Le devoir, 17 février 1973, samedi 17 février 1973
¦ la météo Ensoleillé at très froid.Maximum prés de zéro.Aperçu pour dimanche : peu de changement.SS.Fondateurs Servîtes LE DEVOIR Fais ce que dois VOL.LXIV-NO 40 Montréal, samedi 1 7 février 1 973 en exclusivité Dernière tranche du rapport de la commission Gendron : la situation du français dans les activités de consommation.(Cahier 2) 15 CENTS Une entrevue de MM.Gendron et McWhinney La persuasion sera plus efficace que la coercition Le ministre des Finances du Canada, M.John Turner, a eu un geste peut-être prophétique hier, lorsqu'il a pris place à bord de sa limousine.Il a porté la main .à son porte-monnaie.Doit-on voir dans ce geste du ministre un indice d'une hausse d'impôts ?Le budget fédéral doit être déposé lundi soir aux Communes.(Téléphoto CP) par Claude Ryan et Pierre-L.O'Neill Limitée par son mandat et aussi par les contraintes de temps et d’argent dont elle devait tenir compte, la commission Gendron n’a pas voulu poser le problème plus large d’une politique démographique ou d’une politique culturelle qui eût embrassé tous les aspects du destin de la communauté francophone.Elle a préféré se borner à définir une politique strictement linguistique, c’est-à-dire une politique axée sur l’utilisation et la diffusion du français.Dans une interview accordée au DEVOIR, MM.Jean-Denis Gendron et Edward McWhinney ont tenu à préciser qu’ils sont parfaitement conscients des limites que comporte une politique strictement linguistique mais qu’ils comptent néanmoins beaucoup sur les résultats d’une telle politique pour créer un climat favorable à la solution des autres problèmes qui se posent à la communauté francophone au Québec.“Il eut été beaucoup plus facile, souligne M.McWhinney, pour les commissaires - étant donne les antécédents et les intérêts professionnels de plusieurs d’entre eux - de préconiser d’a- Jean Chrétien : Il appartient à Québec de faire de nouvelles offres aux Indiens par Claude Lemelin OTTAWA Le ministre fédéral des Affaires indiennes, M.Jean Chrétieh, a déclaré hier qu’il appartenait désormais au Québec de faire des propositions aux Indiens de la baie James, dans le but de reprendre les négociations interrompues en octobre 1972 et d’en arriver a un règlement à l’amiable du litige qui oppose l’Association des Indiens du Québec au gouvernement québécois, au sujet des projets d’aménagement de la SDBJ.“J’ai déjà avance plusieurs éléments de solution, avant que les tribunaux ne soient saisis du litige, a précisé M.Chrétien, et j’ai sans cesse pressé le gouvernement Bourassa de négocier un règlement satisfaisant pour les Indiens: en conséquence, je n’ai pas l’intention de prendre de nouvelles initiatives aussi longtemps que les procédures judiciaires se poursuivront.’’ Le ministre fédéral a néanmoins rappelé que des procédures judiciaires pouvaient être interrompues en tout temps; il a souligné en outre que si jamais Québec faisait des propositions pouvant servir de base à une négociation valable, il conseillerait aux Indiens de reprendre les pourparlers, “mais sans leur forcer la main, a-t-il précisé, puisque nous nous refusons désormais a toute forme de paternalisme à leur endroit.” M.Chrétien a souligné que tout règlement satisfaisant entre Québec et les Indiens de la baie James devait compor- Ottawa gardera la main sur le 'robinet ' de pétrole OTTAWA (DNC) - La décision du ministre fédéral de l’Energie, des Mines ¦et des Ressources, M.Donald Macdonald.d’imposer un contrôle sur les exportations de pétrole canadien a incité plusieurs députés de l’opposition, hier aux Communes, à s’inquiéter de l’approvisionnement en hydrocarbures des marchés de l’Est canadien, en particulier celui de Montréal.En effet, le régime temporaire de permis d’exportation annonce jeudi soir par M.Macdonald, et qui sera administré par l’Office national de l’énergie, garantira la sécurité des livraisons en pétrole brut des seules raffineries Mise en garde du CRTC aux radiodiffuseurs OTTAWA (CP)-Le Conseil de la radio-télévision canadienne (CRTC) a invité hier les stations radiophoniques à ne pas donner suite à une entente qui aurait été conclue entre l association canadienne des radiodiffuseurs et l’Association des chefs de police, avant de l’avoir consulté.Dans un télégramme expédié au président Don Hamilton, de l’ACR, le président du CRTC, M.Pierre Juneau a fait valoir que l’organisme considérerait comme très sérieuse toute limite imposée à la diffusion de nouvelles.Le télégramme du président Juneau faisait allusion aux nouvelles voulant qu’une entente ait été conclue entre la Voir page 6 : La CRTC e: situées à l’ouest de la “ligne Borden,” soit la région centrale de l’Ontario et le reste du pays, jusqu’à la côte du Pacifique.Il s'agit là du marché qui a été réservé par Ottawa aux producteurs ers de l’Ouest - surtout de l’Al-erta.Les exportations vers les Etats-Unis ont augmenté si rapidement, ces derniers temps, en regard de la capacité de production et de transport de l’industrie pétrolière du Canada, que le gouvernement Trudeau a craint qu’une situation de pénurie n'apparaisse au pays même, à compter du mois prochain: ce qui explique le régime temporaire de permis.Mais en plus longue période, tout indique qu’Ottawa juge désormais nécessaire de suivre de plus près - la main sur le robinet, pour ainsi dire - la cadence des exportations, de sorte qu’un contrôle permanent, comparable à celui que l’Office national de l’énergie administre déjà en ce qui a trait au gaz naturel.sera vraisemblablement institué sur le mouvement international de pétrole brut canadien.Cette initiative, toutefois, n’offre aucun remède à la précarité de l’approvisionnement en pétrole de l'Est canadien, soit le Québec et les provinces de l’Atlantique.Cette région, qui n'est nas nantie de ressources suffisantes en hydrocarbures pour assurer ses besoins propres et qu’Ottawa a jugé trop éloigne des champs pétrolifères de l’Ouest, jusqu’ici, pour qu’elle puisse consommer du pétrole canadien, dépend presque entièrement du "brut” importe du Venezuela et du Moyen-Orient.Advenant le cas où cette dernière source serait bloquée et que les Etats-Unis réquisitionnerait toute la production vénézuélienne pour eux-mêmes, il pourrait y avoir Voir page 6 : La pétrole ter deux éléments distincts: premièrement, l’octroi de territoires dont Us auraient l'usufruit à perpétuité, le gouvernement du Québec conservant, toutefois, les titres de propriété; et deuxièmement, des paiements ou d'autres formes d’avantages financiers, en guise de compensation pour le préjudice territorial que pourrait leur donner l’aménagement hydro-électrique du bassin de la’ baie James.Le ministre a précisé que, en réservant des terres au bénéfice des Indiens, Québec ne ferait que satisfaire aux obligations qu’U a contractées en 1912, en prenant possession des territoires septentrionaux sous l'empire de la loi fédérale sur l’extension des frontières du Québec.M.Chrétien a souligné également qu’un règlement à l’amiable demeure possible étant donné que “les Indiens ne se sont jamais opposés systématiquement aux projets d’aménagement confiés à la SDBJ.” “Je demeure convaincu qu'il ne serait dans l’intérêt, ni des Indiens, ni du Québec, ni du Canada que le projet de la baie James soit compromis par un différend au sujet des revendications indiennes", a-t-il ajouté.M.Chrétien aurait, semble-t-il.des raisons de croire que la position du gouvernement du Québec aurait récemment évolué en ce qui a trait aux droits présumés des Indiens et à l’attitude qu’il conviendrait de prendre devant les revendications des communautés de la baie James.“Je crois que Québec comprend mieux la situation”, a noté laconiquement le ministre.Des informateurs du ministère des Affaires indiennes ont cependant signalé quelques-uns des facteurs qui auraient incité le gouvernement Bourassa à revoir son dossier sur cette question.Sans écarter le déroulement des procé- Voir page 6 : Les Indiens Les sédentaires rompent les négociations avec leCI\l etleCP Les négociations sont rompues entre les deux grandes compagnies canadiennes de chemins de fer, CN et CP, et leurs 55,000 employés sédentaires.M.Dick Smith, négociateur en chef pour l’Associatea Non-operating Employees, a fait part au ministre fédéral du Travail, M.John Munro, "du refus des compagnies de soumettre une offre pouvant conduire à un règlement ”, Le porte-parole syndical a indiqué que les principaux points en litige sont les pensions, la sécurité d’emploi, les salaires et les congés de maladie.Les Voir page 6 : Les sédentaires bord des mesures qui eussent visé le secteur de l’enseignement.Si la commission a choisi de mettre l’accent sur une politique qui vise d’abord le milieu de travail, c’est parce qu elle était con-, sciente que là se posent les problèmes actuellement les plus aigus.” Au sujet du bill 63, M.McWhinney ne partage pas les craintes des Québécois qu'ont déçus les recommandations de la commission Gendron.“D’abord, explique-t-il, les résultats pratiques d’une politique qui obligerait les immi- grants à l’école française seraient limités, vu que le Québec n’accueille chaque année qu’environ 1,000 enfants susceptibles d’etre atteints par une politique coercitive en matière d’inscription scolaire.De plus, les commissaires ont cru comprendre, par des consultations auprès des autorités du ministère de l’Education, que le secteur francophone des écoles publiques ne serait guère équipé pour donner suite du jour au lendemain aux exigences qu’entraînerait un changement radical L'Hydro-Québec chassée du parc des Lauren tides par Paul Longpré QUEBEC (PC) - Le ministre du Tourisme, M.Claude Simard, a ordonné à l’Hydro-Québec de se retirer du parc des Laurentides ou elle poursuivait des études en vue de l’aménagement de la rivière Jacques-Cartier.En annonçant qu’il venait d’envoyer un télégramme en ce sens à la société d’Etat, le ministre a affirmé lors d’une conférence de presse que ce projet “gâcherait de façon inadmissible la beauté exceptionnelle de la vallée et le potentiel considérable qu’elle constitue, non seulement au plan éducatif, mais aussi comme actif majeur dans le grand secteur du tourisme et dès loisirs en milieu naturel”.La veille, le député libéral de Chauveau, M.André Harvey, s’était ouvertement opposé au projet.L’emplacement se trouve dans sa circonscription et M.Harvey avait servi d’interlocuteur des groupes de citoyens contestataires de la région auprès du ministre, M.Simard, depuis le début des études préliminaires sur le terrain.Le ministre du Tourisme a cependant noté que ce ne sont pas les protestations populaires qui ont motivé sa décision, mais bien la question de principe et les études menées par un comité interministériel sur tous les aspects du projet.L’Hydro se proposait d'utiliser ce site pour construire une station de pompage destinée à la production d’énergie de pointe.La politique de son ministère, a-t-il dit, vise avant tout à aménager des espaces verts à proximité des grands centres urbains.Or, la vallée somptueuse de la rivière Jacques-Cartier, à l’entrée du parc des Laurentides.se trouve à une trentaine de milles seulement de la capitale.A cet effet, un projet de loi-cadre des parcs sera présenté au cours des prochaines semaines à l’Assemblée nationale, vraisemblablement avant la fin de la présente session qui reprend mardi prochain.Ce projet de loi visera à protéger l’intégrité des parcs et permettra d’aborder la conception de plans directeurs en matière d’aménagement touristique dans tout le Québec.M.Simard ne sait pas quels investissements ces études préliminaires représentent pour l’Hydro- Voir page 6 : L’Hydro-Québec de la politique gouvernementale.” M.McWhinney ajoute cependant que la commission a tenu à rappeler au gouvernement québécois qu’il possède toute la compétence législative voulue pour établir en ce domaine une politique qui irait plus loin que les recommandations de la commission.Il précise même qu'à son jugement, une politique qui retiendrait l'ensemble des orientations proposées par la commission mais opterait en même temps pour une révision immédiate du bill 63, ne contredirait pas l’esprit du rapport de la commission d’enquête.La commission s’est vite rendue compte, expliquent les commissaires Gendron et McWhinney, que le problème linguistique se double au Québec d'un problème de pouvoir économique.A toutes les étapes de son travail, une constatation s’est imposée à son attention: la prédominance de l'anglais dans certains secteurs de l'activité économique découle directement du contrôle économique et financier que les anglophones exercent dans ces secteurs.' Proclamer le français seule langue reconnue au Québec sans toucher en mê- Voir page 6 : La persuasion Victoria créera une société gouvernementale d'assurance VICTORIA (CP) Le gouvernement néo-démocrate de la Colombie-Britannique a présenté hier un projet de loi créant une compagnie d'assurance générale gouvernementale ainsi qu'un plan d'assurance-automobile étatisé obligatoire.C'est le ministre de la Voirie.M.Bob Strachan.qui a présenté le projet de loi à l'Assemblée législative de la province de l'ouest.Une corporation de la Couronne.I' Insurance Corp.of B.C.' .sera créée dans le but d’offrir de l'assurance générale autre que l assurance-àutomo-bile.tel lassurance-incendie.l'assu-rance-accident.etc.Le gouvernement de la Colombie-Britannique avait déjà annoncé la création Voir page 6 : Victoria Après Bamako L'Agence francophone devant un choix : être ou ne pas être de notre envoyé spécial, Michel Roy BAMAKO (Mali)-La Conférence internationale sur, la coopération entre pays du tiers monde, réunie depuis jeudi à Bamako par l’Agence de coopération culturelle et technique, s’achève aujourd’hui, samedi, par l’adoption de recommandations en faveur d’un type relativement nouveau d’entraide technique: plutôt que de s’en remettre aux seuls pays industrialisés pour assurer leur développement suivant la formule classique de la coopération “verticale”, les Etats africains vont tenter de mettre en place un régime d’assistance “horizontale”, devenant ainsi à la fois dispensateurs et bénéficiaires dans certains secteurs ou leurs ressources humaines et matérielles permettent aux moins démunis d’aider les plus démunis.Pour la première fois depuis la création de l’Agence de coopération, à Niamey en 1970, cette conference n’est pas dominée par les débats, les tensions, voire les querelles et les intrigues qui avaient fâcheusement marqué les précédentes réunions de la jeune institution au sujet de la place occupée par le Québec dans cette association de 24 Etats.Ce contentieux est désormais réglé, le Québec ayant acquis en 1971 le statut de “gouvernement participant ”.L’ordre du jour intéressait d’abord et surtout les pays africains de même ue la république d’Haiti et les pays e l’océan Indien: Madagascar et nie Maurice.Ceux-ci ont dans l’ensemble appuyé en dépit des écueils appréhendés, le projet de coopération horizontale que le secrétariat leur avait soumis après de longues études.Ils ont par contre exprimé de très sérieuses à! réserves à l’égard des programmes d’assistance verticale que l’agence s'emploie à réaliser, notamment dans les domaines de l'artisanat et du tourisme.En effet, l’action entreprise dans les pays francophones du tiers monde par une vingtaine de jeunes assistants techniques reemtés à Paris (Français, Canadiens et Belges principalement) et chargés d’appliquer les programmes de l'Agence en étroite collaboration avec les autorités nationales, a fait l’objet de sévères critiques dont l’écho mal- au gré du temps Dupuis cartésien Lors d’une entrevue télévisée, M.Yvon Dupuis a affirmé que les créditistes ne veulent pas retourner en arrière mais revenir à l’équilibre.En apparence comme en profondeur, les non-surréalistes voient difficilement le rapport entre la distance et le poids.N’en étant pas à un paradoxe près, le nouveau leader a laissé entendre que M.Armand Bois, le grand dissident, aurait été manipulé par un homme d’affaires d’extréme-droite et que, sans l’appui des péquistes, son adversaire à la gouverne du Ralliement aurait à peine récolté cent voix.De prime comme de deuxième abord, ces jugements laissent perplexes ceux qui n’entendent rien à une certaine mathématique politique qui veut que les extrêmes se touchent, à condition de tourner en rond, en sens contraire.Albert BRIE gré le huit clos, s'est vite répercuté.Ces jeunes coopérants, présents à Bamako, ont vivement réagi, non pas ^contre les autorités des pays du tiers monde qui mettent en doute l'utilité réelle de leur rôle, mais plutôt contre les autorités de l'Agence auxquelles ils reprochent ouvertement de les avoir lancés sur le terrain sans directive précise, sans politique définie et avec des moyens insuffisants.Ces jeunes ne sont pas des experts ou des spécialistes au sens où le sont, par exemple, les coopérants du gouvernement français et des Nations unies.Ils ont été embauchés moins en fonction de leur degré d'expertise qu’en raison de leur motivation personnelle, de l'enthousiasme qu’ils investissent dans une oeuvre de coopération.Leur traitement, nettement inférieur à celui des fonctionnaires internationaux, est de l’ordre de $8,000 à $9,000 par année sans exemption d’impôt.Ce n’est certes pas un salaire très élevé, surtout dans les cas des techniciens, qui vivent dans des villes comme Dakar ou Abidjan où le coût de la vie est deux fois celui de Montréal, mais les Africains rappellent que la majorité de leurs cadres supérieurs et de leurs ministres ne touchent pas un traitement aussi élevé.Si donc ces jeunes gens sont avant tout désireux d’aider les pays du tiers monde, soulignent des délégués africains, il faut ou bien réduire leur traitement ou bien exiger d'eux un niveau d’expertise plus élevé.En somme, l’agence doit tendre à concilier davan- Voir page 6 : L'Agence fhiHFlôH TIRAGE: VENDREDI, le 16février 1973 '23 Séries émises— PQSsibilité de: 16534 - 23 GAGNANTS DE $5,000.6534 - 184 GAGNANTS DE $500.534 - 1863 GAGNANTS DE $100.e O 28e COURSE, le 15 février 1973 RÉSULTAT ORDREi S1,887.40(76 prix) DÉSORDRE: S71.30 (2,010 prix) VENTES TOTALES : $597,698.00 A B c D 10 5 7 1 2 • Le Devoir, samedi 17 février 1973 "Le par Gérald LeBlanc pendule oscille toujours vers Ottawa QUEBEC - "L’alternance des périodes de centralisation et décentralisation est en fait une illusion d’optique; le pendule est aimanté et il oscille toujours vers Ottawa.” C’est Claude Morin qui Îiarle.Moins d’un an après a publication du “Pouvoir québécois”, il a présenté aux journalistes, hier, son deuxième volume sur les relations Québec-Ottawa, “Le Combat québécois”.Bilan d’une époque - celle durant laquelle Claude Morin fut le principal conseiller du gouvernement du Québec en matière de relations intergouvemementales, à savoir de juin 1963 à octobre 1971 -, le “Pouvoir québécois” démontrait que les gains de la révolution tranquille avaient été beaucoup plus modestes qu’on le laissait croire.Analyse d’un régime, le “Combat québécois” démontre qu’au-delà des conjonctures propres à chaque époque (force relative des personnalités en place à Quebec et Ottawa, valeur relative des dossiers mis de l’avant par l'une ou l’autre des parties, stratégie employée, etc.) les doctrines québécoise et canadienne sont irréconciliables.C’est une leçon en trois temps (futur antérieur, passé défini et impératif present) que nous sert l’expert en relations fédérales-provinciales.Futur antérieur: en première partie, l’auteur imagine une série de “bulletins de nouvelles”, datés de juin 1977 à août 2002, pour dramatiser l’avenir possible du Québec, si le rapport de force n’est pas changé entre Québec et Ottawa.Provenant de Winnipeg et rédigée en anglais, la dernière dépêche rapporte une déclaration du premier ministre du Canada assurant les francophones du Québec (minoritaires dans leur province et ne comptant que pour 17% de la population canadienne) que le ministère des groupes ethniques verra à la protection de leurs droits individuels.Passé défini: couvrant 145 des 190 pages du volume, cette deuxième partie constitue une analyse du système ou de la dynamique sous-jacente aux relations entre Québec et Ottawa.L’auteur pose six questions auxquelles il répond toujours en montrant que le Québec est dans l’impossibilité de faire accepter ses vues sur le fonctionnement du fédéralisme canadien.Ces questions sont: 1) Les positions politiques québécoises et fédérales sont-elles conciliables?2) Dans quelle mesure le Québec peut-il trouver des appuis auprès des autres provinces?3) En quoi peut-on compter sur les ministres et députés fédéraux du Québec?4) Quel appui peut-on espérer de l’opinion publique uébécoise?5) Le Québecpeut-faire confiance au régime fédéral pour assurer l’équilibre entre Ottawa et les provinces?6) Qu’attendre d’une révision constitutionnelle en profondeur?Impératif présent: comportant uniquement cinq pages, la troisième partie conclut à la nécessité de faire un choix entre deux options mutuellement exclusives: l’option canadienne et l’option québécoise.“Il ne s’agit pas de tomber dans une sorte de manichéisme politique superficiel, ajoute Fauteur, mais de tirer lucidement de l’examen objectif des faits les conclusions qui s’imposent.” Claude Morin, qui est devenu membre du Parti québécois et qui tentera de se faire élire à l’exécutif lors du prochain Congrès, a fait son choix: “Le choix de l’option québécoise (c’est-à-dire la déci- Lewis attaque les tories "réactionnaires" QUEBEC (par Gérald LeBlanc) - Le chef du Nouveau parti démocratique, M.David Lewis, n’aime ni les conservateurs ni les liberaux, mais il estime qu'il y a plus de réactionnaires dans le parti de M.Stanfield que dans celui de M.Trudeau.Déjeunant hier avec un groupe de journalistes de Québec, M.Lewis a déclaré que la majorité des députés conservateurs faisaient preuve d'une attitude particulièrement réactionnaire dans leur appui du maintien de la peine de mort et dans leur opposition au bilinguisme.Selon le leader néo-democrate, M.Stanfield lui-même n’est pas réactionnaire mais plutôt pragmatique et opportuniste.Quant à M.Claude Wagner, le chef du NPD se contente de dire, en souriant, qu’u n est certes pas révolutionnaire ni même "évolutionnaire'.Par ailleurs, il considère que les résultats plutôt négatifs des dernières élections ont fait un bien énorme à M.Pierre Elliott Trudeau, qui est devenu moins arrogant et plus sensible aux arguments des autres.Est-ce à dure que le NPD, qui détient la balance du pouvoir, continuera à appuyer le gouvernement libéral?Tout dépendra de la nature ou budget que présentera, lundi, le ministre des Finances, M.John Turner.M.Lewis est catégorique sur deux points sur lesquels le NPD ne saurait consentir à des compromis: le budget ne devra contenir aucune nouvelle concession aux compagnies et il ne devra pas ramener le projet de loi récemment déposé par le gouvernement sur l'assurance-chômage.Ce projet de loi prévoit une hausse des prestations mais un contrôle beaucoup plus sévère des citoyens habilités à s’en prévaloir.Accompagné de son lieutenant québécois.M.Raymond Laliberté, le leader national du NPD a passé, hier, la journée à Québec dans le cadre d’une campagne de recrutement du parti au Québec.sion de confier au gouvernement du Québec la direction ultime des affaires québécoises) constitue la seule façon cohérente et durable d’enlever la pression centralisatrice du fédéralisme canadien et son aboutissement normal, le dépérissement du pouvoir politique québécois.Il ajoute ainsi un nouvel élément à la constatation faite le 9 juin 1891 par un premier ministre du Québec, Honoré Mercier, et citée en exergue du volume.“Il est bien permis de dire, d’après ce qui s’est passé depuis quelques années a Ottawa, que nous n'obtiendrons rien de ce côté.Tous les gouvernements qui s’y sont succédés depuis les premiers jours de la Confédération ne se sont guère occupés de notre province.Pourquoi?C’est bien simple.La majorité est anglaise dans la Puissance et elle est canadienne-françai-se dans la province de Québec.Nous sommes la minorité et il nous faut subir le sort du plus fort.Nous avons fait une union désavantageuse, nous devons la subir en silence, et tout ce que nous avons à faire, c’est de tâcher de l’améliorer nous-mêmes par nos propres ressources, avec intelligence et patriotisme, et sans compter sur les autres.” m».mmmÊ W'ffy'i 1m ¦^VX’-YS i- • • • 'n ^ V, (les pesticides ‘ dans les carottes.'Mkè"' 1 I gernn's dans les crèmes glacées.da plomb dans les l/m r *'**S>v mm lassi's ; w • t ¦ - ' CONFERENCE COOPRIX-I.P.I.C.FRANÇOIS CUSTOT directeur du laboratoire coopératif de Paris “je dénonce des scandales SALLE EMILE NELLIGAN 4750, HENRI-JULIEN MONTREAL 26 février 1973 (lundi) 20:30 he unis I télévision SAMEDI DIMANCHE C B F T O 8.55 Ouverture et horaire 9.00 Yogi et Popotame 9.30 Grangallo et Petitro.10.00 Mon Ami Ben 10.30 Téléchrome .c 11.30 Lassie .c 12.00 Les héros du samedi .c 1.00 Sporthèque: Golf .c 2.00 Cinéma: "Major Dundee (western - Amé- ricain 1964) .c 4.00 L'Heure des quilles .c 5.00 Le français d'aujourd'hui.c 5.50 Le monde en liberté .c 6.00 Le comte Yoster à bien l'honneur 6.30 Téléjournal c 6.40 Nouvelles du sport .c 6.50 Politique fédérale c 7.00 Walt Disney présente : "Un neveu studieux ' .c 8.00 La soirée du hockey: Philadelphie à Montréal" c 10.30 Téléjournal .c 10.45 Nouvelles du sport .c 11.00 Au masculin c 11.30 Cinéma: Cent millions ont disparu" (c- médie policière - Italien 1965).c 1.00 Ciné-nuit: "De la part des copains" (drame policier - Fr It.1970) c C F TM (D 8.25 Horaire-Bienvenue .c 8.30 Les p'tits bonshommes .c 9.00 Vers-76 c 10.00 Ciné-Jeu nés."Rock du bagne" (musical -ricain 1957) Amé- 12.00 Bon week-end .c 1.30 L'église sur la place .c 2.00 Soeur volante .c 2.30 Horizon sports .c 3.00 Enquêtes spéciales .c 3.30 A ma manière à moi .c 4.00 Ca prend un voleur .c 5.00 C'est arrivé cette semaine.c 5.30 Studio 10 .c 6.30 Sur le matelas .c 7.30 Les grands spectacles : Bague au doigt et corde au cou (comédie - Américain 1967) c 9.30 Bonanza .c 10.30 Les Nouvelles TVA .c 11.00 Les 24 heures du 10 .c 11.05 Altitude 755 .c 12.30 En pantoufles: Le bal du Comte d'Orgel (dra- me - Français) c 2.30 "lies frères siciliens (drame policier - Américain' .c 4.30 Le jardin des tortures" (horreur) 5.30 "Au service du diable" (horreur) CBMT O 9.15 Stand by six c 9.30 Arthur and the square knights c 10.00 Rocket Robin Hood c 10.30 Tween set c 11.00 Three star bowling c 12.00 Sports international 12.30 Par 27 c 1.00 Children's cinéma: The adventures of Turn Thumb c 2.00 Canadian college sports c 4.00 CBC Championship curling c 5.00 Bugs Bunny.Road Runner Hour c 6.00 Update .c 6.30 Replay .c 7.00 The Alan Hamel comedy bag .c 7.30 Teleplav c 8.00 Hockey: Philadelphie à Montréal .c 10.30 Countrytime .c 11.00 The National c 11.15 Provincial affairs c 11.21 Night report and sports final c 11.37 The David Frost Show c 1.08 Ciné-six: Moby Dick (drame - 1956) c 3.05 Final report and weather C F C F B 6.00 University of the air c 6.30 The community c 6.50 Community calendar 7.00 Hercules 8.00 Magic Tom s Road Show 8.30 George of the jungle.9.00 The Jackson five 9.30 The Flintstone 10.00 Pink Panther.10.30 The Waterville gang 11.00 Puppet people 11.30 Story theatre 12.00 Star Trek .c 1.00 Saturday at the movies: ’ Fathom (drame - 1967i .c 3.00 Grand prix wresting.e 4.00 Sports beat ’73.c 4.30 Wide world of sports.c 6.00 Tony Bennett super special.c 7.00 Bridget Love Bernie.c 7.30 Police Surgeon c 8.00 Academy performance : "Pendulum" (drame - 1969).c 10.00 Love American style.r 11.00 The CTV National news c 11.20 Pulse 12.00 Saturday night feature movie : "Stalag 17" (drame - 1953) CBFT e 8.55 Ouverture et horaire 9.M Poly à Venise c 9.31 Le prince Saphir c 11.19 Le jour du Seigneu .c 11.99 D’hier à demain 12.99 La semaine verte 1.99 30 Dimanche c 1.39 Fantaisie lyrique 2.99 L’Univers des sports.c 4.15 Echos du sport 4.39 Son et images c 5.99 5D 6.15 Politique Atout c €.39 Téléjournal €.49 Nouvelles du sport c 6.59 Politique provinciale c 7.99 Quelle famille 7.39 Les Beaux Dimanches Ivan Rebroff" c "20 ans, Père Sablon" ."Raka" c 19.99 La flèche du temps.c 19.39 Téléjoumal c 19.45 Sports dimanche c 11.99 Rencontres 11.39 Ciné-Club."Un été capricieux’’ (comédie satirique-Tchèque 1967.c C F T M Œ) 7.99 Le cirque à son meilleur.8.99 L'heure Road Runner .c 9.99 Musique canadienne .c 9.39 C’était le bon temps 11.99 Monsieur le maire .c 12.09 Bon dimanche .c 1.39 Cinédimanche "Conquête de l'espace" (scien- ce fiction 1955) 3.09 Choc des idées .c 4.09 Téléquilles .c 5.99 Information voyages .c 5.39 Pipper c 6.99 Super Jeunesse c 8.00 Spécial Charles Trenet.c 9.09 Le 10 en fête 19.39 Les nouvelles TVA .c 11.09 L'homme de fer .c 12.09 Le 10 vous informe .c 12.05 Fin des émissions .c CBMT O 3.53 Stand-by -ix .c 19.99 Reach for the top .,c 10.30 This is the life .c 11.09 Church service .c 12.00 The little concert .c 12.30 News profile .c 12.45 Away out .c 1.00 Dollars and sense 1.30 Country Canada .c 2.00 Youth confrontation .c 2.30 Telescope .c 3.00 The world of music .c 4.00 Canadian indoor Tennis Championship .c 5.39 Hymn sing .c 6.09 The Wonderful World of Disney c 7.00 The beachcombers c 7.30 Adventures of Black Beauty .c 8.00 Julie Andrews Hour c 9.00 Sunday at nine .c 10.00 Weekend .c 11.09 The National .c 11.15 Nation's business .c 11.37 Ciné-camp: Greta Garbo festival "Anna Karinina" (drame 1935) C F C F (B 6.00 University of the air.c 6.30 1116 Community.c 6.50 Community calendar.c 7.00 Hercules 7.30 Crossroads.c 8.00 Cathedral of Tomorrow.c 9.00 Oral Robert Presents.c 9.30 TE A 10.00 The Hellenic Program 10.30 Teledomenica 12.30 Continental miniature 1.00 World championship Tennis.c 3.00 NHL Hockey "Montreal à Toronto".c 5.30 Untamed World presents the Challenging Sea.c 6.00 Camer Ted Armstrong.c 6.30 Going places.c 7.00 The Amanng World of Kreskin c 7.30 CTV Sunday Night Special : 8.30 Mannix.c 9.30 A touc h of grace.c 10.00 W-5.c 11.00 The CTV National News.c 11.18 Pulse.c 12.00 Sunday night feature movie " Rage to live" ( drame 19651 • cinéma ALOUETTE: Les pétroleuses" 2.50, 6.05.9.25 et “Opération macédoine" 1 10.4 25, 7 45 ARLEQUIN: "Les bérets verts" 12.30.4.35.8.45 et "Chubasco" 2 50.7.00.ATWATER: (Cinéma II» "Il était une fois dans l'Ouest" 12 00.3.00.6.00.9 00 ATWATER: (Cinéma I) "Across one hundred and ten streets" 1.30, 3.30.5 30 7.30.9.30.AUDITORIUM LALEMANT: Tintin dans le temple du soleil"."La grande escapade" 2.00 et "Rosemary's Baby" 6 35, 9.00 AVENUE: "Pete n Tillie" 1.00 3 05 5 05.7.20, 9.30 BEAVER: "Sexual freedom in Denmark" 12.00.2.00.4.00.6.00.8.00.10.00 BERRI: "La mort d'un bûcheron" 1.30, 3.30, 5.30.7.30.9.30.BIJOU: "La vie sexuelle de Don Juan" 12.40.4.24.8.08 et "La débauche" 2 30.6.14.9.58.BONAVENTURE: "Love pill".CANADIEN: "Les putains aussi" 2.30.6.10.9.50 et "Capitaine apache" 12 45 4 25 8.10.CAPITOL: The Getaway" 12.20 2 40 5.00.7.20.9.45.CHAMPLAIN: “Le parrain" 1.00.4 40 8.25.CHATEAU: "Cosa Nostra le dossier Va-lachi" 1.20,3.45.6.15.8.50.CINEMA 7e ART: "Le souffle au 3.25.8.00 et "Rosemary s Baby 5.30,10.05 CINEMA COTE-DES-NEIGES: (Cir "Lady sings the blues" 1.00, 3 3 8.40.12.00.2 00, 4.00.5.00.8.00.10.05.CINEMA V: "Quiet Days in Ciichy Dim.: 1 30.3.30.5 3 9.30."Nicolas et Alexandr 7.30, 9.30, CREMAZIE 5.00, 8.30.DAUPHIN: (Renoir) "Franz" l.î 5.30, 7.30, 9.30.(McLaren): "Il é fois dans l'Ouest" 12.00.3.00,6.00.9 ( ELECTRA: "Les amants de l'ile ble" 12.15.3.25.6.35.945 et "L zones du désir" 1.55.5.05.8.15.ELYSEE: (Salle Resnais): "Le cha cret de la bourgeoisie" (Salle Ei "L'amour l'après-midi" 1.30.3: 7.30.9 30 (pour les deux salles) FESTIVAL: "Quiet days in Clichj 7.30, 9 30 Dim .1.30.3.30.5.30, 7.30.9 FLEUR DE LYS: “Voir Cinéma de P; GUY: "Millionnaire women" 12.4.56, 7.24, 9.57 et "Let's play 1 09.3 47.6.15.8.48.IMPERIAL: "Aventures d'un produ films roses" 12.00.2 45.5.40."Camp spécial No 7" 115 4i 10 00.JEAN-TALON: "Les fous du stade 6.00.8.00.10.00 Dim.: 12.00 2 6.00.8.00.10.00 KENT: "Doomwatch" 100.2: 5 50.7.30,9.20 LOEWS: "The life and times of ji bean" 10.30,12.30.2.40,4 50, 7 00.9.LUCERNE: "Brother of the wine 3.15.6.30, 9 45 et "Toklat 6î 1.30, 4.45.8.00.MAISONNEUVE: Voir Jean-Talon.MERCIER: "Il était une fois I; tion" Sam.3.00.6 00, 9 00 Dû 5.00,8.00 MIDI-MINUIT: "Jeunes filles au 1.45.4.25, 7,05, 9 45 et "Si j’éti pucelle" 12.30.3.10,5.50,8.30 MONKLAND: "What s up doc" 3 10.05 et "The Candidate" l 810.OUTREMONT: Sam.: "Slaugh five" 7.00 Mon oncle Antoir Asylum" 12.00 p m.Dim Tj a fc santé 2.00 Slaughter^ 4.30, "La vraie nature de Be 7.00 "Mon oncle Antoine" 9 30.PALACE: "Piseidon adventure" 1: 4 45.6 55,9.15.PAPINEAU: "Le tueur" 2 55.6 15.9 35 "Patrouille des sept damnes" 1,15.4 35.7.55.PARISIEN: "Quelques arpents de neige 12.25.2.40.4.50.7 10.9.20.PIERROT: Soleil rouge 12 20.2 39 4.58,7 17.9.36.PIGALLE: Voir Midi-Minuit PLACE DU CANADA: Man of La Man cha".PLACE VILLE-MARIE: (Petit Cinéma The emigrants" 12.10.2.50.5.30.8.10.PLACE VILLE-MARIE: (Grand Cinéma "Sounder" 12.05.1.55, 350, 545, 7 40 9 35 PLAZA: Voir Canadien.PUSSYCAT: "Like mother, like daughter 12.00.2.53.5.43, 8 36 et "We.a family" 1.30.4.23.7.10,10.00 RIVOLI: Voir Alouette.SAINT-DENIS: Taureau" 12.38.3.03 .5.28.7 53 9 50 SALLE BREBEUF: La maison sous les arbres” “Dernier domicile connu" 2 30.7.30.SEVILLE: "The great waltz" Sam: 2.00.5.30.9.00 Dim : 2.00.8.30 SNOWDOWN: The Rodyman" 1 20.3 20.5.20.7.20.9.20 VAN HORNE: "Gone with the wind" 12.05.3.55,7.50.VERSAILLES: "Quelques arpents de neige 12.35, 2.40.4.50.7.10, 9 20.VERSAILLES: (Salle Bleue) "Les pétroleuses" 2 50.6.05.9 25 et "Cinq pour l'enfer" 1.10.4.25.7 45.VERDI: "La condition humaine: Il n'y a pas d'amour plus grand”, 8.00.VERDUN: "Le parrain" 1 30.4.50.8.10.VIDEOGRAPHIE: "25 gateaux” et "Bras de Fer" 8.00.VIEUX MONTREAL: STUDIO A: "Badou boy 3.00, 7.00.Sang du condor" 5.00,9.00.STUDIO B: "Psaume rouge" 3.00, 700 “Corne de chèvre" 5.00,9.00 VILLERAY: "L'attentat" 1.00 .3.10.5.20.7.30.9 40.WESTMOUNT: "Save the tiger" 12.45.2.30.4.15.6.00.7 45.9.30.WESTMOUNT SQUARE: "Up the Sandbox" MO.3.15.5.20.7 20, 9 25 YORK: "Steelyard blues" L35, 3.30, 5.25.7.20.P 25.CINEMATHEQUE QUEBECOISE: Relâche 9 théâtre ASANOUS: Sam.Normand Grégoire, From la Ste Trinité.Dim.Diazzalea.22h30.LA NOUVELLE COMPAGNIE THEATRA LE: "Maison de poupée" de Ibsen Sam : 20h30.Relâche dimanche.REVUE-THEATRE: "Waiting for Godot" de S.Beckett 21h, relâche dimanche LE RIDEAU VERT: "La volupté de l'honneur" de L Pirandello Sam 20h - Dim : THEATRE-MIDI: du lundi au vent 12hl5 "Jouaiez-moi d'amour de Jean beau.THEATRE D’AUJOURD'HUI: Diguidi C Jjjjjdi Ha! Ha!" 20h30.dimanche relâche THEATRE DE QUATSOUS: Next "Le retour du guerrier" de T McNal 20h30.PLACE DES ARTS SALU: WILKRIDPEI.LKTIER: Grands fflhM ca"adiens: "Catul1' Carmina THEATRE MAISONNEUVE; Sam relâche Oim: Société Pro Musica.Maureen Forrester.161)30 THEATRE PORTROVAL: Flatte ta be daine, Ephrème ' de J Barrette 20h30 \ LE DEVOIR Montréal, samedi 17 février 1973 Le juge en chef assigne des causes de pratique privée devant M.Anctil par Guy Deshaies A compter de lundi prochain, le juge Jacques Anctil, qui fait l’objet d'une contestation de plus en plus soutenue de la part des avocats criminalistes, entendra non seulement des causes de l’assistance judiciaire mais aussi des causes d’avocats de pratique privée.C’est ce que le juge André Fabien a déclaré, hier soir, aux journalistes de la presse judiciaire en révélant qu’il avait changé le rôle que devait entendre le juge Anctil la semaine pro- L'AJ se dit satisfaite "Je me déclare satisfait de voir que les clients de l’assistance judiciaire ne forment plus une catégorie spéciale de justiciables à laquelle on impose un magistrat".Tel a été le commentaire de Me Robert Forest, directeur de la section pénale du Bureau de l’AJ.à l’issue d’une réunion spéciale des 31 criminalistes de l’AJ.hier soir, relative à la conférence de presse convoquée, hier matin, par le juge en chef des sessions.M.André Fabien.Me Forest a ajouté cependant, toujours à propos de la contestation qui vise le juge Jacques Anctil: “Il n’en demeure pas moins que les avocats de l’assistance judiciaire ont un mandat personnel de chaque client et ils demeurent libres d’agir comme ils l’entendent dans le meilleur intérêt de leurs clients".Le directeur de la section pénale a précisé que c’est hier après-midi seulement qu’il a reçu avis que le rôle du juge Anctil avait été changé et qu’à compter de lundi il y aurait autant de causes de pratique privée que des causes de l’AJ devant ce magistrat.C’est cette décision, qui n’était pas connue au moment où le juge Fabien a donné sa conférence de presse, qui a inciter les avocats de l’AJ à ne plus donner suite au boycottate systématique auquel ils se promettaient de se üvrer en ce qui concerne la cour du juge Anctil à compter de lundi.Rien n’empêche alors de croire que des avocats de l’AJ pourraient demander des brefs d’évocation ou de prohibition pour faire retirer leurs causes des mains du juge Anctil comme se proposent de le faire certains avocats de la pratique privée.colle ge marie victor in 7000, marie victorin, montréal 462 collège privé d'enseignement général et professionnel reconnu d'intérêt public ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL • Sciences de la santé • Sciences pures et appliquées • Sciences humaines • Sciences administratives •Arts & Lettres ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL • Techniques d'éducation spécialisée • Techniques informatique • Alimentation •Art vestimentaire •Garderie d'enfants DATE LIMITE D'ADMISSION: 1er MARS 1973 Le Collège est ouvert du lundi ou vendredi pour les demandes d'admission ou visites RENSEIGNEMENTS ET DEMANDE DE PROSPECTUS: 325-0150 chaîne qui n’était constitué que de causes de l’AJ.Rappelons que le 6 février dernier un avocat de l’Assistance judiciaire, Me Jos Silver, était condamné à $200 d’amende ou 5 jours de prison pour outrage au tribunal par le juge Anctil.Le lendemain, les 31 avocats criminalistes de l’AJ, représentés par Me Robert Forest, déclaraient publiquement qu’ils avaient décidé de boycotter la courdu juge Anctil.Me Forest avait fait valoir que depuis près de deux mois, le juge Anctil n’entendait systématiquement que des cas d’assistance judiciaire parce que les avocats de pratique privée ne voulaient plus plaider devant ce magistrat et que le maître des rôles se voyait forcé d’assigner seulement des causes de l’AJ devantle juge Anctil.Hier matin, le juge en chef a convoqué une conférence de presse pour dénoncer l’attitude des avocats de l’AJ et pour affirmer le principe que nul ne peut choisir son juge.M.Fabien a alors dit qu’il ne pouvait pas tolérer qu’un groupe d’avocats décide de ne plus plaider devant tel ou tel juge.Il a prétendu que les affirmations des avocats de l’AJ selon lesquelles le juge Anctil était en quelque sorte “réservé” presque exclusivement aux cas de l’AJ étaient fausses mais il n’en a pas moins décidé de changer le rôle prévu pour la semaine prochame.Disons que les 26 causes que le juge Anctil devait entendre la semaine prochaine étaient Voir page 6 : Juge en chef L'affaire Fleury: le médecin comparaitra par Guy Deshaies Un médecin de Montréal, le Dr Jacques Saint-Germain, attaché à l’hôpital Fleury, comparaîtra en correctionnelle, la semaine prochaine, pour répondre à une accusation de négligence criminelle relativement à la mort d’un certain Paul-Emile Demers.C’est le juge en chef des sessions de la paix, M.André Fabien, qui a émis l’ordre de sommation, hier, au terme d’une préenquête qu’U avait instituée le 7 février à la suite d’une plainte déposée par la veuve de la victime Mme Irène Demers.Le juge Fabien a donné l’ordre que la sommation soit signifiée immédiatement et que le Dr Saint-Germain comparaisse dans les six jours de la signification pour répondre à l’accusation précise d’avoir, le ou vers le 2 novembre 1972, causé illégalement la mort de M.Paul-Emile Demers en omettant ou négligeant de lui donner les soins que son état réclamait le tout contrairement à l’article 203 du code pénal.Cet article prévoit une peine maximale d’emprisonnement à vie pour un tel délit.On sait que cette affaire a reçu Voir page 6 : Fleury "Une période de réflexion" Toute activité est suspendue à i'UQAM Héroïne: acquitté au Québec, condamné à 15 ans en France Edouard Batkoun.un importateur de café, de Paris, qui avait été acquitté au mois d’octobre 1971 d’avoir importé pour $40 millions d’hérdine à Montréal, a été condamné hier à Paris à 15 ans de pénitencier pour la même affaire.Radio Saguenay Un conflit qui pourrait s'éterniser par Pierre Richard Né d’un pourrissement progressif des relations patrons-travailleurs, le conflit qui oppose Radio Saguenay Limitée (postes de radio et de télévision CKRS de Jonquière) à ses 48 employés syndiqués présente tous les symptômes d’un conflit qui risque de s’éterniser.Malgré le lock-out imposé par la direction de CKRS le 19 janvier dernier, suite à un sit-in organisé par ses employés syndiqués, le poste de télévision continue toujours à diffuser pour un bassin de 250,000 personnes grâce à un vingtaine de cadres non-syndiqués.Quant au poste de radio, il est réduit au silence depuis le 23 janvier dernier alors qu’un câble a été sectionné.Hier, au cours de conférences de presse simultanées à Jonquière, Québec et Montréal, la Fédération nationale des communications (CSN) à laquelle est affilié le syndicat des employés de CKRS, a soutenu que cette lutte dépasse largement le cadre de la seule région du Sa-guenay-Lac-Saint-Jean et qu elle changera radicalement les conditions de travail des employés de la radio et de la télévision privées dans tout le Québec.Mlle Nicole Gladu, vice-présidente de la Fédération nationale des communications, et M.Louis Champagne, président du syndicat des employés de Radio Saguenay, ont souligné que cette entreprise appartient au consortium Pratte-Bari-beau-Lepage, qui contrôle 12 entreprises de radio et de télévision à travers le Québec, dont les postes CHRC, CKCV et CFCM-TV de Québec et le poste CKLM de Montréal.Ils ont aussi insisté sur les salaires de famine payés par Radio Saguenay; les 48 employés syndiqués ont un salaire hebdomadaire moyen de $85.certains d’entre eux ne recevant que le strict salaire minimum.D’autre part, la Fédération affirme qu’elle détient une information digne de foi selon laquelle l’Association canadienne des radio-diffuseurs de langue française aurait investi ou serait prête à investir $100,000 dans ce conflit afin d’aider Radio Saguenay à le gagner.Le contrat de travail des employés de Radio Saguenay est expiré depuis maintenant un an et les négociations n’ont presque pas progressé depuis.Selon la version syndicale, le 17 janvier dernier, Radio Saguenay a imposé unilatéralement un nouvel horaire de travail à 19 employés syndiqués.Pendant deux jours, les dirigeants du syndicat ont vainement tenté de rejoindre les employeurs pour discuter de cette situation qu’ils qualifient d’illégale et, le 19 janvier, les employés décident d’occuper le bureau du gérant qui fait alors appel aux policiers.C’est le soir même que le lock out est imposé.Le syndicat a adressé une requête au ministre fédéral du travail pour obtenir le droit de poursuivre Radio Saguenay Voir paga 6 : Radio Saguenay Batkoun.âgé de 42 ans.avait été arrêté le 23 juin 1971 par les enquêteurs dê la brigade des stupéfiants de la Gendarmerie royale du Canada et des officiers de la douane canadienne, alors que sa voiture, une Fiat contenait 115 livres d’hérôine habilement dissimulées dans une aile et sous la banquette arrière.Le Français voyageait avec sa mère de 70 ans à bord du paquebot MS Alexander Pouchkin en provenance du Havre en France.La drogue avait été découverte grâce au flair d’un chien spécialement entraîné pour ce genre d’opération.Traduit en cour.Batkoun, que les autorités policières considèrent comme un simple courrier à l’emploi d’importateurs puissants, avait été acquitté le 6 octobre 1971 par le juge Guy Guérin de la cour des Sessions de la paix de Montréal.Le magistrat avait déclaré que la couronne n’avait pas réussi à établir suffisamment que l’accusé savait ce que contenait son automobile et qu’en conséquence, il avait droit au bénéfice du doute raisonnable.De retour en France, Batkoun avait été arrêté pour la même affaire par la police à la suite des informations reçues de la GRC.Après avoir étudié le dossier, un tribunal français est arrivé hier à la conclusion que Batkoun connaissait la nature de la cargaison dissimulée dans sa voiture.Pour cette offense, il devra donc passer les quinze prochaines années dans une prison française.Au Canada, la saisie dans cette affaire était la seconde en importance dans l’histoire de la lutte contre le trafic international de l'héroine.par Jean-Pierre Proulx M.Léo Dorais, recteur de I’UQAM, a annoncé hier matin que le conseil d’administration avait décidé la veille de suspendre toute activité à cette université.Il a précisé tout de suite aux journalistes qu’il ne s’agissait pas d’un lock-out et que, par conséquent, tout le personnel régulier recevrait son salaire.Il s’agit, a-t-il dit, d’assurer "une période de transition, de calme et de réflexion, afin que chacun puisse se rendre compte aujourd'hui A 9h.dans le cadre de ses activités hivernales de plein air.la Société de biologie de Montréal organise une sortie de botanique Le rendez-vous aura lieu à la porte de l’entrée principale du cégep du Bois-de-Bou-logne.10555 Bois-de-Boulogne • A 9h30.début du premier symposium sur les lacs au Québec organisé par les services de protection de l’environnement, sous la présidence du mmistre de 1 Environnement du Québec, le Dr Victor Goldbloom.à l’hôtel Reine-Elizabeth.• A 9h30.début de deux journées d’étude du conseil fédéral de la Fédération nationale des enseignants québécois iC’SNi.au motel Rond Point, à Lévis.Les délégués se pencheront sur les questions de la régionalisation de renseignement collégial, le projet de loi 89 et le rapport (lendron.• A 19h30.Jeunesse-Sportive organise une danse pour clôturer son mini-festival et fêter la Saint-Valentin, au théâtre du centre Immaculée-Conception.• A 20h.le ministre québécois du Tourisme.de la Chasse et de la Pèche.M Claude Simard, assiste à la soirée du couronnement du carnaval de Tracy, à l’école polyvalente Bemard-Gariépy.• A 20h.au sous-sol de l’église Saint-Louis de France.750 est.rue Roy.soiree de réflexion politique sur l emprisonnement des chefs syndicaux, sous les auspices du Nouveau parti démocratique.• A 21h.au 452 est.rue Notre-Dame, "grand bal annuel de bienfaisance ” de l’Union nationale belee.DIMANCHE A 13h.ouverture officielle du "Palais des glaces de Saint-Bruno-de-Montarville.dans le hall d’entrée de l’arena.sous les auspices du service des loisirs et des parcs de la ville de Saint-Bruno.• A 14h.septième clinique de donneurs de sang du president de la Commission scolaire régionale Le Royer, à l’école Saint-Charles.550.53ème Avenue.Pointe-aux-Trembles Objectif: SOOchopines • A 14h30.assemblée mensuelle de l’Association des femmes-celibataires.à la salle paroissiale de l’église Notre-Dame.428 rue Saint-Sulpice.• A 15h.célébration eucharistique à l’église Saint-Léon de Westmount.4311 ouest, boulevard de Maisonneuve, dans le cadre du programme des célébrations du 25ème anniversaire de la fondation du Centre social d’aide aux immigrants, sous la présidence de Mgr André-Marie Cimichella.• A 18h.le ministre québécois des Richesses naturelles.M.Gilles Massé, est conférencier au banquet de clôture de la semaine nationale de l’électricité, a L hôtel Manoir de Princeville, à Arthabaska.• A 18h3ü.le ministre des Finances du Québec.M Raymond Gameau.assiste à un souper canadien offert par l'Association libérale du comté de Jean-Talon, à l'Auberge des Gouverneurs, a Québec.• A 18h3U.à l'hôtel Reine-Elizabeth de Montréal, dîner-bénéfice annuel de l’Association progressiste conservatrice fédérale du Québec.Le conférencier sera le chef du parti.M Robert Stanfield.• A 20h.soirée chantante a l’église Saint-Simon-Apôtre, 145 rue Beauharnois.angle Reims, a Montréal.En vedette: le choeur de chant"12012".• A 20h.sous les auspices du Congrès juif canadien, ralliement communautaire à la synagogue espagnole et portugaise.4894 avenue St-Kevin.pour rappeler les exécutions publiques de neuf juifs irakiens en 1969.LETTRISME par Mika On fftît U ÿaÎx?/ ¦ oi Y * IDEAL HOME IMPROVEMENTS DIVISION DE — RÉNOVATIONS BONAVENTURE TOUTES RÉNOVATIONS INTÉRIEURES ET EXTÉRIEURES TERMES FACILES 10 ANS POUR PAYER Salles de jeux ¦ Salles de bains I Cuisines planifiées I Pièces additionnelles, etc.331-2860 4621 DE SALABERRY de la situation ”, M.Dorais a par ailleurs affirmé sa volonté de négocier avec les étudiants.On lui a demandé à ce propos si, à ses yeux, la proposition des étudiants de pouvoir payer leurs frais de scolarité dans les trois ans suivant la fin de leur étude et l’obtention d’un emploi dans leur spécialité, pouvait constituer la base de la négociation.A cette question, M.Dorais a répondu par une longue description des contraintes budgétaires et administratives auxquelles l’université doit faire face.M.Dorais n'a pas conclu lui-même mais il était facile de déduire de sa réponse que la proposition des étudiants présentait à tout le moins de très sérieuses difficultés.A un autre journaliste qui lui a reposé la même question.M.Dorais a répondu: "Ce n’est pas à moi de fixer le point de départ de la négociation.Les étudiants partiront de là ou ils le veulent bien".On a encore demandé à M.Dorais s’il reconnaissait le Comité d’organi- sation provisoire des étudiants (le COPE) comme seul interlocuteur valable des étudiants dans cette négociation.Il a répondu: "Le COPE est le seul interlocuteur mandaté par une assemblée générale qui négocie avec un comité de négociation mandaté par le conseil d’administration de L université".Il a ajouté qu’il ne voulait faire aucun autre commentaire sur ce sujet.A propos d’autre part de la décision du conseil d’administration sur la suspension des activités, M.Dorais a expliqué que ce qui était en cause, c’était “la qualité de la vie intellectuehe et de la vie tout court à l'université’'.Il a ajouté que le conseil d'administration ensait que les efforts pour régler le con-lit actuel se situaient dans Te cadre des possibilités de l'université".Il a rappelé que l’on avait accepté de lever les sanctions pour ceux qui n’auraient pas pris des arrangements au 15 lévrier avec la comptabilité, et énuméré Voir page 6 : UQAM a Le futur aéroport Des citoyens en colère exposent leurs griefs par Gilles Léveillé La colère monte à Sainte-Scholastique et dans les municipalités avoisinantes.L’administrateur délégué du projet d’aménagement du nouvel aéroport international de Montréal.M.Benoit Baribeau, en a eu un net aperçu, hier, à Rosemère, alors qu’une centaine de citoyens de la région l’ont rencontré pour exposer leurs griefs et obtenir des explications.Ces citoyens sont mécontents d’un certain nombre de choses, mais en premier lieu des méthodes d’expropriation employées par le gouvernement fédéral dans l’aménagement du nouvel aéroport international.“On est calme cet après-midi mais on n’est pas sûr de pouvoir se contenir encore longtemps", a déclaré à M.Baribeau l'un des porte-parole du groupe.le curé Georges Duquette de Samte-Scholastique.M.Duquette, un membre du Centre d'information et d animation communautaire de la région (CLAC) venait de s’en prendre vertement au ministre fédéral du Transport, Jean Marchand, qui.mercredi, à la Chambre des Communes, a déclaré que la population de Sainte-Scholastique avait été traitée équitablement.11 ne reste qu’une centaine de cas d’expropriation à y régler, avait ajouté alors M.Marchand.Le ministre du Transport n’était pas présent hier à Rosemère et c’est M.Baribeau, le haut-fonctionnaire responsable du BANAIM (Bureau d'aménagement du nouvel aéroport international de Montréal) qui a attrapé le plat.M.Baribeau a reconnu qu’il restait à régler environ 550 cas d’expropriation.“Nous pouvons souhaiter que le ministre ait rapport du mécontentement de cet après-midi et qu’il ne fera plus de déclaration farfelue comme celle Voir page 6 : Aéroport Un Cegep établit sa propre classification Le Vanier College, de ville Saint-Laurent a décidé mardi dernier de ne pas tenir compte de la reclassification des professeurs faite par le ministère de l’Education et de payer son personnel selon sa propre classification compte tenu de la nouvelle échelle de traitement décrétée en décembre 1972.Qui plus est, le conseil d'administration de ce cégep anglophone a décidé de prendre contact avec les autres collèges afin des coordonner les efforts "pour s'opposer à la classification arbitraire des enseignants des cégeps".En outre, le Vanier College réclame Ta tenue d'une enquête publique pour examiner la raison d’être des reglements et de la procédure utilisés par le ministère de Voir page 6 : Un Cegep LA DESINTEGRATION POSITIVE une nouvelle approche en Sciences humaines Cette théorie développée par le Dr.Kazimierz Dabrowski est présentée avec précision dans les ouvrages suivants publiés récemment aux ÉDITIONS SAINT-YVES Inc.2176 (404) Chemin Ste-Foy, Québec 10 LA CROISSANCE MENTALE PAR LA DÉSINTÉGRATION POSITIVE Par K.Dabrowski, A.Kawczak, M.M.Piechowski Prix $3.95 LE DYNAMISME DES CONCEPTS (Dictionnaire de terminologie et d'initiation a la théorie Dabrowskienne) S'adresse au niveau du Cegep et de l'Université Par K.Dabrowski - Prix $5.95 LA PSYCHONÉVROSE N’EST PAS UNE MALADIE Par K.Dabrowski - Prix $7.95 LES ACTES DE LA 1ère CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR LA DÉSINTÉGRATION POSITIVE (Reproductions photostatiques) - Prix $1 3.50 Ces ouvrages sont disponibles à la librairie des PRESSES DE L'UNIVERSITÉ LAVAL Distributeur exclusif — Tél.: 636-3002 ou 656-3482 ou chez votre libraire.NEUF JUIFS IRAKIENS ASSASSINÉS SAUVEZ CEUX QUI RESTENT PIEUX RALLIEMENT COMMUNAUTAIRE Ces Juifs Irakiens ont été emprisonnés durant plusieurs mois.Ces assassinats sont les dernières atrocités infligées à la petite communauté juive d'Irak.Nous demandons que les Juifs d'Irak soient autorisés à émigrer.LIEU: Synagogue Espagnole & Portugaise 4894, Avenue St.Kevin DATE: Dimanche, 18 février HEURE: 20 heures sous le patronage du Congrès Juif Canadien, Région de l'Est VENEZ ET PARTICIPEZ y 4 • Le Devoir, samedi 1 7 février 1 973 éditorial Pour vraiment protéger la jeunesse Surtout parce qu’il prétend confier au ministère de la Justice une large part de la protection de la jeunesse, le projet de loi 65 a subi une série d’assauts en règle sur la place publique.On peut donc s’attendre à ce que la commission parlementaire des Affaires sociales, dont les travaux reprennent le 27 février, passe vigoureusement la varlope sur les aspérités du projet.Mais la commission ira-t-elle assez profondément?On s’illusionne grandement, en effet, si l’on croit désarmer les critiques en déposant une série de petits amendements anodins.Le projet améliore sans doute la situation présente, mais il n'effectuerait qu'une réforme pusillanime s’il n’acceptait pas de modifier radicalement son orientation.Et ce serait dommage de ne traverser que la moitié de la rivière.• L’histoire et le bon sens tombent d’accord pour rattacher de plus en plus la protection de la jeunesse aux Affaires sociales plutôt qu’a la Justice.On va donc à l’encontre du sens commun et de l’évolution quand on formule une loi qui préserve l’emprise de la Justice sur l’enfant en danger physique ou moral.Même si le projet de loi 65 devait conserver substantiellement la même rédaction, il faudrait à tout le moins en confier la mise en vigueur et l’administration au ministère des Affaires sociales plutôt qu’à celui de la Justice.Il n’y a d’ailleurs dans un tel voeu aucune référence aux personnalités en cause: le Jérôme Choquette de l’aide juridique et des petites créances vaut le Claude Castonguay de la réforme des services de santé et de bien-être.Là n'est pas la question.Ce déplacement ne vise pas bêtement à rendre les organigrammes plus clairs et plus homogènes.Le transfert aurait plutôt comme objectif principal et extrêmement concret de placer le service au coeur d’un réseau de services connexes qui n’existent que dans le secteur des Affaires sociales.S'il relève de la Justice, le service fera continuellement figure de parent pauvre au sein d'un ministère voué à d'autres préoccupations et fort peu déployé en services régionaux.Rattaché au ministère des Affaires sociales, le service de protection de la jeunesse s’intégre naturellement aux services de santé et de bien-être que le ministère des Affaires sociales implante depuis déjà quelque temps aux quatre coins du Québec.Il faut cependant obtenir du ministère de la Justice une concession infiniment plus importante que la simple renonciation a la direction du service.Du ministère de la Justice, il faut obtenir l’assurance que l'ensemble dés policiers du Québec interpréteront la nouvelle loi de généreuse façon.Tel qu’on peut le lire actuellement, le projet de loi s’applique plutôt aux enfants que menace un danger physique ou moral quelconque.Ceux-là pourront désormais bénéficier d’abord de contacts avec des professionnels des affaires sociales et ils ne seront jetés dan* le labyrinthe judiciaire que si les autres solutions se sont révélées inefficaces ou insuffisantes.Ce tamisage devrait non seulement mettre fin à un certain engorgement des tribunaux pour mineurs, mais aussi éviter à un grand nombre de mineurs le traumatisme d’une expérience judiciaire.Mais peut-on utiliser la même “zone-tampon” pour ceux qui tombent sous le coup de la loi des jeunes délinquants?En d’autres termes, la protection qu’on accorde à la jeunesse en danger, peut-on l’étendre à ceux qu’on soupçonne d’avoir commis un délit?Devant un enfant de 13 ou 14 ans qui commet un vol mineur, doit-on conclure à une dangereuse absence d’encadrement familial et remettre l’enfant entre les mains d'un service local des affaires sociales ou considérer le geste comme un délit criminel et remettre le délinquant entre les mains de la Cour de bien-être social?La commission parlementaire doit clarifier ce point et elle doit surtout obtenir du ministre de la Justice l’assurance u’on interprétera la loi avec ouverture ’esprit.Certes, la loi des jeunes délinquants demeure le fief du législateur fédéral, mais l'administration québécoise de la justice doit saisir ici la possibilité qui lui est offerte de traiter l’ensemble des jeunes dont les problèmes attirent l’attention comme s’ils avaient tous un droit strict à une meilleure protection.On réserverait donc pour des cas extrêmes le recours à la loi des jeunes délinquants et on remettrait l’ensemble des enfants-problèmes entre les mains des services spécialisés.Ces services, à leur tour, décideraient du plan de traitement le plus souhaitable: libération pure et simple, traitement en institution, procès en bonne et due forme devant la Cour de bien-être, etc.Ainsi, sans que l’autorité fédérale soit jamais remise en cause, on traiterait via les Affaires sociales même ceux qui aujourd’hui tombent sous le coup de la Justice.Une telle formule pose d’autant moins de difficultés que la loi peut fort bien ménager aux corps policiers un appel des décisions rendues par les fonctionnaires des Affaires sociales.Si, par exemple, un policier estime que le fonctionnaire des Affaires sociales a passé l’éponge un peu vite sur la frasque d'un adolescent et l’a renvoyé chez lui avec une simple remontrance, il peut en appeler à un juge de la Cour de bien-être social.Celui-ci décidera s’il y a lieu de maintenir la décision du fonctionnaire ou s’il convient plutôt de déclencher le procès.Sur toutes ces questions, la commission parlementaire peut faire notablement progresser et la rédaction et l’interprétation du projet de loi 65.• Deux autres aspects doivent attirer l’attention de la commission parlementaire: la notion de huis clos au niveau de la Cour de bien-être et la possibilité de ménager des paliers d’âge entre les différents groupes de mineurs.Personne ne conteste qu’un mineur, même accusé d’un délit devant la Cour de bien-être social, doive demeurer anonyme.Non seulement on diminue par le huis clos le traumatisme que subit l’enfant mis en contact avec l’appareil judiciaire, mais aussi on augmente les chances de réhabilitation en préservant l’anonymat de l’accusé.Cependant, le huis clos n’existe que pour protéger l’enfant et non pour que la justice soit rendue en secret.Dès lors, si l’on peut trouver une façon de respecter l’anonymat de l’enfant tout en permettant à la presse de surveiller l’administration de la justice, ne sommes-nous pas plus près d’un équilibre?A la commission parlementaire de juger si, par notre pratique du huis clos sourcilleux, nous protégeons suffisamment les enfants d’abus qui, à cause du secret des audiences, peuvent se produire impunément.De la même manière, la commission parlementaire doit s'interroger sur l’utilité de dissimuler autant aux mineurs l’information qui les concerne.Certes, dans nombre de cas, l’information devra parvenir aux parents ou au tuteur plutôt qu’à l’enfant qu’on entend protéger, mais ces cas pourraient faire l’objet d’une décision du tribunal.Pourquoi, au-delà de 15 ans.la règle ne serait-elle pas, contrairement à ce que stipule le projet, de toujours transmettre au mineur la décision qui le concerne, quitte à ce que le tribunal en décide autrement dans toutes les occasions où le bien de l’enfant le réclamerait?Le respect de l’enfant et de son propre droit à l’information n’en serait-il pas mieux compris ainsi.Déjà, en consentant à retarder les travaux de la commission parlementaire, M.Castonguay s’est montré bon prince.Il lui reste maintenant, avec l'aide de la commission parlementaire, à transformer une loi très modérément progressive en une véritable législation sociale.Laurent LAPLANTE LIBRE OPINION Pour un fonds universitaire financé par les diplômés par AVIGDOR FARINE Version retouchée de la communication présentée au 38e Congrès de l’ACFAS par M.Avigdor Farine, professeur à l’Université de Montréal, et proposant un “fonds d'autofinancement des frais de scolarité universitaire.” • Le financement de l'enseignement supérieur devient un problème du fait que le nombre d'étudiants et les coûts par étudiant continuent à augmenter.Tout en étant sensibilisées au besoin de subventionner ce niveau d’enseignement, les autorités se demandent quel degré d’expansion universitaire nous pouvons nous permettre.Les institutions de haut savoir finissent l’année académique en déficit et de nouvelles solutions sont requises pour combler la brèche entre le développement universitaire et son financement.La technologie de l’enseignement nous permet de prévoir des coûts encore plus élevés pour les années à venir.Aussi révolutionnaire que cela puisse paraître, une plus grande contribution des étudiants au financement de l’enseignement supérieur devrait être envisagée.Un fonds d'autofinancement des frais de scolarité universitaire basés sur les coûts par étudiant à temps plein, devrait être créé par les autorités provinciales et fédérales.Ce fonds proviendrait d'une surtaxe sur le revenu des contribuables, en particulier de ceux qui ont bénéficié de l’enseignement supérieur.Ainsi, ceux qui ont eu l’avantage de ce niveau d’enseignement et qui reçoivent respectivement des salaires plus élevés auraient à pourvoir ce fonds.Pour chaque étudiant admis aux études supérieures, l'université qu’il aurait choisie recevrait du fonds le montant, des frais de sa scolarité.Nous n’incluons pas dans cette catégorie les.cégeps au Québec ou les Community Colleges dans les autres provinces qui resteraient à la charge complète des autorités.Après un certain temps, le fonds s’autofinancerait en grande partie du fait que ceux qui ont bénéficié du fonds payeraient leur part par la surtaxe sur le revenu.La nature progressive de la surtaxe permettrait d’adapter la somme payée par l’individu à son salaire et à sa capacité de payer.L’étudiant ne paierait qu’apres son entrée sur le marché du travail.Notre suggestion est une adaptation pour la province et le Canada d’une proposition sur le financement de l’enseignement supérieur élaboré à l’Université Stanford.(W.J.Platt et J.Abrams, “A selffinancing fund for student charges in higher education”.Research Note EPRC -6747-7, Stanford Research Institute, Menlo Park, octobre 1968.) Les Etats-Unis comme d’autres pays ont à résoudre les mêmes problèmes budgétaires.Sur la scène provinciale, le fonds proposé allégera la charge du Gouvernement qui pourra consacrer plus de ressources aux autres niveaux d’enseignement, au service du bien-être social qui semble délaissé, ou à tout autre domaine de développement économique et social.L’état actuel du financement universitaire Ce n’est que depuis 1962-63 que les provinces ont sensiblement augmenté leurs subventions à l’enseignement supérieur.Ces subventions atteignent les trois-quarts des coûts par etudiant à temps plein.En 1969-70, ces coûts étaient de $2,230 pour l’Université du Québec et de $3,301 pour l’Université de Montréal.Selon le Rapport Deschênes, en 1967-68, ces coûts étaient encore plus élevés: $3,779 pour l’Université Laval, $3,263 pour l’Université McGill et $3,169 pour l’Université de Sherbrooke.Durant la période 1959-66, l’élasticité de la dépense universitaire per capita par rapport au revenu per capita fut de + 3.652 pour le Québec et de + 5.734 pour l’Ontario, (Les subventions provinciales à l’enseignement supérieur furent prises comme dépense).Il existe une forte corrélation entre le revenu personnel et les subventions fournies à l’enseignement supérieur.Considérée comme critère, cette corrélation démontre que les provinces font leur possible.Une augmentation des subventions provinciales à l’enseignement supérieur peut mettre en danger les autres obligations gouvernementales dans le domaine du bien-être social ou du développement économique.Même avec l’aide du fédéral, en vertu des termes de la loi de 1967 sur les accords fiscaux entre le fédéral et les provinces, celles-ci ont des difficultés à subventionner les universités dans leur rythme de développement.Contrairement aux Etats-Unis, les universités canadiennes, en particulier les francophones, ne bénéficient pas de dons privés.Néanmoins, même aux Etats-Unis, les dons diminuent et ne forment plus qu’un faible pourcentage du revenu des universités.La société bénéficie aussi de l’enseignement supérieur.Ainsi, les subventions universitaires provinciales et fédérales doivent continuer à couvrir les budgets d’investissement et de recherche et certains programmes de formation scientifique; mais, le budget d’opé- ration doit trouver des nouvelles sources de revenu.C’est ici que s’introduit, selon notre proposition, le fonds d'autofinancement des frais de scolarité.Octroi de fonds par surtaxe sur le revenu Un fonds soutenu par une surtaxe progressive sur le revenu offre plus de congruence entre le rendement de l’éducation et son coût.Des économistes ont démontré que le revenu des individus est en corrélation avec leur scolarité.Il n’est que juste que ceux qui profitent de l’enseignement supérieur et qui obtiennent par la suite des revenus plus élevés contribuent davantage au fonds proposé.Ainsi, les individus qui ont bénéficié davantage du fonds en prolongeant leur scolarité universitaire, auront à repayer davantage.Le taux de surtaxe doit être fixé d’après des études actuaires pour équilibrer le fonds et bien entendu exempter de la surtaxe les revenus moins élevés.Il ne faut pas également pénaliser les diplômés universitaires, en leur demandant de repayer à eux seuls le coût de leur scolarité.La société bénéficie en général du fait qu’un grand nombre de ses membres ayant terminé leurs études supérieures, contribuent au besoin de main-d’œuvre qualifiée, au bien-être social, à la culture.Des études économiques, faites sur les bénéfices sociaux et individuels de l’enseignement supérieur, peuvent orienter la décision d’imposer une surtaxe sur les revenus plus élevés, même si les contribuables n’ont pas eu de scolarité universitaire.Quant aux femmes, à cause du mariage et de leur préoccupation familiale, plusieurs quittent le travail et souvent pour ne plus y retourner.Si on ajoute à ceia la disparité salariale entre hommes et femmes, il ressort que le revenu de la vie active des femmes ayant une scolarité universitaire est environ 40% de celui des hommes de leur niveau.Du fait qu’on ne verse rien au fonds aussi longtemps qu’on ne gagne pas, les femmes causent des “pertes d’argent".Une solution raisonnable est de les couvrir par la surtaxe des contribuables à revenu élevé.Les bénéfices sociaux d'avoir des femmes et des mères plus éduquées justifient une telle solution.Un problème se pose au début de l’opération du fonds.Contrairement à l’assurance sociale, où chacun paie pour des bénéfices futurs, le fonds doit couvrir les frais de scolarité universitaire avant même que les paiements des contribuables soient faits.La solution serait un octroi fédéral par le truchement des provinces (l’élargissement -des accords de 1967, par exemple) au profit du fonds, jusqu’à ce que l’autofinancement se réalise par les paiements des bénéficiaires du programme ou autres contribuables.Une autre solution serait de commencer immédiatement par une surtaxe sur le revenu élevé des contribuables, surtaxe qui serait diminuée dès que les bénéficiaires du programme commenceraient à repayer respectivement leur part.Le fonds proposé peut être comparé à des taxes sur l’essence pour le développement des autoroutes ou les taxes d’assurance sociale et les bénéfices de cette assurance.L’opération du fonds Le fonds couvrirait les frais de scolarité et les services aux étudiants.A l’admission de l’étudiant aux études supérieures (ou à sa réadmission annuelle), l’université (pas l’étudiant) recevraii le montant des frais, basés sur les coûts actuels par étudiant à temps plein.Il faudrait probablement prendre en considération la discipline choisie par l’étudiant, car les coûts dans les sciences pures et appliquées sont plus éleves qu’en lettres ou en arts.Pour des raisons d’économie, le fonds serait administré par le personnel du Revenu provincial-fédéral.Ce fonds d’autofinancement n’élimine pas les subventions provinciales et fédérales qui doivent continuer à couvrir les budgets d’investissement et n’élimine pas les bourses aux étudiants.Celles-ci devraient être restreintes aux étudiants des familles moins aisées ou servir en tant que stimulant dans la formation d’une main-d'œuvre nécessaire.La gratuité scolaire proposée permettra à tout individu de mérite, quelle que soit sa situation économique, de poursuivre ses études universitaires.Les étudiants auront le choix de leur université ou de leur discipline académique.Ainsi, pour avoir plus d’étudiants et un plus grand revenu, les universités devront atteindre une excellence académique.Une compétition désirable entre les universités pourrait ainsi se développer et provouer, nous l’espérons, un renouveau e l’enseignement supérieur.Les avantages du fonds seraient, pour l'individu, les suivants: • Un plus grand accès aux études universitaires; le mérite plutôt que les ressources économiques devient le critère de la poursuite des études.• La barrière financière est éliminée (n’oublions pas que pour permettre l’expansion universitaire, les frais de scolarité seraient fixés d’après les coûts, ce qui placerait Voir page 6 : Pour un fonda jS^Tlru/o Nouvelles relations des Jésuites Trente-trois ans au service < d'une caisse populaire par PAUL LACAILLE Chers membres Ce n’est pas sans un léger pincement au coeur que je laisse mon poste de gérant.Personne ne me force à démissionner, je le fais délibérément, conscient que demain je ne serai peut-être plus à la hauteur de la situation à cause d’une technique devenue pour moi plus compliquée et des responsabilités trop lourdes.Je ne puis cependant quitter ce poste qui a occupé la moitié de ma vie sans en dire un mot.J’ai aimé ma vocation de gérant, c'est un métier d'homme.Il faut être à la tête d'une coopérative pour comprendre comment l'argent ici, au lieu d’être un despote devient le serviteur de la personne.L'ouvrier dans son usine est considéré comme un numéro, ici il prend toute sa valeur d'homme parce qu'on lui fait confiait ce, qu'on l’écoute.Je revois comme dans un rêve la petite caisse d'Hoche-laga dans l’école Baril.En 1940, malgré ses 28 ans d'existence, elle n'était qu'une modeste institution et aujourd'hui elle est devenue une entreprise économique solide.Cette progression de notre caisse à l’échelle locale, se répétait dans presque toutes les caisses à la grandeur de la province.C’est ce qui a permis de former le Mouvement coopératif des Caisses populaires Desjardins, le plus puissant levier économique ca-nadien-français.On peut voir dans ce fait le dynamisme de la coopération multipliant une • NDLR - Après avoir consacré trente-trois ans au service de la Caisse populaire d’Hochelaga, M.Paul Lacaille vient de quitter son poste de secrétaire-gérant de cette caisse pour prendre une retraite méritée.Au moment de poser son geste, il a adressé aux sociétaires de la caisse le message émouvant qu’on pourra lire ci-dessous.Soulignons que M.Lacaille fut plus qu’un gérant de caisse.Tout en donnant à la caisse d’Hochelaga une direction exemplaire, il fut dans son milieu un animateur.A l’échelon plus large du mouvement Desjardins, il fut pendant des années un véritable pilier.Le Devoir se souvient qu’à des moments difficiles de son histoire, l’appui de M.Lacaille lui fut très précieux.C.R.foule de faiblesses pour en faire une grande force.Pourquoi cette formule a-t-elle tellement réussi?C’est sans doute qu elle répondait à un besoin profond du peuple.Il serait néfaste si l’augmentation rapide de nos actifs nous faisait oublier la vraie nature de la caisse populaire.Dans ce temps de grisaille ue nous traversons où la froi-e technique nous fait perdre souvent la notion des vraies valeurs, où la société de consommation ne cherche qu'à assouvir nos appétits, la coo- pération aura un rôle immense à jouer pour rebâtir cette fraternité humaine où nous retrouverons la joie d'aimer.Nous avons consolidé l'entreprise économique, nous devons maintenant chercher par un supplément d âme à consolider la solidarité entre les membres.La caisse populaire n'est pas qu'une puissance d’argent, elle est surtout une puissance morale invitant ses membres à s'entraider.Je laisse la gérance en des mains plus jeunes, mais entre "bonnes mains" cela je puis vous l’affirmer.Monsieur Paul-Yvon LeSage a été pendant cinq ans un assistant dévoué et compréhensif et il saura assurer la relève avec dynamisme et compétence.Je ne puis cependant me détacher complètement, je resterai donc directeur pour continuer à oeuvrer dans le Mouvement.Avant de partir, je veux dire merci aux membres de m'avoir permis de demeurer pendant 33 ans avec eux.Je ne suis pas prêt d’oublier la bonne chaleur humaine qui se dégageait de mes contacts avec les sociétaires.Merci à tous les dirigeants avec qui j’ai fait équipe pour servir la communauté.Merci au personnel qui partageait avec moi ce travail exaltant de faire pro-resser une institution qui est ien à nous et qui réussit si bien à nous libérer socialement et économiquement.Merci à tous!!! Trente-trois ans.c'est long mais très court à la fois.¦ lettres au DEVOIR L'heure de vérité approche Décidément, M.Claude Ryan, vous avez le don de faire réagir.Votre parti pris pour l’objectivité me fait sombrer dans l’étroitesse d’un subjectivisme des plus émotifs.Veuillez m’en excuser.Toutefois, à l’instar de plusieurs, j’aimerais à mon tour vous manifester ma part d’insinuations.Notez bien que si je m’adresse à vous, M.Ryan, c’est que c’est vous que je tiens pour “responsable" sur cette question de l’objectivité au journal “LE DEVOIR”.C’est d’ailleurs vous qui articulez et appliquez le mieux ce concept magique, au fil de votre plume féconde, à l’intérieur de votre banque imposante d’éditoriaux.Le “souci de l’objectivité” n'est-il pas fait de manque de confiance et de crainte de s'affirmer?Peut-être redoutez-vous, M.Ryan, de vous aliéner une partie de votre clientèle actuelle?La chose ne serait pas tellement rentable, avouons-le.Cependant, compte tenu du rôle d’informateur “sérieux", voire “critique" (avec un grand “C”) que vous avez bien voulu conférer au DEVOIR, j’ose croire que vous ne vous soumettrez jamais, du moins exclusivement, à des objectifs de rentabilité.Votre position de rédacteur en chef et de directeur au “DEVOIR" ont largement contribué à faire de vous, à l'instar de votre “ami" M.René Lévesque au sein du Parti québécois, un des hommes publics risent-elles pas, M.Ryan, la lifération de nouveaux mythe: m’excuse de “charrier”, sieur le directeur, mais je avais prévenu.N’est-il pas tout à fait no et acceptable qu’à un moment né de l’histoire, les détermini socio-politiques et les rappor force en découlant amènent un nal à converger d’opinion ave parti politique en regard de blêmes précis?Et même parti est dit “de gauche” constitue ni l’opposition “off le”, ni le parti au pouvoir7 quoi cela vient-il compromi m., l’indépendance du jourp; à-vis ce même parti?Là r l’essentiel de votre problémat M.Ryan: vous avez peur c “interprété”, d’être DEFI] VEMENT “situé" politiquer Or, appuyer tel ou tel parti quelque débat que ce soit n’i que pas, pour un journal, la mission totale et définitive ï idéologie ou à des intérêts ] culiers, du moins en princ (ici, je ne vise pas LE DEVOIT Si l’essentiel de l’éthique nalistique est d’abord et avanl d’être critique face à soi-mêr face à ceux que l’on observe porte-t-il pas, M.Ryan.de d cher sur des positions clair justifiables?L’analyse nu; ne doit pas pour autant s’avén buleuse quant à ses conclusion LE DEVOIR, pour ce qui est d’errer, “fais ce que dois”: les pirouettes magistrales en matière linguistique telles que soulignées par M.André Gaulin dans sa lettre parue le 12 février, en constituent un bel exemple; les analyses du dernier congrès créditiste en sont un autre (cf.MM.Ryan et Laplan-te).M.Ryan, LE DEVOIR des Gé-lard Filion et des Pierre Laporte a su prendre position Et Dieu sait si ces messieurs n étaient pas ce qu’on appelle aujourd’hui des “p’tits journalistes péquistes"! Mais je fais peut-être fausse route.Ô est fort possible que la responsabilité “morale” du DE-VOpt dans l’orientation de nos destinées m'ait échappée.J'estime du moins que ma position est CLAIRE.Ecrire dans un journal est une démarche politique.“L’objectivité” n’élimine rien.Tout au plus, elle n’est qu’un faux débat et conduit à faire tourner en rond.En vérité, en vérité je vous le dis, M.Ryan: ‘74 approche, et le test en sera un aussi pour vous du DEVOIR.Reste à savoir si vous saurez, comme en octobre ‘70, être “à l’heure du Québec” (dixit M.Gaulin).Luc LAPIERRE “étudiant en grève” del’UQAM Laval, le 12 février 1973.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoçur Trésorier: Bernard Larocque ¦ -xfuc uu numéro z I I ^/VeSt coml:>os® 'mPDmé par l'Imprimerie Dumont incorpo-pli S?n' S"Uésà 9'30- ™ Boivin.Ville LaSalle L’agence publiées dans Te DEVOIR"'0''566 ° emP'°yer *' 6 di,,USe' in,or"’a'ion! reB°anaeErMS40 Éd"'0n > Jusqu'au 31 mars, le Toronto Airport Hilton offre des séjours de trois jours et deux nuits au prix de $38 pour deux personnes, taxe incluse.Un déjeûner complet pour deux est également Inclus et il n'y a pas de frais supplémentaires de séjour pour les enfants qui occupent la même chambre que leurs parents.pntM§-VMM UNEPTITE •11 ^ M AU VOL P-——-—-—-—n à Majorque, au Mexique, au Maroc, aux îles Canaries ou à la Costa del Sol, cet hiver.Ce sera un tournant dans votre vie, et du bon côté, les "p'tites semaines au vol" comme les baisers au vol ont le goût le plus doux.C'est pour cela qu'lberia a agrémenté ses voyages de petits plaisirs au vol.De gentilles petites attentions comme.le vin gratuit .ou une voiture pour deux pour une journée.ou encore une douce croisière sur un yacht de rêve.Tenez, lisez plus bas, vous | verrez.COSTA DEL SOL-COÛT À PARTIR DE $296* Toute une semaine sur les plages de Torremolinos à bronzer en sirotant de la sangria; 7 nuits dans un hôtel luxueux, cocktail d’accueil, promenade-reconnaissance, déplacements et envolée aller-retour de Montréal avec Iberia .et, comme petite attention spéciale pour votre “p’tite semaine au vol”, une voiture pour deux pour une journée, gratuitement.Tous pourrez ainsi découvrir l’Espagne à nos frais.MAJORQUE-COÛT À PARTIR DE $301* U ne “p’tite semaine au vol” avec / beria sur une île enchantée.7 nuits dans un hôtel de rêve, cocktail d’accueil, petit déjeuner, envolée aller-retour de Montréal avec Iberia et, comme petite attention spéciale pour votre “p’tite semaine au vol”, une promenade-reconnaissance autour de l’île.LE MAROC-COÛT À PARTIR DE $324* 7 nuits dans un hotel de pacha a Tanger.Promenade-reconnaissance, déplacements, envolée avec Iberia aller-retour de Montréal.Notre petite attention spéciale: un dîner typiquement marocain avec vin à volonté, la veille de votre départ.LE MEXIQUE-COÛT À PARTIR DE $349* Un mini tour du Mexique comprenant 3 nuits à Mexico et 5 à Acapulco.Des hotels de premiere classe partout.Promenade-reconnaissance, voyage à Xochimilco, corrida, envolée aller-retour de Montréal avec Iberia .et toujours notre petite attention spéciale pour votre “p’tite semaine au vol” avec Iberia .une douce croisière sur un yacht de rêve, dans la baie d’Acapulco.Les “p’tites semaines au vol” avec Iberia sont truffées de surprises, d’aventures et de petits plaisirs au vol.Demandez à votre agent de voyage des renseignements au sujet des autres “p’tites semaines au vol" avec Iberia (1, 2,3 et 4 semaines) au Mexique, à Majorque, au Maroc, aux îles Canaries et a la Costa del Sol.Ou téléphonez simplement à Iberia pour obtenir des brochures ou des informations supplémentaires.k IBMtUA lAgnes slsriermes Internationales dTsfxçite •Vbyog.complot Montrfal JAontréal ovx *omm dot voyage d.group, tout comprit, minimum 10 pononnot (Mexique, 15), datte économique, 2 penonrtet par chambra.J Prenez-vous de petites vacances avec TR A VELA! 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fondés en 1896, à Grenoble et à Strasbourg.Et en 1907, le Club Alpin français organisait le premier concours à Montgenèvre avec la collaboration de l'armée.En 1924 nait la Fédération française de ski et les premiers jeux olympiques ahi-ver ont lieu à Chamonix.Aujourd'hui, les sports d'hiver constituent l’une des branches importantes du tourisme en France, tout comme dans bien d'autres pays.La France possède, par décret.une définition officielle de la montagne, ce qui permet de dire que celle-ci englobe 11.2% des communes françaises (4,263 communes dans 40 départements I.4% de la population de la France (ou deux millions d'habitants> et un sixième du territoire national, soit 9,172,000 hectares.La répartition de la montagne par grandes régions est la suivante: 3,939.000ha dans le Massif Central, 3,068.000 ha dans les Alpes, 951,000 ha dans tes Pyrénées.542,000 ha dans le Jura.441,000 ha en Corse et 231,000 ha dans les Vosges.Particularité importante, les six massifs se trouvent tous à l est d'une ligne Bayonne-Wis-sembourg, ce qui interdit pratiquement le ski de fin de semaine à un bon tiers de la France, notamment à tous les départements normands et bretons.De nos jours, les Alpes françaises se présentent comme un arc de cercle allant du Léman à la Méditerranée.De la ligne des crêtes qui coincide avec la frontière italienne descend un réseau de vallées très favorable aux cofn-munications transversales et longitudinales.Les points culminants de la partie française de la chaîne se trouvent au Mont-Blanc (4,807 m.i; au Mont-Pourri (3,788 m.i et à la Grande Casse (3.852 m.), dans la Va-noise; à la Barre des Ecrins (4,103 m.i dans le Pelvoux; ces trois massifs possèdent les quatre cinquièmes des glaciers subsistant encore dans les Alpes françaises.Sur le plan des sports d'hiver, c'est dans les Alpes françaises que l'on trouve les meilleures possibilités pour la pratique du ski.Non seulement par rapport aux Alpes suisses, italiennes et autrichiennes, mais encore par rapport aux autres massifs d'Europe et d'Amérique où il existe des stations de sports d'hiver.La qualité de la neige.l'absence de brouillard et de tempêtes et un bon ensoleillement caractérisent en effet le climat des Alpes françaises qu'avantagent également certains aspects du relief.On divise traditionnellement les Alpes françaises en deux grandes régions situées de part et d'autre d'une frontière naturelle que jalonnent les cols du Gahbier.du Lautaret.Bayard, de la Croix Haute et du Roussel.Cette division est fondée sur des différences de climat et de végétation: climat humide, pâturages et forêts au nord, climat sec et lumineux, paysages plus dénudés au sud.Les Alpes du Nord s éten- En 1972, les touristes français ont laissé $15 à $17 millions au Canada PARIS (PC) - Les quelque 65,000 Français qui ont visité le Canada, en 1972.y ont dépensé entre $15 et $17 milüons.estime l'Office national du tourisme canadien, à Paris.Ces touristes dont environ 65 pour cent provenaient de la région parisienne ont.pour la plupart, visité le Québec bien que plusieurs aient également voyagé en Ontario et 'dans l'Ouest canadien.Au cours d une récente entrevue.le directeur intérimaire de cet office fédéral à Pa- If Monde vous invite, via .{Iîî/’J ______ ___________________ AUX PAYS DU SOLEIL À bord du prestigieux paquebot SS FRANCE Incroyable.fantastique.mais vraie Réduction de 50% sur le voyage transatlantique spécial NEW YORK à CANNES Départ le 7 avril en liaison avec la • croisière à bord du meme paquebot aux îles de la mer Égée, du 14 au 28 avril.Escales: Naples, Le Pirée (Athènes), Mont Athos, Istamboul, Ephèse, Beyrouth (Liban), Rhodes.Au retour à Cannes, par le train "MISTRAL" à Paris.Séjour de 2 jours à Paris le 30 avril, Paris/Montréal, par Air France Ensemble complet, de New York, 7 avril jusqu'au retour à Montréal, 30 avril 23 jours—Spays—2 croisières $1,455 Réduction de 50%, New York à Cannes, à soustraire de ce prix.Option facultative — 3 jours à Nice et 3 jours à Paris — Supplément: $170 Autre arrangement sensationnel: Prolongation individuelle en Europe Retour par le paquebot FRANCE Départ du Havre, 25 mai, pour New York Deuxième réduction de SO% sur ce passage Cabines à bord du S.S.FRANCE au tarif minimum.Supplément pour installations de choix supérieur.Tous les tarifs établis au 1er novembre 1972 Révision sans préavis selon les taux de change Et en janvier 1974 .il n’est pas trop tôt pour y songer.La merveilleuse croisière AUTOUR DU MONDE à bord du S.S.FRANCE New York - Martinique - Bahia et Rio de Janeiro (Brésil) Détroit de Magellan - Puerto Montt (Chili) - Callao (Pérou) Tahiti - Nouvelle Zélande - Australie - Tasmanie Bali (Indonésie) - Hong Kong - Kota Kinabalu (Bornéo) Singapour - Colombo (Ceylan) - Bombay (Inde) Archipel des Seychelles - Malindi (Kenya) Durban et Capetown (Afrique du Sud) - Ile Ste-Hélène Dakar (Sénégal) - Cannes - Funchal (Madère) - New-York.VOYAGES Mous sommes au service des Canadiens tronçon depuis plut de Mans UMave.UNION.Montréal 111 - Tél.:MS-l221 k trttri I sslrt prti - Jtitim Uct# liai NvUtknwMlMmrtjMyi’èlkMMi.UATaJ bjMajMOrttli mrtmvevesl ÎO p m fermé I ris.M.Pierre-André Cusson, originaire de Montréal, a souligné que le nombre de touristes français avait progressé de 10 à 12 pour cent par rapport à 1971.M.Cusson, en poste dans la capitale française depuis une année, attribue, en grande partie, ce succès aux efforts communs déployés par l'office et le service du tourisme de la délégation générale du Québec à Paris.M.Cusson précise que l'office s'occupe également des touristes belges et suisses dont la langue maternelle est le français.Il affirme que leur nombre a aussi augmenté en 1972.De son côté.Mlle Louise Lapointe, qui dirige le service du tourisme à la délégation générale du Québec, souligne que les Français qui vont au Québec n en reviennent jamais déçus, surtout s'ils découvrent cette province en profondeur.Mlle Lapointe qui.avant d'en trer au service, il y a moins de deux ans.a travaillé durant cinq ans à l'Office national du tourisme canadien, à Paris, fait aussi remarquer que ' les Français ont aujourd'hui une réelle affection pour les Québécois" qu'ils connaissent mieux grâce à "notre culture'.'Ils sont intéressés par ce qui se passe au Québec, notre culture, nos films, etc." Elle aussi fait état de la bonne collaboration qui existe entre son service et l'office canadien et qu'à la délégation québécoise, également, on essaie d'éveiller les agences et les rédacteurs touristiques aux attraits du Québec.Selon elle, le Français qui voyage au Québec dépense généralement plus que bien d'autres touristes étrangers, y compris l'Américain.Il aime être bien logé, bien se nourrir et rapporter à ses parents et amis des cadeaux du Québec, dit-elle.La Société Généalogique Can.-Fr.VOYAGE EN FRANCE PRINTEMPS 1973 Vingt-et-un jours dons les provinces françaises d'où sont venus les fondateurs du Canada: Paris, Normandie, Bretagne, Vendée, Aunis, Saintonge, Poitou, Touraine, Anjou, Maine, Perche et Beauce.21 jours et aller-retour par d'Air France."jet" tout^ compris 15 mai au 5 juin ' s881 s doll, canadiens Profitez de l'expérience et des services excellents d une grande compagnie.Pour informations, demanaez: P.Julien Déziel, o.f.m., directeur Tél.: 933-4243 2010 ouest, boul.Dorchester Montréal, 108, Que.tau LA GRANDE AGENCE DE TOURISME Croisières sur le St-Lourent Un seul bateau cet été, le MS Alexander Pushkin Réservez dès maintenant — choix limité Départs 14 et 21 juillet: 6 jours: Saguenay, St-Pierre et Miquelon *175 à partir de ¦ a «# Départs 30 juin - 28 juil.- 11 août: 13 jours: Saguenay Bermudes - St-Pierre et Miquelon L à partir de *310 LA MARTINIQUE où le soleil parle français NOUVEL HOTEL EXTRAORDINAIRE LE LATITUDE DÉCOR FÉÉRIQUE —PLAGE—VÉGÉTATION *d3Q Deux semaines de rêve pour aussi peu que ^ w DEPARTS TOUS LES VENDREDIS Réservez maintenant — évitez les déceptions REGARDEZ “INFORMATION VOYAGES” AU CANAL 10 tous les dimanches à 5:00 P.M.I 353-7650 I ATA dent du Léman au bassin de la Durance et recouvrent les départements de la Haute-Sa-voie, de la Savoie et de l'Isère.C’est là que sont nés les sports d’hiver.La région est très bien enneigée, mais les hivers y sont très rudes au-dessus de mille mètres d’altitude.Les forêts y sont plus belles que dans les Alpes du Sud.Celles-ci correspondent aux départements des Hautes-Alpes, des Basses-Alpes.des Alpes-Maritimes et à une partie de la Drôme.Elles couvrent tout le bassin drainé par la Durance et ses affluents.Tournées vers la Provence et la Côte d'Azur, elles sont favorisées par un climat exceptionnellement lumineux, sec et ensoleillé.Par rapport aux Alpes du Nord, l'enneigement est moins abondant et moins long.Mais les Alpes du Sud peuvent garantir en hiver le soleil à leur clientèle.Lorsque l'on parle de ski du point de vue tourisme, il est important d'établir des distinctions entre les diverses stations.Il y a des stations anciennes et des stations modernes: traditionnelles et fonctionnelles; des stations de séjour, des stations de week-end et des stades de neige: des stations mondaines.sportives, famiüales: des stations de classe internationale et nationale, des stations d'intérêt régional et local.Enfin il y a le ski de village et le ski d'été.Le fait qu'une station soit ancienne et traditionnelle plutôt que moderne et fonctionnelle importe peu.car il arrive que les stations les plus fonctionnelles se trouvent un jour engorgées par une clientèle issue de localités parasites.Celles-ci hébergent à meilleur marché des milliers de skieurs qui vont encombrer les installations de la grande station: parkings, remontées, pistes.Il s'ensuit que la station de séjour idéale est celle que sa situation géographique (éloignement des grands centres, altitude, position en cul-de- sac) mettent à l'abri clientèle de week-end aussi celle où l'agrément paysage, l'ensoleillement de la C'est du du site, la qualité de la neige, la variété des pistes, des promenades, l'absence de vent et les éléments distrac-tifs incitent les touristes, sportifs ou contemplatifs, à rester le plus longtemps possible.Mais une station de séjour nest pas nécessairement de classe internationale.Une station de (lasse internationale en France est.en principe, une station qui.par la qualité de ses équipements et le pourcentage d'étrangers qui la fréquentent peut se comparer aux meilleures stations suisses (presque toutes internationales par vocation), autrichiennes et italiennes.Elle peut être mondaine comme Megève.la station aimée des Rothschild, sportive comme Val d'Isère ou entre les deux comme Courchevel.Les rigoristes ne reconnaissent la classe internationale qu'à six stations françaises: Chamonix, la capitale de l'alpinisme et de la neige.Megève et Morzine-Avoriaz pour la Haute-Savoie: Courchevel.lignes et Val d'Isère pour la Savoie.Mais en étant plus généreux, la classe internationale peut être attribuée à une vingtaine d'autres stations françaises, dont l'Al-pe d'Huez et les Deux-Alpes en Isère, Saint-Gervais et La Clusaz en Haute-Savoie.La Plagne et Méribel en Savoie.En fait, les stations peuvent changer de physionomie d'une saison à l'autre et le touriste étranger peut fort bien se plaire dans une station de type ancien et traditionnel fréquentée par une chentèle nationale et classée station d'intérêt régional ou local, comme la plupart de celles de la Corse, du Jura, des Pyrénées.des Vosges et du Massif Central.Un mot en terminant sur le ski d'été.En construisant des stations modernes, fonctionnelles.au-dessus de 1.800 mètres.I on a cherché à prolon- Un hôtel de luxe de 176 chambres est présentement en construction à 7,100 pieds d'altitude, dans les Alpes françaises, à le célèbre station de Tignes-Val d'Isère, et son ouverture est prévue pour cet été.Cet établissement, propriété de la Société d'investissement et de gestion hôtelière, sera administré par Commonwealth Holiday Inns of Canada Ltd.II aura huit étages et fera face au massif de La Grande Motte, près du lac de Tignes.Il a été dessiné par Michel Pinseau, du bureau d'architectes Fromanger.Pinseau, Siegrist, de Paris.La décoration a été confiée à André Paccard, d'Annecy.A cause de l'altitude, les balcons sont fermés et chauffés.Les commodités sont nombreuses et comprennent des placards chauffés pour faire sécher rapidement les vêtements.Une centaine de personnes pourront s'asseoir en même temps dans le foyer autour d’un être de 16 pieds sur 16 surmonté d'une hotte de 82 pieds sur 82.En somme, rien ne manquera dans cet hôtel muni de deux piscines chauffées.On pourra même entrer dans l’établissement avec ses skis aux pieds.Il y a de la neige toute l'année à Tignes-Val d'Isère, stations jumelles dotées de 73 remontées et de 150 milles de pistes.En plus du ski, il y a le patin, le curling.En été viennent s'ajouter le tennis et le golf, l'équitation, les sports nautiques, l'alpinisme et les randonnées dans le parc national de la Vanoise.ger la saison d'hiver de façon à rentabiliser au maximum les investissements.De 100 jours, durée minimum de la saison.I on est passé dans les Alpes à 120 et même 150 jours.C'est ce qu'on a appelé le ski de printemps.Depuis quelques années, on a la pos-sibiüté de faire du ski d été sur les glaciers où l'on accède soit par des remontées mécaniques portées soit par des avions légers.Chamonix.Val d'Isère et Tignes sont les grands centres de ce ski d'été Mais il n'y a pas que les glaciers du Mont-Blanc et de la Vanoise qui soient accessibles aux avions et l'on peut également skier à la belle saison dans le Pelvoux.la Haute Ubaye et le Mercantour.à condition d avoir de quoi payer le taxi".S.S.France LE plUS pRESTKfiEUXpAQUEDOT du MONdE (Tour du Monde le 9 janvier 1974) ¦mx- ‘ ' T- ' % -.•W- '.ri* Voyages transatlantiques: - New York - Southampton -Le Havre-Bremerhaven (et retour) -Départs toutes les deux semaines entre mai et octobre Réduction de 50% sur la traversée transatlantique -New York/Cannes le 7 avril ou - Le Havre/New York le 25 mai aux passagers participant à l’une des deux croisières en Méditerranée mentionnée ci-contre (14 ou 29 avril).2 croisières sensationnelles au départ de Cannes: (Côte d'Azur) -Pâques: 14jours-à partir de US $775.Visite de Naples-Le Pirée-MtAthos-lstanboul-Mykonos - Ephèse - Beyrouth -Rhodes.-Israël: 13 jours-à partir de US $710.Visite de Naples-Le Pirée-Rhodes-Haifa-Limassol-Antalaya-Crête.(forfait spécial air-mer disponible au départ de Montréal avec croisière plus 3 jours en Israël et arrangements terrestres).3.2 croisières dans les Caraïbes au départ de New York: -16 mars: 14jours-à partir de US $685.-31 mars: 7 jours-à partir de US $375.Demandez nos brochures chez votre agent de voyage ou à Compagnie Générale Transatlantique 1255- Square Phillips Montréal 1H-866-4647 Magnifiques voyages.prestigieuses croisières.tout cela chez TR A VELA ! DE ! BUREAU PRINCIPAL 1010 OUEST, STE-CATHERINE ¦ 861-7272 Ouvert de 9h.à 9h.p.m.tout les jours ^ VOYAGES ^ TRflWflDE SUR LA MEZZANINE METRO - PEEL VIUE LAVAL CENTRE LAVAL Sorti* 7 Autoroute Stationnement gratuit iNimité 688-5310 VILLE L0NGUEUIL 1 PLACE LONCUEUIl Stationnement gratuit illimité 679-3777 PLAZA ST-NUBERT «11 1ST BEAUBIEN, enVl« St-Neber! Stationnement arriére, entrée St-André 273-7755 Métro Beaubien 'Succursales: ouvert 9 o m o 6 p.m - Jeudi et vendredi-.9 p.m - Samedi 6 p.m CINTRE VILLE MEZZANINE ÉDIFICE DOMINION SQUARE 9 à 9 D.m.- Samedi b S p.m.Stationnement bous nos bureox 861-7277 Métro Peel GALERIES D'ANJOU 3428, rue SAINT-DENIS Ouvert 9:30 A.M.6 5 00 P.M.Sanwrif d* 9:30 A.M.à 5 OO P M Ouvvrt 9:30 A M.A »:30 P.M.Samedi de 10h à 4h 1460, avenue Union, Montréal 111, Qué.\/i/\u 14 • Le Devoir, samedi 1 7 février 1 973 Poeil sur les routes -‘UIP® VH I asraWS Mets ta tuque de laine, ton capot de chat et ta ceinture fléchée.C'est le temps du carnaval au Québec ! Carnaval de Québec du 22 février au 4 mars, et carnaval du bout du monde é Chicoutimi du 28 février au 5 mars.A Québec, Bonhomme Carnaval préside aux festivités dans son palais de glace, avec la reine et ses six duchesses; les monuments de neige s'érigent; il y a danse sur la place et le tournoi international de hockey Pee-Wee attire des milliers de spectateurs, de même que les diverses compétitions dont la plus célébré est la course de canots è travers les glaces du Saint-Laurent.Le clou des manifestations est le défilé nocturne du samedi qui amène dans les rues toute la population emmitouflée le 24 février et de nouveau le 3 mars.À Chicoutimi, un défilé historique ouvre les festivités au cours desquelles tous les habitants vivent au rythme d'il y a cent ans.Les bûcherons descendent du chantier du père Alec; les portageurs mesurent leurs forces; les gens du Canton se disputent la marchandise des encanteurs de la rue Principale, le vendredi; on fait provision de pain de ménage et de cochonnailles au marché en plein air, le samedi; et le dimanche c'est la criée publique sur le perron de l'église.Tout ça arrosé de p'tit caribou.Air Canada reçoit son premier Lockheed L-1011 Le premier des nouveaux avions à réaction à gros fuselage Lockheed L-10011 d’Air Canada, appareils propulsés par les moteurs les plus silencieux utilisés sur les lignes commerciales, est arrivé à Montréal lundi pour être remis à son propriétaire.Air Canada devient ainsi la première ligne aérienne étrangère à recevoir un de ces tri-réacteurs de 257 places.construits à Palmdale.Californie, par la Société Lockheed-California.Parmi les passagers de ce premier vol.on remarquait des dirigeants d'Air Canada et de Lockheed dont le président du conseil de Lockheed.M.Dan Haughton.L'avion était piloté par les commandants de bord Bill Benson.John Wild et W.O.Hoglund d'Air Canada.Le président du conseil et directeur général du transporteur national.M.Yves Pratte.a déclaré que Air Canada "accueille avec joie dans son parc aérien ce nouveau venu qui lui permettra d'offrir tout le confort moderne des avions à gros fuselage à un plus grand nombre de Canadiens que dans le passé ".La compagnie aérienne a commandé chez Lockheed dix de ces tri-réacteurs à moteurs Rolls-Royce et en a loué deux autres de Haas-Turner, un groupe financier américain Outre les grandes villes comme Toronto.Montréal et Vancouver, le L-1011 desservira également plusieurs centres de moindre importance dans tout le pays, soit Cal-gary.Edmonton.Winnipeg.Halifax et Saint-Jean.Terre-Neuve.Air Canada espère recevoir cinq de ses L-1011 au-cours de 1973 et les cinq autres en 1974.Les deux avions loués entreront en service en mai prochain.M.Don MacLaren (à droite) qui fut le premier employé d'Air Canada en 1937, discute du confort du TriStar Lockheed L-1011 avec M.Yves Pratte (à gauche) président du conseil d'administration d'Air Canada, et M.Dan Haughton, président du conseil de la société Lockheed-California.(Photo Air Canada) De Montréal, en passant par le Saguenay.Croisières sur le St.-Laurent à St-Pierre et Miquelon et aux Bermudes Vivez des moments inoubliables cet été dans une ambiance typiquement russe.Tout vous enchantera la cuisine (spécialités régionales et internationales), les bons vins du pays, le service courtois.Le prix raisonnable (de $23 à $57 par jour) comprend tous les repas et divertissements à bord Également, service transatlantique vers Le Havre, Londres, Bremerhaven et Léningrad.DATES DE OtPART 30 juin 14 juil.21 juif 28 juil.11 août 14 jours 7 jours 7 jours 14 jours 14 jours Saguenay, St-Pierre, Bermudes Saguenay.St-Pierre et Miquelon Saguenay, St-Pierre et Miquelon Saguenay, St-Pierre, Bermudes Saguenay.St-Pierre, Bermudes çyllexandr* ^Pushkin* Renseignements et réservations chez votre AGENT DE VOYAGE ou l'agent-général en Amérique du Nord march shipping limited 400 ouest, rue Craig, Montréal 126, Qué.Tél.: (514) 842-8841 Pour LA COMPAGNIE DE NAVIGATION DE LA BALTIQUE, Léningrad.URSS 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plaire aux amants de la nature sauvage.Sur la côte ouest de Terre-Neuve, il y a.paralt-il.des descendants de Français, déserteurs de la Hotte française: qui avaient épousé des indigènes.Ils parlent le patois.Terre-Neuve conserve d'ailleurs le souvenir des Vikings qui la visitèrent vers Petite église typique de la province de Terre-Neuve.l'an 1,000: de Jean Cabot, qui la redécouvrit en 1497.et des batailles navales que se livrèrent Anglais et Français le long de ses côtes.On trouve dans cette province une station de ski à Comer Brook, et l'on peut y pratiquer tous les sports d'hiver.Terre-Neuve possède plus de deux cents hôtels et motels sur son territoire, ainsi ue 166 camps de chasse et e pèche.Pour ceux qui aiment camper, il y a 46 parcs où l’on peut passer la nuit.Il y en a une quinzaine d'autres où l'on peut pique-niquer.Le gibier abonde dans cette province où l'on peut chasser même l'orignal et le caribou.De la mi-juin à la mi-octobre, c'est le temps de la pêche au thon (800 livres parfois).On peut louer un thonier pour $100 à $150 pour une journée.Ceux qui le préfèrent peuvent pécher la truite ou le saumon dans les lacs et les rivières.Une réception a eu lieu récemment dans le hall de l'Office national italien de tourisme, à Montréal, en l'honneur du président du Bureau de tourisme de la ville de Florence, le professeur Ugo Zilletti, et de Mme Zilletti qui visitaient pour la première fois le Canada.Le professeur a annoncé que l'oeuvre de restauration commencée en 1967, à la suite des inondations qui avaient ravagé Florence est complétée.Il a parlé du nouveau palais des congrès, ainsi que de la construction d'un centre des affaires d'envergure.Il a insisté sur les manifestations artistiques importantes : le festival international du théâtre de prose (avril), le Maggio Musicale Fiorentino (début mai, fin juin), l'exposition des antiquaires du 15 septembre au 15 octobre.La photo représente de gauche è droite : Mme Ugo Zilletti, M.L.Ortona, consul d'Italie è Montréal, le professeur Zilletti et M.Lionello Gavio, délégué pour le Canada de l'Office national italien de tourisme.Un nouveau service de vols nolisés vers l’Europe SUR ET ECONOMIQUE 4 Alors, c’est décidé, vous allez en Europe cet été?Econair vous y emmène à prix vraiment économique.Mais ce n’est pas tout.Vous voyagez à bord des DC-8 d’Air Canada.Ainsi, Econair vous assure les services d’une compagnie digne de confiance: système de réservations complet, commodité des salles d’embarquement, qualité du service à bord qu’offre Air Canada et en plus, consommations gratuites pendant toute l’envolée.Vous réservez simplement votre place trois mois avant votre départ.(Si vous partez en mai, vous réservez 30 jours avant; en juin, 60 jours avant; en juillet ou plus tard, 90 jours avant).Vous ne pouvez annuler votre réservation; toutefois, nous vous recommandons une assurance-annulation qui ne coûte que $5 et vous protège en cas de maladie ou d’accident.Econair vous offre 33 vols pour Paris et 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17 février 1973 Rapport de la commission d'enquête sur la situation de la langue française et sur les droits linguistiques au Québec LIVRE I La situation du français dans les communications de travail et de consommation des Québécois 2ème PARTIE La situation du français dans les activités de consommation INTRODUCTION La première partie du livre premier de ce rapport a été consacrée à la situation du français dans les activités de travail.Nous examinerons maintenant la situation dans les activités de consommation.Entre les activités de travail et de consommation, il y a un lien étroit qu'il convient de souligner.On peut avancer en effet qu’à toute demande de biens et de services correspond une activité de travail.Chez le préposé au service de la clientèle, la communication qui s'établit avec le client est une activité de travail: chez ce dernier, c’est une activité qui a trait à la consommation.Et l'une peut influer sur l'autre.Dans la mesure où le consommateur impose sa langue, il peut arriver qu'il oblige le travailleur à utiliser une autre langue que la sienne; dans la situation inverse, c'est le consommateur qui fait les frais de la consommation.avec le risque que.dans bien des cas.il se sente frustré.Travailleurs et consommateurs sont indissociablement liés, ce qui a pour effet d'augmenter considérablement la complexité des relations linguistiques, les droits des uns n'étant pas nécessairement les mêmes que ceux des autres.Aussi, y a-t-il intérêt à les traiter dans un même volume, tant pour faire ressortir la complémentarité que l'opposition des situations.Nous donnons au terme "consommateur " un sens très large.Il désigne, tout au long de ce volume, celui qui utilise des biens ou des services, soit qu'il les reçoive gratuitement, soit qu’il ait à débourser pour se les procurer.Le terme englobe donc celui de "client ".mais en mettant l'accent sur l'idée d'utilisation plutôt que sur la relation entre l’utilisateur et celui qui distribue des biens ou qui dispense des services.Cela permet d’inclure sous le vocable diverses catégories d'utilisateurs, tels le patient, l’etudiant, le “justiciable ”, l’administré, pour ne faire allusion qu'aux grands citoyens.Quant au terme "consommation ", auquel nous donnons la même extension, il nous permet d'englober, croyons-nous, tous les types de communications qui ont pour objet, non seulement de se procurer des biens ou des services, mais aussi de les faire connaître ou de les offrir, tout comme de faire connaître l'entreprise ou l'établissement qui offre les biens ou les services, les dites communications pouvant avoir un caractère privé, public ou officiel.A ce compte, nous englobons l'affichage public, que nous considérons comme une communication des services publics ou privés à l'adresse des administrés ou des clients.Nous incluons également l'activité qui consiste à consommer les produits culturels et intellectuels de tout ordre, que l'on trouve sur le marché au même titre que les autres produits.Il s'agit bien d'un acte de consommation qui a pour caractère essentiel une communication dont le support est la langue.Le rôle que joue celle-ci présente alors le même intérêt que pour les autres types d'activités.Nous avons déjà dit qu'avec le double régime d'institutions et de services qui prévaut au Québec, le consommateur ne se trouvait pas dans une situation aussi contraignante sur le plan linguistique que le travailleur.Mais tout n'est pas parfait comme nous aurons l'occasion de le constater.11 importe alors d'autant plus d'intervenir pour corriger la situation que lés activités de consommation mettent en cause un grand nombre d'individus: alors que la main-d'œuvre ne dépasse pas 40' ; de la population, tous les Québécois sont d une manière ou d une autre des consommateurs, y compris les enfants.Chez ces derniers, qui sont à cette période de la vie où l'on s'imprègne des structures de sa langue, les pratiques linguistiques dans les activités de consommation jouent, parallèlement aux milieux familial et scolaire, un rôle primordial dans l’acquisition et la maîtrise d une grande variété de termes et d'expressions; qu'on songe alors au tort qui peut leur être fait en plus de les priver du plaisir de découvrir les choses par eux-mêmes quand on ne respecte pas leur droit à la langue, comme c'est par exemple trop souvent le cas pour les livrets d'instructions qui accompagnent les jouets et autres cadeaux dont ils sont gratifiés.Pour la majorité des adultes, d'ailleurs, le tort peut être aussi grand, car bien peu d'entre eux ont le temps et les moyens de traduire en termes corrects ce qui leur est proposé dans un autre langue.Ce qui est en cause ici, c’est ce qu'on pourrait appeler d'une expression commode "l'ambiance'' française, ou encore la vie'' française.Pour être imprégnée de leur langue, les individus qui la parlent doivent baigner dans une ambiance linguistique qui, par osmose, fait pénétrer dans leur subconscient toutes sortes de formes et d'expressions, dont, par la suite, ils tirent profit pour exprimer ce qu'ils ont à dire.Une langue ne s'apprend pas qu'à l'école ou dans les dictionnaires; mais bien davantage par l'usage passif ou actif qu'on en fait, et ce.tout au long de la vie.Au Québec où.plus que partout ailleurs se fait sentir la pression de l'anglais, les francophones ont un pressant besoin d'avoir constamment sous les yeux les mots et les expressions par lesquelles on exprime dans leur langue les réalités de la vie au vingtième siècle.C'est une chose à laquelle ils ont droit.Et c'est un devoir de satisfaire à ce droit.Alors on peut penser que, la hausse du niveau aidant, cette langue qu'on trouve si pauvre, si détériorée, en viendra graduellement à s'améliorer.Il faut donc, dans la perspective du plein épanouissement et de la diffusion du français, accorder autant d'importance à cette partie du présent volume qu'à la précédente.Si les contraintes linguistiques sont moindres pour le consommateur francophone que pour le travailleur.il n'en reste pas moins que les effets de certaines situations particulières dans le domaine de la consommation peuvent être, à certains égards, presque aussi néfastes pour le développement de la langue chez les individus que le sont certaines situations de travail.Nous n'avons pas consacré aux acti- vités de consommation un programme d'investigation qui nous aurait permis de prendre une vue d'ensemble de la situation.C'est que.dans ce type d'activités.le problème linguistique, de par les mémoires que nous avions reçus et les plaintes dont on pouvait faire état dans le public, ne paraissait pas avoir la même acuité que dans les activités de travail.Tels particuliers ou telles associations avaient attiré notre attention sur les problèmes que posait l'usage du français dans la publicité ou dans les media d'information: tel groupe d’experts nous avait conseillé de donner des coups de sonde pour vérifier les pratiques et usages linguistiques dans certaines organisations du service: tels conseillers nous avaient suggéré, étant donné le droit positif et les us et coutumes dans l'administration publique.de concentrer nos efforts sur les services du secteur privé.Bref, en première approche, le domaine de la consommation ne s'est pas imposé à notre attention d'une façon globale, mais plutôt sous une forme morcelée, selon les problèmes particuliers qu'on y pouvait identifier.Il en est résulté des enquêtes partielles, qui.cependant, combinées avec des données déjà disponibles, nous permettent de prendre une vue satisfaisante de la situation du français dans ce vaste secteur d’activité.Une enquête globale aurait peut-être permis de lever tous les doutes.Ayant dü consacrer la majeure partie de nos efforts et de nos ressources aux communications de travail et aux droits ünguistiques.nous Dans une enquête que nous avons conduite auprès des francophones et des anglophones.nous avons tenté de mesurer le degré d’attachement à la langue, en cernant, à travers une série d'exemples précis et de circonstances de la vie courante.les problèmes qui se posent dans Tutihsation qu'on fait de cette langue au cours de l'activité de consommation ( 1 ).Les réactions des consommateurs ont été très significatives.La majorité des répondants qui ont eu des difficultés à utiliser leur langue, soit dans les banques, soit dans les restaurants ou les magasins, ou encore ailleurs.ont réagi, surtout les francophones: 71% contre 61% des anglophones.La réaction a pris diverses formes: les francophones ont exigé avant tout (54%) qu'on leur parle dans leur langue contre 31% des anglophones; les anglophones ont eu pour contre davantage tendance à requérir les services d'établissements plus accommodants, donc, de changer d’endroit, sans plus, pour obtenir les services qu'ils recherchaient.La réaction de l'acheteur qui, après s'être procuré un produit, se rend compte qu’il ne peut l’utiliser faut de livret d’instructions dans sa langue, est tout autant instructive.Quelque 27% des répondants francophones ont eu une réaction de colère en se rendant compte de la situation.Dans l’ensemble, cependant, 83% ont tenté de vérifier s'il existait une traduction française.alors que 64% se sont résignés à lire les instructions en anglais ou se sont débrouillés autrement, que 19% ont protesté, que 20% ont demandé ou exigé un livret d'instructions en français, et que 4% ont retourné l'article.Le recours à la traduction par une tierce personne a surtout été utilisé par les moins instruits (31%) alors que ceux qui avaient une instruction moyenne ou supérieure n'ont été respectivement que 17% et 12% à utiliser ce moyen.Les mêmes personnes ont pu poser plus d'un geste comme celui de lire et de protester ensuite, ce qui explique que le pourcentage total dépasse 100%.Mais c’est le secteur de l'affichage et des raisons sociales que nous avions retenu pour tenter de connaître les exi- avons pensé qu'il était possible de formuler une politique de diffusion du français dans le domaine de la consommation à partir d'un principe clair: le droit du consommateur d'être servi dans sa langue, et d'une connaissance suffisante de la situation.Pour rédiger les chapitres qui vont suivre, nous avons tiré le maximum des données que nous avons recueillies.On se rendra compte - même si nous ne couvrons pas tout le champ des activités de consommation que l'éventail des situations analysées et des recommandations formulées est suffisamment large pour qu'il s'en dégage une politique générale qui pourra être étendue à l'ensemble du domaine de la consommation.Nous examinerons d'abord la situation du français dans les relations d'affaires entre les organisations de services du secteur privé et leurs clients: ensuite, nous exposerons le résultat de nos investigations dans les communications qui émanent de l'administration pubüque ou qui sont dirigées vers elle: en dernier lieu, nous poursuivrons notre examen de la situation dans le domaine de l'information et de la publicité.Mais préalablement à cet exposé, nous con-consacrerons un bref chapitre à l’étude du degré d'attachement des consommateurs francophones à leur langue, et aux moyens qu'ils jugent les plus efficaces pour diffuser le français dans les activités de consommation.Nous serons ainsi, dès le départ, fixés sur les attitudes et les vœux de la majorité des citoyens sur ces questions.gences profondes des francophones et des anglophones sur le plan des symboles linguistiques.Nous faisions l'hypothèse que les francophones attachaient une importance particulière à la langue de l'affichage et parallèlement à celle des raisons sociales comme moyen d'affirmer le visage français au Québec.Deux questions ont été posées aux informateurs: "Pour chacune des régions suivantes (Montréal, Québec.Cantons de l'Est, Abitibi.Chicoutimi.Gaspé.Hull.Beaure et Bas-du-Fleuve) diriez-vous que les affiches et les raisons sociales devraient être surtout en anglais, surtout en français ou bilingues’’ Pour l'ensemble de la province, croyez-vous que les affiches devraient être surtout en anglais.surtout en français et surtout bilingues dans chacun des secteurs suivants: établissements commerciaux, signalisation routière, services publics d’électricité et de téléphone, lieux d'attraction touristique, hôtels et restaurants, endroits récréatifs et sportifs, établissements commerciaux?" Pour la majorité des anglophones et des francophones.les affiches et les raisons sociales de toutes les régions du Québec devraient être biüngues.Cette majorité varie, selon les régions, de 71% à 85% chez les francophones, alors que.chez les anglophones, elle oscille entre 80% et 97%.D'où une plus forte tendance chez ces derniers à vouloir rendre les affiches et les raisons sociales bilingues dans chacune des régions.Par ailleurs, une minorité importante de francophones voudraient voir les affiches et les raisons sociales surtout en français: cette minorité varie selon les régions: elle est le plus réduite à Hull ( 14% ) pour atteindre son maximum ; Québec (24%).L'ordre croissant est le suivant: Hull.14%.Montréal.15%: Cantons de l'Est.16% ; Abitibi.19% : Gaspé.21%: Beauce Bas-du-Fleuve.22%: Québec.24%.Une analyse plus poussée nous montre que cette minorité, désireuse de voir des affiches et raisons sociales unilingues françaises, se recrute principalement chez ceux qui ont 13 ans et plus de scolarité.Selon un ordre croissant, les pourcentages sont alors les suivants: Montréal.18%; Hull.23%: Cantons de l'Est.30% : Abitibi.34% : Beauce ‘ Bas-du-Fleuve.39%: Gaspé.41%: Chicoutimi.44% et Québec.49'1.Dans l'ensemble cependant (87% des répondants!, qu'on soit francophone ou anglophone, on exprime le désir d'avoir des affiches bilingues dans tous les lieux, secteurs d’activités ou types d'établissements ou de communications qui ont été mentionnés: établissements commerciaux.signalisation routière, services publics comme l'électricité et le téléphone.lieux d'attraction touristique, hôtels et restaurants, endroits récréatifs et sportifs.Le souhait est massif et sans ambiguité.On compte même que le souhait pourrait être transformé en réaüté d'ici les cinq prochaines années.Par exemple, 69% des francophones croient que ce sera le cas pour les hotels et les restaurants; ils sont 67% à le penser pour les lieux d'attraction touristique et la signalisation routière; 65% pour les endroits récréatifs et sportifs; et 61% pour les établissements commerciaux.Les autres francophones croient, pour la plupart, que leurs désirs se réaliseront dans 5 ou 10 ans.Les anglophones, de leur côté, expriment leurs désirs quelque peu différemment.Ils sont, contrairement aux francophones, quelque 8% à 12% à croire que leurs désirs sont déjà réalisés.Ils sont beaucoup moms nombreux que les francophones à penser que les choses se feront d’ici cinq ans, étant plus portés qu'eux à repousser la réalisation au-delà de dut ans.Poussant plus loin notre investigation.nous avons demandé aux informateurs de juger des meilleurs moyens d'assurer ia diffusion du français dans les activités de consommation.Nous leur avons proposé les moyens suivants: a ( la bonne volonté des gens b) l'intervention de l'Etat c) l'amélioration du français à l'école di le français comme langue de travail e) des affiches et des raisons sociales françaises f) des relations étroites avec les pays de la francophonie g) l'action des média d'information h) la collaboration de la grande entreprise Tous ces moyens, les francophones les ont jugés soit excellents, soit très bons ou bons, alors qu'en général les anglophones se sont montrés plus réticents à l'endroit de certains d'entre eux et très réticents pour d'autres (Tableau II.1) Les deux groupes s'accordent cependant pour reconnaître à l'amélioration du français à l'école le rôle le plus impor- tant pour promouvoir l'usage du français au Québec.Pour le reste, les anglophones attribuent à la bonne volonté des gens le second rang.et.fait à signaler, le dernier rang au français comme langue de travail.Les francophones, eux.accordent à l'action des media d'information la seconde place comme moyen de promouvoir le français, alors que les relations étroites avec les pays de la francophonie occupent la dernière place.Dernier fait à retenir, l'intervention de l'Etat figure en très bonne place chez les francophones, mais n'occupe qu'un rang modeste chez les anglophones.Revenant à la charge sur ce dernier moyen, important à nos yeux comme à ceux de nombreux pétitionnaires qui nous avaient suggéré de présenter des recommandations dans ce sens, nous avons posé la question suivante à nos informateurs: "Croyez-vous que le Gouvernement du Québec doive intervenir pour favoriser l'usage du français au Québec dans les secteurs suivants'’" en donnant à la suite la liste des secteurs.Les réponses provenant des deux groupes linguistiques diffèrent du tout au tout.En effet, la grande majorité des francophones (de 73% à 81% ) désirent l'intervention du Gouvernement du Québec alors qu'il n'y a que le tiers environ des anglophones (de 23% à 37% i à souhaiter une telle intervention.Les francophones les plus instruits sont aussi les plus nombreux à favoriser l'intervention du Gouvernement, alors que c'est l'inverse chez les anglophones, tout particulièrement dans les domaines des affiches et des raisons sociales, des media d'information et de la langue d'enseignement.C'est dans le groupe des anglophones les moins instruits qu'on trouve des opinions qui se rapprochent le plus de celles des francophones.Enfin, la majorité des francophones (69' -1 favorise l'intervention gouvernementale dans tous les secteurs mentionnés, alors que chez les anglophones, c'est l'inverse qui se produit (Tableau II.2).Au terme de cette incursion sommaire du côté des comportements et des attitudes des consommateurs vis-à-vis la langue française dans les activités de consommation, et des opinions qu'ils professent sur les meilleurs moyens d'en assurer la diffusion, il semble qu'on puisse tirer une double conclusion : à savoir que les francophones manifestent clairement le désir d'être servis dans leur langue mais sans vouloir pour autant empêcher les anglophones, et sans doute dans certains cas les membres du tiers groupe, d'être servis dans la leur; et que.pour réaliser ce désir, ils pensent.à une forte majorité, qu'une action du Gouvernement s'impose.D'une part, cette attitude raisonnable nous parait rejoindre spontanément un princupe généralement admis, à savoir que le client a le droit d'être servi dans sa langue; d'autre part, les opinions exprimées touchant l'intervention du Gouvernement, nous paraissent rejoindre le principe que nous avons posé dans la première partie du volume, sur la nécessité d une action gouvernementale pour assurer au français prestige, plein épanouissement et diffusion dans tous les secteurs d activité.Aussi, nous croyons-nous justifiés.dès le départ, de faire au Gouvernement une recommandation générale touchant les droits linguistiques du consommateur.recommandation qui servira à toutes celles que nous formulerons par la suite.Nous recommandons que, dans la loi sur le statut des langues, le gouvernement établisse le droit du consommateur d'être servi en français sans pour autant empêcher qu'il le soit en anglais, s’il le désire.Le principe ci-dessus formulé devrait trouver une application dans tous les types de communications qui ont pour objet la consommation de biens ou de services, mais non sans recevoir des formulations variées selon les types de communication.Nous en donnerons quelques exemples au fur et à mesure que nous exposerons certaines situations qui ont davantage retenu notre attention Ces formulations auront pour objet, soit de préciser la règle générale que nous venons d énoncer, soit d'en faciliter (application l TABLEAU 11.1 Jugement des francophones et des anglophones sur l’importance qu'ils accordent à divers moyens pour promouvoir l'usage du français au Québec Moyens de promotion Indice chez les anglophones francophones a) la bonne volonté des gens 68 68 b) l’intervention de l’Etat c) l’amélioration du français 43 67 à l’école 69 72 d) le français comme langue de travail e) des affiches et des raisons 38 67 sociales françaises f ) des relations étroites avec 45 64 les pays de la francophonie g) l’action des media d infor- 40 55 mation 53 71 h) la collaboration de la grande entreprise 55 69 î < x \ i TABLEAU II.2 Distributions procentuelles des francophones et des anglophones selon un indice de désir de voir intervenir le gouvernement du Québec pour favoriser l’usage du français dans divers secteurs (*) francophones % anglophones % Aucun secteur 12 51 1 - 2 secteurs 3 11 3 - 4 secteurs 5 14 5 - 6 secteurs 11 8 7 - 8 secteurs 69 17 * Cet indice a été composé en faisant la somme des réponses affirmatives.Les 8 secteurs considérés sont l'affichage et les raisons sociales, les média, la langue de travail, les immigrants, l’enseignement, les services publics, les manuels et l’étiquetage.I- Le degré d'attachement des consommateurs francophones à leur langue et les moyens de diffuser le français dans les activités de consommation 16 • Le Devoir, samedi 1 7 février 1973 ll< Les pratiques linguistiques dans les entreprises de services du secteur privé INTRODUCTION Etant donné l’ampleur des services fournis à la population par le secteur rivé, qui rejoint chaque jour des mil-ons de Québécois, il nous était impossible de faire une étude complète des pratiques linguistiques de l'ensemble des organismes de services dans oe secteur.Des spécialistes nous ont donc conseillé de prendre une vue générale de la situation et de ne retenir ensuite que quelques secteurs clef pour y effectuer des enquêtes plus poussées.Notre investigation a donc dépassé les limites d’un simple coup d’oeil et nous a permis dans plusieurs sous-secteurs de fai”-re une étude assez approfondie.Pour étudier les pratiques linguistiques de l’entreprise privée dans ses communications avec les clients-individus, nous avons fait faire deux enquêtes.La première.conduite par le Centre de recherches sur l’opinion publique (CR OP) a été effectuée dans le secteur commercial et financier (2).tant auprès de la clientèle que d'informateurs clef du milieu des affaires.Nous nous sommes volontairement limités à quatre types d’établissements, et à une région, celle de Montréal.Après une pré-enquête.notre choix s’est porté sur les établissements suivants: les banques.les grands magasins, les compagnies de prêt et les compagnies d’assurance.Les deux principaux critères qui nous ont guidés ont été l’importance et l'hétérogénéité linguistique de la clientèle impliquée quotidiennement dans ce genre de commerce.La deuxième enquête, conduite par la société Sorécom.ne s’adressait qu'aux clients et visait à déterminer les problèmes de communication qu’ils avaient pu avoir dans certains types d’établissements.comme les banques, les restaurants et les magasins (3).A ces deux enquêtes principales s’en sont ajoutées d’autres de moindre envergure, que nous avions confiées à notre Service de la recherche, ou qui avaient été effectuées par l’Office de la langue française et dont celui-ci a mis gracieusement les résultats à notre disposition.Ces enquêtes ont porté sur les raisons sociales.la publicité par affichage, l’affichage dans la ville de Montréal, le visage linguistique des rayons de jouets, et l'étiquetage et la publicité dans les magasins de la ville de Québec.Des colloques ont également été tenus sur des sujets plus spécifiques.Enfin, l’inventaire des législations d'ordre linguistique.effectué par Me Claude-Armand Sheppard pour le compte de la Commission nous a été d’un grand secours pour les aspects d'ordre juridique des questions que nous avions à traiter.Nous utiliserons ces différentes données dans les pages qui vont suivre.Après avoir traité brièvement de la législation et de la juridiction provinciale en matière de langue des affaires, nous examinerons les problèmes qui se posent, dans le secteur privé, au niveau des communications individuelles et des communications générales.A) La législation québécoise en matière de langue des affaires La langue des affaires désigne essentiellement la langue des communications écrites ou verbales entre une entreprise et sa clientèle actuelle ou éventuelle.L'expression englobe également la langue des contrats, des conventions et des autres documents émis par l'entreprise.Nous allons dire un mot des communications écrites que représentent les raisons sociales, la publicité et les contrats.De façon générale, la langue des raisons sociales au Québec n’est pas réglementée sauf que le législateur a prévu la possibilité d’utiliser les versions française et anglaise du même nom.Il arrive, de façon exceptionnelle, que l’adoption d’un nom français soit obligatoire, mais c'est sous réserve du droit d'utiliser une version correspondante dans une autre langue.La langue de la publicité n'est guère plus réglementée que la langue des raisons sociales.Cependant, depuis quelques années, on assiste à l’ébauche d’une politique de réglementation de la langue des étiquettes ou inscriptions sur les produits de consommation.Divers règlements exigent des inscriptions bilingues sur les étiquettes figurant sur les succédanés de produits laitiers, sur les produits agricoles et sur les aliments, mais la validité de ces dispositions est actuellement contestée devant les tribunaux.Un grand nombre de produits, tels les produits hygiéniques.les produits de beauté, les médicaments.les jouets, et tous les appareils ménagers échappent cependant à ces réglementations.Quant à la langue des contrats, la plus grande liberté linguistique la ca- ractérisait jusqu'à ces derniers temps.11 existe bien un article du Code civil qui exige que les billets et autres documents émis par les transporteurs publics ou les compagnies de télécommunication et d’énergie électrique soient bilingues, mais c’est avec la Loi de la protection du consommateur, adoptée en 1971, que le législateur a véritablement commencé à intervenir dans le domaine des contrats.Il est prévu dans une disposition que tout contrat visé par la loi doit obligatoirement avoir une version française, mais rien n’empêche, qu’à la demande du consommateur, il soit rédigé en anglais, ou encore, qu’il soit présenté en deux versions.En juin 1972.le Gouvernement a déposé un projet de loi concernant les activités immobilières, qui comporte des dispositions analogues relativement aux prospectus et aux contrats immobiliers.L'on assiste donc sans doute aucun à l'ébauche d’une politique linguistique dans ce domaine.B) La juridiction québécoise en matière de langue des affaires La constitution du pays ne traite pas de la langue des affaires.L'on peut donc affirmer que la juridiction sur les incidences linguistiques de ces activités dépendra du pouvoir de réglementation des activités elles-mêmes.Selon qu'un champ est sous la juridiction fédérale ou sous la juridiction provinciale.le Parlement ou l'Assemblée nationale pourra prescrire la langue de communication avec le public.D'importants secteurs du monde des affaires tombent sous la juridiction fédérale.C’est le cas du commerce interprovincial et international, des banques.de l'aéronautique, de la navigation.des transports interprovinciaux, des télécommunications, des marques de commerce et de quelques autres secteurs encore.Mais dans tous les domaines qui relèvent du pouvoir provincial - et ils sont très nombreux - le Gouvernement du Québec peut légiférer quant à la langue de communication avec le public.Il devra cependant tenir compte dans chaque cas des restrictions imposées par la juridiction fédérale.C) Les communications individuelles Au cours d une activité de consommation.il peut s'établir des communications individuelles et des communications générales.Les communications individuelles servent à établir des relations orales ou écrites entre une organisation distributrice de biens ou de services et un client déterminé; elles peuvent prendre la forme de communications "face-à-face", de communications téléphoniques ou encore de communications écrites non standardisées.Les communications générales sont celles qui se déroulent de façon anonyme lorsqu'une organisation distributrice de.biens ou de services s'adresse au public en général ou à un groupe de clients actuels ou éventuels.C'est à ce type de communications qu'on a affaire lorsqu'un établissement publie et distribue un catalogue en vue de faire connaître ses produits: lorsqu’il affiche sa raison sociale: ou encore, lorsqu'il imprime des modes d'emploi ou des livrets d'instructions pour joindre à la marchandise qu'il offre au client.1) La situation dans les communications individuelles Pour étudier les difficultés que les clients ont pu éprouver, .individuellement.dans l'utilisation de leur langue au cours de certaines activités de consommation, nous ferons d'abord appel aux données recueillies dans l'enquête conduite par Sorécom (4).Un premier tableau (le tableau II.3), nous permet de constater que.dans leurs communications individuelles, les francophones sont moins nombreux que les anglophones à avoir éprouvé des difficultés à se faire servir dans leur langue.Seulement 13% des francophones contre 26% des anglophones ont déclaré avoir éprouvé de telles difficultés.Chez les anglophones comme chez les francophones.le pourcentage des insatisfaits augmente avec le niveau d'instruction.Cest avant tout contre les restaurants et les magasins que les informateurs ont manifesté leur mécontentement (70% des francophones et 57%r des anglophones): les banques semblent offrir un meilleur service sur le plan des communications.puisque seulement 17% des informateurs de chacun des groupes ont déclaré avoir eu à élever des protesta- TABLEAU H.3 - Au cours des six derniers mois, vous est-il arrivé d’avoir de la difficulté à vous servir du français dans une situation ou une autre à l’intérieur du Québec, par exemple en faisant affaire avec une banque, dans un restaurant, etc.?- During the past six months, have you ever had any difficulty when using English in some situations, within the Province of Quebec, for instance, when doing business with a bank, in a restaurant, etc.?Francophones Anglophones Années d’étu- des 0-9 10-12 13 + Total 0-9 10-12 13 + Total Nombre de ré- pondants (436) (269) (159) (864) (62) (110) (69) (241) % % % % % % % %‘ Oui 7 19 26 13 14 24 50 26 Non 93 81 74 87 77 76 50 71 Pr • ’ - * 8 * 3 Total 100 100 100 100 99 100 100 100 lions contre le traitement qu’on leur faisait subir (Tableau II.4).L’agglomération montréalaise figure d'emblée comme la région du Québec où les problèmes de communication entfe les clients et les organisations de services se font les plus nombreux: 69%.des informateurs francophones ont eu lieu de se plaindre et 79% des informateurs anglophones se sont trouvés dans le même cas.Il est clair que l’importance numérique des deux groupes linguistiques dans la région métropolitaine en fait un lieu tout désigné pour les conflits linguistiques.Ces faits montrent qu'il y avait intérêt à enquêter dans la région de Montréal sur les pratiques linguistiques avec la clientèle dans des organisations de services, comme les banques, les grands magasins, les compagnies de prêt et les compagnies d'assurance.D’où l’enquête menée par le Centre de recherches sur l’opinion publique (CROP).Cette enquête a fait ressortir les usages linguistiques suivants: dans les magasins à rayons multiples.il y a adaptation linguistique à la clientèle, mais sur une base institutionnelle et non individuelle: - dans les compagnies de prêts personnels, il y a prédominance du français comme langue de communication avec le client, doublée cependant d’une adaptation linguistique à la clientèle: la publicité et les contacts sont rédigés dans les deux langues: - dans les banques, on accorde une grande attention à la langue du client, les communications se faisant en français ou en anglais selon que la clientèle se compose majoritairement de francophones ou d’anglophones; , - le secteur des assurances se caractérise par une grande adaptation linguistique dans les rapports clients-services; il s’y pratique une sorte de ségrégation, en ce sens que les agents francophones se réservent une clientèle francophone, les anglophones agissent de façon identique.2) Évolution de la situation Les francophones ont dû livrer de nombreuses batailles - dont certaines furent célèbres - pour obtenir le respect de leur langue comme consommateurs.tant dans le secteur public que dans le secteur privé.On se rappelle leurs revendications pour obtenir l'émission de monnaie, de timbres-poste et de chèques bilingues.Il a fallu la loi Lavergne pour obliger sept catégories de compagnies dont les services sont d’utilité publique.à mettre à la disposition de leur clientèle, au Québec, des titres et des documents imprimés dans les deux langues.On a fréquemment dénoncé dans les journaux français l'unilinguisme anglais dont la pratique était courante dans de nombreux établissements financiers et commerciaux, à Montréal tout particulièrement.Les choses ont changé assurément.Nous avons tenu à mesurer la perception que les consommateurs québécois avaient de ce changement.Trois questions leur ont été posées à cet effet.La première se formulait ainsi: ' Comparativement à ce qui se passait il y a cinq ans au Québec, diriez-vous que maintenant, vous personnellement, êtes généralement moins contrarié (e).plus contrarié (e) ou aussi contrarié (e) du point de vue de l'utilisation du français?" Les deux autres questions étaient formulées de la même façon, mais en insistant que plus sur l'expérience des répondants mais sur celle des groupes canadiens-français et canadiens-an-glais.Que leur témoignage porte sur leur expérience ou celle de leur groupe, les francophones sont plus nombreux à dire qu'ils sont moins contrariés actuellement qu'ils ne l’étaient il y a cinq ans du point de vue de l’utilisation du français au Québec.Ce témoignage est le fait de tous les groupes de francophones, quel que soit leur niveau d'instruction, et il est valable pour tous les secteurs d'activité investigués.Chez les anglophones, la tendance est plutôt de reconnaître que le groupe subit de plus en plus de contrariétés dans ses communications de consommation.Ceux qui perçoivent une augmentation des difficultés à utiliser l’anglais sont plus nombreux que ceux qui perçoivent une diminution de ces difficultés.Les francophones eux-mêmes ont une perception identique des difficultés croissantes des anglophones à utiliser leur langue au Québec, tandis que les anglophones partagent le sentiment des francophones sur l’évolution favorable de la situation à leur endroit.3) Analyse de la situation Notre première enquête nous a montré que seulement 13% des francophones interviewés ont éprouvé des difficultés à se faire servir dans leur langue.C’est un pourcentage qui.pris hors contexte, semble peu élevé en comparaison des 26% d'anglophones qui ont éprouvé les mêmes difficultés.En faisant appel à l’importance numérique des groupes, on se rend compte cependant que ce sont les francophones qui sont perdants puisqu'ils sont encore 13% à subir des contrariétés alors que les anglophones sont 74%, dans le Québec.à avoir affirmé qu'ils n’éprouvaient aucune diffculté à faire affaire en anglais.La situation apparaîtrait beaucoup plus normale si les francophones n'avaient qu’exeeptionnellement à se servir d’une autre langue que la leur pour se procurer des biens ou des services.Si nous passons à des activités spécifiques comme celles qui consistent à faire affaire avec une banque, un restaurant ou un magasin - nous pouvons constater qu’au cours des six derniers mois, les francophones ont éprouvé dans certains cas beaucoup de diffifulté à se faire servir dans leur langue.En faisant affaire avec une banque, c'est 17% de francophones qui ont subi des contrariétés.soit un pourcentage identique à celui des anglophones.Dans un restaurant ou un magasin, c’est 70% de francophones qui ont été frustrés de leur droit en regard de seulement 57% d’anglophones qui se sont trouvés dans la même situation.Ce qui donne à penser que dans le domaine de la consommation comme dans celui du travail, les anglophones, au moins dans certaines situations, sont plus favorisés que les francophones Ceci montre bien l’existence d’un déséquilibre manifeste dans l’utilisation des langues par chacune des deux communautés linguistiques.Si la situation d’ensemble n'est pas davantage critique pour le francophone, c’est, comme nous l'avons déjà signalé.à cause du double réseau d'institutions.Dans le domaine bancaire par exemple, il s'exerce une certaine ségrégation naturelle entre les clientèles.Ainsi, il y a des banques qui.de réputation, sont francophones et d’autres, anglophones.Les francophones feront donc affaire plutôt avec les premières et les anglophones avec les secondes.Chacun est alors servi dans sa langue.Mais le client, tant francophone qu’anglophone.pourra éprouver des difficultés à obtenir des services dans sa langue s’il pénètre dans l’univers bancaire de l’autre.A ce moment, il n’obtiendra satisfaction dans ses communications d’affaires que si l’établissement est en mesure de pratiquer le bilinguisme.Ce même phénomène de la ségrégation, nous le retrouvons dans le domaine de l’assurance-vie.alors que l'enquête nous a appris que la majorité des agents francophones se contentaient d’une clientèle francophone et qu’à l’inverse, les clients francophones confiaient plutôt leurs problèmes d’as-surance-vie à des agents francophones.Il en est de même pour les anglophones.tant clients qu’agents.En somme, la situation faite aux francophones n est pas totalement satisfaisante.Elle le serait encore moins si n’existait pas ce double système d’institutions et de services qui permettent à la majorité d’utiliser largement sa langue dans les activités de consommation.Il paraîtrait normal cependant que.partout au Québec, le francophone puisse bénéficier de tous les services qu'offre l’entreprise privée en n'ayant pas à utiliser d'autre langue que la sienne.4) Des propositions de changement Comme consommateur et comme membre de la majorité au Québec, le client francophone devrait être servi dans sa langue.Il importe que le Gouvernement établisse clairement ce principe et qu'il l'énonce comme un objectif qui doit être réalisé à court terme.Nous recommandons au gouvernement de proclamer le droit du client francophone.dans les activités de consommation se déroulant dans le secteur privé, d’être servi dans sa langue, partout au Québec, tant dans ses communications écrites que dans ses communications orales.En pratique, la politique devrait être la suivante: toutes les entreprises de services du secteur privé qui tirent profit de la confiance que leur accorde le public québécois devraient offrir leurs services et leurs produits en français à la clientèle francophone et communiquer verbalement et par écrit en français avec les clients francophones.Pour atteindre cet objectif, il y a un premier moyen qu'il faudra employer si l'on veut être logique et réaliste.Il s'agit de rendre obligatoire la connaissance d'usage de la langue française pour tous ceux qui.au Québec, sont susceptibles.de par leurs fonctions, d'entrer en communication avec un client.Nous recommandons que le gouvernement du Québec prenne les mesures qui s'imposent pour que tout employé du secteur privé qui, de par ses fonctions, est susceptible d’entrer en contact avec un client ait une connaissance d'usage de la langue française.Il faut cependant des délais.On ne peut s’attendre en effet à ce que tous les anglophones, actuellement en contact avec la clientèle, puissent du jour au lendemain maîtriser le français.Par ailleurs, il ne faut pas trop tarder à mettre en vigueur une mesure qui s'impose.Aussi croyons-nous raisonnable de proposer un délai de cinq ans à l'intérieur duquel les entreprises privées de services devraient prendre les moyens pour atteindre l'objectif énoncé dans la recommandation précédente.Nous recommandons qu’un délai maximum de cinq ans soit accordé aux entreprises privées de services pour généraliser l’emploi du français dans leurs communications directes, aussi bien écrites que verbales, avec le client francophone.La politique que nous proposons aura pour effet de généraliser l'emploi du français avec la clientèle francophone.Il pourra quand même se présenter des cas où le client ne pourra obtenir satisfaction.Il devrait pouvoir alors porter plainte auprès du Commissaire aux langues dont nous avons proposé la nomination dans la première partie de ce volume.Toutefois, il ne devrait pouvoir le faire qu'une fois écoulé le délai de cinq ans que nous venons de proposer.Il ne serait pas sage de procéder autrement.Le Gouvernement ne devrait d’ailleurs étendre la juridiction du Commissaire aux langues sur le secteur de la consommation qu'après avoir pris conseil de la Commission pour la diffusion de la langue française.Nous recommandons au gouvernement de n’étendre la juridiction du commissaire aux langues sur les droits linguistiques relatifs aux activités de consommation qu’une fois écoulé un délai de cinq ans après l’établissement de ces droits, et après avoir pris conseil de la commission pour la diffusion de la langue française.' D) Les communications générales Nous venons d'étudier les problèmes que posent les communications individuelles entre un client et une entreprise de services.Nous traiterons maintenant des communications qui ont lieu entre un établissement et un groupe de clients actuels ou éventuels.Nous porterons notre attention tout particulièrement sur les modes d’emploi qui accompagnent les produits, ainsi que sur l'étiquetage, les raisons sociales, l'affichage et les contrats de nature commerciale.1) Les modes d'emploi L’enquête effectuée par Soréfom nous a montré que les francophones sont pri- vés très fréquemment de livrets d’instruction rédigés dans leur propre langue.En effet, 42% des francophones interrogés ont affirmé qu'au cours des douze derniers mois, il leur était arrivé d’acheter au Québec un article ou un produit dont le mode d’emploi était rédigé uniquement en anglais.Chez les anglophones.seulement 20%> disent avoir subi un préjudice analogue, l'écrit étant rédigé uniquement en français.Près du tiers des francophones ont déclaré avoir été lésés dans leur droit cinq fois ou plus durant les douze derniers mois.Quoi qu'il en soit dex explications qu’on puisse fournir, il est anormal que plus de 40% des cinq millions de consommateurs francophones ne puissent toujours obtenir avec les produits qu’ils achètent, des livrets d'instruction ou des modes d’emploi rédigés dans leur langue.C'est là chose absolument élémentaire.Et ce n’est pas à l'honneur des distributeurs de biens ou de services de ne pas l'avoir encore compris.A notre sens, le Gouvernement du Québec doit agir sans tarder.car il s'agit là d'un des droits les plus évidents du consommateur francophone.Cette action ne doit pas avoir pour but d’empêcher l'utilisation de la' langue anglaise.Bien au contraire, car le droit du consommateur anglophone doit être tout autant protégé.La règle, c’est que.quelle que soit la formule adoptée, il doit y avoir place pour le français dans les documents du type "mode d’emploi" qui accompagnent mainte marchandise ou encore, l’offre de différents services.Nous recommandons au gouvernement de prendre des mesures pour que, d’ici cinq ans, dans tous les documents qui décrivent les biens ou les services offerts, tels les livrets d’instruction ou les modes d’emploi, l’usage du français soit obligatoire et qu’aucun texte rédigé dans une ou plusieurs autres langues n’occupe une place plus importante que le texte rédigé en français.La règle que nous venons d énoncer ne devrait pas recevoir une application stricte dans tous les cas.Nous croyons que la politique de la généralisation de l’utilisation du français pour les documents du type "mode d'emploi" devrait valoir surtout pour la vente de la marchandise courante ou l'offre de services réguliers dans le cours ordinaire des affaires.Pour les cas d'espèce, il devrait être prévu des exceptions.2) L'étiquetage et l'emballage Le 15 mars 1967.le Gouvernement du Québec adoptait un règlement sur les aliments (décret ministériel 683) dont l'article 38 établissait, pour la première fois au Québec, la règle de l'usage obligatoire du français dans l'étiquetage des produits alimentaires distribués sur le territoire de la province.Le deuxième alinéa de cet article se lit en effet comme suit: "Dans toute inscription, l'usage du français est obligatoire et aucune inscription rédigée en une autre langue ne doit l’emporter sur celle rédigée en français.Cette règle ne s'applique pas à un document accompagnant la vente et rédigé dans la langue de l'acheteur." Les entreprises de production et de distribution des aliments se sont soumises de bon gré à la nouvelle règle.C'est par milliers que les projets d'étiquettes bilingues ont été.avant leur impression finale, soumis pour approbation - par le service de la Loyauté des ventes - au ministère de l'Agriculture du Québec à qui incombe la responsabilité de faire appliquer le règlement.Graduellement, les inscriptions unilingues anglaises sur les étiquettes des produits alimentaires ont fait place à des inscriptions bilingues où le français figure à côté de l'anglais.Cependant, il y a encore des inscriptions où l'on n'observe pas la règle comme le font voir les poursuites intentées à certains distributeurs par des consommateurs.Dans les domaines autres que celui de l'alimentation, c’est la plus grande liberté qui règne.Une enquête photographique effectuée dans plusieurs magasins à l'occasion de la période de Noël nous a permis de voir de nombreux étalages où des jouets et des jeux éducatifs s'offraient au regard dans une présentation faite uniquement en langue anglaise par les différents producteurs.(5).Il en allait de même à peu de chose près, des livrets d'instructions qui accompagnaient ces diverses marchandises.Il y a eu certes amélioration au cours des toutes dernières années, en particulier pour les jeux éducatifs.Mais il est inconcevable qu'on laisse se perpétuer une telle manière d'agir, qui.à notre sens, cause le plus grand tort aux enfants sur le plan linguistique.Comment veut-on qu'un enfant apprenne et retienne le mot "camion" quand le jouet avec lequel il s'amuse lui est présenté sous le vocable de "truck"?La langue de l’emballage et de l'étiquetage est au fond celle qu'utilisent le producteur et le vendeur dans l'offre qu'ils font de leur marchandise au client.La règle générale que nous avons établie.où est affirmée la primauté de la langue du client, doit jouer.C’est pourquoi il nous semble que la politique linguistique qui était justifiée pour les produits alimentaires, l’est également pour tous les produits de consommation courante offerts aux consommateurs québécois: produits hygiéniques, produits de beaute, médicaments, appareils ménagers.jouets, outils de travail, etc.Nous recommandons que.dans toute inscription faite sur un produit de consommation ou sur son emballage, l’usage du français soit obligatoire et qu’aucune inscription rédigée dans une autre langue ne l’emporte sur l’inscription rédigée en français.Cependant, il peut y avoir des exceptions à cette règle générale.Le gouvernement du Québec en a prévu par exemple pour son règlement sur les aliments: les produits vendus par la Société des alcools du Québec ne sont pas assujettis pour l’étiquetage à l’obligation de l’inscription en français.Pour les produits importés en effet, de telles exceptions sont probablement inévitables, si l’on tient compte de la juridiction du gouvernement du Québec.Seul le gouvernement fédéral serait en mesure d’agir efficacement pour imposer une plus large utilisation du français sur les produits d’importation.Pour exiger des inscriptions dans les deux langues sur les étiquettes de tels produits, le gouvernement fédéral pourrait arguer auprès des producteurs et des importateurs, qu'il leur offre un marché de quelque 22 millions de consommateurs.Ayant juridiction dans le domaine de l'importation et pouvant exercer certaines pressions par le biais des droits de douane, le gouvernement central est en réalité le seul qui puisse imposer l'usage du français sur les produits de consommation importés et vendus au Québec.Il nous semble que la politique du bilinguisme qu'il pratique l'invite à agir dans ce sens.Il nous paiaft que le système actuel de poursuites automatiques pratiqué dans le cas des infractions au règlement sur l'étiquetage des produits alimentaires, devrait être abandonné.La variété des produits vendus dans les grandes entreprises et les nécessités du commerce rendent impossible une application rigide de ce règlement; s'il y a lieu d'entreprendre des poursuites, c’est le gouvernement lui-même qui devrait en prendre l'initiative.Il serait d'ailleurs souhaitable que toute poursuite soit obligatoirement précédée d'une mise en demeure de la part de l'autorité gouvernementale: si cette mise en demeure n'est suivie d'aucun effet, il y aurait alors lieu de prendre action contre le contrevenant.3) Les raisons sociales La langue des raisons sociales peut contribuer pour beaucoup à la création d'une ambiance favorable ou défavorable à l'épanouissement et à la diffusion de la langue française au Québec.Or.à la fin de 1969.au Québec, on se trouvait dans la situation où.sur 116.833 organismes.seulement 2.752 (associations, coopératives et caisses d'épargne ) étaient légalement obligés d'avoir au moins une version française de leur nom.sans toutefois être tenus de l'utiliser L'étude des lois qui donnent naissance aux organismes privés fournit la clef de cette situation.D'une part, il y a une grande disparité dans les dispositions législatives qui régissent le choix de la langue d'un nom: selon la nature de l'organisme à créer, certaines lois prévoient que le nom devra en être anglais et français, ou aura obligatoirement une version française: d'autres lois ne contiennent aucune disposition sur cette question.D'autre part, les règlements sont très discrets sur la formulation des noms et sur leur qualité, c'est-à-dire sur leur conformité avec l'esprit de la langue utilisée.Il paraît donc impérieux d'établir une politique linguistique unique pour le choix du nom d'un organisme privé.Nous recommandons que le gouvernement du Québec n’ait qu’une seule politique en ce qui concerne le choix des noms de tous les organismes privés créés sous l’empire de ses propres lois.Quelle devrait être cette politique linguistique?Il nous semble que pour créer cette nécessaire ambiance française par le truchement des raisons sociales.on devrait, dans la désignation des organismes privés, accorder à la langue française toute la place qui lui revient au Québec, sans pour autant exclure les autres langues.Pour établir cette place, on pourrait se fonder sur les dispositions législatives déjà existantes qui sont les plus favorables au français.Dans cette perspective, les dispositions de la Loi des associations coopératives et de la Loi des Caisses d'épargne et de crédit pourraient servir de modèle.Voici comment elles sont formulées: Une association ne peut être constituée que sous un nom français ou sous un nom comportant une version française." (6) "Une Caisse ne peut être constituée que sous un nom français ou un nom comportant une version française." (7) Nous recommandons au gouvernement de prendre des mesures pour que tout organisme privé constitué en vertu des TABLEAU 11.4 Pourriez-vous me dire si vous avez eu de la difficulté à vous servir du français dans les situations suivantes durant les 6 derniers mois?During the past 6 months, could you tell us whether you have had any difficulty in the following situations?1 J Francophones Anglophones Oui, j’ai eu delà 0-9* 10-12 13 + Total 0-9 10-12 13 + Total difficulté (33) (55) (41) (129) (9) (34) (23) (66) % % % % % % % % 1) en faisant affaire avec 20 10 21 17 * * 22 22 17 une banque 2) dans un restau- rant ou un ma- 61 62 89 70 44 79 43 57 gasin 3) dans mon travail quotidien * 35 49 52 46 - 14 2 6 * Années d’études * * Moins de 1% ».I % >! I I l I lois du Québec ait un nom (ranvais, sans exclure pour autant des versions de ce nom dans d’autres langues.Nous recommandons au gouvernement de prendre des mesures pour que tout organisme privé utilise, au Québec, soit son nom français, soit à la fois son nom et la version française de son nom.En ce qui concerne les organismes déjà créés, qui ne possèdent qu'un nom anglais, il sera difficile de procéder autrement que par étapes.Un changement de nom peut entraîner directement ou indirectement des dépenses considérables: qu'on pense à la publicité, aux enseignes, au papier officiel, etc.Mais il n en reste pas moins, semble-t-il.qu'il serait souhaitable que.dans des délais relativement brefs, les organismes désignés uniquenient en anglais, donnent à leur nom une version française.Tous les frais occasionnés par cette opération devraient être assumés par l'Etat, de façon que rien dans la nouvelle disposition n’apparaisse comme un préjudice prenant source dans une forme de rétroactivité.Nous recommandons que tout organisme déjà créé en vertu des lois du Québec.qui n'a pas de nom français ou dont le nom anglais n’a pas de version française, puisse se donner sans frais, dans le délai d’un an après la passation de la loi.un nom français ou une version française de son nom.S'agissant des délais nécessaires pour que les organismes privés soient en mesure d’utiliser leur nom français ou la version française de leur nom anglais, il nous paraît, étant donné les coûts dont nous avons fait état, que les délais devraient être suffisamment longs pour que le fait de se conformer à la nouvelle réglementation soit compatible avec les moyens financiers des divers organismes.Il nous semble même que.pour faciliter l'opération, la participation financière du gouvernement ne devrait pas être exclue.Nous recommandons au gouvernement de prendre des mesures pour que tout organisme déjà créé en vertu des lois du Québec soit tenu, dans un délai de cinq ans, d'utiliser au Québec son nouveau nom français ou la version française de son nom ou à la fois son nom anglais et sa version française.Nous ne pouvons terminer cet exposé sur les raisons sociales sans dire un mot de la Loi des déclarations des compagnies et sociétés, qui apparaît inadaptée aux besoins de la politique que nous proposons: elle est administrée par le ministère de la Justice, alors que la surveillance de la plupart des organismes privés, coopératifs ou non.est du ressort du nouveau ministère des Institutions financières, des compagnies et des coopératives: elle oblige celui qui.par exemple, veut créer une société commerciale, à faire enregistrer le nom de celle-ci dans les 32 districts judiciaires du Québec s'il veut faire affaire dans toute la province; elle oblige le protonotaire à enregistrer la déclaration d'une société déjà créée et dont la raison sociale est déjà déterminée, ne lui laissant alors aucun contrôle sur le choix des raisons sociales et sur leur qualité linguistique; elle ne comporte aucune prescription quant à la langue dans laquelle une raison sociale doit être formulée: elle ne met pas à la disposition des protonotaires les services spécialisés qui leur permettraient d'exercer une action bénéfique sur la qualité linguistique ou autre des raisons sociales.Pour pallier certaines de ces déficiences et apporter les correctifs qui s'imposent, il faudrait que le ministère à qui est dévolue la surveillance des organismes privés, administre aussi la loi qui régit la déclaration des compagnies et des sociétés: il faudrait également, pour améliorer la qualité linguistique des raisons sociales, que celles-ci soient approuvées avant la naissance des sociétés et non après.Nous recommandons que le ministère des institutions financières, compagnies et coopératives soit chargé de l'administration de la Loi des déclarations des compagnies et sociétés.Nous recommandons qu’aucun organisme et qu’aucune personne assujettis à la Loi des déclarations des compagnies et sociétés ne puissent se livrer à leur activité avant que n’ait été officiellement accepté la raison sociale ou le nom qui a été choisi.4) L’affichage Nous donnons à ce terme le sens le plus large.Il englobe donc tout ce qui est porté par un organisme privé à la connaissance du public, tant pour des raisons publicitaires que pour des raisons de sécurité, ou encore pour toute autre fin.et ce.aussi bien à l'intérieur des édifices qu'en plein air.Se trouvent visés les panneaux publicitaires le long des rues et des routes, les écriteaux publicitaires dans les véhicules publics et les vitrines des magasins, les affiches de tout type ayant pour objet de renseigner le public sur différents sujets comme la sécurité, le fonctionnement de certains appareils, l'identité des personnes ou des objets, etc., etc.Tant pour des raisons touchant le respect des personnes que leur sécurité, leur bien-être et leur droit à l'information dans leur langue, il devrait être fait une règle stricte qu'on ne puisse au Québec produire une affiche à l'intention d'un public aussi bien que du public en général, sans que l'inscription qui y figure soit en français, même si elle l est par ailleurs dans une autre langue.Nous recommandons au gouvernement du Québec de prendre des mesures pour que.dans des délais raisonnables, sur toute affiche produite à l’intention d’un public ou du public par un organisme du secteur privé, l’usage du français soit obligatoire et qu’aucune inscription rédigée dans une autre langue ne l’emporte sur l’inscription rédigée en français.Il serait déraisonnable d exiger que du jour au lendemain, toutes les affiches en place contiennent des inscriptions en français.Il faudra procéder par étapes de façon à rendre le changement acceptable sur le plan financier.Cependant, pour les nouvelles affiches, la règle devrait s'appliquer aussitôt après qu'elle aura été mise en vigueur; dans le cas des affiches qui sont déjà en place, et pour lesquelles il serait nécessaire d'introduire une version française de l'inscription.un délai de cinq à dix ans paraît s’imnoser: une aide financière de l .^uji pourrait s'avérer utile pour accé- î Le Devoir, samedi 1 7 février 1 973 • 17 III- Les pratiques linguistiques dans les organisations de services des secteurs public et parapublic lérer le changement.Concernant le tourisme, c'est une erreur encore répandue chez beaucoup de Québécois, de croire que l’affichage en français peut nuire à l'industrie touristique au Québec.C'est le contraire qui est vrai, et qui devrait servir de fondement à une politique linguistique qui aurait pour objet d'affirmer le visage français du Québec, pour la satisfaction des Québécois et pour le plaisir des touristes.sans compter la propagande de bon aloi auprès des étrangers que représente l'affirmation du caractère français du Québec.S'il est des endroits où I on devrait agir de façon prioritaire, c'est dans les sites touristiques, fréquentés chaque année par des milliers de personnes.Nous recomi.iandons que le gouvernement du Québec voie, par une réglementation appropriée, à garantir le visage prioritairement français des nouveaux et anciens sites touristiques du Québec.Le Gouvernement pourrait encore aller plus loin dans ses efforts pour restaurer le visage français du Québec en s'employant à franciser certains topo-nymes usités sur le territoire du Québec.Il pourrait inviter les municipalités à en faire autant dans les limites de leur juridiction.La francisation devrait porter non seulement sur les noms de lieux, mais aussi sur les noms servant à désigner les routes et les rues.Nous recommandons au gouvernement du Québec de revoir en son entier la toponymie de son territoire et, en collaboration avec les municipalités, de s'employer à la franciser dans les cas où ce serait justifié.5) Les contrats de nature commerciale Seuls les contrats de nature commerciale font ici l'objet de notre examen.Nous ne nous occuperons pas des rapports de droit civil, noués entre personnes juridiquement égales, qui en principe.contractent librement l’une avec l'autre.Ces particuliers doivent demeurer libres d'utiliser la langue ou les langues de leur choix.Sur le plan linguistique.ce qui présente de l'intérêt pour le consommateur québécois, ce sont les contrats écrits, surtout les contrats standardisés qui interviennent à l'occasion d'une convention mettant en relation un client et un démarcheur ou un représentant.Nos remarques porteront sur ce type de contrats.Nous avons déjà dit qu'au Québec, la plus grande liberté linguistique caractérisait la langue des contrats.Un seul article du Code civil exige le bilinguisme sur les billets et documents émis par les transporteurs publics ou les compagnies de télé-communication et d'énergie électrique.La Loi de la protection du consommateur adoptée en 1971 prévoit que tout contrat visé par la loi doit être mis par écrit en français, le consommateur pouvant exiger que le contrat soit rédigé en anglais.Or.cette loi ne concerne que l'établissement de contrats assortis d'un crédit et de contrats conclus par un vendeur itinérant.Si le projet de loi concernant les activités immobilières est adopté, des dispositions analogues régiront les prospectus et les contrats immobiliers.Il nous semble qu'on doit élargir la législation existante ou prévue pour en étendre les dispositions à tout contrat de nature commerciale.Cela paraît s'imposer pour la protection du consommateur tant francophone qu'anglophone.Nous recommandons au gouvernement du Québec de prendre des mesures pour que, dans des délais raisonnables, tout contrat écrit passé entre un consommateur francophone et un commerçant de biens ou de services soit rédigé en français.à moins que le consommateur n’exige qu’il soit rédigé en anglais uniquement.Nous recommandons au gouvernement du Québec de prendre des mesures pour que.dans des délais raisonnables, toute pièce délivrée à un client francophone pour témoigner de l’achat d’un bien ou d’un service soit rédigée en français, à moins que le client n’exige qu'elle soit rédigée en anglais uniquement.CONCLUSION L'entreprise privée a beaucoup fait, au cours des dernières années, pour mieux servir sa clientèle francophone, ce qui a contribué à augmenter le niveau d'emploi du français dans les activités de consommation.Une nouvelle pratique s'est fait jour, qui se répand de plus en plus: servir le client dans la langue de son choix, donc, soit en français, soit en anglais.Nous avons dit que le problème de l'utilisation du français dans les activités de consommation n'est pas ressenti comme aussi aigu que dans les activités de travail.C'est que le consommateur jouit d'une plus grande liberté que le travailleur pour satisfaire ses exigences linguistiques.Cependant, les mémoires qu'on nous a soumis, les audiences que nous avons tenues, les enquêtes que nous avons poursuivies, les témoignages encore assez fréquents de consommateurs rapportés par les media d'information.font voir qu'il y a encore du chemin à parcourir pour se trouver dans une situation idéale, qui permettrait à tout francophone, au Québec, d'être servi partout et toujours dans sa langue.Cela suppose en effet que le client francophone reçoit un accueil en français, que le dialogue avec le vendeur se déroule en français, que le produit qu'il achète porte une étiquette ou se trouve dans un emballage où figure une inscription en français, que le mode d'emploi, la garantie et la facture sont rédigés en français.Cela signifie également que l'entreprise est identifiée par une raison sociale française, qu'elle annonce ses produits en français, que l'affichage intérieur et extérieur porte des inscriptions rédigées en français.Bref, service complet en français, et ambiance française.C'est un idéal difficile à atteindre, mais vers lequel il faut tendre sans relâche.Certains services commerciaux ou autres ont réussi dans une très large mesure à franciser leurs communications avec la clientèle francophone.C'est une question de bonne volonté.Mais pour accélérer le processus, nous croyons que le Gouvernement se doit d'intervenir Son action est le plus sûr garant qu'on puisse avoir pour parvenir, dans des délais raisonnables, à cette situation "idéale" que nous avons décrite ci-dessus.i INTRODUCTION Dans le secteur public et pafa-public, notre investigation a porté sur les pratiques linguistiques de différents gouvernements, soit les gouvernements fédéral et provincial, municipaux et scolaires et sur celles de deux sous-secteurs très particuliers de l'administration provinciale auxquels on nous avait recommandé d'accorder une attention particulière sur le plan linguistique.soit les services hospitaliers et les services de bien-être social qui sont de juridiction québécoise Tous ont quelque chose en commun: ils offrent uniquement des services et non des biens, et les services qu'ils dispensent sont essentiels, en même temps qu’exkusifs.en ce sens qu'étant offerts à tous les Québécois indistinctement.personne ne peut se les procurer ailleurs.Si les francophones ont le droit d'être servi en français, il va de soi que dans ces activités de consommation où la concurrence ne peut jouer, tous les autres Québécois ont un droit égal de recevoir ces services essentiels en subissant le moins de contraintes possible sur le plan linguistique.A) Les secteurs municipal, scolaire et hospitalier Nous traiterons en premier lieu des pratiques linguistiques au sein de deux types d'administration qui ont des pouvoirs délégués: les gouvernements municipaux et scolaires.1) Le secteur municipal a.La réglementation (8) Dans le domaine municipal, les dispositions sont peu nombreuses, qui de près ou de loin, touchent à l'utilisation des langues.Par ailleurs, il existe un manque caractéristique d'uniformité dans les pratiques linguistiques imposées par la loi.Pour bien comprendre la situation, il importe de distinguer entre la Loi des cités et villes, le Code municipal et les lois particulières qui concernent les communautés urbaines et certaines grandes villes.11 La Loi des cités et villes Les seules dispositions de cette loi touchant l'usage des langues, se trouvent aux articles 362 et 372.Le premier dispose que les avis publics doivent être rédigés en français et en anglais et le deuxième stipule que la publication de cet avis se fait par affichage au bureau de la municipalité et par insertion dans un journal français ou anglais circulant dans la municipalité.Cette obligation de publier dans un journal de l'une ou l'autre langue est également reprise à l'article 129 pour l'avis d'élection aux corporations et a l'article 196 pour l avis de scrutin.En somme, l'exigence de bilinguisme porte sur l'avis public mais non pas sur le document qui établit la matière de cet avis.Il est ainsi tout à fait légal de n'adopter un règlement qu'en français même si l'avis nécessaire pour son entrée en vigueur doit être dans les deux langues.Trois corporations municipales ont cependant fait insérer dans leurs chartes des amendements leur permettant d'échapper à l'exigence des avis bilingues.Il s'agit de Roberval.Joliette et Victo-riaville.2) l,e Code municipal Les dispositions du Code municipal aux articles 127 à 131a sont plus complètes.Elles permettent l'usage du français et de l'anglais dans les séances du conseil, et stipulent que tous les documents doivent être rédigés dans l'une ou l'autre langue; elles établissent également que les "avis, résolutions.règlements ou ordonnances " de la municipalité doivent être publiés en français et en anglais sauf exemption par décret du ministre des Affaires municipales.S'agissant de cette exemption, le dernier relevé du ministère des Affaires municipales permet de constater que sur les 1401 municipalités de la province.854 l'ont obtenue, dont 778 pour faire usage du français seulement et 76 pour ne faire usage que de l'anglais.Cest donc dire que 61% des municipalités pratiquent une forme d'unilinguisme officiel.Quant à savoir si les 547 autres municipalités ont des pratiques linguistiques compatibles avec ces dispositions de la loi qui imposent le bilinguisme.il nous est impossible de le déterminer puisqu'il n'existe aucune surveillance gouvernementale de l'application de la loi.31 Les lois des communautés urbaines Les lois qui ont créé les communautés urbaines n'astreignent pas celles-ci à promulguer leurs règlements dans les deux langues.Tout au plus, à l'instar des dispositions de la Loi des cités et villes, faut-il qu’un avis mentionnant l'objet du règlement, la date de son adoption, l'endroit où il peut en être pris communication, et la date des approbations réglementaires, soit publié dans un quotidien de langue française et dans un quotidien de langue anglaise diffusés sur le territoire de la communauté.D est également fait obligation aux communautés urbaines, avant quelles n'adoptent, modifient ou abrogent un règlement relatif à leur schéma d’amà nagement.de faire paraître dans un quotidien de langue française et un autre de langue anglaise publiés sur leur territoire.un avis indiquant la nature de la mesure qu elles se proposent d'adopter et invitant les intéressés à faire leurs représentations dans un délai fixé.41 La charte de la cité de Montréal La charte de la ville de Montréal contient une disposition d'ordre linguistique.qui s'énonce comme suit: "Les procès verbaux des votes et délibérations du conseil sont dressés et transcrits ou dactylographiés en français et en anglais dans un livre tenu à cette fin par le greffier de la cité".La charte ne comporte aucune disposition touchant la langue de publication des règlements, sauf pour exiger que les règlements d'annexion soient imprimés une fois par semaine pendant un mois dans deux quotidiens de langue anglaise et deufc de langue française, publiés à Montréal.b.Les pratiques linguistiques 11 D’après des renseignements officiels et des informateurs clés de la fonction publique Puisqu'on fait aucune exigence précise ne détermine la langue d'usage lors des délibérations du conseil, ou dans l'adoption des règlements, ou encore.quant à l'objet des avis publics, on peut se demander si les municipalités régies par la Loi des cités et villes ont réglementé l'usage des langues par des dispositions qui leur sont particulières.Cette hypothèse, nous avons essayé de la vérifier auprès du greffe des règlements du ministère des Affaires municipales.Nous avons consulté les dossiers d'un certain nombre de villes et de cités (9l et n'avons découvert aucun règlement pertinent contenant des dispositions sur l'utilisation des langues ou sur les qualifications linguistiques du personnel.Il n'existe donc, semble-t-il.que des pratiques et des usages particuliers, qui.d'après les renseignements que nous avons obtenus de fonctionnaires d'expérience, paraissent se conformer aux usages linguistiques de la majorité des personnes qui habitent sur le territoire municipal.C'est pourquoi les résolutions et règlements sont formulés et adoptés soit en français, soit en anglais.La pratique du bilinguisme, comme cela se trouve à Montréal, serait donc très rare; en général, on n'utilise qu'une seule langue et des traductions ne sont faites que sur demande.Quant aux municipalités régies par le Code municipal, nous avons vu qu'il nous était impossible de déterminer leurs pratiques linguistiques, puisque nous ne pouvions obtenir les renseignements utiles.2i Selon les renseignements fournis par les administrateurs municipaux L'existence de deux groupes linguistiques importants au Québec est susceptible de poser des problèmes administratifs aux municipalités qui regroupent sur leur territoire des membres de chacun de ces groupes.On peut supposer en effet que ces municipalités s'efforcent de servir leurs administrés dans leur langue.Mais qu'en est-il au juste?Pour répondre à cette question, tout particulièrement pour vérifier le sort fait aux minorités linguistiques sur le plan de l'usage des langues, nous avons confié une enquête à la société CROP (10).Pour les fins de l'enquête, nous avons choisi des municipalités à majorité francophone.des municipalités linguistiquement hétérogènes et des municipalités à majorité anglophone Ont été considérées comme francophones, les municipalités dont plus de 70% de la population était de langue française (soit 42 des municipalités de l'échantillon): ont été classées comme hétérogènes les municipalités où aucun des groupes hnguistiques (français ou anglais) ne formait 70% de la population (soit 9 des municipalités de l'échantillon): ont été considérées comme anglophones les municipalités dont plus de 70% de la population était de langue anglaise (soit 6 municipalités de l'échantillon).L'enquête visait à déterminer la politique linguistique des municipalités vis-à-vis leur personnel, leurs pratiques et usages quant à la langue utilisée pour rédiger les documents municipaux et quant à leurs communications avec les administrés.De l'enquête, nous avons tiré les constatations suivantes touchant la politique linguistique des municipalités à l'égard de leur personnel: - La plupart des municipalités francophones 1 MCA U TEMPS DES AMANTS EN COULEURS ¦ ADMISSION : $1.10 ETUDIANTS ET À« DO»: SI 00 s*émilelegault cegep st laurent 613, BOUL STE CROIX • ST-LAURENT PSAUME ROUGE un Hm hongrois de Miklos Jansco GRAND PRIX DE LA MISE EN SCÈNE CANNES 12 v.o.s.-t.f.— couleur 7:00.Derniéret Représentations “U Corne île Chèvre" S.T.Français 3h.- 5h.- 7h.BADOU BOY é« IJIBRIL DIOP - SENEGAL un füm joyeusement anarchique v.e.f.- couleur 7:00 3h.- 5h.- 7h.Dernières représentations "Sang de Condor" S.T.Français Tout les soirs à 9h.fTl L«$ Cinémas •A4 du Vieux Mon I du Vieux Montréal IJ6 « si’ Si P.mi Hiri ' •- < DEUX FILMS SENSIBLES 18 ANS BOULEVERSANTS.REVELATEURS le plus beau hlm tir POIANSKV b »>»•» r» fmurw roman a nu t-arm * en Irtnçan et en couleur§ Ui*e pioduciion de Michel Gelmas ei le Theâiie Actuel du Quebec Après "Ça dit qu'essa à dire!' "Oh! Gerry Oh!" ¦ voici |a Jacqueline Barrette Le merveilknirx rexquis «*l lendre hlm de Loms Malle SON CHEF O OEUVRE 1, Sem.p-‘ ' *“* ' MLe Souffle au Coeur*1 d» louis malle LEO MASSARl BENOIT FERREUX DANIEL GELIN Michèle Deslauriers.Jocelyne Goyette Marc Legault.Bonfield Marcoux.Gilles Renaud du 7 au 25 février Bi.iets en vente chez Sauve Frétés i?73 639?) au Centre Laval (332 4641 ) au» Gaienes d Anjou (351 6810) théâtre port royal F\ PLACE DES ARTS U\J Montréal Ifl, 842 2112 til EMIT UNE Fôi$.„ LA REVOLUTION* SAM : 3.00-6.00-9 00 DIM.: 2.00-5.00-8.00 SEMAINE: 8.00 5e mois MERCIER STE-CATHERINE • PtE-IX 255*6224 YVES MONTAND ROMY SCHNEIDER SAMIFREY ; I Tous un film de CLAUDE SAUTETH Sam.Dim.1:15-3:20-5:25-7:30- 9:30 Lun.à Ven.7:30-9:30 CREfflAZIE ST-DENIS-CREMAZIE 388-4210 IL ETAIT UNE FOIS SERGIO LEONE réalisateur italien le monde entier découvrit sa"patte” POUR UNE POIGNEE DE DOLURS ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS I, LA BRUTE ET LE TRUAND .battit les Américains ^ur leur propre terrain se vit offrir de tourner ^chez eux un "vrai” western ¦ révéla l’Amérique À des Pionniers comme personne n’avait osé le faire U ETAIT UNE FOIS DANS LfOUEST le DAUPHIN I ATWATER 2 ALEXIS NIHON PLAZA BEAUBIEN PRÉS D’IBERVILLE 721-60601 Sam.Dim.Midi - 3h.- 6h.e\ 9h./ 199799 informations sportives Le Devoir, samedi 1 7 février 1 973 • 27 Québec et LA annulent QUEBEC (PC) - Serge Aubry a été superbe devant son filet repoussant 46 lancers, et les Nordiques de Québec ont fait match nul 2-2 contre les Sharks de Los Angeles, hier soir.lèrv période 1- LOS ANGELES: SzuraOl) Niekamp.Gilmore.12:05 Punitions: Heiskala LA.Roy Q, 1:36: Heiskala LA.Guité Q.4:03; Niekam LA 5:59: Sutherland LA 8:41; Payette 0 19 44 2ème période 2- LOS ANGELES: Serviss (8) Niekamp.19:08 Punitions: Blain Q 6:56; Roy Q.Leblanc LA.(mineures et majeures).Heiskala LA.(inconduite).Aubry Q, 12:37.Slater LA 18:11 3éme période 3- QlJEBEC: Guindon (18) Gaudette.2:39 4- QUEBEC: Rouleau (5) Golembrosky, Harvey.4:33 Punitions: Watson LA 7:01; Payette Q 11:42.Protongation Aucun pointage.Aucune punition.Lancers par.Los Angeles 12 15 13 8-48 Québec 8 2 9 4-23 Gardiens: Gardner (LA); Aubry (Q).Assistance: 7,202.Blazers 9, Raiders 2 PHILADELPHIE (PAi- Après avoir alloué deux buts aux Raiders de New York dès la première période.hier soir, les Blazers de Philadelphie sont revenus de l'arrière pour triompher 9-2.7:07 14:06 2:21 léra période 1- NEW YORK: Rivers (25).Block.Ward.2- NEW YORK: Sheehan (28).Aucune punition.2ème période 3- PHILADELPHIE: Lawson (49).Campeau.Cardiff.4- PHILADELPHIE: O'Donoghue (12).Migneault.2:22 5- PHILADELPHIE: Burgess (12).4:22 6- PHILADELPHIE: Lapierre (1).Lacroix.12-35 7- PHILADELPHIE: McKenzie(19).Lapierre.13;36 8- PHILADELPHIE: Burgess(13).Spencer.19^33 Punition: Cardiff P 4:11.3ème période 9- PHILADELPHIE: McKenzie (20).Herriman.Lacroix.2:02 10- PHILADELPHIE: McKenzie (21).Lacroix.9;29 11 - PHILADELPHIE.O'Donoghue (13).Burgess.Lapierre.1514 Punitions: Wi„is NY 0:28.Riechmuth NY 8:21.Campeau P 16:14.Lancers par.New York 9 g 6_24 Philadelphie 10 17 12-39 Gardiens: Donnelly (NY); Parent (P) Assistance: 4.977.Oilers - Jets 1ère période 1- WINNIPEG: Sutherland (3).Johnson.McDonald.159 2- WINNIPEG: McDonald (16).Sutherland.Johnson.12-51 3 —WINNIPEG: Bordeleau (38).Beaudm.Hull.ig:i4 Punition: Mortson H 18:33.2ème période 4-WINNIPEG: McDonald (17).Johnson.Hull.4:00 Punitions: Kannegiesser H 3:11.Mac- Donald H 6:29, Rousseau W.Mortson H 6:29.Cadle W 9:34.Lund H 17:57.Jones en tête à S.D.SAN DIEGO (PA) - Grier Jones a calé deux oiseaux et un aigle sur les quatre dernières allées, hier, et a affiché un 66 en prenant une priorité de deux coups à mi-chemin de l'omnium Andy Williams, doté de bourses de $170,000.Le meneur a réussi son exploit sur le parcours Nord en portant sont total à 135, neuf sous la normale après 36 trous.il devance ainsi Tom Kite.Bruce Crampton.Hale Irwin et Bob Dickson par deux coups.Kite.Crampton et Irwin, qui menaient après la première ronde, ont tous roulé des 70 sur le plus difficile parcours, le Torrey Pines, tandis que Dickson affichait un 68 sur le terrain Nord.A 138.on retrouve le vétéran Billy Casper, qui a aligné un autre 69 en tentant de mettre fin à une longue disette de victoires remontant à 1971.Quant à Lee Trevino, il continue de décevoir.Lui qui avait éliminé à son premier départ cette saison n'a pas.encore, été une menace pour ses adversaires.Hier, il s'est À Blue Bonnets HIER SOIR Pari double: F.C.Von 141 et MarCon Pride (11: $115.0(1.1ère quiniela: Patty Mist 12) et Marlen Spangler (5): $65.90.2ème quiniela: Keystone Adage (5) et Headmaster (91: $13.40.3ème quiniela: Star Allan (8) et Geoffrey Mir (51: $20.80.Exacta: Bonnv fmp (3) et José (61 .$166.30.Pari mutuel: $526,596.Assistance: 6,146.COMPTABLES AGRÉÉS BELZILE.CARDINAL.ROY ET ASSOCIES Comptables agréés Al AIN BEUUf C A CLAUDE ROY C A ROBERT ST JEAN.C A 2345 est, Bélanger Montréal 729-5226 PROVOST & PROVOST Comptables agréés ROGER RROVOSt C » ROUND RROVOSt C* 1255.Université.Suite 618 866-3326 LUCIEN DAHMÉ.C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 VIAU, ROBIN & ASSOCIÉS Comptables Agréés Lucien D Viou, C A Armand H Viou C A H Lionel Rohm, C A Jean Jacquet Ouellette C A J Serge Gervoiv C A Woguih Boulot C A Jacquet R Chodillon C A Jacquet Joyal.C A 4926, ave Verdun.Verdun 204 769-3871* 7708, rue Edouard, LaSalle 690 365-0023 Duval, Bateau & Cie COMPTABLES AGRÉÉS 159 ouest, rue Craig, Montréal 126 861-9987 Thorne, Gunn & Cie Comptables Agréés 800, PLACE VICTORIA.Suite 2604 Tél : 878-3011 Montréal 115 •urvouK a travtn I* Canada al «otraipondanl» dam la manda antiar SAMSON, BÉLAIR, COTÉ, LACROIX ET ASSOCIÉS comptables agréés Suite 3100, Tour de la Bourse, Montréal 115 861-5741 Suite 201,4 Part Samuel Holland, Québec 6 681-7231 3 20 «it, rue St-Germain, Rimouski 724-4136 108 nord, rue Wellington.Sherbrooke 563-866J 324, rue Des Forges.Trois-Rivières J7I-4S41 235, Chemin Montréal, Ottawa 745-1515 Tout en poursuivant les négociations Les joueurs désirent s'entraîner NEW YORK (PA) - Le comité exécutif de l'Association des joueurs de baseball de calibre majeur a exprimé hier le voeu que les camps d’entraînement ouvrent leur porte le plus tôt possible alors que les négociations se poursuivront avec les propriétaires d’équipes en ce qui a trait à un nouveau contrat.“Les joueurs se tiennent prêts à commencer l’entraînement alors que les négociations se poursuivent,” a révélé Marvin Miller, le directeur de l’association, après que le comité eut étudié la dernière offre patronale.VERS UN AUTRE RECORD ! Le champion olympique Rod Milburn a égalé, hier soir, à deux reprises au Madison Square Garden de New York, le record du monde en salle du 55 mètres haies en 7.0 secondes.Milburn a réalisé cette performance une première fois dans les éliminatoires, puis dans la course principale.(Téléphoto PA) Le hockey a ta faveur des Suédois contenté d'un 74 pour un total de 145.Parmi ceux qui n'ont pu se qualifier pour les deux dernières rondes, on remarque Rod Funseth.qui a totalisé 152.Chez les Canadiens, le meilleur est Ben Kern avec 143.George Knudson est à 144 pendant que Gary Borweman a été éliminé, jouant 155.Tracy en finale?MONTREAL (PC) - Bill Tracy.d'Arvida.quatre fois champion provincial, a atteint la finale de la section B des championnats provinciaux de curling qui ont lieu à Ville Mont Royal.Tracy, grâce à trois points enregistrés dans la douzième et dernière manche, a battu Ron Patton, de Glenmore.7 à 5.Tracy affrontera donc Cari Rodgers, de Lachute.celui-là même qui l'avait éliminé du groupe A.Le vainqueur, parce qu'il n'aura perdu qu en une occasion.jouera contre le champion de la section A.Dave Moon, du Caledonia de Montréal.Si Moon gagne, il sera alors champion du Québec, par contre.advenant une défaite, il aura droit à un match-revanche.match qui serait décisif.STOCKHOLM (PA) - Le hockey, le sport d’hiver le plus en vogue en Suède, a maintenant dépassé le soccer comme la discipline préférée des Suédois selon les dernières statistiques récemment publiées.Cette nouvelle a certes fait sourire ceux qui désirent créer une ligue de hockey professionel en Europe dont les premières parties devraient être jouées dès cet automne.Le hockey est en effet fort populaire en Suède alors oue plusieurs millions d’amateurs regardent régulièrement les rencontres présentées à la télévision.Et ils se rendent également très nombreux aux différents amphithéâtres puisque la moyenne d’assistance pour les présentes éliminatoires est de 7,993 spectateurs.Par ailleurs le soccer accuse une baisse, sa moyenne étant tombée à 7,766 personnes par rencontre.Cette baisse du soccer n’est toutefois pas un phénomène unique à la Suède puisque partout dans le monde, a quelques exceptions près, ce sport accuse un certain déclin au profit d’autres disciplines.Cet engouement des Suédois pour le hockey forcera sans Les sports à La pige doute les investisseurs américains à installer deux concessions dans ce pays Scandinave.Cette ligue n’est cependant pas encore sur pied puisque, récemment, une délégation suédoise a refusé l’offre de joindre le nouveau circuit, à l’instar des Tchécoslovaques et des Soviétiques.Bruce Norris, président des Red Wings de Detroit, est l’un des principaux dirigeants du groupe américain.Si la fédération de hockey de la Suède ne semble pas intéressée par l’idée d’une ligue professionnelle, les membres de l’équipe nationale de la Suède sont en revanche fort intéressés à rivaliser avec les professionnels et ce sur une base annuelle.CARIES PROFESSIONNELIES ET D’AFFAIRES MEUBLES Di BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE.DU PARC 270-1141 Brcvatt d'invention MARQUES de COMMERCE Marion.Robic & Robic ci-devant Motion & Motion 2100.rue DRUMMOND Montréal, 25 288-2152 USEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR Bien que l’entraînement ne débute officiellement que le 1er mars, plusieurs joueurs, et particulièrement les lanceurs et les receveurs, devaient être à leur camp respectif depuis plusieurs jours déjà.“Je vais communiquer incessamment avec le comité qui négocie pour les propriétaires afin de l’aviser de la décision qui a été prise aujourd’hui”, a confié Miller lors d’une conférence de presse.“Nous sommes prêts à reprendre les négociations ce soir, demain matin où quand Marvin Miller daignera communiquer avec nous,” a explique John Gaherin, le principal négociateur des propriétaires.“Nous attendons de reprendre les négociations depuis le 8 février, date à laquelle nous avons fait notre offre.” C’est également le 8 février que les propriétaires ont décidé de retarder l’ouverture des camps d’entraînement.“Certaines clauses du contrat de trois ans proposé par les propriétaires sont acceptables alors que d’autres ne le sont pas, a expliqué Miller.D’autres négociations sont nécessaires.” Miller a refusé d’indiquer les clauses qui étaient acceptables et celles qui ne l’étaient pas.“Ceci doit être exposé à la table des négociations seulement," a dit Miller.Celui-ci a également confié que si les négociations n’étaient pas reprises ou que l’entraînement des joueurs ne pouvait débuter, des réunions seraient alors prévues afin d'expliquer la situation aux joueurs.La première de ces réunions se- raient prévues pour vendredi prochain et la dernière pour le 9 mars.Miller a de nouveau réitéré sa critique à l’endroit des propriétaires qu’il accuse d’employer une tactique illé- MARGARET COURT, victorieuse dimanche à Miami de son Uème tournoi consécutif, a porté ses gains à $25,900 dans la tournée du groupe féminin indépendant.Elle a ainsi encore creusé l’écart avec ses rivales dont, la plus sérieuse est Kerry Melville ($11,300).Par ailleurs; Stan Smith sest hissé en 2ème position derrière Rod Laver au classement du groupe A du championnat de la WCT.Après quatre épreuves.Laver, avec 26 points, compte cinq points d’avance sur Smith.Enfin Jimmy Connors a consolidé sa 1ère place au classement des gains sur le circuit hivernal de la Fédération américaine de tennis en gagnant le tournoi de Salt Lake City.Connors totalise $11,600 contre les $6,400 de Clark Graebner, son plus dangereux rival.*** TONY CONIGLIARO est passé hier des Brasseurs de Milwaukee aux Athlétiques d’Oakland pour une somme d’argent non dévoilée.Retraité depuis un an, Conigliaro a manifesté le désir de faire un retour au jeu et de préférence avec les champions du baseball.Jim Wilson, Tun des directeurs des Brasseurs, a ainsi permis à Conigliaro de réaliser son voeu en vendant son contrat aux Athlétiques.ROD MILBURN, champion olympique des 110 mètres haies, a annoncé hier qu'il allait vraisemblablement combiner le football et l’athlétisme professionnels à partir du printemps prochain.Selon ses propres calculs, Milbum pourrait gagner environ $100,000 par an: $65,000 à $70,000 provenant du football (Rams de Los Angeles) et $35,000 à $40,000 pour l'athlétisme.*** TORONTO pourrait bientôt posséder un stade de 50,000 sièges si le projet présenté par une compagnie est accepté par les autorités municipales et provinciales.Ce stade ferait partie d’un complexe sportif d’un coût total de $52 millions.* * * DAVE WEINSTEIN, du club Pinegrove.a été élu président de l’Association de golf du Québec, hier.Weinstein, qui fut déjà président du Club Pinegrove ainsi que président des tournois ae TAGQ, succède à Mike de Haeme, d'Islemere.*** MIKE BYERS dont les 19 buts en 56 parties n’ont pas semblé satisfaire les Sharks de Los Angeles, a été échangé par ces derniers aux Whalers de la Nouvelle-Angleterre en retour de l’ailier droit Mike Hyndman.* * * LA CAN-AM DES NEIGES, 1 une des plus prestigieuses compétitions pour motoneiges au Canada, sera disputée aujourd’hui et demain sur le magnifique tracé oval de 7/10èmes de mille de Saint-Lazare (Vaudreuill.Pour la première fois au Québec, les coureurs auront l’occasion de se partager une impressionnante bourse de $12.000.L'écurie Bombardier de Val-court.avec ses as Yvon Duhamel et Mike Trapp, sera évidemment de la partie.Pour la seule division modifiée, l'enjeu sera de $8.500.* * * LE POLO AQUATIQUE sera à l’honneur, aujourd'hui et demain au centre Gadboir (5488 ch.Côte-St-Paul), à l’occasion d'un stage national organisé par la Fédération de polo aquatique du Québec et son énergique directeur technique.Jeno Ats.Dezso Lemhenyi.directeur de l’Ecole nationale des sports aquatiques de Hongrie qui fait présentement un séjour au Québec à l'invitation de la fédération, prendra part au stage.* * * LES 50 MILLES LABATT, une promotion dont le but est d'encourager la pratique du ski de fond en créant une motivation personnelle chez les adeptes québécois par un programme d évaluation et d'appréciation personnelles, vient d'être lancé par la Fédération des clubs de ski du Québec, grâce à la collaboration de la Brasserie Labatt.Dès qu'un skieur aura complété 50 milles, il recevra une médaille, à la condition de retourner son carnet de route dans lequel il aura inscrit ses randonnées.Il n en coûte que un dollar pour s'inscrire * t • UN TOURNOI-INVITATION de ballon-volant regroupera.le 24 février prochain au centre Maisonneuve, quelques-unes des meilleures équipes féminines et masculines du Québec.de l'Ontario et de l'est des Etats-Unis.La compétition a été rendue possible grâce à la commandite de la Brasserie O'Keefe, qui a accordé son appui financier à la Fédération québécoise de ballon-volant.HOCKEY MONTREAL RANGERS NY BOSTON BUFFALO DETROIT TORONTO VANCOUVER ISLANDERS NY LIGUE NATIONALE Est pj g p n bp bc pts 57 37 7 13 236 126 87 58 38 15 5 230 142 81 57 36 16 58 30 20 57 29 20 56 18 31 59 15 37 59 7 47 Ouest 57 34 17 59 26 24 57 26 23 5 241 172 77 8 203 160 68 8 190 174 66 7 171 190 43 7 167 261 37 5 117 274 19 b pts 37 89 24 53 77 26 50 76 24 49 73 31 42 73 35 36 71 34 37 71 32 39 71 34 36 70 20 50 70 16 54 70 CHICAGO 57 34 17 6 219 163 74 PHILADELPHIE 59 26 24 9 206 204 61 MINNESOTA 57 26 23 8 180 166 60 ST-LOUIS 57 24 23 10 171 177 58 ATLANTA 59 23 26 10 155 167 56 LOS ANGELES 59 23 28 8 173 193 54 PITTSBURGH 57 23 28 6 192 193 52 CALIFORNIE 58 9 36 13 155 146 31 Hier soir Détroit à Californie Atlanta à Vancouver Ce soir Philadelphie à Montréal Islanders NY à Toronto Boston à Minnesota Détroit à Vancouver Buffalo à Pittsburgh Chicago à St-Louis Atlanta à Los Angeles Demain Montréal à Toronto, après-midi Los Angeles à Californie, après-midi Islanders NY à Rangers NY Boston à Chicago Pittsburgh à Buffalo Minnesota a Philadelphie LES MENEURS Parties d'hier non comprises ESPOSITO.BOSTON MIKITA.CHICAGO CLARKE.PHILADELPHIE MARTIN, CHICAGO HULL.CHICAGO ROERT.BUFFALO LEMAIRE.MONTREAL PAPPIN, CHICAGO MACLEISH.PHILADELPHIE GILBERT.R.NEW YORK ORR.BOSTON ASSOCIATION MONDIALE Est pl g p n bp bc pts CLEVELAND 58 35 21 2 217 171 72 N ANGLETERRE 59 33 24 2 243 201 68 NEW YORK 61 27 33 1 240 259 55 PHILADELPHIE 58 27 31 0 219 244 54 QUEBEC 57 24 28 5 201 225 53 OTTAWA 60 22 34 4 210 252 48 Ouest WINNIPEG 60 32 23 3 222 185 71 HOUSTON 57 29 24 4 218 196 62 MINNESOTA 59 28 28 3 190 205 59 ALBERTA 57 28 27 2 201 204 58 LOS ANGELES 59 27 27 5 202 205 57 CHICAGO 57 22 34 1 185 211 45 Hier soir Los Angeles 2.Québec 2 (Prolongation) Philadelphie 9.New York 2 Houston è Winnipeg Ce soir N.-Angleterre h Québec Ottawa* Chicago Minnesota à Cleveland Demain Houston è Winnipeg Los Angeles è Philadelphie Chicago * Minnesota Jeudi soir-nuit Aeros 5, Oilers 3 Première période Aucun but.Punitions- Smith H 3:12.Grierson H.Wall A 14:52.Deuxième période 1 - HOUSTON: Taylor (22) Labossière.7 35 2- HOUSTON: McDonald (13) Stanfield.15:22 Punition-Côté A 6:19 Troisième période 3- ALBERTA: Hicke (13) Wall.Harrison.1:10 4- HOUSTON Labossière (27) Popiel 5 44 5- HOUSTON Hughes (15) Hall, Labossière 6 26 6- ALBERTA Falkenberg (4) Joyal.Wall.7:12 7- ALBERTA: Patenaude(20) Barrie.Perkins 13:11 8- HOUSTON Taylor(23) Schella.Hall.1851 Aucune punition.Lancers Houston 5 9 10-24 Alberta 12 9 10-31 Gardiens-McLeod.Houston; Norns.Alberta A-4.468 LIGUE AMERICAINE t!« N ÇCOSSE % !l Vlj&'uT*?» BOSTON 58 2* 21 9 195 194 65 ROCHESTER 56 25 22 9 180 197 59 PROVIO 55 21 23 11 187 190 53 SPRINGE 56 15 27 14 212 246 44 NEW HAVEN 56 13 31 12 187 250 38 Ouest CINCINT 61 42 15 4 201 169 88 58 29 18 11 241 180 69 VIRGINIE 56 27 15 3 199 175 67 RICHMOND 58 21 29 8 196 215 50 JACKVLE 57 19 30 8 192 225 46 BAITRE 56 10 36 9 150 247 29 Htersok Cincinnati 4.Boston 1 Providence ô Tidewater Ce soir Providence è Baltimore Hershey è Jacksonville Rochester à New Haven Demain Springfield è Baltimore Hershey à Cincinnati Boston è Jacksonville Providence è New Haven TORONTO PETERB OTTAWA LONDON ST-CATHAR.OSHAWA SUDBURY HAMILTON KITCHENER SAULT STEM SIR GEORGE SHERBROOKE LOYOLA BISHOPS RMC MCGILL UQTR 3 107 3 94 HOCKEY DEMAIN SOIR à 7H.30 P.M.LIGUE JUNIOR MAJEURE DU QUÉBEC SOREL MONTRÉAL Billets en renie maintenant FORUM HOCKEY gale en brandissant le spectre d’un “lockout ”.Miller a également indiqué que l’Association des joueurs était prête à défendre ses droits en prenant des procédures légales si l’entraînement des joueurs ne commençait pas le 1er mars.Les Bruins songent toujours au 2e rang NEW YORK (PC) - Depuis que Bep Guidolin dirige les Bruins de Boston, les champions de la coupe Stanley ont remporté cinq victoires d'affilée.Ces succès ne sont cependant pas le fait du hasard.Des exercices rigoureux et une discipline exemplaire ont en effet relancé les Bruins sur le chemin de la victoire, si bien qu’ils menacent les Rangers de New York, lesquels occupent le deuxième rang de la section Est.Pourchassés il n’a pas si longtemps par les Sabres de Buffalo et les Red Wings de Détroit, les fiers Bostonnais pourraient effectivement devancer les Rangers dont les blessures à Vie Hadfield et Bruce MacGregor les ont considérablement ralentis.Avant que ne soient présentées les parties de fin de semaine, les Bruins n’accusent qu’un retard de quatre points sur les Rangers tout en ayant un match en réserve.Le retour de Derek Sanderson combiné au brillant jeu de Bobby Orr donnent l’impression que les Bruins feront plus qu’une chaude lutte aux Rangers.Guidolin semble avoir su intégrer Sanderson aux Bruins alors que la défensive du Boston s'est considérablement améliorée.Quand Torn Johnson les pilotait, les Bruins avaient accordé 3.15 buts par partie.Sous la gouverne de Guidolin, ces mêmes Bruins n’ont alloué que neuf buts! Habitué à diriger des exercices épuisants, Guidolin espère que les Bruins seront physiquement prêts pour les éliminatoires alors qu’ils affronteront vraisemblablement les Rangers.n bp bc pts r 4 367 178 82 LIGUE MAJEURE DU QUEBEC pj g p QUEBEC 50 39 7 CORNWALL 55 38 16 1 305 218 77 SOREL 53 28 22 3 315 308 59 SHAWINIGAN 51 28 21 2 237 214 58 LAVAL 54 25 28 1 262 318 51 SHERBROOKE 52 24 26 2 225 254 50 MONTREAL 50 18 30 2 213 256 38 T.-RIVIERES 52 15 35 2 238 289 32 DRUMM.51 10 40 1 237 376 21 Hier soir Shawinigan 7.Montréal 4 Laval 10.Drummondville6 Sorel 7, Cornwall 5 Sherbrooke 4.Trois-Rivières 1 Demain Shawinigan à Drummondville Sherbrooke à Q-iébec Cornwall à Trois-Rivières Sorel à Montréal LIGUE MAJEURE DE L’ONTARIO pj g p n bp bc pts 52 38 6 8 341 163 84 48 33 10 5 248 168 71 48 31 11 6 283 187 68 48 25 16 7 265 197 57 40 18 19 9 213 227 45 49 18 23 8 226 247 44 48 12 27 9 195 280 33 47 12 28 7 198 268 31 49 11 32 5 191 295 27 48 8 33 8 183 311 24 Hier soir Toronto 15.Sault Ste-Marie 1 Ottawa 7.Kitchener 5 St-Catharmes à London Hamilton à Sudbury LIGUE UNIVERSITAIRE pj g p n bp bc pts 20 14 3 21 11 7 19 11 7 ; 20 11 9 ! 21 8 10 : 19 6 12 19 2 14 ; Hier soir RMC 6.Bishop’s 4 Loyola à McGill 67 31 85 25 68 23 89 22 69 19 95 15 62 120 7 n LIGUE NATIONALE CE SOIR à 8 H.P.M.PHILADELPHIE CANADIENS Billets disponibles et en rente maintenant Prochain* joute • Samedi 24 tir.à Bh.P.M VANCOUVER Les choix à Blue Bonnets du “Grand pronostiqueur Hier soir notre sélectionneur a désigné deux vainqueurs.Un de ses 2ème et un de ses 3ème choix a fini premier.Sa moyenne est maintenant de 21.1% (41 en 190 départs).Voici ses choix pour la réunion de demain après-midi à fa piste Blue Bonnets: 1ère course: 1—Jarvis (2); 2-WUdcat Mir (6); 3—Sylvie Bunter (1).2ème: 1 - Douane Coloniale (8);2-Daby Duc (3);3-Twüight Song(9) Paris doubles suggérés: 2-8,2-3,6-8, 6-3.Sème: 1-West River Harry (2); 2-Sidney Frost (5); 3-Pec (3).4ème: 1-John Honey (8); 2-Belle Gay Pat (2); 3-Mikes Time (9).Quinielas suggérées: roulette 2-8-9.5eme: 1-Barney Herbert (9); 2-Marcella Lobell (1); 3-Scampi O.Mouette (S).6ème: 1-Gentleman Mir (1); 2-Dandy Mir (4); 3-Valiant Newport (7).Quinielas suggérées: roulette 1-4-7.7ème:l-Southern Song (8);2-Cecile Mir (6);3-Adios M.Angus(1).8ème: 1-Fight Back (2); 2-Sutlys Music (5); 3- Battle Sharp (1).Quinielas suggérées: roulette 1-2-5.9ème: 1-Charon (5); 2-Happy Flash (4); 3-Cabonga Saunders (3).IDème: 1-Daniel Bunter (4); 2-Richelieu Fleurie (2); 3-Cast Iron Kid (5).Exactas suggérées: roulette renversée 2-4-5.les MOTS CROISÉS du Devoir 12 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 10 11 12 Horizontalement 1 - Action de se réabonner.2- Manque de curiosité à l'égard de ce qu'on ignore 3- Relatif aux différentes zones de la planète.- Langue de terre resserrée entre deux mers et réunissant deux terrés.4 —Nom donné à diverses espèces de cassier d'Afrique et d'Asie.- Sélénium.- Partie d'une église.5- Platine.- Médecin anglais, né à Londres (1875-1968).- Canal de dérivation conduisant l'eau jusque sur la roue d’un moulin.6- Première période de l'ère tertiaire.— Outil pour percer le cuir.7-Dit ème lyrique.Jieu de l'ancienne F.gypte.- A lui.- Connu.8- Tellure.— Orateur grec.- Italie-Est.9- Démonstratif.- Lampe à huile, à rouage et à piston.10- Epoque - Le cavalier y met le pied 11 -Gros perroquet - Du verbe avoir.- Poèt 12-Cesser.Verticalement 1- Grain farineux, excellent aliment.- Grande gondole en usage sur la mer Adriatique.2- Tumeur du canal médullaire des os - Rayon 3- Maladie de la peau - Ici.- Vent du bas Languedoc.4- Lieu où se lait la lessive.- Actinium.5- Personne qui soutenait les revendications au trône de France d'un prince de la maison d'Orléans.6- Nickel.- Fait tort à.-Ecorce de chêne.7- Querelle.- Toute chose écrite.8- Crochet double.- Le meilleur en son genre.- Du verbe avoir.9 - Plaça, posa.- A de la sympathie.10- Groupement de famille dans une aire géographique variable.dont l'unité repose sur une structure familiale.économique et sociale commune, et sur une culture commune.- Acte par lequel le directeur d'une prison prend possession d'un prisonnier.11- Jeux que les Grecs célébraient tous les deux ans dans le vallon de Némée.en l'honneur de Zeus.-Petit cube 12- Oter les feuilles.Solution
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