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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 29 novembre 1971
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1971-11-29, Collections de BAnQ.

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•‘r -vo-rV.i'v «'Wj la météo Quelques périodes ensoleillées.Meximum de prés de 35.Office férial LE DEVOIR Fais ce que dois VOL.LXIJ, NO 275 Montréal, lundi 29 novembre 197 1 15 CENTS ^©^isüB£ 78400 8400 400 TIRAGE: VENDREDI, 26N0V.1971 18 gagnants de $5,000.144 gagnants de $ 500.1458 gagnants de $ 100.Le Conseil du PQ dissipe toute rumeur de division Le premier ministre se ravise Trudeau ira voir Nixon par Michel Roy Le Conseil national du Parti québécois, réuni samedi à Montréal en séance extraordinaire, a réussi à dissiper le malaise qu’avaient fait naître dans ses rangs les incidents consécutifs à la manifestation syndicale du 29 octobre, les rumeurs de dissension et l’altercation survenue entre M.René Lévesque et le député péquiste de Maisonneuve.M.Robert Burns.Au terme d’un long débat à huis clos - “serein et fraternel”, précisent les participants - le Conseil national, qui groupe les représentants élus des associations de comtés, les députés et les cadres permanents, a voté trois textes, presque à l’unanimité.Sur quelque 125 personnes présentes, le nombre des dissidents ne dépassait pas six ou sept, indique-t-on de source officieuse.Le Conseil national a donc adopté: • un texte-manifeste préparé par M.Lévesque, approuvé par le conseil exécutif, et qui, pour l'essentiel, dénonce les extrémismes de gauche et de droite, annonce que le Parti préparé de nouvelles propositions qui permettront au PQ dans les secteurs social et économique, “d’effectuer un nouveau bond en avant” ; réitère l’engagement de “faire vivre et de conduire à la victoire un parti populaire “dont la porte doit rester grande ouverte”; s’engage aussi à “exclure impitoyablement toute forme de violence et même, tout flirt ambigu avec elle” parce qu’elle est à la fois “humainement immorale et politiquement sans issue”; s’engage de nouveau à rassembler au plus tôt, “par la persuasion et la force d une conviction éclairée” une majorité de Québécois en faveur des changements proposés par le PQ.• une résolution qui reconnaît le droit à la dissidence dans le Parti mais en précise les modalités; • une resolution qui ratifie la décision prise par le Conseil exécutif dans la soirée du 29 octobre, décision en vertu de laquelle le PQ s’abstenait de participer à la manifestation syndicale contre La Presse.(On trouvera à la page 5 le texte inté- gral du manifeste rédigé par M.Lévesque et adopté par l’assemblée).Commentant la réunion du Conseil national, le Dr Camille Laurin, leader parlementaire du Parti, a déclaré que les débats ont été “remarquablement se- relns ' yoir page 2: Conseil du PQ ! pr nistre du Canada, M.Trudeau, se 'rendra à Washington d’ici la fin de l'année pour y discuter avec le président Nixon des Etats-Unis de questions communes au Canada et aux Etats-Unis.Le bureau du premier ministre à Ottawa a confirmé officiellement la nouvelle hier à Ottawa.C’est M.Trudeau qui a pris l’initiative de cette rencontre, dont on connaîtra prochainement la date.Selon le secrétaire de presse de M.Trudeau, M.Peter Roberts, la réunion sera consacrée primordia-lement à l’étude de problèmes communs au Canada et aux Etats-Unis.Les deux hommes d’Etat traiteront aussi de questions internationales.La dernière réunion des deux hommes d'Etat s'est déroulée à Washing- ton il y a trois ans.A Ottawa, on prépare toujours la réunion de MM.Trudeau et Nixon qui doit se rendre dans la capitale nationale l’an prochain.On interprète le voyage précipité de M.Trudeau à Washington comme un autre signe de la tension qui existe dans les relations canaao-américaines depuis l'imposition, le 15 août, d'une surtaxe de 10% aux importations des Etats-Unis.Depuis lors, l’opposition n'a pas manqué de faire valoir que M.Trudeau devrait intervenir personnellement auprès du président des Etats-Unis pour obtenir des concessions sous forme d’exemption de cette taxe aux exportateurs canadiens.Le premier ministre, pour sa part, a dit et redit que selon lui une Voir page 6: Trudeau-Nixon Au Caire Le premier ministre jordanien assassiné par des Palestiniens î pr sn &SHRBS Le premier ministre de Jordanie, M.Wash Tall, assassiné hier après-midi au Caire.La photo a été prise samedi au siège de la Ligue arabe où se tenait le conseil interarabe de défense (Téléphoto AP) t A vertissement de Mme Gandhi L'Inde ne se pliera pasaux exhortations à la modération LA NOUVELLE DELHI (AFP) et AP) - Mme Indim Gandhi a lancé hier un avertissement à la "communauté internationale", indiquant que l'Inde pe se plierait pas aux exhortations à la modération que pourraient formuler les Nations unies ou certaines grandes puissances.Parlant à Jaipuf, capitale de la province de Rajasthan, devant une foule très nombreuse réunie par les militants La Presse: l'arbitrage est écarté Une autre solution proposée au conflit de La Presse vient d'être écartée: les journalistes avaient accepté le principe du retour au travail à deux conditions: que les points majeurs des projets des autres syndicats soient réglés avant cette rentrée et que les clauses professionnelles du travail des journalistes soient étudiées après la rentrée par une commission d'enquête dont les recommandations seraient exécutoires.Après une réunion au sommet vendredi soir groupant pour La Presse MM.Paul Desmarais, André Bureau.Jean-Robert Gauthier et Antoine Desroches; pour le ministère du travail, MM.Jean Cournoyer et J.O.Leblanc; pour la CSN, MM.Marcel Pepin.Michel Lord.Claude Beauchamp et René Thibodeau et.pour la FTQ, en qualité d observa-Voir page 6: La Praua Les sommes de bonne volonté Apprenez en donnant, nous propose une entreprise privée d'éducation.I) s'agit de suivre différents cours que l'on absorbe malgré soi, grâce à des appareils appropriés, dans l'inconscience de l'assoupissement.Les résultats, affirme la publicité, sont inespérés.Si ce système est réellement efficace, quelle aubaine pour les cancres fainéants! S’éduquer, dit-on, c'est s’enrichir et l’on peut apprendre sous le coup du sommeil, voilà qui confirme l'adage voulant que la fortune vient en donnant.Jusqu’ici ce dicton n’était vrai que si l'on était couché sur un testament.Louis-Martin TARD du Parti du congrès, le premier ministre a fait observer que, tout en souhaitant la paix, ITnde ne pouvait pas demeurer impassible quand sa sécurité est menacée.Mme Gandhi a déclaré: “Aucun pays (étranger) n’a fait entendre sa voix lorsque les forces pakistanaises se sont massées sur nos frontières, mais quand nos troupes ont été mises en mouvement à titre défensif, certains pays ont commencé à faire état d'hostilités”.Ce passage du discours de Mme Gandhi est considéré par les observateurs comme une rebuffade directe dirigée contre le projet de résolution soumis par la Belgique aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU.Le texte belge, en effet, prévoit un appel invitant les parties en présence "à cesser les hostilités ’.De son côté, M.Jagjivan Ran.ministre indien de la défense, a déclaré hier que l'Inde n'envisagerait de retirer ses troupes de la frontière qu'une semaine après que les réfugiés du Bangla Desh auraient regagné sains et saufs leur patrie.Prenant la parole au cours d une grande réunion publique.M.Jagjivan Ran a déclaré: "Nous ne pouvons jeter ces réfugiés dans le Pakistan du général Yahia Khan, mais nous devons au contraire leur ménager un retour sans danger dans le Bangla desh de Majibui Rahman ".Sur le plan militaire, l'artillerie pakistanaise a pilonné à Belonghat un marché bondé de monde à la suite d'une deuxième attaque indienne en territoire pakistanais.Les Indiens ont expliqué qu’ils avaient tenté de réduire au silence les canons pakistanais.C’est la troisième fois en moins d'une semaine que les forces indiennes ont fait irruption au Pakistan oriental pour se livrer, selon les communi- 3ués gouvernementaux, à “une action éfensive".Au cours des derniers combats qui se sont déroulés à proximité de Balurghat et de Hilli, les Indiens ont détruit trois chars pakistanais.La municipalité de Hilli est à cheval sur la frontière tandis Sue Balurghat.à trois milles à l'ouest e Hilli.est située sur une pointe de terre qui fait saillie en territoire pakistanais.Le pilonnage de Balurghat hier a fait six morts et 14 blessés.On signale une demi-douzaine d'enfants parmi les victimes.C'est la troisième journée que la ville, dont la population a presque doublé par suite de l'arrivée de réfugiés pakistanais, est bombardée par des canons lançant des obus de 25 livres depuis le Pakistan oriental.“Les obus ont touché tous les quartiers de la ville", a déclaré le magistrat Kanhaiya C-upta."H n'y a aucune cible militaire.Les Pakistanais veulent provoquer la panique ".“Us tentent de nous inciter à entreprendre des représailles massives afin de trouver une excuse à la guerre”, a déclaré de son côté un porte-parole de l'armée indienne, le colonel B.P.Rikhye.qui a accompagné une vingtaine de correspondants étrangers à Balurghat, dimanche.Le colonel a révélé que les canons pakistanais, dont les obus sont minutés Voir page 6: L’Inde nistre jordanien, M.Wasfi Tail, qui participait depuis vendredi au Caire, aux reunions du conseil arabe de défense, a été tué hier après-midi par balles devant l’hôtel Sheraton où il séjournait.M.Mohamed Maher Hassan, procureur général de la République arabe d’Egypte a, dans un communiqué officiel, donné des précisions sur l’assassinat.Le communiqué, diffusé par radio - le Caire déclare: “Le 28 novembre, à 15h40, un crime déplorable a coûté la vie à M.Wasfi Tail lorsqu’il regagnait l’hôtel Sheraton après avoir assisté à un déjeûner offert par M.Abel Khalek Hassouna, secrétaire général de la Ligue Arabe.“M.Tall montait les escaliers extérieurs de l’hôtel lorsqu’un des assassins a tiré sur lui, l’atteignant au bras gauche.Les autres coupables ont immédiatement ouvert à leur tour le feu sur M.Tall, qui s’est effondré mort sur le coup.“Un premier examen du corps, a révélé que la mort avait été causée par une hémorragie interne, de nombreuses perforations intestinales et de multiples fractures”.Les policiers égyptiens ont opéré quatre arrestations à la suite de l’attentat.Les trois premiers individus qui ont participé à l’assassinat ont été arrêtés presque immédiatement.Mounzer Suleiman Khalifa (28 ans), l’un des meurtriers, a révélé que le complot avait été préparé à Beyrouth par l’organisation “Septembre noir”, a annoncé l’Agence d’information du Moyen Orient.Le plan devait être exécuté par deux groupes, le premier comprenant Mounzer Khalifa et Ziad Mohamed Badrane, 26 ans, devait ouvrir le feu sur le premier ministre jordanien.Le deuxième ripe, comprenant Eszatt Ahmed Rabah ans, et Jouwad Halil Bagdady, 25 ans, devait attendre dans un appartement voisin de l’hôtel.Le premier groupe est arrivé au Caire il y a cinq jours, ve- nant de Beyrouth, le second il y a douze jours.Kounzer Khalifa a également révélé que Wasfi Tall devait être assassiné dimanche matin, avant la réunion du conseil arabe de défense, mais qu’il avait quitté son hôtel un quart d’heure plus tôt que prévu.Les agresseurs voyageaient avec des passeports syriens.L’avion spécial jordanien transportani la dépouille mortelle de Wasfi Tall est ¦ Le directeur des Métallos s'oppose catégoriquement à l'idée d'une grève ''générale limitée" (page 3) ¦ Le droit de manifester sur la place publique n'est pas un absolu, estime M.Choquette (page 11) mMmmmmmz mm arrivé cette nuit à l'Aéroport d'Amman Le roi Hussein, le prince héritier Hassan, les membres du gouvernement, du Parlement et du Sénat jordaniens ainsi que le maréchal Habes Majali.commandant en chef de l'armée, les officiers supérieurs des forces royales et les membres du corps diplomatique arabe et étranger accrédités à Amman étaient présents à l'aéroport pour accueillir fa dépouille mortelle drapée de l'emblème jordanien.Les honneurs militaires ont été rendus à la dépouille qui a été portée par six soldats des forces jordaniennes.Le corps du premier ministre a été ensuite transporté à la mosquée des palais royaux a Amman.Les funérailles se dérouleront aujourd'hui à midi à Amman, annonce-ton desource officielle.Après le service funèbre Vasfi Tall sera inhumé, par ordre du roi.au cimetière royal à Amman.Un deuil officiel de 40 jours sera observé à partir de lundi en Jordanie, annonce-t-on à Amman.Toutes les administrations, les services publics.Voir page 6: Assassiné L'assurance Québec songe à des mesures pour empêcher la vente de nos sociétés à l'étranger Le premier ministre Robert Bourassa a laissé entendre hier que son gouvernement songeait à adopter des mesures afin de preserver le secteur des compagnies d’assurances contre la vente possible de ses compagnies à des intérêts étrangers.M.Bourassa a fait ce commentaire.ü mm - « i1iéÉS IIP 1 mm i î 4 ¦ .:*¥>5r.s' / : ;;5v: ::: 1 ¦ ïmêm ¦ÆJ Z Ml t - .¦Mi I I 3 C’IlinP GrfiV l’e gouverneur généra! Roland Michener a réussi LO bu upc U cy.un tr^s convenatjie botté d’ouverture, hier après- midi à Vancouver, avant le match pour la coupe Grey entre Toronto et Calgary, gagné 14-11 par les champions de l’Ouest.Le gouverneur général, ici à l’oeuvre, projeta le ballon à une distance de 32 verges.(Téléphoto PC) Calgary au cours de l'émission Politique Atout, en réponse à une question sur la rumeur de vente de la compagnie La Prévoyance à des intérêts américains.M.Bourassa était interrogé par M.Claude Ryan, directeur du Dèvoir, et par M.Pierre Nadeau.Le premier ministre a ajouté qu'il suivait cette question de très près et que, dans le cas particulier de La Prévoyance.il aurait diverses rencontres officieuses.Quant aux allégations du Financial Post selon lesquelles la Commission des valeurs mobilières aurait octroyé des permis à certains individus soupçonnés de liens avec le monde interlope.M.Bourassa a affirmé que le ministère des institutions financières faisait enquête et que les résultats de cette enquête seraient rendus publics.Le premier ministre du Québec a aussi été interrogé sur la position de son gouvernement sur le rapport Grey qui proposait un contrôle des investissements étrangers et l'adoption d'une stratégie de déveloopement faisant appel à l'épargne nationale.A ce sujet.M.Bourassa a réitéré que, selon lui.le Québec n'avait absolument pas les moyens de refuser des investissements étrangers.“Dans l'état actuel de l'économie du Québec et considérant l’objectif de création de 100,000 nouveaux emplois, il est normal que le refus d’investissements étrangers ne soit pas une priorité du gouvernement du Québec", a affirmé M.Bourassa.Il a précisé que le besoin de ces investissements se faisait particulièrement Voir page 2: Québec eonge Un 727détourné par trois Noirs MIAMI (d’après AP et AFP) - Le Boeing 727 de la compagnie Trans World Airlines, détourné sur la Havane par trois jeunes Noirs américains recherchés pour le meurtre d'un policier, est finalement revenu hier à Miami, en Floride.Cest tôt dans la matinée de samedi que Michael Finney, 20 ans.Ralph Goodwin, 24 ans, et Charles Hill, 21 ans.se sont rendus maîtres de l’appareil, à Albuquerque, au Nouveau-Mexique.Ils étaient armés d'un revolver et de couteaux.Ils ont forcé une hôtesse de l’air à fermer la porte de l'avion.Voir page 6: La 727 2 • Le Devoir, lundi 29 novembre 1971 / suites de la première ^age CONSEIL DU PQ "Le problème immédiat qui se posait au Parti est résolu, a-t-il dit.mais, sur le tond, la discussion reste ouverte".A ce propos.M.Laurin attire l'attention sur un passage du texte de M.Lévesque qui se lit comme suit: ' Dans une société qui, sur le plan collectif, est grande consommatrice damages’'.nous nous efforçons depuis le début d'en maintenir une qui soit d'honnêteté et de persévérance autant que d'audace et de renouveau.Nous n’avons pas la prétention d’avoir réussi comme il le faudrait à concilier ces éléments, loin de là.Les problèmes qui s'aggravent, les crises qu’on provoque, les prises de conscience qui s’accélèrent, tout cela nous force à réviser sans cesse notre démarche pour l’accorder le moins mal possible à l’évolution des choses et des idées.Mais il demeure vital de le faire d une façon réfléchie, sans nous laisser bousculer et sans nous-mêmes chercher à bousculer les esprits.” Ce problème de réconciliation, poursuit le Dr Laurin, sera examiné, aiscu-té.débattu au cours de rencontres ultérieures.en particulier au cours des 10 congrès régionaux de mai et de juin./ Cest alors que seront étudiées des propositions nouvelles, celles que l’Exé-cuttf compte présenter aux militants et celles que ceux-ci pourront dégager de leurs discussions.Au congrès général d’octobre 1972, l’ensemble du Parti sera appelé à revoir le programme et, le cas échéant, à établir de nouvelles stratégies.Les discussions de fin de semaine, dit-il encore, auront donc permis de dégager des perspectives d’ensemble, de résoudre les problèmes immédiats et de préparer la voie pour l’étude des problèmes de fond.Le manifeste voté par le Conseil, a dit M.Lévesque à la presse, ne modifie pas la constitution du Parti mais la précise.La résolution fixant les modalités de la dissidence au sein du PQ prévoit que tout militant ou tout député qui éprouverait le besoin de prendre position sur une question particulière, ou de prendre part à une manifestation, pourra le faire en toute liberté, mais a titre individuel.Les dispositions régissant les pnses de position des associations de comtés sont plus rigoureuses.Une association qui voudrait exercer son droit à la dissidence devra faire tenir un avis de convocation au moins 48 heures à l’avance à ses membres et à l’exécutif régional dont elle relève; cette convocation, définissant l’objet de la réunion, devra être télégraphiée sans délai au secrétariat national.Les décisions adoptées ne seront valables que si le quorum est constaté à l’assemblée.Enfin, les organisateurs d’une telle réunion devront prendre tous les moyens nécessaires pour rejoindre le plus de membres possible, surtout lorsqu’une assemblée est appelée à discuter de questions susceptibles d’engager la responsabilité du PQ.DUÊBEC SONGE sentir dans le secteur manufacturier.' 'Si nous n'avions pas donné $6 millions à IBM, cette industrie ne serait pas venue s'établir au Québec", a noté le chef du gouvernement.Celui-ci a cependant laissé sans réponse la question suivante: 'Sur les 50,000 ou 55,000 nouveaux emplois qui auraient été créés cette année, combien sont attribuables à des investissements étrangers?" Abordant les relations Ottawa-Québec.M.Bourassa a soutenu que, dans le domaine économique, son gouvernement avait obtenu plus que les gouvernements précédents mais a reconnu que dans le domaine constitutionnel, aucun progrès "global' n’est survenu.Enfin, il s'est dit très satisfait du dernier congrès libéral et a déclaré que certains comptes rendus de journaux avaient grossi démesurément l’emploi d’une technique utilisée dans tous les "congrès modernes '; il était alors interrogé sur "l’incident" des walkie-talkies.LES LOCATAIRES Suite de la page 3 semblée nationale sur le logement, les délégués ont accordé au secrétariat provincial provisoire les pouvoirs de représenter, après consultation, la position commune des associations de locataires du Québec.Le rôle du secrétariat provisoire sera, entre temps, de regrouper et d’étudier les demandes ou suggestions des associations de locataires, au sujet des structures d’une fédération provinciale et de formuler des propositions en vue du prochain congrès.L’idée de créer une telle fédération était née en mai dernier au congrès canadien des locataires occupant des logements subventionnés.L’Association des locataires de l’Outaouais a repris cette idée et l'a menée à terme.Environ 73 associations avaient été invitées et ce de toutes les régions du Québec.LA TENUE Suite de le page 3 Le directeur du Syndicat des Métallos a noté que la présence syndicale devait se faire sentir à de nombreux endroits dans la société, parce que c’est “une plate-forme importante de diffusion" et une “source importante d’information”.“La présence de délégués syndicaux à divers endroits peut aussi donner à notre critique du régime démocratique une cohérence et une optique globale qui rendent notre critique plus vraie et plus profonde.Il ne faut pas, par naïveté, confondre une présence syndicale avec une approbation syndicale.Il faut considérer une présence syndicale comme une étape, un ingrédient, une partie d’une lutte sociale plus vaste.” Constatant que “le syndicalisme québécois et tout le syndicalisme nord-américain sont isoles et privilégiés par rapport à la masse des travailleurs non syndiqués”, M.Gérin-Lajoie a conclu que le mouvement syndical devait briser cet isolement s’il voulait gagner la lutte sociale qu’il a entreprise.“La lutte sociale de persuasion démocratique qui s’impose aux syndiqués québécois doit se faire autour de nos problèmes économiques.Nos problèmes économiques, créés par la pure liberté de l’entreprise privée, exigent pour leur solution une présence économique accrue de l’Etat.” Encore faut-il savoir de quel Etat il s'agit, selon le directeur des Métallos.“L’Etat demeurera fatalement impuissant devant l’entreprise privée tant et aussi longtemps qu’il restera lui-même fracturé en deux pièces: l’une à Québec et l’autre à Ottawa.” Depuis plusieurs années, a rappelé M.Gérin-Lajoie, le syndicalisme québécois s’est branché pour demander que la politique de main-d’oeuvre revienne à Québec.“Cela n’a pas empêché Ottawa de faire exactement le contraire.Enrayer le chômage exige une politique économique, et une politique économique exige un Etat complet, surtout dans une économie aussi ouverte et dépendante que celle du Québec.Quel Etat?Québec ou Ottawa1 D’ici deux ans, selon moi, il nous faudra répondre à cette question.” LWTÉGRAT/O/V Suite de le page 3 importance.On ne sait pas comment se fera l’intégration, quelles en seront les principales étapes, par quelles modalités on transférera le personnel policier et civil, quels biens appartenant aux municipalités passeront à la Communauté, quelles tâches seront désormais confiées aux policiers." Reste à savoir, si le projet de loi que déposera cette semaine le ministre Chouette, comportera un tel plan détaillé es étapes que suivra l’intégration.Reste aussi à savoir dans quelle mesure ce projet de loi sera conforme au Livre blanc sur la police et dans quelle mesure il tiendra compte du règlement qu’avait voté la CUM.En septembre dernier, M.Saulnier avait déclaré qu’il ne s’attendait pas à ce que le projet de loi soit une application stricte du Livre blanc, maigre les prétentions eh ce sens du ministre de la justice.Pour sa part.M.Gérard Niding, président du comité exécutif de la Ville de Montréal, avait insisté pour que le projet de loi tienne compte du règlement jugé illégal par le gouvernement.Depuis l’annonce du projet de loi, en septembre dernier, M.Saulnier est resté en contact avec les autorités provinciales.Dans quelle mesure ces conversations ont-elles influencé le contenu du projet de loi?On en aura sûrement un indice par l’accueil que réservera le président du comité exécutif de la CUM au texte du projet lorsqu’il sera rendu public.Un autre point à surveiller sera la réaction de la Fraternité des policiers de Montréal.Il semble que le gouvernement Bourassa n’a pas plus consulté les syndicats des policiers que ne l’avait fait la CUM.Et pourtant, en septembre dernier, M.Guy Mareil, président de la Fraternité, avait déclaré: “Tout ce que nous demandons, c’est d’être consultés avant que le projet de loi ne soit adopté.Ne.pas nous accorder cette consultation, serait irresponsable de la part du gouvernement." FAITS DIVERS Suite de la page 3 On tentera de sauver ses meubles Plusieurs locataires d’un groupe d'immeubles d'appartements de la rue Joseph-Renaud, a Anjou, ont l’intention d’in tenter des procédures judiciaires dès aujourd’hui contre leur propriétaire à la suite de la saisie de leurs meubles survenue, aux petites heures samedi matin.Les locataires d’appartement meublés ont reçu la visite des huissiers qui ont saisi les meubles au nom des créanciers du propriétaire.M.Marcel Chalifoux.Les trois huissiers étaient accompagnés d'une quarantaine de déménageurs qui avaient été reculés quelques heures auparavant dans diverses salles de billards du centre-ville.Quelques-uns des locataires ont même quitté définitivement les lieux samedi.tandis que d’autres s’organisaient tant bien que mal en attendant qu'on leur rapporte d autres meubles.Un porte-parole du propriétaire aurait rencontré les occupants des divers appartements, samedi, pour leur promettent que tout rentrerait dans l’ordre dès le début de la semaine.À la mémoire de Ludger Duvernay * fris ««•ou» H < ¥**#.*«**a-4 «;• Av» i Hrsti ù t* *9 • .x 4 • Le Devoir, lundi 29 novembre 1971 éditorial Le manifeste du Parti québécois La crise de La Presse n’aura pas été bénéfique au seul mouvement syndical.Les remous qu’elle a suscités, notamment lors de la manifestation du 29 octobre, auront précipité au sein du Parti québécois une réévaluation des défis que lui pose la double emergence au Québec d’un mouvement d’indépendance nationale et d’une volonté de changement économique et social.Les organes dirigeants du parti ont adopté en fin de semaine une sorte de manifeste qui ne résout pas tous les problèmes théoriques et pratiques qu’il devra régler s’il doit être à la hauteur du défi; mais cette déclaration de principe trace pour les militants du PQ les limites fort larges à l’intérieur desquelles ils pourront, sans se diviser dans la confusion, tenter en matière économique et sociale de formuler le consensus qu’ils ont trouvé au chapitre “national”.• Le nouveau manifeste du PQ pose sur la “fin de régime” que nous connaissons un diagnostic qui, tout partisan qu’il soit, donne une image tristement vraisemblable de ces débris d’élites politiques encore au pouvoir, dont l’incapacité à résoudre les problèmes du pays n’est surpassée que par une surprenante aptitude à provoquer les mécontents et à les réprimer.Il réitère les positions sans équivoques que le président René Lévesque n’a cessé d’affirmer contre les partisans de la violence.H condamne le grenouillage des agitateurs de l’intérieur et de l’extérieur du parti.Mais surtout il ouvre des perspectives plus intéressantes quant au programme que le PQ proposera aux électeurs et aux citoyens dont il entend défendre les intérêts.Le Parti québécois s’était donné un programme dont le contenu socio-économique n’avait pas autant frappé les esprits que ses propositions politiques.Pour tous ceux qui, sans toujours le dire aussi crûment, voulaient faire “l’indépendance d’abord”, quitte à “s’entendre ensuite entre Québécois” sur la sorte de société qui serait bâtie dans ce coin d’Amérique, il n’y avait à vrai dire qu’une priorité: à la limite, l’indépendance faite, le programme aurait pu être tout autre.Les radicaux dénonçaient cette subordination de la question sociale à la question nationale sans parvenir à formuler un programme qui soit acceptable à la majorité et sans avoir surtout les moyens de former un autre parti plus conforme à leurs aspirations.C’est ce malaise auquel le PQ a décidé de s’attaquer.Son aile parlementaire a déjà commencé cette tache en formulant un projet de législation sociale.Les dirigeants du parti semblent maintenant conscients qu’ils devront, bien plus tôt qu’ils l’auraient cru, proposer aux militants un “ensemble de propositions”, sociales et économiques spécialement, qui les aideront à tomuler pour le Québec le projet collectif dont ils revent.De même, le manifeste adopté samedi prend l’engagement de faire du parti le véhicule et le bouclier privilégié des citoyens les plus démunis et des travailleurs dont la grande majorité reste encore sans organisation syndicale.A cet égard, le Parti québécois est loin de tirer de l’arrière par rapport au mouvement syndical; mais autant que les trois centrales, il lui reste un terrain immense à occuper s’il ne veut pas que sa solidarité avec ces milliers de Québécois “défavorisés” reste aussi théorique que celle dont trop souvent les syndiqués ont fait montre à l’endroit des non-syndiqués.Guide pour les militants, engagement à l’endroit de la population, le nouveau manifesté demeure néanmoins un instrument fort limité si on le compare à la menace socioéconomique qui a poussé les dirigeants du parti à l’adopter aussi unanimement.Fondamentalement, qu’il le veuille ou non, le Parti québécois ne saurait être dans la même situation qu’un autre parti.Même s’il était de toutes les manifestations syndicales ou populaires, même s’il avait adopté un programme à faire rêver les plus impatients de ses “gauchistes”, il pourrait peut-être faire taire ses impatients, mais il n’aurait pas résolu le problème de fond dont l’affaire du 29 octobre n’est qu’une manifestation.S’il ne s’agissait en effet que de remplacer les Libéraux à la tête du gouvernement, comme ceux-ci ont succédé à l’Union nationale, le Parti québécois n’aurait besoin que d’organisateurs d’élections et de candidats.Mais le PQ veut faire l’indépendance.Pour mener à bien semblable opération historique, pour maîtriser la situation de crise qu’un tel changement crée à sa seule perspective, un parti souverainiste doit être bien davantage qu’un parti traditionnel, simplement attelé à la gestion de l’Etat.Il doit être présent dans toutes les institutions vitales et dans tous les milieux.Il ne peut pas se satisfaire d’une simple clientèle électorale: il doit devenir la nouvelle nervure sociale de toute la population.Il doit pouvoir faire sentir sa nécessité et son autorité partout et dans toutes les situations locales.Il ne suffit pas d’être pour ou contre les Cabano ou les mouvements de libération du taxi: il faut être capable de les provoquer ou de les empêcher.Si les assistés sociaux, les chômeurs, les jeunes d’après la “révolution tran- quille” avaient eu la patience d’attendre le reglement de la question constitutionnelle, peut-être le PQ aurait-il pu se constituer simple négociateur, avec le gouvernement central, d’un nouveau régime politique au nord des Etats-Unis.' Le scénario auquel nous avons commencé d’assister incline à penser que les, choses risquent de se presenter bien différemment.Ni l’Union nationale, ni le Crédit social, ni les Libéraux, ni les syndicats n’ont tenté jusqu’à maintenant d’organiser vraiment les démunis et les gagne-petit qui constituent la “majorité grandissante” des Québécois.Ni René Lévesque ni les militants du PQ ne peuvent donc se contenter de présider des épluchettes de blé d’Inde, pendant que de plus en plus de citoyens épluchent l’amer coton du chômage, de l’humiliation et de la marginalité.Ce n’est pas tout de dénoncer les agitateurs qui s’infiltrent dans ces milieux ou les démagogues qui attisent le mécontentement; les partis traditionnels le font déjà.Plus qu’un manifeste, si généreux et chaleureux soit-il, c’est de l’action, de l’argent, du personnel, des appuis tactiques que le PQ devra proposer à sa “clientèle privilégiée”, s’il doit devenir ce “parti populaire” qu’il promet d’être.Le Parti québécois a été pour ses militants des classes moyennes la première grande école démocratique au Québec: en cela il était leur reflet autant que leur maître.S’il veut devenir l’outil politique des milieux populaires et des travailleurs, il devra cette fois investir beaucoup de ses ressources.• Bref, le manifeste du PQ ouvre un nouveau chapitre de l’histoire du parti.La presque unanimité avec laquelle les dirigeants l’ont adopté montre qu’ils sont capables de discipline et de cohésion interne en dépit des tendances qui les font s’affronter aux heures difficiles comme celles Îui précédèrent la fameuse manifestation, s doivent mettre cette unité à profit pour trouver les moyens d’intervenir nans les crises socio-économiques non seulement comme un parti heureux d’être l’écho des mécontents, mais surtout à titre de mouvement politique créateur, définissant ses options et ses solidarités, dans l’action concrète avec les citoyens.Cette voie n’est pas facile et les partis traditionnels ont été bien incapables de s’y engager autrement qu’en paroles.Y en a-t-il une autre pour un parti qui promet, au moment où il croit que “le dénouement approche”, non seulement la “liberté nationale”, mais également une “féconde transformation économique et sociale”?Jean-Claude LECLERC L'information gouvernementale 2-Un personnel domestiqué par Laurent LAPLANTE Puisque le personnel importe autant, regardons-le de près.Du journaliste qui s’aventure dans les services gouvernementaux d’information, on est tenté de dire: “Mais que diable allait-il faire dans cette galère?” Cette question invite des réponses nuancées.Lire le curriculum vitae d'un journaliste de carrière, c'est un peu absorber la nomenclature des media d'information du Québec.Si le journaliste s'appelle Pierre Chaloult, il promène son talent et son professionnalisme du Droit d'Ottawa au Nouveau Journal en passant par une bonne dizaine d'intermédiaires.Que les journalistes s'appellent Jean-V.Dufresne, Mario Cardinal.Pierre O’Neill.Jacques Guay.Tom Sloan ou Dominique Clift, le périple varie à peine.Seuls, les journalistes de Radio-Canada ont du vase chinois, sinon le mutisme, du moins une part de la stabilité.Dans ce nomadisme, l'agent d'information détonne.Ceux ui parviennent à des postes e cadres à l’intérieur de 10IP n'en ressortent pas.Tous les chemins mènent là, aucun n'en ressort.On aurait tort de croire que les journalistes renoncent a leur dignité professionnelle en entrant dans la fonction publique, qu’ils perdent goût à l’information libre, qu’ils se débarrassent du virus du reportage piquant et sarcastique.La fonction publique n'a pas privé Lorenzo Paré de son verbe raffiné, ni purifié Roger Cyr de son goût pour le reportage à la hache, ni politisé Guy Rondeau, ni rendu Marcel Thi-vierge plus naif à l'égard des politiciens.La quaüté demeure, le jugement reste sain, l'esprit caustique trouve à s'exercer en petits cercles, mais la plume leur est tombée des mains.L’explication réside, de façon générale, sur le plan pécuniaire.A peine cent des 170 employés de l'OIP ont un statut professionnel: administrateurs, adjoints aux cadres, agents d'information.De ces cent personnes, 29 obtiennent un salaire de $14,000 et plus.Huit dépassent $17.000.Peu de ceux qui occupent ces postes ont touché semblable rémunération dans l'entreprise privée.Ce n'est pas le pire.Certes, en passant de l'entreprise privée à la fonction publique, les journalistes améliorent leur compte en banque, mais ils n'entrent dans la fonction publi- que que pour subir une autre comparaison défavorable.Ils constatent vite que les salaires versés aux fabricants de discours dépassent les salaires des analystes, des reporters, des éditorialistes.Ainsi, un cadre d'information de calibre moyen augmente son revenu de deux, trois ou quatre mille dollars en passant de l'entreprise privée à la fonction publique.L’inconvénient, cest qu’il ne soit pas encore satisfait de son sort, car.sitôt entré dans la fonction publique, il côtoie le personnel des cabinets de ministres et ressent davantage les dollars qui lui manquent que ceux qu'il vient d'ajouter à son revenu.Le drame, ce n est pas que l'agent d’information soit bien payé.C’est que l'action gouvernementale en matière d’information a déclenché une spirale passablement dégueulasse: les salaires s’élèvent à mesure que la liberté se perd et que la politique prend le dessus.Il suffit de parcourir les dossiers des agents d'information et des secrétaires particuliers pour sen convaincre: l'information nourrit mieux les propagandistes que les agents d'information, mieux les agents d'information que les journalistes.Pour recruter aux bons endroits et, ainsi, se donner une crédibilité, l'Office d’in-foimation en est arrivé à offrir des salaires supérieurs.Ainsi, il a recruté du personnel de premier calibre qui constitue peut-être une superbe caution aveugle, mais qui ne donne plus le rendement dont il est encore capable.Car Québec paie bien la servilité.Para-information et propagande Un personnel existe, en effet, hybride et bien payé, qui se charge de l’information dite politique.Ceux-là, secrétaires de tout acabit, attachés de presse, chefs de cabinet, veillent à la “bonne image" de l'honorable qui les a engagés.Selon leur aegré de raffinement, leur sens de la mesure et la veulerie des fonctionnaires avec lesquels ils traitent, ces créatures politiques constituent des conseillers valables des ministres ou d'infects entremetteurs qui gouvernent même les sous-ministres.On imagine sans peine que les fonctionnaires chargés de l'information se heurtent plus souvent qu a leur tour à ces “diffuseurs spécialisés".Telle infoimation ne doit pas circuler parce qu’elle peut détériorer l’image du ministre: telle autre, parce qu elle améliore l’image du ministre, sera diffusée.par le secrétaire de presse.Malheureusement, ce personnel est inévitable.Il ne saurait en être autrement, tant et aussi longtemps que nos hommes politiques demeureront ce qu’ils sont.Car l'étrange animal que constitue l'homme politique demeure.malgré tout; fidèle à lui-même.Retouché par McLuhan, porté en triomphe par des hôtesses à gages, poli par d’innombrables voyages et mis en contact avec d’innombrables comités, il est aujourd'hui comme hier: le prisonnier du moment présent.Pour lui.la gloire des pyramides ne pèse pas lourd a côté de l'emploi pour la fille de son organisatrice.Certes, un certain nombre d'honnêtes citoyens et même d énergumènes cultivés s’aventurent dans la politique.A ceux-là s'adresse une phrase cruelle: plus un homme politique peut voir loin, moins il regarde où il met les pieds et moins il dure longtemps.En regardant au loin, il oublie non pas tellement les contacts avec la masse et le dialogue avec ses commettants, mais surtout l'indispensable pluie de bénéfices à laquelle s'attendent ceux qui ont facilité son élection Et ceci nous ramène à la para-information gouvernementale.Car, dans cet irrévocable rapprochement des hommes politiques et des “honnêtes travailleurs d’élection", les attachés de presse, les chefs de cabinet et les secrétaires particuliers jouent un rôle de premier plan.Us font partie de cet étrange corps intermédiaire qui ne remet jamais de mémoire, qui ne plaide jamais sa cause publiquement, mais qui s'entremet avec une infinie constance et une arrogance efficacité.Une bonne part des difficultés que connaît l’information gouvernementale sourd de ces cabinets de ministres qui sont, beaucoup trop souvent, de gluants assemblages d'intérêts inavoués.Vous discuteriez intelligemment avec Jean-Guy CarÜinal.Claude Castonguay, Jean Cournoyer: vous ne parviendrez pas à le faire avec tel et tel membres de leurs cabinets.Or, le cabinet forme autour du ministre un écran protecteur.Or, le cabinet promet au ministre une rentabilité de l'information que les professionnels fonctionnaires n ont pas à garantir.Les méfaits de la structurite i Pour ce motif, on jette les agents d'information en pâture aux vampires quand on les rattache à chacun des ministères plutôt qu’à un service de coordination.Si le chef d’information et le secrétaire de presse sont payés par le même ministre, l’affrontement se fait systématiquement aux dépens de l’information.Le secrétaire de presse cultive l'image de son patron, lui ménage les entrevues prestigieuses, lui déroule des tapis multicolores, lui ferme le haut-parleur au bon moment.et tant pis si le public ne sait pas tout.Le pauvre directeur de l'information, lui.arce que des questions du pu-lic lui parviennent, parce qu’il sait que des décisions administratives ont été prises, s'emploie à extraire de son ministère des informations que les fonctionnaires lui donnent au compte-gouttes.Parce qu’il renddes comptes au public plus qu’à son ministre et plus à son ministre qu’au titulaire temporaire du ministère, le directeur de l'information ne possède pas le même sex-appeal aux yeux de l’homme politique.L'homme politique - et l’on peut penser ici même aux hommes respectables que sont Jean Coumoyer et Claude Caston-) uay-veut une information mode, obéissante, instantanée.L’homme politique, qui a pris sa décision apres avoir pesé le pour et le contre, veut qu’on fasse surtout connaître les motifs qui l’ont décidé à prendre la décision en tel sens.Il tient à définir lui-même ce que peut et doit toucher l’information.Dès lors, les structures prennent une importance considérable.Créer un service d’information dans chaque ministère et le placer sous le contrôle du ministre, c’est néces-sairement asservir l’information à la propagande, le service d’information au cabinet, l'intérêt du public aux urgences des relations publiques, le long terme à l'immédiat.C'est pourtant ce qui pointe à l'horizon.C'est cela qu'accomplit le ministère des Communications à la grande satisfaction des éminences grises libérales.Les perspectives actuelles Ce bilan passablement abstrait doit s'accompagner d une évaluation infiniment plus terre-à-terre.L'information gouvernementale a toujours eu besoin d’une solide aération, de comparutions périodiques des responsables, d’individus indépendants d'esprit, mais elle a besoin aujourd hui d’une surveillance de tous les instants de la part des media.D’une part, l'information gouvernementale ne peut plus compter sur aucune loi ou structure; d'autre part, la politisation du personnal s’effectue gaillardement.Le régime libéral n'a pas une très naute opinion de l information.En cela, il s'apparente aux autres conseils a administration de son monde.Au temps où Yves Michaud avait encore besoin de penser pour vivre, il "avait honte pour les agents d'information et pour l'Etat québécois " parce que l'OIP ne possédait pas un "véritable statut d’indépendance".Aujourd’hui, ses cordes vocales profitent surtout aux peuples étrangers et les stratèges libéraux, le démocratique Paul Desrochers en tête, ont ravalé l’information gouvernementale au rang de sous-service.Tous les “tataouinages" du monde ne feront pas disparaître ce fait: il y a moins de deux ans.le directeur de l’OIP discutait directement avec le premier ministre, sans intermédiaire aucun, tandis que l'hypothétique Gilles Loiselle.s'il devient en mars prochain, responsable de l’information gouvernementale.devra discuter avec Julien Aubert qui en référera à Gilles Bergeron qui donnera son point oe vue a Jean-Paul L’Allier qui obtiendra un rendez-vous avec Robert Bou-rassa si Chai les Denis et Paul Desrochers le veulent bien.Je veux bien être étranglé par un câble communautaire de juridiction québécoise s'il n’en est pas ainsi.Non seulement la structure fiche le camp, mais le patronage s'en donne à coeur joie Quand il ne s'agit plus d’in- SiiKa à la paga 6 Faites de l’exercice, marchez avec les gars de Lapalme L'Église en crise L es deux colloques de Strasbourg par Jacques FLAMAND Une grande campagne publicitaire avait préparé cette rencontre tenue à Strasbourg les 6 et 7 novembre derniers.Par exemple, tel placard publicitaire occupant une pleine page du uotidien Les dernières nouvelles d'Alsace, e Strasbourg, a coûté $1,000.Pourtant, le succès fut relatif: 3,000 personnes, d'après R.Solé (Le Monde du 9 novembre, p.15) contre 7.000, à Versailles, en novembre 1970.Sous la direction de Pierre Debray, leur président, ces catholiques de France, d’Allemagne.de Suisse, dTtalie.de Belgique, de Hollande, etc., sont venus affirmer leur fidélité au pape et à la hiérarchie, leur respect de la doctrine, la dignité et le recueillement des offices liturgiques, la pratique des authentiques traditions chrétiennes (morale et sacrements).Pierre Debray déplora en particulier la disparition de la messe de Pie V et demanda que.dans chaque paroisse, au moins une messe en latin soit célébrée, “car le latin reste, en effet, la langue vivante de l'Eglise’’."L'Eglise nous emprisonne dans les nationalismes linguistiques" ajouta-t-il.Plus positivement peut-être, il fit un vibrant appel "à la contemplation et à la vie d'oraison D’autres orateurs ont repris les mêmes thèmes tel Louis Salleron qui, comme le note J.-L.English (Dernières Nouvelles du 9 novembre, p.27), égratigna au passage des “clercs marxistes" qui "pullulent dans l'Eglise d’aujourd'hui".Entre autres conclusions, les silencieux ont déclaré “se réjouir que les pères du Synode, résistant aux pressions (.) aient (.) approuvé le maintien de la discipline de l'Eglise latine en matière de célibat sacerdotal (.)".Le Colloque européen des intellectuels catholiques Avant de proposer quelques éléments de réflexion devant ce rassemblement, il nous faut signaler que, comme prologue, la veille même avait eu lieu à Strasbourg le colloque européen des intellectuels catholiques.Quoique sans lien officiel l’une avec l’autre, ces deux manifestations ont été loin d’être étrangères.Le sujet du colloque portait sur “fidélité et ouverture après Vatican II.Tradition et renouvellement ".Présidé par Gabriel Marcel et le cardinal Daniélou, y ont donné des communications ou envoyé des messages Mgr M.Nédoncelle, Mgr B.de Solage, le Père Henri de Lubac, le professeur O.CuUmann.Dans leur manifeste diffusé avant le colloque, les “intellectuels catholiques" déploraient h crise actuelle du christianisme.“Une sorte de frénésie s’est emparée de certains qui ont inventé un Vatican III mythique, oubliant de façon insensée l’enseignement des conciles antérieurs et parfois même de vingt siècles de tradition chrétienne (.).On n’a jamais, dans l’Eglise, autant manipulé les consciences que depuis cinq ou six ans, parfois jusqu'à la mauvaise foi”.Après trois pages de constat alarmiste, le manifeste recommande la fidélité et l’ouverture, seule voie lucide et religieuse.Le colloque traduisit cette double préoccupation.mais il insista beaucoup sur la menace qui pèserait sur l’Eglise."Ce qui nous réunit - s’écria le cardinal Daniélou - c’est un sentiment d’inquiétude parce que les chrétiens se sentent menacés dans leur foi".Cette crainte, jusqu'à l’angoisse, avait été ex-rimée auparavant par Mgr Nédoncelle et Ga-riel Marcel.Ce fut aussi l'avis d'O.CuUmann qui avait centré son message sur la crise de la théologie, à la difficulté d'adapter l'Evangile à notre époque.Pour lui encore, "la prière et la méditation doivent être à la base de l'action".Pour terminer ce bref compte rendu du colloque, il faut évidemment mentionner la harangue du cardinal Daniélou, passionnée et incisive: "Ce qui nous rassemble d’abord aujourd'hui, c’est une volonté de défendre la foi contre ceux qui l’agressent, quels qu’ils soient et quelques robes qu'ils portent (.).Ce collo- que est d’autant plus important qu'il y a aujourd'hui un terrorisme ".Et.ajouta le cardinal: "On ne peut supporter qu'il y ait deux Eglises, celle de la remise en question du célibat, des sacrements, de l'abandon de la prière pour l’action, et celle de la fidéüté au dogme, à la prière, à la foi.Il n'y a qu'une Eglise.'.A noter enfin que colloque et rassemblement ont été honorés de la présence de l'évé-que de Strasbourg, Mgr A.Elchinger.Celui-ci.pourtant, n'a donné aucun gage aux tendan ces conservatrices qui ont dominé ces deux journées.Pour lui.par exemple, la pollution de l’air et la destruction de la nature qui entraînent une dégradation de la vie sont une négligence autrement plus grave que la mise à l'écart du latin dans l’Eglise.Un bref bilan Ces deux manifestations européennes ne sont pas indifférentes au chrétien du Canada qui réfléchit et cherche son chemin dans une Eglise en crise.Dressons un bref bilan.D'inspiration traditionaliste et conservatrice, ces manifestations n’ont cependant pas versé dans l'intégrisme, malgré le désir de certains “silencieux ’.Les condamnations portées contre les “progressistes" auraient pu être bien pires.Des propos fortiustes ont été exprimés sur la fidelité à l’Eglise, le maintien de la foi, la prière.Mais on est trop resté sur la défensive.On a protégé une institution menacée, des valeurs traditionnelles attaquées et bafouées.On a prêché comme on le faisait autrefois, en proposant des remèdes qui risquent de n'avoir l'oreille que des convaincus, c’est-à-dire de ceux qui s'attachent à tout prix aux valeurs du passé.Cela ne signifie pas que ces valeurs soient périmées bien sûr.Ainsi, la prière et la contemplation ont autant leur place aujourd'hui qu’hier.Mais leur expression doit changer.La société est en crise et l’Eglise qui fait partie de la société ne peut échapper a cette crise.Déplorer la situation d'incertitude actuelle ne saurait apporter de solution.M.Nédoncelle a déclaré dans sa communication: "Il est plus urgent d'avoir des saints que d’avoir une nouvelle hypothèse théologique.si intéressante soit-elle ".On ne peut que souscrire à cet énoncé de principe.Mais voilà, qu’est-ce qu’un saint aujourd'hui?Suffit-il de prier avec ferveur, en latin.ou en toute autre langue, pour être le type de saint que réclame notre monde?Le cardinal Daniélou, tapant du poing sur la table, scanda: “Il faut nous battre".Oui, encore, mais n'est-il pas des "progressistes ", authentiques chrétiens, qui se battent dans l'Eglise et dans la société, mais autrement peut-être que ne le souhaiterait le cardinal?La sainteté et la lutte peuvent fort bien revêtir aujourd'hui la forme de la contestation de l’ordre clérical ou de l'ordre socio-politique sans que ces chrétiens engagés ne présentent les signes extérieurs de la piété de notre enfance.Il est difficile de conclure, mais on doit néanmoins prendre très au sérieux cette expression sincère d’une inquiétude parfois dramatique chez ceux qui craignent pour la foi.pour l’Eglise.Acceptons l'autre tel qu il est.respectons-le.Mais cela ne doit aucunement entraver la liberté de pensée, d’expression et d'action de celui qui ne partage pas forcément ces craintes.Ayons au moins, les uns et les autres, confiance en l’Esprit et confiance en l’homme, et accueillons comme un bien le nécessaire pluralisme de la pensée et de l’engagement concret et.surtout, gardons l’espérance.Rectificatif Dans l'éditorial de samedi dernier sur "L’autoroute est-ouest", une coquille nous fait parler de 65,000 personnes déplacées par le projet.D’après le rapport Joubert, il s'agit de 15.000 personnes.¦ lettres au DEVOIR Égoïsme syndical aux postes ?J’aimerais bien savoir ce qui au juste pousse les ouvriers des postes à vouloir faire la grève.On dit que c'est à cause de l'emploi de surnuméraires.Si c’est là la raison, je n’y comprends rien.Pourquoi des ouvriers voudraient-ils dénier à d'autres ouvriers sans travail la chance de gagner un peu d'argent?Pourquoi ces ouvners des postes veulent-ils gagner un surplus d'argent, qu'ils verseront ensuite en impôt, et ainsi dénier à leurs frères ouvrière le droit à un emploi occasionnel?J’appelle cela trahir (a cause ouvrière.Cest un égoisme sordide.Si les ouvriers des postes voient les choses d'une autre façon, que ces messieurs viennent au grand jour s'expliquer devant les milliers de chômeurs qui les regardent d'un oeil plutôt ahuri sans compter les millions de payeurs de taxes qui veulent un service des postes adéquat.Allons-nous continuer à payer ces messieurs $4.00 de l’heure pour les regarder revendiquer contre les autres ouvriers?Arthur GRANDMONT Montréal, le 23 novembre 1971.LE DEVOIR tv»6è por Bovrotto !• 10tO" Vt -V ' - honoraires des médecins sont maintenant payés par la Régie de l’assurance-maladie du Québec, il est normal que le public n’ait plus à se plainore de ces honoraires.Par ailleurs, et c'est ce que nous avions anticipé, les plaintes portent maintenant sur des questions d'éthique professionnelle et de qualité de soins.Il faut toutefois noter que le nombre de plaintes contre les médecins est infime, compte tenu de la très grande quan -tité d'actes médicaux posés dans une journée.Le registraire, Augusdn ROY.M.D NDLR - Le collège des médecins reçoit en moyenne 700 plaintes parannée du pubuc.Faites que l’or de Birks s’enroule autour de votre poignet L’élégance et la popularité de ce cercle d’or.produit un effet séduisant autour de votre poignet, en or jaune, 14 carats.A ces bracelets ajoutez plusieurs breloques représentant un souvenir ou un événement heureux.Bracelets à partir de $30., $50., $85.et jusqu'à $235.BIRKS / 6 A i i i I l « * 6+Le Devoir, lundi 29 novembre 1971 suites de la première Page ^ LA PRESSE leurs, MM.Jean-Pierre Borduas et Pierre Perrono, cette solution qui émanait du ministère du travail a été rejetée par La Presse.C est le sous-ministre du travail, M.J.O.Leblanc, qui avait suggéré vendredi à la partie syndicale une séance intensive de négociations avec la partie patronale en fin de semaine, à condition qu'on y fixe la date de la rentrée au travail et qu'on renvoie à l'arbitrage obligatoire les points non réglés des conventions collectives des onze syndicats impliqués dans le conflit Quant aux clauses professionnelles de la convention collective des journalistes, le ministère du travail proposait qu'elles soient soumises à une commission d étude de trois membres qui, dans les délais prescrits, aurait rendu une décision executoire.Les cinq syndicats CSN à La Presse ont accepté le principe de cette proposition, qu’ils ont modifiée de façon que la commission d’enquête ne soit formée que d’un membre, un professionnel de 1 information, qui pourrait s'adjoindre deux assesseurs.Les décisions de cet enquêteur seraient exécutoires.Par contre, pour les autres conventions CSN ou FTQ.il a été jugé inacceptable d’accepter une rentrée au travail avec arbitrage obligatoire pour les clau- ses non réglées, comme le proposait La Presse.Les journalistes, soulignent qu’hors le règlement des clauses professionnelles les touchant, il n’y avait pas d'obstacle au règlement du conflit, demandant que toutes les conventions soient réglées par négociations et qu’on en arrive à un règlement général avant la rentrée au travail.La Presse a maintenu sa proposition d’arbitrage pour toutes les clauses non réglées.Depuis la fin de semaine, il n’y a plus de négociations avec les syndicats FTQ et les syndicats CSN attendent toujours une prise de contact de la partie patronale.LE 727 Le commandant John McGhee a demandé à la police de ne pas intervenir.11 a dit craindre que les pirates ne tuent quelqu’un, tellement ils étaient nerveux.Une hôtesse de l’air, Mlle Betty Cau-bre, a précisé qu’elle avait réussi à convaincre les jeunes Noirs de ne pas se rendre en Afrique, mais plutôt d’aller à Cuba.Elle leur a dit qu’ils pourraient y être mieux accueillis.Les trois pirates lui auraient déclaré qu’ils admiraient le mouvement "Republie of New Africa”.Fondé en 1968, ce mouvement veut établir une nation i noire indépendante aux Etats-Unis.H est divisé en deux groupes: l’un se trouve à Détroit, l’autre à la Nouvelles-Orleans.Parti de Phoenix, dans [’Arizona, l’appareil de la TWA se dirigeait vers Washington via Albuquerque et Chicago.Apre, 'voir été pris d’assaut par les jeunes Noirs à Albuquerque, le Boeing 727 a pu décoller avec ses six membres d’équipage et ses 43 passagers.C’est à Tampa, en Floride, où l’avion s’était posé pour faire le plein de carburant, que les passagers ont été autorisés à descendre.Parmi eux se trouvait l’acteur Dustin Hoffman, célèbre pour Martial A sse/in : ses rôles dans ‘‘BigMan”, “Le Lauréat”, etc.Cest le 8 novembre dernier que Ta-gent Robert Rosenbloom fut tué au Nouveau-Mexique.Il avait stoppé une voiture dans laquelle se trouvaient les trois jeunes Noirs.Ils sont toujours officiellement réclamés par les autorités américaines sous l’inculpation de meurtre.TRUDEAU-NIXON telle intervention ne pourrait porter fruit.Des ministres canadiens, a rappelé M.Trudeau, dont le ministre des affaires extérieures, M.Mitchell Sharp, se sont rendus à Washington pour discuter de l'affaire.Hier, un porte-parole du premier ministre a précisé que le gouvernement canadien n’avait pas changé d'opinion quant à Tattituae qu'il devait adopter vis-à-vis du gouvernement américain.Ce porte-parole a expliqué que M.Trudeau se rendrait a Washington sous peu simplement parce que l'heure était venue d’une rencontre avec M.Nixon.“Les entretiens se déroulent au moment le plus propice”.Le président des Etats-Unis a un horaire chargé au mois de décembre.Il doit rencontrer le président de la République française, M.Georges Pompidou, aux Açores les 13 et 14 décembre; le premier ministre de la Grande-Bretagne.M.Edward Heath, aux Bermudes les 20 et 21 décembre, le chancelier de l’Allemagne de l'ouest, M.Willy Brandt à la Maison Blanche de la Floride les 28 et 29 décembre.En janvier, à la Maison Blanche de San Clemente, en Californie, M.Nixon doit recevoir le premier ministre du Japon, M.Eisaku Sato.La date du voyage de M.Trudeau à Washington sera déterminée par 1 heureux événement attendu dans les prochaines au 24 Sussex Drive.Les conservateurs doivent jeter les bases d'un parti provincial QUEBEC (PC) - Les con-servateurs ne pourront jamais compter sur des cadres solides au Québec à moins qu’ils ne fondent leur propre parti provincial, a affirmé, samedi à Québec, devant un groupe dé partisans, M.Martial Asselin.Le député fédéral de Charlevoix a donné son appui total à l'idée de former un parti conservateur au Québec qui, selon lui, pourrait remplir un vide existant présentement sur la scène politique québécoise."Si les é'ecteurs des autres provinces font confiance à des gouvernements conservateurs, pourquoi les Québécois hésiteraient-ils à appuyer la formation d’un parti conservateur provincial au Québec?", a demandé le député en invitant les militants a formuler des suggestions à ce sujet.Par ailleurs, M.Asselin s'est appliqué à mettre en valeur les qualités intellectuelles du chef tory.M.Robert Stanfield, à dénoncer les libéraux et créditistes et à prédire une victoire conservatrice aux prochaines élections générales.VOLS CANADA-EUROPE CANADA Vers ( EUROPE aller-retour à partir de SI 72 DESTINATIONS Paris Bruxelles-Zurich Madrid-Genève VOLS aller simple vers l'Europe à partir de $100 S.E.T.A.Vacances 1176 rue Drummond Montréal 107 Tél.: 861-0200 A ce sujet, il a exprimé la conviction que le Canada anglais n'apprête à confier la direction du pays au parti conservateur.Si le Québec, de son côté, donnait au parti 25 députés, le gouvernement conservateur élu serait majoritaire, a poursuivi M.Asselin, l’un des trois députés conservateurs du Québec.“Par contre, si les Québécois veulent continuer à bouder le parti de M.Stanfield, et à se tenir au rang de la parade comme il leur arrive souvent depuis la Confédération, nous pourrons assister à l’élection d'un gouvernement minoritaire, comme en 1957.“Si cela devait arriver, je crois que ce serait un drame pour la province de Québec, compte tenu du contexte politique que nous vivons présentement” , a dit M.Asselin.Tout en reconnaissant que M.Stanfield ne possède pas la couleur et le style du premier ministre Trudeau, le député de Charlevoix a soutenu que, par contre, le leader conservateur se distingue par son sérieux, sa sincérité et sa sagesse à prendre des décisions sur les questions importantes.Il a invité les militants à considérer plutôt les aspects positifs de la personnalité de M.Stanfield au lieu de répéter qu’il sera difficile de fai- Mme Albert Mme Albert Sévigny, mère de l’ancien ministre fédéral Pierre Sévigny et veuve d'Albert Sévigny, qui fut juge en chef de la Cour supérieure de Québec jusqu’à son décès en 1962, est décédée à l’âge de LE SOIN DE VOS PIEDS Notre service de pedicure aura tôt fait de soulager vos pieds endoloris e» sensibles.Visitez sons tarder notre clinique Nos experts vous conseilleront grotuitemtnt sur les soins à donner a vos pieds et les chaussures appropriées O votre cas.Bas support et bas élastique pour jambes fatiguées et pour soulager les varices, support d'arche et semelles orthopédiques.ASSORTIMENT COMPLET DE CHAUSSURES POUR HOMMES.FEMMES ET ENFANTS llilk StfcctC] ftot ((ittic LA heures de bureau ¦ i • _ « Tou« !•« imir* rt» 9 A M établie depuis 1941 1410.rue Wolfe 521 0580 Tout les jours de 9 A.M.à S P.M.Vendredi de 9 A.M.à 8 P.M.Lundi fermé toute la journée.re une percée au Québec avec lui.M.Asselin a souligné que les Canadiens auront à faire le choix suivant aux prochaines élections générales: avec Trudeau, c’est la centralisation à outrance, la politique de confrontation; avec Stanfield, ce serait un système fédéral décentralisé, un fédéralisme ouvert aux discussions et aux dialogues lorsqu’il s’agit de discuter des revendications du Québec.Le député de Charlevoix a consacré une partie de son allocution au parti Crédit social de M.Caouette.Il a prétendu qu’il ne représente pas une menace pour les Conservateurs, sauf peut-être dans les comtés ruraux.Plusieurs militants créditistes sont d’anciens conservateurs et le parti doit relever le défi d’aller récupérer ces électeurs.Selon M.Asselin, les créditistes ne sont là que "par opportunisme politique et leur seul but c’est d’y demeurer en exploitant à fond la misère des gens en leur faisant croire qu’ils possèdent la formule magique aux problèmes économiques”.L’ancien ministre dans le cabinet Diefenbaker a dit qu’il faut convaincre les créditistes qu’en votant pour le parti de M.Caouette, ils ne font que maintenir le parti libéral au pouvoir.M.Asselin a reproché prin- Sévigny 87 ans, après une courte maladie, à sa résidence de Québec.Née Jeanne Lavery, elle laisse trois enfants: Madeleine (Mme Alphonse G (guère) de Québec, Françoise, épousé du général T.L.Flahiff, de Montréal, et Pierre Sévigny, de Montréal; cinq petits-enfants: Georges et Robert fla-hill, Pierrette (Mme Richard McConomy), Albert et Robert Sévigny ; ses soeurs: Mme Joseph Sirois et Mme Charles Fontaine, de Québec; une belle-coeur: Mme D.A.Dai-gnault, de Hull.Elle est exposée aux salons Arthur Cloutier et Fils, avenue Marguerite-Bourgeoys, à Québec.Service à 11 heures mercredi matin, en l’église Saint-Coeur-de-Marie, à Québec.Inhumation au même endroit.Nos condoléances à la famille.^.paiement à l'administration Trudeau d’avoir détérioré les relations Ottawa-Québec depuis trois ans en ayant recours à une politique de’confrontation.Il a ajouté que jamais l’atmosphère des relations entre les deux ordres de gouvernement n’a été aussi tendue depuis l’élection de gouvernements libéraux à Ottawa et Québec.Il a également tenu le gouvernement Trudeau responsable de la situation du chômage et des problèmes économiques et.d’après M.Asselin, il faut convaincre la population qu’elle a tout à gagner dans le changement d'administration.Le texte de l’allocution du député de Charlevoix avait été remis à l’avance.SEPT SEMAMES Suite de la page 14 que les fadaises sécurisantes du bon docteur occupent à l’heure actuelle la tête des cotes d’écoute aux USA.) Et 33 pour cent, c’est à peine 7 ou 8 pour cent de moins que le téléroman “Mont-Joye”, qui a la 4e des cotes les plus importantes de la Société.• Au sommet des cotes, comme on pouvait s’y attendre, “Rue des Pignons”, “Le Paradis terrestre” et “Quelle Famille” paraissent indélogeables.Notons quand meme qu’elles ont, à première vue, perdu plusieurs points de cote par rapport au aemier trimestre de l’année dernière.Et à l’autre bout de la liste, comme un malheureux parasite, une émission d’information qu’on aurait souhaité voir ailleurs: “Politique Atout”, formule des années 50 servie à la sauce-contrôle de l’époque actuelle.Résultats: cote invariable de 2 pour cent.Cest-à-dire un pour cent de moins que les officielles platitudes de “La politique fédérale”.NETTOYEUR P.M.Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 Sachez plaire lors dun anniversaire! Laissez au Reine Elizabeth le soin de voir à tous les détails à votre place.Nous nous occupons de tout: les chambres, les repas, les rafraîchissements.Rien n’est laissé au hasard.Ainsi, vous ne risquez pas d’oublier des détails importants.Nous avons l’habitude des grandes et des petites réceptions.A nous d’en faire un succès .et à vous d’en tirer tous les avantages! 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que M.Abdallah Salah, ministre des affaires étrangères avait été blessé.Le roi a également adressé un message au président Anouar Sadate dans lequel il indique avoir “reçu avec une profonde émotion le message de condoléances (du président égyptien) à la suite de l’assassinat par une main traîtresse du regretté Wasfi Tall, premier ministre de Jordanie".Affirmant que Wasfi Tall "est mort en martyr, victime du devoir, alors qu’il oeuvrait pour le bien de son pays et de la nation arabe", le souverain jordanien déclare: “Ce crime perfide, nous en sommes convaincus, était dirigé contre les valeurs fondamentales de notre pays.Il était également dirigé contre les traditions de l’Egypte, de son grand peuple et contre son caractère authentiquement arabe ”."Le martyr était l'hôte (de l’Egypte), participant au sein de la Ligue arabe aux efforts faits en vue d’assurer une coordination en cette période cruciale que traverse la nation (arabel”.L’assassinat par des palestiniens, du premier ministre jordanien, est l'épilogue des sanglants combats de septembre 1970 entre l’armée jordanienne et la résistance palestinienne.Aucun observateur ne doute que cet acte a été commis par les Palestiniens pour venger leurs victimes.Depuis plusieurs semaines d’ailleurs, le bruit courait à Amman que des tentatives d’assassinat auraient lieu, notamment contre la famille royale.Tout le monde pense d’ailleurs que les assassins du Caire visaient le roi et qu’ils lui ont adressé hier un ultime avertissement.L'échec des conversations de Djeddah entre les représentants de Hussein et ceux de la résistance a encore accru l’hostilité des Palestiniens contre le roi: pour eux.les dernières exigences qu'il a mises à un accord avec eux est le signe évident de sa volonté de supprimer l’entité palestinienne elle-même.Jamais la haine des Palestiniens contre Hussein n'a été aussi violente.Bien qu’aucune réaction n’ait été encore enregistrée dans les capitales arabes qui.hier soir paraissent “retenir leur souffle”, lëmotîon sera sans aucun doute considérable.Partisans et adversaires Ou régime du roi Hussein ressentiront 1 assassinat de Wasfi Tall comme un évé-i ement d’une exceptionnelle gravité.Il se produit en effet au moment où la tension entre l’Egypte et Israël a atteint son paroxysme et ou des actes de guerre peuvent a chaque instant éclater: il pourrait même inciter Israël à profiter de la situation confuse pour déclencher une action préventive.Telle est, du moins, l'opinion de certains observateurs arabes.Personne ne se hasarde encore à faire le moindre pronostic, tant les conséquences de cette journée peuvent être graves.Hussein, dans une "fuite en avant” dont il a déjà donné des exemples, portera-t-il à ses adversaires, les palestiniens, et ceux des Jordaniens qui lui sont opposés, de nouveaux coups?Lë-chec ties pourparlers de Djeddah aussi bien que les mouvements dans l'armée, dont l'assignation à résidence de l’ancien chef d'état-major, le pousseront-ils à jouer son va-tout?Dans ce pays, les pays arabes resteraient d'autant moins inactifs que certains d’entre eux attendent depuis longtemps le moment d’éliminer Hussein ci de enanger le régime jordanien.Et que feraient alors les amis du jeune souverain, le roi Fayça! notamment?Autant de questions auxquelles personne nëst encore en mesure de répondre mais que beaucoup d'observateurs arabes se posent.Wasfi Tall avait formé son dernier cabinet le 28 octobre 1970.Il avait procédé à un remaniement le 24 mai 1971.Au moment de la formation de ce cabinet, les observateurs avaient souligné qu’ils ne comprenaient aucun membre pouvant être considéré comme “pro-fedayine”.Le premier ministre que le roi rappela pour mener l’une des plus difficiles batailles de là couronne hachémite, n’était pas un inconnu pour le monde arabe.Lors de son passage à la tête du gouvernement, en 1966-1967, un long combat l’opposa déjà à l’OLP, dirigée par Ahmed Choukeiri, tandis que les relations de la Jordanie avec les pays arabes progressistes allaient en se détériorant.H fut alors accusé par la presse égyptienne d’être un agent de la CIA.Cette accusation fut même reprise par le président Nasser.De même, la presse syrienne affirma, il y a un an, que le retour du confident du souverain annonçait une nouvelle “ère de conspirations”.Toutes les accusations portées contre le favori du roi, ne troublèrent pas Wasfi Tall qui, habitué à la lutte, répliquait au cours de ses conférences de presse, assis au milieu des journalistes dans le grand studio de la télévision jordanienne allumant cigarette sur cigarette.En un an, Wasfi Tall avait pris une place considérable dans la vie politique jordanienne et les observateurs suivaient avec curiosité l’emprise croissante qu’il avait sur les affaires du pays.L'INDE pour exploser au-dessus du sol afin de causer le plus de dégâts possible, sont retranchés dans trois villages juste de l’autre côté de la frontière.D’autre part, une vedette transportant deux consuls soviétiques de Dacca à Che-pacal, a été attaquée en fin de semaine sur le fleuve Neghma, à une quarantaine de km de Dacca, par des Mukti Bahi-ni (combattants du Bangla Desh), a-t-on appris hier de source diplomatique.L’un des consuls a été légèrement blessé.La vedette se rendait à Ghorasal pour _ évacuer les techniciens soviétiques* travaillant dans Tune des usines de la ville.Un porte-parole militaire pakistanais a fait état hier à Rawalpindi de nombreux bombardements indiens durant les demie-res 24 heures, sur les districts frontaliers de Sylbet, Comille, Chittagong et Jessore.A ce sujet, un autre porte-parole a déclaré, à Karachi, que les artilleurs indiens avaient tiré au moins 6,000 obus sur le Pakistan oriental au cours de la semaine dernière.Les forces indiennes ont perdu au total 30 hommes, a ajouté le porte-parole.Le discours prononcé hier par Mme Gandhi confirme, aux yeux des observateurs, leur impression que la Nouvelle Delhi n'acceptera pas que la crise soit résolue comme si elle résultait d’une querelle indo-pakistanaise.Ainsi que Ta rappelé Mme Gandhi, dans son discours, les dirigeants indiens considèrent qu'il s'agit d’une “crise intérieure pakistanaise" dont la solution doit être négociée entre le gouvernement d’Islamabad et les chefs élus du Bangla Desh, à la tête desquels figure le cheikh Mujibur Rahman, leader de la Ligue Âwami Certains experts estiment que le “grignotage” des forces pakistanaises par les Mukti Bahini soutenus par T Inde pourrait amener la défaite des forces régulières du Pakistan orientai avant la fin de février prochain.Ces experts pensent cependant que la ‘’libération du Bangla Desh” pourrait être réalisée encore plus rapidement: si le Pakistan passait a l’offensive aux frontières occidentales de l’Inde, la contre-attaque indienne à Touest et à Test fournirait aux Mukti Bahini un appui tel que ces derniers pourraient être à Dacca dans deux ou trois semaines.A Washington, on apprenait en fin de se maine, que le présiaent Richard Nixon adressera incessamment des messages aux dirigeants de Tlnde, du Pakistan et de T Union soviétique pour tenter dëm-pêcher une généralisation du conflit entre Tlnde et le Pakistan.Le président, qui espère recevoir des réponses constructives à son appel dans les jours à venir serait convaincu que l’URSS cherche de son côté à éviter que le conflit ne s’étende.A ce propos, on confirme à Runalpindi que M.Nicolas Podgomy, président du Soviet suprême de l’URSS, a adressé une nouvelle lettre au président Yahia Khan.Elle est semblable dans ses grandes lignes aux précédentes lettres de M.Podgomy et a été remise il y a quel ques jours par M.Baudinov, ambas sadeur de l’URSS, a précisé un porte parole officiel.“Il n’y a aucun chan gement” dans la position du Pakistan a encore déclaré le porte-parole.Andrei Gromyko en juin à Tokyo?TOKYO (AFP) - Le ministre soviétique des affaires étrangères, Andrei Gromyko, pourrait se rendre au Japon vers juin de Tannée prochaine en vue de discuter de la situation internationale avec les dirigeants japonais, à Toc-casion de la seconde conférence ministérielle soviéto-japonaise, apprend-on dans les milieux du ministère japonais des affaires étrangères.On croit dans les milieux politiques japonais que l’URSS envisagerait une “offensive diplomatique” en direction du Japon afin de contrer la décision du président Nixon de visiter Pékin.L’URSS avait jusqu’à présent fait la sourde oreille à la demande du Japon, qui insistait pour que cette seconde conférence soit tenue.McGovern et la guerre en Indochine ALGER (AFP) - Le sénateur Mc Govern, dont l’opposition à la politique indochinoise du président Nixon est connue, a répondu à sept questions que lui ont posées récemment les organisateurs de la seconde conférence internationale des juristes sur l’Indochine, ouverte vendredi à Alger.Dans ses réponses, le sénateur MC Govern a déclaré n’avoir pas perçu, lors de sa récente visite à Saigon, ”de signes évidents d’un effort actif fait au Sud-Vietnam en vue de punir les crimes de guerre”.Il estime que la candidature unique du général Thieu à la présidence de la ré publique du Sud-Vietnam n’était pas “compatible! avec les normes élémen takes de la démocratie”.Paul HAMEL.SJ.invit* chaqu« jour, des témoins du manda dwétien.à Témission du 29 au 4 décembre 1971 LUNDI : Dr.Beltrami : Comment concilier l'amour et agressivité MARDI: R Mailloux : Les Freres du Sacré-Coeur au Canada depuis 100 ans MERCREDI : Paul Hamel : le premier saint des camps de la mort : le P Kolbé JEUDI : Dr Beltrami : Pas facile de supporter la réputation de couple modèle VENDREDI: L.Poirier : L'Avent : une montée vers la plénitude SAMEDI : J.P.Rouleau : l'image que les étudiants se font du prêtre A Montréal CJS0 Sorti 8h.40 (au cadran 1320ks) lyntonisar CKBS St-Hyaclntha I5H.35 (au cadran 1240ks) CFLV Vallayfiild 13h.45 (au cadran 1370k») et à 50 autres stations au Canada Témoignage Pourquoi ?ses concurrents! Parce qu’il * "i « » anlKier Jalorvde, .AitnmriliiH.v/MWM.m JaiitKier &Jalonde AUTOMOBILE INC.CONTINENTAL MARK IV, MARQUIS, METEOR, COUGAR.MONTEGO, COMET, CORTINA.CAPRI.4411 Papineau, près Mont-Royal.526-4411 COMMISSION DE CONTRÔLE -DES PERMIS D'ALCOOL DU QUÉBEC AVIS CÔTÉ, Mme Béatrice 8471 est Ontario Montréal É picerie CROTEAU, René 3625 Wellington Verdun É picerie CHARBONNEAU, Marcel "Marche Charbonneau Liée" 48 Broadway Montréal-Est E picerie CIAMBRONE, Vincenzo 6469 Boyer Montréal S.A.M.-Bar DUCHARME, Jean 7811 est Notre-Dame Montréal Bar AUERBACH, Herbert- 453 St-François-Xavier Charles Montréal "la Fondation Centaur pour les Arts d'agrément" Amphithéâtre DE MONTGAILLARD, Roger 6794, De Lanaudière Montréal E picerie D'ALESSANDRO, Michele 7350 ouest Sherbrooke Montréal i É picerie DESFOSSÉS, Mme Lorraine Campeau 6101 ave Bannantyne Verdun É picerie CAUCHON, Louise “St-Denis Lounge Liée" 4596 St-Denis Montréal S.A.M.-Bar-Cabaret DESMARTEAU, Charles “Toronado Bar Lounge Inc." 3213estJorry (St-Michel) Montréal S.A.M.-Bar CHAUSSÉ, Mme Rose 4631, Des Érables Montréal 6 picerie CORDEAU, Louis 5605 De Gaspé Montréal Restaurant CARDINAL, Hervé 5401 Papineau Montréal S.A.M.-Bar BURGER, Mme Livia Moskovics 6412 Côte St-Luc Montréal Épicerie DAVID, Rolland "Lorelei Inc." 1226 Stanley Montréal Cabaret DELISLE, Léo 3570, rue Rouen Montréal E picerie DESLOGES, Laurent & Mme Thérèse Gauthier Desloges 395, rue Lemoyne, Montréal S.A.M.ARVANITAKIS, Demetre 2077, rue Victoria, S.A.M.-Rest.& Georges Alexiou Gardikiotis Montréal Bar-Cabaret DA COSTA, Alberto 3845, rue St-Denis, Montréal S.A.M.-Bar BERGERON, Yvon "Marché Ed.Lessard Inc." 5800 est, rue Bélanger St-Léonard £ p:cerie CHAPMAN, Winnie 8225, St-Hubert, Montréal S.A.M.COULOMBE, Michel 1700, rue St-Hubert Montréal É picerie • Toute objcctfcn d ces demandes doit être faite par écrit r dûment motiveç dans les 1 5 jours du present avis au SECRÉTAIRE GÉNÉRAL Case Postale 200 Place d Armes, Montreal, P.Q. Le Devoir, lundi 29 novembre 1 971 ?7 DÉCÈS Notez s.v.p.que les avis de décès doivent nous parvenir avant 6.00 p.m.heure do tombée.GAUTHIER (Georgianna).A Montréal, le 26 novembre 83 ans -est décédée Mme we Eudide Gauthier, né; Georgianna Philion.Mère de Russel Gauthier, belle-mère de Mme we Normand Gauthier et de M.Guy Lacouture.Le convoi funèbre partira des salons Roland Bisson Enrg., 130 est, Henri Bourassa à 9:30.Service à 10 h.le 30 courant, en l'église St-Eugène de Rosemont.Inhumation au cimetière de Côte des Neiges.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.OUIMET (Léopold).A Montréal, le 26 novembre 1971 62 ans - est décédé Léopold Ouimet, fils de feu Docteur William Ouimet époux de Marie-Blanche Breton, père de André.Claire, Richard, Denis, sa belle-fille (Mme André Ouimeti, son gendre Georges Campeau, ses frères Robert, pharmacien.Maurice, prêtre-curé, Georges, (Père Philippe S.J.I, Laurent (avocat», ainsi que 3 petits-enfants Patrick, Philippe-Alexandre et Sylvain.Le convoi funèbre partira des salons A.Dallaire et J.S.Vallée, 2548, Beaubien est à 9:45.Service à lOh.le 30 courant, en l’église St-Donat.Inhumation au cimetière de l’Est.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.1 î: Chagnon François - Samedi 27 novembre, est mort accidentellement, à l’âge de 18 ans, François Chagnon, fils bien-aimé de Jean-Jacques Chagnon et de Huguette Cha-mard.Outre ses parents, il laisse dans le chagrin trois soeurs.Marie (Madame Georges Desjardins), Catherine et Geneviève et son frère Pierre.ses grands-parents Monsieur Esdras Chamard de Saint-Jean-Port-Joli et ¦ Madame Charles-Auguste Chagnon de Verdun.Il laisse également un beau-frère.Monsieur Georges Desjardins, plusieurs oncles et tantes, cousins et cousines.La famille sera heureuse de recevoir parents et amis au Salon Vaiiée.sis au 1111 ouest de la rue Laurier.et vous invite à participer à la cérémonie religieuse qui aura lieu à 11 heures, mercredi matin.1er décembre.à l'église Saint-Viateur d'Outremont.rue Laurier coin Bloomfield.Pour ceux qui voudraient faire des offrandes.la famille apprécierait qu’elles soient faites au profit de l'équipe liturgique à laquelle François appartenait, en les adressant à l’attention du Père Desnoyers c.s.v.au presbytère de la paroisse Saint-Viateur.rue Bloomfield.UN DENTIER qu’on ne sent pas plus que les dents naturelles Si votre dentier vous gêne lorsque vous mangez, riez ou parlez, employez la poudre ndhèsive FASTEETH.Non acide.FAS-TEETH fait tenir les dentiers plus longtemps.facilite la mastication, garde leur saveur aux aliments.Pour votre santé, votre dentier doit tenir fermementen place.Voyez votre dentiste régulièrement.Utilisez FASTEETH.DESIGNER D’INTÉRIEURS LAURENT LAMY Designer d’intérieurs 788, Wilder Montréal 1 54 737-1955 DÉCORATEURS ENSEMBLIERS LAURENT BÉRUBÉ DÉCORATEUR-ENSEMBLIER 8240 AIMÉ-RENAUD ST-LÉONARD Mtl, 38 324-2580 VIAU, MORISSET, BEAULAC & ass.Consultants en décoration Designers en aménagement intérieur 5995 rue Monkland Montréal 261 Tel.: 488-2561 LOUIS CARRIER ARCHITECTE 1 .JJ * 278 S bout LAURIER QUÉBEC 10-P.Q.TÉL.:651-0982 DAVID & BOULVA ARCHITECTES 3 Place VNIe-Marie MONTRÉAL-866-9854 Les architectes LONGPRÉ MARCHAND GOUDREAU DOBUSH STEWART BOURKE MONTREAL-142.1401 Ottawa St-Jean.T.-N / Banque de Montréal Soyez prêt à mettre la main à la pâte.Remplissez le guide “prêt à tout”: c’est un bon moyen d’éviter les casse-tête car il vous indiquera votre pouvoir d’emprunt en vous révélant les mensualités que vous pouvez acquitter.Si vous découvrez que vous avez les moyens d’emprunter, notre “prêt à tout” pourrait vous intéresser.Il est économique et en a aidé plusieurs.Qu’est-ce qu’on peut faire pour vous?Gains mensuels Salaire net____ Surplus________ Total POUVOIR D’EMPRUNT-TABLEAU DES MENSUALITÉS 18 MOIS 24 MOIS 36 MOIS 48 MOIS PRÊT Mensua- lités Coût de l’emprunt* Mensua- lités Coût de l’emprunt* Mensua- lités Coût de l’emprunt* Mensua- lités Coût de l’emprunt* $1,000 $ 60.94 $ 96.84 $ 47.03 $128.64 $ 33.17 $194.00 $ 26.29 $ 261.67 1,500 91.40 145.26 70.54 192.96 49.75 291.00 39.43 392.51 2,000 121.87 193.68 94.05 257.28 66.33 388.00 52.57 523.34 2,500 152.34 242.10 117.57 321.60 82.92 485.00 65.71 654.18 3,000 182.81 290.52 141.08 385.92 99.50 582.00 78.86 785.01 i 3,500 213.27 338.94 164.59 450.24 116.08 679.00 92.00 915.85 4,000 243.74 387.36 188.11 514.56 132.67 776.00 105.14 1,046.68 4,500 274.21 435.78 211.62 578.88 149.25 873.00 118.28 1,177.52 5,000 304.68 484.20 235.14 643.20 165.84 970.00 131.43 1,308.35 ‘REMARQUE: Ces sommes représentent le montant total des intérêts payés durant la période de temps indiquée au-dessus.Taux annuel de l'intérêt: 11.9%.GUIDE PRET À TOUT Coût de la vie Loyer/Hypothèque.T axes____________ Chauffage.Électricité- Téléphone_ Nourriture- Vêtement___ Transport__ Assurances.Médecin/Dentiste.Autres mensualités.Loisirs____________ Divers_____________ Épargnes___________ Total Gains mensuels, moins Coût de la vie_ égale revenu disponible $_ Le directeur de votre succursale de la Banque de Montréal serait heureux de discuter avec vous des mensualités que vous pouvez vous permettre.Banque de Montréal La Première Banque Canadienne Qu’est-ce qu’on peut foire pour vous? 8 • Le Devoir, lundi 29 novembre 1971 Les plus importantes depuis 140 ans France, Grande-Bretagne, RFA, Canada, Japon Les présidentielles en Uruguay se sont déroulées dans le calme MONTEVIDEO (AFP) Dansuneat-mosphère fiévreuse mais sans aucun incident, les Uruguayens se sont rendus en masse hier aux urnes afin d'élire le successeur du président Jorge Pacheco - la constitution uruguayenne ne prévoit pas le renouvellement du mandat présidentiel - ainsi que leurs rerpésentants au Sénat et à la Chambre des députés.Même sans vote obligatoire, il y aurait eu cette année un faible pourcentage d'abstentions, estiment les observateurs qui prévoient que près de 90 pour cent des 1,675.132 inscrits 1805.134 pour la seule capitale) auront participe au scrutin.Quelque trente mille Uruguayens résidant à l'etranger sont même arrivés à Montevidéo pour cette occasion.Bien que le pays soit soumis à des "mesures de securité", prises en juillet 1965 pour combattre les guérilleros, l'ambiance électorale n'a jamais donné l'impression d'un état d'exception.Tout au plus peut-on signaler quelques signes ^'énervement d’électeurs'obligés d'attendre de longues heures sous une chaleur torride avant de pouvoir entrer dans les bureaux de vote débordés au cours de la matinée.L'apparition du "Frété Amplio" (front large) réunissant pour la première fois les communistes, les socialistes et les démocrates-chrétiens, la cristallisation d'un fort courant de droite avec la candidature de Jose-Maria Bordareey, dauphin désignée du président sortant Jorge Pacheco, ainsi que la présence "souterraine" des Tupamaros, sont les principaux facteurs qui font que ces élections sont considérées par les Uruguens comme les plus importantes depuis Tin-dependance, il y a 140 ans.La campagne électorale s'est terminée samedi en donnant l’impression d'une lutte sans merci entre le "Frente Amplio' et les partis traditionnels."Blànco" et "Colorado".Ce sentiment a persisté hier bien que Ton reconnaisse généralement l’impossibilité pour le ' Frente'' de gagner ces élections.Le candidat de cette union de gauche, le général Liber Sere avait termine son dernier meeting en déclarant: "Nous assistons à la fin d'un régime (.) C'est vrai que le Front veut changer le pays car nous ne voulons plus de persécutions, de camps de concentration, d'horizon bouché et de peur".De son coté, le président Pachelo avait évoqué, dans un ultime discours radiotélévisé, les actions des Tupamaros, les activités de la "subversion", concluant par ces mots: "En silence, j'ai armé mon peuple du bulletin de vote tandis que la sédition a armé des mains criminelles de fusils, de mitraillettes et de lames".Les résultats des élections d'hier commenceront à être connus ce matin.99,45% de participation électorale Le marathon diplomatique de Nixon par Marc Hutten, de l'AFP SAN CLEMENTE (Californie) - Le président Nixon vient de mobiliser le monde entier pour un marathon diplomatique sans précédent puisque, entre décembre et mai prochains, il se réunira avec les dirigeants des cinq prin-i cipaux pays alliés des Etats-Unis: France, Grande-Bretagne, Allemagne fédérale.Japon et Canada.Les chefs d’Etat ou de gouvernement u’il verra représentent, au total, près e un milliard trois cent mille habitants.A long terme et sur le plan global, il s’agit de la métamorphose de l’ensemble de la politique étrangère américaine et d’un réalignement général dans Tordre des réalités internationales.Il s’agit de la transition entre le quart de siècle de guerre froide qui a suivi la deuxième conflagration mondiale et une fin de siècle qui s’est ouverte avec l’entrée de Pékin a T ONU.A court terme et sur le plan de la politique intérieure, il y va du sauvetage de l’économie américaine et du dollar au moyen de la réforme moné- taire souhaitée par les Etats Unis.Mais il y va aussi de la réélection du président en novembre 1971.Les réunions entre M.Nixon et ses principaux alliés concerneront aussi bien, en effet, la préparation de ses deux voyages historiques à Pékin, entre le premier janvier et le 30 avril 1972, et à Moscou, fin mai, que le grand débat international né de la crise monétaire.De mercredi à dimanche, la Maison-Blanche de l’ouest” a déclenché un véritable barrage de communiqués pour annoncer les étapes de ce marathon américano-allié, préalable aux sommets avec les communistes.Les 13 et 14 décembre, aux Açores, M.Nixon se réunira avec le président Georges Pompidou de France et, parallèlement à ce sommet, avec le premier ministre du Portugal.Les 20 et 21 décembre, aux Bermudes, il rencontrera le premier ministre Edward Heath de Grande-Bretagne.Les 28 et 29 décembre, à Key Biscayne (Floride), il conférera avec le chancelier Willy Brandt de la RFA.Les 6 et 7 janvier 1972, de retour à San Clemente, il recevra le premier ministre Eisaku Sato du Japon.Enfin, dans la deuxième quinzaine de janvier vraisemblablement, il aura un tête-à-tête, le dernier de la série, avec le premier ministre Pierre Elliot Trudeau du Canada.Les caractéristiques essentielles de chacune de ces réunions sont identiques: elles se succéderont à intervalles a une semaine, elles seront dépourvues de tout protocole et M.Nixon sera entouré à chaque fois de son secrétaire d'Etat William Rogers, de son secrétaire au Trésor John Connally et de son conseiller M.Henry Kissinger; elles se dérouleront enfin hors de chacune des capitales intéressées.Au milieu de cette hyper-activité, entre les cinq prochains mois placés sous le signe d’une politique étrangère agressive et une campagne électorale qui ne le sera pas moins, M.Nixon doit encore résoudre un casse-tête qu'on aurait tort d'oublier: celui de la fin de la guerre d’Indochine.Les Tchécoslovaques ont fait une croix sur le Printemps de Prague PRAGUE ( AFP) La Tchécoslovaquie a fait une croix sur le "Printemps de Prague" et a voté vendredi et samedi comine elle l’avait toujours fait depuis Tavènement du communisme, c'est-à-dire à la quasi-unanimité.C’est la première conclusion qui s'impose à la lecture des résultats de ces élections générales - les premières depuis sept ans, les premières aussi depuis la formidable secousse qui a ébranlé le pays avant et après l’intervention des troupes du Pacte de Varsovie le 21 août 1968.Le pourcentage de participation électorale a été exactement le même qu'il y a sept ans, voire un soupçon plus élevé (99,45 pour cent contre 99,42 pour cent en 1964).Quant à celui des votes favorables aux candidats uniques proposés par le Front national, il a atteint un maximum de 99,94 pour cent en Slovaquie pour les candidats à la Chambre du peuple et au Conseil natio- nal slovaque, et n’est pas descendu au-dessous de 99,71 (en Bohème-Mora”;e pour les candidats à la Chambre des nations).La moyenne nationale s’établit à 99,81 pour cent pour la Chambre du peuple et à 99,77 pour cent à la Chambre des nations.C'est là une victoire incontestable pour le régime de M.Gustav Husak.qui peut se targuer d'avoir brisé en deux ans et demi toute velléité de résistance.Que la population tchécoslovaque ait voté par conviction ou par lassitude, par enthousiasme ou par indifférence, le fait est qu’elle s’est aisément laissé convaincre d’aller voter, sans même user de son droit au secret du vote.Bien que la radio tchécoslovaque se soit empressée dès samedi soir de se gausser des erreurs d’appréciation commises par certains commentateurs de la presse étrangère quant à Tissue de ce scrutin, il semble que les plus sur- pris de ces résultats soient les dirigeants eux-mêmes.M.Alois Indra ne Ta pas caché samedi soir, pas plus que M.Antonin Kapek.membre du présidium et secrétaire général du PC pour la ville de Prague, qui a évoqué les "craintes intérieures" du parti quant à la véritable orientation prise par Topinion publique, et a avoué que les résultats "dépassaient les prévisions les plus optimistes ".Quant à la presse tchécoslovaque, on se souvient que le 4 novembre M.Jiri Janoska, évoquant dans “ Vecemi Praha” la "goutte de poison" distillée par ceux qui déclaraient: "A quoi bon toute cette publicité puisque de toute façon le résultat sera 99 pour cent.", ajoutait: "Quelle nàivété.seui peut parler ainsi un sceptique qui a dormi pendant les deux dernières années et qui vit dans le présent avec son corps, mais quelque part dans le passé avec son esprit ’.La vogue Tanquemy monte comme une marée! -y.Jir * - — /*¦ & m;"’" Pourquoi?Dégustez-le vous comprendrez1 La qualité subtile de cette importation raffinée explique sa popularité croissante.^ Si c'était du gin ordinaire, nous l’aurions mis en bouteille ordinaire.Gin Tanqueray Distillé et embouteillé à Londres Représentant: The Distiller; Company (Canada) Limited " Les "purges"en Chine et le mystère Lin Piao BUDAPEST (AFP) - Une nouvelle série de purges a débuté dans l’appareil du parti et de l’Etat en Chine populaire, affirme le “Nepgzadsac”, organe du parti communiste hongrois, qui publie une analyse de la situation sur sept colonnes.Rappelant le mystérieux accident d’avion du 13 septembre dernier en Mongolie, le commentateur, cité par l’agence M.T.I., note la disparition des affaires publiques d’un certain nombre de dirigeants, dont MM.Lin Piao, successeur désigné de Mao Tse Toung, Rang Cheng, ancien responsable de la securité, Chen Po-Ta, qui dirigeait l’appareil de propagande, Noang Toung-Sheng, chef de T état-major de l’armée, et plusieurs autres militaires.“Il est clair que Ton s’efforce de limiter le rôle de l’armée dans la vie chinoise”, estime le “Nepszabadsag”, et les dirigeants militaires “ont été purgés pour avoir trop pris au pied de la lettre les slogans appelant à la lutte”.Après avoir condamné, des années durant, la traîtrise de l’impérialisme américain, estime le journal, il leur serait difficile de se faire à l’idée de la visite à Pékin du président Nixon.Par ailleurs, le maréchal Lin Piao est mort pendant la lutte pour le pouvoir qui s’est déroulée cette année en Chine populaire, rapporte plus catégoriquement que jamais le Washington Post.Dans un article citant d’anonymes spécialistes américains des affaires chinoises, le journal fonde sa conclusion sur le fait que les dirigeants de Pékin continuent activement à disséminer parmi les cadres du parti le fait que Lin Piao est mort en septembre alors qu’il tentait de s’enfuir en Union soviétique avec quelques-uns de ses partisans dans Tavion qui s’est finalement écrasé en Mongolie.Les spécialistes américains n’excluent pas la possibihté que l’ancien dauphin du président Mao Tse Toung soit en réalité mort de maladie.La version de sa mort dans l’accident de Mongolie serait destinée à ternir sa réputation auprès des membres du parti et à affaiblir la position de ceux qui lui sont restés fidèles.Le journal ajoute que Lin Piao avait été opposé depuis le début à la politique de rapprochement avec les Etats-Unis, poursuivie par le premier ministre Chou en lai avec l’approbation du président Mao.IE BILL 28 un Km»! DECOUNII MAINTENANT I FORMULE D’ABONNEMENT.oéreuer à: i en#*™ T.271S Chemin Côt« St«-Catherin« Montréal - Tél.: 739.2738 | VEUIU.IZ RECEVOIR DU ¦ SOUSSIGNÉ LA SOMME DC ABONNEMENT RÉGULIER 1 an $7.00 ?ÉTUDIANT SS.00 ?DE SOUTIEN $10.00 ?à Partir du mois de .19.| AU NOM DE.^ ADRESSE.| Centre Saidye Bronfman du YM-YWHA 5 1 70 Chemin Cotejfcte-Catherine 737-6551 poste 17 TABLE RONDE SUR LE SiLL 28 Mardi, 30 novembre à 8:00 p.m.PARTICIPANTS : Bishop Leonard J.Crowley Auxiliaire au Bishop de Montréal Julian Kotler Représentant du Canadian Jewish Congress John Perrie Directeur de l'Éducation et Secrétaire-trésorier au Protestant School Board of Greater Montreal.Thérèse Roux Peésidente du Conseil d'administration de la Commission des Écoles Catholiques de Montréal.Dr.Stanley Frost- Modérateur Vice-Principal à l'Administration et aux Facu Ités Professionnelles de l'Université McGill.QUESTIONNAIRE ANIMÉ PAR : James Ferrabee - Journaliste, The Gazette Lysiane Gagnon - Journaliste, autrefois avec La Presse Terry Killens - Président, Région B, Comité Consultatif des Écoles Catholiques de Montréal Robert Laker - Président, Lakeshore Regional Council of Quebec : ome and School Federation.ENTRÉE GRATUITE PUBLIC CORDIALEMENT INVITÉ En novembre et en décembre deux fois plus | de leçons d Anglais pour le même prix! EN NOVEMBRE ET EN DÉCEMBRE SEULEMENT appelez Berlitz cours d'Anglais services de traduction 2053 rut P««l, Montréal • 283*3111 * 50 Place Crémazie, Montréal - 387*2566; 207 rut RichtKtu.St-Jtan • 346*6100 Ouvert en semaine jusqu'à 8:30 p.m.Le samedi jusqu'à 1 p.m.IL EST ENCORE TEMPS POUR NOËL DE RÉNOVER VOTRE SALLE DE JEUX, OU SALLE DE BAIN SPÉCIAL POUR CUISINE pour un temps limité seulement Armoires de cuisine complètement recouvertes avec du plastique lamellé, qui met fin à l'entretien.SPÉCIAL DE NOËL por pied Aussi peu que 1 $14 $26 ($0.13 le mille) $692 $4692 Constatez-ie vous-même au tableau comparatif ci-dessus.Deux autres grandes entreprises de location de voitures exigent des tarifs plus élevés que Tilden.À voitures de format égal, à millage égal, vous économisez en louant une voiture Tilden.Car seuls les tarifs Tilden incluent toujours l’essence*! 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politique capable ae mettre en cause les décisions gouvernementales Les milieux industriels et financiers ont vécu dernièrement une activité presque dramatique qui a eu son climax dans la concession au groupe nia Uninao Nacional de Pétroleosi du droit de construire une raffinerie qui aura la capacité annuelle de 10 millions de tonnes et doit être prête vers la fin de 1975.C'est la plus grosse entreprise jamais programmée au Portugal et l'on peut dire qu autour d'elle se sont polarisés les intérêts divergents qui circulent sur la scène économique Ce complexe pétrolier s'inscrit dans un vaste programme de valorisation de la zone au sud du Tage, entre Lisbonne et l'Algarve.qui donnera au pays un triple clivage industriel.Au Nord, les textiles, la petite industrie et la raffinerie du Porto: la grande industrie, les lignes de montage de voitures et la sidérurgie resteront autour des ports de Lisbonne et Setubal: dans le Sud.c'est le tourisme de l'Algarve.avec des villages qui vont naître pour recevoir les voyageurs du soleil La C.U.F.et Champalimaud Le groupe C.U.F a des intérêts monopolisateurs dans tous le" "¦Moteurs, à tous les étages, y compris la banque et la presse.Si l'on peut trouver des compagnies de ce groupe dans tous les coins du pays et en Afrique, sa concentration majeure se situe autour de Lisbonne La CUF.qui détenait déjà la clef de la vie portuaire, avec ses bateaux, ses chantiers, ses docks pour accueillir des pétroliers géants, se propose de faire bâtir des nouvelles installations portuaires face à Setubal.et devient par la concession de la nouvelle raffinerie le colosse sans concurrents de l'industrie portugaise Ce gigantisme, qui est un des principes moteurs de l'entreprise, a toujours été favorisé par Salazar, et il continue de l'être par Caetano.En disant oui à la CUF.Caetano a fait un nouveau pas pour soumettre à sa loi le groupe Sommer-Champali-maud.qui détient la Sidérurgie.Le groupe a eu ses meilleurs jouis sous des lois pro- tectionistes de Salazar et aujourd'hui il s'oppose aux politiques gouvernementales sur l acier et la dimension des hauts-fourneaux.Le chef du groupe, M.An tonio Champalimaud se trou ve.d'ailleurs, compromis dans un long procès de par tage qui court dans les tri bunaux de Lisbonne depuis des mois et a obligé M.Champalimaud à fuir le pays pour ne pas attendre en prison les résultats de ce procès.A l'inverse de ce qui serait sûrement arrivé sous Salazar, Caetano n'a pas empêché une certaine couverture journalistique du procès et le public a été mis dans le secret des manoeuvres des grandes familles et il a pu mieux comprendre la longueur de leurs tentacules.Peu importe, très opérationnel.Champalimaud continue de diriger de l'étranger tout son empire et il a su jouer de telle sorte qu'il a réussi une manoeuvre qui lui assura le contrôle de la banque portugaise.Pour empê cher la consommation de ce jeu.le gouvernement a dû faire une loi.avec des effets rétroactifs, qui annulle les transactions effectuées.Cette loi semble anti-constitutionnelle et Champalimaud présentera le cas devant les tribunaux.Le procès de l'héritage a connu plusieurs coups de théâtre, dont le dernier est le choix d'un nouvel avocat par M.Champalimaud Celui-ci est maintenant protégé à la cour par M.Salgado Zenha.candidat de l'opposition démocratique aux dernières élections législatives, qui il n'y a pas longtemps, dormait dans les prisons du régime 11 faut dire encore que le groupe Champalimaud.qui autrefois a été lié par des mariages au groupe CUF.était aussi présent, tout au moins derrière le rideau, dans la course pour la concession de la raffinerie du sud.en association avec le groupe ESSO, qui détient déjà des positions forts considérables en Angola Les Grands du pétrole Mais les grands perdants du concours pour la raffinerie du sud sont sûrement les seigneurs du pétrole.B.P .Shell et Mobil, qui avaient présenté un projet en collaboration avec la SACOR.compagnie nationale concessionnaire de la raffinerie du nord (qui a coûté presque le double des prévisions budgétaires! et la Fondation Gulbenkian.qui siège à Lisbonne, mais détient des intérêts considérables dans les pétroles du Moyen-Orient.Les Grands ont accusé le gouvernement de favoritisme et leur réaction serait à l'origine de la décision gouvernementale de faire publier un livre blanc sur le sujet, geste inédit dans l'administration portugaise.Des rumeurs ont même circulé sur le fait que les Grands seraient prêts à quitter le marché portugais, d'autant plus qu'ils se voient encore touchés par la concession à la CUF des droits de distribution.annoncée par la CUF avant même la publication du texte légal qui lui donnera cet avantage.Outre les mérites et l'expérience dont ils se parent, les Grands semblent dire (mieux, le président de la Shell à Lisbonne l a fait savoir dans une réunion sur l'évolution des marchés du pétrole) que la décision est la moins favorable à l'indépendance de l'économie portugaise, même si le groupe gagnant ne comprend aucune entreprise étrangère.La CUF n'a aucun accès direct aux centres producteurs et elle sera toujours dans la dépendance des trusts internationaux.qui.surtout aux moments de crise, dicteront leurs lois.D'autre part, il ne leur semble pas possible que la CUF puisse trouver sur le marche portugais les 125.000.-000 de dollars dont elle aura besoin.Finalement, la' décision du gouvernement rendrait presque impossible une vie concurrentielle normale pour les autres compagnies, et sans concurrence il n y aurait pas de progrès dans une société capitaliste.La définition de pareilles options serait, d'ailleurs.nuisible aux rapports du leurs nuisibles aux rapports du Portugal avec la nouvelle Europe du Marché commun.La réaction des grandes compagnies du pétrole ressemble à celle connue dans tous les cas de nationalisation.même capitaliste, et seuls les moins à venir nous diront jusqu'à quel point leurs menaces étaient réelles ou stratégiques.Une usine Datsun à Montréal?Le constructeur d'automobiles japonais Datsun envisagerait sérieusement de creer une usine d'assemblage dans les environs de Montréal, affirme le Montreal Star.Le quotidien déclare savoir de source informée que la compagnie n'a pas encore pris de décision à ce sujet, mais que les responsables de excellent CHOIX?Le SCOTCH par excellence l Grai\d LE llëraiSil VIEILLI A POINT DISTILLÉ, VIEILLI ET EMBOUTEILLÉ EN ÉCOSSE DANS TOUSLES MAGASINS DE LA S.A.Q.25 oz: 330 F 40 oz: 330 G Reptisenle au Québec, par LES AGENCES DÉSAUTELS INC: .¦ ; .Ct : v' Montreal- 932-7631 ScotcK Whisky BRUNET DE CÔTE-DES-NEIGES EST LE NOM QUI DOMINE DANS LA CRÉATION DES MONUMENTS AUCUN AGENT ÉCONOMISEZ IA COMMISSION AVANT D’ACHETER CONSULTEZ LA PLUS VIEILLE MAISON DU QUÉBEC Inscripliont Réporafioni el nettoyages I.BRUNET Liée 48 24 Chemin Côte des Neiges Tél.: 738-8686 Fondée «n 1877 Pour ce qui est de la CUF.elle doit penser au pétrole de l'Angola et elle semble vouloir répondre à l’appel du gouvernement pour que les grandes entreprises s'ouvrent à la collaboration des petits capitaux.Elle se propose déjà de faire paraître à la bourse des nouvelles actions et de faire souscrire par ses 30,000 employés des titres pour la nouvelle raffinerie.En attendant, les fonds CUF ont doublé leur valeur à la bourse au cours des dernières semaines.Le pouvoir économique de la CUF s’accompagne d'un pouvoir politique qui joue comme un facteur décisif d.ins les options futures de la vie portugaise, comme il a joué si dangereusement sur son passé.Le Portugal risque donc de devenir de moins en moins le produit d'un peuple conscient du chemin qu'il suit, pour être de plus en plus un pays manoeuvré d'en haut, et cela malgré toutes les promesses de dialogue.LISBONNE (AFP) - L ARA (action révolutionnaire armée) cesse d’être un mystère.L’identité de cette organisation, responsable de nombreux sabotages et attentats, est révélée dans un document publié par la commission politique du comité central du parti communiste portugais, daté d'octobre 1971.Ce long document de six pages imprimées, envoyé par courrier, fait le bilan de l’action du parti communiste au cours des trois dernières années.A propos de TARA on lit: "Le parti communiste portugais a appuyé et continuera à appuyer les justes actions de TARA, organisation autonome avec des forces spécifiques d’activité, et exprime sa solidarité avec ses courageux militants que la répression fasciste s’efforce d'atteindre”.Il souligne en même temps que les actions de TARA n’ont rien à voir avec ie terrorisme.Qu'il suffise de dire que des actions aussi complexes que celle du "Cunene” (bateau portugais retrouvé saboté à la dérive au large du Mozambique et dont l’équipage avait disparu mys- térieusement), la destruction de matériel militaire dans le port de Lisbonne, de matériel aérien à Tancos, du sabotage lors de la réunion de l’OTAN, à Lisbonne, furent réalisées sans une seule perte de vie humaine.Le parti communiste continuera à s'opposer aux actes de terrorisme que “seuls des aventuriers irresponsables peuvent défendre tout en fournissant un prétexte à la répression fasciste”.Ce document déclare encore à propos de TARA: “Un grand mouvement d’opinion contre la guerre coloniale s’est traduit par des actions de mécontentement et de résistance dans les unités militaires, par l’augmentation du nombre des réfractaires et des déserteurs, et qui s’exprime dans les actions de F ARA, dirigées directement contre la machine de guerre colonialiste." Les observateurs remarquent que ce document ne fait aucune mention d'une organisation qui s’intitule "Brigades révolutionnaires’’ et qui a revendiqué fin octobre et début novembre les attentats contre les installations de l’OTAN à Oeiras et à Caparica.Cela confirme, estiment-ils.la supposition alors émise selon laquelle (’ARA appartient à la fraction du parti communiste pro-Moscou tandis que les “Brigades révolutionnaires'' appartiendraient à la fraction pro-Pékin.Sur le plan intérieur, le manifeste constate qu’après trois ans au pouvoir, le premier ministre.M.Marcello Caetano, a rejeté “le masque de la libéralisation” et que son gouvernement se montre comme une “dictature fasciste".Il constate que le gouvernement dénie à l'opposition démocratique tous les droits, que la loi su.la presse lui donne “de nouvelles armes pour juguler la liberté de presse et d’expression”.Il souligne que “les travailleurs luttant pour leurs droits et leurs justes revendications sont accusés de “subversion”, que les associations d’étudiants ont été dissoutes.qu’au lieu de "rechercher une solution politique en Guinée.Angola et Mozambique le gouvernement a intensifié la guerre criminelle." Datsun avaient été favorablement impressionnés par Montréal qui serait le meilleur endroit pour l'installation de cette usine, dont la production desservirait le Canada et les Etats-Unis.De surcroît, elle fournirait de 3,000 à 5,000 emplois.Toutefois, la création de cette usine de montage nécessiterait l'approbation du gouvernement fédéral, car sa production entrerait alors dans le cadre des accords américano - canadiens sur l’automobile.Il faudrait en outre que Datsun soit assurée d'augmenter considérablement son volume de vente afin que le prix de ses voitures demeure aussi compétitif que celles actuellement construites au Japon.L’abondance de la main-d’oeuvre relativement bon marché au Québec et la proximité de Montréal des ports de la côte Est seraient des facteurs qui intéressent particulièrement la firme Datsun.ENTRE MONTREAL ET TORONTO, DÉCOUVREZ LES 9 AUTRES “VOLS D’AFFAIRES” CP AIR.Nous sommes très connus, trop connus peut-être, par notre “vol d’affaires’’ de 8.00 Montréal-Toronto.Tous les hommes d’affaires connaissent et apprécient notre plantureux et appétissant petit déjeuner, la prévenance et l'amabilité de nos hôtesses, la ra-piditéde leur service.Mais hélas, nos 9 autres “vols d’affaires” entre Montréal et Toronto ne connaissent pas la même gloire.Et pourtant, ce sont les mêmes hôtesses.Aussi prévenantes et serviables et elles se font aussi un point d’honneur à être mignonnes.Sur nos 9 autres “vols d’affaires”, vous avez droit au même service rapide et courtois.Ce sont les mêmes chefs qui mitonnent avec amour des petits plats ayant la même qualité que nos petits déjeuners.En plus, nous vous offrons un choix des meilleures bières canadiennes et d'excellents vins importés.Et pour votre détente, nous avons aussi des casse-tête, des jeux, des livres et des magazines.Sur nos 9 autres “vols d’affaires’’, nous fournissons aussi, à ceux qui sont des vrais bourreaux de travail, tous les accessoires de l’homme d’affaires moderne: du petit magnétophone portatif en passant par les revues financières, le dernier rapport de la Bourse et un secrétariat téléphonique.Alors la prochaine fois que vous allez à Toronto, prenez un “vol d’affaires” CP Air.Il y a, par exemple, tous les soirs, à partir de 16h15, 4 “vols d’affaires’’ qui reviennent de Toronto.Volez avec nous, vous redécouvrirez ce qu’est le service.Aller et retour.CP Air vous offre 41 “vols d’affaires” hebdomadaires vers Toronto et l’Ouest.MONTRÉAL-TORONTO 07:00 080)0 13:00 17:00 18:15 TORONTO-MONTRÉAL 16:15 16:20 21:30 22:20 ' Cahier Montréal, lundi 29 novembre 1971 LE DEVOIR Le procureur général et le règlement 3926 L e droit de manifester sur la place publique n est pas un absolu par Pierre Richard Dans un factum visant à prouver la légalité du règlement anti-manifestation de la Ville de Montréal, le procureur général du Québec soutient que le droit de manifester sur la place publique ne peut pas être considéré comme une “liberté fondamentale” et qu’au contraire, la tenue d’assemblées sur la place publique constitue, “prima facie”, une usurpation des lieux publics et est donc, au premier abord, illegale C’est là l’un des points saillants du factum du procureur général du Québec, M.Jérôme Choquette qui a été déposé le 12 novembre dernier en Cour d’appel et dont Le Devoir a obtenu une copie.Par ce factum, préparé par l’étude Pouliot, Dion et Guilbault, le procureur général conteste devant la cour d’appel le jugement rendu le 18 juin 1970 par le juge Paul Trépanier qui avait alors déclaré le règlement anti-manifestation illégal et ultravires.Ce jugement faisait suite à une requête présentée, le 28 novembre 1969, par Mlle Claire Dupont; celle-ci demandait au tribunal d’annuler le règlement 3926 qui avait été adopté par l’administration Drapeau-Saulnier, le 12 novembre 1969, à la suite des événements violents qui avaient entouré la grève des policiers montréalais.A la suite de ce jugement, la Ville de Montréal et le procureur général ont décidé d’interjeter appel.Le 31 mars dernier, Me Michel Coté, avocat-en-chef de la Ville, a déposé son argumentation devant la Cour d’appel; il y a quinze jours, c’était au tour du procureur général.Dans les semaines qui viennent, Me Gaétan Robert, avocat de Mlle Dupont, répondra à ces deux argumentations.Ayant en main tous ces points de vue, la Cour d’appel décidera alors si elle maintient ou renverse la décision du juge Trépanier de déclarer illégal le règlement de la Ville de Montréal.L’un des principaux arguments soulevés par Mlle Dupont à l’encontre delà légalité du règlement, est que ce dernier va à l’encontre du droit fondamental de manifestation qui est reconnu, selon elle, dans le préambule de l’A.A.N.B., qui est de juridiction fédérale et qui est sanctionné dans la Déclaration canadienne des droits.Le procureur général, dans son factum, conteste cet argument.Il soutient entre autres: “La destination naturelle des rues et des places publiques est de permettre et faciliter la libre circulation des citoyens.Celle des parcs est de permettre aux citoyens de se divertir et de s’y délasser.Les rues, places publiques et parcs n’ont pas été destinés a la tenue d’assemblées publiques.Il en résulte que non seulement les citoyens n’ont pas la liberté de tenir des assemblées publiques dans ces lieux, mais que telle assemblée est tenue, prima facie, comme étant une usurpation des lieux publics, et comme telle illégale.” Etant propriétaires des lieux publics, les municipalités sont investies du pouvoir et du devoir de contrôler ou /-l'in ?/-iT-z-li m 1 ac ocenmhlûûc nil HoflIPC qui pourraient s’y dérouler, poursuit le factum.Et, d’affirmer: “En général, on considère donc les assemblées et les défilés d’une importance spéciale comme un privilège qu’il appartient aux autorités locales de réglementer ou d’interdire.” Après avoir cité la jurisprudence, le factum résume: “Le droit constitutionnel britannique ne fait pas état d’un droit spécial de manifester et confère aux municipalités le pouvoir de réglementer l’usage de leurs places publiques à cet égard.” S’adressant à la Cour d’appel, le procureur général déclare que “ce n’est oue par tolérance qu’on a pu accepter dans le passé que de telles manifestations (dans des lieux publics) aient lieu.” “Le règlement municipal ne peut affecter aucune liberté fondamentale puisque les citoyens ne jouissent pas, de toute façon, du droit absolu de tenir des assemblées sur les places publiques”, note-t-il.Et même si ce droit fondamental existait, ajoute-t-il.les provinces, dans la sphère de leurs juridictions, peuvent “affecter ces libertés fondamentales”.Quant à l'argument de Mlle Dupont selon lequel le règlement 3926 crée une offense criminelle alors que le Parlement canadien a une juridiction exclusive en matière pénale, et qui a été repris par le juge Trépanier, le procureur général y répond ainsi: "Sans doute les assemblées tumultueuses t les émeutes font-elles l’objet de q.iques articles du code criminel.Cette coexistence d’articles du code criminel et d'un règlement municipal pouvant affecter le même sujet est tout à fait possible.Le but poursuivi par le règlement municipal n’est pas celui du code criminel ce dernier ne vise pas à réglementer spécifiquement la circulation dans les rues de Montréal ni la paisible jouissance par les Montréalais de leurs places publiques.Il importe peu que ce règlement puisse assujettir des personnes contre qui on mettrait également en application les articles 64 et suivants du code criminel L'aspect des deux législations n'est pas le même." Et de continuer: ".il ressort que le règlement municipal attaoué doit être jugé d'intérêt purement local, son application étant limitée et circonscrite dans l'espace et dans le temps, et qu’il peut coexister avec des dispositions du code criminel traitant sous d'autres aspects de certains éléments du règlement." On sait, par ailleurs, que même si son règlement anti-manifestation a été déclare illégal en première instance, l'administration Drapeau peut continuer à l'appliquer tant que la Cour d'appel ne se sera pas prononcée sur ce premier jugement.L'administration municipale n'a pas hésité à y recourir pour interdire la manifestation du 29 octobre dernier contre La Presse.wmffimmmmmmm La Petite Bourgogne tient un premier congrès de quartier par Solange Chalvin Un congrès de quartier dans une zone populaire, c’est déjà un événement en soi.La Petite Bourgogne pourra revendiquer dans quelques années, l’honneur d’avoir organisé le premier congrès de quartier a Montréal.Malgré une publicité faite à l’intérieur du journal local et aussi auprès des familles, au moyen de lettres, seulement quelques 150 personnes ont répondu à l’appel, sur une population de 12,-000 citoyens.Le congrès avait été organisé par Perspective 80, un projet d’organisation populaire financé par la Fédération des oeuvres de charité et des fonds privés, sous la responsabilité de Michel Gauvreau.Plusieurs comités de citoyens et services communautaires de la Petite Bourgogne ont travaillé à sa mine sur pied.Il a débuté, vendredi soir par la présentation d’un document audio-visuel oui a permis aux participants de bien cerner les problèmes de cette zoné ouvrière à cheval entre Westmount, Saint-Hen- ri, Pointe Saint-Charles centre-ville.et le Trois ateliers ont discuté du quotidien, c’est-à-dire des problèmes de logement, du flanque d’information et de loisirs.Le manque d’information de la majorité des citoyens concernant les solutions à ces trois problèmes ont provoqué radio / télévision WÊÊÊimÊa—ÊimÊÊiÊÊmÊiÊÊmM^imÊÊÊÊÊmimÊmmmÊÊÊÊËÊÊÊÊmnmmmÊsm Sept semaines de cotes d'écoute par Gilles Constantineau Erreur: l’ordinateur Burroughs de la Société Radio-Canada n’était pas incontrô-lablement capricieux, comme on aurait pu le croire à la suite d’une récente chronique Radio-Télévision: les informaticiens de la maison ont entièrement maîtrisé les problèmes de programmation qui s’étaient posés à eux au début de la saison et depuis une semaine traitent avec célérité (sinon à la fine épouvante! toutes les données recueillies par le service de sondage de Radio-Canada depuis le début de septembre.La tâche n’est pas terminée, mais les cotes d'écoute hebdomadaire des sept semaines écoulées entre le 4 septembre et le 22 octobre sont maintenant connues et commencent à donner une première idée d’ensemble de la saison.On pouvait ainsi se poser depuis quelques mois, à propos du Téléjoumal.des questions sérieuses auxquelles personne ne pouvait donner réponse.Avait-on pu imaginer que cette émission allait culbutant vers les plus bas échelons de l’écoute?On sait aujourd'hui qu’il n’en est rien.Le Téléjoumal a perdu des auditeurs, certes, mais tout doucement.Du 4 septembre au 22 octobre, il n’a pas obtenu plus que 15 pour cent du potentiel d’écoute du territoire de diffusion, mais il n'a pas eu moins que 13 pour cent.Evidemment, avec une moyenne d’environ 14 pour cent, l'émission se situe trois points au-dessous de la mo- yenne septembre-décembre de 1970, et quatre points en dessous de celle de 1969.(En 1970 le Téléjoumal était parvenu à s’élever à certaines occasions, au cours du dernier trimestre, à une cote de 20 pour cent.) Mais ce qui est plus inquiétant, c'est que (a nouvelle heure de diffusion du Téléjournal aurait dû se traduire non par une baisse, mais par une élévation naturelle de la cote, 10h.30 appartenant encore à la pointe d'écoute de la soirée.Si la cote a malgré tout diminué, c'est que quelque chose ne tourne manifestement pas rond, dans ce service.Bien sûr, il n'était pas besoin de consulter les rapports de sondage pour le soupçonner.• Les rapports des sept premières semaines semblent confirmer d'autre part l'hypothèse selon laquelle “Ce soir Jean-Pierre", selon les indications de la première semaine.allait peut-être s'élever lentement mais sans secousses.Du 4 au 10 septembre, l’émission avait eu 10 pour cent de cote.Du 18 au 24, elle s'élevait à 11.Elle y était encore une semaine plus tard mais au cours de la te semaine.elle était à 12 pour cent et dépassait le demi-million d'auditeurs.L'autre grande nouveauté de la saison, “Bou Bou dans l'métro".a connu un meilleur début de carrière, malgré tout.Partie à 14 pour cent de cote, au cours de la première semaine, elle s’était élevée à ENFIN LE FAMEUX 1972 Le Britannique C2963 ) Écran géant 26" Chromacolor A PRIX TRÈS AVANTAGEUX Un appareil spécifiquement construit et offert par votre technicien pour une longue durée.Contrôle couleur automatique GARANTIE.Tube écran, 2 ans Pièces, 1 on Service o voire discretion DEPOSITAIRE ZENITH • AUTORISÉ jïlPSBMBEBi m^LJÊÊÊÊBtmamOBS TV COULEUR-STÉRÊO-RADIO 783, rue MISTRAL (coin 82SO, St-Hubert) Service impeccable* prix imbattable 17.six semaines plus tard.Jean Pierre et Bou-Bou se trouvent ainsi à peu près sûrs de ne pas quitter l’affiche de la saison, quelles que soient les rumeurs qu’on fasse courir à ce sujet.Il en sera sûrement de même, mais pour d’autres raisons (ne serait-ce que celle des capitaux engagés dans l’aventure), pour l’émission “Le gourmet farfelu”.Du 4 septembre au 22 octobre, cette émission au lancement de laquelle on avait accordé tant de soins publicitaires a constamment oscillé entre 10 et 12 pour cent d’écoute, et semble destinée à plafonner autour de 10 pour cent.Ce qui n’a rien de prodigieux.(Entre parenthèses: on entend fréquemment encore des auditrices faire au “Gourmet” le reproche de proposer ses trucs de cuisine à une heure - 6h.- où dans la plupart des foyers l’animation naturelle empêche quiconque d’accorder une attention suivie à quoi que ce soit.) Le CRTC avait plusieurs fois dénoncé, depuis un an et plus, l’invasion de la culture américaine en territoire canadien, par l’entremise des câbles de télévision.Cette dénonciation semblait, à la lumière de l’expérience, assez légèrement concerner les Québécois, qui montraient peu de goût pour les productions américaines (ou anglaises) même les plus prestigieuses ou les mieux post-synchronisées en français.Les “Pierrafeu”, qui passent à 7h.30 le vendredi soir, n’ont rien changé à cette attitude populaire, et n’ont pu recueillir, tout dessins animés qu’ils soient (et tout jouai qu’ils parlent), plus que 11 pour cent de cote.Mais le docteur Marcus VVelby, lui, a eu raison de cette résistance.Ayant ouvert la saison, le 6 septembre, avec 30 pur cent d’écoute française, il était déjà parvenu à atteindre, le 18 octobre, la cote de 33 pour cent.(Reconnaissons Suita à la page 6 la création d’un service permanent d’information et de publicité chargé de trouver les moyens de mieux rejoindre les citoyens et de les inviter à une plus grande participation.Cest le logement qui angoisse le plus la population de la Petite Bourgogne.On se plaint non seulement des habitations insalubres mais des loyers trop élevés dans le logement subventionné.Aussi une action pur faire changer l’échelle de loyer pour le premier mai 1972, sera-t-elle entreprise en même temps qu’une autre action visant à forcer l’Office municipal d’habitation à régler les problèmes qui lui sont soumis par les comités de citoyens, “lesquels problèmes traînent depuis plus de deu> ans”, a-ton dit Face à l’inertie de cet Office, les citoyens exigeront sous peu d’être représentés majoritairement sur le conseil d’administration de l’Office municipal d’habitation qui compte présentement une dizaine de fonctionnaires et deux représentants des citoyens dans les zones concernées.Insatisfaits des logements publics qu’ils habitent (Ilots Saint-Martin et autres) les citoyens veulent en outre travailler à l’élaboration d’un plan global d’aménagement de leur territoire qui comprendra un réservoir de logements à prix modiques.On reproche en plus aux autorités municipales de faire progressivement des logements subventionnés, des ghettos pour assistés sociaux.Cest ainsi que les Ilots Saint-Martin comprenaient en 1968,12.44% d’assistés sociaux; en 70, ce chiffre était monté à 28% et en mai 71, U atteignait 40%.Seules de meilleures conditions de loyers accordées aux petits salariés pourraient renverser la vapeur pour mieux équilibrer la repar- tition des assistés sociaux, des citoyens à faibles revenus, des veillards pensionnés et des jeunes couples, à l’intérieur des logements subventionnés, a-t-on soutenu.On ne s’amuse pas beaucoup dans la Petite Bourgogne et les services de loisirs ont des difficultés à se trouver des locaux, des espaces verts et des subventions.Un Conseil des loisirs a été proposé et accepté par la centaine de citoyens qui ont assisté, hier, à la plenière qui a clôturé ces trois jours de congrès, où seuls le café et le coke ont été offerts aux participants! Bien que la population de la Petite Bourgogne comprenne un certain pourcentage d’anglophones et d'immigrants, on a décidé que la langue officielle de ce nouveau Conseil sera le français, puisque les “anglais ont déjà bien organisé leurs loisirs et que ceux-ci ne sont pas accessibles aux francophones.” Il est bien difficile pour un journaliste de déterminer à l’intérieur d’une salle le pourcentage de véritables citoyens de la Petite Bourgogne et celui d’animateurs sociaux professionnels.En début d’assemblée, ^manche, on a demandé aux gens n’habitant pas le quartier de s’abstenir de voter.Il y en avait seulement cinq.Mais au cours des échanges -toujours chaleureux mais à certains moments assez vifs - qui sont intervenus entre citoyens et animateurs sociaux, on a pu se rendre compte que le texte des résolutions relevait plus du langage d’un animateur social que d’un représentant de la classe ouvrière.Une résolution invitant les “professionnels” à s’abstenir d’intervenir afin de faciliter l’expression des citoyens” a toutefois été battue bien que plusieurs citoyens ne se sont pas gênés pour exprimer une certaine rancoeur.“On a besoin des animateurs' sociaux pour nous aider à regarder nos problèmes en face, a dit une mère de famille, mais ça nous fatigue de les entendre parler avec des mots de $5 alors que les citoyens parlent avec des mots de $3.49”.On a par contre vanté le travail des avocats populaires qui, selon les citoyens, font ce que devraient faire les officiers de bien-être.L’action politique a été envisagée comme moyen à long terme de solutionner les problèmes non seulement de la Petite Bourgogne mais des autres zones défavorisées, et il est à prévoir que le Conseil de quartier qui naîtra de ce premier congrès soit chargé d'en définir le contenu.M Biere t sa t MOLSON MADflA Ale AiLS / // ENCAN PUBLIC 29 et 30 novembre En collaboration avec la Centrale d'Artisanat du Québec, plus de $35,000.d'oeuvres d'artisans du Québec seront vendues par ENCAN PUBLIC, le lundi 29 novembre, 1:30 p.m.et le mardi 30 novembre, de 10:30 à 5:30 et de 7 h.p.m.à la iermeture à 4240 ST-DENIS Achetez de l'artisanat à votre prix, parmi les oeuvres suivantes: Bijoux en argent et en or 18Kt de Hans Gehrig Bijoux en or 18 kt de Louis Perrier Bougeoirs & chandeliers de Juneau Vaisselle de Cartier Bougeoirs, potiches & lampes de Giampagne Lampe caston de Caron Figurine & lampe de Godro Jardinière & cendriers d Argile Vivante Sculptures esquimaudes du Québec vendues par quantités raisonnables pour favoriser tous les acheteurs, grossistes et particuliers.Conditions: 25% de dépôt, livraison avant le 4 décembre VÉZINA ESSrs 4240 ST-DENIS - 843-4182 Inspection de la marchandise de 9 à 5 h.o.m.du 26 au 29 novembre (dim.excepté) Chaise de AAorissette Bateau de Leclerc Bustes & sculptures de Wertheimer Tables à café de céramique (Sucsan) Théières (4 soucoupes) et vases de Chohin Potiches de Achard Sculptures de Chouinard Scène marine de Bérubé Mocassins (pointures variées) Nappes de Au Terroir Assiettes de Thériault oti vous offre - rfP* , CU°ix ^ Hü T 1 t 12 • Le Devoir, lundi 29 novembre 1971 spectacles Au Quat'Sous Les beaux-arts Le pop-dada Greg Curnoe et le rigo riste H.Hofmann Un divertissement très ordinaire.par Michel Beaulieu "Chère Janet Rosenberg, cher Mister Kooning,” de Stanley Eveling.Adaptation: Michel Faure et Kate Eveling.Avec Louise La-traverse .'Janet Rosenberg et Mrs.Rosenberg) et Georges Groulx (Alec Kooning).Mise en scène: Paul Buissouneau.Costumes: Anne Pritchard.Décors: Paul Buissonneau et Marcel Gosselin.Vous vous ennuyez, vous êtes seul e> ou peut-être pas.Les samedis passés à la maison sont parfois longs.A la télévision, il y a bien sûr la oartie de hockey, mais vous prêterez cent fois ce gigantesque happening qu’est une partie dans l’enceinte du Forum.Au petit écran, ça vous chagrine un peu, sauf pour les reprises qui vous permettent de voir au ralenti les jeux les plus beaux et les plus émouvants.C’est samedi, mais peut-être un autre soir de la semaine et vous avez plutôt envie de sortir.Le cinéma ne vous tente pas trop: c’est plutôt au théâtre que vous aimeriez aller.Justement vous vous dites qu’au Théâtre de Quat’Sous on a l’habitude de présenter des pièces qui sortent du menu ordinaire: vous n’aimez pas trop les grosses machines, mais vous sentez à votre aise dans un théâtre intime.La pièce qu’on y présente en ce moment, vous n’en avez jamais entendu parler, non plus que de son auteur d’ailleurs.Habituellement, quand vous sortez du Quat'Sous.vous êtes en état de choc: on n’y présente pas souvent des pieces qui n ont aucune résonance profonde.Four une fois, ce sera l’exception, mais vous ne le savez pas encore.La piece est construite en porte a faux.Ce que voux entendrez ne correspond pas tout à fait à ce que vous entendriez si vous connaissiez les ficelles dès le départ.Mais pourtant, c’est précisément ce qui fait certaines qualités de la pièce de vous prendre aux apparences avant de les ef- facer d’un seul coup.Les personnages semblent vivre devant vous un jeu cruel et sont effectivement des personnages , des personnages à l’intérieur de personnages.La pièce pivote sur quelques renversements de situations: les indices pullulent, mais ce n’est que tard qu’ils prendront leur signification.Les apartés devraient suffire à vous mettre sur la piste, mais ils dérangent plutôt: on se demande ce qu’il> peuvent bien venir faire avant de comprendre.En dire plus serait trahir le mystère qui veut régner.Au premier degré, une jeune fille de dix-neuf ans écrit à un écrivain dont elle vient de lire une oeuvre.L’écrivain, assez raté, lui répond.Plus tard, vous vous apercevrez que ce jeu n’est pas tout à fait celui que vous pensiez.C’est un divertissement, noir sans doute, mais un divertissement tout de même.Qui ne doit rien à Beckett: l’auteur prend soin de nous prévenir, mais nous nous en serions douté.Beckett ne met pas en scène ce genre de personnages et n’a que faire des jeux de société.Ce n’est pas non plus un théâtre de la complicité, comme l’est certain boulevard où le spectateur est en quelque sorte complice d’un personnage.Ici, vous êtes purement spectateur, purement passif, bien que la structure de la pièce soit étonnante, dans la lignée de Pirandello.Et puis vous reverrez à la scène deux comédiens qui n’y sont pas montés depuis guère Louise Latrau-rse et Georges Groulx.La première, éblouissante et sobre à la fois, fine et cruelle, un peu carrée parfois.Le second vous rappellera ses grands jours, mais vous le trouverez traqué, peu sûr de lui-même, en accord avec ce personnage de l’écrivain raté, vieillissant, obscène, qui est précisément traqué.Mais encore une fois, ce n’est que tard dans la pièce que vous le saurez, pour d’autres raisons que celles que vous imaginiez.Divertissement, donc.Mais ni le décor ni la mise en scène ne donnent l’allure qu’il faudrait sans doute à la pièce.Tout est jeu, et les décors ne font pas partie du jeu.ne sont ni nécessaires ni superflus.La mise en scène tient à peine compte des personnages, ni de cette cruelle fascination qu’ils exercent l’un sur l’autre.Laissés à eux-mêmes, ils réussissent à s’en tirer malgré ce très grave handicap, ce qui constitue un véritable tour de force.Bien dirigés les comédiens auraient rehaussé le spectacle encore plus qu’ils ne le font.Vous vous êtes peu diverti, vous n’avez pas très bien compris ce à quoi on voulait en venir, et puis finalement vous saisissez l’ensemble et c’est le contraire de ce que vous avez cru.Mais vous vous dites que Chère Janet Rosenberg, cher Mister Kooning de Stanley Eveling perd sûrement de sa saveur dans la langue peu sûre de Michel Faure et que ça doit être assez sublime.en anglais d’Angleterre.En somme, un spectacle ni bon ni mauvais: ordinaire.Et il est dommage, tenant compte de la pénurie des salles à Montréal, tenant compte aussi du passé du Quat'Sous.qu'on nous présente ici et maintenant une pièce rendue à peu près inoffensive.par France Morin La Galerie Waddington présente jusqu’au 4 décembre les dernières oeuvres de Greg Cumoe, ce jeune artiste de London, Ontario, connu maintenant internationalement, qui avec ses camarades, John Chambers, John Boyle, Tonv Urguhart, Ed Zelenak (pour n’en nommer que quelques-uns) ont secoué et reveillé la traditionnelle et paisible ville de London.Ils ont pqbjié la revue "Région'’ et ils ont ouvert leur propre galerie, “The Region Gallery”.Dans cette exposition, la plus intéressante et la plus importante partie du travail de Curnoe est sans contredit ces panneaux imprimés, ces tablettes de cryptogrammes sur lesquels vous déchiffrez des réflexions pertinentes, des calembours cuisants, amusants à regarder.Mais ils sont cependant difficiles à lire.Tous les sujets y passent, de la politique américaine (“c’est leur universelle merde américaine”) au fédéralisme canadien (“Canada feeds the brain", "Canada always loses”).Vous tenterez aussi de lire un extrait de l’éditorial du London Free Express, la description du port Stanley Harbour d’après "The great Lakes Pilot’, en cinq panneaux, hommage à Sam Langford 1960, en dix panneaux qui se terminent par une feuille d'érable.En fait, l’important n’est pas le contenu des panneaux, mais bien la sensibilité de Cumoe dans les différents moyens employés pour dire sa pensée.Même si le “littéraire" en peinture n’est pas une idée nouvelle, il fut surtout utilise par les pop dans les dernières années.Cumoe, lui, introduit une nouvelle dimension: le langage de ses paysages de petite dimension, par exemple, devient plus abstrait que l’illustration elle-même, et il crée ainsi un dualisme abs-trait-concret sur le tableau.la semaine littéraire Un peu de pizza pour entendre J.Godbout et R.Martel par Robert Guy Scully C’est la course aux recettes! Jacques Hébert a fait la semaine passée sa cuisine aoh-rodisiaque.d’aprés une idée originale de Victor-Lévy Beaulieu.Le critique musical du Devoir, fort inspiré par la chose, se proposerait de créer bientôt un livre intitulé “Recettes pour une oreille avertie".Il n’a pas encore choisi d'éditeur.Quand son oeuvre sera en chantier, il est pro-ble que beaucoup de sauce aux tomates aura coulé sous les napkins.En effet, Jean Lévesque relève lundi à 18 heures le défi littéraire-culinaire: un double lancement occupera les lecteurs attablés à la Piazza Tomasso, boulevard Dé-carie.On ne dit pas s’il y aura double repas.Mais M.Tomasso présentera son volume de “Cuisine italienne”, et tentera de l’illustrer.Le nom de Juliette Huot coiffera le second tome de la bibliothèque du Parfait Gourmet, “Recettes au blender".Notre estomac est encore le meilleur blender, n’est-ce pas, Juliette?Quand notre estomac a digéré tant de choses, le lundi soir venu, que peut-on faire?Pour ma part, j’emprunterai la radio de M.Tomasso et je syntoniserai à 18 heures 05 le poste FM de la radio d’Etat.J’entendrai, pour la première fois, une émission que René Houle ne cesse de me recommander, et que j’aurais dû écouter auparavant.le "Book-Club” de Gilles Archambault.Le chroniqueur à la jaz-zistique du Devoir confie l’animation de son programme à Jacques Godbout et à Réginald Martel.Un écrivain vient, ou ne vient pas.et l’on parle de son livre.On recensé les best-sellers; l’avantage, je crois, est de faire les choses vite et bien, au moment crucial de la journée, alors que le Tout-Montréal littéraire est encore dans son auto, sur le chemin du retour à la maison, ou de l’exil à la Casa Pedro.De toutes manières, je fais confiance à ces deux animateurs, et je recommande sans l’avoir entendue cette production.Je n’ai qu’un conseil à leur donner, cependant, elle ne vient pas de moi qui suis leur cadet, mais d’un in-foniaque Sage de Sorel: “en vérité, si vous ne pouvez gazouiller pendant 33 secondes comme Luoar Yaugud, vous n’entrerez pas dans le paradis des lettres perdues”.Un détail enfin, M.Houle ne me dit pas combien de temps dure l’émission.L’idée heureuse de Jean-Guy Pilon, qui fait un lancement pour plusieurs romans de TActueile (et qui, semble-t-il, offre un bon diner au Ritz) n’a que des bons côtés.M.Pierre Tisseyre en fera autant, au nom du Cercle du Livre de France, mardi à 17 heures.Des méchantes langues chuchotent pourtant que même si ce larteement se déroule au chic et rouge Castel du Roy, il n’y aura pas de quoi manger, comme ce fut le cas chez Jean-Guy Pilon, Je refuse de le croire, bien sûr.La liste des cinq romans à lancer: "La fleur aux dents” de Gilles Archambault, “Alexandre Peuchat” de Léo Bertrand, “La forteresse” de Francis Bossus, “Le mal de terre”, de Gilbert Brévart, et “Encore faim” de Jean F.Somcynsky.M.Tisseyre entendra-t-il l’appel de ce dernier romancier?Même si Paul Toupin lance, simultanément "Le coeur a ses raisons”, tout de même! Shakespeare disait souvent: “The way to a man’s heart is through his stomach”.Trêve de cuisine.Les éditions du Jour nous ramèneront sur terre.Mercredi à 17 heure, le médecin Jean-Marc Brunet présente un volume sur "Le coeur et Tali-mentation”.n faudra y penser.Peut-être penserons-nous deux fois avant de nous rendre à un lancement alcoolisé qui dure un petit peu plus tard de 5 à 9: celui de Pélo.Ce blond qui n’aime pas la mort nous fera.vivre, espérons-le, quelques bons moments, coin Guv et de Maisonneuve, au Stcrk Club.Il lancera un film, “Moi, un savon”, en l’honneur du savon, et un livre, “Un grand amour”.S’il existe quelques relations, dans la dialectique péloquine, entre ces deux oeuvres, alors parions que les jeunes filles viendront bien lavées, pour rencontrer l’auteur.Jeudi, à 20 heures précises, ceux qui n’auront pas tout dépensé au Stork pourront bouquiner à l’encan du Ritz.Je leur signale la “correspondance intime entre Sir Wilfrid Laurier et Madame Joseph Lavergne”, en vente à bon prix sans doute.Lorsqu’on songe à tout ce tralala à propos d’une correspondance fictive entre l’actuel chef d’Etat et Mlle Barbara Streisand.Vendredi, à “Femme d’aujourd’hui”, 15 heures, un entretien de Madeleine Go-beil avec Martin Gray, l’auteur de “Au nom de tous les miens”.M.Gray a décrit sa carrière de contrebandier dans le ghetto de Varsovie (14 ans) puis l’extermination de sa famille par les nazis (20 ans), la fortune qu’il a faite en Amérique (30 ans), son bonheur en France avec une femme et quatre enfants (40 ans) et l’incendie qui lui ravit à nouveau tous les siens et le laisse seul (45 ans).Une réalisation d’Yvette Pard.REPRÉSENTATION SPÉCIALE À MINUIT ENTERTAINING MR.SLOANE Se SEMAINE Irour n^udlts âauwges te L*(»bvrt Pwrr# Dufrttr» Nicok Fllkn Rachel Cailhier EASTMANCOLOfl Studio A ' Ctcfiitm ttiwi d* dtmyttiflcaboo.' Letndr* Etergeron Studio B ANGLAIS |]8aNS PÉTER Met NE RY EASTMAHCOCOR Entertaining £Mr.§loane de ooogeas hickox Sur Mmiuw.Meut Dm rufuieMiUm t 5h.» Les Cinémas du Vieux Montréal iPi.icè Jacque!, ' C.irtirrt " 861-7863 ¥ Hxe Varjjctje ¦ ou ZauPdéœrrae escfxiverte rrtiée tie de rrid à 2 neoes OXKDAY ixnitt utv.or itrAimnnii PrÎK d etudiant* A L'AFFICHE m Représentation»: 12:55, 2:55.4:55.7:05.9:15 PM.Dernier •peciocle complet 9:05 P.M.Sam.spectacle à 11:20 P.M.LE FESTIVAL DES FILMS à Ci SOIR (LUNDI) seul.de François Truffaut 7:00 LA SIRÈNE DU MISSISSIPI Catherine Deneuve.Jean-Paul Belmondo de Jacques Doniol • Valcroxe 9:30 LA MAISON DES BORIES avec Marie Dubois.Maurice Garrel mardi 7:00 MA NUIT CHEZ MAUD mordl 9:30 LE 7e SCEAU R4i ttmni 277-4145 OITIIEMONT Gagnant des prix Golden Hugo pour le meilleur Hlm el Silver Hugo pour le meilleur scenario au 7e Festival de Chicago.LE MEBEB BEST.CE SOIR A MERCREDI ALAIN DELON Jean Gabin et Lino Ventura "LE CLAN des SICILIENS'' en français à 7:30 et 9:30 DES JEUDI: “HARAKIRI" 5310 IMeereul 277-3233 verdi Prod.O.N.F.2e Semaine Dist.Gendon Films SAINT-DENIS 1*4.SfetMl S4»-4}ll En plus de ses panneaux, une oeuvre intéressante s’intitule "Kamakaze”, une sculpture-peinture en forme de pyramide, sur laquelle il a peint des musiciens aux couleurs vives.Lorsque vous pénétrez à l’intérieur vous découvrez sur les murs le dernier discoure du Parti Nihiliste Ontarien qui se termine sur le petit banc jaune placé au centre.La sculpture est reliée par une corde jaune à un immense ballon gonflé à l’hélium.On a l’impression que le tout va bientôt quitter le sol.Cumoe travaille aussi avec le son.Pour quelques peintures, un magnétophone placé sur le sol vous fait la lecture du tableau, en réunissant des éléments qui habituellement se situent hors du champ de l’activité picturale.D fait preuve d’une grande originalité.L’art de Cumoe naît de ce qui l’entoure.Ce pop-dada a transformé son environnement par un art régional très personnel et son environnement a modelé son travail.Une exposition à voir et à lire.Avec Hans Hofmann, nous entrons dans les grands courants de la peinture américaine des années 30, il est probablement le seul peintre des années 60 à avoir converti le cubisme en peinture colorée, une peinture de douce-violence, pleine de sensibilité.Il expose actuellement à la galerie Godait Lefort, jusqu’au 4 décembre.Même si Hofmann travaille d une façon brève et spontanée, dans sa peinture l'équilibre des tensions spatiales est toujours d’une grande rigueur.On ne peut parler vraiment de style chez ce peintre avant l’avènement des rectangles.Par ces rectangles en suspension sur la toile et par la couleur, Hofmann obtient un illu-sionisme optique.Il introduit l'illusion de profondeur dans l’espace de ses tableaux.Le fonds de la toile disparaît derrière le rectangle et perd de son importance; il a donc libre choix pour la couleur qui n’a pas de place ou de fonction précise.L’équilibre est assuré par l’illusion avant-arrière très défini.Les rectangles proportionnels à la dimension Suite 4 la page 13 EXPRESSION CORPORELLE SESSION INTENSIVE 3.4.S DECEMBRE LES ATELIERS DE FRANÇOISE GRAHAM ENR.461 ST-SULPICÉ - MONTREAL 125 Renseignements : 843-8768 Cinémas ODEON LE FILM QUI FAIT L UHAMIMITt ! 5e SEMAINE (Le Souffle au Coeur* FILM DE LOUIS MALUE 1:00-3:05.5:13.7:25-9:30 •vm LEA MASSARi BENOIT FERREUX DANIEL OELIN CREmAZIE ST-OENIS CREMAZIE 388-4210 S>j.Chori.bois 21 ¦ 5.«si fton-Tâlün; Col.p.r Musique 1440, «t fleur»: Ub.Adonick 10iZ7, bd Pie IX: Phor.Nuckle.Centre d'Aci.at Laval, 11600 bd LeCorbuiier & Ile Perrot: Solon Mario Una, 590.Inçrid, FabreviUe; Aub.Coupon, 176, St-luitache.St-Eu«tache.LOCATION PAR TÉLÉPHONE: 932-2T71 PLACE DES ARTS 'LE BAL DES VAMPIRES' incisives châtouillôr.:.gorge! En Français an cope at coulaurs de Dario Fo 84 ouest, Ste-Catherine Tél.861-3476 Mise en scène: Olivier Reichenbach Décors: Guy Neveu Costumes: Wendell Dennis Musique: Fiorenzo Carpi un chef-d'œuvre" le Figaro Adultes avec: Jean Besré, Jacques Brouillet, Angèle Coutu, Marc Favreau, Michel Hinton, Ninon Lévesque, Nadine Marchand, Benoit Marleau, Jean-Louis Millette, André Montmorency, Yvan Saintonge, Jean-Claude Sawyer et Marie Varesquiér.Tout les soirs à 20 h 15; samedi: matinée 16 h 45, soirée 20 h 45.Relâche dimanche el lundi.Blllete â $1.50 taxe Incluee en vente 15 minutes avant chaque représentation (al disponibles) pour étudiants et détenteur! de la carie Meunee Travailleurs’1 du TNM.Version V Française 1 le Sem.Seulement 18 représentations Réservations: 288-6139 FESTIVAL Z6:ï£Tc™EmE A THEATRE PORT-ROYAL SJ\D PLACE DI S ARTS! Montréal m COu&hp.PLACE DIS ARES;Montréal l29’(Quêhoc)Tel: H4^-2T12 mm 'Ta, ¦JW11 Km plus de TROU Ü «C’EST TRÈS DRÔLE” Andre LAvVRtNCf -FRANCE-SOIR SousTitres Anglais un lim de Jacques Tal A PERCÉ! «UK WXlUSISnm uÆPJl'.iX MO MMUT 755a.n MH» «NUI 9 13 45 2 SS S OS 7 IS » 20 ?BmascDB m Minuit | Pxtfaile LC CINEMA DE LA PLACE VICTORIA rrr-Bim ÇmDQiMtMftu fais LA LA LA.aux consequences! POUR roi s I C ’' ¦¦v ,*'0./1 -A-v !#$ WKURTATUi 17.4b.?BS 505.Jibb 9 75PM 10 30.12.30,2 35.4,40.6 55.9 05 mm Le Devoir, lundi 29 novembre 1971 • 13 Au congrès de la CQEE Une pléthore de services contribue-t-elle à accroître le nombre des "exceptionnels"?Québec veut mettre l’accent sur les ressources humaines (Brunet) par Renée Rowan Tout au cours du congrès du Conseil du Québec de l’enfance exceptionnelle (CQEE) qui s’est déroulé en fin de semaine à Montréal, on a senti chez les dirigeants, les participants, les conférenciers une inquiétude constante, la prise de conscience d’un danger: le Québec n’est pas assez riche pour continuer indéfiniment à payer des services à l’enfance exceptionnelle au rythme où il s’est engagé.Si on continue à multiplier les services, on multiplie des dépenses que l’on ne peut se permettre.Le temps est venu de déplacer les fonds pour mettre l’accent sur la prévention.On a atteint, semble-t-il.un niveau où on est capable de satisfaire la correction.“De nombreux correctifs ont été jusqu’ici apportés aux situations urgentes et à d’autres, a dit au cours d’une rencontre avec les journalistes Marguerite Séguin, directrice du centre Marie-Vincent et prési- dente du congrès.Il faut les maintenir, c’est évident.Mais tout en continuant à offrir des services à ceux qui sont inadaptés et qui en ont besoin, le temps est venu de mettre l’accent de façon prioritaire sur une action préventive.” L’intervention professionnelle peut être aussi préventive d’une plus grande inadaptation, a souligné de son côté Mlle Aimée Leduc, présidente du CQEE.Elle devrait viser à ramener dans les rangs des “normaux” le plus grand nombre possible d’inadaptés.Plusieurs facteurs peuvent contribuer à l’accroissement du nombre des exceptionnels: - le fait de ne pas identifier à temps les premières manifestations d’un problème et de trop attendre pour apporter une aide adéquate; l’ignorance des étapes qui conduisent à l’inadaptation sur tel ou tel aspect, des approches les plus efficaces pour, prévenir l’inadapta- tion, etc.“Mais de grâce, ne créons pas davantage d’exceptionnels en étiquetant les inadaptés par catégories, en les maintenant dans des “ghettos”, a dit de son côté M.Jean-Marie Paquet, directeur de la division des services spéciaux à la CECM et vice-président CQEE.Il est connu’que le fait d’étiqueter une personne peut suffire à rendre son comportement conforme à l’étiquette qu’on lui donne.Dans ce sens, souligne Mlle Leduc, il peut arriver que ceux qui se préoccupent le plus du bien-etre, de l’éducation et de la santé des exceptionnels soient parmi ceux qui contribuent à en augmenter le nombre.Les spécialistes de l’enfance exceptionnelle comme le grand public n’ont pas réclamé avec suffisamment de force ces mesures de prévention qui, en elles-mêmes, renrésen-tent assez peu de capital politique immédiat: les investisse- ments en services préventifs sont moins “rentables” que les chèques distribués à domicile et on s’y laisse prendre trop facilement, souligne M.Charles Caouette de l’Institut de psychologie de l’université de Montréal, principal conférencier à la séance d’ouverture: “Au sein de notre collectivité, il faudra concentrer plus de temps, d’argent et de services au niveau de la famille et du quartier.Ce sont là les fondements vitaux de notre société, ce sont là que doivent s’enraciner nos valeurs culturelles et notre identité nationale; ce sont là également que sont vécues les premières manifestations de notre mésadaptation socio-affective actuelle.Nous sommes à un tournant dans l’histoire du CQEE qui jusqu’ici a été identifié aux inadaptés.Il cherche à s’orienter davantage vers l’enfant qui a des problèmes de mésadaptation sous toutes ses formes (déficiences physiques, menta- La Ville interdit à deux médecins de parler des milieux défavorisés Les deux médecins de la Ville de Montréal, les docteurs Thérèse Handfield et Antonine Faquin, qui devaient participer à un symposium sur la médecine préventive et curative en milieu défavorisé au congrès du CQEE en ont été empêchés, apprenons-nous de sources sûres.Le Dr Handfield est directrice médicale à la clinique Saint-Jacques tandis que le Dr Faquin est conseiller médical aux services de santé de la Ville de Montréal.raute de participants, le Dr Richard Marsan, directeur du bureau médical à la CECM qui devait parler de malnutrition.morbidité et rendement scolaire s'est retiré et le symposium n'a pas eu lieu.Ce n’est qu'il y a une dizaine de jours que les organisateurs du congrès ont appris que les Dr Handfield et Faquin étaient dans l'impossibilité de participer à la rencontre.Elles avaient été invitées dès le mois de septembre dernier à participer au symposium.De sources généralement bien informées, nous apprenons qu'il y a eu des pressions considérables venant de M.Orard Niding président du comité exécutif de la ville de Montréal auprès des services de santé de la ville pour que les deux médecins se retirent du symposium.Les docteurs Handfield et Faquin ont compris qu'elles ne devaient pas se manifester en public.Toujours selon notre informateur, il s'agirait d'une défense en bonne et due forme, d'un ordre général dans l'appareil municipal dé se prononcer actuellement en public sur la situation des défavorisés à Montreal.Dans l'ordre actuel des choses, dès qu'il y a un trouble, un problème social, on cherche un coupable, souligne notre informateur.Cette situation empêche les techniciens, les gens de métier de faire leur travail et met les politiciens dans des situations inextricables.Il nous a été impossible, hier, de rejoindre les Dr Handfield et Faquin pour connaître leur version des faits.Nous apprenons d'autre part qu'en aucun temps la CECM ne s est objectée à la participation du Dr Marsan au symposium qui devait être un "triumvirat".Comme il n’y avait qu’un participant, on a préféré enlever le symposium du programme.C B F T O *.55 900 9.15 9.30 10.00 10.15 10.30 10.45 11.00 11.30 12.00 12.30 1.30 3.00 4.00 4.30 5.00 6.00 630 5.50 700 7.30 8.00 8.30 9.00 9.30 1030 Aujourd liuià CBFT En mouvement Le* Oïdliens.c Arts plastiques Le> 100 touts de Centours .c La Nouris verte Faliio le magiuen c Poly Le> globe-trot têts.c Yogi Skippy le kangourou c Bou-Bou dans l'métio .c Cinéma : “Le petit chose" (biographie - Fran-va.s 1938) Femme d aujourd'hui Bobino.c Magrichun et (.ras Double c DaKtari .c Le gourmet faifelu c Téléjoumal.c Nouvelles du sjiort.c Foi mat 3o Madame et son fantôme .c A la seconde.c Mont-Joyo.c Le paradis tenestre c Muivus Welby vl.D.c Téléjoumal.c 10.50 Nouvelles du sport.c 11.00 Ce soir.Jean-Lierre .c 11.30 Son et images .c 12.00 Cinéma Les jeunes loups (étude de moeurs - Franco-Italien 1968).c 1.45 Téléjoumal CFTM Œ) 8.30 Mneet musiqut- 8.40 Horaire-Bienvenu 8.45 Mini-Annonces.c 9.00 Bonjour Montreal.c 10.00 Au p'tit matin .c 11.00 Super Héios 11.30 Marine Boy.c 12.00 Le 10 vous informe.c 12.15 - Ciné-lundi: "Les barbouzes" (action humoristique - Français 1961) 2.00 Banco-Banco.c 2.30 Pour vous mesdame>.c 4.00 Le Capitaine Bonhomme.c 4.30 Mi>sion impossible.c "Le jugement".c 5.30 Studio 10".c 6.00 Madame est servie.c 6.55 Bilie populaire.c "La consommation" 7.00 Le 10 vous intorme.c 7.25 Les commentaiies de Me Alban Flamand.c 7.30 Les Berger.c ¦8.00 Claude Blan?hard.c 9.00 Mannix.c 10.00 Dévouveues ’71.10.30 Les nouvelles TVA c 11.00 La couleur du temps.c 11.15 En pantoufles: "Maléfices" (drame psychologique - Français 1961) 12.45 Dernière édition 12.50 Fin des émissions C F C F 0 C B M T O les MOTS CROISÉS du Devoir 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Horizontalement 1- Etat de colon - Recouvre le matelas.2- Qui a de l'érudition.- Elu une seconde fois.3- Querelle.- Etre soumis au tangage en parlant d'un véhicule.4- Au golf, petite cheville.-Aussitôt que.- Radon.5- Douze mois.- Physicien allemand surtout connu pour sa création de la théorie de la relativité.6 -idite ou répétée plusieurs fois.- Argent.7- Ouvertures du nez.- Astuce.8- Louange.- Obtenu.- Lui.9- Ecart de la Comm.de Martigues (Bouches-du-Rhône).- Relative aux astres.10- Ville d'Algérie.- Organe du vol.11- Agé de quatre-vingt-dix ans.12- Genre de composées.-Rhodium.Verticalement 3- 3on'iptuosité excessive.-Rongeons.4- Poème lyrique.- Construiras.5- Nickel.- Batterie de tambour.- Fait quelque chose.6- Action d'attendre.- Anneau defer.• 7-Stables.- Sodium.8- Radon.- Télévision.- Note de la gamme.- Argent.9- Enlever le gréement de (mar).- Ligne quelconque.10- Rassemblé.- Atmosphère.11- Bière anglaise.- Parler avec le nez bouché.12- Sans mélange.— Transformée en glace.Solution de samedi 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 m 1 -Sûrement.2-De l’Orient, ternative.Marque l'ai- rd-'= rdwriH @i vi’WMFiiifâ rjflf Mfif= m nlpa ¦'i Hiiüisfs .i.KISIf I 8J23 Standby >ix.8.35 Mi Dre>t>up 9.00 Quebec School teleca>ts.10JO Friendly Giant.10.45 Chez Hélène 11.00 Seiame street.12.00 I dream of Jeannie.12.30 Elvvood (Hovers lumheon date 1.00 News.1.15 Standby noon 1 JO Family court.2.00 The galloping gourmet.2 JO Sea hunt 3.00 Take thirty 3.30 The Edge of night.4.00 Paul Bernard, psychiatrist.4.30 Drop-in 5.00 Mr Wizard.5.30 Gei small.6.00 My three sons.6J0 Hourglass 7.30 The irish roveis.8.00 The Partridge iamily .8JO Cannon.*.9JO Front page challenge .10.00 The natuie of tiling: "The living arctic" 11.Ov The national.c 11.22 Viewpoint.c 11.30 Night rep4)rt and sports final 11.45 Ciné-Six: "Inn on dartmoor (drame - Allemand 1962) 1-15 Final report anu weather 7.15 Montreal bulletin boaid 7.45 University of the air.c 8.15 Rupert Bear.c 8.30 Hercules 9.00 Magic Tom.c 9.30 Yoga.c 10.00 The AM Show.c 10.30 Green acres.c 11.00 All about faces.c 11 JO McGowan and Co.c 12.00 The Flintstones.c 12.30 Maiineevvith Joe Van."Just across the street" (comédie -1952) 2.30 Mantrap.c 3.00 Another world.c 3 JO Any thing you can do.c 4.00 The Dick Van Dykeih'?w 4.30 Lassie: 5.00 Truth or consequence c 5.30 Beat the clock.c 6.00 Pulse.c 7.00 The Doris Day Show.c 7.30 Medical center.c 8.30 James Gamer ns Niciiols.c 9.30 Pig n whistle.c 10.00 Ironside.c 11.00 The CTV National news.c 11.18 Pulse 12.00 Monday night feature movie."Because of you" (drame - i952> cinema ALOUETTE: Hello Dolly" 12.30 - 3.00 -5.65 8.20.ANJOU: "Les petites filles modèles" et "Chaleur" 6.15 ARLEQUIN: "Couple marié cherche couple marié" 1.25 - 4.45 - 8.05 et "Lesbos, l'amour au soleil" 2 50 - 6.10 9.30.ATWATER: (Cinéma I): "The French connection" 1.00 - 3.15 5.20 7.25 - 9.35.ATWATER: (Cinéma II): "Canyon again doctor" 7.30 - 9.35.BERR1: "Le mirage de la vie" 2.00 - 5.55 9.45 "Un soupçon de vison" 12.20 - 4.05 - 8.00.BIJOU: "Le spécialiste" 1.10 6.60 8.10 - "Sept fois par jour" 2.53 - 6.23 9 53.BON AVENTURE: "Interplay" 1.00 3.00 5.00 - 7.00 9.40.CANADIEN: "Le mariage collectif" 1.30 4.25 7.25 - 10.20 "Scènes de chasse en Bavière" 12.00 - 2.55 - 5.50 8.40 CAPITOL: Man in the Wilderness 12.30 - 2.50 - 5.00 - 7.10 - 9.20 CHAMPLAIN: "Love Story" 12.50 - 3.00 5.15 7.30 - 9.45.CHATEAU: "Les Anges nus" 12.40 3.35 - 6.35 - 9.40 et "Avides de sensations" 2.00 5.00 8.00.CINEMA COTE-DESNEIGES: (Cinéma I) "Brotherhood of Satan" 2.45 6.00 9.20 et "Fragment of Fear" 1.10 - 4.25 - 7 40.CINEMA COTE-DES NEIGES: (Cinéma II): "Carnal knowledge" 1.00 3.00 5.00 7.00 9.00.CINEMA V: "Viva la Muerte" 7.30 9.35.COMEDIE CANADIENNE: Le bal des vampires" 7.30 - 9 30.CREMAZIE: "Le souffle au coeur" 1.00 3.05 5.15 7.25 - 9.30.DAUPHIN: Salle Renoir: "Lei it Be" 7.30 théâtre - 9.30 McLaren "Le Messager" 7.30 9.30 ELECT RA: voir Château.ELYSEE: Salle Eisenstein: Le distrait (Salle Resnais: "A drift" 7.30 - 9.30 (pour les deux salies).FLEUR THEATRE DE QUATSOUS: “Chère Janet Rosenberg, cher monsieur Kooning" 20h30 NOUVELLE COMPAGNE THEATOALE AU GESU: "Le cri de l'engoulevent" de Guy Dufresne à horaire irrégulier.PATRIOTE A CLEMENCE: "Tout le monde est heureux".20h30 RIDEAU VERT: "Barouf à Chioggia" de Goldoni - du mardi au vendredi a 20h samedi à 19h et 22h.dimanche à 19h THEATRE SANS FIL: "Ho-Zop atelier de marionnettes géantes Ecole St-Jean VI-anney 20h 30.THEATRE D’AUJOURD'HUI: Les p lit ’ enfants, Laliberté présente Rodéo et Juliette" de J.C.Germain 20h30.les, psychiques), mésadaptation à la société actuelle qqi se manifeste sous des formes nouvelles comme le “drop out”, l'absentéisme, la consommation des drogues, les relations policiers-jeunes, etc.autant de questions qui ont été étudiés au cours du congrès à l’intérieur des ateliers de travail, des tables rondes, des comités spéciaux, des tribunes d’expériences et des symposiums extérieurs.Au cours de la rencontre avec les journalistes, samedi après-midi, il a été largement question du problème de la formation des maîtres."Je me demande pourquoi les universités ont le droit de donner libre cours à leur fantaisie dans le domaine de la formation des maître, s’est exclamée Mlle Leduc.Ça fait au moins trois ans que l’on parle de pré-scolaire, de maternelle, de garderies comme moyen de prévention.On sait qu’on aura de plus en plus besoin d’un personnel spécialisé.Cest un mandat dont on s’est assez peu préoccupé à la faculté de l’éducation des universités.Le marché du travail est saturé dans certaines sphères alors que dans d’autres les ouvertures vont être grandes et que l’on n’aura pas le personnel spécialisé nécessaire pour les remplir.Mais on ne tient pas compte de cela.Il devient urgent d’exercer des pressions auprès des universités.” Pour faire de la bonne cuisine, il faut au moins entraîner des chefs, a ajouté M.Max Fox, vice-président du Conseil supérieur de l’éducation qui a participe à l’atelier de travail chargé d’étudier le rapport du Conseil sur l'éducation en milieux défavorisés.M.Fox a insisté sur la nécessité de donner un entraînement spécialisé aux maîtres qui travaillent en milieu défavorisé.Rappelons que le Conseil supérieur de l’éducation avait recommandé que le ministère de l’éducation incite les institutions responsable de la formation et du perfectionnement des maîtres à élaborer, en collaboration avec les groupes intéressés, des programmes à l’intention des maîtres appelés et intéressés à oeuvrer en milieux défavorisés, programme comprenant des cours d’information sur les données socio-économico-culturelles du milieu, de psychologie appliquée et des stages d’entrainement dans les écoles du milieu.Soulignons enfin que tout au long du congrès on est souvent revenu sur l’idée que l’enfant ne doit pas être sacrifié aux structures.En traitant avec l’enfant exceptionnel, on est souvent trop porté à oublier l’enfant tout court, ses besoins normaux qui sont ceux de tous les autres enfants.PLACE DES ARTS SALIC WILFIRD PELLETIER: l Operau du Québec présente le "Trittico" de Puccini 20h SALLE MAISONNEUVE: relâche.SALLE PORT-ROYAL: Le T NM presente "Les archanges" de Dario Fo.du mardi au vendredi à 20hl5.Samedi a 16h45 et ' 20h.45, relâche lundi SUR DE LYS: Voir Cinéma Cinq è ESTIVAL-Voir Cinéma V SALLES HERMES: "Flesh" 8.00 - 10.00.IMPERIAL: "La maison sous les arbres 12.45 - 2.55 - 5.25 - 7.30 - 9.30.JEAN-TALON: "Georges et Frederic" 8.15 - et "Laissez-vous croquer petite chatte" 6.45 10.20.KENT: "Been down sollong” 1.30 - 3.25 5.25 7.25 9.25.LOEWS: The organisation" 10.35 - 12.45 3.00 5.10 - 7.20 - 9.35 LUCERNE: “Soldier Blue" et Stiletto” 5.35.MERCIER: Feux croisés sur Broawang 8.10 et "La bataille de Neretra" 5.55 9.45 MONKLAND: The ~wl and the Pussy Cat 3.00 6.30 - 10.05 - et "Doctor's wives' 1.15 4.43 8.15.MAISONNEUVE, voir Jean-Talon MIDI-MINUIT: "Y'a plus de trou à Percé 2.05 5.55 - 9.40 et "Boulevard du Rhum" 12.00 - 3.45 - 7.35 O UT REMONT: "La sirène du Mississipi 7.00 et "La Maison des Bories” 9.30.PALACE: "Stewardess" 12.50 2.15 - 3.40 - 5.10 - 6.40 8.10 - 9.40 PAPINEAU: "Point limite zero" 2 45 - 6.05 - 9.35 et "Et M .je t'aime" 1.00 4.20 - 7.45 PIGALLE: Voir Midi-Minuit.PARISIEN: "L'homme orchestre" 10.30 2.35 4 40 6 55 - 9.10 PLACE DU CANADA: "The go-Between" 5.30 2.55 7.30 - 9.3Ù PLACE VILLE-MARIE: (Petit cinéma): "Born to win" 1.05 - 2.55 4 45 6.35 8 35 PLACE VILLE-MARIE: (Grand Cinéma) "One dav in the life of Ivan Denisorieh" 12.55 - 2.55 4.55 - 7.05 - 9.15.PLAZA: Voir Canadien.PUSSYCAT: "Yellow bird" 12.15 2.40 5.10 - 7.35 10.00 et "A piece of her action" 1.30 3.55 6 25 8.M RIVOLI: Voir Arlequin SAINT-DENIS: "Mon oncle Antoine 12.35 - 2.55 ~ 5.15 7.35 - 9.40.SEVILLE: "Loving and laughing" 1.25 3 25 - 5.25 - 7.25 - 9.25.SNOWDON: "Come back Peter" 1.40 3.40 - 5.40 7.40 - 9.40.VAN HORNE: "Devil" 1,15 - 3.15 5.10 7.10 9.15 VENDOME: Trafic" 12 45 - 3.00 5.15 7 30 9 45 VERSAILLES: (rouge) voir Château (Bleue) voir Papineau VIEUX MONTREAL: Studio A: "Les maudits sauvages ' 5.20 - 7.35 - 9.45 Studio B: "Entertaine Mr.Sloane" 5.20 - 7.30 - 9.40.VERDI: "Le clan des Siciliens" 7 30 9 30 VILLERAY: Les Fous volants" 5 50 9.45 et * Docteur ne coupez pas" 8.05.WESTMOUNT SQUARE: "AU right mises" 1.25 3 25 5.25 7.25 9.30 WESTMOUNT: "Joe Hill" 100 - 3.00 5.00 7.00 9.05 YORK: "The tomh" 1.00 3.00 5.05 7.10 9.30 CINEMATHEQUE QUEBECOISE: Relâ che lundi".Invité à prendre la parole à la séance de clôture du IXe congrès de l'emance exceptionnelle.M.Jacques Brunet, sous-ministre au ministère des affaires sociales, a dit que son ministère voudrait en arriver au cours de la prochaine année à déterminer un plan sectoriel sur l’enfance exceptionnelle pour déboucher sur un plan quinquennal où l’accent sera mis sur les ressources humaines plutôt que physiques.Faisant état du Livre blanc sur l'enfance inadaptée rendu public la semaine dernière par son ministère.M.Brunet a souligné qu’il s'agissait d’un document a haute teneur préventive.“Nous sommes vivement intéressés, a-t-il dit, aux membres du CQEE, à connaître vos réactions à ce document de travail qui n’est qu’une première phase.Le document étudie la situation actuelle et dégage des orientations de politique à partir de principes de base.Nous prévoyons au niveau du gouvernement et entre tous les ministères concernés une politique pius cohérente, une action de plus en plus précise et préventive.Nous aurons besoin pour élaborer des programmes sectoriels de votre collaboration et de votre aide.Les communications sont parfois difficiles, lentes, mais vous pouvez être assurés que nous vous écoutons et que nous faisons tout en notre possible pour améliorer la situation.” On s’inquiète du sort des conférences régionales de l’enfance inadaptée.On est mal à l’aise, on ne sait pas trop à qui se rapporter."Elles doivent continuer à fonctionner, a dit le sous-mi- LE POP-DADA Suite de la page 12 du tableau agissent comme une répétition de cette dernière surface.Même si dans certains tableaux les rectangles n’apparaissent pas, on sent l’empreinte imaginaire de leur force.Comme dans “Colour Ballet” (1961).Un autre point important des tableaux d’Hofmann est leur grande unité, bien que les éléments semblent isoles entre eux, leurs intéractions créent cette force d’ensemble.Hans Hofmann est mort en 1966.Il fût un brillant pédagogue par l’enseignement, il a su transmettre les fruits de sa recherche personnelle.Son influence chez la nouvelle peinture des années 60 a été retentissante.nistre.et nous les encourageons d’ici la mise en place de nouvelles structures, a envoyer leurs recommandations à la direction générale de la planification, à l’attention de M.P.A.Bemier, responsable des études et des travaux dans le domaine de l'enfance exceptionnelle.” Depuis un an et demi qu'il est sous-ministre, M.Brunet a souligné qu'une chose surtout l’a frappé: “C'est, dit-il.la situation troublante qui existe dans un certain nombre d'établissements pour l'enfance.Tous ceux d entre vous, a-t-il dit aux congressistes, qui ont connaissance qu'au Québec des enfants vivent dans des conditions totalement inacceptables doivent communiquer avec nous.H est important que nous en soyons informés.” M.Marc Ehrhard, directeur de l’Ecole d'éducation spécialisée de Strasbourg a traité à la séance de clôture du congrès de la prévention de lî-nadaptation juvénile dans la perspective d une action sociale globale.Signalons d'autre part que ce congrès du CQEE était différent des précédents en ce sens qu'il n’y a pas eu.au terme de la rencontre de trois jours, ni recommandations générales, ni résolutions.Il s'agissait avant tout, a noté Mlle Marguerite Séguin, présidente du congrès, d'une rencontre de communication entre les spécialistes, de participation à des expériences en cours, d’échanges entre les participants.Il s'agit d'une forme plus assouplie, plus près des réalités du milieu.Partant de cette idée, le congrès a été un plein succès.ï ' " T* ' .~ .& T ’ .V •/ ^ I » , \- • '•> % \ % & J & #)•* °® « - NAISSANCE - SHEPHERD M.et Mme Gyde Shepherd née Rosemary, ont le plaisir d'annoncer là naissance de leur fils, prénommé Thomas, Jean, Nicolas, survenue le 22 novembre dernier à l’hôpital Civique d’Ottawa.Pour la femme de sa vie.-.une opale noire de 2.51 carats, ceinturée de diamants qui en reflètent toute l'opalescence.Monture en platine.$2300.Bl R KS JOAILLIERSl mm-.Poult-de-soie noir pour les grands soirs Radio-réveil de voyage pour lève-tôt Justement ce dont vous aviez besoin pour accompagner le chic de vos toilettes du soir ou de fin d'après-midi.En haut, le sac à rabat avec cordon de soie orné de glands se porte sur l'épaule.En bas, une pochette spacieuse montée sur fermoir doré, avec chaînette dorée escamotable.$10.chacun.Une combinaison ingénieuse, te réveil-matin et le radio transistor sont réunis dans un étui compact en peau de porc havane.Grâce à un dispositif automatique, vous entendrez au réveil l'émission que vous aurez choisie Idéal pour le voyage, les pique-niques et les événements sportifs.Dimension de l'étui: 7" x 4" x 1V4".$35.00 JOAILLIERS 14# Le Devoir, lundi 29 novembre 1 371 ¦ ¦ ÿ DIRECTEUR (TRICE) DES SOINS INFIRMIERS Poste : Ce cadre supérieur relève du directeur général pour la totalité de ses fonctions.Il devra assumer la responsabilité de la planification, direction et contrôle des soins infirmiers d'un hôpital de 199 lits.Exigences : - Une expérience administrative valable plus un certain nombre d'années dans des postes de responsabilité.- Un baccalauréat en sciences infirmières est souhaitable.Conditions : Le traitement et les bénéfices sociaux seront en conformité des échelles établies par le Ministère des Affaires Sociales pour les cadres supérieurs.Priere d'adrescsr votre demande et documents pertinents avant le 10 décembre 1971 au: Directeur du personnel Hôpital St-Joseph de Lachine 650, 16e avenue Lachine, Que.LE CEGEP DE HULL recherche des PROFESSEURS EN ÉLECTRODYNAMIQUE (cours de 52 semaines) ET EN PSYCHIATRIE (cours de 34 semaines) Professeur responsable pour chacun de ces deux cours.Professeurs à plein temps et à temps partiel.DÉBUT DES COURS: Vers la mi-jan'"er 1972 SALAIRE: Selon l'expérience et les qualifications (convention collective) CRITÈRES: 1.Pour l'ÉLECTRODYNAMIQUE: de préférence génie électrique ou qualifications équivalentes dans un domaine connexe.2.Pour la PSYCHIATRIE: Bac en nursing et post-scolaire en psychiatrie ou l'équivalent, et expérience pertinente.Adresser votre demande à: (avant le 17 déc.1971) Éducation permanente CEGEP de HULL 289, boul.Taché Hull, P.Q.a/s AA.Jean-Robert Vailkincourt Resp.formation professionnelle des adultes (Téi.: 771-6231 /u" COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE CÔTE N0R[T\ Centre administratif 275 boul.LaSalle, Baie-Comeau, Qué.SERVICES AU PERSONNEL Offre d’emploi Réf 2392 La Commissionscolaire régionale de la Côte Nord requiert les services D’UN CONSEILLER EN EXAMENS Sous l'autorité des coordonnateurs des enseignements le candidat aura la responsabilité de: - définir les objectifs des cours en fonction de la clientèle et du milieu; - établir des critères relatifs à la définition et à l'évaluation des objectifs- - assurer l'uniformisation et la validité des examens dans les écoles de la CS.R.; - définir une politique d'évaluation et d'administration des examens de la C.S.R.; - assurer le contrôle administratif des examens du ministère de l'Éducation; - remplir toutes les autres fonctions qui lui seront confiées par le D.S.E.QUALIFICATIONS: - études en docimologie; - expérience pertinente dans le domaine; - formation universitaire dont l'évaluation correspond à 16 années de scolarité.Rémunération selon l'échelle en vigueur à la CSRCN, entrée en poste le 03-01-72.On fait tenir son curriculum vitae le ou avant le W décembre 1971, à; C.H.Charbonneau, Secrétaire général et directeur des services au personnel., Tél.: 296-6691, local 222 GÉRANT-ADJOINT DE PROPRIÉTÉ Assister à la gérance d'un large complexe d'apparte-ments à Montréal.Position inclue la responsabilité du 'personnel, contrôle des contrats de travail pour la propriété, relations avec les locataires et collections.Expérience nécessaire; doit être parfaitement bilingue, possibilités d'avancement; bénéfices marginaux.Envoyer curriculum vitae complet à : Case 1630, Le Devoir DESSINATEUR EN ARCHITECTURE Importante compagnie pétrolière recherche dessinateur en architecture.Le travail consiste à préparer les plans de construction pour fin de soumissions et permis ainsi que plans paysagistes et rendus de perspective.Assister l'ingénieur à préparer les spécifications.Connaissance des normes de construction des provinces de Québec et d'Ontario.Qualifications: - Ag?: 25 à 35 ans - Bilingue - Diplômé en technique ou l'équivalent Expérience en architecture, minimum 5 ans.Priere d'adresser curriculum vitae à: Case 1626, Le Devoir ASSURANCE-VIE ADJOINT DEMANDÉ Compétences: - Connaissance de l'assurance-vie.- ou de la vente de fonds mutuels - capable de recruter.Offres: Salaire de base -h commissions + bonis Bureau + secrétaire + bénéfices sociaux Notre personnel est au courant de cette annonce Envoyer curriculum vitae à: Case 1623 Le Devoir, Montréal, P.Q.Compagnie Québécoise Confidentiel EMPLOYEURS L'INSTITUT TECCART INC.VOUS OFFRE DES CANDIDATS DE CHOIX AU POSTE DE TECHNICIEN SPÉCIALISÉ EN ÉLECTRONIQUE MODERNE (NIVEAU COLLÉGIAL) POUR RENSEIGNEMENTS M.RSNE DUGUAY directeur des études INSTITUT TECCART INC.3155 Hochelav,a, Montréal 526-0493 ARCHIVISTE MÉDICALE (A.M.A.) CHEF ARCHIVISTE MÉDICALE (A.M.A.) Faire parvenir curriculum vitae au: Directeur du personnel Hôtel-Dieu de St-Jérôme V 290, rue Montigny St-Jérôme, Qué.AT COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE DEUX MONTAGNES recherche les services d'un PROFESSEUR DE MATHÉMATIQUES à demi-temps pour le secteur Ste-Thérèse QUALIFICATIONS: Brevet A, option mathématiques SALAIRE: Selon l'échelle de salaire prévue à la commission.Les personnes intéressées doivent téléphoner le plus tôt possible à 473-4694, poste 237.Directeur du Personnel, C.S.R.Deux-Montagnes C.P .298, Gté Deux-Montagnes.Hôpital d'enseignement universitaire requiert les services d'un: COORDONNATEUR ADMINISTRATIF pour les services médico-techniques Le titulaire dans ses fonctions relève du Directeur Médical.Il devra particulièrement s'assurer de l'organisation et du contrôle des activités administratives de ces services, tels que les laboratoires, radiologie, etc.Les candidats devront p^-eder, autant que possible, une formation universitaire en administration ou l'équivalent et une expérience dans ce genre d'activités.Adresser curriculum vitae à: V.Case 1633 Le Devoir Occasions en PUBLICITE La plus progressive et avant-gardiste organisation publicitaire au Canada, se spécialisant dans la production de rapports annuels, la création d’identifications corporatives, pièces de P.O.P., étalages tridimensionnels (plastique, métal, carton, bois, etc.); est à la recherche de talentueux.Graphistes Concepteurs Illustrateurs Dessinateurs d’emballages Créateurs d’étalages 3-Dimensions Dessinateur industriel avec expérience en publicité * P.O.P.^ Toutes les demandes d’emploi seront 1 traitées avec discrétion.Envoyer détails de votre compétence à; Boîte postale 155, Succursale Bourassa Montréal 359, Québec.PHARMACIEN LICENCIÉ entre 30 et 40 ans, avec expérience Bonnes conditions de travail.Adresser curriculum vitae à: Case 1628, Le Devoir Le Centre Berthelet Inc.DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT, TRAITEMENT Le Centre Berthelet, maison pour jeunes mésadaptés sociaux, requiert les services d'un directeur général adjoint au traitement.Fonctions : Sous la responsabilité du directeur général, voit à l'etablissement et à l'application des programmes des pensionnaires.Dirige, supervise et sanctionne le travail du personnel du secteur traitement.Qualifications : Diplôme d'études supérieures en sciences humaines ou l'équivalent et/ou années d'experience connexe du milieu.Salaire : Selon expérience et qualifications.Toutes les demandes seront traitées confidentiellement.Le Centre Berthelet Inc.a/s Directeur général 8029, 83e avenue Montréal 478 LA COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE DEUX MONTAGNES recherche les services d'un PSYCHOLOGUE À DEMI-TEMPS A L’ÉLÉMENTAIRE FONCTIONS: - Consultation auprès des professeurs - Bilan psychologique des enfants référés - Fonctionnement en équipe multidisciplinaire: - Service de santé, Service social.Service d'orthophonie et de psychométrie QUALIFICATIONS: - Licence ou maîtrise, expérience non requise SALAIRE: - Selon l'échelle de salaire prévue à la commission Les personnes intéressées doivent téléphoner le plus tôt possible à 473-4694, poste 237.Directeur du personnel, C.S.R.Deux-Montagnes, C.P.298, Cité Deux-Montagnes.PAVILLON DE L’ENFANCE ^ RESPONSABLE DE LA VIE DE GROUPE Fonctions: Responsable dans un centre d'accueil de l'élaboration et de l'application des programmes d'éducation auprès de 35 enfants âgés de 1 à 12 ans.Il est responsable de la direction du personnel éducateur et des surveillants de nuit.Il maintient les relations avec les parents, les écoles et les services sociaux en vue de favoriser le bien-être des enfants.Qualifications: Avoir un diplôme universitaire terminal en sciences de I éducation et posséder environ 10 ans d'expérience connexe.Disponibilité du candidat: Le plus tôt possible.Traitement: Selon les normes du Ministère des Affaires Sociales.Faire par -pnir votre curriculum viloe avant le 6 décembre 1971 à: Directeur général Pavillon de l'Enfance 90, rue Louise Longueuil, Qué.Collège s?^ dU Jr ÿk.Vieux Montréal 1** Bibliothécaire professionnel Pour le Cent re de Ressources didactiques Fonctions : Sous l'autorité du coordonnateur du Service d'animation pédagogique, le candidat ou la candidate choisi(e) sera responsable des domaines du pré* ef de la référence dans chacune des quatre (4)1 bibliothèques de pavillon tout en assumant la responsabilité de bibliothécaire de la principale bibliothèque du Collège.Qualifications : Détenir un diplôme de bibliothécaire professionnel; Être familier(ère) avec le domaine de l'audio-visuel; Expérience minimum d'une année dans une bibliothèque.Salaire : Selon les normes du Ministère de l'éducation.Faire parvenir votre demande et curriculum vitae avant le 3 décembre au : Directeur du personnel, Collège du Vieux Montréal, 200 ouest, rue Sherbrooke, Montréal 129.vS»ir » t y Collège du Vieux Montréal BIBLIOTECHNICIEN Pour le Centre de Ressources didactiques Fonctions : Sous la responsabilité du coordonnateur des acquisitions et de la classification, monter et opérer un département de publications gouvernementales (à l'exception de la référence); cette personne aura aussi certaines responsabilités du département des périodiques.Qualifications : Détenir un diplôme en bibliotechnique ou équivalent à quatorze (14) années de scolarité.Salaire : Selon la convention collective en vigueur au Collège.Maximum; $6,770.00.Faire parvenir votre demande et curriculum vilae avant le 3 décembre au : Directeur du personnel, Collège du Vieux Montréal, 200 ouest, rue Sherbrooke, Montréal 129.BUREAU DE TRADUCTION SECRÉTARIAT DE LA PROVINCE FREDERICTON demande TRADUCTEUR VI Diplôme en droit ou maîtrise en traduction et grande ex-pénencc en traduction et en révision de traductions d'ordre juridique ou technique ou dans un domaine étroitement connexe.FONCTIONS: Il s agit ici d'un poste senior au Bureau de traduction, et le candidat choisi sera appelé à effectuer des révisions de traduction et des recherches terminologiques d'ordre juridique ou parajuridique.Traitement: oe $13,608 à $16,548 par année.Numéro du concours NB 71-629 TRADUCTEUR V Diplôme en droit ou maîtrise en traduction et grande expérience en traduction d'ordre juridique ou technique OU diplôme universitaire complété par une vaste expérience comportant des responsabilités en matière de traduc-tion d'ordre juridique ou technique.Traitement: de $11,208 à $15,012 par année selon les titres et l'expérience.Numéro du concours NB 71-630 n , TRADUCTEUR III Diplôme universitaire avec spécialisation en grammaire française et anglaise et grande expérience en traduction.Le concours est également accessible aux nouveaux diplômés universitaires.Traitement: de $7,584 à $11,208 par année selon les titres et l'expérience.Numéro du concours NB 71-631 Date limite des concours le 9 décembre 1971.ADRESSER SA DEMANDE A IA.Commission de la Fonction publique du Nouveau-Brunswick 212, rue Queen CP.1055 .Fredericton, N.-B. Le Devoir, lundi 29 novembre 1971 • 15 Congrès d'orientation de I' l'enseignant est un travailleur par Gérald LeBlanc Le syndicat doit se donner comme tâche de poursuivre trois objectifs successifs: faire comprendre à l'enseignant qu’il est un travailleur, amener ce travailleur à une conscience de classe placer cette classe, en acte de lutte, c’est-à-dire prendre le pouvoir qui lui revient en tant que majorité".Ce texte ne constitue ni un extrait des oeuvres de Marx, ni une résolution du parti communiste français, mais bien une recommandation adoptée hier soir au congrès d'orientation de l'Alliance des professeurs de Montréal.Convoqué pour "définir le syndicalisme dans la situation québécoise actuelle ', ce congrès s'est déroulé à la polyvalente Jeanne-Mance sur la rue Bor-deau.Les quelque 210 délégués qui y ont participé ne représentaient pas moins de 125 des quelque 325 écoles de la CECM dans lesquelles oeuvrent lesprofesseurs de l’Alliance.Plusieurs parmi les quelque 10,000 enseienants de l’Alliance seront sans doute surpris de certaines des recommandations que les délégués ont acceptées, hier soir, avant que le congres ajourne à samedi prochain alors qu'on votera plusieurs autres résolutions notamment sur les priorités à établir à l'Alliance.Dans son discours d’ouverture, le président de l’Alliance, M.Robert Chagnon.avait, vendredi soir, invité les participants à se joindre aux autres travailleurs salaries' pour proposer des hypothèses de transformation de notre société et des moyens de corriger les injustices sociales qui frappent la majorité de nos concitoyens"."Il me semble, a-t-il ajouté, qu’il est temps que notre solidarité débouche sur d’autres perspectives que la dénoncia- tion.A moins qu_____________,__________ dical veuille se faire le principal artisan d’une révolution, arms;, il est grand temps que nous proposions aux Québécois l’espoir d’un renouveau".Tout en reconnaissant l’urgence de poser des gestes concrets, M.Chagnon a avoué avoir peu de ce moyens concrets à proposer au congrès “Je sais seulemènt, a-t-il ajouté, que la vie quotidienne nous apprend à tous de multiples moyens de nous engager par des petits gestes en apparence insignifiants, ne fût-ce que l’invitation à faire son marché hebdomadaire chez "Cooprix” ou une convocation à une assemblée publique du conseil municipal de sa localité." Si parmi les recommandations adop-, tées par le congrès, on en retrouve une suggérant la fondation de Centre d’ac- tion politique (CAP) dans les écoles, il faut bien admettre que la plupart des recommandations se situent à des années-lumière de ces petits gestes concrets.Voici quelques-unes de ces recommandations: Que l'enseignant se définisse au même titre que tous les travailleurs salariés." “Faire de l’Alliance un véritable syndicat de militants prêts à défendre les intérêts (besoins ou aspirations) des salariés appelés à former de par leurs conditions un Québec indépendant ’ "Que le syndicat devienne l’instrument de la prise du pouvoir par les travailleurs.Cela suppose l’engagement social et politique du syndic:-*1’’ Que l’enseignant se refuse à éue auprès des étudiants le représentant du principe d’autorité.Qu’il leur apprenne à devenir libres, c'est-à- dire capables de choisir et de s'auto-oeterminer.” Une autre recommandation risque de ressusciter le commissaire enquêteur de l'année dernière.La voici: "Que toute idéologie puisse être exprimée par 1 en seignant dans sa tâche ce qui implique la Disparition de toute censure ideologi que, a l'endroit de l’enseignant dans sa tâche, par le gouvernement ou les instances qui en relèvent." Préserver d'abord la solidarité syndicale L’Alliance des professeurs de Montréal demande à sa centrale, la Corporation des enseignants du Québec (CEQ) de préserver la solidarité syndicale mise en cause par son exigence d’une table de négociation séparée pour les enseignants.Les participants au congrès d’orientation de l’Alliance ont en effet voté hier soir une recommandation à cet effet.“Que l’Alliance demande à la CEQ ùe réévaluer sa position face aux négociations du secteur public à la lumière des circonstances qui ont entouré la publication de sa décision et compte tenu qu’il est impérieux d’assurer la solidarité de tous les salariés du secteur public." Cette proposition avait été amenée à l’Assemblée plénière par le président de l’Alliance, M.Robert Chagnon, qui avait voté en faveur d’une table séparée pour les enseignants au conseil provincial de la PETITES ANNONCES RÉGULIÈRES 844-3361 •U prix a* not «wMw «mnoott.«t * *00 jo*.«-»< maximum 4* 23 moto.• Tout mot «OdHionml ?« Johnson.Dornhoefer * .19 2-'« Pun : Carr 4.06 Rolfe 10.52.Dornhoefer 19 49.3ème période 6 - New York Hadfield < 17) Râtelle, Roife.19 3! Pun.Park 2 08 Kelly 5 20 et Park 6 57 Lancers par: New York: 20 8 11 -39 Philadelphie 8 8 11-27 Gardiens New York, Giacomin Phi Favell A-14.626 LEAFS 1, HAWKS 4 1ère période Aucun but Pun Baun 0 47.O’Shea 5 25 Harrison et Magnuson 'dou.min ' 15 28 2ème période 1 -Toeonto Henderson 115) sans aide 2 -Chicago B Hull 112) Campbell.White Pun Magnuson 7 50 Jarrett imin c i 11.27 Harrison et Korabimaj • 15.35 3ème période 3 Chicago Campbell (2) 1457 16.32 et m B Hull.T Stepleton 4 Chicago Maki (6i 828 Campbell.B Hull 5-Chicago.O Shea iSi 1301) .Nesterenko.Martin Pun Ley (m e et match113 58 1358 d'abord durant la 1ère punition de la partie à Tardif, le vétéran Alex Delvecchio qui célébrera bientôt son 40ème anniversaire de naissance, donne tes devants 1-0 aux siens en complétant un jeu de Guy Charron et de Gary Bergman, la première étoile du match.Puis un ex-Canadien, Bill Collins, y allait de son 6ème filet de la campagne pour faire 2-0 à 1 aide d'un Tancer de 20 pieds.Il fut aidé de Nick Libett et de la recrue Marcel Dionne.Le Canadien a voulu revenir avec le 4ème but de Jacques Lemaire à 10.13 de la période suivante mais 20 secondes plus tard, Al Karlander rappela aux siens qu'il ne fallait pas lâcher comme ça.Il porta le compte 3-1 avec l’aide de Larry Johnston et de Mickey Redmond, un autre ex-Canadien.Redmond porta lui-même le pointage à 41 avant la fin de la période, aidé de Libett et Dionne.Pete Mahovlich a compté le dernier but de la partie à 63 secondes de la fin sur une prise de Harper qui avait également aidé sur le but de Lemaire.Canadien a maintenant une fiche de 6-2-2 contre l'Est et 7-1-4 contre l’Ouest.Il rencontrera Los Angeles, au Forum, mercredi soir.Il ne serait alors pas surprenant de voir Phil Myre jouer ses premières minutes de la campagne.Du moins Rogatien Va-chon aimerait bien cela du côté des visiteurs.Lapointe blessé Guy Lapointe a reçu la rondelle en plein visage à la fin du premier tiers en voulant arrêter un lancer frappé de Al Karlander.Aux dernières nouvelles, tout indiquait qu'il souffrirait d'une fracture de l'os de la joue droite.Dommage car il était le défenseur no.1 du Canadien.Ceci hâterait peut-être 1e retour au jeu de Serge Savard.LIGUE NATIONALE f 8 P n bp bc pis New York 22 15 3 4 103 51 34 Canadien 22 13 3 6 83 49 32 Boston 22 15 5 2 87 49 32 Toronto 23 8 7 8 62 67 24 Détroit 23 7 12 4 60 81 18 Vancouver 24 6 14 4 56 78 16 Buffalo 22 4 13 5 62 87 13 Ouest Minnesota 23 16 4 3 68 37 35 Chicago Philadelphie 23 16 5 2 74 40 34 22 7 11 4 49 68 18 Pittsburgh 24 8 14 2 61 71 18 Californie 23 7 13 3 74 100 17 St-Louis 22 6 12 4 61 76 16 Los Angeles 23 5 17 1 49 94 11 Hier Canadien 2.Détroit 4 New York 4.Philadelhpie 2 Toronto 1.Chicago 4 Buffalo à Californie.lOh ' ' \ v, ' .’ 'T! «Ml» - j « ' ï I v t «s» LORSQU’UN GARDIEN SE FAIT DÉFAUFILER! Pendant que Guy Lafleur entre dans le filet derrière le disque pour réussir son 4ème but de la saison, le gardien Les Binkley se retrouve, spectateur et nez collé sur son filet, complètement hors de position et.défaufilé! L’autre spectateur-Pittsburgh est Darryl Edestrand.(Photo Le Devoir par Donati) SAMEDI DANS LA LHN Minnesota a du vent dans les voiles alors que New York perd Les North Stars du Minnesota continuent de faire la pluie et le beau temps dans la section Ouest de la ligue Nationale.Samedi soir, ils ont remporté une septième victoire consécutive en battant les Kings de Los Angeles au compte de 3-1 après avoir vaincu les Seals de la Californie 2-1 la veille.Samedi, Bill Goldsworthy a marqué deux buts en sept secondes au début de la deuxième période pour conduire les siens à la victoire.A Détroit, devant la plus grosse foule de la saison, 15,025 amateurs, les Red Wings ont causé une vilaine surprise aux Rangers de New York en les battant au compte de 3-1.Le gardien Joe Daley s’est surpassé avec 35 arrêts pour permettre aux Wings de l’emporter.Des buts de Doug Volmar, Bill Collins et Guy Charron en troisième période ont suffi à Détroit pour l’emporter.A St-Louis, les Blues ont tenu tête aux Bruins de Boston en faisant match nul 6-6 avec eux devant une foule-record de 19,104 amateurs.La recrue Curt Bennett a permis à St-Louis d’annuler avec un but à 3.12 minutes de la fin.Jack Egers et Gary Unger ont marque chacun deux buts pour les Blues tout comme Phil Esposito des Bruins.A Toronto, Chicago a aussi annulé, 3-3, avec Tes Maple Leafs.Le 14è but de l’année de Paul Henderson à quelques minutes de la fin a valu ce point au classement pour Toronto.Bernard Parent a aussi offert une magistrale performance devant le filet torontois en effectuant 35 arrêts.Rangers 1 - Wings 3 PREMIERE PERIODE Aucun pointage.Pun Delvecchio 0:43.Volmai à:58.Fair-bairn 9 33.Bergman 9:33.Bergman 14:57.Demarco 19 24 DEUXIEME PERIODE 1 New York Rousseau ill) Irvine, Ralph 19 31 Pun Fairbairn 14:13.Bergman 14 13.De- marco 16:10.TROISIEME Pf RIODE 2- Détroit Volmar il) Berenson.Johnston 542 3- Détroit Collins 15) Karlander.Libett .6:45 4-Detroit Charron(1; Redmond.Delvecchio .11:42 Pun Johnston 9:21.Lancers New York: 10-11-15-36.Détroit 5-9-12 26.Gardiens: Vülemure 'New York): Dale\ i Détroit i Assistance.15.1)25.Stars 3 - Kings 1 1ère perio Je Aucun but Pun Mikkelson 0 50.Harris 2 43 Rei
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