Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1995-11-15, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Vol.I.X X X V I X o 2 U II B t EN r .JBL-.•» V *" M o X T H K A I.I.K M K R ¦ rttAS&MltâtÊÊ NON .ppUONEj .‘ PHOTO JACQUES NADEAU ARRIVEE du Pérou il y a trois ans avec sa fille Mery, Gladys Escobedo Rabanal a suivi des cours de français durant un an et quatre mois au centre «exclusif> de francisation de jour Yves-Thénault.Elle avait auparavant étudié durant sept mois au Centre d’orientation et de formation des immigrants (COFI-Nord).L apprentissage du français est difficile, reconnaît-elle, en admettant avoir été tentée au début de tout laisser tomber.Nos informations en page A 3.L’Algérie retient son souffle Le Groupe islamique armé a menacé de mort tous les citoyens qui se rendraient aux urnes L’opposition algérienne a dénoncé hier à Bonn des pressions du pouvoir pour contraindre la population à participer à l’élection présidentielle de demain en Algérie et a réitéré ses appels au boycottage.«Le déploiement de l’armée dans les quartiers populaires, ses intrusions dans les villages montrent la détermination totalitaire du pouvoir d’extorquer la participation de la population à cette farce», ont affirmé les partis signataires du Contrat national dans une déclaration lue à Bonn par Hocine Aït-Ahmed, chef du Front des forces socialistes (FFS).La police allemande a empêché le président de l’instance exécutive à l’étranger du FIS, Rabah Kébir, de s’exprimer au cours de cette conférence de presse.LE DEVOIR AVEC AFP ET REUTER Alger — Pour prendre le pouls de la campagne électorale algérienne, à la veille de l’élection présidentielle de demain, une virée des grands quartiers populaires d’Alger peut être éclairante.Ici, pas de traces des banderoles électorales omniprésentes au centre de la ville.Les Glacières, les Eucalyptus, Makaria, Baraki: l’incertitude entoure le vote de ces quartiers, acquis au FIS en 1991 et qui ont fourni au terrorisme islamique, depuis 1992, le gros de ses troupes.Le FIS, interdit et officiellement dissout, a appelé au boycottage de la «mascarade électorale» de demain, qui met en lice quatre candidats à la présidence, dont le chef d'Etat actuel Liamine Zéroual et le candidat «islamiste à vi- sage humain» Mahfoud Nahnah.De son côté, le GIA (Groupe islamique armé) a menacé de mort tous ceux qui se rendraient aux urnes.Un peu partout dans la ville, policiers et militaires ont installé leurs bivouacs dans les écoles d’Alger transformées en centres de vote.La présence militaro-policière est particulièrement notable dans les quartiers «chauds» où les groupes islamistes recrutent.Une campagne discrète Kalachnikov à la main, un policier en treillis bleu monte la garde devant un café.A l’intérieur, ses collègues prennent leur petit déjeuner.Par petits groupes, d’autres rejoignent les trois écoles primaires voisines, où s’affairent Achalandage record à l’aide sociale Québec doit couper 86 millions «C’est comme un jeu de quilles: ça tombe à Ottawa, puis ça tombe ici» KONRAD YAKABUSKI LE DEVOIR Avant même que le gouvernement fédéral ne fasse connaître les resserrements majeurs qu’il entend apporter dès cet automne au régime de l’assurance-chôma-ge, Québec se retrouve acculé au mur et obligé d’effectuer les coupes dans l’aide sociale afin de boucler son budget pour l’année fiscale en cours.La ministre de la Sécurité du revenu, Jeanne Blackburn, doit en effet présenter aujourd’hui au conseil des ministres des propositions visant à récupérer quelque 86 millions en dépassements budgétaires encourus pendant les sept premiers mois de 1995-96 en raison d’un achalandage record à l’aide sociale.Au cabinet de la ministre, on a ainsi confirmé les rumeurs qui circulaient tous azimuts depuis le remaniement ministériel effectué par le premier ministre Jacques Parizeau dans la foulée référendaire.En nommant Jacques Léonard au Conseil du trésor, M.Parizeau avait fait savoir que le mandat de ce dernier serait, dans un contexte budgétaire «très, très tendu», de faire respecter à tous les ministères les crédits qui leur ont été accordés en début d’année.Or, une clientèle plus importante que prévue à l’aide sociale — la moyenne annuelle atteindra 483 000 ménages au lieu des prévisions de 470 000 — a nécessité des dépenses sup- Jeanne Blackburn VOIR PAGE A 8: AIDE VOIR PAGE A 8: URNES Le Téléjournal se fait secouer Quatre jours sur cinq, les téléspectateurs ont préféré Stéphan Bureau à Bernard Derome PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Ça bouge dans le monde des actualités télévisées.Pour la première fois en 25 ans, Bernard Derome a de la concurrence sérieuse à la suite de la décision de TVA de déplacer son bulletin de soirée de 23h à 22h.Il est beaucoup trop tôt pour parler de vainqueur et de perdant, mais la semaine dernière, les téléspectateurs ont préféré TVA quatre jours sur cinq.Les cinq premiers jours donnent une avance à TVA, avec une moyenne de 576 000 téléspectateurs, contre 499 000 pour la SRC.Inutile de dire que la direction du réseau privé est très heureuse de ces données.Surtout que son bulletin de 23h n’avait attiré, au cours des dix dernières semaines, que 370 000 téléspectateurs, contre 698 000 pour Le Téléjournal de la SRC.Ces chiffres sont fournis par la maison Nielsen.La SRC fera-t-elle des ajustements _ pour mieux concurrencer Stéphan Bureau et TVA?Officiellement, non.Cependant, déjà, Radio-Canada a pris des dispositions pour que son bulletin débute à 22h pile et non plus à 22 heures 30 secondes, question de diffuser une petite publicité de Bell Canada.Car au pays de la concurrence, le téléspectateur en appétit est impitoyable.Il n’attend pas.Et, qui sait, si ce dernier va faire un petit tour chez Stéphan Bureau, peut-être y prendra-t-il goût.Dans la salle de nouvelles de Radio-Canada, la concurrence a été accueillie avec un émoi certain que le directeur des nouvelles, Philippe Lapointe, s’est empressé de VOIR PAGE A 8: INFORMATIONS ivr A 2 I.R I* K V 01 II .! K M K II I It KOI I * S o V K M K » K I er-sonnes en 1995.D*s guerres civiles de plus en plus nombreuses visent très souvent, comme en ex-Yougoslavie et au Rwanda, à des déplacements massifs de population, déplore le Haut Commissariat des Nations unies (HCR) pour les réfugiés dans son rapport If s Réfugies dans le inonde.qui parait aujourd'hui à Genève.L’agence spécialisée de l’ONU invite la communauté internationale à s’impliquer davantage pour prévenir les crises au lieu de réagir devant le fait accompli et trace pour elle-même une stratégie plus interventionniste.Ce rapport préfacé par le haut commissaire, Mme Sadako Ogata, rappelle que adolescents et enfants forment plus de la moitié des réfugiés dans le monde et souligne que depuis 1980, on a enregistré cinq millions de demandes d'asile dans les pays industrialisés.C’est l’Afrique qui accueille le plus grand nombre de réfugiés (11,8 millions).En raison de l’effondrement de l’URSS et des conflits dans les Balkans, l’Europe compte maintenant 23,9 % du nombre total de réfugiés.Mme Ogata demande aux Etats de respecter «scrupuleusement» le droit d’asile au moment où «les réfugiés se heurtent de plus en plus au rejet et à l’exclusion».Elle reconnaît que «des efforts encore plus grands» doivent être accomplis pour que les personnes n’aient pas a fuir leur pay s à cause de la misere ou de l’insécurité.le HCR avait en charge au debut de l'année 27,4 millions de personnes, contre 2,4 millions il y a vingt ans et 14,9 en 1990.En cinq ans.neuf millions de réfugiés sont retournés dans leurs pays; beaucoup y restent dans une situation très li a gile.On s'occupe maintenant des conditions qui existent dans les pays générateurs de réfugiés, pas seulement du contexte des pays d’asile.D's solutions dépassent le cadre des organisations de réfugiés et des interventions internationales à court tenue, selon le rapixirt.Ix* HCR affirme que les ressources nécessaires ixiur régler ou prévenir les crises seraient moindres que le coût des réponses aux situations d’urgence et des onéreuses opérations de maintien de la ixiix.«Que si* serait-il ixtssé au Rwanda si les deux milliards de dollars de secours aux réfugiés, les premières semaines de la situation d’urgence, avaient servi à maintenir la paix, à protéger les droits de l’homme et à promouvoir le développement dans la période précédant l’exode?» Ix‘s pays industrialisés dépensent plus de 10 milliards de dollars par an pour leurs propres structures d’asile; l’ONU, 3,3 milliards et le HCR un peu plus d’un milliard.ARABIE SAOUDITE ÉTATS-UNIS L’antiaméricanisme pose un dilemme aux monarchies pétrolières Ryad (AFP) — Une équipe du FBI, la sûreté intérieure américaine, est arrivée hier soir en Arabie Saoudite pour participer à l’enquête sur l’attentat qui a causé lundi la mort à Ryad de six personnes dont cinq Américains, a-t-on appris auprès de l’ambassade des Etats-Unis à Ryad.L’explosion a été provoquée par une ou plusieurs bombes placées dans une fourgonnette qui a explosé sur un parking à proximité du bâtiment.Dubaï (AFP et Reuter) — L’Arabie Saoudite, société fermée où l'opposition est muselée, n’échappe pas aux explosions de violence, mais le ressentiment contre la présence américaine n’y avait jamais conduit à un attentat meurtrier.Celui qui a fait lundi six morts, dont quatre Américains, met en lumière le dilemne dans lequel se débattent les monarchies pétrolières conservatrices du Golfe.Dépendantes de la puissance militaire américaine pour la protection de leurs richesses pétrolières contre les menaces éventuelles de l’Irak et de l’Iran, elles restent par ailleurs très circonspectes face à l’importation de la culture occidentale dans une région strictement régie par la loi islamique.Le ressentiment éprouvé à l’encontre de liens étroits noués avec l’Occident et de la dépendance du gouvernement de Ryad vis-à-vis des soldats américains couve sous la cendre depuis que le royaume a servi de plaque tournante à l’opération alliée contre l’Irak en 1991.Certains groupes d’opposants, prônant une application plus stricte des principes enseignés par l’islam, dénoncent l’accroissement de la pré- sence américaine.L’attentat a été revendiqué par deux organisations peu connues, les Tigres du Golfe et le Mouvement pour un changement islamique.Cette dernière avait publié il y a quelques mois une déclaration donnant jusqu’au 28 juin aux forces occidentales non-arabes pour quitter la péninsule.Quelque 5000 soldats occidentaux sont stationnés dans les pays du Golfe.L’attentat de Ryad est le second à secouer le royaume saoudien en un mois.En octobre, huit personnes avaient trouvé la mort dans l’explosion d’une bombe placée dans une mosquée dans la province reculée d’Asir, dans l’ouest du pays.La police avait alors attribué cet incident à une dispute pour des terres et avait annoncé que le coupable s’était suicidé.Les diplomates en poste à Ryad et les autorités saoudiennes refusent de lier deux explosions.Mais selon certains observateurs elles soulèvent des interrogations sur la disponibilité des explosifs dans le royaume et la montée en puissance d’un mouvement religieux antigouvernemental lié à la présence américaine.Certains sont opposés à la présence de forces occidentales non musulmanes Certains Saoudiens sont vivement opposés à la présence de forces occidentales non-musulmanes — et plus particulièrement de femmes — dans un pays qui abrite des lieux saints de l’islam.L’attentat, qui outre les six morts a fait plus de 60 blessés dont 37 Américains, a été fermement condamné par le roi Hassan II du Maroc et le secrétariat général du Conseil de coopération du Golfe.Les exportations pétrolières Les Saoudiens, encore sous le choc de cette agression, ont demandé que les coupables soient rapidement châtiés.Les compagnies pétrolières américaines, regroupées dans le consortium ARAMCO, ont çté un des piliers du royaume et les Etats-Unis y ont une présence militaire depuis 50 ans.Selon l’ambassade des Etats-Unis, 35 000 Américains vivent aujourd’hui dans le royaume, où le wahabisme, interprétation rigoriste de l’islam est religion d’Etat et qui ne tolère officiellement ni les mœurs, ni les cultes occidentaux.Les exportations pétrolières de l’Arabie Saoudite, vitales pour les économies du Japon de l’Europe et des États-Unis, n’ont pas été perturbées par l’attentat, selon des sources industrielles occidentales.La plupart des installations pétrolières et gazières du royaume se trouvent à l’extérieur de Ryad et sont protégées par le service de sécurité de la firme pétrolière nationale.«La sécurité est généralement très stricte.Il n’y a eu aucun reforcement des mesures de sécurité, mais cela peut prendre quelques jours», ajou-te-t-on.?CATALOGUE POUR DES FETES ELEGANTES (ord.5.00 S) incl.un bon-cadeau de 5 $ Une valeur de 10 $ pour 5.00 $ Adresse: Posta le coupon et BEVERLY HILLS FASHIONS votre paiement à: 289 South Robertson Blvd.Beverly Hills, CA 90211 * Veuillez ajouter 5 S pour les frais d'envoi et de manutention.?Chèque/mandat-posteS.?VISAfMC N=:.Date d'exp.:.¦Vidéocassette de lingerie «Savor the Séduction».(ord.19,95 $) • «California Girls» 199G Calendrier de lingerie.(ord.14.95 $) •Catalogue pour des (êtes élégantes.(ord.5.00 $) • Bon-cadeau de 20.00 $ rn~ ' UNE VALEUR DE59.95$! Signature: CE QU’IL Y A DE PLUS NOUVEAU EN CALIFORNIE EN TENUES DE SOIREE ET EN LINGERIE - Enfin disponibles grâce à cette offre EXCLUSIVE! CORSETS • BODY • BUSTIERS • ROBES ET AUTRES!!! COMMANDES 1-800-519-3456 ?OFFRE SPECIALE :-non.\ un cutfctm t/nnl //(w: lotus fêx t/ett-v.’ (¦telle année, nj/èe oon.v notât rtt/>/> La vie sans budget fédéral \\Tashington (AFP) — Être es-V V sentiel ou pas: telle est la question qui a déterminé hier le sort de centaines de milliers de fonctionnaires américains.Le président Bill Clinton l’est évidemment, mais son épouse moins.Les gardiens de prison le sont, de même que la loterie nationale mais pas les services des douanes.Peu après 9 h, le gouvernement fédéral a officiellement entamé l’arrêt de ses services jugés non essentiels en raison de la crise budgétaire débouchant sur la «fermeture» du gouvernement fédéral et a renvoyé dans leurs foyers des centaines de milliers parmi les 2,1 millions de fonctionnaires fédéraux.A la Maison-Blanche, le président Bill Clinton est bien évidemment considéré comme indispensable, de même que les membres de sa sécurité rapprochée, son porte-parole et ses proches collaborateurs.Mais l’équipe de la première dame a été considérablement réduite.Hillary Clinton devra se contenter de quatre assistants, au lieu de ses seize habituels.L’intendance sera également inha-bituellement réduite.Sur les quatre chefs travaillant en permanence à la Présidence, seul l’un d’entre eux sera aux fourneaux.Et 90 seulement des 430 employés que compte la Maison-Blanche assureront leur travail.Au Congrès, les 535 élus sont d’office considérés comme «essentiels», mais les visites guidées du Capitole ont été annulées et les sénateurs devront emmener leurs sandwiches: les restaurants du Sénat sont fermées.La Chambre des représentants n’aura pas ce problème: sa cafétéria est privatisée.Le «briefing» quotidien du département d’Etat a été annulé, faute d’employés pour régler les lumières.Les services des douanes, des passeports, les bureaux des anciens combattants seront fermés au public, de même que la statue de la Liberté, la prison d’Alcatraz (décrétée monument historique il y a une dizaine d’années), les musées, les parcs et les champs de bataille de la guerre de Sécession.Les zoos seront également fermés, mais les employés chargés de nourrir les animaux sont maintenus à leurs postes.Au Centre de contrôle et de prévention des maladies d’Atlanta, :1a distinction entre activités «essentielles» ou pas a été particulièrement délicate à établir.Selon un porte-parole, de 70 à 8Q % des employés seront mis à pied.Les médecins suivant l’évolution de la grippe ne sont pas essentiels, mais les chercheurs travaillant sur le virus d’Ebola le sont.Les employés de la loterie nationale sont eux considérés comme «essentiels» et maintenus à leur poste.; Les ingénieurs de la NASA travaillant au Centre spatial de Houston avec la navette américaine Atlantis sont évidement «essentiels», mais; la plupart des autres employés de la NASA seront mis à pied.Pour les nombreux fonctionairës qui travaillent dans la capitale fédérale, la grogne était de mise, alors que la plupart avaient gagné leur bureaux sous une pluie glacée pour s’entendre dire qu’ils devaient rentrer chez eux.PRIX FEMINA Emmanuel Carrère auteur de La Classe de neige éditions P.O.L.au stand Qallimard du Salon du livre de Montréal sOJ le vendredi 17 novembre de 19h00à 20h00 le samedi 18 novembre de 15h00 à 16h00 le dimanche 19 novembre de 15h00 à 16h00 “Un récit parfait (auquel) on ne pourrait rien enlever ni rien ajouter, pas même une virgule” Robert Lévesque, Le Devoir i t: u k v til it .I M K II I II K II I O V K M II II K I II s hôpitaux de Montréal des sommes |x>ur augmenter les soins aux cancéreux, la radiothérapie et les transplantations d’organes.IYès de trois millions iront aux CLSC pour donner plus de services à domicile aux personnes âgées et 1,7 million |x>ur les personnes ayant des handicaps physiques ou intellectuels.Même si seulement 15 % des réallocations budgétaires vers les soins à domicile seront effectuées en 1995-96, M.Villeneuve assure que les services alternatifs a l’hospitalisation seront en place au moment des fermetures d'hôpitaux.«Dès le début de l’année budgétaire suivante 11996-971, on fera le gros du développement Mais si les hôpitaux ferment avant la date prévue, c’est sûr qu’on aura un problème.» Sa née vwnine.URNES SUITE DE LA PAGE 1 ;s employés de la mairie, préparant les iso-)irs, suspendant les petits drapeaux aux cou-:urs algériennes.Seuls quelques portraits du cheik Mahfoud lahnah, l’«islamiste modéré», sont visibles aux bords.M.Nahnah tente de conquérir l’électo-at du FIS, et des rumeurs de vote en sa faveur es sympathisants de ce mouvement, dissous n 1992, circulent dans certains quartiers.Sur la place centrale du quartier, un pan-eau d’affichage a été installé.Il est resté vier-;e.Quand on s’enfonce dans les ruelles tor-ueuses, où aucun policier ne s’aventure, on ieut lire des graffitis récents menaçant de nort ceux qui oseront aller voter.«Mardi la journée des balles, mercredi le ang sur les murs, et jeudi [jour du scrutin] la isite au cimetière», proclame l’un des ces slo-;ans, bombé à la hâte.«Moi, j’irai voter», raconte tout de même un labitant.«Ils ne peuvent quand même pas tous tous tuer», lâche-t-il.Les images télévisées des lecteurs algériens votant en masse en France, uivies grâce aux antennes paraboliques, ont :i aussi marqué les esprits.Dans un climat d’état de siège, pour la pre-nière fois depuis l’indépendance, en 1962, les Ügériens auront donc l’occasion, demain, de lélectionner leur président parmi plusieurs andidats.Les 16 millions d’électeurs inscrits officielle-nent auront le choix entre quatre candidats.Jarini ces candidats, nul représentant du FIS, lu FLN (ex-parti unique) ou du FFS, le Front les forces socialistes (gauche laïque) d’Hocine Vit Ahmed, qui boycottent tous l’opération, riais trois courants plus ou moins «équiva-ents» les remplacent aujourd’hui.Au premier rang des candidats, le président sortant Liamine Zéroual, 54 ans.Soutenu par 'armée, seule institution stable en Algérie, l’ex-ninistre de la Défense est donné favori de ces élections, qu’il a tenu à organiser malgré la joursuite d’un conflit qui a fait 50 000 morts depuis la confiscation de la victoire électorale des islamistes, il y a quatre ans.Son adversaire le plus sérieux parait être l’islamiste cravaté «à visage humain» Mahfoud Nahnah, qui cherche à rassurer un électorat modéré las des violences, tout en briguant les voix des électeurs frustrés qui avaient voté en décembre 1991 pour le FIS.Seul autre candidat ayant aussi drainé les foules durant la campagne électorale qui s’est achevée lundi soir, le «démocrate» Saïd Saadi, dirigeant du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), est en mesure de réaliser un bon score en Kabylie mais parait handicapé aux yeux des électeurs arabisants par son profil berbériste.Il essaie d’«occuper» le créneau laissé vacant par l’absence du FFS.Le quatrième candidat, le musulman «modéré» Nourredine Boukrouh, leader du petit Parti du renouveau algérien, semble ne devoir faire que de la figuration.Seize millions d’électeurs, et non plus 12,5 millions comme à la fin 1994, selon un chiffre fortement révisé à la hausse du ministère de l’Intérieur qui a suscité l’étonnement de Nahnah, sont convoqués dans plus de 33 000 bureaux de votes répartis en près de 8000 centres.Les bureaux de vote ouvriront demain de 8h jusqu’à 19h sauf prolongation spéciale des waits (préfets), mais les nomades du Sahara, les soldats et policiers mobilisés pour assurer la sécurité du scrutin de jeudi et les Algériens de l’étranger ont déjà commencé à voter.Le Conseil constitutionnel proclamera les résultats au plus tard dans les dix jours suivant le premier tour et, si aucun candidat ne recueille la majorité des suffrages exprimés, un second tour aura lieu dans les trois semaines après une campagne de douze jours.Des mesures de sécurité draconiennes ont été prises pour assurer le bon déroulement du vote et les quatre candidats en lice sont presque unanimes à juger que la campagne a démontré l’échec des efforts islamistes pour perturber le jeu, malgré les divers attentats ou tentatives d’attentats ces jours derniers.AIDE SUITE DE LA PAGE 1 plémentaires de 86 millions jusqu’ici.Afin de récupérer ces sommes et de rester fidèle aux crédits de 4,26 milliards pour l’année, «on va devoir effectuer les compressions.Il s’agit de gérer l’Etat», a affirmé hier l’attachée de presse de Mme Blackburn, Christiane Miville-Deschênes.Cette dernière a toutefois soutenu que la proposition que Mme Blackburn soumettra au conseil des ministres — dont le dépôt est prévu pour la réunion ministérielle hebdomadaire d’aujourd’hui mais qui pourrait être reporté à la semaine prochaine en raison d’un ordre du jour particulièrement chargé — ne visera que des «compressions minimales».Il ne s’agit ni d’un présage de la réforme en profondeur que la ministre a demandé d’ébaucher à un comité d’experts — et dont le rapport final doit être remis en février prochain —, ni des mesures qui seront nécessitées pour faire face aux compressions qu’apportera bientôt au régime de l’assurance-chômage le gouvernement fédéral.La confirmation selon laquelle on procédera effectivement à des compressions dans l’aide sociale n’a guère pris par surprise le milieu communautaire, où on craint pourtant qu’il ne s’agisse d’un avant-goût des coupes qui s’abattront sur les assistés sociaux d’ici un an.«Vu que [le budget de] l’aide sociale est dans le rouge, et avec tout ce qui s’en vient du gouvernement fédéral, on ne pouvait pas ne pas penser qu’il ne s’en vient rien du gouvernement provincial en matière d’aide sociale», a tranché Claudette Champagne, du Front commun des personnes assistées sociales.Pour sa part, Mme Miville-Deschênes n’a pas voulu préciser où Mme Blackburn entend chercher des économies de 86 millions, le tout étant sujet à l’aval de ses collègues au conseil des ministres.Elle a toutefois fait savoir que les assistés sociaux ne subiront vraisemblablement pas les effets de cette mini-réforme avant le printemps prochain, soit le délai prévu avant l’adoption d’un projet de loi instaurant les modifications.Mais il ne s’agira que d’un début, semble-t-il, compte tenu des compressions qui se préparent au niveau fédéral.«C’est comme un jeu de quilles: ça tombe à Ottawa, puis ça tombe ici», a ironisé un fonctionnaire au ministère de la Sécurité du revenu.Effectivement, le ministre fédéral du Développement des ressources humaines, Lloyd Axworthy, devrait dévoiler d’ici la fin du mois son plan pour réduire d’au moins 1,6 milliard de dollars la caisse de l’assurance-chômage en resserrant les critères d’admissibilité aux prestations.Selon les scénarios qui rirrulpnt iuSCIu’à 200 000 travailleurs québécois perdront leur droit aux prestations d’assurance-chômage, selon une analyse interne préparée par la Société québécoise du développement de la main-d’œuvre.Divers documents fédéraux, qui ont beaucoup circulé dans les médias, prévoient une augmentation du nombre de semaines et d’heures qu’un travailleur devra avoir travaillées pour être admissible aux prestations d’assurance-chômage — passant des 180 à 300 heures actuellement exigées, selon la région, à 455 à 700 heures.La durée maximale pendant laquelle un bénéficiaire aurait droit aux prestations tomberait vraisemblablement de 50 à 45 semaines.Et le montant des prestations, fixé à 55 % du salaire admissible, diminuerait de 1 % pour chaque tranche de dix semaines pendant laquelle le prestataire aura recours au régime.Le tout entraînerait une augmentation substantielle du nombre de personnes faisant appel à l’aide sociale, et ce, au moment même où Ottawa met la hache dans les transferts sociaux aux provinces.«On n’a même pas envisagé ça encore», a affirmé Mme Miville-Deschênes, faisant savoir que les mesures qu’annoncera dès aujourd’hui la ministre n’auront pour but que de remédier au dé-foncement budgétaire de cette année.Ce dernier découle en grande partie, d’après la ministre, des budgets fédéraux de 1993 et 1994 qui ont fait passer de dix à douze le nombre minimal de semaines de travail requis pour être admissible aux prestations et qui ont fait baisser le niveau des prestations d’assurance-chômage de 60 à 55 % du salaire «assurable».Dans le milieu communautaire, on redoute que Québec ne réponde au manque à gagner financier en mettant en œuvre les recommandations d’un rapport interne commandé par l’ancien ministre libéral André Bourbeau et remis au ministre en août 1994 — soit en pleine campagne référendaire.Ce rapport, dont Le Devoir a obtenu copie, propose entre autres d’éliminer certains barèmes qui prévoient des prestations plus élevées pour les assistés sociaux qui se disent prêts à participer aux programmes d’employabilité du ministère mais qu’aucun programme n’est immédiatement en mesure d’accueillir, faute de place.Ces personnes, classées «disponibles», reçoivent une prestation mensuelle de 50 $ de plus par rapport aux prestations des «non-participants» qui ne s’inscrivent à aucune mesure d’employabilité.En éliminant la catégorie de prestataires «disponibles», toutefois, Québec ne réaliserait des économies que de l’ordre de 25 millions par année, bien en deçà des dépassements budgétaires de cette année.M.Lapointe ne veut pas entendre parler de copier TVA, «de couvrir les chats volés», de «mettre des teasers, du sport, des loteries» " ^ SALOIU DU LIVRE de IVIOniTRÉAJL DU 16 AU 21 N O VE AA R R F place BONAVENTURE .17 (1 a 22 h Vendredi au lundi : 10 h à 22 h Mardi ¦ 10 h à 18 h Adultes : 6 $ Etudiants et aînés : 3 $ a18h MUSIQUEPLUS 1*1 Patrimoine canadien Hydro Québec Le devoir LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU IUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS H ADMINISTRATION : (514)985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514) 985 3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985-3344 PUBLICITÉ (514)985 3399/télécopieur(514)985 3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363-0305 tes numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnemenls postant.SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans frais) 1 800 463-7559 CE DEVOIR pM publié par LE DEVOIR Inc.dont le ****** viciai est «tué au r information* publiées dans IJF.DEVOIR If.DEVOIR est distribué par Messageries Ilynamiqi .oMc.n «I imrjrimé nar les Imprimer** Québécor laSalk*.7743 de Bourdeau, division de Imprimeries WUeoecor inc.ni* «mes.rue rMin.mv-.u ™ auionsce a employer ri a amuse - numéro 2050 *1 - Enreghtrement no 0858 1*pAt légal.Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général.(514) 9853333; service à b clientele: (514) 985-3355; publicité: (514) 9853399.LE ROMAN NOIR SORT DE L'OMBRE A 'ALCAN h, SODEC bto-quCbec t
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.