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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-11-14, Collections de BAnQ.

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LE ï )ËVOI 11 Vol.I.X X XVI - X U 2 II r> MONTRÉAL.LE MARDI II NOVEMBRE I IM» 9 T I* S ?T V y / T o r o » I o IS PERSPECTIVES Psychodrame américain Ce matin, 800 000 employés du secteur public américain seront-ils renvoyés chez eux, pour cause de manque de fonds?Les parcs publics seront-ils fermés?Les services ralentis d’un bout à l’autre des États-Unis et dans les ambassades yankees aux quatre coins du monde?Cette vision remplissait d’horreur, hier, des millions de personnes.Des personnes qui, ce matin, pousseront un soupir de soulagement si — par extraordinaire — un compromis entre les représentants républicains et le président démocrate avait été trouvé durant la nuit.Employés concernés bien sûr, mais aussi bénéficiaires d'aide sock personnes du troisième âge, visiteurs en attente de visa pour entrer aux États-Unis, etc.Mais il y en a d’autres que cette vision aura, au contraire, comblé d’aise.Comme par exemple l’éditorialiste du Wall Street Journal, qui y allait, hier, d’un commentaire sarcastique: «Eh bien, soyez nos invités! En tout état de cause, fermons tous les services non essentiels, et voyons si quelqu’un s’en soucie seulement.» François B rousse au ?L’affrontement Clinton-Congrès sur le budget était défini, dans l'éditorial de ce journal ultraconservateur, çomme «un moment historique» de l’histoire des États-Unis.Une minute de vérité propre à déterminer si, oui ou non, les citoyens auront enfin le dessus, dans leur lutte inexpiable au monstre étatique.Derrière le suspense autour des finances publiques américaines se profile une féroce lutte politique entre deux parfis, deux conceptions du rôle de l’Etat, des groupes d’intérêts divers.Ce que le Congrès américain dit en substance au président Clinton, c’est ceci: «Bon, nous vous permettons de hausser provisoirement le taux d’endettement du gouvernement américain.Mais seulement si vous vous pliez à nos conditions: fermez des ministères [celui du Commerce, pour commencer]; haussez les frais d’accès aux services sociaux; coupez tel et tel service dès demain matin; ne touchez pas aux fonds de pension pour payer les comptes courants, etc.» Ce que le président Clinton, un politicien de «centre-gauche» selon les normes américaines, a répondu hier, en opposant son veto à ces conditions, c’est ceci: «Je ne vous laisserai pas mettre la hache sauvagement dans tous nos programmes sociaux.Et même si je suis d’accord avec beaucoup de vos propositions, je n’admettrai pas que vous me les fassiez signer le pistolet sur la tempe.» Déjà échaudé par le cuisant échec qu’a représenté l’abandon forcé de son plan de couverture universelle des frais de santé, Bill Clinton a fait beaucoup de chemin en direction de ses adversaires et du conservatisme fiscal.Ne s’était-il pas engagé, dès 1992, à «mettre fin à l’assistance sociale comme on l’a connue jusqu’ici dans ce pays»?Pourtant, on, voit aujourd’hui se profiler, aux États-Unis comme ailleurs dans le monde occidental, un affrontement dramatique entre le «social» et le «financier».sur la scène de l’opinion publique.Même si les conservateurs à la Newt Gingrich — le leader de la majorité républicaine à la Chambre des représentants — ont eu, dans la foulée des élections de mid-term de novembre 1994, le vent dans les voiles, cela ne veut pas dire que le public est prêt à accepter, sans aucune réserve, leur jusqu’au-boutisme idéologique et fiscal.Quand les mesures de compressions budgétaires vont jusqu’à remettre en cause l’aide aux enfants pauvres et au troisième âge, les réflexes «fiscalement conservateurs» — normalement si populaires dans l’Amérique profonde — se trouvent soudain en porte-à-faux, soumis à de fortes contre-tendances.C’est ainsi, par exemple, que les déclarations apocalyptiques d’un Daniel Patrick Moynihan peuvent, aujourd’hui, être entendues par un large public.Selon ce sénateur new-yorkais, les coupes voulues par les républicains équivalent à «un acte obscène de régression sociale», qui pourrait selon lui entraîner la mort de Derrière le suspense politique, un affrontement entre le «social» et le «financier» «millions d’enfants».Ce genre de rhétorique — et l’écho qu’elle reçoit maintenant dans la population — laisse penser que la lune de miel des Gingrich, Dole et compagnie avec l’Amérique tire peqt-être à sa fin.Les derniers sondages publiés aux États-Unis marquent cruellement, en tout cas, les limites de la popularité du néo-conservatisme américain.Les trois cinquièmes des sondés, en effet, approuvent le recours par Bill Clinton à l'arme du veto.Plus de 70 % déclarent qu’ils ne voudraient «jamais» d’un Newt Gingrich à la Maison-Blanche.Quant à la cote du président Clinton lui-même, à 52 %, elle atteint aujourd’hui un niveau jamais vu depuis mai 1994.Il n’empêche: la crise des finances publiques américaines n’est pas la sombre invention idéologique d’un vilain Gingrich et de quelques acolytes.Le déficit accumulé du gouvernement américain est de 4900 milliards de dollars américains (plus de 6600 milliards de dollars canadiens!).Si l’autorisation de hausse du plafond de dépenses était accordée, il pourrait franchir le cap effarant des 5000 milliards.Ce que montre l’actuelle impasse, ce n’est pas l’inanité de la critique financière de la droite.Ce sont ses méthodes douteuses, en particulier son recours au psychodrame politique.Car la dramatisation à outrance peut un beau matin se retourner contre ses auteurs.INDEX MÉTÉO Agenda.B6 Avis publics.B5 Classées.B6 Culture.B8 Économie.B2 Éditorial.Afi Le monde.B4 Mots croisés.B6 Les sports.B5 ,••0® ©•v Montréal Nuageux avec 40% de probabilité d’averses de neige.Max: 1 Québec Faible neige intermittente s'intensifiant en soirée.Max:0 Détails en B 6 L'ÉCONOMIE Cogeco propose d'acquérir CFCF PACK B 2 (c: COGECO ?L'ÉCONOMIE La présidente de la Chambre des notaires refuse de démissionner page b 3 ?LES ACTUALITÉS Chris Giannou: la prière d'un chirurgien PAGE A 4 Vers une nouvelle force syndicale Signature d’un protocole entre la CSN et la FrQ pour contrer les politiques de droite qui soufflent sur le pays SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR La CSN et la FTQ ont décidé de s’unir et de travailler ensemble, «aussi souvent et aussi étroitement que possible», afin d’accroître l’influence du mouvement syndical qui ne cesse de s’effriter avec la prolifération des syndicats indépendants.Les deux centrales ont donc signé hier un protocole «de solidarité», pour reprendre les termes du document Jénine transmis, consacrant «leur volonté commune de renforcer l’impact et l’influence du syndicalisme dans la société».Autrement dit.elles qui avaient l’habitude de travailler ensemble de façon sporadique, le feront désormais sur une base presque systématique.Plus précisément, cela signifie que la CSN et la FTQ vont plus que jamais planifier et élaborer des stratégies communes destinées à redonner au mouvement syndical «toute sa force de frappe», et ce aussi bien lors de conflits de travail qu'à l’occasion de grands débats de so- en fête ciété.«lorsque la CSN sera impliquée dans un conflit de travail, vous pouvez être certain que la FTQ ne sera pas loin derrière, et vice-versa.C’est entre autres ce que le protocole signifie», précise, en entrevue au Devoir, Clément Godbout, le président de la plus importante centrale du Québec fla FIT)).Et ce n’est qu’un début.Dans quelques semaines, ce sera au tour de la CEQ d'entrer dans la ronde.VOIR PAGE A 8: FORCE «Vote ethnique» LePQ contre-attaque Monique Simard accuse le camp du NON d'avoir tenu un «discours calomnieux» qui sert à «attiser les rancœurs» KONRAD YAKABUSKI LE DEVOIR Bien que la gêne en mène toujours large au sein du PQ dans le sillage des propos de Jacques Parizeau sur le «vote ethnique», l’exécutif national du parti contre-attaque en fustigeant les «tentatives de manipulation et de récupération» auxquelles se seraient appliqués ses adversaires pour discréditer l’option souverainiste.«Depuis deux semaines, au-delà des gens qui ont été personnellement blessés et offusqués avec raison [par ces propos], il y a eu de la récupération à des fins partisanes pour réduire à une dimension étroite et raciste le projet souverainiste.On ne peut pas l’accepter», a tranché hier la vice-présidente du Parti québécois, Monique Simard, lors d’une conférence de presse où l’exécutif a VOIR PAGE A 8: PQ Clinton reste de marbre ! < PHOTOS AP.REUTER PAR MILLIERS, des Palestiniens sont descendus hier dans les rues de Jénine, en Cisjordanie, pour fêter le départ des derniers soldats israéliens.Les militaires seront remplacés par quelque 500 policiers palestiniens, qui ont reçu hier un accueil triomphal.Jénine était la première ville qu’Israël avait promis d évacuer d’ici la fin de l’année.Dans l'épreuve de force budgétaire opposant démocrates et républicains, le président refuse toute concession WJashington (AFP) — Fort des sondages qui mon-VV trent que l’opinion publique est apparemment de son côté, Bill Clinton refusait hier de faire la moindre concession à l’opposition républicaine dans une épreuve de force budgétaire qui pouvait conduire dans la nuit à la fermeture du gouvernement fédéral.Les dernières chances d’un compromis de dernière minute se sont amenuisées lorsque le Sénat, contrôlé par les républicains, a voté hier en fin d’après-midi un projet de loi de finances provisoire contenant une mesure qui allait inévitablement entraîner le veto présidentiel dans la soirée.La Chambre avait voté un texte similaire vendredi.La Maison-Blanche a précisé que l’ébauche du message de veto de M.Clinton était déjà prête et que le veto serait annoncé dès réception du texte à la Maison-Blanche.Ce budget provisoire est censé permettre à VOIR PAGE A 8: CLINTON Le Goncourt à Andreï Makine Le plus prestigieux prix littéraire français, le Goncourt, va cette année à un écrivain russe de 38 ans qui vit à Paris depuis huit ans et se dit apatride.Andreï Makine, qui a écrit dans la langue de Molière Le Testament français, publié au Mercure de France, entre dans la petite histoire des prix littéraires pour être le premier à recevoir, le même automne, deux prix majeurs.Makine avait en effet reçu la semaine dernière le prix Médicis (ex-æquo avec Vassilis Alexakis pour La Langue maternelle) pour >lndreï Makine ce même roman qui offre de la France une vision mythique et lointaine à travers les récits que fait une femme à son petit-fils et confident Par ailleurs c'est le romancier français Patrick Besson, pour Les Braban, paru chez Albin Michel, qui a obtenu hier le prix Renaudot — Nos informations en page B & Du bout des lèvres, Beatty se distancie de Chrétien Lors d’une réunion des chefs d’État du Commonwealth, en Nouvelle-Zélande, le premier ministre Jean Chrétien a publiquement remis en question le travail accompli par les journalistes de la Société Radio-Canada (SRC) au cours de la campagne référendaire.Selon M.Chrétien, le mandat de la SRC est «d’aider l’unité nationale».Il n’en fallait pas plus pour que ce procès d’intention — si caractéristique de l’après-référendum — alimente un débat sur le rôle de la SRC.PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Le président de la Société Radio-Cana- Plusieurs observateurs ont rappelé hier que da, Perrin Beatty, prend ses dis- la partie de la loi se rapportant à 1 unité cana-tances, du bout des lèvres, face au dienne sur laquelle s est appuyé le premier ministre a été modifiée le premier février 1991 après un long débat, et remplacée par l’obligation plus générale de «refléter la globalité canadienne (.) et de contribuer au partage d’une conscience et d’une identité nationale».Le ministre conservateur responsable de la SRC à cette époque, Marcel Masse, l’avait jugée trop propagandiste.M.Chrétien, alors dans l’opposition, s’était opposé au changement.Le grand patron des ondes publiques canadiennes, M.Beatty, connaît bien la loi actuelle.Il cite abondamment le nouveau passage, sur lequel il s’appuie pour dire que Radio-Canada devra faire plus d’efforts pour parler des Canadiens anglais et vice-versa.Au sujet de la couverture référendaire, il aime rappeler, d’abord, que des gens des deux e président de la Société Radio-Canada, Perrin Beatty, prend ses distances, du bout des lèvres, face au premier ministre Jean Chrétien, qui s’est publiquement interrogé sur l’objectivité des journalistes de la SRC dans leur couverture de la campagne référendaire.Dans une entrevue à l’occasion de M la réunion des chefs de pays du Commonwealth en Nouvelle-Zélande, M.Chrétien a invoqué le mandat de la SRC «d’aider l’unité nationale».«Est-ce que c’était le cas [dans la couverture référendaire]?Il y a beaucoup de gens qui s’en sont plaints», a déclaré le premier ministre en réponse à une question d'un journaliste.Précédemment, le premier ministre avait dit que «beaucoup de gens du côté du NON n’ont pas trouvé que c’était très utile la façon dont les nouvelles étaient rapportées durant la campagne».«Mil VOIR PAGE A 8: BEATTY \ ‘—•ï'jZjSfr rrc.¦ \ La nouvelle Classe E Mercedes-Benz L’aube de la prochaine j tv/ Pour nous, l’automobile c’est bien plus que la somme de l’ingénierie, de la sécurité et du confort.C’est la promesse de l’aventure^tde plaisirs illimités.• -^rPromesse même que tient la nouvelle Classe E Mercedes-Benz.Pour plus de détails, composez le 1 800 387-0100.^ Voici la nouvelle Classe E Mercedes-Benz et, Bps avec elle, le retour d’un plaisir délaissé : celui des randonnées en auto.Son comportement routier est «d’une souplesse fantastique».* Sa suspension «absorbe les irrégularités de la route comme une éponge».**' Par ailleurs, elle est dotée du Support de traction électronique, du système d’aération le* plus perfectionné au monde et de coussins gonflables dans les portières avant.‘ _La nouvelle Classe E À partir de_58 500 $* I.K It K V OIK.I.K M \ IMM II N n V K M It K I I sée.Kn attendant, l’implantation de mines prive des civils de l’accès à des terres cultivables et habitables.Selon le Dr Giannou, les plaies causées par l’explosion des mines nécessitent souvent l'amputation.Files sont aussi contaminées et plus sales que les autres blessures.Ces plaies requièrent plus d'opérations et une multiplication des transfusions sanguines.Michael Call, coordonnateur du programme de développement Cambodge-Canada, un consortium d’ONG, s’est réjoui de la position dé- riiuiu jac wi'r.a Le Dr Chris Paul Giannou fendue par le ministre Ouellet dans ce dossier, et dit espérer que l’ensemble du gouvernement canadien suivra cette voie.Au Cambodge, souligne-t-il, on trouve encore environ une mine par habitant.Le douloureux compromis de la paix Dans La Terre des autres, Bernard Émond établit une analogie entre Inuits et Palestiniens CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Ly instabilité politique que l’on vit depuis r quelques semaines au Québec, elle est quotidienne depuis 20 ans en Israël, affirmait Bernard Émond, quelques jours après le lancement de son film La Terre des autres, qui sera diffusé demain et le 18 novembre à la télévision de Radio-Québec.Ce film-documentaire s’intéresse à la situation des Inuits du Québec et à celle des rapports entre Palestiniens et Juifs en Israël.Il a pour thème la tolérance et l’intolérance, en se penchant plus précisément sur l’opposition entre le processus de pane et le contrôle total du territoire.Le film sera également présenté dans plusieurs villes,du Québec, au cours des prochains mois.À la fin de chaque présentation de cette tournée baptisée «Tolérance», un échan- ge aura lieu, en présence notamment du réalisateur, avec les spectateurs sur les thèmes des rapports entre les minorités et les majorités.Pour sa part, Bernard Émond en est venu personnellement à une conclusion bicéphale et douloureuse sur la guerre après le tournage de ce documentaire «on ne peut pas se battre et on ne peut pas ne pas se battre», et aussi, «qu’il s'agisse de tolérance ou de droits nationaux, ce qu’on ne défend pas, on risque de le perdre».L’anthropologue québécois répondait d’ailleurs par ce film à une commande des productions Virages, dans le cadre de l’Année de la tolérance, décrétée par les Nations unies.«On m’a demandé de faire un film là-dessus et on m’a donné carte blanche», dit-il.Le réalisateur, qui a vécu à plusieurs reprises dans le Grand Nord québécois, a voulu que son film «débusque les contradictions» et serve d’«outil de débat», sur la question de la tolérance.La finition de La Terre des autres s’est effectuée deux semaines avant l’issue du référendum au Québec et trois semaines avant l’assassinat du premier ministre d’Israël, Yitzhak Rabin, par un juif d’extrême droite.«J’ai toujours ,eu une fascination pour Israël (.), ajoute M.Émond.Je ne pouvais pas me défaire de l’idée que la situation entre les Juifs et les Palestiniens présentait une analogie avec nous.Nous sommes un peuple conquis mais par rapport aux autochtones, nous sommes un peuple conquérant.» Lorsqu’il est question de tolérance, dit l’auteur de ce documentaire, qui parle souvent à la première personne dans la narration, on aboutit toujours à la nécessité d’un compromis, puisque l’on est toujours en présence d’intérêts nationaux contradictoires.À cet égard, M.Émond cite à plusieurs reprises l’écrivain is- raélien Amos Oz: «la justice complète est une absurdité et la victoire un cimetière».Prenant l'exemple d’Israël, on voit dans le film des Juifs et des Arabes parler de ce qu’ils sont.On relève notamment l’expérience d’un petit village qui s’appelle Oasis de paix, et où membres des camps juif et palestinien doivent apprendre la coexistence pacifique.S’il fallait qu’il résume son film, M.Émond dirait donc qu’il y a un dilemme entre les valeurs morales, telle la tolérance (on ne peut pas être contre la vertu), et les rapports de force.On ne peut vouloir à la fois la paix et le territoire.Ainsi, dit-il, si son film est un documentaire politique, cela l’est dans le sens le plus large.En effet, pas une fois, dans cet ouvrage, l’auteur ne déborde concrètement du cadre inuit pour décrire la réalité des autres minorités culturelles vivant au Québec.Guy Warnett, Transport Warnett Express, Sainte-Agathe. I.f.I) K V u I H .I.K M A It H I II X II V K M H II K I » !* 5 A 5 K N I» H B F ?PIERRE-F.CÔTÉ TEMOIGNE Uval (d'après FC) — Ni It* directeur général des élec-lions, ni le directeur des affaires juridiques du Parti libéra) (lu Québec et ni le directeur du scrutin dans la circonscription de Bertrand n'étaient d'avis que les villégiateurs avaient le droit de voter dans ce comté lors des élections provinciales de septembre HUM.C’est ce qui est ressorti, nier, au procès pour fraude électorale du député libéral Robert Thérien, principalement au cours du témoignage du Directeur général des élections, Pierre-F.Côté.Ia*s procureurs du député Thérien ont j>ar ailleurs tenté de démontrer l’existence d’une imprécision (huis la hii électorale entourant la notion de domicile.le directeur général des élections a reconnu que la notion de domicile le préoc-cupe depuis longtemps, depuis les années 1980 en fait, au |M>int où il a demandé des avis juridiques.Pour le directeur général des élections, la notion de domicile |H*ut se résumer ainsi: une personne |X'iit avoir plusieurs résidences, mais seulement un domicile et ce n’est qu’à son domicile qu'elle a le droit de voter.Dépenses référendaires Chevrette intente un procès au NON Sommet de Cotonou SECRET, LE VOTE?Québec (PC) — U loi électorale du Québec garantit le secret du vote mais il est facile de savoir pour qui des milliers de Québécois ont voté lors du référendum du 30 octobre dernier.C’est le cas |x>ur au moins 2660 électeurs de la circonscription de D’Arcy-McGee, dans l'ouest de Montréal.Ces électeurs ont voté dans 14 bureaux de scrutin différents mais dans chacun de ces bureaux, le vote a été unanime en faveur du NON.Ces résultats électoraux, dont l’unanimité ixait étonner, mettent-ils en cause la confidentialité du vote garantie par l’article 355 de la Ijoi électorale?«Pas du tout.Ce qui est assuré par le législateur, c’est le secret dans l’exercice lui-même du droit de vote.Mais comme le législateur a décidé que les résultats (du scrutin) étaient rendus publics, on peut déduire pour qui les gens ont voté qusition, que cette même élite a appris à maîtriser grâce à des parents instruits qui ont fait autour de la table de cuisine ce que la «p’tite école» ne faisait |«is en classe.Cette pratique présentait l’avantage d’être claire et simple: les connaissances reliées à la pratique de l'écriture étaient enseignées et des notes paraissaient au bulletin pour en confirmer l'acquisition.Mais elle présentait l’inconvénient majeur de ne pas assurer l'intégration des matières du français à la pratique de l’écriture, ce que les institutrices et instituteurs soulignaient (j’ai été du nombre) en disant qu’à peine le tiers de leurs élèves étaient bons en dictée et que seulement trois ou quatre arrivaient à écrire clairement et correctement.Quand le «nouveau» programme de français est venu dire aux titulaires des années 80 qu’ils devaient dorénavant assurer cette intégration, un grand nombre d'entre eux se sont sentis accusés d’incompétence.Quand il a ajouté que pour y arriver, ils devaient faire dégager les connaissances de textes produits par chacun de leurs élèves, il a dérouté la majorité d’entre eux.Cette directive pédagogique les obligeait en somme à individualiser totalement leur enseignement alors que le régime pédagogique restait inchangé: le ratio maître-élèves n’était pas réduit, ni levée l’obligation d’enseigner la même chose à tout le monde au cours d’une même année.Il est alors arrivé ce qui devait arriver.Demeurant convaincus de la nécessité d’un enseignement systématique de la grammaire, un bon nombre de titulaires ont répondu en parallèle à l’obligation de faire produire par leurs élèves des textes variés (dits à caractère expressif, incitatif, informatif, poétique ou ludique) et à celle de leur faire acquérir les connaissances orthographiques, grammaticales et syntaxiques que requiert la production de textes clairs et corrects.L’intégration visée et souhaitable des connaissances linguistiques à la pratique d’écriture venait de rater le bateau.En plein désarroi, un nombre grandissant de titulaires sont revenus à la dictée comme procédé d’enseignement et d’évaluation, pour plusieurs d’entre eux faute de mieux, sachant mieux qu’une certaine élite qu’on apprend à écrire en écrivant et non en copiant les textes des autres.C’est cette situation qu’il faut corriger si l’on veut améliorer la qualité du français écrit au secondaire, au collégial et à l’université.La recherche de Gilles Gagné reconnaît la compétence des élèves du secondaire à s’exprimer par écrit avec une certaine aisance.Surprise! c’est au primaire qu’ils l’ont acquise.Si on veut qu’ils y ajoutent celle de respecter les divers niveaux de structuration de la langue qu’ils utilisent, c’est aussi au primaire qu’ils doivent apprendre à le faire.Par où commencer?Par le commencement, en développant le goût et le plaisir d’écrire chez les titulaires, en leur donnant les cours de grammaire, d’orthographe, de syntaxe, de stylistique, etc.dont leur formation secondaire, collégiale et universitaire les a privés, en leur enseignant en situation comment refiler ces connaissances à des enfants de six à douze ans et, surtout, en leur montrant comment assurer l’intégration de ces connaissances à la pratique d’écriture en transformant leur classe en atelier d’écriture ouvert de 8h à 16 h, atelier dont la bonne marche pourra être as- surée par des adultes trop heureux de se rendre utiles (parents, grands-parents, etc.), et aussi par des étudiantes et étudiants plus avancés attirés par l'enseignement primaire comme métier.C’est d'abord au primaire qu’il faut réduire le ratio maître-élèves, en se rappelant d’une part que l'économie à long terme commence par un investissement de départ judicieux et d’autre part que lès mesures les plus spectaculaires ne remplaceront jamais une école qui enseignerait à écrire en travaillant avec les élèves avant, pendant et après l’écriture.Ia simplicité coûte toujours moins cher et est toujours plus efficace.Le ministre Garon n’a pas hésité à pousser un mode de gestion communautaire pour sauver des petites écoles de la fermeture.Pourquoi hésiterait-il à faire un pas de plus dans cette direction en ouvrant l’enseignement du français écrit à la participation du milieu d’appartenance de l’école primaire et en fondant sur cette participation l’élimination des échecs en français écrit au secondaire et, répétons-le, au collégial et à l’université.Qui a parlé d’économiser en faisant autrement déjà?On apprend à écrire en écrivant et non en copiant les textes des autres.Le miroir aux électeurs Entre le geste et la volonté effective des votants PIERRE NOREAU Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue =^=j| quel profil correspondent les l électeurs qui se sont prononcés A pour le OUI ou pour le NON lors du dernier référendum et quelle signification donner à leur choix?Le sondage réalisé par ¦I Sondagem entre le 2 et le 6 novembre auprès de 934 personnes, qui avaient déjà été interviewées avant le référendum, permet d’apporter un certain nombre de réponses, et surtout de mieux saisir le portrait idéologique de chacune des composantes de l’électorat Pourquoi voter OUI?Que connaissons-nous en effet des citoyens qui se sont prononcés en faveur du OUI?On sait par exemple qu’ils ont souvent moins de 55 ans et qu’ils sont largement composés d’électeurs francophones.Ils forment une majorité des électeurs intégrés à la population active ou poursuivant des études, contrairement aux électeurs en faveur du NON qui comprennent une proportion plus grande des retraités et de personnes vivant à la maison que le camp du OUI.Les électeurs qui se sont prononcés en faveur du OUI sont cependant aussi des individus plus politisés que la moyenne.75 % d’entre eux reconnaissent avoir accordé «beaucoup» ou «assez» d’attention à la campagne, ils s’intéressent comme la majorité des électeurs aux questions d’éducation, de santé et d’emploi, mais accordent une importance plus grande que les autres citoyens au problème de la langue.Par ailleurs, ils admettent, dans 55 % des cas, être entourés de citoyens qui partagent les mêmes options politiques qu’eux.Ils reconnaissent également (73 %), contrairement aux électeurs fédéralistes (31,7 %), la performance de Lucien Bouchard dans la campagne.Au sein de ces électeurs souverainistes, 77,6 % des répondants considéraient qu’un OUI au référendum aurait accordé au chef du Bloc un mandat clair de négocier une entente de partenariat avec le reste du Canada et 63 % d’entre eux considéraient peu probable que le Canada refuse cette offre.Ils ont par ailleurs pris une part plus active que la moyenne des électeurs du NON au dernier référendum.Ainsi, 57 % d’entre eux ont cherché à convaincre leur entourage à voter OUI, 21 % se sont identifiés à l’aide d’un objet quelconque.Près de 85 % des électeurs souverainistes croient que le Québec a le droit de se séparer, qu’il a les moyens de devenir souverain et que, le projet souverainiste est réalisable.A la veille du référendum, la grande majorité d’entre eux refusaient par ailleurs d’endosser les scénarios de catastrophe annoncés dans l’éventualité d’un OUI au référendum.Ainsi, 62,6 % de ces électeurs considéraient peu probable qu’un OUI conduise à la perte de nombreux emplois; 61 % ne croyaient pas au risque d’une baisse du niveau de vie, quoique 53 % d’entre eux admettent l’éventualité d’une montée des taux d’intérêt.En contrepartie, en cas de victoire du NON, les deux tiers des électeurs souverainistes admettaient craindre d’éventuelles compressions dans les paiements de transfert fédéraux et une majorité d’entre eux (52 %) considéraient peu probable que le gouvernement fédéral présente de nouvelles offres constitutionnelles, au lendemain d’une défaite du OUI.D’ailleurs, même à la suite de la victoire du NON au référendum, plus de 79 % de ces électeurs ne croient pas à une réforme du fédéralisme et s’ils se distinguent peu des autres électeurs sur la nécessité de faire reconnaître le Québec comme société distincte, sur le droit de veto ou la nécessité d’un transfert des pouvoirs vers les provinces, ils se singularisent par l’appui qu’ils donnent à l’idée que le Québec devrait percevoir tous ses impôts (82 %).Or, il s’agit là d’un des attributs de la souveraineté.Dans la foulée de ce qui précède, 62,4 % d’entre eux souhaitent un référendum d’ici trois ans.Finalement, près de 85 % d’entre eux admettaient qu’ils voteraient pour le Parti québécois aux élections provinciales et pour le Bloc québécois aux élections fédérales, advenant de nouvelles élections.Le sens du NON Reste ceux qui ont plutôt choisi de voter en faveur du NON et qui ont «gagné leurs élections» par une courte majorité.Un rapide coup d’œil sur le profil de ces électeurs suffit pour se convaincre des attentes entretenues par les fédéralistes.Tout au cours de la campagne, à laquelle près de 40 % avouent n’avoir accordé que peu ou pas du tout d’intérêt, ils ont, comme les électeurs du OUI, fait une lecture sélective des événements.Aussi ont-ils porté plus d’attention que les souverainistes au débat entourant les études Le Hir, aux déclarations du ministre Paul Martin relativement à l’emploi, à celles de Lucien Bouchard sur les femmes blanches ou de Laurent Beaudoin sur la situation économique.S’ils admettent généralement que le OUI a fait une meilleure campagne et produit une meilleure publicité que le NON, ils sont plutôt enclins à reconnaître dans leur propre camp les meilleurs porte-parole et les meilleurs arguments.Cela dit, 74 % d’entre eux considèrent que la campagne ne leur a pas permis d’aller au fond des choses.Ils n’ont du reste pas été surpris du résultat, 73 % d’entre eux s’attendaient à une victoire du NON, ce qui tend à laisser supposer bien des sueurs froides aux premières heures de la soirée des élections.Dans l’hypothèse d’une victoire du OUI au référendum, 74 % des électeurs fédéralistes considéraient comme très probable ou as- sez probable que le Canada refuse de conclure une entente de partenariat avec un éventuel Québec souverain; 75,5 % craignaient que la souveraineté ne provoque la perte de beaucoup d’emplois; 83 % envisageaient une baisse du niveau de vie et 88 %, une remontée des taux d’intérêt.S’agissant du projet souverainiste, 55,8 % des électeurs fédéralistes considéraient que le Québec n’avait pas le droit de se séparer, 62,8 % qu’il n’en avait pas les moyens et 62,6 % que le projet était irréalisable.Par ailleurs, 17,3 % des électeurs qui se sont dits en faveur du NON admettaient, avant la campagne, qu’ils risquaient de déménager dans l’éventualité d’un OUI au référendum.Au contraire, pour près de 75 ] % des électeurs fédéralistes, une victoire du NON était associée à la proposition de nouvelles offres constitutionnelles au Québec, ce qui constitue un appui direct en faveur d’une réforme du fédéralisme.Ainsi, 70,5 % d’entre eux considéraient qu’un NON au référendum appelait nécessairement une réforme du fédéralisme.Si celle-ci était possible, les électeurs qui ont voté en faveur du NON considèrent qu’elle devrait comprendre une reconnaissance de la société distincte (70,8 %), un droit de veto (61 %) et le transfert de certains ; pouvoirs au Québec (77,7 %).Aussi, : bien que ces orientations trouvent plus ’ de support encore du côté des élec- ' teurs souverainistes, elles comptent suffisamment d’appuis chez les fédéra- j listes pour constituer la base d’un consensus constitutionnel minimal.,, Cela dit, seulement 41,2 % d’entre eux , exigent le transfert des mécanismes de perception des impôts du fédéral au Québec: «No representation without taxation».Quant à l’avenir, les élec- •, teurs qui ont voté NON souhaitent qu’il soit plus paisible sur le plan constitu- .tionnel.Moins de 10 % d’entre eux sou- • haitent un nouveau référendum au cours des trois prochaines années.En contrepartie, 61,4 % des répondants espèrent qu’il n’y ait plus jamais ,.de référendum et 25,4 % demandent qu’aucune consultation ne soit tenue au cours du présent mandat.La chose j tient sans doute à l’appui qu’ils accor- .! deraient au Parti libéral (68 %) adve- .nant une nouvelle élection provinciale et au PLC (53,8 %) dans le cas d'une éventuelle campagne fédérale.Histoire à suivre! ENQUETE SONDAGEM-LE DEVOIR Pour que le Québec reste dans la fédération canadienne, jugez-vous nécessaire qu’on lui accorde.ont voté OUI ont voté NON la société distincte?le droit de veto?le transfert des pouvoirs?la perception des impôts?85.6 % 3 mr Source: Enquête SONDAGEM-te Devoir-lachapelle-Noreau réalisée du 2 au 6 novembre 1995 auprès de 934 répondants r i.y ii y v h i it , i.y w \ it u i i i x o v k m h n y i i» » .1 • le Devoir •- FORCE SUITE DE I.A PAGE I «Les discussions entre lit CEQ et la FTQ pour signer un protocole semblable sont très avancées.Dans quelques semaines, tout devrait être finalisé», prévoit Clément Godbout.La présidente de la CEQ, Lorraine Pagé, n'était pas disponible hier pour commenter le tout, mais déjà en novembre 1990, puis en décembre 1993, elle exprimait sa volonté d’un rapprochement significatif avec la FTQ et la CSN.Les centrales doivent discuter de la possibilité de faire l'union des forces syndicales au Québec, disait-elle en 1990.Puis, trois ans plus tard: «Le mouvement syndical ne va nulle part, d'où l’urgence de réagir», ajoutait-elle à une époque où la FTQ et la CEQ travaillaient activement à la mise sur pied d'un secrétariat permanent destiné à mettre en commun leurs ressources techniques et financières.«Nous avons beau nous rassembler, faire des fronts communs, Québec 11'en fait toujours qu’à sa tête.Aussi bien à la FTQ qu’à la CEQ nous constatons que peu importe ce qu’on dit, personne n’écoute.11 faut que ça change.» C’était le 23 décembre 1993.Deux ans plus tard, on y est.A l’époque, Mme Pagé parlait de canaliser la colère des Québécois, d’utiliser les centrales comme haut-parleurs, mais surtout «de changer la façon traditionnelle de faire les choses dans le monde syndical».Hier, Gérald Larose et Clément Godbout parlaient d’un rapprochement nécessaire pour élaborer «des stratégies beaucoup plus percutantes» face aux défis de l’avenir (l’emploi, la préservation des acquis sociaux.) On est encore loin de la fusion organique des trois centrales, ou de la création d’une centrale unique; en fait, il n’en n’a jamais été question.Mais on se rapproche sérieusement du grand rêve de Clément Godbout d’unifier les centrales syndicales pour redonner au mouvement toute son influence.«Avec le nombre grandissant de syndicats indépendants [ils regroupent collectivement plus de travailleurs que la CSN] et la popularité crois- PHOTO JACQUES GRENIER «Finis les menaces, le crêpage de chignon et le lavage de cerveau», jure Clément Godbout.santé chez les employeurs de la participation des employés à la gestion des entreprises, l'influence des centrales s’effrite dangereusement.Cessons de nous battre et regroupons-nous!» M.Godbout disait cela en novembre 1990, lors de son dernier discours à titre de président du syndicat des Métallos, le plus important affilié à la FTQ dans le secteur privé.Le discours était en réalité une longue analyse de l’état de santé du mouvement syndical dans laquelle il pressait la CSN, la FTQ et la CEQ «d’enterrer la hache de guerre et d’examiner la possibilité de se regrouper dans une Confédération québécoise du travail, en une seule force qui parlerait au nom de tous les travailleurs syndiqués de la province».De Confédération québécoise, il n’y aura point.«Et on ne s’en va pas vers ça non plus», précise Gérald Larose.Mais ce jour-là, Godbout lançait l’idée, une idée qui avait déjà fait surface avant (dans les année 60 et 70, ainsi qu'au début des années 80).Les discussions entre la FTQ et la CSN (sui un éventuel rapprochement) ont commencé il y a environ deux ans pour s'intensifier durant les premiers mois de 1995.Au départ, l’objectif était de s’attaquer au maraudage, cette opération quasi guerrière (érigée en système au fil des ans) qui consiste à augmenter l’effectif d’une centrale en allant chercher dans celui du voisin.«Terminé tout cela», assure Gérald Larose.«Finis les menaces, le crépage de chignon et le lavage de cerveau, jure Clément Godbout.On remplace le tout par des balises qui permettront à ceux et celles qui souhaitent changer de syndicat de le faire dans la dignité et le respect.» Nul doute dans son esprit que le maraudage était en train «de tuer l'influence du mouvement syndical», et la raison pour laquelle des milliers de travailleurs décidaient chaque année de se désaffilier des centrales, «dégoûtés sans doute de voir nos bassesses pour tenter de les représenter».Résultat: entre 1971 et 1990, le nombre de salariés représentés par des syndicats indépendants.triplait.«Mais le pire, constate Godbout, c’est de constater que le maraudage n’a pratiquement rien donné à personne depuis 20 ans: aussi bien chez nous qu’à la CSN, on a gagné ce qu’on a perdu.» Flanqués de leur secrétaire général respectif, Gérald Larose et Clément Godbout ont donc procédé hier à la signature d’un protocole qui vient mettre de l’ordre dans tout cela et préciser les bases sur lesquelles les deux organisations collaboreront.Adopté dans le cadre d’une réunion conjointe des délégués du conseil général de la FTQ et du bureau confédéral de la CSN, le document «est le fruit d’une lecture commune, précise Gérald Larose, amenant les deux organisations à conclure que la consolidation des alliances est devenue une condition presque absolue pour infléchir des choix de société».Il ne reste plus, aux instances respectives de la CSN et de la FTQ, qu’à adopter le protocole, ce qui devrait être fait dans les prochains jours.CLINTON Les Américains craignent la «révolution conservatrice» SUITE DE LA PAGE 1 l’État de continuer à opérer jusqu’au 1er décembre après l’expiration, lundi à minuit, d’une première loi de finances provisoire.Le veto de M.Clinton provoquerait donc l’arrêt du fonctionnement de l’État à compter d’aujourd'hui., M.Clinton rejette catégoriquement une clause de ce texte qui aboutirait à accroître les cotisations des personnes âgées à leur régime d’assurance maladie (Medicare) de 7,40 dollars par mois.La somme peut sembler insignifiante, surtout si l’on songe aux conséquences d’un veto présidentiel: 800 000 fonctionnaires fédéraux, sur un total de 2,1 millions, pourraient en effet se retrouver ce matin matin au chômage technique pour une durée indéterminée.Mais l’enjeu politique est énorme, l’affrontement entre le président démocrate et ses rivaux républicains portant en fait sur leurs orientations budgétaires respectives, qui serviront de toile de fond à la campagne pour l’élection présidentielle de povembre 1996.A ce titre, le «Medicare», dont dépendent plus de 40 millions d’Américains pour leur assurance médicale, a une valeur symbolique et émotionnelle considérable que M.Clinton exploite à fond depuis plusieurs semaines.Les sondages les plus récents montrent que les Américains, après avoir donné il y a un an le contrôle du Congrès aux républicains, ont des craintes croissantes sur l’étendue de leur «révolution conservatrice», notamment en ce qui concerne le démantèlement de certains programmes sociaux.Selon un sondage publié au début du mois, 64 % des Américains craignent ainsi que les réformes des républicains n’aillent trop loin.Hier, M.Clinton et la Maison-Blanche ont tout fait pour dépeindre les républicains comme des radicaux ayant sciemment provoqué la crise actuelle afin de forcer le président à accepter cette hausse des cotisations sociales.Le président a donné le «la» dès hier matin en arguant des priorités budgétaires des républicains pour expliquer sa décision de mettre son veto à un premier texte de loi qui aurait relevé de 4900 à 4967.milliards de dollars la capacité d’endettement de l’État.Un abandon de la hausse des cotisations au «Medicare» «peut ouvrir la voie à des discussions supplémentaires», a commenté le porte-parole de la Maison-Blanche, Michael McCurry.Resterait à négocier un compromis sur le montant des dépenses autorisé par les républicains pour cette période allant jusqu’au 1er décembre.Le Congrès a ramené le budget de certains services à 60 % de ce qu’il était pour la période similaire de l’année fiscale qui s’est achevée le 30 septembre.«Le président est très inquiet» à propos de ces coupes budgétaires, a affirmé M.McCurry, les qualifiant d’«inacceptables».Un compromis de dernière minute à ce sujet ne pouvait toutefois être complètement exclu si l’obstacle du «Medicare» était surmonté.Un veto pouvait même être suivi dans la nuit du début immédiat de tractations entre la Maison-Blanche et le Congrès pour mettre au point une nouvelle loi de finances provisoire acceptable par les deux camps.Le leader de la majorité républicaine du Sénat, Robert Dole, a d’ailleurs averti que les républicains resteraient à leur poste après minuit.SUITE DE LA PAGE I annoncé son intention de soumettre au bureau national le 2 décembre prochain un «plan d’action» îxiur ni|> procher le parti des membres des communautés culturelles.Traiter le projet souverainiste de xénophobe, «c’est une injure à tous ceux qui portent ce projet depuis 25 ans», a déclaré Mme Simard, rappelant les fondements «territoriaux» et non pas ethniques de la cause politique du l’Q.Elle a accusé ses adversaires politiques d'avoir tenu — avant et pendant tout autant qu’après le référendum — un «discours calomnieux» qui sert à «attiser les rancœurs et à nuire au rapprochement souhaitable».La vice-présidente du Parti québécois a réservé ses plus virulentes attaques à ceux qui, d'une part, se formalisent de ce que le camp souverainiste soulève le clivage qui existe dans le comportement électoral des non-francophones et des francophones, mais qui, d’autre part, essaient d’en tirer profit.Elle a montré du doigt les congrès juif, italien et hellénique, qui soutenaient vendredi dernier que les déclarations «xénophobes» du leadership péquiste dé» montraient à quel point le parti est à la remorque des attitudes plus progressistes de l’ensemble des Québécois.Ces mêmes groupes, s’est étonnée Mme Simard, avaient dans un premier temps exhorté les membres de leurs communautés à boycotter les Commissions régionales sur l’avenir du Québec qui allaient tâter le pouls de l’opinion l’hiver dernier.Les trois congrès, qui forment un «front commun» en matière constitutionnelle, ne sont revenus sur leur position qu’après qu’une brèche se fut ouverte dans leur coalition et que le Parti libéral eut lui-même abandonné son appel au boycottage.Mme Simard a également parlé des déclarations du député Christos Sirros et Denis Coderre, organisateur en chef pour le Québec du Parti libéral du Canada.M.Sirros a déclaré, lors d’une entrevue en septembre sur les ondes de CFMB, «qu’il y a plus d’avenir pour le mouvement souverainiste si ça ne passe pas maintenant» puisque l’immigration et le vieillissement de la population feront en sorte que l’appui à l’option se rétrécira progressivement.Pour sa part, M.Coderre affirmait en avril dernier que l’on devrait «déporter» tout immigrant qui «crache sur notre drapeau et qui prône la séparation du Québec».«Est-ce que c’est correct, ça?N’est-ce pas justement isoler et tenter de jouer sur un groupe [de la population]?», a lancé la vice-présidente du Parti québécois.Pour sa part, Giuseppe Sciortino, membre de l’exécutif du parti, a dit déplorer «ce spectacle de piètre qualité» auquel se sont livrés les tenants du NON et qui aura profondément terni l’image du Québec sur la scène internationale.Les accusations tous azimuts de xénophobie à l'endroit du premier ministre et des tenants souverainistes auront été prononcées «un ix*u à la légère» et auront eu pour effet de «banaliser le racisme», de dire M.Sciortino, Ciuulidat défait à l’investiture péquiste dims Mercier, en dépit de l’appui vigoureux de M.Parizeau.Malgré la contre-attaque qu’il a lancée hier, il était toutefois évident qu’un malaise* profond s'est installé au sein l’exécutif du l’Q depuis la sortie de M.Parizeau, qui attribuait la courte défaite du OUI à «l’argent et [aux] votes ethniques» et faisait appel aux seuls francophones |x>ur contrebalancer, la pro-chaîne fois, le NON en bloc des communautés culturelles.Alors que Mme Simard n’y est jxis allée avec le dos de la cuillère en dénonçant les «tentatives de récupération» des ses adversaires, elle était un peu moins catégorique lorsque pressée, à maintes reprises ixir les journalistes, de se dissocier formellement des propos du président du parti.Réaction qui a laissé les représentants des médias, dont plusieurs provenaient de la presse non francophone, visiblement sur leur faim.Si M.Parizeau avait «l’intention» de rejeter le blâme de l’échec référendaire sur les communautés culturelles — ce qu’elle s’est gardée de présumer —, l’exécutif «ne peut pas être d’accord», a martelé la vice-présidente.«M.Parizeau a fait le geste ultime en annonçant sa démission.Que voulez-vous de plus?Voulez-vous qu’il soit lapidé sur la place publique?», a-t-elle tonné.Mais au lieu de refouler le débat sous le tapis, question de ne pas briser un tabou et d’en finir avec les déboires qu’aurait créés la déclaration du chef, le PQ entend s’y attaquer de front.Mme Simard a estimé pressant qu l’on décortique le vote référendaire selon les cohortes ethniques, tout comme on le fait selon le sexe, l’âge et le lieu de résidence des électeurs.C’est ce sur quoi l’exécutif national du parti se penchera au cours des prochaines semaines en vue de soumettre au bureau national, qui se réunira le 2 décembre prochain, un plan d’action qui «comportera un ensemble de moyens et un échéancier» pour remédier au malaise qui s’est exacerbé entre le PQ et les communautés culturelles depuis le scrutin du 30 octobre.Outre l’exécutif, le bureau national regroujje les seize présidents régionaux et les cinq présidents des comités nationaux.«Ce profond clivage doit interpeller les uns et les autres.Le nier ne rendrait service à personne et pourrait même d’une certaine façon, le consolider», a opiné Mme Simard.Le plan d’action comprendra de nombreux revendications élaborées à l’intention du gouvernement, bien que Mme Simard se soit gardée d’engager l’aile parlementaire du parti quant aux initiatives qui seront entreprises.Elle a toutefois fait savoir que les trois membres du caucus du PQ qui siègent à l’exécutif — Guy Chevrette, Jeanne Blackburn, et André Boisclair — «souscrivent totalement» aux démarches mises en œuvre hier.BEATTY «Radio-Canada n'est pas Radio-Téhéran» SUITE DE LA PAGE 1 camps se sont plaints de Radio-Canada.Il se garde bien, par ailleurs, de donner une note d’excellence aux journalistes de langue anglaise ou française qui ont couvert la campagne référendaire sur l’avenir du Québec et du Canada.Les résultats complets parviendront lorsque la firme extérieure ontarienne à qui M.Beatty a demandé d’étudier la couverture de la campagne les aura déposés le mois prochain devant le conseil d’administration de l’entreprise et devant le public.Mais il dit déjà, en pensant à l’avenir, que «davantage peut être fait».Il a d’ailleurs, au lendemain du référendum, convoqué les patrons des télévisions anglaise et française pour voir comment améliorer la couverture des campagnes futures, notamment en tenant compte du nouveau joueur que constitue RDI.D’une manière générale, les plaignants ont reproché à la télé française d’avoir été trop tendre vis-à-vis de Lucien Bouchard et aussi d’avoir sous-évalué le nombre de parti- cipants à la manifestation des fédéralistes à Montréal à la fin de la campagne; la télé anglaise s’est fait reprocher d’être trop ouvertement fédéraliste.A Montréal, l’ombudsman Mario Cardinal a reçu un record de 80 plaintes sur la couverture référendaire.Mais M.Beatty insiste surtout, au cours d’un entretien téléphonique, pour dire que le secteur anglais et le secteur français de Radio-Canada devront multiplier le nombre de projets communs, de manière à ce que les deux solitudes se connaissent mieux «pour s’assurer que les Canadiens ont une meilleure compréhension du pays».Les gens de Saskatchewan doivent savoir ce qui se passe à Trois-Rivières et vice-versa a dit M.Beatty.Un débat qui revient périodiquement sur le tapis.A Montréal cependant, beaucoup sont sceptiques sur l’efficacité de rapprocher les deux solitudes, du moins d’une manière intensive.«La SRC, avec ses deux réseaux, peut surmonter les barrières linguistiques et donner à chacun une bonne idée du pays et promouvoir le dialogue.Cela est quelque chose que nous pouvons faire», a dit M.Beatty hier en ajoutant que «la SRC peut être un pont sur lequel on parle de nos défis communs».M.Beatty rend hommage au Réseau de l’information qui fait connaître les différentes régions du pays aux uns et aux autres.Mais c’est à l’émission radiophonique de langue anglaise Morning Side, de Peter Gzowski, qu’il réserve ses fleurs les plus belles, en applaudissant au nombre considérable d’entrevues de l’animateur avec des artistes, politiciens et autres Québécois, pour les faire connaître au reste du pays.«Nous devons faire plus de cela, du côté français comme du côté anglais», dit M.Beatty qui souligne au passage que les projets conjoints sont une chose tout à fait appropriée dans un contexte de restrictions budgétaires.Pour sa part, le syndicat des journalistes voit un gros lien entre la déclaration de M.Chrétien et les compressions budgétaires à Radio-Canada.(Des compressions importantes ont déjà été annoncées mais aucune déci- sion définitive sur les montants ne sera prise avant le mois prochain et les patrons des deux télévisions espèrent obtenir un petit répit).«C’est un chantage éhonté (.).Nous sentons une volonté d’utiliser le resserrement des finances publiques pour nous mettre au pas, estime le président du Syndicat des communications de la SRC, Gilles Provost.C’est comme si M.Chrétien disait “Vous êtes mieux de filer doux, si vous voulez de l’argent”.» La Fédération professionnelle des journalistes su Québec (FPJQ) rappelle pour sa part que Radio-Canada n’est pas Radio-Téhéran.«I>a radio et la télévision de la SRC sont des institutions publiques qui ont toujours appliqué une politique journalistique qui les mettait à l’abri de toute volonté de propagande ou de manipulation de la part du gouvernement et des partis», a souligné Alain Saul-nier, président de la FPJQ.La direction de Radio-Canada à Montréal reste quant à elle silencieuse.
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