe it!» — jusqu’au nouveau mascara de Mary, acheté à la sauvette avant de monter dans l’autobus, rien ne laisser présager que se préparait là l’opération coup de poing du NON pour convaincre les 15 à 20 % d’indécis de se ranger de leur côté.Nerveux, les Canadiens anglais, à deux jours du vote?Pas vraiment.Pendant le discours de Jean Chrétien, par exemple, June, 32 ans, de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, VOIR PAGE A 16: TOURISTES Deux siècles après la fin de la grande chasse aux sorcières, qui a embrasé l’Europe de 1450 à 1750, la sorcellerie est devenue un objet qui ne confine plus à l’hystérie mais à l’étude rigoureuse, comme le prouvent de nombreuses publications récentes.Après tout, y a-t-il plus sérieux qu’un débat sur la possibilité de s’envoler sur un balai un soir de sabbat?Jean Bodin, célèbre philosophe français et grand théoricien politique de la souveraineté, décrit le sabbat avec force détails dans son grand traité de 1580, De la démonomanie des sorciers.«Le diable en tout lieu est semblable à soi-même: car par la confession des sorcières de Valery, et confrontation des unes aux autres, on voit le transport en corps sur un bâton seulement sans onction, puis l’abjuration de Dieu, l’adoration du diable, les danses, festins, et le baiser aux parties honteuses de Satan [.].» Les Québécois détiennent le record canadien de participation électorale.Au référendum de 1980,85,6 % des électeurs ont exercé leur droit de vote.Aux élections de septembre 1994, 81,6 % des votants ont accompli leur devoir civique.En revanche, seulement 63 % des électeurs ontariens ont participé au vote en juin dernier, malgré la révolte populaire qui balayait alors la province voisine.Lors du référendum sur l’Accord du Charlottetown en 1992, le taux de participation frôlait les 83 % au Québec; dans le reste du pays, il dépassait à peine les 71 %.Mais bien que les Québécois participent assidûment à l’exercice démocratique, saurait-on pour autant affirmer qu’ils s’y appliquent en toute connaissance de cause?Les politologues Jean-Herman Guay et Denis Monière ont essayé de répondre à cette question en interrogeant d’abord un groupe d’électeurs indécis en vue du scrutin de lundi.Les résultats étaient si peu encourageants qu’ils ont cherché à déterminer si la «méconnaissance politique» constituait une tendance généralisée au sein de l’ensemble des électeurs.Les deux politologues ont inter-Yakabuski rogé200 personnes, sélectionnées ?au hasard, dans un centre commercial de Sherbrooke la semaine dernière.Il s’agissait de francophones — indécis, fédéralistes et souverainistes, la plupart de la classe moyenne.Bien qu’il ne s’agisse pas d’un échantillon parfaitement représentatif, les chercheurs prétendent que les résultats sont tout de même indicatifs «d’une méconnaissance politique qui est assez répandue au sein de la population».Difficile, pensez-vous, de se méprendre sur les allégeances politiques de Lucienne Robillard?Les vestes rouge vif de la ministre fédérale du Travail la trahissent, n’est-ce pas?Pourtant, 75 % des répondants à l’enquête Guay-Monière soit ignoraient si elle était un ténor du OUI ou du NON, soit la rangeaient dans le mauvais camp.Quant à son collègue Paul Martin — celui même qui avait évoqué le chiffre ahurissant d’un million d’emplois menacés advenant un OUI —, 70 % des répondants étaient incapables de le situer correctement.Où ranger Mario Dumont, l’un des signataires de la fameuse «entente du 12 juin»?47 % haussaient les épaules, incapables de répondre.Quant à Jean Charest, le pourcentage des répondants qui ne savaient pas dans quel camp ranger le célèbre enfant de la région et chef du Parti conservateur s’élevait à.38 %.Cette même méconnaissance politique s’est manifestée lorsque MM.Guay et Monière ont diffusé à chacun des 200 participants la publicité souverainiste qui montre les chefs de file fédéralistes scander «Non, non, non» à une série d’aspirations québécoises.Une publicité du NON, croyaient-ils — jusqu’à ce que le OUI en spirale apparaisse à l’écran à la toute fin du message.Les résultats de l’enquête rejoignent ceux des autres études effectuées au fil des ans sur le fait qu’un minorité d’électeurs — environ 30 % — suivent la politique et s’y retrouvent facilement.Pour le reste, «l’univers politique apparaît comme étant très, très complexe, soutient M.Guay.Il y a tellement d’information, il y a tellement de points de vue, que bien des gens ont démissionné».Si ce phénomène est présent en tout temps, il devient particulièrement évident en période référendaire, puisque «non seulement les politiciens sont divisés, mais les experts sont eux aussi divisés».S’ajoute à ces facteurs «l’incohérence» dans les valeurs des individus, qui fait en sorte, par exemple, que le même électeur puisse affirmer qu’aucune guerre n’est justifiée, mais qu’il se porterait à la défense de son pays dans l’éventualité de la guerre.«La boutade d’Yvon Deschamps à savoir que les Québécois veulent un “Québec fort dans un Canada uni” est très près, trop près de la réalité», estime le professeur Guay.Confrontés à une masse d’affirmations contradictoires, les électeurs éprouvent une «dissonance cognitive».Pour s’en sortir, ils se méfient des messages et s’en remettent entièrement au messager.Un messager.Les numéros un de chaque camp.Ce qui explique pourquoi la joute référendaire est devenue un combat entre Lucien Bouchard et Jean Chrétien aux yeux de bon nombre d’électeurs.Et c’est ce qui explique pourquoi les leaders de second plan — les Robillard, Martin, Dumont et Charest —, n’ont guère d’importance dans leur esprit.Le phénomène n’est pas nouveau.Montesquieu l’avait remarqué il y a plus de 250 ans: «Le grand avantage des représentants, c’est qu’ils sont capables de discuter des affaires.Le peuple n’y est point du tout propre.» La participation active de Bodin aux débats sur la sorcellerie pour justifier la plus stricte répression de cette hérésie suprême suffit presque à elle seule à dégonfler le mythe qui fait de la chasse aux sorcières la simple résultante des comportements «arriérés» de rustres personnages des ténèbres médiévales.Cette représentation populaire ne peut en effet résister au travail minutieux mené par les historiens sur la sorcellerie, particulièrement depuis une trentaine d’années, alors que ce champ d’étude a véritablement acquis ses lettres de noblesse.La chasse aux sorcières, ainsi qu’en témoigne avec force le magnifique ouvrage de synthèse dirigé par Robert Muchembled, Magie et sorcellerie en Europe du Moyen Age à nos jours (Armand Colin), constitue une porte d’entrée fascinante pour VOIR PAGE A 16: SORCIÈRES PHOTO JACQUES GRENIER Des dizaines de milliers de personnes ont participé hier au rassemblement du camp du NON au centre-ville de Montréal.En présence du premier ministre Jean Chrétien, du chef du camp du NON Daniel Johnson et du chef du Parti conservateur Jean Charest, les manifestants, dont certains venaient des autres provinces canadiennes, ont lancé un appel à l’unité du Canada.«Nous ferons les changements qui s'imposent» SYLVIANE TRAM 1ER LE DEVOIR Le centre-ville de Montréal, pavoisé aux couleurs uni-foliées et fleurdelisées, a accueilli hier la plus grande assemblée publique de la campagne référendaire.Des dizaines de milliers de personnes — 40 000 selon certaines estimations, plus de 100 000 selon les organisateurs — ont participé dans une atmosphère familiale et enthousiaste à cette manifestation du camp du NON en faveur de l’unité du Canada.Sur le podium dressé sur la place du Canada, le premier ministre Jean Chrétien a exhorté les Québécois à voter NON lundi et il a également laissé entrevoir la possibilité d’une évolution du fédéralisme canadien.«Nous avons ici une patrie, le Québec, et nous avons un pays, le Canada», a t-il déclaré.«Nous ferons les changements qui s’imposent à .l’aube du XXI" siècle pour faire entrer un Canada uni dans le prochain siècle, d’un océan à l’autre», a-t-il ajouté.La mobilisation avait un certain caractère «interprovincial»: quelque 15 000 personnes, selon les organisateurs, avaient répondu à l’appel lancé par le ministre fédéral des Pêches, Brian Tobin, et étaient venues apporter leur message d’amitié aux Québécois.Les autres étaient arrivées dans la journée en provenance de plusieurs régions du Québec et beaucoup de Montréalais étaient simplement venus en voisins, profitant de la pause de midi.M.Chrétien a salué les francophones hors Québec, dont certains membres étaient présents au rassemblement, et il les a remerciés d’être venus rappeler la présence de la «famille francophone» à l’extérieur du territoire québécois en ajoutant: «Nous allons rester ensemble pour la survie du fait français en Amérique.» Aux côtés du premier ministre, le chef du parti conservateur Jean Charest, le chef de l’opposition à l’Assemblée -)| nationale Daniel Johnson et la députée libérale Liza Frul-la, vice-présidente du comité du NON, ont également prononcé des allocutions à forte teneur sentimentale: I «Parlez avec votre cœur, parlez de votre pays, le Canada», a lancé M.Charest.Il a appelé les Québécois à ne VOIR PAGE A 16: CHANGEMENTS Le référendum décortiqué La question est sur toute?les lèvres: dirons-nous OUI ou dirons-nous NON?A deux jours du vote, Le Devoir trace en six pages le bilan de la campagne référendaire qui s’achève.— Voir pages A 6 à Ail Mardi soir prochain, à l’Halloween, de petites sorcières vont se promener librement dans les rues d’ici et d’ailleurs sans risquer le bûcher.Pourtant, il n’y a pas si longtemps, elles suscitaient les pires craintes, gracieuseté du travail des démonologues, qui se sont évertués pendant près de trois siècles à faire croire que Satan complotait pour conquérir le monde.JEAN PICHETTE LE DEVOIR TIRÉ DE SI AGI F.ET SORCELLERIE EK EUROPE.ÉDITIONS ARMAND COLIN Sorcières transportant un énorme chat (Zentralbibliotek, Zurich).¦ Le OUI se tient à l’écart du love-in fédéraliste.A 9 ¦ Bouchard évalue à plus de quatre millions les coûts de la manifestation.A 9 ¦ L’éditorial de Lise Bissonnette: Apparences d’amour.A 14 ¦ La chronique de Michel Venne: Lucien le magicien.A 16 ¦ Laurent Beaudoin a fait des petits.A4 ¦ Les Inuits et les Montagnais votent NON.A 2 ¦ Le dollar panse ses plaies.C 1 t I.K I) K V II I II , I.K S S A M K II I 2 K K T I) I M A N C II K 2 II » (' T 0 II II K I I» Il S K S A C T U A I, IT E S Présentation graphique Le Devoir encore récompensé LE DEVOIR La présentation graphique du Devoir a encore une fois été récompensée.The Advertising and Design Club of Canada a attribué cette semaine deux médailles d’argent au quotidien de la rue de Bleury: une pour la page «A voir» intitulée «Long hommage au court», portant sur le Festival international du court métrage de Montréal, et une autre pour la page «Formes», intitulée «Typo-mortdo», sur la typographie.Les juges n’ont pas attribué de médailles d’or dans les catégories liées aux quotidiens cette année, ce cjüi revient à dire que Le Devoirs reçu les plus hautes distinctions.Au total, quatre médailles d’argent ont été décernées à trois quotidiens différents au Canada par The Advertising and Design Club.Lçs deux autres lauréats sont Le Soleil et The Toronto Star.En mars dernier, Le Devoir avait décroché sept prix internationaux décernés par la Society of Newspapers Design.j^lroisieiïiemlp inteindliondldiKouil iiielidyt1 Milled! présente les petits filins nul (onnnsdOlivei Stone, Jdiques Tdli el Kizys/.lol Kieslowski Une médaille d’argent pour cette page «À voir» et une autre pour la page «Formes».Gestion des niveaux du fleuve Audiences publiques pour le Saint-Laurent LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent a décidé de tenir des audiences publiques à Montreal le 7 novembre prochain sur les principes directeurs de la gestion des niveaux du fleuve.Cette séance publique aura lieu à la salle internationale du Marché Bonsecours, dans le Vieux-Montréal.Le Conseil, un organisme affilié à la Commission mixte internationale (CMI) qui gère les eaux limitrophes, entre le Canada et les Etats-Unis, se proposait de revoir d’ici ie printemps prochain certaines règles de gestion des niveaux d’eau du fleuve, lequel coule au Québec sur la quasi-totalité de son parcours.Le plan initial d’audiences de cet organisme, composé de cinq membres, Canadiens et Américains, prévoyait deux consultations aux Etats-Unis, soit à Alexandria Bay et Rochester (New York), ainsi qu’en Ontario, soit à Kingston et à Cornwall.Les gouvernements ainsi que divers groupes conservationnistes font des efforts désespérés depuis des années pour sauver les derniers marais du fleuve Le Conseil avait tenu à Montréal au printemps une séance régulière au cours de laquelle il avait présenté son projet de modifier les règles de gestion des niveaux du fleuve.Mais les organismes environnementaux québécois ainsi que les institutions publiques intéressées par cette question n’étaient pas vraiment au courant de l’enjeu.Le Conseil songe notamment à modifier la gestion des eaux du Saint-Laurent en privilégiant le maintien du niveau du lac Ontario en tout temps ainsi que celui du fleuve entre Montréal et Trois-Rivières pour y assurer la «navigation de plaisance» et, par ricochet, le niveau de la Voie maritime, porte d’entrée commerciale vers le centre de l’Amérique.En deuxième lieu, le Conseil envisage de réduire au maximum le débit du lac Onttirio pendant la crue printanière, laissant aux seules eaux de l’Outaouais le soin de gonfler le Saint-Laurent.Cette dernière règle pourrait avoir pour effet de réduire davantage les inondations printanières, ce qui serait bénéfique à certaines villes de la région de Montréal mais pourrait réduire l’accessibilité aux sites de fraie de plusieurs espèces fluviales, voire ré- duire l’ampleur du signal biologique de la crue, soutiennent des chercheurs.Les gouvernements ainsi que divers groupes conservationnistes font des efforts désespérés depuis des années pour sauver les derniers marais du fleuve, un effort qui serait compromis si leur accès était rendu impossible ou plus difficile en raison de la diminution de la crue.Dommages écologiques L’artificialisation des niveaux d’eau du Saint-Laurent depuis 35 ans s’ajoute aux dommages écologiques causés par la construction de la Voie maritime, la production d’électricité, la destruction systématique des sites de reproduction dans les estuaires par la construction des villes, des routes et le développement de l’agriculture.Le secrétaire du Conseil international de contrôle, Ed Eryuzlu, a expliqué que la consultation des Québécois allait probablement décaler l’échéancier initial de «quelques mois» en raison, probablement, des études qu’il faudra compléter pour avoir une idée plus exacte de l’ampleur ou des conséquences de, certains phénomènes.M.Eryuzlu a néanmoins souhaité une forte participation des groupes d’ici de façon à permettre au Conseil de bien cerner les enjeux québécois de ce dossier, fondamental pour la restauration du Saint-Laurent.Votons Ne laissons pas filer ce qui peut être notre dernière chance de faire un vrai changement.i | Lundi, allons voter.1 X Votons Oui ! et ça devient possible Autorisé par Michel Hébert, agent officiel du Comité national du OUI Souveraineté du Québec Inuits et Montagnais disent massivement NON CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Les Inuits et les Montagnais du nord du Québec ont massivement rejeté la souveraineté du Québec, ainsi que l’idée d’être annexés à un Québec souverain, lors d’un référendum tenu jeudi dans leurs communautés respectives.En effet, 95 % des 2944 Inuits qui se sont présentés aux bureaux de scrutin ont répoqdu NON à la question suivante: «Etes-vous d’accord pour que le Québec devienne souverain?».Le taux de participation de la communauté inuit a été de 76 %.Par ailleurs, la société Makivik, l’organisme qui gère les fonds des Inuits provenant de la signature de la Convention de la Baie-James, a fait savoir qu’en vertu des avis juridiques recueillis «il faudrait obtenir le consentement des Inuits avant que leurs droits et statut puissent être touchés par la souveraineté du Québec».Des deux avis juridiques mentionnés par les dirigeants de la société Makivik, celui de Peter Hutchins précise que «tout changement touchant les relations issues des traités en vertu de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois exige le consentement préalable des Inuits du Nunavik».En conférence de presse hier, la représentante des Inuits, Rosemarie Kuptana, et le président de la société Makivik, M.Zebedee Nungak, ont aussi fait valoir les relations étroites entretenues par les Inuits avec les autres peuples du Nord.De leur côté, les Montagnais (Innus) des communautés de Schefferville, Mingan, Natasquan, La Romaine, et Pakuashipi ont répondu NON à 99 % à la question suivante: «êtes-vous d’accord que le peuple innu et son territoire traditionnel soient associés à un éventuel état québécois indépendant?».70 % des 1500 Montagnais en âge de voter se sont rendus aux bureaux de scrutin.Pour sa part, le vice-chef des Premières Nations pour le Québec, Ghislain Picard, a réaffirmé le droit des peuples autochtones du Québec et du Labrador à coexister dans la paix et l’amitié.Ainsi, ceux-ci déclarent: «Nous respectons les aspirations des Québécois et des autres peuples du Canada de déterminer leur avenir et leurs relations politiques mais pas au détriment de nos droits ancestraux et de nos autres droits humains.Toute modification des relations que nous entretenons avec les autres peuples autochtones, avec le gouvernement du Canada et avec le gouvernement du Québec exige notre consentement libre et éclai- re.» En conclusion.Dans une déclaration conjointe signée le 4 octobre dernier à Québec, les peuples autochtones du Québec disent «nous sommes des peuples et des nations mais nous déclarons une fois de plus que le contenu de la résolution de l’Assemblée nationale du Québec de 1985 “reconnaissant” notre statut; de nation a été assimilé à une subordination politique dans le but de diminuer et de nier notre statut et nos droits inhérents».En conclusion, les peuples autochtones du Québec déclarent: «Nous respectons le droit des Québécois de tenir une consultation référendaire sur leur avenir mais nous déclarons que nos peuples et nos territoires ne seront pas liés ni autrement affectés par le résultat de ce référendum.» Cette déclaration a été signée par 18 chefs amérindiens du Québec et du Labrador, réunis à Québec le 4 octobre* dernier.Il «sS’ £'£ïf/.‘S /****** llpf y \5>1 SKIPPER RATTAN 1395$ ET 1795$ BONALDO La maison des idées nouvelles 105 St-Paul ouest, 4*nK étage, Montréal, Qc.H2Y 1Z5 Tel.: (514)899-0597 M 1.K I) E V 0 I H .L E S S A M K D I 2 S K T DI M A X ( Il K 2 8 0 I T 0 H It K I il l) .1 JDijoUtevU GAMBARD Vent» et mt> le» teilmii|ui 6.10-A, rue Ciiihctn.Nfnniréai, centre-ville 866-3876 — BIJOUTIER AUTORISÉ ROLEX — MONTREAL LA LIBÉRATION DE PARIS ai Pièce d urgent commemorative L 100 francB LE ROYAL MINT Appelez Sans frais 1-800-563-5943 CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR Uas de panique à Outremont.JT Trois formations politiques en lice s’engagent à assurer une «gestion serrée», à respecter avec scrupule un budget d’environ 30 millions de dollars.La «modeste» dette de la ville est de 2,5 millions de dollars et s’éteindrait en 1997 si ce n’était de l’hypothèque de 1,7 million contractée pour la remise en valeur du théâtre Outremont, rue Bernard, précise le trésorier Belaur.Les trois chefs — Jérôme Unter-berg pour le MCO (Mouvement des citoyens d’Outremont), Chantal Raymond, du MOCA (Mouvement ou-tremontais pour la concertation et l’action), et Paul Asselin, du MO (Mission Outremont) — proposent le 5 novembre aux 14 231 votants des programmes très apparentés.Chacun d’entre eux, en entrevue au Devoir, jeudi, a en substance plaidé qu’il dirige une équipe crédible et qu’il souhaite un mandat fort.Il y a 31 candidats en lice, dix pour chacun des trois partis — un candidat n’a pas d’étiquette.Advenant son élection à la mairie sans majorité au conseil, chacun entrevoit un esprit de consensus avec les neuf conseillers.Sur ce versant du mont Royal, l’électorat se rend ordinairement aux urnes dans une proportion de 50 à 55 % — score élevé si on le compare aux 30 à 35 % dans d’autres villes de la banlieue.En 1991, il avaitfallu un recomptage judiciaire pour confirmer la victoire de Jean Pominville, par 17 voix, sur Jérôme Choquette qui venait de terminer deux mandats comme maire.La candidate Odette Dick, qui s’est jointe depuis au MCO, avait récolté 705 voix.Pour Paul Asselin (MO), qui siège depuis 1983 au conseil et qui a fondé l’Association des citoyens d’Outre- Les élections à Outremont Des projets au goût du jour Trois formations politiques proposent une gestion serrée des finances publiques centrée sur le citoyen PHOTO ARCHIVES ït 1 JÈt J PTS La Ville d’Outremont compte un budget d’environ 30 millions et une «modeste» dette de 2,5 millions.mont dans les années 70, le souci principal en est un de gestion décentralisée, de réduction du fardeau des contribuables.Il veut instaurer une administration «efficace et courtoise» et présente ses colistiers comme une équipe «apolitique» susceptible de mettre un terme à ce qu’il décrit comme «une lutte intestine et personnelle» entre Mme Raymond et M.Unterberg, lutte qui «a nui au bon fonctionnement du conseil depuis deux ans».Il s’inquiète de ce qu’Outremont ait payé à ce jour trois quarts de million de dollars en frais de consultation pour le projet de développement de la gare de triage du CP (la date butoir pour un accord est février 1996) et que, en 1995 seulement, Outremont ait déjà un quart de million d’honoraires d’avocats à acquitter.M1' Asselin, s’il est élu, veut revaloriser les conseillers par le moyen de comités décisionnels.Il s’oppose à «un maire rémunéré à plein temps».Le maire reçoit 30 000 $ par an à Outremont, comparativement à 20 000 $ à Mont-Royal.Parmi les innovations promises par le MO: une navette de minibus avec ses propres «arrêts-soleil» — pour accommoder notamment les aînés —, sans compter l’implication des employés dans une gestion et des services plus directs.Jérôme Unterberg (MCO), comp- PHOTO ARCHIVES Jérôme Unterberg (MCO).table de profession qui, à 27 ans, cumule déjà huit ans de présence à l’Hôtel de Ville, n’a pas aimé que l’ex-maire Jean Pominville — qui s’est retiré en mars pour des raisons de santé — veuille «tirer les ficelles» et favoriser Chantal Raymond par une lettre à un hebdomadaire où, «en me dénigrant», il met en doute la capacité de son ancien partenaire à travailler en équipe.Jérôme Unterberg explique que trois des quatre budgets auxquels il a mis la main ont été adoptés à l’unanimité.Il cite l’hebdo Les Affaires du 21 octobre qui conclut que l’on retrouve «les plus faibles hausses de taxes», soit 0,3 % par an entre 1991 et 1994, dans 40 villes de 10 000 habitants et plus, à Outremont.Il se préoccupe de stationnement, de sécurité («pour les six millions que nous payons à la CUM pour la police, nous sommes en droit d’attendre de meilleurs services»); comme Chantal Raymond, il PHOTO ARCHIVES ftp1* Chantal Raymond (MOCA).réclame une gendarmerie plus active sur le territoire outremontais.Ce candidat aspire à une ville plus conviviale.11 souligne que les chantiers en cours — réhabilitation du théâtre Outremont, bibliothèque, etc.— représentent déjà un investissement de 15 millions, qu’il faut prendre garde que ne survienne un «gouffre» dans les finances de sa ville.M.Unterberg offre, avec ses neuf candidats, une gestion qui prend en compte les besoins de citoyens qui «surveillent de très près leurs comptes de taxes».Chantal Raymond, architecte de profession, offre d’être «en constante disponibilité» pour sa ville, de geler les taxes pour quatre ans et d’éliminer les lourdeurs administratives.Elle a constitué une équipe qui compte six femmes (sur dix candidats) et fait valoir la très grande part qu’elle a assumée dans des dossiers clés: bibliothèque, théâtre «.I Mvr •i -*i # v# M Wm PHOTO ARCHIVES ** Paul Asselin (MO).¦ i \ pico: ¦: .•a: b ni.: ) j me I t'Ilji’n rviüsiS Outremont et gare de triage, admettant que sur ce dernier point la : consultation a été «coûteuse».Son programme dévoilé le 10 octobre j couvre sept pages et embrasse tous ; les services.I,e MOCA ambitionne de former un conseil permanent des jeunes, un conseil consultatif des aînés, en plus de s’occuper de circulation, de sécurité et de voir à ce que les plaintes des citoyens soient accueillies et traitées sans délai.La candidate Raymond veut parfaire la réglementation en matière d’urbanisme et créer un recueil des professionnels d’Outremont pour, j éventuellement, faire appel à eux compte tenu du rapport qualité-prix.Sereinement, elle laisse entendre que si c’était la volonté des Outremontais, elle orienterait ses énergies ailleurs, mais elle préfère se démener comme une battante jusqu’au jour du scrutin, à propos duquel elle se montre confiante.Secteur immobilier Trois millions pour le Quartier latin LE DEVOIR La démarche de concertation amorcée en mai dernier entre la Société de développement du Quartier latin (SIDAC), la Ville de Montréal et les intervenants du milieu, semble vouloir porter fruit, alors que le président de la Société, Robert L’Heureux, annonçait hier des investissements immobiliers de plus de trois millions de dollars.Lancée afin d’assurer le développement durable du secteur, l’opération a permis de recueillir des investissements privés pour 28 projets, sans compter cinq autres qui s’amorceront bientôt.Entre janvier et août dernier, le taux d’inoccupation du secteur est ainsi passé de 12 % à 7 %.Dans le cadre de son programme Opération commerce, couvrant le tiers des coûts des travaux intérieur et extérieur, jusqu’à concurrence de 50 000 $, la Ville de Montréal versera aux commerçants du secteur près de 600 000 $.Dans l’ensemble de la Ville, les travaux de rénovation des commerces totalisent une somme de plus de 20 millions, et plusieurs projets sont présentement à l’étude.Jli M ï et les enseignants de cégep et dans le respect de leur profession *#= FEDERATION AUTONOME DU COLLEGIAL (FAC) LES ENSEIGNANTES ET LES ENSEIGNANTS DES SYNDICATS MEMBRES 1259, rue Berri • Bureau 400 • Montréal (Québec) H2L 4C7 Tél.; (514) 848-9977 - Télécopieur : (514) 848-0166__ mm EDEJ QUEBEC OisIrihiiU-ur exclusif: A.D.C.4501.rue Drolet Miinlrêiil (Québec) II2T 2G2 Téléphone: (514IX42-34XI Télécopieur: (5M( 842-4923 395,Bout Cartier, Laval Tél.: (514) 688-6036 Fax: (514) 688-8844 C0NCESSI0NNAIRI PUBLICATIONS DU LIBRAIRIE LE BOUQUIN Heures d'ouverture: lundi, mardi, mercredi: 9h à 20h, jeudi, vendredi: 9h à 21 h, samedi: 9h30 à 17h Nous vendons les publications du gouvernement du Québec: - lois, règlements - livres administratifs, techniques - livres d'art, etc.Commandes téléphoniques acceptées.101 poètes SYLVAIN Kl V U NI.Cottrcium KébèmUiuftin Littérature (rCbaque poète porte sort pays sur ses épaules dans le baluchon de sa parole en friche ballottée au vent des dires.» .Sylvain Rivière GUERIN littérature Donald Alarie Anne-Marie Alonzo Geneviève Amyot Michel Beaulieu Claude Beausoleil Marcel Bélanger Paul Bélanger Jean-Pierre Bérubé Marie-Claire Biais Yves Boisvert Monique Bosco Denise Boucher Jacques Brault André Brochu Françoise Bujold Michel Bujold Maurice Cadet Jean Charlebois François Charron Pierre Chatillon Herménégilde Chiasson Gilbert Choquette Robert Choquette Jean-Paul Daoust Daniel Dargis Denise Desautels Jean-Marc Desgent Louise Desjardins Alfred Desrochers Clémence Desrochers Pierre DesRuisseain Gilles Devault Georges Dor Hélène Dorion Marcel Dubé Yves Dubé Raoul Duguay Fernand Dumont Gérard-Vergniaud Étienne Jean Ferguson Jean-Paul Filion Lucien Francœur Madeleine Gagnon Hector de Saint-Denys Garneau Roland Jomphe Saint-John Kauss Gary Klang Marie Laberge Pierre Laberge Robert Lalonde Gilbert Langevin Gatien Lapointe Camille Laverdière Gérald Leblanc Félix Leclerc Rachel Leclerc Alexis Lefrançois Sylvain Lelièvre Wilfrid Lemoine Raymond Lévesque Renaud Longchamps Paul Chanel Malenfant Clément Marchand Pauline Michel Gaston Miron Serge Mongrain Pierre Morency Jean Narrache Pierre Nepveu Angéline Neveu Claude Paradis Suzanne Paradis Claude Péloquin Jean-Pierre Petit Alphonse Piché Jean-Guy Pilon Alain Pontaut Bernard Pozier Yves Préfontaine Jacques Renaud Sylvain Rivière Guy Robert Simone Routier Bruno Roy Janou Saint-Denis Denuis Saint-Yves Roméo Savoie Sylvie Sicotte Jacques Garneau Michel Garneau Gérald Gaudet Jacques Gauthier Gérald Godin Alain Grandirais Ben Jauvin Serge Patrice Thibodeau Gemma Tremblay Marie Uguay Denis Vanier Gilles Vigneault Yolande Villemaire ISBN 2-76-1-3976-X (442 p.) 18,95 $ l ; A \ I, K I) K V 0 I R .I K S S A M K DI 2 K K T I) I M A N (' Il E 2 » 0 s deux parties feront périodiquement le point sur ces travaux, à compter du 15 décembre prochain.Les syndicats membres de la FNEEQ seront entre-temps appelés, d’ici le 10 novembre, à se prononcer sur cette entente de principe, dont l’acceptation permettrait le renouvellement de la convention collective jusqu’au 30 juin 1998.Référendum Des entreprises ne se gênent pas pour faire pression sur leurs employés Télécopieurs et photocopieuses travaillent fort en faveur du NON JEAN PICHETTE LE DEVOIR Les télécopieurs et les photocopieuses semblent avoir un surcroît de travail, dans certaines entreprises québécoises, où les employés sont invités de diverses façons à appuyer le camp du NON.Chez Benisti Import Export, qui fabrique les jeans Point Zero, à Montréal, les employés ont reçu hier matin, de la main d’une secrétaire, un document unilingue anglais intitulé Declaration of Patriotism to Canada.Ce texte, présenté comme un affidavit où le signataire s’engage à voter NON et dénonce la tentative de MM.Parizeau, Bouchard et Dumont de «déclarer en mon nom la séparation de la province du Québec de l’union du Canada», demande également au gouvernement canadien de «respecter, honorer et défendre ma citoyenneté canadienne et mes droits en tant que Canadien».M.Benisti, d’abord déclaré absent par la secrétaire, a mentionné que le document avait été distribué sans qu’il en soit avisé et que c’était de toutes façons une histoire sans importance.La firme avait reçu ce texte par télécopieur, la veille, de l’entreprise montréalaise Pro-Genesis Securities, qui dit l’avoir elle-même reçu par télécopieur d’une source qui n’a pas été identifiée.Plusieurs autres entreprises auraient également reçu cette déclaration.Les employés de l’Imprimerie Admirai, à Montréal, ont pour leur part reçu une lettre du vice-président Michael Lands, jeudi, suppliant les gens qui projettent de voter OUI de reconsidérer leur décision.M.lands offrait même à ses employés devant travailler entre llh et 15h, hier, de participer au rassemblement pour le NON, tout en recevant leur plein salaire.Les employés de Dominion Textile ont également reçu une lettre de leur employeur, jeudi.Tout en affirmant que chacun demeure libre de voter «en son âme et conscience», le président du Conseil, Charles H.Hantho, précise les répercussions, «de toute évidence négatives», qu’un OUI aurait pour la société qu’il dirige.Les Propriétés Trizec limitée, à Montréal, ont pour leur part annoncé à leurs employés, hier, que les bureaux de l’entreprise seraient fermés à compter de midi, hier, dans le but d’« accorder à ses employés le temps de réfléchir à l’importance de ce vote pour l’avenir du Québec et du Canada», comme l’a écrit le vice-président pour l’Est du Canada, William R.C.Tresham.Dans une lettre envoyée au Devoir, la Société canadienne d’hypothèques et de logement a par ailleurs tenu à préciser que ses employés participant à la manifestation pour le NON ne pouvaient pour ce faire obtenir de congé payé, puisque «cette mesure pourrait constituer une contribution aux termes de la loi électorale du Québec».Les employés désirant participer à l’événement pouvaient cependant demander un congé annuel ou un congé non rémunéré.Petite gourmande UNE MINUSCULE grenouille verte semblait repue, hier au zoo de Stuttgart, en Allemagne, et se reposait sur la main d'un gardien, après avoir littéralement englouti une sauterelle.Les reptiles et les amphibiens du zoo dévorent annuellement plus d’un million de ces pauvres sauterelles et quelque 250 000 mouches.Mi M Pour placer une annonce gratuite: • Composez le (514) 985-2507 avec un téléphone à tonalités • Écoutez les instructions, vous recevrez un numéro de membre et un code d’accès.• Appelez avant mardi 17h pour que votre annonce apparaisse le vendredi et le samedi suivant.y un nouveau service de boîtes vocales.Pour répondre aux annonces: • Notez le numéro de l'annonce • Composez le 1-900451-6528 Des frais de 2,18 $ par minute seront portés à votre compte de téléphone.Pour récupérer vos messages: • Composez le 1-900451-6528 • Entrez votre numéro de membre suivi du code d'accès Des frais de 2,18 $ par minute seront portés à votre compte de téléphone.ivenccfntres LES PETITS PLAISIRS Rencontres Femme cherche homme Active et équilibrée Diane, 44 ans, 5’, bien dans sa peau, professionnelle, curieuse et dynamique aimant la psychologie, les arts, le cinéma, cherche un homme intelligent, sensible, mature et équilibré.1038 Centre du Québec Professionnelle autonome, aimant la vie intense et paisible, le respect, cherche un homme intelligent, cultivé et honnête de 40 à 55 ans.1041 ?Universitaire dynamique Danielle, étudiante à temps partiel, cultivée et dynamique, aimant le vélo, les randonnées pédestres, le ski de fond, le cinéma et la lecture, cherche un homme de 35 à 45 ans pour vivre une relation amicale ou plus.1030 Compagne de partage 48 ans, rondelette, chaleureuse, sensible, dynamique, recherche un compagnon non fumeur, prêt à partager ses joies et ses peines.1034 Sports et culture Florence, dans la quarantaine, d’origine française, recherche un homme pour voir les expositions, les spectacles, aimant le plein-air et la nature, pour entreprendre une relation amicale et plus peut-être.1035 Complément de vie Femme, dans la trentaine, grande, mince, non fumeuse, aimant les conversations, la culture, les randonnées, cherche un gentlemen, non fumeur, dans la quarantaine, cultivé, pour entreprendre une très grande amitié.1024 ?Soleil d’Afrique Élodie, africaine de 25 ans, cherche un ami, 27 à 32 ans, ayant le sens de l’humour, sympathique, élégant et intellectuel.1028 ?Élégante et distinguée Louise, 5’6”, mince, cheveux bruns, yeux marons, élégante, professionnelle, distinguée, cherche un homme aussi sélectif que moi, respectueux et ayant plusieurs affinités.1001 Arts et rêveries.Professeure dans la cinquantaine, 5’6”, mince, aimant le vélo, les voyages, les restos, le cinéma, les randonnées, cherche un homme de 45-60 ans, artiste, fantaisiste, rêveur et ayant des affinités.1023 ?Amitié et culture.Marie, dans la trentaine, grande, mince, non fumeuse, aimant les sorties culturelles, le nature, le vélo, cherche un homme dans la quarantaine, non fumeur, grand, mince, cultivé, pour amitié et plus.1024 Vraie passion.Micheline, 48 ans, 5’2”, 115 lb, blonde aux yeux bleus, cherche un homme non fumeur, vrai, doux et passionné.1026 ?Pour un tendre automne Jolie professionnelle, début cinquantaine, cherche homme bien dans sa peau, cultivé, libre ou pas, même décennie, plus quelques poussières.1007 V Charmante et déterminée Quarantaine, enseignante, grande, charmante et déterminée, recherche homme cultivé, grand, sportif et humoriste.4550 ans.1008 Homme cherche femme Professionnel dynamique Trentaine, grand, cheveux noirs, yeux bruns, dynamique et drôle, recherche femme de 25-30 ans de belle apparence et bien dans sa peau, aimant les voyages et le cinéma.1005 Nécessiteux cherche fortune Professionnel nécessiteux d’une grande qualité de vie, cherche associée pour dilapider humour, joie, spiritualité et optimisme.Objectifs communs: fortune psychologique et économie de résidence.1044 Professionnel irresistible Très bel Homme de 33 ans, 6’, 180 lb, romantique, sentimental et sensible.Sportif, j’aime aussi le cinéma, la musique, le théâtre et les bistros.Je cherche une femme entre 20 et 40 ans pour partager les plaisirs de la vie et connaître une relation stable.1045 Traduire la complicité en amour.Professionnel de 52 ans, traducteur, 5’6”, sportif, cherche une femme, début quarantaine, agréable, pour créer une tendre complicité.1017 Conversations et rencontres Marc, 26 ans, 5’ 10", 175 lb, yeux et cheveux bruns, curieux, moqueur, recherche femme pour converser, échanger, et se rencontrer.pourquoi pas?1003 Les pronostics d’un ambassadeur PRESSE CANADIENNE Washington — L’ambassade canadienne aux États-Unis n’attend pas les résultats du référendum québécois les bras croisés.Jeudi matip, l’ambassadeur du Canada aux Etats-Unis, Raymond Chrétien, s’est rendu au Congrès pour discuter de la question avec quelques congressistes et une vingtaine de membres du personnel d’autres politiciens.Il a notamment déclaré qu’il était confiant de voir les Québécois rejeter l’idée de la séparation du Québec, a indiqué hier le porte-parole de l’ambassade canadienne, Georges Rioux.«Les Québécois vont voter pour continuer à être citoyens du Cana- da, a rapporté M.Rioux.Il ne voteront pas pour devenir des étrangers dans leur propre pays.» Il a ajouté que M.Chrétien n’avait pas voulu spéculer sur ce qui allait arriver en ce qui a trait à l’Accord de libre-échange nord-américain.La rencontre avait été organisée par le Centre d’études internationales et stratégiques et le Groupe d’étude du Congrès américain sur le Canada.Le reste du personnel de l’ambassade est également actif.A trois reprises, cette semaine, l’ambassade a envoyé aux journalistes canadiens en poste à Washington, par télécopieur, des copies d’éditoriaux et d’articles parus dans les journaux américains.C LE SPORTING (U® V DU SANCTUAIRE A VOUS de CHOISIR.Le stationnement intérieur gratuit! ou.la navette du centre-ville!* * Les heures de la navette sont de 1 lh15 à 15M5 du lundi au vendredi C Le racquetball et squash C100 cours C 250 mètres de piste intérieure C Piscine intérieure et extérieure CTennis intérieur et extérieur CSpa complet et Centre de bien-être 6105, aveffue du Boisé, 7-0000 Heures d ouverture; QELLULRR OHE Lundi au jeudi de 6h15 à 23HQ0 Vendredi de 6h15 à 21h00 Samedi et dimanche de 8h00à20h00 Abonnez-vous et obtenez un CELLULAIRE GRATUIT Bell Mobilité 'y.-; i ¦ > ¦ ¦ • ¦.•U.¦.K y/ :• Ce n’est pas un hasard si le Canada se classe, pour une deuxième année consécutive, premier pays au monde pour la qualité de vie.Ce n’est pas un hasard si, selon la Banque mondiale, le Canada est le deuxième pays au monde pour la richesse par habitant.Et ce n’est pas un hasard non plus si le Canada est un des pays les plus enviés au monde pour son pacifisme et sa liberté d’expression.C’est parce que deux peuples ont fondé, il y a maintenant 128 ans, un pays.Deux peuples ont décidé de s’associer, d’unir leurs efforts et de ramer dans la même direction: celle de l’avenir.Deux peuples ont partagé la même vision et ont compris que c’est en étant unis qu’ils pouvaient être plus forts.Et c’est ça le Canada d’aujourd’hui.Un pays où la différence est la bienvenue.Un pays dont la plus grande richesse est son ouverture au monde.Le 30 octobre, le Québec pourra décider de mettre fin à ce pays ou décider de continuer à grandir avec lui.Le 30 octobre, tous les Québécois devront se souvenir que sans le Québec, le Canada ne pourra plus être aussi fort et aussi prospère.Et que sans le Canada, le Québec non plus.Parce que c’est unis que le Québec et le Canada sont devenus ce qu’ils sont.Et c’est unis que le Québec et le Canada peuvent le mieux grandir.On a raison de dire et de le dire avec fierté, Autorisé par Nathalie Bemier.agente officielle du Comité des Québécoises et des Québécois pour le NON. A fi I.K I) K V (tll«.I.K S S A M RDI 2 8 K T I) I M A N C II K 2 » « (' T 0 » Il R I It It 5 LE DEVOIR REFERENDUM JEUNES ET POLITIQUE Pas si désabusés que ça PAGE A 8 SONDAGE Selon SOM, le OUI pourrait gagner PAGE A 9 CAMP DU NON De l'assurance à l'inquiétude PAGEA 10 CAMP DU OUI Le combat de toute une vie PAGEA 11 Bilan de campagne MICHEL VENNE DE NOTRE.BUREAU DE QUEBEC a campagne référendaire qui s’achève tire son origine du 21 décembre 1987, quand Jacques Parizeau a accepté la présidence du Parti québécois en faisant de la formation fondée par René Lévesque un parti dont le rôle premier est de réaliser la souveraineté du Québec.A l’époque, le Canada :est engagé dans un processus de réconciliation avec le Québec, dans l’honneur et l’enthousiasme, faisant •suite au «beau risque» de René Lévesque.Les chefs politiques canadiens s’entendent, dans l’Accord du :lac Meech, pour reconnaître le Québëc comme société distincte.Lucien Bouchard est dans le camp de la réconciliation et Mario Du-:m‘ont fait son entrée chez les Jeunes libéraux.; ; 'Dès lors, les Québécois savent :qu’ils sont pris au piège.Le Québec litê Cdmpte que deux grands partis.Lorsque les électeurs ne voudront iplps du gouvernement libéral, ils enclencheront, en élisant le PQ, le mouvement vers le référendum, qui ¦a finalement lieu lundi.L’histoire devait donner un coup de pouce à M.:Parizeau avec les échecs successifs ;dès accords du lac Meech et de Charlottetown.Entre 1990 et 1992, :1e, sentiment autonomiste des Québécois est galvanisé.Le gouvernement libéral contribue à dramatiser ;la: situation.Lucien Bouchard se Joint au camp souverainiste et fonde le'Bloc québécois.Mario Dumont ¦quitte les libéraux et fonde l’Action •démocratique.C’est dans ce contexte que le Parti québécois prend le pouvoir en septembre 1994.Le gouvernement pé-qyiste se dévouera à son objectif prioritaire: faire la souveraineté.M.Parizeau rend publique en décembre une proposition de question qui fait du .Québec un pays souverain le lendemain du référendum.Du coup, il lance.une vaste opération de consultation dans tout le Québec.Ce coup de sonde, auquel participent 50 000 Québécois, confirme Je5: pires appréhensions entretenues par de nombreux lèâders souverainistes qui entourent M.Parizeau et qui jlê-poùssent à effectuer un virage, qui a mené à l’entente ; à l’autodétermination est reconnu un jour.» - Pour le moment, le pays basque est divisé entre trois administrations: le nord, la partie du territoire fran-: çais, ne constitue même pas un département et il doit partager le département des Pyrénées atlantiques avec le Béarn, le sud en Espagne jouit de deux des 17 statuts d’autonomies.Pour autant, «le pays basque n’existe pas sur le plan institutionnel» explique Adolpho Araiz, juriste de formation.«L’article 3 de la , constitution espagnole de 1978 affir-m,e l’absolue intégrité territoriale de l’Etat espagnol et selon l’article 8, cette intégrité est garantie par l’armée espagnole.» Toutefois, l’activisme basque s’est souvent manifesté, tout comme sa réponse terroriste, le GAL, que d’aucuns considèrent comme pn mal nécessaire soutenu par les Etats espagnol et français pour affaiblir l’activisme séparatiste.Pour Adolpho Araiz, 33 ans, «le terrorisme est une violence politique légitime tant que le peuple basque n’a pas le droit de s’autodéterminer.C.’est une réponse à la violence de l’État espagnol».Pour l’heure, l’autonomie «n’est qu’une décentralisation politique qui ne donne pas de vrai pouvoir politique, déplore le parlementaire basque.C’est insuffisant.Et, par ailleurs, il n’est pas question d’envisager le pays basque sans sa partie “française”».«Des deux côtés des Pyrénées, la langue basque fait l’unité», poursuit Adolpho Araiz.Toutefois il reconnaît que la réalité politique est différente en France.Alors que les Basques sont 2,5 millions en Espagne, on en dénombre à peine 300 000 en France.Les revendications des Basques en France font partie du folklore.Comme l’on évoque les jeux de pelote et de rugby, les fêtes de Dax ou de Bayonne, les chants de ces hommes au caractère bien trempé.Rien de grave, en quelque sorte, en regard de leurs homologues corses.Mais aujourd’hui encore, soutient le parlementaire, et quand bien même le castillan et le français sont sur leurs terres en pays basque, «la langue basque est un vrai signal d’appel.Elle vient de la nuit des temps».Et ceux qui la parlent sont «des têtes dures qui malgré la conquête n’ont pas cessé de manifester leur culture.L’identité basque s’est façonnée encore dans la résistance: aujourd’hui est venu l’heure de construire».Un passeport en demande PRESSE CANADIENNE Ottawa — Au Québec, les bureaux d’émission de passeports ont envoyé un S.O.S.lorsqu’ils ont été inondés de demandes cette semaine.On croit que cet afflux était motivé par la crainte qu’ont beaucoup de Québécois de perdre leur droit à un passeport canadien si jamais le OUI l’emporte au référendum de lundi.«Celait incroyable», a déclaré vendredi la porte-parole des Affaires étrangères, Jennifer Sloan.On a dû amener du personnel de Hull en renfort.Dans un bureau de Saint-Laurent, le nombre de demandes de passeports a augmenté de 516 % jeudi, a-t-elle souligné.Au mois d’octobre, on reçoit d’habitude 250 demandes par jour.Jeudi.1289 demandes ont été présentées.Au bureau de la place du Canada à Montréal, on a reçu 1245 demandes, soit 311 % de plus qu’à l’ordinaire., UNE OFFRE A NE PAS MANQUER PRODUITS EXCLUSIFS % VI NICOLE.Q%a (Sféleetim Provenant de vignobles très réputés, cette sélection oe grande qualité comprend un assortiment de 12 bouteilles différentes.La SAQ est heureuse de vous offrir pour un temps limité quatre assortiments de 12 bouteilles provenant d’excellentes régions vinicoles.• • • • Profitez de nos prix très spéciaux et obtenez plus de 20 % DE RABAIS • #•••# Du mardi 31 octobre au vendredi 3 novembre 1995, de 9 h 00 à 21 h 00 et le samedi 4 novembre 1995, de 9 h 00 à 17 h 00 • •••••to n Société des alcools du Québec Pour commander, composez sans frais 1-800-317-9-317 Nous vous prions de noter que ce numéro de téléphone sera opérationnel uniquement durant les jours de la vente.• • • Nous prenons les commandes jusqu'à épuisement des stocks.• • • Nous vous prions de noter que la lis raison est limitée à 42 succursales du réseau de b SAQ.1-Château du Bourg 1993, Lalande de Pomcrol 1-Mcrcurey 1993, Domaine de la Croix Jacquelet, J.Faiveley 1-Médoc 1994, Prats Frères 1-Mcursault 1993, Henri deVillamont I-Château des Laurets 1994, Puisseguin Saint-Émilion 1-Cabernet-Sauvignon 1993, Sterling Vineyard 1-Chardonnay 1993 Coastal, Robert Mondavi 1-Chianti 1993 Pèppoli, Antinori 1-Gigondas 1991, E.Guigal 1-Rosso di Montalcmo 1993, Caparzo 1-La Dame de Montrose 1993, St-Estèphe 1-Pomino Rosso 1991, Marchesi de’ Frescobaldi 19,45 S 22.95 S 19.95 S 26.50 S 14.95 S 19.95 $ 19.95 S 17.95 S 22.95 S 16.50 S 28.95 S SS 22,95 S 26,50 S 22.95 S 28.95 S Quatre vins composent cet assortiment de 12 bouteilles provenant de prestigieux vignobles français.3-Mercurey 1993, Domaine de la Croix Jacquelet, J.Faiveley 3-MeursauJt 1993, Henri de Villamont 3-Gigondas 1991, E.Guigal 3-La Dame de Montrose 1993, St-Estèphe Un assortiment de 12 bouteilles comprenant sept différents produits provenant des meilleurs vignobles de France.3-Château des Laurets 1994, Puisseguin Saint-Émilion 14,95 $ 2-Château du Bourg 1993, Lalande de Pomerol 19,45 S 2-Médoc 1994, Prats Frères 19,95 S 2-Gigondas 1991, E.Guigal 22,95 S 1-Mercurey 1993, Domaine de la Croix Jacquelet, J.Faiveley 22,95 S i-Meursault 1993, Henri deVillamont 26,50 S 1-La Dame de Montrose 1993, St-Estèphe 28,95 S Découvrez des vins de grande qualité provenant de France, d'Italie et des États-Unis assortiment de 12 bouteilles.2-Châtcau des Laurets 1994, Puisseguin Saint-Émilion 14,95 $ 2-Cabernet-Sauvignon 1993, Sterling Vineyard 19,95 S 2-Chardonnay 1993 Coastal, Robert Mondavi 19,95 $ 2-Rosso di Montalcino 1993, Caparzo 16,50 $ 2-Pomino Rosso 1991, Marrhcsi de’ Frescobaldi 19,95 S 1-Cbâteau du Bourg 1993, Lalande de Pomerol 19,45 S 1-Médoc 1994, Prats Frères 19,95 $ LIVRAISON LIMITÉE AUX SUCCURSALES SUIVANTES DE LA SAQ BAIE COMEAU Centre commercial Laflèche BELOEIL Mail Montenach BROSSARD Mail Champlain CHICOUTIMI 68,rue Racine Est DRUMMONDVILLE 188, Saint-Marcel GRANBY Galeries Granby HULL Maison des vins, Place du Centre JOLIETTE Place Bourget LA MALBAIE Place Charlevoix LASALLE Place Newman LAVAL • Centre Laval • Centre commercial Pont-Viau LONGUEUIL 2403, chemin Chambly MONTRÉAL • Maison des vins, 505, av.Président Kennedy 900, rue Beaubien Est 5632, boul.Henri-Bourassa Est Galeries Normandie Place Versailles C.D.S.- Ventes, pour détenteurs de permis • Parc du Canal, pour détenteurs de permis OUTREMONT 390, av.Laurier Ouest POINTE-CLAIRE Llf Centre commercial Fairview QUÉBEC • Maison des vins, Place Royale jjlf • Einstein, pour détenteurs de permis : REPENTIGNY Place Repentigny RIMOUSKI 333, boul.René Lepage Est RIVIÈRE-DU-LOUP Centre commercial Riv.-du-Loup ROUYN-NORANDA 10.rue du Terminus Ouest SAINT-BRUNO Promenades St-Bruno SAINT-GEORGES Place Centre-Ville SAINT-JEAN Centre commercial du Séminaire SAINT-SAUVEUR Galeries des Monts SAINTE-ADÈLE 914, boul.Sainte-Adèle SAINTE-FOY Centre commercial Naviles SEPT-ÎLES 660, boul.Laure SHERBROOKE Place des Congrès TRACY 1122, rue Marie-Victorin TROIS-RIVIÈRES • Maison des vins 802, rue des Ursulines VAL D'OR 1200,8' Rue VALLEYFIELD Carrefour Mgr-Langlois VICTORIAVILLE Carrefour des Bois-Francs VILLE MONT-ROYAL Centre commercial Rockland A 10 i i) n 1» é ub ni b L;efc Iso to 0 fît ( c J ACTUAL TES CHANGEMENTS «Un idéal de liberté, de solidarité, de sécurité» SUITE DE I.A PAGE 1 pas rejeter le Canada, car cela reviendrait à «rejeter un idéal de liberté, de solidarité, de sécurité et de respect des libertés individuelles».M.Charest a mis en garde ceux qui seraient «tentés de voter OUI parce qu’ils veulent des changements» tout en étant «profondément attachés au Canada»: «Le OUI, c’est la rupture, alors que le NON nous offre le Québec et le Canada», a-t-il dit.Mme Frulla, qui jouait les maîtres de cérémonie, s’est exclamée: «Nous avons de la belle visite! Bienvenue chez nous, bienvenue chez vous!», avant de présenter les différents orateurs.Le chef du camp du NON, Daniel Johnson, a remercié les personnes des autres provinces d’être venues «montrer leur attachement au Québec».«Il y a d’autres pays plus riches, plus puissants que le Canada, mais nous avons des qualités de cœur que le reste du monde nous envie», a-t-il dit, avant de conclure: «Le Canada nous tient à cœur!» Tous les orateurs ont proclamé leur «fierté d’être Québécois» et leur «fierté d’être Canadien».Le cœur et les sentiments s’étalaient bien visiblement sur les affiches et les banderoles des manifestants: «Québec, je t’aime», «Le Québec est au cœur du Canada», «Laissons son cœur au Canada» et «Québec, on a besoin de toi».Dans la foule, on voyait beaucoup de jeunes, des familles avec des enfants, des personnes âgées.Les ténors du camp du NON ont été longuement applaudis avant d’entonner l’hymne national avec les manifestants.Un peu en retrait, derrière le podium, quatre premiers ministres provinciaux étaient présents mais n’ont pas pris la parole: Mike Harris de l’Ontario, John Savage de la Nouvelle-Ecosse, Frank McKenna du Nouveau-Brunswick pt Catherine Callbeck de l’Ile-du-Prince-Edouard.Pour l’un des organisateurs du rassemblement, Jean-François Viau, président du Conseil québécois des gens d’affaires, son succès «démontre que les gens qui croient au Canada peuvent aussi être passionnés et que la passion n’est pas l’exclusivité de MM.Bouchard et Pa-rizçau».A la suite d’une assemblée politique du milieu des affaires la semaine dernière à Montréal, M.Viau avait proposé samedi dernier au comité du NON d’organiser une assemblée publique pour rejoindre un plus grand nombre de gens d’affaires dans leur milieu de travail.L’objectif était d’abord de mobiliser les gens du centre-vi|le de Montréal et ceux qui y travaillent.A cela s’est ajoutée l’initiative du ministre fédéral des Pêches, Brian Tobin, qui a suggéré lundi l’idée d’un rassemblement pour porter au Québec un message des habitants des autres provinces, en substance: «Ne partez pas.Restez dans le Canada.» TOURISTES On placote, on rit et on attend que ça finisse.Sagement.Dans l’ordre et l’enthousiasme.PHOTO JACQUES NADEAU SUITE DE LA PAGE 1 a expliqué à sa compatriote Carol, du Manitoba, sa toute nouvelle recette de poulet au cari, vue à Good Morning America la semaine précédente.Plus loin, William Connors regardait Montréal et l’édifice de La Lau-rentienne pour la toute première fois de sa vie.Emerveillé.«Nice city, very nice.How much for an apartment up there?» Comme Fred et Michael Wood avant lui, M.Connors, qui vient de Kelowna, s’informe auprès de passants pour savoir si le Forum est situé tout près du Stade olympique et s’il peut s’y rendre à pied.Le discours de Liza Frulla, il ne l’a jamais entendu.La foule est impressionnante.Et disciplinée.Pas de bousculade, ni d’énervement.On placote, on rit et on attend que ça finisse.Sagement.Ils sont jeunes, ils sont vieux, ils sont venus en train, en voiture ou en avion pour dire aux Québécois de rester au Canada, «the best place there is».On regarde le ciel, les arbres, l’architecture, souvent en silence et avec un sourire aux lèvres, exactement comme s’ils étaient à Paris ou dans n’importe quel pays étranger.Ils ont l’air de bonne humeur, mais rares sont ceux qui essaient de baragouiner un mot de français pour aborder leur voisin.C’est donc au son des «Hello, Sir» et des «Excuse me, Miss» qu’on se fraie un chemin dans la foule et qu’on demande aux gens d’ici le nom d’un bon restaurant ou de la station de métro la plus proche.Ils sont arrivés avec leurs pancartes et leurs enfants pour dire aux Québécois «We care», «Yes, you’re distinct».— Repartez-vous à la maison immédiatement après la manifestation?«Non, répond Ron, 24 ans, du Nouveau-Brunswick.Je viens voir mon oncle que je n’ai pas vu depuis Christmas Eve et qui vient de s’acheter un Winnebago.Must be great driving that.» Vingt pieds plus loin, on parle du Biodôme, ailleurs du Stade olympique, du Jardin botanique, même de la maison de Pierre Trudeau qu’on souhaite visiter (de loin, bien sûr) — plusieurs s’attendaient d’ailleurs à voir l’ex-premier ministre à la manifestation.Ils affichent leurs couleurs avec fierté, leurs drapeaux et leurs pancartes avec émotion («Quebecers: my blood is red and blue»), applaudissant aux bons moments, c’est-à-dire chaque fois que quelqu’un prononce les mots NON ou Canada au micro.Puis, à 13hl5, la foule se disperse et des centaipes d’anglophones de l’Ouest-deTIle décident de poursuivre la manifestation rue Sainte-Catherine, prenant le contrôle de l’artère jusqu’à Atwater sans qu’aucun automobiliste ne perde son sang-froid, le tintamarre des klaxons et leurs mines réjouies faisant même foi de leur satisfaction de les voir là.Plus bas, au coin de Stanley, les restaurants, mais surtout les bars, dont le chic Chez Paré (où il y a une file d’attente), on affiche complet.Un serveur du Dominion Pub jubile: «Good for business, crises like that.Very good.» Même réaction chez De-pasquale, le petit restaurant italien de la rue Stanley.«On roule comme des fous, ça n’arrête pas.» Et évidemment, au Peel Pub, le siège socal de la jeunesse anglo-saxone, c’est rempli à craquer.«Hey you, the reporter!, crie à tue tête Brian, un étudiant d’Halifax.Are you going to vote YES?» — Dont know.— «What do you mean, don’t know?Anywhere else, people would die to live in Canada.Here, have a beer and think about it.» SORCIERES L’ordre social dissous dans le chaudron de la sorcière CHRONIQUE RÉFÉRENDAIRE Lucien le magicien L histoire retiendra sans doute Lucien Bouchard comme le personnage politique le plus marquant de la présente campagne référendaire, quoique le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, ait pris, cette semaine, une importance nouvelle en lançant pux Québécois un dernier S.O.S.en faveur du Canada.À cette occasion, le camp du OUI, qui avait le choix, a choisi le chef du Bloc québécois pour lui répliquer à la télévision.M.Bouchard est le chef politique qui inspire le plus confiance aux Québécois.Il est surtout celui que préfèrent les électeurs qui s’apprêtent à voter OUI, à hauteur de 60 %, contre 25 % pour M.Parizeau.Dans une entrevue à La Presse, la semaine dernière, M.Bouchard avouait se sentir une responsabilité, un poids important dans la campagne.Lui devra-t-on la victoire si le OUI l’emporte?«M.Parizeau pourra dire: “j’ai apporté 45 points, Bouchard cinq points", il n’y a pas de honte là-dedans», a-t-il répondu.Le député de Lac-Saint-Jean est parvenu, en cinq ans de vie politique, à tisser avec les Québécois un lien de confiance inégalé depuis René Lévesque, dont on dit qu’il est le fils spirituel.Des indécis voteront peut-être OUI, cette fois-ci, «parce que Bouchard nous donne vraiment le goût de prendre ce risque», rapportait hier mon collègue Sylvain Blanchard dans ime entrevue avec quelques électeurs ambivalents.Car Lucien Bouchard est le garant du partenariat, cet ingrédient ajouté à la question référendaire après un virage que le leader du Bloc québécois, il faut le rappeler, a imposé.Peut-être M.Parizeau, qui attendait la conclusion des commissions régionales, aurait-il tiré les mêmes conclusions, mais les déclarations de M.Bouchard en faveur d’une question gagnante incluant la notion d’association ont pesé lourd dans la balance.Il y a eu des tensions, reconnaît M.Bouchard.Cela n’a pas été facile de faire avaler le virage du printemps.La négociation de l’entente du 12 juin a été laborieuse.En nommant le chef du Bloc québécois comme négociateur du Québec, M.Parizeau «a pris un engagement politique; il a choisi un personnage public dont les opinions sont connues», a dit M.Bouchard au Devoir pour illustrer le pouvoir qu’il croit détenir après un OUI et qui lui permet de garantir, en quelque sorte, que le gouvernement du Québec «épuisera tous les efforts» pour obtenir un nouveau partenariat, qu’il sera patient avec le reste du Canada et ne se découragera pas après un premier refus de négocier.-H- M.Bouchard est toujours très courtois envers M.Parizeau.Il admire sa rigueur.«M.Parizeau est l’homme d’une ligne», disait-il au Soleil à son retour de convalescence, en février, après avoir subi l’amputation d’une jambe.«Il a un schème de référence et on ne peut pas l’en faire déroger.» Cependant, dans la même entrevue, il insistait sur la nécessité, pour un leader, d’écouter la population.Il prenait aussi ses distances du premier ministre du Québec: «Je ne me sens conscrit par personne», disait-il, rappelant qu’il avait quitté le gouvernement dirigé par son ami Brian Mulroney par conviction en 1990 pour fonder le Bloc québécois.Cette conversion à la thèse souverainiste est l’un de ses atouts auprès des indécis.Le Canada, le beau risque, l’honneur et l’enthousiasme, il a essayé ça.Il a constaté que ça n’a pas marché.Il est souverainiste de conclusion, pas par dogme.Il ouvre la voie à ceux qui voudraient suivre la même démarche.Mais celui qu’on a cru être un magicien ne peut pas non plus faire de miracles.René Lévesque était aimé.Les Québécois ne lui ont donné que 40 % d’appui en 1980.Blanchard, dans son article d’hier, cite un indécis qui penche pour le NON en disant qu’il ne votera certainement pas OUI «juste parce que Bouchard me fait tripper quand il parle d’affirmation nationale.Son discours m’accroche.Mais avons-nous les moyens de nos ambitions?».Le chef du Bloc est très discret sur ses intentions après un NON.En février, après avoir vaincu la maladie, il disait que la politique lui paraissait désormais «plus importante que jamais».«Quand on est dans la politique, on sacre contre elle.Sevré de politique, j’étais en manque.» Aujourd’hui, il parle de son intérêt pour sa profession d’avocat, de l’importance de sa famille.Il n’a pourtant pas fermé la porte, durant la campagne, à l’idée de prendre la relève de M.Parizeau comme premier ministre du Québec si ce dernier démissionne après une défaite.«On verra.» Encore faudrait-il qu’il y trouve un défi.Il ne se voit pas construire sur une victoire morale.En février, il disait qu’après un NON, les élites québécoises auraient été * désavouées, privant tout politicien du Québec du pouvoir de parler en son nom.Mais pour Lucien, qui sait si ce serait différent?SUITE DE LA PAGE 1 interroger une période cruciale de l’histoire européenne: celle qui voit s’affermir le pouvoir de l’État et se mettre en place les catégories à travers lesquelles se pensera le monde moderne (raison, liberté, responsabilité, etc.).Loin d’être une simple survivance de croyances traditionnelles, la sorcellerie apparaît comme l’expression de la mutation profonde qui traverse alors la société occidentale.La sorcellerie n’a bien sûr pas attendu le XVe siècle pour émerger.L’existence des jeteurs de sorts, guérisseurs et autres «bons» ou «mauvais diables» remonte à la nuit des temps.Mais avec ce qu’il est convenu d’appeler la sorcellerie démoniaque, un nouvel imaginaire se met en place, en s’inspirant d’un ensemble disparate de croyances religieuses et païennes qui redéfinissent profondément la conception du sorcier.Le sabbat, véritable orgie sexuelle où les rites chrétiens sont systématiquement inversés, les enfants dévorés, et où Satan s’envoie joyeusement en l’air avec ses adeptes, occupe une place centrale dans cette métamorphose.Le sorcier, traditionnellement réputé possesseur d’un pouvoir qui lui appartient en propre et qui serait lié à un savoir ésotérique, réservé aux initiés, devient alors un simple intermédiaire de Satan, le véritable détenteur d’une puissance maléfique avec qui il passe un pacte.La sorcellerie quitte ainsi le terrain populaire et devient une construction intellectuelle d’érudits, qui cherchent à approfondir le pouvoir de l’Église en luttant çontre,les diverses formes de paganisme.Au Moyen Age, l’Église considérait la sorcellerie comme une superstition à laquelle on ne pouvait prêter foi sans s’exclure du peuple de Dieu.La bulle papale Summis desiderantes, d’innocent VIII, en 1484, marque à cet égard un virage fondamental.Désormais, le seul refus de croire en la réalité de la sorcière entraîne l’excommunication.«Quant aux opposants, récalcitrants, contradicteurs et rebelles, [.] il [le magistrat] devra pourvoir à les calmer par les censures et peines d’excommunication, de suspense et d’interdit, et de plus redoutables encore, selon qu’il avisera, et sans appel [.].» Deux ans plus tard, les dominicains Henry Institoris et Jacques Sprenger publient le premier traité théologique et juridique, le Malleus Maleficarum («Marteau des sorcières»), pour systématiser la lutte contre l’hérésie sorcière.Une série de textes de démonologues, écrits entre le XVe et le XVIIe siècle, permettra ensuite de préciser peu à peu l’enjeu de la chasse aux sorcières: pour le nouveau magistère, le pacte que des individus passent avec Satan a pour objectif la destruction de l’ordre social.Ce complot ourdi par le prince du Mal appelle donc une réaction à la mesure du danger guettant la société et justifie les mesures d’exception mises en place par le système juridique.A travers les débats savants entre néoplatoniciens et néoaristotéliciens, portant, entre autres, sur le déplacement au sabbat de la sorcière (plus souvent que le sorcier, la femme ayant été créée à partir d’une «côte courbe» de l’homme), se déploie ainsi toute une symbolique qui justifiera une répression ayant fait 100 000 morts, selon Voltaire.Les évaluations du nombre de victimes sont maintenant beaucoup plus conservatrices.Muchembled pense qu’environ 30 000 bûchers antisataniques ont été allumés durant cette période, emportant à la fois les sorcières et les preuves de leur «culpabilité».Face au feu destructeur de la sorcière, qui dissout en quelque sorte l’ordre social dans son chaudron, le juge, en reprenant et en développant les procédures mises sur pied par l’Inquisition, porte la responsabilité de faire allumer le feu purificateur du bûcher, seul capable d’assurer la victoire du Bien sur le Mal.L’absence de preuves du complot satanique témoignerait d’ailleurs de son efficacité et légitimerait la torture pour extirper de la bouche des damnés l’aveu des péchés commis en compagnie du diable.Le maléfice de tacitumité, «don de silence» accordé par le démon à ses ouailles pour leur éviter de s’incri- > miner elles-mêmes, rend d’autant plus légitime les pires sévices visant à leur soutirer des «aveux».La prolifération rapide du réseau satanique — «Il ne •.faut qu’un sorcier pour en faire 500», dit Bodin — est bien sûr rendue possible par son caractère secret Aussi la dimension nocturne de la sorcellerie démoniaque, encore présente dans l’imaginaire contemporain, en constitue-t-elle une facette fondamentale, comme le montre bien l’une des grandes spécialistes françaises des textes de démonologues, Nicole Jacques-Chaquin, dans deux ouvrages collectifs, 1a Nuit et Le Sabbat des sorciers, dont ; : elle a assuré la codirection aux éditions Jérôme Millon.C’est d’ailleurs à cause de cette logiqup exponentielle d’expansion du complot satanique que l’Étal prendra rapidement le relais de l’Église dans la répression de ce qui apparaît alors de plus en plus comme un crime de lèse-majesté.Face à l’ampleur du danger auquel il serait confronté, le pouvoir étatique naissant se considère en effet tout à fait justifié de combattre les formes d’appartenance communautaire locales, traditionnelles — dans < -i lesquelles se développe l’hérésie sorcière — qui s’opposent au monopole de son propre pouvoir.Est-ce à dire que les sorciers et sorcières qui déambuleront dans les rues du Québec mardi feraient partie d’un complot dont le dénouement aura été connu la veille?Michel Venue ?CROW f RQllRlIRC¦ Groupe Robert, Boucherville 1119 emplois DESOLIDARITÉ i DES TRAVAILLEURS DU QUÉBEC (FTO) ^ — les «mélos de téléphone suivants sont valables pont h service de livraison par caaelol el poor les ahoaneaents postaai.DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 Montréal (514) 985 3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans frais) 1 800 463-7559 LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9HOO A 16H30 2050.RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ (514) 985-3399 / télécopieur (514) 985-3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363 0305 (514)985 3344 LE DEVOIR «I publié par LE DEVOIR Inc.dont k siège social est situé au numéro 2050 ck Bkury.9c étage, Montréal.(Québec*.H.lA 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Quebreor laSalle, 7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612 ouest me Saint-Jacques.Montréal.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser le informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du f iroupe Québécor Inc.900 bouL St-Martin ouest.Laval Envoi de publication — Enregistrement no 0858.Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514) 985-3333; sendee à la clientèk: (514) 985-3355.pubbcüé: (514) 985-3399 A1C
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.