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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 2 décembre 1972
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1972-12-02, Collections de BAnQ.

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Trudeau arrive à Londres de notre envoyé spécial Claude Lemelin LONDRES - Le premier ministre Trudeau est arrivé ce matin dans la capitale britannique, où il s'entretiendra jusqu’à mardi avec le premier ministre de Grande-Bretagne, M.Edward Heath, M.Trudeau est notamment accompagné de son conseiller de politique étrangère, M.Ivor Head, ainsi que du directeur de 1 Europe du Nord au ministère des affaires extérieures.M.Charles Woodsworth.Le premier ministre tiendra cet après-midi une séance de consultations avec ses fonctionnaires.Dimanche matin, il se rendra aux Chequers, la villa de campagne du premier ministre Heath, où il séjournera jusqu'en matinée de lundi, trois décembre.M.Trudeau rentrera alors à Londres, pour déjeuner avec la reine Elizabeth, au Château de Windsor.Le premier ministre donnera une conférence de presse à Canada House en fin d’après-midi, après quoi il dînera chez M.Heath, du 10 Downing Street.M.Trudeau rentrera au Canada mardi matin.L'ordre du jour des entretiens entre les deux premiers ministres n’a pas été rendu public.On crois savoir, toutefois, qu'ils porteront surtout sur les questions bilatérales que soulève l'adhésion de la Grande-Bretagne à la Communauté économique européenne, le 1er janvier 1973.Le dossier majeur, à cet égard, est sans contredit celui du commerce extérieur; et M.Trudeau cherchera moins à maintenir les positions canadiennes en Grande-Bretagne - ce que la diplomatie canadienne a tenté de faire aux divers stades de la candidature britannique - qu'à améliorer l’accès au grand marché des neuf pays de la communauté pour les productions canadiennes.Mais MM.Trudeau et Heath examineront aussi d'autres aspects des relations canado-bri-tanniques: la politique financière internationale, l’immigration et autres politiques du Marché commun, ainsi que l’avenir du Commonwealth, après que la mère-patrie se sera amarrée à l’Europe continentale, que devront préciser les premiers ministres de cette curieuse communauté, mi-politique, mi-culturelle, lors de leur prochaine réunion Les deux hommes d'Etat aborderont au surplus un certain nombre de problèmes multilatéraux, comme l'attitude du Canada sur la négociation d’un cessez-le-feu au Vietnam, le rôle que le pays pourrait jouer au sein de la commission de surveillance qui sera vraisemblablement établie.Sans doute les deux premiers ministres se concerteront-ils sur la conférence d'Helsinki sur la sécurité européenne et le projet d'un désarmement équilibré des deux alliances militaires en Europe.l’Otan et le Pacte de Varsovie.Il est possible, enfin, que M.Trudeau cherche à obtenir l’appui de M.Heath au projet de traité international sur la pollution marine que le Canada dé- posera prochainement à l’ONU.En ce domaine, le Canada s’est imposé, ces dernières années, comme chef de file des Etats côtiers; tandis que la Grande-Bretagne, de par l’importance de sa flotte marchande, est un des principaux représentants des Etats à pavillon.Enfin, les entretiens de Chequers auront une dimension symbolique qui pourrait être utile aux deux premiers ministres en politique intérieure.Pour M.Trudeau, auquel Télectorat cana-dien-anglais vient d’infliger un revers électoral qui lui permet tout juste de se maintenir au pouvoir, il n'est sûrement pas nuisible de déjeuner avec la reine et de paraître resserrer les liens avec la mère-patrie britannique.Pour M.Heath, auquel l’aile droite du parti conservateur a infligé récemment une défaite parlementaire sur la modification, rendue nécessaire par l’entrée dans le Marché commun, des règlements d’immigration s'appliquant aux citoyens du “Commonwealth blanc’’ (Canada.Australie, Nouvelle-Zélande), il est avantageux d’exhiber la caution tacite du premier ministre canadien.Mais il convient de s’attarder quelque peu au dossier commercial canado-britannique.Les exportations canadiennes vers la Grande-Bretagne ont atteint $1.4 milliard en 1971 et totalisaient $930 millions pendant les neuf premiers mois de 1972, soit environ 6.5 pour cent des exportations globales.L’entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun entraînera la suppression des “préférences impéria- Voir page 6 : Trudeau ¦ la météo Froid.Quelques périodes ensoleillées.Maximum : 20.Dimanche : nuageux.Moins froid.Office férial LE DEVOIR Fais ce que dois VOL LXIII - NO 279 Montreal, samedi 2 décembre 1972 15 CENTS M.Cloutier voudrait faire voter la restructuration scolaire avant Noël par Gérard LeBlanc QUEBEC - Pour la troisième fois en trois ans, l’Assemblée nationale a été saisie hier d'un projet de loi portant restructuration scolaire sur ITle de Montréal alors que le ministre de l’éducation, M.François Cloutier, a déposé en première lecture le projet de loi 71: “Loi pour favoriser le développement scolaire dans lHe de Montréal’ .M.Cloutier espère voir le projet de loi accepté avant les Fêtes.Se référant sans doute au fait que la Commission Gendron doit déposer son rapport sur l’état de la langue française au Quebec le 31 décembre, le ministre a ajouté qu’un retard dans l'adoption de la loi pourrait entrainer un délai de deux ans pour la restructuration scolaire à Montréal.Voulant sans doute éviter les échecs de ses prédécesseurs, MM.Cardinal (bill 62 en 1969) et Saint-Pierre (bill 28 en 1971), M.Cloutier a présenté un projet de loi beaucoup moins ambitieux qui ne tranche pas le débat sur le type de commissions scolaires à instaurer: confessionnelles (catholiques, protestantes et neutres), linguistiques (françaises et anglaises) ou unifiées comme le proposait les deux projets de loi précédents Le projet de loi 71 maintient à ce chapitre le statu quo et il remet entre les mains du Conseil scolaire de nie la responsabilité d’élaborer d’ici décembre 1975 les prochaines étapes de la restructuration Selon M.Cloutier, le projet déposé hier ne constitue en effet que la première étape de la restructuration scolaire à Montréal.Nous y revoilà.Les pieds dans la neige, les foulards autour du cou.les oreilles glacées, le nez rougi, les doigts gourds, le démarreur enrhumé, les pare brise givrés, les pneus dérapant de ci, de là, les pantalons rongés par le calcium.Mais il y a aussi le ski, le patin, les sapins féeriques, les feux de foyer ronronnant, Noël, les enfants qui glissent, qui rient.(Photo Le Devoir par Alain Renaud) Application plus sévère de Tassurance-chômage OTTAWA (CP) - Parce que des personnes que la loi sur l’assurance-chô-mage ne visait pas ont touché des prestations et que le coût du programme dépassera probablement deux milliards de dollars d'ici le 31 décembre, le gouvernement libéral minoritaire a annoncé hier qu’il se proposait d’y apporter d’importantes modifications."A cause de ses largesses, a déclaré hier le ministre de la main-d’oeuvre.M.Robert Andras, le programme devra être administré beaucoup plus sévèrement à l’avenir ”.Des deux milliards qu il aura coûté à la fin de l’année, les contribuables auront versé $890 millions pour les prestations et $120 milüons pour les frais d'administration.Le reste aura été puisé à même les contributions hebdomadaires des employes et des employeurs, qui se chiffrent par $1.01 milliard.Dublin transformé en Belfast La loianti-IRA passe, ponctuée par 4 bombes DUBLIN (d’après l'AP et l’AFP) - Des explosions en série ont secoué hier soir Dublin, faisant trois morts et plus de soixante blessés non loin du siège du parlement où les députés procédaient au vote du projet de loi anti-terroriste déposé parle premier ministre Lynch.Ces quatre explosions, qui ont transformé Dublin en Belfast, ont été entendues dans l’enceinte du Dail et cette flambée de violence a amené le principal parti d’opposition, le Finne gael, à retrier aussitôt son amendement.Et c'est ainsi qu’en seconde lecture, le projet anti-IRA de M.Lynch a été approuvé par le parlement de Dublin par la contortable majonte de 70 voix contre 23.La plus grande partie des députés d’opposition s’est abstenue.Dans une courte allocution télévisée, M.Lynch a demandé hier soir à la population irlandaise de coopérer avec les •autorités afin d’arrêter les “responsables démoniaques’’ de ces attentats.M.Lynch a encore indiqué qu'il aura des entretiens urgents avec les chefs ^ie l’armée et de la police irlandaises pour examiner la situation nouvelle créé dans le sud.D'autre part, à Belfast, l’Ulster De-ience Association l’organisation des extrémistes protestants, a rejeté toute responsabilité dans les attentats de Dublin: pour nous, il n’y a aucun doute: il s'agit là d’un effort désespéré de TIRA pour s'affirmer, a déclaré un porte-parole.L’IRA provisoire avait également rejeté dans la soirée toute responsabilité dans les attentats.La première explosion s’est produite devant l’unique gratte-ciel de Dublin, le Liberty Hall, siège du syndicat des transports.Il semble que deux bombes aient été placées dans une ou deux voitures entre le bâtiment et un pub, des débris duquel une vingtaine de blessés dont plusieurs très grièvement atteints ont été retirés.Hier, M.Andras a annoncé des mesures immédiates dans le but de permettre au programme de subvenir à ses propres besoins Tout d'abord, au 1er janvier, les contributions des employeurs et des em; ployés seront augmenté, ce qui ajoutera environ $100 millions à la caisse de l’assurance-chômage en 1973.Le gouvernement se réserve d’annon- Voir page 6 : Application Stanfield proteste OTTAWA (CP)-Il est scandaleux de rejeter sur les fonctionnaires la responsabilité du déficit de l’administration de la Commission d’assurance-chômage, a déclaré hier le leader de l’opposition, M.Robert Stanfield.M.Stanfield, qui venait de prendre connaissance des déclarations de M.Robert Andras sur les intentions du gouvernement en ce domaine, a souligné que le gouvernement était seul responsable de cet état de choses et qu’il avait fait preuve d’une incompétence inimaginable.Le chef conservateur a soutenu que la situation pourrait être corrigée en prolongeant de quatre semaines la période actuelle de huit semaines de travail après laquelle une personne peut toucher des prestations d'assurance-chômage si elle perd son emploi.De son côté, le député néo-démocrate d’Oshawa, M.Edward Broadbent, a laissé entendre que le gouvernement pourrait peut-être se trouver dans l’illégalité s’il puisait à même les deniers publics pour combler le déficit de la Commission d’assurance-chômage.Le projet de loi propose trois changements majeurs: le regroupement des 33 commissions scolaires actuelles en 8 commissions, la création d’un Conseil scolaire comme organisme régional pour l’ensemble de l lle et l’instauration du suffrage universel • les 33 commissions scolaires actuelles (18 catholiques et 15 protestantes) seront regroupées en 8 commissions (6 catholiques et 2 protestantes) char gées de l'enseignement élémentaire et Voir page 6 M Cloutier Mobilisation de catholiques anglophones QUEBEC (parGérald LeBlanc) Alors que les anglo-catholiques mobilisent leurs troupes pour une opposition massive au projet de loi sur la restructuration scolaire dépose hier par le ministre de l’éducation.M François Cloutier.les partis d'opposition se refusent à tout commentaire avant d'avoir étudié plus à fond le projet de loi.Seul le porte-parole des créditistes.M Fabien Roy.a déclaré que son parti était très heureux de voir que le bill 28 (projet de loi sur la restructuration présenté en 1971 par M.Guy Saint-Pierre et retiré après une lutte farouche des pequistes) était bel et bien enterre De leur côté, les anglo-catholiques, qui réclament des commissions scolaires distinctes pour leur communauté, profiteront de la fin de semaine pour faire circuler une pétition qui sera envoyée au ministre de l éducation.L’évêque auxiliaire de Montréal, Mgr Léonard Crawley, a encouragé les prêtres à inciter leurs paroissiens à signer la pétition.De son côté.M.Cloutier a répété, hier, que les anglo-catholiques n'avaient aucunement raison de se plaindre puisque leur sort ne sera pas empiré mais amélioré avec la nouvelle loi.Une politique sur la langue est en voie d'élaboration par Pierre-L.O'Neill QUEBEC Sans attendre le rapport de la commission Gendron, le ministère de l’éducation élabore des politiques sur la langue de l’enseignement.Devant l’Assemblée nationale hier, le ministre de l’éducation, M.François Cloutier, a reconnu que ces travaux durent depuis six mois, en soulignant que cette initiative s'inscrit dans les prérogatives de l’administration gouvernementale et en faisant observer que la commission Gendron n’a pas à être avertie de l’évolution de ces travaux.En outre, le ministre de l’éducation faisait valoir que le rapport d’une commission ne lie pas le gouvernement, même s’il constitue “un élément majeur dans un tableau d’ensemble”.Il commentait ainsi la déclaration du commissaire Gendron laissant entendre que le rapport ne serait pas “finalisé” pour la fin de l’année.Mais pour le ministre de l’éducation, il n’y a pas d’équivoque; il continue de se baser Voir page 6 : Langue Bourassa rentre satisfait de notre envoyé spécial Michel Letévre LONDRES 11 y aura incontestablement un investissement ma jeur au Québec par une société industrielle européenne qui se chiffrera aux alentours de 30 millions de dollars C’est ce qu'a déclare hier, en fin d’après-midi, le premier ministre du Québec, M, Robert Bourassa, à la suite d’une rencontre informelle qu’il a eue avec les étudiants québécois présentement à Londres.Outre cette précision quant au montant de l'investissement.M.Bourassa s'est refusé tout coin me les jours précédents d'ailleurs à donner plus de détails se contentant d'ajouter laconiquement que cet investissement sera effectué dans le domaine de l’industrie manufacturière et qu'il serait en mesure de l'annoncer officiellement d’ici une dizaine de jours.Invite à préciser ce qu'il entendait par industrie mnniifae turière, le premier ministre a donné, avis- un sourire narquois, une definition tout oxfordienne.“Il s’agit d'une compagnie qui fabrique un produit” M Bourassa quittait d’ailleurs Londres hier soir à destination d'Oxford.où il passera la fin de semaine avant de revenir au Quebec lundi.l’lusleurs rumeurs et informations contradictoires ont circule sans arrêt au cours de la conférence européenne des investisseurs qui s’est terminée à Londres, au sujet d’investissements majeurs de plusieurs millions de dollars qui pourraient être effectués au Québec dans un avenir très rapproché.Parmi les deux sociétés qui étaient le plus souvent mentionnées dans les milieux d'affaires canadiens figurent invariablement la société Impérial Chemical de Londres qui contrôle au Canada le groupe de compagnies CIL et aussi la société britannique British Petroleum Certains financiers présents lors de la conférence ont aussi mentionné la société belge Petrofina.Dans le cas d'impérial Chemical il s'agirait de la construction d’une usine de production de produits chimiques dans la région de Montréal au coût d'environ 20 millions.Dans le cas de British Petroleum on parlait volontiers dInvestissements supérieurs à $50 millions Selon des informations dignes de foi, il s’agirait, semble-t-il de la société British Petroleum qui aurait l'intention d'investir au Québec et possiblement à Montréal plusieurs dizaines de millions de dollars pour l'établissement soit d’une usine de fabrication de produits chimiques dé rivés du pétrole, soit ce qui semblerait moins probable cependant si l’on considère la politique énergétique du gouvernement québécois, d'une raffinerie de pétrole.11 nous a été cependant impossible d’obtenir une confirmation officielle de l’un ou l’autre de ces projets d’investissement, mais il reste que plusieurs hommes d’affaires canadiens que nous avons rencontrés à Londres accordent leur préférence à British Petroleum et semblent aussi d’accord jiour dire que le projet serait sur le point d’être annoncé officiellement.D’ailleurs M.Bourassa, premier ministre du Québec, a déclaré jeudi à l’issue de sa conférence de presse tenue à l’hôtel Savoy de Londres qu’il annoncerait d’ici une dizaine de jours un très important projet d’investissement.Il s’est toutefois refusé à préciser davantage la nature exacte de ce nouvel investissement non plus que le secteur industriel.D’autre part, il semble que la présence de M.Down, directeur général à Voir page 6 : Bourassa aussi AF.Lon- Le programme du bilinguisme soumis à un vaste ré examen OTTAWA (CP) Le programme fédéral de subvention de l’enseignement bilingue est présentement soumis a un vaste examen, dans le but de déterminer quels sont les changements qui doivent être apportés tant à la façon de distribuer les subsides qu’à celle d’enseigner les langues Ce programme a été lancé eh mars 1970 et doit expirer en mars 1974 Sur un budget de $300 millions alloué pour les quatre années.$200 million environ ont déjà été distribués aux province La responsabilité des subventions i combe au service que dirige le sou secrétaire d’Etat Jules Léger.Ce de nier a rappelé que l’objectif du prograr me est de fournir à tout Canadien q désire devenir bilingue toutes les cha ces voulues.Les subventions accordées aux pr vinces doivent être consacrées à re seignement des langues officielles ai Voir page 6 : Bilinguisme TIRAGE: ^ VENDREDI, X 1er DÉCEMBRE 34126 22 GAGNANTS DE $5000.4126 176 GAGNANTS DE $ 500.*£! 126 1782 GAGNANTS DE $ 100.üü .985,599 BILLETS VENDUS > TIRAGE : VENDREDI, 1 DÉCEMBRE 2,935 gagnants $647,300.00 en prix LE PREMIER NUMÉRO COMPLET 5 5 4 0 9 9 1 gagne$125,000.Le deuxième numéro complet 5 9 9 9 5 3 0 gagne $50,000.Le troisième numéro complet 6 2 3 8 4 6 7 gagne $25,000.-7 BILLETS SE / TERMINANT PAR 4 O 9 9 1 GAGNENT $5,000.8 billets se terminant par 9 9 5 3 0 gagnent $500.10 billets se terminant par 3 8 4 6 7 gagnent $500.-JC.BILLETS SE / O TERMINANT PAR O 9 9 1 GAGNENT $1,000.92 billets se terminant par 9 5 3 0 gagnent $100.95 billets se terminant par 8 4 6 7 gagnent $100.QQO BILLETS SE 0041 TERMINANT PAR _ 9 9 1 GAGNENT $250.880 billets se terminant par I I I _ 5 3 0 gagnent $50.882 billets se terminant par 4 6 7 gagnent $50^ 2 • Le Devoir, samedi 2 décembre 1972 Douze ans rédactrice en chef, Fernande Saint-Martin explique Comment Châtelaine a contribué à l'émancipation des femmes par Renée Rowan La contestation des jeunes, la contestation de leurs propres enfants ont aidé les femmes du Quebec à sortir de leur isolement, à se révéler à elles-mêmes.Châtelaine aussi.Fernande Saint-Martin qui, pendant 12 ans, a assumé la direction du seul magazine strictement féminin au Québec, quittera son poste le 15 décembre prochain pour occuper celui de directeur du Musée d'art contemporain.Première directrice de l’édition française de Châtelaine, Fernande Saint-Martin a fait du magazine familial qu'était la Revue moderne le magazine féminin le plus lu au Québec.Sous son impulsion, la revue est passé de 100,000 à 300,000 lectrices, dont 10% sont à l’extérieur du Québec.Le premier numéro du Châtelaine français paraissait en octobre 1960.C’était le début de la révolution tranquille.Le magazine rappelle Fernande Saint-Martin, voulait réfléchir sur ces changements.orienter les activités féminines, proposer des solutions à des problèmes qui commençaient à surgir.Ce furent les années de ce grave procès que les Québécois se sont faits à eux-mêmes: pourquoi étions-nous ceci, pourquoi nous manquait-il cela, pourquoi notre système d’éducation n’était-il pas bon, pourquoi nos manuels scolaires l’étaient-ils encore moins.“Il fallait absolument rénover, refaire, recréer un Québec.Ca été évidemment passionnant de pouvoir dans .nos pages faire écho à tous ce^ problèmes, d’amener les femmes à la réflexion.” Pour Fernande Saint-Martin, c’est la femme québécoise qui a le plus porté le poids de la révolution tranquille."D'abord et avant tout, dit-elle, c’est la femme québécoise qui a eu à vivre ces événements, ces expériences pour lesquelles elle était très très peu préparée.faut-il le dire.Tout d’un coup, elle a eu à dialoguer avec ses enfants dans des contextes tout à fait contradictoires.Il fallait qu elle trouve des solutions à tous ces problèmes qui l’agressaient, surtout le problème de la contestation des jeunes.’’ C’est justement cette contestation, selon elle, qui a été le grand facteur de l’évolution féminine.C’est surtout les femmes de 25 à 40 ans qui en ont profité.“C’est parce que leurs enfants remettaient tout en question qu’elles ont été obligées de trouver des solutions de rechange aux nouvelles valeurs proposées par les jeunes.” Après cette grande fièvre de la société québécoise qui a été ressentie à Châtelaine comme partout ailleurs, peu à peu le problème féminin s’est précisé.On a commencé à aborder toutes les grandes questions, mais ça ne s’est pas fait facilement.11 y avait des thèmes tabous.Mme Saint-Martin se souvient d’un article de Judith Jasmin sur la gratuité scolaire, publié vers 1961.“Parce qu’elle proposait un système d’éducation gratuit, elle était convaincue u’elle prendrait son emploi à Radio- anada.Quant Châtelaine commença à parler de la contraception, ce furent les hauts cris.Même chose pour la pilule, l’avortement, le divorce, le travail de la femme à l'extérieur.Puis, peu à peu, une évolution s’est faite.Aujourd'hui, même le divorce est accepté par l’ensemble des Québécoises, jeunes et plus âgées.L'avortement toutefois l’est moins.Une enquête conduite par Châtelaine a montré quand même que plus de 80% des lectrices de ce magazine ont demandé que la loi soit changée en faveur de l’avortement sur demande.“On ne peut dire qu’il s’agit là de l’image de la femme du Québec, admet Mme Saint-Martin.Ce sont des femmes qui ont décidé de répondre au sondage: ce ne sont pas toutes nos lectrices qui l’ont fait.” On n’a pas idée de la mutation qu’a subie le Québec au cours de cette décennie s'exclame la directrice de Châtelaine.Se rend-on compte que de 1960 à 1970, le nombre des femmes mariées ui travaillent à l’extérieur a augmenté è63%?"Au cours de ces dix dernières années, une étape a été franchie.Les femmes ont vraiment réussi à transformer complètement toute la société.Elles ont compris tous leurs droits, n n’y a presque plus rien qui subsiste dans la société qui soit un empêchement à la femme de réaliser sa vie comme elle le désire.ça été le bill 10, le bill 16, les régimes matrimoniaux, le problème du divorce, la pilule, les garderies.D reste des choses à faire, a créer, à déve- lopper, bien sûr.Mais il n’y a plus “d’obstacles qui existaient.” D a sûrement fallu une sympathie générale des femmes pour que ces transformations se fassent, mais Fernande Saint-Martin souligne que ces transformations dont nous bénéficions tous aujourd’hui n’ont été réalisées que par une poignée seulement de Québécoises.Toujours les mêmes que l’on retrouve au sein de toutes les associations, qui avec ténacité, sont constamment revenues à charge jusqu’à ce que, finalement, on les entende et que ces messieurs acceptent de transformer beaucoup de choses.Châtelaine est-il vraiment le magasine des Québécoises ou est-il une revue canadienne?Comme pour le Maclean français, les grands patrons sont à Toronto.Fernande Saint-Martin sursaute.C’est sans hésiter, presque avec passion qu’elle répond: “C’est d’abord une revue québécoise.Tous les problèmes sociaux, culturels, psychologiques qu’ont connus les Québécois y ont été discutés librement.Tous ceux qui ont voulu collaboré à cet échange d’idées, à cet échange culturel ont pu le faire.” Sa politique, explique-t-eiie.a toujours été de donner la priorité à ce qui est québécois.“En ce sens, j’ai été souvent très critiquée.Evidemment, ça fait beaucoup plus glamour de parler de Jane Fonda et de je ne sais quelle autre vedette.Mais j’ai toujours pensé justement que la tâche d’un magazine québécois était d’établir pour les femmes du Québec ce contexte, cette tribune qui leur permettrait de prendre leur pleine stature à l'intérieur du milieu, de la culture où elles vivaient.Autant que possible, j’ai essayé de donner la parole à des Québécois, si prestigieux qu'aient été les étrangers.” Il ne fallait pas non plus se fermer les yeux.Il est certainement utile d’al- ler voir ce qui se passe ailleurs et Châtelaine n’a jamais négligé de le faire quand ça s'imposait.Il l’a fait au moment du grand sursaut du féminisme qui est d’abord venu des Etats-Unis.“Comme nous vivons sur le continent nord-américain, nous avons pensé qu’il fallait en discuter sans en abuser.Nous nous sommes efforcés de repenser les problèmes qu’on y fourmulait.nous avons essayé de les ajuster à nos propres besoins, d'en retenir ce qu'on pouvait y trouver d’intéressant pour nous.Nous avons interviewé Margaret Mead, le Dr Spock, Piaget, Anàis Nim parce que nous pensions que ce sont là des personnalités qui ont influencé bien avant nous la pensée générale, la culture, l’évolution des moeurs.Il est bon que les Québécois puissent avoir un accès direct à des gens qui ont eux aussi une influence sur l’évolution du Québec.” Pour ce qui est de la section décoration, mode et cuisine, qui est souvent jugée plus canadienne que québécoise, Mme Saint-Martin admet bien volontiers qu'elle n’est pas pensée particulièrement pour les Québécoises, mais conçue d'abord pour les nord-américaines.Par ailleurs, toutes les enquêtes faites depuis 8 ans par la revue, ont montré ue c’était les chroniques de modes et e cuisine qui étaient les plus lues et les plus appréciées de la revue.Ce qui est assez significatif.Pourquoi alors songer à les modifier, nous dit la directrice de Châtelaine.Comment Fernande Saint-Martin entrevoit-elle l’avenir des magazines féminins au cours des prochaines années?¦‘Ce qui vient sera quelque chose d'incroyablement intéressant, nous répond-elle avec enthousiasme.Les vrais obstacles extérieurs sont disparus.Ce sera maintenant la phase de la révolution personnelle, une révolution d’autonomie.Toutes les femmes individuellement doivent essayer de le faire.C'est le problème dé la maturation de la femme.Elle va devenir plus active qu elle ne l’était.Si les choses ne changent pas, c’est parce que la femme ne le voudra as.On peut accuser les hommes d’être ien méchants, d’être des "chauvenist pigs”, oui, mais il ne suffirait pas qu'ils soient des “chauvenist pigs” pour empêcher les femmes de faire ce qu elles veulent faire.à condition qu'elles le veuillent.On entre vraiment dans le domaine des relations humaines, de l'évolution de la femme elle-même." A ce moment-là.poursuit Mme Saint-Martin, ça demande un type de magazine qui va beaucoup plus loin encore.Châtelaine a voulu mener un combat, soutenir toutes les luttes qui lui semblaient pertinentes.Maintenant, selon elle, il faut aller plus loin dans la révélation de ce que c’est que la femme.“On commence à se demander qu’est-ce qu’une femme, que peut-elle faire?que veut-elle?.“What does women want?’’, on ne le sait pas encore tout à fait.C’est pour ça, affirme-t-elle, qu'un magazine féminin demeure encore extrêmement important.Il doit y en avoir.On doit parler de tous ces problèmes, de toutes ces questions, non seulement dans les magazines, mais aussi dans les journaux, partout.Les choses ne sont plus .pré-définies.La femme va-t-elle devenir vraiment une partenaire égale?C'est à elle de le décider.“Je demeure toujours aussi passionnée par ces questions, nous dit au terme de cette rencontre Mme Saint-Marin.Mais je me suis aussi toujours intéressée à l’esthétique.C’est un autre défi à relever.De toutes façons, - on prétend qu’un bon rédacteur en chef ne doit jamais faire plus de 10 ans.j'ai outrepassé cette limite de deux ans." "Vieillirau Québec" de Hubert de Ravine! par Solange Chalvin Vieillir au Québec”, ce n'est pas gai, mais ce n'est pas plus triste qu'ailleurs.Hier midi, rue Garnier, chez les Petits Frères des pauvres, il y avait fête en l'honneur du directeur de Jeunesse et troisième âge, Hubert de Ravinel.qui vient de publier aux Editions La Presse."Vieillir au Québec” qui est un livre-témoignage sur la vie quotidienne des personnes i âgées.’ C’était aussi l'occasion du lancement d’une campagne de souscription auprès du public.il faut ramasser $120.-000 en quelques semaines, a dit Hubert, si nous voulons continuer à choyer les personnes âgées, à organiser des réveillons de Noël, à les visiter à domicile, à leur offrir quelques douceurs, etc.Il y a déjà dix ans que les Petits frères des pauvres ont commencé à Montréal ce travail de rajeunissement des personnes âgées.Pour sortir de leur isolement, ces personnes du troisième âge, Hubert et son équipe a fait appel aux "belles jeunesses", a dit un invité sans âge qui en a profité pour goûter aux crevettes, pour boire un petit coup et pour offrir à sa voisine une rose "piquée” en douce sur la table.Les Petits Frères font fi des préjugés et offent aux personnes âgées, non pas le nécessaire qui doit être assuré par l'Etat et la communauté.mais le superflu: un verre de vin, une brassée de roses, une écharpe de soie, un cigare de luxe, un petit parfum, bref, un brin de folie, ajoute Mme Hardy qui n’a d'yeux que pour “ses” Petits Frères.“Vieillir au Québec” n’est pas un livre pour les personnes âgées, bien que 1 appendice fournisse une foule de renseignements et d’adresses qui seront fort utiles aux personnes âgées qui cherchent une chambre, une résidence, une distraction, un voyage.une vacance, un service ou même des amis.Il s’agit beaucoup plus d’un livre à la portée de tous ceux qui ont plus de 20 ans et qui commencent à vieillir.Car.vieillir n’a rien à voir avec l’âge, ne cesse de répéter Hubert.'On est vieux d'être seul, d’être isolé, d’être oublié.” Les personnes intéressées à envoyer des dons aux Petits freres pour encourager leur campagne de souscription peuvent le faire en adressant leurs envois à l’adresse suivante: Jeunesse et troisième âge.4624 rue Garnier.Montreal 177 (tel.523-3634 ou 523-41421 Cambridge Leaseholds Cambridge Leaseholds a annoncé qu’au cours du premier semestre de l’exercice de 1972.lequel s'est terminé le 31 août, le profit net de la société s'est élevé à $356.295 (17.1 cents par action).une augmentation de 43.5 pour cent au regard de 1971.Les mouvements de la trésorerie ont augmente de 22.6 pour cent pour atteindre $862.767 (41.4 cents).Les profits du second semestre de l’exercice seront lus élevés à la suite de ouverture du centre commercial “Les Galeries de Hull” le 18 octobre.Les résultats comprendront également les profits provenant de la vente d’un centre commercial à Sarnia et de la vente d’un terrain à Windsor.Ontario.Cambridge compte présentement trois centres commerciaux en voie de construction.lesquels seront inaugurés en 1973.Le plus important de ces derniers est le centre commercial Bay-shore de 22 millions de dollars à Ottawa.I oiseau de tertilité — mali venez voir nos ' collections d’art indien, africain et esquimau: elles sont les plus > complètes au canada r o«ÿ£'^’‘v < .
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