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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 1 novembre 1971
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1971-11-01, Collections de BAnQ.

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la météo Ensoleillé.Nébulosité croissante.40 et 60 DEVOIR Fais ce que dois VOL.LXll - NO 251 Moptréal, lundi 1er novembre 197 1 15 CENTS 25111 5111 111 TIRAGE: VENDREDI, 29 OCT.1971 17 gagnants de $5,000.136 gagnants de $ 500.-ïv 1377 gagnants de $ 100.Québec interviendra dans le conflit de La Presse Un enquêteur-médiateur extraordinaire par Gisèle Tremblay Le ministre québécois du travail, M.Jean Coumoyer, apprend-on de source sûre, désignerait aujourd'hui, pour régler le conflit de La Presse dans les décais les plus courts, un enquêteur-médiateur extraordinaire qui pourrait être un très haut fonctionnaire de son ministère.Interrogé samedi sur les ondes du poste de radio CJAD, M.Coumoyer avait d’ailleurs déclaré qu'il faudrait nommer un médiateur aussitôt que possible et que l'homme choisi pour cette mission devrait avoir le prestige et l’expérience de Me Cari Goldenberg, professeur à l’université McGill, expert en droit du travail.D’autre part, invité à l’émission Bourassa dialogue (CKAC) afin de commenter le rapport de son pre- La Police doit être tenue responsable, disent les centrales Les deux principales centrales syndicales qui ont organisé la manifestation de vendredi soir rejettent sur la police la responsabilité de la dramatique tournure des événements.M.Daoust (FTQi a révélé hier soir qu'il avait indiqué à la Police le parcours précis de la marche.M.Pepin (CSN) affirme qu'il n'y aurait pas eu de violence si la police avait accordé un minimum de collaboration.M.Fernand Daoust, secrétaire général de la FTQ, a "la certitude absolue que la police a provoqué délibérément l'affrontement, sur des ordres venus de haut et à des fins politiques ".Interrogé hier sur le parcours de la manifestation, qui menait droit à une souricière, M.Daoust a indiqué que l’itinéraire avait été modifié en cours de route devant les barrages policiers rue Dorchester et que la police, après s’être soustraite à la collaboration des organisateurs, avait conduit les marcheurs dans une trappe.Tout juste avant le signal du départ, a relaté M.Daoust, le président de la Pourquoi le PQ a cru bon s'abstenir Il était 19 heures vendredi quand le Conseil exécutif du Parti québécois, réuni à la permanence de la rue Christophe-Colomb, a décidé qu'il ne participerait pas à la manifestation organisée par les centrales syndicales pour appuyer les employés syndiqués de La Presse.Seul le député Robert Bums, qui avait déjà donne son accord personnel, se joignit à la marche.Le PQ avait auparavant exprimé un accord de principe.Mais la participation effective était subordonnée a des garanties et à des précisions qu'il n'a pas obtenues.La direction du Parti exigeait d'abord l'autorisation des syndicats (qui lui a été consentie), des garanties quant à l'efficacité du service d'ordre; la connaissance des buts et des objectifs précis de l'opération.Il semblait tout à fait possible aux organisateurs de répondre à ces trois conditions: mais le conseil exécutif voulait que lui soient communiquées les modalites de l’organisation: parcours, mesures prises pour éviter que la marche ne dégénère en affrontements, etc.Mais, à 19 heures, le Conseil exécutif ne connaissait toujours pas le parcours exact de la Marche; il n avait pas reçu non plus de garanties satisfaisantes lui indiquant que toutes mesures utiles étaient prises pour éviter d'inutiles con- Voir page 6: Pourquoi mier enquêteur spécial M.Antoine Hubert, le ministre du travail a affirmé qu’il ignorait toujours ce qui oppose fondamentalement les parties en conflit à La Presse.Le document de M.Hubert, nommé enquêteur spécial le 25 août dernier apres avoir d’abord agi comme conciliateur dans ce conflit, a été remis aux parties la semaine dernière et rendu public par la FTQ.Il retrace les origines du lock-out et expose les positions des parties, mais ne suggère aucune solution comme l’exigeait une partie du mandat confié à l’auteur."C’a peut être l’air innocent, a dit M.Coumoyer hier à CKAC, mais il me semble que je ne sais pas pourquoi l’on se bat tellement à La Presse, à moins que le conflit ne soit pas celui que la population croit”.Selon le rapport de M.Hubert, a expliqué ensuite le ministre, les quatre syndicats de la production ne s'opposent pas aux changements technologiques que projette la direction de La Presse, et celle-ci se dit prête à assurer la sécurité d’emploi que réclament les syndiqués.“Alors, qu’est ce que c’est, le qu conflit?” s’est demandé M.Coumoyer FTQ, M.Louis Laberge, s’est adressé à la foule pour leur révéler le parcours, décidé trois heures plus tôt.Les manifestants devraient emprunter les rues Saint-Denis, Dorchester vers Touest et University, pour se disperser près de la tour de la Bourse.Un peu plus tard, de haut gradés de la police de Montréal sont venus s'enquérir de ce parcours auprès des responsables, dont M.Daoust.Ils sont ensuite repartis, a précisé ce dernier, sans révéler que le boulevard Dorchester était fermé en direction de l’ouest par une douzaine d’autobus disposés en barricades et 300 policiers prêts à intervenir.Les organisateurs ont été prévenus par le service d’ordre de la FTQ au moment où la tête de la colonne venait de traverser Sainte-Catherine, et ils ont dû rapidement décider de continuer vers le sud.M.Daoust s’étonne que Dorchester ait été bloqué par la police en vertu du règlement anti-manifestation remis en vigueur par la Ville de Montréal, ce boulevard devait être la frontière nord du quadrilatère interdit comme Saint-Denis la limite est.Or, les marcheurs ont descendu la rue Saint-Denis sans encombre jusqu’à la hauteur de Craig.Cette extension du règlement, a poursuivi M.Daoust, éclaire cependant une entrevue que les dirigeants de la FTQ ont eue à l etat-major de la police deux ou trois jours avant la manifestation.' La FTQ avait alors soumis un projet d’itinéraire qui incluait la rue Sherbrooke vers l’ouest.L’adjoint au directeur de la police s’y est opposé formellement, a précisé M.Daoust, avec des phrases comme: “Vous savez, l’ouest c’est l’ouest." - "Je vous dis que vous n'irez pas dans l’ouest.” - “L’ouest, il n'en est pas question.” Nous sommes donc descendus jusqu'à Craig, a rappelé M.Daoust, afin que les présidents des trois centrales traversent symboliquement les barrages et se laissent arrêter.Peu après, Tes policiers ont reçu l’ordre de charger, a-t-il conclu, et à aucun moment les officiers ont cherché à réorienter la colonne vers l’est sur Craig seule issue possible, ni à collaborer pour que les responsables de la marche s’adressent à la foule afin de l’engager à se disperser.Marcel Pepin M.Marcel Pepin, président de la Confédération des syndicats nationaux, commentant dimanche la tournure dramatique de la Marche organisée par les centrales syndicales, a reconnu que son espoir d’une manifestation “purement pacifique” avait été amèrement déçu.“Si la Police nous avait accordé un minimum de collaboration, a-t-il dit, il n'y aurait pas eu de violence!” Pour le président de la CSN, le spectacle de la dispersion brutale des manifestants à l’intersection Craig-Saint-Denis était "effroyable".M.Pepin, gui avait déjà franchi les barrières métalliques au moment de la contre-offensive policière, dit avoir entendu des officiers ordonner aux agents:” "Les grands bâtons en avant:” Parmi les policiers.Voir page 6: Les centralei X ¦ 1 m x 1 I sÿtÊ Un spectaculaire attentat de TIRA en plein coeur de Londres: une explosion a fait voler en miettes le 32e étage de la tour des postes, haute de 600 pieds.On ne déplore pas de victimes, mais l'inquiétude a gagné le Yard qui a renforcé la surveillance autour de tous les bâtiments publics.(Téléphoto AP) En réponse à une question du reporter, le ministre du travail a également répété qu’il faudra réviser le processus d’obtention des injonctions dans les conflits de travail, afin de le rendre plus démocratique et de faciliter ainsi le respect de la loi.Présentement, a-t-il rappelé, les injonctions sont émises trop facilement Voir page 6: Un enquêteur Le Vatican publierait son bilan CITE DU VATICAN (AFP) - Le Saint Siège ferait connaître le montant de son bilan financier par une note dans L'Osservatore Romano.Cette hypothèse est avancée dans les milieux ecclésiastiques romains à la suite de la révélation du cardinal John Francis Dearken, archevêque de Philadelphie, qui, vendredi, dans une conférence de presse, a affirmé que la question est à l'étude auprès des autorités compétentes du Saint-Siège.Jusqu'à ce jour, les sources vaticanes ont une seule fois fourni quelques indications officielles à ce sujet: le 22 juillet 1970, à la suite de certaines déductions faites par “La tribune de Lausanne” (du 13/3/70).Ce journal soutenait que “le capital productif du Vatican pourrait s'évaluer à 50-55 milliards de francs suisses" (environ 14 milliards de dollars).“C’est un chiffre simplement extravagant, répondit L'Osservatore Romano.En réalité, le capital productif du Saint-Siège, y compris tous les dépôts et les investissements en Italie et à l'étranger est loin d’atteindre la centième partie de cette somme”.Le chiffre de 14 milliards de dollars, Voir page 6: Le Vatican LIRA frappe au coeur de la City LONDRES (AFP) - Une explosion a réduit en miettes, au cours de la nuit, le 32ème étage du plus haut édifice de Grande-Bretagne, la tour des postes de Londres.Elle n'a fait, par miracle, aucune victime: un quart d’heure seulement avant l'explosion plusieurs employés s'activaient encore à cet étage.De même, les monceaux de débris n’ont atteint penonne dans les rues où, deux ou trois heures plus tôt, les noctambules du weekend étaient encore nombreux.L’enquête ouverte aux premières heures de la matinée, qui a endommagé sérieusement trois des étages de la tour des postes n'avait encore fourni hier soir aucune indication sur les auteurs de l’attentat.A Londres même, un coup de téléphone anonyme revendiquait la responsabilité de l'explosion au nom du "Bataillon de l’I.R.A.à Kilbum” (quartier du nord de Londres où résident de nombreux Irlandais), mais à Dublin, un porte-parole des provos (aile nationaliste de l’LR.A.) affirmait que les dirigeants du mouvement n’avaient rien à voir dans cette affaire.Du côté des “traditionnalistes", ou aile marxiste de 1T.R.A., on observait une discrétion totale.D’autre part, c’est une femme, télé- Défense passive en Inde Yahya Khan catégorique, la guerre est imminente LA NOUVELLE DELHI (AFP) - Les autorités indiennes ont fait procéder hier soir à des exercices de défense passive dans plusieurs villes du pays.C’est ainsi qu’un black-out total a été observé pendant une heure dans un rayon de 40 milles autour de la Nouvelle-Delhi.Le black-out a aussi touché les villes d’Ahmebad (ouest de l’Inde) et de Calcutta.Cette initiative est symptomatique, venant au lendemain d’une déclaration du président Mohammed Yahya Khan du Pakistan qui.dans une interview accordée à la revue “Newsweek”, affirme que la guerre entre son pays et l’Inde est “imminente”.La Chine populaire, selon lui, est prête à lui fournir “tous les armements et les munitions nécessaires” et qu’il est prêt à libérer le Cheikh Mujibur Rahman, leader de l’insurrection au Bengale, “si la nation'venait à réclamer qu’il soit relâché”.Le président pakistanais ajoute qu’il ne désire pas l’escalade d’une situation déjà tendue mais souligne que si “l’In-Voir pageS: Yahya Khan phonant d’une localité du Surrey, grande banlieue de Londres, qui avait été la première à donner/ l’alerte, plusieurs heures avant l'explosion, en avertissant l’opérateur local qu’une bombe avait été déposée dans la tour.Son appel avait été suivi d'une fouille superficielle qui n'avait pas permis de trouver la bombe, placée dans les toilettes du restaurant.La police s’efforce d’identifier la femme qui a téléphoné.La surveillance policière a été considérablement renforcée hier autour des bâtiments publics de Londres, tout spécialement devant le plais de Westminster où la reine Elizabeth doit ouvrir mardi la nouvelle session du parlement.Scotland Yard est d’autant plus inquiet qu’un inconnu se réclamant de TIRA a affirmé par téléphone que la prochaine cible de l’organisation clandestine irlandaise serait la tour Victoria qui, avec Big Ben.domine le parlement.Or, la tour Victoria, qui renferme en outre des manuscrits inestimables, surplombe juste la chambre des lords où, précisément, la souveraine doit se rendre en grande pompe.Cest dire que dans les prochaines quarante-huit heures le palais entier sera pssé au peigne fin, et que son accès, déjà rendu difficile aux non parlementaires depuis quelques mois en raison des attentats de la “brigade de la colère”, sera surveillé avec une extrême minutie.Les services britanniques de sécurité redoutent que, leurs pires craintes ne soient justifiées, c'est-à-dire l’extension à la Grande-Bretagne de la cam-pgne de terreur que mene T’TRA” en Irlande du Nord.Déjà, certains policiers soulignent que les bâtiments postaux ont traditionnellement été une des cibles favo- rites des nationalistes irlandais avant 1920.D'autres rappellent que TIRA a menacé récemment à diverses reprises de "porter la guerre sur le sol même de l'envahisseur’’.La Special Branch de Scotland Yard n’ignore pas non plus que les dizaines de milliers d'Irlandais de Londres ou de Liverpool sont noyautés par 1'“IRA et que déjà des unités de commandos ont été constituées dans les deux villes.M.Reginald Maudling, ministre de l’intérieur, attend maintenant le rapport que doivent lui remettre les enquêteurs.La police a déjà confirmé qu’aucune victime n'était à déplorer mais outre les importants dégâts matériels, certaines lignes de communica- Voir page 6: L'IRA frappe au gré du temps ORPHÉON L’état-major de la gendarmerie royale du Canada publie actuellement dans les journaux des annonces en vue de recruter des musiciens pour sa laniare.Il est demandé divers instrumentistes et il est indiqué qu’on recherche particulièrement des guitaristes.Cet instrument à cordes au timbre langoureux n’étant guère utilisé dans les orchestres martiaux on se demande à quels concerts veulent se livrer les membres de la police montée qui jusque-là se contentaient d’accompagner leurs captures au violon.Louis-Martin TARD v Les EU sont-ils impérialistes?Trudeau s'interroge par Claude Lemelin Dans la longue entrevue qu'il a accordée au journaliste Charles Lynch, le premier ministre Trudeau a révélé samedi que l'excédent commercial enregistré récemment par le Canada avec les Etats-Unis était le résultat délibéré des efforts de son gouvernement.Le changement intervenu dans la structure des échanges commerciaux et des paiements extérieurs du pays, a précisé le premier ministre, visait à sevrer l'économie canadienne de sa dépendance excessive à l’endroit des investissements étrangers - surtout américains.Ce changement devrait permettre aux Canadiens de vivre selon leurs moyens et de financer davantage le développement de leur économie à même leurs épargnes propres, qui sont loin d'être négligeables.Rappelons que, depuis l’annonce, faite par le président Nixon le 15 août dernier, du programme de redressement économique que l'on sait pour les Etats-Unis, les por-ie-parole de l'administration américaine se sont élevés à plusieurs reprises contre l’excédent que le Canada enregistre depuis deux ans dans ses échanges commerciaux avec son voisin du sud ; on a aussi vivement critiqué, à Washington, certaines des politiques économiques canadiennes, qui seraient à l’origine de cet excédent.Cette réaction à ce que l’on pourrait appeler “la nouvelle politique économique” du Canada a conduit M.Trudeau a se demander si les Américains ne sont pas résolus à étendre sans répit leur emprise sur l'économie canadienne, et même à faire main basse sur le plus possible de l’économie mondiale.Après avoir signalé que de telles intentions seraient conformes aux théories marxistes sur l’impérialisme économique et le capitalisme monopolistique.M.Trudeau a dit douter que les Américains "veuillent délibérément en arriver là” ou“qu'ils aient poussé ce raisonnement jusqu'à sa conclusion logique”.Toutefois, le premier ministre a rappelé que Washington n'avait pas encore défini clairement ses positions là-dessus: de sorte que l'évolution des relations économiques canado-américaines est devenue une sorte d'épreuve (“test-case").“Je crois que nous sommes en train de forcer les Améri- cains à faire face à ce problème, a d'ailleurs précisé M.Trudeau; je ne crois pas qu’ils voudront reconnaître que leur comportement en tant que capitalistes est conforme à celui que les marxistes imputent aux capitalistes”.Dans le cours de son entretien avec M.Lynch, entretien dont le texte intégral a paru dans l’édition du 30 octobre de la Gazette de Montréal.M.Trudeau a adopté, sur le problème des investissements étrangers, une position beaucoup plus ferme et précise que toute autre, jamais articulée jusqu ici par lui-meme ou par aucun de ses ministres.On croit savoir que le premier ministre a anticipé, ce faisant, sur les conclusions du rapport Grey sur la propriété et le contrôle étranger dans l’industrie canadienne."Pour la première fois dans notre histoire, a soutenu M.Trudeau, nous sommes en mesure de dire aux Américains: Ecoutez, nous n’avons rien contre vos investssements; nous sommes heureux que vous ayez contribué au développement de notre pays, nous sommes heureux de vous paver les dividendes et les intérêts encourus sur notre dette à long terme à votre endroit ou découlant du capital-actions que vous détenez chez-nous.Mais désormais, nous allons nous procurer les devises nécessaires pour ce faire en vous vendant plus que nous n’achetons de vous.” “En d’autres mots, a poursuivi le chef du gouvernement canadien, nous allons commencer à vivre selon nos moyens.C’est là une politique déclarée de notre gouvernement; nous y sommes parvenus en nous serrant la ceinture et en luttant vigoureusement contre l’inflation, avec plus de succès, d’ailleurs, que les Américains.Ayant atteint cet objectif, nous sommes maintenant en mesure, non pas de “racheter” notre économie, ni même encore de nous assurer du contrôle de notre avenir, mais plutôt de maintenir tout au moins le statu quo.Nous avons fait en sorte que nous ne continuions pas à vivre au-delà de nos moyens, comme nous l’avions toujours fait jusqu’alors; ce qui nous obligeait, pour payer nos dettes, d’aliéner par pans entiers notre pays aux Américains et aux autres investisseurs étrangers".Voir page 2: La* EU impérialistes ?I 2 ?Le Devoir, lundi 1er novembre 1 971 Les EU sont-ils impérialistes?Trudeau s'interroge Suite de la première page M.Trudeau a répété à plusieurs reprises que la “position minimale” de son gouvernement sur le problème des investissements étrangers, ne pouvait être que le maintien du statu quo - soit le plafonnement, à son niveau actuel, de l’emprise étrangère sur les divers secteurs de l’économie, “Le contrôle exercé par les Américains sur notre pétrole et notre gaz naturel atteint aujourd’hui 95 pour cent, a signalé le premier ministre à titre d’exemple; nous n’aimerions pas qu’il grimpe à 99 pour cent.De même, les Américaines contrôlent aujourd’hui 60 pour cent de notre industrie manufacturière; nous ne voudrions pas que la proportion passe à 80 pour cent.Et ainsi de suite.” Poursuivant son raisonnement, M.Trudeau a soutenu que, pour éviter que ne s'accentue la mainmise étrangère sur l'économie canadienne, le Canada devait exporter aux Etats-Unis davantage qu’il n’en importe - ou, plus généralement, que le pays devait s’assurer d’un excédent com-, mercial avec le reste du monde.Or, voilà maintenant que les Etats-Unis refusent d’encaisser plus longtemps un déficit dans leurs échanges commerciaux avec leur Canada, “Nous leur avons donc dit de reprendre M.Trudeau: si nous ne pouvons plus enregistrer de surplus commercial avec vous, où donc trouverons-nous les devises dont nous avons besoin pour verser les dividendes et les intérêts que nous vous devons chaque année?” Fondamentalement, de continuer le premier ministre, Ottawa a posé la question suivante à l'administration Nixon : "Etes-vous en train de nous dire que vous voulez toujours toucher les dividendes et les intérêts qui arrivent chaque année aux Etats-Unis en provenance du Canada et du reste du monde, mais que vous refusez simultanément au Canada et au reste du monde la faculté de financer ces versements (qui s’élèvent à un milliard et demi de dollars pour le Canada, a-t-il précisé ailleurs) en vous vendant plus qu’ils n’achètent de vous?Etes-vous en train de dire que vous devez à tout prix exporter des capitaux à long terme à travers le monde?En d’autres mots, êtes-vous en train de dire que votre système économique vous conduit à tenter de faire l’acquisition de la plus forte proportion possible de l’économie mondiale?” “Vous savez, cela est tout à fait conforme à la thèse marxiste voulant que l’impérialisme soit la phase ultime du capitalisme, d’avertir M.Trudeau.J’ai souvenance d’un livre publié il y a 25 ans par Paul Sweezy (célèbre économiste marxiste américain) sous le titre: L'impérialisme, dernier stade du capitalisme.Mais je ne crois pas que les Américains voudront admettre que c’est ce qu’ils sont en train de faire.” Et de reprendre le premier ministre: “Au contraire, je crois que les Américains diront: Bien sûr, notre système capitaliste nous a permis d’accumuler des épargnes que nous pouvons orienter vers le reste du monde; mais nous n’avons pas, ce faisant, de visées impérialistes.Voyez ce que nous avons fait dans le cadre du Plan Marshall, qui a permis à l’Europe de se relever dans l’après-guerre.Voyez ce que nous faisons au chapitre de l’aide étrangère - nous exportons d’énormes capitaux vers les pays sous-développés, afin qu’ils puissent prendre leur essor.Voilà comment nous utilisons les capitaux que nous avons accumulés.” “Si c’est là la réponse des Américains, de conclure M.Trudeau, nous dirons: d’accord.Vous savez1, je crois que c’est une façon fort noble de mettre l’avance de l’Amérique au service du monde.Dans le cas présent, suite aux mesures Nixon, je crois que nous avons l’occasion rêvée de poser précisément aux Américains la question que je viens de formuler et de les amener, j’espère, à peser les conséquence de la réponse qu’ils y apporteront.” Une recherche dans 5 villes La police et les tribunaux minent le système judiciaire TORONTO (CP)-Selon l’Association canadienne des libertés civiles (Canadian civil liberties association), les garanties normales dues aux personnes accusées sont dangereusement menacées par “l’indifférence corrosive” de la police et des cours de justice.L'Association a rendu publique, hier, une recherche sur 1 état de garanties fondamentales dans les villes de Montréal.Toronto, Halifax, Winnipeg et Vancouver.Les équipes de chercheurs ont suivi, dans chacune de ces villes, plus de 500 personnes accusées de délits, à partir du moment de l’arrestation jusqu’à la fin des procédures.Tous ces cas sont survenus en janvier 1970 L’étude fait état de nombreuses violations des droits garantis dans le code criminel et dans la déclaration canadienne des droits.“Le danger ne vient pas tout d’abord d’une hostilité résolue mais plutôt d’une indifférence corrosive.L’érosion graduelle des garanties par les gardiens de notre système est plus à craindre qu'une attaque des ennemis du système”, nota l’étude.Les grandes contatations de cette étude peuvent se résumer ainsi: les accusés attendent trop longtemps leur procès en prison: le système de cautionnements est inéquitable; les cours provinciales sont inefficaces ; la police piétine régulièrement les droits les plus élémentaires.Les chercheurs notent que pour 88% des personnes qui plaident coupables, les juges consacrent moins de 20 minutes pour entendre leurs cas.Ils soulignent, par ailleurs, que les mges dans les cours provinciales siègent en moyenne moins de deux heures et demi par jours, alors que les accusés attendent en prison.Plus de 43% des accusés font face à la cour sans l’assistance d'un conseiller juridique.Seulement 56% des personnes qui sont représentées par un avocat, plaident coupables, comparativement à 81% de celles qui n'ont pas d'avocat.Seulement 293 des 500 accusés qui ont fait l'objet de la recherche, ont répondu à la question sur les blessures infligées par les policiers.De ce nombre, plus de 25% se sont plaints d'avoir été brutalisés a un moment ou l'autre avant leur procès.Ceci se passe habituellement en l'absence de témoins; il est donc difficile de vérifier ces faits, précise le rapport.Cependant, il souligne le fait que la cour ne fait aucun effort pour voir clair dans ces questions.Les enquêteurs ont, de plus, découvert que plus de 75% des personnes arrêtées par la police, ont été gardées en prison plus de 12 heures avant d'être citées à procès ou d'être relâchées sous cautionnement.Plus de 20% de ces personnes, poursuit l’étude, ont été gardées en prison, sans comparaître.pour des périodes variant entre une semaine et trois mois.Quelque 55% des accusés ont fait des déclarations à la police.mais, parmi eux.17% sou- tiennent que ces déclarations n’ont pas été faites volontairement.Plus de 62% affirment n’avoir pas été avisés de leur droit de ne pas répondre aux questions de la police.Enfin, l’étude de la Canadian civil liberties association conclut que le système judiciaire canadien est fait “d’une multitude de procès bâclés, d’in-terrogatoires sans protection, de détentions inutiles et de conditions inadéquates.” TEXTE Suite de la page 5 de la Ville de Montréal, par ordonnance, prenne des mesures pour empêcher ou supprimer ce danger appréhendé, en interdisant pour un délai de 30 jours débutant à 12h00 le 28 octobre 1971.en tout temps, sur cette partie du domaine public de la Ville entre le boulevard Dorchester et le Fleuve St-Laurent qui est limité à T est par la rue St-Denis et à l'ouest par la rue Bleury, de la tenue de toutes assemblées, de tous défilés et de tous attroupements, ladite ordonnance n'interdisant pas toutefois le guet de La Presse par les personnes et aux conditions déterminées dans l'injonction émise par la Cour Supérieure le 14 septembre 1971 dans le dossier 05-813-538-71 des dossiers des archives de la Cour Supérieure du district de Montréal.Le directeur J.SAULNIER RALLIEMENT SYNDICAL sous la présidence de Michel Chartrand AU FORUM MARDI SOIR 2 NOVEMBRE 19 h.30 CEQ - CSN - FTQ • les grèves et les lock-outs en cours • les matraquages : 24 juin et 29 octobre • la lutte aux fascistes, à la ville de Montréal et au gouvernement du Québec DÉCÈS Selon certains avocats Notez s.v.p.que les avis do décès doivent nous parvenir avant 6 OO p.m.heure de tombée.BELANGER Louis-Napoléon.| A Montréal, le 31 octobre 1971 à l'âge de 86 ans, est décédé, Louis Napoléon Bélanger commerçant, épsoux de Valérie Lalonde, père de Jean-Louis, Raymond, Gales.Fernande et Madeleine, beau-père de (Annette Lussier) Mme Jean-Louis Bélanger, (Pauline Grisé) Mme Raymond Bélanger, (Denise Rouller) Mme Gilles Bélanger.Les funérailles auront lieu mercredi 3 novembre.Le convoi funèbre partira du Salon Paul & Fortin no 835 rue Laurier Est.à 7 heures 15, pour se rendre à l'église St-Denis, où le service sera célébré à 9:30.Et de là au cime-tièr de la Côte-des-Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.BROSSEAU, Augustin.A Montréal, le 30 octobre 1971, à l'âge de 76 ans est décédé Augustin Bros-seau ingénieur, époux de Amanda Lake.Outre son épouse il laisse dans le deuil ses fils et belles-filles: Dr Claude Brosseau (Pierrette Royi.Gaston Brosseau ing.iGaire Arcand).Marc Brosseau ing.(Thérèse Dorval).Maurice Brosseau jésuite.Me Hervé Brosseau (Pauline Bégin), Bernard Brosseau c.a.(Nicole Boulet) ses petits enfants ainsi que ses frères et soeurs: Lucienne.Rose.Robert et Laurent, beaux-frères et belles-soeurs.Les funérailles auront lieu mardi le 2 novembre.Le convoi funèbre partira du salon Urge! Bourgie.2095 de Salaberry à 13:45 heures pour se rendre à l'Eglise St-Joseph de Bordeaux où le service sera célébré à 14 heures.Sépulture au Cimetière de la Cô-te-des-.Neiges.Prière de ne pas envoyer de fleurs.Des dons à l'Institut'd'Hématologie de Montréal.5400 ouest, boulevard Gouin.seraient appréciés.DUBREUIL, Henri.A Montréal le 30 octobre 1971, est décédé M.Henri Dubreuil, fils de feu Jules Dubreuil et de feu Marie-Louise Bertrand, demeurant au Collège L'Assomption.Frère de Jules et de Béatrice (Mme Armand Au-clair).Les funérailles auront lieu mercredi 3 novembre.Le convoi funèbre partira des salons Urgel Bourgie Liée, angle Décarie et Notre-Dame de Grâce, pour se rendre à l'église Notre-Dame de Grâce, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de sépulture.GAUTHIER.Michèle.A Montréal, vendredi 29 octobre, est décédée tragiquement Mme Michèle Gauthier, épouse de Michel Gauthier, journaliste à Radio-Canada.Michèle, étudiante en art au C.E.G.E.P.du Vieux-Montréal avait eu 28 ans.la veille de sa mort.Elle laisse dans le deuil, outre son mari, son père Roger Gauthier, employé au Canadian National Sa mere Jeanne d'Arc St-Onge, de Sainte-Rosalie.Sa soeur Johanne et son frère Ser-vule-Roger.Son corps est exposé au Salon Mongeau, 1105 rue Gi-rouard à St-Hyacinthe.Funérailles auront lieu mardi 2 novembre à 10 hres à l'église paroissiale de Ste-Rosacie (de Bagot) lieu de naissance de Michèle.Amis, travailleurs et syndiqués sont par la présente invités aux funérailles.LAPLANTE à Montréal, le 30 octobre 1971 à l'âge de 90 ans, Mme Albina Ouellette épouse de feu Alexandre Laplante elle laisse dans le deuil le Dr et Mme Aimé Laplante (Mary Sheppard), Germaine Laplante.SSA.M.Mme Louis Philippe Laplante (Berthe Généreux) et Dr.Mme Marcel Laplante (Laurette Giroux).Les funérailles auront lieu mardi, 2 novembre.Le convoi funèbre partira du Salon Raoul Bourgie Inc.No 1345 rue Notre-Dame à Lachme pour se rendre à l'église Des Saints-Anges où le service sera célébré a 2h.Et de là au cimetière de La-chine, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Nos lois sont injustes envers les pauvres REMERCIEMENTS à Ste-Thérèse-de-Lisieux pour faveur obtenue Mlle M.Nadeau Àbbotjford par Jean-Pierre Charbonneeu OTTAWA - Un grand nombre de nos lois sont injustes et discriminatoires à l'endroit des citoyens défavorisés et plusieurs contribuent même à maintenir une importante partie de la population dans un état de pauvreté chronique.Cette constatation a été faite à plusieurs reprises en fin de semaine par de nombreux participants de la conférence national sur le droit et la pauvreté qui fut tenue au centre des conférences d'Ottawa.La conférence, la première du genre au Canada, fut MARION, Armand.Subitement à Brébeuf.comté Papineau, le 30 octobre, à l’âge de 59 ans.M.Armand Marion ex-artiste de radio-tv, directeur/gérant-général du restaurant Samoo.président de l'Association provinciale des restaurateurs de la province de Québec, vice-président de l'Administration Commerciale Limitée, ex-président du Club Kiwanis Maisonneuve, ex-secrétaire de l’Association de la Fédération des travailleurs du Québec, ex-président de America Guild Variety Artist (A.G.V.A.du Québec), exprésident des employés des Hôtels et restaurateurs du Québec, exprésident du club Rivière-Rouge, chasse et pêche de l’Ascension, province de Québec, membre honoraire de l’Association du 22ième Régiment Inc., membre de l'Union des artistes de Montréal.Epoux de Laura Chatel, père de Claude, epoux de Arlette Poupart; Diane, épouse de Pierre Larose.Lui survivent un frère, René, une soeur, Mme Léopold Galand (Ivette).Ainsi que trois petits-enfants.Christian, Sophie et Sébastien.Les funérailles auront lieu jeudi 4 novembre.Le convoi funebre partira des Salons Urgel Bourgie Ltée.745 Crémazie est à 10:45 hres.pour se rendre à l'église St-Gil-bert où le service sera célébré à 11:00 hres, et de là au cimetière de Ste-Rose, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.MEU NIER.Adrien.A Montréal le 31 octobre 1971 à l'âge de 65 ans, est décédé Honorable juge Adrien Meunier.Epoux de feu Thérèse Des Lauriers.Père de Francine (Mme Richard Vanier), Monique (Mme Vito Cotellisso), Louise (Mme François Macerola), Ginette (Mme André Côté), demeurant 12188 Bld O'Brien.Les funérailles auront lieu mercredi 3 novembre.Le convoi funèbre partira des salons Urgel Bourgie Lté 2095 de Salab-rry à 9:30 hres.pour se retire à l’église St-Jean Berchmans où le service sera célébré à lOhres.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges.lieu de sépulture.S.V.P pas de fleurs.organisée par un groupe d’avocats des pauvres sous l'égide de la division du droit des pauvres de l’Association canadienne des professeurs de droits, en collaboration avec des représentants des gouvernements fédéral et provinciaux, du barreau, de groupes communautaires et d'organismes sociaux.“Le but de là conférence, selon son président M.Irwin Cotler, professeur à la faculté de droit d’Osgoode Hall, était d'examiner les répercussions du droit des pauvres sur le plan des rapports entre ce droit de la pauvreté et sur celui du rôle constructif de la loi et des avocats dans la lutte contre la pauvreté.'' Au cours des premiers échanges, les participants se sont principalement penchés sur les responsabilités des lois quant aux injustices dont souffrent les citoyens défavorisés.Ils ont aussi abordé les différentes perceptions du droit des pauvres et ses implications pour les services juridiques.Ainsi, plusieurs participants ont noté l'inégalité du pauvre et du riche devant les lois.Nombreuses sont les lois disait-on, qui sont partiales et discriminatoires envers les pauvres.Certaines lois agrandissent même le fossé entre les nantis et les défavorisés.C'est le cas par exemple de la loi sur l'avortement ou les lois sur le jeu.Les riches peuvent, s'ils le veulent, contourner les dispositions de ces lois en allant a l’étranger ce qui n'est pas le cas des pauvres qui n'ayant pas les moyens de voyager doivent subir les conséquences sur place.Une multitude de cas et de situations semblables ont été invoqués au cours des discussions, en plénière et en ateliers, où on a entre autres F’Hf,.P traité des lacunes du droit cri- iera 1 app ic' minel, du droit du consommateur, du droit du bien-être social et du droit de l’habitation.Les participants ont de plus abordé differentes questions portant sur les possibilités et les méthodes d’organisation des services juridiques offerts aux communautés défavorisées.A ce sujet, deux pionniers américains des services juridiques pour les pauvres, M.et Mme Edgar Cann, ont présenté aux délégués un tableau des difficultés et des problèmes auxquels doivent faire face les nouveaux services d’aide juridique.Il ressort principalement de l’expérience américaine que les problèmes des services communautaires ne se limitent pas aux seules questions juridiques: en fait, celles-ci sont étroitement liées aux autres problèmes affectant la vie des pauvres telles la consommation, l’hatita-tion, la santé, etc.Pour les spécialistes américains, un des rôles primordiaux des services juridiques ur les pauvres est de veil-erà l'application des programmes gouvernementaux.“D faut forcer les gouvernements et les fonctionnaires à s'acquitter de leurs responsabilités ".ont d’ailleurs conclu M.etMmeCahn.Une autre question soulevée, a été le rôle réel que doivent jouer les avocats et les juristes au sein des organismes communautaires.Nouvelle demande d'injonction contre l'essai nucléaire d'Amchitka Le juge George L.Hart doit rendre sa décision ce matin, à Washington, sur la demande d’injonction portant sur l’essai nucléaire d'Amchitka.Le juge Hart a passé le week-end a consulter des documents encore secrets rédigés par des services américains sur l’essai d’Amchitka; il dira si la preuve a été faite que l’explosion de cinq négatonnes prévue pour jeudi ou vendredi de cette semaine peut provoquer des tremblements de terre, un raz de marée ou des inconvénients d’importance pour la faune et la flore marine.Le Canada, la Suède, le Japon et le Pérou ont demandé aux Etats-Unis de stopper les préparatifs de l’explosion souterraine à Amchitka.Si l’essai est contremandé, la Commission américaine de l'énergie atomique (AEC) estime qu’il en coûtera $300 millions pour détruire Togive du missile Spartan déjà en place dans un puit de 6,000 pieds de profondeur, pour l’essai “Cannikin”.Entre-temps, l’ancien balayeur de mines Greenpease Two, est en route vers Amchitka.dans les Aléoutiennes; son équipage canadien entend protester contre le déroulement de cet essai, à environ trois milles de nie où les Américains ont décidé, dès 1966, qu’ils procéderaient à des essais nucléaires souterrains.A Montréal, la Voix des Fem- mes a fait savoir dans un communiqué, qu’une “vigile” se déroulera demain, mardi, de 16h à 19h, devant le consolut américain, rue MacGregor.La manifestation, qui, à déjà l'appui de plusieurs mouvements, pourrait regrouper tous ceux que préoccupent “une nouvelle destruction de l'environnement et un danger accru pour la survie de l’humanité.” ÉTUDIANTS Nous vous proposons un abonnement au DEVOIR pour la nouvelle année scolaire.Aussi nous vous invitons à compléter ce coupon et à nous le faire parvenir dès maintenant accompagné de votre chèque ou mandat de poste payable à l'ordre de LE DEVOIR, C.P.6033, Montréal 101, P.Q.Les tarifs sont Its suivants: DURÉE CANADA ÉTATS-UNIS 7 MOIS • $22.00 $24.00 «MOIS $24.00 $27.50 9 MOIS $27.00 $31.00 10 MOIS $30.00 $34.50 Ci-indus $.pour un abonnement de .mois 6 partir du .1971.NOM .ADRESSE Pourquoi?Parce qu’il devance tous ses concurrents ! î que bon sens 1 PJp de voitures E est OMOBUC LINCOLN ier t fimlonde (NC.CONTINENTAL MARK IV, MARQUIS, METEOR, COUGAR, MONTEGO, COMET, CORTINA, CAPRI.4411 Papineau, près Mont-Royal.526-4411 COURS DE CONVERSATION Chez LPS «VOUS DEVIENDREZ BILINGUE plus rapidement et à moins cher qu'ailleurs.Faites un essai gratuit et comparez.Enseignement visuel en classe.Amélioration de la compréhension au laboratoire.Horaires à votre gré et de nombreux autres avantages.Réservez dès aujourd'hui votre leçon gratuite ( de 9h.à 21 h.) 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Yvon Dauphinais, cuisinier, 27 ans, accusé d’avoir tenté de commettre des voies de fait en lançant des cailloux; Serge Verville, étudiant, 19 ans, accusé d’avoir jeté des ordures dans une boite à lettres; Normand Robert, caissier, 19 ans, accusé d’avoir gêné la circulation d’une voiture de la police; Jean-Jacques Raymond, étudiant, 19 ans, accuse d’attroupement illégal et de méfait; Pierre Craig, étudiant, 20 ans, accusé de voies de faits simples ; Paul Beaulne, livreur, 20 ans, accusé d’attroupement illégal ; Claude Mailhot, infirmier, 24 ans, accusé d’attroupement illégal; Sylvie Kateri Duhaime, étudiante, 18 ans, accusée de refus de circuler; Paul Voizard, 44 ans, vice-président de la FTQ, Local 505, accusé d’avoir refusé de circuler; René Labonté, chômeur, 37 ans, accusé de refus de circuler; François Béliveau journaliste à La Presse, 29 ans, accusé de refus de circuler; André Bouthillier, restaurateur, 31 ans.accusé de voies de faits sur un policier; Paul Jolicoeur, chômeur, 22 ans, accusé de voies de faits sur un policier; Louis Saint-Pierre, étudiant, accusé d’attroupement illégal; Claude Parent, etudiant, accusé d’attroupement illégal ; Un autre étudiant (dont le nom n’est pas connu), 21 ans, accusé d’attroupement illégal; Roger Marchand, chômeur, 20 ans, accusé de possession d’armes offensives.Ont été libérés sous cautions: Pierre Vennes, professeur, 33 ans, accusé de possession de substances explosives ($500); Claude Morin, jardinier, 33 ans.accusé de méfait public, (cautionnement $300); Richard Lyonnais, chômeur, 33 ans, accusé de méfait public ($200); Michael Smith, étudiant.29 ans, accusé d’attroupement illégal ($300); Yves Chèvrefils, étudiant, 20 ans, accusé d’attroupement illégal ($300).La manifestation Organisée par les centrales syndicales (FTQ, CSN et CEQ) pour appuyer les syndiqués de La Presse, protester contre la décision de la direction de décréter un lockout général et dénoncer le règlement interdisant les manifes- Suite à la page 6 Des écoles normales privées m • 'hui attendent leur accréditation par Gérafd LeBlanc Quatre écoles normales privées réclament leur accréditation définitive par le ministère de l’éducation et la reconnaissance de leurs crédits par les universités québécoises.Voilà une des principales recommandations faites par les quelque 200 participants au Colloque de l’enseignement privé qui s’est tenu samedi à l’Institut Reine-Marie à Montréal-Nord.Organisé par l’Association des parents catholiques du Québec, ce colloque a regroupé des représentants des associations diocésaines de parents catholiques et des représentants de huit associations impliquées dans l’enseignement privé au Québec (Association des collèges du Québec.Association des Institutions d’enseignement secondaire, Ecoles de formation de maître, Religieuses enseignantes, etc.).La formation chrétienne des maîtres qu’il ne faut pas confondre avec la pré paration de professeurs de catéchèse s’est révélé une des préoccupations ma jeures des parents et éducateurs catholi ques.En 1957 il y avait au Québec 117 écoles normales "privées; il n’en restera que quatre à la fin de la présente année scolaire.Deux d’entre elles, l’Institut Reine Marie à Montréal et l’Institut Marguerite Bourgeois à Québec qui se spécialisent dans l’enseignement familial et commercial, ne sont même pas certaines de continuer à exister.Les deux autres.l’Institut pédagogique Marguerite d’Youville à Westmount et l’Ecole normale de Cap Rouge, doivent recevoir chaque année une accréditation temporaire du ministère et doivent lutter pour faire accepter leurs crédits par les universités québécoises.Devant la nécessité d’assurer une formation chrétienne des maîtres, les participants au colloque ont voté une double recommandation pour l’accréditation définitive de ces quatre écoles normales par le ministère de l’éducation et pour fa reconnaissance par les universités québécoises des crédits offerts dans ces institutions.Ces institutions n’offrent présentement que les deux premières années de formation pédagogique et l’étudiant désirant obtenir son baccalauréat doit faire une troisième année dans une des universités québécoises.Une autre recommandation réclame la revision de l’application de la loi sur les institutions d’enseignement privé.Selon cette loi le gouvernement verse à l’enseignement privé de 60 à 80% du coût moyen de l’enseignement au secteur public.D’après les participants au colloque, d’une part ce coût moyen ne tient pas compte des frais encourus pour les constructions et conséquemment des énormes services de dettes des institutions privées, et d’autre part ce coût moyen est mal évalué par les fonctionnaires du ministère.Le coût moyen au secondaire a été évalué pour 1971-1972 à $818.par étudiant.Les participants au colloque ont affirmé que cette évaluation était nettement inférieure au coût réel de l’enseignement dans le secteur public.On recommande donc la création d’une commission d’experts du ministère et des institutions privées pour réévaluer les critères utilisés pour l’établissement de ce coût moyen et pour reviser l’applica- tion de la loi sur l’enseignement privé en ce qui a trait au financement.Plusieurs allocutions ont également été prononcées au cours du colloque.Parlant au nom du ministre de l’éducation Mlle Thérèse Baron, sous-ministre adjoint au ministère, a déclaré qu’il existe déjà une équipe de travail qui étudie les problèmes des immobilisations et du coût moyen.Le représentant de l’archevêque de Montréal, M.l’abbé Maurice Audet qui est responsable de l’Office de l’éducation du diocèse, a déclaré que Mgr Grégoire n’avait pas ménagé son appui à l’enseignement privé.Ce qui manque à l’Eglise du Québec, selon M.Audet, c’est un projet collectif."Il se peut bien, a-t-il ajouté que l’éducation chrétienne soit le projet collectif qu’il nous fait pour nous identifier et resserrer les liens qui nous unissent." Pour prononcer la conférence de clôture on avait invité M.Hubert de Smet.secrétaire de la Confédération des associations de parents en Belgique et secrétaire général du Groupement international des parents d’élèves de l’enseignement catholique (GIAPEC).M.de Smet a d’abord affirmé que l’en- Suite à la page 6 Les ACEF établiront des cliniques légales Faites installer les GOUTTIÈRES HO-DO Galvanisé • Cuivre • Aluminium Émaillé ESTIMATION GRATUITE MONTRÉAL 322-4160 QUÉBEC 872-9244 PRIMEAU MÉTAL INC.par Renée Rowan Au premier congrès officiel de la Fédération des ACEF (Associations coopératives d’économie familiale) qui avait lieu à Montréal en fin de semaine, les quelque 220 délégués venus de presque toutes les régions de la province ont résolu que les ACEF travaillent dès maintenant à la promotion et à l’implantation de cliniques légales de quartier, cliniques contrôlées par les citoyens et à l’intérieur desquelles les avocats seraient des salariés.Au cours de la conférence de presse âui a suivi le congrès.Me Pierre Marois.irecteur général de la Fédération des ACEF a souligné qu’il était urgent que la Fédération se prononce sur l’accessibilité à la justice pour tous alors que le ministre de la justice, Me Jérôme Choquette un juridique tario en 1966.L’appareil judiciaire, tel qu’il existe actuellement, disent les ACEF, souffre de deux maux graves qui, nécessairement, freinent l’imposition complète du principe de l’accessibilité à la justice: d’une part, l’absence de démocratie dans l’appareil judiciaire; d’autre part, la discrimination qui s'effectue face aux citoyens les moins fortunés.Pou la majorité des citoyens à faible revenu un problème juridique n’existe jamais seul; il traîne derrière lui ou est entraîné par une série de problème sociaux, économiques, familiaux, etc.Tout gouvernement lorsqu'il veut accorder l'accessibilité à la justice, le fait uniquement en regardant la discrimination financière.Pour lui, le coeur du problème se situe là.Or, c'est faux, disent les ACEF.Pour éviter qu’en soignant 1 aspect juridique seulement, on ne fasse que soigner un symptôme et non la cause profonde du bobo, il importe que l’avocat qui n'est qu’un technicien du droit, connaisse bien les problèmes de la personne qui vient le voir et, surtout, qu’il travaille en étroite collaboration avec ceux qui peuvent aider le citoyen à résoudre le problème dans son entier.Les ACEF sont d'avis que seul l’avocat employé par la communauté pour aider à résoudre les problèmes de celle-ci peut apporter une aide véritablement efficace.Cet avocat devrait offrir non seulement des services juridiques, mais également des services d'information légale.Il a été également résolu au terme de cette rencontre de deux jours que les ACEF exercent des pressions pour obtenir l'abolition de "l’apparat’’ judiciaire et la simplification de toute la procédure légale.Concernant la loi créant des cours de petites créances, qui entrera en vigueur le 1er septembre 1972.les ACEF demandent la possibilité pour un citoyen d’être représenté devant les tribunaux par une personne de son choix, avocat ou non; elle demande en outre que soit créée une division spéciale de la cour provinciale pour administrer cette loi.Concernant le problème des huissiers, on a demandé que le système des huissiers devienne un système public et que les huissiers soient des employés salariés ce qui aurait pour résultat de modifier entièrement leur mentalité.Il a été suggéré au cours du congrès que la Fédération des ACEF prennent l'initiative d’organiser une rencontre de tous les organismes intéressés (centrales syndicales, cliniques légales, comités de citoyens, mouvements coopéra-tifs, mouvements populaires, etc) pour discuter de tout l’appareil judiciaire au Québec et trouver des solutions de rechange."Notre appareil est en train de Suite à la page 6 L'assemblée annuelle de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) se tient du 1er au 4 novembre au Château Laurier, à Ottawa.• De 9h à 18h.en la salle Viger du Château Champlain, à Montréal, se tient un colloque organisé par le ministère québécois du travail et de la main-d oeuvre.Des délégations ministérielles d'Ottawa et des autres provinces seront présentes, de même que des représentants du patronat et des .syndicats.Des communications de MM.Fernand Morin, Jean-Paul Geoffroy et Cari-Goldenberg seront discutées et l’économiste J.K.Galbraith y fera un exposé, à 16h.sur la politique économique du président Nixon.Demain et mercredi, les ministres du travail siègent à huis clos.• L'économiste J.K.Galbraith donne une conférence de presse à llh au salon Habitation du Château Champlain, à Montréal • Le commandant du "France" et le directeur-général de la Compagnie Générale Transatlantique reçoivent les journalistes à compter de lOh à bord du paquebot "France”, à l'Anse-aux-Foulons.• A compter de llh, à l'hôtel de ville de Saint-Jérome, le député de Labelle aux Communes, M.Maurice Dupras.tient une réunion d'information avec les représentants des quelque 50 municipalités du comté sur le programme fédéral d'initiatives locales.• Le Père Bernard Lonergan.s.j.philosophe-théologien, donne une conférence à llh.dans 1 edifice Bryan (salle Multi Media 208) sur le campus Loyola.Plus tard, à un dîner offert en son honneur au Ritz-Carlton.le Père Lonergan parlera de l'enseignement catholique.• M.Jack McLelland.président de la maison d'édition McLelland & Stewart, est l’invité à 12hl5, à l’hôtel Windsor, du Canadian Club de Montréal.Il parlera de la domination économique américaine"The Wooden Horse”.• Le début des fêtes du 25ième anniversaire du poste CKVL est marqué par un coquetel à compter de 16h au club Playboy, rue Avlmer, à Montréal.• Une conférence de presse est prévue pour 16h30, à un endroit qui sera précisé avant midi, par les trois présidents de centrales syndicales (CSN, CEQ, FTQi.Il y sera question des circonstances qui ont entouré la manifestation du vendredi, 29 octobre.• L’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) tient à 20h une rencontre publique d’information sur les possibilités d’organiser des stages en France l’an prochain.A l’hôtel Iroquois.La grève est finie Les cours reprennent ce matin à /'U de M par Gérald LeBlanc Le conflit est réglé et les cours, interrompus depuis le 4 octobre, reprendront ce matin à TUdeM.Les quelque 900 employés de soutien du local 1244 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP -FTQ) ont en effet ratifié hier soir l’accord de principe intervenu samedi entre les parties patronale et syndicale.Le vote fut de 454 pour et 60 contre.C’est cependant sans enthousiasme et en désespoir de cause que les employés de soutien ont accepté de mettre fin a leur grève qui aura duré 27 jours.Il semble bien en effet que l’accord a été fait sur une des dernières offres patronales que les syndiqués avaient rejetées à 75%, lundi dernier.Au cha ipitre des salaires, le syndicat r.’a pas obtenu la parité avec l'univer- sité Laval mais a toutefois dépassé, dans plusieurs cas, ce qui est offert a l'UQAM.Selon le leader syndical, il n’y a rien à faire car le gouvernement est décidé à ne pas reculer sur le plafond fixé pour l’augmentation salariale dans les secteurs public et parapublic.En présentant l'entente de principe à l'assemblée générale, M.Robert Lachance, président du syndicat et commis-libraire qui gagnait 3,900 par année, a affirmé à plusieurs reprises: “Nous défoncerons cela l’an prochain, avec les syndicats des autres universités”.D'après l’entente de principe, les employés recevront au moins 5% d’augmentation sur leur salaire actuel.L'augmentation globale de la masse salariale (actuellement de $4,538.000) est de 10.8% 6.1% si l’on soustrait l’augmentation annuelle statutaire.Suit* à I* page 6 C’est hier que prenait fin la période des mises en nomination pour les élections qui auront lieu, dimanche prochain, le 7 novembre, dans plusieurs municipalités du Québec.Voici la liste des candidats pour 14 municipalités de la banlieue de Montréal.Cette liste a été dressée à partir des informations fournies par le centre de communication que la conférence des maires de la banlieue avait mis sur pied pour cette occasion.Dans ces 14 municipalités, on trouve 28 candidats à la mairie et 180 candidats aux postes de conseillers.De ce nombre, 31 candidats ont été proclamés élus par acclamation; c’est, entre autres, le cas de MM.J.A.Smiley, réélu maire de Kirkland, Robert Frigon, élu maire de Chambly, Réal Rousseau, réélu maire de Pointe du Moulin, et Jean-Charles Vallée, réélu maire de Dorion.(La lettre x indique que la personne occupait déjà ce poste.) OUTREMONT Mairie: Pierre DesMarais II (x); Yves Coudari.Quartier sud: Siège 1: Pierre Lussier (x); Gaétan Robert; Jacques Rolland.Siège 2: André Trudeau (x); Edward Martin Sloan.Siège 3: François Desmarais (x); Henri Mons; Paul-Georges Godin.Quartier nord: Siège 1: François N.Dionne (x): André Laperrière; Mark Zannis.Siège 2: Claude Joncas (x); Vianney Galameau; Léo Dumouchel.Siège 3: Paul G.Brassard (x); Jean-Jacques Beauchamp.Quartier ouest: Siège 1: Jacques Labelle (x); Lionel Simard; Louise Rudel-Tessier.Siège2: Jean-JacquesGladu (x); Paul-S.Léonard; Georges Huel.Siège 3; Robert Coailier (x); Georges Bernier; LouiseGareau; Paul DeSerres.VILLE MONT-ROYAL Mairie: Reginald John P.Dawson (x); Stephen Bodi.Siège 1: R.W.Mitchell (x) ; H.Leonard Goldberg.Siège 2: Charles H.Denhez (x) ; Ronald G rein.Siège 3: Judith Bock; Keith Glashan; D’Arcy Quinn.Siège 4: Russell R.Desaulniers (ELU) (x).SiègeS: Victor T.Podd; Joseph Mein.Siège 6: Georges Kuebler (ELU) (x).VILLE LASALLE Mairie: Jean-Marie Gauthier; Philip Keams, André Poupard; Gérald Ray-, mond.Quartier 1: Siège 1: John Campbell (x); Paul Bourque; Albert D’Amours.Siège 2: Laurentien Lefebvre (x); Maurice Alarie.Quartier 2: Siège 1: Robert Gagné (x) ; André Hébert; Armand Lécuyer; Robert Monette.Siège 2: Normand Bourdeau (x); Albert Couture; Francesco Lanzo.Quartier 3: Siège 1: Léo Belec; Robert Cordner; Wilfrid Goddard; Jules Poirier; Albert Perras.Siège 2: Yvan Serre (x); Robert Lefebvre.KIRKLAND Mairie: J.A.Smiley (ELU) (x).Quartier est: Siège 1: H.J.Canvin (ELU) (x).Siège 2: H.J.Meades (x); Gregory Loane.Quartier sud: Siège 1: Grace Shantz; R.A.Viney.Siège 2: J.N.Dance (ELU) (x).Quartier nord: Siège 1: R.F.Hollenffer (ELU) (xi.Siège 2: A.L.Houde (ELU) (x).SENNE VILLE Mairie: Bernard Burgess (x); CaroM.Angus.Quartier sud: Siège 1: Cameron S.Duff (ELU) (x).Siège 2: Georges Mitchell (ELU).Quartier centre: Siège 1: Eucher Laberge (x); Gérald Grenier.Siège 2: Jean-Jacques D’Aoust (x); Talbot Johnson.Quartier nord: Siège 1: Léo Viau (ELU) (x).Siège 2: Léo Trépanier (ELU) (x).VALLE YFIELD Mairie: Raphael Barrette (x); Marcelle B.Trépanier; Roger Sauvé.Bellerive ouest: Georges Leduc (x); Philippe Billette.Maisonneuve: Aimé Miron (x); Pierre-Paul Clairmont; Marc H.Viau.Champlain: Napoléon Lalonde (ELU) (x).Sainte-Cécile: J.R.Gérard Lalonde (x) ; René Houle Bellerive est: Roger Gagnier (x); Alphonse Caron : Jean-Claude Garand.Salaberry: Roger Bélair; Marius ?outier; Roland Latour; Mario Villeneu- CHAMBLY Mairie: Robert Frigon (ELU) Siège 1: Normand Gauthier; Jacques Beaudin.Siège 2: Herman Brassard (ELU).Siège 3: Gérard Mongeau; Roger Viger.Siège 4: Henry G.Howard (x); David Nassis Nassif.Siège 5: Marcel Arpin (ELU) (x).Siège 6: Julien Lachapelle; Edward Chipman.CHATEAUGUAY Mairie: Joseph Laberge (x); Edmund McElroy.Siège 1: Lucien Martel (x); Thérèse Durand; Jean-Luc Parent ; Raymond Riel.Siège 2: Paul-André Garand (x); Tan-crède Castonguay, René Laberge; Réal Lafferrière.Siège 3: Marcel Seers (x); Jacques Gervais; Henri Marchand.Siège 4: André Bélanger (ELU) (x).Siège 5: R.Neil Clarke (ELU).Siège 6: Daniel Lavigne (x); Raymond L.Benson.Siège 7: Robert C.McGlashan (x); Edward Read; Jacqueline Bertrand.SiègeS: Philippe Bonneau (ELU) (x).SAINT-BRUNO DE MONTARVILLE Mairie: J.J.Verge; André L.Lalonde.Siège 1: Louis Galien (x): J.Y.Serge Dazé.Siège 2: Peter Doorman (x); F.Kom-losi.Siège3: Yvan DeRome; Jean Filion.Siège 4: Guy Mercier (x); Gilles Archambault.Siège 5: Denis Durocher; J.Raymond Tremblay ; Gérald Munroe.Siège 6: Marcel Paquette (x); Luc Lefrançois.POINTE-DU-MOUL1N Mairie: Réal Rousseau (ELU) (x).Conseillers: Georges Rogers (ELU): Michel Racine (ELU); Jean-Jacques Ranger (ELU) (x); Kurt Reinisch (ELU) (x); C.D.Laflamme (ELU); Gaston Va-chon (ELU) (xi.NOTRE-DAME DE L’ILE PERROT Mairie: Marcel Lalonde (x), Hubert Leduc.Siège 2: Marc Legault; Paul Lauzon.Siège 3; Denis Bourbonnais; Réal Robertson.Siège 5: Denis Lefebvre; Jean Maheu.CHATEAUGUAY-CENTRE Mairie: Richard Sutterlin (x); Gilles Cayer; James O’Connor.Siège 1: Jean Chevrefils (x); Jean-Raymond Miquelon; Théo Zizian: Steve Bokula.Siège 2: Marcel Reid (x); Arthur Dorey; Michel Robitaille.Siège 3: Brian Finch (x).Roland Col-pron.Siège 4: Yvan Gilbert (ELU) (x).Siège 5: Michael Wolanyk (xi; Ro-Méo Boursier; Armand Dequenne.Siege 6: Christopher Brodner; Jos Petrelli.Suite à la page 6 # La Chambre de commerce de Montréal Déjeuner-causerie hebdomadaire RDI, 2 NOVEMBRE M.ALCIDE OUELLET Directeur du bureau de la météorologie de Dorval Hôtel Sheraton Mont-Royal 12 h.30 Le public est admis Renseignements: 866-2861 SC* C'i)c\ljlllll VIENT DE PARAITRE.AUX ÉDITIONS DU JOUR CES FILLES DE NULLE PART Y par SERGE DEYGLUN •* • Trois nouvelles exotiques qui révèlent un excellent conteur.,* ^ • Une préface de Michel Garheau ^ ~ b vente partout au prix $2.50 - distribué par le Service des Messageries des Editions du Jour, 1651, Saint-Denis, Montreal 129 - Tel.: 849-8328.(si la ligne est occupée : 849-2228) EDITIONS DU J O XJ IL Président et directeur général Jacques Hébert * _ > N A7B 2o?rU.'t> (4> Le Devoir, lundi 1 er novembre 1 971 éditorial /.'émeute de vendredi : qui est responsable ?Une femme morte d’asphyxie.Deux cents S citoyens et quelque soixante policiers bles-‘ ses.Une trentaine d’arrestations.Dégâts : matériels considérables à la propriété pu-! blique et privée.Pendant près de deux heures, une indescriptible melée où se multiplient les actes de vandalisme et de brutalité.Devant ce bilan provisoire d’une soirée dont Montréal se souviendra longtemps, on se demande à bon droit: qui a pu être responsable d’un tel dénouement?Le comité de ; rédaction de Québec-Presse écrit froide-; ment: les milliers de manifestants le | savent: ce sont les assommeurs à matra-¦ ques qui ont tout déclenché, qui ont frondé, 1 qui ont frappé, qui ont semé la terreur".A moins qu’ils n’aient voulu employer un lan-l gage hyperbolique, on se demande à quelle ; manifestation les auteurs de ces lignes ont assisté.La vérité est très différente de la version qu’en donnent les rédacteurs de Québec-Presse.Avant de rappeler combien I reste grande, dans cette affaire, la respon-• sabilité de l’administration Drapeau, récapitulons ce qui s'est passé, et à quoi nul, quelles que soient ses opinions politiques, ne peut changer quoi que ce soit.• ! Jusqu’à l’arrivée à l’angle des rues Craig | et Saint-Denis des premières rangées du défilé qui s’était mis en marche au carré i Saint-Louis, la marche de vendredi soir | s’était déroulée dans un ordre impeccable i et une remarquable bonne humeur.Les ma-| nifestants étaient bien 10.000.Plus âgés en moyenne que ceux qu’on a pu observer dans des défilés semblables, ils se composaient.| en majorité, de travailleurs "bona fide”.L'appel des chefs syndicaux avait porté.Les i personnes présentes au rendez-vous n'é-i taient pas d’abord, cette fois, des étudiants d’écoles secondaires ou de cegep, mais des travailleurs venus en grand nombre des syndicats affiliés à T une ou l'autre des centrales syndicales.Autre constatation: ces travailleurs étaient profondément mécontents, mais rien ne trahissait, chez eux, le moindre désir de se livrer à des assauts ‘ illégaux contre la personne et la propriété.Si les choses ont mal tourne, ce fut sans doute à cause du climat explosif de la souricière dans lequel s’enferma, angle Craig et Saint-Denis, la tête du défilé.Toute issue à droite ou en avant étant fermée par des clôtures que défendaient des policiers, il ne restait plus aux manifestants, après avoir fait une nique à La Presse et à l’hô-tel-de-ville, qu’à obliquer vers la gauche, c’est-à-dire vers l est.En restant sur place et en ne faisant rien pendant des minutes qui furent longues comme des heures, les têtes d'affiche du défilé créaient une atmosphère de "suspense" qui ne pouvait i être qu'explosive.C'est dans cette atmosphère survoltée que des projectiles - en provenance de la foule - commencèrent à pleuvoir en direc- tion des policière.Certains voudraient croire que ces projectiles émanèrent d’agents provocateurs "plantés’’ dans la foule par les forces de l’ordre.Cette interprétation ne résiste pas à l’examen.Parmi ceux qui lançaient des projectiles et incitaient la foule à foncer sur les clôtures, se trouvaient, en effet, des figures bien connues de ceux qui ont l’habitude de ces manifestations.Ces figures ne font pas partie, que l'on sache, de la police, mais bien plutôt de ce groupe de "manifestants professionnels" qu’on rencontre à toutes les manifestations et semblent avoir pour objectif premier, en s’y mêlant, de provoquer des affrontements avec la police.Les responsables de la manifestation avaient mis sur pied un service d’ordre qui devait assurer la discipline au sein du défilé.Le service fonctionna très efficacement jusqu’à l’arrivée à l’intersection de Craig et Saint-Denis.A partir de ce moment, il perdit le contrôle des événements.Dans l’atmosphère de chaos qui commençait à s’installer, les autorités policières n’avaient pas d’autre choix que de procéder à la dispersion de la foule, à défaut d’un ordre en ce sens qui aurait dû venir des dirigeants de la manifestation mais qui ne vint pas.Que la police se soit laissé emporter, dans l’exécution de sa tâche, par des excès de fureur inadmissibles, voilà qui est indéniable, et qui devrait, pendant que la mémoire des événements est encore chaude, faire l'objet d une enquête minutieuse de la Commission de police du Québec.Qu'il ait fallu, d’autre part, exiger l’évacuation rapide des lieux où la violence se multipliait, on n’en saurait douter.Entre neuf et dix heures, à l'angle des rues Berri et Sainte-Catherine, par exemple, on a pu voir des voyous installés devant l’immeuble Archambault et l’immeuble Valiquette sortir de leurs poches des bâtons, des cailloux, des billes, voire des briques, et les lancer rageusement en direction des policiers qui montaient la garde à l’entrée du métro.Ces individus déchaînés ont pu se livrer à leur jeu pendant de longues minutes avant que des détachements policiers ne viennent les forcer à s'éloigner.Avec un peu plus de discernement, ces policiers auraient pu épargner des dizaines de citoyens paisibles qui se virent matraquer injustement: on ne saurait douter, en retour, qu'ils devaient agir vite, et dans des conditions particulièrement énervantes.Voilà pour les faits.Les autorités compétentes pécheraient en prétendant de nouveau passer l’éponge sur des excès qui auraient pu être évités.De là à conclure que tout le grabuge commença à l'instigation de la police, il y a une marge que l’honnêteté interdit de franchir.• René Lévesque mettait en doute, vendredi.la sagesse de la décision invitant des milliers de citoyens à manifester leur colère dans le quartier choisi par les organisateurs de la manifestation.Il suffit d’un rapide examen de l’état actuel de la chaussée dans les rues qui avoisinent l'édifice de La Presse et de l’hôtel-de-ville pour voir combien le leader péquiste avait raison.En convoquant leurs concitoyens dans ce district le soir, les dirigeants syndicaux faisaient montre d’une attitude pour le moins téméraire à l’endroit de la sécurité publique.Fallait-il, à cause de cela, décider arbitrairement qu’il n'y aurait aucune manifestation dans le quadrilatère défini par l’ordonnance municipale de mercredi dernier?Vu la légalité très douteuse du règlement sur lequel s’appuie ladite ordonnance.le texte approuvé mercredi par le Comité exécutif de la ville prenait figure de provocation dangereuse.Tout en prévenant les intéressés et leurs concitoyens des dangers que faisait naître leur projet, l’autorité municipale aurait fait montre de plus de réalisme démocratique en s'appliquant plutôt à définir, en consultation avec les responsables de la manifestation, certaines modalités précises qui auraient pu réduire au minimum les risques encourus.Ainsi qu’on l’a déjà fait par le passé, il aurait été possible, entre autres, de prévoir l’encadrement systématique des participants par des cordons policiers de sécurité, d’exiger que les manifestants défilent devant La Presse mais ne soient pas autorisés à s’éterniser sur les lieux, de prévoir un itinéraire nettement marqué pour l’écoulement progressif de la foule, etc.Les dirigeants syndicaux ne tenaient aucunement à ce que la manifestation dégénère en boucherie.Si.au lieu de dénoncer Louis Laberge comme un fomenteur de violence, on avait cherché à définir avec lui certaines bornes raisonnables, on aurait obtenu de meilleure résultats.• Agir ainsi eût été, pour le maire Drapeau, faire preuve de faiblesse.On voit de nouveau, aujourd'hui, les fruits empoisonnés de la logique du maire.Au lendemain des événements de la Saint-Jean en 1968.la police avait honnêtement entrepris de raffiner ses méthodes: ce qu’elle avait gagné en civilité, elle ne l'avait aucunement perdu au chapitre de l’efficacité.Nous sommes malheureusement retombés depuis six mois à un niveau plus bas qu'en 1968.Le principal responsable de ce glissement, ce n'est pas la police - qui s'acquitte au meilleur de sa connaissance des ordres reçus -mais l’autorité politique qui, enfermée dans sa tour d’ivoire, décide de son seul chef de l'information dont ont besoin les citoyens et ferme la porte à tout dialogue sérieux avec les forces d’opposition.Claude RYAN Ce règlement qui devait prévenir les troubles par Jean-Claude LECLERC De nombreuses voix s'étaient élevées en novembre 1969 contre le totalitarisme qui tentait de s'implanter à l’hôtel de ville de Montréal, sous le couvert d’un règlement visant sup-posément à protéger la paix publique contre des agitateurs "révolutionnaires".Il faut relire le dossier de cette première crise d’octobre.Plutôt que de s’expliquer devant la population à la suite de la grève des policiers, l'administration Drapeau-Saulnier entreprit de museler les groupes d'opposition.MM.Jean Drapeau et Lucien Saulnier avaient donné leur parole que.six mois après son adoption, le règlement 3K26 serait révisé.On voit aujourd'hui où.deux ans plus tard, la revision en est rendue.La veille de l'adoption du règlement, M.Lucien Saulnier avait donné au président dq la CSN l'assurance que cette mesure ne visait pas les syndicats en particulier.Tous les syndiqués saVent aujourd’hui que les politiciens et leurs promesses passent, mais que la dictature une fois implantée.demeure.En présentant le projet de règlement, le président du comité executif d'alors avait soutenu que "des personnes et des groupes travaillent présentement à T exécution d'un plan qui a pour objet de détruire nos institutions".Ce complot n'avait cependant pas fait peur a tous les députés.A Ottawa M.Trudeau avait invité les citoyens opposés au règlement" à le contester devant les tribunaux.A Québec, le député de Laurier y avait vu “un danger grave d'abus".M.René Lévesque avait proposé qu'on réglemente minutieusement les manifestations au lieu de songer à les interdire arbitrairement.M.Claude Wagner avait ¦ propos d'actualité Le rôle militaire du Canada dans la défense du continent nord-américain consiste à contribuer à la stabilité de la dissuasion en aidant les E.-U.à maintenir un réseau complet d'alerte et en participant activement, dans une certaine mesure, à la défense contre les bombardiers et les forces maritimes La présence militaire du Canada dans le secteur de l'OTAN qui déborde les limites immédiates du continent nord-américain constitue un autre apport à la dissuasion.Elle aide à atténuer le risque d'une guerre mondiale soit déclenchée à cause d'un conflit dans un des points névralgiques de lEurope ou de 1 Atlantique-Nord, là où les superpuissances ont des intérêts et où l'équilibre global est menacé.ivre blanc sur la politique de défen-e, août 1971.trouvé inopportun de supprimer un droit démocratique pour résoudre le problème des manifestations dans la rue.Le député Jean-Paul Lefebvre setait inquiété de l'attitude des autorités qui perdaient la tête devant les manifestations contre le bill 63: "Il y a parmi ces gens des agitateurs, sans doute, mais il y a aussi des gens très sérieux.Je ne partage pas leur point de vue, mais ce n'est pas une raison pour les mépriser, ni pour les cadenasser, ni pour les menacer de quoi que ce soit".Au ministre de la justice Rémy Paul il avait lancé: "On ne veut pas de fascisme dans cette province Tous ces gens-là n étaient que députés.Ils n'avaient pas de pouvoir réel sur l’évolution de la situation à Montréal.J’entends encore le maire de Montréal, descendu de son fauteuil présidentiel, épouvanter les conseillers dont certains hésitaient à voter en faveur du règlement: "C'est la vie des citoyens, c'est la vie des conseillers qui est en danger.On prépare la révolution chez nous", cria-t-il demandant un vote unanime.Le conseiller John Lynch-Staunton, celui-là même qui siège aujourd'hui avec le maire Drapeau au comité exécutif, avait alors tenté d’ouvrir un débat sur le fond du problème: Pourquoi ces manifestations du taxi?Pourquoi ces manifestations contre la lenteur des négociations?Pourquoi cette “opération Libération”?Pourquoi les membres de la police et du service des incendies ont-ils quitté leur poste?Pourquoi les gens vont-ils aux manifestations?demandait-il alors.“Ce n'est pas en aménageant l’hôtel de ville en forteresse, ce n est pas en défendant le statu quo qu’on va répondre aux attentes oe nos concitoyens”.On croit rêver en relisant aujourd'hui ces déclarations.Mais la réalité, c’est que le règlement fut voté à l'unanimité des membres du parti du maire, deux seuls “indépendants” inscrivant leur dissi- dence.Aujourd’hui, il ne reste même plus d’opposition symbolique.Peu de jours après l’adoption du reglement, au temps où il répondait encore aux questions des journalistes, le maire de Montreal devait affirmer sur les ondes qu’il ne s’agissait pas pour la ville et la police de “sauter sur une occasion, la plus prochaine occasion, d’empêcher des démonstrations publiques”.Mais une semaine plus tard la police dispersait des piqueteurs de la FTQ devant trois magasins Dominion.Ces dangereux révolutionnaires participaient au boycottage de Chavez contre les “raisins de la Californie”.Bien en vain certains citoyens proposèrent-ils un projet de règlement visant à contenir plus judicieusement les manifestations.Qui se rappelle aujourd'hui que Pierre Dansereau, Vianney Décarie, Brian Grosman, Noël Lyon, Michael Oliver et Charles Taylor proposèrent aux conseillers municipaux tout un programme de propositions précises?Les protestations passèrent, le règlement est demeuré en vigueur.Quelques citoyens ont depuis attaqué la constitutionnalité du règlement 3926.Et de fait le 14 avril 1970 le juge Gaston Lacroix de la cour du bien-être social déclara illégal le règlement en question.Il écrivit notamment, à propos du rapport du directeur de la police et de celui de l’avocat en chef de la ville, sur lesquels le comité exécutif doit en principe se fonder pour émettre une ordonnance prohibant de manifester, des propos dont la pertinence demeure.Les premiers rapports qui furent invoqués pour la première ordonnance sont restés secrets.On peut constater cependant de quelle farine est fait le rapport du directeur Jacques Saulnier, dont le texte, finalement remis à la presse, et publié intégralement en page cinq.“Pour justifier pareil rapport, écrit le juge, le directeur de la police et le directeur du contentieux doivent donc présumer de la conduite future o’un groupement qui tend à se rassembler.Or, il n’existe pas de crime de présomption d’intention, car l’intention ne constitue s un élément de crime en soi.ule l'intention suivie d’un commencement d’exécution peut devenir un crime.“B est donc manifeste que les autorités de la ville de Montréal devant avoir recours à une présomption d’intention exprimée dans un rapport (.) avant de rendre une ordonnance interdisant toute assemblée ou manifestation, tente de créer un crime d'intention que seul le Parlement pourrait créer et qui aux yeux de ce tribunal, excéderait même sa juridiction”.Le juge Paul Trépanier de la Cour supérieure, le 18 juin 1970, en vint à la même conclusion, “que le règlement numéro 3926 de la ville de Montréal est ultra vires de même que l’ordonnance numéro 1 adoptée le 12 novembre 1969 parce qu’il est une législation dont le caractère et la nature sont en relation avec le droit criminel .Le juge se rendait alors à l'argumentation du procureur du ministre fédéra! de la justice qui avait expliqué que le règlement est nul en son entier comme étant de la nature du droit criminel.D suffisait cependant à la ville de Montréal d’en appeler de ces décisions pour que le règlement continue d'être en vigueur.La ville de Montréal continue évidemment, puisqu’elle ria pas retiré ce règlement, de prétendre qu’il est valide.Le maire Jean Drapeau, au temps de sa loterie, faisait montre de la même assurance juridique.Quand la Cour suprême déclara illégale sa “taxe volontaire”, il dut dechanter mais entre-temps il avait soutiré de la sorte quel- ues centaines de milliers de ollare pour masquer les trous de son administration.Aussi inconcevable que cela puisse paraître en matière de libertés fondamentales, la moindre municipalité peut fabriquer n’importe quel règlement et continuer d’en profiter pendant des années même s’il a été déclaré illégal par une Coursupérieure.Quand on relit ce dossier, on ne peut s’empêcher de constater que fescalade de la violence pratiquée par l’administration Drapeau continue.Ni les pressions des citoyens, ni l’opposition que peuvent manifester certains deputes, ni les jugements de cour ne peuvent empêcher l’implantation du totalitarisme à l'hôtel de ville de Montréal.Pour faire peur aux conseillers, on agite l’épouvantail des révolutionnaires.Pour désarmer ceux qui hésitent à accepter une réglementation aussi excessive et arbitraire, on leur promet de la réexaminer dans six mois.Pour chlorophormer les syndicats, on leur affirme qu'ils ne sont pas visés et que seuls le sont les groupes violents.Plus aveugle que jamais, le ministre de la justice du Québec endosse l’arbitraire du régime Drapeau, comme si l’autoritarisme de cette administration n’était pas un des pires foyers de violence et de perturbation sociale dans la métropole.Loin de prévenir la violence, on l’a bien vu vendredi, l’ordonnance du maire Drapeau n'a fait que l’attiser et la déplacer dans un autre quartier de la ville.Au lieu de se féliciter du régime policier qui nous tient lieu d'administration locale à Montréal, Québec devrait s’inquiéter du terrible pouvoir qu’il laisse à un seul homme de decider de la vie et de la sécurité des citoyens de la métropole.D’une crise à l’autre, les hommes publics n’apprennent rien.S’ils retardent de ramener ce régime dans la voie démocratique, ils seront les premiers à tomber sous sa coupe despotique.Mais reste-t-il un gouvernement à Québec?J'ai pas La Presse, mais j'ai du papier d'emballage B lettres au DEVOIR Que devient le téléjournal de Radio-Canada ?Il n'est plus possible de passer sous silence la médiocrité des émissions d'information, et en particulier du téléjournal, au réseau français de Radio-Canada.Dans la mesure où un journal télédiffusé a pour but de renseigner de façon complète, précise et concise la population, le téléjournal de ce réseau ne mérite plus cette appellation.Doit-on supposer qu'il y a une nouvelle "politique" en ce qui concerne cette émission ou est-ce que la compétence des reporters laisse simplement à désirer?Soulignons quelques exemples récents tirés du téléjournal de 22:30 vendredi le 22 octobre: premièrement.aucune mention de l'intervention du ministre Goyér aux communes concernant le "groupe spécial": deuxièmement, une entrevue avec le recteur Gaudry de TU de M dont le contenu informationnel laissait à désirer (ça ne dépendait pas uniquement du rec- teur puisque un autre poste au moins a fait mieuxi Ces deux sujets ont été traités, et avec beaucoup plus de compétence, au canal 12 le même soir.Le comble, toutefois, fut le télé journal de 18:30 présenté dimanche le 24 octobre.Il est inconcevable qu'à une émission d'information de quelque 20 minutes les 3/t du temps soient utilisés dans le but de nous convaincre du rôle crucial que joue le Royal 22e à Chypre.Nous avons eu droit à un match de soccer, à une balade en bicyclette.à quelques paysages pittoresques.a des saluts militaires, et j'en passe: le tout accompagné d une musique de circonstance.Le "message" aurait pu être transmis en une minute.Qu'on fasse à ce sujet une émission spéciale serait déjà plus acceptable, mais qu'on monopolise le téléjournal pour ce fait divers aux dépens d une multitude de nouvelles municipales, provinciales et internationales, c'est inadmissible! Les exemples cités ne sont pas des cas idolés.Constatez-le vous-mèmes: après le téléjournal de 22:30 écoutez l'émission correspondante à un autre poste.Il n'est pas question de réagir en vierge frustrée mais tout simplement de suggérer que pour quiconque s'intéresse le moindrement à ce qui se produit autour de lui les faits sont inquiétants.L'article de Michel Lord (Le Devoir, mercredi le 27 octobre) n'est pas de nature à nous rassurer.Chose certaine il semble de plus en plus qu'un statut particulier est accordé aux Québécois.en tout cas à l'automne, au niveau de la libre circulation de l'information.Jean-Guy Dufort Montréal, le 27 octobre 197L NDLR: La priorité accordée au télèjournal de vendredi soir dernier à des sujets “nationaux" sur les événements qui se déroulaient à Montréal illustre ce phénomène décrit par notre correspondant.Un colloque sur le bill 28 à Outremont J'ai assisté au colloque tenu le 24 octobre dans l'auditorium du Collège St-Viateur et où le Ministre de l'Education a défendu son projet de loi sur la "restructuration scolaire dans ITle de Montréal".Sans aucune prétention de faire la synthèse de ce qui s est dit, au cours de cette rencontre, j'aimerais émettre une opinion sur deux choses qui ont retenu tout particulièrement mon attention; 1.le secteur neutre reconnu parle bill 28 2.l'exposé du président de 1 Alliance des professeurs de la Commission des Ecoles catholiques de Montréal.Pourquoi dans une province en très grande majorité croyante, sinon toute pratiquante dans les faits, parler de secteur neutre dans renseignement'.’ On a admis la reconnaissance d'un secteur confessionnel, soit catholique ou protestant, pour le reste, on les appelle "les autres".Que fait-on des juifs, des orthodoxes et des autres dénominations religieuses qui ne se classent ni comme catholiques.ni comme protestants?N'ont-elles pas droit, elles aussi, à un enseignement conforme à leur croyance?On ne peut certes multiplier les écoles; or if arrivera que dans un secteur où il existera une école “neutre", il y aura des élèves appartenant à l une ou l’autre secte religieuse, parce que la distance les empêchera de fréquenter une école catnolique ou protestante.Est-ce à dire que ces élèves, à cause de la neutralité de leur école.seront privés de tout enseignement religieux?Ne sommes-nous pas en train de faire une nette démarcation entre les institutions d'enseignement, en décrétant quTCI il y a de la con-fessionnalité et que LA il n'y en a pas! N'est-ce pas un genre de discrimination pour les parents et les enfants?Ne serait-il pas plus logique de substituer le mot "multiconfessionnel" au mot "neutre", de telle sorte qu'une pastorale pourrait être enseignée dans les écoles de ce type pour ceux qui voudraient en profiter.Ces ecoles dites "multiconfessionnelles" pourraient être organisées selon l une ou l'autre des deux langues officielles, dépendant des besoins du milieu où elles seraient situées.En ce qui concerne M.Cha-gnon.président de l'Alliance des professeurs de Montréal, il est déplorable qu'il ait entaché son exposé de considérations aussi pauvres, comme, par exemple, qu'il n'y a pas de "mathématiques catholiques".Tout le monde sait aussi bien que lui qu'il n'y a pas non plus de "chimie catholique" ou de "médecine catholique ', etc.Ce sont de vieux clichés maintes fois entendus.La neutralité, particulièrement en éducation, est une illusion et qu'il sera plutôt rare de trouver un professeur complètement neutre, de telle sorte que pour un antichrétien ou un anti-religieux, il sera toujours possible et même facile de faire passer dans son enseignement ou dans ses contacts avec ses élèves, les sentiments qui 1 animent, peu importe la discipline qu'il enseignera.Le président de l'Alliance des professeurs a aussi fait allusion à d'anciens manuels où, selon lui.on comptait les hosties et les chapelets et il semblait réjoui que cette façon de calculer soit disparue de nos moeurs.Que venait faire cette allusion dans un exposé qu'on aurait souhaité plus objectif et mieux étoffé.Si "M.le président" avait entendu les commentaires qui ont fusé autour du siège que j'occupais, il ne serait pas fier de lui.Il a également donné l'exemple d'un secteur de Montréal où la proportion de non-pratiquants s'élèverait à 77% - parions qu'il a choisi le pire, à dessein et il a enchaîné en disant qu'il lui paraîtrait parculièrement difficile d'enseigner à des élèves que manquer la messe, le dimanche, est un péché mortel, alors que les élèves se retrouveraient, le soir, chez eux auprès de parents qui ne pratiquent pas.Admettons, en premier lieu, que si un tel secteur est "malade" à ce point, c'est qu'il a besoin de "médecins" mieux qualifiés.En second lieu, si M.Chagnon ramène l'enseignement de la religion à ses propres considérations, souhaitons u'il ne reflète pas les sentiments e la grande majorité des professeur?dont il est le président; autrement, ce serait à désespérer de prétendre maintenir la confes-sionnalité dans les écoles de la plus importante commission scolaire "catholique" du Canada.Francois DESMARAIS Outremont, le 27 octobre 1971 Les grands absents dont a parlé M, Trudeau Le Devoir du 12 octobre rapporte que le premier ministre du Canada a regretté l'absence dé certains pays au sein de l'Agence.Ce n'est pas un hasard si les pays mentionnés, moins la Suisse, sont ceux dont la décolonisation a été plus difficile.L'Algérie, la Guinée et le Congo, en particulier, peuvent craindre que la mise sur pied d'une telle agence ne soit le prélude d une nouvelle incursion néocolonialiste sous les dehors de la coopération.Cette crainte est confirmée par la participation de la France et de la Belgique qui.aux yeux de beaucoup, trouveraient là uné sorte de revanche.Si ces deux pays ne sont pas les promoteurs de l'Agence, leur potentiel culturel et technique fera d eux certainement les principaux acteurs.Quant aux promoteurs (Sénégal.Niger et Québec) ils ne donnent pas de garantie suffisante à l indc-pendance éventuelle de l'organisme.L'on sait l'attachement à la France d'un Senghor ou d'un Diori comme on se rappellera la bataille qu'a menée ce pays pour la participation du Québec en tant qu Etat souverain.Personnellement, je crois que l'Agence pourra et saura se rendre indépendante, mais elle devra d'abord faire ses preuves avant d'attirer ces grand- pays.Tout dépendra des priorités quelle choisira S'il ne s'agissait que de promouvoir la langue française, la participation de plusieurs pays, exception faite des francophiles inconditionnels, tendrait à s'a- moindrir.Les pays d'Afrique dits francophones considèrent le français plus comme un instrument de communication internationale que comme un instrument de culture.L'Agence se doit donc d'être plus un organisme de coopération technique qu'un office de la langue française.Il est faux de penser que les pays qui utilisent le français sont de culture française.Là où il est le plus parlé la propor-,tion de ceux qui le comprennent ne dépasse pas les 5%.Aussi je ne serais pas étonné si du jour au lendemain le Congo décidait que sa langue de communication internationale sera l'anglais si sa coopération avec les Etats-Unis est jugée plus rentable L érosion du français au Vietnam est un exemple très parlant à ce sujet.Il est également possible et même souhaitable que le Congo adopte un jour le swahili a l'instar de sa voisine la Tanzanie Cette langue est.parmi les langues congolaises, la plus répandue dans le pays.Elle est parlée dans trois grandes provinces et est comprise à Kinsha- sa.Le swahili a l'avantage d'être une langue internationale sans être le patrimoine d'aucun pays en particulier.J'ajouterai ici que cette langue est plus bantoue qu un quelconque dérivé arabe, comme certains le croient.Toute sa structure est bantoue et l'élément arabe n intervient que dans le vocabulaire où il est d ailleurs complètement bantuisé Assez curieusement, les démêlés entre Ottawa et Québec et la victoire relative du gouvernement fédéral me donnent l'impression que l'Agence sera suffisamment indépendante Cela parce que le rôle de la France sera moins prépondérant.Le regret du premier ministre canadien est à cet égard très révélateur.En effet les quatre pays africains absents sont les pays où la France a moins de prise De toute façon tout dépend de l'intérêt que chacun peut y trouver et c'est à chacun de se convaincre qu'il y va de son interet.CésarGASHABIZI Québec, le 13 octobre 1971 LE DEVOIR Fond* pot Henri Bocrouo W lOionwer 1910 Directeur et redocteur en chef Cloude Ryon Redocteur en chef odjomt Michel Roy Directeur de l informotion Jeon F rancoeur Trésorier Bernard lo'orque IE DEVOIR est publie par I Imprimerie Populone société o responsabilité limitée, dont le siege social est vtue ou numéro 434 est rue Notre Dame Montreal 127 II est compose et imprime par I Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situes o 9130 rue Boivm.Ville LaSalle l agence Preste Canadienne est autorisée a employer et o diffuser les informations publiées dons IE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne $35 DO, nnner su mois $19 A le •ronger $40 par année su mois $?2 tioi* mois $12 Edition du samedi $10 par onnee Edition qsrotidienne lisice a domicile pev portru' 75 cents par semaine îonf de I abonnement sei»i pa* la poste oenenne su* demande Coumer de deuiieme classe enregistrement numeio 085B Depot legal Bibliothèque nationale du Quebec TÉLÉPHONÉ 844 3361 lignes g.o.pees Le Devoir, lundi 1 er novembre 1 971 • 8 des événements Le règlement anti-manifestation Texte intégral du rapport Saulnier au maire Drapeau Le directeur du service de la police de Montréal, M.Jacques Saulnier, a signé, en date du mercredi le 27 octobre, un rapport au comité exécutif de la ville de Montréal exposant les motifs pour lesquels, à son avis, les autorités municipales devraient interdire toute manifestation pendant 30 jours dans le quadrilatère borné par les rues Bleury, Saint-Denis Dorchester et par le fleuve.Voici le texte intégral de ce rapport qui a été invoqué par la ville pour prohiber toute manifestation devant l’immeuble de La Presse.Monsieur le Président et MM.les membres du Comité exécutif Hôtel de Ville a/s de monsieur Jean-Louis Sauvé Secrétaire administratif de la ville Objet: Violence appréhendée et manifestations à l’occasion du conflit qui s’envenime entre le Journal La Presse et des employés appuyés par de nombreux autres syndiqués ou organisations syndicales -• Messieurs, Je crois de mon devoir impérieux et urgent de porter à votre connaissance les graves faits qui suivent: Depuis le déclenchement le 18 juillet 1971 d’un important conflit ouvrier au quotidien de Montréal La Presse, sis au 7 rue St-Jacques et 750 boulevard St-Laurent, les relations entre les différentes parties se sont envenimées au point où, dès le mois d’août, il y eut recours à la violence, à la menace et à l’intimidation de certaines personnes, dont des employés relancés à leur lieu de travail et même à leur résidence; Ces troubles de la paix et de l’ordre public ont pris un tel caractère de gravité q’il en est résulté des mises en accusation devant les tribunaux pour des actes criminels et que la Cour Supérieure a émis une injonction à laquelle il a été fait droit provisoirement, le 8 septembre 1971, et qui a été définitivement émise le 14 septembre 1971.après preuve devant le tribunal de ces graves faits, ordonnant qu’il soit mis fin aux actes de violence ou autres actes illégaux ainsi prouvés devant le Tribunal; Dès le mois d’août, l’affaire a pris un retentissement et une ampleur plus considérable par la participation actwe à ce conflit de dirigeants de certaines centrales syndicales ; Les activités et propos enflammés du dénommé Louis Laberge, Président de la Fédération des Travailleurs du Québec, ont amené le Tribunal à l’inclure personnellement dans la liste des personnes contre lesquelles la susdite injonction a été émise; Dans le cours des mois d’août, septembre et octobre, les actes d’intimidation, de violence et les manifestations se sont multipliés; Dans le mois d’août, les esprits étaient suffisamment échauffés pour qu’une manifestation occasionne des blessures à de nombreuses personnes dont les agents de la paix dans l’exécution de leur devoir et que des dommages matériels de plusieurs milliers de dollars soient infligés; A quelques jours à peine de cette manifestation, dans le même mois, quelques dizaines de fiers-à-bras envahissaient des lieux privés, causant de la destruction aux biens et s’attaquant à de nombreuses personnes qui y étaient réunies dont plusieurs furent blessées et certaines durent être hospitalisées; Au cours du présent mois, les incidents se sont multipliés ; Une première manifestation, en date du 7 octobre, a comporté un défilé d’environ un millier de personnes aux abords de La Presse, sans incident grave; Au cours d’une manifestation, en date du 16 octobre 1971 de plusieurs milliers de personnes, un important groupe a tenté de se rendre vers le Journal La Presse et cet incident a été accompagné de violence et de dommages à la propriété.Plusieurs agents de la paix ont été blessés dans l’exécution de leur devoir; Le 24 octobre, des manifestants ont massé de nombreux véhicules aux alentours du Journal La Presse bloquant toute circulation dans les voies publiques environnantes et empêchant illégalement, en violation de l’injonction émise par la Cour Supérieure, la poursuite normale des activités à cet endroit; Lors de la première importante manifestation spécifiquement dirigée contre le Journal La Presse à laquelle ont participé quelques milliers de personnes, le 24 août 1971, le dénommé Louis Laberge, Président de la Fédération des Travailleurs du Québec, a prononcé sur les lieux un discours enflammé qui a provoqué de nombreux incidents dont des dommages importants à la propriété des blessures à la personne dont des agents de la paix dans l’exécution de leurs fonctions; Lors de cette manifestation, le dénommé Louis Laberge, Président de la Fédération des Travailleurs du Québec, a déclaré notamment que la prochaine manifestation qu’il organiserait ou dirigerait serait encore plus volumineuse et plus efficace; 14) Hier, tous les médias d’information communiquaient à la population l'information que le dit Louis Laberge comme Président de la Fédération des Travailleurs du Québec, avait décidé de la tenue d’une manifestation monstre qu'il entendait diriger et qui masserait des milliers de travailleurs autour de La Presse et où ce dernier faisait appel non seulement aux travailleurs du Journal La Presse ou aux autres syndiqués des unions affiliées de Montréal, mais faisait appel aux travailleurs de toutes les grandes centrales ouvrières de la province; 15) Au cours des appels enflammés pour mousser les manifestations de masse, ledit Louis Laberge a prononcé des paroles inquiétantes ou des menaces à l'effet notamment que les employés de La Presse étaient mieux de ne pas être dans les édifices de ce journal ou sur les lieux de ladite manifestation.La teneur des diverses déclarations et le ton de ces déclarations donnant raison d'appréhender des actes de violence et le développement d une situation qui puisse devenir hors de contrôle; 16) La manifestation massive en voie d'organisation semble l’aboutissement d'une escalade de la violence; 17) La situation qui peut en résulter aux abords de La Presse et dans les environs est d'autant plus inquiétante que certaines des rues environnantes, dont quelques-unes sont très étroites, font l'objet d'importants travaux publics, sont en partie rétrécies par ces travaux, sont encombrées de débris, mortiers et autres objets pouvant devenir des projectiles, de même que certaines propriétés adjacentes où les travaux de démolition sont en cours, il est de plus à remarquer que le parcours en chantier de la route transcanadienne longe ce secteur; 18) Lors d'une entrevue au quartier-général du Service de la Police de Montréal, hier le 26 octobre, le susdit Louis Laberge a déclaré entre autres choses, en substance, qu'il était poussé par des militants réchauffés dont il ne pouvait être sûr de contrôler les agissements.admettant la probabilité ou la possibilité de dommages à la propriété qu'il ne pourrait empêcher, soulevant la question de la présence possible de personnes sur les couvertures des bâtiments environnants à des fins qu'il semblait craindre, et enfin, admettant ne pouvoir contrôler la présence possible parmi les manifestants de partisans professionnels de la violence, dont nous sommes par ailleurs informés de la participation projetée à cette manifestation, invoquant même la possibilité d'un nouveau "Murray Hill '.19) L'importance de protéger la population et de maintenir l'ordre est d'autant plus gran- de qu'à l'occasion de telles manifestations, de nombreux agiteurs, souvent les mêmes, se mêlent dans une grande foule pour lancer divera projec-ties, dont des “cocktails mol-otov” ou pour troubler la paix et porter atteinte à la personne et à la propriété, alors que l'identification et la neutralisation de ces agitateurs deviennent extrêmement difficiles; 20) n n’est pas sans intérêt de noter, à la suite d’une multiplication des manifestations, le coût énorme que la population doit supporter pour les services d'ordre rendus nécessaires.les salaire versés en temps supplémentaire aux seuls policiers que l’on doit mobiliser, allant à quelques milliers de dollars par heure.21) La manifestation massive projetée aux abords de "La Presse" ou toutes autres manifestations de cette envergure en cet endroit dans les plusieurs jours qui suivent, dans le climat exacerbé qui se détériore progressivement, risque de s'accompagner de désordres sérieux, de violence à la personne et à la propriété et d'autres incidents d'une telle gravité que l’on puisse craindre qu'une situation se développe où les services de sécurité peuvent perdre le contrôle des événements et être dans l'impossibilité d'assurer l'ordre et la paix publics ; 22) En conséquence, il est de notre devoir de vous informer que nous avons des motifs raisonnables de croire que la tenue d'assemblées, de défilés ou attroupements, dans les prochains trente (30) jours, dans la partie de la ville comprise entre le boulevard Dorchester et le Fleuve et limitée à l’est pas la rue St-Denis et à l'ouest par la rue Bleury, causera du tumulte, mettra en danger la sécurité, la paix et l’ordre publics et sera une occasion de tels actes, de sorte qu’il existe une situation exceptionnelle qui justifie des mesures préventives pour sauvegarder la paix et l’ordre publics.23) Nous recommandons donc que le Comité exécutif Suite à la page 2 Au Collège du Vieux-Montréal Z avis de l'avocat en chef de la ville Texte intégral du rapport de Me Michel Côté L’avocat en chef de la ville de Montréal, Me Michel Côté, a présenté en date de mercredi le 27 octobre, un rapport recommandant au comité executif de Montréal d’émettre une ordonnance prohibant toute manifestation pendant 30 jours dans le quadrilatère borné par les rues Bleury, Saint-Denis, Dorchester et par le fleuve.Voici le texte intégral de ce rapport.Monsieur le Président et MM.les Membres du Comité exécutif Hôtel de ville a/s de monsieur Jean-Louis Sauvé Secrétaire administratif de la ville Objet: Recommandation d’adoption d’une ordonnance pour, interdire toute manifestation, tout défilé ou tout attroupement, pour une période de trente (30) jours, dans une partie du domaine public de la Ville de Montréal - en vertu du règlement 3926 concernant les manifestations dans le domaine public.Messieurs, Nous avons reçu et pris connaissance du rapport en date du 27 octobre 1971 du directeur du service de la police, monsieur Jacques Saulnier, recommandant l’adoption d'une ordonnance en vertu du règlement 3926 pour interdire, pour une période de trente (30) aours, dans une partie du domaine public de la Ville, toute assemblée, tout défilé et tout attroupement.Considérant la gravité des faits relatés par le directeur du service de la police et le danger de trouble de la paix et de l'ordre publics qu’il y a raisons d'appréhender, nous ne pouvons que conclure, comme ce dernier, qu'il existe une situation exceptionnelle et qu’il y a des motifs raisonnables de croire que la tenue d'assemblée, de défilé ou d'attroupement mettra en danger la sécurité, la paix et l'ordre publics, causera du tumulte ou sera une occasion de tels actes, et qu'en conséquence, il y a lieu de prendre des mesures préventives pour protéger la population et sauvegarder la paix et l'ordre publics.Nous recommandons donc, conjointement avec le directeur du service de la police de la ville, monsieur Jacques Saulnier, que le Comité exécutif interdise, par ordonnance, la tenue de toute assemblée, de tout défilé et de tout attroupement, pour une période de trente (30) jours débutant à midi le 28 octobre 1971.en tout temps, sur cette partie du domaine public de la ville de Montréal située entre le boulevard Dorchester et le Fleuve Saint-Laurent et limitée à l'est par la rue Saint-Denis et à l’ouest par la rue Bleury.Nous recommandons que cette ordonnance soit sous la forme et les termes du projet d'ordonnance que nous annexons à la présente.Veuillez agréer, messieurs, l'expression réitérée de nos sentiments les plus distin- ués.avocat en chef de la Ville Michel COTE Pour recevoir le prospectus du Cours de Fine Cuisine Ayez E des idées claires Familiale à votre Commençant les 15 et 16 novembre et de la leçon d’essai de ce cours reunion qui aura lieu au choix les vendredi 29 octobre d allaites! • • et mardi 9 novembre Laissez au Reine Elizabeth le soin de voir à tous les téléphonez a details à votre place.Nous nous occupons de tout: 843-6481 les chambres, les repas, les rafraîchissements.Rien iNsmur n’est laissé au hasard.Ainsi, vous ne risquez pas d’oublier des détails importants.Nous avons l’habitude CULINAIRE des grandes et des petites réceptions.A nous d’en HENRI BERNARD faire un succès .et à vous d’en tirer tous les avantages! Communiquez avec le service des congrès depuis 1951 du Reine Elizabeth: composez 861-3511.20IS de la Montagne, Mil.Une nouvelle pédagogie dans un nouveau campus par ANDRÉ TRUDEL, directeur général La construction d'un nouveau campus pour le collège du Vieux Montréal coincide avec la remise en question et la réorientation de la vie pédagogique collégiale.Le concept architectural devait donc tenir compte des orientations nouvelles de l'enseignement au collège.En ce sens, l'intégration au collège d'un centre de ressources didactiques (CRD) constitue la pierre de base de ce renouveau pédagogique.Il importe donc que la problématique sur laquelle s'appuie la création de ce centre et les objectifs qu'il poursuit soient clairement définis.11 fallait répondre aux questions suivantes: Quels sont les principes de base sur lesquels s'appuie le CRD et comment les transposer dans l'architecture de la nouvelle construction.Les principes de base Le temps est révolu où l'expérience humaine devait nécessairement être transmise par le professeur (“le maître").Il est impossible pour un être humain de tout savoir, même à l'intérieur d'une spécialité, de sorte que l'étudiant doit avoir accès à d’autres sources que le professeur pour parfaire son éducation.Une nouvelle relation s'établit entre le professeur et l'étudiant et l'expérience humaine.La société et les moyens de communication actuels font en sorte que l'étudiant peut accéder aux mêmes sources de documentation que le professeur.Il arrive même u'au niveau collégial, un étu- iant soit mieux documenté que son professeur sur un sujet donné.Le rôle du professeur BOURSES D'ASSOCIÉS DE RECHERCHE OFFERTES PAR LE CROI Dans le cadre de son programme de développement des ressources humaines, le Centre de Recherches pour le Développement International offre dix bourses, chacune d'une durée d’un an, à des praticiens professionnels qui désirent se diriger vers le domaine du développement international ou améliorer les connaissances qu'ils y apportent déjà.Chaque bourse comprend un émolument se chiffrant jusqu'à 15,OOOdollars (selon les autres revenus personnels) et des allocations pour frais de voyage, de recherches et de formation.Les candidats doivent être citoyens canadiens ou immigrants reçus ayant résidé au Canada depuis au moins trois ans.Ils doivent jouir d'une bonne renommée professionnelle, avoir quelque dix ans d’expérience et posséder une compétence reconnue qui soit applicable aux problèmes des pays en voie de développement Les domaines d'intérêt, bien que non restreints, peuvent comprendre: l'agriculture, les sciences de la nutrition et de l’alimentation, l'information et les communications, la population et la santé, la dynamique rurale-urbaine, les sciences sociales, le transfert de la technologie, l'éducation, le génie.Veuillez adresser vos demandes de renseignements à: Bourses d'associés de recherche.Centre de Recherches pour le Développement International, Casier Postal 8500, Ottawa, Ontario, Canada K IG 3H9 doit évoluer vers celui de guide, d'animateur qui motive l'étudiant à la recherche et à la création.Le rapport professeur-étudiant qui était de un à plusieurs évolue vers le concept de plusieurs rapports de un à un, d'où un apprentissage plus personnalisé.La prolifération de la connaissance et des sources d’information rendent impossible l'acquisition de toutes les données nécessaires à la création, et bien que l'accent soit mis d'ores et déjà sur l'expression de soi et la création personnelle, les projets d'envergure nécessitent néanmoins la mise en commun de plusieurs sources d'énergie.Le processus de création s'accomplit de plus en plus par synergie, et cette tendance devra se refléter dans toute l'activité collégiale.Par conséquent, l'on peut s’attendre à voir les étudiants travailler en petits groupes, en ateliers réunis dans des salles aménagées de façon à favoriser le processus de création.Le concept de la salle de cours rectangulaire est périmé.Il ne favorise pas les échanges étudiant-étudiant et professeur-étudiant.La conception physique des salles de cours doit donc s’orienter selon une géométrie favorisant davantage les interactions; elle doit tendre vers le cercle Présentement, le collège n'est accessible qu'aux élus, c'est-à-dire à ceux qui ont passé par le filtre de l'admission.D devra s'ouvrir à tous s’il veut respecter son engagement sur le concept architectural: il y aura multiplicité d'options et de programmes nécessitant une grande variété de locaux.Certains services devront être accessibles en tout temps.Le livre a été longtemps la seule méthode d’entreposage d expérience humaine.De nos jours, nous disposons d une myriade de méthodes dont le livre, le microfilm, les microfiches?le document sonore, l’image fixe, le ciné-film.la télévision, l'ordina- teur et autres.Certaines de ces méthodes ont le net avantage de donner accès à l'expérience humaine par voie électronique, remettant ainsi l’accès à la documentation sans jamais manipuler le "document".Actuellement, à l’intérieur du collège, l'étudiant doit lui-même se rendre aux sources de documentation.Nous avons conçu un collège qui placera l'étudiant au centre d’un vaste réseau de communication.L’accès à la documentation devra donc lui être facilité par la décentralisation des sources de documentation.Dans cette optique, nous avons choisi de mettre sur pied un C.R.D.à plusieurs ramifications socialisées.rattachées à des aires pédagogiques définies.Nous entendons par "aire pédagogique" un heu d'apprentissage pouvant regrouper plusieurs disciplines ou plusieurs groupes de disciplines.Une aire pédagogique favorise le regroupement des services communs aux diverses discipline^ quelle englobe, assurant ainsi une utilisation plus rationnelle et plus efficace des laboratoires et des autres services à la pédagogie.En outre, vu la variété des cours que doit suivre un étudiant, les aires pédagogiques contribuent au décloisonnement qui lui permet ainsi de fréquenter plusieurs aires pour compléter son programme.Pourquoi des aires pédagogiques L'aire pédagogique, de plus, constitue un lieu d'apprentissage favorisant davantage ’Tinterdisciplinaire”.C’est-à-dire.la mise en commun des énergies de plusieurs groupes du disciplines connexes.Cet esprit de collégialité se manifeste déjà au sein du corps professoral du collège, mais il n’est pas favorisé par la disposition physique des lieux pédagogiques.Présentement, la communication, l'information circulent mal ou pas du tout, d'un groupe de disciplines à l'autre.Nous prévoyons que dans une aire pédagogique, la communication sera facilitée par le rapprochement physique des divers groupes de disciplines.Nul doute que le développement architectural et la flexibilité des locaux permettront une meilleure polyvalence, tout en favorisant une croissance harmonieuse des options en fonction du monde du travail.Nous n’avons pas voulu fixer, au départ, les méthodes pédagogiques mais plutôt construire une structure adaptable, tout en laissant au groupe de professeurs de chaque discipline le soin de définir, avec le collège, les diverses formes que prendront leurs relations pédagogiques.L'emménagement cans le nouvel édifice se fera probablement en septembre ’74.Déjà.il nous faut axer notre vie sur cette nouvelle pédagogie et sur ce nouveau campus.P oui HAMEL.SJ.inviu chaque four, des témoins du monde chrétien.à l'émission du 1 er au 6 novembre 1971 Témoignage LUNDI; ^>r ieltrami : les couplet doivent ils prendre leurs vacances ensemble ?MARDI: Mgr Guy lélanger : Toi vu les nôtres a (‘oeuvre en Amérique latine MERCREDI : Julien Harvey.S J.: le Christ a t il ete un révolutionnaire ?JEUDI : Hervé Carrier.SJ.: le 'ôte international de ( université Grego tienne VENDREDI: l.Pairier.O.E.M.t' Dessepimons.quelsera le sien dons léu delà?" SAMEDI : Jean Vanier : la vie secrete du General Vomer A Montré*) CJS0 Sorti 8k.40 (M caêrtn 1320kl) syntMistr CKBSSt-Hytcinth.15h.3S(M cadran 1240kl) CFIV Valltyfitld 13k.45 (an cadran 1370kl) et à 50 oufrtt stations au Canada LE MOYEN IDÉAL ET FACILE VOUS GARDER!-SVELTE, FORT ET EN PLEINE FORME, CHEZVOOS! d’exercice en famille, ^ voUe foyeil Retrouvez l’apparence de vos 20 ans.1951 htmiiM, Win «'!» ""T" , Amdiom Win t*'1» ta"ch,s' WCISt-MASTEMou.M.M«W« entit plus punt— * P€nsec *" ", 15 minuits pt.i°“' » «MK votn ixl)«.*«* •'r"'*” '' **’ ^vTnxf.«»"< P'"« - jain tf Xincit ,us voui in'll* coimxié."•"'“‘"J ^ «rî’.'S.ïîSS; ™ «xsl: “ ST.’—.tilt'll Voill cxtiinimiot i» l.’wt'c^itil»' voui l"?, ,, ,zî;, ut )• mi*.J* IHWTAGE CAPItkl 4* «•»« W [N Kim fqrme jw-cemwincu qui *ou» àtsitu goûlx xi Sen- va» „ A,,,.u* *.vous liuchu prlmiiuilmetil.£n peu lit timpi »««« JUSWv'*V*xt|,M,“ itintmti .« * t „ c.w.•ussi lonpIxi'P» q« wm k GRATIS DEMANDEZ NOTRt 8H0-CHORE UtUSIRANT NOTRE N0DVE4U MODtlt 1971 ARMIEZ MHS» MAINTENANT misiotnuwi un m rJS-".-"-»- maimtFNANT ,EZ pas — téléphonez ots maintenant laSffiuT ,«“*>849-7075 i Ntt SÎ-Mli'S.*n- P-®' , , proiuif.Ênvoyez-lr'0, NOM I » «m» .I : voir* brochure groluite •V»Yu»»*OsmHI* i adresse.j VILLE .î TELEPHONE .ZONE A9n.Y"iV"rV 6 • Le Devoir, lundi 1 er novembre 1971 suites de la première ?YAHYA KHAN de cherche l’escalade dans l’espoir de la conquête de territoires et d’installer un régime fantoche au Bengale ce sera la guerre".“La Chine populaire ne tolérera pas une attaque contre le Pakistan.Elle nous fournira tous les armements et toute l'aide nécessaires à l’exception de troupes”, a poursuivi M.YahyaKhan.De l’autre côté de la frontière, le maréchal de l'air Koutakhov, commandant en chef de l'armée de l’air soviétique, se trouvait cette fin de semaine à la nouvelle Delhi, pour une visite officielle de six jours.De sources officielles, on s’est borné à indiquer que la visite du maréchal Koutakhov ne fait que répondre à celle effectuée en URSS par son homologue indien, le maréchal Lal, mais pour les observateurs, la date de la visite pourrait avoir été décidée en raison de la tension croissante entre l’Inde et le Pakistan.A ce propos, Karachi affirme que vingt-trois villageois pakistanais ont été tués et quatorze blessés par des bombardements effectués hier par l’artillerie indienne sur dix-huit villages frontaliers du Bengale oriental.Quelque 1.650 obus sont tombés sur les villages détruisant ou endommageant quarante-deux maisons, a précisé la radio, qui a ajouté qu’au cours de trois “contacts”, qui avaient eu lieu dans la région frontalière, cinq “agents ’ indiens avaient été tués et six autres faits prisonniers.Pendant ce temps à Londres, où elle se trouve depuis vendredi.Mme Indira Ghandi.premier ministre de l’Inde s'est déclarée “satisfaite dans l’ensemble'' des entretiens qu elle a lus aux Chequers avec le premier ministre britannique.M.Edward Heath.Mme Ghandi a donné cette indication à un groupe de journalistes indiens avant de se rendre au "Coliseum”, où elle a pris la parole devant une très nombreuse assemblée.Le premier ministre de l’Inde a réaffirmé avec force dans son discours que son pays était “totalement opposé" à la présence d'observateurs de l’ONU des deux côtés de la frontière entre l'Inde et le Pakistan.Dix observateurs des Nations unies sont déjà en Inde, où ils peuvent circuler librement car nous n'avons rien à cacher, a-t-elle dit.“Mais nous ne pouvons pas permettre que nos intérêts nationaux et notre sécurité soient mis en danger, et nous avons le droit de prendre toutes les mesures nécessaires à leur protection." Enfin, aux élections partielles au Pakistan oriental, onze autres candidats à l'assemblée provinciale ont été déclarés élus hier sans opposition, ce qui porte à 46 le nombre des sièges nouvellement pourvus apres la déchéance de 105 membres de l'ancienne Ligue Awa-mi, annonce-t-on à Karachi.En ce qui concerne les élections partielles dans les autres circonscriptions, qui doivent se dérouler entre le 6 décembre 1971 et le 7 janvier 1972.on s'attend à de nouveaux retraits de candidatures du fait que six partis religieux ou de droite ont passé un accord électoral afin de ne pas s’opposer entre eux et de se partager les sièges vacants.D'autre part, des élections partielles doivent également se dérouler en décembre pour pouvoir aux 78 sièges de l’assemblée nationale laissés vacants par les membres de l'ancienne Ligue Awami.Déjà 52 candidats ont été déclarés élus sans opposition et vont donc représenter le Pakistan oriental à l'assemblée nationale: cinq appartiennent au Parti pakistanais du peuple, le parti majoritaire au Pakistan occidental.tandis que les autres représentent le “cartel" des six partis religieux ou de droite.L WA FRAPPE tion avec l'Europe occidentale, notamment les liaisons Eurovision, ont été touchées.En début d’après-midi, elles étaient toutes rétablies.L’enquête a montré qu "une certaine quantité d'explosifs très puissants a été utilisée ".Sans doute les auteurs de l'attentat escomptaient-ils que l’explosion désorganiserait sérieusement les liaisons téléphoniques et radio ainsi que les relais de télévision de la capitale, ce qui n'a pas été le cas.Il reste que l'explosion à la tour des postes est, de loin, l'acte le plus spectaculaire de la série d'attentats qui.depuis plus d'un an, ont été commis dans la capitale.En Irlande, le week-end a été chaud : une série d’explosions s’est produite samedi matin en l’esoace d’une demi-heure dans sept postes de douanes nord-irlandais, à la frontière entre l’Ulster et l'Eire.Les deux premières explosions se sont produites à dix heures aux postes de Killeen et Tullybonnell dans le comté d'Armagh.Vingt minutes plus tard, ce fut le tour des postes d’Annarmartin et Aghalene dans le comté voisin de Ferka-nagh puis dix minutes après, de trois postes du comté de Down d’être endommagés par des explosions.D'autre part, un jeune homme de 19 ans, et un soldat britannique, qui avait été blessé samedi, sont morts hier en Ulster, et deux autres soldats britanniques ont été blessés.Cette journée a été marquée en outre, dans plusieurs localités par des explosions et des affrontements entre jeunes républicains irlandais et soldats britanniques.Découvert sur une route près de Belfast, le jeune garçon avait été bâillonné ligoté, puis abattu d’une balle dans le dos.Il s’agit vraisemblablement d’un règlement de comptes de l'armée républicaine irlandaise.Deux soldats britanniques ont.d’autre part, été blessés par un franc-tireur à Belfast.Leurs jours ne sont pas en danger.• A Londonderry, une fois encore, catholiques et soldats se sont affrontés près du Bogside.Deux boutiques ont été détruites par des bombes.Les soldats se sont défendus de la pluie de projectiles qui s’abattaient sur eux avec des balles de caoutchouc et des gaz lacrymogènes.On ne signale pas de victimes.Des engagements du même genre se sont produits près d’Armagh et à Belfast, où des coups de feu ont été tirés.Près de la frontière, un véhicule de l’armée a échappé de justesse à une mine piégée, et le domicile d’un ancien policier, à Belfast, a été partiellement détruit par un bombe.A Londres hier soir, un cortège de près de dix mille personnes, venues de nombreux quartiers de Londres et de plusieurs grandes villes de province, a défilé à Whitehall, le quartier des ministères, pour réclamer le retrait de l’armée britannique d’Irlande du nord.Surveillés par d’imposants détachements de police, les manifestants agitaient une véritable forêt de drapeaux, l’étendard rouge des communistes voisinant avec l’insigne vert des républicains irlandais.Les slogans d’extrême-gauche se mêlaient au cri de "victoire à l’I.R.A.”, repris par des milliers de voix.Devant Downing Sinfat, des policiers sur trois rangs, dont deux de police montée, stationnaient derrière une barrière de fer pour interdire l’accès à la résidence du premier ministre.La foule déferla bruyamment mais pacifiquement jusqu'au quai de la Tamise et se dispersa ensuite lentement dans la nuit tombante.LE VATICAN ajouta le quotidien du Saint-Siècle, “représente une exagération fantastique même si l’on voulait tenir compte aussi des activités regardant les institutions ayant des buts particuliers tels l’Institut pour les oeuvres de religion (La Banque du Vatican)”.De son côté, le cardinal romain Egi-dio Vagnozzi, président de la préfecture des affaires économiques de l’Eglise, dans une interview accordée en janvier dernier au périodique économique américain 1’“ Institutional Investor”, précisa que la philosophie financière va-ticane “est encore d’un côté, fondamentalement conservatrice et orientée à faire fructifier les revenus tandis que d’un autre, elle tend actuellement à s’inspirer d’une mentalité plus dynamique”.En substance, le cardinal Vagnozzi souligna que l’Eglise ne peut risquer la faillite et que le Saint-Siège doit donc éviter la spéculation et les initiatives trop osées tendant à augmenter le capital de base avec tous les risques que cela comporte.L’essentiel pour le Saint-Siège, précisa le président de la préfecture des affaires économiques de l’Eglise, est de conserver le capital qu’il possède tout en tirant le maximum de revenu pour ses besoins, pour les missions, pour les oeuvres de charité, etc.D’autre part, quand le bilan financier du Vatican sera publié, le barème des salaires de ses employés le sera également.UN ENQUÊTEUR et on assiste à des mouvements de protestation qui vont jusqu’au refus d’obéir à ces ordonnances.Une injonction implique des droits et des obligations pour chacune des parties en conflit, a observé M.Cournoyer, et il faut que la loi assure le respect et des droits et des obligations dans une égale mesure.A CJAD, par ailleurs, M.Cournoyer a souligné que son ministère avait fait jusqu’ici tout ce qui était légalement possible pour amener une solution rapide du litige à La Presse, mais qu’il consentirait néanmoins à agir comme intermédiaire entre les parties: l’écart qui sépare celles-ci a-t-il noté, est encore trop grand pour qu’elles puissent négocier.M.Cournoyer a ajouté que La Presse est un symbole et qu’à ce titre le conflit attire des éléments dont les objectifs ne sont pas d’y mettre fin.LES CENTRALES dit-il encore, un bon nombre éprouvaient un sentiment de peur, ce qui les aurait rendu plus agressifs.Le service d’ordre des syndicats, a fait observer le président de la centrale, avait été bien monté; toute l’organisation était conçue pour éviter les coups durs.Pourtant, le président de la CSN reconnaît qu’il suffit d’une poignée de “manifestants professionnels'’ pour créer L désordre, allusion aux marcneurs qui ont lancé des cailloux et des projectiles aux policiers, et à la camionnette qui a foncé sur la barricade.“Peut-être, dit-il, nous accusera-t-on de naiveté quand nous pensons que cette manifestation pouvait être pacifique.Mais il est certain qu'il fallait protester contre le règlement municipal" interdisant les manifestations puisque le règlement est attaqué par les tribunaux.” “Si ce règlement est maintenu, a dit M.Pepin, on peut craindre d’autres affrontements.Les syndicats, pour leur part, ne feront pas exprès, ne chercheront pas à créer des occasions, mais on doit s'attendre à d’autres protestations".Quant à la manifestation dè vendredi soir, M.Pepin a conclu: “On ne fera plus jamais une affaire comme celle-là." M.Chart rand M.Michel Chartrand, président du Conseil central des syndicats nationaux de Montréal (CSN), a déclaré au téléphone qu’il n’avait pas été blessé mais qu’il était “traumatisé moralement" par ' les événements de vendredi.“J’ai vu, a-t-il dit, des policiers se conduire sans raison comme des brutes, et frapper dans le dos.” M.Chartrand a signalé la présence parmi les manifestants d’un grand nombre d’agents provocateurs de la police, habillés en civil, oui ont descendu la rue Saint-Denis avec les autres, sont entrés au quartier général de la police pour en ressortir masqués et rmés de matraques, puis se sont joints à la répression.Il y a une collusion entre le pouvoir judiciaire et les autorités politiques pour violer les lois, a soutenu M.Cnar-trand, et ce n'est pas la première fois puisque le maire Jean Drapeau a long- temps maintenu une loterie alors illégale.De son côté, le syndicat général du cinéma et de la télévision, qui représente les journalistes de la salle des nouvelles de Radio-Canada à Montréal, tient à décliner face à la population toute responsabilité professionnelle relativement au contenu du téléjournal de 22h30 heures du 29 octobre 1971.La censure par omission qui prévalait au service des nouvelles depuis un an environ s’est transformée hier en un refoulement de la nouvelle qui relève nettement des techniques policières.POURQUOI frontations avec la Police.A la lumière des renseignements fragmentaires communiqués aux dirigeants, les risques d’incident paraissaient sérieux.C’est pourquoi, le Parti québécois n’a pas pris part à la marche bien qu’il ait appuyé la cause des employés syndiqués du journal.Pour sa part, M.René Lévesque avait indiqué sa préférence pour une marche qui aurait été le prélude à un meeting public au cour;; duquel les employés de La Presse auraient fait connaître leur problème à l’opinion publique.A cette occasion, il aurait été possible en outre, d'exprimer l’opposition des centrales et celle du Parti au règlement anti-manifestations.D’autre part, les militants d’”Unité-Québec" (ex-Union nationale) de la région de Montréal, réunis au Club Renaissance vendredi soir sous la présidence de M.Gabriel Loubier, ont été indirectement victime des séquelles de la marche des centrales syndicales.Un certain nombre de "manifestants ont en effet cassé des bouteilles et des cailloux sur l’immeuble, situé rue Sherbrooke, à l’intersection de la rue Berri.Selon un communiqué d'“Unité Québec", “plusieurs des 750 personnes qui assistaient à une présentation audiovisuelle au Club Renaissance" ont reçu des coups et des blessures.La réunion avait été convoquée pour inaugurer les locaux du secrétariat permanent du Parti à Montréal.Ils ont été aménagés au 1er étage du Club Renaissance.Au cours de la soirée, un appel à la bombe a été lancé.Mis au courant, M.Loubier n’a informé qu’une dizaine de personnes.A ses proenes qui s'inquiétaient, le chef d”'Unité-Québec " a déclaré: “Les hommes politiques doivent assumer leurs responsabilités face aux menaces, avec sérénité, calme et détermination.” “Enfin, la direction du Club signale “certains dégâts matériels” par suite de l'attaque survenue dans la soirée.MISES EN Suite de la page 3 DORION Mairie: Jean-Charles Vallée (ELU) (x).Siège 1: Monique Marier (x); Pierre Lavigne.Siège 2: Henri Gauthier (ELU) (x).Siège3: Paul Dicaire(ELU) (x).Siège 4: Bernard Graham (x): Biaise Juillet.Siège 5: Germain , Besner; Wilbrod Chevrier.Siège 6: René Montpetit (x); Robert Nolan.BELOEIL Mairie: Philippe Vézina (x); Roger Denis.Siège 1: Carl P.Saessler; Jacques Y.Roy.Siège 2: Jacques Girard: Léonard L.Sauvageau.Siège 3: Paul Rémillard (x); Jean-Robert Marcotte.Siège 4: Paul-Emile McLean (x): André Desmarais.Siège 5: André Cormier (x); Gaston Gagnon.Siège 6 : Réal Vinet (x); Roger Forget.Siège 7: Pierre Cloutier (ELU).Siège 8 : Jean-Paul Vinet (ELU).Des élections auront aussi lieu dans les municipalités de Terrebonne, de Notre-Dame du Sacré-Coeur et de Tile Bizard; T a été impossible hier d’obtenir le résultat des mises en nomination dans ces trois municipalités.VINGT-TROIS Suite de la page 3 tâtions, la marche s’est déroulée dans l’ordre, rue Saint-Denis, sous la surveillance d’un service d’ordre syndical, depuis le square Saint-Louis jusqu’à la rue Craig.A l’intersection des rue Craig et Saint-Denis, un important barrage de police avait été mis en place.Les chefs syndicaux, MM.Louis Laberge, Marcel Pepin et Yvon Charbonneau, ont alors tenté de fran chir les barrières pour se constituer pacifiquement prisonniers et, ainsi, protester symboliquement contre l’interdiction faite aux manifestants de pénétrer dans le périmètre interdit: Saint-Denis à l’est; Fleury à l’ouest; Dorchester au nord; le fleuve au sud.En vain, M.Laberge a-t-il tenté de porter la parole pour inviter les manifestants au calme.En quelques minutes, divers projectiles, venant de la foule, ont été lancés en direction des policiers; quelques instants plus tard, une camionnette, peinte aux couleurs des Patriotes, a foncé sur les barrières métalliques.Une indescriptible bousculade s'est alors produite au cours de laquelle on a vu les policiers relancer vers la foule les projectiles qui leur étaient destinés.En moins de cinq minutes, les barrières avaient été renversées et la chaussée, transformée en champ de bataille.Armés de longs bâtons blancs ou de courts bâtons bruns, les policiers ont pourchassé les manifestants qui se sont dispersés dans un grand désordre.Par petits groupes, des manifestants se sont regroupés en divers lieux, principalement aux abords du métro Berri-de-Montigny et à proximité de la gare d’autobus Voyageur.Plusieurs corbeilles de la Ville ont été mises à feu; des vitres ont volé en éclats, un autobus de la CTM a été renversé et incendié.La foule a été estimée à 8 000 personnes par la police, à 10,000 et même à 12,000 personnes par les organisateurs syndicaux.Vers 22 heures, la police s'est employée à disperser les manifestants qui s'étaient regroupés au square Saint-Louis.Motocyclistes et policiers casqués de la brigade anti émeutes ont rapidement ratissé l’espace.Au cours de la dispersion, de nombreuses personnes soucieuses de fuir les lieux de l’affrontement ont été bousculées durement et frappées par les agents armés de bâtons.Au total, selon la Police, i60 personnes ont été blessées, dont 80 policiers.Outre des cas de fractures de bras et de jambes, la plupart des blessés ont pu regagner leurs domiciles après avoir été pensés à Saint-Luc.Madame Michèle Gauthier, âgée de 28 ans, femme d’un journaliste à Radio-Canada, a perdu la vie au cours de la soirée.Elle se trouvait rue Saint-Denis et s’éloignait de la rue Craig peu après l'affrontement lorsqu’elle s’est effondrée, victime de suffocation.Mme Gauthier, a-t-on appris par la suite, souffrait d’asthme bronchitique.Transportée d’abord à La Miséricorde, elle n’a pu être traitée dans cette institution, faute de moyens suffisants.On l’a ensuite transférée à Saint-Luc où les médecins ont constaté le décès.La police a déclaré que la mort de Mme Gauthier ne saurait être attribuée directement à la manifestation.Mais le mari de la victime a déclaré à la presse qu'il existe un lien direct entre la marche et la mort de sa femme.Le rapport médical a établi que le corps de Mme Gauthier ne portait aucune marque de coup ou de blessure.Tandis que les manifestants se dispersaient, une alerte à la bombe a été signalée à Westmount.La police a en effet trouvé un engin constitué de quatre bâtons de dynamite, près du mur de la demeure de M.W.LM.Turner, président en exercice de Consolidated-Bathurst et ancien président de Power Corporation, l’une des sociétés qui appartiennent au financier montréalais Paul Desmarais, également propriétaire de La Presse.Une voix féminine, qui s est identifiée comme porte-parole du FLQ, avait prévenu la station CKAC vers 9 h.30, vendredi soir, qu’une bombe avait été déposée chez M.Turner.En quelques instants, les spécialistes ont recueilli et démantelé l’engin qui, selon certaines sources, devait éclater vers minuit.A Uh.30, une bombe a explosé dans un immeuble de l’armée, à l’intersection des rues Christophe-Colomb et Saint-Grégoire.Les dégâts sont considérables et la Police poursuit son enquête.DES ÉCOLES Suite de la page 3 seignement catholique n'était pas une nécessité mais une possibilité.L’école catholique sera toujours selon lui, une mission accompagnée d’un combat non agressif mais constructif.Les écoles catholiques reçoivent présentement 33 millions d'élèves, c’est-à-dire 7% de l'ensemble de la jeunesse scolarisée dans le monde.On retrouve la moitié des effectifs de l’école catholique en Europe et en Amérique du Nord.Il existe 100 pays où l’enseignement catholioue est organisé sur le plan nationale et les Etats-Unis figurent en tête de la liste avec 20% des écoles catholiques du monde.M.de Smet a mentionné une série de phénomènes qui se révèlent des obstacles à l’enseignement catholique: l’explosion scolaire, les charges financières croissantes, la tendance à la centralisation, l’avènement de l’école socialisante, la psychose du changement et les réformes scolaires.Il a de plus indiqué quatre reproches qu’on fait souvent a l’enseignement catholique: c’est un facteur d’anachronisme, un facteur de clivage social, une des causes d’un catholicisme dit socio-logique et une grande dépense d’énergie par rapport aux autres secteurs.Il a invité les participants au colloque à prendre ces reproches au sérieux.M.de Smet a finalement souligné six phénomènes qui constituent selon lui des chances pour l’école catholique: l’affaiblissement des luttes idéologiques, l’avènement d’un climat de tolérance, le pragmatisme gouvernemental, le début d’un changement dans la notion même du pouvoir qui permet aux citoyens de définir eux-mêmes leur propre pensée et leur propre structuration, le phénomène de la participation et une évolution vers la diversification des structures sociales et scolaires.LES ACEF Suite de la page 3 devenir une farce tragique, une vaste fumisterie.Au cours du congrès, a dit Me Mardis, on a senti chez tous les délégués un rejet du système économique dans lequel les Québécois vivent actuel-ment.Il est donc devenu urgent de faire quelque chose.” Le directeur de la fédération a souligné que les discussions et les échanges qui ont eu lieu pendant ces deux jours non seulement sur le système judiciaire, mais aussi sur la consommation, le crédit, l'endettement, etc, sont l’amorce d’un long processus de réflexion à l'intérieur du mouvement et qui devrait aboutir à la convocation d’un congres spécial d'orientation en avril prochain.“La toile de fond sur laquelle se brosse le tableau des premiers mois d’activité de la Fédération des ACEF est sombre: mises à pieds de travailleur, fermetures d’usines, chômage, développement de nouveaux “rackets”, nouvelles techniques de fraude des consommateurs, violation constante de prétendues lois de protection des consommateurs.Nous pensions naïvement que le bill 45 allait à tout le moins “civiliser” cet aspect du système.Nous aurons des orientation nouvelles à prendre et cela ne peut se faire en une fin de semaine.Nous y travaillerons les prochains mois.” LES COURS Suite de le page 3 A titre d’exemple, mentionnons le cas d’une secrétaire dactylo débutante qui touchait $3,004 et qui recevra $3,578, donc une augmentation de 18%.Un technicien qui recevait $9,372 (le plus haut salaire payé) recevra une augmentation de 5%.Si l’on n’a rien obtenu au niveau de l’échelle salariale par rapport aux dernières offres, il en est tout autrement au chapitre des montants forfaitaires qui Le témoignage d'Adèle Lauzon Le récit de l'agonie de Michèle Gauthier par Michel Roy Adèle Lauzon, attachée de presse à La Fédération des travailleurs du Québec, ne connaissait pas Michèle Gauthier.Mais le hasard d’une manifestation a voulu qu’elle assiste, impuissante, à la pénible agonie de la jeune femme dans la soirée de vendredi.Mme Lauzon a fait pour Le Devoir le récit de cette absurde tragédie, récit qui s’achève sur deux interrogations lancinantes: “Pourquoi n’y avait-il pas de secours?” “Pourquoi un hôpital n'est-il pas un hôpital?” Certes, il était connu que l’étudiante de 27 ans, femme d’un journaliste à Radio-Canada, était asthmatique.Mais il est permis de penser, sinon d’affirmer, qu’elle aurait pu être sauvée si elle avait reçu les soins nécessaires dès que la crise s'est manifestée.Ce soir-là, peu après la brutale dispersion des manifestants, à l’angle des rues Craig et Saint-Denis, Adèle Lauzon marchait rue Lagauchetière, entre Saint-Denis et Saint-Hubert.Sa mission consistait à observer le déroulement de l’opération et, le cas échéant, à communiquer avec la permanence de la FTQ.Soudain, elle voit une jeune femme, adossée au mur, rue Lagauchetière: soutenue par un camarade, elle a peine à respirer.Son compagnon, étudiant lui aussi, demande à Mme Lauzon de l’aider.Mme Gauthier ne peut marcher; il faut la transporter.Laborieusement, aidée par l'étudiant, Mme Lauzon parvient à tirer la malade jusqu’à une demeure.en face, qui ressemble à une maison collective d’étudiants.Un syndiqué du service d’ordre de la manifestation et un volontaire transportent Mme Gauthier jusqu’à l'Hôpital de la Miséricorde.Tandis que Mme Lauzon va chercher du secours, ses compagnons d’infortune déposent la malade sur le terrain de stationnement de l’hôpital, situé rue Saint-Hubert, tout près de Lagauchetière.Stupéfaction: les portes sont verrouillées.Personne ne répond, après de longues minutes, une porte s’ouvre enfin à l'arrière, Mme Gauthier est aussitôt amenée.On l’étend sur le parquet.Une infirmière arrive qui constate la gravité de l’état de la jeune femme.“Son teint tournait au violet, précise Mme Lauzon, et elle murmurait: dépêchez-vous, je vais mourir.” Un homme se présente au chevet de Mme Gauthier.C’est un interne, mais il n'a pas ce qu’il faut pour traiter la malade.“Il faudrait lui faire une piqûre dit-il, mais je n'ai pas ce qu'il faut ici.” Mme Lauzon adjure l'infirmière d'appeler la police et de faire venir l’ambulance pour la transporter à Saint-Luc, à deux pas de là.Mais l’infirmière lui dit que la police ne répond pas.Mme Lauzon alerte la permanence de la FTQ qui fait le nécessaire.De longues minutes s’écoulent durant lesquelles Mme Lauzon supplie les gardiens de l'institution de laisser passer l'ambulance qui doit venir.Elle redescend au rez-de-chaussée pour apprendre que l’ambulance de la police a déjà pris Mme Gauthier et se dirige vers Saint-Luc.En quelques minutes, elle gagne l'urgence à Saint-Luc.Mais on lui barre la route.Elle explique.On ne veut rien comprendre.L’affolement règne à cause du grand nombre de blessés de la manifestation.Elle montre le sac à main et le poncho de Mme Gauthier qu elle avait récupérés plus tôt.Rien à faire: elle ne passera pas.C'est plus tard, beaucoup plus tard cette nuit-là, quelle apprendra le décès de Mme Gauthier.Au poste no 1 de la Police, on confirmera devant Fernand Daoust (secrétaire général de la FTQ) et Jean-P.Bor-duas, avocat de la centrale, le décès de Mme Gauthier.En faisant son récit, Adèle Lauzon se souviendra par la suite qu elle avait tenté, en gagnant la Miséricorde, plus tôt dans la soirée, d'arrêter une voiture de ta police qui filait à vive allure.Le chauffeur fit un crochet pour l'éviter.“Pourquoi n'y avait-il pas de secours?” demande encore Mme Lauzon, dans un secteur où l'on se bagarrait, où les immeubles étaient protégés.On s’occupait des blessés légers.Mais cette femme, angoissée, suffoquait, agonisait.“Pourquoi un hôpital n est-il pas un hôpital?” Il s'agit, bien entendu, de La Miséricorde."Je revois encore les lettres sur les murs: Hôpital de la Miséricorde." Mais personne ne pouvait sauver cette femme.Dans un hôpital.A La Miséricorde, hier soir, une téléphoniste, plutôt désagréable, répond qu'elle ne donne aucun renseignement sur T'affaire", qu'il faut s'adresser à la Police.Mais un interne consent à donner quelques indications: l'hôpital, dit-il, est ouvert 24 heures par jour.Mais c'est un hôpital de maternité.Il n’est pas équipe pour des cas comme celui-là.Meeting syndical au Forum A la suite des événements violents de vendredi, le front commun des trois centrales syndicales doit annoncer cet après-midi au cours d’une conférence de presse d'importantes décisions dont certaines sont déjà connues.Parmi ces dernières, il y a un grand meeting populaire demain soir au forum de Montréal à compter de 19h30.Les sujets à l’ordre du jour, précise un communiqué de la CSN, sont: “Les grèves en cours, les matraquages du 29 octobre et du 24 juin, la lutte aux fascistes de la Ville de Montréal et au gouvernement du Québec." M.Michel Chartrand, président du Conseil central de Montréal (CSN), présidera la réunion en compagnie de représentants des deux autres centrales (FTQ.CEQ).M.Chartrand a expliqué hier qu’il avait loué le forum parce qu’il était dans l’ouest et que la Ville de Montréal ne doit faire de ‘T’est notre ghetto".D’autre part, le secrétaire général de la FTQ, M.Fernand Daoust, a annoncé âue la FTQ n'oubliera pas le sort de Mme authier, “première victime du reglement 3926”.La centrale étudie présentement une série de projets comme l'émission d’un timbre à sa mémoire et l’invitation à observer une minute de silence dans toutes les assemblées syndicales à venir ainsi qu’au congres de la FTQ qui commence le 30 novembre.Au cours de leur conférence de presse cet après-midi, les dirigeants syndicaux dévoileront des “faits troublants" qu'ils ont notés au cours de la manifestation contre La Presse et de l'affrontement violent qui a suivi.Les chefs des centrales syndicales se sont rencontréa samedi pour étudier la situation et les trois exécutifs doivent se réunir séparément ce matin pour mettre au point les mesures à prendre.Funérailles syndicales à Mme Michèle Gauthier La Fédération des travailleurs du Québec a annoncé hier soir que des funérailles syndicales seront faites mardi matin à Mme Michèle Gauthier, décédée au cours de la manifestation syndicale de vendredi.Plus de mille représentants des grandes centrales syndicales participeront aux obsèques, dans la petite église de Sainte-Rosalie, près de Saint-Hyacinthe.Le cortège partira à 9h.30 des salons funéraires Hené-J.Mongeau, 1105 rue Girouard, à Saint-Hyacinthe.Le service sera célébré à 10 heures à Sainte-Rosalie Les porteurs seront les présidents des trois centrales, MM.Louis Laberge (FTQ), Marcel Pepin (CSN) et Yvon Charbonneau (CEQ).Le père de Mme Gauthier, M.Roger Gosselin, est lui-même syndiqué dans la Fraternité canadienne des employés de chemins de fer, section 341.sont passés de $90 à $300 pour chacun des employés.Ces montants forfaitaires, qui seront versés dans les 15 jours, représentent 77% du salaire perdu durant la grève.Au chapitre de la sécurité d’emploi et des conges sociaux les leaders syndicaux ont affirmé avoir obtenu beaucoup plus que ce qui existe actuellement dans les autres universités.Avec 12 mois et plus d’ancienneté, personne ne pourra être congédié ou voir son salaire diminuer par suite de changement technologique ou de restructuration des services.La nouvelle convention collective couvrira la période allant du 1er juin, 1971 au 31 mai 1972.H faut enfin signaler le protocole d'entente de retour au travail par lequel la direction s’est engagée à exercer aucune représaille pour la grève, le piquetage et les événements qui les ont accompagnés.La direction renonce également a tout recours judiciaire et s'engage à retirer les plaintes légales portées contre les 34 pereonnes arrêtées dans la nuit du 21 octobre.Saguenay QUEBEC - Le ministre des richesses naturelles du Québec, M.J.Gilles Massé, a déclaré à la suite des informations transmises par les journaux vendredi dernier, que la population du Saguenay ne doit pas s’alarmer devant la situation qui prévaut dans la région, car son ministère a une équipe de spécialistes sur place de même qu’un équipement des plus modernes permettant de prévoir les moindres mouvements de terrains.Le ministre avait révélé lors d’une visite qu’il effectuait à Saint-Jean-Vian-ney en compagnie de journalistes l’existence d’une nappe d’eau souterraine de 138 millions de gallons d’eau au nord du lieu du sinistre.“H faut toutefois tenir compte, explique M.Massé, qu’en ce moment une équipe de spécialistes est sur place, qu’on poursuit des travaux de renforcement des berges et qu’on effectue les recherches nécessaires pour aboutir à une solution définitive." T Le Devoir, lundi 1 er novembre 1 971 * 7 Bilan de Brejnev à Paris Nixon-Tito Une visite qui a consolidé l'acquis, sans rien innover PARIS et Moscou (AFP) - M.Leonid Brejnev a quitté Paris samedi apparemment satisfait, à l’issue d’un séjour de six jours qui n’a pas comporté moins de trois longs tête-à-tête avec le président Pompidou.Mais si les principes de la coopération entre les deux pays, qui avaient été fixés lors du voyage en octobre dernier du président de la république française en URSS, ont été réaffirmés et solennisés, aucune périodicité nouvelle n’a été fixée pour les rencontres franco-soviétiques aux divers échelons, et l’on souligne du côté français que le texte qui a été signé à l’Elysee né constitue en aucun cas un traité.A ce propos donc, la position française est demeurée inchangée depuis octobre 1970, ce qui n’a sans doute pas constitué une surprise pour le secrétaire général du parti communiste soviétique.C’est évidemment sur le plan européen, et dans la perspective de la réunion d’une conférence de sécurité européenne.l’un des principaux objectifs actuels de la diplomatie soviétique, que les conversations ont été les plus approfondies et apparemment les plus cordiales.Une conclusion semble ressortir à la fois des documents publiés à l’issue de la visite - déclaration franco-soviétique et énoncé des principes de coopération - et les indications recueillies de source française: les consultations multilatérales à Helsinki, destinées à préparer la réunion de la conférence, dont les deux parties ont exprimé “l’espoir” qu’elle puisse se réunir dans le courant de l’année prochaine.pourront s’ouvrir dès qu’auront abouti les conversations interallemandes.M.Pompidou n’a.semble-t-il.rien cédé sur l’essentiel, et s’est bien gardé de se laisser entraîner par son interlocuteur, tant sur le plan international que sur celui des relations bilatérales, au-delà de la substance des textes publiés à l’issue de sa visite à Moscou de l’an dernier.Par la durée 6h30 sur 13h00 au total - et l’importance de ses tête-à-tête avec M.Pompidou, il a en outre marqué que.comme du temps du général de Gaulle, les grands problèmes de politique étrangère appartiennent toujours au “domaine réservé" Djeddah, 2e édition AMMAN (AFP) - Le gouvernement jordanien a accepté l’invitation de M.Omar Sakkaf, ministre séoudien des affaires étrangères, de reprendre les négociations avec la résistance palestinienne à Djeddah.La délégation hachémite retournera mardi en Arabie séoudite.Elle sera composée des mêmes membres qui ont eu une première série de rencontres avec une délégation palestinienne à Djeddah du 14 au 24 septembre.de l’Elysée.De son côté, M.Brejnev a bien montré qu’il était habilité à parler seul au nom de la “direction collégiale” et qu’il pouvait même se permettre de conférer à Berlin-Est avec les dirigeants d'un "parti frère” étranger avant même d’avoir rendu compte du résultat de ses entretiens de Paris à ses collègues du Kremlin et au peuple soviétique.Tout au long de son séjour, il s est naturellement efforcé de presenter de son pays et de son régime une image aussi positive que possible.Imperturbable face aux quelques manifestations d’hostilité, du reste vite étouffées par un service d'ordre particulièrement vigilant ou à la polémique prévue contre le gouverne-1 ment français à laquelle s’est livré le député-maire socialiste de Marseille, M.s Gaston Deferre, il a refusé courtoisement, mais fermement de sortir de son rôle officiel, celui d’un hôte reçu en tant que chef d’Etat par le président de la république d’un pays ami, et non d'un chef de parti.Certes, vendredi sur les petits écrans de la télévision française, il a insisté sur le caractère “progressiste" du régime qu’il incame et ses objectifs éminemment pacifiques, provoquant d’ailleurs certaines réactions parmi les téléspectateurs.Et dans son exposé final Séjour berlinois prolongé BERLIN (AFP) - M.Leonid Brejnev a apparemment retardé son départ de Berlin-Est, où il est arrivé samedi pour une visite d’amitié, après son voyage officiel en France.La durée du séjour du secrétaire général du parti communiste soviétique en RDA n’a pas été officiellement annoncée.Officieusement, on avait appris qu’elle se prolongerait jusqu’à dimanche soir.D’autre part, après la cérémonie d’accueil à l’aérodrome de Berlin-Schoenfeld samedi, de jeunes “pionniers” avaient distribué des feuilles imprimées invitant les passants à venir saluer M.Brejnev le 31 octobre à 18 heures.Ni l’agence officielle d’information, ni les stations de radiodiffusion et de télévision n’ont fourni la moindre précision sur le programme de séjour de M.Brejnev.Elles se sont contentées de mentionner les échos suscités dans les pays frères et dans le monde par là “visite de plusieurs jours” du leader soviétique.On peut penser que les entretiens politiques avec les dirigeants est-allemands, entamés samedi en fin de journée se poursuivaient hier soir.samedi matin à l’Elysée, M.Brejnev, qui n'a cessé au cours de son séjour de sacrifier le "tourisme" au "travail", a exprimé le souhait de revoir, avec plus de loisir, le peuple français.Il faut cependant constater que son voyage a eu, sur le plan populaire, un impact beaucoup plus limite que celui qu’avait effectué onze années auparavant son prédécesseur Nikita Khrouchtchev.Sans doute les foules françaises sont-elles devenues depuis lors blasées à l'égard des visites d’hommes d’Etat étrangers, quels qu’ils soient.Mais la personnalité même de M.Brejnev, moins expansif que ne l’était “Monsieur K.", y est sans doute aussi pour quelque chose.Vue de Moscou, la visite officielle en France de M.Leonid Brejnev a confirmé la réussite d’un processus de détente inauguré entre le plus puissant Etat communiste du monde et l’un des grands pays occidentaux.Pour les milieux soviétiques, en effet, le rapprochement entre Paris et Moscou est consolidé et accéléré, la coopération politique et économique précisée et élargie.l’U.R.S.S.confirme ses “liens spéciaux” avec un pays de l’Ouest bren disposé à son égard.Les incertitudes que les entretiens Brejnev-Brandt de Crimée et l’annonce de la visite en mai à Moscou du président Nixon avaient alimentées sont incontestablement levées.C’est bien à l’Elysée que le président Pompidou et M.Brejnev ont récolté les fruits d’une détente que laissaient augurer l’amorce de la normalisation germano-soviétique et l'accord quadripartite sur Berlin.Ce bénéfice ne doit pas en être seulement bilatéral: c’est un modèle proposé au reste du monde et d’abord à l’Europe.En même temps, les treize heures d’entretiens Pompidou-Brejnev ont montré les limites d’un rapprochement aussi original, ou du moins de son accé-lération.Sur des dossiers précis, l’entente a plafonné: la question de la réduction des forces en Europe centrale n’est pas mentionnée dans le communiqué final, celle de la convocation de la conférence européenne ne fait pas apparaître de progrès spectaculaire, enfin aucun traité capable d’institutionnaliser l’entente franco-soviétique n’a été conclu.En bref, on n’a pas innové à Paris, pendant que M.Brejnev s’y trouvait, mais on a perfectionné l’acquis.A cet égard, "l’énoncé des principes de la coopération” apparaît aux observateurs comme le premier pont solidement jeté entre l’Est et l'Ouest, ce dernier pouvant y trouver des motifs d'encouragement.L’article 7 sur les principes de la coopération inter-européenne condamnerait à l’avance une nouvelle opération tchécoslovaque.L’article 13, important dans les engagements qu’il fait prendre à l’U.R.S.S., répond au souci français d’encourager les contacts humains; il peut être l’amorce d'une ouverture des frontières.Le choix de Pékin: Chine et non république populaire de Le dîner annuel de la Société des décorateurs ensembliers du Québec aura lieu le 6 novembre prochain au Musée d’art contemporain sous la présidence du ministre du travail et de la main-d'oeuvre du Québec, M.Jean Cournoyer et Mme Cournoyér.A l'issue du diner gastronomique qui sera servi dans le décor futuriste du musée, les trophées annuels seront décernés à des décorateurs-ensembliers pour leurs concepts et réalisations d'avant-garde.Sur notre photo, de gauche à droite.Mmes Bernard Morisset, Yves Derome et Bernard Corbeil.membres du comité d'organisation de cette soirée de gala.La vogoeTanqueraymonte comme une marée! NATIONS UNIES, (New York) (AFP) - Le gouvernement de Pékin se fera désigner à l’O.N.U.par le nom de "Chine" et non "République populaire de Chine " (People’s Republic of China).Le ministre des affaires étrangères par intérim de la Chine populaire.M.Chi Peng-Fei, a répondu en ce sens à un télégramme du secrétaire général U Thant qui lui avait demandé le nom précis sous lequel son gouvernement désirait figurer dans l'ordre alphabétique des pays membres.La délégation nationaliste se faisait aussi désigner sous le nom de “Chine".Si Pékin avait voulu assumer le nom de République populaire de Chine, comme le fait, par exemple, la "République démocratique du Congo", le nouveau représentant chinois aurait, occupé, dès son arrivée, la présidence du conseil de sécurité, qui échoit, au mois de novembre, au pays membre dont le nom en anglais commence par un "P”.Là n'est pas la raison du choix de Pékin, dû sans doute au désir de manifester le caractère exclusif et continu de la représentation de la Chine aux Nations unies.Le gouvernement de Pékin n'a pas encore fait savoir quand sa délégation arrivera à New York et de qui elle sera composée.Un télégramme reçu vendredi à l'O.N.U.parlait du “proche avenir ", interprété généralement comme signifiant dans le courant de la première semaine de novembre.Argentine: les auteurs du coup d'Etat manqué en cour martiale BUENOS AIRES (AFP) -Le procès d’une cinquantaine d’officiers impliqués dans le coup d'Etat révolutionnaire manqué d’Azul et d'Olivarria, le 5 octobre contre le président Lanusse a commencé devant le conseil suprême des forces armées.Le conseil a entendu le colonel Manuel Alejandro Garcia, ancien commandant du régiment de cavalerie d'Azul et chef du complot, et le colonel Florentine Dias Loza, chef dé la garnison d’Olivar-ria.Dans les prochains jours, ce sera le tour des autres officiers ayant participé au complot, qui étaient cantonnés dans la province de la Pampa.Les colonels Ramon Molina, Juan Carlos Mendieta et le lieutenant-colonel Amadeo de Baldrich sont toujours en fuite.On pense que le conseil suprême rendra sa sentence dans une dizaine de jours, après l’audition de tous les accusés.Capnies à l'ambassade de Nicaragua CARACAS (AFP) - Le sénateur Miguel Angel Capriles.nriétaire d’une importante te de journaux vénézuéliens, qui a fait l’objet vendredi d’un mandat d’arrêt délivré par un juge militaire, s'est réfugié à 1 ambassade du Nicaragua à Caracas.Le mandat d’arrêt lancé contre le sénateur avait été motivé par la publication, dans deux revues appartenant au groupe “Capriles” de documents militaires secrets.LA CROIX-ROUGE TOUJOURS PRÊTE À AIDER + Z 'élément le plus positif des entretiens: la conférence européenne sur la sécurité WASHINGTON (AFP) - Les présidents Nixon et Tito se sont séparés au terme d’un deuxième et dernier tête-à-tête samedi, suivi de la publication d’un communiqué où ils se déclarent favorables aux efforts tendant à assurer la sécurité pan-européenne.Cest à propos de l’Europe, en effet, que le communiqué conjoint américano-yougoslave est le plus positif.Les deux présidents, y est-il dit, partagent “la ferme conviction qu’une paix solide et une réelle sécurité sont indivisibles et u’elles ne peuvent être réalisées que ans le cadre de l’Europe tout entière et non pas seulement dans l’une ou l’autre de ses parties”.Les observateurs lisent dans ce passage un encouragement explicite à l’initiative du bloc communiste de réunir une conférence pan-européenne sur la sécurité.La situation au Proche-Orient a également été abordée entre les deux chefs d’Etat mais, dans ce domaine, le maréchal s est borné, semble-t-il, à communiquer à son hôte les impressions recueillies par lui de ses récentes rencontres avec le secrétaire général du P.C.d’URSS, M.Leonid Brejnev, et le président égyptien,M.Anouar Sadate.Comme il l’a dit vendredi devant le "National Press Club", le maréchal Tito a transmis aux Américains l’engagement des dirigeants soviétiques à reti- Visite d'amitié à Cuba la flotte après Kossyguine MOSCOU (AFP)-M.Alexei Kossyguine, chef du gouvernement soviétique, a regagné hier matin Moscou, venant de La Havane, indique l'agence TASS.M.Kossyguine était arrivé mardi dernier à Cuba, pour une "visite d'amitié".Nouvel émissaire américain en RAU LE CAIRE (AFP) - M.Norman Anderson, adjoint de M.Michael Sterner.chef de la section Proche-Orient au département d'Etat, est arrivé au Caire pour une visite de cinq jours, annonçait hier le quotidien “Al Ahram”.Sa visite en République arabe d'Egypte est la première étape d’une tournée qu'il effectuera dans plusieurs pays de la région où il s’entretiendra avec les responsables du conflit du Proche-Orient.M.Anderson a déjà rencontré plusieurs responsables égyptiens des affaires étrangères et de l'économie ainsi que des ambassadeurs de pays occidentaux au Caire.Il a été également reçu par M.Mohamad Riad, chef du cabinet du ministre égyptien des affaires étrangères.M.Mahmoud Riad.A son départ le président du conseil soviétique a été accompagné par le premier ministre cubain, M.Fiael Castro, le président de la république, M.Osvaldo Dorticos.et le vice-premier ministre.M.Raul Castro.Une foule nombreuse a assisté également au départ de M.Kossyguine."L'amitié et la collaboration fraternelles entre l’URSS et Cuba" iront en se renforçant, a déclaré M.Alexei Kossyguine dans un message adressé à M.Fidel Castro au moment où il regagnait Moscou.Le message, adressé également au président cubain Osvaldo Dorticos, souligne d'autre part que le renforcement de la collaboration soviéto-cubaine servira “les intérêts de la paix", et contribuera au “triomphe des grands idéaux du markisme-léninisme".A La Havane, on indiquait hier que cinq unités de la flotte militaire soviétique sont arrivées dans un port de Cuba pour une "visite d’amitié".L’escadre, qui comprend deux sous-marins.deux chasseurs de sous-ma-rins et un bateau-citerne, a été saluée à son arrivée sur une salve de coups de canon.Elle est placée sous le commandement dù contre-amiral M.V.Soloviev, et restera à Cuba jusqu'au 9 novembre.C'est la cinquième escadre soviétique qui fait escale à Cuba depuis le début de l'année.rer leurs troupes de tout le Proche-Orient aussitôt qu’un règlement définitif y aura été réalisé dans le conflit israélo-arabe.Il ne prétend assumer aucun rôle de médiateur et, d’ailleurs, la Mai; son Blanche s'est défendue de le lui avoir demandé.Le conflit indo-pakistanais a fait l'objet d'un simple échange de vues et il est a peine mentionné dans le communiqué conjoint.Cest le cas également de la situation dans le Sud-Est asiatique, domaine dans lequel les deux parties ont exprimé chacune son point de vue.sans plus.M.Nixon a mis son interlocuteur au courant de certains aspects de sa politique de rapprochement avec la République populaire de Chine et de sa volonté de poursuivre, avec l'URSS, "l'ère de la négociation".Dans le domaine bilatéral, les deux parties sont favorables à l'élargissement de leur coopération économique et le maréchal Tito, qui a rencontre de nombreux hommes d'affaires, des dirigeants du Congrès et la quasitotalité des membres du Congrès américain, n'a ménagé aucun effort pour encourager les investissements américains dans son pays.M.Nixon a rendu hommage.enfin, dans chacune de ses allocutions, à l'indépendance de la Yougoslavie au sein du bloc socialiste et 1 accueil extrêmement cérémonieux, autant que cordial, qu'il a réservé à son invité témoigne de l’importance qu'il accorde à l'amitié bienveillante du vieux maréchal.La partie politique de la visite d'Etat du maréchal Tito aux Etats-Unis a duré trois jours.De Washington, il a gagné Houston, au Texas, où il a visité le centre spatial américain.Hier, il est allé à Palm Springs, puis à Los Angeles.Mardi, avant de gagner le Canada, il fera escale à Des Moines, dans ITowa.NEW YORK (AFP) - M.Takeo Fu-kuda, ministre des affaires étrangères du Japon, laisse entendre, dans une interview accordée à la revue "Newsweek".que Tokyo cherchera à établir des relations diplomatiques avec Pékin dès que possible et.si nécessaire, selon les termes dictés par la République populaire de Chine.Quant à l'avenir de la politique japonaise à l'égard de la Chine nationaliste M.Fukuda a déclaré: "Nos relations avec Taiwan seront passées en revue au cours de négociations avec la République populaire de Chine".Avec le traitement Tectyl, l’hiver n’aura pas plus d’effet sur les Renault que l’eau sur le dos d’un canard ! Il y a deux sortes de traitements antirouilles.Celui de quelques rares manufacturiers qui consiste à immerger la carrosserie dans une solution antirouille au cours de l’assemblage et il y a le procédé supplémentaire, après l’achat, qui consiste à appliquer sous pression (au moyen de trous perforés dans la carrosserie) un produit spécial destiné à garantir une protection maximum contre la rouille et à assurer une meilleure valeur de revente.Renault Canada est le premier constructeur d’automobiles en Amérique du Nord à appliquer les deux traitements en usine, à St-Bruno, et à offrir l’option “protection totale” qui consiste en un plan complet incluant l’application du produit Tectyl, les vérifications annuelles et une garantie antirouille exclusive de 5 ans/50,000 milles qui vient s’ajoutera sa garantie normale de 12 mois/12,000 milles, pièces et main-d’oeuvre.La protection Tectyl a été éprouvée pendant plusieurs années sur des véhicules militaires et sur des flottes commerciales au Canada, aux États-Unis et en Europe.Èn fait, ce procédé est tellement efficace que Renault n’hésite pas à émettre avec chaque voiture neuve traitée au Tectyl une garantie antirouille transférable de 5 ans/50,000 milles.Le concessionnaire Renault sera heureux, de répondre à toute question touchant cette exclusivité Renault.Recherchez le symbole "TraitementTcctyfqui identifie les Renault portant la garantie antirouille 5 ans/50,000 milles.La raison du confort est toujours la meilleure.Renault annonce la narantie antirouille 5 ans /50,000 milles ____________t ; j — MJCraiK 164551 8» Le Devoir, lundi 1er novembre 1 971 ¦ _ « ¦ Inauguré hier Le rejet du programme d'aide à l'étranger "Le début d'une nouvelle ère"?Le second mandat de Thieu SAIGON (AFP) - Le président Nguyen Van thieu a commencé hier son second mandat de quatre ans à la tête du Sud-Vietnam en guerre, après une cérémonie d'investiture qui sœt déroulée sous la protection de milliers de policiers en armes Son élection-référendum qui lui avait donné, selon les chiffres officiels, plus de 94 pour cent des voix, s’était déroulée le mois dernier d’une façon analogue, toutes les forces armées et de sécurité du Sud-Vietnam ayant été mobilisées pour assurer la protection des électeurs contre les attaques possibles des forces du Front National de libération.La cérémonie d'investiture - très brève s'est déroulée dans le calme et aucun incident n’est venu la troubler, autant parce que la situation militaire au Sud-Vietnam et dans la région sai-gonnaise s’est nettement améliorée depuis 1968, qu'en raison des extraordinaires mesures policières prises.La capitale était totalement quadrillée et deux “ceintures de sécunté" avaient été établies, l'une sur un rayon de trois kilomètres autour du centre - contre les tirs possibles de mortier de l'intérieur même de la ville - l autre sur un rayon de dix kilomètres, contre les tirs de roquettes.Bien qu'il ait fait preuve dans son d'i discours inaugural dune assurance certaine, voire d’optimisme, le nouveau mandat du président Thieu s’ouvre dans des conditions qui apparaissent particulièrement difficiles et qui s’aggraveront sans doute dès la première année, militairement et économiquement.En fait, le président Thieu n'a rien déclaré de neuf dans son discours, se contentant de renouveler les offres et pro- t pr positions de paix faites au cours des aeux ou trois dernières années: cessez-le-feu immédiat, signature d’un traité de paix et échanges entre les deux Vietnam.C’est sans doute ce dernier point qui est le seul aspect relativement nouveau dans sa poeitian.I! n’avait en effet jamais été publiquement si précis auparavant dans ce domaine.Mais, comme il l’a lui-même souligné, ces propositions n’ayant jamais été acceptées par T'antre côté’’ aux négociations de Paris et chacun restant sur ses positions, il apparaît peu probable aux observateurs à Saigon que ce discours fmisse “dégeler” les négociations ou es faire sortir de leur impasse.D'autant plus que le président Thieu a en même temps maintenu sa ligne dure: il faut écraser militairement les “agresseurs communistes”.H n’a pas fait de concessions à “l’autre côté”.Il lui demande au contraire de renoncer à la force et d’accepter ses propositions, sachant fort bien que “l’autre côté” refuse de négocier tant qu'il sera au pouvoir.Les difficultés auxquelles il devra faire face dans l’immédiat sont grandes.Le jour même de son investiture, le commandement américain annonçait le retrait - prévu - de la division "améri-cal” et on s’attend maintenant à Saigon que tout le corps expéditionnaire américain sera retiré dans les six ou sept prochains mois.Il ne resterait peut-être même pas de “force résiduelle”, si ce n’est pour assurer la protection de deux ou trois bases navales utilisées pour le retrait total des troupes.Sur ce terrain, les forces sud-vietnamiennes seront livrées à elles-mêmes.L’aviation, notamment les chasseurs-bombardiers “Phantom”, serait aussi retirée rapidement.Il ne resterait que la Septième flotte avec ses trois porte-avions et leurs appareils embarqués, ce qui n’est pas négligeable, ainsi que les bombafdiers géants “B-52” du “Strategie Air Command”, base en Thaïlande, mais qui pilonnent quotidiennement les voies de communication et les concentrations de troupes adverses dans les trois pays de l’Indochine.Les “B-52” ont souvent été dans les combats l’élément décisif en faveur des forces américaines et sud-vietnamiennes.Cest l’arme suprême du commandement américain.Mais un autre élément décisif pour la survie du Sud-Vietnam - et du régime du président Nguyen Van Thieu - est l’aide économique américaine.Après le vote du sénat américain mettant fin à cette aide, les difficultés auxquelles aura à faire face à plus ou moins longue échéance le gouvernement sud-vietnamien apparaissent énormes.Cest l’aide américaine qui permet au Sud-Vietnam” de se maintenir la tête au-dessus de l’eau”, selon l’expression d’un spécialiste américain.“Si l’aide est supprimée, l’économie sud-vietnamienne s’effondrera et le Sud-Vietnam coulera”.WASHINGTON (AFP)-Le sénateur William Fulbright, président de la commission des affaires étrangères, a déclaré hier que le rejet par le Sénat de la loi d’aide à l’étranger était “l’événement le plus sain et le plus encourageant” et qu’il marquait “le début d’une nouvelle ère” dans la politique étrangère des Etats-Unis.M.Fulbright, qui a voté vendredi dernier contre le programme d’aide à l’étranger proposé par le gouvernement Nixon, a contesté que le vote négatif du Sénat ait été une manifestation d'osola-Sénat ait été une manifestation d’isolationnisme.“Cest le début de la réévaluation de notre politique étrangère et de notre aide à l’étranger”, a-t-il dit.“Notre programme d’aide a été un instrument majeur de la guerre froide et un véhicule pour notre impérialisme.” Le président de la commission des affaires étrangères s’est prononcé en faveur d’une réorganisation complète de l’aide des Etats-Unis à l’étranger sous forme d’une participation accrue aux Pékin: les étrangers au parfum PEKIN (AFP) - Pour la première fois depuis deux ans, les étrangers de Pékin ont pu passer leur dimanche au parc des "Collines parfumées!’.Ce site, un des plus beaux de la capitale chinoise, leur était fermé depuis l’automne 1969 apparemment pour des raisons de sécurité militaire au moment où la tension s’est accrue à la frontière sino-soviétiquç.Du douzième siècle à l'établissement de la république, les "Collines parfumées” avaient servi de terrains de chasse et de résidence aux empereurs, qui y avaient fait emménager pavillons et temples.Devenues un des lieux de promenade favoris des Pékinois, elles dominent de plus de six cents mètres l’immense plaine de Pékin et les longues avenues rectilignes de la capitale.Les ChinoiSj gardes rouges plantant un drapeau au sommet d’un monticule rocheux, amoureux se promenant main dans la main ou militaires en permission, y étaient nombreux hier.Pour les étrangers, la promenade du 31 octobre ne restera peut-être qu’un beau souvenir.On ne sait pas encore en effet si l'accès du parc, situé dans une zone où.à en juger par le nombre des sentinelles postées le long des routes, se trouvent plusieurs installations militaires, leur sera autorisé en permanence.organismes internationaux d’assistance au développement.“Cest la seule vraie façon d’aiaer le monde sous-développé à faire des progrès”, a-t-il dit.M.Fulbright a annoncé que sa commission se réunirait aujourd’hui pour mettre au point une forme quelconque de programme intérimaire en attendant la refonte complète de l’aide des Etats-Unis à l’étranger.Il a indiqué que des programmes non contestés comme l’aide humanitaire aux réfugiés du Pakistan, la.contribution au Fonds des Nations unies pour le développement, à l’UNICEF et l’aide à Israël, pourraient faire l’objet de mesures spéciales pour éviter une interruption de ces programmes.L’étude du scrutin de vendredi soir montre que ce n’est pas l’opposition habituelle des conservateurs mais la désaffection croissante des libéraux qui a provoqué le rejet du programme d’aide auquel les Etats-Unis ont consacré 143 milliards de dollars en 25 ans.La grande déception de la guerre d’Indochine, l’émergence du Japon et de l’Europe occidentale comme rivaux économiques des Etats-Unis, la défaite américaine sur la représentation de la Chine aux Nations urnes et les efforts du président Richard Nixon lui-même pour passer de l’ère de la confrontation à l’ère de la négociation avec le monde communiste, se sont combinés pour renforcer au Congrès le camp de ceux qui pensent que les Etats-Unis doivent moins s’occuper du monde extérieur pour se pencher sur leurs problèmes intérieurs.Le rejet de la loi d’aide à l’étranger par le Sénat américain ne va pas être immédiatement ressenti par les quelque 70 pays qui bénéficient de l’assistance des Etats-Unis, et il est encore possible qu’il y ait un programme d’aide cette année, fait-on remarquer dans les milieux officiels.Il resterait actuellement plus de 4 milliards de crédits d’assistance dans les “pipe-lines" de l’administration américaine.Cela s'explique par le décalage qui existe toujours entre l’approbation et le financement d’un programme par le Congrès et l’exécution de ce programme.Le robinet de l’aide américaine ne se trouve donc pas brutalement fermé par le vote du Sénat.D’autre part, plusieurs procédures pourraient permettre au Sénat d’approuver dans les semaines qui vont venir une partie des crédits qu’il a refusés vendredi soir.1) Le Sénat peut adopter une résolution dite “d'autorité continue" permettant au gouvernement, en l’absence d'une nouvelle loi d’aide à l’étranger, de poursuivre l’exécution des programmes dans les limites autorisées pour la précédente année fiscale.2) Le Sénat peut attacher à d’autres législations des amendements rétablissant les crédits pour certains programmes d’aide.Cela pourrait notamment se faire en faveur d’Israël, de l’aide écohomique à l’Amérique latine, de l’aide humanitaire à l’Inde et au Pakistan et peut-être même de l’aide militaire au Cambodge.3) Le Sénat pourrait prendre l’initiative de préparer une nouvelle loi d’aide à l’étranger, différente du projet gouvernemental qu'il vient de rejeter, et qu’il aurait largement le temps d'approuver avant la fin de l’année fiscale en juin prochain.La CROIX-ROUGE C’EST VOUS C’EST MOI C’EST NOUS TOUS Les (euilles laissées sur le parterre étouffent le gazon durant l'hiver si un épais tapis de neige vient les recouvrir.Les feuilles mortes se ramassent et peuvent faire un excellent paillis dans votre jardin Ce paillis protégera les racines des plantes contre le gel.La maison Union Carbide vient de mettre en marché de gros sacs de quatre pieds en plastique orange qui sont très utiles pourse débarrasser des feuilles mortes et autres ordures.ESPAGNOL ITALIEN ANGLAIS ALLEMAND JAPONAIS Après dix années d'expérience Globe est heureux de ses plus récentes améliorations apportées dans les cours intensifs, 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entrevue de Mgr Parilla-Bonilla Porto-Rico: pas d'autre solution que l'indépendance par PIERRE FERTIN Ile dans la Mer des Caraïbes, dans la traînée des Grandes Antilles, à la suite de Cuba, de Haiti et de la République Dominicaine, Porto-Rico est 1 un des derniers beaux fruits de l'empire espagnol, cueilli par les Etats-Unis en 1898, en même temps que Cuba.La culture de la canne à sucre, favorisée par le remembrement des terres au bénéfice des grands propriétaires a réduit les petits cultivateurs au statut de travailleurs journaliers.De ce "territoire" américain (depuis 1971) la citoyenneté américaine permet aux Porto-Ricains d'émigrer librement vers les U.S.A., spécialement à New York où ils.constituent une fraction importante du sous-prolétariat.Un évêque, Mgr Antulio Parrilla-Bo-nilla, jésuite, né a San Lorenzo en 1919 (Porto-Rico), ordonné prêtre en 1952.a été nommé évêque auxiliaire de Ca-guas en 1965, puis écarté de ce poste en 1967.L'interview qu’il a accepté de donner révèle un homme carré, solide, la voix forte, le geste abondant.Mgr Parrilla-Bonilla sait très bien ce qu’il veut.Il enregistre chaque question par un ' Bueno!" et la réponse arrive sans hésitation ni détour.Ses déclarations sur l'Eglise à Porto-Rico ou sur les Etats-Unis en sont la preuve.Que pensez-vous de l’Eglise à Porto-Rico?Je crois que l'Eglise à Porto-Rico.comme dans les autres pays d'Amérique Latine, se réveille.Il existe des minorités qui sont conscientes des conditions d oppression et de dépendance auxquelles sont soumis nos peuples.Elles auront une action libératrice dans le sens des conclusions de Vatican II et des documents de Medellin.Malgré les hiérarchies.ces minorités vont prendre les devants dans la rénovation de l'Eglise.de manière qu'elle soit le levain dans la recherche des solutions libératrices.Pourtant, en comparaison de ce que je vois dans des pays comme la Colombie, le Chili, l'Equateur, l'Uruguay, le Pérou, et même en Amérique Centrale, je remarque à Porto-Rico une certaine passivité.Malgré tout, une prise de conscience s'effectue en certains milieux intellectuels, particulièrement à l'Université.Elle les amène, d'une manière irréversible, vers une position de lutte avancée, à Porto-Rico, lutte qui fatalement va les conduire à se dresser contre la hiérarchie.Mais je crois que ces groupes minoritaires l'emporteront à l'intérieur de l'Eglise, étant entendu que je parle de TEglise comme du Peuple de Dieu".Vous sentez-vous Isolé à l'Intérieur de l'Eglise de votre pays?Oui.Je ne suis plus invité aux réunions de la Conférence Episcopale depuis décembre 1970.Je suppose que ma mise à l’écart est due au fait que j'ai contesté une prétendue réforme du processus d'élection des évêques.Cette réforme n’en est pas une.L'on fait passer l'initiative de dresser des listes d'"épiscopables" de la Nonciature à la Conférence Episcopale, étant entendu que la Nonciature formule toujours un jugement sur ces noms et les passe au crible.Les laies n'ont pas voix au chapitre.Le clergé non plus.J'ai fait savoir au nonce que.selon moi.il fla-lait donner une participation au choix des évêques, au conseils de laies et aux conseils presbytéraux, d’une manière ou d’une autre.Et qu’il fallait le faire d urgence.En Colombie, en Equateur et ailleurs, des faits montrent que les laies et le clergé n'acceptent plus 1 existence d un club fermé d'évêques qui s'engendrent eux-mêmes.Bref, je suis écarté de la Conférence Episcopale, mais je pense que c'est là seulement une mesure technique; je suis un membre du collège apostolique, un membre de ce corps collégial des évêques du monde.Je crois que ma participation pouvait être salutaire, justement parce que sur certains points je ne pense pas comme la hiérarchie.Il est bon qu existe la discussion dans l'Eglise.Si je me sens un peu en marge de la hiérarchie, je ne me sens pas en marge du peuple de Dieu.Je continue d'agir au milieu de lui.Je reçois quantité d'invitations.Ainsi, ce mois-ci, je parlerai dans une assemblée, en faveur des prisonniers politiques portoricains, aux U.S.A.; je ferai l'homélie d'une première messe; je serai orateur à la conférence nationale des laies aux U.S.A.Vous le voyez, je parle et j’écris beaucoup et.en fait, j'accomplis mes devoirs devêque.La dénonciation des injustices dans le monde, quand on propose des solutions pour les résoudre, est la tâche légitime d un évêque.Jusqu'à quel point êtes-vous engagé dans le mouvement pour l'indépendance de Porto-Rico?Je ne fais partie d’aucun groupe.Je ne suis pas un politicien.En fait, j'essaie d'éclairer les chrétiens sur l'urgence d une solution au problème politique de notre pays.Ce problème est celui de la souveraineté, et il n’existe pas.selon moi.d'autre solution possible que l'indépendance.Ni l'assimilation aux U.S.A.ni le maintien du statut actuel qui n'est en fait qu'une prolongation de la colonie -ne sont des solutions.Je m'efforce donc de faire prendre conscience au peuple de Porto-Rico.aux chrétiens d'ici, que cette question commande toutes les autres.il existe une série de problèmes sociaux, économiques, humains, aux-uels je ne puis voir aucune solution ans le cadre de l'actuel statut politique.Je ne dis pas que ces problèmes vont être résolus automatiquement par l'indépendance.mais il y aura une autre manière de leur faire face.Aujourd'hui, nous attendons les solutions de la métropole.faute d'avoir assez de pouvoir.A partir du moment où nous serons libres, nous nous verrons dans l'obligation d'agir en peuple adulte et, bien ou mal.de faire face nous-mêmes à nos problèmes, Quel est, selon vous, le rôle de l'Eglise dans cette libération de l'homme portoricain?L'Eglise ne saurait passer d’un cons-tantinisme à un autre constantinisme.Elle doit se garder libre face aux structures gouvernementales, ce qui ne veut pas dire opter pour la neutralité.L'Eglise doit suivre la politique du peuple, la politique en faveur des pauvres, des opprimés, des sans-défense, de ceux qui nont aucun me yen de se faire entendre.Mais elle ne le fait pas; il lui reste à se désolidariser complètement des structures dupouvoir.Quelles reactions suscite cette perspective de libération?La population a peur, d’une peur que j'appelle la peur des colonisés: peur de la liberté, peur de quelqu'un dont on a tenu la main depuis toujours et qui, parvenu à l'âge adulte, continue de se comporter en adolescent.Quant à mes prises de position, il y a un peu de tout.Il y a ceux qui se refusent a m’entendre parce que je représente un danger pour leur sécurité; il y en a d’autres qui comprennent, me donnent raison, se réjouissent de me voir agir, même si, personnellement, ils sont passifs et ne font montre d’aucune solidarité; enfin, il y a ceux qui m'appuient ouvertement.Qui sont-ils et quels sont leurs arguments?D’un côté, les politiciens colonialistes, les riches de l'oligarchie, les pro-riétaires terriens, les industriels, le aut-clergé, les curés qui jouissent d'une bonne situation économique dans l'Eglise; de l'autre, les étudiants, les intellectuels, les travailleurs, les petites gens qui m'ont vu les servir dans les paroisses.Les arguments des premiers?C'est que je me suis mis dans la politique où je n'ai rien à faire, que je suis un politicien déguisé, que je suis un homme plein de naine et de rancoeur cachées.Quant aux raisons de ceux qui m’appuient, ils les dérivent du fait que,ce sont eux qui subissent l'injustice et l'oppression comme, par exemple, les intellectuels, car, à Porto-Rico, tout intellectuel qui pense et qui dit la vérité est persécuté.Poursuivez-vous votre action en faveur des Portoricains qui ne veulent pas faire leur service militaire dans les forces U.S.?J’en aide personnellement quelques-uns.Us viennent me trouver pour me demander des lettres certifiant qu'ils sont objecteurs de conscience.Je les leur donne après avoir conversé avec eux et m'itre assuré qu'ils le sont réellement.Ils le sont en général pour des raisonspolitiques.Quelle a été votre impression lors de votre visite des prisonniers, aux U.S.A., l’an dernier?Mon impression est qu'il règne là un système totalitaire.Il m'a été impossible d'entrer dans certaines prisons.Au fur et à mesure que la campagne de presse prenait de 1 ampleur, 1 affaire s'avérait de plus en plus difficile.En fait, je n'ai visité que 18 prisons.-A noter que j'ai même été mis deux fois en état d arrestation.Castro au Chili dans 20 jours Al tende à NBC: ni marxiste, ni socialiste WASHINGTON, (AFP)-Le président Salvador Allende du Chili a affirmé énergiquement hier que son gouvernement n'était "ni marxiste ni socialiste".Il a également nié l'existence de différends entre son pays et les Etats-Unis à propos de la nationalisation des mines de cuivre et a déclaré que le Chili accueillait les investissements privés dans des secteurs "qui ne sont pas la base même ae l'économie", comme le cuivre.S'adressant à des millions de téléspectateurs américains au cours d’une interview transmise par satellite sur les ondes de la "N.B.C.", un an après son accession au pouvoir, le chef de l’Etat chilien a déclaré que "le processus de nationalisation n'indique pas la confiscation puisque le gouvernement se propose de compenser les compagnies de cuivre en assumant leurs dettes qui s'élèvent à 735 millions de dollars ".Répondant avec calme, mais parfois avec une indignation a peine contenue aux questions franchement hostiles du groupe de journalistes américains qui a participé au programme "Meet The Press", m.Allende a reconnu qu'il adhérait personnellement à l'idéologie marxiste, en soulignant toute- louer une TV-COULEURS neuve ¦Verrouillage automatique de la couleur.Livraison immédiate., Service, ajustement, pieces de rechange gratuits.Possédant plus de 500 bureaux à travers le monde.GRATUIT! , from domicilié et résidant à 952 Emerson Drive, s'adressera au lieiitenant-Gouvemeur en Conseil pour obtenir un ordre changeant son nom à ROBERT SAXON.MONTREAL, le 16 octobre.1971 STEVEN KORDA Procureur .lu demandeur VILLE D'OUTREMONT CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No 401 374 CANADIAN PACIFIC AIR UNES LIMITED, corps politique dûment incorporé selon la loi et ayant son siège social et une place principale d'affaires dans la Ville et le District de Montréal, demanderesse -contre- THEODORE KOUTSOMANIOTIS, domicilié dans la Ville et le District de Montréal mais présentement résidant dans un endroit inconnu, défendeur -et- BANK OF NOVA SCOTIA, corps politique dûment incorporé selon la loi et ayant une succursale à l'Avenue du Parc et l'Avenue Fairmount, dans la Ville et le District de Montréal, La Ville ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues, sans obligation et responsabilité envere les soumissionnaires.Joachim Cloutier, ing.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE NO: 401 485 LES COMMISSAIRES D'ECOLES POUR LA MUNICIPALITE DE CHAMBLY, DANS LE COMTE DE VERCHERES, corpora tion légalement constituée ayant son siège social et sa principale place d'affaires au no 1425 Bourgogne, à Chambly, dans le comté de Verchères, district de Montréal, demanderesse - contre- REGENCY SERVICE STATIONS LIMITED, corporation légalement constituée ayant une place d’affaires au no 99 Ave Road, Toronto, Ontario, ayant ni siège social, ni place d’affaires dans la Province de Québec.défenderesse IL EST ENJOINT à REGENCY SERVICE STATIONS LIMITED à l'intention de laquelle une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30) joura.Montréal, le 28 octobre 1971 CLAUDE DUFOUR GREFFIER-ADJOINT Mes Béliveau et Béliveau, 50 Place Crémazie, suite 1006, MONTREAL 351, Qué.Avocats des demandeurs CANADA PROVINCE DE QUEBEC-DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No: 401 802 l^BRA-DOOR LTD., corporation ayant son bureau-chef et sa principale place d’affaires dans la Ville de St-Laurent, District de Montréal, demanderesse -contre- JIM PAPINEAU, autrefois de la Ville se Laval, District de Montréal, présentement de lieux inconnus, ayant un compte bancaire chez la tierce-saisie, défendeur THE ROYAL BANK OF CANADA, corpo ration ayant son bureau-chef dans la Ville et le District de Montréal, avec une succursale faisant affaires au 291 boulevard Cartier, dans la Ville de Uval, District de Montréal, tierce-saisie IL EST ENJOINT à JIM PAPINEAU à l'intention duquel une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un dâai de trente (30) joura.Montréal, le 28 octobre P71 CLAUDE DUFOUR GREFFIER ADJOINT Mrs Marks, Shapiro et atsoriéf.360 ouest, nie St-Jacque*.suite 1500, MONTREAL 126, Qué.Avocats de la demanderesse COUR SUPERIEURE No.: 05-815853-71 GERARD LEGER, et CLAUDETTE WOOD WARD, épouse séparée de biens dudit Gérard Léger, tous deux de Chomedey, District de Montréal, Demandeurs, -VS- LES HERITIERS DE FEU ALCIDE POI TRAS, en son vivant des cité et district de Montréal, et DONNA BEA VEN autrefois des mêmes lieux, présentement tous de lieux inconnus, Défendeurs PAR ORDRE DE LA COUR.Les défendeurs LESHETITIERS DE FEU ALCIDE POITRAS, et DAME DONNA BEA VEN sont par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours, à compter de la dernière publication.Une copie du Bref d'assignation et de la Déclaration a été laissée au greffe de la Cour Supérieure de Montréal à leur intention.MONTREAL, ce 28ième jour d'octobre 1971 MARIUS D'AMOURS P.C.S.M.Mlres Aheni u 4111 Stock Exchange Tower Mtres Ahern, De Brabant et Ass., Place Victoria MU 115, Qué.EDIFICE SAMUEL BRONFMAN UNIVERSITE MCGILL CHADWICK POPE & EDGE ARCHITECTES APPEL D’OFFRES PHASE 2 -CONSTRUCTION DE L’EDIFICE Les entrepreneurs sont invités à soumettre leur offre pour les travaux de construction de l’édifice Samuel Bronfman, a être érigé à l’Université McGill, Montréal, P.Q., sur l’emplacement, creusé par J.G.Fitzpatrick Construction Liée.Les soumissionnaires pourront se procurer les Documents de Soumission k compter de 12.00 a.m.Lundi le 1er novembre 1971, au bureau des Architectes, suite 2056 Hdifice Sun Life, Montréal 110, P.Q., moyennant un dépôt de $100.00 en chèque visé remboursable au retour des Documents en bon état.Les Formules de Soumissions accompagnées d'un Bon de Soumission pour la somme de $400,000., et adressées k “The Royal Institution for the Advancement of Learning", devront être livrées k M.J.H.Holton, secrétaire du Conseil des gouverneurs, Chambre 607, F.ditlce de l’Administration, Université McGill au plus tard mardi le 25 novembre 1971 à 3.00 p.m., heure avancée de l'est.Les soumissions seront ouvertes publiquement dans la chambre voisine 609.L’Université ne s'engage k accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.J.H.Holton, Secrétaire du Conseil des Gouverneurs APPEL D'OFFRE LOCATION D'AUTOMOBILES Des soumissions cachetées dans des enveloppa (oumies a cette lin, seront reçues jusqu'à MERCREDI, le 15 NOVEMBRE 1971, a MIDI, au bureau du GERANT de la ville.Chaque soumission devra être laite sur les formules olficielles loumies par la Ville.I^s soumissionnaires pourront se procurer ces formules ainsi que le cahier des charges et les enveloppes de retour, au bureau de l’ACHETEUR, a I HOTEL DE VILLE D'OUTREMONT, 543 chemin de la Côte Me-Catherine.La Ville ne s engage a accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues.PIERRE FAIVRE, o.m a.Greltier delà Ville Hydro-Québec APPEL D’OFFRES AAC-71-10363 pour 10h30a.m.heure de Montréal mardi le 23 novembre 1971 Divers endroits delà Province de Québec FOURNITURE DE BRIDES DE TRAVERSE.SUPPORTS EN ”Z” ETC., POUR COUPE-CIRCUIT Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu gratuitement, du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 a.m.à 4h30 p.m.à l'endroit suivant: Direction des Contrats Bureau no 809 HYDRO-QUEBEC 75 ouest, boul.Dorchester Montréal 128, Qué.Canada Un dépôt de soumission au montant de TROIS MILLES DOLLARS ($3.000) chèque officiel d'une banque à charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire, payable à l'Hydro-Québec et remboursable sous condition doit accompagner la soumission.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant leur principale place d'affaires au Québec et qui auront obtenu le document d'appel d'of fres directement de T Hydro-Québec sont admises à soumissionner.L'Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Les co-secrétaires B.LAÇASSE - W.E.JOHNSON Montréal, le 21 octobre 1971 tierce-saisie IL EST ENJOINT à THEODORE KOUTSO-MANlons à l'intention duquel une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30) jours.Montréal, le 29 octobre 1971 CLAUDE DUFOUR GREFFIER-ADJOINT Me Bernard K.Schneider, 555 ouest, boul.Dorchester, suite 1416, MONTREAL 128, Qué.Avocat de la demanderesse a Hydro-Québec APPEL D’OFFRES CCP-71-10364 pour 10h30 a.m.heure de Montréal le mardi 16 novembre 1971 Poste Boucherville (Comté de Verchères) CONSTRUCTION D’UN RAJOUT AU BATIMENT D’ENTRETIEN Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un paiement NON REMBOURSABLE de $25 pour chaque exemplaire complet, chèque visé, ou mandat payable à T Hydro-Québec.du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 a.m.à 4h30p.m à l'endroit suivant: Direction des Contrats Bureau no 809 HYDRO-QUEBEC 75 ouest, boul.Dorchester Montréal 128, Qué.Canada Un dépôt de soumission au montant de SEPT MILLE DOLLARS ($7,000).chèque officiel d’une banque à charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire, payable à T Hydro-Québec.remboursable sous condition, doit accompagner la soumission.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant leur principale place d'affaires au Québec et qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement de l'Hy-dro-Québec sont admises à soumissionner.L'Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Les co-secrétaires B.LAÇASSE - W.E.JOHNSON Montréal, le 25 octobre 1971 14 • Le Devoir, lundi 1 er novembre 1971 la semaine financière Au Canada La situation du logement profite du marasme actuel de l'économie par Bud Jorgensen de la PC Pendant les prochaines années, les Canadiens pourront sans doute disposer de meilleurs logements, et c’est le pitoyable état de l’économie qui est la cause de cette tendance.Alors que presque tous les secteurs de l’économie subissent un ralentissement, l’industrie de la construction s'attend que 1971 et 1972 seront des années records pour la construction domiciliaire.Les predictions formulées pour cette année et l'an prochain placent l’industrie en avance sur les objectifs fixés par le Conseil économique du Canada et feront plus que pallier au nombre décevant de mises en chantier au cours de 1970.Généralement, les prêts sont assez faciles à obtenir et le niveau des investissements en capital est bas.Les constructeurs auront donc peu de peine à obtenir des prêts.Les gouvernements sont très désireux de réduire le taux de chômage et le gouvernement fédéral a augmenté les dépenses prévues au chapitre du logement de façon à participer à la stimulation de l’économie.L’Association canadienne d’habitation et de développement urbain prévoit que les mises en chantier pour cette année atteindront le nombre de 235,000 et dépasseront les 240,000 l’an prochain En 1970, il y avait eu 190,500 mises en chantier, au regard de 210,000 en 1969.Le Conseil économique du Canada a prévu des exigibilités de 1.25 million de mises en chantier entre 1970 et 1975, soit une moyenne de 208,000 par année.Pour sa part, M.Anthony Stukel, directeur du départment d’économique et de statistiques à la Société centrale d’Hypothèques et de Logement a rapporté qu’environ 195,000 nouvelles unités de logement seraient terminées au cours de l’année 1971.Les prévisions sur les nécessités en habitation pour cette année, selon M.Stukel, s’élèvent à environ 190,000 unités de logement.Un porte-parole de l’Association d’habitation et de développement urbain a déclaré qu’il était impossible de prévoir un surplus de logements; la situation de l'offre et de la demande sera toutefois plus équilibrée qu elle ne l’était dans certames villes au cours des récentes années.Toutefois, le porte-parole ne croit pas que les prix du logement seront sujets à une baisse.n n’est pas non plus vraisemblable que les coûts de la construction diminuent, bien que le prix des terrains puisse baisser si les municipalités et les autres instances de gouvernement disposent de plus de terrains et qu’ils ne multiplient pas les exigences d'utilisation.Actuellement, une de ces exigences veut que les fils électriques soient souterrains.Même si le nombre d’habitations disponibles augmente, le nombre de propriétaires sera sans doute en baisse.D’ici à la fin de la présente décennie, a prédit M.J.C.MacKay, analyste chez Canadian Gypsum Co."les logements conventionnels tels que nous les connaissons aujourd’hui seront inaccessibles à deux familles canadiennes sur trois’’.Les maisons mobiles ou préfabriquées pourront constituer une solution au problème.la chronique de Marcel Clément A partir d aujourd'hui, les Obligations du Canada, émission 1971-72.commencent à porter intérêt.Comme on sait, elles sont en vente depuis le 4 octobre 1971 et ceux qui en achèteront à compter de ce matin jusqu'au 15 novembre n’auront pas d’intérêt à payer, bien que ce dernier se trouvera à courir depuis le 1er novembre 1971.Toute personne, adulte ou enfant, fiducie ou succession, peut en acheter en coupures de $50.$100.$1.000.$5,000 et la limite cette année va jusqu'à $50.000, comparativement à $25.000 l'an dernier.Comme ces obligations peuvent être considérées comme de l’argent en banque, encaissables en tout temps à leur pleine valeur et rapportant un taux d'intérêt moyen de 7.19%, elles constituent donc un placement attrayant et de premier ordre, car c’est la seule valeur comportant l’assurance de pouvoir retirer son argent, plus l’intérêt couru, et, cela, avant son échéance.Nous n'hésitons donc pas à les recommander en souscription au public, d’autant plus qu'il y va du crédit du Canada qu’elles soient souscrites en quantités considérables Comme on peut les acheter aussi bien par versements qu’au comptant, il n'y a donc pas de raison valable pour ne pas le faire, lorsqu'on a les moyens - c'est préférable, certes, aux acnats à crédit, lesquels se totalisaient à la fin de juillet 1971 à $9,-318,000.000, soit cent millions de plus qu ’a la fin du mois GERARD PARIZEAU LTEE Courtiers d'assurances agréés Bureau associé: PARIZEAU, WHITE ET ASSOCIÉS INC.QUÉBEC Expertise et administration de portefeuilles d'assurances 4-10, RUE SAINT-NICOLAS, MONTRÉAL, P.Q.TÉL: 842-3451 précédent.En dépit de la tendance fort répandue chez les Canadiens d’acheter à crédit, il importe, par contre, de ne pas perdre de vue que les Obligations d'Epargne du Canada constituent, aussi, un puissant attrait pour eux, puisque, depuis leur première mise en vente, en 1946.au pays, elles ont rapporté un total de $34.500.000.000.Par le jeu de l’intérêt composé, et sans toucher aux coupons, $1.000 d’obligations d'épargne de cette année rapportera à leur échéance dans 9 ans.$1,-870 - c'est un bon moyen, à notre opinion, de faciliter une éducation universitaire à l’un ou plusieurs de ses enfants.Ce n’est pas sans raison que la TV ne cesse de répéter "qu elles sont en Or." La Canadian Investment Fund Ltd a envoyé en fin de semaine son rapport couvrant ses activités durant le 3e trimestre de cette année.Son président M.Hugh Bulloch, leur déclare en partie ce qui suit: "Les administrateurs de votre compagnie ont déclaré un dividende de sept cents ($0.07) par action, en fonds canadiens, sur les actions ordinaires et spéciales.Il est payable aujourd'hui aux actionnaires immatriculés le 15 octobre 1971.D excède de 3 cents le dividende précédent et il est identique aux dividendes records payés aux mêmes dates en 1969 et 1970.H a été déduit des dividendes en faveur des détenteurs d’actions de la C.I.F.résidant à l’étranger, 10% du total, afin de couvrir la taxe, imposée à la source par le Gouvernement canadien sur tous les dividendes payables à des non-résidents au Canada.Le record à long terme vV - VI • .L’automobilisme à son apogée Si vous n'avez jamais conduit l'un des quatre nouveaux modèles Silver Shadow de Rolls-Royce, vous n'avez jamais vraiment éprouvé le plaisir réel de l'automobilisme.Dès que vous vous asseyez au volant d'une Rolls-Royce, vu .vez l'impression qu'il s'agit là d'une voiture conçue tout particulièrement -à votre intention.Puis, vous roulez sans secousses le long des rues de villes, sentiers de campagne et autoroutes tout comme si vous étiez assis dans le confort de votre propre salon.À compter des sièges en cuir, qui s'ajustent au choix, des commutateurs personnels pour la climatisation, jusqu'aux dispositifs uniques Rolls-Royce pour le nivellement et la suspension, tout est là pour vous donner, à vous et vos passagers, une promenade d'un luxe suprême.SI vous désirez uni démonstration porsonnolla do ootto voituro é la maison ou au bureau, veuillez communiquer, par écrit ou par téléphone, avec Norman Millar, président.0Ü ROLLS-ROYCE Motor Cors Limited 11,355 Chemin de la Côte de Liesse, Dorval.Téléphone: (514) 636-4410 des dividendes, déclarés par la société Canadian Investment Fund Ltd, reflète une croissance persistante.Les dividendes, payés de 1933 à 19-71 inclusivement ont pratiquement quadruplé, excédant de beaucoup la hausse 193%, accusée par l’indice du coût de la vie en cours de la même période de temps.La compagnie C.I.F.a distribué au-dela de $6,300,000 en espèces sous forme de dividendes, cette année à ses actionnaires comprenant des personnes appartenant à toutes les classes de la société, ainsi qu’à plusieurs genres d’institutions.Depuis sa fondation, la société GIF a payé un total de dividendes en espèces exédant les $110,000,-000.Au 30 septembre 1971, le solde des profits non réalisés provenant de la vente de titres de placement, se totalisait à $51,388,084, et la valeur marchande des placements de la compagnie GIF excédait leur coût moyen par $48,576.819.Il y avait en circulation, à la date précitée 36,968,999 actions et l’actif net global de la GIF figurait à la fin du trimestre ci-dessus mentionné à $166,-421,942.’’ POTINS FINANCIERS: Il importe de surveiller les tendances protectionnistes en train de vouloir se répandre dans maints pays, y compris les E-U.Selon un officiel de la CIL, “notre commerce extérieur en souffrirait grandement”, d’où l’importance d’un choix judicieux présentement dans ses achats d'actions d’entreprises exportatrices, inscrites sur nos Bourses.Selon Jones Hewart & Company Ltd, une firme de courtage ayant des bureaux à Montréal et Toronto, depuis l’annonce du programme de Nixon, le 15 août, en vue de stimuler les conditions économiques en territoire américain, notre monde des affaires semble avoir moins confiance en l’avenir.Comme il est mentionné dans cette firme que l'estimé du gouvernement fédéral voulant qu'il soit construit 220,000 maisons, cette année au Canada et que notre économie laisserait voir une légère amélioration au cours du 3ième trimestre, selon les chiffres qui seraient à la veille d’être publiés, il n’y aurait donc pas lieu de se laisser aller au pessimisme, à notre opinion.• Durant la dernière quinzaine du mois qui vient de se terminer l’indice de DJ a enregistré des reculs pendant II séances consécutives, au point de glisser à 840.32 soit à peine 10 points au-dessus du bas, touché le 11 janvier 1971.Rien d’étonnant que maints stocks canadiens aient glissé, récemment, à des niveaux inconnus depuis 13 mois.• A la suite de ce qui vient de se passer pour Malone Lynch Securities Ltd.et Andrews & Bélanger, la Commission des Valeurs mobilières du Québec devrait se montrer fort prudente dans l’adjudication de permissions aux firmes de courtage de recourir à des financements publics.• C’est le 13 novembre 1971 que prendra fin aux E.U.le gel des prix et des salaires décrété le 15 août par le président Nixon, pourvu à notre opinion qu’il ait donné des résultats tangibles.Dans la négative, Washington mettra alors sur pied un mécanisme de stabilisation des prix et salaires pour prévenir une reprise de la poussée inflationniste.A LA FONDATION BOUCHARD INC.Distilleries Marchand Liée Nominations M.Jean-Jacques Guay Lt.-Col.Sarto Marchand, M.Marcel Chauret E.D., K.L.J.IéM HÉi v Le Lt.-Col.Sarto Marchand, E.D., K.L.J., Président des Distilleries Marchand Ltée, annonce la nomination de M.Jean-Jacques Guay, au poste de Vice-Président (Mise en Marché) de cette dernière, ainsi que de M.Marcel Chauret au poste de Vice-Président (Ventes) de cette même compagnie qui opère au sein de la Province de Québec.Les deux nominations sont en vigueur depuis le 12 septembre dernier.Revue boursière La réduction des taux bancaires n a pu arrêter la dégringolade Les pétroles de 1 Ouest et les aurifères ont subi cette semaine les déclins les plus man qués alors que les cotes des marchés canadiens ont continué leur glissade au cours de séances peu actives.Une autre réduction du taux préférentiel, la deuxième cette semaine, par les banques à charte, n’a pu arrêter l’élan des déclins.Les grandes banques ont annoncé lundi une réduction de leur taux préférentiel - le taux d'intérêt chargé à leurs meilleurs clients - de 6‘a a six pourcent.Un expert analyste a déclaré que ces réductions, pour une période à court terme, ont un effet contraire sur le marché."Avec cette réduction des taux bancaires le marché des obligations devient plus intéressant pour certains investisseurs”, a-t-il dit.Durant cette dernière semaine.l’indice industriel de la Bourse de Toronto a baissé de 1.40 à 160.82.Jeudi il a atteint un bas pour l'année, à 160.29.A New York, les cotes ont descendu encore plus bas pour une quatrième session consécutive.A la Bourse de Montréal et à la Bourse canadienne, l'indice composé a baissé de 1.24 à 165.52.Le volume combiné des transactions y a été de 7.29 millions d’actions, en comparaison de 3.83 millions la semaine précédente.Le volume à Toronto a été de 7.75 millions d’actions, en comparaison de 7.06 millions la semaine précédente.A New York, l’indice Dow Jones a fléchi de 13.37 à 839.00.Cet indice a perdu 53 points au cours des trois dernières semaines.Le volume à New York a été de 48.06 millions d’actions, une baisse sur les 69.35 millions de la semaine précédente.Les aurifères ont perdu beaucoup de terrain, à la suite de baisse dans la cote de l’or sur les marchés internationaux des monnaies.Jean-Paul Gagnon, B.A.La Fondation Bouchard Inc.est heureuse d’apprendre à la population que M.Jean-Paul Gagnon.B.A.et Président de Moto-Ski Ltée.a été nommé administrateur de cet organisme.M.Gagnon est licencié en Sciences commerciales et membre de l'Institut des C.A de la province de Québec.De plus.M.Gagnon est administrateur de Automobiles Renault Canada Ltée et de Bombardier Ltée.La Fondation Bouchard Inc.est un organisme qui a pour but prioritaire de s'occuper financièrement du Collège de Sainte-Anhe-de-la-Pocatière.A Toronto, l’indice des aurifères a glissé de 10.30 à 132.22.Les métaux de base ont perdu 2.88 à 69.43.L’indice des pétroles de l'ouest à la Bourse de Toronto a baissé de 8.45 à 201.56.Le volume total de la Bourse de Toronto pour le mois d’octobre a été de 15.8 millions d’actions, en comparaison de 19.5 millions en septembre et 16.4 millions d'actions en octobre 1970.La valeur totale des actions échangées a été estimée à $244.1 millions, en comparaison de $306.3 millions en septembre et de $264.3 millions en octobre l’an dernier.Au cours des 10 premiers mois de cette année, 461.7 millions d’actions ont changé de main, une augmentation de 5.7 pour cent sur 1970.La valeur de ces transactions a été de $3,935.1 millions, en comparaison de $2,-987.4 millions en 1970.Exploration pétrolière Forage de $1.5 million dans la région de Gaspé Northern Oil Explorers Limited a annoncé son intention d’entreprendre le forage d'un puits d’exploration dans la région centrale de la péninsule de Gaspé au cours du mois de décembre 1971.Le premier puits d’essai sera foré sur les propriétés de la région de Rivière-du-Loup détenues conjointement par Northern Oil et Shell.On estime qu'il en coûtera environ 1.5 million de dollars pour le forage du puits à une profondeur de 13,000 pieds.Les travaux dureront quelque six mois.Le but du forage est d’évaluer les possibilités de pétrole et de gaz dans cette région dont la structure géologique est semblable à celle des contreforts des rocheuses où l’on a relevé d’importants chevauchements.Il s’agira du premier puits d’exploration d’une telle profondeur à être foré en vue d’étudier les structures de la région centrale de la péninsule de Gaspé.Northern Oil et Shell détiennent conjointement des permis sur 3,683,000 acres au Québec, repartis sur une distance de 350 milles le long de la rive sud du Saint-Laurent.Northern Oil est une compagnie de propriété privée dont le programme annuel cfexploration s’élève à 7.5 millions de dollars.Ce programme est financé sur une base de 40 pour cent par le Great Plains Development Company of Canada, Ltd., 40 pour cent par la Barber Oil Corporation et 20 pourcent par Noranda Mines Limited.CERTIFICAT EN SCIENCES ADMINISTRATIVES * Comptabilité * Finance ‘ Gestion d'entreprise * Gestion du personnel * Marketing À L’INTENTION DES: • Détenteurs d'un diplôme d'études collégiales (D.E.C.).• Adultes qui ont 24 ans OU 2 années d'une expérience dans l'entreprise jugée valable par l'Ecole.INSCRIPTION EN PERSONNE: Du 15 au 19 novembre 1971, de 17 heures à 21 heures.DÉBUT DES COURS: Mardi, le 4 Janvier 1972.POUR OBTENIR LE PROSPECTUS, ÉCRIRE OU TÉLÉPHONER AU: SERVICE DE L'ÉDUCATION DES ADULTES, Ecole des Hautes Etudes Commerciales, 5255, avenue Decelles, Montréal (250e), P.O.Tél.: 343-4440 Cinq vols quotidiens pour Québec du lundi au vendredi du lundi au vendredi VOL # ÉQUIPEMENT DÉPART ARRIVÉE I 210 F-27 07:00 07:50 320 BAC 1-11 08:00 08:40 220 F-27 08:20 08:55 232 F-27 07:50 08:40 212 F-27 10:45 11:35 300 BAC 1-11 16:45 17:20 Pour renseignements et réservations: 636-3890 Bienvenue chez nous Voyage en perspective?Appelez 877-4032 pour une réservation immédiate dans un hôtel CN Saint-Jean, T.-N.—Hôtel Newfoundland Halifax—Hôtel Nova Scotian Montréal—*Le Reine Elizabeth Ottawa—Château Laurier Winnipeg—Hôtel Fort Garry Saskatoon—Hôtel Bessborough Jasper, Alta.—Jasper Park Lodge Edmonton-Hôtel Macdonald Vancouver—’Hôtel Vancouver •admlnlitré par Hilton y Le Devoir, lundi 1 er novembre 1 971 • 1 5 fluctuations hebdomadaires montréal Ventes Haut Bas Farm.Ventes Haut Abitibi Alcan do 414% Pfd.Algoma Steal • Alum.4% Pfd.do 4Vi% Pfd.Aquitaine Alberta Gas Argus "C" Pfd.Asbestos Atlantic Sugar Bk.of Mtl.Bk.of N S.Bq.Can Nat.Banque C.&D.Banque Prov.Bell "B" Pfd.Border Chem Bell Canada do "A" Pfd.Bombardier BP Oil & Gas Brascan B C.Forest do Pfd.24346 455 13435 100 m 10056 2172 2450 1061 123 29999 13937 17377 5301 10006 945 27420 19651 1224 3960 5605 9703 100 100 6 17% 25V> 11% 1« 36 25% 46% 8% 27% 6% 15% 27% 13% 14 13 5% 16% 25 11% 18 36 24 47% •% 26% 1 27% 13% 13 5% 16% 25 U* U 24 41 M VVi IB* ffî 13% -% unch.- % + % unch.unch.-02 - % unch.+ 1 unch.- % unch-— % + % 53% 52* 52% i rm unch.7% J* 7% + 1% 44% *3* 44% + % 51% 51 51 % 11% 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3 in 40 Numac 36915 611% 10% 11 - % 17/4 700 Par.Ocean 35750 $10 930 970 -20 20% 930 Page Pet 8106 150 125 150 + 5 205 91 Permo 37190 41 35 37 — 3 86 35 Petrol 11200 126 115 116 —14 169 no Pinnacle P 12700 46 42 44 — 2 95 42 Place G 17800 106 96 96 — 9 172 96 Peyto Oils 6200 205 195 205 - 5 255 190 Ranger 18480 $11% 11 11% - % 173/4 10 Ëxpl 11860 31000 16100 37 5 25 14 200 17600 90 70 90 14400 12S HO 125 1/00 ?70 2*0 2*2 2863 $3?3)% 32 186?$5% 5 2P711 SIB 10159 $11% 11 1791 ***1* s» I S I à 2 b! Abitibi Asbestos Abitibi Copper Acroll Advocata Avilie Abcourt Al S Resources Allied Min.Am.Beau.Belle Amenanium Amlgo Albarmont Anthonlan Ath Tungsten Americ Arno Atlantic Nickel Baker Talc Basic Rtsourcas Bateman Beauce Placer Bellechasse Belleterre Buffalo Gas Bluewater Bruneau Burnt Hill Cadillac Exp.Caliper Dav.Cdn.Southern Canadax Cdn.Keelev Cdn.Magnesite Canadore Cannon Minai Canuc Mlnet Caoriva Capri Castle Oil Cedarvilt Chesbar Iron Chib coppar Chlpman Corp.Co.Ungava Coni.Ballakano Cons.Dec Ring Cdn.Quest Cons.Canorama Cons.Dolsan Con.Nor.Exp.C.Proprietary Copper Men.Corgemlnei Credo Crusade Paie.Dauphin Devil's Elbow 89S0 3250 18076 100 4500 1400 4337 4164 2333 1500 4000 2125 13250 31300 500 17900 22500 10500 3700 3000 2000 2000 7000 7100 1000 2000 18500 29810 36900 1000 5000 1500 1500 28500 4000 20800 1000 15500 1400 173499 6000 3000 11571 3000 3200 2750 1550 ss?5100 9602 7000 4500 630 22000 4000 Mine» et Pdtrole» 2 50 1.85 2.05 -.70 5.25 19 .18 .18 .39% .54 48 48 — .07 1.15 1 75 1.75 1 75 unch.2.00 .30 .28 .30 — .04 .37 .35 .35 35 unch.74 5.90 5 50 5 90 + .10 5.90 2.96 2.60 2.70 -.30 3.85 .04 .04 .04 —.01 .09% .06 06 06 unch.34 .08 .08 .08 — .04 .15 .29 .29 29 —.01 .39 .04* .03 .03 unch.06 .29 .25 .27 + .01 1.07 .14 .14 .14 .20 .06 .05* .05* -.01 07 .41 .22 .30 — .10 1.30 .35 .30 34 + .01 .70 3 80 3 50 3 70 -.10 3.85 .06% 06 .06 + .01 .10 .02 .02 .02 unch.06% .06 .06 .06 unch.14 .13 2 50 .60 .11 .20 2 20 3 50 5.45 .09 .04 .35 .15 .06 .56 .10 .17 1.45 .27 2 00 .19 .90 .04 ¥ ’.ft .19 .35% .07 .10 .55 .09 .07 .12% .65 .55 .11 .18 1.50 3 85 5 40 .06 .03% .35 .13 .06 .47 .10 .16 1.06 .23 2.00 .17 .83 .03% .02% .13 .42 .15 .14 .32 .06% 8 .07 .13 1.00 .60 .11 .20 1 50 3 40 5 40 .07% .03% .35 .14 06 .49 .10 .17 1.06 .26 2.00 .17 .90 .03% .02% .13 .50 .16 .14 .07 .08 .55 .08 .07 + 00% -1 40 unch.— 01 unch.-.50 -.10 —.03 * unch.+ .05 —.03 unch.unch.unch.-.01 —.39 unch.unch.-.03 + .02 —.00% -.00% + 01 + 02 unch.-.02 - 03 unch.-.00% unch.-.02 -.15 —.01 -.01 .30 8 00 1.58 .24 .30 3.70 3 60 6 50 .22 .11% .55 .39% .12% .45 .18 .36 2 05 .30 5.15 .39 1.08 .09 .06 .15 .73 •3 .37 .45% .14% 01 :47 25 1.35 .28 .14 1.75 2.00 2.55 2.35 1.75 1.50 1 70 3.00 1.15 1.60 1.05 .65 4.75 4.15 .20 12 15 2.95 .13 .40 8% 18% 1.60 1 40 2.05 1.45 1.25 7 2.00 .45 6% .50 42 2.65 3 50 1.90 1 60 1.50 1.50 3.75 1.85 .15 .40 1.75 .28 .35 3 75 1.24 .04 .05 .08 .29 .03 .25 .11 .04 .22 .30 1.75 .05 .02 .05 .12% .65 .50 .11 .16% 1.05 2 15 5 00 .06 .03 .25 .13 .05% .22 .09 .16 1 06 18 2.00 .15 .70 .02 .02 .12 .34 .14% .13 .19 .05 .06 .20 .08 .55 .08 .07 N.S.Lt.BPower Peoples Stores Oshawa fA) Pac.Pete Orangeroof Petroflna Can.Phillips Cables Placer Dev.Provlgo Power Corp.Price Co.Rapid Dat« Que.Tele.do '65 pfd.QSP Limited Readers Dig.Relchbold Reltman's do.(A) Rio Algom Rolland (A) Rothmans do.(B)pfd.Royal Bank Royal Trust St.Law.Cem.A Scott Paper Scott's Rest.Shell Can."A" Shell Inv.do.wts.Sher.-Wms.pfd.Simpsons Simp.-Sears (A) Soc.Gen.Fin.Southam Press Steel of Canada Steinberg's (A) Toronto Star (B) Superior Elec.Texaco Canada Tor.-Domlnlon Traders (A) Tr-Can.Pipe Tr.Mountain Total Pete do.pfd.Trizec do.wts.Tr.Genl.Can.Union Carbide Union Oil Utd.Corp.(B) Ultramor Velcro Waiax Walker War.-Hersey do.pfd.Webb & Knapp Weldwood Westburne p.Westcoast Weston Woodward Stores Zeller's do pfd.Dome Dynaco Res.D.Leaseholds Dumagami Dumont Nickel Dynamic Mines Eagle Gold Expo Ungava Empire Miner Expo Iron Fab Metal Fannex Fidelity Mining Matlinger Flint Rock Fairway Gaspe Quebec Grasset Lake Gt Eastern Res.Gold Hawk Gt./West Min.Green Coast Houston wts.Hanson Mines Galex Inter—Rock Oil Int.Nurvalle Israel Cont.James Bay Jarrex Kal Resources Kalhio Klena Kontikl Laduboro Oil Lederic Kingswod Louanna Gold Lynx—Canada MacLan Exp.MacDonald Mai.Hygrade Marshall Bost.Massval Maybrun Menorah Mid Ind.Mldepsa Mila Min—Ore Mt.Laurier Mt.Jamie Mlstango Monteagle More Mines Mt.Pleasant Mt.Wright Iron Muscocho Norco Oil New Hosco Unisphere New Formaqua New Glacier N.Mt.Costlgan Nocana North.Quebec N.A.R.Metals N/W Canalask NON Mines Nouvelle Pan American Pac Nickel Panacan Patricia Phoenix Con.Plnex Puma Pete do.wts.Pine Ridge Prime Potash Probe Mines Que.Antimony Que.Cobalt Que.Explor.Ron Rov Queenston Rancherla Safari Sclmlnex Roval Agassiz St.L.Columb.St.Lucie Sapawe Gold Shield Dev.Sheba Silver Stack South Dufault Silver Shield do.fA) wts.do.)B) wts.Sabtna Lnd.Subeo Sullivan Slocan Ottawa Tacha Leka Tapaml Talisman Tower Res.Terrex Min.2140 600 775 10755 200 1053 500 2200 2500 8282 9330 1290 560 210 700 3090 1000 700 624 507 103 200 100 8893 1296 200 5400 900 7950 225 700 904 4950 25 1200 2787 14221 13190 9000 1200 3366 2600 1745 8990 2090 1625 200 952200 2200 2071 850 100 100 366 705 100 6739 250 400 1850 350 25 4655 200 50C 6920 350 7 20% 7 3 85 1 « 15 4 90 10% 17% 16% 6% 12% 6% 18 34% 11% 28% 28 13% 9% 26% 12% 10% 9% 10 30% 4 35 18% 9% 19 S'/I 4.70 6% 4 00 13% 12 11% 7% 9 17% 17% 13% 2 55 14% 18% 26% 36% 33 19% 13% 34% 34% 14% 89 19% 26 2 95 64% 23 19 32 2.35 32% 25 12% 34% 20% 6 50 13% 1.70 .52 22% 14 45 12% 6% 15% 11% 37% 3 80 10 .40 11% 6% 20% 7 8 60 23% 19% 9% ?14% 4 75 18% 16% 16% 6 12% 6va 17% 33% 11% 28% 28 13% 9% 25 13% 10 8% 9% 29% 4 25 18 9% I8V4 .5% 4 35 5% 4 00 13% 12 10% 7% 9 17% 16 13 2 55 14 18% 24% 34% 33 19% 13% 32% 34% 13% 89 It > 26 2 60 64% 21% 18% 32 2 00 31 24% 12% 34 20% 6.20 14% 1.60 .51 22% 13% 45 12% 6% 12 11% 35% 3 80 10 .40 11 9% 9% 14% 4 75 10% 16% 16% 6% 12% 3* 33% 11% 28% 28 13% 9% 25 13% 10 9% 9% 29% 4 35 18% 9% 18% 5% 4 35 6 4.00 13% 12 10% 7% 9 17% 16 13 2 55 14% 18% 25% 36% 33 19% 13% 32% 34% 13% 89 19% 26 2 60 64% 21% 18% 32 2 00 32% 24% 12% 34% 20% 6 20 13% 1.60 .51 22% 14 45 12% 6% 13% 11% 37% 3 80 10 .40 11 33% 24 14 21% 16% 41 — % unch.unch.+ 05 + % + % — % + % — % -20 unch.+ % + % + % unch.— % + 1% — % — % - 2% — % - % — % - 1% — % — % - % — % - 1% — 05 — 1 — % — % unch.-35 - % unch.+ V4 — % - 1% + % + % + V4 + % — % + .05 unch.+ % — % + 1% — 1 - 3% unch.— 2% — 1% - 1% unch.+ 1 + 1 + .05 + % — 1%«' — % + % -50 + Hi — % + % + % - 1% —.40 — 2% —.10 -.01 + % + % — 2Vi — % — % - 1% unch.+ 2% - 05 unch.- 05 unch.- 8% unch.— % — % unch.+ 3 Ventes Industrielles Haut Bas F< 250 55 55 8765 .47 .40 17000 .07 .05 1000 16 .16 84700 .44 .38 21800 .20 .18% 2500 .20 .15% 17500 .06 .04 2500 .60 .50 500 03 03 10157 .34 .34 3500 .06 .06 115400 1.42 1 34 115600 1 29 1 16 19700 6 50 6 25 47600 .64 56 8903 .18 .15% 109700 .60 52 13000 .16 .11 4000 .15 .15 8450 4 65 4.30 2900 .81 .80 2400 .16 .15 15500 .75 .70 < 2354 .18 18 220000 .13 .10 16615 .30 .21 132500 .22 17% 26000 .25 2Ü 64800 .90 .78 24150 3 60 3 00 700 75 75 5500 .04 .04 13900 .80 72 60000 18 17 47000 .31 .22 1000 04% .04% 10500 1 40 1 25 14500 .68 .50 2500 08 07% 200 2 00 2 00 16000 .20 20 2875 .06 06 1773 11% 11% 4558 .07% .07 15500 .40 38 1500 .14 10 49500 .17 13 4000 .03 03 41000 7000 20000 19000 £000 16250 1000 3000 10996 3600 43510 10500 600 2060 5000 750 17600 11000 7500 6500 15700 157500 23700 2000 1950 10500 5100 1000 25000 10000 37000 12500 2500 13000 1333 3500 .95 .11% .14 .35 .16 .32 .22 .15 1.20 .75 .54 .04 .05 .20 .05 .17 .20 .05 .20 10 3 15 .40 .40 05% 7 30 84 1 03 55 .11 .03 .19 33 .62 .13 13 20 .73 .10 .12% .31 .15 .27 .22 .12% .95 .70 .48 .04 .05 .16 .04% .17 .18 .05 .It .08 2 90 .34 .34 05 6 75 .78 .95 50 .09 .03 15% .32 .55 .10 .13 20 55 40 07 .16 38 20 3 00 20 04 50 03 .34 .06 1.39 1 26 6 50 .64 .16 .75 .18 .1?.30 20 23 83 3 50 75 04 .72 .17% 25 04% 1 40 .50 08 2 00 .20 .06 .11% .07 .38 .14 .17 .03 .95 .10% .14 .35 16 .27 .22 .12% 1.05 .70 .48 .04 .05 .18 .05 .17 .20 .05 .19 09 3 00 .38 .34 05% 7.00 .80 .95 .50 .11 .03 .19 .33 .62 .13 .13 20 — 2 — .07 + 01 — 03 — 06 unch.— 35 unch.— 01% — 14 unch.unch.- 01 — 01 - 04 + 15 + .04 + 03 + 02 unch.- 05 - 10 —1 01 + 01 unch.— 02 + 02 + .05 — .03 + .05% — 07 — 10 + 25 — 02 — .10 + 02% — 02% — 00% + 15 — .17 + 01 Unch.unch.unch.unch.unch.— 02 — 03 + 0?unch.+ 17 — 01% + 01 unch.—.01 —.06 — 04 — 02% —.10 —.10 — 06 unch.+ 00% unch.unch.— 03 + 02 unch.unch.— 01 + 05 + 03 — 06 - 00% —.40 + 02 —.10 — 06 + 01% unch.+ 00% + 03 + 02 unch.+ 01 -00% 3000 .10 .10 .10 unch.7900 .23 .20 .21 - 02 15000 49 46 49 + 01 11300 28 25 25 - 01 2850 1 to 135 1.35 — 05 2500 .15 14 .14 — 02 2000 .03* .03* .03% unch.1000 95 .95 95 — 05 5000 05 05 05 unch.17500 45 40 45 + 05 7000 04 04 04 unch.14200 J 70 2 M 2 63 - 02 21200 1 70 ! 68 1 70 unch.9700 1.70 1 65 1 69 - 01 3500 1 10 1 00 1.10 unch.1000 .15 15 .15 —.05 9700 5.70 2 60 2 70 -.20 14500 65 .56 56 - 13 14500 .05 04 Of unch.9000 .12 11 .12 unch.Z000 18 18 18 - 01 5000 56 23 23 - 07 8755 .15 .14 .14 —.02 T TRUST GÉNÉRAL DU CANADA paie sur les \\ \ Y iv \ 7% 28% 11 I.7S 16 22% 13 12 16% 7 13 19% 19 if* 18 38% 18 31% 29% 15 10% 37% 17 11 9% 13% 36% 6% 24% 12% 38% 6 6% 9% 5% 15% 13% 16% 8 9% 17% 17% 22% 4 50 15 19% 28% 39 36% 23 14% 38 38% 18% 89 32 27% 5% 64% 28% 19% 34 4 95 35% 26% 14% 37 25 8 50 16% 2 00 .65 29 18% 50 16% 7% 24 14 40% 4.60 10% .50 18% 42 27% 20 25% 18% 41 4 90 19% 6% 3 25 20% 18% 9% 9 13% 4 10 10 15% 15% 6 12% 3 95 11 33% 10% 28% 24% 13% 8% 25 13% 8% 8 9% 27% 4 25 17% 9% 18% 3.75 4.35 5% 1.90 12% 11 10 6% 9 16% 16 13 2.50 10 16% 22% 28% 29 19% 10 32% 33 13% 81 17% 23 2 55 54 21% 13% 18% 2 00 27% 19% 9% 31 1W 6 20 13% 100 .40 17 13% 42 13%/ 6% 12 9 34% 3 25 8% .12 19% 26% 20% 14 18% 12% 34 Haut Bas 68 55 1 55 .40 30 .05 28 .16 1 40 .38 33 15 4 90 2 10 40 15% 10 .04 1 10 .40 05% .03 .65 .30 .16% .05% 1 51 .74 1 30 22 6 50 2 50 85 .36 19 14 85 .52 .22 .11 40 15 5 05 3 75 1 85 .80 43% 14 .87 .45 .30 .11% .15% .09 1 45 .20 43 17% 27 16 1 04 43 3 65 3 00 1 47 50 C9 .02% 1 10 .72 25 .14 .48 22 ' .08% .04 1 88 1 25 1 19 .40% 15 06 4 00 2 00 80 .20 12 .06 19 .11% .16 .07 48 24 31 .10 49 .13 05% .03 1 56 .60 40 .10 .27 .12% .53 .25 .40 .15 .45% .27 .26 .22 19 .10 1 60 .95 1 60 .70 62 .26 .09 .03 07% .04 .55 .15 05% .03 .85 .17 .40 .17 09% .04% .81 .14 23 08 12.00 2 50 48 .16 1 69 .25 16 05 9 70 5 50 84 78 1 45 .90 .90 .45 .13 .03% 05 03 30 .13 70 .25 MO .50 14 .07 37 .11 30 .15 28 .07 1 00 .20 69 .42 52 23 2 45 1 35 40 .14 06 .03 2 60 .95 28 .05 1 40 40 10 04 2 85 1.30 1 85 60 1 83 .65 65 65 84 06% .25 .58 .50 .45 .80 15 2 50 .54 03% .10 .16 .18% .11 r A iii 1111 1 2 CO r U) US 55 271 195 Passes tentées rompl 16 37 6 24 Interceptions verges 2 18 4 17 Bottés moy en vgs 8 42 13 46 Kchappés perdus 0 0 2 2 Punitions vgs 7 53 5 50 £333833888$ !•?$# donner un avantage de trois points aux siens avec un placement de 14 verges.Les Alouettes surmontèrent une interception du brillant Al Marcelin au 3ème quart pour ensuite fournir à Canale l’occasion d’égaliser le compte à 6-6, avec un placement de 13 verges.C’est à un véritable match de soccer qu’on assistait jusque vers la fin du 3ème quart quand les Argonauts, en déficit de seulement 2-1, se rendirent coupables de deux infractions enfantines de rudesse pour ni plus ni moins donner la victoire à leurs rivaux.La première de ces punitions annula une interception qui aurait permis aux Torontois de reprendre l’attaque.La seconde procura un 1er essai aux visiteurs à la 4ème verge, d’où Max Anderson compta un touché deux jeux plus tard.Grâce au 1er de trois convertis par Tommy Joe Coffey, qui avait récolté les deux points des siens jusque là sur deux placements ratés, les Chats-Tigres menaient 9-1.PETITES ANNONCES RÉGULIÈRES 844.3361 • Le prix de noi petites onnofKAstttd* SI.SOpor jour av*< un maximum de 25 mots.• Tout mot additionnel est de 0.05 • L'heure de tombée est midi pour l'édition du lendemain PETITES ANNONCES DU DEVOIR Avis: Us amifliKeurs son! priés de vérifier la première parution de leurs annomei.U Devoir se rend responsable d'une seule Insertion erronée.Tonte erreur doit être soulignée immédiatement.S.VJ*.téléphoner à sm-3361.PETITES ANNONCES ENCADRÉES 844.3361 • Le prix des petites annonces encadrées est de: S4.20 le pouce de hauteur.• L'heure de tombée est midi pour l'édition du lendemain APPARTEMENT A LOUER SHERBROOKE 65 est.grand IG.chauffé, très moderne.20e etage.vue superbe, piscine et sauna.Tel : 844-4654 2-11-71 AVENUE DU PARC: 5462.angle St-Viateur.adjacent Outremont.3G - 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LIGUE CANADIENNE Est Toronto 14 ^ il Hamilton 14 7 Ottawa 14 6 Montreal 14 6 u *-,o ix-Ottawa hérite du 3eme rang pour avoir battu Montreal 2 fois sur 3 durant la saison régulière ) Ouest Calgary 16 9 6 1 Regina 16 9 6 1 Winnipeg 16 7 8 1 Vancouver 16 6 9 1 Edmonton 16 6 10 0 Samedi Montreal 7.Ottawa 9 Calgary?.Vancouver31 Hier après-midi Hamilton 23.Toronto 15 Regina 12.Edmonton 28 Samedi prochain Winnipeg à Regina (une seule partie demi-finale Dimanche prochain Ottawa à Hamilton • une seule partie demi-finale' UNIVERSITAIRE Ligue du Québec Bishop s 45.McGill 7 McDonald 21.UQAM 7 R M C 36.U deM 13 Sherbrooke 34.UQTR 14 Loyola 23.Sir George W 10 Üge de l'Ontario U.d Ottawa 18.McMaster 9 Western 42.Queens 3 •parties demi-finales i Ligue Atlantique Mount Allison 28.Acadia 14 I.du P -E 20.U.du N B 15 St Mary s 48.Dalhousie 14 ligue de l'Ouest Calmry 19.Saskatchewan 14 Manitoba 22.Alberta 8 LIGUE METRO-8 MINIME Samedi St-Alphoase6.Lachine47 iLachme gagne le championnat i Samedi prochain Lachinevs Not re-Dame Ksposito.Cash- Pun: Plke man.11.07 10 56 7- Minnesota: Prentice (51 Oliver.13.51 Pun, : Awrey 7 58.Boldtrev 19.06 Lancers par: , _ Mlnnetola i 0 8 jb Boston tt 20 8 - 30 Gardiens: Min.Manlago.Bos.Johnston A 14.995 CARTES PROFESSIONNELLES ET D’AFFAIRES LIGUE NATIONALE Brevets d’invention MARQUES de COMMERCE Marion, Robic Si Robic ci-devant Marion & Marion 2100, rue DRUMMOND Montréal, 2S 28S-21S2 — Admlnîstraflor du pmotiMl i • évaluation «le* ervtolois • compeneatton de la ÿéranc» • t o I *i • I MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE.DU PARC 270-1141 381-581! New York II 0 I 4 41 Canadien 10 0 2 2 42 Boston 10 0 3 I 35 Toronto 10 2 3 5 24 Vaneouver 13 4 7 2 36 Buffalo 11 3 7 I 29 Détroit 11 3 0 0 30 • Ouest Chicago 12 9 3 0 38 Minnesota 11 7 2 2 35 Pittsburgh 12 5 5 2 31 Philadelphie 10 5 4 I 27 Calilomie 11 3 4 2 30 St-Loutl 10 3 6 I 30 Los Angeles 11 2 0 I 24 Samedi Montréal 3.Détroit 0 Buffalo 4.Vancouver 4 NpwYorkl.Pittsburgh! Philadelphie 4.St-Louis 4 Chicago 5.Los Angeles Toronto 1.Minnesota 1 LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR Hier Canadien 3.Philadelphie 5 Chicago 2.Vancouver 6 Toronto 3.New York 3 Minnesota 3.Boston 5 Pittsburgh 1.Détroits Buffalo à Californie, lüh O soir Détroit à Toronto Martin compte 3 buts Plusieurs candidats se feront au cours de la saison la lutte pour le trophée Calder remis annuellement à la meilleure recrue de la fig ligue Nationale.Cependant, si les quelques matches disputés cette année peuvent indiquer quoi que ce soit, Richard Martin, des Sabres de Buffalo, semble bien parti pour mériter cet honneur.Bien sûr, la saison est longue, mais les 3 buts que Martin a compté samedi, contre les Canucks de Vancouver qui ont fait match nul 4-4, démontre, hors de tout doute, que "Punch Im-lach" a eu le nez fin en choisissant Martin au repêchage amateur.Le brillant ailier gauche a maintenant un total fort impressionnant de neuf buts en seulement 11 rencontres.Dans les autres parties disputées samedi, les Black Hawks de Chicago n’ont fait qu’une bouchée des Kings de Los Angeles, dirigés maintenant par Fred Glover, au compte de 5-1: les Rangers de New York ont dû se contenter d’un match nul de 1-1 contre les Pingouins de Pittsburgh; les Maple Leafs de Toronto et les North Stars du Minnesota ont terminé les 60 minutes de jeu au même pointage; et les Flyers de Philadelphie ont annule 4-4 avec les Blues de St-Louis.Rangers 1, Pingouins 1 Premu-re période 1 - Pittsburgh.Apps berrv.Lemieux.lü.34 Punitions: .Niurtin i hl majeure et nuneuie 5 44.Howell LA mojeure et mineure 5 44 Kuroll Chi 8:31.Koroll Chi 10:59 Deuxieme période 3 Chuago Pappin Si O Shea.Martin.2 4u Punitions: M iroite LA 0.32.O She.i Chi Marotte LA 3.46.OShe;.Chi 7.25.Fleti LA 15 15 00 4 41 Murray Oliver, un ex-Leaf.a compté en Sème période pour effacer un déficit d’un but survenu à la suite du filet de Dave Keon, des Leaf.Troisième peiiode 4 Chicago Maki f4> Hull.5 Chicago: Mikita*4> White.D Hull.5.13 6 Chicago Koroll-Si D Hull.Mikita 9.50 Punitions: Magnuson Chi 1.37.Maki Chi.12 ui McDonough LA 12 49 KorubChi 14.56 Lancers par Chicago 9 10 15 34 Los Angeles h 8 5-19 Gardiens: Fsposito.Chicago.DeJordv.Chi- cago.Assistance: 11.428.Malgré les trois buts de Gary Unger, St-Louis a dû se contenter d’un verdict nul.Frank St-Marseille a été l’auteur de l’autre but des Blues, tandis que Gary Domhoeffer, Rick Foley, Simon Nolet et Jean-Guy Gendron ont compté pour les Flyers.Leafs 1, Stars 1 Premiere période Aucun but.Aucune punition Deuxieme période Sabres 4, Canucks 4 Premiere période 1 Vancouver.Kurtenbach t5i Maki.Schmautz.2.00 1 Toronto.Keon • 1 • Mohahan.Dorev .9.46 Punition: Baun T 13.37.Troisième penode 2 Minnesota.Oliver : Worsley.Minnesota.Pa- rent.Toronto.A>sistame: 16.436.2 Buffalo.Martin i7> Perreault.Hamilton.2:00 3 Vancouver.Taylor i2l Paiement.Bou dnas.18:57 Flyers 4, Blues 4 Punitions Taylor V 2 27.McKav But 8:09.Martin But 16:28.Paiement V.McKav Bu! 19:47.Deuxième peiiode 4 Bullalo.Meehan i5i.15:51 Punitions Kurtenbach \ 1:10.Zaine Bui 3.00.Paiement V 14:55.1ère période Gloor (Evo».8.37 Gibson (Raymer.Chinnick 12.07 et Campbell imaj.i.Turnbull 13.Chinnick 15.51.Sleeves et Toisième penode •V- Buffalo.Martin 181 .5:29 6 Buffalo.Martin i9> Atkinson.Meehan.6.52 7 - Vancouver.Kami i3» Talion.Schmautz .9:21 2ème période 8.42.Towers 13.52 et Lalonde 3ème période Lalonde (Korzack.McIntosh 1.3.56 Tétreault (St-Laurent.Logan 1 .4.49 3.33.Campbell 953.Turnbull H - Vancouver.Guovremont (4i.Kurtenbach.Boudnas.14 56 Punitions: Wallon But 2:15.Evan> But Comaan V 5 06.Koams Y 6:26.Guëviemont V.Corrigan V.mauvaise conduite.9 51 Evans Buf 10:23.Paiement V.Luce Bul.niineure>.majeures 11:28.Zaine Buf 14:28.Lancers par Buffalo 5 7 4 16 Vancouver 15 12 10 37 Gardiens Crozier.Buffalo; Gardner.Vancouver.Assistance 15.570.HOCKEY LIGUE JR OU QUEBEC PL*p n bp bc pts 31 16 44 10 23 18 19 16 J G P N BP BC PTS Drville 12 9 2 l 59 39 19 Cornwall 14 9 4 l 77 50 19 Québec 10 7 2 1 59 25 15 Shawimgan 13 7 5 1 56 38 15 Sorel 12 7 7 0 47 45 14 Sherbrooke 12 5 7 0 45 57 10 TroiiRivière?13 5 8 0 41 48 10 Verdun 12 5 7 0 51 62 10 St>lérôme 10 2 8 0 44 88 4 Laval 10 1 9 0 36 64 2 Vendredi Vendredi Niagara Falls 7.OtUwa 2 Undon 6.Montréal 5 Kitcheners.Oshawa 3 Peterborough 5.Toronto 3 Hier Prttrborouiiti à Montrai London I Kitchener Hamilton à Toronto Ottawa à St-Catharines Niagara Fall! iOahatw LIGUE AMERICAINE Eli par FRANÇOIS LEMENO Si les Red Wings de Détroit ne connaissaient Ken Dry den que de réputation.Us ont eu l’occasion.samedi soir au Forum, de faire plus ample connaissance.et Us le regrettent! Le très déjà célèbre Diy den ne désire pas faire de jaloux.Artisan de plusieurs victoires aux dépens des Bruins de Boston et des meUleures équipes du circuit, l’étudiant de McGill ne voulait pas décevoir les Wings en leur offrant une performance qui n’aurait pas été digne de ses exploits passés.Et Dryden n’a pas manqué son coup.Repoussant les 38 rondelles dirigées vers lui.Dryden a presqu’à lui seul procuré un triomphe de 3-0 aux hommes de Scotty Bowman sur Détroit, détenteur du dernier rang de la section Est de la ligue Nationale.L’offensive du Tricolore a réussi à enregistrer 3 buts, tous en 2ème période et en l’espace de 3 minutes et 14 plus que d’habitude, des spectateurs devenant impatients.Bien que le match fut terne dans l’ensemble, il y eut en revanche des moments très intéressants.Ils furent rendus possibles par quatre punitions d’affilée dont fut victime le Canadien avant que les Wings n’écopent de leur 1ère infrac- Dryden veillait.Dès le début de cette période.Redmond (encore lui!), à deux reprises, et Charron ne purent déjouer le gardien adverse bien qu’il paraissait battu sur les jeux en question.3 buts et c’est fini secondes.Guy Lafleur, Yvan Coumoyer et Réjean Houle ont tion à 15:49 du 1er vingt.Dry-.de tour à tour déjoué Joe Dalev qui a écarté 24 rondelles at verses.Même si les Wings ont dirigé 38 lancers vers la cage du Canadien, leur offensive faisait pitié.Sporadiques étaient leurs attaques car leur jeu d’ensemble n’avait ni cohésion, ni fini.Cafouillage, méli-mélo, jeu sans suite, tels sont les mots qui pourraient expliquer le déroulement de la partie à quelques bons moments près.Combien de fois avons-nous vu des passes faites dans les patins d’un coéquipier, quand ce n’était pas directement sur la palette d’un joueur adverse.Le jeu était si peu excitant au cours du 1er engagement que Claude Mouton, l’annonceur de la maison, annonça qu’il ne restait qu’une minute à jouer “en 2ème période”.erreur bien pardonnable dans les circonstances.Même l’organiste Claudette Anchu a dû egayer, den fut alors à la hauteur de la situation car le jeu de puissance des visiteurs fonctionnait bien.Après que Jacques Laperrière eut volé un but certain à Mickey Redmond en plongeant devant un filet désert, Dryden priva, en trois occasions, Redmond qui frappait à la porte des buts du- Si les Wings n’ont pu profiter des chances qui s’offraient à eux, le Canadien, de son côté, a réussi à enfiler 3 buts avant que les Wings ne puissent réagir.Lafleur ouvrit le pointage à 10:20 du 2ème vingt apr ide' rant une punition à Jacques î.De Lemaire.De sa main, de son bâton, de ses jambières et de ses patins, Dryden a tout arrêté.Quelques instants plus tard, c’étaut au tour d’Alex Delvecchio, et encore Redmond, d’être privés de buts certains.L’instructeur Doug Barkley, après la joute ne savait plus quoi penser.“Toutes ces chances manquées”, devait-il répéter sans cesse.En 2ème période, Dryden bénéficia d’un peu de répit mais les Wings ont effectué, en 3ème, des montées qui s'être emparé d’une rondelle égarée à la ligne bleue du Détroit pour ensuite s'avancer vers Daley, sans être molesté, et le déjouer avec un lancer haut.Coumoyer donna au Canadien un avance de deux buts durant une punition à Nick Libett.Jean-Claude Tremblay, parvenu seul devant Daley, le déjoua pour cependant voir la rondelle lui échapper.Coumoyer.toujours à l’affût, suivait derrière et d'un geste rapide lança la rondelle dans un filet désert après l’avoir jetée à ses pieds, à l'aide de sa main.Réjean Houle compléta le en lançant dans un fi- let désert après que Cournover fai' auraient pu se terminer par des buts.Mais encore une fois, Pit miire penode t - St-Louis.I nger Connelly.16.2U 5 Philadelphie: Gendron .Kelly Pha et Car SL majeures 6 20.Picard SL 6.20.Unger SL partie 6 20.Selby SL 12.21.Johnson Pha 14.57.Van Impe Pha.Lorentz SL 17 28.Pha bane 1728 Troisième période 7 - Philadelphie: Do.nhoefer i4i Johnson.Hughes.2.U) 8-Phladelphie Foley (Il.8.57 Aucune punition.Lancers par Philadelphie 7 9 9 25 St-Louis 13 18 9 40 Gardien»: Gamble.Philadelphie, Wakelv.McDuffe.St-Louis Assistance: 18.127.37 12 32 11 Québec 8.Sorel 0 lawIniginfi.S Shawnlginfi.St-JérômeO Cornwall 6.Verdun 5 Sherbrooke 5, Tioia-ni* ù uvJ Hier Shawimgan 5.Sherbrooke 3 Dr ville 3.Sorel 4 Cornwall 4.Trois-Rivières 2 St-Jérôme5.Verdun 6 Laval à Québec LIGUE JR DE L'ONTARIO J o P N bp Br vis Oahaw* 12 »! I «7 S7 !» Niagara Falls 12 7 ] 2 U 47 16 Kltdiaur 10 6 I 3 U tt 15 Prtfrtorounli 12 0 5 I 52 49 13 Ottawa 11 0 5 0 52 44 12 Toronto » 5 4 0 3» 43 10 London 12 4 7 I 54 63 0 St-Cathartn« Il 4 7 0 40 52 0 Montrai 0 1 6 I 29 41 3 Hamilton 11 I 9 I 33 60 3 Boston 1 6 .p a 1 3§ bc 18 Springfield Nouvelle-Ecotst 5 4 2 3 2 2 33 32 22 29 Rochester 4 3 2 32 28 Providence 2 Ouest 5 4 38 44 Hershey 8 1 1 46 2» Cincinnati 4 2 4 33 33 Cleveland 3 5 3 37 40 Baltimore 3 S 3 29 36 Richmond 2 5 1 14 24 Tidewater 1 10 1 25 51 Va*** NnuvHle-EoosM 3.Baltimore 3 Providence 5.Rochester 5 «leld 2.Boston 0 rr lerahey 2.Tidewater I Henhey 5.Nouvelle-Ecosse I Boston 5.Cincinnati 0 Tidewater 3.Cleveland 3 Richmond 4.Baltimore 3 Springfield 5.Providence 3 Guy Charron déçu tout près des buts, lui eut fait une petite passe par derrière qui mystilia complètement Daley.un jeu vraiment intelligent.Le Canadien se contenta en- igs troit échangeaient au Canadien de Montréal Frank Mahovlich en retour de Bill Collins, Mickey Redmond et Guy Charron.Collins, employé de façon régulière, a terminé l'année à Détroit avec une fiche de 5 buts et 16 passes en 36 parties.Blessé dès son arrivée dans la ville de l'automobile, Redmond n'est paivenu qu'à enfiler 6 buts et récolter 8 passes en 21 matches.Quant à Charron, il a été utilisé moins souvent que les deux premiers, ce qui ne l’empêcha pas de compter 8 buts et d'obtenir4 aides en 24 joutes.avec un petit air qui en disait long: "Pour compter, il faut jouer".Et qui pourrait le contredi- suite de quelques efforts offensifs tout en resserrant sa défensive pour préserver le 2ème blanchissage de la saison de Dryden.1ère période Aucun but.Punitions Lemaire 4:58.Lapomte 10:58.Laperrière 12:29.au banc du Canadien servie par Tardif 14 :42.Berenson 15 49 2ème période 1 Montréal Lafleur'2i Houle.2 Montréal Cournover (8i Tremblav 3 Montréal Houle
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