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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 5 mars 1973
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1973-03-05, Collections de BAnQ.

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¦ la météo Généfilement ensoleillé avec un maximum d'anviton 35.Mardi: peu de changement.LE DEVOIR Fais ce que dois Nous sommes les geôliers gras du tiers monde (le cardinal Léger) — page 3 üllir.ii IimihI VOL I XIV Nd 58 M ont mit I, lundi 5 muis 10/8 10 Cl MIS Le drame de Khartoum Le commando se rend r après avoir libéré les 2 derniers otages KHARTOUM (d'après l’AFP) - La tragédie de Khartoum est terminée.Trente heures après avoir tué trois des cinq diplomates qu’ils détenaient en otages depuis jeudi soir dans les locaux de l’ambassade d’Arabie séoudite, les huit membres du commando sq réclamant de l'organisation palestinienne Septembre Noir se sont finalement rendus hier matin à l'aube aux autorités soudanaises.Abandonnant leurs armes à l'intérieur de la chancellerie séoudienne, ils ont été conduits en voiture, sous escorte militaire, vers différents lieux de détention qui, croit-on savoir, seront périodiquement changés par mesure de sécurité (voir aussi page 9).Les corps de leurs trois victimes.Cleo Noel, ambassadeur des Etats-Unis au Soudan, George Moore, chargé d'affaires américain, et Guy Eid, chargé d'affaires belge, ont été transportés à la morgue.Les corps des diplomates américains seront rapatriés aujourd'hui à bord de l’avion présidentiel américain arrivé hier à Khartoum et qui transportait les entants des deux diplomates américains.Un représentant du général Gaafar Ni-meiry, M.Mohammed Abdallah, ministre soudanais des services publics, accompagnera à Washington les corps des deux diplomates.Il présentera au président Nixon les condoléances du général Nimeiry.# Le ministre du Soudan à Paris, M.Voir page 2 : Le commando m V V V,< .$• «•SNjt-S* ¦ ¦ Les dés sont jetés, semble dire le président Pompidou en déposant son bulletin de vote à Orvilliers.(Téléphoto AP) Malgré la nette avance de la gauche unie Tout se jouera au deuxième tour PARIS (d'après l’AFP) - A l’issue du premier tour de scrutin hier en France, la seule certitude qui se dégage est que les gaullistes ne détiendront pas à eux seuls la majorité de l’Assemblée nationale comme c’était le cas dans l’Assemblée sortante.De fait, tout est renvoyé au 2e tour, dimanche prochain, et les observateurs de la scène politique française n’écartent plus la possibilité que la gauche unie parvienne à rassembler les 246 La tragédie de Yellowknife imputée à l'inexpérience YELLOWKNIFE T.N.O.(CP) -Après six jours d’enquête et trois heures et demie de délibérations, un jury composé de quatre pilotes, d'un ancien pilote et d'un gérant de service de concierge a imputé à l'inexpérience de Marten Hartwell l’écrasement d’un Bee-chcraftl-8 qui fut suivi de la mort de trois personnes.Le jury en est aussi venu à la conclusion que les instruments de vol de nuit n'étaient pas tous en bon état.Le jury considère cependant comme accidentelle la mort de l’infirmière Judith Hill, âgée de 27 ans, qui avait émigré de Kingsbridge, Angleterre, il y a deux ans pour s’établir au Canada; de Neemee Mulliayok, l'Esquimaude prématurément en travail, et de David Kootook, l'Esquimau de 14 ans qui soffrait d’appendicite.Les deux femmes succombèrent aux blessures subies dans l’accident du 8 novembre dernier.Le jeune Esquimau mourut de faim 23 jours après l’ecrasement.Hartweel était en mission de secours, Voir page 2 : Yellowknife sièges nécessaires pour contrôler la future assemblée.M.Raymond Marcellin, ministre français de l’intérieur, en annonçant ce matin les résultats du premier tour, a tiré les premières conclusions de ce scrutin.Après avoir insisté sur le taux élevé de participation, supérieur à ceux enregistrés en 1967 et 1968, il a fait remarquer que “ce premier tour ne prend sa signification que par la comparaison des suffrages obtenus par les coalitions créées en vue d'exercer le pouvoir.’’ D’un côté, la coalition des communistes, socialistes et radicaux de gauche obtient, avec les voix d’extrême-gauche, 45,1% de suffrages.De l’autre, l'Union des républicains de progrès qui groupe TUDR, les républicains indépendants et le centre démocratie et progrès recueillent 34,8% des voix et avec l’appui de divers candidats favorables à la majorité, atteignent 38,1%.Quant au Mouvement réformateur, il obtient 12.4 %.M.Marcellin, après avoir rappelé que le nombre d’élus du premier tour (55 pour 475 circonscriptions) n’a que peu de signification, a insisté sur l’importance décisive du scrutin de ballottage.“D’une première analyse”, a-t-il déclaré il résulte que bien des sièges se gagneront ou se perdront à quelques dizaines de voix.La compétition sera donc très serrée et reste incertaine”.M.Marcellin a donné les résultats officiels portant sur 446 circonscriptions; • Inscrits: 28,220,912 • Votants: 22,925,176 • Suffrages exprimés : 22,408.226 • Abstentions: 18.8% Les suffrages se répartissent comme suit: • Parti communiste: 4,743,242 voix (21.1%) w Extrême-gauche: 732.045 voix (3.2%, • Parti socialiste: 4,337,980 voix (19.3%) • Divers gauche: 642,142 voix (2.8% ) • UDR: 5.319,354 voix (23.7%) • Républicains indépendants: 1,593,-277 voix (7.1%) • Centre démocrate et progrès: 897,630 voix (4%) • Divers (majorié): 759,071 voix (3.3%) Voir page 6 : Deuxième tour B s, ¦ y' ¦¦¦ .La Croix-Rouge canadienne rentre, déçue, du Vietnam L’équipe de la Croix-Rouge canadienne, que dirigeait le major général Arthur E.Wright (notre photo), rentre du Vietnam, déçue de n’avoir pu accomplir la mission qu’on lui avait confiée, soit l’inspection des camps de prisonniers.(Téléphoto CP) SAIGON (D’après AFP et PC) - L’équipe de la Croix-Rouge canadienne a quitté Saigon samedi à destination du Canada, depitée et découragée de n’avoir pu mener a bien la tâche qui lui avait été confiée.Le major-général W.E.Wrinch et les membres de son équipe étaient arrivés à Saigon le 9 février dernier après avoir été officieusement invités à participer au programme de libération des prisonniers.M.Wrinch a toutefois souligne que le départ du Sud-Vietnam des membres de la Croix-Rouge était sans lien avec la participation canadienne à l’effort de rétablissement de la paix dans ce pays.Il en a été de même hier du côté de la Commission internationale de surveillance (CIS) où on a démenti les rumeurs voulant que ce départ constitue un prélude à celui des membres canadiens de la CIS.“Nous retournons au Canada parce qu’il nous est impossible de faire notre travail,” a commenté le major Wrinch, qui a précisé que son groupe n’avait jamais pu se rendre aux camps de prisonniers et améliorer l'état de santé de ces derniers, comme le mentionnaient les accords de Paris.La Croix-Rouge canadienne fut l’une des deux C.R nationales venues partici- La confédération selon HJ N Dix États souverains et deux nations par Michel Roy M.Gabriel Loubier, qui s'adressait hier soir à 2,000 membres de l’Union nationale, a lancé un nouvel appel au regroupement des “forces vives de la nation”, affirmé que le multipartisme est une grave menace à la démocratie québécoise et proclamé que seule l’Union nationale est présentement en mesure de mettre en chantier (’union des forces nationalistes qui sera réalisée, non par les chefs au sommet, mais par les militants des diverses formations à la base.Le chef de l’Union nationale, parlant à l’issue d’un diner-bénéfice dans les salons du Reine-Elisabeth, a d’autre part précisé la notion de “souveraineté-association” à laquelle il avait paru se rallier la semaine dernière au cours d’un entretien avec les étudiants des HEC: il souhaite que les dix provinces canadiennes élaborent une nouvelle constitution qui en feraient dix Etats largement souverains “dans les domaines de leur compétence”, définissent-entre elles un nouveau mode d'association et dégagent de leurs débats les pouvoirs qui seraient dévolus au gouvernement central.M.Loubier opte en somme pour un fédéralisme de type confédératif sans toutefois indiquer avec précision ceux des pouvoirs qui seraient conférés aux “Etats constituants” et ceux que conserverait le gouvernement confédéral.A cette dimension d'un Canada à Dix, le chef de l’UN en ajoute une seconde, tel Daniel Johnson en 1966: “La nouvelle constitution, dit-il, ne doit pas avoir uniquement pour objet de fédérer des territoires, mais aussi d’associer dans l’égalité deux communautés linguistiques et culturelles, deux peuples fondateurs, deux sociétés, deux nations.” Pour atteindre cet objectif, M.Loubier estime qu'il faut suivre l’exemple des premiers ministres Johnson et Ro-barts “et convoquer dans un premier temps une conférence constitutionnelle inter-provinciale” au cours de laquelle seraient institués des mécanismes permanents “de collaboration, d’échanges, de communication ”.Voir page 2 : UN SANTIAGO (d’après AP et AFP) -Les électeurs chiliens ont massivement participé hier aux élections législatives et, tard hier soir, il paraissait acquis que l’opposition conserverait le contrôle tant au Sénat qu’à la Chambre des députés.Mais cette confirmation des positions anti-allendistes n’a pas entraîné dans les rangs des élus un changement suffisant pour entraîner la destitution constitutionnelle du chef de l’Etat marxiste du Chili.Dans un message radiodiffusé hier soir, le président Allende a déclaré que la coalition de l'Unité populaire se comportait très bien après deux ans de pouvoir.Avec 35% des résultats, soit plus d'un million et demi de suffrages sur un total possible de 4,5 millions, un bulletin officiel du ministère chilien de l’Intérieur montrait certes que l'opposition centriste et conservatrice garderait le contrôle du Sénat et de la Chambre des députés avec un pourcentage respectif de 56 et de 53%, mais l’union allendiste était en voie de réussir dç son côté un score auquel il ne s’attendait pas.Ainsi, d’après ses propres pronostics, l’Union populaire n’escomptait que 38% alors que les résultats sur plus d'un tiers de l’électorat, lui accordaient déjà entre 41 à 44%.Tard dans la nuit, les militants et » sympathisants ont commencé à se rassembler aux sièges des Partis politiques.\ Autour de ces points de rassemblement, un important service d’ordre s’est mis en place pour éviter que toute manifestation ne dégénère en incidents entre adversaires politiques.Le siège du parti communiste, par exemple, est situé à moins de cent mètres du siège du parti national (droite Voir paga 6 : Au Chi» per à l’application de l’accord de Paris pour inspecter les lieux de détention de prisonniers.Bien qu elle n’eut jamais été officiellement invitée à oeuvrer au.Sud-Vietnam, la Croix-Rouge canadienne avait décidé de se mettre au travail le plus tôt possible en répondant à l’appel officieux qu’on lui avait transmis.Plus circonspecte, la Croix-Rouge de Pologne ne s’est jamais présentée, préférant recevoir une invitation officielle.Dès leur arrivée au Sud-Vietnam, les Canadiens ont été pris par le chassé-croisé politique des autorités saigonnai-ses et du GRP.La mésentente aurait Le prix de l'argent débuté à propos de la participation d’autres pays aux activités de la Croix-Rouge.Le Sud-Vietnam aurait suggéré à un moment donné que sa délégation et celle du Nord-Vietnam soient les deux autres délégations, avec celles du Canada et de la Pologne, chargées de la question des prisonniers.Saigon voulait éviter ainsi d’avoir à reconnaître indirectement le GRP en admettant la présence officielle de sa délégation au sein de la Croix-Rouge.Outre ces difficultés, M.Wrinch a révélé qu’au cours de ces semaines Voir poge 2 : La Croix-Rouge Une hausse "providentielle", croit le maire Jean Drapeau L'opposition reste majoritaire au Chili par Gilles Léveillé Le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, a qualifié de “providentielle’’ la montée récente des prix des métaux monétaires et déclaré que ce phénomène allait aider à la vente de la monnaie olympique.Interrogé, hier à l’émission “Politique Atout”, à la télévision de Radio-Canada, M.Drapeau a soutenu que la hausse du prix de l’argent, métal devant servir à la frappe de la monnaie olympique, était une indication du désir des gens de se procurer des pièces métalliques.“Ca traduit que, psychologiquement, puisque le prix monte, c’est parce qu’il y a plus de gens qui veulent de l’argent".De l’avis du maire, “ça nous aide, au lieu de nous nuire”.Ou encore, “c’est quand les gens veulent en acheter qu’on peut en vendre”.M.Drapeau répondait ainsi à une objection nouvelle concernant le programme de financement de $250 millions, basé sur la frappe et la vente de pièces commémoratives des jeux Olympiques, que le COJO a placé au premier rang de ses sources de revenus pour l’événement de 1976.Comme l’animateur de l’émission, M.André Payette, le faisait remarquer au maire de la métropole, le prix de l’argent est passé de $2.00 l’once, au 20 janvier dernier, à $2.60 la semaine der-mere.Le coût de production de la monnaie olympique sera plus élevé si l’approvisionnement en métal devient plus onéreux.Le maire le reconnaît mais il estime qu’en contrepartie la vente sera plus considérable et compensera l’augmentation des frais de frappe.C’est plutôt si le prix de l argent baissait que M.Drapeau aurait des inquiétudes.Cela indiquerait alors un certain désintéressement de la population à l’égard du métal.Questionné sur la loterie olympique et, en particulier, sur les hésitations que l’on enregistre dans les négociations à ce sujet.M.Drapeau a manifesté encore une fois son optimisme.Les prévisions budgétaires du COJO en cette matière (des revenus de $32 milhons) sont basées, dit le maire, sur une loterie provinciale.Or.le ministre des Finances du Québec, M.Raymond Garneau.a déjà fait savoir clairement qu’il était en faveur de la formule.On n’a donc pas à se soucier, selon le maire, d’une perte possible de revenus de ce côté.Par contre, les revenus de loterie augmenteront, par rapport au montant des prévisions du COJO.s’il devient possible d’en orga-miser la vente sur une base interprovinciale ou, même, nationale Quoi qu il en soit, les pourparlers se poursuivent dans ce domaine et il n’est pas décidé encore Voir page 2.Jean Urareau L'Art Culinoire au Restaurant fiey ySBifo La Pissa "Michelangelo" c'est tout un poème g*l.135*3623 5412 (Sôit bis 'Jttigts ^Ronlccal f » O * 2 • Le Devoir, lundi 5 mars 1973 suites de la première page Il appartiendra aux militants de l'Union nationale de définir le mandat des Etats constituants et celui du gouvernement central au cours de leurs prochaines assises.Celles-ci, a annoncé M.Loubier hier soir, auront lieu à Montréal les 18,19 et 20 mai.A la faveur de ce congrès, les délégués du Parti seront particulièrement appelés à définir les juridictions 'essentielles'' au Québec.La refonte complète et totale de la constitution, suivant "l'esprit de 1867 ".suppose de longues et difficiles négociations.M Loubier le sait et se demande quelle pourrait être la meilleure stratégie.Dans cette perspective, dit-il.il existe deux extremes qui sont egalement condamnables parce qu'ils sont désastreux pour le Quebec."U L'acceptation inconditionnelle des diktats d'Ottawa.C’est la consécration de l'unitarisme."2) La séparation inconditionnelle du Québec.Cette position assujettirait le Québec, divisé contre lui-même, à la volonté du bloc anglo-saxon qui, lui/demeurerait solidaire." L'indépendance, dira-t-il plus loin, ' n'est pas une fin en soi.C'est une formule de négociation qui m'apparalt illusoire puisquencore une fois elle nous placerait dans une position d'extrême faiblesse.” "Il n'existe qu'une voie, il n’existe qu'une solution, c'est de convier les Etats constituants, dans l'esprit qui a présidé au pacte de 1867, pour redéfinir nos besoins et nos priorités, à une table ronde où les partenaires canadiens définiront, dans l'harmonie, leurs intérêts communs et leurs intérêts particuliers." Dans la première partie de son discours, M.Loubier a d'abord constaté avec satisfaction que l'idée du regroupement, lancée par son Parti il y a 15 mois, a progressé dans les autres formations politiques.Il s'en félicite car le regroupement, dit-il n'est ni un slogan ni une manoeuvre politique: "C'est une condition essentielle à la survie de la démocratie en terre québécoise." En effet, poursuit l'orateur, si les nationalistes québécois sont divisés en plusieurs écoles, ils seront sous-représentés, et la société sera en proie à un climat d’anarchie."Nous savons tous que certains attendent impatiemment ce jour! ” LE COMMANDO Salah Hachem, accompagnera d’autre part à Bruxelles le corps du chargé d'affaires belge, Guy Eid.” Le pouvernement américain continuait a espérer hier, mais avec des doutes croissants, que le président Ni-meiry fera preuve d une grande fermeté envers les terroristes palestiniens.Le président Richard Nixon a reçu dans 1 après-midi un message du président Nimeiry tandis que le secrétaire d’Etat William Rogers en recevait un du munistre soudanais des Affaires étrangères.Ni la Maison-Blanche ni le département d’Etat n’ont voulu divulguer le contenu de ces messages.Il est clair que Washington attend le traitement que les autorités soudanaises vont maintenant réserver aux membres du commando comme un test crucial de l'attitude de gouvernements arabes modérés envers le terrorisme.Mais depuis le début du drame de Khartoum, les autorités américaines ont pu prendre conscience de la limite de leur influence sur un régime avec lequel ils viennent seulement de renouer des relations rompues pendant plus de cinq ans.Dans les milieux informés, on indique que les messages reçus de Khartoum assurent le président Nixon et M.Rogers que les terroristes palestiniens ne seront pas autorisés à quitter le Soudan pour se rendre dans un autre pays arabe mais qu'ils seront jugés conformément aux lois soudanaises.Certaines personnalités américaines expriment déjà la crainte que le gouvernement soudanais traite les terroristes palestiniens avec indulgence comme le fit l’Egypte l'an dernier pour les assassins du premier ministre jordanien Wasfi Tall.L'ambassadeur d'Arabie séoudite à Khartoum.M.Aballah Mahlouk.qui a ete libéré hier matin, en même temps que son collègue jordanien, a évoqué peu après la reddition du commando les derniers moments des .diplomates américains et belge tués vendredi soir.Selon le diplomate séoudien, les fedayine, qui étaient au nombre de huit, ont permis aux otages d'écrire à leur famille et de faire leur testament.Ils ont ensuite pris les lettres, puis ont conduit leurs victimes dans le sous-sol de l'ambassade, où ils les ont exécutées à coups de feu.Avant de descendre sous la menace des mitraillettes, l'ambassadeur américain.Cleo Noel, "m a remercié pour la réception que j'avais offerte jeudi soir", a dit le diplomate séoudien.C'est à la fin de cette fête que les fedayine avaient pris les otages, M.Abdallah Malhouk, dont l’épouse avait tenu à partager le sort, a indiqué enfin qu'avant d'exéçuter leurs otages, les fedayine leur avaient déclaré: “Ce sont vos gouvernements qui sont responsables de votre mort, car ils ont rejeté nos revendications”.Pour sa part, l'agence du Moyen-Orient captée à Beyrouth, a indiqué mer soir que 19 à 25 fedayine ont participé à l’opération dirigée contre l'ambassade d’Arabie séoudite a Khartoum.Une importante Quantité de dynamite suffisante pour faire sauter le bâtiment de quatre étages de l’ambassade d’Arabie séoudite et plusieurs bâtiments du même secteur par ailleurs aurait été découverte par les artificiers à la chancellerie.Le gouvernement soudanais, dont les organes d’informations ne vont plus parler du drame, imposerait le “black out” pour permettre à l’enquête d’aboutir.La question qui se pose à présent est de connaître l'origine des explosifs placés par les fedayine à l'intérieur de l'ambassade d’Arabie séoudite.Rappelons que les fedayine menaçaient samedi soir encore d’exécuter les deux derniers otages vivants si les autorités de Khartoum ne les autorisaient pas à quitter librement le pays.Bien que leurs identités n aient pas encore été révélées, un quotidien soudanais affirmait hier matin que les membres du commando appartiennent à une nouvelle organisation autonome et que l'opération aurait été dirigée par des membres du bureau du Fatah a Khartoum.JEAN DRAPEAU laquelle des trois formes de loterie, provinciale, interprovinciale ou nationale, sera retenue.Parlant de questions plus générales, le maire Drapeau s'est déclaré "très optimiste” quant à l'avenir économique de Montréal.Il fonde ses affirmation sur des données qui ne mentent pas.Un peu plus tôt, il avait exprimé des doutes sur la valeur des statistiques et sur les conclusions d'un rapport préparé par des économistes de l'université de Montréal (le CRDE).Ce rapport, publié dans LE DEVOIR il y a quelques semaines, concluait que l’économie montréalaise était -en perte de vitesse sur celle de Toronto.Au chapitre du développement économique.le maire Drapeau a même prédit que Montréal deviendrait le point de chute principal du continent de tout le transport aérien transatlantique, aussi bien en ce qui concerne le trafic-passagers que le fret.Citant des impératifs de navigation aérienne, M.Drapeau a affirmé qu'il était "inevitable” que Montréafdevienne le principal point de contact entre l'Amérique et l'Europe.Il a rejeté les critiques que le rapport du CRDE fqrmule à l'encontre du type d'administration municipale à Montréal, notamment celle voulant que Ta co-ception autocratique” de l'administration incarnée par le maire avait condut au désintéressement des hommes d'affaires à l'égard de l’économie montréalaise.Cest facile de jongler avec des idées, a répondu M.Drapeau, et de dire que 2 et 2 font 7.Mais quand on vérifie et que l'on compte sur ses doigts, on voit que 2 et 2 font 4.En outre, dit-il, les im- pératifs qui guident le placement des capitaux n’ont rien à voir avec les sentiments que les hommes d’affaires peuvent entretenir à l’endroit du maire.Revenant au sujet du financement des jeux Olympiques de 1976, M.Drapeau a utilisé quelques exemples pour démontrer que les écarts de revenus ou de dépenses entre les prévisions du COJO et celles du gouvernement fédéral étaient tout à fait explicables.Il a affirmé de nouveau qu’il ne pourrait y avoir de déficit par suite des jeux Olympiques, étant donné le fait que les moyens de financement mis en oeuvre poqr la circonstance seraient utilisés après 1976 aussi longtemps qu’il le faudra pour combler un écart possible entre les revenus et les dépenses.“Le robinet va couler tant que le bassin ne sera pas plein”, a ajouté M.Drapeau.Le maire a enfin rejeté les critiques disant que la tenue des Jeux à Montréal allait entraîner des dépenses considérables au chapitre de la sécurité, dépenses que le gouvernement fédéral, et par ricochet le contribuable, devront assumer.Que les touristes viennent au pays à l’occasion des jeux Olympiques, de ceux du Commonwealth ou au Carnaval de Québec, cela ne change rien à l’obligation du gouvernement fédéral de prendre les moyens de les protéger, a répondu en somme M.Drapeau.Il ne s’agit pas là d'une dépense à imputer au budget des Jeux.YELLOWKNIFE depuis Cambridge Bay, quand son appareil s'écrasa au flanc d’une colline boisée.à 250 milles au nord-ouest de Yellowknife et à 180 milles hors de son itinéraire.Il eut les deux jambes brisées et une rotule fracturée dans l'accident.Après la mort du jeune Esquimau, il dut se nourrir de la chair de l'infirmière pour survivre.On vint à son se-cours 32 jours après l’accident.Selon le jury, Hartwell aurait dû se présenter à l’enquête.Le jury ne larit point d eloges pour David Kootook qui a sauvé la vie du pilote en construisant un abri, en ramassant du bois et en trouvant du lichen pour compléter les rations d'urgence.Le jury attribue l'accident à l'inexpérience de Hartwell parce que celui-ci, bien que pilotant un Beechcraft depuis plusieurs mois en était à son premier vol de nuit au-dessus des terres désolées de l'Arctique.Ainsi, lorsque Hartwell éprouva de la difficulté à capter les signaux radio, il aurait dû prendre de l'altitude au lieu d'effectuer une descente qui devint funeste.Le jury recommande cependant l'amélioration de l'émetteur de Contwoyto Lake, à 250 milles au sud de Cambridge Bay; l'amélioration des communications entre les postes d'infirmerie de l’Arctique et un poste central à Yellowknife; la création, a toutes fins utiles, d'un hôpital à Cambridge Bay.Le jury a fait l’éloge de Judith Hill et de son sens du devoir.On a d'ailleurs laissé entendre au cours de l'enquête Jeanne Sauvé devant le Hudson Institute: que ses biens seraient consacrés à la création d’un poste d'infirmerie dans le Grand Nord.LA CROIX-ROUGE frustrantes, il avait tenté d'organiser des rencontres officielles entre les Sud-Vietnamiens et le Vietcong.“Ils ne cessaient de me répondre que le moment n’était pas bien choisi", a-t-il dit.“Nous avons alors décidé qu'il valait mieux faire nos bagages et retourner chez nous”.Selon M.Wrinch, la Croix-Rouge canadienne aurait pu faire au Vietnam un travail aussi valable qu’en Corée, après la signature de l’armistice.A son avis, les conflits politiques au Vietnam sont loin d’avoir trouvé une solution et la délégation canadienne à la CIS elle aussi serait sur le point de revenir au Canada.En somme, la délégation de la Croix-Rouge canadienne se retire déçue de l’expérience et ne serait pas disposée à y revenir même si on l’y invitait officiellement A L mu AM Suite de la page 3 COPE comme structure militante et de raffermir le principe des assemblées générales souveraines ce qui implique, précise la résolution, que le COPE se dote de moyens d'information adéquats pour dénoncer et contrer toutes les politiques de l'administration et qu'il diffuse les mots d’ordre qui en découlent.Les étudiants entendent encore raffermir leur structure pour “une mobilisation de masse encore plus forte en septembre", développer des liaisons plus étroites avec les professeurs et les employés de soutien, et étendre leur mouvement aux autres universités et cégeps et "éclaircir" l'enjeu politique des luttes étudiantes actuellement”.Enfin, stipule la résolution, "en cas de représailles contre des étudiants, employés ou professeurs en rapport avec Référendum en Syrie DAMAS (AFP) La constitution permanente de la Syrie sera soumise à référendum le 12 mars, annonce-t-on de source officielle à Damas.Cette constitution a été approuvée le 30 janvier dernier par le conseil du peuple (parlement).Elle doit remplacer la constitution provisoire en vigueur depuis 1964 et qui a été amendée à plusieurs reprises.Les citoyens syriens sont invites, au terme d'un décret du president de la république publié samedi à Damas, à répondre par "oui” et par "non" à la question suivante: "Approuvez-vous le projet de constitution de la république arabe syrienne soumis à la consultation populaire?" l’action étudiante, le recours à la grève sera ramené devant l’assemblée générale”.A ce propos, on a mentionné, à l'assemblée générale d'hier, que 14 employés de soutien surnuméraires ou en probation avaient été congédiés récemment mais il a été impossible de savoir clairement si leur renvoi était lié directement à la lutte.Quoiqu'il en soit, on a déjà annoncé une assemblée générale pour la semaine prochaine.Le "réajustement de la stratégie" du COPE a d'autre part fait l’objet de longues explications au cours de l'assemblée d’hier.Il est apparu au COPE que "l’Etat voulait aller jusqu'à l'annulation de la session pour casser et détruire le potentiel de mobilisation et que devant la perspective d'annulation de la session, ce qui dans la conjoncture actuelle ne pourrait faire que le jeu de l'administration, on devait réajuster la stratégie ".Selon le COPE toujours, il est apparu que "l'administration avait refuse un reglement négocié non pour des raisons financières mais pour des raisons politiques” parce que en refusant de reconnaître le COPE et l'assemblée générale, elle craignait Ta reconnaissance d'un mouvement étudiant combatif qui pourrait troubler sa paix sociale”.• En examinant par ailleurs "l'acquis de la lutte”, le COPE estime que Te mouvement des étudiants de l'UQAM a prouvé que ceux-ci étaient déterminés à résister a la répresgion gouvernementale et qu’ils constituaient maintenant une force dont le gouvernement et l'administration devraient tenir compte”.Le COPE pense encore que cette lutte a permis de consolide "la solidarité étudiants-professeurs-employés et d'isoler ainsi l'administration autoritaire de l'UQAM".Enfin, le COPE déclare que les étudiants "n'ont pas encore obtenu satisfaction sur leur revendication fondamentale concernant la non-exclusion d'étudiants pour raison financière”, voilà pourquoi, on entend "raffermir les forces pour reprendre une mobilisation massive et généralisée ", D'autre part, à l'université de Montréal, une assemblée générale des-étudiants des sciences sociales et de lettres doit avoir lieu ce matin à lOhOO à l'université même "pour envisager les moyens d'action face à l'injonction”.REGROUPEMENT Suite de la page 3 créditistes l'idéal commun de rejeter toute forme de tripotage et de dictature financière.Enfin, cette invitation à joindre les rangs du PQ s'adresse même aux liberaux que M.Lévesque plaint de voir enfermés dans un parti qui se réfugie dans le statu quo."Un statu quo qui nous garde à l'étroit chez-nous.Fit d'une façon paralysante dans l'ensemble politique.” Outre les sept deputes du parti a T Assemblée nationale, les candidats Mathias Rioux (St-Henri) et Jérôme Proulx.(Saint-Jean) ont egalement participe au congrès de confirmation du choix de M.Lévesque dans Dorion.Le Canada est fier de son "rôle d'intercesseur Madame Jeanne Sauve, ministre d'Etat aux Sciences et à la Technologie, a décrit hier le Canada comme un pays a2 culture médiane" qui se donne le rôle d'intercesseur dans le jeu des sociétés modernes”.S'adressant aux membres du Hudson Institute actuellement de passage au Canada, le ministre fédéral a cité des exemples montrant T'effort que nous avons fait pour situer notre pays dans une ligne de développement qui dépassé considérablement les préoccupations électorales que l'on rattache trop souvent, malheureusement.aux hommes politiques." "Et en se donnant un ministère des Sciences et de la Technologie, a-t-elle dit, ce gouvernement indique clairement son intention non seulement d'être au fait de toutes les manifestations nouvelles du savoir humain, mais de pousser plus loin, dans des domaines spécifiques, un souci d'innovation semblable à celui que nous avons manifeste lorsque nous avons lancé un satellite de communication ou pris position sur la sauvegarde de nos océans limitrophes.” " Le Canada, c'est un pays à culture médiane, a dit Mme Sauvé.Nous ne sommes ni à la remorque, ni en tête de proue et nous sommes tributaires de trois grandes cultures: anglaise, française et américaine.Nous ne surestimons notre rôle ni ne doutons des possibilités qu’offre notre ter- ritoire.Mais parce que nous avons reconnu ce que nous sommes, nous avons appris quelles étaient les décisions que nous pouvions prendre." Nous sommes des intercesseurs dans le jeu des sociétés modernes, a-t-elle ajouté.Notre habitude de travail et nos reflexions nous commettent à intervenir en certains points des événements mondiaux.Il faut nous traiter comme tels.Nous ne sommes pas en mesure de décider l'essor de l'Occident, nous sommes des intermediaires qui apportons à la conjoncture globale des points de référencé qui.nous l'esperons.s'inscrivent dans une perspective et un dynamisme d'ensemble.Citant notamment la reconnaissance de la Chine et les initiatives fédérales dans le domaine des communications.Mme Sauvé a affirmé: "Nous tentons fermement d'établir une dynamique du changement qui fasse que chacune de nos interventions détermine les éléments d'une politique d'avenir.Nous définissons notre style et notre force en choisissant nos points d'intervention.Puisoue gouverner c'est choisir.choisissons parmi tous les choix possibles celui qui sera être accueillant à la conception la plus haute d une gestion économique et morale de notre univers.“L orgueuil de mon pays, a-t-elle conclu, est de .-avoir qu'il est un intercesseur valable et qu'il apporte une dimension courageuse à certains problèmes de notre communauté humaine.L orgueuil de mon pays est de connaître parfaitement la place qu'il occupe sur l'échiquier des nations et d avoir une idee claire du rôle proportionne ou'il peut jouer.L'orgueuil de mon pays, c'est également d'ou- vrir à des perspectives audacieuses.et d'innover avec plus de dynamisme et de ténacité." COURS DE FLEURISTE Atelier de Montréal Inf.: 744-2150 PERMIS DU MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION QUI PENSE CHEVROLET pense ENCAN DOUANES et ACCISE CANADA Nous avons été autorisés par Monsieur G.Bousquet, Receveur de district, Douanes et Accise, pour le bureau de Montréal, à vendre lesxnarchandises non réclamées, abandonnées et saisies, par ENCAN PUBLIC AUX ENTREPÔTS D’EXAMEN 105, rue McGill, Montréal, Que.MARO113 MARS 1973 de 9:30 a.m.à 12:30 p.m.et dès 13:30 p.m.Vous pouvez vous procurer un catalogue détaillé au 105, rue McGill, 5e étage.Condittons d» la venta: un minimum de 25% sera exigible à l’adjudication de chaque lot, balance payable comptant dans les 48 heures, après la journée de vente.Pas de livraison la journée de la vente.Chaque lot vous sera montré séparément la journée de la vente.BISSELL & BISSELL LIMITEE ENCANTEURS DE LA REINE Claude Wagner: Trudeau a perdu toute crédibilité Après avoir affirme, plus tôt cette semaine, qu il voulait s'assurer lors des prochaines elections que la question de l égalité des deux communautés linguistiques soit posée très clairement, le premier ministre Trudeau, selon M.Wagner, s’est exprime différemment vendredi soir.Le chef actuel du gouvernement a en effet laissé entendre alors, devant les membres du Jeune Commerce à Montréal, que l'égalité en matière linguis- Marcelle Robert de Massy née Jarry épouse de Bernard Robert de Massy est décédée à l'âge de 58 ans, le 4 mars 1973.Elle laisse dans le deuil son époux, et ses enfants Philippe.Catherine (Mme Patrick Barthe), Michel, Sophie (Mme Bruno Barthe) et François, ses petits-enfants, et ses frères Maurice Jarry et Marc Jarry, ses soeurs Mme Paul Trudeau et Mme Walter Downs.Son corps repose à sa résidence.709 Upper Roslyn, Westmount, et le service funèbre aura lieu mardi le 6 mars 1973, à 10:00 en l'Eglise St-Léon-de-Westmount.' et l'inhumation au Cimetière de la Côte-des-Neiges.Prière de ne pas envoyer de fleurs, les dons à IHôpitai Marie-Enfant seraient appréciés.tique est un objectif vital largement atteint et que c'est plutôt au niveau économique que l’égalité des chances pour tous les Canadiens devait être recherchée."Il va falloir, de dire le député de Saint-Hyacinthe, que le premier ministre arrête une fois pour toutes son ordre de priorité”.Pour le leader québécois des conservateurs ce qui fondamentalement divise les Canadiens c’est le problème des disparités régionales."J’en ai assez, devait-il poursuivre, d'entendre M.Trudeau se plaindre différemment selon à qui il parle et où il parle.Que le premier ministre actuel réalise donc qu'à force d’avoir voulu plaire à tout le monde depuis le 30 octobre dernier, il a perdu toute crédibilité.J'aurais bien aimé que M.Trudeau lance aux hommes d'affaires autre chose que des appels faciles.Le DÉCÈS Notez s.v.p que les avis de décés doivent nous parvenir avant 4 30 p.m pour publi cation du lendemain.Le dimanche 2 é 4:30 p m.FAUTEUX Ernest.A Montréal, le 3 mars 1973 à l'âge de 82 ans.est décédé, M Ernest Fauteux époux de feu Blanche Lareau.Les funérailles auront lieu mardi, 6 mars.Le convoi funèbre partira des Salons Urge) Bourgie Ltée No 745 Blvd Crémazie est à 12 heures 45, pour se rendre à l'église St-Léonard où le service sera célébré à 11 heures.Et de là au cimetière de la Côte-dcs-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.premier ministre aurait pu faire connaître le plan précis de son gouvernement pour venir en aide substantiellement à la petite entreprise canadienne en général et québécoise en particulier." Sur un autre plan enfin, le député de Sainte-Hyacinthe devait dire: Tl est facile pour le premier ministre actuel d'affirmer que le secteur tertiaire de l’économie québécoise aurait intérêt à être affermi particulièrement dans le domaine de la construction.Mais encore faut-il passer des paroles aux actes.Pourquoi, dans le dernier budget le gouvernement Trudeau - Turner n’a-t-il pas aboli cette fameuse taxe de 11 pour cent sur les matériaux de construction?Pourquoi ne pas l’avoir abolie, comme M.Robert Stanfield l’a promis et comme un gouvernement progressiste-conservateur l’aurait fait.Ce sont de telles propositions qui auraient donne un impact social au budget et qui du même coup auraient contribue efficacement à diminuer le chômage au Canada et au Québec PENSIONNAT “LES MELEZES” CONGRÉGATION DE NOTRE-DAME 393, rue de Lonaudière Jolie tte — cours élémentaire pour garçonnets et fillettes; — internat de semaine pour fillettes seulement; Nos élégantes salles de style Renaissance vous assureront la meilleure satisfaction et réussite pour vos banquets, mariages et anniversaires.5192.rue CÔTE oesNEIGES 731-8221 MONTREAL Information 753-7568 CAMP-ECOLE fROIS-SAUMONS INC.Lac Trois-Saumons, Co.LTsIet Datas di séjour 1973 Campeurs âgés de 7 à 13 ans incl.Campeuses âgées de 7 à 14 ans incl.Ira période: Du lundi 25 juin au samedi 21 juillet.2a période: Du jeudi 26 juillet au mardi 21 août Lac Minogami, Co.St-Maurica Datas de séjour 1973 Campeurs âgés de 8 à 16 ans incl.Campeuses âgées de 8 à 12 ans incl Ire période: du mardi 26 juin au dimanche 22 juillet 2a période: Du jeudi 26 juillet ai mardi 31 août.— École Provinciale de Moniteurs ( jeunes gens et jeunes filles.17 ans minimum) — Poste de moniteur ( jeunes gens et jeunes lilies.19 ans et plus) Bureau & Administration 11 est, Crémazie ¦ Québec 4 TéL: 418.529-5323 Renseignements à Montreal: TéL: 514-341-6440 Heures de bureau tiiitelols CHEVROLET LTÉE l'unique dépositaire ChevRELAIS au Québec la ChevRELAIS c'est l'exclusivité Chevrolet alliée à la spécialisation du Relais Vega, Nova, Corvette, Chevelle, Chevrolet, Monte-Carlo, Camaro et Camions.ANGLE JARRY ET LAJEUNESSE - 276-2541 « LE DEVOIR Montréal, lundi 5 mars 1973 René Lévesque: Regroupement oui, mais sur l'option péquiste la base de par Pierre O'Neill Tout en se disant favorable au regrou-ment des forces de l'opposition, .René Lévesque pose la condition que cela se fasse sur la base de l’option péquiste et il refuse à l’avance tout com-protnis “à l’ancienne mode”.Choisi hier candidat officiel du comté de Dorion en vue des prochaines élections générales, le président du Parti québécois faisait écho aux récents appels au regroupement lances par le chef de TUnion nationale, Me Gabriel Loubier.Dans cette optique, M.Lévesque se distingue de M.Loubier dans ce sens qu’il nourrit de fortes réserves à l’endroit d’une coalition des partis d’opposition et qu’il préconise davantage un regroupement au niveau des individus, des militants qui oeuvrent dans les autres partis.Cet appel, il l’adresse d'abord aux unionistes déçus de leur chef, aux vrais cré-ditistes et même aux libéraux.Quant aux partis eux-mêmes et à leur chef, le président du Parti québécois leur souhaite la bienvenue mais en prévenant au_ départ oue son parti refusera de se prêter à des tractations secrètes et surtout que l’option et le programme du PQ seront scrupulement respectés.“A la condition que ce soit clair, public et en pleine lumière.” Mais autant M.René Lévesque croit fermement que le Parti québécois est justifie de se montrer le plus exigeant pour preserver son authenticité, autant il trouve à ce stade-ci que c’est le devoir d’un> parti comme le PQ de se montrer accueillant et de lancer lui aussi cet appel au regroupement des forces.A ce congrès de mise en nomination pour le choix du candidat péquiste dans Dorion, ils étaient environ 600 militants et le président du parti était le seul en lice.Les sept députés du parti à l'Assemblée nationale ont également participé à la réunion.A l’invitation du président du comte, une imposante équipé de travailleurs d'elections se sont amenés sur la scène aux acclamations euphoriques de l’auditoire.Pour un certain nombre, il s'agit d’organisateurs, qui en avril 1970, oeuvraient dans le comté de Laurier et ont décidé de suivre M.Lévesque dans Dorion.Le comté de Dorion a la caractéristique d’avoir été modifié par la confection de la nouvelle carte électorale.C’est ce qui fait que M.Lévesque pourra tirer profit de la partie francophone qu’on a retranchée du comté de Laurier pour l’ajouter au comté de Dorion.Cette circonscription électorale est désormais bornée au nord par le boulevard métropolitain.au sud par la rue Saint-Zoti-que, à l’est par la rue Bordeaux et à 1 ouest par la rue Saint-Denis.Depuis les élections d’avril 1970, c'est M.Alfred Bossé qui est député de Dorion à l’Assemblée nationale.Il s’agit d’un ancien permanent de la CSN que le député Guy Joron accusait hier d’avoir trahi les travailleurs en votant pour des lois d’exceptions, anti-syndicales.Les résultats de 1970 ont donne 13,183 au Parti libéral et 9,658 au Parti québécois.Invitant les autres à joindre le Parti québécois, M.Lévesque s’est dit con- Après le rapport Gendron .qu'il qualifie “d’effondrement, d’endossement essimiste”, M.René Lévesque comprenc impatience des Québécois francophones qu’il invite à la sérénité en affirmant: "peu à peu ou assimilera les autres en les respectant .Au même titre que l’appel au regroupement des forces vives, l’avenir de la culture et de la largue a r *enu la plus grande part de l’intervc.on du chef du PQ, choisi candidat dan-' Dorion.• Selon René Lévesque, quatre ans pour donner le rapport Gendron, c’est une vaincu qu’ils sont extrêmement nombreux dans les autres partis politiques les nationalistes positifs, qui cherchent avant tout à bâtir.“Tous ceux qui ne sont pas avec nous mais qui sentent que c’est de ce côté que se trouve l’avenir.” Aux gens de l'Union nationale, le président du PQ leur dit d’écouter "la rai-sonnace” à l’intérieur d’eux-mêmes."Cessez de vibrer pour le passé et commencez à vibrer pour 1 avenir.” Aux unionistes donc, René Lévesque ne demande pas de cesser d’être nationalistes mais de quitter un parti en ' voie de liquidation”.Le chef du PQ demande la même réflexion aux "vrais” créditistes déchirés entre l’idéal pour lequel ils ont travaillé et la tentation de s’abaisser, de sombrer, dans ce qui promet d’être "un parti de troisième ordre”.M.Lévesque estime que le PQ partage avec les vrais Voir page 2 : Regroupement / ' grossesse anormale, un avortement."On est dans le fouillis.' Aussi, il croit qu’il ne faudrait pas s’étonner des tendances “vengeresse” des Québécois francophones qui pourraient bien réagir à la menace de leur culture et de leur langue en se disant “on va faire disparaître les autres”.Le président du Parti québécois voit en cela une tentation normale mais défaitiste, il souligne que le programme de son parti propose une solution positive et il déclare: "A partir de l'indepen-dance.la majorité peut permettre aux autres de vivre.” Puis il rappelle les lignes de force du programme péquiste qui reconnaît le français seule langue officielle, seule langue nationale, langue de travail, de la responsabilité, de la promotion, de la décision.Et pour encadrer ces mesures et leur permettre de donner le maximum, il y a, dit encore M.Lévesque, l’indépendance politique “pour laquelle on est prêt, on est mûr, plus que tout autre peuple à qui c’est arrivé.” iNon seulement le chef du PQ est convaincu que l’indépendance assurerait dans la tolérance des autres groupes la survivance de la langue et de la culture mais il voit encore le Québec aller rejoindre des petits peuples "dont le niveau de vie dépasse celui du Canada, dont la quahté de civilisation dépasse celle du géant américain’’.Mais cela dépend des hommes, a dit René Lévesque.Tout ce qui est sur papier ne vaudra jamais plus et peut-être moins si les hommes charges de le véhiculer n’ont pas les quahtés de compétence et d’honnêteté.A cet égard, le chef du PQ s enor-gueillit de pou voir, compter au prochain scrutin sur une équipé competente et formant la meilleure équation pour répondre aux exigences d’une société en évolution."On est au point où on va se surprendre" poursuit M.Lévesque qui h’hésite pas à croire que le Québec aujourd'hui se prouve a lui-même qu’il est capable d'assumer ses responsabilités.Au cours de son intervention, le chef du PQ a par ailleurs abordé les accusations de patronage qui harcèlent depuis deux semaines le gouvernement Bouras-sa.C’est à cause des caisses électorales, dit-il, si cette situation ne se corrige pas.A cette époque, explique-t-il, les gouvernements sont de petits groupes d nommes a qui 1 on délégué la responsabilité de milliards de dollars.Et il conclut qu’il faut que les partis politiques soient amenés à vivre comme des entreprises publiques dont les livres et les comptes sont ouverts et accessibles à leurs actionnaires.¦ aujourd'hui A 12:30, au Ritz-Carlton, déjeuner du Canadian Club.Le conférencier sera M.Victor Goldbloom.A 18 heures, le ministre des affaires municipales et de l’environnement assistera à un diner du Hudson Institute à l’hôtel Bonaventure.A 18:30, à ses bureaux du 1665 Lafontaine, le comité paritaire de l’alimentation donnera une conférence de presse concernant la réclamation de $3 millions à Perret-te Limitée.CRIMINOLOGIE - QUEBEC CONGRÈS ANNUEL 15 et 16 Mars 1973 ' La Société de Criminologie sité de Montréal invitent I Société.15 mars 9.30 1 5 mars 14.00 16 mars 9.30 16 mars 1 5.00 Invités Spéciaux: Lieu du Congrès: Pour tous renseignements: du Québec et l'École de criminologie de l'Univer-e grand public au 14e Congrès annuel de la Droits de l'Homme et Droits des Détenus Le Rôle du Criminologue dons la Société Police et Pouvoir Politique Municipal Prévention de la Délinquance à l'École et dans la Communauté.L'Honorable WARREN ALLMAND, Solliciteur Général du Canada, le 1 5 mars, L'Honorable JÉROME CHOQUETTE, Ministre de la Justice du Québec, le 16 mars.Pavillon des Sciences Sociales Université de Montréal 3150 rue Jean Brillant Local K-0215 M.André NORMANDEAU Directeur, École de criminologie Tél.: 343-6523 • L'EXODE VERS LES COLLÈGES PRIVÉS • AVEZ-VOUS VU PASSER LA RÉFORME ÉLECTORALE?• LES DROITS DE "L'HOMME EN DEVENIR" • L'ARTISTE : UN HOMME DE LA COMMUNICATION DANS LE NUMÉRO DE FÉVRIER DE En vente dans les kiosques et les librairies Je désire recevoir MAINTENANT Abonnement ordinaire $7.?Abonnement étudiant $5.?REVUE MAINTENANT, 9820, Jeanne-Mance Montréal 739-2758 Nom .Adresse Dans un Québec indépendant, la survivance pourra s'effectuer dans la tolérance A /'UQAM Les cours reprennent mais la lutte continue Louis Laberge se joint à une délégation duCTC M Louis Laberge a obtenu du ministère de la justice l’autorisation de quitter ce matin la prison d’Orsainville pour se rendre à Ottawa où il se joindra a la délégation du Congrès du travail du Canada qui doit présenter aujourd'hui son mémoire annuel au gouvernement fédéral.Le président de la Fédération des travailleurs du Québec devra regagner sa prison au terme de sa mission dans la capitale fédérale, au plus tard mardi.Des trois chefs syndicaux condamnés à un an d’emprisonnement pour outrage au tribunal, M.Laberge est le plus contrarié, le plus durement éprouvé.On raconte que, faisant contre mauvaise fortune bon coeuif le président de la FTQ s'accorde bien avec ses deux compagnons de cellule, MM.Marcel Pepin et Yvon Charbonneau bien qu'il soit en désaccord avec eux quant à certains aspects de la stratégie globale du mouvement syndical.Condamnés à partager les mêmes locaux, les trois hommes discutent, lisent et jouent aux cartes.Au cours de la présentation du mémoire du CTC aux principaux ministres du cabinet, M.Laberge n’est pas appelé en principe à prendre la parole.Mais, en rajson de sa situation particulière et des liens naguère amicaux qu'il a entretenus avec des hommes comme Pierre Trudeau et Jean Marchand, il pourrait être amené à évoquer son cas particulier si le président de la centrale canadienne, M.Macdonald, lui en laisse la liberté.La grève à l’UQAM est terminée.Ainsi en a décidé hier après-midi une assemblée d’étudiants en votant de poursuivre la lutte à l’intérieur de Tu-niversité”.Une large majorité des étudiants - ils étaient peut-être six ou sept cents, donc moins nombreux que d habitude - ont voté en faveur de la proposition du COPE malgré l’opposition d’une minori- LETTRISME par ‘Débuts c^u'il a ^oué la nçovîent té qui auraieAt voulu que la grève se poursuive.La lutte à l'intérieur, précise d’autre part la résolution, se poursuivra selon les modalités suivantes: ne pas payer les frais de scolarité ou du moins utiliser tous les recours avant de payer; diffuser l’image réelle de l’université comme université pohcière; publiciser les attaques de l’administration contre les étudiants, et ce.à tous les niveaux : pédagogiques, financier, administratif; boycotter activement toute structure de participation, y compris les modules et les départements ainsi que tous les comités dont les mandataires étudiants ne seraient pas responsables devant l'assemblée générale; utiliser les cours comme ateliers de discussion sur la répression, la sélection, etc.” Signalons que l’avant-dernière mesure sur le boycottage des structures de participation pourrait impüquer que les étudiants ne participent pas au comité de crédit dont il a été question au cours des négociations, à moins que l'administration de l’UQAM admette que les trois étudiants qui pourraient en faire artie puissent être élus par l’assem-lée générale.•Les étudiants ont d'autre part décidé de "raffermir l'organisation étudiante en faisant jouer leur rapport de force à l’intérieur de l’université dans le but de mettre en échec l’administration et combattre la répression et la sélection sous toutes ses formes.Ils ont décidé aussi de "développer le Voir page 2 : À l'Uqam Le cardinal à Notre-Dame "Nous sommes les geôliers gras et inconscients du tiers monde" par Jean-Pierre Proulx “Le tiers monde ressemble à un Lazare couché à la porte du mauvais riche qu’est un pays comme le nôtre.Et même plus que cela: par le système international dominé par les i.ches, nous sommes les geôliers gras et inconscients d'un monde que nous préférons oublier pour ne pas déranger notre tranquillité." C'est en ces termes que le cardinal Paul-Emile Léger, qui présidait la célébration dominicale hier matin à l’église Notre-Dame, a dénoncé l’attitude des pays riches envers le tiers monde."Au nom de Jésus qui a délié la langue des muets, libéré les paralytiques et ressuscité des morts", le cardinal a exhorté l’assemblée, qui remplissait complètement l'église, à empêcher “de toutes ses forces que le scandale ne dure plus longtemps”."Ceux qui ne vivent leur foi chrétienne qu’en termes de rites et de liturgie, a poursuivi le cardinal, ceux qui croient qu'on peut confiner la vie chrétienne aux dimensions d'une église dans l'espace et d’une messe du dimanche dans le temps, ceux-là auront sans aucun doute l’impression qu’il n’y a rien de spécifiquement chrétien à aider le tiers monde.Ils ont pourtant gravement tort.A chaque fois que des hommes s'acharnent à améliorer leurs conditions de vie, c'est le dessein de Dieu qui s’accomplit un peu plus.A chaque fois qu'un homme ou une collectivité fait un pas vers plus de liberté, c’est quelque chose du Royaume à venir, mystérieusement présent, qui déjà se révèle sans le laisser pleinement saisir.” Commentant au début de son homelie, cette phrase de l’évangile: "Le sabbat a été fait pour l'homme, et non l’homme pour le sabbat", le cardinal a èxpüqué que "derrière le sabbat qu elle vise directement, il y a toutes les lois et toutes les coutumes de toutes les religions et même de toutes les organisations humaines.C’est chaque jour et sans cesse qu’il faut se rappeler que les sociétés et les religions, les lois et les coutumes sont au service de l’homme".Enchaînant ensuite sur la mission de l'Eglise, il a dit que celle-ci consistait à "libérer l'homme.Et ce qu’il y a de plus grand et de plus exaltant dans cette mission, c’est que la libération dont il s’agit ne reste pas à la surface -des problèmes, mais va au fond des choses.A 20 heures, au sous-sol de la chapelle Sainte-Anne (Liège et Saint-Gérard), exposé d'André Beauchamp (instigateur de Chantier 73 au niveau du Québec) sur "Un monde de conflits”.Cet exposé sera suivi de regroupements en atelier, d’une pause-café et d’une plénière.Entrée libre.• A 20:30.dans l’auditorium du pavillon Frank Dawson Adams de l’université McGill, Oscar Newman, auteur de Defensible Space, donnera une conférence, à l’occasion de la semaine de l’architecture à McGill.La libération économique, politique et sociale de la communauté humaine est un but auquel l'Eglise, même si elle a souvent été mal perçue ou malhabile en ces domaines, veut prêter son concours; mais la übération qu elle a reçue du Christ et qu’elle offre à tous les hommes va, plus profondément encore, à la racine de tous les esclavages".Quant au missionnaire, a dit le cardinal.il se "situe à la fine pointe, à l’a-vant-garde de l’oeuvre libératrice du Christ".Il ne va pas faire du recrutement dans le tiers monde.Il ne veut plus être "que l'humble serviteur d’une liberation naissante (.).offrant tout ce qu'il a à ceux qui.à travers des cheminements pénibles et mystérieux, poursuivent.le plus souvent sans le savoir, le même but que le Christ: le bonheur de l’homme pour la gloire de Dieu".Il n’agit pas à la place des autres mais "il offre son aide pour übérer les énergies cachées”."Parmi ces énergies cachées, il n’y a pas seulement celle de bâtir un pays jouissant de ses pleines libertés économiques, politiques et sociales.Il y a aussi la possibilité de donner un sens La Chambre de commerce de Montréal Déjeuner-causerie hebdomadaire LE MARDI, 6 MARS M.MICHEL BÉLANGER président La Bourse de Montréal et La Bourse Canadienne Le su/et: "Les hommes d'affaires et la politique économique" Hôtel Sheraton Mont-Royal 12h.30 Le public est admis Renseignements: 866-2861 à la vie de l'homme.Et ici.le missionnaire veut être un instrument pour la découverte de ce sens (.) Si le missionnaire amène ses frères à découvrir par eux-mêmes, à la lumière d'un Dieu dont ils ne connaissent pas encore le nom, un sens à la vie.alors il a libéré ses frères plus encore que s’il avait fait pour eux la plus spectaculaire des révolutions.Il vient, par son action, de leur mettre au coeur une espérance qui viendra à bout de tout (.) Il n’y a pas de plus grande liberté que celle qui est assez sûre de l’avenir pour pouvoir dire: Heureux les pauvres." VENTE DE MARS VOUS PAYEZ $12 AU LIEU DE $20.REDUCTION DE 40% SUR CHAQUE ACHAT D'AU MOINS $20.AU MAGASIN SEULEMENT LIBRAIRIE 67, Ste-Cotherine ouest Dr IOH4NNE NEROON ND ôe la Clinique Naïur'»te Brunei editions du jour VIENT DE PARAITRE.AUX EDITIONS DU JOUR SOINS NATURELS DE L'ENFANT par le docteur Johanne Verdon, N.D.• L’élaboration de tous les services que la naturopathie met a la disposition des meres pour soigner leur bébé.• Un livre qui révolutionnera les soins appliqués aux enfants québécois.En vente partout au prix de $2.75 — distribué par les Messageries du Jour, 8255, rue Durother, Montreal 303 — Tél.274-2551 EDITIONS DU JOUI*,.Président et directeur général Jacquet Hébert 3179 ^ 4 • Le Devoir, lundi 5 mars 1 973 éditorial L'enseignement de Khartoum Non moins que la mort des passagers du Boeing libyen abattu dans le Sinai, l’exécution de trois otages tués de sang-froid par un commando palestinien à Khartoum soulève la réprooation universelle.D’une capitale à l’autre, en Occident comme dans le monde socialiste, et dans les pays arabes mêmes, si l’on peut partager différemment la responsabilité de la tragédie survenue au Soudan, nul n’endosse la décision de Septembre noir.Avant d’abattre leurs prisonniers sans défense, les auteurs du coup leur auraient déclaré: “Ce sont vos gouvernements qui sont responsables de votre mort et non pas nous, car ils ont rejeté nos revendications.” Ils n’en portent pas moins l’entière responsabilité: ils avaient déjà relâché certains représentants étrangers capturés en même temps à l’ambassade de l’Arabie séoudite; ils étaient prêts à libérer ces otages sains et saufs au cours d’une négociation; ils ont même finalement renoncé à exécuter les deux derniers otages.“Désormais, on va nous prendre au sérieux,” aurait déclaré un porte-parole de Septembre noir.A vrai dire, on les prenait déjà au sérieux, mais loin d’accepter de négocier avec eux, plusieurs gouvernements, à l’exemple de celui de Washington, vont plutôt “sacrifier” leurs hommes plutôt que dé changer leur ligne politique.C’est par une autre voie qu’une solution viendra aux Palestiniens si jamais justice leur est rendue.• Au premier abord il est surprenant que le gouvernement soudanais n’ait pas davantage réussi à gagner au moins du temps et à ménager une solution au problème que lui posait la séquestration de diplomates étrangers tombant directement sous sa protection.Septembre noir, d’un côté, en appelait à la solidarité, déjà affichée par le président Nimeiry.avec la cause palestinienne.D'un autre côté, les fedayine ayant la vie de plus en plus difficile en terre arabe, le régime de Khartoum était bien placé pour faire pression sur une résistance en quête d’appuis politiques et matériels.A première vue, donc, il est étrange que les autorités soudanaises aient paru impuissantes à intervenir décisivement dans le cours des événements, avant l’issue fatale.A vrai dire, le président Nimeiry était engagé dans une opération politique intérieure non moins capitale.Fêtant à Juba le premier anniversaire, encore fragile, de la fin d'une guerre civile qui fit chez lui peut-être un million de victimes et d’innombrables réfugiés, le président du Soudan ne pouvait agir en toute liberté, le conflit n’étant pas entièrement résorbé entre le nord du pays, 10.5 millions d'Arabes, et le Sud hier rebelle, 5 millions de Noirs non mul-sulmans, à qui Israël a déjà prêté quel- que aide militaire.Une opinion mondiale qui est restée indifférente a un conflit aussi sanglant, véritable Vietnam caché de l’Afrique, ne peut aujourd’hui facilement imputer au président Nimeiry l’échec de son gouvernement à sauver les trois diplomates occidentaux.Seule une plus grande préoccupation politique de la part des militants de Septembre noir aurait permis, semble-t-il, que Khartoum trouve une autre solution à la crise fort délicate que la séquestration ouvrait non seulement au niveau des capitales occidentales mais d’abord au sein du monde arabe.Mais la politique est devenue, selon toute vraisemblance, la dernière préoccupation des membres de Septembre noir.Depuis les massacres de Jordanie en septembre 1970, tragédie qui leur a donné naissance, ils n’écoutent, plus qu’un penchant suicidaire.Pour eux, l’opinion mondiale, à commencer par l’Occident, ne compte guère, car, dans leur esprit, vingt victimes palestiniennes au Liban ou une centaine, de vies arabes tombées en territoire occupé pèseront toujours moins que le dernier diplomate du “monde libre’7 ou la vie d’athlètes israéliens.Dans cette logique absurde, ils ne voient pas que la vie des leurs, en Jordanie d’abord où un de leurs dirigeants, Abou Daoud, vient d’être finalement condamné à mort par le roi Hussein, en Arabie séoudite mamtenant, ne pèsera pas davantage.Car telle est bien la première conséquence du coup de Khartoum.La Jordanie se comportait déjà comme un ennemi mortel de la résistance palestinienne; l’Arabie séoudite, qui jusqu’ici la soutenait de ses deniers et de ses emplois, va prendre exemple sur £mman et réduire l’espace matériel et politique déjà si restreint en pays arabes pour les Palestiniens.Aussi longtemps que les grandes puissances seront d’accord pour éviter toute aventure au Moyen-Orient, ce ne sont pas les coups, si spectaculaires ou sanglants soient-ils, de Septembre noir ou d’autres organisations de meme nature, qui pourront changer l’échiquier actuel.Mais le ferment palestinien reste, d’autre part, trop profondément plongé dans le monde arabe pour que cemi-ci ne subisse les contre-coups de ces opérations suicidaires, qu’elles aient lieu à l’étranger, comme à Munich, ou chez lui, comme à Khartoum.Ignorés de l’univers entier, ou du moins se sentant tels, isolés et de plus en plus contrôlés dans les pays arabes qui les hébergent, les réfugies palestiniens sont depuis les massacres de Jordanie tombés au plus profond du désespoir.Impuissants à leur redonner leur patrie, les capitales arabes, qui ne peuvent se payer le luxe d’une autre guerre, se préparent à trouver avec Israël un règlement dont eux seront le prix.Comble de l’absurde, c’est donc la paix entre les Etats arabes et l’Etat hébreu qui est devenue, pour leurs fils désespérés, l’objectif à abattre par tous les moyens.Et à cet égard, force est de reconnaître que la résistance palestinienne et les pays arabes n’ont pas résolu, loin de là, le conflit d’intérêts politiques qui les oppose entre eux autant qu’ils étaient, hier, opposés à Israël.Tel est le noeud fatal auquel nous reporte la tragédie de Khartoum.Pour s’entendre avec Israël, le Liban, la Syrie, comme hier la Jordanie, devront-ils “liquider” la résistance palestinienne?(D’après certaines sources, un des otages abattus, George Curtis Moore, n’aurait pas été étranger, lors du “septembre noir” de Jordanie, aux massacres déclenchés par le roi Hussein.) Les grandes puissances imposent-elles ce prix au règlement du conflit israélo-arabe, un peu comme le prix du retrait américain du Vietnam sera peut-être l’abandon du régime Thieu aux forces rebelles désormais seules en face de Saigon?Il faut souhaiter que telle ne soit pas la solution envisagée au problème du Moyen-Orient.Car un peuple n’est pas un régime.Car, si on peut, en y mettant le prix sanglant, réduire par exemple Septembre noir, on ne pourra liquider la nation bafouée où il a pris naissance.Tout autant donc qu’un effort s’impose pour restreindre les activités des extrémistes, il est nécessaire que les pays intéressés, les grandes puissances autant que les belligérants immédiats, dont Israël, trouvent pour le peuple palestinien autre chose qu’une pitié inetticace ou une “charité” dérisoire.• Jusqu’à maintenant, dans le camp arabe et palestinien comme dans- le camp israélien, sous des propagandes diverses mais aussi stériles, Ton n a pas écarté le recours à la guerre, ou du moins l’on n’a pas renoncé à la tactique de l’usure par la confrontation chronique - comme si un effort méthodique de recherche d’un règlement complet ne pouvait rien donner.L’exemple de Khartoum, à cet égard, qui a trouvé une solution politique avec les rebelles Anya-nya après 17 ans de guerre civile, montre que la voie de là paix, si elle reste précaire, n’est pas moins “rentable” que l’obstination armée.Mais il n’est de politique possible qu’entre nations qui se reconnaissent.Tant que les Etats arabes s’en tiendront à leur refus du fait d’Israël, tant qu’Israël se comportera comme si les Palestiniens n’ont aucun droit dans l’ancienne Palestine, les extrémistes conserveront leur terrible pouvoir de compromettre davantage l’avenir.Jean-Claude LECLERC LIBRE OPINION Le Québec a-t-Hbesoin d'un régime à l'américaine?par ALEX MACLEOD Le professeur Macleod enseigne la science politique au collège Glen-don de l’université York de Toronto.Dans cette libre opinion, il commente le projet péquiste de doter éventuellement le Québec d’un système présidentiel analogue à celui des Ktats-Unis.Les sous-titres sont du Devoir.• A son dernier congrès, le Parti québécois a enfin renoué avec une vieille tradition politique québécoise; il a cherche son inspiration au sud du 45e parallèle.Cependant, si on peut très bien comprendre la fascination qu’exerçait le régime libéral des Etats-Unis sur les Rouges du 19e siècle, on s'explique difficilement cet engouement soudain* 1' pour un système présidentiel du type américain qui vient de se déclarer chez les péquistes.En effet, ce genre de régime comporte peu d’avantages pour un futur Québec indépendant et bien des inconvénients.Il suffit de penser aux déboires actuels du Chili pour se rendre compte que le système américain ne s’exporte pas toujours de façon heureuse.On ne peut divorcer le fonctionnement d'un ensemble d’institutions du contexte politique d’uri pays particulier.Au Québec, le modèle américain ne convient guère à la situation politique.Le pouvoir d’un homme Depuis déjà bien longtemps, ce fameux équilibre entre les trois pouvoirs, que certains étrangers semblent louer encore, n'existe plus.De plus en plus le régime évolue vers le pouvoir d'un homme seul aux dépens des autres institutions.Cela n’est pas le fait d'un président en particulier, mais fait partie d'une tendance inhérente au système.Le contrôle populaire de ce pouvoir devient très aléatoire, même quand le Congrès est aux mains d'un parti qui n’est pas celui du président.Cette concentration de l autorité réelle de l'Etat peut, bien sûr, fournir un leadership dynamique, mais l’exemple de Nixon démontre clairement que dynamisme n'est pas synonyme de progressisme.Les péquistes semblent oublier qu'il ne faut pas élaborer une nouvelle constitution qui favorise simplement les rapports de forces existants, car les renversements de situations sont fréquents dans la vie politique.On doit essayer de prévoir toutes sortes de possibilités à l'avance, y compris celle de l’installation de l'opposition au pouvoir C'est devenu un lieu commun de déclarer que le Québec est une société en rapide évolution et qu'il faut un régime politique qui tient compte de cette réalité.De ce point de vue, on voit mal comment un système à l’américaine peut refléter ce besoin de la société, québécoise.Après tout, une des caractéristiques principales du régime politique des Etats-Unis, c’est son conservatisme.Il permet des changements "raisonnables ".Dans certaines situations cela peut paraître une vertu, mais la poursuite de la stabilité à tout prix devient parfois un grand vice.Sur ce point, on pourrait rétorquer que la Cour suprême a souvent suppléé à cette lacune du système: U est lacile de repondre quïl s'agit là d’une évolution assez récente de la Cour, qui pourrait être renversée sans trop de problème.Il suffit qu'un président conservateur ait quelques vacances à remplir pour que toute l’orientation de la Cour soit remise en question.Cependant, le désavantage le plus grave du régime présidentiel à l'américaine, c’est le danger très réel de blocage politique qu'il comporte.Une longue tradition de compromis politique et l’existence de partis peu structurés et peu disciplinés permettent au president et au Congrès de fonctionner plus ou moins bien, même s’il y a une différence entre la majorité présidentielle et la majorité parlementaire.Jusqu'ici, la vie politique québécoise a donné très peu de signes d'un esprit de compromis semblable.La partisçnerie est trop fortement ancrée dans la culture politique québécoise pour que l’on puisse penser qu elle disparaîtra avec un changement de régime.Il n'est pas difficile d'imaginer que si le président de la Republique n'appartient pas au même parti que celui qui détient la majorité à l’Assemblée nationale le système pourrait être bloqué.Comme ni le président, ni l'Assemblée ne pourrait renverser l'autre, cette situation pourrait mener à un certain immobilisme qui serait destiné à durer assez longtemps.Naturellement, le renouvellement -de la Chambre et les élections présidentielles pourraient se dérouler au même moment, mais celà n’assurerait pas la victoire du même parti dans les deux cas.Les Québécois ne seraient pas les premiers à émettre deux votes contradictoires dans un seul scrutin.Dans le contexte québécois, le régime présidentiel "pur” risque fort d’être trop rigide.Un système plus souple s'avérerait très nécessaire.car il ne faut pas perdre de vue que la prétendue souplesse des institutions américaines est le résultat d'une longue évolution historique particulière aux Etats-Unis.Par contre, il est évident que le régime parlementaire britannique ne convient pas non plus à la situation québécoise.Il dépend trop du bipartisme et correspond à une situation politique où régnent un certain consensus et une stabilité politique relative.Il est douteux que ces conditions soient réunies au Québec pendant assez longtemps.Et pourtant, il ne faut pas ignorer ue depuis le 19e siècle une forme e parlementarisme a été pratiquée au Québec et s'est installée dans les moeurs politiques.Le nouveau régime québécois doit donc tenir compte et des besoins de l’évolution de la société et des traditions de la vie politique.En quelques mots, le système devrait permettre souplesse, dynamisme, et un contrôle populaire réel.De tous les régimes politiques qui fonctionnent dans les sociétés industrielles, c'est encore le système français qui peut offrir le plus au Québec.Cette affirmation peut faire sursauter après tout ce que l’on a dit au sujet de la possibilité d’une crise constitutionnelle à la suite des élections françaises.C’est le raisonnement défendu par le professeur Jacques-Yvan Morin par exemple.Cependant, cet argument suppose que l'on doit accepter tout le système français en bloc, et ne fait aucune part aux hommes qui ont été au pouvoir depuis 1958.Les Gaullistes ont tout fait pour que la constitution de la Ve République ne puisse fonctionner sans que, eux, ils soient au pouvoir.Ce sont eux qui crient à la catastrophe et non pas les partisans de l’Union de la gauche.Ils utilisent le blocage possible du système comme un instrument électoral.C’est aussi la conception gaulliste du pouvoir qui a permis au président ne la République de dominer complètement toutes les institutions politiques.Autrement dit, les Gaulustes ont perverti leur propre constitution.En même temps, il y a certains aspects de la constitution de la Ve Republique qu'il faudrait modifier ou simplement écarter.L’article 16 qui donne les pleins pouvoirs au président dans les moments de crise et la séparation entre pouvoir législatif et pouvoir réglementaire, qui donne trop d’occasions au gouvernement de légiférer sans le parlement, sont parmi les choses a changer.Le système français Un système présidentiel à la française est capable de donner un leadership fort et dynamique, il fournit aussi au parlement la possibilité de contrôler directement les actions du gouvernement.Il respecterait ainsi les traditions parlementaires du Québec et corrigerait certains de leurs défauts.L’élection présidentielle oblige la culture politique fragmentée du Québec à se chercher un consensus minimum, et les élections législatives peuvent empêcher ce consensus d’être trop factice.Evidemment, le président peut être élu par une majorité qui ne correspond pas à celle de l'Assemblée nationale, mais il existe à ce moment-là quelques solutions de rechange avant que l’on soit amené à déclarer le blocage du régime Le président peut démissionner et ainsi provoquer un nouveau scrutin - cela est expressément défendu par le système américain.L’Assemblée peut faire tomber le gouvernement et inviter le président à tenir compte de la volonté politique du parlement.Enfin, le président a la possibilité d’en appeler au peuple en dissolvant l’Assemblée Si le peuple maintient la contradiction entre deux majorités différentes, une hypothèse qui ne peut être exclue, rien n’empeche le président et l’Assemblée de tenter de jouer le jeu du compromis.Ce qui importe, c’est que l’on ne soit pas condamné tout de suite à l'immobilisme.Il ne faudra pas confondre immobilisme avec stabilité politique.Celui-là peut mener, au contraire, à la révolution ou au coup d’Etat dans une société en évolution qui est bloquée par ses institutions politiques.La question d’une nouvelle constitution pour le Québec est extrêmement importante et mérite que l’on y réfléchisse longuement.Il est a esperer, en tout cas, que ion regardera de près ce qui se passe ailleurs sans faire abstraction de la réalité politique québécoise.Quelle que soit la solution que l'on adopte, il ne faudrait pas que les constitutionnalistes québécois se rendent coupables du grand défaut du Canada anglais - celui de manquer d'imagination politique.B la parole du jour “Ton coeur sait combien de fois tu as maudit les autres! ’’ - Qohélet 7,22 WftJWIP g PU Figures imposées lettres au DEVOIR M.Cloutier, interviendrez-vous?Monsieur François Cloutier, ministre de l’éducation Depuis plusieurs semaines déjà, un conflit oppose l'administration de l’Université de Montréal à un groupe d'étudiants de la Faculté des Arts et des Sciences.Les professeurs, tenus hors de ce débat par les deux parties concernées, ne peuvent que déplorer cet affrontement qui risque de s’éterniser et de s'aggraver si on ne trouve pas moyen d'y mettre rapidement un terme, de la façon la plus juste possible, dans 1 intérêt de toute la communauté universitaire.D’une part, les étudiants, en votant contre la gratuité scolaire, reconnaissent, par le fait même, la légitimité, pour l'administration, de percevoir de tous ses étudiants, les sommes qui lui sont dues; d'autre part, les professeurs ne peuvent pas admettre que l'université ou ils enseignent se trouve à refuser, pour des motifs d'ordre strictement économique, des étudiants qui voudraient y poursuivre leurs etudes.De même, la privation de notes ou la non-remi- se de diplômes à un étudiant n’ayant pas acquitté ses frais de scolarité leur parait aller à l’encontre de tout esprit universitaire.C’est donc tout le problème de l’accessibilité à l'Université qui est en cause et nous comprenons fort bien que vous ne vouliez pas mettre sur pied, dans la hâte, une politique qui est si vitalement importante pour tout l’avenir de l’éducation.Pourtant, dans l’immédiat, le problème à TU de M pourrait sans doute être réglé si, d’une part, l'université s'engage à maintenir le statu quo pour l’année en cours et que les étudiants reçoivent la garantie que la perception des frais de scolarité pour 73-74 sera établie par votre ministère selon de nouveaux critères, n excluant pas la gratuité scolaire, éventualité dont vous avez déjà fait mention.Cette gratuité pourrait équivaloir à un pré-salaire au lieu de l’actuel système de prêt-bourse.Les étudiants se trouveraient alors redevables non nas envers I Pourquoi fermer l'Institut Pédagogique ?Nous venons d’apprendre avec stupéfaction la décision prise par les membres du Conseil général de la Congrégation de Notre-Dame de fermer l’Institut Pédagogique, Centre de formation des maîtres dont la réputation et la compétence sont consacrées par près de cent ans d’existence.La décision prise l’a été d’une façon unilatérale; elle est tombée parmi un personnel ébahi, aussi bien laie que religieux, comme un décret d'autorité que rien apparemment ne justifiait.Quel travail de pression sous-jacent, uels intérêts particuliers cette écision cache-t-elle?Alors que l'Institut est sollicité par un nombre suffisant d’étucuants, alors qu’il répond indéniablement, aujourd'hui encore, à des besoins évidents au niveau de la Province, pourquoi le supprimer?On doit se rappeler que l’Institut Pédagogique est le seul centre libre (enseignement privé) du Québec spécialement habilité à la préparation des éducateurs pour les niveaux préscolaire et élémentaire.Nous nous interrogeons en vain sur la valeur des raisons données par le Conseil général en ce qui concerne cette décision La fermeture de l’Institut Pédagogique se justifie, nous dit-on.par le fait que trop de professeurs y sont employés à temps partiel ou à taux horaire.En quoi ce fait peut-il empêcher une institution éducative de fonctionner avec satisfaction?Est-on moins bon pédagogue pendant six heures de cours que pendant douze heures?En quoi la fermeture de l'Institut Pédagogique permettra-t-elle de privilégier le Collège Marguerite-Bour-geoys?Ces deux écoles se côtoient depuis nombre d’années sans que l’une gêne l’autre; plus: sans même gêner l’Ecole normale de Musique.Les professeurs n’ont qu’à se louer de la qualité des étudiants avec lesquels il leur a été donné de travailler à l’Institut Pédagogique, de la réceptivité qu’ils ont toujours manifestée.Ces étudiants d’hier ont-ils oublié un enseignement qui leur a été bénéfique-» l’université mais à l'égard de toute la collectivité.Ces modalités ne peuvent évidemment pas être précisées dans le détail, au cours des prochains jours.Mais des garanties, ou une prise de position de votre part, permettraient sans doute que l'on cesse de chercher à poursuivre, au niveau de chacune des universités, des négociations qui ne peuvent véritablement pas en être, et feraient au contraire la preuve que le problème se situe réellement au niveau de la politique globale du ministère que vous dirigez.Jeanne GOLDIN, Monique BOSCO, Emile BESSETTE, Bernard DU-PRIEZ, Françoise SIGURET, Normand LEROUX, Bernard BEU-GNOT.José-Michel MOUREUX, François HEBERT, André BRO-chu, Christie VANCE, Robert MELANCON, Lise GAUVIN, Gilles MARCOTTE, Jeanne DEMERS, professeurs au Département d'Etu-des françaises de l’Université de Montréal.Montréal, le 28 février 1973.Ne sont-ils pas douloureusement affectés*par la disparition dune institution qui aujourd’hui encore assurait une formation des plus valables?Devant cette décision unilatérale, les étudiants, les éducateurs, les pédagogues, les parents ne se ligueront-ils pas pour défendre la cause d'une école qu'on s’apprête à faire mourir quand elle est encore bien vivante, profondément existante et qu’elle justifie, par une réponse adequate aux besoins actuels, toute sa raison d’être?Nous attendons et souhaitons des réactions de chacun, afin que soit exprimée collectivement la volonté ferme de voir vivre une Institution privée qui répond avec compétence et ouverture aux be-soins de la population de la Province de Québec.Geneviève ROSTWOROWSKA Monique LEBRUN Françoise DUMESNIL Professeurs à l’Institut Pédagogique Montréal, le 28 février 1973.La victoire de Stoneham Chaque goutte de pétrole que l’on brûle est prélevée sur l’héritage de nos enfants et les chutes inutilisées, cette houille blanche qui fait la richesse du Québec, représente un gaspillage définitif, car il n’y aura jamais une seule goutte d’eau qui remontera les rivières.De plus, l’électricité est une énergie qui ne salit rien, même si cette évidence passe inaperçue dans les cerveaux qui baignent et s’y délectent, dans la puanteur de la rivière Saint-Charles.On savait depuis quelque temps qu’un hurluberlu de Stoneham, peut-etre un échappé de Charlebourg-Royal, disposait de pas mal d’argent, (fourni sans doute par les empoisonneurs du Venezuala bénis par Monsieur Gérard Filion, le saint Paul de Henry Ford), et faisait campagne contre l’utilisation de la rivière Jacques-Cartier par l’Hydro-Québec à cause d’une vallée, disait-il inestimable, dont il avait bien la bonté de nous envoyer la photo et en couleurs, s’il-vous-plalt.C’était à n rement parler une coulée si ande qu'on peut sans se tromper affirmer que l’apôtre en question, même échappé de Charle-bourg.n’y est jamais descendu, car, alors, on n’aurait jamais plus eu de ses nouvelles et personne n’y aurait rien perdu.Mais il vient de gagner son point et le ministre Tessier, qui a commis la grave erreur de ne .pas être allé se casser le cou dans ce gouffre, lui a donné raison.Ici, il faut qu’on sache qu’avant d’être la capitale du Quebec, la ville de Québec en est la maque-relle.L’Athène de l’Amérique ‘¦eotentrionale, a-t-on prétendu.Allez y voir! Avec son Château Frontenac comme Parthénon, son Champlain en courbette et chapeau bas devant le touriste qui s'amène, avec ses rats et ses punaises dont elle fait l’élevage, c’est aussi la ville qui a fourni au Dominion du Canada le plus grand nombre de traîtres Disposant d'une Haute-Ville, en plus de ces élevages, Québec cultive la prétention et la sottise dans un temple approprié nommé Parle- ment.C’est de ce lieu que le ministre Tessier a célébré le triomphe du pétrole sulfureux du Venezuela sur la houille blanche de l’Hydro-Québec.H ne lui reste plus qu'à descendre, drapé dans une nudité athénienne, et d'aller se baigner dans la rivière Saint-Charles.Même le PQ ne monte pas à Québec sans en pâtir.Et jusqu'à un certain point on peut prétendre que la défaite dans Laurier de René Levesque a été une victoire.Son spécialiste Parizeau admet qu’on déloge des milliers de Montréalais de maisons confortables, à loyers modiques, pour céder la place à une auto-route de fous.Par contre il ne veut pas qu'on dérange six milles Cris, sous prétexte qu'on peut fabriquer de la pollution et de l’électricité avec de l’énergie atomi-ue.En quoi il rejoint le génie e Gérard Filion Ce qui n’est pas un désastre: il finira, comme Filion, par ne plus faire parler de lui.Bravo, M.Gérard Il convient donc de distinguer entre Québécois et Québecquois, autrement le Québec n’aurait plus de bon sens.Le Québecquois est l’habitant de notre Athène, l’obséquieux que personnifie Champlain, et la petite tête qui se laisse convaincre par l’échappé de Charlebourg, le citoyen de Stoneham, champion du pétrole sulfureux, le gaspilleur de la principale richesse de notre pays.Si l’honorable Tessier n’est pas né natif de la Haute-Ville de Québec, qu’on ne perde pas 'un instant: qu’on le nomme Québecquois honoraire, il Ta bien mérité.Quant à l’énergie de la rivière Jacques-Cartier, qu’on continue de la perdre.Ce gaspillage convient à tous les ministres de Bou-rassa, à ceux qui ont été baisés le 7 mai 1970, à ceux qui ont laissé déshonorer leur pays par les jocrisses d’Ottawa avec pour seule excuse comme si cela en était une - qu’ils se sont déshonorés eux-mêmes Jacques FERRON Longueuil, le 22 février 1973.Pelletier M.Gérard Pelletier.ministre fédéral des communications Ayant pris connaissance de vos déclarations à Toronto (Le Devoir, 26 février), je tiens à vous en féliciter.Lorsque vous définissez l’Eglise comme “l’assemblée des croyants’’, et lorsque vous affirmez que l’Eglise ne doit pas jouer un role politique, ledit rôle de-yant être assumé par les chrétiens individuels qui en acceptent les risques, vous avez touché du doigt le sens même d’un témoignage chrétien authentique.En effet, la séparation de l'Eglise et de l’Etat n est pas une conséquence regrettable de ' feu la chrétienté” (pour vous citer dans un autre contexte) mais une condition indispensable de la proclamation du message évangélique.W.Nelson THOMSON, pasteur.L'Oratoire, Eglise baptiste française Montréal, le 28 février 1973 LE DEVOIR Fonde por Henri Bourouo le 10 jonvier 19'.0 Directeur et redocteur en chef; Cloude Ryon Redocteur en chef odioint: Michel Roy Directeur de l'informotion: Jeon Frontoeur Treson«r Bernord lorocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société o responsabilité limitée, dont le sieqe social est situe ou numéro 211, rue du Soint Socrement, Montreal 125.Il est compose et imprime por l’Imprtmene Dumont mcorpo rée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boiv.n, Ville LoSolle l agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne S35 par année; »i« mois $19 A I étranger $40 por année, six mois $22; trois mois S12 Éditions du tomedi S10 par année Édition quotidienne, livrée à domicile por porteur 90 cents par semaine Tarif de l'abonnement servi par la poste oenenne sur demande Courrier de deuxième classe; enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Quebec TÉLÉPHONE 844-3361 (lignesgroupées) Le Devoir, lundi 5 mars 1973# 5 événements Le minimum de 25 ans La proposition parEZZAT A.FATTAH professeur à l'université de Montréal Prud'homme est loin i de protéger la société Dans son édition du samedi 20 janvier 1973, le Montreal Star publiait un article de M.Marcel Prud'homme député de Montréal-Saint-Denis, dans lequel celui-ci discute d une proposition demandant l’abolition de la peine capitale, et d’un emprisonnement minimum de 25 ans pour meurtre à titre de remplacement.' '¦ Plusieurs points ont encore besoin d être éclaircis en Vue d'aider le public ainsi que les membres du Parlement à se fônner une opinion rationnelle et un jugement équilibré sur cette question hautement controversée.lions possibles de vie.L’élargissement d’un tel individu présente sans aucun doute beaucoup plus de danger pour la société que la libération sous surveillance d’un criminel réhabilite après 10 ou 12 ans.L'opinion publique Le minimum de 25 ans D est clair que la proposition Prud'homme est une tentative en vue de parvenir à un compromis qui aurait de bonnes chances d'être accepté par le Parlement.Le problème est que lorsqu'on en arrive à la peine de mort, tous compromis et concessions sont inévitablement illogiques.Selon M.Prud'homme.le but ultime des sanctions pénales devrait êtrp la réhabilitation et non la punition.Mais comment est-il possible de prédire que chaque meurtrier requiert un minimum de 25 ans dans un pénitencier afin d'être réhabilité?Est-il logique de dire qu un meurtrier est une menace à la société pendant 25 ans mais non après?Ceci est naturellement arbitraire et le tout devrait être laisse à la discrétion de la Commission nationale des liberations conditionnelles.Un tel minimum ne ferait que restreindre inutilement la decision de la Commission.S'il était possible de prévoir le laps de temps necessaire au changement d'un être humain ou à la réhabilitation d'un criminel, on n aurait même pas besoin d'avoir un système de liberation conditionnelle.Imposer un minimum d'emprisonnement de 25 ans.à une personne condamnée pour meurtre n'est pas necessaire, parce que les meurtriers ont un taux très bas de récidive.En fait, on peut sûrement affirmer qu'ils ont un des taux les plus bas de récidive parmi toutes les catégories de criminels.Des études entreprises au Canada et ailleurs, démontrent que les meurtriers, relâchés, commettent rarement de nouveaux actes de violence.La Commission royale sur la peine capitale en Grande-Bretagne a découvert que sur 174 personnes condamnées à l emprisonnement à vie entre le 7 avril 1928 et le 31 mars 1948.112 furent libérées avant mai 1948; seulement cinq ont été condamnées pour offenses sérieuses jusqu'à cette date et seulement une le fut pour meurtre.Au Canada, les statistiques publiées par la Commission des libérations et citées par Collin Sheppard (1971) démontrant que de 1920 à 1967, 119 meurtriers qui ont vu leur sentence commuée ont obtenu leur libération conditionnelle.19 ont été perdus de vue, 11 sont retournés en prison, un seul a commis un second meurtre et fut pendu en 1944.Entre 1959 et 1967.sur 32 condamnés à mort, dont les sentences avaient été commuées à l'emprisonnement à vie.et qui plus tard furent libérés sur parole, un seul fut reconnu coupable d'un autre crime, mais ce n'etait pas un meurtre.En établissant un minimum de 25 ans d emprisonnement à des condamnes pour meurtre.nous éliminons toute motivation au changement ou à la bonne conduite.Les personnes qui travaillent dans des institutions pénales avec des prisonniers savent que l'espoir d'être libéré sur parole est un fort, peut-être le plus fort, aiguillon pour le changement et la bonne conduite.Ainsi la possibilité d'obtenir une libération conditionnelle protège la vie et la sécurité des gardes et des autres prisonniers d'une façon plus adéquate que le suppose effet dissuasif de la peine capitale.Il a aussi ete démontré qu'il y a une corrélation inverse entre le temps passe dans une institution pénale et la chance de réhabilitation.Plus longue est la période d'emprisonnement, plus courtes sont les chances de réadaptation sociale.Ceci est dû.il va sams dire, à la grande difference qu'il y a entre la vie dans un peni-tencier et la vie au dehors.En général les gens ne réalisent pas la somme de frustration.de haine et d'hostilité qu'un être humain peut accumuler au cours des 25 ans de sa vie encage derrière les barreaux comme un animal dans les pires condi- Un des arguments qu'on entend souvent de nos jours comme base pour le maintien de la peine capitale est que la majorité de la population le désire.Sans questionner la validité de la plupart de ces enquêtes d'opinion publique qui ont été entreprises sur le sujet, j'aimerais attirer l'attention sur certains faits.Premièrement, l’opinion publique, comme tout le monde le sait, n’est pas basée sur les connaissances rationnelles mais plutôt sur des réactions émotives et sentimentales.Et ainsi que la Commission d'enquête de Ceyland sur la peine capitale l’indiquait, “même si l’on assume que l'opinion publique est en faveur de la réintroduction de cette punition.lorsque l’opinion publique n'est ni informée rii claire-^ment avertie, la sagesse sociale d'un acte législatif suggéré.doit être déterminée par référence à des considérations autres que la croyance publique dans la sagesse de cet acte." Deuxièmement.(opinion publique change de jour en jour.Un tel changement peut être clairement observe quand un sondage public est fait dans un temps relativement court après qu'un crime notoire a été commis ou qu'un crime atroce a reçu de la publicité.Les politiques de contrôle social ne peuvent pas et ne doivent pas etre de-tenninées sur une base aussi instable et changeable que l'opinion publique.Elles doivent avoir une base beaucoup plus solide et scientifique.Le gouvernement ne demande pas au public s'il veut que le dollar soit réévalue ou dévalué, si le Canada doit ou ne doit pas établir des relations diplomatiques avec la Chine communiste.On doit demander l'opinion du pubüc sur la qualité des services qu'il obtient et cette opinion devrait être un facteur déterminant dans l'élaboration des politiques concernant ces services.On devrait demander au public ce qu'il pense de la 877-4032 Télex: 05-25505 Ottawa?Pour une confirmation instantanée au Château Laurier Le meilleur hôtel Hors 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surprenant de constater que des gens raisonnent encore comme au moyen-Age.Les cheveux coupés courts, les shampooings "spéciaux" et l'état de vos nerfs i L n'influencent pas le non-remplacement de votre chevelure causé par un dé-siquilibre de votre cuir chevelu.Il est logique de traiter les causes et non les effets.Se traiter, si nécessaire, exige temps, volonté et discipline.L'impatient devrait s'abstenir.Il serait regrettable cependant de ne pas chercher à améliorer votre apparence.L.D.12 TRICHOtOGUC ntrtdrntB .10h a m, è 8h p.m.- la Sorte de Métro Sherbroolta-Éarri police, des cours, des transports publics, etc.Mais il serait ridicule de demander au public s’il veut que le système de libération conditionnelle continue ou qu’il soit aboli, si l’emprisonnement est une peine plus efficace que l'amende, ou s’il veut l’abolition de la peine capitale ou sa ré-introduction.Troisièmement, le sens commun et la sagesse conventionnelle ne coincident pas toujours avec des faits scientifiques.Quand une large proportion de la population croit que la peine capitale est un frein plus efficace que l’emprisonnement à vie, ceci ne signifie pas nécessairement que cela l’est vraiment.Malheureusement la plupart des sondages d'opinion publique sur la peine capitale ne demandent pas à ceux qui sont en faveur leurs raisons.Si une enquête d'opinion démontrait que la plupart de ceux qui veulent revenir à la corde donnent comme raison, l’effet intimidant de la peine capitale, est-ce qu'une telle opinion affecterait la valeur des recherches scientifiques qui démontrent que cela n'est pas le cas?Et quand les membres du Parlement sont appelés à voter sur l'enjeu de la peine capitale, devaient-ils baser leur vote sur les sentiments du public ou sur les preuves scientifiques?La protection de la société La plupart de ceux qui veulent ramener le bourreau au Canada soutiennent leur point de vue avec l'argument que la société devrait être protégée contre les criminels dangereux et que cette protection est mieux assurée par la peine de mort.Un tel argument.aussi attrayant qu'il puisse être, néglige certains faits très importants.Premièrement, il y a une corrélation inverse entre la sévérité du châtiment et sa certitude.En fait la sévérité et la certitude ne peuvent être conciliées.Plus sévère est la peine, moins certaine elle devient.Quand le sort d'une vie humaine en dépend, non seulement les cours requièrent plus de preuves, mais aussi les jurys et les juges deviennent plus hésitants à condamner et plus prédisposés à rendre un jugement de non-culpabilité.De cette façon la peine capitale est un vrai paradoxe.Puisqu'elle ne peut jamais devenir un unique frein contre le meurtre, elle annulle ses propres effets en grandissant le danger pour la société qu elle veut protéger.Encore des études faites au Canada.et outre-mer ont démontré que quand la peine capitale est en vigueur un plus grand nombre de meurtriers sont acquittés que quand elle est abolie.Quand la peine capitale est abolie, le taux des condamnations pour meurtre démontre une progression et dans le cas où elle est ré-introduite la même chose se produit pour le nombre des acquittements.C’est également le même principe qui explique pourquoi les taux de condamnations pour homicide involontaire coupable sont constamment plus élevés que les mêmes taux pour meurtre.Ce fait démontre que la protection de la société est mieux servi par l'abolition de la peine capitale que par sa rétention.Deuxièmement, il est évident que ceux qui représentent le plus grand danger pour la société, pour la sécurité des policiers ou des gardiens, sont les meurtriers qui souffrent d'une maladie ou anomalie mentales.Or.ces meurtriers, à cause de leur irresponsabilité (ou de leur responsabilité diminuée) ne sont pas passibles de la peine de mort et personne ne demande leur exécution pour la protection du personnel ou des patients des hôpitaux psychiatriques où ils sont gardés.Troisièmement, comme l a déjà souligné le professeur Sellin, dans ses notes, très peu de gens qui discutent des effets de la crainte de la peine de mort, réalisent qu'un criminel s’expose à un plus grand risque d’être tué pendant qu'il commet un crime ou lors de son arrestation.que d'être exécuté.Ceux qui argumentent au sujet de l’effet intimidant de la peine capitale par rapport aux meurtres prémédités oublient que le criminel (lors d'un "hold-up'.un cambriolage, un détournement d'avion.etc) court un plus grand danger d'être tué par sa victime, par la police, ou par un témoin durpnt et après le crime que le risque d'être exécuté.Les statistiques compilées pour la ville de Chicago durant une longue période (1923-1954) démontrent que 1,993 criminels furent tues par la police ou par des citoyens pendant que 31 seulement furent exécutés au cours de la même période.Si le tueur en puissance n'est pas freine par la menace majeure d'être tué au cours ou après le crime, comment peut-on dire qu’il sera freiné par la menace mineure d'être exécuté?Le fait est que le meurtrier en puissance considère rarement les conséquences de son action, calcule les risques impliqués ou fait une considération rationnelle des gains et des pertes.Quatrièmement, les arguments en faveur de la peine capitale reposent trop sur la foi dans la force de la crainte.La perspective d'un plaisir immédiat dépasse largement les risques éloignes de la mort.La vie est pleine de risques pour chacun et encore les gens s'affairent à leur routine quotidienne sans penser à ces risques La perspective d'un cancer du poumon n'empêche pas les gens de fumer.Les pilotes de l'air, les pilotes de courses automobiles.les policiers, les pompiers font face tous les jours aux risques de leur profession, mais ils n’hésitent pas à faire leur travail.L'homme est caractérise par l’inhabilité à concevoir sa propre mort.De plus, il y aura toujours des gens ayant perdu tout intérêt dans la vie; alors la perspective de la mort, qu elle soit par le suicide ou par l’exécution, n’aura aucun eftet dissuasif sur eux.En fait, plusieurs meurtriers appartiennent à cette tatégorie.comme il est démontré par la proportion de ceux qui commettent le suicide immédiatement après le crime.De plus, quelques-uns sont sans crainte: aventuriers.ils seraient plus attirés au crime si la punition était la mort.Le caractère impulsif de plusieurs meurtres va à l'encontre de l'argument de la dissuasion.Les meurtres prémédités, planifiés avec soin, d'autre part, sont fréquemment commis par des personnes mentalement dérangées ou anormales qui sont incapables de prévoir les conséquences de leurs actes, elles n ont pas peur de la mort ou sont poussées par une impulsion indomptable ou un besoin irresistible de commettre le crime.Finalement, l'optimisme des criminels en puissance peut aussi surpasser la crainte d'être pris.Le meurtre d’un policier ou d’un gardien de prison Comme mentionne auparavant lorsqu’il s'agit de la peine de mort, toute conces- sion et compromis sont illogiques, et la rétention de la peine capitale pour le meurtre d'un policier ou d'un gardien de prison en l’abolissant pour d’autres meurtres ne fait pas exception.Ou bien la peine capitale est un frein et alors elle devrait être la peine pour tous les meurtriers ou elle n'est pas un frein et devrait être abolie pour tous.Nous entendons souvent dire que la peine de mort est un frein nécessaire au meurtrier qui a déjà été condamne à l'emprisonnement à vie et qu elle est de ce fait l'unique moyen dempécher gardiens de prison ou policiers d'étre tués par ces condamnés à vie.Si l'argument est vrai, il devrait également être valable pour la protection des compagnons de cellule, ou des autres detenus.Mais quand la peine capitale a ete suspendue pour une période de 5 ans.l’exception faite pour le meurtre d'un policier pu d'un gardien de prison n'a pas été étendue au meurtre de compagnons de cellule.Est-ce que la vie des détenus est moins digne de protection que la vie des policiers et des gardiens?De plus, des etudes entreprises au Canada et ailleurs démontrent que les meurtriers ne représentent pas une plus grande menace que les autres prisonniers.L'étude faite par Akman dans les pénitenciers canadiens (1966) concluait que “l'argument que la commutation de la peine de mort met en danger la vie des gardiens et augmente les hasards occupationnels en prison ne trouve aucun support empirique.Non seulement la commutation n'a pas conduit à d'autres violences mais cette atténuation de la peine de mort menant à un taux de commutations sans précédent n'a pas De préférence LAUZON v J apporté comme résultat une augmentation générale d’homicides ou des assauts et des voies de fait dans les prisons canadiennes ".Après des études intenses d’homicides de policiers dans différents Etats américains, le professeur Sellin conclut qu’on ne peut pas dire que les Etats où la peine de mort n’existe pas avaient rendu la situabon plus hasardeuse pour les policiers.Il a aussi découvert que le taux général des homicides dans les différents Etats se reflète dans le taux des homicides commis sur les policiers.Le nombre de meurtres de policiers au Canada ne peut etre invoqué pour appuyer l'argument qui propose que le maintien de la peine de mort pour cette categorie de meurtres a une valeur d’exempiarite.Le plus grand nombre de meurtres de policiers a eu lieu alors que la peine de mort était "en vigueur" et durant une année où deux meurtriers furent exécutés, soit en 1962 La perspective d'une peine de mort n'a pas empêche les meurtres de 11 policiers cette année-là.Les meurtres de policiers ont augmente depuis la suspension legale de la peine de mort en 1968 et maigre qu elle ait été retenue pour cette categorie de meurtres.Cela prouve, au-delà de tout doute, que le meurtre d'un policier ou d'un citoyen.est determine par d'autres facteurs que la presence ou l'absence de la pei- ne de mort.Cela prouve aussi que la croyance des policiers que la peine de mort leur assure une meilleure protection n'a pas de fondement empirique.Dans cette perspective maintenir la peine de mort pour cette categorie de meurtre et l'abolir pour d'autres catégories est non seulement illogique mais aussi injustifié Conclusion Les arguments contre la peine de mort sont nombreux et variés.Cet article n'a retenu que les arguments susceptibles de verification scientifique et empirique.Volontairement, nous avons omis les arguments philosophiques ou religieux.Il serait tragique qu'une sérié de faits empiriques et de preuves scientifiques soient égarés quand le Parlement de-battera ce sujet.Il est temps que le Canada joigne les rangs des pays civilises* qui ont aboli depuis plusieurs années le meurtre légal sans subir les conséquences que prévoyaient ses défenseurs.Malheureusement il y a encore des citoyens qui acceptent tout ce que fait la société, croyant quelle est infaillible.Ils oublient la profonde remarque de Georges Bernard Shaw: "Non seulement la Société commet plus de crimes affreux que n'importe quel individu.roi ou roturier: elle legalise ses crimes et leur accorde des certificats de justice, de plus elle torture celui qui ose en expliquer le véritable caractère .MAÎTRISE EN FRANÇAIS ÉCOLE FRANÇAISE D’ÉTÉ UNIVERSITÉ McGILL 25 juin ou 12 août 1973 • Maîtrise en Français (avec ou sans thèse).Condition d'admission: B.A., B.Péd., Bac.Spéc.• Recyclage des enseignants de l'élémentaire, du secondaire et du collégial.• 40 cours différents de Langue, Pédagogie, Littérature et Civilisation québécoises et françaises, complétés par un programme spécial d'activités culturelles et sociales.Phonétique, Pédagogie du français parle et écrit.Le film dans l'enseignement du français (Jean-Claude Lemyze, McGill) - Stylistique et traduction littéraire avùncée (Marie-Thérèse Reverchon, McGill) Stylistique littéraire (Raphaël Molho, Paris) - Pedagogic pratique du théâtre (Lucette Andrieu, Paris) - Sémiologie de la bande dessinée et Introduction à la textologie (Roger Laufer, Paris) -Méthodologie du commentaire des textes littéraires (Maurice Descotes, Pau) Littérature française et comparée (Lucette Andrieu, Maurice Descotes, Roger Laufer, Jean Lerède (McGill), Roger Mercier (Lille), Raphael Molho) Sociologie du roman et du cinéma québécois (Michel Brûlé, Montréal) - Musique et Littérature (Maurice Descotes) - Histoire et sociologie (Michel Vovelle, Aix) Sociologie, esthétique et prospective (Roger Garaudy, Poitiers).3460, rue McTavish Montréal 112 Tél.: 392-4678 ou 4679 le château d’aujourd’hui une merveilleuse histoire de bien-être.6370-6375 ST-HUBERT, MONTREAL 277-4143 ¦¦MjM n rd huil » 6 • Le Devoir, lundi 5 mars 1973 Contre le gigantisme de la CUM:des comités de communauté?La création de comités de communauté au sein de la Communauté urbaine de Montréal pourrait être un remède aux difficultés d’intégration que connaissent les citoyens des villes de banlieue membres de cet organisme.Cette idée a été mise de l’avant par un politicologue de l’Université de Montréal, M.Jacques Benjamin, en fin de semaine à New York, lors d’un congrès international sur l’administration locale comparée.Donnant les résultats d'un sondage effectué en janvier dernier auprès d'environ 1,000 citoyens de Hampstead, Pointe-Claire et LaSalle, M.Benjamin a souligné que la peur de l’anonymat et l’inefficacité des trop grands ensembles étaient les principales préoccupations de la population de la banlieue ouest de Montréal.Pour vaincre cette réticence du citoyen à toute perte de son identité locale, le professeur de science politique de l’Université de Montréal a fait valoir la proposition de créer des comités de communautés à l’intérieur de la CUM.Au cours de son exposé, M.Benjamin a rappelé la mise en place de tels comités a Winnipeg, lors de la fusion le 1er janvier 1972 des douze municipalités constituant la région métropolitaine de la capitale du Manitoba.Bien qu’il soit encore tôt pour juger de la valeur de cette formule, il semble que l’expérience en cours à Winnipeg rmette de concilier la nécessité de concentration des services et celle du respect des entités locales.Les douze municipalités du Winnipeg métropolitain ne forment plus maintenant qu’une seule ville de 537,000 habitants gouvernés par un éonseil municipal unique de cinquante membres.La ville unifiée est divisée en quartiers, qui sont à leur tour constitués en un total de 13 comités de communautés.La loi du Parlement manitobain créant l’Unicité de Winnipeg accorde aux comités de communauté, dit M.Benjamin, des pouvoirs de supervision de l’administration locale.Ces comités sont perçus comme des sous-comités du conseil de ville.Ils sont d’ailleurs formés des mêmes personnes qui siègent au conseil municipal.Le politicologue montréalais note toutefois que depuis un an 'seuls trois des treize comités semblent fonctionner comme l’espéraient les concepteurs de cette formule." Les difficultés tiendraient à des divergences de vue qu’entretiennent les membres des comités quant à l'étendue de leur rôle de supervision.Malgré ces difficultés de fonctionnement, M.Benjamin parait trouver la formule de comité de communauté valable.11 rapporte en outre que des fonctionnaires de la CUM en parlent "discrètement”.L’étendue des pouvoirs à donner à ces comités, dans l’éventualité de leur création à la CUM, dépendrait, affirme M.Benjamin, du rapport des forces en présence L'universitaire montréalais laisse entendre à cet égard que le gouvernement provincial serait disposé à confier des pouvoirs locaux relativement importants à ces comités de communauté.Au début de son exposé, M.Benjamin a donné quelques résultats détaillés du sondage fait auprès des 1,000 citoyens de Hampstead, Pointe-Claire et LaSalle.Interrogés sur la nature de leurs reproches a l’égard de l’intégration de leur ville au sein de la CUM.près de la moitié des répondants, c’est- à-dire 46%, ont placé au premier rang de leurs griefs "la perte de leur mode de vie propre”.Viennent ensuite "l’absence de services personnalisés", avec 20.9% des réponses; "la faible représentation institutionnelle au sein de la CUM", avec 8.9%; la "mauvaise gestion financière de la ville de Montréal", 7.8% ; la "peur de la Fraternité des policiers de Montréal”, 7%; et des réponses diverses, le tout totalisant 100%.Il convient de signaler ici que d’autres questions du sondage portaient sur la hausse des taxes municipales, ce qui.déclare M.Benjamin, en a probablement incité plusieurs à ne pas revenir sur ce sujet lors de la question sur les reproches.suites de la première page DEUXIÈME TOUR • Mouvement réformateur: 2,782,019 voix (12.4%) • Divers (droite): 601,466 voix (2.6%) C’est au fond le règne du ballottage et il est symptomatique de noter qu’il n'y a aucun élu dans l’ensemble des 31 circonscriptions de Paris.La majorité sortante avait de justesse conservé le contrôle de l’assemblée en 1967 avec un pourcentage de 37.7%.Autre indication surprenante du premier tour de scrutin, le Parti communiste reste plus fort que le Parti socialiste.Par rapport à 1967, les socialistes restent à peu près stables puisqu'ils avaient atteint le pourcentage de 22.46% tandis que il y a six ans la FGDS (socialistes et radicaux) faisait 18.79%.A peine le premier tour terminé, les partis politiques s'engageaient déjà dans la bataille du second tour car s’il reste à la gauche à concrétiser ses 45.1% en termes de sièges à l’Assemblée, la majorité sortante n'a pas encore dit son dernier mot.Ainsi, les réformateurs, qui ne peuvent avec leurs 12% prétendre à beaucoup de sièges, seront dans un certain nombre de circonscriptions, les arbitres du 2e tour.Ainsi, Jean Lecanuet.leader du Mouvement réformateur, a déclaré que sa formation ''mettrait tout en oeuvre ” pour éviter "l’expérience malheureuse d’un gouvernement marxiste”.Ancien démocrate chrétien, anticommuniste, Jean Lecanuet est avec Jean-Jacques Ser-van-Schreiber à la tête des Réformateurs.M.Jean Lecanuet n’a pas exclu qu’il participerait à des négociations avec les gaullistes et leurs alliés en vue de déterminer une position commune face à ce qu’il a appelé “le péril communiste”.Sur la base des résultats connus au premier tour, il apparaît en effet qu’un accord de fait entre réformateurs et majorité sortante permettrait à celle-ci de gagner une trentaine de sièges sur la gauche au second tour.Par contre, le maintien de candidats réformateurs face au candidat de la majorité et à celui de la gauche se traduirait pour celle-ci par un gain supplémentaire de quarante sièges.Des tractations sont prévues dès ce matin entre les différentes formations en vue du second tour.Le mode de scrutin français fait que le second tour est de loin le plus important: au premier tour de scrutin le candidat doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés pour être élu.La majorité relative suffit au second tour.Pour les quatre-cinquièmes des circonscriptons, la lutte opposera le 11 mars la gauche et la majorité sortante.Dans une déclaration faite hier soir à la presse, M.Georges Marchais, secrétaire général du Parti communiste, a défini comme suit la position de son parti en ce qui concerne le second tour de scrutin : ' Pour battre la coalition réactionnaire dominée par l'UDR, tous les Français et les Françaises qui souhaitent une politique nouvelle, une politique de progrès social et de démocratie, doivent rassembler leurs suffrages sur les candidats de gauche placés en tête à l’issue du premier tour et qui deviennent, au second tour, les candidats de l’Union de la gauche et de tous les démocrates." A noter que tous les leaders de l’opposition sont en ballottage à l'issue du premier tour.11 s agit notamment de MM.Georges Marchais, secrétaire général du Parti communiste, qui se présentait au scrutin pour la première fois, de François Mitterrand, premier secrétaire du Parti socialiste, de Jean Lecanuet, fondateur du Mouvement réformateur et Jean-Jacques Servan Schreiber, président du Parti radical, leader réformateur.Alors que les trois premiers ont toutes les chances d'être élus au second tour de scrutin le 11 mars.M.Jean-Jacques Servan-Schreiber est en position difficile face à un candidat de gauche qui, théoriquement, devrait prendre la première place et à un gaulliste qui, s’il se maintient au-second tour, peut empêcher M.Servan-Schreiber de retrouver son siège.Paradoxalement, si l’on tient compte des votes exprimés qui avantagent nettement l’opposition par rapport à la majorité sortante, celle-ci a vu, dès le premier tour, beaucoup de ses ténors réélus.Le premier ministre Pierre Messmer, le ministre de la défense nationale Michel Debré, le ministre de l’économie et des finances, Valéry Giscard d’Estaing et de nombreux membres du gouvernement sont réélus.Il faut toutefois noter que le ministre des affaires étrangères, Maurice Schumann, comme l’ancien chef de la diplomatie et ancien premier ministre Maurice Couve de Murville sont en ballottage.Selon les déclarations de l’entourage du président de la république, il est ex- f:: y.'¦'s*.* / Zs* Ces travailleurs qui bénéficient d'un projet d'initiatives locales, connu sous le nom de Multiples services ménagers, réparent des vieux meubles et des appareils ménagers, font des ménages à domicile et exécutent des travaux de menuiserie, afin d'améliorer l’environnement des assistés sociaux, personnes à faibles revenus, ou personnes âgées.On peut contacter ces travailleurs en téléphonant tous les jours de 9hrs à 18hrs, à 861-1047.Rien n'a encore été décidé (Sharp) clu, si la majorité sortante conserve le contrôle de l’Assamblée que M.Georges Pompidou nomme à des postes ministériels des personnalités qui auraient été battues lors du scrutin législatif.Parmi les personnalités en ballottage figurent: MM.Chaban Delmas, Robert Poujade, ministre chargé de la protection de la nature et de l’environnement, maire de Dijon, Robert Boulin, ministre chargé des relations avec le parlement, Jean Charbonnel, ministre du développement industriel et scientifique, André Boulloche, ancien ministre, Pierre Bil-lecoco, secrétaire d’Etat chargé de la coopération, Joseph Comiti, secrétaire d’Etat à la jeunesse et aux sports, Bernard Fons.secrétaire d’Etat à l’agriculture, Pierre Nauroy, secrétaire national du Parti socialiste.Maurice Fapon, ancien préfet de police de Paris, Maurice Faure, ancien ministre.M CHILI conservatrice) et l’on peut craindre que cette proximité favorise les affrontements.Toutefois, les autorités assurent que le calme qui a marqué le déroulement de l’acte électoral dans tout le pays continuait de régner en dépit de la tension qui se faisait sentir en fin de soirée.Encore une fois, l’attention des Chiliens, en ce qui concerne les résultats, est dirigée vers le Sénat plutôt que vers la Chambre des députés, car si l’oDDOsition gagne plus des deux-tiers du Sénat, elle pourra renverser le président de la république par le biais d une “accusation constitutionnelle" arme légale dont dispose le Parlement.Pour que cette accusation puisse se concrétiser, il faut quelle soit proposée par un minimum de dix députés, approuvée par la majorité simple de la Chambre et ratifiée par la majorité des deux-tiers du Sénat.On estime généralement que l’opposition ne parviendra qu’à réunir les deux premières conditions.S’il se confirme que la gauche a pu obtenir plus de quarante pour cent des suffrages lorsque les résultats définitifs seront publiés, le président de la république ne manquera pas de considérer ce score comme un encouragement à poursuivre sa politique de révolution légale et pacifique.En effet, après avoir été élu avec seulement 36 pour cent des suffrages en septembre 1970, M.Allende voit augmenter son capital électoral à travers les élections législatives après deux ans d’exercice du pouvoir, fait sans précédent au Chili.> Si l’on tient compte du mécontentement provoqué par la pénurie en produits de première nécessité, des files aux portes des magasins pour obtenir la problématique bouteille d’huile ou la livre de beurre, de l’inf’ation qui a atteint 163 pour cent en 1972 et de la détérioration de la situation économique, on peut estimer, disent les observateurs, qu’un pourcentage électoral supérieur à 40 constitue un succès face à une coalition qui groupe quatre partis centristes et conservateurs dont les scores lors de l’élection présidentielle, si on les additionne, dépassaient 61 pour cent.D’après des chiffres extra-officiels, la coalition gouvernementale qui, sous le nom d’Unité populaire, rassemble communistes, socialistes, radicaux et divers gauche, obtiendra 20 sièges au Sénat sur 50 (elle en gagnera donc deux).L’opposition, qui reunit sous l’appellation de Confédération démocratique centristes et conservateurs, en obtiendra 30 (elle en perd deux).De cette façon, la gauche, assurée de conserver plus d’un tiers des sièges au Sénat, permet au président socialiste de la republique, M.Salvador Allende, d’échapper à l’accusation constitutionnelle.Si l’opposition doit réussir à obtenir, Délégation du GRP au Canada Trois membres de la délégation du GRP (Gouvernement révolutionnaire provisoire) à la délégation de Paris sur le Vietnam viennent d’accepter l’invitation qui leur avait été faite par le Comité moratoire du Vietnam de visiter le Canada.Le groupe, dirigé par M.Ly Van Sau, est attendu a Dorval le 20 mars et le séjour prévu serait d’une dizaine de jours.M.Ly Van Sau agira comme porte-parole officiel du GRP pour la durée de son séjour au Canada; ses hôtes ont prévu des entretiens avec des groupies de députés à Québec et à Ottawa, M.Van Sau sera secondé par le Dr Le Van Loc et par Mme Phan Thi Minh, de l’Union des femmes pour la libération du Sud-Vietnam.Le Comité moratoire, par son président Edward Martin Sloan, rappelle qu’un nombre effarant de prisonniers politiquês sont toujours détenus dans les prisons du régime Thieu, au Sud-Vietnam où la “neutralité” est un crime et déplore que l’activité diplomatique intense n’ait pas permis à ce jour de forcer le blocus imposé aux observateurs étrangers par Saigon, quant aux condition de détention de ces prisonniers.comme les observateurs l’avaient prévu, la majorité à la Chambre des députés et au Sénat, elle ne pourra obtenir la majorité des deux-tiers.M.Allende est donc assuré de conserver son mandat, même s’il doit s'attendre à gouverner, comme par le passé, avec une minorité parlementaire et face à l’hostilité systématique des séna-’ leurs et des députés de l’opposition.Note pittoresque: L’armée chilienne, préposée à la garde des bureaux de vote, a dû intervenir hier pour protéger le président Salvador Allende quand OTTAWA (PC) - De 65 à 70 pour cent des 28,000 bénéficiaires de l’assu-rance-chômage seront probablement rayés des listes à la suite d'une enquête effectuée dans les régions de Toronto et d’Hamilton, a déclaré, dimanche, un porte-parole de la Commission d'assurance-chômage L’enquête a été menee au cours des mois de janvier et février auprès de 17 Œs de personnes alors que des s étaient disponibles et qu'un grand nombre de travailleurs qualifiés bénéficiait de l'assurance-ehômage.Selon le porte-parole, la relation qui s’établissait entre l’emploi original de la personne sans travail, l’emploi qu’il cherchait et l’emploi qu’il devait accepter serait demeuree constante."Nous ne nous attendons pas à ce que cette personne accepte un emploi moins rémunérateur que celui qu’il avait précédemment", a dit le porte-parole.La région de Toronto où s’est menée l’enquête était l’une des régions où le OTTAWA (PC) - Le chef du Nouveau parti démocratique, M.David Lewis, a promis samedi que son parti poursuivra la lutte pour obtenir des pensions de vieillesse plus satisfaisantes et une diminution de l’âge d’éligibilité.Parlant à la télévision française de Radio-Canada, M.Lewis a dit que la hausse à $100.proposée par le gouvernement, n’était pas parfaite, mais que c’était le mieux que l’on pouvait attendre d’un gouvernement libéral ou conservateur, "car ces deux partis n’ont pas une réelle orientation vers les citoyens et les familles ordinaires ” “Ils n’accordent des améliorations sociales que, peu à peu et surtout, pour des fins électorales.Ce que le NPD préconise, ce sont des changements fondamentaux pour que l écono-mie et la société fonctionnent celui-ci est arrivé pour voter au bureau de Las Condes, dans la banlieue de Santiago.Les soldats ont repoussé des manifestants qui huaient et sifflaient le chef de l’Etat, dont la résidence officielle est à Las Condes, où pourtant la population, appartenant en général aux classes moyennes, est fortement opposée à la politique gouvernementale.Dans les autres circonscriptions, on ne signale aucun incident, contrairement à la fièvre qui a marqué la campagne électorale.taux de chômage était très élevé.La Commission d’assurance-chômage veut ainsi réduire le nombre des personnes qui profitent des prestations alors que des emplois sont disponibles dans leur champ d’action.Ainsi les prestataires qui ne font pas un effort suffisant pour trouver du travail sont disqualifiés.La CAC avait augmenté le nombre de ses inspecteurs au cours des derniers six mois à ce propos.Les enquêteurs, qui sont organisés en équipes volantes, se concentrent surtout au Québec et en Ontario en raison du taux élevé des bénéficiaires.Lors d'une récente enquête effectuée à Kingston, Ont., plus de 70 pour cent d'environ 200 employés de bureau ont été rayés des listes.Plus tôt au cours de l’année, une enquête surprise dans la région de Hull et d’Ottawa avait privé de leurs prestations environ 86 pour cent des sténographes, des dactylos et des serveuses qui bénéficiaient de l’assu-rance-chômage.au profit de la majorité des Canadiens”.Le NPD souhaite que la pension de vieillesse soit portée à $150 par mois et versée à 60 ans.Une photo de l’ARN TEL AVIV (Reuter) - Les spécialistes de l’université Bar Han de Tel Aviv affirment avoir réalise la première photographie de la molécule d’acide ribonucléique (ARN), à l’aide d’un microscope électronique.Le professeur Max Herzberg.directeur des recherches au département des sciences biologiques de cette université, qui collaborait avec le Dr I.Dobczek et le Dr A.Klennberger.de l’Université de Bâle, a déclaré qu'à son avis, il s’agissait de la première observation directe de la structure complexe de TARN.OTTAWA (PC) — Le ministre des Affaires extérieures, M.Mitchell Sharp, est revenu à Ottawa, samedi, venant de Paris où il assistait à la conférence de paix au Vietnam.Il a déclaré qu’aucune décision n'avait encore été prise concernant l’avenir de la participation canadienne au Vietnam.H a précisé que le fait que l’accord de Paris ne convenait pas au Canada n’était qu’un des facteurs qui pourraient influencer la décision canadienne de demeurer ou non au Vietnam."Ce que nous voulions, c'est une autorité politique indépendante qui aurait fonctionné automatiquement’’, a-t-il dit.La délégation canadienne à la conférence .de Paris avait suggéré que le secrétaire-général des Nations unies.M.Kurt Waldheim, soit désigné comme autorité à laquelle la Commission internationale de contrôle et de surveillance aurait fait rapport.D’après la proposition canadienne, M.Waldheim aurait fait part des rapports de la commission à la conférence et aurait eu le pouvoir de convoquer la conférence en assemblée.“C'est cette partie de la proposition ui n'a pas été acceptée”, a déclaré M.harp.Les nations communistes participant à la conférence, notamment la Chine et le Nord-Vietnam, se sont opposées catégoriquement à l’utilisation du bureau du secretaire-général.Interroge à savoir si le refus de la proposition canadienne signifiait que le Canada allait se retirer du Vietnam après la première période de 60 jours, M.Sharp a répondu que rien n "était encore décidé.Il a confirmé que si le Canada se retirait du Vietnam, une période de 60 jours serait .prévue pour permettre à la CICS de trouver un remplaçant.M.Sharp a de plus complimenté le travail de M.Michel Gauvin, leader de la délégation canadienne.M.Gauvin a présidé les travaux de la CICS durant le premier mois de ses activités.Le ministre des Affaires extérieures a souligné que le Canada favorisait" une action objective et impartiale au Viet- OTTAWA (PC) - Les Communes débattront, aujourd’hui une motion du Parti conservateur visant à forcer le gouvernement à accorder aux contribuables du temps supplémentaire et une aide financière pour compléter leur nouvelle formule de déclaration d’impôt oour l'année 1972.Cette proposition a été présentée, vendredi aux Communes.Les journées de vendredi et de lundi sont consacrées à l’Opposition.Au cours de ces journées, les trois partis d’opposition peuvent soulever les sujets de leur choix.Il y a 20 journées consacrées à l’Opposition d’ici le mois de juin.Les conservateurs en auront 12 ou 13, le NPD environ cinq et le reste ira au Crédit social.La motion conservatrice précise que la nouvelle formule de déclaration d’impôt, qui est plus longue cette année, est confuse et illégale et que le gouvernement devrait accorder une aide financière ainsi qu’une période de temps supplémentaire aux contribuables “ac-câblés”.La motion demande également que le gouvernement entreprenne immédiatement les mesures visant à légaliser les formulaires et la structure de l’impôt pour l’année 1972.Cette proposition est basée sur un projet de loi qui avait été présenté aux Un lllyoushin 18 s écrase à Moscou MOSCOU (Reuter) - Un "Tllvoushin 18” bulgare d’Air Balkans s’est écrasé samedi et a pris feu à moins d’un mille en deçà de la piste d’atterrissage de l’aéroport moscovite de Cheremetysvo.La catastrophe, qui n’a laissé aucun survivant et fait 25 tués - 17 passager et 8 membres d’équipage - s’est produit à lOhOO GMT et a été annoncée quatre heures plus tard par un bref communiqué de l’agence Tass.Lés causes de la catastrophe sont actuellement inconnues.Selon un membre soviétique des services de secours, l’appareil s’est écrasé dans les camps couverts de neige non loin du village de Skodnya, près de l’axe principal Moscou-Léningrad.L’appareil s'est disloqué, mais l’empennage se dresse intact des décombres de l’avion a-t-il dit.Selon l'agence d’information bulgare, huit des passagers étaient bulgares, sut soviétiques, un Vietnamien, un Japonais et un Cubain.nam.Il a révélé que personne ne se méprenait sur les intentions du Canada et qu’à Paris, on lui avait confié que la délégation canadienne effectuait un très bon travail au sein de la commission.M.Sharp a reconnu que toutes les parties se rendaient compte que le Canada ne représentait les intérêts de personne et qu’il n’était intéressé que dans le maintien de la paix.M.Sharp a révélé que le gouvernement ne consulterait pas le Parlement sur la décision concernant la continuation de la participation canadienne au Vietnam.Il a dit qu’il fera rapport de son voyage aux Communes, mais que le Parlement ne serait pas consulté sur les décisions concernant le Vietnam.“Le rôle du gouvernement est de gouverner et le role du Parlement est de choisir qui gouverne”, a-t-il dit.M.Bois veut faire la lumière L’ancien chef intérimaire du Ralliement créditiste, Armand Bois, a déclaré au cours de la fin de semaine sur les ondes du poste CKVL qu’il est plus déterminé que jamais à faire la lumière “sur les irrégularités qui ont été signalées” au congrès de leadership de ce parti.Il a ajouté que “des individus habitués à manipuler les congrès en général" ont été vus au congrès qui a élu M.Yvon Dupuis au poste de chef du Ralliement créditiste.Il a précisé que trop de personnes ont été témoins d'actions louches et irrégulières pour que l'on puisse garder le silence là-desus".M.Bois, qui siège maintenant comme’ député créditiste indépendant de Saint-Sauveur à l'Assemblée nationale, a déclaré d'autre part qu’il n’avait reçu enconre “aucune signification de Poursuites judiciaires ” de la part de M.von Dupuis.Communes lors de la dernière session.Le gouvernement avait déclaré qu’une fois acceptée, la loi aurait un effet rétroactif.On s attend à ce que le Nouveau Parti démocratique appuie le gouvernement au cours du vote.Le leader parlementaire conservateur, M.Gerald Baldwin, a déclaré vendredi, qu'une seconde motion de son parti serait présentée mardi.Il a précisé que sa teneur dépendrait des événements de la fin de semaine.Le leader parlementaire du Parti liberal, M.Allan MacEachen, a déclaré que différentes questions ayant rapport au comité des Communes sur les problèmes de procédure seraient abordées mercredi.L une des questions qui sera vraisemblablement débattue porte sur la durée et le mode de conduite de la période quotidienne de questions.Actuellement une période de 40 minutes est accordée quotidiennement aux membres de l'Opposition pour poser des questions au gouvernement.Récemment les députés “backbenchers ont exprimé à plusieurs reprises leur opposition vis-à-vis un tel système.Jeudi et vendredi, le projet de loi gouvernemental sur la hausse des pensions de vieillesse de $82.88 à $100 sera débattu aux Communes.'www W M anada Un timbre de huit cents commémorant le 300e anniversaire de la mort de la première infirmière canadienne, Jeanne Mance, sera émis le 18 avril, ont annoncé les Postes canadiennes.Reproduit en quatre couleurs, le timbre présentera la fondatrice du premier hôpital de la Nouvelle France, l’Hôtel-Dieu de Montréal.Née à Langres, en France, Jeanne Mance s'était établie en Nouvelle-France en 1641.La CAC poursuit ses enquêtes éclairs Un souhait du NPD: $150 par mois à 60 ans Les tories réclament un sursis pour les contribuables Le Devoir, lundi 5 mars 1973# 7 Les Sioux de Wounded Knee résistent toujours leurs retranchements WOUNDED KNEE, Dakota du Sud (AFP) - L'épreuve d Charron.Lavender 1945 Punition» Johnston D 16 52 Lancer» par Ranger» 11 14 8-33 Détroit 9 9 5-23 Gardien» Viliemure Ranger» Détroit Assistance - 14 200 DeJordy Hawks 3, Leafs 3 1ère période - Chicago.Koroll (29) 517 Punition KorollC12 36 Lancers par: Chicago il H 7-29 Toronto 8 14 12-34 Gardiens Esposito.Chicago.Low.Toronto •stance 16 485 Kings 2, Blues 0 1ère période Aucun but.Punitions Durbano SL 0 49 Malonev LA Durbano SL (maieurs) 13 50 Lemieux LA (maieur) et Roberto SL (mm.et mai > W.d.ngLA 15 17 2ème période 1 - Los Angeles.Maloney ( 14).St-Marseitle Gormg 1129 Punitions Bob Plager 4 31 ThomsonSL 17 05 lé me période 2 -LosAngeles Gonng(21) 259 Punitions Corngan LA 403 Memck SL 1314 Lancers par St-Louis 12 4 11-27 Los Angeles 9 9 13-31 Gardiens Stephenson.St-Louis Vachon.Los Angeles Assistance 11.712 Stars 3, Flammes 0 1ère pèriodè 1 Minnesota Grent (25) Drouin.Htm» 4 20 2 - Mmnttotè Olivers (91 Holbrook.Prentice 15 36 Punition» Horn» M 1 27 P»ridi»e » IB 36 2* me période 3 -Mmne»ot» Gold»worihy(23> Drouin Monns .900 Punition» Bennett » 7 a.Richard * 11 09 3ème pértde Aucun but Punition» Mam» M 913 Manery A 9 45 BarrattM 1141 Pan»eM 1900 Lancer» par: Atlanta 13 11 14-3B Mmnt»ota II II 5.a Gardian» Myre Atlanta Man.140 Mmna-tota Assistance 15 512 Seals 2, Pingouins 1 1ère période 1 Californie.J Johnston (21) McKechme * 621 2 Californie.Leach (19).Weir.J.Johnston 1035 Punitions fypp P 10 11.Stewart C 15 30 2em période 3 - Pittsburgh Pronovost (18) Hextall.Watson 1359 Punition RuppP10 20 3éme période Aucun but Punitions Burns M et Stewart C 9 14 Lancers par Californie 3 8 8- 19 Pittsburgh 6 16 9-30 Gardiens Edwards.Californie.Rutherford.Pittsburgh Assistance 11688 Islanders 9, Canucks 3 1ère period* 1 islanders Cook(7).Hudson.Cnsp 4 06 2 Vancouver LeveM111 Lemieux Lalonde 4 25 3 islanders Cameron (16).Westfall Spencer 6 25 4 islanders Cook (8).Lefley Hudson 1352 Punitions Hart I et Lever V tmaieurs) 12:00.Wilkins V 17:29 2emt période 5 islanders Cameron (17).Hennmg.Mikkelson 1 U 6 islanders.Cook (9).Hudson 303 7 - islanders Hams (21).Gagnon.Ralph Stewart n 43 8 - islanders.Hudson (10) Westfall.Gagnon |4 59 Punitions Talion V 13 26 Guèvremont V 14 59 Smith 1 19 46 3éme période 9 Islanders RélphStéwaru3) Gagnon 6 24 10 - Vancouver Boudnas (22).Tannahili • 1052 11-islanders.Westfall(13) • Hudson.Milltr H21 12 • Vancouver Schmautf(3?) Boudnas 13 36 Punitions Kearns V 11 15 Miller I et Lever V(maj.)U 34.Hartl 17 37 lancer* par Vancouver 7 11 U-29 islanders ll n 13-36 Gardiens Wilson.Dyck Vancouver Smith, islanders Assistance 13828 Son Ward atteint les 100 points Les Nordiques reprennent le 5e rang « u,.Le Çar(ll(,n SerRc Aubry était en grande forme, samedi, et il a permis aux Nordiques de Québec de reprendre possession du 5e rang, dans la section Est de l'association Mondiale de hockey Dans un autre match présente en matinee, les Crusaders de Cleveland qui mènent au classement et qui rendaient visite, tout comme Québec, ont aussi remporté une victoire de 4-3 sur les Raiders de New York Aubry a repoussé 41 lancers des Aéros à Houston, ce qui a permis aux Nordiques de supplanter le National d'Ottawa en 5r place, à un seul point des Blazers.9 II 626 16 13 15 44 *r Rutledge Nordiques 4, Aéros 3 1ère période 1 OIK H( ( Hrfprfon 111 \ 1)21 ?HOUSTON Harris (29) 3 HOUSTON Labossièrr (291 1741 Taylor Popiel 1934 Pun Schell a H 1 17 Roy O et Grier son M 16 53 Golembrosky i 0 1907 Roy Q (mm et mai ) et lund H (mm et mai i 19 23 «emy pertoœ 4 OUTHFC.Guité (R) Rouleau Bergeron 5 HOUSTON Morisondlt.022 Hughes Stantreld 847 6 OUt BEC Guité (9) Pun l aromheÇM 49 jemy perwcir 7 OUtBCC Guidon (25) • 14 10 Pan/eau Golembrosky 1547 Pun Lund H 253 SrheMa Q10 55 H 4 57 Rov lenctrt ppr: Québec Houston Gerdiens Moutton AstistAnre Crusaders 4, Raiders 3 * 1ère période 1 NEW YORK Sheehan (30) Riven Wa»d 6 44 7 CLEVEIAND CridHOTUt)) Pun Cleveland (banc) 5 13 Bradiev Nv 7 24 Ofds NY 13 36 Jatrett 1147 6 7 10 11 Cleveland 11 24 1334 Kurt et Pmder C 1602 ?èm# période 3 CLEVELAND M*rdv(l7) Hodgson Mc Masters 4 50 4-CLEVELAND Erickson(14) Morion 518 5 NEW YORK Ward f44) Rivers Pp.nosh |0 16 Pun Mardv C 8 33 Willis Nv 1306 Pumpfe C 14 39 New von (banc ) 15 ?3 Scharf NY (mm et mai 1 et Shmvr C (min et mai >1804 SAavare .1.^.4 — I WXV* 6 NEW YORK Riven(30i Bradiev Ward 0 32 7-CLEVELAND Pmden Buchanan Shmvr Aucune punition Lancers par Cleveland New York Gardiens Whi.ldeo N»»w York Assistance 7 |41 VENDREDI SOIR NUIT Jets 2.Sharks 1 lare pèHoa* I WlNHIPtG Beautlm (3?l Bordeleau Pun Watson LA 509 2ème période 7 WINNIPEG Swenson (16).Rousseau Black 3 LOS ANGELES Slater (18) Pun Gilmore LA et Wovtovich W 7 77’ Gilmore 9 37 Meiskaia 1A 1507 3èrne période Aucun but Pun Speck LA et Mornung W 1 47 G»! moreLAUSB BeaudinWI303 Lançon par Los Angeles 5 7 1-70 WtnmueF 7 \\ 8 76 Gard'ens OtMow los Angeles Dates Winntgep Assistance 5 73b Les sports à la pige LES BRAVES DE BOSTON sont devenus, samedi au Cotisée de Québec, la première équipé non-canadienne à remporter les grands honneurs du célèbre Tournoi international de Quebec pour équipes minimes (11-12 ans), quand ils ont pris la mesure des Hurricanes de Ville-Emard (Montréal) 8-3.dans une série de deux matches au total des points dans la classe AA.Les Braves, qui ont causé surprise après surprise au cours de la compétition d'une semaine, "en avaient réussi une de taille la veille en battant le Dorset Park de Toronto 4-1 pour atteindre la finale.Ville-Emard.pour sa part, avait pris la mekure des Elites du Nord de Montréal 3-2 en prolongation.Dans la classe A.c'est Sault-Ste-Marie qui a décroché le titre, par un total de buts de 6-4 face à une autre formation ontarienne, celle de Burlington.Gatineau et Buckingham ont respectivement remporté les honneurs des classes B et C.Quelque 115.000 spectateurs ont assiste à l'un ou l'autre des matches du tournoi, un chiftre sans précédent.^ LA PREVOYANTE, sensationnelle jument de deux ans du sportif montréalais Jean-Louis Levesque et cheval par excellence au Canada en 1972.doit faire ses débuts américains cette année à* la piste Gulfstream de Miami ce soir, à ( occasion du programme initial d'une sérié de 55 La Prévoyante entreprend ainsi une campagne qui lui permettra vraisemblablement de participer à la riche et prestigieuse série de la “triple couronne", à commencer par le Derby du Kentucky le mois prochain.^ L'AMERICAIN ARTHUR ASHKa battu le Britannique Ro- §er Taylor 3-6, 7-6 et 7-6, hier en finale du tournoi de tennis e Chicago ($50.000 de prix) comptant pour le championnat du groupe professionnel w.C.T Le vainqueur obtient donc le premier prix de $10.000 • LES WARRIORS du COLLEGE LOYOLA ont renverse les calculs, samedi, en battant les Georgians de Sir George Williams 7-4.dans le match de championnat de la Ligue universitaire de hockey du Québec Sir George avait facilement termine au sommet du classement en battant Loyola 4 fois en 5 rencontres.Les Warriors passent maintenant en demi-finale canadienne.samedi prochain à Halifax contre l'université St.Mary's.Dans l'autre demi-finale, les Blues de Toronto.8 fois de suite champions du circuit ontarien, seront opposés aux champions de l'ouest canadien ^ LA CARAVANE MOUSKA, mettant en vedette le symbole des jeux d'été du Québec 1973 à Rouyn-Noranda.entreprendra à compter d aujourd'hui une tournee des principaux centres du r.ord-ouest québécois, afin de bien renseigner la population de cette région sur la nature des jeux U randonnée commence à LaSarre ce midi et se poursuivra à Val d'Or demain Entre-temps.les préparatifs vont bon train pour la compétition, qui réunira quelque 4.000 jeunes athlètes de tous les coins du Quebec en août prochain C'est ainsi que la Federation de ski nautique et le comité organisateur des jeux viennent de signer un protocole d entente, par lequel on prévoit que les épreuves aquatiques de ski auront beu sur le lac Osisko.qui sépare les deux municipalités minières • LEM BARNEY, brillant demi-defensi! des Lions de Detroit de la ligue Nationale de football, a signe un contrat de deux ans lui garantissant un salaire annuel de $120.000.ce qui constitue un sommet chez les joueurs évoluant à cette position.Ce contrat lui permet même d acceder aux salaires des quart-arrière et des demis offensifs.14 70 113; 193; tal de Johannesbourg.à la suite de graves brûlures.La course, à part cet accident, fut très limpide.Parti en 17e position.Jackie Stewart remontait tout le peloton et au 18e tour s'installait en tête et ne la quittait plus jusqu'à l'arrivée.Il rééditait ainsi son exploit de 1969 sur le même circuit.Le grand favori de la course, factuel champion du monde Emerson Fittipaldi, n'a pas réussi, au cours de ce 3e Grand Prix de la saison, à soutenir le train exceptionnellement rapide impose par Stewart et n'a terminé qu'en 3e position, à l'issue d'une lutte fantastique avec l'Américain Peter Rev-son qui le coiffait sur la.hgne d'arrivée.Cette 3e place n'empêche pas Fittipaldf d'occuper la tête du classement général au championnat du monde avec 22 points, mais l'Ecossais le suit de près (19 ptsi.grâce à sa première place de samedi.Derrière, la course ne fut pas dénuée d’intérêt, notamment sur la fin du parcours.En effet, le Sud-africain Jody Scheckter (McLaren) et le Brésiben Carlos Pace ( Surtees i.qui se trouvaient derrière le trio de tête, furent tous deux victimes d'incidents et durent laisser leurs places à ITtaben Arturio Merzario sur Ferrari, qui prenait la 4e place et au Néo-Zélandais Denis Hubne.classé 5e.Le 6e était l'Américain George Fulhner sur Shadow, voiture toute nouvelle venue sur les circuits de Grands Prix.L'Américain inscrit donc un premier point au classement du championnat du monde des conducteurs.Onze voitures ont été classées, samedi à Kyatami.à l'issue du 7e Grand Prix automobile d'Afrique du Sud: 1) Jackie Stewart (Ecôssei sur Tyrell Ford, les 79 tours en In43’ir07, moyenne 188.526 km/h; 2) Peter Revson (USA) sur McLaren Ford.Ih43'35'62: 3) Emerson Fittipaldi (Brésil) sur Lotus, 1643 36 T3; 4) Arturio Merzario (Ita.i sur Ferrari.(781)1.43.50.04; 5) Denis Hulme (Nelle-Ze!) sur McLaren.(77tl 1.43.33.57; 6) George Follmer (USA) sur UOP Shadow.1.43.44.69.7) Carlos Reutemann (Arg.i sur Brabham.1.43.50.79; 8) Andrea de Adamich (Ita.) sur Surtees, 1.44.23.10; 9- J.Scheckter (Al.Sud) sur McLaren.1.39.13.92 (moy 186.109); 10) Bowden Ganley (NZ) sur Iso (73t), 1.43.35.50; 11) R.Peterson (Suède) sur Lotus.I.43.58.09; Ont abandonné: Jackie Ickx sur Ferrari, Mike Hailwood sur Surtees.C.Pace sur Surtees, Regazzoni, J.P Beltoise et Niki Lauda sur BRM.COMPTABLES AGRÉÉS BELZILE.CARDINAL.ROY ET ASSOCIES Comptables agréés AlkIN BEllUe C A CLAUDE ROv C A ROBERT ST JEAN.C A 2345 est, Bélanger Montréal 729-5226 PROVOST & PROVOST Comptable» agréé» HOGf» PROVOST C » aoiAND paovosi c » 1255, Université.Suite 618 866-3326 LUCIEN DAHMÉ.C.A.Comptable» agréés 276 ouest, rue St-Jacque» Suite 110 845-4194 1 VIAU, ROBIN & ASSOCIÉS Comptables Agréés luotn D Vtou C A Armand H V.qu C A H lion*' Rob'n C A Jton Jotquev Ovetieife C A J Strq* G*rvOi\ c A WoQgih Boulot C A Joiquot R Ckod'llon C A Jocqutt Joyoi C A 4926, ave Verdun.Verdun 204 769-3871 7708, rue Edouard.LaSalle 690 365-0023 Duval, Bateau & Cie COMPTABLES AGRÉÉS 159 ouest, rue Craig, Montréal 126 861 -9987 Thorne, Gunn & Cie Comptables Agréés 800 PLACE VICTORIA Tél.Suite 2604 878-3011 Montréal 115 Buroeui è Iravett ** USEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR Brevet» d'invention MARQUES de COMMERCE Marion.Robic A Robic ci devant Marion & Marion 2100 rue DRUMMOND Montréal 25 288-2152 VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc.7035 AVE DU RARC * 270-1141 DI BUREAUX MEUBLES corr.tpondonli dnnt I» monde mirer SAMSON, BÉLAIR, COTÉ, LACROIX ET ASSOCIÉS comptables agréé» Suite 3100, Tour de la Bourie, Montréal 115 Suite 201,4 Parc Samuel Holland.Québec 6 320 Mt.me St-Germain.Rimouiki 108 nord, rue Wellington.Sherbrooke 324.rue De» Forget.Troit-Riviéres 235.Chemin Montréal, Ottawa 861-5741 681-7231 724-4136 563-8663 378-4541 745-1515 # informations sportives Le Devoir, lundi 5 mars 1973^ 15 Une grossière erreur cause l'échec des Sabres de Buffalo BUFFALO (Le Devoir) -Le Canadien de Montréal est suffisamment puissant pour qu’il ne soit obligé de compter sur les erreurs de l’adversaire pour l’emporter.Et pourtant, c’est une bévue monumentale de l’arrière Michel Robitaille qui a permis au Tricolore d’arracher'une victoire de 4-2 aux Sabres, hier soir à Buffalo.Contournant son filet avec l’intention de faire une passe à un coéquipier, Robitaille a plutôt cédé le disque à Jacques Lemaire, qui, seul devant Roger Crozier, n’eut aucune peine à le déjouer d’un violent tir.Le temps?18:16 de la troisième période! Dans l’espoir de niveler le pointage pour une troisième fois dans le match, les Sabres ont retiré leur gardien avec 63 secondes à faire.La tactique a toutefois échoué, Frank Mahovlich comptant dans un filet abandonné à 19:56.Plus qu’une simple défaite, ce revers des Sabres pourrait avoir des conséquences fort importantes dans la lutte que livrent les joueurs de Joe Cro- zier aux Red Wings de Détroit.Un match nul aurait au moins tenu les Wings à deux points des Sabres.Or ce revers a permis à Détroit de s’approcher dangereusement du Buffalo et du 4e rang de la section Est.Mais plus important, cette défaite peut laisser des marques qui seront difficiles à effacer.Et dire que les Sabres doivent entreprendre un voyage de quatre parties à l'étranger.Ce périple commence vraiment sur une mauvaise note.L’erreur de Robitaille a relégué au second plan l’excellent duel que se sont livrés les gardiens Ken Dryden et Roger Crozier.Tour à tour, ils ont repoussé des attaques adverses durant toute la rencontre et un verdict nul aurait été accueilli favorablement par les deux camps.Si la défaite fut très amère pour les Sabres, la victoire du Canadien lui a en revanche permis de hausser à 100 son total de points en tête de la section Est.Même s’il n’est pas encore couronné champion, le Canadien peut respi- rer à l’aise puisque ni les Rangers de New York, ni les Bruins de Boston ne semblent être en mesure de le rejoindre.Les chances des Rangers ont d’ailleurs subi un rude coup hier lorsqu’ils ont perdu 43 contre les Canucks de Vancouver.Guy Lapointe a ouvert le pointage au début de la première période grâce à un lancer frappé décoché de la ligne bleue.Lapointe a reçu le disque de Henri Richard qui avait remporté la mise au jeu dans le territoire des Sabres.Ceux-ci sont toutefois revenus à la charge avant la fin de l’engagement.En effet, un lancer de Larry Hillman a trouvé le fond du filet alors qu’il y avait mêlée devant la cage de Dryden.Marc Tardif a redonné Canadien une priorité d’un but en 2e en trompant Crozier après que le défenseur Serge Savard lui eut remis le disque en se faufilant entre deux défenseurs du Buffalo.Le geste de Savard s’est cependant avéré coûteux puisque l’arrière du Canadien s’est blessé à une jambe.Bien que la bles- sure ne soit pas grave, Savard n’a pu reprendre son poste par la suite.Craig Ramsaÿ a de nouveau nivelé les chances en marquant pendant que Richard Martin purgeait une punition.C’était ta première fois cette saison que le Canadien accordait un but alors qu’il jouissait de l’avantage d’un joueur.Ramsay et son coéquipier de ligne Don Luce ont été de loin les meilleurs chez les Sabres.Ils ont éprouvé Dryden de plusieurs lancers, lesquels ont forcé le gardien du Canadien à se surpasser.Martin, Gilbert Perreault et René Robert étaient de nouveau réunis mais leurs efforts, bien que soutenus, n’ont pu résulter en des buts.Pour la première fois depuis plusieurs parties, les arrières du Canadien ont commis de nombreuses fautes dans leur territoire et peu s’en fallut pour que les Sabres ne prennent une sérieuse avance, et ce notamment durant les deux premières périodes.Fort de cette victoire, le Canadien jouera demain contre les Islanders à New York avant d’affronter les Maple Leafs de Toronto mercredi au Forum.DROIT AU BUT Chuck Lefley, blessé à une cheville contre les Bruins de Boston, serait de retour au jeu dans une dizaine de jours.Il en serait de même pour Pete Mahovlich absent depuis plusieurs semaines.Chez les Sabres, l’excellent défenseur Jim Scheenfeld reprendra son poste vraisemblablement demain alors que Buffalo affrontera les Kings a Los Angeles.1ère période 1-MONTREAL Lapointe( 15).Richard 4 59 2 - BUFFALO Hillman (5).Lorentz.Meehan 14:29 Punition: Lapointe M 14:29 426 6:06 2ème période 3- MONTREAL: Tardif (21) Murdoch.Houle .4- BUFFALO Ramsav(lO).Luce wvv Punitions: Martin R 4 53.Pratt B 15 44 Lemaire M 17:28.Sème période 5- MONTREAL Lemaire (37) 6- MONTREAL F Mahovlich (31) Punition: Tardif M 0 09 Lancers par: Montréal 13 8 Buffalo 15 io Gard ens: Dryden (M); Crozier (B) Assistance: 15.668 18 16 1956 11-32 10-35 Connaissant les talents de compteur de Richard Martin (9), le défenseur Bob Murdoch a cru sage d'éliminer du jeu l'ailier gauche des Sabres de Buffalo qui se faisait un peu trop menaçant près de la cage de Ken Dryden.Le Canadien l'a emporté 4 2, hier soir à Buffalo.(Téléphoto PA) Les Expos renonceraient à Marshall DAYTONA BEACH, Floride (Le Devoir) - Non pas qu’ils accepteraient de s’en départir de bon coeur, mais les Expos songent sérieusement à échanger Mike Marshall, leur as de la relève.Et qu’il n’ait pas encore apposé son nom au bas d’un contrat pour la saison qui vient n’a rien à voir là-dedans.Marshall, en effet, est convoite par plus d’une équipe de la ügue Nationale de baseball, surtout les Dodgers de Los Angeles dont le personnel des lanceurs est durement éprouvé pour toutes sortes de raisons.L’artilleur droitier à la balle tire-bouchon termine actuellement des études conduisant à une maîtrise à l’Université de Minnesota, et le gérant Gene Mauch n’a aucune inquiétude quant à sa bonne condition physique lorsqu'il pourra se joindre aux autres membres de la formation montréalaise à l’entraînement printanier de Daytona Beach.Toronto pulvérisé 10-0 par MacLeish et les Flyers Plante s'illustre à ses débuts à Boston Marshall, en effet, est un diplômé en éducation physique.et Mauch n’a pas l’ombre d’un doute qu’il poursuit un rigoureux entraînement individuel.Qu’il en fasse bénéficier les Expos ou une autre équipe cette saison reste à décider.Chose certaine, plus le temps passe, plus les Expos deviennent en position enviable pour obtenir encore davantage pour ses services, surtout un jeune joueur de 2e but.Il ne reste donc plus que Bill Stoneman à mettre sous contrat, si l’on excepte évidemment le voltigeur d’utilité Jim Fairey, qui est parti en claquant les portes samedi, devant le refus du directeur général Jim Fanning de satisfaire à ses exigences financières.Mauch a un pressant besoin de Stoneman.auteur de deux parties sans point ni coup sûr dans l’uniforme des Expos, comme artilleur débutant.Steve Renko.un autre lanceur récalcitrant, s’est entendu avec Fanning samedi, tandis que jeune arrêt-court Tim Foli et le voltigeur de couleur Ken Singleton avaient fait de même la veille en soirée.^ - JEAN-CLAUDE KILLY, l’ancien champion olympique français qui a fait un retour en compétition cette saison, au circuit professionnel nord-américain de ski, prouve actuellement sa grande valeur.Samedi à Bear Valley (Californie), il a ravi les honneurs d’un 4e slalom géant consécutif pour se hisser seul devant l’Américain Spider Sabich.au sommet du classement cumulatif.Avant le slalom d’hier, Killy totalisait 234 points, en plus de $21,100 en gains, contre 216 pour Sabich.A la fin de la saison, le vainqueur obtiendra une bourse de $40,000 des commanditaires.Benson & Hedges.• RENE ROY, de Matane.et son équipe ont eu raison de celle de Clément Tremblay, de Dolbeau, par 8-6 hier à Québec, pour remporter les honneurs du championnat qué- bécois au curling mixte.Roy représentera donc le Québec au championnat mixte canadien à Charlottetown (I.-P.-E.) à compter du 26 mars.• CHRIS EVERT, la jeune sensation de Fort Lauderdale (Floride), a obtenu son premier prix monétaire comme professionnelle, hier dans sa ville, quand elle a disposé de la Britannique Virginia Wade 6-1 et 6-2, en finale d’un tournoi féminin.Agée de 18 ans seulement, Chris empochait $10,000, elle qui avait refusé $25,000 en octobre dernier afin de demeurer parmi les amateurs.• MARGARET COURT, d Australie.pour la 4e fois au cours des six dernières semaines.a remporté hier la victoire en finale d’un tournoi professionnel de tennis, celui de Détroit.Elle y a en effet battu sa compatriote Kerry Melville 7-6 et 6-3 pour obtenir le premier prix de $6,000 Jusqu’ici cette saison, ses gains totalisent $36.000.• SHIRLEY FIRTH, la petite Canadienne originaire des Territoires du nord-ouest, a remporté une belle victoire hier à Tynderoe (Suède», à l’occasion d’un marathon international de ski de fond Elle a couvert la distance de 12 kilomètres en 46:18 minutes, battant sa soeur jumelle Sharon par une seconde Côté masculin, le Canada a également été vainqueur, grâce à Hans Shinstad qui a réussi la distance de 15 milles en lhl6:44.• LES RECALCITRANTS sont encore nombreux au baseball ma jeur, même si chaque jour apporte de nouvelles signatures de contrats pour la saison 1973 Ainsi, on en retrouve 37 dans la ligue Américaine, dont plusieurs grands noms, contre 23 dans la ligue Nationale, y compris trois Expos et un ancien Expo.Rusty Staub.des Mets de New York En fin de semaine, le voltigeur Willie Crawford s’est entendu avec les Dodgers de Los Angeles.et les lanceurs Dave McNally et Jim Palmer ont fait de même avec les Orioles de Baltimore.• GEORGE CARPENTIER, l’ancien champion boxeur de France, a rendu un vibrant hommage à Jules Ladoumè-gue, décédé avant-hier à Paris.Ladoumègue.âgé de 66 ans, fut l’une des plus braillantes figures qu’ait connu l’athlétisme français.BOSTON (PA) - Jacques Plante, acquis samedi des Maple Leafs de Toronto, a connu hier d’éclatants débuts à Boston en menant les Bruins à une victoire de 4-0 sur les Black Hawks de Chicago dans un match télévisé à travers les Etats-Unis.Sitôt la rencontre terminée, les 15,003 spectateurs ont réservé à leur nouveau gardien de 44 ans une ovation monstre.Plante a repoussé 27 lancers pour enregistrer le 81e blanchissage de sa glorieuse carrière.Il y a 20 ans, Plante obtenait son premier blanchissage avec le Canadien de Montréal.Phil Esposito a dirigé l’attaque des vainqueurs en marquant ses 43e et 44e buts de la saison.1ère période 1 - BOSTON: Esposito (43) Hodge.Walton.0:59 HOCKEY MONTREAL RANGERS BOSTON BUFFALO DETROIT TORONTO VANCOUVER ISLANDERS CHICAGO PHILADELPHIE MINNESOTA ST-LOUIS PITTSBURGH LOS ANGELES ATLANTA CALIFORNIE LIGUE NATIONALE Est Pj g P n bp bc pts 65 43 8 14 272 147 100 65 42 17 6 258 167 90 65 41 19 5 275 200 87 65 33 22 10 223 178 76 65 32 22 11 218 197 75 63 21 33 9 194 213 51 67 17 42 8 193 299 42 67 9 52 5 139 304 23 Ouest 66 36 22 8 240 192 80 66 31 26 9 247 222 71 65 31 26 8 212 191 70 65 27 28 10 191 205 64 66 27 32 7 212 212 61 66 26 31 9 204 214 61 66 24 29 13 169 190 61 65 10 41 14 173 279 36 Samedi Montréal 5.Boston 1 Rangers NY 6.Detroit 3 Chicago 3.Toronto 3 Californie 2.Pittsburgh 1 islanders NY 9.Vancouver 3 Minnesota 3.Atlanta 0 Los Angeles 2.St-Louis 0 Hier Montréal 4.Buffalo 2 Bcston 4.Chicago 0 Vancouver 4.Rangers 3 Détroits.Islanders 1 Atlanta 3.Californie 2 Philadelphie 10.Toronto 0 Minnesota 5.Pittsburgh 2 LES MENEURS Minnesota 4.N-Angleterre 2 Québec à Houston Ce soir Chicago à New York LIGUE AMERICAINE N-ECOSSE BOSTON ROCHESTER PROVIDENCE NEWHAVEN SPRINGFIELD CINCINNATI HERSHEY TIDEWATER RICHMOND JACKSONVILLE BALTIMORE Est pj g p n bp bc pts 63 36 14 13 263 183 85 64 30 23 11 215 209 71 65 28 27 10 211 238 66 64 24 26 14 215 220 62 65 15 32 18 219 277 48 63 16 33 14 231 292 46 Ouest 67 47 16 4 292 184 96 62 33 18 11 260 185 77 61 29 18 14 217 193 72 63 23 31 9 216 234 55 64 20 36 8 218 264 48 63 13 40 10 177 275 36 Vendredi Cincinnati 9.Baltimore 0 Boston 2.New Haven 2 Virginie 4.Rochester 3 Springfield 6.Providence 4 Samedi Hershey 6.Providence 2 New Haven 2.Springfield 2 Hier soir NEcosse 11.Jacksonville 3 Cincinnati 3.Tidewater 2 Providenceô.New Haven 2 Baltimore6.Rochester 4 Esposito Boston 44 58 ptt 102 LIGUE MAJEURE DU QUEBEC Clarke.Philadelphie 31 59 90 pj g p n bp bc ptt 57 45 84 407 202 94 MacLeish.Philadelphie 42 43 85 QUEBEC CORNWALL Râtelle.Rangers 38 45 83 59 40 18 1 333 235 81 Lemaire.Montréal 37 42 79 SOREL 58 33 22 3 358 334 69 Hull.Chicago 35 43 78 SHAWINIGAN 58 32 24 ?278 244 66 Bucvk.Boston 33 45 78 LAVAL 60 26 33 1 285 356 53 Martin.Chicago 25 53 78 SHERBROOKE 57 24 31 2 242 284 50 Dionne.Détroit 37 40 77 MONTREAL 57 21 34 ?259 293 44 F Mahovlich.Montréal 31 46 77 TROIS-RIVIERES 57 17 38 2 263 319 36 Mikita.Chicago 24 53 77 DRUMMONDVILLE 57 13 43 1 265 219 27 Orr, Boston 19 58 77 Vendredi • Pappin.Chicago 34 42 (76 Québec 5.Shawmigan 2 ASSOCIATION MONDIALE Est CLEVELAND N ANGLETERRE PHILADELPHIE NEW YORK OTTAWA QUEBEC WINNIPEG HOUSTON MINNESOTA LOS ANGELES ALBERTA CHICAGO PI I P n bp bc pts 64 37 25 2 237 201 76 63 35 26 2 257 215 72 64 30 34 0 237 265 60 66 29 36 1 260 278 59 67 27 36 4 225 253 58 63 26 32 5 219 249 57 Ouest 66 40 23 3 247 193 83 64 33 27 4 239 219 70 65 32 30 2 213 223 67 66 30 31 5 223 220 65 63 28 33 2 219 219 58 63 24 38 I 205 236 49 Vendredi Winnipeg 2.Lot Angeles 1 Samedi Québec 4.Houston 3 Cleveland 4 New York 3 Philadelphie 4, New York 2 Ottawa 6.Chicago 4 Winnipeg 2.Los Angeles 1 Les choix à Blue Bonnets du "Grand pronostiqueur Apré« un début tort pénibk.notre prnnosUqurur i Irrminé rn lorn rn rhoidxMnt k» troll tfernirn vainqueurs du programme d'hier apri* midi à la pixte Blue HonneLx Outre xex trois gagnante, il a auxxi déxi gné la 2e qutniela ($2(180) Notre pronoxüqueur a donc maintenant 17 premier» en II7$ départe pour une moyenne de 24.1%.lèrerourxe: I Bill Spec programn ec (71:2- La brillante golfeuse Jocelyne Bouranse.chonie recrue de l’année »ur le circuit de la PGA (dame*), a reçu le trophée de l'athlète profe*»ionnelle canedienne-française de l'année lore du 6e gala de la Médaille d’or.Le même honneur est revenu é Claude Ferr*gne.spécialiste du saut en hauteur* pour ce qui est du sport amateur Derrière Mlle Bouratea.M.Roger Roueeeau.commieeeire géné-ral aux Jeux Olympiquet de 1976.18:11 3:50.1:15 .16:24 Awrey B 2- BOSTON: Esposito (44) Bucyk.Hodge.Punitions: Awrey B.Pappin Sanderson B 6:19, Russell C 18:03 2ème période 3- BOSTON: O'Donnell (6) Sanderson.Bucyk.4- BOSTON: Hodge (32) Walton.Beverley.Punitions: Russell C 3:47.19:45.3ème période Aucun but.Punitions: Sanderson B mineure, inconduite 0:58.Marks C 4:22.Korab C 5:29.Esposito B 6:25.Lancers par: Chicago ' 6 7 14 - 27 Boston 15 13 10-38 Gardiens: Smith (C): Plante (B).Assistance: 15.003.Flyers 10, Leafs 0 1ère période 1- PHILADELPHIE: Dupont (3).Clement.2- PHILADELPHIE: Barber(26).Flett.Clarke.3- PHILADELPHIE: MacLeish (39).Cornhoefer.Hillman Punitions: Saleski P 14:21.Dupont 16:03.Pelvk T 16:57.Sittler T 19:26.2ème période 4- PHILADELPHIE: Clarke (31).MacLeish.Flett.0:49 5- PHILADELPHIE: MacLeish (40) 8:37 6- PHILADELPHIE: Dornhoefer (25).MacLeish, Lonsberry.15:41 7- PHILADELPHIE: MacLeish (41).1608 Punitions: Jarrv T.Saleski P.(maieures).Clancy T.Kelly P.Clement P.7:17.Pelvk T.Van Impe P 8:03.Kelly P 17:06 3:02 4:59 18:38 P Montréal 6.Laval 2 Drummondville 7.Sherbrooke 5 Hier soir Shawimgan 5.Montréal 4 Trois-Rivières6.Laval 3 Screl 5.Sherbrooke 2 Québec 8.Drummondville 2 À Blue Bonnets HIER APRES-MIDI Pari double: Travel Dillon (1) et Lesliex Count (6): $82.00.1ère quiniela: Good Doer (3) et Beth MrKIyo (6): $42.50.2ème quiniela: Jenuine Willow (I) etClpperx Speed (4): $20.60.Sème quiniela: Beau Regard (3)etIkeyN (5): $0.70.Exarta: Adios Dillard (1) et Anderxonx Bonnios (4): $70.20.Axxixlanee-11,152.Association Mondiale Blazers 4, Raiders 2 1ère période 1 - PHILADELPHIE: Lawson (52) Campbell.13.20 Punitions: McKenzie P 2:04.Spencer P 3:29.Willis NY 9:5-, Brown NY 12:56, Scharf NY mineure, maieure.Tardif P majeure 17:59 2ème période 2- NEW YORK: Sheehan (31) Ward.Block.14:10 Punitions: Plante P 3:59.McKenzie P.6:C4, O'Donoghue P 12:36 Sème période 3- PHILADELPHIE: Campbell (18) Lacroix.2:48 4- PHILADELPHIE: Burgess(16) 9 16 5- PHILDELPHIE: McKenzte (23) Plante.Campbell.12 47 6- NEW YORK Bradley (17) Peacosh.Block 17:51 Punitions: Speer NY 2:44.Plumb P 7 28 Spencer P 16:51.WillisNY 10:05 lancers par Philadelphie 13 5 20 - 38 New York 7 9 9 25 Gardiens: Parent (P): Kurt (NY) Assistance-9.645 Nationaux 6, Chicago 4 1ère période 1 -CHICAGO: Liddmgton (18).Bonzelock.Whitlock 1 28 2- CHICAGO Fleming(19).Sarrazm.Morris 3- OTTAWA Trottier(24).Cunningham.Charlebois Punition : Fleming C 9:51 2ème période 4- OTTAWA Kirk(19).King.Carleton 5- CHICAGO Popiel(26) Sicinski.Paiement 6- OTTAWA Leduc (17).Charlemois 7- OTTAWA: Carlebois(21).Trottier.Ledux Punition: Cunningham O 4:57 3ème période 8- OTTAWA Carleton (35) King.Gibbons 9- OTTAWA Carleton (36).10- CHICAGO Benzelock (3) Liddmgton Proceviat 4 06 1125 0 51 404 10 20 1121 053 918 - 24 - 34 TELEAPPEL PAGETTE Ivmhor Hinovrr II); 3-K.C.Von (5 2èmf : I E«gk Might (5); 2- Annie Toflkld (3); 3- Mradow Counxr Pirts doubles suggérés: 7-5.7-3,3-5,3-3.•léme: I -Straight Talk 15); 2- Keystone Adage (I); 3- Abe Cadet
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