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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 17 avril 1971
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1971-04-17, Collections de BAnQ.

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P TIRAGE: VENDREDI, ^ À 16 AVRIL 1971 ^ 12458 2458 458 16 AVRIL 1971 17 gagnants de $5,000.136 gagnants de S 500.1377 gagnants de S 100.¦ la météo Ciel variable.Venteux.Maximum de près de 45.Office férial Fais ce que dois VOL LXII - NO 87 Montréal, samedi 17 avril 1971 1 5 CENTS Le PC veut censurer son président par Pierre-L.O'Neill Lf president de l’aile québécoise du Parti conservateur, M.Fernand Alie, est menacé d’une motion de censure.Et dans l’hypothèse que le conseil provincial lui retire sa confiance, il n’aura d’autres choix que de démissionner ou de défendre sa cause devant le congrès de mai à Québec.Se prévalant des dispositions de la constitution du parti, cinq membres du conseil provincial ont en effet exigé la convocation, pour mardi prochain à Montréal, d’une réunion extraordinaire visant à se prononcer sur l’opportunité des prises de positions publiques de leur président.Les cinq signataires de l’avis de convocation sont M.Georges Valade, député de Sainte-Marie à la Chambre des communes; M.Howard Graftey, ex-député de Brôme-Missisquoi; MM.Bernard Flynn et Paul Gélinas, tous deux présidents régionaux ainsi que M.André Paquette, secrétaire de l’Association progressiste conservatrice du Québec.D appert cependant que c’est le bras droit de M.Stanfield au Québec et organisateur en chef du parti, M.Dupras, qui aurait incité les cinq signataires à faire cette démarche et serait le vé- ritable animateur du mouvement de censure.A l’instar du Parti libéral, le Parti conservateur comporte deux structures disparates et etanchement séparées d’une part pour regrouper les membres des associations des comtés et d’autre part, pour canaliser l’action électorale du parti.Presque inévitablement, l’influence de l’organisation l’emporte sur la fédération des membres.Cette caractéristique entraîne des confhts de juridiction et la confusion dans les pouvoirs de décision, contribuant ainsi à créer des tirail- lements au niveau des cadres supérieurs.Rejoint hier à son bureau de Montréal, M.Alie n’avait pas encore reçu la lettre de convocation pour la réunion de mardi.Quant à la date d’envoi d’une semblable requête, la constitution du parti stipule qu’un délai de cinq jours francs suffit.De sorte que le principal concerné, M.Alie, ne pourra pas en prendre connaissance avant lundi au plus tôt.Aussi, faisait-il remarquer, j’ai contracté antérieurement des engagements dont je ne pourrai me dégager et par conséquent ne pourrai assister à la reunion.Malgré tout, le président élu des conservateurs québécois n’exprime aucune crainte, se disant plus que jamais convaincu que les membres du conseil provincial partagent ses vues sur le problème de la révision constitutionnelle et la réforme des structures du parti national.Du même coup, il répliquait ainsi à une déclaration de son chef national, M.Stanfield, voulant que la thèse exposée mercredi dans Le Devoir par le lieutenant québécois ne saurait recevoir l’appui des membres du conseil provincial.En substance, M.Alie y exprimait l’o- Voir page 2: Le PC M.Fernand Alie y \ Ottawa entend les mutins OTTAWA (PC) - Les mutins de la prison de Kingston, qui retiennent en otage cinq gardes, ont fait parvenir hier au solliciteur-général, M.Jean-Pierre Goyer, une liste de leurs requêtes, par l’intermédiaire de Me Arthur Martin, avocat torontois, et du journaliste Ron Haggart, chroniqueur au Telegram de Toronto.Les deux émissaires ont eu un entretien de 70 minutes avec M.Goyer.à Ottawa, entretien au terme duquel le solliciteur-général a fait savoir qu’il allait examiner les requêtes en question.MM.Martin et Haggart sont aussitôt repartis par hélicoptère pour Kingston pour faire leur rapport aux mutins.Me Martin a déclaré avant son départ que les mutins avaient promis de libérer les otages dès que satisfaction leur serait donnée.Au cabinet de M.Goyer on annonçait, pendant ce temps, qu’un des six otages Terrance Decker avait été relâché par les mutins pour marquer leur bonne foi.Me Martin, qui négocie avec les mutins depuis jeudi, estime que leurs requêtes ne sont pas nombreuses, et qu’elles méritent de retenir l’attention.Il a été notamment surpris de la sincérité des détenus et de leur sens de la responsabilité "Je crois, dit-il, que les détenus veillent à la sécurité de leurs otages.’’ Faut-il prévoir de nouveaux troubles?"Eh bien, dit l’avocat torontois, il règne à Kingston une grave tension et la situation est très explosive.Des éruptions de violence sont toujours possibles.” Quant à la suite que M.Goyer pourrait donner à cette démarche, le solliciteur-général n’a pas voulu entrer dans les détails.Il a cependant déclaré que plusieurs possibihtés s’offrent."Nous les examinerons toutes, a-t-il dit.Pour le moment, aucune décision n’est encore prise." M.Goyer a ajouté que ses services procédaient actuellement à l’évaluation de la situation."Nous ne sommes pas pressés.Nous ne sommes pas pris de panique, et nous ne sommes pas alarmés, dit-il.Il n’en demeure pas moins que les hauts fonctionnaires de son ministère se préparent à travailler pendant le weekend pour essayer de trouver une issue.Me Martin, pour sa part, a refusé de divulguer le contenu de la requête.Il considère celle-ci comme confidentielle "mmmm % ¦a ; Wz, P| .«SÉglp mm L'armée est toujours sur pied d'alerte aux abords du pénitencier de Kingston mais n’interviendrait que sur l'ordre formel du gouverneur de l'institution.(Photo CP) Élections partielles le 31 mai OTTAWA (Le Devoir) - Le gouvernement a fixé au 31 mai les elections partielles dans les circonscriptions de Chambly et Trois-Rivières.En l’absence de M.Trudeau, c’est le ministre de l’immigration, M.Arthur Laing qui a annoncé la date à laquelle auront également lieu des élections dans les comtés de Brant, en Ontario, et Central Nova, en Nouvelle-Ecosse.Au Québec, le comté de Chambly est privé de représentant à la Chambre des communes depuis le décès de M.Bernard Pilon, le 17 novembre 1970.Quelques semaines plus tard, M.J.A.Mongrain décédait a son tour et le comté de Trois-Rivières perdait son député fédéral.Dans ces deux comtés, l’approche d’élections a déclenché une véritable course aux candidatures et le Parti libéral n’a plus que l’embarras du choix.Répondant à l’appel pressant du premier ministre Trudeau, des militantes libérales connues ont pris la décision de se porter candidates.Phénomène sans précédent dans les annales de ce parti, quatre représentants de la gent féminine étaient en lice.Mais soudainement et de toute part des pressions surgirent; c’est ainsi que le premier ministre Bouras-sa priait la présidente de la Fédération libérale du Québec, Mlle Lyse Bacon, de retirer sa candidature du congrès de mise en nomination pour le comté de Trois-Rivières.Simultanément, dans le comté de Chambly, des organisateurs locaux entreprenaient des démarches qui se poursuivent depuis pour amener Voir page 2: Elections Le ping-pong diplomatique se poursuit Nixon : à Pékin de renvoyer ia balle Au Congrès du N PD Les jeunes voteront en bloc pour Laxer par François Barbeau Le plus jeune des candidats à la succession du chef démissionnaire du Nouveau parti démocratique, M.James Laxer, pourra compter la semaine prochaine au congrès du parti sur l’appui des délégués des clubs de jeunes neo-démo-crates.Quatre vingt-dix pour cent de ces deux cents délégués appuyeront M.Laxer au premier tour de scrutin.C’est ce qu’a indiqué cette semaine à Ottawa le secrétaire fédéral des jeunes néo-démocrates, M.Gordon Flowers.Par contre, si aucun des candidats ne recueille de majorité au premier tour de scrutin, l’appui des jeunes néo-démocrates pourrait se porter par la suite vers un autre candidat, M.Edward Broadbent, député d’Oshawa-Whitby.MM.Laxer et Broadbent se considèrent chacun comme le favori immédiatement après M.David Lewis.Selon M.Flowers, les jeunes néo-démocrates ne sont pas portés à appuyer les autres candidats au leadership du parti.On attend de 2,600 à 3,000 délégués au congrès qui se déroulera du 21 au 24 avril au Centre civique d’Ottawa.Le comité des résolutions politiques se réunira dimanche et lundi pour agencer le programme des résolutions devant être débattues et mises aux voix au cours du congrès.Le congrès a trois fonctions principales; l’élaboration du programme politique et l’élection des dirigeants; une cérémonie en hommage à Tommy Douglas à l’occasion de sa retraite du leadership du NPD, et enfin l’élection d’un nouveau leader.La soirée en l’honneur de M.Tommy Douglas se déroulera jeudi soir.La ceremonie sera télédiffusée à partir de 19 heures.Parmi les personnalités qui ont été invitées à cette soirée, on note l’acteur de cinéma Donald Sutherland, qui est le gendre de M.Douglas, les comédiens Donald Harron et Michael McGee, la Québécoise Isabelle Pierre.Pierre Berton, des chanteurs de folklore, etc.Le nouveau président du NPD-Québec, M.Raymond Laliberté, présentera un cadeau à Mme Douglas.Le lendemain, dans la matinée, les délégués procéderont à l’élection du nouvel executif puis, en soirée, écouteront les derniers discours des candidats.L’élection du chef du parti se déroulera samedi après-midi.Après la déplorable expérience que les conservateurs ontariens ont eue avec les machines à voter, il a été décidé que le scrutin au congrès NPD se fera de façon traditionnelle, avec des bulletins de vote.Les bulletins seront recueillis par des scrutateurs qui auront chacun à charge 100 délégués environ.Les résultats seront annoncés dès la compilation des bulletins.Le statut de la femme au Canada fera l’objet de discussions au congrès national du Nouveau parti démocratique., Le document de travail qui sera présenté aux délégués note que le NPD devrait insister non seulement pour que le gouvernement adopte des mesures susceptibles d’amehorer le statut de la femme mais donner lui-même l’exemple en encourageant la femme à accéder à des postes supérieurs au sein du parti.Le document précise également que le NPD devrait chercher à intéresser un plus grand nombre de femmes à se porter candidates lors des prochaines elections fédérales.La seule femme aux Communes est un député du NPD, Mme Grace Mclnnis, de Vancouver.La question de l’avortement est également abordée dans le document, qui souligne que les lois übéraüsées d’aujourd’hui ne signifient pas grand chose pour les 100,000 femmes canadiennes qui doivent encore se soumettre à des avortements illégaux.Le congrès sera également appelé à discuter des résolutions portant sur la discrimination au Canada, notamment sur la modification de la loi sur les Indiens et de la loi sur le divorce.Les avocats ne veulent ni le syndicalisme, ni l'intervention de l'Etat et ne saurait la rendre pubüque sans l’autorisation des détenus.D’autre part, à Kingston, on apprenait au cours de la journée d’hier que les mutins demandaient que des représentants des media d’information soient autorisés à visiter les locaux où se trouvent les cellules qu’ils contrôlent.Selon M.Henry Champ, reporter du réseau de télévision CTV, qui sert d’intermédiaire entre les prisonniers et les journalistes, les mutins rompraient les pourparlers avec le comité des citoyens si l’on ne faisait pas droit à leur demande.Le gouverneur de la prison, M.Arthur Jarvis, ne semble pas très rassuré à l’idée de laisser pénétrer les journalistes dans la zone où les 300 prisonniers gardent en otage six gardiens de la prison depuis mercredi sor.Pendant oue le gouverneur était en proie à ses hésitations, les pourparlers se poursuivaient au pénitencier entre le comité des citoyens et les représentants des mutins.M.Champ, qui communique avec les prisonniers par téléphone, a précisé que la demande d’autoriser les journalistes Voir page 2: Ottawa M.David Lewis WASHINGTON (AFP) Le président Richard Nixon a salué hier soir l’ouverture d’une nouvelle ère dans les relations entre les Etats-Unis et la République populaire de Chine, mais il a clairement indiqué que la balle était maintenant dans le camp de Pékin.L’amélioration des relations avec la Chine populaire, marquée par la tournée par Jean Leclerc du Sablon, de l'AFP PEKIN Deux jours après l’annonce par le président Nixon de la levée de certaines restrictions envers la Chine populaire, le Quotidien du Peuple parle vendredi des frères américains, mais pour appuyer la lutte des frères noirs américains contre la clique réactionnaire de la Maison Blanche et la direction fasciste du gouvernement américain.par Jean-Pierre Bonhomme OTTAWA - A trois jours du congrès de leadership du Nouveau parti démocratique, le candidat à qui l’on accorde le plus de chances d’être élu, M.David Lewis, maintient toujours sa position nuancée tant en ce qui concerne la na-tionalisation des entreprises étrangères installées au Canada qu’en ce qui concerne le droit du Québec à l’autodétermination.M.Lewis reconnaît que les opinions de l’aile dit Waffle de son parti auront pour effet bénéfique de garder tout le monde en éveil et de forcer le NPD à se mieux définir, mais il considère toujours que cette gauche est "un peu blasée" et qu elle est une "contrefaçon ".Je regrette, a dit hier M.Lewis, que certains membres de notre parti aient choisi de constituer un groupe organisé à l’intérieur de notre formation politi- de l’équipe américaine de ping-pong et par les mesures de libéralisation annoncées mercredi aux Etats-Unis, a fait l’objet de nombreuses questions au cours de l'interview radiodiffusée du président Nixon qui clôturait à Washington une conférence nationale de directeurs de journaux.“Nous avons fait plusieurs pas, Ce commentaire, signé par deux membres de l'Armée populaire de libération, MM.Wu Hsin-Ping et Tung Hsin Lien, est le premier publié par l’organe central du parti communiste chinois depuis le début de la semaine sino-amé-ricaine ouverte samedi dernier avec l’arrivée des pongistes américains invités par la Qiine.Voir page 2: Pékin que.Cela oblige d’autres membres à se grouper, à s'institutionnaliser, et nous aboutissons ainsi à une désunion nocive.Les membres du groupe Waffle, a poursuivi M.Lewis dans un français facile, donnent l’impression de croire que l'étatisation est le seul moyen de contrôler une économie moderne complexe.Je suis sociaüste, quant à moi, et je reconnais qu’il est nécessaire d’étatiser certains secteurs de l'économie pour assurer la réalisation des priorités sociales.Mais il y a plus d’un moyen d'action à notre disposition: les agences de planification décentralisées, le contrôle des échanges commerciaux, la fiscalité, les sociétés d'investissements, etc.En somme, M.Lewis juge que le groupe Waffle n’est pas vraiment de la gauche, qu'il n'est pas moderne, mais qu’il ils n’en ont fait qu’un seul", a dit M.Nixon."Mamtenant c’est à eux de jouer".“Nous sommes prêts à prendre d’autres mesures dans le domame du commerce et des échanges, mais chaque mesure doit venir en son temps".Le président a souligné qu’il était encore prématuré de parler de l'admission de la Chine populaire aux Nations unies ou du rétablissement des relations diplomatiques entre Washington et Pékin.Il a toutefois ajouté que ce qui avait été fait jusqu’ici dans le domame du commerce et du tourisme “allait ouvrir la voie à d'autres mesures qui seront prises plus tard”.Même pour les entretiens diplomatiques smo-américains de Varsovie, M.Nixon a insisté sur le fait qu’il appartenait aux dirigeants de Pékin de prendre l’initiative de la reprise puisque ce sont eux qui décidèrent de l'interruption.“Nous sommes prêts à les rencontrer à Varsovie à n'importe quel moment qui leur plaira", a -t-il dit."La porte est assurément ouverte, mais je n’ai pas encore reçu d'indications qu’il soient prêts”.Le président a expliqué que ce qui ve- Voir page 2: Nixon est simplement "fundamentalist", c’est-à-dire attaché à la lettre de la bible socialiste, pas à son esprit.Les prises de position du groupe Waffle et de la section québécoise du parti reconnaissant le droit du Québec à l'autodétermination, inquiètent toujours le chef adjoint du NPD.M.Lewis a répété qu'à titre de démocrate, il favorise lui aussi ce droit à l'autodétermination.Mais il croit toutefois qu'en adoptant des résolutions particulières à ce sujet le groupe Waffle et la section québécoise sèmeront la confusion dans les esprits.Ce qui importe pour M.Lewis, ce n'est pas tant le contenu de ces résolutions que ce que le peuple va comprendre.Selon lui, les Canadiens anglais ne feront pas la distinction entre le droit de notre envoyé spécial, Guy Deshaies QUEBEC - Les avocats du Québec n’entrevoient pas leur syndicalisation prochaine, manifestent nettement une appréhension à l’égard de toute intervention de l’Etat dans la pratique de la profession et ne voient pas pourquoi le Barreau cesserait de défendre à la fois leurs intérêts et ceux du pubüc.Telles sont, en tout cas, les conclusions qui se dégagent du colloque intitulé "La syndicahsation, le Barreau, les avocats et le rapport Castonguay-Nep-veu" qui s’est déroulé hier à Québec, du Québec à l’autodétermination et le droit à l’indépendance.Il doute aussi que les Québécois eux-mêmes puissent faire la différence."Le terme autodétermination est mal compris au Canada anglais, dit M.Lewis, c’est un terme savant qui n’est pas dans la langue du peuple.D est compris par le peuple comme exprimant une caution morale, voire même un encouragement à l'indépendance”.On laisse croire de surcroît, dit encore M.Lewis, que le Québec possède le droit absolu de décider de son sort.Il n'en est rien puisque les Québécois ont des responsabilités à l'endroit des autres citoyens qui habitent le Canada.Par ailleurs, M.Lewis adopte une position originale en ce qui concerne Voir page 2: Le Waffle lors de la première journée du congrès annuel du Barreau du Québec.Le rapport Castonguay-Nepveu sur la santé, dans son chapitre sur la profession d’avocat, recommande la syndica-üsation des avocats et établit, dès lors, une dichotomie totale entre la corporation professionnelle qui, d’une part, défendrait les intérêts du public et le syndicat et qui, d’autre part, défendrait les intérêts de ses membres.Sous cet aspect, le rapport de M.Castonguay ne paraît pas près de gagner la faveur des disciples de Thémis.Néanmoins, certains participants au colloque, quoique manifestement profession-naüstes comme les autres, ont fait remarquer qu'il était temps que les avocats s'occupent de leurs intérêts et fassent valoir efficacement leur cause auprès de l'Etat qui se prépare à légiférer dans des domaines ou les avocats sont impliqués.En effet, en présence du projet de création de tribunaux d'équite dont les avocats seraient exclus, devant l’éventualité d’un système universel d'assurance-automobile et la mise sur pied de plus en plus fréquente de contentieux dans les administrations publiques ainsi que l'implantation prochaine d’un système d'assistance judiciaire qui pourrait bien échapper au contrôle du Barreau, ces avocats s'inquiètent de la perte de revenu que signifie d ores et déjà pour eux l'avènement de ces politiques nouvelles.L'un d eux a fait remarquer que déjà le Barreau se portait à la défense de ses membres à la manière d’un syndicat, notamment devant la commission parlementaire de la justice, récemment, au sujet des tribunaux d’équité alors que le bâtonnier est allé jusqu'à parler du chômage qui guettait les avocats.Devant pareille menace certains Voir page 2: Les avocats Pékinappuie les frères noirs' américains contre Washington WPkkKKatmniPKPnmmmiPHmPKmmmmtmBmmA wmemoBsmomi David Lewis déclare au "Devoir' Le Waffle a le grand mérite d'obliger le NPD à mieux se définir > 2 • Le Devoir, samedi 1 7 avril 1 971 suites de la première page LES AVOCATS avocats, semble-t-il, se résigneraient à la syndicalisation étant donné qu'ils auraient là.de par le Code du travail, une juridiction que le Barreau n'a pas et qui leur permettrait de négocier avec le gouvernement.Considérant cette éventualité.Me Corner Rivard, qui était au nombre des panelistes.a suggéré que tout différend entre l'Etat et le syndicat professionnel devrait être obligatoirement soumis à un tribunal d'arbitrage.Me Rivard a dit qu'il était impensable que des avocats ou des juges fassent du piquetage aux côtés de plombiers ou d'électriciens.Me Roger David, qui était chef négociateur des médecins-spécialistes lors de l'avènement de lassurance-maladie, a émis des doutes sérieux quant à l'aptitude d'un syndicat professionnel à négocier avec l'État.Me David ne croit pas.d'autre part, que le Barreau soit l'organisme désigne pour représenter l'intérêt du public mais plutôt celui de ses membres.En revanche, malgré un rapport volumineux du ba'onniei sur les activités du Barreau au cours de l'année 70, la plupart des congressistes semblent davis qu'il est impérieux, devant les bouleversements sociaux auxquels nous assistons, d'effectuer des changements structurels au sein du Barreau.Le bâtonnier Marcel Cinq-Mars, dans son discours d'inauguration du congrès, l’a fait nettement sentir tout en débordant sur le thème plus vaste de la justice au sujet de laquelle il s'est même demandé si elle obtenait encore la confiance du public."Pour que la justice reprenne sa vitalité.a-t-il déclaré, il faut qu'elle soit dégagée d'une adihinistration archaïque, d'une procédure désuète et qu'elle prenne en main ses destinées au lieu d'être à la remorque d'un pouvoir exécutif pour qui l’amélioration du système judiciaire n'est pas une préoccupation majeure”.Le rapport du bâtonnier fait état d'un nombre d'activités qui, de l’avis des congressistes, démontre une vitalité inconnue jusqu'à ces dernières années.Mais le bâtonnier dit ceci: ‘‘Nous avons présenté des mémoires, recommandé des modifications législatives, suggéré des améliorations au système judiciaire, mais chaque fois ces efforts sont restés lettre morte.” De son côté.Me Guy Bertrand, qui a donné une conférence de presse jeudi, pour faire part des résolutions qu'il entendait présenter au congrès aujourd'hui, fait l’objet depuis le début du congrès d'une hostilité ouverte de la part de la majorité des congressistes qui lui reprochent de ne pas avoir réservé ses resolutions pour le congrès.Il se pourrait que son intervention soulève un débat animé aujourd’hui.Me Bertrand.qui était candidat du Parti québécois le 29 avril dernier, a notamment accusé le Barreau d'avoir fait preuve de mollesse au cours de la crise.Plusieurs résolutions seront présentées aujourd'hui après la tenue d’un colloque portant sur le rôle social des avocats.NIXON nait de se passer entre les Etats-Unis et la Chine populaire était "le résulat d’un long processus” qui avait commencé bien avant son arrivée au pouvoir.Il a en effet rappelé que lorsqu’il était hors du gouvernement, il avait publié dans la revue “Foreign Affairs" un article soulignant qu’un des grands objectifs d'un président des Etats-Unis devrait être de normaliser les relations avec Pékin et de sortir le pays le plus peuplé du monde de son isolement.“Nous avons maintenant une réponse des Chinois”, a-t-il dit.“Nous pouvons aller plus loin.S’ils veulent davantage de commerce, nous sommes prêts.S’ils veulent échanger davantage de visiteurs, nous sommes prêts”.A ce propos, le président Nixon a exprimé l’espoir de pouvoir se rendre lui-même en Chine durant sa vie mais pas nécessairement pendant qu’il est président des Etats-Unis.Abordant le problème vietnamien, le président Nixon a déclaré qu'une force américaine résiduelle resterait au Sud-Vietnam aussi longtemps qu’il y aurait des prisonniers de guerre américains au Nord-Vietnam et que les Sud-Vietnamiens ne seraient pas complètement à même de se défendre eux-mêmes.Par ailleurs, le président a déclaré que l'heure de la vérité approchait pour ce qui concerne les conversations de Paris.Le fait qu'une force résiduelle américaine, ajoutée à la puissance aerienne.restera au Sud-Vietnam, devrait encourager les Nord-Vietnamiens à négocier serieusement.Quant à Cuba, le président des Etats-Unis a déclaré qu'aucune perspective n'existait à l'heure actuelle de normaliser les relations avec Cuba.Il a souligné que le premier ministre Castro pour-suivait une politique anti-américaine et que tant qu elle serait poursuivie, les Etats-Unis ne modifieraient pas leur attitude envers Cuba.Pour ce qui est du gouvernement promarxiste du Chili.M.Nixon a déclaré que tant qu'il ne serait pas hostile envers les Etats-Unis, les relations avec le Chili resteront amicales.OTTAWA à visiter l'intérieur de la prison a été faite par un nommé Emmanuel Laster que 1 on croit être le chef du mouvement.Les responsables de la prison ne voudraient pas que tous les journalistes présents soient autorisés à pénétrer en bloc dans les locaux.Ils préféreraient les voir s’y succéder à tour de rôle par groupes de quatre ou cinq.Par ailleurs, les 130 soldats des forces armées canadiennes amenés sur les lieux jeudi en début de soirée, continuent de monter la garde par groupes se relayant à tour de rôle.Dans les milieux responsables de la prison, on estime que par leur action intempestive, les mutins vont probablement hâter leur transfert à la nouvelle prison de Millhaven.contre lequel ils protestaient.En effet, quelques heures seulement avant la mutinerie, une douzaine de détenus avaient été transférés à Millhaven où les mutins de Kingston affirment que les autorités ont installé un réseau d'écoute électronique.M.Ed Babcock, sous-gouvemeur de la prison, a déclaré que le pemtencier de Millhaven n'est pas encore prêt, mais qu aussitôt que les choses se seront tassées à Kingston, il espérait pouvoir transférer entre 150 et 200 détenus.D explique que les cellules à Kingston ont été fortement endommagées par les troubles de ces derniers jours, et qu'il n est plus possible, dans l'état actuel des choses, d’y garder les 650 prisonniers qui s'y trouvent.Quant aux dégâts matériels occasionnés à la prison de Kingston, ils sont estimés approximativement à $150,000.ELECTIONS Mme Micheline Côté à retirer sa candidature.Dans ce dernier cas, c’est le ministre québécois de l’éducation, M.Guy Saint-Pierre, désireux de présenter M.Yvon L’Heureux, qui serait à la source des pressions.Au secrétariat du Parti libéral national, on ne se cache pas pour décrire cette "ingérence" de personnalités provinciales influentes dans les affaires internes du fédéral.Des libéraux provinciaux du comté de Chambly ont même déclenché une véritable campagne de dénigrement, mettant en relief le risque électoral que peut représenter une candidature féminine.A l'appui des résultats d’un sondage réalisé par CROP et qui établit carrément le contraire, le président de la Fédération libérale du Canada (Québec), M.Jean Fortier a expédié une lettre rappelant aux membres de l’association que le parti désire à tout prix favoriser l’élection d'une femme.L'annonce de ces élections pourrait mettre un terme aux rumeurs d’élections générales pour 1971, laissant croire que le gouvernement Trudeau terminera son mandat traditionnel de quatre ans qui échoit en juin 1972.Mais l’on devra se rappeler que le gouvernement Bertrand, avant de déclencher des élections générales, avait quelques semaines plus tôt annoncé des élections partielles.Cette‘tactique de diversion demeure toujours probable.La répartition des 264 sièges à la Chambre des communes s’établit actuellement de la façon suivante.150 libéraux, 72 conservateurs, 23 néo-démocrates, 13 créditistes et un indépendant.Un siège demeure vacant, celui d’Assiniboine, en Saskatchewan.LE PC pinion que M.Stanfield devait énoncer clairement ses positions dans le débat constitutionnel et que le Parti conservateur devait faire une place réelle aux Québécois dans ses rangs.D reprenait la thèse des deux nations et proposait un fédéraüsme décentralisateur.Tout en reconnaissant que sa démarche a profondément déplu, suscité des remous et lui a valu des critiques, M.Alie se fonde sur une série de sondages téléphoniques et consultations pour affirmer que la majorité de ses collé- M.Loubier compte sur l'appui de députés UN Le Canada demande un statut d'observateur permanent à TOEA SAN JOSE DE COSTA RICA (AP et AFP) - Le Canada a annoncé officiellement son intention hier de déléguer une mission permanente d’observateurs auprès de l’Organisation des Etats américains (OEA) et de se joindre aux organismes socio-économiques du système interaméricain.Mais il a en même temps réitéré sa position de toujours quant à une participation politique, en rejetant pour l’instant toute démarche en vue d’occuper un siège à TOEA proprement dite.C’est le vice-ministre canadien des affaires étrangères, M.André Ouellet, invité à titre d’observateur, qui a exposé cette politique hier à San José, devant l’assemblée générale de TOEA.“Nous croyons, a-t-il dit, qu’il est indispensable d’établir des liens institutionnels satisfaisants avec les membres de l'hémisphère (.) Nous recherchons des moyens concrets de coopérer avec vous dans le domaine socio-économique.Une mission d’observateurs ne fonctionnerait pas seulement en vertu de son accréditation auprès de l’OEA et en collaboration avec elle, mais elle serait également un organisme intégré à la structure générale du gouvernement cana dien, qui se consacrerait au progrès de nos relations avec cette importante institution interaméricaine.” M.Ouellet a précisé ensuite que cette mission serait une source indispensable de renseignements techniques pour guidei le gouvernement canadien dans l’affectation des ressources qu'il destine à l’A-mér a latine, notamment dans le cadre de sio ,/jlitiques d’assistance au développement.L’observateur canadien a précisé que dans quelques semaines le Canada demanderait officiellement son admission au sein de l'Organisation interaméricaine de la santé, que les négociations pur participr aux activités de l’Institut interaméricain des sciences agricoles étaient déjà fort avancées; et que son pays songeait à se joindre à deux autres organismes, l’un sur la sécurité sociale,l’autre sur les Indiens.M.Ouellet a enfin indiqué que le Canada pursuivrait sa collaboration avec la Banque interaméricaine de dévelop-pment, le Centre interaméricain d’études financières et la Commission économique des Nations unies pur l’Amérique latine.Par ailleurs, un élément nouveau a surgi au cours de la troisième journée des travaux hier à San José.La République dominicaine a propsé que TOEA soit dotée de puvoirs plitiques semblables à ceux del’ONU.QUEBEC (PC) - M Gabriel Loubier.candidat à la direction de l’Union nationale.s'attend à ce que quelques députés de son parti à l'Assemblée nationale se prononcent en faveur de sa candidature, au cours d un dîner à $100 le couvert, qui aura lieu en son honneur au château Frontenac, dimanche soir.Au cours d’ine conférence de presse, mercredi, marquant l’inauguration de son comité central à Québec.M.Loubier a en outre annoncé que ce premier dîner serait suivi d’autres aux frais moins considérables de $8 ou $10 le couvert dans les régions.R a soutenu que cette façon de recueillir des fonds s'inscrivait dans l'effort de "démocratisation" vers laquelle TUN, selon lui, doit s’orienter.M.Loubier a dit connaître plusieurs professionnels et hommes d’affaires §ui n’hésiteront pas.a-t-il ajouté, à ébourser $100 pour endosser sa cause Le dîner-bénéfices de dimanche soir au château Frontenac, premier en son genre, sera ouvert à la presse.D'autre prt.M.Loubier a déclaré que l'UN doit rester le "prti de la classe moyenne”, facilitant le regroupement du plus grand nombre de citoyens représentant toutes les couches sociales, s'il veut reprendre le puvoir aux prochaines élections dans trois ou quatre ans.En même temps que lui.un autre candidat à la direction de l'UN, l'ancien ministre fédéral M Pierre Sévigny.sondait les coeurs des militants de la région de Québec.M.Sévigny a pris un premier contact avec les délégués avoués ou éventuels au congrès, qui aura lieu à Québec le 19 juin, au cours d'une rencontre dans un restaurant de la Vieille Capitale La liste des candidats de l’UN s’allongeant sans cesse, M.Loubier a cependant émis l’opinion que seulement trois ou quatre pourraient se rendre jusqu'à l'épreuve finale dans deux mois.gués québécois partage les vues qu il a exprimées.A cette autre réaction de M.Stanfield qui.jeudi à Halifax, déclarait que le Parti conservateur n’aura qu'une seule politique pour toutes les provinces du Canada, le président de l'aile québécoise souligne qu'il n'y voit aucune objection à la condition toutefois que cette politique comporte le point de vue du Québec.Selon M.Stanfield, la lettre du leader québécois ne contenait pas grand-chose de neuf, "sauf que M.Alie a spécifié qu’il exprimait ses opinions personnelles et non celles de son exécutif.En fait je crois comprendre que le conseil provincial a préparé un document assez différent pour le congrès de mai à Québec." Enfin, faisait remarquer M.Stanfield, le président de l'aile québécoise veut une décentralisation du pouvoir et “quant à l'expression les deux nations, il n'a pas particulièrement insisté sur cet aspect des choses.” D'autre part, le comité régional de Québec a annoncé hier qu'il se dissociait "entièrement" des propos tenus par M.Fernand Alie.Le président du comité régional.M.Gaston Dion, souligne que M.Alie ne l'a pas consulté avant de diffuser sa déclaration.M.Dion est également membre du conseil provincial qui sera appelé mardi prochain à se prononcer sur la motion de censure."Nous sommes complètement d'accord, dit le communiqué transmis à la presse, avec les autres militants à travers le Canada, sur l'autorité du chef.M.Robert Stanfield, sur la confiance et la loyauté que nous lui témoignons ainsi que sur les idéologies qu'il défend.” Le comité régional de Québec déplore également le fait que M.Fernand Alie ait créé l'impression d’une scission de l’aile québécoise du parti.“Nous tenons à redire toute la confiance, la loyauté et l’admiration que nous éprouvons à l’endroit de M.Stanfield et nous lui rendons hommage pour la dignité, la compétence et la conviction qu’il démontre sans cesse dans la lourde tâche qu’il doit accomplir.” LE WAFFLE l'existence des deux nations au Canada.Le chef néo-démocrate admet en effet que les Québcois, qui ont, selon lui, une culture et une langue bien à eux, bien localisées, constituent une nation dans le sens strict.Par contre, il doute qu'il en soit ainsi dans le reste du Canada.D se pourrait, selon M.Lewis, qu'il n'y ait pas de culture canadienne-anglaise commune à cause des diversités d'opinions que l'on trouve un peu partout.M.Lewis, qui a vécu son enfance en Pologne, où sa famille portait le nom de Los, nom qui a été changé par un parent après l'émigration en Amérique, affirme que les Neo-canadiens conservent souvent leur culture et leurs coutumes jusqu'à la troisième génération.Cest cela, en plus des facteurs régionaux, qui lui permet de douter de l'existence d une nation canadienne-anglaise au sens strict du terme.La question de l'autodétermination des Québécois préoccupe tant M.Lewis qu'il a tenu à s’expliquer là-dessus dans un article qui avait été destiné à paraître dans la dernière livraison du journal “Le Démocrate”, l’organe des Néodémocrates québécois.La compréhension et la largeur de vues dont M.Lewis a toujours fait preuve à l'endroit du Canada français apparaissent à nouveau dans cet article.M.Lewis y exprime toutefois sa préférence non équivoque pour l'union des socialistes du Québec et du Canada et pour un Canada uni, car “la rupture complète entre les deux peuples les fera sombrer, chacun de son côté, dans la grande mer américaine”.Par ailleurs, M.Lewis estime que si chacun accord n’était possible entre nos deux peuples, l'un n'aurait pas le droit de retenir l'autre.Le chef néo-démocrate croit de plus que si la majorité du Québec décidait librement et démocratiquement de se séparer, il serait insensé, voire criminel, d’essayer de les retenir par la force.“Je m’opposerais de toutes mes forces à une tentative de décider de notre avenir commun par les armes ou par des pressions économiques.Je ne voudrais jamais voir de Biafra au Canada.Au contraire, si les Québécois décidaient de se séparer, la tâche de tout Canadien civilisé serait de trouver des moyens de vivre ensemble dans la paix et dans la coopération”, a écrit le candidat.M.Lewis croit en somme que le Canada et le Québec doivent rester unis pour mieux combattre “la puissance et la cruauté du capitalisme américain", et que le Québec ne pourrait survivre devant cette puissance."La résolution du NPD québécois adoptée par son congrès à Montréal semble vouloir (.) faire de l’autodétermination la clef de tous nos problèmes, dit enfin M.Lewis.Là, je ne suis pas d'accord.D’abord elle évite de répondre aux véritables questions de l’heure.Elle parle d’une situation qui n’est pas la nôtre actuellement.Il n'y a aucune preuve que la majorité des Québécois, la majorité des ouvriers et des cultivateurs de cette province, désire se séparer du Canada.Certains prétendent que l’indépendance est inévitable.Je ne sais pas d’où ils tirent ce don de prophétie.Tout semble indiquer au contraire que notre avenir n’est pas déterminé”.PEKIN Le journal consacre une page entière, au combat des Noirs américains et aux autres problèmes intérieurs américains, à l'occasion du Sème anniversaire de la déclaration de Mao Tse-toung disant que le combat des Noirs américains pour leur libération est un des éléments du combat des peuples du monde contre l'impérialisme américain, et ajoutant qu'il appartient à la révolution de notre époque.Cette citation barre toute la largeur d'une des deux pages de politique étrangère du journal, qui publie aussi la photographie d'une manifestation no he à la Nouvelle-Orléans.Jeudi déjà, le Quotidien du Peuple, qui a publié tout au long de cette semaine plusieurs dépêches sur des manifestations aux Etats-Unis, notamment contre la guerre au Vietnam, portait en haut de sa première page la citation suivante du président Mao Tse-toung: “Nous avons des amis tout autour du monde, nous soutenons la juste lutte des peuples du monde".Ce rappel, estiment certains observateurs, donnait l'explication chinoise au geste d'invitation aux pongistes et aux journalistes américains, en laissant entendre indirectement que cette ouverture s'adressait d'abord, comme a dit le premier ministre Chou En-lai, au peuple américain, et, qu'il ne fallait pas se hâter de parler du rapprochement sino-américain au niveau des gouvernements."En avant, frères noirs américains, vBtre combat contre la répression brutale est juste, aucune force n'est capable de l'arrêter, le peuple chinois et les peuples du monde vous soutiennent fermement", affirme vendredi le commentaire du Quotidien du Peuple.Le journal se félicite que l'idée d'une lutte armée, ne cesse, à son avis, de se développer chez les Noirs américains esclaves, soumis à l'oppression.Mais l'article souligne que parmi les Blancs aux Etats-Unis, c'est seulement la classe capitaliste monopoliste qui opprime et exploite les Noirs.Il publie en outre de longs extraits d'un article du journal “France-Soir" de Michel Gordey sur "la détérioration " de l'économie américaine et des conditions de vie aux Etats-Unis.D'autre part, le département d'Etat a rappelé hier que les Etats-Unis étaient prêts à accueillir des journalistes de Chine populaire.A la suite de la permission qui paraît avoir été accordée par les autorités de Pékin à un correspondant du New York Times.M.Tillman Durdin, de rester en Chine après le départ de l'équipe de ping-pong et pour une durée d'environ un mois, le porte-parole du département d'Etat a précisé que la décision annoncée mercredi par le président Nixon de faciliter l’attribution de visas aux ressortissants de Chine populaire s'appliquait évidemment aux journalistes désirant venir aux Etats-Unis.Toutefois, alors que quatre journahstes de nationalité américaine sont actuellement en Chine populaire, aucune demande de visa n'a encore été reçue par les autorités américaines de la part de journalistes chinois désirant visiter les Etats-Unis.Par le passé, les Etats-Unis avaient proposé à la Chine, dans les entretiens des ambassadeurs à Varsovie, que des journalistes soient échangés entre les deux pays sur une base de réciprocité quant au nombre et quant à la durée des séjours.Le département d'Etat a indiqué que les échanges de journalistes entre les deux pays pourraient désormais avoir lieu sur une base plus souple mais qu'il fallait néanmoins attendre de savoir combien de temps les journalistes américains seraient autorisés à résider en Chine populaire avant de décider si des correspondants de presse chinois pourraient être admis aux Etats-Unis sur une base permanente.LA BANLIEUE Suite de la page 3 sans frontière que la justice distributive concernant les coûts à partager pour un service donné.Indirectement, la décision que prendra vraisemblablement le Conseil de ville de Montréal posera donc les problèmes très aigus du partage fiscal entre les différents niveaux de gouvernements, celui de là fiction des champs traditionnels de taxation et celui du regroupement municioal que ce soit au sein d’organismes comme la CUM ou à la suite d'entente entre parties.Cet aspect n'a pas échappé à l'Association des locataires récemment formée à Montréal.Parlant hier au nom de cette association, le coordinateur Paul Lippé a, en effet, souhaité que la hausse du taux de la taxe d’eau soit “la goutte d’eau qui fasse déborder le vase" et oblige les gouvernements à régler une fois pour toutes les questions fiscales et autres sous-jacentes.Quant à l’augmentation elle-même, M.Lippé a déclaré qu elle constituait un moindre mal.“Compte tenu, dit-il, de la nécessité pour la ville d’assurer un certain nombre de services sans présenter de budget déficitaire, il était préférable de se servir de la taxe d’eau plutôt que de la taxe foncière ou d’affaires car U est indéniable que les propriétaires ou les hommes d’affaires ont tendance à profiter des hausses fiscales qui les affectent pour justifier des augmentation de prix ou de loyer encore plus considérables.” DEUX CONSEILLERS Suite de le pege 3 postulat erroné, à savoir que le terrain situé à l'angle de l'Epée et boulevard Saint-Joseph se trouvait “dans les mêmes conditions" que ceux des rues Du-charme et Bloomfield.Rien n'est plus faux, a-t-il ajoute, comme en faisait foi la résolution recommandant la vente à un dollar consentie aux compagnies B.P.Ltd et Smith Brothers apres plusieurs mois de pourparlers.Cette résolution, dit-il, assor-tissait la vente à sept conditions que voici: 1) que la commission municipale du Québec approuve la transaction, (ce qui a été fait) ; 2) que les anomalies du découpage actuel des lots soient corrigés ; 3) que les acheteurs assument les frais d’arpentage et autres y afférant ; 4) que les acheteurs versent une compensation de $250 chacun à l'Institution des sourds-muets qui avait jadis cédé cet emplacement parce qu’il devait servir de voie publique et qui désirait désormais être dédommagée vu le changement de destination du terrain ; 5) que les acheteurs démolissent les bâtiments actuellement situés sur ces lots et érigent d'ici un an de nouveaux édifices d ' une valeur de $75,000 ; 6) que les acquéreurs paient les taxes estimées à $1,360 par année dès la signature de l'acte de vente; 7) que la ville choisisse ceux qui seront chargés de préparer le contrat.Ces conditions démontrent que les terrains des rues Ducharme et Bloomfield ne sont pas du tout “dans les mêmes conditions" que celles des rues de l'Epée et Saint-Joseph, commente le maire Desmarais.D'une part, on constate que les premiers sont grevés d une servitude qui rendait fort aléatoire la vente d'autant plus que la situation du terrain était loin d'être aussi avantageuse que celle du second.En outre, après avoir tenté d'obtenir davantage des acheteurs éventuels, ajoute le maire d'Outremont, nous avons été obligées de nous rendre à l'évidence que ce terrain allait nous rester sur les bras alors que nous en avions nullement besoin.La vente, au contraire, permet à la ville de revaloriser ce secteur, d’encaisser des recettes fiscales et de régler un problème légal difficilement soluble autrement.Voilà pourquoi, le maire Desmarais conclut que compte tenu des circonstances différentes dans chaque cas, la ville d'Outremont a fait un bon marché en cédant les terrains de la rue Bloomfield et Outremont et celui des rues de l'Epée et Saint-Joseph.M.BOUPASSA Suite de la page 3 niques et ceux d'une Société d’hydrocarbures et de résine.D a été l'hôte à déjeuner de Lante Nationale Idrocarburi, société d'Etat qui groupe une trentaine de compagnies intéressées dans plusieurs domaines dont celui de l'extraction d'uranium au Labrador, avec la Dennison Mines.Les entretiens à Milan ont donc exclu sivement porté sur la question des investissements directs et non sur celui des emprunts.Des rencontres avec certaines sociétés financières se poursuivront à Rome samedi matin.Hier soir, à son arrivée dans la capitale italienne, le premier ministre a été accueilli par l’ambassadeur du Canada à Rome, M.Benjamin Rogers.Après ses entretiens avec M.Colombo et son audience avec le Souverain Pontife, M.Bourassa sera l'hôte à déjeuner de la Societa generale im-mobihaire et de l lnstituto mobiliaire ita-üano.Il s'envolera vers Paris en fin d’après-midi.Les investissements italiens au Canada, y compris les valeurs immobilières, se chiffrent déjà par centaines de millions de dollars.Le premier ministre est arrivé en Europe le 7 avril.Il a eu des entretiens à Bruxelles, à Londres et à Dusseldorf, avant de venir à Milan, afin de convaincre les investisseurs européens de s'intéresser à sa province.Il terminera sa tournée la semaine Prochaine par quatre jours de visite à aris, au cours desquels il s'entretiendra avec le président Pompidou et le premier ministre Chaban-Delmas.UN CITOYEN Suite de la page 3 1er chez lui un appareil d’écoute, il chercha pendant des mois à le déceler, en vain.Dernièrement, ayant été informé que les émissions de ces appareils pouvaient être captées grâce a un appareil radio à ondes courtes, il fit 1 acquisition d’un tel radio et constata qu en effet on épiait les paroles prononcées dans sa maison.Samedi dernier, il découvrait le dispositif d’écoute.Un électricien appelé sur les lieux put constater que l’installation du dispositif avait été faite assez artisanalement et qu’il en résultait un fort danger d’incendie.“En possession de l’appareil découvert dans ma màison, a déclaré hier M.Cossette, je crois qu’il est de mon devoir de dénoncer cette grave atteinte aux libertés individuelles et fondamentales, une intrusion que MM.Tumer et Trudeau qualifiaient d’immorale il n’y a pas si longtemps”.M.Cossette a exprimé la certitude qu’au cours des prochains mois, “l’on va s’acharner à me créer divers ennuis, à m’empêcher de vivre en paix avec ma famille’' “Maintenant que j’ai trouvé un de ces appareils, j’en chercherai un deuxième, un troisième.Dans dix ans, je chercherai toujours un micro chez moi”.Le dispositif d’écoute, très sensible, permettait d’entendre les conversations dans toutes les pièces de la maison de M.Cossette.Son rayon de transmission efficace était de mille pieds environ .A plusieurs reprises, M.Cossette et ses voisins ont d’ailleurs constaté qu'une voiture de la police de Repentigny stationnait de longs moments à proximité de la maison, présumément pour écouter les propos de la famille Cossette.Le nouveau directeur général de la Ligue des droits de l’homme, Me Pierre Jasmin, qui assistait à la conférence de presse qu avait convoquée M.Cossette pour montrer le joujou de la police, soumettra le dossier de cette affaire au conseil d’administration de la Ligue, qui doit se réunir à la fin du mois d’avril.LES PRODUITS Suit* d* I* page 3 veux faire cela, il me faut faire le moins de commentaires possible.Cest malheureux, mais avec tous les commentaires qui se font autour de cette affaire, il n’y a plus d’autre recours que de ne rien dire.” On se.rappelle que l’usine de déroulage de merisier Maki, propriété de Sogefor, une filiale de la SGF, avait fermé ses portes la semaine dernière, provoquant la mise à pied de ses 180 employés.Une “promesse" d’achat avait alors été signée avec Sogefor par la Corporation Les Produits Forestiers Ma-niwaki qui comptait faire fonctionner l'usine avec seulement 80 employés.lie contrat final devait être signé jeudi mais devant les pressions des citoyens de Maniwaki on avait obtenu un délai de quelques jours.On se rappelle également que M.Gérard Nault, propriétaire d'un hôtel à Maniwaki et fondateur de la Maki qu'il avait vendue à la SGF en 1963, avait déclaré plus tôt cette semaine qu’il rachèterait l'usine de contreplaqué pour la transformer en manufacture de cageots pour Rapp Package Inc., de Phillipsburg, au New Jersey.Le président du comité d'action des citoyens de Maniwaki a, de son côté, déclaré au Devoir que M.Roy Fournier avait annoncé pour lundi à Montréal, une importante réunion au cours de laquelle “la vente devait se concrétiser”.Selon M.Carie, la rencontre de Montréal rassemblera les ministres Fournier, Drummond et Lévesque, les présidents de Sogefor et de la SGF, MM.Deschamps et Brosseau, ainsi que M.Gérard Nault et des représentants de la Rapp Package Incorporated.QUÉBEC DOIT Suite de la page 4 tout indiqué pour devenir technologue au niveau de l'ingénieur praticien afin d’accomplir une tâche qui sera, en ordre principal, une tâche d'exécution.Un collège de technologie qui, tout en offrant un enseignement très proche des réalités industrielles, garderait le souci de donner une large formation de base et de développer des quahtés essentielles comme l'esprit d'observation, le jugement pratique et l'initiative, permettrait de développer au maximum l'esprit des jeunes qui le fréquenteraient.Un choix judicieux parmi ces deux types d'institutions éviterait bien des mécomptes.Trois recommandations Pour résoudre ce problème d'une importance capitale pour le Québec dans la conjoncture présente, plusieurs mesures s'imposent: 1- Une sélection beaucoup plus rigoureuse parmi les candidats aux facultés d'ingénieurs comme la chose se fait déjà dans les grandes facultés du monde.2- Un relèvement marqué des études dans ces facultés de façon à cq que le diplôme soit, lors de sa graduation, au niveau de notre maîtrise actuelle.Zurich, Aachen.Stockholm, Delft et autres universités le font.Pourquoi pas celles du Québec?Nos facultés d'ingénieurs deviendraient ainsi des asiles de la haute science et de la recherche appüquée comme le sont déjà un nombre restreint d'institutions.3- La création d'un collège de technologie ou école d'ingénieurs-techniciens qui formerait une autre catégorie de spécialistes tout aussi importante que la précédente.Là aussi il faudrait établir des critères d'admission élevés.(.) Si les études portaient sur un cycle de deux ans et étaient destinées en premier heu aux meilleurs diplômés du CEGEP professionnel, mais accessibles également à d'autres catégories d'etudiants, un collège ou une faculté de technologie formeraient les ingénieurs praticiens que l’industrie réclame à un coût moindre que les universités et ferait disparaître du même coup un sérieux problème de promotion verticale.Le statut professionnel Dans l'industrie, la promotion est surtout fonction des patitu-des individuelles comme nous l'avons déjà dit.Toutefois, au point de vùe social, le titre d'ingénieur restera probablement toujours considéré comme supérieur à celui d'ingénieur-technicien car il est à craindre qu’ici les gens ne soient portés à mettre l'accent sur le mot technicien plutôt que sur celui d'ingénieur, comme on le fait en Europe, ce qui impliquerait ' ne certaine dévalorisation, dans l'opinion publique, de cette carrière nouvelle chez-nous.Pour obvier à cette diffficulté, qui au point de vue psychologique, en est une d’envergure, il vaudrait peut-être mieux, pour désigner le spécialiste forme par l’école projetée, utiliser un autre titre.D y en a deux qui pourraient être considérés: technologue ou ingénieur praticien.Comme dans le monde juridique, on a le notaire d’un côté- et l’avocat de l’autre, on pourrait avoir dans le monde technologique, le technologue et l’ingénieur.Il faudrait vendre cette nouvelle appellation au public et cela pourrait prendre un certain temps.Le titre "ingénieur praticien” décrit bien le domaine du spécialiste qu'on veut former et ne comporterait pas la difficulté mentionnée ci-dessus au sujet de “technologue".Si on décidait de créer un collège de technologie, il faudrait entamer des négociations avec la Corporation des Ingénieurs pour qu'un règlement permette aux futurs ingénieurs-techniciens d’en devenir membres après un stage dans la pratique, peut-être en adoptant une classification à deux branches comme celle de l’Association des Ingénieurs Allemands ou de la Fondation des Ingénieurs Néerlandais.Il est essentiel de donner à la formation nouvelle une valeur sociale qui la fasse rechercher par un bon nombre d’étudiants de haute qualité.4 » LE DEVOIR Page Montréal, samedi 1 7 avril 1 97 1 Outremont Deux conseillers protestent contre la vente de terrains par André Charbonneau Deux conseillers de la ville d’Outremont, MM.Jean-Jacques Gladu et François Dionne, ont fait parvenir au ministre des affaires municipales, M.Maurice Tessier, une lettre dans laquelle ils protestent contre les conditions de vente par la ville de deux terrains aux compagnies BP.Ltd et Smith Brothers.Ils signalent que ces terrains d’une superficie d’environ 3,000 pieds, situés a l’angle des rues Ducharme et Bloomfield, sont évalués à $2.60 le pied carré et qu’ils valent en conséquence $15,000.Or la ville, note-t-il, les cède pour la somme de $1.00 chacun.Bien plus, ajoutent les conseillers Gladu et Dionne, “quelques semaines plus tôt, le conseil avait accepté unanimement de vendre un terrain dans les mêmes conditions, angle de l’Epée et boulevard Saint-Joseph, à $8.00 le pied carré en vue de faciliter la construction d’une maison à appartements de plusieurs étages’’.Accusant le conseil d’utiliser deux poids, deux mesures ils demandent au ministre Tessier “d’inervenir dans cette transaction et de faire enquête afin que les biens publics ne soient pas dilapidés de la sorte et que les citoyens reçoivent un traitement égal de la part des autorités municipales d’Outremont”.Interrogé au téléphone, hier après-midi, le maire Pierre Desmarais a souligné que toute l'argument auprès des conseillers Gladu et Dionne reposait sur un Suite è la page 2 Ex-riniste, indépendantiste militant, propriétaire d'une compagnie de photographie aérienne, M.Jean-Marie Cossette a découvert chez lui il y a sept jours un dispositif d'écoute électronique que les policiers avaient mis en place en octobre.(Photo Le Devoir par Claude Léger) La hausse de la taxe d'eau La banlieue n'a pas dit son dernier mot par André Charbonneau Les villes de banlieu, qui sont alimentées par la ville de Montréal et qui devront subir l’augmentation de la taxe d’eau que le Conseil municipal de la métropole s’apprête à décréter, n’ont pas encore dit leür dernier mot sur cette question.Ainsi, les $2,150,000 additionnels que la ville de Montréal compte percevoir des contribuables de ces municipalités ne sont pas encore entrés dans les coffres de la cité.On peut s’attendre en effet à ce que ces villes de banlieue obligent l’administration municipale de Montréal à négocier avec elles l'application du nouveau taux de taxe d'eau a leurs municipalités respectives.Telle est du moins la réaction que laissent entrevoir les premiers commentaires faits au Devoir par le maire d’Outremont, M.Pierre Desmarais.Se réservant le privilège de commenter plus en détail la décision montréalaise lorsqu’il en aura étudié de plus près les implications pour sa municipalité, M.Desmarais a déclaré qu'à première vue, cette décision ne pouvait que précipiter la révision (déjà en cours) des coûts du service d’alimentation en eau de Montréal.“Avant même cette augmentation de la taxe d’eau, a-t-il dit, Outremont payait déjà pour son eau deux fois plus cher que la normale, compte tenu des coûts réels de fourniture.Nous avons déjà résolu à régler ce problème.D est évident qu’une nouvelle augmentation de la taxe |d’eau nous incitera, a-t-il conclu, à accélérer l’étude de cette question et à entreprendre les démarches qui s’imposeront’’.A l'instar de la ville de Westmount, la ville d’Outrernont ne dispose pas d’un service d’aqueduc autonome.Elle est entièrement alimentée et desservie par la ville de Montréal.C’est pourquoi jusqu’ici ses citoyens sont assujettis à la taxe d’eau montréalaise.En outre, dix municipalités achètent leur eau de Montréal mais en assurent elles-mêmes la distribution.Trois d'entre elles, Hampstead, Côte-Saint-Luc et Ville Mont-Royal doivent renouveler cette année leurs contrats.La hausse de la taxe d’eau à Montréal pourra avoir des effets sur le renouvellement de ces contrats.A l’opposé, l’ancienne ville de Saint-Michel sera exemptée de la hausse car l’entente d’annexion prévoyait un gel de la taxe d’eau pour trois ans.Cette entente n’expirera que dans un an.Outremont et Westmount pourront protester contre la décision montréalaise en vertu du caractère, de plus en plus fictif il est vrai, de la taxe d'eau.Officiellement, il s’agit d’une taxe de service et donc d un impôt attaché aux coûts d’un service donné.En pratique, elle est de plus en plus utilisée comme s’il s'agissait d’un impôt général.C'est ainsi que la ville de Montréal ne s’est pa chachée pour dire que la hausse du teaux de la taxe d’eau avait pour but de combler le déficit enregistré aux PORT HOPE, Ont.(PC) - Les autorités compétentes devraient se garder de la tentation de prendre des mesures trop sévères pour parer à l’action d’une infime minorité de révolutionnaires, a déclaré hier matin M.Allan Lawrence, procureur général de l’Ontario.M.Lawrence prononçait un discours à un colloque organisé au Trinity College et il évoquait la vague de terrorisme qui a passé sur le Québec l’automne dernier.A la suite de ces événemnts, beaucoup de Canadiens honnêtes se sont demandes s’il ne valait pas mieux pour le Canada d’avoir un gouvernement autoritaire et fort.Mais, la menace est-elle vraiment si grave, dit-il, qu'il faille recourir à un régime autoritaire?¦ aujourd’hui postes de l’enlèvement de la neige et des hausses de salaire et de traitement consentis à ses employés.Les citoyens d’Outremont et de Westmount qui ont déjà à payer pour des coûts accurs enregistres à ces deux postes par leur municipalité n’ont pas du tout l’intention de se soumettre à une double taxation.On peut alléguer qu’ils travaillent à Montréal et bénéficient des services montréalais, dont celui de l’enlèvement de la neige, toutefois, cet argument remet en cause beaucoup plus l’existence d’administrations municipales autonomes dans un système urbain Suite à la page 2 “Je suis persuadé, quant à moi, a déclaré M.Lawrence, que les révolutionnaires qui prêchent le renversement de nos institutions par la violence ne représentent qu’une infime minorité, tout au plus 2,000 ou 3,000 dont on retrouve la plupart au Québec parmi les tenants du séparatisme".Il est toutefois significatif, s'est-il empressé de préciser, que la majorité des séparatistes “ne cautionnent pas la violence".Prendre donc des mesures trop sévères et intempestives, a explique l'orateur, ferait le jeu de ces révolutionnaires qui ne cherchent justement qu’à entraîner le gouvernement dans le cycle infernal de la violence et de la répression.Le procureur-général de l'Ontario Ottawa doit se garder d'excès dans la lutte contre le terrorisme IWtlSKJtitj tirai ' S3»iirî Je désire recevoir MAINTENANT à partir du mois de.«TS'OAS Abonnement ordinaire S7.?Abonnement étudiant $5.?NOM ADRESSE 2715, Chemin CAte Ste Catherine Montréal 250 (514) 739-2758 De 9 heures à 17 heures, aujourd'hui et demain, dimanche, le Comité sur l’habita-Uon et la rénovation urbaine de la région métropolitaine organise un symposium sur la restauration au University Settlement, 3553 rue Saint-Urbain.Il s’agit des vieilles unités d'habitation récupérables à Montréal.• De 10 heures à 16 heures aujourd’hui et de 14 heures à 17 heures demain, le musée Redpath de McGill présente un programme spécial intitulé “Le festival Phénix” «destiné à permettre au public de visiter une fois encore le musée avant sa fermeture, le 1er juin.A partir de 10 heures, à l’institut familial de Rimouski, se tient la seconde rencontre de l’assemblée du diocèse.Les délibérations doivent durer jusqu'à seize heures.Pour renseignements, contacter le 723-2620.A 10 heures, à la salle Versailles de l’hôtel Windsor, a lieu le congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.Les assises prennent fin dimanche à 16 heures.• A 11 heures, le Westmount Action Committee organise une marche de protestation contre l’autoroute Pinard, dirigée par un groupe de flûtistes, tambours et guitaristes.Le cortège prendra son départ à la rue Prospect, dans Westmount-en-bas, en bordure de l’autouroutc projetée.La marche reprendra demain, dimanche.• Aujourd'hui et demain à 11 heures, au motel Le Dauphin de Drummondville, M.Marcel Masse, député de Montcalm et candidat au leadership de l'UN, participe à Intersection Drummondville, deux journées de réflexion sur l'éronomic et le rôle de l’Etat ainsi que sur la constitution et le parti.A 14 heures 30, à l’entrée Sherbrooke du campus de l'université McGill, l’Association du Sangla Desh du Québec organise une manifestation de sensibilisation à la situation au Pakistan oriental.• A 18 heures, au restaurant New Granada, angle Sauvé et Saint-Laurent, le local 1500 du syndicat canadien de la fonction publique tient une conférence de presse, à la suite de la réunion des délégués de section des employés de métier de l’Hydro-Québec.• Les Chevahers de Colomb conseil Saint-Henri organisant une soirée sociale à la salle des loisirs Saint-Zotique, 575 Thérrien, avec en vedette Muriel Millard.Réservations au 937-5694.A 20 heures, au 1275 de la rue Papineau à Longueuil, les dames auxiliaires du Centre du Bon conseil organisent leur partie de cartes annuelle.• De 20 heures à minuit, danse du printemps au Centre communautaire University Settlement, au 3553 de Saint-Urbain.Entrée libre.Des surveillants prendront soin des enfants.Renseignements au 842-8836.• Aujourd'hui et demain, la Corporation des Opticiens d’ordonnances tient son Sème congrès à Québec.Tél.: 272-2441.DIMANCHE L'Association féminine progressiste conservatrice fédérale du Québec organise sa grande partie de sucre annuelle qui aura lieu à la cabane à sucre de M.Fernand Constantin, à Saint-Eustache, route 8, sortie 10 de l’autoroure du nord.Le prix du billet est de 3 dollars 50.Des autobus seront à la disposition de ceux qui n’ont pas de voiture.Renseignements aux: 725-8624 , 524-4907, ou 622-0261.• A 9 heures 30, au centre culturel de Tracy, assemblée générale du conseil régional Détenu en octobre Un citoyen de Repentigny a été victime d'espionnage électronique par François Barbeau Le président de la section de Repentigny de la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal M.Jean-Marie Cossette, a été pendant cinq mois, victime d’espionnage électronique de la part de la police.Cest M.Cossette lui-même qui a découvert le dispositif d’écoute, il y a moins d une semaine.Hier, il invitait les journalistes à venir constater chez lui comment cet appareil avait été installé.Le dispositif, constitué d’un amplificateur de la grosseur d’une petite boîte d’allumettes, d'un transformateur d’égale grosseur et d'un minuscule microphone, avait été dissimulé dans le sous-sol de sa demeure, caché derrière une applique murale de ce qu'il est convenu d’appeler une salle de séjour.Hier matin, M.Cossette a fait parvenir un télégramme au ministre de la justice, M.Jérôme Choquette, le priant de prendre “des dispositions pour faire enlever ce matériel d’ici les quatre prochains jours".“Je ne suis pas révolté, mais humilié de savoir que les flics ont pu s’immiscer dans mon intimité”, a commenté M.Cossette.Le microphone, d'une très grande sensibilité, avait été glissé derrière un des bardeaux de bois revêtant le mur.Le tout était ahmenté par le réseau électrique de la maison.Selon M.Cossette, ce dispositif a été caché chez lui au mois d’octobre alors qu’il était détenu au centre de la rue Parthenais en vertu de la loi sur les mesures de guerre et que sa femme était interrogée a la prison des femmes de la rue Tanguay.Les poheiers qui avaient arrêté Mme Cossette lui avaient expliqué qu’ils vou- laient fouiller la maison de fond en comble sans être dérangés.Les voisins qui observaient les allées et venues des policiers cette joumée-là avaient remarqué qu’ils étaient accompagnés d'un homme portant un coffre d’outils.A sa libération du centre Parthenais, après 21 jours de détention, M.Cossette ne tarda pas à remarquer que les policiers avaient laissé des traces de leur Ouisition chez lui: trous dans un pla-, trou dans une poutre au pied d'un escalier, etc.Se doutant fort qu’on avait pu instal- Suite à la page 2 L'usine Maki Les Produits Forestiers ne sont plus acheteurs par Gérald LeBlanc La corporation Les Produits Forestiers Maniwaki considère son offre d'achat de l'usine Maki comme nulle.Dans un télégramme adressé à la Sogefor et au maire de Maniwaki, la Corporation déclare que Sogefor ne s’étant pas conformée aux termes de l’offre, celle-ci devient nulle.Voici le texte de ce télégramme qui a été également envoyé à la presse.“Considérant votre défaut de vous conformer aux termes des conditions de notre offre acceptée, nous considérons ladite offre comme étant nulle.Le tout sous réserve de tous nos droits contre vous découlant de votre défaut sus-dit.” Rejoint par téléphone, M.Georges Brosseau, président de Sogefor, a déclaré au Devoir ne pas savoir de quel défaut il s’agissait.“Nous ne connaissons pas, a-t-il dit, de défaut de nous conformer.Cest le seul commentaire que j’ai à faire là-dessus.” M.Brosseau, qui s’est refusé à répondre aux autres questions qui lui étaient posées, a expliqué sa réticence en ces termes: “J’ai le mandat de faire les meilleures affaires possibles et de protéger les investissements de la SGF.Si je Suite A ia page 2 À Milan M.Bourassa s'est entretenu avec des dirigeants de Fiat MILAN (PC) - Le premier ministre Robert Bourassa met fin samedi à la deuxième étape de sa tournée européenne par une rencontre avec le premier ministre italien, M.Emilio Colombo, à Rome, et une audience par Sa Sainteté le Pape Paul VI.Vendredi, le premier ministre a poursuivi ses discussions à Milan, où le Québec possède un bureau depuis 1965, avec des industriels et hommes d’affaires italiens.Les pourparlers ont surtout porté sur le secteur pétrochimique, de même que sur celui de l'automobile.M.Bourassa a révélé qu'il avait rencontré les dirigeants de la Société Fiat, intéressés depuis quelque temps à installer une usine de montage au Québec.Le premier ministre a fait valoir tous les avantages que la Société aurait à donner suite à son projet, mais on préfère, du côté de la direction, étudier les conséquences et les impheations d'un tel investissement avant d’y donner suite.On ne peut donc conclure à des investissements à court terme de ce côté-là.M.Bourassa a également rencontré les dirigeants de la Société Pirelli, qui fabrique des pneus et des câbles électro- Suite à la page 2 Vos meubles remis à neuf Pour le 1/3 du prix des neufs garantie 10 ans Nos eiperts peuvent refinir entièrement vos meubles dons une couleur nouvelle, réparer les défauts occasionnés par les années, etc.Estimation gratuite LES SPÉCIALISTES DU MEUBLE Enrg.7469.18e Ave.Mtl.721-0947 M.Robert Bourassa, arrivé hier à Milan, quatrième étape de son "voyage d’affaires" européen, s’est entretenu avec plusieurs industriels et financiers italiens, dont M.Raffaelo Girotti, vice-président de la société italienne des hydrocarbures.(Téléphoto CP) Pour VENDU! "PROPRIETE" ou ACHETA des loisirs Richelieu-Yamaska Inc.Le début des inscriptions est fixé à 9 heures.• A partir d'aujourd’hui et jusqu’au 21 avril, se tient à Quebec le congrès de l’Association québécoise des techniques de l’eau, qui réclame un nouveau classement des préposés aux installations de traitement.• De 13 heures à 21 heures, à l'école Eula-lie-Durocher, 2455 rue Létoumeaux.minicongrès du PQ de Maisonneuve.Robert Bums et Michel Chartrand prendront la parole.• A 14 heures, à la salle de l’académie Saint-Michel, 31 rue Lome, à Saint-Lambert, assemblée générale du PQ de Chambly pour l’élection d'un nouveau conseil de comté.• A 14 heures, au YMCA, 1441 rue Drummond, le Dr Roger Foisy donnera une conférence sur les aspects dé la santé physique, mentale et émotionnelle, en qualité d'invité de l’Institut de recherches naturopathiques.Entrée gratuite.Au printemps l'eau dégoutte.Faites installer les GOUTTIÈRES HO-DO Galvanisé • Cuivre • Aluminium Émaillé ESTIMA TIGS GRA Tl ITE • MONTRÉAL 322-4160 • QUÉBEC 872-9244 • HULL 776-2549 1 OTTAWA 822-2549 PRIMEAU MÉTAL INC.fCan«ult«i| M.Coulât IMMEUBLES Q(A|!I(
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