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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 24 mars 1972
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1972-03-24, Collections de BAnQ.

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La grève générale est remise à plus tard Le front commun révise sa stratégie par Gisèle Tremblay En raison de la violente tempête de neige qui s’est abattue sur l’est du Québec, le front commun intersyndical (CSN, CEQ, FTQ) dans la fonction publique a décidé hier midi de reporter a une date indéterminée la grève générale de 24 heures que devaient déclencher ce matin ses 210,000 adhérents.Dans une déclaration a l'Assemblée nationale, le ministre de la fonction publique, M.Jean-Paul L’Allier, a exprimé sa satisfaction à ce sujet et souhaité que les centrales syndicales se conforment de nouveau au code du travail en adressant un autre préavis de huit jours quant a la date du prochain débrayage.La tempête a également empeché les arties de rassembler leurs effectifs ier à la table centrale de négociations où les échanges doivent reprendre aujourd’hui si les conditions de la circulation le permettent.Le comité de travail conjoint sur l’appariement des fonctions, toutefois, a poursuivi ses travaux sans interruption.Au cours d’une conférence de presse où il annonçait l’annulation de la grève hier midi à Québec, le porte-parole du front commun, M.Marcel Pepin, président de la CSN, a déclaré que les employés de la fonction publique ne cherchaient pas à tenir la population en otage mais a obtenir une véritable négociation et que dans les circonstances, ils mettraient tout en oeuvre pour assurer les services habituels afin que la population ne souffre pas davantage! M.L'Allier a observé de son côté que les services essentiels auraient été maintenus beaucoup plus difficilement, en cas de grève, compte tenu des conditions atmosphériques.Tous les bureaux du gouvernement dans la région de Québec, à l'exception des services essentiels aux ministères de la voirie et de la justice, ont été fermés hier.Le travail devrait reprendre normalement dans les ministères aujourd'hui, à moms d’avis contraire, a ajouté M.L’Allier.Celui-ci a réaffirmé que seule une négociation intensive permettra de trouver un règlement au conflit qui oppose présentement le gouvernement à ses 210,000 employés syndiqués.Ainsi donc, la grève générale dans le secteur public ne peut plus légale- mem survenir avant le 3 avril .et il apparaît peu probable quelle ait lieu pendant la semaine de Pâques car les enseignants seront alors en vacances.Les dirigeants du front commun n’avaient toutefois encore rien révélé de leurs intentions à ce sujet au moment de mettre sous presse.Ils ont tenu un caucus hier après-midi au Holiday Inn de Québec, siège des négociations centrales, où ils sont retenus par la tempête, et il est possible qu’ils rendent publique leur decision aujourd’hui.Sauvées de la grève in extremis, les parties directement ou indirectement impliquées dans le conflit ne s’étaient pas moins préparées à faire face à la situation.A Montréal, le palais de justice devait fermer ses portes aujourd'hui et le juge en chef, M.André Fabien, avait recommandé aux juges de respecter les lignes de piquetage.Les activités s’y poursuivront donc normalement, sauf dans certaines divisions des assises où des causes ont été reportées à lundi et les jurés mis en congé.Voir page 6: Le front commun ¦ la météo Généralement nuageux avec légères chutes de neige.Maximum de 30.LE DEVOIR Fais ce que dois Office férial VOL.LX III- NO 70 Montréal, vendredi 24 mars 1 972 15 CENTS Après les événements de Sept-ï/es Le bill 15 prévoit des amendes allant jusqu'à $50,000 par jour par Claude Lemelin QUEBEC - Le gouvernement Bou-rassa a amorcé hier à l’Assemblée nationale une manoeuvre extraordinaire de procédure qui devrait conduire, tôt ce matin ou plus tard aujourd’hui, à l’amendement de la loi sur les relations du travail dans l’industrie de la construction.Cet amendement le bill 15 - vise à éviter la répétition d’actes de violence comme ceux dont le chantier de la Canadian Bechtel à Sept-Iles a été le théâtre, mercredi dernier.Mais il n’est pas exclu que le gouvernement en réagissant aussi promptement aux événements de Sept-Iles, ait voulu indiquer au Front commun CSN-FTQ-CEQ qu’il n’hésitera pas à légiférer pour parer à toute situation d’urgence que pourrait susciter un arrêt de travail dans le secteur public.En effet, c’est en invoquant l’état d’urgence que le ministre du travail, M.Jean Coumoyer, a proposé hier la suspension de l’application du règlement pour que l’Assemblée nationale puisse procéder à l’adoption immédiate du bill 25.Après avoir rappelé les événements qui ont conduit à l’affrontement sanglant de mercredi |18 personnes ont été blessées, dont huit grièvementi, M.Coumoyer a justifié sa motion par "l’état de crise dans le domaine de la construction et l’urgence de mettre fin à cette crise, qui peut compromettre le climat social et économique du Québec”.Pour prévenir la bagarre Québec ferme le chantier de ïlron Ore Le ministère Québécois du travail a ordonné hier midi la fermeture temporaire du chantier de construction de la compagnie Iron Ore, à Sept-Iles.où la violente bagarre qui a opposé mercredi des ouvriers de la CSN et de la FTQ a causé des blessures graves à neuf personnes et des dommages matériels évalués à $75.000.D’autre part, les présidents de la CSN et de la FTQ.MM.Marcel Pepin et Louis Laberge, tous deux retenus au Holiday Inn de Québec, siège des négociations centrales dans la fonction publique.ont adressé au ministre du travail.M.Jean Coumoyer, des télégrammes où ils exigent que la partie syndicale soit consultée sur tout amendement d’urgen- ce à la loi des relations de travail dans l’industrie de la construction.Irrité par le conflit survenu à Sept-Iles, M.Coumoyer a déposé hier au parlement un projet de loi spéciale relatif aux amendes qui frappent les contrevenants à la loi de la construction et avait, la veille, menacé les syndicats de Voir page 6: Iron Ore W/A' Mit .-¦ MÜ Cette motion a été bien accueillie par le chef d’Unité-Québec, M.Gabriel Lou-bier, ainsi que par M.Fabien Roy, le porte-parole du Ralliement des créditis-tes.Le Parti québécois s’est toutefois opposé à la motion.Non pas que la situation créée par les rivalités intersyndicales dans 1 industrie de la construction ne soit pas grave, a précisé le député péquiste de Maisonneuve, M.Robert Burns; mais bien parce que, si grave 3u’elle soit et malgré les événements e Sept-Iles, cette situation ne constitue pas un état d’urgence; et aussi parce que la gravité de la situation exige que l’Assemblée nationale prenne tout le temps voulu pour décider des moyens susceptibles d y remédier durablement et efficacement.A l’issue d’un débat qui s’est prolongé jusqu’à 17 heures 30, la motion a finalement été adoptée sur division: les cinq députés péquistes présents ont voté contre, tandis que les 75 députés présents du parti libéral, d’Unité-Québec et des Créditistes ont fait bloc derrière M.Coumoyer.Après quoi le leader parlementaire du gouvernement, M.Gérard D.Lévesque, a proposé la suspension de certams règlements pour que l’Assemblée puisse recevoir le bill 15 en première lecture et poursuivre ses travaux jusqu’à l’adoption de celui-ci.Ce projet de loi est le troisième amendement adopté depuis l’entrée en vigueur de la loi sur les relations de travail dans l’industrie de la construction, en 1968.Il érige en infractions, passibles d’une amende de $500 par jour : a) toute mesure d’un employeur (menace de renvoi, intimidation, imposition d’une peine disciplinaire, refus d’avancement ou favoritisme) qui cherche "à contraindre un salarié à devenir mem- Printemps à Québec.La vieille capitale est ensevelie sous 18 pouces de neige, comme aux mauvais jours de l'hiver.Le blizzard a arrêté toute vie dans une ville où trains, autobus et avions ont été suspendus.La météo prévoit huit autres pouces de belle neige blanche.(Téléphoto CP) Québec sous 18 pouces de neige et ce n'est pas encore assez.Le printemps s’est manifesté de bien étrange façon hier et mercredi au Québec: la capitale est paralysée sous plus de 18 pouces de neige et toute une région au nord de Montréal a été privée d’électricité pendant de longues heures quand des fils électriques et des poteaux se sont rompus sous le poids de verglas qui les recouvrait.?au gré du temps Tropismes grove n’a pas eu lieu.Le général Hiver est passé par là.Il neigeait, on était vaincu par sa tempête.Ainsi est-il une nouvelle lois prouvé qu’au Québec les météores hivernaux commandent tout et ont même le pouvoir d’ajourner les bouleversements spontanés mûris au plus profond de la conscience humaine.D’ailleurs, dans la plupart des pays, les soulèvements qui ont changé l’Histoire ont généralement lieu en été, 14 juillet ou Indépendance Day.Attendons quelques semaines et nous pourrons alors choisir entre les arrêts de travsi! et les erèves dorées par le soleil.Louis-Martin T AK O pas l’a- La ville de Québec ne s’était relevée encore de la tempête qui vait touchée mercredi soir qu’il neigeait de nouveau hier soir à gros flocons.La météo prévoyait que six à huit pouces de neige viendraient s’ajouter aux 18 pouces déjà accumulés au sol.La circulation dans la ville et ses abords était impossible hier.Des milliers d’automobiles avaient été abandonnées le long des rues et des routes, leurs conducteurs ayant choisi de se mettre à l’abri dans des maisons plutôt que de continuer à affronter les éléments.Au nord de Montreal, les pannes d’électricité ont débuté mercredi après-midi, durant la pluie diluvienne qui s’est abattue sur la métropole et ses environs.LHe Jésus et la ville de Laval ont été durement touchées, de même que la périphérie de Saint-Jérôme La région la plus éprouvée a été celle de Joliette ou de 25,000 à 30,000 abonnés ont été privés d’électricité pendant d’assez longues périodes de temps.Aux environs de Joliette, à Saint-Gabriel de Brandon, par exemple, le courant n’avait pas été rétabli nier soir après une interruption de 24 heures et on ne croyait pas que la situation puisse redevenir normale avant ce matin.Le maire de Québec, qui a lancé un appel à la population de la ville hier à la radio, a souligné que même si la situation était grave, il n’était pas indispensable de déclarer l’état d’urgence, ce qui aurait nécessité l’intervention des forces armées.De toute façon, la base militaire de Voir page 8:18 pouce* de neige bre d’une association représentative (un syndicat), à s’abstenir de le devenir ou à cesser de l’être; b) toute pression exercée par un syndicat pour inciter un employeur à prendre pareille mesure; c) tout refus d’embaucher ou tout licenciement, par un employeur, qui frappe une personne parce qu’elle est membre du bureau d’un syndicat.Le bill 15 établit en outre une présomption de culpabilité d’une association représentative “autre que celle à laquelle le salarié avait donné son adhésion” chaque fois qu’un employeur est reconnu coupable de ces nouvelles infractions; il oblige aussi le Procureur général a faire enquête chaque fois qu’une plainte écrite lui signale qu’une infraction a été commise.Enfin, le projet de loi présenté hier à l’Assemblée nationale interdit à tout syndicat d’ordonner, d’encourager ou d’appuyer un ralentissement du travail dans 1 industrie de la construction; il Voir page 6: Le bill 15 Perspective jeunesse: priorité au milieu rural OTTAWA (par Jean-Pierre Bonhomme) - Le secrétaire d’Etat, M.Gérard Pelletier, a révélé, hier, que les fonctionnaires de son ministère chargés d’adminisérer le programme de subventions fédérales à l’emploi d’été des étudiants, intitulé Perspectives jeunesse, ont reçu l’ordre, cette année, de donner la priorité aux demandes d’aide venant des milieux ruraux.11 a précisé que cette politique avait donné d’heureux résultats puisque 60 pour cent des projets soumis par les étudiants des Prairies proviennent de localités rurales."Cela va nous faciliter la tâche, a dit le ministre, en nous permettant de verser des fonds là où se font sentir les besoins les plus aigus M.Pelletier a signalé de surcroît que son ministère avait fait un effort particulier pour augmenter la participation féminine.Jusqu’à ce jour, a-t-il dit, 40 pour cent des emplois proposés sont destinés à des jeunes filles.Il a précisé que l’analyse des projets reçus cette année montre que 30 pour cent des participants seront des Voir p*g* 2: Perspective* ÉÊÊIÈ I L'heure est au pessimisme: le premier ministre britannique Heath et le chef du gouvernement de ('Ulster ne sont pas parvenus à un accord au bout de 12 heures de discussions.Le plan Heath n'a pas l'heur de plaire à M.Faulkner qui aurait même menacé d'une démission en bloc de son cabinet.(Téléphoto AP) Heath n'a pu gagner Faulkner à son plan LONDRES (d’après T AFP) Est-ce aujourd’hui que Von connaîtra, après le suspense des derniers jours, le "plan de paix" du premier ministre Edward Heath relatif au drame irlandais?A llh (locales) ce matin.M.Heath fera une déclaration devant la Chambre des communes sur le résultat de ses consultations avec M.Brian Faulkner, premier ministre d’Irlande du Nord, et il est certain qu’elle va revêtir un caractère d’exceptionnelle gravité.Après 12 heures d’entretiens en moins de 36 heures, rien n’avait transpiré hier soir des transactions entre les deux premiers ministres sur le fameux plan de paix proposé par le gouvernement de Londres.Mais à Belfast, on était persuadé, malgré les démentis, que le chef du gouvernement du Stor- mont avait jeté dans la balance la menace d’une démission en bloc de son cabinet pour tenter de faire revenir M.Heath sur ses intentions.Dans la capitale britannique, même si l’on n’excluait pas la possibilité qu’un accord de dermere heure soit intervenu hier soir, l’atmosphère était généralement au pessimisme et certains observateurs avançaient déjà l’hypothèse que la déclaration de M.Heath constituerait en fait l’annonce de l’administration directe de l’Ulster par Whitehall Dans une atmosphère de crise, deux conseils des ministres extraordinaires se sont tenus simultanément, l’un à Londres, l’autre a Belfast.Au cours d’une conversation téléphonique qui était atten-Volrpage6: Heath-Faulknor Le gouvernement voudrait-il 'enterrer'la réforme électorale?demande le PO par Pierre-L.0'Neill Le Parti québécois soupçonne le gouvernement Bourassa de vouloir “enterrer” la réforme électorale.Le président du parti, M.René Lévesque, donnait hier à Montréal une conférence de presse visant à faire connaître les conclusions d’une analyse du projet soumis par la commission permanente de la réforme des districts électoraux.Préparé par le service de recherche du parti, le document tend à prouver que la nouvelle carte proposée par la commission permanente n’élimine pas le biais qui favorise traditionnellement les circonscriptions rurales et ne corrige en rien les disproportions effarantes entre le vote populaire et la représentation à l’Assemblée nationale.Tout en convenant que le projet de la commission permanente constitue une étape valable, un progrès, M.Lévesque exprime une profonde inquiétude concernant les autres éléments de la réforme électorale promise par M.Bourassa le soir des élections d’avril 1970.Il souligne notamment que les travaux d’étude et de recherche sont arrêtés en ce qui a trait au mode de scrutin, la liste électorale permanente, la loi électorale ainsi que les dépenses et le financement des partis politiques.Essentiellement, M Lévesque affirme que la réforme électorale entreprise ne trouvera pas de signification et ne vou- dra pas dire grand-chose à moins que le gouvernement ne se décide à la compléter par tous les autres éléments, notam ment, la réforme du mode de scrutin.Selon le chef du PQ, les travaux de la commission parlementaire ont accompli bien peu de progrès sur le mode de scrutin et la liste électorale permanente.Voir page 2: La PQ chu vttrt Mfcflirt ou c p.123.ilitipn t ail 13 la baie jamos des amérindiens r 2 • Le Devoir, vendredi 24 mars 1 972 AUX ÉDITIONS DU BORÉAL EXPRESS LE 3e VOLUME DE LA COLLECTION ÉTUDES D'HISTOIRE DU QUÉBEC U- PERSONNE!.POLITIQUE QUEBECOIS PERSONNEL POLITIQUE QUÉBÉCOIS textes de : Jean-Charles FALARDEAU Jean-Charles BONENFANT Robed BOILY Jean HAMELIN Louise BEAUDOIN Guy BOURASSA présentés par : RicharrfOESROSIERS Enfin mis a la portée de tous, des textes difficiles d'accès ou injustement oubliés.Une introduction de caractère historiographique, suivie de plusieurs études.Une optique multidisciplinaire, témoignant de l'évolution de la discipline historique comme de l'évolution des méthodes des politicologues, des sociologues, des économistes, etc.VOLUME DE 144 PAGES FORMAT 6" x 9'' $2.90 Dans la même collection : LE 'RETARD' DU QUÉBEC ET L'INFÉRIORITÉ ÉCONOMIQUE DES CANADIENS-FRANÇAIS $2.50 L'ÉDUCATION AU QUÉBEC (19e-20e siècles) $2.90 EN VENTE DANS TOUTES LES LIBRAIRIES suites de la première page PERSPECTIVES élèves du niveau secondaire et 63 pour cent du post-secondaire.Sept pour cent des projets proviennent de personnes autres que des étudiants.Le secrétaire d’Etat a rendu ces faits publics dans un rapport provisoire sur l’administration du programme Perspectives jeunesse en 1972.On sait que les étudiants avaient jusqu’au huit mars pour soumettre des projets d’activités.Le ministre a dit que les fonctionnaires du secrétariat d’Etat seront en mesure d’annoncer publiquement les 3,000 projets qui auront été acceptés entre le 17 et le 27 avril.Dans sa communication aux Communes M.Pelletier a rappelé que le budget de $33 millions accordé à Perspectives jeunesse avait été augmenté de $10 millions comparativement à l’an passé et qu’il financera quelque 29.000 emplois et activités.Il a précisé que les jeunes personnes ont fait parvenir 19.102 projets à l’administration fédérale et que le nombre des demandes en provenance du Québec sont beaucoup plus nombreuses que celles des autres provinces.Le Québec a en effet soumis 6,688 projets, soit 35 pour cent, contre 4,046 pour l’Ontario, seulement, soit 21 pour cent.Le ministre a dit, au cours d’une conférence de presse, que les jeunes Ontariens demeurent néanmoins favorisés puisque le gouvernement de la province de l’Ontario a établi cette année, au coût de 12 millions, son propre programme de subventions à la jeunesse étudiante, d’un caractère semblable à celui d’Ottawa.Les jeunes Ontariens ont probablement cru que leurs chances étaient meilleures en s’adressant au gouvernement d’Ontario, a dit M.Pelletier.Il a reconnu que les besoins de la jeunesse Québécoise sont plus grands que ceux des jeunes Ontariens.Le ministre a également reconnu avec hésitation que les besoins de la jeunesse citadine de Montréal sont plus grands que ceux de la jeunesse rurale, mais il a souligné qu’il était nécessaire d’apporter de 1 aide à certaines régions éloignées comme celles de la Gaspésie ou du nord du Nouveau-Brunswick.M.Pelletier a dit que les projets coûteront $12,000 en moyenne et comprennent généralement dix participants.L’an passé, l’étudiant recevait $900,-00 en moyenne.Parmi les projets proposés cette an née, 25 pour cent ont trait aux loisirs et à la récréation, et 20 pour cent au travail social.D’autre part, 16 pour cent des projets sont d’ordre culturel, 14 pour cent ont trait à la protection du milieu, 11 pour cent à la recherche et 11 pour cent a l’information.M.Pelletier a souligné que Perspectives jeunesse n’est pas le seul programme fédéral de subventions à l’emploi d’été.11 a fait remarquer que le secrétaria d’Etat subventionne une centaine d’auberges de jeunesse à travers le pays et des voyages et échanges.Les dépenses totales du gouvernement fédéral pour le programme de 72 sont de l’ordre de $85 millions.Des fonctionnaires du secrétariat d’Etat et une équipe de plus de 230 personnes participent à la sélection des projets, à l’administration centrale de Perspectives-jeunesse.Le travail de vérification se fera par ordinateurs et la sélection sera fondée sur de nombreux facteurs, notamment la conformité avec les critères du programme, le nombre d’emplois créés par chaque projet, le niveau de scolarité, le rapport numérique entre les participants et les participantes, la répartit.'’" géographiq"e, l’appui communautaii Lavis des experts, les priorités des provinces et les budgets attribués par région et sous-region.Tout au long de l’été, une centaine de coordonnateurs seront postés dans les différentes régions où ils fourniront leur aide aux auxiliaires des projets, assureront la liaison avec d’autres groupes au niveau local et surveilleront la réalisation des projets du point de vue financier.Les critiques de l’opposition au programme Perspectives jeunesse ont été relativement modérées cette année.On se rappellera que l’opposition avait fait de vifs reproches au gouvernement, l’an passé, l’accusant d’avoir procédé à la hate.Hier, le député conservateur David MacDonald a souligné pour sa part que les 30,000 emplois créés par le programme de subventions étaient une goutte d’eau, si l’on songe que le nombre d’étudiants qui chercheront des emplois d’été cette année s’accroîtra de 100,000 et que leur nombre total s’élève à 1,300.000.Le député NPD Doug Rowland, pour sa part, a dit que ces programmes ne font pas grand chose pour régler les problèmes de l'emploi.“Le pays a plutôt besoin d’un gouvernement dont l’objectif principal est le plein emploi.Perspectives jeunesse est un programme destiné a la classe moyenne.H constitue une tentative d’acheter les consciences de la partie articulée de la population, celle justement qui pourrait s’intéresser à corriger les véritables malaises sociaux", a-t-il dit.I Ottawa en bref OTTAWA (CP) - Le sénateur Paul Martin, au nom du gouvernement, et le sénateur Jacques Flynn, au nom de l’Opposition conservatrice, se sont hier portés à la défense du régime de péréquation qui profite au Québec.La veille, l'ancien premier ministre créditiste de l'Alberta M.Manning, avait mis en doute l'équité de cette redistribution, en particulier le fait que le Québec reçoit plus de $400 millions par année en vertu de ce régime.A quoi le sénateur Martin a répondu hier que la population du Québec s'élève à 6 millions et qu’elle représente 60 pour cent de la population totale des sept provinces "moins fortunées’’ qui sont admissibles aux paiements de péréquation.Pour sa part, le sénateur Flynn s'est dit d’avis que les paiements de péréquation ne sont peut-etre pas tout à fait conformes à la constitution: mais, a toutes fins utiles, il serait difficile de les mettre en doute.• Quels sont les critères qui guident la commission de la fonction publique pour l'octroi des congés sans solde aux employés de l'Etat qui veulent se porter candidats aux élections?Les députés de l'Opposition, qui cherchaient a le savoir hier en commission de la radiodiffusion de la Chambre, n'ont pas obtenu de réponses très précises.Pourquoi, par exemple.Mlle Judith Ann Booth, a l’emploi au Conseil de la radio-télévision canadienne, a-t-elle été suspendue après avoir annoncé sa candidature aux prochaines élections fédérales comme candidate libérale dans la région d'Ottawa?L'autorisation lui avait été refusée par la Commission de la fonction publique et par le président du CRTC, M.Pierre Juneau.Appelé à donner des explications M.Charles Lussier, commissaire à la fonction publique fédérale, a déclaré que chaque aemande est jugée au mérite.Il est tenu compte, a.t-il dit.de la nature et des responsabilités de l’emploi occupé par le requérant.Ainsi, a dit M.Lussier, le cas de Mlle Booth, avocat au service du CRTC, a été apprécié à la lumière du caractère des fonctions qu elle assume: elle est procureur du CRTC aux audiences publiques, elle engage des procédures au nom du Conseil, elle peut même être amenée à poursuivre des postes de radio.Si, en cas de défaite électorale, elle reprenait son poste, elle risquerait de se trouver dans une situation de conflit, ce que la loi de la fonction publique veut précisément éviter.M.René Matte, créditiste de Champlain, affirme que le gouvernement a trompé les municipalités québécçises au sujet du programme d’initiatives locales destiné à combattre le chômage d’hiver.Il soutient que les porte-parole du gouvernement n’ont pas répondu clairement lorsque le groupe créditiste a voulu savoir en Chambre si la totalité des fonds affectés à cette fin était affectée.Il n’a pu savoir, non plus, à quel moment les fonds ont été épuisés."Une telle façon de procéder, devait conclure M.Matte, porte directement atteinte à nos droits et privilèges de représentants du peuple." M.Ron Basford, ministre des affaires urbaines, a donné l’assurance aux Communes que le problème du logement des aborigènes canadiens le préoccupe vivement.Cest pourquoi, a-t-il dit, de généreuses subventions ont été et seront encore consenties à divers groupes qui cherchent à se loger plus convenablement.• Le bureau du premier ministre a annoncé la nomination de M.Jacques-M.Desroches au poste de sous-ministre de la main-d’oeuvre et de l’immigration, et celle de M Louis Couillard au poste de président de la Commission des tarifs.Agé de 47 ans, M.Desroches était commissaire en chef de l’assurance-chômage depuis 1967.Agé de 57 ans.M.Couillard était sous-ministre de la main-d’oeuvre depuis 1968.Statistique-Canada constate que les dépenses globales de tous les gouvernements ont notablement contribué au développement de l’économie en 1971.En revanche, ces dépenses ont également été le facteur principal de l’inflation.En 1971, le produit national brut a augmenté de 9.1% et atteint $92.1 milliards.Cette hausse est attribuable, pour 3.4' p, à une augmentation générale des prix, précise Statistique-Canada.• Au 30 septembre, 402,100 personnes étaient à remploi de l’Etat fédéral, soit 600 de plus qu'à la fin de juin 1971.Statistique-Canada précise que la somme totale des salaires perçus par ces employés s’est élevée à $883.1 millions de juin à septembre 1971.• Si les conservateurs sont portés au nouvoir l'auditeur général du Canada sera doté de pouvoirs plus étendus.M.Stanfield, s’y est engagé hier dans un discours prononcé à Calgary.• A moins que les Indiens n’en fassent eux-mêmes la demande, le gouvernement fédéral ne compte pas intercéder en faveur des aborigènes que préoccupent les conséquences de l'aménagement hydroélectrique de la Baie James.M.J.B.Ciaccia, sous-ministre adjoint des affaires indiennes, a précisé hier en commission que le gouvernement se soucie effectivement des elfets d’un tel projet sur la chasse, la pêche et l’habitat des Indiens.Mais la question est présentement débattue entre les Indiens et le gouvernement du Québec.L'Agence canadienne de développement international annonce l’établissement d’un programme de bourses destiné aux étudiants qui se destinent à faire carrière dans le développement international.Cette année, huit bourses seront octroyées à des étudiants ayant terminé leurs études secondaires.Le montant prévu pourra atteindre jus-u'à $8,000 selon l’importance des tudes envisagées.• Mme Grace Maclnnis, néo-démocrate de Vancouver, a fait hier un plaidoyer en faveur de quelque 300,000 femmes du Bengla Desh qui auraient été victimes de viol au cours de la guerre.Un médecin américain, déjà sur place, aurait lancé un appel à d'autres pays afin de recruter des médecins qui pourraient pratiquer des avortements.Le gouvernement canadien ne pourrait-il pas offrir ses services?M.Sharp a répondu que la requête serait adressée à M.Paul Gérin-Lajoie, président de l’ACDI, qui rentrera bientôt d'une tournée d’information dans ce pays.LE PQ Quant à la loi électorale et au financement des partis, il souligne que ces deux éléments h’ont même pas encore été discutés."Après dèux ans, on a pas commencé à en parler; c’est un gros zéro.’ Relativement au mode de scrutin.M.Lévesque rappelle que l'étude fut annoncée en juin 1971.que le comité d’experts (Lalande.Lemieux et Meynaud) fut formé le 25 novembre 1971 seulement, que le mandat du comité n’a pas été précisé, que M.Jean Meynaud décédé n’a pas encore âé remplacé, que les travaux n’ont pas encore débuté et qu'aucun délai n’a été fixé.Sur l’opportunité d’instituer une liste électorale permanente.M.Lévesque indique que la commission parlementaire n’a tenu qu’une seule séance.A cet égard, il souligne que le seul témoigna-e rendu devant les députés, celui de M.ean Fortier, de la Société de mathématiques appliquées (SMA), faisait tomber les objections courantes et favorisait la liste permanente.Enfin, pour ce qui est de la loi électorale, ainsi que des dépenses et du financement des partis, M.Lévesqûe se montre étonné et inquiet qu’il n y ait rien de fait.Ce qui l'amène à croire: "On semble vouloir enterrer tout le reste de la réforme électorale.” En ce qui concerne plus précisément le projet de carte proposé par la commission permanente, l’analyse du Parti québécois arrive à conclure qu’il s’ensuivrait un accroissement des écarts entre le vote populaire et le vote en Chambre.En transposant sur la nouvelle carte proposée les résultats des élections de 1970, les recherchistes du Parti québécois sont arrivés aux résultats suivants: • avec 45% des suffrages, le Parti libéral avait obtenu 66.6% des sièges de l’Assemblée nationale (72).La nouvelle carte de la commission permanente lui donnerait 73.6% des sièges (81); • avec 24% des suffrages,le Parti québécois avait acquis 6.4% des sièges (7/108).La nouvelle carte donnerait au PQ 8.2% des sièges (9/110); • Avec 19.6% du vote populaire, TUnité-Québec détient 15.8% des sièges (17/108).La nouvelle carte lui donnerait 10% des sièges (11/110); • avec 11% des suffrages, le Ralliement créditiste détient 11.2% des sièges de l’Assemblée nationale.Il se retrouverait avec 8.2% des sièges (9/110).Selon les spécialistes du PQ, la tendance qui se dégage de cette analyse comparative indique bien l'importance et l’urgence pour l’Assemblée nationale d’aborder tous les autres aspects de la réforme électorale "si l’on veut éliminer à temps pour la prochaine élection, les distorsions et les iniquités qui .vicient notre démocratie”.Le document d’une centaine de pages, propose donc de tirer deux leçons de l’analyse sur la nouvelle carte; la première est mineure, la seconde fondamentale.“La carte, écrit-on, même améliorée par la commission, continue à être source de distorsions sérieuses à cause de la disproportion moindre mais persistante entre les circonscriptions urbaines et les circonscriptions rurales.Presque tous les comtés métropolitains ont été poussés près du plafond de 40.000; presque tous les comtés ruraux ont été maintenus près du plancher de 24,000".“La carte électorale la plus équilibrée au monde ne suffit pas pour corriger un mode de scrutin vicié.Le mode de scrutin en vigueur au Québec depuis le milieu du XlXè siècle a constamment provoqué des distorsions importantes dans la distribution des sièges à l’Assemblée nationale".Ceci dit, le Parti québécois rappelle son congrès d'octobre 1969, où les congressistes ont inscrit au programme une disposition visant à ajouter un élément de représentation proportionnelle."Ainsi, un vote préférentiel, donné par l’électorat aux partis politiques reconnus.fixera la distribution du tiers des sièges à l'Assemblée nationale”.Le grand prix de la SQL PARIS (AFP) - La Société des gens de lettres a décerné hier son grand prix à l'écrivain Roger Besus pour f ensemble de son oeuvre.Le prix du roman a été attribué à Solange Fas-quelle pour "Les amants de Kaliros .Roger Besus, âgé de 57 ans, est un ancien ingénieur des ponts et chaussées.Son premier roman ("Le refus") remonte à 1952.Il a écrit ensuite "Cet homme qu’il aimait", "Le scandale" et "Les abandonnés".Parmi ses dernières oeuvres figurent "Le maître”, "Comprenne qui pourra".“France dernière" et une pièce de théâtre,-"Savonarole”.Le jury était composé de Maurice Genevoix, secrétaire perpétuel de l'Académie française.Alexandre Ar-noux, de l’Académie Goncourt, Paul Vialar et Jean Rousselot, président de la société des gens de lettres.Clinique légale sur la rive-sud Une clinique légale ouverte aux citoyens de Saint-Lambert, Saint-Hubert, Laflèche, Greenfield Park et Ville Brassard est en opération depuis quelques semaines.La clinique connue sous le nom de South Shore community clinic Inc poursuit les buts suivants: offrir des informations de caractère légal et juridique ainsi que des programmes d’éducation aux citoyens de la rive-sud; procurer des services légaux gratuits a ceux qui ne peuvent s'offrir les services d'avocats privés.En plus, la clinique veut promouvoir des changements d’ordre législatif.Un avocat a plein temps, Me Richard Beaudoin, est à la dis- QUI CONSTRUIRA?Suite de la page 3 de spécialistes qui deviendraient des employés de la CUM ne représente-t-il pas une difficulté puisque la réalisation du projet sera finie dans dix ans?Le projet sera réalisé dans dix ans, a expliqué M.Ryan.mais le traitement des eaux ne sera pas pour autant une question close et nous devrons très certainement envisager alors un traitement plus poussé.Rappelons que le projet comprend la construction de deux usines, l'une pour la partie est et l’autre pour la partie ouest de nie de Montréal.Le coût de ces deux usines est évalué à $128 millions tandis que le coût des intercepteurs et des stations de pompage s'élève à $145 millions.Ce système d'épuration traitera toutes les" eaux usées, passant par les égouts, du territoire de la Communauté avant qu'elles ne se déversent dans le fleuve Saint-Laurent et dans la rivière des Prairies.La construction de l'ensemble du système s’étendra sur 10 ans.Il n'est pas question d'allonger cette période, a précisé M.Hanigan.car cela ne ferait qu'augmenter les coûts.LA CUM Suite de la page 3 mes que nous avons décidé ’ajouter à ces plans à la suite de la tragédie survenue à la station Henri-Bourassa.M.Gascon a aussi précisé que le coût de l'application des recommandations du rapport Tellier n’a pas encore été évalué mais que cela représente certainement un coût imposant si l'on considère que le métro parcourra 42 milles et comprendra quelque 80 sta^ons.Parmi les recommandai.ons du rapport Tellier, mentionnons celles-ci: augmentation des sources d’approvisionnement pour les boyaux d’arrosage et installation de sorties d’eau; uniformisation de la signalisation du métro; changement de l’emplacement des caniveaux qui contiennent les câbles électriques reliant les stations; enduire les câbles et les fils électriques d’un produit antipropagateur de flammes; modification des dispositifs de freinage: augmentation du nombre de sorties à chacune des stations,.LE JUGE Sulto de la page 3 tes dérogatoires n’ont pas été notés ou sanctionnés par le juge.Le cas de l’avocat Robert Lemieux est un exemple de cette grande "vigilance" du Barreau.Reste à savoir maintenant si le Barreau est intéressé à s'occuper d’un de ses membres dont la conduite est dénoncée haut et fort par un juge et qui, après avoir retiré quelques profits d’un client, l’abandonne à l'assistance judiciaire sans autre forme de procès.Le juge Rousseau a accordé à Me Forest la remise demandée afin que l’avocat de l’assistance judiciaire puisse se familiariser avec le dossier et prendre connaissance des faits.Ce client est accusé de viol, ce qui constitue une grave accusation qui peut conduire un accusé à la réclusion peipétuelle.où VONT-ILS?Suit* d* I* pas* 4 diens du fond de leurs bureaux-chefs de Québec et Ottawa.Ils placent les Indiens dans des dilemmes où ils n'ont aucun chobt.Ces mêmes fonctionnaires, quand ils sont présents à nos réunions locales, crient a tue-tête: “Nous avons consulté les Indiens.Ils sont tous d’accord!” Ils avalent presque le micro en criant: "La démocratie!".A nous la relève! ! ! position des citoyens.Les personnes intéressées qui désirent d’autres renseignements peuvent téléphoner à 672-3820.Bière en canette QUEBEC (PC) - La bière en canette pourra être vendue dans les tavernes, les brasseries et les épiceries après l’adoption du projet de loi numéro 12 présenté à l’Assemblée nationale par le ministre de la justice, Jérôme Choquette.De plus, ce bill prévoit que la période des permis de villégiature sera portée de cinq à six mois, et que deux membres seront ajoutés à la Commission de contrôle des permis d’alcool.Mise au point de Marcel Chaput A la suite de la parution, dans Le Devoir de lundi dernier, d une pétition sous forme de placards publicitaires le priant d'instituer un mouvement politique fédéral appelé "Parti canadien-fran-çais", et d'en accepter la direction, M.Marcel Chaput déclare catégoriquement n’avoir rien à voir dans cette affaire."T" DÉCÈS Notez s.v.p.que les avis de décès doivent nous parvenir avant 6.00 p.m.heure de tombée.Décès du FrèreGérard Gagnon (Etienne) Les Frères des Ecoles chrétiennes de la province religieuse de Montréal recommandent aux prières le repos de l ame du Fr.Gérard Gagnon décédé le 22 courant dans sa 58e année d'àge Il était fils de Joseph Gagnon et de Marguerite Joncas et naquit le 24 mai 1914, à Maisonneuve, localité annexée depuis à Montréal.De l'école Chomedey-de-Maison-neuve.il se dirige aii juvénat de Laval-des-Rapides où il séjourne trois (3) ans.Il revêt le saint Habit à l'éte de 1930.Après son scolasticat.en 1932.il est adjoint aux professeurs du juvénat.Intelligent, habile en plusieurs domaines manuels, très entreprenant, il marque de nombreux succès dans les domaines scolaires et parascolaires.Il connaît une ascension rapide dans les classes: passe du primaire au secondaire premier et deuxième cycles - exerce le prin-cipalat, auprès des élèves, ou la fonction de directeur-adjoint auprès de ses confrères.C'est ainsi qu'on le trouve en activité aux endroits suivants: Hull (S.-Rédemp-teur et école secondaire Notre-Dame).Montréal (Ste-Brigite.Sacré-Coeur, Mont-Saint-Louis.S.-Henri.S.-Paul de Viauvillei.Lachine.Longueutl et Sorel.Des troubles sclérotiques ont déjà fait leur apparition et.malgré tous les efforts des spécialistes, mineront peu à peu un organisme qui fut toujours frêle.11 devra se soumettre, durant une douzaine d'années, à des soins continus qui ne pourront que retarder quelque peu l'issue fatale.La dépouille mortelle repose au salon funéraire de la communauté à Ste-Dorothée.300 chemin du Bord de l'Eau, ville de Laval Les funérailles auront lieu au même endroit, le samedi 25 courant, à 10 heures.Lui survivent; ses frères: Mgr Edouard Gagnon, évêque de Saint-Paul en Alberta et Roméo; ses soeurs, mesdames Lefebvre et Üeshaies ctMlloRolandeGagnon.voe*“s v
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