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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 31 octobre 1972
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1972-10-31, Collections de BAnQ.

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¦ la météo Généralement nuageux et froid avec un maximum de prés de 40.LE DEVOIR Fais ce que dois Office férial VOL LXIJI NO 251 Montreal, mardi 31 octobre 1972 15 CENTS Les candidats élus PAGE 7 Libéraux et PC nez a nez CANADA ÉLUS EN TÊTE 1968 Libéraux 106 2 155 Conservateurs 107 O 72 NPD 28 4 22 Crédit social 14 1 14 Autres 2 0 1 A venir TOTAL 257 7 264 QUÉBEC ÉLUS 1968 Libéraux 56 56 Conservateurs 2 4 NPD O - Crédit social 15 14 Autres 1 - À venir TOTAL 74 74 ONTARIO ÉLUS 1968 Libéraux 35 64 Conservateurs 41 17 NPD 11 6 Crédit social O - Autres 1 1 A venir - TOTAL 88 88 NOUVEAU-BRUNSWICK ÉLUS 1968 Libéraux 5 5 Conservateurs 5 5 NPD - Crédit social - Autres - A venir TOTAL 10 10 "Nous aurons à décider demain", dit M.Trudeau “Demain, nous aurons à décider de ce qui adviendra du gouvernement’’, a déclaré très tôt ce matin, à 0H15, M.Pierre Elliott Trudeau au moment où les résultats des élections générales indiquaient que son parti possédait une avance de deux sièges sur les progressistes-conservateurs de M.Robert Stanfield.“Une chose est certaine, a-t-il ajouté, c’est que la majorité, de quelque côté qu’elle soit, sera minime.’’ M.Trudeau a refusé de faire de plus amples commentaires sur les surprenants résultats de ce scrutin général.Il a cependant tenu à déplorer le fait que de nombreux candidats de tous les partis aient subi une défaite.“Malheureusement, il y aura beaucoup de rêves brisés, a-t-il dit, mais les perdants pourront se consoler en disant qu’ils ont servi la démocratie.” M.Trudeau parlait du quartier général des libéraux à Ottawa.A quelques pieds de lui, un peu à l’écart, se tenait sa femme Margaret, qui semblait particulièrement troublée par ce net recul de la popularité des libéraux au pays.M.Robert Lome Stanfield, lui, leader des conservateurs, a déclaré vers minuit, alors que les derniers résultats encore incertains lui accordaient 108 députés contre 107 pour les libéraux, qu’il était prêt à former le prochain gouvernement.L’enthousiasme qui régnait chez les conservateurs, au quartier général du PC, à Halifax, n’était pas moins grand que celui qui régnait chez les creditis-tes à Rouyn et chez les néo-démocrates, à Toronto.Du côté libéral, les premières réactions exprimées, alors que M.Trudeau demeurait encore muet dans la suite vice-royale de l’hôtel Skyline, à Ottawa étaient surtout relatives à la défaite du ministre Jean-Luc Pépin, battu par un créditiste dans son comte de Drummond.Au Québec, l’organisateur en chef de la campagne du PC, M.Claude Du-pras, s’est dit heureux de constater la popularité de son parti dans le reste du pays mais a qualifié de “très regret- table” la défaite du député conservateur Georges Valade dans Montréal-Sainte-Marie.M.Dupras a dit toutefois que son parti allait établir des structures plus fortes au Québec et il a annoncé que déjà plusieurs candidats conservateurs se remettaient au travail dès aujourd’hui au Québec.Selon l’organisateur conservateur, les Québécois ont voté par sentiment et ont été portés à accorder leur appui à un Canadien français, M.Trudeau, à Ottawa.M.Lewis a pour sa part exprimé l’opinion qu’un gouvernement minoritaire ne pouvait qu’être profitable aux Canadiens.Il a prétendu, du reste, que les deux pires gouvernements qu’avait connus le Canada étaient ceux, majoritaires, de MM.Diefenbaker et Trudeau.Quant à M.Caouette, accueilli dans l’euphorie générale, à Rouyn, où quei-ues centaines de partisans l’attendaient ans une salle de réception, il a déclaré qu’il espérait détenir la balance du pou- C’est l’Ontario qui a déclenché la déroute libérale: le parti de M.Trudeau a perdu 27 des 62 sièges qu’il détenait la dissolution du Parlement.Les progressistes-conservateurs de M.Stanfield ont gagné 23 de ces anciens sièges libéraux, portant ainsi leur representation ontarienne aux Communes de 18 à 41.Les 4 autres sièges perdus par les libéraux sont allés aux Néo-democrates, dont la représentation ontarienne à Ottawa passa ainsi de 7 à 11.Les libéraux ont réalisé un seul gain sur les conservateurs - si Ton peut parler de gain, puisqu’il s'agit du siège du transfuge Perry Ryan (Toronto-Spadinai, élu en 1968 sous la bannière liberale La représentation libérale aux Communes voir.Au moment où M.Caouette a parlé, son parti détenait 15 sièges au Québec mais, les résultats n’étant pas encore connus en Colombie-Britannique, M.Caouette espérait que cette province lui réserve quelque heureuse surprise.M.Lewis a dit qu'il n’accepterait jamais une coalition de son parti avec les libéraux mais il a laissé entendre qu’une telle alliance pouvait peut-être se produire entre liberaux et créditistes.M.Lewis a déploré l'absence de tout député néo-démocrate au Québec mais il a dit qu’il s'engageait à asseoir des bases solides de son parti dans la Belle province.On sait que le NPD a réussi à augmenter sa proportion du vote dans les Maritimes mais qu’au Québec, les voix accordées au NPD ont été relativement moins nombreuses cette année.Appelé à commenter les résultats, M.Jean Marchand a dit: “Il est sûr qu’un pays ne peut pas être dirigé comme ça pendant des années”.Le ministre Voir page 6 : Nous aurons est ainsi ramenée à 35.On déplore toutefois la défaite d'un seul des ministres ontariens de M.Trudeau: M.Martin O’Connell, ministre du travail, battu dans le comté torontois de Scarborough-East.Parmi les candidats libéraux défaits, on relève aussi les noms de Harold Stafford (Elgin), le whip du caucus libéral, John Roberts (York-Simcoe) l’un des députés ontariens les plus prometteurs, Robert Kaplan (Toronto-Don Valley) et Lloyd Francis (Ot-tawa-West).L'orateur des Communes.M.Lucien Lamoureux, a été réélu dans Grenville-Dundas.Parmi les principaux candidats conservateurs élus ou réélus - les "minis- .Voir page 6 : Cast l'Ontario C'est l’Ontario qui aura déclenché la déroute libérale Au terme de cette course électorale.libéraux et conservateurs sont nez à nez.A l’heure de mettre sous presse, les derniers résultats, encore problématiques dans certains comtés, accordaient 109 sièges aux libéraux, 107 aux conservateurs, 31 aux néo-démocrates et 15 aux créditistes.Deux indépendants ont été élus: le président Lucien Lamoureux dans Stormont et M.Roch Lasalle dans Joliette.Aucun des partis ne recueille donc un nombre suffisant de sièges (133) pour former un gouvernement majoritaire.Mais le leader conservateur.M Robert Stanfield, a déclaré en fin de soirée qu’il est disposé à former un gouvernement si son Parti obtenait la majorité des sièges “pour faire face aux problèmes et aux priorités qui ont été discutés durant la campagne électorale ”.Il devait ajouter toutefois: “Nous attendrons jusqu'à mardi matin car les résultats ne sont pas tout à fait complets.” De son côté, M Trudeau a déclaré qu’il ne se prononcerait pas avant d’être pleinement fixé quant aux résultats définitifs.Il compte indiquer ce qu’il fera et ce que fera son gouvernement dès que le dépouillement sera tout à fait terminé C’est avec dignité, et une certaine émotion, que le premier ministre a félicité les vainqueurs et réconforté les vaincus.Il a chaleureusement remercié tous ceux qui se sont employés au cours de cette campagne à soutenir la cause de son Parti.Le chef du gouvernement a évoqué les “rêves brisés” de ceux qui souhaitaient se mettre au service de la population mais qui n’ont pas été élus ou réélus.Au total, les résultats du scrutin dans l’ensemble du territoire forcent à conclure que le Canada anglais a répudié le gouvernement Trudeau.Les libéraux sont en effet minoritaires dans toutes les provinces, sauf au Québec - où leur majorité reste écrasante - et au Nouveau-Brunswick où ils ont conservé la moitié des 10 circonscriptions.celles que dominent les francophones.Les trois provinces les plus riches ont désavoué l’administration sortante: en Alberta, les conservateurs remportent les 19 circonscriptions; en Ontario, ils réalisent des gams impressionnants (40 circonscriptions contre 35 aux libéraux); au Manitoba, ils obtiennent sept des 13 sièges; en Saskatchewan, leur victoire est décisive dans huit des 13 comtés; en Colombie-Britannique, où le parti de M.Stanfield était à zéro, ils ont conquis sept (peut-être huit) des 23 sièges.Dans les provinces de l'Atlantique, les conservateurs gardent 22 des 32 sièges; les libéraux y ont fait des gains modestes: deux à Terre-Neuve, un troisième dans l’He du Prince-Edouard.Les néo-démocrates de M.Lewis ont aussi gagné des sièges: ils portent de 25 qu'il était à la dissolution à 31 le nombre de leurs sièges.Au Québec, les créditistes de M.Caouette ont réaffirmé leur maîtrise dans les régions qu’ils dominaient déjà, obtenant 15 sièges (contre 13 à la dissolution et 14 en 1968).Ils ont notamment enlevé Drummond à M.Jean-Luc Pépin, ministre de l’industrie et du commerce, dont la défaite sera ressentie avec tristesse par les hommes de tous les partis; ils ont aussi conquis le comté de Charlevoix, représenté par le conservateur Martial Asselin dans le précédent Parlement.Au Québec, la campagne des conservateurs se solde par un echec.Ils n’ont réussi à faire élire que leur chef de file.M.Claude Wagner, dans Saint-Hyacinthe, et M.Grafftey, dans Brome-Missisquoi.Quatre ministres libéraux ont été défaits.Outre M.Pépin, ce sont MM.Bud Oison et Pat Mahoney en Alberta, et Martin O Connell en Ontario Les libéraux ont recueilli (suivant l'état du scrutin dépouillé à minuit) 38.9% des suffrages exprimés; les conservateur, 35.7%; le NPD, 16.1%; le Crédit social, 7.9%; et les autres, 1.4%.Au Québec, 49.1% des électeurs ont voté en faveur des libéraux; 24% en faveur des créditistes; 17% pour les conservateurs; 6.6% pour le NPD; les autres candidats.indépendants et autres tendances, obtiennent 2.7%.En 1968, les libéraux avaient obtenu 53.6% des suffrages au Québec; les conservateurs, 21.3%; les créditistes, 16.4%; le NPD, 7.5%.A la dissolution du Parlement, le 1er septembre, la répartition des sièges aux Communes s’établissait comme suit: libéraux 147, conservateurs 73.NPD 25.Crédit social 13, indépendants 2.H y avait quatre vacances Au lendemain des élections générales de 1968, les sièges se répartissaient comme suit: liberaux 155, conservateurs 72.NPD 22, Crédit social 14, indépendant 1.C’est dire qu’entre les élections générales de 1968 et la dissolution, en septembre dernier, les néo démocrates ont réalisé trois gains à la faveur des élections partielles; les conservateurs ont conquis un siège de plus, mais ils ont perdu un député (M.Lasalle) qui est devenu indépendant; le Crédit social a perdu un député.La campagne électorale, officiellement ouverte le 1er septembre dès 1 annonce de la date des élections, était en réalité engagée depuis plusieurs mois.En effet, l’incertitude où se trouvaient les partis de l’Opposition quant à la date des élections avait amené les divers leaders à lancer leur campagne des la fin de l’hiver dernier.Voir pago 6 : Nez à nez Les leçons du scrutin Par Claude Ryan Il faudra plusieurs heures, peut-être quelques jours, avant de connaître pour de bon la position de chaque parti au sein du prochain Parlement.Aussi longtemps que cette question n’aura nas été clarifiée, il sera impossible de savoir à qui devrait incomber la responsabilité de former le prochain gouvernement.D’ores et déjà, cependant, quel- ques leçons se dégagent du scrutin d’hier.Exception laite du Québec, les électeurs canadiens ont exprimé sans équivoque leur désenchantement à l’endroit du gouvernement Trudeau Ainsi prend fin un phénomène de “romantisme” politique qui n’eut jamais des racines très profondes dans la réalité canadienne.Voir paya 6 : La* laçons Les libéraux conservent leur emprise au Québec Malgré le revirement spectaculaire de l’électorat dans le reste du pays, libéraux et créditistes ont maintenu leur emprise sur le Québec Les deux autres aspects les plus étonnants des élections au Québec concernent la défaite du ministre de l’industrie et du commerce, M.Jean-Luc Pépin, ainsi que la disparition presque totale de la représentation québécoise du Parti conservateur à la Chambre des communes.Les derniers résultats donnaient au Quebec 57 libéraux, 14 créditistes, deux conservateurs et un indépendant.Les libéraux ont enlevé le comté de Sainte-Marie aux conservateurs et le comté de Beauce aux créditistes.Par contre, les créditistes ont fait deux gains aux dépens des libéraux dans les comtés de Drummond et Rimouski Le Parti conservateur du Québec sort le plus pénalisé de cette élection.Il a concédé les comtés de Sainte-Ma rie, Lachine aux libéraux tandis que l’ancien conservateur devenu plus tard indépen dant, M.Roch LaSalle, remportait le comté de Joliette.En outre, le PC a perdu Charlevoix remporté par le fils du leader du crédit social, M.Gilles Caouette.Le seul sujet de consolation des conservateurs québécois se trouve dans le comté de Brôme-Missisquoi, où l ancine député défait en 1968, M.Howard Grafftey, a défait le libéral.Yves Forest.Concernant d’autres comtés qui retenaient l'attention de l’électorat, il faut souligner la réélection des ministres Gérard Pelletier dans Hochelaga, Jean Chrétien dans Saint-Maurice et Jean Marchand dans Langelier.Encore une fols, le Nouveau parti dé-mocratique aura échoué dans cette dernière tentative de gagner la confiance de l'électorat québécois.Et aussitôt après les victoires du leader conservateur, Claude Wagner, et du chef créditiste, Réal Caouette dans Témiscamin-ue, il faut souligner la défaite du leader u NPD-Québec dans le comté d’Hoche- Voir page 6 : Au Québec Trois gains libéraux Les Maritimes restent acquises aux tories Dans la région de l’Atlantique, restée largement conservatrice, les libéraux ont néanmoins fait trois gains aux dépens du parti de Robert Stanfield, deux dans Terre-Neuve et un dans l’Ile-du-Prince-Edouard Au Nouveau-Brunswick, les deux partis, avec cinq sièges cha cun, ont conservé les positions qu’ils détenaient avant l'élection.En Nouvelle-Ecosse, les conservateurs ont maintenu leur emprise sur les circonscriptions, les liberaux gardant le seul comté qu’ils avaient.Dans Terre-Neuve, trois libéraux ont été élus et quatre conservateurs.Le ministre Don Jamieson a été réélu dans Burin-Burgeo et les libéraux ont arraché deux autres comtés aux conservateurs: Grand Falls-White Bay - Labrador et Bonavista-Trinity-Conception.Dans Bonavista les libéraux ont fait fondre une majorité de plus de 4,700 voix.Llle qui fut un fief libéral durant les beaux jours du premier ministre Joey Smallwood avait été balayée par les conservateurs en 1968 Au Nouveau-Brunswick, les libéraux, solidement enracinés dans les régions francophones, ont conservé leurs cinq comtés de 1968.Le Moncton du maire Léonard Jones est resté conservateur.Voir page 6 : Les Maritimes ) 2 • Le Devoir, mardi 31 octobre 1972 Au sommet de la Place Ville-Marie Altitude au 45e étage Réservations: 8613511 un buffet de plus de 45 mets exquis et un panorama à vous en couper le souffle! Céleri Olives vertes et noires Relishes Hors-d’oeuvre Asperges vinaigrette Salade au saumon Salade au fromage suisse Sardines importées Ane ois Thon Coeurs de palmiers Coeurs d’artichauts Eperlans marinés Oeufs farcis Vichyssoise Gaspacho Consommé en gelée Soupe aux pois à la canadienne Consommé Soupe du jour Saumon entier, paré et tranché Dinde entière, parée et tranchée Jambon entier, paré et tranché Poulet rôti Charcuterie Homard froid Sauce fine Champagne Sauce mayonnaise Entrecôte de boeuf rôtie au jus Estouffade de boeuf Fruits de mer à la Newburg (ou poisson du jour) Pommes mousseline Pilaf de riz Haricots verts au beurre Carottes glacées Salades: de pommes de terre du Chef de poivrons de tomates de maïs en grains Salade russe Salade de betteraves Laitue romaine Fromages: Roquefort Cheddar Oka Camembert Gruyère Bleu, danois Mini-pâtisseries françaises Tarte aux pommes Tarte aux cerises Tarte aux pêches Tarte aux bleuets Tarte au citron Tarte à la pacane Tarte au sucre Charlotte russe sur biscuit de Savoie Gâteau étage Talmouse Z Pouding au riz Baba au rhum | Bavaroise £ Paris-Brest Saint-Honoré • Gelée Jello Melon s Petits fours secs Fruits frais | Stationnement seulement $1.00 au "Canadawide Parking" de la P.V.-M, dès 18h30.Faites valider votre billet au restaurant.till I Centre pour jeunes travailleurs en mauvaise situation financière 11 ut I î!t lu ‘Mm llitr nmir ¦% f II Trois cent vingt livres de dynamite de grande puissance ont suffi à démolir l'hotel Worth, un viel édifice de 18 étages de Forth Worth, au Texas, pour faire place à un terrain de stationnement.La déflagration a été provoquée dimanche matin par des équipes de démolisseurs qui ont savamment placé les charges à divers endroits de la charpente Les trois photos, prises à des fractions de seconde d'intervalle, sont l'oeuvre de Ron Heflin du Fort Worth Le Centre d animation de culture ouvrière, qui s'occupe des jeunes travailleurs de 14 à 25 ans, est en mauvaise situation financière.Mis au ¦ monde, il y a trois ans, par la JOC.et animé l'an dernier par trois permanents, le CACO a réussi à vivre grâce aux subventions de la JOC.du ministère des affaires culturelles du Québec, du secrétariat d'Etat à Ottawa et du Haut commissariat à la jeunesse, aux loisirs et aux sports.Mais pour 72-73.peu d'espoir de financement.Les sources se sont taries à tour de rôle et le CACO a besoin de $40,000 pour continuer ses activités qui consistent à diffuser de l'information aux jeunes travailleurs sur la loi des accidents du travail, celle du salaire minimum, des négociations sectorielles.des syndicats ouvriers, de la loi de protection du consommateur, du crédit, etc L un des animateurs.Yves Nantel, a dit.dans une entrevue.que le CACO s'adressait en fait à 615.000 jeunes de moins de 25 ans qui sont déjà au travail ou en chômage Le CACO a réussi à regrouper des dizaines de chômeurs dans plusieurs régions du Québec, pour les initier aux coopératives de production qui semblent la seule issue possible dans certaines villes et villages pour faire échec au chômage.Le CACO organise également des fins de semaine d'information à l'intention des jeunes travailleurs leur permettant de se renseigner tout en bénéficiant d'un court séjour à la campagne.Les activités du CACO seront partiellement paralysées si les subventions ne viennent pas mettre de l'eau au moulin.Beaucoup de promesses.dit Yves Nantel.mais bien peu d'action jusqu'à maintenant.Ce qui désarme les animateurs du CACO.ce sont les attentes interminables des organismes gouvernementaux concernés qui ne disent ni oui.ni non.'Pour continuer à vivre, nous devons quêter sans cesse: non seulement devons-nous quêter, mais nous devons en outre vivre au jour le jour, sans savoir si les subventions seront accordées ou refusées", dit Yves Nantel.Le CACO a reçu l'appui moral de plusieurs organismes communautaires et du Conseil de la coopération du Québec.Pour survivre, il devra toutefois recevoir plus que des appuis moraux.En fait, le CACO traverse actuellement la même crise que la majorité des organismes qui vivent de subventions gouvernementales.Star-Telegram.(Téléphoto AP) Au hasard des livres Le jeune enfant et ta personne étrangère Important réseau de trafic d'héroïne mis au jour aux EU par Renée Rowan Thérèse Gouin Décade, dont les travaux suscitent toujours beaucoup d intérét.vient de publier avec quatre de ses collaborateurs.Jacques Goulet.Martine Dar-quenne Brossard.Sandra Rafman et Ruth Shaffran.un ouvrage intitulé La réaction du jeune enfant à la personne étrangère ”.Le titre a piqué notre curiosité.Ces chercheurs se sont posé une question qui intrigue les psychologues depuis longtemps : comment expliquer que le bébé au cours d une période précise de son développement (entre 32 et 56 semaines) manifeste de façon parfois très violente, des pleurs et des cris, à l'approche d'une personne étrangère?Le livre est destiné essentiellement aux spécialistes de la psychologie de l’enfant.Il est le résultat d'une recherche subventionnée en partie par le Conseil des arts et le Conseil national de recherches.Il contient peu d'aspects ou d'indications pratiques qui pourraient aider les parents dans le processus, de socialisation du petit.;- Utilisant diverses métho- Nomination Le ministre des affaires sociales.M.Claude Castonguay.annonce la nomination d'un 5e membre à la Commission de révision sur la protection du malade mental.Il s'agit du Dr Lucien Panacio.psychiatre, de Montréal.La Commission, présidée par M.Léopold Vezeau.avocat de Québec, se compose en outre du Dr Louis Roy.psychiatre, surintendant de l'hôpital Saint-Michel-Archange, du Dr Jules Lambert, psychiatre consultant auprès du même établissement et du Dr Jean-Marc Bordeleau.psychiatre, directeur du département de psychiatrie à l'hôpital Notre-Dame de Montréal.Subvention QUEBEC iPCl Le ministère des affaires sociales a annoncé l'octroi d'une subvention supplémentaire de $115.-000 au centre d'information sur l’enfance et l'adolescence inadaptées de l'hôpital Sainte-Justine.Ce montant porte à $407.440 la somme accordée par le gouvernement à cet organisme depuis 1968 INSTALLATION DE I GOUTTIÈRES H0-D0 ÉMAILLÉS «CUIVRE GALVANISE «ALUMINIUM REPARATIONS ESTIMÉS GRATUITS MONTRÉAL QUEBEC 322-4160 872-9244 PRIMEAU METAL Inc.Vous êtes bricoleur ?Demandez les HO-DO special pour bricoleur’ chez votre marchand de matériaux de construction des.dont la théorie de Piaget sur la permanence de l'objet et la précausalité, la théorie de Hebb sur le conflit perceptuel à l'origine de la peur, et une méthodologie de type éthologique.Mme Décarie et son équipe en sont arrivées à des conclusions imprévues: les enfants ' négatifs'' sont l'exception plutôt que la règle: les filles sont plus négatives" que les garçons et réagissent plustôt "négativement” que les garçons; il n'y a pas de lien direct entre la reaction de Tentant et son niveau cognitif: dans ce genre d'expérience, il faut centrer l'attention de l'observateur sur l'étranger autant que sur Tentant parce que dans bien des cas l'attitude de celui-ci n est pas naturelle.Au cours d'un séjour en millieu hospitalier, une des collaboratrices de Mme Décarie.Sandra Rafman.après avoir vainement cherché à entrer en contact avec des bébés très atteints par Tabsence de personnes familières, a découvert qu elle pouvait faire sortir les jeunes patients de leur léthargie et provoquer une réponse positive en utilisant les modes d'approche de la mère, alors qu auparavant ces enfants s'étaient refusés à entrer en interaction avec des personnes étrangères.Cela voudrait dire que dans les hôpitaux, si les infirmières étaient plus attentives à la façon dont la maman se comporte avec son enfant, on diminuerait le traumatisme chez le bébé.L'infirmière pourrait être informé des modes d'approche de la mère à l'aide d'un questionnaire rempli par les parents au moment de l'hospitalisation.particulièrement en ce qui concerne la façon d'alimenter le bébé, les gestes de la maman, les petits mots qu elle utilise, la façon de le tenir dans ses bras.etc.Faire Tamour, faire un enfant Serena, service bénévole de régulation des naissances où l'information est fournie aux couples par des couples moniteurs spécialement formés.vient de publier une brochure intitulée "Faire Tamour.faire un enfant?" avec en sous-titre Fécondité et régulation des naissances.Cette brochure a été rédigée par le Dr Suzanne Paren-teau-Carreau.qui s'occupe d'éducation populaire dans les domaines de la sexologie et la planification familiale depuis plusieurs années.L'ouvrage, destiné au grand public, traite de sexologie, des rapports sexuels, de la grossesse et de Taccouche-ment.de la fécondité, de la planification familiale, de la stérilisation et de Tavorte-ment.Ses 56 pages comportent une quarantaine d'illustrations ainsi qu'une bibliographie.En publiant cet ouvrage sur la fécondité et la régulation des naissances.Seréna poursuit son rôle qu'on pourrait qualifier “d'information du consommateur".Les couples ont souvent une connaissance trop sommaire de leur fécondité et des moyens de la contrôler pour prendre eux-mè-mes des décisions vraiment satisfaisantes à long terme, dit Sérena.Le sujet est complexe.les techniques contra- ceptives sont toujours en évolution.plusieurs points de vue se font jour dans notre société actuelle, les gouvernements et les professionnels commencent à prendre position.Il faut que le couple, le consommateur.soit informé.Toute personne intéressée à se procurer cette publication.peut en faire la demande à Serena Inc.9405.rue Berri.suite 101.Montréal 354; tél.381-9471.La famille Enfin un volume qui apporte les réponses à toutes les questions sur le droit de la famille au Québec et qui est accessible à tous, même à ceux qui n ont pas de formation juridique.C'est le troisième titre du “Traité élémentaire de droit civil".Bien que conçu à l'intention des étudiants en droit, ce livre peut effectivement répondre aux questions que tout le monde se pose sur le mariage et la filiation, les relations familiales et la protection des incapables, la séparation de corps et le divorce.Cet ouvrage, en grande partie débarrassé du jargon juridique donne au lecteur une vue d'ensemble sur le droit de la famille au Québec: toutes les dispositions du code civil relatives à la famille ainsi que celles des lois statutaires concernant l'adoption et le divorce sont passées en revue et expliquées à la lumière des décisions juridiques les plus récentes et les plus importantes.L'auteur ajoute aussi éventuellement une appréciation critique.C'est un ouvrage essentiel à tous ceux qui s’intéressent aux problèmes de la famille.WASHINGTON (AFP) Les Etats-Unis ont annoncé hier le démantèlement d'un réseau international de contrebande d'hérdine qui opérait entre la France et l'Amérique latine.Ce réseau, responsable de l'entrée aux Etats-Unis d un quart du volume de cette drogue consommée sur la côte est du pays, était dirigé par une famille française expatriée de contrebandiers de drogues, a précisé M.John Ingersoll, directeur Hu bureau des narcotiques du gouvernement américain, au cours d'une conférence de presse.Il s'agit, selon toute apparence.de la bande dirigée par Joseph Auguste Ricord.l'Argentin d'origine corse résidant au Paraguay, dont l'extradition aux Etats-Unis Tété dernier avait été précédée de négociations difficiles entre Washington et Asuncion.Le nom de Ricord n'a toutefois pas été mentionné, et tout au long de la conférence de presse, il n'a été question que de Mr.Big.identifié seulement comme dirigeant de la conspiration.précaution nécessaire étant donné qu’il est actuellement en état d'inculpation à New York en attendant son jugement.Par contre, M.Ingersoll a rappelé en détail l’arrestation et inculpation de 14 figures clés de la conspiration, dont T un.Lucien Sarti, a été tué par la police mexicaine, il y a plusieurs mois.Il a également tenu à féliciter la police française et les autorités latino-américaines de leur coopération avec le bureau américain des narcotiques.Il a qualifié le démantèlement du réseau de trafiquants de facteur majeur contribuant à la pénurie actuelle d’hérdine dans les Etats de Test des Etats-Unis.D'après lui, cette pénurie s'est déjà traduite par une augmentation du prix du simple au triple.De plus, la drogue actuellement disponible contient un si faible pourcentage d'héroi-ne pure que les toxicomanes se libèrent facilement de leur habitude, sans souffrir les affres du processus de désintoxication.a-t-il dit.M.Ingersoll ne s est pas laissé démonter par d'apparentes contradictions signalées par un journaliste entre les chiffres cité au cours de la conférence de presse et ses propres dépositions au Congrès qui n’indiquent aucune diminution du volume disponible d'hérdine au cours des derniers mois.M.Ingersoll a affirmé que l’annonce spectaculaire d'évé- nements déjà connus n'était pas liée à la proximité des élections présidentielles.Il a expliqué que c'était seulement au cours des derniers jours que l'administration Nixon s'était rendu compte de la portée des arrestations opérées ici.en France et en Amérique latine.Il a également reconnu que le problème de la drogue était loin d'être résolu aux Etats-Unis où Thérbine est de plus en plus remplacée par d'autres stupéfiants, tels que l'amphétamine et la méthadone; mais il a estimé qu'en général, la consommation de drogues avait atteint son point culminant en 1969 et promettait une baisse encourageante à partir de 1972.Un avion s'écrase: 27 morts B A RI (AFP) Un Fokker 27 des lignes inférieures italiennes qui assurait la liaison Naples-Bari-Brindisi sest écrasé à 20 km d'Andria.dans la région de Bari.Les 22 passagers et les cinq membres d'équipage ont péri.L appareil, qui avait décollé à 19h40 locales de l'aéroport napolitain de Capodichi-no.était attendu à Bari à 20h30.Alors qu’on s'inquiétait de ne plus avoir des nouvelles du Fokker.les carabiniers de Corato, dans la ré- Echec de Mme Gandhi NEW DELHI (AFP) - Le parti du Nouveau congrès de Mme Indira Gandhi a subi hier son premier échec électoral important depuis deux ans au cours d'une élection législative partielle à Ahmedabad (province de Guje-rat).Le candidat de l'opposition, le professeur Mavlankar.a obtenu 112,026 voix contre gion de Bari.informaient l'aérodrome que des paysans avaient vu tomber un avion.L'appareil s'est écrasé près d une ferme, à 15 km de Corato.Pompiers et carabiniers se sont immédiatement dirigés sur les lieux de l'accident.Tous les hôpitaux des environs ont été mis en état d'alerte.Toutefois, selon les premiers rapports, il n'y aurait pas de survivants sur les 27 personnes se trouvant à bord.86.576 à M.Manubhai Palkhi-wala, candidat du .parti du Congrès.L’échec du parti du Nouveau congrès à Ahmedabad, où avait eu lieu au début du mois la réunion du comité directeur du parti, est d'autant plus inattendu que Mme Gandhi avait participé personnellement à la campagne du candidat gouvernemental.La Renault 12.Ghampïonne de sa catégorie par K.O.technique.¦r ] Avant de choisir une compacte on étudie ses performances passées et les résultats obtenus.Les prouesses techniques de la Renault 12 parlent pour cette championne.Une technique éprouvée ne sacrifiant rien au confort.La Renault 12 bénéficie de tous les avantages de la technique Renault jiour des déplacements plus sûrs, plus confortables, plus agréables.Tenue de route et facilité de conduite.La Renault 12 ne craint pas les difficultés.Traction avant, suspension à grande flexibilité, essieu arrière autocorrecteur et une direction à crémaillère douce et précise procurent une adhérence totale à la route et une stabilité parfaite.Puissance et sécurité.Avec son moteur de IGOOcc à grand rendement, la Renault 12 offre les performances que vous recherchez.Un système de freinage sûr et équilibré vous permet des arrêts efficaces.Des pneus à carcasse radiale donnent une meilleure adhérence.Ainsi le plaisir de la conduite s’accompagne d’une 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RENAUIJ La raison du confort est toujours la meilleure.Autiiliiolnlra Rviiault Cano«lii l.lir.U.l*.tiluii.Mmitiviil UH.ijut-lHt f r LE DEVOIR Page Montréal, mardi 31 octobre 1972 FAlSCA PÉTILLANT ROSÉ & BLANC INCOMPARABLE! Importé du Portugal (RtSig JÉk, | 5 • , wmk wmÈ m&r ‘ &#p-?Une des trois voitures impliquées dans le terrible accident survenu dimanche soir sur la route 9 est remorquée.Quatre enfants d une même 'amille et leurs parents sont parmi les sept personnes qui ont perdu la vie, à Saint-Basile le Grand Les victime:, sont M.et Mme Wilfrid Cormier, tous deux âgés de 36 ans, de Longueuil.et quatre de leurs enfants, Lise, 13 an;, Rosaire, 9 ans, Daniel, 8 ans et Linda, 5 ans.Un autre fils de la famille Cormier, Stephen, 2 ans, est toujours à l'hôpital dans un état grave, souffrant de fractures et de coupures.La septième victime est Johanne Beauregard.12 ans, de Saint Liboire.La fillette voyageait à bord d'un autre véhicule Ses parents, ses deux soeurs et son frère ont quant à eux été blessés, de même que les passagers du troisième véhi cule, M.et Mme Emile Mabescone et leur fille Linda, 9 ans, de Montréal.(Téléphoto CP) Ces voleurs préfèrent l'équipement lourd.par Jean-Pierre Charbonneau A la suite d une enquête de quelques semaines, les détectives de la section des autos volées de la police de Montréal ont retrouvé ces derniers jours deux maisons mobiles, un camion lourd et un chargeur articulé iP Loaderi qui avaient été volés cet été en Ontario et dans la région métropolitaine.La marchandise retrouvée avait une valeur totale d'environ $60.000.D'abord, les enquêteurs policiers ont découvert deux maisons mobiles, évaluées chacune entre $8.000 et $13.000.qui avaient été volées à Lancaster, en Ontario.Selon la police, deux individus de Montréal qui travaillaient pour une compagnie de maisons mobiles, ‘e sont servis de faux papiers et de remor- ques de leur employeur pour prendre illégalement livraison des deux maisons dans une cour d'entreposage, située aux limites du Québec et de" l'Ontario.Ces deux maisons qui ont été retrouvées ces derniers jours, à La Plaine, à une quinzaine de milles de Montréal, avaient été vendues pour des prix dérisoires i$3.000i à $4.000i à des gens de la Côte Nord, où, à cause des nombreux chantiers de constructions, on fait grand usage de ces maisons mobiles entièrement meublées.La police a indiqué que d'autres vols de maisons mobiles lui avaient été rapportés mais qu'actuellement, seulement deux maisons avaient été localisées.Les recherches se poursuivent pour retrouver les autres.Quant au camion lourd, un Mack, et le chargeur articulé, ils avaient été volés, au mois d'août, à Rivière-des-Prai-ries.Ensemble, ces deux machines valaient environ $41.000.Elles ont été retrouvées sur un chantier de Port-Cartier.Le camion était en opération tandis que le chargeur articulé avait été démonté.La moitié avait été expédiée à Port-Cartier.L'autre moitié était à l'Epiphanie, attendant sa livraison.L'enquête conduite par les sergents-détectives Denis Sanscartier.Emile Daniel et Bernard Lefebvre, sous les ordres du lieutenant-détective Guy De la Rochellière.de la section des autos volées de la police de Montréal, a été menée en collaboration avec des polices municipales de Sept-IIes et Port-Cartier, où les enquêteurs montréalais ont dû se rendre.Actuellement, un individu est activement recherché en vertu d'un mandat d'arrestation.D'autres suspects seront aussi interrogés sur ces vois d'équipement lourd.Notons que ces vols de machineries lourdes peuvent permettre à certains sous-contracteurs d'offrir leurs services sur les chantiers de construction de la Côte-Nord à des coûts inférieurs à certains de leurs concurrents, n'ayant pas à payer un équipement coûteux.Vols dans des presbytères Trois individus de la région de Montréal ont été arrêtés en fm de semaine par la Sûreté du Québec du Bas-du-Fleu-ve relativement à une série de vols dans des presbytères.Les trois prévenus.Richard Désaul-niers, Tony Teoli et Jean-Marc Roger, ont été arrêtés en possession de $2,000 u'ils venaient de voler au presbytère e Saint-Marcel, dans le comté de l'Is-let.La semaine dernière, des vols de presbytères avaient été signalés aux endroits suivants: Samt-Eugène de l'Is-let ($1.200i.Saint Pamphile ($1.000i, Sainte-Perpétue ($1.000i.La Pocatière ($1,300) et Saint-Aubert ($500'.¦ aujourd'hui A compter de llh.au théâtre de la Guinguette.Place Bonaventure.journée dédiée à l'Association féminine d'éducation et d'action sociale, dans le cadre du salon international de l'agriculture et de l'alimentation.A 12h00.au consulat américain.1558 rue McGregor.Montréal, manifestation de solidarité relativement au cessez-le-feu imminent au Vietnam, organisé par le comité moratoire du Vietnam.• A 12h30 déjeuner-causerie, à l'hôtel Reine-Elizabeth.du club Rotary de Montréal: M.Keith Bush parlera du projet ‘80, un programme d'éducation par la récréation à l'intention des jeunes de l'est de Montréal.• A 14hl5.au centre communautaire de l'université de Montréal, conférence de M.Jean-Raymond Boudou intitulée: “Beaudelaire et les Fleurs du mal", sous les auspices de la Société d'étude et de conférences • A 18h00.à f hôtel Le Martinique dîner-causerie du club des anciens des Jésuites.Conférencier invité.Me Jean Moisan.bâtonnier de la province de Québec A 18h45.dîner-causerie des Clubs d'administration industrielle du Canada, a la salle Dorée de Ihôtel Sheraton Mont-Royal.Conférencier invité.M Andrew T Mathew, du CN.• A 19h00.à l’Ecole d'architecture, 5620 Darlington, conférence de M Michel Barce-lo.du ministère des affaires urbaines, intitulée: "Au pays du Québec où rien ne devait changer.” grande exposition je lance des couleurs venez vous faire aimer nous vous remarquons vous êtes mes clients et je suis très heureux draperies tapisseries tapis/ meubles tout.création, décoration jacques roger design 10134 Lajeunesse Montréal 382-3069 ^ bonjour ! # La Chambre de commerce de Montréal Déjeuner-causerie hebdomadaire LE MARDI, 31 OCTOBRE M.VINCENT PRINCE éditorialiste "La Presse" M.CLAUDE RYAN rédacteur en chef "Le Devoir" commenteront le résultat des élections et dialogueront avec l'assistance Profitez de cette chance de pouvoir contester POUR UNE FOIS les éditorialistes Hôtel Mont-Royal — 12 h.30 Le public est admis Renseignements: 866-2861 Gigantesque chasse à l'homme contre les évadés d'Archambault C'est en se cachant dans des chariots servant à transporter la nourriture dans l'enceinte à sécurité maximum de l'Institut Archambault que cinq detenus se sont évadés dimanche après-midi, déclenchant une des plus importantes chasses à l'homme de l'année C'est ce qu'a déclaré le directeur de l'institution, M Gérard Marineau.en précisant que ces cinq individus étaient considérés comme dangereux Les cinq évadés sont: Gilles Tardif, âge de 27 ans.qui purge uni' sentence à perpétuité pour meurtre: Ronald Bernard.âgé de 32 ans, qui purge une sen tence de 12 ans pour vol à main armée: Albert Thibault, âgé de 31 ans.qui a écopé de 12 ans à la suite d'un vol à main armée.Il avait subi son procès â Valleyfield en compagnie d'un dénommé Leblanc et de George Frederick Sum! bord, après la disparition de l'assistant greffier Fidèle Deshaies, dont le corps a été retrouvé longtemps après dans un boisé: André Blouin.âgé de 30 ans, condamné à 12 ans de détention pour vol à main armée; Pierre Longpré, âgé de 26 ans, qui purge une sentence de 15 ans pour tentative de meurtre.Hier, le soliciteur général du Canada M Jean-Pierre Goyer.a annoncé que ar suite de l'évasion de cinq détenus de Institut Archambault de Sainte-Anne des Plaines, un gardien avait été suspen du jusqu'à l'enquête à ce sujet soit complétée.De plus.M.Goyer a précisé qu'il avait demandé à la Gendarmerie royale de mener sa propre enquête afin de déterminer la possibilité de négligence de la part d'un ou plusieurs gardiens.Pour sa part, le directeur de l lnsti-tut Archambault, M Gérald Marineau.a confirmé la suspension d 'un gardien L'Institut est une prison à sécurité maximum.Manifestement, les cinq hommes avaient minutieusement préparé leur évasion.Les cuisines de l'institution Archambault sont situées hors de l'enceinte à sécurité maximum.Pour y transporter la nourriture destinée aux détenus, il faut recourir à des chariots chauffants.Les chariots sont acheminés à l'intérieur de l’enceinte et dirigés vers les trois pavillons qui forment l'institution Chacun des pavillons dispose d'un centre de distribution de nourriture Les de-tenus défilent comme dans une cafeteria prennent leur nourriture et retournent a leur cellule A la fin du repas, les detenus viennent replacer leurs cabarets et rentrent dans leur cellule C'est probablement au moment où les détenus rapportaient leurs cabarets que les cinq hommes se sont glis ses à T intérieur des chariots Ces der niers ont été reachemines vers les cuisines Là.le cuisinier et quelques detenus ont été enfermes dans le réfrigérateur ndant que les cinq hommes prenaient clé des champs La fin de semaine a ete fertile en evasions puisque quatre detenus se sont evades de ITnstitut Leclerc.Ils sont egalement considères comme dangereux Il s'agit de Bernard Germain, âge de 35 ans.Bernard Boutin, âge de 29 ans.Claude Gagnon, âge de 32 ans et Richard Pilon, âge de 23 ans Bureaux fermés Demain, 1er novembre, fêle de la Toussaint, est jour férié à I hôtel de ville de Montreal Les bureaux seront fermés cependant que les services essentiels seront maintenus.La cour municipale sera fermée ainsi que la bibliothèque, et ses succursales Toutefois, le bibliobus accomplira sa tournée du mercredi.Une femme de ménage assassine son patron l'ne femme «le menage de 31 ans.dont la police a préféré taire l'identité, a tue son patron lieu après mmuit hier matin, à la suite d'une crise de falie La victime est M Harrv Kaufman.88 ans du 3449 rue Grey, à Montréal Le drame s'est produit selon des voisins, vers 00h05.à cette heure, d'ailleurs des voisins ont appelé la [xilice pour faire état de bruits suspects et de lamentations d'un homme près du domicile de M Kaufman Deux policiers du poste no 14 ont alors ete envoyés sur les lieux et ont procédé à une ins portion de lexterieur de la maison Il était a ce moment 0hl5.N" ayant rien découvert de sus péri.les policiers ont repris leur patrouille habituelle Toutefois, a l'interieur de la maison, la jeune femme, qui n'avait pas rr|inmlu aux son neries des policiers téléphone, vers 0h45.à son médecin, a oui elle raconte le meurtre quelle venait de commettre à laide d'une statuette de marbre Le médecin accourut alors sur les lieux, et vers lh30.téléphona à la police.(.a jeune femme a été conduite aux cellules de la milice et.selon un porte parole de la police de la (’UM.elle sera in terms' d'ici jieu dans un hôpital psychiatrique.prochain COURS de FINE CUISINE familiale, 7nov.POUR Lf PROSPECTUS 843-6481 2015 de la montagne, mtl.107 Placement Sûr - Placement Sûr I jr Placement Sûr PI; Sûr Placement Sûr Plac it Sûr Placement Sûr Placer nent Sûr Placement Sûr Placemen :ement Sûr Placement Sûr Placement S Placement Sûr Placement Sûr Placement Sûr Pl< Sûr Placement Sûr Placement Sûr Placement Sûr Placent ent Sûr Placement 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que jamais.Les deux dernières élections complémentaires n’ont peut-être pas été pour le Parti québécois les cinglantes raclées que certains veulent y voir, mais elles ont néanmoins manifesté la force du parti gouvernemental et, plus encore, le risque d'un plafonnement dans la montée de l’idéologie indépendantiste.D’autre part, les négociations qui s’achèvent dans la fonction publique ont, une fois de plus, révélé l’aptitude de M.Bourassa à jouer des membres de son Cabinet comme un pilote russe utilise ses étoiles: les négociations entreprises par M.L'Allier se terminent avec M.Cournoyer au bâton, mais l’essentiel demeure, aux yeux de M.Bourassa.non pas de mousser la popularité de qui que ce soit, mais de faire triompher le parti.A cet égard, les négociations se terminent avec une équipe gouvernementale bien en selle et un front commun syndical passablement démoralisé et irrémédiablement affaibli.En revanche, le parti libéral du Québec, qui entame maintenant la seconde moitié de son mandat, n’a pas encore fourni la preuve de son aptitude à voir loin.Il sait absorber les coups, s’enfoncer la tête et la vanité dans les épaules pendant que passe l’orage, mais il n'a pas montré de don pour une politique économique et nationale à longue portée.A cet égard, la session qui reprend aujourd’hui constitue le test majeur.Si M.Bourassa.qui a maintenant le plein contrôle de la fonction publique et que les règlements de l'Assemblee nationale préservent d’impasses parlementaires majeures, ne parvient pas à proposer une législation d’envergure dans les domaines économique et linguistique.il faudra en conclure que son régime n’a d'étoffe que pour les questions de portée limitée.Au moment de la prise du pouvoir en avril 1970.M.Bourassa s’engageait à créer au Québec 100,000 emplois.Depuis lors, la conjoncture économique s est chargée de ramener l'équipe libérale à des visées plus modestes; le gouvernement québécois n'a créé, au cours de sa première année au pouvoir, que la moitié des emplois promis.Bien plus, le gouvernement libéral a assisté impuissant a la détérioration de la SGF et à la stagnation des investissements.Au moment d'exprimer devant des représentants du monde industriel la pensée du gouvernement québécois, M.Bourassa n’a pas réussi la démonstration qu'on attendait de lui.Sur le plan de la langue, même stagnation.Pourtant, si le gouvernement libéral hésite visiblement à rescinder le fameux et fâcheux bill 63, il constate lui aussi que la loi ne permet pas au Québec d’intégrer les immigrants à la collectivité francophone.Pendant un temps, il était loisible au gouvernement de se mettre à l'abri de la critique en invoquant le rapport Gendron.mais ceci tire à sa fin.L'échéance ultime fixée à la commission Gendron par le gouvernement québécois expire le 31 décembre 1972 et ceci ne laisse aux commissaires que deux courts mois pour déposer les quatre rapports promis.Au-delà de cette date, les membres de la commission Gendron auront sans doute à se justifier devant le gouvernement et la population, mais le gouvernement lui-même devra se montrer prêt à agir.• Ceci constitue une toile de fond moins euphorique pour le gouvernement qui se met aujourd’hui au travail.Cependant, M.Bourassa peut changer rapidement ce décor pour peu qu’il propose à l'Assemblée nationale une législation plus substantielle.De toute évidence, le programme législatif en matière économique doit devenir autre chose qu'une naive énumération de dizaines de lois limitées.D’autre part, le gouvernement doit, quel que soit le risque de l’opération, proposer aux députés une législation complétant la réforme scolaire et mettant un terme à la loi 63.Malheureusement, le gouvernement libéral s'est satisfait jusqu'à maintenant de présenter 200 lois restreintes en 300 jours de session et de battre ainsi des records parfaitement stériles, et il s’est tenu loin des questions majeures.On trouve de nouveaux indices de cette mentalité jusque dans le dernier remaniement ministériel pratiqué par M.Bourassa et qu'on a eu soin de noyer dans les multiples nouvelles de la campagne fédérale.Comment justifier que M.Claude Simard, dont déploraient déjà l’ineptie, .les fonc-dont les fonctionnaires du Tourisme dé- ploraient déjà l’ineptie, assume désormais l’entière responsabilité de ce ministère?De la part d'un gouvernement qui clame constamment son respect de l’économie et son culte de l’efficacité, on attendrait pourtant autre chose que des nominations qui vont simplement achever de paralyser une des plus profitables industries du Québec.Ce manque d’envergure dans les questions économiques n'a d’égal que la crainte qui saisit le gouvernement québécois devant les problèmes linguistiques.La rumeur a commencé à circuler que le gouvernement québécois songe à des élections hâtives.Si, d’aventure, M.Bourassa nous prépare des élections générales pour le printemps de 1973, on peut garantir qu’aucune clarification ne surviendrait dans le dossier linguistique d’ici là et c’est un drame.• Les insuffisances de l’administration québécoise sur ces deux fronts ne doivent cependant pas déprécier certaines législations qui poursuivent leur cours et qui devraient bientôt recevoir l’approbation de l’Assemble nationale.Le code des professions, à condition de subir certains amendements, offrira aux professions elles-mêmes un cadre acceptable, tout en donnant au public de meilleures garanties.De la même manière, le monde agricole du Québec bénéficiera grandement des législations déjà formulées par le ministre Normand Toupin.En quelques années, en effet, l’agriculteur québécois devrait atteindre une autonomie beaucoup plus considérable par rapport aux autres régions agricoles du pays.Le ministère de la Justice devrait, lui, aussi, formuler avant longtemps une charte des droits de l’homme, mais on risque, dans ce cas, de s’empêtrer une fois de plus dans les questions linguistiques.De plus, le long été a sûrement permis la préparation d’innombrables projets.En somme, la session reprend, mais rien ne permet encore de savoir si le gouvernement Bourassa va continuer de déposer des masses de mesures législatives pertinentes, utiles et terriblement limitées ou s’il va enfin insuffler à l’économie et à la culture du Québec la vitalité qu'il leur faut de toute urgence.Le régime libéral s’est maintes fois vanté d'incarner un nouveau mode de gouvernement.On s’en réjouira si la multiplicité des décisions partielles compose un ensemble cohérent.On s’en mordra les doigts si les centaines de petits projets de lois constituent autant de blocs erratiques au lieu de dresser peu à peu un plus solide édifice québécois.Laurent LAPLANTE ¦ lettres au DEVOIR Le bilinguisme au Bureau du Conseil privé Monsieur le directeur.J'avais préparé une longue lettre, pour vous l’envoyer aussitôt la campagne électorale terminée, en réponse à l'article de M.Le-melin du 21 octobre concernant le Bureau du Conseil privé et ma position personnelle vis-à-vis le bilinguisme dans la Fonction publique.Je suis heureux de constater qu’à la suite de l’article du 27 octobre de M.Lemelin, cette lettre n’est plus nécessaire.J’aurais pu discuter quelques points mentionnés sur le rôle du Bureau du Conseil privé et le genre de conseils qu’il soumet au Premier Ministre mais je n'ai aucun désir de prolonger le débat.L'article original émane d’une déclaration contenue dans un rapport préparé pour le Conseil du Trésor a l’effet qu'il n’y a pas d'unités de langue française au Bureau du Conseil privé.Pour éviter un malentendu sur cette situation précise, je me demande si vous me permettez de clarifier ce point seulement.Dans ma lettre originale, après avoir fait allusion à cette declaration, j'allais dire: “Il n'y a pas non plus d'unités de langue anglaise.On dit dans cette ‘étude’ que le Bureau du Conseil privé est le 'centre nerveux’ du gouvernement, mais l'auteur, si vraiment il a compris le sujet, n'arrive pas à évaluer les implications.Le ‘centre nerveux' doit être capable de communiquer immédiatement à chaque heure du jour avec toutes les parties du ‘corps’ -chaque ministre, chaque ministère, chaque organisme.Pour y arriver, il doit être capable de fonctionner dans les deux langues.Le Bureau du Conseil privé le peut et le fait.Les appels téléphoniques.les notes de service, les lettres nous parviennent dans les deux langues, et nous y répondons de la meme façon.Tout employé peut se servir, à son gre, du français ou de l’anglais comme langues de travail dans chaque section du Bureau.M.Lemelin veut insinuer que les programmes de bilinguisme en général sont édulcorés par le Bureau du Conseil privé’.En ce moment, le fait est que le Bureau du Conseil privé a atteint un niveau de bilinguisme au moins tout aussi .élevé que le niveau de bilin- guisme de tout autre ministère à Ottawa.Je crois même que c’est le plus élevé de tous.En 1972 nous avons déjà dépassé les objectifs de bilinguisme que le gouvernement nous propose d’atteindre en 1975.Ainsi, 8 de nos cadres supérieurs sont de langue française et 14 de langue anglaise; sur ce total de 22 hauts fonctionnaires, 16 sont bilingues.Parmi les autres fonctionnaires, 30 sont francophones et 43 anglophones; dans ce groupe de 73 employés, 39 sont bilingues.De notre ersonnel de soutien, 46% sont ilingues tandis que la moitié de ce groupe sont de langue française, dont quelques-uns unilingues français.A Ottawa, les ministères où les francophones unilingues peuvent travailler sans faire partie d’unités de langue française, ne sont pas si nombreux.Avec des chiffres pareils je ne peux pas voir dans quels programmes de bilinguisme M.Lemelin pense que le Bureau du Conseil privé est coupable d’échec ou de négligence." Gordon ROBERTSON Bureau du Conseil privé Ottawa, le 27 octobre 1972.bloc-notes Le dénouement de Zagreb Si l'indignation d’Israël ne pouvait surprendre Bonn, le gouvernement de M.Willy Brandt ne s’attendait sans doute pas.en libérant les trois commandos de Septembre noir contre les 20 passagers détournés sur Zagreb, à soulever autant de protestation dans certaines capitales occidentales.Pourtant, en négociant contre la vie des passagers la libération des trois survivants de Munich.la République fédérale allemande ne faisait que revenir à la ligne souple qu’elle avait toujours suivie, au pays comme à l’etranger.D’aucuns s'étonnent aujourd'hui du "revirement” allemand.En fait, c’est le coup de force de Munich qui marquait un changement d’attitude.Tant dans les deux autres cas de détournement d'avion que dans plusieurs autres suspenses d’enlèvements, les autorités ouest-allemandes avaient toujours tenté de négocier la libération des otages.C’est ainsi que Bonn avait pu sauver dans divers pays d Amérique latine certains de ses représentants diplomatiques.Quand les autorités guatémaltèques avaient abandonné à la mort son ambassadeur von Soretti, le gouvernement allemand avait émis une sévère note de protestation, accusant Ciudad Guatemala de “violation flagrante du droit international.” Que le droit et les institutions internationales ne soient pas à même de résoudre, à l’heure actuelle, les divers défis qui peuvent se présenter et qui surviendront de plus en plus avec le rétrécissement politique de la planète, rien n’est plus évident.Jusqu’à maintenant les Etats se sont divisés, La Presse Mb.érale Depuis qu’il a gravi la pente douce qui mène de Saint-Sauveur à la direction du “plus grand quotidien français d’Amérique", Roger Lemelin réserve sa plume pour les grandes occasions: les tournois d'échecs en Islande, et les élections générales au Canada.L’éditeur de La Presse signait donc, samedi dernier, un articule! intitulé; "L'élection du 30 octobre".A vrai dire, il ne pouvait plus rester coi.La plupart des grands journaux du pays s'étaient déjà prononcés; et Jacques Perron, collègue-romancier de l’éditeur, ne lui laissait plus aucun répit.Encouragé par le spectaculaire "virage de capot” du Globe & Mail et du Toronto Star, impressionné de longue date par le délicieux infantilisme dont le jovial Québécois rehausse habituellement ses propos politiques, le chef du parti Rhinocéros pouvait légitimement entretenir quelque espoir pour sa formation politique.Hélas! On sait depuis samedi que Roger Lemelin s’y connaît beaucoup plus aux échecs qu’en politique."La Presse, dès le début de la campagne électorale fédérale, s'est abstenue dans ses pages éditoriales de favoriser l'une ou l’autre formations politiques", rappela d'abord pudiquement l’éditeur.La “une” de La Presse, ce jour-là, nous apprenait pourquoi les éditorialistes du journal n'avaient pas cru nécessaire de s’user la cervelle."Libéraux toujours en avant”, proclamait la manchette, sur la foi d’un sondage réalisé par CROP au Québec, en bordure d’un cliché sur quatre colonnes d'un Pierre Elliott Trudeau en apothéose, pourfendant l’engeance séparatiste jusque dans ses pancartes.Et plus bas, inspirée semble-t-il du sondage Gallup, cette autre manchette: "Même tendance au pays”.C’était faux.Même les plus chauds partisans des libéraux - The Montreal Star, par exemple - ont eu la décence d'interpréter les chiffres de Gallup avec les nuances qui s'imposaient.Ici on insista sur la forte proportion des indécis; là on vit dans le sondage l'indice d'un gouvernement minoritaire; ailleurs on souligna que les conservateurs étaient deux doigts derrière tes libéraux en Ontario et les devançaient dans les Prairies.Dans La Presse, au contraire, il fallait chercher ces détails véridiques à la fin d’un article qui faisait mentir le titre dont on l'avait coiffé.C’est ainsi que, rue Saint-Jacques, on a tout fait "afin que le lecteur puisse mieux, et plus librement, faire son choix", pour citer une autre pieuseté démocratique de Roger Lemelin.Mais pourquoi parler de choix puisque, au dire même de l’éditeur de La Presse, les jeux étaient déjà faits samedi dernier?Certes, le quotidien s'est défendu de prendre position devant les élections du 30 octobre.Mais son éditeur a signalé avec beaucoup d’à-propos que les partis d’opposition “n’ont pas réussi à convaincre l'électorat que le premier ministre Trudeau et son équipe n’ont pas bien gouverné le pays” et qu’ils semblent "avoir déçu la population en ne lui offrant pas d'alternative (sic) positive, un programme assis sur une orientation réfléchie, structurée et acceptable par tout le pays”.Et voilà pourquoi - les résultats annoncés ce matin le confirment -i nous aurons tous voté Rhinocéros.L'Insolent les uns voulant imposer une ligne intraitable, d’autres cherchant une voie moins cruelle pour les otages.En septembre dernier, la Suede réussissait, avec la collaboration des autorités espagnoles, à désamorcer le drame suscité par les trois jeunes Croates qui mettaient en jeu la vie de quelque 90 passagers.Voici que Bonn, négociant à son tour, parvient à dénouer une affaire non moins délicate.La ligne "dure” pouvait déjà invoquer quelques "succès” dûs à des coups d’éclat policiers.La voie de la négociation enregistre à son tour un autre heureux précédent: il faut s’en réjouir.Une hypothèse, rapportée dans certains journaux, voudrait que la libération des trois commandos de Septembre noir soit un coup monté de la police allemande et d’organisations arabes: plutôt que de s’affronter à l’occasion du procès des trois survivants de Munich, les services de sécurité allemands et les fedayin auraient de la sorte "expulsé” de la République le cancer diplomatique et politique que constitue tout règlement judiciaire de cette nature.Peut-être semblable idée a-t-elle,pu germer dans la tête de certains policiers.Mais il est peu vraisemblable que Bonn, en pleine campagne électorale, aurait consenti a un tel risque national et international.Il est certain d’autre part que l’après-Munich voyait une nette détérioration des relations entre la République fédérale et le monde arabe.Comme il était prévisible que des compagnons de lutte des survivants emprisonnés tenteraient, d’une manière ou d’une autre, de les libérer.Sur ce front également, la décision de Bonn marque un gain politique important et significatif.La RFA lève lentement 1 hypothèque morale que Tel Aviv voudrait continuer de faire peser sur le peuple allemand, et qui ne pourrait etre payée qu’au prix inacceptable d’une rupture avec les pays arabes.La libération des trois commandos palestiniens pose un double problème dont il importe de distinguer deux aspects fort différents.D'un côté, les Etats devront trouver une solution au problème de la sécurité aérienne.D’autre part, il faudra bien en venir un jour à résoudre le dilemme palestinien, sans obliger tous les Etats du monde à opter entre Israël et ses voisins arabes.Dans l’un et l’autre cas, cependant, il est peu probable que la ligne “dure” soit suivie et qu'elle ait du reste quelque chance de déboucher sur autre chose que de nouvelles impasses.Certains groupes de pilotes reviennent aujourd'hui à la charge réclamant le boycot des pays qui donnent asile aux “pirates” de l’air.Les pays visés sont évidemment les Etats arabes.Mais, dans un autre contentieux international, ce pourrait tout aussi bien devenir les pays européens, voire nord-américains.Quel pays dit “libre” voudrait en effet fermer ses portes à un “pirate” ukrainien ou juif fuyant de la sorte l’Union soviétique?Peut-être faudra-t-il tenter de résoudre ces dilemmes en recourant davantage aux institutions internationales, comme la Croix Rouge et l’ONU, qu’aux francs tireurs ou aux politiciens?De même, Israël voudrait que les pays arabes tiennent pour des bandits ces guérilléros que les peuples arabes tiennent depuis vingt-cinq ans pour des héros.Tel Aviv tente d’entràiner dans cette voie les Etats occidentaux et de faire ainsi pression sur le monde arabe.C’est exiger davantage que l’histoire des Etats n’en peut supporter: ni l’Europe ni l’Amérique ne pourront jouer de cette bastonnade diplomatique contre autant de pays et de peuples.Avant de s’enfermer dans le choix ui semble être devenu le sien, le anada devra y regarder de près.Cuba a déjà rendu un fier service à Ottawa lors d’une certaine crise d’octobre.Demain n’importe quel Etat pourra avoir besoin du concours de l une ou l’autre capitale arabe.Ce n'est pas en les excluant de la “civilisation” conçue à l’occidentale qu'on améliorera la sécurité internationale et les rapports politiques mondiaux.Jean-Claude LECLERC ¦ propos d'actualité “Aucun Américain ne doit payer ni recevoir plus ou moins que son dû.” George McGovern, candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis, au cours de sa campagne.“Nous laisseront-nous intimider et violenter par une minorité qui, sans égard pour les valeurs indiscutables du système et de nos institutions, ne vise exclusivement ou'à laisser miroiter l'artifice de résultats plus ou moins té nébreux, sans tenir compte des difficul tés énormes de toute situation sociale à transformer, ou d'autre part, nous laisserons-nous subjuguer par la pseudo-sécurité d’un programme de “law and order” qui, pris au pied de la lettre et dans son sens le plus conservateur et absolu, représente un moyen illusoire de freiner l'évolution sociale et est dans ce sens, l’antithèse de la justice véritable.Extrait d’un discours prononcé par le ministre de la justice Jérôme Cho- Juette, devant la Chambre de commerce e MontréaL le 15 décembre 1970.Socialisme et agriculture au Chili Lors d’une récente émission télévisée de Radio-Canada, présentée le 20 octobre 1972, il y eut un reportage sur “La Réforme Agraire" au Chili.Ce travail de reportage amena le reporter Jean Charpentier à énoncer clairement que le socialisme et Ta-griculture, ça ne marchait pas ensemble.Visiblement agressif face au socialisme, Jean Charpentier a essayé de faire dire à un ancien riche propriétaire terrien du Chili que la réforme agraire était néfaste à l'économie du pays.Et il essaya de relier cela au gouvernement d'Allende.Or, la réforme agraire prit ses élans sous le régime précédant celui d'Allende au Chili qui n'était ni socialiste ni marxiste.De plus, le montage du film était très bien réalisé pour donner l’effet qu’on y voulait donner.De la maison riche à la cabane.en passant par l’état délabré de certaines terres, et en démontrant l’inactivité d’une coopérative agricole vu l’absence d’un des membres, le reporter a démontré son point: le socialisme et l’agriculture, ça ne marche pas.Or le reporter a péché en omettant une foule de détails qui donnent une dimension tout à fait nouvelle au problème de l’agri- culture au Chili.Ainsi, les cabanes que Radio-Canada nous a montrées sont celles des ouvriers qui travaillent pour le riche propriétaire bien avant la réforme agraire.Le régime patriarchal était de mise: Plusieurs travailleurs ne sont jamais allés au village le plus proche.C’est donc un régime assez inhibiteur que celui-là.Le propriétaire exploitait ces ouvriers en demeurant le seul pourvoyeur de ses ouvriers.H leur fournissait la nourriture, le vêtement au prorata de la famille.Celles-ci demeuraient donc tout autour de la riche famille qui en était le centre.Ces ouvriers n’avaient donc que le strict minimum pour vivre.Pas d'éducation et pas de ristourne sur l’exploitation de la ferme pour le compte de l'employeur.De plus, ces riches propriétaires n ont jamais enseigné a l'ensemble des ouvriers à se servir des instruments aratoires.Chacun était spécialisé dans sa fonction: ceux qui élevaient les cochons ne faisaient qu'élever des cochons toute leur vie.Ainsi, un seul ouvrier par ferme peut utiliser le tracteur.Il est dès lors facile de concevoir ce qui arrive lorsque cet ouvrier est absent : paralysie de la ferme.Mais ce qui m’a semblé le plus frappant du reportage, c’est de voir comment l’agressivité du reporter Jean Charpentier n’a pas su rendre l'ancien grand propriétaire agressif vis-à-vis le gouvernement actuel.Peut-être que ce dernier a compris la justice sociale! Toutefois, Jean Charpentier s’en est très mal tiré lorsqu'il a voulu démentir l’actuel ministre de l’agriculture du gouvernement chilien.Avec calme et sérénité ce dernier a démontré les progrès de l’agriculture depuis le début de la réforme agraire mais l’insuffisance de la vitesse de développement agricole.Jean Charpentier s’est étonné du fait que le Chili achète des tracteurs roumains plutôt que nord-américains.Le ministre lui a alors fait remarquer que le Chili avait besoin de crédit et qu’il achetait là où on lui en faisait.Or il est connu que les U.S.A.et le Canada (les banques) ont coupé le crédit au Chili.Il ne faut donc pas s'étonner, M.Charpentier.Et dire que certains téléspectateurs et meme députés et ministres disent que Radio-Canada est infesté de séparatistes, de communistes et de socialistes.(Claire Kirkland-Casgrain devait être heureuse de regarder ce reportage).Pierre GIROUX Laval le 24 octobre 1972.De l'utilisation des pauvres par les politiciens En tant que citoyenne et étudiante en service social, je voudrais due toute mon indignation devant l'exploitation des pauvres par nos chefs de partis politiques.Au cours de la campagne électorale, nos hommes politiques ont parlé du chômage, des régimes de pension, de bien-être social et des faibles revenus.Tous ces gens ont été perçus, par nos politiciens, comme étant les plus atteignables, les plus influençables, les plus faibles; on y a mis le paquet “de suçons” et on a essaye de les endormir.En leur promettant plus d’argent, on veut avoir leur vote et c’est à qui serait le plus offrant.En fait, ils veulent “prostituer” cette partie du peuple.La référence à ces gens s’est toujours faite en terme de dollars.Je n’ai jamais entendu parler, dans aucun discours, de la "culture de pauvreté”.D serait bon que nos "représentants” lisent "La Vida” d’Os-car Lewis.Je trouve que nos politiciens leurrent ces gens.En écoutant les discours, nous pourrions croire que ce sont les "mal foutus” de la société qui ont le pouvoir électif entre les mains.Allons-y voir! Les politiciens gavent ces gens de mots, de promesses, de chiffres, les chauffent à blanc, mais en réalité ils ne s’intéressent pas vraiment à eux.C’est une vraie honte! Et pour moi, excusez l'expression, ça va jusqu’à l’écœurement.Quand donc, nos politiciens arrêteront-ils de considérer le peuple comme des facteurs économiques de rentabilité, et verront-ils en chacun de nous des êtres humains entiers?Je serais très heureuse de recevoir des réponses à ma lettre.De plus, j’espere que d’autres auront le courage de s’exprimer sur le sujet.Claire de GRANDPRE' Montréal, le 26 octobre 1972.Une liberté oublieuse de la motivation de l'élève S’il est un point sur lequel le nouveau régime pédagogique des CEGEP est précis, c’est sur la diminution parfois substantielle des crédits alloués à la formation “professionnelle lourde".Il est tentant de conclure que la formation professionnelle en sera négativement affectée.Remarquons toutefois que cette diminution s'accompagne d une augmentation de crédits attribués à la formation générale.Cette formation générale supplémentaire devrait affiner davantage la personnalité de l’élève.Si tel est le cas, cet élève pourra recevoir en un temps réduit une formation professionnelle équivalente ou supérieure à celle qu’il aurait reçue sous le régime actuel.En effet, il est d'autant plus facile de former professionnellement un individu que cet individu s'éloigne du type “végétal”.La< question est posee: le nouveau régime favorise-t-il davantage l'épanouissement physique, culturel, moral, affectif et social de l’élève?La'réponse apparaît singulièrement camouflée dans le projet.La liberté laissée à l’élève dans le choix des cours de formation générale est dangereuse parce qu’elle ignore la motivation principale de l’élève qui est d'arriver le plus facilement possible à décrocher un diplôme.Ignorer officiellement cette réalité aussi gênante soit-elle, c’est concrétiser officieusement sa primauté.Fernand REMY, ingénieur prof, electrotechnique, CEGEP Ahuntsic.Montréal, le 28 octobre 1972.LE DEVOIR Fond* par H#nn Bouraita It lOianvitr 1910 Directeur et rédacteur en che Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean F rancoeur fréwrier.Bernard Ib'ocque LE DEVOIR e»t publié par l'Imprimerie Populaire, société 6 responsabilité limitée, dont le siège social est situé ou numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal 125 II est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130.rue Boivin.Ville LaSalle l'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans IE DEVOIR ABONNEMENT : Edition carotidienne ; $35 par année; si* mois $19 À l'étranger : $40 par année; si* mois : $22.trois mois : $12.Edition du samedi : $10 par année Edition quotidienne, livrée à domicile par porteur : 75 cents par semaine Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe : enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TELEPHONE 844 3381 (lignes groupées) Le Devoir, mardi 31 octobre 1 972 • 5 événements LIBRE OPINION Le conflit d'Albert-Prévost, par JEAN-YVES ROY.médecin • Médecin à l'Institut Albert-Prévost.M.Ko> commente dans cette libre opinion les événements qui sont survenus dans cette institution psychiatrique.La chronologie sommaire est du Devoir.A l'Institut Albert-Prévost, U y a eu meurtre.On a tué un effort, on a démoli une tentative, on a mis à mort un espoir avant même qu'il ne voie le jour Quel que soit le dénouement du scénario, il y a eu drame.Contrairement à tout ce qu’on a pu écrire, ce meurtre ne touche pas que l'Institut: quand on étrangle un espoir, des milliers d'autres suffoquent avec lui.Ce conflit a tant de ramifications, il pousse si loin ses tentacules multiples qu'on ne peut laisser au hasard d'une dépêche le soin d'en rendre compte.Au cours de cette analyse, nous tenterons, dans la mesure du possible de ne pas nommer les gens.Cet anonymat respecte l'allure générale du conflit où.trop souvent, des individus se sont départis de leur identité pour donner dans le panneau d'un jeu social complexe et qui.par un manque d'originalité des participants.aura été inéluctable.Le climat Les conflits sont rarement l'effet d'une génération spontanée et.à ce titre, l'affaire Prévost ne constitue pas une exception Dès sa fondation, l'Institut était promis à une conflictuelle constante.Imaginé, par le docteur Albert Prévost comme le refuge séréni-sant des âmes esseulées, conçu pour recevoir quelque temps des esprits fatigués de trop lutter dans une société malsaine, le sanatorium Prévost se situait d'emblée à la limite entre un monde de bourgeois en mal d une convalescence aisée et les demandes de services d'une population malade.Il faut voir cet institut, non pas dans ses murs et ses plâtres, qui sont du toc le plus dur.mais dans son cadre enchanteur, au bord de la rivière des Prairies, en pleine nature.Des cheminées, aussi, qui promettent un certain accueil.Un salon, im- mense: un piano de concert: une certaine recherche; un toc sophistiqué.Mais cette maison de santé recevra bientôt des soignants: de plus en plus de soignants.Ils arrivent de partout ; ils ont parcouru l'Europe et l'Amérique à la recherche de vérités diverses.La plupart en sont revenus, d'ailleurs, psychanalystes.Le directeur tentera en vain d'assumer la direction de l'hôpital La compétence venue d'ailleurs veut désormais se substituer à la bonne volonté au service des bourgeois.La guerre éclate!.On est en 1962.Mais les psychanalystes eux-mèmes ne sont pas unanimes Certains croyaient avoir droit à des postes de commande qu'on ne leur a pas offerts.Certains ne sont pas psychanalystes ou s'intéressent trop au traitement des psychotiques.Déceptions, évictions: épuration marquée par une enquête publique suivie d’un branle-bas immense.Chambardements et chavirements nont finalement de cesse que le jour où la psychanalyse se croit bien installée.C'est la gloire.La réputation de l'Institut se propage.On reconnaît sa valeur dans l'enseignement.On en fait même le château fort de la psychanalyse d'expression française en Amérique.Témoin: ces invités de marque qui franchissent chaque année l'Atlantique pour visiter leurs cousins québécois.Widlocher, Greene.De M'U-zan, et j'en passe, jusqu'en 1969.année d'apothéose ou Albert-Prévost organise un colloque international sur la psychose.De ce colloque, il faut retenir deux choses, très importantes.D'abord: aucun Canadien français, fut-il de 1T.A.P.n est admis à la tribune des rapporteurs.Ensuite.la grande majorité des invités est d'orientation analytique.Ces éléments sont importants: ils rendent compte d'une sorte d'infériorité profondément ressentie par l'Institut, d'un besoin incessant de renouer avec la vérité d'ailleurs et.finalement, de la prédominance de la spéculation par rapport à l'action, dans cette institution par ailleurs célèbre.11 faut donc retenir que le "Prévost d'avant-garde" sera d'abord et avant tout un "Prévost" de la pensée, de la cogitation.Une boite à intellectuels de gauche, s'il me faut être clair.Mais les ans passent et les idées, avec eux.circulent et évoluent.Une philosophie nouvelle fait désormais la manchette: c'est la philosophie communautaire.Les soins doivent être distribués de façon continue, c'est-à-dire que le même malade doit pouvoir avoir affaire au même thérapeute.La distribution de soins psychiatriques doit être intégrée au réseau des ressources du milieu, c'est-à-dire qu'on évite le double-emploi, qu'on connaît le milieu, qu'on transige avec la communauté etc.Finalement, le médecin n est plus le propriétaire exclusif de ce bien précieux qu'est le malade.Il doit le partager avec d'autres professionnels qui, rassemblés autour de lui, formeront "L'EQUIPE ".Les invités se modifient: on amène Woodbury, et Paumelle à faire part de leur savoir.Remarquez qu'on demeure prudent: ces invités seront d'abord psychanalystes: ils porteront, en quelque sorte, la robe nuptiale nécessaire à la sanction d'acquiescement.Cependant, un autre invité est venu, qui s'appelait Maxwell Jones.Or Maxwell Jones est un conceptualisateur dont l'originalité ne fait pas de doute.Pour ce chercheur, le groupe est l'instrument fondamental de travail.Toute décision se prend en groupe; les dissidences, les désaccords s'examinent en groupe: tout passe par le groupe qui a pouvoir exécutoire.LT.A.P.s invite chaque année un analyste qui examine quelque peu son état de santé et repart chez lui, laissant Prévost dans l’illusion d'une guérison.Cette fois.Maxwell Jones ne laissa aucune illusion.Il mit le doigt sur une absence de dialogue médico-administratif et prescrivit, en partant.des groupes.Fidèles à l’enseignement, on fit des groupes.On oublia un seul détail: ces groupes n'avaient pas de pouvoir déci- Chronologie sommaire Avant le conflit: médecins et administrateurs se disputent la responsabilité des décisions à incidence thé-rapeuthique.28 mars: Grève de 24 heures dans le secteur public.L'Institut demande une injonction.Des ententes verbales préalables semblaient avoir prévu les services essentiels.180 employés débraient parmi les 250 employés de l'Institut.Les 100 malades restent sous les soins des autres employés et des 30 médecins.11- 21 avril: Seconde grève.Des dirigeants syndicaux sont accusés d'outrage au tribunal.La tension s'accroît entre employés, administrateurs et médecins, alors que ceux-ci tentent de jouer un rôle de médiation.12- 16 mai: Troisième débrayage et occupation.Les médecins tolèrent la situation, cependant que l'administration reprend possession des lieux avec l'aide de l'escouade anti-émeute.5 juin: Une entente de retour au travail est signée qui prévoit l'examen des dossiers de 12 employé et d'un médecin.Cet accord ne vise pas les cadres, dont quelques-uns seront congédiés, ni les médecins.4 juillet: Suspension des 4 médecins membres du bureau exécutif du Conseil des médecins.Ils seront congédiés le 15 septembre.V Chères amies, Il y a déjà quelque temps, j'ai eu l'occasion de vous parler de mode féminine et, bien entendu, de moi-même.Depuis mon dernier message, j'ai dessiné, coupé et cousu sur mesure une cinquantaine de pièces de vêtement que vous m'avez commandées.Vous êtes venues de plusieurs coins du Québec et de l'Ontario.J'ai aussi rencontré plusieurs jeunes femmes qui ont des goûts bien marqués et bien définitifs.En bref, j’ai appris à vous connaitre et grâce à vous, j’ai pu me permettre un voyage de vacances et d'achats; des achats qui m'ont enthousiasmée.En effet, j ai maintenant de beaux gants, de superbes chandails tricot de laine ($7.00).des robes de laine tricotées à la main ($25.00), des pantalons 100% gabardine ($18.00), des ensembles pantalon, des chemisiers très féminins, des costumes très chics, des robes pour le sport pour jeunes et pour dames, des jerseys, des soies de laine, des robes en pure soie ($44.00), des motifs imprimés chatoyants, des costumes tricot de laine ($30.00), des vestes et jupes longuettes, des jupes de flanelle avec plis classiques ou unis, de beaux chandails de laine angora à devant croisés ($12.00).Venez voir cela, tout cela à mon atelier-laboratoire-entrepôt, pas très chic, au 6970 rue $t-Denis, près du métro Jean-Talon.Robes longues ou manteaux sport d’hiver pour jeunes filles, vestes du soir d'authentique marabout très chic, très élégant et vraiment féminin, $72.00 seulement; élégants deux pièces Montgomery ($30.00), robes longues exclusives $30.00 et nombre d’autres vêtements qui vous emballeront.Il faut voir les imprimés, la coupe, la confection et surtout le travail artisanal passionnant qui se cache dans certains modèles exécutés avec patience et maîtrise.Vous croyez que la vie est belle et vaut la peine d'être bien vécue, alors venez vous plaire et satisfaire votre curiosité.Peut-être réaliserez-vous qu'il existe une forme d’élégance personnelle qui réchauffe le coeur de la femme qui sait discerner le féminin au singulier et qui apprécie son vêtement comme une forme de joie extérieure, qui se garde d'être bruyante ou tapageuse.J'invite les lectrices du Devoir qui n'ont pas encore eu le temps de venir examiner du vrai beau vêtement de qualité à prix modique, à m’appeler au 270-1182.Nous fixerons un rendez-vous.Il ne vous en coûtera pas plus cher pour cela.Du lundi au mercredi, je suis là jusqu'à 6 p.m., le jeudi et le vendredi jusqu'à 9 p.m.et le samedi jusqu'à 5 p.m.Vous ne regretterez pas d'être venue chez-moi.$i je n'ai pas votre vêtement, je le confectionnerai sur mesure.$i vous avez votre tissu et le modèle d'une revue, venez et je ferai en sorte que vous repartirez heureuse et contente.Je vous attends.6970 rue St-Denis (près MÉTRO Jean-Talon) 1er étage.un drame à la mesure du Québec sionnel Rappelez-vous: nous avons dit.plus haut, le goût de l'Institut pour la spéculation et son mépris de l aetion Résultat?l'intormation a circulé; on est devenu lucide; on savait où résidaient les problèmes.Mais, à travers tout ça.pas la moindre amorce de solution! L'Administration était présente, mais ensuite décidait ce qu'elle voulait, sans tenir compte du groupe On a dit quelque part que quand on connaît trop son mal et qu'on n'entrevoit pas de remede.on se sent vite frustré La frustration est mère de l'anarchie Le Groupe pour une communauté thérapeutique (car il avait changé de nomi déboucha sur cette impasse de l'anarchie Tant et si bien qu'à la veille du conflit qui allait éclater.Albert-Prévost faisait face à un quadruple rang de confrontation: • L'Administration et la thérapie; le groupe Maxwell Jones avait cerné les difficultés.ouvert des plaies sans offrir de solution.L'Administration demeurait peu attentive aux demandes des soignants.Devant cette surdi-cécité administrative.la position des thérapeutes se durcissait.Le fossé entre les deux langages s'élargissait.On n’entrevoyait pas de point de communication • La psychanalyse et la psychiatrie communautaire: ce débat est loin d'être fini Les analystes sont loin d'être prêts à descendre dans la rue; d'ailleurs ce n'est pas leur rôle Les psychiatres communautaires brandissent à qui mieux mieux la réalité immense des services à rendre.Pour que le fou ne soit pas enferme à l'asile, disent-ils.il faut prévenir.agir dans la communauté.traiter le malade sur place.Le débat est d'autant plus acerbe que les analystes sont d'excellents théoriciens et qu'ils ont tenu heu de maître à la plupart des psychiatres.• Le tiraillement de l’équipe: la malade n'appartenant plus d'office au médecin, un partage radicalement nouveau des tâches et responsabiütés doit s'effectuer.Ce revirement est peu facile.On ne sait plus trop bien qui conteste le pouvoir de qui.On ne comprend pas davantage qui relève exactement de qui.• Le psychiatre et les besoins de la communauté.Le patron réel d’un institut demeure sans contredit le malade.Or le malade a des besoins, multiples et divers.Et le psychiatre a beau faire de son mieux, il lui arrive d'être confronté à ses propres limites , tiraillement On ne le répétera jamais assez: l'analyse de ce conflit est difficile et ambiguë.On ne jouit pas.pour la parfaire, du recul historique qu'il faudrait.Cependant, nous tenterons de revoir les événements au travers de quatre grilles consécutives.Aucune d'entre elles ne détient la vérité; peut-être qu'en les superposant, on arrive cependant à un meilleur décodage de la réalité.La grille socialiste L'utilisation d’une grille socialiste suppose qu'on définisse d'abord des rapports de force.D’une part donc, on discernait l’administration, détentrice manifeste du pouvoir.Pendant tout le conflit, l’administration a eu accès au Gouvernement.Quand il s'est agi de lever l’injonction, une simple pression de l’administration a suffi, etc.En confrontation directe avec le pouvoir, on pouvait aisément repérer le savoir.Médecins et thérapeutes, théoriciens et penseurs: une sorte d'élite reconnue comme telle par le groupe en raison d’un savoir.Enfin, à un autre niveau, se rangeaient les .travailleurs.Les travailleurs étaient surtout valorisés ici pour leurs services, leurs habilités plutôt que leur savoir ou leur pouvoir.La crise éclate, cet voir.La crise éclate, cet équilibre est rompu.Les tenants du savoir redament d'abord le pouvoir ils veulent décider du problème de l'urgence, de l'affaire des adolescents, des services essentiels; ils veulent decider des choses, parce qu'ils savent Cette crise-ci ne résoudra pas encore ce dilemme: l'administration est restée maître du pouvoir, au mépris du savoir Cette victoire était évidente dès le 16 mai.le jour où le fourgon-bélier se stationnait à Prévost et où les forces de l'ordre reprenaient possession de l'institut de manière on ne peut plus tangible.Le savoir, frustre, se joint alors aux travailleurs Nouvelle lutte Dans cette absence de structures imposées, qui va prendre le pouvoir?Les travailleurs et les thérapeutes tenteront tour à tour d'augmenter leur emprise sur ce pouvoir Mais il importe ici qu on saisisse bien toutes les nuances.La lutte, à compter du 16 mai.ne s’effectue plus du tout à l'intérieur des cadres: la structure de remplacement.l'éphéméride où l'on vit n est qu'illusion ou.mieux, espoir.Et déjà, s’amorce une lutte de pouvoir Assez symboliquement d'ailleurs, cette lutte se poursuivra autour d'un thème fondamental: le savoir est-il nécessaire pour gouverner'.’ Un travailleur émettra l'opinion que tout va mal depuis que syndiqués et thérapeutes partagent leurs assemblées.On tentera de réduire ces morcellements en instituant un cartel polymorphe où tous seraient représentés équitablement et participeraient, par la voix de leurs représentants.aux décisions.Nouvelle friction: les médecins refusent le cartel; tout au plus y verra-t-on un résident ou deux, jamais de patron' .jamais de détenteur officiel du savoir.Il y eut rapprochement, qu'on ne se meprenne pas, mais il y a eu d'abord et avant tout un respect différé des distances et des hiérarchies Les médecins, par exemple, ne voudront jamais dénoncer le directeur médical: car.même s'il détient le pouvoir, on reconnaît tacitement qu'il est du côté du savoir.On ne trahit jamais un membre de sa faction II y a eu rapprochement, mais il y a eu collision, très souvent.Si les thérapeutes disaient ne pas pouvoir poser tel geste que réclamaient les travailleurs, ils appuyaient leur refus par un argument de savoir.Les thérapeutes, pendant un temps, ont confondu savoir et pouvoir; les travailleurs ont espéré une pareille collusion entre pouvoir et services.La dialectique du fou Dans l'histoire de la folie.Michel Foucault présente une hypothèse dialectique intéressante Le fou.dit-il.à cause de son message trop difficile à entendre, est de-porté hors de la ville dans un lieu appelé asilè.Si jamais il vous arrive de vouloir faire le tour des asiles et prisons de Montréal, il vous suffira d’emprunter la route de ceinture de nie; assez étrangement, vous retrouverez, sur cette ligne limotrophe.la plupart des lieux de déportation connus: Douglas Hospital.Prévost, Pinel.Rivière-des-Prairies.St-Jean-de-Dieu et j’en passe.Si on isole ainsi le fou, c’est qu'il représente, pour une société, l'image de l'errance, de la déviance, et du dérapage hors du réel.Dans l'Anti-Oedipe, Deleuze confondra systématiquement le schizophrène et le contestataire.Le schizophrène, dit-il, conteste, dans son corps même.l'ordre social.Le schizophrène est un témoin gênant du fou en nous.Comme tout ! lettres au Devoir Les mirages d'une certaine propagande touristique Le touriste, ce conquérant des temps modernes-la caméra en substitut du sabre ou du goupillon! recherche l'exotisme, le pittoresque et un peu de dépaysement.Les lecteurs (j'en suis) de vos pages touristiques de meme, j imagine.Hélas, certains articles soi-disant touristiques ne sont que d'hypocrites camouflages Je veux bien que l'Afrique du Sud soit un vaste champ de marguerites (Devoir 23 septembre) mais.pour qui?Sûrement pas pour la majorité africaine encore sous le joug colonial d’une minorité blanche raciste et vivant dans des "ban-toustans" qui ont ne risque pas de confondre avec des jardins Dota niques.Toute description "bucolisan-te" de l'Afrique du Sud n est que publicité mensongère servant à détourner l'attention et à légitimer une injustice flagrante.Nous ne devrions pas nous vanter aussi d’avoir des touristes dont les devises servent à perpétuer le racisme en Afriaue du Sud.J -Denis GARCEAU Québec, 8 octobre 1972.témoin gênant, le fou doit être écarté Présentement, et depuis quelques années, une tentative serieuse de remise en circulation du fou sest mise en branle à travers le monde entier Et l'Institut Albert-Prévost s'est engagé dans ce mouvement de mise en présence du fou et de la société C'est tout l'impact de la philosophie communautaire et de la nouvelle pensee institutionnelle (Koechlin Ver-morel Racamien.Or toute tentative de remise en circulation du (ou est promise à la contestation C'est la société elle-même qui va protester Et.dans ce sens, la société, a gagne le combat de 1T A P elle a étrangement manifeste son désaccord avec la remise en circulation du fou Paradoxalement, ce seront les administrateurs qui vehi culeront ce refus du tou On ne peut attribuer au hasard le fait que 2 des 4 médecins congédiés étaient engagés en phychiatrie communautaire L'ensemble des congédiements et suspensions touche d'abord et avant tout les gens engagés dans la communauté Les premières cliniques à être paralysées seront les cliniques communautaires.On rejoue le drame de St-Luc.de Verdun, de Maisonneuve, du Queen Elizabeth Hospital où l'affrontement entre les besoins de la société et rengagement des équipes de soin a débouché sur les impasses amères.La grille administrative Depuis Katt.Peter et Hull, Gallbraith, et Toffler.on s'intéresse a l'intransigeance systématique du langage administratif; langage qui débouche sur l'inefficacité.Ce langage existe à Albet (-Prévost: il y a un ensemble de gens pour qui cet institut n est qu une machine à faire rouler rondement.Le langage administratif est univooue: des fortes têtes - éviction, un refus de céder - recours à la force; délit - sanction.Chacun des pas de la démarche administrative s'inscrit inéluctablement dans la logique froide et opérationnelle d une machine à faire marcher.Face à cette logique.s’en situe une autre, soit la démarche médicothérapeu-tique Chacun des pas de la demarche des thérapeutes au cours du conflit s’inscrit pareillement dans la logique du paradigme psychothérapeutique Ce paradigme repose sur une écoute, une écoute délicate.attentive, nuancée, faite de tergiversations, de réflexions, de soupèsements: toute une dialectique du mitigé, de l’essentiel et de l'accessoire: une insistance profonde sur le vécu émotionnel.Le problème, c'est qu'il n’existe pas présentement de point de communication entre ces deux langages.Contrairement à ce qu'on croit, les thérapeutes sont beaucoup plus sensibles aux difficultés de relations intemersonnelles que d’autres.Cette 1 sensibilité naît d'un sens aigu des mots, des anecdotes, et des différences minuscules.Quand il se présente des difficultés immenses.des énormités, il y a éclatement; ici.il y a eu crise La grille psychiatrique Les thérapeutes agissent quotidiennement dans un sens précis.Ils adoptent une attitude féminine d’attente.Sans les susciter, ils facilitent et accueillent les révoltes intérieures du malade, les énoncés pulsionnels de son inconscient.Voici un conflit.II ne s’agit plus d entendre la révolté de Vautre il s agit d agir Il ne s agit plus de spéculer il convient de se battre A cause du metier même des thérapeutes, on pouvait prévoir que cette familiarité avec le langage pulsionnel susciterait une dynamique plus violente qu en d autres endroits Plus violente, soit, mais plus ambivalente aussi car le metier impose un mouvement de balancier entre la position active et passive La demarche thérapeutique consiste à concilier des contradictions Ici.il y avait contradiction; la conciliation aura été pénible et.pour le moins, controversée Tentative de dégagement On a trop écrit que le Conflit était local pour qu'il le soit vraiment On a voulu isoler ce débat, comme on isole le tou On a voulu mettre iv combat à l'asile parce qu il était fait d'irrationnel et de contradictions Mais le problème du dialo gue entre les services et l'administration ne se pose pas qu a U A P La dialectique des déeloi-sonnements se poursuit dans toutes les équipes psychiatriques du monde L'enfermement du fou est un problème universel La lutte des classes survit a tous les modèles sociaux actuels.On ne peut qu ignorer, au moment où j'écris, l'issue finale du conflit, il y a peut-être meme une voie elegante qui permette de sauver la face, de sauvegarder les intérêts les plus divers.Peu importe il est souhaitable qu'on regie le conflit, mais il faudra dès lors recommencer, bâtir autre chose Quoi qu'il advienne il y a eu meurtre à IT A P II y a eu meurtre d une certaine (orme d'espoir Si l'on rebâtit au tre chose, ce sera justement autre chose Mais l'effort actuel a etc étouffe A cause de ce débat, le tou est parti un peu plus loin vers son oubli Pour le rattraper il faudra refaire des pas qu'on • avait déjà laits Dans un débat entre la logique opérationnelle et l'illogisme humain, on a attaibh la position de l'irrationnel et.peut-être même, de Ihu-main.Ce type de meurtre témoigne le notre evolution sociale actuelle Qu Sn ne veuille pas le constater témoigné aussi de la conscience sociale présente L'erreur immense commise à ! Institut Albert-Prévost lut celle de ne pas tenir compte de cette évolution sociale On a voulu remettre a la société ses responsabilités mais sans la consulter La société s'est objectée Et ce débat s'amorce à peine qui va conduire le schizophrène à un statut social plus digne L éclatement.a IT A P est un indice du temps qu'il faudra pour mener à bien cette reinsertion On parle d'une fusion à (hôpital Sacre-Coeur.Ce n'est pas.a vrai dire, une solution: c'est tout au plus I hy pothèse d'un nouveau lieu d'où engager la lutte 1-es événements récents indiquent qu'il faudra consacrer des energies immenses a convaincre la société du droit de cite du schizophrène On a tue un espoir; on n a pas tue ( Espoir CHEZVITO Voire restaurant italien 5412 Côte des Neiges RÉSERVATIONS; 73S-3623 SECRETAIRES.FUTURES SECRETAIRES GAGNEZ PLUS d«nt l'Induttri* «t au gouvarnamtnt APPRENEZ La Sténotypie ou LA STENO PIC La systftmn da sténo mécanique ou la »yt* terne H écriture rapide a le main les plut, rapidas ot les plus faciles d'etudei RECONNUE PAR LE MINISIlRE OE I fOUCIllW.PERMIS 5(0 VOUS AUSSI POUVEZ DEVENIR Secrétaire commerciale Secrétaire légale Secrétaire juridique Secrétaire médicale Secrétaire de direction Sténo aux aitemblées Secrétaire parlementaire Sténo à la cour POUR DE PlüS /IMPIES INEOUMâîNM TfUPHONEZ.VISITEZ OU ECRIVEZ INSTITUT DE STÉNOTYPIE INTERNATIONAL INC.1015 Côte du Beaver Hall MONTREAL (Metro Place Victoria) Tél 878 9186.POSTE 1 SVLVANIA La stéréo à la dimension du son* GhékidzùJl Snïcot dU Jmal *7.6970, rue St-Denis 270-1182 LE TRICOLORE COGNAC CASTILLON Modelé JIS389 A* * C’est beau à écouter et à regarder.Cette console de type crédence espagnole comprend un récepteur FM/AM/FM-stéréo avec magnétophone â cassette 4 pistes.Elle offre tout ce qu'il vous taut pour jouir d'une sonorité incomparable, un amplificateur transistorisé Dynamic 80 ', un changeur de disques automatique Garrard 2025-TC et six haut-parleurs 6 • Le Devoir, mardi 31 octobre 1 972 suites de la première page NEZ À NEZ Cette campagne, que la plupart des observateurs ont jugee terne et sans intérêt, aura été caractérisée par le recours systématique à la radio et à la télévision qui sont devenues les véhicules principaux de la propagande des partis.Les leaders des quatre grandes formations ont participé à d'innombrables émissions radio-téléphoniques, répondant aux questions des électeurs dans les régions visitées.Au total, 12.7 millions de Canadiens étaient inscrits sur les listes électorales, dont un sixième environ étaient des jeunes de 18 à 24 ans, votant cette annee pour la première fois.En 1968 , 74.8 pour cent des inscrits avaient participe au scrutin, contre 79.8 pour cent en 1958.année de la victoire écrasante des conservateurs sous John Diefenbaker.Ce dernier avait remporté 208 des 245 sièges.Bien qu'aucun thème particulier n’ait vraiment dominé la campagne de 1972.on doit constater que les questions d’ordre économique et social ont été plus débattues que les autres: chômage, assurance-chômage, hausse des prix, pensions de vieillesse, revenu annuel garanti, subventions aux industries, croissance industrielle, fiscalité.Si l’on excepte ,M.Claude Wagner au Québec, aucune personnalité nouvelle ne participait cette année à la campagne électorale: les quatre leaders nationaux étaient tous engagés dans la bataille de 1968, à cette différence près que M.Lewis n’était pas, il v a quatre ans, chef de son groupe, alors airigé par M.T.C.Douglas.En tout, 1,117 candidats briguaient les suffrages dans les 264 circonscriptions du pays, ce qui constitue un record.LES LEÇONS M.Stanfield n’a pas réussi à remporter une majorité de sièges.Son parti a cependant fait les gains les plus importants, et cela est un hommage mérité à la persévérance et à la ténacité du leader conservateur.Si la moindre incertitude constitutionnelle devait découler du scrutin d'hier, elle devrait normalement être résolue en faveur du parti qui a obtenu la confiance des électeurs dans la majorité des provinces.M.trudeau avait fait en 1968 un pari presque impossible.Porté au sommet de l’appareil politique par un courant artificiel qui prit d'abord naissance au Canada anglais, il réussit ensuite à s’imposer au Québec sur la foi du prestige que lui avait d’abord conféré, avec une gratuité fort inédite, PRAIRIES Libéraux et N PD reculent devant les conservateurs Les conservateurs ont enregistré des gains dans les provinces des Prairies nier, aux dépens des libéraux surtout, mais aussi en arrachant deux sièges aux néo-démocrates en Saskatchewan.L’Alberta, forteresse conservatrice, a été complètement balayée par les candidats de M.Robert Stanfield qui ont emporté les 19 sièges en jeu.A la dissolution, les libéraux détenaient quatre sièges dans cette province.Deux ministres ont mordu la poussière dans la province du pétrole: le ministre de l’agriculture.M.Oison, et le ministre d’Etat Pat Mahoney, qui a été défait dans Cal-gary sud par un millionnaire du pétrole.En Saskatchewan, les libéraux n’ont réussi qu’à faire réélire M.Otto Lang, ministre de la justice, dans Saskatoon-Humboldt.Aux dernières élections, ils avaient remporté deux sièges en Saskatchewan pour en perdre un par la suite aux néo-democrates dans une élection partielle.Les conservateurs, pour leur part, ont gagné deux sièges aux dépens des néo-démocrates.A OOh.15 ce matin, la victoire était acquise aux néo-démocrates dans quatre circonscriptions, et ils menaient dans une autre.Au Manitoba, les conservateurs et les néo-démocrates ont enlevé aux libéraux trois des cinq sièges qu'ils détenaient.Les conservateurs ont gagné deux sièges pour un total de sept, les néo-démocrates ont gagné un siège pour un total de 4 et les libéraux sont restés avec deux sièges alors qu'ils en détenaient cinq au lendemain des dernières élections.Plusieurs personnalités de la politique ont été réélues ou battues dans les Prairies.Au Manitoba, par exemple, un ex-ministre du cabinet de M.Diefenbaker, M.Walter Dinsdale, a été réélu dans Brandon-Souris.M.Diefenbaker lui-même, premier ministre du Canada de 1957 à 1963 et chef de l’opposition de 1963 à 1967, a facilement été reporté à la victoire dans Prince Albert.Dans Winnipeg nord centre, M.Stanley Knowles, député de la circonscription depuis 1945, à l'exception d'une courte période de quatre ans durant le règne de M.Diefenbaker, a été réélu avec une bonne majorité.M.Knowles est leader de son parti en Chambre.Un autre ancien ministre du cabinet Diefenbaker, M.Alvin Hamilton, n’a eu aucune difficulté à vaincre trois adversaires dans Qu’Appelle Moose Mountain.Le critique financier du parti conservateur, M.Marcel Lambert, ex-ministre lui aussi de la défense, puis du revenu et ancien président de la Chambre des Communes, a été réélu dans Edmonton ouest.MANITOBA ÉLUS 1968 Libéraux 2 5 Conservateurs 7 5 NPD 4 3 Crédit social - Autres - A venir TOTAL 13 13 ALBERTA SASKATCHEWAN ÉLUS 1968 ÉLUS 1968 Libéraux 4 Libéraux 1 4 Conservateurs 19 15 Conservateurs 7 15 NPD - NPD 4 - Crédit social - Crédit social - Autres - Autres - A venir A venir 1 TOTAL 19 19 TOTAL 13 19 La débâcle atteint aussi la Colombie-Britannique La débâcle connue par le parti libéral partout à l'ouest du Québec s’est manifestée également sans équivoque en Colombie-Britannique.Le parti de M.Trudeau, qui y détenait à la dissolution des Chambres un total de 15 députés sur 23, ne comptait que deux candidats élus et trois en avance vers 12 heures 30.Par contre, le Parti progressiste conservateur a effectué une percée remarquable, inscrivant 8 candidats élus, au moment où nous mettions sous presse.Ils étaient totalement absents de cette province à la dissolution.Le Nouveau parti démocratique, fort d’une victoire au niveau provincial il y a seulement quelques semaines, a renforcé sa position, passant de 8 députés à la dissolution à 10 candidats élus, tard dans la soirée.Seuls les anciens ministres du cabinet Trudeau, Jack Davis dans Capilano et Ron Basford dans Vancouver Centre, ont pu résister à la vague qui a balayé le parti libéral de cette province.Dans la seule circonscription du Yukon, le député Erik Nielsen a été réélu, tandis que dans les Territoires du Nord-Ouest, M.Wally Firth, du NPD, a enlevé le siège que détenait le parti libéral.L'ancien chef du crédit social, Robert Thompson, qui se présentait cette fois sous les couleurs du parti progressiste conservateur, dans la circonscription de Surrey-White Rock, n'est pas parvenu malgré une vive lutte, à empecher la réélection du néo-démocrate Barry Mather.Pour ce qui est des suffrages exprimés, les trois partis se suivaient de très près en Colombie-Britannique, le NPD venant en tête avec 34.3% du total, les progressistes-conservateurs au deuxième rang avec 33.1%, puis les libéraux avec 29.5%.Dans Vancouver, les libéraux ont subi deux défaites cuisantes, concédant deux sièges aux progressistes conservateurs, ceux de Vancouver Quadra et de Vancouver Sud, où ils détenaient des majorités de 9,184 et 10,236 voix respectivement.Dans Victoria également, le parti libéral a perdu un siège où il jouissait d’une forte majorité 4,823 encore une fois aux mains des progressistes-conservateurs.C.-BRITANNIQUE ÉLUS ENTÊTE 1968 Libéraux 2 2 16 Conservateurs 8 O - NPD 10 1 7 Crédit social - Autres - A venir TOTAL 20 3 23 “l'autre nation”.Comme Laurier et Saint-Laurent avant lui, M.Trudeau se retrouve aujourd’hui dépouillé des appuis dont il tira originellement sa force et obligé de se replier sur sa propre province, où il demeure, malgré les apparences, plus vivement et plus fondamentalement contesté qu’il n'a semblé l'être hier par les provinces anglophones.M.Trudeau pensait avoir résolu la question du Québec et de l’unité canadienne.Elle se pose de nouveau, à travers son échec, dans toute son acuité.On voit mal,, même s’il devait obtenir une pluralité de sièges, comment il pourra remonter la côte qu'il vient de descendre.Ici encore, l'exemple de Laurier et de Saint-Laurent invite au réalisme.Le Canada anglais semble avoir cru M.Trudeau sur parole et conclu que, celui-ci ayant réglé le problème québécois, il pouvait désormais se passer de lui.Le deuxième grand vainqueur de l'élection d’hier est M.David Lewis.Si M.Stanfield est appelé à former le procham gouvernement, le succès du NPD pourrait être de durée limitée: on peut prévoir, en effet, que fort d’un premier succès, M.Stanfield ne tarderait pas, comme le fit M.Diefenbaker en 1958, à convoquer une nouvelle élection à la première occasion favorable.Si toutefois M.Trudeau est appelé à former le prochain gouvernement, le rôle du NPD pourrait être beaucoup plus important.Un gouvernement Trudeau n'aurait pas intérêt à revenir bientôt devant l’électorat, M.Lewis a laissé voir hier soir que son parti n’hésiterait pas à appuyer un gouvernement qui tiendrait compte de ses exigences sur des questions comme la fiscalité, le chômage et le coût de la vie.Ce pourrait être l’occasion, pour l’aile progressiste du parti libéral, de donner le coup de barre dont elle fut incapable entre 1968 et 1972.Dans cette hypothèse, il se pourrait que le Canada connaisse un gouvernement minoritaire appelé à durer assez longtemps et dont la fécondité pourrait être plus grande que ne veulent l’imaginer les tenants des majorités gouvernementales classiques.AU QUÉBEC laga, M.Raymond Laliberté.Mme Kari Lewitt dans Dollard, Mme Françoise Stanton dans Louis-Hébert et M.Pierre de Bellefeuille dans Ahuntsic comptent parmi les candidatures néo-démocrates intéressantes qui ont également subi une défaite.Pour ce qui est du comté de Drummond, le chef du Crédit social.M.Ca-ouette, s’était fait prophète de malheur en prédisant, quelques jours avant le scrutin, la défaite du ministre Jean-Luc Pépin.Déjà en 1968, le créditiste avait pressé M.Pépin de quelque mille voix.Cette fois-ci, le nouveau candidat créditiste, M.Jean-Marie Boisvert a remporté la victoire par quelques centaines de voix.On attribue la défaite du ministre notamment au fait qu’il a dû s’absenter de trop longs mois a l’extérieur de son comté pour parvenir à diriger son ministère, parmi les plus lourds de tout le gouvernement.Les résultats de 218 des 220 bureaux de scrutin donnaient 15,859 voix au créditiste Boisvert contre 15,724 au ministre Pépin.Dans le comté de Joliette, la victoire de l'indépendant Roch LaSalle a quelque peu étonné libéraux autant que conservateurs.Il s'agit du seul candidat québécois 3ui ait reçu l’appui officiel du président u PQ, M.Rene Lévesque.Néanmoms, au quartier général du Parti conservateur, hier soir à Montréal.dans la pleine euphorie, on fondait des espoirs sur le futur comportement de M.Roch LaSalle.On fait valoir qu’il s’est tenu toujours près du Parti conservateur même après sa décision de siéger comme indépendant à la Chambre des communes.Les conservateurs soulignent encore qu'ils ont volontairement opposé à M.Roch LaSalle un candidat mediocre.Dans le comté de Saint-Hyacinthe, la faible victoire de la vedette, Claude Wagner, témoigne de l’échec relatif de son leadership et du peu d’influence qu'il a pu avoir sur l’électorat québécois.Dans les toutes dernières heures encore, les conservateurs n’osaient s’affirmer gagnants.Et la faible majorité de M.Wagner ne fait que confirmer cette incertitude.Le décompte des 242 bureaux de scrutin a donné 16,819 à M.Wagner contre 16,102 au libéral, L.Foster.Dans le comté de Brôme-Missisquoi, la victoire du conservateur, Heward Graf-ftey, n’aura surpris personne.Député jusqu’en 1968, il s'était vu enlever le comté dans la vague de la trudeaumanie mais par la faible majorité de 200 voix.Ces quatre ans durant, M.Grafftey n'a fait que poursuivre la sollicitation de ses électeurs Une semaine avant le scrutin, les libéraux admettaient déjà leur défaite comme s’ils faisaient face à la poussée irréversible d’une puissante machine électorale.Aux derniers instants du déroulement du scrutin, les comtés les plus contestés ont paru être Sainte-Marie, où le conservateur, Georges Valade, a finalement connu la défaite, Frontenac et Beauce remportés par les libéraux et Charlevoix que le fils de Réal Caouette a enlevé aux conservateurs.Enfin, soulignons que trois nouvelles libérales siégeront dorénavant à la Chambre des communes.Mme Jeanne-Sauvé dans Ahuntsic, Mlle Monique Bégin, dans Saint-Michel et Mme Albanie Morin dans Louis-Hébert.Cette dernière candidate aura triomphé contre quatre autres femmes.Au Québec, les libéraux auront recueilli 49.2 pour cent des suffrages, tandis que 24.1 pour cent allaient au Crédit social 17.5 pour cent, aux conservateurs et 6.5 au NPD-Québec.C’EST L 'ONTARIO trahies” - il faut signaler Allan Lawrence (dans Northumberland Durham), Flora MacDonald (Kingston-The Islands), Frank McGee (Ontario), Paul Hellyer (Toronto-Trinity), James Gillies (Toronto-Don Valley), et Peter Reilly (Ottawa-West).En plus de faire réélire avec des majorités accrues tous ses députés, - dont évidemment son chef, M.David Le leader du NPD, David Lewis, est porté en triomphe sur les épaules de ses électeurs enthousiastes, après son Action dans York-sud, à Toronto.(Téléphoto CP) .\ , Lewis, dans York-sud - le Nouveau parti démocratique a arraché deux sieges libéraux à Toronto et deux autres dans le nord de l’Ontario.Dans Scarborough-West, le candidat libéral a été battu par John Hamey, un des rivaux de M.Lewis lors du dernier congrès de leadership du parti; tandis qu’une autre brillante recrue néo-démocrate, Terry Grier, emportait le siège torontois de Lakeshore.Les deux autres gains néodémocrates sont Nickel Belt Sault-Sainte-Marie.Les pertes libérales sont fortement concentrées dans l'est de l’Ontario, la région de Hamilton et la péninsule du Niagara.Mais la région métropolitaine de Toronto n’a pas été épargnée: le parti de M.Trudeau y a perdu six des 15 sièges qu'il détenait avant la dissolution.On constate cependant que les libéraux ont maintenu leurs positions dans le sud-ouest de l’Ontario (la région de Windsor) et dans le nord de la province.En règle générale, les victoires conservatrices dans les comtés torontois ont été assurées par de chaudes luttes à trois entre les candidats des trois partis, les Néo-démocrates parvenant à accroître considérablement leur proportion du vote populaire.Dans les autres comtés de la province, toutefois, les conservateurs ont remporté la plupart de leurs sièges en parvenant à retourner - souvent par des marges très faibles - les majorités libérales de 1968.Signalons enfin la réélection de tous les ministres ontariens de M.Trudeau, à l’exception de M.O'Connell: le ministre des Affaires extérieures, Mitchell Sharp, dans Toronto-Eglin-ton; le ministre des finances, John Turner, dans Ottawa-Carleton; le ministre de la santé et du bien-être social, John Munro, dans Hamilton-east; le ministre des affaires de la consommation et des corporations, Robert Andras, dans Port Arthur; le ministre du revenu, M.Herb Grey, dans Windsor-West; le ministre d’Etat aux affaires scientifiques.Alastair (Gilles-pie, dans Toronto-Etobicoke; et le ministre de l’énergie, des mines et des ressources, M.Donald MacDonald, dans Toronto-Rosedale.NOUS AURONS de l’expansion économique régionale dans le dernier Parlement a cependant refusé de dire son opinion quant à l’échéance des prochaines élections fédérales.M.Marchand a expliqué la défaite des libéraux en Ontario, en Colombie-Britannique et en Alberta en disant que le Parti libéral avait mis de l'avant des politiques qui s’adressaient d’abord aux provinces moins bien nanties et qui, par le fait même, “embarrassaient” les trois provinces "riches '.Il a cité en exemple les politiques du gouvernement libéral relatives à la lé-forme fiscale et aux allocations familiales qui pénalisaient d’abord la “classe moyenne”.Il a dit que les pertes des libéraux à l’Est du Québec n’avaient absolument rien à voir avec un quelconque sentiment anti-séparatiste ou anti-français dans ces provinces.En ce qui concerne l’Ontario, il a souligné l’importance du nationalisme économique dans cette province qui exige plus de rigidité envers les investissements américains qui, pourtant, a ajouté M.Marchand, ont concouru à l’essor de cette province.Pour ce qui est du Québec, il a expliqué les succès libéraux en disant que “pour une fois, les Québécois se sentaient bien représentés à Ottawa.” Le ministre de la main-d'œuvre et de l'immigration, M.Bryce Mackasey, réélu dans Verdun, a déclaré pour sa part cju’U pensait qu’un gouvernement minoritaire libéral devrait agir comme un gouvernement majoritaire.C’est ce que nous avons fait sous le règne de M.Pearson, a-t-il dit, et cela nous a réussi.M.Mackasey a déploré le fait que M.Pépin, ministre de l’industrie du commerce, “le meilleur que le Canada ait connu”, a-t-il dit, ait été défait dans Drummond, surtout qu’il avait beaucoup fait pour l’industrie du textile, principale source de revenu de ce comté.Pour M.Marc Lalonde, candidat libéral dans Outremont et éminence grise de M.Trudeau, la défaite de M.Jean-Luc Pépin est “un malheur pour le Canada” mais la perte de popularité du parti libéral au pays n’est pas une surprise.M.Lalonde, qui a été interrogé sur les ondes de Radio-Canada vers 21h45 alors que son parti était légèrement en tête au pays, a dit qu’à la vérité il ne s’attendait pas que le prochain gouvernement fût majoritaire.M.Lalonde s’est félicité du regain de popularité de son parti dans les Maritimes et du maintien des libéraux au Québec mais il a attibué notamment aux politiques sociales de son parti la réac- C'était hier.d'après la Presse Canadienne Trudeau est venu saluer ses électeurs Accompagné de sa femme Margaret (qui votait pour la première fois de sa vie), de son bébé (qu’il portait sur son dos dans un havre-sac) et de son chien noir (entré dans la famille peu avant la naissance de Justin), M.Trudeau s’est présenté au bureau de scrutin de son arrondissement vers 10 heures, hier matin, dans la circonscription d’Ottawa-Est.Par la suite, le premier ministre s’est envolé pour Montréal où il a déjeuné hier midi avec sa mère, Mme Grace Elliott Trudeau, à son domicile d’Outremont.Puis il a visité ses partisans dans sa circonscription de Mont-réal-Mont-Royal où, quoique candidat, il ne pouvait voter, étant inscrit dans Ottawa.Vers 16 heures 30.il a regagné Ottawa en avion.Dans la soirée, il a suivi les résultats dans une suite de l’hôtel Skyline où les libéraux avaient établi leur quartier général pour la soirée.A son arrivée hier matin à l’aéroport’ international de Montréal, il a été accueilli par une dizaine de représentants de son Parti et de gardes du corps.Les reporters qui accompagnaient le premier ministre à bord de son DC-9 ont constaté qu’ils étaient autorisés à acheter et à consommer de l’alcool à bord.C’était probablement l’un des rares lieux où prévalait ce régime d’exception puisque, partout au Canada, tous les débits d’alcool étaient fermés jusqu’à la fermeture des bureaux de scrutin.La famille Stanfield a voté dès 8h.00 Journée calme et paisible hier pour Robert Stanfield qui, après avoir voté dans sa circonscription de Halifax, a regagné son hôtel du centre-ville jusqu’à la fermeture des bureaux de scrutin.Il était accompagné de Mme Stanfield et de ses deux filles, Judy, 22 ans, et Mimi, 18 ans, rentrée de Strasbourg pour l’occasion.En début de soirée, tandis que le dépouillement se poursuivait à vive allure dans les Maritimes, M.Stanfield s’est rendu au quartier général du Parti conservateur, à Halifax.C’est là qu’il a suivi les résultats.M.et Mme Stanfield s’étaient levés tôt hier matin et, peu après 8 heures, on les voyait sortir de leur hôtel pour se rendre au bureau de scrutin.Le chef du PC a ensuite visité un certain nombre de bureaux de scrutin de sa circonscription où il a salué les représentants de son Parti.Il faisait froid et le vent soufflait avec force sur la ville.tion défavorable des provinces riches.“C’est un ensemble de facteurs qu’il faut considérer, a dit M.Lalonde.Je pense que les politiques sociales, les redistributions des revenus en faveur des provinces pauvres et peut-être aussi les politiques de bilinguisme ont provoqué cette réaction des Ontariens et des habitants des Prairies”.M.Charles Drury, président du Conseil du Trésor et candidat libéral dans Westmount, a déploré la perte de Jean-Luc Pépin “qui était un bon ministre”, a-t-il dit.Même si c’était un gouvernement minoritaire, M.Drury s’est dit convaincu que le premier ministre Trudeau pourrait gouverner et mettre en place un bon gouvernement.Le bilinguisme, a-t-il reconnu, a joué un rôle important dans les pertes subies articulièrement en Ontario par les li-éraux.Il a sans doute mené à la défaite de l’un des députés, celui d’Ottawa, M.Lloyd Francis.Quant au bilinguisme dans la fonction publique fédérale, pour M.Drury, l’objectif énoncé par M.Trudeau, à savoir 75% chez les fonctionnaires et 60% chez les cadres supérieurs demeure toujours possible pour 1975.“Il faut attendre, a-t-il dit, pour savoir exactement comment sera constitué le prochain Parlement.” M.Jean-Pierre Goyer a déclaré de son côté: “Nous avions demandé à toutes les régions du Canada de supporter le Parti libéral et de créer leur propre pouvoir régional.Malheureusement, a dit le solliciteur général, seul le Québec a répondu massivement à notre appel.Il faudra évidemment s’ajuster à une nouvelle réalité si le gouvernement est minoritaire.Il faudra également confier plus de responsabilités à des élus du Québec,”’ a dit M.Goyer, quelques minutes après son élection qu’U venait de remporter avec 38,000 voix Selon lui, les mass media se sont faits le porte-parole de l’opposition durant la dernière campagne et ont donné une image pessimiste de la vie canadienne.L’une des trois premières femmes du Québec à être élue à Ottawa, Mme NOUVELLE-ÉCOSSE ÉLUS 1968 Libéraux 1 1 Conservateurs 10 10 NPD - Crédit social - Autres - A venir TOTAL 11 11 Albani Morin, député de Louis-Hébert, a déclaré à l’issue de son élection qu’elle souhaitait qu’un plus grand nombre de Québécoises s'intéressent désormais à la politique.C’est comme conseiller municipal que Mme Morin a fait ses premières armes en politique.Le résultat ne l’a nullement surprise dans son comté de Louis-Hébert, traditionnellement libéral.LES MARITIMES Le parti de Stanfield, qui comptait sur l’appui ouvert du premier ministre Richard Hatfield, est resté maître des cinq circonscriptions qu’il avait déjà, dans les régions anglophones.En Nouvelle-Ecosse, Tes positions demeurent également inchangées.Avec le ministre Allan MacEachen, les libéraux ont conservé leur seul siège dans la province de Stanfield.Les conservateurs ont été réélus dans les 10 autres circonscriptions.Les néo-démocrates, ui espéraient reprendre dans nie du ap-Breton leur ancienne base cécéfiste, n’ont pu faire élire aucun de leurs candidats.Dans ITle-du-Prinee-Edouard, les libéraux ont arraché un siège aux conservateurs, qui conservent les trois autres.Dans Cardigan, en effet, la faible majorité conservatrice a fondue devant l’ancien ministre provincial Daniel J.Mac-Donald, candidat du parti de M.Pierre Elliott Trudeau.TERRE-NEUVE ÉLUS 1968 Libéraux 3 1 Conservateurs 4 6 NPD - Crédit social - Autres - A venir TOTAL 7 7 ÎLE-0U-PRINCE-ÉD0UARD ÉLUS 1968 Libéraux 1 0 Conservateurs 3 4 NPD Crédit social - Autres - A venir TOTAL 4 4 Le Devoir, mardi 31 octobre 1972 • 7 Les résultats dans les 74 circonscriptions du Résultats à 0H00 LEGENDE: L-libéral; PC-pro-gressite-conservateur; CS- Crédit social; NPD- Nouveau parti démocratique: Ind - Indépendant.Le “x” indique le député sortant et le point noir, le candidat élu.LA PROVINCE CHICOUTIMI (L 4.243) Maurice Côté 3.803 18!306 *Guv LeBlanc (L).7.592 412 7,968 15,496 8.290 1.290 1.561 1,798 4.286 20.081 165 6,398 11.319 3,155 7,848 17.637 7,495 4,602 30,346 1.612 7,691 1.163 15,459 5,716 6,004 1,935 23,292 5,609 4,466 14,187 2.329 4.570 8.821 600 2.570 20.676 4,306 22,076 2,203 19,350 6,180 10.818 1,205 18,135 8,335 294 9,495 RIVIERE-DU-LOUP- TEMISCOUATA (L 1.975) Marcel Dufour iPO 5280 Philippe Gagnon (CS> 9.633 • xRosaire Gendron iL> 10,070 ROBERVAL (CS 1,084) • xCharles-Arthur Gauthier 19,812 Pierre Drolet.554 Antonio Genest 'PC'.2,224 Guy Germain 1CS1 11,382 Robert McLeod 1NPD1.1,043 SHEFFORD (CS 475) Guy Arsenault iPO 6,214 Louis-Paul Neveu 'L> .12,963 John Philip Penner 1 NPI)' 794 • xGilbert Rondeau 'CS> 18,805 SHERBROOKE (L 98) Rebecca Augenlèld iNPI» 1,687 Maurice Couture iCS».15,978 Gérard Gosselin 'Ind' 1,357 Alexandre Kindy iPO 6,660 • Irénée Pelletier 1L1 20,334 Jean Simoneau.833 J.Johnny Teasdale 'Indi.291 TEMISC AMINGUE (CS 5,929) Claude Banville 'Ind' 688 Jacquelin Bergeron iLv .6215 • xRéal Caouette 'CS' 13495 Charles Carpenter NPD).679 Roger Rioux 1PC1 649 TERREBONNE (L 14,257) • xJ.Roland Comtois 1L1.30407 Michel Côté 1PC1 12780 Pierre Demers 1NPD1.5323 Guy Meunier 1 CSi 14823 TROIS RIVIERES METROPOLITAIN (L 1.193) Jacques Hébert 1NPD1 2,010 • xClaude Lajoie 'L' 19,887 Héal Lemay iCSi 17,244 fiklgar Lesieur iPCi 5,659 VILLENEUVE (CS 2,079) Gaston C barest 1L1.6,345 Guv Larocque (PC'.925 • xOza Tetrault 1CS1., 7,293 Fernand Turgeon 1NPD1 648 MONTRÉAL AHUNTSIC(L 18.172) Pierre de Bellefeuille 1NPD1 5,1% Normand Duval (PC) 4.935 Aldéi Lanthier tCSv 3.581 Monique L Hostie 664 • Jeanne Sauvé 1L1 15.867 BOURASSA(L 8,839) Gérard Ledoux (CS> 10,451 Rodolphe Sauve (PC1 9.060 • \Jacques Trudel (L) 25,716 Std Zitoum 1NPD1 *-681 DOLLARD (L 23,661) • \Jean-Pierre Gover d.) 38,805 Barn Jackson dH’) 9,568 Kari Levitt (NPD) .8,087 Daniel Waterlot 1.046 DUVERNAY(L 2,476) • Yves Demers 'Ll 23.068 hmilien Martel 'CSi 9.649 Gaston McKentv (NPD) 5.664 Bernard Roy dVi 7,918 GAMELIN(L 10,185) Andre Bernard (('Si 7,134 Jacques Durand dVi 7,007 Manus Minier 1NPD1 5,150 • \Arthur Portelance d.) 20.808 HOCHELAGA(L 6,360) Gérard Contant dndi.Jacques Ferron Raymond Laliberté (NPI)i Jacques Lavoie (PC).Françoise Lévesque • xGérard Pelletier d.i.LACHINE(L 18,091) • Rod Blaker iL> 26.904 Victor Di Battista morceaux Causeuses Louis XVI, eurio Louis XV Tél 467-5666 .467-5810 2-1172 AUTOS A VENDRE PEUGEOT 504 1972 Automatique, toit ouvrant, radio AM FM voiture déxecutif, bas millage, balance de garantie $3,650 00 Roger Automobile Ltée 4269 ouest, Ste-Catherine Tel: 932-2925 Depositaire Peugeot 4 11 72 PEUGEOT 204 1960 Wagonnette, traction avant, radio, pneus Michelin, excellente condition.$995 oo Roger Automobile Ltée 4269 ouest, Ste-Catherine Tél: 932-2925 Depositaire Peugeot 4 11 72 FORD 1968 Galaxie 500.Décapotable, V8, direction et freins assistés, peinture originale $1,295 oo Roger Automobile Ltée 4269 ouest, Ste-Catherine Tél 932-2925 Depositaire Peugeot'1 4 1172 VOLKSWAGEN "Campmobile oit white, particulier vend camionnette toute équipée, toit mobile 18 000 milles (encore sous garantie) $3.800 Tel 739-4141.1-11-72 MEILLEURE ALLOCATION POUR VOTRE ™ ECHANGE VOLVO 1970,142S Toute équipée $2495.VOLVO 1970, St-wagon Très propre $2795.VOLVO 1968, 142S 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1- Converti à la religion chrétienne.2- Un peu rouge.- Seul.3- Ville d'Algérie.Cherche sa nourriture, en parlant d'un oiseau 4 Petit chignon retenu par un ruban Venu au mon de.5 Temps récemment écoulé Gelée des eaux Ma hère viscu.euse et tenu ce qui sert surtout à prendre les oiseaux.6 Erbium Principal assureur dans le cas d'assurances multiples 7 Qui n'a pas d’éclat En (reprise commerciale s'occupant de différentes affaires 8 Se lier intimement (s') 9 Gorge, par force, de nour riture T'adresseras à la Divinité.10 Mèche de cheveux rebel le.Ce que la morale prescrit de faire Sai son.11 Du Texas.On y serre des bijoux 12 Etre digne de Breuvage Solution d’hier game lüSPSw CHAMBRES A LOUER OUTREMONT: avenue Stuart piès Lajoie, chambre grandeur moyenne.ensoleillée, salle de bains et entrées privées.Tél.277-5584.1-11-72 AVEC LE PETIT ROBERT.PAS DE PROBLEME f I ^5195970 14 * |e Devoir, mardi 31 octobre 1972 arts et spectacles Romans policiers Le coup de barre de Gallimard en faveur de Chester Himes.I AB CUMATttll par Jacques Thériault Au cours des derniers mois.Chester Himes a été particulièrement choyé.Aux Etats-Unis, deux films ("Cotton Comes to Harlem" et "The Come Back of Charleston Blue") font revivre ces deux extraordinaires personnages que sont, dans ses livres.Ed Cercueil et Fossoyeur.En France.Gallimard vient de publier son tout dernier roman, “L'aveugle au pistolet", dans sa collection Folio et “La reine des pommes”, grand prix du roman policier en 1958.a été réédité dans la collection Carré Noir.Très prochainement, Gallimard doit aussi rééditer “La fin d'un primitif” (1955) et son tout premier roman."S'il braille, lâche-le" (1945).sans compter la publication du premier tome d'une autobiographie dans laquelle cet étonnant conteur américain brosse un tableau singulièrement émouvant de ses incursions en terres policières.Pour compléter cet hommage justifie à celui qui apparaît comme le précurseur de la nouvelle génération des romanciers Noirs américains, il faudra également qu’on envisage une réédition de “Une affaire de viol” et “La nouvelle génération” qui sont pratiquement introuvables, mais le coup de barre donné par Gallimard est d'ores et déjà considérable et susceptible de combler notre attente.Nous reparleroas au moment opportun de toutes ces publications récentes et de l'univers romanesque de Chester Himes qui, comme l’a écrit Michel Fabre dans un récent numéro du magazine Jazz-Hot, s'avère “un véritable pont spirituel entre deux époques de la revendication Noire".Pour l'instant, voyons ce que d'autres auteurs de romans policiers nous proposent au fil des intrigues et des coups de pistolets.CHÀSE James Hadley): "Miss Shumway jette un sort".Gallimard.coll.Carré Noir.1972.253 pages.Une fille un peu spéciale, aguichante et pickpocket à temps plein s'aperçoit subitement qu'elle peut se dédoubler, voler comme un oiseau et changer des gens de son entourage en une vulgaire saucisse! L'un des ouvrages de Chase les plus fantaisistes, mais aussi des plus tragiques.AVALLONE (Michael): "Sidé-romancie”, Gallimard, coll.Série Noire.1972,247 pages.Il s'agit du huitième roman policier d'Avallone.L'intrigue est simple, conçue autour d’une fofolle astrologue qu'on appelle Madame Zarma et qui décide d’organiser une séance d'astrologie à laquelle sont conviés des représentants des douze signes du zodiaque.Un tour de force passionnant.• RYCK (Francis): "Opération Millibar", Gallimard.Coll.Carré Noir.1972,247 pages.Après la bombe H et les virus mortels, on met au point une arme capable de faire baisser la température de vingt ou trente degrés en l'espace d’une seule nuit.Pour Laurent, un agent secret à la solde du gouvernement français, il s’agit d’empêcher qu’une telle arme ne soit lâchée sur l'Europe et ne ruine l'économie du pays.Une vision peut-être pas aussi fictive qu’on pourrait le croire.Une autre affaire de contre-espionnage qui déclenche une épidémie de suicides.Le treizième suicidé, c'est le général Felsen qu'on soupçonne de trahison.Mais on découvre bientôt que l’affaire cache un complot mystérieux destiné à briser l'Alliance atlantique.MARLOT (Raymond): "Gauguins à gogo ".Denoël.coll.Super Crime Club.1971, 190 pages.L'action se déroule en France, sur les pentes sèches et dures du Lubéron.Un jeune peintre, un critique d'art, une jolie fille et une colonie de hippies finissent par se prendre littéralement aux cheveux.Tout au plus, un roman gentil avec son intrigue à Teau de rose et ses batailles en dentelles.On n'y croit pas beaucoup, on se hâte de revenir aux romans policiers américains.• Notons enfin, que la maison Hachette lançait récemment une nouvelle collection qui s'appelle “Point rouge." Huit titres sont d ores et déjà disponibles: "Max Larcher et les samourais" de Jean-Michel Charlier, “Des agents très spéciaux en plein cirque" de Brandon Keith."Bill Marston contre inconnus” de Malcolm Saville, "La cité sous la terre" d'Eric North."Bonanza” d'Alan Holmes, “Bourrel connaît la musique” de Claude Coursais."Les envahisseurs: le barrage de la peur” de Jack Pearl, et "Terreur dans la maison" de Joseph Hayes.Ces petits livres d'environ cent cinquante pages, dans le genre Bob Morane.sont assez inoffensifs.En outre, il faut dire que la conception graphique des couvertures est particulièrement repoussante.• SP1LLANE (Mickey): "Le dogue”, Fayard.1972, 394 pages.Depuis une vingtaine d'années, Spillane jouit d'une singulière popularité aux Etats-Unis.Plusieurs de ses romans ont été traduits en quatone langues et la vente totale de ses ouvrages dépasse cin- vient de paraître La Tète la première, François-Marie Banier (Grasset.1972.183 p.).Le récit contredit le titre de façon presque constante.Car Daniel n'est aucunement homme à se jeter la tête la première dans quoi que ce soit.Au contraire, son mal de vivre le laisse sans véritable mouvement vers les autres ou la vie.• Frei Luis de Sousa.Almeida Garrett (Presses universitaires de France, 1972, 157 p.).Pièce vieille de plus d'un siècle et qui se situe pendant la période où le Portugal dut accepter la joug espagnol.tout en espérant toujours le retour de son mo- LE FESTIVAL DES FILMS à CE SOIR MARDI 31 OCTOBRE 7:00 SANS MOBILE APPARENT 4:30 RED DEMAIN MERCREDI 1er NOVEMBRE 7:00 EAST OF EOEN 9:30 THE ARRANCEMENT OUTREMONT 1 CM», > V ^LKi-Li Couleur 3Û5 5 K) 715 9 20 TEL 878-1451 Sh.?llElEHEDQ M _ LE CINÉMA DE LA PLACE VICTORIA - SS quante-neuf millions d'exemplaires.Néanmoins, on reste assez perplexe devant ce long roman où la vulgarité gratuite l’emporte trop souvent sur l’importance de l'intrigue.Pour les "amateurs d'émotions fortes et pour les voyeurs.• STARK(Richard): “Le défoncé’’, Gallimard, coll.Série Noire.1972,186 pages.Un quatorzième policier qui n’est peut-être pas le mieux réussi, mais qui confronte des personnages que l’auteur a le mérite de bien camper.Le récit démarre sur un vol exécuté en beauté par des compères qui sont tués l’un après l’autre, avoir été torturés.Le trio Jacques Loussier revient devant les amateurs montréalais de "jazz Bach" ce soir à 20h.30 à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Il fera ensuite pour la première fois une tournée au Québec : Chicoutimi, Québec, Rimouski et Sherbrooke, un soir chaque fois, jusqu'à samedi.I AIR CLIMATISÉ H SALLE RESNAIS I 6e semaine POUR TOUS; I VINGT FOIS PLUS DROLE c,r"* QUE "LE DISTRAIT"." "LES MALHEURS D'ALFRED" FONT LE BONHEUR DES AUTRES , O’AtfUCO UN FILM DE PIERRE RICHARD 35 MU-TON 842-6053 SALIE EISENSTUN 1 ® ; pour tous ; mois jqÜjioiRET LA VICILLC eiiie EASTMANf 0< OA jean-werrTblanc À l'affiche jusqu'à jeudi! UN EXCELLENT FILM-SURPRISE! «* narque mystérieusement disparu au cours de la bataille cruciale.• Michigan-Transit, Georges Madarasz (Calmann-Lévy, 1972.201 p.).Dans les rues de Chicago, Steve promène le souvenir de Star, entrevue dans un bar et aussitôt disparue.Nulle hallucination ne le détourne de cette recherche: elle résiste à tous les enchantements et à toutes les violences de Chicago.Frit* et» un destin omme i ~~ bourre de teae de violence de drogues et de toutes les -ontestotions M ’propos de tout - THE INDEPENDENT FILM JOURNAL BULY JACK "tiUTOM LAUGHLIN DELORES TAYLOR TfCHNICOtOR* A *.nn«f Ifiiuff Stnict Lun.au ven.: 7:30,9:30 Sam., dim.: 3:30, 5:30, 7:30,9:30 verdi 5380 St-Laurent 277-3233 LAISSEZ-PASSER NON ACCEPTÉ POUR TOUS Moins de 12 ans $100 rven desdiamm denfee f iliatnault DANS FLIUR DI-LYS 2S63303 JEAN-TALON 7337000 UN FILM DE kufc-œcnies carrier SCÉNARIO ET DIALOGUES yvon descltampt CINEMA DE PARIS 061 2996 MAISONNEUVE $212174 * A L AFFICHE A TRAVERS LE QUEBEC MONTRÉAL — QUEBEC — TROIS.RIVIERES — SHERBROOKE CHICOUTIMI — HULL — DRUMMONDVILLE — GRANBY — VICTORIAVILLE THETFORD MINES — ALMA — JONOUIÉRE 1248 Bernard 277-414S SZINDBAB de ZOLTAN HUSARIK coûtais v o Hongroise sous-titres Frençais QUE VEUT SZINDBAO VIVRE.VIVRE; DANS TOUT.PAYSAGES.FEMMES.OBJETS 7 00 — 9:00 p m S5 LÉTÉ CAPRICIEUX dt JIRI MENGEL couleurs — v.o Tchèque s.t Français LIBERTINAGE tt RHUMATISME ____ 700 — 900 p».Ioans Adultes Laiss*r-post«r non acceptés LA PRESSE INTERNATIONALE ACCLAME A L'UNANIMITE L'OEUVRE LA PLUS TOUCHANTE OU CINEMA QUfBECOIS! fflichcllnt loACtét — Donald Pilon la vraie nature de OERflflDCTTE RROUin 5 grands prix au festival de Toronto tMMmOe Cille/ Coilc EN COULEUR ^ «BO.ST-DENIS 845-3222 pierrot METRO ST-DENIS-DEMONTIGNY HtNHYMmEffS KSI mLes Cinémas du Vieux Mot du Vieux Montréal Ubl’sl St P.tu» Hbl Ofvenea n*mbi» ot netre KINOCtUB 100 films pour $18 j 48 , I «3 S ¦ i ¦ ¦ ?.va, fl |)a twiT une fo I?Si votre dentier adhère mal A vos gcncivtft» recoure* h la poudre adhésive F AS l'EKTH.Non .h ni.I As I l-.KTH l ut tenir li s dru-tiers plus fermement et plus longtemps, facilite la mastication* garde leur saveur aux aliments.Pour votre santé, votre dentier doit tenir fermement en place.Voyez votre dentiste régulièrement.Utilisez FASTEST H 17 ans déjà nous fournissions Sir I riimmd •C'THillarv et les explorateurs de l’Arctique et de l'Antarctique en peaux chaudes aussi bien qu'en tapis de couchage pour leurs randonnées au pôle Nord et au pôle Sud.Aujourd’hui les Macdonald, une famille d Ecossais pure laine ont non seulement une usine, mais 12 boutiques de vente directe disséminées aux 4 coins du monde.De Saville Row à Manhattan, nous sommes connus pour nos créations exclusives, nos modèles et notre collection haute mode.Au Canada nous avons ouvert, rue Sherbrooke, notre premier magasin où nous présentons tous nos derniers modèles les plus en vogue.Vous y trouverez nos vêtements, dessinés et confectionnés par nous à partir de peaux brutes et des meilleurs cuirs tannés écossais que nous avons sélectionné Nous pouvons de plus dire que notre confection est impeccable.Tous nos vêtements sont munis de chainettes renforcés laiton .pour nous, chaque menu détail compte, même nos boutons sont créés et teints pour nous.Un vêtement signé par nous, c'est un investissement durée, c'est un investissement beauté, c'est encore et surtout un investissement chaleur .et un vêtement imperméable.Venez nous rendre visite.Nous avons tout ce qu’il vous faut.même des chapeaux en mouton, des pantoufles, des gants, des bottes, des couvertures .tout pour ceux qui aiment passer une nuit dehors par les grands froids.r Commande: notre catalogue en couleurs /V7.f $1.00port pavé antartex SHEEPSKIN SHOPS 1624 rue Sherbrooke (coin Guv ).Tel ‘M5-4142 Lamour est là! Votre cœur est envahi par la joie d'une nouvelle vie qui commence.Vous découvrez que chaque jour vous acheminait vers ce bonheur.Pour le côté pratique, Birks peut vous aider.Nos montures de bague reflètent toutes les personnalités et nos diamants sont moins chers, à qualité égale, que ceux des autres magasins.Mais voici notre meilleure garantie: quelles que soient la classe et la valeur du diamant que vous achetez, votre diamant Birks sera I de paie t l'éclat de l'amour .JJUà \ 16* Le Devoir, mardi 31 octobre 1972 Vactualité économique Des compagnies.en bref Libéralisation du commerce IOS vendu à un groupe espagnol Les préparations se poursuivent activement Le personnel du fonds d’investissement international IOS (Investors Overseas Services) a été avisé hier par ses actuels dirigeants de la société que celle-ci avait été vendue à un groupe espagnol la Com-pania Espanola de Financias y Administraccion SA, dont le siège est à Madrid Une conférence de presse à ce sujet sera tenue jeudi ou vendredi à Madrid.IOS.après de nombreux avatars, qui avaient vu le départ de son fondateur et animateur Bernard Cornfeld, avait été vendu à un groupe financier animé par un Américain, M.Kobert Vesco Ce dernier avait revendu récemment IOS a des associes groupés dans la Tilmory Investment.Ce sont ces derniers qui viennent de revendre le fonds d’investissement à un groupe espagnol.Dans le compte rendu tri- président du conseil d'admi- s'établit à $117 comparative- mestriel adressé aujourd'hui nilration et chef de la direc- ment à $1.00 pour la période aux artionnairps dp RpII Ca tlon- ^PP0116 Q06 le benefice correspondante l’an dernier, aux actionnaires de Bell ta par actlon ordinaire pour le soit hausse de 1?cents nada, M.Marcel Vincent, troisième trimestre de 1972.par action.Les Laiteries Leclerc achètent Grenache Inc.M Roch Grenache, président de Grenache.Inc.a annoncé hier que lui et les membres de sa famille, ont accepté une offre de Les Laiteries Leclerc, Inc.- propriété de la Coopérative Agricole de Granby, en vue de regrouper les opérations de Grenache avec le groupe Leclerc et d'autres établissements laitiers de la région de Montréal.M.Grenache, qui a préféré ne pas dévoiler les détails de cette transaction, a toutefois précisé qu'une offre d’achat au comptant des actions sera faite aux actionnaires à un prix avantageux et dans un délai relativement court.M.Grenache a ajouté que cette transaction est dans l'intérêt de tous puisqu'elle permet le regroupement d'entreprises compétitives, dans le but de former une entité qui deviendra économiquement forte pour faire face à une concurrence toujours plus vive.new york Tendance irrégulière La tendance a été irrégulière avec prédominance de pertes à Wall Street.Les incertitudes qui continuent à peser sur la signature d'un accord /4 63 39 39 6% 67/8 21% 21i/i 67% 671/4 641/4 64'/4 23% 23% 128 1271/4 37% 371/4 131/8 131/8 28 27% 45% 451/4 651/4 65'/8 33% 33 441/4 44V4 378% 378V4 221/2 221/4 36% 36% 20 19% 31% 31 »/4 36% 36% 52’/4 521/8 6% 6% 34'/4 34 28V4 28 1267/b 126% 167/8 1 67/8 33% 331/2 16% 16% 17% 17% 29 28% 23 23 61% 61% 357% 35% 36% 35% 45% 45% 45 44% 24% 243/4 181/4 l«1/4 51/4 5% 377/% 3734 123/4 12% 9% 9% 467% 467/b 10 934 21% 21% 27 26V2 32% 32% 23% 23% 191/8 19% 56 56 16% 16% 61% 60% 34 34 40 393/4 137/% 13% 51% 51% 211/2 21% 80% 797/8 68% 68V8 157/% 15% 49% 491/8 1183/4 118% 56V8 56V8 157/8 157/8 34% 34 16 157/a 301/2 30% 17% 17% 81/2 8V4 53% 52% 28% 28'% 35 35 4% 43/4 36% 36 38% 38% 137/8 13% 22 217/8 36% 36 51% - % 26% — % 23 333/4 4 1% 7 4- Va 217/8 — % 63 39 + % 6% 4* Ve 21% 67% -1 64% 23% 127% — % 37% 4% 13% + % 27% — % 451/2 + % 651/8 — % 331/8 - % 441/4 378V2 — % 22% — % 36% 197/a — Va 31%** 36% 4- % 52% — % 63/4 34% 4-3/4 28% 4 % 1267/a — Va 167/a 4 % 331/2 16% 17% 4 % 29 4 % 23 61% 357/8 36V2 41% 45% — Va, 443A 24% + % 18% — % 5% + % 37% - % 12% - % 9% 4 % 467/8 - % 10 4 % 21% 4 % 27 - % 32%-% 23% 4 % 19% 56 4 3* 16% 4 % 60%-% 34 40 4 % 13%-% 51% 4 34 21% - % 80 — 34 681/4 — % 157/8 4 Va 49% - 3* 1183/4 — % 561/8 157/a 4 % 34% - % 157/8 - % 301/2 4 % 171/4 4 % 8% 523-4 4 % 28% 35 - % 4% 36 — % 38% 4% IS3 4 217/8 T H L'indice Dow Jones Industrielles Transport Serv.publ.Ensemble Ouv.Haut Bas Clôt.Chang.944.99 950.71 936.56 946.42 218.70 219.67 216.23 218.16 0.39 116.24 117.24 115.70 116.44 0.04 310.45 312.32 307.70 310.60 0.13 fonds mutuels Université du Québec à Montréal LABORATOIRES DE SENSIBILISATION AU COMPORTEMENT ORGANISATIONNEL pour — ceux qui ont des responsabilités de direction; — ceux qui sont appelés à oeuvrer dans cette perspective.Objectifs — Vérifier les théories fondamentales des sciences du comportement et de l'organisation.— Sensibiliser les participants aux différents facteurs de la dynamique de groupe et de l'efficacité du travail d'équipe.— Stimuler dans une perspective situationnelle la découverte des styles de leadership propres à chacun.— M«.\«er les participants à s'identifier face au changement organisationnel et faciliter leur adaptation personnelle.— Développer les capacités administratives des participants par une prise de conscience de leur responsabilité et de leur efficacité dans une situation de travail.Sessions intensives — 3, 4, 10, Il novembre — 1,2, 8, 9 décembre Droits d'inscription: $75.00 Renseignements et inscription: Service de Formation Culturelle et Professionnelle, 1180, rue de Bleury, Montréal 111, 876-3030.FONDS OFF.DBH Acrolund (.49 1.&4 A.G F.Special 3.32 - All Canadian Com 8.23 9.00 All Canadian Oiv 9.00 9.84 All Canadian Ven 4.22 4.61 All Canadian 4000 S.05 S.52 American Growth 6.39 7.02 Associate Investors 5.88 5.94 Canada Growth 5.98 6.57 Canagex 10.82 11.70 Canagex Inter.Nat 10.13 10.95 Canagex D'obligations 10.28 10.59 Cdn Gas Energy 14.99 16.47 Cdn Investment 5.08 5.57 Cdn Scudder 5.83 5.83 Cdn Security Growth 5.47 6.01 Cdn South African Gold 6.27 6.85 Cdn Trusteed 5.03 5.52 CSM Japan 10.20 11.21 Capital Growth 10.54 10.82 xChase Fund 11.18 12.22 Collective Mutual 6.85 7.52 Commonwealth Inti 14.59 16.03 Commonwealth Inti 4.05 4.45 Commonwealth Venture 7.96 5.26 xCompetitive Capital 6.39 7.00 Corporate Investors 6.04 6.61 Corporate Investors Stock 5.13 5.60 xDreyfus Inc.12.57 13.78 xDreyfus Inti 12.81 14.03 Eaton Viking 5.88 6.39 Educator's Equity 7.84 8.25 Entarea Investment 6.49 7.13 fxecutive Fund Cda 6.41 7.03 xecutlve Inti Inv 2.28 - xFidellty Trend 26.61 29.08 Fonds Collectif A 7.09 7.75 Fonds Collectif B 5.74 5.91 Fonds Collectif C 8.69 9.46 Fonds P.E.P.3.81 4.14 Fraser Growth 3.49 3.84 GIS Compound 11.69 12.85 GIS Income 4.22 4.64 Growth Equity 8.22 9.03 Guardian Growth 10.14 - Harvard Growth 7.28 7.96 Industrial Growth 7.86 8.64 Keystone Cda 8.42 9.23 xKeystone Cust S-l 23.31 25.54 xKeyston» Cust S-4 5.95 4.52 xKeystone Cust K-2 7.04 7.71 xKeystone Polaris 5.14 5.61 xLexIngton Research 17.30 18.91 xManhattan 4.89 5.34 Maritime Equity 3.45 3.77 Marlborough 5.38 5.88 Mutual Accumulating 5.97 6.57 Mutual Bond 10.82 11.90 Mutual Growth 4.69 5.14 Mutual Income 5.22 5.74 Natrusco 15.82 16.40 N.W.Equity 6.47 7.11 N.W.Canadien 5.28 5.80 N.W.Growth 5.64 6.20 xOne William Street 18.21 - xOppenheimer 8.91 9.74 Pacific Dividend 5.74 - Pacific U.S.4.57 - Pension Mutual 9.10 9.97 Phillips, Heger North 14.27 14.55 Planned Resources 4.59 5.04 FONDS BOLTON.TREMBLAY LTÉE Avis de dividendes Un dividende ordinaire de dix-huit cents (18è) par action de fonds mutuels vient d'être déclaré payable le 31 octobre 1972 aux détenteurs des dites actions de fonds mutuels, actionnaires enregistrés à la fermèture des livres le 25 octobre 1972.Tel que prévu à l'article 131 de la Loi de l'impôt sur le revenu, un dividende sur les gains de capitaux, au montant de vingt-deux cents (22è) par action de fonds mutuels vient d'être déclaré payable le 31 octobre 1972 aux détenteurs des dites actions de fonds mutuels, actionnaires enregistrés à la fermeture des livres le 25 octobre 1972.Béatrice J.Reid Secrétaire Montréal le 24 octobre 1972 St-Léger un scotch de grande lignée Sillfï* BLENDED SCOTCH WHISKY mu, ntonw* e /2 S'A Un Tire 1350 390 385 385 -15 Uni Trust 700 58 77$ 77$ — ' $ UWbn 6'.p 300 5(39'» 39'a 39’/$— 7$ U Sections ICO SB'A 8’A 8'A Versafd 100 597.93.93/4.- 1» Vulcan Ind 600 511 10'A 11 + 'A J.i.Frégeau, Gérant de Succursale vous parle Saviez-vous que parmi les personnes aujourd'hui âgées de 35 ans, une sur trois souffrira d'm-validité prolongée avant d'avoir atteint 65 ans?En moyenne, cette invalidité durera plus de cinq ans.et 30% de cette proportion de gens resteront invalides pour le reste de leurs jours.Pourriez-vous arrêter de travailler pour un an?Sinon, vous vous devez de connaître le Revenu Soleil Invalidité, un régime unique de Sun Life pour la protection du revenu.SuiÜfe DU CANADA Place G 3100 83 82 83 + 1 Ram 100 284 284 284 + 2 Ram r 4100 15 14 14 — 1 Ranger 311 $27% 27% 27% — % Scurry Rn 1200 $14 14 14 Siebens 1200 $12% 12’* 12»* — Va Spoon 20125 76 70 70 — 2 Sundale O 7180 840 830 830 -20 Total Pet 1700 770 765 770 + 5 Tr Can Res 1600 102 102 102 + 2 U Canso 200 635 635 635 — 5 Ulster Pet 2700 130 128 130 + 2 .Voyager P 900 675 675 675 +10 W Decalta 3060 590 585 590 + 5 PAYS Afrique du Sud Allemagne Angleterre Argentine Australie Autriche Belgique Brésil Danemark Kspagne France France Hollande Italie Japon Mexique Etats-Unis Norvège Nouvelle Zçlande Suède Suisse MONNAIE Hand Deutsche Mark Livre Peso Dollar Schilling Franc Truzeiro Novo Couronne Peseta Franc etranger Franc financier Florin Lire Yen Peso Dollar Couronne Dollar Couronne Franc Les indices de Toronto Industr.Aurifères Métaux Pétroles Changement +0.02 tO.Ol 0.29 0.24 Clôture 205.62 178.86 83 44 248 98 Semaine dem.208.28 183.63 85 64 249.88 Mois dernier 210.90 192.76 90.23 258.21 1972 haut 217.36 229.26 98.68 262.86 1972 bas 181.66 140.58 79.15 209.19 gÜPREAÏf L'OUM I 2347 MAINTENANT A VOTRE DISPOSITION POOR “TOUS” LES ENDROITS OU CENTRE Vll.ll Une “SUPREME" demoiselle travaille 24 heures par jour pour vous.1X1107', 003265 1 an AUCUN Contrat exigé ¦W.WV.VrfVW.V«*.V.V.V.-.', Nomination à Texaco | Veuillez m envoyer, sans aucune obligation de ma part, une documentation complète concernant le programme Sun Life ci-dessus.I ] J.E.FRÉGEAU | Gérant de Succursale (Sun Lite du Canada S8SO Côte de Liesse I Montréal 307, P.Q.1 731-3461 I I Nom.Adresse.Ville A.J.Galipeault Texaco Canada Limited a nommé Me André-J.Galipeault au poste de chef du contentieux de la compagnie Il dirigera ce service avec lequel il est associé depuis 1964 Originaire de la ville de Québec.Me Galipeault est diplômé ès arts de l'Université Lavai et diplômé en droit de l'Université McGill.Sa nomination entrera en vigueur le 1er novembre.! LOUEZ PONTIAC 73 GRAND PRIX avec équipement Siege baquets transmission hydromatique ' servo freins a disques avant servo-direction radio AM-FM pneus blancs '136 I par mois en 36 mois sans service sans assurance sans obligation d’achat Location d'autos {goyette inc.?Chambly I Téléphone: 866-4454 • _ 658-8723 Nouvelle émission Sujef aux réserves d'usage, il nous fait plaisir de vous offrir la valeur suivante: $2,000,000 8% échéant le 1 5 novembre 1982 CEGEP DE ROSEMONT Paiement en principal et intérêts sera garanti par les transports d'une subvention du Gouvernement de la Province de Québec.PRIX SLR DEMANDE cliche & associés Itée Courtiers en valeurs de placements Membres • Bourse de Montréal • Bourse Canadienne • Association Canadienne.des Courtiers en Valeurs Mobilières Tour de la Bourse, Place Victoria, Montréal / (514) 878-1951 t ( i 18 • Le Devoir, mardi 31 octobre 1972 informations sportives Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres Cité de Montréal-Nord COMTE DE BOURASSA Xvis publit est, par l» > prév-nti-s.donor que lr> propnétr' ri-drs’mus désiKnécs srronl vendues » | t ni brn a I Hôlrl dr Villr dr Montréal Nord.MKR( RfciH Ir VIV.T DKl X ' r.MRRK nui nrU| soi«anlr doua H972i a IHX Ht) heures de l asant midi, pour satislain au paiement des taxes municipales et scolaires avec intérêts, plus les Irais subséquemment * mourus, à moins que ces taxes, intérêts et dépens ne soient payés avant la vente.NOMS ÜKS PROPRJKTAIRKS Mlle Mars Caroline Madel (avec bâtisse dessus ériger • Raymond (>ouin Construction l.tn Mano \ntooio Ciccbetti (avec bâtisse dessus éri|>é Marcel Chaput CADASTRE SLBDIMMONS 7 1119 14 375 14 43 15 546 15 532-534 531 9 28 2*6-5 18 25 (9 •» 541 624-625 Ht) 30-1 514 2-1 5 771».18 ****P; Lne partie du lot soixanlc-div-sept i77P> subdivision du lot original cinq '5» cadastre de la paroisse du Sault au-Récollet en la municipalité de la Cité de Montréal Nord.De ligure rectangulaire Borne vers le sud-ouest par partie du lot 5-15 (rue Aliardi.vers le nord ouest par le lot S-IH, vers le nord-est par partie du lot 4-28-2 et vers le sud-est par partie dudit lot 5-77.Mesurant vingt-cinq (25'' pieds de largeur par une protondeur de quatre-vingt-dix (98'i pieds et contenant une superficie de deux mille deux cent « Jiquante pieds carrés nu-sure anglaise •2258 p.r.m.a.i Henry Silcoll 5 222 P •V222I* I ne partie du lot deux cent vingt-deux ault au-Récollet en la municipalité de la Cite de Montréal Nord.De ligure rectangulaire Borné vers le sud-ouest par partie du lot 3-112 (boulevard lange lien, vers le nord-ouest par partie dudit lot 5-222 (rue Marie-Victorini, vers le nord-est par le lot 3-2:i4 et vers le sud-est par le lot 5-223.Mesurant quarante-deux
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