Le devoir, 27 mai 1972, samedi 27 mai 1972
hnhnhbhmh la météo Ensoleillé et chaud.Max.: 80.Dimanche: plus chaud.LE DEVOIR Fais ce que dois Saint Augustin de Cantoibérv VOL.LXIII - NO 1 2'1 Montréal, samedi 27 mai 1972 15 CENTS mlnHoto 50569 0569 569 TIRAGE: VENDREDI, 26 MAI 1972 21 gagnants de $5,000.-^1 168 gagnants de $ 500.1701 gagnants de $ fOO.Indices de déblocage dans le secteur public par Paul Longpré QUEBEC (PC) - Le gouvernement est prêt a une révision fondamentale de ses positions en matière de sécurité d’emploi dès qu’il aura reçu l’assurance que les négociations ont des chances de succès dans chacun aes secteurs représentés dans le Front commun.Ainsi après le test du "climat” jeudi, les négociateurs du Front et le nouveau ministre de la fonction publique, M.Jean Cournoyer, ont mis hier a l’épreuve leur bonne foi réciproque.On connaîtra les résultats mercredi.Le ministre s’abstient de faire des ouvertures inconditionnelles, aussi bien sur la sécurité d’emploi que sur les salaires, tant que les tables sectorielles ne se seront pas remises en marche."Il s'agit de savoir si après les événements que vous connaissez vous pourrez encore vous parler”, a dit M.Cour- Coin Bellechasse et Chambord, les cheminées de l'incinérateur municipal ne fument plus.(Photo Le Devoir par Bernard Lauzé) Nouvel espoir de solution Odeurs fétides, mouches et rats menacent la Ville par Pierre Richard Alors que la situation, créée par la grève des 8,000 cols bleus de Montréal, se détériore vde jour en jour, principalement à cause de l’accumulation des ordures ménagères, un mince espoir de solution vient de voir le jour grâce à l’intervention de la Communauté urbaine de Montréal dans le conflit qui oppose la Ville de Montréal à ses employés manuels.Le président du comité exécutif de la CUM, M.Lawrence Hanigan, a en effet transmis, jeudi après-midi dernier, au président du syndicat des cols bleus, M.Roger Lampron, une proposition concrète concernant la sécurité d’emploi des employés transférés de la Ville de Montréal à la Communauté, a appris LE DEVOIR de sources sûres.Cette proposition, croit-on savoir, pourrait satisfaire l’une des principales revendications des grévistes qui s’inquiètent du sort réservé aux cols bleus qui pourraient être transférés à l’emploi de la CUM, sans que la Ville de Montréal n’ait à modifier sa position.M.Yvon Dansereau, conciliateur du ministère du travail, et les représentants de la Ville de Montréal ont reçu des copies de la proposition de la CUM, qui n’a été commentée ni par M.Hanigan, ni par M.Lampron.D’autre part, l’accumulation des déchets dans les parcs et les ruelles crée une situation, qui, sans être alarmante, s’aggrave de jour en jour.Un rapport préparé par des ex- Voir page 6: Odeurs noyer au Front commun en mentionnant qu'il était notamment inquiet de la reprise du dialogue chez les enseignants.Or, la securité d’emploi constitue le cheval de bataille de la Corporation des enseignants et de son président, M.Charbonneau.Ce dernier n’avait pas caché son dépit de voir cette question prendre si peu d’importance lors de la première ronde de négociations qui a précédé la aise syndicale de mai.De son côté, M.Marcel Pepin, principal porte-parole syndical, demande autre chose que "les voeux pieux” avant de relancer les négociations sectorielles.Il insiste avec un mélange de fermeté et de diplomatie sur deux points : • les amendements à la loi 19 qui laisse planer une menace imminente de décret; M.Trudeau confirme la démission de Buchanan par Jean-Pierre Bonhomme OTTAWA - Le premier ministre Trudeau a confirmé hier aux Communes avoir reçu la démission “ces derniers jours” du président du tribunal fédéral antidumping, M.William W.Buchanan, ¦ mais il a refusé d’indiquer si cette démission avait été motivée par un conflit d’intérêt.La nouvelle de la démission de M.Buchanan, rendue publique en primeur hier par Le Devoir, a dominé l’actualité sur la colline parlementaire.Dans sa nouvelle, Le Devoir indiquait que le président du tribunal administratif fédéral avait été contraint de remettre sa démission parce qu’il aurait participé à une décision favorisant les producteurs de verre canadiens, notamment les compagnies Canadian Pittsburg Industries Ltd.et Pilkington Brothers Ltd., aux dépens des importateurs de verre en provenance des pays d’Europe orientale.Cette décision a été prise le 13 mars 19xx alors que M.Bourassa aurait été personnellement intéressé dans la question soumise à l’examen de la cour antidumping.Dans la même nouvelle, Le Devoir révélait que le ministère de la justice, a qui le tribunal antidumping fait rapport, a soumis une requête à la Cour fédérale (l’ancienne cour de l’échiquier) en vue de faire casser la décision du tribunal antidumping.M.Trudeau a confirmé la démission de M.Buchanan en réponse à des questions que le porte-parole conservateur, M.George Hees, posait dès l’ouverture de la période des questions des députés.Le premier ministre a précisé que la requête en cassation de la décision du tribunal antidumping concernant les importations de verre était la seule qui ait été soumise au tribunal fédéral supérieur.En réponse à une autre question du député conservateur Marcel Lambert, qui voulait savoir si le gouvernement ferait une déclaration à ce sujet, le ministre de la justice, M.Otto Lang, a simplement dit que toute cette affaire faisait présentement l’objet d’une enquête et que, pour le moment il avait seulement été décidé de contester la décision du tribunal antidumping.La requête du ministère de la justice a été présentée le 4 mai et elle sera entendue le 8 juin par la Cour fédérale.Des porte-parole du ministère de la justice ont expliqué que le délai avait été rendu nécessaire à cause du grand nombre de sommations qu’il avait fallu signifier.Voir page 6: Buchanan Unité-Québec: un nouveau départ veau (par Q.L.) - C’est le signal d’un nou-au départ pour l’Unité-Québec.C’est ainsi que, dans son message inaugural, M.Gabril Loubier envisage les assises générales que ce parti tient, aujourd’hui et demain au centre sportif L'orientation de Me Loubier sera définie par Pierre-L.0'Neill Les assises générales d’Unité-Québec, c’est essentiellement une invitation aux membres du parti à endosser l’orientation nationaliste de droite du chef.Me Gabriel Loubier.La documentation d’appui dont devront s’inspirer les participants au congrès d’orientation de Saint-Léo- nard, ne fait que préciser la pensée que véhicule M.Loubier depuis son élection à la direction du parti.Depuis le lancement d’Unité-Qué-bec, en octobre dernier, une dizaine de congrès régionaux et des en- Voir page 8: Orientation de Saint-Léonard, en banlieue de Montréal.Depuis plusieurs mois, rappele-t-il, Unite-Québec a tout mis en oeuvre pour analyser les besoins, les problèmes, les inspirations des Québécois, par ie truchement d’enquête, sondages et consultations, ce parti a voulu, selon M.Loubier, “définir des objectifs communs succeptibles de rallier les meilleures énergies, de galvaniser les volontés, de redonner espoir aux Québécois”.Dess demin, estime le chef d’Uni-té-Québec, ce parti sera en mesure d’offrir à tous les Québécois un instrument politique avec lequel ils pourront rebâtir un Etat à la dissision de leur idéal.M.Loubier signale que des changements spectaculaires de gouvernements se sont multipliés au cours des dernières années.Ici même, au Québec, 2ui aurait songé à la défaite de Jean esage en 1956 et à la victoire surprise de Robert Bourassa en 1970?“Au cours des prochaines années, ajoute le député de Bellechasse, ce phénomène est appelé à se reproduire.L’époque des idoles politiques et de l’atavisme partisan est révolue.Il est cond de toute prendre importance, pour quelque formation politique que ce soit, de se préparer sérieusement à assumer la responsabilité de gouverneur.” • un exposé général d’intention sur l’offre gouvernementale de repenser sa conception de la sécurité d’emploi.Après une joute serrée et de nombreux appels à la confiance de la part du ministre - négociateur, on s’est finalement entendu sur le compromis suivant: • réunion, mardi prochain, en comité restreint où chaque partie pourra sonder plus librement les intentions de la partie qu’à la table de quelque 100 personnes du Holiday Inn, quartier général du front commun dans la capitale ; • reprise des négociations sectorielles mercredi si le “test de la confiance” est concluant; • suspension des pourparlers à la table centrale pour permettre à la nouvelle équipe patronale d’assimiler des dossiers très complexes et susceptibles d’être améliorés sur plusieurs points importants, selon M.Cournoyer.A plusieurs reprises au cours de ces deux premières séances, M.Pepin a fait allusion à la loi 19 et à la position d’infériorité dans laquelle elle plaçait les négociateurs du front commun.Le ministre avait indiqué jeudi trois responsabilités d’amendements, à savoir le prolongement du délai du 1er juin date à laquelle le gouvernement doit procéder à la rédaction d’un décret impsant aux syndiqués ses conditions de travail; la suppression de tout délai; la suppression, enfin, de la mention de décret.Cette dernière option, qui enlèverait Tépée de Damoclès suspendue au-dessous du front commun, le ministre Cournoyer se retient de l’adopter avant que les pourparlers ne Voir page 6: Déblocage V Le toast échangé par MM Nixon, Brejnev (à gauche) et Kossyguine, après la signature, au Kremlin, de l'accord sur la limitation des armes stratégiques.(Téléphoto AP) Signé par MM Nixon et Brejnev Accord sur la limitation des armes stratégiques MOSCOU (AFP) - Le président Nixon et le secrétaire du parti communiste de l’URSS, M.Leonide Brejnev, ont signé hier soir, peu après 23h locales, un traité permanent sur la limitation de leurs armements défensifs et une convention de cinq ans sur le gel de l’essentiel de leurs armes offensives.Le traité et la convention qui forment cet accord ont été signés dans la salle Vladimir du grand palais du Kremlin, en présence des délégations des deux pays au grand complet, des deux chefs de délégation aux négociations SALT, MM.Vladimir Semionov et Gerald Smith.La convention provisoire - sur cinq ans - qui se rapporte aux armes offensives impose aux ICBM (missibles intercontinentaux basés à terre) une limite interdisant toute nouvelle mise en chantier.En ce qui concerne les ICBM en chantier ou déjà en place, ils sont autorisés à compter d’hier, date de la si- gnature de la convention ou du premier juillet prochain, à la convenance de l’une et l’autre des parties.L’établissement de ce plafond signifie que l’URSS aura droit à 1.167 ICBM et les Etats-Unis à 1.054.La convention prévoit d’autre part un gel total, au niveau actuel, du nombre des missiles balistiques intercontinentaux qui équipent les sous-marins atomiques de l’un et l’autre pays.Voir page 6: Limitation M.Castonguay estime que M.Trudeau n'a pas dit la vérité aux Communes Et sur qui compte l’Unité-Québec pour reprendre espoir?sur les indécis.M.Loubier rappelle que des sondages sérieux établissent à environ la moitié le nombre des électeurs indécis face à un sondage subit au Québec.“Cette moitié de la population connnaît bien les autres partie politiques et les programmes qu ils prennent.Et pourtant, ces 50 pour cent ne peuvent prêter confiance ni à ces partis, ni à ces programmes.” Ce que M.Loubier oublie, ou feint d’ignorer, c’est que son parti, qu’il pretend “neuf”, a une cote de popularité fort maigre.Les sondages dont il fait lui-même état disent également qu’Unité-Québec se place au dernier rang dans le choix des électeurs “décidés”, derrière les libéraux, les pé-quistes et les créditistes, dans l’ordre.Selon ces sondages, Tex-Union nationale n’a même pas pu retrnir les quelque 10 pour cent des suffrages qu’elle avait obtenus en 1970, baissent à moins de dix pour cent dans la plupart des régions.M.Loubier et ses “stratèges” le savent, qui se creusent les méninges pour faire du neuf avec du vieux.Car il faut bien de dire, la voie mitoyenne que recherche encore le chef d’Unité-Québec Voir page 6: Unité-Québec par Gilles Lesage QUEBEC - M.Trudeau n’a pas dit la vérité, estime le ministre des affaires sociales, sur les trasactions qui ont conduit au rejet des propositions qubécoi-ses concernant la politique sociale.C’est ce que M.Claude Castonguay a fait savoir nier, poliment mais fermement, à trois ournalistes, dont celui de DEVOIR, qui l’interrogeaient sur les commentaires du premier ministre à la Chambre des communes.D’affaiblir les positions du Québec vis-à-vis des autres provinces, fait observer le ministre, la stratégie fédérale a utilisé des moyens autres que ceux qui sont normalement prévus dans de telles conférences.M.Castonguay ne veut pas en faire une querelle personnelle avec le premier ministre canadien, mais il estime de son devoir de rétablir les faits, d’autant plus qu’on ne se gêne pas à Ottawa pour l’attaquer personnellement, ce qu il s’est lui-même gardé de faire depuis son entrée en politique.Rappelons quelques faits.Dans son livre "Le pouvoir québécois”, M.Claude Morin, qui vint de passer au PQ, a fait état de documents qu Ottawa a fait parvenir aux province, a la veille de la conférence de Victoria, les mettant en garde contre les propositions constitutionnelles formulées par le Québec au chapitre de la politique sociale.Quelques jours plus tard, à sa conférence de presse du 11 mai, M.Castonguay confirmait la chose."Maintenant Sue cet élément du dossier est connu, it-il, c’est-à-dire le fait qu’il ya a eu envoi d’un émissaire, de la part du gouvernement du Canada, dans cettai-nes provinces, avec un document destiné à détruire, à mettre une pression considérable sur les provinces vésitées, de telle sorte quelles ne puissent envisager les propositions que nous formu- lions, et vous connaissez les résultats que nous avons eus.Et ici, lorsque ie parle de ce document, j’en parle en connaissance de cause, parce que j’enaipas copie.” Il y a quelques jours, LE DEVOIR publiait le texte qu’Ottawa avait fait parvenir en juin dernier au gouvernement du Manitoba.M.Castonguay a tenu à dire hier qu’il n’est pour rien dans cette fuite, et que s’il t avait fait, il aurait pris soin de faire en sorte qu’Ottawa ne puisse reconnaître de quelle province il s’agissait, pour qu’elle ne subisse pas de “représailles”.Quoi qu’il en soit, M.Trudeau a reconnu jeudi l’authenticité du document fédéral, précisant qu’il avait été préparé pour la conférence des ministres de la santé qui a eu lieu quelques jours Voir page 6: Castonguay Me Faribault est décédé Me Marcel Faribault, ancien secrétaire général de l’université de Montréal, ex-président du Trust général du Canada et figure dominante du parti conservateur au Québec lors de Telection fédérale de 1968, est décédé dans la nuit de jeudi, à l’âge de 63 ans.Né à Montréal en 1908, Me Faribault avait d’abord pratiqué le notariat pendant plusieurs années, avant de devenir en 1950 secrétaire général de l’université de Montréal, puis president et directeur général du Trust général du Canada en 1955.Auteur d’un traité classique sur les * fiducies, M.Faribault avait reçu en 1936 un doctorat régulier en droit de l’université de Montréal, où il fut pendant de nombreuses années professeur et membre du conseil de la faculté de droit.Après avoir pris part en 1963, à Fredericton, à la conférence des penseurs du parti conservateur, M.Faribault porta un intérêt de plus en plus marqué aux questions constitutionnelles et poli- Volr paya 6: Ma Faribault ' 2 • Le Devoir, samedi 27 mai 1972 Après une campagne fiévreuse Les Libéraux fédéraux de Lachine choisissent leur candidat officie! par Pierre-L.O'Neill Au terme d’une bruyante et fiévreuse campagne électorale, les libéraux fédéraux du comté de Lachine choisiront dimanche le candidat officiel du parti.Six candidats ont fait campagne pour obtenir les faveurs des mem- , ores de l’association libérale du comté: Kod Blaker, animateur à la radio anglaise (CJAD); Guy Décarie, pharmacien; W.Milson.conseiller a Ville de Dorval; John Piper, conseiller en administration; Leonard Baxter, membre du conseil de ville de Lachine et Herman Lau.professeur au collège Loyola.Le Parti libéral s’est vu dans l’obligation de tenir un congrès pour le choix d’un candidat à la suite de la décision du député actuel Raymond Rock de joindre les rangs du Parti conservateur.L’annonce de candidatures prestigieuses et la polarisation des anglophones et francophones ont donné a la campagne une dimension disproportionnée; l’animateur Rod Blaker, inspirant ses adversaires.a loué des centres de recrutement; des semaines durant, les six candidats ont tenu des assemblées pubüques et des réunions de cuisine; en outre ils ont intensément pratiqué le porte-à-porte chez les foyers libéraux reconnus et ont acheté” de la publicité dans les journaux locaux.En politique, ce genre de remue-ménage appartient plutôt aux campagnes de leadership ou à des élections générales.Des centaines de citoyens ont pris d’assaut et fait leur demande d’adhésion auprès du secrétariat de l’Association libérale du comté.Au moment où le député Raymond Rock a décidé de siéger avec les conservateurs, le 13 mars, l’association libérale essentiellement contrôlée par la famille Rock, comptait seulement 735 membres.Au 21 avril, ils étaient 2,700.C’est alors que l’organisation centrale du parti a décidé que la surenchère avait assez duré.Mais cette décision que plusieurs estiment prématurée a privé plus de 200 personnes de leur adhésion et les candidats, de leurs partisans.A mesure que cette campagne avançait, les candidats donnaient une réplique plus aggressive.Ainsi, M.Rod Blaker n’est pas un résident de ce comté non plus que membre de l’association.Au surplus, il est souvent identifié à la “droite” et ses prises de position ne manquent jamais de susciter de très vives réactions.L’autre facteur de détérioration du climat concerne la représentativité des candidats en lice; ils sont cino anglophones contre un seul francophone.Il a suffi de rares allusions pour relancer le débat et polariser les deux groupes ethniques l’un du côté du seul candidat francophone, M.Guy Décarie, l’autre avec le plus connu des cinq anglophones, Rod Blaker.Dans la circonscription électorale de Lachine, la proportion des anglophones et francophones est de 60 à 40 pour cent.Traditionnellement, c’est un comté libéral et les rapports entre les deux groupes ethniques furent toujours les meilleurs."C’est cette sérénité qui s’est trouvée soudainement perturbée par l’entrée en scène d’un "outsider et le dési-quilibre entre candidats anglophones et francophones.Quant au comité central du Parti libéral, on affirme ne nourrir aucune préférence.A ce stade-ci, on estime que les candidats Guy Décarie et Rod Blaker se trouvent nez à nez dans la course.Les dirigeants du parti concèdent que ce congrès de mise en nomination sera difficile à conduire et appréhendent tout autant les manifestations qui pourraient s’organiser à l’extérieur de l’enceinte.A l’aréna de Lachine, dimanche après-midi, c’est le ministre fédéral du travail, M.Bryce MacKasey, qui sera chargé de transmettre le message du chef Trudeau et peut-être ainsi réussir à rétablir le cal- Aux élections générales de 1968.le libéral Raymond Rock avait remporté la victoire avec 25,989 voix.Le candidat néo-démocrate.Laurier Lapierre récoltait 7,898 et le conservateur 6,225 voix.Le bill 64 adopté sur division Le syndicalisme agricole pour demain?par Gilles Lesage QUEBEC - Le syndicalisme agricole pourra devenir une réalité à brève échéance, si l’Union catholique des cultivateurs ne rencontre pas trop d’obstacles sur son chemin, par suite de l’adoption définitive du projet de loi 64.Alors que l’Assemblée nationale avait fait l’unanimité sur le principe du "bill”, qui portait sur le syndicalisme agricole, il y a déjà plusieurs mois, c’est sur division que le projet, devenu depuis loi des producteurs agricoles, a été adopté hier par l’Assemblee nationale.En effet, en raison des modalités qu’ils jugent trop restrictives à l’égard des agriculteurs, les uquistes et les crédi-tistes présents, soit 18, ont voté contre la rédaction finale du projet, qui n’en a pas moins été entérinée par 48 députés, soit les libéraux et les pequistes.Même si l’on ajoute le président, qui ne peut voter, il manquait donc 48 députés pour l’adoption de cette importante loi, attendue depuis des années par l’UCC.Le premier ministre lui-même n’était pas présent.En vertu du projet adopté, il faudra que soixante pour cent des agriculteurs concernés - ceux qui produisent au moins pour $1,000 l’an - participent au référendum qui sera tenu sous l’égide de la Régie des marchés agricoles.Et de ce nombre, il faudra que les deux tiers soient en faveur pour que la retenue syndicale de $15 par année soit rendue obligatoire pour tous les producteurs agricoles.Il semble peu probable que les diverses étapes prévues puissent être franchies cette année, a déjà fait savoir le président général de TUCC, M.Albert Allain, qui n’attendait d’ailleurs plus que l’adoption de la loi pour transformer l’UCC en UPA, soit l Union des producteurs agricoles.Quoi qu’il en soit, à moins qu’il ne surgisse de grosses entraves, l’UPA devrait d’ici quelques mois devenir une véritable centrale syndicale, la quatrième, à l’égal de la CSN, de la FTQ et de la CEQ.Pour les militants syndicaux agricoles, l’adoption de cette loi marque une date fort importante.“Par le bill 64, estime le ministre de l’agriculture, les agriculteurs du Québec seront enfin dotes d’une véritable organisation professionnelle.” M.Normand Toupin note que la loi comporte deux éléments principaux: • une seule organisation pourra être accréditée (de toute évidence l’UPAl, et ceci se fera sans référendum, après vérification par la régie; • dès que l’Union sera accréditée, il y aura référendum concernant la cotisation syndicale obligatoire.Cette loi, ajoute le ministre, les agriculteurs l’ont maintenant comme instrument de travail et c’est à eux seuls de l’utiliser pour le mieux-être de leur profession.Les porte-parole d’Unité-Québec et DÉCÈS Notez s v.p que les avis de décés doivent nous parvenir avant 4 30 p.m.heure de tombée.CATUDAL Horace.A.Montréal, le 26 mai 1972 à l’âge de 74 ans, est décédé, Horace Catudal, époux de Irène Surprenant.Père de Jacqueline Catudal (épouse du Dr.Bernard Baillargeon), Jacques A., Michel R.Lui survivent son frère Lionel et sa soeur Mme Jean G.Richard (Anne-Marie) de St-Hyacinthe.Les funérailles auront heu lundi le 29 mai Le convoi funèbre partira du Salon Urgel Bourgie Limités No 400 Boul.Henri-Bourassa est à 9 heures 30, pour se rendre à l’église Ste-Ma- deleine-Sophie où le sendee sera célébré à 10:00 heures.Et de là au cimetière de Napierville, lieu de la sépulture.Parents et amis sont pries d’y assister sans autre invitation.COLLIN Jean à Repentigny.le 26 mai 1972 à l’âge de 50 ans.est décédé, M.Jean Collin, propriétaire de la Quincaillerie Collin à Repentigny, époux de Colette De Manche, père de François, Louis, Sylvie, Martine, demeurant au 263 De Martigny, Repentigny.11 laisse également ses freres; Dr.Pierre-Paul Collin (Madeleine Leroux), Marcel, Claude (Madeleine Borduas) ses soeurs: Madeleine (Mme John Pack) de Amherst, Mass.Gisèle (Mme U.Castel) de Zurich, Suisse, Louise (Mme Michel Brochu) de Paris, France.Les funérailles auront lieu lundi le 29 mai.Le convoi funèbre partira du Salon Alfred Dallaire Inc.No 222 rue Notre-Dame des Champs à 9 heures 45.pour se rendre à l’église de la Purification où le service sera célébré à 10:00 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Nei-ges.lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.FARIBAULT Marcel.A Outremont, le 26 mai 1972.est décédé, Marcel Faribault, époux de Marguerite Masson.Il laisse dans le deuil, outre son épouse, ses enfants; Bernard, René, Suzanne, Françoise, Jacques et Dominique, ses petites-filles; Sophie et Brigitte Archambault, sa belle-fille; Francine Moreau (Mme René), ses gendres; Yves Archambault (Suzanne), John P.Bell (Louise, décédée) Jean Gaudry (Françoise), sa belle-mère Mme A.H.Masson.Il laisse aussi dans le deuil le Révérend père Yves Marie Faribault O.P.,M.M.et Mme André Gagnon, M.et Mme Gilles Poirier, M.et Mme Anthony Ascik, ainsi que M.et Mme Henri McKenzie-Masson, M.et Mme Pierre Dansereau, L’Honorable Juge et Mme Edouard Telher, M.et Mme D’Esneval Pa- WEW7 DE PARAITRE iW VENTE PARTOUT $3.50 POUR BIEN DIGERER BORNES'.UNE EAU DE SANTE AUCAU NE s PElilLANlE QUI FAClÜTÉ.LE TRAJET DIGESTIF ET 11 ELIMINATION INSTALLATION GOUTTIÈRES HO-DO EMAILLES • CUIVRE GALVANISE* ALUMINIUM REPARATIONS ESTIMES GRATUITS MONTREAL QUEBEC 322-4160 872-9244 PRIMEAU MÉTAL Inc.Vous êtes bricoleur ?Demandez les HO-DO special pour bricoleur" chez votre marchand de matériaux de construction.du Ralfiemerit créditiste, MM.Clément Vincent, de Nicolet, et Jean-Louis Bé-land, de Lotbinière, s’en sont tous deux pris aux mécanismes du référendum, soit aux fameuses proportions de 60 et de 66.Ils craignent que ces exigences ne fassent avorter la syndicalisation agricole pour trois ans encore, délai avant la tenue d’un second référendum.Tous les amendements proposés par l’Opposition, notamment pour que la majorité simple suffise, ont été repous- sés par le gouvernement, à la suite de pressions du caucus libéral en ce sens.Tout en déplorant que le syndicalisme agricole soit rendu "inutilement difficife”, le PQ a voté avec le gouvernement.M.Charles Tremblay, député péquiste de Sainte-Marie, a regretté que les pressions du conseil des ministres et au caucus libéral aient forcé le ministre, M.Toupin, à rendre sa loi aussi inapplicable que possible.“C’est de la discrimination envers les agriculteurs, dit-il.puisqu’on leur impose des conditions d’organisation qui ne se retrouvent dans aucun autre secteur de notre société.” M.Toupin réplique que ce n’est pas le cas, que les mécanismes collent à la réalité, TUCC comptant quelque 30,-000 cotisants volontaires sur un nombre possible d’environ 50,000 membres au Québec.CS/\I: nouvelles réactions au malaise Les incidents et réactions reliés à la crise interne à la CSN continuent à se multiplier, au moment où la centrale syndicale, représentée par son conseil confédéral tente, aujourd’hui et demain, de tuer dans l’oeuf La tentative de sécession amorcée par les trois D.Voici un tour d’horizon des faits signalés à l’attention du DEVOIR, hier: • A cause de l’animateur Yvon Dupuis (CKAC), le président Marcel Pepin et le secrétaire Raymond Parent refusent de se rendre à l’invitation de ce poste, mardi prochain, pour participer a une “ligne ouverte”.Lundi, cependant, la presence des trois D est prévue à l’émission du même animateur.MM.Pepin et Parent ont toutefois accepté à rémission animée par Frenchie Jarraud (CKVL), lundi, de 7h à 9h30 du matin.• Le Syndicat des fonctionnâmes provinciaux du Québec continue à verser des cotisations à la CSN.Ce syndicat doit tenir un congrès d’orientation à l’automne.Mercredi, le responsable de l’action politique au SFPQ, M.Serge Roy, a été destitué pour avoir notamment accusé le président J.-P.Breuleux d’avoir profité de la présence de M.Pepin en prison pour autoriser la reprise des négociations sectorielles.• Jeudi, le conseil syndical du syn- ’ : bu- permanents et employés de I priant les permanents et employés qui travaillent contre la CSN de démission- ner.à défaut de quoi la procedure d’expulsion s'appliquerait.Hier à Québec, M.Yvon Valcin, économiste à l’emploi de la CSN, affirmait que les permanents ne faisaient pas un serment d’allégeance personnelle au président de la centrale et qu’il jugeait inconsidérées les démarches entreprises pour faire la purge dans les rangs des cadres favorables aux thèses défendues par les trois D.• Pour sa part, le conseil régional des employés de commerce du Sague-nay-Lac-Saint-Jean a voté l’appui au president Pepin et réclamé la démission des "trois D”; ce conseil représente 2,000 syndiqués.• Selon le Syndicat national de la construction de isept-Iles."C’est moche” de constater que des syndicalistes tiennent à retourner 30 ans en arrière.En conséquence, le syndicat maintient sa fidélité à la CSN représentée par les deux P (Pepin et Parent).• Le conseil central de Beauharnois-Valleyfield recommande à tous ses syndicats affiliés de continuer à verser des cotisations à la CSN, de s’exprimer démocratiquement sur l’orientation de la centrale et de condamner l’attitude des trois D.• Dans la région de Granby, le conseil syndical du Syndicat régional de la construction de Granby a voté jeudi une demande de désaffiliation de la Fédération du bâtiment.Autre souhait formu- lé: destitution des cadres (permanents) “qui détruisent notre mouvement.” • Du côté de Joliette, le bureau du conseil central a émis un communiqué condamnant toute tentative de diviser la CSN et qualifiant d’odieuses les déclarations des trois D qui, selon le conseil central, tendraient à briser le front commun établi dans le secteur public et para-public au Québec.• On note aussi une déclaration de M.Jean-Marc Lefebvre, directeur de la division radio-télévision du Syndicat canadien de la fonction publique à Radio-Canada.M.Lefebvre condamne la philosophie qui a inspiré les auteurs de la loi 19 et "invite le gouvernement Bourassa à ne plus jouer le rôle de petit employeur rétrograde”.• Enfin, le président de la C.S.N.M.Marcel Pepin, a annoncé que le président de la confédération française démocratique du travail (CFDT), M.Laurent Lucas, de même que le secrétaire de l’organisation européenne de la Confédération mondiale des travailleurs (CMT), M.Jean Kutakowsky, seraient présents lors du prochain congrès biennal de la CSN qui se tiendra à Québec du 11 au 17 juin.La CFDT regroupe en France plus d’un demi million de travailleurs alors que la CMT regroupe les centrales syndicales auxquelles sont affiliés plus de vingt millions de travailleurs dans toutes les parties du monde.Un weekend politique chargé: UQ, PQ, PL et les créditistes net-Raymond.Les funérailles auront lieu lundi le 29 mai.Le convoi funèbre partira de sa résidence No 640 avenue Dunlop, Outremont, pour se rendre à l’église St-Germain d’Outremont où le service sera célébré à 10:00 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitition.Au lieu de fleurs, dons à la Société Canadienne du cancer.VIAU Dr.Horace Dans un Hôpital d’Ottawa, le 26 mai 1972 à l’âge de 71 ans, est décédé, le Dr.Horace Viau, époux de Béatrice Laliberté.Il laisse dans le deuil, outre son épouse, deux filles: Jacqueline (épouse de A.P.Fitzgibbons) de Québec et Pierrette (épouse du Dr.Walter Guay) de Franklin, N.H.ainsi que 5 petits-enfants; Michèle, Katherine et Lisa Fitzgibbons, Suzanne et Patrick Guay.Les funérailles auront lieu lundi le 29 mai Le convoi funèbre partira du Salon Racine, Robert & Gauthier No 260 rue Besserer à 10 heures 30, pour se rendre à l’église du Sacré-Cœur d’Ottawa où le service sera célébré à 11:00 heures.Et de là au cimetière Notre-Dame d’Ottawa, lieu de la sépulture.Parent et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Tous les partis sont inscrits au calendrier des activités politiques du weekend québécois qui s’annonce exceptionnellement charge.Tandis que TUnité-Québec tiendra des assises générales, le Parti libéral et le Parti québécois recevront leurs militants à des réunions régionales.De leur côté, les créditistes tenteront de refaire l’unité à la faveur d’une rencontre entre les représentants des groupes Bois et Samson.Pendant ce temps, les libéraux fédé- raux ne cessent dé penser aux prochaines élections générales; dans cinq cir-conscriotions électorales, ils éuront dimanene le candidat officiel du parti.C’est a Taréna de Saint-Léonard, en banlieue de Montréal, que l’Unité-Québec a finalement décidé de tenir son congrès d’orientation.On sait que la grève des cols bleus a empêché raccès a Taréna Maurice Richard.Quant au Parti québécois, il s’agit de congrès régionaux pour les secteurs est, ouest, sud et nord du grand Montréal.Les militants participeront à des séances d’études sur le récent manifeste du parti.Au terme de ces délibérations, le président du PQ, M.René Lévesque s'adressera aux congressistes à l'occasion d’un souper aux feves prévu pour 18 heures 30.dimanche, au centre Paul-Sauvé.Le congrès de Montréal-sud se poursuivra, samedi et dimanche, à l'école Carillon de Longueuil tandis que celui de Montréal-nord aura heu à l'école secondaire Le-Blanc, montée Masson à Duvernay.m ________ - ._ B .m “ Wmm M M JP t Iwmf s, '//'Avÿ?, ' / " pPi»! ":-A> mSmi WnSm ' V ./ .Ysy> RRRIBB - .1:, «WWW ¦ ÉË i iquide , te chauffe-e Cascade 60 poss d'autres caractère d'achat etsesfra sont beauco toux autre c cause de sa et de fonctio il exige pro Vo c Hi: M W 'S ¦s ’¦V/iyÀ il ¦ pKOpPse J ’ .' '' ss pKopKe” liiisa* LE DEVOIR Page 3 Montréal, samedi 2f7 mai 1 972 wmmmwmmmmm La police évince des occupants de Milton-Parc; 59 arrestations nar-loan-DînrvA _ par Jean-Pierre Charbonneau Cinquante-neuf personnes - la majorité des jeunes clans la vingtaine -ont été arrêtées hier, en fin d’après-midi par la police de Montréal et accusées de voies de fait après qu'ils eurent refusé d’obéir à Tordre d'évacuation du bureau de location de la firme Concordia Estates, au 3553 avenue du Parc.L’évacuation avait été demandé par les responsables de Concordia après qu'une délégation de citoyens de Milton-Parc eut envahi le local de l'avenue du Parc afin d’y rencontrer l’un des responsables de la dé- L'UdeMen rapide croissance Alors que pour l’ensemble du pays et les aussi pour les universités du Québec l’augmentation de la population étudiante n’a pas dépassé 5 pour cent, l'augmentation à l’université de Montréal a été de 12%.C'est ce qu’a annoncé hier le recteur Gaudry lors de la collation solennelle des grades à l’occasion de laquelle ont été également décernés quatre doctorats honorifique: au Dr Gerhard Herz-berg, physicien et principal de liaison, Carlo Maestrini, metteur en scène, Maurice Chartré, homme d'affaires, et Léon Lortie, historiographe de TU de M.Le recteur Gaudry s’est félicité de cette augmentation accélérée qui, a-t-il poursuivi, "nous vaut pour la prochaine année fiscale un budget substantiellement augmenté'' rendant possible l'engagement d'un nombre important de nouveaux professeurs, situation bien différente de celle qui a prévalu depuis trois ans.Au niveau des espaces, a précisé M.Gandy, "nous ajoutons dès maintenant 2 étages à l’édifice des Sciences humaines que l’on appelait jusqu'ici le Pavillon des sciences sociales.Ces nouveaux espaces seront disponibles le 1er janvier prochain.De plus, mais de façon temporaire, nous occuperons en septembre prochain plus de 75% de l’école Délia Tetreault et du couvent des soeurs de l’immaculée Conception.Si, comme nous le prévoyons, la population étudiante continue à augmenter rapidement, il sera bientôt necessaire de mettre en chantier un autre grand pavillon sur le campus.” Au cours de la cérémonie, ont été proclamés professeurs émérites MM.Jules Labarre, Louis-Marie Régis, o.p., Dominique Salma, Jules Brunei et Maurice Pamsset.Au total, 301 grades supérieurs ont été décernés à cette session de mai 72.Notons que c’est M.Léon Lortie qui s'est fait le porte-parole des quafre docteurs honorifiques pour remercier l’université de Montréal.C'est la fête rue Delcourt! par Solange Chalvin Il y aura fête populaire dimanche dam la rue Dalcourt, dans le centre-sud de Montréal.Et cette fête se continuera tout l’été.La rue sera fermée à la circulation et ouverte aux résidents du secteur ainsi qu’au public déséreux de participer aux activitée récréatives, artisanales et artistiques des citoyens du centre-sud.Que les automobilistes ne se désolent pas.Ils ne perdront rien en rayant la rue Dalcourt de leur parcours.Elle est si étroite qu'un camion en stationnement en ferme automatiquement l’accès.Les maisons sans balcon donnent directement sur le trottoir et Ton peut facilement bavarder d’une fenêtre à l’autre.Un citoyen astucieux dont la maison est dépourvue de balcon s’est installé une planche sur le rebord de sa fenêtre pour prendre son bain de soleil! En fin de semaine, surtout le dimanche, il y aura danse dans la rue ou à la boite à chansons qui a pignon sur la rue Dalcourt.Tous les jours de la semaine, les différents locaux de peinture, de menuiserie, de photographie, de bricolage, de sculpture et de musique seront ouverts aux citoyens du centre-sud et animés par les responsables de la Maison du quartier.Si Ton obtient de la peinture, on rénovera les façades des maisons et on ouvrira une terrasse Voir page 12: La fête molition actuelle des logements.Les protestataires avaient organisé un sit-in dans le bureau de Concordia lorsqu’une trentaine de policiers du poste no 4 arrivèrent sur les lieux vers 15hl0.A la demande du propriétaire, les officiers ont alors lu - conformément à la loi - Tordre d’évacuation puis ils ont attendu et discuté avec les protestataires jusqu’à 16h30.Alors, les policiers ont tenté de faire sortir les occupants; ceux-ci ont refusé, certains en résistant avec une certaine énergie, d’autres en se couchant par terre.Les poüciers ont à ce moment empoigné les protestataires - dans certains cas avec force - et les ont conduits dans des fourgons cellulaires.Ils ont ensuite été amenés au poste no 4, sur la rue Ontario, est, où des accusations de voies de fait ont été portées contre eux.Ces accusations de voies de fait ont été porté en vertu de l’article 245 1) b) du code criminel qui stipule qu’en cas de refus d’évacuer, des accusations de voies de fait peuvent être portées même si, dans les fait, il n’y a pas eu voies de fait.Les 59 ont été détenus quelques heures pour les formalités puis ils ont été libérés.Ils devront comparaître en Cour municipale par voie de sommation le 14 juin prochain.Un porte-parole de la police a déclare que personne n’avait été blessé et que le tout s’était déroulé dans un calme relatif.Un ou deux avocats étaient présents au pr .::e' de police pour repré- Voir page 12: Milton-Parc îi % '¦ -, • r ” Hl r .¦•X- 9 Lors de la collation annuelle des grades de Tuniversité de Montréal, hier après-midi, quatre doctorats honorifiques ont été décernés.De gauche à droite, MM.Carlo Maestrini, metteur/en scène d’opéra, Maurice Chartre, homme d'affaires et ancien gouverneur de TUdeM, Marcel Piché, chancelier de Tuniversité, et Gorhard Herzberg, prix Nobel de chimie en 1971.(Photo Le Devoir par Bernard Lauzé) La CUM automatise ses services pour mieux détecter la pollution par Gilles Provost D'ici la fin de 1972, un num-reseau d’échantillonnage de Tair complètement automatisé devrait permettre a la Communauté urbaine de Montreal de déceler orapidement des conditions anormales de la pollution de Tair et de prendre les mesures qui s'imposent avant que la situation ne devienne dangereuse ou catastrophique.En annonçant cette nouvelle, hier après-midi, le ministre responsable de l’environnement.M.Victor Coldbloom et le président du Comité exécutif de la CUM, M.Lawrence Hanigan, ont ajouté que les deux niveaux de gouvernements ont décidé de fusionner leurs réseaux d’échantillonnage de façon à éviter les doubles emplois au niveau du personnel.Présentement, le gouvernement provincial possède un réseau de 11 centres d’échantillonnage et la Ville de Montreal utilise son propre système de 45 stations.Le réseau automatisé dont on a annoncé hier la création comptera six stations rehées à un ordinateur.Aussi bien la CUM que le bureau montréalais du gouvernement provincial auront accès à l’ordinateur grâce à leur propre terminal.Eventuellement, une troisième console d’utilisation Sera installée à Québec.Au début, le système automatisé enregistrera le taux d’anhydride sulfureux (S02), de monoxyde de carbone (CO) et de poussière en suspension.Les six stations d’échantillonnage seront situées à Pointe-aux-Trembles, à l’intersection Métropolitain-Décarie, à Montréal-Nord, au jardin botanique et sur le mont Royal.Cet embryon de réseau représente pour Québec un investissement approximatif de $200,000.Par la suite, si les crédits le permettent, on ajoutera 14 autres postes d’échantillonnage couvrant un territoire de 30 milles de rayon.On espère aussi automatiser la mesure d’autres paramètres comme la vitesse du vent, sa direction, les variations de températures en fonction de l’altitude, le taux d’hydrocarbures et d’oxydes d’azote.Le directeur du Service d’assainissement de Tair de la CUM, M.Jean Ma- rier, a déclaré au Devoir qu’une liste de 54 industries a déjà été dressée et que foutes ont accepte un programme écrit de mesures d’urgence qu’elles devrot mettre en application des que les autorités municipales le demanderont.La CUM, d’ailleurs, a déjà promulgué trois règlements qui lui permettent d’imposer des restrictions a la vie industrielle ou à la circulation automobile si le taux de pollution de Tair approche du seuil critique.Le système automatisé permettra évidemment d’avoir des données plus récentes mais aussi plus nombreuses.M.Hanigan et'M.Goldbloom ont déclaré hier que toutes ces données seront à la disposition du public.Présentement, c’est la Communauté urbaine qui a officiellement juridiction sur la lutte à la pollution de Tair sur son territoire.Par contre, le gouvernement provincial est de plus en plus soucieux d’établir des normes provinciales.Il veut dire son mot dans la situation montréalaise puisqu’il défraie le coût des nouvelles stations d’échantillonage.Un comité de coordination où les deux parties seront représentées aura donc pour tâche de proposer un plan de développement du réseau et de définir les priorités.L’administration concrète, au jour le jour, du réseau mainte- Voir page 12: Pollution D'autres accusations portées contre la fromagerie Saputo (par Jean-Pierre Charbonneau) -D’autres accusations, cette fois relatives à la qualité des produits, seront portées au début de la semaine prochaine contre la fromagerie Giuseppe Saputo et Figli Ltée, par l’escouade du crime organisé de la police de Montréal.Ces accusations, a-t-on appris hier, porteront entre autres sur la trop grande présence de bactéries dans les fromages Saputo.Des analyses bactériolo- im Monl vice de santé de la ville de Montréal on révélé la présence de 30 à 40 fois trop de bactéries dans le lait utilisé pour la fabrication des fromages.Il est aussi possible que des accusations sur la qualité des produits soient portées en tenant compte des conditions hygiéniques qui prévalent à la fromagerie Saputo, conditions qui ont déjà mit Dafpé, Dion et Daigle refusent de se démettre QUEBEC (PC) - Les trois leaders du mouvement de scission à l’intérieur de la Confédération des syndicats nationaux ont refusé de se rendre à la sommation du président général Marcel Pepin et de quitter leur poste à l’exécutif de la centrale.Au cours d’une conférence de presse, hier à Québec, MM.Paul-Emile Dalpé.Jacques Dion et Amédée Daigle ont déclare qu'ils avaient avisé le président de la CSN qu’il n était "nullement question pour nous de nous soumettre à cette forme d'ultimatum caché derrière ce que vous appelez la décence.” Les 3 "D” ont également indique qu'ils n'assisteraient pas au Conseil confédéral qui a lieu samedi matin à Montreal.Mercredi dernier, le président Marcel Pepin avait sommé les trois dissidents de remettre leur démission de leur poste de vice-président, trésorier et directeur des services de la centra- Une enquête L'école ne remplit pas tous ses rôles MONTREAL (PC) - Une enquête selon Protestant S.chooj Board of Greater Motreal, la majorité des parents, enseignants, étudiants et administrateurs estiment qu’il existe une grande distance entre ce que les écoles devraient faire et ce qu’elles font vraiment pour les étudiants.Intitulée “1,000,000”, l’étude cadre sur les réformes à un questionnaire envoyé à 4,500 personnes.Bien que le quotidien Montreal Satar en ait pris connaissance, les résultats de l’étude ne seront pas rendus publics avant plusieurs semaines.La majorité des interrogés estiment que les écoles ne font pas grand-chose “pour préparer le message des étudiants au monde du travail, pour aider les étudiants à se comprendre entre eux et pour encourager une pensée originale et un travail créateur.” De plus, ils croient que l’école n’a pas fait assez “pour développer l’autodiscipline chez les étudiants, pour apprendre aux étudiants à accepter ou à contester les valeurs de la société actuelle, pour aider les étudiants à distinguer bien et mal ou à leur apprendre à xxxxx leurs convictions.” La plupart des personnes interrogées préconisent des des écoles pourvues d’enseignants innovateurs, la création d’un comité consultatif étudiant et d’un tribunal étudiant.De plus, le rapport fait état de plusieurs opinions exprimées par les interrogés; - La plupart des étudiants veulent plus de cours et de français pour cent des 2,300 étudiants interrogés ont déclaré qu’il lisaient des journaux, livres ou revues en français.A peine 23% d’entre eux communiquent dans cette langue avec leurs amis ou les commis de magasins.— Parents et étudiants étaient divisés sur l’opportunité de déterminer le comportement des étudiants dans les domaines du vêtement, des devoirs scolaires, de l’assiduité aux cours de la cigarette et leurs rapports en classe avec les enseignantsnet les autres etudiants.Plusieurs parents ont trouvé à peu près normaux les contrôles actuels, mais lusieurs les ont estimés trop imprécis, a cigarette a suscité des réponses très diverses: 10 pour cent des étudiants trouvent les rémissions trop strictes, 12 pour cent les trouvent trop indulgentes.- La majorité des parents, citoyens et enseignants croient que les étudiants ne devraient pas avoir le droit de fumer à l’école et de publier des journaux sans passer, par la censure.Près- que tous les enseignants croient que les elèves devraient pouvoir s’habiller à leur guise.La plupart des parents refusent aux étudiants de dresser leurs pro- Voir page 12: L'école le, en raison de leur décision de se lancer dans la formation d’une nouvelle centrale.Dans leur lettre au président de la CSN, ils soulignent qu'il ne reste à M.Pepin qu à soumettre leur cas au Conseil confédéral, ou qu'à recevoir d'un délégué une proposition de suspension, prévue aux articles 19 et 20 des règlements de la centrale.Ces deux articles prévoient que des élus peuvent être suspendus de leur fonction.L’article 20 stipule cependant qu’une telle chose ne peut se produire si un avis écrit de 15 jours n’a pas été signifié aux intéressés.MM.Dalpé, Dion et Daigle se "soumettront à la constitution”, bien qu’ils estiment toujours qu'il n’y a pas de conflit d’intérêt entre leur décision de former une nouvelle centrale et de rester membres de l'exécutif de la CSN.Sans donner de chiffres, MM.Dalpé.Dion et Daigle ont déclaré pouvoir compter sur l’appui des fédérations du textile et du vêtement, des mines et de la métallurgie, des pâtes et papiers et du bâtiment et du bois, pour créer une nouvelle centrale qu’ils sont bien déterminés à fonder malgré "des difficultés et des désappointements.” Les trois leaders du mouvement de scission ont fait savoir qu'ils enhepren-draient en fin de semaine une tournée auprès des syndicats susceptibles de leur fournir leur appui.Quant à l'éventualité d'appui des deux autres centrales.(F’TQ CEQ) M.Dalpé a reconnu qu'il s'agissait là d'une possibilité.mais qu'aucun contact n'avait été établi.Pour M.Dion, "là comme ailleurs il y a des gens qui veulent s’en sortir." "Attendez, vous allez voir ", a-t-il lancé.Par ailleurs les trois leaders recalcitrants espèrent être en mesure d’annoncer au cours de la semaine prochaine un échéancier plus précis pour la formation de cette centrale.Ils ont ajouté que le congres pourrait avoir lieu avant ou en même temps que celui de la CSN qui doit débuter le 11 juin.; ''hui A Tlluiü, à la salle de bal du Château-Champiain, assemblée générale annuelle de la Société des traducteurs du Québec.• A 16h, au Cegep François-Xavier-Gar-neau, de Québec, réunion annuelle de l’amicale des anciens de l’Ecole normale laval de Québec.• A 17h, au 1452 Peel, inauguration du Centre d’artisanat international de Montréal par l’Agence de coopération culturelle et technique des pays francophones en présence du seaétaire d Etat, M.Gérard Pelletier.A 20h::iJ.au 1065 rue Pie-X, à Chomedcy, a lieu le bal des fleurs du service des loisirs Saint-Pie-X.Entrée: $2.50.• A 20h30, à la salle de l’église Notre-Dame, 426 rue Saint-Sulpice conference de Dominique Lapierre, auteur de “O Jérusalem”.Réservations: 387-3816.Entrée: $3.DIMANCHE Jusqu’au 31, à Thôtel Bonaventure, congrès annuel du Conseil canadien de la sécurité.• , Jusqu’au 3 juin a lieu la semaine socioculturelle de Saint Hubert organisée par l’Action civique de Saint-Hubert.• De 131) à 17h, aux Ateliers du Vieux-Lon-gueuil, 22 Saint-Charles ouest, exposition (tes oeuvres de M.Henri-Paul Bellemare, sculpteur.• A 14h, au Centre sportif Paul-Sauvé, les ’’RollerBoys” du Centre d’intégration scolaire donnent un spectacle au profit de la Société d’aide aux enfants dyslexiques du Québec.• A 17h, au gymnase du collège Saint-Viateur, 475 Bloomfield, a lieu la fête des mères hailiennes organisée par le Club Sambs Entrée libre.• A 17h, au Motel La Bocage, 5698 bout Taschereau, conférence de presse de M.Victor Goldbloom, ministre responsable de la qualité de l’environnement, au sujet du plan d’aménagement du Mont-Saint-Bruno • A 20h30, au Centre culturel de Verdun, conférence de l’écrivain Dominique La-pierre.l’objet hier de 11 accusations.Selon une des accusations, on aurait permis “qu’un tuyau d’égout, voyageant des excréments, suite et coule dans des bassins de meules de fromages”.Signalons que des développements sont survenus à la suite de la publication de ces plaintes puisque certaines chaînes d’alimentation ont déjà commencé à détruire leur approvisionnement de produits Saputo.Les accusations portées contre la firme Saputo font suite à une longue enquête - qui se poursuit d’ailleurs - de 1 escouade du crime organisé de la police de Montréal qui a abouti la semaine dernière et cette semaine à des perquisitions dans des laiteries appartenant à la famille Saputo de Montréal.Les produits Saputo sont distribués dans tout le pays et, à Montréal, tous les restaurants et épiceries italiennes sont alimentés par Saputo.X école neucrâtei 4335 AVENUE HAMPTON.MONTREAL 261.QUEBEC ÉCOLE NEUCHATEL est une école primaire de langue française dont les méthodes pédagogiques les plus récentes sont alliées aux traditions scolaires qui ont déjà fait leurs preuves.ÉCOLE NEUCHATEL est mixte et non confessionnelle.Elle accepte les enfants de cinq à douze ans.L'esprit d'observation et de déduction constitue la base de l'instruction.ÉCOLE NEUCHATEL est située dans des locaux qui permettent les activités récréatives et para-scolaires.Dates d'inscriptions : du 1er février au 1 5 juin 4335, avenue Hampton Notre-Dame de Grâce 486-1214 Dr Andre Boudreau VIENT DE PARAITRE.,.AUX ÉDITIONS DU JOUR, É&mr I ¦ .\v rifemjfle EdtHOHS'-k/jW» CONNAISSANCE Di LA DROGUE par le DR.ANDRÉ BOUDREAU, AA.D .' • C’est un expose complet de tous les aspects de la toxicomanie .1 • Une étude d un des grands phénomènes sociaux de notre époque., En vente partout nu prix de S3.95 - distribué pnr les Messogcries du Jour, 1651, Saint-Denis, Montréal 129 - Tél.: 849-8328.(si (aligne est occupée : 849-2228).9 .EDITIONS D liXOXTJEt, Président et directeur général Jacques Hébert A1B 4 • Le Devoir, samedi 27 mai 1 972 éditorial Un document authentique et malhonnête Le Devoir publiait cette semaine la version française d’un texte livré par le gouvernement fédéral au gouvernement du Manitoba au moment de la conférence de Victoria.Le document, reconnu authentique Ear un premier ministre canadien passa-lement laconique, démontre (jue le gouvernement fédéral n’avait pas hésité à détruire d’avance dans l’esprit des gouvernements provinciaux les propositions que le Québec entendait débattre a la conférence de Victoria.Que le premier ministre Trudeau reconnaisse l'authenticité du document ne constitue qu’une première étape; la seconde, plus importante, consistera a en reconnaître le caractère maladroit et excessif.• Les 6 et 7 juin 1971, une conférence fé-dérale-provinciale tentait de déblayer les approches de la conférence de Victoria: les sujets se précisaient, les documents s’échangeaient, le cadre de discussion prenait forme.Comme le Québec avait décidé depuis février d'aborder au cours de la conférence le partage des responsabilités en matière de politique sociale, l'article 94A de l’AANB se trouvait placé au centre de nombreux échanges.Différents gouvernements provinciaux demandèrent donc au Québec de clarifier sa position et de transmettre des informations plus substantielles pour étoffer son point de vue.Semblable demande fut faite auprès du gouvernement fédéral qui, on s’en doute, défendait une autre thèse et qui avait pris grand soin de ranger la politique sociale parmi les sujets "non constitutionnels” de la conférence.Jusque-là, rien que de normal: pourquoi, en effet, les provinces ne se seraient-elles pas informées de tous les aspects et de tous les points de vue?M.Claude Morin, qui raconte la suite des événements, laisse sortir le chat du sac: "Il arriva toutefois qu'à l'insu du Québec, Ottawa transmit plutôt à toutes les provinces dites pauvres, soit toutes sauf l'Ontario.l'Alberta et la Colombie-Britannique, dans certains cas par les soins d'un haut fonctionnaire fédéral, un texte attaquant les positions québécoises et prouvant'' combien financièrement tragiques pour elles celles-ci s'avéreraient si on devait les accepter”.C’est dans ce contexte qu'il faut situer le texte publié par LE DEVOIR et reconnu authentique par M.Trudeau lui-mème; il s'agit non pas d'un plaidoyer en faveur de la thèse fédérale, mais d une charge à fond de train contre les propositions québécoises.M.Trudeau ne connaissait pas, dit-il, l’existence de ce document?Rien ne permet de mettre sa parole en doute.Cependant.l’ignorance dans laquelle le premier ministre canadien a été ainsi tenu par sa propre administration ne rassure pas plus qu'une quelconque connivence.Ou bien M.Trudeau a approuvé ce genre de diplomatie assez roturière, ou bien la permanente et anglo-saxonne bureaucratie de Bytown n’a pas jugé le geste assez original pour justifier un avertissement au premier ministre.Dans les deux cas, le Québec perd son temps s'il prétend trouver 'des oreilles sympathiques dans la capitale fédérale.Du côté de Winnipeg, M.René Chartier, adjoint exécutif auprès du premier ministre manitobain, déclarait hier après-midi que M.Schreyer n'avait aucun souvenir qu'un tel document ait été ou demandé ou reçu.Une enquête plus approfondie au sein de l’administration gouvernementale mani-tobaine révélera sans doute que le document n’a pas été intégré à la documentation concernant la conférence de Victoria tout simplement parce qu’il est arrivé sans préavis et avec la pertinence d’un char d’assaut dans les plate-bandes.Mais, sans l’ombre d'un doute, il existe, même si le gouvernement fédéral n’a jamais jugé utile de le traduire.• Le procédé fait rugir d'autant plus fort qu'il véhicule un texte dune grossière inexactitude.Le document insiste particulièrement, en effet, sur les pertes que subirait le Manitoba si les propositions québécoises lui étaient appliquées.Or, les chiffres sont sciemment déformés.Le texte commis par le gouvernement fédéral prétend démontrer aux Manitobains qu’ils perdraient $69 millions avec l’application des propositions du Québec et ne récupéreraient que $55; autrement dit, perte sèche de $14 millions.Pourtant, une lecture un tant soit peu fidèle des suggestions québécoises aurait révélé l'impossibilité ae pareils reculs.Le Québec proposait précisément que les provinces disposées à légiférer dans le domaine des allocations familiales le fassent à partir des sommes cju’elles recevraient si le programme fédéral continuait de s’y appliquer.Il n’y avait donc pas lieu, dans le projet québécois, d’escompter un "profit” ou de redouter une "perte".On constate, en outre, oue le texte fédéral présente de la réalité canadienne une image déformée et débilitante.Déformée, parce que les provinces anglo-canadiennes n’éprouvent pas, contrairement à ce qu’affirme le document, la tentation de suivre le Québec dans ses desseins spécifiques.Débilitante, parce que le document s’emploie à dresser les provinces les unes contre les autres, les provinces anglophones contre le Québec et les province dites pauvres contre les provinces qualifiées de riches.Ainsi, le document prétend qu’en accordant au Québec ce qu'il demande, on risque de voir l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique lui emboîter le pas et mettre ainsi 82% de la population cana- dienne en dehors des plans fédéraux d’allocations familiales.La réalité diffère de cette description.On a évoqué le risque de cet instinct grégaire à propos du régime de rentes, à propos des programmes à frais partagés: chaque fois en vain.On peut tout au plus penser qu’en 1971 le gouvernement ontarien, sur le sentier d’une élection provinciale, n’aurait pas détesté enquiquiner un peu le gouvernement fédéral et aurait peut-être flirté avec la proposition québécoise.Au total, le spectre brandi par le document fédéral n’est que vent et mensonge.1 Le raisonnement ne vaut pas plus cher répétons-le quand il est question des provinces qui gagneraient aux propositions québécoises et de celles qui y perdraient.Pourtant il est de bon ton, semble-t-il, de laisser croire à la voracité québécoise, à l’intarissable quémandage des mendiants québécois.En présentant les propositions québécoises comme inspirées par l’égdis-me et par le seul désir de sommes accrues, on accuse dans les provinces défavorisées le sentiment de frustration et de jalousie.Pas besoin de prouver que le Québec a voulu enrichir les provinces déjà nanties; il suffisait de l’affirmer.• Et comme si une présentation aussi grossière des propositions québécoises ne garantissait pas les résultats espérés, le document fédéral y ajoutait une bonne dose de chantage.On se trouve, en effet, brutalement transporté sur le terrain de l’émotivité, du vibrant plaidoyer politique: "Si les gouvernements provinciaux prennent ainsi sur eux de distribuer les sommes requises pour les allocations familiales, nous n'aurons plus la motivation nécessaire pour fournir un effort particulier”.Ou encore: "Si les provinces riches mettent 82% de la population en dehors du régime fédéral, le gouvernement fédéral sera peu porté à le maintenir pour les provinces pauvres”.Tout cela fait de la mauvaise littérature et de la pire politique.C’est ainsi qu’un document authentique constitue, en plus, un document intempestif et une argumentation qui fait honte au gouvernement qui se l’est permise.Profitant d’une invitation peut-être vague lancée par les provinces, le gouvernement fédéral a abusé des circonstances: il a transmis non plus une documentation objective sur son propre régime, mais une diatribe qui déforme en son absence la pensée de l’adversaire.En guise de péroraison, nous avons droit, une fois de plus, à la menace d’une clé dans la porte.Quand le négociateur d’en face utilise un tel arsenal, la patience est une qualité qui se définit par ses limites.Laurent LAPLANTE bloc-notes A vant de saborder Albert-Prévost.Le ministère des affaires sociales vient de désigner un médiateur dans le conflit qui oppose le personnel syndiqué et médical d’Albert-Prévost à la direction de cet important hôpital psychiatrique.Si respectable soit le délégué du ministère, il faut dès le départ se demander si, dans un conflit aussi aigu survenant dans une institution si délicate, le gouvernement n’aurait pas dû intervenir plus tôt et de manière plus décisive.On peut fermer pendant un mois un chantier de construction.Mais on ne peut laisser démolir un personnel aussi spécialisé, disloquer une expérience d’organisation thérapeutique aussi rare, comme s’il était possible, par règlement administratif ou judiciaire, de refaire ce qui est en train d’être brisé, et de récupérer ce qui risque de se perdre irrémédiablement.Les relations patronales-syndi-cales, sans être en crise, n’étaient apparemment pas saines à Albert-Prévost.Le conflit qui surgissait dans le secteur public et parapublic ne pouvait qu’aviver les tensions et compromettre l’équilibre humain, professionnel çt administratif si important dans une institution semblable.En tentant de débrayer quand même, les syndiqués ont pris un risque qui aurait pu être couru avec un interlocuteur patronal plus maître de lui-même, mais qui, dans le cas de leur hôpital, a déclenché un processus incontrôlable.Ce qui est déjà contestable du côté syndical, devient franchement inadmissible du côté patronal, qui a normalement la première responsabilité de la gérance.La direction d’Albert-Prévost, en obtenant par injonction que tout l’hôpital soit tenu en quelque sorte pour un service essentiel, s’engageait implicitement à tout faire pour garder son personnel au travail, réduire les tensions et ne rien laisser se développer qui soit de nature à empoisonner le climat nécessaire à l’amélioration de la santé des patients.La direction avait déjà commis une imprudence grave en bravant son personnel par une injonction sans consulter le bureau medical de l’institut sur les répercussions possibles de cette décision.Elle a peut-être gravement compromis l’oeuvre de l’institut en faisant intervenir, toujours sans consulter le corps médical, les policiers de l’escouade anti-émeute.Le ministre des affaires sociales a déjà été saisi d’une résolution fort grave du conseil des médecins de l’institut.Les médecins y désapprouvent l’action policière déclenchée par la direction, affirment qu’avant cette intervention les soins aux patients avaient été pleinement assumés mais que si le directeur général et le directeur médical restent dans la place, ils ne pourront plus maintenir leurs soins dans les conditions imposées par l’administration.Le conflit ayant atteint une telle profondeur, il est peu probable qu’une médiation dénoue l’impasse entre les parties.La direction de l’institut et le conseil d’administration ont fait jusqu’à maintenant la preuve qu’ils ne peuvent plus assurer des services qu’ils jugeaient pourtant tous essentiels aux patients.Aussi, a moins d’un revirement profond de l’attitude de la direction, sera-t-il impossible au médiateur spécial, Me Gilles Cor-beil, de dénouer l’impasse actuelle que chaque jour qui passe rend plus coûteuse.A vrai dire, dans une institution où, de l’avis même du gouvernement, tout arrêt est contre-indiqué, c’est la mise en tutelle qui aurait dû être d'abord envisagée.Le gouvernement sera peut-être tenté, après avoir connu lui-même un rude affrontement avec la contestation syndicale, de protéger d’abord “l’autorité” qui est encore en poste à l’Institut Albert-Prévost.Rien ne saurait être moins indiqué dans le cas présent.Le ministère ne peut prendre le risque de sauver la direction actuelle au prix de l’institution même.Or, l’institution, ce n’est pas d’abord l’administration, mais principalement le corps médical, les employés professionnels et les employés de soutien, dont la collaboration et l'esprit d’équipe sont le coeur même d’un tel milieu hospitalier.L’affrontement actuel, il est vrai, a produit entre tous les employés, y compris le personnel médical (qui, ailleurs, a parfois tendance à s’enfermer dans un statut aristocratique), un esprit de solidarité qui Peut être un actif précieux pour avenir d’Albert-Prévost.Si l’impasse actuelle devait cependant durer encore quelque temps, devant l’impuissance du gouvernement à redémarrer l’hôpital normalement, plusieurs, à commencer par les plus conscients des exigen- ces professionnelles d’un tel milieu, devront quitter l’hôpital, au plus grand détriment non seulement des malades qui restent hospitalisés, mais de tous les autres qui en ont besoin.Dans un milieu thérapeutique où le droit de grève est, non sans raison, contestable, aucun droit de gérance ne devrait prévaloir sur Tes services essentiels ni sur le droit des patients à être traités autrement qu’au milieu de la police.Jean-Claude LECLERC Les six "nyet” du patronat Le Conseil du patronat du Québec ne représente pas seulement les nantis, les privilégiés du “système”, les détenteurs du pouvoir économique; ce n’est pas seulement un groupe d'intérêts et de pression.Le CPQ est aussi un organisme fonctionnel, dans la mesure où il regroupe ceux qui assument les principales fonctions de développement, d’entreprise et de gestion pour les trois quarts de l’économie québécoise, soit le secteur privé.A ce titre, le Conseil se doit de rendre des comptes à la population.Conscient, comme tous les autres secteurs de la société (ou du moins voulons-nous le croire) des nombreux ratages du système économique qui est le nôtre - chômage outrageusement élevé, délabrement et stagnation de nombreux secteurs industriels, déséquilibres régionaux, prédominance des emplois peu productifs, donc faiblement rémunérés et trop souvent en deçà du potentiel intellectuel des moins doués - le patronat québécois a l’obligation d’effectuer et de mettre à la disposition des citoyens des analyses rigoureuses et approfondies des vices de fonctionnement du système.On attend de lui qu’il départage, dans l’optique qui est la sienne, les carences et les faiblesses des grandes institutions qui encadrent notre développement économique; le gouvernement central, le gouvernement provincial, les syndicats, bien sûr -mais aussi et surtout de patronat.Que le CPQ soit plus discret, nuancé et compréhensif sur les carences du patronat que 'sur celles des autres “partenaires sociaux”, pour employer le jargon de la Maison du commerce,voilà qui n’étonnerait personne.Mais on est en droit d’attendre du patronat qu’il ait l’honnêteteté et le courage de faire son autocritique, de nous dire pourquoi l’entreprise privée n’est pas si dynamique, efficace, “entreprenante" au Québec (milieu socioéconomique pourtant éminemment libéral) qu’elle devrait l’être ou qu’elle l’est effectivement dans les autres régions du monde industrialisé.Malheureusement, le rapport moral que le président du CPQ, Charles Perrault, a dévoilé jeudi dernier en assemblée annuelle nous oblige à conclure oue le patronat a plutôt choisi de s’engager dans la voie d’un négativisme étroit et stérile, qui ne craint pas la déformation intellectuelle.Aux propositions outrancières de ceux qui veulent “casser le système”, le patronat aurait pu opposer une analyse serrée de ce qui rend celui-ci trop souvent dysfonctionnel; ce qui lui aurait permis ensuite d’exposer les moyens qu’il juge les plus aptes à l’améliorer.Plutôt, le CPQ a choisi de contester la contestation du système.Les syndicats, bien sûr, en prennent pour leur rhume.La stratégie politique plutôt désastreuse qui a été la leur, ces dernières années, de même que la propagande hystéro-révolutionnaire que charrient sous leur caution des pamphlets comme “Ne comptons que sur nos propres moyens” constituaient des cibles trop tentantes pour que le patronat ne cède pas à la tentation de tirer à boulets rouges.Mais encore aurait-il fallu daigner utiliser une artillerie d’un plus haut calibre intellectuel que la rhétorique habituelle (quoique coulée dans une prose plus fine) des chambres de commerce.Etait-il vraiment nécessaire, par exemple, d’imputer des motifs égoistes et une volonté de puissance comparable, au pire, à celle des grands barons du “business” aux chefs syndicaux et aux intellectuels-de-gauche qui militent en faveur d’un changement qui, à leurs yeux, serait bénéfique aux “masses”?Etait-il vraiment nécessaire de se scandaliser de la politisation du mouvement syndical, lors même que le patronat est depuis toujours politisé et que le CPQ est le premier à s’opposer à ce qu’on amorçe sa dépolitisation en interdisant aux entreprises de verser anonymement des fonds perçus pour d’autres fins aux caisses des partis politiques?Reste qu’en chargeant de tous les maux de baudet syndical, le patronat ne faisait que lui rendre la monnaie de sa pièce - Louis Laberge y a pourvu.Mais pour quel motif, au juste, le CPQ a-t-il décidé de ranger le Parti Québécois, lui aussi, parmi les suppôts de Satan?Quels intérêts, généraux ou particuliers, LA Feu Marcel Faribault Parmi les Canadiens français qui ont cherché, depuis une génération, à définir les conditions d’une intégration plus heureuse du Québec dans le grand tout nord-américain, M.Marcel Faribault, que la mort vient d’emporter prématurément, occupait une place de choix.Québécois aux racines profondes, issu d’une vieille famille de juristes, esprit studieux et appliqué, Marcel Faribault semblait destiné à une carrière brillante mais plutôt classique dans la voie du notariat qu’avaient tracée pour lui ses origines familiales.Mais cette option, même si elle marqua toute sa vie, ne devait être pour lui qu’une première étape.Son immense talent, sa culture extraordinairement étendue, son acharnement au travail, son inchnation naturelle pour les grands problèmes de culture et de civilisation devaient vite l’amener à évoluer sur une scène plus vaste.C’est surtout à titre de spécialiste des institutions canadiennes-françaises et de citoyen profondément préoccupé par l’avenir de son peuple qu’il passera à l’histoire comme l’une des figures les plus solides et les plus riches de sa génération.Il serait impossible d’enumérer toutes les institutions religieuses, sociales éducatives, financières et industrielles qui allèrent quérir, à un moment décisif de leur évolution, un conseil dans la discrétion assurée du bureau de M.Faribault.Cet homme a travaillé fort toute sa vie.Il fut néanmoins toujours disponible pour les institutions qui sollicitaient ses conseils.Plus souvent qu’autrement, le conseil fut prodigué gratuitement, sans que jamais M.Faribault daigne même y faire ensuite la moindre allusion.Deux institutions, l’université de Montréal et le Trust général du Canada, purent compter de façon intensive pendant des années sur les services de M.Faribault.Dans les fonctions qu’il occupa au sein de chacune, M.Faribault, fidèle à lui-même, se révéla un homme conservateur.Parmi les hommes de sa génération, il était, en effet, l’un des seuls qui eût assez de force et de culture pour pouvoir se dire ouvertement conservateur et pour être capable d’affronter publiquement, en tant que tel, la contradiction.Il fut aussi l’un des seuls à pouvoir être intensément conservateur sans qu’on pût jamais l’accuser d’être réactionnaire: en même temps qu’il était conservateur, il était en effet profondément attaché à la liberté et très respectueux des autres.S’il était conservateur, ce ne fut jamais parce qu’il refusait le progrès, mais parce qu’il tenait à ce que celui-ci s’accomplisse dans le respect des valeurs accumulées par des siècles d’expérience.Après son départ de l’université, en 1955, M.Faribault s’intéressa de plus en plus aux grandes questions touchant l’avenir du Québec et du Canada.Délaissant quelque peu le domaine du droit civil, auquel il avait consacré dès les années ’30 des études dont certaines, notamment son Traité sur les fiducies, sont demeurées classiques, il s’orienta vers le droit constitutionnel, la politique et les grandes affaires.En matière constitutionnelle, M.Faribault a livré une oeuvre abondante et érudite.Partisan résolu de la thèse du contrat constitutionnel, avocat non moins ardent d’une révision constitutionnelle qui eût rendu sa liberté au Québec, il fut dénoncé au Canada anglais comme un ennemi de cette “unité canadienne” dont il fut en réalité l’un des plus éminents serviteurs.Au Québec même, il se trouva coincé entre le souverainisme montant, qu'il ne pouvait accepter que comme un ultime recours, et le laxisme constitutionnel des libéraux fédéraux, qui demeure électoralement rentable.Peu de gens se donnèrent malheureusement la peine d’étudier les textes fouillés qu’il rédigea sur tous les thèmes constitutionnels abordés depuis quinze ans.M.Faribault avait une vocation politique certaine, en ce sens qu’il avait un apport unique à fournir au débat politique et qu il possédait toutes les qualités requises pour une brillante carrière publique.Le jeu capricieux de notre système électoral devait cependant lui jouer un vilain tour lorsque, trop tard, il tenta en 1968 une incursion dans la politique fédérale.Plusieurs conclurent, de son échec dans Gamelin, qu’il n’était pas fait pour la politique.Il est permis de croire, au contraire, qu’il aurait pu y jouer un rôle très important s'il y était venu plus tôt et dans un autre contexte que celui de 1968.M.Faribault, comme tous les hommes forts, n’était pas facile.Il y avait chez lui une raideur granitique et une rigueur logique qui l’amenaient parfois à se méprendre sur la signification réelle de certains courants et de certaines attitudes.Quand il reprocha par exemple, en 1968, à Pierre Elliott Trudeau d’être un socialiste, il comprenait mal et le socialisme et M.Trudeau.De même, quand il défendait l’entreprise privée, il le faisait parfois avec des accents qui faisaient dire à ses auditeurs qu’ils venaient d’entendre une voix d’un autre siècle.Ces écarts furent toutefois rares chez cet homme qu’habitaient, en même temps qu’une fougue très vive, une exquise pondération et une remarquable courtoisie.Par-delà certaines polémiques où il s’engagea avec une vigueur traduisant chez lui la détermination de ne consentir à aucun compromis avec des idées qu'il réprouvait, M.Faribault fut d’abord et avant tout un homme de réflexion et d’étude.Dans un débat difficile, on aimait l’avoir de son côté; on aimait aussi l’avoir comme adversaire: on aimait encore davantage l’avoir comme conseiller.Car on savait qu'avec lui, on serait obligé de se battre visière levée et d’aller au fond des choses.Et on savait aussi qu’une fois la lutte terminée, il n’en conserverait aucune rancoeur, aucune animosité.M.Faribault fut enfin un homme profondément religieux.Il avait en matière religieuse la pudeur des hommes de sa génération, lesquels ne parlaient que très rarement en public ae leurs sentiments les plus intimes.Mais on le savait indéfectiblement attaché à l’enseignement et à la tradition de l’Eglise catholique.Ce fut l’un de ses traits les plus originaux que d’avoir poussé sa culture aussi loin en matière religieuse que dans les autres domaines.Le Québec et le Canada subissent avec la mort de M.Faribault une perte irréparable.LE DEVOIR, comme tant d’autres institu-tions; perd en M.Faribault un ami très respecte, dont le concours ne lui fut jamais refusé, dont l’aide fut souvent réelle Quoique toujours discrète, dont la critique meme fut accueillie avec empressement parce qu’elle fut toujours loyale, virile et substantielle.y:- yy;y:;.y y.;:.:":.:y y Charles Perrault croit-il servir en cautionnant de son nom et de sa fonction une caricature aussi grossière du programme économique du PQ que les deux ou trois phrases pertinentes de son rapport moral?Car il suffit de lire, même en diagonale, “Quand nous serons vraiment chez nous” pour voir que l’univers économique des péquistes n’en est pas un “.où, à toutes fins utiles, il n’y a plus de place réelle pour l’entreprise privée’y et que rien, ni dans la lettre, ni dans l’esprit du manifeste, autorise quiconque à Îiroclamer qu’on y .propose “.que ’entreprise appartienne aux Québécois, soit contrôlée par l’Etat, embauche beaucoup de travailleurs et réalise très peu de profit.” Après de pareilles inepties, c’est sans surprise que l’on constate que le seul élément positif de ce “rapport moral”, c’est une série de propositions.négatives! Six “nyet”, pour être plus précis.Les patrons sont contre la négociation sectorielle obligatoire, contre la syndicali- sation des cadres, contre des salaires plus élevés dans le secteur public que dans le secteur privé (pourquoi pas aussi l’inverse?) contre 1 expansion des programmes de santé, d’éducation et de sécurité sociale, contre une politique de lutte contre la pollution qui dérangerait trop les entreprises polluantes, contre une politique linguistique qui ne ferait pas l’affaire des milieux d’affaires.Rien de neuf dans tout cela; et avec bien des nuances, il nous est souvent arrivé de donner raison au patronat sur l’une ou l’autre de ces questions.Mais si c’est là tout ce qu’il faut attendre du patronat comme contribution au débat économique québécois, pressons vite les gouvernements, les partis politiques et les centrales syndicales de se lancer dans la brèche.Car au rythme où évolue la rue Saint-Jacques (ce qui en reste, plutôt), nous ne sommes pas près de sortir du bois.Claude LEMELIN LE DEVOIR Fondé par H«nri Lourassa le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Froncoeur Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal 125.Il est composé et imprimé par l’Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130.rue Boivin, Ville LoSalle.l'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT : Édition quotidienne i $35 par année; six mois ; $19 À l’étranger : $40 par année,- six mois ; $22; trois mois ; $12.Éditions du samedi ; $ 10 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur ; 75 cents par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe ; enregistrement numéro 0858.Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844 3361 (lignes groupées) WÊÊÊËÊÊ/ÊÊÊtKKÊ Le Devoir, samedi 27 mai 1 972 • 5 des hommes Un pouvoir de $2 milliards par Pour une politique gouvernementale d'achat au Québec par le Centre des dirigeants d'entreprise Par suite de l’extension considérable des secteurs public et parapublic au cours des dernières années et de la croissance prodigieuse des dépenses effectuées par l’ensemble de ces institutions, l’utilisation judicieuse et planifiée du pouvoir d achat du gouvernement et des organismes qui lui sont reliés représente aujourd’hui un des leviers economiques les plus puissants dont l’état moderne puisse disposer.Au Québec tout particulièrement, où le gouvernement provincial voit lui échapper totalement la politique monétaire et où la composition même du budget interdit son emploi en vue d’influencer efficacement la conjoncture économique,^ l’élaboration et l’application d’une véritable politique d achat du secteur public prennent une importance considérable pour un gouvernement qui manifeste un réel souci de contribuer d’une façon significative au développement économique de la province.A cet égard, l’état actuel de notre économie, qui sous l’effet de divers facteurs ne parvient pas à prendre son élan, n’impose pas aux pouvoirs publics d’autre choix que celui d’utiliser a bon escient l’ensemble des maigres instruments dont il dispose.Le formidable défi de l’emploi des années ’70 ne sera relevé que si le Québec parvient à dynamiser suffisamment sa structure industrielle, par l’implantation chez-nous de nouvelles entreprises bien sûr, mais aussi par le développement et l’expansion des entreprises autochtones.C’est surtout par rapport à cet impératif que le besoin d’une véritable politique d’achat du secteur public se fait particulièrement sentir.cé de principe faute de se concrétiser dans des dispositions précises.deuxièmement, la faible portion des achats publics qui relève de la responsabilité de cet organisme n’est sûrement pas étrangère à sa faiblesse: en effet, le $60 RO sous la juridiction du Service des achats apparaît presque dérisoire en regard des quelques $1.2 milliards d’achats effectués par l’ensemble des institutions subventionnées par le gouvernement provincial.Villes et commissions scolaires Il nous apparaît donc extrêmement important que le premier élément à la base d’une politique d’achat québécoise soit qu’elle s’applique systématiquement à tous les organismes reliés directement ou indirectement au gouvernement provincial.Il semble en effet que, sous le couvert d’une autonomie mal comprise, plusieurs municipalités ou commissions sco laires notamment, se désintéressent des problèmes sérieux que constitue une politi- 3ue d’achat orientée vers le uébec, risquant ainsi de compromettre les objectifs les plus valables.Ce n’est qu’en canalisant une masse considérable de dépenses que le gouvernement du Québec pourra penser imprimer à notre structure industrielle l’orientation désirée.La réalisation de cet impératif ne saurait en rien diminuer la nécessité qui incombe au Québec de se doter dans les plus brefs délais d’une politique de développement industriel qui devra intégrer nécessairement l’ensemble des facteurs susceptibles d’assurer notre dynamisme industriel.Le CDE est conscient cependant que l’établissement d’une politique d’achat en constitue une composante à ne pas sous-estimer.Nos petites mais davantage nos moyennes entreprises québécoises résistent la plupart du temps difficilement à la concurrence que leur font les grandes entreprises, souvent étrangères, quand elles ne sont pas tout simplement menacées de disparition.Si l’on croit à l’existence d’une vocation économique dynamique et spécifi- 3ue pour nos PME et que l’on ésire assurer également la survie et l’expansion des entreprises à caractère québécois, il faut de toute nécessité trouver le moyen de les favoriser, pourvu que ce soit à qualité égale bien sûr.L’existence de la politique pratiquée avec succès par l’Hydro-Québec, quant à la préférence accordée aux entreprises du Québec, devrait constituer le premier élément de base de la politique dont nous réclamons la mise en oeuvre.Il ne s’agit aucunement dans notre esprit de donner une pri- millions de pouvoir d’achat* me à l’incompétence ou dac corder une préférence incontrôlée aux produits locaux.La préférence de 10% ou de 15% mentionnée plus haut nous Les pays industrialisés Presque tous les pays industrialisés pratiquent une pohtique d’achat et d’octroi de contrats dont l’intention évidente est de favoriser les producteurs nationaux, et par eux, le plein emploi, la croissance et l’indépendance économiques.Le Buy American Act représente sans contredit la forme la plus radicale de ce genre de politique.Au niveau fédéral, plusieurs organismes d’Etat mettent en application une telle politique.Plusieurs provinces canadiennes procèdent également de la même façon: ce semble être le cas des provinces des Prairies et de certaines provinces Maritimes.Quant à l’Ontario, même si les autorités sont d’une discrétion exemplaire à ce sujet, on agit nettement dans le sens dvune protection des entreprises locales.De nom-breujc hommes d’affaires du Québec ayant offert des soumissions à l’un ou l’autre des ministères ou des entreprises publiques d’Ontario se sont heurtés à une résistance infranchissable.On ne parle pas mais on agit.Au cours des dernières années, le Québec a ébauché une politique d’achat inspirée des mêmes préoccupations.C’est ainsi que l’Hydro-Québec, pour sa part, a mis au point un système accordant la préférence aux entreprises québécoises.En vertu de cette politique, l’Hydro-Québec accordait le contrat au plus bas soumissionnaire québécois si son prix n’était pas de plus de 10% supérieur au prix du plus bas soumissionnaire d’une autre province, et de plus de 15% plus élevé que le plus bas soumissionnaire étranger.Quoique timide, cette politique d’achat préférentiel, qui a reçu d’ailleurs un certain nombre d’ajustements au fur et à mesure de l’expérience acquise, produisit des résultats très positifs.Le gouvernement du Québec pour sa part possède depuis un certain temps son Service des achats; en décembre 1969, ce mécanisme était logé au ministère de l’industrie et du commerce dans le but visiblement de mieux coordonner son utilisation avec l’ensemble des politiques de ce ministère.On ne peut qu’applaudir un tel transfert ins-piré des meilleures intentions.Mais même ainsi, son efficacité demeure extrêmement réduite pour deux raisons principales.Il y a premièrement l’absence d’une véritable politique prévoyant son emploi.Le service des achats pratique apparemment une politique qui se veut québécois dans le sens qu’elle cherche à pri-vilégier les manufacturiers 3uébécois; cependant, elle emeure au niveau de l’énon- FAITES LIRE DANS VOS MAINS (SANS FRAIS SÜPPLtMtNlAIRF) APPELEZ Restaurant Maharajah 2124 rue Drummond Montréal 107.844-5702 VENANT DE L'ANGLETERRE Une Soirée Inoubliable ! (PERMIS COMPLET) OUVEnr TOUS les loues.Christof/e La marque d’argenterie mondialement reconnue.En exclusivité chez Lucas.Illustréi le modèle] "Marly".Couvert de 6 pièces, $43.LUCAS 1476, Sherbrooke, oueut, et Westmount Square Stationnement gratuit BILINGUISME FONCTIONNEL Nouvelle façon d'apprendre l'anglais Méthode audio-lingual avec supports visuels Session d'été 4 juillet au 9 août $63.00 Programme du soir seulement Niveaux débutant, intermédiaire, avancé Tests de classement le jeudi, de 17:00 à 19:00 p.m.à partir du 1er juin (Renseignements: 849-5331, poste 723 YMCA de Montréal, Succursale Centreville, 1441 Drummond (METRO PEE U semble justifiable, compte tenu du rôle moteur que pourrait acquérir l’industrie québécoise si elle était appelée à remplir majoritairement les contrats des organismes publics.Les entreprises québécoises n reste à déterminer les critères selon lesquels pourraient être identifiées les entreprises québécoises.Car il faut éviter ici les faux-fuyants et l’assimilation d’un quelconque bureau de vente de compagnie étrangère à une firme locale.L’entreprise québécoise pourrait être celle: a) qui possède sa principale place d’affaires dans la province; b) qui possède dans la province la capacité de production, l’outillage, l’équipement et les services technioues lui permettant d’accompür les contrats.Par ailleurs, cette politique qui est réclamée ici avec insistance doit nécessairement s’accompagner d’une profonde modification des modes de fonctionnement de l’appareil gouvernemental en ce qui a trait principalement à l’acquittement des factures des fournisseurs.Présentement, le paiement des comptes de l’Etat accuse des délais inacceptables qui dépassent de loin les pratiques établies du monde des affaires, à tel point que des entreprises préfèrent ne point servir le gouvernement québécois plutôt que d’encou-nr des délais de paiement démesurément longs.On nous a même dit, nous n’avons pu le vérifier cependant, que certaines entreprises du Québec, avaient été acculées à la faillite par suite des retards qu’elles avaient connus à se faire payer.A tel point que l’octroi de contrats au plus bas soumissionnaire est aujourd'hui accepté volontiers par la plupart des industriels.Les soumissions publiques Faute de pouvoir en trouver un meilleur, le régime des soumissions publiques semble encore le moins mauvais système auquel le secteur public puisse recourir.D y aurait lieu toutefois d’améliorer cette pratique et de la civiliser au maximum de façon à la faire servir au maximum la cause des entreprises québécoises.A cet égard, nous croyons que les mesures suivantes, si elles étaient appüquées avec discernement, et à l’intérieur d’une véritable politique d’achat, maximiseraient l’impact des achats publics sur notre structure industrielle en même temps qu’elles compenseraient partiellement pour la faiblesse de la taille de bon nombre de nos entreprises.1) Etablissement au plus tôt, et selon des normes reconnues, d’un système de préqualification obhgatoire pour tous les fournisseurs du secteur public (fabriquants de produits manufacturiers, de services et de travaux réalisés sur place).Même si de nombreuses associations, principalement dans le secteur de la constraction, ont dans le passé proposé en vain un tel système, le CDE entend appuyer ici les efforts de tous ceux qui l’ont réclamé parce qu’il apparaît vraiment comme une condition primordiale au fonctionnement harmonieux d’un système de soumissions publiques.Un tel système qui couvrirait à la fois la capitalisation de la firme et sa capacité à accomplir un travail, permettrait assurément une meilleure planification de la répartition des commandes gouvernementales entre les entreprises tout en empêchant aussi une partie des abus que commettent les firmes qui cherchent à surpasser indûment leur capacité de production ou qui sont amenées à se lancer dans les fabrications pour lesquelles elles ne sont pas outillées ou pour lesquelles elles n’ont pas de tradition.telle politique aurait certainement un impact significatif sur notre structure industrielle.3) Organisation du système de façon à ce qu'un contrat soit octroyé non seulement en fonction du seul prix du produit, mais aussi du coût du service à maintenir ultérieurement sur le produit installé, quand tel est le cas.Il arrive en effet que certains équipements soient vendus à une institution du secteur public par une entreprise qui ne possède au Québec aucune des installations nécessaires pour en assurer un service prompt et efficace.La plupart des firmes québécoises sont avantagées sous ce rapport sur leurs concurrents étrangers par le fait qu’elles sont implantées à proximité de leurs clients, ce qui leur permet d’assurer à ceux-ci le service désiré: ces aspects, qui sont loin de s'avérer négligeables à la longue, devraient être sérieusement considérés lors de l’octroi de contrats à des fournisseurs de l’Etat.Une politique d'achat audacieuse qui chercherait à maximiser l’impact des achats du secteur public sur l’entreprise québécoise devrait aller plus loin et viser à plus ou moins long terme à susciter ici l’organisation des appareils de production capables de répondre à tous les besoins des secteurs public et para-public.Advenant le cas où l’Etat aurait besoin de matériel ou de produits qui ne sont pas disponibles au Québec, a ce moment là, on devrait afficher ces commandes pendant un certain temps et offrir par là aux entreprises québécoises intéressées la responsabilité de fabriquer ce produit nouveau.ou encore leur permettre de s’organiser pour distribuer sous franchise dans la province ces produits introuvables ici.En procédant ainsi, on incitera graduelle- ment les entrepreneurs d’ici à produire les biens demandés et l’on pourra espérer mettre fin à cette incapacité que connaissent, dans les circonstances actuelles, les entreprises de chez-nous qui cherchent à se lancer dans des productions nouvelles.Enfin, nous croyons indispensable qu’un mécanisme de recours soit institué de façon à permettre à un producteur québécois, qui se sentirait injustement traité lors du refus des architectes et des ingénieurs de recommander ses produits, d’en appeler de cette décision.Cette disposition s'inspire uniquement du désir de préserver les entrepreneurs locaux contre l'arbitraire et les erreurs des administrateurs publics.Conclusion Comme on a pu le constater, ces quelques recommandations ne prétendent pas apporter des réponses définitives sur l'ensemble des aspects d'une question aussi complexe.Nous espérons tout au plus attirer votre attention sur Le Centre des dirigeants d’entreprise présentait dernièrement à un “task force” gouvernemental dirigé par M.Roger Faquin, président de Logistec Corp.un mémoire préconisant l’établissement d’une politique d’achat de l'ensemble du secteur public.Préparé par le comité sur le développement industriel et regional du CDE, qui comprend une quinzaine d’industriels et de cadres de grandes entreprises membres du CDE, ce document veut inciter l'Etat québécois à faire d'un pouvoir d’achat de quelque $2 milliards par année un puissant instrument de développement des entreprises québécoises, en particulier des petites et moyennes entreprises (PME).Les sous-titres sont du Devoir.un certain nombre de dispositions qui apparaissent essentielles aux hommes d'affaires que nous représentons pour que l'Etat québécois et les organismes qui lui sont affilies puissent faire servir le plus possible à la cause du développement et de l'expansion de nos entreprises l’immense réservoir d’achats Suite à la page 12 Les meilleurs fruits de mer servis dans un cadre inspiré des jours glorieux des grands voiliers d'antan cT^GPavilk)i^(ierMantk|iie 1454A rue Peel (face au Sheraton Ml-Roçal) Sri t/o,\m:mi:,\ r DU SOIR CRA TUT ! 849-1368 Il importe au plus haut point V 9^34® Ta.que s’ifclésire être bien èerei est Pf” a adJudlcatj.on de par ses fournisseurs, et jouer contrak ou de commandes qui en plus ce rôle de promoteur du développement industriel qui est attendu de lui, l’Etat québécois se mette à l’heure de l’efficacité en ce domaine.Editions Hurtubise - HMH 380 ouest, rue Craig, Montréal 126, 849-6381 De mauvais client qu’il est présentement, le secteur public doit devenir un client aussi agréable à fournir pour l’entreprise que les autres.La pohtique d’achat de l’Etat devrait être appliquée non seulement par les services d’achat de tous les organismes concernés, mais devrait comporter des exigences à l’endroit des plans et devis dressés par les ingénieurs et les architectes.En effet, ceux-ci introduisent fréquemment dans leurs propositions des spécifications qui, si elles sont suivies à la lettre, éliminent automatiquement la possibilité d’utiliser les produits de la province.Cette disposition devrait être étudiée avec soin de façon que, sous le couvert d’exigences techniques ou professionnelles, on n’impose pas arbitrairement le choix de matériaux qui ne comportent aucune supériorité si ce n’est celle de venir d'un pays étranger à l'abri d’une quelconque marque de commerce.Il nous semble que le meilleur moyen d'amener les professionnels à utiliser des produits québécois, c’est de les obliger à recommander ou à utiliser les matériaux de chez nous et de leur laisser le soin de prouver que ces produits auxquels ils doivent recourir n’existent pas au Québec.La croissance phénoménale des services de toutes sortes demandées par les organismes publics impose de Içs inclure dans la politique au même titre que les achats de biens.Au cours des dernières années, la politique d’achat au meilleur prix s’est généralisée au sein du gouvernement et de ses organismes affiliés.Au début, cette politique a créé des difficultés multiples à certaines entreprises québécoises peu habituées à concurrencer des entreprises, soit canadiennes soit étrangères, disposant d’une capacité de production supérieure et pratiquant en certains cas une stratégie de vente qui leur permettait d’écouler ici, à des prix anormalement bas, des productions excédentaires.Bien que le Québec continua de façon générale d’être défavorisé par des capacités de production plus faibles et que de telles stratégies de vente soient pratique courante dans le monde aes affaires, les entreprises se sont ajustées à cette politique.pourraient s’étendre sur une certaine période et comporter ainsi des quantités plus considérables que ne le justifierait un projet unique.En procédant ainsi, l’Etat favoriserait l’organisation rationnelle de la production chez les fournisseurs québécois et leur permettrait ainsi de rencontrer les conditions des fournisseurs étrangers plus gros.On pourrait ainsi espérer briser le cercle vicieux qui veut que les entreprises québécoises de faible taille relative soient trop souvent supplantées par les entreprises canadiennes ou étrangères jouissant de capacités de production supérieures.Judicieusement appliquée, une Marie* ll(;l AVANT-HIER 12 .600 _ 14 .548 1*4 15 516 2*4 16 .467 4 18 379 ¦ 61?18 .357 7 10 .677 _ 11 .633 1'?11 .633 l'z 19 441 7‘z 19 406 8'z 22 353 10'/i LIGUE AMERICAINE Kansas City 210 000 101 5-6-0 Californie 000 001 001 2-6-2 Splittorff (4-3), Nelson 9 et Kirkpatrick; May (0-4), Foster 6, Fisher 9 et Kusnyer.Circuit KC, Schall (1er).Assistance : 4,032 (la plus petite foule de leur histoire.) Rudy May n'a pas encore vu un seul G oint compté alors qu'il était au monticu-cette saison.Texas 021 000 200 5-9-1 Minnesota 000 104 lOx 6-6-1 Broberg, Pina 6, Paul (0-2) 7 et Billings; Jim Perry, Corbin 6, Granger (1-0) 7etMitterwald.Circuit Texas, Randle (1er).Bobby Darwin, dont la moyenne est descendue à .248, a fait compter 2 points.Baltimore Boston Dobson (4-5), i) et Fis 010 000 000 1-4-1 002 000 OOx 2-9-0 Harrison 7 et Hendricks; Fisk.Circuit: Baltimore: Baylor (5è).Les Red Sox ont réusi le premier triple-jeu de la saison.AUJOURD’HUI court sur le même jeu après que la balle eut maladroitement été retournée au ler-but dans l’espoir d’une première tentative de double-jeu eut ratée.Mais Randy Hundley veillait au bon endroit et Faî-rey a été une proie facile.Fairly a ensuite été retiré du premier-but au lanceur sur un court roulant au champ intérieur pour mettre fin au match.La victoire était la 4ème des Cubs au cours de leurs 5 dernières parties.Les Expos n’auront pas la tâche facile cet après-midi en affrontant Ferguson Jenkins (4-4) qui sera cependant opposé à Mike Torrez (4-1).McAnally a été remplacé par Lemaster et Renko qui se sont bien tirés d’affaires en trois manches de relève.Tim Foli sera de retour au jeu cet après-midi.Les Expos ont maintenant une fiche à vie de 2332 contre les Cubs.Ils ont cependant remporté la série de l’an dernier 10-8.27 5 7 4 000 110 -3 030 OOx-S , Chicago 3.B.Williams, Monday.PM BB RB 7 5 4 5 1 Lemaster i 0 0 0 Renko 2 000 Pizarro, g (3-1) 7 9 3 3 ., Aker 2 00011 VS-Aker lere.Frappé par Pizarro (Hunt).ML-McAnally.n-2:M.A-8,496.Torres a suivi avec un simple contre ses anciens coéquipiers.Mashore a été retiré sur un ballon au deuxième-but et après le “BB” à Bailey, Singleton et Woods ont failli à la tâche en frappant de courts ballons.Un double de Jorgensen et un simple de Hunt ont produit un 2eme point-Expo a la 7ème.Clyde Mashore a claqué son 1er circuit de la campagne à la Sème pour le dernier point des vainqueurs.Pizarro a alors immédiatement cédé sa place à Jack Aker, qui à ses débuts dans la ligue Nationale, a retiré Bailey, Singleton et Woods dans l’ordre pour mettre fin à la manche.Après un “BB” à Jorgensen en dernière manche, Jim Fai-autre double-jeu en tentant de rey est allé frapper pour Boc-voler le troisième coussin.cabella mais après que son Après une mauvaise première manche, McAnally s’est replacé pour trois bonnes mais la Sème devait lui être fatale.Il semble bien que le receveur Teriy Humphrey ne soit pas prêt à revenir au jeu bientôt.Après avoir été blessé dans la 2ème partie de la saison, à la cuisse, il a aggravé cette blessure un peu plus tard à Montréal.Cette blessure tarde à guérir et Humphey a déclaré hier que son cas s’aggrave à chaque fois qu’il prend des élans d’exercice au bâton.Lui qui est le meilleur frappeur des Expos avec une fiche de .615 manque sûrement à l’équipe.ENCORE LAURÉAT — Le conducteur de chevaux Hervé Filion, à gauche, continue d’accumuler les honneurs.Il a cette fois mérité le trophée Gil Julien, comme l’athlète canadien de l’année.Au centre, c’est Louis Chartrand, nommé le sportif de l’année et à droite, Michel Larocque, athlète amateur de l’année.(Téléphoto PC) Bobby Unser, le coureur à vaincre à Indianapolis INDIANAPOLIS (AFP) - Tous contre Bobby Unser et son Eagle-Offenhauser: tel sera le thème des 500 milles d'Indianapolis, la plus populaire et la plus dangereuse course automobile des Etats-Unis qui aura heu pour la cinquante-sixième fois aujourd'hui.Unser, vainqueur de l'épreuve en 1968 (ne pas confondre avec son frère Al, gagnant ces deux dernières années), a démontré de manière spectaculaire qu’il possédait la voiture la plus rapide de toutes en portant le record des essais à plus de 195.940 m/h quatre tours de la célébré piste américaine.Au volant de son bolide préparé par l'ancien coureur Dan Gurney, il partira en tête du peloton de 33 monoplaces qui, tous, à l’exception d’un seul, durent réaüser une moyenne supérieure au record des essais établi 1 an dernier par Peter Revson sur McLaren.Les pilotes qui se sont qualifiés pour prendre le départ de la course d’un million de dollars de prix ont réalisé, dans l’ensemble, 12.5 milles-heure de moyenne de plus que les partants de l’an dernier.Cette importante amélioration de la vitesse sur l’anneau d’Indianapolis donne la certi- CHARMANTES COMPAGNES DE TIMI — Après la nomination de Timi comme mascotte officielle des Jeux du Québec à Chicoutimi, c’est au tour des Airelles d’entrer.dans les Jeux.Aussi 15 jolies filles de la région Saguenay Lac St-Jean ont été désignées comme hôtesses de cette grande manifestation sportive.Au terme d’un concours populaire, le vainqueur, René Laberge a cru bon de les désigner ainsi: les airelles, filles nées au pays du bleuet.Ici, on voit Francine, Sylvie et Claude.A l’intention des puristes et des friands de bleuets, soulignons que l’airelle est le nom méridional de la myrtille, que la myrtille est le nom d’une variété d’airelles et qu’enfin le bleuet est la désignation vulgaire d’une espèce du genre airelle.Comme on peut le constater, les Airelles ont tout un passé! Des lettres de noblesse et une réputation nationale de belles filles.Au cas où de mauvaises langues prétendraient que Timi est polygame, rétablissons les faits.Les Airelles sont ses cousines et représenteront son escorte de charme durant les Jeux d’été de 1972.Escorte éblouissante, les Airelles accompagneront Timi partout: lors des grandes cérémonies, lors des événements spéciaux qui se dérouleront avant et durant les Jeux.Elles porteront un costume où le bleu sera la couleur prédominante.Le bleu emprunté aux couleurs de la Rivière Saguenay et du Lac St-Jean.Un bleu dérobé à la couleur de l’airelle de la région.Donc pour vous accueillir aux Jeux du Québec à Chicoutimi, du 4 au 13 août, il y aura Timi.mais aussi les Airelles, oui monsieur ! Nastase s'incline à Paris LIGUE NATIONALE Montréal.Torrez (4-1) à Chicago.Jen kins(4-4).2hl5 Philadelphie.Champion (3-2) à Pitts burgh.Johnson (1-2).8h San Diego.Kirby (3-4) à Cincinnati.Mc Glothlin(l-4).7h05 Los Angeles.Singer (3-4) è Houston Reuss(3-2).8h30.New York.McAndrew (2-1) à St-Louis Santorini (2-5), 9h San Francisco.McDowell (6-1) è Atlanta Niekro (6-4).8h ALI SERA-T-IL LE PROCHAIN?A la suite de sa brillante victoire par mise hors de combat technique à la 5ôme ronde devant Ron Stander, Joe Frazier, à d„ a révélé qu’il était prêt à affronter Muhamed Ail si un promoteur lui garantissait les $3.5 millions qu’il exige.(Téléphoto PA) PARIS (AFP) - Le numéro un itahen, Adriano Panatta, a été le héros des 32èmes de finale du simple messieurs des championnats internationaux de France de tennis en éliminant hier après-midi au stade Roland-Garros, devant 2,000 ‘spectateurs, l’un des grands favoris, le Roumain Ihe Nastase (tête de série no 2) en quatre sets: 1/6, 9/7, 6/4 et 6/3.Complètement désorienté par un vent tourbillonnant qui balayait le court central, Nastase, finaliste l'an dernier, fut tout au long de la partie contre l'Italien d’une étonnante maladresse, commettant un nombre inhabituel d’erreurs.Erreurs dont bénéficiait Panatta, joueur intelligent, qui, sans prendre de risques inconsidérés, domina son rival, notamment par de remarquables revers.Après avoir concédé la première manche nettement, lrIta-lien arrachait la deuxième et la troisième.Dans le quatrième set, il prenait d'entrée le service adverse et prenait l’avance (2/0).Mais le Roumain, malgré une nonchalance oermanente égalisait 2-2.A nouveau à 3/3, Panatta s’octroyait encore le service de Nastase pour se détacher ensuite 5/3.Découragé par son manque de réussite, le Roumain concédait trois balles de match sur son service (0/40).Il parvenait à en sauver une, mais sur la seconde, il com- mettait une double faute, erreur assez rare à ce stade de la compétition.Erreur qui illustrait bien le match médiocre du Roumain.Simple messieurs: (3lème tour): Valdimir Korotkov (URSS) bat Colin Dibley (Austr) 10/8 - 0/6 -6/2 - 5/7 - 6/3.Ray Moore (Afr.Sud) bat Ha-roon Rahim (Pakistan) 2/6 - 6/3 - 6/8 - 6/4 - 6/3 -.Andrew PattLson (Rhodésie) bat Patricio Cornejo (Chili) 6/4 - 4/6 - 6/1 - 6/3.Brian Gottfried (E.U.) bat Patrice Dominguez (Fr) 6/2 - 6/3 -6/1.Andrès Gemino (Espi bat James Pinto Bravo (Chili) 6/2 - 6/2 - 6/1.Jiri Hrebec (Tch) bat Istvan Gulyas (Hongr) 1/6 - 6/2 - 6/2 - 1/6 - 6/3.Patrice Jombergen (Belg) bat Daniel Contet (Fr) 6/1 - 6/2 - 6/1.Jan Kodes (Tch) bat Jean-Claude Barclay (Fr) 7/5 - 9/7 - 2/6 - 6/2 Bernard Mignot (Belgique) bat Taimurus Kakoulia (U.R.S.S.): 6/0 - 6/4 - 7/5.Clark Graebner (Etats-Unis) bat Thomas Koch (Brésil): 6/2 -6/0 - 6/2.Boro Jovanovic (Yougoslavie) bat Georges Goven (France) : Simple dames - Sème tour: Corine Molesworth (G.B.) bat Linda Tuero (Etats-Unis): 6/2 -6/1.Evonne Goolagong (Australie) bat Pat Pretonus (Rhodésie): 6/2 - 7/5.Katia Ebbinghaus (AU) bat Ma-rijka Schaar (Hol) 7/5 - 7/5 Kerry Melville (Austr) bat Pam Teeguarden (E.U.) 9/7 - 4/6 - 1/6 - 1/4.tude que le record de la course de 200 tours, établi par la Colt-Ford Dal Unser l’an passé, avec 157,735 MH, sera largement battu.Elle s’exph-que, techniquement, par les progrès effectués dans l’aéro-dynamisme des coques, par une meilleure stabilisation des voitures grâce aux ailerons, par les nouveaux pneus lissés des firmes américaines (Goodyear et Firestone) et enfin, par l’accroissement de la puissance des moteurs grâce aux turbo-compresseurs.Cependant, le facteur puissance risque d’être néfaste aux voitures les plus rapides dont le moteur est automatiquement rendu plus fragile par la surcompression et qui peut ainsi plus facilement exploser s’il est trop sollicité.Les McLaren pas loin Derrière l’Eagle-Offen-hauser de Bobby Unser, ce sont les McLaren également équipées d’Oftennauser, qui ont été créditées des meilleurs temps.Elles ont été quatre - avec pour pilotes Peter Revson, Mark Donohue, Gary Bettenhausen et Gordon Johncoek - sur les huit voitures à plus de 189 mph lors des séances de qualification.Ayant échoué au port l’an dernier (Revson termina deuxième), elle devraient, à l’aide de leur nombre, confirmer leurs ambitions.Elles sont six au total entre celles de l’usine de Londres et celles alignées par Roger Penske.Jerry Grant, autre pilote d’Eagle-Offenhauser, pourra épauler Bobby Unser contre les McLaren, mais dans cette lutte pourraient également se mêler d’autres concurrents et en particulier les membres non encore cités du nouveau club de 187 mph.Il s’agit 64 pour Nicklaus ATLANTA (PA) - Jack Nicklaus a joué 64 hier, égalisant le record du parcours pour prendre une avance d'un coup après la deuxième ronde de l'omnium d'Atlanta dotée d’une bourse de $130,000.Nicklaus a un total de 134, soit 10 sous la normale après 36 trous sur le parcours de 6,883 verges.Il domine devant Bob Lunn qui a joué 68 hier pour un grand total de 135.Le Sud-Africain Gary Player a réussi une ronde de 65 hier et il est à 136.Homero Blancas et Lou Graham qui ont joué en compagnie de Nicklaus sont sur un pied d’égalité à 137.Blancas a joué 68 hier et Graham, 69.Nicklaus tente de mériter sa quatrième victoire de l’année et la première bourse de $27,000 pour ajouter à ses, gains actuels de $154,000 déjà mérités en 1972.Dave Stockton a aussi joué 64 hier.Richie Karl, le meneur de la 1ère ronde avec 66 a joué 74 hier.de A.J.Foyt, triple vainqueur de l’épreuve, pilote de la seule Ford (Coyote) pouvant prétendre à la victoire, semble-t-il, et Mario Andretti, gagnant en 1969, à qui a été confiée une toute recente Colt-Offen-hauser.Enfin, bien que n’ayant pu franchir le mur des 187m/h aux essais, Joe Leonard et Al Unser; sont aussi des candidats sérieux à la victoire.Ils seront à bord de Colt-Of-fenhauser, comme Andretti.Si la chance leur souriait aujourd’hui A.J.Foyt serait le premier à remporter la course quatre fois et Al Unser, deviendrait le premier à triompher trois fois de suite.Subvention à /'Association universitaire Le ministre de l’Education, M.François Cloutier, également titulaire au Haut-Commissariat à la Jeunesse, aux Loisirs et aux Sports, vient d’annoncer une subvention de l’ordre de $23,000.a l’Association sportive universitaire du Quebec.Cet organisme a pour fonction de coordonner les activités sportives universitaires et d’organiser des stages régionaux et provinciaux réalisés en collaboration avec les fédérations sportives de régie.Le montant qui vient de leur être accordé permettra de poursuivre l’importante action que l’Association effectue au sein du monde sportif universitaire.Sept joueurs sous contrat Sept autres joueurs ont accepté les termes de leur équipe en vue de la prochaine saison de hockey dans la LNH.A St-Louis, les Blues ont réembauché l’aiher droit Mike Murphy, 21 ans, pour une saison.A Philadelphie, les Flyers annoncent que le défenseur Joe Watson et le centre Bill Clément ont accepté des ententes de deux ans.A Los Angeles, les Kings ont signé le centre Butch Goring, le défenseur Paul Curtis et l’ailier Réal Lemieux, tous pour une saison.Et à Pittsburgh, les Pingouins ont engagé le gardien de 22 ans, Cam Newton pour une période d’un an.Ce dernier a évolué à Her-shey, dans la LAH la saison dernière.A Toronto, le vétéran Paul Henderson a révélé qu’au moins une douzaine de joueurs des Leafs pourraient bien changer de ligue.En plus de Bernard Parent et Brad Sel-wood qui ont déjà quitté l’équipe, Henderson a signifié que lui-mème tout comme Norm Ullman, Dave Keon, Jim Harrison, Brian Glennie et Mike Pelyk ont aussi l’intention de s’aventurer ailleurs tout simplement parce que la direction torontoise ne leur a encore fait aucune offre.LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR Brevets d’invention MARQUES de COMMERCE Marion.Robic & Robic ci-devant Marion & Marion 2100, rue DRUMMOND Montréal, 25 288-2152 MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE.DU PARC 270-1141 Les sports à la pige SCOTTY MORRISON, arbitre en chef de la ligue Nationale de hockey, craint que les rencontres Canada-URSS ne soient ternies par l'incompétence des arbitres.Selon certains, le tournoi serait officié par des arbitres américains et européens bien que cette décision ne soit pas finale.Morrison espère pour sa part que des arbitres de la ügue Nationale seront employés lors de ces parties historiques.’'D'après ce qu'on m’a dit, a révélé Morrison, les Soviétiques désirent des arbitres américains.Or, s'il y avait de bons arbitres américains, je demanderais immédiatement à M.Campbell de les embaucher afin qu’ils officient dans la LNH.” ?* * CLARK GRAEBNER, des Etats-Unis, a facilement éliminé le Brésiüen Thomas Koch 6-2, 6-0 et 6-2 lors de la troisième ronde de l'omnium de tennis de France.Jan Kodes, de Tchécoslovaquie, a pour sa part très bien débuté la défense de son titre en l’emportant contre le Français Jean-Claude Barclay.Les Français n'ont d’ailleurs pas connu tellement de succès hier puisque Georges Goven a perdu par défaut devant le Yougoslave Bora Javanovic.La plus importante surprise du tournoi a cependant été l'élimination du Roumain Ihe Nastase qui a baisse pavillon 1-6, 9-7, 6-4 et 6-3 devant Adriano Panatta, un jeune Itahen de 21 ans.Panatta, qui a vaincu cette année le redoutable Stan Smith à Madrid, a eu recours à un jeu fort intelligent pour vaincre le finaliste de l’an dernier.Dans les autres matches disputés hier, le Tchèque Frantisek Pala a battu le Péruvien Anares Olmedo 6-2, 7-5 et 6-2, tandis que l'Américain Brian Gootfried prenait la mesure du Français Patrice Dominguez 6-2, 6-3 et 6-1.Chez les femmes, Françoise Durr a battu Trudy Walkhof 6-3 et 6-2; Kerry Melville a vaincu Pam Teeguarden 9-7, 4-6, 16-14 dans une rencontre qui a duré 3 heures et r>5 minutes; Judy Dalton a eu raison de Nell ’Truman 6-3 et 6-1; Corinne Malesworth a gagné 6-3'et 6-1 contre Linda Tuero; et Yvonne Goolagong a mérité une victoire de 6-2 et 7-5 devant Pat Walkden Pretorius.* * * HERVE FILION, d’Angers, Québec, a été choisi l'athlète canadien-français par excellence de 1971.Détenteur d’un record de 543 victoires en courses sous harnais Tan passé, Filion a mérité le trophée Gil O.Juüen remis annuellement en mémoire de l’ancien chroniqueur sportif du quotidien Le Droit, le seul journal de langue française à Ottawa.Les autres fina-üstes furent Jean Râtelle, des Rangers de New York, et le champion motocycüste Yvon Duhamel, de Montréal.* * * PELE, l'extraordinaire joueur de soccer brésilien, a compté deux buts pour mener le Santos à une victoire de 3-0, hier aprèsmidi, lors d'une partie hors-concours disputée à Tokyo contre une équipe japonaise et devant plus de 50.000 spectateurs.Les deux filets de Pelé ont été marqués en seconde demie après 3ue son équipe eut pris une avance d'un but après 45 minutes e jeu.Les choix à Blue Bonnets du #1 Grand pronostiqueur 4* CE SOIR Avant les courses d’hier soir, notre sélectionneur avait choisi 17 vainqueurs en 63 courses pour une moyenne de 27.0%.voici ses choix pour le programme de ce soir: 1ère course: 1-Rebec (10); 2- Mr.Sam Bud (7); 3- Turkish Pride (6).2ème: 1- Touch The Stars (3); 2- Golden Drop (6); 3- Chad’s Princess (5).Paris doubles suggérés 10-3, 10-6, 7-3 et 7-6.Sème: 1- Maori Hero (7); 2- Lorrey Bay (8); 3- Maw Crammed Beast (9).Quiniela suggérée: 7-8.4ème: 1- Hamblin Royal (6A); 2- Great Speech (5); 3- Mary Maxime (3).Sème: I- Dalton’s Ruler (10); 2- Fire City (7); 3- Miss S.Auga (9).Quiniela suggérée: 10-7.6ème: 1- Roseborough (6); 2- Sturdy Son (2); 3- Red Carvan (5).7ème: 1- Telltale Evidence (5); 2- Cuddlebunny (6); 3- Humbcrs Flight (7).Quinielas suggérées: roulette 5-6-7.Sème: 1- Uncle Lee (2); 2- Luck O’Morn (5A); 3- Ruling Maxs (3).9ème: 1- Brainwashed (4); 2- Juan Baca (9); 3- Kentex Miss (6).Exactas suggérées: roulette renversée 4-6-9.COMPTABLES AGREES BELZILE, CARDINAL, ROY ET ASSOCIÉS Comptables agréés ALAIN BElZUE C A PIERRE CARDINAL C A CLAUDE ROY.C A RONAID PERRON.C A ROBERT ST-JEAN, C A.2345 est.Bélanger Montréal 729-5226 PROVOST & PROVOST Comptables agréés ROGER PROVOST, CA ROIAND PROVOST, C A 235 ouest, Bout.St-Joseph 274-6513 LUCIEN BAHMÉ, C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 VIAU, ROBIN &ASS0CIÉS Comptables Agréés lucien D Viau, C A Armand H Viau.C A H lionel Robin.C A Jean Jacquei Ouellette.C A J Serge Gervaii, C A Waguih Boulai, C A Jacques R.Chodillon, C A Jacques Joyal.C A 4926, ave Verdun, Verdun 204 769-3871 7708, rue Edouard, LaSalle 690 365-0023 T.ROBICHAUD-GAGNON Comptable agréée 465 Le Ro yer Saint-Lambert Tél: 671-9628 Duval, Buteau & Cie COMPTABLES AGRÉÉS 159 ouest, rue Craig, Montréal 126- 861-9987 Thorne, Gunn & Cie Comptables Agréés 800.PLACE VICTORIA, Suite 2604 - Montréal 115 Tél.: 878-3011 Bureaux à travers le Canada et correspondants dans le monde entier.SAMSON, BÉLAIR, CÔTÉ, LACROIX ET ASSOCIÉS comptables agréés Suite 3100, Place Victoria, Montréal 115 861-5741 71, rue Saint-Pierre, Québec 692-1201 320 est, rue St-Germain, Rimouiki 724-4136 108 nord, rue Wellington, Sherbrooke 563-8663 324, rue Des Forges, Trois-Rivières 378-4541 12 ?Le Devoir, samedi 27 i».ai 1 972 CONCORDE Les Américains ne sont pas pressés d'imiter BOAC NEW YORK (AFP) - Il est peu probable que la commande ferme de cinq avions de transport supersoniques Concorde que vient de passer la compagnie aérienne britannique BOAC amène les transporteurs aériens américains à se dépêcher de commander à leur tour le TSS franco-britannique, estime-t-on dans les milieux aéronautiques américains.Jusqu’à présent, la seule compagnie aerienne américaine qui ait manifesté un réel intérêt pour le Concorde est la société Braniff Airways qui, moyennant un dépôt de 700,000 dollars, a réservé des positions de livraison sur trois appareils.Son président, M.Lawrence Harding, a répété à plusieurs reprises que la société était intéressée par l’appareil et envisageait de l’utiliser sur ses lignes à des- tination de l’Amérique du Sud.Il a estimé il y a quelques jours que, sur ces lignes, le TSS pourrait se révéler rentable avec un coefficient de remplissage de 50 à 55 pour cent alors que les transporteurs américains estiment en général qu’il faudra un remplissage de plus de 70 pour cent pour rendre le supersonique rentable au-dessus de l’Atlantique-Nord.M.Harding à toutefois souligné qu'aucune décision n’a encore été prise en ce qui concerne l'achat du Concorde.Les dirigeants des deux compagnies américaines desservant l’Atlantique-Nord - Panam et TWA -, les principales visées par la décision oe la BOAC qui se-a certainement prochainement suivie par Air France, ont maintes fois réaffirmé au cours des derniers mois qu’ils n’achèteraient le Concorde que s’ils sont sûrs de sa rentabilité et de sa sécurité.Il est certain, estime-t-on dans les milieux aéronautiques, qu’ils ne sont nullement presses de commander l’appareil.Aux problèmes tecnniques s’ajoute un problème financier: les transporteurs aériens sortent tout juste d’une des plus sérieuses crises financières de leur histoire.Panam d’ailleurs sera encore déficitaire cette année.Dans ces conditions, il n’est pas surprenant qu'ils hésitent devant le prix du Concorde.POUR UNE Suite de la page 5 qui relève de leur responsabi-hté.Nous ne saurions trop insister en dernier heu pour que le gouvernement fasse preuve de courage et de diligence pour élaborer cette pohtique d’achat si désirée et surtout pour mettre en place les, structures nécessaires à sa réalisation.Au cours des prochaines années, des dépenses considérables devront être effectuées par des organismes publics au chapitre, en particulier, de l’aménagement de la Baie James et de la lutte à la pollution (1).11 serait fort déplorable que faute de s’être organisé en conséquence, le Québec ne soit pas en mesure d’exploiter au maximum les nombreux effets induits de ces projets.(1) Si l’on se fie à des estimations américaines qui veulent que les Etats-Unis aient à consacrer [irochainement à la lutte à la pol-ution un demi de 1% de leur produit national brut, c'est,sur la base d’un PNB de $21.3 milliards en 1970, plus de $100 millions que le Québec devrait dépenser annuellement dans des programmes analogues.POLLUTION Suite de la page 3 nant unifié, sera sous la responsabilité de la CUM.Le gouvernement provincial se réserve le soin de faire le travail de recherches (déjà commencé) et de définir les normes à respecter concernant la pollution.Il semble toutefois que certains points restent envcore à préciser au niveau de ce partage des juridictions.L'ÉCOLE Suite de la page 3 près règles de conduite.Les enseignants semblent sur ce point plus larges que les étudiants eux-mêmes., , - Les examens de fin d’année ont ete assez mal accueillis par la majorité des étudiants, enseignants et parents.Les interrogés préfèrent des examens pendant Tannée et des travaux quotidiens et hebdomadaires.La plupart ont admis nUe les examens informaient l’étudiant u progrès de la classe et qu’ils ani- % maiènt son travail, mais ils trouvent aussi que les examens rendent les étudiants nerveux, et qu'ils déformaient les perspectives de renseignement: obtenir des xxxx soucis.- Au total, 2% enseignants de l’élémentaire et 85" pour cent de ceux du secondaire préféreraient des classes moins nombreuses.- La majorité des citoyens: 54% aimeraient que les enseignants participent davantage à la direction des écoles.Ils préconisent à 85% les interventions politiques dans l'administration scolaire.- Trois parents sur quatre croient à la valeur d'un communiqué de principal comme source d’information.Ils sont réticents aux rencontres parents-maîtres.- Une légère majorité d’étudiants se sont déclares satisfaits de l’enseignement dispensé.La satisfactifaction est plus marquée chez les enseignants et les parents.MILTON-PARC Suite de la page 3 senter les prévenus.La veille, un groupe d’une quin- Au cours d'une cérémonie qui avait lieu jeudi soir dans la salle Westmount de Thôtel Bonaventure, le Grand maitre Henri Martin du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux investissait de ses pouvoirs pour la province de Québec M.Bernard Lechartier., maitre de la Commanderie de Bordeaux è Montréal.Le Grand Conseil de Bordeaux réunit l’Académie du vin de Bordeaux, les diverses confréries vineuses bordelaises et quelques rares privilégiés nommés Conseillers.C’est la première fois qu’une telle investiture prenait place au Québec.La cérémonie a été suivie d’une dégustation de vins de Bordeaux.Sur notre photo, de gaucho à droite: M.Édouard Kressman, propriétaire du Château La-Tour-Martillac (Graves) et commandeur du Bontemps de Médoc et des Graves, M.Louis Martin, Grand Maitre du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux, M.Bernard chartier, maitre de la Commanderie de Bordeaux A Montréal, et le colonel G.Osti-guy, Maitre de la Commanderie de Bordeaux, à Ottawa.zaine de citoyens avaient manifesté paisiblement devant la résidence de M.Noremberg, l’un des dirigeants de concordia.Les citoyens de Milton-Parc veulent rencontrer les responsables de Concordia pour leur présenter une pétition signée par la majorité des citoyens de ce secteur, réclamant l’arrêt immédiat de la démolition.Le comité des citoyens désire que la rénovation et l’entretien de ces 250 maisons relèvent d’une association communautaire à but non-lucratif.Au cours d’une conférence de presse qui avait lieu hier, des représentants du Conseil du Travail de Montréal, de l’Eglise anglicaine de Montréal ainsi que du Conseil central de la CSN ont donné leur appui total aux citoyens.Le représentant de l’Eglise anglicane a dit qu’il existe si peu de logements à prix modique à Montréal qu’il est injuste de détruire le réservoir de Milton-Parc.Le comité des citoyens a également déposé une requête pour obtenir une injonction contre la démolition des 250 maisons du secteur Milton-Parc.LA FÊTE Suite de la page 3 en plein air.Subventionnée par la Campagne des fédérations, la Maison du quartier regroupe 70 membres actifs, tous citoyens du centre-sud à l’exception de quatre animateurs.Une roulotte montée et animée par des jeunes du centre-sud se promènera dans les parcs et offrira des spectacles aux enfants.Quant aux activités de la rue Dalcourt, elles seront réservées aux plus de 15 ans et aux adultes.Est-il besoin de dire que tous les ateliers, spectacles et fêtes sont entièrement gratuites et accessibles à tous les citoyens.Le but du projet est de permettre aux citoyens du centre-sud de faire valoir leurs talents, de s'exprimer, de s’amuser, tout en passant l’été à la ville.Dimanche, la fête commence à 7h30, dans la rue Dalcourt.Un seul moyen de trouver cette rue: emprunter la rue Sainte-Catherine vers Test.La rueDalcourt Alexandre de Sève.Si vous ne la trouvez pas, laissez-vous guider par le son de la musique.«ut rte*1 Ç*** iss's'Ssï"1-”" *100: Sanies, les ^rs _ _,es, 7v*% ’ $100,$50°’^ues,\esca's® ^ob\\\ères./o de\a4ea' r!ans'eSkanCVQ.-^enva'eurS •'ros années,'/ , i>aC)r\etevH La CROIX-ROUGE C’EST VOUS C’EST MOI C’EST NOUS TOUS QUêB6C 4 LE DEVOIR Montréal, samedi 27 mai 1972 Cahier ARTS et LETTRES A u théâtre Port-Royal Sergio Leone québécois Le groupe de la Nouvel'Aire Le bon.veut la brute •fi retrouves * et le Charlebois rhomi par ADÈLE LAUZON collaboration spéciale W®.' • ' y-’ .v.à .¦> ' v par JACQUES THÉRIAULT Dans cette foire tourbillonnante qu’est le festival de Cannes, en ce lieu où les nouvelles et les ragots circulent plus vite encore que les millions de dollars et les vedettes, une rencontre discrète a eu lieu entre deux personnages qui n’ont encore en commun que le talent, une admiration réciproque et un très vague projet; Sergio Leone, le “caid” des western sophistiqués, et “notre” Robert Charlebois.Cette rencontre ne sera pas sans lendemains, puisque, au cours de la même semaine, le metteur en scène de “Il était une fois dans l’Ouest” nous annonçait son intention de venir au Québec au cours de l’été afin d’y chercher des lieux de tournage pour l’un de ses prochains films.“J’espère bien, dit Leone, avoir l’occasion de réentendre Charlebois, chez-lui, parmi les siens, dans son milieu.” Le cinéaste italien a entendu Charlebois pour la première fois, au cours d’une soirée qui fut une expérience éprouvante pour celui-ci.Invité d’honneur à une fastueuse réception, offerte à l’occasion de la présentation du film de Gilles Carie “La vraie nature de Bernadette”, notre chanteur le plus populaire a vu un bon tiers des spectateurs quitter la salle pendant son spectacle.Il y avait, certes des circonstances atténuantes, puisque le “show” avait commencé à 2 heures du matin devant des gens exténués par des coups de soleil et des visionnements de films à haute dose.Mais, habitué à l’enthousiasme délirant de son public, notre “Robert” fut si déprimé de ces marques d’indifférence, sinon d’hostilité, qu’il amputa son numéro de plusieurs chansons.Mais, en même temps qu’il perdait quelques auditeurs, Charlebois gagnait un admirateur de poids, dont il est lui-même un “fan” fervent.Sergio Leone, lui, resta jusqu’au bout.Il écouta d’abord avec ce flegme qui faisait de lui une sorte de bouddha serein dans l’atmosphère agitée du festival.Puis, ses applaudissements se firent de plus en plus chaleureux.Au cours de l’entretien que nous eûmes plus tard avec lui, il se dit incapable de parler des “failles” de Charlebois.“Sans doute en a-t-il, mais moi, j’ai tout simplement “marché”.Bien sûr, j’aime la musique “pop”.Mais j’ai vite compris que ce garçon avait ce quelque chose.le sens musical, une vitalité, une énergie formidable, et puis, la façon de se mouvoir.la mise en scène.Enfin cela m’a plu énormément.Et il n’y a pas que lui.Ses musiciens font un excellent travail.Le joueur de counga entre autres.“Les gens qui sont partis, ont fait preuve d’un manque de sensibilité flagrant.Je conçois qu’on n’aime pas ce type de musique.Mais dans ce cas, toute personne sensible devait avoir envie de rester, parce qu’il se passait là quelque chose.un phénomène important.On ne peut être indifférent à cela.“Par contre, Charlebois devra apprendre à surmonter des incidents de ce genre.Il en connaîtra des bien pires.Il faut qu’il s’habitue aux “tomates”.Tous les grands doivent passer par là.C’est précisément le signe de leur force.“Je dois le voir quand j’irai à Montréal.Nous devons discuter d’une histoire complètement folle et farfelue dont il m’a parlé quand nous avons diné ensemble.Je ne sais pas ce que ça peut donner.On verra.” Robert Charlebois entralnera-t-il Sergio Leone dans le cinéma-pop?Perspective improbable, mais comment savoir?Le cheminement de ce très populaire cinéaste est peu commun.Contesté par une minorité, il fait pourtant des films qui plaisent à la fois au grand public et à beaucoup de “sophistiqués” du cinéma.C’est une sorte d’aristocrate du “lumpen-cinéma”, c’est-à-dire des genres commerciaux dits inférieurs.En effet, Sergio Leone n’a jamais été un jeune auteur de ciné-club.Au contraire, il a travaillé pendant des années à des films du genre dit “péplum”, c’est-à-dire, les super-productions bibliques.Il a participé à la production de Quo Vadis?, de Hélène de Troie, de Ben Hur.Le premier film qu’il ait entièrement dirigé est “Le colosse de Rhodes”, en 1960.Fils d’un cinéaste italien qui vit sa carrière ruinée pour avoir refusé un scénario à Mussolini, il débuta dans le métier à l’âge de 18 ans.Jusqu’à l’âge de 30 ans, il fut premier assistant sur 5fl productions, fit 35 découpages et joua le rôle de curé dans “Le voleur de bicyclettes” de Vittorio de Sica.Jusqu’à ses débuts dans le genre “western” avec “Pour une poignée de dollars", en 1964, Leone fut essentiellement l’homme des super-productions biblico-hollywoodiennes.Il se spécialisait dans les grandes scènes de batailles avec des figurations allant chercher dans le millier de personnes.Puis, ce fut le western avec une série de cinq films: “Pour une poignée de dollars” (1964) “Pour quelques dollars de plus” (1965), Le Bon, La Brute et le Truan (1966), “Il était une fois dans l’Ouest” (1968) et enfin, “Il était une fois la révolution”, qui vient de sortir à Paris.Avec son prochain film, “Il était une fois l’Amérique”, c’est l’abandon des westerns pour le monde des gangsters des années 20-30 en Amérique.Un projet plus lointain qui porte sur l’Amérique d’aujourd’hui, avec “le personnage de Don Quichotte, des mouiins à vents partout, et le passage du monde des gangsters à celui de la politique.” Bref, si l’on suit son évolution dans les “genres”, Leone est nettement un cinéaste d’arrière-garde.Il arrive à peine au monde des gangsters américains, et alors que les films à thèmes politiques sont devenus monnaie courante, pour lui c’est encore l’avenir lointain.Le dernier Lelouch “L’Aventure pour l’Aventure” est précisément une sorte de navet qui prétend avoir comme thème les rapports entre le gangstérisme et la politique.11 s’agit de l’insignifiante anecdote d’un groupe de petits bandits qui décident que les vols de banque courants sont dépassés, et que l’avenir c’est de travailler pour des bandes de révolutionnaires.Leone dit qu’il ne l’a pas vu, ce film.On dirait justement qu’il s’en fiche éperdument d’être dépassé de cent coudées dans les genres.Comme s’il voulait systématiquement installer Leone dans un type de film, une fois qu’il parait avoir fait son temps.Certains critiques ont reproché fortement à Leone d’être superficiel.De créer des personnages sans consistance, des anecdotes compliquées, mais sans cohérence dramatique, de rechercher des effets faciles, de combler l’absence de signification de ses oeuvres par un recours exagéré à la musique et aux gadgets.Robert Charlebois admirait justement, pour sa part, cette unité, cette fusion inégalée du cinéma et de la musique chez l’auteur d’“H était une fois dans l’ouest”.De son côté, Leone affirme que la musique joue un rôle primordial dans ses oeuvres.“La musique, dans ce que je fais, dit-il, c’est le caractère-même, c’est l’inconscient des personnages.Chaque personnage a sa musique.” Pour ce qui est des idées et des “messages”, c’est une autre histoire.Sergio Leone semble, par exemple, avoir des préoccupations politiques évidentes.Mais il ne croit nettement pas au “film politique direct”, au film qui prêche des convertis,” dit-il.Et, il ajoute sans appel: “Chaplin a fait plus pour l’avancement politique des gens, que Togliati (chef du parti communiste italien) et Nenni (chef du parti socialiste italien).” On peut extrapoler et dire que c’est justement ce souci de toucher, d’influencer des foules et non des petits groupes qui pousse l’auteur d’VH était une fois la révolution” à se complaire dans les genres de production de type commercial.On pourrait tout aussi bien - dans le domaine des intentions, conclure au contraire, que cette option s’inspire directement d’un souci marqué de faire beaucoup d’argent.Les films de Leone, c’est évident, rapportent pas mal d’argent.Que cet auteur à succès ait des préoccupations politiques plus ou moins à gauche, c’est très possible.Il reste que ses oeuvres, de plus en plus sont des oeuvres esthétiques.Il y a la musique, il y a l’image, il y a l’abondance des détails, la précision.Mais il y a surtout les attitudes.Ce qui touche vraiment dans ces films, ce ne sont pas les anecdotes, ni les idées, mais les attitudes des personnages.Leurs attitudes en tant que personnages et dans leur façon de se situer dans un lieu, dans un paysage, dans un cadre musical.Ce qui touche, c’est rarement ce qu’ils disent, mais la façon dont ils le disent.Leone parait n’avoir de prédilection, ni pour les “bons”, ni pour les “méchants”.La distinction se fait entre ceux qui ont de “l’allure” et les autres.Les autres, c’est la majorité silencieuse, ceux qui ne font rien, qui sont là et qu’on ne remarque pas.Les héros - bons ou méchants - ont ces attitudes fières - ou ironiques - ces airs “cools” ou cyniques.Attitudes qui sont mises en valeur par les gestes, les vêtements, les paroles.Gestes sobres et lents - ponctués de pétarades effrénées, prédilection pour les manteaux amples -, dialogues concis.Comme dans d’autres films le public s’identifie au type bon, ou fort, ou “dur” selon les cas, chez Leone, le spectateur est séduit par l’allure fière des héros de l’histoire.Car ces films sont fait de façon à ce que le spectateur se mette dans la peau du personnage hautain plutôt que de le percevoir comme un “méchant” comme c’est le cas dans les films américains, même les meilleurs.C’est l’aspect ambigu de ce cinéaste - à la fois populaire et aristocratique commercial et esthète.D’ailleurs, Sergio Leone, lui-même, qui n’a pas la silhouette romantique de ses personnages, en a tout-de-même l’attitude.Quarante ans, ventre respectable, barbe fournie, il se meut avec une grâce bizarre.Ses gestes sont rares et mesurés et il a toujours l’air d’observer avec attention un monde auquel il n’appartient pas.Je ne l’ai jamais vu rire, mais il sourit souvent, avec une ironie tempérée de douceur.Et pour terminer sur un cliché, il converse avec une simplicité de grand seigneur.Il évoque les Aristocrates siciliens chers à Roger Vaillant, mais c’est un cinéaste italien qui finalement ne parle que de l’Amérique.“La danse, c’est une nécessité vitale de traduire physiquement tout ce qu’on ressent à l’intérieur de soi.Lorsque je conçois une chorégraphié, je sais que je ne pourrais pas tricher: elle est pratiquement l’image que me rendrait un miroir’’.Ainsi en est-il pour Martine Epoque-Poulin, directrice et fondatrice du Groupe de La Nouvel’Aire qui se produira au théâtre Port-Royal.les 1er, 2 et 3 juin prochain.Sous le titre "Visages de la danse contemporaine".dix chorégraphies seront réparties à l'intérieur de deux programmes distincts.Tout est neuf, ou presque, à l’exception de "Cellule humaine" et "De Profundis" qui sont des reprises du spectacle de l’an dernier et qui ont été retravaillées.Voué à la défense de la danse moderne, le Groupe de la Nouvel'Aire travaille à la mise au point de ces programmes depuis septembre."C’est un travail énorme, dit Mme Epoque-Poulin.Mais les membres de la troupe veulent danser.A n’importe quel prix .Un coup de pouce Pour le Groupe de la Nou-vel’Aire, tout a vraiment commencé le 21 septembre 1970.à l’issue d'une interview publique à laquelle se prêtait Maurice Béjart, le père spirituel du Ballet du vingtième siècle.Au grand auditorium de l’Université de Montréal, les nombreux admirateurs de Béjart se serraient les coudes.Parmi eux.plusieurs danseurs du Groupe de la Nouvel’Aire qui souhaitaient être encouragés.Un sympathisant soulève le problème : son envolée oratoire est extrêmement pathétique.Béjart répond: "Ce séjour à Montréal me laisse très peu de moments libres, mais je me débrouillerai pour aller les voir travailler”.Selon Martine Epoque-Poulin, ce “miraculeux chorégraphe” qu’est Béjart a su redonner confiance à tout un chacun.Tl a paru intéressé par la petite démonstration chorégraphique que nous avions préparée à son intention”, dit-elle encore, Comme si elle le revoyait de nouveau, s’approchant lentement des danseurs pour scruter de plus près les mouvements des corps.Je danse, tu danses, il danse, nous dansons.Depuis lors, c’est devenu un credo pour cette jeune troupe de 20 danseurs (15 filles et 5 garçons).“Mais à chacun sa vérité" ajouterait sa directrice.En ce sens, elle fait remarquer qu’il n’est pas tellement important pour le public de saisir exactement la réalité chorégraphique, comme c’est le cas lorsqu’on assiste à la présentation d’un ballet traditionnel, avec son intrigue et ses arguments.“Je ne tiens pas à imposer de message à quiconque.Je ne crois pas, d’ailleurs, à une seule vérité pour tous les hommes.Je souhaite seulement qu'ils soient sensibles aux émotions qui passent dans ce qu'on pourrait appeler une orgie de mouvements chorégraphiques".Et l’improvisation?Par contre, cette “orgie de mouvements chorégraphi nues” qu'évoque Martine Epoque-Poulin est soigneusement organisée.Pas d’improvisation , ou presque.Non pas tellement parce qu elle est contre, mais peut-être bien parce quelle sent que le groupe n’est pas tout à fait prêt à vivre l’aventure.“J’y songe pour l'an prochain’.dit-elle.Cette année, une seule oeuvre laisse place à quelques séquences improvisées: Trakadie.pour bande magnétique et percussion, de Micheline Coulombe- Saint- Marcoux (.) Lorsqu'un chorégraphe signe une oeuvre, c’est sa vie qu’il met à nu”.Précisant sa pensée, elle ajoute: “Je crois, pour le moment, qu'il est plus important d’apprendre aux danseurs à vivre ensemble, à faire du Groupe de la Nouvel'Aire une troupe homogène".A ce chapitre, on note que notre interlocutrice ne prétend pas détenir le monopole exclusif des idées chorégraphiques.Elle a su s'entourer de quatre chorégraphes, dont deux font leurs premières armes: ce sont, Diane Carrière, Lionel Kilner, Paul Lapointe et Philippe Vita.C’est de bon ton et c’est une politique opportune que la majorité des troupes de danse mo- ':W'' derne ont adoptée.Finis les grands manitous! En attendant que le Groupe de la Nouvel’Aire en arrive à se constituer en collectif de la création chorégraphique (si toutefois c’est son désir), la parole est aux grands sacnems.Dans son antre Le Groupe de la Nouvel’ Aire est actuellement installé sur la rue Mont-Royal est, au troisième étage d'un édifice qui était dans un état lamentable.Mais, ce local avait l’avantage d’être grand: soixante-douze pieds par trente-six pieds.Ce qui représente à peu près la dimension de la scène du théâtre Port-Royal! L’an dernier, le loyer s'élevait à $200.par mois.A la fin d’avril, le propriétaire a porté le taux de location à $400.“Nous avions tellement travaillé à rénover ce local qu’on n’a pas pu se résoudre à le quitter.D’autant plus qu’il est extrêmement difficile de trouver un studio de cette dimension”.“Comment nous arrivons à boucler notre budget?Difficilement, mais six membres de la troupe donnent des cours de danse à 250 élèves dont l’âge varie entre quinze et quarante-cinq aas.” Un travail inhumain?Certes, mais il le faut bien.L’Ecole de la Nouvel’Aire a offert cette année douze cours par semaine: sut de danse contemporaine, trois de jazz, un de danse classique et deux pour enfants.A cet horaire chargé, il faut ajouter des stages et des démonstrations-conférences présentés dans quelques ecoles régionales et dans des eegeps.Ce qui n’a pas empeché le ministère des affaires culturelles du Québec de ne pas donner suite à leur demande de subvention.La seule réponse positive est venue du Conseil des Arts du Canada qui a accordé $5,000.à la troupe pour présenter ses quatre spectacles.Et, on que les frais géné-élè • ; ¦ T' v' - , .-• •: •••.• i estime raux s'élèveront à près de $20,000! En contrepoint Côte musical.Martine Epoque-Poulin explique qu elle “laisse la porte ouverte à tous les compositeurs”, qu’elle ne tient pas à se constituer en cénacle.“On danse en contrepoint avec la musique.Je ne veux pas illustrer les oeuvres, comme cela se fait dans la danse classique.La musique n'est pas là seulement pour occuper l’oreille: elle constitue une entitée en soi”.Des oeuvres de trois compositeurs montréalais figurent au programme des prochains spectacles du Groupe de la Nouvel'Aire: “Evanescence” d’André Prévost, "Trakadie” de Micheline Coulombe -Saint-Marcoux, “Mi-é-Méta” et “Rituel II”de Michel Longtin.Les autres compositeurs choisis sont: Lutoslawski, Michel Dintrich, Monteverdi, Leonard Salzedo et Debussy.Précisons également que les percussionnistes Guy Lacha- Celle, Pierre Béluse et Ro-ert Leroux participeront à la création d'une pièce intitulée “Zones", conçue par Guy Lachapelle Projets et rêves Des projets?Le GNA en a plusieurs: préparer des documents pédagogiques pour l’apprentissage de la danse contemporaine par audio-visuel, tenir une école d’été au département d’éducation physique de l’Université de Montréal, présenter une tournée à travers la province, participer au Festival International de la danse à Paris (si possible), offrir sous peu vingt-quatre cours par semaine à son école,etc.Mais, Martine Epoque-Poulin nourrit aussi quelques rêves qu’elle souhaite pouvoir réaliser un jour.Par exemple, présenter "Terre des hommes” d’André Prévost dans une version chorégraphique, puis "War Requiem” de Benjamin Britten avec des danseurs répartis sur cinq plateaux ronds.“J’aimerais, dit-elle en souriant, que les archets des violonistes soient peints en couleurs.J’ai toujours trouvé que le jeu de l’archet était très chorégraphique’.’.Elle évoque aussi Robert Charlebois: elle est persuadée qu’il pourrait écrire une oeuvre très intéressante pour le groupe.Enfin, comme la plupart des défenseurs de la danse au Québec, elle anticipe le jour où la fondation d’une Ecole Nationale de Danse serait possible.En attendant, la directrice du Groupe de la Nou-vel’Aire est heureuse de la route qu'elle a d ores et déjà parcourue.“Notre philosophie pourrait se résumer en deux points: ne pas se prendre au sérieux et chercher, chercher sans cesse (.) Je fais danser des gens et c’est une très grande satisfaction." Comme Béjart.elle pourrait dire à son tour quelle tente de donner à tout un chacun le goût de danser et que "la danse est un rite, sacré ou humain .susceptible de faire retrouver l'homme.X 14 • Le Devoir, samedi 27 mai 1 972 LES PLUS GRANDS ROMANS DU MONDeI ^ catatoflu» tt m»g«zln« gntuita lettres marabout bibliothèaue marabout 226 Est, Christophe Colomb • Québec 2 MEDICAUX - FANTASTIQUES - CLASSIQUES - SUSPENSE^ Borduasface à l'histoire.par JEAN ÉTHIER-BLAIS de l'Académie canadienne-française C’est une excellente initiation à la vie de Borduas que vient de faire paraître M.Guy Robert (1).Biographie, jugements critiques, tentative d’explication historique, tout y est.Le style est clair, alerte, la main heureuse pour tout ce qui a trait au choix des épithetes.au rythme de la narration, à l’allure générale du récit.Des monographies que M.Guy Robert consacre de temps à autre aux peintres illustres du Canada français, ce dernier ouvrage est, de toute évidence, le meilleur, n se lit d’une traite.Une sorte de passion fébrile anime l’auteur.Il revit sous les yeux de son lecteur ces temps si lointains et si proches où Borduas peignait, enseignait, écrivait, faisait l’objet de l’incompréhension de notre intelligentsia, souffrait, prenait le chemin de l’exil, n a ouand même échappé au destin des exilés dantesques puisque.rue Rousselet, il habitait un rez-de-chaussée Donc, point de marches.Mais l’exil, avec ou sans escalier, c’est l’exil et M.Guy Robert, qui a écrit aussi un livre dicté par la compassion intellectuelle, l’a compris.Cet ouvrage est une belle et bonne action.On ne peut reprocher à M.Guy Robert que des vétilles, l’ensemble étant ce qu’il est.D’abord, un certain ton de persiflage qui nuit à l’équilibre de son oeuvre.Comme beaucoup de nos contemporains, il tombe dans la manie, si fatigante, de parler de l’époque duplessiste comme d’une sorte de grande noirceur, où les cadavres jonchaient le bord des routes.A le lire, on croirait Edward Gibbon anathématisant le Moyen Age.Il est certain que Borduas a été injustement traité par le régime, n a été chassé de l’Ecole du Meuble.Ses amis, dans l’ensemble, ont détourné chastement les yeux.Mais lorsqu’on regarde autour de soi.lorsqu'on songe à ce qui se passe au Quebec depuis dix ans, lorsqu'on tente de porter un jugement sur la gauche et la droite québécoises (dont nous faisons partie à un titre ou à un autre) on se dit que mon Dieu! Duplessis et ses amis n’étaient que des amateurs, des violoneux de village.Nous avons connu depuis, dans cet ordre, de bien plus grands artistes que lui.J’ai trouvé que M.Guy Robert manquait a l’une des’ lois fondamentales de l’historiographie, lorsqu’il jugeait les hommes de 1948 selon les critères de 1970.Qu’écrira-t-il, dans dix ans, s’il est amené à décrire notre époque?Il n’y aura pas assez de boue pour y traîner tout le monde.Quant au clergé montréalais, il faut bien reconnaître que les meilleurs amis de Borduas furent des prêtres.Chez les Dominicains, il trouva constamment refuge; c’est Mgr Olivier Maurault qui, avec Ozias Leduc, l'envoya à Paris chez Maurice Denis; qui Borduas rencon-tra-t-il, au cours de ce premier séjour en France, qui devint son ami?Un autre Dominicain, le Père Couturier.De retour à Montréal, Borduas subit l’influence de François Hertel, autre prêtre.C'est de nouveau Mgr Olivier Maurault qui lui offre un poste au collège André-Grasset.Nous sommes loin du monolithisme que décrit M.Guy Robert.Borduas a souffert, il a été persécuté.Et pourtant, dans chaque camp, il a trouvé des amis.Sans doute ne furent-ils pas aussi courageux qu’ils eussent dû l’etre.Mais les hommes sont ainsi, ils sont lâches.Lorsqu’un intellectuel est emprisonné, quels sont ceux qui protestent, en ajoutant leur signature?Les hommes de 1948 n’avaient pas l’habitude de la protestation.Es n’ont donc protesté qu’avec modération.Les hommes de 1970.eux, savaient, et pourtant! La poutre et la paille se disputent le champ de l'histoire.C’est là une erreur de perspective qui relève de la dynamique qui anime M.Guy Robert.Dans son livre, Borduas est celui qui se dresse contre les puissances.D n’en fait pas pour autant un homme de pierre.Ce qui faisait le charme de Boniuas ressort dans ces pages, n avait l’esprit vif, il savait rire, il aimait bavarder, il s'écoutait volontiers, la chose intellectuelle le passionnait.Il était franc.D savait donner.Et puis ce regard, le vrai regard canadien - français, tendre, ironique, voluptueux.M.Guy Robert a parfaitement saisi ce qui fait que Borduas était Borduas et non un autre.D s’est découvert tard, en ceci tout-à-fait nord-américain.Dans la conversation, Borduas réussissait à faire sor- tir sa vérité de lui-même.La plume à la main, il n’écrivait souvent que des banalités.Refus global est, à cet égard, une oeuvre ratée, mal écrite, mal pensée, qui nous ramène au Moyen Age, les auto-matistes ayant un faible pour le siècle des Cathédrales.C’est le triomphe par l’absurde du nationalisme cana- dien-francais.J’ai été .surpris de ne trouver nulle part, lisez marabout service NV"' IA ü! r O C) J f SAVOIR MODERNE des dictionnaires pour le curieux, l’étudiant et le spécialiste.Chaque titre en 3 tomes dans un étui de luxe dans la même collection : LA % y\( ) i.o oir o/io! i .o , LA A )000 c> ( y y gratuit ! Sur simple demande a l adresse ci-dessous vous recevrez régulièrement le Magazine-catalogue général illustré en couleurs KASAN Ltée-226 Est.Christophe Colomb, QUEBEC P.Q.dans l’analyse de M.Guy Robert, le nom de Pierre Ma-bille, l’auteur des Egrégores, surréaliste de second ordre, dont les idées ont joué un rôle déterminant dans l’évolution de Borduas et de ses disciples.Refus global, sauf pour les cris personnels, c’est du fatras d’inculte.On peut le regretter, sans doute même le faut-il, mais il faut aussi s’en rendre compte.La générosité du coeur, l’idéal de fraternité, les belles phrases creuses ne remplaceront jamais la pensée.Devant de pareilles élucubrations, Duplessis et Paul Sauvé avaient beau jeu.Projections libérantes, c’est autre chose et il est dommage que Borduas n’ait pas vécu pour écrire son autobiographie.H sait parler de lui-même, se raconter.Les formules mystérieuses naissent, qui permettent à toute une atmosphère de percer, de prendre forme.C est là, comme dans sa peinture, que se trouve le vrai Borduas.Bien sûr, nous vivions à une époque où il est de bon ton de condamner les bourgeois du passé.Nous oublions qu’eux aussi, à leur façon, luttaient et qu’ils ne manquaient pas de noblesse dans la vie de l’esprit.Nous avons tout et que faisons-nous?Que font nos Nelligan?Je regrette de voir un critique comme Guy Robert, capable d’écrire une oeuvre comme ce Borduas, donner dans les algarades dépassées, qui feront vieillir son livre et le dateront mal.M.Guy Robert tente ici de réconcilier les diverses tendances qui forment le corpus de notre peinture.Pourquoi, lors de la secon- Fe de édition, ne pousserait-il pas l’esprit scientifique jusqu’à tenter de comprendre en profondeur, c’est-àndire sur e mode historique, loin des poncifs à la mode, le milieu qu’il décrit?Borduas lui-même, à la fin de sa vie, était revenu de beaucoup des frasques du passé.Il avait rejeté notre provincialisme.M.Guy Robert ne semble pas vouloir tenir compte de cette évolution, sans doute pour conserver à son livre son unité revendicatrice.J’écris ceci d’une traite, sous le coup de l’émotion.J’ai beaucoup aimé ce livre, dont j’ai relu plusieurs passages avec plaisir.Je le recommande.On sait que je ne suis pas friand de ces recommandations.Devant une oeuvre pensée et sentie, je m’incline.Que les lecteürs, au contraire de M.Guy Robert, fassent abstraction de leurs préjugés, qu’ils se plongent dans cette biographie afin d’y trouver un homme redevenu vivant.Ils ne seront pas déçus.D’autres livres viendront sans doute, qui reprendront celui de M.Guy Robert, étudieront Borduas sous un angle différent, approfondiront le mystère de cette vie.D n’en reste pas moins que M.Robert est le premier qui ait, dans ce domaine, fait oeuvre sérieuse.Les photographies, surtout celles de Borduas, ont été admirablement choisies.L’homme est présent par le geste, par le sourire, par ce regard qui ne vous quitte plus.(1) Guy Robert.Borduas.Presses de l’Université du Québec.Montréal 1972.J-P Compain Un engrenage pour nous libérer par DENIS GIROUX Parmi nos lecteurs, il est probable que certaines personnes ne se sentent pas uniquement enrichies par Claude Blanchard et le hockey mais aussi par le Théâtre du Nouveau Monde et le Ciné-Club hermétique de Radio-Canada.A ces quelques lecteurs hypothétiques il s’en ajoute peut-être d’autres qui ne comprennent pas que (a culture populaire québécoise ne soit pas plus vivante et plus originale.Pour tout ce monde et pour les autres Jean-Pierre Compain vient d’écrire un petit livre assez intéressant: “L’Engrenage”.De fait, il a son voyage “d’une culture en vase clos qui ignore le travailleur.reléguant les moins riches et les pauvres à une sous-culture d’évasion, de classe”.Aussi a-t-il mis sur pied avec Charlotte Boisjoli l’Engrenage, centre d’animation culturelle, théâtre expérimental et de participation.C est cette expérience qu'il nous raconte après nous avoir exposé les idées qui l’ont poussé à créer "L’Engrenage”.Il essaie aussi de nous expliquer comment tout ce qui est culture est conçu et élaboré par et pour une élite afin de créer une élite.La supervedette, l'extraordinaire joueur de hockey, le génial peintre sont autant, croit Jean-Pierre Compain, de créations artificielles qui permettent l'évasion un temps, mais qui laissent ensuite tomber le spectateur en l’appauvrissant du temps qu’il a consacré à s’évader et le laissant encore plus aliéné qu’avant son "expérience culturelle ”.Quoi faire?L’auteur a eu l’idée de construire sur du solide, dans le “vrai monde”.Ce n’est sans doute pas le seul ni le premier qui ait eu cette idée mais après?L’Engrenage c’est ça, c’est susciter de la "vraie vie” des expériences artistiques par et pour le travailleur.Jusqu'ici le succès a été limité: de 35 à 60 travailleurs fréquentent l’Engrenage depuis deux ans mais ils y font des choses qu’ils ne pourraient faire ailleurs et en retirent un enrichissement que les organismes culturels classiques du Québec sont avares de prodiguer.Les travailleurs créent, ils ont la chance de péniblement, très péniblement se sortir du trou noir et de la continuité lever-tra vail-fa tigue-é vasion,.Est-ce que ça marche vraiment ou est-ce une autre expé- Cette jeune poésie: gags et inventions par JEAN-GUY PILON Il arrive souvent que les jeunes poètes qui publient leur premier recueil soient terriblement sérieux.Ils forcent leur voix sans ménagement et tentent de transformer le langage du premier coup.D’autres, par contre, font du recueil même un ensemble qui ressemble plus à une boîte à ouvrages qu’à un recueil proouvrages qu’à un recueil proprement dit.C’est pourquoi, lorsque paraît le premier recueil d’un jeune poète où les images simples et justes affirment ou célèbrent le monde, on a l’impression de faire une découverte alors qu’il s’agit tout au plus d’une continuité.Les titres réunis dans la chronique d’aujourd’hui ne vont pas dans ce dernier sens.Les Herbes rouges Cette petite revue a déjà publié des numéros qui, par la diversité et la qualité des poèmes, méritait considération.Le dernier numéro nous amène à nous poser de sérieuses questions et je suis, pour ma part, tout à fait d’accord avec ce qu’en disait Henri Tranquille dans une lettre ouverte au “DEVOIR” il y a quelques jours.Les animateurs de cette revue ont voulu présenter un numéro-gag: il n’y a pas lieu d’en parler davantage.Sylvain Campeau L’auteur de “JADE ET CRISTAUX” doit être bien jeune: il porte cheveux longs et a fait imprimer sa photo en page couverture de son recueil.Ce qui frappe en lisant ce recueil c’est la maladresse de son jeune auteur et sa sincérité.Une maladresse qui se retrouve à chaque page, dans l’écriture, le cnoix des mots et des images, la structure du poème.Mais en même temps une sincérité irréprochable, un désir de dire les choses, de se situer, de dire ses sentiments intimes.Et cela avec tous les clichés d’usage, les formules toutes faites, sans transposition, rapidement, naïvement.Ce jeune auteur a des possibilités: il lui reste à travailler, à apprendre à maîtriser la langue.Jean Charlebois Dans une toute autre veine, un autre jeune auteur publie “Popèmes absolument circons- tances incontrôlables”, un recueil où l’on trouve un peu de tout: reproduction ou découpures de journaux, de lettres, de pages de l’annuaire téléphonique, tout cela mêlé à des petits bouts de phrase, à des groupes de lignes superposées.Cela n’a rien de particulier à voir avec la poésie, smon parfois des échappées, des surprises comme celle-ci! L’odeur de femme voyage la nuit en grand secret Jean Charlebois témoigne d’un sens remarquable de rin-vention.On est ici en plein cocasse.Cest un livre qu'il faut prendre ainsi et l’auteur a même prévu, à la fin une carte postale sur laquelle le lecteur pourra inscrire ses commentaires pour le plus grand bien de l’auteur et de l’éditeur.Les Herbes rouges, case postale 81, station E, Montréal.Jade et Cristaux, par Sylvain Campeau, sans nom d'editeur Popèmes absolument circonstances incontrôlables, par Jean Charlebois, Editions du Nordit, C.P.244, St-Lambert rience d’intellectuel qui veut faire profiter le monde de son talent?Peut-être n’est-ce que cela après tout; je suis personnellement incapable de chercher une réponse à cette question.Mais cette plaquette, (préfacée par le syndicaliste Michel Cbartrand ) donne tout de même une bonne idée d’une socialisation possible des arts et de la culture."L'Engrenage” nous invite aussi a la révolution culturelle avant la révolution politique, démolit en une phrase toute la culture hippie dont le caractère individualiste’ déniait à Compain et se plaint du manque d’appui financier Courrier Pourtant "L'Engrenage" a suivi la filière normale de nos "générateurs de miracles’' pour le financement des projets sociaux ou artistiques: le Mouvement Desjardins, le Conseil fédéral des Arts et la Fédération des Oeuvres de Charité.Serait-ce qu’ils ne veulent rien savoir?Ce cheminement ne montre-t-il pas les limites de l’intégration de l’Engrenage à la société canadienne et québécoise?Les règles du jeu existent; les travailleurs de l’Engrenage doivent pourtant le savoir pour devoir s’y soumettre dans leur vie "normale”.lien coûte à peine $200 par spectacle dit Jean-Pierre Compain.$200 seulement ?Ceci dit, il n’y a probablement pas que Michel Char-trand qui applaudisse à la création de “L'Engrenage”.Les idées exposées de façon très claires par Jean-Pierre Compain dans son livre font désirer la création d’une série d’engrenages et soulignent les anomalies de la soi-disant culture populaire du Québec, si une telle culture existe vraiment dans le Québec urbain.L’équipe de l’Engrenage croit aussi qu’il est indispensable de mêler révolution artistique et révolution politique ou mieux, révolution sociale.Décidément, cette logique et cette pratique valent la peine qu’on s’y intéresse.fi En terre canadienne f# Depuis 1945, la forme du roman québécois a suivi l’évolution du roman mondial.Très traditionnel d'abord selon tous les principes du vieux réalisme, avec intrigue, caractères bien étudiés, évocation du milieu, le roman québécois a frémi dans le nouveau roman, où se retrouvent comme autrefois l’intrigue, les caractères et le milieu, mais d’une autre façon, dans la vie du subconscient et la poussée du lyrisme.Lorsqu'il est le reflet de la société canadienne-française, notre roman donne un son très canadien, soit qu’il la décrive en tableaux objectifs ou sympathiques, soit qu'il la décrive en tableaux soit qu'il la dénonce d’une manière explosive.On aurait tort cependant de limiter la plume canadienne-française à ce seul genre d'oeuvres.Il est même vraisemblable que bien des livres d'une actualité criante, qui connaissent un grand succès, ne dureront pas, précisément parce qu’il est excessivement difficile de transmuer le présent en éternité d’art.Quand le mal vilipendé aura passé, on ne retiendra que la façon ou l’expression, le style.Par contre, les romans qui, sur une autre voie plus générale, livrent le coeur humain et les angoisses de la condition humaine, ses aspirations et ses haines, rejoignant l’universel, ont plus de chances de durer et d’être immédiatement étiquetés et choisis, conservés.Qui peut dire qu’ils sont moins canadiens que les premiers?Le Québécois est d'abord un homme.Pourquoi aurait-il peur des grands sujets qui, enracinés bien sûr en terre canadienne, peuvent s’adresser aux lecteurs de tous les temps et de tous les lieux?Parfois, les partisans de la deuxième formule passent, devant un peuple qui se cherche depuis 300 ans et n'a pas encore trouvé son assiette, pour des personnes hautaines, huchées sur un piédestal.Anne Hébert, Paul Toupin, Claire Martin.sont boudés d'une certaine critique par leur style pur et distingue, d’une élégance de grand seigneur; ils font figure d’Olym-piens qui méprisent le commun, voire de Français.Mais l’art authentique est-il du vulgaire?Et qui peut accuser les nôtres qui rêvent de manier et manient une langue française avec le même bonheur que les grands écrivains des pays francophones?Quand on possède un instrument aussi parfait et aussi souple que la langue française, aussi capable d’interpréter les nuances de l’âme les plus fines, jean hamburger LA PUISSANCE ET LA FRAGILITE ''*'•**" •»**»?-te U -V f essai sur les métamorphoses de la médecine et de l'homme Le célèbre professeur de la faculté de médecine de Paris nous fait part de ses réflexions.Malgré sa puissance, l'homme n'apparait-il pas aussi plus fragile ?Un livre admirable qu’il faut lire.Éditions FLAMMARION quand on connaît la résonance des mots qui font rêver, ce serait une erreur douloureuse de ne pas l’utiliser.La langue française est notre langue.Mais voilà! Il faut faire québécois! 11 faut d’une part reproduire le peuple québécois et d’autre part se distinguer des Français.Le danger est grand alors d’écrire jouai pour faire vrai.J’appelle jouai ce parler grossier, truffé de sacres, de blasphèmes et de mots orduriers, et je le distingue nettement du langage populaire.Et je demande: Faut-il écrire jouai pour faire vrai?Flaubert n’a-t-il pas “fait vrai” en décrivant des personnages vils et abjects?Mais dans quel style?Y a-t-il plus cynique, plus dégoûtant, que Rodolphe Boulanger dans Madame Bovary?Or, il l’a transposé dans une écriture qui ne meurt pas.On imagine un peu comment certains de nos romanciers québécois actuels décriraient la bassesse ignoble de Rodolphe Boulanger.L’art n’est pas pure reproduction.L’art est choix.Ils font donc fausse route certains jeunes romanciers qui se plaisent dans la scatologie et la pornographie, les confondant avec l’amour et l’érotisme.Criminels aussi ceux qui, sachant et pouvant écrire un français très beau, l’abîment volontairement, cassant la syntaxe, acceptant tous les mots anglais, comme si écrire québécois, c’était de propos délibéré .accoucher de travers.Quelle fausse Suite à la page 1 g RÉCEMMENT PARU Cahier de pastorale scolaire 2 Revue de pastorale scolaire publiée par la Faculté de théologie de l'Université de Sherbrooke En plus des articles énumérés ci-contre : DOSSIER sur la recherche en pastorale scolaire BIBLIOGRAPHIE INFORMATIONS ESSAIS François Houtart L'innovation dans l'Église Louis Racine Le rapport Dumont et la pastorale scolaire Claude Nélisse Institution et organisation en pastorale Fernand Ouellet L'éducateur chrétien dans une société atteinte du "choc du futur" RECHERCHES Normand Maurice Une expérience de messe communautaire pour les jeunes Louis Lemire La fraternité selon Jean-Paul Audet Roger Roy Le contenu de rencontres eucharistiques vécues par des jeunes Jean Hamel Perspectives d'éducation chrétienne QUESTIONS DISCUTÉES André Begeron La place de la pastorale dans l'organigramme scolaire Normand Wener L'intervention du pasteur scolaire : quelques ambiguïtés Fernand Ouellet Les sciences des religions au secondaire et au CEGEP?Ci-inclus un chèque ou mandat-poste (à l’ordre de la Librairie de la cité universitaire) pour.exem- plaire (s) du Cahier de pastorale scolaire 2 à $4.00 l'unité.Nom.Adresse.Pour commande ou renseignements, s'adresser à Secteur pastorale, Faculté de théologie, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Qué.GiMtERT Cf SKKOV Voici le temps des imposteurs VIENT DE PARAITRE.AUX ÉDITIONS DU JOUR ET AUX ÉDITIONS ROBERT LAFFONT ¦\r CttlVCWSOUjOUH R06EHT UFFONT VOICI LE TEMPS DES IMPOSTEURS roman de GILBERT CESBRON ’., J e • Une guerre invisible mais impitoyable va s engager entre l'ambition et le bonheur, entre l'Imposture et l'Amour Dans ce genre de combats, le vainqueur perd tout, lui aussi.En vente partout au prix de S5.00 - distribue par les Messageries du Jour, 1651, Saint-Denis, Montréal 129_- Tél.: 849-8328.(si la ligne est occupée : 849-2228).V I Le Devoir, samedi 27 mai 1972 •15 arts lettres Fe Fe A Rivière-Madeleine en Gaspésie, à Longueuil en banlieue, partout où il a par-tiqué sa médecine, c’est plein de gens qui connaissent Jacques Perron.Je veux dire qu’ils ne connaissent pas Jacques Perron l’écrivain, le dramaturge, le rhinocéros, le résumé r‘godfather” du FLQ, e frère de Marcelle et Madeleine.Quelle peut être leur impression du médecin, quand ils viennent planter des cèdres sur son petit terrain de la Rive-Sud, ou lorsqu’ils vont le consulter, dans ce modeste bureau qu’il occupe depuis 1949?Ils sont sûrement frappés par le visage très doux, qui ne dit rien sur les multiples métiers du bonhomme, mais qui en dit long sur ses principes.Je ne pense pas qu’il suffise d’être “doux de nature” pour le rester toute sa vie.Il faut des principes qui placent la bonté, l’humilité, la compassion pardessus d’autres ambitions.Combien de fois disons-nous, après avoir lu ou vu les expériences d’une crapule cynique: “Ah.voilà le fond de la nature humaine”.La perfection de la personnalité, celle qui permet de se satisfaire en satisfaisant les autres, doit-on l’atteindre au prix d’un long combat contre sa nature.humaine?Grosse question qui trotte dans ma tete ce matin (il est neuf heures) mais Perron me ramène sur terre.Son oeil pétille derrière la pile de papiers en désordre (nous sommes dans son bureau), et il se met à expliquer ça autrement.“La médecine m’a tenu en contact constant avec ce que la vie peut avoir d’humble; au fond, je suis un notable traditionnel qui ne déroge pas aux règles de sa classe sociale.Le notable traditionnel, curé ou médecin ou avocat, était quelqu’un qui se tenait à l’écoute de son peuple, qui le cônnaissait bien.Mon père, notaire de profession, appartenait au même groupe.C’est lui qui m’a enseigné qu’il y a plus de plaisir à être salué par un morveux que par un curé.Donc, j’ai suivi la loi du plaisir.J’ai été chanceux”.L’oeil pétille de lus en plus maintenant, car le docteur se demande si son interlocuteur va avaler ça.Il a l’air endormi à cette heure-ci, le petit journaliste de la ville.Mais le jeu pouvait-il être aussi simple pour Jacques Perron que pour son père?Déjà, ce que Fernand Dumont nomme les “solidarités” commençait à prendre une autre forme.A cause de la ville, de l'industrialisation, du mécanisme des nouvelles classes sociales, le notable traditionnel a du mal à saluer qui il veut.Qu’est-ce qui fait que le jeune Perron a compris tout le contraire de ses collègues de collège, qu'il est retourné à la campagne, qu’il s’est choisi un petit village gaspé-sien?“Je savais déjà que le petit village en question ne pourrait pas me faire vivre”.Un quart de siècle plus tard, on voit que ce n’était pas une folie de s'exiler de la sorte, car le coeur de la ville n’est pas forcément le coeur du pays.“Ce que j’écrivais plus jeune, vous savez, c’était assez niais”.Mais ressorti du bois, l’auteur arrivait en ville, (c’est le cas de le dire) mieux préparé à la pratique de son art.Parmi ses anciens confrères de Bréboeuf, il y en a plusieurs qui sont partis en flèche.Il y en a même un qui est très célèbre, de Londres à Tahiti.Mais les deux anciens élèves du Père Bernier qui s’imposent aujourd’hui comme des grands humanistes québécois, sont partis dans la course en vraies tortues: P.Vadeboncoeur (ci.le DEVOIR du 22 janvier) nous disait que ses première années Prix France-Québec 1972 Le doux visage de Jacques Perron que le Québec "n a pas gagné toutes ses luttes; il peqt facilement disparaitre.Ce ne serait pas raisonnable, de voir un peuple transformé de la sorte contre son gré.Toutefois, ça reste possible".Or, il ajoute que "ça ne serait pas bon pour l'Amérique.Regardez les grands écrivains américains, particulièrement Faulkner que j’aime beaucoup.Ce furent tous des gens très localisés.En fait les choses s'apprennent dans les petites par ROBERT GUY SCULLY Wk à & furent malheureuses et improductives; Perron nous raconte comment il a passé les siennes à soigner les gens, à les écouter parler, et à pêcher le poisson.Bref, quand M.Dumont explique que le “socialisme d’ici” ou la société d’ici, devra se fonder sur les “solidarités” actuelles, il rend indirectement hommage à notre romancier.Celui-ci a refusé les petites solidarités professionnelles, qui se développent surtout dans les corporations ou les partys de fin d’année.Il a jusque refusé la tentation d'une fausse solidarité artistique: en effet, on s’étonne de voir que les meilleurs créateurs de l’époque se regroupaient dans des cénacles post-surréalistes, qu'ils se francisaient au maximum, qu'ils niaient l’existen-ce-même du Québec, alors que Perron n est jamais tombé dans le piège.Il existe des photos où on le retrouve en compagnie du plus français de nos écrivains, Claude Gau-vreau.Heureusement, ce type d’aliénation culturelle n'était pas pour lui.Le lauréat du France-Québec 1972 n'a jamais posé les pieds là-bas.Tant d’autres l'ont fait, sans comprendre que la langue est un bien faible lien entre des Courrier Sur le "Curé célibataire f# Je remerde M.R.G.Scully de l’article publié sur le “Curé célibataire” et son auteur en page 8 du Devoir du 17 avril.J’accepte avec la même sérénité ses paroles bienveillantes et ses remontrances, celles-d témoignant de sa perspicadté, celles-là, de son bon coeur.Faisant allusion à ma lettre parue dans le Devoir du 4 septembre dernier sous le titre "Derrière une façade lépreuse”, il m’apprend que le Devoir sera COURS D’ÉTÉ Sessions intensives de 2 semaines dans la céramique, pour débutants et avancés.Excellente nourriture et accommodation.Pour dépliant écrire POTERIE ROZYNSKA Way's Mills, Québec désormais mieux logé.J’aurai donc enfin la satisfaction de me dire que mes compatriotes du Québec ont acquis assez de discernement et de savoir-vivre pour ne phis condamner leurs meilleurs journalistes à travailler dans des conditions de pauvreté indignes de leur mérite et de leur talent J’ai communiqué la bonne nouvelle à mes étudiantes, une trentaine de jeunes filles anglophones inscrites au cours de littérature canadienne-française de l’université Mount Al-Uson.A l’exemple de leur professeur elles lisent assidûment le Devoir grâce au double abonnement de la bibliothèque et du Département des langues romanes.En cette fin d’année académique elles me prient de transmettre à Monsieur Ryan et à son équipe leurs félicitations et leurs remerciements chaleureux.En terminant son article sur le “Curé célibataire”, M.Scully écrit: “Il eût apporté ^elque chose à la littérature en 1950.Aujourd’hui, e qt i, il est sim- Pierre BOULLE a écrit : • LE PONT DE LA RIVIÈRE KWAI • LA PLANÈTE DES SINGES Vient de paraître: v les oreilles, PIERRE BOULLE Un livre d actualité su * In guerre au Vietnam Un stratagème auauel .*€•*• Américains ont c e; t a < r de Iroli pour l« iltuttrobon» ANNONCES CUSSÉES DU DEVOIR Avh t U» WM—cwn «*«rt ^Hés 4* vérHter la praattra U Petolr M rend ntyuiafcli d'une Maie leurtloR T—te «mar d»W tir» iealf il hnmfcBnHawt.SM*.téMpbener è 844-3361.ANNONCES CLASSÉES RÉGULIÈRES 844-3361 ?Choqu* parution okiU SI 50.moximum 2S mot» ?Tout mot ixMitionr^i coûto 0.05 chacun ?L htur* d* tombée e*t midi pour t« Itndemotn ACHATS DESIRONS acheter livres canadiens et revues canadiennes de tout genre.Tel.: 844-1816.30-9-72 ' AIDE DOMESTIQUE DEMANDEE S; EMPLOI PERMANENT.Personne stable, sérieuse, pouvant prendre charge de la maison, chambre avec télévision, 2 enfants, 11 et 13 ans.excellents congés.Salaire initial $45.Références exigées.St-Lam-bert.672-5590 29-5-72 GOUVERNANTE [niant 2'A ans.Dans Longneuil, bout de Normandie.logée, noorrie.européenne oo néo cana dienne bienvenue.Tél.: 849-5973 29-3-72 ANTIQUITES DEMANDEES ! 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cause maladie.Tél.: 674-1756.30-5-72 REMBOURRAGE PROPRIETES DE CAMPAGNE A VENDRE A LANORAIE: dans village, près fleuve, belle propriété, 9 pièces, chauffage central.Pour règlement de succession.Bonnes conditions.Visitez 439 rue Ste-Marie.Tél.: 1-887-2443.29-5-72 REMBOURRAGE général, réparations de meubles antiques et polissage, réparations de meubles modernes, set de salon, davenport, sofa-Ut, chaises de cuisine Estimé gratuit.Ouvrage garanti.Tél.: 521-5484.1-6-72 ROULOTTES-REMORQUES ROULOTTE MOTORISEE.“Motor Home", 25 pieds, en fibre de verre, fabriquée au Canada, entièrement hivernisée.Tél.: 334-9178 29-5-72 TAILLEURS SI VOUS AVEZ MAIGRI OU ENGRAISSE.Faites rajuster vos vêtements, habits ou paletots transformés en devant simple, dernier cri.DROLET TAILLEUR SPECIALISTE Habits et costumes sur mesures 351 RUE GUIZOT Tél.: 388-2532 29-5-72 VACANCES CAMP CASTEL DU BONHEUR: pour jeunes filles: 12-13 ans.du 3 au 15 juillet; 14-15 ans du 16 au 29 juillet.Camp situé au Village des Jeunes, St-Côme, Comté Jo-liette.2 formules dynamiques selon les âges: artisanat, natation, feux, excursions, soirées organisées.Coût: $65.la session.Renseignements: Soeur Thérèse Gen-dron, f.d.l.s.Tél.: 636-4489.1.6-72 NOS ANNONCES CLASSÉES SAURONT VOUS GUIDER.PARENTS Donnez à votre enfant l'occasion de prendre des responsabilités.Suggérez-lui d'offrir ses services pour faire la distribution du DEVOIR le matin.En plus de recevoir une rémunération intéressante, ce travail lui permettra d'acquérir de l'initiative et le sens des affaires.Si votre enfant a dix ans ou plus il peut rejoindre nos agents-distributeurs en composant 844-3361 poste 240 les MOTS CROISÉS du Devoir 12 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 12 Horizontalement 1- Celui qui saigne un anirral.- Belle-fille.2- Urticacée couverte de poils.- Assemblage de noues, formant un canal pour l’écoulement des eaux.3- Dans la montagne, versant à l’ombre.- Un peu jaune.4 —Elle a perdu la raison.— Utilise, - D’un verbe gai.5- Peintre français (1879-1949) - Pièce de la charrue.6- Celui qui seconde et remplace lechef.7- Le meilleur en son genre.-Correspondance.8- Partie d’une église.- Crépir de nouveau 9- Deux points sur une voyelle.- Ile de l’océan Atlantique.- Pas beaucoup.10- Gros marteau.- Visage.11- Favorable.- S'attribuer quelque chose sans y avoir droit (s').12- Arbres.- Constitua, en parlant, une consonne faible à uneconsonne forte.Verticalement 1 - Ventilateur de soufflerie.2- Cultiver des arbres.-Interjection.3- A la forme d'une botte.-Epouse.4- Orifice calibré servant à limiter le débit d'un fluide dans les canalisations d'un carburateur.- Depuis le poignet jusqu'à l'extrémité des doigts.5- Venu au monde - Suivras une action en justice.6- Ardeur.- Tamis.7- Mammifère aux mouvements lents.- Donner l'aspect de la nacre aux fausses perles de verre.8- Qui tire sur le roux.- Rubidium.9- Seule.- Dit qu'une chose n’est pas vraie.- Fou.10- Plante herbacée annuelle.-Action de refaire la trame et la chaîne d'un tissu pour réparer une déchirure.11- Au billard, effet de recul.-Filles du frère.12- Note de la gamme.- Pas ailleurs - Jettera en l'air, avec force, les pieds de derrière.Solution d'hier 1 2 3 4 S 6 7 8 9 10 11 12 iMjflivy/jvin^pqg EjRMLEUmLè.T fSy£ Siffla U KHHEim lL\m\ AMEl winFi I w ïflfiOTi ïitinu N ran G e IrcronH ramuira AVEC U PETIT ROBERT.PAS DE PROBLÈME spectacles JAZZ Les oies du Capitol (e) mu d’ê par GILLES ARCHAMBAULT Ceux d'entre vous qui me font l’honneur de me lire entre une contestation et un débrayage savent déjà à quel point l'industrie du disque de jazz vit de ré-éditions.On soupçonne les raisons économiques qui expliquent le phénomène: on préfère remettre sur le marché des pièces devenues introuvables, et dont on sait qu’on ne vendra que peu d’exemplaires, plutôt que de commander de nouvelles séances d’enregistrement à des musiciens bien vivants qui ont des tarifs syndicaux américains et qui s’exécutent dans des studios coûteux.L’an dernier, par exemple, Norman Granz chercha en vain une compagnie qui consentit à enregistrer un Oscar Peterson pourtant au meilleur de sa forme.Aucune compagnie américaine importante ne voulut mettre le pianiste sous contrat.Les grands de l'industrie du disque lorgnent vers les jeunes musiciens ou les super vedettes au goût du jour.Peterson n’est ni l'un ni l’autre.Dans cette mer de ré-éditions, tout n'est pas de même qualité.En plus évidemment de la valeur des oeuvres elles-mêmes, il y a leur relative rareté, la façon de les présenter, etc.La série de repiquages de la compagnie Prestige, par exemple, consacrée à des albums doubles de Dolphy, Coltrane, Rollins, etc.(PR 24001 à 24011) bien que fort intéressante nous parait moins utile que les “Vintage Series" que RCA Victor publie aux USA et ne reprend pas au Canada.Les icrosillons de Prestige n'ont pas cessé ’être accessibles, ce qui n’est pas le cas de ces vénérables 78 tours que Victor a découverts dans ses voûtes.Pendant que Decca conünue avec une lenteur de tortue son projet “Jazz Heritage”, Columbia entreprend sa série Billie Holiday avant de terminer son intégrale Bessie Smith.Le scandale “Verve” se poursuit.Cette compagnie qui possède des centaines et des centaines de microsillons importants devenus introuvables aux USA et au Canada continue de dormir.A qui appartient donc la musique?Aux musiciens, aux amateurs ou aux grotesques comptables?Mais plutôt que de me plaindre de cette injustice que le commerce fait subir à Lester Young, Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Benny Carter, Ben Webster, quelques-unes des vedettes “Verve”, je me réjouis d une décision de la compagnie Capitol qui vient de lancer d’un seul coup dix microsillons réunis sous le titre de “Capitol Jazz Classics”.Dans l'ensemble, cette entreprise satisfait aux bois normes que j’ai émises plus haut: il s’agit de disques devenus rares, les performances qu’ils contiennent justifient la réimpression, on a confié leur présentation à des spécialistes.D’où le titre que j’ai donné à mon article qui témoigne non seulement de ma culture classique mais de la ioie que je ressens! Si vous voulez, nous allons cacarder.MILES DAVIS - Vol.1 - THE COMPLETE BIRTH OF THE COOL - Capitol M 11026 Il s’agit de l’un des disques les plus importants de la carrière de Miles, celui qui marqua la naissance du mouvement “cool”, la rencontre avec Gerry Mulligan et Gil Evans, etc.Le qualificatif de ''complete" vient de ce qu'on a jouté quatre pièces à celles que comprenait le Capitol H459 de 1955.Un must.qui n ont pas trop vieilb.COLEMAN HAWKINS STAN KENTON - Vol.2 - ARTISTRY IN JAZZ - Capitol M 11027.Pour quiconque n’est pas un fan de Kenton, cette version de son orchestre est la moins imbuvable.Je ne peux en dire plus.Moi, pas aimer Kenton.ART TATUM - Vol.3 - SOLO PIANO -Capitol M 11028.A l’époque de l’enregistrement de ces solos, Tatum était au sommet de sa forme.De la dentelle d'une rare finesse, une virtuosité constante, un sens de la découverte.Je préfère encore les séances solos de Verve dans lesquelles il est éblouissant, mais ne vous méprenez pas sur l’importance des plages contenues dans ce microsillon! GERRY MULLIGAN Vol.4 - WALKING SHOES - Capitol M 11029.Le tentette de Mulligan dans toute sa splendeur.Aux piè ces originales du Capitol H 439, on a ajouté quelques plages de Red Norvo accompagne de Dexter Gordon, Barney Kessel, etc.Vaut surtout pour l’écriture et le jeu de Mulügan op v.kWKINS - Vol.5 HOLLYWOOD STAMPEDE Capitol M 11030.Du beau middle jazz avec Hawkins.Sir Charles Thompson, Howard McGhee (très bop.luii et Vic Dickenson.METRONOME ALL STARS Vol.6 ALL STAR SESSIONS - Capitol M 11031.Séances d'enregistrement allant de 1945 à 1952 èt qui nous permettent d’entendre des musiciens importants comme Benny Carter, Wardell Gray, Nat King Cole, etc.D'un intérêt soutenu.SERGE CHALOFF Vol.7 BLUE SERGE - Capitol M 11032.Très beau disque de ce saxophone baryton que l’on connaît mal et dont les disques sont pratiquement introuvables.Excellent accompagnement de Sonny Clarke, Leroy Vinnegar et Philly Joe Jones.NAT KING COLE - Vol.8 TRIO DAYS Capitol M 11033.Si vous croyez que Cole n’etait qu'un chanteur sirupeux, c est que vous êtes un affreux jojo! Comme pianiste, il s'apparente a Earl Hines dont il a retenu certaines caractéristiques.Ce florilège n'est pas complètement heureux.Je connais plusieurs pièces du répertoire de Cole qui aurait remplacé avantageusement le "Prélude" de Rachmaninov ou le "Paillasse de Leoncavallo, mais il y a un “Honeysuckle Rose" époustoulllant, un üès bon “Easy Listening Blues ", etc.A se procurer.WOODY HERMAN Vol.9 EARLY AUTUMN - Capitol M 11034.Le Woody de la grande période avec Stan Getz, Zoot Sims, Al Cohn, Terry Gibs, etc.Essentiel pour quiconque s’intéresse aux big bands.ANTHOLOGIE Vol.10 SWING EXERCISE - Capitol M 11035.Si vous achetez ce disque, que ce ne soit pas à cause de Bille Holiday dont on a reproduit le portrait sur la pochette et qui ne chante qu une pièce avec le détestable orchestre de Paul White-man! C’est le seul reproche qu'il convient de faire à Capitol dans cette entreprise de réédition.Je sais bien que 1972 est l’année Holiday, mais enfin Ce “Swing Exercise” est celui de musiciens de la période classique, Rex Stewart, Harry Carney, Illinois jacquet, Barney Biggard, etc.D'excellents moments.cinema ALOÉJtCTTE: ”2001 Odyssée de l'espace" 12.15 3.00,5.45,8.30 ARLEQUIN: ‘Chambres communiquantes" 2.25-5.45-9.15 ef'Rouble à deux faces" 12.45-4.10-7.30 ATWATER: (cinéma I): “The French Connection" 1 00,3.15, 5 20.7 25, 9 35.ATWATER: (Cinéma II): And now for something completely different" 1.30, 3 30.5.30 7 30 9 30 AVENUE: "A clockwork orange" 2.00, 4.30, 7.00.9.30.BERRI: "Un frisson dans la nuit” 2.25, 6.10, lO.OOet "Les proies" 12.30,4 10,8.00 BUOU: "Justine de Sade" 12 25 , 3 32, 6 19.9 26 et “Leila, la bête érotique" 2 04, 5.11,8.18.BONAVENTURE: "Night after night" 1.00.3.00-5.ÜO 7.00-9.00 CANADIEN: "L'orphelin à la voix d’or" 2.45, 6.20, 9.55 et "Les mariés de l’an 2" 1.00.4.35.8 10.CAPITOL: "Tales of the crypt" 12.30, 2.20.4.00.5.45.7.35.9.35.CHAMPLAIN: "L’hôpital en folie” 12.00 2.25, 6.50, 10.15 et "Les stances à Sophie" 1.35, 5.00,8 25 CHATEAU: "Camp Spécial no 7" 2.40, 6.00.9.30 et "Les esclaves du plaisir" 1.15.4.35.8.00.CHEVALIER: "Le temps des loups" 12 05, ‘îfFi 719 QT7 CINEMA COTK-DES-NEIGES: (cinéma III "Last picture show" 12.55 , 2.55, 4 55, 7.00.9.00.CINEMA COTE-DES-NEIGES: (cinéma I) "To find a man" 1 20, 3.20, 5.15, 715, 9.15 CREMAZIE: "Le survivant" 2 3(H>.15-10.00 et "L'homme qui sortait du bagne" 12.30 4.15-8.00 CINEMA DE PARIS: "Sacco et Vanzetti" 12.15.2 30,4 45,7.00,9.15 CINEMA V: "Voir cinéma de Paris" DAUPHIN: (Renoir) "Symphonie pathétique" 1.00, 3 00, 5.15, 7 30, 9 35.( McLaren) "Sans mobile apparent" 1.30, 3.30 5.30.7.30.9.30 ELECTRA: "Voir Château" ELYSEE: (Salle, Renoir) "La vieille fille” 1.30, 3.30 , 5.30, 7.30.9.30 et (Salle Einstein) "Traffic" 1.30, 3.30, 5.30, 7.30 9 30 FESTIVAL: "Wr.Mysteries of the orga nism" Sam.7.30.9.3~ .5.30,7.30,9 30.PLACE VILLE-MARIE: (Grand cinéma) "Decameron" 1.10,3.10,5.10,7.20,9.30 PI*AZA: "Voir Canadien" PUSSYCAT: "Dominique daughters of Les-dos 12 00, 2.35, 5.10, 7.45, 10 20 et "Only in my dreams" 1.10, 3.45.6.20, 8.55 RIVOLI: "Voir Arlequin" SALLE BREBEUF : “Pinocchio" 2 30-7 30 "Du vent dans les voiles" 4 15,9.15 SAINT-DENIS: "La vraie nature de Bernadette" 12.05, 2.42.4 19, 6 07, 8 14.9.52.SEVILLE: "One is a lonely number" 1.30 3.30-5 30-7.30-9 40 SNOWDON: "Cabaret" 12 25, 2 35 , 4 48.7.00,9.10 VAN HORNE: "The great Waltz” 1.15-3.15-5.10-7.10-9.10 VENDOME: "Bedroom mazurka" 12 45.2.55-5 05-7.15-9 20.VERSAILLES: (Salle rouge) "Voir Château" VERSAILLES: (Salle bleu) "La contesse nue" 3.15, 6 25, 9.35 et "Viens mon petit oiseau” 1.35, 4.45, 7 55 “On n'arrête pas 1 nlsimn*' ' *7 *}f\ fl Hf\ WESTMOUNT SQUARE: Made for each others" 1 05-3 05-5 05-7 05-9 10 YORK: "Play it again Sam" 1 50, 3.45, 5.40 7 35,9.30 CINEMATHEQUE QUEBECOISE: Relâche" théâtre le printemps" 7 30,9.60.VERDI: "
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