Le devoir, 3 avril 1971, samedi 3 avril 1971
minilofo 29742 9742 742 TIRAGE: VENDREDI, 2 AVRIL 1971 17 gagnants de $5,000.136 gagnants de $ 500.1377 gagnants de $ 100.mtÊiÊKimmÊÊmiÊmÊÊtmÊÊtÊm m la météo Généralement nuageux.Possibilité d'averses.Maximum 40.Fais ce que dois msntM «¦npagani Plusieurs institutions sont fermées La tension s'accroît dans les cegeps par Gilles Provost le Cegep Edouard-Montpetit a été fermé hier par les autorités jusqu'à mardi prochain à la suite de manifestations étudiantes non autorisées contre le non-réengagement d'un professeur de français qui aurait refusé de dissocier la üttérature contemporaine de son contexte politique québécois.• Le Cegep de Saint-Laurent est fermé indéfiniment à la suite de l'incendie qui s'est déclaré récemment pendant que professeurs et étudiants “occu- paient” l’édifice après avoir expulsé la direction.D est probable que les intéressés prendront des mesures légales pour obliger les autorités à rouvrir les portes du collège.• Le Cegep de Shawinigan est paralysé depuis mercredi dernier parce que les professeurs et les étudiants, en assemblée générale et au sein des organismes compétents, ont exigé la démission du directeur général de l’institution.Le directeur général, appuyé par le conseil d’administration, refuse de démissionner et c’est pourquoi les professeurs refusent d’enseigner.• Le Cegep de Saint-Hyacinthe a dû fermer ses portes temporairement hier matin par suite d’un appel à la bombe.L’engin découvert était cependant inoffensif, de l’avis des experts de l’armée mandés sur les lieux.• Au Cegep de Joliette, la situation était encore très tendue hier parce que le nombre réduit d’étudiants obligera la direction à des mises à pied que n’acceptent pas les étudiants et les enseignants.Tout indique donc qu’une véritable crise du Cegep vient de se déclarer au Québec.Le ministre de l’éducation, M.Guy Saint-Pierre a annoncé jeudi d’éventuelles mesures légales pour permettre aux collèges de se débarrasser des “indésirables” et des “agitateurs itinérants” qui sèment la pagaille partout.Elles n'ont nullement calmé les mé- contents qui y voient une mesure de répression.“H faudrait plutôt que le gouvernement étudie enfin les problèmes réels plutôt que de se fermer les yeux", ont déclaré hier au Devoir plusieurs professeurs et étudiants de deux Cegeps montréalais.Les représentants des étudiants, des professeurs et du personnel non-enseignant du Cegep de Saint-Laurent ont préconisé hier le recours à la commission parlementaire de l’éducation pour faire vraiment la lumière sur la situation qui prévaut présentement dans leur institution.A leurs yeux, le recours à un enquêteur, comme l’a annoncé M.Guy Saint-Pierre, n’est qu’une façon de “noyer le poisson”.Ds ont signalé en effet que Québec a déjà fait deux enquêtes sur le collège et que le gouvernement devrait donc avoir en main tous les renseignements désirables.Voir page 2: La tension yii&* mmm mm m Des membres de la communauté canadienne des Pakistanais de l'Est ont manifesté, hier, à Ottawa, devant le bureau du haut commissaire du Pakistan, en faveur de leurs compatriotes qui luttent présentement pour leur indépendance nationale.Ils ont brûlé le drapeau pakistanais.M.Mitchell Sharp, ministre des affaires extérieures du Canada, a dit qu'il n'était pas très au courant de la situation au Pakistan et que.de toute manière, il ne désirait pas "se mettre le nez dans cette affaire" avant d'en connaître les faits.(Téléphoto CP) L'affaire O'Bront M.Choquette intervient en faveur de la police par Pierre Richard Nouveau rebondissement hier dans la bataille légale qui oppose depuis quelques mois les policiers de Montréal en charge de b lutte contre le crime organisé et l’homme d’affaires montréalais William O’Bront.Le procureur général, M.Jérôme Choquette, a signé, à la demande des plus hautes instances de la police de Montréal, un affidavit déclarant qu’il est contraire à l’intérêt public que le sergent-détective Alphonse Gelineau, charge de cette enquête, soit obligé de révéler devant la Cour les informations qu’il possède et les sources de ces informations.C’est hier matin devant le juge Roger Ouimet que devait être débattu le fond des trois demandes présentées par les procureurs de M.O’Bront en vue d’annuler les mandats de perquisition émis contre lui et deux de ses compagnies, Alouette Meat et Obie’s Meat Market; ces mandats avaient déjà été suspendus par les juges Roger Ouimet et Antonio Lamer mais la decision finale avait été reportée à hier.Cependant, jeudi après-midi, le sergent-détective Gelineau a reçu un sub poena l’obligeant à comparaître comme témoin.Les procureurs de M.O'Bront, Mes Antoine Geoffrion, Morris Fish et Harvey Yarosky voulaient, semble-t-il, l’obliger à révéler ses sources d’information et contester, par la suite, la légalité de l’enquête.Aussitôt ce sub poena reçu, une partie de l’état-major de la police de Montréal et les responsables du contentieux de la ville ont filé vers Québec où ils ont rencontré le ministre de la justice, M.Jérôme Choquette.Selon certaines informations, ce ne serait qu'après plusieurs heures de discussion que le procureur général a accepté de signer cet affidavit pour bloquer l’initiative des procureurs de N.O'Bront.¦ au gré du temps Le crucifié (ondjimné à l'emprisonnement à perpétuité pour assassinais en série, le lieutenant William Càlley est, dès le lendemain élargi, sur ordre du président Nixon.Cette mesure parait nettement insuffisante: ee qu’il convient, c'est de statufier sans délai le jeune officier et de répandre son effigie dans tous les Etats-Unis et pays oit leurs troupes sont basées.On demanderait au sculpteur de montrer le héros déchiré entre deux Furies, sa propre conscience et l'obéissance aux ordres sacrés.Sous l'inscription: "Au martyr de la guerre du Viêt-Nam", une inscription lapidaire rap-lerait qu’il est aussi le symbole de la vraie ctoire, car désormais dans toute guerre ceux qui réussissent à ne point mourir, dans quelque camp qu'ils soient, sont les seuls vainqueurs.Ixiuis-Martin TARI) Hier matin, aussitôt que Me Geoffrion a fait part au juge Ouimet de son intention de citer comme témoin le sergent-détective Gelineau, Me Michel Côté, avocat en chef de la ville de Montréal, a produit l’affidavit du ministre Choquette.Cet affidavit spécifie que M.Gelineau est assigné au Bureau de recherches du Québec sur le crime organisé (BRQCO), organisme formé d’agents de la Gendarmerie royale du Canada, de la Sûreté du Québec et du Service de la police de Montréal et que c'est dans le cadre d’une enquête de ce bureau que le sergent-détective Gélineau a signé les plaintes Pétrole TRIPOLI (AFP) La Libye vient d’accepter et de signer avec certaines compagnies pétroheres exploitant sur son territoire, un accord de 5 ans sur le prix et les conditions d'imposition de son pétrole qui porte le “prix affiché” du pétrole libyen de 2,55 dollars par baril a 3,45, a déclaré M.Abdeslam Jal-loud, vice-président du gouvernement chargé des négociations pétrolières aux journalistes qui l'interrogeaient à sa sortie du ministère du pétrole.Il semble que quelques compagnies seulement sur la vingtaine qui exploitent le pétrole libyen aient d’ores et déjà signé l’accord.En effet, cinq ou six représentants des compagnies seulement ont été vus sortant du ministère avant M.Jal-loud.Parmi ceux-ci on a pu reconnaître les représentants des compagnies Esso et BP.Maintenant que certaines compagnies ont signé l’accord, il est vraisemblable que les autres compagnies membres du cartel du pétrole vont le signer très rapidement.Il est, de plus' très vraisemblable que l’Algérie, l’Irak et l’Arabie séoudite vont engager des conversations pour aligner leurs prix sur ce nouveau prix libyen.La Libye, le plus gros exportateur de pétrole du bassin méditerranéen, exporte chaque année vers l’Europe, par l’intermédiaire de compagnies essentiellement américaines et anglaises, quelque cent soixante millions de tonnes de pétrole.Ce nouvel accord augmentera les revenus de la Libye d’une somme estimée à environ 620 millions de dollars, et ceci en plas des gains obtenus par le pays aux termes de l’accord de septembre dernier.Ces représentants des compagnies se sont refusés à toute déclaration pour le moment et ne commenteront demandant l’émission des mandats de perquisition.Le ministre déclare qu’il est contraire à l’intérêt public de permettre que M.Geüneau qui révèle les sources des informations qui ont donné lieu aux plaintes, les lieux qu’il a visités, la nature et le contenu des documents qu’il a vus, l’étendue et la durée de son enquête, le nombre et la nature des plaintes ou poursuites criminelles reliées à cette enquête, les éléments et circonstances succeptibles de révéler l’identité des informateurs.vraisemblablement l’accord que ce matin, après avoir pris connaissance de la déclaration du gouvernement libyen.M.Jalloud, pour sa part, s’est limité à dire aux journalistes qu’il était “heureux ” de cet accord.Ce compromis sur le prix du pétrole, arrive après plus d’un mois de négociations extrêmement difficiles entre le gouvernement libyen et les compagnies pétrolières internationales.Parmi les péripéties qui les ont marquées, la plus spectaculaire a été la menace d’une coupure des approvisionnements en pétrole des compagnies par la Libye, l’Algérie, l’Irak et l’Arabie séoudite.Non à une loi permanente La Ligue des droits de l’homme, qui a fait l’objet récemment d’une vive contestation de la part d’un mouvement pour la défense des prisonniers politiques, vient de déclarer qu’elle s’oppose à la reconduction de la loi Turner et réclame son abrogation immédiate.La position de la Ligue, définie jeudi soir au cours de l’assemblée du conseil d’administration, est conforme en cela à l’article 6 de la loi sur les mesures de guerre où il est dit que les mesures d’urgence ne seront en vigueur que "durant la guerre, l’invasion ou l’insurrection réelle ou appréhendée"."Une loi d’urgence permanente, écrit la Ligue (voir le texte intégral en page 4), Voir page 2: Choquette La Libye accepte un accord de cinq ans Bourassa demande à Ottawa de prolonger l'application de la loi sur l'ordre public (Canadian Press) - M.Robert Bourassa a déclaré hier soir qu’il avait demandé au premier ministre du Canada, M.Pierre Elüot Trudeau, de prolonger la période d’application de la loi sur l’ordre pubhc.aussi appelée loi Turner.La loi, qui étend les pouvoirs d’arrestation et de détention de la poüce, a été adoptée l’automne dernier.Elle remplaçait les règlements invoqués en vertu de la loi sur les mesures de guerre après l’enlèvement de MM.Pierre Laporte et James Richard Cross, en octobre.La loi sur l’ordre public doit normalement expirer à la fin de ce mois.M.Bourassa a dit que la demande de prolongation avait été faite “pour toutes sortes de raisons”.D a refusé d’en dire davantage ou de préciser la durée de la prolongation demandée.Le premier ministre du Québec a révélé qu’il s’était entretenu plus tôt cette semaine de cette question avec M.Trudeau et qu’il lui avait adressé hier une lettre où il demande formellement de prolonger l'application de la loi.Plus tôt en soirée, M.Trudeau a déclaré qu'il s’attendait à une telle requête.Le premier ministre rencontrait alors les joumahstes à Niagara Falls.La loi sur l’ordre public, en vigueur depuis le 2 décembre, permet à la police de mener des fouilles sans mandat et de détenir des personnes pendant sept jours sans qu'aucune accusation ne soit portée contre elles.La loi sur les mesures de guerre conférait les mêmes pouvoirs de perquisi- tion à la police et permettait la détention de personnes jusqu'à 21 jours sur l’ordre du procureur général.La loi sur les mesures de guerre a été proclamée le 16 octobre, le jour précédant la mort du ministre québécois du travail, M.Laporte, étranglé par ses ravisseurs.Toute tentative visant à mamtenir la loi sur l'ordre public est destinée à soulever une tempête au Parlement où les partis d’opposition ont vivement critiqué la mesure.Le mois dernier, M.Eldon Wool-liams, député conservateur de Calgary Nord, a déclaré devant le comité des Communes sur la justice que le gou- Entrave à la justice Le juge Claude Wagner a acquitté Me Robert Lemieux hier d’une accusation d’entrave à la justice qui a été portée contre lui relativement à une déclaration qu’il aurait faite le 9 octobre dernier concernant l’enlèvement du diplomate anglais James Cross.La Couronne a fait savoir au juge qu elle ne pouvait procéder étant donné l’absence de deux témoms qui résident à l’étranger.Le juge Wagner a donc retire le chef d’accusation, sans plus, et Me Lemieux vernement possède en vertu du Code criminel toute la latitude voulue pour faire échec à la violence.“Je ne crois pas que nous ayons besoms de restreindre encore les droits civiques dans ce pays", a-t-il déclaré.Le ministre de la justice, M.John Turner, a répliqué alors que toute action entreprise avant l’expiration de la loi serait scrutée par le comité.Le Nouveau parti démocratique s’est opposé à la législation dès le départ.Le Front de libération du Québec, qui a revendiqué la paternité des deux enlèvements d’octobre, a été déclaré illégal en vertu de la loi sur les mesures de Voir page 2: Bourassa est reparti à la cour 4 où il assure la défense de Raymond Cormier, accusé d’appartenance au FLQ.D’après l'acte d’accusation porté contre Me Lemieux, les déclarations publiques qu'il aurait faites le 9 octobre auraient eu pour' effet de rendre plus difficile le travail des policiers quant à l’arrestation des ravisseurs de M.Cross.Ni le contenu de cette déclaration, ni les noms des témoms étrangers n'ont été révélés en cour.Me Robert Lemieux acquitté Chemins de fer La grève semble inévitable La grève du rail au Canada paraît désormais inévitable et il semble bien que les mécaniciens de locomotive débrayeront lundi à midi, tel que prévu.Les très rares commentaires qu’ont émis certains négociateurs hier, à la suite des pourparlers qui se poursuivaient à huis clos entre la Fraternité des mécaniciens et les représentants du CP et du CN, ne permettent pas de croire à un dénouement heureux du conflit.“Je ne puis dire que je suis optimiste", a déclaré un négociateur syndical tandis que le représentant du CN a révélé qu'il ne’savait pas si les parties, pouvaient en arriver à une entente d’ici lundi.Le ministre du travail a toutefois fait rapport aux Communes hier, en affirmant que les négociations se poursuivaient “lentement mais de façon satisfaisante".M.Mitchel Sharp, premier ministre intérimaire a fait valoir que le gouvernement ne voulait pas que ces négociations se déroulent sous la menace d’une loi spéciale comme le demandent les néo-démocrates de la Saskatchewan.Entre-temps, malgré une entente intervenue jeudi entre les deux compagnies ferroviaires et leurs employés sédentaires, un embargo a été fixé hier à midi sur toutes les fharchandises qui doivent être achemmées par rail.A Vancouver, les autorités du port se préparent à fermer les installations portuaires à cause du manque de blé qui d'urgence la Ligue supposerait une situation d urgence permanente, en temps de paix, une telle loi serait un non-sens et une négation de nos valeurs démocratiques." De surcroît, la Ligue propose un mécanisme pour la proclamation d’une telle loi d’urgence.Elle suggère que le parlement soit convoqué et qu’il ratifie, par une majorité des deux tiers, b proeb mation par le gouverneur général en Conseil.En tout temps, estime cependant b Ligue, un tel règlement devrait être conforme aux principes de b Déclaration canadienne des droits, bquclle Décb-ration devrait être intégrée à b Constitution.devrait parvenir sur b côte du Pacifique par chemin de fer.Dans l’Ouest, les producteurs de blé s'inquiètent beaucoup des répercussions qu’aura b grève sur les ventes de blé.Outre les conséquences économiques de cette grève que M.Stanfield n'a pas hésité à qualifier de tragiques lüer à Ottawa, les services des trains de passagers seront interrompus.Un porte-parole du CN, à Montréal, a fait savoir que les trains desservant les banlieues de Cartierville, Deux-Montagnes et Saint-Hibire fonctionneraient comme à l'accoutumée lundi matin, mais que le service serait inter- Verrouillez vos par André Charbonneau Les policiers de Montréal donneront désormais des avertissements aux auto-mobilistes qui stationnent leur véhicule sans prendre soin de le verrouiller et même d’en retirer les clés.En cas de récidive, et si b colbboration du pubhc n’est pas satisfaisante, ils donneront des contraventions.Cette décision a pour but d’appuyer b campagne d'éducation publique que les compagnies d’assurance entreprendront en mai prochain dans le but de sen-sibiliser l'opinion publique quant aux vols commis à b suite d’imprudence de b part de leurs propriétaires.Hier, le maire Drapeau a lui-même fait part à b presse de l’appui de la ville à cette campagne.Chaque année, il est commis à Montréal, a-t-il dit.8,000 vols d’autos.Or 80% d’entre elles ne sont pas verrouillées et environ 39%, selon les statistiques américaines, ont la clé sur le contact.En août dernier, la ville de Montréal a adopté un règlement qui stipule qu’un véhicule ne peut être laissé sans surveillance sur la voie publique sans que les freins soient appliqués, que le moteur soit arrêté, que la clé soit retirée, que les portières soient verrouillées et les roues de devant tournées vers la bordure du trottoir si la rue est en penie.C'est en vertu de ce règlement que les policiers pourront intervenir.La campagne anti-vol des compagnies d'assurance ne prévoit pas pour l'instant de pression auprès des fabricants de véhicules.On estime à 15% le nombre d’automobiles en circubtion dont le système de verrouilbge ferait défaut.Le rompu au cours de b matinée.Le dernier service entre Deux-Montagnes et Montréal et Cartierville Montréal sera à 10h30.Celui de Saint-Hibire-Montréal sera à 7h) 8.Entre-temps, dans l’Ouest, plusieurs travailleurs d’industries qui dépendent du chemin de fer ont reçu leurs avis de mises à pied en même temps que des milliers d'employés non-itinérants du CNR et du CPR.' Les mécaniciens de locomotive demandent un contrat de deux ans comportant des augmentations de sabires de 13% b première année et de 9% l’année suivante.voitures.maire n'a cependant pas écarté la pos-sibiüté d'intervenir à ce niveau éventuellement.Le maire Drapeau a insisté hier sur les coûts additionnels résultant de b négligence des automobilistes.Outre les taux d’assurance, il a mentionné que b surveilbnee des autos à Montréal nécessitait b présence de 22 policiers à l'escouade spéciale chargée de cette tâche et de plus de cent autres à des fins Voir page 2: Verrouillez Enseignants Les négociations s'engageraient véritablement QUEBEC (Par G.L.) - Cette fois, les négociations semblent devoir s'engager pour de bon dans le conflit relatif au cbssement des enseignants.Les deux parties au litige se sont rencontrées hier et ont échangé leurs üstes respectives de brevets et diplômes devant servir au cbssement des enseignants pour fins de rémunération.Bien plus, les parties ont convenu de se rencontrer à trois reprises au cours de b semaine prochaine (mardi, mercredi et jeudi) pour entreprendre les Voir page 2: Les négociations V 1 2 • Le Devoir, samedi 3 avril 1971 suites de la première page VERROUILLEZ de récupération.Tout cela, le citoyen le paie, a-t-il fait remarquer.Pour réduire ces coûts, la ville entend donc mener une campagne permanente.Le maire Drapeau espère obtenir un succès aussi grand qu'au cours de la campagne d'embellissement menée depuis 10 ans.D a enfin insisté sur le caractère incitatif de cette mesure éducative précisant que des peines ne seront envisagées que si le public ne coopère pas suffisamment.LES NÉGOCIATIONS discussions.„ , Selon une information obtenue du côté patronal, la nomenclature fournie par cette partie - longue de centaines de brevets et diplômes - serait même plus volumineuse que celle de la partie syndicale.Depuis dix jours, la Corporation des enseignants du Québec (CEQ) se plaignait de ce que la partie patronale retardait l'échange des documents de base devant servir par la suite aux discussions.La table provinciale de négociation prend donc la relève du comité, qui a échoué, pour tenter de mener à bien au cours des prochains mois la tâche dont il avait été convenu en novembre 1969: le classement des enseignants et leur catégorisation.D serait fort surprenant, estime-t-on, que la tâche puisse être menée à bien avant la fin de l'entente collective actuelle, qui se termine le 30 juin, et le sujet devrait être l'un des principaux sujets de discussion de la prochaine ronde de négociations générales.Les enseignants n'ont pas commenté la rencontre d'hier et l'on ne sait quelle attitude adoptera L'Alliance des professeurs de Montréal, qui a décidé il y a quelques jours de reprendre l'action directe en vue d'amener un règlement rapide du litige qui a éclaté il y a quatre mois.LA TENSION Dès lundi prochain, les professeurs et les étudiants intenteront des procédures légales pour faire rouvrir le collège si les autorités ne reviennent pas sur leur décision.De plus, ils ont l'intention d'organiser des cours dans la rue et dans la cour du collège si les portes restent fermées.Enfin, les mêmes représentants contestent la thèse de l'incendie criminel et demandent que soit rendu public le rapport d'enquête qui aurait permis d'inventer cette conclusion.Selon eux.le système électrique déficient, l’odeur de brûlé qui régnait peu avant dans le collège, le fonctionnement “bizarre du système d’éclairage’’ dans ce bâtiment avant l’incendie indiqueraient plutôt que l'incendie a probablement été provoqué par un court-circuit.Quoi qu'il en soit, ils signalent que les occupants n'avaient aucun intérêt, bien au contraire, à déclencher un tel incendie.Parallèlement à cela, environ 275 étudiants “modérés'' se sont réunis hier pour réclamer la reprise des cours le plus tôt possible.Ces étudiants refusent de "jouer les héros" pour défendre les professeurs au risque de perdre leur session de cours.Ils dénoncent donc l'expulsion de l'administration et l'occupation du collège.Os ont l'intention de convoquer tous les étudiants lundi pour discuter des mesures à prendre à l'avenir.Au Collège Edouard-Montpetit, la fermeture du Cegep a été décidée dans la nuit de jeudi à vendredi par le conseil d'administration, a déclaré au Devoir le directeur général, M.Benoit Sainte-Marie.Le Conseil d’administration ne s'est pas formellement réuni mais, après une consultation des membres par téléphone, le président, M.Joseph Paré a ordonné la fermeture de l'institution.Selon M.Sainte-Marie, cette fermeture a été rendue nécessaire parce que les étudiants continuaient leur "sit-in' devant les bureaux des administrateurs contrairement aux ordres donnés.M.Sainte-Marie a cependant refusé d'engager un débat au téléphone quant au bien-fondé de cette décision qui prive tous les étudiants de leurs cours à cause d'une manifestation qui n'avait pas empêché le fonctionnement du collège.L'exécutif du syndicat des enseignants a exigé hier une réouverture immédiate du collège afin de favoriser un climat favorable au règlement du présent conflit et d'assurer aux étudiants 1(» cours auxquels ils ont droit.La décision de réouvrir le collège ne sera pourtant prise que lundi soir, lors de la réunion régulière du conseil d'administration.Cette réunion sera à huis clos, contrairement aux désirs des étudiants.Toutes les difficultés du Cegep Edou-ard-Montpetit proviennent d'une décision des autorités de ne pas réengager un professeur de français qui avait préconisé, en assemblée de son département, de ne pas dissocier l'étude littéraire de celle du contexte politique que les a inspirées.A la suite de cela, des plaintes anonymes avaient été portées contre lui et, depuis lors, le collège est divisé aussi bien sur le fond de la question que sur les procédures douteuses qui furent utilisées.CHOQUETTE Les procureurs de M.O'Bront ont soulevé quelques objections de droit contre la valeur de cet affidavit et ont soutenu que s'ils voulaient être en mesure de prouver que l'émission des mandats de perquisition était un "flagrant abus de procédure", ils devaient pouvoir interroger la personne qui a déposé les plaintes.Me Geoffrion a accusé les policiers de se livrer à une "partie de pêche" contre M.O’Bront et ses compagnies.L'un de ses adjoints a affirmé que le sergent-détective Gélineau a déposé 138 dénonciations du genre de celles qu'il a signées contre O'Bront et ses compagnies.Le juge Ouimet a renvoyé le tout au 23 avril et a noté que c'es.t la première fois qu’il était mis en présence d'un affidavit de cette importance.Les acteurs en présence hier en Cour laissaient percevoir l’importance de cette affaire.D'un côté, la police de Montréal était représentée par Mes Michel Côté, avocat en chef de la ville, Paul Normandin, avocat en chef adjoint, Jules Allard, conseiller juridioue adjoint de la police de Montreal.De l'autre, Mes Antoine Geoffrion, bien connu pour ses activités dans le Comité Canada, Morris Fish et Haney Ya-rosky, membres des grandes études libérales Geoffrion Prud nomme et Kaufman Yarosky et Fish.Le procureur général était représenté par Me Pierre Sauvé.Parmi l’assistance, on remarquait M.André Guay, directeur adjoint de la police de Montréal, M.Pierre Laforest, assistant-directeur, M.André Deluca, assistant-inspecteur-chef et plusieurs inspecteurs.Les enquêteurs contre le crime organisé soupçonnent M.O’Bront et ses compagnies d'avoir commis des fraudes de grande importance contre le public, en particulier dans le domaine fiscal.En janvier dernier, ils ont obtenu des mandats de perquisition pour saisir les documents bancaires de M.O'Bront et des compagnies Obie's Meat Market et Alouette Meat.M.O'Bront a alors entamé des procédures, par l'entremise de Me Geoffrion, pour faire casser ces mandats de perquisition.Le 26 février, le juge Ouimet a suspendu l’application du mandat contre Obie's Meat Market et, le 11 mars, le juge Lamer faisait de même dans le cas de Alouette Meat et dans celui des comptes personnels de M.O'Bront.Ces mandats sont suspendus jusqu'à ce que la décision finale sur la demande d'annulation soit rendue.M.William O'Bront avait été identifié, dans le rapport de la commission d'enquête Prévost, comme étant en relation avec les magnats de la Corp.Woodripe de Montréal ; il avait alors vivement protesté de son innocence dans quelques interviews accordées à des journalistes montréalais.BOURASSA guerre et de la loi subséquente sur l'ordre public.Les victimes des enlèvements ont été le diplomate britannique James Cross et M.Laporte.Kidnappé le 5 octobre, M.Cross a été relâché le 4 décembre et ses ravisseurs exilés à Cuba.M.Laporte, enlevé le 10 octobre, a été retrouvé sans vie une semaine plus tard.Quatre hommes ont été accusés en rapport avec l'affaire Laporte.Lun d eux, Paul Rose, a été trouvé coupable de meurtre et condamné à la prison à vie.UN OUVRIER Suite de la page 3 vailleurs FTQ appelés d'autres régions, menaces de fiers-à-bras.Toutes ces pratiques, souligne M.Carey, se font au mépris des lois québécoises que le ministère du travail, déclare-t-il, n'ose même pas faire appliquer.Et a l'appui de ses dires, M.Carey rappelle le cas de Golden Eagle (raffinerie de pétrole), dans la région de Québec, où les enquêteurs du ministère, appelés par la CSN à constater sur place les entraves à la loi, ont été éconduits par un représentant de l'employeur.UN COMITÉ Suite de la page 3 les tortures: supplice de l'eau, de l'électricité, coups, viols, etc.Certains de ces jeunes gens sont arrivés en Algérie affligés d'infirmités causées par les tortionnaires brésiliens.Le Canada, en 1967, venait au 2e rang des investisseurs étrangers au Brésü avec une valeur de $618 millions.Notre pays aurait aussi vendu aux militaires des avions anti-guérilla de type "Buffalo".Québec convoque la commission sur la liberté de la presse QUEBEC (Par Gilles Lesage) Trois commissions parlementaires dont celle relative à la liberté de presse tiendront des séances publiques mardi prochain, en même temps que l'Assemblée nationale poursuivra ses travaux.L'Assemblée est censée ajourner mercredi pour le congé de Pâques, qui ne prendra fin qu'apres le retour d'Europe du premier ministre, soit le mardi 27 avril.Liberté de presse Reformée en décembre dernier, la commission parlementaire de la liberté de presse ne s'est réunie qu'une fois depuis, soit le 2 février, pour entendre des représentants de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) et des patrons exposer le projet de Conseil de presse qui prend forme au Québec.Formée de onze membres, la commission spéciale a le "pouvoir d'entendre des témoins, d'en assigner, si besoin est, et de siéger pendant l'ajournement de la Chambre pour poursuivre l’examen du problème de la liberté de la presse, des faits qui peuvent la mettre en danger et d'examiner si les lois de la province en assurent la protection".Les membres, par ordre alphabétique, sont les suivants, avec entre parenthèses, le nom de leur comté: MM.Bacon CIYois-Rivières), Bourassa (Mercier), Cloutier (Montmagny), Cloutier (Ahunt-sic), Drolet (Portneuf), Hardy (Terre-bonne), Laurin (Bourget), L'Allier (Deux-Montagnes), Leduc (Taillon), Tremblay (Chicoutimi) et Veilleax (Saint-Jean), ce dernier agissant comme président.Le quorum est de six et la commission tiendra séance mardi prochain, à 9h30.Il y a quelques jours, la FPJQ a rappelé que c’est à deux fins principales qu’elle insiste pour que les parlementaires étudient à nouveau les problèmes qui mettent en cause la liberté de presse: • en premier lieu, le phénomène de la concentration des entreprises de presse, qui a fait l'objet des travaux du comité Cloutier, en 1969, a gardé toute son actualité et son importance, dit la Fédération des journalistes; il importe que le Québec fasse à cet égard un choix politique et décide s'il entend ou non intervenir pour sauvegarder l’intérêt public.• en deuxième lieu, estime la FPJQ, le malaise grandissant entre la presse et diverses instances au Québec mérite d’être examiné à fond.Les journalistes ont des reproches importants à formuler au gouvernement, à des membres du gouvernement, à des agents de l’Etat, et la Fédération considéré que l’endroit le plus approprié pour les for- muler et les justifier est précisément en commission parlementaire, où il pourrait y avoir une confrontation directe et responsable.La FPJQ souhaite en outre que la commission Veilleux étudie à fond l’utilisation de la presse par la police et la justice.La Fédération se dit prête â collaborer aux travaux de la commission, à certaines conditions, dont celle voulant qu elle puisse entreprendre des études sérieuses et les mener à terme en remettant un rapport substantiel à l’Assemblée nationale.En faisant motion pour faire revivre la commission, hier, le leader parlementaire du gouvernement, M.Lèves; que, n'a pas précisé son mandat ni ses moyens précis d’action.Peut-être le saura-t-on mardi.Commission des bills D'autre part, mardi également, à dix heures, la commission des bills privés et publics étudiera quelques projets de loi, dont un modifiant la loi de la Communauté urbaine de Montréal qui a été rendu public il y a quelques jours -et un autre concernant le fonds industriel de ville Mont-Royal (bill 97), qui a été Erésenté hier par le député libéral de aurier.M.André Marchand.Les premiers ministres du Québec et de l’Ontario, MM.Robert Bourassa et William Davies, ont déclaré hier, à l’issue de leur première rencontre depuis l'élection de M.Davies comme successeur à M.John Robarts, que leurs gouvernements collaboreront étroitement dans le but de régler le problème du chômage tout en écartant la possibilité d'un plan conjoint pour la création de nouveaux emplois."Nous sommes dans une structure fédérale qui doit travailler à renforcer l'économie de tout le pays mais il y aura toujours une compétition de bon aloi entre les provinces dans la création de nouveaux emplois”, a précisé M.Bourassa.Cette rencontre qui a eu lieu dans les bureaux du premier ministre dans l'édifice de l’Hydro-Québec à Montréal a surtout consisté dans une première prise de contact entre les deux chefs de gouvernement.Ds ont déclaré avoir aborder trois grands sujets: les questions économi-' Le député a donné le§ explications suivantes à la présentation d'urgence de ce bill.La ville de Mont-Royal a créé un fonds industriel de $1.5 million, ui a été dépassé de $215,000 à la suite e procédures en expropriation en vue d’acquérir un immeuble.Des doutes ont été soulevés quant à la validité du titre de TMR à cet immeuble, dont elle est de plus incapable de disposer conformément à la loi des fonds industriels.B s'agit donc de légaliser la transaction par laquelle la ville désire vendre une partie du terrain à la compagnie Divco, a un prix inférieur au prix coûtant, “opération considérée comme illégale par le ministère de la justice", a dit M.Marchand.Les deux parties sont déjà liées par une option.Affaires sociales D'autre part, la commission des affaires sociales se réunira également mardi pour poursuivre l’étude du bill 69, qui vise a assurer les bénéfices de l’assurance-maladie aux assistés sociaux en ce qui a trait aux médicaments et aux enfants de sept ans et moins pour les soins dentaires.La commission s'est réunie à plusieurs reprises en janvier et février pour entendre des représentations relatives à ce projet de loi rendu public en décembre dernier.ques, la révision de la constitution et les politiques fiscales.Au chapitre de la révision de la constitution, les premiers ministres ont fait savoir qu'ils avaient fait un rapide tour d'horizon en prévision de la conférence fédérale-provinciale qui aura lieu à Victoria en juin prochain.Quant aux politiques fiscales, M.Bourassa a précisé que les attitudes des deux gouvernements en ce qui concerne le Livre blanc du ministre Benson, se rejoignent sur plusieurs points que M.Davies est d’accord avec les objections soulevées par le gouvernement québécois.Enfin, le premier ministre du Québec s'est dit très confiant que la collaboration sera aussi étroite avec le gouvernement de M.Davies qu’elle l'a été avec celui de M.Robarts.M.Davies, pour sa part, a noté qu’il avait pris l’habitude d’une telle collaboration entre les deux provinces alors qu’il était ministre de l’éducation dans le gouvernement ontarien.Davies et Bourassa se sont rencontrés hier L'enjeu du mini-congrès créditiste Comment constituer un véritable parti politique en vue de 72?par Jean-Pierre Bonhomme DimonnniRE uFRnncnis lonranpoRBin SEULEMENT: S6.50 En vente chez le* bons flbroires ou.a défout, chez l’éditeur Les Editions Françaises Inc.( > PETIT LAROUSSE • • • TOUJOURS: S7.95 En vente chez les bons libraires ou, à défaut, chez l’éditeur Les Editions Françaises Inc.DimonnniRE nifRHIKRIS [ORTERIPORHin mouse SEULEMENT: $6.50 En vente chez les bons libraires ou.à défaut, chez l’éditeur Les Editions Françaises Inc.COOPÉRATION UtTfj^ '0i> /wtiiinatiokM.c0' INSTITUT DE COOPÉRATION INTERNATIONALE UNIVERSITÉ D’OTTAWA 0.CJ.) PROGRAMME D'ETUDES EN DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL (paoo£Ÿ> Ce programme de formatkm et de perfectionnement a été créé à l'intention de coopérant!, chercheur», comeillers, eiperts et autres personnes qui se destinent a une cerriérn dans le domaine du développement international.Les participants au programme pourront travailler avec des spécialistes en développement dans un cadre d'études pluri-disctplmaires.U programme s'étend sur une période d une année.description du programme sessions 1971 1».session: Problématique du développement (20 septembre au 29 octobre) 2» session: Changements économiques et sociaux dans les pays en voie de développement (8 novembre au 17 décembre) 1972 3* session: Gestion des programmes de développement (10 janvier au 16 février) 4' session: Études régionales et analyse de cas (28 février au 12 avril) LANGUE ÉTRANGÈRE — durant toute l’année universitaire STAGE (si nécessaire) — 4 à 12 semaines MÉMOIRE — A remettre au plus tard le 1er septembre 1972 CONDITIONS D’AO MISSION • Minimum; le baccalauréat ou l’équivalent.• fxperience dans te domaine du développement ou avoir l’intention d'y hure carrière.Dan» ce dernier cas, le candidat devra evou fait des étude» dans un domaine Conner».• Bonne connaissance du français et de l'anglais.DIPLÔME Un diplôme en coopération internationale sera décerné aux candiflats qui euront répondu à toutes tes exigences du programme.Toute demande de renseignements ou d’admission devra être adressée au; Secrétaire général Institut de Coopération internationale Université d’Ottawa Ottawa 2, Canada ITél.: (613) 231-2340] ! ., Des cégépiens en stage de 3 semaines à Avignon Un voyage aux Nations-unies constitue les deux premiers prix du concours lancé par le mouvement Jeunesse du monde pour stimuler la participation des jeunes à sa campagne de signatures pour "Un jour de guerre pour la paix" Cinquante prix seront offerts aux membres du club Jeunesse du monde qui participeront à cette campagne dont l’objectif est de recueillir un million de signatures réclamant du premier ministre du Canada, “un jour de guerre pour la paix”.Jeunesse du monde est l’organisateur québécois de la campagne internationale lancée par l’apôtre mondial des lépreux.M.Raoul Follereau.M.Follereau demande aux Gouvernements représentés à ONU de prélever sur leurs budgets respectifs, ce que leur coûte un jour d’armement et de mettre ces sommes en commun afin de lutter contre les famines, les taudis et les grandes endémies qui déciment l’humanité.M.Follereau a confié la réalisation de son projet à la jeunesse du monde.Divers or-oganismes de jeunesse mènent présentement à travers le monde cette campagne de pétition en faveur “d’un jour de guerre pour la paix”.Lancée le 24 février par le mouvement Jeunesse du monde, la campagne se poursuivra au Québec jusqu’au 1er juin 1971.Les industries manufacturières Lestimation désaisonnali-sée des expéditions des fabricants en janvier était de 3,-887.8 millions de dollars, soit 5.0% de plus que l’estimation rectifiée de décembre (3,702.2 millions).C’est un fait que cette augmentation est attribuable en bonne partie à la reprise de la production dans les industries de l’automobile et des pièces et fournitures d’automobiles, qui avaient connu une grève prolongée à l’automne, mais il s’est produit également une augmentation sensible des expéditions dans bien d’autres industries.(Données du BFS) OTTAWA - Quelque 200 délégués représentant les associations créditistes de l’ensemble du Canada sont aujourd’hui réunis en conseil de consultation à Ottawa pour déterminer de quelle manière les forces créditistes québécoises et celles du reste du pays pourraient se fondre ou se rapprocher.La consultation a été entreprise à l’initiative de la formation québécoise, le Ralliement Créditiste, auquel appartiennent les treize député créditistes élus à la Chambre des Communes.Les organisateurs de la rencontre espèrent par là obtenir l’avis des délégués - un par comté - et des exécutifs d’associations provinciales invités comme observateurs, sur la manière de constituer un véritable parti en vue des prochaines élections fédérales.On sait que le Ralliement Créditiste, fondé en 1961, s’était vu forcé de faire cavalier seul en Chambre après la désintégration du Social Credit Party au Canada anglais à la suite des élections de 1965.Les exécutifs des deux partis s’étaient séparés subséquemment tant et si bien qu aujourd'hui le créditisme est devenu québécois, à toutes fins utiles.C'est à cela que l’on veut remédier lors de cette rencontre qui prendra fin demain après-midi.La tâche à accomplir est énorme.Le créditisme n’est plus une force en Ontario et dans les Maritimes.Et même si le chef du Ralliement Créditiste, M.Réal Caouette, possède une certame cote d’écoute chez certams chefs créditistes des provinces de l'Ouest, particulièrement en Colombie-Britannique, il n'en demeure pas moms que même dans ces lieux plus accueillants M.Caouette n'est pas nécessairement une valeur sûre.Quoi qu'il en soit, les organisateurs ont voulu porter la discussion au niveau du froid raisonnement en présentant aux délégués des documents de travail devant servir à la discussion dans six comités où l’on étudie les sujets suivants: l'organisation interne du parti, la taxation, le commerce, l'environnement et le travail, les affaires sociales, les problèmes constitutionnels et l'agriculture.Le comité le plus important est évidemment celui de l'organisation interne du parti, mais un document sur les problèmes constitutionnels dont le contenu n'a pas été révélé, pourrait apporter du neuf.Les organisateurs de la rencontre veulent laisser les délégués libres de choisir la manière de concevoir l'exécutif d’un nouveau parti.Os consentent seulement à affirmer que le parti devrait être constitué de dix unités provinciales.Ils croient toutefois possible d'établir une représentation proportionnelle au nombre des députés élus au niveau d'un nouvel exécutif.Cet après-midi, les participants sont réunis en comités.Demain, ils seront réunis en assemblée générale, après quoi ils se sépareront à quatre heures.nocturnales Musique de onze heures à minuit LE 16 AVRIL 1971 CARRIÈRES ET PROFESSIONS Autres carrières en page 20 ' CEGEP D?VICTOR! AV ILLE N OFFRE D'EMPLOI RESPONSABLE À L’EDUCATION PERMANENTE POUR LE SECTEUR PROFESSIONNEL FONCTIONS Sous la responsabilité du Coordonnateur de l'éducation permanente il o pour tâche principale l'organisation et le développement du secteur professionnel de l'éducation permanente.Il devra, entre autres choses: - Établir des relations avec le Centre de la Main-d'Oeuvre, l'industrie et le monde des affaires, le Ministère du travail, etc .découvrir les besoins de la population adulte et organiser des cours en conséquence.QUALIFICATIONS & EXPÉRIENCE - Diplôme universitaire - Connaissance des programmes du Ministère - Aptitudes aux relations publiques et au travail d'équipe - Expérience dans l'enseignement ou l'administration et $12,500.00 selon les qualifications et TRAITEMENT - Entre $9,000.00 l'expérience.Faire parvenir "curriculum vitae" avant le 15 avril à: M.le Directeur Général CEGEP de Victoriaville Casier postal 68 Victoriaville, Québec (819)758-1571 Que faire en cas eASSIBENIS d’automobile ?A titre de service public le Barreau du Québec met à votre disposition une brochure de 12 pages contenant des renseignements clairs et précis, en plus d’une section pratique à être utilisée sur les lieux d’un accident.* Procurez-vous cette brochure chez votre avocat ou dans toute Caisse Populaire Desjardins.A VOUS LA PAROLE! Samedi - 3 avril - "JOUR D".6 heures de dépannage NON-STOP à travers la province.Consultation gratuite.Une centaine d’avocats à votre service — gratuitement — de 10h.am à 4h.pm.Pour votre consultation — sans obligation — composez l'un des numéros suivants: QUÉBEC ALMA CHANDLER CHICOUTIMI GRANBY HULL MONTRÉAL (418) 662-6671 (418) 689-2221 (418) 549-3224 (514) 378-4653 (819) 777-4373 (514) 849-4161 (418) 529-9015 RIMOUSKI (418) 723-3368 RIV.DU LOUP (418) 862-7255 SHERBROOKE (819) 569-9481 TROIS-RIVIÈRES (819) 378-6121 VICTORIAVILLE (819) 752-5556 Barreau du Québec LE DEVOIR Page Montréal, samedi 3 avril 1971 La voix de la voirie i WÆÊ; m:wm *ÏÏA Aide sociale Québec élargit les prestations Autoroute Pinard: les journalistes veulent détruire le gouvernement QUEBEC (Par G.L.) Le ministre de ia voirie a pris prétexte d’une légende qui accompagnait une photo parue dans un quotidien montréalais, hier, pour fustiger les journaüstes qui “s’acharnent à vouloir détruire le gouvernement quand il prend une décision pour revaloriser l'économie de l’est de Montréal’’.M.Bernard Pinard en a même fait l’objet d une question de privilège à l’Assemblée nationale pour ajouter les reporters au tableau de chasse auquel il avait accroché mercredi MM.Gérard Pelletier et Lucien Saulnier, et des “contestataires à caractère professionnel", dont l’un venu de Toronto, disait-il.La photo et la légende faisaient état de la manifestation tenue par des étudiants de Dawson College, jeudi, au Carré Viger, en guise de protestation contre l'autoroute est-ouest, qui, disait le texte, entraînera la disparition de ce coin de verdure, l'un des rares du centre-ville.Protestant avec véhémence, le ministre a dit que cette allégation est fausse et que l’autoroute, dans ce secteur, sera en tunnel, sous terre."Si pour des raisons techniques, il devait être nécessaire, pour une partie du tracé, de détruire le parc Viger, des dispositions ont été prises pour le reconstruire tel qu’il existe en ce moment.et peut-etre mieux que ce qu'il est en ce moment.' Une fois lancé, M.Pinard a ajouté: "Je ne peux pas comprendre, cependant, que des journalistes s’acharnent à vouloir détruire le gouvernement quand il prend une décision pour revaloriser l’économie de l’est deMontréal." La presse a largement fait écho, depuis l'automne, aux protestations venues de plusieurs milieux et même du secrétaire d'Etat du Canada et de la ville de Montréal contre le tracé de l'autoroute dans l'est de lHe.M.Pinard a conclu en invitant les journalistes à s'informer auprès du ministère: "S'ils ne veulent pas que nous les informions, nous allons aller dans le milieu et nous allons informer la population." "Voulez-vous recommencer le débat?" lui a ensuite demandé le Dr Camille Laurin, porte-parole parlementaire du Parti québécois qui.mercredi soir, s’est opposé jusqu'à la dernière minute à d'adoption de crédits relatifs à l'autoroute.Et M.Claude Charron (PQ-Saint-Jacquesi a lancé: "Si vous aviez soin des citoyens comme vous avez soin des arbres!" L'ex-ministre de la voirie, M.Fernand Lafontaine, qui s’est également interrogé sur le bien-fondé de la décision du gouvernement actuel, a voulu répliquer au ministre, mais le président a rappelé tout le monde à l’ordre, et la Chambre est passée à un autre sujet.par Pierre-L.O'Neill QUEBEC - Le ministre des affaires sociales, M.Claude Castonguay, a annoncé hier à l’Assemblée nationale des amendements aux règlements de la loi d’aide sociale, visant à un élargissement des prestations et à une plus grande efficacité des services administratifs.M.Castonguay a expüqué que la décision d’apporter des amendements résulte des difficultés rencontrées et des représentations faites auprès du ministère depuis l’entrée en vigueur, le 1er novembre, des règlements de la nouvelle loi (bill 26).11 s’agit, a-t-il souligné, de respecter l’esprit de la loi que se veut juste et humaine.Le principal amendement aux règlements fait en sorte que l’aide sera dorénavant accordée, à titre gratuit, même si une personne a une équité nette, (c’est-à-dire la valeur de la propriété basée sur l’évaluation municipale, moins le montant de l’hypothèque restant à payer) supérieure à $8,000.mais inférieure à $15,000 ou à $20,000 dans le cas d’un agriculteur.Suivant l’ancien règlement, l’aide était versée sous forme de prêt et refusée lorsque l'équité atteignait $15,000.Les personnes qui ont une équi- té nette inférieure à $15,000 seront admissibles aux prestations sans être obligées d'engager leur propriété comme garantie de remboursement.Un autre amendement stipule que l'enfant dépendant qui atteint l’âge de 18 ans et qui continue ses études est considéré comme enfant à charge et non comme adulte.La table des prestations est majorée de $10 par mois pour cet enfant.Par l'ancien règlement, le passage d’un enfant dépendant à la catégorie d'adultes, était une cause de réduction.Le montant de $10 compensera également la perte des allocations scolaires pour l'étudiant.Un dernier amendement prévoit que l’aide à une famille ou à une personne seule est maintenant fournie à titre gratuit.Il ne sera donc plus nécessaire de considérer les revenus réalisés par un requérant au cours des douze derniers mois précédant sa demande, avant de déterminer la nécessité d'un rappel de contributions à la reprise du travail.Les engagements pris depuis le 1er novembre 1970 par des bénéficiaires seront annulés Selon le ministre des affaires sociales, seul l'amendement concernant l’enfant de 18 ans obligera des déboursés supplémentaires mais négligeables.L’amendement relatif à l'équité nette entrera en vigueur le 1er mai.Les autres modifications prendront effet le 1er juillet.Ces délais sont nécessaires afin de préparer l’impression des règlements refondus, de modifier les cahiers de procédure et de permettre aux agents de sécurité sociale de se fami-liariser avec les amendements.Les porte-parole des trois partis de l’opposition ont accueilli favorablement les amendements annoncés par M.Castonguay.Mais du même coup, ils ont tous trois suggéré de nouvelles modifications à d’autres chapitres de la loi de l’aide sociales.M.Castonguay a laissé entendre la probabiüté que de nouveaux amendements soient apportés ultérieurement aux règlements entrés en vigueur le 1er novembre 1970.Un comité recommande le boycottage de Labatt "Boycottons la 50!" Tel est le mot d’ordre que vient de lancer le Comité de boycottage de Labatt, à Montréal, en signe de solidarité avec les mouvements de libération du peuple brésilien.C est que la brasserie Labatt appartient majoritairement à la compagnie Brascan qui est le plus grand investisseur canadien au Brésil depuis l’avènement au pouvoir de la junte militaire.Le Comité fait circuler des imprimés dans les cegeps, les usines et divers autres endroits et se propose de faire circuler sous peu une petition par laquelle les signataires s'engageront à ne plus boire de la bière Labatt jusqu'à ce que les directeurs de Brascan dénoncent ‘ ' la pratique des tortures au Brésil".Ces directeurs sont MM.J.H.Moore, Paul Desmarais et Louis Lapointe.M.Mitchell Sharp, actuel ministre des affaires extérieures du Canada, est l'ancien vice-président de Brascan.En 1964, alors que les militaires brésiliens prenaient le pouvoir au Brésil et y rétablissaient la peine de mort et installaient un régime d'extrême-droite, la Brascan Limitée a déclaré un revenu net de $442,000.Cinq années plus tard, en 1969, les profits de Brascan au Brésil s'élevaient à plus de $60 millions.“Cette complicité a assez duré, disent les promoteurs du boycottage de Labatt; chacun de nous, s'il lui reste un peu de dignité humaine, a le devoir immédiat de participer à la libération du peuple brésdien." D’après les 40 prisonniers libérés des geôles brésiliennes, en juin dernier, grâce à un enlèvement politique, les militaires brésiliens ont remis en vigueur Suite à la page 2 % A Saint-Léonard Une cité communautaire qui coûtera $10 millions par André Charbonneau Le maire Léo Ouellet, de Saint-Léonard, a révélé hier que le ministre de l'éducation, M.Guy Saint-Pierre, avait signé les autorisations requises pour la construction d'un immense complexe englobant l'école polyvalente Antoine-de-Saint-Exupéry d'une capacité de 2,500 élèves.Ce complexe, présenté comme "une cité dans la cité", comprendra, outre la polyvalente, l’hôtel de vi''e, une bibliothèque publique, une gaierie de boutiques, une piscine olympique, une piscine extérieure, une aréna, un théâtre de plein-air.12 courts de tennis, un terrain de football de dimensions professionnelles, un amphithéâtre, deux palestres, un losange de baseball, deux losanges de balle molle, un jardin pour les tout-petits, un mail central, etc.Ce projet estimé à $10 milhons devrait être mené à terme en septembre 1973.La polyvalente elle-même ouvrira en septembre 1972.Les premiers appels d’offre pour la construction de cette cité communautaire seront lancés le 15 juin prochain et les travaux débuteront en août.Les installations projetées occuperont une surface de 65 acres dont la ville est actuellement propriétaire.Ce quadrilatère de près de 3,000,000 de pieds carrés est situé entre les rues Lacor-daire et Pierre Laurin et les rues des Galets et Robert.Ce projet original et avant-gar-diste a pour principale caractéristique d'intégrer des services scolaires, récréatifs et administratifs.Ce complexe servira également de station à la future ligne du métro qui aboutira au coeur même de ce secteur.Les édifices n’occupe- ront pas toutefois la totalité du terrain car on a voulu faire de cette “cité dans la cité", “une oasis de culture, de récréation et de verdure au coeur de lHe de Montréal ".Inspirée par l'Expo 67, une large promenade bordée d'arbres et d'ilôts de verdure servira de heu à tous les éléments de cette cité inédite.Le conseiller Jean Dizazzo, l’initiateur de ce projet, a lui-même présenté hier les avantages multiples de cette cité-pilote.Le maire Ouellet signalait pour sa part que “pour l’une des rares fois dans la province sinon la première - les fonds publics provenant d’une même source, c’est-à-dire les taxes scolaires et municipales, serviront à ériger un complexe ouvert à tous les citoyens d’une même communauté, enfants comme adultes".$1 million et quart de Québec pour l'exploitation de Preissac Le ministre des richesses naturelles, M.Gilles Massé, a révélé que son ministère était disposé à intervenir pour un montant maximum de $1,250,000.afin d’assurer la continuité dans l’exploita- tion de la mine Pre.issac pour une période de quatre ans.Cette décision fait suite à de nombreuses rencontres avec toutes les parties intéressées à une étude approfondie de la situation technique et financière de la mine d’une part, par une firme d’ingénieurs-conseils, et dévaluation socioéconomique de b.région du Nord-Ouest québécois d’autre part.Un projet d’expansion destiné à porter b capacité de production de b mine de 900 tonnes à 1500 tonnes par jour, accroîtrait b production de la mine et lui permettrait d’atteindre d’ici quelques années un seuil de rentabilité acceptable.Ce projet d’expansion pourrait mettre à profit les facilités de production de l’ancienne mine Cadilbc, fermée au cours de l’année dernière.U a été établi que les réserves de minerai en molybdène et en bismuth étaient suffisante pour une exploitation continue pour les quatre prochaines années.Toujours selon le rapport de la firme d’ingénieurs, il existe de bonnes possibilités d’augmenter substantiellement les réserves de minerai durant cette période.La compagnie prévoit donc un programme d’emprunt de 2 millions de dolbrs pour la réaüsation de ce projet d'expension.Bien que Soquem ait participé à l'évaluation technique de b situation, il aurait été contraire à son orientation d'investir elle-même dans cette exploitation En effet, le mandat de Soquem est avant tout d'investir dans le domaine de l’exploration.D’autre part, le ministre des richesses naturelles a déclaré que cette conclusion avait été hâtée par l’urgence de b situation économico-sociale de b région du Nord-Ouest québécois.En effet, à b suite de b fermeture de b mine Cadilbc Moly, b compagnie minière est devenue un soutien principal de b ville de Cadilbc.Au printemps l'eau dégoutte.Fuites installer les GOUTTIÈRES HO-DO Galvanisé • Cuivre • Aluminium Émaillé ESTIMATION GRATUITE • MONTRÉAL • QUÉBEC • HULL • OTTAWA PRIAAEAU MÉTAL INC 322-4160 872-9244 776-2549 822-2549 C V “ ’ PETIT LAROUSSE • • • TOUJOURS: $7.95 In vent* chet le$ boni libraire! ou à défaut, chex l’éditeur Les Édition» Fronçai»** Inc.Claude R y an Il n'y a plus place pour les options intermédiaires MINNEAPOLIS - Le directeur du Devoir, M.Cbude Ryan, a soutenu hier que les événements d’octobre dernier ont nettement accéléré b pobrisation des opinions au sujet de l’avenir politique du Québec.“Jusqu'à très récemment, a précisé M.Ryan lors d’une conférence sur le Canada contemporain organisée par l’Université du Minnesota, j’étais d’avis que les positions contradictoires défendues respectivement par M.René Lévesque et M.Pierre Trudeau constituaient toutes deux des interprétations excessivement rigides du présent et de l'avenir québécois.D me sembbit aussi qu’une forte majorité de Canadiens français opteraient de préférence pour des solutions intermédiaires, se situant entre ces deux extrêmes.Désormais, je n'en sait plus du tout certain." Dans sa conférence, le journaliste montréalais a rappelé que les Canadiens français ont mis très peu de temps à émerger de b tranquilité pastorale qui leur a permis pendant des siècles d’observer passivement et pacifiquement le déroulement des choses.Une brusque transformation des structures économiques et sociales du Québec les a précipité presque du jour au lendemain dans l'ère contemporaine.Rapidement, les Canadiens français ont pu ainsi en venir à partager les conforts, les avantages économiques et culturels du modernisme, a souligné M.Ryan; mais ils ont dû simultanément assumer leur part de frustrations et de drames, ainsi que le monde entier a pu le constater en octobre dernier.“De toute évidence, a poursuivi le conférencier, le Québec est aujourd’hui un heu plus tragique que ne l’était b pastourelle d’antan; mais il est possible qu’il soit aussi au seuil de nouveaux dépassements qui seraient demeurés hors de sa portée s’il n’avait eu à subir b pénible transformation des dernières décennies." Auparavant, le directeur du Devoir avait évoqué à grands traits la situation géo-politique du Québec: cinq millions de francophones, constituant 80 pour cent de la population d'une province nantie de son propre gouvernement, celui-ci jouissant déjà de pouvoirs étendus au sein de la fédération canadienne.Les Québécois francophones, auxquels s'ajoutent le million de Canadiens français répartis dans les autres provinces, constituent ainsi 28 pour cent de la population du Canada."En toutes hypothèses, a poursuivi M.Ryan, ce dualisme culturel aurait suscité des tensions politiques.Effectivement, on constate que, pendant près de cent ans.les Canadiens français n’ont cessé de revendiquer une extension de leurs droits linguistiques ainsi que divers aménagements constitutionnels qui visaient presque toujours à élargir le domaine politique du seul gouvernement qu’ils contrôlaient entièrement, celui de la province de Québec.Toutefois, ces revendications étaient toujours entreprises à l’intérieur du cadre fédéral." Il en est autrement depuis qu’est apparue au Québec une nouvelle conscience nationale, au début des années soixante, a soutenu M.Ryan: "un nombre croissant de Québécois juge désormais futile le combat traditionnel pour légalité culturelle et linguistique d’un bout à l’autre du pays d'autant plus que 90 pour cent des francophones vivant à l’extérieur du Québec sont concentrés dans des territoires contigus à cette province, de sorte que leur survivance culturelle est intiment liée à celle de la majorité québécoise.De même, une minorité influente et sans cesse croissante estime que la revendication d’un assouplissement du cadre fédéral, en ce qui a trait au Québec, par l’accroissement des compétences législatives de son gouvernement, même à des affrontements sans fin et sans issue, qui finissent par être stérilisantes.Le directeur du Devoir reconnaît, certes, que des efforts considérables ont été entrepris depuis quelques années pour ébrgir b pbee faite à b bngue française dans les institutions politiques canadiennes, et pour lever quelques-unes des contraintes qui entravent le gouvernement du Québec - “particulièrement sous le gouvernement de M.Pearson", a-t-il précisé.Néanmoins, ces initiatives ont eu, selon lui, un faible impact sur l'évolution des esprits, ainsi qu’en témoignent toute une séquence d’événements: l’option-Québec prise par René Lévesque, b fondation du Parti québécois, b remarquable percée électorale de ce parti aux élections générales d’avril dernier, dont b profondeur a été confirmée par l’élection partielle de Chambly, au mois de février.“L’analyse des facteurs constituants de l'opinion publique, tout autant que l’état actuel de celle-ci, m’incite à croire que l'option indépendantiste gagne toujours du terrain au Québec, a conclu M.Ryan; et chez tous ceux qui se préoccupent de l'avenir, qui exercent une quelconque influence morale, chez les meneurs de l'opinion, en un mot, qui n’adhèrent pas encore au Parti québécois, l'on sent depuis quelque temps une perplexité et une incertitude plus grandes que jamais.” Quebec Cartier Mining Un ouvrier fait une chute mortelle par Gisèle Tremblay Un ouvrier est mort jeudi soir sur le nouveau chantier de b Quebec Cartie Mining à Mount-Wright, près de Gagnon, alors qu’il a fait une chute d'une vingtaine de pieds provoquée, semble-t-il, par la fausse manoeuvre d’une grue mécanique.Selon une version officieuse qui a cours à Sept-ües, M.Richard Arbour, âgé d'environ 27 ans, guidait d'en bas b manoeuvre de l’operateur quand il fut heurté par un câble relié à b grue, perdit l'équilibre et tomba dans un réservoir vide.Toutefois, les faits ne sont pas encore ebirement établis et l'enquête du coroner doit determiner s’il y a eu négligence.De leur côté, les syndicats CNS et FTQ, auxquels appartiennent respectivement b victime et le responsanle de b manoeuvre, ont décidé d'envoyer un enquêteur sur le chantier.Un représentant de b compagnie, M.Lucien Zacourt, qui a communiqué par téléphone avec un porte-parole syndical, aurait d’abord annoncé que l’opérateur de b grue mécanique était suspendu indéfiniment, puis a affirmé qu’il falbit attendre les conclusions du coroner.Deux jours avant l'accident, un con-füt a écbté sur le chantier entre les travailleurs des deux centrales.Celles-ci, cependant écartent la possibilité qu'il y ait rebtion entre les deux événements.Selon la version qu’a exposée au télé- hone un représentant de la CSN à ept-Ues, une dizaine de travailleurs affiliés à cette centrale prirent l'avion mardi pour Mont-Wright et firent fermer le chantier pendant deux heures.Ils désiraient ainsi protester contre le "monopole du placement" que détiendrait la FTQ, à leur avis, dans cette région.A leur arrivée, le rapport de force sur les lieux étaient, toujours suivant la même source, de 60 à 46 en faveur de la FTQ.Mais des métallos (FTQ) vinrent en DimonnniRE ouFRnnnis lonranpoRnin SEULEMENT; $6.50 En vente chex le» bon» libraire» ou à défaut, chex l'éditeur Les Édition» Française» Inc.renfort de Cagnon, la ville voisine.A la suite de ces incidents, deux adhérents de la CSN ont été congédiés et leur syndicat a.l'intention de loger un grief à ce sujet.L’informateur de la CSN a précisé que les ouvriers de cette centrale sont l’objet d'un harassement continuel sur le chantier que plusieurs Montréalais ont, dès lors, décidé d’abandonner.Le bureau des métallos à Sept-Iles, "local 5718", a fait savoir qu'il n’était pas encore en mesure de fournir sa version de tous ces incidents.L’espèce de guerre larvée que se livrent, dans la construction, la CSN et, la FTQ, fait d’un chantier un enjeu important, la tradition voulant qu'une centrale présente au moment de la construction garde ensuite le contrôle à l’étape de la production.De sorte que, contrairement aux dispositions du décret, des monopoles de fait son exercés par l’une ou l’autre centrale.La CSN, qui a pubhé hier un communiqué où elle évoque le confüt de Mont-Wright en termes voilés, re-pbee le problème dans le contexte général de b construction au Québec.Le président de la Fédération du bâtiment (CSN et majoritaire hors de Montréal) accuse les “unions américaines" de chercher à s’impbnter de force dans b région de Sept-Des où 90% des ouvriers de b construction sont membres de b CSN.Les unions américaines, explique M.Ronald Carey, "ont une association de longue date avec les grands entrepreneurs américains et canadiens".Aussi, quand ces compagnies ouvrent un chantier, poursuit-il, elles amènent avec elles les représentants de ces syndicats.Si les travailleurs de b région appartiennent à la CSN, d'accuser l’officier de cette centrale, les unions américaines ont recours à divers procédés d’intimidation.Et il cite: inscription forcée au syndicat étranger, irruption de tra- Suite à la page 2 C ' PETIT LAROUSSE ¦ • • • • - TOUJOURS; $7.95 £n vente chex les bons libraires ou.à défaut, che» l'éditeur Les Édftiena française» Inc. 4 • Le Devoir, samedi 3 avril 1971 éditorial La Ligue des droits de l'homme dans son vrai rôle La Ligue des droits de l'homme, que préside M.Jacques Hébert, avait paru, depuis quelques mois, s'enfoncer à un tel point dans son rôle d'assistance auprès des personnes lésées par la loi des mesures de guerre et la loi Turner, que son rôle premier semblait devoir être assumé à sa place par un organisme parallèle ayant son siégea Toronto.Fort heureusement, il s'agissait là d une impression fausse, qu'a pu accréditer le double rôle (président de la Ligue en même temps que membre du Comité d'aide aux prisonniers) joué par M.Hében ces derniers mois; mais fausse quand même.Si l'on en veut une preuve, on n'a qu'à lire la déclaration vigoureuse que vient de publier la Ligue sur la question des pouvoirs d'urgence, et dont on trouvera ci-contre le texte intégral.Le texte de la Ligue n'a pas l'ampleur de celui de la Canadian Civil Liberties Association, que les lecteurs du Devoir ont pu lire mercredi.Il est, en revanche, non moins ferme, et même, à certains égards, plus précis que l'autre.• La Canadian Civil Liberties Association faisait l'autre jour la preuve que le Code criminel et les lois ordinaires du pays (ajoutons, dans le cas du Québec, d'autres lois qui nous sont exclusivesi suffisent à procurer aux autorités les pouvoirs dont elles peuvent avoir besoin pour faire face aux désordres qui sont en voie de devenir un élément permanent de la vie urbaine d'aujourd'hui.La Ligue des droits de l'homme ne revient pas sur cette démonstration.On peut supposer, même si elle ne le dit pas, qu elle partage les vues exprimées à ce sujet parla CCLA.Mais la Ligue aborde par un biais non moins intéressant le projet de loi permanente devant faire suite à la loi Turner.Au lieu d'opter pour la démonstration positive, toujours plutôt laborieuse et pour laquelle le gouvernement fédéral a manifesté peu de prédilection ces derniers mois, elle choisit une voie qui devrait plaire davantage à M.Trudeau: celle de la logique pure.La notion même de pouvoirs d'urgence suppose, rappelle justement la Ligue, l'existence d'une situation d'urgence.Suivant cette logique, "une loi d’urgence permanente supposerait une situation d'urgence permanente".Or, il suffit d'y réfléchir pour conclure qu'on est à la recherche de la quadrature du cercle."Une loi des pouvoirs d'urgence en temps de paix serait un non sens et une négation des valeurs démocratiques".Si le gouvernement veut échapper à cette logique, il lui faudra réussir à donner une définition satisfaisante de ce qu'il faut entendre par "situation d'urgence " autre que celle pouvant découler d une guerre, d une invasion ou d'une insurrection.Jusqu'à maintenant, il n'y est pas parvenu.Tout ce qu'il a dit pour chercher à justifier la loi Turner n'était que bafouillage confus et affirmations aucunement démontrées sur les dangers appréhendés l'automne dernier.Le régime de droit commun auquel la Ligue veut qu'on revienne sans délai est tellement essentiel à notre mode de vie, qu'on ne saurait le mettre en suspens, ou faire planer sur lui une épée de Damoclès permanente, sans le nier ou le rendre perpétuellement caduc.M.Trudeau, qui est fort en logique, surtout quand celle-ci vient de citoyens qui ne lui sont pas hostiles, comprendra cela facilement.M.Trudeau a souvent dit qu'une loi intermédiaire comme celle qu'envisageait encore récemment le gouvernement serait moins terrible, à tous points de vue, que la loi sur les mesures de guerre.A bien y réfléchir, c'est peut-être le caractère très écrasant de cette loi qui est, en dernière analyse, la meilleure garantie dont nous disposons contre son invocation inconsidérée ou irresponsable.Le gouvernement s est laissé prendre au piège une fois.Devant le réveil qui se produit dans l'opinion anglo-canadienne, on a l'impression qu'il a déjà tiré de l'expérience, dans son for intérieur, les conclusions salutaires qui seront une bien meilleure protection pour l'avenir que toutes les imitations de la loi Turner qu'il pourrait vouloir nous imposer en permanence.• Au sujet de la loi des mesures de guerre, la CCLA s'était abstenue, dans son mémoire, de formuler des opinions précises, se réservant de le faire plus tard.La Ligue des droits de l'homme aborde, au contraire, cette question délicate.Elle présente à ce sujet des suggestions dont la plupart paraissent hautement acceptables.En octobre dernier, des droits fondamentaux reconnus par la Déclaration universelle des droits de l'homme ont été violés avec une bonne conscience renversante de la part des autorités politiques.La Ligue rappelle op:: rtunément qu'il faudrait empêcher, à l'avenir, la répétition de tels abus et assurer, même sous l'empire de la loi des mesures de guerre, le respect de certains droits inaliénables, tels la non rétroactivité des lois, la présomption d’innocence, la non-culpabilité par association et la liberté d'expression et d'opinion non haineuse.On voit mal comment il serait possible, en temps de guerre, de soutenir le droit à la liberté d'expression intégrale sur des questions reliées, par exemple, à la conduite des opérations militaires.Dans l'ensemble, cependant, la position de la Ligue est inattaquable.Il en va de même du principe de la révision par une haute autorité judiciaire de toute décision pouvant comporter "une suspension excessive et disproportionnée des libertés civiles ".La question des rapports entre le Parlement et le pouvoir exécutif en face d'une situation d'urgence pouvant nécessiter le recours à la loi des mesures de guerre est» beaucoup plus délicate et est, nous semble-t-il, traitée de façon moins satisfaisante par la Ligue.Le principe de la ratification de la décision gouvernementale par une majorité des deux tiers des députés convoqués de toute urgence, nous parait sain.Si la situation est à ce point grave qu elle justifie le recours aux mesures de guerre, les représentants du peuple, siégeant au besoin a huis clos, devraient avoir assez de jugement pour être capables de sanctionner à une forte majorité la décision du gouvernement, à défaut d'une telle majorité, le risque d'utilisation à des fins étroitement politiques des pouvoirs exorbitants que confère la loi des mesures de guerre est tellement grand que mieux vaut l'éviter.Que les députés puissent obtenir du gouvernement des explications moins nébuleuses, plus vraisemblables que celles qui furent fournies en octobre dernier par les porte-parole gouvernementaux (et dont certaines continuent d'être répétées à la façon d'un perroquet par John Turner, sans que ce dernier ait jamais répondu aux questions qu'on lui a posées à ce sujet), cela va de soi.Qu'il faille recourir, par contre, comme le voudrait la Ligue "à un rapporteur indépendant agréé par tous les partis pour faire enquête sur les faits allégués dans la requête ayant send de base à la proclamation ", voilà qui est, à notre sens excessif et peu réaliste.La responsabilité de constater, de vérifier et de livrer les faits au Parlement incombe au pouvoir exécutif; U appartient au Parlement de sanctionner le jugement de ce dernier, non de lui substituer un embryon de "gouvernement parallèle": la Ligue, qui a des contacts parmi les membres du gouvernement, devrait savoir que la seule évocation d'une possibilité aussi terrifiante est de nature à les jeter dans la panique! • En trois pages d'un texte dense, précis et ferme, la Ligue des droits de l'homme a dit des choses pertinentes et percutantes.Elle rentre ainsi dans son rôle propre qui est de défendre les libertés des citoyens au niveau le plus élevé qui soit, c'est-à-dire au niveau politique.Qu elle continue dans cette voie, et tout le monde comprendra mieux qu'en se livrant ces mois derniers à des tâches qui auraient pu être accomplies par d'autres, la Ligue des droits de l'homme n'a pas oublié pour autant la tâche première qui est sa vraie raison d'être.ClaudeR YAN La loi d'urgence permanente La Ligue des droits prend position • Lors d’une réunion de son conseil d’administration tenue le 1er avril, la ligue des droits de l’homme a approuvé une déclaration très ferme priant le gouvernement fédéral de ne pas donner suite à son projet de loi permanente des pouvoirs d’urgence et proposant d’importantes modifications à la Loi des mesures de guerre.Voici le texte intégral de la déclaration de la Ligue.Le 30 avril 1971 la Loi de 1970 concernant l'ordre public (Loi dite Turner) cessera, selon toute vraisemblance, de s'appliquer.Les responsables des gouvernements provincial puis fédéral ont mentionné la possibilité de remplacer celle-ci par une loi d'urgence permanente.Si tel était le cas, en plus du triste bilan quelle aura laissé derrière elle (435 personnes relâchées sans accusation sur 497 personnes arrêtées et incarcérées) la Loi sur les mesures de guerre aura accouché d'une autre loi d'urgence moins excessive mais permanente.La Ligue des droits de l’homme, qui a été un des premiers organismes à mettre en doute publiquement, dès le 20 octobre 1970, l'opportunité de l'utilisation de la Loi sur les mesures de guerre et qui regrette que le Gouvernement ait jugé bon de ne pas rendre ses motifs publics, reconnaît que tout Etat doit disposer rapidement de pouvoirs exceptionnels pour se protéger lorsqu’il est menace."".pendant de tels pouvoirs qui suspendent les droits fondamentaux des citoyens ne sauraient exister que pendant la durée de la crise.Une loi d'urgence permanente supposerait une situation d'urgence permanente; en temps de paix une telle loi serait un non-sens et une négation de nos valeurs démocratiques.La Loi sur les mesures de guerre reconnaît d'ailleurs ce principe à son article ‘'6’' où il est dit que les mesures d'urgence "ne seront en vigueur que durant la guerre, l'invasion ou l'insurrection réelle ou appréhendée ".La Ligue des droits de l’homme constatant la normalité de la situation actuelle s'oppose à la reconduction de la Loi Turner, réclame son abrogation immédiate ainsi que le retour au régime de droit commun pour l’avenir.Quant à la Loi sur les mesures de guerre qui fait toujours partie intégrante de nos lois et qui permet à l’exécutif, en cas d'urgence, d’édicter une regie-mentation suspendant certains droits civils des citoyens, nous croyons qu'il y aurait heu d'imposer les contrôles additionnels à sa mise en vigueur, son étendue et sa révocation afin d'assurer à la population une meilleure protection.Ainsi la Ligue est d'avis que l'état d'insurrection réelle ou appréhendée ne devrait être proclamé par le Gouverneur en Conseil qu'à la suite d'une requête écrite énonçant des motifs détaillés et sérieux et signée par l'autorité réclamante.Une fois décrété l'état d'urgence, le Parlement devrait immédiatement être convoqué pour se prononcer sur la proclamation.A moins d'une ratification de celle-ci par une majorité des deux-tiers des députés, la proclamation serait automatiquement révoquée.De plus, au moment de la proclamation de l'état d'insurrection, un rapporteur indépendant agréé par tous les partis politiques devrait être nommé pour faire enquête sur les faits énoncés dans la requête et qui ont servi de base à la proclamation.Cet officier devra soumettre son rapport au Parlement avant le vote de celui-ci sur la proclamation de sorte que les députés puissent se pro- noncer en connaissance de cause.En ce qui concerne la réglementation sur les pouvoirs spéciaux (arrestation, perquisition, détention, cautionnement, censure, etc.) que le Gouverneur en Conseil édicterait à l’occasion de cette proclamation elle devrait respecter les principes fondamentaux reconnus par la Déclaration universelle des droits de l'homme en parti-culier ceux concernant la non-rétroactivité des lois (1), la présomption d’innocence (2), la non culpabilité par association (3) et la liberté d’expression et d'opinion non haineuse (4).Ladite réglementation devrait également être soumise pour revision à une haute autorité judiciaire (nous pensons ici a un juge de la Cour suprême du Canada) afin de fournir à la population des garanties contre une suspension excessive et disproportionnée des libertés civiles.La Ligue profite de cette occasion pour inviter le Parlement fédéral à amender le Code criminel au titre de la sédition de façon à en donner une définition légale précise qui permettrait de connaître clairement les limites de cette infraction, contrairement à la situation actuelle où aucun juriste sérieux ne sait avec certitude où commence et où finit ce crime.Enfin la Ligue réclame que le Parlement intègre la Déclaration canadienne des droits à la Constitution même du pays et elle rappelle au ministre de la justice, l’honorable Jérôme Choquette, sa promesse faite en mai 1970 de présenter à l'Assemblée nationale une déclaration québécoise des droits de l'homme.(1) art.11 (2) le 27 novembre 1970 la Ligue se prononçait contre la rétroactivité de la loi Turner au moment où celle-ci n'était qu'un projet de loi.(2) art.11 (1) (3) art .20 et 21 (4) art.18 et 19.¦ lettres au DEVOIR bloc-notes L'autorité de la CUM Une commission parlementaire entreprendra mardi l'étude du projet de loi 99 pour modifier la Loi de la Communauté urbaine de Montréal.Les amendements proposés auront pour effet d'augmenter les pouvoirs de la Communauté, de pousser plus loin la régionahsation de certains services et aussi d'améliorer la fiscalité régionale.Conformément à la loi initiale, le Conseil de la Communauté a décidé récemment l’intégration des services d’évaluation des municipahtés membres de la CUM.La loi adoptée en décembre 1969 ordonnait, dans un délai de trois mois, l'organisation d'un service d évaluation pour l'ensemble du territoire, et prévoyait des études pour la normalisation des évaluations; en vue de la répartition des dépenses de la Communauté, les municipalités membres doivent déposer leurs rôles d évaluation à des dates prévues, et ces rôles sont sujets à révision et modification par la Communauté.Selon les amendements proposés, c'est le commissaire à l'évaluation nommé par la Communauté qui préparerait lui-même le rôie d’évaluation pour tout le territoire de la Communauté.Ces changements, qui portent sur dix-neuf articles entraîneraient une intégration complète dans le domaine de l'évaluation.Cest une réforme qui aurait dû être faite depuis longtemps, et qui est de nature à assurer une base uniforme et plus équitable à la fiscalité.Avec ce nouvel instrument, la CUM pourra corriger diverses anomalies de la fiscalité régionale.Plusieurs articles du projet de loi précisent déjà certains changements, et d'autres correctifs seront plus faciles à réaliser grâce à une telle intégration, notamment pour limiter les inconvénients de la spéculation sur les terrains.La surtaxe de 1967 L'on se souvient qu'en avril 1967, l'administration montréalaise qui avait à boucler un déficit de $11 millions, avait majoré légèrement la taxe foncière, mais avait obtenu en outre l’autorisation d'imposer une surtaxe de 40 cents par $100, sur l’excédent dévaluation des immeubles imposables au-delà de $100,000.C’était une mesure provisoire, et le même privilège a été accordé par la suite à une ou deux autres municipalités.Pour Montréal, le droit d’imposer cette surtaxe expirera avec le présent exercice, soit à la fin d’avril.La CUM demande dans le projet de loi 99 l’autorisation d’imposer ce supplément de taxe foncière dans tout son territoire.La mesure deviendrait permanente et cette taxe ne pourrait pas dépasser 40 cents par $100 sur le même excédent dévaluation.En 1967, on prévoyait que pour Montréal, cette taxé particulière rapporterait environ $8 milhons; son rendement est passé à quelque $10 millions, et l’on prévoit pour tout le territoire de la Communauté, un total de l'ordre de $17 millions.Les grands immeubles visés par cette mesure sont principalement des établissements industriels et commerciaux et il est légitime qu'ils apportent une contribution additionnelle au coût des grands services urbains.Jusqu'ici, cette taxe ne s'appliquait qu'à Montréal; il n’y a pas de raison pour que les villes de banlieue ne soient pas traitées de la même façon.C'est donc une forme d'égalisation du fardeau fiscal par rapport à ce qui existait depuis quatre ans à Montreal.Le métro La loi de la CUM adoptée en décembre 1969 a établi le principe que la Commission de transport relève de la Communauté et doit soumettre son budget au Conseil de la Communauté.Mais en pratique, on retrouvait une Commission de transport qui était largement indépendante; les villes de la Communauté devaient payer le coût du métro et les déficits éventuels de la CTCUM, mais elles n'avaient pas de contrôle sur la gestion du transport en commun.Les amendements proposés vont corriger cette anomalie au moms dans une certame mesure.Ainsi, Les mystères de la justice La disparité des sentences prononcées par nos cours ne laisse pas d'étonner, parfois, même si des juges rétorquent qu'il faut voir également la disparité des individus et celle des délits.Mais il existe, force est de le reconnaître, une disparité de traitements faits à certains accusés qui oblige à se demander si vraiment nous sommes tous égaux devant la loi.Ainsi, deux individus ont été accusés, ces jours-ci, d’avoir fraudé le public en général pour une somme de $200,910: ils ont pu reprendre leur liberté allègrement, moyennent un dépôt de $200 en attendant leur en-uete devant un tribunal des sessions ela paix.Durant les mêmes jours, un homme de 52 ans, accusé d’avoir volé cinq tablettes de chocolat pour une valeur totale de $0.50, aurait dû fournir un cautionnement de $200 pour recouvrer sa liberté en attendant soc enquête: comme il n'avait pas l'argent nécessaire, il fut tout bonnement confiné aux cellules.Les deux premiers inculpés sont accusés, plus précisément d’avoir mis sur pied une entreprise de net- toyage: “Mme Blancbeville”, grâce à laquelle Us auraient, en plaçant des annonces dans les journaux, réussi à attirer des innocents pour leur soutirer de l'argent frauduleusement, et ce entre le 18 mars 1970 et le 25 février 1971.L’autre accusé, qui aurait dû lui aussi débourser $200 pour éviter d’être incarcéré, est un homme de 52 ans.II aurait brisé une vitre d’un estaminet de la rue MUton, près de cbei lui, et y aurait subtUisé cinq morceaux de chocolat, le tout évalué à $0.50.Aucune sentence n’a encore été prononcée dans l’un et l’autre cas.Mais déjà, semble-t-il, la gravité des accusations portées contre les premiers par rapport à celles qui l’ont été contre le second, aurait justifié que le présumé voleur de chocolat eut pu reprendre sa liberté plus facilement que ceux qui sont accusés d’avoir volé plus de $200,000 au public en général.Et pendant ce temps-là, la police de Montréal, malgré les lourds dossiers qu’elle possède contre eux, n’arrive pas à interrompre les activités des propriétaires des cafés Métropole, Chez Parre, Bérêt bleu et beaucoup d'autres qui sent toujours ouverts au même public.Voilà pour ceux qui plaident non coupables.Les autres, ce sont des gens comme cette vieille dame de 65 ans que le juge Armand Sylvestre a envoyé passer la journée de mercredi dernier en prison après qu'elle eût admis avoir volé deux tranches de viande, un concombre et une salière chez Steinberg.La femme a fait valoir que son fils, qui termine ses études de droit, n'a jamais pu avoir de bourse et qu’elle devait payer les frais d’université malgré sa grande indigence.L’avocate de la maison Steinberg a admis, pour sa part, que c'est avec un serrement de coeur qu’elle avait entrepris des poursuites contre la vieille dame.Hier, un policier de l'escouade de la police de Montréal contre le crime organisé a affirmé au Devoir qu’un personnage bien connu du monde interlope n'avait produit aucun rapport d'impôt, ni au gouvernement fédéral, ni au provincial, depuis les sept dernières années et que personne ne l'avait jamais ennuyé.Guy DESHAIES toute dépense de la Commission non prévue au budget exigera l’approbation du comité exécutif de la CUM; la même autorisation sera nécessaire pour l’établissement, la modification ou la suppression des circuits d'autobus.De plus, un amendement stipule que la ville de Montréal doit remettre à la Communauté le surplus non utilisé des emprunts contractés pour la construction et l'équipement du métro, et que la Communauté pourra compléter les travaux du réseau existant à même ces soldes d’emprunts.Cependant, comme Montréal est demeurée responsable de ses emprunts à l'égard des tiers, les paiements d intérêt et d’amortissement sur la dette du métro qui sont perçus par la CUM, doivent être remis à Montréal.La loi initiale de la CUM devait forcément comporter de nombreuses dispositions provisoires; à mesure que les décisions seront prises pour la coordination et Lintégration de service intermunicipaux, les autorités provinciales auront à adapter cette législation aux besoins nouveaux.Les amendements proposés indiquent des progrès intéressants dans l'édification d'un véritable gouvernement régional.Paul SAURIOL ¦ propos d'actualité "Pour nous, nous jugeons inacceptable que dans une société dite d’opulence, un si grand nombre de familles profitent si peu des avantages du progrès économi- 8ue.Nous nous élevons contre une menta-té qui ne reconnaît pas la véritable hiérarchie des valeurs; "Le but fondamental de la production, c’est le service de l’homme de l'homme tout entier, selon la hiérarchie de ses besoins matériels comme des exigences de sa vie intellectuelle.morale, spirituelle et religieuse ".(Constitution conciliaire "L’Eglise dans le monde de ce temps ", no 64.) Nous estimons que la famille tient une place de premier plan dans l'épanouissement de l’homme et l’équilibre de la société ' ("La situation économique de la famille," Message des évêques canadiens à l'occasion de la fête du travail 19671."Il importe de prendre les mesures voulues pour intégrer à cette société tous ceux que le système tend à rejeter par moments, Il importe que l’administration gouvernementale et nos institutions économiques s'humanisent dans le respect de leurs interlocuteurs ou de leur personnel.En d'autres mots, il faut que la société, atomisée par des conflits perpétuels, recrée des communautés ou tous les hommes s’intégrent dans la dignité.” Extrait d’un discours prononce par le ministre de la justice Jérôme Choquette devant la Chambre de commerce de Montréal, le 15 décembre 1970.Le Devoir, dans sa page éditoriale de samedi dernier, laissait paraître un billet que signait François Barbeau et coiffé du titre "La Foire du Camping".François Barbeau s'est attaché, c’était clair à ne montrer que l'aspect du salon qui lui a déplu, c'est-à-dire certains vendeurs d'articles, de la camelote en quelques cas, c'est vrai, qui n ont pas de relation avec le plein-air en général ni avec le camping en particulier.Il arrive en effet que nous avons une allée de boutiques et que, tout comme à "Terre des Hommes", il y a un public qui raffole de ce qu'il peut y trouver.Mais ces kiosques occupent à peine 6,000 pieds carrés sur une superficie totale de 200,000.Et encore la plupart sont-ils concentrés à l'arrière de l'immense hall d'exposition, de telle sorte qu'il faut franchement vouloir les voir.Le lecteur non prévenu a ainsi l'impression que tout le salon n’est qu'une foire, quand, en réalité.la presque totalité de la salle n'est que présentations variées, souvent hautes en couleurs, d'équipements, d'accessoires de caravaning et de camping, et démonstrations d'activités de plein-air.Un visiteur tant soi peu intéressé a tôt fait de découvrir beaucoup de nouveautés.Je ne m'attarderai pas à en dresser la liste.Quand il parle des démonstrations sportives, c’est pour oublier les principales; le spectacle hippique de fort belle tenue, qui à lui seul vaut le déplacement, la plongée sous-marine, le baseball, et j en passe, ou pour lever le nez sur le jeu de pétanque, l'initiation au golf, à deux endroits différents devons-nous lui préciser.Ce n'est pas une mince affaire que de présenter un salon.Chaque année, nous réussissons à en améliorer la classe.Nous faisons appel, et à gros prix, à des concepteurs professionnels.Le village de tentes, cette année, est une réalisation de la Maison Le Salon camping et sports 1971 Shtutman & Bourdua qui a su créer l'atmosphère qu'U fallait, croyez-moi Quelques exposants ont aussi bénéficié du savoir-faire de ces professionnels.Que due de la présentation de toute beauté des parcs nationaux qui, en un lumineux raccourci audio visuel, nous fait passer par nos quatre saisons bien canadiennes.M.Barbeau n'a pas vu ça.Il n’a pas vu non plus le kiosque tout à fait professionnel, comme il se doit, du ministère du tourisme, de la chasse, et de la pêche, où sur deux écrans differents on nous fait rêver déjà des plaisirs du camping et de la pèche.En parlant de film, pourquoi au moins ne pas avoir mentionné que nous présentions sur grand écran un film en couleurs, Le Camping Aujourd'hui , produit expressément pour le salon et réalisé par Nicole Bertolmo, dont la réputation n'est pas à fane.Ce film d une durée de vingt-et-une minutes est non seulement bien fait mais illustre à merveille les joies qu'une famille, les Buccino, trouve dans le camping.De plus, la seule visite du kiosque où les Bertolino, en collaboration avec Radio-Canada, exhibent ce qu'ils ont rapporté de la Nouvelle-Guinée et projettent leurs dillérentes images cueillies à travers le monde, justifierait le prix d'entrée.Mais je m'arrête ici.Il ne sert à rien de reprendre la visite du salon que M.Barbeau a royalement fait manquer aux lecteurs du Devon.C’est l'esprit qui anime son papier qui me laisse songeur.De quel droit un journaliste, suivant en cela son humeur ou ses impressions, peut-il en quelques lignes, qui lui pèsent beaucoup moins lourd, croyez-moi, que l’année de démarches et de travail qu'exige l'organisation d'un tel salon, de quel droit peut-il jeter du discrédit sur une promotion qui d’année en année, à coup d'elforts de toutes sortes, devient de plus en plus professionnelle.Je suis le mieux placé pour me rendre compte de certaines faiblesses que nous nous ingénions à corriger Pourquoi me disait queiqu un, ce matraquage inutile" Que vise-t-on au juste" Démolir une entreprise canadien-ne-françalse?Jamais dans la presse anglaise, nous ne sommes témoins de tels abattages, surtout s’il s'agit des leurs.Lorsque nos compatriotes de langue anglaise n'aiment pas un salon, ils n en parlent pas.Ou bien désire-t-on qu'à la Place Bonaventure ce soit MacLean Hunter de Toronto qui prenne la relève de notre salon?Le fait que les visiteurs, chaque année, viennent de plus en plus nombreux ne nous fait pas oublier que nous n'avons pas encore atteint la perfection.C'est justement cette réponse si encourageante de la population qui est notre meilleur' stimulant.Si c'est si mauvais; comment expliquer l'affluence toujours grandissante.Nous avons accueilli 196,000 visiteurs l'an dernier.Il est tout probable que plus de 220,000 cette année répondront à notre invitation.Il doit certainement y en avoir quelques-uns de satisfaits de leur visite puisqu'ils nous reviennent chaque année si nombreux.M.Barbeau a la nostalgie du camping sauvage, il a horreur du camping motorisé, de la concentration des campeurs sur un terrain, si attrayant soit-il.Nous n'y pouvons rien: le camping sur roues, est un phénomène universel.De plus, nous ne conditionnons pas le marché, nous l'exposons.Une réaction du genre de celle de M.François Baroeau nous afflige parce qu elle nous ramène à une réalité bien de chez-nous; on semble prendre plaisir à descendre quelque chose qui essaie de monter.C’est bien là un aspect de la mentalité des nôtres que le Devoir dénonce avec raison.Le directeur général du Salon camping & sports 1971.Marcel de la SABLONNIERE Montréal, 31-3-71 Mise au point du député Douglas Hogarth Cher Monsieur le directeur, Je voudrais faire une mise au point afin de corriger un rapport, erroné paru dans votre édition du 31 mars 1971, dans lequel vous laissiez comprendre qu'à cause d’une divergence d'opinion avec M.Léon Dion, professeur en sciences politiques ae l'université Laval, j’avais quitté le comité spécial mixte sur la Constitution dans un moment de colère et sans m'excuser.J’étais d'accord avec plusieurs points exjxisés dans le mémoire présenté au Comité par M.Dion.Au cours de la période de questions posées par M.Gilles Marceau, député de Lapointe, M.Dion déclara qu'il croyait que tous les efforts en faveur du bilinguisme devraient être abandonnés en Colombie-Britannique.Je n’étais pas de l’avis de M.Dion et lui suggérai qu’il était essentiel que nous établissions un centre français en Colombie-Britannique aussitôt que possible, si nous voulions obtenir un certain degré de bilinguisme à travers le Canada.Après avoir discuté de ce sujet avec lui, j'ai réalisé que le temps pressait et que je devais me rendre à une réunion du caucus de la Colombie-Britannique, et après avoir expliqué la situation au Président du Comité, je me suis excusé d’être obligé de m’absenter et de ne pas pouvoir écouter M.Dion plus longtemps.Seriez-vous assez bon de bien vouloir corriger l’impression erronée que l'article de votre journal a laissée dans la page frontispice de votre journal.Douglas HOGARTH, député de New Westminster, à la Chambre des Communes.NDLR: M.Hogarth aura sans doute noté que la rectification souhaitée fut faite dès hier, de notre propre initiative, en page cinq du Devoir, avant même que sa lettre nous soit parvenue.LE DEVOIR «if publié par ITmprim«ne Populaire, lociété à reipomobilité limitée, dont le liège tociol eit litué au numéro 434 ett.rue Notre-Dame, Montréal 101 II eit composé et imprimé por l'Imprimerie Dumont incorporé* dont let atelier» sont litvél 6 9130, rue Boivin, Ville loSalle l'agence Prette Canadienne ett autorité* à employer et à diffuser let information» publiée» dont IE DEVOIR LE DEVOIR Fondé par Henri Bouratto le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef-Claude Ryan Rédacteur en chef adjointi Michel Roy Directeur de l'information! J'¦an Francoeur Trésorier: Bernard Larocque ABONNEMENT i Edition quotidienne S35 par année, ti* moi» S19.A l'é franger : J4Û par année; tie moi» : $22; troi» moi» : $12 Édition du tomqdi $10 par année.Edition quotidienne, livrée à domicil* par porteur s 75 cent» par semaine Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne tur demande Courrier de deuméme clos»* : enregistrement numéro 0B5B.Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TlLCPHONE : *44 3301 (lignes groupées) < Le Devoir, samedi 3avril 1971 • 5 La crise de la confédération 2) Aux anglophones de porter le poids du bilinguisme par LÉON DION Un programme d'action adéquat, eu égard aux conditions actuelles, me parait devoir comporter les aspects suivants: La survivance 1.Reconnaissance de la nécessité de maintenir une large proportion d’unilingues français au Québec comme une condition indispensable de la survivance de la langue française au Canada.Cette proportion s'élève aujourd'hui à 75 pour cent.Dans les conditions de la société urbaine et industrielle, elles risquent toutefois de diminuer rapidement si le contrôle de l'économie continue à échapper aux francophones et si le poids du binlinguisme au Canada repose presque exclusivement sur eux comme ce fut le cas jusqu'ici.En effet, les francophones représentent 28 pour cent de la population totale du pays mais contribuent pour 70 pour cent des bilingues (proportion qui représente 30 pour cent de leur nombre total) tandis que les anglophones, qui comprennent 72 pour cent de la population, ne contribuent que pour 30 pour cent des bilingues (soit un fraction d'un peu plus de 4 pour cent de leur nombre total).De sorte que plus de 80 pour cent des 12 pour cent de bilingues au Canada sont francophones.Dans des conditions normales, ce seraient les proportions inverses qui devraient exister, le poids du bilinguisme devant être porté par la majorité'plutôt que par la minorité comme c'est le cas en Suisse.Sans doute, les anglophones du Québec fournissent déjà et fourniront de plus en plus un apport considérable au réservoir de bilingues dont le Canada aura besoin.Vingt-neuf pour cent d'entre eux sont bilingues, ce qui représente plus de 50 pour cent des bilingues canadiens anglophones.Il s'impose d'aviser aux moyens de soulager les Québécois francophones de l'obligation d'apprendre l'anglais pour faire une vie normale dans la vie économique au Québec et au sein des institutions fédérales.Pour eux comme pour les anglophones dans d'autres provinces, seules des considérations de mobilité et de plus grande variété dans le choix d'une carrière devraient entrer en ligne de compte quand il s'agit de décider d'apprendre la langue seconde.Dans la fonction publique 2.Choix d'un bilinguisme institutionnel plutôt d'individuel et analyse permanente des conditions requises pour que les institutions fédérales adoptent le bilinguisme institutionnel dans les plus brefs délais.Avec l'adoption franche et nette du bilinguisme institutionnel, la fonction publique fédérale sera perçue comme également française et anglaise et non pas comme vaguement "bilingue" ainsi que c’est présentement le cas, ce qui ne peut signifier en pratique que la predominance écrasante de l'anglais.3.Détermination précise du nombre de fonctionnaires fédéraux occupant des postes à désigner comme "échelons moyens” et élaboration d'un programme de recrutement de francophones québécois de façon à ce que la proportion des francophones atteigne 30 pour cent en dix ans.La Commission d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme établit ces cadres moyens à un quart environ de l’ensemble de la fonction publique soit plus de 100,000, et la proportion actuelle des francophones à ce niveau à moins de 15 pour cent.C'est donc 1,500 recrues francophones additionnelles par année qui seraient requises pour atteindre la proportion de 30 pour cent en dix ans.En effet, c'est cette proportion au moins qui est exigée pour que se crée dans la fonction publique fédérale un milieu culturel français et pour qu'existe sur place un réservoir suffisant de hauts fonctionnaires potentiels francophones.Ainsi on ne serait plus dans 1 o-bligation de recruter à l'extérieur les hauts fonctionnaires francophones, pratique qui comporte de sérieux inconvénients.Par la suite, on devrait viser à accroître encore cette proportion de cadres moyens francophones à 35 et même 40 pour cent (proportion qui est atteinte et même dépassée en Suisse).De la sorte, les Québécois francophones se reconnaîtront dans la fonction publique fédérale et ils feraient davantage confiance en la capacité du gouvernement fédéral de représenter leurs intérêts et leurs aspirations.Je reconnais toutefois que la mise en train d'un programme d'une telle envergure soulèvera des difficultés pratiques énormes, compte tenu surtout des contraintes budgetaires actuelles qui obligent à recruter moins de 1,500 candidats pour l'ensemble de la fonction publique au niveau des cadres moyens en 1971.Une analyse des cadres moyens permettra sans doute d'établir à moins de 100,000 le nombre de ceux qui occupent des postes stratégiques et de réduire d'autant le nombre de recrues francophones supplémentaires qui seront requises annuellement.Mais ce nombre s'élèvera indubitablement à plusieurs centaines.C'est donc un prêt très élevé qu'il faut accepter de payer pour compenser convenablement les conséquences de dizaines d'années de lalssez-faire.Unités unilingues 4.- Création d'unités unilingues de façon à permettre aux fonctionnaires de travailler et de poursuivre leur carrière sans entraves en leur langue maternelle s'ils le désirent.Pour que de telles unités aient un sens, il faut qu'existent des unilingues francophones en nombre suffisants pour qu'on ne succombe pas à la tentation d'en faire tous des Bilingues.Mais en même temps, un certain nombre de fonctionnaires bilingues seront requis pour occuper les postes de coordination des unités unilingues, permettre les con- AUX 10-15 Ronde de distribution de journaux LE DEVOIR quotidien du matin Les agents-distributeurs du journal Le Devoir offrent actuellement des rondes dans les 3 territoires suivants: MOIMTRÉAL-LAVAL-RIVE SUD Mlle Larochelle, 9 à 5 p.m., 844-3361 SESSIONS EN AUDIO VISUEL organisées par le GAP (Groupe d'animation pastorale) INITIATION AÜ LANGAGE AUDIO VISUEL session de 15 heures: du 23 au 25 avril session de 40 heures: du 24 au 28 mai TECHNIQUES DE MONTAGE AUDIO VISUEL session de 15 heures: du 16 au 18 avril session de 40 heures: du 21 au 25 juin TECHNIQUES D'ANIMATION AUDIO VISUELLE session dr 15 heures: du 30 avril au 2 mai session de 40 heures: du 28 juin au 2 juillet session de 40 heures: du 23 au 27 août LITURGIE AUDIO VISUELLE session de 40 heures: du 9 au 13 août POUR TOUT RENSEIGNEMENT: Le GAP 296 Loranger Cap-de-la-Madeleine Tél.(819) 378-1103 tacts entre ces unités et remplir les postes supérieurs de l’administration.Un nombre suffisamment élevé d’anglophones et de francophones se décideront d'eux-mêmes d'apprendre la langue seconde en raison du prestige des postes où le bilinguisme sera requis.La fonction publique adoptera à cette fin nos programmes actuels de formation linguistique des fonctionnaires.De la sorte, les fonctionnaires anglophones qui auront appris le français ne seront plus “contraints" de continuer à travailler presque exclusivement en anglais comme ce fut très souvent le cas jusqu’ici.5.- Création de programmes distincts de formation spécialisés des fonctionnaires en français et en anglais.Jusqu'à maintenant, la plupart de ces programmes ont été en anglais, quelques cours seulement étant disponibles en français.Il s’ensuit des frustrations considérables pour les francophones du Québec qui risquent de prendre deux à trois années de retard dans leur carrière par suite de la nécessité qui leur est faite d’apprendre l'anglais et qui sortent de ces programmes anculturés à l'anglais et dans l'impossibilité de poiusui-vre leur carrière en français, même si on l'exigeait d'eux, parce que leur langue de travail est devenue l'anglais! On devra veiller à ce que les prérequis et les exigences pour ces programmes soient identiques en français et en anglais et que leur contenu soit équivalent.Il est grand temps que le Service de perfectionnement et de formation du personnel prenne les moyens de corriger une situation injuste et intenable pour les fonctionnaires francophones.Bureaux français à Montréal 6.- Déconcentration administrative visant à maintenir à Montréal des services pouvant fonctionner exclusivement en français.Il existe déjà nombre de bureaux fédéraux à Montréal, mais je ne crois pas qu'ils soient conçus comme des instruments de francisation de la fonction publique.Ces services devraient non seulement être plus nombreux mais encore constituer des unités de fonctionnement plus complètes que ce n est le cas présentement.La décision d'implanter de telles unités à Montréal pourrait découler d’une politique générale de déconcentration administrative étendue à toutes les régions du pays ou encore s'inspirer du programme d'ensemble de valorisation du français dans la fonction publique.Les exigences de l'efficacité administrative étant sauves, la création de services administratifs déconcentrés à Montréal aura le double avantage de procurer à ces services un milieu culturel plus propice au français qu’à Ottawa ou Hull et de renforcer la base du travail francophone à Montréal même.7- Réforme du réseau de communication entre Ottawa et Québec et plus particulièrement entre les fonctionnaires fédéraux, d'une part et les fonctionnaires et les universitaires du Québec, d'autre part.Ce qui manque le plus des deux côtés, ce sont les informations pertinentes sur les questions-les plus diverses.Peu de personnes occupant des postes clés a Québec connaissent intimement leurs homologues à Ottawa et, réciproquement, peu de responsables des services fédéraux connaissent les fonctionnaires et les universitaires du Québec suffisamment pour leur téléphoner et les impliquer vraiment dans l'élaboration de la politique fédérale.H s’ensuit de vains regrets et de pieux souhaits de la part des fonctionnaires et des ministres fédéraux de la frustration parmi les fonctionnaires et les universitaires du Québec et beaucoup de suspicion de la part et d'autre.Seul l'accroissement accéléré du nombre de Québécois francophones parmi les cadres moyens et la promotion des meilleurs d'entre eux aux cadres supérieurs permettra d'améliorer le réseau de communication entre Ottawa et Québec.Ceux qui se connaissent et s'estiment communiquent spontanément entre eux.lenteurs des pouvoirs officiels ne semblent guère disposés à prendre les moyens propres à permettre l'instauration d une véritable démocratie de participation.Les espoirs et les projets d'action que la propagation de l'idéal de participation a suscités parmi les groupes défavorisés des régions excentriques et des grandes villes, s’ils continuent à se heurter à l’indifférence, à l’incompréhension ou à l’opposition actives des détenteurs des pouvoirs officiels, finiront par se retourner contre eux et contre l’ensemble des valeurs et des institutions übérales.D s’impose d’inventer les rouages d une véritable démocratie de participation et de procéder à la réforme des mécanismes socio-politiques que leur mise en place exigera.La conjoncture et les conditions de l'humanisme contemporain exigent qu'on passe à l'action sans plus tarder.La mise en oeuvre d une réforme de si grande envergure, peu importe qu elle soit tentée à l’échelle fédérale ou provinciale, aura des répercussions sans doute sérieuses mais largement imprévisibles sur la nature et le fonctionnement du fédéralisme canadien.Les propositions qui précèdent, et d'autres mesures concrètes semblables qui sans doute pourraient être formulées dans des domaines aussi divers que procédure de la nomination des juges de la Cour suprême et des sénateurs, ou encore la participation des provinces à la vie politique extérieure du Canada, peuvent être adoptées et mises en vigueur sans qu'il ne soit requis de procéder immédiatement a des réformes du cadre juridique et constitutionnel canadien.Sans doute, à mesure que leurs effets se feront sentir, il se développera un nouveau style et un nouveau langage politique:, des alignements d'intérêts inédits s'effectueront, des rapports -différents s’instaureront, la position relative du Quebec vis-à-vis du gouvernement fédéral et des autres provinces se précisera.Ainsi se dessineront graduellement les grandes lignes d'un nouveau modus vivendi entre les deux majorités au Canada auquel il conviendra de donner une forme constitutionnelle.Quelle forme le modus vivandi de l'avenir assumera-t-il?C’est ici qu’il faut tenir compte de la dynamique imprévisible du droit à l'autodétermination.Phase la plus critique Je formule un diagnostic; la “crise'' canadienne est parvenue à sa phase la plus critique.Les conditions ne peuvent guère s'aggraver davantage sans provoquer l'éclatement de la Confédération.Toute intervention qui ne vise qu'à soulager le mal sans s'attaquer véritablement aux causes ne fait qu'envenimer la situation parce qu elle contribue à l'escalade des déceptions et des exaspérations.C'est la raison pour laquelle il faut que les remèdes envisagés soient radicaux.Il est probable que ceux qui ont été suggérés ici sembleront excessifs au gouvernement fédéral et à l'ensemble du Canada anglais.Mais ces derniers devraient réfléchir sérieusement avant de les rejeter comme excessifs ou inapplicables.Ces remèdes ne représentent somme toute que des correctifs en vue de rendre équitable une situation discriminatoire.Les Canadiens anglophones, s'ils acceptent vraiment le principe de l'égalité des chances réelles pour les deux peuples fondateurs de la Confédération, devront apprendre a en mesurer les implications concrètes et devront accepter de dé- frayer les coûts élevés de toute démarche vers l'égalité des chances réelles.Quant aux Québécois francophones, même dans la meilleure des contextes possibles, on ne peut prévoir quel sera finalement leur choix.Plusieurs ont défitivement opté pour la séparation.Nombre d'autres sont indécis.D’autres encore sont pris de panique.Une reprise économique, une participation plus étendue à la vie politique du pays, un changement radical de leur situation au sein de la Confédération seraient susceptibles de modifier leur état d'esprit.Envisager froidement la séparation Nul ne sait si demain la volonté réserve de co-existence l'emportera sur la volonté de séparation.H se peut qu'en dépit de tous les efforts, on ne parvienne pas à créer, même dans le cadre d'une Confédération nouvelle, un climat de confiance entre anglophones canadiens et francophones québécois.Il se peut qu’on échoue à prévenir la montée de la haine entre les protagonistes de même que le déferlement du terrorisme ui aboutirait fatalement à la perte, pour tous les Canadiens, e leurs libertés fondamentales.Nul ne peut souhaiter maintenir le Québec dans la Confédération à tout prix, et certainement pas au prix de la suspension (suppression) des libertés individuelles et sous la menace de l’occupation militaire virtuellement permanente.Ceux qui ne souhaitent pas la séparation du Québec du reste du pays doivent recourir à tous les moyens légitimes pour l'empêcher, mais ils doivent aussi envisager froidement cette évantualité.Si elle se présentait, il faudrait tenter d accroître le plus possible pour toutes les parties concernées les avantages de la séparation et d'en réduire au maximum les coûts qui risquent d'être élevés - plus élevés peut-être que ceux qu'entraînerait l'édification d une Confédération nouvelle non seulement pour le Québec mais aussi pour le reste du pays, notamment pour l'Ontario il faut espérer que les Canadiens auront la sagesse de prévenir la collision d une “séparation sauvage” qui entraînerait des dommages physiques et humains incalculables.Si la séparation doit se faire, il faut souhaiter qu'il se sera trouvé, tant au Canada anglais qu'au Canada français, des hommes suffisamment lucides pour en négocier d'avance les conditions générales et pour prévoir les voies de raccord qu'il pourrait être, de part et d’autres, juge avantageux de créer.Ce serait la partie la plus faible qui risquerait en effet de faire les frais d une séparation non négociée d’avance, du moins dans ses grandes lignes.Les réformes requises pour redonner aux Québécois francophones pleine confiance dans la Confédération canadienne vont grever lourdement les ressources du Canada.Plusieurs espèrent malgré tout qu elles pourront être mises en oeuvre assez bien et assez tôt.Mais même eux comprendraient que les anglophones trouvent exorbitant le coût de ces réformes et refusent de s’y engager à fond.De même, doit-on souhaiter que nombreux seront les anglophones qui accepteront et favoriseront l'option que les Québécois seront conduits à prendre, quelle qu elle puisse être.C'est ainsi que, quoi qu'il arrive, la destmée des “deux peuples fondateurs” les conduit à approfondir leurs inévitables convergences.¦ lettres au DEVOIR Le jouet d’Ottawa 8 Meilleure concertation des politiques fédérales et provinciales de façon à assurer la coordination du développement social et économique.Dans les secteurs clés, notamment dans le domaine de la pohtique fiscale et financière, la consultation entre les niveaux de gouvernement devrait être, non pas seulement facultative, mais obügatoire et même dans certains cas exécutoire.De la sorte, sans qu'il y ait nécessairement heu de reviser le “partage des pouvoirs” et de courir le risque d'affaiblir par là l'ensemble de l'appareil étatique canadien à une époque où il faut au contraire viser à le renforcer, s’établiraient des modes de travail plus propices à la collaboration et s'instaurerait un climat de confiance mutuelle entre les niveaux de gouvernement.la situation actuelle est intenable.Que de projets préparés avec soin par Quebec se sont trouvés ces dernières armées évincés par la parution de rapports préparés indépendamment par le gouvernement fédéral dans les mêmes secteurs.Que d'initiatives prises ainsi unilatéralement de part et d'autre n'ont pu être menées à bien par suite de la mauvaise volonté manifestée par la partie qui.n'ayant pas ete consultée, s estimait lésée.Le malaise qu’engendre le manque de consultation officielle et véritable entre les niveaux de gouvernement n'est pas particulier au Québec.D s'étend à d'autres provinces.Mais en s'ajoutant aux autres sources de frustrations, il tend à prendre au Québec une importance particulière.Le sentiment de travailler pour rien, d'être le jouet d'Ottawa qui abuse de son pouvoir de taxer et de dépenser exaspère les fonctionnaires et les ministres québécois.Le manque de coordination entre les programmes d'action contribue également à diminuer sérieusement l'aptitude du système politique canadien à aborder comme il convient les seneux problèmes qui le confrontent.Malheureusement, à l'opposé d’autres pays comme la Grande-Bretagne ou la Suède, on entretient ici à l'endroit de la consultation politique et administrative nombre de préjugés erronés qui ne peuvent s'expliquer que par l'ignorance des grandes possibilités de cette procédure, quand elle est utihsée à bon escient et de façon convenable, dans un cadre politique comme celui du Canada.9 Soutien direct accord?au Québec par le gouvernement fédéral dans ses efforts de promotion de la langue et de la culture françaises.Le gouvernement fédéral devra veiller à ce que la langue française soit la principale langue de travail dans les entreprises et les bureaux fédéraux au Québec, servir la population francophone en français et projeter de lui-même une (mage française tant au Québec que dans les pays francophones.De louables efforts se font dans ce sens depuis quelques années et les résultats sont déjà appréciables mais encore insuffisants.En outre, le gouvernement fédéral, en concertation avec le gouvernement du Québec bien entendu, devrait seconder les efforts de ce dernier auprès des entrepreneurs de l'Ontario et de l'étranger, notamment des Etats-Unis, pour requérir que le français soit reconnu comme la principale langue de travail dans la vie économique au Qué-Bec.Grand projet canadien 10- Effort de ralliement des Canadiens autour d'un grand projet commun susceptible de mobiüser les énergies collectives et de les canaliser vers des oeuvres constructives.C’est en tentant de donner un sens concret à la formule “démocratie de participation” qu'on rejoindrait probablement le mieux les rêves et les espoirs d’un peuple que la lassitude et même la peur risquent de rendre veule ou intraitable.Au Québec, pas plus que dans le reste du pays, les dé- Hébert répond à Charlotte Boisjoli Chère Madame, J'ai relu votre lettre trois fois sans vraiment comprendre de quoi vous voulez parler au juste.Sur le grand air de l'indignation vous m'accusez (moi ou la Ligue des Droits de l'Homme, on ne saisit pas bien) de ne pas avoir dénoncé ceci ou cela.Vous devriez bien savoir, si vous étiez moins obsédée par vos prisonniers dits politiques, qu'il y a des milliers et des milliers d'injustices à dénoncer dans un pays comme le nôtre, pourtant l'un des plus respectueux des droits de l'homme que je connaisse sur la terre.Tous les jours, simplement en dépouillant le courrier de la Ligue et en répondant aux appels téléphoniques qui me sont transmis parce que la Ligue n'a pas de bureau.j'enrage de présider un organisme aussi démuni de moyens et qui ne peut s’occuper de tous les cas d'injustice qui lui sont soumis.Et même si tous les dirigeants de la Ligue et tous ses membres s'usaient à la tâche, il resterait encore des milliers d'injustices que nous n’aurions pas dénoncées, comme peut-être le cas de Dorothée Coulombe dont j'entends parler pour la première fois de ma vie, et que vous me lancez publiquement à la face avec l'air de dire qu’il faut bien être un infâme ami de Pelletier et Trudeau pour ne nas s'indigner de pareille affaire.Par ailleurs, vous affirmez que "depuis l'arrestation des quatre présumés meurtriers de Pierre Laporte", je ne m'intéresse plus à la question des cellules du quatrième étage de la rue Parthe-nais.Je trouve ça un peu fort de café après les innombrables dénonciations que j'ai faites des conditions existantes à cet endroit et après les améliorations sensibles des conditions de détention obtenues par la Ligue.Par exemple, sans doute par ignorance, vous affirmez que les détenus “supportent une lumière allumée toute la nuit”.Ce n est pas vrai.Dès les premiers jours de novembre, le Comité d'aide de la Ligue avait obtenu que les lumières soient fermées la nuit dans les cellules et même que les lampes fluorescentes blanches des couloirs soient remplacées par des lampes teintées bleues, parfaitement supportables.Dans tous les lieux de detention, on ne laisse jamais les détenus dans l'obscurité totale la nuit pour des raisons évidentes.Voilà des faits, mais je ne suis pas sûr que les faits vous intéressent.Vous êtes tellement convaincue de vivre en plein “fascisme", que toute allusion à des faits pouvant contredire cette exaltante pensée ne peuvent que vous contrarier.Mais parlons un peu encore du “quatrième” et des "présumés meurtriers de Pierre Laporte ".Dès le 29 décembre, en compagnie de M.Roland Parenteau et du Père Jacques Tellier, je suis allé visiter Jacques Rose et Francis Simard; nous avions déjà vu Bernard Lortie.Quant à Paul Rose il subissait un interrogatoire.A ces messieurs, comme aux autres, nous avons offert les services du Comité, assuré les contacts avec les familles, etc.Vous, qui me citez la constitution de la Ligue par coeur, vous devriez pourtant savoir que ces visites n entraienl pas dans le mandat du Comité d'aide, limité aux “personnes arrêtées en vertu de lois d'urgences".Or, les “présumés meurtriers de Pierre Laporte" n ont pas été arrêtés en vertu des lois d'urgences, mais à la suite de rémission normale d'un mandat d arrestation.Ce qui revient à dire qu'une police moins tolérante aurait pu nous interdire de voir ces personnes, et avec juste raison.Il s'agit de prisonniers de droit commun qui méritent, bien sûr, d'être traités avec humanité.Bien qu'on ne puisse pas dire qu'un séjour de trois mois dans les cellules du quatrième étage de la rue Parthenais constitue un traitement “cruel, inhumain ou dégradant”, je crois qu'on devrait transférer en un lieu de détention plus convenable les "présumés meurtriers de Pierre Laporte” et qu'on ne devrait garder personne plus de 48 heures dans les cellules de la Sûreté (ce que j'ai bien déclaré cent fois depuis octobre! I Ne vous inquiétez pas, je n'oublierai pas les "présumés meurtriers", comme je n'oublie pas les milliers d'êtres humains qui croupissent dans les prisons de mon pays.Dans la mesure de mes petits moyens, depuis près de 20 ans, j'ai essayé de les aider tous (par exemple en leur consacrant deux petits livres et quelques douzaines d'articles).Car toutes les injustices me touchent et non pas seulement celles qui frapperaient les prisonniers que vous appelez politiques.C est peut-être pourquoi, Chère Madame, je suis membre de la Ligue des droits de l'homme depuis la première heure de son existance, alors que vous n'en êtes que depuis les événements d'octobre.Jacques HEBERT Montréal, le 31 mars 1971 Musique de onze heures à minuit LE 16 AVRIL-1971 AVEZ-VOUS L’ASSURANCE D’AVOIR VOTRE CUIR CHEVELU EN BONNE SANTÉ?IA SEBORRHEE est une infection du cuir chevelu considérée comme une grande destructrice.L’origine de la secre tion séborrhique est la glande sebacee Tout le monde sait cela, mais par manque d’information on ignore que ces glandes sébacées réagissent défavorablement à des conditions physiques, physiologiques et même psychiques, ce qui, professionnellement parlant, couvre un terrain plus que vaste aux recherches des conséquences.Traiter une SEBORRHEE exige de nombreux mois de traitements indispensables.Il est même plus prudent de se faire SURVEILLER, même après des traitements favorables.Il existe des TRICHOLOGUES consciencieux qui pourront traiter la SEBORRHEE.Ils ne feront pas de miracles mais ils pourront conserver la balance de votre chevelure.Si votre SEBORRHEE est ancienne et que le vertex est chauve.• Éclaircissement de la chevelure • Diminution du diamètre des cheveux.• Repousse atrophique (petits cheveux fins) • Pellicules grasses, cuir chevelu huileux et luisant.• Démangeaisons, rougeurs eczémati-ques à desquamation.Si vous avez constaté quelques-uns des éléments ci-dessus, rendez-vous au Centre Capillaire Pierre.Il est encore peut-être temps.Six mois, un an .de retard et vous entrerez dans la confrérie des chauves.Vous êtes seul juge de vous-même et de votre apparence.DitTioimniRE [onranpoRmn SEULEMENT: $6.50 in vente chez les bons libraires ou.à défaut, chez l'éditeur Les Éditions Françaises Inc.OnnoiinRiRE nFriwris ComEmpoRflin SEULEMENT: $6.SO in vente chez les bons libraires ou à défaut, chez l'éditeur Les fditions Françaises Inc.épargnez votre temps et votre argent car il est trop tard pour vous.Où localise-t-on la calvitie par Séborrhée ?• Aux golfes frontaux et toupets (perte) • Au sommet du crâne (éclaircissement lent et rapide) • A la partie arrière (à l'épi) (éclaircissement) CONSÉQUENCES APPARENTES: • Chutes importantes au lavage, peigne et sur l'oreiller Ne vc s laissez pas devancer par le temps, et évitez par la prévention d'avoir a regretter plus tard et ne pas avoir pris le mol à temps.Les trichologues du Centre Capillaire Pierre se feront un devoir d'enrayer le mal et continuer à vous traiter consciencieusement comme ils le font depuis quinze ans.Visites sur rendez-vous uniquement.TRICHOLOGUE CENTRE CAPILLAIRE PIERRE ÉDIFICE PLACE CANADIENNE 450 est.Sherbrooke, angle Berri, Suite 390 - TM.: 288-3823 • 288-7378 Sortie de Métro Sherbrooke-Berri Heures : 11 h.a.rtv à 8 h.p.m.- Le samedi 10 h.o.m.à 4 h.p.m.> 6 • Le Devoir, samedi 3 avril 1971 La "libération” de Calley Choses vues au Pakistan oriental Un pion qu on a déplacé Le "Bangla Desh" libéré existe bien L« pays est content.La grande muette est embarrassée.Les contestataires ne désarment pas.Les politiciens hésitent.Les commentateurs réfléchissent avant deprédire l'avenir.Tel est.en deux mots, le tableau qu'offre l'Amérique au lendemain de l'intervention rapide et directe du président Nixon qui a ordonné la mise en liberté provisoire du üeutenant William Calley.Une chose est certaine: C'est que le président Nixon' a usé de ses pouvoirs dans un geste sans précédent comme d'une valve de sécurité et a réussi à baisser la pression d'une chaudière où s’amassait la passion.A la Chambre des représentants où.précisément, on s'occupait du moral des armées, puisqu'on discutait de la substitution du volontariat à la conscription.les applaudissements et les bravos éclatèrent.Les anciens combattants des TOE ont exprimé leur reconnaissance au président, qui "a entendu l'appel des compatriotes".Les écrans de télévision ont montré des scènes d'allégresse populaire.Presque partout.la décision du président est qualifiée de "sage".Le côté "sagesse" apparaissait d'ailleurs nettement dès hier matin en constatant que Calley n'a pas été "libéré" dans le sens strict du mot.D a été plutôt transféré des locaux disciplinaires dans son propre studio d'officier-céli-bataire qui est devenu par les dispositions prises une prison sans barreaux.En fait, ce n est qu'un pion qu'on a déplacé.Tout comme c'est un pion qu'on a jugé et condamné."L'affaire", elle, ne tourne pas autour du pion mais autour d'un certain nombre de symboles: nationaux, militaires, politiques.L'armée, elle, n est visiblement pas contente de l'intervention présidentielle.Officiellement, elle se tait.C'est son devoir.Un des six jurés qui ont condamné Calley, le commandant H.Brown, a parlé et il a dit ce qu elle ne peut pas dire: "les Américains en levant un tollé général se sont laissé porter par leurs emotions, nous, nous avons jugé sur des faits." Mais il a dit aussi quelque chose que l'armée ne tient pas à entendre: que ceux qui ont longtemps dissimulé les faits devraient aussi être poursuivis et que la nation entière devrait ouvrir les yeux et voir ce qu elle a fait.Et ceci est précisément la thèse de tous ceux qui, tout en étant satisfaits de l'élargissement de Calley (au moins on n'en fait pas un martyr), estiment que l'affaire est loin d'être close par un simple et judicieux déplacement d'un pion.Cela explique la prudence des politiciens.Aucun ténor ne s'est encore prononcé clairement sur la portée politique de la prompte décision du président concernant la personne de Calley.Elle donne satisfaction au peuple, niais qui et comment exploitera cette satisfaction?La popularité de M.Nixon, qui la veille justement avait fait l'objet d'un communiqué "Gallup" défavorable, re-montera-t-elle?Et même si cette remontée auprès de l'homme de la rue est certaine se maintiendra-t-elle jusqu'à 1972?Ou sera-ce un simple épisode sur la scène politique en perpétuel mouvement?D est aussi caractéristique que les éditorialistes américains, qui d'habitude ne perdent pas de temps pour commenter une situation nouvelle, brillaient hier par leur absence sur ce sujet.Cest que le grand débat sur la guerre au Vietnam qui déchire l'Amérique vient d'acquérir sinon une nouvelle dimension du moins un nouveau facteur.‘ L'affaire Calley" est venue ajouter à la confusion jetée dans les esprits par les expéditions au Cambodge et au Laos.La déclaration radiotélévisée que le président Nixon doit faire le 7 avril au soir y apportera peut-être quelque clarté.de l'envoyé spécial de l'AFP, Jean Vincent JESSüRE (Pakistan Oriental) Il existe bien un "Bengale libre”: un petit groupe de correspondants étrangers qui a pu faire, hier et jeudi, des incursions dans les régions du Pakistan oriental ralliées à la Ligue Awami et au leader autonomiste-indépendantiste Mujibur Rahman, a pu le constater.Le Bengale libre ou "libéré", c'est-à-dire le Pakistan oriental en rebellion contre l'autorité du gouvernement central et.en fait, contre le Pakistan occidental.est un pays dont la superficie est impossible à définir, dont les forces armées semblent très insuffisantes, dont les richesses visibles sont le courage et l'enthousiasme.C est un pays complètement désorganisé, où n'est en place aucune véritable administration, où le ravitaillement se fait de plus en plus rare, où la révolte "nationale" en cours, visant à faire naître ou renaître ce prestigieux Bengale, reste incomplète et n'offre encore que les images classiques de la guerre en Asie.Le Bengale libre que nous avons vu est une bande de territoire s'étendant le long de la frontière indienne sur environ deux cent cinquante kilomètres de long et quelque cinquante kilomètres de large.Sur ce terrain et probablement dans d'autres régions du Pakistan oriental, flotte le drapeau vert à l'étoile rouge cerclée de blanc de “l'armée de la libération".De kilomètre en kilomètre, des groupes de citoyens de tous âges accueillent le nouveau venu aux cris mille fois répétés de "Bangla Joy” (vive le Bengale).Dans les villages "libérés" on parle de l’armée ouest-pakistanaise en disant: Moscou Des dissidents subissent un internement psychiatrique en relation avec le congrès Cinq ministres constitueront le nouveau Conseil du trésor QUEBEC (PC) - Les pouvoirs du Conseil du trésor seront désormais renforcés avec la venue au sein de cet organisme de plusieurs membres du Conseil des ministres qui seconderont le ministre des finances, M.Raymond Gameau, qui est également président du Conseil du trésor.Le premier ministre, M.Robert Bou-rassa, a en effet annoncé hier que MM.Bernard Pinard, de la voirie, Jean-Paul L'Allier, de la fonction publique, Kewin Drummond, des terres et forêts ainsi que Oswald Parent, ministre d'Etat délégué aux affaires intergouvemementales.constitueront le nouveau Conseil du trésor dirigé par M.Gameau.M.Parent, precise en plus un autre communiqué, aura la responsabilité d'approuver au préalable les dépensés afferentes aux voyages à l'étranger et à certains voyages des ministres dans le Québec.l'Ontario et les Maritimes.Le même titulaire.M.Parent, remplacera aussi M.Gameau, président du Conseil, en cas d'absence de ce dernier.Ces nominations font suite à une longue étude entreprise au Québec en vue de renforcer les pouvoirs du Conseil du trésor.Le Conseil du trésor remplace l'ancien Conseil de la trésorerie, créé à Québec en 1961.sous le gouvernement Lesage.D détiendra, à peu de différences près, les mêmes pouvoirs qu'à Ottawa, où le Conseil du trésor joue, depuis plusieurs années, un rôle très considérable dans l'approbation des dépen- ses gouvernementales.Celles-ci font en plus l'objet d une vérification "après coup" par l'auditeur général — à Québec, le vérificateur général, M.Gérard Larose, haut fonctionnaire dont l'Assemblée nationale vient d'approuver la nomination cette semaine.Cette réforme de l'administration financière que le premier ministre M.Robert Bourassa a entreprise, se rattache aujourd'hui à la loi de l'administration financière adoptée en l'Assemblée nationale à cette session.Par contre, un proche collaborateur du ministre des finances, M.Gameau, a laissé entendre qu'il n'était pas question d'établir à Québec un ministère indépendant du genre de celui qu'occupe à Ottawa M.Charles Drury, président du Conseil fédéral du trésor.Le même porte-parole a précisé que l'organisme québécois aura pour tâche d'approuver les devis des dépenses gouvernementales et ensuite de soumettre les prévisions budgétaires au Conseil québécois des ministres.Le Conseil du trésor pourra de mémo, vérifier, ensuite, la façon dont les dépenses sont faites.Auparavant, le Conseil de la trésorerie était un comité du Conseil des ministres, tandis qu'avec la loi sur l'administration financière entrée en vigueur jeudi, le Conseil du Trésor devient un organisme indépendant, ayant pouvoir d'agir et de faire des recommandations de son propre chef.Tout en conservant les pouvoirs anciens de son prédécesseur, le Conseil exercera les pouvoirs nouveaux que lui donne la loi 55.MOSCOU (AFP) Les "hospitalisations psychiatriques" préventives effectuées "en relation avec le 24ème congrès" des éléments dissidents soviétiques est dénoncée dans une lettre de l'académicien André Sakharov, parvenue hier aux correspondants étrangers à Moscou.Fondateur du comité des droits de l'homme créé en automne dernier et déclaré illégal par la suite, la mathématicien soviétique demande dans cette lettre, en date du 30 mars et adressée au ministre de l'intérieur, M.Chtche-lokov, la libération immédiate d'un certain nombre d'intellectuels arrêtés récemment."Voici 17 jours que se prolonge l'hé-rdique grève de la faim de MM.Fein-berg et Borissov, prisonniers politiques détenus à la prison psychiatrique de Leningrad, qui s'élèvent contre l'administration forcée de traitements dangereux pour l'intellect et les formes de pression cruelles, cyniques et subtiles portées à la liberté de conviction, et exigent que leur procès soit ouvert", écrit M.Sakharov."Ils défendent, ajoute-t-il, la liberté intellectuelle de l'humanité et l'avenir de l'être humain.Je m'associe à leur demande et propose • ma médiation"."Je suis préoccupé par l'arrestation illégale de représentants de l'opinion publique, lors de leur visite au procureur de l'URSS, notamment celle d'un grand savant sérieusement malade, Mikhail Zand, et par l'hospitalisation forcée dans une clinique psychiatrique de Stolieva et Titov", poursuit l'académicien."Us n'ont, dit-il, enfreint aucun ordre des autorités en attendant dans l'immeuble du procureur l'examen de leur pétition légale, comme on le leur avait promis.J'exige la libération de toutes les personnes arrêtées".M.Sakharov ajoute: "Je suis également préoccupé par les hospitalisations préventives psychiatriques" en relation avec le congrès "qui ne sont pas prescrites médicalement et représentent une violation des droits de l'homme.“Je suis préoccupé par l'arrestation non fondée de Boukovsky et exige sa libération.ÉTUDIEZ L'ANGLAIS aux États-Unis Cours intensifs dans un milieu anglophone.Université catholique.Co-éducationnelle.Cours de 8 et 16 semaines au plus, pendant toute Tannée.Ecrivez a: Program for International Students St.Michael's College Winooski Vt 05404 U S A 4L UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL FACULTÉ DES SCIENCES 3e CONFÉRENCE DU CINQUANTENAIRE PR.JEAN DORST (Museum d'histoire naturelle, Paris) Le rôle et les responsabilités de l'écologiste dans la société contemporaine.MARDI 6 AVRIL, 20h.30 Salle de l'Assemblée universitaire (M-4 1 5) Immeuble principal Entrée libre REMERCIEMENTS Jean-Marie Maranda Madame Jean Maranda et ses enfants expriment sa profonde gratitude à tous les professeurs, étudiants, parents et amis qui ont témoigné leur sympathie soit par des offrandes, visites au salon lors de la mort accidentelle de Monsieur Jean-Marie Maranda, directeur du département de mathématiques à l'Université de Montréal.AVIS DE DÉCÈS Célébrez joyeusement un heureux .événement!.Laissez au Reine Elizabeth le soin de voir à tous les détails à votre place.Nous nous occupons de tout: les chambres, les repas, les rafraîchissements.Rien n’est laissé au hasard.Ainsi, vous ne risquez pas d'oublier des détails importants.Nous avons l’habitude des grandes et des petites réceptions.A nous d’en faire un succès .et à vous d’en tirer tous les avantages! Communiquez avec le service des banquets du Reine Elizabeth: composez 861-3511.DimonnniRE DuFfmiwns tMTEmPORRin LAROUSSE SEULEMENT: $6.50 In vente chex let boni libraires d défaut, che* l'éditeur Les Editions Françaises Inc.C PETIT LAROUSSE TOUJOURS: $7.95 En vente chex les bons libraires ou, à défaut, chex l'éditeur Les Editions Françaises Inc."Je suis préoccupé par la perquisition dans la chambre de mon collègue du comité des droits de l'homme, V.I.Tchalidze, au cours de laquelle, sous prétexte de documents anti-soviétiques, on a saisi les archives du comité et un important matériel indispensable pour notre travail".L'académicien soviétique rappelle enfin une lettre adressée le 5 mars à M.Leonide Brejnev, dans laquelle ü rappelait "toutes les poursuites pour motifs idéologiques" et demandait "que soient rectifiées les violations qui ont été commises" et que "soient créées des conditions qui excluent leur renouvellement."Je désire une approche constructive et concrète qui comprenne tous les aspects de la situation réelle, j'estime une démocratisation plus avancée du pays absolument indispensable et je demande à la direction de notre pays de s'occuper des problèmes que j'ai soulevés", écrit-il encore.Le mathématicien conclut en lançant un appel aux gens de bonne volonté" pour qu'ils “puissent s'élever de manière décisive" contre “le militarisme, les tendances de grandes puissances, le messianisme, les violations sérieuses des droits de l'homme, la discrimination et l'oppression”.“Les Pakistanais” sur un ton qui trahit la haine, mais derrière lequel perce la crainte.Cette crainte est due semble-t-il à la faiblesse de l’armée de libération et au caractère apparemment impitoyable des “opérations de pacification" menées par l'armée régulière.L'examen des cadavres que nous avons vus hier, non loin de la ville de Jessore, située à environ 50 km à l’est de la frontière indienne et formant donc l'un des avant-postes de “l’armée de libération”, donne à penser en effet qu'un atroce règlement de comptes se déroule lorsque se rencontrent des soldats des deux camps.La mort a été provoquée par balles ou par obus, mais les corps portent souvent des traces de mutilation faites au couteau ou à la baïonnette.Dans Jessore même, les soldats ou civils tués, tous Bengalis, ont été victimes du bombardement au mortier auquel a procédé l'armée ouest-pakistanaise dans le courant de la nuit d'a-vant-hier.Malgré la chaleur, les corps gisent encore dans la rue et ne sont pas décomposés.Le pilonnage par l'armée régulière n'a pas été couronné de succès puisque vers 16 heures locales, hier, alors que nous quittions Jessore à bord d'un véhicule de l'armée de libération, la ville restait “übre''.En revanche, la caserne où sont cantonnées les troupes pakistanaises, transformée en château-fort moderne, bardé de mitrailleuses lourdes et de mortiers, demeurait imprenable et inattaquable.L'armée de libération du "Bengale libre", formée essentiellement dans cette partie du pays par la police et les régiments d'infanterie recrutés au Bengale avant les troubles, ne dispose que d'armes légères et d'un fusil-mitrailleur pour 45 hommes, ou encore d'une mitraillette pour 10 ou 12 hommes.Au surplus, les munitions semblent manquer, les partisans en uniforme qui nous ont accompagnés au cours de ce voyage disposaient en moyenne de 50 cartouches par fusil et de deux chargeurs par mitraillette.Dans ces conditions, toute tentative d'assaut contre les places tenues par l'armée régulière serait sans doute vouée à l’échec.Cette réalité, dont les militants les plus acharnés semblent avoir conscience, fait planer dans toutes les régions que nous avons pu visiter une atmosphère de "désastre imment", que même la fièvre de révolte et la foi dans la cause du Bengale indépendant ne parviennent pas à dissimuler.Tous les véhicules dans lesquels nous avons voyagé camions, autocars, jeeps, ambulance, cyclo-pousse ont fait de brusques écarts afin d'échapper à ce qui allait être, croyait-on, le feu de l'ennemi.La nervosité des conducteurs s'explique d'autant plus aisément que sur certaines routes et au centre de certaines petites villes, des carcasses de camions et d'autocars incendiés témoignent de la précision et de la soudaineté du tir pakistanais.En dépit de leur extrême amabilité envers les reporters étrangers, les habitants de la zone libérée prodiguent d'innombrables conseils: “ne restez pas au milieu de la route, marchez dans les fossés, attention aux câbles coupés de l’électricité et du téléphone", qui tous se terminent par l'observation résignée: "nous sommes en temps de guerre".En analysant ces faits, il reste difficile de croire que l'armée de libération pourrait résister au choc d’une offensive de grande envergure de l'armée régulière, surtout si l'assaut terrestre devait être précédé ou suivi d'un bombardement aérien.Des bombes ont été lancées sur Dacca et sur Chittagong, affirme-t-on au Bengale libre, mais aucun projectile supérieur à l’obus de mortier ne parait avoir été employé dans les villes et villages où nous sommes passés.D'une part, la petite armée de libération utilise au maximum l'action des "masses”.D'autre part, l'action des “masses" est non violente.Ainsi dans plusieurs cas, les cantonnements pakistanais qui forment des Ilots ennemis dans le Bengale libéré sont immobilisés et paralysés, non par les hommes en armes du cheikh Mujibur Rahman, mais plutôt par la population civile qui les encercle, présentant à d'éventuelles balles ennemies des familles désarmées.Ceci expüque peut-être les excès apparents commis par les troupes régulières, incapables de faire un usage normal de leurs moyens.Ce fait illustre aussi le caractère vraisemblablement unanime de la revendication bengali contre le pouvoir central, qualifié de “colonialiste’’ et “d'exploitateur".Mais quelque chose de pathétique domine toute la situation.Les cadavres que l’on voit dans les rizières et dans les camps très irrigués du Pakistan Oriental évoquent ceux que l'on voyait dans le même pays il y a quatre mois, à la suite de l'ouragan dans le golfe du Bengale.Ces soldats de l'armée de libération, surtout ceux provenant des régiments entrés en rebellion, sont presque tous pères de famille, et l'on peut supposer que demain ou dans 48 heures, ils devront mourir ou renoncer à l'idéal qui aujourd'hui les galvanise.Partout en outre, règne une misère que ne peu fame oublier le décor exotique que forment les palmiers, les arbres centenaires qui bordent les routes.Lfl CROIX-ROUGE TOUJOURS PRÊTE À AIDER + DÉCÈS M.Victor Cardinal A I Hôpital Notre-Dame de l'Espérance, le 1er avril a Ville St-Lourent.a l oge de 7 8 ans est décédé M.Victor Cardinal, ornito* logiste.jardinier fleuriste bien connu de la Côte-des-Neiges, ou il exerça son métier pendant plus de soixante ans.Il laisse dans le deuil son épouse née Juliette Gayer, ses filles Juliette.Florence.Clarisse (Mme Arthur Deslauriers) et Yvette (Mme Rolland Descarries) ses fils Victor et Paul-Émile, ses belle-filles Mme Victor Cardinal (née Thérèse Beaucage) Mme Paul-Émile Cardinal (née Émilienne Lacroix), ses gendres Messieurs Arthur Deslauriers et Rolland Descarries ainsi que 1 2 petits-enfants.Les funérailles auront lieu lundi en l'église St-Pascal Baylon a 10 heures et l’inhumation au cimetiere de la Côte-des-Neiges La dépouille mortelle est exposée au 5650 Chemin de la Côte-des-Neiges Notai s.v.p.que les avis de dices doivent nous parvenir avant 6.00 p.m.heure de tombée.BERNARD Yvan.Subitement, le 2 avril 1971, à l'âge de 57 ans, est décédé M.Yvan Bernard (Directeur de la sélection des Risques de la Compagnie d'Assurance La Prévoyance), époux de Clémence Jacob.Outre son épouse il laisse dans le deuil son père et sa mère M.et Mme D.Bernard et quatre enfants: Ixmis, Pierre, André et Marie.Les funérailles auront lieu lundi le 5 courant.Le convoi funèbre partira du Salon J.R.Deslauriers Limitée, no 790 boul.Ste-Croix, pour se rendre à l'église St-Hippolyte, où le service sera célébré à 10.00 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Dons au Centre de Recherches pour les maladies du coeur de l'hôpital Notre-Dame seraient appréciés.CARDINAL Victor.A l'hôpital de St-Laurent, le 1er avril 1971 à l'âge de 78 ans, est décédé, M.Victor Cardinal, fleuriste de la Côte-des-Neiges, époux de Juliette Goyer; il laisse dans le deuil ses enfants: Juliette, Florence, Clarisse (Mme Arthur Deslauriers), Victor (son épouse Thérèse Beaucage), Paul-Emile (son épouse Emilienne Lacroix), Yvette (Mme Rolland Descarries).Les funérailles auront lieu lundi le 5 courant.Le convoi funèbre partira du Salon J.R.Deslauriers Liée No 5650 chemin Cotes-des-Neiges pour se rendre à l'église St-Paseal-Baylon où le service sera célébré à 10.00 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.GAUCHER Orner E.A Montréal le 2 avril 1971 à l'âge de 82 ans est décédé Orner E.Gaucher, époux de Marie-Anne Godbout, demeurant au 1010 Cherrier, apt 998.Outre son épouse il laisse dans le deuil son füs; Jules et son épouse Colette Bengle, ses 3 filles et leur époux; Thérèse et Guy Pelland (Pharmacien), Françoise et Jos.Poulin.Blanche et Roger Trudeau (Pharmacien de Farnham).Lui survivent une soeur Rita et son époux Ebby Chaussé, un beau-frère Lucien Brodeur et plusieurs neveux et nièces.Les funérailles auront lieu lundi le 5 avril Le convoi funèbre partira du Salon Urgel Bourgie Limitée No 807 rue Roy est à 1 heure 50 pour se rendre à l'église St-Louis-de-France où le service sera célébré à 2.00 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.TREMBLAY Jacques Robert A St-Jérôme.le 1er avril 1971 a l’âge de 61 ans.est décédé, le Révérend Père Jacques Robert Tremblay, s.j.Il laisse dans le deuil sa soeur: Mme Ernest Denis (Jeanne) ses frères: Paul, Georges, Guy, André et leurs épouses, ainsi que ses belles-soeurs Mmes Alma Huberte et Laurette Tremblay.Les funérailles auront lieu lundi le 5 avril.Le convoi funèbre partira du Salon J.-Paul Marchand No 4228 rue Papineau, pour se rendre à l'église de l'Immaculée-Conception où le service sera célébré à 9.00 heures.Et de là au cimetière de St-Jérôme, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.AVIS DE DECES IMMEUBLE MODERNE A VENDRE OU A LOUER J-JUlit i' *11**1! §4*1, œ** 2850 EST, SHERBROOKE: • Superficie: 40,000 p.c.• Idéal pour école, clinique, bureaux; • A l'épreuve du feu; • Chauffage zoné; • Climatisation, si désiré; • Ascenseur - 10 personnes; • Aucune limite de zonage; • Occupation, le 1er août 1971.RENSEIGNEMENTS: 845-3382 I OimonnnmE u Fuirais lONTEmPORRin unaissc SEULEMENT: $6.50 In vante the* let bant libraires ou, à défaut, chex l’éditeur Let Éditions Françaises Inc.R.P.Gaétan Francoeur Accidentellement le 31 mars 1971 à Page de 31 ans, est décédé le Révérend Père Gaétan F’rancoeur, s.ss.a., membre du Conseil général de la Société des Saints-Apôtres et Directeur-adjoint des Etudes au Collège St-Jean-Vianney.fils du Dr.Leovide F"rancoeur et de Corinne Lafrance, il laisse également dans le deuil ses frères: le Dr.Nicolas Francoeur, de St-Tite, Dr.François Francoeur de Shawinigan-Sud, Raymond, ingénieur de Québec, René, notaire de St-Tite.Ses soeurs: Louise (Mme F.Chateauneuf), Cécile (Mme V.I-aliberté).Les funérailles auront lieu samedi le 3 avril La dépouille mortelle est exposée au Collège St-Jean-Vianney, 14,800 Boul.Gouin, Ri-vière-des-Prairies, ou le service sera célébré en la Chapelle du Collège à 1.30 heures.La dépouille sera réexposée samedi soir au Salon de St-Tite.Un autre service aura lieu lundi à 3 p.m.à l'église de St-Tite et l'inhumation aura lieu au cimetière du même endroit.Parents et amis sont priés d y as-siter sans autre invitation.Prière de ne pas envoyer de fleurs.Direction: Alfred Dallairefnc.COLLÈGE JEAN-OE-BRÉBEUF (COURS COLLÉGIAL) • Collège reconnu d'intérêt public • Collège mixte : - résidence pour étudiants seulement PROGRAMME : le cours collégial (diplôme d'études collégiales).COURS PRÉ-UNIVERSITAIRE CONDUISANT AUX: 1- Sciences de la santé 2- Sciences pures et appliquées 3- Sciences humaines 4- Sciences de l'administration 5- Arts 6- Lettres ADMISSION: Les demandes d'admission seront reçues du 1er février au 1er mai 1971 Veuillez vous adresser pour tout renseignement à: BUREAU DES ADMISSIONS Cours Collégial 3200, chemin Ste-Catherine Montréal 250 (Québec) Tél.: 342-1 320 poste 255 (entre 9:00 et 17:00 h, du lundi au vendredi) i 4 Le Devoir, samedi 3 avril 1971 • 7 I ¦ I Craignant de recevoir le coup de grâce La résistance déclenche la palestinienne guérilla urbaine Au 24ème congrès du PC Gretchko oppose l'armée ‘détensive' soviétique à l'armée ‘otlensive ' US BEYROUTH (AFP) - Le ton monte dans les capitales arabes contre les agissements des autorités jordaniennes qui, semble-t-il, sont décidées à aller jusqu'au bout pour contenir la résistance qui a adopté une nouvelle tactique: la guérilla urbaine.L'opération de ratissage entreprise à Irbid, seconde ville du royaume, par les forces royales à la recherche des fedayines et des nombreux dépôts d'armes qui s'y trouvent, ont amené la résistance à riposter, étendant ainsi les affrontements à Amman et dans d’autres villes du royaume.Cette nouvelle crise jorda-no-palestinienne, la plus grave depuis les événements de septembre, va amener toutes les organisations de résistance à laisser de côté leurs divergences idéologiques et tactiques et présenter un front uni pour éviter l'écrasement total de leurs forces.La résistance et les pays arabes sont convaincus que le roi Hussein, qui a maintenant une armée dont la puissance de feu s'est accrue considérablement à la suite de nouvelles livraisons d'armes américaines depuis septembre, pourrait donner le "coup de grâce" aux révolutionnaires palestiniens.C’est ce qui explique les violentes réactions et les mises en garde de certains pays arabes, comme la Syrie, la RAU et la Libye ainsi que la guerilla que mènent actuellement les fe-dayine contre les installations et objectifs civils jordaniens: dynamitage de l'oléoduc de la Tapline et de nombreux ponts et ponceaux, minage de routes, etc.po let le Les Jordaniens, estime-t-on, semblent enclins à "grossir" quelque peu les événements et leur donner une im-rtance telle qui justifierait eurs opérations contre la résistance.Jusqu'à présent, le dynamitage de l'oleoduc de la Tapline n'a pas été confirmé iar les fedayine pas plus que es incidents rapportés par l’agence jordanienne d'information.Celle-ci a annoncé que les autorités syriennes ont autorisé les fedayine installés sur son territoire à bombarder des villages du nord du royaume.L'agence ajoute que les forces jordaniennes avaient refoulé vers la Syrie une “force d'infanterie" qui avait pénétré en Jordanie sans toutefois donner l'identité de cette force.Les observateurs relèvent que c’est la première fois depuis la guerre civile de septembre que la Jordanie met directement en cause les autorités syriennes.A cette époque, T armée syrienne était arrivée jusqu'à Irbid pour aider la résistance palestinienne.Sur le plan diplomatique, la Jordanie se trouve complètement isolée.Aucun pays arabe n’a répondu jusqu'à présent à l'appel du roi Hussein demandant une réunion urgente au sommet.En revanche, sept pays arabes ont donné leur accord au sous-sommet demandé par Le Caire pour examiner les développements de la situation en Jordanie.Le comité supérieur arabe, créé par les chefs d'Etat arabes pour superviser les accords jorda-no-paiestiniens signés sous l'égide du président Nasser de la RAU en septembre dernier, a renoncé à sa mission.Son président, M.Bahi Ladgham, a accusé les Jordaniens de La réouverture du canal, une solution intérimaire JERUSALEM (AFP) En faisant publier par son agence semi-officielle du Moyen-Orient un “nouveau plan pour la réouverture du canal de Suez", l'Egypte, déclare-t-on dans les milieux politiques israéliens, “a rompu le silence qu’exigeaient des négociations aussi délicates", et on indique qu'une réaction officieuse de Jérusalem pourrait intervenir incessamment.Le gouvernement israélien, souligne-t-on dans ces milieux, respecte d'autant plus pour sa part cette discrétion, qu il élabore actuellement, à la demande des Etats-Unis, des propositions concrètes concernant cette "solution intérimaire" que serait la réouverture du canal de Suez.Voici les points de vue des deux pays sur la question du canal : 1) Le Caire parle d'un retrait partiel des forces israéliennes du canal, comme Yaoundé reconnaît la Chine populaire YAOUNDE (AFP) Le gouvernement camerounais "reconnaît le gouvernement de la République populaire de Chine comme l'unique gouvernement légal qui représente le peuple chinois tout entier", déclare le communiqué conjoint camerouno-chinois publié hier à Yaoundé pour annoncer l'établissement de relations diplomatiques entre les deux pays au niveau des ambassadeurs.Cette décision suit les entretiens que lent d'avoir à Yaoundé, du 22 au 26 mars dernier, avec le ministre camerounais des affaires étrangères, M.Jean Keutcha, une mission de bonne volonté chinoise conduite par M.Feng Yu Chu, ambassadeur de la République populaire de Chine en Mauritanie, indique le communiqué.Orchestre de chambre j McGill Chet d'orchetfte: Altxondcr Brott LES 7 PAROLES DU CHRIST de Haydn Commentateur: Mgr Adrien Marie Cimichella, o.m.s.DIMANCHE SOIR 1 1 AVRIL, 8.30 p.m.ENTRÉE GRATUITE Laissez-passer disponibles au Musée des Beaux-Arts de Montreal; Ed.Archambault; International Music Store.DimonnniRE guFRRiptS [ORTEmPORRin SEULEMENT: $6.50 violer ces accords et le président Sadate a rappelé tous les officiers égyptiens membres du comité arabe militaire.L’attitude hostile de la RAU à l'égard de la Jordanie et l’appui accordé par Le Caire à la résistance, en l’autorisant notamment à reprendre ses émissions de radio à par- tir de la capitale égyptienne, indique un changement radical dans la position de la République arabe unie à l'égard de l'action fedayine.C’est la première fois depuis l'acceptation par la RAU le 23 juillet dernier du plan Rogers que Le Caire va aussi loin dans son appui à la résistance.Cette nouvelle attitude de la RAU, estime-t-on, serait motivée par T impasse totale dans laquelle se trouvent les négociations de paix israélo-arabes.Le président Sadate, qui est aile très loin dans ses concessions à Israël, semble maintenant vouloir utiliser la résistance pour faire Çression sur les dirigeants de el Aviv.Vietnam Le FNL appelle à la mobilisation générale SAIGON (AFP) - Le commandement des forces de libération du centre-Vietnam a lancé à tous les cadres et combattants du Front national de libération un ordre de mobilisation en cinq points, a annoncé hier radio “Giai Phon” (organe du FNL) dans une émission captée à Saigon.Estimant que "les victoires remportées par les peuples khmer, lao et vietnamien”, notamment la "victoire totale sur la route numéro Neuf au Bas-Laos", ont créé une situation "extrême- Selon le Times ment favorable aux forces révolutionnaires”, le commandement demande aux combattants de profiter de ces victoires pour: 1) “intensifier les attaques générales, militairement et politiquement (.) dans les villes, les campagnes, les montagnes et les forêts”.“2) Anéantir le potentiel et les moyens militaires de l’ennemi, frapper profondément, directement, briser les zones de concentration, attaquer les troupes de soutien, de dégagement, attaquer les troupes re- Un génocide est commis au Pakistan orientai première étape vers un retrait total.Pour Israël, il n'est pas question de retrait total ou de mouvement militaire qui y conduirait.2) Le Caire veut la prorogation du cessez-le-feu pour une durée limitée afin de permettre au Dr Jarring d'établir le calendrier de l'évacuation.Pour Israël, le cessez-le-feu doit être illimité et il n'est pas question de calendrier d’évacuation, le rôle du Dr Jarring devant se limiter à aider les parties en présence à arriver à un accord, aux termes mêmes de la résolution du Conseil de sécurité du 22 novembre 1967.3) Le Caire demande que les forces armées égyptiennes franchissent le canal et soient postées sur la rive orientale.Pour les Israéliens, s'il peut être question de permettre aux Egyptiens l'accès de la rive orientale pour faciliter les travaux de déblaiement du canal, il ne saurait être question de permettre à des forces armées de franchir la voie d'eau, ce qui obligerait Israël à abandonner un front facile à défendre pour se replier sur des lignes à l'intérieur du Sinài qui seraient nécessairement plus vulnérables.4) Le refus catégorique de l'Egypte de discuter de la démilitarisation du Sinài constitue un obstacle énorme à tout accord, et la création de zones démilitarisées de part et d'autre de la frontière est totalement inacceptable pour Israël, dit-on à Jérusalem, ne serait-ce qu’en raison de l'exigiiité du territoire israélien.5) - Enfin, le refus de voir des forces israéliennes faire partie des forces internationales à stationner à Charm El-Cheikh ferme la voie à tout éventuel compromis.Les observateurs estiment cependant que ce sont là des positions maximales des deux pays, mais ils ne se font cependant pas d'illusion sur l'extrême difficulté de combler l'énorme fossé qui sépare les deux positions.d'après l'AFP Le cheikh Mujibur Rahman, chef des séparatistes du Pakistan oriental, a été arrêté le 25 mars, puis transféré deux jours plus tard au Pakistan occidental, à Multan vraisemblablement a annoncé hier matin le chef des services étrangers du "Times" M.Louis Heren.Ce dernier, qui déclare avoir recueilli ce renseignement d’un jeune homme de Dacca arrivé tout récemment à Londres et dont “le témoignage est digne de foi", précise que le Cheikh Mujibur Rahman est resté durant les deux premiers jours de son arrestation dans une école à Admju.D'autre part, M.Heren indique que, selon les informations dont il dispose, les autorités ouest-pakistanaises feraient preuve, au Pakistan oriental, dune particulière brutalité non seulement à l'égard des cadres de la Ligue Awami (dont le cheikh Mujibur Rahman est le leader) mais aussi des milieux universitaires - professeurs et étudiants - et des membres de la communauté hindoue."L’armée, écrit-il, applique envers ces personnes une politique de genocide dont l’objectif est l'élimination de l'élite politique et intellectuelle de la province orientale".Pour sa part, le gouvernement américain s’est déclaré “très préoccupé", hier, par l'évolution de la situation au Pakistan oriental et s’est engagé à participer à tout effort humanitaire international sous les auspices des Nations unies pour atténuer les souffrances de la population de ce pays.“Nous sommes naturellement préoccupés par les rapports sur les pertes de vies humaines, les dégâts et les souffrances subis par la population du Pakistan", a déclaré M.Robert McCloskey, porte-parole du département d'Etat, en soulignant toutefois que le gouvernement possédait très peu d’informations sûres au sujet de ce qui se passe en dehors de Dacca.“Le fait que la loi martiale soit toujours en vigueur dit bien ce que la situation doit être ", a encore déclaré M.McCloskey.“Mais il nous est encore impossible d’établir pour le moment aucun ensem- ble de faits certains sur les événements dans la région et sur leurs conséquences prévisibles ".Le porte-parole a toutefois confirmé qu'il s'agissait, aux yeux du gouvernement américain, d’une affaire intérieure pakistanaise et que le gouvernement d’Islamabad n'avait pas à obtenir l’autorisation de Washington pour utiliser l’équipement militaire reçu des Etats-Unis dans la répression de la rébellion du Pakistan oriental.Par ailleurs, selon l’agence indienne PTI, cinquante étudiants ont été tués jeudi soir au Pakistan oriental dans le district de Sylhet par l’armée pakistanaise.Une cinquantaine d’autres étudiants auraient été blessés.L’agence indienne indique, d’autre part, que les troupes pakistanaises qui opèrent dans la région de Sylhet commencent à manquer d’approvisionnement en raison des difficultés de transport par rail ou par route.Des éléments de l'armée pakistanaise ont ainsi effectué un raid sur un poste tenu par les “forces de libération " dans l’espoir de trouver des vivres.La bataille a fait 300 morts du côté des “forces de libération”, indique PTI.L'agence signale également que les forces fidèles à la Ligue Awami ont lancé une offensive massive contre les poste-frontières tenus par des détachements pakistanais.L'agence annonce d’autre part que les forces aériennes pakistanaises ont bombardé la ville de Sunamganj, dans le district de Sylhet, causant de “lourdes pertes”.A la suite de cette attaque, des centaines de réfugiés ont gagné les montagnes Khasi, du côté indien de la frontière.Les autorités pakistanaises ont largué plusieurs centaines de parachutistes dans le secteur de Sunamganj au début de la semaine, après de durs combats entre les forces pakistanaises et “l’armée de libération”, annonce encore PTI.Enfin, toujours selon l’agence indienne, les “forces de libération” ont pris Dinaj-pur, Rangpur, Bogura, Kusthia, Mymensiung et Sylhet, et les troupes pakistanaises de ces secteurs se rendent inconditionnellement.En v»nt» chcx bons libraires ou, à défaut, chez l'éditeur Les Editions Françaises Inc.C ' " PETIT LAROUSSE TOUJOURS: $7.95 in vente chei les bons libraires ou.à défaut, chei l'éditeur Les Editions Françaises Inc.DinnimniRE ifRRnpns [(HlTEniPORHin SEULEMENT: $6.50 In vente chei les bons libraires ou.à défaut, chez l'éditeur Les Editions Françaises Inc pliées du Bas-Laos (.), constituer rapidement notre régime politique et militaire, détruire les plans de pacification ennemis.“3) Frapper fort dans les villes, la capitale, les bases aériennes, les dépôts de munitions, les ports.Couper toutes les communications, les axes routiers, les moyens de transport routiers, fluviaux et aériens de l’ennemi, leur créant des difficultés sur leurs bases arrières.“4) Créer une atmosphère révolutionnaire parmi la population par de la propagande exploitant les succès sur la route Neuf et en lançant en même temps une offensive politique pour dissoudre les rangs de l’ennemi.“5) S'efforcer, selon la situation des cadres et des combattants, de contribuer chacun efficacement à la lutte pendant la période historique actuelle.L’ordre de mobilisation demande en conclusion aux cadres et combattants du FNL “d’appliquer le testament sacré du président Ho Chi Minh et de prendre leur grande et glorieuse responsabilité.en portant la haine sur la pointe des baïonnettes et des canons de fusils, visant directement l’ennemi pour l'anéantir”.par Jean Raffaelli, de l'AFP MOSCOU - Les antipathies ou sympathies à l’endroit de la Chine, et le degré d’allégeance ou d'autonomie à l’égard de Moscou ont départagé hier les six chefs communistes étrangers qui ont parlé devant le 24ème congrès, marqué marginalement par un brusque sursaut de la contestation intellectuelle russe.La Semaine sainte latine à Jérusalem JERUSALEM, (AFP) -La semaine sainte de la communauté latine a commencé hier à Jérusalem par une messe solennelle en l’église du Saint-Sépulcre.Un très grand nombre de fidèles ont assisté au service divin qui a été célébré devant l’autel de la Vierge.Les célébrabons de l'église orientale commenceront pendant le week-end.Un grand nombre de pèlerins sont arrivés en Israël par avion et par bateau à l’occasion de Pâques.Le mur de Berlin fermé à Pâques BERLIN (AFP) - Le gouvernement de la R.D.A.n'accordera pas de laissez-passer aux Berlinois de Touest pour se rendre dans la partie orientale de la ville lors des fêtes pascales, a-t-on appris hier soir de source officielle est-allemande.Seul orateur soviétique de taille pour cette journée, le maréchal André! Gretchko, ministre de la défense, a fait entendre la voix d'un haut spécialiste militaire de la défense, sans plus.D a opposé “l'agressivité” de l'armée américaine à la mission “défensive” de Tarmée soviétique, et prédit la faillite américaine au Vietnam.Après Janos Kadar (Hon- Sie) jeudi, le dirigeant mongol mjagin Tsedenbal a dénoncé la direction chinoise, imité violemment en fin de journée par le dirigeant communiste américain Gus Hall, qui a parlé de “l’hystérie anti-soviétique chinoise”.Après le discours de M.Le Duan (Hanoi) le deuxième jour du congrès, la Chine a trouvé hier un second défenseur en Nguyen Ya Nieu (FNL) très applaudi pour d’autres raisons, et qui a exalté “l’aide immense” reçue à la fois de l’URSS et de la Chine.A l’instar des Italiens, Cubains et Roumains jeudi, M.Kim Ir, de la direction nord- coréenne, a pris une position nuancée, se prononçant surtout pour “l'union de toutes les forces antiimpérialistes''.A l’extrémité de l’éventail, M.Mijaleo Todorovic, de la direction du parti yougoslave, s’est au contraire félicité des “dissemblances" au sein du camp, en lesquels il voit "une source” d’énergie et de renforcement.Le P.C.chilien enfin, par la voix de M.Corvalan, tout en ayant des mots très flatteurs pour l’URSS, a mis en relief les caractères spécifiques de la construction du socialisme au Chili, qui cheminera par "une voie autonome vers le socialisme”.Silencieuse depuis des mois, et même pendant la grande période de la contestation juive, la contestation intellectuelle a donné hier de la voix, en liaison visible avec le congrès, en faisant diffuser plusieurs textes, dont une lettre de l’académicien Andréi Sakharov.Une façon de rappeler son existence à l’Occident en un moment propice.La Croix-Rouge, C’est l’homme à l’aide de son prochaiir1"* Orchestre de Chambre McGill Chef d orchestre ALEXANDER BROTT solisfe MAREK JABLONSKI Symphonie No 9 en do mineur Concerto de piono K.449 .Concerto de piano K.414 "Hommage".Mendelssohn Mozart Mozart Prévost "Commandita par l’Orchestre de Chambre McGill avec l’assistance financière du Concile du Canada” Lundi soir, 1 9 avril 8:30 P.M.Salle Claude Champagne Billet$: adultes $4.00 — Etudiant$ $2 00 disponibles a International Music Store, 1 334 Ste-Catherine ouest RENSEIGNEMENTS — RÉSERVATIONS: 935-4955 LES CRISES DE LOGEMENT MÉCHCALEMEWr.a N'EST PAS AUSSI PAN6EREUX Qu’CNE CRISE DO FOIE MAIS ON V RETROUVE TOUS LES S/MPTÔMES D’UNE CRISE DE NERFS.IL ME SEMBLÉ 4 27740 280 272 275 — 1 500 50.50 50 1700 145 142 U4 + 4 1100 45 45 45 +- 3 20000 69 66 6ê — J 31500 14* 13 U* + 1 1000 16* 16* 16* 7800 165 153 153 — 7 .375 253 10 11 12 +4 247 263 +20 9 9 35 36 10 10 — * 171 175 + 1 8* 8* + * 28* 30 +2 200 *200 30* 31* + * Ventes Haut 375 —5 267 +12 10* 2000 380 29500 267 11500 11 13000 12 377» 266 2500 9 2500 36 700 " 10934 5500 14000 ____ z250 1 2* 12* 12* r 2760 975 970 970 + 5 600 11* 11* 11* 3500 13 13 13 + 3500 24 23 23 + 4000 8 8 8 + 15000 80 77 80 + 2170 $29* 29 29* — 3460 149 145 145 — 500 115 115 115 4700 167 166 166 z250 1500 20700 2000 1000 6700 4000 1000 100 4500 7000 3000 3000 9 8* 9 + * 690 675 690 + 15 565 550 550 69 69 69 26* 26 26 73 68 73 + 7 38 37 37 — l 88 87 88 + 1 119 112 112 — 2 12 12 12 - 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* + 10 + 1 —10 —10 3000 ZlOO 2000 7000 6 6 6 $13* 13* 13* + Va 15 14 14 — 1 10 Va 10 Va 10* 240 235 235 117 110 115 990 965 975 +20 75 75 75 + 4 75 70 70 — 5 $11% 11% 11% — V» 400 395 400 + 5 290 285 290 + 5 232 225 232 + 12 $24* 24 24* flashes 2825 $7* 7 110 $15* 15* 15* 1025 $18* 18 18* + * 225 $17* 17* 17*— * 1670 $5% 5* 8* v.ry2 $78 4Va - $88.Façades rues.3 fenêtres $92 Taxes eau.chauffage.eau chaude pavés Vacances.8-5-71 OU TR EM ONT : Bemard-W iseman.résidentiel.4 pièces chauffées, claires, confortables édifice calme, sélect, près transports, commerces, parcs, services concierge, poêle-réfrigérateur $120.taxes payées.Idéal célibataire ou couple.Tél.: 273-2323 après midi.5-4-71 BOUL.PIE IX coin Jean-Talon.1000 p.c.ou 2025 p.c.chauffé, climatisé, électricité, très propre, stationnement.Tél.: 271-4631.3-5-71 CHAMBRE A LOUER ! 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population de la ville de Saint-Jean.Veiller a la réalisation de ce programme en obtenant la collaboration per tinente de divers organismes ou individus et en coordonnant et supervisant divers cours et activités en égard ou personnel, au matériel, a la publicité et aux locaux nécessaires.Contrôler les crédits votés pour l'organisation de ces activités, Détenir un diplôme universitaire ou collégial en loisirs ou dans une science connexe.Posséder de l'expérience dans l'élaboration, la réalisation et la supervision d'activités culturelles, sociales et artistiques.- Salaire initial: Maximum $6,500.- Bénéfices marginaux avantageux.Toutes les personnes intéressées au poste ci-haut mentionné, sont priées de remplir un formulaire demande d'emploi avant la date limite d'inscription, soit le 16 avril 1971 a l'adresse suivante: AA.Jacques Bouthillier, Directeur du Service du Personnel, GP.1025, St-Jean, Qué.Tél.: (514) 658-4721 de I 23 r/i'/Z/ff///¦/(' catalogue et magazine gratuite marabout L'OEIL SUR LES LIVR 226 Est, Christophe Colomb - Québec 2 £l/ty ^'turmu.iirfiinii'iiim'inriiib marabout bibliothèque MEDICAUX - FANTASTIQUES - CLASSIQUES - SUSPENSE^ La chronique de Jean-Éthier Blais Le travail de la critique: faire le point (fin) Notre collaborateur Jean-Éthier Blais nous livre aujourd'hui le dernier de trois articles sur le travail de la critique.Des amis, après avoir lu mon article de la semaine dernière, me reprochent de donner dans un vain provincialisme.J’attache, semble-t-il, trop d’importance à la spécificité québécoise, qui ne correspond qu’à une sorte de vague souhait de l’âme française-canadienne.Trop liée, et de trop près, à un devenir politique lui-mème improbable, cette notion n’a pas, ajoute-t-on, prise sur la véritable réalité québécoise, faite de travail quotidien et d’aspirations politiques précises à l’intérieur du cadre politique.Peut-être mes amis ont-ils raison et attachais-je trop d’importance à l’expression d homo quebecensis que j’ai lancée et qui jouit d’une certaine faveur dans les milieux que l’inculture progressiste du Rapport Roquet n’a pas encore gagnés.Il me parait cependant, à moi qui suis un pur littéraire, que les écrivains du Québec d’aujourd’hui cherchent de plus en plus à s'ancrer dans cette spécialité qui n’a de sens que dans le contexte d'un peuple qui se reconnaît lui-même en lui-mème et qui, prenant conscience de ce qu'il est devenu, débouche instinctivement sur la civilisation universelle.11 faudra toujours reprocher aux écrivains qui écrivent mal, de mal écrire.Mais non pas pour des raisons qui relèvent de la grammaire de Port-Royal.Si mal écrire est une faute grave au Québec de 1971, c'est parce que c'est un signe de faiblesse mentale que nous ne pouvons plus nous permettre.C'est parce que mal écrire symbolise le refus d’un être créateur (puisqu’il écrit) de s’ouvrir, par le truchement de la langue, aux approrts du monde extérieur.Refus de commu- niquer a une epoque ou rien n’est plus nécessaire au Québec que de se créer des liens intellectuels avec le reste des humains.Il est certain qu' un Hollandais cultivé, qui lit Corneille et Céline, aura du mal à comprendre Le cassé ou certaines pages de M.Jean-Jules Richard.Ce n’est pas lui qui y perd, mais nous.L’écrivain québécois, qui, est par définition prophète, a donc le devoir le plus strict de décrire la réalité dans un langage umver-seil.Ce langage c’est le français classique et nul autre.Nous y ajouterons notre rythme, le vocabulaire nécessaire que nous avons créé (et je ne pense pas à d’affreux anglicismes joualisés, comme “binne-rie "), les tournures de notre sensibilité affective.Louis Hémon autrefois, Sa-vard et Gabrielle Roy aujourd’hui, nous donnent l’exemple de ce que notre langue peut devenir.Ce n’est donc pas être provincial que de souhaiter que de jeunes écrivains comme Lévy Beau-lieu et Jacques Benoit prennent possession, à leur fa- çon, du monde.Nous ne devons imiter les modèles français ou américains que dans la mesure où ils nous sont utiles.Ce que nous ressentons est à nous; notre façon de le dire appartient à tous.Ce qui me semble important, dans la démarche du jeune écrivain, c’est la manière dont il assume sa personnalité de poète ou de romancier québécois.Le fera-t-il dans le rétrécissement et le repliement sur soi?Ou bien, deviendra-t-il un être du monde entier?Le problème qui se pose est en réalité le suivant: est-il possible d’ètre à la fois Québécois et universel?Notre expérience globale de la vie dans l'histoire a-t-elle une portée?Que représentons-nous pour un Finlandais (aux prises depuis des siècles avec l’ours russe, déguisé en Tsar ou en commissaire, peut importe) et que représente un Finlandais pour nous?Il y a des degrés dans la compréhension que nous avons de nous-mêmes.Certains écrivains (régionalistes purs) comme Claude-Henri Grignon, ou Laberge, décriront la vie dans ce qu’elle a de plus ordinairement nôtre.Nous vivons en serre chaude.Les passions des humains, nous les connaissons, qu'il s’agisse de l’avarice, de la haine ou de la volupté; mais dans le cloître de frontières qui nous isolent parfaitement.Nous ne sortirons pas de ce couvent.Les régionalistes acceptent une fois pour toutes que notre destin de provinciaux soit scellé.Ils ne conçoivent de nous que la vérité tribale.Leurs oeuvres rendent parfois un son fort.C’est normal puisqu’elles sont faites de deux haines rentrées: celle de l’histoire et celle de ceux qui vivent cette histoire.Littérature vaine histoire.Littérature de protestation, mais contre l’i-mcuctable, donc contre rien du tout.Littérature vaine par définition.Le second degré est celui de Nelligan, de Fréchette, des poètes de l’Hexagone, de romanciers comme Marie-Claire Blais ou Jacques Ferron.Ils voient le Québécois tel Entrevue / J.-Z.Léon Patenaude, directeur du CSL Le marché international du Hure québécois est à la hausse par Jean Basile Pour beaucoup, la patrie du livre français est a Paris.Depuis quelque temps cependant.le Québec de la littérature se tourne vers les autres pays de la francophonie.Ainsi, depuis trois ans.le Québec est officiellement représenté à la Foire du livre de Bruxelles, par le truchement du Conseil supérieur du livre.J.Z.Léon Patenaude, directeur du CSL était responsable de la participation canadienne à Bruxelles.Il en revient avec des nouvelles positives pour l’édition québécoise.La Foire du livre de Bruxelles, nous dit-il.fait partie de nos priorités en matière de la diffusion de notre production littéraire.Ces priorités sont au nombre de trois.La première est évidemment à Francfort qui est une manifestation purement professionnelle où se retrouvent les éditeurs pour traiter des affaires.La seconde est Bruxelles qui est une foire commerciale, en ce sens que les éditeurs peuvent vendre directement leur production aux visiteurs.La troisième est la Foire de Nice qui est une sorte de manifestation de prestige où l’on passe peut-être plus de temps sur la plage que dans les salles d’exposition.Est-ce que l'on peut parler d’un succès?Avant de rentrer dans le détail, un chiffre nous donnera le ton.Il y a eu 102,000 visiteurs à la Foire.Ces visiteurs paient un prix d'en- De Bruxelles .Roch Tiberghien 9740 Papineau " 12 ¦ Montreal 359, P.O.CANADA importation librairie 384-3235 3TI0N — 1 IVRES SPÉCIAL Avec l'achat de LE CAPITALISME MONOPOLISTE D'ETAT (en 2 volumes) TRAITE MARXISTE D ECONOMIE POLITIQUE Éditions sociales.2 volumes S6.40.Vous recevrex GRATUITEMENT les ANTI-PROPOS de Jean Levesque d'une valeur de S2.75.Veillez m'expédier les 3 volumes pour S6.40 Montant inclus.NOM.ADRESSE.VILLE.TEL.: .trée.Il faut signaler que ces visiteurs achètent des livres.La grande importance de la Foire de Bruxelles dépasse cependant le simple succès de vente.Pour les Québécois cette manifestation est aussi une ouverture sur les pays de l’Est qui exposent tous à Bruxelles.C’est aussi une façon de contrôler l'implantation de notre marché hors la France.Ainsi, nous nous sommes rendus compte que ce marché était en pleine expansion.La vente du livre québécois en Belgique, par le biais de notre centre de diffusion, a été de $20,000 pour les six derniers mois.C’est extrêmement encourageant et ce le sera encore plus quand nous aurons réellement abouti à implanter notre production de livres scolaires.Par exemple, les Belges semblent particulièrement intéressés a nos ouvrages sur les mathématiques.A l'occasion de cette Foire, nous avons d'ailleurs publié un catalogue en francs belges.Cela n'est pas étranger au succès.Par rapport à l’accueil que le livre québécois reçoit, ou ne reçoit pas en France, quel est le pouls de la Belgique francophone?Notre Centre de distribution parisien a vendu, l'an dernier.pour environ $30,000 de livres.C'est évidemment supérieur.Mais nous avons l’impression d’ètre mieux reçu en Belgique.Ainsi, lors de notre participation à la Foire de Nice, il ne nous a pas été vraiment possible de retenir l’attention de média de diffusion.En Belgique, si.Cela tient sans doute à ce que la Belgique, qui est un petit pays, est plus proche de nous en ce qui concerne les problèmes de la littérature.Nous avons pu recevoir à dîner la plupart des grands critiques littéraires belges et cette réunion a été fort intéressante.Une telle réunion est quasiment impossible à Paris.Mais il ne faut pas croire que nous privilégions Bruxelles.Le propos du CSL est de travailler avec toute la francophonie.Disons que la Belgique nous semble plus ouverte, voilà tout.Quelles ont été les activités de délégué du CSL que vous avez été.Nombreuses et diverses, outre la routine.J’ai pris un grand nombre de contacts.Nous avons donné une réception en l'honneur d’Anne Hébert et une autre en l'honneur de Norge.Nous avons aussi organisé une exposition de livres d’histoire et de géographie.Le Québec n'était pas le seul représenté.Non.Au stand collectif canadien, nous avions 455 titres dans les deux langues.Les Editions de l’Homme avait deux stands particuliers.Et combien a coûté cette participation au CSL?$3,200.ce qui est presque rien.Et au Québec?Bruxelles, c’est évidemment important mais ce n’est pas tout.Et, puisque nous sommes en compagnie de J.Z.Léon Patenaude, nous parlons un peu de la situation du livre ici même.En dix ans, nous dit le directeur du CSL, nous avons fait des progrès étonnants tant au niveau international qu’au niveau local.Au niveau international, notre avancement est dû à trois facteurs: 1) nos contacts qui se multiplient, 2) les catalogues que nous publions et nous sommes en train d’en préparer un autre pour les Américams, 3) les annonces que nous passons dans les grands organes professionnels de la francophonie.Toujours sur le plan mondial, nous participons aussi aux grandes réunions.Nous nous prépa- rons, par exemple, à l'année internationale du livre.Nous venons aussi de signer un accord avec un agent littéraire permanent.Cet agent nous cherchera des contrats d’édition pour nos auteurs.Selon certaines déclarations, il semble que vous allez faire des efforts dans le sens d’une meilleure diffusion des ouvrages québécois aux Etats unis.En effet.Le marché américain pour le livre de langue française est énorme et nous devons nous en occuper.Songeons qu'il y a plus de 7,000 bibliothèques qui achètent du livre français aux E.U.Que chacune d'entre elles nous achète un exemplaire de chacun des nôtres.Cela doublerait nos tirages.Parlons un peu de la situation locale?Est-ce que la législation sur le marché du livre arrive?Est-ce qu'il va y avoir un nouveau saon du livre?La législation?On en parle mais je me méfie.Quand je verrais les documents signés, j’y croirais.Quand au salon, c’est une autre affaire dont nous reparlons une autre fois.à Montréal * ' PETIT LAROUSSE TOUJOURS: $7.95 En vente chex le$ bons libraires ou.à défaut, chex l'éditeur Les Éditions Françaises Inc.DunonnniRE ¦iFRflnpns [onTEtnPoimin SEULEMENT: $6.50 En vente chex les bons libraires ou.a defaut, chex l'editeur Les Éditions Françaises Inc.qu’il est et aspirent à ce qu’il change.Ce sont des écrivains qui nous révèlent à nous-mêmes dans un contexte qui se veut global.Chez Nelligan et Fréchette, la poésie française servira de pôle universalisant; chez Ferron, la relition catholique; chez Marie-Claire Blais, la protestation de tous les pauvres, de tous les abandonnés (et Musil sera présent dans David Sterne, comme Simone Weil dans les derniers romans).Dans ces oeuvres, qui s'échelonnent sur un siècle, la québécitude est partout présente, mais cesse d’ètre unidimensionnelle.Le monde extérieur existe.Cependant, s’il existe, ce n’est qu’à partir de notre réalité et en fonction d’elle.Il n’existe pas en soi.Il vient à nous.Nous n’allons pas à sa recherche.Le monde extérieur nous est donné.Nous ne perdons pas en lui, pour nous retrouver.C’est, à mon avis, cette dernière démarche qui est la seule valable, parce qu elle fait pleinement confiance à l’intelligence de l’avenir.Alain Grandbois est un bel exemple de cette façon de se concevoir Français-canadien (mais il en ira de même pour les Québécois).Le monde est là, qui vous appelle.D s'agira, pour le jeune écrivain, de se perdre en lui, de répondre oui à la voix de l'univers.La tentation négative sera, naturellement, de céder à l’attrait de la vie d’apatride, au cosmopoütanisme, de disparaître dans Canton pour ne plus revenir.Ce serait là rejeter son point de départ.Lorsqu’AJain Grand-bois se fond dans l’univers chinois, c’est une ascèse intellectuelle qui devient à la fois le moyen et le but de sa démarche.H n’oublie PETIT LAROUSSE TOUJOURS: $7.95 En vente chex les bons libroires ou a défaut, chex l'éditeur Les Éditions Françaises inc.pas pour autant qui il est et vivra la guerre d’Espagne en homme qui souffre de voir mourir inutilement ses frères, mais aussi en tant que Français-Canadien à l’étranger.Cette guerre ne sera pas pour lui celle d Hemingway, mais la sienne.Ce qui compte c’est que Grandbois se soit forgé une sensibilité en-dehors du contexte immédiat de nos luttes, du néfaste événementiel qui est au centre de nos vies.Dans le recul nécessaire, il ne retient de l’expérience québécoise que ce qui mérite d’être retenu.Û devient donc d’autant plus Québécois qu il finit par être le Québécois essentiel, sans les scories.C’est pourquoi ce poète internationaliste, biblique, poète des derniers sursauts de l’humanité a fait découvrir la notion de patrie à toute une génération d’écrivains montréalais.Paradoxe merveilleux.Grandbois est d’autant plus d’ici qu il a refusé 1 ici pour le là-bas.Le départ éternel, le voyage, la fuite en avant, l’eau qui attire, la femme inaccessible, ce sont là les thèmes de Grandbois, avec lesquels il a tissé la toile de sa patrie; ce sont ces thèmes qui composent les traits du Québécois enraciné de notre temps.Nous les retrouvons du reste dans l’oeuvre de l’abbé Savard, comme dans celle de Groulx ou de Rina Lasnier.Autrefois, les jeunes Canadiens français pauvres devenaient missionnaires et allaient apprendre l’anglais aux petits Chinois.Aujourd’hui, ils sont co-opérants et enseignent l’anglais en Mozambique.Les pays africains leur interdisent d’enseigner le français, sous prétexte qu ils le parlent mal et que les Noirs francophones ne veulent pas s'adresser à DimonnniRE (oflTEntPORnin SEULEMENT: $6.50 En vente chez les bons libraires ou.a défaut, chex l’editeur Les Éditions Françaises Inc.La Librairie ENCYCLOPÉDIQUE poursuit sa vente a 50% (Sauf collections de poche et littérature québécoise: 20°o Entre autres spéciaux: Bénac, Dictionaire des synonymes: S3.25 (au lieu de S6.50! Grevisse, Le bon usage: $4.00 (au lieu de S8.00) Eliade, Le Chamanisme, Payot: S5.60 (au lieu de SI 1.20) Ringgren & Strain, Histoire des religions, Poyot : $4.65 (au lieu de S9.30 La Librairie Encyclopédique est situee au 1635 de la rue Saint-Denis, (tout près du metro Berri-Demontigny!) Au telephone: 845-0911.VIENT DE PARAITRE T k AUX ÉDITIONS ICI RADIO-CANADA ETAUX ÉDITIONS DU JOUR ROUMANIE .Par Eugène Cloutier • Une descente en creux à l’intérieur de l’homme roumain.• Un défi: changer le monde, inventer une culture.• Un humour, un sens de l’observationrune sympathie étonnante • Un livre à lire.En vente partout à $3.00 - Distribué par le Sérvice des Messageries des Éditions du Jour, 165!,'Spint-Denis, Montréal 129 - Tel.: 849-8328.(si la ligne est occupée : 849-2228) l’Assemblée Générale des Nations-Unies en jouai.Le processus d’évasion reste le même et c’est dans l’acceptation en profondeur de ce besoin de fuir que réside la véritable nature du Français canadien.Les romans de Jacques Benoit, comme les poèmes de Grandbois sont pleins de ce sentiment de départ absolu.Il n’y a de véritables Québécois que ceux qui se sont retrouvés tels après un long périple, qui acceptent d’être ce qu’ils sont, qui assument pleinement, les yeux ouverts (et non pas fermés comme le faucon d’Anne Hébert) la condition québécoise.Il est facile de se gargariser de mots et de traiter tout un chacun de démission ou de parasistisme.Ce sont là mots à la mode.Ce qui est difficile, c’est de traverser le feu de la conscience.Pour le Québécois contemporain, la littérature, c'est ce feu.Encore faut-il que les gardiens de cette flamme la laissent s'élever jusqu’au ciel.Raymond Godard montréal ailleurs la poésie du nord-ouest québécois La création littéraire inspirée par l’Abitibi ou le Nord-Ouest québécois est peu abondante.Le pays trop neuf, les nécessités matérielles trop impérieuses avaient empêché jusqu’ici les deux ou trois générations qui s’y sont succédées de transposer leur conscience propre en une littérature formelle.Aujourd’hui que cette région est menacée, les “gens du pays” peuvent se rendre compte qu’ils ont malgré tout créé quelque chose qui est différent d’ailleurs.Raymond Godard, médecin d’Amos, dont l'épouse est de la région, a tenté d’exprimer cette conscience nouvelle.Ses poèmes, souvent simples, souvent mystérieux, ont quelque chose d’onirique.Ce pays est encore à bâtir, encore à rêver.uivi île Pierre Grenier ce pays t'appartient la socialisation des territoires de chasse et de pêche C’est pourquoi, au rêve poétique du Dr Godard, succède sans heurt une sorte de rêve éveillé et très lucide de M.Pierre Grenier sur une politique de récupération, par mode de régionalisation, des territoires privés de chasse et de pèche.Monsieur Grenier, cousin du Dr Godard, connaît bien lui aucci ce pays austère et riche.Il soumet ici au public un projet qui, avec des termes clairs et pratiques, lance une idée dont l’application élémentaire rendrait aux gens du pays la jouissance de cette terre qui en réalité.nous appartient.1 50 pages S3.95 üislribulion: Messageries du Livre.9S03.Bout St-l aurent.Montréal 389-3720 Qgflâ ««¦m ¦40lO-CP^ 3 * 1 1 f 12 • Le Devoir, samedi 3 avril 1971 L'OEIL SUR LES LIVRES Une anthologie de Serge Faugereau Quarante et un poètes américains (Le Monde) Poursuivant son enquête dans le domaine de la poésie américaine, après Lecture de la poésie américaine (1).Serge Fauchereau présente dans un numéro spécial des Lettres nouvelles "quarante et un poètes américains d'aujourd'hui" (2).C'est une entreprise audacieuse, et combien nécessaire et bienvenue.Rares sont en effet les ouvrages qui offrent un choix assez vaste de poètes contemporains pour informer le public français, lui permettre de discerner les tendances et les voies qui s'affirment.Parmi les anthologies qui font autorité, rappelons l anthologie de Maurice Le Breton (3), celle d'Alain Bosquet (4), le recueil de Jean-Jacques Lebel: la Poésie de la Beat Generation (5).L'intérêt que porte Serge Fauchereau à la poésie américaine, le goût qui l'incite à partager ses découvertes, donnent à cette anthologie un tour personnel, un ton parfois polémique.Ne manquent ni les coups de griffe à la tradition rniais Wilbur ne s'en porte pas plus mal), ni les traits di- rigés contre T "anarchisme brouillon" de la Beat Generation.ni les réticences: le long poème autobiographique A, de Zukofsy, le Maximus de Charles Oison, sont prudemment renvoyé dos à dos, entre l'admiration des uns et l'ennui des autres.Dans l'ensemble, cependant.Fauchereau ne dissimule pas ses préférences.La qualité de ses traductions est telle qu'elle permettra à la poésie américaine d'ètre mieux connue, d'échapper à son destin solitaire.Quarante et un poètes américains, c'est beaucoup et c'est trop peu: quel signe cabalistique a imposé cette limite, quelle exigence l'a déterminée1?Une anthologie implique un choix.Dans son introduction Fauchereau définit le but qu'il s'est fixé: "Le choix de textes qui va suivre vise à montrer la surprenante diversité de la poésie américaine des années 1965-1970 et non à donner un échantillonnage de tout ce qui a été écrit de meilleur pendant cette période." Une question centrale se pose: la "diversité’' de la poésie américaine des années 65-70 est-elle plus "surprenante" que celle des années précédentes?Seuls les noms mentionnés dans la dernière section, "Nouvelles tendances", appartiennent exclusivement aux années 65-70 et se situent pour la plupart dans le sillage de l'école de New York.D'autre part, les grands groupements que propose à juste titre Fauchereau, "Quelques aînés", "Black Mountain", "Après la Beat Generation"."la Nouvelle Subjectivité".se trouvent illustrés par des poètes qui, tels Zukofsky.Rexroth.Patchen.écrivaient déjà dans les années 30, ou dans les années 40 (Robert Lowell), ou dans les années 50 (Ginsberg, Snyder, Greeley, Merwin, etc.).C'est dire que cette diversité nest pas caractéristique de la dernière décennie, mais qu elle constitue au contraire un trait marquant de la poésie américaine, et cela depuis près de soixante ans si l'on s'en tient à la date rituelle de 1912, qui célèbre la naissance de la revue Poetry à Chicago; depuis plus de cent ans si l'on écoute les voix divergentes de Whitman, d'Emily Dickinson, de Stephen Crane.La diversité dans ia fidélité Whitman, Emily Dickinson, E.A.Poe: voilà les noms que Hart Crane salue au passage dans son poème "Au pont de Brooklyn" (1930).Dès les années 20.les poètes américains retrouvent la mémoire parce qu'ils ont enfin un passé culturel qu'ils respectent.Paradoxalement, si la renaissance poétique de ces années tient a renouveler le mode poétique et s'emploie' à créer des formes originales, à forger de nouveaux instruments (le poète se disant "artisan" plutôt qu'artiste), elle ne néglige pas l'apport considérable des prédécesseurs.La belle formule de Pound s'impose, qui traduit la complexité du problème: "La tradition culturelle c'est la beauté que l'on préserve, non pas des chaînes contraignantes." Il suffit de lire certaines déclarations de Creeley pour que s'élève un double hominage à W.C.Williams et à Pound.Plus que de "surprenante diversité", ne doit-on pas parler de "surprenante fidélité" devant cette reconnaissance qui dicte à la poésie américaine d'aujourd'hui son attachement aux voix du passé?A ce titre, il est regrettable que ne figure aucun poème de Williams, de Pound, de Wallace Stevens.Comment "montrer aujourd'hui les différentes tendances et les questions qui se posent à la poésie américaine à un moment précis" si les textes majeurs sont écartés, qui seuls permettraient une réflexion profonde?Que Berryman, en 1956, "se forge un langage à soi dans Homage to Mistress Brads-treet, cela n'est pas indifférent si l'on connaît Anne Brads-treet (1612-1672).attachant poète de la Nouvelle-Angleterre.Que Charles Oison rapporte dans Maximus l'histoire d'un homme et dune ville "tout comme le Paterson de Williams auquel il fait plus d'une fois songer", ce sont là des évidences qui ne sauraient apparaître qu'à partir d'une présentation simultanée de passages particulièrement probants.Pourquoi James Dickey se voit-il comparé à "un Longfellow du vingtième siècle"?Pourquoi ces références permanentes au passé culturel, ces rappels?N’est-ce point la preuve que la poésie américaine vit de fantômes qui viendraient la hanter et dont elle ne pourrait ne voudrait se détacher?On doit bien l'admettre: dans l'aujourd'hui, l'hier est encore vivace, sinon vierge.Non que le passé représente une valeur sacrée, mais précisément parce que la poésie américaine d'aujourd'hui vit encore du bouleversement whitmanien, du scepticisme, de la cruauté de Stephen Crane, de l'excentricite d'Emily Dickinson.Qu'on y regarde de près, toutes les lignes de force sont déjà signalées: autoérotisme, homosexualité, solitude, aliénation, extase solitaire, repli d'une sensualité, d'une sensibilité exacerbées, tous les thèmes n'existent-ils pas déjà, ne sont-ils pas soulignés, développés à perte d'haleine?________ LAURETTE VEZA (1) Editions de Minuit, 1968.(2) Denoël, les Lettres nouvelles, 255 p„ 10F.(3) Denoël.1948.(4) Trente-cinq jeunes poètes américains, Gallimard, 1960.(5) Denoël, 1965: il est regrettable que le texte américain ne figure pas avec la traduction en regard.P5ïy; À l’occasion de la remise officielle de la collection complète de ses archives à la Bibliothèque nationale du Québec, la Société des écrivains canadiens recevait le 25 mars dernier au foyer de la salle Saint-Sulpice de la Bibliothèque nationale.Sur cette photo les signataires de ce contrat.Assis: M.Jean Ménard, président général de la SEC et M.Georges Cartier, le conservateur de la BN du Québec Debout; M.Albert Lévesque, le premier secrétaire de la SEC, M.Jean Bruchési, m.s.r.c., promoteur de la fondation de la SEC et M.Claude Lacombe, président de la section de Montréal.MUSIQUE: L’Ecole normale de musique présentera l'intégrale des Préludes et Fugues de Bach, par les élèves de la classe de piano dirigée par Jean-Pierre Vetter, les 1er, 7, 22, 29 avril et 6 mai.Le public est invité.Entrée libre.Le célèbre pianiste français Philippe Entremont sera soliste dans le Concerto no 4 de Saint-Saëns lors des prochains Grands Concerts de l’Orchestre symphonique de Montréal, les 30 et 31 mars à la Salle Wilfrid-Pelletier.Surnommé le “titan du piano”, Philippe Entremont poursuit une brillante carrière internationale et est l’invité de tous les grands orchestres du monde.La littérature soviétique du silence par Jean-François Revel création et clandestinité (Le Monde) — On vient de mettre en vente chez Albin Michel un recueil de textes soviétiques interdits en U.R.S.S.et publiés en Allemagne dans des revues en langue russe.Ce recueil s'intitule "Littérature russe clandestine”.Ce recueil, traduit par Claire Lopez, comprend des textes de Soljénitsyne, mais aussi de noms moins connus qui ne sont le plus souvent que des pseudonymes.C’est le cas pour Goriouchkine.dont nous publions page 8 la nouvelle: "J us-qu’au lever du jour." L'ensemble témoigne d'une activité littéraire qui ne se limite pas à quelques écrivains célèbres, mais constitue le seul moyen d'expression pour les écrivains soviétiques non-thuriféraires du régime, qui n'ont d'autre choix qu'entre le silence et la dissimulation.C’est ce que fait ressortir la préface que Jean-François Revel a écrite pour ce livre et que nous publions intégralement ci-dessous.Les textes que l’on va lire sont des écrits clandestins.Au premier abord, on pourrait se demander pourquoi ils ont dû l'être.En dehors des passages qui relatent les persécutions policières, les séjours dans des camps de travail ou Institut Culinaire Henri-Bernard 201S de la Montagne Mtl COURS DE FINE CUISINE Spécifiquement conçus pour dames et demoiselles donnés par par HENRI BERNARD première leçon à titre d’essai avec dégustations et livret Mercredi 14 avril 1 h 00 ou 7 h 15 p.m.843-6481 dans de prétendus hôpitaux psychiatriques, la plupart des oeuvres de la littérature souterraine de l'U JL.S.S.actuelle paraissent politiquement inoffensives.Alors pourquoi cet acharnement des autorités?Car, bien entendu, si certains écrivains sont amenés à faire état de leur expérience des travaux forcés, c'est parce qu'on les y a envoyés et non en vertu d'une hostilité originelle contre le régime.Le problème est donc simplement déplacé vers sa source.1567A, St-Denis 842-3604 ACHAT VENTE Lift, française et canadienne LA LIBRAIRIE QUEBECOISE ; LIVRES USAGÉS t DE RÉDUCTION SUR LA MAJORITE DÉSIRONS ACHETER: PEINTURES LIVRES SCULPTURES CANADIENNES PÉRIODIQUES ANCIENS et MODERNES R.Deslauriers 6251 rue d’Iberville Mtl, 3 31 727-7390 NOUVEAUTE Frédéric Romanet du Caillaud “comte” de Sudbury par le P.Lorenzo Cadieux, S.J.Préface de Jean Éthier-Biais Originaire de Limoges (France), avocat, industriel, soldat en 1870, voyageur, écrivain, type de la grande noblesse chrétienne, Frédéric Romanet a publie deux brochures sur la region et sur les mines de Sudbury, ou il a vécu entre les années 1902 et 1914.Figure pittoresque, originale.Il a aimé le Canada, particulièrement Sudbury.Jean Éthier-Biais écrit dans la préface: Il est de la race des géants.Le nom de Frédéric Romanet du Caillaud est inséparable de notre histoire.Il renoue avec la tradition française, celle des explotateurs qui n’avaient de cesse qu’ils n’eussent pénétre jusqu'au coeur du continent américain." $3.00 LÉS ÉDITIONS BEUARMIN 8100, boulevard Saint-Laurent Montréal 351, (387-2541) 11 est en effet paradoxal de penser que la censure des livres actuellement en U.R.S.-S.est beaucoup plus sévère qu elle ne l'était au dix-neuvième siècle dans la Russie tsariste.Les écrivains russes du dix-neuvième siècle n'avaient de démêlés avec les censeurs que dans les cas où ils s'en prenaient directement aux institutions établies et les critiquaient de façon explicite.Mais on ne leur demandait pas de se livrer de façon militante à la glorification du régime tsariste, à l'exclusion d'autres sujets.Or, aujourd'hui.le crime semble bien commencer au moment où un intellectuel s'intéresse à "autre chose" qu'aux thèmes de la propagande officielle.Les dirigeants paraissent se sentir menacés dès qu'un esprit se tourne vers "autre chose" que le maintien de ce qu'ils appellent la réalité soviétique.Peu importe que cette autre chose soit politiquement et doctrinalement ' tout à fait neutre.On ne peut accuser, par exemple, la peinture abstraite de répandre des idées corrosives et dangereuses pour un régime politique, quel qu'il soit.Cependant, l'énergie avec laquelle les peintres abstraits ont été traqués montre bien qu'ils sont ressentis par le pouvoir comme des ennemis de la société.Contrairement à une légende qui commence à s'établir, Khrouchtchev ne montra guère de libéralisme particulier en matière culturelle.N'oublions pas que c’est lui qui contraignit Pasternak à refuser le prix Nobel, et qu'il manifesta publiquement sa réprobation par une violente colère, en 1962.lors d une exposition à la salle du Manège, a Moscou, devant un tableau qui, selon les critères formels occidentaux, aurait pu être peint entre 1900 et 1910.B laissa publier du Soljénitsyne en revue, jamais en volume.C'est donc un véritable mystère que l'universelle méfiance avec laquelle les autorités soviétiques répriment non pas seulement les critiques politiques, économiques sociales ou morales - ce qui est le propre de toutes les dictatures, et relativement facile à comprendre, - mais veulent en outre empêcher d'exister tout ce qui est simplement extérieur (et inutile) au système répressif.La même tendance s'observe d’ailleurs en Chine depuis 1955.La différence entre un régime simplement autoritaire et un régime totalitaire réside précisément là: le premier demande uniquement que vous ne l’attaquiez pas, le second considère comme une attaque tout ce qui n'est pas son elo-ge.Le premier se contente d'obtenir qu'on ne le desserve pas, le second exige en outre que l'on ne fasse rien qui ne le serve.Bien entendu, le 'mystère" auquel je faisais allusion n'en est pas un.L'art et la littérature ne sont pas neutres, aux yeux des gouvernements surtout qui visent non pas seulement à s'assurer le pouvoir politique, mais à façonner un certain type d’homme.Pour ces gouvernements, fart est, "par essence", anarchie.Platon l'avait bien dit, et Rousseau également, le Rousseau le plus inquiétant, celui de la “Lettre à d'Alembert sur les “Charbonneau et le Chef" Une assistance moyenne de plus de 100% même de l'extérieur de la province.Devant un tel succès, la direction du Trident songe à ajouter quelques représentations.Toute décision à ce sujet sera communiquée ultérieurement.Le dernier concert de la SMCQ sera retransmis par R.-Canada Le dernier spectacle de la première saison du Théâtre du Trident remporte un succès éclatant."Charbonneau et le Chef" a reçu un accueil sans précédent du public québécois.Toutes les représentations ont été données à guichet fermé et il ne reste aucun billet pour les neuf (9) représentations prévues jusqu'à fa fin du spectacle, le 17 avril.Qualifié de réussite totale et de grand succès par plusieurs professionnels du théâtre au Québec, ce spectacle ui relate le conflit entre "Le hef' et Monseigneur Charbonneau à l'occasion de la grève d'Asbestos a profondément touché les spectateurs venus de partout au Québec et Autres nouveautés LALO: Concerto en ré mineur pour violoncelle et orchestre; SAINT-SAËNS: Concerto no.1 en la mineur pour violoncelle et orhe.; FAURE: Elégie pour violoncelle et orch.op.24; par le violoncelliste Leonard Rose et l'Orchestre de Philadelphie sous ia direction d'Ormandy; M-30113 COLUMBIA Un disque qui vaut surtout pour le jeu du violoncelliste Leonard Rose, à moins que les oeuvres en question vous soient chères.Prise de son un peu terne.Le dernier des concerts donnés durant la présente saison par la Société de Musique contemporaine du Québec avait lieu dimanche soir à fa salle Claude-Champagne dans le cadre des concerts publics de Radio-Canada.L'enregistrement sera retransmis sur les ondes de la radio d'Etat le 4 avril à dix heures du matin, et au FM le 10 avril à huit heures du soir.Le pianiste argentin Haul Soza, professeur au Conservatoire de musique de Montréal, était en vedette dans la première partie du concert consacrée à des oeuvres pour piano, comprenant des compositions de Xénakis, Berio, Schoenberg, Louvier."Champs I", pour piano et percussions, oeuvre de Gilles Tremblay, a été donnée avec le concours du compositeur au piano, et les deux percus-sionistes Guy Lachapelle et Pierre Béluse.L’Ensemble de la SMCQ, sous la direction de Serge Garant, a également présenté une oeuvre de Peter Maxwell Davies, avec la participation de Mary Morrison, soprano, et Patricia Rideout, mezzo-soprano, chanteuses de Toronto.Le concert s’est terminé avec l’audition en première d’une oeuvre de Serge Garant, "Offrande UI ", pour trois violoncelles, deux harpes, piano et percussion.Cette creation fait suite à une série d'oeuvres écrites par Garant à partir du thème de ( "Offrande musicale", de Bach.Rubinstein : prix Sonning 71 Le célèbre pianiste américain Arthur Rubinstein, 85 ans, est lauréat du prix danois "Sonning" de musique pour 1971.Rubinstein a accepté le prix qui est cette année de 60,000 couronnes (environ dix milles dollars) et on pense qu'il ira personnellement à Copenhague pour le recevoir, mais on ignore a quelle date.Sergiu Célibidache avait remporté ce prix Tan dernier.In vente chez le» bons libraire» O défaut, chez l'éditeur Le» Edition» Française» Inc.SEULEMENT: $6.50 c * ” PETIT LAROUSSE "t • •••• ?• • • • • • • TOUJOURS: $7.95 En vente chez le» bon» libraire» ou a défaut, chez l'éditeur Le» Édition» Francai»et Inc.spectacles".Tous les systèmes, au double sens spirituel et temporel du terme, ne peuvent évidemment tolérer que l'homme conserve par-devers lui quoi que ce soit de privé.La pensée "intime" est précisément [adversaire.Le monde a connu jusqu'à présent deux de ces grands mythes régulateurs tendant à colorer, jusque dans leurs moindres replis, les actes, les pensées et les sentiments: ce sont le christianisme et le communisme.Quand on lit, par exemple, l'ouvrage "Romans à lire et romans à proscrire" de l'abbé Louis Bethléem, qui fut le guide des milieux bien-pensants au cours du premier tiers de ce siècle, on s'aperçoit que la hantise de l’auteur est d'éviter qu'il n’existe dans la pensée des lecteurs chrétiens une seule idée qui ne soit pas sous la dépendance directe de sentiments chrétiens.Devient donc périlleux tout ce qui n est pas l'expression de la Foi; et, bientôt, c'est fa littérature même, en tant que telle, qui est dans ce cas, comme on le voit par le titre de l’autre ouvrage de l'abbé Bethléem, "La Littérature ennemie de la famille".Une anecdote circulait à Moscou en 1970.Un Moscovite arrivant chez des amis trouve une mère de famille en train de recopier "Anna Karénine" à la machine."Que fais-tu?demande-t-il.Tu es folle.Pourquoi te donner la peine de recopier à fa machine un livre dont il existe des millions d'exemplaires imprimés?C’est que, répond fa dame, je veux que ma grande fille lise "Anna Karénine".Or, tu le sais, les jeunes ne lisent jamais plus ce qui est imprimé, et elle ne consent à lire que les livres polycopiés qui circulent sous le manteau." Pourtant, cette forme clandestine de circulation des oeuvres littéraires suffira-t-elle à assurer la survie de la littérature russe?On peut se le demander.La qualité des oeuvres présentées ici donne bon espoir.Mais peut-on longtemps rester écrivain si l'on n'a d'autre alternative que le silence ou la dissimulation?Le cas soviétique et le cas chinois sont, à vrai dire, à peu près uniques jusqu'à présent dans l'histoire.Même à l'époque de sa plus grande puissance, de sa plus grande intolérance, jamais l'Eglise catholique n'avait dispose de moyens comparables pour contrôler la vie spirituelle.Les moyens de surveillance et d’asservissement dont disposent les totalitarismes modernes rendent toute révolte, si elle n'est pas assez puissante pour balayer le régime lui-même, ce qui ne semble pas proche, génératrice d'un asservissement supérieur.La révolte tchécoslovaque, qui DimonnniRE » Fumons [onTEmponnin SEULEMENT: $6.50 En vent# chez le» bon» libraire» ou.à défaut, chez l’éditeur Le» Edition» Française» Inc.fut culturelle au moins autant sinon plus que politique et économique, en est un exemple très clair.Quant aux divergences entre maôistes et "révisionnistes", elles font penser à ces disputes entre l'Inquisition et les Puritains, qui s'accusaient mutuellement d'ètre des hérétiques mais pratiquaient, au sein de leurs sociétés respectives, une même oppression.La littérature à voix basse est souvent plus belle que celle qui se claironne, mais il est à redouter que même celle-là ne soit con-tramte un jour de se taire.FOYER DES ARTS EATON 9e ÉTAGE EK VILLE Au Foyer des Arts Eaton exposition-vente de Batik, par JUDITH IRANY au neuvième étage, jusqu'au samedi 10 avri EATON FOYER DES ARTS EATON 9e ÉTAGE EN VILLE Avril 1 97 1 - numéro 359 - numéro spécial *ur la justice au Quebec Audace et planification: un défi au législa- ¦ teur d'aujourd'hui et de demain • Socialisation de la justice: pour quand ?• Les jeunes et la loi: une justice contestée au nom de la justice • La justice au Québec: du paternalisme ! • Justice judiciaire, justice sociale et justice politique NOTRE JUSTICE DEVIENDRA-T-ELLE “CROYABLE”?COLLABORATEURS: ¦ Guy Bertrand, Paul-André Crépeau, Irenée Desrochers, Noël Garneau, Gilles Gendreau, Jean-Paul Gilbert, Guy Guérin, André Normandeau, Alice Parizeau, Yves Prévost, Denis Szabo.PRIX DE L'ABONNEMENT: $7.00 LE NUMERO: $0 60 QUELQUES UNS DE NOS DEPOSITAIRES - A MONTREAL Librairie Ahuntsic Librairie Oéom Librairie Dussault librairie Filles de St.Paul Librairie Nouvelle Frontière Librairie Renaud Bray Maison du Livre W.H.Smith & Sons Station du métro Guy Tabagie Raynald Perreault Terminus Craig 1270 est, rue Fleury.1247, rue Saint Denis.8955.bout.Saint Laurent.33 ouest, rue Notre Dame 96 ouest, rue Sherbrooke.5219, Côte des Neiges.Place Ville Marie.800.Place Victoria.4485, rue Saint Denis.Rue Craig.- A LEVIS Librairie Fournier 71, Côte du Passage - A QUÉBEC Librairie de l'Action et Librairie des Presses de l'Université Laval -A SHERBROOKE La Co Op de l'Université de Sherbrooke au Centre social.- A TROIS-RIVIERES Comptoir du Centre 350.rue Cathédrale RELATIONS.8100.boni.Saint Laurent, Montréal 351 387 2541 arts spectacles Le Devoir, samedi 3 avril 1971 •13 Théâtre Parutions récentes L'oei! sur les disques classiques par Jacques Thériault par Michel Bélair U y a quelques années, quelques mois à peine, le theatre était considéré comme le parent pauvre de la littérature québécoise.Alors que tout le monde commençait à se demander si cette même littérature ne commençait pas à exister, l'on se souviendra sans peine que ce début d'interrogation ne touchait surtout pas la littérature de théâtre.Le théâtre québécois n'existait pas encore: c’est du moins ce que l'on prétendait un peu partout.Depuis l'arrivée de Michel Tremblay, les choses ont à peine changées; c’est du moins la perception que les fens en ont de l'extérieur, remblay est vu comme un marginal; le TMN également.Pourtant, même en ne se lançant pas dans une analyse approfondie, il est possible, en jetant un simple coup d'oeil sur le rythme des publications de théâtre, de se rendre compte d'une activité extrêmement intense dans ce domaine bien précis.Un éditeur québécois s’est même “consacré " éditeur de théâtre depuis environ un an ou deux.C’est là un signe évident d'une vitalité non moins évidente; surtout si l'on constate que cet éditeur, Leméac pour ne pas le nommer, s'en tient exclusivement au théâtre québécois et que les diverses collections qu'il y a “consacrées'' comptent déjà tout près de trente-cinq titres.C'est déjà beaucoup pour un théâtre qui n’est pas encore sensé exister; l'on dira peut-être que ces publications ne sont pas toutes de quahté égale mais elles témoignent néanmoins de la vitalité, de la presque maturité d'un genre qui s'affirme de plus en plus.C'est dans ce contexte bien précis qu'il faut voir la pubh-cation récente de trois des textes de Jean Barbeau, celui que Nouveautés SATIE: “Parade”, “Gymno- pédies nos.1 et 3", "Relâche’’; Phillippe Entremont dirige le Royal Philharmonie Orchestra; M-30294 COLUMBIA Ce microsillon marque les débuts d'Entremont comme chef d'orchestre.Le résultat est absolument triste et ce sont certainement les plus mauvaises versions qu'on puisse se procurer des "Gym-nopédies” et de 'Parade''.On s'orientera, ici.du côté de Dorati (Mercury) ou Auria-combe (Angel).certains surnomment déjà, avec plus ou moins de justesse, le Michel Tremblay de Québec.Exemple-type de cette vitaüté que je souügnais plus haut, Barbeau en est déjà avec “Le chemin de Lacroix”, “Goglu” et “Ben-Ur” son texte le plus récent à sa sixième ou septième pièce.Etant donnée l’ampleur que ces textes commencent à prendre un peu partout, “Ben-Ur” étant actuellement joué par le TPQ à travers la province, "Le chemin de Lacroix” ayant été vu un peu partout, “Goglu” joué à la Bibüothèque nationale et “0-71 " présenté par le Théâtre du Trident, il convient certes de s’attarder un peu sur ces pubhcations.Un Québec "agonique” Présentant “Le chemin de Lacroix” et “Goglu”, dans la collection répertoire québécois chez Leméac, Jean noyer commet une expression heureuse: celle du théâtre agonique de Jean Barbeau.Agonique dans le sens d’agonie.Comme si le théâtre de Barbeau témoignait d'une agonie, de celle du quotidien et des personnages qui y sont enfoncés jusqu'au cou.Ben-Ur (Benoit-Urbain Théberge), Lacroix et Goglu, sont le reflet d'une constante démission.Alors que Goglu pense à se jeter dans le fleuve parce qu'il en a assez de s’ennuyer, que Lacroix songe à la revolution à force de se faire taper sur la tête sans rien pouvoir dire, Ben-Ur lui refuse de tout balayer: on n'agonise pas toute sa vie durant pour tout oublier soudainement.Cette forme de démission est d autant plus grave, peut-être que tout ce qu'en avait dit Barbeau précédemment.Parce que plus actuelle, parce que correspondant davantage à certains types de fonctionnements qüe l'on rencontre de plus en plus fréquemment, la démission de Ben-Ur est une démission face à la conscience des choses: frappé de la vision soudaine de la médiocrité de son existence il refuse tout à coup de pousser plus loin et d'accéder à la révolté.Prenant conscience du ridicule de sa situation, il le rejette systématiquement pour ne pas avoir à inventer de solutions.Cette prise de position est d'autant plus révélatrice qu elle ne se retrouve que dans la dernière pièce de Barbeau."Ben-Ur”.Voudrait-il souligner par là une tendance qui se fait de plus en plus contemporaine, celle de la démission par suite de l'enjeu trop grand que représente la redéfinition?C'est certes là une des grandes questions posées par "Ben-Ur” cette pres- que-fresque qui, dans l’oeuvre de Barbeau, se place tout juste après “0-71”.Comptant évidemment certaines longueurs (pour ne pas dire des longueurs certaines) ce texte témoigné quand même de moments forts.Il faut d’ailleurs souligner que c'est presque là un des procédés de composition de Barbeau.Que l’on repense à “0-71” par exemple, on verra que les longueurs et les moments fort alternent sans .cesse créant aussi un malaise évident: Barbeau a énormément de choses à dire, le seul problème est peut-être qu'il n'a pas encore trouvé un moyen économique de faire passer son "message".“Ben-Up” n’échappe surtout pas à cette règle.Dans la mini-préface qui précède le texte, Albert Miliaire souh-gne d'ailleurs avec beaucoup de justesse que Barbeau est habitué à travailler dans le cadre de la création collective et qu'à ce titre, “il en met presque toujours trop afin de laisser choisir”.Reste néanmoins que c’est là un texte important qui délimite un nouveau secteur de l'écriture théâtrale québécoise.D serait ridicule de s’attendre à ce que, du premier coup, Barbeau s’impose comme maître de tous ses moyens, pourtant, même avec la plus mauvaise volonté du monde, il serait tout aussi ridicule de ne pas reconnaître un talent certain qui ne peut que s'affirmer avec le temps.Si un éditeur a pu se permettre de le comprendre, avec tous les risques financiers que cela présuppose, les amateurs de théâtre ne devraient éprouver aucun problème à en faire tout autant.En terminant, il faudrait souügner également la publication de “D suffit d’un peu d'air" de Rénald Tremblay.Pièce pour le moins littéraire et suffisante s'il en est une.cette “envolée poético-her-mético-théâtrale” saura sans doute, sans difficulté aucune, tomber sur les nerfs de la plupart de ceux qui s'y risqueront.Pour être honnête, il faut toutefois préciser que la pièce de Rénald Tremblay semble être avant tout visuelle puisque l'éclairage est l'un de ses personnages les plus importants; à la lecture toutefois, Tl suffit d'un peu d'air” est un des textes les plus épuisants, pour ne pas dire autre chose, que l'on puisse rencontrer.Les néophytes qui voudraient se lancer dans l'exploration du théâtre québécois devraient certes commencer par autre chose.question de ne pas brûler les étapes.Et de garder une lueur d'espoir.v Quelques-uns des étudiants de l’Option-théâtre du CEGEP Lionel-Groulx dans une scène de "Madeleine de Verchères" une création de Jean-Robert Rémillard.Le spectacle sera présenté ce soir, dimanche et lundi à 8 h 30 à l’auditorium du CEGEP à Ste-Thérèse.log revues .Littéraires du Queoeo / LIBERTE numero 71-72 vient de paraître PAROLES POUR UN FUTUR Fernand Ouellette, Jacques Godbout, Jacques Brault, Jean-Guy Pilon, Andre Belleau, Pierre Vadeboncoeur aussi des chroniques de Nairn Kathan, Pierre Villon, Pierre Brodin, Jean Rousselot et plusieurs autres.Abonnement annuel: 6 numéros $7.(a I etranger $8.) i LA BARRE DU JOUR Au sommaire du dernier numero des textes de Michel Beaulieu, Nicole Brassard, François Charron, Jean-Yves Collette, Marie-France Hébert, Jean Marie Poupart, Janek Sinoe, Bernard Tanguay ainsi que des inédits de Robert Charbonneau présentés par Jacques Lamarche.Abonnement annuel: 6 numéros S10.(a l’etranger SI 2.) ÉTUDES FRANÇAISES Au sommaire du numero de Février Un texte inédit d'Eloi de Grandmont des articles de Gaston Pilotte et d Henri Behar une etude d'André Gervais et une note de H A.Bouraoui des critiques de Robert Vigneault (essais) et de Gilles Marcotte (poesie).Abonnement annuel.- 4 numéros S5.00 LES REVUES LITTERAIRES DU QUEBEC o s LES PRESSES DE L UNIVERSITE DE MONTREAL C.P.6128, Montréal 101.VERDI; Quatre pièces sacrées (Pezzi Sacri): "Ave Maria”, “Stabat Mater”, "Laudi Alla Vergine” et "Te Deum”; avec le contralto Yvonne Minton, le Los Angeles Master Chorale et la Philharmonique de Los Angeles sous la direction de Zubin Mehta; OS-26176 LONDON BRUCKNER: Symphonie no.4 en mi bémol majeur dite "romantique”; par la Philharmonique de Los Angeles sous la direction de Mehta; CS-6695 LONDON Verdi a écrit les quatre pages du "Pezzi Sacri" dans les dernières années de sa vie, alors qu'il était octagénaire.Mais, on s'étonne chaque fois de constater combien ces pièces forcent l’adhésion, combien elles sont vivantes et emportées par un souffle d une extrême vitalité.Et c’est justement dans les deux volets les plus dramatiques, le "Stabat Mater” et le "Te Deum” que Mehta sera le plus apprécié, tant il excelle à entrelacer minutieusement les masses chorales et orchestrales.Dans Bruckner, Mehta est également attachant.Depuis ses débuts dans Bruckner, avec l'enregistrement de la neuvième symphonie en 1965, il a fait des progrès considérables au niveau de l'esprit du compositeur.Et, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il dirige cette "romantique” de Bruckner avec beaucoup d'amour et la rend encore plus accessible qu elle était déjà.De surcroît, la prise de son est extraordinaire.BRAHMS: "Variations sur un thème de Paganini pour piano op.35" et "Pièces pour piano op.76”; par le pianiste John UH; 2530 059 DEUTSCHE GRAMMOPHON Le pianiste anglais John Lill a fait ses debuts à la scène en 1963, avec le ein-uième concerto pour piano e Beethoven.Aujourd'hui, il a vingt-six ans et il remportait le premier prix du Concours Tchaikovsky, tenu à Moscou en 1970.Dans ces pages brillantes de Brahms, il m'a laissé une excellente impression, et son jeu est incisif à souhait, juste assez coloré et bien en place au niveau de la technique pianistique.C'est un début discographique des plus éloquents.Un pianiste à suivre.BEETHOVEN: "Missa Solem-nis en ré majeur op.123"; avec Martina Arroyo, soprano, Maureen Forrester, contralto, Richard Lewis, ténor, Cesare Siepi, baryton-basse, le Singing City Chorus et l’Orchestre de Philadelphie sous la direction d’Eugène Ormandy; M2-30083 (2 dis- ques) COLUMBIA Après avoir comparé cette version de la 'Missa Solem-nis” avec celles de Bernstein.Karajan et Klemperer, j'ai remarqué tout de suite qu'elle laissait la plus belle impression d'ensemble et qu'elle était la mieux servie au niveau sonore.Cette prise de son permet également de sentir un peu plus la texture musicale de l'ouvrage, tant au niveau des rythmes que des plans.Dans le "Credo" et 'TAgnus Dei” par exemple, on regrette l'exaltation tragique et la puissance que déploient Karajan ou Bernstein dans leur version.MOZART: Les quatre Quatuors avec flûte; en ré majeur K.285, en sol majeur K.285a, en do majeur K.285b et en la majeur K.298; avec le flûtiste Jean-Pierre Rampai, l’altiste Alexander Schneider, le violoncelliste Leonard Rose et le violoniste Isaac Stern; M-30233 COLUMBIA D'excellentes exécutions des quatuors avec flûte de Mozart où brille évidemment Jean-Pierre Rampai.Mais, il est soutenu efficacement par les autres instrumentistes qui évitent d'être animés par le seul désir de briller ou de se tailler la vedette.Excellente prise de son.SATIE: "Parade", "Gymno-pédies nos.1 et 3”, "Relâche”: Phillippe Entremont dirige le Royal Philharmonie Orchestra; M-30294 COLUMBIA Ce microsillon marque les débuts d'Entremont comme chef d'orchestre.Le résultat est absolument triste et ce sont certainement les plus mauvaises versions qu'on puisse se procurer des "Gym-nopédies” et de “Parade ".On s'orientera, ici, du côté de Dorati (Mercury) ou Auria-combe (Angel).LALO: Concerto en ré mineur pour violoncelle et orchestre; SAINT-SAËNS: Concerto no.1 en la mineur pour violoncelle et orch.; FAURE: Elégie pour violoncelle et orch.op.24; par le violoncelliste Leonard Rose et l’Orchestre de Philadelphie sous la direction d’Ormandy; M-30113 COLUMBIA Un disque qui vaut surtout pour le jeu du violoncelliste Leonard Rose, à moins que les oeuvres en question vous soient chères Prise de son un peu terne.La CROIX-ROUGE C’EST VOUS C’EST MOI CÉRAMIQUE COURS D’ÉTÉ Sessions de 2 semaines EXCELLENTE NOURRITURE ET ACCOMMODATION POTERIE ROZYNSKA Pour dépliant écrire L'A TLAS LAROUSSE CANADIEN^ son nom car il répond expressément aux besoins des nôtres.Auteurs: Benoit BROUILLETTE Professeur émérite à l'Ecole des H.E.C.(Montréal) Maurice SAINT-YVES Professeur à t'Université Lovai (Québec) Avec la participation de: Georges REYNAUD-DULAURiER Secrétaire général du Service des Atias Larousse les éditions françaises inc DISTRIBUTEURS EXCLUSIFS POUR LE CANADA DES ÉDITIONS LAROUSSE 192 rue Dorchester - Québec 2 8440 blvd.St-Laurent - Montréal 351 EN VENTE CHEZ LES BONS LIBRAIRES OU, À DEFAUT, CHEZ L'ÉDITEUR les éditions inin^aiscNmc.Prix: Suggéré *8.50 • 128 pages de cartes en couleurs • 48 pages consacrées au Canada dont 15 pour le Québec.• La plupart des cartes du Québec sont inédites, elles illustrent d'une façon précise les dernières statistiques: économiques, démographiques, etc.• Toponymie conforme aux récentes décisions de la Commission de géographie du Québec.• Index canadien séparé de l'index général facilitant les recherches les plus courantes sur notre pays.• Index d'une conception nouvelle permettant de localiser n'importe quel nom de lieu de trois manières différentes: par la page, par le nom du pays, par les coordonnées géographiques (données avec beaucoup de précision.t 14 • Le Devoir, samedi 3 avril 1971 arts spectacles cinemas Autant en emporte ie vent Sim Dim 1 lü ALOUETTE: 2 OU et 7.45 ANJOU: Crommell 3.45 6.15 8 45 ARLEQUIN: Qndv et Donna 2 45 6 15 S.20 et (Jarde bebe pour papj 1.2ü 4 40 aU5 ART: L-i voie Luiee 1 15 3.15 5 15 7.15 U 15 ATWATER: •Llnenu 1 There > a girl ui mv 5oup 1 00 3 15 7 15 y 15 ATWATER: '.Cinema 2- The owl and the polecat 5.2D 7.25 a 25 Sim Dim 1 UU 3.15 5 20 7 .25 a.25 BERR1: L histoire d une lemme 2 55 625 0^5 et Serra Torride l.UU 4 JU 8 05 BONAVENTURE: Danish Blue 1.20 3 ou 4 40 6.20 8 00 a 40 SALLE BRE BE UK: In homme qui me plait 3 00 7 00 8.15 CANADIEN: Ton nun eel inconnu 12 20 3.25 6.40 10 15 et Les nulins c lairs 1 35 5 00 8.30 CAPITOL: Apres Ski 12 50 2 55 5 Ou 7.15 9.30 CHAMPLAIN Explosion 12 10 3 JO 6.50 10 05 et CM A mime la danse 1 45 5 05 8.25 CHATEAU: Hose Ecorchée 2 30 5 50 8 10 et I n an£c pour Sitan 12.45 4 05 7.30 CINEMA UINQ What s Cood For Die Lioo sc sem 7 30 8.30 CINEM A-COTE-DES-NEIGES: uinénu 1» Walk the line 1 00 3 00 5 00 7 00 a.00 ClNEMA-COTE-DES-NFKiES: .cinema 2 1 never sang lor mj lather 1.25 3.25 5.25 7.25 a.25 CINEMA DE PARIS: La tautc de 1 abbe Mourct 1 30 3JO 5 JO 7 30 8 30 COMEDIE-CANADIENNE : IWnurv s Bab) iH Polanski/ 7 00 8 30 Dim 2.00 4.30 7 00 8 30 CREMAZIE: Snush 7 30 8.30 Sim Dim 1 30 3 30 5 30 7.3u 8 30 DAUPHIN: Salle Renoir Enquête sur un utoyen au-dessus de tout soupçon 7.30 8.30 Sam Dim 1 30 3.30 5.30 7 30 8 30 Salk McLaren.Midnight C'oubo) 7.30 8.30 Sam Dim 1 30 3.30 5 30 7 .30 8 30 ELYSEE: Silk Eisenstein Dunucilc cun ju^il Salic Resnais La nuisun des Bones du lundi au vendredi 7 30 8 3u «pour les deux salles’ Sim Dim 1 30 3.30 5.30 7.30 8JÜ EL£(TRA: Ro>e Ecurchec i üc» 4 2u 7 45 Un ange pour SiLm 2 40 6 05 825 FESTIVAL: M nuudit 7.30 Dim 1 30 4 45 8 05 et Exterminating Angel y‘,35 Dim 3 15 6.35 8 30 IMPERIAL: Le cercle rouge 1 00 3 40 6 20 8.05 JEAN-TALON Les orgies du comte Pro- no 6 30 8 50 Dim 3 2 0 6 30 8.50 et Sept jours de sursis 8 00 Dim '30 5.30 9 50 KENT: Patton 12 10 3 OU 6 OU LOEWS; Little gib nu» 10 40 3 45 6.30 8.55 LUCERNE: Zabriskie point 2 35 8J5 et A place tor lovers 1.00 8 55 1.15 6.00 4 3 6.00 1 20 2.44 1JU 3 30 1 30 3.30 3 00 5.05 2.10 4.30 iCo de Le mé- pris n aura qu un temps iA Lamothei 2.00 VILLERAY: Voir Mercier WESTMOUNT: R)an s Daugther 2.00 800 WESTMOUNT SQU ARE: Love Story 1 Ou 3 00 5.00 7 00 8 00 YORK: M) fair Lad) 1 45 4 55 8.03 CINEMATHEQUE CANADIENNE: Relâche Sam Dim.et Lundi télévision Samedi CB FT O C B M T O 9 40 9 45 10 30 11 00 11 30 12.00 12 30 1 00 1.15 2 00 4 30 5 00 6 00 6 05 6 30 7 30 8 00 9.00 10 30 11 00 Aujuurd hui a l'BKT Cours universiuires IntruducUun a la statistique L Agent sans-secret c Rubin Fusée .e Lassie c Tour de terre c Les aventures du Seaspra) e Les quatre saisons c Le goli et ses étoiles e Hockej .New York a Montreal .c Les animaux chez eux c L heure des quilles c Telejournai c Si jeunesse pouvait Taraan c Jmn) .c L Age de 1 homme c Cinéma Jules de Londres uomédie policière- Britannique 1863 Pierre.Jean Jacques.c Politique léderale Le Paru libéral c Telejournai 8.43 Standb) Six 9.15 Dave) and Cîoüath 9 30 Rocky and lus Inends 10 00 Tween set 10 30 Tarzan 11.30 let.u> green 12 00 Spurtstreel noon 12 30 Three star bowling 1.00 Children s Cinema Pope s Mule 2 00 CBC Championship curling 3 00 Canadian College sports 4 W Kaleidosport 5 00 The Bugs Bunnj Road Runner Hour 6 00 U pdate 8 30 The Galloping Gourmet T OO Zut 7.30 HighlighG 8 00 Hockey.Boston a Toronto 10.30 Country time 11.00 The National 11 25 .Nouvelles du sport c 11 40 Cinéma 11.15 Provincial Aitairs Fanr.) tcoméda- dianuiuquc 11.21 .Night report and sports c Américaine 1961, c 11.40 Cmé-Six 1 15 Ciné-.Nuit, Blood on the Arrow .c Le solitaire passe a 1 atuque .Espionnage tr.luüen-exp.1966 / c 1.00 Final report and w eather C F T M Œ) CFCF (B 8.25 Mire-Musique 8 00 Montreal Bulletin Board 8.30 Les P lits bonshommes 9 00 L Araignée .c 8.30 Lai! Time c 9 30 Super-Héros 16 00 Super Car 9 00 Spiderman c 10 30 Cme-Jeunes.9 30 Cool Mc Cool .c La légende de Dansas 10 00 Lnderdog c (Aventure - Américain* .c 10.30 Marc s music shop c Il 50 Mes amis les animaux c 11.00 .c 1Z V0 Bon Week-End c 11.30 1 30 Jeunesse en forme c The Great red apes .c 2.30 Le \irgimen 12 00 Earthmen are coming c Etrange enquête de Claire Bug- 12.30 Scouting toda) .c 4 00 ham .c 1 00 Captain Ned s showboat c Sur le matelas 1 30 Saturday at the moues.5 00 C est arrivé cette semaine .c The truth about women 6 00 Terre des jeunes c (comédie dramatique 1958 < Jeunesse c 3.30 Call ol the West .c 8 00 Les grands spcLlacles 4 00 Come logbeiher c La main au toilet t policier 4 30 Wide world ol sports c américain, .c 600 lake Young c 10 00 Brigade Criminelle 7 00 The Glen Campbell L incendiaire c goodurne hour c 10 30 Le 10 \ous iniorme c 8 00 Academy performance 11 00 Au-delà du reel Torn curtain (drame 1966 c Frontière c 10.30 The Flip Wilson Show c 12 00 En pantoufles.11 30 The National News c Le crâneur idrame ps>eholugique 11 48 Pulse c h rançais : 12.15 Saturday night lealuiemoue.1 30 Denuère edition Warpath (western 1951 / c 1.35 F in des émissions 2 00 Montreal Bulletin Buird Dimanche C B F T O 10.25 Aujourd hui a CBFT 10.30 Le jour du Seigneur .c 11.30 Le monde en liberie c 12.00 D hier a demain Des medicaments par milliers c 100 Les travaux et les jours t 1.30 Le Français aujourd hui 2 00 Cent rrulbons de jeunes 2 30 Son et image c 3.00 Histoire de Le Tourisme 3.30 Valérie et 1 aventure c 4 00 Entre ciel et terre 5.00 Cinquième dimension 6.00 Telejournai c 6 05 Invitation au loisir t 6.30 Au pays de 1 arc-en-ciel c 7.00 Quelle la nu lie i 7 30 Zoom c 8.30 Les beaux dimanches.Encore cinq minutes (comédie dramatique de F Loranger/.t 10.30 Dossiers Le Centre de recher ces pour la défense, a Valcartier.11.00 Telejournai c 11.15 Sports-Dimanche .c 11.30 Cinema L Amazone nue (documentaire Pol.1953/ .t 12.30 Dermere édition 12.35 Fin des émissions CB MT O 9 53 16 00 11.00 12 00 12 30 1 00 1.15 1.39 2 00 2.30 4 09 4.50 5.00 530 600 7.30 8.90 900 1000 11.00 11.15 11.21 11.41 1 00 Weather and commumt) unne ts Dus is the life < Church serv ice Let s talk musa Keen ice.< Analog Away out.< Country Canada i Alan Watts on living .i Canadian Curling championship.* The new majont) < News Wayne and Shuster on science Hymn Sing .< Wonderful Wurld of Disnv) Operation undersea < Adventures in rainbow luuntr) i The Bill Cosby Show .The Ed Sullivan Show ( The Six wives of Henry VTJ CBC Weekend < News i Nation s Business a Night Heport and weekend in spot g Cine-Camp 20th Century (1934/ Final report and weather CFCF © CFTM .c 10.30 Le 10 vous iniorme .X 11 •• The CTV .National news 11 00 En pantoufles.11 18 Pulse .X Stella, femme libre (drame pas 11 45 The Pierre Berton Show .c sionncl Grec 1956/ 12.15 Montreal Bulletin Board "Je n'ai aucunement refusé la commande de l'OSM” UNE MISE AU POINT DE GILLES TREMBLAY MAISONNEUVE: Voir Jean Talon MERCIER: Butch Cassid) et le Kid 2 00 6 OU 10 00 et Le clan des Siciliens 121)0 3.55 7.55 MIDI-MINUIT: Jeunes tilles bien pour tous rapports 12 00 3 10 6 20 9.30 cl Mon nom est lemme 1 45 4 55 8.10 MONKLAND: Maverling 1.15 5 25 9 40 et Last Summer ' 3 45 8 00 01 TREMONT: Pour Quelques dollars de plus (Su Leone En français TOO Dim 2 00 7.00 En .\ngbis 9.30 Sum.Dur.4 30 9.30 PALACE: Cold Turkey 12 40 2 45 4 55 7 05 9 00 P.AP1NEAl Philosophie dans le boudoir 2 20 6 00 9.35 et La bande a Bonnot 12 40 4.10 7 50 PARISIEN: Pilf ou Gcc 10 30 12 30 2.3ü 4 40 6 50 9 05 PKjALLE: Voir Midi Minuit PLAIE.Dl ( ANADA: The Beguiled 1.15 3 ‘’s s 111 T Kl Q 'Kl PLACE VILLEJHARIE: ,1’em anenu Juc 12 4U 2 40 4 40 6 40 8.4u PLACE VILLE-MARIE: Cirand unenu The Pnest s wiie* 1.15 .12(1 5 20 y .25 PLAZA: \air Canadien PCSSV CAT: Mondu Tdpltas 11.45 2.25 5.10 7.50 10.30 el Sex b.The game people plat 1.05 3.45 6.30 9.15 RIVOLI: Ctndy et Donna 2.40 9-10 et Darde bëbe poor pant 4.20 7.40 SAINT-DENIS: Let.Mâles 1229 4.59 7.14 9.29 SEVILLE: Gimme Shelter 5.30 7.30 9.30 SNOWDON: Venus in Purs 525 725 925 VAN HORNE Mash 100 7.10 9.30 VENDOME: Laveu 11.45 700 9.30 VERDI* Le voyage du stlenee Chalotuet 7.30 9.30 Sont Dun L'Orchestre Symphonique de Montréal annonçait au début de cette semaine le programme de sa saison 1971-72.Dans un article paru mercredi dans nos pages, notre chroniqueur de musique a commenté longuement la faiblesse évidente de cette programmation, allant jusqu'à la qualifier de "banale et réactionnaire".Un point demeurait cependant obscur, à savoir qui était le compositeur canadien qui avait présumément refusé la commande annuelle de l’OSM.Ce compositeur, c'est Gilles Tremblay.Dans une lettre qu’il a fait parvenir à Jacques Thériaul.il s'attache à rectifier certains points qui démontrent admirablement bien comment l'administration de l'orchestre traite les compositeurs canadiens.Cher Monsieur Thériault, Dans votre article du 31 mars 1971 concernant la programmation de la prochaine saison de l'Orchestre Symphonique de Montréal, vous écrivez: "Où sont le rare et l'inédit?Je ne saurais trop le dire, mais on comprend que, face à une telle politique réactionnaire, on en arrive maintenant à ce que des compositeurs canadiens refusent d'écrire une oeuvre pour l'OSM.“A ce chapitre, on nous a dit que les exigences du compositeur, tant au niveau du cachet que des heures de répétitions, avaient été inacceptables.Ce qui équivaut somme toute à un refus, et ce n est pas moi qui blâmerait un compositeur de veiller à ce que son oeuvre soit bien répétée, considérant que le conflit qui a longtemps existé entre la musique d'aujourd'hui et le public avait quelque chose à voir avec les mauvaises exécutions publiques.Ce compositeur dont on s'est gardé de révéler l’identité a tout simplement signifié un refus à sa manière, et c'est une affaire un peu mystérieuse sur laquelle on aimerait bien en savoir plus long M'étant moi-mème identifié dans “ce compositeur", je me vois dans l'obligation de faire la mise au point suivante: je n'ai aucunement refusé la commande de l'OSM pour la saison 1971-72.Ayant rencontré l'administrateur de l'OSM, Monsieur Denis Langelier, au théâtres THEATRE CENTAUR: Die death of Bessie Smith et The Electronic Niger Jusqu au 3 avril.Mardi Dim 8 30.Same di 6 et 10 CENTRE DU THEATRE D’AUJOURD’HUI: I-es Sansouas 20h 30 du mardi au vendredi 20h., et 22h, samedi et dimanche NOUVELLE COMPAGNIE THEATRALE: Les Dovennes Euripide-Sarte.Horaire uregulier ‘vérifier à866-1964• REVUE THEATRE: Dois pièces en un acte.mea redi et vendredi et samedi à 21h THEATRE SAVOIE BRONFMAN: Awake and Sing Horaire irreguber ta vérifier /.RIDEAU VERT: Black Comedy Du mardi au samedi à 20h 30 Dimanche à I9h 30.PLACE DES ARTS SALLE WILFRID-PE LLETIER : relâche THEATRE MAISONNEUVE: Paolo Noel 20h 30 THEATRE PORT-ROYAL: Le TNM présente Le misanthrope de Molière 20h 15.C N - PETIT LAROUSSE TOUJOURS: $7.95 En vente chez les bons libraires ou.a défaut chez l'éditeur Les Editions Françaises Inc.DuTionnniRE DoFRnntnis (onrempoRRin SEULEMENT: S6.50 En vente chez les bons libraires ou.à défaut, chez l'éditeur Les Editions Françaises Inc.SALLE RESNAIS 2e SEMAINE Un petit chef-d'oeuvre.-paris-match Que voilà donc un film que j'eime/ -LA CROi x , .x J40MS LA oontt mcswi MAISON DES __________ BORES y 33 MILTON i 842-0003 SALLE HSENSTBN SEMAINE Un film
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