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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 13 décembre 1972
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1972-12-13, Collections de BAnQ.

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Taxe d'eau: deux victoires judiciaires de Montréal par Guy Deshaies La ville de Montréal a remporté hier deux victoires judiciaires dans le conflit qui l'oppose à trois municipalités de banlieue relativement à la taxe d'eau.Premièrement, le juge Paul Carignan de la cour supérieure a rejeté la demande en injonction présentée par les trois banlieues pour empêcher la ville de Montréal d'envoyer des comptes de taxe d'eau aux citoyens de ces municipalités qu elle dessert.Deuxièmement le juge André Nadeau, de la même cour, a accordé à la ville de Montréal le bref d'évocation qu elle demandait pour retirer de la juridiction de la Régie des eaux les dossiers relatifs à l'évaluation des taux de la taxe d'eau et de reporter le tout devant la cour supérieure.En clair, cela signifie que la Ville peut continuer d'envoyer ses comptes aux citoyens de Westmount.de Côte Saint-Luc et d'Outremont et qu'elle justifiera son taux de taxe dans un délai de 6 mois si la cour supérieure décide que la Régie n'avait pas raison de refuser le délai.Disons que le litige vient du fait qu il n'y a pas eu entente entre les trois municipalités et Montréal au sujet du prix de l'eau étant donne que jamais une évaluation scientifique du taux de cette taxe n'a été faite En vertu de la loi 100.votée le 8 juillet dernier, il appartient à la Regie de fixer le taux de la taxe s'il n'y a pas entente entre les parties intéressées Les amendements à la charte de la ville, contenus dans cette loi.font qu'il appartient désormais à la ville de justifier son taux et non plus aux municipalités de prouver qu'il est trop élevé Le juge Nadeau estime donc que.puisque la ville de Montréal a le far- deau de la preuve et que les ententes préalables ou possibles avec les villes qu elle dessert ne justifiaient pas l'exécution d'une evaluation scientifioue du taux, il était normal qu'on accorde à la ville un délai de six mois pour qu elle prépare cette évaluation et soit prête à présenter la première sa preuve Quant au juge Carignan il estime que la ville a le droit d envoyer ces comptes d'eau aux personnes qui bénéficient de ses services Sachons que les procureurs de Montreal ont abondamment dit que dans le cas où l'évaluation démontrerait que les taux actuels pour 1972 et 1973 sont trop élevés la ville rembourserait avec intérêts les payeurs de taxe.Jusqu'à present 4,000 comptes ont été envoyés à Côte Saint-Luc pour le service à 24.000 citoyens.8,000 à Ou- Voir psg* 6 : Tases M Laberge exige une réparation morale Le président de la FTQ, M.Louis Laberge.ne demandera pas une compensation en argent pour les dommages qu'il prétend avoir subis à la suite de la publication d'un communiqué distribué le 7 décembre dernier par des membres de la CSN et le reliant au monde de la pègre.M.Laberge a inscrit une action en cour supérieure Lier pour demander que le communiqué en question soit déclaré illégal et malicieux et que, ensuite, les défenseurs soient tenus d'envoyer une copie du jugement de la cour à tous leurs membres et de le faire paraître à leurs frais dans les journaux.En somme, plutôt que d évaluer en quelque sorte sa réparation en dollars et de réclamer en conséquence des compensations monétaires, le chef syndical réclame une réparation morale pour libelle.Les défenseurs sont nommément MM.Michel Bourdon et Florent Audette et les mis-en-cause sont la CSN.M.Marcel Pepin, président de la CSN.ainsi que le Syndicat de la construction de Montréal (CSNi.Dans une vingtaine d'allégués M.Laberge.seul demandeur, déclare qu'il milite honorablement dans le syndicalisme ouvrier depuis 28 ans.que sa réputation n'a jamais été mise en doute et qu'il oeuvre dans un mouvement syndical inspiré et contfôlé démocratiquement par les membres.11 affirme que MM.Bourdon et Audette sont des prétendus syndicalistes qui ont échoué dans leur campagne de recrutement auprès des travailleurs de la construction qui préfèrent demeurer à la FTQ.Et il conclut que MM.Bourdon et Audette, sachant que la période de changement d'adhésion se terminait dans quelques jours, ont attaqué, dans "une tentative désespérée ", la réputation de leurs adversaires.Le demandeur estime que ces attaques étaient illégales et mensongères relativement au communiqué du 7 décembre Voir page 6 : Laberge Enquête sur 4 écoles de conduite par Jacqueline Mondy QUEBEC (PC) Le ministre des trans ports, M.Bernard Pinard, a réclamé une enquête judiciaire sur quatre écoles de conduite de la région de Montréal, dont l'intégrité et la qualité lui semblent douteuses.Cette requête du ministre des transports fait suite à un article du quotidien "Montreal Star" qui remet en cause le système de qualification des conducteurs d'automobiles et l'émission des permis de conduire par le Bureau des véhicules automobiles.M.Pinard a tenu à rétablir devant l'Assemblée nationale, hier, certains Voir page 6 : Enquête HULL - MONTREAL -OTTAWA -QUEBEC -SHERBROOKE -SHERBROOKE -3 RIVIERES - Le* Galerie* de Hull 8955 St-Larent 321 Dalhoutie 250 Quatrième Rue 256 Marquette A CUniversité 667 Bonaventure ¦ la météo Neige ou pluie veigla-cante en début de matinée.Puis, nuageux et venteux.Moins froid Max.: 35.Sainte Lucie LE DEVOIR Fais ce que dois VOL.LXIII - NO 288 Montréal, mercredi 1 3 décembre 1972 15 CENTS Kissinger-Le DucTho L'accord signé hier.ou aujourd'hui ?(D'après l'AFP) - S'il n'a pas été paraphé hier, l'accord de cessez-le-feu au Vietnam serait signé peut-être aujourd'hui par MM.Le Duc Tho et Kissinger dont l'avion se tient prêt à décoller à tout moment à Orly.Certes, la nouvelle de la signature a été démentie mais en des termes qui n'en excluent pas l'imminence et la séance de négociation prévue aujourd'hui encore serait destinée à mettre la dernière main à un protocole que le négociateur américain s'empresserait de venir aussitôt soumettre au président Nixon.Les observateurs notent que M.Kissinger doit probablement se rendre aussi à Saigon, avant que ne puisse intervenir une cérémonie de signature officielle de l'accord conclu à Paris.Les délégations américaine et nord-vietnamienne au grand complet poursuivront leur négociation de paix, ce matin à partir de 10h.30.heure de Paris a confirmé à Washington le porte-parole de la Maison-Blanche.M.Ronald Ziegler.Les entretiens à l'échelon des experts reprendront dès 09h00, heure de Paris, La séance des négociations secrètes américano-nord vietnamiennes a duré hier quatre heures et trente cinq minutes.Elle s’est déroulée à Gif-sur-Yvette.Les deux délégations au complet assistaient à cette séance.Les observateurs ont toutefois remarqué que les deux délégations étaient souriantes.notamment MM.Le Duc Tho et Kissinger, qui se sont quittés sur une poignée de main très cordiale.Deux autres séances avaient réuni le matin les experts américains et nord-vietnamiens à Choisy-le-Roi et les chefs de délégation.MM.Xuan Thuy et William Porter à Neuilly-sur-Seine.Ces deux derniers étaient respectivement accompagnés de MM.Nguyen Co Thac et William Sullivan.Bien que la consigne du silence continue à être observée, de nouveaux indices confirment l'impression que le cessez-le-feu est imminent.par Gilles Léveillé La ville de Montréal désire se lancer dans un programme de rénovation pouvant toucher au moins 100.000 logements au cours des 10 prochaines années et elle espère, à cette fin.que le gouvernement fédéral apportera bientôt les modifications nécessaires à la loi.C’est ce que le président du comité exécutif de Montréal.M.Gérard Niding.a déclaré hier soir lors d’une séance régulière du conseil municipal, alors qu'il intervenait dans la discussion sur les programmes municipaux en matière d'habitation."Si le discours du budget du 4 janvier prochain ne contient rien, il nous faudra revenir à la charge, a dit en substance M.Niding.Le chef de l'administration municipale venait de rappeler la proposition du ministre fédéral des affaires urbaines.M.Ron Basford, aux termes de laquelle Ottawa consacrerait $2 millions à la rénovation des logements au Canada.M.Niding juge cette somme nettement insuffisante et cherche à obtenir du ministre qu'il l'augmente considérablement."Nous attendons fermement la reprise Le comité de coordination de l'éducation catholique anglophone lors d’une rencontre avec M.François Cloutier et le sous-ministre, M.Claude Beauregard, a expliqué hier, les raisons qui militent, selon lui, pour rétablissement de deux commissions scolaires catholiques dans ITle de Montréal.La délégation a réaffirmé aux autorités sa conviction - endossée par plus de 100,000 signatures - que la création de deux commissions scolaires catholiques anglophones était la solution la plus équitable, efficace et viable qui puisse convenir aux besoins des 73,000 élèves fréquentant ces écoles pour catholiques anglophones.La proposition du président Nguyen Van Thieu d'une trêve de Noël qui se prolongerait indéfiniment a été interprétée comme étant un ballon d’essai lui permettant d'accepter de facto un cessez-le-feu sans s'engager à en respecter toutes les clauses.Aussitôt, le GRP et les Nord-Vietnamiens ont condamné cette attitude.Et de la session pour voir si le ministre a inscrit au feuilleton la loi et ses modifications”, a-t-il affirmé.M.Niding a expliqué que le montant de $2 millions annoncé pour l'ensemble TORONTO (CP) - Le premier ministre de l'Ontario, M.William Davis, a annoncé hier que le gouvernement déposerait un projet de loi obligeant les partis politiques à divulguer les montants des dons qu'ils reçoivent du public et des compagnies.M.Davis a laissé entendre qu il était possible que le projet de loi établisse en plus des limites aux montants de ces dons.La délégation a de plus fait savoir au ministre qu'elle ne pouvait pas lui donner l’assurance que la communauté anglophone pourrait être détournée de son ferme désir d'obtenir deux commissions scolaires.Le comité a tout de même transmis au ministre six garanties qu'exigeraient les anglophones catholiques dans la législation (bill 71) que l'Assemblée nationale s'apprête à adopter: 1 que les sections anglophones des On trouvera à la page 13 la suite de nos informations sur les réactions au projet de loi 71.pour la première fois, le gouvernement de Hanoi, par la voix de son porte-parole à la conférence de Paris, a exigé non seulement que Saigon ne s'oppose pas aux accords Kissinger-Le Duc Tho.mais qu'il en signe le texte et soit ainsi engagé par son contenu.Précédemmment, rappelle-t-on, il était prévu que les ministres des affaires étrangères des Etats- du pays suffirait tout juste pour Montréal.Non seulement veut-il le $2 millions pour la métropole seulement, mais il estime que la ville devrait être assu- Voir page 6 : Montréal Parlant des contributions que les particuliers font aux partis politiques.M.Davis a donné à entendre qu’il souhaitait que ces dons puissent demeurer confidentiels, à condition qu’ils ne sortent pas de l’ordinaire par leur importance Le gouvernement conservateur de l’Ontario est la cible de l'opposition depuis qu’il est connu qu’en 1971, le parti conservateur a reçu un don de $50,000 de la Voir page 6 : Loi deux vastes commissions scolaires (CECM et commission Cartier) soient autorisées à dispenser toute la gamme de services pédagogiques et parapédago-giques à une population anglophone catholique dispersée (fragmented) dans quatre plus petites commissions scolaires.Une telle décision se prendrait au niveau du comité d'école; 2-que l'on ajoute une clause ou que l'on amende le bill pour garantir la représentation proportionnelle au niveau des commissaires d'écoles.On pourrait faire s’interpénétrer les quartiers anglophones et les quartiers francophones a cette fin, ou considérer comme quar- Voir paya 6 : Anglo-catholiques Unis et du Nord-Vielnam signent seuls ces accords avec le simple assentiment de leurs alliés sud-vietnamiens respec tifs.D'autre part, les représentants du prince Souvanna Phouma, premier mi nistre laotien et de son demi-frère le prince Souphanouvong.chef du front patriotique lao ipro-communiste) se sont pratiquement mis d'accord sur un texte de cessez-le-feu.qu'ils n auront plus qu'à signer lorsqu'interviendra l'accord sur le Vietnam (voir page 9).Ce texte insiste particulièrement sur le retrait des troupes étrangères et le rétablissement d'un gouvernement de coalition à trois composantes.Sur le plan militaire, on apprend de source laotienne que la mission militaire française, seule unité étrangère autorisée à demeurer au Laos, sérail considérablement renforcée.Ses effectifs passeraient de 67 actuellement à environ 200.Mais du côté français, sans démentir cette information, on laisse entendre qu'une décision définitive n'est pas encore prise à ce sujet.Quoi qu'il en soit, l'impression parmi les observateurs politiques est que I on peut s'attendre à tout instant à un arrêt des combats et à la libération des prisonniers de guerre américains dans les jours suivants.M.Henry Kissinger a conféré hier matin à Paris avec M Jean Monnet, président du comité d’action pour les Etats-Unis d'Europe, a révélé le porte-parole de la Maison-Blanche, M.Ronald Ziegler.La rencontre entre M.Kissinger et M.Monnet, champion de l’intégration européenne depuis plus d un quart de siècle, parait indiquer que le conseiller spécial de M Nixon s’intéresse déjà parallèlement à la négociation de paix sur le Vietnam, aux problèmes européens appelés à devenir le sujet numéro un de la diplomatie américaine en 1973.M.Ziegler n’a précisé ni le lieu ni la durée de cette rencontre.Le rapport sur Les relations Ottawa-Québec reste secret par Paul Longpré QUEBEC (PC) Il n’est pas du tout certain que le gouvernement Bourassa consente à publier, ne serait-ce que les grandes lignes, du rapport secret sur les relations Ottawa-Québec qui fait présentement l’objet d'études au ministère des affaires intergouvemementales.C'est ce qui ressort des réponses très évasives qu'ont données hier en Chambre le premier ministre et son ministre des affaires inter-gouvernementales, M Gérard-D.Lévesque, au chef parlementaire du Parti québécois qui voulait savoir si ce bilan était à l’origine de la nouvelle politique de "recherche d une souveraineté culturelle" annoncée récemment par M.Bourassa.Ce bilan, que le gouvernement protège jalousement contre toute fuite devant la convoitise de toute la presse parlementaire, a été comnandé à l'automne 1971 au sous-ministre aux affaires inter-gouvernementales, M Arthur Tremblay 11 est censé faire le point sur les relations entre les deux paliers de gouvernement depuis la création du ministère en 1967."Pas directement" s'est donc contenté de répondre M.Bourassa à la question de M.Laurin, tout en notant que son gouvernement avait déjà “posé des gestes en fonction de cette autonomie ou souveraineté culturelle" dans des domaines comme la langue, la culture ou les communications.Cette nouvelle politique exige-ra-t-elle certaines garanties constitutionnelles?a alors demandé le leader péquiste pour s’entendre répondre que cela est "possible”.Quant à publier le bilan Tremblay, c’est une perspective que le Voir page 6 : Rapport Les cosmonautes bricolent.HOUSTON (AFP • AP) lx>s astro nautes Eugene Cernan et Jack Schmitt ont commencé leur deuxième sortie lunaire de sept heures à 6h.30 hier soir en réparant le garde-boue de leur jeep lunaire qu’ils avaient brisé la veille Ils avaient déjà tenté de réparer la partie endommagée à l'aide de papier collant mais ils avaient perdu le mot ceau brisé par la suite Ils devaient faire la reparation à tout prix parce que les roues lancent tellement de poussière qu’ils ne pouvaient même plus lire les indications de leur tableau de nord! Finalement, ils ont effectué la réparation en utilisant plusieurs cartes lunaires en papier couvert de plastique Ils ont collé ces cartes selon les indications de Houston de façon a leur conférer la plus grande rigidité possible et les ont fixées avec des pincettes Us ont assemblé leurs cartes dans le mixiule lunaire et il ne leur a fallu que deux minutes pour fixer le tout en place par la suite Cette avarie mineure est pourtant le seul incident notable de celle mission depuis le début II ont aussi eu un peu de difficulté à forer des trous dans la surface lunaire à tel point qu’ils on) dû abandonner en place une des deux "carottes" de six pieds de longueur qu’ils avaient taillée: il étaient incapables de l’extraire.Cette nuit, les deux hommes étaient en bonne forme pour effectuer la partie la plus importante des travaux qu’ils ont à effectuer parce que les dirigeants au sol leur avaient accordé une heure de sommeil supplémentaire de façon à tenir compte des gros efforts physiques qu'ils ont accomplis lundi soir Jusqu'à maintenant, comme l’indique l’épuisement prématuré de leurs réserves d'oxygène.Cernan et Schmitt sont les deux astronautes qui ont travaillé le plus fort sur la lune Cette nuit, ils ont cherché à recueillir des spécimens de roches lunaires vieux d’au moins quatre milliards d'années, c’est à dire 800 millions d’années plus vieilles que les plus anciennes recueillies ar les autres missions Apollo Les deux ommes ont ensuite inspect é les cratères "Lara" et "Shorty" ou ils comptaient trouver des échantillons du sous-sol éjectés par l'impact d une météorite ou par une éruption volcanique.La formule Hand appliquée à la classe agricole : un précédent mondial.(Nos informations à la page 6) ¦ au gré du temps Ordonnances l>es fabrirants de certains médicaments que les pharmaciens du Québec jugent dan gereux qu'ils soient vendus en dehors de leurs officines ont présenté une opinion dans eette affaire.Selon eux, le publie est juge de s’ordonner a lui-même, en cas de maladies mineures, la pharmacopée qui lui convient.Mais généraliser le principe de l’automédication reviendrait en somme a adapter la formule du célèbre docteur Knoek et de dire de tout malade qu'il est un médecin qui s'ignore.Ixruis-Martin TARD Le négociateur présidentiel américain échange une poignée de main avec le chef de la délégation nord-vietnamienne à Paris, M.Xuan Thuy, au cours d'une visite surprise de M.Kissinger â la séance du sous-comité à Neuilly.A gauche, l'ambassadeur William Porter.Second à partir de la droite, IVI Nguyen Phong.(Téléphoto AP) Montréal invite Ottawa à contribuer beaucoup plus à la rénovation urbaine Les anglo-catholiques réitèrent leurs revendications scolaires Projet soumis à Toronto Une loi obligera les partis à divulguer les fonds perçus a 2 • Le Devoir, mercredi 1 3 décembre 1 972 La campagne de maraudage dans la construction Un douloureux épisode pour le mouvement syndical par Pierre Richard A minuit, hier soir, prenait fin un triste épisode de l’histoire du mouvement ouvrier québécois.Prenaient fin.en effet, les quarante jours de luttes fratricides entre les représentants des travailleurs syndiqués de l'industrie de la construction.La campagne de maraudage 1972 n’a pas donné lieu aux affrontements sanglants entre travailleurs comme ceux que l’on a connus au cours des dernières années.Mais la lutte sans merci que se sont livrées la Confédération des syndicats nationaux (CSN) la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) risque de laisser des blessures encore plus difficiles à guérir.Alors qu’au terme de cette campagne de recrutement, la CSN et la FTQ crient toutes deux victoire, l’on peut se demander si cette campagne ne se solde pas par une défaite importante pour le syndicalisme (quelles que soient les rai- sons valables que chaque groupe pouvait avoir d’affaiblir ou de faire disparaître l’autre).Chose certaine, la solidarité intersyndicale, qui avait été le point marquant de la dernière année syndicale avec le conflit de La Presse et le Front commun des secteurs publics et parapublics a pris un dur coup.M.Louis Laberge, président de la FTQ.a déjà annoncé qu’il ne participera pas à la réunion inter-centrales prévue pour le 18 et 19 décembre; pour le reste, il veut prendre le temps d’y réfléchir.Pour sa part M.Marcel Pepin, président de la CSN, a déclaré qu’il n’est pas prêt à payer n’importe quel prix pour la solidarité intersyndicale.Tous deux ont pris soin de ne pas fermer la porte à la possibilité d’actions communes dans le futur.Mais avant d’en arriver à de nouvelles expériences de fronts communs.la pente sera longue à remonter, car la rancoeur anime plusieurs militants syndicaux.D’autant plus que les séquelles de la présente campagne se feront sentir pendant plusieurs mois, que ce soit dans les poursuites judiciaires ou dans les négociations qui s’ouvrent officiellement en janvier dans l’industrie de la construction.La prochaine occasion d’accrochage sera le bilan de la campagne de recrutement.Trois groupes étaient parties à la présente campagne (la CSN, la FTQ et la nouvelle venue, la Centrale des syndicats démocratiques) et chacun avait des objectifs et des intérêts différents.Pour la CSD.c’était une question de vie ou de mort; selon la loi, elle devait recueillir l’adhésion d’au moins 20% des travailleurs de la construction pour être déclarée association représentative et pour être présente de plein droit aux prochaines négociations La CSN avait tout intérêt à empêcher son principal ennemi des derniers mois la CSD, à percer dans l’industrie de la construction et voulait à tout prix consolider ses positions.Quant à la FTQ, qui est reconnue comme la principale force dans la construction, son objectif était clair: balayer de la carte la CSN et la CSD et devenir la seule centrale représentative des travailleurs de la construction.Chaque groupe fait son propre bilan et expédie à ses rivaux la liste des membres qui ont décidé de changer d'allégeance en sa faveur.Hier, à la CSN, on affirmait qu’on avait recueilli l’adhésion d’au moins 4,000 anciens membres de la FTQ, d’un nombre aussi important de membres de la CSD et de quelque 1,000 nouveaux travailleurs.A la FTQ, aucun bilan n'était encore disponible mais on rappelait que, deux semaines avant la fin de la campagne, on avait enregistré 10,200 nouvelles adhésions.Mentionnons que ces bilans ne font état que des adhésions et non des pertes subies aux mains des adversaires.Quant à la CSD, aucune compilation n’avait encore été faite et l'on disait ne pas être en mesure d’affirmer que l'objectif de 20% avait été atteint.Un porte-parole de la CSD dans la construction a refusé de confirmer ou de nier une information selon laquelle la nouvelle centrale mettra à pied dans quelques jours un bonne partie des quelque 30 permanents qui travaillaient dans la construction à cause de l’échec de la campagne de recrutement.Quoi qu’il en soit le bilan ne sera pas facile à dresser.Il reviendra au ministre du travail d’établir si la CSN et la FTQ sont toujours représentatives et si la CSD a obtenu l’adhésion de plus de 20% des travailleurs de la cons- truction.Le bilan ne sera pas facile à établir parce qu'il n’existait aucun contrôle de la signature des cartes, parce que plusieurs travailleurs auront signé des cartes d'athé-sion à deux et même trois centrales, parce que personne ne sait exactement quelles é-taient les positions de départ de chaque groupe, combien il y a de travailleur dans l’industrie de la construction et qui peut être considéré comme véritable travailleur de la construction.Une source proche du ministre du travail a déclaré, hier, au Devoir qu'aucun mécanisme n'a encore été mis sur pied pour vérifier les bilans que dresseront les centrales et pour déterminer, en dernier ressort, qui représente qui.Toujours selon cette source, aucun critère n’a encore été retenu pour définir les travailleurs qui pourront apparaître au bilan.Faudra-t-il que l'ouvrier ait travaillé un certain Cegep Saint-Hyacinthe Le commissaire-enquêteur présente une proposition Déchets chimiques Goldbloom lance un ultimatum à200compagnies montréalaises par Pierre-L.O’Neill Le commissaire-enquêteur du ministère de l’éducation dans le conflit au cegep de Saint-Hyacinthe.M.Fernand Morin, a soumis hier une nou- Les chefs d'état-major arabes réunis à huis dos LE CAIRE (AFP) - La réunion des chefs d’état-major des armées arabes s’est ouverte hier au siège de la Ligue arabe au Caire en présence de délégations militaires de 18 pays arabes et d’un représentant de l'Organisation de libération de la Palestine.La séance d’ouverture a été marquée par deux allocutions prononcées par le général Ahmad Ismail Ali, ministre égyptien de la guerre et par le général Saadeddine Chazli.chef d'état-major de l’armée égyptienne et secrétaire adjoint de la Ligue pour les questions militaires.Le général Ismail a mis l'accent au cours de son intervention sur le caractère national de la bataille.Le sionisme ne menace pas seulement l’Egypte et les pays de la confrontation, mais également les autres pays arabes, a-t-il notamment déclaré.Le chef d'état-major égyptien a souligné de son coté que le devoir des forces armées arabes est de redonner la confiance aux citoyens arabes.Les travaux se sont ensuite déroulés à huis clos.velle proposition d’entente comportant essentiellement le retour immédiat en classe, le réengagement des six professeurs congédiés et un arbitrage spécial pour une décision finale à la date limite du 13 janvier.M.Morin a déclaré au DEVOIR qu’il compte recevoir aujourd'hui même la réaction des représentants de l’administration du cegep et du syndicat.Selon le commissaire-enquêteur.cette nouvelle proposition.impliquant un moratoire d’un mois, permettrait encore aux étudiants de réussir le premier semestre et offre une période raisonnable pour la poursuite des négociations en vue d'un règlement sur les questions fondamentales du conflit.La proposition du commissaire-enquêteur est intervenue au moment où les négociations se trouvaient dans la plus totale impasse.A cet égard, le syndicat a émis au début d'après-midi hier une décla- Élu président M.Louis M.Poitevin, vice-président adjoint du Canadien National pour la région du Saint-Laurent, a été élu président de la division du Québec de la Société canadienne du cancer lors de la 25e assemblée annuelle qui s'est déroulée à Montréal récemment.ration qui en disait long: "On voit mal.après épuisement de tous les mécanismes de conci-üation.comment le conflit pourrait se régler autrement que par une loi spéciale visant à mettre l’administration du cegep en tutelle.” Evoquant le rapport du médiateur du gouvernement, le juge Robert Cliche, le syndicat des professeurs estime avoir fait d’importantes concessions et du même coup accuse l’administration du cegep d’avoir ignoré l'invitation du commissaire-enquêteur à rétablir un climat de confiance.Si l’une ou l'autre des parties devaient refuser cette dernière tentative du commissaire-enquêteur.la menace d'une loi spéciale reviendra avec plus d’insistance sur la table des négociations.M.Fernand Morin se dit étonné en faisant observer que l'écart qui sépare les deux parties impliquées est beaucoup plus prononcé qu'il ne le croyait au départ.'‘C’est plus profond et plus ancré que jamais.” Le dilemme, dit encore M.Morin, c’est celui qui oppose la volonté de participation des enseignants d’une part, et une philosophie traditionnelle d’administration.Un nouvel échec de cette tentative de rapprochement et un refus de poursuivre les négociations ne laisseraient au commissaire-enquêteur, Fernand Morin, d’autre choix que la remise de son rapport final au ministre de l’éducation.Le ministre québécois responsable de la qualité de l’environnement M.Victor-C.Goldbloom, vient de lancer un ultimatum invitant quelque deux cents compagnies de la région de Montreal au respect de la loi.Au cours d’une conférence de presse, M.Goldbloom a dit perdre patience et accordait un délai de 30 jours à ces entreprises pour qu elles se plient au reglement relatif à la disposition des déchets chimiques de nature combustible.C'est en disant trouver "extrêmement décevante ” l’attitude des compagnies concernées que le ministre rappelait que le règlement de son ministère est en vigueur depuis le 6 août dernier.Plus précisément.M.Goldbloom avise les entreprises fautives qu'une seule compagnie de la région de Montréal a jusqu'ici reçu l’autorisation d'exploiter un incinérateur des déchets chimiques.11 s'agit de la Goodfellow Combustion Inc, dont les installations sont situées à Ville Mercier, à 15 milles au sud de Montréal.En plus de codifier divers types de résidus composés d'huiles, d’hydrocarbures, de solvants, de polymères ou d’autres produits chimiques, le règlement du ministère de la protection de la qualité de l'environnement oblige les industries qui produisent les déchets à en disposer selon les normes établies en vue de protéger l’environnement.Or, la seule façon acceptable que prévoit le règlement de détruire ses polluants, consiste à les oxyder à de très fortes températures dans des incinérateurs spécialement conçus à cet effet.Et pour l’instant il n’est pas d’autre choix que la Goodfellow Combustion Inc.En service depuis septembre, cet incinérateur, qui peut broyer 10 millions de gallons de déchets par année, est incapable de fonctionner à sa pleine capacité, précisément parce que les nombreuses entreprises de la région de Montréal violent la réglementation du ministère de l'environnement.Selon le ministre, cette at- Aquascutum A OF LONDON PLACE VUE MARi cLe S\irnn\uni de l,cElégaiice un cadeau dun montant de ojiertà _________________ par Félicitations Le conseil du Mouvement national des Québécois dans un communiqué, a félicite publiquement Mme Geneviève Bu-jold et M.Claude Jutras du geste qu’ils ont tous deux posé en refusant l’Ordre du Canada.voua attend k ¦cSSEtt, xSZ'Sit- le ^Magasiîi de ïüoiqpqe nombre d’heures dans la construction ou qu’il soit tout simplement inscrit sur les listes de la Commission de l'industrie de la construction?La situation se complique avec la décisions qu'il prendra risquent re du travail d’abolir les permis de travail pour les ouvriers non spécialisés: sans ces permis, quiconque peut maintenant prétendre être travailleur de la construction “en chômage ”.D'ici l'ouverture des négociations, le ministère du travail sera sans doute appelé à éclaircir la situation et les décisions qu’il prendra risque de mettre à nouveau le feu aux poudres.Ainsi, si jamais la CSD est reconnue comme association représentative, on peut s’attendre à des réactions très dures de la part de la CSN et de la FTQ.ces réactions risquent de se produire sur les chantiers mêmes.De même, à la FTQ, on se dit convaincu que la CSN a perdu sa représentativité; si le monopole syndical n’est pas reconnu à la FTQ, celle-ci contestera probablement la décision du ministère.Par ailleurs, si deux ou trois groupes syndicaux sont présents à la table des négociations, le moins que l’on puisse dire c’est que les travailleurs ne présenteront pas un front uni face aux employeurs.Les grandes priorités de négociations sont les mêmes à la CSN et à la FTQ (sécurité d’emploi, sécurité sur les chantiers.) mais la façon de les définir et de les appliquer est sensiblement différente d'un groupe à l’autre.Au terme de cette campagne.il semble que nous nous retrouvions en présence d'un rapport de forces semblables à celui qui a mené à l'imposition du dernier décret.Nous nous retrouvons aussi face à un net recul de la solidarité entre travailleurs et de la crédibiüté du mouvement syndical.Dans l’opinion publique, on aura soulevé la question "de la présence du crime organisé" dans certains syndicats et de l'intimidation comme arme syndicale.A la FTQ.on qualifie ceci de “campagne de salissage”; à ¦ :sn, la CSN.on affirme que le temps était venu de prendre le risque de dénoncer des pratiques dont les victimes sont les travailleurs eux-mêmes.Le débat est amorcé.reste à trouver les preuves sielies existent.titude indispose les quelques compagnies qui se soumettent aux exigences gouvernementales et dépensent ainsi des sommes importantes pour faire traiter leurs déchets à l'incinérateur."Pas question que ces compagnies continuent plus longtemps à jouer les dindons de la farce”, a-t-il dit.En vertu du règlement en vigueur, les compagnies s’exposent à des amendes minimes de $20.Mais le projet de loi 34 sur la qualité de l'en-rivonnement, actuellement devant la commission parlementaire des affaires municipales, prévoit des amendes pouvant atteindre $10,000.Toutefois, le ministre Goldbloom a indiqué qu’il n’envisageait pas encore la possibilité d’intenter des poursuites contre ces compagnies montréalaises.l'$8«aS'' 5 tiens bien ta tuque, tu vas prendre un GRAND DUKE Les Distilleries Corby Ltee Montréal «-à M6-2P I N » 17^5 Le Devoir, mercredi 13 décembre 1972 éditorial Les "voies nouvelles" se font attendre Dans le discours inaugural qu’il prononçait à l'Assemblée nationale le 6 juin 1970, M.Robert Bourassa, se souvenant de ce qu’il avait dit le soir de l’élection du 29 avril, annonçait en ces termes la création d’une commission parlementaire chargée d’étudier le système électoral québécois: r A ce sujet, il est devenu évident qu’à cause de son découpage actuel, notre carte électorale reflète souvent mal la réalité politique québécoise.Le gouvernement proposera d’ici quelques jours la création d’une commission parlementaire qui étudiera cette question.Nous en profiterons aussi pour demander à cette commission de nous présenter des recommandations sur l’ensemble de nos mécanismes électoraux.Son mandat sera donc étendu, mais son rapport devra nous être soumis dans un délai raisonnable.Le fonctionnement de notre démocratie exige un système électoral qui permette la juste expression de la volonté populaire.En somme, il s’agit d’orienter aujourd'hui le Québec vers des voies nouvelles, les seules qui permettront vraiment aux Québécois d'être économiquement prospères, culturellement forts et surs d'eux-mêmes.” Quand on examine le chemin parcouru depuis ce discours du premier ministre, on convient volontiers que le gouvernement a partiellement tenu sa promesse.La Commission parlementaire annoncée par M.Bourassa fut vite instituée.Elle a accompli elle-même, ou fait accomplir, d'importants travaux dont les fruits les plus substantiels sont sans doute la nouvelle carte électorale et la promesse d'une liste électorale permanente.Ni la carte électorale refondue, ni l’instauration d'une liste permanente ne sauraient toutefois être considérées comme ouvrant décisivement ces “voies nouvelles” dont parlait M.Bourassa il y a deux ans et demi.Le premier ministre était alors à la recherche de voies capables de permettre “la juste expression de la volonté populaire ”.Or, avec les instruments dont semble vouloir se satisfaire le gouvernement, on n'assistera guère qu’à une révision louable des mécanismes actuels, mais aucunement aux changements en profondeur que laissaient entrevoir les propos post-électoraux de 1970.• La grande constatation qui ressortit du scrutin de 1970 ne portait pas tant sur les imperfections de la carte électorale que sur des vices inhérents à un mode de scrutin dont on avait surtout souligné jusque-là les avantages.On reconnaissait volontiers que les partis à fortes racines urbaines auraient probablement remporté quelques sièges additionnels à la faveur d une carte établie d'après de meilleures normes démocratiques.La leçon majeure du scrutin résidait cependant dans l’écart énorme entre le nombre de voix obtenues par le Parti libéral et le Parti québécois et le nombre de sièges remportés par chacun.Autant l’on admettait la nécessite d'une carte électorale remaniée, autant l’on croyait alors devoir chercher un remède aux distorsions que favorise le mode actuel de scrutin.On pourrait croire, à première vue, que la nouvelle carte dispose du problème.Mais il suffit de relire l’étude que le sociologue Serge Carlos publiait dans Le Devoir du 3 novembre pour se rendre compte que ce serait céder à une illusion d’optique que d’adhérer à cette vision simpliste.Par-delà le débat plutôt théorique qui en est résulté avec M.Vincent Lemieux (qui faisait partie du groupe d’experts chargé par la commission parlementaire de préparer une étude sur le mode de scrutin), le texte de M.Carlos établit en effet qu’on ne saurait, dans l’explication des distorsions que crée notre système électoral, mettre sur le même pied la carte électorale et le mode de scrutin et supposer gratuitement que chaque facteur est responsable à parts égalés des distorsions entre la volonté exprimée par les électeurs et la composition du parlement.En 1966 et en 1970, précise Carlos, “les effets directs du mode de scrutin représentent plus de 82% des effets de distorsion”.Conclure dans ces conditions, comme semble le faire le groupe d’étude chargé d'examiner le mode de scrutin, que "la carte électorale peut être un facteur de distorsion plus important que le mode de scrutin”, c’est gravement fausser la réalité.Non seulement le mode de scrutin est-il le facteur de beaucoup le plus important, mais on doit même considérer qu'il est responsable, dans une très large mesure, des effets de distorsion de la carte elle-même.• Déjà, en confiant à la commission Drouin le mandat de procéder à un nouveau découpage de la carte sans avoir elle-même fait aucune option quant au mode de scrutin, la commission parlementaire commettait une pétition de principe grave, contre laquelle l’avaient’'d'ailleurs prévenue maints spécialistes.Le nouveau découpage devait, en effet, être fatalement différent selon qu’il serait réalisé en fonction du mode actuel de scrutin ou d’un mode de scrutin proportion- nel.Avec l’adoption imminente de la nouvelle carte par l’Assemblée nationale, on s'apprête maintenant à franchir un deuxième pas qui risque de renvoyer aux calendes grecques la vraie réforme dont l’on rêvait en 1970.Tel est le cercle vicieux dans lequel se sont laissés enfermer, par leur imprévoyance, les partis d’opposition qui désirent aujourd'hui un changement dans le mode de scrutin.Autant l’on ne saurait approuver des tactiques d’obstruction tardive qui risqueraient d’annuler le trop modeste pas que le gouvernement veut franchir, autant l’on doit admettre, par contre, que la position présente de l’Unité-Québec parait plus proche, uant au fond, de l’esprit de 1970 que celle u parti gouvernemental.Le gouvernement entendait visiblement aller plus loin en 1970 qu’il ne le laisse maintenant entrevoir.S’il a changé d’idée, il devrait au moins expliquer ouvertement les motifs qui l’ont amené à réviser sa position.M.Bourassa a déjà commencé à se promener en proclamant: “Nous avions promis de mettre fin à certaines injustices du système électoral.Nous avons tenu parole”.Cela n’est toutefois que très partiellement vrai.Le gouvernement a retouché la surface du système.Sur l’aspect le plus important de la réforme, il parait, par contre, s’être enfermé dans un immobilisme désolant.• En juin dernier, le groupe d'experts chargé d’examiner le mode de scrutin remettait à la commission parlementaire .que préside M.Denis Hardy un rapport préliminaire en conclusion duquel il invitait la commission à lui fournir, "en les hiérarchisant si possible, les principaux critères qu’elle veut que nous retenions” en vue d’une étude plus poussée “des alternatives pratiques pour le Québec en matière de scrutin”.Le groupe d’experts a-t-il reçu les directives demandées?Existe-t-il même encore?Devant l’insistance exclusive du gouvernement sur la refonte de la carte électorale, on a l’impression que l’autre volet de la réforme a déjà subi un enterrement de première classe.La lutte de l’Unité-Québec contre le bill 62 est venue trop tard et semble avoir été menée à l’aide d’arguments souvent douteux et futiles.Elle aura néanmoins eu le mérite de nous rappeler un vice de notre système qui ne disparaîtra sûrement pas avec l’adoption de la nouvelle carte électorale.Claude RYAN bloc-notes Avant de relever les tarifs de Bell Canada Dès lundi prochain, à Ottawa.Bell-Canada mettra carrément en branle la longue procédure administrative qui débouchera, du moins l'espère-t-elle.sur une nouvelle augmentation des tarifs téléphoni- ues.Malgré les progrès accomplis epuis quelques années, il serait essentiel que la Commission canadienne des transports aille plus loin encore que d'habitude dans son effort pour étudier cette demande du point de vue du bien commun plutôt qu'à partir des voeux de l'entreprise.Tant que bien commun et intérêt particulier de l'entreprise peuvent converger, aucun problème ne se posé, mais un organisme régulateur comme cette Commission canadienne des transports doit précisément veiller à ce que.en cas de conflit, la décision tourne toujours à l'avantage du public.Il y a quelques jours, le vice-président de la Régie des services publics du Québec soulignait que "les tarifs téléphoniques ont un impact sur le comportement des individus" et il se donnait donc un temps de réflexion avant d'accorder quelque modification que ce soit aux tarifs interurbains de la société de téléphone Télébec.Au cours d une discussion avec le directeur général de cette filiale québécoise de Bell-Canada.le juge Yvon Côté devait également souligner qu'on peut fort bien envisager que certains secteurs de services publics fonctionnent à perte.Comprenons qu'il appartient d'abord au public, via les organismes de contrôle suscités par les gouvernements, de définir les services dont les citoyens ont particulièrement besoin et d'inviter les entreprises à but lucratif à offrir ces services au plus bas taux possible.Dans cet esprit, la Commission canadienne des transports doit veiller de très près à ce que les hausses que requiert la compagnie de téléphone ne contredisent pas l'évolution sociale et économique que les pouvoirs publics tentent d’assurer.Certes, les entreprises qui oeuvrent dans le champ des servi- ces publics doivent boucler leur budget sous peine de ne plus trouver en nombre suffisant les investisseurs qui leur sont nécessaires, mais aucun gouvernement sérieux ne doit s’en remettre à telle ou telle entreprise privée pour susciter, contredire ou encourager certaines habitudes du public plutôt que d'autres.Malheureusement, nos organismes de réglementation, ne possèdent pas tous les moyens dont ils auraient besoin pour remplir pleinement leur mandat en matière téléphonique.Qu’il s'agisse de la Régie des services publics du Québec ou de la Commission canadienne des transports, le nombre et la cjiversité des dossiers qui parviennent aux bureaux des régisseurs et des commissaires les empêchent de toujours approfondir suffisamment chaque question.Dans maints cas, les représentants du public ne peuvent compter sur les spécialistes qui leur permettraient de jauger à leur valeur les affirmations de l’entreprise.A défaut de spécialistes gouvernementaux en nombre suffisant, la parole de l'entreprise privée a force de loi.La situation est particulièrement alarmante en matière de téléphonie.Malgré la création d'une section spéciale consacrée à la téléphonie à l’intérieur des cadres de la Commission canadienne des transports, cet organisme a peine à faire face aux différentes responsabilités qui lui sont tombées sur le râble depuis 1967: une fois que les chemins de fer, les transports aériens et les questions de navigation ont prélevé leur part du temps des commissaires, le téléphone a peine à retenir suffisamment l'attention de la Commission.A Québec, les questions d'expropriation, attribution traditionnelle de la Régie des services publics, accapare de manière analogue le temps et les moyens de l’organisme.Dans tout cela, rien de coupable, mais un débordement et un éparpillement qui laissent commissaires et régisseurs insatisfaits et le public perplexe.D’autre part, même en l’absence de données techniques d’origine gouvernementale, les régisseurs et les commissaires peuvent au moins veiller scrupuleusement à ce que l’entreprise privée fournissant un service public n'en arrive pas à imposer sa vision de la société.Prenons quelques exemples.Pour le commerçant de Rouyn, de Chicoutimi ou de Hauterive, l’interurbain fait partie des instruments de travail strictement indispensables: pour lui, il faut, à maintes reprises chaque jour, presser un fournisseur de l'extérieur,' rejoindre un client lointain et récalcitrant.L'industriel montréalais de même importance n'aura sans doute pas le même besoin vital du service interurbain.Dès lors, comment doit réagir un gouvernement qui prétend favoriser une déconcentration administrative?Doit-il permettre à une entreprise de majorer ses tarifs interurbains de façon globale?Ne doit-il pas imposer à l'entreprise de service public certains corridors administratifs et exiger des échelles et des groupes de tarifs respectant les objectifs de la collectivité?De la même manière, un gouvernement sait quelles couches sociales sont constamment exposées au déménagement traditionnel du 1er mai.Il peut constater, ainsi que maintes enquêtes sociologiques semblent l'indiquer, que les économiquement faibles constituent une part importante des gens contraints au déménagement annuel.Dans cette perspective, doit-il permettre que l'installation d'un service téléphonique passe de $11 à $22 d'un seul coup?Ne doit-il pas inviter l'en-’ treprise à chercher ailleurs et dans d'autres clientèles le surplus de revenus qui semble nécessaire?Le meme raisonnement vaudra sans doute à propos du service téléphonique de base.C’est à cet examen social autant qu'administratif que les organismes régulateurs doivent procéder au moment où les entreprises de service public réclament des augmentations.L'augmentation peut fort bien se révéler indispensable, mais l’Etat devrait constamment veiller à ce que l’augmentation soit prise d'une manière compatible avec les priorités de la collectivité.Laurent LAPLANTE L’ONF après "Vingt-quatre heures et plus” L'interdit dont l'ONF vient de frapper le film de Gilles Groulx, “Vingt-quatre heures et plus”, et la controverse que cet interdit a déclenché ramènent au premier plan de l’actualité le malaise qui tourmente cette entreprise publique de cinématographie aepuis plusieurs années.Ce malaise découle d’une incompatibilité entre, d’une part, le statut juridique et financier de l’Office national du film et, d’autre part, l'entière liberté d’expression que réclament des cinéastes même lorsqu’ils sont liés par contrat à l’office.Placé sous la tutelle du secrétaire d’Etat du Canada, financé principalement par la trésorerie fédérale, l’ONF ne peut se permettre de produire n'importe quoi.Inutile dë maquiller la réalité, pour conserver aux bonnes consciences leurs illusions: autant reconnaître crûment que des paramètres politiques doivent nécessairement encadrer la production cinématographique de l'ONF.Le commissaire Newman a donc le droit - et sans doute l'obligation, aux yeux de ses maîtres politiques - de disposer des projets de la maison qu'il dirige conformément à des normes d'acceptation politique.On doit cependant s’interroger sur la planification et la procédure administrative qui ont cours à l’ONF, étant donné qu'elles ont a plusieurs reprises obligé le commissaire, ces derniers temps, à mettre sur les tablettes des films complétés ou au trois quarts complétés.Cette forme de contrôle idéologique est pour le moins coûteuse.A-t-on dit clairement à Gilles Groulx quel film on attendait de lui.avant qu'il signe son contrat?Lui a-t-on précisé' ce qui serait admissible et inadmissible, dans le domaine qu'il abordait?A-t-on examiné avec le soin qui s'imposait le scénario du film, avant, pendant et après le tournage?Fallait-il vraiment attendre retape du premier montage pour se prononcer?On dira qu'un film ne se fabrique pas comme une paire de bottines; et certes, le contrôle de la production est une opération beaucoup plus subtile dans cette industrie que dans d'autres.On a néanmoins l'impression que l'ONF, pour se donner un panache libertaire que sa casquette étatique ne peut supporter, n’a pas encore défini sa politique de production avec suffisamment de précision.Pour éviter à soi-même, aux cinéastes et aux contribuables les efforts et les frais inutiles de nouveaux projets avortés, il conviendrait que l'office établisse clairement, désormais, uels genres de films il entend pro- uire.Pour éviter que l'odieux du contrôle soit rejeté sur un seul homme l'unique commissaire - il conviendrait aussi de placer l'ONF sous la direction d'un conseil de trois membres ou plus.Le censeur unique peut facilement être taxé d'arbitraire; c’est plus difficile dans le cas d’un conseil, surtout si plusieurs tendances y sont représentées.Voilà pour l’Etat-producteur: une fois qu'on connaîtrait ses balises politiques, on pourrait juger ses productions au mérite, plutôt u'en fonction des récriminations es cinéastes.Resterait à résoudre le problème de la production libre -libre, s’entend, aussi bien du contrôle de l’Etat que de celui des exigences commerciales.Car ce n est pas un luxe, pour une démocratie, de permettre a ses cinéastes de s'exprimer librement, ne serait-ce que pour mettre en images des courants d’idées minoritaires.Sans doute ces artistes devraient-ils accepter de travailler dans des conditions moins plantureuses que Suite à la page 6 LE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 2 U, rue du Soint-Socrement, Montréal 125.Il est composé et imprimé par l’Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville laSolle.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dons LE DEVOIR.ABONNEMENT : Édition quotidienne : S35 par année; six mois : $19.A l’étranger : $40 par année; six mois : $22; trois mois : $12.Édition du samedi : $ 10 par année.Édition quotidien.-ie, livrée à domicile par porteur : 75 cents par semaine Tarif de l’abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrierde deuxieme classe .-enregistrement numéro 0858 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE 844 3361 (lignes groupées) LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10ionv.er 1910 Directeur et redocteur en chef.Claude Ryon Rédacteur en chef adjoint; Michel Roy Directeur de l'information: Jean Frontoeur Trésorier Bernard Larocque Vierge et martyr ¦ lettres au DEVOIR Les interprétations abusives de M.Mac basa y Quand j’ai appris que M.Mac-kasey donnerait une réplique aux critiques que j'ai formulées sur la loi de l’assurance-chômage.j'avais la ferme volonté de lui laisser le dernier mot.Cepéndant, après avoir pris connaissance de sa déclaration dans le Toronto Star du 1er décembre, reproduite dans LE DEVOIR du 5 décembre, je ne puis garder le silence.Je manquerais a mon devoir envers le public (qui cherche à se faire une opinion sur la question), et envers le Conseil canadien de Développement social.La teneur de la déclaration de M.Mackasey me donne à croire qu'il n'a pas lu mon texte en entier avant d'y répondre.Sinon, il n'aurait pas tenté de me ridiculiser en supposant que j’ignore des choses aussi élémentaires que le montant maximum des prestations d'assurance-chômage.Selon lui, j'aurais dit que ce maximum était de $150.R est vrai que le Globe and Mail de Toronto m a cité incorrectement là-dessus.Si M.Mackasey avait lu le texte de mon allocution, il aurait constaté que j'avais bien dit que la prestation maximum était de $100.Je prie M.Mackasey de croire que je n’aurais jamais exprimé mon opinion sur son programme sans l’avoir étudié en détail.Il y a une autre accusation plus générale que M.Mackasey aurait évité de faire s'il avait lu mon allocution; je cite ses paroles, tirées de l'article du DEVOIR: "Est-il si imbu de son projet de revenu garanti qu’il soit prêt à soutenir que nous pourrions nous passer de l'assurance-chômage?” Dans ma déclaration, je ne mentionnais qu incidemment le revenu annuel garanti: “La position de notre Conseil par rapport au revenu annuel garanti est celle d une approche intégrée, c'est-à-dire qu’elle suppose un certain nombre de programmes de sécurité du revenu qui s'y ajoutent et se complé-mentent les uns les autres, sont synchronisés avec la fiscalité et avec les politiques d’emploi tant dans le marché de l’entreprise privée que de celui des occasions d’emploi offertes en dernier ressort par le gouvernement, avec une participation volontaire”.Soit dit en passant, parmi les programmes de sécurité du revenu que nous jugeons devoir continuer figure justement le régime d'assurance-chômage! Ce qui est plus grave, probablement à cause d’un manque d’information sur ce que j’avais réellement dit, c’est sa tentative de me situer dans l’arène politique, du côté absolument opposé’ à celui de mes employeurs.Il le fait en citant des extraits hors contexte du mémoire de notre Conseil au comité permanent de la Chambre des Communes sur le Travail, la Main-d’oeuvre et l’Immigration en octobre 1970, pour établir que mes opinions actuelles diffèrent de ce document.Je crains qu’il n’ait oublié, rouvrant ainsi une vieille blessure, que notre mémoire à ce Comité avait été rédigé par des membres de notre personnel permanent.parce que M.Mackasey n'avait pas laissé au Conseil suffisamment de temps pour élaborer une déclaration de principe.Les citations habilement choisies de notre mémoire au Comité permanent pourraient facilement porter le lecteur à croire que nous supportions entièrement le Livre blanc de M.Mackasey.Il est vrai que nous en supportions un certain nombre d’aspects, mais M.Mackasey a choisi d’omettre dans son article que nous avions exprimé notre scepticisme quant au fondement sur lequel il faisait reposer l’assurance-chômage.Nous y disions par exemple, que: “Notre principale inquiétude à l’égard de l’assurance-chômage porte sur certains aspects sous-jacents de la philosophie, des principes généraux et des objectifs sur lesquels les auteurs ont étayé la fonction et le rôle futurs d’ùn programme d'assurance-chômage à l’intérieur d’une constellation d’autres mesures de sécurité du revenu.” En bref, nous estimions que M.Mackasey se fiait beaucoup trop à un programme social lié aux salaires comme moyen de répondre aux insuffisances de revenus des Canadiens.Cette opinion demeure l’essence des critiques et inquiétudes que j'ai exprimées, et qui se sont vérifiées, entre-temps, par l’expérience malheureuse et coûteuse qu’a constitué l'application de la loi.Aucun flot de rhétorique de la part de M.Mackasey ne pourrait engloutir cette erreur monumentale d’un milliard de dollars dans le calcul des prévisions budgétaires du programme.Ceux qui ont de l'expérience ne peuvent nier que, si le Conseil ou moi-même personnellement, aurions dû nuancer certaines des données mentionnées, on ne saurait en conclure à un manque d’éthique professionnelle.Au contraire, il y a une certaine vertu à reconnaître ses erreurs, et à chercher honnêtement à s'améliorer.Cela est particulièrement vrai dans cette science non mathématique que constitue la formulation de la politique sociale.Enfin, lorsque M Mackasey laisse entendre qu’à l'égard de la question de l’assurance-chômage.je me situe à l'opposé de mes employeurs (le Bureau des gouverneurs du Conseil) sur la scène politique, il fait montre d'une incompréhension totale quant à la nature du Conseil; notre Bureau des gouverneurs forme une tranche représentative de la société canadienne: certains de ses membres sont étroitement identifiés aux Libéraux, d’autres aux Conservateurs, d'autres au Nouveau Parti démocratique; d’autres n'ont aucun* association avec un parti politique.Le Bureau compte des représentants d'agences sociales, des Eglises, des syndicats, de l’entreprise privée, des experts en diverses disciplines et des consommateurs des services de bien-être public On ne saurait identifier ni le Conseil ni moi-même à aucun parti politique, même si le Conseil a souvent au cours des années pressé le gouvernement du jour d'accepter et d'appliquer ses conclusions sur une grande diversité de sujets relatifs au développement social.Lorsque M.Mackasey déclare que.politiquement, je me situe dans un autre camp que celui de mes employeurs, cela n’a absolument aucun sens.le directeur général du Conseil canadien de développement social, Reuben C.BAETZ Ottawa, le 6 décembre 1972.Les langues étrangères dans les cegeps M.Claude Lemelin J’ai lu avec grand intérêt votre éditorial du 17 novembre intitulé "Langue scolaire et droits des citoyens ”, et je vous avoue franchement mon accord complet avec vos thèses et les nuances que vous y apportez.La culture française du Québec serait beaucoup plus menacée par l’esprit de clocher linguistique (ce ui mène forcément et très rapi-ement à l’hégémonie de l’anglais pour des raisons “techniques”) que par une ouverture à plusieurs grandes civilisations et langues existant à l’extérieur du Québec, y compris l’anglais.C’est le grand allemand Goethe qui a écrit "Avec chaque langue qu'on vient d’apprendre on gagne une nouvelle â-me”.Nos écoles, nos CEGEP et nos universités ont trop négligé les langues étrangères.Saviez-vous par exemple qu’il n'y a pas un seul CEGEP francophone où on enseigne le russe actuellement, quoiqu'il figure en théorie aux programmes?En grande mesure lès langues étrangères au Québec ne sont enseignées qu’au secteur anglophone de l’éducation et même ici d'une façon restreinte.J’espère, avec vous, voir une réforme profonde dans l'enseignement des langues étrangères chez nous, au bénéfice de tous les citoyens.Un enrichissement non seulement culturel mais aussi économique ne manquerait pas de suivre Dr.John Greer NICHOLSON professeur et chef du département d’études slaves et russes.Université McGill.Montréal, le 7 décembre 1972.Après le Huron, pourquoi pas des projets de paix ?Certains événements méritent de retenir l’attention du public parce qu’ils révèlent des contradictions flagrantes.Il en est ainsi, par exemple, du lancement prochain par Marine Industries d’un nouveau navire de guerre, “le Huron”, dans moins d’une semaine.Au même chantier maritime, à Tracy, on achevait récemment la construction de ITro-uois, le premier de celle série e quatre navires de guerre.Et c'est à Lauzon qu'ont commencé les travaux des deux derniers navires.Compte tenu de la viabilité précaire des chantiers maritimes canadiens, un navire, destiné à la guerre ou non.est quand même un navire à construire; ce qui se traduit pour des centaines d’ouvriers en un salaire assuré pendant plusieurs mois.C’est évidemment l'argument ultime qu’utilisent tous les promoteurs de l’expansion militaire au Canada pour lé-itimer leurs projets face au pu-lic.Les quatre navires en question coûteront plus d’une centaine de millions de dollars.Mais là n’est pas tellement la question.N’a-t-on pas besoin d’autres genres de navires que ceux qui, en attendant témérairement la guerre, iront s'attacher en quasi-permanence au port d’Halifax?“Si tu veux la paix, prépare la guerre", dit le proverbe; mais ce n’est certes pas le Canada qui peut prétendre décider de la paix et encore moins de l’issue d une guerre.Pendant qu’on dépense tant d’énergie à construire une armada dont la puissance reste hypothétique, on laisse se perpétuer une situation dont les conséquences sont souvent tragiques au point de vue économique et au point de vue humain.Chaque hiver, les brise-glace canadiens ne parviennent pas à assurer un débit régulier des eaux intérieures, à cause de leur impuissance relative et de leur nombre restreint.(Le Canada ne possède qu’un véritable brise-glace, le MacDonald; ironiquement, il est déjà arrivé qu’un brise-glace soit, libéré des glaces par un pétrolier étranger à coque renforcie.) Cet état de choses a pour fâcheuses conséquences de voir diminuer le trafic maritime vers Montréal, sans parler des fameuses embâcles du printemps qui occasionnent de nombreuses inondations et, du même coup, des pertes considérables pour çm bon nombre de gens Le Canada pourrait fort certainement se permettre sans grand risque de construire ses propres cargos et ses propres navires-citernes.Plusieurs études ont déjà été faites pour établir la rentabilité d'une mariné marchande, et il n’en tient toujours qu’au gouvernement de justifier son comportement de façon valable S’il est prêt à investir des dizaines, sinon des centaines de millions dans des navires de guerre quasi inutiles, il doit pouvoir aussi prendre le risque de tels investissements pour des navires d’une utilité sociale beaucoup plus évidente.On peut observer dans le comportement de l'individu de pareils non-sens.A Sorel, le 16 décembre prochain, se déroulera une cérémonie en présence de hautes personnalités au monde politique et du monde des affaires.D’edi-fiants discours seront prononcés au nom de la paix.A la maison, il y aura des milliers de gens, notamment des parents, pour approuver le lancement de ce nouveau bâtiment militaire.Soit par une foi aveugle aux valeurs militaires, soit par aveu d’impuissance.Pourtant, plusieurs auront essayé d’éduquer leurs enfants à détester la guerre, à bannir la violence.Ils auront toujours évité d'acheter à leurs enfants des pistolets-jouets.Mais ils loueront une fois de plus, influencés par la propagande, les valeurs militaires et techniques d’un autre contre-torpilleur ultra-moderne.Jean-René BIBEAU Montréal, le 4 décembre 1972.< v des événements Le Devoir, mercredi 13 décembre 1972*5 LIBRE OPINION Deux ans et demi de l'autre côté de la clôture par JACQUES COUTURE Que diable allais-je faire dans cette galère?Curiosité, défi et gagne-pam tout à la fois.Comment à partir de l’animation sociale, du boulot “prêtre-ouvrier" devenu tour à tour chauffeur de camion, livreur, “shipper’’ en usine, aide-pâtissier, on devient tout d’un coup un "attaché d’administration" très respectable au service du reclassement dans le sérieux ministère de la Main-d’oeuvre et du Travail du Québec, on peut sans doute l’expliquer par ce qu’il est convenu d’appeler les "hasards de la vie”.J’ai donc fait un petit séjour de l’autre côté de la clôture, ne plus vivre olus ou moins cette situation de travail-cur exploité mais endosser chemise, porter cravate et jouer le rôle de professionnel du gouvernement du Québec, payé largement et intégré à la grosse machine administrative de la Fonction publique.J’ai remis ma démission il y a plus d’un mois.Dans l’espoir d’apporter quelques éléments de plus au dossier parfois controversé sur notre bureaucratie québécoise, je veux apporter ces quelques réflexions d’ordre positif qui jaillissent toutes fraîches de cette expérience vécue en plein dans le système.Fc Pas si pire au premier abord Les premières journées de la recrue-fonctionnaire sont faites de grande curiosité et de beaucoup de méfiance.Du moins pour quelqu'un qui arrive d’un tout autre monde.Je m'attendais à voir pas mal de p’tits vieux installés et sentir à plein nez la vieille poussière.Quelques bonnes surprises.Un directeur régional jeune et à l’air dynamique et un bon groupe de nouveaux arrivés qui se voulaient enthousiastes.Le secteur reclassement auquel j’étais assigné ne manquait pas d'intérêt.Coordonner les comités de reclassement créés en vertu de l’article 45 du bill 49, rencontrer patrons et syndicalistes, mettre en oeuvre des ressources pour aider au reclassement des travailleurs licenciés lors de réduction de personnel ou de fermetures d’usine.Un éventail très large du secteur industriel, une connaissance concrète des problèmes vécus par les travailleurs qui sont mis à pied (connaissance extérieure va sans dire).J'ai quand même eu de la veine de faire partie d'une équipe de travail intéressante et très ouverte.Mais.Les lourdeurs administratives La Fonction Publique provinciale est une ben grosse machine.Des technocrates qu'on ne voit jamais vous envoient toutes sortes de directives, s'amusent à changer les formules, centralisent tout à Québec et ne s'inquiètent guère de l’impersonnalité de l’administra- tion.On dit que c’est un mai nécessaire.Un ministère déterminé a aussi sa structure, son organigramme et ses chinoiseries.Beaucoup trop de sous-chefs, un cloisonnement excessif des services, chacun veut justifier son job, des pertes de temps considérables.Après deux ans et demi dans le paysage, je ne vois toujours pas encore à quoi servent les Centres de main-d'œuvre du Québec (organisés de cette façon), les Conseils consultatifs régionaux (bill 49), certains Centres de formation professionnelle (le luxueux éléphant blanc de Saint-Hyacinthe) etc, etc.Par ailleurs les idées nouvelles se butent automatiquement à de vieilles habitudes et aux petits empires locaux.Alors que le reclassement des travailleurs doit, de l'avis de plusieurs qui sont sur le terrain, s'orienter vers le sectoriel et le régional (tentative au Nord-Ouest), impossible semble-t-il de bouleverser le secteur des opérations et d'empiéter sur le travail plus que discret des CCr locaux.Il n’y a pas de mauvaise volonté nulle part mais les structures sont fixistes, c’est long et pénible de déranger des boites d'organigramme préparées avec tant de soin et de fierté.Un syndicalisme de salon Pour ceux qui ne le savaient pas.nous les “professionnels” avons notre propre syndicat.On n’est pas des fonctionnaires “ordinaires”.Ce syndicat des professionnels semble se justifier surtout pour garantir que chacun pourrait atteindre un jour son "degré d’incompétence ”.Un militantisme attentif pour surveiller la montée des échelons et des classes mais à peu près rien au niveau des objectifs de participation aux politiques.de décentralisation, de communication avec les citoyens.C’est tout le drame du syndicalisme de la Fonction publique.Défendre les droits acquis des membres, très bien, augmenter les salaires, améliorer les conditions de travail, parfait.On oublie une chose et d’importance, l’employeur ce n’est pas surtout Bourassa mais l’Etat, c’est-à-dire les citoyens, le monde “ordinaire”.11 m’appârait complètement faux de considérer l’Etat comme un employeur ordinaire.D'où la nécessité d'orienter cette forme de syndicalisme vers le dialogue permanent avec les citoyens et chercher avec eux des mécanismes pour les rendre plus participants et plus responsables de “leur ” Fonction publique.Faire des grosses manifestations pour obtenir le stationnement gratuit n’impressionne guère le petit salarié à $1.65 de l’heure.Il s’en révolte en tant que contribuable.Le syndicalisme de la Fonction publique cherche avant tout à protéger le petit steak de chacun, fut- il incompétent il manque de belles occasions de secouer ces vieilles idées sur le fonctionnarisme, mettre les citoyens dans le coup, créer des réseaux • dé communications avec ses véritables employeurs, les contribuables.Le reclassement des travailleurs L’article 45 du bill 49 légifère sur les licenciements collectifs, prescrit certains délais aux employeurs (2-3-4 mois) et ordonne à ceux-ci de participer avec le gouvernement et les salariés à la mise en œuvre de mesures de reclassement pour les travailleurs affectés.Une loi un peu confuse sur certains points (par ses règlements) mais qui marque quand même un pas en avant.Il y a une certaine protection apportée aux "travailleurs.Mais cette loi n’a pas de dents.Les pénalités sont ridicules.La tendance des jugements rendus ne retient qu’une infraction précise même si la violation du délai couvre plusieurs semaines.Une amende de $400! Et rien n'est prévu pour le travailleur.Alors le "bargainning power” du fonctionnaire est mince.Les employeurs ont beau jeu de l'envoyer promener.Par ailleurs, la loi aura au moins apporté un début de changement de mentalité chez certains employeurs.On ne peut impunément fermer une usine et jeter à la rue des centaines de travailleurs qui ont 20 à 30 ans d'ancienneté sans se sentir de quelque façon responsable! Les délais permettent de preparer plus “humainement” ce li-cenciement-en coordonnant les ressources disponibles pour le reclassement.Il n’y a pas de miracle mais dans plusieurs cas, il faut avouer que les comités de reclassement ont facilité la solution de bon nombre de problèmes.Malheureusement, par manque de politique globale de main-d'oeuvré et avec le bordel des relations fédérales-pro-vinciales, les agents de reclassement jouent le plus souvent un rôle de pompiers.On éteint des feux et on déplace des chômeurs.Au lieu de situer le reclassement dans une perspective globale, régionale et sectorielle, on prend les cas un après l'autre et on recommence à chaque fois.Un comité de reclassement de la Cie X a même eu à reclasser des travailleurs précédemment licenciés de la Cie Y .Et le reclassement pratiqué dans une région défavorisée tourne souvent à vide et crée de fausses illusions (dans le Sud-Ouest de Montréal, le reclassement a été efficace pour 20 à 30%).Soma, un cas-type On a beaucoup parlé de SOMA ces derniers mois.J’ai eu à représenter la partie provinciale au comité de reclassement de Soma.Malgré les efforts réels des parties pour aider concrète- k Et tout est prévu pour les "grincheux".Si la “mu$ic\ue-d'ambiance-de-No'd-commerciale" vous fait grincer des dents, alors, venez réveiller vos beaux souvenirs d'enfance ou vous en faire de tout neufs, en écoutant notre Chorale—bien en forme et bien en air,—chanter pour vous, en personne, les cantiques d'hier et d’aujourd’hui.C’est vivant, c’est vrai, c’est naturel, c’est beau.Chaque après-midi, à 4 heures et le samedi matin à Wh.30 commençant le 4 décembre.Si le soleil est parti.c’est qu'il est au Square Westmount w P.S,.Voire magasin préféré à Westmount Square wus offre un beau livret de cantiques de Noël, gracieuseté de la maison.Venez wus le procurer! K : ment les travailleurs mis à pied, on était tous conscients que nous n’avions pas prise sur le problème réel de SONIA Pourouoi cette usine de montage devenait-elle si rapidement inopérante’’ Je ne me sentais pas très fier de représenter le gouvernement provincial dans cette affaire parce que notre cher gouvernement était en grande partie responsable d'une telle situation.Par son contrôle de la SGF.il y était drôlement impliqué.Quand on se souvient de l’énorme battage publicitaire qui avait accompagné le lancement de SOMA et les belles promesses faites aux travailleurs.Pendant ce temps, on signait un protocole d'entente avec Renault qui de l'avis d'experts était complètement désavantageux et risqué.En plus, malgré les belles déclarations de sympathie, aucune promotion de la Renault montée au Québèc n était faite au gouvernement Quatre voitures seulement furent achetées au ministère du Travail Sait-on que SOMA continuerait à opérer aujourd'hui si une politique d'achats cohérente et axée sur le produit québécois avait un tant soit peu été menée?Mais non, on a attendu que les travailleurs descendent sur la place publique et que la situation soit tout à fait détériorée pour agir.Depuis plusieurs mois, le ministre St-Pierre “encourage” les travailleurs de SOMA par ses voyages en Europe avec promesses d'accord avec d’autres constructeurs d'autos.Et puis après?Si le produit Volks fabrique au Québec n'est pas plus soutenu par les gouvernements (au moins dans ses achats), l’avenir demeure incertain Alors, il m'apparait insensé qu’un même gouvernement mette le paquet pour reclasser des travailleurs mais ne prévoit pas longtemps d’avance les moyens d'éviter le licenciement surtout dans’ des entreprises où il peut exercer un contrôle.Le slogan "Sauvons Sonia” devrait être changé par: “Changeons de gouvernement”! Le gouvernement fédéral Le Parti québécois n'a pas beaucoup de propagande à faire dans la Fonction publique pour augmenter le nombre de ses adhérants.Il grossit à vue d’oeil lettres au Devoir chez ceux qui voient au jour le jour les illogismes, les idioties et les gaspilla ges engendrés par les conflits de juridiction entre le fédéral et le provincial A la main-d'œuvre, nous étions joliment servis.L’énorme farce du réseau de centres de main-d'œuvre miniatures qu'on maintient par principe* face au colossal réseau fédéral est un premier exemple.C’est trop visible pour mériter des explications Autre fouillis dans la formation professionnelle qui ‘permet au conseiller fédéral, donc d'un gouvernement qui n'a aucune juridiction dans l'éducation, de se prononcer sur le bien-fondé de cours pour les travailleurs.Dans le secteur du reclassement, des collègues fédéraux tout sympatiques qu'ils soient participent aux comités de reclassement tout à fait inutilement, c’est véritablement un double emploi parallèle avec la partie provinciale.J’ai calculé le prix d une réunion d’une journée d’un comité de reclassement Pour quinze personnes présentes (3 du fédéral.1 du provincial.4 du syndicat.2 de la Cie, un président à $125 par jour, un secrétaire et 3 personnes ressources), le coût total montait à $600, ' que les travailleurs payent en taxe ou en cotisation syndicale! C'est continuellement la même chose dans tous les domaines.Voilà un fédéralisme rentable.Les travailleurs sont infiniment patients d'endurer une pagaille qui coûte cher et qui rapporte rien.Un beau luxe, on aura bientôt pour chaque travailleur deux fonctionnaires à son service Qui dit mieux?Et pourtant Il faut un gouvernement, il faut une Fonction publique.Prenons comme hypothèse que Québec va récupérer bientôt tous ses pouvoirs et que les ridicu les et coûteuses batailles de juridiction seront terminées.L'évolution actuelle des idées tend à vouloir donner à l’Etat un rôle de plus en plus prépondérant.Entre autres, le manifeste du P Q "Quand nous serons maîtres chez nous s'il promeut d’une façon originale la participation des citoyens à la vie collective (les modalités sont plus que con- fuses et vagues), présuppose dans une foule de secteurs la prise en charge de l'Etat, donc la proliferation de serviteurs publics pour la mise en opération de ces contrôles Même si la decentralisation administrative et la participation des citoyens semblent des objectifs souhaités et qui pourraient jouer le rôle de correctifs, on risque de se retrouver avec une bureaucratie très lourde, pesante et qui ne pourra donner son plein rendement Une espèce de socialisme bureaucratique ne présente pas plus d'intérêt Il faut repenser toute la structure de la Fonction publique, ses objectifs, son mode opérationnel 11 serait bénéfique d'introduire l'autogestion dans plusieurs départements avec un lien direct aux citoyens Exemple mi bon t’entre de main-d'œuvre local pourrait opérer en lui-même (personnel préparé à cette fin) et répondre directement d'un Comité de citoyens.La timide tentative de démocratisation prevue par te bill 65 est un premier pas Un CLSC sera d'autant plus vigoureux qu'il sera géré par des gens du milieu et rendra compte aux usagers eux-mêmes.Cette administration centralisée ii Québec dans les affreux éléphants blancs construits à celte fin, c'était bon pour l'époque de Taschereau et Duplessis.Les mentalités sont changées.Ron nombre de fonctionnaires eux-mêmes sont carrément frustrés de vivre dans ces struc turcs compartimentées et figées Le serviteur de l'Etat est serviteur du peuple québécois 11 doit répondre davantage ii celui-ci qu'ii de lointains p tits vieux chauves qui s'ennuient profondément dans les différents ‘complexes " de la vieille capitale, mais qui.hélas, ont ii prendre des decisions.Il est triste de constater qm* la Fonction publique actuelle brûle des hom mes remarquables, éteint peu a peu leur enthousiasme, paralyse leur créativité.Le plus choquant, c'est qu’on ne peut jamais dire exactement qui est responsable Le système, quoi! Mais la réforme n’a aucune chance de venir d'en haut.A force de pressions, d'occupations, d'exigences des citoyens, il y a des chances que les fonctionnaires eux-mêmes veulent se redéfinir au sein de notre collectivité.Pourvu qu’il y ait un petit nettoyage dans leur syndicalisme a papa."Le Canadien français et son double" C'est un de ces petits livres tout à fait exceptionnels qui disent le fond des choses.Lisez cela s'il vous arrive de vous éprendre de ce qui est rare et définitif.Livre exigeant, difficile, mais clair.Nietsz-ehe vante une certaine tradition de la pensée et du style français, concis, pénétrants, cruellement lucides.L'essai de Jean Bouthillette a droit à semblable louange.A notre échelle peut-être, c’est un sommet de l’analyse elliptique.L auteur regarde fixement notre aliénation et nos avatars, par l'intérieur, en s'aidant d'un très petit nombre de points de repère historiques, qu'il nomme à peine, d'ailleurs, comme une tragédie classique nomme le destin.Les événements.une fois le destin posé, doivent bien se passer à la surface des choses puisqu'ils sont faits de divagations aussi insensées que celles dont l'auteur nous montre en nous-mêmes, au plus profond de nous, l’étonnante aberration.Je désire seulement signaler à de nouveaux lecteurs ce livre.Je lépète ce que j’insinuais, qu'il ne s’agit pas seulement d'un essai, mais d'une sorte de tragédie, où le ( hant est remplacé par l'exposition progressive d une pensée redoutable, incantatoire à force de sobriété et de rigueur, et où la succession mesurée et presque rythmée des idées tient lieu de mètres et de strophes, assez curieusement du reste.L'expression, en outre, en est souvent remarquable.Cet ouvrage, trop peu remarqué ar la critique et qui s'offre mal-leureusement sous une couverture vulgaire e( sans style, est déjà, me semble-t-il, un classique.Pierre VADEBONCOEl R Montréal, le 22 novembre 1972.Tables de billard & de Snooker de fabrication supérieure I e Ca&ZIU *fcC0H J.-A.DÉSY C* monts* Aal S21-1104 Aquascutum À OF LONDON PLACE VlUMMlt cLe Suniniuni de llcElégaiice un cadeau d!un montant de oj}eH à _________________ par voua attend le ^Magasiif de IVorqpqe JB/Kb.j£fSSa~ .Sobriété, simplicité, classe, quelques exemples de la maîtrise des verriers suédois/ seau à glace en cristal lourd $16.50, verre "old fashioned" $4.95, carafe $35, flûte à champagne $5.95 et verre à liqueur S3.50 «LUCAS Certificats-cadeau Aquascutum de petits présents qui entretiennent les grandes amitiés Certificats-cadeau Aquascutum disponibles au magasin de la Place Ville M arie.1476, Sherbrooke 0 Westmount Square Fairview Pointe Claire Stationnement gratuit VIENT DE PARAITRE.AUX EDITIONS DU JOUR JOURNAL D'EXIL La vie d'un patriote de 1838 déporté en Australie FRANCOIS-AAAURICE LEPAILLEUR TEXTE INEDIT PRESENTE PAR ROBERT-LIONEL SEGUIN En vente partout au prix de S4.50 distribuée par les Messaqcrics du Jour, 8255, rue Durochcr, Montreut*303 Tel.274-2551.îi EDITIONS D iJOXTIt, Président et directeur général Jacques Hébert * 6 • Le Devoir, mercredi 1 3 décembre 1 972 L'UPA crée un précédent mondial La formule Rand appliquée à la classe agricole par André Charbonneau SAINTE-ADELE - Une majorité absolue d'agriculteurs québécois ont appuyé la demande de l'Union des producteurs agricoles (ex-UCC) qui réclamait le droit de percevoir à la source une cotisation obligatoire de tous les producteurs agricoles (et non plus des seuls membres cotisant volontairement) ainsi que celui d'affecter jusqu'à 20'/( des sommes prélevées par les Fédérations spécialisées (plans conjoints au financement de la centrale syndicale.En vertu de la loi 64, 607; des 51,160 agriculteurs québécois vendant annuellement au moins pour $1,000 de produits devaient se prononcer.Trente-cinq mille sept cent soixante-seize (69.77; ) l’ont fait.De ce nombre, la Régie des marchés agricoles a annulé 1.543 bulletins et retenu 8.905 votes défavorables ainsi que 25,328 votes favorables.Etant donné que la plupart des bulletins rejetés l ont été pour vice de forme, on peut donc conclure qu'une majorité absolue d'agriculteurs québécois s’est montrée favorable à la demande de l'UPA, créant du même coup un précédent mondial dans le domaine agricole où pour la première fois la formule Rand sera appliquée.La loi exigeait également que 66% de ceux qui se prononçaient appuient la demande.pour que l'UPA obtienne les droits qu’elle réclamait.La Régie, ne retenant que les bulletins valides, a donc établi que 74% des agriculteurs avaient répondu oui.Le président de l'UPA, et les quelque 500 délégués réunis en congrès général.se sont évidemment réjouis du résultat.Tout en considérant toujours extravagantes les exigences de la loi 64, qui.si elle était appliquée aux gouvernements et institutions parlementaires.nous priverait tantôt de députés, tantôt de gouvernement, voire d Assemblée nationale ", M.Albert Alain a déclaré qu'il s'agissait d une grande victoire pour les agriculteurs québécois contre ceux qui ont cherché a rendre plus difficile le travail de l’UPA et en articulier son mode de financement.elon le président de l'UPA, le référendum confirme également l'appui des agriculteurs à une formule de syndicalisme agricole originale, ni ouvrière ni patronale.C’était d'ailleurs un discours, dans l'ensemble optimiste, que le président de l’UPA avait prononce au cours de l'après-midi avant que les résultats ne soient connus.Passant en revue les différents dossiers qui reviennent de congrès en congrès.M.Alain avait en effet affirmé que la plupart évoluaient suffisamment bien pour que I on put espérer passer d'ici peu à 1 étude de nouveaux problèmes.Parmi les progrès enregistrés, M.Alain a surtout insisté sur l’amélioration des relations avec la plupart des groupes de personnes intéressés de près ou de Ion à l'agriculture.Il a ainsi qualifié de prévisible le règlement du conflit qui oppose la Fédération des producteurs de lait industriel et la coopération laitière; relevé l'amélioration de la commercialisation des oeufs au niveau canadien; remarqué l'évolution des attitudes d'organismes aussi importants que la fédération canadienne de l’agriculture et le Conseil des grains dans la question des grains de provende; noté enfin qu une certaine forme de compro- mis pourrait régler temporairement les problèmes comme ceux de l'impôt foncier et de l'enseignement agricole.Optimiste également quant au résultat du référendum.M.Alain avait alors fait remarquer que.n'ayant plus à s'occuper de toutes les tâches reliées à cette opération, et dégagée de certains aspects des dossiers qui trai-naient jusque là, l’UPA devrait être en mesure de s’occuper de nouveaux problèmes.Il a notamment souligné qu'une entente avec le secteur coopératif permettrait aux Québécois de se tourner vers la Commission canadienne du lait qui vient d’augmenter inconditionnellement les contingents de tous les producteurs canadiens sans égard à l’u- tilisation de ceux qu elle avait déjà accordés.Cette situation risque, selon M.Alain, de devenir dramatique si la CCL ne revient pas sur sa décision et ne retire pas aux provinces qui ont laissé diminuer leur production la possibilité de l'augmenter à nouveau en créant une situation de surproduction sans précédent.Parmi les autres questions urgentes.M.Alain, analysant les dernières statistiques fédérales, a remarqué que l'agriculture avait fait des progrès sensibles depuis cinq ans mais que les producteurs ne semblaient pas avoir été ceux qui en avait bénéficié.“La question de savoir si nos politiques améliorent nos revenus nets devient, a-t-il conclu, une question majeure".suites de la première page TAXES tremont pour le service à 28.550 citoyens et 8.000 comptes à Westmount affectant 23,550 citoyens.Il s'agit, pour Montréal, d'une question de revenu.Les avocats de la ville ont argué en effet que même si le taux n était pas encore fixé par la Régie ou.dans le cas échéant, par la cour supérieure.la ville de Montréal avait un impérieux besoin de cette source de revenus pour l'exercice financier en cours et aussi pour préparer son budget de 1973.Les citoyens de Westmount, de Côte Saint-Luc et d'Outremont trouvent néanmoins que le prix que Montréal demande pour l'eau qu elle leur fournit est trop élevé.LO! compagnie Fidinam Ontario Ltd., une compagnie suisse qui a obtenu un prêt de $15 millions de la Commission des accidents de travail contrôlée par le gouvernement 11 faudra étudier plusieurs facteurs tels que les contributions du public aux campagnes électorales avant de déposer le projet de loi.a déclaré M.Davis.La question sera étudiée par la commission parlementaire sur la législation.que préside M.Dalton Camp.LABERGE qui était accompagné de photos montrant, entre autres.M.Laberge en compagnie de personnes soi-disant rattachées au crime organisé.M.Laberge affirme que les personnes dont on fait état dans ce document ont été rencontrées parce qu'elles étaient reliées à l'industrie de la construction, que certaines personnes sont faussement accusées d'avoir été déjà condamnées et que.dans certains cas.il est vrai que des personnes ont pu avoir été l'objet de condamnations mais qu'il s'agit là d'erreurs de jeunesse qui remontent à 5.10 et même 20 ans.M.Laberge enfin déclare que le tort causé à sa réputation dans le monde syndical est incalculable et irréparable.Si la cour supérieure déclare que le communiqué est libelleux comme le demande M.Laberge.il n'est pas nécessaire pour elle d'accéder aux autres deman- RAPPORT ministre Lévesque a écarté catégoriquement; Je ne crois pas qu'il soit dans l'intérêt du Quebec de déposer et de publier ce bilan qui comporte des points qui sont à la base d'une stratégie éventuelle." Tout au plus le gouvernement pourrait-il déposer en Chambre un résumé qui donnerait les principaux éléments de l'étude, ses tendances, ses orientations ou ses principales conclusions.Tl est possible que cela se fasse.Si cela peut se faire, ce sera en temps opportun ", a déclaré M.Lévesque des.à savoir la publication par MM.Bourdon.Audette, Pepin du jugement et la parution dans les journaux de ce jugement disculpatoire aux frais des défendeurs.Il semble, pour M.Laberge.que le seul fait que le document publié par la CSN soit déclaré illégal et malicieux soit déjà une réparation valable à son honneur Il avait été question tout d'abord que le président de la FTQ réclame $1 million pour l’outrage dont il prétend être victime mais il se serait ravisé en alléguant que cet argent viendrait en définitive de la poche des travailleurs de la CSN et que pour lui, finalement, l'honneur devait etre sauvegardé avant d è-tre troqué.Par ailleurs, un porte-parole de la FTQ a déclaré que la dizaine d'autres dirigeants de syndicats de la construction affiliés à là FTQ.qui ont été attaqués dans le dossier de la CSN, intenteront ces jours-ci des poursuites contre la CoN et les dirigeants du Syndicat de la construction de Montréal (SCM).Dans leurs cas.on réclamera des compensations financières qui se chiffreront à plusieurs millions de dollars.Pour justifier ces réclamations, on affirme que ces personnes ont subi des torts directs à leur réputation alors que pour sa part.M.Laberge veut, en quelque sorte, “sauver l'honneur du mouvement FTQ".ANGLO-CATHOLIQUES tiers les aires de comités d'écoles; 3- que le comité métropolitain des directeurs généraux accepte dans ses rangs le représentant catholique anglophone senior de chacune des deux commissions dispensant les services pédagogiques aux groupes fragmentés d'anglophones (voir le no 1); 4- que le ministre de l'éducation désigne quatre membres du Conseil scolaire de nie.dont trois devraient être des catholiques anglophones.Ce qui donnerait aux anglophones catholiques une représentation égale à celle de la communauté protestante de langue anglaise; 5- que le comité exécutif du Conseil* scolaire de nie compte un anglophone catholique parmi ses membres; 6- qu'un sous-directeur général soit inclus dans le personnel du directeur général du Conseil de nie; ce sous-di-recteur aurait la responsabilité de l'enseignement catholique chez les anglophones.Le comité de coordination a fait connaître hier ses regrets qu'aucun de ces six points n'aient encore fait l'objet d engagements du ministre de l'éducation.Ces six points constitueraient l'ossature des assurances recherchées par les anglophones professant la religion catholique.ENQUÊTE faits concernant des accusations de “corruption et de désordre" portées contre le ministère.Le ministère des transports, selon M.Pinard, n'a “jamais confié à quiconque la responsabilité de qualifier les conducteurs." Toutefois, à cause d'une pénurie d'inspecteurs gouvernementaux et aussi pour répondre aux priorités établies par un comité mixte réunissant des représentants des divers ministères et de l'Association des écoles de conduite, "la procédure de contrôle de la compétence de ces conducteurs a été changée en date du 27 avril 1971." Des normes plus sévères pour la reconnaissance des écoles de conduite et des moniteurs ont donc été fixées, augmentant ainsi la crédibilité de ces écoles et permettant au ministère de reconnaître les examens qu elles font passer à leurs élèves comme étant les siens.Le 26 mai 1972, une directive du Bureau des véhicules automobiles adressée à tous les chefs de bureaux d'examens et à toutes les écoles de conduite précisait "qu'une sélection serait faite sur une base du pur hasard afin de vérifier la qualité des contrôles effectués dans les ecoles de conduite." Si le taux d'échecs d'une école s’avérait trop élevé, celle-ci se voyait retirer son privilège et pourrait même se voir retirer son permis d'exploitation pour cause d’incompétence.MONTRÉAL rée d'obtenir ces-crédits pour une période de 5 ans.La rénovation coûte les deux tiers seulement de ce qu'il faut consacrer à la construction neuve, a poursuivi M.Ni-ding.Soulignant que la Ville s'était engagé» à construire 10,000 nouveaux logis jusqu'à la fin du mandat de l'équipe actuelle.à l'automne 1974, et que cet objectif allait vraisemblablement être atteint, le président du comité exécutif a déclaré que.dorénavant, l'accent serait mis sur la rénovation "C'est la deuxième phase à laquelle nous allons nous attaquer Nous avons au moins 100.000 logis qui attendent et qui ont besoin de subventions Outre le domaine de l'habitation, les discussions des conseillers municipaux, hier ont surtout porté sur l'expropriation et la démolition de l'église Sainte-Catherine d'Alexandrie, au coin des rues Robin et Amherst, dans le sud-est de la métropole, et sur des dépenses pour loger le service des sports et loisirs à roximité de l'emplacement des jeux lympiques.Le conseiller Paul-Emile Robert est intervenu, dans le premier cas, pressant M.Niding de faire des démarches pour évaluer le patrimoine historique de la ville.M.Robert s'inquiète de la disparition, une à une.des églises de la ville aux cent clochers.C'est en vain cependant qu'il a demandé à M.Niding que Montréal fasse des démarches auprès du président de la Commission des biens culturels.M.Georges-Emile Lapalme.pour qu un relevé de tous les immeubles a caractère historique soit fait dans Montréal.M.Niding a répondu que l'archevêché avait déjà en mains un inventaire de toutes les églises et que d'autre part, la Commission Viger s'occupait de ces questions.Mais dans l'échange qui suivit, quelqu'un fit remarquer que la Commission Viger n'avait pas juridiction en dehors du Vieux-Montréal.M.Niding ne put rien ajouter mais la requête du conseiller Robert n'eut pas de suite.La lésolution décrétant l'expropriation de l'église Sainte-Catherine d’Alexandrie fut éventuellement adoptée, avec une dissidence cependant, celle du conseiller Cloutier.Des crédits de $239 -265 seront nécessaires à l'expropriation, c'est-à-dire à l’acquisition de l'immeuble et aux travaux de démolition.Dans une deuxième étape, un projet de logement à loyer modique sera entrepris sur le terrain alors dégagé.L'intervention du conseiller Cloutier a déridé quelque peu le conseil.M.Cloutier s'est d’abord opposé à ce qu'on aide la Fabrique de Sainte-Catherine à surmonter ses difficultés, car toutes les autres suivront, dit-il.Mais plus tard, revenant à la charge, dans un plaidoyer dramatique, plié en deux sur son pupitre, les sanglots dans la voix, il a déclaré solennellement que "je ne donnerai jamais un vote pour la démolition des églises".Le conseiller Cloutier a ajoute que "en tant que chrétien, je ne peux faire ça." Le conseil municipal a approuvé, d'autre part, des crédits de $164.000 pour l'aménagement et l'ameublement de l’ancien édifice de l'Aide à la femme, au 2375 de la rue Aird.afin d'y loger le service des sports et loisirs.'Tl est avantageux d’être à proximité des gens du Comité olympique ", a dit M.Niding en réponse au conseiller Marchand qui lui demandait qu'est-ce qui avait motivé le choix de cet emplacement.UN RITUEL Suite de la page 14 duction s en trouve par le fait même reléguée au second plan Aussi, ceux qui s'attendaient à une critique violente de l'attitude de certaines personnes par rapport à la tenue de ces fameux jeux Olympiques ont été amèrement déçus.Bien sûr.Drapeau était là.et Trudeau, et l’armée, et coetera.Cependant tout cela n etait qu’à un second niveau, caché derrière cette volonté, qu'on sentait constamment présente.de faire "beau" et "professionnel".Il faut toutefois souligner les mérites d'une telle approche.Décontractée, belle, elle réussit à attirer une foule de gens et à centraliser la représentation sur l’idée mémé de spectacle.Immédiatement accessible, on peut facilement sentir que c’est là une forme à exploiter et qui risque même de produire des fruits ex-trêmements intéressants.Lorsque le Théâtre Sans Fil aura réussi à maîtriser sa technique et qu’il pourra vraiment inscrire ses productions dans la réalité d'ici un grand pas aura été fait.Ce pas risque même d'être particulièrement important.Quand même les marionnettes géantes se mettent à être québécoises, c’est que la réalité, (qui en compte quand même quelques unes elle aussi de marionnettes) commence à s'imposer de plus en plus, c'est encore, à ce seul titre, un pas énorme.RADAR Suits de la page 14 Ce comité chargé du choix des périodiques est constitué de Gisèle Hogue, à qui je dois toutes ces informations et qui est présidente du Comité, Yvette Trépanier, représentante de la Bibliothèque nationale.Raymond Blais, représentant de l’université Laval, et Yves Ducharme.représentant du Comité des bibliothèques de la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec.Quant au dépouillement des articles, il est assuré par 22 documentalistes sous la direction de M.André Gamache.Chacun de ces documentalistes est spécialisé dans la matière traitée par la revue qu’il recense.Il est à noter enfin que RADAR hérite en quelque sorte du travail déjà accompli par l'Université Laval avec le défunt Index Analytique RADAR travaille donc en étroite collaboration avec Laval, et utilise leur système d’indexation.C’est ainsi que deux mois après réception du périodique à la Bibliothèque nationale, les articles se trouvent indexés dans RADAR, m’assure Gisèle Hogue.Elle tient à me faire aussi remarquer que l’accueil des revues sollicitées a été favorable au projet dans une proportion de 70%).Elle s’estime fort satisfaite devant une telle réponse.Je me demande quant à moi ce que font les 30 revues restantes pour qui, de toute évidence, voir ses articles indexés n'intéresse pas.Et pourtant, c’est là une chance inouie qui s’offre à toutes les revues québécoises.Et maintenant, si vous voulez vous 'abonnez à RADAR, écrivez à: RADAR, Case Postale 2447, Québec 2, Québec.Le prix de l’abonnement est de $75.00.Ce n’est pas donné, mais c'est le prix que ça vaut.Et attention, car RADAR n est tiré qu'à 400exemplaires.Le 1er festival international du film sur l'environnement aura lieu à Montréal, par Gilles Provost Le premier festival international du film sur l’environnement humain aura lieu à l’Expo-théâtre de Montréal du 1er au 10 juin 1973, a annoncé hier le président de ce festival.M.Pierre Dansereau qui est aussi directeur du centre de recherches écologiques de Montréal.Ce festival est placé sous la présidence d'honneur de M.Maurice Strong qui a été secrétaire-général de la Conférence des Nations-urnes - sur l'environnement humain qui s’est tenue à Stockholm en juin dernier.Le festival a déjà reçu l’accréditation officielle de l’association internationale des producteurs de film.Le but de ce festival qui offrira près de $100.000 en prix est de dresser un inventaire international des films des dix dernières années et de poser les principaux problèmes sociaux et Tes principaux défis que représente la transformation de l'environnement humain par la technique.Notre but n'est pas de défendre une thèse ou de convertir le monde mais d’utiliser un médium de communication particulièrement expressif pour élargir la conscience des cinéastes, des ingénieurs et du public en général, a déclaré M.Dansereau.Il est évident que beaucoup de films seront un peu biaisés mais nous espérons pouvoir équilibrer les divers biais différents des films présentés".L'idée d'un tel festival flottait déjà dans l'air depuis quelque temps mais les gouvernements et organismes qui s'y étaient intéressés avaient abandonné l'idée à tour de rôle.Finalement, il v a six mois.M.Roger Blais (de l'Office national du Film) proposàit l'idée au comité responsable de la célébration du centenaire de l'école polytechnique de Montréal.Ces célébrations ont pour thème: “Le technologie et les ressources au service de l'homme et de son environnement." Après bien des hésitations, l'école polytechnique acceptait de prendre en charge l'organisation de ce festival du film et mettait en place un imposant groupe de travail sous la direction d'un des promoteurs de ce projet un peu utopique.M.Jean-Claude Huot.Depuis lors, la faculté de génie de l'université de Toronto (qui fêtait aussi son centenaire) a accepté de se joindre à l'aventure.Aux yeux de ces deux écoles de génie, il est en effet essentiel d'intéresser professeurs et étudiants à de telles questions si importantes pour l'avenir de l’humanité, surtout quand on considère que la technologie moderne est la grande responsable du déséquilibre de l'environnement et à la fois la seule solution possible, à ce problème.Les règlements du festival ont été rendus publics hier.Ils prévoient quatre catégories de films: longs métrages, courts métrages, films cet été d'amateur, bandes-annonces et.finalement, des affiches (posters).Pour les bandes-annonce ou pour les affiches, il n'y a qu'un thème très général: l'environnement.Pour les films eux-mêmes, on propose six sous-thèmes; problèmes de l'environnement en milieu urbain; problèmes similaires en milieu rural; conservation biologique: défi de l'environnement: desastres naturels et leurs conséquences sur l'environnement ou enfin de façon plus générale, l'écologie.Les candidats intéressés à présenter un document dans le cadre de ce festival ont jusqu'au 28 février pour annoncer leur intention Ils auront ensuite jusqu'au 20 avril pour faire parvenir le film ou l'affiche en question accompagnée au besoin de sa traduction en français ou en anglais.Les films présentés dans le cadre de la compétition devront avoir été tournés depuis moins de dix ans et le conseil d'administration se réserve le droit d'inscrire lui-même des documents qu'il jugerait valables.Il sera aussi possible de présenter des documents plus anciens dans la section hors-concours.Selon M.Dansereau, un tel sujet devrait permettre de faire le point de la question, d'y intéresser le public et de stimuler le dialogue entre les hommes de science, les artistes et la population en général.La rue Aird débouche sur le parc Maisonneuve où seront installées les principales structures des Jeux de 1976.Après les Jeux, a laissé entendre M.Niding.le service des sports et loisirs déménagera et l’emplacement sera utilisé pour l'habitation.M.Niding a précisé plus tard que le service des sports et loisirs déménagera dans le stade dlym-pique après 1976.Le chef de l’administration munici-ale a aussi évoqué la possibilité que ancien Château Dufresne, au coin des rues Sherbrooke et Pie IX.pourrait servir à loger des visiteurs a l'occasion des Olympiques.Il a déclaré que la ville était disposée à négocier une entente à cet égard avec le Cojo, le Comité organisateur des jeux Olympiques.Il a rappelé que lors de l'Expo '67.la compagnie de l’Expo avait fait un arrangement de ce genre avec la ville pour le restaurant HeTène-de-Charr plain.Dans le domaine de l'habitation, le conseil a adopté deux projets d'habitation à loyer modique, comprenant au total 242 logements.Le premier sera réalisé en bordure du boulevard Maisonneuve, dans l’est de la ville, et le second dans le quadrilatère des rues de Mentana.Duluth.Rachel et Saint-André.MOTARDS Suite de la page 3 Les enquêteurs de l’escouade technique qui en sont à leur deuxième bombe en autant de jours, ont procédé après l’attentat au ramassage de la neige aux alentours du véhicule démoli én vue de la faire fendre et de trouver éventuellement des indices permettant de connaître précisément la nature de l’engin destructeur.Quant aux causes de l’attentat, les policiers ont d’abord cru qu'il y avait un lien entre cette explosion et la capture, la semaine dernière, du couple Mercier- Entente aux Entrepôts indépendants Une entente de principe est intervenue hier soir entre la section 50 de l'Union des employés de commerce et les représentants des entrepôts indépendants, ce qui pourrait mettre fin à la grève de 500 employés, qui dure depuis le 30 novembre 1972.Les membres seront appelés ce matin à une assemblée qui aura lieu au sous-sol de l'église Saint-Damase, coin 20ème rue et boulevard Métropolitain.àlOh.Le syndicat n’a pas voulu dévoiler la nature des dernières offres avant que les grévistes en aient pris connaissance.Francoeur, à la suite d'un vol de banque à Saint-Léonard.Mercier est le compagnon d'évasion de Jacques Mesrine.qui s’est évadé de l’Unité spéciale de correction, au mois d’août dernier.Cette hypothèse avait été mise de l’avant à cause de la proximité du logement dans lequel habitait le couple Jean-Paul Mercier-Suzanne Francoeur.Toutefois, un peu plus tard, cette première hypothèse semble-t-il, été écartée et on cherchait plutôt dans une querelle entre motards.L’enquête à ce sujet se poursuit sur la direction des sergents-détectives Brisette et Bernaquez du poste no 16.HYDRO-QUÉBEC Suite de la page 3 ner des ordres à une ou l'autre des parties.Le fossé qui sépare les parties est cependant considérable, puisque le ministre a pris la peine d’avertir les membres de la Commission parlementaire, en Chambre, qu'ils auraient passablement de pain sur la planche.En plus des 15 points évoqués plus haut, il n’y a ,toujours pas d’accord en vue sur les clauses monétaires, soit les augmentations de salaires et les échelles de salaires.A l'issue de la dernière séance de la commission parlementaire, le président québécois du SCFP, M.Jacques Brûlé, avait estimé à environ trois pour cent l’écart entre les deux parties sur la seule question des augmentations de salaires.C’est M.Brûlé lui-même qui est venu hier matin dans la capitale pour faire savoir au ministre du Travail que les négociations étaient en panne une fois de plus et réclamer l’intervention de la commission parlementaire.Cette intervention ne peut cependant servir de tribunal d'arbitrage.En théorie elle ne sert qu’à informer les députés de la situation mais le ministre demeure confiant qu elle pourra à nouveau ramener le conflit à la table de négociation.BLOC-NOTES*^ de la page 4 celles qui leur sont habituellement faites à l’ONF; mais le cinéma exigeant des moyens importants, même la production libre devrait être subventionnée par la collectivité.Le Conseil des arts pourrait être le véhicule privilégié des subventions de cet ordre: comme il subventionne déjà, en fermant les yeux sur leur contenu idéologique, la poésie, le roman, le théâtre.Rien n’interdirait alors à l’ONF d'assurer la distribution des films libres.Mais l'office n'aurait plus à mettre son imprimatur de producteur sur les protestations des cinéastes engagés, ni d’ailleurs à refuser de le faire.Claude LEMELIN Remise de diplômes d'acupuncture (par Gilles Provost) - C'est hier soir au restaurant Lung Fung dans le quartier chinois que l'Association d’acupuncture du Québec a décerné ses cinq premiers diplômes aux finissants d’un cours de trois ans sur l’acupuncture.Les cours sont donnés par M.Oscar Wexu (président de l’Association) qui a étudie l’acupuncture en France et qui exerce ses talents dans un institut de massothérapie de Montréal depuis maintenant 21 ans.Parmi les cinq nouveaux diplômés, un est chiropraticien; trois sont naturopathes et le dernier affirme n’avoir reçu que la formation médicale dispensée par le docteur Wexu lui-même.Selon M.Lucien Pelletier, chiropraticien, l’acupuncture lui permettra dorénavant de traiter des affections contre lesquelles il était jusqu’à maintenant impuissant mais elle lui donnera surtout des moyens nouveaux pour traiter des maladies dont il s’occupait déjà dans le passé.M.Pelletier a aussi déclaré que 1 acupuncture n'a rien à voir avec l’hypnose même si elle s'avère particulièrement utile pour soulager les diverses douleurs, les dépressions, les maladies nerveuses ou psychosomatiques.Les aiguilles servent a faire mieux circuler les énergies vitales présentes dans chaque individu, a-t-il expliqué.Il a aussi déclaré qu'on utilise maintenant surtout de très fines aiguilles en acier inoxydable qui sont assez flexibles pour ne pas se briser si le patient bouge.Hausse de l'indice des prix OTTAWA (CP)-Une hausse des coûts aux postes de Hiabitation et de l'habille-ment a fait grimper l’indice des prix à la consommation encore une fois en novembre à 142.3, ce qui représente une augmentation de 5.1% depuis un an.Cette augmentation signifie qu’il en coûtait $14.23 le mois dernier pour acheter des denrées ou des services qui coûtaient $13.54 en novembre 1971 et $10 en 1961, année où l'indice a été fixé à « i Le Devoir, mercredi 1 3 décembre 1 972 • 7 POUR NOËL, OFFREZ CES CÉLÉBRÉS CHEFS-D'OEUVRES CLASSIQUES VENTE DE DISQUES [ I TELEFUNKEN vLLA'UJBUS WIuMO viVAïui MONTROSE ESCOMPTES EN VIGUEUR 12 MOIS PAR ANNEE VILLA-LOBOS - Bochionos Brosileiros 2, 5, 6, 9 • Victoria De Los Angeles avec Villa Lobas.Anngel - 35547 • Sugg.6.29 Çkop'm .Ashkenazy CHOPIN - 4 scherzi prélude op.45 barcarole op 40 - Vladimir Askhenazy London CS-6562 - Sugg.6.29 Hr 11 «MlvfcN PAS I ORAlt naiimr IW/Urtt «w Ixafvt BEETHOVEN - Symphonie No.6 (pastorale) - Berlin Phil.• Von Karajan • Deutsche 138-805 Sugg 6.98 HANDEL .le Messie (complète) • Sir Adrien Boult - Orch.Phil, de Londres -Vos SVBX-5203 Alb.de 3 disques -Sugg.9.98 MOZART - les grands succès • Columbia Mg 31267 • sugg 7.98 Alb.de 2 disques BOCCHERINI - les 6 symphonies op.12 Orch.Philormonica dirigée par Raymond Leppard Alb.de 3 disques • Philps 6703-034 - sugg.20.94 PUCCINI - MANON LESCOUT - Corn piété caballe/Domingo - Orch.New Phil.Bortoletti Alb.2 disques - Angel SBLX 3782 sugg.13.98 A MORT A VENISE - Bonde originale ^e film, musique de Mahler, Kubelik - Orch.odio Bavaroise - Deutsche 2538-124 ugg.5.98 TCHAIKOVSKY - Case-Noisette complet Symph.de Londres - A.A.Previn - Angel -SB 3788 2 disques.Sugg.12.98 MOZART waEdodl DCIOSROS MOZART-MANIA - Waldo De Rios - Daffodil SBA 16005 Sugg.5 98 BRAHMS - Double concerto pour violon et violoncelle - Oistrokh, Rostropovich - Szell Angel SFO-36032 Gugg.6.29 BACH - Les concerttos de clavecin et Orch.(nos 1-8) au complet, triple concerto et brandbourgeois No.5 - Igor Kipnis et Neville Marriner - Columbia M4-30540 Alb.de 4 disques -Sugg.24.98 ¦ - ¦ ¦-.BOIELDIEU - Concerto de harpe - Noconor Zabaletta • Orch.Berlin Deutsche 138.118 -sugg.6.98 \ l\ \l .fïï VIVALDI • Les concertos de flute au complet I Solisti Veneti - Jean Pierre Rampai - Alb.de 3 disques - Columbia D3S 770 - sugg.12.49 LOS CHACOSBACH - Les flutes des Andes, joue Oeuvres de Bach - Barclay 400 51 - sugg.3.98 svMJmn-vf Si Mjfii(7.MVltUHAdKmtK J.S.BACH - Les concertos Branbourgeois, original enregistrement de l'Académie Martin in the Fileds Neville Marriner • Thurston Dar.• AN», de 2 disques - Philips 6700045 sugg 13.96 VIVALDI - Concert! pour flûte, violoncelle viole, etc.- Archive 198-318 - Sugg.6 98 lift.MYWfJMM siuim.m FRENZ SCHUBERT - Symphonie inachevée - Rosamunde, la truite, Ave Maria - Orch.de Dresden, etc.- Philips 6833-064 Sugg.6.98 WAGNER - Tristan & Isold, complete -Vickers, Dernesch, Ludwig etc.Berlin Phil.- Von Karajan - Angel SEL-37777 - Album de 5 disques - Sugg.31.98 MAHLER - Symphonie No.8 - Symph de Chicago • Georg.Solti - Lonndon OSA-1295 • Alb.de 2 disques - Sugg.12.58 : \KI k*-T • VAkMIM V KAN.CARL ORFF • Carmina Burana Fisher Dieskou - Orch.Berlin Deutsche 139.362 sugg.6.98 WM m ^ >,;» Kit'.'&xvvv- 4 W&xMm J.S.BACH - Les 6 suites de violoncelle.- Alb.de 3 disques - Poblo Casais • Angel CB 3786 - sugg.11 98 SINFONIAS - Waldo De Los Rios et Orch.joue: Beethoven (Chanson de joie) - Mozart (Mouvement de symphonie 40) Brahms, Tchaikovsky etc.• Daffodil SBA-16003 sugg.5.98 CARMEN-CALLAS - Opéra complète Callos/Gedda Georges Pretre dirige Orch.de l'Opéra de Paris De lux AN», de 3 disques - Angel SCI x 3650 sugg.21.98 MOZART - Concert! piano no 21 (Elvira Madigan)et no 17, Geza Ando Deutshe 138 783 Sugg 6 98 SIR THOMAS BEECHAM - Conduit Bizet symph.en do et lalo symph en G.Seraphim S-60192 - Sugg 2.98 BERLIOZ - Benvenuuto Cellini Geddo Eda Pierre • Bastin - Orch.de la B.B.C.Colin Dovis • Premier enregistrement Philips 6707-019 Alb de 4 disques -Sugg.27 98 J.S.BACH - L'art de la fuggue - Helmut Walcha Archive 2708-002 Alb.de 2 disques - Sugg.13.96 DUETS POUR GUITARE ESPAGNOLE Vol.2 - Laurindo Almeida & Salli Terri Angel S-36051 - sugg.6.29 mmmm.mm ¦ ms JOHN WILLIAMS - Joue 7 concertos de guitare - a) Rodrigo, concerto d'oran-juez b) Vivaldi, concerto en ré & en la c) Guilieni, concerto en la d) Catelnuov Tedesco concerto en ré etc.- Alb.de 3 disques - Columbia M3 x 31508 - sugg.12.MCI» J.S.BACH - Toccata et fugue en ré mineur, aussi prélude fugues fantaisie Karl Richter à l'orgue- Deutsche 138.907 - sugg.698 MOÏAST KAS.l»UrtYi .V-WsWrV U v 41 .Mfto MOZART - Symphonies Nos.40 4 41 Karl Bohm - Orch de Berlin Deutsche 138.815 - sugg.6.98 TCHAIKOVSKY - Symphonie.No 5 Karakan.berlm Phil Angel S 36885 Sugg 6.29 MAHLER - les 10 symphonies (complète) Orch de la Radio Bavaroise dirigée par Rafor1 Kubelik Deutsche 2720-033 Alb de 14 disques - Sugg.62.00 MOZART - Les pianos sonatas (vol.3) Nos 8, 10, 12 4 13 - Glen Gouled au piano - Columbia M 31-073 sugg.6 49 SDO 2163 - NARCISCO YEPtS - Joue Rodrigo, Concerto de Aranguez.RODRIGO - Concerto deAtanjuei Alexander lagoyo Philips 6500-454 Sugg.6 98 BACH • les inventions à ?et 3 parties Glennn Gould Columbia MS6622 Sugg.6 29 TCHAIKOVSKY - Concertodo ciolon et cappriccio Italien - Ferras/Von Karajan/ Berlin Phil.Deutsche 139.028 sugg 6.98 BEETHOVEN - Sonates: Pathétique, Moonlight, Appassionato.Wilhelm Kempff-Piaz Deutsche 139.300 sugg.6.98 LONDON Prix tug.$2.98 Spec.I NHtlKi.lM I IJ S BACH • les concert! Branbourgeois complète • Concentus Nusicus de Venne Harmoncourt Telefunken SAWT 9459/60 Album de 2 disques • Sugg 12 58 WAGNER - Parsifal Pierre Bayreuth 70 • Deutsche 2720-034 S disques • Sugg 28.00 bæfr rayÊÉQfüS 4.77 fikdMî vox /arejo •THEFimETS I « i si mi mm s Arteru Hcncchtri Mutu lenpcli.Puih< 1 ALLELUIA - Ave Mario de Schubert et Gounod Halleluiah de Haendel, jesus que ma joie demeure de Bach et l'argo de Haendel • Polydor 2482-022 • Édition spèciale BACH FESTIVAL - Toccata et fugue en ré, Ootorio de Noël, concerto Clavecin No.5 et, Jesus que me joie demeure.Korl Richter - Munich Bach Orch Deutsche 2538 118 sugg.5.98 BEETHOVEN - l'intégrale des 5 Concer tos et des 32 sonatas pour piano Alb.de 18 disques - Claudio Arrou au piano -Philips 6747-001 4 t i MG 31078 - VARESE ALBUM .lon.so tion Density 21.5 - Integralles - Octondre hyperprism poeme électronique deserts offrandes ¦ Arcana • Columbia Symphony Orchestra - woodwinds - brass and percussion • Robert Croft, conductor.Ht toMi eh*» ¦ Mri i B vkr-.• i HOLST - les planètes Zubin Mehta londonn CS 6734 Sugg 6 29 MICHfLAANGIll - loue Debussy images et com d éniants 0 ewtsche 2530 196 Sugg 6 98 VI\ Al mi IOI KM-ASIANS V *.l VIVALDI - les 4 saisons lAiadémie de St Martinn The Fields Neville Marriner Grand prix du disque Aigo ZRG 654 hUfc.OT I-.N wSSy tomr ItKrrm ^ Vjmf Aei*iie»'t'K-r * * 1'5P PACHELBEL - le Canon ALBINONI L'odagio Orch Festival lucerne Deutsche 135 054 sugg 5 98 BRAHMS - Musi uus tion intégrale Alb IS disques - Deutsche 104973/87 de luxe Quantité limitée -Edition spécial* J.S.BACH - Le clavecin bien tempéré livre 2, préludes et fugues 17 24, Glen vre 2, préludeset fugues 17 24, Gfen Gould Columbia M 30537 sugg 6 49 L’ART DE IGOR KIPNIS - Musique de clavecin de Fronce, d'Italie et d'Espagne AH», d* 3 disques • Columbia M3 x 31521 sugg 12 98 GOUNDOD - F mut au complet de lot An geles/Gedda/Chrislofl Orch Theolre No lonale de l'Opéra André Cluytens Angel 5 3622 Dl sugg 25 98 Alb de 4 disques J.S BACH .U clavecin bien tempéré livre No 2, complète (préludes et fugues I 24) den Gould au piano Alb de 3 disques • Columbia D/M 31525 sugg 12 49 ASHW NAZY IN f ( >K( I Kl SONATA N« St *«i>L (.p 16 TWO NOOTVMm Op I r.Ni, I A tf MA/.MIIKA m A «nr Oj» /0 N i#bI *)ét U rtrtffer la wamWf® pafwtAatv Avart awNNicas* U ievair m nmê raspHusM* 4'hm Mal* (wmk-H*« *TT*a4a« T**»« *rr*av t*«tl|Né« h S.V.D.(«M».» 4144.33*1.ANNONCES CLASSEES REGULIERES 844.3361 • Choqua parution coût* $1 10 moMtmwm 23 mot* • Tout mot oddltionnal coûta 0 OS chacun \ • l'haura ém tombé* ait midi pour la landamalrt AIDES DOMESTIQUES DEMANDEES OTTAWA Aide familiale chaleureuse pour 3 fillettes, maman ira-vaille, famille-protessionnel.Salaire.avantages, heures négociables.références nécessaires.Ecrire: Mme Paquette, C.P.408, Ottawa.15-12-72 AMEUBUMENTS A VENDRE MOBILIER de salle à manger.9 morceaux, chêne sculpté.1700 Tel.: 276-4991 jour; 487-6978 soir.16-12-72 Mobiliers de chambre à coucher, style espagnol et style colonial Aussi mobilier de cuisine, style canadien rustique en cèdre.Tel : après 5.p.m 467-6865.15-12-72 MEUBLES NON PEINTS: vendons et fabriquons Vaste choix (commodes, bureaux doubles et triples, bibliothèques).Avons aussi matelas toutes grandeurs à prix d’aubaine.212 Beaubien est Tel.: 276-9067.1-1-7Ï ACHATS DESIRONS ACHETER, livres canadiens.Tel.: 1816, soir: 670-6748.revues et jour 844- J.N.O.ABSOLUMENT BESOIN d’un piano pour étudiante.Tél.: 274-0536 ou 273-0255.ANTIQUITES DEMANDEES ABSOLUMENT besoin toutes sortes d antiquités, meubles, porcelaines.lustres, bijoux, petit piano, argenterie, chandeliers, etc.Tél 374-1224.15-1-73 ANTIQUITES TOUTES SORTES: (argent comptant) Claude Mor-rier, jour 331-0251 soir 667-0774 J.N.O.ANTIQUITES A VENDRE Bureau, lit, coiffeuse galbés, et quelques autres articles Tel : après 5 p.m 467-6865.15-12-72 APPARTEMENTS A LOUER OUTREMONT 50, WHLOWDALi NOUVEL IMMEUBLE • Immeuble en béton insonorisé • 2 ascenseurs, balcons • Taxes payées, sun-deck.Visites après 3:00 P.M.3 Vi - $ 170.Tél.273-4451 j N.0.REDPATH CRESCENT: '"Penthouse”, meublé, jianoramique Prix $350.chauffé.Tél : 845-4914.16-12-72 une ville sous un toit.poRîdemeR 101.PLACE CHARLES LEMOVNE Face au Métro Longueuil 3V2, 4V2, 5V2 PIÈCES L'ACCÈS À TOUT PAR NOTRE PASSERELLE CLIMATISÉE MENANT AU MÉTRO! 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des fardeaux Couleur qui l'emporte dans les jeux de cartes.3- Moment de la vie qui précède immédiatement la mort.- Titane (inv).Fer.4- Evénement fortuit.- Tentas avec audace.5- Relatif au spasme 6- Genre de légumineuses.-Saison.- Vase d'ornement.7- La reine des fleurs.- Effet comique jouant sur la surprise.8- Larve des batraciens.Habitation.9- Mourir prématurément.Concession d'une grâce 10-Personne qui fait de l'agiotage.- Au Moyen Age, armée 11 - Action d’élire de nouveau.12-Chrome.— Bienheureuse.-Qui a de gros os.Verticalement 1- Enduire de terre glaise.-Enclos boisé pour la promenade ou les plaisirs de la chasse.2- Au Sahara, désert de pierrailles - Prendre la défense de quelqu'un 3- Mauvaise chicane d avocat (fam).4- Petit cigare cylindrique.-Cause l'étiolement.5- Système de ceux qui, rejetant toute révélation, croient seulement en l'existence de Dieu et à la religion naturelle fn U.R S.S., société coopérative dans laquelle la propriété est entre les mains de collectivités -Colère.- Enlever, Ancien bouclier.Poème lyrique.Est Incertain sur la réalité d'une chose.Personne dont on saisit un bien.- Eclat de voix -Qui attaque - Lac des Pyrénées -Drame lyrique japonais.Emergerons.Roche poreuse légère.Dans.- Revers.-Sculpteur et peintre français.né à Pans (1808 1888).- Exprime ce qu'une personne a cessé d'être - Aussi.Solution d’hier 10 u SI AVEC LE PETIT ROBERT.PAS DE PROBLEME r 14* Le Devoir, mercredi 13 décembre 1972 arts et spectacles La "Salomé"del'OQ Fermez les yeux et écoutez ! par Jacques Thériault Je ne voudrais pas donner l'impression de tourner le dos aux chanteurs, ni au metteur en scène, ni au décorateur, ni à l'auteur des costumes, loin de là.Mais c'est d’abord et avant tout la force galvanisante de Zubin Mehta qui donne le ton à la "Salomé’' de Richard Strauss que présente actuellement l’Opéra du Québec.Lundi soir, la deuxième représentation avait déplacé 3.000 nouveaux curieux et amateurs de théâtre lyrique à la salle Wil-frid-Pelletier.Et, le moins qu'on puisse dire, c’est qu'ils ont eu l’occasion de vivre un grand jour, un moment de plénitude musicale qui marquera l’histoire de l'OQ au même titre que le "Trittico" de Puccini J’ai déjà évoqué la contribution titanesque du chef Zubin Mehta.Pour entretenir ce souffle puissant et brûlant durant une heure et demie, U fallait recourir à un musicien aussi communicatif.aussi volontaire, aussi fougueux, aussi épris de la musique de Strauss.Mais il est également important de noter que l'Orchestre Symphonique de Montréal n'aura jamais été aussi fascinant, à l’opéra, que dans cette production de "Salomé Sans doute stimulés par la présence de Mehta, puis bien certains qu’ils pouvaient le suivre jusqu'au bout en pleine confiance.les musiciens ont joué avec une cohésion et une précision qui forçaient notre adhésion, qui nous donnaient parfois envie.de fermer les yeux.Et les chanteurs?Et la mise en scène?Et les décors?Et les costumes?Eh bien, je crois sincèrement qu’ils constituaient des éléments moins fécondés par l'esprit du compositeur.Mais, en émettant une telle opinion, il faut tenir compte du comportement exceptionnel de Mehta et des musiciens, ainsi que des conventions propres au théâtre lyrique.Somme toute, un décor d’opéra n'aura jamais le réalisme Une initiative opportune d'un lieu cinématographique, les mises en scène seront évidemment toujours limitées par une aire de jeu réduit, et les chanteurs ne pourront jamais rivaliser avec les comédiens.D'où la difficulté de croire aux situations, d’où également ce défi inhumain que doit relever une équipe de production chaque fois qu'il est question du théâtre chanté.En ce sens, le mezzo-soprano Mignon Dunn m'a paru nettement au-dessus de ses camarades dans le rôle d’Hérodias, la femme d’Hérode.Avec une sûreté qui n'enlevait rien à la beauté de sa voix et à la précision de ses envolées, elle a campé son personnage avec force et imagination, finesse et naturel, en nous amenant à chaque instant à découvrir un peu plus du caractère d’Hérodias.A côté d'Ursula Schroeder, une Salomé physiquement un peu lourde dont la danse des sept voiles ne pouvait pas beaucoup inspirer le pauvre Hérode (Robert Nagyi.elle a mérité un succès dramatique digne de mention.Et, il faut croire qu’il en sera ainsi tant que les conventions de l'opéra ne permettront pas qu’une doublure, qu'une véritable danse se substitue à l’héroine, au moment précis d'entrer dans la danse! Vocalement parlant, le soprano Ursula Schroeder possède, toutefois, toutes les qualités requises pour ce rôle qui demande de la puissance.Comme ses partenaires Mignon Dunn et Robert Nagy.elle a chanté lundi soir avec précision et chaleur, sans jamais donner l’impression d'aller à la limite de ses possibilités.En Jean-Baptiste, le baryton Siegmund Nimsgem s’est comporté dignement et avec une certaine aisance dans l’ensemble de son registre, mais avec un peu moins de naturel théâtral et de possibilités techniques que ses antagonistes.Côté mise çp scène, notons que Nathaniel Merril s’est conformé à la lettre au canevas qu’impose l’oeuvre de Richard Strauss, en cvitant de nous presenter des fantoches laissés à un film de CLAUDE CHABROL Ctuet dur 35 MILTON 842 5053 SALLE EfSENSTEfN EN 5 SEMAINES DffPOPAlRA DEJA FAIT Métier , POUR TOUS RIRE PLUS DE ¦400.000 PARISIENS mois UN FILM DE PIERRE RICHARD JEAN-PAUL BELMONDO * MIA FARROW .d apres le roman de Henry "Miller version o.iginale Derniere Semaine eux-mêmes.Ce qui.cependant, n'a pas empêché certains chanteurs qui tenaient des rôles secondaires et plusieurs figurants (soldats, esclaves, invités, musiciens, etc) D ébaucher des gestes ou de simuler des stratèges auxquels on ne croyait pas toujours.Mais, enfin.Les décors et les costumes, signés Rudolf et Reinhard Heinrich.étaient jolis et absolument liés par le contexte historique de l’ouvrage.Le public a d’ailleurs, manifesté vivement sa fascination face à l’appareillage scénique, mais devant aussi l’ensemble de la production qui a valu une dizaine de minutes d’applaudissements à la fin de la soirée.t INI 489 5559 FESTIVAL 525 8600 % J 5550 Sherbrooke.w 1206.SI Calhenne.e RADAR indexe les revues québécoises qui fait quoi Cinémas ODEON un film ip hnn ia hrute Sergio home e truand ' UILLERAV ST-DENIS JARRV 388 SSÏ7 ce soir 8:00 ENCOUliURS par Jean-Pierre Tadros La Bibliothèque nationale du Québec lançait lundi soir, dans le cadre serein de sa vaste salle de lecture, le premier numéro de son “Répertoire analytique d’articlès de revues du Québec", qui porte le nom si évocatif de RADAR.Et pour en souligner le caractère très officiel, on avait placé ce lancement sous la présidence du ministre des Affaires culturelles.Mme Claire Kirkland-Casgrain.qui avait dû s’excuser à la dernière minute, et s’était fait remplacer par son chef de Cabinet.M.Jean-Pierre Dubé.Donner autant d’importance à un lancement pourrait surprendre; et lorsque de surcroît on ne lance qu’un "répertoire analytique" on serait en droit de se demander ce qui arrive! Eh bien, il arrive tout simplement que ce répertoire est quelque chose d'extrêmement important; et ceci autant pour les revues québécoises que pour leurs nombreux lec- teurs.De quoi s’agit-il au juste?D’un volume de près de deux cents pages dans lequel on trouve dépouillé les articles publiés dans une centaine de revues quéh-’ ~ises.ainsi que les comptes rendus de Lauren-tiana.Simple d'accès, facile d’utilisation, riche en informations bibliographiques, il a été conçu pour répondre aux besoins de toutes catégories d’usagers tant du Québec, du Canada que de l’étranger.RADAR est une publication bimestrielle.le sixième numéro de chaque série étant une refonte annuelle.Grâce à RADAR on pourra donc désormais retrouver n’importe quel article de l’une quelconque des revues recensées.RADAR permet en fait de retracer ces articles selon deux approches complémentaires.Une première section analytique vous permettra à partir du nom d’un auteur, d’un descripteur précis, du titre d’un ouvrage ou d’un film recensé.d’obtenir la référence à l'article recherché.Cette référence est présentée selon trois unités distinctes: auteur, titre, et référence bibliographique.Une seconde section, dite méthodique, vous permettra cette fois-ci d'obtenir à partir d'un descripteur générique uniformisé (comme, par exemple, Cinéma-Histoire et Critique-Allemagne) l'information désirée: auteur, titre, référence bibliographique et résumé analytique de l'article recherché.Si mes explications vous paraissent un peu hermétiques, rassurez-vous car des exemples d'utilisation sont insérés au début de chaque section.Ce Répertoire est en fait d'une utilisation des pluk simples.Le problème reste maintenant de savoir le genre de revues qui ont été recensées.Là.on s'est voulu le plus représentatif possible afin de pouvoir présenter une sorte de Le Théâtre Sans Fil Un rituel malgré tout envoûtant par M:' hel Bélair Dans le domaine du théâtre, comme partout d’ailleurs.il y a de la place pour tout.C'est à peu près ce qu'ont semblé se dire la majorité des gens qui ont assiste, lundi soir au TNM.en spectacle du Théâtre Sans Fil."Les jeux sont faits" n'est certes pas, le meilleur spectacle qu’on ait vu depuis quelques temps, mais la réaction générale semblait, encore une fois, favorable.De cette compagnie issue directement de l'atelier de théâtre de l’Université du Québec, on avait pu voir l’an dernier un spectacle qui s’appelait "Mocking Pot" et que plusieurs considèrent comme une sorte de petit chef d'oeuvre; c’est là une production à laquelle je n'ai pu assister.Cependant, du temps où la majorité des membres de la troupe travaillait avec Pierre Régimbald à l’Université *du Québec, une production avait déjà réussie à susciter un intérêt certain; il s'agissait de "Quelque chose en forme de No".Je ne peux donc finalement que me référer à ce spectacle que j’avais beaucoup aimé."Les jeux sont faits" est toutefois un spectacle fondamentalement différent de celui que j’avais vu il y a deux ans.Se voulant beaucoup plus engagée dans la réalité québécoise.la production était essentiellement centrée sur les jeux Olympiques.Critique, au sens où elle tentait de se poser en état de question, elle n’arrivait toutefois pas à être d’abord et avant tout ce que l’on peut appeler une “production-question.Cela tient en fait à la définition même du Théâtre San Fil.Utilisant ces fameuses marionnettes géantes dont tout le monde parle depuis une semaine ou deux, le groupe semble avoir énormément de difficultés à résister à la tentation de l’esthétisme; et on les comprend fort bien.Du simple fait d’utiliser ces grandes marionnettes, il y a tout un background de mise en relief; comme le fait qu’il faut absolument cacher les marionnettistes; que le meilleur moyen est de les habiller de noir et qu’en ce sens la lumière noire apparaît essentielle.Ce qui.évidemment, ne peut faire autrement que de déboucher sur une utilisation esthéti-sante de ce même principe et par voie de conséquence directe sur des jeux de scènes extrêmement visuels.Cette évolution est en fait tout simplement logique; il y a deux ans.les manipulateurs étaient partie intégrante du spectacle et iis jouaient également le rôle de comédien.Maintenant, ce n’est plus le cas.En les éliminant du tableau et en choisissant de cristalliser toute l’action de la représentation sur les marionnettes, c’est tout le spectacle qui s’en trouve redéfini.Ce n’est pas que cela soit moins beau; au contraire.La production y gagne énormément sur ce plan.Toutefois, il faut ad- 1288 ternord 277-4145 OUTREMONT ¦5 EASY PIECES' version française à 7 h 30 v.o.anglaise à 9 h 30 5380 St leurentl 277 3233 MinamfiT mjcivuiii uimniiniEMViuiiii UN nui NWNOTiouf «t Jomei Ivory wttoft original» amértcaina 7 00 — I00»o te» [AN5 MANUSCRIT TROUV€ À SARRGOSS6 i» WJ Mm UNI COM Ml FAMTASTIOtff.ffOfUl B( FART0M& »! MRCKRiL 01 0(M0Nt OIM VOUS MSMVf UNE SURPMSf ABSOIUI’ Ce film dura 3 heures 7 00 p.m.ryi Les Chtétruu bèë du Vieux Montréal COULEUR Annie Ginrdot Philippe Nolret La mandarine chevalier lâmtard MoUaue SECOND FILM EN COULEURS michallAt I ta vraie nature de DERnADETTE RROUIA 1S90,ST-DENIS 845-3222 pierrot METRO ST-DENIS-DEMONTIGNY "synthèse de toutes les activités québécoises".Le premier critère était donc que la revue soit francophone et qu'elle soit publiée au Québec (à quelques exceptions près cependant puisqu'on y trouvera indexé la "Revue de l'université de Moncton", la “Revue de l’Université d'Ottawa”, "An-thropologica" (Ottawa) et "Histoire sociale” (Ottawal.De ces revues québécoises (dont la périodicité peut varier du mensuel à l’annuel) on en dénombre près de 500.Un comité de spécialistes est chargé de faire le tri (approximativement tous les six mois afin de remplacer celles qui meurent) et de veiller à ne retenir que les plus pertinentes.Suite à la page 6 Nous venons d’apprendre que le Conseil des ministres du Québec serait très probablement saisi, aujourd’hui, du projet de loi-cadre du cinéma.C’est la première étape d’un processus plus ou moins long qui devrait théoriquement voir ce projet déposé devant l’Assemblée nationale à la session du printemps.• La Société de musique contemporaine du Québec ($25.000) et Media gravures et multiples ($8,000), un centre d'exposition et d'expérimentation de Montréal, sont parmi les dix institutions canadiennes à qui le Conseil des arts vient d'accorder des subventions d'une valeur globale de $98.000.Des autres, se détachent notamment le choeur Mendelssohn de Toronto, l’Orchestre symphoni- que de Saskatoon et la Cinémathèque Pacifique de Vancouver.• Jusqu'à dimanche au Patriote de Montréal.Renée Claude présente son tour de chant: "Je reprends mon souffle".Pour ceux qui veulent réentendre les chansons de sa nouvelle orientation.C'est le dernier spectacle du Patriote avant le temps des Fêtes.• A la Maison des arts La Sauvegarde aujourd’hui à 17h30, le président de la Société des écrivains canadiens.M.Robert Choquette remettra le prix Michelle Lenor-mand.pour l’ensemble de son oeuvre, à un auteur de livres destinés à la jeunesse.Ce prix est décerné par la Société pour la deuxième année consécutive.UN FILM DE SERGIO LEONE "IL ÉTAIT UNE FOIS LA REVOLUTION” en couleurs MERCIER STE CATHERINE PIE IX 255 6224 LUN AU VEN 8.00 UN FILM DE SERGIO LEONE Il ETRIÎ UIK FOIS Dans L'OUEST EN COULEURS ce soir 8:00 le DAUPHin Ça n’arrive qu'au* autres" Bf«UBI£N PRES O I8ERVIUU21 6060 7:30 - 9:30 un Violon sur te Toit en couleurs CREMAZIE ST DENIS CREMAZIE 386 «10 MERCREDI 2 00 8 00 LUN MAR JEU VEN 8 OO SEULEMENT POUR POUR Ji- soci W' ¦ 1 ¦ i [ETE 1MOUVEELE DE N E 1%I A T O GI* AI» H 1 E i À L AFFICHE A TRAVERS LE QUEBEC Jg mojs Dernière Semaine yven desdiamps denke fWatrault U* FILM DE loufe^ieonte* carrier SCENARIO ET UIALOGUES y vm detclianvK POUR TOUS mettre que c’est d’abord là ce qui apparaît signifiant.Visant à être belle, je pense surtout à ce que l’on peut appeler le "bag phosphorescent", et à provoquer des réactions en ce sens, on comprendra que l’engagement de la pro- Suite à la page 6 DEMANDEZ U PROGRAMME COMPLET DU FESTIVAL DES FESTIVALS DES VENDREDI! POUR UN RECAL POUR LES JEUNES UN PLAISIR POUR LES MOINS JEUNES! JEAN-TALON FLEUR de LYS CENTRE D ACHATS JEAN TALON 858 STE CATMf RiNf EST poms de| 12ans MAISONNEUVE CINEMA de PARIS CENTRE 0 ACHATS 196 STE CATmE» NE OUES MAISONNEUVE Dernière Semaine 4 HEURES O AMOUR D 'une série de trbis films voyez maintenant .SUPPLÉMENT DE PROGRAMME LAUREL et HARDY i ton d»«tin Moins de CREITIAZIE D'après le conte célèbre de CHARLES PERRAULT STE-CATHERINE PAPINEAU 524-1685 ST-DENIS-CREMAZIE 388-4210 su meme programme! CANADIEN 523 5180 PLAZA 274 eiss les colombes un film de jean claude lord B x .irpnffpMÜlM «woofflinlmnnnnnnllr • * *• * | ¦$$:*$§ « gglg» ÿ x 99 #•« Puissante! Résistante ! Efficace ! 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Les caisses populaires Desjardins offrent gratuitement la nouvelle série de dépliants sur "les achats”.Poursuivant leur action d'éducation à la - consommation, les responsables des services de l’éducation tant à la Fédération de Québec que dans les unions régionales estiment que les mois de novembre et de décembre, principalement les semaines qui précèdent les fêtes de Noël et du Jour de l'An, sont le temps de l'année où la population fait le plus d'achats.Les commercants font de grosses affaires.Les gens achètent.Mais le font-ils le mieux possible?Trop de personnes, hélas, sont victimes de.la hâte et aussi d’un manque d'information.Il y a le nécessaire et le superflu.Il y a aussi le phénomène de la contagion qui peut inciter bien des gens a se procurer des objets parce que le voisin les possède."* Cette nouvelle série de dé- pliants sur les achats a été conçue, afin d'amener le consommateur à se poser des questions sur les motifs profonds qu'il a en se procurant tel bien ou tel service.Le consommateur trouvera dans cette nouvelle série de dépliants sur les achats: un premier dépliant dans lequel le lecteur est amené à réfléchir sur sa façon d’acheter et sur son programme d'achats personnels.Dans un deuxième dépliant, le lecteur en viendra à se poser la question: A qui profitent mes achats?Dans le troisième dépliant, le lecteur s'interroge sur le choix des fournisseurs: que doit-il penser de toutes ces aubaines et des sortes de contrats d'achats à crédit.Dans le quatrième dépliant, le lecteur se rend compte qu'il y a peut-être une formule, la coopération, qui permet à un nombre de plus en plus grand de consommateurs de s'occuper de leurs affaires.Comment?en adhérant à des institutions coopératives.Emeraude record NEW YORK (Reuter) - Une bague sertie d une émeraude de 34.3 carats a été adjugée pour la somme record de $385.000 lors d une vente aux enchères, jeudi, à New York Il s'agit de la plus forte somme jamais atteinte par une pierre de couleur.En 1968.le producteur de films italien Carlo Ponti avait voulu acheter cette bague pour l'offrir à son épouse.Sophia Loren, à l'occasion de la naissance de leur fils, mais n'avait pu suivre les enchères.Mme Enid Haupt.éditeur, avait acquis le joyau.Elle a décidé de le vendre, avec d'autres d'une valeur d'environ $1.500.000 parce que "ils ne conviennent plus à mon genre de vie.j'ai simplifié ma façon de vivre".Aquascutum JL OF LONDON PLACE VUE MARE O n CO > 2 W » ï w d E Q.E TO C O râ 2-0) So in t; ¦ / . 20 • Le Devoir, mercredi 1 3 décembre 1 972 Vactualité économique toronto Chateau-Gai suspendue Les aurifères ont mené hier parmi les valeurs à la baisse à la Bourse de Toronto qui a clôturé à la baisse à la suite d'une séance active L indice des aurifères a baissé de 1.06 à 185 75.Les baisses l'ont emporté sur les hausses par 311 contre 246 alors que 269 valeurs demeuraient inchangées Le nombre des transactions a été de 273 millions d'actions d une valeur de $27 20 millions comparativement à 2.74 millions d'actions d'une valeur de $25 71 millions lundi Les banques, les communications, les alimentaires et les manufactures étaient au nombre des compartiments qui ont subi des baisses, tandis que les breuvages, les grands magasins, les papiers et les pipe-lines ont enregistré des gains La vente des actions de Chateau-Gai Wines, qui ont clôturé lundi à $35.à la hausse de 1.ont été suspendues hier Les propriétaires d'un groupe d'actions représentant plus de 51 pour cent des actions de Wine Securities Ltd., entreprise privée qui contrôle Chateau-Gai.ont accepté une offre de John Labatt Ltd.Labatt a clôturé à 30 3-8.à la hausse de 1-8.Vantai Haul Bat Farm.Ch.industrielles Abitibi 11769 JIO’A 10V* lOVi - Abitbi 7Vap 175 $51V* 5151'/ï *“ MO %\m 12'/* 12'/2 200 S14>/4 14'/4 14 /4 - 1425 $18;/e 18^/4 18*8 315 $47 46'/2 47 3080 450 450 450 + 5 500 $7'/4 7Vh 7,'fe - '/b 1200 $14'% 13*4 14'* + Mi 150 325 325 325 -20 6776 $16Va 16'/4 16'/4 + ’/a 100 $72 72 72 100 $22 22 22 + Dotasco 2812 $29% 29'/* 29'A - % O Glass pr 200 $14 14 14 DScotishp 100 $30'/2 30'* 30Yi-IV* Dom Store 6110 %W/2 14% 14% - '* Domtar 17685 $18% 17'/» 18 + •/* Domtar pr 450 $14'/4 U'/* 14'A O Textie 2360 $9% 9% 9% Donlee M 500 $6'/4 6'A 6'A Dr Mc C A 225 $11% 11% 11%-% Du Pont 50 $32 32 32 Dylex Ltd 737 $22% 22% 22% Dylex L A 2846 $22% 22 22% - % Econ Inv 785 $16 15% 15% Econ Inv p 50 $32% 32% 32% +1'A Eddy Mtch 125 $11% 11% 11% - 'A E L Fin 506 $12 12 12 Royal Trst E L Fin w 425 435 425 425 + 5 Russel A Electro K 250 300 290 300 StL Cem A Electro ltd 8985 $20% 18% 19% - % Emco 700 475 465 470 -20 Erie D 100 $7% 7% 7% + 'A Erie DA 100 $6% 6% 6% + % Realty C w 1100 360 350 350 —10 Reed Oslr 4675 $11% ll'A 11% + % 500 $21% 21% 21% — % 100 $17% 17% 17% - 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'/» Giant Yk 104 655 655 655 - 5 $65% 65'% 65% Gibraltar 2100 810 795 795 - 5 $833/4 83% 83*4 - '% Gldry 30100 36 34 34 - 4 $12% 12% 12% - % Granduc 2600 260 253 255 $21% 21*4 21*4 + V* Granisle 100 740 740 740 $19% 19 19 - V* Green Pnt 1000 12 12 12 $473/4 47% 47% $7'% 7% 7% + % 270 265 270 $34% 34 34 - 3/4 85 77 77 -9 $73% 72'% 72'% $23% 23 23% + % $11'% 11'% 11'% + % $11% 11'% 113/4+ % 325 320 320 115 110 110 $10'% 10'% 10'% $44% 44% 44% - % $82% 82'% 82'% - '/8 $55% 55% 55% + % $12 12 12 81 81 81-9 $23'% 223/4 23% + % $8 73/4 7% - % Acme Gas Agnico E Akaitcho Aldona Allied Mng Am Larder zlOO Ang R 52915 Ang U Dev 4000 870 $22 21% 22 - % Highmont 100 115 800 $9% 9'% 9'% Hollinger 1450 200 $7% 7% 7% Huds Bay 4730 100 350 350 350 Int Bibis T 3400 2180 $31'% 303/4 30J/4- 3/4 |nt Mogul 602 145 $12% 12% 12% + % Int Obaska 2000 1465 $193/4 193/4 19% + % Iron Bay T 200 Mines Iso 18300 2360 115 115 + 4 $40'% 40% '%?'% + % $21 20'% 20% + '/e 10 10 10+2 $11% 11% 11%- '/8 28 28 28 -2 360 360 360 - 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% $14*i 1474 1474 - '% 240 240 240 -10 8 8 8 207 203 205 + 3 915 905 910 + 5 795 775 780 - 5 410 400 400 -15 130 125 130 + 2 410 400 405 $10*i 10% 10% + % 37 37 37 665 655 665 +5 $55% 55 55% + % 405 405 405 $15% 15% 15»% - '% 300 255 300 +25 105 105 105 345 325 330 -15 560 525 560 - 5 $11 10*4 11 + % $34% 34 3474 + '% 810 810 810 -10 360 340 355 + 10 55 41 55 + 10 61 60 60 - 2 270 252 260 - 3 85 85 85 - 5 66 65 65 75 70 72 + 2 82 80 80 - 3 780 760 760 -10 $39'/.3974 3974 57 57 57 $213/4 21% 21% - % 235 232 235 + 3 330 320 320 -15 55 55 55 $14% 1474 14'% $15*4 15% 15% 69 59 64 + 5 130 128 128 33 33 33 81 81 81 - 1 50 50 50 - 2 445 435 445 + 5 no 107 107 66 66 66 — 1 280 260 280 -12 10 9 10 - 1 $29 28% 28% + % $163/4 16% 163/4 + '% $13'/» 13'% 13% - 78 205 202 202 - 8 67 66 66 — 1 650 630 645 + 5 945 905 930 -15 $19 19 19 - % 160 151 160 + 15 690 680 680 15'% 15 15 - 3 117 112 112 - 1 , 745 740 740 225 225 225 + 3 635 625 630 Cours de Tor LONDRES - L once d or fin cotait à $62.75, sur le marché européen de l'or hier comparativement à $63.00.lundi.8325 $17 16% 17 zlO $32 32 32 400 300 300 300 200 $12% 12% 12% - + % 11350 $13 12% 12% z5 $7'% 7'% 7»% zlO $7*4 73/4 7*.> 700 $974 9'/.9»Z* 500 120 115 115 10109 $44% 44% 44% 636 $50''2 49% 50% 1390 $52% 51% 52 * z60 $572 5»% 5'% l z!5 $5 5 5 1750 S8’/2 8'% 8'% 7345 310 300 305 100 $6'/4 6'/t 674 5750 S8 7'% 7'% 3900 210 200 205 2140 $43% 43 43% 10613 $18 17% 173/4 6900 275 255 265 7650 475 450 460 3900 320 300 320 8659 $22 21*4 21% 2100 $24 23% 23'% 550 $53/, 5% 5% 705 $21»% 21'% 21'% 200 $22% 22% 22% 100 $1574 1574 1574 200 $5872 58'% 58'% zl5 $76 76 76 > 75 $60 60 60 ) 25 $57'% 57'% 57'% 100 $213/4 21*4 21*.255 $22% 22% 22% 200 $5 5 5 6570 $17 16'% 16'% 1600 $10% 10'% 10% 3250 $19 19 19 700 $9 9 9 10225 $12% 12 1274 P 25 $2274 22'/» 2274 715 $10 10 10 1484 $28 27% 28 50 $80 80 80 1 75 $9772 97'% 97'% + 5 +10 +25 - % + % + % + 3 225 230 +10 Carrier JD Cassidy L CC Yachts Celanese Celan 175 p CFCN Chrysler CHUM B City Sav T Columbia Columbi p Cominco C Holiday I Compro Comb Ins Computel Comtech Conn Chm Con Bath Con Bath w C Bath 68 w 715 625 Con Bldg 6110 230 Con Textie Con Dis Cons Gas Con Gas A Con Glass Control F Cooper C Corby vt Corby B Cornât Ind Costain R Crain R L Crestbrk Crwn Life Crwn Trst Crush Inti Cygnus A Cygnus B Dawson D Distl Seag Doman I Dome Pete Dom Ang p D Bridge 300 $6% 6% 6% - % 100 $6'% 6'% 6'% 5150 $5% 480 5'* +37 8284 365 345 360 +15 800 $17'% 17 17'% + '% 200 $10% 10% 10% + '* z87 $40% 40% 40% 700 $12 11% 11% 1650 $13% 13 13 - % 3975 84 65 80 +14 5085 215 180 200 +25 1144 $24% 24'% 24'%- % 1310 $12% 12% 12% - '* 280 460 460 460 127 $19% 19% 19%-1% 2410 $113/.ni/* n'% - % 1820 465 450 465 +15 2050 $6% 6% 6% — '* 3141 $17% 17 17% 515 60 60 60 620 225 440 -20 5 -6'% 150 440 14245 $35 8161 $18'% 50 $84 500 $13% 625 230 440 34% 343/» + '% 18% 18% — Mb 84 84 13% 133/4 + % D Citrus D Coal pr 2530 270 255 270 650 $16'% 16'/4 16% 200 $22 21% 22 100 $21'% 21'% 21'% - % 6550 240 225 235 +10 1800 $8% 8% 8% - '% 200 $13% 13 13 200 350 350 350 -10 275 $60 59'% 60 + 1 22 22 +1 16 16 Ms 7% 7% 7% 7% 6'% 63/, + % 39 39 + % 14 14 - % 1425 $44% 43% 43% - % 35 $67% 67% 67'/.2343 $32'% 32% 32'/» - V* 100 $13'/» 13'/» 13% 50 $35 35 35 100 $22 525 $16% 241 $7% 953 $7% 600 $63/4 2805 $39% 1375 $14% Husky 19160 $19% 18% 19 - % Husky B pr 70 $42% 42'/» 42% - '/» Husky D w 812 570 550 550 -25 Husky E w 2650 725 690 690 -30 AC 5195 $203/.20% 20% - % AC w 800 895 880 880 -10 maco 11305 $28 27% 27% - Ms masco A p 200 450 450 450 mp O 13076 $46% 46'/» 46% ndal Can 600 $15 14% 14% + Ms nland Gas 1280 $11% 11% 11% nland G p 175 $13% IS3/» 133/4 nter-City 400 $10 10 10 nter C A w 760 565 555 555 nter C B w 500 600 600 600 ntrmetco 2800 420 410 410 BM 78 $403 397 397 nco 23773 $33'% 33 33% + Ms nt Util 979 $24% 243/» 2V/* - % nterpool 260 $18'% 18'% 18'% - '% nt Div 500 300 300 300 +10 ntpr Pipe 6525 $283/4 28'/» 28% + Ms nt Pipe w 3850 $12’% 12'/» 12'% + '% psco 3801 $15% 15% IS3* - % nv Group 200 $11'/» 11 % 11% - '/* nv Grp A 6270 $11% 11% 11% nv Grp 5 p 2090 $24% 24'% 24% - % rwin Toy 1935 $14'% 14'/» 14% * 2500 165 155 165 + 5 2725 $23'% 23 23 500 405 395 405 +10 2000 215 205 205 7980 $12% 11% 12 Me - Ms 1400 $103/4 100 $14% z50 $7% 400 $11 2875 $10% 2375 $193/4 4100 900 TL Ind vaco Ind WC Com Kaiser Re Kaps Tran Keen Ind Keeprite B Kelly D A Kelsey H Kenting Koffler Koffler w Labatt Labatt pr 103/4 IQ3* - % 14'/» 14'/» + % 73/4 7% 11 11 93/.10 + Me 19% 193/4 + % 900 900 2110 $30'/» 30Ms 30% + % 1100 $31%%%% 31% + % Laidlaw M 4150 $16 15% 16 + % Lailaw Bp 200 $14 14 14 LOnt Cem 2750 335 325 335 +5 Laura Sec 200 $11% 113/4 11% Lau Fin 675 $12% 12% 12% - V* Lau F 1.25 z80 $16% 16 16 Les indices de Toronto Industrielles Aurifères Métaux Pétroles Lau Fn 140 z40 $193/4 1974 193/, Lau F 2.00 300 $26 26 26 » >/» Leigh Inst 9810 $10'/» 93/.10 — '/» Leons Frn 100 $18 18 18 Levy A pr 250 $6 6 6 + »/» Life Inv w 900 45 40 40 10 Lincoln Tr 190 $17 17 17 + V* Livingsto 400 $12 12 12 + '/4 Living w 621 810 785 810 +35 Lob Co A 1545 S6'% 6% 6'% + % Lob Co B 900 S6»% 6% 6% — % Pétroles Lob Co Pr zlO $3174 3174 3174 Lob G A pr 352 $19% 19% 19% Changement + 0.07 -0.06 +0.01 -0.67 Clôture 219.28 185.75 83.84 276.56 Semaine der.217.73 182.72 83.31 274.76 Mois der.209.33 178.07 83.58 259.42 1972 haut 219.88 229.26 98.68 277.45 1972 bas 181.66 140.58 79.15 209.19 LA STRATEGIE SUR LE PLACEMENT “La stratégie sur le placement dans un environnement d’impôt sur les gains en capital” est le titre de notre récent ‘Commentaires sur le placement’ mensuel.Dans cette revue, nous discutons de questions importantes que doivent considérer les investisseurs, telles que: Quelle méthode d’évaluation devriez-vous employer?Traitement fiscal d’une série d’achat et de ventes L’impact sur les marchés Un portefeuille planifié et autres sujets connexes Des exemplaires sont disponibles sur demande Veuillez m’envoyer un exemplaire de votre ‘Commentaires sur le placement’ intitulé “La stratégie sur le placement dans un environne- ' ment d’impôt sur les gains en capital” I I | NOM .| j ADRESSE .j | VILLE .| | ^ (Veuillez écrire en lettres moulées) ».- -—-—- .• A.E.Ames & Cie Limitée Maison fondée en 1889 630 ouest, boulevard Dorchester, Montréal 101, Québec 500 est, Grande Allée, Québec 4, Québec Lob G B pr 225 $203/.203/4 20% - % Loeb M 3330 420 415 420 +10 Maclarn A 2000 $19'%- 19'% 19'%+ % Mclan H A 1835 $153/4 15'% 15'% - % MH Cable 300 $20’% 18% 20'% +2% MB Ltd 5414 $25 24% 243/» + i/* Magna El z30 $9% 9'/b 9% Magnason 400 $15'% 15% 15»% + % Magnétos 300 95 95 95 -2 Maher pr 250 $8% 8'/» 8'/» Maislin I 775 $13% 13'% 13% - % M Lf Mills 500 $18'% 18'% 18'% + % Maplex M 100 380 380 380 Maritime 362 $23'% 23'% 23'% - % Martim A p 800 $10% 10% Markboro Market F Mass-Fer McGraw H McLaghln McLagn w ME PC MEPC p ME PC w Melchers Mercantil Met Stores Met Stors p Met Trust Mex LP Microsyst Micrsys w Milt Brick Mindustrl MLW Wor Molson A Mol son B Monenco Mnt Trst Moore Morse A MTS Inter Murphy Murritt P NaChrs I Nat Drug N Hees Ent Nat Trust N B Cook Neonex NB Tel NB Tel A p N Pro D Nfld LP Nia Wire B Noma Ind 100 9782 600 2856 1200 1200 100 8250 100 908 950 z50 200 286 4690 1200 1950 200 zlOO 4205 500 120 1225 3913 150 1700 1943 2000 1150 500 200 100 200 2800 665 100 19300 500 700 300 $8% B'% $10»% 10'% $19'/e 183/4 $63/4 6'% 10% + % 8% 10'% - % 19 + % 6'% - % Noran 14533 Nordair L 400 N Ctrl G 12736 Nor Ctl 65p z20 Nor Ctl Bp 200 Nor Ct 270 p 80 Nor Ct 150 p 3525 Nor Ctl w 1500 NW Util p z4 Nowsco W NSI Mark NuWest D NWL Pin Ocdentl R Oceanus I Oil Patch Okanagan Ontario Tr Orlando R OSF Ind Oshawa A Oshawa w Overlnd 2 p 1300 Pac Pete 1427 Pac West A zlOO Pancana I 4050 Paragon z50 Paulin Peel Elder Peerless Pembin A Pembin B Pemb D p Penningtn PC Jwt A P Dept S Petrofina ip: Pitt Eng C 7400 Pow Corp 4624 PowCrppr 110 Pow C 5 pr 500 Pre Cab 10400 Price Com 6950 Provigo 200 Prov B Can 225 Q Brdcast 400 Que Tel Rank Org Readers D Realty C A 100 2800 875 1907 1050 z50 2750 200 1500 1875 14067 7618 600 700 600 2395 7300 100 zlO 1000 500 6850 600 200 2000 3875 500 $1678 16 1678 - % 900 900 900 $9 9 9 + Ve $19 19 19 - V* 360 340 360 +15 $774 7'/» 7'/» $25% 2474 2474 - % $24 24 24 $18 18 18 $22 22 22 - '% 450 450 450 -< (00 $10% 1074 1074 - V* 550 510 510 -< JO 460 450 450 - 5 $7 7 7 $15% 15% 15% $2974 28% 2974 + '% $2974 29'/.2974 $10'/» 1074 10'/» $20'% 20»% 20'% + % $503/4 5074 50% + '/» $11 11 11 70 70 70 - 2 $9'% 974 9% + 78 390 370 375 -: 15 $6 S3/, 5% - V* $63/4 6'% 6'% - V* 265 265 265 - 10 $47 47 47 - V* 210 210 210 +10 $5 490 490 - 5 $15'% 15% 15% + V* $2074 20'/» 20 V* + % 29 27 27 - 1 $14 13*4 13% - V* $18’% 18% 18'% + '% $9 9 9 - % $4074 39*» 4074 + '% $678 6 678 + % $12'% 11*» 12% + % $36 36 36 $26 26 26 + % $38 38 38 $25% 25'/» 25% + V* 495 480 495 +30 $55 55 55 $10% 10% 10% + % $103/4 10% 10% - % $9% 9'% 9'% - % 285 280 285 $12'% 12% 12'/.- % 105 105 105 450 440 445 +5 $11% 11*4 11% $10% 10 10 $11% 11% 11% $10% 93/, 10 + % $10*« 10'% 10'% - % 100 90 90 - 5 320 315 315 - 5 $44'% 44'% 4478 - % $2574 2574 25'/.305 300 300 300 300 300 $5% 5 5 - % $25'% 25'% 25'% $14% 14'% 14% + % $6'/» 6 6'/.+ V* $53/.5*» 5% - V* $26 26 26 $11 10'% 11 + V* $26'% 26% 26% - % $17% 17% 17% + »% $28 27*» 273/, - % $13% 13»% 13'% $11'% 11% 11'% + % $133/, 13'% 13% $32% 32% 32% $14 14 14 $19 18*4 18% - >/4 $13'% 13% 13'% + V* $8'% 8'% 8'% $16*i 16*4 163/, - V* $5% 5'/» 5% + % $17*.17% 17% + V* $25'% 24 24 -1 % $30 29'% 30 + 1 $6% 6% 6% - V* AVIS IMPORTANT Aux détenteurs de TransCanada Pipelines Limited (Incorporée en vertu des lois du Canada) Debentures subordonnées convertibles à intérêt conditionnel de 5% échéant le 1er décembre 1989.TransCanada PipeLines rachètera toutes ces debentures en circulation, jeudi le 11 janvier 1973, à 103.75% de la valeur nominale des debentures plus l’intérêt accumulé jusqu’à la date de rachat.Avant cette date, il vous est possible de convertir ces débentures en actions ordinaires de la compagnie au taux de 2.466 actions par $100 de débentures (équivalant à $40.55 par action).Le paiement au comptant de fractions d’action, au cours du marché, se fera directement aux détenteurs de débentures lors de la conversion.Prière de noter que l'intérêt sur les débentures au taux de 5% du 1er juin au 1er décembre 1972, soit $2.50 par $100 valeur nominale de débenture, a déjà été payé.En plus, le détenteur qui convertira ces débentures recevra le dividende trimestriel de $0.25 par action ainsi obtenue en autant que la conversion ait lieu le ou avant la date de record, le 22 décembre, 1972.Nous recommandons fortement la conversion de ces débentures.N’oubliez pas: Votre droit de convertir ces débentures se termine le 10 janvier 1973.Nous, Nesbitt, Thomson, Valeurs Limitée, Wood Gundy Limitée, McLeod, Young, Weir & Company Limited et Midland-Osier Securities Limited, à titre de souscripteurs à forfait pour la Compagnie, avons formé un groupe bancaire comprenant les courtiers mentionnés ci-dessous qui, à leur tour, ont formé un groupe de sollicitation dans le but de faciliter la conversion des débentures.Les membres du groupe de sollicitation, qui comprend les souscripteurs à forfait, recevront une rémunération pour la conversion des débentures faite par leur entremise.Pour de plus amples détails, veuillez communiquer avec l'un des soussignés.Wood Gundy Limitée Nesbitt Thomson, Valeurs Limitée McLeod, Young, Weir & Company Limited Midland-Osier Securities Limited A.E.Ames & Cie Limitée Richardson Securities of Canada Greenshields Incorporée Fry Mills Spence Limited Bell, Gouiniock & Compagnie Limitée Crang & Ostiguy Inc.Wills, Bickle & Company Limited Doherty, McCuaig Limitée Bongard, Leslie & Co.Ltd.Tassé & Associés, Ltée R.A.Daly et Compagnie Limitée Goulding Rose & Turner Limited Dominion Securities Corporation Limited Merrill Lynch, Royal Securities Limitée Gairdner & Company Limited Bankers Securities of Canada Limited Lévesque, Beaubien inc.Pemberton Securities Limited Geoffrion, Robert & Gélinas Liée Houston, Willoughby and Company Limited J.T.Gendron Inc.MacDougall, MacDougall & MacTier Ltd.Scotia Bond Company Limited Pitfield, Mackay, Ross & Compagnie Limitée Burns Bros, and Denton Limited Harris & Partners Limited Cochran Murray Limited René T.Leclerc Incorporée Equitable Securities Limited Collier, Norris & Quinlan Limited Graham, Armstrong Securities Ltd.Odium Brown & T.B.Read Ltd.Walwyn, Stodgell & Co.Limited Brault, Guy, Chaput Inc.McEwen Securities Limited ?.
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