Le devoir, 5 janvier 1971, mardi 5 janvier 1971
dans ce numéro ¦ Un éditorial de Vincent Prince sur le problème de la négociation sectorielle dans le bâtiment (page 4) ¦ En bloc-notes, Paul Sauriol aborde la question des rapports entre Ottawa et Pékin (page 4) ¦ la météo Averses ou chutes de neige locales.Maximum de prés de 35.LE DEVOIR H Le comité d'appui à Wagner réclame une commission pour fixer les régies du congrès de l'UN (page 3) Office férial Fais ce que dois VC)L.LXII NO 2 Montreal mardi 5 |anvier 1 97 1 1 tj CENTS Pau! et Jacques Rosef Simard et Lortie Criminellement responsables par Guy Deshaies Paul Rose.Jacques Rose.Francis Simard et Bernard Lortie sont tenus criminellement responsables de la mort de Pierre Laporte, survenue le ou vers le 17 octobre dernier à Saint-Hubert.C'est la conclusion à laquelle en est arrivé le coroner Jacques Trahan hier après-midi en déclarant que son enquête était close.Parmi les témoignages importants faits au cours de cette enquête commencée le 17 novembre dernier, il y a le rapport du Dr Valcourt.médecin-légiste qui a pratiqué l'autopsie sur le cadavre de Pierre Laporte, la déclaration de Bernard Lortie.arrêté le 16 novembre, chemin de la Reine-Marie, et qui raconte l'enlèvement, la séquestration et la tentative de fuite de Pierre Laporte de la maison de la rue Arms- trong à Saint-Hubert, et il y a enfin la déclaration de Francis Simard, rendue publique hier.Cette déclaration.Simard l'aurait faite aux agents Jacques Gaboury et Marcel Vigneault de la SQ le 28 décembre dernier, juste après son arrestation avec les frères Rose à Saint-Luc.Elle précise que Jacques Rose, Paul Rose et Francis Simard se seraient mis à trois pour étouffer Pierre Laporte à l'aide de la chaînette qu'il portait au cou.L'assassinat froidement décrété par les trois jeunes hommes se serait produit à 17h20 le samedi 17 octobre dernier.La veille, selon les aveux de Simard qui corroborent en tous points les assertions de Lortie.le ministre du travail avait tenté de fuir en se projetant dans une fenêtre, s’infligeant des coupures aux poignets.Bernard Lortie et ses compagnons auraient alors pansé les blessures du ministre du travail qui.selon Simard et Lortie, voulait aller à l'hôpital Lortie serait parti pour Montréal immédiatement et.le lendemain, samedi.Paul Rose, qui s'était absente toute la semaine sous prétexte qu'il était suivi par la police, revenait à la maison de la rue Armstrong.C'est là que les frères Rose et Francis Simard auraient étranglé Pierre Laporte.Us devaient ensuite transporter son cadavre au terrain de stationnement de l'aéroport de Saint-Hubert où la police Fa découvert.Cette déclaration de Francis Simard n'est toutefois pas signée par son auteur Les policiers Gaboury et Vigneault Voir page 3: Criminellement j .m.B «•P.* ' ¦ÿV-: « Une personne a perdu la vie et une quarantaine d'autres ont été blessées dans l'incendie qui a suivi une forte explosion dans le quartier commercial de Miami Beach, hier.Un atelier d'impression de bleus et un restaurant ont été ravagés, à l'angle Lincoln Lane et Meridian Avenue.(Téléphoto AP) M.Trudeau reçoit le 'Comité des huit' Ottawa est disposé, si Québec le demande, à rappeler la loi Turner Nixon annonce un budget expansionniste WASHINGTON (AFP) Le président Richard Nixon a promis hier soir au peuple américain de suivre une politique économique expansionniste qui ramènera le plein emploi d'ici la fin de 1972 sans relancer l'inflation.Dans une interview télévisée d'une heure avec quatre représentants des grandes chaînes américaines, le président a annoncé que le projet de budget qu'il présentera à la fin du mois au congrès pour la prochaine année fiscale sera en déficit afin de fournir T impulsion dont l'économie a besoin.M.Nixon a également rappelé que le président de la Réserve fédérale.M.Arthur Burns, lui avait promis de poursuivre une politique monétaire suffisamment expansionniste pour faire face aux besoins de la relance de l'économie.T971 sera une année d'expansion économique.a-t-il affirmé.L'inflation et le chômage seront progressivement contrôlés.Et 1972 sera une très bonne année.Nous aurons ce que le pays n’a jamais connu depuis vingt ans: le plein emploi sans la guerre”.Le président a également promis qu'il ne demanderait pas d'impôts nouveaux cette année, tout en laissant entendre qu'à l'avenir les Etats-Unis pourraient avoir recours à la ‘‘taxe à la valeur Voir page 2 : Nixon annonce Un huitième avertissement à Hanoï WASHINGTON (AFPl Le président Nixon a averti les Nord-Vietnamiens une fois de plus hier soir que si leurs activités militaires au Sud-Vietnam devaient être accrues au point d'empêcher la poursuite du plan de retrait des forces américaines, ils en subiraient les conséquences sous forme de bombardements de nouveaux objectifs militaires sur leur territoire.La mise en garde de M.Nixon est la huitième qu’il ait faite à l’intention de Hanoi depuis qu'il est au pouvoir.Il a profité, pour la faire, d une “causerie au coin du feu’’ télévisée depuis la bibliothèque de la Maison-Blanche, en présence de quatre journalistes-vedettes.Le président, qui a préféré cette formule à tme conférence de presse, a répondu pendant une heure aux questions de politique intérieure et étrangère qui lui étaient posées.Ses réponses ont constitué une sorte de bilan de mi-mandat, en même temps qu’elles ont éclairé cer-taines de ses options pour les deux années à venir Le président a cependant apaisé certaines appréhensions en affirmant que s'il doit y avoir d'autres bombardements du Nord-Vietnam, en représailles à un accroissement des opérations offensives ou du rythme des infiltrations nord-vietnamiennes, ces bombardements ne se feront “que sur des objectifs militaires et uniquement si le besoin s'en fait sentir” M.Nixon estime qu’après l'échec de la politique vietnamienne de son prédécesseur, il a réussi à mettre les Etats-Unis sur la voie d'un désengagement progressif du Vietnam, menant à une paix honorable.11 a reconnu que les Voir page 2 : Avertissement Pau! VI aux évêques CITE DU VATICAN Le pape invite les évêques à ne pas se laisser réduire au silence par peur des critiques mais à assumer courageusement leur lourde responsabilité de proclamer intégralement l’évangile de Jésus-Christ aux hommes d’aujourd'hui.Voilà I essentiel d une ‘ Exhortation apostolique" publiée ce matin à Rome et adressée aux 2,200 évêques du monde entier par le pape Paul VI à l’occasion du Sème anniversaire de la clôture du concile oecuménique Vatican IL "Ne nous laissons pas réduire au silence, Frères très aimés, par la peur des critiques toujours possibles et parfois fondées.Si nécessaire que soit la fonction des théologiens, ce n’est pas par Jean-Pierre Bonhomme OTTAWA — Au terme d'un entretien qui a duré plus de deux heures avec les membres du “Comité des Huit", le premier ministre, M.Trudeau a déclaré à la presse que son gouvernement examinerait favorablement toute demande du Québec tendant à rappeler la loi sur les pouvoirs d'urgence provisoires.M.Trudeau, tout comme le profes- aux savants que Dieu a confié la mission d'interpréter authentiquement la foi de l'Eglise: celle-ci est portée par la vie d’un peuple dont les éveques sont responsables devant Dieu 11 leur appartient de dire à ce peuple ce que Dieu lui demande de croire." ‘ L'heure n'est pas de nous demander, comme certains voudraient nous l'insinuer, s’il est vraiment utile, opportun, nécessaire de parler, mais bien plutôt de prendre les moyens de nous faire en tendre." Ne craignant pas le caractère peu populaire aujourd'hui du style exhortatif.le pape croit venu le moment de s'interroger avec ses frères dans l épisco- Voir page 2: Paul VI seur Guy Rocher, président du Comité, ont indiqué que l’échange avait été utile et franc bien qu’aucune conclusion précise ne puisse en être tirée.Les points de désaccord sont encore nombreux et profonds.(Un porte-parole du Comité des Huit a fait savoir en fin de soirée qu'il adressera aujourd’hui même à M.Bourassa un télégramme invitant avec insistance son gouvernement à demander aux autorités fédérales le rappel de la loi Tumer.) Le premier ministre, qui a rencontre la presse après que M.Rocher eut lui-même donné ses impressions, a répondu par l'affirmative lorsqu'on lui a demandé si la rencontre avait permis de rapprocher les points de vue.Il a dit qu'il ne rappelerait pas immédiatement la loi des mesures d'urgence, mais qu'il avait conversé au téléphone à ce sujet avec le premier ministre du Québec.M.Robert Bourassa.Au cours de la même journée, M.Trudeau a appris, à cette occasion, que le cabinet Bourassa se réunirait mercredi afin de prendre position.M.Trudeau a dit qu'il verrait ensuite quelle décision prendre.Il a souligné que les avis du gouvernement québécois pèseraient lourd mais que son pouvernement ne serait tout de même .tas lié par elles.Il a précisé que les serve ( i de police du gouvernement fédéra ie lui avaient pas encore fait savoir le tout danger d'insurrection était éca et qu'il lui faudrait obtenir cette cer ide avant de rappeler la loi.A a fin de la rencontre, M.Guy Ro-chei s'est fait le porte-parole du groupe des nuit et ses réponses furent réservées et prudentes.Il a dit que le groupe avait exprimé au premier ministre dif- férentes réticences sur la façon de définir le crime d'association au FLQ et sur les dangers de laisser autant de pouvoirs entre les mains des corps policiers.Le groupe, a-t-il ajouté, a voulu montrer, de façon générale, sa répugnance devant l'utilisation de la loi d'urgence, loi dite Tumer.Cet échange de vues aurait aussi permis d’envisager la ma- Voir page 2: Le comité Les transports en commun sont paralysés à Vancouver VANCOUVER (PC) - Les services de transports en commun de Vancouver et de Victoria sont paralysés depuis hier matin par l’arrêt de travail de 1,800 membres du syndicat uni des transports qui réclament des augmentations de salaire.Le syndicat exige une hausse de 20% répartie sur une période de deux ans.La partie patronale offre de son côté une augmentation de 13%.Les conducteurs d'autobus touchent actuellement $3.75 l’heure, les mécaniciens $4.35.Des piquets de grève ont été établis autour des installations de la British Columbia Hydro and Power Authority, société de la Couronne chargée des Voir page 2: Les transports Ne nous laissons pas réduire au silence.Nous avons frappé juste et fort ! s'écrie Paul Rose "Nous avons frappe juste! Nous avons frappé fort!’’ Tels ont été les derniers mots du dernier témoin important entendu hier à l’enquête du coroner sur la mort de Pierre Laporte: PaulRose.Ni Francis Simard, le premier à être entendu, ni Jacques Rose, ni enfin Paul Rose n ont voulu rendre témoignage et tous trois surexcités et survoltés, ont préféré proclamer leur foi en la révolution, souhaiter longue vie au FLQ.se définir comme prisonniers de guerre et lever le poing de la violence vers la salle remplie de journalistes et de spectateurs toujours sidérés devant pareilles interventions.Francis Simard, cheveux longs, moustache noire, chemise grise, l’air aigri, nerveux et rébarbatif a été le premier envoyé aux arènes.“Vive le FLQ! Vive le Québec libre!" fait-il en entrant le poing levé.Le greffier balbutie l'étemel “mettez votre main droite sur TEvangi- Les patrons boycottent le décret du bâtiment Moins de trois semaines après son entrée en vigueur, le décret de la construction fait déjà l'objet de contestation de la part de la Fédération de la construction du Québec.Cet organisme, qui groupe près de 3,000 entrepreneurs responsables de l’embauche de 75% des employés de la construction a saisi les tribunaux de la légalité du décret promulgué le 17 décembre.De plus, la Fédération de la construction du Québec a entrepris une campagne de boycottage du décret à l'échelle de la province.Comme conséquence de cette décision.les ouvriers de la construction de la province ne recevront pas de leurs employeurs membres de la Fédération les salaires prévus dans le décret.La Fédération du bâtiment et du bois (CSN), de qui relèvent la plupart des employés de la construction en province, a laissé entendre par la voix de son président, M.Renald Carey, que le boycottage patronal entraînerait inévitablement une réaction ferme de la part des syndiqués, s'il devait se poursuivre.Le décret de la construction fait suite à la loi d'exception qui a mis fin à la grève entreprise par la CSN l'été dernier afin d’obtenir pour les syndiqués de la province la parité de salaire avec ceux de la région de Montréal.La Fédération de la construction du Québec, qui groupe 18 associations régionales, conteste les clauses salariales du décret, ainsi que celle excluant les contremaîtres du décret.Plusieurs associations régionales de la Fédération ont déjà décidé de boycotter le décret.Parmi celles-ci, on remarque l'Association du centre du Québec (Drummondville et Victoria ville), les associations de Montréal, de l’Abitibi et de Trois-Rivières.L'Association de la construction de Québec, qui décrétera le boycottage au cours d'une assemblée le jeudi 14 janvier reconnaît notamment à ses 800 membres employeurs de continuer à payer les salaires prévus au bill 38 et de ne pas tenir compte de l'échelle des salaires du décret.Les réelles augmentations de salaire dans la région, note l'Association, varieront de $1.55 à $2.29.Les autorités gouvernementales prétendent de leur côté qu elles totaliseront $1.25.Ce que le peuple ne sait pas, c'est qu'il va encore écoper.La fédération a décidé également d'ignorer le règlement de sécurité d'emploi dans l'industrie de la construction parce que ce règlement est impossible a appliquer adequatement à la suite des nombreuses erreurs qui ont été commises dans l’enregistrement des salariés.Le règlement de sécurité d'emploi, affirme la Fédération de la construction du Québec, sera appliqué quand ces erreurs auront été corrigées.le, jurez de dire toute la vérité, rien que., etc." Mais Simard coupe court: “Je n'ai pas de serment à faire; l'Evangile c'est trop sérieux pour ces choses-là.Je n'ai rien à dire.Je suis prisonnier de guerre et mon numéro est 42.” Le juge Trahan intervient: "Voulez-vous prendre conseil de votre avocat?"Non, de répondre Simard, je n ai pas de conseil à prendre je n'ai que des obligations face à mes opinions révolutionnaires et je les prends ' "Avez-vous un avocat”.demande Me Ducros.“J'en ai cinq; dit l'autre, qui en nomme quatre: Mes Bergler, Lamarre.Cloutier et Lemieux."Vous ne voulez donc rien dire aujourd’hui?" demande le juge Trahan."Ni aujourd'hui ni plus tard!" "Retirez-vous!” "Vive le FLQ, Vive le Québec libre!" Buis on lâche Jacques Rose, cheveux très blonds, bonne mine, manches retroussées.le plus calme des trois.Il refuse de dire son nom.Lui aussi se dit prisonnier de guerre."Mon nom?fait-il, c’est 54 En vertu de la convention de Genève je n'ai pas à dire mon nom!" "Avez-vous un avocat?" tente alors Me Ducros."Je demande Me Robert Lemieux, qui est un gars honnête au fond de lui-même." "Qui a tué Pierre Laporte?reprend Me Ducros."Je n’ai pas à répondre ' Puis Jacques Rose fait sursauter le juge Trahan.“Je demande, dit-il, la réouverture de l'enquête du coroner sur la tragédie de l'échangeur Turcot".C’est le juge Trahan qui était coroner ad hoc dans cette affaire où sept travailleurs de la construction avaient perdu la vie le 16 décembre 1965 dans l'écroulement d'une structure de béton de l'échangeur Turcot.L'enquête s'était terminée par un verdict de mort accidentelle."A propos de l'échangeur Turcot, commença le juge Trahan, j’invite le journaliste de Québec-Presse qui a écrit un article sur cette affaire dimanche dernier à venir me voir.Je lui montrerai qu’il était dans l'erreur.L’enquête sur la tragédie de l’échangeur Turcot a été une des enquêtes les plus complètes au Québec." Voir page 3: Nous avons Explosion à Auch: 16 morts AUCH (AFP) Hier, en début d’après-midi.le bilan de l’explosion d’Auch (sud-ouest de la France) s’élevait à 16 morts et 6 blessés.Les sauveteurs continuent à fouiller les décombres de Immeuble soufflé par l'explosion, dans l'espoir, très faible, de retrouver des survivants.En effet, à l’exception d une femme et d une fillette retrouvées vivantes, toutes les autres personnes retirées des décombres avaient cessé de vivre.Des volontaires se sont joints aux pompiers et aux hommes de troupe.Les sauveteurs, travaillant dans le froid et dans une épaisse fumée qui se dégageait des décombres, devaient procéder avec d’extrêmes précautions car une cuve de mazout située au sous-sol était en feu.Les abords de l’immeuble sont toujours interdits.Les causes de la catastrophe n’ont pas encore été déterminées mais, d’après certains renseignements, elle aurait pu être provoquée par une importante accumulation de gaz de ville dans le sous-sol de l’immeuble à la suite dune rupture de canalisation.L'immeuble.de construction récente, comprend un niveau au sous-sol occupé par un garage, deux étages de bureaux et trois étages d’appartements.C’est toute la partie nord qui s'est effondrée au moment de l'explosion, entraînant les quatre appartements de l'étage supérieur.Les maisons voisines de l'immeuble ont été sérieusement endommagées.Selon des militaires dont la caserne est proche de l'immeuble, la déflagration a été précédée d'un bref sifflement."On aurait dit.a précisé l'un d'entre eux, que l’on faisait exploser une forte charge de TNT”. 2 • Le Devoir, mardi 5 janvier 1 971 suites de la première page Le recensement débute aujourd'hui dans Chambly PAUL V! pat qu'il invite à faire un examen de conscience sur leurs devoirs et responsabilités.“Nous voudrions, dit-il, en esprit fraternel, nous interroger avec vous sur notre fidélité à l'engagement pris au seuil du Concile." Rappelant l’intention de Jean XXIII d’adapter la présence du message chrétien’ tout en respectant fidèlement la doctrine certaine et immuable, le pape souligne l’élan vital que connaît l’Eglise depuis Vatican II: proclamation de la parole de Dieu dans la liturgie, fréquentation plus assidue de la Bible par le peuple chrétien, les progrès de la catéchèse et la contribution précieuse de la recherche biblique, patristique et théologique.A côté des apports positifs, l’ère postconciliaire comporte cependant des aspects inquiétants.“Voici, dit le pape que de nombeux fidèles sont troublés dans leur foi par une accumulation d'ambiguités, d'incertitudes et de doutes qui l’atteignent en ce qu elle a d'essentiel: les dogmes trinitaire et christologique.le mystère de l'Eucharistie et de la présence réelle, le ministère sacerdotal, la valeur de la prière et des sacrements, les exigences morales concernant, par exemple, l’indissolubilité du mariage ou le respect de la vie.” "Tandis que le silence recouvre peu à peu certains mystères fondamentaux du christianisme, nous voyons se manifester une tendance à reconstruire, à partir des données psychologiques et sociologiques, un christianisme coupé de la Tradition ininterrompue qui le relie à la foi des apôtres, et à prôner une vie chrétienne privée d’éléments religieux.’’ Devant ces tendances, le pape rappelle aux évêques que leur première fonction est la prédication de l'Evangile.C’est à eux.et non aux savants, “en union avec tout le corps épiscopal qu’à été confiée, à la suite du collège apostolique, la charge de veiller à la pureté de la foi et à l'unité de l’Eglise' ’.Reconnaissant la valeur des enquêtes sociologiques, le pape affirme qu’elles ne sauraient cependant constituer par elles-mêmes un critère déterminant de vérité.Invitant les évêques à l’écoute patiente des hommes de ce temps, Paul VI n’en déclare pas moins que le seul et dernier fondement de notre foi réside dans “la parole de Dieu écrite, inséparable de la Sainte tradition’’.Le pape rappelle enfin aux évêques qu’ils ne sauraient proclamer la parole de Dieu, “si elle ne nous était devenue familière parce que quotidiennement méditée et priée’’.“Ce qui est souvent le plus nécessaire, ajoute-t-il.ce n’est pas tant un surcroît de paroles, qu’une parole consolante à une vie plus évangélique.Oui.c’est du témoignage des saints que le monde a besoin.’’ LES TRANSPORTS transports en commun à Vancouver et à Victoria.En temps normal, les autobus transportent quotidiennement 200,000 personnes à Vancouver et 30,000 à Victoria.Les effets de la grève ont particulièrement été ressentis hier par les étudiants qui reprenaient leurs cours après les vacances de Noël.D’importants embouteillages se sont produits dans les rues, de nombreuses personnes ayant dû utiliser leurs voitures pour se déplacer.faute d’un service d’autobus.LE COMITÉ nière de faire fonctionner notre société.qui subira inévitablement d’autres assauts violents, sans ruiner complètement l’appareil démocratique.Sur ce point, tant M.Rocher que M.Trudeau ont fait état d’une nouvelle loi qui pourrait être adoptée - le délai est incertain - loi qui se situerait entre la présente législation d’urgence et les articles actuels du code criminel, et que l’on pourrait appliquer advenant une reprise des activités terroristes.Les deux parties ont échangé des vues sur ce sujet Mais M.Rocher a dit qu’on a surtout voulu sensibiliser le gouvernement à la réaction de la jeunesse devant la loi des mesures d’urgence et lui faire sentir combien cette jeunesse, qui a rejeté la solution FLQ, a-t-il précisé, souhaite construire quelque chose de nouveau.Il est évident que le premier ministre et ses interlocuteurs ont abordé ces questions fondamentales Le désaccord profond est apparu furtivement mais clairement lorsque M.Rocher a commenté l’attitude de la jeunesse québécoise qui ne trouverait pas sa motivation dans un idéal fédéral.M.Rocher a souligné à ce sujet que, pour M.Trudeau, la jeunesse “doit être consente au service du Canada.” La réponse de M.Rocher laissait entendre tout au moins qu’on est loin de s’entendre sur la manière de conscrire cette jeunesse.M.Gaude Ryan qui a répondu à quel- Les élèves d'art dramatique réclament un directeur Les quelque 40 élèves d'art dramatique, dont l école relève directement du ministère québécois des affaires culturelles, ont décidé hier de boycotter indéfiniment les cours.Les élèves s expliqueront aujourd’hui à lOh 30 sur les raisons qui les ont poussés à ne plus assister aux cours mais il semble bien que le malaise tienne en partie à l’absence d’un directeur au conservatoire de Montréal depuis le départ de Paul Hébert pour le Grand * Théâtre de Québec, il y a six mois.' La conférence de presse doit se dé-, rouler au Théâtre national, rue Sainte-Catherine est.par Pierre-L.O'Neill Le recensement des 50,000 électeurs du comté de Chambly débute aujourd'hui en vue de l'élection partielle du 8 février.A ce jour, seuls le Parti libéral et le Parti québécois ont fait connaître leur intention de présenter un candidat officiel.Ministre du travail et de la main-d’oeuvre dans le gouvernement Bouras-sa, M.Jean Cournoyer fait figure de “candidat à battre” et tentera de succéder à M.Pierre Laporte à l’Assemblée nationale.Tout indique que Me Pierre Marois, gérant-général de l’ACEP, sera de nouveau choisi pour représenter le Parti québécois.L’exécutif du comté de Chambly se réunit ce soir pour étudier les mises en candidature qui devaient lui parvenir avant le 31 décembre.Aux elections générales du 29 avril.Me Marois avait causé une certaine surprise en obtenant 14,368 voix.Un porte-parole de l’Union nationale a fait savoir hier que son parti n'aurait pas l’intention de présenter un candidat à l’élection du 8 février.Rejoint à son domicile de Rouyn-Noranda, M.Camil Sam-son se dit convaincu que le Ralliement des créditistes pourrait faire excellente figure et n'écarte pas la possibilité d’une candidature.Le conseil exécutif national du parti doit prendre une décision à ce sujet d’ici la fin de la semaine.Pour l'instant, tenant compte des résultats du 29 avril, le Parti québécois s’impose comme l’adversaire le plus sérieux du Parti libéral.Mais quand il s’agit d’élection partielle et dans des circonstances normales, le parti gouvernemental se trouve au départ favorisé.Tout bien considéré, de nombreux facteurs pourraient jouer et influencer sensiblement le résultat du vote; ainsi, il n’est pas facile de prévoir les effets probables de la crise d’octobre.Depuis toujours et particulièrement à la suite des événements d’octobre, le Parti québécois s’est attaché à dénoncer le terrorisme et à se dissocier du FLQ.Mais si les libéraux, au cours de la campagne, se sentent suivis de trop près, ils pour- raient bien faire usage de flèches empoisonnées.A l’égard des événements d’octobre, l’élection du 8 février constituera un test pour le Parti québécois.Quoi qu’il en soit, les péquistes prétendent que de plus nombreux facteurs encore joueront en leur faveur et ils affichent beaucoup d’optimisme.On fait surtout valoir que M.Jean Coumoyer n’a pas l’envergure de l’ancien député Pierre Laporte et que les électeurs du comté de Chambly n’aiment pas les candidats parachutés.Quant à Me Pierre Marois, il rappelle que M.Jean Cour-noyer fut jadis un ministre influent du gouvernement de l’Union nationale.Et il se demande par quel tour de force le nouveau ministre du travail pourra expliquer sa volte-face aux électeurs et défendre l'option constitutionnelle fédéraliste du Parti libéral.L’élection du 8 février comporte encore trop d’inconnues et, à ce stade-ci, toute prévision ne saurait être fondée.A cet égard, en l’absence d’un candidat UN, la participation d’un créditiste pourrait diviser les voix fédéralistes et favoriser le Parti québécois.Le président des élections du Québec a fait savoir que le recensement des électeurs se terminera vendredi soir.Me François Drouin a exprimé l’espoir que les familles demeurant dans cette circonscription s'assureront que quelqu’un soit présent à la maison pour recevoir l’agent recenseur.Dans la période des fêtes, a-t-il fait remarquer, les gens sont souvent absents et il devient très difficile de mener un tel recensement.Tous les citoyens âgés de 18 ans et plus ont droit de vote.Aux élections générales du 29 avril, Pierre Laporte avait été élu député de Chambly par une majorité de 11,273 voix sur un total de 52,892 électeurs inscrits.La répartition du vote était la suivante: Pierre Laporte (L), 25,641; Pierre Marois (PQ), 14,368; Clovis Langlois, (UN), 3,968 , Bernard T.Sones (R.D.), 1,231 voix.ques questions des journalistes, a pour sa part vu un rayon d’espoir dans le fait que M.Trudeau a indiqué qu’il prendrait en bonne considération une demande du Québec de rappeler la loi d’urgence.Il a aussi vu dans la discussion une occasion de faire valoir son opinion selon laquelle les autorités gouvernementales ont agi dans un climat de panique et que leurs réactions ont été excessives.Le directeur du Devoir a souligné de surcroît aue l’application de la loi des mesures de guerre avait créé une dangereuse polarisation des opinions qui fera cesser le dialogue démocratique si les choses continuent comme elles vont, n a conclu que le rappel de la loi Turner contribuerait à ramener les choses à leur état normal et à refaire l’unité entre les divers éléments de la population.Un autre membre des Huit.M.Charles Taylor a dit craindre que si la loi n’est pas rappelée, le Canada créera vraiment une catégorie de prisonniers politiques ce qui n’est pas encore le cas selon lui.M.Rocher, enfin, a précisé que les problèmes constitutionnels ou qui relèvent de l’idée d’indépendance, n’ont pas été abordés au cours de la réunion.Lors de sa conférence de presse, M.Trudeau a fait principalement valoir que son gouvernement ne pouvait indéfiniment rejeter les requêtes du gouvernement québécois qui voulait mettre en application la loi des mesures de guerre.Si une véritable émeute s’était produite en conséquence, a-t-il ajouté, il y aurait eu responsabilité criminelle de la part de notre gouvernement.M.Trudeau a dit enfin qu’il souhaitait lui aussi un rappel rapide de la loi des mesures d’urgence et qu’il comprenait la crainte des intellectuels qui se trouvent isolés dans le climat actuel.M.Jean-Pierre Goyer, nouveau solliciteur général, participait aussi à la rencontre en compagnie de M.Marc La-londe, principal secretaire de M.Trudeau, dont la présence avait soulevé une brève tempête, au colloque sur la démocratie du 22 décembre.NIXOI]/ANNONCE ajoutée” adoptée par la plupart des pays industrialisés européens.M.Nixon, qui a toujours par le passé attribué aux déficits budgétaires des récédentes administrations démocrates a responsabilité de l’inflation dont les Etats-Unis souffrent depuis trois ans, a assuré que le déficit qu’il proposerait pour la prochaine année fiscale ne serait pas inflationniste.Il a expliqué que les dépenses de l'Etat ne dépasseront pas ce que seraient les recettes fiscales si l’économie américaine fonctionnait à pleine capacité.“Je suis décidé à poursuivre une politique activiste et je suis persuadé que c’est la bonne politique”, a-t-il dit.“Le chômage reculera en 1971.Peut-être pas aussi vite que nous le voudrions, mais il reculera.Nous aurons une économie de plein emploi d’ici la fin de 1972”.Les économistes du gouvernement Nixon considèrent que le plein emploi est réalisé lorsque le taux de chômage ne dépasse pas les environs de 4 pour cent.Il est actuellement de Tordre de 5,8 pour cent et à son plus haut niveau depuis 1963.En dehors du caractère plus résolument expansionniste donné à la politique fiscale et monétaire de son administration, M.Nixon a estimé que la relance de l’économie et la baisse du chômage seraient facilitées par la reprise déjà sensible de l’activité daas le domaine de la construction.Il a prédit que 1971 serait l’année record dans l’histoire des Etats-Unis pour la construction de nouveaux logements.En ce qui concerne les dangers d’une recrudescence de l’inflation à la faveur d’un retour accéléré a une politique économique expansionniste, le président a reconnu que la tendance aux accords de salaires trop généreux dans le secteur privé préoccupait le gouvernement.Mais il n’en a pas moins réaffirmé son opposition à toute forme de contrôle administratif des salaires et des prix.Sur le plan social, le président Nixon a réaffirmé son attachement au projet de réforme de l’assistance publique et au système de revenu familial minimum garanti que le congrès n’a pas encore adopté.Il a également annoncé son intention de poursuivre plus activement Fa son projet de partage des recettes fiscales entre le gouvernement fédéral et les gouvernements des Etats afin de faciliter localement le règlement des problèmes urbains.Enfin, M.Nixon a affirmé que le remplacement du secrétaire au trésor, David Kennedy par l’ancien gouverneur démocrate du Texas John Connally, ne répondait pas à des préoccupations électorales, Il a explique que M.Connally était la personnalité “convaincante, efficace et forte” dont le gouvernement républicain a besoin pour faire adopter ses programmes par le Congrès à majorité démocrate.AVERTISSEMENT progrès n’étaient pas aussi rapides qu’il l’aurait souhaité, mais “la vietnami-sation suit son cours”.M.Nixon s’est déclaré convaincu que les Sud-Vietnamiens seront “capables d’assurer la relève et de se défendre eux-mêmes” lorsque le gros des forces terrestres américaines aura quitté le territoire du Sud-Vietnam d’ici la fin de 1972.Abordant le problème crucial des relations est-ouest, le président Nixon a exprimé sa confiance dans l’avenir du dialogue américano-soviétique conformément à la formule énoncée par lui le 20 janvier 1969: “L’ère de la confrontation est révolue, nous entrons dans Tère de la négociation”.Les points de vue de la Maison-Blanche et du Kremlin sont encore très éloignés.C’est le cas, notamment, au Moyen-Orient au Vietnam et à Helsinki où vient de s’achever un nouveau chapitre de la négociation sur une limitation des armements stratégiques (Sait).Mais il ne faut pas désespérer car les superpuissances ont un intérêt commun à ne pas laisser la course aux armements dégénérer en une escalade nucléaire dispendieuse et catastrophique.S’il apparaît que l’URSS et l’Amérique peuvent s’entendre sur l’un ou l’autre de ces grands problèmes mondiaux, M.Nixon participera volontiers à un “sommet” avec les dirigeants du Kremlin.A l’heure actuelle, cependant, un tel sommet ne servirait qu’à créer un sentiment de “fausse sécurité”, a estimé le président.L’évolution de la situation du Proche-Orient sera, de l’avis de M.Nixon, un test de cette volonté de coexistence pacifique.Les Etats-Unis tiendront compte du niveau de l’aide militaire fourme par l’URSS aux pays arabes.S’ils estiment que l’équilibre des forces en présence est rompu du fait d’une assistance soviétique trop abondante, ils n’hésiteront pas à rétablir cet équilibre en faveur d’Israël.“Mais je ne crois pas, a-t-il dit, qu’une alliance formelle avec Israël soit nécessaire, ou qu’elle servirait les intérêts de la paix dans la région ”.M.Nixon a insisté à deux reprises, durant son interview, sur la nécessité pour les quatre grandes puissances (Etats-Unis, URSS, France et Royaume-Uni) de contribuer à la recherche d’un rétablissement de la paix au Proche-Orient.F’aisant allusion à la mission Jarring, le président a dit: “Le moment est venu de parler”.LE CONSEIL Suite de la page 3 soir, l’autorisation d’emprunter temporairement, au fur et à mesure de ses besoins jusqu’à concurrence de $50 millions en anticipation de la perception de divers revenus; au cours de l’exercice 1969-70, le Conseil avait autorisé des emprunts temporaires jusqu'à concurrence de $95 millions.Les conseillers municipaux étudieront aussi un projet de règlement enjoignant aux propriétaires de constructions inachevées ou inoccupées de les barricader soigneusement afin de prévenir l'entrée des intrus et d’éviter tout accident et tout danger d’incendie.Si les propriétaires de ces bâtiments ne se soumettent pas aux exigences de ce règlement, celui-ci autorise le directeur du service des incendies ou celui du service des permis et inspections à prendre les mesures nécessaires pour fermer adéquatement ces bâtiments.radio / télévision Dix années de séparatisme par Gilles Constantineau “Période confuse que la nôtre, sur le plan du séparatisme, et où il est difficile de faire les distinctions qui conviennent”, déclare en substance le journaliste montréalais bien connu Peter Desbarats, à l’ouverture d’un documentaire d’un heure (dont il a d’ailleurs signé le texte que l’émission “Tuesday Night”, du réseau anglais de Radio-Canada, offre ce soir, de 22 à 23h.sous le titre “Séparatisme - A Decade in Perspective”.Période où il est presque impossible de placer les événements dans une juste perspective, à moins que de passer en revue les grands événements politiques de la dernière décennie: car le séparatisme québécois n’a que 10 ans d’histoire, mais dix années d’une richesse phénoménale.Ce n’était pas un mince défi que de vouloir comprimer en 60 minutes, en faisant autre chose que de la présentation de documents à la queue-leu-leu.l’essence des grands événements des 10 ou 11 dernières années, et en exprimer une signification.Le réalisateur de l’émission, lan McLaren, a relevé ce défi voici six mois et livre ce soir le fruit de son travail.Et quel travail! Il lui a fallu, avec l’aide d’un recherchiste, visionner ou écouter plus de 50 heures de film ou de ruban sonore traitant d’environ 500 événements, interviews ou discours divers, puis tout cataloguer avant d'élaguer l’ensemble jusqu’à n’en plus garder que six heures de matière première ou puise son émission.Les extraits retenus ne sont pas indûment raccourcis, et pourtant l’heure passe sans donner l’im- pression qu’on ait dû laisser de côté, faut de temps, des choses capitales En quelques mots, tout semble y être à commencer par la mort successive de Maurice Duplessis et de Maurice Sauvé, à la fin des années cinquante, et l'avènement de Jean Lesage au sein des libéraux provinciaux, à la même époque.Sur le moment même de la naissance des différents mouvements séparatistes (il s’en trouvait trois dès les origines), le documentaire est obscur, tout comme il Test sur le rôle immense que la presse avait joué à cet égard, au cours des années 1959, 1960 et 1961.Mais il répare cette insuffisance en présentant un extrait d’une interview fort peu connue que André Laurendeau avait donnée, en 1961, à Davidson Dunton.Tous deux allaient se retrouver, deux ans plus tard, à la tête de la Commission BB; mais pour lors, prophétiquement, André Laurendeau avait rattaché la présence du phénomène séparatiste naissant à une série de problèmes dont il espérait qu’ils fussent reconnus à temps, c’est-à-dire à ce moment-là.Autre document exceptionnel: à 10 minutes de l’émission, “A Decade in Perspective” présente un acte de terrorisme raconté par Jacques Giroux, aujourd’hui en liberté sur parole après avoir purgé trois ans et demi de peine.Le documentaire se promène partout, va et vient dans les milieux politiques, intellectuels (il parle de “Cité Libre” à l’époque -1963 - où les noms de Pierre Trudeau, Gérard Pelletier et Pierre Vallières s’y côtoyaient-, artisti- ques, policiers.Il s’arrête longuement sur De Gaulle, qu’il met en opposition avec lui-même (comme René Lévesque d'ailleurs, mais d’assez honnête façon).Il consacre plusieurs séquences aux manifestations violentes: samedi de la matraque, Saint-Jean-Baptiste, à la naissance du Parti Québécois et à une foule d’autres événements et incidents dont le moindre n’est pas le célèbre “Finies les folies” de l'automne 1969.Les deux narrateurs d’office ne se livrent qu'à peu de commentaires.Il est vrai qu’il en est peu besoin.L’équilibre est excellent entre les déclarations de toutes les personnes présentées.Et si l’émission s’abandonne à fredonner “O Canada”, c’est à Réal Ca-ouette qu’elle le fait chanter, ce qui équivaut presque à la tourner en ridicule.“Les choses sont maintenant beaucoup plus claires”, dira Peter Desbarats en guise de mot de la fin.Ce qui est assez ambigu.A la grande question de savoir où ces dix dernières années d’histoire nous mènent, il n’est pas donné de réponse autre que celle du fil naturel des événements.Mais ce déroulement, sur le fond des circonstances politiques et économiques actuelles, semble tout favorable au séparatisme.L’émission est destinée au Canada anglais.Est-ce le message que lan McLaren cherche à lui communiquer?Est-ce la raison pour laquelle, le directeur général, du réseau français, ayant visionné le documentaire en question, a déclaré que le réseau français ne pourrait se permettre un travail semblable?I DIRECTEUR DE RÉSEAU AGENCE DE TÉLÉCOMMUNICATIONS GOUVERNEMENTALES MINISTERE DES COMMUNICATIONS OTTAWA Fonction publique du Canada Traitement: $1 7,443 - $1 9,820 FONCTIONS: Le directeur de réseau devra établir des normes, intégrer des installations et des services commerciaux à un réseau de télécommunications conformément à ces normes, négocier avec les fournisseurs et se faire rembourser les frais d'exploitation par les ministères de TEtat.Le réseau desservira tous les ministères et organismes de TEtat.CONDITIONS DE CANDIDATURE: Diplôme universitaire sanctionnant un cours reconnu, de préférence en sciences appliquées ou en génie.Les candidats doivent posséder une vaste expérience des télécommunications, en partie connexe aux fonctions du poste, et avoir occupé pendant plusieurs années un poste supérieur de gestion.Le titulaire du poste doit s'être familiarisé avec les principes de télécommunications et leurs applications a la planification d'un réseau, Tétude et la planification de la transmission, les systèmes de commutation, ainsi que les techniques et la gestion du trafic.La formule de demande d'emploi PSC 367-401 dûment remplie doit être adressée aux; CADRES ADMINISTRATIFS “A”, COMISSION DE LA FONCTION PUBLIQUE DU CANADA, OTTAWA 4 (ONTARIO).Les intéressés doivent s'inscrire au plus tard le 14 JANVIER 1971.Référence à rappeler dans toute correspondance: Concours no 71-3602 INSTITUT DE CARDIOLOGIE DE MONTREAL Infirmières autorisées en salle d'opération Qualifications: Minimum de 2 ans d'expérience en salle d'opération (chirurgie générale); - de préférence expérience en chirurgie cardiaque, thoracique ou vasculaire Postes disponibles des maintenant.S'adresser à : Institut de Cardiologie de Montréal, Service du Personnel, 5000 est, rue Bélanger, Montréal 410, Qué.Tél.: 376-3330 poste 267 r SPÉCIALISTE DE FRANÇAIS Une grande entreprise canadienne recherche les services d'un linguiste bilingue spécialisé dans l'enseignement du français par la méthode LFI.Le candidat devra avoir une formation universitaire et une expérience suffisante pour diriger un groupe de professeurs dans l'enseignement des langues française et anglaise aux cadres et au personnel de la compagnie.Adresser curriculum vitae détaillé en mentionnant traitement désiré a Case 1 428 Le Devoir.LE COLLÈGE DE HAUTERIVE offre d’emploi PROFESSEUR de PHILOSOPHIE (à temps partiel) Exigences: Diplôme universitaire en philosophie de préférence une maitrise.Salaire: selon la convention des CEGEP.Début de l’emploi: janvier 1971.Communiquer avec: Directeur de l'Éducation permanente College de Hauterive 537, boulevard Blanche Hauterive.Tél.: 589-5707 Li COLLEGE EDOUARD-MONTPETIT recherche les services de PROFESSEURS DE PHILOSOPHIE temps plein ou partiel pour le 2e semestre débutant le 25 janvier 1971.Priere de faire parvenir toute demande par écrit, accompagnée d'un curriculum vitae complet, au: BUREAU DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL, CEGEP ÉDOUARD-MONTPETIT, 945, chemin de Chambly, Longueuil.POSTE VACANT POUR L'ANNÉE 1971-1972 PROGRAMME D'ORIENTATION Le département d'Education offre un programme d'orientation de deux ans (M.A.et M.Ed.) VACANCE 1.Un (1 ) professeur d’Orientation 2.Qualités requises: Détenteur d’un Doctorat ou d’une maîtrise ou license avec expérience en Orientation.3.Nature des fonctions: Enseignement: supervision de recherche.4.Le traitement dépend des qualifications et de l’expérience et est négociable.5.Pour tout détail, s'adresser au: Chef du Département d'Education Université de Moncton Moncton, N.B., Canada Tél.No.506-855-2070 Poste téléphonique: 336 ^ La date ellective de nomination est habituellement le 1er juillet^/ DIRECTEUR MÉDICAL Un important hôpital de Montreal recherche immédiatement les services d'un directeur médical a temps complet.Le candidat devra posséder une maitrise en administration hospitalière ou une experience équivalente comme directeur médical.Toutes les candidatures seront traitées de façon confidentielle.Faire parvenir curriculum vilae détaillé à: Case 1430, Le Devoir 1 A LE DEVOIR Page Montréal, mardi 5 janvier 1971 Le leadership de HJ N Le comité qui appuie Wagner réclame une commission pour fixer les règles du congrès Un comité de jeunes activistes de l’Union nationale, qui s emploie depuis deux mois à susciter la candidature du juge Claude Wagner à la tète du Parti sans toutefois être officiellement mandaté par celui-ci.a déclaré hier qu'il n invitera aucune personnalité à briguer la succession de M Jean-Jacques Bertrand "tant et aussi longtemps qu'une commission indépendante du Parti n'aura pas fixé les règles d'un congrès de leadership" Cette déclaration, signée par M.Jean-Yves Dufresne au nom du "Comité d'action politique ".indique que le magistrat.contrairement aux rumeurs qui circulaient en ce sens, n'annoncera pas sa candidature au cours d une "soirée d'amis disponibles", prévue pour le mercredi 13 janvier au Club Renaissance de Québec.Mais c'est au cours de cette manifestation du 13 janvier que le comté lancera une brochure intitulée "Pourquoi Wagner?" Malgré les démentis apportés par M.Wagner lui-même aux rumeurs de son éventuelle candidature, le Comité n en poursuit pas moins son action, une action que M.Bertrand a personnellement désavouée l'automne dernier et qui inspire de sérieuses craintes à quelques-uns des aspirants au leadership du Parti.Ces derniers ont en effet appris ce que le "Comité d action politique" confirmait encore hier soir: un sondage effectué par des partisans de M.Wagner dans la plupart des circonscriptions démontre que, sur 28,000 militants inter-rogés depuis trois mois.89 pour cent se disent favorables à une candidature de l'ancien ministre libéral lors du congrès de l'UN.La date et les modalités de ce congrès seront arrêtées au cours d'une réunion du Conseil national de l’UN, à Québec, le 23 janvier.Mais le "Comité d'action politique" craint que.sous la pression des aspirants au leadership et des hautes instances du Parti, le Conseil ne soit amené à limiter les candidatures, par exemple en posant des conditions telles que M.Wagner ne pourrait entrer dans la course.A titre d'hypothèse, un membre du Comité signale que le comité d'organisation du congrès pourrait exiger que tout candidat ait été militant de l'UN au cours de trois ou cinq dernières années.Du coup.M.Wagner ne serait pas admissible.Cest pourquoi les activistes wagnériens réclament la création d'une "commission indépendante", habilitée à définir les conditions d'admissibilité des candidats et les modalités du congrès.Déjà, affirment encore les jeunes turcs du Parti, des candidats au leadership ont pris peur à l'idée que le juge Wagner pourrait se porter candidat.C'est pourquoi, disent-ils, ils ont répandu le bruit que la manifestation d'amitié du 13 janvier devait avoir lieu le 12.espérant ainsi attirer à Québec des partisans qui.trouvant la porte close, retireraient leur appui au juge Wagner.Et le Comité ajoute dans son communiqué: "Nous invitons donc certains pseudo candidats qui ont pris panique devant notre action à garder leur sang-froid: ils en auront grandement besoin.” C’est à la fin de janvier que le “Comité d’action po-politique" compte soumettre à M.Wagner un dossier complet des études, sondages et explorations qu’il aura alors achevés.Sur la foi de ce dossier, disent-ils, M.Wagner prendra une décision.L'hypothèse de cette candidature reste-t-elle donc réaliste?“Evidemment, répond M.Dufresne, nous n’aurions pas accompli tout ce travail si nous n'avions pas certaines certitudes.’’ Le Comité, qui a déjà établi une permanence à Québec, doit ouvrir un deuxième secrétariat à Montréal ces jours prochains.Lemieux, Vallières et Gagnon Z 'audition des requêtes reprend ce matin par Pierre Richard Le procureur de la Couronne ayant été pris au dépourvu, l’audition des requêtes en cautionnement pour M.Robert Lemieux, Pierre Vallières et Charles Gagnon a été ajournée à ce matin.En fait, seule la requête de Me Robert Lemieux, arrêté le 16 octobre dernier en vertu de la loi sur les mesures de guerre, a été entendue, hier après-midi, par le juge Roger Ouimet.La requête de Pierre Vallières et Charles Gagnon sera entendue à la suite de celle de Me Robert Lemieux.Tous trois sont détenus, en vertu des lois d’urgence, depuis le 16 octobre et sont accusés d'avoir participé à une conspiration séditieuse entre le 1er janvier 1968 et le 16 octobre 1970 et d’avoir été membres de l’association illégale, c’est-à-dire le Front de Libération du Québec, ou d'avoir déclaré en faire partie.Me Michel Proulx, procureur de Robert Lemieux, a allégué, dans son plaidoyer que le fardeau de prouver qu’un accusé ne doit pas obtenir son cautionnement revient à la Couronne et que si elle ne peut pas le faire, le tribunal ne doit pas refuser ce droit à l’accusé.Me Proulx a demandé au procureur de la Couronne sur quoi il se basait pour soutenir que Robert Lemieux ne se présentera pas à son procès s’il est libéré sous cautionnement; Me Proulx a souligné que jasqu’à maintenant aucun élément de preuve n’a été avancé contre son client.En réponse à la question de Me Proulx, le procureur de la Couronne, Me Gabriel Lapointe, a précisé que les faits que l’on reproche à Robert Lemieux se situent entre le début d’octobre et le moment de son arrestation, même si l’acte d’accusation fait état de la période allant du 1er janvier 1968 au 16 octobre 1970.Me Lapointe a particulièrement insisté sur le fait que pendant ce temps Robert Lemieux a tenu plusieurs conférences de presse.Invité par le juge Ouimet à produire le texte de ces conférences de presse et à dire pourquoi il croit que Robert Lemieux ne se rendrait pas à son procès, le procureur de la Couronne a déclaré ne pas avoir ces textes et a demandé un ajournement à ce matin.Le juge Ouimet a refusé à Me Robert Lemieux le droit de plaider conjointement sa cause avec Me Proulx.Dans le cas de Vallières et Gagnon, c’est Me Pothier Ferland qui défendra la requête.Me Ferland et Proulx sont assistés de Mes Robert Bums, député péquiste à l'Assemblée nationale, et Michel Robert.Le texte de la requête de Vallières et Gagnon, déposé devant le tribunal, mentionne les arguments suivants: les dénis de justice dans les affaires Vallières et Gagnon; “le caractère odieux et injuste de la “situation de boucs émissaires nationaux qui leur est faite depuis trop longtemps" ; le fait que les deux accusés sont présentement malades et les Le Conseil municipal sera invité, à la séance de ce soir, à mettre sous la forme de règlement la transformation de Terre des Hommes annoncée en octobre dernier.Dans un premier temps, le comité exécutif demande aux conseillers municipaux d’abroger le règlement concernant la direction générale de Terre des Hommes; en second lieu, on leur demande de confier au secrétariat administratif de la Ville “la responsabilité en ce qui concerne Terre des Hommes de repré senter la Ville auprès des participants, des exposants et du public, d’assurer la coordination des activités de tous les services, organismes et personnes concernées de la Ville et a ainsi veiller à la bonne administration et à l’exécution de toute décision concernant Terre des Hommes.” Le secrétariat de la Ville sera aussi chargé de diriger la plani- conséquences extrêmement graves de leurs nombreuses années d'incarcération sur leur état de santé; le fait que Vallières et Gagnon ont déjà respectivement passé 47 et 45 mois en prison.Avant l'audition proprement dite de la requête de Me Lemieux, un échange assez vif a eu lieu entre celui-ci et le juge Ouimet.M.Lemieux a accusé le juge de l'avoir déjà menacé sur le plan de sa carrière et lui a reproché sa dureté envers les accusés du FLQ.Le juge Ouimet a réfuté ces accusations et a précisé que la seule chose qu’il ait faite, c’est de mettre en garde Me Lemieux contre "ces enthousiasmes de jeunesse” .Le juge Ouimet a offert la possibilité à Me Lemieux de remettre l’audition de la requête à vendredi devant le juge Challies, ce qu’il a refusé.fication des activités de Terre des Hommes.D’autre part, selon le projet de règlement qui sera étudié ce soir, ce sera le comité exécutif qui décidera de l’utilisation des installations de Terre des Hommes et qui déterminera les conditions de participation ou d’exposition.Tout projet de participation devra être approuvé par le comité exécutif qui en déterminera le coût.C’est aussi ce dernier qui établira les prix d’admission aux pavillons.ue projet de reglement est attendu depuis octobre alors que le comité exécutif, quelques semaines avant les élections.avait annoncé son intention de faire de Terre des Hommes un vaste parc public qui relèverait des divers services de la Ville et dont l’accès serait gratuit.Le comité exécutif demande aussi, ce Suite à la page 2 Trois ministres aspirent déjà à ta succession de M.Robarts TORONTO id'après CPi Trois membres du cabinet de M.John Robarts.premier ministre démissionnaire de l'Ontario.ont déjà annoncé officiellement leur candidature à la direction du parti conservateur ontarien.Le congrès du leadership se tiendra au Maple Leaf Gardens de Toronto du 10 au 12 février et les trois candidats en lice sont: MM.William Davis, ministre de l'éducation.Darcy Mc-Keough, ministre des affaires municipales.et M.Bert Lawrence, ministre des finances et du commerce.M.Davis avait annoncé sa candidature il y a deux semaines, alors que les deux autres l'ont fait hier.Les trois candidats à la succession de M Robarts préconisent un contrôle canadien des ressources et de l'économie beaucoup plus ferme que celui proposé par M.Robarts.Ce dernier a en effet déclaré à la législature canadienne: "Peu importe d'où vient le capital, pourvu qu'il favorise la croissance de l'Ontario et procure des emplois." Il avait aussi affirmé à New York qu'il ne pouvait accepter l'opinion selon laquelle la propriété étrangère empêche le ('anada d’être un pays indépendant." Au cours d'une conférence de presse donnée dimanche à son bureau de Bay Street, à Toronto.M.McKeough a souligné qu'il axera son programme électoral sur la croissance économique et le besoin de gouvernements locaux forts.Il a cependant ajouté que la lutte contre le chômage devait primer le désir du contrôle canadien de notre économie.M.McKeough, qui aura 38 ans le 31 janvier, a également déclaré que le gouvernement devait être "plus près du peuple" en attachant plus d'importance aux autorités locales et en résistant à la tendance de centraliser le pouvoir.Le ministre des finances de l’Ontario.M.Bert Lawrence, a annoncé au cours d'une conférence de presse, donnée dans sa circonscription de Carleton-Est, qu'il changerait les orientations du parti.11 faut mettre l'accent sur les services plutôt que sur la production, a-t-il dit.afin de rendre le gouvernement “plus humain et plus sensible".Le député de 47 ans a déclaré que les secteurs qui feraient l'objet d une attention particulière sont l’environnement, la récréation, les conditions dans les régions rurales et les relations avec les minorités.Il préconise également une attitude plus ferme au sujet du contrôle canadien sur les richesses naturelles.Les Canadiens sont "tout simplement achetés” par les Etats-Unis, a-t-il affirmé.M.William Davis, qui demeure le candidat favori à la succession de M.Robarts, a déclaré que ses priorités étaient: le nationalisme économique, le contrôle de la pollution et le développement régional.Il poursuivra cependant la politique de M.Robarts dont la priorité principale fut "les intérêts du Canada et des Canadiens”.L’on s'attend à voir plusieurs autres candidats entrer dans la course, notamment: Allan Lawrence, ministre des mines et du nord ontarien; George Karr, ministre de l’énergie et des ressources naturelles; Léo Bernier, chef du caucus conservateur; Tom Wells, ministre de la santé; Léonard Reilly, ancien whip du parti conservateur ontarien.Le premier vol de dynamite de 1971 ST-PAUL, Qué.(PC) - Des cambrioleurs ont volé 127 bâtons de dynamite et 377 détonateurs, en fin de semaine, sur un chantier de construction à St-Paul, a annoncé la Sûreté du Québec.Le vol a été commis dans un hangar appartenant à la St-Paul Construction Co.C’est le premier vol du genre signalé dans la province du Québec depuis le début de la nouvelle année.L an dernier, plus de 10,000 bâtons de dynamite avaient été volés dans la province, ce qui a amené le gouvernement à instituer une sévère réglementation concernant la vente, le transport et la possession d’explosifs.Le Conseil statuera sur l'avenir de TdH Les évêques étudient la question Bientôt le baptême par étapes?par Gilles Provost L’Assemblée des évêques du Québec étudie présentement la possibilité d’un "baptême par étapes” pour les enfants Selon cette formule, le baptême serait échelonné en plusieurs étapes: peu après sa naissance, l’enfant serait inscrit comme catéchumène dans l’Eglise, ce qui veut dire que l’Eglise prendrait en charge, avec les parents, sa préparation à l’entrée définitive parmi les chrétiens.Le bain d’eau, qui termine la cérémonie baptismale, serait retardé tant que l’enfant n’aurait pas la maturité necessaire pour en faire la demande, et s'engager par lui-même.Ce procédé peut sembler révolutionnaire mais, depuis toujours, c’est la démarche que doivent suivre les adultes qui pensent à se convertir au catholicisme.S’ils ne sont pas déjà baptisé, on exige une étape préparatoire qui.selon les théologiens, fait partie intégrante du baptême lui-même.Ce n’est que lorsqu’ils sont prêts que l'Eglise consent à les accueillir définitivement en son sein.L’idée de proposer la même démarche pour les enfants est plutôt neuve.Les revues spécialisées ne comptent encore que cinq ou six articles sur ce sujet.Les évêques du Québec ont dû étudier cette question avec une attention particulière parce qu’un couple de catholique, de Montreal a officiellement demande à l'archevêque de Montréal, en juillet dernier, que leur fille soit ins- crite comme catéchumène plutôt que d'être baptisée immédiatement.A ce jour, ils n’ont pas encore reçu de réponse officielle.Les parents en question demandaient même à Mgr Grégoire que cette possibilité soit officiellement offerte à tous les catholiques de Montréal dans les plus brefs délais.“De cette façon, expliquaient-ils, la démarche de notre fille en serait facilité.Elle ne serait pas un cas isolé.” Seloh les observateurs, il semble peu probable que cette deuxième voie puisse etre officiellement proposée avant au moins deux ou trois ans en raison des conséquences sérieuses qu’elle peut avoir pour l’Eglise.Un diocèse, une province ou même un pays comme le Canada peut difficilement s’engager dans une telle aventure sans consulter les autres conférences épiscopales ou sans qu'un consensus partiel se soit dessiné.Pourtant, il est aussi difficile d’interdire cette démarche aux parents qui en ont fait la demande tant que les études nécessaires n’ont pas été terminées.Tel est le dilemme dans lequel s’est trouvé enfermé le comité d’experts qui a étudié la question à la demande des évêques.Ils ont finalement estimé que les évêques ont déjà le pouvoir de retarder le baptême pour certaines raisons.Ils pourraient donc faire de même dans ce cas, au moins jusqu’à ce qu’ils aient réassi à se forger une opinion ferme.Cette proposition a dû normalement être étudiée par l’assemblée des évêques du Québec à la fin du mois dernier.Quelle que soit leur réponse concrète au cas qui leur a été soumis, ils poursuivront vraisemblablement l'étude du problème en consultant des évêques étrangers et en relançant le débat à un niveau supérieur.Jusqu'à récemment, les théologiens ne voyaient que deux voies possibles: ou bien l'enfant était baptisé le plus tôt possible comme le demandait l'Eglise ou bien il cheminait à l’extérieur de l'Eglise jusqu'à ce qu'il se décide à y entrer.Maintenant, un assouplissement de la théologie sacramentaire permet de considérer que la démarche pourrait se faire à l’intérieur de l'Eglise sans que l'adhésion soit définitive.Tout en admettant que l’aspersion d’eau soit l'acte essentiel du baptême, les théologiens voient de plus en plus que les étapes préliminaires ne sont peut-être pas négligeables.Le baptême comme signe concret pour le baptisé lui-même pourrait avoir une signification accrue s'il était vécu plus consciemment.Il est évidemment difficile d'apprécier à priori les conséquences d'une telle mutation pour l'avenir de l'Eglise.Au départ, beaucoup de catholiques croient que l'on est catholique par naissance.Ils devraient découvrir la nécessité de la liberté et du choix conscient.Deuxièmement, cela forcerait les jeunes à faire un choix clair et conscient plutôt que de cesser peu à peu toute pratique religieuse sans réellement trancher la question de façon lucide.Il y aurait peut-être moins de catholiques-en-titre mais ceux qui le seraiént auraient plus de chance d’être convaincus.Beaucoup de chrétiens et de pasteurs qui voient davantage le baptême comme une “assurance-éternité" que comme une responsabilité devraient faire un effort plus conscient pour présenter la foi d’une façon rajeunie de manière à intéresser vraiment les jeunes.De même l’Eglise devrait mettre au point des structures capables d'apporter une aide efficace aux jeunes et aux moins jeunes engagés dans une telle démarche.Enfin, il est certain que les jeunes catéchumènes ne pourraient assister à la messe ou bénéficier des autres sacrements avant d'avoir pleinement vécu leur baptême jusqu'au bout au préalable Peut-être que plusieurs jeunes d'aujourd'hui seraient heureux de ne pas être astreints à ces “corvées" mais, sur le plan théologique, cela peut poser certains problèmes.En somme, pour juger vraiment des répercussions d une telle démarche il faudrait d'abord l'expérimenter concrètement sur une échelle assez vaste.Il est probable que c'est ainsi que l'on procédera.Le juge Jacques Trahan suites de la première page CRIMINELLEMENT ont juré que Simard leur avait fait ses aveux sans aucune contrainte mais avait refusé de les signer.La déclaration s'arrête là.Simard déclare qu’il ne veut pas incriminer d’autres personnes racontant les détails de sa longue fuite avec les frères Rose.Pour ce qui est de la mort de Pierre Laporte, le coroner Trahan s’est dit satisfait de tous ces témoignages.“L’enquête n’avait pour but a-t-il dit que de connaître les circonstances qui ont entouré la mort de M.Laporte exclusivement.Il s'agit d’une mort violente par processus d'asphyxie par stangulation aux liens: il y a eu crime et ses auteurs présumés sont Paul Rose.Jacques Rose.Francis Simard et Bernard Lortie”.D’après les déclarations de Lortie et de Simard, Pierre Laporte, qui était séquestré dans la petite maison de la rue Armstrong à Saint-Hubert, depuis le jour de son enlèvement le 10 octobre, a tenté d’échapper à ses ravisseurs en se jetant dans une fenêtre le vendredi, 16 octobre.Jacques Rose.Francis Simard et Bernard Lortie.qui se trouvaient alors dans la maison, retirèrent le ministre de sa fâcheuse posture et soignèrent tant bien que mal des coupures assez profondes.Lortie quitta alors la maison et s'en fut prévenir Paul Rose à Montréal.Ce dernier intima l’ordre à Lortie de se réfugier à telle adresse non révélée puis se présenta le lendemain, samedi 17 octobre, rue Armstrong, où attendaient Jacques Rose et Francis Simard en compagnie de M.Laporte blessé.Tous trois décidèrent alors de tuer leur otage et.ensemble, l’étouffèrent avec sa châinette jusqu’à ce que mort s'ensuive.Ils déposèrent le cadavre dans la malle de la Chevrolet verte qui était dans le garage depuis l'enlèvement.Les deux frères Rose montèrent dans cette voiture tandis que Simard suivait dans une Acadian blan che.Les frères Rose stoppèrent leur auto sur le terrain où l’on devait découvrir quelques heures plus tard le cadavre de Pierre Laporte.Ils montèrent ensuite dans l'Acadian avec Simard.Le trio se rendit à Longueuil non sans avoir jeté par-dessus bord les deux carabines M-l qui avaient servi à l’enlèvement de Pierre Laporte devant sa demeure, rue Robitaille, le 10 octobre.Ils abandonnèrent l'Acadian blanche devant le 3i de la rue Iberville à Longueuil et prirent l'autobus pour aller chercher refuge Chemin de la Reine-Marie où Lortie était capturé le 16 novembre tandis que ses comparses, dissimulés dans un placard truqué, échappaient aux policiers.Les trois fuyards ont enfin été capturés le 27 décembre à Saint-Luc, près de Laprairie, où ils occupaient une maison louée par Michel Viger.Ils avaient creusé un tunnel depuis la cave de cette maison jusqu'à l’extérieur afin de s’y reloger au cas où les policiers viendraient.Me Jacques Ducros, procureur de la Couronne dans cette affaire, a déclaré hier, après le verdict du coroner, que les quatre prévenus pourraient comparaître dès aujourd’hui si le juge en chef Challies était d’accord.En vertu de l’article 448 du code pénal, le coroner Trahan a ordonné que les frères Rose.Francis Simard et Bernard Lortie soient amenés le plus tôt possible devant un juge.Me Ducros a précisé qu'ils devraient repondre à plusieurs actes d'accusation et qu'ils ne subiraient sans doute pas d'enquête préliminaire.La Couronne demandera en effet que les inculpés soient cités directement à leur procès selon une procédure de “preferred indictment” grâce à laquelle le procureur-général peut demander que le stade de l'enquête préliminaire soit évité dans certains cas.Il se pourrait donc que les frères Rose, Simard et Lortie subissent leur procès dès la session de janvier des assises qui débute après-demain.Ils peuvent être accusés entre autres de meurtre qualifié, de rapt, de personne, d’appartenance au FLQ et de port d'arme illégale.Ces armes, du reste, deux carabines M-l, dont le mécanisme avait été acheté à Montréal mais qui avaient été transformées par Simard grâce à des pièces achetées à New York et d'autres fabriquées par lui ont été produites hier en cour”.Un expert de la SQ a déclaré qu'il s'agissait là d’un travail tort bien exécuté qui faisait de ces anciens M-l des armes inédites originales."Simard les a identifiées, d’après la déclaration présentée hier par le policier Gaboury et a reconnu son travail sur ces armes redoutables".Le 30 décembre, les policiers sont retournés rue Armstrong à la suite d une information qu'ils auraient obtenue de Paul Rose et selon laquelle les cros- ses originales des M-l étaient cachées entre la toiture et le plafond.Les policiers.suivant les indications de Rose, ont tout de suite retrouvé les deux pièces de bois qui ont été produites aussi hier".En matinee, les frères Rose et Francis Simard ont été appelés dans la boîte des témoins mais ont refuse de témoigner NOUS AVONS “Pourquoi y a-t-il eu non lieu dans cette affaire?" insiste Jacques Rose."Je n'ai pas à parler de cette affaire avec vous!" tranche le coroner."Vive les gars de Lapalme! Vive les travailleurs du Québec!" s'écrie Jacques Rose en se retirant Enfin c'est Paul, grand, fort, dont le visage pourrait être jovial sans cette ressemblance aux photos qu'on publie de lui depuis l'enlèvement de Pierre Laporte.Vêtu d'une chemisette bleue et d'un tricot brun.Paul Rose passe tout droit devant la boite des témoins et s'appro-che de la clôture qui le sépare de l'assistance.N'eût été son regard apeuré, hagard, on imaginerait un curé qui va demander aux fidèles de faire silence."Vive le FLQ 70, vive le FLQ 71.72 et 73".dit-il Le greffier commence à marmonner ses formules, le juge demande à Rose de venir dans la boîte des témoins."Nous avons frappé juste, dit-il.nous avons frappe fort" explique-t-il après avoir indiqué qu'il voulait "parler à la salle".Le juge ordonne son expulsion.Ce n'est qu'après que le policier Gaboury devait venir lire la déclaration que Simard lui aurait faite en présence du policier Vigneault qui vint corroborer le témoignage de son confrère Après la lecture de cette déclaration et quelques témoignages de policiers enquêteurs.le juge Trahan a mis fin à son enquête en tenant Paul Rose.Jacques Rose.Francis Simard et Bernard Lortie criminellement responsables de la mort de Pierre Laporte " Les épiceries seront ouvertes 62 heures par semaine Par suite de l’entrée en vigueur du bill 24.le 1er janvier, les épiceries et les super-marchés pourront demeurer ouverts 62 heures par semaine.C’est le gouvernement Bertrand qui avait présenté une législation modifiant les heures d'affaires des établissements commerciaux et son adoption par l’Assemblée nationale remonte à novembre 1969.Mais le bill 24 comportait une disposition retardant son entrée en vigueur.à l'expiration des décrets concernant les conventions collectives dans ce secteur de travail.En vertu de la nouvelle règlementation, les magasins d'alimentation du Québec pourront ouvrir leurs portes de 8h30 du matin à six heures du soir, du lundi au mercredi.Les jeudi et vendredi, les magasins d'alimentation pourront demeurer ouverts jusqu’à 9 heures le soir.Le samedi cependant, ils seront tenus de fermer à 5 heures de l'après-midi.On se rappellera les plaintes des pro priétaires de magasins d'alimentation et notamment des petites épiceries, qui déploraient le fait, avant l’adoption de cette loi, de garder leur établissement fermé le lundi matin.Ils n’ont toutefois pas fait savoir s’ils se prévaudront des dispositions de la nouvelle loi concernant les heures d’ouverture et de fermeture.Cette législation ne s'applique pas aux établissements commerciaux dont l’activité exclusive est la vente de tabac, journaux, pâtisseries, produits pharmaceutiques et fleurs, ni aux épiceries dont le personnel comprend trois personnes ou moins.Menace de grève à ville d'Anjou Les quelque 45 employés de bureau de l’hôtel de ville de Ville d’Anjou, membres de la Fédération des services publics (CSN), pourraient déclencher la grève d’ici le 15 janvier s’ils n’obtiennent entre-temps gain de cause.Les négociations, commencées dès l'accréditation du syndicat en décembre 1969.n'ont guère progressé depuis cette date, et ce malgré l'intervention d'un conciliateur provincial.Les syndiqués réclament une hausse de salaire de 12% et une “évaluation scientifique des tâches" par la ville.¦ aujourd'hui A 12h30, à la salle Bonaventure du Reine Elizabeth, déjeuner du Kiwanis Club of St.George.M.John Ewasew, c.r., sera le conférencier.• A 14h00.au 3844, ouest de la rue Saint-Jacques (2ème étage), conférence de presse portant sur l’avenir de la Maison du chômeur.• De 17h00 à 19h00.au centre social de l’Université de Montréal, réception du nouvel an de la Chambre de commerce du district de Montréal.SURPRISE TRANQUILLE EN JANVIER Tél.: 844-6571 i t 4 • Le Devoir, mardi 5 janvier 1 971 rial /- La construction et la négociation sectorielle Le décret de la construction est en vigueur depuis quelques jours à peine, soit depuis le 1er de ce mois.On avait espéré qu’il apporterait la paix dans cette industrie jusqu’à mai 1973, date de son expiration.Cette paix aurait été particulièrement bienvenue après les années troublées que nous avons connues dans ce secteur névralgique de notre économie.Malheureusement, tout indique que cet espoir pourrait bien avoir été vain.En effet, les journaux d'hier nous apprenaient que la plus importante association patronale, la Fédération de la construction, entend contester devant les tribunaux la légalité de plusieurs clauses de ce décret et boycotter, entre-temps, sa mise en application.Il y aura de la casse, car les syndicats, particulièrement ceux de la CSN, ont décidé de se battre pour faire respecter les nouveaux droits qu’ils viennent de conquérir.Ces syndicats n’ont pas l’habitude de craindre les affrontements.1971.donc, débute sous de mauvais auspices.Le bâtiment, baromètre de la prospérité d'un peuple, est sérieusement menacé.L’action de la Fédération de la construction n'aurait pourtant pas dû nous prendre par surprise.Le décret que le ministre du travail a dû imposer par suite de l’échec de la négociation directe et même de la conciliation, pouvait difficilement plaire aux deux parties.Il a plu aux syndicats, mais il a déplu aux employeurs.Les syndicats ont obtenu d'importants avantages pour eux-mêmes et pour leurs membres.Pour eux-mêmes, ils ont décroché la sécurité syndicale.A l'avenir, il faudra être membre d'un syndicat pour être embauché dans la construction ou pour y garder son emploi.Les employeurs devront retenir la cotisation à la source.Il y aura également des délégués syndicaux auprès des employeurs ou sur les chantiers.Ceux-ci bénéficieront d’une préférence d'emploi, de sorte qu’ils pourront accomplir leurs fonctions sans crainte d’être congédiés.Les procédures pour le règlement des griefs ont aussi été améliorées.Pour les syndiqués, le principal gain représenté par le nouveau décret réside évidemment dans le régime de sécurité d'emploi qu’il leur accorde.Ce régime prévoit la priorité d'emploi aux ouvriers permanents sur les ouvriers occasionnels, et la priorité aux ouvriers de la région sur ceux des autres régions.C'est l’application, en somme, de la formule mise au point par le juge Gold.Les ouvriers n'auront plus qu’à présenter la carte qu’ils détiennent du ministre et qui les identifie comme ouvriers permanents ou occasionnels, ou encore comme employés réguliers de tel ou tel employeur.Les syndiqués de la construction ont encore gagné sur plusieurs autres points.Ain- si, désormais l égalité des régimes de sécurité sociale est acquise à la grandeur de la province D en va de même pour les vacances et les fêtes chômées.Mais, surtout, un grand pas a été fait vers la parité salariale de toutes les régions avec celle de Montréal.On estime que seulement vingt pour cent des ouvriers qui travaillent en dehors de la métropole n'auront pas rattrapé les salaires de Montréal d’ici 1973.Tous ces droits nouveaux compensent amplement pour les quelques droits acquis qu'il a fallu éliminer.• Pour les employeurs, les bons points sont beaucoup plus rares Si l’on fait exception des clauses relatives à la sécurité patronale correspondant aux clauses de sécurité syndicale et de celles qui font perdre certains droits acquis aux travailleurs dans une région ou l’autre de la province, notamment aux chapitres des heures de travail des manoeuvres et aux frais de transport des ouvriers, le décret parait, dans l’ensemble, plutôt onéreux.La Fédération de la construction se plaint surtout de trois choses.Elle regrette que le décret assujettisse les contremaîtres ordinaires à l'unité de négociation, qu’il soit trop généreux quant à la parité salariale et à certains rajustements de salaires, et qu’il veuille appliquer immédiatement la formule Gold sur la sécurité d’emploi.Sur ce dernier point, elle prétend que les cartes d'identification remises par le ministère aux employés de la construction comportent trop d'erreurs pour qu’on puisse s’y fier.Sur la syndicalisation des contremaîtres, nous sommes porté à donner raison à la partie patronale.Il ne nous apparaît pas normal que les contremaîtres, même s'ils n’embauchent ni ne congédient les ouvriers qui travaillent sous leurs ordres, fassent partie du même syndicat que ces derniers.Quant aux erreurs qui se seraient glissées dans la confection des cartes d'identification des employés de la construction, il faudrait qu’on nous en fasse une meilleure démonstration.Pour ce qui est de la parité salariale, il est difficile de ne pas reconnaître que le ministre a probablement voulu aller trop vite dans cette direction.Cette parité peut demeurer un objectif à atteindre, mais il aurait été préférable au moins de procéder avec plus de circonspection.L'économie de certaines régions en sera perturbée et plusieurs employeurs, petits et moyens, seront probablement acculés à la faillite.On risque de perdre des emplois au moment où on cherche fébrilement à en créer de nouveaux.• Ces faiblesses évidentes du décret justifient-elles l'action que la Fédération de la construction a décidé d’entreprendre?Nous préférons, pour l’instant, suspendre notre jugement là-dessus, mais on nous permettra de noter que cette première expérience de la négociation sectorielle en dehors de la fonction publique ou para-publique n est guè- re encourageante.D faudra sûrement, avant de généraliser cette formule dans d’autres sphères d’activité, prévoir de meilleurs mécanismes de règlement des conflits.Dans le domaine de la construction, les parties patronales et syndicales (il y avait 2 parties syndicales et 5 parties patronales) ont buté sur de graves difficultés qu’il serait vain d’ignorer.Les syndicats n’ont pas toujours fait l’unanimité entre eux.pas plus d’ailleurs que les patrons.Le champ de discussion était très vaste et les emplois couverts par la négociation souvent fort disparates Un seul contrat pour régir tout ce secteur était, au départ, une véritable gageure.On a échoué.Des grèves ont éclaté.Le gouvernement est intervenu par une loi spéciale qui ordonnait la réouverture des chantiers et qui stipulait qu’il réglerait lui-même toute l’affaire si les parties ne parvenaient pas à s’entendre dans un délai donné.Et c’est ce qu'il dût faire avec le décret du ministre Coumoyer.C’est une méthode de règlement qui n’est évidemment pas satisfaisante.Certains ont déjà suggéré qu’on pourrait faciliter la négociation directe en imposant un monopole de représentation, tant chez les employeurs que chez les employés.La suggestion vaut d'être étudiée.Mais il faudra sûrement d’autres changements plus importants encore dans la procédure, car la présence d’un seul représentant syndical face à un seul représentant patronal ne garantirait pas nécessairement qu’on en arrivera à un accord.Il faudrait, notamment, prévoir des mécanismes de médiation et d’arbitrage susceptibles d’inspirer confiance aux deux parties, si l’on veut éviter que tout continue d’être réglé par l’Etat.On doit accepter un rôle important pour l’Etat dans toute négociation sectorielle.Ce sera particulièrement le cas si on aboutit, un jour, à ce type de négociation pour toutes les sphères d’activité, mais on trahirait l’esprit même de la négociation si tous les conflits devaient automatiquement ou à peu près se régler au niveau du cabinet provincial.Nous ne vivrions plus alors dans une économie libre, mais dans une économie hautement dirigée.Nous ne croyons pas que les syndicats et les patrons soient disposés à abdiquer ainsi leur liberté.Il est donc important avant de s’engager plus avant dans le monde de la négociation sectorielle de tirer les leçons de l’expérience menée dans le champ de la construction.La négociation sectorielle généralisée pourrait présenter certes des avantages, tels une meilleure planification et un plus juste équilibre des revenus entre les diverses classes de salariés, mais elle pourrait aussi conduire à une intervention trop poussée de l'Etat ou à un chaos sans précédent, si on allait répéter les erreurs qui viennent d’être commises.Ce sont ces erreurs qu’il faut maintenant corriger Vincent PRINCE bloc-notes Le Canada et la Chine Dans une entrevue qu’il a accordée hier à un journal de Tokyo, le premier ministre du Canada a déclaré que son gouvernement réexamine sa politique au sujet de l'admission de la Chine communiste aux Nations unies.Il s'agit non pas du vote que le Canada a donné en faveur du régime de Pékin pour la représentation de la Chine à l'Assemblée générale, et au Conseil de sécurité, mais du vote sur la proposition de considérer ce litige comme une "question importante" exigeant l'assentiment des deux tiers des membres de l'Assemblée.Cette déclaration prend une importance particulière à la veille du départ de M.Trudeau pour son voyage en Asie au cours duquel ce problème sera vraisemblablement discuté.La Charte des Nations unies, à l'article 18.stipule que les décisions sur les questions importantes sont prises à la majorité des deux tiers des membres présents et votant.C’est une exigence tout à fait défendable pour éviter que, sur des problèmes majeurs.des décisions soient prises par une majorité simple qui n'est ¦même pas une majorité absolue, car on ne compte ni les membres absents, ni ceux qui s'abstiennent de voter.Le même article énumère diverses décisions qui sont considérées comme des questions importantes, notamment l’élection des membres de certains organismes de l'ONU, l'admission de nouveaux membres, la suspension des droits de membres, et l’exclusion de pays membres.Nor- malement la reconnaissance d'une délégation pour représenter un Etat membre est affaire de routine et n'est pas traitée comme une question importante.Mais à la suite du changement de régime à Pékin il y a plus de vingt ans.la validité des lettres de créance des délégués de Tàipeh a chaque année été contestée.Comme ce débat opposait les deux blocs, et principalement les Etats-Unis et l'UJt.S.S., le vote est devenu une épreuve de force entre les deux grandes puissances au sein de l'Assemblée générale et il était normal d'en faire une question importante.Durant plusieurs années, cette décision préliminaire avait plutôt valeur de principe, car Formose remportait assez facilement la majorité des voix.Cette majorité s’est graduellement réduite, et le 20 novembre dernier, pour la première fois, la résolution en faveur de Pékin a remporté la majorité de 51 voix contre 49 avec 25 abstentions.L’avenir de Formose L'attribution à Formose de la représentation de la Chine à l'ONU est depuis longtemps une fiction injustifiable, et le fait que la Chine occupe un siège permanent du Conseil de sécurité rend cette situation encore plus inacceptable.Le gouvernement qui exerce son autorité sur le pays le plus peuplé de la terre est absent de l'organisation internationale.et cela affaiblit la représentativité de l'ONU.Dans ce litige, les Etats-Unis ont graduellement perdu du terrain.Des pays qui ne voulaient plus voter pour Formose et qui n’osaient pas déplaire à Washington se sont abstenus de voter.C’est ce qu’a fait le Canada durant quatre ans, de 1965 a 1969 inclusivement.Mais, en novembre dernier, comme le Canada avait établi des relations diplomatiques avec Pé- kin, notre pays ne pouvait plus demeurer neutre et a voté avec la majorité favorable à la Chine communiste.Le Canada a cependant voté en faveur de la résolution des Etats-Unis proposant que le choix de la délégation chinoise soit considéré comme une question importante.C’est cette attitude que le gouvernement canadien remet en question.Le point névralgique de ce débat c’est qu’en admettant Pékin on exclurait Formose.Toutefois, l'Etat de Formose ou de Taiwan n’existe pas, puisque Tàipeh prétend représenter toute la Chine.Formose.n'étant pas membre de l'ONU, ne peut pas vraiment en être exclu; c'est seulement la représentation de la Chine qui changerait.Si la Chine communiste entrait à l’ONU, les Etats-Unis pourraient, par hypothèse, continuer à protéger Formose contre l’hégémonie de Pékin.Mais pour que des relations diplomatiques soient établies entre Washington et Pékin, il faudrait qu'un arrangement quelconque intervienne au sujet de Formose.soit à la suite d'un plébiscite ou autrement.Le problème n'était pas le même pour le Canada.Pékin voulait que notre pays reconnaisse sa souveraineté sur Formose, mais Ottawa ne pouvait accepter cette condition; on a finalement trouvé un compromis.Ottawa a pris note de la revendication de Pékin sans se prononcer sur ce litige.L'Italie a par la suite adopté la même formule pour établir des relations avec la Chine communiste.Cette méthode ne peut pas s'appliquer entre Washington et Pékin, puisque c’est la flotte américaine qui protège Formose contre Pékin.Une décision délicate Dans son entrevue d’hier au journal japonais, M.Trudeau a dit qu’il est "d’une importance considérable que la Chine soit associée plus étroi- tement à la communauté mondiale des nations qu'il n'a été possible dans le passé".Pour faciliter l'entrée de la Chine communiste à l’ONU, le Canada doit-il cesser d’appuyer la résolution américaine qui exige la majorité des deux tiers?Cela n’est pas certain, car même s'il est souhaitable que Pékin siège aux Nations unies, le changement désirable n'est pas pour autant une question de routine qu'on doive trancher à la majorité des membres votant.D'autre part, la vérification des lettres de créance d'une délégation n’est pas normalement ce que la Charte considère comme une “question importante ".Ottawa peut donc trouver de bonnes raisons pour adopter l'une ou l'autre attitude.Le voyage de M.Trudeau en Asie et la conférence du Commonwealth lui fourniront des éléments d'appréciation pour une décision qui se posera probablement de nouveau l’automne prochain.Avec ou sans la majorité des deux tiers, on peut prévoir que le régime de Pékin participera aux travaux de l’ONU d'ici quelques années.Lors du vote du 20 novembre, la plupart des 25 pays qui se sont abstenus de voter inclinent plutôt pour Pékin, sans quoi ils auraient voté pour Formose.La tendance des dernieres années va s’accentuer.La résolution américaine exigeant la majorité des deux tiers a été adoptée l’automne dernier par un vote de 66 à 52 avec 7 abstentions.Là aussi la marge est assez faible, et un déplacement de quelques voix peut annuler cette majorité.11 serait souhaitable, cependant, que cette question, qui suscite encore un affrontement majeur, ne soit pas tranchée par une simple pluralité, mais que l’admission de Pékin à l’ONU soit votée au moins par une majorité absolue des membres de l’Organisation internationale.Paul SAURIOL ¦ lettres au DEVOIR Enfin a la suite des nombreux commentaires suscités par l'étude du professeur Laçasse, commentaires que les journaux ont étalés et qui malheureusement, cachaient une partie de la situation qui existe dans le domaine de la pharmacie de détail.l'Association des pharmaciens salariés apporte une note de vérité à ce débat L Association des pharmaciens salariés fait état d'un sondage lli.lequel démontre que seulement 157» des pharmacies ont toujours un pharmacien de faction: je dois témoigner de la véracité de ce sondage je suis commis-pharmacien (illégal:, et ce.depuis 15 t Le rôle des corn mis-pharmaciens ans.mais jamais le College des pharmaciens n'a appliqué intégralement les règlements susceptibles d'appuyer les pharmaciens salariés Le commis-pharmacien est encore le concurrent du pharmacien diplômé qui cherche un emploi Cette concurrence est possible.justement à cause du manquement du Collège des pharmaciens a appliquer ses règlements Alors il devient évident que le pharmacien propriétaire pouvant mettre la main sur un commis-pharmacien compétent, (devenu compétent par l expérien-cei réalise une grosse économie dans la majorité des cas les ho- noraires professionnels sont chargés au patient et le pharmacien propriétaire n a pas â débourser le salaire que demande un pharmacien salarié Alors, devant une telle situation.comment ne pas se demander que protege le College des pharmaciens'' Evidemment ce Collège ne protège pas les commis-pharmaciens.il ne protege pas les pharmaciens salariés, il ne reste que les pharmaciens-propriétaires pour tirer profit d un tel organisme Toujours devant une telle situation.il est permis de se demander aussi qu’est-ce qui se cache derrière les cris que pous- sent tant de pharmaciens-proprie-taires (2: à la suite de l étude de M Laçasse’’ Le débat s'engage au niveau du rôle irremplaçable du pharmacien, son rôle ou sa fonction en tant que protecteur de la santé publique, son rôle de collaborateur auprès du médecin: mais où se trouvent cette protection pour le public, cette aide pour le médecin quand le laboratoire est laissé entre les mains d'un commis-pharmacien, quand la pharmacie se vide du diplômé pour laisser la place à un commis-pharmacien compétent?Loin de moi l'idée de discréditer une profession qui me per- met de vivre assez bien, je ne puis garder le silène vant une situation confuse En terminant, je me posi te autre question pourqu Collège des pharmaciens d l'impossibilité d'appliquer gralement les règlements, se-t-il toujours de recom l’utilité des commis-ph; ciens.ces individus que les maciens engagent et à qui il lèguent leurs responsabilité tirant d eux le maximum d néfices’’ (1) Le Devoir, page 2.12-10-70 (2i La Presse, page A4.10-12-7 Marcel Ht Montréal.13-12-70 Dites-le avec des roses LIBRE OPINION Le NPD-Québec: du bois mort ou une planche de salut?Le Devoir faisait récemment écho dans ses pages à une querelle entre Jim Laxer, candidat “Waffle" à la direction de son parti, et Roland Morin, chef du NPD-Québec, au sujet de la participation de ce parti aux élections provinciales et de son éventuelle alliance avec le Parti québécois Loin de vouloir imposer la politique du NPD-Canada.Laxer exprime fort bien l’opinion de plusieurs membres québécois du PQ ou du NPD.Je voudrais essayer d’expliciter ce point de vue, particulièrement important à quelques mois des congrès du NPD-Québec et du NPD-Canada qui auront lieu respectivement en février et en avril: du congrès d’avril, sortiront un nouveau leader et le programme du parti pour les prochaines élections fédérales.Plus de place au provincial Il apparaît évident à tout observateur un tant soit peu impartial que le NPD-Québec n’a actuellement aucune place à remplir au niveau provincial: les résultats des dernières élections l’ont suffisamment prouvé.Cette aventure électorale, décidée au nom d'un pseudo-électorat socialiste anglophone, n'a fait qu'éloigner du parti, avec Robert Cliche, seul leader populaire qu'il ait eu jusqu'à date, une bonne partie de ses membres et de son électorat francophone.Poursuivre dans cette voie serait pour le NPD-Québec faire montre d'un aveuglement irréparable mais aussi manquer l'occasion d'accomplir au niveau fédéral un travail essentiel pour lequel il est seul disponible.La crise d’octobre a en effet montré une fois de plus, à l’exception des cas fort ambigus de Martial Asselin et de Pierre de Bané, l’incompétence d une députation québécoise partagée entre le suivisme des libéraux et le fascisme larvé des créditis-tes.Seul le NPD, au dire même d'indépendantistes intransigeants, a maintenu une politique sereine et adaptée aux circonstances, tout en semblant comprendre mieux que les autres la véritable situation québécoise.Ce parti a maintenu son attitude de principe sans souci d’un électoralisme à court terme qui l’aurait incité à s'adapter à la vague répressive.Il faut donc souhaiter que le NPD puisse obtenir d’importants succès aux prochaines élections fédérales puisqu’il est le seul à pouvoir opposer une politique cohérente aux manies du “play boy” d’Ottawa.Ceci vaut autant pour le Québec que pour le Canada.En effet, qu’ils le veuillent ou non, les Québécois dépendent encore d'un parlement fédéral fort puissant, où 74 députés prétendent les représenter.Autant donc, en prévision des crises qui ne pourront manquer de se succéder ces prochaines années, y envoyer des hommes qui ac- par GABRIEL GAGNON M.Gagnon est professeur de sociologie à l’université de Montréal.Dans cette libre opinion, il commente la proposition de Jim Laxer, candidat à la direction du NPD Canadien, et les remous qu’elle a créés dans le NPD québécois.Les sous-titres sont du Devoir.cepteront au moins toutes les dimensions de la réalité québécoise.En l’absence d’une intervention fédérale du Parti québécois, qui serait probablement une erreur, le NPD peut seul actuellement ajouter à son mince électorat socialiste.en plus des indépendantistes réalistes, tous ceux qui, acceptant l’indépendance comme une possibilité sérieuse sans y adhérer encore, s'opposent à un gouvernement prêt a l’étouffer avec ses lois, sa police et son armée.L’axe NPD - FRAP - PQ Pour retrouver et même améliorer son audience québécoise, le NPD doit cependant opérer un certain nombre de revisions importantes dans sa politique et sa stratégie.Il est d’abord essentiel que, dès son congrès de février, le NPD-Québec renonce à toute incursion directe sur la scène provinciale, et aille même jusqu'à accorder au PQ le même appui critique qu'il apportait au FRAP aux dernières élections municipales.En effet, si l’on compare les programmes du PQ et du NPD, il est bien difficile de dire lequel est le plus social-démocrate.D est assez évident.en outre que la majorité de la gauche québécoise adhère au PQ ou vote pour lui: le prochain congrès de ce parti devrait même rendre sa poli- tique plus conforme aux intérêts des travailleurs qui forment la majorité de son électorat.Refuser ces évidences, serait sans doute pour le NPD-Québec retrouver au fédéral ses “brillants’' résultats du 29 avril dernier, tout en réduisant à l'abstention une bonne partie de l’électorat: significative en soi.l'abstention apparaîtra cependant fort inefficace dans la conjoncture actuelle.Au Heu de partir à la recherche d’une gauche fantôme, le leadership québécois du NPD devrait donc accepter la réalité québécoise.si déplaisante qu'elle lui apparaisse.Quant au NPD-Canada, il est difficile de voir en quoi il ferait montre de paternalisme déguisé en acceptant d’avance que le Québec s'autodétermine.Bien peu d’Algériens ont réagi de cette façon lorsque De Gaulle a accepté cette solution.Dire d’avance qu'on acceptera la décision du Québec, quelle qu'elle soit, c'est au contraire garantir toutes les voies de l’avenir sans en préjuger.Un certain nombre de socialistes canadiens, comme la majorité des socialistes québécois, sont de plus en plus convaincus que leurs politiques ne pourront se réaliser dans l'imbroglio constitutionnel actuel ni dans des états de siège artificiellement maintenus.Ceux qui croient à la réalité de l’impérialisme américain et veulent s’y opposer efficacement sont de plus en plus nombreux à penser que.délivrés du carcan actuel qu’ils acceptent mal l'un et l'autre, le Québec et le Canada seraient beaucoup plus libres de construire côte à côte la société de leur choix et d'adhérer ensemble à la communauté des peuples qui.de Santiago à Alger, de Stockholm à Hanoi, croient qu’il y a d’autres modèles possibles que ceux qu’imposent le dollar ou les tanks.1949 Le ralliement des vétérans par PIERRE VADEBONCOEUR Les intellectuels du régime, ou ce qu’il en reste, se sont remis à l’ouvrage: la production presse.On ne gouverne pas seulement avec la police, surtout quand l’appareil législatif a fait le nécessaire pour coffrer des adversaires et qu’on est pris à devoir justifier longuement ce qu'on a fait du soir au matin.Seulement il y a une petite difficulté: la soldatesque se mobilise plus rapidement, plus servilement et plus facilement que les intellectuels.C’est une question de nombre, compliquée d’une question de cervelle.Celle-ci est une denrée plus rare.Les rangs des artisans du verbe sont plus clairsemés et la discipline moins sûre.Quand on fait le décompte de ce qu’il y a d’hommes en armes pour appuyer le régime et de ce qu'il reste d’intellectuels pour faire la même chose, on constate non sans surprise, que si ceux-là sont innombrables, on est réduit, quant à ceux-ci, à gratter le fond du pot.C’est ici que M.Lefebvre rentre en service, que M.Pellerin répond présent, que M.Desbiens enfourche sa rossinante et que M.l'abbé Dion, l’air de rien, accepte du service comme espion.On a sonné le ralliement des vétérans.Qu’est-ce qu’un régime autoritaire?Ce n’est pas seulement celui où la troupe est partout, c’est un régime où le pouvoir ne trouve plus, à part les gendarmes, que des Léopold Richer, des Louis-Philippe Roy et des Antonio Barette pour le défendre.Quelques-uns devraient se souvenir de ça LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siege social est situé au numéro 434 est, rue Notre-Dame, Montréal 101.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée' dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT : Édition quotidienne : S35 par année; six mois : $19.À l'étranger : $40 par année; six mois : $22; trois mois : $12.Édition du samedi : $10 par année.Édition quotidienne, livrée a domicile par porteur : 75 cents par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe : enregistrement numéro 0858.Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844 3361 (lignes groupées) I 1 des idées des événements des tiommes Le Devoir, mardi 5 janvier 1 971 • 5 LIBRE OPINION L enjeu de la crise d'octobre: la population québécoise par E.BRODEUR et M.ROLAND Les auteurs de cette étude, Elizabeth Brodeur et Marc Roland, sont étudiants en sociologie.Dans cette libre opinion, ils expliquent comment, à leur avis, les deux principaux antagonistes de la crise d'octobre, le Front de libération du Québec et le gouvernement du Canada ont formulé le débat "dans des termes impossibles".Les sous-titres sont du Devoir.Au mois d octobre, le Québec a été happé dans une succession d événements qui nous appelaient de toutes parts à des prises de position radicales.Péniblement, nous tentions de saisir une situation qui nous devançait impitoyablement.La vie sociale a maintenant repns un rythme moins essouf-.fiant, et les questions d’octobre ne se posent qu'avec plus de gravité: pour tenter de dégager l'enjeu réel du conflit, nous sommes allés puiser à deux textes dont le passage aura été trop éphémère: le manifeste du FLQ.diffusé sur les ondes de Radio-Canada le jeudi soir 8 octobre, et le discours du premier ministre Trudeau, prononcé le vendredi 16 octobre, au soir de la proclamation des mesures de guerre.Ces deux ‘‘adresses à la nation' nous semblent en effet des porteurs assez explicites des idéologies qui se sont affrontées, pour qu'il vaille la peine d'y revenir attentivement.Nous avons utilisé et citons les publications qui en ont été faites respectivement dans Le Devoir du 13 et le Soleil du 17 octobre 1970.La définition du FLQ La première tâche de toute analyse qui se veut un tant soit peu lucide est d'identifier les acteurs en cause.Un tel nuage mythique entoure le FLQ qu'il nous semble de première importance d'en cerner un peu mieux les caractères.Notre propos n'est évidemment pas de nommer des membres, de décrire une structure, des étapes de formation, etc.: tout cela, bien sûr.nous l'ignorons.Mais n'est-il pas possible, malgré notre ignorance des détails concrets, de situer le phénomène FLQ en termes plus théoriques, qui permettront une approche plus rationnelle des faits connus?Le FLQ se définit lui-même comme ‘‘un regroupement de travailleurs québécois qui sont décidés à tout mettre en oeuvre pour que le peuple du Québec prenne définitivement en mains son destin”.Voila une auto-définition concrète.Plusieurs questions surgissent: de quel type de groupe s'agit-il.comment peut-on en qualifier l'orientation et le mode di fonctionnement, quel impact peut-il avoir sur la société?Comment s'inscrit-il dans cette société, de quelle idéologie participe-t-il?Quelle extension peut-on lui conférer hypothétiquement?A quoi peut-on s'attendre dans l’avenir?Que signifient les initiatives des mois d'octobre et de novembre, en particulier le Manifeste?Trois caractéristiques Nous basant sur des faits connus du public (1) et sur le Manifeste, nous pouvons caractériser comme suit le FLQ : Il s'agit plutôt d'une organisation que de la simple succession de petits groupes révolutionnaires sans autres liens entre eux que des aspirations de changement social et l’utilisation de la violence: organisation, c’est-à-dire structure, permanence, planification - ce qui n’exclut pas initiative, autonomie des cellules, filtrage des communications entre les unités de base.Plusieurs indices nous portent en effet à croire que nous sommes en présence d'une organisation: une revue (La Cognée) a été publiée régulièrement pendant plusieurs années alors même que certaines cellules agissantes se faisaient démembrer et emprisonner par la police; des vols d'argent et de munitions se sont produits qui peuvent difficilement se concevoir comme le fait d'un petit groupe isolé agissant pour lui seul; vague après vague, le FLQ s’est manifesté avec une régularité remarquable depuis 1963, et surtout avec une progression constante dans les méthodes d’action et la gravité des objectifs, ce qui indique moins un perpétuel recommencement que l'élaboration graduelle d’une organisation de mieux en mieux constituée.Il s'agit d'un groupement volontaire et volontairement clandestin; la clandestinité n’est pas d’abord ici consécutive à une répression, mais imposée sinon par l’idéologie révolutionnaire, du moins par les méthodes d’action choisies; le membership est hétérogène du point de vue des appartenances sociales.Pourtant on lit: “un regroupement de travailleurs québécois”; le FLQ se recruterait-il donc dans une couche bien déterminée de la population?Nous ne le croyons pas: d’abord le Manifeste lui-même donne une extension considérable au mot “travailleurs”, y englobant travailleurs manuels, étudiants, fonctionnaires, professeurs.; ensuite, les membres découverts du FLQ provenaient des quatre horizons de la société: chauffeurs de taxi, étudiants de milieu bourgeois, techniciens, etc.D semble donc que l’organisation “recrute” un peu partout; on pourrait être surpris d’y trouver un médecin, un ingénieur.cela reste dans les limites du possible: les clivages sociaux sont beaucoup moins nets et hermétiques ici qu’en bien d’autres sociétés.Il s’agit d’une organisation marginale et non d’un “mouvement social”: ce dernier terme implique sinon l’adhésion formelle, du moins la participation diffuse d'une assez large fraction de la population partageant l'idéologie et les aspirations du groupement.Le FLQ peut devenir un mouvement, il ne l’est pas encore, pour autant que l’on connaisse l’orientation actuelle des sympathies populaires.H faut bien voir que le FLQ a des visées révolutionnaires, mais que nous ne sommes pas pour autant menacés de révolution hic et nunc: le FLQ n’a pas les moyens de provoquer dans l’immédiat une véritable révolution, car celle-ci présuppose un processus social qui n’a pas eu lieu ici (2).Le FLQ est armé, certes: carabines et explosifs sont des armes: mais nous ne sommes pas en présence d'une armée, ne construisons pas de mythe.Disons finalement ceci: quelles que soient exactement ses caractéristiques internes, le FLQ est, par rapport à la société, l’expression d’une volonté de changer radicalement le système social et politique, et cette volonté - nous l’avons éprouvé - est assez puissante pour aller jusqu’à menacer sérieusement le système.Une lutte d'abord idéologique Nous avons utilisé le terme “idéologique".Toute organisation à visée socio-politique propose une certaine lecture de la société, une utopie pour l’avenir, une légitimation de son activité: c’est ce que l’on nomme idéologie.Or, nous croyons que la crise d’octobre s’est jouée très précisément sur ce plan de l’idéologie, bien plus que sur le plan de la lutte pour le pouvoir: quoi qu’on en dise, les forces en présence étaient bien trop disproportionnées pour que l'enjeu véritable soit le gouvernement de la nation, comme c'est le cas dans la phase ultime d’une révolution Ce qui est en cause, c’est le choix même d’une orientation collective: c'est pourquoi nous voyons comme essentiel de démonter les mécanismes des idéologies.C’est dans le Manifeste que nous trouverons la lecture, l’utopie et la légitimation du FLQ.La société québécoise y est qualifiée de société d’esclaves dépossédés et terrorisés: les auteurs de cette exploitation sont principalement la haute finance anglo-saxonne et ses acolytes politiques, bien organisés dans le système mis sur pied: capitalisme et fédéralisme encadrent efficacement la population grâce aux sous-sys-tèmes que sont les gouvernements, la publicité, les entreprises.I Kgli.se, l’Université.Le clivage social est défini entre les exploiteurs d'une part, et d'autre part la population travaillante dont le FLQ.sans se prétendre le représen- tant.s'en affirme partie intégrale.Telle est la lecture, à laquelle s'oppose l'utopie: une société libre, où le pouvoir est détenu par les travailleurs, exercé par eux et dans leur intérêt.La légitimation de l'action révolutionnaire, c'est que nous appartiennent déjà travail, détermination, liberté, c'est l’aspiration de notre collectivité à s'autodéterminer librement dans son développement.On pourrait schématiser ainsi la vision proposée par le FLQ: Exploitation > < SocitSté québécoise Capitalistes /'Population / '' ( (travailleurs) ’ anglo-saxons - "" Si l'on tentait de tracer un schéma équivalent à partir du discours de M.Trudeau, on obtiendrait ceci: Société canadienne > < Menace rGÔuvernement i ,.r — — i (citoyens) c_ Population ! Criminels felquiste En effet, le discours du premier ministre propose une tout autre lecture de la société: le peuple canadien, peuple de longue tradition démocratique, est menacé dans son unité et sa liberté par le FLQ dont les actes de violence ne peuvent qu’aggraver les injustices existantes; le clivage est défini entre la population dont le gouvernement est une émanation d’une part, et le FLQ de l'autre.L'utopie, ici, c’est l’édification de la société “que nous voulons tous”, la justice sociale et la prospérité, la démocratie.La légitimation, c’est “l’autorité de la loi sans laquelle la liberté n est plus possible”, ce sont les aspirations communes aux Canadiens, et le mandat donné au gouvernement.Qui donc est ce gouvernement dont nous venons de décrire l’idéologie?D ne s'agit plus d'une organisation révolutionnaire clandestine, mais de l'appareil public de pouvoir dans un régime politique défini: les renseignements d'ordre concret qui nous font défaut pour le FLQ abondent ici: on peut nommer les membres du gouvernement, ministres et députés, et les gens dont ils s'entourent, conseillers et fonctionnaires de toute sorte, définir son fonctionnement, sa structure, ses limites, son extension.Comme pour le FLQ.cependant, ce n est pas tant son aspect interne que ses rapports avec la société qu'il nous importe de mettre à jour: de quelle volonté est-il l'expression, comment se situe-t-il face au système socio-politique?Ce n’est un secret pour personne que les actes d’un gouvernement portent très souvent la marque de certaines influences puissantes qui disposent de moyens de pression considérables.Toute décision gouvernementale est finalement un compromis entre différents pouvoirs : volonté propre des gouvernants, pressions de certains groupes d'intérêt economiques ou autres, opinion publique Les pressions qui s’exercent le plus puissamment sont celles des groupes tirant leur force de l’ordre social existant et ayant donc tout intérêt à le maintenir: l’action gouvernementale se fera rarement au détriment de cet ordre social.Certes, il peut y avoir évolution progressive, ce n’est point un statu quo perpétuel: mais cette évolution s’inscrit dans le cadre du même système socio-économique qui a élu le gouvernement et lui confère ses fonctions et son pouvoir.Contradictions radicales On vient ainsi d’identifier les antagonistes et leur idéologie respective; il est évident qu’on ne peut les réconcilier.Cependant le phénomène à noter - car il a été la source de bien des confusions - , c’est qu'on ne peut opposer adéquatement point par point les deux idéologies.D riy a pas que contradictions radicales entre les deux, il y a.sur deux plans essentiels, une non-correspondance absolue, un porte-à-faux constant.D'abord quant au type d'argumentation Cest en termes d’action, de faits concrets, de situations tangibles que le FLQ attaque la “democracy'' : 60% du texte est consacré à une longue énumération: frustrations, injustices, accusées, identifiées: les questions de principe y tiennent fort peu de place Le régime politique, le régime économique, sont dénoncés non point comme principes de structuration (vg le capitalisme est mauvais en soi parce qu'il se fonde sur la recherche du profit), mais comme générateurs de situations concrètes (pauvreté, chômage, infériorité, “misère et mépris") qui.aujourd'hui, suscitent une révolte non pas au nom d'un idéal abstrait, mais au nom de l'aspiration la plus élémentaire, la plus concrètement enracinée qui soit: la soif de liberté et de développement, d'action collective reposant sur des solidarités réelles.Le texte de M.Trudeau est beaucoup plus abstrait.Son objectif est double: dénoncer le F.L.Q.rallier la population; ces deux objectifs immédiats ont une source commune: la défense de la démocratie, de l'ordre social.Ceci se fait non plus tellement sur le plan des situations concrètes, qu'au niveau des principes et des valeurs: liberté et sécurité à assurer à chacun, institutions juridiques à protéger, unité et paix à sauvegarder, respect et tolérance à manifester à l'égard de chacun.Au nom de ces valeurs de la démocratie canadienne.M.Trudeau condamne les faits, gestes et paroles du FLQ et de ses sympathisants; au nom de ces mêmes valeurs, il justifie les mesures gouvernementale?, et invite la population à les appuyer.Bien sûr le discours de M.Trudeau revient sans cesse aux faits: les événements, les exigences du FLQ, les pouvoirs accordés à la police, la protection publique.Cependant les faits ne tissent pas l’étoffe de l’argumentation: celle-ci se développe primordialement sur des principes et des généralisations que les faits ne servent qu’à introduire.La conséquence de tout cela, c’est un dialogue de sourds - si dialogue il y a eu: le FLQ accuse au plan des faits, le gouvernement récuse au plan des principes.Chacnn peut indéfiniment condamner l’autre, chacun peut diversement se rallier l’accord de la population ou s’attirer ses foudres: il n’y a pas possibilité de choix global et exclusif entre l'un ou l'autre.Et pourtant chaque texte invite à un tel choix.Deux "nous” différents En second, la non-correspondance radicale s'inscrit dans les définitions du “nous”, i.e.de la solidarité qui fonde l'action commune.Non seulement la société est-elle diversement découpée et expliquée par les deux antagonistes, mais ce n’est pas de la meme société qu’ils parlent.Le nous dont se réclame le FLQ est le nous québécois et travailleur, c'est celui de ceux qui subissent depuis longtemps le double asservissement “capitaliste” et “Canadian"; l’appartenance est d’abord définie par une histoire génératrice de solidarité qui invite à la liberté collective.Le nous sur lequel se fonde M.Trudeau est le nous citoyens canadiens; l’appartenance est définie par un régime politique qui prescrit un principe de comportement démocratique.Le nous du FLQ esi frappé au coin du conflit radical; chez M.Trudeau, il n’y a que “problèmes”, aucune allusion aux distorsions fondamentales mises en accusation par le FLQ: Québec-Canada, patrons-travailleurs.Le Canadien est un citoyen, et tous les citoyens canadiens ont un même intérêt collectif: s’ils affrontent des “problèmes”, des “cas d’injustice sociale”, ils sont pourvus de gouvernements dont “(chacun), au mieux de ses ressources et possibilités, s'attache à y trouver des solutions” Le peuple (canadien) (est) foncièrement humain et tolérant".Stratégies nécessaires Il est naturel, dira-t-on.qu'un groupe de séparatistes révolutionnaires et qu'un gouvernement fédéral proposent des identifications collectives qui ne peuvent absolument pas se recouper.Dans le contexte actuel, cependant, nous y voyons plus qu'une incidence sans importance: c'est en effet précisément ici le centre et l'enjeu décisif des événements.Ces nous différents, il était stratégiquement nécessaire de les affirmer comme tels.Car nous n en sommes point à la phase terminale d'une révolution, où la lutte se mène directement pour le pouvoir, où de larges fractions de la population sont susceptibles de soutenir tant les révolutionnaires que les autorités: nous sommes à une phase initiale si tant est que nous allions vers une révolution -.à une période d'agitation sociale où les révolutionnaires cherchent à conquérir l'appui de la population, à la rallier à leurs objectifs, ce qui est toute la légitimité de leur lutte.La tâche essentielle pour le FLQ est donc de créer un nous révolutionnaire englobant, un sentiment profond d'urgence collective.Cest pourquoi il devait susciter un nous travailleurs-québécois: ce dernier terme circonscrit le champ des aspirations: le premier identifie l'aliénation et le lieu du conflit.C’est exactement pour la même raison stratégique que M.Trudeau devait faire appel à un nous canadien, seul susceptible de désamorcer le surgissement d’une conscience collective révolutionnaire dans cette province: parler spécifiquement aux Québécois de leur insertion comme tels dans un Canada fédéré eût déjà été reconnaître une spécifité québécoise: les nommer, les appeler Canadiens comme les autres, c’est contrer avec une efficacité accrue l’éventualité d'une séparation.De même, définir les Canadiens comme un nous citoyens, c est échapper à l'autre face du soulèvement, le conflit patrons-travailleurs.Le choix est-il possible entre ces deux définitions?Peut-on oppxrser deux allégeances ainsi formulées; le bon citoyen est un Canadien, le bon Québécois est un travailleur, et exclure l'une au nom de l’autre?C'est une absurdité.Et pourtant, chaque texte invite à un tel choix.L’enjeu des événements C’est bien ici que l’on saisit en quoi la population - précisons: la population québécoise - a été l'enjeu des événements d'octobre-novembre: c'est à elle que s'adresse le Manifeste, à elle que s'adresse aussi le discours à travers l'ensemble des Canadiens.C’est de son choix qu’il s'agit, et les textes diffusés n ont été qu'un élément - combien révélateur! - de la stratégie des deux acteurs principaux.C’est parce que ce choix était suscité par les événements, parce qu’une - la question collective était soulevée, qu'on a vu se mettre en branle tant d'énergies de suscitation et d étouffement px>ur imposer un visage au Québec.Aussi l'avenir nous offre-t-il des interrogations inéluctables: le débat sera-t-il toujours formulé en termes impossibles.sans cesse remis à plus tard?La société québécoise formulera-t-elle et inscrira-t-elle dans la réalité une option décisive?D'aucuns pensent qu'une chance de plus vient d’être ratée.Or on ne remet pas indéfiniment les questions collectives: chaque échec enfonce et embrouille le problème jusqu'à ce que l’inertie nous habite tellement qu elle nous étouffe.Le Québec choisira bientôt ce qu’il veut être, ou il ne sera pas.Le 1) On pourra en trouver un bon exposé dans Gustave Morf, terrorisme québécois".Montréal.Editions de l'Homme, 1970.2) Cf.Maurice Torelli et Renée Lescop-Beaudoin, “Les formes modernes de la lutte politique ", Le Devoir.17,19 et 20 octobre 1970.lettres au DEVOIR Le consommateur est roi et maître?Ses serviteurs LG.A.Steinberg et Dominion renseignent et paient des publicitaires pour le mieux servir.Qui est le plus bel idiot du trio: consommateur, publiciste, serviteur?J’ai conservé et comparé les pages publicitaires de ces trois dignes serviteurs du public, La Presse et Le Droit, des semaines du 3 et du 10 décembre 1970, ont publié deux pages complètes de réclames publicitaires.Un bel après-midi ensoleillé de décembre, devant le lac merveilleusement calme sous sa gelure blanche, je me suis astreint à étudier les idioties possibles.J’en ai relevé une vingtaine.Je demande des explications pour les cinq plus belles! 1.Le bacon sans couenne de Dominion.Comment les publicitaires de Dominion peuvent-ils se convaincre let chercher à nous convaincre) que leur client “coupe les prix à plein ”?Dominion offre une livre de bacon.sans couenne, à $0.67; Steinberg offre le même produit à $0.63.Le prix est-il vraiment coupé à plein?2 Le sac d’une livre de café chez Steinberg, Comment les publicitaires de Steinberg peuvent-ils se convaincre (et chercher à Qui est idiot ?nous convaincre) que leur client fait des "miracles”?Steinberg offre un prix miracle pour un sac d une livre de café Chase and Sandborn à $0.99: Dominion le vend $0.95.Où est le miracle?3.Le saumon révolutionnaire d’I.G.A.Comment les publicitaires d’I.G.A.peuvent-ils se convaincre (et chercher à nous convaincre) que leur client offre des ‘‘ prix révolutionnaires’ ' ?LG.A.offre une boite de 7 onces et trois quarts de saumon Sockeye au prix révolutionnaire de $0.61 après rabais; Dominion vend le même produit $0.56.Révolution bien tranquille! 4.Le shortening Crisco d’I.G.A.Comment les publicitaires d’L-G.A.peuvent-ils se convaincre (et toujours, évidemment, chercher à nous convaincre) que leur client poursuit sa politique "révolutionnaire”?LG.A.offre trois livres de shortening Crisco au prix révolutionnaire de $1.25 après rabais.Dominion et Steinberg l'ont obtenu à $1.18, en général, et le vendent normalement à $1 19 quelquefois à $1.14.Révolution d'opérette! 5.Le fromage Black Diamond de Dominion Renversement de la vapeur, révolution coupée à plein?Dominion nous offre des super- Réponse d'un "intellectuel retranché" Quand on parle avec violence et haine Jè lisais le 23 novembre les declarations de M.René Lévesque sur les chefs des trois gouvernements.Plus tôt.c’était M.Charron accusant Pierre Trudeau d’être “responsable de la mort de M.Pierre Laporte".Il y a 2 mois à peine, je souriais ou me fâchais en lisant de telles sornettes.Toutes les belles épltres de nos intellectuels, artistes, dirigeants syndicaux, sans oublier les multiples Fronts de libération, attaquant.dénigrant sans arrêt toute forme dàutorité que ce soit, les gouvernements, la justice, etc.ne changeaient rien dans ma r ie.Les démonstrations violentes ne me faisaient point perdre mon calme, même pas les bombes J'étais assez nàive pour me croire bonne citoyenne en m'occupant de ma famille, et en traçant librement un X tous les 4 ans sur un bulletin de vote ES le 17 octobre, je me retrouve avec un poids énorme sur la conscience.Eh oui.moi et la majorité silencieuse partageons la culpabilité du meurtre de Pierre Laporte Par notre silence justement La voix de nos députes n'est plus suffisante quand il s agit de faire taire nos pseudo-libérateurs, ou au moins leur donner la réplique Et si ces pauvres “mecs” let j'inclus tous nos grands parleurs, petits faiseurs, terroristes et meurtriers) sont si malheureux dans la Belle Province, si dégoûtés de la démocratie canadienne, ils peuvent tous s'exiler à Cuba ou en Algérie C est trop facile quand on parle avec violence et haine sans arrêt, de se laver les mains de toutes responsabilités, lorsque quelques déséquilibrés prennent dés moyens extrêmes en kidnappant et assassinant Et le même principe s'applique pour moi.et tous les Canadiens qui ont élu les gouvernements actuels.Personnellement, j'appuie les paroles, mesures et actions de nos premiers ministres Trudeau et Bourassa.et je prie tous les grands parleurs de parler en leur propre nom et surtout de ne pas oublier que la haine et la violence prèehées à tort et à travers, produisent les résultats qu'on connaît Jacqueline CLERMONT-LASNIER Montréal.14-12-70 aubaines Un paquet de 8 onces de fromage blanc fort, en bâtonnet, Black Diamond, est offert, prix coupé à plein, super-aubaine, à $0.61; LG.A.vend le même produit $0.59.Où sont l’aubaine et la coupure à plein?Conclusion intérimaire.Je pourrais, hélas, continuer à citer ces idioties.Puis-je demander à Steinberg où est le miracle quand il offre une livre de gâteau aux fruits à $0.69 et deux livres à $1.35, alors que Dominion propose le même produit à $0.67 et $1.33?Où est le miracle du jus de tomate Heinz (19 onces) à $0.19 chez Steinberg quand, sans miracle, Dominion vend le même produit $0.18?Où sont, messieurs, les miracles et les prix coupés à plein quand vous vendez des bananes?Les petits singes qui s'approvisionneraient chez l.G.A.paieraient $0.10 la livre, chez Dominion et Steinberg $0.09 la üvre, J’en ai mange (oui mangé) à Coo-prix; elles m'auraient coûté $0.08 la livre si je les avais payées EX les pommes de la Colombie canadienne à $0.29 la livre chez Dominion.$0.30 la livre chez Steinberg?Elles se vendaient $0 25 chez l.G.A.D'autre part.l.G.A."révolutionne” les 10 livres de "patates" à $0.37 quand Dominion coupe les prix à plein à $0.34 Coupez, coupez.Steinberg joue du miracle à $0.32! Qui est idiot?Pas moi en tout cas, Je me contente de lire la réclame, d’en rire à mon aise et d’aller ailleurs, à ma coopérative d'alimentation! Jacques-A.LAM.ARCHE Chéneville 18-12-70 La lettre “a des intellectuels retranchés” de M.J.-P.Lefebvre me montre jusqu’à quel point le “Colloque stjf les libertés au Québec" était une nécessité.Je voudrais d’abord m’accuser auprès de M.Lefebvre mais aussi auprès de MM.J.-P.Desbiens, J.Marchand, Y.Dupuis etc.de deux défauts: d’être un intellectuel et de ne pas avoir eu la même opinion que les “autorités en place" durant la dernière crise.Malgré ces deux gros stigmates qui me discréditent au départ (et si la campagne de dénigrement contre les intellectuels et les gens qui pensent “mal”, i.e.pas comme les gouvernements se poursuit ça deviendra un véritable handicap) je voudrais risquer une réponse à M.Lefebvre.M.Lefebvre écrit: "Je comprends aussi qu’on ait pu s’émouvoir des rigueurs de l’action policière.Mais je n’arrive pas à comprendre la rage avec laquelle on s’est attaqué aux décisions des autorités en place”.Souffrez, M.Lefebvre, cette curiosité d'un sacré intellectuel qui vous demande si vous comprenez comment il se fait que les gouvernements Trudeau et Drapeau (je trouve inutile d’ajouter le gouvernement Bourassa) se soient appliqués avec rage a éclabousser les intellectuels qui ne pensaient pas comme eux?Dans cette même libre opinion.M.Lefebvre se permet d’interpréter les paroles du Père Gaston Michaud, o.p., qui vit au diapason d une population défavorisée de St-Louis de France.G.Michaud disait que “les élections étant faites à coup d’argent et ne permettant pas une information efficace l’on ne pouvait avoir confiance".Il n’y a dans ces paroles aucun monopole de la logique mais une simple constatation Rares sont les politiques qui ont comme but premier non la rentabilité électorale mais le bien-être d’une population.La réflexion la plus significative de M.Lefebvre et celle qui me fait dire que le Colloque sur les libertés au Québec fut d'une grande nécessité est celle-ci: M.Lefebvre se demande “s'il est possible que les G.Rocher.G.Fortin et F.Dumont soient traumatisés par la présence des soldats aux portes des édifices publics”?Est-il possible que vous, M Lefebvre, soyez déjà habitué de voir des soldats dans nos rues?Est-il possible que des gens comme vous ne soyez pas traumatisé face à cette complaisance de la majorité silencieuse à accepter sans broncher le climat de répression sans précédent au Québec et souligné par plus de 3000 perquisitions et 400 arrestations sans mandat?Pierre FRENETTE.Professeur de Biologie.Université du Québec à Montréal 22-12-70 PENSIONNAT POUR ENFANTS DE 3 à 10 ANS Air pur - piscine -Éducation musicale: piano, flûte, etc.Expression corporelle et rythmique Diction - Arts plastiques.Le Lycée Da Silva fondé en 1950 Sain»e-Sophie-de-Lacorne Comté de Terrebonne 1-436-1304 Vous pourrez sûrement parler anglais, dès avril.Grâce à notre méthode.Dès le 25 janvier, au début des cours semi-privés, vous direz des mots usuels.Dès la deuxième leçon, vous direz facilement des phrases complètes.Et, en avril, vous saurez assez d’anglais pour le parler sûrement.Alors si vous voulez parler anglais, ou toute autre langue d’ici avril, à raison de 2 leçons seulement par semaine, en semi-privé (pour élèves débutants, intermédiaires ou avancés), prenez rendez-vous tout de suite avec Berlitz pour une leçon gratuite et sans aucune obligation de votre part.Inscrivez-vous “right now".Vous verrez * comme nous disons vrai.Montreal, 2055, rue Peel, Tél.288-3111 Berlitz Cours de langues vivantes Montréal, 50, Place Crémazie, Tel.387-2566 ® St-Jean, 207, Richelieu, Tél.346-6100 1 I 4 'I 6 • Le Devoir, mardi 5 janvier 1971 Le malaise social en Israël où le nombre des grèves a sensiblement augmenté en 1970 par AMNON KAPELIOUK JÉRUSALEM (Le Monde) - Israël connaît depuis quelque temps une vague de grèves qui s'est étendue à tous les secteurs: professeurs de lycée, employés de l'aviation civile, de l'électricité, des postes, des ports, etc.La guerre n'a pas freiné les revendications sociales, mais il semble que depuis le cessez-le-feu instauré le 7 août 1970 ces revendications s'expriment avec beaucoup plus d'insistance.Ainsi, les professeurs de lycée n'avaient pas osé faire la grève pendant la guerre d'usure.Depuis.7.000 d'entre eux (auxquels se sont joints pendant quelques jours les 1.500 professeurs des ecotes professionnelles et agricoles) ont suspendu leurs cours pendant six semaines et ne les ont repris qu’à la mi-décembre, après que la plupart de leurs revendications eurent été satisfaites.De 86.000 en 1966, le nombre des grévistes était tombé à 25.000 pendant l'année de la guerre de 1967.pour remonter à 42.000 en 1968, avec 101 grèves, et 73.000 jours de travail perdus.La courbe remonte encore en 1969 avec 114 grèves, 44,500 grévistes et 102.000 jours de travail perdus.Pendant les neuf premiers mois de 1970 les chiffres sont respectivement de 127 grèves, 73,000 grévistes et 172,000 jours de grève, soit une augmentation de 41% par rapport à la même époque de l'année précédente.Dans les trois quarts des cas, les revendications portaient sur les salaires.On notait aussi une tendance générale à ne pas accepter que le poids de la guerre retombe en grande partie sur les salariés, tandis que les capitalistes, les grands entrepreneurs et les grands commerçants ne participaient pas à cet effort conformément à leurs possibilités.Il est intéressant de signaler que plus de la moitié des grèves cette année ont touché le secteur public et gouvernemental, un tiers le secteur privé, et 10% les entreprises de la Histadrout, la grande confédération syndicale.Les milieux industriels ont cherché le moyen de limiter le droit de grève quitte à se réclamer des lois d'urgence pour y parvenir.Le président du Comité du travail des entreprises économiques privées M.Moshé Lévi, a déclaré à plusieurs reprises qu’il fallait interdire les grèves qui ont submergé le pays parce qu'elles constituent “un gran- ve sabotage de l’effort de guerre".Le Gahal droite nationaliste - mène depuis des années une campagne en faveur de l'arbitrage obligatoire dans les services vitaux et de la médiation préalable dans les autres services pour prévenir les grèves.Dans les milieux gouvernementaux également, il existe des courants favorables à la limitation du droit de grève.Au mois de juillet dernier, le ministre du travail M Joseph Almogui.a proposé au gouvernement, à la Histadrout et aux employeurs de respecter une ' trêve" pendant laquelle il n’y aurait ni grève, ni augmentation de salaires, des prix et des impôts.Le gouvernement a semble-t-il renoncé à proposer des lois limitant le droit de grève après avoir constaté que ce n'était pas un moyen efficace: un texte adopté l'année dernière par la Knesset et préconisant un préavis de deux semaines n'a pas donné les résultats espérés.La grande confédération générale des travailleurs, la Histadrout.s'est opposée de son côté à la limitation légale du droit à la grève, mais elle ne s’est pas toujours rangée du côté des grévistes.Plus de la moitié des arrêts de travail, cette année, n'étaient ni approuvés, ni soutenus par elle.La Histadrout, qui célèbre en décembre son cinquantième anniversaire et compte plus d'un million de membres (plus d’un tiers de la population totale de l'Etat), est un syndicat unique dans son genre.Sa contribution à la creation de l’Etat d’Israël est énorme, mais ce n'est pas uniquement le syndicat des travailleurs, c’est aussi un employeur possédant d’importantes entreprises.Les mouvements revendicatifs au sein de la centrale ont représenté 11% du total des grèves en 1968, 6% en 1969, 10% en 1970.Que la Histadrout s'efforce souvent de freiner ces mouvements, tient au fait que ses dirigeants, tous membres du Mapai, fraction majoritaire du parti travailliste au pouvoir, agissent conformément à la politique du ministère des finances.Toutefois, un certain changement dont on ne peut pas encore prévoir les conséquences, s’est produit cette année.Le nouveau secrétaire général, M.Itzhak Ben Aharon, appartient à l'Ahdout Haavoda (une tendance de gauche modérée dans le parti travailliste).Agé de soixante-quatre ans.idéologue du mouvement ouvrier, il a entamé une bataille ouverte avec le ministre des finances et son chef.M.Pinhas Sapir.MM.Ben Aharon et Sapir sont considères comme des "colombes" en politique étrangère - ils s'étaient notamment opposés à la suspension des pourparlers Jarring au mois de septembre.- mais dans le.affaires sociales ils se trouvent chacun d'un côté de la barrière M.Ben Aharon est généralement considéré dans les milieux ouvriers comme un défenseur des travailleurs tandis que M.Sapir.lui aussi membre du parti du travail, leur apparait comme l’homme de confiance des industriels et le créateur du capitalisme moderne en Israël M.Ben Aharon ne jouit pas d'un soutien total au comité exécutif de la centrale, et il a surpris ses camarades du parti lorsqu'il a critiqué publiquement, en tant que secrétaire général - pour la première fois dans l’histoire de la Histadrout, - l’ingérence du parti dans l’établissement du taux des salaires.Il est anormal, a-t-il expliqué, que le taux des salaires soit fixé non pas en fonction du coût de la vie mais d’après une simple décision du parti, n a également provoqué un certain agacement lors-u’il a attaqué les "profiteurs de guerre’’ et défendu le roit de grève, en déclarant: “Il est inadmissible que, dans une guerre comme la nôtre, certains secteurs s’enrichissent sur le compte des autres.Les travailleurs d’Israël sont prêts à tous les efforts pour leur pays, mais jamais ils ne seront prêts à faire un effort quelconque pour les banquiers, les importateurs et les entrepreneurs d’Israël qui continuent de s'enrichir pendant la guerre.” (Maariv.25 juin 1970.) Le pourcentage des revenus des salariés dans le revenu national ayant baissé de 10,7% de 1967 à 1969, M.Ben Aharon a reclame 1’ « égalité des sacrifices».Le « package deal », signé au début de 1970, entre le gouvernement.Tes employeurs et la Histadrout.pour préserver la stabilité des prix, des salaires et des impôts, n'a pas donné les résultats espérés.Au mois d'août, le gouvernement a augmenté les taxes et quelques impôts et a annulé les subsides accordés à certaines productions de base pour récupérer 440 millions de livres israéliennes destinées aux besoins de la guerre.La Histadrout a essayé de freiner la vague de hausse des prix, sans précédent depuis cinq ans.mais sans succès apparent.Maintenant, la lutte se concentre sur le montant de l'indemnité de vie chère qui sera accordée aux salariés à partir de janvier 1971.Il faut s'attendre aussi à des revendications concernant des nouveaux accords de travail dans les différents secteurs.Une hausse nominale des salaires de 10 à 11% a bien eu lieu cette année, mais elle a été en partie annulée par l'augmentation des impôts et la montée des prix.Le malaise social en Israël est certain et la guerre ne peut le dissimuler que pour une période limitée.En 1966.il y avait le fameux ralentissement économique qui a entraine le chômage et même l'émigration.La guerre a provoqué un développement accéléré et un essor économique, dus surtout aux commandes de l'armée et du ministère de la défense à l'industrie locale.L'activité économique a été, en outre.soutenue par l'importation et l’investissement des capitaux de l’étranger.Le P.N.B., qui était de 12,900 millions de livres israéliennes en 1966, a atteint le chiffre de 18.165 millions de livres en 1970.L'industrie a connu un grand essor, surtout dans des branches exigeant une grande spécialisation technique comme l’électronique.Au •gouvernement certains se soucient déjà de l'avenir de l'économie israélienne quand la paix sera rétablie.Une équipe comprenait les meilleurs experts économiques du ministère des finances et de la Banque d'Israël siège actuellement pour examiner les mesures à prendre.Il faudra s'attendre, cependant à l’intensification des revendications en vue de l’amélioration du niveau de vie des travailleurs et de l'augmentation de leur part dans le revenu national.M.Ben Aharon l’a déjà prévu avant son accession au poste de secrétaire général de la Histadrout, il y a un an, en déclarant que « les quatre années à venir doivent être marquées par une lutte sociale très intense dans la société israélienne ».La Chine de 1971 Pékin met l'accent sur l'égalité entre les nations par JEAN LECLERC du SABLON, de I AFP PEKIN - La Chine populaire, dont la politique internationale est en pleine expansion et qui, à l'intérieur, consacre tous ses efforts à la reconstruction du parti et de l’administration ainsi qu'au lancement d'un quatrième plan quinquennal, entre dans l'année 1971 avec un double objectif: Préserver son image auprès des pays du tiers monde en s'engageant à ne jamais devenir une super-puissance et éviter par tous les moyens que les cadres soient de nouveau gagnés par la bureaucratie et par d'autres "vices' contre lesquels le président Mao Tsé-Toung avait lancé la révolution culturelle En soulignant que “les relations étrangères de la Chine se développent quotidiennement’.l'éditorial publié conjointement par le "Quotidien du peuple et le “Drapeau rouge" n'évoque que les relations avec les partis (Albanie, Vietnam.Corée du Nord) et les mouvements révolutionnaires, mais ne Un expert du Vatican CITE DU VATICAN i.AFPi - Mgr Giulio Ricci, qui a fait de nombreuses études sur le Saint-Suaire de Turin, a qualifié de “très intéressante" la découverte par des archéologues israéliens des restes d'un homme crucifié il y a 2.000 ans.Cette découverte "est sans aucun doute importante du point de vue archéologique, surtout en ce qui concerne la présence d'un clou qui immobilisait les pieds du supplicié", a déclaré Mgr Ricci à un représentant de l’AFP.Le prélat estime que "la position presque assise contre le bois de la croix, dans laquelle se trouvait l'homme en question, n'ajoute pas beaucoup à ce WASHINGTON (PC) Un ex-agent des services secrets soviétiques a révélé au Sénat américain qu'un complot avait été organisé dans le but de séduire deux secrétaires de l'ambassade du Canada à Moscou et de compromettre un diplomate canadien dans une affaire de femmes.Mais, dit-il.la tentative a échoué et n'a rapporté aux services soviétiques aucun renseignement de valeur.Yuri Krotkov, qui comparait devant le comité du Sénat sous le nom de George Karlin, a longuement relaté, dans un rapport récemment publié, les efforts Un procès politique?LOS ANGELES (AFP) Le procès Manson est un “procès politique" C’est ainsi que Me Irving Kanarek, avocat de Charles Manson, a qualifié les poursuites contre son client et ses trois co-inculpées, toas accusés d’avoir assassiné Sharon Tate et six autres personnes en août 1969.Au cours de son plaidoyer hier Me Kanarek.faisant apparemment allusion au conflit régnant dans le pays entre la jeunesse hippie et T'Establishment”, a notamment déclaré: “Le ministère public de Los Angeles est un bureau politique et ce procès est un procès politique.du fait de l’antagonisme qui règne vis-à-vis des idées que certains d’entre nous peuvent avoir." parle pas des relations avec les "Etats"."Jamais la Chine ne se comportera comme une super-puissance.Le peuple chinois est favorable à l égalité entre toutes les nations, grandes ou petites.Nous remplirons obstinément nos obligations internationalistes prolétariennes ".souligne le texte.La note de modestie est plus nette si l’on examine le paragraphe correspondant de l’éditorial de l’année dernière, qui plaçait la Chine sur un plan d’égalité avec l’Union soviétique et les Etats-Unis, et observait que “par contraste avec le déclin et 1 affaiblissement de l'impérialisme et du social-impérialisme, la Chine socialiste est devenue encore plus solide, prospère, puissante vigoureuse".Ce souci de jouer son propre rôle "militant’’, différent de celui qui est attribué aux deux autres grandes puissances.est affirmé avec d’autant plus d'insistance que, cette année, l'activité internationale de Pékin, marquée qu'on savait déjà sur ce mode d'exécution romaine Le crucifié reproduit sur le Saint-Suaire a fait, lui aussi, des mouvements pour se soulever et s’af-faiser.a dit Mgr Ricci.Ceci était dû au fait que les Romains clouaient les pieds à une hauteur anormale, pour obliger le condamné à s’y appuyer pour se redresser et éviter la mort par étouffement”.Selon Mgr Ricci, "il est improbable que les membres inférieurs de l'individu dont les restes ont été retrouvés aient été coupés pour l’enlever de la croix.L'amputation des pieds était faite normalement pour donner le coup de grâce au condamné qui, à cause de son poids, mourait immédiatement par asphyxie ou par embolie, parce que la faits par les services secrets soviétiques pour compromettre des diplomates étrangers, en leur fournissant, à eux et à leurs épouses, 1 occasion d’aventures amoureuses.Il existe, dit-il, un gigantesque institut chargé de recruter et de former les jeunes filles qui doivent séduire les diplomates.On y forme également des hommes de belle prestance pour nouer des liaisons amoureuses avec les femmes des diplomates ou les employées d’ambassades Karlin raconte aussi comment le KGB - services secrets russes a dépensé des sommes et des efforts considérables pour séduire deux jeunes sont renforcés PARIS (AFP) La police judiciaire française peut désormais se livrer la nuit à des perquisitions et des saisies dans les locaux où l’on fera usage de stupéfiants et dans ceux où l’on en fabriquera; alors qu’elle ne pouvait jus-u'a présent le faire que dans des “lieux e débauche”, tels hôtels ou “maisons meublées" servant notamment à la prostitution.D’autre part, le délai de garde à vue.qui est ordinairement de 24 heures, est prolongé pour une personne inter- l souvent par des succès, s est développée en manière spectaculaire.Les visites de plus de 90 délégations étrangères, c'est-à-dire en moyenne une tous les quatre jours, ont été signalées cette année par la presse chinoise.Outre trois chefs d’Etat (ceux du Sud-Yémen, du Soudan et du Pakistan), un tiers de ces délégations étaient de niveau gouvernemental, une trentaine avaient une mission d'ordre économique, commercial ou technique et une dizaine ont été spécifiquement qualifiées de militaires.En sens inverse, plus de 50 délégations chinoises, parmi lesquelles une majorité de missions d’aide technique et médicale, ont fait des séjours, souvent prolongés, dans des pays étrangers, notamment en Afrique.Sur le plan diplomatique, Pékin a établi des relations avec quatre pays: la Guinée équatoriale, l'Ethiopie, l’Italie et le Canada.Ottawa étant pour elle l’occasion de poser un pied sur le continent nord américain moelle se trouvait broyée à la hauteur de la cheville”.Pour Jésus, un soldat intervint excep-(ionnellement, en le frappant d'un coup de lance au côté.Mgr Ricci considère la découverte comme “une importante confirmation des indications données par le Saint-Suaire et par les témoignages historiques fournis, entre autres, par Tacite et Sue-tone”.Mais en même temps, il déclare que “du point de vue catholique, l’espoir exprimé par l’archéologue israélien M.Hass.de pouvoir un jour retrouver le corps du Christ à la suite de cette découverte, ne peut-être considéré que comme absurde”.Canadiennes attachées au service du chiffre à l’ambassade du Canada.Après avoir fait un récit détaillé de toutes les manoeuvres faites alors pour attirer les jeunes filles dans une datcha spécialement réservée à cet effet, Karlin conclut en disant que l’opération s’est finalement soldée par un échec.Un membre du comité du Sénat lui ayant alors fait remarquer que l’échec était probablement dû à de “bonnes mesures de sécurité" du côté canadien, Karlin a répondu: “Je crois pouvoir dire que ces Canadiens sont très bien.Ils sont humains, bons, mais bien formés je suppose ” pellée dans une affaire de trafic de drogue de 48 heures, puis de 24 heures supplémentaires si nécessaire, avec l’autorisation écrite du procureur de la République.Ces nouvelles dispositions figurent dans la loi “relative aux mesures sanitaires de lutte contre la toxicomanie et à la répression du trafic et de l’usage illicite des substances vénéneuses" adoptée par le parlement et parue au “Journal officier du 4 janvier.C’est à Santiago du Chili que, profitant de la venue au pouvoir de M.Salvador Allende, la Chine établira sa première position diplomatique sur le continent sud-américain.Son ambassadeur pourrait peut-être jouer le rôle comparable à celui qu’a eu longtemps son représentant à Beme, avant qu’elle n’établisse des relations avec Paris en 1964.Certains pays, qui avaient pratiquement fermé leur ambassade à Pékin depuis quelques années, pourraient décider peut à peu de la rouvrir, telle la Somalie, dont le chef du protocole est venu récemment dans la capitale chinoise.Dans cet examen partiel, il convient de ne pas oublier le succès moral obtenu à l’ONU où pour la première fois, la question de la représentation de la Chine communiste aux Nations unies a recueilli la majorité simple.Par opposition à cette diplomatie en pleine évolution, à laquelle fait écho à Pékin un slogan de plus en plus populaire: “Nous avons des amis dans le monde entier” - l’éditorial du premier janvier montre que la position de la Chine reste identique vis-à-vis de ceux dont elle veut se distinguer.D’abord de Moscou, mentionnée à six reprises sous le couvert d’expressions telles que “le révisionnisme moderne ayant pour centre le révisionnisme soviétique”, et “la domination coloniale du social-impérialisme en Europe orientale”.Ces attaques idéologiques sont plus nuancées que celles de l’année dernière, où le nom de M.Leonid Brejnev était cité.Mais la situation n'est plus tout à fait la même, depuis la proclamation par les dirigeants chinois, au moment de l’anniversaire de la révolution soviétique d’octobre, de leur souhait d’établir avec Moscou des relations “amicales, fondées sur les principes de la coexistence pacifique" La reprise de la polémique dans l’éditorial montre, selon certains observateurs, que l’attaque lancée au moment des récents changements dans la direction du parti communiste polonais n’était pas accidentelle, et qu’on peut s’attendre, parallèllement au lent développement des relations d’Etat à Etat, qui piétinent lorsqu’il s’agit des discussions de Pékin sur le tracé des frontières, et qui ont fait un progrès dans le domaine commercial avec la signature d’un accord, à une poursuite de la polémique idéologique.Sur le plan intérieur, l’accent est mis sur la tâche de reconstruction du parti.L’éditorial précise que l’Assemblée nationale se réunira cette an- née, mais nulle part il n’est question de certaines des tâches principales qui figureront probablement en bonne place dans son ordre du jour: réforme constitutionnelle, et mise à jour des organes gouvernementaux.Certains observateurs estiment que cette discrétion sur la reconstruction de l’Etat est due à la permanence des préoccupations qui motivèrent son épuration par les Gardes rouges entre 1966 et 1969.Le danger qui semble être une des hantises du président Mao Tse toung, c'est-à-dire la bureaucratie et "l'installation des cadres dans leurs positions de pouvoir, avec ce que cela représente comme risques de "détachement des masses" mais aussi du pouvoir central, semble être à l’origine d’une campagne déclenchée il y a quelques mois, invitant les cadres à participer aux travaux manuels et à redoubler d’efforts dans l’étude de l'oeuvre de Mao Tse toung.Un reportage du “Quotidien du Peuple” racontait récemment comment les cadres du parti et du gouvernement, notamment les membres du comité central, pourtant élas il y a moins de deux ans pour leur fidélité au président Mao, “lavaient dans la sueur les défauts laissés en eux par la ligne contre-révolutionnaire de Liu Chao-shi" en participant aux travaux d’aménagement d’une rivière dans la région de Pékin.Aussi n’est-ce pas étonnant que l’éditorial, en annonçant que les comités du parti vont être réformés à tous les niveaux, que les députés vont être convoqués et que le quatrième plan va commencer cette année, mettre en garde ceux qui exerceront des responsabilités (notamment les cadres supérieurs, dont il est fait mention spéciale dans l’article), contre le danger toujours présent de ce vieux “démon” qu’est la bureaucratie, surtout dans un Etat aussi vaste que la Chine.Entre les nécessités de développement et d’organisation du pays et la préoccupation de la révolution permanente, le facteur de stabilisation semble avoir été trouvé avec les militaires qui occupent la plupart des postes de commande des quatre comités du parti formés depuis moins d'un mois dans quatre provinces du sud.Un procès de la 'pilule' s'est ouvert en Norvège i pr un Norvégien à une firme de produits pharmaceutiques ouest-allemande produisant des pilules contraceptives s’est ouvert hier devant la cour d’Oslo.Le plaignant, Josef Hudecz, réclame 320,000 couronnes norvégiennes (250,000 francs) à la compagnie “Schering Ag” de Berlin-Ouest, parce que sa femme âgée de 32 ans, est morte en 1964, après avoir absorbé des pilules anticonceptionnelles “Anovlar”, fabriquées par cette firme.Il précise que son épouse était en bonne santé mais que, huit mois après avoir commencé d’utiliser ces pilules, elle est morte d'une embolie cérébrale.M.Hudecz n'a intenté un procès qu’a-près avoir tenté de parvenir à un accord à l’amiable avec la firme ouest-allemande.Celle-ci a estimé que le plaignant n’avait pas apporté la preuve des effets fatals de la pilule.C’est la première fois qu’un tel procès est plaidé en Scandinavie et de nombreux experts internationaux seront entendus.Les débats dureront au moins une semaine.FONDATION UNIVERSITAS DU CANADA Les pouvoirs de la PJ r I I I I I I I I I I I I I I I Appel d'offres LA DIRECTION GÉNÉRALE DU NOUVEAU-QUÉBEC RECHERCHE: ¦ Un DENTISTE • Un TRAVAILLEUR SOCIAL PROFESSIONNEL ¦ Des AIDES-SOCIAUX DIPLÔMÉS - Une SECRÉTAIRE MÉDICALE avec expérience en archives • Une INFIRMIÉRE-CHEF désirant exercer sa profession dans les villages esquimaux et indiens du Nouveau-Québec.Vous adresser au : SERVICE DE SANTÉ ET DE SÉCURITÉ SOCIALE Direction générale du Nouveau-Québec Ministère des Richesses naturelles 1530, Boul.de l'Entente, Québec (6e) Tél.: Québec, 643-4645 ou 643-4471 ( i( H IVKKNKMKN I nu ni i p,i '.( FONDATION UNIVERSITAS DU CANADA sommaire des fonds Tout enfant de moins de 10 ans peut-être inscrit.Les souscripteurs renoncent à l’intérêt gagné par leur épargne en faveur de la Fondation qui redistribue celui-ci aux membres qui feront des études universitaires.ferc I Montant souscrit .I Épargne des I souscripteurs.¦ Nombre de membres H actifs.[ 31 sept.69 $18,508,000 00 $ 1,399,394.00 14,168 31 sept.70 $26,701,605.00 $ 1,967,410.00 20,704 Fonds de la Fondation $189,187.00 au 31 juillet 70 FONDATION UNIVERSITAS DU CANADA 2060 ouest, bout.St-Cyrllle, Cose Postelo 182.Québec 10, La découverte d'un crucifié n'ajoute pas beaucoup à ce qu'on savait déjà Ah! ces incorruptiblesdiplomates! Le Devoir, mardi 5 janvier 1 971 • 7 il il Avant la conférence de Singapour La RAU et Israël veulent la paix mais se préparent à la guerre (AFP) - "La prochaine bataille avec Israël sera globale et engagera aussi bien le peuple que l'armée.Elle sera très violente car, si Israël est resté fort aujourd'hui, nous le sommes aussi.L'entrainement de notre armée a atteint des niveaux très satisfaisants et nous sommes capables de manier très efficacement les armements électroniques les plus modernes", a déclaré M.Sadate au cours d'un meeting politique tenu hier matin à Tanta capitale de la Basse-Egypte.Le chef de l'Etat, qui a parlé près de deux heures, a réaf- firmé son refus de renouveler le cessez-le-feu tant que le calendrier d'évacuation des territoires occupés n'aura pas été établi.Il a également souligné à nouveau que la République arabe unie ne retirerait pas une seule fusée de la zone du canal de Suez." "Nous voulons la paix, a déclaré à plusieurs reprises le président égyptien, mais nous ne sommes" pas disposes à la moindre concession territoriale." Le président Sadate s'était rendu sur les lieux du meeting en voiture découverte, salué sur tout le parcours par une foule nombreuse qui scandait! "Nous ferons la guerre"; "par l'armée, par le peuple, nous remporterons la victoire"; "Sadate.nous sommes tes soldats”.A Jérusalem, d'autre part, M.Pinhas Sapir, ministre israélien des Finances, a déclaré hier à la Knesset que la politique économique d’Israël tenait compte à la fois de l’espoir de paix et de la préparation à la guerre.Le budget présenté par le ministre, et qui s'élève à 13 milliards 250 millions de livres israéliennes, soit environ 3 milliards 784 millions de dol- Les B-52 reprennent leur bombardement du Sud- Vietnam SAIGON (AFP) - Au moment où prenait fin.hier à zéro heure, la trêve de trois jours observée par les forces du Front national de libération du Sud-Vietnam, des vagues successives de ”B-52” ont déversé des tonnes de bombes à une vingtaine de km au sud de la zone .démilitarisée, en bordure de la frontière du Laos.Venus de la base d’Utapao, située au sud de Bangkok, près du port en eaux profondes de Satahip construit par les forces américaines, les bombardiers ont effectué deux $7 milliards d'aide pour faire la guerre WASHINGTON (AFP) Les Etats-Unis consacreront une somme estimée à sept milliards de dollars pendant l’exercice fiscal 1971 (1er juillet 1971 - 30 juin 1972) à armer des gouvernements étrangers, a déclaré hier le sénateur William Fulbright, président de la commission sénatoriale des affaires étrangères en s’adressant à une sous-commission économique parlementaire mixte.M.Fulbright a ajouté; “La vérité est que je ne sais pas quel est le total et je doute que quelqu’un le sache”.“Ceux qui croient que l’assistance militaire se compose surtout de la partie militaire de notre programme d’aide à l’étranger, qui s’élève à une somme de 375 ou 400 millions de dollars, ne font qu’à peine percevoir la pointe de cet iceberg ”, a affirmé M.Fulbright.Puis le sénateur démocrate d’Arkansas a déclaré à ses collègues que la décision des Etats-Unis de fournir des armes à Israël découragera ce pays de négocier un règlement avec l’Egypte.Israël, a-t-il affirmé refusera de négocier sérieusement avec les Arabes en raison “de son accès à l’arsenal des Etats-Unis”.Au sujet de l’aide militaire, M.Fulbright a déclaré qu elle était fournie dans le cadre de nombreux programmes tels que celui des “aliments pour la paix”, ce qui rend difficile d'en connaître le chiffre exact.En dépit de cette aide, les tensions dans le monde n’ont pas diminué et en outre, la fourniture d’armes à de nombreuses petites nations leur donne un faux sens de sécurité, a souligné le sénateur.M.Fulbright estime enfin que depuis 1945 le montant de l’aide militaire américaine à l’étranger est de l’ordre de 175 milliards de dollars.Depuis la guerre civile missions sur la province de Quane Tri, immédiatement au sud de la zone démilitarisée, et sur celle de Thua Thien, à une cinquantaine de km au sud, à l'ouest de l’ancienne cité impériale de Hué.Dans la province de Quang Tri, les “B-52” ont bombardé des objectifs autour de l’ancienne base américaine de Khe Sanh, qui fut évacuée “sous la pression ennemie” en mars 1968.Il n’y avait pas eu de bombardement par "B-52” au sud Vietnam depuis un mois.Les dernières missions effectuées par les bombardiers géants américains en territoire sud-vietnamien avaient été enregistrées au début de décembre, lorsque fut déclenchée, à l’extrême-sud de la péninsule, l’opération de ratissage “U Minh.Venus également de Thaïlande, d’autres “B-52”, ont pilonné au cours de la même période le Cambodge et le sud Laos.Les bombardements par “B-52” sur le Cambodge avaient repris dans la journée de samedi et la nuit de dimanche à lundi.En décembre, d’autres missions avaient été effectuées par intermittence sur des objectifs “ennemis” en territoire khmer.Par contre, le long de la piste Ho Chi Minh, en territoire laotien, les “B.52” ont commencé au début de janvier le neuvière mois de pilonnage systématique d’objectifs “ennemis” pour tenter d’enrayer les infiltrations tant en territoire cambodgien qu’en territoire sud-vietnamien.Le Fatah fait sa première "autocritique "publique BEYROUTH, (AFP) Les fedayine du “Fatah” rentrent dans la clandestinité pour regagner la sympathie des masses arabes: tel est le sens que l’on donne dans tous les milieux libanais à la décision annoncée tard dimanche soir par le numéro deux de cette organisation, et selon laquelle tous les bureaux du "Fatah” dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban seraient fermés.Abou Ayyad, nom de guerre du chef palestinien Salah Kha-laf, qui vient immédiatement après Yasser Arafat dans la hiérarchie du comité central de la résistance palestinienne, a révélé la décision du comité central dans une déclaration qui constitue la première autocritique publique de l'action de la résistance palestinienne depuis les sanglants événements de Jordanie en septembre dernier."Le chauvinisme, a-t-il déclaré, est une des erreurs dans lesouelles nous sommes tombés.Notre révolution fait partie de la révolution arabe, et il faut admettre par exemple que la révolution arabe doit autant au citoyen libanais qu’ au Syrien ou au J ordanien’ ’.LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR Retour aux sources "Il faut déterminer le front ¦sur lequel devra se battre la résistance, et la solution réside dans le retour à la clandestinité, a poursuivi Abou Ayyad.Je n’entends pas par la que nous devrons nous terrer.mais il faut sauvegarder nos vies, nos armes et notre révolutipn_Jl-y-a'Sîx ans, nous -n'-avtonspas grand chose, nous parlions peu-.Il faut retrouver cet esprit révolutionnaire, et nous serons aimés davantage quand nous aurons supprimé nos noms de guerre ”.Abou Ayyad a fait ces déclarations dans un camp palestiniens des environs de Beyrouth, devant un auditoire frappé par sa franchise.“Nous nous étions embourgeoisés, a poursuivi le responsable palestinien.Chacun de nous tenait à sa voiture et à ses trois ou quatre gardes du corps.Nous avions donné une importance démesurée aux cortèges, aux défilés et aux acclamations.Ignorons tout cela, ignorons les caméras, tout cela doit finir”.Une erreur: la démagogie Evoquant plus particulièrement les événements de septembre en Jordanie, Abou Ayyad a ensuite déclaré: “Certains des slogans lancés, au cours de la bataille étaient bien au-dessus des possibilités réel- Une nouvelle crème plastique pour les dentiers l'our In première fois, Ib science offre une crème ndhésivc plastique pour nidor h tenir en pince les dentiers-adaptés t\ In gencive supérieure ou inférieure-mieux que jamais! 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Chacun des 31 pays membres du Commonwealth, y compris la Grande-Bretagne, doit être libre d'adopter une pohtique conforme à ses intérêts, sans que ses partenaires s'arrogent le droit de le juger et moins encore de le "condamner" telle est.indique-t-on de source autorisée, la ligne adoptée hier par le comité de défense et de politique étrangère du cabinet britannique, à deux jours du départ de M.Edward Heath pour la réunion des premiers ministres du Commonwealth, à Singapour pendant laquelle le projet britannique de vente d'armes à l'Afrique du Sud tiendra la vedette.Cette position, qui sera entérinée aujourd'hui par le cabinet réuni au complet, a été réaffirmée en dépit des réactions négatives et parfois hostiles que le projet britannique a suscité dans la plupart des pays africains et asiatiques ainsi qu'au Canada.M Heath, souligne-t-on à Whitehall, espère que cette question pourra être discutée "raisonnablement", sans quelle donne lieu à des "scènes orageuses" et à des menaces de retrait ou d'expulsion.Le premier ministre fera d'ailleurs valoir que plusieurs pays du Commonwealth poursuivent.en politique étrangère, des objectifs très différents de ceux de la Grande-Bretagne, sans que celle-ci songe à les priver de l’aide technique et financière quelle leur accorde.Le gouvernement britannique s'est toutefois prudemment abstenu d'annoncer sa décision concernant la fourniture d'armes à Prétoria.vraisemblablement dans l'espoir d’éviter un débat à la conférence de Singapour qui doit durer du 14 au 22 janvier.Ce problème sera discuté à l'occasion d’un débat sur la sécurité de l’océan Indien et, à ce propos, on a remarqué à Londres que le secrétaire général du Commonwealth, M.Arnold Smith (Canada), a déclaré qu'à son avis les divergences de vues n’étaient pas inconciliables.Avant la réunion de Singapour.M.Heath aura d'ailleurs l’occasion d’en discuter directement avec les dirigeants des deux plus grands pays du Commonwealth - le Pakistan et l’Inde - où il séjournera respectivement les 8 et 9 et du 9 au 12 janvier.A la Nouvelle-Delhi, il aura en outre l'occasion de rencontrer le chef du gouvernement canadien, M.Pierre-Trudeau, qui y effectuera en même temps une visite officielle.M.Heath commencera son voyage par un séjour à Chypre où, mercredi et jeudi il s’entretiendra avec le président Makarios et inspectera les troupes britanniques stationnées dans ITle Avant d'arriver à Singapour, le 13 janvier.M Heath conférera à Kuala Lumpur avec les dirigeants de la Malaisie Le secrétaire au Foreign Office, sir Alec Douglas Home.rejoindra directement le premier ministre à Singapour.150,000 tonnes de chrome rhodésien vont entrer aux EU WASHINGTON (AFP) Le département d'Etat a démenti hier les informations selon lesquelles les Etats-Unis auraient repris leurs achats de chrome à la Rhodésie malgré l’embargo sur le commerce avec ce pays.La compagnie américaine “Union Carbide" a néanmoins confirmé qu’elle procédait actuellement à l’acheminement vers les Etats-Unis de 150,000 tonnes de chrome produit par sa filiale rhodé-sienne.Mais il s'agit uniquement des quantités de métal minées et payées par "Union Carbide" avant la mise en vigueur par les Etats-Unis au debut de 1967 de l’embargo sur le commerce avec la Rhodésie décidé par une résolution du conseil de sécurité des Nations unies.A cette époque, “Union Carbide” avait demandé au gouvernement américain à etre autorisé à importer aux Etats-Unis au moins les quantités de chrome déjà payées à la filiale rhodésienne.Au terme de Le parti communiste italien cherche à normaliser ses rapports avec Pékin ROME (AFP) - Singulièrement distendus et même à la limite de la rupture depuis la déstalinisation en URSS, les rapports entre les partis communistes italien et chinois paraissent à plus ou moins longue échéance devoir aboutir à une “normalisation”.Et cela, en dépit des divergences de vues existant entre les deux partis, notamment en ce qui concerne la mise en application des principes marxistes-léninistes de la révolution.La déclaration publiée dimanche dans “l’Unita” par la direction du parti communiste italien n’est que le dernier d’une série d’appels discrets, exprimant le désir du P.C I.de renouer ses liens d’amitié avec le parti chinois.On pense d’autre part dans les milieux communistes de Moscou que l’initiative des dirigeants communistes italiens a été prise à la suite d’une concertation avec le Kremlin.Celui-ci aurait donné le "feu vert" lors du passage à Moscou, fin décembre, de M.M.A.Kossutta, dirigeant du PCI, qui faisait route vers Cuba.Après la reconnaissance de la Chine populaire, le six novembre dernier, par le gouvernement italien, des contacts avec les communistes chinois sont devenus nécessaires pour le PCI, souligne-t-on à Moscou, ne serait-ce que dans la mesure où ils lui permettront de marcher dans le sens du gouvernement.Ces “clins d'oeil" du P.C.l.en direction de Pékin, toutefois s’étaient faits particulièrement insistants depuis le 12ème congrès du P.C.L à Bologne - du 17 au 25 février 1969 - congrès qui semble avoir marqué une étape importante dans l’évolution du parti italien.M.Enrico Berlinguer, secrétaire général adjoint, avait alors affirmé la pleine autonomie de jugement et d'action du P.C.L en ce qui concerne la réalité de l’Union soviétique et de tous les autres partis socialistes.Il convient, cependant, de souligner que les rapports entre les deux partis n’ont jamais été officiellement rompus.Il ont été simplement interrompus, après une dégradation progressive.Le “refroidissement” date de la période qui a suivi l’arrivée de M.Khrouchtchev, au pouvoir.Les communistes chinois, qui assistaient encore au lOème congrès du P.C.L à Rome en 1962, ont refusé d'être présents aux congrès suivants.Mais en dépit des nombreuses polémiques, certains membres du bureau politique à Rome et des journalistes gardaient des contacts avec Pékin.Depuis un an environ, la presse chinoise évite de condamner "le révisionnisme et le caractère anti-révolutionnaire” du parti communiste italien.De son côté "L’Unita" a mis une sourdine à ses articles dénonçant "l’agressivité des chefs de Pékin".longues et difficiles négociations.cette autorisation lui fut accordée par le gouvernement Nixon en septembre dernier et les expéditions de ces 150,000 tonnes de chrome vers les Etats-Unis sont actuellement effectuées à partir du port de Beira, en Mozambique.Un porte-parole du département d’Etat a précisé que l’autorisation ne portait que sur les 150.000 tonnes ayant déjà fait l’objet d un contrat entre "Union Carbide” et sa filiale rhodésienne avant l'entrée en vigueur de l’embargo.La compagnie a précisé de son côté 3u’elle n’avait pas demandé 'autorisation plus générale et n’envisageait pas de le faire.Le porte-parole a ajouté que les importations outrepassant la limite des 150.000 tonnes accordées à Union Carbide seraient illégales et ne seraient pas tolérées par le gouvernement.C'est la guerre des nerfs entre l'Inde et le Népal LA NOUVELLE-DELHI (AFP) - Une sorte de guerre des nerfs se poursuit depuis le dernier week-end entre l’Inde et le Népal, après les échecs successifs des trois conférences réunies récemment pour négocier le renouvellement d’un traité de transit et de commerce qui expirait le 31 décembre.Ce traité est d’une importance capitale pour le Népal qui, coincé entre la Chine et l'Inde, et ne possédant aucun débouché maritime, doit faire transiter toutes ses importations et exportations par ces deux pays.Des informations provenant de sources officielles népalaises dépeignent la situation bouleversante d’un petit pays que l’Inde "étrangle” en appliquant le règlement au pied de la lettre, c’est-à-dire en fermant les frontières.les de la résistance, tel celui-ci: “Pas d’arrêt des combats avant la chute du trône.”.Les slogans n'avaient d'autre but que d’enfermer davantage les fedayine, de les pousser à l’anéantissement en gonflant artificiellement leurs objectifs”.Abou Ayyad a admis que, dès le quatrième jour des combats contre l'armée jordanienne, la résistance souhaitait un cessez-le-feu.Il a reconnu également que la résistance palestinienne avait dû fermer 200 bureaux et permanences en Jordanie.Dans les milieux libanais suivant de près les affaires palestiniennes, on attache un grand intérêt aux déclarations du numéro deux du "Fatah", l’organisation palestinienne la plus importante, d'autant plus qu'elles interviennent au moment où Yasser Arafat, le président du comité central de la résistance palestinienne, est lui-même à Beyrouth où il s’est entretenu longuement dimanche avec M.Saeb Salam, chef du gouvernement libanais.m En croisière aux Antilles les repas sont gratuits â bord de (’"Empress of Canada” Aiguillettes de caneton Montmorency (caneton braisé dans une sauce au Curaçao), carré d’agneau à la niçoise et escalope de veau à la viennoise ne sont que quelques-uns des succulents plats au menu de I’ “Empress of Canada".Mais une chose n’apparaît pas au menu.Le prix.Tous les délicieux repas sont aux frais de la maison, même si vous exigez une seconde ou troisième portion pour satisfaire un appétit aiguisé par l’air salin.Mais la cuisine n’est qu’un des attraits d’une croisière à bord de I’ “Empress of Canada”.Ilya des bars-salons où vous pouvez si- roter votre boisson préférée pour un tiers du prix que vous paieriez chez vous.Spectacle et danse chaque soir.Cinéma.Boutiques franches.Coiffeur.Casino.Même une garderie au cas où vous aimeriez amener les enfants avec vous.Les départs se font de New York, du 7 déc.au 9 avril.La durée des croisières varie entre 4V2 et I8V2 jours.Les divers ports d’escale sont des plus pittoresques.Les tarifs débutent à $389(pour une croisière de 12 jours).Appelez votre agent de voyages ou CP Navigation.Vous ferez la croisière de votre vie.v, •>"* \ \ *¦*£>*• llpggpKS» - 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DE 1010 OUEST, STE-CATHERINE, MONTRÉAL 110, 861-7272 LIÉE OUVERT LE SOIR JUSQU'À 21 HRES ET LE SAMEDI JUSQU'À 17 HRES Succursale LONGUEUIL 1 PLACE LONGUEUIL 679-3777 i S • Le Devoir, mardi 5 janvier 1 971 arts et spectacles Le bruit de la ville MUSIQUE: Gilles Manny, pianiste montréalais, présentera trois récitals consacrés à la musique d'Erik Satie, les 8, 9 et 10 janvier, à la Maison des arts La Sauvegarde.Pour se procurer des laissez-passer, s’adresser a la galerie.Andrew Dawes, violoniste, et Claude Savard.pianiste, donneront un récital le dimanche 10 janvier à 20H30, en la salle Claude-Champagne.Présenté par la radio de Radio-Canada, ce concert public comprendra diverses sonates de Tartini, Beethoven, Prokofiev et Debussv ainsi que deux préludes du compositeur canadien Oskar Morawetz.EXPOSITION: Une exposition de grande envergure, la plus importante qu'on ait consacré à l’art précolombien de l’époque des mangeurs d'hommes et des jolies dames, se tiendra au Musée des Beaux-Arts du 15 janvier au 8 mars.Des centaines d’objets exhumés des tombes de la jungle et des haut plateaux mexicains feront parties des 950 pièces de la collection.Us recouvrent une période que l’on situe vers l’an 1200 avant Jésus-Christ jusqu’au premier siècle de notre ère.Par ailleurs, une vaste collection de photographies japonaises contemporaines sera exposée à la Place Bonaventure (Galerie des Boutiques) du 4 au 17 janvier 1971.L'exposition, placée sous le patronage du Consulat Général du Japon à Montréal, a été organisée en coopération par le ministère des Affaires étrangères et la Société photographique du Japon.Quarante-sept photos couleur seront exposées.Elles sont l’oeuvre de 35 photographes renommés, qui représentent un large éventail des artistes japonais de la photographie.VARIETES: Claude Landré sera à la Butte à Mathieu, le 9 janvier.Les Jérolas se produiront à la salle Wilfrid Pelletier, les 23 et 24 janvier.PUBLICATION: “Le vaisserau fantôme - légende étiologique", ouvrage de Catherine Jolkoeur.vient de paraître aux Archives de Folklore des Presses de (’Université Laval.Partie du récit circonstancié d’un bateau incendié à la Pointe-du-Chêne, en Acadie, que l’on affirmait réapparaître périodiquement dans la baie de Shédiac, l’auteur a entrepris un recensement des vaisseaux et faux fantômes du golfe Saint-Laurent et des côtes atlantiques.La comparaison l’a naturellement entraînée bien au-delà des limites de l’Acadie et du Canada français, sur toutes les mers et à toutes les époques.Elle arrive ainsi à démontrer que.par delà les explications historico-géographiques et les phénomènes naturels, cette légende provient de la nature psychologique même de l’homme.PRIX: L'Association française des critiques de cinéma et de télévision a décerné le Prix Méliès au film de François Truffaut, “L’Enfant Sauvage’’ qui a pour principal interprète le jeune Jean-Pierre Cargol.Par ailleurs, le Prix liéon Moussinac a été attribué au film soviétique “Andréi Roublev ' d’André! Tarkovski Horaire des théâtres ( h.M'Kh Dl IHKAIKK I) AUOl Kl» III I Dès vendredi a 20h 30 Chiniqui créa lion collective sous la direction de Pierre Collin IHKAIKK 1)1 KIDKAl VKRI: Treize a table de Marc-Gilbert Sauvageon 20h 3ü Dimanche 19h 30 relâche lundi PLACE DES ARTS Horaire des cinémas ALOLKITK: La melodic du bonheur 1.15.4.45.8.15.AKLKQLIV Pour le meilleur et pour le pire et Perverse et docile AJ'WAIKK «cinéma l • •Five Easy Pieces' ATWATKK icinema 2' Mad Mad Mad World AVKMK: 'The Aristocrats BKKKI: Anne des nulle jours 2 00 5 00.8 00 BUOC : Sept hommes, une garce 12 20 3 29 0 38.9 57 "Les amours dune lou ve 155.5 14 8 33 BU.NAVKN'lt KK: Scorpio 70 1 40 3 40 5 40.7 40.9 40 CANADIKV Le gendarme en ballades 12.00 .3 20 .6 30.10 06 "Ces messieurs de la gâchette 1 40.5.00.7.55 CAPITOL: “Orgissimo' et Baby Love CHAMPLAIN: Les derniers aventuriers 1 30.5 00.8 15 CHAÎKAl.Variations amoureuse* et Que la bête meure CINEMA UNO* 42 6 Sem 7 30.9 30 dim 1 3 0 3 30.5.30.7 30 9 30 CINEMA COIK-DKs-NKUjKs 'cinéma 1 J ane Eyre CINEMA COIE-DEs-NEIt.Es cinéma 2' Lovers and other Strangers CINEMA DK P AK In : Anatomie de l’amour 1 30.3 3 0.5 30.7 30.9 30 IKEMA/.1E: LaKermesse de l’ouest " DAL PHI N: Salle Renoir Love 7 30 9 30 Salle McLaren Le bon.la brute et le truand ELYSEE : Salle Resnais The Things of Life Salle Eisenstein L Eden et apre> 7 30.9 30 I-ESTIVAL: La maison 7 30.930 FTJKLK DE LYS: Anatomie de l’amour’ 130 3 3 0.5 30.7 30 9 30 ¦tiRANAlM: «voirChâteau IMPERIAL La philosophie dans le bou doir JE AN-TALON Le sexe, vous connaissez’’ - Dim 1 30 4 25.10 15 En sem 7.10 dème si j étais un espion Télévision Le sigle c marque une émission en couleur CB FT O CBMT O IIN Vio *5.1)0 6 00 6.30 640 6.55 900 9.30 10 00 Il 00 1120 11.25 Aujourd hui àCBFT Les saintes chênes Le roman de la scientv Bertholet et I eau de javel En mouvement Poly La souns verte Cinéma l-e petit frere Mélodrame - Espagnol 1962 Horizons verts l.a prod uction de la v lande Persépolis 'documentaire Ni oui ni non Femme d aujourd hia Bobino Sol et Gobelet Perdus dans Fespatv Les 2D Teléjournal 24 heures Nouvelles du sport Format 30 (.‘her oncle Bill Departement S L Knwrs du décor Moi et I autre Rue des Pignons Format 60 Teléjournal Nouvelles du sport Cmé-C’lii) Monsieur Hawarden • drame Flamand 1968 t Teléjournal 8.03 8.35 9 00 9.30 10 00 10 J0 1045 11 00 12 00 1 00 IJO 200 2 30 3.00 3 30 4 00 420 5 00 5.30 Standby -;ix Mr Dressup Bonjour Françoise Quebec School Telecasts Canadian School Telecasts Friendly giant Chez Helene Sesame Street El wood C« lower s Luncheon Date i Parties I et 2 The Dick Van I )yke Show 55 North Maple Double Exposure Coronatnn Street Take Thirty Edge of night The Galloping Gourmet The Banana Splits Ooops* The Beverly Hillbillies The Gypsy s Warning My three sons The Chaperons Hourglass C I B The wile killed The Red Skelton Show Telescope 71 Si* eds of Sesame Storefront Lawyers Tuesday night Uood times Bad times The National Viewport Night Report and Sports F Te leplay I he thing in the cellar 12.15 1 t)5 Search ot vengeance F mal report and weather C FTAA fD C F C F © 7 2» V1ir**-Musiqu V P 4 MÉSh PP P m Tafife* : /?Moustaki.bientôt parmi nous Georges Moustaki.le métèque, le juit errant, le pâtre grec’ comme nous l'indique l'une de ses chansons, sera au théâtre Maisonneuve.les 15.16 et 17 janvier Né à Alexandrie il y a 25 ans.il a été éleve dans le goût de la culture française et ce goût devint tellement vivace qu à 17 ans «il arrive à Paris au moment où la période Saint-Germain des Prés est à son déclini il s'enflamme et s'essaie a la guitare Brassens qui déjà avait une large audience, l'entend et le pousse à persévérer Trois ans plus tard Henri Salvador lui prend des chansons et les chante Et puis un jour il rencontre Henri Crolla qui l'amène à Edith Piaf.Georges Moustaki est galvanisé II écrit pour elle énormément (on se souvient de Milord ' dont Edith Piaf a fait un si grand succèsi A son contact.Moustaki est attiré par une chanson plus populaire.C'est infailliblement la rupture avec Saint-Germain et son entrée dans le music-hall.Puis il y a deux ans et demi une rencontre agit comme un catalyseur sur le talent de Moustaki.Alors qu'il se trouvait à Caen avec Barbara, celle-ci le présente à Serge Reggiani.Il retrouve en ce dernier 'l'instinct populaire de Piaf' et réagit spontanément en lui écrivant chansons sur chansons.Moustaki écrit également de la musique de film et il écrit pour le théâtre.En 1967.il crée "Les caisses qu'est-ce" un spectacle loufoque.Pour Georges Vitaly il signe la musique des “Caprices de Marianne ".Grec, il est esthète, il aime peindre et suivant l'humeur est figuratif ou abstrait.Grec, il est voyageur."La vie voyageuse des bergers du midi”, "Voyager c'est une maladie qui s'impose impérieusement".i EN SEMAINE : 7.30-9.30 FESTIVAL 1206 E STE CATHERINE 525 8600 CINEMA DE PARIS 861 2996 FLEUR DE LYS 288 3303 VIENNE (AFP) - Huit mille chefs-d’oeuvre du monde entier, d’une valeur inestimable sont devenus vendredi dernier la propriété de l’Etat autrichien.Ces objets d'art, parmi lesquels figurent 657 tableaux, dont plusieurs Franz Hais et Maulpertsdch, des centaines de lithographies, des objets précieux en porcelaine, en céramique.en argent et en bronze.ainsi que des livres rares, font partie du “Trésor nazi”, entreposé pendant la guerre dans les mines de sel salz- Un beau dimanche avec l'OSM A la suite du succès remporté par son concert de Noël, l’Orchestre symphonique de Montréal a décide de reprendre cette formule en présentant un concert pour parents et enfants, le dimanche 10 janvier à 15h.à la Salle Wilfrid-Pelle-tier.Calvin Sieb, violon solo de l’OSM sera le soliste et l’Orchestre sera sous la direction de son directeur artistique.Franz-Paul Decker.Le programme comprendra l’Ouverture “Léonore no 3” de Beethoven, “L’Hiver”, extrait des Saisons de Vivaldi, avec Calvin Sieb comme soliste, et les "Tableaux d'une exposition” de Moussorgsky, orchestrés par Ravel.Journées internationales du court-métrage Les Journées Internationales du film de court-métrage se dérouleront à Tours du 2 au 6 février 1971 Peuvent être proposés tous les films achevés postérieurement au 1er janvier 1969, en formats 16, 35 et 70 mm, réa-lisés pour le cinéma ou la télévision Le réglement du Festival et les formulaires de demande de participation sont adressés, sur simple demande, par le secrétariat du Festival de Tours, 21 rue de la Tour d'Auvergne, Paris 9ème.bourgeoises et de Haute-Autriche Le butin gigantesque que les Nazis avaient “récupéré” dans toute l’Europe, a été découvert en 1945 par les troupes d’occupation américaines, puis remis au Gouvernement de Vienne.Depuis 1952, le Gouvernement autrichien a recherché dans le monde entier les propriétaires de ces objets d’art, dont 10,000 ont été ainsi restitués.Les 8,000 restants vont entrer en possession de la république autrichienne, en vertu d’une loi adoptée le premier septembre 1969.Le répertoire détaillé des chefs-d’oeuvre.entreposés à présent dans le couvent de Mauerbach, près de Vienne, n’est pas connu, et les estimations n’ont pas encore été faites.De nombreux télégrammes de réclamations venant en particulier d Allemagne, de France, d Italie et de Hollande, ont afflué toute la journée de mercredi dans les services compétents de Vienne.3 derniers soirs ! The Beatles Yellow Submarine' rHUNTAÎlON UCLWmi [verdi ;sf?J 7.30 - 9.30 Seul.¦¦¦¦¦ Dès vendredi: “LE LAURÉAT" COULEURS* TECHNIQUES OF PHYSICAL LOVE êf.r.rjr 1 Il faut le s.»voir.etre curieu le Or.KINSEY Avait rahott KAMA SUTRA PERFECTION or love .POUR N COULEUR 3e SEM.Horaires: 1 1.45, 2.10,4.30, 7.00 et 9.30 g.m.QSGDHHCICÉ El LE CINEMA DE LA PLACE VICTORIA fcm CES MESSIEURS DE LA GACHETTE CANADIEN PLAZA 35 MILTON 1 842-8053 SALIE EISENSTEIN |qanS jo très oeao Mm et qui semble 'ane chez les spec lateufs une unanimité sans précédent ou*s r.MAuvtf tl •«*»¦« 2e SEM.>4 L’ E DEN Se APRÈS ROMY SCHNEIDER MICHEL PICCOLI LE CHEF-D'OEUVRE DE SERGIO LEONE C*therln# JOURDAN Pltrra ZIMMER Lorrain* RAINER EASTMANCOIOR cnoses la vie ÏAUDE SiUlEI ••••••• \ EASTMANCOIOR Alain ROBBE GRILLET Amour:mot 8fécrivant au masculin,au féminin et au pluriel ¦rH Philosophie Dons LeM EN COULEURS le DouPHin (‘St uno^ passion cjui suhordoniK toutes les autres'.’ d apres It MARQUIS DK SADE EXCLUSIVEMENT ^ EN FRANÇAIS P HORAIRES: t2.25, 2.35 jv/ 4.40, 7.00, 9.20 R M $ IMPERIAL ^ 1430 Bleury 288 7102 VERSION FRANÇAISE d’opret le roman controverse d« D H Laurence BTAUBIEN PHtS 0 IBfRVIlU J21 6060 .^ iN COULEURS “LE BON, LA BRUTE U ET LE TRUAND” Ouvert dès 7 h.l/lYlitloil BOI invil.F RANCIS BLANCHE 2e SEM MMitimimecoimmiitDO un ni A.can 2800 $23*4 A i go ma St! 1397 $15 Aiurri 4 * pr 50 $34'» Aquitaine 1615 $25 475 $32 175 $6 Asbestos Ati Sug Bank Mont Bank NS Bq C Nat Bq Deparge Bq Pv Can 650 $10 Bell Can 1457 $46 Bard.er 35230 $12 5013 $14' « 1914 $22 » 1120 $13:4 200 $9‘ - Border Ch BP Oïl G Brascan Bunco Cae Indust 100 $5 1900 595 3293 $15 1348 $5 200 450 651 $19 110 $12 465 $24 4 5150 $26 300 490 2135 $68 100 $9 » 50 $26 950 $12'4 3050 $5 's î20 $5 8 $6'« 550 $17 430 $23 a 781 $12'4 C Cem Lt Pr 100 $18 Can Brew 1680 $7 C Brw 220 A 100 $29 Can Hydro 100 $16 C lmp BC CIL C Int Pow C Pac I pr C Pac I wt CPR CPR 300 pr C Tire A C Del Rio Chemcell Chemc 185 p 100 $20 Cockfieid 100 C Cellulose 200 C Cell pr Commco Con Bath Con Bath pr 100 $16 C Textiles Cons Gas Cummgs Dist Seag Dome Pete Dom Brdge Dofasco D Glass pr Dom Stors Dom Text Domtar Donohue Du Pont Falcon F Players Fm Coll Fleetwood Fraser Genstar G B Cnv 68 260 $11 Greyhnd C 100 140 Gnssol Bas 8 23 • 14^8 34 * 25 .32 .6 B 14 , 21 '8 13 8 9» 10 46 'b 12*4 5 580 14 8 5'8 450 18 *j 7'4 29* 16 4 19S 12 24 » 25 b 490 67 : 9'* 26 12'.5'.20 5‘8 6*8 17 * : 23 b 11 8 16 .Ferm 8 8 2?- 14*« 34 « 25 i 32 .6 b 14^.22 13 .S'.10 46 .• 121.5 585 14 B 5*4 450 18'* 7,7 29 16 .19'4 12 24'.26 490 67 '* 9'b 26 12 * 5'4 20 5'b 6‘» 17 23 « 12 > 16 , — i - 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45 Pac Nickel 5500 30 26 30 + 3 Bordn 1 20 45 26 ’s 25 x 25 ’» Pat Silver 2500 14 14 14 + 1 7 BorgWa 1 25 62 29?29 29 .Peso Silv 1000 40 40 40 -5 BosEd 2 24 9 38 37*4 37': Phoenix C 700 580 550 550 -30 Br.stMy 1 20 287 64’h 62 34 63 Pitt Gold 4000 4 4 4 Brnswk 12 191 18 c 18 .18 ?Cours fournis par la PRESSE ASSOCIEE Ch k - 1 2000 12 .r 12' 12 7 +1 Probe M 2000 17 17 17 -1 1200 43 40 43 +3 Progh P 15000 85 81 84 -1 1500 9 9 9 +1 R Agassiz 7333 36 34 36 + 1 5500 60 60 60 St Lucie 1000 33 ?32 32 -1 2700 720 710 715 -10 Scandia M 2000 26 26 26 + 4 800 290 290 290 Scimmex 6000 50 50 50 700 225 225 225 -10 Silv Sum 1000 4 ?4 4 .; -1 5000 16 16 16 +2?Sullivan 600 465 465 465 10500 32 30 32 +3 Surluga 3500 7 5 7 + 2 1000 10 .10 ?10 ?Tagami M 1000 13 13 13 -1 1000 39 38 39 +2 Talisman 2000 20 20 20 + 2 8000 36 35 35 Tower Res 2500 30 26 26 -2 1500 14 14 ?14 7 - ?Transtere 3500 19 18 19 100 175 175 175 +15 Triton Ex 949 390 380 390 400 160 160 160 -3 T went C E 1400 135 125 125 -10 1000 400 395 400 W Que Mns 3500 16 16 16 -1 500 180 180 180 Wstrn Tin 5000 5 5 5 -1 2500 25 24 25 Wilms Crk 11000 54 52 54 + 3 13500 10 9 10 +1 Wisconsn 3075 20 ?20 20 les dividendes Union Acceptance Corp.Ud.75 cents l'action privilégiée de série C à Six pour cent; 78.1 cents l'action privilégiée de série A à 6 1-4 pour cent; 78.1 cents l'action privilégiée à 6 1-4 pour cent; tous le 1er février.inscription le 15 janvier.900 300 Gull Oil C Hollmger Home A Home B H Pitfield HBay MS HBay Cp HBay Oïl Husky Oil Imp Oil Imasco Ltd IAC Ltd IAC Wts lot Nickel Int Util Inter PL Inv Grp A IOS Ltd Ivaco Kaiser Laur Fin Loblaw B Macmil Mar Tel Mass-F Melchers Mitchell Moore Cp Nat Sea Pd NB Tel Noranda NCent Gas 12155 Pac Pe»rol Peoples S Ptrof C Placer Popular Ind Row Corp Pow C 5 pr Price Provigo 142 QSP Ltd 300 Que Phone 900 Que Ph 6 20 1610 Rapid Data 2000 Rthmans 200 Roth Pr B 350 Royal Bk 1025 St Law C A 25 Shell Can 610 Shell In p 175 Simpsons 300 S‘eel Can 2308 Texaco C 950 Total Pet 900 Trad G A 550 Tr C PL 690 Tr C PL 275 25 Tr Mt PL 20C Tr.zec 2200 Un Carbide 200 Unta Pt A 400 Walk GW 260 Warnock pr Wst Cst Tr Wstburne I Wburn Pr 7 Weston Zellers 200 455 507 $20' 140 $36 1790 $27', 600 $27 100 215 130 $20 2030 $14 2530 $37 1400 $15'1 2118 $20 280 $15' 1980 $17 200 655 980 $45' 1300 $36 550 $27' 500 $7 1550 120 600 $8' 11 140 455 20 36’ 26 27 215 11 140 455 20 36' 26 27 215 + 1 + 5 - *8 — 1 toronto Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Ventes Haut Bas Industrielles 200 485 1010 $27 150 $18 1675 $10''; 115 $12 100 $10': 508 $34 335 $10!i 571 $13' 489 $28 $16 1600 $27 100 $10 388 $17 100 $31 100 180 1795 175 2000 20' * 20 + ' H Abel Black 200 280 275 14'* 14 + 'h Abitibi 4440 $8 H 8 37*8 37’ Acklands 500 $6*8 6 *8 151 * 153 + *4 Acres Ltd 1650 $9’k 93j 20 20 Acres A pr 445 $36 35?15 .15 - 3 8 A G F M 200 $6* 634 17 17 + 18 Aimco Ind 900 $U34 1138 655 655 -20 Alta Gas T 1010 $49 48 ?45’« 45 + 'h ' Alcan 6578 $2314 23 36 .36 — 18 Alcan pr 333 $27 >?2714 27', 27 Algo Cent 950 $8 : 8'* 7'* 7’ - ' 4 Aigoma St 3915 $15 14J4 110 110 -10 Algon 300 210 210 8* Allarco Dv 305 $5’.534 7'?7 — 1 4 Almm 2p 75 $34* 3414 6 ' ?6 + ' 1 Anglo-cn 900 470 470 480 485 + 5 Anglo-c pr 100 $14 ?14'?26 'h 27 Ang CT 4! ?zlO $29 * 29’* 18 « 18' Ang CT 315 200 $41 41 10'?10 — !r Aquitaine 2450 $26 25'?12 12 Argus B pr 100 $33?33 10J8 33'.10‘8 13jj 28’, 15^8 27'8 10'> 17'?31' , 180 10J8 33’.lO's 131 > 28’, \5\ 27 10'; 17'> 311 j 180 300 100 500 $5 x 5*4 5 $8 .8'?8 $9 *8 9*4 9' 400 400 400 $16 .16 16 $14 14 14 $14 14 14 200 200 200 $12'?12‘ ?12 $17 * 16 8 16 $22'h 22\ 22 $29 ?29?29 $33 ?33' « 33 $33'.333 * 33 $17'.17 ’8 17 $26 > 26 'b 26 $27’, 27'8 27 715 710 715 $10 H 103 4 10 $35 ?34 'h 34 $65 65 65 $193 4 19 19 130 120 130 $14 .14 14 $12 12 12 $39 ?391 .39 $8 , 8 ‘ * 8 $20’ 20’.20 $8 8 8 $27*8 27 *8 27 $18’, 18’* 18 $13 13 13 au comptoir Os rours ont été fournis par la (Tiambrc de compensation des bourses de Montréal et Canadienne.Titre A (i F Special Black Cricket Camindex Mns Clearwater Cons Computer Copperville Mn Cryotherm Dasson Coppers Disraeli D L P Div Dom Jubilee Fio P Rev A (Jaspe Que Mns (Joldhawk ürt Lk Nick (Jrt Lk Paper W Hanson Mns Interprov Dred James Utd Inds Killame> Lewis Red Lk Haracambeau Medipak M orono Copper New Siolamaque N F L 51/2 Pr North Que Nouvelle N S Lte .Prof Eng Pat Pollypump Que Antimony Revenue Prop Santa Maria Silverstack Tara Exp Toronado Troüus Unigesco Victoria .White Star Yellowknife B Argus C pr Asbestos Atco Ind Atl Rich Atl Sugar Atl Sug A Auto El Auto Hard Bank Mtl Bank N S Barb Oil Bartaco Beaver L Bell Canad Bell A pr Block Bros Bombrder Bow Valy Bramalea Bramai w Brascan Bright BC Forest BC Sugar BC Sugar p BCPh 1956 BCPh 680 Brmco Budd Auto CAE Ind Calgary P Calgy 540 p Calvrt Die Cambndg Campeau CD Sugar Can Cem L C Cem L p Can Malt C Nor West C Packrs Can Perm C Safway p CSL Cdn Brew C Brew Ap C Brew Bp Cdn Can A C Comauf C Found pr CGE pr CG Invest C Goldle C Hydro 2500 $9 872 $32', 600 $9'8 400 $64“’s 805 $7 175 $14'?100 490 600 $10' .8151 $14‘,b 4985 $22'b z25 $42'4 125 $6'b 634 $13J4 3348 $46 b 1254 $53‘ b 6050 410 420 $13 400 $19 2750 385 500 260 7925 $15'?100 $15 ;b 226 $25 120 $16'.z35 $15'?60 $64 z40 $23¦’h 2290 $53h 235 $5 575 460 40 $26 225 $101 101 2700 100 225 $7' 275 390 670 $32 456 $373 200 $19 z20 $21' 1600 200 800 $19 600 $11 z5 $81' 3000 $28 9477 6 38 9'4 36 631 Un 49 23'» 27', 8'.14 b 210 5‘4 34 '.470 14'?2934 41 25*4 33'?8'b 32'4 9'b 64 ' s 6 ?8 14', 490 lO's 14 JH 22'« 423 4 6 'b 1334 46', 53 395 13 183 4 385 260 15 15 7s 25 16'4 15'?64 23‘,8 S's 534 450 26,r 101'?100 100 7H 7'?390 390 32 32 3734 37J4 19 19 21'8 21'8 200 200 19 , 19 103 4 10 31.9 64 b 6;8 14'?490 10'8 14'4 22 42 >4 6 7b 1334 463e 53 395 13 18'4 380 260 15 15’8 25 16'4 15'?64 23hH 5‘» 534 450 263» + 5 - 5 -15 + 3 8 5 + Exp Mng ¦ 5% Pr Mns A Algom une Haut Bas 2300 2 48 242 4000 25 20 500 50 50 23000 47 36 400 8 125 800 1000 27 27 500 50 50 3000 045 045 62000 37 32 1500 2.15 205 2000 1 10 1 00 100 1 00 1 00 26500 45 40 4000 21 21 1500 325 275 1000 1 75 1.75 1000 25 25 10000 045 045 2000 05 05 1000 27 27 4000 31 30 3000 41 405 3000 1 55 1 45 1000 32 32 9000 05 05 100 625 6 25 3500 80 80 2300 80 80 55 29 50 29 50 200 .125 325 300 225 3 25 1000 32 32 3000 53 52 2000 55 55 2000 81 81 3000 600 3 90 1000 26 26 3000 49 45 500 2 10 2 10 1000 02 02 3000 15 14 3000 09 04 $7', 125 $29', 25 $34', 333 460 300 285 100 $1134 201 $24 90 $56 100 460 2000 $l6i8 C lmp Bank 6715 $19’b C Ind Gas 5625 $12'b 1400 $1238 300 $7'?81'4 28 7h 2934 34'?81 *4 28 71?- 29j4 - 34'?8390 $26 1935 500 1872 $68 390 $9 150 $15' zlO $28 1365 $26 100 $33' 400 800 z50 $10 z25 $10' z25 $10 1275 $15' 50 $70 3400 325 z25 100 895 92 $7» 4 160 $8'?$5 les bénéfices Nabors Drilling Utd.$311,-440, soit 70 cents l’action, pour le semestre terminé le 31 octobre 1970, au regard de $316.891 et 71 cents l'action en 1969.Robinson Little and Co.Utd.: $223,693 pour les neuf mois terminés le 30 septembre 1970, au regard de $179,-176 en 1969.U' I.uz Mines Utd., un bénéfice de $545,000, 34 cents l'action, pour l’année se terminant le 30 septembre, par rapport à $2,943,000, $1.86 l'action pour 1969.Kxquisite Form Brassiere Canada Utd., pour les trois mois prenant fin le 30 septembre, un bénéfice de $171,-945 , 27 cents, par rapport à $109,094,20cents, pour 1969.Alminox Utd.bénéfice de $646,(KM pour les mois terminés le 30 septembre 1970, au regard de $586,616 en 1969.CIL C Intrurb p CP Inve pr CP Inve w CPR CPR $3 pr Cdn Sait Cdn Tire Cdn Tire A C Uilties C Util w C Vickers CWN G 4 pr C Westing Canron Canron pr Capit Div Gara CDP Corn Ctl Ont SLe Chemcell Chem 175 p Chrysler CHUM B Clairton Coch-Dun Codville A Columbia Columbi p Commco Compro Comb Ins Computel Comtech Con Bath Con Bath p Con Bath w 2600 100 C Bath 68 w 1100 470 Con Bldg 1200 105 Con Textle Con Distrb Cons Gas Con Gas B Con Glass 400 $20' 1021 $28' z25 1800 25 $40 200 260 300 $6 'h 100 $18 2174 $24 350 205 zlO $38 ?901 $5*8 3750 200 1323 $12 'a 300 $16 ' .Control F Corby vt Corontn p Coron 2w Corp Food Cr Food A Cosms Cram R L Crush Inti Cummngs Cygnus A Cygnus B Dale R Debhld B p Distl Seag Dome Pete D Bridge Dofasco D Lime w D Scottish Dom Store Domtar Domtar pr D Textie Dupont Dustbane Dylex Div Dylex D A Eddy Mtch E L Fm Electro ltd Erie D Exquisite Falcon Fam Play F Play w Fed Gram Fleet Mfg F leetwd Ford Cnda 100 $12'4 2400 $19'h 3275 $19'.50 $88 ’ ./40 $14 .• 100 155 215 $21'.500 165 6000 6 740 470 zlO $28'b 200 150 z90 $14 ' b 400 $14' 750 $14' 350 100 $5'8 $5 150 480 z5 $78 230 $49'.770 $81 512 $19 1163 $23sb 1200 65 150 $11 940 $10 10190 $15 100 $1434 3615 $12'4 1150 $16'x 100 $8 130 450 2900 365 100 $12 100 $7 650 $23'.z21 475 200 $7'b 2842 $142 1710 $1034 2700 160 850 $714 3400 90 225 $6 90 $65'?455 455 275 275 113* 11 24 24 56 56 450 450 16's 16 19'?19 1178 11 12 12 7‘?7 253* 26 480 485 67'8 68 9 9' 15'?15 28 28 253* 25 33'.33 795 795 10 10 lO1* 10 10 10 15'4 15 70 70 90 91 6' ?7 160 160 8'?8' 5'b 5 20 20 27'8 27' 6 6 26 26 40 40 260 ;'bo 6'.6 18 18 23sb 23 205 .Y* 38?38 53.5 190 195 113.12 16'b 16 100 100 465 465 105 105 1234 12 19 191 19 19 88’.KH 14'?14 155 155 21'?21 165 165 5 5 470 470 28'* 28' 150 150 14 14 14 34 14 14'?14 51.5 53« 5 480 480 78 /K 49'.49 80'?80 19 19 23 23 60 60 11 11 9’4 10 14*4 14 14 14 12'.12 16 16 8 8 450 450 360 365 12 12 7 7 23'4 23 475 475 7'4 7 140' .140 10' .10 145 160 7 7 88 'K' 6 6 65 08 5 -10 I — 1 8 -10 — 1B k20 + ;8 I + ' 8 - 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