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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 23 octobre 1971
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1971-10-23, Collections de BAnQ.

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42014 2014 014 22 OCT.1971 17 gagnants de $5,000.136 gagnants de $ 500.1377 gagnants de $ 100.¦ la météo Généralement nuageux avec un maximum de prés de 60.Saint Jean de Capistran UE DEVOIR Fais ce que dois VOL.LXII - NO 244 Montréal, samedi 23 octobre 1971 15 CENTS La session reprend mardi à Québec Gouvernement et opposition fourbissent leurs armes par Gilles Lesage QUEBEC- L'activité politique devient plus fébrile à Québec avec la reprise des travaux sessionnels de l’Assemblée nationale.mardi prochain.Outre les projets de loi laissés en plan en juillet dernier, après 76 jours de session, d'autres bills s'ajouteront au feuilleton.de telle sorte que les députés seront appelés à adopter quelque 50 projets de loi d’ici aux fêtes de fin d’année.Hier et aujourd’hui, les députés du parti gouvernemental sont réunis en caucus en banlieue de Québec pour fourbir leurs armes et élaborer leur stratégie.Les trois partis de l’opposition se préparent également avec ardeur à faire face à la musique et à lutter farouchement sur l’un ou l’autre des projets qui leur seront soumis.Déjà, les bills 28 et 65, le premier portant sur l’unification scolaire à Montréal.le second réorganisant les services de santé et les services sociaux, suscitent de vifs débats en commission parlementaire.Au cours des prochaines semaines, ces projets seront à nouveau soumis aux députés pour étude en deuxième lecture.Les discussions seront vives et animées.Présentés en mai dernier, trois projets relatifs aux communications (régie des services publics, Radio-Québec, loi du ministère referont surface cet automne.et l’on devrait entendre parler à nouveau de l’intention de M.Jean-Paul L’Allier de régir l’industrie du télécâble.Un autre important projet a subi toutes sortes d’avatars depuis sa divulgation en juillet dernier: il s'agit de la loi-cadre des communautés municipales, qui aura finalement plus de dents qu’elle ne semblait devoir en avoir à l’origine.Plutôt que de faire uniquement confiance à la bonne volonté ou au “volontariat’’ des municipalités, le gouvernement mettrait en oeuvre une politique ferme de regroupement et de fusions des municipalités.Mais le ministre.M.Maurice Tessier, est tellement volatile et changeant, qu’il est préférable d’avoir un projet définitif en main avant de risquer des prédictions.De même, les professions, au sens large du terme, seront à l'honneur cet automne.Le solliciteur général, M.Roy P'our-nier, a déposé en juillet trois projets de loi relatifs aux professions, anciennes et nouvelles, en vue de les adapter aux conditions actuelles.Le projet créant le ministère de l’équipement (fusion de la voirie et des travaux pubhcsi n’a pas encore franchi l’étape de la deuxième lecture, et l’on se demande s’il le fera cet automne.Peut-être attendra-t-un de compléter la réforme de la loi des transports, qui a été étudiée en commission cet été.Un autre projet fort important de- Voir page 2: Gouvernement Ottawa déclare la guerre des chemises OTTAWA (PC) - En raison du préjudice causé par les importations de cher mises à l’industrie canadienne dans ce secteur, le gouvernement fédéral vient d'adopter une série de mesures, dont une limite d'importation de 1.215,000 douzaines de chemises pour une période d'un an débutant le 30 novembre 1971.Ces mesures viendront en aide aux producteurs canadiens.Cette action gouvernementale découle d une enquête et de recommandations o'e la commission du textile et du vètethent.dont une copie du rapport a été déposée hier aux Communes par le ministre de l'industrie et du commerce, M.Jean-Luc Pépin.Dans ses conclusions, la commission affirme que les importations de chemises ont causé un grave préjudice aux producteurs canadiens et menacent de leur nuire encore plus sérieusement.Le rapport signale que les tentatives déjà faites en vue de freiner les importations de chemises à bas prix au moyen d'accords de restriction volontaire n'ont pas empêché une recrudescence de l'envahissement étranger de ce produit sur le marché canadien.Ces importations arrivent principalement de pays d’Asie, tels la Chine, le Japon, et les restrictions s'appliquent aux chemises pour hommes et garçons faites d'étoffe tissée ou tricotée.Le contrôle des importations sera en outre effectué sur les chemises ayant un prix d'exportation inférieur à $30 du Canada la douzaine dans le cas des chemises tissées et à $33 en ce qui concerne les chemises en tricot.Le gouvernement a exprimé son accord aux conclusions de la commission en précisant qu’à défaut de mesures strictes, propres à contenir les importations après l’expiration du décret relatif à la surtaxe sur les chemises, les importations continueront d accrol-tre leur part du marché national et réduiront davantage la production et l'emploi au Canada.Des licences individuelles d'importation seront délivrées jusqu'à concurrence d'environ la moitié du contingent annuel de 1,215,000 douzaines de chemises.Elles seront valables pour les importations entrant au Canada entre le 30 Voir page 6: Ottawa déclare Le taux d'escompte ramené à 4.75% OTTAWA- Le gouverneur de la Banque du Canada, M.Louis Rasminsky, a annoncé hier soir que le taux d’escompte de la banque est ramené de SV-ri/r à 4.75% à compter du 25 octobre 71.Le gouverneur a précisé que cette décision avait été prise parce que dans les circonstances actuelles il semble que le nouveau taux de 4.75% répond mieux aux besoins de la situation tant intérieure qu’extérieure.Cette réduction du taux intéresse au jremier chef les banques à charte et es financiers qui suivent à leur tour le mouvement en réduisant leurs propres taux d’intérêts.Les banques commerciales ont déjà réduit le taux privilégié qui est accordé aux clients, industriels ou commerçants.Voir page 6: Taux k Guy Saint-Pierre: OTTAWA (CPI-Plus de 2.000 standardistes de la société Bell Canada ont quitté hier leur travail dans le Québec et l'Ontario et l'on s’attend à de nouveaux débrayages de la part des membres de l'Association des employés du trafic.Un porte-parole de cette association a même laissé entendre que le mouvement de grève pourrait s'étendre à tout le territoire de la compagnie.Cependant, ainsi que l’a déclaré un représentant de la société Bell Canada, cette grève ne désorganisera pas le service téléphonique, puisqu'il est en très grande partie automatique.Les appels qui peuvent être retardés à cause des débrayages sont ceux que les abonnés ont pris l'habitude de placer avec l'aide de la standardiste, soit pour ne pas avoir à consulter l'annuaire, soit parce qu il s’agit d’appels interurbains.Des retards dans l'acheminement de tels appels ont donc été notés à Toronto, dans certains secteurs de Montréal, et dans les centres ontariens de St-Catha-rines, Pembroke.Sault-Sainte-Marie.Voir page 6: Les standardistes La semaine au synode Salut individuel ou projet communautaire de libération?par Julien Harvey, correspondance particulière au Devoir ROME - La troisième semaine du synode présente à première vue.comme les deux précédentes, un visage relativement simple.Lundi et mardi ont été consacrés aux ateliers de travail sur le ministère, puis les communications ont commencé en assemblée plenière sur la justice dans le monde: une cinquantaine d'orateurs se sont déjà fait entendre, mais, au niveau de la vingt-cinquième plénière, nous sommes encore loin de la fin, puisque près de cent vingt pères se sont inscrits.Mais cette simplicité n est qu'apparente.En réalité, cette troisième semaine est la première où se jouent en même temps une mélodie et un accompagnement.La mélodie, ce sont les interventions sur la justice dans le monde.interventions beaucoups plus intéressantes en général que celles de la première partie du synode: l’accompagnement, de mode mineur et un peu en contretemps, c’est le souci qui demeure dans tous les esprits concernant le sacerdoce et le travail qui continue plus discrètement de se faire à ce sujet.Je divise donc en deux cette revue de la troisième semaine et n'ose pas appeler troisième partie le peu de prospective qu'on peut faire en cette fin de semaine.La justice dans le monde Le document de travail du synode a été présenté il y a plus d'une semaine, le 14 octobre, par un évêque phi-üppin, Mgr Alberto.C’est un bon document, bref, clair, parlant une langue sincère.D n’a guère été contesté, contrairement aux deux documents de travail sur le sacerdoce.Presque toutes les interventions l'acceptent, mais veulent le préciser, le développer, le rapprocher de la vie réelle et des décisions courageuses.Voir page 6: Synode ENTRETIENS AVEC RENÉ LEVESQUE Le PU annonce une poussée internationale par MICHEL ROY Le chef du Parti québécois et son état-major se préoccupent désormais de faire connaître leur cause à l'étranger, principalement dans les pays francophones.et surtout en France.René Levesque se propose, quant à lui.de faire au printemps, dans deux ou trois pays d'Europe, un voyage qui l'amènerait à séjourner en France ou il compte prononcer quelques conférences, donner des interviews rencontrer des personnalités politiques M.Lévesque s'est expliqué à ce suiet au cours de son entretien avec Le Devoir: "Je crois que nous pouvons, sans nous prendre pour d'autres (cela aurait été prétentieux au début), faire une sorte de poussée internationale avec les moyens du bord.Déjà, nous avons réussi à faire publier en France certaines choses qui rayonnent un peu dans les pays francophones." Curieusement, ce sont les événements d'octobre 1970 qui ont suscité au PQ cette perspective internationale, jusque là absente, ou presque."L une des retombées positives de la crise d'octobre, c'est que le Québec, pour une fois, a pénétré un peu la conscience politique des oppositions, entre autres les partis de gauche en France et dans d'autres pays européens, mais sur- tout du côté francophone.Four une fois, ils (les journalistes de la presse de gauche) sont venus, débarrassés du handicap de leur opposition à de Gaulle, qui les avait toujours bouchés à ce point de vue-là et, tout à coup, ils ont découvert que le Québec existait avec un problème, et 3u il ne suffisait pas de Claude Julien qui it des conneries depuis des années dans Le Monde pour régler la question, que ça ail ait plus loin." C’est pourquoi, reprend René Lévesque.le Parti québécois va tenter cette année, davantage peut-être l'an prochain.de faire cette "poussée internationale", modeste certes, mais conçue Le projet de Loi28 n 'entendpas régler le problème de la langue à Montréal Premier débrayage des standardistes de Bell Canada en 26 ans ! Une cinquantaine d'entre elles ont fait hier du piquetage devant les bureaux de la compagnie à Ottawa.(Téléphoto CP) 2,000 standardistes en grève en fonction d'objectifs précis: éclairer dès à présent l'opinion publique dans certains pays, plus susceptibles que d'autres de manifester leurs sympathies à l'égard d'un Québec éventuellement souverain."D s'agit de familiariser les gens avec la possibilité que ça va peut-être arriver.Et si ça arrive, y aurait-il des sympathies internationales?Je crois qu 'il y en a.La France, à ce point de vue.est un de s pays où l op inion publiq ue, une partie au moins, est sensibilisée aux réalités du problème québécois et pourrait Voir page 2: Entretiens Le projet de loi 28 protège tous les droits confessionnels en laissant aux "pratiquants" un droit de regard direct sur l’école même où se définit véritablement la confessionnalité.Mais sur le plan linguistique, ce projet n’a nullement la pretention de régler les problèmes de ITle de Montréal.Quant à l'argument constitutionnel, c'est "une menace à peine voilée".Tels sont quelques-uns des principaux points qui ressortent de la conférence prononcée hier soir par le ministre de l'éducation, M.Guy Saint-Pierre, devant les membres du club Richelieu-Saint-Laurent, en banlieue de Montréal.Le ministre a fait le point sur le débat en cours, réitérant son intention ferme de mener le projet à terme, même si plusieurs groupes en ont fait "une véritable tour de Babel".Contrairement aux mémoires présentés en commission parlementaire par l'Association des parents catholiques du Québec et par {'archevêché de Montréal, le ministre estime que le "bill" 28 assure des garanties confessionnelles importantes.11 n’a pas fait état directement des représantations de l’archevêché, mais de l’APCQ, il a dit ceci: "Je suis convaincu que, malgré son courage et son honnêteté, M.Louis Bouchard ne représente pas une majorité de Montréafais.par le truchement de son association.Il faut bien constater, et je le dis sans plaisir ni honte, que la pratique religieuse baisse sensiblement depuis nombre d'années dans le secteur montréalais." M.Saint-Pierre a noté que les directives des comités catholique et protestant du Conseil supérieur de l'éducation ont plus de poids dans le domaine de la confessionnalité que n’en auront jamais toutes les décisions du ministre de l’éducation.“Si ces comités ont plus ou moins bien opéré durant les premières années de leur existence, il ne nous appartient pas d’exercer à leur place des droits que nous leur avons accordés.” Le ministre a réitéré que ce n'est ni le but, ni l’intention du bill 28 de modifier profondément la situation linguistique sur Tile de Montréal.Il admet, avec la CECM, que la situation est “grave et demande une action rapide", et que le gouvernement doit se donner une politique linguistique qui favorise l épanouis sement du français.“C’est son rôle et sa responsabilité de le faire.Il le fera, même avec la conviction que ce n est pas la loi qui crée la culture et renforce la langue à elle seule.” Le ministre est convaincu que le bill 28 “ne peut ni accélérer un processus d’assimilation des francophones aux anglophones, ni anéantir une culture anglaise qui est le prolongement de la culture nord-américaine, et qui porte en elle les garanties de sa survie".Si le gouvernement va de l’avant, c’est parce qu’il est “convaincu qu'il ne posait pas un geste susceptible de précipiter les réactions culturelles et linguistiques sur hle de Montréal, avant d'avoir étudié la question linguistique en profondeur grâce à un instrument comme celui que sera le rapport Gendron".La constitution D’autre part, M.Saint-Pierre estime que le projet de loi 28 maintient le droit à l'enseignement confessionnel, catholique et protestant, tel qu’il est garanti par l'article 93 de l'AANB.Sans maintenir des structures confessionnelles, le bill offre des garanties de protection solides, tant linguistiques que confessionnelles.“Dans les faits, il n est pas à souhaiter que le gouvernement soit amené à respecter intégralement la constitution de 1867.S'il était forcé de s’y conformer par un excès de juridisme et de légalisme, il lui faudrait revenir sur bien des droits acquis par la suite et dont la constitution ne fait pas mention.” “En réalité, ajoute le ministre, il me semble que l'argument constitutionnel est une menace a peine voilée.Il sert d'arme, de pistolet que manie une main experte qui vise le projet de loi 28.En utilisant l’arme constitutionnelle, que de nombreux anglophones du Québec ne voudraient jamais utiliser d'ailleurs, certains d'entre eux attirent les foudres des francophones québécois de toutes tendances." Il est d’avis que la lutte menée à cet égard, notamment par le PSBGM, est celle d'un groupe minoritaire.“Personnellement, je ne crois pas que l'Etat soit blâmé par un juriste -soucieux de préserver l’esprit de la loi et non sa forme, quand il interprète de façon évolutive un document constitutionnel qui n'est ni une bible, ni un petit manuel d’utilisation d’une nation, d'un pays." Pour le ministre de l'éducation, l'aspect essentiel du projet de loi 28 est Voir page 2: Le projet 28 Vancouver accueille Kossyguine VANCOUVER (CP) - Le président du conseil soviétique, M.Alexis Kossy-guine, est arrivé à Vancouver à 3h20 hier après-midi (heure du Pacifique) pour une visite de 42 heures.Un dispositif de sécurité sans pareil avait été mis en place pour assurer sa protection.Une centaine de policiers un uniforme se trouvaient à l'aéroport de Vancouver lorsque le chef d’Etat soviétique, âgé de 67 ans.est arrivé de Montréal dans un 707 de l’armée canadienne.Le comité d'accueil était composé du ministre des travaux publics, M Arthur Laing, du ministre de la consommation et des corporations, M.Ron Basford.du premier ministre de la Colombie-Britannique.M.W.A.C.Bennett, et du maire de Vancouver, M.Torn Campbell.Il y avait aussi, derrière une clôture, un comidé d’accueil parallèle composé d'une cinquantaine de membres de groupes ethniques et religieux portant des pancartes et s'élevant contre T'oppres-sion derrière le rideau de fer”.Après une brève cérémonie à l’aéroport, M.Kossyguine et sa suite furent transportés en vitesse jusqu’à l’hôtel Vancouver dans de puissantes limousines.Pour gagner ses appartements, le leader soviétique dut passer entre deux haies de policiers se tenant épaule contre épaule.Hier soir, après un bref entretien avec le premier ministre Bennett, M.Kossyguine s’est rendu au cotisée de Vancouver pour assister à une joute de hockey entre les Canadiens de Montréal et les Voir page 6: Kossyguine Des analystes, et non pas des espions.OTTAWA (PC) - Le solliciteur général du Canada.M.Jean-Pierre Goyer.a confirme hier aux Communes que la commission de la fonction publique avait annoncé un concours pour I embauche de trois "analystes régionaux" devant faire partie du centre de planification et de recherche sur la sécurité.La veille, aux Communes, ie député de Calgary Nord, M.Eldon Wool-uams (PC) avait demandé si le fédéral engageait des étudiants gradués québécois a $16.000 pour servir commé "espions" du fédéral au Québec Selon M.Goyer.les analystes régionaux.qui recevront entre $13.400 et Voir pago 2: O «s analystes a >» f y 2 • Le Devoir, samedi 23 octobre 1971 suites de la première page ENTRETIENS peser d'un poids important sur l’attitude du gouvernement.” Un jour viendra où sera posé le problème de la reconnaissance, prévoit M.Lévesque qui pense que celle-ci serait rapidement acquise dans certains pays, notamment les pays francophones.Mais encore faut-il s’en préoccuper.Il n’est pas trop tôt pour le faire.Il ajoute en souriant: “Il ne faut pas compter simplement sur la reconnaissance des pays communistes qui, seulement pour contrarier ceux que l’on sait, pourraient avoir la tentation de 1 octroyer trop vite! ” Le leader du PQ fait ici un parallèle avec sa campagne d’information et de propagande au Canada anglais dont les résultats, s’ils sont lents, lui apparaissent quaiid même tangibles.Mais il n'est pas seul en cause.Le PQ souhaite rentabiliser dans cette perspective les voyages que doivent faire périodiquement en Europe des hommes comme Camille Laurin et Jacques Parizeau, de même que les députés péquistes qui, déjà, reçoivent des invitations.C'est en 1967 que M.Lévesque a fait *on dernier voyage en France.Il avait déjà quitté lé Parti libéral et siégeait comme député 'transfuge’’ à l’Assemblée.A cette époque, il n’était pas question d’entreprendre une action quelconque hors du Québec."Cela aurait risqué de sombrer un peu dans le ridicule.Nous n’étions pas officiels.Nous n'avions pas de députés élus.Ça aurait fait un peu gogo.Et nous en avons eu pas mal de gogo à ce point de vue là.Maintenant.c’est différent.Nous sommes devenus l’Opposition la plus nombreuse.Les invitations (émanant de l’étrangen nous sont adressées avec bonne conscience.Alors, c'est le moment d’en profiter." Mais il n'est évidemment pas question de solüciter des invitations officielles."Je dis tout de suite que nous n'y songeons même pas.Je n'ai envie d'embêter personne.” Le président du Parti québécois a-t-il jamais cru que la politique de la France envers le Canada et le Québec pouvait être un facteur de quelque importance dans sa lutte pour l'indépendance?J'ai honnêtement l'impression que le gouvernement de M.Pompidou, à cet égard, n'est pas le gouvernement de M.de Gaulle.M.Pompidou observe des règles orthodoxes: il y a au Canada un gouvernement 'national", c'est celui d'Ottawa: alors M.Schumann (ministre des affaires étrangères) reflète cette façon de voir en allant à Ottawa et en parlant des progrès du bilinguisme au Manitoba.Ça donne parfois l’impression que Maria Chapdelaine est revenue.Mais, avec le système que nous avons, il faut que cela soit un peu comme ça.Tant que ça durera, on ne peut pas les blâmer.Il n'appartient pas aux Français de régler nos problèmes." Voilà pour la France.Mais au Québec, c'est autre chose.Pour faire comprendre sa pensée, M.Lévesque éprouve le besoin de remonter aux "derniers milles" du régime Lesage."Tout compris, dans le gouvernement Lesage, même ses mauvaises années, même sur les derniers milles, il y avait encore un certain élan des années 60.Et Johnson, miraculeusement, a fait un gouvernement remarquable.Mais la ligne de partage des eaux, c’est la mort de Johnson.Et, depuis ce temps-là, ça descend.Il y a.bien entendu, des à-côtés qui peuvent être importants: Cas- tonguay, ça compte; Cournoyer a du courage, très simple mais qui ne court pas les rues dans ce gouvernement-là.et qu’il a montré dans l’affaire de la police; il y a des choses valables.Mais, dans l’ensemble, après la mort de Johnson, on s’est mis a dégringoler.Et on dégringole depuis ce temps-là, collectivement.C’est une sorte de creux de la vague, et qui dure longtemps.Alors, il est normal que cela se reflète dans le domaine international.” M.Lévesque en veut pour exemple l’accord intervenu entre Ottawa et Québec au sujet de la participation du Québec à l’Agence de coopération culturelle et technique des pays francophones.Incorporé à la délégation canadienne, le Quebec n’y a pas le droit de vote."Nous avons le droit d’emmerder tout le monde quand on est pas d’accord.Si on appelle ça une reconnaissance, moi je ne comprends plus le sens des mots.” Que fai re?Qu aurai t-il fallu faire ?Il faut revenir, répond M.Lévesque, à la politique du fait accompli."Quand on est sûr de son bon droit, même dans le cadre fédéral, il faut mettre les gens devant le fait accompli.Pourquoi ne pouvait-on pas constituer une délégation québécoise en bonne et due forme ?Elle serait devenue la délégation d’un Etat constituant! Après tout, TUnion soviétique a permis à l'Ukraine, qui est en Union soviétique, puis à la Biélorussie, qui est en Union soviétique, d’exister.Peu importe que ça été du fling-flang.Ils existent quand même! Ils sont aux Nations unies.Ils sont dans les institutions internationales.Ce sont des parties constituantes d'un Etat qui s’appelle TUnion soviétique qui est au moins aussi résistant que le petit Canada à grand-papa! "Alors, pourquoi le Québec ne pro-clame-t-il pas qu’il est un "coin francophone" qui s’appelle un Etat et qui fait partie, pour Tinstant, d'un régime fédéral?Si Ottawa refuse, il en portera l'odieux.Quelles sont les raisons qui empêchent de faire cela, sauf toute une série de vieilles poussières de précédants?On devrait être capable d’être au moins aussi avancés que les Russes! " Il y a longtemps que René Lévesque, se situant dans une perspective fédérale, n'avait pas tenu ce langage-là.Lu ndi : u n an ap rès la crise d octob re 70 GOUVERNEMENT vrait franchir une autre étape: celui de l'évaluation foncière.Il en est de même pour la loi du syndicalisme agricole, attendue avec impatience par les principaux intéressés, mais qui soulève de nombreuses réticences dans divers milieux, dont les créditistes, qui s'apprêtent à demander que le bill soit scinde en deux.Un projet de loi-cadre de Turbanisme sera probablement présenté cet automne, pour étude et adoption Tan prochain seulement.Dans le secteur de la protection de l'environnement, le Dr Victor Gold bloom veut faire adopter son projet sur la pollution de Tair.D’autres projets sont en voie dans ce vaste secteur.Une grande inconnue: le projet de M.Castonguay relatif aux allocations familiales.L'on ne sait plus ce qu'il en advient, les négociations avec Ottawa marquant le pas.A moins que les choses ne débloquent de ce côté, le ministre des affaires sociales n’est pas intéressé à présenter un projet qui ne ferait que "complémenter" le bill fédéral.Dans le domaine de Thôtellerie.Mme Kirkland-C’asgrain a l’intention de présenter un ambitieux projet de promotion de l’industrie touristique.Le ministre de la justice.M.Choquette.présentera aux députés une loi-cadre sur le regroupement des forces policières, et une autre décrétant l'unification des corps policiers de nie de Montréal.Dans le domaine des terres et forêts, il y aura un important livre blanc proposant une réforme en profondeur de la gestion des "terres de la Couronne".Mentionnons aussi la présentation probable d'un projet donnant un statut légal (régie ou office?) au haut-commissariat à la jeunesse, aux loisirs et aux sports.Dans un autre "bill”, Tâge de la majorité légale sera réduit de 21 à 18 ans.D’autres lois seront présentées pour aligner les lois fiscales sur la réforme proposée par M.Benson au Parlement fédéral.Le jeu des partis Si M.Gabriel Loubier cherche à redonner un second ou troisième souffle à l’Union nationale, les deux autres partis de l'opposition semblent avoir trouvé leur voie.Le Parti québécois, plutôt que de se contenter de faire des “critiques", s’emploiera à soumettre des contre-projets complets, quand bon lui semblera, et à faire annel à Tooinion nublique, au-delà de l’Assemblée elle-même.Quant au Ralliement créditiste, son chef, M.Camil Samson a dit hier que le gouvernement libéral avait eu amplement de temps pour faire ses preuves et que les creditistes seront désormais plus "durs” à son égard.On a demandé à M.Samson si M.Loubier l’avait approché pour tenter un "regroupement” des diverses oppositions.Le député de Rouyn-Noranda a répondu oue tel n’est pas le cas, et que si des Membres de son parti "tripotent " avec le chef de TUN, il les invitera à quitter les rangs du Ralliement.Il n’accepterait même pa s de le rencontrer pour en discuter, considérant que M.Loubier était le plus grand “patroneux” de son parti quand il était au pouvoir.On lui a demandé des preuves.Il a répondu qu’il en aurait jusqu’à demain matin! Au cours d'une entrevue radiophonique, jeudi, M.Loubier a dit qu'il était prêt à balancer le nom de son parti - ce qu’il appelle les étiquettes - et les structures actuelles, si cela pouvait faciliter le regroupement des diverses tendances politiques qui s'affrontent.Il a ajouté qu'il avait eu des contacts avec des membres influents des trois autres partis - non pas les chefs - et que ses entretiens avaient été "assez concluants”.DES ANAL YSTES $15,200.ne seront pas des enquêteurs, comme il Ta déclaré à maintes reprises, mais "vont simplement analyser le résultat des enquêtes faites par la Gendarmerie royale du Canada, et par diverses sources, d’autres ministères ou d’autres gouvernements." A la suite de la déclaration de M.Goyer, M.Woolhams a demandé si cela signifiait que les enquêtes relatives à la sécurité de l'Etat étaient' confiées maintenant à ces nouvelles recrues et non plus à la Gendarmerie royale ou à la Sûreté du Québec, comme auparavant.M.Goyer s est contenté de rappeler que les fonctions de ces analystes étaient décrites dans les déclarations faites au moment de l’annonce de la création du groupe de sécurité.M.Woolliams avait soulevé cette question aux Communes à la suite d'un article paru dans l’hebdomadaire Québec Presse.L’article mentionnait que le fédéral était à la recherche d'analystes régionaux dont la tâche consisterait "à établir des contacts avec les associations qui sont, d'une manière ou d’une autre contre le gouvernement fédéral" et s'il le peuven t en devenir membres.M.Woolliams avait décrit ces gens comme "des espions” et avait déclaré que, si cela était vrai, c'était le commen-eementdelafin de Tunité canadienne.LE PROJET 28 l'aspect administratif, qui a d’ailleurs été cautionné par la majorité des organismes qui ont transmis leur opinion jusqu’ici.Des suggestions intéressantes ont été soumises, dit-il; elles pourront donner lieu à des modifications importantes du projet en fonction de la réalité montréalaise.“Mais d’ores et déjà, il m'apparait que finalement, ce n’est pas le projet de loi 28, cette humble pièce législative, qui a été débattu.C’est la franco- «mm.Une soirée avec Nana Mouskouri Entourée de ses amis Harry Belafonte, Franco Corelli, Dimitri Stayas, Felix Blasca et Les Athéniens, Nana Mouskouri chante quinze chansons avec un sourire qui coule de source et beaucoup de simplicité.Le dimanche 24 octobre à 20h30 (en couleur) au canal 2 ce grand spectacle vous est offert par la Banque de Montréal Banque de Montréal La Première Banque Canadienne DECES J.ALPHONSE LEVASSEUR A Montréal, à Thôpital du Sacré-Cœur de Cartierville, le 21 octobre 1971, à l'âge de 76 ans et 7 mois est décédé Monsieur J.Alphonse Levasseur, pensionnaire au C.N.R.depuis 1960, autrefois de Mont-Joli, époux de Claire Duma is.Outre son épouse, il laisse 4 filles Gemma (Madame J.B.Kerleroux de Calgary), Madeleine (épouse de Me Jean Luc Trempe, notaire de la Ville de Montréal), Pierrette (Madame Jos Hinkle de Brooklyn, New-York) et Georgette de Montréal.Il laisse de plus, 2 frères, Tabbé Charles Eugène Levasseur, curé de New Iberia, Louisiane, U.S.A.et Benoit de Québec et son épouse; 4 sœurs.Anra Maria, veuve de Charles Miville-Deschênes de Québec, Mlle Gertrude Levasseur de Montréal, Elianne (Madame Maurice Brunet) et Laurence (Madame Freddie Côté de Québec).Ses beaux-frères et belles-sœurs: Mme Alfred Levasseur de Mont-Joli, Mme Pierre Dumais d'Amqui, Mme J.A.Caisse de Montreal.Mme Josaphat Dumais de Mont-Joli, Mme André Côté de Price, M.et Mme Joseph Durnais de Ste-Anne de la Po-catière.Comté de Kamouras-ka.Dr.et Mme Napoléon Dumais de Rivière-du-Loup, M.et Mme Eugène Dumais de Sept-Des.M.et Mme Ludger Dumais de Matane, Monsieur l’abbé Eustache Dumais, curé à Grosse-Roche, Comté de Matane, M.et Mme Adrien Dumais de Québec, M.et Mme Arthur Dumais de Rimouski, ainsique 12 petits-enfants.La dépouille mortelle est exposée a la Résidence Funéraire Magnus Poirier, 10, 526 boul.St-Laurent.Le service funèbre sera chanté en l'église St-Nicholas d’Ahuntsic à Montréal, lundi le 25 octobre 1971 à 9.30 heures et l’inhumation aura lieu au cimetière de la Visitation du Sault Récollet rue Henri-Bourassa est.à Montréal.phonie qui, dans le prolongement du défunt projet 62, a relancé les enchères d’une définition nouvelle de son rôle et de celui des anglophones du Québec”.M.Saint-Pierre dit qu’il ne refuse pas ce débat linguistique, mais que ce n’est pas à l’occasion du projet 28 qu’il trouve sa justification essentielle.Il a conclu ainsi: "Ce projet, il me parait nécessaire de le ramener à ses dimensions véritables.C’est un jalon administratif faisant suite aux rapports Parent et Pagé et à des gestes gouvernementaux antérieurs."Il est de la responsabilité du gouvernement d’agir, de poser les gestes administratifs qui lui semblent opportuns en tenant compte des avis techniques et des sentiments de ses commettants."Cette responsabilité, je crois être en mesure de dire que le gouvernement du Québec, même s'il reste ouvert aux suggestions et aux idées, entend l'endosser franc hemen t et pleineme nt”.PAUL ROSE Suite de la page 3 de créer des précédents , et de rompre avec les méthodes qui.dans nos cours, assurent l’essentielle apparence de justice.Dangereuse épreuve donc où il y a rupture entre les protagonistes où le conflit des valeurs est à ce point exacerbé qu’en tout temps la saute d’humeur, Ténervement, l’impatience, l’impossibilité de dialoguer, peuvent faire commettre à la cour l’irréparable impair.Le rendez-vous est fixé à mardi matin.¦ télévision LE MINISTÈRE Suite de la page 3 dry a principalement présenté le fait qu’il s^gissait d’un endroit plus ou moins bien maintenu dans lequel le choix de l’exploitant laissait à désirer.La poursuite a de plus rappelé les diverses infractions commises par l'établissement.Quant à la défense du procureur de la compagnie, Me Frank Shof-fey, elle se résume en disant que l’établissement est utile à la communauté du quartier et qu’il ne s'agit pas d’un endroit mal famé.La quatrième cause de Me Beaudry concerne le cabaret Apollo XI à qui Ton reproche principalement d’être un lieu de fréquentation du monde interlope et d’être un établissement somme toute déficitaire.En preuve, on a entre autres fait valoir que ce club avait servi de lieu de rencontre de criminels reconnus tels MM.Jacques Pocetti et Dany Polanski, tous deux tués lors de règlement de compte à Tété 1970.Incidemment, il a été établi en cour que la veuve de M.Polanski, Mme Dowse-Polanski.était propriétaire de l’établissement détenant 50% des actions de la compagnie.Au cours de l’audition de cette cause, la cour a entendu le gérant du cabaret, M.Frank Di Morisio, ancien gérant du club La Tour du Québec sur le boulevard Henri-Bourassa, fermé par la RAQ.et un certain M.Bourassa, détenteur du permis, qui était Tannée dernière propriétaire du Café Boul-Mich sur le boulevard Saint-Michel, dans le nord de la ville, autre établissement fermé par la RAQ.Enfin, la dernière cause d'importance sera entendue dans les prochains jours et elle concerne TEsquire Show Bar.La cause a été reportée à plus tard parce ue le procureur de la compagnie, Me ean-Paul Sainte-Marie, était retenu en Cour supérieure pour la cause de M.Vincent Cotroni contre le magazine Maclean.SAMSON Suita da la paga 3 liste appuie entièrement les fonctionnaires provinciaux dans leur "juste" revendication de gratuité du stationnement.Quelques manifestations ont déjà alerté l’opinion pubüque à ce sujet et encore hier matin, un fort contingent de fonctionnaires mécontents paradait devant le Parlement québécois.M.Samson prétend que ceux-ci ont droit au même privilège que les députés qui jouissent, eux, de cette gratuité."Plus de 40 pour cent des fonctionnaires ont un salaire annuel inférieur à $5,000.alors que les membres de l’Assemblée nationale bénéficient d’un traitement de beaucoup supérieur", a précisé le chef créditiste."ILs ont donc doublement droit à cette gratuité".DE L ÉTOILE Suite de le page 3 est accuse du meurtre de trois de ses anciens patrons à la Dupont of Canada, le 7 octobre dernier.Meloche.on le sait, ne subira son procès que si le rapport des psychiatres établit qu’il est apte à subir son procès, l e rapport sera remis à la cour le 10 novembre prochain.SAMEDI DIMANCHE C B F T O 8.55 Aujourd'hui à CBFT.c 9.U0 Yogi et Popotame.c 9.30 Le roi Léo.c 10.00 Mon ami Ben.c 10.38 Tour de terre.c 11.00 Robin-Fusée.c 11.30 Lassie.c 12.00 L'homme de Picardie.-.c 12.30 Le monde en liberté.c "Les Sherpas''.c 1.00 Tennis.c 2.00 Football canadien : “Les Rough Riders à Hamilton, c 4.30 Echos du sport 5.00 Département 5.c 6.00 Caméra-moto 6.30 Téléjoumal.c 6.50 Politique fédérale “Le Ralliement créditiste'.c 7.00 Cent filles à marier.c 8.00 La soirée du hockey: “Philadelphie à Toronto".c 10.30 Téléjoumal.c 10.45 Nouvelles du sport.c 11.00 Au masculin.c 11.38 Cinéma: "La piscine' (Drame psychologique - Franco-Italien 1968).c 1.00 Cinema: "Docteur Mabuse" (2è partie: "Le démon du crime).C F T M Œ) 8.55 Mire-Musique 9.00 Fusée KL5 9.30 Capitaine Scarlet .c 10.00 Sentinelle de l'air .c 11.00 Super-Héros 11.30 Escadrille sous-marine .c 12.00 Bon week-end .c 1.20 Mes amis les animaux .c 1.30 Bon voyage .c 2.00 Jeunesse en forme .c 300 Sur le matelas 4.00 Patrouille du Cosmos.c 5.00 C'est arrivé cette semaine c 6.00 Pop 71 .c 7.00 Jeunesse .c 8.00 Ca prend un voleur .c 9.00 Le Virginien .c 10.30 Les nouvelles TVA .c 11.00 En pantoufles: "Les ponts de Tokyo" (Guerre-Américain) 12.30 En pantoufles “Le plus vieux métier du monde" (Sketches - Franco-germano-ita-Uen).2.00 Dernière émission 2.05 Fin des émissions C BAAT O 8.17 Standby Six.c 8.30 Arthur and the square knights 9.00 Rocky and his frieds.c 9.30 Super six.c 10.96 Tween set 10.30 Lost in space.c 11.30 Reach for the top.c 12.38 Sports international 12.00 Klahanie.c 1.00 Children's cinema.c 2.00 CFL football: “Ottawa à Hamilton''.c 4.30 Sports week.c 5.00 TTie Bugs Bunny Road Runner hour.c 6.01 Update.c 6.30 Replay.c 7.00 Let's call the whole thing off.c 7.30 The Sam Etcheverry Show.c 8.00 Hockey.“Philadelphie à Toronto".c 10.30 Countiytime.c 11.00 The National:.11.15 Provincial affairs 1111 Night report and week-end m sports 11.35 Ciné-Six "Anna Lucastra ' (1958) 1.28 Final report and weather CFCF © 6.45 Montreal Bulletin Board 7.15 Tomorrow Today.c 7.30 Ultraman.c 8.00 Hercules 9.00 Spiderman.c 9.30 The Flintstone.c 10.00 Dastardly et Muttley.c 10.30 The perils of Fenelope Pitstop .,c 11.00 Pink Panther.c 11.30 Underdog.c 12.00 Cool McCool.c 12.30 Star Trek: Menegerie”.c 1.30 Saturday at the movies: "The world in his arms (drame 1952) 3.30 Grand pnx wrestling.c 4.38 Wide world of sports.c 6.00 Like Young.c 7.00 Rollin on the river.c 8.00 Academy Performance: "How to frame a figg".c 10.00 Love American style.c 11.00 The CTV National news.c 11.18 Pulse.c 12.00 Saturday night feature, movie: ” Bundfold (Drame 1966).c 2.00 Sign - off CBFT O 8.55 Aujourd'hui à CUFT 9.00 Laurel et Hardy 9.30 Le prince Saphii c 1U.00 Le jour du Seigneur c 11.00 D hier à demain.Le testament d'Albert Scherieit- zer (documentaire) c 12.00 La &emaine verte : "Emission agricole 12.15 Les quatre saisons:.c 12.30 Les travaux et les jours 1.00 Football .Américain: Les Dolphins à New York c 3.45 Echos du sport 4.00 Tecnno Fiash c 4.30 Invitation au loisir.c 5.00 Cinquième dimension 6.00 Le Français d aujourd nui 6.30 Téléjoumal c 6.5(1 Politique provinciale: "Le ralliement des creuitistes 7.00 Quelle tamille 7.30 Les beaux dimanches "Fuddle duddle ' i\ariétes et sketches humoristiques).c 8.30 Les beaux dimanches "Nana Mouskouri" .c 9.30 Les beaux dimanches Paul Tay- lor dance compagny lu.OU La ilèche du temps c 10.30 Téléjoumal c 10.45 Spoils dimanche c 11.00 Politique atout 11.30 Cinema: Elena et les homines (fantaisie de J.Renoir - Français 11956) 1.30 "Le temps de mourir (drame fantastique Franco-Polonais 1969) C F T M © 9.45 Mire-musique 9.55 Horaire-bienvenue 1U.UU Mon martien favori 10.30 Musique canadienne c 12.00 Bon dimanche c 1.00 Cine-dimanche : "Robinson et le triporteur médie - Franco-Italien) • CO- 3.00 Le choc des idees.c 4.00 Citoyens uu monde .c 4.30 Téle-Quilles .c 5.30 Coup de hlet c 6.00 Commando du desert "Course avec la mon .c 6.30 Les joyeux na ut rages .c 7.00 FÜpper .c 7.30 Bonne soirée .c 8.30 Le justicier .c 9.30 Quebec sait chanter .c 10.00 Brigade criminelle .c 10.30 Les nouvelles TV A 11.00 Le saint.La (évolution ".c 12.00 Dernière edition .c C B M T O 9.47 Standby six .c 10.00 Skippy.the bush Kangoroo.c 10.30 In sight .c 11.00 Church service .c 12.00 Let s take music c 12 30 Once upon a country .c 12.45 A way oui .c 1.00 NFL football: "Miami a New York .c 4.30 Sport week .c 3.56 CBC -TV news 5.00 Music to see c 5.30 Hymn sing .c 6.00 The Wonderful World ut Disney: Poncho .c 7.00 The irish rovers .c 7.30 Jimmy strewart .c 8.00 The Flip Wilson show.c 9.00 Sunday at nine: "Kahnski s (drame» 10.00 Weekend .c 11.00 The National.c 11.15 Nation's Business .c 11.21 Journey into tear (drame -ricam 1942» Amé- 1.00 Final report and weather CFCF © 6.00 Montreal bulletin board 7.30 Cross Roads .c 8.00 Cathedral of tomorrow c 9.00 Orai Roberts piesents.c 9.30 It is written .c 10.00 The Hellenic hour 10.30 Teledomenica 12.30 Continental miniature 1.00 The Flintstones .c 1.30 Hercules 2.00 The Saint c 3.00 The Gamer Ted Armstrong pro- gram c 3.30 Unuer Attack .c 4.30 Question period .c 5.00 Untamed world c 5.30 Travel 71 .c 6.00 Pulse c 6.30 McGowan c 7.00 Stoiy theatre .c 7.30 The mod squad c 8.30 Shnley s world c 9.00 W-5 .c 10.00 Manmx c 11.00 The CTV national news .c 11.18 Pulse .c 12.00 Sunday night feature movie: ’Mark of the Renegade laven- tures - 1951) 2.00 Sign-off.cinema ALOUETTE: "Le petit suisse' 12 45 - 2.30 - 4.15 - 6 00 7.45 - 9.30 ANJOU: Perversion story 2.35 - 5.55 -9.20 et ’ Elsa, les amours d'une adolescente 1.10 - 4.30 - 7.55 AI WATER: (Cinéma I): Carry on again doctor" 12.50 - 3.25 - 5.30 - 7.40 9.45 BEKR1: "My fail baby 1.05 4.40 8.15 BUOU: "Finalement 1.11 3 20 - 5.29 - 7.38 - 9.47 BON AVENTURE: "Sweet sweet oack 1.00 - 3.00 - 5.00 - 7.00 9.00 e A I I Ulf Ka'Mftf'l II.'.' 'V AC Sthsi-'A*.4 11 AM 3.00-7.00-9.15.CANADIEN: Erotic Story 12.00 - 3.25 - 6.45 - 10.15 et "Ici Londres' 1.30 - 5.00 -8.25 CAPITOL: "Creatures of the woild forgot" 12 30 - 3.05 - 5.10 - 7.25 9.40 CHAMPLAIN: "Les fous volants" 1.50 - 5.50 - 9.50 et “Docteur ne coupez pas " 12.05 -4.05 - 8.15 CHATEAU: "Vie amoureuse de l'homme invisible" 1.05 3.55 - 6.45 - 9.40 et Sexe monstre 2.30 - 5.20 - 8.10 CINEMA COTE-DES NEIGES: (Cinéma I): "The love machine 1.00 - 3.00 - 5.00 - 7.00 - 9.00 CINEMA COTE-DtS-NEHiES: (Cinéma II): "Take a gril like you 2.40 6 03 9.15 et Fantastic plastic machine 1.10 4.40 - 745 CINEMA DE PARIS: Les maries de l an 2' 12.00 - 2.00 - 4.00 - 6.00 8.00 - 10 OU CINEMA V: “Viva la Mue rte" 7.30 - 9.30 - Dim.1.30 - 3.00 - 5.00 - 7.30 9.30 CREMAZIE: "L enfant sauvage” 1 30 - 3.30 - 5.30 - 7.30 - 9.30 COMEDIE-CANADIENNE: Le Confoimis-te ' (B.B.Bertolucci) Sam.ï.30 9.45 Dim.3 30 - 5.30 - 7.30 - 9.30 DAUPHIN: Salle Renoir: "Le messager" 1.10 - 3.15 - 5 20 7 25 - 9.30 McLaren: Mash 1.15 - 3 20 7.30 9.35 ELECT RA: Voir Château ELYSEE: Salle Eisentein: "Vent d Est" Salle Renais: 'Le dstrait" 7.30 9.30 (pour les deux salles) Dim-lundi 1.30 - 3.30 - 5 30 - 7.JO 9.30 FLEUR DE LYS: Voir cinéma de Paris FESTIVAL: Voir cinéma Cinq SALLE HERMES: Hesh 8 00 10 00 - Dim: 2.00 - 4 00 - 6 00 8.00 10.00 IMPERIAL: "La maison sous les arbres' 12.45 2 55 - 5 05 - 7 15 - 9.25 JEAN-TALON: Georges et Fredenc ' 815 ¦ théâtre NOUVELLE COMPAGNE THEATRALE (AU GËSU) Le cri de l'engoulevent de Guy Dufresne horaire irreguher THEATRE DE 4 SOUS: Les Balançoires de Jean O’Neil 20h30 RIDEAU VERT: Becket ' de J.Anouil 2©h - Sam 19het20h-Dim 19h LA POUDRIERE: "Jeu Strindberg" de Duren mat 2flh30 PLACE DES ARTS SALLE WILKRID-PELLETIEK: LOpé-ra du Québec présente “Samson et Dabla samedi a 20h SALLE MAfeONNEUVE: A delicate ba lance" - samedi à 20h45 SALLE PORT-ROYAL: Le TNM présente "Un bateau que Dieu sait qui avait monté et qui flottait comme il pouvait, c'est-à dire mal ’ d’Alain Pontaut 20hl5.Samedi 16h45.20h 45 - Dim.1.30 - 4.50 - 8.15 et "Laissez vous croquer petite chatte" 6 45 - i0.20 Dim.3.30 - 6.45 10.20 KENT: "Peter Rabbit and the Taies of Bea-tnx Potter" 12.40 - 2 25 - 4.10 6.00 7.40 - 9.30 LOEOWS: "Skin game" 10.35 - 12.50 - 3.00 -5.10 - 7.20 - 9.30 LUCERNE: "Hello Dolly" 1.00 3.35 - 6.15 8.40 MERCIER: Du vent dans ies voiles" 2.40 - 6.20 - 9.40 et "Le loi des gnzzlys" 1.00 - 4.35 - 8.00 MONKLAND: Gone with the wind" »2.00 4.00 8.00 MONTROSE: iien-Hur 7.53 Dim.12.15 -4.05 - 7.53 MAISONNEUVE: "Voir Jean-Talon M1D1-MLNUIT : Au t^cour* je suis encore vierge" 12.45 3.30 - 6 25 - 9.20 et Ülan- che-neice" 2.00 - 5.00 - 7.55 OUIREMONT : Sam: "Les camarades 4.30 - et "Z ' 7.00 et "Rusemaiy's baby" 9.30 -(Angl.) et "Targets' 12.00 Dim."Le* camarades ’ 2.00 et "Rosemary's baby (Fri 4.30 "Les dimanches de Ville d'Avray" 7.00et"Z "9.30 PALACE: "The Lawman" 12.50 - 2.55 - 5.00 - 7.10 9.25 PAPINEAU: "Les novices" 2.40 - 6.10 - 9.45 et Que la béte meurt" 12.45 4.15 - 7.45 - PIGALLE: Voir .Midi-Minuit PARISIEN: "Y a plus de trou à Percé" 10.20 12.55 2.35 4 40 7.00 - 9 20 PLACE DU CANADA: The go-Between" 1.30 - 3 30 - 5 30 - 7.30 - 9 35 PLACE VILLE-MARIE.Grand cinema Devils' 12 40 - 2.50 - 4.55 - 7.10 - 9.20 PLACE VILLE-MARIE:Peut cinema Taking off 12.05 - 1 45 - 3 25 - 5.00 6.45 - 8.35 PLAZA: Voir Canadien PUSSYCAT: "Fanny Hill meets Lady Chat-teibng 12 00 2.50 - 5.50 - 8.45 - et Afri- ca Erotica" 1.10 - 4.10 - 7.00 - 9.50 RIVOLI: Voir Ariequm SAINT-DENIS: 7 fois par jour" 12.30 2.16 - 4.12 6 18 7.55 - 9 51 SEVILLE: "Lowing and laughing" 1.25 -3 25 - 5 25 7 25 9 25 SNOWDON: Lust full Vicar 1.25 3.25 - 5.25 - 7 25 - 9 25 VAN-HORNE: Seven time!» a day” 1.00 -2.45 - 4.30 6 15 8 05 9.55 VENDOME: La rupture 12.45 2.55 - 5.10 - 7.20 9 30 VERDI: Sam.: Medium cool" 7.30 9.30 (Angl.) Dim : "La vie.lamour.la mort" 7.30 - 9.30 VILLERAY: Voir Mercier WEST MOUNT SQUARE: Love Story 1 00 3.00-5.0U-7 00 - 9 00 WESTMOUNT: Carnal knowledge" 1.15 -3.10 - 5.15 - 7 15 - 9.30 YORK: "Fortune in men's eyes 1.00 - 3 00 500 7.05 9.15 CINEMATHEQUE QUEBECOISE: Relâche Sam.Dim.Lundi.DIMANCHE DE LA PROPAGATION DE LA FOI 24 OCTOBRE 1971 PARTAGE TA EDI j A IA DIMENSION / DU MONDE y Ë Offrez aux amis un cocktail réussi!.Laissez au Reine Elizabeth le soin de voir à tous les détails à votre place.Nous nous occupons de tout: les chambres, les repas, les rafraîchissements.Rien n’est laissé au hasard.Ainsi, vous ne risquez pas d’oublier des détails importants.Nous avons l’habitude des grandes et des petites réceptions.À nous d’en faire un succès .et à vous d’en tirer tous les avantages! 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la presse par le chef du parti, M.Camil Samson.Selon le député responsable des questions agricoles au sein du RC, M.Jean-Louis Béland (Lotbinièrel.cette banque poursuivrait trois objectifs principaux.D’abord, permettre un inventaire permanent de la production agricole et des besoins du consommateur.Deuxièmement, entreposer pour des périodes déterminées certaines quantités de produits, pour bien répondre aux exigences de la consommation.M.Béland pense même ‘abaisser la sous-alimen- tation dans nos milieux défavorisés ".en instaurant cette mesure.Son troisième but serait de favoriser le développement des marchés extérieurs, par l'adoption de politiques appropriées qui “convaincraient les pays étrangers à acheter les produits québécois1'.A cet égard, M.Samson est désolé de voir les producteurs de lait pénalisés lorsqu’ils excèdent leur quota, alors que “le Québec pourrait très bien exporter son surplus de lait dans les pays africains .De plus, il trouve anormal que le Québec importe des produits agricoles venus des Etats-Unis particulièrement au printemps, tandis que “nous pourrions subvenir aux besoins du consommateur en créant justement cette banque de produits”.Sur un ton anodin, i a écarte évidemment la possibilité pour le Québec “de faire pousser des oranges ou des bananes”.Ainsi, le Ralliement créditiste fera de sa nouvelle politique agricole son principal cheval de bataille à la rentrée parlementaire, mardi prochain.Le chef créditiste considère aussi que le gouvernement Bourassa a déjà eu un an et demi pour faire ses preuves et (ju’il est “constamment demeuré dans l’inertie totale face aux problèmes de l'agriculture, surtout”.Il est résolu à pénétrer à l'Assemblée nationale d’un pas décidé pour inciter le gouvernement à ranimer l’économie agricole et, de ce fait, toute l’économie québécoise.Le RC souhaite enfin que les cultivateurs “ne reçoivent plus de mauvaises nouvelles comme celle annoncée jeudi par le ministre de l’agriculture, M.Normand Toupin, selon laquelle les agriculteurs perdront près de $3 millions à cause de la surtaxe américaine de 10 pour cent”.Samson écarte toute possibilité de fusion avec l'Union nationale QUEBEC (PCi - M.Camil Samson, chef québécois du Ralliement créditiste.est prêt à se défaire de ses députés qui accepteraient de “tripoter avec l’actuel chef unioniste.M.Gabriel Lou-bier”.C’est ainsi qu’il a énergiquement écarté hier, au cours d’une conférence de presse précédant le caucus du RC à Drummondville en fin de semaine, toute possibilité d’alliance entre sa formation et l’Union nationale.On sait qu’à plusieurs reprises, surtout depuis quelque temps.M.Loubier a préconisé un regroupement des forces de l’opposition à l’Assemblée nationale, pour pouvoir lutter contre le gouvernement Bourassa qu’il considère chancelant.Chose curieuse, M.Samson refuse de rencontrer M.Loubier à cet effet, autant qu’il l’a formellement défendu à ses hommes ou à ses organisateurs, mais il serait quand même favorable à s’adjoindre tout adversaire politique, y compris le chef unioniste, s’il lui en manifestait le désir.La seule concession qu’il fait à M.Loubier c’est de l’affronter à M.Samson lorsque celui-ci dit que la chute de l’UN lui est indifférente, puisque l’étiquette importe peu: ' L’essentiel, c’est de réunir un groupe d'honnêtes politiciens sous une même philosophie' a-t-il dit."Il est sur que l’UN tombera, de lancer M.Samson, les dernières élections provinciales en sont le meilleur avertissement”.Il a aussi proféré un tas d’accusations envers le parti de l’UN et son nouveau chef.Par exemple, il qualifie M.Loubier "de plus grand patronneux de l’Assemblée nationale”.Ainsi, le leader créditiste "ne viendra pas à la remorque de l’UN et son parti ne lui servira pas de béquille; personne ne veut de l’UN”.Sur un autre plan, le Ralliement crédi-Suita à la page 2 Athlètes de l'entraide On les appelle les athlèUs de l'entraide.Ce sont les marcheurs du rallye tiers monde qui se mettront en route dès 6h30 ce matin, le départ se faisant simultanément du collège Loyola et de l’aréna Maurice-Richard le point de convergence étant le parc Jarry.On s'attend à une participation de quelque 75,000 marcheurs, parmi lesquels se trouvera un homme de 66 ans, M.Bernard Benoit, président du “Cardinal Léger et ses oeuvres” et de "Fame Pereo”.M.Benoit compte franchir 32 milles, sur la promesse d’un commanditaire de verser $100 au tiers monde par mille franchi.En tête des jeunes marcheurs qui partiront de l’aréna Maurice-Richard, il y aura des célébrités telles que Jean Béliveau des Cana- diens et Boots Day des Expos de Montréal.Cette marche a pour but d'aider la cause d’organisations internationales comme SUCO, Développement et paix, Oxfam, "Le cardinal Léger et ses oeuvres”, et aussi d’organisations locales s’occupant de la jeunesse.Pour y participer, on signale 761-5861.Aujourd’hui également, à Toronto, une autre marche aura lieu au profit des oeuvres du cardinal Léger.Cette manifestation est organisée par le "25 and up Club", groupant 300 personnes qui veulent recueillir de 12,000 à 15,000 dollars qui permettront de construire une résidence à Yaounde pour les membres du personnel canadien du cardinal Léger au Cameroun.Le ministère réclame l'annulation des permis de 4 établissements par Jean-Pierre Charbonneau Le ministère de la justice du Québec a demandé ces derniers jours l’annulation des permis de quatre importants cabarets et bars de Montréal ainsi que d une taverne.Ces établissements ont fait l’objet depuis plusieurs mois d’enquêtes de la part des policiers de la police de Montréal et de la Sûreté du Québec affectés au Bureau de recherches sur le crime organisé.Ce sont: (1) le cabaret Apollo II Ltée ( 8914 rue Saint-Laurent), < 2) The Little Club Inc.(1426 a rue Bishop), (3) Aloha Steak House Reg’d (273 est, rue Beaubien), (4) The Esquire Show Bar Club (1224 rue Stanley) et (5) la Taverne Jimm y ( 6509 rue Sa int-La urent ).Au cours des audiences publiques plusieurs faits ont été mis en preuve par le procureur spécial du ministère de la justice, Me Gérard Beaudry.Ainsi, dans le cas du Little Club, il a été démontré que le détenteur du permis, M.Antonio Fidelli, n’était qu’un prête-nom.Au cours de son témoignage il a en effet dit que son seul travail tangible fut d’avoir signé les papiers.Les vrais responsables de l’établissement sont MM.Frank Orlando (frère de l’ancien joueur de hockey Jimmy Orlando) et Angelo Di Peppo.Ce dernier qui est l’administrateur du Little Club a reconnu être aussi l'administrateur des cabarets Café Métropole, du Chez Parce, du Casa del Sol et du Champ’s Sho Bar.tous fermés récemment par la Régie des alcools et la ville de Montréal.Outre l’audition de MM.Fidelli, Orlando et Di Peppo, le tribunal de la régie présidé par les juges Jacques Trahan et Mose Moskovitch, a aussi entendu M.Angelo Lanzo (beau-frère de M.APPRENEZ À MIEUX LIRE L’ANGLAIS Étudiants des Cegep, Universitaires, Hommes d'affaires BITTER READING ENR.vous aidera à déchiffrer le sens des mots ainsi que les nuances de vos textes anglais.• Améliorez votre compréhension • Méthode “Feedback" instantanée • Choisissez les heures qui vous conviennent entre 9 a.m.et 10 p.m.• Test et première leçon gratuits • Leçons individuelles.Augmentez votre compréhension de textes anglais, et ce, dans toutes les disciplines spécialisées.informations : Better Reading Enr.620 rue Cathcart, suite 317 Tél.: 866-8042 Fidelli) gérant des cabarets Métropole.Chez Parce et Casa del Sol.Au cours de sa preuve, la poursuite a tenté de contester la comptabilité de l'établissement en alléguant sa fausseté.Elle a de plus attaqué la rentabilité ainsi que les changements de direction dont la RAQ n’a pas été informée.Elle a aussi fait entendre des policiers qui ont témoigné sur les irrégularités dont S’est rendu coupable rétablissement.Dans la cause du Little Club, les propriétaires étaient défendus par Me Harry Blank, député libéral de Montréal-Saint-Louis et vice-président adjoint de l’Assemblée nationale du Québec.Me Blank est aussi le procureur de la Taverne Jimmy sur la rue Saint-Laurent dont la cause a été entendue dernièrement.Dans ce second cas, le ministère de la justice a principalement attaqué la rentabilité de l’établissement et les transferts d’actions qui ont amené des changements de direction.Cette taverne appartenait auparavant à M.Vincenzzo (Jimmy) Di Maulo qui purge actuellement une peine d’emprisonnement à vie pour le meurtre de Robert Allard.Jimmy Di Maulo est le frère de M.Gius-seppe Di Maulo, ex-gérant du Casa Lo-ma, actuellement devant les assises pour meurtre.Lors de son emprisonnement, M.Jimmy Di Maulo a cédé ses actions à un certain Ruddhy Di Chiaro.L’actuelle détentrice du permis est la soeur des frères Di Maulo, Mme Maria Di Maulo-Vanelli.La cause de cette taverne doit de nouveau être entendue dans les prochains jours.Un autre établissement actuellement poursuivi par le ministère de la justice est l’Aloha Steak House Reg’d de la rue Beaubien est, propriété des frères Carmine Antonio vanelii et Giusseppe Pino Vanelli (beaux-frères) de Maria Di Maulo).Contre cet établissement, Me Beau- SuH* à la paga 2 aujourd'hui A lOhOO, à la polyvalente Ozias-Leduc, 525, rue Joliette, Saint-Hilaire, ouverture du congrès de la Fédération des Associations parents-maîtres du Québec.A 18h00.banquet suivi d'une conférence donnée par M.Guy Saint-Pierre, ministre de l’éducation.• A 09h00, au 2019, boul.Taschereau (La Barre 500) à Longueuil.ouverture d’une journée de promotion sociale organisée par la Fédération et le Conseil de bien-être de la Rive Sud.• A lOhOO, â Asbestos, au 65 boul.Coakley (route 32), près du terrain de golf, vente aux enchères d’antiquités, soit le contenu de l’ancienne ferme Coakley qui remonte à 1853.• A 13h00, au centre Maisonneuve, championnat professionnel de danse nord-américain.Renseignements: 678-4238.A 13630, au per étage de l'amphithéâtre de SGW, 1455 ouest, boul.Maisonneuve, le président du Mouvement de libération pan-hellénique, le Dr Andréas Papandreou, entretiendra son auditoire de la situation économico-sociale en Grèce.• De 13h30 à 17h00, au salon bleu de l'hôtel Windsor, réunion de la section de Montréal de l’Association des diplômées en sciences familiales.e A 19h00, à l'hôtel Bonaventure, dîner annuel du Syndicat professionnel des diététistes du Québec.M.Fernand Morin, président du Conseil consultatif du travail et de la main-d'oeuvre, sera le conférencier.Il parlera des bills 46 et 65.• A 20h00, au sous-sol de l'église Saint-Eusèbe, 2151 Fullum, dégustation d’huîtres de l’Amicale des anciens de Meilleur.• A 20h00, à l’école Notre-Dame-du-Souri-re, angle Champlain et Galt à Verdun, l’Association libérale du comté de Verdun fêtera son député, M.Lucien Caron.• A 20h3U, à l'école Saint-Enfant-Jésus.850, boul.Saint-Jean-Baptiste, à Pointe-aux-Trembles, soirée dansante du Parti Québécois de Lafontaine.• L’Association des hommes d'affaires et professionnels canadiens-italiens du Québec recevra à un dîner dansant au Château-Champlain M.Jean Béliveau qu elle a choisi comme “personnalité de l’année”.• L’Assopiation des archivistes du Québec tiendra une assemblée spéciale aujourd’hui et demain à l'Université du Québec a Chicoutimi.• DEMAIN A llhOO, à la St.James United Church, service oecuménique marquant le début des fêtes du 60ème anniversaire de l’organisme appelé Les pionniers du téléphone.Les fêtes se poursuivront jusqu'au 29 octobre.• A 13h30, l’Association des entrepreneurs de travaux mécanisés du Québec tiendra une réunion à l'Auberge des gouverneurs, 3030, boul.Laurier à Québec.Sujet: les contrats de déneigement.• A 13h30, à l’école Sainte-Cécile, 80.rue Saint-Thomas, à Valleyfield, assemblée publique convoquée par le conseil régional de la Rive-Sud du Parti Libéral du Canada (Québec).A 14h00, au pavillon des congrès des terrains de l’Exposision de Québec, assemblée générale de l’Association nationale des camionneurs artisans indépendants.Sujet: la reconnaissance syndicale.• Horaire ministériel: M.Gilles Massé inaugurera la Fonderie de Sainte-Croix à 15h00.M.François Cloutier participera à l'émission “Le choc des idées" sur les ondes du canal 10 à 15h00 et à l'émission "Politique atout’’ sur les ondes de Radio-Canada à 23h00.M.Robert Quenneville participera, à 19h00, à un déjeuner d’information dans la paroisse du Christ-Roi.à Saint-Charles-Borromée, comté de Joliette.Un panel sur le bill 28 Un groupe de parents d’Outremont ont organisé une soirée d’information afin de permettre aux représentants des principales tendances qui se sont exprimées depuis le début des discussions sur le projet de loi 28 de s'affronter publiquement à Montréal.MM.Guy Saint-Pierre, ministre de l’éducation, Robert Chagnon, président de l’Alliance des professeurs de Montréal, Marcel Faribault, notaire et expert en droit constitutionnel, et John Perrie, directeur-adjoint du Protestant School Board of Greater Montreal participeront au panel qui débutera à 20 heures 30 dimanche et qui se tiendra à l'auditorium du Collège Saint-Viateur d’Outremont.L’animateur sera M.Jean-Jacques Chagnon et le débat proprement dit sera précédé d’un expose de M.Victor Mé-lançon, juge au tribunal du travail, sur le contenu du projet de loi 28.La salle aura la parole après dix minutes d’exposé de la part de chacun des panellistes et un échange de vue d’une vingtaine de minutes entre eux.Faites installer les GOUTTIÈRES ho-do Galvanisé • Cuivre • Aluminium Émaillé ESTIMATION GRATUITE MONTRÉAL 322-4160 QUÉBEC 872-9244 PRIMEAU MÉTAL INC.Paul Rose ne sera pas jugé par un autre jury par Guy Deshaies Le juge Fernand Legault a décrété hier que les procédures du choix des douze jurés dans le procès de Paul Rose n’avaient pas été entachées d’irrégularités au point qu’il faille convoquer un nouveau jury tel que le demandait l’accusé.Le magistrat a rejeté aussi une requête pour "mistrial” fondée sur le fait que le tribunal aurait injustement privilégié la Couronne en lui permettant ce qu’il avait défendu à la défense.Rose a rappelé, à l’aide des notes sténographiques, que le juge Legault avait interdit à Paul Rose de récuser pour cause un candidat-juré sans donner les raisons spécifiques de cette décision et cela conformément à une directive préalable du juge adressée aux deux parties.Or, après l'expulsion de l’accusé, le magistrat a dit à la Couronne qui s'apprêtait à interroger un autre candidat-juré: “Je vais poser moi-même la question, cela vous évitera de donner une raison." De l'Étoile accusé de tentative de meurtre Réjean de l’Etoile, accusé d’avoir, le 14 octobre ouvert le feu sur le gérant de la ville de Verdun, le blessant de trois balles de carabine, subira son procès pour tentative de meurtre au cours de la prochaine session des assises.Hier, à l’enquête préliminaire, la défense a demandé au juge Roger Lagarde de faire changer l’acte d’accusation et d’inculper l’accusé d’avoir plutôt causé des blessures corporelles que d’avoir tenté de tuer.La Couronne s’y est vivement opposée et Réjean de l’Etoile subira un procès pour tentative de meurtre.Le juge Lagarde a estimé que.puisqu’il y avait eu trois coups de feu.il y avait intention de tuer.Réjean de l’Etoile est un ex-pompier de la ville de Verdun, qui avait été congédié par le gérant de cette munici-pahté, M.Guy Gagnon, qui repose présentement à l’hôpital par suite de l’attentat dont il a été victime.Il n’a pas été question d’examen psychiatrique dans le,cas de Réjean de l’E-toüe comme il en a été question dans le cas de Vincent Meloche qui.lui.Suita è la paga 2 Cela n'a pas convaincu le juge Legault sur la partialité en faveur de la Couronne.qui a rejeté la requête non sans s’être plaint du fait que "M.Rose ne connaît pas la loi et cela amène des lenteurs et des délais." Paul Rose s’est plaint à son tour que les jurés étaient des membres de ’T’establishment”, gérant, courtiers, concessionnaires d’automobiles, etc.Puis, pour appuyer sa requête pour la convocation d’un nouveau jury.Rose a voulu faire ajouter à sa requête de la veille le fait qu'un des jures serait le voisin de Pierre Laporte.Paul Rose, on le sait, est accusé d’avoir enlevé l’ancien ministre du travail le 10 octobre 1970 à Saint-Lambert.Le juge Legault a rejeté sur le banc cette motion et s’est tout de suite trouvé aux prises avec un nouveau problème lorsque le conseiller juridique de Rose.Me Jean-Serge Masse, a annoncé à la cour que lundi Paul Rose devrait être en cour supérieure au titre de témoin dans une demande d’injonction interlocutoire que Me Masse présentera au nom de sept détenus qui veulent faire cesser les conditions dans lesquelles ils sont présentement détenus.Le juge a donc libéré les jurés et a ajourné à mardi matin.lOh.Me Jean-Guy Boilard.procureur spécial de la Couronne, devrait alors pouvoir commencer à faire sa preuve contre Rose.Ainsi, cette première semaine s’est achevée hier en 4e division des assises du banc de la Reine, sans que la preuve ait même été amorcée.Choix sin-gulier de jurés en l’absence de la défense.une douzaine de requêtes de l’accusé.l’expulsion de ce dernier, tels ont été les événements marquants de ce procès dont, jusqu'à présent.Paul Rose conserve l’initiative.Le juge a d’ailleurs commenté cette guérilla judiciaire, dans son premier jugement, hier, en disant: “01 est malheureux que ce procès soit assorti de considérations politiques qui rendent l'administration de la justice difficile, désagréable et unusuelle." En effet, fidèle à la stratégie des prisonniers politiques qui entendent politiser le débat juridique.Rose met l’accusateur en accusation, recuse la juridiction de la cour, accuse le juge d’être partie à la cause en tant que représentant de l’ordre établi, refuse de jouer son rôle d’accusé et brise ainsi la traditionnelle marche d'un procès de droit commun où juge, avocats et accusés s’entendent sur les règles.Paul Rose transforme son procès en une épreuve pour le système judiciaire et il réussit parfois à mettre le tribunal dans une situation d’exception telle que le magistrat risque Suite à le page 2 A.P.U.I Devant la situation qui évolue très rapidement à l'Université de Montréal, l'exécutif de l'APUM tient à informer les professeurs qu'il décidera dimanche soir de l'opportunité de tenir une réunion générale la semaine prochaine.Dans l'affirmative, un avis de convocation sera publié dans Le Devoir du lundi 25’octobre.(J COOPÉRANT OUTRE-MER?Êtes-vous préoccupé (e) par le Tiers-Monde?Désirez-vous mieux connaître sa situation?ses espoirs?ses besoins?ses problèmes?Voulez-vous même coopérer outre-mer?Alors, adressez-vous au : CENTRE D'ÉTUDE ET DE COOPÉRATION INTERNATIONALE 4824, chemin Côte des Neiges, Montréal 247.- Tél.: 735-4561 Pour VEHDRf "PROPRIETE" ou AOKItt (Consultez) GOULET, 3130 est, nie SHERBROOKE (IMMEUBLES) (REALTIES INC.) Tél.: 526-6655 VIENT DE PARAÎTRE.__mua cumum uu juuk ET U CRISE D'OCTOBRE Cl par MICHEL BELLAVANCE et MARCÈL GILBERT " • • .r • • Un an apres tes événements d’octobre, une analyse scientifique de l’opinion publique sur • la plus grave crise qu ait connu le Canada depuis son exi.stance • Des révélations étonnantes • A lire a tout prix .* “ » * ^ Fn vente partout au prix S3.00 - distribué par le Service des Messageries des Editions du Jour, 1651, Saint-Denis, Montreal 129 - Tél.: 849-8328.(si la ligne est occupée : 849-2228) AUX ÉDITIONS DU JOUR £r#ct#ur génércl Jocquts Hébtrt 93 4069 4 ?Le Devoir, samedi 23 octobre 1971 éditorial La victoire des conservateurs en Ontario Le succès éclatant que viennent de remporter les conservateurs en Ontario est attribuable, dans une mesure difficile à vérifier mais certaine, aux ressources très supérieures dont ce parti disposait.Appuyé à tond par les intérêts financiers, commerciaux et industriels, qui redoutaient comme la peste une contagion néo-démocrate, le parti conservateur a disposé, pour sa campagne, d'au moins deux fois plus d’argent que ses deux concurrents réunis.L'absence en Ontario d une législation sérieuse limitant les dépenses électorales conférait au départ un avantage marqué aux conservateurs: cela les a bien servis mais n’est pas nécessairement un signe de démocratie avancée.• Indépendamment de l'avantage que leur conférait l’argent, les conservateurs ont remporté une victoire trop nette pour qu’on puisse l’attribuer au seul conditionnement exercé sur l'opinion par une propagande habile et coûteuse.La campagne s’est vite transformée en un débat autour de la personnalité des trois chefs en présence.Des trois hommes.M.Davis s’est révélé le plus apte à prendre des décisions rapides et judicieuses, le plus capable de tenir compte avant d’agir de toutes les données d'une situation, le plus habile à inspirer confiance aux électeurs.En politique comme en économie, la confiance, même si elle ne se mesure pas en chiffres, est une donnée capitale: à ce point de vue.la campagne de M.Davis fut un chef-d'oeuvre d'efficacité.Du début à la fin.la campagne du leader conservateur a donné le spectacle d une action méthodique, rationnelle, calculée, confiante et assurée.Pendant que ses adversaires s’agitaient.M.Davis a continué de gouverner, se contentant de presser l'accélérateur et de cultiver plus soigneusement les rapports avec le public.Il a surtout évité de se mettre à la remorque des arguments ou des critiques de ses adversaires, conservant lui-même l'initiative du débat jusqu'à la fin.La maîtrise consommée de M.Davis fait de lui le principal artisan du triomphe de son parti.Cela illustre une fois de plus le rôle accru - non diminué - que.dans notre époque férue de collégialité, la révolution des communications impartit a la personne des leaders.Par-delà la personne de M.Davis, le résultat du scrutin ontarien illustre le réalisme exceptionnel dont ont fait preuve depuis trente ans les leaders conservateurs de la province voisine.L'équipe que M.Robarts lègue à M.Davis n'avait rien de sensationnel; le calibre des ministres y était, tout compte fait, plutôt moyen.Mais outre que ces hommes travaillaient en équipe, ils savaient pouvoir compter sur un chef qui ne s’agripperait pas à son poste.Suivant en cela l’exemple de Leslie Frost, M.Robarts eut la sagesse de s’effacer dès qu’il sentit une certaine fatigue de son leadership.Cet art consommé de la transmission du pouvoir que pratiquent en Ontario les conservateurs leur a permis de se renouveler continuellement, de la manière la moins compliquée qui soit.Là réside l’une des principales explications de leurs succès électoraux.• Les questions objectives n'ont occupé qu’une place secondaire dans le déroulement de la campagne.Deux problèmes ont néanmoins contribué au succès des conservateurs: la conjoncture économique et la question scolaire.Les mesures restrictives du président Nixon ont suscité en Ontario une inquiétude compréhensible.Province fortement industrialisée.l'Ontario est exposée à souffrir plus que toute autre province du moindre bouleversement dans le mouvement des capitaux étrangers ou des échanges internationaux.Rendus plus conscients de leur dépendance à l'endroit de l'étranger par la propagande néo - démocrate et libérale, les travailleurs ontariens ont dû mesurer du même coup le caractère très vulnérable de leur prospérité.Appelés à choisir entre un Nixon et un Lewis qui annonçaient un durcissement de la ligne traditionnelle à l’endroit des capitaux étrangers, et un Davis qui les invitait à une saine prudence sans lever le nez sur les aspirations nationalistes de milliers d'entre eux, ils ont opté, en ces temps d’incertitude, pour les valeurs sûres plutôt que pour l ineonnu chargé de risques que personnifiait Stephen Lewis.Sur la question de l’aide aux écoles séparées du niveau secondaire.M.Davis prenait dès le début de la campagne un risque calculé en annonçant que son gouvernement avait décidé de ne pas accéder aux demandes de subventions formulées depuis des années par les milieux catholiques.En épousant cette ligne.M.Davis risquait de perdre des milliers de voix catholiques au profit du NPD et des libéraux.Mais ces voix devaient de toute manière se partager entre libéraux et néo-démocrates, tous deux favorables à l'aide aux écoles séparées.Et pendant ce temps, l'élément "wasp” ne pouvait rester indifférent à l’invitation à peine déguisée qui lui était faite de se rallier aux conservateurs.La question du chômage aurait dû norma- lement nuire au gouvernement Davis.Il semble cependant que le contraire se soit produit.Là encore, les électeurs ont semblé considérer que le gouvernement n’était que partiellement responsable de certains accidents de parcours.Ils ont préféré se souvenir que le parti au pouvoir est devenu synonyme de la prospérité et de la stabilité remarquables dont jouit l’Ontario depuis plus d’un quart de siècle.• Pour le NPD, l’échec de jeudi marque l’arrêt d une tendance qu'il souhaitait voir propager des Prairies au centre du pays.Il montre que la pénétration de ce parti dans les grandes provinces urbaines sera plus lente que certains le prévoyaient.Les gains que fait la social-démocratie sont réels mais lents et graduels, notait jeudi soir Stephen Lewis.Il y a beaucoup de vérité dans cette phrase.Comme pour illustrer la vérité de cette observation du leader néo-démocrate, les statistiques du scrutin de jeudi montrent que le NPD, s’il a légèrement reculé quant au nombre de sièges, a fait des gains significatifs quant au total des voix qu’il a remportées.Le NPD a vu son total de voix passer de 626,000 à 876,000: c’est un gain de 40%, comparé à une augmentation de seulement 33% dans le total des votants.Quant aux libéraux deM.Nixon, leur pourcentage de voix a continué de fondre.De 35% qu’il était encore en 1963.il était descendu à 31% en 1967; il tombe cette fois à 28%.Ces chiffres semblent indiquer que le centre s’amincit peu à peu en Ontario et que cette province évolue lentement vers un nouvel alignement où s’affronteraient éventuellement deux adversaires majeurs: les conservateurs et les néo-démocrates.Rien ne serait plus sain pour la vitalité de la démocratie canadienne qu’une telle évolution.Il faudra cependant attendre au moins une autre élection avant de savoir si elle se produira jusqu'au bout.En attendant, les conservateurs continueront de régner tranquillement et efficacement sur l’Ontario.Leur chef, avec un pourcentage de voix inférieur d’un ou deux points à celui que décrochait en avril 1970 Robert Bourassa.n’aura pas à justifier la légitimité de son triomphe, celle-ci n'étant mise en doute par personne.Cest là le genre de luxe qu’aiment s'accorder en politique les sociétés prospères, relativement homogènes et sûres d'elles-mêmes.Claude RYAN bloc-notes Les ambiguïtés des sondages Au cours du colloque sur l'information tenu à Longueuil en fin de semaine, des journalistes de La Presse sont intervenus avec compétence et aigreur dans le débat sur “le journalisme et les sondages”.Ils participaient avec clarté parce qu'ils vivent présentement l'expérience SONOPRESSE sondage régulier effectué par leur employeur.Ils y ajoutaient une amertume amplement motivée.Nombre des textes qui accompagnent et entourent SONOPRESSE ne sont pas signés.Et pour cause.Les journalistes ne tiennent pas outre mesure à cautionner de leur nom des chiffres obtenus à partir d'échantillons fort peu représentatifs.Ce premier indice devrait rendre prudents ceux qui prétendent fonder sur ces données de rassurantes théories.Autre élément important, le grand nombre de personnes qui refusent de répondre.Certes, les gens ne consentent pas tous à répondre à un questionnaire élaboré et n'importe quel sondage fait son deuil d'un bloc de 10.15 ou 20ri des personnes interrogées.Dans le cas de SONOPRESSE.les journalistes évaluent au double de la normale le pourcentage de refus.Bien plus, ils affirment qu'environ 25'< des personnes interrogées refusent de répondre Si une attaque nucléaire se déclenchait.il est fort probable que les forces nucléaires soviétiques seraient utilisées selon un plan bien concerté et que nous n’en aurions qu'un court avertissement, afin d'obtenir le plus grand effet rie surprise.Les bombardiers soviétiques stratégiques.au nombre d'environ 150.au raient pour tâche de continuer l'action ainsi commencée Cette façon d'agir aurait en grande partie pour cause l'efficacité du système d'alerte du NORAP Les bombardiers seraient probablement lancés à l’attaque en même temps que les missiles mais n'atteindraient l'Amérique du Nord que plusieurs heures après ces derniers et le feraient probablemeni en vue d'atteindre des objectifs ne requérant aucune attaque surprise ou des objectifs attaqués sans succès par les missiles.Livre blanc sur la politique de défense, août 1971.Les conversation1 sur la limitation des armements stratégiques marqueni un certain progrès comme l'atteste le fait que les Etats-Unis cl l'URSS ont annoncé le 20 mai 1971 une entente visant à se concentrer cette année sur un accord concernant le déploiement limité des missiles anti-missiles (ABM' Les parce que le sondage émané de La Presse.Pas besoin d'ètre grand clerc pour déduire que les refus qui invoquent ainsi des motifs idéologiques proviennent d'étudiants, de syndiqués, de groupes profondément politisés.De fait, disent les journalistes.on retrouve dans tel échantillon de SONOPRESSE seulement 3.9'"r d’étudiants, alors qu'on devrait en trouver environ 167c.Les commentaires d’accompagnement réduisent au minimum les détails d’ordre méthodologique.Ainsi, les textes du jeudi 21 octobre font état des réponses recueillies lors "d'un sondage effectué auprès de 158 femmes et de 146 hommes”.En est-il ainsi?S'agit-il vraiment d’un sondage mené auprès de 304 personnes?S’agit-il plutôt de 304 réponses obtenues au cours d’un sondage effectué auprès de 600 personnes’’ Nul ne le sait.Dès lors, les chiffres obtenus perdent toute signification et les interprétations, qu'on maquille en conclusions scientifiques.n'offrent pas au public les garanties souhaitables.De là à conclure que les sondages de ce genre tronquent la vérité, il n’y a qu'un pas.On aimerait pouvoir comparer ces résultats de SONOPRESSE avec les enquêtes Gallup.Malheureusement.les chiffres qui sont devenus disponibles ces jours derniers au niveau des sondages Gallup sont aménagés de telle manière qu’on ne sait pas encore comment les provinces se comportent à l'intérieur des résultats nationaux.On constate, par exemple, que les conservateurs fédéraux ont effectué depuis août 1971 une remontée fantastique.deux pays s'entendront aussi sur certaines mesures concernant la limitation des armes stratégiques offensives.Le Gouvernement canadien partage la conviction exprimée par les deux camps que cette manière d'agir créera des conditions plus favorables à d'autre négociation-.Livre blanc sur la polili'iuc de défense, août 1971.Le rôle militaire du Canada dans la défense du continent nord-américain consiste à contribuer à la stabilité de la dissuasion en aidant les E.-U.à maintenir un réseau complet d’alerte et en participant activement, dans une certaine mesure, à la défense contre les bombardiers et les forces maritimes.La présence militaire du Canada dans le secteur de l’OTAN qui déborde les limites immédiates du continent nord-américain constitue un autre apport à la dissuasion.Elle aide à atténuer le risque d une guerre mondiale soit déclenchée à cause d'un conflit dans un des points névralgiques de l'Europe ou de l'Atlantique-Nord.là où les superpuissances ont des intérêts et où l'équilibre global est menacé Livre blanc sur la politique de défense, août 1971.gagnant 97 du vote national.Pendant ce temps, les libéraux de M.Trudeau continuaient de perdre du terrain comme ils le font depuis novembre 1970.Après les événements d'octobre, les libéraux l’emportaient par 59 contre 22 pour les conservateurs.Aujourd'hui.M.Trudeau ne détient plus qu'une avance de 6% (38% contre 327o) sur les conservateurs.Le NPD.de son côté, après un creux de 137c après les événements d'octobre, est revenu à son niveau "normal” de 23 ou 247c des suffrages.Devant de tels résultats, on demeure songeur quand La Presse, dans son édition du mercredi 20 octobre, affirme qu’“une opposition terne laisse Trudeau sans rival” en se basant sur les chiffres de SONOPRESSE.La même page nous apprenait, d’ailleurs, en arguant des sondages Gallup, que les “libéraux sont nettement en perte de vitesse".On peut, sans doute, fournir diverses explications.La meilleure serait sans doute que le journaliste de La Presse n’avait pas encore les résultats des sondages Gallup au moment d’écrire son analyse.Une explication plus profonde reconnaîtrait que l’analyste ui se fait servir les chiffres de ONOPRESSE au lieu de ceux de Gallup table sur une documentation souvent douteuse.Dès que les sondages Gallup auront ventilé leurs résultats, on pourra mettre face à face les chiffres québécois de l’une ét de l’autre enquêtes.A l’heure actuelle, on sait ue la méthodologie de SONOPRES- E laisse à désirer et on n’oserait sûrement pas affirmer que M.Trudeau est porté en triomphe par un Québec en délire, mais on ne sait pas encore de façon certaine si l’impressionnante remontée conservatrice affecte profondément le Québec.Nous en avons quand même assez à l’heure qu’il est pour douter de SONOPRESSE.Un autre aspect de SONOPRESSE mériterait réflexion.Nous assistons ici à un effort évident pour remplir un certain nombre de colonnes avec des textes et des chiffres qui n’émanent guère de la rédaction.Quand le système sera rodé, que le service de la mise en marche pourra produire des tableaux statistiques en quantités industrielles, quand un nombre restreint de cadres auront appris à commenter ces chiffres en demeurant dans leurs bureaux, peut-être sera-t-il temps pour La Presse de fonctionner sans journalistes aussi bien qu’elle fonctionne sans typographes.Le mauvais titre d’un livre utile Les livres consacrés à l’information ne pleuvent pas au Québec.Pourtant, l’accélération de notre évolution en ce domaine et un certain nombre d’événements particulièrement intenses ont suscité chez nous un commencement de réflexion.peut-être même l'esquisse de nouvelles solutions.En quelques courtes années, nous sommes passés de la balkanisation à un regroupement dont les corollaires nous atteignent chaque jour davantage.Power Corporation, avec ou sans ses cousines.Radio-Mutuel.Télé-Média.autant d’efforts pour constituer des chaînes et des réseaux.Sur un terrain différent, les événements d'octobre ont souligné la fragilité de notre liberté d’information, l’aptitude du pouvoir à déclencher l'hystérie dans la population et l’autocensure chez les informateurs.Il n’en fallait pas davantage pour qu'on ouvre avec appétit le bouquin que Claude Jean Devirieux vient de publier aux Editions du Jour sous le titre de “manifeste pour la liberté de l’information".Malheureusement, même si M.Devirieux se cramponne aux définitions légalistes de “manifeste”, l’ouvrage ne ressemble guère à ce qu’on pouvait attendre.Certes, les couplets interviennent aux bons endroits sur le thème de “il n’y a pas d’objectivité sans liberté", mais, à aucun moment, M.Devirieux ne s’enfonce vraiment dans la matière vivante.Pourtant, il pouvait, mieux que bien d’autres, témoigner, au sens le plus strict du terme, de ce que l’information libre coûte à celui qui la veut faire, telle fête de la Saint-Jean-Baptiste lui a valu une éclipse prolongée.Sa façon vivante de livrer ses “topos” en faisaient, aux yeux de ceux qui considèrent les ornières comme la chose la plus rassurante au monde, un reporter inquiétant et il a donc “bénéficié” en plusieurs occasions de téléphones pressants.De cette vie.le volume garde fort peu de choses.La valeur du livre vient de ce qu’il est un ouvrage de références aussi froid qu’utile.Et c'est bien là le paradoxe.Se méfiant sans doute de son tempérament et entendant conserver toute sa crédibilité, M.Devirieux n’a rien laissé filtrer qui puisse ressembler à une émotion.Le sujet de l'information, au Québec, charrie la chair et le sang, mais le livre de M.Devirieux n’y touche que sur le ton de l’historien superbement détaché.Tout au plus de petites allusions à l'usage des initiés.Heureusement, les annexes compensent et fournissent une matière vibrante.Le volume n’est pas un manifeste.Il n’est pas du meilleur Devirieux.Il est.à titre de manuel, un travail éminemment utile.On aurait souhaité qu'il réunisse les trois qualités.Laurent LAPLANTE ¦ propos d'actualité « w ACCORD CAM ADO fclUÎ^E ,A„ SU’S O*1 lliilll SSHZH -;- -L-iïï'': ¦ Notre saint patron, Alexis ¦ lettres au DEVOIR L'affaire Lapalme: un cas prophétique Je n'ai jamais vu gouvernement s'établir aussi pesamment dans sa propre injustice, après l’avoir reconnue, il s'agit ici de l'affaire Lapalme.Cela tient du prodige.Quelle surdité et quelle indifférence.quel comportement mécanique de l'appareil exécutif! Là se révèlent une fois de plus le style et la manière de Pierre Trudeau.Voilà un gouvernement dangereusement inapte à articuler sa pensée sur les réalités vivantes et qui préfère couramment suivre1 une ligne préalablement établie, fût-elle tenue pqr lui pour arbitraire.Avant qu'il n'arnvât au pouvoir.M Trudeau, vulnérable, se défendait par la rigidité d'une logique désincarnée contre des idées plus Un curé à l'amende Cest la première fois que cela m'arrive depuis 71 ans: ce n est pas si pire.$22.00 pour avoir circulé à 43 milles à l'heure, sur une route qui détourne un village, un mardi de juillet, à 3hres p.m.Personnellement, ça ne m'affecte pas du tout: à mon âge.on ne se préoccupe guère de ses affaires temporelles.Mais je me représente le pauvre père de famille qui s en va à son travail, ou le cultivateur qui va faire souder une pièce de sa charrue.et à qui on présente une image pareille: Ce serait certainement de nature à émousser son respect pour l'autorité civile.Messieurs du Gouvernement, je comprends très bien que vous ayiez besoin d argent.Je vous donne un truc pour en faire beaucoup, tout en sauvant des vies: Dites donc à vos "officiers" d'être en service, les vendredi, samedi et dimanche, entre minuit et 2 hres, à la sorbe des villages.avec Tordre d'arrêter et de mettre à l'amende tous ceux qui conduisent en état d'ivresse.Vous feriez d une pierre plusieurs coups: 1- Vous récolteriez des millions, chaque semaine.profondes et mieux senties que les siennes.Le pouvoir ne Ta pas corrigé: au contraire, le pouvoir est une école d'insolence, qui fait aisément qu'on devient plus inflexible et plus imperméable aux raisons de la vie."On ne peut refaire le passé, on ne peut défaire l'histoire", disait récemment Pierre Trudeau, parlant de l'injustice faite aux gars de Lapalme.injustice pure et simple qu'il appelle “erreur" et qu'il refuse de réparer.La réparation ne cadre naturellement pas avec la décision initiale, qui était de se débarrasser du syndicat ; la logique serait compromise, sans compter la majesté, il faut être cohérent: la restitution ne cadre 2- L'Assurance-maladieéconomi serait des millions.3- Les citoyens paieraient 50 < de moins d'assurance-automobile 4- Vous donneriez vraiment justice aux citoyens.5- Et vous sauveriez peut-être notre peuple de la folie qui s'en empare.Je comprends aussi que c'est demander beaucoup à vos officiers: mais ils s'engagent pour les hô-telliers, non pas pour protéger le public mais pour faire "clairer ' la place, entre 1.30 et 2.00 de la nuit, pour que monsieur puisse dormir tranquille, pendant que ses clients tuent le monde sur les routes.Ce serait encore bien plus simple de freiner la vente des alcools, mais vous faites tout pour que les vagues grossissent sans cesse et engloutissent notre peuple.En tous les cas, j'ai beaucoup de sympathie pour vos officiers, et si vous les obligez à faire ce que je vous propose, je vous demande de les laisser faire la sieste.les premiers jours de la semaine.entre midi et 3 hres.Ernest ARSENAULT, pire.CurédeSt-Anselme pas avec le vol.Imperturbable jusqu'à Tabsur-de.le gouvernement Trudeau étale ce vice avec un éclat singulier dans le cas Lapalme.Ce gros gouvernement s'appesantit sur ses propres victimes, quelques centaines de travailleurs à qui il a tout ôté.Il met ridiculement de la raison d'Etat en toutes choses, même dans celle-là.qui est une toute petite affaire, que le moindre mouvement de bons sens ou de coeur suffirait à égler.Cest pourquoi la résistance des gars de Lapalme devient de jour en jour davantage un symbole.en plus d'ètre un combat pour le droit.Ils représentent un certain genre de résistance à un certain genre d'oppression.Cette oppression tient à l'incapacité du gouvernement de dévier d'une idée préconçue."Vous pourrez marcher jusqu'à la fin des temps" .a ajouté l'homme consequent.La linéarité du régime devient grotesque.Quand on pense aux gens qu'elle opprime, aux frustrations énormes qu elle engendre dans d'autres domaines aussi, le domaine constitutionnel entre autres, et sans parler des principes qu elle foule, on ne la juge plus seulement risible: on trouve cette logique aberrante et grosse d'une menace doutable.Les hommes du futur se ligueront contre les mécanismes et T abstraction.Les gars de Lapalme sont acculés à résister maintenant, sans doute à cause du personnage dont je parle, en avance sur son temps.Les temps à venir mettront un écart grandissant entre la règle de gouvernement et les hommes en chair et en os.Le Quebec est plein de tensions que provoque cette disjonction commençante.Les gars de Lapalme se révèlent irréductibles.Cest qu'ils témoignent déjà d'un tort très profond fait à Thomme par le gouvernement des cyclopes.hommes d'un seul oeil.Pierre VADEBONCOEUR Montréal, le 20 octobre 1971.Pour la création d'un Conseil du film québécois NOLR : Le directeur de la revue Séquences.M.Léo Bonneville, nous fait tenir la lettre suivante, que le comité de rédaction de cette publication spécialisée dans les questions du cinéma, adressait récemment au ministre des affaires culturelles.M.François Cloutier.M.le ministre des affaires culturelles.Conscient de l’urgence d’une loi-cadre favorisant "le développement d'un art et d’une industrie capables de répondre aux nécessités culturelles de la population du Québec ’, le Comité de rédaction de Séquences recommande la création d’un Conseil du film québécois chargé: 1.de subventionner des films par une prime à la qualité ainsi que des salles qui les programmeront; 2.d’encourager les jeunes auteurs en les aidant financièrement ou autrement à réaliser des films de court et même de long métrage; 3.a aider à la production de films pour enfants en organisant des concours de scénarios et en contribuant aux frais de realisation des meilleurs ; 4.de collaborer à la formation des spectateurs grâce à des cours de cinéma scolaires et post-scolaires; 5.de contribuer à .l’établissement d’une filmathèque provinciale en vue d'alimenter les institutions scolaires et culturelles en oeuvres qui ont marqué l’histoire du cinéma, 6.d'exiger un dépôt légal pour tous les films produits au Québec; 7.d'ordonner la sortie officielle en français (dialogues ou sous-titres) de tout film présenté au Québec.Au besoin, prévoir une aide ou un dédommagement pour les distributeurs obligés de pour- voir eux-mêriies au doublage ou au sous-titrage; 8.d’organiser un tesüval international du film incluant un festival compétitif du film québécois.Ce Conseil du film québécois aurait à la fois des pouvoirs délibératifs et exécutifs.Il devrait être composé de personnes compétentes non directement engagées dans l’industrie cinématographique.De plus, il devrait être aidé par divers comités chargés d etuoier différentes questions et d'en faire rapport au Conseil du film québécois.Enfin, reconnaissant le carac- tère universel du cinéma, le Comité de rédaction de Séquences souhaite que le Conseil du film québécois facilite au public un contact rapide avec les oeuvres importantes pu cinéma mondial.Persuadé que ces recommandations contribueront à établir une véritable politique québécoise du cinéma, le Comité de rédaction de Séquences prie Monsieur le Ministre des Affaires culturelles de les faires siennes.Le Comité de rédaction de Séquences Montréal, le 20 octobre 1971.Mise au point de l'ambassade de Tchécoslovaquie Monsieur le directeur.Au nom de l'ambassade de la République socialiste de Tchécoslovaquie.je voudrais rectifier des rapporLs faux et calomnieux qui ont été diffusés récemment par certaines agences de presse.Ces rapports affirmant que la République tchécoslovaque serait un fournisseur d'armes pour Tir-lande sont de pures inventions qui o'ont aucun fondement dans la réalité.Ils ne peuvent qu'avoir été inventés par des milieux impérialistes en vue de nuire aux bonnes relations existantes entre la République tchécoslovaque et les autres pays.Pour l’ambassade de Tchécoslovaquie au Canada.Jiri NOVOTNY, attaché culturel Ottawa, le 20 octobre 1971 LE DEVOIR fondé pO( Htnn Bovrouo lé IO|Onv*r 1910 Directeur e» rédocteu» en chef Ooude Rjron Hedocteur en çKel od|omt Michel 9oy Directeur de Tinformotton Jeon Froncoewr Trevoner Bemord lororque IE OEvOW est publie por I Imprimerie Populoue société o responsabilité lim.tee dont le tiege soool est situe ou numéro 434 est rue Notre Dome Montreal 1?7 '' est compose et imprime par l'Imprimerie Dumont mcorporee dont les ateliers sont situes o 9130.rue Bomn, Ville loSolle l agence Presse Canadienne est outonsee o employer et o diffuser les informations publiées dans IE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne S35 par onnee su mois $19 Ale tronger $4C por onnee s., mois $?trois mois $I ?Ed-t-on du vomed.$10 par année Edition quotidienne livrée o domicile po» porteur 75 cents par semaine Tarif de I abonnement servi par la poste aerienne sur demande Courrier de deuneme classe enregistrement numéro OB5B Depot legal Bibliothèque nationale du Quebec TELEPHONE B44 3361 thgnes groupées) «' - * « ¦ *¦* Le Devoir, samedi 23 octobre 1 971 * 5 des idées Mis sur la sellette, le bill 65 connaît un temps de réflexion LIBRE OPINION par SOLANGE CHALVIN Le projet de loi 65 sur l'organisation des services de santé et des services sociaux a été l’objet depuis le début des séances parlementaires d'une critique qui tourne, selon les combattants, autour de deux pôles: on veut garder ses structures, ses institutions, son statu quo si l'on fait partie de ceux qui dispensent présentement ces services: on revendique plus de participation et de pouvoir de décision dans l'élaboration des services projetés, si l’on se range du côté des consommateurs de soins.Toutefois, l'émotivité qui l'emporte souvent au moment de la discussions publique avec les membres du Parlement et qui dépasse fréquemment la teneur des demandes formulées implicitement dans les mémoires présentés nous porte à oublier l’assentiment quasi général pour une réforme en profondeur des services sociaux et de santé.La réorganisation proposée par le Bill 65.a-t-on souvent entendu, serait de nature à améliorer le sort des défavorisés.non seulement sur le plan économique, mais aussi §ur le plan social.L'intégration et la coordination des services de santé concernés représentent- un souci réel de développer et de produire des services qui tiennent compte d'abord de la personne humaine, reconnaissent les conseillers sociaux du Québec.L'objectif de plusieurs mémoires est en fait de donner au projet de loi.des moyens plus concrets d'atteindre le but qu'il se propose.La voix plus rationnelle de ceux qui n ont rien à perdre, dans l'application d'un nouveau régime, a toutefois bien des difficultés à couvrir celle de combattants plus soucieux de leurs prérogatives que de l'amélioration générale des services offerts à la population.Soulignons dans cet esprit de réelle collaboration, la suggestion mainte fois répétée, pour l'application par étape de la réforme prévue.Cette façon de procéder assurerait une transition graduelle qui permettrait la transposition dans les nouvelles structures de ce qui se fait de bien dans les structures actuelles, afin de ne pas léser la population à servir affirme le Conseil de développement social du Montréal métropolitain: De son côté, la Fédération des femmes du Québec, a proposé dans ce sens, la formation d'un comité ad hoc chargé de la mise en place des nouvelles structures, de l'évaluation des réactions qu elles suscitent chez la population, et de l'analyse de leurs répercussions sur l'économie du Québec.Des CISC d’abord L implantation des Centres locaux de services communautaires demeure, dans T esprit de la majorité des organismes.à privilégier, dans une première étape.Sachant l'importance qu'attache aux CLSC.le ministre Castonguav lui-méme qui les définit comme des "outils de développement au service des populations locales ", il est sûr que ces, centres prendront les premiers, le pouls de la satisfaction ou de l'insatisfaction tout autant des praticiens que de la population.Peu de gens au cours des séances de la commission parlementaire des Affaires sociales, ont mis en doute la nécessité et l'urgence de la réorganisation complète des Université de Montréal: des administrateurs irresponsables par les exécutifs du SPUM et du SNEUM services sociaux et de santé mais plusieurs considèrent que les moyens préconisés par le Bill 65 n'atteindront pas les objectifs proposés.S’il y a des changements à faire dans le texte du projet 65.il y en aura, a déjà dit le ministre Castonguay.réaffirmant son désir d'un amélioration sensible dans le système de santé mentale et physique qui prévaut actuellemént au Québec.On sait que le ministre a déjà accepté de modifier les structures des Offices régionaux (ORAS) qui ne satisfont personne.Il y aura plusieurs autres modifications, a-t-on entendu dire mais la teneur des amendements nécessaires ne sera révélée qu'une fois les auditions publiques terminées.On chuchote même dans les coulisses du Parlement que la seconde édition du Bill 65 est déjà bien en route.Cette semaine, des rencontres ont lieu à Québec à l'intention des seuls députés membres de la commission.Ils feront le point des suggestions reçues depuis deux mois avant de recommencer dans trois semaines, les auditions publiques.Il est à prévoir que des amendements seront apportés au projet de loi avant même son étude en deuxième lecture.Parmi ce concert de reproches qu'a subi le ministre Castonguay depuis la présentation du Bill 65.aussi bien de la part des organismes qui ont présenté des mémoires a la commission parlementaire, que de la part des simples citoyens qui se sont exprimés largement tout au long de sa tournée à travers le Québec, s'élève une réelle admiration pour celui qui a poussé si loin, le respect de l'attention due à celui qui parle.A une question d'un journaliste qui demandait ces jours derniers à M.Castonguay.s'il avait l'intention de démissionner si le Bill 65 ne passait pas ou si le projet québécois des allocations familiales n'aboutissait pas.le ministre a répondu: "Brandir une menace de démission est une lâcheté à laquelle je n'ai jamais pensé.Si la réorganisation des services de santé et services sociaux, ainsi qu'un régime nouveau d'allocations familiales, sont des choses urgentes et nécessaires, désirées par la population, elles se réaliseront".Quelle que soit l'issue du Bill 65.les corps professionnels et le public ne pourront pas reprocher au ministre de n'avoir pas joué à coeur ouvert le jeu de la démocratie avec tous les risques que celui-ci comporte.On peut se demander si certains organismes qui répètent pendant près de trois heures des mémoires déjà envoyés et lus par les députés.sont aussi conscients que le ministre du prix du temps et du respect de la démocratie.Par des plaidoyers qui n'en finissent plus, ils réduisent au silence d'autres citoyens qui n'ont ni le temps, ni l'argent, ni la patience, de retourner à Québec, plusieurs fois par mois, au cas où ils pourraient être entendus par la commission parlementaire.Le Bill 65 marque actuellement un temps d'arrêt et de réflexion, autant pour le ministre Castonguay et son équipe que pour les organismes concernés qui pourraient profiter de ce répit pour analyser leurs mémoires afin que les séances qui reprendront vers la mi-novembre apportent des éléments nouveaux dans le dossier du Bill 65 si tout n'a pas déjà été dit.En marge du conflit qui oppose l’administration de l’université de Montréal au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-1244), les dirigeants du Syndicat des professeurs et le Syndicat national des employés de l’université ont préparé une déclaration que viennent de diffuser leurs présidents respectifs, Maurice D’Aoust et Ginette Darbon.Cette déclaration a reçu l’appui des bureaux exécutifs de Services-Campus, de l’Association des étudiants de sciences, et du groupe 1186 du SCFP, respectivement présidés par MM.Claude Martin, Raymond Joly et Raymond Jodoin, ainsi que du président de l’Association des étudiants en médecine, M.Normand Geoffroy, et du vice-président de l’Association des étudiants des HEC, M.Michel Belisle.En voici le texte intégral.Les sous-titres sont du Devoir.Dès le début des négociations, les administrateurs de FUniversité de Montréal ont décidé d'accepter le 6/c de la politique salariale du gouvernement, sans même analyser les éléments de cette politique dont l’application à l'Université dans les circonstances est absolument incohérente.La politique salariale Cette politique qui touche environ 250,000 employés de la fonction publique est actuellement négociée par le grand Front commun intersyndical CSN-FTQ CEQ.Par- rattrapage, l'indice des tion des résultats de ces trois éléments, i.e.le accroissement de prix à la consommation et accroissement de l'indice de la productivité." Le gouvernement a donc fixé unilatéralement à 6 c l’accroissement de la masse salariale.Ceci correspond dans la fonction publique à un relèvement de 4.8% des taux et échelles de traitement, 1.2% étant réservé aux engagements, aux promotions et aux augmentations statutaires.L'application du 6% à l'Université de Montréal, telle que mi les nrincioes et rèeles rela- Présenté dans ,les premières tifs au niveau de la rémunéra- offres des administrateurs ne tion on a • “La rémunération se situera au niveau de la moyenne générale observée au Québec pour des emplois identiques ou analogues ; • Les accroissements de rémunération auront pour objectif de maintenir le pouvoir d'achat des rémunérations ; • Les accroissements auront aussi pour objet de permettre à l'ensemble de bénéficier périodiquement de l’accroissement de la richesse collective; • En conséquence, les accroissements de la rémunération correspondront à l'addi- La version de SGWU dans l'affaire Worrel par MICHAEL SHELDON, adjoint au recteur Le Devoir du 19 octobre, a publié une lettre adressée au ministre de l'éducation et signée par six professeurs de la faculté de Sir George Williams University.Cette lettre avait trait au départ de l'ancien contrôleur de l'université.M.Henry Worrell.En tant que'personne en charge du service de l'information de L université, je désirerais vous faire part de certains faits concernant le départ de M.Worrell qui semblent être demeurés obscurs dans cette lettre.Tout d'abord, la décision qui a amené le départ de M.Worrell fut prise par le Conseil d'administration ou par un comité délégué pour agitr à sa place: les gouverneurs représentant les professeurs et les étudiants ainsi que les gouverneurs représentant le milieu prirent part aux délibérations des dites autorités.De nombreuses et longues réunions ont été tenues et les membres du Conseil d'administration rencontrèrent M.Worrell dans une tentative d'entente acceptable de toutes parts.L ampleur de ces nombreuses rencontres et discussions a déterminé la tournure de la décision finale de l'exécutif du Conseil d'administration en date du 8 juillet, agissant à la place dudit Conseil durant l'été, à savoir qu'il n'y avait pas lieu d'établir un comité de médiation tel que proposé par l'Association desanciens.De plus, le Conseil d administration.décidait.le mois dernier, que le grief de M.Worrell contre le Recteur.Dr John O'Brien, n'était pas fondé puisque les décisions faisant l'objet du grief ont été prises par le Conseil d'administration.M.Worrell fut durant une trentaine d'années membre de l'administration de Sir George Williams University.Toutefois, la nautre et la dimension de l'université ont tellement changé ces dernières années de meme que les exigences de fonctionnement en tant que faisant partie du système universitaire québécois que la structure administrative a dû opérer des changements majeurs, lesquels ont réduit considérablement les tâches reliées au poste de contrôleur.Deux sortes de changement ont été effectués: 1.Pour accomplir des tâches à caractère spécifique on a embauché des administrateurs spécialisés: 2.Certaines fonctions furent subordonnées à la direction d'autres administrateurs lorsqu'il devint évident que le contrôleur lui-même n’obtenait pas des résultats financiers conformes aux lois gouvernementales sur les budgets Billet d'Italie Les lieux communs Huit millions d'Italiens souffrant d'insomnie consommeraient.parait-il, un nombre effarant de tranquillisants et somnifères.Pour qui se penche sur toutes ces nuits blanches génératrices d'idées noires la cause principale du problème saute à l'oreille: le bruit.Le silence est devenu une denrée rare et coûteuse, les habitants des grands centres urbains en savent quelque chose.A Milan, où le smog dense pose comme une housse tragique, voire un linceul sur la ville et les choses.existe une pollution plus insupportable que celle de l'air: la pollution sonore.Les Milanais sont exaspérés et l'exode dominical ne leur suffit plus Pour fuir la ville bruyante ils cherchent refuge dans les proches banlieues; l’une d'elles.San Felice, axe sa publicité sur la paix de vivre à la campagne à un quart d'heure du centre ville.Dans les rues de San Felice la circulation automobile est interdite à tous les non-résidanis.Le silence est d'or dit un vieux proverbe et nul ne peut plus en douter devant le prix de cette denrée luxueu- ' se.Comme quoi les lieux communs deviennent parlois les lieux recherchés.Rolande A.LACERTE Varèse, octobre 1971.et qu'il ne pouvait plus administrer nos ressources et services avec une vigilance serrée.Par conséquent, le gros des responsabiütés du contrôleur fut transféré à d'autres administrateurs durant la période de janvier 1967 à novembre 1970.lui laissant la responsabilité de la sécurité, du téléphone, du service postal.de la réception et de l'administration des immeubles appartement à l'université mais ne servant pas pour le moment à des fins d'enseignement.Les cha ngements turent opérés par étapes et à chaque fois discutés à fond avec M.Worrell.En raison de ces changements il lui a également été conseillé par son supérieur, et ce à plusieurs reprises, d'essayer de se trouver un autre emploi.Le 18 mai, M.J.Smola, vice-recteur aux affaires administratives et financières, rencontrait M Worrell pour lui annoncer l'abolition prévue du poste de contrôleur.Il fut aussi question des différents arrangements finals pour ce qui a trait à une compensation pécunière équitable.Cette rencontre a eu üeu seulement après que le Dr Smola eut mis au courant le président du Conseil d'administration.monsieur A.Uutt et le recteur des différents aspects de la situation.M.Worrell écrivit alors immédiatement au Dr Smola, avec copies de sa lettre au Chancelier, au président du Conseil d'administration et au recteur pour se plaindre de ce qu'il qualifiait d'une décision qui le congédiait à compter du 1er juin.L'affaire fut alors soumise au comité exécutif du Conseil, lequel le transmit au comité du personnel.Le 27 mai.le comité du Conseil du personnel organisait une autre rencontre entre les membres du Conseil et M.Worrell pour discuter la situation à fond et tenter de trouver une solution acceptable de la part de toutes les parties en cause.M.Worrell qui était d abord favorable à cette rencontre la contre-manda par la suite.Par conséquent le comité du personnel se réunit de nouveau le 31 mai et décida de présenter une recommandation au Conseil prévoyant l'abolition du poste de contrôleur ainsi qu'une offre d'emploi alternatif à l'université.Dans une rencontre le même jour entre le Dr Smola et M.Worrell, ce dernier lui fit part de son intérêt pour un tel emploi alternatif et le lendemain le Dr Smola lui écrivait pour en établir les conditions.Il s'agissait en gros, d'un poste avec des responsabilités assez semblables ;i celui que M.Worrell occupait à un salaire de $10.000.environ la moitié de ce qu'il gagnait auparavant mias avec ajustements financiers faisant en sorte qu'i! maintiendrait dures de Tuniversité à un salaire de $14.000 M.Worrell refusa cette offre le lendemain.A la suite du second refus de M.Worrell, le Conseil d'administration, dans une réunion tenue le 10 juin, approuva l'abolition du poste de contrôleur et délégua le comité du personnel pour poursuivre toute autre démarche requise.Par conséquent, le représentait qu'un relèvement des niveaux de salaires d’environ 1.5%, le reste étant utilité pour le rattrapage ou les augmentations statutaires.C'était nettement insuffisant, même selon les normes gouvernementales.Les offres initiales Ces offres étaient ridicules à plusieurs titres et ne pouvaient qu'entraîner le déclenchement de la grève.Selon cette nouvelle échel-e, la plupart des syndicats auraient reçu une augmentation à peu près équivalente à celle qu'ils auraient normalement eu en juin dernier et ceci après la perte de 2% de leurs salaires.L'exécutif de l'APUM a effectué une analyse comparée de l'échelle en vigueur et de l’échelle proposée par les administrateurs et il y est démontré sans équivoque que $231.000 étaient nécessaires pour supporter l’échelle actuelle alors que seulement $229,400 étaient nécessaires pour supporter l’échelle proposée.L'exécutif conclut que 'Ta situation actuelle dont souffre toute la communauté universitaire est le résultat de la politique de l'administration qui doit en assumer la responsabilité." Les administrateurs ont prétendu que leurs offres initiales constituaient ni plus ni moins que la parité avec l'UQ-AM.Il est facile de démontrer que ceci est faux.En premier lieu, la classe la plus élevée avait été retranchée réduisant le maximum de l'échelle de plusieurs milliers de dollars.Or plus d’une centaine d'employés ont des salaires qui se situent au-dessus du maximum proposé et qui n'auraient reçu aucune augmentation pendant des années.En second lieu, plus de 407o des fonctions à l’Université de Montréal n'existent même pas à l’UQAM, ce qui rend impossible une transposition de l’échelle de l’UQAM.L’incompétence des administrateurs 1! existe des syndicats d’employés à TU.deM.depuis 1962.Les administrateurs ont été forcés de rationaliser leur gestion pour près de 25% des enployés de l’Université.Or, après”plus de 30 ans d'existence, ils ont pu décrire avec précision les tâches accomplies par seulement 50 des 1000 employés regroupés au sein du SCFP-1244.Ces quelques renseignements qui sont absolument indispensables pour l’élaboration d’une échelle de salaire, le SCFP ne les a obtenus qu'après 10 jours de grève.A ce stade-ci, il faut se poser de sérieuses questions sur la bonne santé de l'administration à l'Université de Montréal.Il est tout à fait inconvenable que des administrateurs .‘dieux ne préparent pas d’offres salariales, avant même que le syndicat ne les réclame.Pourtant, c’est ce qui s’est produit au cours de ce conflit.Deux jours seulement avant, le déclenchement prévu de la grève, les administrateurs n'avaient rien d’au- tre à présenter que des offres globales verbales! Dans les circonstances, il semble que les administrateurs ont agi avec une complète irresponsabilité car ils savaient qu'une telle ofre verbale ne pouvait que provoquer le déclenchement de la grève.Le gouvernement et l'U.deM.Une très grande partie de la nature du conflit repose sur l’antagonisme qui existe entre notre administration et lç gouvernement provincial.En 1968, le gouvernement effectuait une étude détaillée des budgets des universités.Il ressort du rapport du "sous-comité des budgets universitaires de fonctionnement" (rapport Gauthier) que le gouvernement considérait que les coûts administratifs de l'Université de Montréal étaient beaucoup trop élevés.En effet, à l'U.de M.les coûts administratifs par étudiant étaint de 20 à 40 /c supérieurs à ceux des Universités McGill et Laval qui sont des universités de taille comparable.Les administrateurs ont invoqué l'autonomie de l’administration face au gouvernement pour ne pas offrir de meilleurs conditions que celles que le gouvernement paraissait leur permettre à ce moment-là.Cet argument est très dangereux et il soulève plusieurs questions importantes.L'Université de Montréal est-elle autonome?Si oui, est-il désirable qu'elle le demeure?Le peut-elle?Si non, pourquoi tenter de le faire croire et en faire payer le prix aux salariés de l'Université?L'histoire récente nous a démontré qu’une certaine autonomie administrative avait conduit le recteur à faire des dépenses extravagantes pour meubler ses bureaux: il serait même opportun d’exiger une enquête publique à ce sujet.De plus, ces mêmes administrateurs n’ont même pas hésité à imposer aux usagers du stationnement le financement du développement de l’Université en les obligeant à défrayer les coûts ue construction d’un garage éta- Suite à la page 6 HMH Éditions Hurtubise - HMH, Ltée 380 ouest, rue Craig, Montréal 126.son présent salaire pour une 16 juin, à l'issue d une autre autre année.S’il préférait ne assemblée du comité du per-pas accepter ce poste immé- sonnel.une lettre fut envoyée diatement il pouvait tout de à M.Worrell indiquant que le même bénéficier dun congé poste de contrôleur serait payé d une année à titre de définitivement aboli à comp-contrôleur.ter de 30 juin.Puisque M.Le 3 juin, M.Worrell écrivait W°ïre11 n> ,accePjé afucu".au Dr Smola.rejetant cétte R051^1 lu‘ °nt offre comme tout-à-fait inac- '* :>era!1.Pa^ consequent congédie a cette date.L u- ceptable et demandant la formation d une commission d'enquête impartiale sous la présidence du président du comité du personnel.De plus, il s'exprimait en ces termes: "J'ai le droit de demeurer à mon poste de contrôleur de l'université à mon salaire actuel ou bien d'occuper un poste d'égale envergure à rémunération égale." Le 7 juin.M.Worrell ren- niversité lui verserait une compensation de $35.000 sans compter ses droits au fonds de pension.La lettre publiée dans Le Devoir contient une version française d'une pétition signée par 31 membres de la faculté et envoyée au recteur le 26 mai.Cette lettre suggère que des motifs de discrimination raciale pourraient être à la source du départ Alain Chônicourt L’Inflation Un mal qui touche chacun de nous I 'oii + oiir r\ r~\ c a I * Ar* kl a 11 a rtii i r» »-» ?o I Co-edition Laffont — HMH 260 pages — $4.00 contrait le recteur et le pré- de M.Worrell.Trois des si sident du comité du person- gnataires se dissocièrent nel pour discuter de la créa- alors de cette insinuation tion d'un nouveau poste.A la suite de cette rencontre l'assemblée du comité du personnel tenue le lendemain Depuis, les deux anciens recteurs, le Dr Henry Hall, décédé, et le professeur D.B.Clarke ainsi que six au- proposa à M.Worrell un nou- très membres de la faculté veau poste impliquant la ve- se sont également dissociés rification des méthodes ad- de cette suggestion par lettre ministratives et des procé- au recteur.HMH Éditions Hurtubise - HMH 380 ouest, rue Craig, Montréal 126, lettres au Devoir La nouvelle politique multiculturelle d'Ottawa Monsieur le directeur, Je souscris entièrement aux commentaires de M.Serge Losi-que, publiés dans votre édition du 14 octobre, quant à la valeur de la soi-disant politique multiculturelle formulée r 'cemment par le gouvernement fédéral.Si, en utilisant le terme “culture", le gouvernement se réfère, en fait, au folklore, alors les programmes d’appui à l’épanouissement culturel des groupes ethniques qu'on préconise, seront, pour le gouvernement, politiquement rentables, et pour le pays, plutôt inoffensifs.Si, par contre, on entend instaurer une véritable action de promotion multiculturelle, je doute fort que celle-ci soit dans l'intérét du pays, même si elle est réalisable dans la pratique.Par ailleurs, il ne faut pas oublier que l’action de propagande et de séduction culturelle déjà entreprise par les gouvernements d’origine de certains groupes ethni- ques, et visant leurs émigrants au Canada, n'est pas toujours entreprise dans l’intérêt du Canada.Elle vise les intérêts nationaux du pays d’origine.On peut se demander à qui une surenchère Jans le domaine profiterait en dernière analyse.Thomas BABINSKI Ville Mont-Royal, le 14 octobre 1971 Jean Hamel in Les rumeurs (Tlloehelaga souvenirs _ .:.* • • "Dans un récit très personnel qui constitue son dernier livre, Jean Hamelin évoque l'Hochelaga de l'avant-guerre où il a grandi.Il a sans doute choisi avec soin son genre littéraire, qu'il nomme rumeurs; des scènes hochelagaises sont entrecoupées de textes en caractères italiques, centrés eux sur un présent parisien.Émerveillé par ce magnifique coin de la ville, incapable lui aussi d'en cerner le merveilleux, il l'a respecté en répétant doucement ses "rumeurs" .(Robert Guy Scully, Le Devoir) 210poges — $3.50 6 • Le Devoir, samedi 23 octobre 1971 Synode: salut individuel ou projet communautaire?Suite de la première page Les plus écoutés sont lu plupui t du temps les évêques du tiers monde, dont la langue reflète l'expérience de T injustice.La nouveauté, en effet, me semble être surtout à ce niveau: on ne croit plus guère, sauf dans certains milieux protégés, a la valeur d'une connaissance théorique de l'injustice ni à des déclarai ions de principe.On admet assez facilement que l'échec de la doctrine sociale de l'Eglise par le passé est largement dû à son caractère académique et déductif.On reconnaît souvent que la connaissance de l'injustice.comme d'ailleurs de la justice, est rendue possible et sérieuse par la seule expérience de l une comme de l'autre.Déjà, cependant les débats montrent que l'uniformité de décision au nheau mondial n est pas plus facile ici que dans le débat sur le ministère.Déjà se révèlent une ligne réformiste et une ligne plus révolutionnaire, à condition que le mot révolution n'inclue pas la violence.Plusieurs ont clarifié le débat en montrant que l'Evangile est foncièrement non violent, mais en montrant également qu'il n'est pas non engagé A partir de ce point, certains voudraient enlever même du document de travail tout ce qui peut laisser une porte ouverte à la lutte des classes, d'autres au contraire insistent sur la liberté de l'Eglise à l'égard des capitaliste comme à l'égard de toutes les formes du socialisme.On atteint généralement le fond du problème lorsque les orateurs affirment ou nient que la conversion personnelle soit possible sans changement dans les structures.En fait, il est très |>ossible que le succès ou l'échec de cette section vitale du synode se joue sur ce terrain: si un consensus ne pouvait se faire sur une volonté de christianisme communautaire et si un christianisme de la conversion individuelle devait prédominer, le grand projet chrétien de justice risquerait fort de demeurer lettre morte.Les interventions canadiennes ont continué, au même rythme et avec la même qualité.Elles ont été très remarquées.autant dans la salle que dans la presse européenne Des mardi soir.Mgr Plourde exposait la position de base de 1 épiscopat canadien, insistait sur l'orientation vers l'action.Il rappelait que le monde modprne n'a plus besoin de l'Eglise pour se comprendre lui-même sur le plan abstrait et technique.Il exposait les grands traits d'une vision du monde chrétienne, que nous seuls, chrétiens, portons et qui est don du Christ.Il appuyait la position canadienne sur la conception biblique de la personne, une personne cjui s'identifie en pratique avec ce quelle fait et ce qu elle dit.Il rappelait l'Evangile de Saint-Jean: Celui qui fait la vérité vient à la lumière .Jeudi, comme le disait un observateur français, les pères du synode ont pu "bouffer deux Canadiens".Et ils étaient savoureux.Mgr Carter a d'abord montré ce qui.dans notre observation du monde, est spécifique de notre temps: la croissance gigantesque des superpuissances i Russie.Chine.Etats-Unis) et des entreprises multinationales.Il a montré avec un humour caractéristique comment les plus grandes puissances mondiales ne sont qu’en partie présentes aux Nations unies, parce qu elles se nomment General Motors, Ford, Siemens, ou Westinghouse.Avec le même humour, il a cité le premier ministre du Canada.M.Trudeau, en disant que vivre à côté des Etats-Unis est comme coucher avec un éléphant: même le plus bienveillant des éléphants, s'il sursaute, vous écrase comme une souris.Il a ensuite montré que le devoir de l'Eglise n était pas seulement de culpabiliser ces grandes puissances mais de les amener, par une concertation engagée et créatrice, a devenir responsables de leurs actes, en particulier dans le gaspillage des ressources des pays pauvres.Il a suggéré des moyens d'éliminer les énormes budgets de dépenses nationales de l'âge atomique.Mgr Flahiff, quelques heures plus tard, a présenté un autre aspect fondamental du problème: le devoir d'éducation à la justice dans l Egüse.Il a parlé surtout de praxis, au point que des journalistes, qui avaient négligé d'observer sa base théologique, ont parlé d'un Flahiff marcusien et coloré de marxisme.Il a montré comment on ne comprend les hommes que par la sympathie et la solidarité, comment on ne devient compréhensible et croyable que si l'expérience correspond à la parole.Il a tiré des conséquences: seule une Eglise pauvre comprendra les pauvres, seule une Eglise libre comprendra les opprimés et pourra les libérer.On comprend qu a Rome une vieille rumeur se soit réveillée pendant ces derniers jours: celle qui voudrait que le pape Paul VI donne le Musée du Vatican à rUNESCO! Vendredi, encore deux Canadiens.Le cardinal Maurice Roy, qui parla au nom de la commission Justice et Paix, a proposé des projets concrets, à trois paliers: immédiatement.que le synode demande aux nations puissantes de ne pas régler la crise monétaire au détriment des pays pauvres; que le synode appuie le prochain congrès des Nations unies sur le développement (il se tiendra au Chili en février 1972).à court terme, que l'Eglise entreprenne une ca mpagne mondiale de conscientisation et d'éducation de tous les chrétiens sur la justice dans le monde; à long terme, que l’Eglise sache penser à l'avance, et sérieusement.des problèmes qui déjà se manifestent clairement et ne se résoudront pas d eux-mêmes.On peut penser aux problèmes de la population, de la pollution, de l'automation.Enfin, Mgr Grégoire a abordé une dimension fondamentale de la question: le centre de gravité de l'enseignement moral chrétien.Si le péché et le mal sont perçus comme affaires personnelles, et très souvent uniquement sexuelles, la conscience chrétienne ne parviendra pas à un réel effort vers la justice dans le monde.Que l'Eglise nous fasse prendre davantage conscience, sans négliger une éthique personnelle.de la gravité de nos solidarités avec les forces collective's d oppression et d'exploitation.Il a ajouté que le renouveau du sacrement de pénitence ne sera possible que dans cette perspective.Je signale ici l'importance de quelques interventions Iniques durant la semaine.D'abord Barbara Ward, l'économiste de réputation mondiale et pionnière de l’économie du développement; grande dame toute menue, vêtue d'un tailleur gris fer et portant une mantille espagnole noire sur ses cheveux gris, elle a parlé d’une voix fragile, un peu tragique, mais avec une base technique implacable, de l'immensité des problèmes de justice mondiale et de ce que peut faire l'Eglise.Plus tard, un autre expert de la commission Justice et Paix, le docteur Mendez de Almeida, de Rio de Janeiro, est venu fournir la preuve accablante de la radicalisation de l'aventure de l'homme occidental à l'heure actuelle: les peuples riches deviennent toujours plus puissants, les pauvres de plus en plus nombreux et de plus en plus pau\ res.Le ministère sacerdotal C' est lui qui fait le souci, et un peu la lassitude, de l'assemblée synodale cette semaine.Au milieu de la semaine.le rapporteur philippin est venu présenter les résultats des douze ateliers de travail.Il a montré d'abord que la crise actuelle du ministère provient du ministère lui-même, en pleine collusion avec la révolution culturelle.et non pas.en général, d un manque de spiritualité ni de la contestation.Il a ensuite montré, sans l'avouer explicitement, l'impossibilité d une solution universelle pour les questions pratiques.Ici encore la question de l'ordination d'hommes mariés a été centrale pour la plupart des ateliers: neuf sur douze sont arrivés à des votes.Le résultat est simple, du moins au niveau des votes à main levée: on sait que le cardinal Doepfner a proposé des votes secrets à la fin du synode.Soixante-dix-huit voix sont contre tout changement de la discipline actuelle, trente-cinq voix sont pour une ordination d'hommes mariés par mode d'exception réservée au Saint Père et comme exception confirmant la règle, quatre voix pour laisser aux conférences épiscopales cette décision.Paradoxalement, le cercle français numéro trois, dirigé par le cardinalSuenens.a obtenu le vote plus favorable au statu quo: quinze voix contre cinq.Son cercle était rempli de conservateurs résolus! Depuis lors, le travail se fait en coulisse.On a demandé au comité officiel d'évêques et de théologiens de souder ensemble la partie doctrinale et la partie pratique sur le ministère, on a refusé de nommer une commission spéciale, des projets de rapports minoritaires ont été élaborés, et surtout on cherche à former des coalitions d'évêques influents pour rédiger des contre-propositions et rencontrer le Saint Pere avec ce nouveau texte.Je puis assurer qu'on a beaucoup compté sur la délégation canadienne pour se charger de cette mission complexe.et qu'on a souvent nomme comme chef de celle mission le cardinal Flahiff: mais la délégation canadienne ne s'engagera que si un texte cohérent et vraiment évangélique peut être rédigé et présenté au pape.La lin de semaine sera sans doute significative sous cet aspect.Comme on peut voir, la prospective est difficile.La question de la justice est bien engagée et a pour elle de bonnes garanties de succès pastoral.Mais la question du ministère demeure problématique.Si les efforts de décentralisation disciplinaire échouent, il me semble inévitable qu'un bon tiers du clergé et de l'épiscopat mondial seront décontenancés par le synode et souvent placés dan-une situation tragique, qu'ifs'agisse du recrutement, des abandons du ministère ou du retour à certains ministères des prêtres mariés.Et il semble bien que les Canadiens seront de ceux-là.De toute façon, il semble certain que les votes, s'il y en a.seront proposes seulement à la toute fin du synode.Et on sait maintenant qu il se prolongera au moins jusqu'au 5 novembre.Ce midi, en rentrant de dîner, j'ai rencontré Mme Barbara Ward et lui ai demandé comment était la session de cette matinée."Macabre, a-t-elle dit.seulement deux bonnes intenentions ".J'ai repris: "Est-ce pire que les Nations unies .’" Elle a ajouté: "Presque".suites de la première Page a OTTAWA DECLARE novembre 1971 et letli mai 1972 Au printemps de 1970.le gouvernement canadien avait imposé une surtaxe d'urgence, reconduite ultérieurement par le Parlement jusqu'au 29 novembre 1971.sur les importations de chemises par -mite de l'apparition d'un grand nombre de nouveaux fournisseurs qui ne pratiquaient aucune modération détériorant ainsi l'industrie canadienne.La commission a noté dans son rapport que les biens importés accaparent la majeure partie du secteur de bas prix du marché canadien.Elle a constaté, par ailleurs, que les producteurs canadiens sont efficaces ei que la plupart des entreprises sont viables à long terme.Selon la commission, les projets des producteurs en vue de résoudre les problèmes de l'industrie sont acceptables à la lumière des principes directeurs contenus dans la loi sur la commission du textile et du vêtement.L'enquête quelle a menée portait spécifiquement sur les effets des importations des chemises en tricot et d étoffé tissée sur la production et l'emploi au Canada.Le gouvernement estime que l'action prise apportera au marché canadien de la chemise un degre appréciable de stabilité qui permettra aux fabricants canadiens de progresser dans la mise en oeuvre de leurs plans et mesurera surtout la permanence de l'emploi dans cette im ustrie adit.M.Pepin.En meme temps, a-t-il ajouté, la mesure vise a garantir qu'il n'y aura pas de moditication importante de la quantité de chemises a bon marché pouvant être offerte à la clientèle canadienne.C'est le 5 mars 1971 que les Communes adoptaient le projet de loi mettant sur pied cette commission des textiles et du vêtement dont I une des principales responsabilités est d etudier l'impact des importations sur l'industrie des textiles en général et de formuler des recommandations au gouvernement.TAUX La Banque Toronto-Dominion a ouvert la voie en ramenant son taux privilégié de 6.5 pour cent à 6.25 et les autres banques à charte ont alors sui\ i.Les Etats-Unis l'ont fait un peu plus tôt.Le nouveau taux qui entrera en vigueur dès lundi a la Banque du Canada, sera le plus bas des quatre dernières années.Précisons que ce taux, qui règle ceux des autres prêts, était fixe a 4.5 pour cent en septembre 1967.Il devait alors passer à 5 Menée dans le plus grand secret La refonte de l'État chinois Dans deux mois, si le calendrier prévu est respecté, la Chine devrait avoir enfin un Parlement, un chef d'Etat et un gouvernement au complet.Le plus grand secret entoure les préparatifs de dernière heure.Il ne reste plus grand-chose de Tancien gouvernement de M.Chou En-lai.Outre M.Chou En-lai lui-mè-me cinq ministres seulement ont conservé leur portefeuille pendant la révolution culturelle.Ce sont le vice-premier ministre.M.Li Hsien-nien: le ministre de la défense.M.Lin Piao: le chef de la sécurité.M.Hsieh Fu-chih.et deux personnalités moins connues.MM.Lai Chi-fa en Tseng Shan.T un ministre des matériaux de construction.Tautre des affaires intérieures.Auparavant, il y avait une cinquantaine de 'ministres.Pendant la période des troubles, des fonctionnaires ont été chargés d'expédier les affaires courantes.Depuis que le calme est revenu, sept ministres ont été nommés.Le premier d'entre eux a été désigné au cours de l'été 1970.Il s'occupe de l'industrie légère.Son nom et son titre apparurent dans la presse chinoise à l'occasion du voyage en Irak de la délégation gouvernementale qu'il dirigeait.C'est d'ailleurs de cette façon que Ton a appris le nom de la plupart des nouveaux promus.La première nomination s accompagnait d'une réforme administrative: les deux anciens ministères de l'industrie légère et celui de l’industrie textile ont été fondus en une seule organisation.La révolution culturelle s'est donné en effet pour objectif un allègement général de l’appareil de direction: quelque trois cent cinquante ministres et vice-ministres géraient autrefois une cinquantaine de ministères et commissions dépendant directement du gouvernement: le nombre de ces organismes a été ramené à moins de trente.La lutte contre les lourdeurs administratives remonte à 1968.date à laquelle des coupes ont été pratiquées à tous les échelons pour diminuer le nombre des fonctionnaires.Quels sont les nouveaux ministres?Les uns étaient auparavant vice-ministres: ils ont remplacé leur patron et offrent l'avantage de posséder une solide expérience.Les autres sont, pour la plupart, des militaires totalement inconnus.âgés en moyenne d'u- DIMANCHE DE LA PROPAGATION DELA FOI 24 OCTOBRE 1971 PARTAGE TA FOI A LA DIMENSION .DU MONDE t ne cinquantaine d'années, qui ont prouve leur habileté politique au cours de la révolution culturelle.Ils n appartiennent généralement pas au comité central: une certaine separation est maintenue entre le parti communiste et TEtat.Selon le projet de Constitution en discussion dans le pays, le gouvernement devrait être composé, comme les autres organes administratifs, sur la base de la triple alliance des cadres, de l'armée et des représentants de masses révolutionnaires.Pour le moment, il s'agit surtout, en fait, d une double alliance de Tarmée et des cadres: mais tous les postes ne sont pas encore pourvus.Les organes de TEtat devraient.en principe, reposer aussi sur une autre "triple alliance".qui unit les personnes âgées, les personnes da-ge mur et les jeunes.Cette formule est appliquée dans les comités révolutionnaires des provinces.L'autorité suprême s'en inspirera-telle pour former le gouvernement?Une remarque s'impose: les bouleversements de la révolution culturelle ont amené les dirigeants à violer la Constitution.C'est en effet, selon toute vraisemblance.M.Chou En-lai qui nomme les ministres, alors que la décision en la matière appartient à TAs-semblée.Cependant, la charte de 1954 est tombée en désuétude.elle va être prochainement remplacée.Quant à CAssemblée nationale, elle a perdu trop de membres ces dernières années pour prendre elle-même des décisions.Les dirigeants chinois affectent toutefois de croire que cette Assemblée existe toujours, en particulier son comité permanent, qui détient les pouvoirs parlementaires réels.C'est, en effet, ce comité qui a été chargé par le parti de convoquer l'Assemblée nationale et d'organiser les élections.Beaucoup de ses membres, tel le secrétaire.M.Liu Ning-yi.président de la Fédération des syndicats, ont subi une disgrâce.Néan- moins.le bureau de TAssem-béle compte encore un certain nombre de personnalités de premier plan, comme M.Kuo Mojo.le président de T Academie des sciences, que Ton a beaucou p vu ces derniers temps lors des réceptions de delé-.gâtions étrangères.M.Kang Sheng.membre du bureau politique du parti et de son comité permanent, les maréchaux Liu Rocheng et Hsu Hsiang-chien.et surtout le président de TAssemblée.le populaire maréchal Chu Teh.L ancien chef de Tarmée rouge a été contraint, en raison de son âge.de réduire ses activités, mais il a envoyé, le 14 juin dernier, un message de félicitations aux dirigeants de Hanoi.en sa qualité de président du Rarlement chinois.La convocation de TAssemblée nationale soulève de nombreux problèmes.Par exemple celui-ci: les partis non communistes pourront-ils participer aux elections?Ces partis étaient représentés au Par- BELFAST (AFP) Les artificiers de Tarmée britannique ont désamorce hier soir à l'hôtel Europa.a Belfast.Tune des plus grosses bombes jamais posées en Ulster: elle contenait 50 livres de gélinite.L hotel Europa.le plus moderne de Belfast avait été totalement évacue hier après-midi après que deux jeunes gens, faisant preuve d'un sang-froid étonnant, eurent sous la menace de leurs mitraillettes dépose la bombe, enfermée dans une grande caisse blanche sur laquelle lenient.Il n'est pas sur qu ils puissent envoyer des deputes à la prochaine Assemblée.D ailleurs leurs adhérents >ont en général très âgés.L'intérêt porte aux campagnes.la volonté d industrialiser le monde rural, devraient entrainer.d'autre part, une modification de la loi électorale.Le système institué en 1953 favorise trop les villes.Les dirigeants estimaient alors que les agglomérations constituaient les centre politiques, économiques et culturels du pays, et que la classe ouvrière devait être sur-représentée.Les villes de plus de trois cent nulle âmes élisaient un député pour cinquante mille habitants; il en allait de meme dans les cités où les circonscriptions ouvrières groupaient deux cent mille personnes.alors que dans les régions rurales quatre cent mille citoyens désignaient un député.Un système plus équilibré devrait être instauré.II a été annoncé que T Assemblée nationale se réunirait cette année, mais le retard pris da ns la constitution des bureaux provinciaux du parti a diffère, jusqu'à présent, la convocation du Parlement.Soumise au parti, la nouvelle Assemblée nationale ne jouera probablement pas un rôle plus grand que dans la précédente.Comme dans les autres pays socialistes.elle détient, en principe.tous les pouvoirs, en fait elle n'en exerce aucun.Sa réunion marquera néanmoins une date dans ( histoire du régime.parce que les problèmes en suspens depuis des années auront enfin été résolus: TEtat chinois pourra fonctionner normalement avec de nouveaux dirigeants.Bref, la révolution culturelle aura été digérée et un terme sera mis officiellement à la période de Tempririsme et du provisoire.était peint en lettres rouges le mot IR A.Selon Tarmée qui a nus plusieurs heures avant de rendre cette bombe moflen-sive.l'engin aurait pu détruire une grande partie des dix étages de l'hôtel.C'est la seconde fois en quarante-huit heures que T Europa est visé par les plastiqueurs de TIRA.1.hôtel est le lieu de rencontre de nombreux hommes politiques irlandais Parmi les personnes evacuees hier figurait le gouverneur de Tl'lsler.lord Grey ol Natin-ton.Postes ministériels déjà pourvus Premier ministre: M.Chou En-lai.Vice-premiers ministres: MM.Li.Piao.ministre de la défense, et Li Hsien-nien.sans attributions ollicielle-ment définies.Sécurité: M.Hsieh Fu-chih.Matériaux de construction: M.Lai Chi-fa Affaires intérieures: M.Tseng Shan.Agriculture et forets: M.Sha Feng.Commerce extérieur: M.Pai Hsiang-kuo.Relations économique s avec l’étranger: M.FangYi.Industrie légère: M.ChienChin-guang.Communications: M.Yang Chieh.Premier ministère des constructions mécaniques: M.LiShui-ching.Culture physique et sports: M.Wang Meng.Affaires étrangères iintérim > : M.('hi Peng-fei.L'armée désamorce la plus grosse bombe jamais posée en Ulster: 50 livres ) * 10« Le Devoir, samedi 23 octobre 1 971 Ontario par François Barbeau TORONTO - Au surlendemain des élections ontariennes, une chose seulement est certaine: les progressistes conservateurs ont remporté la victoire.Mais on ignore toujours qui des libéraux ou des néo-démocrates formeront l'opposition officielle.Les résultats indiquent que les conservateurs ont obtenu 78 sièges, les libéraux 20 et les néo-démocrates 19 Toutefois, dans trois circonscriptions, on attend les résultats du dépouillement judiciaire qui décidera du leader de l'opposition.Dans Ottawa centre, les néo-démocrates ont enlevé un siège aux libéraux avec une majorité de 191 voix environ.Dans la circonscription de Toronto-Do-vercourt.les conservateurs ont battu les néo-démocrates par une marge de 55 voix.Enfin, dans Nipissing.le libéral sortant a conservé son siège par une très faible majorité.quel parti formera Topposition officielle?Il ne serait pas impossible que les néo-démocrates se retrouvent devant les libéraux.De toute façon, les néo-démocrates, s'ils ont perdu deux sièges, selon les résultats actuels, ont augmente leur proportion du vote populaire.Une compilation des votes montre que les neo-démocrates ont obtenu jeudi 27 pour cent des voix exprimées, contre 26'?aux élections de 1967.Les libéraux, de leur côté, n ont obtenu que 28 pour cent du vote populaire.alors qu’en 1967.ils en avaient obtenu 31.Les conservateurs, pour leur part, en faveur de qui 42% des électeurs avaient voté en 1967.ont vu cette proportion passer jeudi à 44%.Les conservateurs ont enlevé sept sièges aux néo-démocrates, -dx aux libéraux.Les libéraux ont défait deux conservateurs sur leur territoire.Les victoires néo-démocrates ont été enregistrées aux dépens de trois libéraux, d'un conservateur et de l’unique député indépendant qui siégeait à Queen's Park.Le premier ministre réélu.M.William Davis, a humblement accepté la victoire, soulignant que c'était la volonté du peuple et que le peuple avait choisi le leader dont la province avait besoin.Mais il ressort de cette victoire conservatrice que le parti ayant mis sur pied la campagne électorale la plus fignolée a été porté au pouvoir.Jamais les conservateurs n'ont voulu avouer combien ils avaient investi dans la campagne, mais on a parlé de quatre à six millions de dollars.Une campagne de pulbieité à saturation a été conduite à la télévision et le succès de cette tactique a été reconnu par M.Stephen Lewis, leader du NPD ontarien.M.Lewis a déclaré le soir des élections que s'il avait à refaire sa campagne, il la mènerait de la même façon, mais qu'il ne négligerait pas le pouvoir de la publicité.Si le leader néo-démocrate attribue RESULTATS DES TROIS DERNIERES ELECTIONS PC Lib.NPD 1971 1967 1963 78 69 77 20 28 24 19 20 7 * En 1963, on ne comptait que 108 circonscriptions électorales en Ontario.La carte a été refaite pour les élections de 1967 et compte maintenant 117 circonscriptions.la défaite de son parti à la publicité, un des candidats néo-démocrates réélus, et sûrement le plus connu des néodémocrates ontariens, le Dr Morton Shulmann, l'attribue à la personnalité de son leader.Le Dr Shulman a déclaré hier que les électeurs ontariens avaient été effrayés par Stephen Lewis et que leur verdict signifiait un rejet de M.Lewis comme leader du parti.Le Dr Shulman a ajouté que si le parti s'était lancé dans cette election avec M.Walter Pitman, candidat défai tau leadership du NPD Ontario, les résultats auraient été tout autres.Dans la circonscription même de M.Lewis, où il avait été élu avec une forte majorité en 1967, le leader néo-démocrate a difficilement remporté la victoire.avec à peine 400 voix de majorité.Ses adversaires ont fait savoir qu'ils demanderaient un dépouillement judiciaire.Pour les néo-démocrates, le plus dur coup a sans doute été la défaite dans les trois circonscriptions de Kitchener-Waterloo, où ils escomptaient bien remporter trois sièges.Deux de ces sièges sont allés aux libéraux, l'autre aux conservateurs.Les néo-démocrates ont aussi subi une cinglante défaite dans la circonscription d'Oshawa.la ville de l'automobile, où ils étaient représentés par M.Pilkey.Ils ont cédé ce siège aux conservateurs et ne peuvent encore s'expliquer ce revers.Beaucoup d'électeurs dans cette circonscription sont membres des Travailleurs unis de l'automobile, syndicat traditionnellement favorable aux néo-démocrates.Pour les übéraux.et pour M.Robert Nixon, la défaite doit être amère.M.Nixon ne l'a pas montré.Selon lui.les électeurs ont montré qu'ils n'étaient pas prêts à un changement de gouvernement et qu'il existait une forte méfiance à Tendrai t des néo-démocrates.Ottawa et Mexico comptent intensifier leurs liens culturels ' i m mmmmm.mmmm < .a mmmMmmmmmMmmMMmmmmmmmmmmmmmmmmm La commission Ravmond Laliberte Gendrotr L'autodétermination n'implique pas la séparation du Québec une échéance fatidique par Pierre-L.O'Neill par Jean-Pierre Bonhomme OTTAWA- Les gouvernements du Canada et du Mexique vont entreprendre sous peu des négociations à Mexico dans le but de créer des liens culturels entre les deux pays, notamment par des échanges massifs et diversifiés d'étudiants.Les nouveaux liens culturels se concrétiseront de surcroit par l'instauration en 1972 de ''semaines culturelles " annuelles qui auront lieu alternativement dans les deux pays et par l'ouverture à Mexico d'une bibliothèque de référence sur le Canada a l'ambassade canadienne.D'autre part, les deux gouvernements ont convenu de développer leurs relations commerciales par la création de groupes de travail.Ces groupes, qui se réuniront régulièrement, constitueront des banques de renseignements et ils étudieront prioritairement les proble mes de transport et l'établissement des normes des marchandises.C'est ce qui ressort principalement de l'importante réunion ministérielle canado-mexicaine qui s'est réunie hier et lundi à Ottawa.Les deux pays, dont les relations diplomatiques sont relativement nouvelles - elles ont été établies en 1944 seulement - ne s'étaient jamais rencontrés a un niveau aussi élevé.Ils étaient représentés par leurs ministres des affaires étrangères MM.Mitchell Sharp et Emilio Raboso.et de l'industrie et du commerce.MM.Car-'los Torres Manzo et Jean-Luc Pépi n.Chaque délégation comptait en outre une quinzaine de hauts fonctionnaires.Les discussions touchant le domaine culturel ont été conduites par des fonctionnaires du secrétariat d'Etat, notamment MM.Jules Léger, sous-secrétaire d'Etat.E.A.Fortier, sous-secré-taire adjoint, et Dan Wallace, directeur au tourisme.Les sources mexicaines ont souligné que les accords concernant les échanges d'étudiants seront vraisemblablement conclus lors de la rencontre des groupes de travail qui aura lieu à Mexico en décembre à l'occasion de l'ouverture officielle de la bibliothèque de référence.Ces sources ont exprimé l’avis que les échanges seront "massifs".Ils dépasseront donc sans doute en importance les échanges d'étudiants que le Mexique a déjà entrepris avec d'autres pays, comme je Japon par exemple, et qui n'impliquent qu'une centaine de candidats depart et d'autre.Les porte-parole canadiens n ont pas voulu dire combien d'étudiants canadiens pourront être impliqués dans ces programmes.Ils ont par ailleurs admis que les autorités provinciales, du Québec n'avaient pas encore été consultées.Aucun représentant des provinces n'a assisté aux délibérations.Les échanges d'étudiants se feront sur deux plans.• Sur une proposition mexicaine, on a décidé de créer un "programme continu d'échanges de jeunes techniciens".Le communiqué publié à la fin de la réunion souligne que la délégation canadienne "a montré un vif intérêt pour la proposition et s'est engagée à Tétudier sérieusement sous peu .Les représentants canadiens se rendront au Mexique très prochainement pour discuter de ce programme.• La délégation canadienne, de son côté, a annoncé que le gouvernement du Canada était prêt à négocier avec le gouvernement du Mexique un programme d'échange sous les auspices du programme "Contact Canada " Ce dernier programme a été institué récemment par le secrétariat d'Etat.Il permettra d'établir des échanges d'étudiants avec plusieurs pavs du monde.Les semaines culturelles, qui auront heu a chaque année à compter de 1972.comprendront des conférences, des projections de films, des expositions de livres et d arts plastiques et des concerts.Au cours d'une conférence de presse, qui s'est déroulée en anglais et en espagnol.hier midi, les deux ministres des affaires étrangères ont noté l'effet nocif sur les économies des deux pays de la surtaxe américaine de 10 pour cent suites importations.Ils ont toutefois refusé de s'engager à présenter leurs doléances en commun à Washington.D'autre part.Tidée de la création d'un marché commun nord-américain groupant 1e Canada, tes Etats-Unis et le Mexique n a pas été évoquée au cours des pourparlers.Les ministres ont fait remarquer qu'il y avait eu une augmentation considérable du commerce entre les deux pays, mais ils ont admis qu'il existait des possibilités réelles pour une plus grande expansion.A cet égard ils ont énuméré une série de possibiütés spécifiques auxquelles il faudrait s'appliquer activement.entre autres la possibilité de créer des entreprises conjointes.Ils ont également convenus qu'une réunion de représentants de gouvernements et du momie des affaires devrait avoir heu dans un avenir rapproché pour mettre le travail en oeuvre.Le Mexique est 1e second plus important partenaire commercial du Canada en Amérique latine.Les importations du Mexique en provenance du Canada ont sextuplé de 1910 à 1960 et elles ont presque doublé entre 1960 et 1970.La balance commerciale est favorable au Canada.Les exportations canadiennes au Mexique s'élevaient à 91 millions en 1970 contre 48 milüons pour les exportations mexicaines.Le Canada exporte principalement des pièces de véhicules automobiles, l'amiante, les pâtes et papiers et le lait écrémé en poudre.De leur côté, les Mexicains ont exprimé 1e désir d'augmenter leurs ventes au Canada des frui ts et des légumes.Depuis plusieurs années déjà tes deux pays ont constaté les difficultés que présentent le transport de ces denrées périssables.Une difficulté supplémentaire provient du fait que les fruits et légumes mexicains vendus au Canada passent en tre tes mains d'agents américains, ce qui diminue leur valeur concurrentielle.QUEBEC (par Gilles Lesage) - Le mandat de la commission Gendron a été prolongé jusqu'au 31 décembre 1972: mai: si.à cette date, elle n'a pas remis son rapport final, elle devra remettre au gouvernement "tous tes documents pertinents à son enquête.' C'est ce que stipule un arrêté ministériel adopte plus tôt cette semaine.D'autre part, la commission d enquè-te sur la situation de la langue française au Québec aura coûté plus de deux millions de dollars, au terme de son enquête de qua tre ans.Pour compléter son travail, la commission a demandé un budget supplémentaire de $475.000.L'on ne sait pas encore si cette somme lui sera accordée en tout ou en partie.Mais Ton sait déjà qu'au 31 mars prochain, la commission aura dépense près de deux millions, ou plus exactement $1.950.000.La demande de la commission sera prise en considération par le comité du budget du conseil exécutif, la semaine prochaine, et la décision sera ensuite annoncée par le premier ministre.M.Bourassa.De la date de sa formation le 12 décembre 1968, au 31 mars 1970.la commission a dépensé $350.000; et en 1970-71.un milhon.soit la totalité de la somme allouée.Pour Tannée en cours, la commission a un budget de $600.000; au 30 septembre dernier, elle avait dépensé $308.000.Mais il est à prévoir que le budget sera dépensé en entier, de telle sorte qu'au 31 mars prochain, un budget total de $1,950.000 aura été affecté aux travaux de la commission.Et même si elle ne devait recevoir que la moitié du budget demandé pour les neuf derniers mois de son travail.1e budget total de la commission dépassera largemen t les deux mi liions de dollars.Si notre proposition était rejetée, les gens du NPD-Québec n'auraient plus de coeur au ventre et le NPD-Canada ne devrait plus entretenir quelque espoir, a déclaré le président du parti.M.Raymond Laliberté, à l'ouverture hier soir à Montréal, du congrès spécial sur les relations Québec-Ottawa.Cette proposition, que les délégués néo-démocrates débattront toute la journée, tend notamment à reconnaître le droit absolu des Québécois à leur autodétermination politique et met en évidence le besoin de constituantes populaires ayant pour objectif de définir une nouvelle alliance " entre les deux peuples canadiens'.Et cet espoir dont parle le président du NPD-Québec c'est celui qu'un " organisme approprié'' puisse arriver à une politique " durable et non ambiguë' sur l'ensemble de cette question des relations entre le Québec et le Canada.Dans son discours d'ouverture, toutefois, M.Laliberté va plus loin que le texte de la résolution.Il en arrive à proposer "l'autodétermination politique pour la collectivité québécoise dans son ensemble' .Il explique que l'autodétermination n'implique pas la séparation qu'il perçoit comme Tune des nombreuses formes que peut prendre l'autodétermination.Si les délégués du NPD-Québec adoptent la résolution du conseil général elle sera transmise au conseil lédéral qui se réunira à la mi-novembre à Ottawa.Si elle devait être rejetée par Tune ou Tautre de ces instances, le NPD-Québec devra alors déterminer lui-même le type de relations qu'il entend entretenir avec le NPD-Canada "Mais on en serait revenu là où on se trouvait en avril dernier, a souligné M.Laliberté.Avec toutefois six mois précieux écoulés dans la préparation des prochaines activités électorales.M.Laliberté a fait observer aux congressistes que le NPD-Québec a fait “un joli bout de chemin, surtout qu'il ose dire maintenant (texte de la résolution) que la force et la contrainte ne devraient pas être employées contre le Québec, même dans le cas où ce dernier déciderait à la majorité de se séparer du Canada." Le NPD-Québec.a dit M.Laliberté.a voulu assumer la question québécoise, mais sous une position qui soit plausible au NPD-Canada." Ce qui n'est pas facile." Puis il ajoutait: " Tautodétermination politique des Québécois est un objectif a poursuivre pour les mêmes raisons que Ton doit poursuivre une autodétermination politique des Canadiens vis-à-vis des Etats-Unis." Par contre, le président du NPD-Québec est d'avis que Tautodétermination culturelle et Tautodétermination des structures politiques ne sont que des hochets d'enfant, si l'Etat ne prend pas lui-même en main le contrôle du développement économique.Au chapitre de l'aide sociale.M.Laliberté souligné que Te phénomène prend de plus en plus d'ampleur et que c'est toute la question du revenu qui s'en trouve affectée.Il croit qu'il y aurait lieu de changer radicalement les modes d'aide sociale et de les axer sur de petites collectivités de travailleurs.à Maniwaki.Cabano.Sainte-Paule.Abitibi.Alma ainsi qu'en faveur de divers groupes "de la base" dans les villes.La proposition soumise au congrès d'aujourd'hui a été élaborée par le "comité des 20".constitué à part égale de représentants du Québec et d'Ottawa.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL Greffe des divorces du Disttict de Montréal COUR SUPERIEURE (Division des divorces) No.: 12-016941-71 ANTOMNO DE MARCO, serveur domici lié et résidant au 4295 Hôtel de Ville en les cité et district de Montréal.requérant -vs- MARIA GRAZIA DI FLORIO.domicüiée et résidant à Corso Roma 304.Ca\a dei Terreni, Intimée PAR ORDRE DE LA COUR L'intimée MARIA GRAZIA DI FLORIO est par les présentes requise de comparaître dans un délai de soixante (SOI jours de la dernière pablication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la division des divorces de Montréal à son intention.PRENEZ DE PLUS AVIS qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les dâais susdits, le requérant procédera à obtenir contre vous un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'il sollicite contre vous.MONTREAUe 19 octobre 1971 JACQUES PERRON Registraire des divorces 13 octobre 1971 Me MARIO E.LATTONI, C.R.252 est, rue St-Zotique Montréal 327, Qué.Procureur du requérant CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No 18-4)2 U922-71 SOCIETE CENTRALE D HYPOTHEQUE ET DE LOGEMENT.Demanderesse.-vs- MONSIEUR RAYMOND GEORGES IRWINE.Défendeur, AVIS A: MONSIEUR RAYMOND GEORGES IRWIN autrefois résidant et domicilié au 192 Place Thomcliff, PINCOURT, province de Québec.AVIS VOUS EST DONNE selon un jugement de la Cour Supérieure pour le district de Montréal.dans le dossier no 18-020922 Ex Parte, en date du 20 octobre 1971, que l'Avis de 60 jours tel que requis par les articles 1040a et suivants du Code Civil de la province de Québec a été déposé au Bureau du Protonorai-re.Ledit Avis de 60 jours concerne une propriété connue comme étant le lot 174-384 de la Paroisse de Ste-Anne Ile Perrot avec maison y érigée portant le numéro civique 192 Place Thomr'if!.PINCOURT, province de Québec.Selon cet avis, si vous ne remédie/ pas en dedans de 60 jours à la date du premier des avis en défaut décrit dans ledit Avis ci-haut mentionné, la SOCIETE CENTRALE D'HYPOTHEQUE ET DE LOGEMENT deviendra pro priétaire de la propriété immobilière décrite ci-haut.Marius D'Amours, Protonotaire de la Cour Supérieure.Procureur de la Demanderesse: Me Stanley Lecler, avocat 2350, Chemin Manella, VILLE MONT-ROYAL, MU.306.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No 752 857 PETER LUBKOWSKY et AL Demandeurs •vs* DAME HELEN LUBKOWSKY Défenderesse PAR ORDRE DE LA COUR: JOHN LUBKOWSKY est par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours suivant la date de la dernière publication.Une vraie copie du Bref d'Assignation et de la Déclaration a été laissée au Bureau de la Cour Supérieure de Montréal à son intention.MONTREAL, 22 octobre.1971 Halperin & Morris Procureurs pour les demandeurs VENTES PAR LE SHERIF \VIS PUBLIC, est par le présent donné que les lEKRto et HEKIIAGES sous-mentionnes ont ete saisis et seront vendus aux temps et lieux respectils, tels que mentionnes plus bas.Fieri Facias de Terris Canada - Prov ince de Québec-Cour Supérieure - District de Montréal no 805-546 .A PRUDENTIELLE D'AMERIQUE COMPAGNIE D'ASSURANCE, demanderesse, vs PIERRE GAU 1 HIER, détendeur.Ce certain emplacement a>ant la ça de sur la rue St-Victor, en la ville de Laval (auparavant Du-vemay) connu et désigné comme étant la subdivision neul du lot smxante-dix-neui (79-9) aux plan de livre de renvoi olliriels de la paroisse de Saint-Vincent de Paul.Avec la bâtisse dessus érigée et portant le numéro civique 3115, rue St-Victor.Avec et sujet à toutes les servitudes attachées à ladite propriété".Pour être vendu au bureau d’enregistrement de Laval, 155, boulevard Je me Souviens, ville de Laval, P.Q.le ONZIEME jour de NOVEMBRE 1971 à ONZE heures de l'avant-midi.Fieri Facias de Terris Canada - Province de Québec Cour Supérieure - District de Montréal No 809-705 LA PRUDENTIELLE D'AMERIQUE COM PAGNIE D’ASSURANCE, demanderesse, vs LAURIER RAYMOND, défendeur."Un emplacement ayant façade sur l'avenue Chemillé, en la ville d’Anjou, contenant le lot subdivision numéro trois cent douze du lot originaire numéro quatre cent trente-sept 4437-312) aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de Longue Pointe.Avec ta bâtisse dessus érigée et portant le numéro civique 6261, avenue Chemillé et dont le mur sud-est est mitoyen".Pour être vendu au bureau du protonotaire, au Palais de Justice, 10 est, rue Craig, chambre 1,138, le ONZIEME jour de NOVEMBRE 1971, à DEUX heures de l’après-midi.Fieri Facias de Terris Canada - Province de Québec District de Montréal - Côur Supérieure No 805 286 RAOUL CAUMARTIN, demandeur vs GUY LABELLE, et al, défenseur."Un immeuble situé à St-Hubert, comté de Chambly, connu et désigné comme étant le lot numéro quarante-sept de la subdivision officielle du lot originaire numéro cent trente-cinq (135-47) aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de St-Hubert, comté de Chambly.Avec une maison dessus erigee et portant au-tretois les numéros civiques 48 ei de la rue St-Jean a St-Hubert.circonstances et dépendances." et maintenant ponant le numéro civique 3905 Paré à St-Hubert.Pour être vendu au Bureau d'Enregistrement du comté de Chambly, 201 Place Charles Le-moyne, Edifice Montval a lamgueuil.le ONZIEME jour de NOVEMBRE 1971.a ONZE heures de l'avant-midi.Bureau du Shérif.Cour Supérieure, Montréal, le 21 octobre 1971 l-e shénl adjoint Paul St-Martin CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No.: 348 080 CORDIA LTD., corps politique et incorporé, dûment constitué ayant son bureau chef et principale place d'affaires en les cité et district de Montréal, Demanderesse -vn- DAME PHYLLIS FRANKEL, veuve majeur de feu Larry Frankel, autrefois résidant en les cité et district de Montréal, présentement de lieux inconnus, Défenderesse IL EST ENJOINT à DAME PHYLUS FRANKEL à l'intention de laquelle une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30) jours.MONTREAL, ce 29ième jour d’octobre 1971 SELIM NAQU1B GREFFIER ADJOINT Mes Greenblatt, Ginsberg 1440 S.100 Towers Montréal 514, Qué.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No.: 05-815 385-71 DAME MAUREEN HILL, épouse séparée de bien* de Louis B, Bakeimun.et le dit LOUIS B.BAKELMUN, tous les deux résidant en la Cité de St-Léonaid, District de Montréal.Demandeurs -VS- NARCISSE RIOUX, autrefois résidant en les cité et district de Montréal présentement de lieux inconnus, Défendeur.PAR ORDRE DE LA COUR: 1* défendeur NARCISSE RIOUX est par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (39) jours, à compter de la dernière publication.Une copie du Bref D'Assignation et de la Déclaration a été laissée au greffe de la Cour Supérieure de Montréal à son intention.MONTREAL, ce Zftème jour d’octobre 1971 MARIUS D’AMOURS P.C.SM.M très Frankel & Frankel, 4 Notre Dame est.Montréal, Qué.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES DU DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des divorces) No: U17-108 FRANCIS THOMSON, résidant dans la Cité et District de Montréal, requérant, -vs- ISABELLE BARBARA LAUDER, d'adresse inconnue.Intimée.PAR ORDRE DE LA COUR L’intimée ISABELLE BARBARA LAUDER est par les présentes requise de comparaître dans un délai de 64) jours à compter de la dernière publication.Une copie de la Requête en divorce a été laissée à ta Division des Divorces de Montréal à son intention.Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, le requérant procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce, accompagné de toute ordonnance accueillant des mesures accessoires qu'il sollicite contre vous.MONTREAL, le 20 octobre 1971 Mes Geoffrion & Prud'homme.54)0 Place d'Arroes, Montréal 126, Québec.Att: Billy Mauer.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUN SUPERIEURE (Division des Divorces) GREFFE DES DIVORCES DIVISION DE MONTREAL NO.: 12-017 137-71 MARIE-PAULE DESGROSE1LLERS, résidant en les cité et district de Montréal, Requérante, -VS- RONALD GIGUERE, résidant à Abbit Academy, Andover.Massachuset, un des Etats-Unb d'Amérique, Intimé.PAR ORDRE DE LA COUR: L’Intimé RONALD GIGUERE est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 68 joun de la dernière publication.Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée à la Division des Divorces de Montréal i son intention.Prenez de plus avis, qn'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la Requérante procédera k obtenir contre vous par défant, un jugement d.divorce accompagné de tonte ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous.Montréal, ce 29ième jour d'octobre 1971 JACQUES PERRON Régistraire.Me Claude Archambault, 31 St-Jacques Montréal 1Z«, Qué.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No.: 12-4)16776-71 ELIZABETH MALKO Requérante -vs- ALFRED FRANZ REINHOLD SCHINZEL alias JAMES STEWART Intimé PAR ORDRE DE LA COUR: L'intimé, Alfred Franz Reinhold Schinzel, alias James Stewart, est par les présentes requis de comparaître dans un délai de soixante (60) jours suivant la dernière publication de cet avis.Une copie de la requête en divorce a été laissée au greffe des divorces de Montréal, à son intention.Avis est de plus donné qu’à défaut par lui de signifier et de déposer sa comparution ou contestation dans les dâais susdits, la requérante procédera par défaut dans cette cause et un jugement de divorce et autres mesures accessoires pourront être accordés sans autre avis.Montréal, le 19 octobre 1971 ME JACQUES PERRON, registraire MES BELAND TRUDEAU BASTIEN & ALARIE Procureurs de la requérante MINISTERE DES TRANSPORTS ADMINISTRATION CANADIENNE DES TRANSPORTS AERIENS APPEL D’OFFRES Des soumissions sont demandées pour les travaux suivanU à Dorval, Québec.INSTALLATION D’UN SYSTEME D'INDICATEURS VISUELS DE PENTE D’APPRO CHE SUR LA PISTE 28.A L'AEROPORT INTERNATIONAL DE MONTREAL.DOR VAL, QUEBEC.Les soumissions cachetées portant sur l'enveloppe la mention des travaux ci-dessus et adressées a l'Agent régional des Approvisionnements, Ministère des Transports, Pièce 162, Edifice de l’Administration régionale, Aéroport international de Montréal, Dorval, Qué.(636-3202), seront reçues jusqu’à 3 heures de l'après-midi, heure normale de l’est, le 5 novembre 1971.Les plans, devis et documents qui s’y rapportent peuvent être obtenus sur demande à l'adresse ci-dessus sur réception d'un chèque visé de 154).fait au nom du Receveur Général du Canada.Le dépôt est remboursable sur retour des plans et devis en bon état daas un délai de 14 jours après l'avis des résultats de l'appel d'offres.Les plans et devis peuvent être examinés au Bureau des Soumissions déposées, 4970 Place de la Savane, Montréal et à l'Association de la Construction de Québec, 675 avenue Marguerite Bourgeois, Québec, Qué.Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.M.Baribeau Directeur régional du Québec, Administration canadienne des Transports aériens.Ministère des Transports, Aéroport inL de Montréal.Le 13 octobre 1971.mm CITE DE COTE SAINT-LUC AMS est donné que, en vertu d'une résolution de son conseil municipal passée à une assemblée dûment tenue le Sème jour d’octobre, 1971, la Oté de Côte Saint-Luc propose de se prévaloir de l'article 430 de la Loi des cités et villes, 1964, (Statuts refondus de Québec, chapitre 193), lequel se lit comme suit: "430.Les rues ou nielles ouvertes au public depuis au moins dix ans deviennent propriété de la municipalité dès que sont accomplies les formalités suivantes: lo.Le conseil approuve par résolution une description de toutes nies ou nielles ou de toute partie de celles-ci, pour lesquelles la municipalité entend se prévaloir du présent article; 2o.Cette description doit être faite d'après un plan cadastral et un livre de renvoi faits et déposes conformément à la Loi du cadastre (Chap.328) ; 3o.L'original de cette description doit être déposé au bureau du greffier de la municipalité et une copie certifiée par un arpenteur-géomètre doit être déposée au bureau du régistrateur de la division d’enregistre-• ment où se trouvent les terrains visés; 4o.Le greffier de la municipalité fait publier deux fois dans la Gazette officielle de Québec et dans un journal quotidien circulant dans la municipalité, avec un intervalle d'au moins trois mois et d'au plus quatre mois entre chaque publication, un avis contenant: a) le texte intégral du présent article; b) une description sommaire des nies ou ruelles concernées; c) une déclaration à l’effet que les formalités prévues aux paragraphes 1 et 2 ont été accomplies.Tout droit auquel des tiers pourraient prétendre à la propriété du fondis des/lites rues ou ruâtes est prescrit s'il n’est pas exercé par action devant le tribunal compétent dans l'année suivant la dernière publication dans la Gaaette officielle de Québec.La municipalité ne peut se prévaloir du présent article à l'égard de rues ou radies sur lesquelles elle a prâevé une taxe au cours des dix années précédentes".Une description sommaire des parties de rue concernées est comme suit: I Une certaine étendue de terrain située dans la Cité de Côte Saint-Luc et composée d'une partie du lot qui est connu et désigné aux plan et au livre de renvoi officiels du Cadastre de la municipalité de la Paroisse de Montréal (division d’enregistrement de Montréal) sous le lot numéro sept de la subdivision du lot originaire numéro cent-dix (Ptie 118-7, Westover Road) De forme rectangulaire, elle est boraée vers le nord-est par une partie du lot numéro cent dix (Ptie 119) qui forme partie de l'avenue Westminster; vers le sud-est par le lot numéro huit eent-soir.ante de la subdivision du lot originaire numéro cent trente-neuf (139466) et par le lot numéro un de la resubdivision du lot numéro huit cent trente-quatre de la subdivision du lot originaire numéro cent trente-neuf (139-834-1) qui fait partie de la rue Westover; et vers le nord-ouest par une autre partie du lot numéro sept de la sulxlivision du lot originaire numéro cent dix (Pt.110-7).Elle mesure quatorze pieds et deux dixièmes (14.2’> le long de la ligne de rue de l'avenue Westminster; quarante-cinq pieds (45.4)') sur son cote sud-est adjacent au lot numéro huit cent soixante de la subdivision du lot originaire numéro cent trente-neuf (139-860); et soixante-dix-sept pieds et six dixièmes (77.6’) sur son côté nord-ouest.Elle contient une superficie de sept cent cinquante pieds carrés (750 p.c.) mesure anglaise, et plus ou moins.IL Une certaine étendue de terrain située dans la Oté de Côte Saint-Luc et composée du lot qui est connu et désigné au plan et au livre de renvoi officiels du Cadastre de la municipalité de b Paroisse de Montréal (division d'enregitrement de Montréal) sous le lot numéro un de la resubtlivision du lot numéro huit cent cinquante-neuf de la subdivision du lot originaire numéro cent trente-neuf (139-859-1, Westover Road).Elle contient une superficie de mille deux cent trente-quatre pieds carrés (1,234 p.c.), mesure anglaise, et plus ou moins.Les formalités prescrites aux paragraphes 1 et 2 de l'article 430 de la Loi des cités et villes ont été accomplies.Donné à Côte Saint-Luc, ce 22ème jour d'octobre 1971.Le greffier A.Karl Kimmel CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES DU DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des divorces) No: 12-4117-109-71 NATALE 1NTERDONATO, résidant dans b Cité et District de Montréal, requérant, -v§- MARIA LUISA FUMAGALLI, d'adresse inconnue, Intimée PAR ORDRE DE LA COUR L'intimée MARIA LUISA FUMAGALLI est par les présentes requise de comparaître dans un délai de ôü jours a compter de la dernière publication.Une copie de la Requête en divorce a été bissée à b Division des Divor ces de Montréal à son intention.Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contesb-tion dans les délais susdits, le requérant procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce, accompagné de toute ordonnance accueilbnt des mesures accessoires qu'il sollicite contre vous.MONTREAL, le 20 octobre 1971 Mes Geoffrion & Prud'homme, 54M Pbce d'Armes, Montréal 126, Québec Att: Billy Mauer.i CITE DE COTE SAINT-LUC PROVINCE DE QUEBEC APPEL D’OFFRES POUR LES SERVICES DE CONCIERGERIE DANS LESEDIFICESMUNICIPAUX DANS U CITE DE COTE SAINT-LUC, P.Q.Des soumissions scellées dans des enveloppes spéciales et dont le contenu sera clairement indiqué, et adressées à Mme J.O.Kovacs, Acheteur, au numéro 5490 de l'avenue Westminster, Côte Saint-Luc, Québec, seront reçues jusqu’à deux heures de l’après-midi, le jeudi 4 novembre 1971.Les documents relatifs aux soumissions peuvent être obtenus au bureau de l’Acheteur.Chaque soumission doit être accompagnée d’un chèque visé sur une banque canadienne, payable à la Cité de Côte Saint-Luc, pour un montant non inférieur à dix pour cent (10%) du coût total de la soumission.Les soumissions seront ouvertes publiquement le 4 novembre 1971, à deux heures de l’après-midi dans la chambre du Conseil, 5490 avenue Westminster, Côte Saint-Luc, P.Q.la Cité ne s’engage pas à accepter la plus basse ou aucune des soumissions reçues.A.E.Kimmel Greffier Cahier ARTS et LETTRES Montréal, samedi 23 octobre 1971 LE DEVOIR St-v.jT / Jean-Louis Roux: contre Caouette, pour T État Depuis que le TNM a vingt ans.on a fait parler Jean-Louis Roux! Toutes sortes de questions sur le TNM et son ‘‘avenir” alors qu’en fait, le TNM a l’intention de continuer à faire les mêmes choses, pendant aussi longtemps qu’il le pourra.Mais évidemment, pas d'anniversaire sans gâteau! On a fête, on s’est réuni, on a échangé des souvenirs.Et le directeur actuel a bien été obligé de passer aux déclarations officielles.Je me demande s’il y tenait tellement.Ainsi, lorsque je lis son texte à la une de “L envers du décor” (périodique publié par le TNM), je relève cette locution classique “le signal d’un nouveau depart ’.M.Roux m’expliquera plus tard "je vais simplement taire demain ce que je fais aujourd'hui en le faisant mieux; pas question de remettre quoi que ce soit au TNM en question '.Voilà qui a le mérite d’être clair et franc.Mais d'autant plus vulnérable si l’on s'oppose au TNM.Continuer ce que certains considèrent comme du "faux théâtre”, du spectacle à consommation?Pour obtenir une réaction énergique du directeur, je lance à tout hasard le nom qu’on lance souvent, celui de Jean-Claude Germain.J’ai réussi."Voulez-vous savoir ce que font, en réalité, les gars de Jean-Claude Germain?Du Réal Ca- ouette.C'est le raisonnement de celui qui ne peut pas sortir de sa bêtise et qui se dit qu’il faut la monter en effigie.Je ne vois pas d’avenir dans ce qu’il fait.Le TMN (Théâtre du Même Nom) a eu ceci de bon qu’il a servi d’exorcisme aux comédiens participants.Ils avaient fait des écoles et des conservatoires, bon.alors ils ont voulu se laver de tout ça.Mais Jean-Claude Germain n’est même pas comédien, il est auteur.Si Jean-Claude Germain n’a pas la réponse au problème du théâtre populaire, qui l’a?Autrement dit, le TNM est-il un théâtre populaire?"Je voudrais bien me qualifier de directeur d’un théâtre populaire, mais ce n’est pas le cas.Aucun théâtre dans le système capitaliste ne peut le devenir.Nous essayons de diversifier, de capter l’attention de tous.Il y a eu notre campagne d’abonnement pour étudiants et jeunes travailleurs, qui nous attire maintenant la moitié de notre public et qui permet de voir une pièce pour $1.40.Evidemment, c’est surtout du côté des étudiants que les choses ont marché, les jeunes travailleurs n'ont pas répondu en grand nombre à notre offre.” Le 2-2-2- de cette saison (2 pièces classiques, 2 modernes étrangères et 2 québécoises) représente-t-il une espèce de politique permanente?"Pas du tout, si nous nous rendions compte qu’il y avait cette année cinq manuscrits québécois exceptionnels, alors nous marcherions avec ça” Cela sous-entend aussi que s’il n'y en avait pas deux, on n’en prendrait pas plus! Les risques du metier.Sur les rapports entre le théâtre et le cinéma et la télévision, Jean-Louis Roux n’offre pas l’opinion i courante: "Je ne veux rien cloisonner, au contraire; d’ailleurs ces genres ne s’opposent pas, comme on l’a dit, ils se complètent.Alors ce qui me choque, c’est que l’Etat ne puisse même pas coordonner les organismes qu'il soutient, l'ONF, Radio-Canada ou les théâtres subventionnés.' A propos de subventions, il me repète qu’il souhaiterait en recevoir plus, beaucoup plus; "que l’Etat nous soutienne entièrement, et que nous ne dépendions d’aucune autre source.” et à propos d’Etat, cette fameuse polémique autour des subventions du Conseil des arts métropolitain?ün se rappellera tre» outre» que ceux du gouvernement du Corodo Prêt» hypothccotre» LNH Tou» le» prit», »o.i le» prêt» ou jour ie jour en dollcr» ccnodier.» Irnncub'es tocioux Eilet» en cour» de r.cmpentction Engogcmcnt» de» client» en contrcportic de lettre» de crédit, etc.Autre» clément • d’octil le 31 août TOTAL DE L’ACTIF e 31 Juillet TOTAL DE L’ACTIF F iuduotion d or pourcer'cge entre août 'ut- juillet banque de Montréal 412.3 290.4 568.7 917.9 373.6 321.7 4, 859.4 89.5 6,2 313.9 1,574.7 9,728.3 9, 637.1 + 0.9 La nanijue de Nouvelle-Lcossc.246.3 208.9 331.0 336.0 340.9 211.0 3, 891.8 58.9 148.2 267.7 1,086.4 7,127.1 6, 887.4 + 3.5 La Manque Toronto Dominion — 300,9 « 226.4 344.1 329.5 328.4 172.5 3,116.4 33.4 67.8 168.0 1,227.6 6,315.0 6,138.5 + 2.9 La Manque Provinciale du Canada 85.9 33.2 90.4 77.5 99.1 30.2 658.4 11.1 13.3 53.6 125.7 1, 278.4 1,243.0 + 2.8 Manque Je Comme#^ Canadienne Impériale 456.8 238.2 655.2 1,683.2 591.1 266.5 S, 207.9 131.2 209.4 348.9 1, 503.8 11,292.2 10,908.1 + 3.5 La Manque Royale du Canada .419.7 262.8 603.6 1,074.6 536.1 393.7 6,037.3 113.2 385.5 484.2 2, 291.0 12,601,7 12, 463.4 + 1.1 Manque Canadienne 119.7 11.1 12S.7 160.4 8.9 2.5 206.0 6.6 2.3 251.9 5.2 22.5 75.9 996.3 224.5 101.1 21.5 1.2 1.3 9A Q 85.8 5.3 .8 59.3 5.5 9.5 2,129.4 270.0 163.1 2,100.3 277.2 161.8 La Manque Mercantile 1.7 3.1 - 2.6 + 0.8 Bank of Mritish Columbia S.4 14.S .1 TOTAL le 31 aoül 1971 2,058.1 1,400.1 2,764.8 4, 633.6 2, 548.8 1,471.6 25,093.1 461.3 862.1 1,728.2 7, 883.G 50, 90S.2 __ + 2,2 TOTAL J* 31 juillet, 1971 1, 892.1 1,278.5 2,785, 1 4,531.6 2,598.9 1,413.2 24, 839.0 458.8 625.3 1,637,9 7,756.4 — 49,816.8 - Fluctuation à en pocrccntacc entre août et luillet 4-8.8 + 9.5 -0.7 + 2.3 - 1.9 + 4.l + 1.0 + 0.5 , +37.9 + 5.5 •+ 1.6 .»v quittera son poste M.Robert W.Haack.président de la bourse de New York, a causé une certaine surprise hier en annonçant qu'il abandonnerait son poste à la fin de son mandat actuel.Ce dernier prendra fin le 31 juillet prochain.M.Haack qui était devenu le quatrième président du NYSE en septembre 1967.a déclaré qu'il désirait se reposer de son travail exigeant des dernières années et passer plus de temps avec sa famille.M.Haack a connu.rappelons-le.un mandat passablement controversé depuis 1967.Ses suggestions "révolutionnaires" lui ont également valu de nombreuses critiques.C est sous sa présidence que plusieurs maisons de courtage sont devenues publiques ou se sont fusionnées plus ou moins volontairement; c’est lui qui avait proposé une transformation des taux de commissions.déclarant même que son objectif ultime était l'abolition des taux fixes de commission.Mentionnons également que celui que l’on considère comme le successeur probable de M.Haack, soit M.Ralph S.Saul, ancien président de l'American Stock Exchange (bourse Américaine» vient tout juste d’être admis au conseil d'administration du NYSE.banque prouinciale Dividende régulier AVIS est par les présentes donné que le Conseil d’administration de La Banque Provinciale du Canada a déclaré un dividende de seize cents par action sur le capital-actions versé de la Banque, pour le trimestre se terminant le 31 octobre 1971.Ce dividende, portant le numéro 295, sera payable au bureau principal et à toute succursale de la Banque, le ou après le 1er novembre 1971, aux actionnaires inscrits dans les registres le 1er octobre 1971, à la fermeture des guichets.Par ordre du Conseil d’administration, Le vice-président et directeur général, Raymond Primeau.Montréal, le 15 septembre 1971.CREDITM.-G.INC.Avis d’assemblée générale et spéciale adressé aux détenteurs de: • Billets Girtntis.«4% Série 1 • Billets Gtraotis.6 Série 3 • Billets Garntis, 6 v«% Série 4 • Billets Garantis, 6 4% Série S AVIS est, PM 1« présentes, donné qu’une assemblée générale et spéciale des détenteurs de Billets GaranUs de Crédit M.-G.Inc.rla Compagnie"I Séries 1, 3, 4 et 5, émis aux tenues d’un acte de fiducie principal du 29 septembre 1961 et d’actes de Bdude supplémentaires des 31 août 1962, 6 septeniire 1963 et 23 juin 1963 fl’Acte de fiducie"l entre la Compagnie et Société National de Fiducie comme flduciaire pour les détenteurs de BUlets Garantis rie Fiduciaire’’), sera tenue le mercredi 17 novembre 1971, à 13:30 heures, dans la salle 27, 3ième éta-ge.Maison du Commerce.1000, Côte du Beaver Hall à Montréal.CETTE ASSEMBLEE générale et spéciale, sera tenue dans le but de soumettre aux détenteurs de BUlets Garantis un projet d’amendement à certaines dispositions de l’Acte de Fiducie et d’étudier et amender, si jugé opportun, la résolution extraordinaire déjà adoptée par les détenteurs de Billets Garantis à leur assemblée du 15 janvier 1969, plus particulièrement aux Bus: d’autoriser, nonobstant le lait que les bUlets garantis séries 1 et 5 portent intérêts au taux de 6 et ceux des séries 3 et 4 podent intérêts au taux de6 Vr%, le Comité de protection à payer le capital avant les intérêts sur celui; d’autoriser le Comité de protection à la vente en bloc des biens et créances, le cas échéant, pour le plus grand avantage des obUgatalres; d’autoriser le Comité de protection à donner (pittance au Bduda ire si et lorsque nécessaire; d’autoriser le Comité de protection à se dissoudre lorsque son mandat sera terminé sans autre lotmalité; de prendre toutes autres décisions de la compÂence de l’ass emblée.LES DETENTEURS de Billets Garantis Immatriculés pourront assister à l’assemblée générale et spéciale sans pcortaire leurs BilleU Garantis, à la condition de bien s’IdentlBer; les détenteurs de Billets Garantis au porteur devront produire à l’assemblée leurs Billets ou le cettllicat de dépôt de ces valeurs dont I est question dans les règlements de l’assemblée adoptés par le fi-du claire, lesquels règlements contiennent en outre des diqroslllont con.ernant la (orme des procurations devant servir à rassemblée générale et spéciale.Tout Intéressé peut consulter le texte de ces règlements chaque jour ouvra Me.dirant les heures de burrau, cbex le Fiduciaire, ar 3S3 est, rue Sherbrooke à Montréal, et y obtenir des formules de procuration et des formula de dépôt de valeurs.DONNE A MONTREAL, ce 22lème jour d’octobre, 1971 SOCIETE NATIONALE DE FIDUCIE Fiduciaire Par: Q- Boyer, secrétaire CARTES PROfESSjÛNNELLES ET D’AFFAIRES MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE.DU PARC 270-1141 Brevets d’invention MARQUES de COMMERCE Marion, RobicDx Robic ci-devant Marion & Marion 2100, rue DRUMMOND Montréal, 25 288-2152 LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR Le Devoir, samedi 23 octobre 1971 #19 ¦ toronto Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE VtntM Haut Bas Farm.Ch.ADitit» Industrie! lot ItÛO $0 • 5'.5.3 Ackiands 300 $5?5?5 + Acres Ltd 375 $9 87.9 + *4 Acres A pr 25 $36 ?36 ?36+ + *?Acres wt 160 170 170 170 -15 Agra Ind 1125 $8 ?8‘4 8 + — *4 Aimco Ind 410 $14 147.14 + + '• Alta Gas T , 587 $48 u 48 4 48 - + '• Alla Gas p 125 $76'.76'.76 + Alta Nat 300 $22 ?22 22 + + i + Alcan 15151 $16 .16'• 16 + + *• Alcan pr 365 $25 .25 25 + + + Algo Cent 100 $7 .7*4 7 + + '» Algoma St 4007 $11'.11'.11 + — + Allarco Dv z50 450 450 450 Alliance B 400 300 280 290 -F 10 Alumm pr z28 $18 18 18 Al min 2p z20 $36 36 36 Anglo-cn 200 380 375 375 -30 Ang CT 290 25 $37 , 37 4 37 + — *4 Ang CT 315 100 $39 39 39 -2+ Aquitaine 1100 $26 m 26 26 Argus 300 $11 U 11 Argus B pr 28 $33 33 33 Argus C pr 300 $8*4 8*.8 + Atco Ind 1310 $7 + 7'?7?Atl Sugar 1925 $6'b 6 6 Atl Sug A 150 $13*4 13'4 13 + + *4 Atl Sug w 300 130 130 130 + 5 Bk Mtl 16954 $16 15'.15 + + + Bank N S 2056 $27'.271.27 + - '.B Cdn Nat 200 $13'.13 >• 13*.Bathrst p 225 $6 6 6 Beaver L 310 $14'?14'?14 + Beaver A 100 $13'.13 + 13 + Beck B p 15200 $8'4 8'?8 + + '?Belding L z50 $10'.10 + 10 + Beldng w 400 270 265 265 -15 Bell Canad 9819 $44'« 43 + 44 + + + Bell A pr 440 $51 4 50-4 51 + + + Bell B pr 1270 $52 .52-4 52*4 Bell Kmt 100 75 75 75 Black P 700 350 350 350 Block Bros 2750 300 285 300 + 10 Bombrder 400 $10*.10*.10*.Bovis Cor 1700 165 155 155 Bow Valy 3990 $26 « 25 + 26 + + *« Bramalea 1000 295 285 290 + 5 Bramai w 100 165 165 165 + 5 Brascan 5843 $17‘?17 + 17*.Brdg Tank 100 470 470 470 + 30 Bright 600 $15 .15 + 15 + Brmco 2075 495 490 495 Br Am Bnk 200 $12 12 12 BC Forest z20 $16'.16'.16*.BC Sugar 650 $17'.17 + 17 + BC Phone 200 $58 ?58 + 58 + + *4 BCPh 6 pr zl5 $81 ?81 81 BCPh 4’4 p zlO $63 63 63 BCPh 4'?p i zl2 $61 61 61 BCPh 1956 25 $64 64 64 BCPh 5 j p 60 $81 81 81 + 1 BCPh 6 80 225 $26 ?26'4 26 ?+ + Budd Auto z65 $6'.6 + 6 + Burns Fds 750 $11 .11 11 Cad Dev 4050 $7 7 7 + + CAE Ind 700 400 395 400 Calgary P 1310 $24'4 24 + 24 + Calgry P p 50 $78 78 78 — + Calgy 540 p 275 $88 ?88 + 88 ?Calvrt Die 200 80 76 76 - 9 Cambndg 200 $10 4 10 + 10 + Campeau 2442 300 300 300 -10 CD Sugar 300 $30?30 + 30 + + '- Can Cem L 122 $42?42 42?+ + C Cem L p 625 $21 20 + 20?— 'i Can Malt z25 $24 ?24 + 24 ?C Packrs 810 $18 ?18?18 ?+ ‘e C Perm 13250 $16 16*.16 + + *1 Cdn Brew 3030 $6'4 6 + 6 + C Brew Ap 57 $29 29 29 -r C Brew Bp 40 $36'.36*.36*8 + *« C Cablesy 1750 $13 13 13 C Cable w 550 190 190 190 + 10 C Curtis 900 65 65 65 Cdn Equty 120 $8 ?8 + 8 + C Found pr z25 $7?7 + 7 + CGE z25 $22*4 22 + 22 + CG Invest 90 $64 64 64 + *i C Goldle 650 340 340 340 C Hydro 1488 $13 12*4 12 + C lmp Bank 4275 $22*4 22 + 22*4 + + C Ind Gas 2250 $9 .9*4 9 + CIL 314 $10*4 10 + 10 + C Manoir 300 265 265 265 + 5 C Marconi 300 260 260 260 C Ocdental 500 $9‘» 9 9 CP Inve pr 6430 $22'.21 + 21 ?— ' j CPIn w 21750 215 200 200 -10 CP Ltd 22780 $12*4 12*.12*.+ 'i CPL $3.pr 9239 $10-.10*.10*.+ *i CPL UK p 2916 $9 9 9 + ‘i Cdn Sait z25 $15 ?15?15 + Cdn Tire 500 $32 32 32 Cdn Tire A 3089 $31*4 31 31 + + + C Uilties 586 $32'?32 + 32?CUtil 6 pr 75 $77 ?77 + 77 + C Vickers 100 $9*.9».9*.— *4 ¦ fonds mutuels FONDS OFF.DEM.Acrofund 1.09 T .56 ' Adanac 1.99 2.17 A.G.F.Special Fund 2.77 All-Canadian Compound All-Canadian Dividend 7.95 8.69 894 9.77 All-Canadian Revenue 7.43 773 All-Canadian Venture 3.59 392 Am.Growth Fund 5.83 6.40 Amer.Gen l Growth 18.28 19.98 Assoc.Investors 4 89 494 Canada Growth Fund 5.33 586 Cdn.S.A Gold Fund 4.02 4 39 Cdn.Sec.Growth 4 25 4.67 Cdn.Gas & Energy Prd.13.11 1441 Canadian Invest Fund (xdi 4.29 4.70 Cdn.Trusteed Income 4.92 5.40 Canagex 8.67 9.37 Collective Mutual Fund 5.89 6.39 Commonwealth Inter 12.18 1338 C.I.Leverage 3.15 346 Commonwealth Venture 5.75 6.32 Corporate Investors 5.07 554 Corp.Inv Stock Fund CSM Japan Fund 4 69 5.12 7.19 7.90 Dom.Compound 5.03 546 Dom Equity Dreyfus Fund 644 6.71 11.65 1277 Exec.Fund of Canada 5.59 6.13 Fonds Collectif "A" 5.86 6.40 Fonds Collectif "B" 5.72 589 Fonds Collectif "C 8.42 9.21 GIS (Compound) 8 66 9.52 GIS (Income) 3.16 348 Growth Equity 5.73 6.29 Industrial Growth 546 6.00 Invest Growth 10.15 11.10 Invest Int i Mutual 7.14 7.81 Invest Mutual of Canada 5.05 553 Japanese Fund 4.70 5.14 Keystone Canada 6.89 756 Keystone Polzris Fund 4.24 464 Le Fonds P E P 3.42 3.72 Mutual Accumulating 4 95 544 Mutual Bond Fund 10.15 11 16 Mutual Growth Fund 4.90 5.39 Mutual Income Fund 1.53 4.98 Nat Resourres 6.43 7.03 Pension Mutual 7.13 7.81 Planned Resources 3.85 4.23 Principal 388 426 Provident Stock 5.24 5.73 Regent Growth 8.21 902 Regent Pension 5.18 5 69 Regent Venture 373 4.10 RoyFund Ltd 5.21 543 Sav & Inv.Can.5.72 6.29 Sav.& Inv.Amer 8.60 9.45 Spec Taurus 8.76 3.10 9.57 3.41 Utd Accumulative 4 60 5.50 Utd.American 2.19 2.41 Utd Horizon 2.76 3.03 Utd Venture 3.78 4.15 Universal Sav.Equity 6.67 7.33 ¦ les obligations ÜOUVKKNKMKNT DU CANADA 4Vl Sept.1 1972 994 100*4 5 Oct 1 1973 1004 101 5 Avril 1 1974 1004 101 6+ Avril 1 1975 104 105 5*4 Juin 1 1976 101+4 102*1 7 Sept.1 1977 106 107 3+4 Jan.15 1978 89 90 64 Juin 1 1979 1014 102*1 6*4 Avril 1 1980 100*1 101*i 44 Sept 1 1983 854 86*4 6+4 Fev.15 1983 98*i 994 64 Oct 1 1995 954 97 3+4 Mars 15 1998 58 60 3 Perpétuel 1996 38 40 CN 4 Fév.1 1981 82 83 CN 5+i Janv.1 1985 89 91 CN 5 Oct t 1987 79 81 INDUSTRIELLES Abitibi 7'i 1967 87 89 Alb.Gis Conv.7W 1990 121 124 Bk ol N S.7.Orl.15 1987 92 94 CPR 8*,.Nov.1 1978-89 105 107 l*MAC 8>i 1974 102 104 GMAC 7, Sept 30 1986 87 89 Gull Oil 8is Déc 1 1989 104 105 Impl.Oil 84, Août 15 1989 105 107 Noranda 94.Oct.15 1990 107 108 Royal Bk 7 Avril 15 1991 1004 1004 Roymor 74 Nov.1 1973 100 102 Roymor 7+4, Nov.1 1978 1004 1024 Simpsons 94, Déc.15 .1989 106 108 Wcston, Géo.6+4 1987 86 88 SKRVICKS PUBLICS Alta Gas 94 1990 106 Bell Tél 94 1993 108 110 Msrlt.T4T tl,.Juin 1 1990 104 106 N 4 C 9S Janv.15 1991 1084 107 TC Pipe 91.Juin 20 1990 108 109 PROVINCIALES Alb.6*,.Man 1 1989-91 91 93 Man Hvd BV Sept 15 1991 1044 106*1 N B.7».Man 1 199446 97 98 Nfld 9>.Nov 15 1990 106 110 N S.71, Man 1 1989 91 98 98 Ont Hyd 8>, Juil 21 1996 106 106 P.E l.91.Nov 1 1990 107 K» Qué Hyd 8».Juil 21 9 1996 104 106 CONVERTIBLES Domtar 81.1987 84 86 TC Pipeline 5 1989 94 96 Wnlcoasl 8'», Avril 1 1988 92 94 C MH 9>x Déc 7 199045 106 108 Mél.Tor B*.Oct 1 1990 107 110 VtntM Haut ÇWN Gas 315 $19 CWN G 4 pr *1 su*.Canron Carrier JD Cassidy L Ctl Ont SLe Cbemcell Chrom Chrysler CHUM B Codville A Columbia Cominco C Holiday I Compute! Com tec h Con Bath Con Bath p Con Bath w C Bldg Con Textle Con Distrb Cons Gas Con Gas A Con Gas B Control F Cooper C ' Corby vt Corby B Cornât Ind Coronatn Costam R Cram R L Crwn Life Crush Inti Cygnus A Cygnus B Dale-R Debhld B p Oistl Seag Doman I Dome Pete D Bridge D Citrus Dofasco Dom Glass D Glass pr D Lime w Dom Store Domtar Domtar pr D Textie 1254 $16 2 100 $5 4 100 380 200 $7>4 1035 410 200 150 300 $29*.200 $7H 100 345 275 300 3245 $20*.9476 $10 300 385 500 215 $6 $9'; 33 135 $5* 975 300 210 13400 100 720 $23 5305 $19 4 210 $82 210 $82'?500 160 100 $14 265 $20 ?250 $20-4 100 145 100 100 200 $5 ?500 $107.790 $30 325 $17 ?5290 200 300 45 $5 $5 $6‘?$78 1135 $52 4 100 $8?300 $31 1490 $22 500 $7‘.1683 $21'4 100 $10 300 $11'.600 63 1485 $137.2673 $10'.200 $1414 1100 $8 DRG Ltd 4*-&50 $11*4 Dupont Dylex D A Estn Can S Econ Inv E-L Fin Electro ltd Emco Erie D Erie D A Exquisite Falcon Fed Diver Fed Gr Fields S Finning T Fleet Mfg Ford Cnda F Seasons FPE Pion FPE Pn pr Fraser Ga2 Metr Gaz 5 40 p Gdn Mang GMC G P Mfg A Genstar L Gesco Dis ALE '¦?Glengair Godyear p G Mckay A Graft G Greb Ind GL Paper GL Power Gt West Int Gt W Life Gt West S Greyhnd C Greyhnd GSW Cl A GSW Cl B Guar T Gulf Can H Group Hand Chm Hard Carp Hard Crp A Harlequin Harris J S Harveys F Hawker S Hawker pr Hays Dna Home A Home B Horne Pit H Bay Co HB Oil Gas HB Oil G pr Hunter D Huron Eri 300 $17?150 $6'4 800 $9 4 300 $131.200 $64 100 $36 ?100 $5 *.400 $9 100 $8*4 252 420 1298 $73‘4 100 125 10935 $81.3300 $12*.150 $11'4 600 86 740 $82 240 $11'.25 $17 22 $68 451 $12 200 $5*.25 $65 200 475 168 $81 575 $69 750 $10*4 300 285 '?’•?2200 160 442 $34*4 500 $6’4 4500 $18 ?2150 460 zlOO $127.800 $18 350 $6 ?800 $42 1000 460 800 190 100 $13*4 325 $8 ?350 $8 2 14450 $127.1802 $25 500 $18-4 100 470 100 $11 ' 4 100 $11 100 340 450 285 1000 78 425 220 75 $56 4 z50 $10*.2775 $32 z100 $33 900 230 865 $18 1350 $43 700 $52 ?525 $13 4056 $23 Husky 11250 $15*.Husky B pr 25 $41 675 100 2320 300 200 1500 500 450 505 bOO Husky D w IAC IAC w Imasco Imasco A p Imp Gen Imp Life Imp 0 Indal Can Ind Adhes Inland Gas Inland G p Inter C B p Inter C A w Inter C B w 1700 Intmt IBM I Nickel Int Util Int Uhl A Intpr Pipe Int Pipe w Intpr Steel Inv Grp A Inv Grp 5 p Ivaco Ind IWC Ind Jockey C Jockey B p Kaiser Re Kaps Tran Keeprite P Kelly D A Kelsey H Kentmg Koffler Koffler A p Koffler w Labatt Labatt pr Laidlaw M LOnt Cem Laura Sec Lau Fin Lau F 1 25 Lau Fn 140 Leigh Inst Levy Life Inv w Lincoln Tr Living w Lob Co A Lob Co B Lob Co pr Lob G A pr Loeb M Maclarn A Maclean H wmh cable MB Ltd Magna El Magnason Magnetcs Maher pr Major H D M LI Gard M Lf Mills Maritime Markboro ilarkbro w fJass-Fer McLaghln McLagn w Met Stores Mex LP pr MPG Inv Microsyst MinduStrl MLW Wor Molson A Monenco Mnt Trst Moore Morse A Morse B MTS Inter NaChrs I N Hees Ent Nat Sea Neonex NB Te! N Provid D Nfld LP Noranda Nor Ctl G Nor Ctl B p Nor Ctl w 300 650 1899 $18?210 675 783 $18'.510 460 300 325 50 $137 17499 $29 ?$8 $13 $12 $14'?250 $18'.z80 220 260 10200 215 113 $304'.33030 $27 .3980 $37'.320 $41*4 2282 $27 1625 $11 ?1386 $7 200 $6'.300 $18l.150 $14 300 165 2422 470 100 $9'*4 1225 465 150 $6 $8?.$5*.$5 $9 $14'?$8 900 625 2510 $21'.860 $22*4 600 $12 1200 225 z 15 $8 it 320 $8'?390 $16 a 1000 $17 820 390 100 $13'?500 60 zll6 $12'?450 345 1650 $5 2210 $5'.70 $29'?150 $18 550 370 100 $14 800 $13 100 $6 2685 $20 5700 305 300 $7 1000 73 z50 $7 100 150 29 $26 100 $14 263 $19 200 475 600 60 4206 $10 750 $10 1400 440 900 $15 1000 $10 800 475 220 495 400 $6 100 $12 1625 $16 220 $5 600 $17 2955 $34 330 $11 100 $24 2954 350 700 $16 100 320 525 $9 1200 320 280 $13 1450 40 100 $9 4630 $26 3776 $14 250 $27 1150 570 Bm Ferm Ch.19 19 11 + 11 + 16+ 16 + + + 5 + 5‘a+ 380 380 7*4 7*4 410 410 150 150 + 20 28 + 28 + — *4 7+ 7+ 345 345 - 5 300 300 + 10 19 + 19*4 — *4 9 + 10 + + 385 385 - 5 200 215 + 15 6 6 9 9 33 33 125 130 5 + 5*.23 23 + 19 19 + 82 82 82 + 82?160 160 14 14 — + 20 + 20 + — *4 20 + 20 + 145 145 100 100 - 5 5 + 5 + — + 10 + 10 + + + 29 + 29 + — *4 17 ?17 + + + 5 5 4 5 + 5 + 6 + 6+ + + 78 78 + '?52 + 52+ + + 8 + 8 + 31 + 31 + — + 22 22 7 7 21 21 + 10 10 11 + 11 + — *• 63 63 + 1 13 + 13*4 10 10 14 + 14 + + *4 17 + 17*4 + + 11*4 11*4 — *4 17*.17 + + + 6*4 6*4 9 + 9 + + + 13 + 13 + 6 + 6 + + + 36?36 + + + 5 + 5 + 9 9 8*4 8*4 420 420 73 73 + + '4 125 125 7 + 8 + + + 12 12*.+ + 11 + 11 + -1 + 85 85 + 2 82 82 11 + 11 + — + 17 17 68 68 12 12 - 1 5 + 5 + 65 65 475 475 -25 81 81 + + 68 68 + 1 10 + 10*4 + + 285 285 + 10 !+?•?’.?155 155 33 + 34 - 1 6*4 6*4 17 + 18?+ + 450 460 12 + 12 + 17 + 17 + 6 + 6 + + *4 42 42 + 1 + 440 440 -30 190 190 13 + 13*4 8 + 8 + 8 + 8 + + » 12 + 12*4 + *8 24*4 24 + + *4 18 + 18*4 + *• 470 470 - 5 11 + 11 + — *4 11 11 340 340 270 285 + 25 75 75 - 3 215 220 - 5 i 56 56 + — *4 10*.10*.31*4 31 + 32 + 32 + 225 225 - 5 17 + 17*4 — + 42*4 42*4 + + : 52 52 - 1 i 13 + 13+ - *.i 22*.23 + + 1 + 14 + 15 — ' ¦ 41 + 41 + 645 645 -10 18*.18*.675 675 18 18 — + 460 460 + 10 300 300 137 137 28 + 28 + - + 7 + 8 — + 13 13 + + 11 + 11 + — + 14 + 14 + + *4 18 + 18 + 220 220 260 260 210 215 304 304 - 1 26 + 27 + - *.36*.37 + + *8 41*4 41*4 + *4 26 + 26*.— ' S 11 + 11 + — *4 6 + 6 + 6*4 6*4 — + 18 18 - + 14 14 165 165 -10 460 460 9 + 9 + + 't 455 460 - 5 6*4 6*4 + 'a 8 + 8 + 5'.5 + — *4 5 5 — *8 8*4 9 + >4 14*.14 + 8 + 8 + + + 625 625 21 21 + + '4 22 + 22 + -l'a 12 12 — + 220 220 -10 8 + 8 + 8 + 8‘?16 + 16 + 17 + 17 + + + 380 390 + 15 13 + 13+ + 1 + 60 60 12+ 12*.345 345 + 5 5 5 5 5 + + + 29 + 29 ?+ + 18 18 370 370 - 5 14 14 - '?13 13 — '?6 + 6 + — + 20 + 20 + 275 300 + 35 7 + 7 + + + 72 72 + 1 7*4 7*4 150 150 26 + 26*4 + 1 14 + 14 + 19*4 19 + - + 470 470 - 5 51 51 - 9 10 10 — + 10*.10'.+ + 430 440 + 10 15 15 + + 'a 10+ 10*.475 475 495 495 - 5 6 + 6 + - «4 12 + 12 + 15 + 16 + + + 5*4 5*4 16*4 17 + + 34 + 34 + 11 + 11*.— + 24 + 24 + 350 16 320 8'4 320 13*4 38 9*4 26*.13*4 27*4 555 350 16 320 8*4 320 13*4 40 9'4 26-.13'4 27'?555 - 5 + '• + 5 ¦ cours des changes PAYS monnaie cours Atnquc au suo Allemagne Angleterre Argentine Australie Autriche Belgique Broil Dancnurfc Espagne France Hollande Italie Japon Mexique EtalS'Unts Norvhge Nouvelle 7.flandc Suède Suisse Hand 1.4131 Deutsche Mark 3007 Livre 2.4989 Peso 2064 Dollar 1 1661 Schilling 0417 Fianc .0215 Cruiriro Novo 1854 Couronne 1381 Peseta 0147 Fianc 1815 Florin 2987 Lire .001637 Yen 003062 Peso 0603 Dollar 1.007/3?Couronne 1463 Dollar 11776 Couronne 1997 Fianc 2518 NS L P 322 S10‘, 10 + 10+ NS Savngs 325 tu*.11+ 11 + NSI Mark 600 300 29C 300 N u West D 100 *?'.7 + 7+ Oil Patch 300 200 200 200 Okanagan 700 $5 .5+ 5+ OSF tnd 1730 15 475 490 + 10 Oshawa A 2000 S10-.10 + 10+ -f + Osnawa w 300 140 140 140 — 5 Overland 100 *11 , 11 + 11'?+ 1 Overtnd pr 100 *20 • 20 + 20 + — 2 Overlnd 2 p 500 370 355 355 20 Pac Pete 985 *31 30 + 30?— + PanCan 1 200 290 285 290 + 10 Pembm A 200 *5-.5 + 5 + + + Pembin B 1700 *5 , 5 + 5 + Pemb D p 180 *24 24 24 Petrofma 500 *19'.19 + 19+ Pitts Eng 520 *12', 12 + 12 + _ '?Pow Corp 1632 470 465 470 + 5 Pow Crp pr 300 *25 , 25 + 25 ?+ + Pow C 5 pr 400 *8‘.8 + 8 + _ + Price Corn 1525 *6 , 6 + 6+ _ + Quinte A 600 200 200 200 + 5 Rnk O A 23210 *18', 18 + 18 + + + Readers D 200 *7'.7 + 7 + + + Realty C 1500 250 250 250 Reed Oslr 550 *7'.7 + 7 + _ + Reichhold z90 *8', 8 + 8 + Reitman 100 *17 .17 + 17 + — + Reitman A 125 *16'.16 + 16 + + + Revelstk 200 *10'.10 + 10 + _ + Revelstk p z25 *14', 14 + 14 + Ripley Int 100 320 320 320 + 20 Rolland 100 230 230 230 _ 20 Rothman 1455 *13', 13 + 13 + _ + Rothmn w z25 290 290 290 Rothm 2p 8300 *17'.17 + 17 + + + Royal Bnk 2666 *26 26 26 Royal Trst 575 *35', 35 35 — + Russl H p 100 *18 4 18 + 18 + Sayvette 340 445 435 445 + 20 Scmtrex 200 315 315 315 + 5 Scot York 325 *16'.16 16 + + + Scot Mis pr 100 *7 4 7 + 7 + + • 4 Scotts 150 *13‘.13+ 13 + Seaway pr 300 *5'.5 + 5 + — + Seaway w z50 95 95 95 Secur Cap 1700 420 400 420 + 10 Select P 200 200 200 200 Shaw LE A 310 *6 5 + 6 Shaw Pipe 100 *8 8 8 Shell Inv p 620 *35 , 34 + 35 + + 1 + Shell Inv w 510 *14'.14+ 14 + + + Shell Can 1252 *34’.34 + 34 + + + Silverwd A z50 *15 15 + 15 + Simps 10098 *19 18 + 18 + + i4 Simpson S 475 *25 25 25 Sklar 'M 100 175 175 175 wslater Stl 1325 tir.10 + 11 + + + Slat W Can 1030 *11', 11 + 11 + _ + Somville p 60 *39 39 39 Southam 1450 *64 62 64 + ‘ ?St Brodcst 200 *12 12 12 _ + St Can 22010 *23'.22 + 22 + + + Stembg A 800 *19'.19 + 19 + + + Stuart Hse 100 390 390 390 _ 10 Suptst corn 300 *15 15 15 _ + Suptest od 1740 *54 52 + 52 + — + Surpass C 480 200 160 200 + 50 Tamblyn 100 *20 20 20 + '?Tancord 400 265 260 260 _ 5 Teledyne z25 340 340 340 Texaco 407 *31', 31 + 31 + _ + Thom Nés 125 $24 24 + 24 + Thorn N p zl5 *50 , 50 + 50 ¦ Tormt 1 56500 95 95 95 Tor Dm Bk 2725 $24’.24’4 24jj + Tor Star B 100 $31>.31>.31’.+ Traders A 700 $12‘4 12'a 12J.+ ‘4 Traders 5 p ü $26'a 26‘j 26‘r Trader Bp 200 $26'; 26‘a 26‘r Trader 65 w 500 115 115 115 - 5 Trader 66 w 200 300 300 300 Transair 900 355 345 355 +15 Trnsair w 300 100 100 100 Tr Can PL 2361 $341 .33 + 33+ - i4 Tr Can PI p 50 $42' b 42' 8 42+ + + Tr Can A pr 260 $62 + 62 + 62 + Tr Can P w 135 910 910 910 - 10 Transglob 300 205 205 205 Trans Mt 1670 $21 ' + 21 ’ 21++ • 4 Trizec Crp 3700 170 170 170 Trizec w 1300 53 52 53 Tru-Wall 2000 300 275 290 +15 UNAS Inv 200 $16 + 16 + 16+ + + Un Carbid zlOO $14 13 + 14 Un Gas 5330 $13 + 13' + 13'+ UGas A pr 75 $42 42 42 - + Union Oïl 5100 $46 ?45 45 - 2 Van Ness 1300 85 85 85 Versafd 200 $5 5 5 Venpower 4400 125 125 125 + 5 W Brdcast 1000 $9‘4 9', 9'4 + •.W Cdn Seed 1900 450 450 450 W Realty 1200 $6 j 6 6 + Westnhse 1350 $12 ?12‘?12‘?Weston 1150 $14 + 14 + 14 + + ^ + Wstn 4 ?p 25 $63 + 63 + 63 + Wstn 6pr z4 $80 8 80 + 80 + White Pas 1950 $8 + 8‘?8 + Wiley Oïl 2900 $6 5 + 6 + + Wmco S 500 $5 480 480 -20 YR Prop 100 $5 + 5 + 5 + Zellers 410 $16 + 16 + 16 + + + Zenith 363 175 Minas 175 175 Accra 1000 8 8 8 — « ; Acme 66800 29?23 27 + 4 Agmco 200 210 210 210 + 5 Allied Mng 860 305 290 290 + 5 Ang Ruyn z200 28 ?28 ?28?Ang Uü 12900 78 /b /b + 1 Armore bbUO T2 11 T2 + '?watl C Cop 500 45 45 45 _ 1 Bankeno 3510 590 570 575 5 wbarex 3000 20 20 20 + 2 Bary Expl z700 91 88 91 B-Dqu zlOO 2 2 2 Betlm 4395 $15 + 15 + 15 + _ ti j Black Bay 8000 4 4 4 Bl Hawk 1500 42 42 42 + 2 Bounty Ex 1000 9'?9'?9'?+ 1 Bral Can F 500 154 154 154 + 3 Brameda 8078 80 76 76 _ 1 Brenda M 2000 385 375 385 Brunswk 1200 315 305 315 + 5 Cam Mine 1500 24'?24'?24'?+ '?Camflo 300 255 264 254 + 3 Cam Chib 100 595 595 595 _ 5 Camp RL 720 $21 20 + 20‘?_ 1 C Tung 1100 174 166 166 — 6 C Jam 10075 130 130 130 — 5 C Merrill 100 520 520 520 — 40 Cassiar 300 $18'?18 + 18 + Cent Pat 2000 160 150 160 + 10 Chemaloy 400 176 174 174 _ 3 Chestrvile 9000 12 12 12 + 2 Chib Kay 1000 6 6 6 1 Chib M 1850 38 36 36 — 2 Chimo 500 102 102 102 + 1 Coch Will 500 25 25 25 Com Lake 500 8 + 8'?8 ?+ '?Columb M 2000 36 36 36 + 1 C Callman z250 4 4 4 Con Fardy z300 98 92 98 C Durham 5500 75 74 75 + 4 C Marben 4100 155 145 155 + 5 C Morisn 6700 133 130 130 — 2 C Rambler 4200 149 143 146 — 2 C Red Pop 3500 13 12 12 — '?Con west 3814 750 740 750 + 20 Coprcorp 3000 14'?14‘?14'?— 1 ; Craigmt 3965 780 650 675 — 110 Crobk 12000 10 10 10 D'Aragon 500 18 18 18 + '?D'Eldona 7000 51 49 51 + 1 Denison 1148 $20 19 + 20 Dicknsn 1000 80 80 80 + b Dome 200 $58 + 58 + 58 + + '?D Explor 3700 116 113 113 + 1 Dynasty 2400 520 510 510 + 10 East Mal 500 90 90 90 — 5 East Sull 500 280 275 280 + 5 Farwest 1500 8 7'?7'?+ !?Fort Reine 5000 36 36 36 + 1 Gnt Masct 5000 425 405 405 — 15 Giant „ Yk 107 730 730 730 — 15 Goldray z200 49 49 49 Granduc 1900 445 405 405 — 40 Granisle 650 980 925 925 — 55 Green Pnt 8500 27 25'?26'?+ 2‘?Gulch 7000 5 5 5 Highmont 2700 225 215 215 Hollinger 2610 $35?35‘?35 + Huds Bay 2960 $19 18 + 19 + >4 Hu-Pam 2000 14 14 14 Int Halliw 666 40 40 40 Int Mogul 602 740 730 735 + 10 Int Obaska 1000 28 27 27 Iron Bay T 625 295 295 295 Iso 2500 112 109 109 + 1 B au comptoir Des cours Hi M foorata par It OtnArc 4e compeatatloa 4et boula 4e Mootréal etOunÀeaae.Titre Vol «me ÜMt Bat A G K Spécial A G T Data Auscan Bantam nine Beau port hold Boroun mng C P I Common Cessland corp Chibex mng Coniso mns Copeland Coppei Ik Copper Iode Cres well mns Cuvier Da son GRT Ik nick Muges ind Indian mtn Int svstcorra Kupfer La prévoyance Mclaren d o or Major Laurent Mnix Manoka mng Marval mng Mayfield mng Mult access Naganta Nemrod New insco Nordex Pamike Pan eastern Polcon corp Poly Pump Revenue prop Rutiell hold St.James res Shelter bay T S Simms a Soca Sonex Itee Spar Spar aerd Tartan expl Thermatron Union accept Zodiac ltd 100 280 2.80 100 1 00 1.00 19000 .78 .62 5500 78 39 19000 22 .18 12000 39 .39 150 11.75 11.75 2000 25 25 500 40 40 5000 13 .13 1200 4.00 4.00 5000 .40 .35 2000 06 06 4000 20 .20 2000 12 .12 5500 18 14 100 1625 1625 6700 60 50 2000 55 .55 1300 60 38 1500 39 35 700 20 50 20 00 1072 65 .65 2500 28 20 10000 .60 44 7000 04 04 8500 57 57 1000 28 28 1000 95 95 7000 30 25 2000 24 24 1000 40 .40 500 .40 .40 700 32 32 19000 39 39 300 4.375 4.375 200 2.40 240 3300 50 .47 500 60 60 .00 2.15 2.15 2000 40 40 215 650 6.50 300 1 02 1.00 2000 90 90 200 150 150 600 150 150 500 50 50 2100 550 500 236 750 7.50 2000 71 .71 Johet 2000 21 20 ?Jonsmith z200 4'?4'?Jorex Ltd 5600 165 155 Joute! 3100 63 62 Kam Kotia 8000 34 33'?Kerr Add 876 645 645 Kirk M 15000 5'?5‘?Lab Mm 150 $34'?34'?Lacanex 900 70 70 L Dutault 4150 $11'?11*.L Os u 4000 7 6 La Luz 400 250 250 Langis 2000 8 8 LL Lac 302 180 180 Lost River 2100 420 415 Lytton M 7200 105 100 Madeline 1123 230 225 Madsen 500 68 68 Malart ic 2000 60 60 Man Bar 1500 40 37 Martin 1000 7 7 Mattgmi 450 $22 21*4 Mc Adam 4500 45 42 Mc Intyre z50 $69 ?69 Midr.m 2500 14 14 Multi-Mi 1000 32 32 NBU Mime 600 400 390 wnew Cal 2000 19 19 Newconx 485 450 450 Newlund z200 11 11 N Que Ragl 500 520 505 Noble M 4400 118 113 Nor Ac 12500 31 28 Norbaska 1000 14 ?14'?Nqrlex e ttbüü 2/ ?26 wn canada 1240 43 43 N Gate 21636 620 575 N Rock 2100 135 130 Opems*a 4595 810 800 Open End z222 19 19 Orchan 1500 310 305 Pac Coper 1000 335 335 Patino 220 $14 13‘?Pce Expl 2100 69 69 Pme Point 1500 $22'?22*4 Placer 4600 $20 18'?Prado Exp 500 125 125 Preston 300 565 555 Pure Silv 2250 219 215 Que Man 1000 10'?10'?Rayrock 400 123 122 Rio Algom 960 $13'.13 Roman 1600 520 500 St Fabien 500 8 8 Sherr 12340 $12*.11*.Sigma z50 340 340 Sil Miller 3500 5 4'?Silvmq 6000 18'?18'?Stan.ck 2000 45 40 Steep R 2050 206 201 Sullivan 1100 275 266 Sunbrst E 4000 10'?10 Tara 5600 $12'?12 Teck Cor A 1108 460 450 Teck Cor B 1001 400 400 Texmont 4100 40 39 Tex-Sol z300 54 54 Tr.bag 1000 60 60 U Mining 500 23 23 wu keno 100 405 405 U Siscoe 2205 245 240 Upp Can 3400 158 153 West Mme 2075 256 250 Westfield 850 128 121 Wstlield w z400 58 58 Whithorse 1920 170 166 Wilco 4500 15 15 Willroy 580 70 70 Yk Bear 800 460 450 Zenmac 1500 6 6 wzulapa 16000 18 18 Pétroles et Gaz Alt East G 800 510 500 Alminex 2400 505 490 Asamera 2020 $1414*.Ashland C 200 975 975 BP OG 14555 600 595 Bralor OG 100 210 210 C Geother 1015 67 67 CS Pete 3020 570 555 CS Pete w 710 25 1 245 C Bonanza 3000 123 115 C Dehi 405 380 370 C Ex Gas 2600 375 360 C Homestd 2250 900 860 C Reserve 200 550 550 Cdn Sup O 6085 $37-4 37- Cdn Trient 412 845 785 Cent Del 2571 $15 15 Charter Ol 100 540 540 Chieftan D 1900 810 800 Clark Can 1300 220 210 C East Cr 900 120 120 Decca R 900 185 175 Dynamic 3700 92 90 Francana 700 410 400 Gr Plains 394 $31?31‘ Gt COilsds 150 485 485 Houston O 8700 170 152 Inter Tech 5200 80 79 Lochiel 4200 127 125 Midcon 700 46 46 Mill City 5700 175 170 Nat Pete 3600 195 190 N Cont 2000 59 56 NC Oils 2400 590 580 Northld 2000 50 48 Numac 4900 $11'a 11 Oakwood P 971 100 95 Pan Ocean 7520 $10'a 990 Page Pet 1442 145 145 Permo 7600 41 40 Petrol 2500 130 126 Pinnacle P 3500 48 46 Place G 4000 108 105 Peyto Oils 1400 210 205 Ranger 500 $11*.11 Scurry Rn 1650 $147.14 Siebens 5025 880 875 Spoon 18700 117 110 Total Pet 2500 660 650 Total P A p 600 $14‘?14 Tr Can Res 500 98 98 U Canso 3100 420 415 U Canso w 3400 108 103 Ulster P 20800 152 147 Voyager P 900 470 470 W Decal ta 5525 735 730 montréal Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Bourse de Montréal Abitib; VtntM Haut Bas Farm.Ch.14do y> bs b Alta Gas T 272 *48‘< 48 Alcan + *.9625 $16 i 16*â 16*4 + *1 Algoma St 300 $11*.11*.11'.- '• Almm 2p 295 $36 36 36 Aquitaine 6000 $26 .26 100 $6 $15 $27 Banq CN 1310 $13 Bq Pv Can 6689 $13 .Bell Canad 5149 $44 e 43 - 44 Atl Sugar Bank Mti 3216 Bank NS 2781 6' 15* 27' 26 -1 6 .— * 157.+ * 27' 13*.13 j 12*4 13 Soulham Steel Can Stembg A Sup Elec Texaco Tor Dm Bk Tr Can PL Trans Mt Tnzec w Tr G C Velcro 3 Walk GW Webb Knp W Pet q Westcst Weston Zellers 125 5036 1700 200 30 750 1535 780 1500 3270 150 1160 850 200 200 250 260 $64 64 64 +1>4 $23 22*^ 22 .+ >4 $19'4 19 .19'.250 250 250 +10 $31*4 31 j 31 i $24*4 24*.24'a + $34 33*4 34 $21*4 21 21*4 + *4 53 52 52 -1 $22 21 22 -$14*4 14*4 14*4 - ‘4 $35 ?35 4 35 4 45 45 45 +5 $30*.30*.30*.- *.$24 23*4 24 + *4 $14*.14 14*.$16*.16 .16*.+ '.Capri Cassia r Castle Oil Cedarv Chsbar l Chipman 1856 Cons Bellek 2000 C Doisan 1000 Cons Imp 5000 CoNor Ex 1000 Crusade Dauphin Dumont Dynco Eagle Mm 1000 Expo Iron 6000 Expo Ung 2500 Fab Met- Fairway Fall Mm 11600 Flint Rk 34900 Fox Lake Galex 500 6500 20600 2227 1000 1000 Gaspe Q 8000 Gold Hk Gras L G E Res 5000 7500 5000 210 -10 67 + 1 560 -10 245 - 4 123 + 8 370 -15 365 860 - 25 550 -5 37*4 - *4 845 +55 15 + *4 540 800 210 120 175 92 400 31*.485 155 80 126 46 171 193 59 585 48 11*.100 990 145 40 130 46 105 -15 -20 + 3 -10 -19 - 2 + 1 + 1 + 2 + 4 + 10 - 2 Maurice Dénommée M.Maurice Dénommée, Président de la Société de Construction Brandon.Directeur de plusieurs autres sociétés oeuvrant dans la construction et divers secteurs économiques du Québec a été élu officiellement Président de l'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec pour l'exercice 1971-1972 au cours du 10e congrès annuel- de l'A.P.C.M.Q.M.Dénommée a présidé plusieurs comités d'études au sein de l'A.P.C.H.Q.durant les dernières années, comités qui par leurs recomman-datipns auprès de différents ministères tant provinciaux que fédéraux ont permis la réalisation de plusieurs programmes d'habitations et de logeme nts.Quebec Telephone Pour les neuf mois terminés le 30 septembre 1971, Québec-Téléphone a déclaré des revenus d’exploitation de $22.7 millions soit un accroissement de 8.2% par rapport aux revenus de $21.0 millions pour la période correspondante de 1970.Après déduction des dépenses d’exploitation et autres frais, incluant les dividendes des actions privilégiées, les bénéfices disponibles pour les actions ordinaires résultant des opérations courantes se sont élevés à $2.0 millions soit 1.08 par action ordinaire ($1.21 incluant le profit nom répétitif sur devises étrangères) comparativement à $1.9 millions, soit $1.07 par action ordinaire, pour la même période Tan dernier, malgré un accroissement du nombre d’actions ordinaires en cours.Bell A pr 1S5 $51+ 50+ 51 + + •
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