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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraßt pour la premiÚre fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

DĂšs ses dĂ©buts, Le Devoir se veut patriotique et indĂ©pendant. RĂ©solument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopĂ©ratif. De tout temps, il dĂ©fendra la place de la langue française et sera des dĂ©bats sur la position constitutionnelle du QuĂ©bec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure trÚs en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grùce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siÚgent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de mĂȘme acheminĂ©e dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui Ă  l'organisation de l'agriculture quĂ©bĂ©coise. Il ne pĂ©nĂ©trera que tardivement, mais sĂ»rement, le lectorat de la zone mĂ©tropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révÚle une phase plutÎt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigĂ© par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fĂ©dĂ©raliste pendant la plus grande partie des annĂ©es 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siÚcle, sous la gouverne de Bernard DescÎteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siÚcle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • MontrĂ©al :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 23 octobre 1971
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1971-10-23, Collections de BAnQ.

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42014 2014 014 22 OCT.1971 17 gagnants de $5,000.136 gagnants de $ 500.1377 gagnants de $ 100.Š la mĂ©tĂ©o GĂ©nĂ©ralement nuageux avec un maximum de prĂ©s de 60.Saint Jean de Capistran UE DEVOIR Fais ce que dois VOL.LXII - NO 244 MontrĂ©al, samedi 23 octobre 1971 15 CENTS La session reprend mardi Ă  QuĂ©bec Gouvernement et opposition fourbissent leurs armes par Gilles Lesage QUEBEC- L'activitĂ© politique devient plus fĂ©brile Ă  QuĂ©bec avec la reprise des travaux sessionnels de l’AssemblĂ©e nationale.mardi prochain.Outre les projets de loi laissĂ©s en plan en juillet dernier, aprĂšs 76 jours de session, d'autres bills s'ajouteront au feuilleton.de telle sorte que les dĂ©putĂ©s seront appelĂ©s Ă  adopter quelque 50 projets de loi d’ici aux fĂȘtes de fin d’annĂ©e.Hier et aujourd’hui, les dĂ©putĂ©s du parti gouvernemental sont rĂ©unis en caucus en banlieue de QuĂ©bec pour fourbir leurs armes et Ă©laborer leur stratĂ©gie.Les trois partis de l’opposition se prĂ©parent Ă©galement avec ardeur Ă  faire face Ă  la musique et Ă  lutter farouchement sur l’un ou l’autre des projets qui leur seront soumis.DĂ©jĂ , les bills 28 et 65, le premier portant sur l’unification scolaire Ă  MontrĂ©al.le second rĂ©organisant les services de santĂ© et les services sociaux, suscitent de vifs dĂ©bats en commission parlementaire.Au cours des prochaines semaines, ces projets seront Ă  nouveau soumis aux dĂ©putĂ©s pour Ă©tude en deuxiĂšme lecture.Les discussions seront vives et animĂ©es.PrĂ©sentĂ©s en mai dernier, trois projets relatifs aux communications (rĂ©gie des services publics, Radio-QuĂ©bec, loi du ministĂšre referont surface cet automne.et l’on devrait entendre parler Ă  nouveau de l’intention de M.Jean-Paul L’Allier de rĂ©gir l’industrie du tĂ©lĂ©cĂąble.Un autre important projet a subi toutes sortes d’avatars depuis sa divulgation en juillet dernier: il s'agit de la loi-cadre des communautĂ©s municipales, qui aura finalement plus de dents qu’elle ne semblait devoir en avoir Ă  l’origine.PlutĂŽt que de faire uniquement confiance Ă  la bonne volontĂ© ou au “volontariat’’ des municipalitĂ©s, le gouvernement mettrait en oeuvre une politique ferme de regroupement et de fusions des municipalitĂ©s.Mais le ministre.M.Maurice Tessier, est tellement volatile et changeant, qu’il est prĂ©fĂ©rable d’avoir un projet dĂ©finitif en main avant de risquer des prĂ©dictions.De mĂȘme, les professions, au sens large du terme, seront Ă  l'honneur cet automne.Le solliciteur gĂ©nĂ©ral, M.Roy P'our-nier, a dĂ©posĂ© en juillet trois projets de loi relatifs aux professions, anciennes et nouvelles, en vue de les adapter aux conditions actuelles.Le projet crĂ©ant le ministĂšre de l’équipement (fusion de la voirie et des travaux pubhcsi n’a pas encore franchi l’étape de la deuxiĂšme lecture, et l’on se demande s’il le fera cet automne.Peut-ĂȘtre attendra-t-un de complĂ©ter la rĂ©forme de la loi des transports, qui a Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©e en commission cet Ă©tĂ©.Un autre projet fort important de- Voir page 2: Gouvernement Ottawa dĂ©clare la guerre des chemises OTTAWA (PC) - En raison du prĂ©judice causĂ© par les importations de cher mises Ă  l’industrie canadienne dans ce secteur, le gouvernement fĂ©dĂ©ral vient d'adopter une sĂ©rie de mesures, dont une limite d'importation de 1.215,000 douzaines de chemises pour une pĂ©riode d'un an dĂ©butant le 30 novembre 1971.Ces mesures viendront en aide aux producteurs canadiens.Cette action gouvernementale dĂ©coule d une enquĂȘte et de recommandations o'e la commission du textile et du vĂštethent.dont une copie du rapport a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e hier aux Communes par le ministre de l'industrie et du commerce, M.Jean-Luc PĂ©pin.Dans ses conclusions, la commission affirme que les importations de chemises ont causĂ© un grave prĂ©judice aux producteurs canadiens et menacent de leur nuire encore plus sĂ©rieusement.Le rapport signale que les tentatives dĂ©jĂ  faites en vue de freiner les importations de chemises Ă  bas prix au moyen d'accords de restriction volontaire n'ont pas empĂȘchĂ© une recrudescence de l'envahissement Ă©tranger de ce produit sur le marchĂ© canadien.Ces importations arrivent principalement de pays d’Asie, tels la Chine, le Japon, et les restrictions s'appliquent aux chemises pour hommes et garçons faites d'Ă©toffe tissĂ©e ou tricotĂ©e.Le contrĂŽle des importations sera en outre effectuĂ© sur les chemises ayant un prix d'exportation infĂ©rieur Ă  $30 du Canada la douzaine dans le cas des chemises tissĂ©es et Ă  $33 en ce qui concerne les chemises en tricot.Le gouvernement a exprimĂ© son accord aux conclusions de la commission en prĂ©cisant qu’à dĂ©faut de mesures strictes, propres Ă  contenir les importations aprĂšs l’expiration du dĂ©cret relatif Ă  la surtaxe sur les chemises, les importations continueront d accrol-tre leur part du marchĂ© national et rĂ©duiront davantage la production et l'emploi au Canada.Des licences individuelles d'importation seront dĂ©livrĂ©es jusqu'Ă  concurrence d'environ la moitiĂ© du contingent annuel de 1,215,000 douzaines de chemises.Elles seront valables pour les importations entrant au Canada entre le 30 Voir page 6: Ottawa dĂ©clare Le taux d'escompte ramenĂ© Ă  4.75% OTTAWA- Le gouverneur de la Banque du Canada, M.Louis Rasminsky, a annoncĂ© hier soir que le taux d’escompte de la banque est ramenĂ© de SV-ri/r Ă  4.75% Ă  compter du 25 octobre 71.Le gouverneur a prĂ©cisĂ© que cette dĂ©cision avait Ă©tĂ© prise parce que dans les circonstances actuelles il semble que le nouveau taux de 4.75% rĂ©pond mieux aux besoins de la situation tant intĂ©rieure qu’extĂ©rieure.Cette rĂ©duction du taux intĂ©resse au jremier chef les banques Ă  charte et es financiers qui suivent Ă  leur tour le mouvement en rĂ©duisant leurs propres taux d’intĂ©rĂȘts.Les banques commerciales ont dĂ©jĂ  rĂ©duit le taux privilĂ©giĂ© qui est accordĂ© aux clients, industriels ou commerçants.Voir page 6: Taux k Guy Saint-Pierre: OTTAWA (CPI-Plus de 2.000 standardistes de la sociĂ©tĂ© Bell Canada ont quittĂ© hier leur travail dans le QuĂ©bec et l'Ontario et l'on s’attend Ă  de nouveaux dĂ©brayages de la part des membres de l'Association des employĂ©s du trafic.Un porte-parole de cette association a mĂȘme laissĂ© entendre que le mouvement de grĂšve pourrait s'Ă©tendre Ă  tout le territoire de la compagnie.Cependant, ainsi que l’a dĂ©clarĂ© un reprĂ©sentant de la sociĂ©tĂ© Bell Canada, cette grĂšve ne dĂ©sorganisera pas le service tĂ©lĂ©phonique, puisqu'il est en trĂšs grande partie automatique.Les appels qui peuvent ĂȘtre retardĂ©s Ă  cause des dĂ©brayages sont ceux que les abonnĂ©s ont pris l'habitude de placer avec l'aide de la standardiste, soit pour ne pas avoir Ă  consulter l'annuaire, soit parce qu il s’agit d’appels interurbains.Des retards dans l'acheminement de tels appels ont donc Ă©tĂ© notĂ©s Ă  Toronto, dans certains secteurs de MontrĂ©al, et dans les centres ontariens de St-Catha-rines, Pembroke.Sault-Sainte-Marie.Voir page 6: Les standardistes La semaine au synode Salut individuel ou projet communautaire de libĂ©ration?par Julien Harvey, correspondance particuliĂšre au Devoir ROME - La troisiĂšme semaine du synode prĂ©sente Ă  premiĂšre vue.comme les deux prĂ©cĂ©dentes, un visage relativement simple.Lundi et mardi ont Ă©tĂ© consacrĂ©s aux ateliers de travail sur le ministĂšre, puis les communications ont commencĂ© en assemblĂ©e pleniĂšre sur la justice dans le monde: une cinquantaine d'orateurs se sont dĂ©jĂ  fait entendre, mais, au niveau de la vingt-cinquiĂšme plĂ©niĂšre, nous sommes encore loin de la fin, puisque prĂšs de cent vingt pĂšres se sont inscrits.Mais cette simplicitĂ© n est qu'apparente.En rĂ©alitĂ©, cette troisiĂšme semaine est la premiĂšre oĂč se jouent en mĂȘme temps une mĂ©lodie et un accompagnement.La mĂ©lodie, ce sont les interventions sur la justice dans le monde.interventions beaucoups plus intĂ©ressantes en gĂ©nĂ©ral que celles de la premiĂšre partie du synode: l’accompagnement, de mode mineur et un peu en contretemps, c’est le souci qui demeure dans tous les esprits concernant le sacerdoce et le travail qui continue plus discrĂštement de se faire Ă  ce sujet.Je divise donc en deux cette revue de la troisiĂšme semaine et n'ose pas appeler troisiĂšme partie le peu de prospective qu'on peut faire en cette fin de semaine.La justice dans le monde Le document de travail du synode a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© il y a plus d'une semaine, le 14 octobre, par un Ă©vĂȘque phi-ĂŒppin, Mgr Alberto.C’est un bon document, bref, clair, parlant une langue sincĂšre.D n’a guĂšre Ă©tĂ© contestĂ©, contrairement aux deux documents de travail sur le sacerdoce.Presque toutes les interventions l'acceptent, mais veulent le prĂ©ciser, le dĂ©velopper, le rapprocher de la vie rĂ©elle et des dĂ©cisions courageuses.Voir page 6: Synode ENTRETIENS AVEC RENÉ LEVESQUE Le PU annonce une poussĂ©e internationale par MICHEL ROY Le chef du Parti quĂ©bĂ©cois et son Ă©tat-major se prĂ©occupent dĂ©sormais de faire connaĂźtre leur cause Ă  l'Ă©tranger, principalement dans les pays francophones.et surtout en France.RenĂ© Levesque se propose, quant Ă  lui.de faire au printemps, dans deux ou trois pays d'Europe, un voyage qui l'amĂšnerait Ă  sĂ©journer en France ou il compte prononcer quelques confĂ©rences, donner des interviews rencontrer des personnalitĂ©s politiques M.LĂ©vesque s'est expliquĂ© Ă  ce suiet au cours de son entretien avec Le Devoir: "Je crois que nous pouvons, sans nous prendre pour d'autres (cela aurait Ă©tĂ© prĂ©tentieux au dĂ©but), faire une sorte de poussĂ©e internationale avec les moyens du bord.DĂ©jĂ , nous avons rĂ©ussi Ă  faire publier en France certaines choses qui rayonnent un peu dans les pays francophones." Curieusement, ce sont les Ă©vĂ©nements d'octobre 1970 qui ont suscitĂ© au PQ cette perspective internationale, jusque lĂ  absente, ou presque."L une des retombĂ©es positives de la crise d'octobre, c'est que le QuĂ©bec, pour une fois, a pĂ©nĂ©trĂ© un peu la conscience politique des oppositions, entre autres les partis de gauche en France et dans d'autres pays europĂ©ens, mais sur- tout du cĂŽtĂ© francophone.Four une fois, ils (les journalistes de la presse de gauche) sont venus, dĂ©barrassĂ©s du handicap de leur opposition Ă  de Gaulle, qui les avait toujours bouchĂ©s Ă  ce point de vue-lĂ  et, tout Ă  coup, ils ont dĂ©couvert que le QuĂ©bec existait avec un problĂšme, et 3u il ne suffisait pas de Claude Julien qui it des conneries depuis des annĂ©es dans Le Monde pour rĂ©gler la question, que ça ail ait plus loin." C’est pourquoi, reprend RenĂ© LĂ©vesque.le Parti quĂ©bĂ©cois va tenter cette annĂ©e, davantage peut-ĂȘtre l'an prochain.de faire cette "poussĂ©e internationale", modeste certes, mais conçue Le projet de Loi28 n 'entendpas rĂ©gler le problĂšme de la langue Ă  MontrĂ©al Premier dĂ©brayage des standardistes de Bell Canada en 26 ans ! Une cinquantaine d'entre elles ont fait hier du piquetage devant les bureaux de la compagnie Ă  Ottawa.(TĂ©lĂ©photo CP) 2,000 standardistes en grĂšve en fonction d'objectifs prĂ©cis: Ă©clairer dĂšs Ă  prĂ©sent l'opinion publique dans certains pays, plus susceptibles que d'autres de manifester leurs sympathies Ă  l'Ă©gard d'un QuĂ©bec Ă©ventuellement souverain."D s'agit de familiariser les gens avec la possibilitĂ© que ça va peut-ĂȘtre arriver.Et si ça arrive, y aurait-il des sympathies internationales?Je crois qu 'il y en a.La France, Ă  ce point de vue.est un de s pays oĂč l op inion publiq ue, une partie au moins, est sensibilisĂ©e aux rĂ©alitĂ©s du problĂšme quĂ©bĂ©cois et pourrait Voir page 2: Entretiens Le projet de loi 28 protĂšge tous les droits confessionnels en laissant aux "pratiquants" un droit de regard direct sur l’école mĂȘme oĂč se dĂ©finit vĂ©ritablement la confessionnalitĂ©.Mais sur le plan linguistique, ce projet n’a nullement la pretention de rĂ©gler les problĂšmes de ITle de MontrĂ©al.Quant Ă  l'argument constitutionnel, c'est "une menace Ă  peine voilĂ©e".Tels sont quelques-uns des principaux points qui ressortent de la confĂ©rence prononcĂ©e hier soir par le ministre de l'Ă©ducation, M.Guy Saint-Pierre, devant les membres du club Richelieu-Saint-Laurent, en banlieue de MontrĂ©al.Le ministre a fait le point sur le dĂ©bat en cours, rĂ©itĂ©rant son intention ferme de mener le projet Ă  terme, mĂȘme si plusieurs groupes en ont fait "une vĂ©ritable tour de Babel".Contrairement aux mĂ©moires prĂ©sentĂ©s en commission parlementaire par l'Association des parents catholiques du QuĂ©bec et par {'archevĂȘchĂ© de MontrĂ©al, le ministre estime que le "bill" 28 assure des garanties confessionnelles importantes.11 n’a pas fait Ă©tat directement des reprĂ©santations de l’archevĂȘchĂ©, mais de l’APCQ, il a dit ceci: "Je suis convaincu que, malgrĂ© son courage et son honnĂȘtetĂ©, M.Louis Bouchard ne reprĂ©sente pas une majoritĂ© de MontrĂ©afais.par le truchement de son association.Il faut bien constater, et je le dis sans plaisir ni honte, que la pratique religieuse baisse sensiblement depuis nombre d'annĂ©es dans le secteur montrĂ©alais." M.Saint-Pierre a notĂ© que les directives des comitĂ©s catholique et protestant du Conseil supĂ©rieur de l'Ă©ducation ont plus de poids dans le domaine de la confessionnalitĂ© que n’en auront jamais toutes les dĂ©cisions du ministre de l’éducation.“Si ces comitĂ©s ont plus ou moins bien opĂ©rĂ© durant les premiĂšres annĂ©es de leur existence, il ne nous appartient pas d’exercer Ă  leur place des droits que nous leur avons accordĂ©s.” Le ministre a rĂ©itĂ©rĂ© que ce n'est ni le but, ni l’intention du bill 28 de modifier profondĂ©ment la situation linguistique sur Tile de MontrĂ©al.Il admet, avec la CECM, que la situation est “grave et demande une action rapide", et que le gouvernement doit se donner une politique linguistique qui favorise l Ă©panouis sement du français.“C’est son rĂŽle et sa responsabilitĂ© de le faire.Il le fera, mĂȘme avec la conviction que ce n est pas la loi qui crĂ©e la culture et renforce la langue Ă  elle seule.” Le ministre est convaincu que le bill 28 “ne peut ni accĂ©lĂ©rer un processus d’assimilation des francophones aux anglophones, ni anĂ©antir une culture anglaise qui est le prolongement de la culture nord-amĂ©ricaine, et qui porte en elle les garanties de sa survie".Si le gouvernement va de l’avant, c’est parce qu’il est “convaincu qu'il ne posait pas un geste susceptible de prĂ©cipiter les rĂ©actions culturelles et linguistiques sur hle de MontrĂ©al, avant d'avoir Ă©tudiĂ© la question linguistique en profondeur grĂące Ă  un instrument comme celui que sera le rapport Gendron".La constitution D’autre part, M.Saint-Pierre estime que le projet de loi 28 maintient le droit Ă  l'enseignement confessionnel, catholique et protestant, tel qu’il est garanti par l'article 93 de l'AANB.Sans maintenir des structures confessionnelles, le bill offre des garanties de protection solides, tant linguistiques que confessionnelles.“Dans les faits, il n est pas Ă  souhaiter que le gouvernement soit amenĂ© Ă  respecter intĂ©gralement la constitution de 1867.S'il Ă©tait forcĂ© de s’y conformer par un excĂšs de juridisme et de lĂ©galisme, il lui faudrait revenir sur bien des droits acquis par la suite et dont la constitution ne fait pas mention.” “En rĂ©alitĂ©, ajoute le ministre, il me semble que l'argument constitutionnel est une menace a peine voilĂ©e.Il sert d'arme, de pistolet que manie une main experte qui vise le projet de loi 28.En utilisant l’arme constitutionnelle, que de nombreux anglophones du QuĂ©bec ne voudraient jamais utiliser d'ailleurs, certains d'entre eux attirent les foudres des francophones quĂ©bĂ©cois de toutes tendances." Il est d’avis que la lutte menĂ©e Ă  cet Ă©gard, notamment par le PSBGM, est celle d'un groupe minoritaire.“Personnellement, je ne crois pas que l'Etat soit blĂąmĂ© par un juriste -soucieux de prĂ©server l’esprit de la loi et non sa forme, quand il interprĂšte de façon Ă©volutive un document constitutionnel qui n'est ni une bible, ni un petit manuel d’utilisation d’une nation, d'un pays." Pour le ministre de l'Ă©ducation, l'aspect essentiel du projet de loi 28 est Voir page 2: Le projet 28 Vancouver accueille Kossyguine VANCOUVER (CP) - Le prĂ©sident du conseil soviĂ©tique, M.Alexis Kossy-guine, est arrivĂ© Ă  Vancouver Ă  3h20 hier aprĂšs-midi (heure du Pacifique) pour une visite de 42 heures.Un dispositif de sĂ©curitĂ© sans pareil avait Ă©tĂ© mis en place pour assurer sa protection.Une centaine de policiers un uniforme se trouvaient Ă  l'aĂ©roport de Vancouver lorsque le chef d’Etat soviĂ©tique, ĂągĂ© de 67 ans.est arrivĂ© de MontrĂ©al dans un 707 de l’armĂ©e canadienne.Le comitĂ© d'accueil Ă©tait composĂ© du ministre des travaux publics, M Arthur Laing, du ministre de la consommation et des corporations, M.Ron Basford.du premier ministre de la Colombie-Britannique.M.W.A.C.Bennett, et du maire de Vancouver, M.Torn Campbell.Il y avait aussi, derriĂšre une clĂŽture, un comidĂ© d’accueil parallĂšle composĂ© d'une cinquantaine de membres de groupes ethniques et religieux portant des pancartes et s'Ă©levant contre T'oppres-sion derriĂšre le rideau de fer”.AprĂšs une brĂšve cĂ©rĂ©monie Ă  l’aĂ©roport, M.Kossyguine et sa suite furent transportĂ©s en vitesse jusqu’à l’hĂŽtel Vancouver dans de puissantes limousines.Pour gagner ses appartements, le leader soviĂ©tique dut passer entre deux haies de policiers se tenant Ă©paule contre Ă©paule.Hier soir, aprĂšs un bref entretien avec le premier ministre Bennett, M.Kossyguine s’est rendu au cotisĂ©e de Vancouver pour assister Ă  une joute de hockey entre les Canadiens de MontrĂ©al et les Voir page 6: Kossyguine Des analystes, et non pas des espions.OTTAWA (PC) - Le solliciteur gĂ©nĂ©ral du Canada.M.Jean-Pierre Goyer.a confirme hier aux Communes que la commission de la fonction publique avait annoncĂ© un concours pour I embauche de trois "analystes rĂ©gionaux" devant faire partie du centre de planification et de recherche sur la sĂ©curitĂ©.La veille, aux Communes, ie dĂ©putĂ© de Calgary Nord, M.Eldon Wool-uams (PC) avait demandĂ© si le fĂ©dĂ©ral engageait des Ă©tudiants graduĂ©s quĂ©bĂ©cois a $16.000 pour servir commĂ© "espions" du fĂ©dĂ©ral au QuĂ©bec Selon M.Goyer.les analystes rĂ©gionaux.qui recevront entre $13.400 et Voir pago 2: O «s analystes a >» f y 2 ‱ Le Devoir, samedi 23 octobre 1971 suites de la premiĂšre page ENTRETIENS peser d'un poids important sur l’attitude du gouvernement.” Un jour viendra oĂč sera posĂ© le problĂšme de la reconnaissance, prĂ©voit M.LĂ©vesque qui pense que celle-ci serait rapidement acquise dans certains pays, notamment les pays francophones.Mais encore faut-il s’en prĂ©occuper.Il n’est pas trop tĂŽt pour le faire.Il ajoute en souriant: “Il ne faut pas compter simplement sur la reconnaissance des pays communistes qui, seulement pour contrarier ceux que l’on sait, pourraient avoir la tentation de 1 octroyer trop vite! ” Le leader du PQ fait ici un parallĂšle avec sa campagne d’information et de propagande au Canada anglais dont les rĂ©sultats, s’ils sont lents, lui apparaissent quaiid mĂȘme tangibles.Mais il n'est pas seul en cause.Le PQ souhaite rentabiliser dans cette perspective les voyages que doivent faire pĂ©riodiquement en Europe des hommes comme Camille Laurin et Jacques Parizeau, de mĂȘme que les dĂ©putĂ©s pĂ©quistes qui, dĂ©jĂ , reçoivent des invitations.C'est en 1967 que M.LĂ©vesque a fait *on dernier voyage en France.Il avait dĂ©jĂ  quittĂ© lĂ© Parti libĂ©ral et siĂ©geait comme dĂ©putĂ© 'transfuge’’ Ă  l’AssemblĂ©e.A cette Ă©poque, il n’était pas question d’entreprendre une action quelconque hors du QuĂ©bec."Cela aurait risquĂ© de sombrer un peu dans le ridicule.Nous n’étions pas officiels.Nous n'avions pas de dĂ©putĂ©s Ă©lus.Ça aurait fait un peu gogo.Et nous en avons eu pas mal de gogo Ă  ce point de vue lĂ .Maintenant.c’est diffĂ©rent.Nous sommes devenus l’Opposition la plus nombreuse.Les invitations (Ă©manant de l’étrangen nous sont adressĂ©es avec bonne conscience.Alors, c'est le moment d’en profiter." Mais il n'est Ă©videmment pas question de solĂŒciter des invitations officielles."Je dis tout de suite que nous n'y songeons mĂȘme pas.Je n'ai envie d'embĂȘter personne.” Le prĂ©sident du Parti quĂ©bĂ©cois a-t-il jamais cru que la politique de la France envers le Canada et le QuĂ©bec pouvait ĂȘtre un facteur de quelque importance dans sa lutte pour l'indĂ©pendance?J'ai honnĂȘtement l'impression que le gouvernement de M.Pompidou, Ă  cet Ă©gard, n'est pas le gouvernement de M.de Gaulle.M.Pompidou observe des rĂšgles orthodoxes: il y a au Canada un gouvernement 'national", c'est celui d'Ottawa: alors M.Schumann (ministre des affaires Ă©trangĂšres) reflĂšte cette façon de voir en allant Ă  Ottawa et en parlant des progrĂšs du bilinguisme au Manitoba.Ça donne parfois l’impression que Maria Chapdelaine est revenue.Mais, avec le systĂšme que nous avons, il faut que cela soit un peu comme ça.Tant que ça durera, on ne peut pas les blĂąmer.Il n'appartient pas aux Français de rĂ©gler nos problĂšmes." VoilĂ  pour la France.Mais au QuĂ©bec, c'est autre chose.Pour faire comprendre sa pensĂ©e, M.LĂ©vesque Ă©prouve le besoin de remonter aux "derniers milles" du rĂ©gime Lesage."Tout compris, dans le gouvernement Lesage, mĂȘme ses mauvaises annĂ©es, mĂȘme sur les derniers milles, il y avait encore un certain Ă©lan des annĂ©es 60.Et Johnson, miraculeusement, a fait un gouvernement remarquable.Mais la ligne de partage des eaux, c’est la mort de Johnson.Et, depuis ce temps-lĂ , ça descend.Il y a.bien entendu, des Ă -cĂŽtĂ©s qui peuvent ĂȘtre importants: Cas- tonguay, ça compte; Cournoyer a du courage, trĂšs simple mais qui ne court pas les rues dans ce gouvernement-lĂ .et qu’il a montrĂ© dans l’affaire de la police; il y a des choses valables.Mais, dans l’ensemble, aprĂšs la mort de Johnson, on s’est mis a dĂ©gringoler.Et on dĂ©gringole depuis ce temps-lĂ , collectivement.C’est une sorte de creux de la vague, et qui dure longtemps.Alors, il est normal que cela se reflĂšte dans le domaine international.” M.LĂ©vesque en veut pour exemple l’accord intervenu entre Ottawa et QuĂ©bec au sujet de la participation du QuĂ©bec Ă  l’Agence de coopĂ©ration culturelle et technique des pays francophones.IncorporĂ© Ă  la dĂ©lĂ©gation canadienne, le Quebec n’y a pas le droit de vote."Nous avons le droit d’emmerder tout le monde quand on est pas d’accord.Si on appelle ça une reconnaissance, moi je ne comprends plus le sens des mots.” Que fai re?Qu aurai t-il fallu faire ?Il faut revenir, rĂ©pond M.LĂ©vesque, Ă  la politique du fait accompli."Quand on est sĂ»r de son bon droit, mĂȘme dans le cadre fĂ©dĂ©ral, il faut mettre les gens devant le fait accompli.Pourquoi ne pouvait-on pas constituer une dĂ©lĂ©gation quĂ©bĂ©coise en bonne et due forme ?Elle serait devenue la dĂ©lĂ©gation d’un Etat constituant! AprĂšs tout, TUnion soviĂ©tique a permis Ă  l'Ukraine, qui est en Union soviĂ©tique, puis Ă  la BiĂ©lorussie, qui est en Union soviĂ©tique, d’exister.Peu importe que ça Ă©tĂ© du fling-flang.Ils existent quand mĂȘme! Ils sont aux Nations unies.Ils sont dans les institutions internationales.Ce sont des parties constituantes d'un Etat qui s’appelle TUnion soviĂ©tique qui est au moins aussi rĂ©sistant que le petit Canada Ă  grand-papa! "Alors, pourquoi le QuĂ©bec ne pro-clame-t-il pas qu’il est un "coin francophone" qui s’appelle un Etat et qui fait partie, pour Tinstant, d'un rĂ©gime fĂ©dĂ©ral?Si Ottawa refuse, il en portera l'odieux.Quelles sont les raisons qui empĂȘchent de faire cela, sauf toute une sĂ©rie de vieilles poussiĂšres de prĂ©cĂ©dants?On devrait ĂȘtre capable d’ĂȘtre au moins aussi avancĂ©s que les Russes! " Il y a longtemps que RenĂ© LĂ©vesque, se situant dans une perspective fĂ©dĂ©rale, n'avait pas tenu ce langage-lĂ .Lu ndi : u n an ap rĂšs la crise d octob re 70 GOUVERNEMENT vrait franchir une autre Ă©tape: celui de l'Ă©valuation fonciĂšre.Il en est de mĂȘme pour la loi du syndicalisme agricole, attendue avec impatience par les principaux intĂ©ressĂ©s, mais qui soulĂšve de nombreuses rĂ©ticences dans divers milieux, dont les crĂ©ditistes, qui s'apprĂȘtent Ă  demander que le bill soit scinde en deux.Un projet de loi-cadre de Turbanisme sera probablement prĂ©sentĂ© cet automne, pour Ă©tude et adoption Tan prochain seulement.Dans le secteur de la protection de l'environnement, le Dr Victor Gold bloom veut faire adopter son projet sur la pollution de Tair.D’autres projets sont en voie dans ce vaste secteur.Une grande inconnue: le projet de M.Castonguay relatif aux allocations familiales.L'on ne sait plus ce qu'il en advient, les nĂ©gociations avec Ottawa marquant le pas.A moins que les choses ne dĂ©bloquent de ce cĂŽtĂ©, le ministre des affaires sociales n’est pas intĂ©ressĂ© Ă  prĂ©senter un projet qui ne ferait que "complĂ©menter" le bill fĂ©dĂ©ral.Dans le domaine de ThĂŽtellerie.Mme Kirkland-C’asgrain a l’intention de prĂ©senter un ambitieux projet de promotion de l’industrie touristique.Le ministre de la justice.M.Choquette.prĂ©sentera aux dĂ©putĂ©s une loi-cadre sur le regroupement des forces policiĂšres, et une autre dĂ©crĂ©tant l'unification des corps policiers de nie de MontrĂ©al.Dans le domaine des terres et forĂȘts, il y aura un important livre blanc proposant une rĂ©forme en profondeur de la gestion des "terres de la Couronne".Mentionnons aussi la prĂ©sentation probable d'un projet donnant un statut lĂ©gal (rĂ©gie ou office?) au haut-commissariat Ă  la jeunesse, aux loisirs et aux sports.Dans un autre "bill”, TĂąge de la majoritĂ© lĂ©gale sera rĂ©duit de 21 Ă  18 ans.D’autres lois seront prĂ©sentĂ©es pour aligner les lois fiscales sur la rĂ©forme proposĂ©e par M.Benson au Parlement fĂ©dĂ©ral.Le jeu des partis Si M.Gabriel Loubier cherche Ă  redonner un second ou troisiĂšme souffle Ă  l’Union nationale, les deux autres partis de l'opposition semblent avoir trouvĂ© leur voie.Le Parti quĂ©bĂ©cois, plutĂŽt que de se contenter de faire des “critiques", s’emploiera Ă  soumettre des contre-projets complets, quand bon lui semblera, et Ă  faire annel Ă  Tooinion nublique, au-delĂ  de l’AssemblĂ©e elle-mĂȘme.Quant au Ralliement crĂ©ditiste, son chef, M.Camil Samson a dit hier que le gouvernement libĂ©ral avait eu amplement de temps pour faire ses preuves et que les creditistes seront dĂ©sormais plus "durs” Ă  son Ă©gard.On a demandĂ© Ă  M.Samson si M.Loubier l’avait approchĂ© pour tenter un "regroupement” des diverses oppositions.Le dĂ©putĂ© de Rouyn-Noranda a rĂ©pondu oue tel n’est pas le cas, et que si des Membres de son parti "tripotent " avec le chef de TUN, il les invitera Ă  quitter les rangs du Ralliement.Il n’accepterait mĂȘme pa s de le rencontrer pour en discuter, considĂ©rant que M.Loubier Ă©tait le plus grand “patroneux” de son parti quand il Ă©tait au pouvoir.On lui a demandĂ© des preuves.Il a rĂ©pondu qu’il en aurait jusqu’à demain matin! Au cours d'une entrevue radiophonique, jeudi, M.Loubier a dit qu'il Ă©tait prĂȘt Ă  balancer le nom de son parti - ce qu’il appelle les Ă©tiquettes - et les structures actuelles, si cela pouvait faciliter le regroupement des diverses tendances politiques qui s'affrontent.Il a ajoutĂ© qu'il avait eu des contacts avec des membres influents des trois autres partis - non pas les chefs - et que ses entretiens avaient Ă©tĂ© "assez concluants”.DES ANAL YSTES $15,200.ne seront pas des enquĂȘteurs, comme il Ta dĂ©clarĂ© Ă  maintes reprises, mais "vont simplement analyser le rĂ©sultat des enquĂȘtes faites par la Gendarmerie royale du Canada, et par diverses sources, d’autres ministĂšres ou d’autres gouvernements." A la suite de la dĂ©claration de M.Goyer, M.Woolhams a demandĂ© si cela signifiait que les enquĂȘtes relatives Ă  la sĂ©curitĂ© de l'Etat Ă©taient' confiĂ©es maintenant Ă  ces nouvelles recrues et non plus Ă  la Gendarmerie royale ou Ă  la SĂ»retĂ© du QuĂ©bec, comme auparavant.M.Goyer s est contentĂ© de rappeler que les fonctions de ces analystes Ă©taient dĂ©crites dans les dĂ©clarations faites au moment de l’annonce de la crĂ©ation du groupe de sĂ©curitĂ©.M.Woolliams avait soulevĂ© cette question aux Communes Ă  la suite d'un article paru dans l’hebdomadaire QuĂ©bec Presse.L’article mentionnait que le fĂ©dĂ©ral Ă©tait Ă  la recherche d'analystes rĂ©gionaux dont la tĂąche consisterait "Ă  Ă©tablir des contacts avec les associations qui sont, d'une maniĂšre ou d’une autre contre le gouvernement fĂ©dĂ©ral" et s'il le peuven t en devenir membres.M.Woolliams avait dĂ©crit ces gens comme "des espions” et avait dĂ©clarĂ© que, si cela Ă©tait vrai, c'Ă©tait le commen-eementdelafin de TunitĂ© canadienne.LE PROJET 28 l'aspect administratif, qui a d’ailleurs Ă©tĂ© cautionnĂ© par la majoritĂ© des organismes qui ont transmis leur opinion jusqu’ici.Des suggestions intĂ©ressantes ont Ă©tĂ© soumises, dit-il; elles pourront donner lieu Ă  des modifications importantes du projet en fonction de la rĂ©alitĂ© montrĂ©alaise.“Mais d’ores et dĂ©jĂ , il m'apparait que finalement, ce n’est pas le projet de loi 28, cette humble piĂšce lĂ©gislative, qui a Ă©tĂ© dĂ©battu.C’est la franco- «mm.Une soirĂ©e avec Nana Mouskouri EntourĂ©e de ses amis Harry Belafonte, Franco Corelli, Dimitri Stayas, Felix Blasca et Les AthĂ©niens, Nana Mouskouri chante quinze chansons avec un sourire qui coule de source et beaucoup de simplicitĂ©.Le dimanche 24 octobre Ă  20h30 (en couleur) au canal 2 ce grand spectacle vous est offert par la Banque de MontrĂ©al Banque de MontrĂ©al La PremiĂšre Banque Canadienne DECES J.ALPHONSE LEVASSEUR A MontrĂ©al, Ă  ThĂŽpital du SacrĂ©-CƓur de Cartierville, le 21 octobre 1971, Ă  l'Ăąge de 76 ans et 7 mois est dĂ©cĂ©dĂ© Monsieur J.Alphonse Levasseur, pensionnaire au C.N.R.depuis 1960, autrefois de Mont-Joli, Ă©poux de Claire Duma is.Outre son Ă©pouse, il laisse 4 filles Gemma (Madame J.B.Kerleroux de Calgary), Madeleine (Ă©pouse de Me Jean Luc Trempe, notaire de la Ville de MontrĂ©al), Pierrette (Madame Jos Hinkle de Brooklyn, New-York) et Georgette de MontrĂ©al.Il laisse de plus, 2 frĂšres, TabbĂ© Charles EugĂšne Levasseur, curĂ© de New Iberia, Louisiane, U.S.A.et Benoit de QuĂ©bec et son Ă©pouse; 4 sƓurs.Anra Maria, veuve de Charles Miville-DeschĂȘnes de QuĂ©bec, Mlle Gertrude Levasseur de MontrĂ©al, Elianne (Madame Maurice Brunet) et Laurence (Madame Freddie CĂŽtĂ© de QuĂ©bec).Ses beaux-frĂšres et belles-sƓurs: Mme Alfred Levasseur de Mont-Joli, Mme Pierre Dumais d'Amqui, Mme J.A.Caisse de Montreal.Mme Josaphat Dumais de Mont-Joli, Mme AndrĂ© CĂŽtĂ© de Price, M.et Mme Joseph Durnais de Ste-Anne de la Po-catiĂšre.ComtĂ© de Kamouras-ka.Dr.et Mme NapolĂ©on Dumais de RiviĂšre-du-Loup, M.et Mme EugĂšne Dumais de Sept-Des.M.et Mme Ludger Dumais de Matane, Monsieur l’abbĂ© Eustache Dumais, curĂ© Ă  Grosse-Roche, ComtĂ© de Matane, M.et Mme Adrien Dumais de QuĂ©bec, M.et Mme Arthur Dumais de Rimouski, ainsique 12 petits-enfants.La dĂ©pouille mortelle est exposĂ©e a la RĂ©sidence FunĂ©raire Magnus Poirier, 10, 526 boul.St-Laurent.Le service funĂšbre sera chantĂ© en l'Ă©glise St-Nicholas d’Ahuntsic Ă  MontrĂ©al, lundi le 25 octobre 1971 Ă  9.30 heures et l’inhumation aura lieu au cimetiĂšre de la Visitation du Sault RĂ©collet rue Henri-Bourassa est.Ă  MontrĂ©al.phonie qui, dans le prolongement du dĂ©funt projet 62, a relancĂ© les enchĂšres d’une dĂ©finition nouvelle de son rĂŽle et de celui des anglophones du QuĂ©bec”.M.Saint-Pierre dit qu’il ne refuse pas ce dĂ©bat linguistique, mais que ce n’est pas Ă  l’occasion du projet 28 qu’il trouve sa justification essentielle.Il a conclu ainsi: "Ce projet, il me parait nĂ©cessaire de le ramener Ă  ses dimensions vĂ©ritables.C’est un jalon administratif faisant suite aux rapports Parent et PagĂ© et Ă  des gestes gouvernementaux antĂ©rieurs."Il est de la responsabilitĂ© du gouvernement d’agir, de poser les gestes administratifs qui lui semblent opportuns en tenant compte des avis techniques et des sentiments de ses commettants."Cette responsabilitĂ©, je crois ĂȘtre en mesure de dire que le gouvernement du QuĂ©bec, mĂȘme s'il reste ouvert aux suggestions et aux idĂ©es, entend l'endosser franc hemen t et pleineme nt”.PAUL ROSE Suite de la page 3 de crĂ©er des prĂ©cĂ©dents , et de rompre avec les mĂ©thodes qui.dans nos cours, assurent l’essentielle apparence de justice.Dangereuse Ă©preuve donc oĂč il y a rupture entre les protagonistes oĂč le conflit des valeurs est Ă  ce point exacerbĂ© qu’en tout temps la saute d’humeur, TĂ©nervement, l’impatience, l’impossibilitĂ© de dialoguer, peuvent faire commettre Ă  la cour l’irrĂ©parable impair.Le rendez-vous est fixĂ© Ă  mardi matin.Š tĂ©lĂ©vision LE MINISTÈRE Suite de la page 3 dry a principalement prĂ©sentĂ© le fait qu’il s^gissait d’un endroit plus ou moins bien maintenu dans lequel le choix de l’exploitant laissait Ă  dĂ©sirer.La poursuite a de plus rappelĂ© les diverses infractions commises par l'Ă©tablissement.Quant Ă  la dĂ©fense du procureur de la compagnie, Me Frank Shof-fey, elle se rĂ©sume en disant que l’établissement est utile Ă  la communautĂ© du quartier et qu’il ne s'agit pas d’un endroit mal famĂ©.La quatriĂšme cause de Me Beaudry concerne le cabaret Apollo XI Ă  qui Ton reproche principalement d’ĂȘtre un lieu de frĂ©quentation du monde interlope et d’ĂȘtre un Ă©tablissement somme toute dĂ©ficitaire.En preuve, on a entre autres fait valoir que ce club avait servi de lieu de rencontre de criminels reconnus tels MM.Jacques Pocetti et Dany Polanski, tous deux tuĂ©s lors de rĂšglement de compte Ă  TĂ©tĂ© 1970.Incidemment, il a Ă©tĂ© Ă©tabli en cour que la veuve de M.Polanski, Mme Dowse-Polanski.Ă©tait propriĂ©taire de l’établissement dĂ©tenant 50% des actions de la compagnie.Au cours de l’audition de cette cause, la cour a entendu le gĂ©rant du cabaret, M.Frank Di Morisio, ancien gĂ©rant du club La Tour du QuĂ©bec sur le boulevard Henri-Bourassa, fermĂ© par la RAQ.et un certain M.Bourassa, dĂ©tenteur du permis, qui Ă©tait TannĂ©e derniĂšre propriĂ©taire du CafĂ© Boul-Mich sur le boulevard Saint-Michel, dans le nord de la ville, autre Ă©tablissement fermĂ© par la RAQ.Enfin, la derniĂšre cause d'importance sera entendue dans les prochains jours et elle concerne TEsquire Show Bar.La cause a Ă©tĂ© reportĂ©e Ă  plus tard parce ue le procureur de la compagnie, Me ean-Paul Sainte-Marie, Ă©tait retenu en Cour supĂ©rieure pour la cause de M.Vincent Cotroni contre le magazine Maclean.SAMSON Suita da la paga 3 liste appuie entiĂšrement les fonctionnaires provinciaux dans leur "juste" revendication de gratuitĂ© du stationnement.Quelques manifestations ont dĂ©jĂ  alertĂ© l’opinion pubĂŒque Ă  ce sujet et encore hier matin, un fort contingent de fonctionnaires mĂ©contents paradait devant le Parlement quĂ©bĂ©cois.M.Samson prĂ©tend que ceux-ci ont droit au mĂȘme privilĂšge que les dĂ©putĂ©s qui jouissent, eux, de cette gratuitĂ©."Plus de 40 pour cent des fonctionnaires ont un salaire annuel infĂ©rieur Ă  $5,000.alors que les membres de l’AssemblĂ©e nationale bĂ©nĂ©ficient d’un traitement de beaucoup supĂ©rieur", a prĂ©cisĂ© le chef crĂ©ditiste."ILs ont donc doublement droit Ă  cette gratuitĂ©".DE L ÉTOILE Suite de le page 3 est accuse du meurtre de trois de ses anciens patrons Ă  la Dupont of Canada, le 7 octobre dernier.Meloche.on le sait, ne subira son procĂšs que si le rapport des psychiatres Ă©tablit qu’il est apte Ă  subir son procĂšs, l e rapport sera remis Ă  la cour le 10 novembre prochain.SAMEDI DIMANCHE C B F T O 8.55 Aujourd'hui Ă  CBFT.c 9.U0 Yogi et Popotame.c 9.30 Le roi LĂ©o.c 10.00 Mon ami Ben.c 10.38 Tour de terre.c 11.00 Robin-FusĂ©e.c 11.30 Lassie.c 12.00 L'homme de Picardie.-.c 12.30 Le monde en libertĂ©.c "Les Sherpas''.c 1.00 Tennis.c 2.00 Football canadien : “Les Rough Riders Ă  Hamilton, c 4.30 Echos du sport 5.00 DĂ©partement 5.c 6.00 CamĂ©ra-moto 6.30 TĂ©lĂ©joumal.c 6.50 Politique fĂ©dĂ©rale “Le Ralliement crĂ©ditiste'.c 7.00 Cent filles Ă  marier.c 8.00 La soirĂ©e du hockey: “Philadelphie Ă  Toronto".c 10.30 TĂ©lĂ©joumal.c 10.45 Nouvelles du sport.c 11.00 Au masculin.c 11.38 CinĂ©ma: "La piscine' (Drame psychologique - Franco-Italien 1968).c 1.00 Cinema: "Docteur Mabuse" (2Ăš partie: "Le dĂ©mon du crime).C F T M ƒ) 8.55 Mire-Musique 9.00 FusĂ©e KL5 9.30 Capitaine Scarlet .c 10.00 Sentinelle de l'air .c 11.00 Super-HĂ©ros 11.30 Escadrille sous-marine .c 12.00 Bon week-end .c 1.20 Mes amis les animaux .c 1.30 Bon voyage .c 2.00 Jeunesse en forme .c 300 Sur le matelas 4.00 Patrouille du Cosmos.c 5.00 C'est arrivĂ© cette semaine c 6.00 Pop 71 .c 7.00 Jeunesse .c 8.00 Ca prend un voleur .c 9.00 Le Virginien .c 10.30 Les nouvelles TVA .c 11.00 En pantoufles: "Les ponts de Tokyo" (Guerre-AmĂ©ricain) 12.30 En pantoufles “Le plus vieux mĂ©tier du monde" (Sketches - Franco-germano-ita-Uen).2.00 DerniĂšre Ă©mission 2.05 Fin des Ă©missions C BAAT O 8.17 Standby Six.c 8.30 Arthur and the square knights 9.00 Rocky and his frieds.c 9.30 Super six.c 10.96 Tween set 10.30 Lost in space.c 11.30 Reach for the top.c 12.38 Sports international 12.00 Klahanie.c 1.00 Children's cinema.c 2.00 CFL football: “Ottawa Ă  Hamilton''.c 4.30 Sports week.c 5.00 TTie Bugs Bunny Road Runner hour.c 6.01 Update.c 6.30 Replay.c 7.00 Let's call the whole thing off.c 7.30 The Sam Etcheverry Show.c 8.00 Hockey.“Philadelphie Ă  Toronto".c 10.30 Countiytime.c 11.00 The National:.11.15 Provincial affairs 1111 Night report and week-end m sports 11.35 CinĂ©-Six "Anna Lucastra ' (1958) 1.28 Final report and weather CFCF © 6.45 Montreal Bulletin Board 7.15 Tomorrow Today.c 7.30 Ultraman.c 8.00 Hercules 9.00 Spiderman.c 9.30 The Flintstone.c 10.00 Dastardly et Muttley.c 10.30 The perils of Fenelope Pitstop .,c 11.00 Pink Panther.c 11.30 Underdog.c 12.00 Cool McCool.c 12.30 Star Trek: Menegerie”.c 1.30 Saturday at the movies: "The world in his arms (drame 1952) 3.30 Grand pnx wrestling.c 4.38 Wide world of sports.c 6.00 Like Young.c 7.00 Rollin on the river.c 8.00 Academy Performance: "How to frame a figg".c 10.00 Love American style.c 11.00 The CTV National news.c 11.18 Pulse.c 12.00 Saturday night feature, movie: ” Bundfold (Drame 1966).c 2.00 Sign - off CBFT O 8.55 Aujourd'hui Ă  CUFT 9.00 Laurel et Hardy 9.30 Le prince Saphii c 1U.00 Le jour du Seigneur c 11.00 D hier Ă  demain.Le testament d'Albert Scherieit- zer (documentaire) c 12.00 La &emaine verte : "Emission agricole 12.15 Les quatre saisons:.c 12.30 Les travaux et les jours 1.00 Football .AmĂ©ricain: Les Dolphins Ă  New York c 3.45 Echos du sport 4.00 Tecnno Fiash c 4.30 Invitation au loisir.c 5.00 CinquiĂšme dimension 6.00 Le Français d aujourd nui 6.30 TĂ©lĂ©joumal c 6.5(1 Politique provinciale: "Le ralliement des creuitistes 7.00 Quelle tamille 7.30 Les beaux dimanches "Fuddle duddle ' i\ariĂ©tes et sketches humoristiques).c 8.30 Les beaux dimanches "Nana Mouskouri" .c 9.30 Les beaux dimanches Paul Tay- lor dance compagny lu.OU La ilĂšche du temps c 10.30 TĂ©lĂ©joumal c 10.45 Spoils dimanche c 11.00 Politique atout 11.30 Cinema: Elena et les homines (fantaisie de J.Renoir - Français 11956) 1.30 "Le temps de mourir (drame fantastique Franco-Polonais 1969) C F T M © 9.45 Mire-musique 9.55 Horaire-bienvenue 1U.UU Mon martien favori 10.30 Musique canadienne c 12.00 Bon dimanche c 1.00 Cine-dimanche : "Robinson et le triporteur mĂ©die - Franco-Italien) ‱ CO- 3.00 Le choc des idees.c 4.00 Citoyens uu monde .c 4.30 TĂ©le-Quilles .c 5.30 Coup de hlet c 6.00 Commando du desert "Course avec la mon .c 6.30 Les joyeux na ut rages .c 7.00 FÜpper .c 7.30 Bonne soirĂ©e .c 8.30 Le justicier .c 9.30 Quebec sait chanter .c 10.00 Brigade criminelle .c 10.30 Les nouvelles TV A 11.00 Le saint.La (Ă©volution ".c 12.00 DerniĂšre edition .c C B M T O 9.47 Standby six .c 10.00 Skippy.the bush Kangoroo.c 10.30 In sight .c 11.00 Church service .c 12.00 Let s take music c 12 30 Once upon a country .c 12.45 A way oui .c 1.00 NFL football: "Miami a New York .c 4.30 Sport week .c 3.56 CBC -TV news 5.00 Music to see c 5.30 Hymn sing .c 6.00 The Wonderful World ut Disney: Poncho .c 7.00 The irish rovers .c 7.30 Jimmy strewart .c 8.00 The Flip Wilson show.c 9.00 Sunday at nine: "Kahnski s (drame» 10.00 Weekend .c 11.00 The National.c 11.15 Nation's Business .c 11.21 Journey into tear (drame -ricam 1942» AmĂ©- 1.00 Final report and weather CFCF © 6.00 Montreal bulletin board 7.30 Cross Roads .c 8.00 Cathedral of tomorrow c 9.00 Orai Roberts piesents.c 9.30 It is written .c 10.00 The Hellenic hour 10.30 Teledomenica 12.30 Continental miniature 1.00 The Flintstones .c 1.30 Hercules 2.00 The Saint c 3.00 The Gamer Ted Armstrong pro- gram c 3.30 Unuer Attack .c 4.30 Question period .c 5.00 Untamed world c 5.30 Travel 71 .c 6.00 Pulse c 6.30 McGowan c 7.00 Stoiy theatre .c 7.30 The mod squad c 8.30 Shnley s world c 9.00 W-5 .c 10.00 Manmx c 11.00 The CTV national news .c 11.18 Pulse .c 12.00 Sunday night feature movie: ’Mark of the Renegade laven- tures - 1951) 2.00 Sign-off.cinema ALOUETTE: "Le petit suisse' 12 45 - 2.30 - 4.15 - 6 00 7.45 - 9.30 ANJOU: Perversion story 2.35 - 5.55 -9.20 et ’ Elsa, les amours d'une adolescente 1.10 - 4.30 - 7.55 AI WATER: (CinĂ©ma I): Carry on again doctor" 12.50 - 3.25 - 5.30 - 7.40 9.45 BEKR1: "My fail baby 1.05 4.40 8.15 BUOU: "Finalement 1.11 3 20 - 5.29 - 7.38 - 9.47 BON AVENTURE: "Sweet sweet oack 1.00 - 3.00 - 5.00 - 7.00 9.00 e A I I Ulf Ka'Mftf'l II.'.' 'V AC Sthsi-'A*.4 11 AM 3.00-7.00-9.15.CANADIEN: Erotic Story 12.00 - 3.25 - 6.45 - 10.15 et "Ici Londres' 1.30 - 5.00 -8.25 CAPITOL: "Creatures of the woild forgot" 12 30 - 3.05 - 5.10 - 7.25 9.40 CHAMPLAIN: "Les fous volants" 1.50 - 5.50 - 9.50 et “Docteur ne coupez pas " 12.05 -4.05 - 8.15 CHATEAU: "Vie amoureuse de l'homme invisible" 1.05 3.55 - 6.45 - 9.40 et Sexe monstre 2.30 - 5.20 - 8.10 CINEMA COTE-DES NEIGES: (CinĂ©ma I): "The love machine 1.00 - 3.00 - 5.00 - 7.00 - 9.00 CINEMA COTE-DtS-NEHiES: (CinĂ©ma II): "Take a gril like you 2.40 6 03 9.15 et Fantastic plastic machine 1.10 4.40 - 745 CINEMA DE PARIS: Les maries de l an 2' 12.00 - 2.00 - 4.00 - 6.00 8.00 - 10 OU CINEMA V: “Viva la Mue rte" 7.30 - 9.30 - Dim.1.30 - 3.00 - 5.00 - 7.30 9.30 CREMAZIE: "L enfant sauvage” 1 30 - 3.30 - 5.30 - 7.30 - 9.30 COMEDIE-CANADIENNE: Le Confoimis-te ' (B.B.Bertolucci) Sam.ĂŻ.30 9.45 Dim.3 30 - 5.30 - 7.30 - 9.30 DAUPHIN: Salle Renoir: "Le messager" 1.10 - 3.15 - 5 20 7 25 - 9.30 McLaren: Mash 1.15 - 3 20 7.30 9.35 ELECT RA: Voir ChĂąteau ELYSEE: Salle Eisentein: "Vent d Est" Salle Renais: 'Le dstrait" 7.30 9.30 (pour les deux salles) Dim-lundi 1.30 - 3.30 - 5 30 - 7.JO 9.30 FLEUR DE LYS: Voir cinĂ©ma de Paris FESTIVAL: Voir cinĂ©ma Cinq SALLE HERMES: Hesh 8 00 10 00 - Dim: 2.00 - 4 00 - 6 00 8.00 10.00 IMPERIAL: "La maison sous les arbres' 12.45 2 55 - 5 05 - 7 15 - 9.25 JEAN-TALON: Georges et Fredenc ' 815 Š théùtre NOUVELLE COMPAGNE THEATRALE (AU GËSU) Le cri de l'engoulevent de Guy Dufresne horaire irreguher THEATRE DE 4 SOUS: Les Balançoires de Jean O’Neil 20h30 RIDEAU VERT: Becket ' de J.Anouil 2©h - Sam 19het20h-Dim 19h LA POUDRIERE: "Jeu Strindberg" de Duren mat 2flh30 PLACE DES ARTS SALLE WILKRID-PELLETIEK: LOpĂ©-ra du QuĂ©bec prĂ©sente “Samson et Dabla samedi a 20h SALLE MAfeONNEUVE: A delicate ba lance" - samedi Ă  20h45 SALLE PORT-ROYAL: Le TNM prĂ©sente "Un bateau que Dieu sait qui avait montĂ© et qui flottait comme il pouvait, c'est-Ă  dire mal ’ d’Alain Pontaut 20hl5.Samedi 16h45.20h 45 - Dim.1.30 - 4.50 - 8.15 et "Laissez vous croquer petite chatte" 6 45 - i0.20 Dim.3.30 - 6.45 10.20 KENT: "Peter Rabbit and the Taies of Bea-tnx Potter" 12.40 - 2 25 - 4.10 6.00 7.40 - 9.30 LOEOWS: "Skin game" 10.35 - 12.50 - 3.00 -5.10 - 7.20 - 9.30 LUCERNE: "Hello Dolly" 1.00 3.35 - 6.15 8.40 MERCIER: Du vent dans ies voiles" 2.40 - 6.20 - 9.40 et "Le loi des gnzzlys" 1.00 - 4.35 - 8.00 MONKLAND: Gone with the wind" »2.00 4.00 8.00 MONTROSE: iien-Hur 7.53 Dim.12.15 -4.05 - 7.53 MAISONNEUVE: "Voir Jean-Talon M1D1-MLNUIT : Au t^cour* je suis encore vierge" 12.45 3.30 - 6 25 - 9.20 et Ülan- che-neice" 2.00 - 5.00 - 7.55 OUIREMONT : Sam: "Les camarades 4.30 - et "Z ' 7.00 et "Rusemaiy's baby" 9.30 -(Angl.) et "Targets' 12.00 Dim."Le* camarades ’ 2.00 et "Rosemary's baby (Fri 4.30 "Les dimanches de Ville d'Avray" 7.00et"Z "9.30 PALACE: "The Lawman" 12.50 - 2.55 - 5.00 - 7.10 9.25 PAPINEAU: "Les novices" 2.40 - 6.10 - 9.45 et Que la bĂ©te meurt" 12.45 4.15 - 7.45 - PIGALLE: Voir .Midi-Minuit PARISIEN: "Y a plus de trou Ă  PercĂ©" 10.20 12.55 2.35 4 40 7.00 - 9 20 PLACE DU CANADA: The go-Between" 1.30 - 3 30 - 5 30 - 7.30 - 9 35 PLACE VILLE-MARIE.Grand cinema Devils' 12 40 - 2.50 - 4.55 - 7.10 - 9.20 PLACE VILLE-MARIE:Peut cinema Taking off 12.05 - 1 45 - 3 25 - 5.00 6.45 - 8.35 PLAZA: Voir Canadien PUSSYCAT: "Fanny Hill meets Lady Chat-teibng 12 00 2.50 - 5.50 - 8.45 - et Afri- ca Erotica" 1.10 - 4.10 - 7.00 - 9.50 RIVOLI: Voir Ariequm SAINT-DENIS: 7 fois par jour" 12.30 2.16 - 4.12 6 18 7.55 - 9 51 SEVILLE: "Lowing and laughing" 1.25 -3 25 - 5 25 7 25 9 25 SNOWDON: Lust full Vicar 1.25 3.25 - 5.25 - 7 25 - 9 25 VAN-HORNE: Seven time!» a day” 1.00 -2.45 - 4.30 6 15 8 05 9.55 VENDOME: La rupture 12.45 2.55 - 5.10 - 7.20 9 30 VERDI: Sam.: Medium cool" 7.30 9.30 (Angl.) Dim : "La vie.lamour.la mort" 7.30 - 9.30 VILLERAY: Voir Mercier WEST MOUNT SQUARE: Love Story 1 00 3.00-5.0U-7 00 - 9 00 WESTMOUNT: Carnal knowledge" 1.15 -3.10 - 5.15 - 7 15 - 9.30 YORK: "Fortune in men's eyes 1.00 - 3 00 500 7.05 9.15 CINEMATHEQUE QUEBECOISE: RelĂąche Sam.Dim.Lundi.DIMANCHE DE LA PROPAGATION DE LA FOI 24 OCTOBRE 1971 PARTAGE TA EDI j A IA DIMENSION / DU MONDE y Ë Offrez aux amis un cocktail rĂ©ussi!.Laissez au Reine Elizabeth le soin de voir Ă  tous les dĂ©tails Ă  votre place.Nous nous occupons de tout: les chambres, les repas, les rafraĂźchissements.Rien n’est laissĂ© au hasard.Ainsi, vous ne risquez pas d’oublier des dĂ©tails importants.Nous avons l’habitude des grandes et des petites rĂ©ceptions.À nous d’en faire un succĂšs .et Ă  vous d’en tirer tous les avantages! 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jeudi et transmise hier Ă  la presse par le chef du parti, M.Camil Samson.Selon le dĂ©putĂ© responsable des questions agricoles au sein du RC, M.Jean-Louis BĂ©land (LotbiniĂšrel.cette banque poursuivrait trois objectifs principaux.D’abord, permettre un inventaire permanent de la production agricole et des besoins du consommateur.DeuxiĂšmement, entreposer pour des pĂ©riodes dĂ©terminĂ©es certaines quantitĂ©s de produits, pour bien rĂ©pondre aux exigences de la consommation.M.BĂ©land pense mĂȘme ‘abaisser la sous-alimen- tation dans nos milieux dĂ©favorisĂ©s ".en instaurant cette mesure.Son troisiĂšme but serait de favoriser le dĂ©veloppement des marchĂ©s extĂ©rieurs, par l'adoption de politiques appropriĂ©es qui “convaincraient les pays Ă©trangers Ă  acheter les produits quĂ©bĂ©cois1'.A cet Ă©gard, M.Samson est dĂ©solĂ© de voir les producteurs de lait pĂ©nalisĂ©s lorsqu’ils excĂšdent leur quota, alors que “le QuĂ©bec pourrait trĂšs bien exporter son surplus de lait dans les pays africains .De plus, il trouve anormal que le QuĂ©bec importe des produits agricoles venus des Etats-Unis particuliĂšrement au printemps, tandis que “nous pourrions subvenir aux besoins du consommateur en crĂ©ant justement cette banque de produits”.Sur un ton anodin, i a Ă©carte Ă©videmment la possibilitĂ© pour le QuĂ©bec “de faire pousser des oranges ou des bananes”.Ainsi, le Ralliement crĂ©ditiste fera de sa nouvelle politique agricole son principal cheval de bataille Ă  la rentrĂ©e parlementaire, mardi prochain.Le chef crĂ©ditiste considĂšre aussi que le gouvernement Bourassa a dĂ©jĂ  eu un an et demi pour faire ses preuves et (ju’il est “constamment demeurĂ© dans l’inertie totale face aux problĂšmes de l'agriculture, surtout”.Il est rĂ©solu Ă  pĂ©nĂ©trer Ă  l'AssemblĂ©e nationale d’un pas dĂ©cidĂ© pour inciter le gouvernement Ă  ranimer l’économie agricole et, de ce fait, toute l’économie quĂ©bĂ©coise.Le RC souhaite enfin que les cultivateurs “ne reçoivent plus de mauvaises nouvelles comme celle annoncĂ©e jeudi par le ministre de l’agriculture, M.Normand Toupin, selon laquelle les agriculteurs perdront prĂšs de $3 millions Ă  cause de la surtaxe amĂ©ricaine de 10 pour cent”.Samson Ă©carte toute possibilitĂ© de fusion avec l'Union nationale QUEBEC (PCi - M.Camil Samson, chef quĂ©bĂ©cois du Ralliement crĂ©ditiste.est prĂȘt Ă  se dĂ©faire de ses dĂ©putĂ©s qui accepteraient de “tripoter avec l’actuel chef unioniste.M.Gabriel Lou-bier”.C’est ainsi qu’il a Ă©nergiquement Ă©cartĂ© hier, au cours d’une confĂ©rence de presse prĂ©cĂ©dant le caucus du RC Ă  Drummondville en fin de semaine, toute possibilitĂ© d’alliance entre sa formation et l’Union nationale.On sait qu’à plusieurs reprises, surtout depuis quelque temps.M.Loubier a prĂ©conisĂ© un regroupement des forces de l’opposition Ă  l’AssemblĂ©e nationale, pour pouvoir lutter contre le gouvernement Bourassa qu’il considĂšre chancelant.Chose curieuse, M.Samson refuse de rencontrer M.Loubier Ă  cet effet, autant qu’il l’a formellement dĂ©fendu Ă  ses hommes ou Ă  ses organisateurs, mais il serait quand mĂȘme favorable Ă  s’adjoindre tout adversaire politique, y compris le chef unioniste, s’il lui en manifestait le dĂ©sir.La seule concession qu’il fait Ă  M.Loubier c’est de l’affronter Ă  M.Samson lorsque celui-ci dit que la chute de l’UN lui est indiffĂ©rente, puisque l’étiquette importe peu: ' L’essentiel, c’est de rĂ©unir un groupe d'honnĂȘtes politiciens sous une mĂȘme philosophie' a-t-il dit."Il est sur que l’UN tombera, de lancer M.Samson, les derniĂšres Ă©lections provinciales en sont le meilleur avertissement”.Il a aussi profĂ©rĂ© un tas d’accusations envers le parti de l’UN et son nouveau chef.Par exemple, il qualifie M.Loubier "de plus grand patronneux de l’AssemblĂ©e nationale”.Ainsi, le leader crĂ©ditiste "ne viendra pas Ă  la remorque de l’UN et son parti ne lui servira pas de bĂ©quille; personne ne veut de l’UN”.Sur un autre plan, le Ralliement crĂ©di-Suita Ă  la page 2 AthlĂštes de l'entraide On les appelle les athlĂšUs de l'entraide.Ce sont les marcheurs du rallye tiers monde qui se mettront en route dĂšs 6h30 ce matin, le dĂ©part se faisant simultanĂ©ment du collĂšge Loyola et de l’arĂ©na Maurice-Richard le point de convergence Ă©tant le parc Jarry.On s'attend Ă  une participation de quelque 75,000 marcheurs, parmi lesquels se trouvera un homme de 66 ans, M.Bernard Benoit, prĂ©sident du “Cardinal LĂ©ger et ses oeuvres” et de "Fame Pereo”.M.Benoit compte franchir 32 milles, sur la promesse d’un commanditaire de verser $100 au tiers monde par mille franchi.En tĂȘte des jeunes marcheurs qui partiront de l’arĂ©na Maurice-Richard, il y aura des cĂ©lĂ©britĂ©s telles que Jean BĂ©liveau des Cana- diens et Boots Day des Expos de MontrĂ©al.Cette marche a pour but d'aider la cause d’organisations internationales comme SUCO, DĂ©veloppement et paix, Oxfam, "Le cardinal LĂ©ger et ses oeuvres”, et aussi d’organisations locales s’occupant de la jeunesse.Pour y participer, on signale 761-5861.Aujourd’hui Ă©galement, Ă  Toronto, une autre marche aura lieu au profit des oeuvres du cardinal LĂ©ger.Cette manifestation est organisĂ©e par le "25 and up Club", groupant 300 personnes qui veulent recueillir de 12,000 Ă  15,000 dollars qui permettront de construire une rĂ©sidence Ă  Yaounde pour les membres du personnel canadien du cardinal LĂ©ger au Cameroun.Le ministĂšre rĂ©clame l'annulation des permis de 4 Ă©tablissements par Jean-Pierre Charbonneau Le ministĂšre de la justice du QuĂ©bec a demandĂ© ces derniers jours l’annulation des permis de quatre importants cabarets et bars de MontrĂ©al ainsi que d une taverne.Ces Ă©tablissements ont fait l’objet depuis plusieurs mois d’enquĂȘtes de la part des policiers de la police de MontrĂ©al et de la SĂ»retĂ© du QuĂ©bec affectĂ©s au Bureau de recherches sur le crime organisĂ©.Ce sont: (1) le cabaret Apollo II LtĂ©e ( 8914 rue Saint-Laurent), < 2) The Little Club Inc.(1426 a rue Bishop), (3) Aloha Steak House Reg’d (273 est, rue Beaubien), (4) The Esquire Show Bar Club (1224 rue Stanley) et (5) la Taverne Jimm y ( 6509 rue Sa int-La urent ).Au cours des audiences publiques plusieurs faits ont Ă©tĂ© mis en preuve par le procureur spĂ©cial du ministĂšre de la justice, Me GĂ©rard Beaudry.Ainsi, dans le cas du Little Club, il a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© que le dĂ©tenteur du permis, M.Antonio Fidelli, n’était qu’un prĂȘte-nom.Au cours de son tĂ©moignage il a en effet dit que son seul travail tangible fut d’avoir signĂ© les papiers.Les vrais responsables de l’établissement sont MM.Frank Orlando (frĂšre de l’ancien joueur de hockey Jimmy Orlando) et Angelo Di Peppo.Ce dernier qui est l’administrateur du Little Club a reconnu ĂȘtre aussi l'administrateur des cabarets CafĂ© MĂ©tropole, du Chez Parce, du Casa del Sol et du Champ’s Sho Bar.tous fermĂ©s rĂ©cemment par la RĂ©gie des alcools et la ville de MontrĂ©al.Outre l’audition de MM.Fidelli, Orlando et Di Peppo, le tribunal de la rĂ©gie prĂ©sidĂ© par les juges Jacques Trahan et Mose Moskovitch, a aussi entendu M.Angelo Lanzo (beau-frĂšre de M.APPRENEZ À MIEUX LIRE L’ANGLAIS Étudiants des Cegep, Universitaires, Hommes d'affaires BITTER READING ENR.vous aidera Ă  dĂ©chiffrer le sens des mots ainsi que les nuances de vos textes anglais.‱ AmĂ©liorez votre comprĂ©hension ‱ MĂ©thode “Feedback" instantanĂ©e ‱ Choisissez les heures qui vous conviennent entre 9 a.m.et 10 p.m.‱ Test et premiĂšre leçon gratuits ‱ Leçons individuelles.Augmentez votre comprĂ©hension de textes anglais, et ce, dans toutes les disciplines spĂ©cialisĂ©es.informations : Better Reading Enr.620 rue Cathcart, suite 317 TĂ©l.: 866-8042 Fidelli) gĂ©rant des cabarets MĂ©tropole.Chez Parce et Casa del Sol.Au cours de sa preuve, la poursuite a tentĂ© de contester la comptabilitĂ© de l'Ă©tablissement en allĂ©guant sa faussetĂ©.Elle a de plus attaquĂ© la rentabilitĂ© ainsi que les changements de direction dont la RAQ n’a pas Ă©tĂ© informĂ©e.Elle a aussi fait entendre des policiers qui ont tĂ©moignĂ© sur les irrĂ©gularitĂ©s dont S’est rendu coupable rĂ©tablissement.Dans la cause du Little Club, les propriĂ©taires Ă©taient dĂ©fendus par Me Harry Blank, dĂ©putĂ© libĂ©ral de MontrĂ©al-Saint-Louis et vice-prĂ©sident adjoint de l’AssemblĂ©e nationale du QuĂ©bec.Me Blank est aussi le procureur de la Taverne Jimmy sur la rue Saint-Laurent dont la cause a Ă©tĂ© entendue derniĂšrement.Dans ce second cas, le ministĂšre de la justice a principalement attaquĂ© la rentabilitĂ© de l’établissement et les transferts d’actions qui ont amenĂ© des changements de direction.Cette taverne appartenait auparavant Ă  M.Vincenzzo (Jimmy) Di Maulo qui purge actuellement une peine d’emprisonnement Ă  vie pour le meurtre de Robert Allard.Jimmy Di Maulo est le frĂšre de M.Gius-seppe Di Maulo, ex-gĂ©rant du Casa Lo-ma, actuellement devant les assises pour meurtre.Lors de son emprisonnement, M.Jimmy Di Maulo a cĂ©dĂ© ses actions Ă  un certain Ruddhy Di Chiaro.L’actuelle dĂ©tentrice du permis est la soeur des frĂšres Di Maulo, Mme Maria Di Maulo-Vanelli.La cause de cette taverne doit de nouveau ĂȘtre entendue dans les prochains jours.Un autre Ă©tablissement actuellement poursuivi par le ministĂšre de la justice est l’Aloha Steak House Reg’d de la rue Beaubien est, propriĂ©tĂ© des frĂšres Carmine Antonio vanelii et Giusseppe Pino Vanelli (beaux-frĂšres) de Maria Di Maulo).Contre cet Ă©tablissement, Me Beau- SuH* Ă  la paga 2 aujourd'hui A lOhOO, Ă  la polyvalente Ozias-Leduc, 525, rue Joliette, Saint-Hilaire, ouverture du congrĂšs de la FĂ©dĂ©ration des Associations parents-maĂźtres du QuĂ©bec.A 18h00.banquet suivi d'une confĂ©rence donnĂ©e par M.Guy Saint-Pierre, ministre de l’éducation.‱ A 09h00, au 2019, boul.Taschereau (La Barre 500) Ă  Longueuil.ouverture d’une journĂ©e de promotion sociale organisĂ©e par la FĂ©dĂ©ration et le Conseil de bien-ĂȘtre de la Rive Sud.‱ A lOhOO, Ăą Asbestos, au 65 boul.Coakley (route 32), prĂšs du terrain de golf, vente aux enchĂšres d’antiquitĂ©s, soit le contenu de l’ancienne ferme Coakley qui remonte Ă  1853.‱ A 13h00, au centre Maisonneuve, championnat professionnel de danse nord-amĂ©ricain.Renseignements: 678-4238.A 13630, au per Ă©tage de l'amphithéùtre de SGW, 1455 ouest, boul.Maisonneuve, le prĂ©sident du Mouvement de libĂ©ration pan-hellĂ©nique, le Dr AndrĂ©as Papandreou, entretiendra son auditoire de la situation Ă©conomico-sociale en GrĂšce.‱ De 13h30 Ă  17h00, au salon bleu de l'hĂŽtel Windsor, rĂ©union de la section de MontrĂ©al de l’Association des diplĂŽmĂ©es en sciences familiales.e A 19h00, Ă  l'hĂŽtel Bonaventure, dĂźner annuel du Syndicat professionnel des diĂ©tĂ©tistes du QuĂ©bec.M.Fernand Morin, prĂ©sident du Conseil consultatif du travail et de la main-d'oeuvre, sera le confĂ©rencier.Il parlera des bills 46 et 65.‱ A 20h00, au sous-sol de l'Ă©glise Saint-EusĂšbe, 2151 Fullum, dĂ©gustation d’huĂźtres de l’Amicale des anciens de Meilleur.‱ A 20h00, Ă  l’école Notre-Dame-du-Souri-re, angle Champlain et Galt Ă  Verdun, l’Association libĂ©rale du comtĂ© de Verdun fĂȘtera son dĂ©putĂ©, M.Lucien Caron.‱ A 20h3U, Ă  l'Ă©cole Saint-Enfant-JĂ©sus.850, boul.Saint-Jean-Baptiste, Ă  Pointe-aux-Trembles, soirĂ©e dansante du Parti QuĂ©bĂ©cois de Lafontaine.‱ L’Association des hommes d'affaires et professionnels canadiens-italiens du QuĂ©bec recevra Ă  un dĂźner dansant au ChĂąteau-Champlain M.Jean BĂ©liveau qu elle a choisi comme “personnalitĂ© de l’annĂ©e”.‱ L’Assopiation des archivistes du QuĂ©bec tiendra une assemblĂ©e spĂ©ciale aujourd’hui et demain Ă  l'UniversitĂ© du QuĂ©bec a Chicoutimi.‱ DEMAIN A llhOO, Ă  la St.James United Church, service oecumĂ©nique marquant le dĂ©but des fĂȘtes du 60Ăšme anniversaire de l’organisme appelĂ© Les pionniers du tĂ©lĂ©phone.Les fĂȘtes se poursuivront jusqu'au 29 octobre.‱ A 13h30, l’Association des entrepreneurs de travaux mĂ©canisĂ©s du QuĂ©bec tiendra une rĂ©union Ă  l'Auberge des gouverneurs, 3030, boul.Laurier Ă  QuĂ©bec.Sujet: les contrats de dĂ©neigement.‱ A 13h30, Ă  l’école Sainte-CĂ©cile, 80.rue Saint-Thomas, Ă  Valleyfield, assemblĂ©e publique convoquĂ©e par le conseil rĂ©gional de la Rive-Sud du Parti LibĂ©ral du Canada (QuĂ©bec).A 14h00, au pavillon des congrĂšs des terrains de l’Exposision de QuĂ©bec, assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’Association nationale des camionneurs artisans indĂ©pendants.Sujet: la reconnaissance syndicale.‱ Horaire ministĂ©riel: M.Gilles MassĂ© inaugurera la Fonderie de Sainte-Croix Ă  15h00.M.François Cloutier participera Ă  l'Ă©mission “Le choc des idĂ©es" sur les ondes du canal 10 Ă  15h00 et Ă  l'Ă©mission "Politique atout’’ sur les ondes de Radio-Canada Ă  23h00.M.Robert Quenneville participera, Ă  19h00, Ă  un dĂ©jeuner d’information dans la paroisse du Christ-Roi.Ă  Saint-Charles-BorromĂ©e, comtĂ© de Joliette.Un panel sur le bill 28 Un groupe de parents d’Outremont ont organisĂ© une soirĂ©e d’information afin de permettre aux reprĂ©sentants des principales tendances qui se sont exprimĂ©es depuis le dĂ©but des discussions sur le projet de loi 28 de s'affronter publiquement Ă  MontrĂ©al.MM.Guy Saint-Pierre, ministre de l’éducation, Robert Chagnon, prĂ©sident de l’Alliance des professeurs de MontrĂ©al, Marcel Faribault, notaire et expert en droit constitutionnel, et John Perrie, directeur-adjoint du Protestant School Board of Greater Montreal participeront au panel qui dĂ©butera Ă  20 heures 30 dimanche et qui se tiendra Ă  l'auditorium du CollĂšge Saint-Viateur d’Outremont.L’animateur sera M.Jean-Jacques Chagnon et le dĂ©bat proprement dit sera prĂ©cĂ©dĂ© d’un expose de M.Victor MĂ©-lançon, juge au tribunal du travail, sur le contenu du projet de loi 28.La salle aura la parole aprĂšs dix minutes d’exposĂ© de la part de chacun des panellistes et un Ă©change de vue d’une vingtaine de minutes entre eux.Faites installer les GOUTTIÈRES ho-do GalvanisĂ© ‱ Cuivre ‱ Aluminium ÉmaillĂ© ESTIMATION GRATUITE MONTRÉAL 322-4160 QUÉBEC 872-9244 PRIMEAU MÉTAL INC.Paul Rose ne sera pas jugĂ© par un autre jury par Guy Deshaies Le juge Fernand Legault a dĂ©crĂ©tĂ© hier que les procĂ©dures du choix des douze jurĂ©s dans le procĂšs de Paul Rose n’avaient pas Ă©tĂ© entachĂ©es d’irrĂ©gularitĂ©s au point qu’il faille convoquer un nouveau jury tel que le demandait l’accusĂ©.Le magistrat a rejetĂ© aussi une requĂȘte pour "mistrial” fondĂ©e sur le fait que le tribunal aurait injustement privilĂ©giĂ© la Couronne en lui permettant ce qu’il avait dĂ©fendu Ă  la dĂ©fense.Rose a rappelĂ©, Ă  l’aide des notes stĂ©nographiques, que le juge Legault avait interdit Ă  Paul Rose de rĂ©cuser pour cause un candidat-jurĂ© sans donner les raisons spĂ©cifiques de cette dĂ©cision et cela conformĂ©ment Ă  une directive prĂ©alable du juge adressĂ©e aux deux parties.Or, aprĂšs l'expulsion de l’accusĂ©, le magistrat a dit Ă  la Couronne qui s'apprĂȘtait Ă  interroger un autre candidat-jurĂ©: “Je vais poser moi-mĂȘme la question, cela vous Ă©vitera de donner une raison." De l'Étoile accusĂ© de tentative de meurtre RĂ©jean de l’Etoile, accusĂ© d’avoir, le 14 octobre ouvert le feu sur le gĂ©rant de la ville de Verdun, le blessant de trois balles de carabine, subira son procĂšs pour tentative de meurtre au cours de la prochaine session des assises.Hier, Ă  l’enquĂȘte prĂ©liminaire, la dĂ©fense a demandĂ© au juge Roger Lagarde de faire changer l’acte d’accusation et d’inculper l’accusĂ© d’avoir plutĂŽt causĂ© des blessures corporelles que d’avoir tentĂ© de tuer.La Couronne s’y est vivement opposĂ©e et RĂ©jean de l’Etoile subira un procĂšs pour tentative de meurtre.Le juge Lagarde a estimĂ© que.puisqu’il y avait eu trois coups de feu.il y avait intention de tuer.RĂ©jean de l’Etoile est un ex-pompier de la ville de Verdun, qui avait Ă©tĂ© congĂ©diĂ© par le gĂ©rant de cette munici-pahtĂ©, M.Guy Gagnon, qui repose prĂ©sentement Ă  l’hĂŽpital par suite de l’attentat dont il a Ă©tĂ© victime.Il n’a pas Ă©tĂ© question d’examen psychiatrique dans le,cas de RĂ©jean de l’E-toĂŒe comme il en a Ă©tĂ© question dans le cas de Vincent Meloche qui.lui.Suita Ăš la paga 2 Cela n'a pas convaincu le juge Legault sur la partialitĂ© en faveur de la Couronne.qui a rejetĂ© la requĂȘte non sans s’ĂȘtre plaint du fait que "M.Rose ne connaĂźt pas la loi et cela amĂšne des lenteurs et des dĂ©lais." Paul Rose s’est plaint Ă  son tour que les jurĂ©s Ă©taient des membres de ’T’establishment”, gĂ©rant, courtiers, concessionnaires d’automobiles, etc.Puis, pour appuyer sa requĂȘte pour la convocation d’un nouveau jury.Rose a voulu faire ajouter Ă  sa requĂȘte de la veille le fait qu'un des jures serait le voisin de Pierre Laporte.Paul Rose, on le sait, est accusĂ© d’avoir enlevĂ© l’ancien ministre du travail le 10 octobre 1970 Ă  Saint-Lambert.Le juge Legault a rejetĂ© sur le banc cette motion et s’est tout de suite trouvĂ© aux prises avec un nouveau problĂšme lorsque le conseiller juridique de Rose.Me Jean-Serge Masse, a annoncĂ© Ă  la cour que lundi Paul Rose devrait ĂȘtre en cour supĂ©rieure au titre de tĂ©moin dans une demande d’injonction interlocutoire que Me Masse prĂ©sentera au nom de sept dĂ©tenus qui veulent faire cesser les conditions dans lesquelles ils sont prĂ©sentement dĂ©tenus.Le juge a donc libĂ©rĂ© les jurĂ©s et a ajournĂ© Ă  mardi matin.lOh.Me Jean-Guy Boilard.procureur spĂ©cial de la Couronne, devrait alors pouvoir commencer Ă  faire sa preuve contre Rose.Ainsi, cette premiĂšre semaine s’est achevĂ©e hier en 4e division des assises du banc de la Reine, sans que la preuve ait mĂȘme Ă©tĂ© amorcĂ©e.Choix sin-gulier de jurĂ©s en l’absence de la dĂ©fense.une douzaine de requĂȘtes de l’accusĂ©.l’expulsion de ce dernier, tels ont Ă©tĂ© les Ă©vĂ©nements marquants de ce procĂšs dont, jusqu'Ă  prĂ©sent.Paul Rose conserve l’initiative.Le juge a d’ailleurs commentĂ© cette guĂ©rilla judiciaire, dans son premier jugement, hier, en disant: “01 est malheureux que ce procĂšs soit assorti de considĂ©rations politiques qui rendent l'administration de la justice difficile, dĂ©sagrĂ©able et unusuelle." En effet, fidĂšle Ă  la stratĂ©gie des prisonniers politiques qui entendent politiser le dĂ©bat juridique.Rose met l’accusateur en accusation, recuse la juridiction de la cour, accuse le juge d’ĂȘtre partie Ă  la cause en tant que reprĂ©sentant de l’ordre Ă©tabli, refuse de jouer son rĂŽle d’accusĂ© et brise ainsi la traditionnelle marche d'un procĂšs de droit commun oĂč juge, avocats et accusĂ©s s’entendent sur les rĂšgles.Paul Rose transforme son procĂšs en une Ă©preuve pour le systĂšme judiciaire et il rĂ©ussit parfois Ă  mettre le tribunal dans une situation d’exception telle que le magistrat risque Suite Ă  le page 2 A.P.U.I Devant la situation qui Ă©volue trĂšs rapidement Ă  l'UniversitĂ© de MontrĂ©al, l'exĂ©cutif de l'APUM tient Ă  informer les professeurs qu'il dĂ©cidera dimanche soir de l'opportunitĂ© de tenir une rĂ©union gĂ©nĂ©rale la semaine prochaine.Dans l'affirmative, un avis de convocation sera publiĂ© dans Le Devoir du lundi 25’octobre.(J COOPÉRANT OUTRE-MER?Êtes-vous prĂ©occupĂ© (e) par le Tiers-Monde?DĂ©sirez-vous mieux connaĂźtre sa situation?ses espoirs?ses besoins?ses problĂšmes?Voulez-vous mĂȘme coopĂ©rer outre-mer?Alors, adressez-vous au : CENTRE D'ÉTUDE ET DE COOPÉRATION INTERNATIONALE 4824, chemin CĂŽte des Neiges, MontrĂ©al 247.- TĂ©l.: 735-4561 Pour VEHDRf "PROPRIETE" ou AOKItt (Consultez) GOULET, 3130 est, nie SHERBROOKE (IMMEUBLES) (REALTIES INC.) TĂ©l.: 526-6655 VIENT DE PARAÎTRE.__mua cumum uu juuk ET U CRISE D'OCTOBRE Cl par MICHEL BELLAVANCE et MARCÈL GILBERT " ‱ ‱ .r ‱ ‱ Un an apres tes Ă©vĂ©nements d’octobre, une analyse scientifique de l’opinion publique sur ‱ la plus grave crise qu ait connu le Canada depuis son exi.stance ‱ Des rĂ©vĂ©lations Ă©tonnantes ‱ A lire a tout prix .* “ » * ^ Fn vente partout au prix S3.00 - distribuĂ© par le Service des Messageries des Editions du Jour, 1651, Saint-Denis, Montreal 129 - TĂ©l.: 849-8328.(si la ligne est occupĂ©e : 849-2228) AUX ÉDITIONS DU JOUR ÂŁr#ct#ur gĂ©nĂ©rcl Jocquts HĂ©btrt 93 4069 4 ?Le Devoir, samedi 23 octobre 1971 Ă©ditorial La victoire des conservateurs en Ontario Le succĂšs Ă©clatant que viennent de remporter les conservateurs en Ontario est attribuable, dans une mesure difficile Ă  vĂ©rifier mais certaine, aux ressources trĂšs supĂ©rieures dont ce parti disposait.AppuyĂ© Ă  tond par les intĂ©rĂȘts financiers, commerciaux et industriels, qui redoutaient comme la peste une contagion nĂ©o-dĂ©mocrate, le parti conservateur a disposĂ©, pour sa campagne, d'au moins deux fois plus d’argent que ses deux concurrents rĂ©unis.L'absence en Ontario d une lĂ©gislation sĂ©rieuse limitant les dĂ©penses Ă©lectorales confĂ©rait au dĂ©part un avantage marquĂ© aux conservateurs: cela les a bien servis mais n’est pas nĂ©cessairement un signe de dĂ©mocratie avancĂ©e.‱ IndĂ©pendamment de l'avantage que leur confĂ©rait l’argent, les conservateurs ont remportĂ© une victoire trop nette pour qu’on puisse l’attribuer au seul conditionnement exercĂ© sur l'opinion par une propagande habile et coĂ»teuse.La campagne s’est vite transformĂ©e en un dĂ©bat autour de la personnalitĂ© des trois chefs en prĂ©sence.Des trois hommes.M.Davis s’est rĂ©vĂ©lĂ© le plus apte Ă  prendre des dĂ©cisions rapides et judicieuses, le plus capable de tenir compte avant d’agir de toutes les donnĂ©es d'une situation, le plus habile Ă  inspirer confiance aux Ă©lecteurs.En politique comme en Ă©conomie, la confiance, mĂȘme si elle ne se mesure pas en chiffres, est une donnĂ©e capitale: Ă  ce point de vue.la campagne de M.Davis fut un chef-d'oeuvre d'efficacitĂ©.Du dĂ©but Ă  la fin.la campagne du leader conservateur a donnĂ© le spectacle d une action mĂ©thodique, rationnelle, calculĂ©e, confiante et assurĂ©e.Pendant que ses adversaires s’agitaient.M.Davis a continuĂ© de gouverner, se contentant de presser l'accĂ©lĂ©rateur et de cultiver plus soigneusement les rapports avec le public.Il a surtout Ă©vitĂ© de se mettre Ă  la remorque des arguments ou des critiques de ses adversaires, conservant lui-mĂȘme l'initiative du dĂ©bat jusqu'Ă  la fin.La maĂźtrise consommĂ©e de M.Davis fait de lui le principal artisan du triomphe de son parti.Cela illustre une fois de plus le rĂŽle accru - non diminuĂ© - que.dans notre Ă©poque fĂ©rue de collĂ©gialitĂ©, la rĂ©volution des communications impartit a la personne des leaders.Par-delĂ  la personne de M.Davis, le rĂ©sultat du scrutin ontarien illustre le rĂ©alisme exceptionnel dont ont fait preuve depuis trente ans les leaders conservateurs de la province voisine.L'Ă©quipe que M.Robarts lĂšgue Ă  M.Davis n'avait rien de sensationnel; le calibre des ministres y Ă©tait, tout compte fait, plutĂŽt moyen.Mais outre que ces hommes travaillaient en Ă©quipe, ils savaient pouvoir compter sur un chef qui ne s’agripperait pas Ă  son poste.Suivant en cela l’exemple de Leslie Frost, M.Robarts eut la sagesse de s’effacer dĂšs qu’il sentit une certaine fatigue de son leadership.Cet art consommĂ© de la transmission du pouvoir que pratiquent en Ontario les conservateurs leur a permis de se renouveler continuellement, de la maniĂšre la moins compliquĂ©e qui soit.LĂ  rĂ©side l’une des principales explications de leurs succĂšs Ă©lectoraux.‱ Les questions objectives n'ont occupĂ© qu’une place secondaire dans le dĂ©roulement de la campagne.Deux problĂšmes ont nĂ©anmoins contribuĂ© au succĂšs des conservateurs: la conjoncture Ă©conomique et la question scolaire.Les mesures restrictives du prĂ©sident Nixon ont suscitĂ© en Ontario une inquiĂ©tude comprĂ©hensible.Province fortement industrialisĂ©e.l'Ontario est exposĂ©e Ă  souffrir plus que toute autre province du moindre bouleversement dans le mouvement des capitaux Ă©trangers ou des Ă©changes internationaux.Rendus plus conscients de leur dĂ©pendance Ă  l'endroit de l'Ă©tranger par la propagande nĂ©o - dĂ©mocrate et libĂ©rale, les travailleurs ontariens ont dĂ» mesurer du mĂȘme coup le caractĂšre trĂšs vulnĂ©rable de leur prospĂ©ritĂ©.AppelĂ©s Ă  choisir entre un Nixon et un Lewis qui annonçaient un durcissement de la ligne traditionnelle Ă  l’endroit des capitaux Ă©trangers, et un Davis qui les invitait Ă  une saine prudence sans lever le nez sur les aspirations nationalistes de milliers d'entre eux, ils ont optĂ©, en ces temps d’incertitude, pour les valeurs sĂ»res plutĂŽt que pour l ineonnu chargĂ© de risques que personnifiait Stephen Lewis.Sur la question de l’aide aux Ă©coles sĂ©parĂ©es du niveau secondaire.M.Davis prenait dĂšs le dĂ©but de la campagne un risque calculĂ© en annonçant que son gouvernement avait dĂ©cidĂ© de ne pas accĂ©der aux demandes de subventions formulĂ©es depuis des annĂ©es par les milieux catholiques.En Ă©pousant cette ligne.M.Davis risquait de perdre des milliers de voix catholiques au profit du NPD et des libĂ©raux.Mais ces voix devaient de toute maniĂšre se partager entre libĂ©raux et nĂ©o-dĂ©mocrates, tous deux favorables Ă  l'aide aux Ă©coles sĂ©parĂ©es.Et pendant ce temps, l'Ă©lĂ©ment "wasp” ne pouvait rester indiffĂ©rent Ă  l’invitation Ă  peine dĂ©guisĂ©e qui lui Ă©tait faite de se rallier aux conservateurs.La question du chĂŽmage aurait dĂ» norma- lement nuire au gouvernement Davis.Il semble cependant que le contraire se soit produit.LĂ  encore, les Ă©lecteurs ont semblĂ© considĂ©rer que le gouvernement n’était que partiellement responsable de certains accidents de parcours.Ils ont prĂ©fĂ©rĂ© se souvenir que le parti au pouvoir est devenu synonyme de la prospĂ©ritĂ© et de la stabilitĂ© remarquables dont jouit l’Ontario depuis plus d’un quart de siĂšcle.‱ Pour le NPD, l’échec de jeudi marque l’arrĂȘt d une tendance qu'il souhaitait voir propager des Prairies au centre du pays.Il montre que la pĂ©nĂ©tration de ce parti dans les grandes provinces urbaines sera plus lente que certains le prĂ©voyaient.Les gains que fait la social-dĂ©mocratie sont rĂ©els mais lents et graduels, notait jeudi soir Stephen Lewis.Il y a beaucoup de vĂ©ritĂ© dans cette phrase.Comme pour illustrer la vĂ©ritĂ© de cette observation du leader nĂ©o-dĂ©mocrate, les statistiques du scrutin de jeudi montrent que le NPD, s’il a lĂ©gĂšrement reculĂ© quant au nombre de siĂšges, a fait des gains significatifs quant au total des voix qu’il a remportĂ©es.Le NPD a vu son total de voix passer de 626,000 Ă  876,000: c’est un gain de 40%, comparĂ© Ă  une augmentation de seulement 33% dans le total des votants.Quant aux libĂ©raux deM.Nixon, leur pourcentage de voix a continuĂ© de fondre.De 35% qu’il Ă©tait encore en 1963.il Ă©tait descendu Ă  31% en 1967; il tombe cette fois Ă  28%.Ces chiffres semblent indiquer que le centre s’amincit peu Ă  peu en Ontario et que cette province Ă©volue lentement vers un nouvel alignement oĂč s’affronteraient Ă©ventuellement deux adversaires majeurs: les conservateurs et les nĂ©o-dĂ©mocrates.Rien ne serait plus sain pour la vitalitĂ© de la dĂ©mocratie canadienne qu’une telle Ă©volution.Il faudra cependant attendre au moins une autre Ă©lection avant de savoir si elle se produira jusqu'au bout.En attendant, les conservateurs continueront de rĂ©gner tranquillement et efficacement sur l’Ontario.Leur chef, avec un pourcentage de voix infĂ©rieur d’un ou deux points Ă  celui que dĂ©crochait en avril 1970 Robert Bourassa.n’aura pas Ă  justifier la lĂ©gitimitĂ© de son triomphe, celle-ci n'Ă©tant mise en doute par personne.Cest lĂ  le genre de luxe qu’aiment s'accorder en politique les sociĂ©tĂ©s prospĂšres, relativement homogĂšnes et sĂ»res d'elles-mĂȘmes.Claude RYAN bloc-notes Les ambiguĂŻtĂ©s des sondages Au cours du colloque sur l'information tenu Ă  Longueuil en fin de semaine, des journalistes de La Presse sont intervenus avec compĂ©tence et aigreur dans le dĂ©bat sur “le journalisme et les sondages”.Ils participaient avec clartĂ© parce qu'ils vivent prĂ©sentement l'expĂ©rience SONOPRESSE sondage rĂ©gulier effectuĂ© par leur employeur.Ils y ajoutaient une amertume amplement motivĂ©e.Nombre des textes qui accompagnent et entourent SONOPRESSE ne sont pas signĂ©s.Et pour cause.Les journalistes ne tiennent pas outre mesure Ă  cautionner de leur nom des chiffres obtenus Ă  partir d'Ă©chantillons fort peu reprĂ©sentatifs.Ce premier indice devrait rendre prudents ceux qui prĂ©tendent fonder sur ces donnĂ©es de rassurantes thĂ©ories.Autre Ă©lĂ©ment important, le grand nombre de personnes qui refusent de rĂ©pondre.Certes, les gens ne consentent pas tous Ă  rĂ©pondre Ă  un questionnaire Ă©laborĂ© et n'importe quel sondage fait son deuil d'un bloc de 10.15 ou 20ri des personnes interrogĂ©es.Dans le cas de SONOPRESSE.les journalistes Ă©valuent au double de la normale le pourcentage de refus.Bien plus, ils affirment qu'environ 25'< des personnes interrogĂ©es refusent de rĂ©pondre Si une attaque nuclĂ©aire se dĂ©clenchait.il est fort probable que les forces nuclĂ©aires soviĂ©tiques seraient utilisĂ©es selon un plan bien concertĂ© et que nous n’en aurions qu'un court avertissement, afin d'obtenir le plus grand effet rie surprise.Les bombardiers soviĂ©tiques stratĂ©giques.au nombre d'environ 150.au raient pour tĂąche de continuer l'action ainsi commencĂ©e Cette façon d'agir aurait en grande partie pour cause l'efficacitĂ© du systĂšme d'alerte du NORAP Les bombardiers seraient probablement lancĂ©s Ă  l’attaque en mĂȘme temps que les missiles mais n'atteindraient l'AmĂ©rique du Nord que plusieurs heures aprĂšs ces derniers et le feraient probablemeni en vue d'atteindre des objectifs ne requĂ©rant aucune attaque surprise ou des objectifs attaquĂ©s sans succĂšs par les missiles.Livre blanc sur la politique de dĂ©fense, aoĂ»t 1971.Les conversation1 sur la limitation des armements stratĂ©giques marqueni un certain progrĂšs comme l'atteste le fait que les Etats-Unis cl l'URSS ont annoncĂ© le 20 mai 1971 une entente visant Ă  se concentrer cette annĂ©e sur un accord concernant le dĂ©ploiement limitĂ© des missiles anti-missiles (ABM' Les parce que le sondage Ă©manĂ© de La Presse.Pas besoin d'Ăštre grand clerc pour dĂ©duire que les refus qui invoquent ainsi des motifs idĂ©ologiques proviennent d'Ă©tudiants, de syndiquĂ©s, de groupes profondĂ©ment politisĂ©s.De fait, disent les journalistes.on retrouve dans tel Ă©chantillon de SONOPRESSE seulement 3.9'"r d’étudiants, alors qu'on devrait en trouver environ 167c.Les commentaires d’accompagnement rĂ©duisent au minimum les dĂ©tails d’ordre mĂ©thodologique.Ainsi, les textes du jeudi 21 octobre font Ă©tat des rĂ©ponses recueillies lors "d'un sondage effectuĂ© auprĂšs de 158 femmes et de 146 hommes”.En est-il ainsi?S'agit-il vraiment d’un sondage menĂ© auprĂšs de 304 personnes?S’agit-il plutĂŽt de 304 rĂ©ponses obtenues au cours d’un sondage effectuĂ© auprĂšs de 600 personnes’’ Nul ne le sait.DĂšs lors, les chiffres obtenus perdent toute signification et les interprĂ©tations, qu'on maquille en conclusions scientifiques.n'offrent pas au public les garanties souhaitables.De lĂ  Ă  conclure que les sondages de ce genre tronquent la vĂ©ritĂ©, il n’y a qu'un pas.On aimerait pouvoir comparer ces rĂ©sultats de SONOPRESSE avec les enquĂȘtes Gallup.Malheureusement.les chiffres qui sont devenus disponibles ces jours derniers au niveau des sondages Gallup sont amĂ©nagĂ©s de telle maniĂšre qu’on ne sait pas encore comment les provinces se comportent Ă  l'intĂ©rieur des rĂ©sultats nationaux.On constate, par exemple, que les conservateurs fĂ©dĂ©raux ont effectuĂ© depuis aoĂ»t 1971 une remontĂ©e fantastique.deux pays s'entendront aussi sur certaines mesures concernant la limitation des armes stratĂ©giques offensives.Le Gouvernement canadien partage la conviction exprimĂ©e par les deux camps que cette maniĂšre d'agir crĂ©era des conditions plus favorables Ă  d'autre nĂ©gociation-.Livre blanc sur la polili'iuc de dĂ©fense, aoĂ»t 1971.Le rĂŽle militaire du Canada dans la dĂ©fense du continent nord-amĂ©ricain consiste Ă  contribuer Ă  la stabilitĂ© de la dissuasion en aidant les E.-U.Ă  maintenir un rĂ©seau complet d’alerte et en participant activement, dans une certaine mesure, Ă  la dĂ©fense contre les bombardiers et les forces maritimes.La prĂ©sence militaire du Canada dans le secteur de l’OTAN qui dĂ©borde les limites immĂ©diates du continent nord-amĂ©ricain constitue un autre apport Ă  la dissuasion.Elle aide Ă  attĂ©nuer le risque d une guerre mondiale soit dĂ©clenchĂ©e Ă  cause d'un conflit dans un des points nĂ©vralgiques de l'Europe ou de l'Atlantique-Nord.lĂ  oĂč les superpuissances ont des intĂ©rĂȘts et oĂč l'Ă©quilibre global est menacĂ© Livre blanc sur la politique de dĂ©fense, aoĂ»t 1971.gagnant 97 du vote national.Pendant ce temps, les libĂ©raux de M.Trudeau continuaient de perdre du terrain comme ils le font depuis novembre 1970.AprĂšs les Ă©vĂ©nements d'octobre, les libĂ©raux l’emportaient par 59 contre 22 pour les conservateurs.Aujourd'hui.M.Trudeau ne dĂ©tient plus qu'une avance de 6% (38% contre 327o) sur les conservateurs.Le NPD.de son cĂŽtĂ©, aprĂšs un creux de 137c aprĂšs les Ă©vĂ©nements d'octobre, est revenu Ă  son niveau "normal” de 23 ou 247c des suffrages.Devant de tels rĂ©sultats, on demeure songeur quand La Presse, dans son Ă©dition du mercredi 20 octobre, affirme qu’“une opposition terne laisse Trudeau sans rival” en se basant sur les chiffres de SONOPRESSE.La mĂȘme page nous apprenait, d’ailleurs, en arguant des sondages Gallup, que les “libĂ©raux sont nettement en perte de vitesse".On peut, sans doute, fournir diverses explications.La meilleure serait sans doute que le journaliste de La Presse n’avait pas encore les rĂ©sultats des sondages Gallup au moment d’écrire son analyse.Une explication plus profonde reconnaĂźtrait que l’analyste ui se fait servir les chiffres de ONOPRESSE au lieu de ceux de Gallup table sur une documentation souvent douteuse.DĂšs que les sondages Gallup auront ventilĂ© leurs rĂ©sultats, on pourra mettre face Ă  face les chiffres quĂ©bĂ©cois de l’une Ă©t de l’autre enquĂȘtes.A l’heure actuelle, on sait ue la mĂ©thodologie de SONOPRES- E laisse Ă  dĂ©sirer et on n’oserait sĂ»rement pas affirmer que M.Trudeau est portĂ© en triomphe par un QuĂ©bec en dĂ©lire, mais on ne sait pas encore de façon certaine si l’impressionnante remontĂ©e conservatrice affecte profondĂ©ment le QuĂ©bec.Nous en avons quand mĂȘme assez Ă  l’heure qu’il est pour douter de SONOPRESSE.Un autre aspect de SONOPRESSE mĂ©riterait rĂ©flexion.Nous assistons ici Ă  un effort Ă©vident pour remplir un certain nombre de colonnes avec des textes et des chiffres qui n’émanent guĂšre de la rĂ©daction.Quand le systĂšme sera rodĂ©, que le service de la mise en marche pourra produire des tableaux statistiques en quantitĂ©s industrielles, quand un nombre restreint de cadres auront appris Ă  commenter ces chiffres en demeurant dans leurs bureaux, peut-ĂȘtre sera-t-il temps pour La Presse de fonctionner sans journalistes aussi bien qu’elle fonctionne sans typographes.Le mauvais titre d’un livre utile Les livres consacrĂ©s Ă  l’information ne pleuvent pas au QuĂ©bec.Pourtant, l’accĂ©lĂ©ration de notre Ă©volution en ce domaine et un certain nombre d’évĂ©nements particuliĂšrement intenses ont suscitĂ© chez nous un commencement de rĂ©flexion.peut-ĂȘtre mĂȘme l'esquisse de nouvelles solutions.En quelques courtes annĂ©es, nous sommes passĂ©s de la balkanisation Ă  un regroupement dont les corollaires nous atteignent chaque jour davantage.Power Corporation, avec ou sans ses cousines.Radio-Mutuel.TĂ©lĂ©-MĂ©dia.autant d’efforts pour constituer des chaĂźnes et des rĂ©seaux.Sur un terrain diffĂ©rent, les Ă©vĂ©nements d'octobre ont soulignĂ© la fragilitĂ© de notre libertĂ© d’information, l’aptitude du pouvoir Ă  dĂ©clencher l'hystĂ©rie dans la population et l’autocensure chez les informateurs.Il n’en fallait pas davantage pour qu'on ouvre avec appĂ©tit le bouquin que Claude Jean Devirieux vient de publier aux Editions du Jour sous le titre de “manifeste pour la libertĂ© de l’information".Malheureusement, mĂȘme si M.Devirieux se cramponne aux dĂ©finitions lĂ©galistes de “manifeste”, l’ouvrage ne ressemble guĂšre Ă  ce qu’on pouvait attendre.Certes, les couplets interviennent aux bons endroits sur le thĂšme de “il n’y a pas d’objectivitĂ© sans libertĂ©", mais, Ă  aucun moment, M.Devirieux ne s’enfonce vraiment dans la matiĂšre vivante.Pourtant, il pouvait, mieux que bien d’autres, tĂ©moigner, au sens le plus strict du terme, de ce que l’information libre coĂ»te Ă  celui qui la veut faire, telle fĂȘte de la Saint-Jean-Baptiste lui a valu une Ă©clipse prolongĂ©e.Sa façon vivante de livrer ses “topos” en faisaient, aux yeux de ceux qui considĂšrent les orniĂšres comme la chose la plus rassurante au monde, un reporter inquiĂ©tant et il a donc “bĂ©nĂ©ficiĂ©â€ en plusieurs occasions de tĂ©lĂ©phones pressants.De cette vie.le volume garde fort peu de choses.La valeur du livre vient de ce qu’il est un ouvrage de rĂ©fĂ©rences aussi froid qu’utile.Et c'est bien lĂ  le paradoxe.Se mĂ©fiant sans doute de son tempĂ©rament et entendant conserver toute sa crĂ©dibilitĂ©, M.Devirieux n’a rien laissĂ© filtrer qui puisse ressembler Ă  une Ă©motion.Le sujet de l'information, au QuĂ©bec, charrie la chair et le sang, mais le livre de M.Devirieux n’y touche que sur le ton de l’historien superbement dĂ©tachĂ©.Tout au plus de petites allusions Ă  l'usage des initiĂ©s.Heureusement, les annexes compensent et fournissent une matiĂšre vibrante.Le volume n’est pas un manifeste.Il n’est pas du meilleur Devirieux.Il est.Ă  titre de manuel, un travail Ă©minemment utile.On aurait souhaitĂ© qu'il rĂ©unisse les trois qualitĂ©s.Laurent LAPLANTE Š propos d'actualitĂ© « w ACCORD CAM ADO fclUÎ^E ,A„ SU’S O*1 lliilll SSHZH -;- -L-iĂŻĂŻ'': Š Notre saint patron, Alexis Š lettres au DEVOIR L'affaire Lapalme: un cas prophĂ©tique Je n'ai jamais vu gouvernement s'Ă©tablir aussi pesamment dans sa propre injustice, aprĂšs l’avoir reconnue, il s'agit ici de l'affaire Lapalme.Cela tient du prodige.Quelle surditĂ© et quelle indiffĂ©rence.quel comportement mĂ©canique de l'appareil exĂ©cutif! LĂ  se rĂ©vĂšlent une fois de plus le style et la maniĂšre de Pierre Trudeau.VoilĂ  un gouvernement dangereusement inapte Ă  articuler sa pensĂ©e sur les rĂ©alitĂ©s vivantes et qui prĂ©fĂšre couramment suivre1 une ligne prĂ©alablement Ă©tablie, fĂ»t-elle tenue pqr lui pour arbitraire.Avant qu'il n'arnvĂąt au pouvoir.M Trudeau, vulnĂ©rable, se dĂ©fendait par la rigiditĂ© d'une logique dĂ©sincarnĂ©e contre des idĂ©es plus Un curĂ© Ă  l'amende Cest la premiĂšre fois que cela m'arrive depuis 71 ans: ce n est pas si pire.$22.00 pour avoir circulĂ© Ă  43 milles Ă  l'heure, sur une route qui dĂ©tourne un village, un mardi de juillet, Ă  3hres p.m.Personnellement, ça ne m'affecte pas du tout: Ă  mon Ăąge.on ne se prĂ©occupe guĂšre de ses affaires temporelles.Mais je me reprĂ©sente le pauvre pĂšre de famille qui s en va Ă  son travail, ou le cultivateur qui va faire souder une piĂšce de sa charrue.et Ă  qui on prĂ©sente une image pareille: Ce serait certainement de nature Ă  Ă©mousser son respect pour l'autoritĂ© civile.Messieurs du Gouvernement, je comprends trĂšs bien que vous ayiez besoin d argent.Je vous donne un truc pour en faire beaucoup, tout en sauvant des vies: Dites donc Ă  vos "officiers" d'ĂȘtre en service, les vendredi, samedi et dimanche, entre minuit et 2 hres, Ă  la sorbe des villages.avec Tordre d'arrĂȘter et de mettre Ă  l'amende tous ceux qui conduisent en Ă©tat d'ivresse.Vous feriez d une pierre plusieurs coups: 1- Vous rĂ©colteriez des millions, chaque semaine.profondes et mieux senties que les siennes.Le pouvoir ne Ta pas corrigĂ©: au contraire, le pouvoir est une Ă©cole d'insolence, qui fait aisĂ©ment qu'on devient plus inflexible et plus impermĂ©able aux raisons de la vie."On ne peut refaire le passĂ©, on ne peut dĂ©faire l'histoire", disait rĂ©cemment Pierre Trudeau, parlant de l'injustice faite aux gars de Lapalme.injustice pure et simple qu'il appelle “erreur" et qu'il refuse de rĂ©parer.La rĂ©paration ne cadre naturellement pas avec la dĂ©cision initiale, qui Ă©tait de se dĂ©barrasser du syndicat ; la logique serait compromise, sans compter la majestĂ©, il faut ĂȘtre cohĂ©rent: la restitution ne cadre 2- L'Assurance-maladieĂ©conomi serait des millions.3- Les citoyens paieraient 50 < de moins d'assurance-automobile 4- Vous donneriez vraiment justice aux citoyens.5- Et vous sauveriez peut-ĂȘtre notre peuple de la folie qui s'en empare.Je comprends aussi que c'est demander beaucoup Ă  vos officiers: mais ils s'engagent pour les hĂŽ-telliers, non pas pour protĂ©ger le public mais pour faire "clairer ' la place, entre 1.30 et 2.00 de la nuit, pour que monsieur puisse dormir tranquille, pendant que ses clients tuent le monde sur les routes.Ce serait encore bien plus simple de freiner la vente des alcools, mais vous faites tout pour que les vagues grossissent sans cesse et engloutissent notre peuple.En tous les cas, j'ai beaucoup de sympathie pour vos officiers, et si vous les obligez Ă  faire ce que je vous propose, je vous demande de les laisser faire la sieste.les premiers jours de la semaine.entre midi et 3 hres.Ernest ARSENAULT, pire.CurĂ©deSt-Anselme pas avec le vol.Imperturbable jusqu'Ă  Tabsur-de.le gouvernement Trudeau Ă©tale ce vice avec un Ă©clat singulier dans le cas Lapalme.Ce gros gouvernement s'appesantit sur ses propres victimes, quelques centaines de travailleurs Ă  qui il a tout ĂŽtĂ©.Il met ridiculement de la raison d'Etat en toutes choses, mĂȘme dans celle-lĂ .qui est une toute petite affaire, que le moindre mouvement de bons sens ou de coeur suffirait Ă  Ă©gler.Cest pourquoi la rĂ©sistance des gars de Lapalme devient de jour en jour davantage un symbole.en plus d'Ăštre un combat pour le droit.Ils reprĂ©sentent un certain genre de rĂ©sistance Ă  un certain genre d'oppression.Cette oppression tient Ă  l'incapacitĂ© du gouvernement de dĂ©vier d'une idĂ©e prĂ©conçue."Vous pourrez marcher jusqu'Ă  la fin des temps" .a ajoutĂ© l'homme consequent.La linĂ©aritĂ© du rĂ©gime devient grotesque.Quand on pense aux gens qu'elle opprime, aux frustrations Ă©normes qu elle engendre dans d'autres domaines aussi, le domaine constitutionnel entre autres, et sans parler des principes qu elle foule, on ne la juge plus seulement risible: on trouve cette logique aberrante et grosse d'une menace doutable.Les hommes du futur se ligueront contre les mĂ©canismes et T abstraction.Les gars de Lapalme sont acculĂ©s Ă  rĂ©sister maintenant, sans doute Ă  cause du personnage dont je parle, en avance sur son temps.Les temps Ă  venir mettront un Ă©cart grandissant entre la rĂšgle de gouvernement et les hommes en chair et en os.Le Quebec est plein de tensions que provoque cette disjonction commençante.Les gars de Lapalme se rĂ©vĂšlent irrĂ©ductibles.Cest qu'ils tĂ©moignent dĂ©jĂ  d'un tort trĂšs profond fait Ă  Thomme par le gouvernement des cyclopes.hommes d'un seul oeil.Pierre VADEBONCOEUR MontrĂ©al, le 20 octobre 1971.Pour la crĂ©ation d'un Conseil du film quĂ©bĂ©cois NOLR : Le directeur de la revue SĂ©quences.M.LĂ©o Bonneville, nous fait tenir la lettre suivante, que le comitĂ© de rĂ©daction de cette publication spĂ©cialisĂ©e dans les questions du cinĂ©ma, adressait rĂ©cemment au ministre des affaires culturelles.M.François Cloutier.M.le ministre des affaires culturelles.Conscient de l’urgence d’une loi-cadre favorisant "le dĂ©veloppement d'un art et d’une industrie capables de rĂ©pondre aux nĂ©cessitĂ©s culturelles de la population du QuĂ©bec ’, le ComitĂ© de rĂ©daction de SĂ©quences recommande la crĂ©ation d’un Conseil du film quĂ©bĂ©cois chargĂ©: 1.de subventionner des films par une prime Ă  la qualitĂ© ainsi que des salles qui les programmeront; 2.d’encourager les jeunes auteurs en les aidant financiĂšrement ou autrement Ă  rĂ©aliser des films de court et mĂȘme de long mĂ©trage; 3.a aider Ă  la production de films pour enfants en organisant des concours de scĂ©narios et en contribuant aux frais de realisation des meilleurs ; 4.de collaborer Ă  la formation des spectateurs grĂące Ă  des cours de cinĂ©ma scolaires et post-scolaires; 5.de contribuer Ă  .l’établissement d’une filmathĂšque provinciale en vue d'alimenter les institutions scolaires et culturelles en oeuvres qui ont marquĂ© l’histoire du cinĂ©ma, 6.d'exiger un dĂ©pĂŽt lĂ©gal pour tous les films produits au QuĂ©bec; 7.d'ordonner la sortie officielle en français (dialogues ou sous-titres) de tout film prĂ©sentĂ© au QuĂ©bec.Au besoin, prĂ©voir une aide ou un dĂ©dommagement pour les distributeurs obligĂ©s de pour- voir eux-mĂȘriies au doublage ou au sous-titrage; 8.d’organiser un tesĂŒval international du film incluant un festival compĂ©titif du film quĂ©bĂ©cois.Ce Conseil du film quĂ©bĂ©cois aurait Ă  la fois des pouvoirs dĂ©libĂ©ratifs et exĂ©cutifs.Il devrait ĂȘtre composĂ© de personnes compĂ©tentes non directement engagĂ©es dans l’industrie cinĂ©matographique.De plus, il devrait ĂȘtre aidĂ© par divers comitĂ©s chargĂ©s d etuoier diffĂ©rentes questions et d'en faire rapport au Conseil du film quĂ©bĂ©cois.Enfin, reconnaissant le carac- tĂšre universel du cinĂ©ma, le ComitĂ© de rĂ©daction de SĂ©quences souhaite que le Conseil du film quĂ©bĂ©cois facilite au public un contact rapide avec les oeuvres importantes pu cinĂ©ma mondial.PersuadĂ© que ces recommandations contribueront Ă  Ă©tablir une vĂ©ritable politique quĂ©bĂ©coise du cinĂ©ma, le ComitĂ© de rĂ©daction de SĂ©quences prie Monsieur le Ministre des Affaires culturelles de les faires siennes.Le ComitĂ© de rĂ©daction de SĂ©quences MontrĂ©al, le 20 octobre 1971.Mise au point de l'ambassade de TchĂ©coslovaquie Monsieur le directeur.Au nom de l'ambassade de la RĂ©publique socialiste de TchĂ©coslovaquie.je voudrais rectifier des rapporLs faux et calomnieux qui ont Ă©tĂ© diffusĂ©s rĂ©cemment par certaines agences de presse.Ces rapports affirmant que la RĂ©publique tchĂ©coslovaque serait un fournisseur d'armes pour Tir-lande sont de pures inventions qui o'ont aucun fondement dans la rĂ©alitĂ©.Ils ne peuvent qu'avoir Ă©tĂ© inventĂ©s par des milieux impĂ©rialistes en vue de nuire aux bonnes relations existantes entre la RĂ©publique tchĂ©coslovaque et les autres pays.Pour l’ambassade de TchĂ©coslovaquie au Canada.Jiri NOVOTNY, attachĂ© culturel Ottawa, le 20 octobre 1971 LE DEVOIR fondĂ© pO( Htnn Bovrouo lĂ© IO|Onv*r 1910 Directeur e» rĂ©docteu» en chef Ooude Rjron Hedocteur en çKel od|omt Michel 9oy Directeur de Tinformotton Jeon Froncoewr Trevoner Bemord lororque IE OEvOW est publie por I Imprimerie Populoue sociĂ©tĂ© o responsabilitĂ© lim.tee dont le tiege soool est situe ou numĂ©ro 434 est rue Notre Dome Montreal 1?7 '' est compose et imprime par l'Imprimerie Dumont mcorporee dont les ateliers sont situes o 9130.rue Bomn, Ville loSolle l agence Presse Canadienne est outonsee o employer et o diffuser les informations publiĂ©es dans IE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne S35 par onnee su mois $19 Ale tronger $4C por onnee s., mois $?trois mois $I ?Ed-t-on du vomed.$10 par annĂ©e Edition quotidienne livrĂ©e o domicile po» porteur 75 cents par semaine Tarif de I abonnement servi par la poste aerienne sur demande Courrier de deuneme classe enregistrement numĂ©ro OB5B Depot legal BibliothĂšque nationale du Quebec TELEPHONE B44 3361 thgnes groupĂ©es) «' - * « Š *Š* Le Devoir, samedi 23 octobre 1 971 * 5 des idĂ©es Mis sur la sellette, le bill 65 connaĂźt un temps de rĂ©flexion LIBRE OPINION par SOLANGE CHALVIN Le projet de loi 65 sur l'organisation des services de santĂ© et des services sociaux a Ă©tĂ© l’objet depuis le dĂ©but des sĂ©ances parlementaires d'une critique qui tourne, selon les combattants, autour de deux pĂŽles: on veut garder ses structures, ses institutions, son statu quo si l'on fait partie de ceux qui dispensent prĂ©sentement ces services: on revendique plus de participation et de pouvoir de dĂ©cision dans l'Ă©laboration des services projetĂ©s, si l’on se range du cĂŽtĂ© des consommateurs de soins.Toutefois, l'Ă©motivitĂ© qui l'emporte souvent au moment de la discussions publique avec les membres du Parlement et qui dĂ©passe frĂ©quemment la teneur des demandes formulĂ©es implicitement dans les mĂ©moires prĂ©sentĂ©s nous porte Ă  oublier l’assentiment quasi gĂ©nĂ©ral pour une rĂ©forme en profondeur des services sociaux et de santĂ©.La rĂ©organisation proposĂ©e par le Bill 65.a-t-on souvent entendu, serait de nature Ă  amĂ©liorer le sort des dĂ©favorisĂ©s.non seulement sur le plan Ă©conomique, mais aussi §ur le plan social.L'intĂ©gration et la coordination des services de santĂ© concernĂ©s reprĂ©sentent- un souci rĂ©el de dĂ©velopper et de produire des services qui tiennent compte d'abord de la personne humaine, reconnaissent les conseillers sociaux du QuĂ©bec.L'objectif de plusieurs mĂ©moires est en fait de donner au projet de loi.des moyens plus concrets d'atteindre le but qu'il se propose.La voix plus rationnelle de ceux qui n ont rien Ă  perdre, dans l'application d'un nouveau rĂ©gime, a toutefois bien des difficultĂ©s Ă  couvrir celle de combattants plus soucieux de leurs prĂ©rogatives que de l'amĂ©lioration gĂ©nĂ©rale des services offerts Ă  la population.Soulignons dans cet esprit de rĂ©elle collaboration, la suggestion mainte fois rĂ©pĂ©tĂ©e, pour l'application par Ă©tape de la rĂ©forme prĂ©vue.Cette façon de procĂ©der assurerait une transition graduelle qui permettrait la transposition dans les nouvelles structures de ce qui se fait de bien dans les structures actuelles, afin de ne pas lĂ©ser la population Ă  servir affirme le Conseil de dĂ©veloppement social du MontrĂ©al mĂ©tropolitain: De son cĂŽtĂ©, la FĂ©dĂ©ration des femmes du QuĂ©bec, a proposĂ© dans ce sens, la formation d'un comitĂ© ad hoc chargĂ© de la mise en place des nouvelles structures, de l'Ă©valuation des rĂ©actions qu elles suscitent chez la population, et de l'analyse de leurs rĂ©percussions sur l'Ă©conomie du QuĂ©bec.Des CISC d’abord L implantation des Centres locaux de services communautaires demeure, dans T esprit de la majoritĂ© des organismes.Ă  privilĂ©gier, dans une premiĂšre Ă©tape.Sachant l'importance qu'attache aux CLSC.le ministre Castonguav lui-mĂ©me qui les dĂ©finit comme des "outils de dĂ©veloppement au service des populations locales ", il est sĂ»r que ces, centres prendront les premiers, le pouls de la satisfaction ou de l'insatisfaction tout autant des praticiens que de la population.Peu de gens au cours des sĂ©ances de la commission parlementaire des Affaires sociales, ont mis en doute la nĂ©cessitĂ© et l'urgence de la rĂ©organisation complĂšte des UniversitĂ© de MontrĂ©al: des administrateurs irresponsables par les exĂ©cutifs du SPUM et du SNEUM services sociaux et de santĂ© mais plusieurs considĂšrent que les moyens prĂ©conisĂ©s par le Bill 65 n'atteindront pas les objectifs proposĂ©s.S’il y a des changements Ă  faire dans le texte du projet 65.il y en aura, a dĂ©jĂ  dit le ministre Castonguay.rĂ©affirmant son dĂ©sir d'un amĂ©lioration sensible dans le systĂšme de santĂ© mentale et physique qui prĂ©vaut actuellemĂ©nt au QuĂ©bec.On sait que le ministre a dĂ©jĂ  acceptĂ© de modifier les structures des Offices rĂ©gionaux (ORAS) qui ne satisfont personne.Il y aura plusieurs autres modifications, a-t-on entendu dire mais la teneur des amendements nĂ©cessaires ne sera rĂ©vĂ©lĂ©e qu'une fois les auditions publiques terminĂ©es.On chuchote mĂȘme dans les coulisses du Parlement que la seconde Ă©dition du Bill 65 est dĂ©jĂ  bien en route.Cette semaine, des rencontres ont lieu Ă  QuĂ©bec Ă  l'intention des seuls dĂ©putĂ©s membres de la commission.Ils feront le point des suggestions reçues depuis deux mois avant de recommencer dans trois semaines, les auditions publiques.Il est Ă  prĂ©voir que des amendements seront apportĂ©s au projet de loi avant mĂȘme son Ă©tude en deuxiĂšme lecture.Parmi ce concert de reproches qu'a subi le ministre Castonguay depuis la prĂ©sentation du Bill 65.aussi bien de la part des organismes qui ont prĂ©sentĂ© des mĂ©moires a la commission parlementaire, que de la part des simples citoyens qui se sont exprimĂ©s largement tout au long de sa tournĂ©e Ă  travers le QuĂ©bec, s'Ă©lĂšve une rĂ©elle admiration pour celui qui a poussĂ© si loin, le respect de l'attention due Ă  celui qui parle.A une question d'un journaliste qui demandait ces jours derniers Ă  M.Castonguay.s'il avait l'intention de dĂ©missionner si le Bill 65 ne passait pas ou si le projet quĂ©bĂ©cois des allocations familiales n'aboutissait pas.le ministre a rĂ©pondu: "Brandir une menace de dĂ©mission est une lĂąchetĂ© Ă  laquelle je n'ai jamais pensĂ©.Si la rĂ©organisation des services de santĂ© et services sociaux, ainsi qu'un rĂ©gime nouveau d'allocations familiales, sont des choses urgentes et nĂ©cessaires, dĂ©sirĂ©es par la population, elles se rĂ©aliseront".Quelle que soit l'issue du Bill 65.les corps professionnels et le public ne pourront pas reprocher au ministre de n'avoir pas jouĂ© Ă  coeur ouvert le jeu de la dĂ©mocratie avec tous les risques que celui-ci comporte.On peut se demander si certains organismes qui rĂ©pĂštent pendant prĂšs de trois heures des mĂ©moires dĂ©jĂ  envoyĂ©s et lus par les dĂ©putĂ©s.sont aussi conscients que le ministre du prix du temps et du respect de la dĂ©mocratie.Par des plaidoyers qui n'en finissent plus, ils rĂ©duisent au silence d'autres citoyens qui n'ont ni le temps, ni l'argent, ni la patience, de retourner Ă  QuĂ©bec, plusieurs fois par mois, au cas oĂč ils pourraient ĂȘtre entendus par la commission parlementaire.Le Bill 65 marque actuellement un temps d'arrĂȘt et de rĂ©flexion, autant pour le ministre Castonguay et son Ă©quipe que pour les organismes concernĂ©s qui pourraient profiter de ce rĂ©pit pour analyser leurs mĂ©moires afin que les sĂ©ances qui reprendront vers la mi-novembre apportent des Ă©lĂ©ments nouveaux dans le dossier du Bill 65 si tout n'a pas dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dit.En marge du conflit qui oppose l’administration de l’universitĂ© de MontrĂ©al au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-1244), les dirigeants du Syndicat des professeurs et le Syndicat national des employĂ©s de l’universitĂ© ont prĂ©parĂ© une dĂ©claration que viennent de diffuser leurs prĂ©sidents respectifs, Maurice D’Aoust et Ginette Darbon.Cette dĂ©claration a reçu l’appui des bureaux exĂ©cutifs de Services-Campus, de l’Association des Ă©tudiants de sciences, et du groupe 1186 du SCFP, respectivement prĂ©sidĂ©s par MM.Claude Martin, Raymond Joly et Raymond Jodoin, ainsi que du prĂ©sident de l’Association des Ă©tudiants en mĂ©decine, M.Normand Geoffroy, et du vice-prĂ©sident de l’Association des Ă©tudiants des HEC, M.Michel Belisle.En voici le texte intĂ©gral.Les sous-titres sont du Devoir.DĂšs le dĂ©but des nĂ©gociations, les administrateurs de FUniversitĂ© de MontrĂ©al ont dĂ©cidĂ© d'accepter le 6/c de la politique salariale du gouvernement, sans mĂȘme analyser les Ă©lĂ©ments de cette politique dont l’application Ă  l'UniversitĂ© dans les circonstances est absolument incohĂ©rente.La politique salariale Cette politique qui touche environ 250,000 employĂ©s de la fonction publique est actuellement nĂ©gociĂ©e par le grand Front commun intersyndical CSN-FTQ CEQ.Par- rattrapage, l'indice des tion des rĂ©sultats de ces trois Ă©lĂ©ments, i.e.le accroissement de prix Ă  la consommation et accroissement de l'indice de la productivitĂ©." Le gouvernement a donc fixĂ© unilatĂ©ralement Ă  6 c l’accroissement de la masse salariale.Ceci correspond dans la fonction publique Ă  un relĂšvement de 4.8% des taux et Ă©chelles de traitement, 1.2% Ă©tant rĂ©servĂ© aux engagements, aux promotions et aux augmentations statutaires.L'application du 6% Ă  l'UniversitĂ© de MontrĂ©al, telle que mi les nrincioes et rĂšeles rela- PrĂ©sentĂ© dans ,les premiĂšres tifs au niveau de la rĂ©munĂ©ra- offres des administrateurs ne tion on a ‱ “La rĂ©munĂ©ration se situera au niveau de la moyenne gĂ©nĂ©rale observĂ©e au QuĂ©bec pour des emplois identiques ou analogues ; ‱ Les accroissements de rĂ©munĂ©ration auront pour objectif de maintenir le pouvoir d'achat des rĂ©munĂ©rations ; ‱ Les accroissements auront aussi pour objet de permettre Ă  l'ensemble de bĂ©nĂ©ficier pĂ©riodiquement de l’accroissement de la richesse collective; ‱ En consĂ©quence, les accroissements de la rĂ©munĂ©ration correspondront Ă  l'addi- La version de SGWU dans l'affaire Worrel par MICHAEL SHELDON, adjoint au recteur Le Devoir du 19 octobre, a publiĂ© une lettre adressĂ©e au ministre de l'Ă©ducation et signĂ©e par six professeurs de la facultĂ© de Sir George Williams University.Cette lettre avait trait au dĂ©part de l'ancien contrĂŽleur de l'universitĂ©.M.Henry Worrell.En tant que'personne en charge du service de l'information de L universitĂ©, je dĂ©sirerais vous faire part de certains faits concernant le dĂ©part de M.Worrell qui semblent ĂȘtre demeurĂ©s obscurs dans cette lettre.Tout d'abord, la dĂ©cision qui a amenĂ© le dĂ©part de M.Worrell fut prise par le Conseil d'administration ou par un comitĂ© dĂ©lĂ©guĂ© pour agitr Ă  sa place: les gouverneurs reprĂ©sentant les professeurs et les Ă©tudiants ainsi que les gouverneurs reprĂ©sentant le milieu prirent part aux dĂ©libĂ©rations des dites autoritĂ©s.De nombreuses et longues rĂ©unions ont Ă©tĂ© tenues et les membres du Conseil d'administration rencontrĂšrent M.Worrell dans une tentative d'entente acceptable de toutes parts.L ampleur de ces nombreuses rencontres et discussions a dĂ©terminĂ© la tournure de la dĂ©cision finale de l'exĂ©cutif du Conseil d'administration en date du 8 juillet, agissant Ă  la place dudit Conseil durant l'Ă©tĂ©, Ă  savoir qu'il n'y avait pas lieu d'Ă©tablir un comitĂ© de mĂ©diation tel que proposĂ© par l'Association desanciens.De plus, le Conseil d administration.dĂ©cidait.le mois dernier, que le grief de M.Worrell contre le Recteur.Dr John O'Brien, n'Ă©tait pas fondĂ© puisque les dĂ©cisions faisant l'objet du grief ont Ă©tĂ© prises par le Conseil d'administration.M.Worrell fut durant une trentaine d'annĂ©es membre de l'administration de Sir George Williams University.Toutefois, la nautre et la dimension de l'universitĂ© ont tellement changĂ© ces derniĂšres annĂ©es de meme que les exigences de fonctionnement en tant que faisant partie du systĂšme universitaire quĂ©bĂ©cois que la structure administrative a dĂ» opĂ©rer des changements majeurs, lesquels ont rĂ©duit considĂ©rablement les tĂąches reliĂ©es au poste de contrĂŽleur.Deux sortes de changement ont Ă©tĂ© effectuĂ©s: 1.Pour accomplir des tĂąches Ă  caractĂšre spĂ©cifique on a embauchĂ© des administrateurs spĂ©cialisĂ©s: 2.Certaines fonctions furent subordonnĂ©es Ă  la direction d'autres administrateurs lorsqu'il devint Ă©vident que le contrĂŽleur lui-mĂȘme n’obtenait pas des rĂ©sultats financiers conformes aux lois gouvernementales sur les budgets Billet d'Italie Les lieux communs Huit millions d'Italiens souffrant d'insomnie consommeraient.parait-il, un nombre effarant de tranquillisants et somnifĂšres.Pour qui se penche sur toutes ces nuits blanches gĂ©nĂ©ratrices d'idĂ©es noires la cause principale du problĂšme saute Ă  l'oreille: le bruit.Le silence est devenu une denrĂ©e rare et coĂ»teuse, les habitants des grands centres urbains en savent quelque chose.A Milan, oĂč le smog dense pose comme une housse tragique, voire un linceul sur la ville et les choses.existe une pollution plus insupportable que celle de l'air: la pollution sonore.Les Milanais sont exaspĂ©rĂ©s et l'exode dominical ne leur suffit plus Pour fuir la ville bruyante ils cherchent refuge dans les proches banlieues; l’une d'elles.San Felice, axe sa publicitĂ© sur la paix de vivre Ă  la campagne Ă  un quart d'heure du centre ville.Dans les rues de San Felice la circulation automobile est interdite Ă  tous les non-rĂ©sidanis.Le silence est d'or dit un vieux proverbe et nul ne peut plus en douter devant le prix de cette denrĂ©e luxueu- ' se.Comme quoi les lieux communs deviennent parlois les lieux recherchĂ©s.Rolande A.LACERTE VarĂšse, octobre 1971.et qu'il ne pouvait plus administrer nos ressources et services avec une vigilance serrĂ©e.Par consĂ©quent, le gros des responsabiĂŒtĂ©s du contrĂŽleur fut transfĂ©rĂ© Ă  d'autres administrateurs durant la pĂ©riode de janvier 1967 Ă  novembre 1970.lui laissant la responsabilitĂ© de la sĂ©curitĂ©, du tĂ©lĂ©phone, du service postal.de la rĂ©ception et de l'administration des immeubles appartement Ă  l'universitĂ© mais ne servant pas pour le moment Ă  des fins d'enseignement.Les cha ngements turent opĂ©rĂ©s par Ă©tapes et Ă  chaque fois discutĂ©s Ă  fond avec M.Worrell.En raison de ces changements il lui a Ă©galement Ă©tĂ© conseillĂ© par son supĂ©rieur, et ce Ă  plusieurs reprises, d'essayer de se trouver un autre emploi.Le 18 mai, M.J.Smola, vice-recteur aux affaires administratives et financiĂšres, rencontrait M Worrell pour lui annoncer l'abolition prĂ©vue du poste de contrĂŽleur.Il fut aussi question des diffĂ©rents arrangements finals pour ce qui a trait Ă  une compensation pĂ©cuniĂšre Ă©quitable.Cette rencontre a eu ĂŒeu seulement aprĂšs que le Dr Smola eut mis au courant le prĂ©sident du Conseil d'administration.monsieur A.Uutt et le recteur des diffĂ©rents aspects de la situation.M.Worrell Ă©crivit alors immĂ©diatement au Dr Smola, avec copies de sa lettre au Chancelier, au prĂ©sident du Conseil d'administration et au recteur pour se plaindre de ce qu'il qualifiait d'une dĂ©cision qui le congĂ©diait Ă  compter du 1er juin.L'affaire fut alors soumise au comitĂ© exĂ©cutif du Conseil, lequel le transmit au comitĂ© du personnel.Le 27 mai.le comitĂ© du Conseil du personnel organisait une autre rencontre entre les membres du Conseil et M.Worrell pour discuter la situation Ă  fond et tenter de trouver une solution acceptable de la part de toutes les parties en cause.M.Worrell qui Ă©tait d abord favorable Ă  cette rencontre la contre-manda par la suite.Par consĂ©quent le comitĂ© du personnel se rĂ©unit de nouveau le 31 mai et dĂ©cida de prĂ©senter une recommandation au Conseil prĂ©voyant l'abolition du poste de contrĂŽleur ainsi qu'une offre d'emploi alternatif Ă  l'universitĂ©.Dans une rencontre le mĂȘme jour entre le Dr Smola et M.Worrell, ce dernier lui fit part de son intĂ©rĂȘt pour un tel emploi alternatif et le lendemain le Dr Smola lui Ă©crivait pour en Ă©tablir les conditions.Il s'agissait en gros, d'un poste avec des responsabilitĂ©s assez semblables ;i celui que M.Worrell occupait Ă  un salaire de $10.000.environ la moitiĂ© de ce qu'il gagnait auparavant mias avec ajustements financiers faisant en sorte qu'i! maintiendrait dures de TuniversitĂ© Ă  un salaire de $14.000 M.Worrell refusa cette offre le lendemain.A la suite du second refus de M.Worrell, le Conseil d'administration, dans une rĂ©union tenue le 10 juin, approuva l'abolition du poste de contrĂŽleur et dĂ©lĂ©gua le comitĂ© du personnel pour poursuivre toute autre dĂ©marche requise.Par consĂ©quent, le reprĂ©sentait qu'un relĂšvement des niveaux de salaires d’environ 1.5%, le reste Ă©tant utilitĂ© pour le rattrapage ou les augmentations statutaires.C'Ă©tait nettement insuffisant, mĂȘme selon les normes gouvernementales.Les offres initiales Ces offres Ă©taient ridicules Ă  plusieurs titres et ne pouvaient qu'entraĂźner le dĂ©clenchement de la grĂšve.Selon cette nouvelle Ă©chel-e, la plupart des syndicats auraient reçu une augmentation Ă  peu prĂšs Ă©quivalente Ă  celle qu'ils auraient normalement eu en juin dernier et ceci aprĂšs la perte de 2% de leurs salaires.L'exĂ©cutif de l'APUM a effectuĂ© une analyse comparĂ©e de l'Ă©chelle en vigueur et de l’échelle proposĂ©e par les administrateurs et il y est dĂ©montrĂ© sans Ă©quivoque que $231.000 Ă©taient nĂ©cessaires pour supporter l’échelle actuelle alors que seulement $229,400 Ă©taient nĂ©cessaires pour supporter l’échelle proposĂ©e.L'exĂ©cutif conclut que 'Ta situation actuelle dont souffre toute la communautĂ© universitaire est le rĂ©sultat de la politique de l'administration qui doit en assumer la responsabilitĂ©." Les administrateurs ont prĂ©tendu que leurs offres initiales constituaient ni plus ni moins que la paritĂ© avec l'UQ-AM.Il est facile de dĂ©montrer que ceci est faux.En premier lieu, la classe la plus Ă©levĂ©e avait Ă©tĂ© retranchĂ©e rĂ©duisant le maximum de l'Ă©chelle de plusieurs milliers de dollars.Or plus d’une centaine d'employĂ©s ont des salaires qui se situent au-dessus du maximum proposĂ© et qui n'auraient reçu aucune augmentation pendant des annĂ©es.En second lieu, plus de 407o des fonctions Ă  l’UniversitĂ© de MontrĂ©al n'existent mĂȘme pas Ă  l’UQAM, ce qui rend impossible une transposition de l’échelle de l’UQAM.L’incompĂ©tence des administrateurs 1! existe des syndicats d’employĂ©s Ă  TU.deM.depuis 1962.Les administrateurs ont Ă©tĂ© forcĂ©s de rationaliser leur gestion pour prĂšs de 25% des enployĂ©s de l’UniversitĂ©.Or, aprĂšs”plus de 30 ans d'existence, ils ont pu dĂ©crire avec prĂ©cision les tĂąches accomplies par seulement 50 des 1000 employĂ©s regroupĂ©s au sein du SCFP-1244.Ces quelques renseignements qui sont absolument indispensables pour l’élaboration d’une Ă©chelle de salaire, le SCFP ne les a obtenus qu'aprĂšs 10 jours de grĂšve.A ce stade-ci, il faut se poser de sĂ©rieuses questions sur la bonne santĂ© de l'administration Ă  l'UniversitĂ© de MontrĂ©al.Il est tout Ă  fait inconvenable que des administrateurs .‘dieux ne prĂ©parent pas d’offres salariales, avant mĂȘme que le syndicat ne les rĂ©clame.Pourtant, c’est ce qui s’est produit au cours de ce conflit.Deux jours seulement avant, le dĂ©clenchement prĂ©vu de la grĂšve, les administrateurs n'avaient rien d’au- tre Ă  prĂ©senter que des offres globales verbales! Dans les circonstances, il semble que les administrateurs ont agi avec une complĂšte irresponsabilitĂ© car ils savaient qu'une telle ofre verbale ne pouvait que provoquer le dĂ©clenchement de la grĂšve.Le gouvernement et l'U.deM.Une trĂšs grande partie de la nature du conflit repose sur l’antagonisme qui existe entre notre administration et lç gouvernement provincial.En 1968, le gouvernement effectuait une Ă©tude dĂ©taillĂ©e des budgets des universitĂ©s.Il ressort du rapport du "sous-comitĂ© des budgets universitaires de fonctionnement" (rapport Gauthier) que le gouvernement considĂ©rait que les coĂ»ts administratifs de l'UniversitĂ© de MontrĂ©al Ă©taient beaucoup trop Ă©levĂ©s.En effet, Ă  l'U.de M.les coĂ»ts administratifs par Ă©tudiant Ă©taint de 20 Ă  40 /c supĂ©rieurs Ă  ceux des UniversitĂ©s McGill et Laval qui sont des universitĂ©s de taille comparable.Les administrateurs ont invoquĂ© l'autonomie de l’administration face au gouvernement pour ne pas offrir de meilleurs conditions que celles que le gouvernement paraissait leur permettre Ă  ce moment-lĂ .Cet argument est trĂšs dangereux et il soulĂšve plusieurs questions importantes.L'UniversitĂ© de MontrĂ©al est-elle autonome?Si oui, est-il dĂ©sirable qu'elle le demeure?Le peut-elle?Si non, pourquoi tenter de le faire croire et en faire payer le prix aux salariĂ©s de l'UniversitĂ©?L'histoire rĂ©cente nous a dĂ©montrĂ© qu’une certaine autonomie administrative avait conduit le recteur Ă  faire des dĂ©penses extravagantes pour meubler ses bureaux: il serait mĂȘme opportun d’exiger une enquĂȘte publique Ă  ce sujet.De plus, ces mĂȘmes administrateurs n’ont mĂȘme pas hĂ©sitĂ© Ă  imposer aux usagers du stationnement le financement du dĂ©veloppement de l’UniversitĂ© en les obligeant Ă  dĂ©frayer les coĂ»ts ue construction d’un garage Ă©ta- Suite Ă  la page 6 HMH Éditions Hurtubise - HMH, LtĂ©e 380 ouest, rue Craig, MontrĂ©al 126.son prĂ©sent salaire pour une 16 juin, Ă  l'issue d une autre autre annĂ©e.S’il prĂ©fĂ©rait ne assemblĂ©e du comitĂ© du per-pas accepter ce poste immĂ©- sonnel.une lettre fut envoyĂ©e diatement il pouvait tout de Ă  M.Worrell indiquant que le mĂȘme bĂ©nĂ©ficier dun congĂ© poste de contrĂŽleur serait payĂ© d une annĂ©e Ă  titre de dĂ©finitivement aboli Ă  comp-contrĂŽleur.ter de 30 juin.Puisque M.Le 3 juin, M.Worrell Ă©crivait W°ïre11 n> ,accePjĂ© afucu".au Dr Smola.rejetant cĂ©tte R051^1 lu‘ °nt offre comme tout-Ă -fait inac- '* :>era!1.Pa^ consequent congĂ©die a cette date.L u- ceptable et demandant la formation d une commission d'enquĂȘte impartiale sous la prĂ©sidence du prĂ©sident du comitĂ© du personnel.De plus, il s'exprimait en ces termes: "J'ai le droit de demeurer Ă  mon poste de contrĂŽleur de l'universitĂ© Ă  mon salaire actuel ou bien d'occuper un poste d'Ă©gale envergure Ă  rĂ©munĂ©ration Ă©gale." Le 7 juin.M.Worrell ren- niversitĂ© lui verserait une compensation de $35.000 sans compter ses droits au fonds de pension.La lettre publiĂ©e dans Le Devoir contient une version française d'une pĂ©tition signĂ©e par 31 membres de la facultĂ© et envoyĂ©e au recteur le 26 mai.Cette lettre suggĂšre que des motifs de discrimination raciale pourraient ĂȘtre Ă  la source du dĂ©part Alain ChĂŽnicourt L’Inflation Un mal qui touche chacun de nous I 'oii + oiir r\ r~\ c a I * Ar* kl a 11 a rtii i r» »-» ?o I Co-edition Laffont — HMH 260 pages — $4.00 contrait le recteur et le prĂ©- de M.Worrell.Trois des si sident du comitĂ© du person- gnataires se dissociĂšrent nel pour discuter de la crĂ©a- alors de cette insinuation tion d'un nouveau poste.A la suite de cette rencontre l'assemblĂ©e du comitĂ© du personnel tenue le lendemain Depuis, les deux anciens recteurs, le Dr Henry Hall, dĂ©cĂ©dĂ©, et le professeur D.B.Clarke ainsi que six au- proposa Ă  M.Worrell un nou- trĂšs membres de la facultĂ© veau poste impliquant la ve- se sont Ă©galement dissociĂ©s rification des mĂ©thodes ad- de cette suggestion par lettre ministratives et des procĂ©- au recteur.HMH Éditions Hurtubise - HMH 380 ouest, rue Craig, MontrĂ©al 126, lettres au Devoir La nouvelle politique multiculturelle d'Ottawa Monsieur le directeur, Je souscris entiĂšrement aux commentaires de M.Serge Losi-que, publiĂ©s dans votre Ă©dition du 14 octobre, quant Ă  la valeur de la soi-disant politique multiculturelle formulĂ©e r 'cemment par le gouvernement fĂ©dĂ©ral.Si, en utilisant le terme “culture", le gouvernement se rĂ©fĂšre, en fait, au folklore, alors les programmes d’appui Ă  l’épanouissement culturel des groupes ethniques qu'on prĂ©conise, seront, pour le gouvernement, politiquement rentables, et pour le pays, plutĂŽt inoffensifs.Si, par contre, on entend instaurer une vĂ©ritable action de promotion multiculturelle, je doute fort que celle-ci soit dans l'intĂ©rĂ©t du pays, mĂȘme si elle est rĂ©alisable dans la pratique.Par ailleurs, il ne faut pas oublier que l’action de propagande et de sĂ©duction culturelle dĂ©jĂ  entreprise par les gouvernements d’origine de certains groupes ethni- ques, et visant leurs Ă©migrants au Canada, n'est pas toujours entreprise dans l’intĂ©rĂȘt du Canada.Elle vise les intĂ©rĂȘts nationaux du pays d’origine.On peut se demander Ă  qui une surenchĂšre Jans le domaine profiterait en derniĂšre analyse.Thomas BABINSKI Ville Mont-Royal, le 14 octobre 1971 Jean Hamel in Les rumeurs (Tlloehelaga souvenirs _ .:.* ‱ ‱ "Dans un rĂ©cit trĂšs personnel qui constitue son dernier livre, Jean Hamelin Ă©voque l'Hochelaga de l'avant-guerre oĂč il a grandi.Il a sans doute choisi avec soin son genre littĂ©raire, qu'il nomme rumeurs; des scĂšnes hochelagaises sont entrecoupĂ©es de textes en caractĂšres italiques, centrĂ©s eux sur un prĂ©sent parisien.ÉmerveillĂ© par ce magnifique coin de la ville, incapable lui aussi d'en cerner le merveilleux, il l'a respectĂ© en rĂ©pĂ©tant doucement ses "rumeurs" .(Robert Guy Scully, Le Devoir) 210poges — $3.50 6 ‱ Le Devoir, samedi 23 octobre 1971 Synode: salut individuel ou projet communautaire?Suite de la premiĂšre page Les plus Ă©coutĂ©s sont lu plupui t du temps les Ă©vĂȘques du tiers monde, dont la langue reflĂšte l'expĂ©rience de T injustice.La nouveautĂ©, en effet, me semble ĂȘtre surtout Ă  ce niveau: on ne croit plus guĂšre, sauf dans certains milieux protĂ©gĂ©s, a la valeur d'une connaissance thĂ©orique de l'injustice ni Ă  des dĂ©clarai ions de principe.On admet assez facilement que l'Ă©chec de la doctrine sociale de l'Eglise par le passĂ© est largement dĂ» Ă  son caractĂšre acadĂ©mique et dĂ©ductif.On reconnaĂźt souvent que la connaissance de l'injustice.comme d'ailleurs de la justice, est rendue possible et sĂ©rieuse par la seule expĂ©rience de l une comme de l'autre.DĂ©jĂ , cependant les dĂ©bats montrent que l'uniformitĂ© de dĂ©cision au nheau mondial n est pas plus facile ici que dans le dĂ©bat sur le ministĂšre.DĂ©jĂ  se rĂ©vĂšlent une ligne rĂ©formiste et une ligne plus rĂ©volutionnaire, Ă  condition que le mot rĂ©volution n'inclue pas la violence.Plusieurs ont clarifiĂ© le dĂ©bat en montrant que l'Evangile est fonciĂšrement non violent, mais en montrant Ă©galement qu'il n'est pas non engagĂ© A partir de ce point, certains voudraient enlever mĂȘme du document de travail tout ce qui peut laisser une porte ouverte Ă  la lutte des classes, d'autres au contraire insistent sur la libertĂ© de l'Eglise Ă  l'Ă©gard des capitaliste comme Ă  l'Ă©gard de toutes les formes du socialisme.On atteint gĂ©nĂ©ralement le fond du problĂšme lorsque les orateurs affirment ou nient que la conversion personnelle soit possible sans changement dans les structures.En fait, il est trĂšs |>ossible que le succĂšs ou l'Ă©chec de cette section vitale du synode se joue sur ce terrain: si un consensus ne pouvait se faire sur une volontĂ© de christianisme communautaire et si un christianisme de la conversion individuelle devait prĂ©dominer, le grand projet chrĂ©tien de justice risquerait fort de demeurer lettre morte.Les interventions canadiennes ont continuĂ©, au mĂȘme rythme et avec la mĂȘme qualitĂ©.Elles ont Ă©tĂ© trĂšs remarquĂ©es.autant dans la salle que dans la presse europĂ©enne Des mardi soir.Mgr Plourde exposait la position de base de 1 Ă©piscopat canadien, insistait sur l'orientation vers l'action.Il rappelait que le monde modprne n'a plus besoin de l'Eglise pour se comprendre lui-mĂȘme sur le plan abstrait et technique.Il exposait les grands traits d'une vision du monde chrĂ©tienne, que nous seuls, chrĂ©tiens, portons et qui est don du Christ.Il appuyait la position canadienne sur la conception biblique de la personne, une personne cjui s'identifie en pratique avec ce quelle fait et ce qu elle dit.Il rappelait l'Evangile de Saint-Jean: Celui qui fait la vĂ©ritĂ© vient Ă  la lumiĂšre .Jeudi, comme le disait un observateur français, les pĂšres du synode ont pu "bouffer deux Canadiens".Et ils Ă©taient savoureux.Mgr Carter a d'abord montrĂ© ce qui.dans notre observation du monde, est spĂ©cifique de notre temps: la croissance gigantesque des superpuissances i Russie.Chine.Etats-Unis) et des entreprises multinationales.Il a montrĂ© avec un humour caractĂ©ristique comment les plus grandes puissances mondiales ne sont qu’en partie prĂ©sentes aux Nations unies, parce qu elles se nomment General Motors, Ford, Siemens, ou Westinghouse.Avec le mĂȘme humour, il a citĂ© le premier ministre du Canada.M.Trudeau, en disant que vivre Ă  cĂŽtĂ© des Etats-Unis est comme coucher avec un Ă©lĂ©phant: mĂȘme le plus bienveillant des Ă©lĂ©phants, s'il sursaute, vous Ă©crase comme une souris.Il a ensuite montrĂ© que le devoir de l'Eglise n Ă©tait pas seulement de culpabiliser ces grandes puissances mais de les amener, par une concertation engagĂ©e et crĂ©atrice, a devenir responsables de leurs actes, en particulier dans le gaspillage des ressources des pays pauvres.Il a suggĂ©rĂ© des moyens d'Ă©liminer les Ă©normes budgets de dĂ©penses nationales de l'Ăąge atomique.Mgr Flahiff, quelques heures plus tard, a prĂ©sentĂ© un autre aspect fondamental du problĂšme: le devoir d'Ă©ducation Ă  la justice dans l EgĂŒse.Il a parlĂ© surtout de praxis, au point que des journalistes, qui avaient nĂ©gligĂ© d'observer sa base thĂ©ologique, ont parlĂ© d'un Flahiff marcusien et colorĂ© de marxisme.Il a montrĂ© comment on ne comprend les hommes que par la sympathie et la solidaritĂ©, comment on ne devient comprĂ©hensible et croyable que si l'expĂ©rience correspond Ă  la parole.Il a tirĂ© des consĂ©quences: seule une Eglise pauvre comprendra les pauvres, seule une Eglise libre comprendra les opprimĂ©s et pourra les libĂ©rer.On comprend qu a Rome une vieille rumeur se soit rĂ©veillĂ©e pendant ces derniers jours: celle qui voudrait que le pape Paul VI donne le MusĂ©e du Vatican Ă  rUNESCO! Vendredi, encore deux Canadiens.Le cardinal Maurice Roy, qui parla au nom de la commission Justice et Paix, a proposĂ© des projets concrets, Ă  trois paliers: immĂ©diatement.que le synode demande aux nations puissantes de ne pas rĂ©gler la crise monĂ©taire au dĂ©triment des pays pauvres; que le synode appuie le prochain congrĂšs des Nations unies sur le dĂ©veloppement (il se tiendra au Chili en fĂ©vrier 1972).Ă  court terme, que l'Eglise entreprenne une ca mpagne mondiale de conscientisation et d'Ă©ducation de tous les chrĂ©tiens sur la justice dans le monde; Ă  long terme, que l’Eglise sache penser Ă  l'avance, et sĂ©rieusement.des problĂšmes qui dĂ©jĂ  se manifestent clairement et ne se rĂ©soudront pas d eux-mĂȘmes.On peut penser aux problĂšmes de la population, de la pollution, de l'automation.Enfin, Mgr GrĂ©goire a abordĂ© une dimension fondamentale de la question: le centre de gravitĂ© de l'enseignement moral chrĂ©tien.Si le pĂ©chĂ© et le mal sont perçus comme affaires personnelles, et trĂšs souvent uniquement sexuelles, la conscience chrĂ©tienne ne parviendra pas Ă  un rĂ©el effort vers la justice dans le monde.Que l'Eglise nous fasse prendre davantage conscience, sans nĂ©gliger une Ă©thique personnelle.de la gravitĂ© de nos solidaritĂ©s avec les forces collective's d oppression et d'exploitation.Il a ajoutĂ© que le renouveau du sacrement de pĂ©nitence ne sera possible que dans cette perspective.Je signale ici l'importance de quelques interventions Iniques durant la semaine.D'abord Barbara Ward, l'Ă©conomiste de rĂ©putation mondiale et pionniĂšre de l’économie du dĂ©veloppement; grande dame toute menue, vĂȘtue d'un tailleur gris fer et portant une mantille espagnole noire sur ses cheveux gris, elle a parlĂ© d’une voix fragile, un peu tragique, mais avec une base technique implacable, de l'immensitĂ© des problĂšmes de justice mondiale et de ce que peut faire l'Eglise.Plus tard, un autre expert de la commission Justice et Paix, le docteur Mendez de Almeida, de Rio de Janeiro, est venu fournir la preuve accablante de la radicalisation de l'aventure de l'homme occidental Ă  l'heure actuelle: les peuples riches deviennent toujours plus puissants, les pauvres de plus en plus nombreux et de plus en plus pau\ res.Le ministĂšre sacerdotal C' est lui qui fait le souci, et un peu la lassitude, de l'assemblĂ©e synodale cette semaine.Au milieu de la semaine.le rapporteur philippin est venu prĂ©senter les rĂ©sultats des douze ateliers de travail.Il a montrĂ© d'abord que la crise actuelle du ministĂšre provient du ministĂšre lui-mĂȘme, en pleine collusion avec la rĂ©volution culturelle.et non pas.en gĂ©nĂ©ral, d un manque de spiritualitĂ© ni de la contestation.Il a ensuite montrĂ©, sans l'avouer explicitement, l'impossibilitĂ© d une solution universelle pour les questions pratiques.Ici encore la question de l'ordination d'hommes mariĂ©s a Ă©tĂ© centrale pour la plupart des ateliers: neuf sur douze sont arrivĂ©s Ă  des votes.Le rĂ©sultat est simple, du moins au niveau des votes Ă  main levĂ©e: on sait que le cardinal Doepfner a proposĂ© des votes secrets Ă  la fin du synode.Soixante-dix-huit voix sont contre tout changement de la discipline actuelle, trente-cinq voix sont pour une ordination d'hommes mariĂ©s par mode d'exception rĂ©servĂ©e au Saint PĂšre et comme exception confirmant la rĂšgle, quatre voix pour laisser aux confĂ©rences Ă©piscopales cette dĂ©cision.Paradoxalement, le cercle français numĂ©ro trois, dirigĂ© par le cardinalSuenens.a obtenu le vote plus favorable au statu quo: quinze voix contre cinq.Son cercle Ă©tait rempli de conservateurs rĂ©solus! Depuis lors, le travail se fait en coulisse.On a demandĂ© au comitĂ© officiel d'Ă©vĂȘques et de thĂ©ologiens de souder ensemble la partie doctrinale et la partie pratique sur le ministĂšre, on a refusĂ© de nommer une commission spĂ©ciale, des projets de rapports minoritaires ont Ă©tĂ© Ă©laborĂ©s, et surtout on cherche Ă  former des coalitions d'Ă©vĂȘques influents pour rĂ©diger des contre-propositions et rencontrer le Saint Pere avec ce nouveau texte.Je puis assurer qu'on a beaucoup comptĂ© sur la dĂ©lĂ©gation canadienne pour se charger de cette mission complexe.et qu'on a souvent nomme comme chef de celle mission le cardinal Flahiff: mais la dĂ©lĂ©gation canadienne ne s'engagera que si un texte cohĂ©rent et vraiment Ă©vangĂ©lique peut ĂȘtre rĂ©digĂ© et prĂ©sentĂ© au pape.La lin de semaine sera sans doute significative sous cet aspect.Comme on peut voir, la prospective est difficile.La question de la justice est bien engagĂ©e et a pour elle de bonnes garanties de succĂšs pastoral.Mais la question du ministĂšre demeure problĂ©matique.Si les efforts de dĂ©centralisation disciplinaire Ă©chouent, il me semble inĂ©vitable qu'un bon tiers du clergĂ© et de l'Ă©piscopat mondial seront dĂ©contenancĂ©s par le synode et souvent placĂ©s dan-une situation tragique, qu'ifs'agisse du recrutement, des abandons du ministĂšre ou du retour Ă  certains ministĂšres des prĂȘtres mariĂ©s.Et il semble bien que les Canadiens seront de ceux-lĂ .De toute façon, il semble certain que les votes, s'il y en a.seront proposes seulement Ă  la toute fin du synode.Et on sait maintenant qu il se prolongera au moins jusqu'au 5 novembre.Ce midi, en rentrant de dĂźner, j'ai rencontrĂ© Mme Barbara Ward et lui ai demandĂ© comment Ă©tait la session de cette matinĂ©e."Macabre, a-t-elle dit.seulement deux bonnes intenentions ".J'ai repris: "Est-ce pire que les Nations unies .’" Elle a ajoutĂ©: "Presque".suites de la premiĂšre Page a OTTAWA DECLARE novembre 1971 et letli mai 1972 Au printemps de 1970.le gouvernement canadien avait imposĂ© une surtaxe d'urgence, reconduite ultĂ©rieurement par le Parlement jusqu'au 29 novembre 1971.sur les importations de chemises par -mite de l'apparition d'un grand nombre de nouveaux fournisseurs qui ne pratiquaient aucune modĂ©ration dĂ©tĂ©riorant ainsi l'industrie canadienne.La commission a notĂ© dans son rapport que les biens importĂ©s accaparent la majeure partie du secteur de bas prix du marchĂ© canadien.Elle a constatĂ©, par ailleurs, que les producteurs canadiens sont efficaces ei que la plupart des entreprises sont viables Ă  long terme.Selon la commission, les projets des producteurs en vue de rĂ©soudre les problĂšmes de l'industrie sont acceptables Ă  la lumiĂšre des principes directeurs contenus dans la loi sur la commission du textile et du vĂȘtement.L'enquĂȘte quelle a menĂ©e portait spĂ©cifiquement sur les effets des importations des chemises en tricot et d Ă©toffĂ© tissĂ©e sur la production et l'emploi au Canada.Le gouvernement estime que l'action prise apportera au marchĂ© canadien de la chemise un degre apprĂ©ciable de stabilitĂ© qui permettra aux fabricants canadiens de progresser dans la mise en oeuvre de leurs plans et mesurera surtout la permanence de l'emploi dans cette im ustrie adit.M.Pepin.En meme temps, a-t-il ajoutĂ©, la mesure vise a garantir qu'il n'y aura pas de moditication importante de la quantitĂ© de chemises a bon marchĂ© pouvant ĂȘtre offerte Ă  la clientĂšle canadienne.C'est le 5 mars 1971 que les Communes adoptaient le projet de loi mettant sur pied cette commission des textiles et du vĂȘtement dont I une des principales responsabilitĂ©s est d etudier l'impact des importations sur l'industrie des textiles en gĂ©nĂ©ral et de formuler des recommandations au gouvernement.TAUX La Banque Toronto-Dominion a ouvert la voie en ramenant son taux privilĂ©giĂ© de 6.5 pour cent Ă  6.25 et les autres banques Ă  charte ont alors sui\ i.Les Etats-Unis l'ont fait un peu plus tĂŽt.Le nouveau taux qui entrera en vigueur dĂšs lundi a la Banque du Canada, sera le plus bas des quatre derniĂšres annĂ©es.PrĂ©cisons que ce taux, qui rĂšgle ceux des autres prĂȘts, Ă©tait fixe a 4.5 pour cent en septembre 1967.Il devait alors passer Ă  5 MenĂ©e dans le plus grand secret La refonte de l'État chinois Dans deux mois, si le calendrier prĂ©vu est respectĂ©, la Chine devrait avoir enfin un Parlement, un chef d'Etat et un gouvernement au complet.Le plus grand secret entoure les prĂ©paratifs de derniĂšre heure.Il ne reste plus grand-chose de Tancien gouvernement de M.Chou En-lai.Outre M.Chou En-lai lui-mĂš-me cinq ministres seulement ont conservĂ© leur portefeuille pendant la rĂ©volution culturelle.Ce sont le vice-premier ministre.M.Li Hsien-nien: le ministre de la dĂ©fense.M.Lin Piao: le chef de la sĂ©curitĂ©.M.Hsieh Fu-chih.et deux personnalitĂ©s moins connues.MM.Lai Chi-fa en Tseng Shan.T un ministre des matĂ©riaux de construction.Tautre des affaires intĂ©rieures.Auparavant, il y avait une cinquantaine de 'ministres.Pendant la pĂ©riode des troubles, des fonctionnaires ont Ă©tĂ© chargĂ©s d'expĂ©dier les affaires courantes.Depuis que le calme est revenu, sept ministres ont Ă©tĂ© nommĂ©s.Le premier d'entre eux a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© au cours de l'Ă©tĂ© 1970.Il s'occupe de l'industrie lĂ©gĂšre.Son nom et son titre apparurent dans la presse chinoise Ă  l'occasion du voyage en Irak de la dĂ©lĂ©gation gouvernementale qu'il dirigeait.C'est d'ailleurs de cette façon que Ton a appris le nom de la plupart des nouveaux promus.La premiĂšre nomination s accompagnait d'une rĂ©forme administrative: les deux anciens ministĂšres de l'industrie lĂ©gĂšre et celui de l’industrie textile ont Ă©tĂ© fondus en une seule organisation.La rĂ©volution culturelle s'est donnĂ© en effet pour objectif un allĂšgement gĂ©nĂ©ral de l’appareil de direction: quelque trois cent cinquante ministres et vice-ministres gĂ©raient autrefois une cinquantaine de ministĂšres et commissions dĂ©pendant directement du gouvernement: le nombre de ces organismes a Ă©tĂ© ramenĂ© Ă  moins de trente.La lutte contre les lourdeurs administratives remonte Ă  1968.date Ă  laquelle des coupes ont Ă©tĂ© pratiquĂ©es Ă  tous les Ă©chelons pour diminuer le nombre des fonctionnaires.Quels sont les nouveaux ministres?Les uns Ă©taient auparavant vice-ministres: ils ont remplacĂ© leur patron et offrent l'avantage de possĂ©der une solide expĂ©rience.Les autres sont, pour la plupart, des militaires totalement inconnus.ĂągĂ©s en moyenne d'u- DIMANCHE DE LA PROPAGATION DELA FOI 24 OCTOBRE 1971 PARTAGE TA FOI A LA DIMENSION .DU MONDE t ne cinquantaine d'annĂ©es, qui ont prouve leur habiletĂ© politique au cours de la rĂ©volution culturelle.Ils n appartiennent gĂ©nĂ©ralement pas au comitĂ© central: une certaine separation est maintenue entre le parti communiste et TEtat.Selon le projet de Constitution en discussion dans le pays, le gouvernement devrait ĂȘtre composĂ©, comme les autres organes administratifs, sur la base de la triple alliance des cadres, de l'armĂ©e et des reprĂ©sentants de masses rĂ©volutionnaires.Pour le moment, il s'agit surtout, en fait, d une double alliance de TarmĂ©e et des cadres: mais tous les postes ne sont pas encore pourvus.Les organes de TEtat devraient.en principe, reposer aussi sur une autre "triple alliance".qui unit les personnes ĂągĂ©es, les personnes da-ge mur et les jeunes.Cette formule est appliquĂ©e dans les comitĂ©s rĂ©volutionnaires des provinces.L'autoritĂ© suprĂȘme s'en inspirera-telle pour former le gouvernement?Une remarque s'impose: les bouleversements de la rĂ©volution culturelle ont amenĂ© les dirigeants Ă  violer la Constitution.C'est en effet, selon toute vraisemblance.M.Chou En-lai qui nomme les ministres, alors que la dĂ©cision en la matiĂšre appartient Ă  TAs-semblĂ©e.Cependant, la charte de 1954 est tombĂ©e en dĂ©suĂ©tude.elle va ĂȘtre prochainement remplacĂ©e.Quant Ă  CAssemblĂ©e nationale, elle a perdu trop de membres ces derniĂšres annĂ©es pour prendre elle-mĂȘme des dĂ©cisions.Les dirigeants chinois affectent toutefois de croire que cette AssemblĂ©e existe toujours, en particulier son comitĂ© permanent, qui dĂ©tient les pouvoirs parlementaires rĂ©els.C'est, en effet, ce comitĂ© qui a Ă©tĂ© chargĂ© par le parti de convoquer l'AssemblĂ©e nationale et d'organiser les Ă©lections.Beaucoup de ses membres, tel le secrĂ©taire.M.Liu Ning-yi.prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration des syndicats, ont subi une disgrĂące.NĂ©an- moins.le bureau de TAssem-bĂ©le compte encore un certain nombre de personnalitĂ©s de premier plan, comme M.Kuo Mojo.le prĂ©sident de T Academie des sciences, que Ton a beaucou p vu ces derniers temps lors des rĂ©ceptions de delĂ©-.gĂątions Ă©trangĂšres.M.Kang Sheng.membre du bureau politique du parti et de son comitĂ© permanent, les marĂ©chaux Liu Rocheng et Hsu Hsiang-chien.et surtout le prĂ©sident de TAssemblĂ©e.le populaire marĂ©chal Chu Teh.L ancien chef de TarmĂ©e rouge a Ă©tĂ© contraint, en raison de son Ăąge.de rĂ©duire ses activitĂ©s, mais il a envoyĂ©, le 14 juin dernier, un message de fĂ©licitations aux dirigeants de Hanoi.en sa qualitĂ© de prĂ©sident du Rarlement chinois.La convocation de TAssemblĂ©e nationale soulĂšve de nombreux problĂšmes.Par exemple celui-ci: les partis non communistes pourront-ils participer aux elections?Ces partis Ă©taient reprĂ©sentĂ©s au Par- BELFAST (AFP) Les artificiers de TarmĂ©e britannique ont dĂ©samorce hier soir Ă  l'hĂŽtel Europa.a Belfast.Tune des plus grosses bombes jamais posĂ©es en Ulster: elle contenait 50 livres de gĂ©linite.L hotel Europa.le plus moderne de Belfast avait Ă©tĂ© totalement Ă©vacue hier aprĂšs-midi aprĂšs que deux jeunes gens, faisant preuve d'un sang-froid Ă©tonnant, eurent sous la menace de leurs mitraillettes dĂ©pose la bombe, enfermĂ©e dans une grande caisse blanche sur laquelle lenient.Il n'est pas sur qu ils puissent envoyer des deputes Ă  la prochaine AssemblĂ©e.D ailleurs leurs adhĂ©rents >ont en gĂ©nĂ©ral trĂšs ĂągĂ©s.L'intĂ©rĂȘt porte aux campagnes.la volontĂ© d industrialiser le monde rural, devraient entrainer.d'autre part, une modification de la loi Ă©lectorale.Le systĂšme instituĂ© en 1953 favorise trop les villes.Les dirigeants estimaient alors que les agglomĂ©rations constituaient les centre politiques, Ă©conomiques et culturels du pays, et que la classe ouvriĂšre devait ĂȘtre sur-reprĂ©sentĂ©e.Les villes de plus de trois cent nulle Ăąmes Ă©lisaient un dĂ©putĂ© pour cinquante mille habitants; il en allait de meme dans les citĂ©s oĂč les circonscriptions ouvriĂšres groupaient deux cent mille personnes.alors que dans les rĂ©gions rurales quatre cent mille citoyens dĂ©signaient un dĂ©putĂ©.Un systĂšme plus Ă©quilibrĂ© devrait ĂȘtre instaurĂ©.II a Ă©tĂ© annoncĂ© que T AssemblĂ©e nationale se rĂ©unirait cette annĂ©e, mais le retard pris da ns la constitution des bureaux provinciaux du parti a diffĂšre, jusqu'Ă  prĂ©sent, la convocation du Parlement.Soumise au parti, la nouvelle AssemblĂ©e nationale ne jouera probablement pas un rĂŽle plus grand que dans la prĂ©cĂ©dente.Comme dans les autres pays socialistes.elle dĂ©tient, en principe.tous les pouvoirs, en fait elle n'en exerce aucun.Sa rĂ©union marquera nĂ©anmoins une date dans ( histoire du rĂ©gime.parce que les problĂšmes en suspens depuis des annĂ©es auront enfin Ă©tĂ© rĂ©solus: TEtat chinois pourra fonctionner normalement avec de nouveaux dirigeants.Bref, la rĂ©volution culturelle aura Ă©tĂ© digĂ©rĂ©e et un terme sera mis officiellement Ă  la pĂ©riode de Tempririsme et du provisoire.Ă©tait peint en lettres rouges le mot IR A.Selon TarmĂ©e qui a nus plusieurs heures avant de rendre cette bombe moflen-sive.l'engin aurait pu dĂ©truire une grande partie des dix Ă©tages de l'hĂŽtel.C'est la seconde fois en quarante-huit heures que T Europa est visĂ© par les plastiqueurs de TIRA.1.hĂŽtel est le lieu de rencontre de nombreux hommes politiques irlandais Parmi les personnes evacuees hier figurait le gouverneur de Tl'lsler.lord Grey ol Natin-ton.Postes ministĂ©riels dĂ©jĂ  pourvus Premier ministre: M.Chou En-lai.Vice-premiers ministres: MM.Li.Piao.ministre de la dĂ©fense, et Li Hsien-nien.sans attributions ollicielle-ment dĂ©finies.SĂ©curitĂ©: M.Hsieh Fu-chih.MatĂ©riaux de construction: M.Lai Chi-fa Affaires intĂ©rieures: M.Tseng Shan.Agriculture et forets: M.Sha Feng.Commerce extĂ©rieur: M.Pai Hsiang-kuo.Relations Ă©conomique s avec l’étranger: M.FangYi.Industrie lĂ©gĂšre: M.ChienChin-guang.Communications: M.Yang Chieh.Premier ministĂšre des constructions mĂ©caniques: M.LiShui-ching.Culture physique et sports: M.Wang Meng.Affaires Ă©trangĂšres iintĂ©rim > : M.('hi Peng-fei.L'armĂ©e dĂ©samorce la plus grosse bombe jamais posĂ©e en Ulster: 50 livres ) * 10« Le Devoir, samedi 23 octobre 1 971 Ontario par François Barbeau TORONTO - Au surlendemain des Ă©lections ontariennes, une chose seulement est certaine: les progressistes conservateurs ont remportĂ© la victoire.Mais on ignore toujours qui des libĂ©raux ou des nĂ©o-dĂ©mocrates formeront l'opposition officielle.Les rĂ©sultats indiquent que les conservateurs ont obtenu 78 siĂšges, les libĂ©raux 20 et les nĂ©o-dĂ©mocrates 19 Toutefois, dans trois circonscriptions, on attend les rĂ©sultats du dĂ©pouillement judiciaire qui dĂ©cidera du leader de l'opposition.Dans Ottawa centre, les nĂ©o-dĂ©mocrates ont enlevĂ© un siĂšge aux libĂ©raux avec une majoritĂ© de 191 voix environ.Dans la circonscription de Toronto-Do-vercourt.les conservateurs ont battu les nĂ©o-dĂ©mocrates par une marge de 55 voix.Enfin, dans Nipissing.le libĂ©ral sortant a conservĂ© son siĂšge par une trĂšs faible majoritĂ©.quel parti formera Topposition officielle?Il ne serait pas impossible que les nĂ©o-dĂ©mocrates se retrouvent devant les libĂ©raux.De toute façon, les nĂ©o-dĂ©mocrates, s'ils ont perdu deux siĂšges, selon les rĂ©sultats actuels, ont augmente leur proportion du vote populaire.Une compilation des votes montre que les neo-dĂ©mocrates ont obtenu jeudi 27 pour cent des voix exprimĂ©es, contre 26'?aux Ă©lections de 1967.Les libĂ©raux, de leur cĂŽtĂ©, n ont obtenu que 28 pour cent du vote populaire.alors qu’en 1967.ils en avaient obtenu 31.Les conservateurs, pour leur part, en faveur de qui 42% des Ă©lecteurs avaient votĂ© en 1967.ont vu cette proportion passer jeudi Ă  44%.Les conservateurs ont enlevĂ© sept siĂšges aux nĂ©o-dĂ©mocrates, -dx aux libĂ©raux.Les libĂ©raux ont dĂ©fait deux conservateurs sur leur territoire.Les victoires nĂ©o-dĂ©mocrates ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es aux dĂ©pens de trois libĂ©raux, d'un conservateur et de l’unique dĂ©putĂ© indĂ©pendant qui siĂ©geait Ă  Queen's Park.Le premier ministre réélu.M.William Davis, a humblement acceptĂ© la victoire, soulignant que c'Ă©tait la volontĂ© du peuple et que le peuple avait choisi le leader dont la province avait besoin.Mais il ressort de cette victoire conservatrice que le parti ayant mis sur pied la campagne Ă©lectorale la plus fignolĂ©e a Ă©tĂ© portĂ© au pouvoir.Jamais les conservateurs n'ont voulu avouer combien ils avaient investi dans la campagne, mais on a parlĂ© de quatre Ă  six millions de dollars.Une campagne de pulbieitĂ© Ă  saturation a Ă©tĂ© conduite Ă  la tĂ©lĂ©vision et le succĂšs de cette tactique a Ă©tĂ© reconnu par M.Stephen Lewis, leader du NPD ontarien.M.Lewis a dĂ©clarĂ© le soir des Ă©lections que s'il avait Ă  refaire sa campagne, il la mĂšnerait de la mĂȘme façon, mais qu'il ne nĂ©gligerait pas le pouvoir de la publicitĂ©.Si le leader nĂ©o-dĂ©mocrate attribue RESULTATS DES TROIS DERNIERES ELECTIONS PC Lib.NPD 1971 1967 1963 78 69 77 20 28 24 19 20 7 * En 1963, on ne comptait que 108 circonscriptions Ă©lectorales en Ontario.La carte a Ă©tĂ© refaite pour les Ă©lections de 1967 et compte maintenant 117 circonscriptions.la dĂ©faite de son parti Ă  la publicitĂ©, un des candidats nĂ©o-dĂ©mocrates réélus, et sĂ»rement le plus connu des nĂ©odĂ©mocrates ontariens, le Dr Morton Shulmann, l'attribue Ă  la personnalitĂ© de son leader.Le Dr Shulman a dĂ©clarĂ© hier que les Ă©lecteurs ontariens avaient Ă©tĂ© effrayĂ©s par Stephen Lewis et que leur verdict signifiait un rejet de M.Lewis comme leader du parti.Le Dr Shulman a ajoutĂ© que si le parti s'Ă©tait lancĂ© dans cette election avec M.Walter Pitman, candidat dĂ©fai tau leadership du NPD Ontario, les rĂ©sultats auraient Ă©tĂ© tout autres.Dans la circonscription mĂȘme de M.Lewis, oĂč il avait Ă©tĂ© Ă©lu avec une forte majoritĂ© en 1967, le leader nĂ©o-dĂ©mocrate a difficilement remportĂ© la victoire.avec Ă  peine 400 voix de majoritĂ©.Ses adversaires ont fait savoir qu'ils demanderaient un dĂ©pouillement judiciaire.Pour les nĂ©o-dĂ©mocrates, le plus dur coup a sans doute Ă©tĂ© la dĂ©faite dans les trois circonscriptions de Kitchener-Waterloo, oĂč ils escomptaient bien remporter trois siĂšges.Deux de ces siĂšges sont allĂ©s aux libĂ©raux, l'autre aux conservateurs.Les nĂ©o-dĂ©mocrates ont aussi subi une cinglante dĂ©faite dans la circonscription d'Oshawa.la ville de l'automobile, oĂč ils Ă©taient reprĂ©sentĂ©s par M.Pilkey.Ils ont cĂ©dĂ© ce siĂšge aux conservateurs et ne peuvent encore s'expliquer ce revers.Beaucoup d'Ă©lecteurs dans cette circonscription sont membres des Travailleurs unis de l'automobile, syndicat traditionnellement favorable aux nĂ©o-dĂ©mocrates.Pour les ĂŒbĂ©raux.et pour M.Robert Nixon, la dĂ©faite doit ĂȘtre amĂšre.M.Nixon ne l'a pas montrĂ©.Selon lui.les Ă©lecteurs ont montrĂ© qu'ils n'Ă©taient pas prĂȘts Ă  un changement de gouvernement et qu'il existait une forte mĂ©fiance Ă  Tendrai t des nĂ©o-dĂ©mocrates.Ottawa et Mexico comptent intensifier leurs liens culturels ' i m mmmmm.mmmm < .a mmmMmmmmmMmmMMmmmmmmmmmmmmmmmmm La commission Ravmond Laliberte Gendrotr L'autodĂ©termination n'implique pas la sĂ©paration du QuĂ©bec une Ă©chĂ©ance fatidique par Pierre-L.O'Neill par Jean-Pierre Bonhomme OTTAWA- Les gouvernements du Canada et du Mexique vont entreprendre sous peu des nĂ©gociations Ă  Mexico dans le but de crĂ©er des liens culturels entre les deux pays, notamment par des Ă©changes massifs et diversifiĂ©s d'Ă©tudiants.Les nouveaux liens culturels se concrĂ©tiseront de surcroit par l'instauration en 1972 de ''semaines culturelles " annuelles qui auront lieu alternativement dans les deux pays et par l'ouverture Ă  Mexico d'une bibliothĂšque de rĂ©fĂ©rence sur le Canada a l'ambassade canadienne.D'autre part, les deux gouvernements ont convenu de dĂ©velopper leurs relations commerciales par la crĂ©ation de groupes de travail.Ces groupes, qui se rĂ©uniront rĂ©guliĂšrement, constitueront des banques de renseignements et ils Ă©tudieront prioritairement les proble mes de transport et l'Ă©tablissement des normes des marchandises.C'est ce qui ressort principalement de l'importante rĂ©union ministĂ©rielle canado-mexicaine qui s'est rĂ©unie hier et lundi Ă  Ottawa.Les deux pays, dont les relations diplomatiques sont relativement nouvelles - elles ont Ă©tĂ© Ă©tablies en 1944 seulement - ne s'Ă©taient jamais rencontrĂ©s a un niveau aussi Ă©levĂ©.Ils Ă©taient reprĂ©sentĂ©s par leurs ministres des affaires Ă©trangĂšres MM.Mitchell Sharp et Emilio Raboso.et de l'industrie et du commerce.MM.Car-'los Torres Manzo et Jean-Luc PĂ©pi n.Chaque dĂ©lĂ©gation comptait en outre une quinzaine de hauts fonctionnaires.Les discussions touchant le domaine culturel ont Ă©tĂ© conduites par des fonctionnaires du secrĂ©tariat d'Etat, notamment MM.Jules LĂ©ger, sous-secrĂ©taire d'Etat.E.A.Fortier, sous-secrĂ©-taire adjoint, et Dan Wallace, directeur au tourisme.Les sources mexicaines ont soulignĂ© que les accords concernant les Ă©changes d'Ă©tudiants seront vraisemblablement conclus lors de la rencontre des groupes de travail qui aura lieu Ă  Mexico en dĂ©cembre Ă  l'occasion de l'ouverture officielle de la bibliothĂšque de rĂ©fĂ©rence.Ces sources ont exprimĂ© l’avis que les Ă©changes seront "massifs".Ils dĂ©passeront donc sans doute en importance les Ă©changes d'Ă©tudiants que le Mexique a dĂ©jĂ  entrepris avec d'autres pays, comme je Japon par exemple, et qui n'impliquent qu'une centaine de candidats depart et d'autre.Les porte-parole canadiens n ont pas voulu dire combien d'Ă©tudiants canadiens pourront ĂȘtre impliquĂ©s dans ces programmes.Ils ont par ailleurs admis que les autoritĂ©s provinciales, du QuĂ©bec n'avaient pas encore Ă©tĂ© consultĂ©es.Aucun reprĂ©sentant des provinces n'a assistĂ© aux dĂ©libĂ©rations.Les Ă©changes d'Ă©tudiants se feront sur deux plans.‱ Sur une proposition mexicaine, on a dĂ©cidĂ© de crĂ©er un "programme continu d'Ă©changes de jeunes techniciens".Le communiquĂ© publiĂ© Ă  la fin de la rĂ©union souligne que la dĂ©lĂ©gation canadienne "a montrĂ© un vif intĂ©rĂȘt pour la proposition et s'est engagĂ©e Ă  TĂ©tudier sĂ©rieusement sous peu .Les reprĂ©sentants canadiens se rendront au Mexique trĂšs prochainement pour discuter de ce programme.‱ La dĂ©lĂ©gation canadienne, de son cĂŽtĂ©, a annoncĂ© que le gouvernement du Canada Ă©tait prĂȘt Ă  nĂ©gocier avec le gouvernement du Mexique un programme d'Ă©change sous les auspices du programme "Contact Canada " Ce dernier programme a Ă©tĂ© instituĂ© rĂ©cemment par le secrĂ©tariat d'Etat.Il permettra d'Ă©tablir des Ă©changes d'Ă©tudiants avec plusieurs pavs du monde.Les semaines culturelles, qui auront heu a chaque annĂ©e Ă  compter de 1972.comprendront des confĂ©rences, des projections de films, des expositions de livres et d arts plastiques et des concerts.Au cours d'une confĂ©rence de presse, qui s'est dĂ©roulĂ©e en anglais et en espagnol.hier midi, les deux ministres des affaires Ă©trangĂšres ont notĂ© l'effet nocif sur les Ă©conomies des deux pays de la surtaxe amĂ©ricaine de 10 pour cent suites importations.Ils ont toutefois refusĂ© de s'engager Ă  prĂ©senter leurs dolĂ©ances en commun Ă  Washington.D'autre part.TidĂ©e de la crĂ©ation d'un marchĂ© commun nord-amĂ©ricain groupant 1e Canada, tes Etats-Unis et le Mexique n a pas Ă©tĂ© Ă©voquĂ©e au cours des pourparlers.Les ministres ont fait remarquer qu'il y avait eu une augmentation considĂ©rable du commerce entre les deux pays, mais ils ont admis qu'il existait des possibilitĂ©s rĂ©elles pour une plus grande expansion.A cet Ă©gard ils ont Ă©numĂ©rĂ© une sĂ©rie de possibiĂŒtĂ©s spĂ©cifiques auxquelles il faudrait s'appliquer activement.entre autres la possibilitĂ© de crĂ©er des entreprises conjointes.Ils ont Ă©galement convenus qu'une rĂ©union de reprĂ©sentants de gouvernements et du momie des affaires devrait avoir heu dans un avenir rapprochĂ© pour mettre le travail en oeuvre.Le Mexique est 1e second plus important partenaire commercial du Canada en AmĂ©rique latine.Les importations du Mexique en provenance du Canada ont sextuplĂ© de 1910 Ă  1960 et elles ont presque doublĂ© entre 1960 et 1970.La balance commerciale est favorable au Canada.Les exportations canadiennes au Mexique s'Ă©levaient Ă  91 millions en 1970 contre 48 milĂŒons pour les exportations mexicaines.Le Canada exporte principalement des piĂšces de vĂ©hicules automobiles, l'amiante, les pĂątes et papiers et le lait Ă©crĂ©mĂ© en poudre.De leur cĂŽtĂ©, les Mexicains ont exprimĂ© 1e dĂ©sir d'augmenter leurs ventes au Canada des frui ts et des lĂ©gumes.Depuis plusieurs annĂ©es dĂ©jĂ  tes deux pays ont constatĂ© les difficultĂ©s que prĂ©sentent le transport de ces denrĂ©es pĂ©rissables.Une difficultĂ© supplĂ©mentaire provient du fait que les fruits et lĂ©gumes mexicains vendus au Canada passent en tre tes mains d'agents amĂ©ricains, ce qui diminue leur valeur concurrentielle.QUEBEC (par Gilles Lesage) - Le mandat de la commission Gendron a Ă©tĂ© prolongĂ© jusqu'au 31 dĂ©cembre 1972: mai: si.Ă  cette date, elle n'a pas remis son rapport final, elle devra remettre au gouvernement "tous tes documents pertinents Ă  son enquĂȘte.' C'est ce que stipule un arrĂȘtĂ© ministĂ©riel adopte plus tĂŽt cette semaine.D'autre part, la commission d enquĂš-te sur la situation de la langue française au QuĂ©bec aura coĂ»tĂ© plus de deux millions de dollars, au terme de son enquĂȘte de qua tre ans.Pour complĂ©ter son travail, la commission a demandĂ© un budget supplĂ©mentaire de $475.000.L'on ne sait pas encore si cette somme lui sera accordĂ©e en tout ou en partie.Mais Ton sait dĂ©jĂ  qu'au 31 mars prochain, la commission aura dĂ©pense prĂšs de deux millions, ou plus exactement $1.950.000.La demande de la commission sera prise en considĂ©ration par le comitĂ© du budget du conseil exĂ©cutif, la semaine prochaine, et la dĂ©cision sera ensuite annoncĂ©e par le premier ministre.M.Bourassa.De la date de sa formation le 12 dĂ©cembre 1968, au 31 mars 1970.la commission a dĂ©pensĂ© $350.000; et en 1970-71.un milhon.soit la totalitĂ© de la somme allouĂ©e.Pour TannĂ©e en cours, la commission a un budget de $600.000; au 30 septembre dernier, elle avait dĂ©pensĂ© $308.000.Mais il est Ă  prĂ©voir que le budget sera dĂ©pensĂ© en entier, de telle sorte qu'au 31 mars prochain, un budget total de $1,950.000 aura Ă©tĂ© affectĂ© aux travaux de la commission.Et mĂȘme si elle ne devait recevoir que la moitiĂ© du budget demandĂ© pour les neuf derniers mois de son travail.1e budget total de la commission dĂ©passera largemen t les deux mi liions de dollars.Si notre proposition Ă©tait rejetĂ©e, les gens du NPD-QuĂ©bec n'auraient plus de coeur au ventre et le NPD-Canada ne devrait plus entretenir quelque espoir, a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident du parti.M.Raymond LalibertĂ©, Ă  l'ouverture hier soir Ă  MontrĂ©al, du congrĂšs spĂ©cial sur les relations QuĂ©bec-Ottawa.Cette proposition, que les dĂ©lĂ©guĂ©s nĂ©o-dĂ©mocrates dĂ©battront toute la journĂ©e, tend notamment Ă  reconnaĂźtre le droit absolu des QuĂ©bĂ©cois Ă  leur autodĂ©termination politique et met en Ă©vidence le besoin de constituantes populaires ayant pour objectif de dĂ©finir une nouvelle alliance " entre les deux peuples canadiens'.Et cet espoir dont parle le prĂ©sident du NPD-QuĂ©bec c'est celui qu'un " organisme appropriĂ©'' puisse arriver Ă  une politique " durable et non ambiguĂ«' sur l'ensemble de cette question des relations entre le QuĂ©bec et le Canada.Dans son discours d'ouverture, toutefois, M.LalibertĂ© va plus loin que le texte de la rĂ©solution.Il en arrive Ă  proposer "l'autodĂ©termination politique pour la collectivitĂ© quĂ©bĂ©coise dans son ensemble' .Il explique que l'autodĂ©termination n'implique pas la sĂ©paration qu'il perçoit comme Tune des nombreuses formes que peut prendre l'autodĂ©termination.Si les dĂ©lĂ©guĂ©s du NPD-QuĂ©bec adoptent la rĂ©solution du conseil gĂ©nĂ©ral elle sera transmise au conseil lĂ©dĂ©ral qui se rĂ©unira Ă  la mi-novembre Ă  Ottawa.Si elle devait ĂȘtre rejetĂ©e par Tune ou Tautre de ces instances, le NPD-QuĂ©bec devra alors dĂ©terminer lui-mĂȘme le type de relations qu'il entend entretenir avec le NPD-Canada "Mais on en serait revenu lĂ  oĂč on se trouvait en avril dernier, a soulignĂ© M.LalibertĂ©.Avec toutefois six mois prĂ©cieux Ă©coulĂ©s dans la prĂ©paration des prochaines activitĂ©s Ă©lectorales.M.LalibertĂ© a fait observer aux congressistes que le NPD-QuĂ©bec a fait “un joli bout de chemin, surtout qu'il ose dire maintenant (texte de la rĂ©solution) que la force et la contrainte ne devraient pas ĂȘtre employĂ©es contre le QuĂ©bec, mĂȘme dans le cas oĂč ce dernier dĂ©ciderait Ă  la majoritĂ© de se sĂ©parer du Canada." Le NPD-QuĂ©bec.a dit M.LalibertĂ©.a voulu assumer la question quĂ©bĂ©coise, mais sous une position qui soit plausible au NPD-Canada." Ce qui n'est pas facile." Puis il ajoutait: " TautodĂ©termination politique des QuĂ©bĂ©cois est un objectif a poursuivre pour les mĂȘmes raisons que Ton doit poursuivre une autodĂ©termination politique des Canadiens vis-Ă -vis des Etats-Unis." Par contre, le prĂ©sident du NPD-QuĂ©bec est d'avis que TautodĂ©termination culturelle et TautodĂ©termination des structures politiques ne sont que des hochets d'enfant, si l'Etat ne prend pas lui-mĂȘme en main le contrĂŽle du dĂ©veloppement Ă©conomique.Au chapitre de l'aide sociale.M.LalibertĂ© soulignĂ© que Te phĂ©nomĂšne prend de plus en plus d'ampleur et que c'est toute la question du revenu qui s'en trouve affectĂ©e.Il croit qu'il y aurait lieu de changer radicalement les modes d'aide sociale et de les axer sur de petites collectivitĂ©s de travailleurs.Ă  Maniwaki.Cabano.Sainte-Paule.Abitibi.Alma ainsi qu'en faveur de divers groupes "de la base" dans les villes.La proposition soumise au congrĂšs d'aujourd'hui a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e par le "comitĂ© des 20".constituĂ© Ă  part Ă©gale de reprĂ©sentants du QuĂ©bec et d'Ottawa.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL Greffe des divorces du Disttict de MontrĂ©al COUR SUPERIEURE (Division des divorces) No.: 12-016941-71 ANTOMNO DE MARCO, serveur domici liĂ© et rĂ©sidant au 4295 HĂŽtel de Ville en les citĂ© et district de MontrĂ©al.requĂ©rant -vs- MARIA GRAZIA DI FLORIO.domicĂŒiĂ©e et rĂ©sidant Ă  Corso Roma 304.Ca\a dei Terreni, IntimĂ©e PAR ORDRE DE LA COUR L'intimĂ©e MARIA GRAZIA DI FLORIO est par les prĂ©sentes requise de comparaĂźtre dans un dĂ©lai de soixante (SOI jours de la derniĂšre pablication.Une copie de la requĂȘte en divorce a Ă©tĂ© laissĂ©e Ă  la division des divorces de MontrĂ©al Ă  son intention.PRENEZ DE PLUS AVIS qu'Ă  dĂ©faut par vous de signifier et de dĂ©poser votre comparution ou contestation dans les dĂąais susdits, le requĂ©rant procĂ©dera Ă  obtenir contre vous un jugement de divorce accompagnĂ© de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'il sollicite contre vous.MONTREAUe 19 octobre 1971 JACQUES PERRON Registraire des divorces 13 octobre 1971 Me MARIO E.LATTONI, C.R.252 est, rue St-Zotique MontrĂ©al 327, QuĂ©.Procureur du requĂ©rant CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No 18-4)2 U922-71 SOCIETE CENTRALE D HYPOTHEQUE ET DE LOGEMENT.Demanderesse.-vs- MONSIEUR RAYMOND GEORGES IRWINE.DĂ©fendeur, AVIS A: MONSIEUR RAYMOND GEORGES IRWIN autrefois rĂ©sidant et domiciliĂ© au 192 Place Thomcliff, PINCOURT, province de QuĂ©bec.AVIS VOUS EST DONNE selon un jugement de la Cour SupĂ©rieure pour le district de MontrĂ©al.dans le dossier no 18-020922 Ex Parte, en date du 20 octobre 1971, que l'Avis de 60 jours tel que requis par les articles 1040a et suivants du Code Civil de la province de QuĂ©bec a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© au Bureau du Protonorai-re.Ledit Avis de 60 jours concerne une propriĂ©tĂ© connue comme Ă©tant le lot 174-384 de la Paroisse de Ste-Anne Ile Perrot avec maison y Ă©rigĂ©e portant le numĂ©ro civique 192 Place Thomr'if!.PINCOURT, province de QuĂ©bec.Selon cet avis, si vous ne remĂ©die/ pas en dedans de 60 jours Ă  la date du premier des avis en dĂ©faut dĂ©crit dans ledit Avis ci-haut mentionnĂ©, la SOCIETE CENTRALE D'HYPOTHEQUE ET DE LOGEMENT deviendra pro priĂ©taire de la propriĂ©tĂ© immobiliĂšre dĂ©crite ci-haut.Marius D'Amours, Protonotaire de la Cour SupĂ©rieure.Procureur de la Demanderesse: Me Stanley Lecler, avocat 2350, Chemin Manella, VILLE MONT-ROYAL, MU.306.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No 752 857 PETER LUBKOWSKY et AL Demandeurs ‱vs* DAME HELEN LUBKOWSKY DĂ©fenderesse PAR ORDRE DE LA COUR: JOHN LUBKOWSKY est par les prĂ©sentes requis de comparaĂźtre dans un dĂ©lai de trente (30) jours suivant la date de la derniĂšre publication.Une vraie copie du Bref d'Assignation et de la DĂ©claration a Ă©tĂ© laissĂ©e au Bureau de la Cour SupĂ©rieure de MontrĂ©al Ă  son intention.MONTREAL, 22 octobre.1971 Halperin & Morris Procureurs pour les demandeurs VENTES PAR LE SHERIF \VIS PUBLIC, est par le prĂ©sent donnĂ© que les lEKRto et HEKIIAGES sous-mentionnes ont ete saisis et seront vendus aux temps et lieux respectils, tels que mentionnes plus bas.Fieri Facias de Terris Canada - Prov ince de QuĂ©bec-Cour SupĂ©rieure - District de MontrĂ©al no 805-546 .A PRUDENTIELLE D'AMERIQUE COMPAGNIE D'ASSURANCE, demanderesse, vs PIERRE GAU 1 HIER, dĂ©tendeur.Ce certain emplacement a>ant la ça de sur la rue St-Victor, en la ville de Laval (auparavant Du-vemay) connu et dĂ©signĂ© comme Ă©tant la subdivision neul du lot smxante-dix-neui (79-9) aux plan de livre de renvoi olliriels de la paroisse de Saint-Vincent de Paul.Avec la bĂątisse dessus Ă©rigĂ©e et portant le numĂ©ro civique 3115, rue St-Victor.Avec et sujet Ă  toutes les servitudes attachĂ©es Ă  ladite propriĂ©tĂ©".Pour ĂȘtre vendu au bureau d’enregistrement de Laval, 155, boulevard Je me Souviens, ville de Laval, P.Q.le ONZIEME jour de NOVEMBRE 1971 Ă  ONZE heures de l'avant-midi.Fieri Facias de Terris Canada - Province de QuĂ©bec Cour SupĂ©rieure - District de MontrĂ©al No 809-705 LA PRUDENTIELLE D'AMERIQUE COM PAGNIE D’ASSURANCE, demanderesse, vs LAURIER RAYMOND, dĂ©fendeur."Un emplacement ayant façade sur l'avenue ChemillĂ©, en la ville d’Anjou, contenant le lot subdivision numĂ©ro trois cent douze du lot originaire numĂ©ro quatre cent trente-sept 4437-312) aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de Longue Pointe.Avec ta bĂątisse dessus Ă©rigĂ©e et portant le numĂ©ro civique 6261, avenue ChemillĂ© et dont le mur sud-est est mitoyen".Pour ĂȘtre vendu au bureau du protonotaire, au Palais de Justice, 10 est, rue Craig, chambre 1,138, le ONZIEME jour de NOVEMBRE 1971, Ă  DEUX heures de l’aprĂšs-midi.Fieri Facias de Terris Canada - Province de QuĂ©bec District de MontrĂ©al - CĂŽur SupĂ©rieure No 805 286 RAOUL CAUMARTIN, demandeur vs GUY LABELLE, et al, dĂ©fenseur."Un immeuble situĂ© Ă  St-Hubert, comtĂ© de Chambly, connu et dĂ©signĂ© comme Ă©tant le lot numĂ©ro quarante-sept de la subdivision officielle du lot originaire numĂ©ro cent trente-cinq (135-47) aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de St-Hubert, comtĂ© de Chambly.Avec une maison dessus erigee et portant au-tretois les numĂ©ros civiques 48 ei de la rue St-Jean a St-Hubert.circonstances et dĂ©pendances." et maintenant ponant le numĂ©ro civique 3905 ParĂ© Ă  St-Hubert.Pour ĂȘtre vendu au Bureau d'Enregistrement du comtĂ© de Chambly, 201 Place Charles Le-moyne, Edifice Montval a lamgueuil.le ONZIEME jour de NOVEMBRE 1971.a ONZE heures de l'avant-midi.Bureau du ShĂ©rif.Cour SupĂ©rieure, MontrĂ©al, le 21 octobre 1971 l-e shĂ©nl adjoint Paul St-Martin CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No.: 348 080 CORDIA LTD., corps politique et incorporĂ©, dĂ»ment constituĂ© ayant son bureau chef et principale place d'affaires en les citĂ© et district de MontrĂ©al, Demanderesse -vn- DAME PHYLLIS FRANKEL, veuve majeur de feu Larry Frankel, autrefois rĂ©sidant en les citĂ© et district de MontrĂ©al, prĂ©sentement de lieux inconnus, DĂ©fenderesse IL EST ENJOINT Ă  DAME PHYLUS FRANKEL Ă  l'intention de laquelle une copie du bref et de la dĂ©claration a Ă©tĂ© laissĂ©e au greffe de cette Cour, de comparaĂźtre dans un dĂ©lai de trente (30) jours.MONTREAL, ce 29iĂšme jour d’octobre 1971 SELIM NAQU1B GREFFIER ADJOINT Mes Greenblatt, Ginsberg 1440 S.100 Towers MontrĂ©al 514, QuĂ©.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No.: 05-815 385-71 DAME MAUREEN HILL, Ă©pouse sĂ©parĂ©e de bien* de Louis B, Bakeimun.et le dit LOUIS B.BAKELMUN, tous les deux rĂ©sidant en la CitĂ© de St-LĂ©onaid, District de MontrĂ©al.Demandeurs -VS- NARCISSE RIOUX, autrefois rĂ©sidant en les citĂ© et district de MontrĂ©al prĂ©sentement de lieux inconnus, DĂ©fendeur.PAR ORDRE DE LA COUR: 1* dĂ©fendeur NARCISSE RIOUX est par les prĂ©sentes requis de comparaĂźtre dans un dĂ©lai de trente (39) jours, Ă  compter de la derniĂšre publication.Une copie du Bref D'Assignation et de la DĂ©claration a Ă©tĂ© laissĂ©e au greffe de la Cour SupĂ©rieure de MontrĂ©al Ă  son intention.MONTREAL, ce ZftĂšme jour d’octobre 1971 MARIUS D’AMOURS P.C.SM.M trĂšs Frankel & Frankel, 4 Notre Dame est.MontrĂ©al, QuĂ©.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES DU DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des divorces) No: U17-108 FRANCIS THOMSON, rĂ©sidant dans la CitĂ© et District de MontrĂ©al, requĂ©rant, -vs- ISABELLE BARBARA LAUDER, d'adresse inconnue.IntimĂ©e.PAR ORDRE DE LA COUR L’intimĂ©e ISABELLE BARBARA LAUDER est par les prĂ©sentes requise de comparaĂźtre dans un dĂ©lai de 64) jours Ă  compter de la derniĂšre publication.Une copie de la RequĂȘte en divorce a Ă©tĂ© laissĂ©e Ă  ta Division des Divorces de MontrĂ©al Ă  son intention.Prenez de plus avis qu'Ă  dĂ©faut par vous de signifier et de dĂ©poser votre comparution ou contestation dans les dĂ©lais susdits, le requĂ©rant procĂ©dera Ă  obtenir contre vous, par dĂ©faut, un jugement de divorce, accompagnĂ© de toute ordonnance accueillant des mesures accessoires qu'il sollicite contre vous.MONTREAL, le 20 octobre 1971 Mes Geoffrion & Prud'homme.54)0 Place d'Arroes, MontrĂ©al 126, QuĂ©bec.Att: Billy Mauer.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUN SUPERIEURE (Division des Divorces) GREFFE DES DIVORCES DIVISION DE MONTREAL NO.: 12-017 137-71 MARIE-PAULE DESGROSE1LLERS, rĂ©sidant en les citĂ© et district de MontrĂ©al, RequĂ©rante, -VS- RONALD GIGUERE, rĂ©sidant Ă  Abbit Academy, Andover.Massachuset, un des Etats-Unb d'AmĂ©rique, IntimĂ©.PAR ORDRE DE LA COUR: L’IntimĂ© RONALD GIGUERE est par les prĂ©sentes requis de comparaĂźtre dans un dĂ©lai de 68 joun de la derniĂšre publication.Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a Ă©tĂ© laissĂ©e Ă  la Division des Divorces de MontrĂ©al i son intention.Prenez de plus avis, qn'Ă  dĂ©faut par vous de signifier et de dĂ©poser votre comparution ou contestation dans les dĂ©lais susdits, la RequĂ©rante procĂ©dera k obtenir contre vous par dĂ©fant, un jugement d.divorce accompagnĂ© de tonte ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous.MontrĂ©al, ce 29iĂšme jour d'octobre 1971 JACQUES PERRON RĂ©gistraire.Me Claude Archambault, 31 St-Jacques MontrĂ©al 1Z«, QuĂ©.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No.: 12-4)16776-71 ELIZABETH MALKO RequĂ©rante -vs- ALFRED FRANZ REINHOLD SCHINZEL alias JAMES STEWART IntimĂ© PAR ORDRE DE LA COUR: L'intimĂ©, Alfred Franz Reinhold Schinzel, alias James Stewart, est par les prĂ©sentes requis de comparaĂźtre dans un dĂ©lai de soixante (60) jours suivant la derniĂšre publication de cet avis.Une copie de la requĂȘte en divorce a Ă©tĂ© laissĂ©e au greffe des divorces de MontrĂ©al, Ă  son intention.Avis est de plus donnĂ© qu’à dĂ©faut par lui de signifier et de dĂ©poser sa comparution ou contestation dans les dĂąais susdits, la requĂ©rante procĂ©dera par dĂ©faut dans cette cause et un jugement de divorce et autres mesures accessoires pourront ĂȘtre accordĂ©s sans autre avis.MontrĂ©al, le 19 octobre 1971 ME JACQUES PERRON, registraire MES BELAND TRUDEAU BASTIEN & ALARIE Procureurs de la requĂ©rante MINISTERE DES TRANSPORTS ADMINISTRATION CANADIENNE DES TRANSPORTS AERIENS APPEL D’OFFRES Des soumissions sont demandĂ©es pour les travaux suivanU Ă  Dorval, QuĂ©bec.INSTALLATION D’UN SYSTEME D'INDICATEURS VISUELS DE PENTE D’APPRO CHE SUR LA PISTE 28.A L'AEROPORT INTERNATIONAL DE MONTREAL.DOR VAL, QUEBEC.Les soumissions cachetĂ©es portant sur l'enveloppe la mention des travaux ci-dessus et adressĂ©es a l'Agent rĂ©gional des Approvisionnements, MinistĂšre des Transports, PiĂšce 162, Edifice de l’Administration rĂ©gionale, AĂ©roport international de MontrĂ©al, Dorval, QuĂ©.(636-3202), seront reçues jusqu’à 3 heures de l'aprĂšs-midi, heure normale de l’est, le 5 novembre 1971.Les plans, devis et documents qui s’y rapportent peuvent ĂȘtre obtenus sur demande Ă  l'adresse ci-dessus sur rĂ©ception d'un chĂšque visĂ© de 154).fait au nom du Receveur GĂ©nĂ©ral du Canada.Le dĂ©pĂŽt est remboursable sur retour des plans et devis en bon Ă©tat daas un dĂ©lai de 14 jours aprĂšs l'avis des rĂ©sultats de l'appel d'offres.Les plans et devis peuvent ĂȘtre examinĂ©s au Bureau des Soumissions dĂ©posĂ©es, 4970 Place de la Savane, MontrĂ©al et Ă  l'Association de la Construction de QuĂ©bec, 675 avenue Marguerite Bourgeois, QuĂ©bec, QuĂ©.Le MinistĂšre ne s'engage Ă  accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.M.Baribeau Directeur rĂ©gional du QuĂ©bec, Administration canadienne des Transports aĂ©riens.MinistĂšre des Transports, AĂ©roport inL de MontrĂ©al.Le 13 octobre 1971.mm CITE DE COTE SAINT-LUC AMS est donnĂ© que, en vertu d'une rĂ©solution de son conseil municipal passĂ©e Ă  une assemblĂ©e dĂ»ment tenue le SĂšme jour d’octobre, 1971, la OtĂ© de CĂŽte Saint-Luc propose de se prĂ©valoir de l'article 430 de la Loi des citĂ©s et villes, 1964, (Statuts refondus de QuĂ©bec, chapitre 193), lequel se lit comme suit: "430.Les rues ou nielles ouvertes au public depuis au moins dix ans deviennent propriĂ©tĂ© de la municipalitĂ© dĂšs que sont accomplies les formalitĂ©s suivantes: lo.Le conseil approuve par rĂ©solution une description de toutes nies ou nielles ou de toute partie de celles-ci, pour lesquelles la municipalitĂ© entend se prĂ©valoir du prĂ©sent article; 2o.Cette description doit ĂȘtre faite d'aprĂšs un plan cadastral et un livre de renvoi faits et dĂ©poses conformĂ©ment Ă  la Loi du cadastre (Chap.328) ; 3o.L'original de cette description doit ĂȘtre dĂ©posĂ© au bureau du greffier de la municipalitĂ© et une copie certifiĂ©e par un arpenteur-gĂ©omĂštre doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e au bureau du rĂ©gistrateur de la division d’enregistre-‱ ment oĂč se trouvent les terrains visĂ©s; 4o.Le greffier de la municipalitĂ© fait publier deux fois dans la Gazette officielle de QuĂ©bec et dans un journal quotidien circulant dans la municipalitĂ©, avec un intervalle d'au moins trois mois et d'au plus quatre mois entre chaque publication, un avis contenant: a) le texte intĂ©gral du prĂ©sent article; b) une description sommaire des nies ou ruelles concernĂ©es; c) une dĂ©claration Ă  l’effet que les formalitĂ©s prĂ©vues aux paragraphes 1 et 2 ont Ă©tĂ© accomplies.Tout droit auquel des tiers pourraient prĂ©tendre Ă  la propriĂ©tĂ© du fondis des/lites rues ou ruĂątes est prescrit s'il n’est pas exercĂ© par action devant le tribunal compĂ©tent dans l'annĂ©e suivant la derniĂšre publication dans la Gaaette officielle de QuĂ©bec.La municipalitĂ© ne peut se prĂ©valoir du prĂ©sent article Ă  l'Ă©gard de rues ou radies sur lesquelles elle a prĂąevĂ© une taxe au cours des dix annĂ©es prĂ©cĂ©dentes".Une description sommaire des parties de rue concernĂ©es est comme suit: I Une certaine Ă©tendue de terrain situĂ©e dans la CitĂ© de CĂŽte Saint-Luc et composĂ©e d'une partie du lot qui est connu et dĂ©signĂ© aux plan et au livre de renvoi officiels du Cadastre de la municipalitĂ© de la Paroisse de MontrĂ©al (division d’enregistrement de MontrĂ©al) sous le lot numĂ©ro sept de la subdivision du lot originaire numĂ©ro cent-dix (Ptie 118-7, Westover Road) De forme rectangulaire, elle est boraĂ©e vers le nord-est par une partie du lot numĂ©ro cent dix (Ptie 119) qui forme partie de l'avenue Westminster; vers le sud-est par le lot numĂ©ro huit eent-soir.ante de la subdivision du lot originaire numĂ©ro cent trente-neuf (139466) et par le lot numĂ©ro un de la resubdivision du lot numĂ©ro huit cent trente-quatre de la subdivision du lot originaire numĂ©ro cent trente-neuf (139-834-1) qui fait partie de la rue Westover; et vers le nord-ouest par une autre partie du lot numĂ©ro sept de la sulxlivision du lot originaire numĂ©ro cent dix (Pt.110-7).Elle mesure quatorze pieds et deux dixiĂšmes (14.2’> le long de la ligne de rue de l'avenue Westminster; quarante-cinq pieds (45.4)') sur son cote sud-est adjacent au lot numĂ©ro huit cent soixante de la subdivision du lot originaire numĂ©ro cent trente-neuf (139-860); et soixante-dix-sept pieds et six dixiĂšmes (77.6’) sur son cĂŽtĂ© nord-ouest.Elle contient une superficie de sept cent cinquante pieds carrĂ©s (750 p.c.) mesure anglaise, et plus ou moins.IL Une certaine Ă©tendue de terrain situĂ©e dans la OtĂ© de CĂŽte Saint-Luc et composĂ©e du lot qui est connu et dĂ©signĂ© au plan et au livre de renvoi officiels du Cadastre de la municipalitĂ© de b Paroisse de MontrĂ©al (division d'enregitrement de MontrĂ©al) sous le lot numĂ©ro un de la resubtlivision du lot numĂ©ro huit cent cinquante-neuf de la subdivision du lot originaire numĂ©ro cent trente-neuf (139-859-1, Westover Road).Elle contient une superficie de mille deux cent trente-quatre pieds carrĂ©s (1,234 p.c.), mesure anglaise, et plus ou moins.Les formalitĂ©s prescrites aux paragraphes 1 et 2 de l'article 430 de la Loi des citĂ©s et villes ont Ă©tĂ© accomplies.DonnĂ© Ă  CĂŽte Saint-Luc, ce 22Ăšme jour d'octobre 1971.Le greffier A.Karl Kimmel CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES DU DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des divorces) No: 12-4117-109-71 NATALE 1NTERDONATO, rĂ©sidant dans b CitĂ© et District de MontrĂ©al, requĂ©rant, -v§- MARIA LUISA FUMAGALLI, d'adresse inconnue, IntimĂ©e PAR ORDRE DE LA COUR L'intimĂ©e MARIA LUISA FUMAGALLI est par les prĂ©sentes requise de comparaĂźtre dans un dĂ©lai de ĂŽĂŒ jours a compter de la derniĂšre publication.Une copie de la RequĂȘte en divorce a Ă©tĂ© bissĂ©e Ă  b Division des Divor ces de MontrĂ©al Ă  son intention.Prenez de plus avis qu'Ă  dĂ©faut par vous de signifier et de dĂ©poser votre comparution ou contesb-tion dans les dĂ©lais susdits, le requĂ©rant procĂ©dera Ă  obtenir contre vous, par dĂ©faut, un jugement de divorce, accompagnĂ© de toute ordonnance accueilbnt des mesures accessoires qu'il sollicite contre vous.MONTREAL, le 20 octobre 1971 Mes Geoffrion & Prud'homme, 54M Pbce d'Armes, MontrĂ©al 126, QuĂ©bec Att: Billy Mauer.i CITE DE COTE SAINT-LUC PROVINCE DE QUEBEC APPEL D’OFFRES POUR LES SERVICES DE CONCIERGERIE DANS LESEDIFICESMUNICIPAUX DANS U CITE DE COTE SAINT-LUC, P.Q.Des soumissions scellĂ©es dans des enveloppes spĂ©ciales et dont le contenu sera clairement indiquĂ©, et adressĂ©es Ă  Mme J.O.Kovacs, Acheteur, au numĂ©ro 5490 de l'avenue Westminster, CĂŽte Saint-Luc, QuĂ©bec, seront reçues jusqu’à deux heures de l’aprĂšs-midi, le jeudi 4 novembre 1971.Les documents relatifs aux soumissions peuvent ĂȘtre obtenus au bureau de l’Acheteur.Chaque soumission doit ĂȘtre accompagnĂ©e d’un chĂšque visĂ© sur une banque canadienne, payable Ă  la CitĂ© de CĂŽte Saint-Luc, pour un montant non infĂ©rieur Ă  dix pour cent (10%) du coĂ»t total de la soumission.Les soumissions seront ouvertes publiquement le 4 novembre 1971, Ă  deux heures de l’aprĂšs-midi dans la chambre du Conseil, 5490 avenue Westminster, CĂŽte Saint-Luc, P.Q.la CitĂ© ne s’engage pas Ă  accepter la plus basse ou aucune des soumissions reçues.A.E.Kimmel Greffier Cahier ARTS et LETTRES MontrĂ©al, samedi 23 octobre 1971 LE DEVOIR St-v.jT / Jean-Louis Roux: contre Caouette, pour T État Depuis que le TNM a vingt ans.on a fait parler Jean-Louis Roux! Toutes sortes de questions sur le TNM et son ‘‘avenir” alors qu’en fait, le TNM a l’intention de continuer Ă  faire les mĂȘmes choses, pendant aussi longtemps qu’il le pourra.Mais Ă©videmment, pas d'anniversaire sans gĂąteau! On a fĂȘte, on s’est rĂ©uni, on a Ă©changĂ© des souvenirs.Et le directeur actuel a bien Ă©tĂ© obligĂ© de passer aux dĂ©clarations officielles.Je me demande s’il y tenait tellement.Ainsi, lorsque je lis son texte Ă  la une de “L envers du dĂ©cor” (pĂ©riodique publiĂ© par le TNM), je relĂšve cette locution classique “le signal d’un nouveau depart ’.M.Roux m’expliquera plus tard "je vais simplement taire demain ce que je fais aujourd'hui en le faisant mieux; pas question de remettre quoi que ce soit au TNM en question '.VoilĂ  qui a le mĂ©rite d’ĂȘtre clair et franc.Mais d'autant plus vulnĂ©rable si l’on s'oppose au TNM.Continuer ce que certains considĂšrent comme du "faux théùtre”, du spectacle Ă  consommation?Pour obtenir une rĂ©action Ă©nergique du directeur, je lance Ă  tout hasard le nom qu’on lance souvent, celui de Jean-Claude Germain.J’ai rĂ©ussi."Voulez-vous savoir ce que font, en rĂ©alitĂ©, les gars de Jean-Claude Germain?Du RĂ©al Ca- ouette.C'est le raisonnement de celui qui ne peut pas sortir de sa bĂȘtise et qui se dit qu’il faut la monter en effigie.Je ne vois pas d’avenir dans ce qu’il fait.Le TMN (Théùtre du MĂȘme Nom) a eu ceci de bon qu’il a servi d’exorcisme aux comĂ©diens participants.Ils avaient fait des Ă©coles et des conservatoires, bon.alors ils ont voulu se laver de tout ça.Mais Jean-Claude Germain n’est mĂȘme pas comĂ©dien, il est auteur.Si Jean-Claude Germain n’a pas la rĂ©ponse au problĂšme du théùtre populaire, qui l’a?Autrement dit, le TNM est-il un théùtre populaire?"Je voudrais bien me qualifier de directeur d’un théùtre populaire, mais ce n’est pas le cas.Aucun théùtre dans le systĂšme capitaliste ne peut le devenir.Nous essayons de diversifier, de capter l’attention de tous.Il y a eu notre campagne d’abonnement pour Ă©tudiants et jeunes travailleurs, qui nous attire maintenant la moitiĂ© de notre public et qui permet de voir une piĂšce pour $1.40.Evidemment, c’est surtout du cĂŽtĂ© des Ă©tudiants que les choses ont marchĂ©, les jeunes travailleurs n'ont pas rĂ©pondu en grand nombre Ă  notre offre.” Le 2-2-2- de cette saison (2 piĂšces classiques, 2 modernes Ă©trangĂšres et 2 quĂ©bĂ©coises) reprĂ©sente-t-il une espĂšce de politique permanente?"Pas du tout, si nous nous rendions compte qu’il y avait cette annĂ©e cinq manuscrits quĂ©bĂ©cois exceptionnels, alors nous marcherions avec ça” Cela sous-entend aussi que s’il n'y en avait pas deux, on n’en prendrait pas plus! Les risques du metier.Sur les rapports entre le théùtre et le cinĂ©ma et la tĂ©lĂ©vision, Jean-Louis Roux n’offre pas l’opinion i courante: "Je ne veux rien cloisonner, au contraire; d’ailleurs ces genres ne s’opposent pas, comme on l’a dit, ils se complĂštent.Alors ce qui me choque, c’est que l’Etat ne puisse mĂȘme pas coordonner les organismes qu'il soutient, l'ONF, Radio-Canada ou les théùtres subventionnĂ©s.' A propos de subventions, il me repĂšte qu’il souhaiterait en recevoir plus, beaucoup plus; "que l’Etat nous soutienne entiĂšrement, et que nous ne dĂ©pendions d’aucune autre source.” et Ă  propos d’Etat, cette fameuse polĂ©mique autour des subventions du Conseil des arts mĂ©tropolitain?ĂŒn se rappellera tre» outre» que ceux du gouvernement du Corodo PrĂȘt» hypothccotre» LNH Tou» le» prit», »o.i le» prĂȘt» ou jour ie jour en dollcr» ccnodier.» Irnncub'es tocioux Eilet» en cour» de r.cmpentction Engogcmcnt» de» client» en contrcportic de lettre» de crĂ©dit, etc.Autre» clĂ©ment ‱ d’octil le 31 aoĂ»t TOTAL DE L’ACTIF e 31 Juillet TOTAL DE L’ACTIF F iuduotion d or pourcer'cge entre aoĂ»t 'ut- juillet banque de MontrĂ©al 412.3 290.4 568.7 917.9 373.6 321.7 4, 859.4 89.5 6,2 313.9 1,574.7 9,728.3 9, 637.1 + 0.9 La nanijue de Nouvelle-Lcossc.246.3 208.9 331.0 336.0 340.9 211.0 3, 891.8 58.9 148.2 267.7 1,086.4 7,127.1 6, 887.4 + 3.5 La Manque Toronto Dominion — 300,9 « 226.4 344.1 329.5 328.4 172.5 3,116.4 33.4 67.8 168.0 1,227.6 6,315.0 6,138.5 + 2.9 La Manque Provinciale du Canada 85.9 33.2 90.4 77.5 99.1 30.2 658.4 11.1 13.3 53.6 125.7 1, 278.4 1,243.0 + 2.8 Manque Je Comme#^ Canadienne ImpĂ©riale 456.8 238.2 655.2 1,683.2 591.1 266.5 S, 207.9 131.2 209.4 348.9 1, 503.8 11,292.2 10,908.1 + 3.5 La Manque Royale du Canada .419.7 262.8 603.6 1,074.6 536.1 393.7 6,037.3 113.2 385.5 484.2 2, 291.0 12,601,7 12, 463.4 + 1.1 Manque Canadienne 119.7 11.1 12S.7 160.4 8.9 2.5 206.0 6.6 2.3 251.9 5.2 22.5 75.9 996.3 224.5 101.1 21.5 1.2 1.3 9A Q 85.8 5.3 .8 59.3 5.5 9.5 2,129.4 270.0 163.1 2,100.3 277.2 161.8 La Manque Mercantile 1.7 3.1 - 2.6 + 0.8 Bank of Mritish Columbia S.4 14.S .1 TOTAL le 31 aoĂŒl 1971 2,058.1 1,400.1 2,764.8 4, 633.6 2, 548.8 1,471.6 25,093.1 461.3 862.1 1,728.2 7, 883.G 50, 90S.2 __ + 2,2 TOTAL J* 31 juillet, 1971 1, 892.1 1,278.5 2,785, 1 4,531.6 2,598.9 1,413.2 24, 839.0 458.8 625.3 1,637,9 7,756.4 — 49,816.8 - Fluctuation Ă  en pocrccntacc entre aoĂ»t et luillet 4-8.8 + 9.5 -0.7 + 2.3 - 1.9 + 4.l + 1.0 + 0.5 , +37.9 + 5.5 ‱+ 1.6 .»v quittera son poste M.Robert W.Haack.prĂ©sident de la bourse de New York, a causĂ© une certaine surprise hier en annonçant qu'il abandonnerait son poste Ă  la fin de son mandat actuel.Ce dernier prendra fin le 31 juillet prochain.M.Haack qui Ă©tait devenu le quatriĂšme prĂ©sident du NYSE en septembre 1967.a dĂ©clarĂ© qu'il dĂ©sirait se reposer de son travail exigeant des derniĂšres annĂ©es et passer plus de temps avec sa famille.M.Haack a connu.rappelons-le.un mandat passablement controversĂ© depuis 1967.Ses suggestions "rĂ©volutionnaires" lui ont Ă©galement valu de nombreuses critiques.C est sous sa prĂ©sidence que plusieurs maisons de courtage sont devenues publiques ou se sont fusionnĂ©es plus ou moins volontairement; c’est lui qui avait proposĂ© une transformation des taux de commissions.dĂ©clarant mĂȘme que son objectif ultime Ă©tait l'abolition des taux fixes de commission.Mentionnons Ă©galement que celui que l’on considĂšre comme le successeur probable de M.Haack, soit M.Ralph S.Saul, ancien prĂ©sident de l'American Stock Exchange (bourse AmĂ©ricaine» vient tout juste d’ĂȘtre admis au conseil d'administration du NYSE.banque prouinciale Dividende rĂ©gulier AVIS est par les prĂ©sentes donnĂ© que le Conseil d’administration de La Banque Provinciale du Canada a dĂ©clarĂ© un dividende de seize cents par action sur le capital-actions versĂ© de la Banque, pour le trimestre se terminant le 31 octobre 1971.Ce dividende, portant le numĂ©ro 295, sera payable au bureau principal et Ă  toute succursale de la Banque, le ou aprĂšs le 1er novembre 1971, aux actionnaires inscrits dans les registres le 1er octobre 1971, Ă  la fermeture des guichets.Par ordre du Conseil d’administration, Le vice-prĂ©sident et directeur gĂ©nĂ©ral, Raymond Primeau.MontrĂ©al, le 15 septembre 1971.CREDITM.-G.INC.Avis d’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale et spĂ©ciale adressĂ© aux dĂ©tenteurs de: ‱ Billets Girtntis.«4% SĂ©rie 1 ‱ Billets Gtraotis.6 SĂ©rie 3 ‱ Billets Garntis, 6 v«% SĂ©rie 4 ‱ Billets Garantis, 6 4% SĂ©rie S AVIS est, PM 1« prĂ©sentes, donnĂ© qu’une assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale et spĂ©ciale des dĂ©tenteurs de Billets GaranUs de CrĂ©dit M.-G.Inc.rla Compagnie"I SĂ©ries 1, 3, 4 et 5, Ă©mis aux tenues d’un acte de fiducie principal du 29 septembre 1961 et d’actes de Bdude supplĂ©mentaires des 31 aoĂ»t 1962, 6 septeniire 1963 et 23 juin 1963 fl’Acte de fiducie"l entre la Compagnie et SociĂ©tĂ© National de Fiducie comme flduciaire pour les dĂ©tenteurs de BUlets Garantis rie Fiduciaire’’), sera tenue le mercredi 17 novembre 1971, Ă  13:30 heures, dans la salle 27, 3iĂšme Ă©ta-ge.Maison du Commerce.1000, CĂŽte du Beaver Hall Ă  MontrĂ©al.CETTE ASSEMBLEE gĂ©nĂ©rale et spĂ©ciale, sera tenue dans le but de soumettre aux dĂ©tenteurs de BUlets Garantis un projet d’amendement Ă  certaines dispositions de l’Acte de Fiducie et d’étudier et amender, si jugĂ© opportun, la rĂ©solution extraordinaire dĂ©jĂ  adoptĂ©e par les dĂ©tenteurs de Billets Garantis Ă  leur assemblĂ©e du 15 janvier 1969, plus particuliĂšrement aux Bus: d’autoriser, nonobstant le lait que les bUlets garantis sĂ©ries 1 et 5 portent intĂ©rĂȘts au taux de 6 et ceux des sĂ©ries 3 et 4 podent intĂ©rĂȘts au taux de6 Vr%, le ComitĂ© de protection Ă  payer le capital avant les intĂ©rĂȘts sur celui; d’autoriser le ComitĂ© de protection Ă  la vente en bloc des biens et crĂ©ances, le cas Ă©chĂ©ant, pour le plus grand avantage des obUgatalres; d’autoriser le ComitĂ© de protection Ă  donner (pittance au Bduda ire si et lorsque nĂ©cessaire; d’autoriser le ComitĂ© de protection Ă  se dissoudre lorsque son mandat sera terminĂ© sans autre lotmalitĂ©; de prendre toutes autres dĂ©cisions de la compÂence de l’ass emblĂ©e.LES DETENTEURS de Billets Garantis ImmatriculĂ©s pourront assister Ă  l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale et spĂ©ciale sans pcortaire leurs BilleU Garantis, Ă  la condition de bien s’IdentlBer; les dĂ©tenteurs de Billets Garantis au porteur devront produire Ă  l’assemblĂ©e leurs Billets ou le cettllicat de dĂ©pĂŽt de ces valeurs dont I est question dans les rĂšglements de l’assemblĂ©e adoptĂ©s par le fi-du claire, lesquels rĂšglements contiennent en outre des diqroslllont con.ernant la (orme des procurations devant servir Ă  rassemblĂ©e gĂ©nĂ©rale et spĂ©ciale.Tout IntĂ©ressĂ© peut consulter le texte de ces rĂšglements chaque jour ouvra Me.dirant les heures de burrau, cbex le Fiduciaire, ar 3S3 est, rue Sherbrooke Ă  MontrĂ©al, et y obtenir des formules de procuration et des formula de dĂ©pĂŽt de valeurs.DONNE A MONTREAL, ce 22lĂšme jour d’octobre, 1971 SOCIETE NATIONALE DE FIDUCIE Fiduciaire Par: Q- Boyer, secrĂ©taire CARTES PROfESSjÛNNELLES ET D’AFFAIRES MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE.DU PARC 270-1141 Brevets d’invention MARQUES de COMMERCE Marion, RobicDx Robic ci-devant Marion & Marion 2100, rue DRUMMOND MontrĂ©al, 25 288-2152 LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR Le Devoir, samedi 23 octobre 1971 #19 Š toronto Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE VtntM Haut Bas Farm.Ch.ADitit» Industrie! lot ItÛO $0 ‱ 5'.5.3 Ackiands 300 $5?5?5 + Acres Ltd 375 $9 87.9 + *4 Acres A pr 25 $36 ?36 ?36+ + *?Acres wt 160 170 170 170 -15 Agra Ind 1125 $8 ?8‘4 8 + — *4 Aimco Ind 410 $14 147.14 + + '‱ Alta Gas T , 587 $48 u 48 4 48 - + '‱ Alla Gas p 125 $76'.76'.76 + Alta Nat 300 $22 ?22 22 + + i + Alcan 15151 $16 .16'‱ 16 + + *‱ Alcan pr 365 $25 .25 25 + + + Algo Cent 100 $7 .7*4 7 + + '» Algoma St 4007 $11'.11'.11 + — + Allarco Dv z50 450 450 450 Alliance B 400 300 280 290 -F 10 Alumm pr z28 $18 18 18 Al min 2p z20 $36 36 36 Anglo-cn 200 380 375 375 -30 Ang CT 290 25 $37 , 37 4 37 + — *4 Ang CT 315 100 $39 39 39 -2+ Aquitaine 1100 $26 m 26 26 Argus 300 $11 U 11 Argus B pr 28 $33 33 33 Argus C pr 300 $8*4 8*.8 + Atco Ind 1310 $7 + 7'?7?Atl Sugar 1925 $6'b 6 6 Atl Sug A 150 $13*4 13'4 13 + + *4 Atl Sug w 300 130 130 130 + 5 Bk Mtl 16954 $16 15'.15 + + + Bank N S 2056 $27'.271.27 + - '.B Cdn Nat 200 $13'.13 >‱ 13*.Bathrst p 225 $6 6 6 Beaver L 310 $14'?14'?14 + Beaver A 100 $13'.13 + 13 + Beck B p 15200 $8'4 8'?8 + + '?Belding L z50 $10'.10 + 10 + Beldng w 400 270 265 265 -15 Bell Canad 9819 $44'« 43 + 44 + + + Bell A pr 440 $51 4 50-4 51 + + + Bell B pr 1270 $52 .52-4 52*4 Bell Kmt 100 75 75 75 Black P 700 350 350 350 Block Bros 2750 300 285 300 + 10 Bombrder 400 $10*.10*.10*.Bovis Cor 1700 165 155 155 Bow Valy 3990 $26 « 25 + 26 + + *« Bramalea 1000 295 285 290 + 5 Bramai w 100 165 165 165 + 5 Brascan 5843 $17‘?17 + 17*.Brdg Tank 100 470 470 470 + 30 Bright 600 $15 .15 + 15 + Brmco 2075 495 490 495 Br Am Bnk 200 $12 12 12 BC Forest z20 $16'.16'.16*.BC Sugar 650 $17'.17 + 17 + BC Phone 200 $58 ?58 + 58 + + *4 BCPh 6 pr zl5 $81 ?81 81 BCPh 4’4 p zlO $63 63 63 BCPh 4'?p i zl2 $61 61 61 BCPh 1956 25 $64 64 64 BCPh 5 j p 60 $81 81 81 + 1 BCPh 6 80 225 $26 ?26'4 26 ?+ + Budd Auto z65 $6'.6 + 6 + Burns Fds 750 $11 .11 11 Cad 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$10-.10*.10*.+ *i CPL UK p 2916 $9 9 9 + ‘i Cdn Sait z25 $15 ?15?15 + Cdn Tire 500 $32 32 32 Cdn Tire A 3089 $31*4 31 31 + + + C Uilties 586 $32'?32 + 32?CUtil 6 pr 75 $77 ?77 + 77 + C Vickers 100 $9*.9».9*.— *4 Š fonds mutuels FONDS OFF.DEM.Acrofund 1.09 T .56 ' Adanac 1.99 2.17 A.G.F.Special Fund 2.77 All-Canadian Compound All-Canadian Dividend 7.95 8.69 894 9.77 All-Canadian Revenue 7.43 773 All-Canadian Venture 3.59 392 Am.Growth Fund 5.83 6.40 Amer.Gen l Growth 18.28 19.98 Assoc.Investors 4 89 494 Canada Growth Fund 5.33 586 Cdn.S.A Gold Fund 4.02 4 39 Cdn.Sec.Growth 4 25 4.67 Cdn.Gas & Energy Prd.13.11 1441 Canadian Invest Fund (xdi 4.29 4.70 Cdn.Trusteed Income 4.92 5.40 Canagex 8.67 9.37 Collective Mutual Fund 5.89 6.39 Commonwealth Inter 12.18 1338 C.I.Leverage 3.15 346 Commonwealth Venture 5.75 6.32 Corporate Investors 5.07 554 Corp.Inv Stock Fund CSM Japan Fund 4 69 5.12 7.19 7.90 Dom.Compound 5.03 546 Dom Equity Dreyfus Fund 644 6.71 11.65 1277 Exec.Fund of Canada 5.59 6.13 Fonds Collectif "A" 5.86 6.40 Fonds Collectif "B" 5.72 589 Fonds Collectif "C 8.42 9.21 GIS (Compound) 8 66 9.52 GIS (Income) 3.16 348 Growth Equity 5.73 6.29 Industrial Growth 546 6.00 Invest Growth 10.15 11.10 Invest Int i Mutual 7.14 7.81 Invest Mutual of Canada 5.05 553 Japanese Fund 4.70 5.14 Keystone Canada 6.89 756 Keystone Polzris Fund 4.24 464 Le Fonds P E P 3.42 3.72 Mutual Accumulating 4 95 544 Mutual Bond Fund 10.15 11 16 Mutual Growth Fund 4.90 5.39 Mutual Income Fund 1.53 4.98 Nat Resourres 6.43 7.03 Pension Mutual 7.13 7.81 Planned Resources 3.85 4.23 Principal 388 426 Provident Stock 5.24 5.73 Regent Growth 8.21 902 Regent Pension 5.18 5 69 Regent Venture 373 4.10 RoyFund Ltd 5.21 543 Sav & Inv.Can.5.72 6.29 Sav.& Inv.Amer 8.60 9.45 Spec Taurus 8.76 3.10 9.57 3.41 Utd Accumulative 4 60 5.50 Utd.American 2.19 2.41 Utd Horizon 2.76 3.03 Utd Venture 3.78 4.15 Universal Sav.Equity 6.67 7.33 Š les obligations ÜOUVKKNKMKNT DU CANADA 4Vl Sept.1 1972 994 100*4 5 Oct 1 1973 1004 101 5 Avril 1 1974 1004 101 6+ Avril 1 1975 104 105 5*4 Juin 1 1976 101+4 102*1 7 Sept.1 1977 106 107 3+4 Jan.15 1978 89 90 64 Juin 1 1979 1014 102*1 6*4 Avril 1 1980 100*1 101*i 44 Sept 1 1983 854 86*4 6+4 Fev.15 1983 98*i 994 64 Oct 1 1995 954 97 3+4 Mars 15 1998 58 60 3 PerpĂ©tuel 1996 38 40 CN 4 FĂ©v.1 1981 82 83 CN 5+i Janv.1 1985 89 91 CN 5 Oct t 1987 79 81 INDUSTRIELLES Abitibi 7'i 1967 87 89 Alb.Gis Conv.7W 1990 121 124 Bk ol N S.7.Orl.15 1987 92 94 CPR 8*,.Nov.1 1978-89 105 107 l*MAC 8>i 1974 102 104 GMAC 7, Sept 30 1986 87 89 Gull Oil 8is DĂ©c 1 1989 104 105 Impl.Oil 84, AoĂ»t 15 1989 105 107 Noranda 94.Oct.15 1990 107 108 Royal Bk 7 Avril 15 1991 1004 1004 Roymor 74 Nov.1 1973 100 102 Roymor 7+4, Nov.1 1978 1004 1024 Simpsons 94, DĂ©c.15 .1989 106 108 Wcston, GĂ©o.6+4 1987 86 88 SKRVICKS PUBLICS Alta Gas 94 1990 106 Bell TĂ©l 94 1993 108 110 Msrlt.T4T tl,.Juin 1 1990 104 106 N 4 C 9S Janv.15 1991 1084 107 TC Pipe 91.Juin 20 1990 108 109 PROVINCIALES Alb.6*,.Man 1 1989-91 91 93 Man Hvd BV Sept 15 1991 1044 106*1 N B.7».Man 1 199446 97 98 Nfld 9>.Nov 15 1990 106 110 N S.71, Man 1 1989 91 98 98 Ont Hyd 8>, Juil 21 1996 106 106 P.E l.91.Nov 1 1990 107 K» QuĂ© Hyd 8».Juil 21 9 1996 104 106 CONVERTIBLES Domtar 81.1987 84 86 TC Pipeline 5 1989 94 96 Wnlcoasl 8'», Avril 1 1988 92 94 C MH 9>x DĂ©c 7 199045 106 108 MĂ©l.Tor B*.Oct 1 1990 107 110 VtntM Haut ÇWN Gas 315 $19 CWN G 4 pr *1 su*.Canron Carrier JD Cassidy L Ctl Ont SLe Cbemcell Chrom Chrysler CHUM B Codville A Columbia Cominco C Holiday I Compute! Com tec h Con Bath Con Bath p Con Bath w C Bldg Con Textle Con Distrb Cons Gas Con Gas A Con Gas B Control F Cooper C ' Corby vt Corby B CornĂąt Ind Coronatn Costam R Cram R L Crwn Life Crush Inti Cygnus A Cygnus B Dale-R Debhld B p Oistl Seag Doman I Dome Pete D Bridge D Citrus Dofasco Dom Glass D Glass pr D Lime w Dom Store Domtar Domtar pr D Textie 1254 $16 2 100 $5 4 100 380 200 $7>4 1035 410 200 150 300 $29*.200 $7H 100 345 275 300 3245 $20*.9476 $10 300 385 500 215 $6 $9'; 33 135 $5* 975 300 210 13400 100 720 $23 5305 $19 4 210 $82 210 $82'?500 160 100 $14 265 $20 ?250 $20-4 100 145 100 100 200 $5 ?500 $107.790 $30 325 $17 ?5290 200 300 45 $5 $5 $6‘?$78 1135 $52 4 100 $8?300 $31 1490 $22 500 $7‘.1683 $21'4 100 $10 300 $11'.600 63 1485 $137.2673 $10'.200 $1414 1100 $8 DRG Ltd 4*-&50 $11*4 Dupont Dylex D A Estn Can S Econ Inv E-L Fin Electro ltd Emco Erie D Erie D A Exquisite Falcon Fed Diver Fed Gr Fields S Finning T Fleet Mfg Ford Cnda F Seasons FPE Pion FPE Pn pr Fraser Ga2 Metr Gaz 5 40 p Gdn Mang GMC G P Mfg A Genstar L Gesco Dis ALE 'Š?Glengair Godyear p G Mckay A Graft G Greb Ind GL Paper GL Power Gt West Int Gt W Life Gt West S Greyhnd C Greyhnd GSW Cl A GSW Cl B Guar T Gulf Can H Group Hand Chm Hard Carp Hard Crp A Harlequin Harris J S Harveys F Hawker S Hawker pr Hays Dna Home A Home B Horne Pit H Bay Co HB Oil Gas HB Oil G pr Hunter D Huron Eri 300 $17?150 $6'4 800 $9 4 300 $131.200 $64 100 $36 ?100 $5 *.400 $9 100 $8*4 252 420 1298 $73‘4 100 125 10935 $81.3300 $12*.150 $11'4 600 86 740 $82 240 $11'.25 $17 22 $68 451 $12 200 $5*.25 $65 200 475 168 $81 575 $69 750 $10*4 300 285 '?’‱?2200 160 442 $34*4 500 $6’4 4500 $18 ?2150 460 zlOO $127.800 $18 350 $6 ?800 $42 1000 460 800 190 100 $13*4 325 $8 ?350 $8 2 14450 $127.1802 $25 500 $18-4 100 470 100 $11 ' 4 100 $11 100 340 450 285 1000 78 425 220 75 $56 4 z50 $10*.2775 $32 z100 $33 900 230 865 $18 1350 $43 700 $52 ?525 $13 4056 $23 Husky 11250 $15*.Husky B pr 25 $41 675 100 2320 300 200 1500 500 450 505 bOO Husky D w IAC IAC w Imasco Imasco A p Imp Gen Imp Life Imp 0 Indal Can Ind Adhes Inland Gas Inland G p Inter C B p Inter C A w Inter C B w 1700 Intmt IBM I Nickel Int Util Int Uhl A Intpr Pipe Int Pipe w Intpr Steel Inv Grp A Inv Grp 5 p Ivaco Ind IWC Ind Jockey C Jockey B p Kaiser Re Kaps Tran Keeprite P Kelly D A Kelsey H Kentmg Koffler Koffler A p Koffler w Labatt Labatt pr Laidlaw M LOnt Cem Laura Sec Lau Fin Lau F 1 25 Lau Fn 140 Leigh Inst Levy Life Inv w Lincoln Tr Living w Lob Co A Lob Co B Lob Co pr Lob G A pr Loeb M Maclarn A Maclean H wmh cable MB Ltd Magna El Magnason Magnetcs Maher pr Major H D M LI Gard M Lf Mills Maritime Markboro ilarkbro w fJass-Fer McLaghln McLagn w Met Stores Mex LP pr MPG Inv Microsyst MinduStrl MLW Wor Molson A Monenco Mnt Trst Moore Morse A Morse B MTS Inter NaChrs I N Hees Ent Nat Sea Neonex NB Te! N Provid D Nfld LP Noranda Nor Ctl G Nor Ctl B p Nor Ctl w 300 650 1899 $18?210 675 783 $18'.510 460 300 325 50 $137 17499 $29 ?$8 $13 $12 $14'?250 $18'.z80 220 260 10200 215 113 $304'.33030 $27 .3980 $37'.320 $41*4 2282 $27 1625 $11 ?1386 $7 200 $6'.300 $18l.150 $14 300 165 2422 470 100 $9'*4 1225 465 150 $6 $8?.$5*.$5 $9 $14'?$8 900 625 2510 $21'.860 $22*4 600 $12 1200 225 z 15 $8 it 320 $8'?390 $16 a 1000 $17 820 390 100 $13'?500 60 zll6 $12'?450 345 1650 $5 2210 $5'.70 $29'?150 $18 550 370 100 $14 800 $13 100 $6 2685 $20 5700 305 300 $7 1000 73 z50 $7 100 150 29 $26 100 $14 263 $19 200 475 600 60 4206 $10 750 $10 1400 440 900 $15 1000 $10 800 475 220 495 400 $6 100 $12 1625 $16 220 $5 600 $17 2955 $34 330 $11 100 $24 2954 350 700 $16 100 320 525 $9 1200 320 280 $13 1450 40 100 $9 4630 $26 3776 $14 250 $27 1150 570 Bm Ferm Ch.19 19 11 + 11 + 16+ 16 + + + 5 + 5‘a+ 380 380 7*4 7*4 410 410 150 150 + 20 28 + 28 + — *4 7+ 7+ 345 345 - 5 300 300 + 10 19 + 19*4 — *4 9 + 10 + + 385 385 - 5 200 215 + 15 6 6 9 9 33 33 125 130 5 + 5*.23 23 + 19 19 + 82 82 82 + 82?160 160 14 14 — + 20 + 20 + — *4 20 + 20 + 145 145 100 100 - 5 5 + 5 + — + 10 + 10 + + + 29 + 29 + — *4 17 ?17 + + + 5 5 4 5 + 5 + 6 + 6+ + + 78 78 + '?52 + 52+ + + 8 + 8 + 31 + 31 + — + 22 22 7 7 21 21 + 10 10 11 + 11 + — *‱ 63 63 + 1 13 + 13*4 10 10 14 + 14 + + *4 17 + 17*4 + + 11*4 11*4 — *4 17*.17 + + + 6*4 6*4 9 + 9 + + + 13 + 13 + 6 + 6 + + + 36?36 + + + 5 + 5 + 9 9 8*4 8*4 420 420 73 73 + + '4 125 125 7 + 8 + + + 12 12*.+ + 11 + 11 + -1 + 85 85 + 2 82 82 11 + 11 + — + 17 17 68 68 12 12 - 1 5 + 5 + 65 65 475 475 -25 81 81 + + 68 68 + 1 10 + 10*4 + + 285 285 + 10 !+?‱?’.?155 155 33 + 34 - 1 6*4 6*4 17 + 18?+ + 450 460 12 + 12 + 17 + 17 + 6 + 6 + + *4 42 42 + 1 + 440 440 -30 190 190 13 + 13*4 8 + 8 + 8 + 8 + + » 12 + 12*4 + *8 24*4 24 + + *4 18 + 18*4 + *‱ 470 470 - 5 11 + 11 + — *4 11 11 340 340 270 285 + 25 75 75 - 3 215 220 - 5 i 56 56 + — *4 10*.10*.31*4 31 + 32 + 32 + 225 225 - 5 17 + 17*4 — + 42*4 42*4 + + : 52 52 - 1 i 13 + 13+ - *.i 22*.23 + + 1 + 14 + 15 — ' Š 41 + 41 + 645 645 -10 18*.18*.675 675 18 18 — + 460 460 + 10 300 300 137 137 28 + 28 + - + 7 + 8 — + 13 13 + + 11 + 11 + — + 14 + 14 + + *4 18 + 18 + 220 220 260 260 210 215 304 304 - 1 26 + 27 + - *.36*.37 + + *8 41*4 41*4 + *4 26 + 26*.— ' S 11 + 11 + — *4 6 + 6 + 6*4 6*4 — + 18 18 - + 14 14 165 165 -10 460 460 9 + 9 + + 't 455 460 - 5 6*4 6*4 + 'a 8 + 8 + 5'.5 + — *4 5 5 — *8 8*4 9 + >4 14*.14 + 8 + 8 + + + 625 625 21 21 + + '4 22 + 22 + -l'a 12 12 — + 220 220 -10 8 + 8 + 8 + 8‘?16 + 16 + 17 + 17 + + + 380 390 + 15 13 + 13+ + 1 + 60 60 12+ 12*.345 345 + 5 5 5 5 5 + + + 29 + 29 ?+ + 18 18 370 370 - 5 14 14 - '?13 13 — '?6 + 6 + — + 20 + 20 + 275 300 + 35 7 + 7 + + + 72 72 + 1 7*4 7*4 150 150 26 + 26*4 + 1 14 + 14 + 19*4 19 + - + 470 470 - 5 51 51 - 9 10 10 — + 10*.10'.+ + 430 440 + 10 15 15 + + 'a 10+ 10*.475 475 495 495 - 5 6 + 6 + - «4 12 + 12 + 15 + 16 + + + 5*4 5*4 16*4 17 + + 34 + 34 + 11 + 11*.— + 24 + 24 + 350 16 320 8'4 320 13*4 38 9*4 26*.13*4 27*4 555 350 16 320 8*4 320 13*4 40 9'4 26-.13'4 27'?555 - 5 + '‱ + 5 Š cours des changes PAYS monnaie cours Atnquc au suo Allemagne Angleterre Argentine Australie Autriche Belgique Broil Dancnurfc Espagne France Hollande Italie Japon Mexique EtalS'Unts Norvhge Nouvelle 7.flandc SuĂšde Suisse Hand 1.4131 Deutsche Mark 3007 Livre 2.4989 Peso 2064 Dollar 1 1661 Schilling 0417 Fianc .0215 Cruiriro Novo 1854 Couronne 1381 Peseta 0147 Fianc 1815 Florin 2987 Lire .001637 Yen 003062 Peso 0603 Dollar 1.007/3?Couronne 1463 Dollar 11776 Couronne 1997 Fianc 2518 NS L P 322 S10‘, 10 + 10+ NS Savngs 325 tu*.11+ 11 + NSI Mark 600 300 29C 300 N u West D 100 *?'.7 + 7+ Oil Patch 300 200 200 200 Okanagan 700 $5 .5+ 5+ OSF tnd 1730 15 475 490 + 10 Oshawa A 2000 S10-.10 + 10+ -f + Osnawa w 300 140 140 140 — 5 Overland 100 *11 , 11 + 11'?+ 1 Overtnd pr 100 *20 ‱ 20 + 20 + — 2 Overlnd 2 p 500 370 355 355 20 Pac Pete 985 *31 30 + 30?— + PanCan 1 200 290 285 290 + 10 Pembm A 200 *5-.5 + 5 + + + Pembin B 1700 *5 , 5 + 5 + Pemb D p 180 *24 24 24 Petrofma 500 *19'.19 + 19+ Pitts Eng 520 *12', 12 + 12 + _ '?Pow Corp 1632 470 465 470 + 5 Pow Crp pr 300 *25 , 25 + 25 ?+ + Pow C 5 pr 400 *8‘.8 + 8 + _ + Price Corn 1525 *6 , 6 + 6+ _ + Quinte A 600 200 200 200 + 5 Rnk O A 23210 *18', 18 + 18 + + + Readers D 200 *7'.7 + 7 + + + Realty C 1500 250 250 250 Reed Oslr 550 *7'.7 + 7 + _ + Reichhold z90 *8', 8 + 8 + Reitman 100 *17 .17 + 17 + — + Reitman A 125 *16'.16 + 16 + + + Revelstk 200 *10'.10 + 10 + _ + Revelstk p z25 *14', 14 + 14 + Ripley Int 100 320 320 320 + 20 Rolland 100 230 230 230 _ 20 Rothman 1455 *13', 13 + 13 + _ + Rothmn w z25 290 290 290 Rothm 2p 8300 *17'.17 + 17 + + + Royal Bnk 2666 *26 26 26 Royal Trst 575 *35', 35 35 — + Russl H p 100 *18 4 18 + 18 + Sayvette 340 445 435 445 + 20 Scmtrex 200 315 315 315 + 5 Scot York 325 *16'.16 16 + + + Scot Mis pr 100 *7 4 7 + 7 + + ‱ 4 Scotts 150 *13‘.13+ 13 + Seaway pr 300 *5'.5 + 5 + — + Seaway w z50 95 95 95 Secur Cap 1700 420 400 420 + 10 Select P 200 200 200 200 Shaw LE A 310 *6 5 + 6 Shaw Pipe 100 *8 8 8 Shell Inv p 620 *35 , 34 + 35 + + 1 + Shell Inv w 510 *14'.14+ 14 + + + Shell Can 1252 *34’.34 + 34 + + + Silverwd A z50 *15 15 + 15 + Simps 10098 *19 18 + 18 + + i4 Simpson S 475 *25 25 25 Sklar 'M 100 175 175 175 wslater Stl 1325 tir.10 + 11 + + + Slat W Can 1030 *11', 11 + 11 + _ + Somville p 60 *39 39 39 Southam 1450 *64 62 64 + ‘ ?St Brodcst 200 *12 12 12 _ + St Can 22010 *23'.22 + 22 + + + Stembg A 800 *19'.19 + 19 + + + Stuart Hse 100 390 390 390 _ 10 Suptst corn 300 *15 15 15 _ + Suptest od 1740 *54 52 + 52 + — + Surpass C 480 200 160 200 + 50 Tamblyn 100 *20 20 20 + '?Tancord 400 265 260 260 _ 5 Teledyne z25 340 340 340 Texaco 407 *31', 31 + 31 + _ + Thom NĂ©s 125 $24 24 + 24 + Thorn N p zl5 *50 , 50 + 50 Š Tormt 1 56500 95 95 95 Tor Dm Bk 2725 $24’.24’4 24jj + Tor Star B 100 $31>.31>.31’.+ Traders A 700 $12‘4 12'a 12J.+ ‘4 Traders 5 p ĂŒ $26'a 26‘j 26‘r Trader Bp 200 $26'; 26‘a 26‘r Trader 65 w 500 115 115 115 - 5 Trader 66 w 200 300 300 300 Transair 900 355 345 355 +15 Trnsair w 300 100 100 100 Tr Can PL 2361 $341 .33 + 33+ - i4 Tr Can PI p 50 $42' b 42' 8 42+ + + Tr Can A pr 260 $62 + 62 + 62 + Tr Can P w 135 910 910 910 - 10 Transglob 300 205 205 205 Trans Mt 1670 $21 ' + 21 ’ 21++ ‱ 4 Trizec Crp 3700 170 170 170 Trizec w 1300 53 52 53 Tru-Wall 2000 300 275 290 +15 UNAS Inv 200 $16 + 16 + 16+ + + Un Carbid zlOO $14 13 + 14 Un Gas 5330 $13 + 13' + 13'+ UGas A pr 75 $42 42 42 - + Union OĂŻl 5100 $46 ?45 45 - 2 Van Ness 1300 85 85 85 Versafd 200 $5 5 5 Venpower 4400 125 125 125 + 5 W Brdcast 1000 $9‘4 9', 9'4 + ‱.W Cdn Seed 1900 450 450 450 W Realty 1200 $6 j 6 6 + Westnhse 1350 $12 ?12‘?12‘?Weston 1150 $14 + 14 + 14 + + ^ + Wstn 4 ?p 25 $63 + 63 + 63 + Wstn 6pr z4 $80 8 80 + 80 + White Pas 1950 $8 + 8‘?8 + Wiley OĂŻl 2900 $6 5 + 6 + + Wmco S 500 $5 480 480 -20 YR Prop 100 $5 + 5 + 5 + Zellers 410 $16 + 16 + 16 + + + Zenith 363 175 Minas 175 175 Accra 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4 4 4 Con Fardy z300 98 92 98 C Durham 5500 75 74 75 + 4 C Marben 4100 155 145 155 + 5 C Morisn 6700 133 130 130 — 2 C Rambler 4200 149 143 146 — 2 C Red Pop 3500 13 12 12 — '?Con west 3814 750 740 750 + 20 Coprcorp 3000 14'?14‘?14'?— 1 ; Craigmt 3965 780 650 675 — 110 Crobk 12000 10 10 10 D'Aragon 500 18 18 18 + '?D'Eldona 7000 51 49 51 + 1 Denison 1148 $20 19 + 20 Dicknsn 1000 80 80 80 + b Dome 200 $58 + 58 + 58 + + '?D Explor 3700 116 113 113 + 1 Dynasty 2400 520 510 510 + 10 East Mal 500 90 90 90 — 5 East Sull 500 280 275 280 + 5 Farwest 1500 8 7'?7'?+ !?Fort Reine 5000 36 36 36 + 1 Gnt Masct 5000 425 405 405 — 15 Giant „ Yk 107 730 730 730 — 15 Goldray z200 49 49 49 Granduc 1900 445 405 405 — 40 Granisle 650 980 925 925 — 55 Green Pnt 8500 27 25'?26'?+ 2‘?Gulch 7000 5 5 5 Highmont 2700 225 215 215 Hollinger 2610 $35?35‘?35 + Huds Bay 2960 $19 18 + 19 + >4 Hu-Pam 2000 14 14 14 Int Halliw 666 40 40 40 Int Mogul 602 740 730 735 + 10 Int Obaska 1000 28 27 27 Iron Bay T 625 295 295 295 Iso 2500 112 109 109 + 1 B au comptoir Des cours Hi M foorata par It OtnArc 4e compeatatloa 4et boula 4e MootrĂ©al etOunÀeaae.Titre Vol «me ÜMt Bat A G K SpĂ©cial A G T Data Auscan Bantam nine Beau port hold Boroun mng C P I Common Cessland corp Chibex mng Coniso mns Copeland Coppei Ik Copper Iode Cres well mns Cuvier Da son GRT Ik nick Muges ind Indian mtn Int svstcorra Kupfer La prĂ©voyance Mclaren d o or Major Laurent Mnix Manoka mng Marval mng Mayfield mng Mult access Naganta Nemrod New insco Nordex Pamike Pan eastern Polcon corp Poly Pump Revenue prop Rutiell hold St.James res Shelter bay T S Simms a Soca Sonex Itee Spar Spar aerd Tartan expl Thermatron Union accept Zodiac ltd 100 280 2.80 100 1 00 1.00 19000 .78 .62 5500 78 39 19000 22 .18 12000 39 .39 150 11.75 11.75 2000 25 25 500 40 40 5000 13 .13 1200 4.00 4.00 5000 .40 .35 2000 06 06 4000 20 .20 2000 12 .12 5500 18 14 100 1625 1625 6700 60 50 2000 55 .55 1300 60 38 1500 39 35 700 20 50 20 00 1072 65 .65 2500 28 20 10000 .60 44 7000 04 04 8500 57 57 1000 28 28 1000 95 95 7000 30 25 2000 24 24 1000 40 .40 500 .40 .40 700 32 32 19000 39 39 300 4.375 4.375 200 2.40 240 3300 50 .47 500 60 60 .00 2.15 2.15 2000 40 40 215 650 6.50 300 1 02 1.00 2000 90 90 200 150 150 600 150 150 500 50 50 2100 550 500 236 750 7.50 2000 71 .71 Johet 2000 21 20 ?Jonsmith z200 4'?4'?Jorex Ltd 5600 165 155 Joute! 3100 63 62 Kam Kotia 8000 34 33'?Kerr Add 876 645 645 Kirk M 15000 5'?5‘?Lab Mm 150 $34'?34'?Lacanex 900 70 70 L Dutault 4150 $11'?11*.L Os u 4000 7 6 La Luz 400 250 250 Langis 2000 8 8 LL Lac 302 180 180 Lost River 2100 420 415 Lytton M 7200 105 100 Madeline 1123 230 225 Madsen 500 68 68 Malart ic 2000 60 60 Man Bar 1500 40 37 Martin 1000 7 7 Mattgmi 450 $22 21*4 Mc Adam 4500 45 42 Mc Intyre z50 $69 ?69 Midr.m 2500 14 14 Multi-Mi 1000 32 32 NBU Mime 600 400 390 wnew Cal 2000 19 19 Newconx 485 450 450 Newlund z200 11 11 N Que Ragl 500 520 505 Noble M 4400 118 113 Nor Ac 12500 31 28 Norbaska 1000 14 ?14'?Nqrlex e ttbĂŒĂŒ 2/ 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Pet 2500 660 650 Total P A p 600 $14‘?14 Tr Can Res 500 98 98 U Canso 3100 420 415 U Canso w 3400 108 103 Ulster P 20800 152 147 Voyager P 900 470 470 W Decal ta 5525 735 730 montrĂ©al Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Bourse de MontrĂ©al Abitib; VtntM Haut Bas Farm.Ch.14do y> bs b Alta Gas T 272 *48‘< 48 Alcan + *.9625 $16 i 16*Ăą 16*4 + *1 Algoma St 300 $11*.11*.11'.- '‱ Almm 2p 295 $36 36 36 Aquitaine 6000 $26 .26 100 $6 $15 $27 Banq CN 1310 $13 Bq Pv Can 6689 $13 .Bell Canad 5149 $44 e 43 - 44 Atl Sugar Bank Mti 3216 Bank NS 2781 6' 15* 27' 26 -1 6 .— * 157.+ * 27' 13*.13 j 12*4 13 Soulham Steel Can Stembg A Sup Elec Texaco Tor Dm Bk Tr Can PL Trans Mt Tnzec w Tr G C Velcro 3 Walk GW Webb Knp W Pet q Westcst Weston Zellers 125 5036 1700 200 30 750 1535 780 1500 3270 150 1160 850 200 200 250 260 $64 64 64 +1>4 $23 22*^ 22 .+ >4 $19'4 19 .19'.250 250 250 +10 $31*4 31 j 31 i $24*4 24*.24'a + $34 33*4 34 $21*4 21 21*4 + *4 53 52 52 -1 $22 21 22 -$14*4 14*4 14*4 - ‘4 $35 ?35 4 35 4 45 45 45 +5 $30*.30*.30*.- *.$24 23*4 24 + *4 $14*.14 14*.$16*.16 .16*.+ '.Capri Cassia r Castle Oil Cedarv Chsbar l Chipman 1856 Cons Bellek 2000 C Doisan 1000 Cons Imp 5000 CoNor Ex 1000 Crusade Dauphin Dumont Dynco Eagle Mm 1000 Expo Iron 6000 Expo Ung 2500 Fab Met- Fairway Fall Mm 11600 Flint Rk 34900 Fox Lake Galex 500 6500 20600 2227 1000 1000 Gaspe Q 8000 Gold Hk Gras L G E Res 5000 7500 5000 210 -10 67 + 1 560 -10 245 - 4 123 + 8 370 -15 365 860 - 25 550 -5 37*4 - *4 845 +55 15 + *4 540 800 210 120 175 92 400 31*.485 155 80 126 46 171 193 59 585 48 11*.100 990 145 40 130 46 105 -15 -20 + 3 -10 -19 - 2 + 1 + 1 + 2 + 4 + 10 - 2 Maurice DĂ©nommĂ©e M.Maurice DĂ©nommĂ©e, PrĂ©sident de la SociĂ©tĂ© de Construction Brandon.Directeur de plusieurs autres sociĂ©tĂ©s oeuvrant dans la construction et divers secteurs Ă©conomiques du QuĂ©bec a Ă©tĂ© Ă©lu officiellement PrĂ©sident de l'Association provinciale des constructeurs d'habitations du QuĂ©bec pour l'exercice 1971-1972 au cours du 10e congrĂšs annuel- de l'A.P.C.M.Q.M.DĂ©nommĂ©e a prĂ©sidĂ© plusieurs comitĂ©s d'Ă©tudes au sein de l'A.P.C.H.Q.durant les derniĂšres annĂ©es, comitĂ©s qui par leurs recomman-datipns auprĂšs de diffĂ©rents ministĂšres tant provinciaux que fĂ©dĂ©raux ont permis la rĂ©alisation de plusieurs programmes d'habitations et de logeme nts.Quebec Telephone Pour les neuf mois terminĂ©s le 30 septembre 1971, QuĂ©bec-TĂ©lĂ©phone a dĂ©clarĂ© des revenus d’exploitation de $22.7 millions soit un accroissement de 8.2% par rapport aux revenus de $21.0 millions pour la pĂ©riode correspondante de 1970.AprĂšs dĂ©duction des dĂ©penses d’exploitation et autres frais, incluant les dividendes des actions privilĂ©giĂ©es, les bĂ©nĂ©fices disponibles pour les actions ordinaires rĂ©sultant des opĂ©rations courantes se sont Ă©levĂ©s Ă  $2.0 millions soit 1.08 par action ordinaire ($1.21 incluant le profit nom rĂ©pĂ©titif sur devises Ă©trangĂšres) comparativement Ă  $1.9 millions, soit $1.07 par action ordinaire, pour la mĂȘme pĂ©riode Tan dernier, malgrĂ© un accroissement du nombre d’actions ordinaires en cours.Bell A pr 1S5 $51+ 50+ 51 + + ‱
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